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Croisière Odyssée (CdF) en Grèce English translation pending
bonsoir, je vais faire une croisière avec croisiere de france en aout 2014 et je voudrai des conseils de personnes ayants déjà fait ce voyage. j'aimerai également connaitre des personnes partants comme moi en aout.
Voyage en Ethiopie English translation pending
hello les aventuriers
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
Itinéraire pour voyage en Toscane English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prévois faire un voyage cet été en Toscane en voiture. Je suis à la recherche de suggestions d itinéraire à faire. J y serai autour de 18 jours.
Je pensais commencer par demeurer a Florence en y passant 4 nuits, après trouve un appartement au centre de la Toscane afin de pouvoir rayonner et visiter Sienne, Assise, la région du Chianti etc... Incluant peut-être l Île d Elbe afin de m y reposer quelques jours sur la plage . Auriez-vous d autres suggestions pour d autres plages?
J ai oublié de dire que nous serons 2 adultes.
Merci d avance,
Tournesol13
Vacances à Florence English translation pending
Bonsoir,
C'est décidé, la prochaine destination de nos vacances en Juillet sera Florence et plus précisément San Donato in Poggio. C'est la première fois que nous allons en Italie en vacances, nous sommes en famille (2 enfants : 12 et 16 ans) et disposons d'un véhicule. Pourriez-vous me renseigner sur les villes de Florence et de Sienne (Musées, jardin …), nous donner des idées pour découvrir cette région de Toscane, des visites à ne pas manquer, des routes et villages incontournables, des adresses de restaurants, pizzéria, viticulteurs (je suis un amateur de bons vins), randonnées.
Merci à vous
Cyril
Programme de visite de Budapest English translation pending
Bonjour,
Si vous avez quelques minutes, j'aurai aimé avoir votre avis (et suggestions) sur le programme que j'ai commencé à préparer pour les quelques jours que je vais passer à Budapest au mois de Mars.
Jour 1: Le Mont Gellert (statue de la liberté, la citadelle, le belvédère) Les thermes Rudas Apparemment mixtes les week-ends Soirée à l'opéra (y être à 18h30)
Jour 2
Le quartier juif Visite de la grande synagogue
Thermes Széchenyi Le bois de ville, le château Vaidahunyad La Place des héros
Jour 3
Pont des Chaines Palais Gresham Basilique Saint Etienne Visite du Parlement (en Français en fin de matinée)
Avenue Andrassy (opéra, place Vorosmorty ter, rue Vaci Uta) Musée de la Terreur Arrêt au Café Gerbeaud
Jour 4
L'île Marguerite
Le quartier du château Le palais royal, l'église St Mathias, le bastion des pêcheurs, la visite des catacombes
Jour 5
Passage au Marché couvert avant de reprendre l'avion (être à l'aéroport en début d'après-midi?)
En vous remerciant à l'avance pour votre aide,
Coralie.
Si vous avez quelques minutes, j'aurai aimé avoir votre avis (et suggestions) sur le programme que j'ai commencé à préparer pour les quelques jours que je vais passer à Budapest au mois de Mars.
Jour 1: Le Mont Gellert (statue de la liberté, la citadelle, le belvédère) Les thermes Rudas Apparemment mixtes les week-ends Soirée à l'opéra (y être à 18h30)
Jour 2
Le quartier juif Visite de la grande synagogue
Thermes Széchenyi Le bois de ville, le château Vaidahunyad La Place des héros
Jour 3
Pont des Chaines Palais Gresham Basilique Saint Etienne Visite du Parlement (en Français en fin de matinée)
Avenue Andrassy (opéra, place Vorosmorty ter, rue Vaci Uta) Musée de la Terreur Arrêt au Café Gerbeaud
Jour 4
L'île Marguerite
Le quartier du château Le palais royal, l'église St Mathias, le bastion des pêcheurs, la visite des catacombes
Jour 5
Passage au Marché couvert avant de reprendre l'avion (être à l'aéroport en début d'après-midi?)
En vous remerciant à l'avance pour votre aide,
Coralie.
La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure English translation pending
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité.
Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Croisière sur le Splendour of the Seas English translation pending
Nous partons sur le splendour of the seas de Royal carribean, le 7 septembre prochain de
Venise. Qui a fait cette croisière ? A partir de quelle heure peut on embarquer ? je cherche des infos sur les escales (Dubrovnik, Corfou, santorin, Athène, Katakolon)
Y a t il des débarquements en chaloupes ?
merci pour toutes infos sur cette croisière
MSC Orchestra - escale à Civitavecchia (Rome) le 19 octobre 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous partons sur le MSC Orchestra au départ de Genes avec escale à Civitavecchia, Palerme, Palma, Ibiza et pour finir Villefranche-sur-mer.
Pour l'escale de Civitavecchia, nous souhaiterions faire une excursion afin de découvrir de Rome sans se prendre la tête (métro, bus, etc...). Malheureusement, les excursions MSC sont beaucoup trop chère.. Dès lors, nous sommes à la recherche de francophone avec qui partager une excursion privée, ce qui reviendrait moins cher et la visite plus intéressante. Pour cela, nous avons trouver deux compagnies qui proposent ce genre de visites :
http://www.nccportodicivitavecchia.it/fr/articolo_dettaglio.asp?nID=3 http://www.visitesderome.com/excursionsencroisiere.html
Si cela pourrait vous intéressez, n'hésitez pas à me contacter 😎
Nous partons sur le MSC Orchestra au départ de Genes avec escale à Civitavecchia, Palerme, Palma, Ibiza et pour finir Villefranche-sur-mer.
Pour l'escale de Civitavecchia, nous souhaiterions faire une excursion afin de découvrir de Rome sans se prendre la tête (métro, bus, etc...). Malheureusement, les excursions MSC sont beaucoup trop chère.. Dès lors, nous sommes à la recherche de francophone avec qui partager une excursion privée, ce qui reviendrait moins cher et la visite plus intéressante. Pour cela, nous avons trouver deux compagnies qui proposent ce genre de visites :
http://www.nccportodicivitavecchia.it/fr/articolo_dettaglio.asp?nID=3 http://www.visitesderome.com/excursionsencroisiere.html
Si cela pourrait vous intéressez, n'hésitez pas à me contacter 😎
Mariage à Las Vegas! English translation pending
Bonjour tout le monde ! Mon copain et moi partons aux Etats Unis en septembre pour un road trip de 26 jours ! On passe biensûr par Las vegas lors de notre voyage, et on aurait aimé faire le truc à fond en se mariant..Cela fait 7 ans que nous sommes ensemble mais ce sera un mariage pour le Fun, on ne veux pas le faire valider en France, notre vrai mariage aura lieux ici avec toute notre Famille et nos amis. Bref, j'ai vu sur beaucoup de Forum qu'il y avait beaucoup de démarche à suivre longtemps avant le jour J, mais étant donné qu'il ne sera pas validé, on peut zapper cette étape, non ? En fait on est un peu perdu sur comment organiser tout ça, si quelqu'un peut nous éclairer ce serait génial !
Merci beaucoup d'avance :-)
Préparation d'un circuit en Autriche English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de passer 5 jours "pleins" à Salsbourg en septembre prochain. Comme j'aimerais faire des activités en dehors (balade autour des lacs, circuit vélo, les mines de sel ....), pensez-vous que c'est suffisant ou bien que je dois prolonger un peu ?
(Auparavant je passerai 4 jours pleins à Mutters, près d'Innsbrück, d'où je me rendrai pour visiter les châteaux de Linderhof et de Neueschwantein et ensuite j'irai à Salsbourg en passant par le château de Herrenschiemsee - je partirai de Nancy avec ma voiture).
Merci de votre réponse.
J'envisage de passer 5 jours "pleins" à Salsbourg en septembre prochain. Comme j'aimerais faire des activités en dehors (balade autour des lacs, circuit vélo, les mines de sel ....), pensez-vous que c'est suffisant ou bien que je dois prolonger un peu ?
(Auparavant je passerai 4 jours pleins à Mutters, près d'Innsbrück, d'où je me rendrai pour visiter les châteaux de Linderhof et de Neueschwantein et ensuite j'irai à Salsbourg en passant par le château de Herrenschiemsee - je partirai de Nancy avec ma voiture).
Merci de votre réponse.
Trois jours à Rome, comment bien s'organiser? English translation pending
Nous aurons trois jours entiers pour visiter Rome et le Vatican. Je crois que pour le Vatican il faut en prévoir un.
Pour le Vatican, je pense qu'il faut acheter ses billets à l'avance mais une fois sur place munis de ses billets, la file d'attente pour les visites est elle longue ? combien de temps en moyenne ? j'ai entendu parler de "coupe fil", de quoi s'agit il ? combien ça coûte ? où se les procure t-on ?
Ensuite, un audio guide suffit il ? que faut il privilégier au Vatican ? par quoi commencer ? peut on faire des photos librement ? pour la pause du midi, y a t-il des restaurants ?
Comme je ne connais pas du tout, et que je veux bien m'organiser, je préfère poser toutes les questions qui me viennent à l'esprit.
Combien coûte le billet pour le Vatican avec un audio guide ?
Ensuite pour Rome, il nous restera deux jours. J'aimerais avoir vos avis et impressions sur ce qu'il y a à visiter.
Le pass est il intéressant ?
un grand merci à tous de partager vos souvenirs, impressions et bons plans
Ensuite pour Rome, il nous restera deux jours. J'aimerais avoir vos avis et impressions sur ce qu'il y a à visiter.
Le pass est il intéressant ?
un grand merci à tous de partager vos souvenirs, impressions et bons plans
Bordeaux-Nice à vélo English translation pending
Bonsoir , j'envisage au moisde Juin d'effectuer le trajetde Bordeaux à Nice et j'ai un soucis ....en quittant Bordeaux vaut il mieux suivre la Dordogne ? la piste Lapebie et la vallée du Lot pour rejoindre Cahors ? il y a tantde choses et de belles à voir que le choix est difficile!! une fois le departpris le reste va toutseul merci de vos conseils; Roland
Bons plans pour excursions Costa en Norvège? English translation pending
Bonjour,
Nous partons d'Amsterdam le 18 août 2013 à bord du Costa néoRomantica 13 jours pour la croisière "Cap Nord et Fjords de Norvège".
Quelles sont les excursions qui ne peuvent pas s'organiser facilement sans Costa ? Vos échanges sur voyageforum.com laissent à penser que nous pouvons nous débrouiller seuls pour Trondheim, Tromso et Bergen.
Par contre il semblerait qu'il faille obligatoirement passer par les excursions Costa (hors de prix !) pour Hellesylt/Geiranger, Honningsvag, Leknes (Gravdal) et Olden.
Si vous avez déjà réalisé cette croisière pouvez-vous me le confirmer ?
Si oui quelles excursions Costa faut-il choisir sur ces 4 escales ?
Si non quelles sont celles en plus des 3 premières que nous pouvons faire seuls ?
Merci beaucoup d'avance de me faire part de votre retour d'expérience, avis et bons plans sur ce sujet.
Bien croisièrement votre.
M. R
Sept jours seule à Istanbul English translation pending
Salut!!!
Je pars le 08/05/13 a Istanbul pour 7 jours et j'aimerai avoir un programme pour visiter la ville , a savoir les meilleurs lieux a visiter et les quartier ....etc. je n'es aucune idée par ou commencer en plus j'ai pas de guide. 😕
Je pars le 08/05/13 a Istanbul pour 7 jours et j'aimerai avoir un programme pour visiter la ville , a savoir les meilleurs lieux a visiter et les quartier ....etc. je n'es aucune idée par ou commencer en plus j'ai pas de guide. 😕
Randonnées dans les Météores le 1er mai? (Grèce) English translation pending
Le temps ne permettant pas de faire autrement, je me demandais s'il était possible de se balader dans les Météores à n'importe qu'elle heure de la journée et n'importe quel jour de l'année (notamment le 1er mai) ? Ou est-ce un espace clos qui ferme certains jours de l'année ?
En résumé, si je vais aux Météores le 1er mai, j'imagine que je ne pourrai pas entrer dans les monastères ? Mais est-ce que je pourrai aller devant ou je serai condamner à rester dernière une barrière...
Temples Wat Kalayanamit et Wat Rakhang (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Qui connait ces deux temples a Bangkok et pourrait me dire lequel est le plus intéressant a visiter .... Merci
Qui connait ces deux temples a Bangkok et pourrait me dire lequel est le plus intéressant a visiter .... Merci
Escale de croisière en Grèce (une journée) English translation pending
Au cours de notre croisière en juin prochain nous ferons escale d'une journée à Athènes, Santorin, Mykonos et rhodes Que vpoir en priorité et surtout comment faire à Athènes Est-il préférable de réserver une excursion? Merci à vous🙂
Deux filles dans la région de Salvador de Bahia (Brésil) English translation pending
Nous partons à 2 filles durant 15 jours dans la région de Slavador de Bahia début mars 2013, on pense rester 3 jours a Salvador(dans quel quartier aller?) aller a Morro de Sao Paulo et Chapada diamanta.Auriez vous des conseils, des suggestions, des avis?merci bien 🙂 !
Sophie
Parcours et visites pour cinq à dix jours au Danemark? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais effectué un voyage, d'au maximum 10 jours, au Danemark cet été.
Nous serions 2 jeunes filles de 19 ans.
Voyager sac à dos et dormir sous tente ne nous fait pas peur, mais nous souhaiterions également profiter de la ville de Copenhague quelques jours.
Quels sont vos conseils autant sur les lieux à visiter que sur les choses à visiter?
Quel parcours pourriez-vous nous conseiller?
Merci d'avance pour vos précieux renseignements.
Isily.
Je souhaiterais effectué un voyage, d'au maximum 10 jours, au Danemark cet été.
Nous serions 2 jeunes filles de 19 ans.
Voyager sac à dos et dormir sous tente ne nous fait pas peur, mais nous souhaiterions également profiter de la ville de Copenhague quelques jours.
Quels sont vos conseils autant sur les lieux à visiter que sur les choses à visiter?
Quel parcours pourriez-vous nous conseiller?
Merci d'avance pour vos précieux renseignements.
Isily.
Mariage à Las Vegas pour le fun? English translation pending
Bonjour tous le monde !
Je sais que ce thème a maintes fois était publié mais je n'ai malheureusement pas trouvé une réponse claire et prècise... So HELP ME please 🙂
Je pars avec mon amie faire un tour du monde qui se terminera par LAS VEGAS. Pour finir en beauté cette expérience je souhaiterai faire un mariage déjanté (Elvis, limou et tout le toutim) mais juste pour le FUN (pour du beurre, de faux) car je souhaite une cérémonie traditionnelle en France (mairie + église). J'ai longtemps épluché les forums mais ne suis pas parvenu à une réponse à ce sujet. Beaucoup de personne indiquent que si on ne déclare pas le mariage en france, il ne sera pas "valide" et beaucoup d'autres indiquent le contraire.... Qui croire ?
Bref je m'en remets à vos lumières et espère que quelqu'un pourra m'apporter une réponse.
BIZ 😛
Je sais que ce thème a maintes fois était publié mais je n'ai malheureusement pas trouvé une réponse claire et prècise... So HELP ME please 🙂
Je pars avec mon amie faire un tour du monde qui se terminera par LAS VEGAS. Pour finir en beauté cette expérience je souhaiterai faire un mariage déjanté (Elvis, limou et tout le toutim) mais juste pour le FUN (pour du beurre, de faux) car je souhaite une cérémonie traditionnelle en France (mairie + église). J'ai longtemps épluché les forums mais ne suis pas parvenu à une réponse à ce sujet. Beaucoup de personne indiquent que si on ne déclare pas le mariage en france, il ne sera pas "valide" et beaucoup d'autres indiquent le contraire.... Qui croire ?
Bref je m'en remets à vos lumières et espère que quelqu'un pourra m'apporter une réponse.
BIZ 😛
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (3ème et dernière partie) English translation pending
Pour les « retardataires »... Le début de ce récit au jour le jour d'un voyage de deux semaines en Ethiopie, en février dernier, se trouve ici : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_1ere_partie_D5652492/
et la suite, là : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-140942-P1070426.JPG
Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-490942-P1070428.JPG
Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-000942-P1070458.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-030942-P1070461.JPG
Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-360942-P1070454.JPG
Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-550942-P1070470.JPG
Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-44-260942-P1070469.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-040942-P1070474.JPG
Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-400942-P1070494.JPG
On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs ��tudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
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Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
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Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
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Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
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Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-49-370942-P1070584.JPG
Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-50-220942-P1070591.JPG
Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-50-510942-P1070604.JPG
Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-51-230942-P1070618bis.jpg
Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-52-060942-P1070615.JPG
Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
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Chaque fenêtre offre un décor différent.
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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
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Nature morte à la cafetière...
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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
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Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
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Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
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Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
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Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
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Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
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Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
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On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs ��tudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
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Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
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Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
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Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
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Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
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Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
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Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
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Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
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Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
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Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
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Chaque fenêtre offre un décor différent.
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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
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Nature morte à la cafetière...
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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
Ville de Québec: un peu plus d'une journée, est-ce suffisant? English translation pending
Je reviens vers vous car je suis toujours indécise quant à notre périple en Ontario et à Québec pour juillet prochain.
Une possibilité pour nous serait d'arriver vers 15h à Québec et l'on aurait aussi le lendemain quasi complet car l'avion serait à 23h50 (sauf changements...). Est-ce suffisant? Sachant que de Québec, on ne voudrait voir que la vieille ville, et éventuellement, prendre le traversier pour avoir un panorama du château Frontenac. Pas forcément les musées car on en aura déjà vu de très beaux, notamment à Ottawa ou à Montréal. Et les alentours (chutes etc) seraient faits sur une autre journée du périple.
Qu'en pensez vous? Cela nous libèrerait plus de temps pour Montréal (une journée de plus), afin de visiter au moins les incontournables de cette ville. Et je suis sûre qu'on ne s'y ennuiera pas en fait.
Une possibilité pour nous serait d'arriver vers 15h à Québec et l'on aurait aussi le lendemain quasi complet car l'avion serait à 23h50 (sauf changements...). Est-ce suffisant? Sachant que de Québec, on ne voudrait voir que la vieille ville, et éventuellement, prendre le traversier pour avoir un panorama du château Frontenac. Pas forcément les musées car on en aura déjà vu de très beaux, notamment à Ottawa ou à Montréal. Et les alentours (chutes etc) seraient faits sur une autre journée du périple.
Qu'en pensez vous? Cela nous libèrerait plus de temps pour Montréal (une journée de plus), afin de visiter au moins les incontournables de cette ville. Et je suis sûre qu'on ne s'y ennuiera pas en fait.
Etats-Unis: Tout au sud de la Floride... escale à Key West English translation pending
D’île en île, de route en route et de pont en pont … l’Overseas Higway qui amarre les îles de Floride au reste du continent américain nous a conduit à son terminus * .
Mais la découverte ne s’arrête pas là ! L’ultime étape, Key West, nous offre le pittoresque de ses maisons anciennes aux tons pastel, son agréable douceur tropicale, son ambiance festive très « cool » sans oublier ses célèbres couchers de soleil … et bien plus encore !

Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.
Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.

A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.

Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !
Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.

Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …

Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !

Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.

Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !
Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.

Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.

Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.
Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».

Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.

Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.
Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !

D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.

Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.

Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !

Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.

Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.

Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !

Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.

Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.
L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).

Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __
* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien : http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/

Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.
Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.

A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.

Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !
Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.

Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …

Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !

Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.

Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !
Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.

Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.

Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.
Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».

Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.

Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.
Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !

D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.

Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.

Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !

Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.

Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.

Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !

Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.

Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.
L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).

Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __
* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien : http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/
Croisière "Terre Sainte" sur le Costa Magica English translation pending
bonjour à tous
nous sommes un couple de jeunes retraités partons avec le costa magica le 8 fevrier 2013 pour la croisière " terre sainte" et souhaiterions être en contact avec d'autres personnes qui font la même croisière pour discuter des excursions (seuls ou avec costa )
merci d'avance
Claudius
Visites et restaurants à Zaragoza? (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Dans un peu plus de deux semaines je vais me rendre à Zaragoza pour une année Erasmus. Les 4 premiers jours, ma famille sera avec moi et nous comptons en profiter pour faire un peu de tourisme dans la ville.
Ne connaissant absolument pas, j'aimerais savoir quelles sont les choses à faire, à visiter, combien ça couterait et s'il faudra se déplacer loin.
J'aimerais aussi connaitre quelques bons plans au niveau des restaurants aux alentours du centre ville, et aussi pour le shopping, où se situent les magasins intéréssants à faire etc..
Merci d'avance.
Dans un peu plus de deux semaines je vais me rendre à Zaragoza pour une année Erasmus. Les 4 premiers jours, ma famille sera avec moi et nous comptons en profiter pour faire un peu de tourisme dans la ville.
Ne connaissant absolument pas, j'aimerais savoir quelles sont les choses à faire, à visiter, combien ça couterait et s'il faudra se déplacer loin.
J'aimerais aussi connaitre quelques bons plans au niveau des restaurants aux alentours du centre ville, et aussi pour le shopping, où se situent les magasins intéréssants à faire etc..
Merci d'avance.
Retour de croisière sur le néoRomantica English translation pending
Bonjour à tous !
Et bien nous voilà sur la terre ferme après cette première croisière pour nous (j'ai voyagé avec mon fils de 10 ans, son meilleur copain et sa maman)
Pour une première, nous sommes très satisfaits
Le bateau est à "taille humaine", mais assez grand pour y trouver des zones calmes, il est bien sur tout beau avec une déco plaisante.
Embarquement parfait, rapide, avec accès aux cabines plus tôt que prévu et nos bagages déjà livrés.
Nous étions au 4ème pont à l'avant (4015) avec hublot : le seul bruit était celui de la mer, avec juste un moment difficile du fait d'une mer assez agitée (le pilote a du être hélitreuillé sur le bateau ce qui doit être significatif pour certains...). Service cabine parfait, tout est propre, rien à redire.
Repas copieux, très variés le soir (au giardino pour nous, et quand j'ai vu le Botticelli, j'étais contente de mon choix) et très bien servis...toujours avec le sourire ce qui est fort plaisant.
Nous avions pris des excursions à chaque escale : Canterbury et le château de Leeds (splendide malgré le temps), Amsterdam avec balade sur les canaux (seule excursion décevante tant par le guide que par le fait que nous ayons toujours été enfermés), Découverte de Hamburg (très intéressante), Souvenir de Copenhague (la plus jolie à mon avis) et Oslo avec Ice bar (la préférée de mon fils) Sans oublier la visite du bateau le dernier jour de mer, payante mais fort intéressante sur les coulisses de ce palace flottant (cuisine, mess, pompiers, buanderie....pour terminer à la passerelle pour l'apéritif avec le commandant... et la photo plus originale que celle du diner de bienvenue)
Pour les enfants, il y a eu deux possibilités de piscine : le jour du départ et à Copenhague; de longues parties de baby-foot où ils se sont fait des copains, le squok avec des animateurs très sympathiques.
J'avais peur du retour d'Oslo avec un grand temps en mer....mais cela aurait pu continuer un peu, surtout sous ce beau soleil et avec cette mer d'huile !
Bref nous voici tous tristes d'être déjà rentrés chez nous.....
Merci à tous ceux qui m'ont permis de trouver des informations sur ce forum !! et à PAP pour le choix des bagages 😉 Je répondrais volontiers à toutes vos questions qui me permettrons d'évoquer ce voyage
Nous étions au 4ème pont à l'avant (4015) avec hublot : le seul bruit était celui de la mer, avec juste un moment difficile du fait d'une mer assez agitée (le pilote a du être hélitreuillé sur le bateau ce qui doit être significatif pour certains...). Service cabine parfait, tout est propre, rien à redire.
Repas copieux, très variés le soir (au giardino pour nous, et quand j'ai vu le Botticelli, j'étais contente de mon choix) et très bien servis...toujours avec le sourire ce qui est fort plaisant.
Nous avions pris des excursions à chaque escale : Canterbury et le château de Leeds (splendide malgré le temps), Amsterdam avec balade sur les canaux (seule excursion décevante tant par le guide que par le fait que nous ayons toujours été enfermés), Découverte de Hamburg (très intéressante), Souvenir de Copenhague (la plus jolie à mon avis) et Oslo avec Ice bar (la préférée de mon fils) Sans oublier la visite du bateau le dernier jour de mer, payante mais fort intéressante sur les coulisses de ce palace flottant (cuisine, mess, pompiers, buanderie....pour terminer à la passerelle pour l'apéritif avec le commandant... et la photo plus originale que celle du diner de bienvenue)
Pour les enfants, il y a eu deux possibilités de piscine : le jour du départ et à Copenhague; de longues parties de baby-foot où ils se sont fait des copains, le squok avec des animateurs très sympathiques.
J'avais peur du retour d'Oslo avec un grand temps en mer....mais cela aurait pu continuer un peu, surtout sous ce beau soleil et avec cette mer d'huile !
Bref nous voici tous tristes d'être déjà rentrés chez nous.....
Merci à tous ceux qui m'ont permis de trouver des informations sur ce forum !! et à PAP pour le choix des bagages 😉 Je répondrais volontiers à toutes vos questions qui me permettrons d'évoquer ce voyage
Messe gospel et comédie musicale à New York English translation pending
bonsoir à tous,
Je passe une semaine en août à New York. Je souhaiterais assister à une messe Gospel à Harlem. Est-ce que quelqu'un peut me conseiller un lieu pas trop touristique ? D'autre part, j'aimerais assister à une comédie musicale à Brodway. Quel spectacle peut-on me conseiller ?
Merci d'avance pour vos avis
New York en octobre à 8! Location d'appartement... English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens à nouveau sur ce forum qui m'est toujours d'une aide précieuse. J'espère que ce sera le cas cette fois ci encore.
Alors voilà nous envisageons de partir pour une semaine à NYC fin Octobre. Il parait qu'octobre est un bon mois pour visiter la ville... D'après les guides en tout cas. Je sais que du coup pour nous c'est la fin du mois mais avec les vacances scolaires on a pas vraiment le choix.
Cependant nous partons à 8 et on aimerait donc opter pour un appartement en location. Plus facile pour être ensemble, pouvoir cuisiner un peu au lieu de faire toujours un resto etc. Et en plus facile pour rester se reposer tranquillement.
Mais trouver un appartement à NYC pour 8 fin Octobre, c'est pas chose facile. J'ai bien fait tous les sites mais rien ne me saute aux yeux, surtout que les locations ont l'air plutôt disponibles en été quand les gens ne sont pas là. Des bonnes adresses dans vos souvenirs? Un appartement à me suggérer?
J'ai trouvé ceci : http://www.nyhabitat.com/fr/new-york-appartement/saisonniere-vacances/12841
Mais je n'arrive pas à me représenter si c'est loin des "attractions" de Manhattan? D'après le plan ce n'est pas très loin mais en pratique qu'est ce que ça donne à votre avis? Il y a des zones dans les métros là bas? Crown Heights c'est un quartier sympa, calme dangereux, mal fréquenté?
De plus nous avons vu un vol pas cher avec US Airways. Il s'agit d'une compagnie low cost, en avez vous eu des echos? Nous passerions par Philadelphia d'ailleurs.
J'espère avoir vos avis et vos suggestions.
Merci en tout cas d'avoir pris le temps de lire.
A bientôt :D
Je reviens à nouveau sur ce forum qui m'est toujours d'une aide précieuse. J'espère que ce sera le cas cette fois ci encore.
Alors voilà nous envisageons de partir pour une semaine à NYC fin Octobre. Il parait qu'octobre est un bon mois pour visiter la ville... D'après les guides en tout cas. Je sais que du coup pour nous c'est la fin du mois mais avec les vacances scolaires on a pas vraiment le choix.
Cependant nous partons à 8 et on aimerait donc opter pour un appartement en location. Plus facile pour être ensemble, pouvoir cuisiner un peu au lieu de faire toujours un resto etc. Et en plus facile pour rester se reposer tranquillement.
Mais trouver un appartement à NYC pour 8 fin Octobre, c'est pas chose facile. J'ai bien fait tous les sites mais rien ne me saute aux yeux, surtout que les locations ont l'air plutôt disponibles en été quand les gens ne sont pas là. Des bonnes adresses dans vos souvenirs? Un appartement à me suggérer?
J'ai trouvé ceci : http://www.nyhabitat.com/fr/new-york-appartement/saisonniere-vacances/12841
Mais je n'arrive pas à me représenter si c'est loin des "attractions" de Manhattan? D'après le plan ce n'est pas très loin mais en pratique qu'est ce que ça donne à votre avis? Il y a des zones dans les métros là bas? Crown Heights c'est un quartier sympa, calme dangereux, mal fréquenté?
De plus nous avons vu un vol pas cher avec US Airways. Il s'agit d'une compagnie low cost, en avez vous eu des echos? Nous passerions par Philadelphia d'ailleurs.
J'espère avoir vos avis et vos suggestions.
Merci en tout cas d'avoir pris le temps de lire.
A bientôt :D
Caraïbes: Saba et Anguilla, deux îles si proches et pourtant si différentes! English translation pending
Quelques touristes blasés risquent de vous l’affirmer haut et fort, toutes les îles de la Caraïbe se ressemblent. Certes, dans toutes les îles de l’arc antillais on retrouve une mer bleue ainsi qu’une atmosphère tropicale et insulaire …
Mais les voyageurs curieux vous diront que chaque île a ses spécificités et son propre charme. Certaines d’entre elles offrent aux visiteurs des paysages totalement différents … à l’image de deux îles qui émergent de mes souvenirs de voyage.
Je veux évoquer ici, Saba la hollandaise et Anguilla l’anglaise.

L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.
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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.

A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !
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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.

Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !
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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.

Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !

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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !

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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.

De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.


Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !
L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.

Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’île et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !

Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».

Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !


La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.
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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.

Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …
Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …

Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !


Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.

Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.
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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.

Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …
Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.

L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.
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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.

A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !
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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.

Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !
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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.

Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !

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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !

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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.

De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.


Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !
L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.

Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’île et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !

Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».

Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !


La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.
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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.

Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …
Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …

Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !


Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.

Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.
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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.

Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …
Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.
Rome à pied: deux jours de visite en septembre 2012 English translation pending
Nous arriverons de 20 jrs de croisière. Comment visiter Rrome afin de ne pas perdre trop de temps ? Principaux sites ?Petits restos recommandés. Possibilité de parler français ?
Marjotg