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Costa Rica: voyage de 3 semaines en 4X4 en juillet 2016 English translation pending
Nous étions 3 adultes et nous avons fait un voyage de 3 semaines au Costa Rica du 7 au 29 juillet 2016, voyage compris. Nous avons tout organisé par nous-mêmes.
Aller : Bruxelles-Londres-Miami-San José Retour : San José-Dallas-Madrid-Bruxelles. Envion 950 €/p. Décalage horaire : - 8 h. Compagnie : American Airlines. Critique : places séparées au retour. Nous avons regretté d’être passés par les États-Unis : un simple transit pour lequel nous avons passé chaque fois plus de 2 heures en formalités, contrôles et tracasseries. En plus, il faut préalablement avoir obtenu par internet l’accord ESTA (14 $/personne, valable 2 ans). Londres est aussi assez pénible. Par contre par Madrid c’est très simple. Le mieux semble être de passer par Panama si le coût du voyage est du même ordre de grandeur. Le voyage est long : plus de 9 h de traversée transatlantique et 3-4h USA-Costa Rica.
Au Costa Rica nous avions loué un 4X4 dans une agence tenue par des français : De Bourbon Rent a Car à Alajuela, proche de l’aéroport. Nous avons été enchantés à tous points de vue par les services offerts par cette agence : accueil à l’arrivée, transfert à l’hôtel qu’ils proposent si vous arrivez tard, livraison du véhicule et conseils à l’hôtel. Ils vous prêtent un petit téléphone avec un crédit de 4 $ pour appeler en cas de problème, un GPS de très bonne qualité indispensable qui vous facilite beaucoup la vie au Costa Rica, 2 clés car 2 chauffeurs sont inclus dans le prix. Nous avions pris une assurance tous risques (une des rares agences à proposer clairement cela au moment de la réservation du véhicule). Au retour, lavage immédiat du véhicule sale à cause des pistes et vérification de l’état du véhicule, transfert à l’hôtel, transfert le lendemain à 4h30 du matin à l’aéroport. Nous avons payé environ 1200 $ pour 19 jours de location de voiture (Duster Renault). Nous recommandons vivement cette agence qui en plus vous aide à élaborer l’itinéraire si vous le souhaitez.
Quelques généralités sur le Costa Rica : même si le niveau de vie général n’est pas aussi élevé qu’en Europe occidentale, c’est un pays développé : il suffit de voir les véhicules rouler dans les rues. Le code de la route est globalement respecté, notamment il faut absolument bien respecter les restrictions de vitesse omniprésentes (en gros 40 km/h en agglomération et 80 km/h en campagne – on fait en moyenne du 50 km/h): les amendes sont très élevées. Le réseau routier s’améliore beaucoup actuellement : de très belles routes, mais aussi certaines en état très moyen et encore beaucoup de pistes, notamment dans le secteur de Monteverde. Pour les piétons c’est un peu dur : beaucoup trop peu de trottoirs dans le pays. Les Ticos ne sont pas exubérants, ils sont gentils et serviables, le pays est largement bilingue avec une préférence pour l’espagnol. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité : il faut cependant ne pas tomber dans la naïveté et avoir l’œil sur ses affaires, ne pas laisser d’objets apparents dans les voitures par exemple et éviter de s’arrêter dans des endroits isolés. De nombreux trucks circulent dans le pays, même sur de petites routes, c’est impressionnant, il faut faire attention.
Il vaut mieux payer en colones quand c’est affiché en colones (restaurants, …), on trouve des « caja automatica » un peu partout pour se procurer des colones ou des dollars, les dollars sont acceptés partout et la carte Visa fonctionne souvent bien… mais pas toujours. Les prix des restaurants sont du même ordre de grandeur que chez nous (Belgique ou France) d’autant plus qu’actuellement 1 $ c’est à peu près 1 €. Bien vérifier si les prix affichés sont avec ou sans taxe (13 % à l’hôtel) , avec ou sans service (10% au restaurant) . Nous avons pris des chambres triples dans les hôtels : il faut au moins 80 $ pour un bon confort. En dessous de 60 $, c’est basique sans plus. Bref, le Costa Rica n’est pas bon marché. Question artisanat, pas grand-chose : on trouve cependant de jolis objets en bois exotique (à Sarchi surtout). Détails : ne jamais mettre de papier (pourtant hyperfin) dans les toilettes dans tout le pays sinon bouchage assuré !
L’eau du robinet est presque partout potable (attention cependant au Corcovado) Le pays est très propre : pas de déchets, pas de tags. Les maisons ne sont pas magnifiques mais elles sont souvent agrémentées d’un jardin très bien tenu. L’impression est parfois curieuse, en caricaturant un peu : les humains s’enferment derrière des grilles et les animaux sont en liberté. Les espaces publics sont soignés « à la suisse » bien souvent. Nous avons complètement ignoré les villes, notamment San José et Limon, qui ne présentent pas grand intérêt et dont les faubourgs sont très moches. Il y a aussi de gros bouchons sur le périphérique de San José. En dehors de la Vallée Centrale, le pays n’est pas densément peuplé et la campagne est belle et variée.
Nous avons eu beaucoup de chance avec le climat que nous pensions beaucoup plus pluvieux en juillet. Le ciel était souvent couvert avec une température agréable. Une règle générale : partir en visite tôt le matin : le temps est meilleur, il y a aussi plus de faune visible dans les parcs. La randonnée au Costa Rica est différente de celle qu’on peut connaître ailleurs, surtout pas de crapahut : il faut prendre son temps pour écouter, regarder attentivement partout et alors on observe de magnifiques animaux qui souvent se confondent avec la végétation : cela devient un jeu voire une passion. On y prend goût chaque fois un peu plus car on découvre presque à chaque fois du nouveau ! Ce ne sont pas les gros animaux d’Afrique, mais de magnifiques oiseaux colorés, des animaux souvent méconnus et surprenants : on apprend plein de choses au Costa Rica, on s’émerveille devant la diversité de la nature, dans une végétation exubérante dont on ne se lasse jamais. Les entrées en Parc National sont payantes souvent 15 $/personne, le parking n’est pas systématiquement gardé, s’il est gardé on paie quelques dollars.
Notre parcours :
8 juillet : notre première visite dans un parc est un échec complet : même en partant tôt, nous n’avons pas pu voir le cratère du volcan Poas constamment dans les nuages en cette saison. Heureusement Waterfalls La Paz (40 $) est très bien pour une première approche de la faune du Costa Rica. Nous avons pris 2 nuits à Hotel Cabinas Las Fresas près du volcan Poas. Il y fait frais en raison de l’altitude. On y mange très bien, et le cadre es agréable. Pas remarquablement insonorisé cependant.
10 juillet : longue route vers la côte Caraïbe Sud, bourrée de trucks jusqu’à Limon que nous passons vite car ce coin ne donne pas une excellente impression. Après Limon, belle route le long de la mer et il fait chaud. Très bon accueil à l’hotel Formentera Playa heureusement placé un peu avant Puerto Viejo de Talamanca, face à la mer. A faire absolument : le Parc National de Cahuita en y arrivant très tôt, 6h30 le long de la mer (2 rivières à traverser sur le parcours à pied avec l’eau jusqu’aux genoux mais sans danger) de Cahuita jusqu’à la pointe, après c’est moins bien, il vaut mieux faire le même itinéraire pour le retour. Beaucoup d’animaux visibles : singes, serpents, grenouilles, cochons sauvages, oiseaux et insectes divers… dans un beau cadre avec possibilités de baignade. Une de nos plus belles visites de parc (donation libre, c’est rare). C’est aussi le coin du cacao : on peut visiter de petits artisans qui expliquent la fabrication du chocolat à partir des cabosses. Notamment chez les amérindiens sur la route de Bribri (6 $/personne).
12 juillet : route direction le parking gardé de La Pavona (10 $/nuit) pour nous rendre en un peu plus d’une heure par bateau à Tortuguero, étape incontournable. Tout est bien organisé, pas de crainte à avoir, il y a toujours un bateau. Endroit magnifique où nous avons eu beaucoup de chance. Hôtel très simple mais surtout très sympathique : Tortuguero Natural proposant des activités grâce à Jessica de chez Tortuguero Tours : randonnée dans le parc national (paresseux, iguanes, singes...), canoë sur les canaux avec observation de la faune (caïmans, aras, …) , observation nocturnes des tortues (on les voit sortir de la mer, pondre puis retourner à la mer), le tout pour 55 $/personne + entrée au Parc National 15 $/personne. Un encadrement par d’excellents guides. A faire absolument !
14 juillet : bateau pour quitter Tortuguero, route et 35 km de piste pour atteindre Maquenque Ecolodge à Boca Tapada. Un peu plus cher mais çà vaut le coup de casser un peu la tirelire, l’endroit est absolument magnifique. Un tour guidé dans la nature autour de l’écolodge est inclus dans le prix. Le night-tour (17,5 $/personne) nous a permis de voir de magnifiques grenouilles dont la fameuse rainette verte et rouge, serpents fer de lance... L’écolodge est dans un petit paradis où l’observation des oiseaux est très aisée : toucans en quantité, perroquets divers mais aussi caïmans, coatis… on y mange et on y dort très bien.
16 juillet : en route vers le volcan Arenal. L’hôtel Campo Verde sur les hauteurs de La Fortuna est confortable et nous a permis de voir devant le bungalow le cône quasi parfait de l’Arenal le soir tard dans la lumière de la lune et le matin au lever du soleil pendant cette saison humide. Activités incontournables de la région : les ponts suspendus, les sources chaudes (nous avons choisi Baldi, un peu cher 30 $ mais çà vaut le coup avec ses très nombreux bassins bien aménagés).
18 juillet : courte étape vers Bijagua. L’hôtel Sueño Celeste tenu par une famille belge nous a vraiment séduit : bungalow très agréable dans un jardin très soigné fréquenté par de nombreux oiseaux, colibris notamment. Une excellente cuisine originale est proposée. Jacuzzi en cadeau. Étape à recommander car le coin est encore authentique, pas envahi de touristes. Pourtant, il y a quelque chose à voir absolument : le Parc Tenorio et ses eaux magnifiquement bleues même après les longues heures de pluie que nous avions eues avant d’entreprendre la randonnée. Il faut aller jusqu’à la rencontre des 2 rivières qui en se mélangeant provoque ce phénomène naturel de bleuissement de l’eau. Et en prime, une superbe cascade hyperphotogénique.
20 juillet : une nouvelle courte étape vers Monteverde avec une bonne vingtaine de kilomètres de pistes pour y accéder. On est à 1700 m avec une relative fraîcheur. Nous avons été extrêmement déçus par notre hôtel, Rainbow Valley Lodge, curieusement bien noté par certains sites de réservation, chambre exiguë et sans eau chaude pour 3 personnes... certes la vue est convenable mais nous avions vu tellement mieux ailleurs. Monteverde c’est le contraire de Tenorio : même si juillet n’est pas la haute saison, on ne se sent pas seul. C’est surtout l’endroit parfait pour les activités de plein air en tout genre : tyroliennes, rafting, canyoning, … qui nécessitent un budget conséquent. Par contre nous avons été un peu surpris de ne pas croiser grand monde dans la réserve de Santa Elena, une magnifique forêt tropicale d’altitude et en ce sens différente de celles que nous avions déjà vues : des arbres splendides mais peu d’animaux en dehors de quelques singes. Au centre de Santa Elena, ne pas hésiter à se restaurer au Tree House : les batidos sont délicieux dans un beau cadre original avec les nombreuses branches de l’arbre au milieu du restaurant.
22 juillet : longue étape vers Quepos et une dizaine de degrés de température en plus. Pas de chance avec la météo : pluie dès 11h jusque pendant la nuit. Nous voulions visiter le parc Manuel Antonio. Heureusement nous étions à l’hôtel Campo Verde juste à côté, dans un logement indépendant. L’hôtel a un très bon restaurant BBQ et un parc contigu à celui du parc national : le matin nous avons pu voir dans le parc de l’hôtel un magnifique paresseux, des singes-araignées et singes-écureuils !
23 juillet : 2h de route vers Sierpe où nous laissons la voiture dans le garage privé du restaurant Las Vegas (sur réservation 6 $/nuit). Bâteau à 11:30 pour Bahia Drake (20 $/personne). Durée 1h30 sur une belle rivière puis la mer : le passage de la rivière à la mer donne quelques émotions avec les petits bateaux utilisés pour ce transport...mais les marins semblent bien connaître leur métier. On ne peut plus visiter le parc du Corcovado sans guide. Nous avons choisi le premier jour une excursion (90 $/personne, guide, bateau, entrée au parc et repas inclus) dans le parc : départ à 6:00 en bateau jusqu’à la Sirena. La densité et la variété de la faune est supérieure à celle de beaucoup d’autres parcs, les animaux vivent sans grande crainte de la présence humaine bien encadrée par de bons guides qui vous trouvent les animaux sans grande difficulté : singes, serpents, aras, pécaris, coatis mais aussi ce qui est plus rare, tapir. Pour le second jour, une excursion vers l’île de Caño en snorkeling (80 $/personne) ou en plongée permet de voir tortues, requins et de multiples bancs de poissons multicolores. Le site de Bahia Drake est beau, il y a juste un peu trop de véhicules motorisés au village que nous pensions plus tranquille. Il ne faut surtout pas louper le Corcovado véritable sanctuaire de la biodiversité, ce n’est pas une légende. Nous avions pris l’hôtel Cabinas Jade Mar, très simple, qui s’occupe de toutes les réservations avec gentillesse et efficacité.
26 juillet: longue route assez montagneuse vers Cachi dans la vallée d’Orosi. L’hôtel Boutique La Casona del Cafetal est placé au bord d’un beau lac et au milieu de plantations de café, spécialité du secteur, toutes les collines environnantes sont joliment tapissées de caféiers. Le café proposé et vendu par l’hôtel est particulièrement délicieux. Une dernière étape agréable avant notre retour en Europe.
Nous finissons ce voyage enchanté.
Conclusion :
il faut bien 3 semaines pour visiter ce petit pays grand comme la Suisse. Nous avons laissé de côté la presqu’île de Nicoya, dommage. Le Costa Rica, bien que plus cher que ses voisins, est exceptionnel et exemplaire dans le respect de l’environnement. On a réellement un sentiment de consensus de la population pour que le pays soit et reste beau.
Aller : Bruxelles-Londres-Miami-San José Retour : San José-Dallas-Madrid-Bruxelles. Envion 950 €/p. Décalage horaire : - 8 h. Compagnie : American Airlines. Critique : places séparées au retour. Nous avons regretté d’être passés par les États-Unis : un simple transit pour lequel nous avons passé chaque fois plus de 2 heures en formalités, contrôles et tracasseries. En plus, il faut préalablement avoir obtenu par internet l’accord ESTA (14 $/personne, valable 2 ans). Londres est aussi assez pénible. Par contre par Madrid c’est très simple. Le mieux semble être de passer par Panama si le coût du voyage est du même ordre de grandeur. Le voyage est long : plus de 9 h de traversée transatlantique et 3-4h USA-Costa Rica.
Au Costa Rica nous avions loué un 4X4 dans une agence tenue par des français : De Bourbon Rent a Car à Alajuela, proche de l’aéroport. Nous avons été enchantés à tous points de vue par les services offerts par cette agence : accueil à l’arrivée, transfert à l’hôtel qu’ils proposent si vous arrivez tard, livraison du véhicule et conseils à l’hôtel. Ils vous prêtent un petit téléphone avec un crédit de 4 $ pour appeler en cas de problème, un GPS de très bonne qualité indispensable qui vous facilite beaucoup la vie au Costa Rica, 2 clés car 2 chauffeurs sont inclus dans le prix. Nous avions pris une assurance tous risques (une des rares agences à proposer clairement cela au moment de la réservation du véhicule). Au retour, lavage immédiat du véhicule sale à cause des pistes et vérification de l’état du véhicule, transfert à l’hôtel, transfert le lendemain à 4h30 du matin à l’aéroport. Nous avons payé environ 1200 $ pour 19 jours de location de voiture (Duster Renault). Nous recommandons vivement cette agence qui en plus vous aide à élaborer l’itinéraire si vous le souhaitez.
Quelques généralités sur le Costa Rica : même si le niveau de vie général n’est pas aussi élevé qu’en Europe occidentale, c’est un pays développé : il suffit de voir les véhicules rouler dans les rues. Le code de la route est globalement respecté, notamment il faut absolument bien respecter les restrictions de vitesse omniprésentes (en gros 40 km/h en agglomération et 80 km/h en campagne – on fait en moyenne du 50 km/h): les amendes sont très élevées. Le réseau routier s’améliore beaucoup actuellement : de très belles routes, mais aussi certaines en état très moyen et encore beaucoup de pistes, notamment dans le secteur de Monteverde. Pour les piétons c’est un peu dur : beaucoup trop peu de trottoirs dans le pays. Les Ticos ne sont pas exubérants, ils sont gentils et serviables, le pays est largement bilingue avec une préférence pour l’espagnol. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité : il faut cependant ne pas tomber dans la naïveté et avoir l’œil sur ses affaires, ne pas laisser d’objets apparents dans les voitures par exemple et éviter de s’arrêter dans des endroits isolés. De nombreux trucks circulent dans le pays, même sur de petites routes, c’est impressionnant, il faut faire attention.
Il vaut mieux payer en colones quand c’est affiché en colones (restaurants, …), on trouve des « caja automatica » un peu partout pour se procurer des colones ou des dollars, les dollars sont acceptés partout et la carte Visa fonctionne souvent bien… mais pas toujours. Les prix des restaurants sont du même ordre de grandeur que chez nous (Belgique ou France) d’autant plus qu’actuellement 1 $ c’est à peu près 1 €. Bien vérifier si les prix affichés sont avec ou sans taxe (13 % à l’hôtel) , avec ou sans service (10% au restaurant) . Nous avons pris des chambres triples dans les hôtels : il faut au moins 80 $ pour un bon confort. En dessous de 60 $, c’est basique sans plus. Bref, le Costa Rica n’est pas bon marché. Question artisanat, pas grand-chose : on trouve cependant de jolis objets en bois exotique (à Sarchi surtout). Détails : ne jamais mettre de papier (pourtant hyperfin) dans les toilettes dans tout le pays sinon bouchage assuré !
L’eau du robinet est presque partout potable (attention cependant au Corcovado) Le pays est très propre : pas de déchets, pas de tags. Les maisons ne sont pas magnifiques mais elles sont souvent agrémentées d’un jardin très bien tenu. L’impression est parfois curieuse, en caricaturant un peu : les humains s’enferment derrière des grilles et les animaux sont en liberté. Les espaces publics sont soignés « à la suisse » bien souvent. Nous avons complètement ignoré les villes, notamment San José et Limon, qui ne présentent pas grand intérêt et dont les faubourgs sont très moches. Il y a aussi de gros bouchons sur le périphérique de San José. En dehors de la Vallée Centrale, le pays n’est pas densément peuplé et la campagne est belle et variée.
Nous avons eu beaucoup de chance avec le climat que nous pensions beaucoup plus pluvieux en juillet. Le ciel était souvent couvert avec une température agréable. Une règle générale : partir en visite tôt le matin : le temps est meilleur, il y a aussi plus de faune visible dans les parcs. La randonnée au Costa Rica est différente de celle qu’on peut connaître ailleurs, surtout pas de crapahut : il faut prendre son temps pour écouter, regarder attentivement partout et alors on observe de magnifiques animaux qui souvent se confondent avec la végétation : cela devient un jeu voire une passion. On y prend goût chaque fois un peu plus car on découvre presque à chaque fois du nouveau ! Ce ne sont pas les gros animaux d’Afrique, mais de magnifiques oiseaux colorés, des animaux souvent méconnus et surprenants : on apprend plein de choses au Costa Rica, on s’émerveille devant la diversité de la nature, dans une végétation exubérante dont on ne se lasse jamais. Les entrées en Parc National sont payantes souvent 15 $/personne, le parking n’est pas systématiquement gardé, s’il est gardé on paie quelques dollars.
Notre parcours :
8 juillet : notre première visite dans un parc est un échec complet : même en partant tôt, nous n’avons pas pu voir le cratère du volcan Poas constamment dans les nuages en cette saison. Heureusement Waterfalls La Paz (40 $) est très bien pour une première approche de la faune du Costa Rica. Nous avons pris 2 nuits à Hotel Cabinas Las Fresas près du volcan Poas. Il y fait frais en raison de l’altitude. On y mange très bien, et le cadre es agréable. Pas remarquablement insonorisé cependant.
10 juillet : longue route vers la côte Caraïbe Sud, bourrée de trucks jusqu’à Limon que nous passons vite car ce coin ne donne pas une excellente impression. Après Limon, belle route le long de la mer et il fait chaud. Très bon accueil à l’hotel Formentera Playa heureusement placé un peu avant Puerto Viejo de Talamanca, face à la mer. A faire absolument : le Parc National de Cahuita en y arrivant très tôt, 6h30 le long de la mer (2 rivières à traverser sur le parcours à pied avec l’eau jusqu’aux genoux mais sans danger) de Cahuita jusqu’à la pointe, après c’est moins bien, il vaut mieux faire le même itinéraire pour le retour. Beaucoup d’animaux visibles : singes, serpents, grenouilles, cochons sauvages, oiseaux et insectes divers… dans un beau cadre avec possibilités de baignade. Une de nos plus belles visites de parc (donation libre, c’est rare). C’est aussi le coin du cacao : on peut visiter de petits artisans qui expliquent la fabrication du chocolat à partir des cabosses. Notamment chez les amérindiens sur la route de Bribri (6 $/personne).
12 juillet : route direction le parking gardé de La Pavona (10 $/nuit) pour nous rendre en un peu plus d’une heure par bateau à Tortuguero, étape incontournable. Tout est bien organisé, pas de crainte à avoir, il y a toujours un bateau. Endroit magnifique où nous avons eu beaucoup de chance. Hôtel très simple mais surtout très sympathique : Tortuguero Natural proposant des activités grâce à Jessica de chez Tortuguero Tours : randonnée dans le parc national (paresseux, iguanes, singes...), canoë sur les canaux avec observation de la faune (caïmans, aras, …) , observation nocturnes des tortues (on les voit sortir de la mer, pondre puis retourner à la mer), le tout pour 55 $/personne + entrée au Parc National 15 $/personne. Un encadrement par d’excellents guides. A faire absolument !
14 juillet : bateau pour quitter Tortuguero, route et 35 km de piste pour atteindre Maquenque Ecolodge à Boca Tapada. Un peu plus cher mais çà vaut le coup de casser un peu la tirelire, l’endroit est absolument magnifique. Un tour guidé dans la nature autour de l’écolodge est inclus dans le prix. Le night-tour (17,5 $/personne) nous a permis de voir de magnifiques grenouilles dont la fameuse rainette verte et rouge, serpents fer de lance... L’écolodge est dans un petit paradis où l’observation des oiseaux est très aisée : toucans en quantité, perroquets divers mais aussi caïmans, coatis… on y mange et on y dort très bien.
16 juillet : en route vers le volcan Arenal. L’hôtel Campo Verde sur les hauteurs de La Fortuna est confortable et nous a permis de voir devant le bungalow le cône quasi parfait de l’Arenal le soir tard dans la lumière de la lune et le matin au lever du soleil pendant cette saison humide. Activités incontournables de la région : les ponts suspendus, les sources chaudes (nous avons choisi Baldi, un peu cher 30 $ mais çà vaut le coup avec ses très nombreux bassins bien aménagés).
18 juillet : courte étape vers Bijagua. L’hôtel Sueño Celeste tenu par une famille belge nous a vraiment séduit : bungalow très agréable dans un jardin très soigné fréquenté par de nombreux oiseaux, colibris notamment. Une excellente cuisine originale est proposée. Jacuzzi en cadeau. Étape à recommander car le coin est encore authentique, pas envahi de touristes. Pourtant, il y a quelque chose à voir absolument : le Parc Tenorio et ses eaux magnifiquement bleues même après les longues heures de pluie que nous avions eues avant d’entreprendre la randonnée. Il faut aller jusqu’à la rencontre des 2 rivières qui en se mélangeant provoque ce phénomène naturel de bleuissement de l’eau. Et en prime, une superbe cascade hyperphotogénique.
20 juillet : une nouvelle courte étape vers Monteverde avec une bonne vingtaine de kilomètres de pistes pour y accéder. On est à 1700 m avec une relative fraîcheur. Nous avons été extrêmement déçus par notre hôtel, Rainbow Valley Lodge, curieusement bien noté par certains sites de réservation, chambre exiguë et sans eau chaude pour 3 personnes... certes la vue est convenable mais nous avions vu tellement mieux ailleurs. Monteverde c’est le contraire de Tenorio : même si juillet n’est pas la haute saison, on ne se sent pas seul. C’est surtout l’endroit parfait pour les activités de plein air en tout genre : tyroliennes, rafting, canyoning, … qui nécessitent un budget conséquent. Par contre nous avons été un peu surpris de ne pas croiser grand monde dans la réserve de Santa Elena, une magnifique forêt tropicale d’altitude et en ce sens différente de celles que nous avions déjà vues : des arbres splendides mais peu d’animaux en dehors de quelques singes. Au centre de Santa Elena, ne pas hésiter à se restaurer au Tree House : les batidos sont délicieux dans un beau cadre original avec les nombreuses branches de l’arbre au milieu du restaurant.
22 juillet : longue étape vers Quepos et une dizaine de degrés de température en plus. Pas de chance avec la météo : pluie dès 11h jusque pendant la nuit. Nous voulions visiter le parc Manuel Antonio. Heureusement nous étions à l’hôtel Campo Verde juste à côté, dans un logement indépendant. L’hôtel a un très bon restaurant BBQ et un parc contigu à celui du parc national : le matin nous avons pu voir dans le parc de l’hôtel un magnifique paresseux, des singes-araignées et singes-écureuils !
23 juillet : 2h de route vers Sierpe où nous laissons la voiture dans le garage privé du restaurant Las Vegas (sur réservation 6 $/nuit). Bâteau à 11:30 pour Bahia Drake (20 $/personne). Durée 1h30 sur une belle rivière puis la mer : le passage de la rivière à la mer donne quelques émotions avec les petits bateaux utilisés pour ce transport...mais les marins semblent bien connaître leur métier. On ne peut plus visiter le parc du Corcovado sans guide. Nous avons choisi le premier jour une excursion (90 $/personne, guide, bateau, entrée au parc et repas inclus) dans le parc : départ à 6:00 en bateau jusqu’à la Sirena. La densité et la variété de la faune est supérieure à celle de beaucoup d’autres parcs, les animaux vivent sans grande crainte de la présence humaine bien encadrée par de bons guides qui vous trouvent les animaux sans grande difficulté : singes, serpents, aras, pécaris, coatis mais aussi ce qui est plus rare, tapir. Pour le second jour, une excursion vers l’île de Caño en snorkeling (80 $/personne) ou en plongée permet de voir tortues, requins et de multiples bancs de poissons multicolores. Le site de Bahia Drake est beau, il y a juste un peu trop de véhicules motorisés au village que nous pensions plus tranquille. Il ne faut surtout pas louper le Corcovado véritable sanctuaire de la biodiversité, ce n’est pas une légende. Nous avions pris l’hôtel Cabinas Jade Mar, très simple, qui s’occupe de toutes les réservations avec gentillesse et efficacité.
26 juillet: longue route assez montagneuse vers Cachi dans la vallée d’Orosi. L’hôtel Boutique La Casona del Cafetal est placé au bord d’un beau lac et au milieu de plantations de café, spécialité du secteur, toutes les collines environnantes sont joliment tapissées de caféiers. Le café proposé et vendu par l’hôtel est particulièrement délicieux. Une dernière étape agréable avant notre retour en Europe.
Nous finissons ce voyage enchanté.
Conclusion :
il faut bien 3 semaines pour visiter ce petit pays grand comme la Suisse. Nous avons laissé de côté la presqu’île de Nicoya, dommage. Le Costa Rica, bien que plus cher que ses voisins, est exceptionnel et exemplaire dans le respect de l’environnement. On a réellement un sentiment de consensus de la population pour que le pays soit et reste beau.
Excursions croisière Fiesta CDF English translation pending
Bonsoir,
Nous venons de réserver cette croisière au départ du 20 Août 2016 et je sollicite votre aide pour organiser mes escales. Tarragone Ibiza Palma de Majorque Port Mahon. Grâce à des recherches sur internet j'ai déjà préparé celle d'Ibiza mais je ne sais pas où nous allons débarquer ni si sur CDF on nous remet des plans ou si des navettes gratuites sont mises à disposition.
Nous avons déjà fait pas mal de croisières mais jamais en amoureux , jamais avec CDF .
Pour Ibiza j'aimerais louer une voiture mais je ne sais pas si c'est dangereux de rouler là-bas et si on peut avoir une bonne vision de l'île en une journée. Devrions-nous nous limiter au Sud de l'île ? L'autre journée d'escale , je souhaiterais visiter FORMENTERA. Quel serait le plus pratique pour nous?
Merci d'avance pour toute l'aide apportée et bonne soirée.
Nous venons de réserver cette croisière au départ du 20 Août 2016 et je sollicite votre aide pour organiser mes escales. Tarragone Ibiza Palma de Majorque Port Mahon. Grâce à des recherches sur internet j'ai déjà préparé celle d'Ibiza mais je ne sais pas où nous allons débarquer ni si sur CDF on nous remet des plans ou si des navettes gratuites sont mises à disposition.
Nous avons déjà fait pas mal de croisières mais jamais en amoureux , jamais avec CDF .
Pour Ibiza j'aimerais louer une voiture mais je ne sais pas si c'est dangereux de rouler là-bas et si on peut avoir une bonne vision de l'île en une journée. Devrions-nous nous limiter au Sud de l'île ? L'autre journée d'escale , je souhaiterais visiter FORMENTERA. Quel serait le plus pratique pour nous?
Merci d'avance pour toute l'aide apportée et bonne soirée.
Itinéraire 1 mois à Bali mi-septembre - mi-octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Mon copain et moi, nous partons pour Bali mi septembre, Nous y serons durant 1 mois, avant de poursuivre notre voyage dans d'autres pays d'Asie pendant 8 mois environ.
Bali est notre première destination, nous avons donc envie de prendre le temps d'atterrir, de nous imprégner, de lâcher gentiment nos petites habitudes et de nous ouvrir aux multiples découvertes qui nous attendent durant ce voyage.
Nous avons lu beaucoup de vos posts, récolté beaucoup d'informations à gauche et à droite, et nous commençons à avoir une vague idée d'itinéraire. Nous avons donc maintenant besoin de vos conseils / avis sur celui-ci. (Est-il réaliste, est-ce que je manque des choses à ne pas manquer, etc.).
Je précise que l'itinéraire est volontairement "flou". Pas question de tout prévoir ! Le but est d'avoir une idée.. un chemin à suivre (ou à ne pas suivre..). A savoir aussi que le sud de l'île ne nous intéresse pas plus que ça. Nous souhaitons aller à la rencontre d'un Bali plus authentique..
Alors voilà: Pour la première destination, le but est de trouvé un endroit plutôt calme, joli, en bord de mer, pour nous reposer du voyage. Nous pensons à Uluwatu. Est-ce un bon choix? Nous y resterions 3 nuits (arrivée tard le première soir, 2 jour sur place avec location de scooter et départ tôt le 3ème jour).
Ensuite, direction Ubud, pour 4-7 jours (location de scooter pour visiter la région)
Puis direction la côte est: env. 5 jours entre Amed et Padangbai (si vous avez des conseils de villages ou nous arrêter.. je prends volontiers :) )
Quelques jours ensuite sur Nusa lembongan (ou Nusa Penida?).
La dernière semaine (du 9 au 16 oct), ma maman nous rejoindra. Je souhaite alors la retrouver dans un endroit beau, calme, à proximité de randos, promenades, rivières, etc. Je pensais à Sidemen, qu'en pensez-vous? Je suis preneuse de toutes autres idées, sachant que j'ai vraiment envie d'accueillir ma maman dans un bel endroit.
Puis retour pour une nuit proche de l'aéroport la veille de notre départ (des idées?).
Voilà pour l'idée de base.
Pensez-vous que le Nord de l'île vaudrait la peine que nous revisitions cet itinéraire? J'ai trouvé peu d'infos sur cette partie de l'île. Nous pourrions par exemple monter depuis Ubud sur Mundunk, puis rejoindre la côte nord et redescendre par la côte sur Amed. Combien de temps faudrait-il prévoir pour cela? Nous abandonnerions alors l'idée de Nusa Lembongan/Penida..
L'idée n'est vraiment pas de voir le plus de chose possible, mais de prendre le temps de les regarder :) Dur dur de faire des choix. Mais je suis sûre que vous pourrez m'aider :)
Je suis aussi preneuse de toutes bonnes adresses et coup de cœur pour des logements à prix (très) abordables.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, et de me répondre. :)
Bonne soirée à tous,
Sandrine
Mon copain et moi, nous partons pour Bali mi septembre, Nous y serons durant 1 mois, avant de poursuivre notre voyage dans d'autres pays d'Asie pendant 8 mois environ.
Bali est notre première destination, nous avons donc envie de prendre le temps d'atterrir, de nous imprégner, de lâcher gentiment nos petites habitudes et de nous ouvrir aux multiples découvertes qui nous attendent durant ce voyage.
Nous avons lu beaucoup de vos posts, récolté beaucoup d'informations à gauche et à droite, et nous commençons à avoir une vague idée d'itinéraire. Nous avons donc maintenant besoin de vos conseils / avis sur celui-ci. (Est-il réaliste, est-ce que je manque des choses à ne pas manquer, etc.).
Je précise que l'itinéraire est volontairement "flou". Pas question de tout prévoir ! Le but est d'avoir une idée.. un chemin à suivre (ou à ne pas suivre..). A savoir aussi que le sud de l'île ne nous intéresse pas plus que ça. Nous souhaitons aller à la rencontre d'un Bali plus authentique..
Alors voilà: Pour la première destination, le but est de trouvé un endroit plutôt calme, joli, en bord de mer, pour nous reposer du voyage. Nous pensons à Uluwatu. Est-ce un bon choix? Nous y resterions 3 nuits (arrivée tard le première soir, 2 jour sur place avec location de scooter et départ tôt le 3ème jour).
Ensuite, direction Ubud, pour 4-7 jours (location de scooter pour visiter la région)
Puis direction la côte est: env. 5 jours entre Amed et Padangbai (si vous avez des conseils de villages ou nous arrêter.. je prends volontiers :) )
Quelques jours ensuite sur Nusa lembongan (ou Nusa Penida?).
La dernière semaine (du 9 au 16 oct), ma maman nous rejoindra. Je souhaite alors la retrouver dans un endroit beau, calme, à proximité de randos, promenades, rivières, etc. Je pensais à Sidemen, qu'en pensez-vous? Je suis preneuse de toutes autres idées, sachant que j'ai vraiment envie d'accueillir ma maman dans un bel endroit.
Puis retour pour une nuit proche de l'aéroport la veille de notre départ (des idées?).
Voilà pour l'idée de base.
Pensez-vous que le Nord de l'île vaudrait la peine que nous revisitions cet itinéraire? J'ai trouvé peu d'infos sur cette partie de l'île. Nous pourrions par exemple monter depuis Ubud sur Mundunk, puis rejoindre la côte nord et redescendre par la côte sur Amed. Combien de temps faudrait-il prévoir pour cela? Nous abandonnerions alors l'idée de Nusa Lembongan/Penida..
L'idée n'est vraiment pas de voir le plus de chose possible, mais de prendre le temps de les regarder :) Dur dur de faire des choix. Mais je suis sûre que vous pourrez m'aider :)
Je suis aussi preneuse de toutes bonnes adresses et coup de cœur pour des logements à prix (très) abordables.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, et de me répondre. :)
Bonne soirée à tous,
Sandrine
Faire le plein au Canada English translation pending
A une petite semaine de notre départ vers le canada , je me demande si comme aux USA la carte de crédit n'est pas acceptée directement à la pompe et qu'il faille négocier avec le pompiste un prépaiement ou qu'il "charge" la visa après avoir fait le plein ?
J'ai déjà séjourné plusieurs fois à montréal mais je me faisais conduire par des collègues :)
Aux USA, la plupart des pompes automatiques demande le code postal comme code de sécurité ..dans certains cas le code magique fonctionne mais pas toujours :)
Y-a-t-il des "marque" de distribution d'essence généralement moins cher ? Y-a-t-il un site qui renseigne le prix à la pompe par région ?
J'ai déjà séjourné plusieurs fois à montréal mais je me faisais conduire par des collègues :)
Aux USA, la plupart des pompes automatiques demande le code postal comme code de sécurité ..dans certains cas le code magique fonctionne mais pas toujours :)
Y-a-t-il des "marque" de distribution d'essence généralement moins cher ? Y-a-t-il un site qui renseigne le prix à la pompe par région ?
Retour sur 158 jours: Mexique - Guatemala - Honduras - Salvador - Nicaragua - Costa Rica - Colombie English translation pending
Bonjour à tous
Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !
J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.
Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.
Partie 1 : Mexique
Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).
À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).
Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!
Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.
De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!
État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.
Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.
Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…
Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !
J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.
Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.
Partie 1 : Mexique
Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).
À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).
Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!
Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.
De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!
État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.
Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.
Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…
Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Vos titres "compte rendu" / "itinéraire" aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous. A destination de ceux qui écrivent un compte-rendu ou demandent un avis sur leur itinéraire, est-ce possible d'immédiatement indiquer dans le titre l'itinéraire? Ca évite de devoir ouvrir chaque message pour y chercher les lieux évoqués. Parce que j'en ai plus qu'assez des égoïstes qui se croient des pionniers en se rendant dans l'Ouest et mettent en avant leur "première fois", leur "3e fois", le surnom de leur groupe d'amis, le côté "inoubliable" ou demandent des "conseils pour un road trip dans l'Ouest". Ca n'intéresse pas le lecteur à la recherche d'infos pour son propre voyage. Ce que veux le lecteur, ce sont les lieux dont on il va être question. Déjà mentionner le départ et l'arrivée donne une idée de l'endroit dont on va parler. Ajouter quelques étapes clés dans le titre peut être encore plus utile, sans avoir besoin de rédiger un titre à rallonge. C'est valable pour ce site et tous les autres. Merci d'y penser.
30 jours à Cuba English translation pending
Nous rentrons tout juste d'un voyage de 30 jours à Cuba.
Excellent voyage, pays attachant, population sympathique.
Arrivée à La Havane où nous avons d'abord passé 3 jours dans une casa de La Habana Vieja, 25 cuc la nuit, contact très agréable, conseils pertinents pour notre voyage.La ville nous a beaucoup plu, c'est une ambiance, c'est un patrimoine colonial extraordinaire.
Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.
Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers. ... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.
Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons. ..
Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa . Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.
Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers. ...Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.
Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant. ..Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen , petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage. ..Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers. ...Très belle région. ..On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !
Et pour terminer,2 nuits à La Havane , ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.
Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.
Compte rendu de retour Costa Mediterranea (du 8 au 15 avril 2016), Adriatique et îles grecques English translation pending
Bonjour, me voilà de retour après ma première croisière que certains d'entre vous m'ont aidés à préparer (encore un grand merci!😊). Je vous propose donc de faire le compte rendu de ce magnifique voyage dont nous revenons enchantés. 😎
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
Compte rendu 2 semaines au Costa Rica fin mars English translation pending
Bonjour,
je reviens à l'instant d'un 2 semaines au Costa Rica et voici donc mon compte rendu:
Couple dans la trentaine. 12 mars au 27 mars, en provenance du Québec.
12 mars: départ de Montréal avec American Airlines, deux transit, donc un mortel à Miami de 12 heures. Nous avons dormis dans l'auditorium de l’aéroport sur des lits de camps avec l'air climatisé réglée à " Cercle polaire".
13 mars, midi: il fait finalement chaud, le tarmac de San José nous fait du bien... Petit arrêt à la boutique Kolbi pour prendre une carte SIM avec un forfait de donnée de 2 gig pour 25$ USD. MEILLEUR INVESTISSEMENT DU VOYAGE! Avec un téléphone débarré, cette carte permet d'utiliser Waze, une application de navigation largement supérieure au GPS loués par les compagnie de location, et de plus permet de garder le contact avec le reste de la planète (et faire des recherches d’hôtels, de resto, d'activités, etc.). La couverture est plutôt large, le service plutôt lent. On ramasse la voiture, un Suzuki Jimny, qui est parfait pour deux personnes, avec les bancs arrières descendus les valises rentrent parfaitement. Direction : Hotel Las Fresas dans le coin de Fraijaes (Volcan Poas). Super hôtel, Mauricio et sa femme sont d'Excellents hôtes.
14 mars: Départ pour le volcan Poas vers 8:30, à 20 minutes de l'hôtel. En bout de ligne, plus de 33$ US pour environ 45 minutes de visite. Le volcan est beau, le lagon aussi. Je conseil uniquement pour les personnes en perte d'autonomie qui se déplace difficilement. Malgré le beau soleil, et les belles photos, nous nous sommes sentis un peu arnaqués. Nous sortons pour nous régaler d'une coupe de fraise au chocolat sur la route qui redescends le volcan. Puis nous nous dirigeons difficilement dans Alajuela vers Bajas Del Toro pour visiter la Catarata Del Toro, cascade située sur le terrain de l’hôtel. Même si l’eau est toxique, les prises de vue en valle le coup. On installe le hamac (deuxième meilleur investissement du voyage), et on observe les chutes. L’hôtel a 55$USD en vaut le coup d’après moi. 15 mars, départ houleux, on s’embarre à l’extérieur de l’auto (my bad), heureusement, deux représentants (vendeurs) de yogourt passait ce matin-là, et m’ont aidé à ouvrir la voiture sans l’abimer. On s’en va vers Arenal, pour faire la monté du Cerro Chato. 10$ USD et 2 heures de grimpe plus tard nous sommes au sommet. La descente vers le lagon est escarpée, mais est très payante. On s’y baigne en y accédant par une petite parcelle de plage. Si vous avez vos souliers d’eau tant mieux. Vidés, on rentre à l’hôtel Las Palmas dans La Fortuna. 16 mars : dès 9 am, on se lance vers El chajin, ou l’éraflure. Situé en face du Grand Tabacon Spring resort à quelque 100 mètres se trouve un stationnement avec un accès au « Hot springs » de Tabacon. Pour la grâce de dieu, ne payez pas 80$USD pour un accès au spa, alors que ceci est gratuit !!! Vous pouvez soit remonter pour un courant plus calme, ou descendre pour un courant plus « thérapeutique ». Possible d’y aller le soir apparemment (la cire de chandelle en étant la preuve), mais moins sécuritaire car plus encombré de locaux qui sont potentiellement mal veillant. En après-midi, on se retrouve au Rio Celeste dans le parc du Volcan Tenorio. Selon moi, le site le plus saisissant du voyage. Après 1h de sentiers plutôt plats, on se retrouve devant des chutes qui tombe dans une eau turquoise, couleur qui est due au dépôt d’aluminium dans l’eau qui teinte le fonds de la rivière. Un peu plus loin, des bouillonnements de gaz provenant du volcan, qui rendent l’eau chaude, et ensuite, la faille contenant le gisement d’aluminium causant cette beauté naturelle. C’est une expérience « out of this world » !!! à essayer absolument. On ne peut s’y baigner, mais les téméraires peuvent tout de même s’essayer. Le pire qui arrive est que l’on sent le soufre et que le costume de bain soit à laver quelques fois avant de se débarrasser de l’odeur. Pour quitter, direction Bijagua vers l’ouest : ça prend un 4x4. Ne penser même pas y aller en voiture, c’est impossible. On se présente le soir chez Valérie, une fille de Montréal qui s’est acheté une maison dans le coin de Zapote de Bijagua. Ne cherchez pas, ça se trouve pas sur la carte. Merci Airbnb )
17 mars : On fait la route vers Samara sur la péninsule de Nicoya. On trouve un hostel dernière minute : Mariposa, qui est à cents pas de la plage. Le hamac est encore une fois de rigueur une fois posé entre deux palmiers de la plage. On soupe au Flying Taco qui est voisin du Mariposa : la place semble être une gigantesque « party place ». C’était en mode club la veille, jusqu’à 2am… Les natchos sont excellent. La ville semble toujours avoir un endroit où faire la fête, avec une rotation de bar qui sont pleins tous les soirs de la semaines/fin de semaine. 18 mars : On surf avec une planche de chez Choco’s sur la plage. 5$USD pour une heure, 10$USD pour la journée (de Xam jusqu’à 2pm) On prend une planche pour la journée et une deuxième lorsqu’on est à l’aise. Résultats : au moins 4 ou 5 bonnes vagues debout sur la planche. Le plus gros défi est de prendre la vague au bon moment, de mettre le plus de poids vers l’arrière (même en pagayant, et en se levant). On change d’hostel pour le Matilori, qui est pas mal plus propre/calme que le Mariposa, puis on s’essaie au snorkeling à la pointe sud de l’alcove. Rien à faire, c’est trop rocheux avant d’arriver à un endroit viable pour voir des poissons. On rebrousse chemin direction plage du Mariposa pour installer le hamac combiné à une partie de beach volley avec nos hôtes du Matilori. Au soir, on soupe au Locanda qui a une terrasse sur la plage. 19 mars : Chemin entre Samara et Santa Teresa : le 4x4 est de mise. En fait, encore une fois, ne pensez pas prendre le chemin sans 4x4. Il y a tout le temps une route plus sûr, mais vous ne vous amusez pas. On prend plein de pause le long de la route pour installer le hamac sur la plage déserte. On dine au Pizza in a tree (9.817228, -85.304876), à San Miguel de Coyote. Le nom le dit, c’est de la pizza, servi dans un arbre, à 50 pied dans les airs ! Le reste du chemin est épique : copier cet endroit dans google maps, c’est le premier point de traversé du Rio Bongo : 9°44'40.9"N 85°12'41.2"W. Ensuite, rendu à cet embranchement (9.729544, -85.208109) tournez à droite si vous voulez vous amuser. Vous commencez par une autre traversé du Rio Ario, puis vous vous enfoncez dans la jungle. Il ne reste à peine de place pour le 4x4, et soudainement, un dépanneur !?!?!?! puis en 50 mètres, la jungle s’aminci pour nous faire passer par-dessus une dune. Assurez-vous d’avoir une bonne chanson pour vous faire vibrer car vous débarquez sur la plage vierge, avec quelques traces de roues, et vous roulez pendant quelques KM entre les palmiers et les vagues… Essayez d’ailleurs de passer à marée basse en saison sèche, ça pourrait devenir chaud car j’ai pu voir une rivière qui se jette dans l’océan qui avait le potentiel d’être clairement une contrainte majeure dans d’autres circonstances. Deuxième tentative de Snorkeling rendu à Santa Teresa, mais ce n’est vraiment pas une place pour ça. On aurait dû se réessayer au Surf, qui est tout indiqué pour les pros : grosses vagues, mais fonds rocheux à certains endroits. Faut savoir naviguer… Pourtant, je vois bien comment la vie peut être douce dans cette ville-là. Le monde est particulièrement « Laid back » et heureux d’y être. Je me verrai prendre un deux mois dans une cabine sur la plage pour bien apprendre le surf !! 20 mars : C’est le parc de Cabo Blanco qui nous attends. Deux heures (5km) de « hike » sur la piste Danoise et Suédoise pour se rendre à une plage quasi vierge, impeccable, avec des pélicans qui pêchent. Le décor est incroyable, et la faune aviaire est assez garnie. Le hamac est de mise de nouveau. D’ailleurs, je pense qu’il a servi au moins deux fois par jour celui-là !!! Le long du chemin il y a des howlers, des capucins, et des coatis (pizote) assez téméraires. Étant donné que c’était assez intense, on a dû sauter les chutes de Montezuma en après-midi. Je regrette un peu, mais il y en aura d’autres. On a souper à Montezuma, vu quelques poissons en snorkeling avant que le soleil se couche, un peu de hamac, et on a dû déguerpir à Paquera pour dormir dans un motel de « trucker » à 12 minutes du traversier. Mauvais choix, vous devez définitivement restez à Montezuma. 21 mars : Point positif d’être à côté du traversier on peut prendre celui de 9am sans stresser. Quoiqu’en se levant tôt de Montezuma, ça aurait été cool de faire les chutes et prendre le ferry de 11am ou 2pm… Mais bon, une heure de bateau plus tard on est à Puntarenas, prêt à conduire jusqu’à Jaco. Arrêt obligatoire au Crocodile bridge qui traverse le Tarcoles, impossible de le manquer, tout le monde arrête voir les crocros… On arrive à Jaco aux Hotel Garcia, qui nous donne une passe pour aller dans une espèce de club privé genre « Jaco Blue Lifestyle » ou on finit par passer le plus claire de l’après-midi. Heureusement on trouve un super resto, Green Room, avec de la bonne bouffe bio, et un band jazz qui joue en plus tard en soirée. L’ambiance est vraiment cool, et la bouffe est excellente. 22 mars : On se réveille encore sur le tard pour aller au parc Manuel Antonio (16$USD). Malgré que ce soit une place de tout évidence très achalandée, nous y avons trouvé notre compte. Pas de guide pour nous, il suffisait de s’arrêter aux abords d’agglomération de touristes pour se rendre compte qu’il y avait un paresseux dans le coin. Nous avons même eu la chance de voir une maman avec son bébé agrippé à elle descendre tout près de nous (10 pieds). Les plages sont sublimes, ne vous arrêtez pas à la première, qui est assez peuplée peu importe la journée de la semaine. C’est le seul endroit où il a été possible de voir quelques beaux poissons en snorkeling. Les capucins sont particulièrement présents. Ils piquent la bouffe des gens et se tienne à quelques pieds des humains, sans crainte. Ça fait d’excellente vidéo ;) Le soir on est parti pour Dominical pour aller chez Randy et Mary qui offrait leur maison sur Airbnb pour la première fois. La plage est super belle, est les nachos du Tortilla Flats sont encore une fois excellents. 23 mars : 2 heures de hike pour aller aux chutes de Nauyaca (8$USD). Pour les paresseux, il semblerait que les voitures puissent passer par cette piste. Il y a aussi les chevaux pour une bonne somme. En bout de ligne, nous sommes exceptionnellement chanceux, car nous arrivons en même temps qu’un groupe à cheval. Ils sont accompagnés de deux guides qui installent une corde pour monter les chutes et y faire quelques sauts. Pour ceux qui se sente en forme, c’est assez profond et haut pour faire un back flip :D On prend l’après-midi pour faire la route du Cerro de la Muerte. On est carrément dans les nuages pendant 2 heures de temps. On finit à Turrialba 4 heures plus tard. On dort à la Finca Soley. Probablement le plus bel endroit où on a eu la chance de dormir. Cette ferme est tenue par une allemande et son mari qui accueille aussi des élèves pour des cours équestres. Un poulain de deux jour se promenait avec sa mère dans la cours avant à notre réveille J 24 mars : C’est la route encore, cette fois vers Puerto Viejo de la Talamanca. Pas de bol, c’est paque, plein de monde, et on se fait voler dans l’auto en plein après-midi. Je passe le reste de la journée à me promener de poste de police en poste de police pour obtenir un rapport pour les assurances… On reste au hostel chez Kaya’s place qui nous arnaque un peu sur le taux de change. Ça pu en plus… pas notre journée finalement. 25 mars : On s’en va chercher notre nouveau 4x4 chez Alamo, puis Jaguar Rescue Center (20$USD). Pas de Jaguar sur place, mais le reste des animaux présents compensent amplement. On les voix de tout près, comme un paresseux à 2 pieds de nous, un toucan qui se tient encore à 2 pieds de nous, des pélicans, etc. Tout ça en liberté. Les ocelots et margays sont en captivité, tout comme les singes, les reines et reptiles. Par contre, une ancienne pensionnaire femelle howler était revenu ce jour pour prendre la collation avec le reste de sa nouvelle famille. On essaie encore du snorkeling à Punta Uva, mais décidément, c’est pas un pays pour ça… On remballe le tout pour San José.
26 mars : Visite de San José, tout est fermé car c’est pâque. Tout sauf le musée de Jade (20$USD). Belle expo sur la vie pré-colombienne. 27 mars : Avion à 1hr30 et c’est tout…
Conclusion: Prenez-vous un 4x4, levez vous tôt (6am) pour voir des animaux, volcans, et éviter le soleil, et prenez-vous une carte SIM avec un forfait de donnée. Même après avoir utilisé Waze, surfé Facebook, uploader une tonne de vidéos, et chatté sur Whatsapp, nous n'Avons pris que 649Mo des 2Go...
Désolé de la longueur du texte, ceci va servir pour raconter à la famille aussi :)
Couple dans la trentaine. 12 mars au 27 mars, en provenance du Québec.
12 mars: départ de Montréal avec American Airlines, deux transit, donc un mortel à Miami de 12 heures. Nous avons dormis dans l'auditorium de l’aéroport sur des lits de camps avec l'air climatisé réglée à " Cercle polaire".
13 mars, midi: il fait finalement chaud, le tarmac de San José nous fait du bien... Petit arrêt à la boutique Kolbi pour prendre une carte SIM avec un forfait de donnée de 2 gig pour 25$ USD. MEILLEUR INVESTISSEMENT DU VOYAGE! Avec un téléphone débarré, cette carte permet d'utiliser Waze, une application de navigation largement supérieure au GPS loués par les compagnie de location, et de plus permet de garder le contact avec le reste de la planète (et faire des recherches d’hôtels, de resto, d'activités, etc.). La couverture est plutôt large, le service plutôt lent. On ramasse la voiture, un Suzuki Jimny, qui est parfait pour deux personnes, avec les bancs arrières descendus les valises rentrent parfaitement. Direction : Hotel Las Fresas dans le coin de Fraijaes (Volcan Poas). Super hôtel, Mauricio et sa femme sont d'Excellents hôtes.
14 mars: Départ pour le volcan Poas vers 8:30, à 20 minutes de l'hôtel. En bout de ligne, plus de 33$ US pour environ 45 minutes de visite. Le volcan est beau, le lagon aussi. Je conseil uniquement pour les personnes en perte d'autonomie qui se déplace difficilement. Malgré le beau soleil, et les belles photos, nous nous sommes sentis un peu arnaqués. Nous sortons pour nous régaler d'une coupe de fraise au chocolat sur la route qui redescends le volcan. Puis nous nous dirigeons difficilement dans Alajuela vers Bajas Del Toro pour visiter la Catarata Del Toro, cascade située sur le terrain de l’hôtel. Même si l’eau est toxique, les prises de vue en valle le coup. On installe le hamac (deuxième meilleur investissement du voyage), et on observe les chutes. L’hôtel a 55$USD en vaut le coup d’après moi. 15 mars, départ houleux, on s’embarre à l’extérieur de l’auto (my bad), heureusement, deux représentants (vendeurs) de yogourt passait ce matin-là, et m’ont aidé à ouvrir la voiture sans l’abimer. On s’en va vers Arenal, pour faire la monté du Cerro Chato. 10$ USD et 2 heures de grimpe plus tard nous sommes au sommet. La descente vers le lagon est escarpée, mais est très payante. On s’y baigne en y accédant par une petite parcelle de plage. Si vous avez vos souliers d’eau tant mieux. Vidés, on rentre à l’hôtel Las Palmas dans La Fortuna. 16 mars : dès 9 am, on se lance vers El chajin, ou l’éraflure. Situé en face du Grand Tabacon Spring resort à quelque 100 mètres se trouve un stationnement avec un accès au « Hot springs » de Tabacon. Pour la grâce de dieu, ne payez pas 80$USD pour un accès au spa, alors que ceci est gratuit !!! Vous pouvez soit remonter pour un courant plus calme, ou descendre pour un courant plus « thérapeutique ». Possible d’y aller le soir apparemment (la cire de chandelle en étant la preuve), mais moins sécuritaire car plus encombré de locaux qui sont potentiellement mal veillant. En après-midi, on se retrouve au Rio Celeste dans le parc du Volcan Tenorio. Selon moi, le site le plus saisissant du voyage. Après 1h de sentiers plutôt plats, on se retrouve devant des chutes qui tombe dans une eau turquoise, couleur qui est due au dépôt d’aluminium dans l’eau qui teinte le fonds de la rivière. Un peu plus loin, des bouillonnements de gaz provenant du volcan, qui rendent l’eau chaude, et ensuite, la faille contenant le gisement d’aluminium causant cette beauté naturelle. C’est une expérience « out of this world » !!! à essayer absolument. On ne peut s’y baigner, mais les téméraires peuvent tout de même s’essayer. Le pire qui arrive est que l’on sent le soufre et que le costume de bain soit à laver quelques fois avant de se débarrasser de l’odeur. Pour quitter, direction Bijagua vers l’ouest : ça prend un 4x4. Ne penser même pas y aller en voiture, c’est impossible. On se présente le soir chez Valérie, une fille de Montréal qui s’est acheté une maison dans le coin de Zapote de Bijagua. Ne cherchez pas, ça se trouve pas sur la carte. Merci Airbnb )
17 mars : On fait la route vers Samara sur la péninsule de Nicoya. On trouve un hostel dernière minute : Mariposa, qui est à cents pas de la plage. Le hamac est encore une fois de rigueur une fois posé entre deux palmiers de la plage. On soupe au Flying Taco qui est voisin du Mariposa : la place semble être une gigantesque « party place ». C’était en mode club la veille, jusqu’à 2am… Les natchos sont excellent. La ville semble toujours avoir un endroit où faire la fête, avec une rotation de bar qui sont pleins tous les soirs de la semaines/fin de semaine. 18 mars : On surf avec une planche de chez Choco’s sur la plage. 5$USD pour une heure, 10$USD pour la journée (de Xam jusqu’à 2pm) On prend une planche pour la journée et une deuxième lorsqu’on est à l’aise. Résultats : au moins 4 ou 5 bonnes vagues debout sur la planche. Le plus gros défi est de prendre la vague au bon moment, de mettre le plus de poids vers l’arrière (même en pagayant, et en se levant). On change d’hostel pour le Matilori, qui est pas mal plus propre/calme que le Mariposa, puis on s’essaie au snorkeling à la pointe sud de l’alcove. Rien à faire, c’est trop rocheux avant d’arriver à un endroit viable pour voir des poissons. On rebrousse chemin direction plage du Mariposa pour installer le hamac combiné à une partie de beach volley avec nos hôtes du Matilori. Au soir, on soupe au Locanda qui a une terrasse sur la plage. 19 mars : Chemin entre Samara et Santa Teresa : le 4x4 est de mise. En fait, encore une fois, ne pensez pas prendre le chemin sans 4x4. Il y a tout le temps une route plus sûr, mais vous ne vous amusez pas. On prend plein de pause le long de la route pour installer le hamac sur la plage déserte. On dine au Pizza in a tree (9.817228, -85.304876), à San Miguel de Coyote. Le nom le dit, c’est de la pizza, servi dans un arbre, à 50 pied dans les airs ! Le reste du chemin est épique : copier cet endroit dans google maps, c’est le premier point de traversé du Rio Bongo : 9°44'40.9"N 85°12'41.2"W. Ensuite, rendu à cet embranchement (9.729544, -85.208109) tournez à droite si vous voulez vous amuser. Vous commencez par une autre traversé du Rio Ario, puis vous vous enfoncez dans la jungle. Il ne reste à peine de place pour le 4x4, et soudainement, un dépanneur !?!?!?! puis en 50 mètres, la jungle s’aminci pour nous faire passer par-dessus une dune. Assurez-vous d’avoir une bonne chanson pour vous faire vibrer car vous débarquez sur la plage vierge, avec quelques traces de roues, et vous roulez pendant quelques KM entre les palmiers et les vagues… Essayez d’ailleurs de passer à marée basse en saison sèche, ça pourrait devenir chaud car j’ai pu voir une rivière qui se jette dans l’océan qui avait le potentiel d’être clairement une contrainte majeure dans d’autres circonstances. Deuxième tentative de Snorkeling rendu à Santa Teresa, mais ce n’est vraiment pas une place pour ça. On aurait dû se réessayer au Surf, qui est tout indiqué pour les pros : grosses vagues, mais fonds rocheux à certains endroits. Faut savoir naviguer… Pourtant, je vois bien comment la vie peut être douce dans cette ville-là. Le monde est particulièrement « Laid back » et heureux d’y être. Je me verrai prendre un deux mois dans une cabine sur la plage pour bien apprendre le surf !! 20 mars : C’est le parc de Cabo Blanco qui nous attends. Deux heures (5km) de « hike » sur la piste Danoise et Suédoise pour se rendre à une plage quasi vierge, impeccable, avec des pélicans qui pêchent. Le décor est incroyable, et la faune aviaire est assez garnie. Le hamac est de mise de nouveau. D’ailleurs, je pense qu’il a servi au moins deux fois par jour celui-là !!! Le long du chemin il y a des howlers, des capucins, et des coatis (pizote) assez téméraires. Étant donné que c’était assez intense, on a dû sauter les chutes de Montezuma en après-midi. Je regrette un peu, mais il y en aura d’autres. On a souper à Montezuma, vu quelques poissons en snorkeling avant que le soleil se couche, un peu de hamac, et on a dû déguerpir à Paquera pour dormir dans un motel de « trucker » à 12 minutes du traversier. Mauvais choix, vous devez définitivement restez à Montezuma. 21 mars : Point positif d’être à côté du traversier on peut prendre celui de 9am sans stresser. Quoiqu’en se levant tôt de Montezuma, ça aurait été cool de faire les chutes et prendre le ferry de 11am ou 2pm… Mais bon, une heure de bateau plus tard on est à Puntarenas, prêt à conduire jusqu’à Jaco. Arrêt obligatoire au Crocodile bridge qui traverse le Tarcoles, impossible de le manquer, tout le monde arrête voir les crocros… On arrive à Jaco aux Hotel Garcia, qui nous donne une passe pour aller dans une espèce de club privé genre « Jaco Blue Lifestyle » ou on finit par passer le plus claire de l’après-midi. Heureusement on trouve un super resto, Green Room, avec de la bonne bouffe bio, et un band jazz qui joue en plus tard en soirée. L’ambiance est vraiment cool, et la bouffe est excellente. 22 mars : On se réveille encore sur le tard pour aller au parc Manuel Antonio (16$USD). Malgré que ce soit une place de tout évidence très achalandée, nous y avons trouvé notre compte. Pas de guide pour nous, il suffisait de s’arrêter aux abords d’agglomération de touristes pour se rendre compte qu’il y avait un paresseux dans le coin. Nous avons même eu la chance de voir une maman avec son bébé agrippé à elle descendre tout près de nous (10 pieds). Les plages sont sublimes, ne vous arrêtez pas à la première, qui est assez peuplée peu importe la journée de la semaine. C’est le seul endroit où il a été possible de voir quelques beaux poissons en snorkeling. Les capucins sont particulièrement présents. Ils piquent la bouffe des gens et se tienne à quelques pieds des humains, sans crainte. Ça fait d’excellente vidéo ;) Le soir on est parti pour Dominical pour aller chez Randy et Mary qui offrait leur maison sur Airbnb pour la première fois. La plage est super belle, est les nachos du Tortilla Flats sont encore une fois excellents. 23 mars : 2 heures de hike pour aller aux chutes de Nauyaca (8$USD). Pour les paresseux, il semblerait que les voitures puissent passer par cette piste. Il y a aussi les chevaux pour une bonne somme. En bout de ligne, nous sommes exceptionnellement chanceux, car nous arrivons en même temps qu’un groupe à cheval. Ils sont accompagnés de deux guides qui installent une corde pour monter les chutes et y faire quelques sauts. Pour ceux qui se sente en forme, c’est assez profond et haut pour faire un back flip :D On prend l’après-midi pour faire la route du Cerro de la Muerte. On est carrément dans les nuages pendant 2 heures de temps. On finit à Turrialba 4 heures plus tard. On dort à la Finca Soley. Probablement le plus bel endroit où on a eu la chance de dormir. Cette ferme est tenue par une allemande et son mari qui accueille aussi des élèves pour des cours équestres. Un poulain de deux jour se promenait avec sa mère dans la cours avant à notre réveille J 24 mars : C’est la route encore, cette fois vers Puerto Viejo de la Talamanca. Pas de bol, c’est paque, plein de monde, et on se fait voler dans l’auto en plein après-midi. Je passe le reste de la journée à me promener de poste de police en poste de police pour obtenir un rapport pour les assurances… On reste au hostel chez Kaya’s place qui nous arnaque un peu sur le taux de change. Ça pu en plus… pas notre journée finalement. 25 mars : On s’en va chercher notre nouveau 4x4 chez Alamo, puis Jaguar Rescue Center (20$USD). Pas de Jaguar sur place, mais le reste des animaux présents compensent amplement. On les voix de tout près, comme un paresseux à 2 pieds de nous, un toucan qui se tient encore à 2 pieds de nous, des pélicans, etc. Tout ça en liberté. Les ocelots et margays sont en captivité, tout comme les singes, les reines et reptiles. Par contre, une ancienne pensionnaire femelle howler était revenu ce jour pour prendre la collation avec le reste de sa nouvelle famille. On essaie encore du snorkeling à Punta Uva, mais décidément, c’est pas un pays pour ça… On remballe le tout pour San José.
26 mars : Visite de San José, tout est fermé car c’est pâque. Tout sauf le musée de Jade (20$USD). Belle expo sur la vie pré-colombienne. 27 mars : Avion à 1hr30 et c’est tout…
Conclusion: Prenez-vous un 4x4, levez vous tôt (6am) pour voir des animaux, volcans, et éviter le soleil, et prenez-vous une carte SIM avec un forfait de donnée. Même après avoir utilisé Waze, surfé Facebook, uploader une tonne de vidéos, et chatté sur Whatsapp, nous n'Avons pris que 649Mo des 2Go...
Désolé de la longueur du texte, ceci va servir pour raconter à la famille aussi :)
Roadtrip en Floride et Caroline du Sud English translation pending
Bonjour,
Comme toujours, je m'y prends tard mais je commence à mettre en place un voyage en Floride et Caroline du sud pour cet été. Cela sera mon 5eme trip aux US donc je connais pas mal une grande partie Ouest - Centre et Sud mais pas du tout cette partie Sud-Est qui me tente bien. Je sais qu'il y a une mine d'informations sur ce forum et j'ai commencé à lire sur le sujet mais j'ai des questions plutôt 'structurantes' concernant un parcours 'intelligent' 🙂 et la location de voiture.
Question parcours, outre un tour de la Floride jusqu'à Key West, mon souhait serait de voir Charleston et Savannah, et c'est là que les choses se corsent. Quelqu'un aurait-il l'expérience de ces endroits pour commencer à construire un parcours cohérent qui inclut ces villes ? Plutôt penser à un one-way ou une boucle ? Dans les 2 cas, quelles villes d'arrivées / départ les plus 'stratégiques' pour les vols ?
Autre point, j'ai lu qu'il y a des frais de drop off très importants si on prend une voiture de loc par exemple en Caroline du sud pour la lâcher en Floride. Est-ce vrai pour toutes les compagnies ? Après 4 voyages je n'ai jamais été confronté à ça (Névada - Californie sans frais de drop, boucle Denver-Denver, boucle Chicago-Chicago).
Si au delà de ça vous avez une proposition de parcours ou un carnet de voyage qui inclut tout ça, n'hésitez pas 😉
Merci d'avance pour votre aide.
PS1 : détail important : plus d'enfant voyageant avec nous donc pas d'intérêt pour les parcs Disney & co 🙂
PS2 : question climat, je sais que la période n'est pas idéale mais nous n'avons pas le choix. J'ai lu pas mal d'avis sur ce forum et je retiens que beaucoup disent qu'une grosse pluie chaque fin de journée n'est pas si terrible que ça et même rafraîchissant ... (si pas de cyclone bien-sûr)
Comme toujours, je m'y prends tard mais je commence à mettre en place un voyage en Floride et Caroline du sud pour cet été. Cela sera mon 5eme trip aux US donc je connais pas mal une grande partie Ouest - Centre et Sud mais pas du tout cette partie Sud-Est qui me tente bien. Je sais qu'il y a une mine d'informations sur ce forum et j'ai commencé à lire sur le sujet mais j'ai des questions plutôt 'structurantes' concernant un parcours 'intelligent' 🙂 et la location de voiture.
Question parcours, outre un tour de la Floride jusqu'à Key West, mon souhait serait de voir Charleston et Savannah, et c'est là que les choses se corsent. Quelqu'un aurait-il l'expérience de ces endroits pour commencer à construire un parcours cohérent qui inclut ces villes ? Plutôt penser à un one-way ou une boucle ? Dans les 2 cas, quelles villes d'arrivées / départ les plus 'stratégiques' pour les vols ?
Autre point, j'ai lu qu'il y a des frais de drop off très importants si on prend une voiture de loc par exemple en Caroline du sud pour la lâcher en Floride. Est-ce vrai pour toutes les compagnies ? Après 4 voyages je n'ai jamais été confronté à ça (Névada - Californie sans frais de drop, boucle Denver-Denver, boucle Chicago-Chicago).
Si au delà de ça vous avez une proposition de parcours ou un carnet de voyage qui inclut tout ça, n'hésitez pas 😉
Merci d'avance pour votre aide.
PS1 : détail important : plus d'enfant voyageant avec nous donc pas d'intérêt pour les parcs Disney & co 🙂
PS2 : question climat, je sais que la période n'est pas idéale mais nous n'avons pas le choix. J'ai lu pas mal d'avis sur ce forum et je retiens que beaucoup disent qu'une grosse pluie chaque fin de journée n'est pas si terrible que ça et même rafraîchissant ... (si pas de cyclone bien-sûr)
L'art contemporain dans le métro de Naples (2016) English translation pending
Ci-dessous, un article très intéressant paru sur le sujet dans le journal gratuit Immorama.
Il y a en fait 2 articles, l'un paru dans la version papier du journal et l'autre dans sa version internet.
Article paru dans le journal édition sur internet :
www.immorama.ch/...lus/le-metro-de-lart
Le Métro de l’Art Par Massimo Vicinanza
A Naples, la création est à l’honneur dans le métro avec à chaque arrêt l’installation d’œuvres d’art contemporain qui surprennent et séduisent. Des œuvres d’art, qui resteraient le privilège de quelques-uns, se livrent ici à tous. Avec leur puissante expression de formes et de couleurs, elles offrent aux gens qui travaillent et s’essoufflent dans cette ville turbulente et chaotique un temps d’admiration et de réflexion en illuminant durant quelques instants le lugubre trajet suburbain.
Naples, un million d’habitants, s’étend sur une surface d’environ 117 km2. Plus de 4 millions de personnes vivent dans un rayon de 30 km autour de la ville, presque les deux tiers de la population suisse. Il y a des zones où la densité urbaine est de 17 000 habitants au kilomètre carré, parmi la plus élevée au monde.
Une partie de la ville est un dédale de ruelles bordées d’anciens palais souvent mal conservés, tandis que le centre historique abrite un immense patrimoine archéologique. Grâce à ses chefs-d’œuvre historiques et à l’architecture ancienne, le centre-ville a été inscrit, en 1995, sur la liste du patrimoine de l’Unesco.
Naples, hélas, conserve encore les marques d’une politique industrielle désastreuse datant des années 1950 et d’un long abandon administratif qui ont laissé en héritage une ville dégradée, criante d’inégalités sociales, en plus d’un trafic chaotique devenu désormais légendaire.
Pour relancer son économie et pour lui rendre sa vocation de ville d’art, les responsables ont mis en place dans les années 1990 des politiques de réaménagement urbain visant à rénover les bâtiments anciens et la réhabilitation des places publiques. Ces dernières ainsi que les rues ont repris leur rôle originel d’agrégation sociale, la communauté a regagné des endroits laissés à l’incurie ou interdits, comme le centre historique ou la zone portuaire, et grâce à la création de nouveaux musées et de centres internationaux de culture, les intellectuels ont repris espoir.
Après la réappropriation des lieux abandonnés, la transformation de plusieurs quartiers en zones piétonnes, le réaménagement de places et la création d’espaces verts, la ville commence à s’aligner sur les autres capitales européennes.
Le Plan des 100 Stations
Pour relever le défi de refaire de Naples le « Jardin d’Europe » qui séduisit les étrangers du Grand Tour du XVIIIe siècle, les responsables politiques ont porté leur attention sur trois aspects stratégiques : la réorganisation du territoire, la mise en valeur du patrimoine artistique et culturel et l’aménagement d’un nouveau et innovant système de transports urbains.
Un « Plan des 100 Stations » a ainsi été conçu selon les théories modernes de la « durabilité » proposées par le Transit Oriented Development (TOD), celui-ci respecte les fondements de « cohésion territoriale » afin que tous les citoyens aient les mêmes conditions d’accessibilité aux services publics. Les difficultés d’exécution des travaux sont liées à la complexité du contexte urbain : Naples est une ville tout en collines avec une dénivellation d’environ 260 m tout en étant proche de la mer les creusements sont à ciel ouvert et dans les sous-sols, souvent sous la nappe phréatique, et presque toujours à proximité de bâtiments et d’ouvrages préexistants enfin, la constante découverte d’importants sites archéologiques pendant les opérations de creusement ont ralenti ou arrêté les chantiers pour des périodes plus ou moins longues.
Le réseau ferroviaire
En Italie, l’ère du transport ferroviaire commence le 3 octobre 1839 alors que le roi Ferdinand II de Bourbon inaugure le premier chemin de fer de la Péninsule, la ligne Naples – Portici longue de 7,6 km. Près de deux siècles plus tard, Naples et son réseau ferroviaire font de nouveau parler d’eux.
L’aventure napolitaine suscite un intérêt croissant autant auprès des médias que du monde académique, car la requalification urbaine des quartiers s’obtient en parfaite synergie entre art et architecture.
A la fin des travaux, prévue cette année, le nouveau réseau de métro sera constitué de 123 km de chemin de fer urbain, avec 10 lignes et un total de 114 stations et 21 nœuds intermodaux, 1 300 courses et 700 000 voyageurs par jour.
Les Stations de l’Art
Bien que le projet du métro de Naples soit d’une énorme complexité au niveau de l’ingénierie, on a dit que l’approche générale est surtout de type architectural et artistique. Chaque station a ses caractéristiques propres qui fusionnent avec le quartier qui les abrite, et les professionnels chargés de leur réalisation sont des acteurs de l’architecture mondiale tels que : Peter Eisenman, Massimiliano Fuksas, Zaha Hadid, Mario Botta, Richard Rogers, Alvaro Siza Vieira, Karim Rashid. Tant les stations que le réaménagement urbanistique de la surface ont été réalisés à l’aide de techniques et de matériaux modernes mais dans un respect total du tissu historique des lieux. Les gares ont représenté une occasion de qualification urbaine, tandis que l’éclectisme des architectes et des artistes qui les ont décorées donne une âme au projet.
Onze arrêts situés le long des Lignes 1 et 6 sont appelés « Stations de l’Art » et matérialisent le concept moderne de transport ferroviaire : l’architecte s’associe avec un artiste contemporain et chaque station est une œuvre d’art qui abrite d’autres œuvres d’art. Une rupture culturelle qui transforme les lieux, ou mieux les non-lieux, traditionnellement affectés à l’attente ou au transit, en un véritable musée hypogé dynamique.
A ce propos, le critique d’art Achille Bonito Oliva écrit : « Les œuvres d’art dans le métro de Naples sont modernes et en même temps anciennes, car les artistes adoptent l’itinéraire structural d’un parcours utilisé dans deux dimensions, une du transit et une de l’arrêt. Pendant le transit, le spectateur utilise la fugacité, le temps nécessaire pour se déplacer d’un point à l’autre du parcours. Durant l’attente, il ressent le plaisir esthétique de la rencontre avec l’art et la surprise pour le regard. Les deux dimensions créent un vrai musée obligatoire : obligation d’un regard collectif sur les œuvres d’art et plaisir d’une démocratie étendue du goût collectif. »
Le TOD, qu’est-ce que c’est ?
Le Transit Oriented Development est un modèle d’expansion territoriale théorisé par Peter Calthorpe, un des fondateurs du mouvement architectural New Urbanism. Le TOD vise à planifier un développement urbain intégré avec les infrastructures des réseaux de transports publics, afin de garantir que chaque quartier ait une liaison favorable avec la ville, en évitant ainsi la création de zones suburbaines, de banlieues isolées ou de quartiers satellites destinés inévitablement à une rapide dégradation urbaine et sociale.
Selon l’idée directrice du TOD, chaque quartier ayant une densité d’habitation moyenne doit avoir une station ou une gare de transports publics, de préférence sur rail, dans un rayon de 600 m de marche, et le plan urbanistique doit être projeté de façon à favoriser et à faciliter l’usage des transports collectifs.
Cette nouvelle approche propose des fondements pour un développement durable du système territorial et, surtout, vise à codifier la transformation des quartiers existants avec l’amélioration urbaine des lieux et des stations afin de favoriser le développement d’une haute qualité de vie.
Restauration
Chaque arrêt des « Stations de l’Art » est un musée hypogé qui abrite les œuvres de célèbres artistes contemporains qui, en réalisant leurs créations, se sont harmonieusement fondus avec l’architecture des lieux.
Parmi les artistes qui exposent dans un endroit si insolite il y a Gabriele Basilico, Marisa Albanese, Renato Barisani, Betty Bee, Maurizio Cannavacciuolo, Luca (Luigi Castellano), Sandro Chia, Alex Mocika, Enzo Cucchi, Jannis Kounellis, Giuseppe Zevola, Riccardo Dalisi, Lucio Del Pezzo, Gerhard Merz, Santolo De Luca, Fabio Donato, Baldo Diodato, Katharina Sieverding, Sergio Fermariello, Massimo Jodice, Nino Longobardi, Mario Merz, Antonio Biasiucci, Umberto Manzo, Ugo Marano, Fulvia Mendini, Raffaella Nappo, Mario Sironi, Vittorio Magnago Lampugnani, Joseph Kosuth, Olivo Barbieri, Sol LeWitt, Luigi Ontani, David Tremlett, Mimmo Paladino, Gloria Pastore, Augusto Perez, Perino & Vele, Gianni Pisani, Mimmo Rotella, Salvatore Paladino, Anna Sargenti, Ernesto Tatafiore, Alan Fletcher, Ousmane Ndiaye Dago.
Pour défendre ce patrimoine artistique contre une détérioration causée par le difficile microclimat du sous-sol, en 2006 la société de gestion Metronapoli a signé une convention avec l’Académie des beaux-arts de Naples. Le projet, d’un coût annuel de 200 000 euros, prévoit la catalogation informatique, la création d’une base de données consultable online et la restauration des œuvres d’art exposées dans les « Stations de l’Art ».
Le catalogage a été réalisé en utilisant un modèle de fichier conforme aux standards de l’International Network for the Conservation of Contemporary Art qui recueille des informations sur les matériaux et les techniques utilisés et sur l’état de conservation. Le délicat travail de restauration des œuvres d’art est confié aux élèves de l’Académie, guidés par leurs professeurs.
Article paru dans le journal édition papier :
Imaginées par des architectes de renommée internationale et confiées à des pointures de l'art contemporain, les Stazioni dell'Arte proposent une expérience unique aux usagers du métro napolitain.
Visiter un gigantesque musée d'art contemporain ouvert tous les jours de 6 h à 23 h, déambuler au milieu de 200 oeuvres produites par des artistes du monde entier... Le tout pour un euro, transport compris ! L'offre est tentante, n'est-ce pas ? Seule condition pour profiter de ce programme alléchant : se rendre à Naples et acheter un ticket de métro. Un fois le sésame en main, il suffit de se diriger vers les entrailles de la ville et emprunter, au choix, les lignes 1 ou 6 du réseau.
A la sortie des escalators, avant de pénétrer sur les quais, certains usagers se font « piéger » par l'ingénieux trompe-l'oeil imaginé par Michelangelo Pistoletto. Ce maître de l'Arte Povera a détourné sur de vastes miroirs les photographies grandeur nature de passagers en train de se reposer ou de discuter. Ces silhouettes immobiles se mêlent aux reflets des voyageurs qui arpentent les couloirs du métro. Intrigués par ce spectacle, certains marquent une pause, d'autres passent leur chemin. Mais qu'ils le veuillent ou non, tous les usagers sont confrontés à cette expérience artistique.
Une exposition pour le prix d'un ticket de métro.
C'est exactement le but recherché par Achille Bonito Oliva, le coordinateur artistique des Stazioni dell'Arte. Pour lui, ce « musée obligatoire » force les gens « à observer les oeuvres pendant leurs déplacements et une familiarité se crée ainsi progressivement avec l'art contemporain, souvent considéré avec méfiance au début. »
Un patrimoine précieux.
En tout, près de 200 oeuvres d'art ont été installées dans une quinzaine de stations. Leur entretien est confié à l'Azienda Napoletana Mobilità (ANM), la société qui gère l'exploitation du réseau. Pour prendre soin de ce précieux patrimoine, l'ANM a noué un partenariat avec l'Académie des beaux-arts de Naples. « Des bourses sont accordées chaque année à des étudiants. Sous la tutelle de leurs professeur, il nettoient ou restaurent certaines oeuvres », confie Maria Gilda Donadio, la responsable de presse de l'ANM.
Le travail ne manque pas. Dans ce milieu confiné, la poussière s'accumule rapidement. La forte fréquentation accélère également la dégradation de certaines installations. « Les actes de vandalisme sont par contre très rares », tranche Achile Bonito Oliva. « Ces oeuvres d'art sont devenues une source de fierté pour les Napolitains », poursuit-il.
Les nombreux retards accumulés ces dernières années viennent néanmoins tempérer ce succès populaire. Les habitants doivent s'armer de patience, car le réseau n'est pas encore achevé. Le projet de la station Municipio, confié à l'architecte portugais Alvaro Siza, a ainsi été modifié une trentaine de fois en raison des fouilles archéologiques ! Elles ont mis au jour le port antique de Neapolis et des vestiges d'époque médiévale. Ce patrimoine, une fois restauré, sera entièrement intégré au décor. La première partie de la station déjà accessible au public, tient ses promesses. La ligne brisée des escaliers, le style dépouillé choisi par Alvaro Siza, l'omniprésence du blanc et du noir mettent parfaitement en valeur l'héritage historique de la cité parthénopéenne.
La plus belle station d'Europe.
Le relief vallonné de la ville apporte également son lot de contraintes. Une partie de la station Toledo, située près des quartiers espagnols, se trouve ainsi sous le niveau de la nappe phréatique. Pendant le construction, de l'azote liquide a dû être injecté pour solidifier l'eau et creuser les galeries. Ce défi technologique a inspiré Oscar Tusquets Blanca. L'architecte catalan, concepteur de la station, a choisi de faire évoluer les voyageurs dans un monde aquatique, dominé par la couleur bleue, mais lorsqu'ils quittent cette partie « submergée », agrémentée notamment par un photomontage d'Oliviero Toscani, les usagers changent radicalement d'environnement. En empruntant les escalators qui mènent à la surface, ils franchissent la ligne qui désigne symboliquement le niveau de l'eau. Un jaune intense, rappelant la couleur de la terre et du tuf, envahit alors l'espace. Le contraste est saisissant. Cette indéniable réussite architecturale remporte d'ailleurs tous les suffrages. Pour CNN ou le Daily Telegraph, Toledo est tout simplement la plus belle station d'Europe. Difficile d'imaginer meilleure carte de visite pour le métro napolitain !
Olivier Cougard
Il y a en fait 2 articles, l'un paru dans la version papier du journal et l'autre dans sa version internet.
Article paru dans le journal édition sur internet :
www.immorama.ch/...lus/le-metro-de-lart
Le Métro de l’Art Par Massimo Vicinanza
A Naples, la création est à l’honneur dans le métro avec à chaque arrêt l’installation d’œuvres d’art contemporain qui surprennent et séduisent. Des œuvres d’art, qui resteraient le privilège de quelques-uns, se livrent ici à tous. Avec leur puissante expression de formes et de couleurs, elles offrent aux gens qui travaillent et s’essoufflent dans cette ville turbulente et chaotique un temps d’admiration et de réflexion en illuminant durant quelques instants le lugubre trajet suburbain.
Naples, un million d’habitants, s’étend sur une surface d’environ 117 km2. Plus de 4 millions de personnes vivent dans un rayon de 30 km autour de la ville, presque les deux tiers de la population suisse. Il y a des zones où la densité urbaine est de 17 000 habitants au kilomètre carré, parmi la plus élevée au monde.
Une partie de la ville est un dédale de ruelles bordées d’anciens palais souvent mal conservés, tandis que le centre historique abrite un immense patrimoine archéologique. Grâce à ses chefs-d’œuvre historiques et à l’architecture ancienne, le centre-ville a été inscrit, en 1995, sur la liste du patrimoine de l’Unesco.
Naples, hélas, conserve encore les marques d’une politique industrielle désastreuse datant des années 1950 et d’un long abandon administratif qui ont laissé en héritage une ville dégradée, criante d’inégalités sociales, en plus d’un trafic chaotique devenu désormais légendaire.
Pour relancer son économie et pour lui rendre sa vocation de ville d’art, les responsables ont mis en place dans les années 1990 des politiques de réaménagement urbain visant à rénover les bâtiments anciens et la réhabilitation des places publiques. Ces dernières ainsi que les rues ont repris leur rôle originel d’agrégation sociale, la communauté a regagné des endroits laissés à l’incurie ou interdits, comme le centre historique ou la zone portuaire, et grâce à la création de nouveaux musées et de centres internationaux de culture, les intellectuels ont repris espoir.
Après la réappropriation des lieux abandonnés, la transformation de plusieurs quartiers en zones piétonnes, le réaménagement de places et la création d’espaces verts, la ville commence à s’aligner sur les autres capitales européennes.
Le Plan des 100 Stations
Pour relever le défi de refaire de Naples le « Jardin d’Europe » qui séduisit les étrangers du Grand Tour du XVIIIe siècle, les responsables politiques ont porté leur attention sur trois aspects stratégiques : la réorganisation du territoire, la mise en valeur du patrimoine artistique et culturel et l’aménagement d’un nouveau et innovant système de transports urbains.
Un « Plan des 100 Stations » a ainsi été conçu selon les théories modernes de la « durabilité » proposées par le Transit Oriented Development (TOD), celui-ci respecte les fondements de « cohésion territoriale » afin que tous les citoyens aient les mêmes conditions d’accessibilité aux services publics. Les difficultés d’exécution des travaux sont liées à la complexité du contexte urbain : Naples est une ville tout en collines avec une dénivellation d’environ 260 m tout en étant proche de la mer les creusements sont à ciel ouvert et dans les sous-sols, souvent sous la nappe phréatique, et presque toujours à proximité de bâtiments et d’ouvrages préexistants enfin, la constante découverte d’importants sites archéologiques pendant les opérations de creusement ont ralenti ou arrêté les chantiers pour des périodes plus ou moins longues.
Le réseau ferroviaire
En Italie, l’ère du transport ferroviaire commence le 3 octobre 1839 alors que le roi Ferdinand II de Bourbon inaugure le premier chemin de fer de la Péninsule, la ligne Naples – Portici longue de 7,6 km. Près de deux siècles plus tard, Naples et son réseau ferroviaire font de nouveau parler d’eux.
L’aventure napolitaine suscite un intérêt croissant autant auprès des médias que du monde académique, car la requalification urbaine des quartiers s’obtient en parfaite synergie entre art et architecture.
A la fin des travaux, prévue cette année, le nouveau réseau de métro sera constitué de 123 km de chemin de fer urbain, avec 10 lignes et un total de 114 stations et 21 nœuds intermodaux, 1 300 courses et 700 000 voyageurs par jour.
Les Stations de l’Art
Bien que le projet du métro de Naples soit d’une énorme complexité au niveau de l’ingénierie, on a dit que l’approche générale est surtout de type architectural et artistique. Chaque station a ses caractéristiques propres qui fusionnent avec le quartier qui les abrite, et les professionnels chargés de leur réalisation sont des acteurs de l’architecture mondiale tels que : Peter Eisenman, Massimiliano Fuksas, Zaha Hadid, Mario Botta, Richard Rogers, Alvaro Siza Vieira, Karim Rashid. Tant les stations que le réaménagement urbanistique de la surface ont été réalisés à l’aide de techniques et de matériaux modernes mais dans un respect total du tissu historique des lieux. Les gares ont représenté une occasion de qualification urbaine, tandis que l’éclectisme des architectes et des artistes qui les ont décorées donne une âme au projet.
Onze arrêts situés le long des Lignes 1 et 6 sont appelés « Stations de l’Art » et matérialisent le concept moderne de transport ferroviaire : l’architecte s’associe avec un artiste contemporain et chaque station est une œuvre d’art qui abrite d’autres œuvres d’art. Une rupture culturelle qui transforme les lieux, ou mieux les non-lieux, traditionnellement affectés à l’attente ou au transit, en un véritable musée hypogé dynamique.
A ce propos, le critique d’art Achille Bonito Oliva écrit : « Les œuvres d’art dans le métro de Naples sont modernes et en même temps anciennes, car les artistes adoptent l’itinéraire structural d’un parcours utilisé dans deux dimensions, une du transit et une de l’arrêt. Pendant le transit, le spectateur utilise la fugacité, le temps nécessaire pour se déplacer d’un point à l’autre du parcours. Durant l’attente, il ressent le plaisir esthétique de la rencontre avec l’art et la surprise pour le regard. Les deux dimensions créent un vrai musée obligatoire : obligation d’un regard collectif sur les œuvres d’art et plaisir d’une démocratie étendue du goût collectif. »
Le TOD, qu’est-ce que c’est ?
Le Transit Oriented Development est un modèle d’expansion territoriale théorisé par Peter Calthorpe, un des fondateurs du mouvement architectural New Urbanism. Le TOD vise à planifier un développement urbain intégré avec les infrastructures des réseaux de transports publics, afin de garantir que chaque quartier ait une liaison favorable avec la ville, en évitant ainsi la création de zones suburbaines, de banlieues isolées ou de quartiers satellites destinés inévitablement à une rapide dégradation urbaine et sociale.
Selon l’idée directrice du TOD, chaque quartier ayant une densité d’habitation moyenne doit avoir une station ou une gare de transports publics, de préférence sur rail, dans un rayon de 600 m de marche, et le plan urbanistique doit être projeté de façon à favoriser et à faciliter l’usage des transports collectifs.
Cette nouvelle approche propose des fondements pour un développement durable du système territorial et, surtout, vise à codifier la transformation des quartiers existants avec l’amélioration urbaine des lieux et des stations afin de favoriser le développement d’une haute qualité de vie.
Restauration
Chaque arrêt des « Stations de l’Art » est un musée hypogé qui abrite les œuvres de célèbres artistes contemporains qui, en réalisant leurs créations, se sont harmonieusement fondus avec l’architecture des lieux.
Parmi les artistes qui exposent dans un endroit si insolite il y a Gabriele Basilico, Marisa Albanese, Renato Barisani, Betty Bee, Maurizio Cannavacciuolo, Luca (Luigi Castellano), Sandro Chia, Alex Mocika, Enzo Cucchi, Jannis Kounellis, Giuseppe Zevola, Riccardo Dalisi, Lucio Del Pezzo, Gerhard Merz, Santolo De Luca, Fabio Donato, Baldo Diodato, Katharina Sieverding, Sergio Fermariello, Massimo Jodice, Nino Longobardi, Mario Merz, Antonio Biasiucci, Umberto Manzo, Ugo Marano, Fulvia Mendini, Raffaella Nappo, Mario Sironi, Vittorio Magnago Lampugnani, Joseph Kosuth, Olivo Barbieri, Sol LeWitt, Luigi Ontani, David Tremlett, Mimmo Paladino, Gloria Pastore, Augusto Perez, Perino & Vele, Gianni Pisani, Mimmo Rotella, Salvatore Paladino, Anna Sargenti, Ernesto Tatafiore, Alan Fletcher, Ousmane Ndiaye Dago.
Pour défendre ce patrimoine artistique contre une détérioration causée par le difficile microclimat du sous-sol, en 2006 la société de gestion Metronapoli a signé une convention avec l’Académie des beaux-arts de Naples. Le projet, d’un coût annuel de 200 000 euros, prévoit la catalogation informatique, la création d’une base de données consultable online et la restauration des œuvres d’art exposées dans les « Stations de l’Art ».
Le catalogage a été réalisé en utilisant un modèle de fichier conforme aux standards de l’International Network for the Conservation of Contemporary Art qui recueille des informations sur les matériaux et les techniques utilisés et sur l’état de conservation. Le délicat travail de restauration des œuvres d’art est confié aux élèves de l’Académie, guidés par leurs professeurs.
Article paru dans le journal édition papier :
Imaginées par des architectes de renommée internationale et confiées à des pointures de l'art contemporain, les Stazioni dell'Arte proposent une expérience unique aux usagers du métro napolitain.
Visiter un gigantesque musée d'art contemporain ouvert tous les jours de 6 h à 23 h, déambuler au milieu de 200 oeuvres produites par des artistes du monde entier... Le tout pour un euro, transport compris ! L'offre est tentante, n'est-ce pas ? Seule condition pour profiter de ce programme alléchant : se rendre à Naples et acheter un ticket de métro. Un fois le sésame en main, il suffit de se diriger vers les entrailles de la ville et emprunter, au choix, les lignes 1 ou 6 du réseau.
A la sortie des escalators, avant de pénétrer sur les quais, certains usagers se font « piéger » par l'ingénieux trompe-l'oeil imaginé par Michelangelo Pistoletto. Ce maître de l'Arte Povera a détourné sur de vastes miroirs les photographies grandeur nature de passagers en train de se reposer ou de discuter. Ces silhouettes immobiles se mêlent aux reflets des voyageurs qui arpentent les couloirs du métro. Intrigués par ce spectacle, certains marquent une pause, d'autres passent leur chemin. Mais qu'ils le veuillent ou non, tous les usagers sont confrontés à cette expérience artistique.
Une exposition pour le prix d'un ticket de métro.
C'est exactement le but recherché par Achille Bonito Oliva, le coordinateur artistique des Stazioni dell'Arte. Pour lui, ce « musée obligatoire » force les gens « à observer les oeuvres pendant leurs déplacements et une familiarité se crée ainsi progressivement avec l'art contemporain, souvent considéré avec méfiance au début. »
Un patrimoine précieux.
En tout, près de 200 oeuvres d'art ont été installées dans une quinzaine de stations. Leur entretien est confié à l'Azienda Napoletana Mobilità (ANM), la société qui gère l'exploitation du réseau. Pour prendre soin de ce précieux patrimoine, l'ANM a noué un partenariat avec l'Académie des beaux-arts de Naples. « Des bourses sont accordées chaque année à des étudiants. Sous la tutelle de leurs professeur, il nettoient ou restaurent certaines oeuvres », confie Maria Gilda Donadio, la responsable de presse de l'ANM.
Le travail ne manque pas. Dans ce milieu confiné, la poussière s'accumule rapidement. La forte fréquentation accélère également la dégradation de certaines installations. « Les actes de vandalisme sont par contre très rares », tranche Achile Bonito Oliva. « Ces oeuvres d'art sont devenues une source de fierté pour les Napolitains », poursuit-il.
Les nombreux retards accumulés ces dernières années viennent néanmoins tempérer ce succès populaire. Les habitants doivent s'armer de patience, car le réseau n'est pas encore achevé. Le projet de la station Municipio, confié à l'architecte portugais Alvaro Siza, a ainsi été modifié une trentaine de fois en raison des fouilles archéologiques ! Elles ont mis au jour le port antique de Neapolis et des vestiges d'époque médiévale. Ce patrimoine, une fois restauré, sera entièrement intégré au décor. La première partie de la station déjà accessible au public, tient ses promesses. La ligne brisée des escaliers, le style dépouillé choisi par Alvaro Siza, l'omniprésence du blanc et du noir mettent parfaitement en valeur l'héritage historique de la cité parthénopéenne.
La plus belle station d'Europe.
Le relief vallonné de la ville apporte également son lot de contraintes. Une partie de la station Toledo, située près des quartiers espagnols, se trouve ainsi sous le niveau de la nappe phréatique. Pendant le construction, de l'azote liquide a dû être injecté pour solidifier l'eau et creuser les galeries. Ce défi technologique a inspiré Oscar Tusquets Blanca. L'architecte catalan, concepteur de la station, a choisi de faire évoluer les voyageurs dans un monde aquatique, dominé par la couleur bleue, mais lorsqu'ils quittent cette partie « submergée », agrémentée notamment par un photomontage d'Oliviero Toscani, les usagers changent radicalement d'environnement. En empruntant les escalators qui mènent à la surface, ils franchissent la ligne qui désigne symboliquement le niveau de l'eau. Un jaune intense, rappelant la couleur de la terre et du tuf, envahit alors l'espace. Le contraste est saisissant. Cette indéniable réussite architecturale remporte d'ailleurs tous les suffrages. Pour CNN ou le Daily Telegraph, Toledo est tout simplement la plus belle station d'Europe. Difficile d'imaginer meilleure carte de visite pour le métro napolitain !
Olivier Cougard
Retour d'un voyage de 22 jours au Costa Rica English translation pending
Le Tour du Costa Rica en 22 jours (25 si on compte l’avion) en février et mars 2016
Il est important de souligner que ce voyage a été effectué durant la saison sèche. Nous voyageons seuls en louant une voiture et prenant des hébergements pas chers, mais corrects. Nous vivons de la façon la plus économique possible sans nous priver au niveau des curiosités à visiter.
Prix Tout d’abord c’est un voyage cher : 112 euros par personne et par jour tout compris de Mulhouse à Mulhouse. En effet le touriste est ponctionné à chaque parc national 10 à 15$ par personne et bien plus s’il prend un guide. Tout est payant même la visite d’une cascade par exemple. La vie est chère, même pour les costaricains. Le matin, si le petit-déjeuner n’est pas compris dans le prix de la chambre, nous buvons du jus de fruit et mangeons des petits gâteaux. À midi nous mangeons des fruits achetés au bord des routes ou dans des magasins de fruits et légumes. Le soir nous dinons dans des « sodas ». Ce sont des restaurants locaux de type cantine. C’est là où l’on mange le moins cher. Notre référence était le casados plat typique comprenant haricots rouges, riz, pâtes ou purée, salade, banane grillée. Bref un repas en un plat. Les prix fluctuent entre 2000 et 3200 colones. Au-dessus c’est du vol. L’essence est légèrement moins chère qu’en France. Les prix sont les mêmes dans toutes les stations.
Routes On peut dire qu’elles sont en bon état pour la majorité d’entre elles. Beaucoup sont refaites depuis peu ou en réfection. Quant aux pistes, elles peuvent être défoncées ou parfaitement lisses. Certaines ne sont abordables qu’avec un véhicule ayant une garde au sol conséquente. C’est plus important que les quatre roues motrices. Beaucoup disent qu’il faut calculer les temps de déplacement en comptant une moyenne de 50km/h sur les routes asphaltées. Ils ont raison car on est souvent ralenti par des camions (le Costa Rica est la maison de retraite des Freightliners américains) ou arrêté par des travaux avec circulation alternée. Parfois on attend plus de 20 minutes. Sur les pistes, il faut tabler sur 30 km/h car il faut rouler assez vite pour rester sur la crête de la tôle ondulée sauf quand la piste est défoncée. Dans les guides la Panaméricaine qui passe par le Cerro de la Muerte est décrite comme un enfer. En réalité, c’est une route large qui monte régulièrement sans aucune épingle à cheveux. C’est facile. La piste qui va de Playa Naranjo à Paquera est pour l’instant la plus lamentable du pays. Par contre celle qui va de Cabuya à Mal Pais vient d’être surfacée et est très bonne. De Puerto Jimenez à Carate, la piste est fréquentable avec 3 ou 4 gués peu profonds (il n’avait pas plu depuis longtemps). Celle qui va à Pavones est en bon état sauf sur 5 kilomètres, mais rien de bien méchant. La gauche de Pavones mérite le détour. De plus c’est un coin perdu. Une autre piste assez roulante offre un paysage magnifique. Quand on longe le lac Arenal de La Fortuna à Monteverde, au lieu de passer par Tilaran, on continue le long du lac et presque naturellement on arrive à Rio Chiquito puis Chiripa. L’agglomération Alajuela, Heredia, San José est totalement embouteillée les matins vers 8-9 heures et les soirs à partir de 16h00. Les panneaux de signalisation sont rares. Les agglomérations ne sont pas indiquées. Seuls des panneaux bleus indiquant un poste téléphonique portent parfois le nom du village, mais ils ne sont pas présents partout. Par contre le nom des rivières est toujours indiqué. Les parcs nationaux sont bien fléchés et de loin. Alors souvenez-vous ce que vous avez appris en EPS si vous avez eu la chance d’avoir fait course orientation. Une carte est nécessaire. J’ai utilisé une Freytag et Berndt au 1/400000. J’avais aussi un GPS dont la spécialité était de faire faire des détours. Il peut être utile pour se localiser ou dans San José. L’accès à Tortuguero : Nous avons accédé à Tortuguero par le bateau de La Pavona. De Cariari à La Pavona il y a 45 minutes de route. C’est très bien fléché. Sur la 32 après avoir passé le croisement de Guapiles en direction de Puerto Limon, tourner à gauche à la station d’essence Santa Clara. C’est indiqué. Le trajet en bateau dure 50 minutes pour 1000 colones par personne. C’est le bus du coin avec des arrêts en route. À La Pavona 10$ par nuit pour garder la voiture.
Argent Nous n’avons utilisé que des colones. Nous les avons trouvés dans les distributeurs automatiques qui sont présents dans toutes les agglomérations assez importantes. Ceux de la Banque Nationale permettent de retirer 200000 colones à la fois. Il y a avantage de payer en colones. Les prix pour les touristes sont indiqués en dollars. Par exemple nous avons acheté 3 teeshirts pour 30$ et nous avons payé 15000 colones. La plupart des gens divisent par deux alors que le taux de chance est 1$ = 529 colones. Seules quelques personnes font le change officiel. De plus les colones permettent de payer épiceries et petits commerces même dans les coins perdus. On peut aussi payer par carte notamment l’essence et les parcs nationaux. Il faut toujours demander dans les hôtels si l’établissement n’applique pas une majoration du prix pour le paiement par carte.
Faune C’est un peu la grande déception de notre voyage. En lisant les guides (Lonely Planet et guide Voir d’Hachette) on a l’impression que les animaux vont vous faire une haie d’honneur à votre arrivée. Or c’est loin d’être le cas. Par exemple dans la réserve de Santa Elena nous avons vu un petit serpent, un paon, une mygale, une partie du dos d’un paresseux et quelques oiseaux du genre moineau. Nous avions réservé un guide. Le total nous a coûté 58$ pour deux personnes. Cela fait cher la bête. Toutefois nous avons beaucoup appris au niveau de la flore. Quand on prend une balade sur des ponts dans la canopée, on s’attend à être au milieu des oiseaux. Et bien non c’est le silence absolu. Nous avons fait deux fois ce type de balade Arenal Hanging Bridge et Reserve Rainmaker. La deuxième est plus plaisante car les ponts sont plus pittoresques et fragiles. Mais pour les animaux, c’est pareil. Les parcs où nous avons vu le plus d’animaux : Cahuita et Manuel Antonio où nous avons vu des paresseux et beaucoup de singes, Bahia Junquillal, la péninsule d’Osa avec des aras rouges (nous ne sommes pas entrés dans le parc), Curu, San Gerardo de Dota où nous avons pris un guide pour voir des quetzals et des toucans. Plusieurs personnes rencontrées ont vu beaucoup de singes à la réserve du Cabo Blanco. Par contre il faut reconnaître qu’à la fin de notre séjour, nous avons rencontré tous les animaux emblématiques du Costa Rica. Pour le volcan Irazu, le beau lac vert présent sur tous les guides et sur le dépliant fourni à l’entrée du parc a disparu et on paye toujours 15$ par personne. C’est tout de même beau, mais encore très cher. Tout ceci nous amène à penser que tous ces guides participent à une vaste opération publicitaire pour visiter le Costa Rica.
Toilettes Tous les petits supermarchés sont équipés de WC gratuits, notamment les « Pali ». Vous pouvez en profiter sans même faire des achats.
Quelques hôtels remarquables Tous assurent propreté et literie confortable et un accueil hors du commun • El Salto Ecolodge à Paraiso : Ce n’est pas un hôtel de premier prix mais des chambres on a une vue imprenable sur la vallée d’Orosi. C’est tenu par un français qui en plus cuisine bien pour 10 à 15$. Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Ambiance familiale • Les suivants sont un peu de type auberge de jeunesse bien que proposant des chambres individuelles. Ils ont tous une cuisine collective bien équipée # Cabinas Nuestra Kasa : incontournable à Santa Elena, un rapport qualité/prix imbattable # Martina’s Place à Bahia Drake de plus Marina vous réserve le bateau aller et retour Sierpe -Bahia Drake # Cascada Verde à Uvita : Là on sort complètement du conventionnel. On dort face à la forêt dans une grande bâtisse en bois avec une terrasse incluse dans cette forêt. Oiseaux et singes hurleurs vous réveillent le matin. Grincheux s’abstenir # Cabanas Campo 3 à Italcancori près de Agua Buena vers San Vito. Là pas de cuisine commune, mais des cabanes en bois perdues dans la nature à un prix défiant toute concurrence.
Toutcostarica Nous avons utilisé cette agence pour réserver notre première et dernière nuit à Alajuela (près de l’aéroport de San José : 15 minutes en voiture). Nous arrivions le soir et un taxi est venu nous chercher pour 10$. Nous avons logé à la Casa Tago où les propriétaires sont des gens charmants et très serviables. Nous avons aussi loué un 4*4 par leurs soins qui nous a été livré et récupéré à l’hôtel aux heures indiquées. On peut souligner le sérieux de cette agence. Le premier jour, ils organisant une discussion pour nous donner des renseignements sur le pays. Nous n’y avons pas assisté. Le dernier jour, ils viennent faire un débriefing pour nous demander notre opinion. Avoir recours à leur service, permet un certain confort notamment au niveau de l’arrivée. De plus leur site internet fournit beaucoup de renseignements.
En conclusion un joli voyage un peu gâché par l’impression d’être pris pour un porte-monnaie sur pattes. Tout est payant et cher. Si à la dépense totale on ajoute 1000 euros, on a un voyage de 42 jours en Nouvelle-Zélande en camping-car. 25 jours en Guadeloupe reviennent à 65 euros par jour et par personne soit presque moitié prix. On peut faire des économies en visitant moins de parcs nationaux, mais il faut bien les choisir. Par contre la population est très accueillante et discute volontiers avec vous. Ils sont même offusqués quand on leur parle du prix d’entrée des parcs, car ils ne payent pas du tout le même prix.
Résumé de notre circuit Jour 1 Alajuela - Parc national Volcan Poas (Très bien) - Puerto Viejo – HorquetasFrog’s Heaven ( Parc à grenouilles : il faut en visiter un sinon vous ne verrez aucune grenouille) – Jour 2 Cariari - La Pavona –Balade de nuit (des iguanes, un serpent, le dos d’un paresseux, des crapauds et une grenouille à yeux rouges que je soupçonne fort d’être sortie d’un bocal). Jour 3 Balade en bateau tôt le matin et sentier du parc. Pas de tortues en saison sèche. C’est à faire si on a le temps. Jour 4 Tortuguero - La Pavona - Puerto Limon– Cahuita - Parque nacional Cahuita Beaucoup d’animaux on a vu un paresseux en action ! Jour 5 Cahuita – Puerto Viejo- Sixaola (un vieux pont, mettre un pied au Panama) – Parque Nacional Guayabo (C’est bien) – Paraiso Jour 6 Paraiso – Volcan Irazu – Cartago (le Lourdes costaricain) - Parque Nacional Tapanti-Macizo (on n’y a vu aucun oiseau. Ils faisaient la sieste. En réalité pour voir des oiseaux il faut venir au lever du jour (5h30). Mais les parcs ouvrent à 7h00 ! – Orosi belle vallée avec des caféiers. Jour 7 Orosi – Sarchi Norte Bof, un immense char sur la place principale - Zarcero Parque Francisco Alvardo et ses cyprès taillés de façon extravagante mais ils vieillissent mal - La Fortuna se baigner dans la rivière chaude en dessous du pont situé juste après l’hôtel Tabacon. C’est gratuit Jour 8 La Fortuna - Ponts suspendus d’Arenal cher et décevant - Santa Elena Centre de découverte de la nature et jardins de papillons de Monteverde (Bien) Jour 9 Reserva Bosque Nubosco Santa Elena (très décevant pour la faune) - Canas Rescue Shelter Las Pumas la seule façon de voir jaguars et pumas Jour 10 Canas – Volcan Miravalles on peut éviter d’y aller car on verra une caldera plus loin en plus c’est très cher. - Chute des Llanos de Cortes c’est superbe on peut s’y baigner – Liberia Jour 11 Liberia – Rincon de la Vieja poste de Las Pailas en travaux mais sentier intéressant dans une caldera - Bahia Junquillal beaucoup d’animaux - Bahia Salinas Jour 12 Bahia Salinas - Playa del Coco un piège à touristes c’est la Côte d’azur – Guaitil fabrication artisanale de céramiques - Playa Grande voir une tortue pondre et avec de la chance des petites tortues regagner la mer. C’étaient des tortues noires, il n’y a plus de tortues luth après le 15 février Jour 13 Playa grande - Refugio nacional de Vida Silvestre Curu on y voit des animaux - Montezuma ambiance bohème, hippie « Montefuma » bien Jour 14 Montezuma – El Malpais – Santa Teresa bien – Puntarenas le ferry à l’heure pas de problème pas besoin de réserver à l’avance, mais arriver tôt - Des crocodiles sur les rives du Rio Tarcoles superbe – Jaco Jour 15 Jaco - ParqueNacional Carara des perroquets verts, des singes, peu d’aras rouges – Quepos Jour 16 Quepos - Parque Nacional Manuel Antonio c’est là que l’on a vu beaucoup d’animaux. Ne pas prendre de guide - Réserve naturelle Rainmaker pas d’animaux mais des ponts suspendus amusants - Playa Dominical à voir surf et hippies tenant un marché - Uvita Jour 17 Uvita – Palmar - Sierpe – Bahia Drake bateau réservé à l’avance par l’hôtel Martina’s Place Jour 18 Bahia Drake sentier côtier des aras rouges - Sierpe – Palmar place de Palmar Sur avec sphères de pierre et loco à vapeur Jour 19 Palmar – La Palma - Puerto Jimenez – Carate - Puerto Jimenez Jour 20 Puerto Jimenez – Chacarita – Pavones une des plus longue gauche du monde en surf à voir – Canoas la frontière avec le Panama. C’est dément on ne sait plus dans quel pays on est, on passe de l’un à l’autre à travers des boutiques - Agua Buena - San Vito Jardins botaniques de Wilson pour ceux qui aiment les arbres Jour 21 San Vito – San Isidro - San Gerardo de Rivas agua thermales près de San Gerardo avec des locaux super - Cerro de la Muerte - San Gerardo de Dota un bout du monde Jour 22 San Gerardo de Dota voir les quetzals de bon matin - Santa Maria de Dota par des petites routes au milieu des caféiers – San José pas terrible au niveau des monuments mais très bonne ambiance - Alajuela Il fait jour entre 5h30 et 6h00 et nuit vers 18h00. Nous avons vécu au rythme du soleil nous levant et couchant tôt. Toutes les étapes sont tombées juste au niveau du temps.
Il est important de souligner que ce voyage a été effectué durant la saison sèche. Nous voyageons seuls en louant une voiture et prenant des hébergements pas chers, mais corrects. Nous vivons de la façon la plus économique possible sans nous priver au niveau des curiosités à visiter.
Prix Tout d’abord c’est un voyage cher : 112 euros par personne et par jour tout compris de Mulhouse à Mulhouse. En effet le touriste est ponctionné à chaque parc national 10 à 15$ par personne et bien plus s’il prend un guide. Tout est payant même la visite d’une cascade par exemple. La vie est chère, même pour les costaricains. Le matin, si le petit-déjeuner n’est pas compris dans le prix de la chambre, nous buvons du jus de fruit et mangeons des petits gâteaux. À midi nous mangeons des fruits achetés au bord des routes ou dans des magasins de fruits et légumes. Le soir nous dinons dans des « sodas ». Ce sont des restaurants locaux de type cantine. C’est là où l’on mange le moins cher. Notre référence était le casados plat typique comprenant haricots rouges, riz, pâtes ou purée, salade, banane grillée. Bref un repas en un plat. Les prix fluctuent entre 2000 et 3200 colones. Au-dessus c’est du vol. L’essence est légèrement moins chère qu’en France. Les prix sont les mêmes dans toutes les stations.
Routes On peut dire qu’elles sont en bon état pour la majorité d’entre elles. Beaucoup sont refaites depuis peu ou en réfection. Quant aux pistes, elles peuvent être défoncées ou parfaitement lisses. Certaines ne sont abordables qu’avec un véhicule ayant une garde au sol conséquente. C’est plus important que les quatre roues motrices. Beaucoup disent qu’il faut calculer les temps de déplacement en comptant une moyenne de 50km/h sur les routes asphaltées. Ils ont raison car on est souvent ralenti par des camions (le Costa Rica est la maison de retraite des Freightliners américains) ou arrêté par des travaux avec circulation alternée. Parfois on attend plus de 20 minutes. Sur les pistes, il faut tabler sur 30 km/h car il faut rouler assez vite pour rester sur la crête de la tôle ondulée sauf quand la piste est défoncée. Dans les guides la Panaméricaine qui passe par le Cerro de la Muerte est décrite comme un enfer. En réalité, c’est une route large qui monte régulièrement sans aucune épingle à cheveux. C’est facile. La piste qui va de Playa Naranjo à Paquera est pour l’instant la plus lamentable du pays. Par contre celle qui va de Cabuya à Mal Pais vient d’être surfacée et est très bonne. De Puerto Jimenez à Carate, la piste est fréquentable avec 3 ou 4 gués peu profonds (il n’avait pas plu depuis longtemps). Celle qui va à Pavones est en bon état sauf sur 5 kilomètres, mais rien de bien méchant. La gauche de Pavones mérite le détour. De plus c’est un coin perdu. Une autre piste assez roulante offre un paysage magnifique. Quand on longe le lac Arenal de La Fortuna à Monteverde, au lieu de passer par Tilaran, on continue le long du lac et presque naturellement on arrive à Rio Chiquito puis Chiripa. L’agglomération Alajuela, Heredia, San José est totalement embouteillée les matins vers 8-9 heures et les soirs à partir de 16h00. Les panneaux de signalisation sont rares. Les agglomérations ne sont pas indiquées. Seuls des panneaux bleus indiquant un poste téléphonique portent parfois le nom du village, mais ils ne sont pas présents partout. Par contre le nom des rivières est toujours indiqué. Les parcs nationaux sont bien fléchés et de loin. Alors souvenez-vous ce que vous avez appris en EPS si vous avez eu la chance d’avoir fait course orientation. Une carte est nécessaire. J’ai utilisé une Freytag et Berndt au 1/400000. J’avais aussi un GPS dont la spécialité était de faire faire des détours. Il peut être utile pour se localiser ou dans San José. L’accès à Tortuguero : Nous avons accédé à Tortuguero par le bateau de La Pavona. De Cariari à La Pavona il y a 45 minutes de route. C’est très bien fléché. Sur la 32 après avoir passé le croisement de Guapiles en direction de Puerto Limon, tourner à gauche à la station d’essence Santa Clara. C’est indiqué. Le trajet en bateau dure 50 minutes pour 1000 colones par personne. C’est le bus du coin avec des arrêts en route. À La Pavona 10$ par nuit pour garder la voiture.
Argent Nous n’avons utilisé que des colones. Nous les avons trouvés dans les distributeurs automatiques qui sont présents dans toutes les agglomérations assez importantes. Ceux de la Banque Nationale permettent de retirer 200000 colones à la fois. Il y a avantage de payer en colones. Les prix pour les touristes sont indiqués en dollars. Par exemple nous avons acheté 3 teeshirts pour 30$ et nous avons payé 15000 colones. La plupart des gens divisent par deux alors que le taux de chance est 1$ = 529 colones. Seules quelques personnes font le change officiel. De plus les colones permettent de payer épiceries et petits commerces même dans les coins perdus. On peut aussi payer par carte notamment l’essence et les parcs nationaux. Il faut toujours demander dans les hôtels si l’établissement n’applique pas une majoration du prix pour le paiement par carte.
Faune C’est un peu la grande déception de notre voyage. En lisant les guides (Lonely Planet et guide Voir d’Hachette) on a l’impression que les animaux vont vous faire une haie d’honneur à votre arrivée. Or c’est loin d’être le cas. Par exemple dans la réserve de Santa Elena nous avons vu un petit serpent, un paon, une mygale, une partie du dos d’un paresseux et quelques oiseaux du genre moineau. Nous avions réservé un guide. Le total nous a coûté 58$ pour deux personnes. Cela fait cher la bête. Toutefois nous avons beaucoup appris au niveau de la flore. Quand on prend une balade sur des ponts dans la canopée, on s’attend à être au milieu des oiseaux. Et bien non c’est le silence absolu. Nous avons fait deux fois ce type de balade Arenal Hanging Bridge et Reserve Rainmaker. La deuxième est plus plaisante car les ponts sont plus pittoresques et fragiles. Mais pour les animaux, c’est pareil. Les parcs où nous avons vu le plus d’animaux : Cahuita et Manuel Antonio où nous avons vu des paresseux et beaucoup de singes, Bahia Junquillal, la péninsule d’Osa avec des aras rouges (nous ne sommes pas entrés dans le parc), Curu, San Gerardo de Dota où nous avons pris un guide pour voir des quetzals et des toucans. Plusieurs personnes rencontrées ont vu beaucoup de singes à la réserve du Cabo Blanco. Par contre il faut reconnaître qu’à la fin de notre séjour, nous avons rencontré tous les animaux emblématiques du Costa Rica. Pour le volcan Irazu, le beau lac vert présent sur tous les guides et sur le dépliant fourni à l’entrée du parc a disparu et on paye toujours 15$ par personne. C’est tout de même beau, mais encore très cher. Tout ceci nous amène à penser que tous ces guides participent à une vaste opération publicitaire pour visiter le Costa Rica.
Toilettes Tous les petits supermarchés sont équipés de WC gratuits, notamment les « Pali ». Vous pouvez en profiter sans même faire des achats.
Quelques hôtels remarquables Tous assurent propreté et literie confortable et un accueil hors du commun • El Salto Ecolodge à Paraiso : Ce n’est pas un hôtel de premier prix mais des chambres on a une vue imprenable sur la vallée d’Orosi. C’est tenu par un français qui en plus cuisine bien pour 10 à 15$. Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Ambiance familiale • Les suivants sont un peu de type auberge de jeunesse bien que proposant des chambres individuelles. Ils ont tous une cuisine collective bien équipée # Cabinas Nuestra Kasa : incontournable à Santa Elena, un rapport qualité/prix imbattable # Martina’s Place à Bahia Drake de plus Marina vous réserve le bateau aller et retour Sierpe -Bahia Drake # Cascada Verde à Uvita : Là on sort complètement du conventionnel. On dort face à la forêt dans une grande bâtisse en bois avec une terrasse incluse dans cette forêt. Oiseaux et singes hurleurs vous réveillent le matin. Grincheux s’abstenir # Cabanas Campo 3 à Italcancori près de Agua Buena vers San Vito. Là pas de cuisine commune, mais des cabanes en bois perdues dans la nature à un prix défiant toute concurrence.
Toutcostarica Nous avons utilisé cette agence pour réserver notre première et dernière nuit à Alajuela (près de l’aéroport de San José : 15 minutes en voiture). Nous arrivions le soir et un taxi est venu nous chercher pour 10$. Nous avons logé à la Casa Tago où les propriétaires sont des gens charmants et très serviables. Nous avons aussi loué un 4*4 par leurs soins qui nous a été livré et récupéré à l’hôtel aux heures indiquées. On peut souligner le sérieux de cette agence. Le premier jour, ils organisant une discussion pour nous donner des renseignements sur le pays. Nous n’y avons pas assisté. Le dernier jour, ils viennent faire un débriefing pour nous demander notre opinion. Avoir recours à leur service, permet un certain confort notamment au niveau de l’arrivée. De plus leur site internet fournit beaucoup de renseignements.
En conclusion un joli voyage un peu gâché par l’impression d’être pris pour un porte-monnaie sur pattes. Tout est payant et cher. Si à la dépense totale on ajoute 1000 euros, on a un voyage de 42 jours en Nouvelle-Zélande en camping-car. 25 jours en Guadeloupe reviennent à 65 euros par jour et par personne soit presque moitié prix. On peut faire des économies en visitant moins de parcs nationaux, mais il faut bien les choisir. Par contre la population est très accueillante et discute volontiers avec vous. Ils sont même offusqués quand on leur parle du prix d’entrée des parcs, car ils ne payent pas du tout le même prix.
Résumé de notre circuit Jour 1 Alajuela - Parc national Volcan Poas (Très bien) - Puerto Viejo – HorquetasFrog’s Heaven ( Parc à grenouilles : il faut en visiter un sinon vous ne verrez aucune grenouille) – Jour 2 Cariari - La Pavona –Balade de nuit (des iguanes, un serpent, le dos d’un paresseux, des crapauds et une grenouille à yeux rouges que je soupçonne fort d’être sortie d’un bocal). Jour 3 Balade en bateau tôt le matin et sentier du parc. Pas de tortues en saison sèche. C’est à faire si on a le temps. Jour 4 Tortuguero - La Pavona - Puerto Limon– Cahuita - Parque nacional Cahuita Beaucoup d’animaux on a vu un paresseux en action ! Jour 5 Cahuita – Puerto Viejo- Sixaola (un vieux pont, mettre un pied au Panama) – Parque Nacional Guayabo (C’est bien) – Paraiso Jour 6 Paraiso – Volcan Irazu – Cartago (le Lourdes costaricain) - Parque Nacional Tapanti-Macizo (on n’y a vu aucun oiseau. Ils faisaient la sieste. En réalité pour voir des oiseaux il faut venir au lever du jour (5h30). Mais les parcs ouvrent à 7h00 ! – Orosi belle vallée avec des caféiers. Jour 7 Orosi – Sarchi Norte Bof, un immense char sur la place principale - Zarcero Parque Francisco Alvardo et ses cyprès taillés de façon extravagante mais ils vieillissent mal - La Fortuna se baigner dans la rivière chaude en dessous du pont situé juste après l’hôtel Tabacon. C’est gratuit Jour 8 La Fortuna - Ponts suspendus d’Arenal cher et décevant - Santa Elena Centre de découverte de la nature et jardins de papillons de Monteverde (Bien) Jour 9 Reserva Bosque Nubosco Santa Elena (très décevant pour la faune) - Canas Rescue Shelter Las Pumas la seule façon de voir jaguars et pumas Jour 10 Canas – Volcan Miravalles on peut éviter d’y aller car on verra une caldera plus loin en plus c’est très cher. - Chute des Llanos de Cortes c’est superbe on peut s’y baigner – Liberia Jour 11 Liberia – Rincon de la Vieja poste de Las Pailas en travaux mais sentier intéressant dans une caldera - Bahia Junquillal beaucoup d’animaux - Bahia Salinas Jour 12 Bahia Salinas - Playa del Coco un piège à touristes c’est la Côte d’azur – Guaitil fabrication artisanale de céramiques - Playa Grande voir une tortue pondre et avec de la chance des petites tortues regagner la mer. C’étaient des tortues noires, il n’y a plus de tortues luth après le 15 février Jour 13 Playa grande - Refugio nacional de Vida Silvestre Curu on y voit des animaux - Montezuma ambiance bohème, hippie « Montefuma » bien Jour 14 Montezuma – El Malpais – Santa Teresa bien – Puntarenas le ferry à l’heure pas de problème pas besoin de réserver à l’avance, mais arriver tôt - Des crocodiles sur les rives du Rio Tarcoles superbe – Jaco Jour 15 Jaco - ParqueNacional Carara des perroquets verts, des singes, peu d’aras rouges – Quepos Jour 16 Quepos - Parque Nacional Manuel Antonio c’est là que l’on a vu beaucoup d’animaux. Ne pas prendre de guide - Réserve naturelle Rainmaker pas d’animaux mais des ponts suspendus amusants - Playa Dominical à voir surf et hippies tenant un marché - Uvita Jour 17 Uvita – Palmar - Sierpe – Bahia Drake bateau réservé à l’avance par l’hôtel Martina’s Place Jour 18 Bahia Drake sentier côtier des aras rouges - Sierpe – Palmar place de Palmar Sur avec sphères de pierre et loco à vapeur Jour 19 Palmar – La Palma - Puerto Jimenez – Carate - Puerto Jimenez Jour 20 Puerto Jimenez – Chacarita – Pavones une des plus longue gauche du monde en surf à voir – Canoas la frontière avec le Panama. C’est dément on ne sait plus dans quel pays on est, on passe de l’un à l’autre à travers des boutiques - Agua Buena - San Vito Jardins botaniques de Wilson pour ceux qui aiment les arbres Jour 21 San Vito – San Isidro - San Gerardo de Rivas agua thermales près de San Gerardo avec des locaux super - Cerro de la Muerte - San Gerardo de Dota un bout du monde Jour 22 San Gerardo de Dota voir les quetzals de bon matin - Santa Maria de Dota par des petites routes au milieu des caféiers – San José pas terrible au niveau des monuments mais très bonne ambiance - Alajuela Il fait jour entre 5h30 et 6h00 et nuit vers 18h00. Nous avons vécu au rythme du soleil nous levant et couchant tôt. Toutes les étapes sont tombées juste au niveau du temps.
Bus très tôt le matin Chivay - Arequipa et trajet Arequipa - Arica: possible dans la journée? English translation pending
Bonjour,
En Août nous commencerons notre voyage par 2 jours à Arequipa, puis : - J3 et J4 : Canyon de Colca (pas de descente au fond, mais randos vers Coporaque, Madrigal, citadelle de Chimpa, Uyo Uyo, etc) - J5 : trajet Arequipa --> Arica (puis à 22h bus de nuit pour San Pedro de Atacama)
Afin de profiter au maximum du canyon de la colca (pas de descente au fond), nous envisageons de ne repartir vers Arequipa que le matin du J5. Ce jour-là serait une très longue journée de route, car nous enchainerions par le trajet Arequipa - Tacna - Arica + bus de buit vers SPA (nous savons que ce sera fatigant, mais nous aurons le J6 pour nous reposer avant le tour vers le Sud Lipez J7-8-9)
Ma question: est-ce que le trajet suivant serait faisable, sachant qu'il semble y avoir de la marge?
- vers 4 ou 5h du matin : départ de Yanque ou Chivay en direction d'Arequipa : je cherche des renseignements sur les horaires des bus ou des minivans locaux qui à ce que j'ai compris partiraient toutes les heures à partir de 3h du matin???
- vers 7 ou 8h du matin : Arrivée à Arequipa
- vers 9h : départ en bus Arequipa --> Tacna
- 16h : départ combi Tacna - Arica
- 17h30 (h du Perou) = 19h30 (h du Chili) : Arrivée à Arica
- 22h ou 22h30 : Bus de nuit Arica--> SPA (je cherche des infos sur les compagnies allant directement à SPA sans changement à Calama)
Merci d'avance
En Août nous commencerons notre voyage par 2 jours à Arequipa, puis : - J3 et J4 : Canyon de Colca (pas de descente au fond, mais randos vers Coporaque, Madrigal, citadelle de Chimpa, Uyo Uyo, etc) - J5 : trajet Arequipa --> Arica (puis à 22h bus de nuit pour San Pedro de Atacama)
Afin de profiter au maximum du canyon de la colca (pas de descente au fond), nous envisageons de ne repartir vers Arequipa que le matin du J5. Ce jour-là serait une très longue journée de route, car nous enchainerions par le trajet Arequipa - Tacna - Arica + bus de buit vers SPA (nous savons que ce sera fatigant, mais nous aurons le J6 pour nous reposer avant le tour vers le Sud Lipez J7-8-9)
Ma question: est-ce que le trajet suivant serait faisable, sachant qu'il semble y avoir de la marge?
- vers 4 ou 5h du matin : départ de Yanque ou Chivay en direction d'Arequipa : je cherche des renseignements sur les horaires des bus ou des minivans locaux qui à ce que j'ai compris partiraient toutes les heures à partir de 3h du matin???
- vers 7 ou 8h du matin : Arrivée à Arequipa
- vers 9h : départ en bus Arequipa --> Tacna
- 16h : départ combi Tacna - Arica
- 17h30 (h du Perou) = 19h30 (h du Chili) : Arrivée à Arica
- 22h ou 22h30 : Bus de nuit Arica--> SPA (je cherche des infos sur les compagnies allant directement à SPA sans changement à Calama)
Merci d'avance
60 jours, de Santiago à Ushuaïa English translation pending
De retour de Patagonie depuis 1mois, je profite d'une grippe me clouant au lit pour faire ce retour. Je sais que la Patagonie est devenue depuis longtemps un classique mainte fois raconté ici et ailleurs mais des nouvelles fraiches et parfois originales ne feront pas de mal.
Nous sommes partis 2 mois (décembre janvier) avec comme souhait de mêler road trip, trekking et petites aventures. Le tout en autonomie… Ca représente 6500 km en van, 900 km à pied et 150 en kayak!! Autant dire qu’on est revenu avec des images plein la tête et des km plein les jambes.
Logistique & co Pour une courte durée (<3mois) il n'est pas intéressant d'acheter le véhicule sur place. Nous devions donc louer. Nous avons d'abord cherché dans les agences classiques mais les formalités d'abandon, de traversée de frontière chili/argentine et avec une loc > à 30 jours. Tout ça semblait impossible à réaliser... Mais on a découvert WickedCamperVan qui nous a permis de solder tous ces problèmes. On a loué la voiture à Santiago pour la rendre 2 mois plus tard à Punta Arenas et ils se chargent des formalité des passage de frontière. Ça représente un budget conséquent mais largement acceptable. Wicked loue aussi des 4X4 et nous avons regretté de ne pas avoir loué ça plutôt que le van car la carretera austral , la route 40 et la route qui mène à Ushuaia sont encore en terre sur de nombreuses sections. Mais ces routes sont toutes en travaux et devraient être asphaltées d'ici fin 2016 donc...
Pour l'avion nous sommes passés par TAM avec un vol multi destination Paris Santiago pour l'aller et Punta Arenas Paris pour le retour.
on a dormi moitié sous tente lors de nos treks et l'autre moitié dans notre van, la plupart du temps dans des coins plutôt sauvage mais parfois en ville.
Itinéraire Santiago- Ushuaia - Punta arenas avec plusieurs passages de frontière. L'itinéraire est détaillé ici ameriquedusud.wordpress.com/2016/02/06/patagonie/
Les étapes => toutes les étapes sont détaillée ici avec tracé GPS et photo 60joursenpatagonie.wordpress.com/ n'hesitez pas à récupérer ces traces GPS si vous envisagez de réaliser ces rando. Attention par contre à la précision des points placés, c'est à titre indicatif uniquement.
Puyehue PN, Chili
3 jours de trek
C’est notre premier trek au Chili et on commence fort en début d’après midi avec 1000m de dénivelé positif en 3 heures jusqu’au petit refuge de Puyehue. On plante notre tente à proximité du refuge. La nuit le vent souffle fort et nous donne un aperçu du vent de Patagonie… Le lendemain on longe le volcan dans la neige jusqu’au Mirador Domo, nous n’irons pas jusqu’aux anciens bains thermales (Banos de Caulle) qui n’existent plus puisque recouverts par la coulée de lave de 2011 après 51 ans d’inactivité. Notre seconde nuit se fera au pied du volcan pour rejoindre le sommet le lendemain matin après 600 mètres de montée.

Nahuel Huapi NP, Argentine
Cerro Catedral , 1 jour de marche, 25km
Depuis la station de ski de villa Catedral, on prend le télécabine qui nous évite une montée fastidieuse au milieu des pistes de ski sans neige (bof bof). On fait ensuite le tour du Cerro Catedral avec un retour par la vallée du refuge de Frey.

Cerro Tronador2 jours, alpinisme facile
Depuis la vallée du Cerro Tronador on monte 18 km jusqu’au refuge de Otto Meling (2050m) qui repose entre neige et brume. Le temps se gâte vraiment en fin de journée et on est bien content de profiter du refuge gardé, d’un bon repas chaud et d’une nuit à l’abris. Le lendemain matin on s’équipe en mode alpinisme pour une balade jusqu’à La Mote avec une traversée du glacier Alerce.

Reserva Cerro Castillo, Chili
Cerro Castillo, Villa Cerro Castillo, trek 72km, 4 jours
On se lève tôt le matin à Villa Cerro Castillo en espérant avoir le bus gris de 7heures. Bus qui ne passera jamais, car on nous explique qu’en fait qu’il est jaune et qu’il est passé à 6h, ou non plutôt qu’il est bleu et qu’il passera à 14 heures… Bref pas de bus donc on fait du stop et on arrive au départ de l’itinéraire 3 heures plus tard. La première journée, on parcoure 18km jusqu’au Rio turbio. En fin de journée on rajoute 6km au compteur pour se rendre jusqu’au glacier Penon. Le deuxième jour, on repart sous la pluie et on passe le col Penon sous la neige. près le passage du col, le ciel se dégage et le reste de la journée est magnifique avec une vue sur les glacier qui tombent du Cerro Castillo. Après 14km on plante la tente au Campamento la Tetera. Au troisième jour on rejoint le camp Neozalandes après 15 km parcourus parmis les rochers de granite dans les hauteurs de la vallée Parada. Le dernier jours on marche les 19 km qui nous séparent de notre van laissé à Villa Cerro Castillo.

Glacier Exploradores, Chili
Le long de la Carretera Austral, on fait un détour depuis Puerto rio tranquillo jusqu'au glacier Exploradores. L’entrée est payante soit juste pour un point de vue, soit pour quelques heures avec un groupe et un guide obligatoire. Mais en argumentant avec le garde-parc et en lui montrant notre radio VHF et nos crampons, il nous laisse passé et se propose même de nous aider si besoin…

Cavernas de Marmol, Chili
KayakDepuis puerto rio tranquillo, plusieurs agences de touristes sorties d'on ne sait où proposent de vous louer des kayaks ou de vous conduire en bateau jusqu'aux caves. Mon avis est qu'il vaut mieux poursuivre un peut la route après Puerto rio tranquillo pour rejoindre un petit camping en bord de mer qui vous louera de kayak pour rien et vous laissera passer la nuit là gratis. En plus c'est beaucoup plus proche des caves en passant par là plutôt que au départ de puerto rio tranquillo. Nous avions nos Packrafts et ils nous ont laissé utiliser leur plage et leur camping.

Rio Baker, Chili
De Cochrane vers Tortel en Packraft, 3 jours, 100km Depuis Cochrane on organise une navette pour aller déposer notre van 100km plus loing sur la route 7, là où le Rio Baker rencontre la route. On commence ensuite la descende tu fleuve au Salsa Baker, au nord de Cochrane. On pagaie durant 3 jours. La descente se fait parfois sous des trombes d’eau, contre le vent voir dans l’eau… mais ça n’en est pas moins sublime et surtout nous sommes seuls. Sur cette section du fleuve il n’y a que peu de rapides, une section en II+, une section en III et une section impassable avec El Salto où il faut porter le packraft sur 1km environ. Par contre c’est un fleuve avec beaucoup de contre-courant et de tourbillons qui déstabilisent fortement notre bateau et manquent de le renverser à plusieurs reprises.

Future Patagonia NP, Chili
Dans le Future Patagonia national park, on fait deux rando. La première est facile et balisée « laguna Atlas Trail » et manque un peu d’intérêt selon nous. Le second itinéraire en revanche a été imaginé par nos soins avant notre départ…
Boucle de Valle Chacabuco – lac Jeinimeni, 4 jours, 90km Cet itinéraire est censée faire environ 90 km et emprunter pour la moitié le sentier officiel qui relie la vallée Chacabuco au lac Jeinimeni par le rio Aviles. L’autre moité improvisée permet de boucler l’itinéraire par une vallée parallèle à la vallée du rio Aviles, c’est la vallée de l’Estero San Antonio et de rio Claudio Vincun (si on en croit les noms Google). Après quelques heures de recherche sur le net j’en ai déduit sans en être certaine que cette vallée était autrefois empruntée par les Gaucho pour relier la Vallée Chacabuco et le lac Jenimeni. Du coup ça nous a semblé faisable donc on l’a fait! Il nous a fallu parcourir au total 100km en 4 jours. La section qui n’est pas un trail officiel passe d’abord en hauteur d’un canyon dans les traces de chevaux. On rejoint ensuite le niveau de la rivière et commence alors une très longue série de river crossing. Les traces des chevaux disparaissent puis réapparaissent, et testent notre sens de l’orientation. Après 2 jours de « bush walking », de « river crossing » et de « route finding » on rejoint le lac de Jeinimeni. La vallée empruntée était tout de même vraiment magnifique, avec lac, rivières, cascades, canyons et montagnes. On est même tombé sur d’anciens campements de Gaucho. (attention cet itinéraire traverse un terrain privé et il paraitrait que le proprio à la gâchette facile...)
Le troisième jours est certes plus facile niveau orientation mais la météo est affreuse et peu motivante. On trouve refuge au « camping valle hermoso ». Pour nous c’est plutôt une petite cabane en bois avec un poêle et un trou au plafond qu’un camping… Le dernier jour le long du Rio Aviles et magnifique et bien tracé.
Perito moreno NP, Argentine (pas le glacier mais le parc)
Et dire qu’on a failli louper ce parc à cause de la pluie… Pour rejoindre ce parc il faut rouler 90km sur une piste en terre depuis la route 40. Sauf qu’avec la pluie cette terre se transforme en boue vraiment très boueuse et impassable en voiture standard. Heureusement notre van suffisamment surélevé a fait l’affaire mais il a failli y rester.
Pour nous ça sera l'aller retour jusqu'au glacier Lacteo avec retour en packraft mais cet itinéraire est aussi faisable uniquement à pied. Et c'est probablement notre meilleur souvenir. A faire absolument si vous êtes en voiture même si ce n'est dans presqu'aucun guide touristique!!!!
Rio Lacteo, trekking ou packraft, 4 jours Depuis la Estancia El Rincon, on remonte le long du Rio Lacteo jusqu’au Puesto Cerro Lorenzo où on passera la nuit. Le deuxième jour on remonte la vallée pour aller camper au lac Hermoso (ou Laguna Azul). Le troisième jour on rejoint le lac du glacier Lacteo (ou San Lorenzo) pour packrafter au milieu des glaçons et on commence la descente en packraft du rio Lacteo que l’on terminera le lendemain. Depuis le lac du glacier Lacteo à El Rincon, 3 sections du rio Lacteo ne sont pas packraftables: la première à la sortie du lac, la 2ème là où le rio marque son premier virage et passe dans des gorges juste avant le puesto San Lorenzo et la troisième, encore dans des gorges. C’est là qu’on sort pour rejoindre la piste en terre. Pour le reste c’est du classe II, III et c’est magnifique.

Los glaciares NP, Argentine
Cerro Huemul, trek 4 jours, 92km Le tour du Cerro Huemul permet d’échapper à la foule du Fitz Roy mais surtout c’est un trek vraiment beau et riche en glacier dont le glacier Viedma. Emporter avec soi, crampons pour le glacier Tunnel et un baudrier plus longe pour les deux tyroliennes qui permettent de traverser des torrents. (dispo à la loc à El Chalten)

Torre et Fitz Roy, trek et rando glacière 4 jours
Depuis El chalten, on part pour 4 jours avec corde et crampons pour réaliser l’itinéraire classique et touristique du glacier Torre au Fitz Roy en y rajoutant une petite virée sur le glacier Torre. Cette rando glacière peut être réalisée sans guide donc n'hesitez pas c'est magique.

Torres del Paine NP, Chili
le O de torres del Paine, trek 9 jours
Même si ce trek offre des paysages magnifiques, les règles, les campings organisés et le monde enlèvent complétement le côté sauvage pour lequel on aime à marcher… Un peu déçus donc…

Region Terre de Feu Autant la région est pleine de surprises avec des treks et des glaciers facilement accessibles autant le parc national est selon moi à éviter et n'apporte rien qu'une perte de temps et d'argent.
Sierra Valdivieso, trek 3 jours
Situé au nord de Ushuaia, ce trek entre glacier et castors est le plus sauvage que nous aurons fait durant tout notre séjour (mis à par celui du future Patagonia national park). Ce qui est bien c’est qu’il n’y a ni sentier balisé, ni règles, ni personne. On a besoin de ça après Torres Del Paine. Par contre les castors ont investi les lieux, inondant les vallées et rendant la progression assez délicate.
Clacier Vinciguerra, 1 jours, 13km Une jolie randonnée bien balisée jusqu’au glacier, puis une petite escapade avec nos crampons sur le glacier…

Glacier Ojo del Albino, 16km A/R, 1 jour
La première section jusqu’à laguna Esmeralda est un sentier bien balisée et sans aucune difficulté. La seconde partie monte raide jusqu’au glacier et de façon très paumatoire… Mais la vue sur le lac glaciaire en vaut la peine.
Nous sommes partis 2 mois (décembre janvier) avec comme souhait de mêler road trip, trekking et petites aventures. Le tout en autonomie… Ca représente 6500 km en van, 900 km à pied et 150 en kayak!! Autant dire qu’on est revenu avec des images plein la tête et des km plein les jambes.

Logistique & co Pour une courte durée (<3mois) il n'est pas intéressant d'acheter le véhicule sur place. Nous devions donc louer. Nous avons d'abord cherché dans les agences classiques mais les formalités d'abandon, de traversée de frontière chili/argentine et avec une loc > à 30 jours. Tout ça semblait impossible à réaliser... Mais on a découvert WickedCamperVan qui nous a permis de solder tous ces problèmes. On a loué la voiture à Santiago pour la rendre 2 mois plus tard à Punta Arenas et ils se chargent des formalité des passage de frontière. Ça représente un budget conséquent mais largement acceptable. Wicked loue aussi des 4X4 et nous avons regretté de ne pas avoir loué ça plutôt que le van car la carretera austral , la route 40 et la route qui mène à Ushuaia sont encore en terre sur de nombreuses sections. Mais ces routes sont toutes en travaux et devraient être asphaltées d'ici fin 2016 donc...
Pour l'avion nous sommes passés par TAM avec un vol multi destination Paris Santiago pour l'aller et Punta Arenas Paris pour le retour.
on a dormi moitié sous tente lors de nos treks et l'autre moitié dans notre van, la plupart du temps dans des coins plutôt sauvage mais parfois en ville.
Itinéraire Santiago- Ushuaia - Punta arenas avec plusieurs passages de frontière. L'itinéraire est détaillé ici ameriquedusud.wordpress.com/2016/02/06/patagonie/
Les étapes => toutes les étapes sont détaillée ici avec tracé GPS et photo 60joursenpatagonie.wordpress.com/ n'hesitez pas à récupérer ces traces GPS si vous envisagez de réaliser ces rando. Attention par contre à la précision des points placés, c'est à titre indicatif uniquement.
Puyehue PN, Chili
3 jours de trek
C’est notre premier trek au Chili et on commence fort en début d’après midi avec 1000m de dénivelé positif en 3 heures jusqu’au petit refuge de Puyehue. On plante notre tente à proximité du refuge. La nuit le vent souffle fort et nous donne un aperçu du vent de Patagonie… Le lendemain on longe le volcan dans la neige jusqu’au Mirador Domo, nous n’irons pas jusqu’aux anciens bains thermales (Banos de Caulle) qui n’existent plus puisque recouverts par la coulée de lave de 2011 après 51 ans d’inactivité. Notre seconde nuit se fera au pied du volcan pour rejoindre le sommet le lendemain matin après 600 mètres de montée.

Nahuel Huapi NP, Argentine
Cerro Catedral , 1 jour de marche, 25km
Depuis la station de ski de villa Catedral, on prend le télécabine qui nous évite une montée fastidieuse au milieu des pistes de ski sans neige (bof bof). On fait ensuite le tour du Cerro Catedral avec un retour par la vallée du refuge de Frey.

Cerro Tronador2 jours, alpinisme facile
Depuis la vallée du Cerro Tronador on monte 18 km jusqu’au refuge de Otto Meling (2050m) qui repose entre neige et brume. Le temps se gâte vraiment en fin de journée et on est bien content de profiter du refuge gardé, d’un bon repas chaud et d’une nuit à l’abris. Le lendemain matin on s’équipe en mode alpinisme pour une balade jusqu’à La Mote avec une traversée du glacier Alerce.

Reserva Cerro Castillo, Chili
Cerro Castillo, Villa Cerro Castillo, trek 72km, 4 jours
On se lève tôt le matin à Villa Cerro Castillo en espérant avoir le bus gris de 7heures. Bus qui ne passera jamais, car on nous explique qu’en fait qu’il est jaune et qu’il est passé à 6h, ou non plutôt qu’il est bleu et qu’il passera à 14 heures… Bref pas de bus donc on fait du stop et on arrive au départ de l’itinéraire 3 heures plus tard. La première journée, on parcoure 18km jusqu’au Rio turbio. En fin de journée on rajoute 6km au compteur pour se rendre jusqu’au glacier Penon. Le deuxième jour, on repart sous la pluie et on passe le col Penon sous la neige. près le passage du col, le ciel se dégage et le reste de la journée est magnifique avec une vue sur les glacier qui tombent du Cerro Castillo. Après 14km on plante la tente au Campamento la Tetera. Au troisième jour on rejoint le camp Neozalandes après 15 km parcourus parmis les rochers de granite dans les hauteurs de la vallée Parada. Le dernier jours on marche les 19 km qui nous séparent de notre van laissé à Villa Cerro Castillo.

Glacier Exploradores, Chili
Le long de la Carretera Austral, on fait un détour depuis Puerto rio tranquillo jusqu'au glacier Exploradores. L’entrée est payante soit juste pour un point de vue, soit pour quelques heures avec un groupe et un guide obligatoire. Mais en argumentant avec le garde-parc et en lui montrant notre radio VHF et nos crampons, il nous laisse passé et se propose même de nous aider si besoin…

Cavernas de Marmol, Chili
KayakDepuis puerto rio tranquillo, plusieurs agences de touristes sorties d'on ne sait où proposent de vous louer des kayaks ou de vous conduire en bateau jusqu'aux caves. Mon avis est qu'il vaut mieux poursuivre un peut la route après Puerto rio tranquillo pour rejoindre un petit camping en bord de mer qui vous louera de kayak pour rien et vous laissera passer la nuit là gratis. En plus c'est beaucoup plus proche des caves en passant par là plutôt que au départ de puerto rio tranquillo. Nous avions nos Packrafts et ils nous ont laissé utiliser leur plage et leur camping.

Rio Baker, Chili
De Cochrane vers Tortel en Packraft, 3 jours, 100km Depuis Cochrane on organise une navette pour aller déposer notre van 100km plus loing sur la route 7, là où le Rio Baker rencontre la route. On commence ensuite la descende tu fleuve au Salsa Baker, au nord de Cochrane. On pagaie durant 3 jours. La descente se fait parfois sous des trombes d’eau, contre le vent voir dans l’eau… mais ça n’en est pas moins sublime et surtout nous sommes seuls. Sur cette section du fleuve il n’y a que peu de rapides, une section en II+, une section en III et une section impassable avec El Salto où il faut porter le packraft sur 1km environ. Par contre c’est un fleuve avec beaucoup de contre-courant et de tourbillons qui déstabilisent fortement notre bateau et manquent de le renverser à plusieurs reprises.

Future Patagonia NP, Chili
Dans le Future Patagonia national park, on fait deux rando. La première est facile et balisée « laguna Atlas Trail » et manque un peu d’intérêt selon nous. Le second itinéraire en revanche a été imaginé par nos soins avant notre départ…
Boucle de Valle Chacabuco – lac Jeinimeni, 4 jours, 90km Cet itinéraire est censée faire environ 90 km et emprunter pour la moitié le sentier officiel qui relie la vallée Chacabuco au lac Jeinimeni par le rio Aviles. L’autre moité improvisée permet de boucler l’itinéraire par une vallée parallèle à la vallée du rio Aviles, c’est la vallée de l’Estero San Antonio et de rio Claudio Vincun (si on en croit les noms Google). Après quelques heures de recherche sur le net j’en ai déduit sans en être certaine que cette vallée était autrefois empruntée par les Gaucho pour relier la Vallée Chacabuco et le lac Jenimeni. Du coup ça nous a semblé faisable donc on l’a fait! Il nous a fallu parcourir au total 100km en 4 jours. La section qui n’est pas un trail officiel passe d’abord en hauteur d’un canyon dans les traces de chevaux. On rejoint ensuite le niveau de la rivière et commence alors une très longue série de river crossing. Les traces des chevaux disparaissent puis réapparaissent, et testent notre sens de l’orientation. Après 2 jours de « bush walking », de « river crossing » et de « route finding » on rejoint le lac de Jeinimeni. La vallée empruntée était tout de même vraiment magnifique, avec lac, rivières, cascades, canyons et montagnes. On est même tombé sur d’anciens campements de Gaucho. (attention cet itinéraire traverse un terrain privé et il paraitrait que le proprio à la gâchette facile...)
Le troisième jours est certes plus facile niveau orientation mais la météo est affreuse et peu motivante. On trouve refuge au « camping valle hermoso ». Pour nous c’est plutôt une petite cabane en bois avec un poêle et un trou au plafond qu’un camping… Le dernier jour le long du Rio Aviles et magnifique et bien tracé.

Perito moreno NP, Argentine (pas le glacier mais le parc)
Et dire qu’on a failli louper ce parc à cause de la pluie… Pour rejoindre ce parc il faut rouler 90km sur une piste en terre depuis la route 40. Sauf qu’avec la pluie cette terre se transforme en boue vraiment très boueuse et impassable en voiture standard. Heureusement notre van suffisamment surélevé a fait l’affaire mais il a failli y rester.
Pour nous ça sera l'aller retour jusqu'au glacier Lacteo avec retour en packraft mais cet itinéraire est aussi faisable uniquement à pied. Et c'est probablement notre meilleur souvenir. A faire absolument si vous êtes en voiture même si ce n'est dans presqu'aucun guide touristique!!!!
Rio Lacteo, trekking ou packraft, 4 jours Depuis la Estancia El Rincon, on remonte le long du Rio Lacteo jusqu’au Puesto Cerro Lorenzo où on passera la nuit. Le deuxième jour on remonte la vallée pour aller camper au lac Hermoso (ou Laguna Azul). Le troisième jour on rejoint le lac du glacier Lacteo (ou San Lorenzo) pour packrafter au milieu des glaçons et on commence la descente en packraft du rio Lacteo que l’on terminera le lendemain. Depuis le lac du glacier Lacteo à El Rincon, 3 sections du rio Lacteo ne sont pas packraftables: la première à la sortie du lac, la 2ème là où le rio marque son premier virage et passe dans des gorges juste avant le puesto San Lorenzo et la troisième, encore dans des gorges. C’est là qu’on sort pour rejoindre la piste en terre. Pour le reste c’est du classe II, III et c’est magnifique.

Los glaciares NP, Argentine
Cerro Huemul, trek 4 jours, 92km Le tour du Cerro Huemul permet d’échapper à la foule du Fitz Roy mais surtout c’est un trek vraiment beau et riche en glacier dont le glacier Viedma. Emporter avec soi, crampons pour le glacier Tunnel et un baudrier plus longe pour les deux tyroliennes qui permettent de traverser des torrents. (dispo à la loc à El Chalten)

Torre et Fitz Roy, trek et rando glacière 4 jours
Depuis El chalten, on part pour 4 jours avec corde et crampons pour réaliser l’itinéraire classique et touristique du glacier Torre au Fitz Roy en y rajoutant une petite virée sur le glacier Torre. Cette rando glacière peut être réalisée sans guide donc n'hesitez pas c'est magique.

Torres del Paine NP, Chili
le O de torres del Paine, trek 9 jours
Même si ce trek offre des paysages magnifiques, les règles, les campings organisés et le monde enlèvent complétement le côté sauvage pour lequel on aime à marcher… Un peu déçus donc…

Region Terre de Feu Autant la région est pleine de surprises avec des treks et des glaciers facilement accessibles autant le parc national est selon moi à éviter et n'apporte rien qu'une perte de temps et d'argent.
Sierra Valdivieso, trek 3 jours
Situé au nord de Ushuaia, ce trek entre glacier et castors est le plus sauvage que nous aurons fait durant tout notre séjour (mis à par celui du future Patagonia national park). Ce qui est bien c’est qu’il n’y a ni sentier balisé, ni règles, ni personne. On a besoin de ça après Torres Del Paine. Par contre les castors ont investi les lieux, inondant les vallées et rendant la progression assez délicate.

Clacier Vinciguerra, 1 jours, 13km Une jolie randonnée bien balisée jusqu’au glacier, puis une petite escapade avec nos crampons sur le glacier…

Glacier Ojo del Albino, 16km A/R, 1 jour
La première section jusqu’à laguna Esmeralda est un sentier bien balisée et sans aucune difficulté. La seconde partie monte raide jusqu’au glacier et de façon très paumatoire… Mais la vue sur le lac glaciaire en vaut la peine.

Compte rendu de 20 jours au Costa Rica fin janvier / début février English translation pending
Voici le compte rendu de mon voyage effectué au Costa Rica début 2016.
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Tour des États-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde!
Comme beaucoup d'entre vous, je suis un petit français qui se dit depuis quelques temps "Tous mes amis voyagent, pourquoi pas moi??" Qu'à cela ne tienne, mon temps est arrivé! J'ai le projet de faire, avec un ami habitué aux voyages à l'étranger, le tour des États-Unis en Van. "Mais cet homme est fou, il n'a que très peu voyagé et le voila qu'il veut s'embarquer dans ce périple gargantuesque!" me direz-vous. Eh bien pourquoi pas. Nous sommes deux personnes débrouillardes, mon collègue a déjà fait le tour de l’Amérique centrale et du Sud, et nous avons tous deux la volonté de rencontrer des gens, une culture différente, les grands clichés américains comme les endroits moins connus. Nous ne mettons pas forcément un point d'honneur à visiter chaque état ni chaque grande ville, mais ce voyage devrait représenter entre 6 et 9 mois. Le point de départ sera probablement Los Angeles. Nous avons la possibilité d'y être logés une ou deux semaines le temps de s'occuper de l'achat du véhicule et de l'aménagement de celui-ci. Nous avons déjà un itinéraire reliant les principales villes, mais je sais que certaines ne sont pas indispensables. Dans l'idéal, la dernière ville visitée serait New York.
Mesdames et Messieurs les connaisseurs (euses), à vos claviers! Je suis prêt à écouter tous vos conseils. Les immanquables, les coins à éviter, ... Encore une fois, ceci est un PROJET que nous souhaiterions réaliser avec un départ en Mars 2017. Juste le temps de tout peaufiner :)
A très bientôt,
Stéphou.
Comme beaucoup d'entre vous, je suis un petit français qui se dit depuis quelques temps "Tous mes amis voyagent, pourquoi pas moi??" Qu'à cela ne tienne, mon temps est arrivé! J'ai le projet de faire, avec un ami habitué aux voyages à l'étranger, le tour des États-Unis en Van. "Mais cet homme est fou, il n'a que très peu voyagé et le voila qu'il veut s'embarquer dans ce périple gargantuesque!" me direz-vous. Eh bien pourquoi pas. Nous sommes deux personnes débrouillardes, mon collègue a déjà fait le tour de l’Amérique centrale et du Sud, et nous avons tous deux la volonté de rencontrer des gens, une culture différente, les grands clichés américains comme les endroits moins connus. Nous ne mettons pas forcément un point d'honneur à visiter chaque état ni chaque grande ville, mais ce voyage devrait représenter entre 6 et 9 mois. Le point de départ sera probablement Los Angeles. Nous avons la possibilité d'y être logés une ou deux semaines le temps de s'occuper de l'achat du véhicule et de l'aménagement de celui-ci. Nous avons déjà un itinéraire reliant les principales villes, mais je sais que certaines ne sont pas indispensables. Dans l'idéal, la dernière ville visitée serait New York.
Mesdames et Messieurs les connaisseurs (euses), à vos claviers! Je suis prêt à écouter tous vos conseils. Les immanquables, les coins à éviter, ... Encore une fois, ceci est un PROJET que nous souhaiterions réaliser avec un départ en Mars 2017. Juste le temps de tout peaufiner :)
A très bientôt,
Stéphou.
MSC Preziosa le 19 novembre 2016 English translation pending
Vu que je fais parti des pipelettes du quartier.
j'ouvre le post
vu qu'on commence à être une sacré bande sur cet itinéraire..
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France) English translation pending
bonjour,
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
Naxos et Sifnos English translation pending
Bonjour,
Nous partons au mois de juillet 15 jours dans les Cyclades (2 adultes et 2 ados). C'est notre premier séjour en Grèce. Je commence à peine à prospecter car je pensais que la Grèce etait une destination un peu délaissée ces derniers temps. Or en parcourant ce forum je commence à prendre peur et je me dit qu' il faut vraiment s'y mettre si on veut avoir le choix pour les logements... Ai je tort ?
Du coup j'ai besoin d'aide dans mes choix. Je pensais atterir directement à Santorin ( passage obligé pour les enfants....ils insistent) donc 2 nuits d'hotel à Santorin puis 5 nuits à Naxos et 5 nuits à Sifnos avant de rejoindre Athènes pour 2 nuits avant le retour. Que pensez vous de l'ordre de visiste des 3 iles par rapport aux bateaux ? C'est jouable ? On aime pas courir mais profiter de la nature , des balades aussi j'hesite sur l'option une seule ile ( naxos ou sifnos ?) après Santorin. On aime pas trop la foule non plus...d'ou le passage rapide a Santorin...
Merci à ceux qui voudront bien nous donner quelques conseils pratiques notamment en ce qui concerne les liaisons entre chaque ile et le temps necessaire pour visiter et profiter.
Meilleurs endroits dans les parcs de l'Ouest américain pour lever et coucher de soleil English translation pending
- A tous ceux qui sont déjà allés dans l'Ouest -
J'ai lu le carnet de 69Eric et d'autres (Fay2, Marielle, Disneydiddl ...) et j'aimerai vos avis sur les meilleurs endroits pour voir de beaux levers et couchers de soleil.
Et surtout combien de temps faut-il y arriver avant le coucher de soleil , car il me semble que certains sont vite dans l'ombre ?
A Page pour le coucher : j'ai lu à Scenic View près du lake Powell -
Aux Arches pour le coucher : je reste 2 nuits à Moab (mi-mai)
- Delicate Arche bien sûr.
- J'ai lu Tower Fishers (parking je pense) - zone des Windows et Potash Scenic Byway.
Quel est le meilleur endroit ?
Torrey : au sunset point j'imagine
Bryce : je logerai à Tropic
- coucher et lever au bord de l'amphithéatre
Zion : ?
San Francisco : ?
J'ai relevé les horaires officiels en mai sur le site sunrisesunset
Merci d'avance
Merci d'avance
Louer un véhicule au Pérou cet été? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage au Pérou pour cet été et j'avais prévu de louer un véhicule. J'apprécie en effet l'autonomie que permet le fait d'avoir son propre véhicule. Néanmoins la recherche d'infos et la lecture de différents posts me laissent indécis.
Je remercie donc par avance tous ceux qui voudront bien me faire part de leur expérience de la conduite au Pérou après avoir voyagé avec leur véhicule, et je lirai avec attention également les avis de ceux qui ont choisi les bus et qui ont observé la conduite dans ce pays avec les difficultés ou pas qu'elle pourrait présenter.
Merci donc à tous ceux qui voudront bien témoigner sur ce sujet.
Cordialement.
mpec
Route Tinogasta (Argentine) - Copiapo via Paso de San Francisco (Chili) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait me dire les conditions de Route et les points d'eau entre Tinogasta et Copiapo en passant par le paso San Francisco?
Gracias !
Florence
Synthèse d'un voyage de 29 jours à Cuba English translation pending
Merci à tous les forumeurs que j’ai contacté en public ou en mp et qui m’ont permis de construire mon voyage grâce aux infos récoltées.
Voici une synthèse de mon séjour de 29 jours à Cuba.Formalité d’entréeCarte de tourisme commandée chez Nouveau Regard - Sélectour Afat - 4 rue Taillefer - 24000 Périgueux Tél : 05 53 06 90 73 : 25 € /pers + 5 euros de frais d'expédition. Paiement par chèque, envoi très rapide. Les cartes arrivent vierges avec une notice explicative pour les remplir. Nous avons dû les présenter pour prendre notre vol.
Assurance médicale : nous avons appelé l’assurance de notre carte bleue gold. Attestation faite dans la foulée et envoyée par mail le jour même. On ne nous l’a jamais demandée.TransportAvion
Vol Ibéria réservé au mois de mars pour un voyage le 20 novembre, prix 650 €/pers au départ de Toulouse sans réservation de siège. En juillet, notre vol a été annulé. Nous avons décalé nos dates de voyage de 3 jours sans supplément de prix. Lors de l'enregistrement, nous avons demandé un hublot. Il fallait payer 40 €/pers, on a décliné l’offre. Au retour on a rien demandé et on nous a attribué un hublot.
Voiture
Réservation le 25/08 d'une voiture Geely CK sur le site de http://www.cubatravelnetwork.com/fr/voitures/location_voitures_cuba.asp. Aucun pb, assurance 10 cuc/j à payer sur place + empreinte CB. Attention, n’égarez pas le contrat de location sinon vous devrez payer 50 €.
Concernant la vidange : un kilométrage sera inscrit sur votre contrat. Avec notre loueur Via Rent a Car, nous avions la possibilité de faire la vidange 500 km avant le kilométrage indiqué sur le contrat. Si vous n’atteignez pas le kilométrage, vous n’aurez rien à faire.
Si vous vous posez des questions, consulter ce site http://www.particuba.net/transports/ , il contient beaucoup d’informations.
Coût total par jour (location, essence, parking) : 67 €
Trajet Aéroport - La Havane centro (calle San Rafael) : 25 cuc, env 30 min.
Nous avons fait une boucle de 20 jours, La Havane, Playa Larga, Playa Giron, Cienfuegos, Sancti Spiritus, Trinidad, Ciego de Ávila, Camagüey, Las Tunas, Bayamo, Manzanillo, Cabo Cruz, Pilon, Santiago par la route côtière, El Cobre, Gran Piedra, Playa Siboney, Baracoa, et retour par la route circuito Norte.
Nous avons parcouru un peu plus de 4000 km et n'avons eu aucun désagrément, pas de crevaison, seulement un caillou coincé dans un amortisseur qui a été retiré en moins de deux, mais qui faisait un bruit d'enfer et qui nous a fait une belle frayeur.
L'état des routes est correct, on s'attendait à pire. Par contre, les tronçons Mayari Banes (route en cours de réfection), et Baracoa (après le parc humbodlt) Moa sont en très mauvais état.
L’accès au Cayo Sabinal n’est pas possible avec une voiture de tourisme. Nous avons tenté d’y aller par 3 chemins différents mais on a dû se résoudre, ce n’était pas pour nous.
Nous avons fait Pilon Santiago par la route côtière. Le plus mauvais passage se situe vers Las Cuevas. Il est vrai qu'avant il y avait une déviation qui passe dans le Rio, on n'a pas fait attention, on ne l'a pas prise, on est passé sur le pont.
La circulation n’est pas très dense, mais il faut rester vigilent car on circule au milieu des vélos, des chars à bœufs, des chevaux, des carrioles, des camions, tous types de transports … et des animaux en liberté (chiens, vaches, cochons, dindes...).
Les routes de montagnes sont très très pentues.
Pour se diriger, des panneaux de directions sont présents un peu partout même dans les petits villages. Les regarder dans les 2 sens car l'info est peut-être sur celui d'en face, mais avec l'application Osmand, les locaux et le sens de l'orientation on s'en sort très bien.
On trouve des stations d'essence un peu partout, même dans les petits villages du bout du monde.
Scooter
À Vinales, nous avons loué un scooter (50 cm3) durant 4 jours. On a parcouru 743 km dans la région du tabac.
Coût de la location pour 4 jours : 80 cuc, caution 50 cuc + plein d'essence 6 cuc, assurance au tiers incluse dans le prix de la loc. Ne perdez pas le contrat sinon vous devrez payer 50 cuc de plus. Avec un plein, on fait à peu près 100 km.
Papiers à fournir : passeport + permis de conduire.
Coût total par jour (location, essence) : 27 €
Hébergement1ere nuit réservée à La Havane centro sur le site Wimdu, aucun souci à l'arrivée.
Nous avons négocié toutes nos casas et nous ne sommes jamais restés plus d'un jour. Prix : 20 € av pdj inclus sauf à la Havane 25 cuc.
On a eu des belles chambres et des plus rudimentaires.
Vers 16h, on se mettait en quête d'une casa en repérant les maisons avec "une ancre bleue" renversée. Il faut savoir, que si vous passez par des intermédiaires, la négociation sera plus dure et n'aboutira peut-être pas car les propriétaires versent une commission à la personne qui vous envoie ou qui vous y emmène.
Vous trouverez également des casas légales dans des villages non touristiques, nous y avons dormi plusieurs fois, exemples : Sagua Grande, Nuevitas, Santa Lucia avant Cayo Jutias, Jibacoa, la Bajada, Sandino, Guanes, Pilon, Playa Managua, Puerto Padre, Mayari... toutefois, leur nombre est plus restreint.
Nous voulions dormir dans des campings, on a tenté Los cocos à Jibacoa et un autre avant Gibara et à chaque fois on nous a dit que ce n’était pas possible. On ne sait pas si c’est parce qu’on arrivait sans réservation ou pour un autre motif, le mystère est encore entier.
Quelques adresses de casas où nous sommes allés :
Santa Lucia à côté du Cayo Jutias : casa Cusy (53) 54190481 - cusi75@nauta.cu
Vinales : Villa Las Alturas Tél :(53) 54878220 - yordanis810305@gmail.com à 10 min à pied du centre, très belle vue sur les mogotes, à l'écart du bruit, le propriétaire (gynécologue) paie le taxi du centre ville à chez lui. Le petit plus, sa femme parle français.
La Havane à 50m de la station Viazul : Raquel (53) 7881 0003 mobil (53) 5 305 2597
Manzanillo : Marcy&Marcel : 023 57 7980 Movil 58151821RepasLes petits déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre. On avait café, lait, fruits, beurre, et quelquefois ils étaient plus copieux avec en plus jus de fruit, confiture ou miel, jambon et fromage.
Le midi on mangeait léger, sandwichs ou pizzas dans la rue ou on cherchait des paladars qui affichaient les prix car certains les changeait en nous voyant. Une pizza coûte entre 0.40 et 0.80 cuc. Un repas dans un paladar peut varier de 1 à 5 cuc/pers.
Le soir nous mangions souvent dans les casas. Les repas sont très voire trop copieux mais varient peu : poulet ou poisson ou porc ou langouste dans certains endroits, avec riz haricots, tomates, concombres et "ships" de bananes. Ils étaient facturés entre 6 à 8 cuc /pers sans boisson.Infos diverses Prix :
1 Bouteille d’eau de 1,5 l : 0.70 cuc , vendu 1,50 cuc dans les casas. 1 bière : 1 à 1,50 cuc dans les paladars 1 banane (petite) = 1 cup les 10 =10 cup soit 0.40 cuc
1l de gasolina especiale = 94 : 1,30 cuc
Péage Matanzas Varadero : 2 cuc Entree parc Granma : 5 cuc/pers , plus si vous voulez visiter, guide obligatoire. Cayo Saetia : 10 cuc/pers Cayo Coco : 2 cuc aller et 2 cuc retour. Cayo Guillermo, Romero, Paredon Grande : gratuit Cayo Jutias : gratuit, mais on ne s'est pas garé sur le parking du restaurant mais juste avant. Accès Maria la Gorda : gratuit Accès Cabo San Antonio : possible uniquement avec un guide ou en solo si vous avez réservé une chambre à Cabo San Antonio. Si vous y allez en scooter comme nous l'avons fait, seule la 2 possibilité vous permettra de rentrer dans le parc.
Taux de change : à fin novembre 2015
1 € = 1.03 cuc (peso convertible) 1cuc = 24 cup (monnaie nationale)
Le taux est le même à l’aéroport ou dans les cadecas (bureaux de change). Vous trouverez des cadecas pratiquement partout.
On change des € en CUC et des CUC en CUP.
Nous avons utilisé les cup dans les cafétérias, dans certains paladars, pour prendre le bus et les taxis collectivos (s'ils n'essaient pas de vous arnaquer) dans La Havane ou pour acheter des fruits dans la rue.
Un conseil, si vous souhaitez changer des cuc en cup, échangez des petits montants et faites le au fur et à mesure de vos besoins. S’il vous reste des cup en fin de séjour, ils seront perdus, pas d’échange possible en cuc.
Si vous n’avez pas de cup, ne vous inquiétez pas, on vous fera la conversion en cuc.
Est-il aisé de faire la différence entre les CUC et les CUP ?
Pas évident, car les deux sont des pesos. On s’est basé sur les prix pratiqués en France.
Exemple, quand on voyait une pizza affichait 10 pesos, on se disait 10€ une pizza, ce n’est pas possible, donc on en déduisait qu’il s’agissait de cup (monnaie nationale), idem pour un repas à 20 ou 25 pesos pour du porc avec du riz, ça ne pouvait être que du cup.
Par contre sur les petits prix, du genre 1 peso on ne sait pas si c'était 1 cuc ou 1 cup, donc on a fait au feeling et dans le doute on donnait un cup et on regardait la réaction de la personne.ConseilsArnaques : j’avais lu pas mal de messages avant de partir et franchement, tout s’est bien passé. Donc je vous incite à lire sur tous les forums les rubriques Arnaques.
Moustiques : on a été attaqué par les moustiques, donc prévoir un répulsif.
Plages : pensez à emmener des chaussures « aquatiques », elles vous éviteront de vous entailler les pieds sur certaines plages.
Prix : si les prix ne sont pas affichés, essayez de voir combien paient les cubains quand c’est possible. Exemple, à Vinales nous avons demandé le prix d’une bouteille d’eau, on l’a payée 1.20 cuc. Le lendemain, dans le même magasin, on a donné 0.70 cuc (prix que l’on payait partout) et on ne nous a rien demandé en plus. Donc, dans la mesure du possible ne demandait pas le prix, allez-y au culot.
Bonne préparation !
Voici une synthèse de mon séjour de 29 jours à Cuba.Formalité d’entréeCarte de tourisme commandée chez Nouveau Regard - Sélectour Afat - 4 rue Taillefer - 24000 Périgueux Tél : 05 53 06 90 73 : 25 € /pers + 5 euros de frais d'expédition. Paiement par chèque, envoi très rapide. Les cartes arrivent vierges avec une notice explicative pour les remplir. Nous avons dû les présenter pour prendre notre vol.
Assurance médicale : nous avons appelé l’assurance de notre carte bleue gold. Attestation faite dans la foulée et envoyée par mail le jour même. On ne nous l’a jamais demandée.TransportAvion
Vol Ibéria réservé au mois de mars pour un voyage le 20 novembre, prix 650 €/pers au départ de Toulouse sans réservation de siège. En juillet, notre vol a été annulé. Nous avons décalé nos dates de voyage de 3 jours sans supplément de prix. Lors de l'enregistrement, nous avons demandé un hublot. Il fallait payer 40 €/pers, on a décliné l’offre. Au retour on a rien demandé et on nous a attribué un hublot.
Voiture
Réservation le 25/08 d'une voiture Geely CK sur le site de http://www.cubatravelnetwork.com/fr/voitures/location_voitures_cuba.asp. Aucun pb, assurance 10 cuc/j à payer sur place + empreinte CB. Attention, n’égarez pas le contrat de location sinon vous devrez payer 50 €.
Concernant la vidange : un kilométrage sera inscrit sur votre contrat. Avec notre loueur Via Rent a Car, nous avions la possibilité de faire la vidange 500 km avant le kilométrage indiqué sur le contrat. Si vous n’atteignez pas le kilométrage, vous n’aurez rien à faire.
Si vous vous posez des questions, consulter ce site http://www.particuba.net/transports/ , il contient beaucoup d’informations.
Coût total par jour (location, essence, parking) : 67 €
Trajet Aéroport - La Havane centro (calle San Rafael) : 25 cuc, env 30 min.
Nous avons fait une boucle de 20 jours, La Havane, Playa Larga, Playa Giron, Cienfuegos, Sancti Spiritus, Trinidad, Ciego de Ávila, Camagüey, Las Tunas, Bayamo, Manzanillo, Cabo Cruz, Pilon, Santiago par la route côtière, El Cobre, Gran Piedra, Playa Siboney, Baracoa, et retour par la route circuito Norte.
Nous avons parcouru un peu plus de 4000 km et n'avons eu aucun désagrément, pas de crevaison, seulement un caillou coincé dans un amortisseur qui a été retiré en moins de deux, mais qui faisait un bruit d'enfer et qui nous a fait une belle frayeur.
L'état des routes est correct, on s'attendait à pire. Par contre, les tronçons Mayari Banes (route en cours de réfection), et Baracoa (après le parc humbodlt) Moa sont en très mauvais état.
L’accès au Cayo Sabinal n’est pas possible avec une voiture de tourisme. Nous avons tenté d’y aller par 3 chemins différents mais on a dû se résoudre, ce n’était pas pour nous.
Nous avons fait Pilon Santiago par la route côtière. Le plus mauvais passage se situe vers Las Cuevas. Il est vrai qu'avant il y avait une déviation qui passe dans le Rio, on n'a pas fait attention, on ne l'a pas prise, on est passé sur le pont.
La circulation n’est pas très dense, mais il faut rester vigilent car on circule au milieu des vélos, des chars à bœufs, des chevaux, des carrioles, des camions, tous types de transports … et des animaux en liberté (chiens, vaches, cochons, dindes...).
Les routes de montagnes sont très très pentues.
Pour se diriger, des panneaux de directions sont présents un peu partout même dans les petits villages. Les regarder dans les 2 sens car l'info est peut-être sur celui d'en face, mais avec l'application Osmand, les locaux et le sens de l'orientation on s'en sort très bien.
On trouve des stations d'essence un peu partout, même dans les petits villages du bout du monde.
Scooter
À Vinales, nous avons loué un scooter (50 cm3) durant 4 jours. On a parcouru 743 km dans la région du tabac.
Coût de la location pour 4 jours : 80 cuc, caution 50 cuc + plein d'essence 6 cuc, assurance au tiers incluse dans le prix de la loc. Ne perdez pas le contrat sinon vous devrez payer 50 cuc de plus. Avec un plein, on fait à peu près 100 km.
Papiers à fournir : passeport + permis de conduire.
Coût total par jour (location, essence) : 27 €
Hébergement1ere nuit réservée à La Havane centro sur le site Wimdu, aucun souci à l'arrivée.
Nous avons négocié toutes nos casas et nous ne sommes jamais restés plus d'un jour. Prix : 20 € av pdj inclus sauf à la Havane 25 cuc.
On a eu des belles chambres et des plus rudimentaires.
Vers 16h, on se mettait en quête d'une casa en repérant les maisons avec "une ancre bleue" renversée. Il faut savoir, que si vous passez par des intermédiaires, la négociation sera plus dure et n'aboutira peut-être pas car les propriétaires versent une commission à la personne qui vous envoie ou qui vous y emmène.
Vous trouverez également des casas légales dans des villages non touristiques, nous y avons dormi plusieurs fois, exemples : Sagua Grande, Nuevitas, Santa Lucia avant Cayo Jutias, Jibacoa, la Bajada, Sandino, Guanes, Pilon, Playa Managua, Puerto Padre, Mayari... toutefois, leur nombre est plus restreint.
Nous voulions dormir dans des campings, on a tenté Los cocos à Jibacoa et un autre avant Gibara et à chaque fois on nous a dit que ce n’était pas possible. On ne sait pas si c’est parce qu’on arrivait sans réservation ou pour un autre motif, le mystère est encore entier.
Quelques adresses de casas où nous sommes allés :
Santa Lucia à côté du Cayo Jutias : casa Cusy (53) 54190481 - cusi75@nauta.cu
Vinales : Villa Las Alturas Tél :(53) 54878220 - yordanis810305@gmail.com à 10 min à pied du centre, très belle vue sur les mogotes, à l'écart du bruit, le propriétaire (gynécologue) paie le taxi du centre ville à chez lui. Le petit plus, sa femme parle français.
La Havane à 50m de la station Viazul : Raquel (53) 7881 0003 mobil (53) 5 305 2597
Manzanillo : Marcy&Marcel : 023 57 7980 Movil 58151821RepasLes petits déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre. On avait café, lait, fruits, beurre, et quelquefois ils étaient plus copieux avec en plus jus de fruit, confiture ou miel, jambon et fromage.
Le midi on mangeait léger, sandwichs ou pizzas dans la rue ou on cherchait des paladars qui affichaient les prix car certains les changeait en nous voyant. Une pizza coûte entre 0.40 et 0.80 cuc. Un repas dans un paladar peut varier de 1 à 5 cuc/pers.
Le soir nous mangions souvent dans les casas. Les repas sont très voire trop copieux mais varient peu : poulet ou poisson ou porc ou langouste dans certains endroits, avec riz haricots, tomates, concombres et "ships" de bananes. Ils étaient facturés entre 6 à 8 cuc /pers sans boisson.Infos diverses Prix :
1 Bouteille d’eau de 1,5 l : 0.70 cuc , vendu 1,50 cuc dans les casas. 1 bière : 1 à 1,50 cuc dans les paladars 1 banane (petite) = 1 cup les 10 =10 cup soit 0.40 cuc
1l de gasolina especiale = 94 : 1,30 cuc
Péage Matanzas Varadero : 2 cuc Entree parc Granma : 5 cuc/pers , plus si vous voulez visiter, guide obligatoire. Cayo Saetia : 10 cuc/pers Cayo Coco : 2 cuc aller et 2 cuc retour. Cayo Guillermo, Romero, Paredon Grande : gratuit Cayo Jutias : gratuit, mais on ne s'est pas garé sur le parking du restaurant mais juste avant. Accès Maria la Gorda : gratuit Accès Cabo San Antonio : possible uniquement avec un guide ou en solo si vous avez réservé une chambre à Cabo San Antonio. Si vous y allez en scooter comme nous l'avons fait, seule la 2 possibilité vous permettra de rentrer dans le parc.
Taux de change : à fin novembre 2015
1 € = 1.03 cuc (peso convertible) 1cuc = 24 cup (monnaie nationale)
Le taux est le même à l’aéroport ou dans les cadecas (bureaux de change). Vous trouverez des cadecas pratiquement partout.
On change des € en CUC et des CUC en CUP.
Nous avons utilisé les cup dans les cafétérias, dans certains paladars, pour prendre le bus et les taxis collectivos (s'ils n'essaient pas de vous arnaquer) dans La Havane ou pour acheter des fruits dans la rue.
Un conseil, si vous souhaitez changer des cuc en cup, échangez des petits montants et faites le au fur et à mesure de vos besoins. S’il vous reste des cup en fin de séjour, ils seront perdus, pas d’échange possible en cuc.
Si vous n’avez pas de cup, ne vous inquiétez pas, on vous fera la conversion en cuc.
Est-il aisé de faire la différence entre les CUC et les CUP ?
Pas évident, car les deux sont des pesos. On s’est basé sur les prix pratiqués en France.
Exemple, quand on voyait une pizza affichait 10 pesos, on se disait 10€ une pizza, ce n’est pas possible, donc on en déduisait qu’il s’agissait de cup (monnaie nationale), idem pour un repas à 20 ou 25 pesos pour du porc avec du riz, ça ne pouvait être que du cup.
Par contre sur les petits prix, du genre 1 peso on ne sait pas si c'était 1 cuc ou 1 cup, donc on a fait au feeling et dans le doute on donnait un cup et on regardait la réaction de la personne.ConseilsArnaques : j’avais lu pas mal de messages avant de partir et franchement, tout s’est bien passé. Donc je vous incite à lire sur tous les forums les rubriques Arnaques.
Moustiques : on a été attaqué par les moustiques, donc prévoir un répulsif.
Plages : pensez à emmener des chaussures « aquatiques », elles vous éviteront de vous entailler les pieds sur certaines plages.
Prix : si les prix ne sont pas affichés, essayez de voir combien paient les cubains quand c’est possible. Exemple, à Vinales nous avons demandé le prix d’une bouteille d’eau, on l’a payée 1.20 cuc. Le lendemain, dans le même magasin, on a donné 0.70 cuc (prix que l’on payait partout) et on ne nous a rien demandé en plus. Donc, dans la mesure du possible ne demandait pas le prix, allez-y au culot.
Bonne préparation !
Où louer une maison près de la mer en Espagne (été 2016)? English translation pending
Bonsoir,
Nous souhaiterions louer une maison proche de la mer en Espagne l'été prochain.
Un coin pas loin d'une jolie ville, pour les Tapas ...., proche de - superbes - plages et si possible quelques criques plus intimistes dans les environs.
Je connais bien la Costa del Sol (Torremolinos, Benelmadina ...), proche de Malaga.
Au connaisseurs, d'autres endroits à me conseiller : - Costa Blanca ? - Costa Brava ? - Iles Canaries et Fuerteventura ? - ...
Merci !
Nous souhaiterions louer une maison proche de la mer en Espagne l'été prochain.
Un coin pas loin d'une jolie ville, pour les Tapas ...., proche de - superbes - plages et si possible quelques criques plus intimistes dans les environs.
Je connais bien la Costa del Sol (Torremolinos, Benelmadina ...), proche de Malaga.
Au connaisseurs, d'autres endroits à me conseiller : - Costa Blanca ? - Costa Brava ? - Iles Canaries et Fuerteventura ? - ...
Merci !
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cath��drale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cath��drale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Retour d'un mois au nord de l'Argentine et du Chili English translation pending
Bonjour
De retour d'un voyage d'un mois au nord de l'Argentine et du Chili voici nos adresses coup de cœur et quelques conseils. Sachant que chacun voyage selon ses goûts , son budget, son temps...
A notre avis il nous semblait un peu insensé de voyager en Argentine du nord au sud (sans parler de l'est , de l'ouest et du milieu ) et une autre fois de recommencer au Chili ! Nous avons plutôt raisonné en terme de région et nous ne l'avons pas regretté !
Comme souvent évoqué sur ce forum , change au blue pour tout le voyage en Argentine . A Salta nous avons aussi pu rechanger les pesos restant en euros .
Et en passant , amis voyageurs éviter les résas via booking...20 % de votre argent va à ses gros profiteurs ...
A Buenos Aires je conseille la Querencia de Buenos Aires , excellent accueil , service de voiture à l'aéroport , des bons conseils .
Au nord de Salta , à Huacalara , un lieu génial pour passer quelques jours et rayonner en bus ou en voiture : Solar del Tropico . Et aussi pour faire des treks , sillonner le nord, rencontrer des gens passionnés, bien manger...
Pour des circuits à prix honnêtes : Salta Excursions . Un certain budget mais au vu des prix de location de 4x4 cela reste compétitif et on a les yeux et l'esprit tranquille pour profiter des paysages grandioses ! La province de Catamarca par exemple !
Le voyage en bus entre Salta et San Pedro de Atacama est d'un grand confort en bus semi cama et le trajet est superbe . Comme beaucoup de gens nous avons été contrariés par l'esprit touristique de San Pedro mais nous y avons néanmoins passés cinq belles journées dont deux en vélo et une pour l'ascension du Cerro Tocco. Je recommande Santiago Attias . Il faut réserver par internet ou téléphone et les excursions n'ont pas toutes lieu tous les jours mais l'esprit est différent des autres ... Et puis il y a quand même de bons petits restaus à San Pedro !
De nouveau n'hésitez pas à faire les longs trajets en bus . Le cama prémium est juste d'un confort incroyable . Si les avions pouvaient être pareils en classe éco...
Dans la vallée Del Elqui je conseillerais de loger à Vicunia , cette petite ville est très jolie. L'hôtel Valle Hermoso est parfait en tout... Excellent tour astronomique par L'observatoire Del Pangue.
A 300 kms au sud de Santiago un lieu différent , hors des circuits classiques . L'esprit du sud , le climat méditerranéen en plus... "Refugio Tricahue" . Des petits chalets en bois , des randonnées en forêt et sur les crêtes avec les volcans à l'horizon , des paysages encore différents en se dirigeant vers la frontière argentine...un séjour idéal pour ceux qui sont motorisés mais accessible sans soucis en bus .Excellent accueil en français...
Voilà je n'ai pas mentionné toutes nos adresses , c'était souvent très bien mais plus connus ou plus impersonnel. C'était un magnifique voyage , nous avons alterné avec bonheur les spots touristiques et d'autres plus confidentiels . Je ne vous ai pas noyé dans les détails mais je réponds à toutes les questions complémentaires avec plaisir. Chris
Au nord de Salta , à Huacalara , un lieu génial pour passer quelques jours et rayonner en bus ou en voiture : Solar del Tropico . Et aussi pour faire des treks , sillonner le nord, rencontrer des gens passionnés, bien manger...
Pour des circuits à prix honnêtes : Salta Excursions . Un certain budget mais au vu des prix de location de 4x4 cela reste compétitif et on a les yeux et l'esprit tranquille pour profiter des paysages grandioses ! La province de Catamarca par exemple !
Le voyage en bus entre Salta et San Pedro de Atacama est d'un grand confort en bus semi cama et le trajet est superbe . Comme beaucoup de gens nous avons été contrariés par l'esprit touristique de San Pedro mais nous y avons néanmoins passés cinq belles journées dont deux en vélo et une pour l'ascension du Cerro Tocco. Je recommande Santiago Attias . Il faut réserver par internet ou téléphone et les excursions n'ont pas toutes lieu tous les jours mais l'esprit est différent des autres ... Et puis il y a quand même de bons petits restaus à San Pedro !
De nouveau n'hésitez pas à faire les longs trajets en bus . Le cama prémium est juste d'un confort incroyable . Si les avions pouvaient être pareils en classe éco...
Dans la vallée Del Elqui je conseillerais de loger à Vicunia , cette petite ville est très jolie. L'hôtel Valle Hermoso est parfait en tout... Excellent tour astronomique par L'observatoire Del Pangue.
A 300 kms au sud de Santiago un lieu différent , hors des circuits classiques . L'esprit du sud , le climat méditerranéen en plus... "Refugio Tricahue" . Des petits chalets en bois , des randonnées en forêt et sur les crêtes avec les volcans à l'horizon , des paysages encore différents en se dirigeant vers la frontière argentine...un séjour idéal pour ceux qui sont motorisés mais accessible sans soucis en bus .Excellent accueil en français...
Voilà je n'ai pas mentionné toutes nos adresses , c'était souvent très bien mais plus connus ou plus impersonnel. C'était un magnifique voyage , nous avons alterné avec bonheur les spots touristiques et d'autres plus confidentiels . Je ne vous ai pas noyé dans les détails mais je réponds à toutes les questions complémentaires avec plaisir. Chris
Pourquoi aller maintenant à Cuba? English translation pending
Bonjour
Je voulais encore partir en Asie mais mon partenaire ne parle que de Cuba j’ai voyagé en Amérique centrale que j’ai beaucoup aimé a l'époque. Mais Cuba, que faire à Cuba ? une histoire très riche mais, j 'appréhende les infrastructures, je n’aime pas les parc à touristes. nous voyageons en couple et n 'aimons pas les circuits organisé! peut-on se balader facilement sur cuba, nous prévoyons 1 mois mi janvier 2016. Peut-on simplement prendre un billet d'avion et réserver les casa au fur et à mesure via internet ?? et les transports, peut-on trouver des transports confortable et fiable? Si vous aviez des conseils, nous parlons espagnol et anglais
Merci
Je voulais encore partir en Asie mais mon partenaire ne parle que de Cuba j’ai voyagé en Amérique centrale que j’ai beaucoup aimé a l'époque. Mais Cuba, que faire à Cuba ? une histoire très riche mais, j 'appréhende les infrastructures, je n’aime pas les parc à touristes. nous voyageons en couple et n 'aimons pas les circuits organisé! peut-on se balader facilement sur cuba, nous prévoyons 1 mois mi janvier 2016. Peut-on simplement prendre un billet d'avion et réserver les casa au fur et à mesure via internet ?? et les transports, peut-on trouver des transports confortable et fiable? Si vous aviez des conseils, nous parlons espagnol et anglais
Merci
le Sud-Ouest Portugal en décembre, janvier, février English translation pending
bonjour,
ce sera mon premier voyage en CC au portugal, dans la région de l'Algarve.
Je voyage en autonomie, seul sur cette destination, et je ne fréquente pas les campings et aires de camping car aménagées.
Première question: est ce qu'il est possible en cette saison, de faire du camping car en liberté ou est ce que c'est interdit et verbalisé?
Deuxième question: est ce que le standart des bouteilles de gaz portugaises est différent du notre;
J'espère vos réponses
Merci
Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards".
Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir !
Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless
Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴☠️
Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas...
Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !)
ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠
De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴☠️) société de location de voiture...
PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Problème de fermeture de frontière entre le Vénézuela et la Colombie English translation pending
Bonjour
Nous étions au Venezuela cette année (gros coup de coeur) et nous pensons y retourner en janvier 2016, entrée terrestre par le Brésil et sortie terrestre par la Colombie courant février. Mais voila il paraît que les deux frontières entre le Venezuela et la Colombie sont fermées pour une durée illimitée à cause des prochaines élections de début décembre. Et nous devons continuer Colombie, Panama, Costa Rica pour revenir du Costa Rica.
Si vous en savez plus que moi à ce sujet ou si vous êtes par exemple touriste là-bas et coincé en ce moment à la frontière, quelles options vous restent ?
Acheter un billet d'avion international pour sortir du Vénézuela n'est pas une mince affaire dans la période de crise que traverse le pays.
J'attends vos conseils, suggestions éclairés.
Merci
Elisabeth