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Avis sur notre projet d'itinéraire de 24 jours dans l'Ouest américain en septembre 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes les 2 couples de quinquagénaires qui avons fait appel à vous, il y a quelques mois, pour demander votre avis sur le fait de partir avec un TO ou par nos propres moyens. Nous avons suivi vos conseils, et voilà, ça y est, on vient de finir l'ébauche de notre futur périple dans l'ouest Américain en septembre prochain.
Rien n'est encore réservé, mais je pense qu'on va s'y mettre dans les jours qui viennent.
Mais avant cela, nous aurions aimé vous soumettre notre futur programme, pour que puissiez nous donner votre avis. Beaucoup d'entre vous sont déjà passés par les sites que nous voulons visiter, et ont certainement du vécu derrière eux, et donc un avis éclairé sur la question! Merci d'avance pour vos commentaires sur nos choix !
Pour info, nous partons pour 24 jours et disposons d'un budget d'environ 10 000€ pour 4.
Vous trouverez ci-dessous le détail de l'itinéraire.
Encore merci d'avance et à plus tard !
CIRCUIT OUEST DES ETATS-UNIS DU 31/08 AU 24/09/2012
Jour 1 : Embarquement à Roissy Charles de Gaulle et envol pour Phoenix.
Arrivée en soirée. Transfert en navette vers l’hôtel « Econolodge » Van Buren Street.
Dîner en ville et nuit à l’hôtel.
Jour 2 : Visite du Heard Museum, puis ballade au Papago Park.
Vers 16h récupération du véhicule de location puis achats de l’équipement nécessaire.
(glacière, jerrican, bâche, cartes, etc..) . 2ème nuit à l’Econolodge.
Jour 3 : Vers 7h30 départ vers l’Est pour la route de l’Apache Trail jusqu’à Tortilla Flat.
Arrêt au Superstition Saloon. Vers 10h demi-tour et prendre la route vers Grand
Canyon. Si possible, petite halte au Montezuma Castle National Monument.
Arrivée vers 16h à Grand Canyon Village. Installation à l'hôtel El Tovar.
Prendre la navette du parc pour ballade de l'Hermit Road. Nuit à l'hôtel.
Jour 4 : Tôt le matin, randonnée South Kaibab jusqu’à Cedar Ridge ou partie du Rim Trail.
Après le déjeuner, départ vers Monument Valley. Arrivée vers 17h.
Installation à l’hôtel The View. Visite du visitor center, expos et boutiques.
Dîner et nuit au View.
Jour 5 : Tôt le matin, ballade en voiture de la Valley Drive. Puis au nord-est, à Gooseneck
et Valley of the Gods. En début d’après-midi, départ pour Page.
Arrivée à Page vers 17h et installation au B&B Canyon Colors.
Jour 6 : Tôt le matin départ pour Antelope Canyon. Visite du Lower puis du Upper.
Après-midi, ballade à Horse Shoe Bend. Retour vers Page et visite du Glen
Canyon Dam. 2ème nuit au B&b Canyon Colors.
Jour 7 : Tôt le matin, partie de randonnée du Wire Pass de Buckskin Gulch.
Après-midi petite ballade au Rainbow Bridge National Monument.
Fin d’après-midi et 3ème nuit au Canyon Colors.
Jour 8 : Départ pour Bryce Canyon et arrivée vers 13h. Déjeuner puis faire la Scenic Drive.
Installation à l’hôtel Ruby’s Inn. Dîner et nuit au Ruby’s Inn.
Jour 9 : Tôt le matin, randonnée combinée Queen’s Garden Trail+Peekaboo Loop.
Après le déjeuner, départ pour Zion. Arrivée à Springdale vers 16h et installation
à l’hôtel Historic Pioneer Lodge. Prendre navette pour Zion Park et faire la Scenic
Drive. Nuit au Historic Pioneer Lodge.
Jour 10 : Tôt le matin, randonnée à définir (Pa’rus, Canyon Overlook, Emerald Pool’s,
Riverside Walk ou partie de Narrows). Vers 11h départ pour Las Vegas.
Déjeuner en route et arrivée à LV vers 16h. Installation à l’hôtel Bill’s Gamblin Hall
(ou New-York New-York, ou autre) . Fin d’après-midi et soirée en ville. Nuit à
l'hôtel.
Jour 11 : Mâtinée et déjeuner à Las Vegas. Départ vers 14h et arrivée à Death Valley vers17h30. Visite du Visitor Center de Furnace Creek puis ballade en voiture vers Badwater Basin, en passant par Golden Canyon, Desolation Narrows, et l’Artist Drive. En soirée, remonter vers le nord et installation à l'hôtel de Stovepipe Village. Diner et nuit à l'hôtel.
Jour 12 : Tôt le matin, ballade sur les dunes de Mesquite Flat. Vers 10h départ pour arriver vers
midi à Lone Pine. Déjeuner puis petite virée voir les Alabama Hills. Continuer vers le
nord et arrivée à Lee Vining vers 17h. Installation à l’hôtel (à définir).
En fin d’après-midi, ballade sur les rives du Mono Lake. Nuit à l’hôtel.
Jour 13 : Tôt le matin, départ pour la visite de Bodie. Vers 11h, prendre la direction de Yosemite
Prendre le Tioga Pass par la Hwy120 et arrivée à Yosemite Village vers 17h.
Installation à l'hôtel (à définir). Puis petite ballade voir les Lower Yosemite Falls.
Nuit à l'hôtel.
Jour 14 : Tôt le matin, randonnée Panorama Trail qui prendra la journée.
2ème nuit à l’hôtel.
Jour 15 : Tôt le matin, circuit puis ballade vers El Capitan. L’après-midi, visite de Mariposa
Grove. Puis départ pour Merced. Installation à l’hôtel Merced Yosemite Travelodge.
Nuit à l’hôtel.
Jour 16 : Départ pour San Francisco. Entrée par le nord pour traverser le Golden Gate Bridge.
Arrivée à SF vers midi. Déjeuner puis installation au Marina Hôtel à l'extrémité ouest
de Lombard Street. Fin d’après-midi et soirée en ville.
Visite des quartiers autour de l’hôtel (Marina-Pacific Heights). Nuit à l’hôtel.
Jour 17 : Assister à la messe en gospel du dimanche matin à la Glide Memorial Church.
Journée et soirée en ville.(quartiers Union Square-China Town- North Beach etc..)
2ème nuit au Marina Motel.
Jour 18 : Visite d’Alcatraz et de Fisherman’s Wharf. 3ème nuit au Marina Motel.
Jour 19 : Matînée à San Francisco. Après le déjeuner, prendre la direction de Los Angeles
par la Pacific Road N°1. Arrivée à Monterey vers 16h. Visite de la ville.
Installation et nuit à proximité de Monterey.
Jour 20 : Visite en mâtinée de l'aquarium. Départ pour Guadalupe. Visite des beautés de la
côte (Carmel-Big Sur-etc..) Nuit à proximité de Guadalupe.
Jour 21 : Départ en mâtinée et arrivée vers 11h à Santa Barbara. Visite de la ville et déjeuner.
Départ en début d’après-midi, et arrivée à Los Angeles vers 16h.
Installation à l’hôtel (à définir). Restitution du véhicule de location. Soirée en ville.
Nuit à l’hôtel.
Jours 22+23 : Visite des studios Universal, de la ville (Venice Beach-Beverley Hills-Hollywood blv etc…) 2ème et 3ème nuit à l’hôtel.
Jour 24 : Embarquement et vol retour vers Paris RCdG.
Vous trouverez ci-dessous le détail de l'itinéraire.
Encore merci d'avance et à plus tard !
CIRCUIT OUEST DES ETATS-UNIS DU 31/08 AU 24/09/2012
Jour 1 : Embarquement à Roissy Charles de Gaulle et envol pour Phoenix.
Arrivée en soirée. Transfert en navette vers l’hôtel « Econolodge » Van Buren Street.
Dîner en ville et nuit à l’hôtel.
Jour 2 : Visite du Heard Museum, puis ballade au Papago Park.
Vers 16h récupération du véhicule de location puis achats de l’équipement nécessaire.
(glacière, jerrican, bâche, cartes, etc..) . 2ème nuit à l’Econolodge.
Jour 3 : Vers 7h30 départ vers l’Est pour la route de l’Apache Trail jusqu’à Tortilla Flat.
Arrêt au Superstition Saloon. Vers 10h demi-tour et prendre la route vers Grand
Canyon. Si possible, petite halte au Montezuma Castle National Monument.
Arrivée vers 16h à Grand Canyon Village. Installation à l'hôtel El Tovar.
Prendre la navette du parc pour ballade de l'Hermit Road. Nuit à l'hôtel.
Jour 4 : Tôt le matin, randonnée South Kaibab jusqu’à Cedar Ridge ou partie du Rim Trail.
Après le déjeuner, départ vers Monument Valley. Arrivée vers 17h.
Installation à l’hôtel The View. Visite du visitor center, expos et boutiques.
Dîner et nuit au View.
Jour 5 : Tôt le matin, ballade en voiture de la Valley Drive. Puis au nord-est, à Gooseneck
et Valley of the Gods. En début d’après-midi, départ pour Page.
Arrivée à Page vers 17h et installation au B&B Canyon Colors.
Jour 6 : Tôt le matin départ pour Antelope Canyon. Visite du Lower puis du Upper.
Après-midi, ballade à Horse Shoe Bend. Retour vers Page et visite du Glen
Canyon Dam. 2ème nuit au B&b Canyon Colors.
Jour 7 : Tôt le matin, partie de randonnée du Wire Pass de Buckskin Gulch.
Après-midi petite ballade au Rainbow Bridge National Monument.
Fin d’après-midi et 3ème nuit au Canyon Colors.
Jour 8 : Départ pour Bryce Canyon et arrivée vers 13h. Déjeuner puis faire la Scenic Drive.
Installation à l’hôtel Ruby’s Inn. Dîner et nuit au Ruby’s Inn.
Jour 9 : Tôt le matin, randonnée combinée Queen’s Garden Trail+Peekaboo Loop.
Après le déjeuner, départ pour Zion. Arrivée à Springdale vers 16h et installation
à l’hôtel Historic Pioneer Lodge. Prendre navette pour Zion Park et faire la Scenic
Drive. Nuit au Historic Pioneer Lodge.
Jour 10 : Tôt le matin, randonnée à définir (Pa’rus, Canyon Overlook, Emerald Pool’s,
Riverside Walk ou partie de Narrows). Vers 11h départ pour Las Vegas.
Déjeuner en route et arrivée à LV vers 16h. Installation à l’hôtel Bill’s Gamblin Hall
(ou New-York New-York, ou autre) . Fin d’après-midi et soirée en ville. Nuit à
l'hôtel.
Jour 11 : Mâtinée et déjeuner à Las Vegas. Départ vers 14h et arrivée à Death Valley vers17h30. Visite du Visitor Center de Furnace Creek puis ballade en voiture vers Badwater Basin, en passant par Golden Canyon, Desolation Narrows, et l’Artist Drive. En soirée, remonter vers le nord et installation à l'hôtel de Stovepipe Village. Diner et nuit à l'hôtel.
Jour 12 : Tôt le matin, ballade sur les dunes de Mesquite Flat. Vers 10h départ pour arriver vers
midi à Lone Pine. Déjeuner puis petite virée voir les Alabama Hills. Continuer vers le
nord et arrivée à Lee Vining vers 17h. Installation à l’hôtel (à définir).
En fin d’après-midi, ballade sur les rives du Mono Lake. Nuit à l’hôtel.
Jour 13 : Tôt le matin, départ pour la visite de Bodie. Vers 11h, prendre la direction de Yosemite
Prendre le Tioga Pass par la Hwy120 et arrivée à Yosemite Village vers 17h.
Installation à l'hôtel (à définir). Puis petite ballade voir les Lower Yosemite Falls.
Nuit à l'hôtel.
Jour 14 : Tôt le matin, randonnée Panorama Trail qui prendra la journée.
2ème nuit à l’hôtel.
Jour 15 : Tôt le matin, circuit puis ballade vers El Capitan. L’après-midi, visite de Mariposa
Grove. Puis départ pour Merced. Installation à l’hôtel Merced Yosemite Travelodge.
Nuit à l’hôtel.
Jour 16 : Départ pour San Francisco. Entrée par le nord pour traverser le Golden Gate Bridge.
Arrivée à SF vers midi. Déjeuner puis installation au Marina Hôtel à l'extrémité ouest
de Lombard Street. Fin d’après-midi et soirée en ville.
Visite des quartiers autour de l’hôtel (Marina-Pacific Heights). Nuit à l’hôtel.
Jour 17 : Assister à la messe en gospel du dimanche matin à la Glide Memorial Church.
Journée et soirée en ville.(quartiers Union Square-China Town- North Beach etc..)
2ème nuit au Marina Motel.
Jour 18 : Visite d’Alcatraz et de Fisherman’s Wharf. 3ème nuit au Marina Motel.
Jour 19 : Matînée à San Francisco. Après le déjeuner, prendre la direction de Los Angeles
par la Pacific Road N°1. Arrivée à Monterey vers 16h. Visite de la ville.
Installation et nuit à proximité de Monterey.
Jour 20 : Visite en mâtinée de l'aquarium. Départ pour Guadalupe. Visite des beautés de la
côte (Carmel-Big Sur-etc..) Nuit à proximité de Guadalupe.
Jour 21 : Départ en mâtinée et arrivée vers 11h à Santa Barbara. Visite de la ville et déjeuner.
Départ en début d’après-midi, et arrivée à Los Angeles vers 16h.
Installation à l’hôtel (à définir). Restitution du véhicule de location. Soirée en ville.
Nuit à l’hôtel.
Jours 22+23 : Visite des studios Universal, de la ville (Venice Beach-Beverley Hills-Hollywood blv etc…) 2ème et 3ème nuit à l’hôtel.
Jour 24 : Embarquement et vol retour vers Paris RCdG.
Buenos Aires, chutes d'Iguazu English translation pending
Allo. Je me rend à Buenos Aires dans la 3e semaine de novembre pour un événement sportif et ensuite, je désire y demeurer 3 ou 4 jours question de visiter le coin. Je n'ai malheureusement pas plus de temps pour en profiter. J'aimerais entre autre aller voir les Chûtes Iguazu. Quelqu'un aurait-il un contact ou une agence à me conseiller pour m'aider à organiser une petite virée de quelques jours pour visiter cet endroit et quelques autres sites ou villages pittoresques de cette région? Merci à l'avance.🙂
Quand y en a plus y en a encore! Etats-Unis 2011 English translation pending
Allez hop...un de plus.......carnet de route sur les USA j'entends.
Mais cette année je fais un effort prodigieux parce que l'année dernière je l'avais rédigé 8 mois après notre retour et terminé la veille de notre départ cet été !!
Nous y sommes donc retournés en famille pour 5 semaines....oui oui je sais !
Philosophie de voyage inchangée : au moins 2/3 nuits à chaque endroit - programme de randos dense - et en prime cette année....camping pour limiter un peu le budget et profiter de certains endroits de façon plus "intime" Logistique : un avion (pas le mien) - une voiture - des bagages et du matériel de camping...que je n'avais pas - ah j'oubliais : mon épouse et mes filles ! Le programme était plus ou moins clair avec pas mal de latitude néanmoins pour gérer les imprévus qui par nature sont imprévisibles donc difficiles à prévoir. Concernant le matériel de camping (je n'avais pas campé depuis 25 ans !!) j'avais fait un tour au vieux campeur qui m'avait convaincu qu'à moins d'un emprunt à la banque il fallait trouver une solution alternative d'autant qu'Air France n'était pas disposé à affréter un avion cargo pour mon matériel. Donc les 2 mois précédants le départ furent consacrés à la recherche de matériel "en ligne" livrable en direct aux USA...rapidement devenu un expert international en tentes et autres sacs de couchage ou matelas autogonflables-thermo-isolés-light-insulated-light-etc j'ai fait mon choix et fait livrer les différents éléments à plusieurs endroits de mon premier parcours : hôtel puis REI..ensuit j'ai croisé les doigts en espérant que la prétendue qualité de la logistique US ne soit pas usurpée.
Voici le récits de nos aventures.
Départ le 10 juillet : Vol pour Seattle à 10h30 - Arrivée à 1km de Roissy : 9h00, cool !! - mais là, bouchon monstre et nous mettons 45 min pour parcourir ce dernier km; D'où retard à l'enregistrement où une hôtesse revêche nous "fait la fleur" de nous inscrire sur le vol - course effrénée vers la salle d'embarquement, doublages éhontés, quelques baffes et insultes, soudoiement de pesonnel, etc (je mets ça pour dynamiser le récit) et nous nous asseyons enfin dans l'avion. 11h30 la voix suave de la commandant de bord annonce que le service technique a décelé un défaut sur le réacteur droit et qu'il faut changer d'avion. J'objecte qu'il reste un réacteur et que c'est amplement suffisant voire même écologiquement responsable !! personne ne m'écoute, pff l'histoire de ma vie... Nous sortons de l'avion départ reporté à 13h00 - puis 14H00 - 14h30 nouvel embarquement et nouvelle voix (pas suave du tout) qui annonce aux passager toujours en salle d'embarquement et dont nous étions, que le nouvel avion a également un problème. Mon flegme me quitte peu à peu...😠 , en outre Air France perd la moitié des passagers dans l'aéroport !! on est pas rendu ! Discussions, palabres, re discussions, ils courent dans tous les sens, aucune communication, ils annulent le vol, et puis non, et puis oui , et puis non etc etc........ Le pauvre américain à côté de moi perd un latin qu'il n'a jamais eu ! Nous vivons un modèle de gestion de crise et vers 17h00 c'est finalement près de 300 morts-vivants qui remontent dans un 3éme avion , à l'affut d'une annonce signalant le vol de l'aile gauche, l'enlèvement du pilote ou la disparition soudaine du train d'atterrissage !!...mauvaise langue que je suis....avec 7h00 de retard nous décollons vers Seattle. l'ambiance est au beau fixe dans l'avion, on chante la rirette, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. J'entrevois malgré tout la ratage de notre correspondance et la fermeture du comptoir NAtional à l'arrivée... mais là, excellente surprise, Air France a sécurisé notre correspondance pour Spokane sur un vol plus tardif et prévenu National que nous aurions du retard... Le soir même nous nous assoupissons tranquilles à Spokane....enfin.
PS : vous aurez la suite quand je saurai insérer des photos sans avoir à mettre des timbres postes en bas de mes messages, MP bienvenus.
Philosophie de voyage inchangée : au moins 2/3 nuits à chaque endroit - programme de randos dense - et en prime cette année....camping pour limiter un peu le budget et profiter de certains endroits de façon plus "intime" Logistique : un avion (pas le mien) - une voiture - des bagages et du matériel de camping...que je n'avais pas - ah j'oubliais : mon épouse et mes filles ! Le programme était plus ou moins clair avec pas mal de latitude néanmoins pour gérer les imprévus qui par nature sont imprévisibles donc difficiles à prévoir. Concernant le matériel de camping (je n'avais pas campé depuis 25 ans !!) j'avais fait un tour au vieux campeur qui m'avait convaincu qu'à moins d'un emprunt à la banque il fallait trouver une solution alternative d'autant qu'Air France n'était pas disposé à affréter un avion cargo pour mon matériel. Donc les 2 mois précédants le départ furent consacrés à la recherche de matériel "en ligne" livrable en direct aux USA...rapidement devenu un expert international en tentes et autres sacs de couchage ou matelas autogonflables-thermo-isolés-light-insulated-light-etc j'ai fait mon choix et fait livrer les différents éléments à plusieurs endroits de mon premier parcours : hôtel puis REI..ensuit j'ai croisé les doigts en espérant que la prétendue qualité de la logistique US ne soit pas usurpée.
Voici le récits de nos aventures.
Départ le 10 juillet : Vol pour Seattle à 10h30 - Arrivée à 1km de Roissy : 9h00, cool !! - mais là, bouchon monstre et nous mettons 45 min pour parcourir ce dernier km; D'où retard à l'enregistrement où une hôtesse revêche nous "fait la fleur" de nous inscrire sur le vol - course effrénée vers la salle d'embarquement, doublages éhontés, quelques baffes et insultes, soudoiement de pesonnel, etc (je mets ça pour dynamiser le récit) et nous nous asseyons enfin dans l'avion. 11h30 la voix suave de la commandant de bord annonce que le service technique a décelé un défaut sur le réacteur droit et qu'il faut changer d'avion. J'objecte qu'il reste un réacteur et que c'est amplement suffisant voire même écologiquement responsable !! personne ne m'écoute, pff l'histoire de ma vie... Nous sortons de l'avion départ reporté à 13h00 - puis 14H00 - 14h30 nouvel embarquement et nouvelle voix (pas suave du tout) qui annonce aux passager toujours en salle d'embarquement et dont nous étions, que le nouvel avion a également un problème. Mon flegme me quitte peu à peu...😠 , en outre Air France perd la moitié des passagers dans l'aéroport !! on est pas rendu ! Discussions, palabres, re discussions, ils courent dans tous les sens, aucune communication, ils annulent le vol, et puis non, et puis oui , et puis non etc etc........ Le pauvre américain à côté de moi perd un latin qu'il n'a jamais eu ! Nous vivons un modèle de gestion de crise et vers 17h00 c'est finalement près de 300 morts-vivants qui remontent dans un 3éme avion , à l'affut d'une annonce signalant le vol de l'aile gauche, l'enlèvement du pilote ou la disparition soudaine du train d'atterrissage !!...mauvaise langue que je suis....avec 7h00 de retard nous décollons vers Seattle. l'ambiance est au beau fixe dans l'avion, on chante la rirette, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. J'entrevois malgré tout la ratage de notre correspondance et la fermeture du comptoir NAtional à l'arrivée... mais là, excellente surprise, Air France a sécurisé notre correspondance pour Spokane sur un vol plus tardif et prévenu National que nous aurions du retard... Le soir même nous nous assoupissons tranquilles à Spokane....enfin.
PS : vous aurez la suite quand je saurai insérer des photos sans avoir à mettre des timbres postes en bas de mes messages, MP bienvenus.
Ouest américain: louer un cabriolet ou SUV (Ford escape)? English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que la question est redondante mais je ne trouve pas de réponse claire à ce sujet.
Deux personnes, 29 jours de road trip dans les parcs de l'ouest américain (yellowstone, bryce, death valley pour n'en citer que qq uns), 4400 kms, camping (matériel donc)... Alors, SUV (Ford escape) ou cabriolet (chrysler sebring)? Les modèles choisis sont les entrées de gamme, budget oblige! J'aimerais bien avoir les cheveux au vent et mieux voir les paysages, mais est ce bien raisonnable ? Je pense surtout au bas de caisse et puis au soleil, à la poussière, à la place dans le coffre (2 sacs à dos, tente, duvets, réchaud, glacière) même si les places arrières sont surement exploitables. Ceux qui ont expérimenté peuvent ils m'aider à choisir?
Merci d'avance.
Caroline
Je sais que la question est redondante mais je ne trouve pas de réponse claire à ce sujet.
Deux personnes, 29 jours de road trip dans les parcs de l'ouest américain (yellowstone, bryce, death valley pour n'en citer que qq uns), 4400 kms, camping (matériel donc)... Alors, SUV (Ford escape) ou cabriolet (chrysler sebring)? Les modèles choisis sont les entrées de gamme, budget oblige! J'aimerais bien avoir les cheveux au vent et mieux voir les paysages, mais est ce bien raisonnable ? Je pense surtout au bas de caisse et puis au soleil, à la poussière, à la place dans le coffre (2 sacs à dos, tente, duvets, réchaud, glacière) même si les places arrières sont surement exploitables. Ceux qui ont expérimenté peuvent ils m'aider à choisir?
Merci d'avance.
Caroline
Cinq mois en Amérique Centrale en toute liberté: sites à voir? English translation pending
Bonjour à tous,
Titre un peu long pour un tour du monde qui sera long aussi... En gros je me donne 1 an pour traverser l'Amerique du Nord au Sud. Pour differentes raison je serai en Amerique Centrale de Novembre à Avril. J'ai repertorié tous les sites de chaque pays Guatemala, Honduras, Belize, Costa Rica, Salvador, Panama et Nicaragua. Le hic c'est que je ne pourrai pas prendre autant de temps que prevu car je voudrai etre au Bresil pour avril et Argentine en mai pour eviter l'hivers la-bas. Je veux donc priviligier les endroits sonctueux d'Amerique Centrale et non de chaque pays. Je sais qu'il y a de superbe plage un peu partout mais pour eviter des genre des doublons je serai tenter de vous demandez: quels sont les plus beaux volcans, ou je peux trouver les plus belles plages, les plus belles villes, les paradis reculé ou les touristes ne vont jamais y tout comme ont dit à Toulouse.
Voila, j'aurai vraiment besoin de votre aide...Ah oui le budget et aussi important. J'ai lu par exemple que le Nicaragua été plus authentique que le Costa Rica qui est pourtant un superbe pays donc si je peux voir des endroits qui se ressemblent pourquoi ne pas priviligié le moins chers...
Yohann
Titre un peu long pour un tour du monde qui sera long aussi... En gros je me donne 1 an pour traverser l'Amerique du Nord au Sud. Pour differentes raison je serai en Amerique Centrale de Novembre à Avril. J'ai repertorié tous les sites de chaque pays Guatemala, Honduras, Belize, Costa Rica, Salvador, Panama et Nicaragua. Le hic c'est que je ne pourrai pas prendre autant de temps que prevu car je voudrai etre au Bresil pour avril et Argentine en mai pour eviter l'hivers la-bas. Je veux donc priviligier les endroits sonctueux d'Amerique Centrale et non de chaque pays. Je sais qu'il y a de superbe plage un peu partout mais pour eviter des genre des doublons je serai tenter de vous demandez: quels sont les plus beaux volcans, ou je peux trouver les plus belles plages, les plus belles villes, les paradis reculé ou les touristes ne vont jamais y tout comme ont dit à Toulouse.
Voila, j'aurai vraiment besoin de votre aide...Ah oui le budget et aussi important. J'ai lu par exemple que le Nicaragua été plus authentique que le Costa Rica qui est pourtant un superbe pays donc si je peux voir des endroits qui se ressemblent pourquoi ne pas priviligié le moins chers...
Yohann
Itinéraire d'une enfant gatée...aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde !
Apres plusieurs mois passes sur l'ordi, voici l'itineraire prevu a ce jour pour le voyage que je vais faire avec ma fille de (presque) 9 ans..!
- Mardi 29 mars 2011 - 9.15 am : Vol KLM Geneve/Amsterdam/New York puis New York/Orlando vol Jetblue avec une arrivée 8.22 pm...! 1er echange de maison+voiture.
- Du mercredi 30 mars au vendredi 8 avril : 10 jours de délires au royaume Disney, Seaworld and co !!! Merci a Thierry Dutilleul pour sa plannification qui me soulage !
- Samedi 9 avril : Nous quitterons notre nid. Location voiture départ d'Orlando pour Floral City : Pow Wow - Dimanche 10 avril : Floral City (Pow Wow) -> Fort Myers
- Du lundi 11 au mercredi 20 avril : rendu de la location et installation dans le 2eme echange maison+voiture a Fort Myers. Visite de la Floride (Naples, Tampa, St Petersburg, Miami, Keys, Everglades, Cap Canaveral...). A ce jour, il est prevu le lancement d'une navette le 16 avril... j'espere que cette date ne bougera pas...
- Jeudi 21 avril : rendu de notre 2eme nid et location d'une voiture. Route pour Panama City
- Vendredi 22 avril : Nage avec les dauphins sauvage à Panama City (je croise les doigts pour qu'il y en ai...!
- Samedi 23 avril : on quitte la Floride pour la Louisiane ! Bienvenue à Lafayette..!!! 3eme echange maison+voiture. Grace a cette famille, ma fille a 2 correspondantes americaines (jumelles) qu'elle rencontrera lors de notre venue !
- Du dimanche 24 avril au mercredi 4 mai : visite de la Louisiane, du pays Cajun et.... du festival de Lafayette !
- Jeudi 5 mai : on quitte notre 3eme et dernier nid, et on s'envole pour Las Vegas en avion. Je n'arrive pas a me decider pour l'hotel...
- Vendredi 6 mai : visite de Las Vegas
- Samedi 7 mai : location voiture et départ pour Death Valley. Nuit a Stovepipe
- Dimanche 8 mai : Death Valley et retour Las Vegas
- Lundi 9 mai : visite de Valley of Fire et retour location
- Mardi 10 mai : prise en charge du camping car (RV) à Las Vegas
- Mercredi 11 mai : en route pour Zion
- Jeudi 12 mai: Zion -> Bryce Canyon
- Vendredi 13 mai : Bryce Canyon
- Samedi 14 mai : Bryce Canyon -> Capitol Reef
- Dimanche 15 mai: Capitol Reef -> Monument Valley
- Lundi 16 mai : Monument Valley -> Page
- Mardi 17 mai : Page
- Mercredi 18 mai : Page -> Grand Canyon
- Jeudi 19 mai : Grand Canyon -> arret sur la route de Barstow
- Vendredi 20 mai : -> Barstow
- Samedi 21 mai : Barstow -> Sequoia
- Dimanche 22 mai : Sequoia
- Lundi 23 mai : Sequoia -> Yosemite
- Mardi 24 mai : Yosemite
- Mercredi 25 mai : Yosemite -> Monterey
- Jeudi 26 mai : Monterey (embarquement pour aller voir les baleines...) -> San Francisco (retour RV)
- Du vendredi 27 au dimanche 29 mai : San Francisco (Alcatraz, carnaval, ...). Hebergees chez des amis
- Lundi 30 mai : Vol pour New York. Nuits au Vanderbilt YMCA
- Du mardi 31 mai au jeudi 2 juin : New York
- Jeudi 2 juin : vol pour Genève à 10.50 pm
- Vendredi 3 juin : arrivée Genève... certainement transformees !
Beau programme, non...??? Vols, locations de RV et voitures sont boucles. Les hotels de Death Valley et New York sont egalement reserves.
Il me reste maintenant a peaufiner les differentes parties histoire de ne pas perdre du temps avec ca une fois la-bas. Je sais bien sur deja en gros, mais je vais le mettre noir sur blanc pour m'en inspirer tout en laissant une part a l'aventure...!
Je voulais deja vous remercier pour toute l'aide apportee lors de la lecture des differents sujets sur ce forum. Et merci de m'avoir fait decouvrir Thierry Dutilleul pour l'organisation des parcs a Orlando...! A bientot de lire vos commentaires !
Valerie
Apres plusieurs mois passes sur l'ordi, voici l'itineraire prevu a ce jour pour le voyage que je vais faire avec ma fille de (presque) 9 ans..!
- Mardi 29 mars 2011 - 9.15 am : Vol KLM Geneve/Amsterdam/New York puis New York/Orlando vol Jetblue avec une arrivée 8.22 pm...! 1er echange de maison+voiture.
- Du mercredi 30 mars au vendredi 8 avril : 10 jours de délires au royaume Disney, Seaworld and co !!! Merci a Thierry Dutilleul pour sa plannification qui me soulage !
- Samedi 9 avril : Nous quitterons notre nid. Location voiture départ d'Orlando pour Floral City : Pow Wow - Dimanche 10 avril : Floral City (Pow Wow) -> Fort Myers
- Du lundi 11 au mercredi 20 avril : rendu de la location et installation dans le 2eme echange maison+voiture a Fort Myers. Visite de la Floride (Naples, Tampa, St Petersburg, Miami, Keys, Everglades, Cap Canaveral...). A ce jour, il est prevu le lancement d'une navette le 16 avril... j'espere que cette date ne bougera pas...
- Jeudi 21 avril : rendu de notre 2eme nid et location d'une voiture. Route pour Panama City
- Vendredi 22 avril : Nage avec les dauphins sauvage à Panama City (je croise les doigts pour qu'il y en ai...!
- Samedi 23 avril : on quitte la Floride pour la Louisiane ! Bienvenue à Lafayette..!!! 3eme echange maison+voiture. Grace a cette famille, ma fille a 2 correspondantes americaines (jumelles) qu'elle rencontrera lors de notre venue !
- Du dimanche 24 avril au mercredi 4 mai : visite de la Louisiane, du pays Cajun et.... du festival de Lafayette !
- Jeudi 5 mai : on quitte notre 3eme et dernier nid, et on s'envole pour Las Vegas en avion. Je n'arrive pas a me decider pour l'hotel...
- Vendredi 6 mai : visite de Las Vegas
- Samedi 7 mai : location voiture et départ pour Death Valley. Nuit a Stovepipe
- Dimanche 8 mai : Death Valley et retour Las Vegas
- Lundi 9 mai : visite de Valley of Fire et retour location
- Mardi 10 mai : prise en charge du camping car (RV) à Las Vegas
- Mercredi 11 mai : en route pour Zion
- Jeudi 12 mai: Zion -> Bryce Canyon
- Vendredi 13 mai : Bryce Canyon
- Samedi 14 mai : Bryce Canyon -> Capitol Reef
- Dimanche 15 mai: Capitol Reef -> Monument Valley
- Lundi 16 mai : Monument Valley -> Page
- Mardi 17 mai : Page
- Mercredi 18 mai : Page -> Grand Canyon
- Jeudi 19 mai : Grand Canyon -> arret sur la route de Barstow
- Vendredi 20 mai : -> Barstow
- Samedi 21 mai : Barstow -> Sequoia
- Dimanche 22 mai : Sequoia
- Lundi 23 mai : Sequoia -> Yosemite
- Mardi 24 mai : Yosemite
- Mercredi 25 mai : Yosemite -> Monterey
- Jeudi 26 mai : Monterey (embarquement pour aller voir les baleines...) -> San Francisco (retour RV)
- Du vendredi 27 au dimanche 29 mai : San Francisco (Alcatraz, carnaval, ...). Hebergees chez des amis
- Lundi 30 mai : Vol pour New York. Nuits au Vanderbilt YMCA
- Du mardi 31 mai au jeudi 2 juin : New York
- Jeudi 2 juin : vol pour Genève à 10.50 pm
- Vendredi 3 juin : arrivée Genève... certainement transformees !
Beau programme, non...??? Vols, locations de RV et voitures sont boucles. Les hotels de Death Valley et New York sont egalement reserves.
Il me reste maintenant a peaufiner les differentes parties histoire de ne pas perdre du temps avec ca une fois la-bas. Je sais bien sur deja en gros, mais je vais le mettre noir sur blanc pour m'en inspirer tout en laissant une part a l'aventure...!
Je voulais deja vous remercier pour toute l'aide apportee lors de la lecture des differents sujets sur ce forum. Et merci de m'avoir fait decouvrir Thierry Dutilleul pour l'organisation des parcs a Orlando...! A bientot de lire vos commentaires !
Valerie
Journal au jour le jour, un mois à vélo en Équateur English translation pending
Au cours de notre première étape à travers l’Amérique du Sud à vélo nous avons traversé l’Equateur durant un mois. Arrivés par avion à Quito, nous avons d’abord effectué un petit tour au nord vers la frontière colombienne. Ensuite nous sommes revenus dans la capitale et avons entamé la descente en direction du Pérou en longeant la forêt tropicale, ce qui nous a permis d’éviter au maximum la panaméricaine qui est un enfer à vélo. Au cours de cette période j’ai tenu au jour le jour un journal de marche que je vous livre.
J1 20 août Madrid Quito
Il fait encore nuit à Madrid quand nous quittons l'hôtel. Les derniers noctambules s'esclaffent bruyamment. Les bagages récupérés à la consigne du terminal 1 sont chargés dans la navette qui nous amène au terminal 3. Nos cartons de vélo sont filmés pour plus de sécurité. Les billets d'avion de sortie de l'Equateur nous sont demandés et le temps passé la veille à résoudre cette épineuse question n'était pas vain. En effet nous fumes obligés de prendre des billets Quito Bogota, car notre voyage à vélo ne justifiait pas de notre sortie du territoire équatorien. Or pour des problèmes de réciprocité diplomatique, toute personne doit justifier du fait qu’il ne sera pas un immigré clandestin. Ce qui se conçoit. La compagnie Iberia, est habituée à ce genre de situations. Les billets que nous avons achetés nous ont été remboursés la semaine suivante sur simple demande téléphonique, une taxe de vingt euros par billet étant retenue.
L'aéroport Bajaras est immense et pour rejoindre la zone d'embarquement nous empruntons une sorte de métro express. L’A340 et ses 4 réacteurs nous attendent. Pendant 12 heures il nous emmènera à la poursuite du soleil. Partis à 12h20 nous arriverons un peu plus tard à 16h30, heure locale. Avant de se poser l'avion survole Quito et sa forêt d'immeubles, gigantesque mégalopole qui part à l’assaut des versants des volcans environnants. Grâce au nouvel aéroport, l'an prochain cette situation dangereuse aura disparu, les avions ne se poseront plus en pleine agglomération. À l'hôtel Inn, où nous avons posé nos bagages quelque peu hébétés par cette longue journée, nous modifions l’heure à nos montres pour plusieurs mois. Quelques nuages filandreux accrochent les volcans qui cernent la ville. Un vent d'octobre infléchit les palmiers. Chez nous il doit être 2h du matin, raisonnablement il faut aller dormir, mais après quelques heures de sommeil la nuit sera interminable.
J2 21 août Quito
La nuit fut étrange. Nous fûmes réveillés à 23heures locales, ce qui correspondait 7 heures du matin en France. Puis nous avons replongé dans le sommeil.
Petit déjeuner à 7heures30, excellent. Nous nous ressentons des tribulations des jours précédents. Le moment de vérité concernant les vélos approche. En effet nous avions constaté que nos cartons subissaient de fortes contraintes et nous nous demandions quels dommages les vélos en récolteraient. Mais non après avoir bataillé pour tout régler au mieux, nos engins sont sur roues et semblent en état de fonctionner.
Il nous faut nous organiser pour le départ. Une équipée de très longue durée de ce genre fait naître une forme d’angoisse. Nous sommes deux, Alain et moi, prêts à foncer vers le sud pour commencer à entamer cette immense distance qui nous sépare de Santiago, mon but et de la terre de feu, but de Alain et Jean. Ce dernier ne voit pas les choses sous le même angle. D’abord il propose de commencer à faire de la montagne au nord de Quito, afin de s’acclimater puis de reprendre ensuite notre chemin vers le sud et au passage d’escalader quelques sommets de 5000 d’altitude dans de bonnes conditions d’acclimatation.
Il emportera la décision, mais il est indéniable que se lancer dans une immense descente du continent sud américain en commençant par une remontée au nord ça intrigue quelque peu. Mais nous avons le temps ayant prévu large, et la région envisagée vers Otavalo est magnifique. Il faut nous sortir de nos schémas très rationnels qui nous font tirer des lignes droites sur des cartes et mesurer le rapport temps kilomètres.
Une fois ce débat de fond clos, nous allons manger dans un petit restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité, la propreté et les prix très bas.
Ensuite une petite balade à pied à l’assaut des hauteurs construites de la ville au pied du Pinchincha, nous permet d’avoir un panorama assez impressionnant sur la ville nichée au milieu des montagnes. Les rues sont vraiment très raides, plus de 15 pour cent. Cela lui donne un petit air de San Francisco. Puis nous allons flâner dans l’une des parties basses de la ville. Un immense parc aux cyprès gigantesques accueille un orchestre qui joue des musiques andines. Hélas nous arrivons pratiquement à la fin de la représentation. La nuit est tombée. Nous rejoignons notre hôtel. La fatigue est bien là, sans doute un petit mélange d’altitude, de stress nerveux des jours derniers, et des questions que l’on se pose nécessairement avant une grande aventure, dont le départ est imminent.
J3 Dimanche 22 août Quito
Premiers tours de pédale dans Quito pour vérifier que les vélos fonctionnent bien et reconnaître l'itinéraire de sortie de la ville. Nous avons mangé près du marché dans un petit restaurant propre.
J4 Lundi 23 août Quito
De retour à l’hôtel nous passons un long moment avec les sympathiques Christian et Gerald de l'agence « Equateur voyage passion » pour essayer le matériel en vue de l’ascension du Cotopaxi 5890m qui aura lieu le jeudi 2 septembre. Notre programme est établi pour une dizaine de jours. Demain, nous partirons vers le nord en direction d’Ibarra pour un séjour équitable dans la communauté Quechua de San Clemente. Notre hôte nous guidera vers l’Imbabura, un sommet de plus de 4000, puis nous reviendrons à Quito, pour gravir le Cotopaxi.
J 5 Mardi 24 août Quito Cayambe 71 km
Départ prévu pour San Clemente pour 8heures, mais nous ne nous mettons en route qu’à 10heures trente. Nous avons perdu une bonne heure à la banque, car je ne réussissais pas à retirer de l’argent dans les distributeurs. Donc départ effectif à 10h30. Il nous faut d’abord sortir de Quito, ce qui nous prend plus de vingt kilomètres avant de voir la densité des habitations diminuer. Par contre le trafic reste le même, une quantité énorme de camions et de cars, qui crachent des nuages de gaz d’échappement noirs qui parfois nous enveloppent complètement.
Une fois la ville derrière, nous une grande descente d’une dizaine de kilomètres nous donne une première idée des terrains que nous allons rencontrer. Bien évidemment la descente est vite effectuée. Alors nous attaquons une interminable montée de plus de vingt kilomètres qui nous conduit à plus de trois mille mètres. Le souffle ne nous manque pas. De toute évidence, les quelques jours passés à Quito à 2800 mètres d’altitude nous ont permis de nous acclimater. La route pourrait être agréable, s’il n’y avait pas ce trafic infernal, des camions monstrueux et des cars de tous types du plus neuf au plus déglingué qui nous frôlent en permanence. On finit par s’y faire mais le danger reste présent. Cela d’autant plus que les bas-côtés ne sont pas stabilisés et que tout écart pourrait occasionner une chute probablement aux conséquences graves. L’attention est permanente entre ravin et gros engins bruyants. Les récits d’autres cyclotouristes lus concernant la panaméricaine, parlant d’enfer, ne sont pas exagérés une fois que l’on a goûté à cette route mythique.
Profitant d'un arrêt nous faisons la première de nos photos du passage de l'équateur. Eh oui, Quito se situe quelques dizaines de kilomètres au sud de la latitude zéro. Cela me fait penser au livre de Mike Horn, justement appelé « Latitude zéro ». Il relate son tour du monde sans utilisation de moyens mécaniques et sas jamais s’éloigner de plus de quarante kilomètres de l’équateur.
Après 71 kilomètres, il est dix sept heures et alors que nous commençons à nous inquiéter de notre point de chute, car la nuit tombe tôt à l’équateur, car nous sommes pile dessus, une petite auberge un peu avant la ville de Cayambe nous invite à l’arrêt. Nous y sommes très bien, et le petit restaurant à côté nous permet un dîner agréable. Nous découvrons le jus de babako, succulent. Nous allons nous coucher alors qu’il n’est que 20 heures. La journée aura été assez difficile, mais demain il nous faut effectuer la seconde partie du trajet qui nous sépare de San Clemente.
J6 mercredi 25 août Cayambe San Clemente 75 km
Départ à 8heures30, une légère pluie fait son apparition, le ciel semble bien chargé. À nouveau nous plongeons dans la circulation hurlante et crachante. Rouler dans ces conditions n’est pas une vraie partie de plaisir, mais paradoxalement cette situation de danger nécessitant une attention soutenue au milieu de ce trafic rapide, le long d'une bande jamais stabilisée où l'écart s'avérerait très dangereux, procure une espèce de jouissance. Mais il ne faut peut-être pas trop en abuser! Nous atteignons la ville d’Otavalo. Nous n’avons pas très bien compris où nous sommes passés. Il faut reconnaître que la carte que nous possédons n’est absolument pas précise et qu’elle a plutôt tendance à nous induire en erreur. Dans un village une déviation conduit à travers ses ruelles en pente. Le flot ininterrompu de la panaméricaine s’y déverse. Avec nos vélos au milieu des montagnes de ferraille, et engloutis dans la poussière soulevée, nous nous sentons comme des intrus minuscules et très vulnérables. Enfin nous atteignons la ville d’Ibarra. La circulation y est toujours très dense. Nous y mangeons une pizza, pas très dans la tradition du lieu. À quinze heures nous attaquons les neuf derniers kilomètres qui vont nous faire monter de quelques sept cents mètres le long d’une immense ligne droite qui attaque directement en pleine pente. Pour compliquer l’affaire les trois derniers kilomètres sont en petits pavés très irréguliers avec une inclinaison bien supérieure à 10 pour cent. Nous finirons en poussant les vélos. Enfin nous arrivons à San Clemente, il est 17 heures. L’accueil par le fils du propriétaire Manuel Guatemal, est très aimable.
Manuel et Laurita, son épouse, sont des gens au calme et à la gentillesse époustouflants. Leur maison offre une vaste perspective sur Ibarra et ses environs. Ici la proximité de l’Amazonie et des glaciers du Cayambe influence le climat, qui est un compromis entre altitude et latitude. Nos hôtes nous servent un repas délicieux et très original, où nous découvrons les zumos (fruits pressés) Babako, tomates des arboles etc… La salle à manger est magnifiquement arrangée. Le bois est très présent, ce qui donne un réel cachet à l’ensemble.
La chambre qui nous est proposée est originale et nous nous y sentons très bien. Nous avons vécu une nouvelle journée riche en émotions en 75 kilomètres seulement.
J7 jeudi 26 août ascension de l’Imbabura 4609 mètres
Le départ pour l’Imbabura est fixé à six heures du matin. La veille, pour nous expliquer le profil de la voie normale, Manuel avait allongé un bras et de l’autre main était remonté jusqu’à la tête, la partie la plus difficile étant l’oreille. À l’heure dite, une camionnette où l’on reste debout, nous conduira à la fin de la piste. Manuel nous accompagne et sa présence est bien utile car il faut évoluer dans des prés avant de trouver la sente qui s’attaque directement aux pentes raides. En pays quechua les lacets n’existent pas. L’Imbabura qui tire son nom de la période pré-inca se cache dans les nuages. Ce n’est pas une montagne à vaches. La fin de l’ascension se déroule sur des arêtes de roches noires au-dessus de pentes vertigineuses. Avec sa sérénité indienne Manuel nous donne ses consignes dans les passages délicats. En trois heures dix de montée nous sommes au sommet après 1200 mètres de dénivelé. Le brouillard ne se lèvera pas. Dommage, car la vue sur le proche Cayambe devait être superbe. Manuel nous expliquera les plantes, les fleurs, le caracara, grand faucon aux ailes blanches, la patchamama (le monde) qui selon la tradition quechua est une famille harmonieuse avec ses composantes que sont la montagne, la rivière, la forêt, les animaux et les hommes. En montant nous avons vu des excréments du loup qui vient quelquefois au village se servir en poules, bien que celles-ci nichent la nuit dans les arbres.
70 habitants vivent à San Clemente et 16 familles quechua sont impliquées dans l’écotourisme. En fin de descente Manuel nous conduit à travers les champs qui dominent le village. Les parcelles cultivées y sont nombreuses : trigo (blé), sabada (houblon) et papas (patate). On y voit aussi vaches, moutons, porcs et lamas, souvent au piquet. Il nous montre aussi le « lago de Sangre ». Ici a eu lieu une grande bataille opposant deux grands chefs et frères incas. Les vainqueurs jetèrent les cadavres sanglants des vaincus dans le lac, d’où l’origine de son nom, le lac de sang.
Pour terminer la soirée, Manuel nous invite au coin de la cheminée. Manuel nous indique la piste pour contourner l’Imbabura, qui nous évitera d’emprunter la panaméricaine sur plusieurs dizaines de kilomètres.
J8 vendredi 27 août tour Imbabura Ayacundo 45 km
Ce matin très tôt, à trois heures, alors que je ne dors pas, je jette un coup d’œil par la fenêtre, et je vois au milieu des nuages trois étoiles verticales légèrement inclinées par rapport à la verticale. Puis lentement les nuages se déchirent et dans toute sa splendeur la Croix du Sud se dévoile. Elle semble un signe ostensible de l’être supérieur. Cette vision me coupe littéralement le souffle et je reste collé à la vitre à la contempler. Immense croix plus large que haute qui de toute sa luminosité accapare le ciel.
Le jour apparaît et nous allons nous séparer de nos hôtes après ce moment privilégié passé en leur compagnie. Cette communauté indienne vit non seulement en harmonie avec la nature, mais cette harmonie nous la constatons au sein de la famille, entre époux et entre parents et enfants. Sur leurs visages je décèle cette plénitude, que je n’ai vue seulement que chez certaines religieuses, qui par un simple regard vous font comprendre qu’elles ont été touchées par la grâce.
Avant le départ, Laurita nous a gentiment fait une démonstration de confection de tortillas, qui sont des galettes de blé cuites sur un plat de terre.
Après un succulent petit déjeuner le moment de se séparer arrive. Comme nous l’a indiqué Emmanuel hier, afin d’éviter en partie la panaméricaine, nous allons partir par des chemins escarpés et nous effectuerons le tour du volcan Imbabura grimpé hier.
On nous avait prévenus que ce serait difficile, mais ce que nous avons vécu était au-dessus de nos attentes. 10 kilomètres en 3heures30. Un chemin empierré, qui affiche des inclinaisons supérieures à quinze pour cent. Enfin après quelles hésitations concernant la direction nous arrivons à un col à près de 3400 mètres. Le temps commence à nous sembler interminable. Cependant le paysage est de toute beauté, mais hélas les sommets gardent leur voile de nuages. En particulier, le Cayambe, haut volcan enneigé reste obstinément caché. Nous entamons une longue descente sur une piste en terre, nettement plus agréable que les routes empierrées, car les secousses sont bien moindres. Mais attention tout de même au poids des vélos qui rend parfois l'équilibre précaire. Jean en fait l'expérience par une chute spectaculaire sans gravité bien que la tête ait porté au sol. Nous rejoignons San Pablo, et de là un jeune cavalier nous guide par des pistes détournées qui nous ramènent à l’enfer de la panaméricaine.
Le temps est menaçant et quelques gouttes d’eau ajoutent à l’incertitude. Nous en profitons pour manger dans un petit restaurant sur le bord de la route. Le trafic est énorme, camions, bus, voitures et quelques motos lancés à pleine vitesse dans des nuages de fumée noire. Lors des changements de vitesses, de véritables boules noires sont éjectées. Il y a deux jours en nous rendant à Ibarra, dans une côte Alain devant moi a littéralement disparu dans ce nuage de pollution. Pour le moment ce n’est pas les Andes telles qu’on peut les voir sur les images!
Après cette pose sympathique et un plat de bonne qualité nous reprenons notre route en commençant par l’une de ces immenses rampes qui va nous faire passer à plus de trois mille mètres. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons Ayacundo. Cette petite ville se trouve sur l’équateur. D’ailleurs dans la cour de l’hôtel dans lequel nous descendons il y a un petit tertre sur lequel vous avez paraît-il un pied dans chaque hémisphère. En tout cas ce que je peux dire, c’est que l’équateur n’est pas loin, car le sommet du Cayambé est tout proche et la ligne du milieu du monde passe juste dessus. Il faut dire que l’équateur est revendiqué par beaucoup de monde dans une zone sans doute de quelques kilomètres et de nombreuses personnes vous invitent à vous positionner « al mitad del mondo ». En ce qui nous concerne c’est la troisième fois. Nous avons effectué seulement 45 kilomètres dans la journée. Les routes d'Equateur ne se laissent pas facilement apprivoiser.
J9 samedi 28 août Ayacundo Quito 85 km
Site archéologique de Colchasqui et retour à Quito de nuit
Après une nuit confortable, et un petit déjeuner où il nous faut pratiquement réclamer de quoi manger, nous nous sentons en forme pour le départ. Manifestement nous avons bien récupéré des rudes efforts de la veille. Après dix kilomètres de descente un embranchement à droite indique le site archéologique pré-inca de Cochasqui. Et c’est là que l’aventure de la journée va commencer. D’après les indications il serait à huit kilomètres, mais souvent les données chiffrées sont approximatives. Nous savons seulement que nous avons parcouru 10 kilomètres en trois heures et demie la veille. Aujourd’hui après la visite, il nous faudra rentrer à Quito et la nuit à l’équateur arrive vite. Le spectre de rouler sur la panaméricaine dans l'obscurité ne me quittera plus jusqu’à notre arrivée à l’hôtel après 19h30.
Donc nous attaquons une rampe à la déclivité terrible, on a l’impression de monter au ciel. Il faut appuyer comme des sourds pour rester sur les vélos. Le problème des faibles vitesses à vélo, c’est que l’on ne peut pas dégager les pieds des cale-pieds et cela nous a occasionné des chutes les jours précédents. Alain se fera une grande frayeur en entendant un camion prêt à le doubler, alors qu’il est à faible vitesse santant qu’il allait être obligé de s’arrêter, donc de tomber. Alors il appuie encore plus sur les pédales pour rester en équilibre dans l’attente d’être dépassé. Il en mettra ensuite pied à terre, et le temps de récupérer, il n’aura d’autre solution que de pousser son vélo un certain temps. La route plus loin est empierrée, un enfer en côte que l’on commence à bien connaître. Nous nous arrêtons devant une maison, où est assis un grand-père en compagnie de ses petites-filles et un chat. Trop mignon, il nous autorise à faire une photo. La fin du parcours pour atteindre le site, comme précédemment nécessitera un pousser de vélo sur un kilomètre. Bilan de la montée, neuf kilomètres en deux heures trente.
Le site pré-inca n’est pas très impressionnant, une quinzaine de pyramides tronquées de différentes tailles, ressemblant plus à des tertres de terre. Malheureusement le guide nous ne l’avons pas bien compris, car notre espagnol est trop basique.
A treize heures, nous prenons le chemin de Quito. Plus de soixante kilomètres avec des côtes interminables et en prime vingt cinq kilomètres dans la capitale. Il nous faut rejoindre la panaméricaine par un chemin qui nous secoue sur une dizaine de kilomètres. Cette première partie nous demande une heure. Jean va pincer son pneu et le temps de réparer, une demi-heure d’envolée dans notre course contre la nuit. À quinze heures nous sommes à nouveau sur la panaméricaine et il nous faut plus de quatre heures trente pour atteindre notre but. La dernière grande côte nous fait perdre tout espoir d’arriver de jour. La traversée de Quito de nuit dans l’enfer de la circulation, surtout dans les faubourgs est une expérience digne de Kazanzakis«un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu».
J10 dimanche 29 août Journée forcée à Quito
Hier soir Jean a oublié sa sacoche sur une chaise de l'hôtel et le temps de retourner la chercher, elle a disparu. Consternation, malgré un branle-bas général dans l'hôtel, elle ne réapparaîtra pas. De plus nous sommes dimanche, l'ambassade est fermée, il faut attendre lundi. Il va cependant faire une déclaration de vol au commissariat, où il peut voir toute la faune locale.
Donc journée de repos forcé, il faut dire que les jours derniers nous avons beaucoup donné. Cependant, aucun d'entre nous n'a de courbatures. Cela nous semble de bon augure pour les grosses épreuves qui nous attendent en Bolivie du côté du désert de l'Atacama.
Cet arrêt forcé nous permet de prendre le temps et de lire les journaux locaux. Notre compréhension de l'espagnol s'améliore. Nous en profitons pour découvrir cette ville tentaculaire qu'est Quito.
J11 lundi 30 août Journée à Quito
Les démarches pour renouvellement du passeport sont bien enclenchées, bien que le premier contact avec l'ambassade ait été plutôt froid. Je profite de cet arrêt forcé pour faire de l'espagnol en lisant le journal. De nombreux articles sur la vie locale, en particulier l'un d'entre eux qui relate les conditions de circulation et le dénombrement des accidents de la route!
Balade l'après-midi dans le quartier historique. Nous allons sur un petit marché très original, où l'on vend principalement des fruits, en particulier les fameux babako, qui produisent un si bon jus lorsqu'on les mixte.
Jean et Alain décident de partir bivouaquer sur les pentes du volcan, le Pinchincha, qui domine la ville, en prenant le téléphérique qui les laisse à 4100 mètres. Pour ma part je préfère rester dans ma chambre.
J12 mardi 31 août Journée à Quito
Je passe une très bonne nuit, couché à 17h et réveillé à 5h du matin. Cela ne m'était jamais arrivé. Jean et Alain rentrent de leur bivouac à 4400 mètres. Ils sont enthousiasmés. La vue de Quito de là-haut, de nuit, était extraordinaire. Ils ont vu les sommets environnants, qui étaient restés cachés lors de l'ascension que nous avions faite la semaine dernière. De plus, Jean à son tour a pu observer la Croix du Sud.
Je l'accompagne en fin de matinée à l'ambassade. Son passeport provisoire, valable un an, est prêt. En début d'après-midi il va au bureau de l'émigration équatorienne, pour régulariser sa situation. Tout est bien qui finit bien.
En milieu d'après-midi, il se met à pleuvoir. Nous ne sommes cependant pas trop inquiets pour la suite. Demain départ pour le refuge du Cotopaxi.
J13 mercredi premier septembre Quito refuge du Cotopaxi
Avant notre départ pour le refuge du Cotopaxi, nous discutons avec un jeune qui, il y a quelques années, a traversé l'Amérique du sud à vélo. Il nous parle longuement du sud de la Bolivie, en particulier d'Uyuni et du sud Lipez. L'heure du départ arrive, nous rencontrons notre guide, en avant pour le parc du Cotopaxi. Nous quittons Quito par le sud. Le nord est impressionnant, mais au sud, la ville a un aspect tentaculaire surprenant. On dirait qu'elle s'étire à l'infini dans une plaine, dominée d'une multitude de collines complètement colonisées par des constructions. Nous nous imaginons mal quitter la ville dans deux jours à vélo par l'itinéraire que nous suivons ce matin en véhicule. Après une heure de route nous pénétrons dans le parc du Cotopaxi. La région est très belle, et ce grand volcan la domine des ses 5897 mètres. Nous laissons la voiture à 4500 mères. Trois cents mètres de dénivelé le long d'un chemin raide nous donnent accès au refuge, grande bâtisse au toit jaune. Il se met à neiger et cela ne s'arrêtera pas durant notre séjour jusqu'au lendemain matin. Nous nous allongeons pour un bref repos à 19heures, réveil prévu à minuit.
J14 jeudi 2 septembre Cotopaxi retour Quito
Comme prévu, nos guides nous réveillent à l'heure prévue. Effectivement nous avons deux guides, car nous sommes trois et qu'une cordée ne dépasse pas trois pour des raisons évidentes de sécurité. Départ à une heure du matin sous la neige. Je me sens fatigué, ne m'étant pas reposé, en effet à 4800 mètres il est difficile de trouver le sommeil. Après une bonne heure de marche dans la neige qui a recouvert le pierrier, nous nous arrêtons pour chausser les crampons, car nous allons attaquer le glacier. Le début sans être très raide est assez délicat car la glace vive est toute proche. Ce glacier est vraiment tourmenté. Nous monterons jusqu'à 5700 mètres. Il neigera sans discontinuer toute l’ascension. Nous faisons demi-tour à 200 mètres du sommet. Pour ma part, je ne pense pas que je serais allé beaucoup plus haut, car depuis le départ une forte migraine me retire tout plaisir, et elle a tendance à s'accentuer avec l'altitude, phénomène classique du mal des montagnes. La descente se fait dans la tourmente et une visibilité très faible. Nos guides ont une parfaite connaissance des lieux, ils louvoient entre pentes raides et crevasses sans aucune hésitation, alors qu'il n'y plus aucune trace de notre passage. Ayant pourtant une très bonne expérience de la haute montagne, si j’avais été seul, je ne pense pas que je serais sorti de ce dédale de crevasses. À huit heures nous sommes de retour au refuge. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J’aurais sans doute du abandonner plus tôt. À neuf heures retour à la voiture. Il a vraiment neigé très bas, jusque vers les 4000 mètres. Cela peut paraître bizarre, d'associer bas et 4000 mètres, cependant nos guides nous confirment que c’est exceptionnel pour cette période de l’année. La veille, la neige apparaissait à 5200 mètres.
À 11heures 30, nous sommes de retour à Quito. J'ai vraiment envie que notre périple à vélo vers le sud commence, déjà deux semaines que nous sommes dans le coin, je suis très impatient de quitter cette ville et de mettre le cap au sud en direction de Santiago du Chili. Nous allons négocier notre transport en pick-up avec nos vélos, vers un point situé à une trentaine de kilomètres au sud de la ville pour éviter ce véritable enfer que nous venons de traverser à deux reprises en voiture.
J15 vendredi 3 septembre Quito Latacunga 68 km
Départ prévu à 9heures, le pick-up réservé la veille ne vient pas. Décidément Quito ne veut pas nous lâcher. Nous retournons dans la rue du marché couvert et nous en trouvons un autre, qui pour trente euros nous fera parcourir les trente kilomètres pour sortir de Quito par le sud. Cette ville est incroyable, un enchevêtrement de collines très raides et couvertes de maisons. Au milieu de ce fouillis de constructions des voies rapides à la pente effrayante. Heureusement que nous ne partons pas à vélo. Avec Alain nous nous mettons avec les vélos sur le haillon. Au revoir Quito, nous sommes contents de vraiment attaquer notre descente vers Santiago. À 11heures nous enfourchons nos montures. Le vent est contraire. L'enfer de la panaméricaine reprend. Par chance souvent il y a une bande sur le bord nous permettant de rouler en assez bonne sécurité. Cette espace a une largeur intermédiaire entre la bande d'arrêt d'urgence et la piste cyclable. Ça commence par monter, pas trop fort mais la côte va se poursuivre durant trente kilomètres, avec un passage vers les 3600 mètres. D'ailleurs cela se sent à la température qui se rafraîchit nettement. Quelques centaines de mètres en dessous de ce col sans nom, une petite baraque nous permet de prendre un repas chaud et consistant. Il s'agit d'un routier local, en effet plusieurs gros camions viennent y stationner et leurs conducteurs s'y nourrir. Il est 14h30 lorsque nous repartons. Il nous reste un peu plus de trente kilomètres pour atteindre la ville de Latacunga. Par chance, et c'est une bonne surprise uniquement de la descente. Il nous arrive même de dépasser des camions freinant en descente. Parfois nous les doublons à gauche, mais parfois en restant sur notre bande à droite. Dans ce dernier cas, on prend le risque de voir le camion se rabattre car il ne nous voit pas toujours. Mais s'engager à gauche avec des bolides dévalant les côtes, surtout les cars, on n'ose pas toujours. Ne pas oublier que la panaméricaine ressemble plus à une autoroute qu'à une route. D'ailleurs on passe un péage, qui est gratuit pour les vélos, mais cela fait bizarre de se présenter au péage à bicyclette. Un peu avant 17heures notre but est atteint. Nous faisons le point à un carrefour où une « policière » armée d’un sifflet en bouche essaie sans trop de résultat de contrôler la circulation. Pourtant elle arbore un beau pistolet à la ceinture. Lorsque nous lui demandons un renseignement concernant un hôtel, elle laisse tomber sa circulation et très gentiment nous explique où aller. Nous descendons dans un petit établissement très propre où la chambre individuelle nous revient à 7euros. En même temps que nous, arrive un cyclotouriste japonais qui roule depuis 4ans et qui a déjà parcouru 63 000 kilomètres. Nous dînons tous les quatre. Il nous parle de ces différents trajets avec son vélo de 70 kilogrammes bagages compris. Il y a vraiment des martiens sur cette terre!
J16 samedi 4 septembreLatacunga Banos 87 km
Réveil matinal, dès quatre heures du matin j'entends la ronde infernale des véhicules sur la panaméricaine. Alain de sa chambre avant que les nuages ne deviennent trop présents a aperçu le Cotopaxi. A 7heures, tous deux nous partons nous promener sur le marché de la ville. Il est immense, on y vend tous les légumes possibles et imaginables. Outre les variétés des zones tempérées, jusqu’au cardons, de jolis fruits exotiques rehaussent la couleur des étals.
Nous retrouvons notre Japonais pour le petit-déjeuner. Nos routes sont identiques sur les trente premiers kilomètres, que nous effectuons ensemble. À Ambato, nos itinéraires se séparent. Lui continue par la panaméricaine, nous bifurquons vers la ville de Banos. Nous espérons que sur cet itinéraire la circulation sera moins dense. Ce en quoi nous nous trompons. Des portions de route en travaux, desquelles s'élèvent des nuages de poussière ajoutent à l'agrément de pédaler. A treize heures nous déjeunons dans un petit local en bord de route. On nous sert un poisson pas très gros mais à la chair ferme. Il ressemble à une espèce de perche ou à un piranha. Sur ce bord de route une circulation incroyable de bus, plusieurs à la minute, produit un bruit assourdissant. Bien repus pour 6 dollars à trois nous reprenons notre route. De temps en temps des panneaux publicitaires vantent les bienfaits des réalisations du gouvernement, par des slogans du type: vois ce que nous faisons de tes impôts, cette route; vive la patrie le pouvoir est à toi...
Lorsque nous nous rapprochons de Banos, le temps devient menaçant, de gros nuages sombres rôdent. Un vent défavorable nous ralentit. Cela fait maintenant deux jours que nous peinons contre. Le volcan qui domine la ville apparaît dans toute sa grandeur. Il se nomme Tungurahua et culmine à 5023 mètres. Il écrase littéralement la ville. Une immense descente nous conduit à notre destination. Un peu avant d'entrer dans Banos, nous traversons d'immenses dépressions qui manifestement sont les voies par lesquelles s'écoule la lave lorsque le volcan se réveille. Les premiers panneaux que nous voyons nous intriguent. Ils indiquent la direction à prendre en cas d'éruption volcanique pour se retrouver en sécurité!
Banos est une petite ville très touristique logée au fond d'un cirque montagneux aux pentes très raides, couvertes d'une végétation équatoriale exubérante. L'altitude n'est plus que de 1800 mètres et il y fait très doux. L'hôtel dans lequel nous descendons est absolument charmant pour un prix dérisoire de 10 dollars. J'ai l'impression de vraiment rentrer dans mon périple Quito Santiago.
J17 dimanche 5 septembre Banos Puyo 60 km
Ce matin nous prenons notre temps. En effet l'étape ne devrait pas être très longue ni très difficile. 60 kilomètres en descendant des gorges, de plus l'altitude passera de 1800 à 1000 mètres, donc nous nous attendons à un court moment de plaisir. Nous flânons dans la ville de Banos. Cette cité est vraiment étonnante, enserrée au milieu des montagnes. Nous effectuons un petit tour dans un internet café afin de poser quelques textes. Pour des raisons de compatibilité, entre Word et Open Office, je n'arrive pas à mettre mes textes, ce sera pour plus tard. Un petit tour du côté de l'église, nous permet de constater, s'il en était besoin, que l'Amérique du sud est une région très catholique. La très grande église est archi-comble. Dans cette ville tout rappelle que l'on vit sous la menace du grand volcan qui domine les lieux du haut de ces 5023 mètres, ce qui fait un dénivelé de plus de trois mille mètres par rapport aux habitations. La dernière éruption n'est pas vieille, elle remonte à 2006. La population avait été évacuée, mais elle était revenue d'elle-même, avant qu'on lui donne l'autorisation.
11heures30, nous démarrons. Le temps est toujours menaçant, de gros nuages encombrent la vallée resserrée que nous allons descendre. Malgré la descente, un fort vent contraire nous ralentit. En ce dimanche, il y a beaucoup de monde. Tout au long de cette journée, nous aurons le loisir de voir une multitude de gens s'adonner à différents sports liés au lieu, du fait de l'eau et des pentes, canons, saut à l'élastique, tyrolienne...
Au fur et à mesure que nous progressons l'altitude diminuant, la végétation change. Nous pénétrons en Amazonie. Une multitude d'arbres, de toutes espèces, j'ai ouï dire, trois cents espèces à l'hectare, colonise les pans de montagne qui nous entourent. La chaleur devient plus forte. Nous ne faisons pas que descendre. De temps à autre des côtes, certes pas très longues, mais très raides brisent notre élan. Enfin au débouché de la gorge, alors que nous dominons encore la vallée, devant nous la forêt amazonienne déroule ses frondaisons jusqu'à l'infini.
A 16 heures nous arrivons à Puyo. Petite ville en longueur, qui fait penser à ces cités du far-west. Les chevaux ont simplement été remplacés par des cars rugissants. Un petit hôtel propre nous accueille pour six dollars. À ce tarif, le personnel peut se permettre d'être à la limite de la politesse! Nous voulons prendre une bière dans un bistrot le long de la rue. Il nous est répondu que cela n'est pas possible, car sur directive du gouvernement pas d'alcool le dimanche. Nous dînons dans une petite gargote. La nourriture est excellente et abondante et le tout pour deux dollars chacun.
J18 lundi 6 septembre
Puyo Chuitayo (bivouac en bordure Rio Pastaza) 73 km
Cette nuit il a beaucoup plu. Le toit de ma chambre est en tôle, ce qui fait que les gouttes d'eau font un boucan terrible, un peu comme si l'on tapait sur un tambour. Petit déjeuner vers les 8 heures, ce matin comme pour la majorité des repas, ce sera riz avec du poulet, cela passe très bien et ça tient au ventre. Ce qui ne nous empêche pas de boire un grand café. Avant de partir nous effectuons quelques courses, nous faisons le plein en essence de notre réservoir de réchaud. En effet, en Amérique du sud, en particulier Équateur, Pérou et Bolivie il est très difficile de trouver du gaz, d'où le fait d'utiliser un réchaud à essence.
Tout cela prend du temps et nous nous mettons en route vers 9 heures trente. Nous traversons la ville qui est tout en longueur. Une fois les dernières maisons dépassées, comme par magie, la circulation devient pratiquement inexistante. D'autre part la chaussée est toute neuve et parfaitement lisse. Cela nous change de ce que nous avons vu jusqu'à présent dans ce pays. Seul petit point négatif, à plusieurs reprises des chiens surgissant de leur propriété se lancent à notre poursuite. Chacun sa technique de gérer sa défense. Jean lui opte pour le jet sur la tête du chien à l'aide de son bidon de cycliste. Pour ma part, je ne veux pas que le chien s'approche trop près. Je descends donc généralement du vélo, en lui faisant face et en criant plus fort qu'il n'aboie, ce qui le stoppe dans son élan et le maintient à distance.
La route traverse la forêt. Une multitude de plantes, qui pour la grande majorité me sont inconnues avive notre curiosité. Sans que nous puissions les voir, de nombreux oiseaux font entendre leur chant, parfois tout à fait curieux. Il me semble reconnaître le sifflement du perroquet.
Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un village et mangeons devant un grand hangar qui abrite un terrain de hand-ball, sous le regard des Indiens, tout étonnés de voir des vagabonds occidentaux.
Dans l'après-midi, il se met à pleuvoir, par moments très intensément. Mais cela n'altère pas notre plaisir à rouler dans un tel décor. Vers 17 heures, nous atteignons le Rio Pastaza, rivière impétueuse, qui roule des eaux couleur terre. Un drôle de lieu va nous permettre de bivouaquer. Une ancienne hostellerie, dont nous ne verrons pas le gardien à temps situé au confluent du Rio Pastaza et de l'un de ses affluents. De ce fait nous nous installerons sous un grand préau, où nous passerons somme toute une nuit confortable. Mais avant de prendre nos quartiers de nuit, nous allons dîner dans un petit restaurant, seul isolé en bordure de fleuve en pleine forêt. Un peu avant la tombée de la nuit, nous assistons à un spectacle étonnant, une trentaine d'aigles font quelques tours avant de disparaître dans les arbres.
J19 mardi 7 septembre Rio Pastaza Macas 63 km
La nuit a été assez bonne. Je me suis fait un lit avec quatre bancs. L'atmosphère était étonnante. Ces deux rivières juste sous notre lieu de bivouac faisaient un bruissement du à la rapidité de leur courant. Le réveil au lever du jour avec ce spectacle, eaux vive, forêt dense et grande nappe de brouillard noyant le tout, donne vraiment l'impression d'être très loin au cœur d'un lieusauvage. Nous plions nos affaires, donnons cinq dollars au gardien du lieu et partons petit-déjeuner dans le même établissement qu'hier soir. Nous déclinons la proposition de manger du poulet. Ce matin ce sera, pain, fromage, œufs et café.
Alors que nous finissons notre repas, une pluie serrée se met à tomber. Mais nous ne serons pas arrêtés, et nous ferons les quarante premiers kilomètres de notre étape du jour dans une ambiance très humide.
Le spectacle de cette forêt aux essences multiples est un enchantement. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur la plupart des arbres qui se dressent sur notre route. Cependant, je reconnais bambous géants, roseaux, canne à sucre, bananiers, avocatiers.
À quatorze heures après avoir traversé le territoire des Jivaros, les réducteurs de têtes, nous atteignons la petite ville de Macas. Le lieu est agréable, le beau temps revient. Nous nous y promenons longuement. Puis à vingt heures nous partons manger notre ration de poulet au riz, que nous arrosons d'un super jus de fruit. Pour ma part je prends un succulent jus de « tomates des arbres».
J20 mercredi 8 septembre visite en forêt
Étant dans une ville, située en bordure de forêt, Jean trouve qu'il serait intéressant d'aller y faire un petit tour en compagnie d'un indien, en mesure de nous expliquer certains secrets de cet endroit mythique de la planète. Après quelques tribulations, nous voilà partis pour une petite communauté indienne implantée une quinzaine de kilomètres au sud de Macas.
Vers les quatorze heures, Moïse nous accueille. Eh oui! C’est bien son nom. Cependant il n'est pas catholique, son épouse l'est, et ses parents sont batistes. Drôle de mélange, mais à priori cela ne génère aucun conflit. Leur véritable religion, ce qui est valable pour tout le peuple Shuar, c'est le respect de la forêt de laquelle ils tirent leur énergie et leur motivation pour la vie.
Il y encore un demi-siècle ces tribus pratiquaient la réduction de têtes. Mais si j'ai bien compris ce que nous disait notre guide, il ne fallait pas croire qu'à tous les coups on allait vous réduire la tête. Non, il fallait le mériter, c'est-à-dire être un guerrier vaillant, duquel le réducteur pouvait retirer de l'énergie pour se fortifier. Moïse, sur son bras à l'aide d'une coque qu'il cueille et d'une brindille, dessine le symbole des peuples réducteurs de têtes.
Après être allés nous baigner à la rivière, nous dînons frugalement de riz et de plantes de la montagne, genre tubercules qui ont un peu le goût de la patate douce. Ensuite il nous emmène faire le tour du village et de ses amis. Nous sommes reçus amicalement. Puis vient le moment d'aller se coucher. Il nous conduit vers une grande bâtisse en bois, l'ouvre, elle est vide de tout meuble. Nous mettrons nos sacs de couchage à même le sol. La nuit sera assez «dure»!
J21 jeudi 9 septembre visite en forêt
En pleine nuit, je me suis levé pour essayer de voir une seconde fois la Croix du Sud. Malheureusement, une lumière même faible due à l'éclairage électrique du village ne permet pas une bonne visibilité du ciel. J'aurais sans doute d'autres occasions sur l'Altiplano pour la contempler. De plus, nous sommes seulement vers les mille mètres d'altitude et l'humidité ambiante ne favorise pas non plus l'observation du ciel.
A six heures trente l'une des filles de Moïse vient nous chercher pour le petit-déjeuner frugal, et peu de temps après, nous voilà partis pour la forêt. Nous montons dans une camionnette déjà bien remplie, qui nous conduit quelques kilomètres plus loin au démarrage d'une piste raide.
Durant quatre heures, Moïse va nous montrer les joyaux de cette forêt. Il est originaire d'un endroit beaucoup plus à l'est en pleine forêt loin de toutes routes. Il y a vécu toute sa jeunesse. Par ses parents et ses grands-parents il a été initié aux secrets de la selva. Nous aurons le plaisir de goûter un certain nombre de produits étonnants, tout en cheminant sur des pentes escarpées et boueuses. Il cueille une branche de quelques centimètres de section, en retire l'écorce et nous la propose à mâcher. Il en sort une sève abondante au goût acidulé. Un peu plus loin, il fait une fine entaille dans l'écorce d'un immense arbre avec sa machette. Se met alors à couler un liquide rouge sang, l'arbre saigne véritablement. Lorsqu'on récupère ce liquide dans la main, on a vraiment l'impression d'être blessé. Il nous demande de nous en mettre un peu sur la langue. C'est amer, mais les vertus médicamenteuses sont multiples, en particulier pour les reins et l'estomac. Ensuite, il nous demande de nous en frotter sur la peau. Cela donne immédiatement une émulsion blanche collante, aux vertus répulsives contre les insectes et protectrices contre les rayons du soleil. Cet arbre est appelé « le sang du dragon». Un peu plus loin, nous admirons de superbes fleurs jaunes et rouges qui attirent les colibris. Puis il nous fait patienter quelques minutes, le temps de cueillir de petites bananes succulentes sucrées douces et bien mûres. Il s'arrête vers une grosse termitière accrochée au tronc d'un arbre et nous explique que les termites servent à nourrir les poules. Le poulet en Amérique du Sud, c'est quasiment à tous les repas qu'on vous le propose, petit-déjeuner compris. D'autres fruits comme le citron ou la goyave nous accompagneront au cours de cette matinée. Durant cette promenade initiatique en pleine forêt, pratiquement aucun insecte n'est venu nous importuner. Certes nous avons reçu quelques piqures, sans nous en apercevoir, mais du fait de l'altitude du lieu la malaria n'est pas présente.
Vers onze heures nous sommes redescendus vers sa maison de planches très sommaire. Sa femme et ses filles nous ont préparé une bonne soupe et puis nous les avons quittés en faisant une dernière photo de la famille réunie devant la porte. Sur la grande route le bus nous a ramené à Macas. Là, nous attend notre chambre d'hôtel. Bien qu'il s'appelle le Splendid, les chambres ne sont vraiment pas reluisantes, pour ne pas dire plus! Nous ne payons que 8 dollars, mais pour 7 dollars à Banos nous avions une chambre qui elle était splendide. Généralement les hôtels fournissent en Équateur de bonnes prestations pour des prix faibles.
J22 vendredi 10 septembre Macas Limon 115 km
Étape difficile, nous sommes partis à 8heures 20. Les premiers 70 kilomètres ont été parcourus rapidement. À midi nous étions au niveau de la ville de Mendez, où nous envisagions de nous arrêter. Mais vu la vitesse avec laquelle nous avons parcouru ces 70 kilomètres, nous décidons de pousser jusqu'à la ville de Limon, qui se situe 43 kilomètres plus loin. Pour effectuer cette distance, il va nous falloir presque 6 heures. D'abord la chaleur terrible qui sévit à partir de midi, 45 au soleil, puis des côtes qui n'en finissent jamais. La route passe d'un versant à un autre, enserrée entre des montagnes boisées aux pentes raides. Mais toujours, ça monte. Enfin à dix huit heures nous atteignons la petite ville de Limon, pour un repos attendu avec impatience. L'Équateur à vélo c'est vraiment très difficile, nous l'avions lu à plusieurs reprises, et bien nous pouvons le confirmer.
En tout cas dans ce pays la protection de la nature est vraiment prise en compte. Il y un nombre considérable de panneaux rappelant qu'il faut faire attention à l'environnement, à l'eau, aux arbres et aux animaux sauvages.
J23 samedi 11 septembre Limon San Don Bosco 36 km
La nuit a été très bonne, l'hôtel très confortable, eau chaude à profusion et le tout pour six dollars la chambre individuelle, c'est moins cher que le camping en France. J'ai dormi d'un seul somme de 21h à 5h45, ce qui ne m'arrive jamais. Je me réveille frais et commence par lire, un peu de Maupassant, puis je fais ma leçon quotidienne d'espagnol. Je fais des progrès sensibles. Selon les interlocuteurs je comprends soit très bien soit rien du tout. C'est un peu comme l'anglais, la manière de parler, le débit et surtout l'articulation sont des éléments qui font toute la différence.
Je donne un petit coup de main à Alain pour frapper les textes qu'il a écrit concernant les jours derniers. A sept heures petit-déjeuner, la salle à manger de l'hôtel est pleine et ça continue à bourrer, d'où viennent tous ces gens? Beaucoup de Noirs d'un certain âge avec des grands chapeaux. Nous allons déjeuner dans une boulangerie qui sert des cafés. Nous apprenons, la bonne surprise, que la route dans la portion qui suit n'est pas asphaltée et que son état n'est pas très bon. Nous nous mettons en route seulement à neuf heures. Mais comment avons-nous fait pour mettre tant de temps?
Comparée à l'étape d'hier, celle prévue aujourd'hui, 81 kilomètres, nous semble facile, mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier en 1h40 nous avions effectué 40 kilomètres, aujourd'hui dans le même temps moins de huit. Cela augure bien de la journée. Les onze premiers kilomètres se déroulent le long d'un chemin raide plein de pierres et poussiéreux, sur lequel circulent camions et cars, le tout soulevant de gros nuages de poussière. Je fais ma première chute. En redémarrant dans un raidillon, ma chaussure se clipe sur la pédale et la roue dérape sur le sol instable, donc je me retrouve par terre. Mais, heureusement sans mal, mon gant m'a protégé d'un caillou pointu. Il nous faut deux heures et demie pour venir à bout de ce tronçon d’à peine dix kilomètres. Au sommet de cette première côte une baraque vend des boissons fraîches, nous achetons une bouteille de trois litres de coca-cola que nous entamons très nettement. La chaleur, malgré l'altitude de 1600 mètres, monte. Mais pour le moment c'est mieux qu'hier. Une grande descente sur gravillons demande de l'attention. Puis oh! Miracle le goudron fait son apparition, mais bien vite à nouveau la terre. Par portion asphalte et chemin de terre se succèdent. La route s'insinue dans d'immenses pans de montagnes boisés, sans que de mouvements de terrain bien identifié ne fixent un axe. On a vraiment l'impression de partir pour nulle part, de gigantesque moutonnement en gigantesque moutonnement. Une espèce de brume sèche, qui efface les reliefs, augmente cette impression de nulle part, d'autant plus au milieu de ce foisonnement de montagnes. Certaines sont de véritables dents qui nous dominent sans doute de plusieurs milliers de mètres, mais c'est très difficile à évaluer. Des côtes, qui comme les jours précédents, ne semblent jamais finir, alors qu'à chaque virage on a l'impression d'arriver à un col. Nous comprenons que notre objectif du jour s'éloigne. À la petite ville de San Don Bosco vers treize heures trente nous décidons de nous arrêter. En effet, les 45 kilomètres restant dans la chaleur et la poussière, nous n'avons aucune chance de les parcourir avant la nuit. Cette ville est accueillante, une belle église peinte avec un Jésus sortant d'un volcan est du meilleur effet. Nous déjeunons dans un restaurant agréable pour un prix dérisoire, huit dollars à trois avec une nourriture de qualité et très saine, poissons d'Amazonie, genre de grosses perches soleil, et puis profusion de jus de fruits. Depuis que nous sommes en Équateur, cela fait plus de trois semaines, nous nous en gavons. Mon préféré est le jus de tomates des arbres, fruit sucré et très doux, donnant un liquide consistant et très rafraîchissant. Nous trouvons des chambres pour la nuit, desquelles nous pouvons admirer une forêt de pics colonisés par la jungle.
J 24 dimanche 12 septembre
San Don Bosco à Gualaquiza 54,5 km en 8h45
Lever à 5h30, nous avons droit à un petit-déjeuner consistant, confectionné par une Mama dont l'espagnol est difficile à comprendre. J'effectue un dernier tour devant l'église de cette petite ville à l'atmosphère tranquille, dominée par cette énorme montagne en forme de pain de sucre. J'ai été étonné hier en pénétrant dans l'église de constater qu'un office était en cours, mais je n'ai pas vu le prêtre. J'ai eu l'impression que le rite se déroulait au rythme d'une bande enregistrée. Cependant les fidèles reprenaient en chœur les cantiques.
Départ à 6h45, immédiatement le ton est donné, un chemin caillouteux raide et instable part au beau milieu des montagnes. Après 8 kilomètres de montée sans interruption qui nous demande presque deux heures, un panneau indique Gualaquiza à 51 kilomètres. Cela me donne un coup sérieux au moral. Va-t-on y arriver aujourd'hui? Enfin un premier col est atteint après plus de dix kilomètres et six cents mètres de dénivelé. Durant toute cette côte nous avons gardé sur notre droite cet énorme pain de sucre, ce qui donne la dimension de ce qui nous entoure.
Cependant, un point positif, il y a très peu de trafic. Il faut reconnaître que la correspondance entre ces deux villes n'est pas facile. Après une descente entrecoupée de quelques montées, nous arrivons à une rivière qui marque un point bas. Le compteur affiche 26 kilomètres. Nous repartons dans une montée de quatorze kilomètres, qui semble ne plus finir avec une fois de plus six cents mètres de dénivelé. Les quelques véhicules rencontrés, souvent des pick-up Chevrolet nous gratifient de petits coups de klaxon d'encouragement. Des fous de notre genre il ne doit pas en passer beaucoup. Cependant, une dame nous a dit à San Don Bosco que trois Français à vélo nous précédaient de deux jours. Nous aurons peut-être l'occasion de les rencontrer? Mais peut-être avons-nous mal compris et étaient-ils en voiture.
Mais si nous n'avons pas vu grand monde, à plusieurs reprises il nous a fallu gérer les chiens qui nous entendant, se ruaient à nos trousses. La technique de Jean, consistant à laisser le chien aboyant s'approcher et de lui envoyer une giclée d'eau avec son bidon, est radicale. L'animal tout surpris de ce qui lui tombe sur la tête abandonne toute velléité de poursuite. On voit qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. On se ferait poursuivre rien que pour voir la tête des chiens recevant leur giclée. Mais cependant, il faut rester vigilant, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise réaction et la morsure dans ces pays peut être problématique malgré notre vaccination antirabique. Donc la technique la plus sûre est de s'arrêter et de les menacer, voire plus, avec des cailloux avant qu'ils ne soient trop proches, car ils arrivent fréquemment à plusieurs.
Au kilomètres quarante, une immense descente de quinze kilomètres nous conduit à Qualaquiza. Sur ce versant de grands travaux préparatoires à l'asphaltage sont en cours. La pente est accentuée, et les doigts crispés sur les freins font mal. La vitesse est à peine supérieure à celle de la montée. Le dosage du freinage est primordial. Ne pas accélérer au-delà d'une vitesse qui rend la monture instable, sans pour autant serrer trop fort, car la roue avant dérape sans prévenir et la chute devient inévitable avec l'inertie du poids des bagages.
Vers les quinze heures, nous touchons enfin notre but, encore une petite ville blottie au creux des montages et de la forêt équatoriale. La journée aura été difficile, du fait de la chaleur, de l'instabilité du chemin et de la moyenne horaire très faible. Par moments, on ne peut s'empêcher de faire le lien entre cette allure d'escargot et le fait de vouloir traverser l'Amérique du sud, et là le moral en prend un petit coup. Mais c'est sans doute un défaut de notre mode de pensée occidental, qui veut absolument tout rationaliser et tout mettre en équation. Nous avons prévu dans les parties les moins intéressantes de notre périple de nous avancer en bus, car je ne dois pas perdre de vue la date que j'ai donnée, le dix décembre à Santiago.
J 25 lundi 13 septembre Gualaquiza à Yantzaza 80 km
Après une nuit réparatrice je me réveille vers les cinq heures du matin. Incroyable le nombre d'animaux que l'on entend, alors que l'on se trouve en pleine ville. Les chiens ne sont pas les derniers, mais les poules elles sont les premières. On a vraiment l'impression chaque matin de dormir au milieu d'une basse-cour, alors que l'on ne voit pas un seul gallinacé.
Vers les sept heures trente, les humains commencent à sortir. Des quantités d'élèves entre cinq et quinze ans se rendent à l'école ou au collège. Tous sont en uniforme, chemise bleu clair et pantalon ou jupe bleu marine. Tous arborent, même les plus petits, une belle cravate sombre. Dans ce pays une discipline bien acceptée règne.
Alain découvre que son pneu est crevé, sans doute conséquence du chemin mal pavé d'hier. Nous démarrons à huit heures trente. Nous avons appris qu'il ne fallait pas tirer de plan sur la comète en matière d'horaire et de difficulté de parcours, la topographie du pays impose sa loi. Mais tout commence très bien, une excellente route, pas trop de côtes, le vent inverse pas trop fort. Nous forçons avec plaisir sur les pédales dans un décor agréable et une quasi-absence de circulation. Cette sensation qui me pousse à partir à vélo je la ressens bien ce matin. À tour de rôle, chacun ouvre la voie à bonne allure et les deux autres se glissent derrière avec un effort moindre. Tout au long de la route, des chevaux et des vaches sont à l'attache. Nous croisons deux chevaux qui se sont libérés de leur entrave, pourvu qu’il ne leur arrive rien. Nous passons souvent devant des maisons isolées très simples, mais magnifiquement entourées de jardins multicolores. Malheureusement, je suis bien incapable de donner un nom à ces différentes plantes, hormis les youkas, les bananiers et des espèces de grands palmiers. Nous faisons une petite halte pour prendre un chocolat dans un village. Tous ces villages sont à maisons à un niveau et tous possèdent une église multicolore qui règne sur le lieu.
Un jeune élève en tenue reste sur le passage clouté en nous voyant arriver. Manifestement il est très intrigué. Nous nous arrêtons pour lui dire bonjour. D'une voix timide, il me demande comment je m'appelle, ainsi que le nom de mes compagnons. Puis il me demande où je vis. Je lui réponds en France. Il ouvre de grands yeux, marquant son incompréhension. Je lui parle de l'Europe de l'autre côté de la mer après la forêt loin à l'est. Son ébahissement reste le même. Mais à la réflexion, je ne sais pas si l'Amérique du Sud évoquerait quelque chose chez un jeune Français de cinq ans!
Vers les treize heures, un arrêt de bus en plein campagne nous procure l'ombre indispensable à notre pique-nique frugal. Il nous reste 26 kilomètres, que nous allons franchir en nous relayant à vive allure, malgré la chaleur. J'adore ces étapes abattues à grande vitesse, un peu à la manière d'une course. Le corps répond bien malgré l'effort qu'on lui demande, on a l'impression d'avoir dix-huit ans!
Il est quatorze heures et, déjà, nous sommes au terme de notre étape, une fois de plus dans une petite ville à l'aspect très tranquille. Les hôtels fourmillent, alors qu'il n'y a pas trace de tourisme. Nous n'avons que l'embarras du choix.
J 26 mardi 14 septembre Yantzaza à Loja 104 km
L'étape de ce jour se promet d'être belle longue et ardue. On s'attend donc à quelques heures intenses. Nos espoirs seront nettement dépassés. En effet, le parcours de la journée se découpe en deux parties différentes. La première, 43 kilomètres, légèrement vallonnée en remontant le cours d'une rivière. La seconde devrait présenter plus de montée car nous passerons de 950 mètres à 2100 mètres d'altitude en un plus de 60 kilomètres. Mais notre carte étant au 1/700 000, ces indications restent assez imprécises quant au relief réel. Ce que nous allons découvrir!
À la sortie de Yantzaza je prends la photo de la représentation qui trône au milieu du rond-point, qui symbolise l'harmonisation des peuples locaux et de la colonisation. D'ailleurs un peu plus loin je prendrai une autre statue toujours au milieu d'un rond-point qui symbolise le chercheur d'or. En effet nous sommes dans une région aurifère.
Comme prévu la première partie est parcourue à vive allure sur une route peu passante, entourée de végétation tropicale. Seuls les chiens qui nous coursent régulièrement nous donnent parfois quelques émotions. Jean dans un village se fait prendre à partie par un roquet devant deux femmes. Il dégaine son bidon et lui envoie une giclée en pleine figure, ce qui le bloque net. Les deux femmes éclatent de rire et le chien s'enfuit tout honteux. Pour ma part je vais affiner ma technique. La petite poche droite de ma sacoche de guidon me sert de réserve de cailloux et si les cris ne suffisent pas je me mets à canarder. Je commence par des petits, et si le claquement au sol ne suffit pas je sors la grosse artillerie et je vise la tête. J'ai du au cours de cette journée m'arrêter à plusieurs reprises pour faire le plein de munitions. Mais c'est surtout dans la seconde partie que nous serons harcelés.
Arrivés à la ville intermédiaire de Zamora, nous nous arrêtons un peu avant la ville intrigués par un avion de combat sur un pylône. Il rappelle le sacrifice des pilotes équatoriens morts au combat durant la guerre de 1981 contre le Pérou, dont je ne connais pas la raison.
Nous buvons un chocolat à Zamora, il n'est que 9h30. Ma roue arrière semble un peu voilée, Alain découvre que j'ai un rayon cassé. Il est expert en mécanique de vélo et en vingt minutes ma monture est réparée. Entre le petit arrêt casse-croûte et la réparation une heure s'est envolée. Mais pour la soixantaine de kilomètres restant, nous pensons avoir tout notre temps. Nous repartons à 10h30, la montée est raide, la pluie commence. La vallée dans laquelle nous nous enfonçons disparaît dans le brouillard. La route est large et le trafic relativement dense. La chaussée est bétonnée, ce travail est en cours, entreprise gigantesque. Après une quinzaine de kilomètres nous sommes arrêtés, car la circulation est alternée à cause des travaux. Je constate qu'il me manque une vis au porte-bagages. Heureusement celle de mon bidon fera l'affaire. L'arrêt se prolonge. Le chauffeur du bus qui attend à côté de nous vient proposer ses services pour réparer. Mais ce n'est pas nécessaire. La discussion s'engage et il nous demande nos âges et est tout étonné. Alain sort son appareil photo est lui montre la photo de son petit-fils.
Nous repartons, la côte n'en finit plus, sur ce grand pan de montagne on se demande toujours où la route va passer. Une fois atteinte l'altitude de 2100 mètres, nous commençons à nous poser des questions. En effet rien n'indique un répit dans la côte. Le temps devient exécrable, pluie forte et brouillard. À ce rythme nous allons nous retrouver de nuit en route. Ça monte, ça monte! Nous passons allégrement les 2500 mètres puis nous arrivons enfin au sommet avec moins de cinquante mètres de visibilité. Il est 17h30 et sous ces latitudes dans moins d'une heure la nuit sera totale. L'altimètre dépasse les 2850 mètres, ce qui veut dire que depuis notre arrêt à Zamora, en tenant compte des trois petites descentes, nous avons fait plus de 2000 mètres de dénivelé avec une montée presque continue sur 46 kilomètres. Les derniers cinq kilomètres dans un brouillard épais et une pluie battante, nous ont presque fait croire que jamais cela ne finirait, d'autant plus que nous ne connaissions pas l'altitude du col. En effet depuis notre départ de Quito, nous sommes passés plusieurs fois à plus de trois mille mètres à vélo, et je commençais à sérieusement m’interroger sur l’altitude de ce dernier. Enfin la descente, je suis transi, j’attends Jean et Alain qui un peu avant se sont habillés. Tels deux spectres je les vois surgir du brouillard à cinquante mètres. Mais plus inquiétant, je distingue une voiture qui fait un écart au dernier moment pour ne pas les écraser. Je les préviens quil est indispensable de s’éclairer. Ce qui nécessite de fouiller dans les sacoches à la recherche des phares amovibles.
J’ai trop froid et ne les attends pas. Je me précipite. Quelques centaines de mètres plus bas nous sommes sous la couche nuageuse et tout en bas la ville de Loja apparaît. Je suis complètement congelé et pourtant j’appuie à fond sur les pédales. Pourvu qu’un chien ne vienne pas à l’attaque car je me sens démuni de tous réflexes. Nous atteignons la cité juste à la tombée de la nuit. Cette journée nous nous en souviendrons longtemps.
J27 mercredi 15 septembre Loja à Vilcabamba 48 km
Ce matin le temps n'est pas terrible, il pleut sans discontinuer. Nous allons déjeuner dans un petit bistrot qui nous sert comme à l'accoutumée d'excellents jus de fruits. Malgré la pluie intense nous partons. Par intermittence ça se calme. Après vingt kilomètres, nous croisons deux cyclos, un Canadien et un Suisse qui sont en route depuis 9 mois. Ils ont démarré en terre de feu. Sur le bord de la route, ils nous donnent des renseignements précieux pour la suite, à tel point que nous modifions notre projet initial. Ils ont un look d'enfer. Manifestement leur voyage à travers les Andes leur a donné un visage rayonnant, comme s'ils étaient touchés par la grâce. Nous déjeunons à Malacatos après une bonne rincée où une fois de plus j'ai eu bien froid. Mais dès que le soleil apparaît la chaleur remonte en flêche. Un dernier coup de collier est nous arrivons à la charmante petite ville de Vilcabamba réputée pour ses centenaires. Nous descendons dans un hôtel superbe, même s'il est un peu plus cher que d'habitude de 11 à 15 dollars la chambre, tout de même pas la ruine.
J28 jeudi 16 septembre Vilcabamba à Yangana 22km
Après une bonne nuit dans une chambre superbe, je pars me promener matinalement dans la ville. Dès six heures trente, nombreux sont les élèves en uniforme, qui convergent vers leur établissement scolaire. Durant plus d'une demi-heure, ils apparaissent de toutes parts. Tous les matins depuis bientôt deux semaines nous pouvons assister à ce même spectacle, des enfants entre 6 et 15 ans, bien propres, se rendant à l'école ou au collège.
Huit heures, petit-déjeuner dans la splendide cour de notre hôtel, nous prenons notre temps et y passons une heure. Ce matin, nous ne nous sentons pas pressés. Jean part alimenter sa page de blog. Alain finit de mettre au point ses derniers récits, et nous allons actualiser sa page. Essayer de tenir une rubrique sur internet relève d'une forme d'esclavage. En effet, le voyage à vélo, avec le programme que nous nous sommes fixés, ne nous permet pas de nous éterniser dans les lieux où nous passons la nuit. En plus, le fait de devoir écrire, puis chercher un point internet pour alimenter nos récits en textes et photos, nous impose de courir bien souvent. Paradoxe du voyage dans la lenteur qu'évoque le voyage à vélo. Jean a un gros déboire, sa page personnelle fait des siennes, ses écrits et ses photos disparaissent sans qu'il en identifie la raison. Espérons que la cause sera trouvée. Cependant, je constate que s’astreindre à une petite écriture, si possible journalière, est très bénéfique pour la famille restée en France.
À l'hôtel nous discutons longuement avec la tenancière provisoire de l'établissement qui habite dans la Drôme, pas très loin de la magnifique montagne des Trois Becs, plus communément appelée la Pelle par les grimpeurs.
À midi nous nous mettons en route pour une étape de courte durée. Immédiatement ça monte sérieusement. Une fois de plus le temps est instable, et nous sommes soumis à quelques ondées. Pourvu que la période des pluies ne soit pas en avance cette année. Après seulement onze kilomètres arrêt pique-nique. Jean constate que ses patins de freins sont très usés, séance de changement. Hier soir Alain avait déjà procédé à cette opération sur sa monture. Le terrain que nous pratiquons est particulièrement éprouvant pour les vélos. Depuis trois jours nous n'arrêtons pas d'intervenir pour réparer soit un rayon, un porte-bagages, une chambre à air ou des patins de freins. Bien que nous ayons franchi le cap des mille kilomètres, nous n'en sommes qu'au début de notre périple. Dans quel état sera le matériel dans deux mois?
Vers seize heures nous arrivons dans le village de Yangana, où nous trouvons à nous loger chez une femme qui nous loue une chambre pour trois au prix dérisoire de 12 dollars. Certes le confort est minimum, mais le lit est de bonne qualité et les draps sont propres.
Aujourd'hui cette courte étape nous a conduits à travers un relief accidenté qui ressemble à certaines vallées reculées de la Lozère, aux couleurs sombres et aux pentes pelées et raides. Nous avons identifié sur le bord de la route de nombreux épineux aux dards acérés, qui en cas de piqure causent un réel handicap pour plusieurs jours voire quelques semaines. Donc attention, la jeune Française avec laquelle nous avons dîné hier est incapable de marcher depuis douze jours suite à une piqure de cet épineux dans le genou. Elle nous a expliqué que cette épine développerait un champignon dans le corps, qui entraînerait une forme de paralysie longue à se résorber.
J29 vendredi 17 septembre Yangana Palanda 61 km
Eh oui! Mon anniversaire c'est aujourd'hui et non comme l'a écrit Alain le 15, 57 ans, aïe, aïe, aïe!
Lever matinal, car nous nous attendons à une étape carabinée. La nuit a été très bonne, malgré l'espace réduit et l'aspect spartiate des lieux. Depuis que nous sommes dans ce pays nous constatons avec beaucoup de satisfaction l'accueil excellent dans des infrastructures à la propreté impeccable et à des prix modiques. Nous payons 4 dollars chacun pour une literie très propre, pour cette nuit.
Petit déjeuner à six heures trente. Nous retournons dans le petit restaurant où nous avons mangé hier soir. De nombreux travailleurs employés à la modernisation de la route que nous allons prendre sont en train de sérieusement casser la croûte avec d'énormes assiettes du sempiternel «pollo arroz» ou en français poulet au riz. Nous engageons la conversation et ils nous expliquent les conditions de travail dans le pays. Dans la réfection des routes ils travaillent dix voire douze heures par jour, dimanche inclus, si nous avons bien compris ce qu'ils nous disaient. Ce qui n'était pas facile, car ils parlent vite, notre maîtrise de la langue n'est pas fabuleuse, et la noria des camions a commencé et ils nous frisent les moustaches au point que l'on ne s'entend plus parler.
Sept heures trente, nous démarrons. La côte est immédiatement supérieure à dix pour cent. L'un des ouvriers nous a prédit que nous devrions pousser les vélos dans les passages raides de la piste. L’étape de ce jour se fera exclusivement sur route en terre. La première partie tout le long de la zone des travaux sera très désagréable, dans la poussière des gros camions qui montent du remblai afin de stabiliser les fondements de la chaussée. Les travaux en cours sont de grande ampleur. Creusement puis remplissage avec des gros galets afin de favoriser le drainage, puis préparation en vue du bétonnage. Les ouvriers nous ont expliqué qu'une route bétonnée avait une durée de vie de quarante à cinquante ans, contre cinq à dix ans pour une chaussée goudronnée.
Une fois passée cette portion en travaux, nous retrouvons une piste déserte ou presque qui monte vers les nuages. Le site est austère, une succession de montagnes couvertes de végétation qui semblent s'étendre à l'infini. Le temps est bien en harmonie avec la sauvagerie du lieu, des nuages menaçants masquent les sommets, un vent froid s'oppose à notre progression. Cependant nous avançons sans trop de difficultés, bien que nous mettions cinq heures trente pour parcourir les trente kilomètres de montée. L'altitude maximum atteinte est de deux mille sept cent cinquante mètres.
Durant ces longues montées à vitesse d'escargot, souvent en limite d'adhérence du pneu arrière sur la terre, voire la poussière, j'ai l'impression de grignoter l'Amérique du Sud centimètre par centimètre. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir et ne pas essayer de se représenter la carte du continent!
Un peu avant l'immense descente qui va nous conduire à Palanda, alors que nous sommes arrêtés au niveau d'un ruisseau à franchir, un véhicule type jeep s'arrête et le chauffeur engage la conversation. Il s'agit d'un jeune Australien de Melbourne, qui est parti d'Alaska, il y six mois, et qui compte aussi rejoindre la Terre de Feu. Il a dessiné sur son capot la carte des Amériques et au fur et à mesure de sa progression il matérialise son itinéraire par un trait de couleur jaune.
Une descente de trente kilomètres va nous conduire à notre point de chute de ce jour. Dès que nous basculons en versant sud, la végétation change complètement et redevient tropicale. De magnifiques arbres couverts de fleurs d'un mauve profond, rehaussé par le soleil qui fait des apparitions moins timides donnent à l'espace qui nous environne un aspect riant. Jean crève par pincement de la chambre à air sur un caillou. Nous effectuons un arrêt repas vers les quinze heures à Valladolid, où nous mangeons nos sandwichs assis sur une pierre dans une chaleur retrouvée. Il est étonnant de constater à quelle vitesse la température change dans ces contrées. On ne sait jamais comment se vêtir, un coup très frais avec un air glacial, voire avec une ondée puis dix minutes plus tard un soleil franc et massif qui nous fait suffoquer. Mais dans tous les cas de figure, une humidité ambiante importante qui empêche les habits de sécher.
Un peu avant cinq heures nous arrivons dans la petite ville de Palanda, accrochée au flanc de la montagne. Elle est très animée et le contraste avec les contrées que nous venons de traverser sur soixante kilomètres est saisissant.
Ce fut une étape magnifique, que l'on nous avait prédit très difficile. Nous l'avons trouvée moins éprouvante que certaines effectuées précédemment. Cela est sans doute de bon augure pour ce qui nous attend au Pérou, que nous espérons atteindre après-demain.
Pour le moment nous allons profiter de notre soirée dans cette charmante petite cité. Notre logement dans un hôtel bien sympathique à cinq dollars la chambre individuelle nous ravit une fois de plus par sa propreté et sa gaité.
J30 samedi 18 septembre Palanda à Zumba 50 km de piste
Une fois de plus nous passons la nuit dans une petite ville tranquille, bien que quelques gamins aient fait la foire durant la nuit. Après un petit déjeuner «continental», c'est-à-dire lait, café, pain, fromage et œufs et un excellent jus de fruit nous nous mettons en route. Le temps n'est pas terrible. La pluie se met de la partie, ce qui transforme la piste en un cloaque boueux. Nos vélos souffrent. Puis le temps s'améliore temporairement. Nous allons passer trois côtes dont la première et la dernière seront terribles. Dans les portions planes, nous sommes à flanc de montagne, et loin en-dessous coule une rivière. On a l'impression de circuler sur une route suspendue entre terre et ciel. Quelques mésaventures vont ponctuer la journée, l'un de nous se fait mordre par un jeune chien, dont il ne s'est pas méfié. Ensuite une crevaison nous immobilisera quelque temps. Au cours de la dernière montée de neuf kilomètres, une pluie soutenue va nous doucher copieusement. Enfin nous touchons au but. À l’entrée de la ville, un check-point militaire, il nous faut montrer nos passeports. Puis nous rentrons sans transition dans la ville. Ces petites villes sud-américaines perdues au milieu de la forêt ont un charme fou. Sans que les gens ne soient très démonstratifs à notre présence, nous ressentons une atmosphère bienveillante. Après avoir visité un premier hôtel aux chambres carcérales, nous en trouvons un, qui oh grand luxe ! propose des douches avec eau chaude, ce qui est rare dans ce pays. En effet, le manque d'eau chaude, constitue le seul point faible de l'hôtellerie. Nous passons notre dernière nuit en Équateur, la frontière n'est qu'à quinze kilomètres. Avec Alain nous partons déambuler le long de la rue principale toute en pente. De nombreux commerces sont ouverts, nous nous gavons de glace, bien que ce ne soit pas conseillé, à cause des ruptures possibles de la chaîne du froid.
J31 dimanche 19 septembre Zumba à Namballe 35km de piste
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire Nos passeports sont contrôlés, puis le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire, il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Nous repartons par une crête qui semble monter dans le ciel. Que c'est raide. Un tout dernier petit hameau avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou : finie pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls, aucun autre passage. Une barrière barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous. Ce que nous faisons, puis nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe, guitare à la main, qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là, un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. En quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer.
Voilà, notre voyage à travers l’Equateur prend fin et une autre aventure nous attend, la traversée des Andes péruviennes jusqu’au lac Titicaca.
J1 20 août Madrid Quito
Il fait encore nuit à Madrid quand nous quittons l'hôtel. Les derniers noctambules s'esclaffent bruyamment. Les bagages récupérés à la consigne du terminal 1 sont chargés dans la navette qui nous amène au terminal 3. Nos cartons de vélo sont filmés pour plus de sécurité. Les billets d'avion de sortie de l'Equateur nous sont demandés et le temps passé la veille à résoudre cette épineuse question n'était pas vain. En effet nous fumes obligés de prendre des billets Quito Bogota, car notre voyage à vélo ne justifiait pas de notre sortie du territoire équatorien. Or pour des problèmes de réciprocité diplomatique, toute personne doit justifier du fait qu’il ne sera pas un immigré clandestin. Ce qui se conçoit. La compagnie Iberia, est habituée à ce genre de situations. Les billets que nous avons achetés nous ont été remboursés la semaine suivante sur simple demande téléphonique, une taxe de vingt euros par billet étant retenue.
L'aéroport Bajaras est immense et pour rejoindre la zone d'embarquement nous empruntons une sorte de métro express. L’A340 et ses 4 réacteurs nous attendent. Pendant 12 heures il nous emmènera à la poursuite du soleil. Partis à 12h20 nous arriverons un peu plus tard à 16h30, heure locale. Avant de se poser l'avion survole Quito et sa forêt d'immeubles, gigantesque mégalopole qui part à l’assaut des versants des volcans environnants. Grâce au nouvel aéroport, l'an prochain cette situation dangereuse aura disparu, les avions ne se poseront plus en pleine agglomération. À l'hôtel Inn, où nous avons posé nos bagages quelque peu hébétés par cette longue journée, nous modifions l’heure à nos montres pour plusieurs mois. Quelques nuages filandreux accrochent les volcans qui cernent la ville. Un vent d'octobre infléchit les palmiers. Chez nous il doit être 2h du matin, raisonnablement il faut aller dormir, mais après quelques heures de sommeil la nuit sera interminable.
J2 21 août Quito
La nuit fut étrange. Nous fûmes réveillés à 23heures locales, ce qui correspondait 7 heures du matin en France. Puis nous avons replongé dans le sommeil.
Petit déjeuner à 7heures30, excellent. Nous nous ressentons des tribulations des jours précédents. Le moment de vérité concernant les vélos approche. En effet nous avions constaté que nos cartons subissaient de fortes contraintes et nous nous demandions quels dommages les vélos en récolteraient. Mais non après avoir bataillé pour tout régler au mieux, nos engins sont sur roues et semblent en état de fonctionner.
Il nous faut nous organiser pour le départ. Une équipée de très longue durée de ce genre fait naître une forme d’angoisse. Nous sommes deux, Alain et moi, prêts à foncer vers le sud pour commencer à entamer cette immense distance qui nous sépare de Santiago, mon but et de la terre de feu, but de Alain et Jean. Ce dernier ne voit pas les choses sous le même angle. D’abord il propose de commencer à faire de la montagne au nord de Quito, afin de s’acclimater puis de reprendre ensuite notre chemin vers le sud et au passage d’escalader quelques sommets de 5000 d’altitude dans de bonnes conditions d’acclimatation.
Il emportera la décision, mais il est indéniable que se lancer dans une immense descente du continent sud américain en commençant par une remontée au nord ça intrigue quelque peu. Mais nous avons le temps ayant prévu large, et la région envisagée vers Otavalo est magnifique. Il faut nous sortir de nos schémas très rationnels qui nous font tirer des lignes droites sur des cartes et mesurer le rapport temps kilomètres.
Une fois ce débat de fond clos, nous allons manger dans un petit restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité, la propreté et les prix très bas.
Ensuite une petite balade à pied à l’assaut des hauteurs construites de la ville au pied du Pinchincha, nous permet d’avoir un panorama assez impressionnant sur la ville nichée au milieu des montagnes. Les rues sont vraiment très raides, plus de 15 pour cent. Cela lui donne un petit air de San Francisco. Puis nous allons flâner dans l’une des parties basses de la ville. Un immense parc aux cyprès gigantesques accueille un orchestre qui joue des musiques andines. Hélas nous arrivons pratiquement à la fin de la représentation. La nuit est tombée. Nous rejoignons notre hôtel. La fatigue est bien là, sans doute un petit mélange d’altitude, de stress nerveux des jours derniers, et des questions que l’on se pose nécessairement avant une grande aventure, dont le départ est imminent.
J3 Dimanche 22 août Quito
Premiers tours de pédale dans Quito pour vérifier que les vélos fonctionnent bien et reconnaître l'itinéraire de sortie de la ville. Nous avons mangé près du marché dans un petit restaurant propre.
J4 Lundi 23 août Quito
De retour à l’hôtel nous passons un long moment avec les sympathiques Christian et Gerald de l'agence « Equateur voyage passion » pour essayer le matériel en vue de l’ascension du Cotopaxi 5890m qui aura lieu le jeudi 2 septembre. Notre programme est établi pour une dizaine de jours. Demain, nous partirons vers le nord en direction d’Ibarra pour un séjour équitable dans la communauté Quechua de San Clemente. Notre hôte nous guidera vers l’Imbabura, un sommet de plus de 4000, puis nous reviendrons à Quito, pour gravir le Cotopaxi.
J 5 Mardi 24 août Quito Cayambe 71 km
Départ prévu pour San Clemente pour 8heures, mais nous ne nous mettons en route qu’à 10heures trente. Nous avons perdu une bonne heure à la banque, car je ne réussissais pas à retirer de l’argent dans les distributeurs. Donc départ effectif à 10h30. Il nous faut d’abord sortir de Quito, ce qui nous prend plus de vingt kilomètres avant de voir la densité des habitations diminuer. Par contre le trafic reste le même, une quantité énorme de camions et de cars, qui crachent des nuages de gaz d’échappement noirs qui parfois nous enveloppent complètement.
Une fois la ville derrière, nous une grande descente d’une dizaine de kilomètres nous donne une première idée des terrains que nous allons rencontrer. Bien évidemment la descente est vite effectuée. Alors nous attaquons une interminable montée de plus de vingt kilomètres qui nous conduit à plus de trois mille mètres. Le souffle ne nous manque pas. De toute évidence, les quelques jours passés à Quito à 2800 mètres d’altitude nous ont permis de nous acclimater. La route pourrait être agréable, s’il n’y avait pas ce trafic infernal, des camions monstrueux et des cars de tous types du plus neuf au plus déglingué qui nous frôlent en permanence. On finit par s’y faire mais le danger reste présent. Cela d’autant plus que les bas-côtés ne sont pas stabilisés et que tout écart pourrait occasionner une chute probablement aux conséquences graves. L’attention est permanente entre ravin et gros engins bruyants. Les récits d’autres cyclotouristes lus concernant la panaméricaine, parlant d’enfer, ne sont pas exagérés une fois que l’on a goûté à cette route mythique.
Profitant d'un arrêt nous faisons la première de nos photos du passage de l'équateur. Eh oui, Quito se situe quelques dizaines de kilomètres au sud de la latitude zéro. Cela me fait penser au livre de Mike Horn, justement appelé « Latitude zéro ». Il relate son tour du monde sans utilisation de moyens mécaniques et sas jamais s’éloigner de plus de quarante kilomètres de l’équateur.
Après 71 kilomètres, il est dix sept heures et alors que nous commençons à nous inquiéter de notre point de chute, car la nuit tombe tôt à l’équateur, car nous sommes pile dessus, une petite auberge un peu avant la ville de Cayambe nous invite à l’arrêt. Nous y sommes très bien, et le petit restaurant à côté nous permet un dîner agréable. Nous découvrons le jus de babako, succulent. Nous allons nous coucher alors qu’il n’est que 20 heures. La journée aura été assez difficile, mais demain il nous faut effectuer la seconde partie du trajet qui nous sépare de San Clemente.
J6 mercredi 25 août Cayambe San Clemente 75 km
Départ à 8heures30, une légère pluie fait son apparition, le ciel semble bien chargé. À nouveau nous plongeons dans la circulation hurlante et crachante. Rouler dans ces conditions n’est pas une vraie partie de plaisir, mais paradoxalement cette situation de danger nécessitant une attention soutenue au milieu de ce trafic rapide, le long d'une bande jamais stabilisée où l'écart s'avérerait très dangereux, procure une espèce de jouissance. Mais il ne faut peut-être pas trop en abuser! Nous atteignons la ville d’Otavalo. Nous n’avons pas très bien compris où nous sommes passés. Il faut reconnaître que la carte que nous possédons n’est absolument pas précise et qu’elle a plutôt tendance à nous induire en erreur. Dans un village une déviation conduit à travers ses ruelles en pente. Le flot ininterrompu de la panaméricaine s’y déverse. Avec nos vélos au milieu des montagnes de ferraille, et engloutis dans la poussière soulevée, nous nous sentons comme des intrus minuscules et très vulnérables. Enfin nous atteignons la ville d’Ibarra. La circulation y est toujours très dense. Nous y mangeons une pizza, pas très dans la tradition du lieu. À quinze heures nous attaquons les neuf derniers kilomètres qui vont nous faire monter de quelques sept cents mètres le long d’une immense ligne droite qui attaque directement en pleine pente. Pour compliquer l’affaire les trois derniers kilomètres sont en petits pavés très irréguliers avec une inclinaison bien supérieure à 10 pour cent. Nous finirons en poussant les vélos. Enfin nous arrivons à San Clemente, il est 17 heures. L’accueil par le fils du propriétaire Manuel Guatemal, est très aimable.
Manuel et Laurita, son épouse, sont des gens au calme et à la gentillesse époustouflants. Leur maison offre une vaste perspective sur Ibarra et ses environs. Ici la proximité de l’Amazonie et des glaciers du Cayambe influence le climat, qui est un compromis entre altitude et latitude. Nos hôtes nous servent un repas délicieux et très original, où nous découvrons les zumos (fruits pressés) Babako, tomates des arboles etc… La salle à manger est magnifiquement arrangée. Le bois est très présent, ce qui donne un réel cachet à l’ensemble.
La chambre qui nous est proposée est originale et nous nous y sentons très bien. Nous avons vécu une nouvelle journée riche en émotions en 75 kilomètres seulement.
J7 jeudi 26 août ascension de l’Imbabura 4609 mètres
Le départ pour l’Imbabura est fixé à six heures du matin. La veille, pour nous expliquer le profil de la voie normale, Manuel avait allongé un bras et de l’autre main était remonté jusqu’à la tête, la partie la plus difficile étant l’oreille. À l’heure dite, une camionnette où l’on reste debout, nous conduira à la fin de la piste. Manuel nous accompagne et sa présence est bien utile car il faut évoluer dans des prés avant de trouver la sente qui s’attaque directement aux pentes raides. En pays quechua les lacets n’existent pas. L’Imbabura qui tire son nom de la période pré-inca se cache dans les nuages. Ce n’est pas une montagne à vaches. La fin de l’ascension se déroule sur des arêtes de roches noires au-dessus de pentes vertigineuses. Avec sa sérénité indienne Manuel nous donne ses consignes dans les passages délicats. En trois heures dix de montée nous sommes au sommet après 1200 mètres de dénivelé. Le brouillard ne se lèvera pas. Dommage, car la vue sur le proche Cayambe devait être superbe. Manuel nous expliquera les plantes, les fleurs, le caracara, grand faucon aux ailes blanches, la patchamama (le monde) qui selon la tradition quechua est une famille harmonieuse avec ses composantes que sont la montagne, la rivière, la forêt, les animaux et les hommes. En montant nous avons vu des excréments du loup qui vient quelquefois au village se servir en poules, bien que celles-ci nichent la nuit dans les arbres.
70 habitants vivent à San Clemente et 16 familles quechua sont impliquées dans l’écotourisme. En fin de descente Manuel nous conduit à travers les champs qui dominent le village. Les parcelles cultivées y sont nombreuses : trigo (blé), sabada (houblon) et papas (patate). On y voit aussi vaches, moutons, porcs et lamas, souvent au piquet. Il nous montre aussi le « lago de Sangre ». Ici a eu lieu une grande bataille opposant deux grands chefs et frères incas. Les vainqueurs jetèrent les cadavres sanglants des vaincus dans le lac, d’où l’origine de son nom, le lac de sang.
Pour terminer la soirée, Manuel nous invite au coin de la cheminée. Manuel nous indique la piste pour contourner l’Imbabura, qui nous évitera d’emprunter la panaméricaine sur plusieurs dizaines de kilomètres.
J8 vendredi 27 août tour Imbabura Ayacundo 45 km
Ce matin très tôt, à trois heures, alors que je ne dors pas, je jette un coup d’œil par la fenêtre, et je vois au milieu des nuages trois étoiles verticales légèrement inclinées par rapport à la verticale. Puis lentement les nuages se déchirent et dans toute sa splendeur la Croix du Sud se dévoile. Elle semble un signe ostensible de l’être supérieur. Cette vision me coupe littéralement le souffle et je reste collé à la vitre à la contempler. Immense croix plus large que haute qui de toute sa luminosité accapare le ciel.
Le jour apparaît et nous allons nous séparer de nos hôtes après ce moment privilégié passé en leur compagnie. Cette communauté indienne vit non seulement en harmonie avec la nature, mais cette harmonie nous la constatons au sein de la famille, entre époux et entre parents et enfants. Sur leurs visages je décèle cette plénitude, que je n’ai vue seulement que chez certaines religieuses, qui par un simple regard vous font comprendre qu’elles ont été touchées par la grâce.
Avant le départ, Laurita nous a gentiment fait une démonstration de confection de tortillas, qui sont des galettes de blé cuites sur un plat de terre.
Après un succulent petit déjeuner le moment de se séparer arrive. Comme nous l’a indiqué Emmanuel hier, afin d’éviter en partie la panaméricaine, nous allons partir par des chemins escarpés et nous effectuerons le tour du volcan Imbabura grimpé hier.
On nous avait prévenus que ce serait difficile, mais ce que nous avons vécu était au-dessus de nos attentes. 10 kilomètres en 3heures30. Un chemin empierré, qui affiche des inclinaisons supérieures à quinze pour cent. Enfin après quelles hésitations concernant la direction nous arrivons à un col à près de 3400 mètres. Le temps commence à nous sembler interminable. Cependant le paysage est de toute beauté, mais hélas les sommets gardent leur voile de nuages. En particulier, le Cayambe, haut volcan enneigé reste obstinément caché. Nous entamons une longue descente sur une piste en terre, nettement plus agréable que les routes empierrées, car les secousses sont bien moindres. Mais attention tout de même au poids des vélos qui rend parfois l'équilibre précaire. Jean en fait l'expérience par une chute spectaculaire sans gravité bien que la tête ait porté au sol. Nous rejoignons San Pablo, et de là un jeune cavalier nous guide par des pistes détournées qui nous ramènent à l’enfer de la panaméricaine.
Le temps est menaçant et quelques gouttes d’eau ajoutent à l’incertitude. Nous en profitons pour manger dans un petit restaurant sur le bord de la route. Le trafic est énorme, camions, bus, voitures et quelques motos lancés à pleine vitesse dans des nuages de fumée noire. Lors des changements de vitesses, de véritables boules noires sont éjectées. Il y a deux jours en nous rendant à Ibarra, dans une côte Alain devant moi a littéralement disparu dans ce nuage de pollution. Pour le moment ce n’est pas les Andes telles qu’on peut les voir sur les images!
Après cette pose sympathique et un plat de bonne qualité nous reprenons notre route en commençant par l’une de ces immenses rampes qui va nous faire passer à plus de trois mille mètres. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons Ayacundo. Cette petite ville se trouve sur l’équateur. D’ailleurs dans la cour de l’hôtel dans lequel nous descendons il y a un petit tertre sur lequel vous avez paraît-il un pied dans chaque hémisphère. En tout cas ce que je peux dire, c’est que l’équateur n’est pas loin, car le sommet du Cayambé est tout proche et la ligne du milieu du monde passe juste dessus. Il faut dire que l’équateur est revendiqué par beaucoup de monde dans une zone sans doute de quelques kilomètres et de nombreuses personnes vous invitent à vous positionner « al mitad del mondo ». En ce qui nous concerne c’est la troisième fois. Nous avons effectué seulement 45 kilomètres dans la journée. Les routes d'Equateur ne se laissent pas facilement apprivoiser.
J9 samedi 28 août Ayacundo Quito 85 km
Site archéologique de Colchasqui et retour à Quito de nuit
Après une nuit confortable, et un petit déjeuner où il nous faut pratiquement réclamer de quoi manger, nous nous sentons en forme pour le départ. Manifestement nous avons bien récupéré des rudes efforts de la veille. Après dix kilomètres de descente un embranchement à droite indique le site archéologique pré-inca de Cochasqui. Et c’est là que l’aventure de la journée va commencer. D’après les indications il serait à huit kilomètres, mais souvent les données chiffrées sont approximatives. Nous savons seulement que nous avons parcouru 10 kilomètres en trois heures et demie la veille. Aujourd’hui après la visite, il nous faudra rentrer à Quito et la nuit à l’équateur arrive vite. Le spectre de rouler sur la panaméricaine dans l'obscurité ne me quittera plus jusqu’à notre arrivée à l’hôtel après 19h30.
Donc nous attaquons une rampe à la déclivité terrible, on a l’impression de monter au ciel. Il faut appuyer comme des sourds pour rester sur les vélos. Le problème des faibles vitesses à vélo, c’est que l’on ne peut pas dégager les pieds des cale-pieds et cela nous a occasionné des chutes les jours précédents. Alain se fera une grande frayeur en entendant un camion prêt à le doubler, alors qu’il est à faible vitesse santant qu’il allait être obligé de s’arrêter, donc de tomber. Alors il appuie encore plus sur les pédales pour rester en équilibre dans l’attente d’être dépassé. Il en mettra ensuite pied à terre, et le temps de récupérer, il n’aura d’autre solution que de pousser son vélo un certain temps. La route plus loin est empierrée, un enfer en côte que l’on commence à bien connaître. Nous nous arrêtons devant une maison, où est assis un grand-père en compagnie de ses petites-filles et un chat. Trop mignon, il nous autorise à faire une photo. La fin du parcours pour atteindre le site, comme précédemment nécessitera un pousser de vélo sur un kilomètre. Bilan de la montée, neuf kilomètres en deux heures trente.
Le site pré-inca n’est pas très impressionnant, une quinzaine de pyramides tronquées de différentes tailles, ressemblant plus à des tertres de terre. Malheureusement le guide nous ne l’avons pas bien compris, car notre espagnol est trop basique.
A treize heures, nous prenons le chemin de Quito. Plus de soixante kilomètres avec des côtes interminables et en prime vingt cinq kilomètres dans la capitale. Il nous faut rejoindre la panaméricaine par un chemin qui nous secoue sur une dizaine de kilomètres. Cette première partie nous demande une heure. Jean va pincer son pneu et le temps de réparer, une demi-heure d’envolée dans notre course contre la nuit. À quinze heures nous sommes à nouveau sur la panaméricaine et il nous faut plus de quatre heures trente pour atteindre notre but. La dernière grande côte nous fait perdre tout espoir d’arriver de jour. La traversée de Quito de nuit dans l’enfer de la circulation, surtout dans les faubourgs est une expérience digne de Kazanzakis«un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu».
J10 dimanche 29 août Journée forcée à Quito
Hier soir Jean a oublié sa sacoche sur une chaise de l'hôtel et le temps de retourner la chercher, elle a disparu. Consternation, malgré un branle-bas général dans l'hôtel, elle ne réapparaîtra pas. De plus nous sommes dimanche, l'ambassade est fermée, il faut attendre lundi. Il va cependant faire une déclaration de vol au commissariat, où il peut voir toute la faune locale.
Donc journée de repos forcé, il faut dire que les jours derniers nous avons beaucoup donné. Cependant, aucun d'entre nous n'a de courbatures. Cela nous semble de bon augure pour les grosses épreuves qui nous attendent en Bolivie du côté du désert de l'Atacama.
Cet arrêt forcé nous permet de prendre le temps et de lire les journaux locaux. Notre compréhension de l'espagnol s'améliore. Nous en profitons pour découvrir cette ville tentaculaire qu'est Quito.
J11 lundi 30 août Journée à Quito
Les démarches pour renouvellement du passeport sont bien enclenchées, bien que le premier contact avec l'ambassade ait été plutôt froid. Je profite de cet arrêt forcé pour faire de l'espagnol en lisant le journal. De nombreux articles sur la vie locale, en particulier l'un d'entre eux qui relate les conditions de circulation et le dénombrement des accidents de la route!
Balade l'après-midi dans le quartier historique. Nous allons sur un petit marché très original, où l'on vend principalement des fruits, en particulier les fameux babako, qui produisent un si bon jus lorsqu'on les mixte.
Jean et Alain décident de partir bivouaquer sur les pentes du volcan, le Pinchincha, qui domine la ville, en prenant le téléphérique qui les laisse à 4100 mètres. Pour ma part je préfère rester dans ma chambre.
J12 mardi 31 août Journée à Quito
Je passe une très bonne nuit, couché à 17h et réveillé à 5h du matin. Cela ne m'était jamais arrivé. Jean et Alain rentrent de leur bivouac à 4400 mètres. Ils sont enthousiasmés. La vue de Quito de là-haut, de nuit, était extraordinaire. Ils ont vu les sommets environnants, qui étaient restés cachés lors de l'ascension que nous avions faite la semaine dernière. De plus, Jean à son tour a pu observer la Croix du Sud.
Je l'accompagne en fin de matinée à l'ambassade. Son passeport provisoire, valable un an, est prêt. En début d'après-midi il va au bureau de l'émigration équatorienne, pour régulariser sa situation. Tout est bien qui finit bien.
En milieu d'après-midi, il se met à pleuvoir. Nous ne sommes cependant pas trop inquiets pour la suite. Demain départ pour le refuge du Cotopaxi.
J13 mercredi premier septembre Quito refuge du Cotopaxi
Avant notre départ pour le refuge du Cotopaxi, nous discutons avec un jeune qui, il y a quelques années, a traversé l'Amérique du sud à vélo. Il nous parle longuement du sud de la Bolivie, en particulier d'Uyuni et du sud Lipez. L'heure du départ arrive, nous rencontrons notre guide, en avant pour le parc du Cotopaxi. Nous quittons Quito par le sud. Le nord est impressionnant, mais au sud, la ville a un aspect tentaculaire surprenant. On dirait qu'elle s'étire à l'infini dans une plaine, dominée d'une multitude de collines complètement colonisées par des constructions. Nous nous imaginons mal quitter la ville dans deux jours à vélo par l'itinéraire que nous suivons ce matin en véhicule. Après une heure de route nous pénétrons dans le parc du Cotopaxi. La région est très belle, et ce grand volcan la domine des ses 5897 mètres. Nous laissons la voiture à 4500 mères. Trois cents mètres de dénivelé le long d'un chemin raide nous donnent accès au refuge, grande bâtisse au toit jaune. Il se met à neiger et cela ne s'arrêtera pas durant notre séjour jusqu'au lendemain matin. Nous nous allongeons pour un bref repos à 19heures, réveil prévu à minuit.
J14 jeudi 2 septembre Cotopaxi retour Quito
Comme prévu, nos guides nous réveillent à l'heure prévue. Effectivement nous avons deux guides, car nous sommes trois et qu'une cordée ne dépasse pas trois pour des raisons évidentes de sécurité. Départ à une heure du matin sous la neige. Je me sens fatigué, ne m'étant pas reposé, en effet à 4800 mètres il est difficile de trouver le sommeil. Après une bonne heure de marche dans la neige qui a recouvert le pierrier, nous nous arrêtons pour chausser les crampons, car nous allons attaquer le glacier. Le début sans être très raide est assez délicat car la glace vive est toute proche. Ce glacier est vraiment tourmenté. Nous monterons jusqu'à 5700 mètres. Il neigera sans discontinuer toute l’ascension. Nous faisons demi-tour à 200 mètres du sommet. Pour ma part, je ne pense pas que je serais allé beaucoup plus haut, car depuis le départ une forte migraine me retire tout plaisir, et elle a tendance à s'accentuer avec l'altitude, phénomène classique du mal des montagnes. La descente se fait dans la tourmente et une visibilité très faible. Nos guides ont une parfaite connaissance des lieux, ils louvoient entre pentes raides et crevasses sans aucune hésitation, alors qu'il n'y plus aucune trace de notre passage. Ayant pourtant une très bonne expérience de la haute montagne, si j’avais été seul, je ne pense pas que je serais sorti de ce dédale de crevasses. À huit heures nous sommes de retour au refuge. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J’aurais sans doute du abandonner plus tôt. À neuf heures retour à la voiture. Il a vraiment neigé très bas, jusque vers les 4000 mètres. Cela peut paraître bizarre, d'associer bas et 4000 mètres, cependant nos guides nous confirment que c’est exceptionnel pour cette période de l’année. La veille, la neige apparaissait à 5200 mètres.
À 11heures 30, nous sommes de retour à Quito. J'ai vraiment envie que notre périple à vélo vers le sud commence, déjà deux semaines que nous sommes dans le coin, je suis très impatient de quitter cette ville et de mettre le cap au sud en direction de Santiago du Chili. Nous allons négocier notre transport en pick-up avec nos vélos, vers un point situé à une trentaine de kilomètres au sud de la ville pour éviter ce véritable enfer que nous venons de traverser à deux reprises en voiture.
J15 vendredi 3 septembre Quito Latacunga 68 km
Départ prévu à 9heures, le pick-up réservé la veille ne vient pas. Décidément Quito ne veut pas nous lâcher. Nous retournons dans la rue du marché couvert et nous en trouvons un autre, qui pour trente euros nous fera parcourir les trente kilomètres pour sortir de Quito par le sud. Cette ville est incroyable, un enchevêtrement de collines très raides et couvertes de maisons. Au milieu de ce fouillis de constructions des voies rapides à la pente effrayante. Heureusement que nous ne partons pas à vélo. Avec Alain nous nous mettons avec les vélos sur le haillon. Au revoir Quito, nous sommes contents de vraiment attaquer notre descente vers Santiago. À 11heures nous enfourchons nos montures. Le vent est contraire. L'enfer de la panaméricaine reprend. Par chance souvent il y a une bande sur le bord nous permettant de rouler en assez bonne sécurité. Cette espace a une largeur intermédiaire entre la bande d'arrêt d'urgence et la piste cyclable. Ça commence par monter, pas trop fort mais la côte va se poursuivre durant trente kilomètres, avec un passage vers les 3600 mètres. D'ailleurs cela se sent à la température qui se rafraîchit nettement. Quelques centaines de mètres en dessous de ce col sans nom, une petite baraque nous permet de prendre un repas chaud et consistant. Il s'agit d'un routier local, en effet plusieurs gros camions viennent y stationner et leurs conducteurs s'y nourrir. Il est 14h30 lorsque nous repartons. Il nous reste un peu plus de trente kilomètres pour atteindre la ville de Latacunga. Par chance, et c'est une bonne surprise uniquement de la descente. Il nous arrive même de dépasser des camions freinant en descente. Parfois nous les doublons à gauche, mais parfois en restant sur notre bande à droite. Dans ce dernier cas, on prend le risque de voir le camion se rabattre car il ne nous voit pas toujours. Mais s'engager à gauche avec des bolides dévalant les côtes, surtout les cars, on n'ose pas toujours. Ne pas oublier que la panaméricaine ressemble plus à une autoroute qu'à une route. D'ailleurs on passe un péage, qui est gratuit pour les vélos, mais cela fait bizarre de se présenter au péage à bicyclette. Un peu avant 17heures notre but est atteint. Nous faisons le point à un carrefour où une « policière » armée d’un sifflet en bouche essaie sans trop de résultat de contrôler la circulation. Pourtant elle arbore un beau pistolet à la ceinture. Lorsque nous lui demandons un renseignement concernant un hôtel, elle laisse tomber sa circulation et très gentiment nous explique où aller. Nous descendons dans un petit établissement très propre où la chambre individuelle nous revient à 7euros. En même temps que nous, arrive un cyclotouriste japonais qui roule depuis 4ans et qui a déjà parcouru 63 000 kilomètres. Nous dînons tous les quatre. Il nous parle de ces différents trajets avec son vélo de 70 kilogrammes bagages compris. Il y a vraiment des martiens sur cette terre!
J16 samedi 4 septembreLatacunga Banos 87 km
Réveil matinal, dès quatre heures du matin j'entends la ronde infernale des véhicules sur la panaméricaine. Alain de sa chambre avant que les nuages ne deviennent trop présents a aperçu le Cotopaxi. A 7heures, tous deux nous partons nous promener sur le marché de la ville. Il est immense, on y vend tous les légumes possibles et imaginables. Outre les variétés des zones tempérées, jusqu’au cardons, de jolis fruits exotiques rehaussent la couleur des étals.
Nous retrouvons notre Japonais pour le petit-déjeuner. Nos routes sont identiques sur les trente premiers kilomètres, que nous effectuons ensemble. À Ambato, nos itinéraires se séparent. Lui continue par la panaméricaine, nous bifurquons vers la ville de Banos. Nous espérons que sur cet itinéraire la circulation sera moins dense. Ce en quoi nous nous trompons. Des portions de route en travaux, desquelles s'élèvent des nuages de poussière ajoutent à l'agrément de pédaler. A treize heures nous déjeunons dans un petit local en bord de route. On nous sert un poisson pas très gros mais à la chair ferme. Il ressemble à une espèce de perche ou à un piranha. Sur ce bord de route une circulation incroyable de bus, plusieurs à la minute, produit un bruit assourdissant. Bien repus pour 6 dollars à trois nous reprenons notre route. De temps en temps des panneaux publicitaires vantent les bienfaits des réalisations du gouvernement, par des slogans du type: vois ce que nous faisons de tes impôts, cette route; vive la patrie le pouvoir est à toi...
Lorsque nous nous rapprochons de Banos, le temps devient menaçant, de gros nuages sombres rôdent. Un vent défavorable nous ralentit. Cela fait maintenant deux jours que nous peinons contre. Le volcan qui domine la ville apparaît dans toute sa grandeur. Il se nomme Tungurahua et culmine à 5023 mètres. Il écrase littéralement la ville. Une immense descente nous conduit à notre destination. Un peu avant d'entrer dans Banos, nous traversons d'immenses dépressions qui manifestement sont les voies par lesquelles s'écoule la lave lorsque le volcan se réveille. Les premiers panneaux que nous voyons nous intriguent. Ils indiquent la direction à prendre en cas d'éruption volcanique pour se retrouver en sécurité!
Banos est une petite ville très touristique logée au fond d'un cirque montagneux aux pentes très raides, couvertes d'une végétation équatoriale exubérante. L'altitude n'est plus que de 1800 mètres et il y fait très doux. L'hôtel dans lequel nous descendons est absolument charmant pour un prix dérisoire de 10 dollars. J'ai l'impression de vraiment rentrer dans mon périple Quito Santiago.
J17 dimanche 5 septembre Banos Puyo 60 km
Ce matin nous prenons notre temps. En effet l'étape ne devrait pas être très longue ni très difficile. 60 kilomètres en descendant des gorges, de plus l'altitude passera de 1800 à 1000 mètres, donc nous nous attendons à un court moment de plaisir. Nous flânons dans la ville de Banos. Cette cité est vraiment étonnante, enserrée au milieu des montagnes. Nous effectuons un petit tour dans un internet café afin de poser quelques textes. Pour des raisons de compatibilité, entre Word et Open Office, je n'arrive pas à mettre mes textes, ce sera pour plus tard. Un petit tour du côté de l'église, nous permet de constater, s'il en était besoin, que l'Amérique du sud est une région très catholique. La très grande église est archi-comble. Dans cette ville tout rappelle que l'on vit sous la menace du grand volcan qui domine les lieux du haut de ces 5023 mètres, ce qui fait un dénivelé de plus de trois mille mètres par rapport aux habitations. La dernière éruption n'est pas vieille, elle remonte à 2006. La population avait été évacuée, mais elle était revenue d'elle-même, avant qu'on lui donne l'autorisation.
11heures30, nous démarrons. Le temps est toujours menaçant, de gros nuages encombrent la vallée resserrée que nous allons descendre. Malgré la descente, un fort vent contraire nous ralentit. En ce dimanche, il y a beaucoup de monde. Tout au long de cette journée, nous aurons le loisir de voir une multitude de gens s'adonner à différents sports liés au lieu, du fait de l'eau et des pentes, canons, saut à l'élastique, tyrolienne...
Au fur et à mesure que nous progressons l'altitude diminuant, la végétation change. Nous pénétrons en Amazonie. Une multitude d'arbres, de toutes espèces, j'ai ouï dire, trois cents espèces à l'hectare, colonise les pans de montagne qui nous entourent. La chaleur devient plus forte. Nous ne faisons pas que descendre. De temps à autre des côtes, certes pas très longues, mais très raides brisent notre élan. Enfin au débouché de la gorge, alors que nous dominons encore la vallée, devant nous la forêt amazonienne déroule ses frondaisons jusqu'à l'infini.
A 16 heures nous arrivons à Puyo. Petite ville en longueur, qui fait penser à ces cités du far-west. Les chevaux ont simplement été remplacés par des cars rugissants. Un petit hôtel propre nous accueille pour six dollars. À ce tarif, le personnel peut se permettre d'être à la limite de la politesse! Nous voulons prendre une bière dans un bistrot le long de la rue. Il nous est répondu que cela n'est pas possible, car sur directive du gouvernement pas d'alcool le dimanche. Nous dînons dans une petite gargote. La nourriture est excellente et abondante et le tout pour deux dollars chacun.
J18 lundi 6 septembre
Puyo Chuitayo (bivouac en bordure Rio Pastaza) 73 km
Cette nuit il a beaucoup plu. Le toit de ma chambre est en tôle, ce qui fait que les gouttes d'eau font un boucan terrible, un peu comme si l'on tapait sur un tambour. Petit déjeuner vers les 8 heures, ce matin comme pour la majorité des repas, ce sera riz avec du poulet, cela passe très bien et ça tient au ventre. Ce qui ne nous empêche pas de boire un grand café. Avant de partir nous effectuons quelques courses, nous faisons le plein en essence de notre réservoir de réchaud. En effet, en Amérique du sud, en particulier Équateur, Pérou et Bolivie il est très difficile de trouver du gaz, d'où le fait d'utiliser un réchaud à essence.
Tout cela prend du temps et nous nous mettons en route vers 9 heures trente. Nous traversons la ville qui est tout en longueur. Une fois les dernières maisons dépassées, comme par magie, la circulation devient pratiquement inexistante. D'autre part la chaussée est toute neuve et parfaitement lisse. Cela nous change de ce que nous avons vu jusqu'à présent dans ce pays. Seul petit point négatif, à plusieurs reprises des chiens surgissant de leur propriété se lancent à notre poursuite. Chacun sa technique de gérer sa défense. Jean lui opte pour le jet sur la tête du chien à l'aide de son bidon de cycliste. Pour ma part, je ne veux pas que le chien s'approche trop près. Je descends donc généralement du vélo, en lui faisant face et en criant plus fort qu'il n'aboie, ce qui le stoppe dans son élan et le maintient à distance.
La route traverse la forêt. Une multitude de plantes, qui pour la grande majorité me sont inconnues avive notre curiosité. Sans que nous puissions les voir, de nombreux oiseaux font entendre leur chant, parfois tout à fait curieux. Il me semble reconnaître le sifflement du perroquet.
Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un village et mangeons devant un grand hangar qui abrite un terrain de hand-ball, sous le regard des Indiens, tout étonnés de voir des vagabonds occidentaux.
Dans l'après-midi, il se met à pleuvoir, par moments très intensément. Mais cela n'altère pas notre plaisir à rouler dans un tel décor. Vers 17 heures, nous atteignons le Rio Pastaza, rivière impétueuse, qui roule des eaux couleur terre. Un drôle de lieu va nous permettre de bivouaquer. Une ancienne hostellerie, dont nous ne verrons pas le gardien à temps situé au confluent du Rio Pastaza et de l'un de ses affluents. De ce fait nous nous installerons sous un grand préau, où nous passerons somme toute une nuit confortable. Mais avant de prendre nos quartiers de nuit, nous allons dîner dans un petit restaurant, seul isolé en bordure de fleuve en pleine forêt. Un peu avant la tombée de la nuit, nous assistons à un spectacle étonnant, une trentaine d'aigles font quelques tours avant de disparaître dans les arbres.
J19 mardi 7 septembre Rio Pastaza Macas 63 km
La nuit a été assez bonne. Je me suis fait un lit avec quatre bancs. L'atmosphère était étonnante. Ces deux rivières juste sous notre lieu de bivouac faisaient un bruissement du à la rapidité de leur courant. Le réveil au lever du jour avec ce spectacle, eaux vive, forêt dense et grande nappe de brouillard noyant le tout, donne vraiment l'impression d'être très loin au cœur d'un lieusauvage. Nous plions nos affaires, donnons cinq dollars au gardien du lieu et partons petit-déjeuner dans le même établissement qu'hier soir. Nous déclinons la proposition de manger du poulet. Ce matin ce sera, pain, fromage, œufs et café.
Alors que nous finissons notre repas, une pluie serrée se met à tomber. Mais nous ne serons pas arrêtés, et nous ferons les quarante premiers kilomètres de notre étape du jour dans une ambiance très humide.
Le spectacle de cette forêt aux essences multiples est un enchantement. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur la plupart des arbres qui se dressent sur notre route. Cependant, je reconnais bambous géants, roseaux, canne à sucre, bananiers, avocatiers.
À quatorze heures après avoir traversé le territoire des Jivaros, les réducteurs de têtes, nous atteignons la petite ville de Macas. Le lieu est agréable, le beau temps revient. Nous nous y promenons longuement. Puis à vingt heures nous partons manger notre ration de poulet au riz, que nous arrosons d'un super jus de fruit. Pour ma part je prends un succulent jus de « tomates des arbres».
J20 mercredi 8 septembre visite en forêt
Étant dans une ville, située en bordure de forêt, Jean trouve qu'il serait intéressant d'aller y faire un petit tour en compagnie d'un indien, en mesure de nous expliquer certains secrets de cet endroit mythique de la planète. Après quelques tribulations, nous voilà partis pour une petite communauté indienne implantée une quinzaine de kilomètres au sud de Macas.
Vers les quatorze heures, Moïse nous accueille. Eh oui! C’est bien son nom. Cependant il n'est pas catholique, son épouse l'est, et ses parents sont batistes. Drôle de mélange, mais à priori cela ne génère aucun conflit. Leur véritable religion, ce qui est valable pour tout le peuple Shuar, c'est le respect de la forêt de laquelle ils tirent leur énergie et leur motivation pour la vie.
Il y encore un demi-siècle ces tribus pratiquaient la réduction de têtes. Mais si j'ai bien compris ce que nous disait notre guide, il ne fallait pas croire qu'à tous les coups on allait vous réduire la tête. Non, il fallait le mériter, c'est-à-dire être un guerrier vaillant, duquel le réducteur pouvait retirer de l'énergie pour se fortifier. Moïse, sur son bras à l'aide d'une coque qu'il cueille et d'une brindille, dessine le symbole des peuples réducteurs de têtes.
Après être allés nous baigner à la rivière, nous dînons frugalement de riz et de plantes de la montagne, genre tubercules qui ont un peu le goût de la patate douce. Ensuite il nous emmène faire le tour du village et de ses amis. Nous sommes reçus amicalement. Puis vient le moment d'aller se coucher. Il nous conduit vers une grande bâtisse en bois, l'ouvre, elle est vide de tout meuble. Nous mettrons nos sacs de couchage à même le sol. La nuit sera assez «dure»!
J21 jeudi 9 septembre visite en forêt
En pleine nuit, je me suis levé pour essayer de voir une seconde fois la Croix du Sud. Malheureusement, une lumière même faible due à l'éclairage électrique du village ne permet pas une bonne visibilité du ciel. J'aurais sans doute d'autres occasions sur l'Altiplano pour la contempler. De plus, nous sommes seulement vers les mille mètres d'altitude et l'humidité ambiante ne favorise pas non plus l'observation du ciel.
A six heures trente l'une des filles de Moïse vient nous chercher pour le petit-déjeuner frugal, et peu de temps après, nous voilà partis pour la forêt. Nous montons dans une camionnette déjà bien remplie, qui nous conduit quelques kilomètres plus loin au démarrage d'une piste raide.
Durant quatre heures, Moïse va nous montrer les joyaux de cette forêt. Il est originaire d'un endroit beaucoup plus à l'est en pleine forêt loin de toutes routes. Il y a vécu toute sa jeunesse. Par ses parents et ses grands-parents il a été initié aux secrets de la selva. Nous aurons le plaisir de goûter un certain nombre de produits étonnants, tout en cheminant sur des pentes escarpées et boueuses. Il cueille une branche de quelques centimètres de section, en retire l'écorce et nous la propose à mâcher. Il en sort une sève abondante au goût acidulé. Un peu plus loin, il fait une fine entaille dans l'écorce d'un immense arbre avec sa machette. Se met alors à couler un liquide rouge sang, l'arbre saigne véritablement. Lorsqu'on récupère ce liquide dans la main, on a vraiment l'impression d'être blessé. Il nous demande de nous en mettre un peu sur la langue. C'est amer, mais les vertus médicamenteuses sont multiples, en particulier pour les reins et l'estomac. Ensuite, il nous demande de nous en frotter sur la peau. Cela donne immédiatement une émulsion blanche collante, aux vertus répulsives contre les insectes et protectrices contre les rayons du soleil. Cet arbre est appelé « le sang du dragon». Un peu plus loin, nous admirons de superbes fleurs jaunes et rouges qui attirent les colibris. Puis il nous fait patienter quelques minutes, le temps de cueillir de petites bananes succulentes sucrées douces et bien mûres. Il s'arrête vers une grosse termitière accrochée au tronc d'un arbre et nous explique que les termites servent à nourrir les poules. Le poulet en Amérique du Sud, c'est quasiment à tous les repas qu'on vous le propose, petit-déjeuner compris. D'autres fruits comme le citron ou la goyave nous accompagneront au cours de cette matinée. Durant cette promenade initiatique en pleine forêt, pratiquement aucun insecte n'est venu nous importuner. Certes nous avons reçu quelques piqures, sans nous en apercevoir, mais du fait de l'altitude du lieu la malaria n'est pas présente.
Vers onze heures nous sommes redescendus vers sa maison de planches très sommaire. Sa femme et ses filles nous ont préparé une bonne soupe et puis nous les avons quittés en faisant une dernière photo de la famille réunie devant la porte. Sur la grande route le bus nous a ramené à Macas. Là, nous attend notre chambre d'hôtel. Bien qu'il s'appelle le Splendid, les chambres ne sont vraiment pas reluisantes, pour ne pas dire plus! Nous ne payons que 8 dollars, mais pour 7 dollars à Banos nous avions une chambre qui elle était splendide. Généralement les hôtels fournissent en Équateur de bonnes prestations pour des prix faibles.
J22 vendredi 10 septembre Macas Limon 115 km
Étape difficile, nous sommes partis à 8heures 20. Les premiers 70 kilomètres ont été parcourus rapidement. À midi nous étions au niveau de la ville de Mendez, où nous envisagions de nous arrêter. Mais vu la vitesse avec laquelle nous avons parcouru ces 70 kilomètres, nous décidons de pousser jusqu'à la ville de Limon, qui se situe 43 kilomètres plus loin. Pour effectuer cette distance, il va nous falloir presque 6 heures. D'abord la chaleur terrible qui sévit à partir de midi, 45 au soleil, puis des côtes qui n'en finissent jamais. La route passe d'un versant à un autre, enserrée entre des montagnes boisées aux pentes raides. Mais toujours, ça monte. Enfin à dix huit heures nous atteignons la petite ville de Limon, pour un repos attendu avec impatience. L'Équateur à vélo c'est vraiment très difficile, nous l'avions lu à plusieurs reprises, et bien nous pouvons le confirmer.
En tout cas dans ce pays la protection de la nature est vraiment prise en compte. Il y un nombre considérable de panneaux rappelant qu'il faut faire attention à l'environnement, à l'eau, aux arbres et aux animaux sauvages.
J23 samedi 11 septembre Limon San Don Bosco 36 km
La nuit a été très bonne, l'hôtel très confortable, eau chaude à profusion et le tout pour six dollars la chambre individuelle, c'est moins cher que le camping en France. J'ai dormi d'un seul somme de 21h à 5h45, ce qui ne m'arrive jamais. Je me réveille frais et commence par lire, un peu de Maupassant, puis je fais ma leçon quotidienne d'espagnol. Je fais des progrès sensibles. Selon les interlocuteurs je comprends soit très bien soit rien du tout. C'est un peu comme l'anglais, la manière de parler, le débit et surtout l'articulation sont des éléments qui font toute la différence.
Je donne un petit coup de main à Alain pour frapper les textes qu'il a écrit concernant les jours derniers. A sept heures petit-déjeuner, la salle à manger de l'hôtel est pleine et ça continue à bourrer, d'où viennent tous ces gens? Beaucoup de Noirs d'un certain âge avec des grands chapeaux. Nous allons déjeuner dans une boulangerie qui sert des cafés. Nous apprenons, la bonne surprise, que la route dans la portion qui suit n'est pas asphaltée et que son état n'est pas très bon. Nous nous mettons en route seulement à neuf heures. Mais comment avons-nous fait pour mettre tant de temps?
Comparée à l'étape d'hier, celle prévue aujourd'hui, 81 kilomètres, nous semble facile, mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier en 1h40 nous avions effectué 40 kilomètres, aujourd'hui dans le même temps moins de huit. Cela augure bien de la journée. Les onze premiers kilomètres se déroulent le long d'un chemin raide plein de pierres et poussiéreux, sur lequel circulent camions et cars, le tout soulevant de gros nuages de poussière. Je fais ma première chute. En redémarrant dans un raidillon, ma chaussure se clipe sur la pédale et la roue dérape sur le sol instable, donc je me retrouve par terre. Mais, heureusement sans mal, mon gant m'a protégé d'un caillou pointu. Il nous faut deux heures et demie pour venir à bout de ce tronçon d’à peine dix kilomètres. Au sommet de cette première côte une baraque vend des boissons fraîches, nous achetons une bouteille de trois litres de coca-cola que nous entamons très nettement. La chaleur, malgré l'altitude de 1600 mètres, monte. Mais pour le moment c'est mieux qu'hier. Une grande descente sur gravillons demande de l'attention. Puis oh! Miracle le goudron fait son apparition, mais bien vite à nouveau la terre. Par portion asphalte et chemin de terre se succèdent. La route s'insinue dans d'immenses pans de montagnes boisés, sans que de mouvements de terrain bien identifié ne fixent un axe. On a vraiment l'impression de partir pour nulle part, de gigantesque moutonnement en gigantesque moutonnement. Une espèce de brume sèche, qui efface les reliefs, augmente cette impression de nulle part, d'autant plus au milieu de ce foisonnement de montagnes. Certaines sont de véritables dents qui nous dominent sans doute de plusieurs milliers de mètres, mais c'est très difficile à évaluer. Des côtes, qui comme les jours précédents, ne semblent jamais finir, alors qu'à chaque virage on a l'impression d'arriver à un col. Nous comprenons que notre objectif du jour s'éloigne. À la petite ville de San Don Bosco vers treize heures trente nous décidons de nous arrêter. En effet, les 45 kilomètres restant dans la chaleur et la poussière, nous n'avons aucune chance de les parcourir avant la nuit. Cette ville est accueillante, une belle église peinte avec un Jésus sortant d'un volcan est du meilleur effet. Nous déjeunons dans un restaurant agréable pour un prix dérisoire, huit dollars à trois avec une nourriture de qualité et très saine, poissons d'Amazonie, genre de grosses perches soleil, et puis profusion de jus de fruits. Depuis que nous sommes en Équateur, cela fait plus de trois semaines, nous nous en gavons. Mon préféré est le jus de tomates des arbres, fruit sucré et très doux, donnant un liquide consistant et très rafraîchissant. Nous trouvons des chambres pour la nuit, desquelles nous pouvons admirer une forêt de pics colonisés par la jungle.
J 24 dimanche 12 septembre
San Don Bosco à Gualaquiza 54,5 km en 8h45
Lever à 5h30, nous avons droit à un petit-déjeuner consistant, confectionné par une Mama dont l'espagnol est difficile à comprendre. J'effectue un dernier tour devant l'église de cette petite ville à l'atmosphère tranquille, dominée par cette énorme montagne en forme de pain de sucre. J'ai été étonné hier en pénétrant dans l'église de constater qu'un office était en cours, mais je n'ai pas vu le prêtre. J'ai eu l'impression que le rite se déroulait au rythme d'une bande enregistrée. Cependant les fidèles reprenaient en chœur les cantiques.
Départ à 6h45, immédiatement le ton est donné, un chemin caillouteux raide et instable part au beau milieu des montagnes. Après 8 kilomètres de montée sans interruption qui nous demande presque deux heures, un panneau indique Gualaquiza à 51 kilomètres. Cela me donne un coup sérieux au moral. Va-t-on y arriver aujourd'hui? Enfin un premier col est atteint après plus de dix kilomètres et six cents mètres de dénivelé. Durant toute cette côte nous avons gardé sur notre droite cet énorme pain de sucre, ce qui donne la dimension de ce qui nous entoure.
Cependant, un point positif, il y a très peu de trafic. Il faut reconnaître que la correspondance entre ces deux villes n'est pas facile. Après une descente entrecoupée de quelques montées, nous arrivons à une rivière qui marque un point bas. Le compteur affiche 26 kilomètres. Nous repartons dans une montée de quatorze kilomètres, qui semble ne plus finir avec une fois de plus six cents mètres de dénivelé. Les quelques véhicules rencontrés, souvent des pick-up Chevrolet nous gratifient de petits coups de klaxon d'encouragement. Des fous de notre genre il ne doit pas en passer beaucoup. Cependant, une dame nous a dit à San Don Bosco que trois Français à vélo nous précédaient de deux jours. Nous aurons peut-être l'occasion de les rencontrer? Mais peut-être avons-nous mal compris et étaient-ils en voiture.
Mais si nous n'avons pas vu grand monde, à plusieurs reprises il nous a fallu gérer les chiens qui nous entendant, se ruaient à nos trousses. La technique de Jean, consistant à laisser le chien aboyant s'approcher et de lui envoyer une giclée d'eau avec son bidon, est radicale. L'animal tout surpris de ce qui lui tombe sur la tête abandonne toute velléité de poursuite. On voit qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. On se ferait poursuivre rien que pour voir la tête des chiens recevant leur giclée. Mais cependant, il faut rester vigilant, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise réaction et la morsure dans ces pays peut être problématique malgré notre vaccination antirabique. Donc la technique la plus sûre est de s'arrêter et de les menacer, voire plus, avec des cailloux avant qu'ils ne soient trop proches, car ils arrivent fréquemment à plusieurs.
Au kilomètres quarante, une immense descente de quinze kilomètres nous conduit à Qualaquiza. Sur ce versant de grands travaux préparatoires à l'asphaltage sont en cours. La pente est accentuée, et les doigts crispés sur les freins font mal. La vitesse est à peine supérieure à celle de la montée. Le dosage du freinage est primordial. Ne pas accélérer au-delà d'une vitesse qui rend la monture instable, sans pour autant serrer trop fort, car la roue avant dérape sans prévenir et la chute devient inévitable avec l'inertie du poids des bagages.
Vers les quinze heures, nous touchons enfin notre but, encore une petite ville blottie au creux des montages et de la forêt équatoriale. La journée aura été difficile, du fait de la chaleur, de l'instabilité du chemin et de la moyenne horaire très faible. Par moments, on ne peut s'empêcher de faire le lien entre cette allure d'escargot et le fait de vouloir traverser l'Amérique du sud, et là le moral en prend un petit coup. Mais c'est sans doute un défaut de notre mode de pensée occidental, qui veut absolument tout rationaliser et tout mettre en équation. Nous avons prévu dans les parties les moins intéressantes de notre périple de nous avancer en bus, car je ne dois pas perdre de vue la date que j'ai donnée, le dix décembre à Santiago.
J 25 lundi 13 septembre Gualaquiza à Yantzaza 80 km
Après une nuit réparatrice je me réveille vers les cinq heures du matin. Incroyable le nombre d'animaux que l'on entend, alors que l'on se trouve en pleine ville. Les chiens ne sont pas les derniers, mais les poules elles sont les premières. On a vraiment l'impression chaque matin de dormir au milieu d'une basse-cour, alors que l'on ne voit pas un seul gallinacé.
Vers les sept heures trente, les humains commencent à sortir. Des quantités d'élèves entre cinq et quinze ans se rendent à l'école ou au collège. Tous sont en uniforme, chemise bleu clair et pantalon ou jupe bleu marine. Tous arborent, même les plus petits, une belle cravate sombre. Dans ce pays une discipline bien acceptée règne.
Alain découvre que son pneu est crevé, sans doute conséquence du chemin mal pavé d'hier. Nous démarrons à huit heures trente. Nous avons appris qu'il ne fallait pas tirer de plan sur la comète en matière d'horaire et de difficulté de parcours, la topographie du pays impose sa loi. Mais tout commence très bien, une excellente route, pas trop de côtes, le vent inverse pas trop fort. Nous forçons avec plaisir sur les pédales dans un décor agréable et une quasi-absence de circulation. Cette sensation qui me pousse à partir à vélo je la ressens bien ce matin. À tour de rôle, chacun ouvre la voie à bonne allure et les deux autres se glissent derrière avec un effort moindre. Tout au long de la route, des chevaux et des vaches sont à l'attache. Nous croisons deux chevaux qui se sont libérés de leur entrave, pourvu qu’il ne leur arrive rien. Nous passons souvent devant des maisons isolées très simples, mais magnifiquement entourées de jardins multicolores. Malheureusement, je suis bien incapable de donner un nom à ces différentes plantes, hormis les youkas, les bananiers et des espèces de grands palmiers. Nous faisons une petite halte pour prendre un chocolat dans un village. Tous ces villages sont à maisons à un niveau et tous possèdent une église multicolore qui règne sur le lieu.
Un jeune élève en tenue reste sur le passage clouté en nous voyant arriver. Manifestement il est très intrigué. Nous nous arrêtons pour lui dire bonjour. D'une voix timide, il me demande comment je m'appelle, ainsi que le nom de mes compagnons. Puis il me demande où je vis. Je lui réponds en France. Il ouvre de grands yeux, marquant son incompréhension. Je lui parle de l'Europe de l'autre côté de la mer après la forêt loin à l'est. Son ébahissement reste le même. Mais à la réflexion, je ne sais pas si l'Amérique du Sud évoquerait quelque chose chez un jeune Français de cinq ans!
Vers les treize heures, un arrêt de bus en plein campagne nous procure l'ombre indispensable à notre pique-nique frugal. Il nous reste 26 kilomètres, que nous allons franchir en nous relayant à vive allure, malgré la chaleur. J'adore ces étapes abattues à grande vitesse, un peu à la manière d'une course. Le corps répond bien malgré l'effort qu'on lui demande, on a l'impression d'avoir dix-huit ans!
Il est quatorze heures et, déjà, nous sommes au terme de notre étape, une fois de plus dans une petite ville à l'aspect très tranquille. Les hôtels fourmillent, alors qu'il n'y a pas trace de tourisme. Nous n'avons que l'embarras du choix.
J 26 mardi 14 septembre Yantzaza à Loja 104 km
L'étape de ce jour se promet d'être belle longue et ardue. On s'attend donc à quelques heures intenses. Nos espoirs seront nettement dépassés. En effet, le parcours de la journée se découpe en deux parties différentes. La première, 43 kilomètres, légèrement vallonnée en remontant le cours d'une rivière. La seconde devrait présenter plus de montée car nous passerons de 950 mètres à 2100 mètres d'altitude en un plus de 60 kilomètres. Mais notre carte étant au 1/700 000, ces indications restent assez imprécises quant au relief réel. Ce que nous allons découvrir!
À la sortie de Yantzaza je prends la photo de la représentation qui trône au milieu du rond-point, qui symbolise l'harmonisation des peuples locaux et de la colonisation. D'ailleurs un peu plus loin je prendrai une autre statue toujours au milieu d'un rond-point qui symbolise le chercheur d'or. En effet nous sommes dans une région aurifère.
Comme prévu la première partie est parcourue à vive allure sur une route peu passante, entourée de végétation tropicale. Seuls les chiens qui nous coursent régulièrement nous donnent parfois quelques émotions. Jean dans un village se fait prendre à partie par un roquet devant deux femmes. Il dégaine son bidon et lui envoie une giclée en pleine figure, ce qui le bloque net. Les deux femmes éclatent de rire et le chien s'enfuit tout honteux. Pour ma part je vais affiner ma technique. La petite poche droite de ma sacoche de guidon me sert de réserve de cailloux et si les cris ne suffisent pas je me mets à canarder. Je commence par des petits, et si le claquement au sol ne suffit pas je sors la grosse artillerie et je vise la tête. J'ai du au cours de cette journée m'arrêter à plusieurs reprises pour faire le plein de munitions. Mais c'est surtout dans la seconde partie que nous serons harcelés.
Arrivés à la ville intermédiaire de Zamora, nous nous arrêtons un peu avant la ville intrigués par un avion de combat sur un pylône. Il rappelle le sacrifice des pilotes équatoriens morts au combat durant la guerre de 1981 contre le Pérou, dont je ne connais pas la raison.
Nous buvons un chocolat à Zamora, il n'est que 9h30. Ma roue arrière semble un peu voilée, Alain découvre que j'ai un rayon cassé. Il est expert en mécanique de vélo et en vingt minutes ma monture est réparée. Entre le petit arrêt casse-croûte et la réparation une heure s'est envolée. Mais pour la soixantaine de kilomètres restant, nous pensons avoir tout notre temps. Nous repartons à 10h30, la montée est raide, la pluie commence. La vallée dans laquelle nous nous enfonçons disparaît dans le brouillard. La route est large et le trafic relativement dense. La chaussée est bétonnée, ce travail est en cours, entreprise gigantesque. Après une quinzaine de kilomètres nous sommes arrêtés, car la circulation est alternée à cause des travaux. Je constate qu'il me manque une vis au porte-bagages. Heureusement celle de mon bidon fera l'affaire. L'arrêt se prolonge. Le chauffeur du bus qui attend à côté de nous vient proposer ses services pour réparer. Mais ce n'est pas nécessaire. La discussion s'engage et il nous demande nos âges et est tout étonné. Alain sort son appareil photo est lui montre la photo de son petit-fils.
Nous repartons, la côte n'en finit plus, sur ce grand pan de montagne on se demande toujours où la route va passer. Une fois atteinte l'altitude de 2100 mètres, nous commençons à nous poser des questions. En effet rien n'indique un répit dans la côte. Le temps devient exécrable, pluie forte et brouillard. À ce rythme nous allons nous retrouver de nuit en route. Ça monte, ça monte! Nous passons allégrement les 2500 mètres puis nous arrivons enfin au sommet avec moins de cinquante mètres de visibilité. Il est 17h30 et sous ces latitudes dans moins d'une heure la nuit sera totale. L'altimètre dépasse les 2850 mètres, ce qui veut dire que depuis notre arrêt à Zamora, en tenant compte des trois petites descentes, nous avons fait plus de 2000 mètres de dénivelé avec une montée presque continue sur 46 kilomètres. Les derniers cinq kilomètres dans un brouillard épais et une pluie battante, nous ont presque fait croire que jamais cela ne finirait, d'autant plus que nous ne connaissions pas l'altitude du col. En effet depuis notre départ de Quito, nous sommes passés plusieurs fois à plus de trois mille mètres à vélo, et je commençais à sérieusement m’interroger sur l’altitude de ce dernier. Enfin la descente, je suis transi, j’attends Jean et Alain qui un peu avant se sont habillés. Tels deux spectres je les vois surgir du brouillard à cinquante mètres. Mais plus inquiétant, je distingue une voiture qui fait un écart au dernier moment pour ne pas les écraser. Je les préviens quil est indispensable de s’éclairer. Ce qui nécessite de fouiller dans les sacoches à la recherche des phares amovibles.
J’ai trop froid et ne les attends pas. Je me précipite. Quelques centaines de mètres plus bas nous sommes sous la couche nuageuse et tout en bas la ville de Loja apparaît. Je suis complètement congelé et pourtant j’appuie à fond sur les pédales. Pourvu qu’un chien ne vienne pas à l’attaque car je me sens démuni de tous réflexes. Nous atteignons la cité juste à la tombée de la nuit. Cette journée nous nous en souviendrons longtemps.
J27 mercredi 15 septembre Loja à Vilcabamba 48 km
Ce matin le temps n'est pas terrible, il pleut sans discontinuer. Nous allons déjeuner dans un petit bistrot qui nous sert comme à l'accoutumée d'excellents jus de fruits. Malgré la pluie intense nous partons. Par intermittence ça se calme. Après vingt kilomètres, nous croisons deux cyclos, un Canadien et un Suisse qui sont en route depuis 9 mois. Ils ont démarré en terre de feu. Sur le bord de la route, ils nous donnent des renseignements précieux pour la suite, à tel point que nous modifions notre projet initial. Ils ont un look d'enfer. Manifestement leur voyage à travers les Andes leur a donné un visage rayonnant, comme s'ils étaient touchés par la grâce. Nous déjeunons à Malacatos après une bonne rincée où une fois de plus j'ai eu bien froid. Mais dès que le soleil apparaît la chaleur remonte en flêche. Un dernier coup de collier est nous arrivons à la charmante petite ville de Vilcabamba réputée pour ses centenaires. Nous descendons dans un hôtel superbe, même s'il est un peu plus cher que d'habitude de 11 à 15 dollars la chambre, tout de même pas la ruine.
J28 jeudi 16 septembre Vilcabamba à Yangana 22km
Après une bonne nuit dans une chambre superbe, je pars me promener matinalement dans la ville. Dès six heures trente, nombreux sont les élèves en uniforme, qui convergent vers leur établissement scolaire. Durant plus d'une demi-heure, ils apparaissent de toutes parts. Tous les matins depuis bientôt deux semaines nous pouvons assister à ce même spectacle, des enfants entre 6 et 15 ans, bien propres, se rendant à l'école ou au collège.
Huit heures, petit-déjeuner dans la splendide cour de notre hôtel, nous prenons notre temps et y passons une heure. Ce matin, nous ne nous sentons pas pressés. Jean part alimenter sa page de blog. Alain finit de mettre au point ses derniers récits, et nous allons actualiser sa page. Essayer de tenir une rubrique sur internet relève d'une forme d'esclavage. En effet, le voyage à vélo, avec le programme que nous nous sommes fixés, ne nous permet pas de nous éterniser dans les lieux où nous passons la nuit. En plus, le fait de devoir écrire, puis chercher un point internet pour alimenter nos récits en textes et photos, nous impose de courir bien souvent. Paradoxe du voyage dans la lenteur qu'évoque le voyage à vélo. Jean a un gros déboire, sa page personnelle fait des siennes, ses écrits et ses photos disparaissent sans qu'il en identifie la raison. Espérons que la cause sera trouvée. Cependant, je constate que s’astreindre à une petite écriture, si possible journalière, est très bénéfique pour la famille restée en France.
À l'hôtel nous discutons longuement avec la tenancière provisoire de l'établissement qui habite dans la Drôme, pas très loin de la magnifique montagne des Trois Becs, plus communément appelée la Pelle par les grimpeurs.
À midi nous nous mettons en route pour une étape de courte durée. Immédiatement ça monte sérieusement. Une fois de plus le temps est instable, et nous sommes soumis à quelques ondées. Pourvu que la période des pluies ne soit pas en avance cette année. Après seulement onze kilomètres arrêt pique-nique. Jean constate que ses patins de freins sont très usés, séance de changement. Hier soir Alain avait déjà procédé à cette opération sur sa monture. Le terrain que nous pratiquons est particulièrement éprouvant pour les vélos. Depuis trois jours nous n'arrêtons pas d'intervenir pour réparer soit un rayon, un porte-bagages, une chambre à air ou des patins de freins. Bien que nous ayons franchi le cap des mille kilomètres, nous n'en sommes qu'au début de notre périple. Dans quel état sera le matériel dans deux mois?
Vers seize heures nous arrivons dans le village de Yangana, où nous trouvons à nous loger chez une femme qui nous loue une chambre pour trois au prix dérisoire de 12 dollars. Certes le confort est minimum, mais le lit est de bonne qualité et les draps sont propres.
Aujourd'hui cette courte étape nous a conduits à travers un relief accidenté qui ressemble à certaines vallées reculées de la Lozère, aux couleurs sombres et aux pentes pelées et raides. Nous avons identifié sur le bord de la route de nombreux épineux aux dards acérés, qui en cas de piqure causent un réel handicap pour plusieurs jours voire quelques semaines. Donc attention, la jeune Française avec laquelle nous avons dîné hier est incapable de marcher depuis douze jours suite à une piqure de cet épineux dans le genou. Elle nous a expliqué que cette épine développerait un champignon dans le corps, qui entraînerait une forme de paralysie longue à se résorber.
J29 vendredi 17 septembre Yangana Palanda 61 km
Eh oui! Mon anniversaire c'est aujourd'hui et non comme l'a écrit Alain le 15, 57 ans, aïe, aïe, aïe!
Lever matinal, car nous nous attendons à une étape carabinée. La nuit a été très bonne, malgré l'espace réduit et l'aspect spartiate des lieux. Depuis que nous sommes dans ce pays nous constatons avec beaucoup de satisfaction l'accueil excellent dans des infrastructures à la propreté impeccable et à des prix modiques. Nous payons 4 dollars chacun pour une literie très propre, pour cette nuit.
Petit déjeuner à six heures trente. Nous retournons dans le petit restaurant où nous avons mangé hier soir. De nombreux travailleurs employés à la modernisation de la route que nous allons prendre sont en train de sérieusement casser la croûte avec d'énormes assiettes du sempiternel «pollo arroz» ou en français poulet au riz. Nous engageons la conversation et ils nous expliquent les conditions de travail dans le pays. Dans la réfection des routes ils travaillent dix voire douze heures par jour, dimanche inclus, si nous avons bien compris ce qu'ils nous disaient. Ce qui n'était pas facile, car ils parlent vite, notre maîtrise de la langue n'est pas fabuleuse, et la noria des camions a commencé et ils nous frisent les moustaches au point que l'on ne s'entend plus parler.
Sept heures trente, nous démarrons. La côte est immédiatement supérieure à dix pour cent. L'un des ouvriers nous a prédit que nous devrions pousser les vélos dans les passages raides de la piste. L’étape de ce jour se fera exclusivement sur route en terre. La première partie tout le long de la zone des travaux sera très désagréable, dans la poussière des gros camions qui montent du remblai afin de stabiliser les fondements de la chaussée. Les travaux en cours sont de grande ampleur. Creusement puis remplissage avec des gros galets afin de favoriser le drainage, puis préparation en vue du bétonnage. Les ouvriers nous ont expliqué qu'une route bétonnée avait une durée de vie de quarante à cinquante ans, contre cinq à dix ans pour une chaussée goudronnée.
Une fois passée cette portion en travaux, nous retrouvons une piste déserte ou presque qui monte vers les nuages. Le site est austère, une succession de montagnes couvertes de végétation qui semblent s'étendre à l'infini. Le temps est bien en harmonie avec la sauvagerie du lieu, des nuages menaçants masquent les sommets, un vent froid s'oppose à notre progression. Cependant nous avançons sans trop de difficultés, bien que nous mettions cinq heures trente pour parcourir les trente kilomètres de montée. L'altitude maximum atteinte est de deux mille sept cent cinquante mètres.
Durant ces longues montées à vitesse d'escargot, souvent en limite d'adhérence du pneu arrière sur la terre, voire la poussière, j'ai l'impression de grignoter l'Amérique du Sud centimètre par centimètre. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir et ne pas essayer de se représenter la carte du continent!
Un peu avant l'immense descente qui va nous conduire à Palanda, alors que nous sommes arrêtés au niveau d'un ruisseau à franchir, un véhicule type jeep s'arrête et le chauffeur engage la conversation. Il s'agit d'un jeune Australien de Melbourne, qui est parti d'Alaska, il y six mois, et qui compte aussi rejoindre la Terre de Feu. Il a dessiné sur son capot la carte des Amériques et au fur et à mesure de sa progression il matérialise son itinéraire par un trait de couleur jaune.
Une descente de trente kilomètres va nous conduire à notre point de chute de ce jour. Dès que nous basculons en versant sud, la végétation change complètement et redevient tropicale. De magnifiques arbres couverts de fleurs d'un mauve profond, rehaussé par le soleil qui fait des apparitions moins timides donnent à l'espace qui nous environne un aspect riant. Jean crève par pincement de la chambre à air sur un caillou. Nous effectuons un arrêt repas vers les quinze heures à Valladolid, où nous mangeons nos sandwichs assis sur une pierre dans une chaleur retrouvée. Il est étonnant de constater à quelle vitesse la température change dans ces contrées. On ne sait jamais comment se vêtir, un coup très frais avec un air glacial, voire avec une ondée puis dix minutes plus tard un soleil franc et massif qui nous fait suffoquer. Mais dans tous les cas de figure, une humidité ambiante importante qui empêche les habits de sécher.
Un peu avant cinq heures nous arrivons dans la petite ville de Palanda, accrochée au flanc de la montagne. Elle est très animée et le contraste avec les contrées que nous venons de traverser sur soixante kilomètres est saisissant.
Ce fut une étape magnifique, que l'on nous avait prédit très difficile. Nous l'avons trouvée moins éprouvante que certaines effectuées précédemment. Cela est sans doute de bon augure pour ce qui nous attend au Pérou, que nous espérons atteindre après-demain.
Pour le moment nous allons profiter de notre soirée dans cette charmante petite cité. Notre logement dans un hôtel bien sympathique à cinq dollars la chambre individuelle nous ravit une fois de plus par sa propreté et sa gaité.
J30 samedi 18 septembre Palanda à Zumba 50 km de piste
Une fois de plus nous passons la nuit dans une petite ville tranquille, bien que quelques gamins aient fait la foire durant la nuit. Après un petit déjeuner «continental», c'est-à-dire lait, café, pain, fromage et œufs et un excellent jus de fruit nous nous mettons en route. Le temps n'est pas terrible. La pluie se met de la partie, ce qui transforme la piste en un cloaque boueux. Nos vélos souffrent. Puis le temps s'améliore temporairement. Nous allons passer trois côtes dont la première et la dernière seront terribles. Dans les portions planes, nous sommes à flanc de montagne, et loin en-dessous coule une rivière. On a l'impression de circuler sur une route suspendue entre terre et ciel. Quelques mésaventures vont ponctuer la journée, l'un de nous se fait mordre par un jeune chien, dont il ne s'est pas méfié. Ensuite une crevaison nous immobilisera quelque temps. Au cours de la dernière montée de neuf kilomètres, une pluie soutenue va nous doucher copieusement. Enfin nous touchons au but. À l’entrée de la ville, un check-point militaire, il nous faut montrer nos passeports. Puis nous rentrons sans transition dans la ville. Ces petites villes sud-américaines perdues au milieu de la forêt ont un charme fou. Sans que les gens ne soient très démonstratifs à notre présence, nous ressentons une atmosphère bienveillante. Après avoir visité un premier hôtel aux chambres carcérales, nous en trouvons un, qui oh grand luxe ! propose des douches avec eau chaude, ce qui est rare dans ce pays. En effet, le manque d'eau chaude, constitue le seul point faible de l'hôtellerie. Nous passons notre dernière nuit en Équateur, la frontière n'est qu'à quinze kilomètres. Avec Alain nous partons déambuler le long de la rue principale toute en pente. De nombreux commerces sont ouverts, nous nous gavons de glace, bien que ce ne soit pas conseillé, à cause des ruptures possibles de la chaîne du froid.
J31 dimanche 19 septembre Zumba à Namballe 35km de piste
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire Nos passeports sont contrôlés, puis le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire, il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Nous repartons par une crête qui semble monter dans le ciel. Que c'est raide. Un tout dernier petit hameau avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou : finie pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls, aucun autre passage. Une barrière barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous. Ce que nous faisons, puis nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe, guitare à la main, qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là, un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. En quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer.
Voilà, notre voyage à travers l’Equateur prend fin et une autre aventure nous attend, la traversée des Andes péruviennes jusqu’au lac Titicaca.
Voyage de six mois en Amérique Centrale: votre suggestion? English translation pending
Bonjour a toute la communaute!
Je suis a planifier un voyage de 6 mois en famille en motorise classe "B" un petit camper de 20 pieds.
Nous serons avec nos deux enfants de 9 et 11 ans.
Nous aimons: le trek, le kayak et tout ce qui est des beautes de la nature.
Nous ne sommes pas interesse au Resort et nous sommes tres nomades.
Alors depart en Fevrier de Montreal et retour debut Aout.
J'ai déjà mis le Mexique, Belize et Guatemala a l'itineraire.
En sens anti-horaire alors par l'est du Mexique, Yucatan, Belize, Guate au Nord (Peten et regions)
Mais la j'ai le gout de pousser plus au Sud: Honduras, Salvador et Costa Rica.
Je nous donne 3 mois pour descendre et 3 mois pour remonter la Cote du Pacifique jusqu'au nord du Mexique via Baja California.
Je pense que c'est possible alors voyageurs experimentes je vous ecoutes!
Sebastien.
Voyage dans l'Ouest américain: combien de temps pour chaque parc? English translation pending
nous sommes en train de préparer notre voyage dans l'ouest américain en nous aidant des circuits proposés par les différents tour operators et souvent on voit en une journée beaucoup de km d'une étape à une autre et une visite de parc en partant le matin ou en arrivant dans l'après-midi !!!
on se demandait donc combien de temps était nécessaire selon vous pour visiter les parcs suivants pour ceux que vous connaissez :
Joshua Tree
Grand Canyon
Canyon de Chelly
Antelope Canyon
Monument Valley
Arches
Canyonlands
Lake Powell
Capitol Reef
Mesa Verde
Bryce Canyon
Vallée du Feu
Zion
Death Valley
Mammoth Lakes
Yosemite
Sequoïa
merci à vous !
merci à vous !
Autotour de trois semaines dans l'Ouest américain pour juin 2010 English translation pending
Bonjour à tous !
Ma requête va ressembler à beaucoup d'autres mais comme chaque cas est différent je ne trouve pas exactement ce que je cherche... A savoir, mon projet est le suivant, et à force de lire vos réponses j'espère que je n'oublirais aucune information importante pour que vous puissiez m'aider !
Je cherche un circuit en autotour pour 3 semaines aux USA, a priori plutôt à l'ouest (pour la nature) pour juin de cette année. En effet, ce que je recherche avant tout, c'est un voyage nature. En clair, je veux faire un circuit avec le maximum de parcs naturels et de beux paysages, quitte à passer un peu vite sur les villes ! A priori on ne sera que deux. Budget : 5000€ tout compris pour nous deux (mais quand je dis tout compris, ça veut dire l'essence, la bouffe, les excursions, TOUT quoi !) Le problème c'est que je n'ai pas l'âme d'une grande organisatrice de voyage... Donc j'avoue que je suis assez "tentée" par la facilité des autotours clé en mains. J'avais bien envisagé l'espace d'un instant de partir "à l'arrache" en chopant des motels sur la route, mais je sens que ça me stresserait ! J'en ai repéré un sur ce site (j'en ai éliminé d'autres qui me paraissaient un peu "douteux") : http://www.comptoir.fr/...?type=F&code=300
Si ça peut vous simplifier la vie je vous mets l'itinéraire (modifiable si besoin est) : - Jour 1 - France - San Francisco Envol à destination de San Francisco. Espérons que vous aurez une vision du Golden Gate Bridge de votre hublot d’avion, en avant goût des sensations que devrait vous procurer la ville où vous séjournez 3 nuits. - Jours 2 et 3 - San Francisco Les quartiers de Union Square, Nob Hill ou Chinatown se visitent à pied alors que quelques parcours pittoresques, classés monuments historiques, sont amusants à parcourir en cable car. Si vous voulez faire un tour en bateau dans la baie, avec visite de la prison d’Alcatraz, les départs se font de Fisherman’s Wharf. C’est aussi de là que vous pouvez partir pour une grande balade à vélo vers Sausalito par le Golden Gate avec retour en ferry : deux excursions qu’il vous est possible de réserver avant le départ. En ce moment, le musée d’Art Asiatique a un succès fou, tout comme le spectacle du Teatro Zinzanni, un mélange de cabaret et de Cirque du Soleil. - Jour 4 - San Francisco - Yosemite (320 km) Après avoir récupéré votre véhicule en centre ville, vous quittez San Francisco pour vous diriger vers l’est et le parc de Yosemite. Après votre arrivée à l’entrée ouest du parc, faites un tour dans la forêt de séquoias géants de Mariposa Grove, encore une image emblématique de l’ouest américain. - Jour 5 - Yosemite - Mammoth Lakes (250 km) Traversée du parc national de Yosemite d’Ouest en Est. Ce parc alpin offre 3000 km2 de forêts sauvages, pics vertigineux, lacs d’altitude et doit sa célébrité à ses séquoias géants, ses monolithes de granit (El Capitan) et ses chutes gigantesques. - Jour 6 - Mammoth Lakes – Death Valley (350 km) Route pittoresque le long de la Sierra Nevada jusqu’au célèbre désert de Californie, à 86 m au dessous du niveau de la mer, dont les hauts lieux sont : Dante´s View, Zabriskie Point, Artist Drive et Scotty´s Castle. - Jour 7 - Death Valley – Las Vegas (250 km) Route désertique ponctuée de cactus jusqu’à la ville qui ne dort jamais : attendez-vous à un choc, vous êtes au milieu de nulle part !. - Jour 8 - Las Vegas La visite des hôtels-casinos fait partie maintenant des incontournables de Las Vegas : vous passez de New York à Paris, à Venise ! Tout y est avec quelques animations en plus. En soirée, ne manquez pas d’aller voir un des grands spectacles qui sont donnés en permanence en ville. Nous recommandons ‘Ka’ et ‘Le Rêve’ du Cirque du Soleil, actuellement à l’affiche. Jour - 9 - Las Vegas Las Vegas - Zion National Park (350 km) Passez votre journée dans le parc national de Zion, et son canyon creusé par la Virgin River. Rien de plus beau que ses falaises rougies par l’oxyde de fer contenu dans la roche. - Jour 10 - Zion - Bryce Canyon (50 km) La route entre Zion et Bryce Canyon est de toute beauté. Et Bryce est décidément un de nos parcs naturels préférés : ses aiguilles de calcaire roses et orangées que l´érosion continue à travailler sont des splendeurs de délicatesse. Une randonnée à pied dans le parc vous permet d’apprécier les perspectives, les détails et les changements de couleurs de la roche selon les heures de la journée. Un régal. - Jour 11 - Bryce Canyon – Lake Powell (260 km) Route de désert jusqu’à Kanab, une ville du cinéma. Page marque la porte d’entrée du Lake Powell. En y arrivant, faites un détour par Antelop Canyon, pour ses couleurs toujours splendides et pour ses drapés savamment mis en lumière par les rayons verticaux du soleil ! - Jour 12 - Lake Powell Ce lac artificiel dans un canyon naturel se doit d´être exploré à bord d´un bateau. On y découvre, en toute quiétude, de nombreuses criques et baies et l´on prend le temps d´apprécier les changements de couleurs qui s´opèrent sur les parois même du canyon, selon l´heure du jour, le temps et la lumière. - Jour 13 - Lake Powell - Monument Valley (180 km) En route vers Monument Valley immortalisée par John Ford. Nous vous conseillons d’atteindre la vallée en début d’après-midi pour prendre le temps de la visiter en 4x4 et en compagnie d’indiens navajos qui vous en montreront la splendeur et les recoins cachés (excursion proposée par nos soins, en option). - Jour 14 - Monument Valley - Grand Canyon (290 km) Vous rejoignez le Grand Canyon, gigantesque faille de 320 km au milieu de laquelle serpente le Colorado et dont on visite essentiellement la rive sud. Pour appréhender l´ensemble du canyon, un survol en hélicoptère est idéal. Seule la rive ouest permet une dépose à l´intérieur du Canyon - Jour 15 - Grand Canyon - Kingman ou Laughlin ou Lake Havasu (environ 320 Parcours désertique avec possibilité d’emprunter un ‘petit bout’ de la mythique route 66. Etape à Kingman, à l’ambiance western, “in the middle of nowhere”! Selon les disponibilités votre étape pourra être proposée à Laughlin ou Lake Havasu, des villes-casinos au milieu du désert. Vous serez prévenus, on ne trouve ça que là-bas ! Incongru, populaire en diable, voilà une autre facette de l’ouest américain mais ça n’est que pour une étape d’une nuit !
- Jour 16 - Kingman ou Laughlin - Los Angeles (480 km) Passez par Joshua Tree National Park et ses arbres géants de la famille des Yuccas. Après Palm Springs et les champs d’éoliennes, vous rejoignez la capitale mondiale du cinéma. - Jours 17 et 18 - Los Angeles Visitez les grands classiques : Hollywood, Beverly Hills, les Studios Universals et Santa Monica Boulevard. Laissez-vous charmer par notre visite guidée en français pour la découverte de quelques subtilités moins connues (excursion proposée en option). - Jour 19 - Los Angeles - France Vol retour vers la France. Nuit à bord.
Jour 20 - Arrivée en France Arrivée dans la matinée.
Donc ma première question est : qu'est-ce que vous pensez de cet itinéraire, et de son prix (par rapport à ce qui est proposé), et la société si vous la connaissez ?
La deuxième solution a laquelle je pense maintenant, c'est de "pomper" l'itinéraire de quelqu'un d'autre (l'un de vous sans doute ?), pour ne pas passer par une agence donc moins cher, et que j'ai quand même un bon support (que je pourrais modifier -légèrement- si y'a des doutes qui me disent plus que d'autres).
Au final vous l'aurez compris, ce voyage est dans très peu de temps, donc ça laisse aussi très peu de temps pour l'organiser, donc je cherche la solution la plus simple...
Vos avis ?
Pour résumer : - voyage pour deux personnes - 3 semaines en juin (+ début juillet) - budget 2500€/personne TOUT compris (notamment je voudrais faire un tour en helico à grand canyon, et ballade en cheval je sais plus où ^^)
- pour faire le pluuuuus de nature possible (+ un petit peu de ville quand même pour dire d'humer l'ambiance quoi ^^), tout en pouvant prendre le temps de se poser un moment devant chaque paysage splendide (j'y retournerais sans doute plus tard, donc c'est pas grave si j'ai pas tout fait !)
Merci par avance pour votre aide précieuse !
PS : au cas où vous ne comprendriez pas pourquoi je ne veux pas tout simplement créer mon propre itinéraire, c'est tout simplement par manque de temps, mais surtout parce que je n'aime pas ça. Et pourquoi ? Parce que ça signifie faire des recherches approfondies sur ce qu'on veut visiter, et que dans un sens ça me gâche un peu mon plaisir. j'ai déjà un peu testé, et c'est tellement mieux quand on découvre directement ! Donc en clair je préfère vous faire confiance et être d'autant plus ébahie que je ne saurais pas forcément à quoi m'attendre précisément ^^
Ma requête va ressembler à beaucoup d'autres mais comme chaque cas est différent je ne trouve pas exactement ce que je cherche... A savoir, mon projet est le suivant, et à force de lire vos réponses j'espère que je n'oublirais aucune information importante pour que vous puissiez m'aider !
Je cherche un circuit en autotour pour 3 semaines aux USA, a priori plutôt à l'ouest (pour la nature) pour juin de cette année. En effet, ce que je recherche avant tout, c'est un voyage nature. En clair, je veux faire un circuit avec le maximum de parcs naturels et de beux paysages, quitte à passer un peu vite sur les villes ! A priori on ne sera que deux. Budget : 5000€ tout compris pour nous deux (mais quand je dis tout compris, ça veut dire l'essence, la bouffe, les excursions, TOUT quoi !) Le problème c'est que je n'ai pas l'âme d'une grande organisatrice de voyage... Donc j'avoue que je suis assez "tentée" par la facilité des autotours clé en mains. J'avais bien envisagé l'espace d'un instant de partir "à l'arrache" en chopant des motels sur la route, mais je sens que ça me stresserait ! J'en ai repéré un sur ce site (j'en ai éliminé d'autres qui me paraissaient un peu "douteux") : http://www.comptoir.fr/...?type=F&code=300
Si ça peut vous simplifier la vie je vous mets l'itinéraire (modifiable si besoin est) : - Jour 1 - France - San Francisco Envol à destination de San Francisco. Espérons que vous aurez une vision du Golden Gate Bridge de votre hublot d’avion, en avant goût des sensations que devrait vous procurer la ville où vous séjournez 3 nuits. - Jours 2 et 3 - San Francisco Les quartiers de Union Square, Nob Hill ou Chinatown se visitent à pied alors que quelques parcours pittoresques, classés monuments historiques, sont amusants à parcourir en cable car. Si vous voulez faire un tour en bateau dans la baie, avec visite de la prison d’Alcatraz, les départs se font de Fisherman’s Wharf. C’est aussi de là que vous pouvez partir pour une grande balade à vélo vers Sausalito par le Golden Gate avec retour en ferry : deux excursions qu’il vous est possible de réserver avant le départ. En ce moment, le musée d’Art Asiatique a un succès fou, tout comme le spectacle du Teatro Zinzanni, un mélange de cabaret et de Cirque du Soleil. - Jour 4 - San Francisco - Yosemite (320 km) Après avoir récupéré votre véhicule en centre ville, vous quittez San Francisco pour vous diriger vers l’est et le parc de Yosemite. Après votre arrivée à l’entrée ouest du parc, faites un tour dans la forêt de séquoias géants de Mariposa Grove, encore une image emblématique de l’ouest américain. - Jour 5 - Yosemite - Mammoth Lakes (250 km) Traversée du parc national de Yosemite d’Ouest en Est. Ce parc alpin offre 3000 km2 de forêts sauvages, pics vertigineux, lacs d’altitude et doit sa célébrité à ses séquoias géants, ses monolithes de granit (El Capitan) et ses chutes gigantesques. - Jour 6 - Mammoth Lakes – Death Valley (350 km) Route pittoresque le long de la Sierra Nevada jusqu’au célèbre désert de Californie, à 86 m au dessous du niveau de la mer, dont les hauts lieux sont : Dante´s View, Zabriskie Point, Artist Drive et Scotty´s Castle. - Jour 7 - Death Valley – Las Vegas (250 km) Route désertique ponctuée de cactus jusqu’à la ville qui ne dort jamais : attendez-vous à un choc, vous êtes au milieu de nulle part !. - Jour 8 - Las Vegas La visite des hôtels-casinos fait partie maintenant des incontournables de Las Vegas : vous passez de New York à Paris, à Venise ! Tout y est avec quelques animations en plus. En soirée, ne manquez pas d’aller voir un des grands spectacles qui sont donnés en permanence en ville. Nous recommandons ‘Ka’ et ‘Le Rêve’ du Cirque du Soleil, actuellement à l’affiche. Jour - 9 - Las Vegas Las Vegas - Zion National Park (350 km) Passez votre journée dans le parc national de Zion, et son canyon creusé par la Virgin River. Rien de plus beau que ses falaises rougies par l’oxyde de fer contenu dans la roche. - Jour 10 - Zion - Bryce Canyon (50 km) La route entre Zion et Bryce Canyon est de toute beauté. Et Bryce est décidément un de nos parcs naturels préférés : ses aiguilles de calcaire roses et orangées que l´érosion continue à travailler sont des splendeurs de délicatesse. Une randonnée à pied dans le parc vous permet d’apprécier les perspectives, les détails et les changements de couleurs de la roche selon les heures de la journée. Un régal. - Jour 11 - Bryce Canyon – Lake Powell (260 km) Route de désert jusqu’à Kanab, une ville du cinéma. Page marque la porte d’entrée du Lake Powell. En y arrivant, faites un détour par Antelop Canyon, pour ses couleurs toujours splendides et pour ses drapés savamment mis en lumière par les rayons verticaux du soleil ! - Jour 12 - Lake Powell Ce lac artificiel dans un canyon naturel se doit d´être exploré à bord d´un bateau. On y découvre, en toute quiétude, de nombreuses criques et baies et l´on prend le temps d´apprécier les changements de couleurs qui s´opèrent sur les parois même du canyon, selon l´heure du jour, le temps et la lumière. - Jour 13 - Lake Powell - Monument Valley (180 km) En route vers Monument Valley immortalisée par John Ford. Nous vous conseillons d’atteindre la vallée en début d’après-midi pour prendre le temps de la visiter en 4x4 et en compagnie d’indiens navajos qui vous en montreront la splendeur et les recoins cachés (excursion proposée par nos soins, en option). - Jour 14 - Monument Valley - Grand Canyon (290 km) Vous rejoignez le Grand Canyon, gigantesque faille de 320 km au milieu de laquelle serpente le Colorado et dont on visite essentiellement la rive sud. Pour appréhender l´ensemble du canyon, un survol en hélicoptère est idéal. Seule la rive ouest permet une dépose à l´intérieur du Canyon - Jour 15 - Grand Canyon - Kingman ou Laughlin ou Lake Havasu (environ 320 Parcours désertique avec possibilité d’emprunter un ‘petit bout’ de la mythique route 66. Etape à Kingman, à l’ambiance western, “in the middle of nowhere”! Selon les disponibilités votre étape pourra être proposée à Laughlin ou Lake Havasu, des villes-casinos au milieu du désert. Vous serez prévenus, on ne trouve ça que là-bas ! Incongru, populaire en diable, voilà une autre facette de l’ouest américain mais ça n’est que pour une étape d’une nuit !
- Jour 16 - Kingman ou Laughlin - Los Angeles (480 km) Passez par Joshua Tree National Park et ses arbres géants de la famille des Yuccas. Après Palm Springs et les champs d’éoliennes, vous rejoignez la capitale mondiale du cinéma. - Jours 17 et 18 - Los Angeles Visitez les grands classiques : Hollywood, Beverly Hills, les Studios Universals et Santa Monica Boulevard. Laissez-vous charmer par notre visite guidée en français pour la découverte de quelques subtilités moins connues (excursion proposée en option). - Jour 19 - Los Angeles - France Vol retour vers la France. Nuit à bord.
Jour 20 - Arrivée en France Arrivée dans la matinée.
Donc ma première question est : qu'est-ce que vous pensez de cet itinéraire, et de son prix (par rapport à ce qui est proposé), et la société si vous la connaissez ?
La deuxième solution a laquelle je pense maintenant, c'est de "pomper" l'itinéraire de quelqu'un d'autre (l'un de vous sans doute ?), pour ne pas passer par une agence donc moins cher, et que j'ai quand même un bon support (que je pourrais modifier -légèrement- si y'a des doutes qui me disent plus que d'autres).
Au final vous l'aurez compris, ce voyage est dans très peu de temps, donc ça laisse aussi très peu de temps pour l'organiser, donc je cherche la solution la plus simple...
Vos avis ?
Pour résumer : - voyage pour deux personnes - 3 semaines en juin (+ début juillet) - budget 2500€/personne TOUT compris (notamment je voudrais faire un tour en helico à grand canyon, et ballade en cheval je sais plus où ^^)
- pour faire le pluuuuus de nature possible (+ un petit peu de ville quand même pour dire d'humer l'ambiance quoi ^^), tout en pouvant prendre le temps de se poser un moment devant chaque paysage splendide (j'y retournerais sans doute plus tard, donc c'est pas grave si j'ai pas tout fait !)
Merci par avance pour votre aide précieuse !
PS : au cas où vous ne comprendriez pas pourquoi je ne veux pas tout simplement créer mon propre itinéraire, c'est tout simplement par manque de temps, mais surtout parce que je n'aime pas ça. Et pourquoi ? Parce que ça signifie faire des recherches approfondies sur ce qu'on veut visiter, et que dans un sens ça me gâche un peu mon plaisir. j'ai déjà un peu testé, et c'est tellement mieux quand on découvre directement ! Donc en clair je préfère vous faire confiance et être d'autant plus ébahie que je ne saurais pas forcément à quoi m'attendre précisément ^^
Voyage autour du monde en solo English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de partir faire un tour du monde pendant un an à partir de Janvier 2011, je souhaite partir seule et j'ai 26 ans (d'après mes expériences de voyages passés je pense rencontrer au hasard du temps des voyageurs...) . Je voudrais récolter vos idées, bonnes adresses et tout ce qui pourra m'aider à organiser au mieux mon voyage. Mon trajet est : - de janvier à mars ou avril : Laos, Vietnam, Thailande, Cambodge et Indonésie - de Avril à Juillet : australie et peut etre Nouvelle Zélande - de juillet à septembre : chili, costa rica, mexique - de septembre à décembre : etats unis cote ouest
Je souhaiterais récolter des infos sur les billets tour du monde, si il est dangereux de voyager seule dans ces pays et avoir une idée du temps où il faut rester dans chaque pays pour avoir le temps de voir et apprendre le plus.
Merci pour votre aide
Delph
J'envisage de partir faire un tour du monde pendant un an à partir de Janvier 2011, je souhaite partir seule et j'ai 26 ans (d'après mes expériences de voyages passés je pense rencontrer au hasard du temps des voyageurs...) . Je voudrais récolter vos idées, bonnes adresses et tout ce qui pourra m'aider à organiser au mieux mon voyage. Mon trajet est : - de janvier à mars ou avril : Laos, Vietnam, Thailande, Cambodge et Indonésie - de Avril à Juillet : australie et peut etre Nouvelle Zélande - de juillet à septembre : chili, costa rica, mexique - de septembre à décembre : etats unis cote ouest
Je souhaiterais récolter des infos sur les billets tour du monde, si il est dangereux de voyager seule dans ces pays et avoir une idée du temps où il faut rester dans chaque pays pour avoir le temps de voir et apprendre le plus.
Merci pour votre aide
Delph
Tour de cinquante-huit jours sur les États-Unis en 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte réaliser un voyage de presque 2 mois aux Etats-Unis ainsi qu’une partie du Canada de mi-avril à mi-juin et j’aurais besoin de quelques conseils de voyageurs expérimentés.
C’est mon premier post sur le forum mais cela fait plusieurs mois (voire années) que je lis les commentaires des différents voyageurs. N’ayant jamais réellement voyagé, je compte enfin sortir d’Europe pour découvrir un peu le monde. Pour cela, j’ai lu beaucoup de sujet sur voyageforum et d’autres sites pour en venir au projet suivant. Je pars avec 3 ami(e)s et nous seront probablement rejoins par 2 autres ami(e)s en cours de route (nous avons tous plus de 24ans). Voici notre itinéraire :
Jour 1 : Paris > Montréal > Sherbrooke (160 km - 2h) => la soeur de mon amie nous y héberge le temps de préparer au mieux notre aventure et pour le décalage horaire.
Jour 2 : Sherbrooke
Jour 3 : Sherbrooke > Boston (450 km - 5h)
Jour 4 : Boston => (Harvard, un match des Celtics ou Red Sox peut-être?)
Jour 5 : Boston > New York (400 km - 4h) => (Ballade Pont de Brooklyn, ONU, Chinatown, Little Italy…)
Jour 6 : New York => (Staten Island, Broadway, Empire State Building, 5th avenue, Time Square…)
Jour 7 : New York => (Central Park, un musée, shopping…)
Jour 8 : New York > Philadelphie (200 km - 2h)
Jour 9 : Philadelphie => ???
Jour 10 : Philadelphie > Washington (250 km - 3h)
Jour 11 : Washington => (Maison Blanche, Capitol, Lincoln Monument…)
Jour 12 : Washington > Charleston (900 km - 9h)
Jour 13 : Charleston > Orlando (700 km - 7h)
Jour 14 : Orlando => un des parcs Disney (sauf Magic Kingdom et Hollywood’s Studios) ?
Jour 15 : Orlando > Miami (300 km - 4h) => South Beach…
Jour 16 : Miami => Everglades
Jour 17 : Miami > Pensacola (1100 km - 11h)
Jour 18 : Pensacola > Nouvelle-Orléans (400 km - 4h) => French Quarter …
Jour 19 : Nouvelle-Orléans => une plantation ?
Jour 20 : Nouvelle-Orléans > Dallas (900 km - 9h)
Jour 21 : Dallas => Memorial JFK, ???
Jour 22 : Dallas > Albuquerque (1300 km - 13h)
Jour 23 : Albuquerque > Grand Canyon (700km - 8h)
Jour 24 : Grand Canyon
Jour 25 : Grand Canyon > Monument Valley (300 km - 5h)
Jour 26 : Monument Valley
Jour 27 : Monument Valley > Bryce Canyon (500 km - 8h)
Jour 28 : Bryce Canyon
Jour 29 : Bryce Canyon > Las Vegas (500 km - 5h)
Jour 30 : Las Vegas => (visite du strip, Mandalay Bay, Casinos…)
Jour 31 : Las Vegas => (Stratosphère, un spectacle (?), Casinos…)
Jour 32 : Las Vegas > Death Valley > Lone Pine (500 km - 8h)
Jour 33 : Lone Pine > Los Angeles (400 km - 5h)
Jour 34 : Los Angeles => (visite Hollywood, Santa Monica, un studio (?)…)
Jour 35 : Los Angeles => Universal Studio
Jour 36 : Los Angeles > Yosemite Valley (500 km - 6h)
Jour 37 : Yosemite NP
Jour 38 : Yosemite Valley > San Francisco (400 km - 5h)
Jour 39 : San Francisco => (visite des rues de SF, Cable Car, Pier 33…)
Jour 40 : San Francisco => (Alcatraz (?), Golden Gate)
Jour 41 : San Francisco > Eureka (500 km - 6h)
Jour 42 : Eureka > Redwood NP > Portland (700 km - 10h)
Jour 43 : Portland > Seattle (300 km - 3h)
Jour 44 : Seattle => (Space Needle…)
Jour 45 : Seattle > Missoula (800 km - 8h)
Jour 46 : Missoula > Yellowstone (500 km - 7h)
Jour 47 : Yellowstone
Jour 48 : Yellowstone > Greybull > Buffalo (500 km - 7h)
Jour 49 : Buffalo > Mont Rushmore (400 km - 4h)
Jour 50 : Mont Rushmore
Jour 51 : Mont Rushmore > Rochester (1000 km - 10h)
Jour 52 : Rochester > Chicago (600 km - 6h)
Jour 53 : Chicago => (Sears Tower, ???)
Jour 54 : Chicago > Détroit > Chutes du Niagara (900 km - 9h)
Jour 55 : Chutes du Niagara > Toronto (150 km - 2h)
Jour 56 : Toronto => (CN Tower, ???)
Jour 57 : Toronto > Montréal (600 km - 6h)
Jour 58 : Montréal > Paris
(Le kilométrage et le temps de parcours sont volontairement élargis pour ne pas être en retard sur l’itinéraire.)
Cela fait beaucoup de choses à lire je sais 🤪 mais j’aurais voulu savoir ce que la communauté pensait de cet itinéraire, s’il vous semble réalisable, judicieux…?
Je tiens à préciser que ce voyage aura pour but de voir un « extrait » des USA, c’est-à-dire que nous voulons nous concentrer sur l’essentiel afin de revenir dans quelques années pour faire une visite plus approfondies des coins que nous aurons le plus aimé.
Nous souhaitons également faire le voyage le plus économique possible (notamment au niveau de la location voiture, logement, nourriture…) et je sollicite donc un maximum de conseils pour que nous ne nous retrouvions pas les poches vides là-bas 😄.
Je me demandais si je ne pouvais pas gagner un jour au Grand Canyon, voire un autre au Mont Rushmore ?
Où trouver les campings, auberges de jeunesse, motel, hôtels bon marché sur ce trajet et lesquels sont à réserver absolument d’après vous ? Quels sont les meilleures méthodes pour visiter sachant qu’il faut mettre la voiture quelque part ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Je compte réaliser un voyage de presque 2 mois aux Etats-Unis ainsi qu’une partie du Canada de mi-avril à mi-juin et j’aurais besoin de quelques conseils de voyageurs expérimentés.
C’est mon premier post sur le forum mais cela fait plusieurs mois (voire années) que je lis les commentaires des différents voyageurs. N’ayant jamais réellement voyagé, je compte enfin sortir d’Europe pour découvrir un peu le monde. Pour cela, j’ai lu beaucoup de sujet sur voyageforum et d’autres sites pour en venir au projet suivant. Je pars avec 3 ami(e)s et nous seront probablement rejoins par 2 autres ami(e)s en cours de route (nous avons tous plus de 24ans). Voici notre itinéraire :
Jour 1 : Paris > Montréal > Sherbrooke (160 km - 2h) => la soeur de mon amie nous y héberge le temps de préparer au mieux notre aventure et pour le décalage horaire.
Jour 2 : Sherbrooke
Jour 3 : Sherbrooke > Boston (450 km - 5h)
Jour 4 : Boston => (Harvard, un match des Celtics ou Red Sox peut-être?)
Jour 5 : Boston > New York (400 km - 4h) => (Ballade Pont de Brooklyn, ONU, Chinatown, Little Italy…)
Jour 6 : New York => (Staten Island, Broadway, Empire State Building, 5th avenue, Time Square…)
Jour 7 : New York => (Central Park, un musée, shopping…)
Jour 8 : New York > Philadelphie (200 km - 2h)
Jour 9 : Philadelphie => ???
Jour 10 : Philadelphie > Washington (250 km - 3h)
Jour 11 : Washington => (Maison Blanche, Capitol, Lincoln Monument…)
Jour 12 : Washington > Charleston (900 km - 9h)
Jour 13 : Charleston > Orlando (700 km - 7h)
Jour 14 : Orlando => un des parcs Disney (sauf Magic Kingdom et Hollywood’s Studios) ?
Jour 15 : Orlando > Miami (300 km - 4h) => South Beach…
Jour 16 : Miami => Everglades
Jour 17 : Miami > Pensacola (1100 km - 11h)
Jour 18 : Pensacola > Nouvelle-Orléans (400 km - 4h) => French Quarter …
Jour 19 : Nouvelle-Orléans => une plantation ?
Jour 20 : Nouvelle-Orléans > Dallas (900 km - 9h)
Jour 21 : Dallas => Memorial JFK, ???
Jour 22 : Dallas > Albuquerque (1300 km - 13h)
Jour 23 : Albuquerque > Grand Canyon (700km - 8h)
Jour 24 : Grand Canyon
Jour 25 : Grand Canyon > Monument Valley (300 km - 5h)
Jour 26 : Monument Valley
Jour 27 : Monument Valley > Bryce Canyon (500 km - 8h)
Jour 28 : Bryce Canyon
Jour 29 : Bryce Canyon > Las Vegas (500 km - 5h)
Jour 30 : Las Vegas => (visite du strip, Mandalay Bay, Casinos…)
Jour 31 : Las Vegas => (Stratosphère, un spectacle (?), Casinos…)
Jour 32 : Las Vegas > Death Valley > Lone Pine (500 km - 8h)
Jour 33 : Lone Pine > Los Angeles (400 km - 5h)
Jour 34 : Los Angeles => (visite Hollywood, Santa Monica, un studio (?)…)
Jour 35 : Los Angeles => Universal Studio
Jour 36 : Los Angeles > Yosemite Valley (500 km - 6h)
Jour 37 : Yosemite NP
Jour 38 : Yosemite Valley > San Francisco (400 km - 5h)
Jour 39 : San Francisco => (visite des rues de SF, Cable Car, Pier 33…)
Jour 40 : San Francisco => (Alcatraz (?), Golden Gate)
Jour 41 : San Francisco > Eureka (500 km - 6h)
Jour 42 : Eureka > Redwood NP > Portland (700 km - 10h)
Jour 43 : Portland > Seattle (300 km - 3h)
Jour 44 : Seattle => (Space Needle…)
Jour 45 : Seattle > Missoula (800 km - 8h)
Jour 46 : Missoula > Yellowstone (500 km - 7h)
Jour 47 : Yellowstone
Jour 48 : Yellowstone > Greybull > Buffalo (500 km - 7h)
Jour 49 : Buffalo > Mont Rushmore (400 km - 4h)
Jour 50 : Mont Rushmore
Jour 51 : Mont Rushmore > Rochester (1000 km - 10h)
Jour 52 : Rochester > Chicago (600 km - 6h)
Jour 53 : Chicago => (Sears Tower, ???)
Jour 54 : Chicago > Détroit > Chutes du Niagara (900 km - 9h)
Jour 55 : Chutes du Niagara > Toronto (150 km - 2h)
Jour 56 : Toronto => (CN Tower, ???)
Jour 57 : Toronto > Montréal (600 km - 6h)
Jour 58 : Montréal > Paris
(Le kilométrage et le temps de parcours sont volontairement élargis pour ne pas être en retard sur l’itinéraire.)
Cela fait beaucoup de choses à lire je sais 🤪 mais j’aurais voulu savoir ce que la communauté pensait de cet itinéraire, s’il vous semble réalisable, judicieux…?
Je tiens à préciser que ce voyage aura pour but de voir un « extrait » des USA, c’est-à-dire que nous voulons nous concentrer sur l’essentiel afin de revenir dans quelques années pour faire une visite plus approfondies des coins que nous aurons le plus aimé.
Nous souhaitons également faire le voyage le plus économique possible (notamment au niveau de la location voiture, logement, nourriture…) et je sollicite donc un maximum de conseils pour que nous ne nous retrouvions pas les poches vides là-bas 😄.
Je me demandais si je ne pouvais pas gagner un jour au Grand Canyon, voire un autre au Mont Rushmore ?
Où trouver les campings, auberges de jeunesse, motel, hôtels bon marché sur ce trajet et lesquels sont à réserver absolument d’après vous ? Quels sont les meilleures méthodes pour visiter sachant qu’il faut mettre la voiture quelque part ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Voyage de deux/trois semaines dans l'Ouest américain en été 2010: vos conseils? English translation pending
Bonjour,
J'écris ce message aujourd'hui sur le forum afin de demander des conseils pour un voyage que nous envisageons de faire dans l'Ouest américain pour une durée de 2 ou 3 semaines durant la période de mi-juillet à mi-août 2010. Tout d'abord, nos intentions ne sont pas de visiter l'Ouest américain en parcourant 5000 ou 6000kms et en survolant les sites les plus connus. Nous avons un fils de 2 ans et nous souhaitons que notre voyage soit aussi agréable pour lui que pour nous.
Nos intentions sont de trouver un endroit où nous pourrions séjourner (soit en louant un logement, soit en faisant un échange de maisons) et visiter les alentours proches. Nous souhaiterions :
- que les températures ne soient pas excessives. Une chaleur style sud de la France en plein été ne nous fait pas peur mais pas bien plus par rapport à notre fils.
- qu'il y ait des randonnées courtes (max 2h) et faciles qui puissent être faites avec un bébé sur le dos à une distance raisonnable en voiture
- qu'il y ait des visites touristiques à faire de type musée ou autres à une distance raisonnable en voiture
- trouver un endroit où il sera possible d'interagir avec les locaux et où il n'y aura pas trop de touristes
Nous avions d'abord penser à séjourner à St Georges afin de pouvoir aller visiter Las Vegas, le Grand Canyon versant nord, Bryce Canyon, Zion park et Cedar breaks mais j'avoue avoir un peu peur des températures à cette période de l'année.
Nous avions aussi penser à Cody dans le Wyoming afin de voir Yellowstone, Grand teton, Cody et les plaines typiques du far west.
Je serai reconnaissante à quiconque pourra m'aider à mieux planifier notre voyage de l'été prochain.
Merci d'avance
Touckie30
J'écris ce message aujourd'hui sur le forum afin de demander des conseils pour un voyage que nous envisageons de faire dans l'Ouest américain pour une durée de 2 ou 3 semaines durant la période de mi-juillet à mi-août 2010. Tout d'abord, nos intentions ne sont pas de visiter l'Ouest américain en parcourant 5000 ou 6000kms et en survolant les sites les plus connus. Nous avons un fils de 2 ans et nous souhaitons que notre voyage soit aussi agréable pour lui que pour nous.
Nos intentions sont de trouver un endroit où nous pourrions séjourner (soit en louant un logement, soit en faisant un échange de maisons) et visiter les alentours proches. Nous souhaiterions :
- que les températures ne soient pas excessives. Une chaleur style sud de la France en plein été ne nous fait pas peur mais pas bien plus par rapport à notre fils.
- qu'il y ait des randonnées courtes (max 2h) et faciles qui puissent être faites avec un bébé sur le dos à une distance raisonnable en voiture
- qu'il y ait des visites touristiques à faire de type musée ou autres à une distance raisonnable en voiture
- trouver un endroit où il sera possible d'interagir avec les locaux et où il n'y aura pas trop de touristes
Nous avions d'abord penser à séjourner à St Georges afin de pouvoir aller visiter Las Vegas, le Grand Canyon versant nord, Bryce Canyon, Zion park et Cedar breaks mais j'avoue avoir un peu peur des températures à cette période de l'année.
Nous avions aussi penser à Cody dans le Wyoming afin de voir Yellowstone, Grand teton, Cody et les plaines typiques du far west.
Je serai reconnaissante à quiconque pourra m'aider à mieux planifier notre voyage de l'été prochain.
Merci d'avance
Touckie30
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en juillet 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Je me suis organisé un séjour dans l’ouest des usa pour juillet 2010 (arrivée le 2, départ le 23) et je souhaiterais bénéficier de quelques avis ou conseils (je peux toujours annuler certaines réservations et modifier des étapes)
D’abord, nos critères :
- un couple et 2 filles de 16 et 13 ans
- la volonté de ne pas mélanger les jours de trajets et les jours de visites dans la mesure du possible (visites sur place lors des étapes et journée de transit en voiture)
- du temps à se ménager sur place pour éventuellement flâner (shopping), se détendre, s’adapter selon ce que découvre ou selon les conditions météo
Je suis un néophyte pour l’ouest des usa mais j’ai déjà organisé avec succès avec ces mêmes critères 2 séjours en famille au Canada, le premier au Québec, le second en Ontario. Et cela a correspondu à nos attentes.
Je sais bien que satisfaire à mes critères impose de tailler dans le vif (et pour ce voyage, cela nous a contraint à sacrifier plusieurs étapes de valeur) mais comme au Canada, un second séjour pourra toujours compenser ce qui n’a pas été vu la première fois.
Comme au Canada, j’ai privilégié lorsque l’offre d’hébergement le permettait des hébergements avec cuisine aménagée pour l’aspect économique de la restauration et piscine pour le côté détente, surtout après une longue route.
Pour finir la présentation, je n’ai aucune difficulté avec l’anglais.
Tant que l'hébergement du jour n'est pas reprécisé, cela signifie que nous sommes toujours dans le dernier hébergement précisé.
02/07 : arrivée Los Angeles, Motel 6 Hollywood
03/07 : visite Beverly Hills, Santa Monica, etc.
04/07 : visite Universal Studio
05/07 : depart pour Las Vegas, Hilton Grand Vacation
06/07 : journée à L.V.
07/07 : départ pour Page, Super 8
08/07 : visite Horseshoe, Antelope, Lake Powell
09/07 : départ pour Monument Valley, Casita dans Gouldings Lodge
10/07 : départ pour Grand Canyon, Yapavai Lodge
11/07 : journée à Grand Canyon
12/07 : départ pour Kingman (pause) puis pour Las Vegas, Hilton Grand Vacation
13/07 : départ pour Bakersfield, Holyday Inn
14/07: départ pour visite Sequioa Park puis pour Lindsay, Super 8
15/07 : départ pour Oakhurst, Best Western
16/07 : visite Yosemite Park
17/07 : départ pour San Franciso, Parc 55
18/07 : visite S.F, Baie, Golden Gate, Aquarium
19/07 : journée à S.F.
20/07 : départ pour Manhattan Beach, Residence Inn by Mariott
21/07: détente, plage
22/07 : détente, plage
23/07 : Vol retour
Pour information, le coût (je pense être pas mal) se monte aujourd’hui pour 4 personnes à :
- 3000 euros le vol (BA)
- 2000 euros l’hébergement (cf. ci-dessus)
- 700 euros, voiture (type Chevrolet Impala)
Désolé pour la longueur mais j’ai pensé que plus que je serais précis, plus vos avis seront pertinents.
P.S. : Mes interrogations se situent surtout sur les journées des 12, 13 et 20 et portent sur les distances à parcourir, sachant que si nécessaire seul le trajet sera au programme de la journée. Mais si vous voyez d’autres difficultés, n’hésitez pas !
Merci d’avance à tous.
Je me suis organisé un séjour dans l’ouest des usa pour juillet 2010 (arrivée le 2, départ le 23) et je souhaiterais bénéficier de quelques avis ou conseils (je peux toujours annuler certaines réservations et modifier des étapes)
D’abord, nos critères :
- un couple et 2 filles de 16 et 13 ans
- la volonté de ne pas mélanger les jours de trajets et les jours de visites dans la mesure du possible (visites sur place lors des étapes et journée de transit en voiture)
- du temps à se ménager sur place pour éventuellement flâner (shopping), se détendre, s’adapter selon ce que découvre ou selon les conditions météo
Je suis un néophyte pour l’ouest des usa mais j’ai déjà organisé avec succès avec ces mêmes critères 2 séjours en famille au Canada, le premier au Québec, le second en Ontario. Et cela a correspondu à nos attentes.
Je sais bien que satisfaire à mes critères impose de tailler dans le vif (et pour ce voyage, cela nous a contraint à sacrifier plusieurs étapes de valeur) mais comme au Canada, un second séjour pourra toujours compenser ce qui n’a pas été vu la première fois.
Comme au Canada, j’ai privilégié lorsque l’offre d’hébergement le permettait des hébergements avec cuisine aménagée pour l’aspect économique de la restauration et piscine pour le côté détente, surtout après une longue route.
Pour finir la présentation, je n’ai aucune difficulté avec l’anglais.
Tant que l'hébergement du jour n'est pas reprécisé, cela signifie que nous sommes toujours dans le dernier hébergement précisé.
02/07 : arrivée Los Angeles, Motel 6 Hollywood
03/07 : visite Beverly Hills, Santa Monica, etc.
04/07 : visite Universal Studio
05/07 : depart pour Las Vegas, Hilton Grand Vacation
06/07 : journée à L.V.
07/07 : départ pour Page, Super 8
08/07 : visite Horseshoe, Antelope, Lake Powell
09/07 : départ pour Monument Valley, Casita dans Gouldings Lodge
10/07 : départ pour Grand Canyon, Yapavai Lodge
11/07 : journée à Grand Canyon
12/07 : départ pour Kingman (pause) puis pour Las Vegas, Hilton Grand Vacation
13/07 : départ pour Bakersfield, Holyday Inn
14/07: départ pour visite Sequioa Park puis pour Lindsay, Super 8
15/07 : départ pour Oakhurst, Best Western
16/07 : visite Yosemite Park
17/07 : départ pour San Franciso, Parc 55
18/07 : visite S.F, Baie, Golden Gate, Aquarium
19/07 : journée à S.F.
20/07 : départ pour Manhattan Beach, Residence Inn by Mariott
21/07: détente, plage
22/07 : détente, plage
23/07 : Vol retour
Pour information, le coût (je pense être pas mal) se monte aujourd’hui pour 4 personnes à :
- 3000 euros le vol (BA)
- 2000 euros l’hébergement (cf. ci-dessus)
- 700 euros, voiture (type Chevrolet Impala)
Désolé pour la longueur mais j’ai pensé que plus que je serais précis, plus vos avis seront pertinents.
P.S. : Mes interrogations se situent surtout sur les journées des 12, 13 et 20 et portent sur les distances à parcourir, sachant que si nécessaire seul le trajet sera au programme de la journée. Mais si vous voyez d’autres difficultés, n’hésitez pas !
Merci d’avance à tous.
Retour de vingt-trois jours dans l'Ouest américain (merci à tous) English translation pending
Hello !!
De retour d'un trip de 23 jours dans l'OUEST des US, nous tenions à remercier
vivement tous les membres de ce forum qui nous ont apporté un grand nombre
de bons conseils dans la préparation de ce voyage très réussi.
C'était la première fois que nous allions aux US, et nous n'avons pas été déçu😏.
Brièvement (enfin presque), le périple :
LA -->2 jours (hôtel --> saharanhotel : très bien situé près Hollywood bvld) visites --> Hollywood, Beverly Hill, Santa Monica, Farmer market
Grand Canyon --> 2jours (hôtel --> grand canyon hiexpress à Tusayan : bien) arrêt à tous les points de vue des 2 navettes : Fabuleux !!! Coucher de soleil : magique (aussi pour les photos)
Page --> 2 jours ( motel Lulu's Ezza -> super accueil chambre nickel, BBQ le soir) Antélope canyon --> féerique mais attention au sable qui tombe du ciel sur le matériel. Lac Powel --> la marina et visite du barrage (pas indisp. mais intéressant) Le scenic view --> au coucher du soleil sur le lac : féerique Horseshoe Band --> le Colorado qui s'enroule autour d'un gros piton rocheux Regrets --> pas visité Raibow Bridge NM car compliqué d'accès
Monument Valley --> 1 jours (motel mexicanhat : correct, on sent la présence de John Wayne) Monument valley --> la piste valley drive facile en voiture : un grand moment de béatitude, à ne pas louper, surtout en fin de journée). On a refait 3 fois la route Mexican hat<--> MV pour le plaisir. Goosenecks --> incontournable, très impressionnant ce Colorado The Valley of the Goods --> un petit MV mais d'une beauté et d’un silence....
Moab --> 3 jours (hôtel : kokopellilodge: super accueil, bon petit motel typique) La petite ville de Moab super sympa Arches NP --> des paysages somptueux, des cheminées de fées, des rochers suspendus, et surtout des arches, bref un paysage surréaliste. Canyonlands NP --> un condensé grandiose des paysages de l'ouest (souvenez vous.. Thelma et Louise au Dead Horse point, la voiture qui saute dans le vide...)
Capitol Reef --> 1 jour (hôtel --> the rimrock : le matin , spectacle garanti au levé du soleil) superbe canyon aux parois abruptes, le plus sauvage de la région De capitol Reef à Bryce par la scenic byway 12: une des + belle routes des US
Bryce Canyon --> 2 jours (hotel : bryce canyon stepping stone à Tropic) Dans le parc de BC, plusieurs sites absolument superbes( sunset point, sunrise point...), on y est retourné le lendemain tellement c'était beau. Cedar Break NM --> un moment de magie à 3000m , 0°C , de la neige, des biches partout et un panorama à couper le souffle, la tout dans une forêt magnifique et seuls au monde. Zion --> 1 jour (hotel --> Zion national park lodging) le parc : falaises de 900m beiges roses oranges rouges, petite rivière, une splendeur (navette pour la visite, c'est cool)
Las Vegas --> 1 jour (hotel 4 queens dans le vieux LV) C'est quelque chose cette ville dans le désert le soir . Un spectacle incroyable depuis le strip, on en prend plein les mirettes, on est comme des gamins à Disneyland
Death Valley --> 1jour (motel -->stovepipewells : tout seul au milieu de la DV, fabuleux) On imagine ce que ça doit être au mois d'aout, car il fait encore 30° en octobre. Le parc : zabrikie point : on est sur la lune, badwater : un miracle de la nature, Sand Dunes : un petit Sahara, Artist's palette et ses couleurs incroyables. On pense aux premiers pionniers et leurs mules, ils ont du en baver.
Bishop --> 1 jour (motel -->vagabond inn : sympa, nickel chrome) Avant d'arriver on s'est arrêté à Lone pine, en plein festival annuel du Western et son défilé d'acteurs un peu âgés. C'est la ville où de nombreux films furent tournés. On fait les pistes en voiture et on passe par tous ces décors naturels (Nevada Smith, le charge de la brigade légère, Gladiator, Star Trek) un vrai bonheur que cette petite ville. Balade au mont Whitney ( 4418m), on monte à 3000m en voiture, il y a une belle cascade (un peu gelée) et des ours (pas vu). En route pour Bodie (les 3 derniers miles sur piste sont un peu long), ville minière fantôme. Ensuite direction Yosémite par le Tioga pass (3000m d’altitude fermé le lendemain à cause De la neige …ouf !!!)
Yosémite--> 2 jours (ranch --> big creek meadow ranch : on se serait cru avec Calamity Jane et Hopalong Cassidy, un grand moment avec le patron des lieux ses vaches ses moutons et ses chiens. Il nous a préparé des petits déjeuners, je ne vous dit que ça.) Le parc : sous la Worm storm avec un autre couple de français et leur énorme GMC 4X4 . Visite du parc sous des trombes d'eau, mais on s'est éclaté quand même. Le lendemain, rebelote sous un ciel + clément: des paysages incroyables à couper le souffle : glacier, cascades, séquoias géants, plein d'ours et de loup (pas vu). Incontournable ce parc Visite de Mariposa grove , mais suite à erreur de route (on est allé à Mariposa en dehors du parc soit 150km de rallonge au bas mot), on est resté qu’une heure….dommage. Les séquoias géants : ils imposent le respect !!!!!!!! (certains ont 2700ans)
Monterey --> 1 jour (motel : Monterey stage coach lodge --> sympa et clean) Super petite ville au bord de l'océan. L'aquarium : extraordinaire le + grand des US. On caresse les raies, des méduses rouges éclairées, des hippocampes, des loutres de mer le repas des pingoins etc… Le bonheur des petits et des grands Ensuite route vers San Francisco par la HW 1 qui longe le pacific
San Francisco --> 3 jour (hôtel le Baldwin hôtel : bien, bien placé, mais ascenseur hyper bruyant et la nuit ça fait drôle) La ville : alors là, c’est le pied. Les rues en pentes et les cables cars, union square, le Golden Gate, Alcatraz, les otaries sur le pier 39, les magasins, chinatown, Lombard Street l'ambiance multi ethnique. On peut se balader à pied sans pb.S'il y avait une ville où j'aimerai vivre : c'est celle là
Conclusion : Le positif :😏 Les Américains : très sympas, toujours à vous proposer leur aide, très pros, serviables et efficaces (beaucoup de gens âgés travaillent et sont très dignes), respectueux et polis plutôt calmes et décontractés. Ils sont très honnêtes, on se sent en confiance, ils n'essaieront pas de vous truander. En balade dans les parcs ils vous disent « Hi !! » ou « Hello !! »
Partout c'est propre, les rues, les restrooms (wc partout et clean même dans les endroits les + reculés.) Pas de tags ni de crottes de chiens. Les voitures, camions etc.. sont toujours nickel (je me suis senti obligé de laver ma voiture qui avait un peu de poussière suite aux balades sur des pistes non goudronnées.)
Rouler en voiture : un vrai plaisir, c'est cool, les routes sont super et gratuites, . Le spectacle se déroule sous vos yeux et change tout le temps. La boite automatique c'est génial (nous avions une Chevrolet malibu) , l'essence n'est pas chère (2.60$ le gallon). La police : je n'ai vu que 3 voitures en 20 jours). La courtoisie aux carrefours, pas de coups de Klaxon ni d'énervement, c’est chacun son tour. J’adore leurs gros camions à 3 remorques, leurs pickup 4X4 8 cylindres et les mustang et autres corvettes rutilantes (pas très écolo pour sur !!)
Les sites : très bien organisés on peut visiter en s'arrêtant ou l'on veut. il y a souvent des navettes gratuites très fréquentes (on laisse la voiture au parking). Nous avons beaucoup apprécié le boulot des rangers qui sont très aimés aux US La carte Pass annuelle est très avantageuse (80$)
Le négatif :🙁 qq restaurants mal choisis : pas terribles, mais on pique niquait en achetant de bons produits frais dans les grandes surfaces (on avait une glacière). Dans les motels il y a souvent des frigos et micros ondes. Sinon la plupart des restos était biens (surtout un petit Grec à Monterey avec une serveuse, hum je ne vous dits que ça)
Enfin : La langue : on se débrouillait et souvent, nos interlocuteur s’efforçaient de parler lentement Le temps et climat : nous avons eu un temps splendide entre 20 et 30° (sauf 1 journée). Le rythme des étapes nous laissait du temps de visite sur le trajet, car nous improvisions notre programme au fur et à mesure (sauf les parcs). Aucun problème pour se diriger (GPS dans les grandes villes quand même). Des rencontres très sympa (qq couples de Français qui se régalaient comme nous) Certains jeunes dans les transports en communs venaient nous parler gentiment. Les visitors centers sont très bien faits et très interressants. Pour téléphoner : une carte à 10$ est largement suffisante. Mon PC portable m’a été très utile pour les mails et autres infos (wi fi gratuit dans la plupart des hôtels.
Conclusion : Depuis notre + tendre enfance, les US nous ont fait rêver (cinéma, musique, grands espaces, jeans...). Aussi, quelques fois le doute pouvait s'instauré suite à divers évènements liés à ce pays (guerre, violence, politique...), et nous voulions nous rendre compte par nous même . On a pas été déçu, loin s'en faut. Il ne reste plus qu'à monter les 3 heures de vidéos et les 1500 photos.) Allez-y par vous même, et quand vous reviendrez, vous serez sur un petit nuage d’où il sera difficile de redescendre.
Encore merci à tous
Denis
Brièvement (enfin presque), le périple :
LA -->2 jours (hôtel --> saharanhotel : très bien situé près Hollywood bvld) visites --> Hollywood, Beverly Hill, Santa Monica, Farmer market
Grand Canyon --> 2jours (hôtel --> grand canyon hiexpress à Tusayan : bien) arrêt à tous les points de vue des 2 navettes : Fabuleux !!! Coucher de soleil : magique (aussi pour les photos)
Page --> 2 jours ( motel Lulu's Ezza -> super accueil chambre nickel, BBQ le soir) Antélope canyon --> féerique mais attention au sable qui tombe du ciel sur le matériel. Lac Powel --> la marina et visite du barrage (pas indisp. mais intéressant) Le scenic view --> au coucher du soleil sur le lac : féerique Horseshoe Band --> le Colorado qui s'enroule autour d'un gros piton rocheux Regrets --> pas visité Raibow Bridge NM car compliqué d'accès
Monument Valley --> 1 jours (motel mexicanhat : correct, on sent la présence de John Wayne) Monument valley --> la piste valley drive facile en voiture : un grand moment de béatitude, à ne pas louper, surtout en fin de journée). On a refait 3 fois la route Mexican hat<--> MV pour le plaisir. Goosenecks --> incontournable, très impressionnant ce Colorado The Valley of the Goods --> un petit MV mais d'une beauté et d’un silence....
Moab --> 3 jours (hôtel : kokopellilodge: super accueil, bon petit motel typique) La petite ville de Moab super sympa Arches NP --> des paysages somptueux, des cheminées de fées, des rochers suspendus, et surtout des arches, bref un paysage surréaliste. Canyonlands NP --> un condensé grandiose des paysages de l'ouest (souvenez vous.. Thelma et Louise au Dead Horse point, la voiture qui saute dans le vide...)
Capitol Reef --> 1 jour (hôtel --> the rimrock : le matin , spectacle garanti au levé du soleil) superbe canyon aux parois abruptes, le plus sauvage de la région De capitol Reef à Bryce par la scenic byway 12: une des + belle routes des US
Bryce Canyon --> 2 jours (hotel : bryce canyon stepping stone à Tropic) Dans le parc de BC, plusieurs sites absolument superbes( sunset point, sunrise point...), on y est retourné le lendemain tellement c'était beau. Cedar Break NM --> un moment de magie à 3000m , 0°C , de la neige, des biches partout et un panorama à couper le souffle, la tout dans une forêt magnifique et seuls au monde. Zion --> 1 jour (hotel --> Zion national park lodging) le parc : falaises de 900m beiges roses oranges rouges, petite rivière, une splendeur (navette pour la visite, c'est cool)
Las Vegas --> 1 jour (hotel 4 queens dans le vieux LV) C'est quelque chose cette ville dans le désert le soir . Un spectacle incroyable depuis le strip, on en prend plein les mirettes, on est comme des gamins à Disneyland
Death Valley --> 1jour (motel -->stovepipewells : tout seul au milieu de la DV, fabuleux) On imagine ce que ça doit être au mois d'aout, car il fait encore 30° en octobre. Le parc : zabrikie point : on est sur la lune, badwater : un miracle de la nature, Sand Dunes : un petit Sahara, Artist's palette et ses couleurs incroyables. On pense aux premiers pionniers et leurs mules, ils ont du en baver.
Bishop --> 1 jour (motel -->vagabond inn : sympa, nickel chrome) Avant d'arriver on s'est arrêté à Lone pine, en plein festival annuel du Western et son défilé d'acteurs un peu âgés. C'est la ville où de nombreux films furent tournés. On fait les pistes en voiture et on passe par tous ces décors naturels (Nevada Smith, le charge de la brigade légère, Gladiator, Star Trek) un vrai bonheur que cette petite ville. Balade au mont Whitney ( 4418m), on monte à 3000m en voiture, il y a une belle cascade (un peu gelée) et des ours (pas vu). En route pour Bodie (les 3 derniers miles sur piste sont un peu long), ville minière fantôme. Ensuite direction Yosémite par le Tioga pass (3000m d’altitude fermé le lendemain à cause De la neige …ouf !!!)
Yosémite--> 2 jours (ranch --> big creek meadow ranch : on se serait cru avec Calamity Jane et Hopalong Cassidy, un grand moment avec le patron des lieux ses vaches ses moutons et ses chiens. Il nous a préparé des petits déjeuners, je ne vous dit que ça.) Le parc : sous la Worm storm avec un autre couple de français et leur énorme GMC 4X4 . Visite du parc sous des trombes d'eau, mais on s'est éclaté quand même. Le lendemain, rebelote sous un ciel + clément: des paysages incroyables à couper le souffle : glacier, cascades, séquoias géants, plein d'ours et de loup (pas vu). Incontournable ce parc Visite de Mariposa grove , mais suite à erreur de route (on est allé à Mariposa en dehors du parc soit 150km de rallonge au bas mot), on est resté qu’une heure….dommage. Les séquoias géants : ils imposent le respect !!!!!!!! (certains ont 2700ans)
Monterey --> 1 jour (motel : Monterey stage coach lodge --> sympa et clean) Super petite ville au bord de l'océan. L'aquarium : extraordinaire le + grand des US. On caresse les raies, des méduses rouges éclairées, des hippocampes, des loutres de mer le repas des pingoins etc… Le bonheur des petits et des grands Ensuite route vers San Francisco par la HW 1 qui longe le pacific
San Francisco --> 3 jour (hôtel le Baldwin hôtel : bien, bien placé, mais ascenseur hyper bruyant et la nuit ça fait drôle) La ville : alors là, c’est le pied. Les rues en pentes et les cables cars, union square, le Golden Gate, Alcatraz, les otaries sur le pier 39, les magasins, chinatown, Lombard Street l'ambiance multi ethnique. On peut se balader à pied sans pb.S'il y avait une ville où j'aimerai vivre : c'est celle là
Conclusion : Le positif :😏 Les Américains : très sympas, toujours à vous proposer leur aide, très pros, serviables et efficaces (beaucoup de gens âgés travaillent et sont très dignes), respectueux et polis plutôt calmes et décontractés. Ils sont très honnêtes, on se sent en confiance, ils n'essaieront pas de vous truander. En balade dans les parcs ils vous disent « Hi !! » ou « Hello !! »
Partout c'est propre, les rues, les restrooms (wc partout et clean même dans les endroits les + reculés.) Pas de tags ni de crottes de chiens. Les voitures, camions etc.. sont toujours nickel (je me suis senti obligé de laver ma voiture qui avait un peu de poussière suite aux balades sur des pistes non goudronnées.)
Rouler en voiture : un vrai plaisir, c'est cool, les routes sont super et gratuites, . Le spectacle se déroule sous vos yeux et change tout le temps. La boite automatique c'est génial (nous avions une Chevrolet malibu) , l'essence n'est pas chère (2.60$ le gallon). La police : je n'ai vu que 3 voitures en 20 jours). La courtoisie aux carrefours, pas de coups de Klaxon ni d'énervement, c’est chacun son tour. J’adore leurs gros camions à 3 remorques, leurs pickup 4X4 8 cylindres et les mustang et autres corvettes rutilantes (pas très écolo pour sur !!)
Les sites : très bien organisés on peut visiter en s'arrêtant ou l'on veut. il y a souvent des navettes gratuites très fréquentes (on laisse la voiture au parking). Nous avons beaucoup apprécié le boulot des rangers qui sont très aimés aux US La carte Pass annuelle est très avantageuse (80$)
Le négatif :🙁 qq restaurants mal choisis : pas terribles, mais on pique niquait en achetant de bons produits frais dans les grandes surfaces (on avait une glacière). Dans les motels il y a souvent des frigos et micros ondes. Sinon la plupart des restos était biens (surtout un petit Grec à Monterey avec une serveuse, hum je ne vous dits que ça)
Enfin : La langue : on se débrouillait et souvent, nos interlocuteur s’efforçaient de parler lentement Le temps et climat : nous avons eu un temps splendide entre 20 et 30° (sauf 1 journée). Le rythme des étapes nous laissait du temps de visite sur le trajet, car nous improvisions notre programme au fur et à mesure (sauf les parcs). Aucun problème pour se diriger (GPS dans les grandes villes quand même). Des rencontres très sympa (qq couples de Français qui se régalaient comme nous) Certains jeunes dans les transports en communs venaient nous parler gentiment. Les visitors centers sont très bien faits et très interressants. Pour téléphoner : une carte à 10$ est largement suffisante. Mon PC portable m’a été très utile pour les mails et autres infos (wi fi gratuit dans la plupart des hôtels.
Conclusion : Depuis notre + tendre enfance, les US nous ont fait rêver (cinéma, musique, grands espaces, jeans...). Aussi, quelques fois le doute pouvait s'instauré suite à divers évènements liés à ce pays (guerre, violence, politique...), et nous voulions nous rendre compte par nous même . On a pas été déçu, loin s'en faut. Il ne reste plus qu'à monter les 3 heures de vidéos et les 1500 photos.) Allez-y par vous même, et quand vous reviendrez, vous serez sur un petit nuage d’où il sera difficile de redescendre.
Encore merci à tous
Denis
Projet été 2010 - quatre semaines - Glacier NP à Las Vegas English translation pending
Bonjour les maillons forts. Après un premier circuit en 2008 :
Phoenix - SF , via GC / Mnt Valley / Cap. Reef / Bryce/ zion / Vegas DV et Yosemite , pour donner une idée de ce qu'on a déjà vu.
Nouveau projet (hé oui on y prend gout!)
Juillet 2010 - 4 semaines
Qui : Papa maman + le grand de 21 ans (emmenez les dans l'ouest USA, et là ils partent avec vous en vacances 😉) le petit 9 ans
Objectifs : -voir nouvelles régions Glacier NP et Yellowstone / GT. - Voir des choses qu'on a zappé faute de temps au premier voyage : Moab arches et Canyonland, mesa verde voir Durango, et on se tate pour Hopi Reservation , et Page Antelope canyon > arbitrages à faire - Refaire Grand Canyon , mais dormir au fond (et remonter tant qu'à faire 😎) - Surement pas pour le petit😕
Activités : rando rando rando , voir plan raft à caser , visites , photo
Last but not least : essayer de favoriser les rencontres, point sur lequel on est passé à côté lors du 1er voyage, trop occupés que nous étions à regarder et shooter les paysages.
Donc voici l'avant projet, merci d'avance pour toutes vos idées (répartition des jours / intéret des sites / trucs à voir en chemin et ce n'est pas limité ) Départ 1er Juillet
- 1 soirée arrivée à Spokane (pas Kalispell car 600 euros de + / vol, 300 de + pour la voiture) - Nuit à Spokane - 2 Spokane > Glacier NP - Lake Mcdonald - Nuit à Lake MD - 3 Lake MD > Lake MD - balades / lac / récupération - Nuit à lake MD - 4 Lake MD > Many glaciers - Rando autour de Logan pass - Going to the sun rd - Nuit à many glacier - 5 Many glacier > Many glacier - Rando encore et encore - Nuit à Many glacier - 6 Many Glacier > East glacier - Rando secteur Two medicine - Nuit à East glacier - 7 East glacier > Yellowstone - On pose les valises pour 6 nuits à Canyon de YLST (central)- Hésitation sur la lgr du trajet : étape vers Helena et 5 nuits à YLST ??? - 8 - 12 visite de YLST et rando. - 13 YLST > Grand Teton - Ballades - Nuit à GT - 14 Grand Teton > Grand Teton - Rando - Soirée à Jackson - nuit à GT - 15 Grant Teton > Salt Lake City - Antelope Island ? - Nuit à SLC - 16 SLC > SLC - Visite SLC - Nuit à SLC - 17 SLC > MOAB - On pose les valises pour 4 nuits - 18-20 MOAB>MOAB - Arches / Cannyonland - 21 MOAB > Mesa Verde - Visite Mesa verde - Nuit à Mesa Verde - 22 Mesa Verde > Durango - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à Durango - 23 Durango > Durango - Train Durango - Silvertone - Nuit à Durango - 24 Durango > Monument Valley - Visite MV fin journée - Nuit à MV - 25 MV > Gd Canyon Nuit à GC South rim - 26 GC > GC - Descente Phantom ranch. Nuit à GC Phantom Ranch . Je pense que Dylan 9ans restera en haut avec maman. Si qqun a déja fait l'A/R sur 2 jours en juillet avec un enfant de cette age, qu'il le dise mais j'en doute un peu - 27 GC > GC - Remontée du canyon, ballades sur le rim pour les autres - Nuit à GC - 28 GC > Las Vegas - Via Flagstaff ? Williams, la route 66 - Hoover Dam - tout ça à voir . Nuit à Vegas - 29 Vegas > Vegas - On dépense les dollars qui nous reste. Donc de ce côté , aucun risque 🤪 - 30 Vol retour depuis Vegas
Une portion est en ballotage avec options suivantes :
- 22 Mesa Verde > Mesa Verde - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à M Verde - 23 Mesa Verde > Monument Valley - Visite MV fin journée - Nuit à MV - 24 MV > Page - Visite Antelope Canyon - 25 Page > Gd Canyon Nuit à GC South rim
- 22 Mesa Verde > Mesa Verde - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à M Verde - 23 Mesa Verde > Canyon Chelly - Nuit à ? - 24 Canyon Chelly > Hopi reservation - Nuit à 2nd Mesa - 25 2nd Mesa > Gd Canyon Nuit à GC South rim
A bientôt pour échanger nos points de vue .
Lionel
Qui : Papa maman + le grand de 21 ans (emmenez les dans l'ouest USA, et là ils partent avec vous en vacances 😉) le petit 9 ans
Objectifs : -voir nouvelles régions Glacier NP et Yellowstone / GT. - Voir des choses qu'on a zappé faute de temps au premier voyage : Moab arches et Canyonland, mesa verde voir Durango, et on se tate pour Hopi Reservation , et Page Antelope canyon > arbitrages à faire - Refaire Grand Canyon , mais dormir au fond (et remonter tant qu'à faire 😎) - Surement pas pour le petit😕
Activités : rando rando rando , voir plan raft à caser , visites , photo
Last but not least : essayer de favoriser les rencontres, point sur lequel on est passé à côté lors du 1er voyage, trop occupés que nous étions à regarder et shooter les paysages.
Donc voici l'avant projet, merci d'avance pour toutes vos idées (répartition des jours / intéret des sites / trucs à voir en chemin et ce n'est pas limité ) Départ 1er Juillet
- 1 soirée arrivée à Spokane (pas Kalispell car 600 euros de + / vol, 300 de + pour la voiture) - Nuit à Spokane - 2 Spokane > Glacier NP - Lake Mcdonald - Nuit à Lake MD - 3 Lake MD > Lake MD - balades / lac / récupération - Nuit à lake MD - 4 Lake MD > Many glaciers - Rando autour de Logan pass - Going to the sun rd - Nuit à many glacier - 5 Many glacier > Many glacier - Rando encore et encore - Nuit à Many glacier - 6 Many Glacier > East glacier - Rando secteur Two medicine - Nuit à East glacier - 7 East glacier > Yellowstone - On pose les valises pour 6 nuits à Canyon de YLST (central)- Hésitation sur la lgr du trajet : étape vers Helena et 5 nuits à YLST ??? - 8 - 12 visite de YLST et rando. - 13 YLST > Grand Teton - Ballades - Nuit à GT - 14 Grand Teton > Grand Teton - Rando - Soirée à Jackson - nuit à GT - 15 Grant Teton > Salt Lake City - Antelope Island ? - Nuit à SLC - 16 SLC > SLC - Visite SLC - Nuit à SLC - 17 SLC > MOAB - On pose les valises pour 4 nuits - 18-20 MOAB>MOAB - Arches / Cannyonland - 21 MOAB > Mesa Verde - Visite Mesa verde - Nuit à Mesa Verde - 22 Mesa Verde > Durango - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à Durango - 23 Durango > Durango - Train Durango - Silvertone - Nuit à Durango - 24 Durango > Monument Valley - Visite MV fin journée - Nuit à MV - 25 MV > Gd Canyon Nuit à GC South rim - 26 GC > GC - Descente Phantom ranch. Nuit à GC Phantom Ranch . Je pense que Dylan 9ans restera en haut avec maman. Si qqun a déja fait l'A/R sur 2 jours en juillet avec un enfant de cette age, qu'il le dise mais j'en doute un peu - 27 GC > GC - Remontée du canyon, ballades sur le rim pour les autres - Nuit à GC - 28 GC > Las Vegas - Via Flagstaff ? Williams, la route 66 - Hoover Dam - tout ça à voir . Nuit à Vegas - 29 Vegas > Vegas - On dépense les dollars qui nous reste. Donc de ce côté , aucun risque 🤪 - 30 Vol retour depuis Vegas
Une portion est en ballotage avec options suivantes :
- 22 Mesa Verde > Mesa Verde - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à M Verde - 23 Mesa Verde > Monument Valley - Visite MV fin journée - Nuit à MV - 24 MV > Page - Visite Antelope Canyon - 25 Page > Gd Canyon Nuit à GC South rim
- 22 Mesa Verde > Mesa Verde - Visite de Mesa Verde - Soirée / Nuit à M Verde - 23 Mesa Verde > Canyon Chelly - Nuit à ? - 24 Canyon Chelly > Hopi reservation - Nuit à 2nd Mesa - 25 2nd Mesa > Gd Canyon Nuit à GC South rim
A bientôt pour échanger nos points de vue .
Lionel
Itinéraire de trois semaines dans l'ouest des États-Unis au départ de Phoenix English translation pending
Bonjour à tous
Je prépare un séjour de 3 semaines (exactement 22 jours. du 2 au 24 juillet 2010) dans l'Ouest des USA et j'aimerai quelques conseils et quelques critiques pour boucler mon itinéraire. Merci d'avance Nous partons en famille à 4, avec ma femme et mes 2 enfants (9 et 11 ans)
Jour 1: Vol Paris - Phoenix : arrivée Phoenix en fin de journée Jour 2: Visite de Phoenix (Desert Botanical Garden, Zoo, Musée Hall of Flame) soirée Western au Rawhide Western Town Jour 3: Phoenix -> Williams, passage par Sedona (petite randonnée) et Flagstaff Jour 4: Williams -> Grand Canyon : visite de Grand Canyon partie Ouest. Nuit au Yavapaï lodge Jour 5: Grand Canyon -> Page : visite de Grand Canyon partie Est. Nuit à l'holiday Inn Express Jour 6 et 7 : Page : Lake Powell, Antelope Canyon et horse shoe bend Jour 8: Page -> Mexican Hat : Navajo National Monument et Monument Valley : Nuit au San Juan Jour 9: Mexican Hat -> Moab : Gooseneck state park, Vallée des Dieux, Mule Canyon. Jour 10 à 14 : Moab : 5 jours pour profiter des parcs : Arches National Park, Canyonlands, Dead Horse Point, Fishers Towers Jour 15: Moab -> Notom (entrée du Capitol Reef National park) : visite Goblin Valley et Wild Horse Canyon Jour 16: Notom -> Ruby’s Inn (entrée de Bryce Canyon) : visite du capitol Reef National park et rodéo le soir au Ruby's Inn Jour 17: Ruby's Inn -> Glendale : visite du Park de Bryce Canyon Jour 18 à 19 : Glendale pour profiter des alentours Kanab, Coral pink sand dunes, Park de Zion Jour 20 : Glendale -> Las Vegas Jour 21 : Las Vegas : visite des hotels du strip et achats souvenirs Jour 22 : Las Vegas -> Seligman : route 66 Jour 23 : Seligman -> Phoenix : arrivée à Phoenix en fin d'après midi pour prendre l'avion de retour
Mes enfants n'aiment pas trop faire des longs trajets en voiture, c'est pourquoi j'ai essayé de faire des étapes relativement courtes et prévu de faire quelques points de chutes de plusieurs jours (3 nuits à Page - 6 nuits à Moab - 3 nuits à Glendale)
Je réfléchis également à une alternative à mon itinéraire pour faire plaisir à mes enfants... Cet itinéraire supprimerait Moab 🙁 au profit d'un crochet par Los Angeles et San Diego (pour les parcs d'attraction et la mer).
Qu'en pensez vous ?
D'avance merci pour vos réponses 😏
Christophe
ps : je compte louer un SUV, mais est ce vraiment nécessaire ?
Je prépare un séjour de 3 semaines (exactement 22 jours. du 2 au 24 juillet 2010) dans l'Ouest des USA et j'aimerai quelques conseils et quelques critiques pour boucler mon itinéraire. Merci d'avance Nous partons en famille à 4, avec ma femme et mes 2 enfants (9 et 11 ans)
Jour 1: Vol Paris - Phoenix : arrivée Phoenix en fin de journée Jour 2: Visite de Phoenix (Desert Botanical Garden, Zoo, Musée Hall of Flame) soirée Western au Rawhide Western Town Jour 3: Phoenix -> Williams, passage par Sedona (petite randonnée) et Flagstaff Jour 4: Williams -> Grand Canyon : visite de Grand Canyon partie Ouest. Nuit au Yavapaï lodge Jour 5: Grand Canyon -> Page : visite de Grand Canyon partie Est. Nuit à l'holiday Inn Express Jour 6 et 7 : Page : Lake Powell, Antelope Canyon et horse shoe bend Jour 8: Page -> Mexican Hat : Navajo National Monument et Monument Valley : Nuit au San Juan Jour 9: Mexican Hat -> Moab : Gooseneck state park, Vallée des Dieux, Mule Canyon. Jour 10 à 14 : Moab : 5 jours pour profiter des parcs : Arches National Park, Canyonlands, Dead Horse Point, Fishers Towers Jour 15: Moab -> Notom (entrée du Capitol Reef National park) : visite Goblin Valley et Wild Horse Canyon Jour 16: Notom -> Ruby’s Inn (entrée de Bryce Canyon) : visite du capitol Reef National park et rodéo le soir au Ruby's Inn Jour 17: Ruby's Inn -> Glendale : visite du Park de Bryce Canyon Jour 18 à 19 : Glendale pour profiter des alentours Kanab, Coral pink sand dunes, Park de Zion Jour 20 : Glendale -> Las Vegas Jour 21 : Las Vegas : visite des hotels du strip et achats souvenirs Jour 22 : Las Vegas -> Seligman : route 66 Jour 23 : Seligman -> Phoenix : arrivée à Phoenix en fin d'après midi pour prendre l'avion de retour
Mes enfants n'aiment pas trop faire des longs trajets en voiture, c'est pourquoi j'ai essayé de faire des étapes relativement courtes et prévu de faire quelques points de chutes de plusieurs jours (3 nuits à Page - 6 nuits à Moab - 3 nuits à Glendale)
Je réfléchis également à une alternative à mon itinéraire pour faire plaisir à mes enfants... Cet itinéraire supprimerait Moab 🙁 au profit d'un crochet par Los Angeles et San Diego (pour les parcs d'attraction et la mer).
Qu'en pensez vous ?
D'avance merci pour vos réponses 😏
Christophe
ps : je compte louer un SUV, mais est ce vraiment nécessaire ?
Trek d'El Choro en Bolivie English translation pending
Hello a tous,
D'ici 3 semaines nous partons pour la Bolivie. Nous ferons au debut du sejour le trek El Choro que nous comptons faire en 3 jours. Est-il possible de s'approvisioner en chemin ou faut-il prevoir de la nourriture pour ces 3 jours? Nous conseillez-vous de louer un rechaud? Nous aimerions voyager leger et nous passer de tout l'equipement cuisine.
J'attends vos conseils.
Merci,
M
D'ici 3 semaines nous partons pour la Bolivie. Nous ferons au debut du sejour le trek El Choro que nous comptons faire en 3 jours. Est-il possible de s'approvisioner en chemin ou faut-il prevoir de la nourriture pour ces 3 jours? Nous conseillez-vous de louer un rechaud? Nous aimerions voyager leger et nous passer de tout l'equipement cuisine.
J'attends vos conseils.
Merci,
M
Avis sur itinéraire au Pérou English translation pending
salut à tous ^^
sa y est nous arrivons au Pérou dans une semaine.
nous recherchons encore des avis sur note parcours!!
voici notre itinéraire :
A LIMA:
dimanche 26 juillet : Arivée à Lima à 21h55,
lundi 27 juillet : visite et repos lima
Mardi 28 juillet : Trajet Lima-Ica (4h30), puis trajet vers Huacachina, trouver pour dormir^^
Huacachina= Sandboard
mercredi 29 juillet : Trajet Ica- Nazca (2h00)
puis trajet en bus vers Arequipa (9h00).
Arequipa – 4 jours –
A VOIR :
- Balade dans la ville
- Visite du monastère de Santa Catalina
- Visite du Museo Santuario Andino
- Visite de l’église des jésuites La Compania
- Visite du Convento de la Recoleta
- Dans les environs :
- Excursion à la laguna de Salinas
- Balade au Canyon de Colca, avec visite des villages du Canyon : Chivay, la croix du Condor, Cabanacondé
· Pour aller à Cabanaconde, (canyon Colca) le bus de l'entreprise Andalucia part à 1h du mat ou 6h (environ 4 ou5h de route)
· prix 15 soles.sans agence, avec une agence tout sera compris.
Sur place, dans le canyon, le logement tourne autour de 7 et 10 soles par nuit, les repas aussi.
jeudi 30 juillet: Repos, visite de la ville, visite du couvent Santa Catalina
vendredi 31 juillet :Trajet vers le Canyon de Colca, accès aux termes, nuit à Chivay.
samedi 1 aout :La croix des condors, retour à Arequipa.
dimanche 2 aout : Trajet en bus Arequipa-Puno (5h00)
Puno – 1 jour –
A VOIR :
Visite de la cathédrale
Marché
Dans les environs : balade à Sillustani (splendide panorama)
A Puno il y a une rue piétonne où sont regroupés tous les restos "touristiques" chers.
Chercher un peu plus loin pour trouver des restos locaux où on mangeras très bien pour pas beaucoup moins cher.
Lac Titicaca – 2 jours –
Excursion îleS
lundi 3 aout :Visite des iles Uros, trajet vers l'île d'Amentani, nuit chez l’habitant.
Mardi 4 aout : Trajet en bateau vers l’île de Taquile, puis retour sur Puno.
mercredi 5 aout : Trajet Puno-Cusco en bus (8h00).
Cuzco – 4 jours –
A VOIR :
- La plaza de Armas
- Visite du musée d’Art religieux
Visite de l’église de San Blas
Visite du couvent Santo Domingo et du Coricancha
Visite du couvent Santa Catalina
Visite du Musée inca
Balade dans le quartier San Blas
Excursion au Machu Picchu
Pour les repas, prévoir entre 2, 50 et 4 soles dans une rue au dessus du marché pleines de petits restos locaux.
jeudi 6 aout : Visite de Cusco.
vendredi 7 aout : bus vallé sacré
Chinchero et Ollantaytambo dodo ollataytambo
samedi 8 aout :Pisac, Maras et Salines/Moray Ollantaytambo
dimanche 9 aout : Train Ollantaytambo- Agua Calientes,
journée a Agua Calientes
lundi 10 aout : Visite du Machu Picchu puis train cusco
Mardi 11 aout : Visite de Cusco et de Saqsaywamann, Pukapukara, Qenqo, retour train sur Cusco.
Mercredi 12 aout : repos Cusco
jeudi 13 aout : tipon "corredor sur" Andahuaylillas et Pikillacta
Lima –3 jours-
A VOIR :
- Plaza de Armas
- Visite de la cathédrale
- Visite de l’église et du couvent de San Francisco
- Dans le quartier de Rimac : Paseo de Aguas et alameda de los Descalzos
- Plages de Miraflores
- Visite de la station balnéaire de Barranco
- A Callao : visite de la forteresse del Real Felipe
- Visite du Museo Oro del Peru
- Visite du Museo Pedro de Osma
vendredi 14 aout : Transfert en avion Cusco-Lima.
Visite de Lima selon l’heure d »arriver du vol^^
samedi 15 aout :Visite de Lima.
dimanche 16 aout :Départ de Lima à 7h00, direction aéroport.
lundi 17 aout : Retour en ESPAGNE à 9h05
il y a t'il des incohérences? des choses qui ne vont pas?
meci d'avance a tous pour vos future reponses.
caro et tibo
A LIMA:
dimanche 26 juillet : Arivée à Lima à 21h55,
lundi 27 juillet : visite et repos lima
Mardi 28 juillet : Trajet Lima-Ica (4h30), puis trajet vers Huacachina, trouver pour dormir^^
Huacachina= Sandboard
mercredi 29 juillet : Trajet Ica- Nazca (2h00)
puis trajet en bus vers Arequipa (9h00).
Arequipa – 4 jours –
A VOIR :
- Balade dans la ville
- Visite du monastère de Santa Catalina
- Visite du Museo Santuario Andino
- Visite de l’église des jésuites La Compania
- Visite du Convento de la Recoleta
- Dans les environs :
- Excursion à la laguna de Salinas
- Balade au Canyon de Colca, avec visite des villages du Canyon : Chivay, la croix du Condor, Cabanacondé
· Pour aller à Cabanaconde, (canyon Colca) le bus de l'entreprise Andalucia part à 1h du mat ou 6h (environ 4 ou5h de route)
· prix 15 soles.sans agence, avec une agence tout sera compris.
Sur place, dans le canyon, le logement tourne autour de 7 et 10 soles par nuit, les repas aussi.
jeudi 30 juillet: Repos, visite de la ville, visite du couvent Santa Catalina
vendredi 31 juillet :Trajet vers le Canyon de Colca, accès aux termes, nuit à Chivay.
samedi 1 aout :La croix des condors, retour à Arequipa.
dimanche 2 aout : Trajet en bus Arequipa-Puno (5h00)
Puno – 1 jour –
A VOIR :
Visite de la cathédrale
Marché
Dans les environs : balade à Sillustani (splendide panorama)
A Puno il y a une rue piétonne où sont regroupés tous les restos "touristiques" chers.
Chercher un peu plus loin pour trouver des restos locaux où on mangeras très bien pour pas beaucoup moins cher.
Lac Titicaca – 2 jours –
Excursion îleS
lundi 3 aout :Visite des iles Uros, trajet vers l'île d'Amentani, nuit chez l’habitant.
Mardi 4 aout : Trajet en bateau vers l’île de Taquile, puis retour sur Puno.
mercredi 5 aout : Trajet Puno-Cusco en bus (8h00).
Cuzco – 4 jours –
A VOIR :
- La plaza de Armas
- Visite du musée d’Art religieux
Visite de l’église de San Blas
Visite du couvent Santo Domingo et du Coricancha
Visite du couvent Santa Catalina
Visite du Musée inca
Balade dans le quartier San Blas
Excursion au Machu Picchu
Pour les repas, prévoir entre 2, 50 et 4 soles dans une rue au dessus du marché pleines de petits restos locaux.
jeudi 6 aout : Visite de Cusco.
vendredi 7 aout : bus vallé sacré
Chinchero et Ollantaytambo dodo ollataytambo
samedi 8 aout :Pisac, Maras et Salines/Moray Ollantaytambo
dimanche 9 aout : Train Ollantaytambo- Agua Calientes,
journée a Agua Calientes
lundi 10 aout : Visite du Machu Picchu puis train cusco
Mardi 11 aout : Visite de Cusco et de Saqsaywamann, Pukapukara, Qenqo, retour train sur Cusco.
Mercredi 12 aout : repos Cusco
jeudi 13 aout : tipon "corredor sur" Andahuaylillas et Pikillacta
Lima –3 jours-
A VOIR :
- Plaza de Armas
- Visite de la cathédrale
- Visite de l’église et du couvent de San Francisco
- Dans le quartier de Rimac : Paseo de Aguas et alameda de los Descalzos
- Plages de Miraflores
- Visite de la station balnéaire de Barranco
- A Callao : visite de la forteresse del Real Felipe
- Visite du Museo Oro del Peru
- Visite du Museo Pedro de Osma
vendredi 14 aout : Transfert en avion Cusco-Lima.
Visite de Lima selon l’heure d »arriver du vol^^
samedi 15 aout :Visite de Lima.
dimanche 16 aout :Départ de Lima à 7h00, direction aéroport.
lundi 17 aout : Retour en ESPAGNE à 9h05
il y a t'il des incohérences? des choses qui ne vont pas?
meci d'avance a tous pour vos future reponses.
caro et tibo
Location de voiture chez Alamo pour les Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que j'ai loué une voiture à l'étranger. La réservation a été faite chez Alamo à SF (union square). J'aimerai avoir vos conseils concernants les précautions à prendre avant de récupérer la voiture.
Par ailleurs, si je souhaite avoir un GPS en +, quelqu'un sait-t-il combien coûterait le prix du location d'un GPS par jour ?
Merci
C'est la première fois que j'ai loué une voiture à l'étranger. La réservation a été faite chez Alamo à SF (union square). J'aimerai avoir vos conseils concernants les précautions à prendre avant de récupérer la voiture.
Par ailleurs, si je souhaite avoir un GPS en +, quelqu'un sait-t-il combien coûterait le prix du location d'un GPS par jour ?
Merci
Itinéraire de trois semaines aux États-Unis en août English translation pending
Bonjour, Bonjour,
D'abord un grand merci à tous les contributeurs ; j'ai trouvé dans les différents post une mine d'information pour mon prochain voyage. Je le promets, je viendrai mettre des photos et des commentaires sur notre voyage.
Je pars le 2 août faire pour 3 semaines avec ma femme et mes filles (19a & 17a). J'ai cassé ma tirelire parceque l'ainée part en Finlande faire ses études et c'est bien la dernière année que l'on peut partir à 4. Je loue un 4X4 histoire de pouvoir sortir un peu des sentiers battus et des touristes (Valley of Gods, Burr trail Road, ...) ; mais comme je n'ai jamais conduit de 4x4 et que je ne suis pas assuré ce sera plutôt cool (pas de "Lion's back" pour moi ;-) )
Voici mon périple ; je suis preneur de toutes idées et petits trucs (resto sympa, choses à faire absolument, les meilleures heures de visite, Antelope canyon faut réserver ?, des idées pour mes nanas (boutiques, outlet, ... !!), des adresses, etc ...)
J1 Paris - Rapid city /Visites : Arrivée le soir > Dodo J2 Rapid city - Buffalo /Visites : Mont Rushmore - Devils Tower J3 Buffalo - Cody /Visites : Bighorn Mountains scenic - Cody - Rodeo J4 Cody - Gardiner /Visites : Yellowstone J5 Gardiner -West Yellowstone /Visites : Yellowstone J6 West Yellowstone /Visites : Yellowstone J7 West Yellowstone - Jackson Hole /Visites : Yellowstone (encore !!) - Grand Teton J8 Jackson Hole - Salt Lake City /Visites : Lac Salé (Antelope island ou Bonneville ?) J9 Salt Lake City /Visites : Salt Lake City J10 Salt Lake City - Bryce Canyon /Visites : Bryce Canyon J11 Bryce-Torrey /Visites : Kodachrome- Escalante - Scenic 12 ++ J12 Torrey - Moab /Visites : Arches - Canyonlands J13 Moab /Visites : Arches - Canyonlands J14 Moab - Cortez /Visites : Canyonlands (Needles view) ? - Mesa Verde J15 Cortez - Monument Valley /Visites : Vallée des Dieux - Monument Valley J16 Monument valley - Grand Canyon /Visites : Page (Antelope) - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Las Vegas /Visites : Route 66 - Hoover Dam - Las Vegas J18 Las Vegas /Visites : A/R à Death Valley J19 Las Vegas - San Francisco /Visites : San Francisco J20 San Francisco /Visites : San Francisco J21 San Francisco /Visites : San Francisco J22 San Francisco - Paris /Visites : San Francisco J23 Arrivée Paris
Un grand, un tres grand merci d'avance ... (Vous inquiétez si je réponds pas tout de suite car demain je suis en déplacement pro sans pouvoir accéder au net :-(
Francois
D'abord un grand merci à tous les contributeurs ; j'ai trouvé dans les différents post une mine d'information pour mon prochain voyage. Je le promets, je viendrai mettre des photos et des commentaires sur notre voyage.
Je pars le 2 août faire pour 3 semaines avec ma femme et mes filles (19a & 17a). J'ai cassé ma tirelire parceque l'ainée part en Finlande faire ses études et c'est bien la dernière année que l'on peut partir à 4. Je loue un 4X4 histoire de pouvoir sortir un peu des sentiers battus et des touristes (Valley of Gods, Burr trail Road, ...) ; mais comme je n'ai jamais conduit de 4x4 et que je ne suis pas assuré ce sera plutôt cool (pas de "Lion's back" pour moi ;-) )
Voici mon périple ; je suis preneur de toutes idées et petits trucs (resto sympa, choses à faire absolument, les meilleures heures de visite, Antelope canyon faut réserver ?, des idées pour mes nanas (boutiques, outlet, ... !!), des adresses, etc ...)
J1 Paris - Rapid city /Visites : Arrivée le soir > Dodo J2 Rapid city - Buffalo /Visites : Mont Rushmore - Devils Tower J3 Buffalo - Cody /Visites : Bighorn Mountains scenic - Cody - Rodeo J4 Cody - Gardiner /Visites : Yellowstone J5 Gardiner -West Yellowstone /Visites : Yellowstone J6 West Yellowstone /Visites : Yellowstone J7 West Yellowstone - Jackson Hole /Visites : Yellowstone (encore !!) - Grand Teton J8 Jackson Hole - Salt Lake City /Visites : Lac Salé (Antelope island ou Bonneville ?) J9 Salt Lake City /Visites : Salt Lake City J10 Salt Lake City - Bryce Canyon /Visites : Bryce Canyon J11 Bryce-Torrey /Visites : Kodachrome- Escalante - Scenic 12 ++ J12 Torrey - Moab /Visites : Arches - Canyonlands J13 Moab /Visites : Arches - Canyonlands J14 Moab - Cortez /Visites : Canyonlands (Needles view) ? - Mesa Verde J15 Cortez - Monument Valley /Visites : Vallée des Dieux - Monument Valley J16 Monument valley - Grand Canyon /Visites : Page (Antelope) - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Las Vegas /Visites : Route 66 - Hoover Dam - Las Vegas J18 Las Vegas /Visites : A/R à Death Valley J19 Las Vegas - San Francisco /Visites : San Francisco J20 San Francisco /Visites : San Francisco J21 San Francisco /Visites : San Francisco J22 San Francisco - Paris /Visites : San Francisco J23 Arrivée Paris
Un grand, un tres grand merci d'avance ... (Vous inquiétez si je réponds pas tout de suite car demain je suis en déplacement pro sans pouvoir accéder au net :-(
Francois
Hôtels dans Death Valley: tous complets en août? English translation pending
Bonjour à tous!
Suite à une erreur de ma part🤪 dans la date de réservation à Furnace Creek Ranch en août prochain, je souhaitais modifier la dite date, or malheureusement, il n'y a plus aucune disponibilités pour le 12 😠 !
Panique à bord! je ne trouve plus rien aux alentours: le plus proche que j'ai trouvé se trouve à Armagosa Valley (mais ça ne me chante pas du tout: trop loin des différents spots où il faut être aux aurores: notamment Zabriskie Point 😕
Si vous avez des tuyaux pour 2 chambres (ou éventuellement 1 pour 4 personnes), merci de tout coeur de m'aider😊
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en famille en juillet 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous aussi allons cet été aux USA. Nous avons cassé la tirelire et partons en famille (parents et 5 enfants de 17 à 10 ans, bon marcheurs) pendant 3 semaines. Nous avons déjé regardé pas mal de forums intéressants et essayé d'établir un premier programme, mais nous aimerions encore autant de remarques et de conseils que possible.
Nous sommes demandeurs autant de remarques sur le parcours, l'ordre des sites à voir, que sur les choses vraiment sympa pour les enfants ou au contraire à éviter.
Nous sommes occupés à réserver les hotelsvia "Connections", mais rien n'est vraiment figé. En général je pense qu'on prendra 2 chambres de 4.
Un critère important à sept est évidemment le budget. Il n'est pas extensible à l'infini, et je pense qu'il vaut mieux en priorité le réserver à quelques trucs qui vont marquer la mémoire des enfants.
Je pense que toute la famille est prête aussi a faire des ballades de 3-5 km pour profiter des plus beaux sites et si possible s'écarter de la plus grande foule.
Tous le commentaires sont bienvenus (trajets, étapes, hotels, restos sympas, promenades, quand faut-il un pic-nic, ...) Nous commençons par 3 jours à NY pour lesquels nous ferons peut-être un petit forum séparé. Pour la partie Ouest voici le premier jet du programme:
Sam04Juillet. Arrivée à SF vers 12H, prise de la voiture (mini van) et hotel TOMO BEST WESTERN ? fête nationale US (? regarder le feu d'artifice depuis le GG Bridge
Dim05. Visite de SF (Chinatown, trams, Fisherman's Warf et ? Alcatraz en soirée) que faut-il réserver,
Lun06. matinée à SF et départ pour Yosemite Hotel à El Portal ou dans le parc si possible/payable ? qqch sur la route
Mar07. Visite de Yosemite j'ai lu qu'on peut louer des vélos pour voir la vallée principale.. + promenade de 2 - 3 sortie Est ? ou dormir/manger
Mer08. Yo vers Death Valley ? quelle route ? passer par Bodie (ville fantôme) et/ou Mono lake DV : loger à Stonepipe ou Furnace Creeck (les avis semblent partagés)
Jeu09. DV ?visiter ou juste traverser trajet vers LasVegas Hotel à LV. J'ai des avis qu'il doit être possible de trouver des grans hotels à des prix raisonnables (1 nuit) QQch qui "en jette" pour les enfants... Qqn a t'il des pistes Je pense qu'on n'essayera pas de voir un "vrai grand spectacle" trop cher, mais de "visiter" qqs casinos et faire un peu de shopping. (merci de qqs trucs sympas)
Ven 10. LV vers Grand Canyon quels stops? est ce une bonne idée de prendre la route 66 vers la réserve indienne Hualapai loger à williams ou à Tusayan
Sam11. Visite du Grand Canyon. Je pense faire le survol en hélico avec les enfants (et sans madame qui a déja peur en avion...). ? Papillon ? faut-il réserver ? via internet? ?conseils pour le reste de la visite. Sortie et hotel à Cameron (?Trading post)
Dim12. Cameron-Monument Valley et loger à Mexican Hat (? resto sympa) nous pensons faire la visite envoitue; est-ce mieux le soir en arrivant ou le lendemain matin au retour ? quel stops sur la route?
Lun13. ? Gooseneck, ? Valley of gods, ..??? retour vers DV et lac Powel / Page ? même route hotel à Page
Mar14. journée plus relax? Antelope (?Upper ou Lower) (Faut-il réserver?) Lac Powell: ? louer un bateau, ou excursion, ou juste qques points de vue et petite crique (? je rêve peut-être)
Mer15. Zion / Brice Canyon quelle route et quels stops conseils pour visite Hotel près de Brice
Jeu16. Brice suite visite?? route 12 (picnic) Hotel à Torrey
ven 17. Moab Sam18. Moab ? visite de Capitol Reef sur la route vers Moab Arches Canyonlands si possible un rafting ou une ballade en 4x4 ? on m'a parlé d'un resto sympa pour le petits déj avec une grande tasse à l'entrée??
dim19 Moab-Denver pra la HighWay70 sauf si visite intéressante/sympa sur le parcours Hotel à Denver
lund20 Denver
Mar21 🙁 retour sur Bruxelles via Atlanta
Ouf!!! Je sais qu'il reste du boulot de préparation et relativement peu de temps..
grand merci pour tous les commentaires et/ou conseils
MM et le clubdes5
Tous le commentaires sont bienvenus (trajets, étapes, hotels, restos sympas, promenades, quand faut-il un pic-nic, ...) Nous commençons par 3 jours à NY pour lesquels nous ferons peut-être un petit forum séparé. Pour la partie Ouest voici le premier jet du programme:
Sam04Juillet. Arrivée à SF vers 12H, prise de la voiture (mini van) et hotel TOMO BEST WESTERN ? fête nationale US (? regarder le feu d'artifice depuis le GG Bridge
Dim05. Visite de SF (Chinatown, trams, Fisherman's Warf et ? Alcatraz en soirée) que faut-il réserver,
Lun06. matinée à SF et départ pour Yosemite Hotel à El Portal ou dans le parc si possible/payable ? qqch sur la route
Mar07. Visite de Yosemite j'ai lu qu'on peut louer des vélos pour voir la vallée principale.. + promenade de 2 - 3 sortie Est ? ou dormir/manger
Mer08. Yo vers Death Valley ? quelle route ? passer par Bodie (ville fantôme) et/ou Mono lake DV : loger à Stonepipe ou Furnace Creeck (les avis semblent partagés)
Jeu09. DV ?visiter ou juste traverser trajet vers LasVegas Hotel à LV. J'ai des avis qu'il doit être possible de trouver des grans hotels à des prix raisonnables (1 nuit) QQch qui "en jette" pour les enfants... Qqn a t'il des pistes Je pense qu'on n'essayera pas de voir un "vrai grand spectacle" trop cher, mais de "visiter" qqs casinos et faire un peu de shopping. (merci de qqs trucs sympas)
Ven 10. LV vers Grand Canyon quels stops? est ce une bonne idée de prendre la route 66 vers la réserve indienne Hualapai loger à williams ou à Tusayan
Sam11. Visite du Grand Canyon. Je pense faire le survol en hélico avec les enfants (et sans madame qui a déja peur en avion...). ? Papillon ? faut-il réserver ? via internet? ?conseils pour le reste de la visite. Sortie et hotel à Cameron (?Trading post)
Dim12. Cameron-Monument Valley et loger à Mexican Hat (? resto sympa) nous pensons faire la visite envoitue; est-ce mieux le soir en arrivant ou le lendemain matin au retour ? quel stops sur la route?
Lun13. ? Gooseneck, ? Valley of gods, ..??? retour vers DV et lac Powel / Page ? même route hotel à Page
Mar14. journée plus relax? Antelope (?Upper ou Lower) (Faut-il réserver?) Lac Powell: ? louer un bateau, ou excursion, ou juste qques points de vue et petite crique (? je rêve peut-être)
Mer15. Zion / Brice Canyon quelle route et quels stops conseils pour visite Hotel près de Brice
Jeu16. Brice suite visite?? route 12 (picnic) Hotel à Torrey
ven 17. Moab Sam18. Moab ? visite de Capitol Reef sur la route vers Moab Arches Canyonlands si possible un rafting ou une ballade en 4x4 ? on m'a parlé d'un resto sympa pour le petits déj avec une grande tasse à l'entrée??
dim19 Moab-Denver pra la HighWay70 sauf si visite intéressante/sympa sur le parcours Hotel à Denver
lund20 Denver
Mar21 🙁 retour sur Bruxelles via Atlanta
Ouf!!! Je sais qu'il reste du boulot de préparation et relativement peu de temps..
grand merci pour tous les commentaires et/ou conseils
MM et le clubdes5
Visiter certains parcs américains? English translation pending
bonjour
alors voila ma situation je viens de passer 1 an a orlando ds le cadre d'un programme avec disney.A la fin de se programme j'ai environ 2 semaines pour voyager un peu.J'ai un probleme c'est ke je veux faire enormement de choses mais pas assez de temps.J'aimerais si possible avoir des conseils et des avis sur les parcs a faire absolument.De plus tt est tellement grand et mon temps me sera compte!!!!, je voudrais aussi des conseil sur comment les visiter(quelle rando faire?par ou demarrer;les meilleurs entres?combien de jours au minimum?.....ect)enfin ts ce ke vs avez pu retirer de vos voyage dans ces magnifiques parcs. Je sais deja que je veux voir Yellowstone zion et yossemite mais aussi les rocheuses enfin ts quoi et j'aurais besoin de qq un avec de l'experience qui m'aide par ses conseil a recadrer tt ca!!!!
j'ai commence a lire les articles a se sujet mais je bosse bcq en se moment et je n'ai pas le temps de tt lire pr trouver les infos qui me seront utiles!!!je sais que c'est rébarbatifs pour vs de repeter les meme choses alors si vs ne voulez pas me repondre pouvez me donner les titres des conversations qui me seront utiles.
merci d'avance
dad
alors voila ma situation je viens de passer 1 an a orlando ds le cadre d'un programme avec disney.A la fin de se programme j'ai environ 2 semaines pour voyager un peu.J'ai un probleme c'est ke je veux faire enormement de choses mais pas assez de temps.J'aimerais si possible avoir des conseils et des avis sur les parcs a faire absolument.De plus tt est tellement grand et mon temps me sera compte!!!!, je voudrais aussi des conseil sur comment les visiter(quelle rando faire?par ou demarrer;les meilleurs entres?combien de jours au minimum?.....ect)enfin ts ce ke vs avez pu retirer de vos voyage dans ces magnifiques parcs. Je sais deja que je veux voir Yellowstone zion et yossemite mais aussi les rocheuses enfin ts quoi et j'aurais besoin de qq un avec de l'experience qui m'aide par ses conseil a recadrer tt ca!!!!
j'ai commence a lire les articles a se sujet mais je bosse bcq en se moment et je n'ai pas le temps de tt lire pr trouver les infos qui me seront utiles!!!je sais que c'est rébarbatifs pour vs de repeter les meme choses alors si vs ne voulez pas me repondre pouvez me donner les titres des conversations qui me seront utiles.
merci d'avance
dad
Réservation de motel aux Etats-Unis par internet pour cinq personnes? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un périple de 15 jours au départ de Las Végas.Nous sommes une famille de 5 personnes(couple +3 enfants agés de 14, 12 et 6ans), je voudrais réservé des hotels ou des motels avec internet.Si j'indique 5 personnes sur le site en ligne: on me propose souvent deux chambres; par contre pour 4 personnes une seule chambre est suffisante.Voici donc ma question: puis-je mentionner quatre personnes sur la réservation en ligne et se présenter à cinq personnes à la réception?
Merci.
Problème sur l'achat en ligne de vols intérieurs américains English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait beaucoup de recherches notamment grâce à ce site qui est une mine d'informations, je viens solliciter les conseils avisés des membres du forum.
J'ai déjà acheté sans encombres des billets (nous sommes 5) d'avion Nantes-New York pour juillet. Puis je voulais acheter sur un autre site (go voyages) des billets New-York Las Vegas mais là on me demande tous les numéros de passeports lors de l'achat en ligne afin d'éditer les billets électroniques. Sans ces infos je ne peux pas acheter les billets, d'après ce que j'ai lu cela doit être spécifique à certains pays.
Le seul hic c'est que nous avons quatre passeports en règle sauf le mien qui expire en avril. (oups je ne pensais pas que c'était urgent de le renouveler)
Pensez-vous que je peux tout de même les acheter sachant que je pourrai montrer les deux passeports (l'ancien et le nouveau) à l'embarquement à New York et que ce sont des passeports américains car j'ai la double nationalité?
Merci à l'avance pour vos réponses. Je vais essayer aussi de trouver 5 mn pour téléphoner à l'organisme demain mais l'offre qui m'intéressait risque de disparaitre.
Cordialement, 😎
Annick
Après avoir fait beaucoup de recherches notamment grâce à ce site qui est une mine d'informations, je viens solliciter les conseils avisés des membres du forum.
J'ai déjà acheté sans encombres des billets (nous sommes 5) d'avion Nantes-New York pour juillet. Puis je voulais acheter sur un autre site (go voyages) des billets New-York Las Vegas mais là on me demande tous les numéros de passeports lors de l'achat en ligne afin d'éditer les billets électroniques. Sans ces infos je ne peux pas acheter les billets, d'après ce que j'ai lu cela doit être spécifique à certains pays.
Le seul hic c'est que nous avons quatre passeports en règle sauf le mien qui expire en avril. (oups je ne pensais pas que c'était urgent de le renouveler)
Pensez-vous que je peux tout de même les acheter sachant que je pourrai montrer les deux passeports (l'ancien et le nouveau) à l'embarquement à New York et que ce sont des passeports américains car j'ai la double nationalité?
Merci à l'avance pour vos réponses. Je vais essayer aussi de trouver 5 mn pour téléphoner à l'organisme demain mais l'offre qui m'intéressait risque de disparaitre.
Cordialement, 😎
Annick
Auberges de jeunesse ou chez l'habitant en Argentine + Ushuaia-Torres del Paine? English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 25 dec au 10 janv en Argentine. Notre itineraire : Buenos Aires, Iguazu, Colonia (Uruguay), Ushuaia, El Calafate, Parque Torres del Paine (Chili).
Auriez vous des adresses a nous conseiller pour des auberges de jeunesses pas trop "jeunes" et bien tenues ou bien chez l'habitant sur ces destinations ?
Ou dormir a Iguazu de sympa et pas trop cher ?
Comment se rendre au Parque Torres del Paine depuis Ushuaia en bus ? Je suppose qu'il doit y avoir des bus depuis Rio Gallegos, mais cela suppose prendre l'avion de Ushuaia a Rio Gallegos...
Merci d'avance !!
Aline
Nous partons du 25 dec au 10 janv en Argentine. Notre itineraire : Buenos Aires, Iguazu, Colonia (Uruguay), Ushuaia, El Calafate, Parque Torres del Paine (Chili).
Auriez vous des adresses a nous conseiller pour des auberges de jeunesses pas trop "jeunes" et bien tenues ou bien chez l'habitant sur ces destinations ?
Ou dormir a Iguazu de sympa et pas trop cher ?
Comment se rendre au Parque Torres del Paine depuis Ushuaia en bus ? Je suppose qu'il doit y avoir des bus depuis Rio Gallegos, mais cela suppose prendre l'avion de Ushuaia a Rio Gallegos...
Merci d'avance !!
Aline
Retourner deux fois au même endroit dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Avis sur itinéraire dans l'ouest des États-Unis du 10 au 27 avril 2009? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Je souhaiterai avoir votre avis sur le parcours que nous voulons effectué entre environ le 10 et le 27 avril 2009. J'ai quelques doutes sur le temps à passer à chaque endroit (que je ne connais pas hormis Death Valley, Las Vegas, Page et Monument Valley) et sur le meilleur enchainement possible notamment sur les parcs de l'arizona et du Nouveau Mexique. Merci de tous les commentaires que vous pouvez faire (timing impossible a tenir, idees de choses a voir en plus sur le trajet, idees de randos, ou autres...) On espère pouvoir voir la wildflower period a cette epoque de l'année.
J Phoenix (arrivée) Apache Trail (44 miles entre Apache junction et Globe, au moins 2 heures ?) Superstition mountains : Lost Dutchman State Park (rando a definir) Route vers Tucson Saguara National Park pour le coucher de soleil (partie Est ou Ouest pour un coucher de soleil ?) Dormir à Tucson (idée d'hotel ?)
J+1 Sonora Desert Museum le matin Saguaro national Park (partie Ouest) en fin de matinée Cactus Forest Drive (8 miles) avec petites ballades (Freeman Homestead loop trail, 1 mile et vers Mica View) Fin de journée route vers Chiricahua National Monument Dormir à willcox ? Est ce possible de faire tout ca dans la journée ?
J+2 Chiricahua National Monument (scenic road, echo canyon trail, 2 heures) head Route vers Gualaloupe Mountains (3h30) Dormir à El Paso (idée d'hotel ?)
J+3 Route vers Gualaloupe Mountains (2h) Rando de guadaloupe mountains peak trail (savez vous combien de temps il faut pour monter la haut et redescendre, 9.4 miles je crois +/- 1000m environ Dormir a Las Cruces (idée d'hotel ?)
J+4 Route vers White sand dunes (1h) White sand dunes (3h) Est ce interessant a voir dans la matinée ? Ou dois je faire en sorte de le faire en fin de journée ? Route vers 3 rivers petroglyphes (1h) 3 rivers petroglyphes (2h) Dormir à Albuquerque (3h) (idée d'hotel ?)
J+5 Route vers El Mapais (1h30) El Mapais (3 à 4h) La Ventana Arch Route vers Tent rocks (2h30) Tent Rocks (2h) Dormir a Santa Fe (1h) (idée d'hotel ?)
J+6 Route vers Bandelier National Monument (1h15) Bandelier National Monument (2h) Route vers Bisti (4h30) Visite des environs de Bisti badlands Dormir au camping de Bisti (fait il vraiment froid en avril pendant la nuit ?)
J+7 Route vers chaco culture (1h30) Chaco culture (3h) Ah-shi-sle-pah Wash (2h) Dormir a Aztec (idée d'hotel ?)
J+8 Visite de Aztec Arches (3h) J'ai deja reperé quelques arches avec coordonnées GPS mais il m'en manque quelques unes, une idée pour les trouver toutes ? Route vers Ship Rock (1h30) (juste pour la photo) Route vers MV pour coucher de soleil (3h) Dormir a Kayenta
J+9 Retour a MV le matin très tôt Départ pour Navajo National Monument, visite possible en avril ? guidée ? Coal Mine Canyon / Elephant feet (principalement photo) Dormir à Page
J+10 CBS Cottonwood (on veut y aller seul sans outfiter, des difficultés particulières par rapport au fait que ce soit en avril ?) White pocket Route pour grand canyon Dormir à Grand Canyon
J+11 Grand Canyon (1 ou 2 jours selon temps) Dormir à Grand Canyon
J+12 Grand Canyon le matin Route pour Las vegas Dormir à LV
J+13 Route pour la vallee de la mort Death Valley (racetrack en priorité) Dormir a furnace creek
J+14 Death valley Retour a LV Depart Paris
Merci, 😉
olivier
Je souhaiterai avoir votre avis sur le parcours que nous voulons effectué entre environ le 10 et le 27 avril 2009. J'ai quelques doutes sur le temps à passer à chaque endroit (que je ne connais pas hormis Death Valley, Las Vegas, Page et Monument Valley) et sur le meilleur enchainement possible notamment sur les parcs de l'arizona et du Nouveau Mexique. Merci de tous les commentaires que vous pouvez faire (timing impossible a tenir, idees de choses a voir en plus sur le trajet, idees de randos, ou autres...) On espère pouvoir voir la wildflower period a cette epoque de l'année.
J Phoenix (arrivée) Apache Trail (44 miles entre Apache junction et Globe, au moins 2 heures ?) Superstition mountains : Lost Dutchman State Park (rando a definir) Route vers Tucson Saguara National Park pour le coucher de soleil (partie Est ou Ouest pour un coucher de soleil ?) Dormir à Tucson (idée d'hotel ?)
J+1 Sonora Desert Museum le matin Saguaro national Park (partie Ouest) en fin de matinée Cactus Forest Drive (8 miles) avec petites ballades (Freeman Homestead loop trail, 1 mile et vers Mica View) Fin de journée route vers Chiricahua National Monument Dormir à willcox ? Est ce possible de faire tout ca dans la journée ?
J+2 Chiricahua National Monument (scenic road, echo canyon trail, 2 heures) head Route vers Gualaloupe Mountains (3h30) Dormir à El Paso (idée d'hotel ?)
J+3 Route vers Gualaloupe Mountains (2h) Rando de guadaloupe mountains peak trail (savez vous combien de temps il faut pour monter la haut et redescendre, 9.4 miles je crois +/- 1000m environ Dormir a Las Cruces (idée d'hotel ?)
J+4 Route vers White sand dunes (1h) White sand dunes (3h) Est ce interessant a voir dans la matinée ? Ou dois je faire en sorte de le faire en fin de journée ? Route vers 3 rivers petroglyphes (1h) 3 rivers petroglyphes (2h) Dormir à Albuquerque (3h) (idée d'hotel ?)
J+5 Route vers El Mapais (1h30) El Mapais (3 à 4h) La Ventana Arch Route vers Tent rocks (2h30) Tent Rocks (2h) Dormir a Santa Fe (1h) (idée d'hotel ?)
J+6 Route vers Bandelier National Monument (1h15) Bandelier National Monument (2h) Route vers Bisti (4h30) Visite des environs de Bisti badlands Dormir au camping de Bisti (fait il vraiment froid en avril pendant la nuit ?)
J+7 Route vers chaco culture (1h30) Chaco culture (3h) Ah-shi-sle-pah Wash (2h) Dormir a Aztec (idée d'hotel ?)
J+8 Visite de Aztec Arches (3h) J'ai deja reperé quelques arches avec coordonnées GPS mais il m'en manque quelques unes, une idée pour les trouver toutes ? Route vers Ship Rock (1h30) (juste pour la photo) Route vers MV pour coucher de soleil (3h) Dormir a Kayenta
J+9 Retour a MV le matin très tôt Départ pour Navajo National Monument, visite possible en avril ? guidée ? Coal Mine Canyon / Elephant feet (principalement photo) Dormir à Page
J+10 CBS Cottonwood (on veut y aller seul sans outfiter, des difficultés particulières par rapport au fait que ce soit en avril ?) White pocket Route pour grand canyon Dormir à Grand Canyon
J+11 Grand Canyon (1 ou 2 jours selon temps) Dormir à Grand Canyon
J+12 Grand Canyon le matin Route pour Las vegas Dormir à LV
J+13 Route pour la vallee de la mort Death Valley (racetrack en priorité) Dormir a furnace creek
J+14 Death valley Retour a LV Depart Paris
Merci, 😉
olivier
Découverte des États-Unis pendant quatre mois avec un cours d'anglais English translation pending
Hello tous le monde!!
Nous sommes deux copines à la recherche d'aventure et joignant l'utile à l'agréable, nous avons décider de partir l'année prochaine aux USA pour decouvrir ce pays et en apprendre la langue.
Mais vu l'etendu du pays nous sommes un peu perdu...et nous aimerions nous organiser le plus tot possible et comme tout le monde...tout ça dans les moindres coûts car étudiantes !! Nous avons un budget de 6000€ chacune sans billet aller retour.
Pourriez-vous nous aider sur les choses à ne pas louper sur place? Le temps à passer sur certains sites?
des conseilles sur les voyages? hébergements en tout genre? Pièges à éviter ou endroit a ne pas voir?
Du point de vu des deplacements nous sommes également paumé, entre le train, la voiture (en sachant qu'une seule conduit) et l'avion? car d'une cote à l'autre pas mal de kilometres les separe? Car chacun propose des pass différents mais est-ce avantageux? en sachant qu'on aimerait voir le maximum de chose!
Nous aimerions egalement pendant cette periode, prendre des cours d'anglais sur place, a travers des organismes linguisitques. Si certains d'entre vous on dejà utilisé cette methode nous donner quelques noms d'organismes fiables et pas trop chèrs?
Merci d'avance pour vos réponses qui ne pourrons que nous aider.😛
Nous aimerions egalement pendant cette periode, prendre des cours d'anglais sur place, a travers des organismes linguisitques. Si certains d'entre vous on dejà utilisé cette methode nous donner quelques noms d'organismes fiables et pas trop chèrs?
Merci d'avance pour vos réponses qui ne pourrons que nous aider.😛