La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure

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DI
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité. Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.

Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
DI
Nous longeons le port sur près de 10km à la recherche du brise glace Lénine et nous sommes déçus d’apprendre qu’il est en cale sèche pour restauration donc inaccessible au public. Nous profitons du prix du gasoil (0,75€/l) pour remplir les réservoirs et cherchons, sans succès, une carte routière. Nous nous contenterons de notre atlas russe contenant une page au 1:2 800 000 sur la péninsule de Kola et la Carélie et de notre guide qui n’est guère plus généreux. Nous faisons un tour dans la ville puis montons sur la colline à Aliocha, le monument des défenseurs de l'Arctique soviétique pendant la Grande Guerre patriotique. La statue est imposante (35m de haut) et la vue sur la plus grande ville arctique du monde (305000 hab.) est impressionnante. Les immeubles d’habitations semblent tous tournés vers le port libre des glaces toute l’année. Nous ne pourrons pas aller plus au nord car Severomorsk, base de la flotte militaire et nucléaire russe est une ville fermée. La barrière de contrôle sur la route ressemble à un poste frontière : arrêt obligatoire, présentation des papiers et inspection du véhicule. Nous décidons de nous éloigner de toutes ces zones interdites pour tenter d’approcher la mer de Barents. Nous filons à l’est vers Teriberka.
DI
Après 45km, les barres d’habitations de la base aérienne militaire de Severomorsk-3 prévue pour protéger la flotte du nord surgissent au milieu de nulle part. Puis la nature reprend ses droits, les bouleaux se nanifient. Nous parcourons encore 90km dans la toundra, vaste étendue de mousses vertes et de lichens blanchâtres appelés lichens des rennes avant d’arriver à Teriberka ‘nouveau’. C’est une zone de style soviétique construite autour du port de pèche. Il n’y a plus que trois bâtiments en état : l’usine de poisson, la bâtisse militaire et l’école.Les habitations sont en ruine ou dans un état lamentable, des carcasses de bateaux en bois gisent au bord de l’eau, la benne servant de poubelle déborde …Il y avait 8000 habitants, il n’en reste qu’une poignée. Nous avons vraiment l’impression d’être au bout du monde. Après avoir traversé la décharge à ciel ouvert à la sortie du village nous découvrons en contrebas de la piste une magnifique plage d’énormes galets (30 à 80cm de diamètre). Des vagues déferlent sur les cailloux et un navire croise au loin. Nous restons un long moment pour profiter de l’endroit et toucher enfin l’eau de la mer de Barents. Puis, nous retraversons le village pour aller à Teriberka ‘vieux’ qui se compose de quelques maisons en bois et de petites embarcations le long d’une plage des sable. Un peu plus loin débute une superbe piste taillée dans la roche. Elle mène à la baie Zavalishina où doit être implanté le port méthanier pour l’exploitation du champ gazier offshore Shtokman de l’arctique. Le projet, qui se heurte à des coûts prohibitifs, est en cours et pourrait complètement transformer Teriberka. Bien entendu, l’accès est interdit.
DI
Comme il n’y a pas de route directe, nous retournons prendre la M18 qui relie Murmansk à St Petersbourg sur 1350km et rejoignons Lovozero au cœur de la péninsule. Depuis notre entrée en Laponie russe, c’est la première fois que nous voyons des signes de la culture sami. Le centre culturel a la forme d’un lavvu, le sovkhoze est aménagé en parc à rennes et un festival sâme est même organisé en juin. Nous bivouaquons à l’écart de la ville au bord de la rivière Voronia en compagnie de quelques pêcheurs. A cette latitude, le soleil ne se couche pas en juin et juillet et certains pêchent toute la ‘nuit’. Nous poursuivons jusqu’à Revda, au pied du massif du Lovozero qui culmine à 1120m.C’est une ville où tout tombe en ruine. Construite en 1950 autour des mines d’extraction de loparite, elle a beaucoup de mal à survivre depuis l’effondrement de l’URSS. Nous trouvons pourtant une banque, un DAB, une petite alimentation bien achalandée et une station service. Mais nos tentatives pour trouver la route de Kirovsk échouent et malgré notre insistance, nous obtenons comme seule réponse : il faut faire le tour par la M18.
DI
Résignés, nous la rejoignons et traversons les villes industrielles d’Olenegorsk et Montchegorsk, centrées sur l’exploitation minière et métallurgique du cuivre et du Nikel. Comme lors de notre arrivée dans le pays, l’environnement naturel, mi taïga - mi toundra, est ravagé par la pollution et nous nous éloignons rapidement pour bifurquer vers Apatity puis Kirovsk. Ici, la richesse est l’apatite qui est utilisée dans la fabrication d’engrais chimiques. Comme partout dans la péninsule, la population diminue depuis le développement de l’économie de marché mais nous n’avons pas le sentiment d’une ville à l’abandon ni de désastre écologique. Nous montons voir la station de ski sur les monts Khibiny (alt. 1075m). Plusieurs ouvriers travaillent sur le télésiège 1 place et même s’il n’y a pas le niveau d’aménagement des stations françaises, le cadre est plutôt agréable. Pour poursuivre, comme nous sommes plutôt tenaces, nous cherchons la route directe menant à la mer Blanche et allons jusqu’au hameau d’Oktyabrskiy où doit se trouver l’embranchement. Les gens qui nous renseignent sont sur le point de partir et nous proposent gentiment de les suivre. Il est 18h30 lorsque nous nous engageons sur une piste qui devient rapidement chaotique. Le vieux UAZ zigzague au milieu des pierres et des flaques de boue à la recherche de la meilleure trajectoire et se joue des multiples bifurcations. A notre grande surprise, au milieu de la forêt de sapins et de bouleaux, nous filons comme des avions. Nous sommes sur la piste d’aviation de la base abandonnée de Khariusniy, puis la piste est à nouveau cassante et enjambe des rivières par des ponts en rondins de bois dont le tonnage maximum autorisé n’est évidement pas indiqué. Notre guide d’un soir réalise t’il que notre véhicule pèse 3T ? Nous le suivons au cœur de la Laponie en ayant le sentiment de vivre quelque chose d’unique et c’est magnifique. Nous arrivons au hameau d’Inga à 22h. Le UAZ s’arrête et nous sommes invités à boire le thé. Leur datcha en bois a brulé il y a un an et en attendant de la reconstruire, ils vivent sous une tente au confort rudimentaire. Vladimir prépare le thé et des sandwiches pendant que Tamara ramasse des fraises. Nous essayons de communiquer avec nos quelques mots de russe et comprenons qu’il est chasseur et pêcheur. Il travaillait à la mine de Kirovsk, un travail très dur et elle était employée au bureau de poste. Ils sont à la retraite maintenant et s’occupent de leur petit fils Rodion de 8 ans qui entrera en 2ième classe en septembre. Pour l’instant, il a surtout besoin de se dégourdir les jambes et tourne en vélo autour de la tente ! Vladimir nous griffonne un croquis sur un bout de papier pour le lendemain. Il connait très bien la région et nous avons une chance incroyable de l'avoir rencontrer. Puis nous faisons le tour du propriétaire : le sauna, le hangar avec les motos neige, les toilettes, le potager … Le soleil se couche à 23h10 et épuisés par cette très longue journée, nous installons comme tous les soirs la moustiquaire pour dormir dans la Disco.
DI
Nous quittons Inga de bon matin, enthousiastes mais un peu anxieux à l’idée de poursuivre seuls. Tout se passe bien jusqu’à Myna (4 lettres inscrites sur un arbre) où nous partons sur la gauche sans traverser la rivière. La piste devient herbeuse puis boueuse. Elle a été ‘‘enarbrée’’ (et non empierrée) mais n’étant pas entretenue, les troncs sont maintenant dans tout des sens et demande une grande vigilance. Passages à gué et bourbiers se multiplient jusqu’à devenir infranchissables. Certes, nous aimons l’aventure mais s’engager plus avant serait suicidaire : notre disco n’est pas équipée de treuils, nous sommes à 2h de marche du hameau d'Inga, le suivant est encore à 25km et il y a très peu d’espoir de voir passer un véhicule. Nous faisons demi-tour. Vladimir est tout juste levé à notre retour. Il comprend immédiatement ce qui nous a stoppés et dessine un nouveau croquis. Sa confiance est communicative et nous voilà repartis. A Myna, nous franchissons la rivière à gué puis poursuivons par une longue montée sur une piste étroite et ‘‘enarbrée’’. La pente s’infléchit et la piste s’élargie mais rapidement elle devient piégeuse avec des gros cailloux masqués par l’herbe. La conduite demande une grande concentration. Notre progression est de 5km en 1h. Les branches des bouleaux caressent allégrement la carrosserie … mais nous sommes sereins … petits points dans l’immensité de la taïga laponne. Que se passerait-il si nous avions un problème mécanique ? Nous optons pour la devise ‘qui ne risque n’a rien’ et profitons simplement de chaque instant. Puis nous retrouvons un terrain plus humide au milieu des lacs. Encore quelques passages à gué et ponts douteux et nous tombons sur une piste plus belle et certainement plus fréquentée, probablement celle qui vient de B.Myna. Nous faisons plusieurs haltes, prenons une douche chaude et profitons encore une fois des myrtilles et baies arctiques avant d’atteindre Ymba puis le rivage de la mer Blanche à Kuzreka.
DI
Le soleil, les petits villages de pécheurs colorés et les plages de sable désertes de la mer Blanche donnent l'impression d'un paradis pour les vacances en cet fin juillet. Les moustiques étant restés à l’intérieur des terres, nous en profitons pour nous baigner. Notre périple dans la péninsule de Kola prend fin dans la ville portuaire de Kandalakcha où nous retrouvons la M18. Nous passons le cercle polaire puis descendons la Carélie. La Laponie s’est ouverte à nous petit à petit, la Norvège d’abord, puis la Finlande, la Suède et enfin la Russie. Nous y avons ressenti un profond sentiment de liberté lié aux immenses espaces où le soleil ne se couche plus en juin et juillet. Coté scandinave, nous avons complètement adhéré au mode de vie où la nature a gardé le dessus sur l’homme. Coté russe, le désastre écologique (y a-t-il encore des rennes ?) est hallucinant mais la péninsule de Kola nous a offert un terrain d’aventure extraordinaire qui a nous vraiment séduit.
TR
Je viens juste de découvrir ce très beau reportage ! Un grand merci [;)]
TRAFIC LIFE : https://sites.google.com/view/trafic-life/accueil VAN PRATIC : https://photos.google.com/share/AF1QipMTdvvniiPNlN5Y-7bYw9s-kH2Wh2qTzeOH_u8JZ2mMcicJLoCimYLVDg1RF2BuCA?key=TlBMbXZmU1ZlcUtNS25KeGhQYm5MeGdWQVFxVzNn
BA
Bonjour,

Merci pour ce compte rendu très instructif. Cela donne envie d'aller se balader par là-bas. Les photos de paysage donnent une folle envie d'évasion...

Bardak
RF
Bonjour, Et merci pour votre témoignage. Félicitations pour avoir insisté et poursuivi votre route sur ces pistes difficiles. Vous avez vécu l'aventure. C'est génial de la partager.
http://www.allersretours.com
JL
bonjour tres beau reportage de ton aventure nous avons l'intention de descendre de Kandalakcha jusqu'à MOSCOU en venant de Rovaniemi en moto peux tu me renseigner sur l'hébergement (camping hôtel chambre chez l'habitant ou autre) facile a trouver ainsi que pour le ravitaillement en essence car autonomie de 250km maxi en te remerciant ps avec ton 4x4 si tu veux un beau coin va te promener vers la Turquie Géorgie Arménie paysage sublime peu de monde et gens hyper accueillants nous l'avons fait toujours en moto 12000km bon vent et bon prochain voyage
DI
Nous sommes descendu de Kandalakcha à Saint Pétersbourg en 2 jours par la route principale, la M18. La Carélie est une région de forêts, lacs et marécages. Les routes secondaires sont souvent des pistes en mauvais état bordés de marais ressemblant à des prairies . Nous avions trouvé au bord d'une de ces pistes un simple petit renfoncement pour bivouaquer. Aucune circulation pendant la nuit n'était venu perturber notre sommeil ! Comme nous sommes complètement autonomes avec notre 4x4 aménagé , nous ne pouvons malheureusement pas vous donner d' adresses de camping ou autre .... D'ailleurs, je pense que nous n'en avons pas vu des campings ! Pour le carburant, pas de soucis, nous en avons trouvé sans difficultés. La M18 est un axe très fréquenté le long duquel il y a pas mal de station service. Si vous êtes à Kandalakcha, nous vous conseillons de longer la cote sud de la péninsule de Kola, le long de la mer blanche. C'est magnifique et la route est goudronnée et bonne jusqu'à Olenitsa.

Nous connaissons un peu la Turquie pour l'avoir traversée en 2012 lors d'un périple extraordinaire de 2 mois qui nous avait mené jusqu'en Asie Centrale (Turkménistan-Ouzbékistan-Tadjikistan-Kirghizstan-Kazakhstan).
ES
nous avons l'intention de descendre de Kandalakcha jusqu'à MOSCOU en venant de Rovaniemi en moto peux tu me renseigner sur l'hébergement (camping hôtel chambre chez l'habitant ou autre) facile a trouver ainsi que pour le ravitaillement en essence car autonomie de 250km maxi

salut Jlpbarjoteam, et tout d'abord merci à Disco3 pour ses messages sur cette région magnifique effectivement méconnue. On ne peut que se réjouir que plus de voyageurs crapahutent par là. Pour répondre à ta question, comme l'a déjà dit Disco3, les stations essences ne sont pas un problème. Pour l'hébergerment il y a une paire de petits motels café-resto, fréquentés par les routiers entre autres, à côté de stations essences. Au sud de Petrozavodsk il y a même une grosse halte avec magasin d'alimentation. La propreté est variable. Le problème encore en Russie est la mauvaise habitude de jeter tout sur place (bouteilles de bières vides, emballages, ...). La M18 ne traverse pas les agglomérations, mais celles-ci sont toujours à quelques kilomètres sur une route latérale, donc aller prendre une chambre dans un hôtel ne pose pas problème.

Les haltes carburants, cafeterias et motels sont indiquées sur les GPS, j'utilise Navitel de préférence en Russie, mais Sygic est bon aussi. Et, pour avoir une bonne vieille carte papier qui n'a pas besoin de batterie, on trouve dans les stations essence des atlas routiers, et ceux par provinces, peuvent être bien pratiques. Pour Mourmanskaya et Karelia ceux là:







si ton autonomie est de 250 kms alors tu ne peux pas effectuer Rovaniemi-Kandalaksha en une traite, et sachant que l'essence est beaucoup moins chère en Russie, l'idéal est de faire le plein à la pompe d'Alakurtti. Après la frontière finlandaise de Salla, et sur quelques dizaines de kms, avant Alakurtti, la route était en rénovation depuis un moment. Ça donnait ceçi encore l'été dernier:



or ce passage brusque d'asphalte à gros gravier peut se produire aussi sur la M18 lorsque, pendant le cours été, il y a des travaux de réfection/entretien. Ça peut durer sur des tronçons jusqu'à 1 ou 2 kms. Dans le cas Alakurtti-Salla j'avais eu 40 kms avec ce gros gravier, mais aux dernières infos, la route devrait être bonne maintenant (http://murman.tv/news/7768-zakonchen-remont-dorogi-alakurtti--salla.html , cette brève date de l'automne).

Le trajet est très rapide entre Kandalaksha et Saint-Péterbourg si on roule d'une traite. Il y a occasionnellement des contrôles de vitesse effectués au pistolet radar. Mais si le but est de découvrir et profiter, alors il y a de multiples haltes faisables: petits villages pomoriens, tel Kovda au sud de Kandalaksha, des sites de pétroglyphes lapons préhistoriques et des cercles rituels de pierres, l'archipel des Solovki en allant prendre le bateau à Kem, entre juin et septembre, l'île de Kiji sur le lac Onego en prenant l'hydrofoil à Petrozavodsk, entre autres. Solovki et Kiji sont deux sites UNESCO.

Aussi, comme le mentionne Disco3, la côte de la mer Blanche est magnifique, sur la route à l'est de Kandalaksha. C'est l'espace de cette branche de culture régionale nord-russe dite Pomor, et il y a des villages notables tels Umba et Varzuga. Après Olenitsa la route asphaltée s'arrête, mais la route forestière en terre battue est très roulable. En tout cas par temps sec ...

Varzuga et son église du 14è/15è:



Si l'idée n'est pas de visiter Saint-Péterbourg mais de rouler directement sur Moscou, je recommande cet itinéraire, qui passe par des régions magnifiques, riches d'héritages culturels et historiques du Moyen-Âge russe d'avant la montée en puissance de Moscou (Belozersk, Kirillov, Ferapontovo, Vologda, Yaroslavl, Kostroma, Vladimir, ...):



http://maps.yandex.ru/-/CVG5AZmv

alternativement, si Saint-Pétersbourg est prévu, alors pour continuer sur Moscou, il est tout de même possible de passer par cette région du Lac Blanc, Belozersk, Kirillov, etc, reste une meilleure option, en terme de tourisme culturel, que d'emprunter la route principale E105. Càd. après Saint-Petersbourg retourner sur la chaussée de Mourmansk jusqu'à Ladoga puis bifurquer sur la route Tikhvin, Cherepovets, etc.

Pour finir avec une belle vue, dimanche dernier j'étais à Kiji, au départ de Pétrozavodsk:

VI
Merci de partager avec nous votre voyage. Je ne connaissais pas très bien cette destination, ça donne envie de la découvrir en tout cas !

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