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Croisière sur le Costa Serena en juin 2013 English translation pending
bonjour
Nous partons en croisière avec nos 2 enfants 25 et 19 ans a partir du 29 juin sur le costa serena départ Marseille ; j ai déja recueilli pas mal d infos sur les forums , par contre certaines personnes parlent d un forfait boisson boys and girls mais je ne le voit pas cité sur le site costa , existe t il encore ou se fait il sur s autres bateaux que le sérena ?La formule all inclusive me semble assez onéreuse !
D'autres part quelles excursions proposées valent vraiment la peine à Savone , Rome, olbia , palma et ibizza ?
Merci pour les infos
Flo
Semaine sainte dans la région de Jerez de la Frontera (Andalousie) English translation pending
Bonjour, je vis en Espagne depuis 10 ans et suis inscrite au voyageforum depuis 5 ans, mais j’avais très rarement regardé le forum Espagne. Comme je voulais voir la Semaine Sainte de Séville et que je trouvais tous les hébergements hors de prix, j’ai pensé à Jerez de la Frontera où j’ai trouvé un grand choix de pensions à moins de 30 € la nuit pour une personne, et elles n’avaient pas augmenté leurs prix pour la semaine sainte, elles, contrairement à celles de Séville.
Je suis revenue hier soir de Jerez de la Frontera, après un séjour de 4 jours et 4 nuits entre le mercredi saint et le jour de Pâques. Comme j’ai remarqué qu’il n’y a à peu près rien sur ce forum, ni à propos de Jerez, ni à propos de la semaine sainte, voici mon compte-rendu.
Mon impression générale est positive, mais il y a quand même eu deux points noirs importants : - le fait que de très nombreux sites touristiques (entre la moitié et les deux tiers) aient été fermés pour la semaine sainte et les autres avec un horaire réduit (seulement le matin en général). Quant aux églises elles avaient un horaire fantasque et bien souvent on me disait de repasser plus tard, quand la porte n'était pas carrément fermée avec aucune indication d'horaire dessus. - L'autre gros point noir a été le temps : malheureusement les prévisions météo sur internet qui n'étaient pas très bonnes se sont révélées exactes et la moitié des processions prévues n'ont pas eu lieu. C’est traditionnel en Espagne, la semaine sainte est souvent pluvieuse. Mais il a fait 22º dans ma chambre sans que j’aie besoin de mettre le chauffage, alors qu’il ne faisait que quelques degrés à Paris et dans le nord de la France ces jours-là, donc je ne peux pas trop me plaindre.
Après les aspects négatifs, venons-en aux aspects positifs : --> la nourriture excellente et plutôt bon marché, difficile de choisir entre toutes les bonnes adresses et une fois assise entre tous les plats proposés sur la carte. J’ai changé tous les jours de restaurant, avec pleins de bonnes surprises. La palme d'or au bar Juanito qui proposait pour 6 € des "demi-rations" grandes comme des rations, avec un vin rouge au verre exquis de la région de Cadiz : j'ai mangé un festin pour 19 €, mais hélas je me suis ensuite écroulée sur mon lit pour me reposer un peu et je me suis endormie jusqu'à 21 h 30, trop tard pour voir les processions du jeudi saint, qui ont été les seules à ne pas être dérangées par la pluie ! J'ai été lourdement punie de ma gourmandise.
--> J'ai beaucoup aimé aussi les tapas offertes avec la dégustation de vins et alcools de Jerez de 14 heures dans l'une des caves de la ville : Domecq Fundador, non loin du musée archéologique. Jerez c'est le fameux vin de Xeres qu'on recommandait toujours aux malades atteints de phtysie au 19ème siècle ou c'est le Sherry des anglais. A l'intérieur du triangle Jerez-Sanlucar de Barrameda-Puerto Santa Maria, tout le vin produit a la dénomination de "Jerez". Et il y a des dizaines de caves dans la région, dont plus d’une douzaine à Jerez même. Toutes se visitent pour un prix assez modique, incluant une dégustation gratuite. Ils espèrent évidemment que vous allez ensuite acheter des bouteilles. A la dégustation de 14 h, tous les jours sauf dimanche, on paye 8 € ou 13 € avec tapas et l’on peut se servir à volonté dans 4 bouteilles, et manger saucisson iberico, chorizo, fromage manchego, chips, etc…
--> la gentillesse des andalous : partout on m'a aidée pour trouver le meilleur endroit pour voir les processions, pour trouver le meilleur restaurant, pour pouvoir visiter une église à demi-fermée, à la gare où l'employé m'a proposé un meilleur train pour le retour et m'a changé mon billet gratis et a été jusqu'à regarder sur internet la prévision météo du lendemain (vous imaginez ça à la SNCF ?), etc... Dans 3 des 4 visites payantes que j'ai fait à Jerez, ils m'ont donné le tarif réduit pour retraités (2 € au lieu de 5 €), quand j'ai dit que j'avais 61 ans mais que je ne pouvais pas encore me mettre à la retraite. Bien sûr le fait que je parle espagnol aidait, mais quand même, ce n'est pas partout que les gens sont aussi serviables et gentils. J'ai parlé avec beaucoup de jeunes et de moins jeunes, notamment, sur le parcours des passos, avec des vieilles dames endimanchées et super calées sur tout ce qui concerne les processions.
--> les processions de la Semaine Sainte, le principal but de mon voyage. Je précise que je suis athée mais après 6 ans en Amérique du Sud, j'ai commencé à m'intéresser à ce que l'Unesco appelle le "patrimoine immatériel", dont les fêtes flokloriques et fêtes religieuses font partie. J'avais déjà vu la Semaine Sainte à Tolède il y a 3 ans, mais j'avais toujours admiré les processions andalouses à la télévision, jamais en vrai. A Jerez j'ai pu bien voir 4 ou 5 processions entre mercredi et vendredi puisque j'en ai raté 5 jeudi après mes agapes au bar Juanito et que les autres ont été supprimées par la pluie. Les fanfares me plaisent toujours autant, elles jouent vraiment bien, de grandes "bandes" de 50 à 100 musiciens qui viennent de toute la région et jouent des musiques plus ou moins militaires ou plus ou moins philharmoniques, mais toujours rythmées au tambour, car les porteurs des "passos" qui ne voient rien marchent au rythme du tambour. Les "passos", ce sont ces grands plateaux de bois où se trouvent les statues représentant Jésus ou la Vierge en pleurs et souvent à côté d'eux d'autres personnages de la Passion. Ils font plusieurs tonnes et sont portés par quelques dizaines de "costaleros" qui portent sur leurs épaules chacun plus de 100 kilos. La plupart de temps ils sont invisibles, cachés par des rideaux de velours et il y a un "chef" qui les guide, notamment dans les virages. C’est lui aussi qui donne le signal de l'arrêt ou du départ car il y a évidemment de nombreux arrêts pour reposer les épaules, boire de l'eau et échanger son tour avec d'autres costaleros. D'autant plus que la procession dure entre 5 et 10 heures suivant l'éloignement de l'église ou de la chapelle par rapport au centre. Chaque procession a donc son parcours, mais toutes suivent au milieu une "Carrera officiale", c'est-à dire un parcours officiel d'un à deux kilomètres, le long duquel on peut louer une chaise pour 10 € . C'est bien pour se reposer, mais la procession passe alors assez vite, rendant difficile les photos au flash des passos et comme les fanfares alternent des moments musicaux et des moments avec seulement le tambour, il y a une chance sur deux de ne pas entendre la musique ou seulement de loin et la musique est ce que je préfère dans ces processions. Les fameux costaleros, ainsi que les autres pénitents qui défilent avec leurs grands capuchons en pointe violets, bleu marine, vert sombre, rouges ou noirs sont regroupés en "hermandades" = fraternités qui dépendent d'une paroisse et travaillent toute l'année dans des oeuvres de charité et pour les costaleros en préparation et entraînement physique bien sûr. Ces fraternités et processions existent en Espagne depuis la Renaissance, d'abord liées aux ordres monastiques religieux et elles se sont beaucoup développées au 18ème siècle avec la sculpture des plus célèbres et anciens passos baroques. Après un fort déclin au 19e, elles se sont à nouveau énormément développées dans toute l'Espagne à partir des années cinquante, avec la création de nombreuses fraternités et la sculpture et la remodélation de très nombreux passos, toujours dans le même style baroque. En Andalousie, il y en a partout, mais les processions de la Semaine Sainte les plus célèbres à Séville et Malaga. A Jerez, c'est comme une émulation, chaque église ou chapelle se doit d'avoir au moins deux passos, un avec le Christ souffrant un des moments de la Passion et un avec la Vierge éplorée, c'est pourquoi il n'y a pas moins de 42 fraternités et qu'elles défilent chacune un jour entre le samedi de la Passion, veille des Rameaux jusqu'au vendredi saint. Elles ont en général deux passos et des centaines de pénitents en costumes. A Séville les processions ont plusieurs passos et des milliers de pénitents. Si cette explosion du nombre de fraternités a commencé sous le franquisme, je crois qu'elle dépasse de loin tout aspect politique et même religieux. C'est en même temps la communion de tout un quartier et de toute une ville pour mettre en valeur leurs traditions régionales les plus belles et les plus ferventes, un peu la même chose que ce qu’on voit dans les fêtes floklorico-religieuses de la côte catalane.
--> Pour les sites touristiques proprement dits, comme je l'ai dit, ils étaient difficiles à visiter, fermés ou avec des horaires fantasques. C'est sûr que Jerez ne peut pas rivaliser avec ses trois célèbres soeurs andalouses Séville, Grenade et Cordoue (à titre de comparaison, les trois ont trois étoiles au guide vert, Jerez en a deux comme Cadiz). Mais son centre est bien conservé avec beaucoup de ruelles étroites avec un joli style de maisons blanches avec des encorbellements de portes et de fenêtres jaunes et, par ci par là, des palais du 17e ou du 18e siècle aux belles façades et des églises gothiques de plus ou moins grande taille. Quand on peut y entrer, on y découvre souvent un beau rétable doré dans le choeur et deux passos décorés de fleurs dans une chapelle latérale. Il y a une très jolie place, qui ne déparerait pas une petite ville italienne, celle de la Asuncion, avec le vieil hôtel de ville (= Cabildo) Renaissance décoré de statues de Jules César et d'Hercule, quelques vieilles maison, l'église Saint Dionisio et une fontaine au centre. Comme la place était sur le parcours de la Carrera Officiale, elle était couverte de chaises séparées par des murs de bois, ce qui enlevait certainement un peu de son esthétique et de son charme. En dehors des églises que j’ai rencontrées ouvertes et que j’ai pu voir gratuitement, j’ai visité (ticket payant, en général 5 € sans réduction) : l’Alcazar, la Cathédrale, le musée archéologique et le couvent Santo Domingo.
Donc si vous avez le temps, Jerez est une étape qui vaut le coup et sort un peu des sentiers battus. D’autres pôles d’attraction de la ville sont ses élevages de chevaux avec deux centres où on peut visiter les installations ou voir un spectacle équestre. Elle a un circuit où a lieu une célèbre course de motos. Elle est à une heure du premier « village blanc » Arcos de la Frontera, 1 heure aussi de Sanlucar de Barrameda, ville à l’embouchure du Guadalquivir, juste en face du plus célèbre parc naturel maritime d’Espagne, le parc de la Doñana, un peu plus d’une heure aussi d’une ravissante petite station balnéaire, Chipiona et aussi une heure environ de la belle ville côtière de Cadiz. De quoi visiter donc.
Mon impression générale est positive, mais il y a quand même eu deux points noirs importants : - le fait que de très nombreux sites touristiques (entre la moitié et les deux tiers) aient été fermés pour la semaine sainte et les autres avec un horaire réduit (seulement le matin en général). Quant aux églises elles avaient un horaire fantasque et bien souvent on me disait de repasser plus tard, quand la porte n'était pas carrément fermée avec aucune indication d'horaire dessus. - L'autre gros point noir a été le temps : malheureusement les prévisions météo sur internet qui n'étaient pas très bonnes se sont révélées exactes et la moitié des processions prévues n'ont pas eu lieu. C’est traditionnel en Espagne, la semaine sainte est souvent pluvieuse. Mais il a fait 22º dans ma chambre sans que j’aie besoin de mettre le chauffage, alors qu’il ne faisait que quelques degrés à Paris et dans le nord de la France ces jours-là, donc je ne peux pas trop me plaindre.
Après les aspects négatifs, venons-en aux aspects positifs : --> la nourriture excellente et plutôt bon marché, difficile de choisir entre toutes les bonnes adresses et une fois assise entre tous les plats proposés sur la carte. J’ai changé tous les jours de restaurant, avec pleins de bonnes surprises. La palme d'or au bar Juanito qui proposait pour 6 € des "demi-rations" grandes comme des rations, avec un vin rouge au verre exquis de la région de Cadiz : j'ai mangé un festin pour 19 €, mais hélas je me suis ensuite écroulée sur mon lit pour me reposer un peu et je me suis endormie jusqu'à 21 h 30, trop tard pour voir les processions du jeudi saint, qui ont été les seules à ne pas être dérangées par la pluie ! J'ai été lourdement punie de ma gourmandise.
--> J'ai beaucoup aimé aussi les tapas offertes avec la dégustation de vins et alcools de Jerez de 14 heures dans l'une des caves de la ville : Domecq Fundador, non loin du musée archéologique. Jerez c'est le fameux vin de Xeres qu'on recommandait toujours aux malades atteints de phtysie au 19ème siècle ou c'est le Sherry des anglais. A l'intérieur du triangle Jerez-Sanlucar de Barrameda-Puerto Santa Maria, tout le vin produit a la dénomination de "Jerez". Et il y a des dizaines de caves dans la région, dont plus d’une douzaine à Jerez même. Toutes se visitent pour un prix assez modique, incluant une dégustation gratuite. Ils espèrent évidemment que vous allez ensuite acheter des bouteilles. A la dégustation de 14 h, tous les jours sauf dimanche, on paye 8 € ou 13 € avec tapas et l’on peut se servir à volonté dans 4 bouteilles, et manger saucisson iberico, chorizo, fromage manchego, chips, etc…
--> la gentillesse des andalous : partout on m'a aidée pour trouver le meilleur endroit pour voir les processions, pour trouver le meilleur restaurant, pour pouvoir visiter une église à demi-fermée, à la gare où l'employé m'a proposé un meilleur train pour le retour et m'a changé mon billet gratis et a été jusqu'à regarder sur internet la prévision météo du lendemain (vous imaginez ça à la SNCF ?), etc... Dans 3 des 4 visites payantes que j'ai fait à Jerez, ils m'ont donné le tarif réduit pour retraités (2 € au lieu de 5 €), quand j'ai dit que j'avais 61 ans mais que je ne pouvais pas encore me mettre à la retraite. Bien sûr le fait que je parle espagnol aidait, mais quand même, ce n'est pas partout que les gens sont aussi serviables et gentils. J'ai parlé avec beaucoup de jeunes et de moins jeunes, notamment, sur le parcours des passos, avec des vieilles dames endimanchées et super calées sur tout ce qui concerne les processions.
--> les processions de la Semaine Sainte, le principal but de mon voyage. Je précise que je suis athée mais après 6 ans en Amérique du Sud, j'ai commencé à m'intéresser à ce que l'Unesco appelle le "patrimoine immatériel", dont les fêtes flokloriques et fêtes religieuses font partie. J'avais déjà vu la Semaine Sainte à Tolède il y a 3 ans, mais j'avais toujours admiré les processions andalouses à la télévision, jamais en vrai. A Jerez j'ai pu bien voir 4 ou 5 processions entre mercredi et vendredi puisque j'en ai raté 5 jeudi après mes agapes au bar Juanito et que les autres ont été supprimées par la pluie. Les fanfares me plaisent toujours autant, elles jouent vraiment bien, de grandes "bandes" de 50 à 100 musiciens qui viennent de toute la région et jouent des musiques plus ou moins militaires ou plus ou moins philharmoniques, mais toujours rythmées au tambour, car les porteurs des "passos" qui ne voient rien marchent au rythme du tambour. Les "passos", ce sont ces grands plateaux de bois où se trouvent les statues représentant Jésus ou la Vierge en pleurs et souvent à côté d'eux d'autres personnages de la Passion. Ils font plusieurs tonnes et sont portés par quelques dizaines de "costaleros" qui portent sur leurs épaules chacun plus de 100 kilos. La plupart de temps ils sont invisibles, cachés par des rideaux de velours et il y a un "chef" qui les guide, notamment dans les virages. C’est lui aussi qui donne le signal de l'arrêt ou du départ car il y a évidemment de nombreux arrêts pour reposer les épaules, boire de l'eau et échanger son tour avec d'autres costaleros. D'autant plus que la procession dure entre 5 et 10 heures suivant l'éloignement de l'église ou de la chapelle par rapport au centre. Chaque procession a donc son parcours, mais toutes suivent au milieu une "Carrera officiale", c'est-à dire un parcours officiel d'un à deux kilomètres, le long duquel on peut louer une chaise pour 10 € . C'est bien pour se reposer, mais la procession passe alors assez vite, rendant difficile les photos au flash des passos et comme les fanfares alternent des moments musicaux et des moments avec seulement le tambour, il y a une chance sur deux de ne pas entendre la musique ou seulement de loin et la musique est ce que je préfère dans ces processions. Les fameux costaleros, ainsi que les autres pénitents qui défilent avec leurs grands capuchons en pointe violets, bleu marine, vert sombre, rouges ou noirs sont regroupés en "hermandades" = fraternités qui dépendent d'une paroisse et travaillent toute l'année dans des oeuvres de charité et pour les costaleros en préparation et entraînement physique bien sûr. Ces fraternités et processions existent en Espagne depuis la Renaissance, d'abord liées aux ordres monastiques religieux et elles se sont beaucoup développées au 18ème siècle avec la sculpture des plus célèbres et anciens passos baroques. Après un fort déclin au 19e, elles se sont à nouveau énormément développées dans toute l'Espagne à partir des années cinquante, avec la création de nombreuses fraternités et la sculpture et la remodélation de très nombreux passos, toujours dans le même style baroque. En Andalousie, il y en a partout, mais les processions de la Semaine Sainte les plus célèbres à Séville et Malaga. A Jerez, c'est comme une émulation, chaque église ou chapelle se doit d'avoir au moins deux passos, un avec le Christ souffrant un des moments de la Passion et un avec la Vierge éplorée, c'est pourquoi il n'y a pas moins de 42 fraternités et qu'elles défilent chacune un jour entre le samedi de la Passion, veille des Rameaux jusqu'au vendredi saint. Elles ont en général deux passos et des centaines de pénitents en costumes. A Séville les processions ont plusieurs passos et des milliers de pénitents. Si cette explosion du nombre de fraternités a commencé sous le franquisme, je crois qu'elle dépasse de loin tout aspect politique et même religieux. C'est en même temps la communion de tout un quartier et de toute une ville pour mettre en valeur leurs traditions régionales les plus belles et les plus ferventes, un peu la même chose que ce qu’on voit dans les fêtes floklorico-religieuses de la côte catalane.
--> Pour les sites touristiques proprement dits, comme je l'ai dit, ils étaient difficiles à visiter, fermés ou avec des horaires fantasques. C'est sûr que Jerez ne peut pas rivaliser avec ses trois célèbres soeurs andalouses Séville, Grenade et Cordoue (à titre de comparaison, les trois ont trois étoiles au guide vert, Jerez en a deux comme Cadiz). Mais son centre est bien conservé avec beaucoup de ruelles étroites avec un joli style de maisons blanches avec des encorbellements de portes et de fenêtres jaunes et, par ci par là, des palais du 17e ou du 18e siècle aux belles façades et des églises gothiques de plus ou moins grande taille. Quand on peut y entrer, on y découvre souvent un beau rétable doré dans le choeur et deux passos décorés de fleurs dans une chapelle latérale. Il y a une très jolie place, qui ne déparerait pas une petite ville italienne, celle de la Asuncion, avec le vieil hôtel de ville (= Cabildo) Renaissance décoré de statues de Jules César et d'Hercule, quelques vieilles maison, l'église Saint Dionisio et une fontaine au centre. Comme la place était sur le parcours de la Carrera Officiale, elle était couverte de chaises séparées par des murs de bois, ce qui enlevait certainement un peu de son esthétique et de son charme. En dehors des églises que j’ai rencontrées ouvertes et que j’ai pu voir gratuitement, j’ai visité (ticket payant, en général 5 € sans réduction) : l’Alcazar, la Cathédrale, le musée archéologique et le couvent Santo Domingo.
Donc si vous avez le temps, Jerez est une étape qui vaut le coup et sort un peu des sentiers battus. D’autres pôles d’attraction de la ville sont ses élevages de chevaux avec deux centres où on peut visiter les installations ou voir un spectacle équestre. Elle a un circuit où a lieu une célèbre course de motos. Elle est à une heure du premier « village blanc » Arcos de la Frontera, 1 heure aussi de Sanlucar de Barrameda, ville à l’embouchure du Guadalquivir, juste en face du plus célèbre parc naturel maritime d’Espagne, le parc de la Doñana, un peu plus d’une heure aussi d’une ravissante petite station balnéaire, Chipiona et aussi une heure environ de la belle ville côtière de Cadiz. De quoi visiter donc.
Chroniques chinoises (périple de deux mois du 15 octobre au 15 décembre 2012) English translation pending
Chronique chinoise 1-6
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Devis de quinze jours au Vietnam avec guide privé, vos avis? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Déjà merci à ceux qui prendront un peu de temps pour m'aider....
Voilà je souhaite faire un voyage au Vietnam avec mon amie d'une quinzaine de jours. J'ai ci dessous un devis fait par un opérateur local indépendant. Je voulais connaitre vos avis sur ce circuit et si le prix était raisonnable...Mon amie n'est pas très aventurière et veut que le maximum de chose soit planifiée!! Un guide privée est un bon compromis je pense car moi je ne veux pas de TO pour groupe....
- • Jour 01: Hanoi arrivée - • Jour 02: Hanoi visite - • Jour 03: Hanoi – Mai Chau - • Jour 04: Mai Chau – Ninh Binh - • Jour 05: Ninh Binh Halong - • Jour 06: Halong – Hanoi train de nuit vers Hue - • Jour 07: Hue - • Jour 08: Hue – Danang – Hoi An - • Jour 09: Hoi An - • Jour 10: Hoi An – My Son – Hoi An - • Jour 11: Hoi An – Danang – vol vers Saigon - • Jour 12: Saigon – Cu Chi – Tay Ninh Saigon - • Jour 13: Saigon – Cai Be – Vinh Long Can Tho - • Jour 14: Can Tho – Cai Rang – Saigon - • Jour 15: Saigon depart
Itinéraire :
Jour 1: Hanoi arrivée.(D) Arrivée à l’aéroport de Hanoi. Accueil par le guide et le bus de Voyages Viet puis transfert à l’hôtel.Ce transfert sera l’occasion d’une première découverte de Hanoi, belle ville au charme provincial, traversée par le fleuve rouge et parsemée de lacs… Hanoi, la capitale nonchalante, la ville pour la paix, avec ses rues bondées de scooters, ses trottoirs où les habitants papotent, mangent et font la sieste, son vieux quartier où chaque métier possède sa rue et où chaque rue est dédiée à un métier, et puis surtout son lac si plein de vie avec ses papis en pyjama et ses cafés, permanents ou improvisés, dont les terrasses font le coeur de la ville et sont, avec les marchés, les lieux de rencontres..Reste de la journée libre : un petit repos est nécessaire après ce long vol pour mieux affronter le décalage horaire ; première découverte de la ville..Diner de bienvenue Nuit a l’hotel Jour 2: Hanoi visite (B, L) Journée entière de découverte de la capitale du Vietnam. Visite des principaux sites : Le Petit Lac, véritable perle au centre de la ville, la pagode de Tran Quoc, le temple de la Littérature, première université du Vietnam à l’architecture originale, le Mausolée de Hochiminh et la Pagode du pilier unique, Tour de cyclopousse dans le quartier des trentesix coopérations : l’occasion de vous immerger véritablement dans la vie quotidienne de la ville marchande. quantités de rues : la rue des boutons, des fermetures – éclair et des pelotes de laine, la rue des tuyaux d’échappement et des enjoliveurs, la rue des offrandes pour les morts, la rue des sandalettes, la rue des jouets d’enfants et des cahiers, la rue des cadenas et des clés, la rue des oursons et des bonnets de soutiengorge…la rue des mobylettes et les mobylettes de la rue, les mobylettes de toutes les rues, la rue qui ne commence et ne finit nulle part, la rue qui traverse le monde et qui en mélange les passants. Nuit a l’hotel
Jour 3: Hanoi – Mai Chau (B, D) Petit déjeuner à l’hôtel. Départ le matin de Hanoi à Mai Chau en passant par des routes charmantes. puis un arrêt dans la province de Hatay pour visiter le marché populaire des habitants. Puis route en direction vers Maichau à travers les paysages superbes beaux des rizières de riz, champs de cannes à sucre ainsi que les villages ethiniques. Plusieurs arrêts en cours de route pour prendre de belles photos et pour les contacts avec les gens souriants et acceuillants. Arrivée à Mai Chau vers midi. L’aprèsmidi, vous baladez à pied pour la découverte de la vie quotidienne . Nuit dans la grande maison traditionnelle sur pilotis.
Jour 4: Mai Chau Ninh Binh (B, L) Route vers Ninh Binh, cette province est connue comme la « Baie d’Halong terrestre». visite de Hoa Lu , une des anciennes capitales du Vietnam au 10ème siècle pour visiter 2 temples datant du 11ème siècle dédiés aux rois Dinh et Le.Balade a velo jusqu’ a l’embarcadere pour la barque en bambou pour une promenade inoubliable de 2h à travers un paysage naturel avec la visite des grottes de Suoi Tien, le nouveau site pour eviter le tourisme de masse.Nuit a l’hotel a Tam Coc
Jour 5:Ninh Binh – Halong (B, L, D) Départ pour la Baie d’Along via les provinces de Nam Dinh , Thai Binh , Hai Phong. Arrivée à la baie d’halong vers midi, embarquement immédiat à bord d’une très belle jonque traditionnellen en cabine privee en bois aménagé en hôtel flottant pour une belle croisière de 24 heurs afin de découvrir la partrimoine mondiale de l’Unesco, déjeurner à bord de la jonque pendant la croisière, l’aprèsmidi, vous visitez la grotte des surprises(la plus grande et la plus belle grotte dans la baie d’halong, embarquement ensuite sur la plage Tîtop où se trouve une belle plage de sable blanc, c’est un endroit idéale pour la promenade, la baignade et le repose.Nuit sur la jonque
Jour 6 : Halong – Hanoi train vers Hue (B, L) Vous continuez la croisière jusqu’aux recoins les plus beaux et les plus calmes que cachent la baie d’HaLong.Déjeuner à bord de la jonque avant le débarquement, Route vers Hanoi. A mi chemin , visite de la broderie, de la ceramique. Transfert vers la gare pour le train vers Hue, couchette molle , climaisee(4pax/cabin)
Jour 7: Hue visite (B, L) Hue symbolise l’histoire, la poésie, la littérature, une brillante vie culturelle. Malgré les terribles destructions de la guerre américaine, malgré sa faiblesse économique, la ville continue de faire fantasmer. Où trouver ailleurs un rythme si paisible, une rivière des Parfums aussi romantique, des tombeaux royaux aussi impressionnants ? De plus, ne diton pas qu’on y rencontre les jeunes filles les plus ravissantes du pays ? Promenade en petit sampan sur la Rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de la Dame Céleste, sanctuaire bouddhique datant du milieu du 17ème siècle .Visite de la Cité Impériale, la cite interdite construite entre 1802 et 1832 sur le modèle des palais impériaux. La citadelle, protégée par des murs de 60 mètres de haut, est entourée de larges douves sur 10 km de long.Visite du tombeau de l’Empereur Tu Duc, situé à 7 Km de Hue au milieu de frangipaniers et de pins et construit sur les plans établis par l’empereur en personne. en visitant le village de fabrication des plus beaux chapeaux coniques et des batonnets d’encens. Nuit à l’hôtel.
Jour 08: Hue – Danang – Hoi An (B, L) Départ pour l’ancienne cité portuaire de Hoi An en passant par le col des nuages.Arrivee a Danang, la métropole du Centre, où nous nous arrêtons pour visiter le musée Cham.Le touriste qui vient à Da Nang sans un séjour balnéaire aux plages de My Khe ou de China Beach ne peut manquer la visite du musée Cham, visite qui permet d’avoir des connaissances approfondies sur la culture d’un Royaume dont la disparition ne peut faire oublier les valeurs de sa population.Installation à l’hôtel à Hoi An. Jour 09 : Hoi An visites (B, L) Découverte à pied de la ville avec les principaux centres d’intérêt: la maison Tan Ky ou Phung Hung , la plus ancienne de Hoi An ; le pont japonais construit en 1593, reliant deux quartiers chinois et japonais, le Musee de Hoi An , le temple Phuc Kien des chinois Hoi An, c’est non seulement une architecture, mais surtout une atmosphère. Elle ne se découvre pas dans un monument particulier, mais au fil des rues et des ruelles, hors du centre ville. Le long des quais, au marché, il faut flâner, et ne pas hésiter à franchir le pont sur la rivière Thu Bon qui donne accès à la péninsule de An Hoi..Une balade en bateau pour visiter les villages de metier traditionel : celui de fabrication des nattes, de sulpture sur bois, Nuit à l’hôtel à Hoi An
Jour 10 : Hoi An – My Son – Hoi An (B, ) Route en direction vers la vallée sacrée du Royaume du Champa: My Son où les temples et les “Kalans” en sont les vestiges. L’ensemble comprend environ 70 ouvrages architecturaux de briques et de pierres construits entre le VIIe et XIIIe siècle. Perdue dans la campagne, la Tour Bang An constitue un émouvant témoignage de la grandeur Cham.Nuit a l’hotel
Jour 11 : Hoi An – Danang – Vol vers Saigon (B, L) Visite de l’ex Sai Gon qui, rebaptisée Hochiminh ville en 1976 après le départ des américains, reste aujourd’hui la plus grande métropole (8 millions d’habitants) et s’impose comme la capitale économique du pays. Visite de la Poste centrale, de la pagode Vinh Nghiem la plus belle de Saigon de la Cathédrale Notre Dame, du temple Thien Hau dédié à la déesse de la mer, protectrice des marins. Visite du quartier chinois de Cholon, ayant servi de décor du film l’Amant.Nuit Jour 12: Saigon – Cu Chi – Tay Ninh Saigon (B, L) Départ en voiture pour les Tunnels Cu Chi, haut lieu de la résistance contre les Américains avec un réseau plus de 200 kms de souterrains. Cette excursion vous conduira ensuite à visiter les fameux tunnels de Cu Chi de 250 km de long. Cu Chi est aujourd’hui connu pour le système de tunnels construit par les Vietnamiens pendant la guerre contre les Américains. Ces tunnels ont joué un rôle essentiel dans la victoire des communistes sur les Américains, puisqu’ils permirent au Viet Cong de contrôler discrètement une très grande partie des campagnes environnant Saigon. Ce site est aujourd’hui visité par de plusieures de voyageures
chaque année et en empruntant vousmême une partie des tunnels sousterrains vous vous apercevrez au mieux des conditions extrêmes dans lesquelles vivaient les soldats vietnamiens pendant les années de guerre contre les EtatsUnis. L’exploration de cet impressionnant système de tunnels en soussol s'étendant sur 250 km et composé de 3 niveaux de profondeur, vous donnera une expérience unique pour comprendre la dureté de la vie des soldats vietnamiens pendant la guerre contre les Américains.Visite du temple Cao Dai a Tay Ninh.C’est le berceau de cette religions, a present , les fidels s’elevent environ a environ 2 millions .Retour a Saigon.Nuit a l’hotel Jour 13: Saigon – Cai Be Can Tho (B, D) Départ pour Vinh Long, ville la plus importante du Delta du Mékong connu comme l’un des plus importants greniers de riz du monde.Le Delta du Mékong est le miroir du Sud où s’opère l’union de l’eau et des hommes lorsque le ciel prend la couleur d’un voile bleu transparent. Cette région chaude regroupe 9 provinces reliées entre elles par des routes, des chemins et des canaux. Elle est sillonnée de voies d’eau encombrées de sampans, de bateaux à proue ornés d’yeux et de lourdes barges chargées de riz. Vous admirerez de très beaux paysages et observerez la vie des paysans qui font vivre la terre grâce à des techniques ancestrales.
Arrivée au milieu de la matinée à Cai Be pour faire une excursion particulièrement émouvante en bateau traversant le bras avant du Mékong (Song Tien) pour rejoindre un îlot qui est en même temps un grand verger. Balade à pied sur l’île, dégustation des fruits du verger.Arrivée en fin de l’aprèsmidi à Vinh Long.Visite des briqueteries, du marche des fruits de Vinh Long. Route vers Can Tho en visitant la pagode tres typique des Khmers. Et visite de cette ville.Nuit chez l’habitant Jour 14: Can Tho – Cai Rang – Saigon (B, L)
Tôt le matin, les activités fluviales réveillent tout le village.De bonne heure, nous prenons le bateau pour participer au marché flottant de Cai Rang , le plus grand et le plus animé marché flottant du delta du Mékong. Le cadre est magnifique: des centaines de sampans à moteurs remplis de riz, de fruits, et de produits artisanaux s’y réunissent pour échanger et vendre pour commencer notre journée de sampan au fil de l’eau, notre barque nous amène aux marchés flottants renommés pour ses marchands de fruits, de riz et de légumes, à côté des restaurants Jour 15: Saigon depart (B, ) Après le petit déjeuner, le reste de la journée est libre pour vous reposer ou pour faire une découverte personnelle de la ville de Saigon et ainsi que pour faire vos derniers achats jusqu’au transfert à l’aéroport de Tan Son Nhat pour le vol International de retour. Ho Chi Minh ville – Paris
3. Etat de réservation des billets de train :
Le prix comprend • Les transports privés, climatisés et très confortables depuis l'acceuil à l'aéroport jusqu'à la fin du voyage • Les billets d'avion pour les trajets domestiques: Danang – Saigon
• Le train de nuit: Hanoi – Hue • Les repas mentionnés dans le programme: B= petit déjeuner, L= déjeuner, D= dîner dans les restaurants typiquement Vietnamiens • Hébergement dans les hôtels prévus en chambres doubles ou twin ou single . Chez l’habitant • Guides francophones competent • Tous Les frais d'entrée dans les sites touristiques • Les autorisations pour la visite des villages • Bateaux d’excursion tels que décrits dans le programme • Tous les frais d’entrée dans des sites de visite • Croisière inoubliable dans la baie d’Halong en cabine privee • Tous les autres services comme mentionnées dans le programme(, vélo, cyclopousse etc….)
+Suivi 24h/24 du voyage, depuis le bureau de Hanoi, par un agent clientèle dédié
Type de voyage :
Ce voyage est privatif et non pas un voyage en groupe constitué. Vous voyagerez « entre vous » et selon votre propre rythme. Cela implique l’adaptabilité du programme au cours de sa réalisation en fonction de vos souhaits (notamment concernant le rajout, l’allongement, l’accourcissement ou la suppression de visites ou d’activités).
Hébergement : Les hôtels sont classifiés selon la grille nationale vietnamienne. Voyagesviet Travel définit néanmoins ses propres critères de qualité pour chaque catégorie d’hôtel dans notre sélection afin d’assurer la qualité de celleci. La liste des hôtels donnée dans nos devis est garantie au moment de la réservation. Néanmoins, après la réservation de votre voyage, si nous découvrons la défaillance de l’un de ces hôtels (travaux, dégradation de la qualité de services, fermeture obligée en raison des catastrophes naturelles…), il sera remplacé par un autre hôtel de catégorie équivalente. Transport :
►Le transport terrestre : Il est assuré, sauf indication expresse contraire dans le programme, en véhicule privatif avec chauffeur. Tous nos véhicules sont récents et confortables. Les marques les plus utilisées sont : TOYOTA, FORD, MERCEDES. Pour votre confort, nous respectons les standards suivants concernant le nombre de sièges du véhicule:
►Le transport ferroviaire : Si votre programme prévoit un déplacement en train, vous voyagez en cabine climatisée avec couchettes ►Le transport aérien :
Pour les vols domestiques, nous utilisons les services de Vietnam Airlines qui est la plus grande et la plus fiable compagnie aérienne du Vietnam. La flotte se compose d’Airbus et de Boeing, tous très récents. Sur certains courts trajets, cette compagnie exploite les ATR 72 et quelques Fokker. Les horaires des vols peuvent parfois faire l’objet d’un changement sans préavis. Aventure Vietnam Travel s’engage dans ce cas à adapter votre programme de voyage pour maintenir son contenu et son esprit.
Restauration
Les repas compris dans le programme sont réservés dans les restaurants locaux. Pour les repas non compris, comptez entre 7 et 10 Euros par personne et par repas. Vous ne devez pas payer pour le guide et le chauffeur qui sont pris en charge par Voyagesviet Travel
Prix par personne 1196 euros Merci de vos réponses
Déjà merci à ceux qui prendront un peu de temps pour m'aider....
Voilà je souhaite faire un voyage au Vietnam avec mon amie d'une quinzaine de jours. J'ai ci dessous un devis fait par un opérateur local indépendant. Je voulais connaitre vos avis sur ce circuit et si le prix était raisonnable...Mon amie n'est pas très aventurière et veut que le maximum de chose soit planifiée!! Un guide privée est un bon compromis je pense car moi je ne veux pas de TO pour groupe....
- • Jour 01: Hanoi arrivée - • Jour 02: Hanoi visite - • Jour 03: Hanoi – Mai Chau - • Jour 04: Mai Chau – Ninh Binh - • Jour 05: Ninh Binh Halong - • Jour 06: Halong – Hanoi train de nuit vers Hue - • Jour 07: Hue - • Jour 08: Hue – Danang – Hoi An - • Jour 09: Hoi An - • Jour 10: Hoi An – My Son – Hoi An - • Jour 11: Hoi An – Danang – vol vers Saigon - • Jour 12: Saigon – Cu Chi – Tay Ninh Saigon - • Jour 13: Saigon – Cai Be – Vinh Long Can Tho - • Jour 14: Can Tho – Cai Rang – Saigon - • Jour 15: Saigon depart
Itinéraire :
Jour 1: Hanoi arrivée.(D) Arrivée à l’aéroport de Hanoi. Accueil par le guide et le bus de Voyages Viet puis transfert à l’hôtel.Ce transfert sera l’occasion d’une première découverte de Hanoi, belle ville au charme provincial, traversée par le fleuve rouge et parsemée de lacs… Hanoi, la capitale nonchalante, la ville pour la paix, avec ses rues bondées de scooters, ses trottoirs où les habitants papotent, mangent et font la sieste, son vieux quartier où chaque métier possède sa rue et où chaque rue est dédiée à un métier, et puis surtout son lac si plein de vie avec ses papis en pyjama et ses cafés, permanents ou improvisés, dont les terrasses font le coeur de la ville et sont, avec les marchés, les lieux de rencontres..Reste de la journée libre : un petit repos est nécessaire après ce long vol pour mieux affronter le décalage horaire ; première découverte de la ville..Diner de bienvenue Nuit a l’hotel Jour 2: Hanoi visite (B, L) Journée entière de découverte de la capitale du Vietnam. Visite des principaux sites : Le Petit Lac, véritable perle au centre de la ville, la pagode de Tran Quoc, le temple de la Littérature, première université du Vietnam à l’architecture originale, le Mausolée de Hochiminh et la Pagode du pilier unique, Tour de cyclopousse dans le quartier des trentesix coopérations : l’occasion de vous immerger véritablement dans la vie quotidienne de la ville marchande. quantités de rues : la rue des boutons, des fermetures – éclair et des pelotes de laine, la rue des tuyaux d’échappement et des enjoliveurs, la rue des offrandes pour les morts, la rue des sandalettes, la rue des jouets d’enfants et des cahiers, la rue des cadenas et des clés, la rue des oursons et des bonnets de soutiengorge…la rue des mobylettes et les mobylettes de la rue, les mobylettes de toutes les rues, la rue qui ne commence et ne finit nulle part, la rue qui traverse le monde et qui en mélange les passants. Nuit a l’hotel
Jour 3: Hanoi – Mai Chau (B, D) Petit déjeuner à l’hôtel. Départ le matin de Hanoi à Mai Chau en passant par des routes charmantes. puis un arrêt dans la province de Hatay pour visiter le marché populaire des habitants. Puis route en direction vers Maichau à travers les paysages superbes beaux des rizières de riz, champs de cannes à sucre ainsi que les villages ethiniques. Plusieurs arrêts en cours de route pour prendre de belles photos et pour les contacts avec les gens souriants et acceuillants. Arrivée à Mai Chau vers midi. L’aprèsmidi, vous baladez à pied pour la découverte de la vie quotidienne . Nuit dans la grande maison traditionnelle sur pilotis.
Jour 4: Mai Chau Ninh Binh (B, L) Route vers Ninh Binh, cette province est connue comme la « Baie d’Halong terrestre». visite de Hoa Lu , une des anciennes capitales du Vietnam au 10ème siècle pour visiter 2 temples datant du 11ème siècle dédiés aux rois Dinh et Le.Balade a velo jusqu’ a l’embarcadere pour la barque en bambou pour une promenade inoubliable de 2h à travers un paysage naturel avec la visite des grottes de Suoi Tien, le nouveau site pour eviter le tourisme de masse.Nuit a l’hotel a Tam Coc
Jour 5:Ninh Binh – Halong (B, L, D) Départ pour la Baie d’Along via les provinces de Nam Dinh , Thai Binh , Hai Phong. Arrivée à la baie d’halong vers midi, embarquement immédiat à bord d’une très belle jonque traditionnellen en cabine privee en bois aménagé en hôtel flottant pour une belle croisière de 24 heurs afin de découvrir la partrimoine mondiale de l’Unesco, déjeurner à bord de la jonque pendant la croisière, l’aprèsmidi, vous visitez la grotte des surprises(la plus grande et la plus belle grotte dans la baie d’halong, embarquement ensuite sur la plage Tîtop où se trouve une belle plage de sable blanc, c’est un endroit idéale pour la promenade, la baignade et le repose.Nuit sur la jonque
Jour 6 : Halong – Hanoi train vers Hue (B, L) Vous continuez la croisière jusqu’aux recoins les plus beaux et les plus calmes que cachent la baie d’HaLong.Déjeuner à bord de la jonque avant le débarquement, Route vers Hanoi. A mi chemin , visite de la broderie, de la ceramique. Transfert vers la gare pour le train vers Hue, couchette molle , climaisee(4pax/cabin)
Jour 7: Hue visite (B, L) Hue symbolise l’histoire, la poésie, la littérature, une brillante vie culturelle. Malgré les terribles destructions de la guerre américaine, malgré sa faiblesse économique, la ville continue de faire fantasmer. Où trouver ailleurs un rythme si paisible, une rivière des Parfums aussi romantique, des tombeaux royaux aussi impressionnants ? De plus, ne diton pas qu’on y rencontre les jeunes filles les plus ravissantes du pays ? Promenade en petit sampan sur la Rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de la Dame Céleste, sanctuaire bouddhique datant du milieu du 17ème siècle .Visite de la Cité Impériale, la cite interdite construite entre 1802 et 1832 sur le modèle des palais impériaux. La citadelle, protégée par des murs de 60 mètres de haut, est entourée de larges douves sur 10 km de long.Visite du tombeau de l’Empereur Tu Duc, situé à 7 Km de Hue au milieu de frangipaniers et de pins et construit sur les plans établis par l’empereur en personne. en visitant le village de fabrication des plus beaux chapeaux coniques et des batonnets d’encens. Nuit à l’hôtel.
Jour 08: Hue – Danang – Hoi An (B, L) Départ pour l’ancienne cité portuaire de Hoi An en passant par le col des nuages.Arrivee a Danang, la métropole du Centre, où nous nous arrêtons pour visiter le musée Cham.Le touriste qui vient à Da Nang sans un séjour balnéaire aux plages de My Khe ou de China Beach ne peut manquer la visite du musée Cham, visite qui permet d’avoir des connaissances approfondies sur la culture d’un Royaume dont la disparition ne peut faire oublier les valeurs de sa population.Installation à l’hôtel à Hoi An. Jour 09 : Hoi An visites (B, L) Découverte à pied de la ville avec les principaux centres d’intérêt: la maison Tan Ky ou Phung Hung , la plus ancienne de Hoi An ; le pont japonais construit en 1593, reliant deux quartiers chinois et japonais, le Musee de Hoi An , le temple Phuc Kien des chinois Hoi An, c’est non seulement une architecture, mais surtout une atmosphère. Elle ne se découvre pas dans un monument particulier, mais au fil des rues et des ruelles, hors du centre ville. Le long des quais, au marché, il faut flâner, et ne pas hésiter à franchir le pont sur la rivière Thu Bon qui donne accès à la péninsule de An Hoi..Une balade en bateau pour visiter les villages de metier traditionel : celui de fabrication des nattes, de sulpture sur bois, Nuit à l’hôtel à Hoi An
Jour 10 : Hoi An – My Son – Hoi An (B, ) Route en direction vers la vallée sacrée du Royaume du Champa: My Son où les temples et les “Kalans” en sont les vestiges. L’ensemble comprend environ 70 ouvrages architecturaux de briques et de pierres construits entre le VIIe et XIIIe siècle. Perdue dans la campagne, la Tour Bang An constitue un émouvant témoignage de la grandeur Cham.Nuit a l’hotel
Jour 11 : Hoi An – Danang – Vol vers Saigon (B, L) Visite de l’ex Sai Gon qui, rebaptisée Hochiminh ville en 1976 après le départ des américains, reste aujourd’hui la plus grande métropole (8 millions d’habitants) et s’impose comme la capitale économique du pays. Visite de la Poste centrale, de la pagode Vinh Nghiem la plus belle de Saigon de la Cathédrale Notre Dame, du temple Thien Hau dédié à la déesse de la mer, protectrice des marins. Visite du quartier chinois de Cholon, ayant servi de décor du film l’Amant.Nuit Jour 12: Saigon – Cu Chi – Tay Ninh Saigon (B, L) Départ en voiture pour les Tunnels Cu Chi, haut lieu de la résistance contre les Américains avec un réseau plus de 200 kms de souterrains. Cette excursion vous conduira ensuite à visiter les fameux tunnels de Cu Chi de 250 km de long. Cu Chi est aujourd’hui connu pour le système de tunnels construit par les Vietnamiens pendant la guerre contre les Américains. Ces tunnels ont joué un rôle essentiel dans la victoire des communistes sur les Américains, puisqu’ils permirent au Viet Cong de contrôler discrètement une très grande partie des campagnes environnant Saigon. Ce site est aujourd’hui visité par de plusieures de voyageures
chaque année et en empruntant vousmême une partie des tunnels sousterrains vous vous apercevrez au mieux des conditions extrêmes dans lesquelles vivaient les soldats vietnamiens pendant les années de guerre contre les EtatsUnis. L’exploration de cet impressionnant système de tunnels en soussol s'étendant sur 250 km et composé de 3 niveaux de profondeur, vous donnera une expérience unique pour comprendre la dureté de la vie des soldats vietnamiens pendant la guerre contre les Américains.Visite du temple Cao Dai a Tay Ninh.C’est le berceau de cette religions, a present , les fidels s’elevent environ a environ 2 millions .Retour a Saigon.Nuit a l’hotel Jour 13: Saigon – Cai Be Can Tho (B, D) Départ pour Vinh Long, ville la plus importante du Delta du Mékong connu comme l’un des plus importants greniers de riz du monde.Le Delta du Mékong est le miroir du Sud où s’opère l’union de l’eau et des hommes lorsque le ciel prend la couleur d’un voile bleu transparent. Cette région chaude regroupe 9 provinces reliées entre elles par des routes, des chemins et des canaux. Elle est sillonnée de voies d’eau encombrées de sampans, de bateaux à proue ornés d’yeux et de lourdes barges chargées de riz. Vous admirerez de très beaux paysages et observerez la vie des paysans qui font vivre la terre grâce à des techniques ancestrales.
Arrivée au milieu de la matinée à Cai Be pour faire une excursion particulièrement émouvante en bateau traversant le bras avant du Mékong (Song Tien) pour rejoindre un îlot qui est en même temps un grand verger. Balade à pied sur l’île, dégustation des fruits du verger.Arrivée en fin de l’aprèsmidi à Vinh Long.Visite des briqueteries, du marche des fruits de Vinh Long. Route vers Can Tho en visitant la pagode tres typique des Khmers. Et visite de cette ville.Nuit chez l’habitant Jour 14: Can Tho – Cai Rang – Saigon (B, L)
Tôt le matin, les activités fluviales réveillent tout le village.De bonne heure, nous prenons le bateau pour participer au marché flottant de Cai Rang , le plus grand et le plus animé marché flottant du delta du Mékong. Le cadre est magnifique: des centaines de sampans à moteurs remplis de riz, de fruits, et de produits artisanaux s’y réunissent pour échanger et vendre pour commencer notre journée de sampan au fil de l’eau, notre barque nous amène aux marchés flottants renommés pour ses marchands de fruits, de riz et de légumes, à côté des restaurants Jour 15: Saigon depart (B, ) Après le petit déjeuner, le reste de la journée est libre pour vous reposer ou pour faire une découverte personnelle de la ville de Saigon et ainsi que pour faire vos derniers achats jusqu’au transfert à l’aéroport de Tan Son Nhat pour le vol International de retour. Ho Chi Minh ville – Paris
3. Etat de réservation des billets de train :
Le prix comprend • Les transports privés, climatisés et très confortables depuis l'acceuil à l'aéroport jusqu'à la fin du voyage • Les billets d'avion pour les trajets domestiques: Danang – Saigon
• Le train de nuit: Hanoi – Hue • Les repas mentionnés dans le programme: B= petit déjeuner, L= déjeuner, D= dîner dans les restaurants typiquement Vietnamiens • Hébergement dans les hôtels prévus en chambres doubles ou twin ou single . Chez l’habitant • Guides francophones competent • Tous Les frais d'entrée dans les sites touristiques • Les autorisations pour la visite des villages • Bateaux d’excursion tels que décrits dans le programme • Tous les frais d’entrée dans des sites de visite • Croisière inoubliable dans la baie d’Halong en cabine privee • Tous les autres services comme mentionnées dans le programme(, vélo, cyclopousse etc….)
+Suivi 24h/24 du voyage, depuis le bureau de Hanoi, par un agent clientèle dédié
Type de voyage :
Ce voyage est privatif et non pas un voyage en groupe constitué. Vous voyagerez « entre vous » et selon votre propre rythme. Cela implique l’adaptabilité du programme au cours de sa réalisation en fonction de vos souhaits (notamment concernant le rajout, l’allongement, l’accourcissement ou la suppression de visites ou d’activités).
Hébergement : Les hôtels sont classifiés selon la grille nationale vietnamienne. Voyagesviet Travel définit néanmoins ses propres critères de qualité pour chaque catégorie d’hôtel dans notre sélection afin d’assurer la qualité de celleci. La liste des hôtels donnée dans nos devis est garantie au moment de la réservation. Néanmoins, après la réservation de votre voyage, si nous découvrons la défaillance de l’un de ces hôtels (travaux, dégradation de la qualité de services, fermeture obligée en raison des catastrophes naturelles…), il sera remplacé par un autre hôtel de catégorie équivalente. Transport :
►Le transport terrestre : Il est assuré, sauf indication expresse contraire dans le programme, en véhicule privatif avec chauffeur. Tous nos véhicules sont récents et confortables. Les marques les plus utilisées sont : TOYOTA, FORD, MERCEDES. Pour votre confort, nous respectons les standards suivants concernant le nombre de sièges du véhicule:
►Le transport ferroviaire : Si votre programme prévoit un déplacement en train, vous voyagez en cabine climatisée avec couchettes ►Le transport aérien :
Pour les vols domestiques, nous utilisons les services de Vietnam Airlines qui est la plus grande et la plus fiable compagnie aérienne du Vietnam. La flotte se compose d’Airbus et de Boeing, tous très récents. Sur certains courts trajets, cette compagnie exploite les ATR 72 et quelques Fokker. Les horaires des vols peuvent parfois faire l’objet d’un changement sans préavis. Aventure Vietnam Travel s’engage dans ce cas à adapter votre programme de voyage pour maintenir son contenu et son esprit.
Restauration
Les repas compris dans le programme sont réservés dans les restaurants locaux. Pour les repas non compris, comptez entre 7 et 10 Euros par personne et par repas. Vous ne devez pas payer pour le guide et le chauffeur qui sont pris en charge par Voyagesviet Travel
Prix par personne 1196 euros Merci de vos réponses
Croisière sur le MSC Splendida du 3 au 10 septembre 2011 English translation pending
je part avec ma femme en croisière sur le bateau "le splendida " du 03/09 au 10/09 . 2011 départ marseille puis gènes, naples, palerme, tunis, palma de majorque(baléares), barcelone , je suis a la recherche de divers prix a bord du bateau, les pieges a évité ou les bonnes choses a faire, ce qui doit etre impérativement vu aux escales que nous allons faire avec les bons plans transports ou visites et vous pouvez aussi nous laissez toutes vos impréssions si vous avez déja pris ce bateau sur tout les sujets(décors, organisation, nourriture, cabine, divertissement, les boutiques, les boissons etc......)
faites nous partagés vos croisières passé sur le splendida pour notre future croisère
nous sommes impatient d'y etre....
merci de vos réponses
cordialement
Que devient le Bleu de France? English translation pending
Bonjour,
Je ne lis plus rien sur le Bleu de France! Existe-t-il toujours? Si non, est-ce qu'un autre bateau le remplace?
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À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Récit de mon voyage en Inde seule English translation pending
NAMASTE!
Lundi 18 janvier 2010
Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre!
Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont attéri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule.
Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquain et dit aimer la difficulté.
Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuner louper.
Mardi 19 janvier 2010:
La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « ligam » de Shiva, tant vénéré des hindous.
A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nundi et le om3.
En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles sèchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde.
Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture.
Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux.
Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde…
A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans.
Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuissent les chapatis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une tajore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbé!
Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jama masjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jama masjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge.
Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur!
Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel.
Puis bonne douche et gros dodo.
Mercredi 20 janvier 2010:
Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée.
Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier.
Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghat », lieu de crémation de Ghandi. Nous y visitons le petit musée dédié à Ghandi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelat est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Ghandi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Néhru allumait le bûcher étant donné que Ghandi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit.
Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de richwach nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs!
Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmenera toutes les deux chez Chhavi.
A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gimgembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chapati »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux.
En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poele à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant masala.
Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi.
Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal!
A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié.
Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé.
Jeudi 21 janvier 2010:
C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons.
J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème.
Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle.
Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Ghandi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahtama et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat.
Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètre à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise.
Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs.
Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour.
Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fûs invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu.
J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizam-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures.
Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrantes au Saint.
En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut.
Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir.
Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Ghandi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne!
Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxi prépaids. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu.
Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kalighat » où se trouve le temple de « Kali ».
C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mèlent misère et richesse.
Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout.
Samedi 23 janvier 2010:
Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kalighat » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pélérinage depuis 1809.
Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée.Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pélérinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent.
Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sent gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux.
Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous.
Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échopes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même.
Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elles reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Il me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants.
Un soi-disant guide me conduit vers le ghat où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr.
Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec.
A la sortie du vrai quartier kalighat, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais.
A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952.
Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi.
Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ».
Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62.
Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la batisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mèlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine.
La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place!
Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir.
En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mandiant.
Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration.
En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents.
Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer.
Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve.
Dimanche 24 janvier 2010:
Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante batisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent.
On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptiennne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée.
En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc » , qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est assise sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures.
Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Shabid Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dit que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier.
J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestation et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur.
Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque.
Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisale également.
Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique.
Il fait maintenant nuit.
Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance.
Lundi 25 janvier 2010:
Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « loby room ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée.
Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site.
Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture.
L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du gange d’où on verra au bord des ghats les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghats mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare!
Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir.
Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20.
Je récupère mes bagages au « loby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier.
Mardi 26 janvier 2010:
J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Varanasi car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénares.
En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaid mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de rishwash me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénares. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghat » qui est le ghat principal de Bénares, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghat en prenant un cyclo-rishwash. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghat, des brahmans se préparant pour la cérémonie.
Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance.
Mercredi 27 janvier 2010:
A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour comtempler le paysage et la quiétude du moment.
Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses.
Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Benares Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention.
Sanjou me conduit au « temple de Bharat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Ghandi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions.
Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickwach pour toute l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou.
Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent shaddus, vendeurs de bois et d’encens, où arrive les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghat » , le principal ghat où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mandiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Saddhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghat, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me réimprégner de l’ambiance de Varanasi; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit buibuis où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait.
Jeudi 28 janvier 2010:
Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickwach est là; je le prends. J’arrive au même ghat de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghat de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrantes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja.
J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu boudhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné.
Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Boudha prêcha son premier sermont devant quelques disciples il y a 2500 ans.
Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Boudha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gaya. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus!
Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévu de faire. Un cyclo-rickwach va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Varanasi.
Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Varanasi, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite.
Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant.
Je termine ma visite avec le richwach en passant par « Harishchandra Ghat », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit!
Varanasi est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Varanasi est connue pour une microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituentun réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pelerinage. Chaque année a lieu un grand pélérinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours.
Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus.
Je terminerai ma dernière soirée à Varanasi par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « ligam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur du « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénares.
Vendredi 29 janvier 2010:
L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Varanasi avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai…
Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses ami parlant un peu le français.
Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est innondé; incroyable…
Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux.
Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai.
Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie.
Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain.
Samedi 30 janvier 2010:
J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajuraho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme.
Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il!
Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié àVishnu, Parvatti et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil.
Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil.
J’ai très faim; je commande un chapati cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange.
Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du kamasutra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations?
Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.
Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués.
Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puit, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme.
La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre john, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajuraho dans le but de le renover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile.
Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva.
Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboir que je lui donne mais il n’a pas mérité plus.
Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajuraho puisque j’y achete mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.
Dimanche 31 janvier 2010:
Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhanssi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux.
Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce au tourisme, attirés par les restes des palais et des temples anciens.
Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière.
Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir!
J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus…
Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi!
Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal.
Lundi 1er février 2010:
Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afgan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pélérinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans.
La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un richwach, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite.
Je commence par la mosquée « jama Masjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol.
A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles.
Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflètant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front ; je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres.
Après le remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavilllon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur.
Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickwach; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique.
Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis.
Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix.
A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est la mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jehangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jahan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mèlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles.
La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée.
Mardi 2 février 2010:
J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajuraho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard!
Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. LeTaj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Géronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution.
En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le « Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jahan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé.
A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites.
Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée.
J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même.
Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières.
La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH »
dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses.Dans la chambre funéraire, il y a le cinotaphe de Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cinotaphes de la famille.C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature.
Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants.
Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ».
Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé.
Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg » est construit pour JAHANGIR.
On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jahan qui tout en marble blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte , on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal.
Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marche blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857.
Je passerai aussi devant « Moti Masjid, » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs.
J’aperçois aussi « Mina Masjid » qui est la mosquée privée de l’empereur.
Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin.
Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui.
En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Retour d'un voyage au Vietnam: trajet, informations, etc English translation pending
Après mon « post » Mes impressions du Vietnam… voici mon parcours dont les informations pourront aider – je l’espère – les prochains visiteurs du pays.
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Séjour snorkeling sur l'île de Kuramathi (Maldives) English translation pending
Nous partons une semaine, mi-février, sur l'ile de Kuramathi avec comme activité principale le snorkeling. Nous comptons passer nos journées à longer le House reef et prospecter un peu le lagon. J'aurai quelques questions d'ordre pratique :
1) Quelle est la profondeur du tombant (je crois que c'est un récif frangeant mais je n'en suis pas sûr) ?
2) Y-a-t-il possibilité de voir du gros en restant sur le House reef (mantas, requins de récif autres que juvéniles, raies aigles, barracudas, dauphins, mérous, napoléons, etc...) et si oui, quels sont les coins à privilégier et les meilleures heures pour avoir une chance de les croiser (plutôt très tôt le matin, dans la journée ou en fin de journée avant la tombée de la nuit) ?
3) Une petite sortie PMT nocturne, dans le lagon, vaut-elle le coup (pour observer, par exemple, les murènes qui partent en chasse ou les autres espèces au comportement nocturne) ?
4) Le courant est-il fort sur le tombant de la barrière ?
Désolé pour toutes ces questions mais je n'ai, pour l'instant, trouvé que très peu de réponses en épluchant les forums (je sais juste que certaines personnes ont croisé du gros sur le tombant du récif mais sans avoir plus de détails).
Sur ce, bon séjour à ceux qui, comme nous, ont la chance de partir dans cet archipel de rêve et merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement, Tof
1) Quelle est la profondeur du tombant (je crois que c'est un récif frangeant mais je n'en suis pas sûr) ?
2) Y-a-t-il possibilité de voir du gros en restant sur le House reef (mantas, requins de récif autres que juvéniles, raies aigles, barracudas, dauphins, mérous, napoléons, etc...) et si oui, quels sont les coins à privilégier et les meilleures heures pour avoir une chance de les croiser (plutôt très tôt le matin, dans la journée ou en fin de journée avant la tombée de la nuit) ?
3) Une petite sortie PMT nocturne, dans le lagon, vaut-elle le coup (pour observer, par exemple, les murènes qui partent en chasse ou les autres espèces au comportement nocturne) ?
4) Le courant est-il fort sur le tombant de la barrière ?
Désolé pour toutes ces questions mais je n'ai, pour l'instant, trouvé que très peu de réponses en épluchant les forums (je sais juste que certaines personnes ont croisé du gros sur le tombant du récif mais sans avoir plus de détails).
Sur ce, bon séjour à ceux qui, comme nous, ont la chance de partir dans cet archipel de rêve et merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement, Tof
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Calcutta... I love you! English translation pending
MON VOYAGE A CALCUTTA
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Saison mousson (Inde) English translation pending
Saison mousson - Delhi
(complètement anecdotique et forcément narcissique mais ��a donnera une petite idée à ceux qui ne sont pas encore partis, la suite est moins drôle je préviens à l’avance)
Arrivée à Delhi le 3 juillet au soir après un vol bondé mais sans histoire, sauf que je me souviens vaguement avoir été coincée sur un siège couloir vers les toilettes, ce qui n'est pas très agréable. « Tout le monde réserve son fauteuil à l’avance sur internet maintenant », dixit l’employée à l’embarquement. Ah oui, sauf aussi qu'à Roissy le terminal de départ venait de changer le jour même et ne correspondait plus bien sûr à celui indiqué sur mon dossier. Après avoir attendu près de 40 min sans voir personne ni aucun vol affiché, j'ai fini par me renseigner puis attendre dehors la navette et enfin j'avais gagné le droit de faire la queue pour embarquer. Ça commence bien me suis-je dit, oh prémonition quand tu nous tiens !
Arrivée à Delhi le soir donc, je récupère mes bagages dans les premiers voyageurs et triomphante, je passe la première la sortie… Imaginez de chaque côté une foule de gens pressée, chacun brandissant un petit panneau avec le nom de son hôtel. Prévoyante j'avais demandé un transfert. Le sourire aux lèvres, je m'approche et m'empresse de déchiffrer les noms sur les petits panneaux. En vain ! Ce n'est pas grave me dis-je, il reste l'autre côté. Me voilà de l'autre côté puis une nouvelle fois, je recommence, de chaque côté. Rien, que dalle, Shivam international, ni vu ni connu ! D'ailleurs, repérant l'écriteau du Yes cottage je demande au chauffeur s'il a aperçu celui du Shivam. Il fait semblant de ne pas comprendre. Entre temps un bel hindou m'accoste et m'explique qu'il peut m'aider, qu'il y a des taxis dehors, etc. Oui, oui lui rétorqué-je mais je dois d'abord téléphoner. J'appelle l'hôtel en ville, il me restait heureusement plein de monnaie du dernier voyage, et celui-ci me répond "ok, on vous envoie un taxi". Ah mais non, leur fais-je, il devait y avoir un taxi, il n'y en a pas, je ne vais pas attendre une heure qu'un autre arrive ! Je vais prendre un pre-paid. Très bien me disent-ils, on vous attend". Je sors donc, le bel hindou à mes basques, du coup je ne prends pas la sortie qu'il faut (je prends celle de gauche alors qu'il faut sortir à droite). Et le voilà à m'entraîner vers des taxis blancs et lorsque je lui demande le prix il dit 500 rs. Heureusement j'ai lu VF et lui rétorque que je vais à la station officielle. J'ai un peu de mal à le décrocher mais je harponne un hindou en voyage, qui lui, m'aiguille vers la bonne sortie, je suis sauvée ! J'hésite un peu quand mon taxi s'arrête dans une drôle de cahute à peine sorti de l’aéroport mais ouf, c'est pour changer un pneu. Je peux enfin sourire, écouter la musique, qui bien sûr me plaît, et m'abandonner tout entière au plaisir de retrouver l'Inde. Une heure plus tard, nous sommes arrivés à Paharganj et cherchons le Shivam. C'est clairement mission impossible, mon chauffeur est complètement perdu et j'ai beau répéter le nom de la rue, celui des repères, rien n'y fait. Pour couronner le tout, il pleut d'une pluie fine mais pénétrante et bien sûr la chaleur de juillet est étouffante. Enfin après avoir demandé à au moins 3 personnes différentes, je comprends qu'il me faut descendre de voiture et marcher à pied jusqu'à une enseigne un peu lointaine. Je m'exécute et donne son congé au chauffeur. J'arrive au Shivam. Du fait de l'absence du taxi à l'aéroport, je me sens tout à fait dédouanée de mes engagements (j'avais réservé pour une nuit). À peine arrivée, ils me disent "le taxi a appelé, il vous attendu " ah bon, leur fais-je "il a appelé il y a combien de temps ? "oh pas longtemps, à peine une demie-heure" "et bien il était vraiment en retard votre taxi…" lls font mine de monter ma valise à l'étage. Non, non, je préfère voir la chambre d'abord. En haut la chambre est délabrée et on me réclame 600 rs, plus pour la clim. Je ne suis pas contente et redescends malgré leurs protestations. Et me voilà de nuit, à pied dans les ruelles de Paharganj, traînant ma valise sous la pluie. Heureusement ma mère ne me voit pas, pensé-je, le sourire aux lèvres à cause du petit côté surréaliste, je ne m'en fais pas vraiment… je marche sous la pluie, je suis heureuse. Je vois au loin une autre enseigne "Ganga Inn", je vais y jeter un œil. Une ruelle crasseuse qui ne présage rien de bon, mais ô miracle au détour du tournant, un hall d'accueil tout en verre et marbre, lumineux et accueillant, il y a même des plantes vertes et un petit canapé, des fauteuils et un ascenseur ! Ils sont très surpris de me voir ainsi débarquer seule et en pleine nuit et m’assaillent de questions pour savoir comment j’ai trouvé leur hôtel. « J’ai marché », je demande le prix des chambres, on m'annonce 750 rs pour l'aircooler et 900 rs pour la clim. Je demande à voir et laisse bien sûr la valise en bas. La chambre est vaste, d'une jolie peinture parme, les sanitaires impeccables, Je suis séduite mais ne le montre pas et demande à voir l'autre. Là c'est luxe, marbre et tentures et tiens les mêmes couvertures qu'à Munnar ! Mais peu importe, l'air cooler me suffit amplement, je redescends négocier. C'est combien votre meilleur prix "mousson" ? demandé-je avec un regard vers la pluie qui tombe… le prix descend un peu mais pas assez à mon goût. "500" dis-je alors. Le réceptionniste m'explique qu'il faut ajouter les taxes. J'ai lu le GR et rétorque, "mais pas pour un hôtel de cette catégorie, non, non c'est 500" je fais mine de reprendre ma valise et me dirige vers la sortie. Au passage j'ai bien vu sur le registre qu'il n'y avait pas grand monde. Ils m'arrêtent (ouf, j'ai eu chaud) et c'est parti pour 500 rs, il faut à présent remplir les registres. Je réalise au passage qu'il n'est pas loin d'1h du mat, que la fatigue commence à se faire sentir et que mon ami qui attend de mes nouvelles et qui ne sait pas que j'ai changé d'hôtel doit être mort d'inquiétude. Bref je marque un temps d'arrêt, mon esprit s'embrouille, assez pour que mes 500 rs disparaissent. Je regarde le réceptionniste et lui dit "mais si, je viens de vous les donner" et lui "oui, mais vous les avez repris". Le ton monte, c'est tout juste si je ne fonds pas en larmes, d'abord le taxi, ensuite négocier à bâtons rompus, tout ça pour se faire voler 500 rs comme ça ! Je désespère, enfin je sors mon porte-monnaie, je compte et re-compte, et oui, j'avais oublié les 350 rs du taxi, un billet est bel et bien déjà parti, c'est moi qui me suis trompée et qui machinalement ai du ranger ledit billet. Et me voilà à m'excuser auprès du réceptionniste, direction un repos bien mérité.
End of part 1
(complètement anecdotique et forcément narcissique mais ��a donnera une petite idée à ceux qui ne sont pas encore partis, la suite est moins drôle je préviens à l’avance)
Arrivée à Delhi le 3 juillet au soir après un vol bondé mais sans histoire, sauf que je me souviens vaguement avoir été coincée sur un siège couloir vers les toilettes, ce qui n'est pas très agréable. « Tout le monde réserve son fauteuil à l’avance sur internet maintenant », dixit l’employée à l’embarquement. Ah oui, sauf aussi qu'à Roissy le terminal de départ venait de changer le jour même et ne correspondait plus bien sûr à celui indiqué sur mon dossier. Après avoir attendu près de 40 min sans voir personne ni aucun vol affiché, j'ai fini par me renseigner puis attendre dehors la navette et enfin j'avais gagné le droit de faire la queue pour embarquer. Ça commence bien me suis-je dit, oh prémonition quand tu nous tiens !
Arrivée à Delhi le soir donc, je récupère mes bagages dans les premiers voyageurs et triomphante, je passe la première la sortie… Imaginez de chaque côté une foule de gens pressée, chacun brandissant un petit panneau avec le nom de son hôtel. Prévoyante j'avais demandé un transfert. Le sourire aux lèvres, je m'approche et m'empresse de déchiffrer les noms sur les petits panneaux. En vain ! Ce n'est pas grave me dis-je, il reste l'autre côté. Me voilà de l'autre côté puis une nouvelle fois, je recommence, de chaque côté. Rien, que dalle, Shivam international, ni vu ni connu ! D'ailleurs, repérant l'écriteau du Yes cottage je demande au chauffeur s'il a aperçu celui du Shivam. Il fait semblant de ne pas comprendre. Entre temps un bel hindou m'accoste et m'explique qu'il peut m'aider, qu'il y a des taxis dehors, etc. Oui, oui lui rétorqué-je mais je dois d'abord téléphoner. J'appelle l'hôtel en ville, il me restait heureusement plein de monnaie du dernier voyage, et celui-ci me répond "ok, on vous envoie un taxi". Ah mais non, leur fais-je, il devait y avoir un taxi, il n'y en a pas, je ne vais pas attendre une heure qu'un autre arrive ! Je vais prendre un pre-paid. Très bien me disent-ils, on vous attend". Je sors donc, le bel hindou à mes basques, du coup je ne prends pas la sortie qu'il faut (je prends celle de gauche alors qu'il faut sortir à droite). Et le voilà à m'entraîner vers des taxis blancs et lorsque je lui demande le prix il dit 500 rs. Heureusement j'ai lu VF et lui rétorque que je vais à la station officielle. J'ai un peu de mal à le décrocher mais je harponne un hindou en voyage, qui lui, m'aiguille vers la bonne sortie, je suis sauvée ! J'hésite un peu quand mon taxi s'arrête dans une drôle de cahute à peine sorti de l’aéroport mais ouf, c'est pour changer un pneu. Je peux enfin sourire, écouter la musique, qui bien sûr me plaît, et m'abandonner tout entière au plaisir de retrouver l'Inde. Une heure plus tard, nous sommes arrivés à Paharganj et cherchons le Shivam. C'est clairement mission impossible, mon chauffeur est complètement perdu et j'ai beau répéter le nom de la rue, celui des repères, rien n'y fait. Pour couronner le tout, il pleut d'une pluie fine mais pénétrante et bien sûr la chaleur de juillet est étouffante. Enfin après avoir demandé à au moins 3 personnes différentes, je comprends qu'il me faut descendre de voiture et marcher à pied jusqu'à une enseigne un peu lointaine. Je m'exécute et donne son congé au chauffeur. J'arrive au Shivam. Du fait de l'absence du taxi à l'aéroport, je me sens tout à fait dédouanée de mes engagements (j'avais réservé pour une nuit). À peine arrivée, ils me disent "le taxi a appelé, il vous attendu " ah bon, leur fais-je "il a appelé il y a combien de temps ? "oh pas longtemps, à peine une demie-heure" "et bien il était vraiment en retard votre taxi…" lls font mine de monter ma valise à l'étage. Non, non, je préfère voir la chambre d'abord. En haut la chambre est délabrée et on me réclame 600 rs, plus pour la clim. Je ne suis pas contente et redescends malgré leurs protestations. Et me voilà de nuit, à pied dans les ruelles de Paharganj, traînant ma valise sous la pluie. Heureusement ma mère ne me voit pas, pensé-je, le sourire aux lèvres à cause du petit côté surréaliste, je ne m'en fais pas vraiment… je marche sous la pluie, je suis heureuse. Je vois au loin une autre enseigne "Ganga Inn", je vais y jeter un œil. Une ruelle crasseuse qui ne présage rien de bon, mais ô miracle au détour du tournant, un hall d'accueil tout en verre et marbre, lumineux et accueillant, il y a même des plantes vertes et un petit canapé, des fauteuils et un ascenseur ! Ils sont très surpris de me voir ainsi débarquer seule et en pleine nuit et m’assaillent de questions pour savoir comment j’ai trouvé leur hôtel. « J’ai marché », je demande le prix des chambres, on m'annonce 750 rs pour l'aircooler et 900 rs pour la clim. Je demande à voir et laisse bien sûr la valise en bas. La chambre est vaste, d'une jolie peinture parme, les sanitaires impeccables, Je suis séduite mais ne le montre pas et demande à voir l'autre. Là c'est luxe, marbre et tentures et tiens les mêmes couvertures qu'à Munnar ! Mais peu importe, l'air cooler me suffit amplement, je redescends négocier. C'est combien votre meilleur prix "mousson" ? demandé-je avec un regard vers la pluie qui tombe… le prix descend un peu mais pas assez à mon goût. "500" dis-je alors. Le réceptionniste m'explique qu'il faut ajouter les taxes. J'ai lu le GR et rétorque, "mais pas pour un hôtel de cette catégorie, non, non c'est 500" je fais mine de reprendre ma valise et me dirige vers la sortie. Au passage j'ai bien vu sur le registre qu'il n'y avait pas grand monde. Ils m'arrêtent (ouf, j'ai eu chaud) et c'est parti pour 500 rs, il faut à présent remplir les registres. Je réalise au passage qu'il n'est pas loin d'1h du mat, que la fatigue commence à se faire sentir et que mon ami qui attend de mes nouvelles et qui ne sait pas que j'ai changé d'hôtel doit être mort d'inquiétude. Bref je marque un temps d'arrêt, mon esprit s'embrouille, assez pour que mes 500 rs disparaissent. Je regarde le réceptionniste et lui dit "mais si, je viens de vous les donner" et lui "oui, mais vous les avez repris". Le ton monte, c'est tout juste si je ne fonds pas en larmes, d'abord le taxi, ensuite négocier à bâtons rompus, tout ça pour se faire voler 500 rs comme ça ! Je désespère, enfin je sors mon porte-monnaie, je compte et re-compte, et oui, j'avais oublié les 350 rs du taxi, un billet est bel et bien déjà parti, c'est moi qui me suis trompée et qui machinalement ai du ranger ledit billet. Et me voilà à m'excuser auprès du réceptionniste, direction un repos bien mérité.
End of part 1
Les cinq plus belles villes françaises English translation pending
Pour moi c'est Paris en 1er évidemment mais derrière ?
Lille Strasbourg Dinant Vannes
Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
Lille Strasbourg Dinant Vannes
Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
Hua Hin au départ de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir à combien se trouve hua hin au départ de bangkok et comment on peut y aller.
Aussi je voudrais savoir si c'est un endroit que vous me conseillez?
Merci à tous!!!!
Maroc que choisir entre ces 3 circuits? English translation pending
Bonjour,
Cet été nous partons pour le Maroc une semaine et nous ne savons pas trop que choisir entre les 4 formules qu'on nous propose !
1-Circuit sud marocain avec l'itinéraire suivant :Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATEJOUR 4 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
2-Maroc de la mer au désert avec l'itinéraire suivant :Nantes / AGADIRJOUR 2 : AGADIRJOUR 3 : AGADIR / TAROUDANT / OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 4 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 7 : MARRAKECH / ESSAOUIRA / AGADIRJOUR 8 : AGADIR / Nantes
3-Circuit Les Villes Impériales avec l'itinéraire suivant :JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / CASABLANCA OU RABATJOUR 4 : CASABLANCA OU RABAT / MEKNES / FESJOUR 5 : FESJOUR 6 : FES / MEKNES / BENI MELLALJOUR 7 : BENI MELLAL / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
4-Circuit grand sud Marocain en 4x4 avec l'itinéraire suivant :(il est aussi proposé en bus, est-ce mieux en 4x4 ou en bus pour une semaine fin juin ?)JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATE / ZAGORAJOUR 4 : ZAGORA / TAZZARINE / ALNIF / ERFOUD / MERZOUGAJOUR 5 : MERZOUGA / ERFOUD / TINERHIR OU KELAAJOUR 6 : TINERHIR OU KELAA / PISTE DE SKOURA / OUARZAZATEJOUR 7 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez me fournir ! A bientôt
1-Circuit sud marocain avec l'itinéraire suivant :Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATEJOUR 4 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
2-Maroc de la mer au désert avec l'itinéraire suivant :Nantes / AGADIRJOUR 2 : AGADIRJOUR 3 : AGADIR / TAROUDANT / OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 4 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 7 : MARRAKECH / ESSAOUIRA / AGADIRJOUR 8 : AGADIR / Nantes
3-Circuit Les Villes Impériales avec l'itinéraire suivant :JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / CASABLANCA OU RABATJOUR 4 : CASABLANCA OU RABAT / MEKNES / FESJOUR 5 : FESJOUR 6 : FES / MEKNES / BENI MELLALJOUR 7 : BENI MELLAL / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
4-Circuit grand sud Marocain en 4x4 avec l'itinéraire suivant :(il est aussi proposé en bus, est-ce mieux en 4x4 ou en bus pour une semaine fin juin ?)JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATE / ZAGORAJOUR 4 : ZAGORA / TAZZARINE / ALNIF / ERFOUD / MERZOUGAJOUR 5 : MERZOUGA / ERFOUD / TINERHIR OU KELAAJOUR 6 : TINERHIR OU KELAA / PISTE DE SKOURA / OUARZAZATEJOUR 7 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes
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Cité des enfants / Cité des sciences / Palais de la découverte à Paris English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans une dizaine de jours pour quelques jours à Paris avec nos enfants de 8 et 10 ans. En dehors des grands classiques, nous prévoyons d'aller à la cité des enfants à la Villette mais j'ai un peu de mal à voir la différence entre cité des enfants/cité des sciences/palais de la découverte.
Avec des enfants, que vous conseillez nous de faire ? Nous prévoyons une demie jour.
Merci à vous. Olivier
Nous partons dans une dizaine de jours pour quelques jours à Paris avec nos enfants de 8 et 10 ans. En dehors des grands classiques, nous prévoyons d'aller à la cité des enfants à la Villette mais j'ai un peu de mal à voir la différence entre cité des enfants/cité des sciences/palais de la découverte.
Avec des enfants, que vous conseillez nous de faire ? Nous prévoyons une demie jour.
Merci à vous. Olivier
Bangkok, petite arnaque au grand Palais... English translation pending
Elle n'est pas bien méchante, mais risque de vous faire perdre quelques heures...!🙁
En quittant le temple du bouddha couché, et en vous rendant vers le palais royal, vous risquez de vous faire accoster par un type, travaillant soit disant pour le palais, qui vous informe sans vergogne et avec un sourire authentique, que le palais est fermé durant de quelques heures (généralement entre 10- 11h et 13h30) car les moines prient, ou car il y a une cérémonie officielle...
Il vous propose alors un autre temple, gratuit et vous invite à vous y rende en tuck tuck... Il négocie même le prix pour vous...40 bath...! La vous vous dites pourquoi pas, et après la visite du temple ( pas trop terrible) on vous embarque dans des magasins, et autres tailleurs...!
Le seule avantage c est le tour en tuck tuck, amusant avec nos enfants, et dans les magasins ils n étaient pas trop "harceleurs". 😛
Le côté dérangeant, c'est la sincérité, la sympathie qui se dégage de ces gens, sourire, sensation d'être aidé et au final c'était juste pour votre pognon... Et vous avez tourné 2 heures dans Bangkok pour rien...
Alors souvenez vous... Le palais ne ferme pas...(pour info, notre guide, le guide évasion renseigne également une fermeture de 11h a 13h30)... Apparemment il se sont fait avoir aussi.... 😉 Il suffit de leur faire sentir que vous êtes au courant de cette "arnaque" et ils lâchent rapidement prise...
Même si ces rabatteurs sont un peu lourds, Bangkok reste une ville terriblement surprenante...
En quittant le temple du bouddha couché, et en vous rendant vers le palais royal, vous risquez de vous faire accoster par un type, travaillant soit disant pour le palais, qui vous informe sans vergogne et avec un sourire authentique, que le palais est fermé durant de quelques heures (généralement entre 10- 11h et 13h30) car les moines prient, ou car il y a une cérémonie officielle...
Il vous propose alors un autre temple, gratuit et vous invite à vous y rende en tuck tuck... Il négocie même le prix pour vous...40 bath...! La vous vous dites pourquoi pas, et après la visite du temple ( pas trop terrible) on vous embarque dans des magasins, et autres tailleurs...!
Le seule avantage c est le tour en tuck tuck, amusant avec nos enfants, et dans les magasins ils n étaient pas trop "harceleurs". 😛
Le côté dérangeant, c'est la sincérité, la sympathie qui se dégage de ces gens, sourire, sensation d'être aidé et au final c'était juste pour votre pognon... Et vous avez tourné 2 heures dans Bangkok pour rien...
Alors souvenez vous... Le palais ne ferme pas...(pour info, notre guide, le guide évasion renseigne également une fermeture de 11h a 13h30)... Apparemment il se sont fait avoir aussi.... 😉 Il suffit de leur faire sentir que vous êtes au courant de cette "arnaque" et ils lâchent rapidement prise...
Même si ces rabatteurs sont un peu lourds, Bangkok reste une ville terriblement surprenante...
Florence: réservation des musées nécessaire en février? English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer 4/5 jours à Florence fin Février en individuel sur un programme "classique" de visites (galerie des Offices, musée dell’Opera del Duomo, les chapelles des Médicis, palais Médicis, palais du Bargello, couvent Saint-Marc, galerie de l’Académie ...) Est-ce très recommandé ou inutile de réserver au préalable les musées pour cette période indiquée comme "basse saison" ?
Merci d'avance pour vos réponse
Philippe
Nous allons passer 4/5 jours à Florence fin Février en individuel sur un programme "classique" de visites (galerie des Offices, musée dell’Opera del Duomo, les chapelles des Médicis, palais Médicis, palais du Bargello, couvent Saint-Marc, galerie de l’Académie ...) Est-ce très recommandé ou inutile de réserver au préalable les musées pour cette période indiquée comme "basse saison" ?
Merci d'avance pour vos réponse
Philippe
Fête des eaux à Phnom Penh: sur quel pied danser? English translation pending
je compte sejourner a PP du 16 au 19 novembre prochain.
les hasards du calendrier veulent que j'arrive en pleine fete, cette annee les 16 et 17 novembre🤪.....
que me conseillez vous? profiter de l'aubaine pour partager la fete......ou...au contraire l'eviter en adaptant les dates prevues?
tous les sites a voir risquent d'etre fermes le 17 nov....
claudine
tous les sites a voir risquent d'etre fermes le 17 nov....
claudine
Visite de Bangkok et des îles English translation pending
Salut a tous
je pars pour Bangkok pour 15 jours j'aimerais savoir qu'elles sont les iles a faire et qu'elles sont les visites les plus intéressantes... gens palais ou autres
merci d'avance😎
je pars pour Bangkok pour 15 jours j'aimerais savoir qu'elles sont les iles a faire et qu'elles sont les visites les plus intéressantes... gens palais ou autres
merci d'avance😎
Bangkok: visiter le Grand Palais ou le Wat Pho? English translation pending
Bonjour,
Je n'ai que deux jours à Bangkok et aimerait voir plein de choses... que me conseillez vous de visiter entre le Grand Palais ou le What pho ?? Merci Myriam
Je n'ai que deux jours à Bangkok et aimerait voir plein de choses... que me conseillez vous de visiter entre le Grand Palais ou le What pho ?? Merci Myriam
Thaïlande: des milliers de manifestants royalistes assiègent le gouvernement (26 août 2008) English translation pending
BANGKOK (AFP) - Des milliers de manifestants royalistes, déterminés à faire tomber le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, ont fortement perturbé l'activité gouvernementale mardi à Bangkok, encerclant plusieurs ministères et prenant d'assaut une chaîne de télévision. (la suite voir ICI)
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Retour MSC Opera: croisière des fjords English translation pending
coppenhague accés en voiture, freeport, la voiture 75€ pour une semaine.
EMabrquement rapide moins de 10 minutes un membre du personnel vient vous conduire à votre cabine
kiel : le dimanche tout est fermé à par l'église et trois au quatre cafés. Petite visite sympa du centre ville et promenade le long de la jetée Oslo : oslo pass achété à l'office du tourisme au pieds du quai, le centre ville est faisaible sans problème à pieds, on a pris le ferry (trois ferry par heure) visite des musées sur la presqu'ile, bus pour aller au parc des statues, palais royal et centre ville (il y a un city buss drop on drop off qui attend au pieds du bateau mais il arrete à 17h30)
Stavanger visite de la ville à pieds magasin, du parc et de l'église et du musuée du pétrole. flaam : visite par le bateau le train de flaam, vos, les chutes, la route panoramique (on pouvait louer des velos et des kayak au port mais rien à visiter dans les environs)
geiranger : la route de l'aigle, visite d'une ferme d'altitude
le bateau : animation +++ spectacles +++ danse +++ la disposition est un peu bizarre les ascenseurs centraux ne montent pas jusque la piscine, les ascenceurs arrières sur certains niveaux des restaurants ne donne sur rien, donc il faut pour aller si on est au milieu du bateau pont 6 (les bars) à la discothèque pont 12, monter au 8 traverser par les couloirs cabines puis prendre l'ascenseur arrière qui va jusqu'au 12 . Pour des moins valides peu mieux faire ... La déco est bien bateau bien entretenu maintenant on aime ou pas les couleurs . deux piscines non couvertes pour moi le plus gros problème car avec une météo entre les deux pas eu la grosse douche mais pas non plus le grand soleil, la piscine était réservée à 5 ou 6 courageux ... juste été une fois dans le jacuzzi puis un rhume mais bon...
la nourriture : c'est le gros problème il y a à manger mais ce n'est pas exceptionnel et parfois mauvais, pour un bateau avec une cuisine italienne raté le tiramisu est pour moi une honte.... et je déconseille le steak le matin : soit buffet, chambre ou servi à table midi soit buffet ou servi à table un resto pizza (pas terrible) et hamburger ouvert de 12 à 19h donc possiblité d'avoir à ce niveau de l'eau du café ou thé thé et gateau à 16h soir deux services 18h45 21H ou buffet de 18h à20h (seul problème la journée à oslo où on remonte sur le bateau à 20h ) à table on commande ce qu'on veut deux entrées deux desserts il n'y a aucun problème
deux soirées de gala tous les soirs à minuits quelque chose, gateau, pizza, sandwich, buffet. glace mais chaque fois à des endroits différents donc bien lire le programme boissons pack de 14 boissons gazeuses à 25€, pack de vins et d'eau à 75, 100, 125, 150 suivant le nombre de bouteilles ou qualité.
les serveurs à tables sont là mais pas trop souriants sauf le dernier soir aurait-il peur de la côte ? les hommes de cabines : ils sont là font leur boulot mais ne se présente pas
pourboire retiré d'office sur la note, pas de solutions de donner de la main à la main ce serait même interdit !!!!!!!! j'ai pas essayé d'en savoir plus car si j'avais pu j'aurais rien donné à mon serveur à table .... il a fait son boulot, on a eu tout ce qu'on demandait mais jamais avec un sourire et comme si on l'emmerdait et pas seulement avec notre table mais aussi avec ses autres tables
en gros je suis super content du voyage (j'avais eu une super promo donc je dois pas être trop difficile mais si j'avais payé le prix plein je crois que j'aurais été déçu.... heureusement que les paysages et l'ambiance du soir faisait oublier les problèmes de nourritures donc la feuille d'évaluation, il y avait la question conseillerez vous une croisière msc oui non j'ai rien mis avec une super promo je vous la conseille au prix plein, j'ai des doutes ....
EMabrquement rapide moins de 10 minutes un membre du personnel vient vous conduire à votre cabine
kiel : le dimanche tout est fermé à par l'église et trois au quatre cafés. Petite visite sympa du centre ville et promenade le long de la jetée Oslo : oslo pass achété à l'office du tourisme au pieds du quai, le centre ville est faisaible sans problème à pieds, on a pris le ferry (trois ferry par heure) visite des musées sur la presqu'ile, bus pour aller au parc des statues, palais royal et centre ville (il y a un city buss drop on drop off qui attend au pieds du bateau mais il arrete à 17h30)
Stavanger visite de la ville à pieds magasin, du parc et de l'église et du musuée du pétrole. flaam : visite par le bateau le train de flaam, vos, les chutes, la route panoramique (on pouvait louer des velos et des kayak au port mais rien à visiter dans les environs)
geiranger : la route de l'aigle, visite d'une ferme d'altitude
le bateau : animation +++ spectacles +++ danse +++ la disposition est un peu bizarre les ascenseurs centraux ne montent pas jusque la piscine, les ascenceurs arrières sur certains niveaux des restaurants ne donne sur rien, donc il faut pour aller si on est au milieu du bateau pont 6 (les bars) à la discothèque pont 12, monter au 8 traverser par les couloirs cabines puis prendre l'ascenseur arrière qui va jusqu'au 12 . Pour des moins valides peu mieux faire ... La déco est bien bateau bien entretenu maintenant on aime ou pas les couleurs . deux piscines non couvertes pour moi le plus gros problème car avec une météo entre les deux pas eu la grosse douche mais pas non plus le grand soleil, la piscine était réservée à 5 ou 6 courageux ... juste été une fois dans le jacuzzi puis un rhume mais bon...
la nourriture : c'est le gros problème il y a à manger mais ce n'est pas exceptionnel et parfois mauvais, pour un bateau avec une cuisine italienne raté le tiramisu est pour moi une honte.... et je déconseille le steak le matin : soit buffet, chambre ou servi à table midi soit buffet ou servi à table un resto pizza (pas terrible) et hamburger ouvert de 12 à 19h donc possiblité d'avoir à ce niveau de l'eau du café ou thé thé et gateau à 16h soir deux services 18h45 21H ou buffet de 18h à20h (seul problème la journée à oslo où on remonte sur le bateau à 20h ) à table on commande ce qu'on veut deux entrées deux desserts il n'y a aucun problème
deux soirées de gala tous les soirs à minuits quelque chose, gateau, pizza, sandwich, buffet. glace mais chaque fois à des endroits différents donc bien lire le programme boissons pack de 14 boissons gazeuses à 25€, pack de vins et d'eau à 75, 100, 125, 150 suivant le nombre de bouteilles ou qualité.
les serveurs à tables sont là mais pas trop souriants sauf le dernier soir aurait-il peur de la côte ? les hommes de cabines : ils sont là font leur boulot mais ne se présente pas
pourboire retiré d'office sur la note, pas de solutions de donner de la main à la main ce serait même interdit !!!!!!!! j'ai pas essayé d'en savoir plus car si j'avais pu j'aurais rien donné à mon serveur à table .... il a fait son boulot, on a eu tout ce qu'on demandait mais jamais avec un sourire et comme si on l'emmerdait et pas seulement avec notre table mais aussi avec ses autres tables
en gros je suis super content du voyage (j'avais eu une super promo donc je dois pas être trop difficile mais si j'avais payé le prix plein je crois que j'aurais été déçu.... heureusement que les paysages et l'ambiance du soir faisait oublier les problèmes de nourritures donc la feuille d'évaluation, il y avait la question conseillerez vous une croisière msc oui non j'ai rien mis avec une super promo je vous la conseille au prix plein, j'ai des doutes ....
Un petit tour des villes impériales du Maroc en février 2016 English translation pending
Allant de temps en temps à Marrakech pour le travail et étant un amoureux inconditionnel du pays, j'ai décidé de me faire une petite virée en voiture vers les villes impériales. Je les avais déjà visité en 2001 mais un peu vite, donc je voulais prendre mon temps et puis passer quelques jours dans la ville qui me tient à coeur :Marrakech.
Voici donc un petit carnet sans prétention mais avec quelques adresses utiles.
Photos et suppléments, sur mon site, c'est ici.
Samedi 13 Février :
Vol Ryan air depuis St Etienne !! (une première) vers Fes. Un coup de fusil au niveau du prix du billet, un petit aéroport tranquille (parking gratuit) et aussi loin de chez moi que celui de St Exupéry.
Vol sans histoire, un taxi vers la médina et installation dans un riad. Il est beau, l'accueil est sympa, mais le patron veut un peu trop placer ses adresses. Il arrive à me convaincre de prendre un guide pour le lendemain et comme mes souvenirs de Fes étaient une médina immense où le mot Balek était de mise, je me laisse avoir (ou pas).
L'après midi est consacrée à la visite de Bab Bou Jeloud (la porte bleue) puis le quartier juif (il ne faut pas hésiter à chercher le cimetière à travers des petites fenêtres c'est rigolo) ainsi que le jardin Jnan Sbil, très joli où beaucoup de marocains viennent se promener. Il fait bon mais on sent que la pluie n'est pas loin.
Un clic clac devant le palais royal, splendide et un petit repos (ça monte et ça descend beaucoup) au riad avant d'aller manger chez Akim, près de la poste. Bon, pas cher, sympa !
Trois semaines en Inde avec 2 enfants English translation pending
Bonjour!
J'ai voyagé seule, en Inde, plusieurs fois (Rajasthan, Hampi, Goa, la pointe sud du Tamil Nadu à Bombay ainsi que Rishikesh) il y a juste 10 ans. J'ai un grand amour pour ce pays et j'aimerais partager cet amour en y emmenant mon mari et mes enfants. Je commence doucement à me renseigner (et à économiser!) pour un voyage de trois semaines en février 2019. Je ne trouve sur le forum que des discussions au mieux de 2011!
J'ai voyagé à l'époque, en bus, en train, mangé dans la rue ( j'adore le piquant!) et dormi dans les guests houses les moins chères. Nous vivons simplement et ne cherchons pas l'Inde des Maharajas, si ce n'est dans les visites de palais.
Auriez-vous des expériences à partager? Je me pose la question de l'itinéraire (avec à ce jour l'envie atterrir coolos à Goa ou à Hampi et de remonter ensuite sur Jaïpur et de finir par Varanasi). De la nourriture (mes enfants ne mangeant absolument pas de piquant) Et du prix des logements pour quatre... Et aussi du transport, j'entends beaucoup de voyage avec chauffeur et pour moi ce serait vraiment dommage de passer à côté du train et un peu de l'Inde (sans jugement pour les personnes qui choisissent cela)
Mes enfants auront 6 et 8 ans.
Je vous remercie pour votre aide.
Cerise
J'ai voyagé seule, en Inde, plusieurs fois (Rajasthan, Hampi, Goa, la pointe sud du Tamil Nadu à Bombay ainsi que Rishikesh) il y a juste 10 ans. J'ai un grand amour pour ce pays et j'aimerais partager cet amour en y emmenant mon mari et mes enfants. Je commence doucement à me renseigner (et à économiser!) pour un voyage de trois semaines en février 2019. Je ne trouve sur le forum que des discussions au mieux de 2011!
J'ai voyagé à l'époque, en bus, en train, mangé dans la rue ( j'adore le piquant!) et dormi dans les guests houses les moins chères. Nous vivons simplement et ne cherchons pas l'Inde des Maharajas, si ce n'est dans les visites de palais.
Auriez-vous des expériences à partager? Je me pose la question de l'itinéraire (avec à ce jour l'envie atterrir coolos à Goa ou à Hampi et de remonter ensuite sur Jaïpur et de finir par Varanasi). De la nourriture (mes enfants ne mangeant absolument pas de piquant) Et du prix des logements pour quatre... Et aussi du transport, j'entends beaucoup de voyage avec chauffeur et pour moi ce serait vraiment dommage de passer à côté du train et un peu de l'Inde (sans jugement pour les personnes qui choisissent cela)
Mes enfants auront 6 et 8 ans.
Je vous remercie pour votre aide.
Cerise
Riad à Marrakech? English translation pending
Bonjour, notre petite tribu souhaite partir début novembre à Marrakech. C'est la première fois que nous allons au Maroc et j'aimerais loger dans un riad pour éviter l'usine à touristes mais comme nous partons avec les 3 enfants; 4, 10 et 15 ans je ne sais pas trop ce qui pourrait être adapté. Si quelqu'un a des adresses sympa pour une famille je suis preneuse.
Merci
Laurence
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Hôtel à Bangkok (Thaïlande) pour la fin juillet avec deux fillettes? English translation pending
🙂Bonjour,
Nous allons passer 3 à 5 jours à Bangkok fin juillet à la fin de notre séjour.Nous sommes un couple avec 2 fillettes de 6 et 9 ans et nous recherchons un hotel avec piscine ( budget 30 à 80 euros).Nous souhaiterions un bon compromis quant au déplacement ( visite des klongs, palais royal, temples, magasins, peut être zoo de Dusit...).
Nous avons regardé un peu sur le web mais nous voyons peu de chambres pour 4 avec 2 grand lit.Par contre nous voyons souvent des chambres avec un grand lit plus un petit mais celui ci nous parait assez grand pour que nos 2 fillettes dorment ensemble. Qu'en pensez vous ? les tailles de lit sont elles comme chez nous pour les petis lits ? ( 90 cm).
Merci à l'avance de tous vos conseils et propositions.
Cordialement😏
Itinéraire en Russie, 27 jours cet été en famille English translation pending
Voici une première ébauche d'itinéraire.
Nous partons du 25 juillet au 20 aout (arrivée SPB, retour de moscou). Nous sommes 2 adultes et 2 ados (11 et 15 ans).
Sur place déplacement en train.
Donc ça donnerait:
J1 à J7: SPB J8 : SPB > Novgorod J9: Novgorod J10: Novgorod, train de nuit vers Moscou J11: moscou J12: moscou > Rostov Veliki J13: Rostov V. J14: Rostov V. > Sergueiv Possad J15: Sergueiv possad > moscou > Vladimir J16: Vladimir > Souzdal (en bus) J17 et 18: Souzdal J19: Souzdal > Nijni Novgorod J20 et 21 : Nijni Novgorod J22: Nijni Novgorod, depart en fin de journée pour rejoindre moscou par le train de nuit J23 à 26: Moscou J27: retour en France
Je souhaitais aller jusqu'a Kazan, mais à ce moment là, il faudrait supprimer Rostov Veliki... (car par sur la même ligne de train...) qu'en pensez vous? Merci de vos conseils
Sur place déplacement en train.
Donc ça donnerait:
J1 à J7: SPB J8 : SPB > Novgorod J9: Novgorod J10: Novgorod, train de nuit vers Moscou J11: moscou J12: moscou > Rostov Veliki J13: Rostov V. J14: Rostov V. > Sergueiv Possad J15: Sergueiv possad > moscou > Vladimir J16: Vladimir > Souzdal (en bus) J17 et 18: Souzdal J19: Souzdal > Nijni Novgorod J20 et 21 : Nijni Novgorod J22: Nijni Novgorod, depart en fin de journée pour rejoindre moscou par le train de nuit J23 à 26: Moscou J27: retour en France
Je souhaitais aller jusqu'a Kazan, mais à ce moment là, il faudrait supprimer Rostov Veliki... (car par sur la même ligne de train...) qu'en pensez vous? Merci de vos conseils