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Asie du Sud-Est: passage de frontière à moto English translation pending
Salut les globtrotters !!!
Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.
Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).
Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.
Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!
A bientot :)
Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.
Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).
Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.
Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!
A bientot :)
Transport aérien: vélos abimés English translation pending
Retour de Bangkok à Paris avec Royal Jordan, nous avons constaté des dègats importants sur les vélos. Il faut vérifier l'état des vélos à l'arrivée à l'aéroport et signaler à la compagnie si il y a des
dègats sur les vélos.
Nous nous en sommes aperçus le lendemain et la compagnie à refusé notre demande.
Heureusement notre assurance a remboursé les réparations moins une franchise.
Cordialement Pilan
Trek dans les monts Fan en autonomie une dizaine de jours (Tadjikistan) English translation pending
Bonjour,
Je compte me rendre au Tadjikistan avec ma compagne debut juillet, et souhaite trekker pendant 8-10 jours dans les monts Fan. Idealement en autonomie, sinon avec un muletier.
Quelques questions: - En trekkant dans les monts Fan, traversons nous regulierement de petits villages ? Possible de se nourrir ? Et a quelle frequence ? - Les monts Fan en autonomie, quels difficultes principales ? - Est-il possible de trouver un muletier aux alentours du lac Iskanderkul (ou ailleurs dans la region)? J'ai quelques bases de russe et ai l'habitude de la debrouille, apres 8 ans d'expatriation en Asie. - J'ai cru comprendre qu'il serait difficile de trouver des bombonnes de gaz a Dushambe, d'autres options pour la popotte ? - Il semblerait que les monts Fan soient assez touristique, a quelle frequence croiserions nous d'autres trekkeurs ? J'imagine que c'est relatif...
Merci d'avance, j'attends vos retours avec impatience :)
Je compte me rendre au Tadjikistan avec ma compagne debut juillet, et souhaite trekker pendant 8-10 jours dans les monts Fan. Idealement en autonomie, sinon avec un muletier.
Quelques questions: - En trekkant dans les monts Fan, traversons nous regulierement de petits villages ? Possible de se nourrir ? Et a quelle frequence ? - Les monts Fan en autonomie, quels difficultes principales ? - Est-il possible de trouver un muletier aux alentours du lac Iskanderkul (ou ailleurs dans la region)? J'ai quelques bases de russe et ai l'habitude de la debrouille, apres 8 ans d'expatriation en Asie. - J'ai cru comprendre qu'il serait difficile de trouver des bombonnes de gaz a Dushambe, d'autres options pour la popotte ? - Il semblerait que les monts Fan soient assez touristique, a quelle frequence croiserions nous d'autres trekkeurs ? J'imagine que c'est relatif...
Merci d'avance, j'attends vos retours avec impatience :)
Ne rêvez plus d'aventure, vivez la sur la Nationale! (Madagascar) English translation pending
Au bout du monde... nichée au tréfonds de la baie d'Antongil, Maroantsetra la poussiéreuse est accessible en bateau, en avion ou par une seule route, une nationale et quelle nationale que cette numéro cinq !
A Madagascar, les plus anciens s'en souviennent... L'île était jadis administrée par les Français. Ils se souviennent de la colonisation, de ses vicissitudes, de la sombre année 1947 et peut-être mais rien n'est moins sûr, de ses bienfaits, selon la formule un jour employée, par un nain buvable mais un nain portant personnage français.
En ces temps là, de la petite ville de Maroantsetra, Il fallait une journée pour rejoindre Tamatave, la grande. Une seule journée ! Aujourd'hui, pour l'atteindre, les Malgaches s'arment de courage, d'optimisme et lorsque tout va bien, ils accomplissent ce chemin de croix en quatre jours.
Une véritable expédition.
Deux compagnies de transports officient à Maroantsetra; les usagers disposent de véhicules similaires, des quatre roues motrices, double cabine Toyota, parfois usés jusqu'à la corde.
Huit heures du matin, c'est l'heure du rendez-vous. La chaleur est éprouvante et les habitants arpentent depuis longtemps la rue principale de la ville; l'attente se prolonge et nul ne semble en connaître la raison. Le véhicule, les passagers semblent pourtant prêts.
Tout s'agite, il est onze heures, les bagages sont hissés sur le véhicule, arrimés et bâchés sur le toit ou entassés à l'arrière, sur le plateau, ils font office de sièges pour les nombreux passagers et chacun tente de se préserver un petit espace.
Quelques rapides oscillations en tous sens, il cède, , , le marchepieds droit épris de liberté rend l'âme et est projeté au sol. On ne fait dans le détail dans la compagnie... le ton est donné, la partition peut débuter, dirigeons-nous vers la station service... vide de carburant pour moteurs diesel. Le jeune conducteur ne semble pas troublé, une deuxième station est implantée non loin de là.
L'absence d'activité là aussi, laisse peu de doutes. Le gasoil a, en douce, quitté Maroantsetra... A l'entrée de la ville, j'ai pourtant aperçu de grandes cuves, à l'usage du carburant.
A petits coups d'avertisseur, nous hélons des passants et explorons diverses ruelles à la recherche d'un dépositaire non consacré, de gasoil. En pure perte.
Une poignée d'appels téléphoniques plus tard, nous débusquerons le jerrican salvateur, à l'extérieur de la ville, sous les cocotiers, au bout d'une traitresse piste sablonneuse.
Quelques minutes suffisent pour confectionner un entonnoir et transvaser le carburant fugueur. Une liasse d'ariarys change de mains.
Combien d'heures nous faut-il pour atteindre Mananara, distante de 106 kilomètres?
La question est simple mais se révèle ici déplacée, inutile, saugrenue, elle déclenche un sourire entendu. Qui peut le savoir ?
En ce début décembre, les violents orages de l'après-midi sont encore anecdotiques, la piste est sèche mais il faudra certainement composer avec les aléas de la mécanique. D'ailleurs, dès le départ puis très régulièrement, le mécanicien lève un capot baladeur et abreuve le radiateur fumant, trop vite assoiffé.
Il m'est particulièrement difficile d'imaginer l'aspect de cette nationale, soixante années auparavant, difficile d'imaginer les véhicules de l'époque franchir ce décor et près de 400kms de Maroantsetra à Tamatave, en une seule journée.
Belle, cette route nationale l'était assurément hier, cette piste difficile le demeure aujourd'hui.
Elle épouse le littoral, franchit d'innombrables ouvrages en bois, des gués, se faufile au sein d'une végétation rarement luxuriante mais tutoie des criques rocheuses, de longues plages de sable blanc et traverse de charmants villages, aux délicieuses maisons en bois.
Ce territoire tire sa richesse des cultures de la vanille et du giroflier. Partout, trié avec soins, étalé sur de grandes nappes, le clou de girofle sèche et exhale un agréable parfum, dans nos esprits associé à la douleur dentaire ou à une grosse cigarette d'Indonésie.
C'est ici un ravissement !
Depuis longtemps, ces villages côtiers sont les oubliés de Tananarive la capitale, de l'état malgache. Oubliés ? pas tout à fait...
De temps à autre, lors des grandes consultations électorales, ces modestes pêcheurs, ces petits producteurs prennent soudain de l'importance. Ils espèrent à nouveau.
Les candidats se pressent, unanimes... le président en exercice n'a pas dérogé à la règle. Intolérable, oui, cette situation est depuis trop longtemps intolérable !
Votez pour moi ! Je vous l'assure... la reconstruction de cette route sera l'une de mes priorités !
Les années s'écoulent, les présidents et les promesses non tenues se succèdent mais la nationale se dégrade toujours et toujours... Insuffisance des finances publiques, malversations, incurie ?
De multiples ouvrages en bois sont depuis longtemps moribonds, dangereux, les voitures, motos, vélos ou piétons passent à gué... quelle que soit la hauteur de la marée.
Seuls les véhicules tout-terrain, souvent bondés, se lancent aujourd'hui dans l'aventure. Ce commerce d'un bon rapport est facturé plusieurs dizaines d'euros, une petite fortune à l'échelle locale.
En lointaine Armorique, dans les conserveries de Saint Guénolé et d'ailleurs, nos fameuses petites sardines à l'huile sont traitées avec bien plus d'égards que ces toujours souriants voyageurs.
Michel, instituteur en fin de carrière, se rend à Tamatave pour réaliser son dossier de retraite puis fera route, dans de bien meilleures conditions, vers le sud du pays et se posera à Tulear.
Ce voyage lui coûte une fortune, un bras dit-on familièrement, aujourd'hui...
Cet enseignant, titulaire du plus haut échelon dans sa fonction, perçoit chaque mois, m'assure t'il, cinq cents mille ariarys, soit cent cinquante euros environ... Trois de ses enfants fréquentent pourtant une université...
L'essentiel du commerce régional se porte donc vers la mer et ses bateaux en bois et il se chuchote que des commerçants influents de Maroantsetra, liés au commerce maritime, feraient preuve de vigilance voire d'intrigue...
La réhabilitation de cette route nationale précipiterait, en effet, l'affaiblissement de leur fructueux monopole. C'est fort possible et fort dommageable pour la vitalité économique de toute une région.
La nuit s'installe, profonde, sur ces petits villages. Dans les modestes habitations, quelques lueurs se devinent, hésitantes.
Chez nous, les nantis, un geste simple, irréfléchi, sur un commutateur déclenche ce miracle permanent que produit l'électricité, une superbe lumière...
Ici, à Madagascar, le commerce des bougies et piles de mauvaise qualité possède encore un bel avenir.
Malmenés par les chaos, le phare gauche fouille les ténèbres tandis que le droit explore les hautes branches, une tape amicale le ramène pour un court instant à plus de raison, les freins sont inopérants, le mécanicien invoque l'hydraulique et longuement entame une réparation de fortune, sans succès.
Les freins ? à quoi bon ? sont-ils indispensables ? nous roulons à la vitesse d'un vététiste ventripotent du dimanche ou parfois d'un promeneur.
Le premier acte se termine le long d'un cours d'eau, dans un petit village. Il fait nuit, il faut traverser mais les marins affectés au bac, usés par une journée sans fin, sont peut-être déjà endormis. Nous franchirons la rivière demain. Ces hommes sont à l'œuvre, tous les jours, dès cinq heures.
Ce n'est pas le temps du repos pour notre équipage, c'est le moment que choisit le mécanicien pour se pencher à nouveau, sur le système de freinage. L'outillage est pauvre, malmené. Le marteau, l'outil magique, retentira longuement. Les pistons rebelles résistent puis de guerre lasse, cèdent, vaincus.
Ils fonctionnent à nouveau.
C'est aussi l'heure de se restaurer et de rechercher un abri et le sommeil, les passagers s'égaillent dans la nuit. Je me recroqueville sur un siège, à l'avant du véhicule et charmé par la douce musique d'un marteau, je sombre.
Riz en quantité, portion de zébu, de poulet ou de poisson souvent séché, mouches omniprésentes; la fantaisie culinaire est absente le long des pistes, pas de folie sur les prix, non plus.
Dans ces gargotes, le même menu est à l'affiche et est invariablement facturé trois mille ariarys.
C'est encore une fois, à la portée de ma bourse... quatre vingt dix centimes d'euro...
Oui, la Grande Île est pour nous, les vazaha, le pays de la vie très moins chère.
Ici encore, mes confortables chaussures, de marque prestigieuse, ne sont pas à la hauteur de l'emploi, elles souffrent, elles agonisent depuis des mois; pour une somme dérisoire, quelques dizaines de centimes, le cordonnier de la rue fait merveille et un solide travail.
A Madagascar, on ne jette pas avec désinvolture, l'équivalent d'un salaire...
Il n'est pas désinvolte non plus ce coiffeur de la ville, bien au contraire, mais peut-il s'enrichir, envisager un meilleur avenir ? Il œuvre dans une insignifiante, une minuscule baraque en bois, il est talentueux, expérimenté et me réclame deux mille ariarys, cinquante cinq centimes pour la réalisation d'une coupe parfaite.
Le coiffeur Népalais est cette fois battu, ko.
Mananara est tout proche, vingt cinq heures se sont écoulées, la piste sablonneuse, digne d'un Paris-Dakar, se fond sur une belle plage agrémentée d'un manège pour enfants, modeste expression de modernisme, inattendue en ce lieu.
Concession d'un autre âge, toutefois... de petits bras musclés entraînent le manège.
Dans ce pays, il est particulièrement difficile de faire confiance à la distribution électrique, pour le moins facétieuse...
Conduite de scooter Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais bientôt m'envoler pour l'Asie du Sud est, notamment Cambodge et Laos.
A force d'écumer le forum, je me suis rendu compte que louer un scooter ou une petite moto était incontournable pour visiter certaines régions de manière autonome dans ces pays.(Au départ, je l'avais pas envisagé, n'ayant jamais conduit de scooter ou moto).
J'ai beaucoup lu de post sur les prix des locations de scooter et les boucles à faire ou sorties possibles selon les endroits.
Ma question est plutôt d'ordre pratique: Concrètement lors d'une courte pause (pour aller visiter un temple ou acheter de l'eau par exemple), d'une étape plus longue ou le soir lors d'un périple de plusieurs jours à moto, que faites vous de la moto. Un antivol est il fourni? peut on laisser la moto n'importe ou non attachée sans problème? Peut on la garer n'importe ou? Quelles sont les mesures de sécurité et les usages en la matière?
Question subsidiaire: peut on laisser seulement une copie du passeport au loueur ou un autre document (carte d'identité par exemple)? Certaines personnes recommande de pas laisser le passeport.
Je suis preneur de tout avis, conseils... Stephane
Je vais bientôt m'envoler pour l'Asie du Sud est, notamment Cambodge et Laos.
A force d'écumer le forum, je me suis rendu compte que louer un scooter ou une petite moto était incontournable pour visiter certaines régions de manière autonome dans ces pays.(Au départ, je l'avais pas envisagé, n'ayant jamais conduit de scooter ou moto).
J'ai beaucoup lu de post sur les prix des locations de scooter et les boucles à faire ou sorties possibles selon les endroits.
Ma question est plutôt d'ordre pratique: Concrètement lors d'une courte pause (pour aller visiter un temple ou acheter de l'eau par exemple), d'une étape plus longue ou le soir lors d'un périple de plusieurs jours à moto, que faites vous de la moto. Un antivol est il fourni? peut on laisser la moto n'importe ou non attachée sans problème? Peut on la garer n'importe ou? Quelles sont les mesures de sécurité et les usages en la matière?
Question subsidiaire: peut on laisser seulement une copie du passeport au loueur ou un autre document (carte d'identité par exemple)? Certaines personnes recommande de pas laisser le passeport.
Je suis preneur de tout avis, conseils... Stephane
Tour du monde en famille: Amérique du Nord puis cap au Sud, départ juin 2015 English translation pending
Bonjour à tous !
Après quasi deux ans de préparatifs, nous sommes sur le point de réaliser un vieux rêve, en partant faire le tour du monde en famille à bord de notre camping-car.
Notre aventure est prévue sur plusieurs années et débutera - au mois de juin 2015 - par Halifax au Canada. Puis, nous traverserons les Etats-Unis et poursuivrons notre périple toujours plus au Sud ! Amérique Centrale, Amérique du Sud et par la suite, un nouveau changement de continent…
L'année passée nous avons rencontré des familles partant à l'aventure en 2014 ou rentrant de tour du monde, génial !
Aujourd'hui, nous cherchons à créer des contacts et partager des infos avec des voyageurs ayant un projet similaire. Peut-être nous croiserons-nous même sur la route ?!
Alors si vous êtes déjà "on the road" ou que vous êtes sur le point de tourner la clé de contact de votre "maison sur roues", venez papoter avec nous... 😎
Si notre projet vous intéresse, nous vous invitons à nous suivre d’ores et déjà sur notre blog à l’adresse suivante : www.dodos.ch
A bientôt !
Après quasi deux ans de préparatifs, nous sommes sur le point de réaliser un vieux rêve, en partant faire le tour du monde en famille à bord de notre camping-car.
Notre aventure est prévue sur plusieurs années et débutera - au mois de juin 2015 - par Halifax au Canada. Puis, nous traverserons les Etats-Unis et poursuivrons notre périple toujours plus au Sud ! Amérique Centrale, Amérique du Sud et par la suite, un nouveau changement de continent…
L'année passée nous avons rencontré des familles partant à l'aventure en 2014 ou rentrant de tour du monde, génial !
Aujourd'hui, nous cherchons à créer des contacts et partager des infos avec des voyageurs ayant un projet similaire. Peut-être nous croiserons-nous même sur la route ?!
Alors si vous êtes déjà "on the road" ou que vous êtes sur le point de tourner la clé de contact de votre "maison sur roues", venez papoter avec nous... 😎
Si notre projet vous intéresse, nous vous invitons à nous suivre d’ores et déjà sur notre blog à l’adresse suivante : www.dodos.ch
A bientôt !
Retour sur 15 jours dans le Sud Vietnam (février 2015) English translation pending
Ayant largement parcouru le forum, ayant usé du clavier pour obtenir réponse à mes interrogations, pour finalement compiler toutes ces infos et partir avec ma petite famille au Vietnam, je voudrai remercier tous ces généreux contributeurs qui font vivre le forum et facilitent tant les voyages "à l'aventure", autrement dit, sans recours aucun aux agences.
Je vous fais à présent partager nos impressions, nos retours pratiques sur nos 15 jours au Vietnam.
Le retour se veut pratique avant tout ; je tiens un carnet de voyage en ligne avec photos et récits au jour le jour pour tous ceux qui voudraient voyager avec nous... (adresse de notre site en signature)
Je vous donne NOS impressions, elles ne peuvent donc qu'être subjectives. Chacun voyage avec son passé de voyageur ou de novice et nul ne perçoit le voyage à l'identique. Nos précédents périples ont créé un vécu et notre perception de ce voyage comme des voyages à venir en est impactée, imprégnée. J'ai aimé retrouver sur le forum des avis parfois contradictoires, ce qui fait la force et l'intérêt de l'échange, et je reste ouverte aux critiques et remarques dans le respect des avis de chacun, la courtoisie et le sourire. 🙂 Vive les Vacances, vive les Voyages !
Voyage en famille (2 ados de 13 et 16 ans) du 5 au 20 février 2015.
Vol Qatar Airways Paris-Doha-Sgn : compagnie toujours aussi sérieuse avec très bon service à bord. Vol en A380 jusque Doha, un vrai bonheur de silence, de confort et d'espace, même en classe éco !
Saigon : 3 nuits / 1.5 jour à l'arrivée + 1 jour au retour - Bus 152 pour rejoindre Ben Thanh depuis l'aéroport. N'hésitez pas à opter pour cette solution très économique et tout à fait satisfaisante. Il est facile de trouver le départ des bus en sortant de l'aéroport, le tarif est fixe (5.000 vnd), le bus est climatisé, il passe toutes les 20 ou 30', il dépose à Ben Thanh, mais également ds la rue Tran Hung Dao, à 2 pas du quartier "routard" (rue Bui Vien). Compter 45' de route. A noter qu'au retour sur Saigon, Têt oblige, il n'y avait pas de bus pour nous rejoindre le centre ville. Nous avons donc pris un taxi pour 8$ (proposé à 10$ et négocié) et avons mis le même temps de trajet.
- Hotel HAPPY INN 2 ds une ruelle donnant sur Bui Vien. Pas le meilleur choix du voyage. Accueil lymphatique, chambre propre et calme si on est sur l'arrière. Sur le devant, c'est l'horreur ! sdb, clim. 18$ la double
- Musée d'Ho Chi Minh : ne présente pas grand intérêt pour nous. Belle architecture du bâtiment.
- Musée des souvenirs de guerre : 15.000 vnd Très intéressant. Peu de textes, beaucoup de photos bien légendées, beaucoup d'émotion au sortir de ce musée. Pour nos enfants, mieux qu'un cours d'histoire ! Le point de vue Vietnamien sur la guerre est particulièrement intéressant.
- Palais de l'Indépendance : 30.000 vnd Nous avons apprécié cette visite que nous ne pensions pas faire au départ. Mention spéciale pour le Bunker, top avec des enfants !
- Marché Ben Thanh : parcouru rapidement le 1er jour, et fermé à notre retour (Têt), nous n'avons pas eu le plaisir d'y faire nos achats.
A noter, côté souvenirs, que la poste centrale possède une petite boutique bien achalandée, proposant des produits que l'on trouve un peu partout, a des prix (fixes) raisonnables. Pas mal s'il nous manque quelques bricoles à acheter avant de reprendre l'avion.
- Cholon : bus n°1 au départ de Tran Hung Dao - 5.000 vnd Marché très local, bouillonnant, mais assez similaire à ce que nous avions déjà vu en Asie. Beaucoup de vente en gros, pas de produits "pour touristes" (déco, t-shirts...) Jolie balade entre les différentes pagodes et temples du quartier. Impression d'avoir quitté Saigon pour une autre ville tant le style est différent.
- Repas chez Nhu Lan, conseillé sur le forum comme resto typiquement vietnamien. Il est effectivement très fréquenté par les locaux. Pas d'emballement de notre part, mais c'était notre tout 1er repas et je pense que nous n'étions pas "dedans". Après 24h de voyage, plus une aprèm de balade ds Saigon, on était peut être un peu en manque de sommeil... Excellents sandwichs testés par mon mari à notre retour en fin de voyage. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur sa 1ère impression 😉
Nos 2-3 jours à Saigon nous ont bien plu. La ville a su préserver des espaces verts, de larges avenues (bondées certes !) qui la rendent plus agréable qu'on ne le pensait. Bien sur, la circulation et le nombre impressionnant de 2-roues ne laisse pas indifférent. Bruit et pollution sont au rendez-vous. Traverser est un vrai sport et il vaut mieux avoir la technique si on ne veut pas passer des heures à attendre qu'ils vous laissent passer ! L'architecture "à la française" de nombreux bâtiments, nous la rendent aussi attachante, inconsciemment. Nous avons eu la chance -j'avoue que je ne parlais pas de chance en préparant le voyage...- d'y être le 19.02, jour du Têt, et l'ambiance y était absolument géniale. Sorte de communion entre tous les Vietnamiens, des sourires sur tous les visages, des couleurs, des lumières, du bonheur à l'état pur.
Vinh Long : 2 nuits / 1.5 j - Transport SGN-VInh Long avec Mai Linh. Bus local (n°53 - 6.000 vnd) jusque Le Hong Phong, ce qu'ils appellent la "small bus station". Achat des billets au comptoir Mai Linh (349 Le Hong Phong) - 87.000 vnd. Départ toutes les heures (le tableaux des horaires est en ligne ds le 1er article du carnet de voyage). - 2h30 de trajet. Il s'agissait plus d'un minibus que d'un "car", mais confortable pour autant.
Futabus est juste en face de l'arrêt du bus local, ce qui est tentant, mais propose le trajet pour 110.000 vnd. Marchez un peu et vous trouverez Mai Linh. Les 2 compagnies incluent le transfert jusqu'à la gare de bus centrale de Mien Tay. Nous nous sommes donc posé la question de savoir s'il n'aurait pas mieux valu aller directement en bus local à Mien Tay, d'où nous aurions peut être eu plus de possibilités de départs, de compagnies, voire des tarifs différents.
Mai Linh propose un service de navettes gratuites pour rejoindre le centre ville depuis la gare de bus de Vinh Long située en périphérie de la ville. Sortir rapidement du bus et se renseigner de suite. La navette n'attend pas mais n'est pas balisée non plus, donc nous nous sommes fait coincer. La fille du comptoir a compris notre "soucis" et nous a appelé un taxi pour nous amener gratuitement au centre-ville.
- Hotel CUULONG, directement sur le front de mer. Les propositions d'hébergement sur Vinh Long ne sont pas nombreuses, et un ami ayant testé sans grand emballement le Van Tram Hotel quelques jours avant (très bruyant et peu confortable), il nous avait réservé 2 doubles au Cuulong. Hotel gouvernemental, aseptisé, mais propre et les chambres sur l'arrière sont calmes, moins chères aussi. 435.000 vnd. Petit déj inclus, clim. Hotel de bon confort, mais sans charme. Nous souhaitions rester sur Vinh Long pour profiter de son marché et son animation nocturne, et n'étions pas du tout convaincus de l'intérêt des nombreux Homestay sur l'île d'An Binh. Avis très divergents sur forums et retours divers.
- Sortie bateau au marché de Caibe négociée avec Danh, propriétaire du Ngoc San Homestay, et soeur de la proprio du Van Tram. Elle nous a abordé sur le front de mer et nous avons booké la balade avec elle. 150.000 vnd / pers, base 4 pers. Bateau uniquement pour nous. 6:00-10:45 En plus du marché de Caibe (assez décevant, car peu de bateaux ce matin là. Est ce une habitude ? est ce du à l'approche du Têt ?...), visite de la fabrique de Poprice, et autres gourmandises à base de riz (très intéressant, et très bon !), du jardin aux bonsais (bof bof), de la fabrique de miel (bon mais pas assez explicatif).
- Vélo sur An Binh. Location des vélos via Danh : 30.000 vnd/ vélo et par jour. Le bureau touristique propose la location à 20.000 vnd/h ou 100.000 vnd / 8h 😕 2 après-midi magiques sur cette île. Vie locale, calme, liberté du vélo, tout est fait pour que l'on s'y sente bien et vraiment "ailleurs". On recommande ! Pas de carte pour se repérer, tout s'est fait au feeling.
- Restos : Si l'on exclut de son choix les restos du front de mer, tous Cuulong, avec les mêmes plats au même tarif et n'ayant rien de très local, le choix est très très limité. Le midi il est possible de manger au marché, pas cher, et pas mal. Egalement, resto Nem Nuong, dans la rue du marché à côté de Van Tram. Très bon, pas cher du tout. Fermé le soir Le soir, nous avons déniché un resto un peu éloigné du front de mer, le Quan Bia Thao Nguyen, rue Hoang Thai Hieu. La carte n'est que partiellement traduite et sans les prix, personne ne parle anglais, mais une fois ces petits inconvénients surmontés, la nourriture est excellente.
Can Tho : 1 nuit / 1 jour - Transport Vinh Long-Can Tho en bus local qui se prend à la gare de bus du centre ville de Vinh Long, derrière le marché. Maximum 10' à pied du front de mer. Pour ces bus les tarifs sont affichés sur le bus, mais les rabatteurs chercheront à vous faire payer un peu (voire beaucoup) plus. Tarif officiel : 21.000 vnd, trajet proposé à 50.000 vnd. Peut être un peu plus lent que les bus type Mai Linh -nous mettrons 1h30 pour rejoindre Can Tho-, mais confort de ne pas devoir aller en taxi jusqu'à la grande gare de bus de Vinh Long. Ni clim ni soute à bagages sur ces bus.
- KIM LONG HOTEL, en centre ville. N'étant pas longtemps sur la ville je voulais un hotel en centre ville. Bonne pioche. Hotel très bien situé, propre, à l'accueil excellent, avec proposition de services, sans acharnement. Chambre double 15$, mais pas de fenêtre, ce qui a l'avantage de réduire le bruit venant de l'extérieur ! clim. Pt déj en supplément, 40.000 vnd (2$)
- Marché de Cai Rang. Un ami passé qq jours avant avait négocié pour nous la balade avec la même batelière que lui. Tarif généralement constaté : 400.000 vnd / 4 pers. Nous avons obtenu 300.000 vnd car il avait négocié 2 sorties bateau. 5:30-8:30 Beaucoup plus intéressant que Caibe. Trajet sur un petit bateau, nombreux vendeurs au marché, grosse animation, retour par les petits canaux et, cerise sur le gateau, confection de sujets en bambou (bague, bracelets, fleurs, sauterelles...) pour tout le monde par notre batelière, Sang. Un très bon moment.
Danang : 1 nuit / 0.5 jour - Ce fut pour nous une étape de transition. Arrivée de Can Tho par avion avec Vietjet Air. Gros gain de temps, même si le vol avait 30' de retard ! Service minimum à bord. Satisfaits pour autant de cette compagnie. L'aéroport de Danang est très proche du centre ville (3km) , nous avons donc rejoint notre hôtel à pied (30')
- ZION HOSTEL hotel flambant neuf ds une petite ruelle en centre ville. Bon accueil, chambre quadruple spacieuse et propre. Pas de pt déj. S'agissant juste d'une étape, j'avais visé un hotel basique, en centre ville. Bon choix. Tarif annoncé à 26$, réduit (spontanément par la direction) à 20$ car la clim ne fonctionnait pas. En même temps, on n'en a pas eu besoin !
- Marble Mountains : accès facile en bus local n°1, à prendre près du musée Cham. Une fois ds le bus, il faut sacrément négocier son tarif ! Le gars nous demandait le même prix que pour aller jusque Hoi An, 20.000 vnd. Le prix pour ce trajet là étant de 17.000 vnd. Au final il m'a pris 50.000 vnd pour nous 4. 20' de trajet.
Entrée 15.000 vnd. Balade agréable, oxygenante, un peu à l'écart de l'agitation de la ville. Grottes et temples sont jolis et le point de vue au sommet vaut le petit effort. Certes, sans les Resorts en bord de mer et les grands axes routiers, la vue devait être nettement plus chouette, mais nous ne regrettons pas la balade. Faire abstraction au départ de tous les vendeurs de marbre, et tout vous semble ensuite très sympa. Sur le créneau temps dont nous disposions nous avions le choix entre musée et temples au centre de Danang ou Marble Mountain, bon choix selon nous d'avoir pris les "montagnes".
HUE : 5 nuits / 4 jours Notre vol Cantho-Danang avait figé notre planning de telle sorte que nous avions 5 nuits sur Hué et je craignais une certaine longueur. Il n'en fut absolument rien ! La ville et surtout la campagne environnante nous ont emballés. Le fait de se poser 4 jours permet aussi de vivre les choses différemment et ce choix (imposé) nous a vraiment ravi et servira de précédent sur les voyages à venir.
- Bus Danang-Hué : Je pensais utiliser le bus local pour nous rendre à Hué mais notre hotel n'avait pas d'infos fiables à nous donner sur les horaires, les tarifs. Nous sommes allés chez Sinh Tourist, mais leur bus était complet pour ce jour là. Nous avons donc réservé via notre hotel, qui négociait avec Huyen Café, nouvelle agence apparemment. Pick up à notre hotel comme prévu. Départ annoncé à 14:30, puis 14:45, pour finalement partir à 15:15. Bus en très mauvais état : sièges bloqués en position allongée, ou bien fixe, clim faiblarde. Mauvaise pioche, le tout pour 120.000 vnd / pers. Cher ! mais nous ne le savions pas à ce moment là. Compter 2h30-3h de route. Avons été déposés en plein centre de Hué, devant un hotel (au cas ou on ne saurait pas où loger ce soir...), ce qui rend toujours le repérage un peu plus difficile que lorsqu'on est à la gare de bus par exemple.
- Hotel HONG THIEN 1 : installé ds une ruelle donnant ds la rue Chu Van An, il est au coeur du quartier animé de Hué. Très bon accueil. Pick up gratuit à la gare de bus, sauf que ns n'y sommes pas arrivés, comme je le mentionnais. Nous avons rejoint l'hotel à pied, car finalement assez proche de notre lieu de dépose. J'avais réservé 2 doubles, mais la proprio nous a proposé une quintuple de catégorie supérieure, où les enfants pourraient avoir un lit chacun. Accueil favorable de tout le monde, nous avons donc opté pour cette chambre. 32$ la nuit, petit déj (très copieux : oeufs et pain, crèpes banane, jus, thé par exemple) inclus. Ils proposent des locations de vélo (25.000 vnd /j), billets, excursions, un peu comme tous les hotels finalement. La piscine est petite, froide et peu ensoleillée ; elle ne doit donc pas être un critère de choix pour cet hotel, selon moi.
- Citadelle : 105.000 vnd. Visite incontournable, mais tellement agréable et intéressante. Surprise de n'avoir croisé plus de groupes. Nous y avons passé une bonne partie de la matinée. Ne pas manquer la vidéo qui présente une reconstitution en 3D de la cité. Indispensable pour bien la comprendre avant la visite et encore mieux l'apprécier après la visite. Profiter des navettes électriques gratuites pour vous rendre au musée compris ds le prix du billet.
- Circuit des tombeaux : location de vélos pour faire ce circuit. Comme nous avons loué les vélos 3 jours, nous avons pu négocier à 250.000 vnd, pour 4 vélos, 3 jours (au lieu de 25.000 * 4 * 3j = 300.000 vnd) J'avais lu que ce serait un peu difficile à vélo pour cause de "côtes", nous n'avons pas vraiment souffert pendant cette journée. Sentiment de grande liberté avec cette balade à vélo. Nous avons certes vu les tombeaux, mais tellement de choses, de gens entre les visites. On ne peut que recommander cette formule. Entrée des tombeaux : 80.000 vnd, les enfants de moins de 12 ans paient 20.000 vnd.
- Lagune Tam Gian + Thuan An : Encore une bonne journée de vélo car l'itinéraire de départ est rarement respecté et les erreurs de cap parfois nombreuses mais quel bonheur que de pédaler au Vietnam ! Passage ds de petits villages, marchés, chemins bordant les canaux, excellent. La plage n'a rien de folichon et semble abandonnée. Nous aimons le côté très local des paillottes, un peu moins la désertion de celles-ci. La mer était bien agitée lors de notre passage, mais un bain en mer de Chine ça ne se refuse pas ! Journée marquée par l'invitation à un mariage, où ns prendrons le repas de midi avant d'aller visiter la maison de l'une des invitées, la seule qui parlait un peu anglais. Grand moment, super souvenirs. Et dans la foulée, un peu plus tard ds l'après midi, c'est à un enterrement que nous furent conviés ! Il y avait presque autant de sourires qu'au mariage et cette fois encore, nous avons pu boire et manger qq friandises avec eux, sans que nous puissions discuter, personne ne parlant anglais. Les regards et les gestes suffisent souvent.
- Pont Thanh Toan - village de Thanh Tien : encore une journée bien remplie à vélo. Le pont n'est pas simple à trouver et n'est pas mis en valeur sur place, mais il vaut vraiment le coup d'oeil. Pour avoir vu celui d'Hoi An, nous avons trouvé que celui-ci bénéficiait d'un environnement beaucoup plus préservé, naturel, et que sa beauté et sa singularité n'étaient que plus évidentes. On est fans ! Le village de Thanh Tien n'est pas simple à trouver non plus et nous étions passés bien près hier ss le savoir. Rien de bien balisé, des "ateliers" très discrets que l'on ne trouve que grâce aux pancartes en bord de route. Il semblerait que ces visites soient le privilège de circuits organisés (nous avons croisé une famille avec guide privé ds un des ateliers, et le guide ne semblait pas du tout prêt à partager la visite !). A la fois compréhensible et dommage de limiter ce savoir aux visites guidées.
- Resto : j'en recommande rarement, mais celui là fut notre cantine pendant tout notre séjour sur Hué. Large carte, qualité, quantité, sourire et prix décents, il a tout pour plaire. Ses fruit shakes sont une tuerie, que demander de plus ? C'est le Phuong Nam Cafe, sur Tran Cao Van Street.
HOI AN : 3 nuits / 2 jours - Transport bus Hué-Hoi An. Résa directement auprès d'une agence à Hué pour éviter la mésaventure du précédent trajet. 80.000 vnd, tarif plus bas que le Danang-Hué ! Au départ ce devait être un Sleeping Bus, la veille le gars de l'agence m'appelle pour me dire que ce sera un Sitting Bus, et je n'y vois ps d'inconvénient ; il me retournera 10.000 vnd /pers. Au final c'est plutot un minibus qui vient nous chercher, sacs entassés sous les sièges et devant la porte, et bien peu de place pour les jambes de nos grands gaillards. Je n'arriverai pas à me faire rembourser les 10.000 vnd le contrôleur du bus refusant de m'entendre et me proposant juste de descendre si je ne suis pas contente, ss remboursement aucun. Nous sommes là l'avant veille du Têt et on sait combien la période est sensible côté transports... je reste donc sagement en place. Trajet de 3h30, avec pause à Lang Co de 30' (mais pas Lang Co beach comme annoncé par l'agence !). Cette fois encore, dépose en centre ville de Hoi An devant un Hotel, dont les réceptionnistes n'hésiteront pas à envahir le bus pour nous vendre leurs chambres ! Voilà une pratique qui a le don de m'énerver terriblement.
Je pense que pour éviter toute surprise avec les transports en bus "touristiques", il faut absolument réserver auprès de la compagnie elle-même (Sinh Tourist, Hanh café, Camel Travel, pour ceux rencontrés).
- FULL HOUSE HOMESTAY : la perle de notre séjour vietnamien. Tout y fut parfait, de l'accueil à la chambre, en passant par le service, le pt déj, la superbe soirée du Têt organisée pour nous, la qualité des vélos, ... TOUT ! On ne pouvait rêver mieux pour terminer notre périple. Chambre quad pour 35$, pt déj inclus. La Homestay est excentrée, mais le prêt de vélo rend la ville toute proche. A pied, compter 20' de marche jusque la vieille ville.
Nous devions rejoindre Danang le 19.02 en milieu de journée pour prendre notre vol et il n'y avait apparemment pas de Shuttle depuis Hoi An, à cause du Têt (tarif 110.000 vnd/p). Notre hôte nous a réservé un taxi pour 300.000 vnd, très bon service et très bon tarif. D'autres voyageurs avaient payé 500.000 vnd ! Le matin du 19 nous avons vu un départ de bus local (bus jaune) vers 9:00, mais ils ne savaient pas s'il y en aurait d'autres dans la journée. Le taxi était vraiment la solution sécurité pour ce jour là.
- Vieille ville : il existe un billet combiné donnant droit à 5 entrées ds des sites spécifiques de la vieille ville. 120.000 vnd. Les enfants de moins de 16 ans ne paient pas ! Le billet est valable toute la durée du séjour, et les visites sont mixables à souhait. Têt oblige (ns y étions les 17, 18 et 19.02), certaines maisons étaient fermées et certains spectacles annulés. Par contre, le 19, certains musées se visitaient ss billet et la ville, plus calme, retrouvait un air plus respirable. La ville est magnifique mais il faut absolument privilégier une découverte matinale en dehors des visites organisées et du monde pour l'apprécier. Il faut aussi parvenir à faire abstraction des trop nombreuses boutiques de souvenirs et restos qui habitent maintenant toutes ces maisons au cachet si fort. Très bon souvenir de cette ville.
- Plages de Cua Dai et An Bang : La 1ère plage est plus difficile d'accès si l'on veut aller à la plage gratuitement. il y a toujours un truc à payer pour s'y allonger : le parking à vélo, le transat, le verre à consommer si l'on s'allonge, voire le resto. Usant. Il faut donc trouver un accès un peu éloigné de la zone principale pour enfin trouver une étendue vierge avec juste le sable et l'eau comme paysage. Alors là, oui, la plage est très belle. Nous ne nous sommes ps posés sur An Bang, mais l'accès avec restos et bars ne nous a pas emballés.
Notre retour sur Saigon s'est fait en avion Vietjet Air depuis Danang.
Enfin je voudrais parler de la fameuse fête du Têt, qui fait à la fois rêver celui qui reste en France, et un peu peur à celui qui sera dans les transports vietnamiens à cette époque. C'est un événement à nul autre pareil, une frénésie, une sorte de montée en puissance au fil des jours. On sent les Vietnamiens en attente de cet événement, bien plus que nous le sommes en attente du 31.12. On entre lentement ds les préparatifs à leurs côtés et on ne peut que partager leur bonheur le jour J. C'est une expérience en soi et si l'on s'organise en amont pour assurer un minimum ses déplacements (surtout quand on a peu de temps sur le pays et des contraintes de retour), c'est un vrai bonheur de passer le nouvel an là-bas. On m'avait parlé d'une Saigon déserte et morte, je ne l'ai pas franchement ressenti, même si certaines boutiques sont fermées, qu'il y a qq scooters de moins ds les rues et que Ben Thanh est fermé ! Pour info, le Palais de la Réunification était ouvert le 19.02.
Au final ce fut un très bon voyage, marqué plus par la gentillesse des Vietnamiens, leurs sourires et leur soucis de l'autre que par des paysages fabuleux ou par une nature impressionnante. Cela est peut être plus le propre du Vietnam Nord, au programme d'un autre voyage, probablement.
Au plaisir de compléter ces infos si besoin est et bienvenus sur Voyages En Famille
Iza
Je vous donne NOS impressions, elles ne peuvent donc qu'être subjectives. Chacun voyage avec son passé de voyageur ou de novice et nul ne perçoit le voyage à l'identique. Nos précédents périples ont créé un vécu et notre perception de ce voyage comme des voyages à venir en est impactée, imprégnée. J'ai aimé retrouver sur le forum des avis parfois contradictoires, ce qui fait la force et l'intérêt de l'échange, et je reste ouverte aux critiques et remarques dans le respect des avis de chacun, la courtoisie et le sourire. 🙂 Vive les Vacances, vive les Voyages !
Voyage en famille (2 ados de 13 et 16 ans) du 5 au 20 février 2015.
Vol Qatar Airways Paris-Doha-Sgn : compagnie toujours aussi sérieuse avec très bon service à bord. Vol en A380 jusque Doha, un vrai bonheur de silence, de confort et d'espace, même en classe éco !
Saigon : 3 nuits / 1.5 jour à l'arrivée + 1 jour au retour - Bus 152 pour rejoindre Ben Thanh depuis l'aéroport. N'hésitez pas à opter pour cette solution très économique et tout à fait satisfaisante. Il est facile de trouver le départ des bus en sortant de l'aéroport, le tarif est fixe (5.000 vnd), le bus est climatisé, il passe toutes les 20 ou 30', il dépose à Ben Thanh, mais également ds la rue Tran Hung Dao, à 2 pas du quartier "routard" (rue Bui Vien). Compter 45' de route. A noter qu'au retour sur Saigon, Têt oblige, il n'y avait pas de bus pour nous rejoindre le centre ville. Nous avons donc pris un taxi pour 8$ (proposé à 10$ et négocié) et avons mis le même temps de trajet.
- Hotel HAPPY INN 2 ds une ruelle donnant sur Bui Vien. Pas le meilleur choix du voyage. Accueil lymphatique, chambre propre et calme si on est sur l'arrière. Sur le devant, c'est l'horreur ! sdb, clim. 18$ la double
- Musée d'Ho Chi Minh : ne présente pas grand intérêt pour nous. Belle architecture du bâtiment.
- Musée des souvenirs de guerre : 15.000 vnd Très intéressant. Peu de textes, beaucoup de photos bien légendées, beaucoup d'émotion au sortir de ce musée. Pour nos enfants, mieux qu'un cours d'histoire ! Le point de vue Vietnamien sur la guerre est particulièrement intéressant.
- Palais de l'Indépendance : 30.000 vnd Nous avons apprécié cette visite que nous ne pensions pas faire au départ. Mention spéciale pour le Bunker, top avec des enfants !
- Marché Ben Thanh : parcouru rapidement le 1er jour, et fermé à notre retour (Têt), nous n'avons pas eu le plaisir d'y faire nos achats.
A noter, côté souvenirs, que la poste centrale possède une petite boutique bien achalandée, proposant des produits que l'on trouve un peu partout, a des prix (fixes) raisonnables. Pas mal s'il nous manque quelques bricoles à acheter avant de reprendre l'avion.
- Cholon : bus n°1 au départ de Tran Hung Dao - 5.000 vnd Marché très local, bouillonnant, mais assez similaire à ce que nous avions déjà vu en Asie. Beaucoup de vente en gros, pas de produits "pour touristes" (déco, t-shirts...) Jolie balade entre les différentes pagodes et temples du quartier. Impression d'avoir quitté Saigon pour une autre ville tant le style est différent.
- Repas chez Nhu Lan, conseillé sur le forum comme resto typiquement vietnamien. Il est effectivement très fréquenté par les locaux. Pas d'emballement de notre part, mais c'était notre tout 1er repas et je pense que nous n'étions pas "dedans". Après 24h de voyage, plus une aprèm de balade ds Saigon, on était peut être un peu en manque de sommeil... Excellents sandwichs testés par mon mari à notre retour en fin de voyage. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur sa 1ère impression 😉
Nos 2-3 jours à Saigon nous ont bien plu. La ville a su préserver des espaces verts, de larges avenues (bondées certes !) qui la rendent plus agréable qu'on ne le pensait. Bien sur, la circulation et le nombre impressionnant de 2-roues ne laisse pas indifférent. Bruit et pollution sont au rendez-vous. Traverser est un vrai sport et il vaut mieux avoir la technique si on ne veut pas passer des heures à attendre qu'ils vous laissent passer ! L'architecture "à la française" de nombreux bâtiments, nous la rendent aussi attachante, inconsciemment. Nous avons eu la chance -j'avoue que je ne parlais pas de chance en préparant le voyage...- d'y être le 19.02, jour du Têt, et l'ambiance y était absolument géniale. Sorte de communion entre tous les Vietnamiens, des sourires sur tous les visages, des couleurs, des lumières, du bonheur à l'état pur.
Vinh Long : 2 nuits / 1.5 j - Transport SGN-VInh Long avec Mai Linh. Bus local (n°53 - 6.000 vnd) jusque Le Hong Phong, ce qu'ils appellent la "small bus station". Achat des billets au comptoir Mai Linh (349 Le Hong Phong) - 87.000 vnd. Départ toutes les heures (le tableaux des horaires est en ligne ds le 1er article du carnet de voyage). - 2h30 de trajet. Il s'agissait plus d'un minibus que d'un "car", mais confortable pour autant.
Futabus est juste en face de l'arrêt du bus local, ce qui est tentant, mais propose le trajet pour 110.000 vnd. Marchez un peu et vous trouverez Mai Linh. Les 2 compagnies incluent le transfert jusqu'à la gare de bus centrale de Mien Tay. Nous nous sommes donc posé la question de savoir s'il n'aurait pas mieux valu aller directement en bus local à Mien Tay, d'où nous aurions peut être eu plus de possibilités de départs, de compagnies, voire des tarifs différents.
Mai Linh propose un service de navettes gratuites pour rejoindre le centre ville depuis la gare de bus de Vinh Long située en périphérie de la ville. Sortir rapidement du bus et se renseigner de suite. La navette n'attend pas mais n'est pas balisée non plus, donc nous nous sommes fait coincer. La fille du comptoir a compris notre "soucis" et nous a appelé un taxi pour nous amener gratuitement au centre-ville.
- Hotel CUULONG, directement sur le front de mer. Les propositions d'hébergement sur Vinh Long ne sont pas nombreuses, et un ami ayant testé sans grand emballement le Van Tram Hotel quelques jours avant (très bruyant et peu confortable), il nous avait réservé 2 doubles au Cuulong. Hotel gouvernemental, aseptisé, mais propre et les chambres sur l'arrière sont calmes, moins chères aussi. 435.000 vnd. Petit déj inclus, clim. Hotel de bon confort, mais sans charme. Nous souhaitions rester sur Vinh Long pour profiter de son marché et son animation nocturne, et n'étions pas du tout convaincus de l'intérêt des nombreux Homestay sur l'île d'An Binh. Avis très divergents sur forums et retours divers.
- Sortie bateau au marché de Caibe négociée avec Danh, propriétaire du Ngoc San Homestay, et soeur de la proprio du Van Tram. Elle nous a abordé sur le front de mer et nous avons booké la balade avec elle. 150.000 vnd / pers, base 4 pers. Bateau uniquement pour nous. 6:00-10:45 En plus du marché de Caibe (assez décevant, car peu de bateaux ce matin là. Est ce une habitude ? est ce du à l'approche du Têt ?...), visite de la fabrique de Poprice, et autres gourmandises à base de riz (très intéressant, et très bon !), du jardin aux bonsais (bof bof), de la fabrique de miel (bon mais pas assez explicatif).
- Vélo sur An Binh. Location des vélos via Danh : 30.000 vnd/ vélo et par jour. Le bureau touristique propose la location à 20.000 vnd/h ou 100.000 vnd / 8h 😕 2 après-midi magiques sur cette île. Vie locale, calme, liberté du vélo, tout est fait pour que l'on s'y sente bien et vraiment "ailleurs". On recommande ! Pas de carte pour se repérer, tout s'est fait au feeling.
- Restos : Si l'on exclut de son choix les restos du front de mer, tous Cuulong, avec les mêmes plats au même tarif et n'ayant rien de très local, le choix est très très limité. Le midi il est possible de manger au marché, pas cher, et pas mal. Egalement, resto Nem Nuong, dans la rue du marché à côté de Van Tram. Très bon, pas cher du tout. Fermé le soir Le soir, nous avons déniché un resto un peu éloigné du front de mer, le Quan Bia Thao Nguyen, rue Hoang Thai Hieu. La carte n'est que partiellement traduite et sans les prix, personne ne parle anglais, mais une fois ces petits inconvénients surmontés, la nourriture est excellente.
Can Tho : 1 nuit / 1 jour - Transport Vinh Long-Can Tho en bus local qui se prend à la gare de bus du centre ville de Vinh Long, derrière le marché. Maximum 10' à pied du front de mer. Pour ces bus les tarifs sont affichés sur le bus, mais les rabatteurs chercheront à vous faire payer un peu (voire beaucoup) plus. Tarif officiel : 21.000 vnd, trajet proposé à 50.000 vnd. Peut être un peu plus lent que les bus type Mai Linh -nous mettrons 1h30 pour rejoindre Can Tho-, mais confort de ne pas devoir aller en taxi jusqu'à la grande gare de bus de Vinh Long. Ni clim ni soute à bagages sur ces bus.
- KIM LONG HOTEL, en centre ville. N'étant pas longtemps sur la ville je voulais un hotel en centre ville. Bonne pioche. Hotel très bien situé, propre, à l'accueil excellent, avec proposition de services, sans acharnement. Chambre double 15$, mais pas de fenêtre, ce qui a l'avantage de réduire le bruit venant de l'extérieur ! clim. Pt déj en supplément, 40.000 vnd (2$)
- Marché de Cai Rang. Un ami passé qq jours avant avait négocié pour nous la balade avec la même batelière que lui. Tarif généralement constaté : 400.000 vnd / 4 pers. Nous avons obtenu 300.000 vnd car il avait négocié 2 sorties bateau. 5:30-8:30 Beaucoup plus intéressant que Caibe. Trajet sur un petit bateau, nombreux vendeurs au marché, grosse animation, retour par les petits canaux et, cerise sur le gateau, confection de sujets en bambou (bague, bracelets, fleurs, sauterelles...) pour tout le monde par notre batelière, Sang. Un très bon moment.
Danang : 1 nuit / 0.5 jour - Ce fut pour nous une étape de transition. Arrivée de Can Tho par avion avec Vietjet Air. Gros gain de temps, même si le vol avait 30' de retard ! Service minimum à bord. Satisfaits pour autant de cette compagnie. L'aéroport de Danang est très proche du centre ville (3km) , nous avons donc rejoint notre hôtel à pied (30')
- ZION HOSTEL hotel flambant neuf ds une petite ruelle en centre ville. Bon accueil, chambre quadruple spacieuse et propre. Pas de pt déj. S'agissant juste d'une étape, j'avais visé un hotel basique, en centre ville. Bon choix. Tarif annoncé à 26$, réduit (spontanément par la direction) à 20$ car la clim ne fonctionnait pas. En même temps, on n'en a pas eu besoin !
- Marble Mountains : accès facile en bus local n°1, à prendre près du musée Cham. Une fois ds le bus, il faut sacrément négocier son tarif ! Le gars nous demandait le même prix que pour aller jusque Hoi An, 20.000 vnd. Le prix pour ce trajet là étant de 17.000 vnd. Au final il m'a pris 50.000 vnd pour nous 4. 20' de trajet.
Entrée 15.000 vnd. Balade agréable, oxygenante, un peu à l'écart de l'agitation de la ville. Grottes et temples sont jolis et le point de vue au sommet vaut le petit effort. Certes, sans les Resorts en bord de mer et les grands axes routiers, la vue devait être nettement plus chouette, mais nous ne regrettons pas la balade. Faire abstraction au départ de tous les vendeurs de marbre, et tout vous semble ensuite très sympa. Sur le créneau temps dont nous disposions nous avions le choix entre musée et temples au centre de Danang ou Marble Mountain, bon choix selon nous d'avoir pris les "montagnes".
HUE : 5 nuits / 4 jours Notre vol Cantho-Danang avait figé notre planning de telle sorte que nous avions 5 nuits sur Hué et je craignais une certaine longueur. Il n'en fut absolument rien ! La ville et surtout la campagne environnante nous ont emballés. Le fait de se poser 4 jours permet aussi de vivre les choses différemment et ce choix (imposé) nous a vraiment ravi et servira de précédent sur les voyages à venir.
- Bus Danang-Hué : Je pensais utiliser le bus local pour nous rendre à Hué mais notre hotel n'avait pas d'infos fiables à nous donner sur les horaires, les tarifs. Nous sommes allés chez Sinh Tourist, mais leur bus était complet pour ce jour là. Nous avons donc réservé via notre hotel, qui négociait avec Huyen Café, nouvelle agence apparemment. Pick up à notre hotel comme prévu. Départ annoncé à 14:30, puis 14:45, pour finalement partir à 15:15. Bus en très mauvais état : sièges bloqués en position allongée, ou bien fixe, clim faiblarde. Mauvaise pioche, le tout pour 120.000 vnd / pers. Cher ! mais nous ne le savions pas à ce moment là. Compter 2h30-3h de route. Avons été déposés en plein centre de Hué, devant un hotel (au cas ou on ne saurait pas où loger ce soir...), ce qui rend toujours le repérage un peu plus difficile que lorsqu'on est à la gare de bus par exemple.
- Hotel HONG THIEN 1 : installé ds une ruelle donnant ds la rue Chu Van An, il est au coeur du quartier animé de Hué. Très bon accueil. Pick up gratuit à la gare de bus, sauf que ns n'y sommes pas arrivés, comme je le mentionnais. Nous avons rejoint l'hotel à pied, car finalement assez proche de notre lieu de dépose. J'avais réservé 2 doubles, mais la proprio nous a proposé une quintuple de catégorie supérieure, où les enfants pourraient avoir un lit chacun. Accueil favorable de tout le monde, nous avons donc opté pour cette chambre. 32$ la nuit, petit déj (très copieux : oeufs et pain, crèpes banane, jus, thé par exemple) inclus. Ils proposent des locations de vélo (25.000 vnd /j), billets, excursions, un peu comme tous les hotels finalement. La piscine est petite, froide et peu ensoleillée ; elle ne doit donc pas être un critère de choix pour cet hotel, selon moi.
- Citadelle : 105.000 vnd. Visite incontournable, mais tellement agréable et intéressante. Surprise de n'avoir croisé plus de groupes. Nous y avons passé une bonne partie de la matinée. Ne pas manquer la vidéo qui présente une reconstitution en 3D de la cité. Indispensable pour bien la comprendre avant la visite et encore mieux l'apprécier après la visite. Profiter des navettes électriques gratuites pour vous rendre au musée compris ds le prix du billet.
- Circuit des tombeaux : location de vélos pour faire ce circuit. Comme nous avons loué les vélos 3 jours, nous avons pu négocier à 250.000 vnd, pour 4 vélos, 3 jours (au lieu de 25.000 * 4 * 3j = 300.000 vnd) J'avais lu que ce serait un peu difficile à vélo pour cause de "côtes", nous n'avons pas vraiment souffert pendant cette journée. Sentiment de grande liberté avec cette balade à vélo. Nous avons certes vu les tombeaux, mais tellement de choses, de gens entre les visites. On ne peut que recommander cette formule. Entrée des tombeaux : 80.000 vnd, les enfants de moins de 12 ans paient 20.000 vnd.
- Lagune Tam Gian + Thuan An : Encore une bonne journée de vélo car l'itinéraire de départ est rarement respecté et les erreurs de cap parfois nombreuses mais quel bonheur que de pédaler au Vietnam ! Passage ds de petits villages, marchés, chemins bordant les canaux, excellent. La plage n'a rien de folichon et semble abandonnée. Nous aimons le côté très local des paillottes, un peu moins la désertion de celles-ci. La mer était bien agitée lors de notre passage, mais un bain en mer de Chine ça ne se refuse pas ! Journée marquée par l'invitation à un mariage, où ns prendrons le repas de midi avant d'aller visiter la maison de l'une des invitées, la seule qui parlait un peu anglais. Grand moment, super souvenirs. Et dans la foulée, un peu plus tard ds l'après midi, c'est à un enterrement que nous furent conviés ! Il y avait presque autant de sourires qu'au mariage et cette fois encore, nous avons pu boire et manger qq friandises avec eux, sans que nous puissions discuter, personne ne parlant anglais. Les regards et les gestes suffisent souvent.
- Pont Thanh Toan - village de Thanh Tien : encore une journée bien remplie à vélo. Le pont n'est pas simple à trouver et n'est pas mis en valeur sur place, mais il vaut vraiment le coup d'oeil. Pour avoir vu celui d'Hoi An, nous avons trouvé que celui-ci bénéficiait d'un environnement beaucoup plus préservé, naturel, et que sa beauté et sa singularité n'étaient que plus évidentes. On est fans ! Le village de Thanh Tien n'est pas simple à trouver non plus et nous étions passés bien près hier ss le savoir. Rien de bien balisé, des "ateliers" très discrets que l'on ne trouve que grâce aux pancartes en bord de route. Il semblerait que ces visites soient le privilège de circuits organisés (nous avons croisé une famille avec guide privé ds un des ateliers, et le guide ne semblait pas du tout prêt à partager la visite !). A la fois compréhensible et dommage de limiter ce savoir aux visites guidées.
- Resto : j'en recommande rarement, mais celui là fut notre cantine pendant tout notre séjour sur Hué. Large carte, qualité, quantité, sourire et prix décents, il a tout pour plaire. Ses fruit shakes sont une tuerie, que demander de plus ? C'est le Phuong Nam Cafe, sur Tran Cao Van Street.
HOI AN : 3 nuits / 2 jours - Transport bus Hué-Hoi An. Résa directement auprès d'une agence à Hué pour éviter la mésaventure du précédent trajet. 80.000 vnd, tarif plus bas que le Danang-Hué ! Au départ ce devait être un Sleeping Bus, la veille le gars de l'agence m'appelle pour me dire que ce sera un Sitting Bus, et je n'y vois ps d'inconvénient ; il me retournera 10.000 vnd /pers. Au final c'est plutot un minibus qui vient nous chercher, sacs entassés sous les sièges et devant la porte, et bien peu de place pour les jambes de nos grands gaillards. Je n'arriverai pas à me faire rembourser les 10.000 vnd le contrôleur du bus refusant de m'entendre et me proposant juste de descendre si je ne suis pas contente, ss remboursement aucun. Nous sommes là l'avant veille du Têt et on sait combien la période est sensible côté transports... je reste donc sagement en place. Trajet de 3h30, avec pause à Lang Co de 30' (mais pas Lang Co beach comme annoncé par l'agence !). Cette fois encore, dépose en centre ville de Hoi An devant un Hotel, dont les réceptionnistes n'hésiteront pas à envahir le bus pour nous vendre leurs chambres ! Voilà une pratique qui a le don de m'énerver terriblement.
Je pense que pour éviter toute surprise avec les transports en bus "touristiques", il faut absolument réserver auprès de la compagnie elle-même (Sinh Tourist, Hanh café, Camel Travel, pour ceux rencontrés).
- FULL HOUSE HOMESTAY : la perle de notre séjour vietnamien. Tout y fut parfait, de l'accueil à la chambre, en passant par le service, le pt déj, la superbe soirée du Têt organisée pour nous, la qualité des vélos, ... TOUT ! On ne pouvait rêver mieux pour terminer notre périple. Chambre quad pour 35$, pt déj inclus. La Homestay est excentrée, mais le prêt de vélo rend la ville toute proche. A pied, compter 20' de marche jusque la vieille ville.
Nous devions rejoindre Danang le 19.02 en milieu de journée pour prendre notre vol et il n'y avait apparemment pas de Shuttle depuis Hoi An, à cause du Têt (tarif 110.000 vnd/p). Notre hôte nous a réservé un taxi pour 300.000 vnd, très bon service et très bon tarif. D'autres voyageurs avaient payé 500.000 vnd ! Le matin du 19 nous avons vu un départ de bus local (bus jaune) vers 9:00, mais ils ne savaient pas s'il y en aurait d'autres dans la journée. Le taxi était vraiment la solution sécurité pour ce jour là.
- Vieille ville : il existe un billet combiné donnant droit à 5 entrées ds des sites spécifiques de la vieille ville. 120.000 vnd. Les enfants de moins de 16 ans ne paient pas ! Le billet est valable toute la durée du séjour, et les visites sont mixables à souhait. Têt oblige (ns y étions les 17, 18 et 19.02), certaines maisons étaient fermées et certains spectacles annulés. Par contre, le 19, certains musées se visitaient ss billet et la ville, plus calme, retrouvait un air plus respirable. La ville est magnifique mais il faut absolument privilégier une découverte matinale en dehors des visites organisées et du monde pour l'apprécier. Il faut aussi parvenir à faire abstraction des trop nombreuses boutiques de souvenirs et restos qui habitent maintenant toutes ces maisons au cachet si fort. Très bon souvenir de cette ville.
- Plages de Cua Dai et An Bang : La 1ère plage est plus difficile d'accès si l'on veut aller à la plage gratuitement. il y a toujours un truc à payer pour s'y allonger : le parking à vélo, le transat, le verre à consommer si l'on s'allonge, voire le resto. Usant. Il faut donc trouver un accès un peu éloigné de la zone principale pour enfin trouver une étendue vierge avec juste le sable et l'eau comme paysage. Alors là, oui, la plage est très belle. Nous ne nous sommes ps posés sur An Bang, mais l'accès avec restos et bars ne nous a pas emballés.
Notre retour sur Saigon s'est fait en avion Vietjet Air depuis Danang.
Enfin je voudrais parler de la fameuse fête du Têt, qui fait à la fois rêver celui qui reste en France, et un peu peur à celui qui sera dans les transports vietnamiens à cette époque. C'est un événement à nul autre pareil, une frénésie, une sorte de montée en puissance au fil des jours. On sent les Vietnamiens en attente de cet événement, bien plus que nous le sommes en attente du 31.12. On entre lentement ds les préparatifs à leurs côtés et on ne peut que partager leur bonheur le jour J. C'est une expérience en soi et si l'on s'organise en amont pour assurer un minimum ses déplacements (surtout quand on a peu de temps sur le pays et des contraintes de retour), c'est un vrai bonheur de passer le nouvel an là-bas. On m'avait parlé d'une Saigon déserte et morte, je ne l'ai pas franchement ressenti, même si certaines boutiques sont fermées, qu'il y a qq scooters de moins ds les rues et que Ben Thanh est fermé ! Pour info, le Palais de la Réunification était ouvert le 19.02.
Au final ce fut un très bon voyage, marqué plus par la gentillesse des Vietnamiens, leurs sourires et leur soucis de l'autre que par des paysages fabuleux ou par une nature impressionnante. Cela est peut être plus le propre du Vietnam Nord, au programme d'un autre voyage, probablement.
Au plaisir de compléter ces infos si besoin est et bienvenus sur Voyages En Famille
Iza
Itinéraire 3 semaines au Japon seule English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mon voyage au Japon qui aura lieu de mi mars à début avril pour une durée totale de 23 jours environ... Face à la profusion de merveilles à voir je vous demande un peu d'aide !
Mes pistes de départ sont (c'est encore un peu flou): Arrivée à Tokyo - et vol direct pour Okinawa et ses plages paradisiaques pour 5 jours - DETENTE Puis je voudrai faire un bout de Shikoku et voir des temples et la mer du japon - 6 jours - Randonnée nature / temples à gogo Enfin je voudrais visiter KYOTO et TOKYO et les environs - une dizaine de jours.... Shoot urbain pour terminer...
Avez vous des conseils, adresses, remarques à me faire ? Je prends tout !
NB : si vous avez des adresses pour des marchands de tissus je prends, je fais aussi ce voyage pour cette raison !
Merci !!!!
Je suis en train de préparer mon voyage au Japon qui aura lieu de mi mars à début avril pour une durée totale de 23 jours environ... Face à la profusion de merveilles à voir je vous demande un peu d'aide !
Mes pistes de départ sont (c'est encore un peu flou): Arrivée à Tokyo - et vol direct pour Okinawa et ses plages paradisiaques pour 5 jours - DETENTE Puis je voudrai faire un bout de Shikoku et voir des temples et la mer du japon - 6 jours - Randonnée nature / temples à gogo Enfin je voudrais visiter KYOTO et TOKYO et les environs - une dizaine de jours.... Shoot urbain pour terminer...
Avez vous des conseils, adresses, remarques à me faire ? Je prends tout !
NB : si vous avez des adresses pour des marchands de tissus je prends, je fais aussi ce voyage pour cette raison !
Merci !!!!
La Corse en camping-car English translation pending
Galère en Corse pour un camping cariste
Depuis longtemps déjà, nous avions envie d’aller en Corse, visiter cette belle région de France. Bien mal nous en a pris, car nous sommes revenus très déçus et je m’en explique. En premier lieu, nous avons choisi le mois de Mai 2013, nous disant que la grosse saison touristique n’était pas commencée. Possesseur d’un Camping - Car, quoi de plus normal que d’y aller avec son véhicule……… grosse erreur, car ce mode de voyage est très mal vu en Corse. Il faut tout d’abord différencier deux types de camping cariste, le premier qui va aller d’un point A à un point B, c’est-à-dire de son domicile à un camping pour une durée variable et qui n’en bougera pas ou qui circulera avec un autre moyen de locomotion type scooter ou vélo, et l’autre catégorie, celle à laquelle j’appartiens, le camping cariste itinérant qui va changer d’endroit tous les deux jours en pratiquant si possible le camping libre dans des lieux s’y prêtant sans gêne pour autrui et avec le respect de l’environnement. Première nuit à la descente du bateau à Bastia, nous décidons vu l’heure, 20h45 de nous trouver un endroit où stationner tout en nous faisant discrets. Point de chute, Miomo, petit village à quelques kilomètres au nord de Bastia. En pleine nuit, caillassage en règle du camping car avec une belle empreinte d’un pavé sur la porte du véhicule. Le lendemain, je rencontre un autre camping cariste un peu désemparé qui m’apprend qu’un de ses amis s’est fait crever les deux pneus avant de son camping- car. Devant ces deux évènements, nous décidons de passer le reste de notre voyage en allant les nuits dans des campings. Nous nous retrouvons donc entre deux camping, à rouler sur des routes étroites, voire très étroites, souvent défoncées, certaines en cours de rénovation, d’autres avec des nids de poule à vous casser vos amortisseurs ou déteriorer vos pneus, là encore on ne peut incriminer la géographie de l’île, elle est telle qu’elle est…….le problème est que le stationnement est très difficile, carrément impossible dans de nombreux endroits et SURTOUT systématiquement interdit aux camping- car. Les barres de hauteur à 2 m sont légions courantes, il y a même des municipalités qui doivent ignorer la hauteur de nos véhicules car le panneau « stationnement interdit aux camping- car » est installé sur cette barre de hauteur !!!!!!. Seule une municipalité nous accepte en précisant que nous avons droit à une heure de stationnement !!!! Piana pour ne pas la nommer. C’est clair, me concernant, je n’ai RIEN VU de la Corse, car une fois parqué dans un camping, les sites à visiter se trouvent la plupart à plus de 10 kilomètres et à pied…..c’est long !!! c’est quand même plus vrai pour la côte que pour les régions montagneuses.
J’ai remarqué que dans de nombreux villages, les rares places de parking étaient souvent occupées par des voitures en épave, entièrement désossées pour la plupart.
Passons à la rubrique « camping », là aussi ce n’est pas terrible, c’est même loin de l’être. Excepté deux camping que nous avons trouvé correct avec un rapport prix qualité et un accueil chaleureux, le reste a été une catastrophe !!! Moyenne de prix, entre 23 et 33 euros la nuit !!!!, à la question, avez-vous un tarif hors saison ? réponse sur un ton peu aimable…..c’est le même tarif quelque soit la saison !!!!. Accueil déplorable pour certains, la première phrase étant « avez-vous une pièce d’identité ? », quant au bonjour, il est passé aux oubliettes depuis longtemps !!!
Nous sommes allés dans des camping « 3 étoiles » qui sont loin de rivaliser avec nos camping municipaux sur le continent pour un prix inférieur à 10 euros. Des sanitaires déplorables, douches ne fermant pas ou avec des serrures defectueuses, pas de porte manteau pour accrocher ses affaires, pas d’eau chaude pour la vaisselle, bref on ne voit ça qu’en Corse !!!
Pour terminer, outre le sentiment d’insécurité permanant, nous avons vu des choses surprenantes, tels les très très nombreux panneaux de signalisation criblés de balles, y compris des panneaux en bord de mer au milieu des habitations !!! sans souci de dommages collatéraux !!
Ou celui-ci pour vous faire comprendre que les Français du continent ne sont pas les bienvenus !! on raye le français au détriment de la langue Corse, je trouve cela bien bas de la part de certains !!! Il me reste une rubrique, celle des idées peut être à mettre en place pour contenter un maximum de touristes camping cariste qui sont avant tout des consommateurs au même titre que les autres, car il faut savoir une chose, compte tenu de l’accueil, nous nous sommes interdit d’aller une seule fois au restaurant, nous n’avons jamais été prendre une bière à la terrasse d’un café, et les souvenirs sont restés sur les étagères des magasins. Mesdames et Messieurs les responsables de l’activité touristique, et notamment les municipalités de certains petits villages, faites le nettoyage de vos trottoirs pour libérer des places de parking, arrêtez de mettre des barres de hauteur à 2 mètres (c’est de la discrimination envers nous), Mesdames et Messieurs les gestionnaires de camping, sachant qu’un emplacement est d’une surface d’environ 90 m², qu’un camping car de passage une nuit n’a besoin que de 30 m², pourquoi ne pas nous dédier des emplacements spécifiques pour une somme raisonnable ?
Merci d’avoir pris le temps de nous lire.
Depuis longtemps déjà, nous avions envie d’aller en Corse, visiter cette belle région de France. Bien mal nous en a pris, car nous sommes revenus très déçus et je m’en explique. En premier lieu, nous avons choisi le mois de Mai 2013, nous disant que la grosse saison touristique n’était pas commencée. Possesseur d’un Camping - Car, quoi de plus normal que d’y aller avec son véhicule……… grosse erreur, car ce mode de voyage est très mal vu en Corse. Il faut tout d’abord différencier deux types de camping cariste, le premier qui va aller d’un point A à un point B, c’est-à-dire de son domicile à un camping pour une durée variable et qui n’en bougera pas ou qui circulera avec un autre moyen de locomotion type scooter ou vélo, et l’autre catégorie, celle à laquelle j’appartiens, le camping cariste itinérant qui va changer d’endroit tous les deux jours en pratiquant si possible le camping libre dans des lieux s’y prêtant sans gêne pour autrui et avec le respect de l’environnement. Première nuit à la descente du bateau à Bastia, nous décidons vu l’heure, 20h45 de nous trouver un endroit où stationner tout en nous faisant discrets. Point de chute, Miomo, petit village à quelques kilomètres au nord de Bastia. En pleine nuit, caillassage en règle du camping car avec une belle empreinte d’un pavé sur la porte du véhicule. Le lendemain, je rencontre un autre camping cariste un peu désemparé qui m’apprend qu’un de ses amis s’est fait crever les deux pneus avant de son camping- car. Devant ces deux évènements, nous décidons de passer le reste de notre voyage en allant les nuits dans des campings. Nous nous retrouvons donc entre deux camping, à rouler sur des routes étroites, voire très étroites, souvent défoncées, certaines en cours de rénovation, d’autres avec des nids de poule à vous casser vos amortisseurs ou déteriorer vos pneus, là encore on ne peut incriminer la géographie de l’île, elle est telle qu’elle est…….le problème est que le stationnement est très difficile, carrément impossible dans de nombreux endroits et SURTOUT systématiquement interdit aux camping- car. Les barres de hauteur à 2 m sont légions courantes, il y a même des municipalités qui doivent ignorer la hauteur de nos véhicules car le panneau « stationnement interdit aux camping- car » est installé sur cette barre de hauteur !!!!!!. Seule une municipalité nous accepte en précisant que nous avons droit à une heure de stationnement !!!! Piana pour ne pas la nommer. C’est clair, me concernant, je n’ai RIEN VU de la Corse, car une fois parqué dans un camping, les sites à visiter se trouvent la plupart à plus de 10 kilomètres et à pied…..c’est long !!! c’est quand même plus vrai pour la côte que pour les régions montagneuses.
J’ai remarqué que dans de nombreux villages, les rares places de parking étaient souvent occupées par des voitures en épave, entièrement désossées pour la plupart.
Passons à la rubrique « camping », là aussi ce n’est pas terrible, c’est même loin de l’être. Excepté deux camping que nous avons trouvé correct avec un rapport prix qualité et un accueil chaleureux, le reste a été une catastrophe !!! Moyenne de prix, entre 23 et 33 euros la nuit !!!!, à la question, avez-vous un tarif hors saison ? réponse sur un ton peu aimable…..c’est le même tarif quelque soit la saison !!!!. Accueil déplorable pour certains, la première phrase étant « avez-vous une pièce d’identité ? », quant au bonjour, il est passé aux oubliettes depuis longtemps !!!
Nous sommes allés dans des camping « 3 étoiles » qui sont loin de rivaliser avec nos camping municipaux sur le continent pour un prix inférieur à 10 euros. Des sanitaires déplorables, douches ne fermant pas ou avec des serrures defectueuses, pas de porte manteau pour accrocher ses affaires, pas d’eau chaude pour la vaisselle, bref on ne voit ça qu’en Corse !!!
Pour terminer, outre le sentiment d’insécurité permanant, nous avons vu des choses surprenantes, tels les très très nombreux panneaux de signalisation criblés de balles, y compris des panneaux en bord de mer au milieu des habitations !!! sans souci de dommages collatéraux !!
Ou celui-ci pour vous faire comprendre que les Français du continent ne sont pas les bienvenus !! on raye le français au détriment de la langue Corse, je trouve cela bien bas de la part de certains !!! Il me reste une rubrique, celle des idées peut être à mettre en place pour contenter un maximum de touristes camping cariste qui sont avant tout des consommateurs au même titre que les autres, car il faut savoir une chose, compte tenu de l’accueil, nous nous sommes interdit d’aller une seule fois au restaurant, nous n’avons jamais été prendre une bière à la terrasse d’un café, et les souvenirs sont restés sur les étagères des magasins. Mesdames et Messieurs les responsables de l’activité touristique, et notamment les municipalités de certains petits villages, faites le nettoyage de vos trottoirs pour libérer des places de parking, arrêtez de mettre des barres de hauteur à 2 mètres (c’est de la discrimination envers nous), Mesdames et Messieurs les gestionnaires de camping, sachant qu’un emplacement est d’une surface d’environ 90 m², qu’un camping car de passage une nuit n’a besoin que de 30 m², pourquoi ne pas nous dédier des emplacements spécifiques pour une somme raisonnable ?
Merci d’avoir pris le temps de nous lire.
Je vais faire la connaissance de Tokyo... English translation pending
...enfin !
Bonjour
En préparation d'un voyage d'une dizaine de jours à Tokyo je constitue un bloc-notes sur lequel j'inscris en vrac toutes les bonnes idées récoltées, grâce aux Vfistes accrédités (merci 😉) et surtout grâce à la bienveillance de mon "japonais" préféré...(re re merci 😊)
La pelote de laines emmêlées se déroule doucement. Je crois avoir intégré l’essentiel et compris qu'il valait mieux profiter de la capitale plutôt que de se disperser... Ce sera donc une première partie du séjour dans un quartier, une nuit à Nikko et la deuxième partie dans un autre quartier. Du classique quoi !
Cependant, quelques points de détails manquent à mon bloc-notes:
Je me suis inscrite sur le Tokyo Safari de David Michaud http://www.tokyosafari.com/ et malgré une relance je n'ai pas eu de réponse. Quelqu'un connaitrait-il ce photographe ? Est-il toujours en activité (son site semble être à jour)? Éventuellement une autre adresse mail que celle de la page "contact" ?
Je souhaiterais dîner dans un "grand" restau. Chef japonais et cuisine japonaise, bien sûr. Je ne doute pas des talents de Joël Robuchon mais ce n'est pas le but... Une adresse à me conseiller ?
Existe-t-il à Tokyo une piscine municipale avec lignes d'eau ? (c'est pas pour faire trempette, c'est pour nager 😛) Peut-on y rentrer sans abonnement ou autres règlements ?
J'ai lu qu'à vélo il était obligatoire de rouler sur les trottoirs... Du coup, je ne vois pas trop l'intérêt... Il n'y a pas la moindre piste cyclable ?
J'en ai fini avec mes questions pour le moment 🙂 Merci d'avance.
Bonjour
En préparation d'un voyage d'une dizaine de jours à Tokyo je constitue un bloc-notes sur lequel j'inscris en vrac toutes les bonnes idées récoltées, grâce aux Vfistes accrédités (merci 😉) et surtout grâce à la bienveillance de mon "japonais" préféré...(re re merci 😊)
La pelote de laines emmêlées se déroule doucement. Je crois avoir intégré l’essentiel et compris qu'il valait mieux profiter de la capitale plutôt que de se disperser... Ce sera donc une première partie du séjour dans un quartier, une nuit à Nikko et la deuxième partie dans un autre quartier. Du classique quoi !
Cependant, quelques points de détails manquent à mon bloc-notes:
Je me suis inscrite sur le Tokyo Safari de David Michaud http://www.tokyosafari.com/ et malgré une relance je n'ai pas eu de réponse. Quelqu'un connaitrait-il ce photographe ? Est-il toujours en activité (son site semble être à jour)? Éventuellement une autre adresse mail que celle de la page "contact" ?
Je souhaiterais dîner dans un "grand" restau. Chef japonais et cuisine japonaise, bien sûr. Je ne doute pas des talents de Joël Robuchon mais ce n'est pas le but... Une adresse à me conseiller ?
Existe-t-il à Tokyo une piscine municipale avec lignes d'eau ? (c'est pas pour faire trempette, c'est pour nager 😛) Peut-on y rentrer sans abonnement ou autres règlements ?
J'ai lu qu'à vélo il était obligatoire de rouler sur les trottoirs... Du coup, je ne vois pas trop l'intérêt... Il n'y a pas la moindre piste cyclable ?
J'en ai fini avec mes questions pour le moment 🙂 Merci d'avance.
Tour du monde en tandem à 19 ans English translation pending
Faire le "Tour Du Monde", au jour d'aujourd'hui, c'est un rêve que beaucoup ont.
Je m'appelle Jordan, j'ai 19 ans, j'ai ce même rêve depuis mon enfance. Je me suis toujours dis que j'avais toute ma vie pour le réaliser.
En Aout 2013, j'ai été amené à parler de ce rêve, avec un ami : Charles, 19 ans. Au fur et à mesure des discutions, et après quelques semaines de réflexions, nous nous somme décidé à le réaliser en Tandem !

-Pourquoi en Tandem ? "C'est un mode de transport que l'on apprécie tous les deux (le vélo), et aussi pour le défi sportif " -Ou vous aller dormir ? "Nous dormirons dans notre tente, on essayera aussi de temps en temps, de partager une soirée avec des Habitants, et ainsi de se faire héberger" -Et l'argent ? Il faut de l'argent même pour un tour du monde en Tandem ? "Nous travaillons depuis l’âge de 15 ans, grâce à nos parents nous avons pu mettre pas mal d'argent de côté, et ce qui est fantastique aujourd'hui c'est l'entraide via les sites de dons ou avec les partenariats" -Vous faites le tour du monde juste pour réaliser votre rêve ? " Ce tour du monde ne pouvais pas s'effectuer, sans buts précis : Nous avons donc fixé des objectifs humanitaires (écovolontaires) et sportifs. Nous allons réaliser 2 chantiers écovolontaires : un au Pérou et en Thaïlande, puis un chantier construction en Inde.
Comment suivre votre aventure ? Nous sommes présents sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook. Nous avons aussi un blog, d'abord créé pour notre carnet de bord. Il servira aussi à donner un suivi détaillé et régulier de notre aventure, aux personnes qui nous suivent, à travers des récits, des photos et des vidéos. On adore s'improviser vidéaste, et nous voulons faire découvrir ou redécouvrir des choses a travers nos vidéos, tout en fessant sourire les personnes qui regardons celles-ci.
Notre vidéo de présentation : http://www.youtube.com/watch?v=fcXRJfpbwSc Blog : http://tandemdunreve.wordpress.com/ Twitter : https://twitter.com/LeTandemDunReve Facebook : https://www.facebook.com/TandemDunReve
Nous faire un don : https://www.paypal.com/...0e40b7fef61ab7e9fe63

-Pourquoi en Tandem ? "C'est un mode de transport que l'on apprécie tous les deux (le vélo), et aussi pour le défi sportif " -Ou vous aller dormir ? "Nous dormirons dans notre tente, on essayera aussi de temps en temps, de partager une soirée avec des Habitants, et ainsi de se faire héberger" -Et l'argent ? Il faut de l'argent même pour un tour du monde en Tandem ? "Nous travaillons depuis l’âge de 15 ans, grâce à nos parents nous avons pu mettre pas mal d'argent de côté, et ce qui est fantastique aujourd'hui c'est l'entraide via les sites de dons ou avec les partenariats" -Vous faites le tour du monde juste pour réaliser votre rêve ? " Ce tour du monde ne pouvais pas s'effectuer, sans buts précis : Nous avons donc fixé des objectifs humanitaires (écovolontaires) et sportifs. Nous allons réaliser 2 chantiers écovolontaires : un au Pérou et en Thaïlande, puis un chantier construction en Inde.
Comment suivre votre aventure ? Nous sommes présents sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook. Nous avons aussi un blog, d'abord créé pour notre carnet de bord. Il servira aussi à donner un suivi détaillé et régulier de notre aventure, aux personnes qui nous suivent, à travers des récits, des photos et des vidéos. On adore s'improviser vidéaste, et nous voulons faire découvrir ou redécouvrir des choses a travers nos vidéos, tout en fessant sourire les personnes qui regardons celles-ci.
Notre vidéo de présentation : http://www.youtube.com/watch?v=fcXRJfpbwSc Blog : http://tandemdunreve.wordpress.com/ Twitter : https://twitter.com/LeTandemDunReve Facebook : https://www.facebook.com/TandemDunReve
Nous faire un don : https://www.paypal.com/...0e40b7fef61ab7e9fe63
Hôtel The Rishi Candidasa Beach à Bali + déplacements English translation pending
Bonjour,
Question urgente : nous partons dimanche.
Quelqu'un pourrait me donner le mail du Rishi candidasa beach Hotel à Bali SVP , (s'ils en ont un !)
J'ai une question aussi concernant les déplacements à Bali.
Nous serons basés à Candi dasa pour 15 jours. Nous hésitons à louer une voiture ou un scooter (puissant) . Nous aimerions visiter toute l'ile de Bali. + une excursion d'une nuit à Gili Trawangan (là bien sur ce sera sans véhicule 😏)
Sachant que mon mari a l'habitude de rouler à gauche et est un pro. de la conduite même en dehors de l'Europe. (Houuuuu, ça lui ferait plaisir de lire ça !)
Quinze jours au Japon en mars 2013: retour d'expérience English translation pending
Je m’aide beaucoup de ce forum, mais j’y contribue rarement. Cette fois, justice sera rendue, je vais faire part de mon expérience de voyage au japon.
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Sans permis de conduire en Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai parcouru le forum à la recherche de renseignements sur la possibilité de découvrir la Guadeloupe sans permis. La plupart des messages conseillent de louer une voiture, mais je n'ai pas le permis!! Le bus est plutôt dénigré, mais les avis viennent de personnes habituées à conduire...
Donc je cherche des témoignages de personnes ayant visité l'ïle sans permis, qui ont testé bus, vélo, stop, taxi....
J'ai des opportunités pour partir entre 1 et 2 mois cet été :), a priori plutôt à Basse-Terre, est-ce réellement trop compliqué sans voiture? Ou simplement plus long (si c'est la cas, ça ne me dérange pas, j'aime prendre mon temps lorsque je voyage!).
Merci d'avance pour vos réponses!!
J'ai parcouru le forum à la recherche de renseignements sur la possibilité de découvrir la Guadeloupe sans permis. La plupart des messages conseillent de louer une voiture, mais je n'ai pas le permis!! Le bus est plutôt dénigré, mais les avis viennent de personnes habituées à conduire...
Donc je cherche des témoignages de personnes ayant visité l'ïle sans permis, qui ont testé bus, vélo, stop, taxi....
J'ai des opportunités pour partir entre 1 et 2 mois cet été :), a priori plutôt à Basse-Terre, est-ce réellement trop compliqué sans voiture? Ou simplement plus long (si c'est la cas, ça ne me dérange pas, j'aime prendre mon temps lorsque je voyage!).
Merci d'avance pour vos réponses!!
Où passer une semaine au Vietnam dans le delta du Mékong? English translation pending
Bonjour à tous,
Le Vietnam , on en parlait ..... cette fois ca y est les billets sont pris .
Et nous avons choisi le Sud et le delta du Mékong pour notre première approche...
Nous sommes à la recherche d' un endroit où nous poser une semaine hors grande ville , aussi si vous connaissez de bonnes adresses , de bons plans sur place, n' hésitez pas à nous en faire profiter ....
merci d' avance ..
christian
Le Vietnam , on en parlait ..... cette fois ca y est les billets sont pris .
Et nous avons choisi le Sud et le delta du Mékong pour notre première approche...
Nous sommes à la recherche d' un endroit où nous poser une semaine hors grande ville , aussi si vous connaissez de bonnes adresses , de bons plans sur place, n' hésitez pas à nous en faire profiter ....
merci d' avance ..
christian
Séjour au Québec en été 2012, festivals, activités? English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais partie d'une association organisant des camps de vacances pour des jeunes d'environ 16 ans. Nous avons décidé de faire un séjour de 3 semaines au Québec l'année prochaine (2012), comprenant la dernière semaine de Juillet et les 2 premières semaines d'Août! Le but de ce séjour est avant tout de s'intégrer socialement et de découvrir une nouvelle culture. C'est pourquoi, nous avons envisagé de participer à des festivals, avoir des contacts.. Nous voulons avant tout nous déplacer à pied ou en vélo, faire des randonnées, du tourisme, des activités nautiques.. Nous voulons profiter au maximum d'activités gratuites!
Mes questions : - Existent-ils des festivals au Québec durant la période où nous voulons y aller? - Y'a t'il une région en particulier que vous nous conseilleriez sachant les activités que nous souhaitons faire? - Auriez vous d'autres activités à nous proposer pour occuper nos 3 semaines de séjour?
Tout conseil est bon à prendre! Merci beaucoup 🙂
Je fais partie d'une association organisant des camps de vacances pour des jeunes d'environ 16 ans. Nous avons décidé de faire un séjour de 3 semaines au Québec l'année prochaine (2012), comprenant la dernière semaine de Juillet et les 2 premières semaines d'Août! Le but de ce séjour est avant tout de s'intégrer socialement et de découvrir une nouvelle culture. C'est pourquoi, nous avons envisagé de participer à des festivals, avoir des contacts.. Nous voulons avant tout nous déplacer à pied ou en vélo, faire des randonnées, du tourisme, des activités nautiques.. Nous voulons profiter au maximum d'activités gratuites!
Mes questions : - Existent-ils des festivals au Québec durant la période où nous voulons y aller? - Y'a t'il une région en particulier que vous nous conseilleriez sachant les activités que nous souhaitons faire? - Auriez vous d'autres activités à nous proposer pour occuper nos 3 semaines de séjour?
Tout conseil est bon à prendre! Merci beaucoup 🙂
Retour en France depuis n'importe où en Turquie? English translation pending
Salut a tous,
Je me presente brıevement : je suis actuellement en train de voyager seul en Turquie de maniere itinerante. Je vous ecris de Bursa mais je vais partir pour Izmir dans deux jours. Il me reste un mois pour voyager alors je vais longer la cote egeenne puis la cote mediteranneenne jusque Antalya, et me diriger vers la Capadocce. Bref, je dois etre rentre en France dans un environ un mois, et je suis a la recherche du moyen de rentrer le moins cher possible. J ai le choix entre l avion, le ferry, le train et le bus mais pour le moment rien ne me convient vraiment niveau prix... L objet de ce message est donc de savoir si il y a des moyens de rentrer en France de n importe ou en Turquie qui generent des couts vraiment interessants. Par exemple y-a-t-il des aeroports en Turquie ou on peut prendre des vols low-cost vers la France (ou la Belgique) ? Ou alors une combinaison complexe entre ferry, bus ou train mais qui s avere avantageuse ? Je demande de maniere generale de Turquie vers la France car etant en itineance en je peux me deplacer librement pour aller chercher un moyen de transport, et en France je peux rentrer chez moi en stop en une journee. La plupart du temps j ai trouve sur ce forum des rubriques qui discutaient du moyen le moins cher pour aller d une ville a une autre, ici je le demande pour aller d un pays a un autre. Je precise que j ai du temps donc si le voyage prend 3-4 jours ce n est pas un probleme pour moi ! 🙂 Voila, je vous remercie par avance pour votre aide. Justin.
Je me presente brıevement : je suis actuellement en train de voyager seul en Turquie de maniere itinerante. Je vous ecris de Bursa mais je vais partir pour Izmir dans deux jours. Il me reste un mois pour voyager alors je vais longer la cote egeenne puis la cote mediteranneenne jusque Antalya, et me diriger vers la Capadocce. Bref, je dois etre rentre en France dans un environ un mois, et je suis a la recherche du moyen de rentrer le moins cher possible. J ai le choix entre l avion, le ferry, le train et le bus mais pour le moment rien ne me convient vraiment niveau prix... L objet de ce message est donc de savoir si il y a des moyens de rentrer en France de n importe ou en Turquie qui generent des couts vraiment interessants. Par exemple y-a-t-il des aeroports en Turquie ou on peut prendre des vols low-cost vers la France (ou la Belgique) ? Ou alors une combinaison complexe entre ferry, bus ou train mais qui s avere avantageuse ? Je demande de maniere generale de Turquie vers la France car etant en itineance en je peux me deplacer librement pour aller chercher un moyen de transport, et en France je peux rentrer chez moi en stop en une journee. La plupart du temps j ai trouve sur ce forum des rubriques qui discutaient du moyen le moins cher pour aller d une ville a une autre, ici je le demande pour aller d un pays a un autre. Je precise que j ai du temps donc si le voyage prend 3-4 jours ce n est pas un probleme pour moi ! 🙂 Voila, je vous remercie par avance pour votre aide. Justin.
Transporter un tandem dans le TGV Atlantique? English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon ami nous prévoyons de faire un tour en Bretagne du Nord cet été en Tandem (6jours). Partant de Lille, il nous faut prendre le TGV pour profiter un minimum des côtes Bretonnes. Nous aimerions faire Lille/Rennes (direct). Même question que tout le monde se pose : qqun a-t-il pris le TGV (pas TER, ni Corail, ni Intercités) récemment avec un TANDEM non pliable... ?? J'ai été à la gare hier et le moins que l'on puisse dire est que tout le monde se contredit sur la question ! Selon le guichetier, pas de pb si le train est équipé d'un wagon vélo (ce qui est le cas pour un Lille /Rennes direct = voiture 1 ou 11), nous n'avons qu'à réserver nos places + la place vélo à 10€ et c'est bon... Mais en pratique....est-ce réalisable ? Le wagon vélo n'est en fait qu'un petit espace pouvant accueillir 4 vélos je pense (je ne l'ai pas vu).. je ne suis pas du tout sûre que le tandem passe... N'ayant pas envie de me faire refouler au départ..si qqun a tenté l'expérience récemment cela m’intéresse !!
Merci d'avance :) marion
Avec mon ami nous prévoyons de faire un tour en Bretagne du Nord cet été en Tandem (6jours). Partant de Lille, il nous faut prendre le TGV pour profiter un minimum des côtes Bretonnes. Nous aimerions faire Lille/Rennes (direct). Même question que tout le monde se pose : qqun a-t-il pris le TGV (pas TER, ni Corail, ni Intercités) récemment avec un TANDEM non pliable... ?? J'ai été à la gare hier et le moins que l'on puisse dire est que tout le monde se contredit sur la question ! Selon le guichetier, pas de pb si le train est équipé d'un wagon vélo (ce qui est le cas pour un Lille /Rennes direct = voiture 1 ou 11), nous n'avons qu'à réserver nos places + la place vélo à 10€ et c'est bon... Mais en pratique....est-ce réalisable ? Le wagon vélo n'est en fait qu'un petit espace pouvant accueillir 4 vélos je pense (je ne l'ai pas vu).. je ne suis pas du tout sûre que le tandem passe... N'ayant pas envie de me faire refouler au départ..si qqun a tenté l'expérience récemment cela m’intéresse !!
Merci d'avance :) marion
Obtention du visa mongole à Erlian? English translation pending
Bonjour,
j'ai 2 questions concernant notre arrivée en mongolie depuis la chine :
Est-il possible d'obtenir le visa mongole a erlian (à la frontière chinoise? en combnien de temps? quel prix?
Comment faire pour reserver un train pour aller à oulan bator depuis pekin (par transmongolien)? Sinon, comment prendre le bus pour erlian?
merci bcp de votre aide
Est-il possible d'obtenir le visa mongole a erlian (à la frontière chinoise? en combnien de temps? quel prix?
Comment faire pour reserver un train pour aller à oulan bator depuis pekin (par transmongolien)? Sinon, comment prendre le bus pour erlian?
merci bcp de votre aide
Avis sur itinéraire d'un mois en Indonésie en juillet/août? English translation pending
Bonjour à tous les routards que je lis avec assiduité depuis maintenant trois mois !
Merci à tous pour vos adresses et descriptions qui ont beaucoup aidé à construire mon itinéraire.
A présent, j'ai besoin de conseils car je pars seule avec mon garçon de 13 ans pour un mois et je ne voudrais pas faire d'impairs.
La première de mes questions est celle de la réservation d'hôtels... Si j'avais été seule, je n'aurais réserver que la première et la dernière nuit... mais avec un enfant qui fait son premier grand voyage, je ne voudrais pas passer mon temps à chercher des hôtels libres... surtout qu'il semblerait que Juillet/Août soient des mois très chargés... Que feriez-vous à ma place ?
Tout d'abord, voici notre itineraire : Day 01 - Kuta/legian (arrivée tardive à Denpasar, 23h00) - Hotel Pelasa à Legian. 🤪 Notre itinéraire sera sur 31 jours et non pas 30 comme le veut le Visa. Je sais qu'il faut payer une taxe par jour de retard mais vais-je avoir des problèmes dès mon entrée dans le pays ? Day 02 - Kuta matin (dormir décallage horaire) - après-midi (location scooter) - Visite presqu'ile de Bukit avec Uluwatu 🤪 Puis-je rouler en scooter avec mon garçon comme passager à l'arrière ? Rien trouver sur la règlementation avec enfant... Avez-vous une bonne adresse pour la location ? Je me pose aussi la question de prendre une assurance civile à l'étranger avec rapatriement. Laquelle me conseilleriez-vous ? Ma banque me propose de changer ma carte VISA en carte VISA PREMIER qui comporte une assurance... mais les banquiers ne sont pas des assureurs... 🤪 Nous venons de faire les vaccins conseillés pour l'Indonesie mais j'hésite à faire la rage... Or, sur les forums beaucoup d'entre vous décrivent les singes des temples comme assez agressifs... Que pensez-vous de mon hésitation !? Day 03 - Kuta - En scooter, Tanah Lot temple + Lukluk temple Pura Dalem. 🤪 Le trajet semble raisonnable en distance mais peut-être pas en temps... Day 04 - Ubud - Perama Bus à Kuta - Bali Asli Lodge hotel. Musées Neka & Blanco Day 05 - Ubud- location scooter - Palais Suruswati, forêt de singes, rizières 🤪 Une bonne adresse pour la location ? A quels prix dois-je m'attendre en high season ? Day 06 - Ubud- En scooter, grotte Goa Ga Jah, Source de Tirta Empul et Gunung Kawi
🤪 Faisable en une journée avec mon minot cramponné derrière !?
Day 07 - Ubud- En scooter, Bangli Pura Kehen
Day 08 - En voiture avec chauffeur pour Amed, visiter Sidemen et Tirtagganga.
🤪 J'ai une liste de chauffeurs trouvée sur un site mais si vous connaissez quelqu'un, je prends toutes les infos ! Faut-il que je reserve les chauffeurs avant de partir ou est-ce-que je fais tout ça sur place ? Sur le forum, les prix datent un peu et je n'arrive pas à me faire une idée du budget qu'il faut pour ces déplacements avec chauffeur surtout qu'on dit que les prix flambent en Juillet/Août...
🤪 Nous voudrions séjourner au Good Karma mais je n'ai qu'un téléphone... Quelqu'un a-t-il déjà séjourné récemment là-bas ? Le côté Robinson du site m'a plu mais c'est peut-être un mythe...
Day 09 - Amed - En scooter, snorkeling (sommes de fervents adeptes)
😎 Avez-vous des suggestions de sites adaptés aux jeunes enfants ? Mon petit me fait la misère (un peu peureux) en me demandant si les serpents de mer sont au rendez-vous dans ces eaux... Quelqu'un en a-t-il fait l'expèrience en snorkeling ?
Day 10 - Amed - En scooter, snorkeling
Day 11 - Amed - En scooter, Tulamben
Day 12 - En voiture chauffeur direction Padangbai avec arrêt à Ujung, Candidasa avec snorkeling sur White Sand Beach - Zen Inn hotel.
🤪 Une adresse de chauffeur dans ce coin de Bali ?
Day 13 - Padangbai - snorkeling Blue Lagoon
Day 14 - Gili Trawangan - Depart avec speedboat - hotel Hari Puri
Day 15 - Gili Trawangan - Découverte île en vélo et snorkeling. Repérage d'un bon centre de plongée pour faire notre baptême.
🤪 Sur le routard, ils indiquent le Big bubble dive. Si vous avez mieux, je prends !
🤪 Bons spots snorkeling sur l'île ?
Day 16 - Gili Trawangan - Journée plongée
Day 17 - Gili Trawangan - Navette pour Gili Meno avec visite du Birds Park, centre des tortues et snorkeling
🤪 Quels sont les prix pratigués en été et la fréquence ?
🤪 Bons sites de snorkeling sur l'île ?
Day 18 - Gili Trawangan - Journée snorkeling en bateau fond de verre avec les trois iles ou navette pour Gili Air ?
🤪 Quelqu'un a-t-il déjà fait cette excursion récemment ? Je n'arrive pas à trouver de prix indicatifs, si c'est à la journée ou demi-journée... A faire ou pas ?
🤪 Sur Gili air, des bons coins de snorkeling ?
🤪 Beaucoup d'entre vous, parlent d'un départ croisière Komodo à partir de Gili Air... mais je ne trouve aucune coordonnée, aucun nom d'agence... Quelqu'un parmi vous a-t-il des renseignements ? Si cela est possible et réservable à l'avance, je n'aurais peut-être pas l'obligation de me rendre à Senggigi...
Day 19 - Mangsit/Senggigi -Shuttle pour Lombok - hotel Nusa Bunga Mangsit - contact avec agences pour excursions Lombok.
🤪 Quelqu'un a-t-il déjà fait le trajet Bangsal/Mangsit récemment ? Il semblerait que cela soit assez difficile en transport en commun...
🤪 J'ai trouvé sur le net deux agences qui ont l'air sérieuses : LOMBOKoutdoors.com/LOMBOKROOMS.com mais votre avis et vos suggestions me seraient bien utiles... Nous voudrions faire deux excursions à Nangu et le pays Sasak.
🤪 Y'a-t-il des transports fréquents entre Mangsit et Senggigi ? Que voir à Senggigi ?
Day 20 - Mangsit - Excursion ile Nangu
Day 21 - Mangsit - Excursion Pays Sasak - forêt de singes, cascade Sendang
Day 22 - Mangsit - snorkeling plages Mangsit
🤪 De bons coins ?
Day 23 - Croisière Komodo/Rinca ?
🤪La, je coince. Lombokrooms propose cette croisière avec des dates fixes sur le net mais ils ne répondent pas à mes mails. Auriez-vous des contacts pour une croisière 3jours/2 nuits au départ de Senggigi/Labuan Lombok ? Les prix sont exhorbitants sur le net... Pourtant, je ne voudrais pas quitter l'Indonésie sans voir les dragons... Si je pouvais avoir les coordonnées de l'agence qui fait cette croisière au départ de Gili Air... ça simplifierait mon itinéraire... Help ! Et puis dernière question sur cette croisière qui coince... Pensez-vous qu'elle est faisable avec un petit de 13 ans (je parle de celle où l'on dort sur le pont... ) ?
Day 24 - Croisière Komodo/Rinca ?
Day 25 - Croisière Komodo/Rinca ?
Day 26 - Croisière Komodo/Rinca/Labuanbajo - Chez Felix hotel
🤪 Si vous avez des suggestions d'hôtels pour une nuit... je prends car tout ceux que j'ai trouvé doublent leur prix dans leur mail...
🤪 J'aurais bien aimé quitté tardivement Flores mais je n'ai pas trouvé d'avion. Aurais-je mal cherché ?
Day 27 - Denpasar/Sanur/Lembogan
🤪 Sur tous les forums, les routards parlent de prix d'avion interessants. Sur le net, j'ai trouvé un vol Labuanbajo/Denpasar avec Merpati Airlines pour 115€ à deux. Les prix sont-ils plus interessants sur place ? Dois-je réserver ce vol de France ou bien j'attends ? J'ai l'angoisse d'être bloquée à Flores si je ne réserve pas à l'avance...
🤪 De l'aéroport, nous comptons prendre un taxi pour Sanur. Quelqu'un a-t-il déjà fait ce trajet ? Combien de temps et à quel prix ?
🤪 Nous comptons prendre le speedboat pour Nusa Lembogan. Doit-on réserver à l'avance, nous serons le 12 août... ?
🤪 Nous voudrions terminer ce séjour en beauté. Je n'ai jamais eu de lune de miel... je me rattrape ! J'ai choisi le Coconut Beach. Quelqu'un y-a-t-il déjà séjourné en plein mois d'aout ?
Day 28 - Lembogan - location vélos & snorkeling ile
🤪 Bons coins snorkeling ?
Day 29 - Lembogan - Ile de Ceningan & mangrove
Day 30 - Denpasar - speedboat retour Sanur & Taxi pour capitale
🤪 Prix et temps pour la course en taxe ?
🤪 Que voir à Denpasar ? Et où laisser nos bagages en consigne car notre avion ne part qu'à 00h25 le jour 31 !
Day 31 - Denpasar - aéroport
🤪A quelle heure doit on se présenter à l'aéroport ? Où dois-je aller pour mon histoire de +1 jour sur le territoire ?
Voilà, vous savez tout sur notre itinéraire et toutes les questions qui me trottent dans la tête depuis que je prépare ce voyage.
Merci pour tous vos conseils, suggestions, bonnes adresses.... Je prends tout ce que vous pourrez me donner !
A très bientôt de vous lire...
Isabelle
Tout d'abord, voici notre itineraire : Day 01 - Kuta/legian (arrivée tardive à Denpasar, 23h00) - Hotel Pelasa à Legian. 🤪 Notre itinéraire sera sur 31 jours et non pas 30 comme le veut le Visa. Je sais qu'il faut payer une taxe par jour de retard mais vais-je avoir des problèmes dès mon entrée dans le pays ? Day 02 - Kuta matin (dormir décallage horaire) - après-midi (location scooter) - Visite presqu'ile de Bukit avec Uluwatu 🤪 Puis-je rouler en scooter avec mon garçon comme passager à l'arrière ? Rien trouver sur la règlementation avec enfant... Avez-vous une bonne adresse pour la location ? Je me pose aussi la question de prendre une assurance civile à l'étranger avec rapatriement. Laquelle me conseilleriez-vous ? Ma banque me propose de changer ma carte VISA en carte VISA PREMIER qui comporte une assurance... mais les banquiers ne sont pas des assureurs... 🤪 Nous venons de faire les vaccins conseillés pour l'Indonesie mais j'hésite à faire la rage... Or, sur les forums beaucoup d'entre vous décrivent les singes des temples comme assez agressifs... Que pensez-vous de mon hésitation !? Day 03 - Kuta - En scooter, Tanah Lot temple + Lukluk temple Pura Dalem. 🤪 Le trajet semble raisonnable en distance mais peut-être pas en temps... Day 04 - Ubud - Perama Bus à Kuta - Bali Asli Lodge hotel. Musées Neka & Blanco Day 05 - Ubud- location scooter - Palais Suruswati, forêt de singes, rizières 🤪 Une bonne adresse pour la location ? A quels prix dois-je m'attendre en high season ? Day 06 - Ubud- En scooter, grotte Goa Ga Jah, Source de Tirta Empul et Gunung Kawi
🤪 Faisable en une journée avec mon minot cramponné derrière !?
Day 07 - Ubud- En scooter, Bangli Pura Kehen
Day 08 - En voiture avec chauffeur pour Amed, visiter Sidemen et Tirtagganga.
🤪 J'ai une liste de chauffeurs trouvée sur un site mais si vous connaissez quelqu'un, je prends toutes les infos ! Faut-il que je reserve les chauffeurs avant de partir ou est-ce-que je fais tout ça sur place ? Sur le forum, les prix datent un peu et je n'arrive pas à me faire une idée du budget qu'il faut pour ces déplacements avec chauffeur surtout qu'on dit que les prix flambent en Juillet/Août...
🤪 Nous voudrions séjourner au Good Karma mais je n'ai qu'un téléphone... Quelqu'un a-t-il déjà séjourné récemment là-bas ? Le côté Robinson du site m'a plu mais c'est peut-être un mythe...
Day 09 - Amed - En scooter, snorkeling (sommes de fervents adeptes)
😎 Avez-vous des suggestions de sites adaptés aux jeunes enfants ? Mon petit me fait la misère (un peu peureux) en me demandant si les serpents de mer sont au rendez-vous dans ces eaux... Quelqu'un en a-t-il fait l'expèrience en snorkeling ?
Day 10 - Amed - En scooter, snorkeling
Day 11 - Amed - En scooter, Tulamben
Day 12 - En voiture chauffeur direction Padangbai avec arrêt à Ujung, Candidasa avec snorkeling sur White Sand Beach - Zen Inn hotel.
🤪 Une adresse de chauffeur dans ce coin de Bali ?
Day 13 - Padangbai - snorkeling Blue Lagoon
Day 14 - Gili Trawangan - Depart avec speedboat - hotel Hari Puri
Day 15 - Gili Trawangan - Découverte île en vélo et snorkeling. Repérage d'un bon centre de plongée pour faire notre baptême.
🤪 Sur le routard, ils indiquent le Big bubble dive. Si vous avez mieux, je prends !
🤪 Bons spots snorkeling sur l'île ?
Day 16 - Gili Trawangan - Journée plongée
Day 17 - Gili Trawangan - Navette pour Gili Meno avec visite du Birds Park, centre des tortues et snorkeling
🤪 Quels sont les prix pratigués en été et la fréquence ?
🤪 Bons sites de snorkeling sur l'île ?
Day 18 - Gili Trawangan - Journée snorkeling en bateau fond de verre avec les trois iles ou navette pour Gili Air ?
🤪 Quelqu'un a-t-il déjà fait cette excursion récemment ? Je n'arrive pas à trouver de prix indicatifs, si c'est à la journée ou demi-journée... A faire ou pas ?
🤪 Sur Gili air, des bons coins de snorkeling ?
🤪 Beaucoup d'entre vous, parlent d'un départ croisière Komodo à partir de Gili Air... mais je ne trouve aucune coordonnée, aucun nom d'agence... Quelqu'un parmi vous a-t-il des renseignements ? Si cela est possible et réservable à l'avance, je n'aurais peut-être pas l'obligation de me rendre à Senggigi...
Day 19 - Mangsit/Senggigi -Shuttle pour Lombok - hotel Nusa Bunga Mangsit - contact avec agences pour excursions Lombok.
🤪 Quelqu'un a-t-il déjà fait le trajet Bangsal/Mangsit récemment ? Il semblerait que cela soit assez difficile en transport en commun...
🤪 J'ai trouvé sur le net deux agences qui ont l'air sérieuses : LOMBOKoutdoors.com/LOMBOKROOMS.com mais votre avis et vos suggestions me seraient bien utiles... Nous voudrions faire deux excursions à Nangu et le pays Sasak.
🤪 Y'a-t-il des transports fréquents entre Mangsit et Senggigi ? Que voir à Senggigi ?
Day 20 - Mangsit - Excursion ile Nangu
Day 21 - Mangsit - Excursion Pays Sasak - forêt de singes, cascade Sendang
Day 22 - Mangsit - snorkeling plages Mangsit
🤪 De bons coins ?
Day 23 - Croisière Komodo/Rinca ?
🤪La, je coince. Lombokrooms propose cette croisière avec des dates fixes sur le net mais ils ne répondent pas à mes mails. Auriez-vous des contacts pour une croisière 3jours/2 nuits au départ de Senggigi/Labuan Lombok ? Les prix sont exhorbitants sur le net... Pourtant, je ne voudrais pas quitter l'Indonésie sans voir les dragons... Si je pouvais avoir les coordonnées de l'agence qui fait cette croisière au départ de Gili Air... ça simplifierait mon itinéraire... Help ! Et puis dernière question sur cette croisière qui coince... Pensez-vous qu'elle est faisable avec un petit de 13 ans (je parle de celle où l'on dort sur le pont... ) ?
Day 24 - Croisière Komodo/Rinca ?
Day 25 - Croisière Komodo/Rinca ?
Day 26 - Croisière Komodo/Rinca/Labuanbajo - Chez Felix hotel
🤪 Si vous avez des suggestions d'hôtels pour une nuit... je prends car tout ceux que j'ai trouvé doublent leur prix dans leur mail...
🤪 J'aurais bien aimé quitté tardivement Flores mais je n'ai pas trouvé d'avion. Aurais-je mal cherché ?
Day 27 - Denpasar/Sanur/Lembogan
🤪 Sur tous les forums, les routards parlent de prix d'avion interessants. Sur le net, j'ai trouvé un vol Labuanbajo/Denpasar avec Merpati Airlines pour 115€ à deux. Les prix sont-ils plus interessants sur place ? Dois-je réserver ce vol de France ou bien j'attends ? J'ai l'angoisse d'être bloquée à Flores si je ne réserve pas à l'avance...
🤪 De l'aéroport, nous comptons prendre un taxi pour Sanur. Quelqu'un a-t-il déjà fait ce trajet ? Combien de temps et à quel prix ?
🤪 Nous comptons prendre le speedboat pour Nusa Lembogan. Doit-on réserver à l'avance, nous serons le 12 août... ?
🤪 Nous voudrions terminer ce séjour en beauté. Je n'ai jamais eu de lune de miel... je me rattrape ! J'ai choisi le Coconut Beach. Quelqu'un y-a-t-il déjà séjourné en plein mois d'aout ?
Day 28 - Lembogan - location vélos & snorkeling ile
🤪 Bons coins snorkeling ?
Day 29 - Lembogan - Ile de Ceningan & mangrove
Day 30 - Denpasar - speedboat retour Sanur & Taxi pour capitale
🤪 Prix et temps pour la course en taxe ?
🤪 Que voir à Denpasar ? Et où laisser nos bagages en consigne car notre avion ne part qu'à 00h25 le jour 31 !
Day 31 - Denpasar - aéroport
🤪A quelle heure doit on se présenter à l'aéroport ? Où dois-je aller pour mon histoire de +1 jour sur le territoire ?
Voilà, vous savez tout sur notre itinéraire et toutes les questions qui me trottent dans la tête depuis que je prépare ce voyage.
Merci pour tous vos conseils, suggestions, bonnes adresses.... Je prends tout ce que vous pourrez me donner !
A très bientôt de vous lire...
Isabelle
Traversée de l'Islande à VTT en août 2010 English translation pending
Salut à tous !!
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...
Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n’arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...

Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n’arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
Chemins oubliés de Bolivie English translation pending
Chemins oubliés de Bolivie
Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.
Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.
Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.
Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.
Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.
Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.
La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.
Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.
Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.
La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.
Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !
Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.
Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Idée d'un voyage insolite en Océanie? English translation pending
Je voudrais tenter un voyage aventure mais je n'a pas encore d'idée réelle....
Madagascar: aller à Diego Suarez au départ de Tamatave en passant par la côte ouest seule? English translation pending
Bonjour a tous,
Je pars a madagascar pour 1 mois fin juin fin juillet, je souhaiterai aller a diedo au depart de tamatave en passant par la cote ouest. J'ai bien conscience que sur certaine partie ce sera difficile, mais ce qui me fais peur c'est d'être juste en timming. J envisage un un vol entre maroantsetra et sambava. Mis à part l'état des route y' a t-il autre danger sachant que je voyage seule. Merci par avance de vos conseils,
Bonne journée
ELODIE
Je pars a madagascar pour 1 mois fin juin fin juillet, je souhaiterai aller a diedo au depart de tamatave en passant par la cote ouest. J'ai bien conscience que sur certaine partie ce sera difficile, mais ce qui me fais peur c'est d'être juste en timming. J envisage un un vol entre maroantsetra et sambava. Mis à part l'état des route y' a t-il autre danger sachant que je voyage seule. Merci par avance de vos conseils,
Bonne journée
ELODIE
Trucs utiles pour voyager de longues durées avec un bébé English translation pending
Comme cela fait bientôt 5 mois que nous voyageons au Brésil avec Elouann qui va fêter ses deux ans demain 😉 voici une petite liste des choses à prendre ou à laisser, c'est selon vos besoins, mais voici mon point de vue:
La poussette : quasi inexistante au Brésil, et pour cause ! Les trottoirs sont souvent défoncés, les routes pavées, voir en terre ou en sable (hors grandes vills et capitales). Donc, sport haut niveau que de balader son petit en poussette ! Ou en avoir une à trois roues très grosse et solide, donc encombrante... A réfléchir ! La nôtre ne nous sert finalement que dans les gares routières ou aéroport, ou lorsque l'on a la chance d'être pas loin d'un vrai trottoir goudronné et qui va là ou on veut ! 🤪Donc, avoir absolument un système de portage adapté (voir plus bas).
Système de portage : Indispensable ! On a testé le latéral, en recyclant un chèche blanc de tunisie ! Il a l'avantage d'être léger (indispensable au brésil ! Quelle chaleur! Oublier les écharpes de portage européènne) et clair, mais la bande n'est pas assez large et le tissu manque un peu d'élasticité (confort de bébé). On aurait bien apprécié finalement un portage bien technique, comme le manduca (faites une recherche internet !) très polyvalent (portage dos, ventre, hanche) mais il est plus encombrant et c'est un investissement...qu'on aurait du faire plutôt que la poussette ! Bon, il est vrai qu'on se balade pas mal, sans parler de grande randonnée tout de même. Et qu'on a même utilisé des motos taxi...😮
Petit lit : on a testé le lit tente pop up (voir galerie photo) mais qui n'est pas convaincant sous ces climats, car notre Loulou a tellement chaud dedans qu'il se réveille et ne peut plus dormir (prévoir qui plus est un drap élastiqué à mettre sur le matelas gonglant intégré que l'on glissait à l'intérieur de la tente)! C'était impécable lorsque nous étions en montagne, et que les températures était plus fraiches, ou alors avec une clim réglée fraiche(mais faut aimer ça). Par contre la moustiquaire intégrée est vraiment efficace. A savoir qu'au brésil on ne propose pas de petit lit bébé, et au mieux un petit matelas à mettre au sol. Il faut sinon se contenter d'un lit normal, qu'il est préférable de coller au sien pour éviter les chutes !😕 On avait pris aussi un sac de couchage fait maison en coton et un en micropolaire. Ils nous ont plus ou moins servi.
Pour les repas : j'ai regretté d'avoir oublié sa petite cuillère et fourchette ergonomique et peu encombrantes : très difficile d'avoir au restau une simple petit cuillère, et quand c'est le cas, elles ne sont pas pratiques à utiliser... dommage quand bébé se débrouillait déjà tout seul, on se retrouve à lui donner la bécquée ! Et j'avais pris une serviette à scratch en coton enduit lavable, absolument génial et indispensable (un coup d'eau et c'est propre !) hélas perdue en cours de route; on ne trouve que de misérables petites serviettes en papier qui n'essuie rien et ne tiennent pas... A moins d'avoir envie de changer son Loulou 3 fois par jour ou de le supporter tout plein de tâches de fruits et de graisse. (désolée, moi je peux pas...)🙁
On utilise aussi beaucoup la tasse « antifuite », vraiment très pratique en bus, voiture, poussette... Loulou n'utilise plus de bib mais ne boit pas à la bouteille. Et quand ça bouge....🤪 Sinon, c'est quand même mieux sur de la longue durée de louer une maison pour avoir une cuisine. Les repas au restau sont vite monotones et pas toujours adaptés à des petits bouts. De plus au brésil, les plats sont ultra salés ou sucrés ! (recrudescence ici d'hypertension et diabète dès le plus jeune âge).
Les vêtements : si vous passez votre temps au bord de l'eau (ce qui est probable avec un petit bout) vous n'aurez pas besoin de grand chose. Le truc qu'on a trouvé de vraiment génial (acheté en France évidemment) est une combinaison anti UV avec le chapeau assorti (mayoparasol). Cher mais amorti quand on passe 5 mois au soleil ! Et notre petit bonhomme qui est aussi blanc que...l'écume de mer (soyons poétique) n'a jamais attrapé de coup de soleil avec. On mettait aussi de la crème solaire écran minéral évidemment sur les membres et le visage. J'ai aussi pris un maillot spécial bébé qui s'agraphe et se règle à la taille, utile si on va dans des piscines et que l'heure chaude est passée (entre 16h et 18h, heure du coucher de soleil, on n'avait pas besoin de combi). Ne pensez pas acheter quoique ce soit sur place, sauf pour dépannage, car le brésil n'est vraiment pas le pays du textile : tout est moche et de mauvaise qualité (se découd, se déchire, déteint...). 🙁S'abstenir... Le seul achat sympa a été une paire de tong avec bride à l'arrière ! Mais j'étais contente de lui avoir pris une vraie paire de sandale solide et souple à la fois.
Les couches jetables: On en trouve de partout (même les petits bleds, du moment qu'il y a des enfants. Hélas, la couche lavable c'est pas pour demain au brésil...) mais les seules de bonnes qualité, c'est à dire qui peuvent durer au delà de deux heures sans fuites, sont les pampers et Monica Feliz (huggies) dia et noite (environ 1 réal la couche !). Sans quoi, petits soucis à prévoir au réveil...😛 Après, quand on peut s'en passer en journée et laisser bébé les fesses à l'air, c'est nettement mieux ! Il fait vraiment chaud ici, notre Loulou a facilement les fesses rouges ou des petits boutons dues à ces maudites couches jetables ( je n'utilise pas ça en France... trop cher, non écologique au possible et mauvais pour le derrière de bébé). J'ai aussi pris deux culottes d'apprentissage en coton lavable de la marque Imse Vimse, et cela me permet aussi d'éviter de lui mettre ces couches plastifiées sur lui, mis à part quand on bouge. Mais dans la mesure où on n'avait pas de machine à laver facilement (on a dû laver notre linge à la main pendant deux mois sur cinq) ou que cela coûte trop cher, pas évident de partir avec des couches lavables...😕
Jeux, livres : bon, on n'avait vraiment pas beaucoup de place...On en a pris, on en a perdu, on en a racheté (même réflexion que pour les vêtements, les jouets ici ne valent pas un clou... détruit en peu de temps d'utilisation). Finalement, Loulou a beaucoup utilisé ses deux petites voitures qui ont vraiment souffert, un ballon de plage gonflable qui a expiré après trois mois, un peu de dinette et mention spéciale pour l'album photo de famille que j'ai fait imprimé avant de partir : il avait tous les portraits des membres de sa famille proche... Pratique quand on lui parlait de telle ou telle personne (il n'a pas deux ans...)
soins, santé : je passe ce que vous donnera votre médecin si vous allez le voir. Mention +++ à l'argile verte en tube qui a guéri tous ses bobos (coupures, éraflures, brûlures...), à l'extrait de pépin de pamplemousse qu'il a pris de façon régulière (antibiotique naturelle entre autre) et au tube de granules d'arnica pour les coups et les bosses ! Penser à une crème au calendula pour les irritations et coup de soleil éventuels, un antimoustique naturel ( pitié, pas de produits chimiques sur les peaux de bébé !) comme celui fait par weleda, ou encore de l'huile d'andiroba (d'amazonie) avec un peu de citronelle. Mais rien ne vaut une moustiquaire et des vêtements longs dans les zones plus infestées (à éviter autant que possible, même si vous vous croyez protégés par une vaccination quelconque). A noter qu'on peut aussi acheter sur place la merveilleuse huile de Copaiba, dont on ne peut plus se passer tous les trois (faites vos recherches à ce sujet !).
N'hésitez pas à compléter cette discussion avec vos expériences de maman (ou de papa...😛 on ne voit pas les choses de la même façon) en voyage et sous d'autres latitudes, je suis intéressée, car j'imagine bien repartir (euh... faut déjà qu'on rentre au fait...😏😐)
La poussette : quasi inexistante au Brésil, et pour cause ! Les trottoirs sont souvent défoncés, les routes pavées, voir en terre ou en sable (hors grandes vills et capitales). Donc, sport haut niveau que de balader son petit en poussette ! Ou en avoir une à trois roues très grosse et solide, donc encombrante... A réfléchir ! La nôtre ne nous sert finalement que dans les gares routières ou aéroport, ou lorsque l'on a la chance d'être pas loin d'un vrai trottoir goudronné et qui va là ou on veut ! 🤪Donc, avoir absolument un système de portage adapté (voir plus bas).
Système de portage : Indispensable ! On a testé le latéral, en recyclant un chèche blanc de tunisie ! Il a l'avantage d'être léger (indispensable au brésil ! Quelle chaleur! Oublier les écharpes de portage européènne) et clair, mais la bande n'est pas assez large et le tissu manque un peu d'élasticité (confort de bébé). On aurait bien apprécié finalement un portage bien technique, comme le manduca (faites une recherche internet !) très polyvalent (portage dos, ventre, hanche) mais il est plus encombrant et c'est un investissement...qu'on aurait du faire plutôt que la poussette ! Bon, il est vrai qu'on se balade pas mal, sans parler de grande randonnée tout de même. Et qu'on a même utilisé des motos taxi...😮
Petit lit : on a testé le lit tente pop up (voir galerie photo) mais qui n'est pas convaincant sous ces climats, car notre Loulou a tellement chaud dedans qu'il se réveille et ne peut plus dormir (prévoir qui plus est un drap élastiqué à mettre sur le matelas gonglant intégré que l'on glissait à l'intérieur de la tente)! C'était impécable lorsque nous étions en montagne, et que les températures était plus fraiches, ou alors avec une clim réglée fraiche(mais faut aimer ça). Par contre la moustiquaire intégrée est vraiment efficace. A savoir qu'au brésil on ne propose pas de petit lit bébé, et au mieux un petit matelas à mettre au sol. Il faut sinon se contenter d'un lit normal, qu'il est préférable de coller au sien pour éviter les chutes !😕 On avait pris aussi un sac de couchage fait maison en coton et un en micropolaire. Ils nous ont plus ou moins servi.
Pour les repas : j'ai regretté d'avoir oublié sa petite cuillère et fourchette ergonomique et peu encombrantes : très difficile d'avoir au restau une simple petit cuillère, et quand c'est le cas, elles ne sont pas pratiques à utiliser... dommage quand bébé se débrouillait déjà tout seul, on se retrouve à lui donner la bécquée ! Et j'avais pris une serviette à scratch en coton enduit lavable, absolument génial et indispensable (un coup d'eau et c'est propre !) hélas perdue en cours de route; on ne trouve que de misérables petites serviettes en papier qui n'essuie rien et ne tiennent pas... A moins d'avoir envie de changer son Loulou 3 fois par jour ou de le supporter tout plein de tâches de fruits et de graisse. (désolée, moi je peux pas...)🙁
On utilise aussi beaucoup la tasse « antifuite », vraiment très pratique en bus, voiture, poussette... Loulou n'utilise plus de bib mais ne boit pas à la bouteille. Et quand ça bouge....🤪 Sinon, c'est quand même mieux sur de la longue durée de louer une maison pour avoir une cuisine. Les repas au restau sont vite monotones et pas toujours adaptés à des petits bouts. De plus au brésil, les plats sont ultra salés ou sucrés ! (recrudescence ici d'hypertension et diabète dès le plus jeune âge).
Les vêtements : si vous passez votre temps au bord de l'eau (ce qui est probable avec un petit bout) vous n'aurez pas besoin de grand chose. Le truc qu'on a trouvé de vraiment génial (acheté en France évidemment) est une combinaison anti UV avec le chapeau assorti (mayoparasol). Cher mais amorti quand on passe 5 mois au soleil ! Et notre petit bonhomme qui est aussi blanc que...l'écume de mer (soyons poétique) n'a jamais attrapé de coup de soleil avec. On mettait aussi de la crème solaire écran minéral évidemment sur les membres et le visage. J'ai aussi pris un maillot spécial bébé qui s'agraphe et se règle à la taille, utile si on va dans des piscines et que l'heure chaude est passée (entre 16h et 18h, heure du coucher de soleil, on n'avait pas besoin de combi). Ne pensez pas acheter quoique ce soit sur place, sauf pour dépannage, car le brésil n'est vraiment pas le pays du textile : tout est moche et de mauvaise qualité (se découd, se déchire, déteint...). 🙁S'abstenir... Le seul achat sympa a été une paire de tong avec bride à l'arrière ! Mais j'étais contente de lui avoir pris une vraie paire de sandale solide et souple à la fois.
Les couches jetables: On en trouve de partout (même les petits bleds, du moment qu'il y a des enfants. Hélas, la couche lavable c'est pas pour demain au brésil...) mais les seules de bonnes qualité, c'est à dire qui peuvent durer au delà de deux heures sans fuites, sont les pampers et Monica Feliz (huggies) dia et noite (environ 1 réal la couche !). Sans quoi, petits soucis à prévoir au réveil...😛 Après, quand on peut s'en passer en journée et laisser bébé les fesses à l'air, c'est nettement mieux ! Il fait vraiment chaud ici, notre Loulou a facilement les fesses rouges ou des petits boutons dues à ces maudites couches jetables ( je n'utilise pas ça en France... trop cher, non écologique au possible et mauvais pour le derrière de bébé). J'ai aussi pris deux culottes d'apprentissage en coton lavable de la marque Imse Vimse, et cela me permet aussi d'éviter de lui mettre ces couches plastifiées sur lui, mis à part quand on bouge. Mais dans la mesure où on n'avait pas de machine à laver facilement (on a dû laver notre linge à la main pendant deux mois sur cinq) ou que cela coûte trop cher, pas évident de partir avec des couches lavables...😕
Jeux, livres : bon, on n'avait vraiment pas beaucoup de place...On en a pris, on en a perdu, on en a racheté (même réflexion que pour les vêtements, les jouets ici ne valent pas un clou... détruit en peu de temps d'utilisation). Finalement, Loulou a beaucoup utilisé ses deux petites voitures qui ont vraiment souffert, un ballon de plage gonflable qui a expiré après trois mois, un peu de dinette et mention spéciale pour l'album photo de famille que j'ai fait imprimé avant de partir : il avait tous les portraits des membres de sa famille proche... Pratique quand on lui parlait de telle ou telle personne (il n'a pas deux ans...)
soins, santé : je passe ce que vous donnera votre médecin si vous allez le voir. Mention +++ à l'argile verte en tube qui a guéri tous ses bobos (coupures, éraflures, brûlures...), à l'extrait de pépin de pamplemousse qu'il a pris de façon régulière (antibiotique naturelle entre autre) et au tube de granules d'arnica pour les coups et les bosses ! Penser à une crème au calendula pour les irritations et coup de soleil éventuels, un antimoustique naturel ( pitié, pas de produits chimiques sur les peaux de bébé !) comme celui fait par weleda, ou encore de l'huile d'andiroba (d'amazonie) avec un peu de citronelle. Mais rien ne vaut une moustiquaire et des vêtements longs dans les zones plus infestées (à éviter autant que possible, même si vous vous croyez protégés par une vaccination quelconque). A noter qu'on peut aussi acheter sur place la merveilleuse huile de Copaiba, dont on ne peut plus se passer tous les trois (faites vos recherches à ce sujet !).
N'hésitez pas à compléter cette discussion avec vos expériences de maman (ou de papa...😛 on ne voit pas les choses de la même façon) en voyage et sous d'autres latitudes, je suis intéressée, car j'imagine bien repartir (euh... faut déjà qu'on rentre au fait...😏😐)
Meilleur endroit pour acheter un camping-car de classe C aux États-Unis? English translation pending
Bonjour
Nous voulons faire un tour de l'Amerique du Nord et Centrale de juin 10 à juin 11 avec 2 enfants (3ans et 1 an).
Nous voulons acheter aux USA un RV de class C avec une capucine pour les parents et notre reve serait de trouver des lits superposes a l arriere pour les enfants histoire de pouvoir profiter de la partie salon qd les enfants dorment le soir. Nous pensons egalement que cette solution nous evitera de devoir demonter toute la partie salon salle a manger ts les soirs avec des lits fixes pour ttes la familles.
Sur les sites de revente je trouve tres peu de modele avec capucine et lits superposés. Qq connait il un modele en particulier ? Ou une leilleure alternative pour une famille de 4 avec des enfants tres jeunes.
Enfin est que Boston est un bon endroit pour acheter un RV ? Nous allons commencer notre voyage a priori sur la cote Est mais la 1ere ville sera celle de notre achat. OU est ce le mieux ? Boston, Washigngton, NY, ??? Ou alors au contraire des ttes petites villes ?
Enfin est il possible d acheter cote est et de revendre cote ouest (nous avons une adresse pour l assurance cote est).
Merci de vos conseils avisés.
Sur les sites de revente je trouve tres peu de modele avec capucine et lits superposés. Qq connait il un modele en particulier ? Ou une leilleure alternative pour une famille de 4 avec des enfants tres jeunes.
Enfin est que Boston est un bon endroit pour acheter un RV ? Nous allons commencer notre voyage a priori sur la cote Est mais la 1ere ville sera celle de notre achat. OU est ce le mieux ? Boston, Washigngton, NY, ??? Ou alors au contraire des ttes petites villes ?
Enfin est il possible d acheter cote est et de revendre cote ouest (nous avons une adresse pour l assurance cote est).
Merci de vos conseils avisés.
Sécurité en Afrique avec notre poids lourd aménagé en camping-car? English translation pending
bonjour a tous,
voila je ne savais pas trop ou poser ce message, peut etre à déplacer si besoin dans voyage en Camping car, bref je laisse les modos en disposer. 🙂
Mais vu que la destiantion est l'afrique, je le pose ici.
Bon voila j'ai une petite question qui me tracasse, de la a pas vouloir passer pour une parano, mais vu que l'année derniere on a deja eu des soucis (dans un tout autre pays), je prefères me tenir sur mes gardes.
Donc en fait nous allons parcourir un voyage maroc mauritanie senegal mali et burkina avec notre poid lourd aménagé camping car, et je voulais savoir si a votre avis cela peut etre embetant si parexemple nous partons une journée entière loin du camion (visite en ville ou a velo....) et si donc il vaut mieu qu'il soit garé en ville ou dans la cambrousse.
merci de m'éclairer
voila je ne savais pas trop ou poser ce message, peut etre à déplacer si besoin dans voyage en Camping car, bref je laisse les modos en disposer. 🙂
Mais vu que la destiantion est l'afrique, je le pose ici.
Bon voila j'ai une petite question qui me tracasse, de la a pas vouloir passer pour une parano, mais vu que l'année derniere on a deja eu des soucis (dans un tout autre pays), je prefères me tenir sur mes gardes.
Donc en fait nous allons parcourir un voyage maroc mauritanie senegal mali et burkina avec notre poid lourd aménagé camping car, et je voulais savoir si a votre avis cela peut etre embetant si parexemple nous partons une journée entière loin du camion (visite en ville ou a velo....) et si donc il vaut mieu qu'il soit garé en ville ou dans la cambrousse.
merci de m'éclairer
Mljet en Croatie: vos coups de coeur? English translation pending
Salut,
Je prends l'avion vendredi vers Dubrovnik, là le 15/05, au dernier moment. Je vais aller j'en suis sûr à MLJET. Pouvez-vous me donner votre avis? Coups de cœurs et petits coins sur l'île? Logement chez l'habitant, des adresses? Vous établiriez votre camps de base dans quel village? J'aimerai faire du canoë aussi sur les lacs Malo et Veliko? Merci pour vos infos et je compte sur vous!
Au plaisir de vous lire! FRED!
Je prends l'avion vendredi vers Dubrovnik, là le 15/05, au dernier moment. Je vais aller j'en suis sûr à MLJET. Pouvez-vous me donner votre avis? Coups de cœurs et petits coins sur l'île? Logement chez l'habitant, des adresses? Vous établiriez votre camps de base dans quel village? J'aimerai faire du canoë aussi sur les lacs Malo et Veliko? Merci pour vos infos et je compte sur vous!
Au plaisir de vous lire! FRED!
Visite de Paris en une semaine English translation pending
bonjour les parisiens
j'effectue avec ma femme une visite d'une semaine a paris a partir du 05/12/2008. je voudrais connaitre le max de sites et d'attractions a ne pas manquer.
merci d'avance pour ttes vos réponses! (je serai heureux de vous aider si vous désirez un séjour sur Zarzis/djerba)
j'effectue avec ma femme une visite d'une semaine a paris a partir du 05/12/2008. je voudrais connaitre le max de sites et d'attractions a ne pas manquer.
merci d'avance pour ttes vos réponses! (je serai heureux de vous aider si vous désirez un séjour sur Zarzis/djerba)
Traversée du territoire du Nord en Australie English translation pending
Salut,
J'envisage de faire a pied la traversee katherine ayers rock,
jaurai aime savoir combien de km il faut compter en moyenne par jour en sachant que j aurai 20kg sur le dos 9eau nourriture tente et duvet obligent!!!)
Quels sont les sites immanquables sur la route ?
et quelqu'un aurait il une carte avec les stations services ca peut aider pour l'eau!!
merci de votre aide...