Results for "Rivière-du-Loup+|+128"
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Itinéraire au Cambodge du 15 août au 2 septembre English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train d'organiser notre itinéraire au Cambodge .
La période sera du 15/08 au 02/09 .
Nous souhaitons partir de Angkor , Siem Reap et repartir depuis Phnom Penh.
Notre souhait serait aussi de passer quelques jours en bord de mer.
Pour cela nous avons vu Koh Kong et koh Chang en Thailande. Est-ce faisable de relier l'une d'entre elle directement à Phnom Penh ??? Est-ce que le détour en vaut la peine ?
Merci pour vos suggestions
Nous sommes en train d'organiser notre itinéraire au Cambodge .
La période sera du 15/08 au 02/09 .
Nous souhaitons partir de Angkor , Siem Reap et repartir depuis Phnom Penh.
Notre souhait serait aussi de passer quelques jours en bord de mer.
Pour cela nous avons vu Koh Kong et koh Chang en Thailande. Est-ce faisable de relier l'une d'entre elle directement à Phnom Penh ??? Est-ce que le détour en vaut la peine ?
Merci pour vos suggestions
Visite des tombeaux à Hué (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
En juillet, je serai à Hué et je voulais donc visiter comme tout le monde les tombeaux. mais mon choix se porte plus sur une voiture avec chauffeur que sur une croisière sur la rivière aux parfums. Voilà ce que je souhaiterai visiter : l'arène aux tigres, le temple Voi Ré, le tombeau de Minh Mang, le tombeau de Khai, Dinh, le belvédère Van Canh, le tombeau de Tu Duc et la pagode Tu Hieu
En effet, j'ai lu quelque part que à cause de la chaleur, la voiture est plus confortable et qu'on accède plus facilement aux sites que je voudrais visiter dans la journée. Qu'en pensez vous.
merci d'avanceD'avance merci
En juillet, je serai à Hué et je voulais donc visiter comme tout le monde les tombeaux. mais mon choix se porte plus sur une voiture avec chauffeur que sur une croisière sur la rivière aux parfums. Voilà ce que je souhaiterai visiter : l'arène aux tigres, le temple Voi Ré, le tombeau de Minh Mang, le tombeau de Khai, Dinh, le belvédère Van Canh, le tombeau de Tu Duc et la pagode Tu Hieu
En effet, j'ai lu quelque part que à cause de la chaleur, la voiture est plus confortable et qu'on accède plus facilement aux sites que je voudrais visiter dans la journée. Qu'en pensez vous.
merci d'avanceD'avance merci
Croisière Carnival Valor du 8 au 15 mai 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux couples qui partons pour une croisiere avec Carnival Valor du 8 - 15 mai 2011 (Cozumel, Cayman, Belize, Roatan). C'est notre première croisière. Je voulais savoir les sortes d'excursions possibles, des idées d'endroits à ne pas manquer, des trucs à faire absolument et s'il y aura des francophones dans la trentaine avec nous sur le bateau😉
Merci
Celle qui a hâte de partir à la recherche de la chaleur!!!
Ecotourisme à Bukit Lawang (Indonésie) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je viens vous faire partager mon coup de coeur pour la belle, sauvage et authentique Sumatra.
Apres avoir visite le toba lake et berastaggi, nous avons trouvé un petit coin de paradis à Bukit Lawang, à 3 km du village, en remontant la rivière. "Back in touch guest house" se love au bord de la rivière Bohorok, en pleine jungle, et même si les singes de tous poils viennent vous rendre visite, cet endroit est tenu par de véritables êtres humains, de cette espèce que l'on ne rencontre plus guère de nos jours...😉 L'endroit est respectueux de son environnement naturel et le propriétaire (qui a un lourd passé de "rebel") continue à se battre pour protéger sa forêt et ses richesses, montrant aux indonésiens qu'il est possible de faire fructifier la jungle autrement qu'en coupant les arbres pour y planter du caoutchou ou des palmiers. De plus, nous avons été surpris des prix pratiqués. Certes , l'indonésie est peu chère, mais dès qu'on parle d'écotourisme, les prix ont généralement tendance à grimper. Cette guest house pratique plutot une politique d'écotourisme "low cost".
Je ferai suivre quelques photos
@ +
Népal: trek du Manaslu et de la vallée de la Tsum sur vingt-trois jours English translation pending
Bonjour
Nous sommes trois compagnons (2 hommes et une femme) de Montreal qui allons faire le trek du tour du Manaslu et de la vallée de la Tsum en octobre prochain. Il s'agit d'un trek de 23 jours qui parait-il, serait un des trek les plus authentiques du Nepal et hors des sentiers battus . Nous avons déjà réservé un départ pour dimanche le 2 octobre 2011, Nous recherchons quelques autres voyageurs pour compléter le groupe.
Je serai bref aujourd'hui mais donnerai des informations plus détaillées aux personnes intéressées.
Nous sommes trois compagnons (2 hommes et une femme) de Montreal qui allons faire le trek du tour du Manaslu et de la vallée de la Tsum en octobre prochain. Il s'agit d'un trek de 23 jours qui parait-il, serait un des trek les plus authentiques du Nepal et hors des sentiers battus . Nous avons déjà réservé un départ pour dimanche le 2 octobre 2011, Nous recherchons quelques autres voyageurs pour compléter le groupe.
Je serai bref aujourd'hui mais donnerai des informations plus détaillées aux personnes intéressées.
Visite du Parc de Yellowstone (cinq nuits) English translation pending
Bonjour,
Me voici désormais à la dernière étape de mon voyage dans les parcs de l'Ouest: le Yellowstone National Park où nous séjournerons 5 nuits fin juin 2011 (à 3 endroits différents du parc) avant de terminer notre voyage sur San Francisco pour 3 nuits.
Ainsi, nous arriverons en J1 du Grand Teton NP (Colter Bay Village) et passerons une nuit près du Yellowstone Lake (Hôtel Lake Yellowstone & Cabins) J2 et J3: 2 nuits au mammoth Hot Springs J4 et J5: 2 nuits à l'Old Faithfull Inn J6: Départ en direction de Jackson Hole où nous prendrons l'avion à destination de SF.
J'ai lu divers carnets de voyage sur le sujet (ITAT, etc...). Vu les grandes distances séparant les différents sites remarquables du parc, nous avons opté pour cette solution de loger à divers endroits.
Ainsi, au vu du nombre de jours et de nos lieux de "résidence", que nous conseillez-vous comme programme, sachant que nous aimons randonner et prendre de belles photos. Nous souhaitons également profiter de moments de détente, loin de la foule... Quels sont les endroits où l'on peut profiter particulièrement de la faune locale?
Merci d'avance. Bonne journée Sylvie
Me voici désormais à la dernière étape de mon voyage dans les parcs de l'Ouest: le Yellowstone National Park où nous séjournerons 5 nuits fin juin 2011 (à 3 endroits différents du parc) avant de terminer notre voyage sur San Francisco pour 3 nuits.
Ainsi, nous arriverons en J1 du Grand Teton NP (Colter Bay Village) et passerons une nuit près du Yellowstone Lake (Hôtel Lake Yellowstone & Cabins) J2 et J3: 2 nuits au mammoth Hot Springs J4 et J5: 2 nuits à l'Old Faithfull Inn J6: Départ en direction de Jackson Hole où nous prendrons l'avion à destination de SF.
J'ai lu divers carnets de voyage sur le sujet (ITAT, etc...). Vu les grandes distances séparant les différents sites remarquables du parc, nous avons opté pour cette solution de loger à divers endroits.
Ainsi, au vu du nombre de jours et de nos lieux de "résidence", que nous conseillez-vous comme programme, sachant que nous aimons randonner et prendre de belles photos. Nous souhaitons également profiter de moments de détente, loin de la foule... Quels sont les endroits où l'on peut profiter particulièrement de la faune locale?
Merci d'avance. Bonne journée Sylvie
Itinéraires et visites à partir du Connecticut? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un voyage aux Etats Unis fin aout, pendant 10 jours. Nous serions hébergés vers springfield dans le connecticut. Pouvez vous me conseiller sur ce qu'il ne faut pas rater dans ce coin des etats unis . Nous pensons demarrer par NewYork. combien de temps doit on y consacrer ? Aussi, y a til des visites sympas à faire dans le connecticut ou alentours? N'ayant pas trop des notions de distances, pensez vous qu'aller voir les chutes du niagara est réalisable?
Merci pour vos réponses et votre aide...
Luxembourg: circuit Wenzel, départ du Rocher du Bock English translation pending
Bonjour j' ai lu qu' il est intéressant de faire le cicuit Wenzel d' une durée de 100 minutes à pieds pour visiter la ville. Le départ se fait du rocher du Bock. Peut on m' indiquer sur quelle rue se situe le rocher du bock ou me donner la latitude et la longitude pour que je puisse regarder sur google maps. Est ce qu' il y a de stationnement dans ce coin.
Merci à l' avance pour votre aide
Merci à l' avance pour votre aide
Visite du parc Dinosaur National Monument (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Me voici dans la préparation de ma prochaine étape à savoir que je viendrai de Moab pour rejoindre Vernal où je séjournerai une nuit. Ensuite, je partirai sur Rock Springs. Durant mon séjour à Vernal, je compte faire le Dinosaur National Monument (randos, routes et point de vue). J'ai lu sur le forum de nombreux sujets sur ce parc et ses activités (et divers carnets de route) mais c'était souvent pour y passer deux jours minimum. D'après ce que j'ai vu, l'idéal serait de faire en matinée (reste à voir à quelle heure nous serons sur Vernal le matin),
- la Harper's Corner Road jusqu'à sa jonction avec l'Echo Park Road: - la Yempa Bench Road et ses 3 points de vue dits incontournables selon Ouestusa (Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook) ... je pense que je n'raurai pas le temps de faire les randos Mitten park trail (5km-2h) et Steamboat Rock (3km-1h30) au vu de la difficulté à les trouver... - et retourner sur La Harper's Corner Road jusqu'à son terminus pour faire l'Harper's Corner Trail (3,5 km A/R, 1h), en fin d'après-midi.
Toutefois, je souhaiterais également faire les deux randonnées "Sound of Silence " et " Desert Voices" en boucle à l'aide du sentier de connexion. Connaissez vous la durée approximative de ces deux boucles?
Ces randonnées étant du côté de l'entrée ouest du parc(côté Utah), aurais-je le temps de les faire? Aurais-je le temps selon vous de faire les 2 parties du parc (Utah et Colorado? ). Si non, laquelle privilégier en provenance de Vernal?
J'aurai un SUV (Ford Escape ou similaire). Ayant lu qu'il fallait un véhicule 4X4 pour faire l'Echo Park road, cette piste est-elle accessible avec un SUV? (bien sûr par temps sec et après s'être renseigné auprès des rangers...)ou faut-il absolument un 4X4?
Enfin, y a t-il une route à privilégier pour relier Moab à Vernal et vernal à rock-Springs? Pour info, sur Rock Springs où je passerai une nuit, nous comptons faire la Flaming Gorge.
Ainsi celà donnerait:
J1: Moab-vernal (temps de route estimé à 4h...) et Vernal -Dinosaur National Parc (entrée ouest (Utah) par Us 40 + UT 49: 19 miles) (entrée sud (colorado) par US 40 : 30 miles) Ici, j'ai environ une demi-journée (après midi et soirée).
J2. départ pour Rock-Springs (environ 2h de route). Donc ici, j'ai la matinée et le début de l'après-midi.
Sauf s'il y a quelque chose à voir absolument sur la route entre Vernal et Rocks-Springs nécéssitant un arrêt ou un petit détour...
Comment, vous les spécialistes ayant eu la possibilité de faire et d'expérimenter toutes ces beaux sites et ses itinéraires aux paysages unanimement fascinants organiseriez vous ces journées en y intégrant nos envies?
Pour info, nous ne sommes pas intéressés par les fossiles... Merci d'avance.
Bonne journée sylvie
Me voici dans la préparation de ma prochaine étape à savoir que je viendrai de Moab pour rejoindre Vernal où je séjournerai une nuit. Ensuite, je partirai sur Rock Springs. Durant mon séjour à Vernal, je compte faire le Dinosaur National Monument (randos, routes et point de vue). J'ai lu sur le forum de nombreux sujets sur ce parc et ses activités (et divers carnets de route) mais c'était souvent pour y passer deux jours minimum. D'après ce que j'ai vu, l'idéal serait de faire en matinée (reste à voir à quelle heure nous serons sur Vernal le matin),
- la Harper's Corner Road jusqu'à sa jonction avec l'Echo Park Road: - la Yempa Bench Road et ses 3 points de vue dits incontournables selon Ouestusa (Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook) ... je pense que je n'raurai pas le temps de faire les randos Mitten park trail (5km-2h) et Steamboat Rock (3km-1h30) au vu de la difficulté à les trouver... - et retourner sur La Harper's Corner Road jusqu'à son terminus pour faire l'Harper's Corner Trail (3,5 km A/R, 1h), en fin d'après-midi.
Toutefois, je souhaiterais également faire les deux randonnées "Sound of Silence " et " Desert Voices" en boucle à l'aide du sentier de connexion. Connaissez vous la durée approximative de ces deux boucles?
Ces randonnées étant du côté de l'entrée ouest du parc(côté Utah), aurais-je le temps de les faire? Aurais-je le temps selon vous de faire les 2 parties du parc (Utah et Colorado? ). Si non, laquelle privilégier en provenance de Vernal?
J'aurai un SUV (Ford Escape ou similaire). Ayant lu qu'il fallait un véhicule 4X4 pour faire l'Echo Park road, cette piste est-elle accessible avec un SUV? (bien sûr par temps sec et après s'être renseigné auprès des rangers...)ou faut-il absolument un 4X4?
Enfin, y a t-il une route à privilégier pour relier Moab à Vernal et vernal à rock-Springs? Pour info, sur Rock Springs où je passerai une nuit, nous comptons faire la Flaming Gorge.
Ainsi celà donnerait:
J1: Moab-vernal (temps de route estimé à 4h...) et Vernal -Dinosaur National Parc (entrée ouest (Utah) par Us 40 + UT 49: 19 miles) (entrée sud (colorado) par US 40 : 30 miles) Ici, j'ai environ une demi-journée (après midi et soirée).
J2. départ pour Rock-Springs (environ 2h de route). Donc ici, j'ai la matinée et le début de l'après-midi.
Sauf s'il y a quelque chose à voir absolument sur la route entre Vernal et Rocks-Springs nécéssitant un arrêt ou un petit détour...
Comment, vous les spécialistes ayant eu la possibilité de faire et d'expérimenter toutes ces beaux sites et ses itinéraires aux paysages unanimement fascinants organiseriez vous ces journées en y intégrant nos envies?
Pour info, nous ne sommes pas intéressés par les fossiles... Merci d'avance.
Bonne journée sylvie
Visite d'Erawan Falls et du Ganesha Park en avril (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je pars en avril avec des amies et aimerions passer quelques jours (3jours / 3 nuits) dans la région de Kanchanaburi.
Nous souhaiterions aller voir les Erawans Falls mais y a-t-il de l'eau à cette période car il parait que les chutes se transforment en filet d'eau en été ? Est-il nécessaire de dormir sur place ou peut-on voir les cascades en une journée en arrivant tôt le matin et repartir par le bus de 16h ?
Nous avons également envie de passer une nuit et une journée au Ganesha park sans passer par la formule Safarine, pensez-vous que cela vaut le coup?
Si vous avez des conseils de lieux à visiter (comme par exemple le pont de la Rivière Kwai) et le temps que cela prend pour voir chaque site merci de me donner les infos que vous aurez.
Au plaisir de vous lire... Merci d'avance
Je pars en avril avec des amies et aimerions passer quelques jours (3jours / 3 nuits) dans la région de Kanchanaburi.
Nous souhaiterions aller voir les Erawans Falls mais y a-t-il de l'eau à cette période car il parait que les chutes se transforment en filet d'eau en été ? Est-il nécessaire de dormir sur place ou peut-on voir les cascades en une journée en arrivant tôt le matin et repartir par le bus de 16h ?
Nous avons également envie de passer une nuit et une journée au Ganesha park sans passer par la formule Safarine, pensez-vous que cela vaut le coup?
Si vous avez des conseils de lieux à visiter (comme par exemple le pont de la Rivière Kwai) et le temps que cela prend pour voir chaque site merci de me donner les infos que vous aurez.
Au plaisir de vous lire... Merci d'avance
Périple du côté de la péninsule de Masoala (Madagascar) English translation pending
BJR..... je suis à la recherche d'informations pour effectuer un périple du coté de la péninsule de Masoala en partant de Maroantsetra jusqu' au Cap Est puis Antalaha en contournant toute la péninsule à pied car je pense qu'il n'y a pas d'autre solution ou peux être une partie en bateau... merci par avance des infos que vous aurez en votre possessions..
Agence pour faire le trek du Machu Picchu en quatre jours et trois nuits? English translation pending
bonjour,
Je recherche une agence pour faire l'inca trail sur 4 jours, 3 nuits.
Quelqu'un aurait-il une agence à me conseiller?
en vous remerciant d'avance
Retour d'Inde du Nord English translation pending
de retour d'un mois d'Inde, voiture avec chauffeur
circuit: Dehli, Mandawa, Bikaner, Jaisalmer, Khuri, Ranakpur, Jodhpur, Udaipur, Jaipur, Agra, Gwalior, Orchha, Khajuraho, Bénarès, Dehli.
A votre service pour tous renseignements suscetibles de vous aider dans la mesure de mes possibilités
A votre service pour tous renseignements suscetibles de vous aider dans la mesure de mes possibilités
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se dépla��ant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se dépla��ant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Sabah - Sarawak (Malaisie) English translation pending
Bonjour,
Vous qui êtes allés à Sabah et Sarawak à Bornéo, vaut-il mieux le faire en organisé ou pas ? pour se déplacer et visiter les parcs ? Sur le lonelyplanet ce n'est pas très clair.
Merci de vos réponses
TATATOU
Vous qui êtes allés à Sabah et Sarawak à Bornéo, vaut-il mieux le faire en organisé ou pas ? pour se déplacer et visiter les parcs ? Sur le lonelyplanet ce n'est pas très clair.
Merci de vos réponses
TATATOU
Route du thé au Cameroun English translation pending
Bonjour,
J'ai vu sur le petit futé cameroun la route du thé (vers Limbé) quelqu'un l'a t il fait ?
Les paysages sont ils à voir ?
Merci de vos réponses
J'ai vu sur le petit futé cameroun la route du thé (vers Limbé) quelqu'un l'a t il fait ?
Les paysages sont ils à voir ?
Merci de vos réponses
Visite des citées royales birmanes English translation pending
Je vais voyager en individuel avec l'aide d'une agence. Celle-ci me propose la journée suivante:
Départ le matin pour une journée d’excursion vers les anciennes capitales birmanes des environs de Mandalay
: Amarapura, Ava et Sagaing. Visite du monastère Mahagandayon. Promenade sur le pont d’ U Bein.
Continuation vers Ava. Traversée d’une petite rivière en ferry local pour rejoindre Ava. De petites calèches (2
pers/calèche) vous attendent pour une découverte originale de ce site aujourd’hui très pastoral. L’après-midi,
visite de la colline de Sagaing. Retour à Mandalay en fin d’après-midi.
Il me semble plus judicieux de terminer sur la vision du pont d'U Bein ou bien de commencer par lui.
Sachant que nous logerons à Mandalay, que me conseillez vous pour l'organisation de cette journée?
Quels sont les pagodes et monastères les plus surprenants dans ces lieux?
Que peut on voir en dehors des pagodes et monastères, afin de varier un peu?
Merci d'avance
Hôtel à Kanchanaburi? English translation pending
Bonjour à tous,
j'avais posté un premier forum il y a une semaine pour mon voyage à Phuket, et vous m'avez bcp aidé. Donc je me permets de vous redemander votre aide pour mon petit séjour à Kanchanaburi! 😊
Alors donc voyage de noce prévu en avril ! Nous commençons par 5 jours à Phuket, nous reprenons l'avion pour Bangkok dans l'après midi, et direction Kanchanaburi pour y passer 2 nuits!
Pour la seule journée à Kanchanaburi, nous avions prévu une excursion d'une journée avec Safarine, pour une baignade avec les éléphants dans la river kwai le matin et cascade d'erawan l'après midi !
Mais une seule question où pouvons nous loger ? pour que ça reste pas trop loin des excursions que nous ferons dans cette journée!
Par rapport à BKK, nous devons compter combien d'heures de route ?!
Sur la carte de Kanchanaburi, je ne situe pas grand chose, donc je suis un peu perdue!
Merci d'avance pour future aide 🙂
Véro
Sur la carte de Kanchanaburi, je ne situe pas grand chose, donc je suis un peu perdue!
Merci d'avance pour future aide 🙂
Véro
Choisir une semaine à Tokyo ou à Séoul en mars? English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage d'une semaine en mars prochain et j'hésite entre Tokyo ou Séoul. Je n'arrive pas à obtenir beaucoup d'infos sur Séoul, je m'adresse donc à vous voyageurs pour vos infos d'experts! Mes intérêts: visites de quelques temples, boutiques high tech et sorties nocturnes. Le budget semble plus raisonnable à Séoul qu'à Tokyo mais est ce réellement le cas?
Merci pour vos commentaires.
Bruno
Je projette un voyage d'une semaine en mars prochain et j'hésite entre Tokyo ou Séoul. Je n'arrive pas à obtenir beaucoup d'infos sur Séoul, je m'adresse donc à vous voyageurs pour vos infos d'experts! Mes intérêts: visites de quelques temples, boutiques high tech et sorties nocturnes. Le budget semble plus raisonnable à Séoul qu'à Tokyo mais est ce réellement le cas?
Merci pour vos commentaires.
Bruno
Secret du Sri Lanka + extension Chaaya Island Dhonveli 4* English translation pending
Je voudrais savoir si quelqu'un connait ce circuit Vacances Transat et votre avis pour l'hôtel (Chaaya Island Dhonveli 4*) de l'extension aux Maldives.
Merci de votre réponse.
Merci de votre réponse.
Itinéraire 'alternatif' en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour la 2eme fois en Thailande samedi (22 janvier) et je voudrais votre avis sur une ébauche d'itinéraire. Je suis déjà partie et j'ai fait la dernière fois le séjour 'classique' bangkok, lop buri (la cité des singes), ayutaya, kantchanabury, pont rivière kwai, chiang mai (boxe, cuisine..), trek vers chiang mai (rafting, elephants, marche, villages ethniques), pai et Ko Tao. C'était vraiment bien pour un premier séjour mais je voudrais voir un autre visage de la thailande, et aussi des paysages et expériences différentes, un peu moins touristique. Je pars 3 semaines, et je pensais faire (en gros): Parc Khao Yai (2j) Prasat khao Preah Viharin (1j) Khong chiam (1j) That Ohanom (1j) Chiang kjan (2j)
Chang Rai / Thaton / trek ou visite triangle d'or (4-5j)
Iles et playa (3j)
Bangkok (2j)
Faisable? Des conseils? Que pensez vous du choix? Je ne cherche pas forcément 'l'incontournable' mais des ambiances et coins sympas!
Je ne réserve rien, est ce un problème pour ces coins là?
Dernier point, j'ai 20 ans et je voyage pour au moins une semaine, seule (donc n'hésitez pas à me dire si certains coins 'craignent' dans mes choix)
Merci beaucoup de votre aide :)
Je pars pour la 2eme fois en Thailande samedi (22 janvier) et je voudrais votre avis sur une ébauche d'itinéraire. Je suis déjà partie et j'ai fait la dernière fois le séjour 'classique' bangkok, lop buri (la cité des singes), ayutaya, kantchanabury, pont rivière kwai, chiang mai (boxe, cuisine..), trek vers chiang mai (rafting, elephants, marche, villages ethniques), pai et Ko Tao. C'était vraiment bien pour un premier séjour mais je voudrais voir un autre visage de la thailande, et aussi des paysages et expériences différentes, un peu moins touristique. Je pars 3 semaines, et je pensais faire (en gros): Parc Khao Yai (2j) Prasat khao Preah Viharin (1j) Khong chiam (1j) That Ohanom (1j) Chiang kjan (2j)
Chang Rai / Thaton / trek ou visite triangle d'or (4-5j)
Iles et playa (3j)
Bangkok (2j)
Faisable? Des conseils? Que pensez vous du choix? Je ne cherche pas forcément 'l'incontournable' mais des ambiances et coins sympas!
Je ne réserve rien, est ce un problème pour ces coins là?
Dernier point, j'ai 20 ans et je voyage pour au moins une semaine, seule (donc n'hésitez pas à me dire si certains coins 'craignent' dans mes choix)
Merci beaucoup de votre aide :)
Découverte du Népal en douze jours: quel trek choisir? English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai décidé un peu à la dernière minute (je pars dans 1 semaine) de partir au Népal. J'aurai 12 jours pleins sur place et je me demande comment découvrir ce pays qui me semble être si beau et vaste... Malheureusement je n'ai que peu de jours!
Apres de nombreuses heures de recherches sur VF et sur un Lonelyplanet de 2007 je me demande encore :
- Combien de jours consacrer à la vallée de KTM? (j'ai lu qu'environ 3-4 jours sont nécessaires) - Quel trek choisir??? (c'est surtout la où j'ai du mal a décider)
Pour le trek, je suis photographe semi-pro et je recherche un trek moyennement sportif (max 8 jours) qui me permettrai de passer par de beaux points de vue sur les montagnes... (fin Janvier donc). J'aimerais aussi passer par de beaux villages... Enfin Je compte faire le trek seul, il me faut donc des lodges sur le chemin...
Ainsi, voici les trek que j'ai retenu: - Langtang - Jomsom - Balcon des Annapurnas
- Un autre???
Je penche plutôt pour des treks au depart de Pohkara (le cas écheant, je compte prendre l'avion dans un sens et le bus dans l'autre sens)
Je suis donc preneur de tous vos conseils pour me préparer à ce voyage.
Merci
J'ai décidé un peu à la dernière minute (je pars dans 1 semaine) de partir au Népal. J'aurai 12 jours pleins sur place et je me demande comment découvrir ce pays qui me semble être si beau et vaste... Malheureusement je n'ai que peu de jours!
Apres de nombreuses heures de recherches sur VF et sur un Lonelyplanet de 2007 je me demande encore :
- Combien de jours consacrer à la vallée de KTM? (j'ai lu qu'environ 3-4 jours sont nécessaires) - Quel trek choisir??? (c'est surtout la où j'ai du mal a décider)
Pour le trek, je suis photographe semi-pro et je recherche un trek moyennement sportif (max 8 jours) qui me permettrai de passer par de beaux points de vue sur les montagnes... (fin Janvier donc). J'aimerais aussi passer par de beaux villages... Enfin Je compte faire le trek seul, il me faut donc des lodges sur le chemin...
Ainsi, voici les trek que j'ai retenu: - Langtang - Jomsom - Balcon des Annapurnas
- Un autre???
Je penche plutôt pour des treks au depart de Pohkara (le cas écheant, je compte prendre l'avion dans un sens et le bus dans l'autre sens)
Je suis donc preneur de tous vos conseils pour me préparer à ce voyage.
Merci
Trek au Laos du Nord au mois d'août English translation pending
Bonsoir
Je suis en pleine préparation de notre prochain voyage au Laos et une question, ou plutôt la réponse est essentielle pour bâtir notre itinéraire : Est il envisageable de faire un trek de plusieurs jours, avec un guide bien sur, au mois d' août donc en plein période de mousson dans la région de Muang Sai ou Luang Nam Tha ou ailleurs dans le nord ? Quelle est votre expérience ? Merci beaucoup A bientôt Olivier
Je suis en pleine préparation de notre prochain voyage au Laos et une question, ou plutôt la réponse est essentielle pour bâtir notre itinéraire : Est il envisageable de faire un trek de plusieurs jours, avec un guide bien sur, au mois d' août donc en plein période de mousson dans la région de Muang Sai ou Luang Nam Tha ou ailleurs dans le nord ? Quelle est votre expérience ? Merci beaucoup A bientôt Olivier
Panjim, Goa: bons plans d'hôtels ou guest houses à Calangute, Baga...? English translation pending
BONJOUR ,
Nous serons du 13 au 18 Janvier 2011 à GOA après avoir réalisé un circuit dans le Rajasthan .Pourriez-vous nous donner des avis sur les hôtels secteur nord de Panjim (Calangute , Baga, ...) ou bien sur des bungalows ou guesthouses dans la gamme moyenne .
Vous en remerciant d 'avance ,
Annie , Michel, Océane
Annie , Michel, Océane
Tour du Mont Blanc à VTT à 16 ans English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 jeunes de 16 ans habitant dans le Rhône et nous avons en projet d’effectuer le tour du Mont Blanc "aménagé" en VTT sur 6 jours.
Cela fait plusieurs années que nous nous connaissons et nous faisons des sorties VTT presque tout les week-end, nous avons donc les conditions physiques pour le faire, surtout en 6 jours ce qui donne une moyenne de 35km par jour et +1250m de dénivelé.
Cela fait plusieurs mois que nous préparons le circuit mais nous avons plusieurs questions en raison de notre âge.
- Pour l'hébergement: nous avons repéré plusieurs refuges et alpages pendant de longues heures sur des forums où le bivouac est autorisé à proximité (si les conditions météo se détériorent nous pourrions toujours rentrer à l'abris). Nous prévoyons également une nuit en camping et une nuit en refuge. Mais une première question se pose: les refuges acceptent t'ils des ados seuls?
- Les papiers: j'ai vu sur un forum qu'il fallait une autorisation écrite pour partir seul, loin de son domicile plusieurs jours, est-ce vrai? Et le parcours passant dans 3 pays différents, que faut t'il prévoir ou effectuer à l'avance?
Donc voilà j'ai besoins de vous pour savoir si c'est réalisable à notre âge où si nous sommes complètement dans notre rêve 😉
Nos parents ne sont pas encore au courant car nous voulons d'abord avec un projet sur et bien finalisé avant de leur présenté.
Merci d'avance pour vos réponses!
PS: j'ai oublié de préciser que nous pensons effectuer le tour fin juin/début juillet
Nous sommes 3 jeunes de 16 ans habitant dans le Rhône et nous avons en projet d’effectuer le tour du Mont Blanc "aménagé" en VTT sur 6 jours.
Cela fait plusieurs années que nous nous connaissons et nous faisons des sorties VTT presque tout les week-end, nous avons donc les conditions physiques pour le faire, surtout en 6 jours ce qui donne une moyenne de 35km par jour et +1250m de dénivelé.
Cela fait plusieurs mois que nous préparons le circuit mais nous avons plusieurs questions en raison de notre âge.
- Pour l'hébergement: nous avons repéré plusieurs refuges et alpages pendant de longues heures sur des forums où le bivouac est autorisé à proximité (si les conditions météo se détériorent nous pourrions toujours rentrer à l'abris). Nous prévoyons également une nuit en camping et une nuit en refuge. Mais une première question se pose: les refuges acceptent t'ils des ados seuls?
- Les papiers: j'ai vu sur un forum qu'il fallait une autorisation écrite pour partir seul, loin de son domicile plusieurs jours, est-ce vrai? Et le parcours passant dans 3 pays différents, que faut t'il prévoir ou effectuer à l'avance?
Donc voilà j'ai besoins de vous pour savoir si c'est réalisable à notre âge où si nous sommes complètement dans notre rêve 😉
Nos parents ne sont pas encore au courant car nous voulons d'abord avec un projet sur et bien finalisé avant de leur présenté.
Merci d'avance pour vos réponses!
PS: j'ai oublié de préciser que nous pensons effectuer le tour fin juin/début juillet
Itinéraire de quatre semaines pleines aux Philippines English translation pending
Aprés étude du lonely et de l'aide des voyageurs de ce site, voici ce que nous envisageons de faire..pas encore pris les billets mais départ envisagé entre le 15/03/11 et 30/03/11 pour 4 semaines pleines.
Toulouse/cebu.
- bohol 4 à 5j ballade en moto, chocolates hills, tarsier, balicasag, snorkeling et farniente.
- Siquijor 4 à 5j tour de l'ile en moto, snorkeling, plage et farniente
- DUMAGUETE 4 à 5j moto twin lakes, ile d'apo,
- DUMAGUETE PUERTO PRINCESA via CEBU.
- pp 1 à 2 j baie de honda.
- SABANG 1 à 2 j riviere souterraine.
- SABANG ILE DE CACNIPA en bangka 2 J Farniente.
- PORT BARTON 2 à 3 J snorkeling et plage.
- EL NIDO en bangka depuis port barton env 5j d'iles en iles......
- merci de vos avis, ratons nous quelque chose ou en faisons nous trop....j'envisage de faire mon bapteme de plongée quel est le meilleur site pour un débutant??.A VOS CLAVIERS😄😄😄😉
Idées de circuit chutes du Niagara - Montréal - Québec avec deux enfants (10 et 14 ans)? English translation pending
Bonjour a tous ,
Nous serons a Montreal 15 jours en Avril 2011 avec 2 enfants ( 10 & 14 ans).
Notre objectif est de faire les chutes du Niagara, Montrel et Quebec.
Pouvez-vous nous donner des idees de circuit en sachant que nous voyagerons en voiture avec hotel le soir.
En Avril est-il possible de faire encore de la moto neige ou des balades en traineau ?
Les kilometres ne nous font pas peur ( 2500 en 10jours cette annee dans l'ouest des USA ) mais je
voudrait etre sure de pouvoir voir le plus important.
Merci pour vos conseils et amis Canadien je vous dis a bientot !
"Concours" photo du mois de décembre 2010: "On nous mène en bateau..." English translation pending
Taritata pouet pouet,
Le 6ème concours international de photo VF est lancé, sur le thème : "On nous mène en bateau..." A prendre au 1er degré, une photo avec des bateaux, ou au second degré...
Règlement :
- 1 photo par personne à poster jusqu'au 24/12. - On vote du 25 au 31/12, tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de janvier. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : Transports du monde , métiers du monde , bleu , prières , scènes de rues du monde.
Pour ne pas encombrer ce post, les commentaires c'est ici : http://voyageforum.com/voyage/F52/v.f?post=3846388;live=1;#3846388
Le 6ème concours international de photo VF est lancé, sur le thème : "On nous mène en bateau..." A prendre au 1er degré, une photo avec des bateaux, ou au second degré...
Règlement :
- 1 photo par personne à poster jusqu'au 24/12. - On vote du 25 au 31/12, tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de janvier. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : Transports du monde , métiers du monde , bleu , prières , scènes de rues du monde.
Pour ne pas encombrer ce post, les commentaires c'est ici : http://voyageforum.com/voyage/F52/v.f?post=3846388;live=1;#3846388
Circuit en Afrique du Sud réalisable en quinze jours? English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi partons du 1 au 15 Janvier en Afrique du sud en vol sec. Nous louons une voiture et serons indépendants avec un budget assez light. Je viens solliciter votre expérience pour valider ou corriger le parcours que nous prévoyons de faire: 1/1 JOH airport 5h du matin->(4h30 de route)drakensberg et rando sentinel peak (6h) 2/1 -> (5h30 de route) impendle nature reserve 3/1 (7h route) mdumbi 4/1 mdumbi 5/1 mdumbi 6/1 (5h de route) oribi gorge 7/1 (2h20 de route) salt rocks 8/1 (2h30 de route) Hluluwe Imflozi game reserve 9/1 Kosi bay 10/1 Kosi bay 11/1 (5h de route) swaziland 12/1 (2h de route) Kruger 13/1 Kruger 14/1 blyde river canyon 15/1 retour johannesbourg et avion 21h
Comme vous le voyez ce programme ne laisse que peu de place à l'imprévu et au farniente! Cela dit les richesses à découvrir semblent telles que nous souhaitons optimiser au maximum ces 2 semaines de découvertes...sans pour autant passser notre temps en voiture: équation difficile pour laquelle votre retour d'expérience nous sera sans doute utile.
Pensez vous que ce programme est réaliste? Doit on se résoudre à supprimer la wild coast, le kruger ou blyde river canyon pour mieux en profiter ? La côte nord et sud de Durban n'est elle pas trop développée et peu authentique ? Des bons plans de logement ou activités en contact avec les populations rurales sur notre route ? Nos centres d'intérêt sont la plongée masque-tuba, le surf et la rando. Avez vous des bons plans pour pratiquer ces activités sur la wild coast, la cote nord et sud de Durban et l'elephant coast ? (si vous avez des plans de snorkelling depuis la plage -ie sans prendre de bateau- et des retours sur la qualité des vagues à cette saison et les meilleurs spots, n'hésitez pas...)
Merci d'avance pour toutes vos informations !
Benoit
Mon amie et moi partons du 1 au 15 Janvier en Afrique du sud en vol sec. Nous louons une voiture et serons indépendants avec un budget assez light. Je viens solliciter votre expérience pour valider ou corriger le parcours que nous prévoyons de faire: 1/1 JOH airport 5h du matin->(4h30 de route)drakensberg et rando sentinel peak (6h) 2/1 -> (5h30 de route) impendle nature reserve 3/1 (7h route) mdumbi 4/1 mdumbi 5/1 mdumbi 6/1 (5h de route) oribi gorge 7/1 (2h20 de route) salt rocks 8/1 (2h30 de route) Hluluwe Imflozi game reserve 9/1 Kosi bay 10/1 Kosi bay 11/1 (5h de route) swaziland 12/1 (2h de route) Kruger 13/1 Kruger 14/1 blyde river canyon 15/1 retour johannesbourg et avion 21h
Comme vous le voyez ce programme ne laisse que peu de place à l'imprévu et au farniente! Cela dit les richesses à découvrir semblent telles que nous souhaitons optimiser au maximum ces 2 semaines de découvertes...sans pour autant passser notre temps en voiture: équation difficile pour laquelle votre retour d'expérience nous sera sans doute utile.
Pensez vous que ce programme est réaliste? Doit on se résoudre à supprimer la wild coast, le kruger ou blyde river canyon pour mieux en profiter ? La côte nord et sud de Durban n'est elle pas trop développée et peu authentique ? Des bons plans de logement ou activités en contact avec les populations rurales sur notre route ? Nos centres d'intérêt sont la plongée masque-tuba, le surf et la rando. Avez vous des bons plans pour pratiquer ces activités sur la wild coast, la cote nord et sud de Durban et l'elephant coast ? (si vous avez des plans de snorkelling depuis la plage -ie sans prendre de bateau- et des retours sur la qualité des vagues à cette saison et les meilleurs spots, n'hésitez pas...)
Merci d'avance pour toutes vos informations !
Benoit
Jours d'ouverture du marché aux puces à Bangkok? English translation pending
Bonjour, J'ai entendu parlé d'un marché aux puces a BKK ( le marché de Ratchada ) je ne suis pas sur du nom
Pouvez vous me dire ou il se trouve et les jours d'ouverture
Autre chose en Thai comment dit on combien ca coute ( pour un objet ) est ce ( Raka Tao rai ? ) evidement phonetiquement et combien ( montant de la course en taxi ) Merci pour vos futures reponses
Autre chose en Thai comment dit on combien ca coute ( pour un objet ) est ce ( Raka Tao rai ? ) evidement phonetiquement et combien ( montant de la course en taxi ) Merci pour vos futures reponses