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Hôtel Mandarin à Bodrum (Turquie) English translation pending
by Atttvu · 2010-03-08 · 9 replies
Bonjour, Nous avons enfin choisi notre destination pour nos vacances au mois de juin. 1 semaine de croisière sur une goelette "perle turquoise" puis la deuxième semaine à l'hotel Mandarin à Bodrum. J'aimarais avoir vos avis concernant la cuisine( du petit dèj au diner "très important") les serviettes sont-elles fournies, la qualité de la literie, le bruits puisque c'est en ville merci pour tout Anne😮 ou🙁
Vénézuela: pays de contraste English translation pending
by Minala · 2010-03-07 · 0 replies
Le Venezuela est un pays de contraste pays de montagne et pays de mer de village a plus de 4000m d'altitudes dans les andes, au delta de l'orenoque. Les favellas (attentions rien a voir avec celles du bresil) cottoient les gros 4/4 l'essence (0,097 bolivar le litre) n'etant pas un probleme pays dangereux (des l'aeroport une femme se fera voler son sac) rafael, notre guide ne nous laisse aller nulle part seuls, les venezueliens voyagent en convois et armes car il y a des pirates de la route d'ailleurs nous sommes a trois vehicules et nous n'avons pas verifié ce que nos chauffeurs avaient sous leurs sieges. mis a part chez les indiens, tout le monde vit derriere des grilles; l'alcool est vendu derriere des grilles aussi; et pourtant nous n'avons trouvé que gentillesse et accueil partout et a aucun moment nous n'avons ressentit une insecurité quelconque. partout ou nous allions sauf chez les indiens, nous avions des anges gardiens.

seul le venezuela est un pays difficile surtout pour qui ne parle pas espagnol, rien que pour un vol, on le trouve rarement a la porte affichee qui ne comprend pas les annonces risque fort de rater son avion

contrairement au autres pays d'amerique latine , le foot bien qu'etant tres aprecié, n'est pas le sport national, c'est le bass ball

le venezuela n'est pas un pays touristique, un peu de tourisme dans les iles mais tres peu sur le continent en dehors du tourisme venezuelien, et pourtant c'est un pays magnifique mais il en mise pas sur le tourisme mas sur le petrole. chavez a nationalisé le petrol jusque la exploité par les americains( ne se rendant pas populaire aupres d'eux) bien qu'ily ai de la coruptions et que l'argent n'en ai pas été equitablement reparti il a amené quelques avantages au venezueliens. les routes pour commencer, superbes l'hopital entierment gratuit pour tout le monde, vous arrive, vous vous faites soigner, vous repartez. tous les habitants des favellas se sont vu attribuer un titre de proprieté oour leures bicoques, favella oeut etre mais proprietaires. chavez, est un personnage tres controversé, sorte de big brother il est present partout dans les medias sur les murs.... mais les pauvres l'adorent. avec le petrole le venezuela est un pays riche ou les richesses sont inegalement reparties.

LE VOYAGE nous sommes 14 et pour la premiere fois nous allons tomber sur un groupe pas top! d'habitude hormis une ou deux personnes, les groupes sont extremement sympa et nous avons gardé beaucoup de copains des precedents groupes (des suivants aussi d'ailleurs), mais cette fois, mis a part 4 chtis tres sympas (coucou ludomdom), les autres laissent a desirer. nous sommes trois vue que nous voyageons avec licosi rencontrée au senegal et je vous assure que cela ne nous a pas empecher de nous regaler!

avant de continuer je vais vous parler de rafael notre guide;c'est un petit bonhomme qui ne paye pas de mine, tout rond il est pourtant d'une souplesse incroyable. il passe son temps a se demener jonglant avec ses deux telephonnes pour organiser le suite du voyage, restau, chambres, etc et pour regler les problemes posés par le vol d'un sac.

jour1 paris caracas via francfort a peine arrive pour regler les problemes posés par le vol du sac rafael nous confis aux chauffeurs , nous ne devons pas sortir de l'hotel avant son arrivee, pas de problemes le temps de premdre une douche et de poser nos marques ce sera l'heure du diner un autre soucis pour rafael, lavion pour merida dans les andes une sul compagnie dessert cette ville et la semaine precedente, un avion est tombé, tous les vols sont anulés! il lui faut trouver un vol pour l'aeroport le plus proche, avertir les chauffeur de nous y retrouver et adapter le rpogramme en fonction de ces nouvelles donnees.

jour 2 visite de caraca puis envol pour les andes. nous traversons merida sans nous y arreter car il est dejas tard et poursuivons jusque san rafael a 4000m d'altitude ou une possada rustique et pleine de charme nous attend.

jour 3 tour dans les andes venezuelienne en voiture puis a dos de mules retour sur merida pour la nuit

jour 4 visite de merida repas au marché puis retour a l'aeroport pour un vol vers ciudad bolivar via caracs. nouveau probleme pour rafael le vol a plus de 4 heures de retard, notre corespondance est donc loupee il lui faut trouver un autre vol pour 15 personnes! il trouve mlais nous auront 5mn pour passer d'un vol a l'autre autant dire que les sacs ne suivrons pas!

jour 5 heureusement pour rafael le survol du salto angel ayant un cout tellement prohibitif, personne n'a retenu cette option ciudad bolivar, visite du jardin botanique da la maison de simon bolivar dejeuné au bord de l'oeronque puyis pirogue a la recherche des dauphins roses*visite de la ville

jour 6 route pour eldorado visite d'une mine d'or

jour 7 8 9 grand sabana

jour 10 route pour le delta de l'orenoque avec passage du bac

jour 11 delta

jour 12 caripe visite de la grotte

jour 13 visite d'une plantation de café puis route pour le golfe de santa fé, dejeuner en bord de mer et premier tour dans le golfe

jour 14 golf de santa fé

jour 15 retour sur caracs, envol pour paris via francfort

diapo en musique caracas et les andes
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4470.php

ciudad bolivar et eldorado http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4474.php

le grand sabana http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4475.php

le delta de l'orenoque http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4483.php

le golfe de santa fé http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4495.php
Conseils sur les destinations prévues pour ce tour du monde? English translation pending
by Ocean1302 · 2010-03-05 · 5 replies
Bonjour, Je recherche des conseils pour chacunes des destinations de ce projet de tour du monde. (le sens du parcours n'est pas fixé encore, et la durée est à l'étude, ainsi que le budget).

Nous partirions à deux adultes et un enfant de 4 ans 1/2.

New York : combien de temps prévoir selon vous ? Qu'y faire avec un petit de cet âge selon vous ? Caroline du Nord ou Virginie puis Floride : qu'en pensez-vous cela vaut il le coup ? Comment "descendre" de New york à la floride ? Location de camping car, train, bus, avion , autre ?

Idem pour la Cote ouest : comment vaut il mieux loger selon vous à San Francisco ?

Caraïbes : je rêve d'apprendre des rudiments de navigation à la voile. Pensez-vous qu'il y ait un lieu propice pour le faire dans les CaRaîbes sans que ce soit ruineux ? Faut il louer un voilier avec skyper ? A combien cela reviendrait il ? Combien de temps faut il prévoir pour s'amariner un peu ?

Costa Rica : que voir, que faire selon vous ? Idem, y a t il un bon club pour y apprendre la plongée ou le surf ? Quel cout prévoir ? Combien de temps rester selon vous pour à la fois visiter le pays, se reposer et prendre des cours de surf par exemple (nous n'avons pas d'énormes ambitions : surtout découvrir et pendre un peu de plaisir, voir si on a envie de pousser un peu plus.)

Reste du parcours :

Afrique du Sud. Connaissez-vous les parcs nationaux ? Lequel nous conseiller ? Comment sont les villes , Que nous conseiller vous pour cette destination ?

Australie : envisagé : location de camping car de Melbourne à Cairns. La questions se pose de voyager jusqu'à Ayers Rock. Qu'en pensez-vous ? Quel cout pévoir ? Que faire en Autralie avec notre Loulou ?

Malaisie (et asie du sud est dont Bali): où vivre tranquilou durant quelques mois, sans que ce soit trop couteux, mais vraiment tranquille pour poursuivre notre exploration des sports maritimes dont plongée ou autre.

Pacifique (Iles Fidji ? ): Quel archipel pouvez-vous nous conseiller pour vivre vraiment la langueur pacifique mais , pareil sans que ce soit trop ruineux ?

Merci beaucoup pour vos conseils, tuyaux, adresses ou contacts utiles, opinions, souvenirs, mise en garde....

Ah, que c'est bon de penser à tout ça !!! Non ?
Costa Rica pour dix-sept jours début mai: quels sites choisir? English translation pending
by Gugu · 2010-02-23 · 9 replies
Bonjour, mon amie et moi allons au Costa Rica pour 17 jours début mai. 17 jours paraissent tellement courts quand on lit les guides et forums, vu le nombre de sites intéressants à visiter... J'aurais besoin de vos conseils pour un peu "hiérarchiser" nos choix. On cherche des vacances nature, un peu plage, sac au dos. Voici les sites qui nous intéressent: - Corcovado (2 jours de marche) - Manuel Antonio - Monteverde - Arenal - Tenerio - Curu (Nicoya) - Cahuita - Tortuguero Certains sites sont déjà "obligatoires": Corcovado, Curu. Mais maintenant je me demande si par exemple Manuel Antonio vaut la peine après avoir été au Corcovado ? Et Monteverde ? Est-ce que les biotopes rencontrés dans ces différentes réserves se ressemblent, ce qui nous permettrait d'en négliger quelques-unes et de passer plus de temps dans les autres ? Merci d'avance pour vos éclairages ! gugu PS: et si jamais vous avez en tête un autre lieu incontournable...
Itinéraire de sept semaines en Argentine English translation pending
by Fafou64bo192 · 2010-02-14 · 1 reply
Bonjour,

dans le cadre de notre tour du monde en famille, nous avons prévu de passer 2 fois en Argentine.

Séjour 1 : début juillet 2010 après le Brésil et les chutes d'Iguazu. Puerto Iguazu : 1 jour Posadas : 3 jours Paso de los Libres : 1 jour Colon : 2 jours Buenos Aires : 5 jours (puis départ vers Quito) La descente de PI à BA se ferait en bus (budget), d'où les étapes pour fractionner le trajet

Séjour 2 : début octobre en arrivant de San Pedro de Atacama Salta ou Jujuy : 3 jours Cordoba : 3 jours Mendoza : 4 jours Neuquen : 2 jours Bariloche : 5 jours Esquel : 2 jours Puerto Madryn : 4 jours El Calafate : 4 jours El Chalten : 3 jours (puis départ vers Puerto Natales au Chili) Tous ses trajets se feraient en bus de nuit, sauf Puerto Madryn - El Calafate que l'on ferait en avion

J'aimerais avoir l'avis de ceux qui connaissent bien l'Argentine pour savoir si toutes les étapes prévues valent le coup (le coût ?), et si certaines ne sont pas trop courtes ou trop longues.

Merci d'avance,

Fabien
Ecole d'espagnol/volontariat au Costa Rica English translation pending
by PuraVidaaa · 2010-02-13 · 11 replies
Bonjour à tout le monde,

voilà en septembre je pars pour le Costa RIca, je souhaite faire une école d'espagnol pour commencer d'une durée de 6 semaines... Je voudrais savoir si quelqu'un aurait une bonne adresse d'une école, qui serait près de l'océan Pacifique avec possibilité de logement en famille d'accueil ...? Ensuite de cela je voudrais faire 4 semaines de volontariat, dans un parc naturel, donc est-ce que quelqu'un aurait aussi une bonne adresse pour cela ???

Merci d'avance pour vos réponses...

Salutations de la Suisse ;-)

Yannick
Combiné Los Roques et Salto Angel au Vénézuela English translation pending
by Centauros · 2010-02-09 · 4 replies
Salut à tous,

Je pars cet été pour une dizaine de jours début aout au vénézuela avant de rejoindre ensuite la colombie, et je souhaiterai à la fois profiter du calme de los Roques et découvrir une des renommées du Vénézuela avec le Salto angel...

Ne connaissant pas ce pays et souhaitant faire ces 2 visites par avion bien entendu vu le peu de temps passé au vénézuela, quelqu'un pourrait il me dire si je peux me rendre à ces 2 endroits au départ de caracas, à quel tarrif plus ou moins, et le nombre de jours à passer sur place... la ville de caracas en elle même vaut elle le coup d'y passer 2 ou 3 jours ??

Si vous avez d'autres idées pour une dizaine de jours au venezuela, je suis preneur...

Merci par avance

seb
Est-ce inquiétant d'arriver en couple à Cuba aux douanes quand on ne parle pas anglais ni espagnol? English translation pending
by Anniefon · 2010-01-20 · 15 replies
Bonjour,

Nous autres c'est notre premier voyage a Cuba, plus précisement a Varadero. NOus partons dans un forfait tout inclus et dans un hôtel 4*. Ce qui m'inquiète le plus est d'arrivée a Cuba au douane et que mon conjoint et moi ne parlons ni l'anglais et ni l'espagnol, est-ce que les cubains font des efforts pour parler français, et a l'hôtel, les serveurs est-ce qu'il parle français?.. Merci a l'avance pour les reponses....
Deux semaines seule en Espagne au mois d'avril 2010 English translation pending
by Melane · 2010-01-19 · 11 replies
Bonjour!

Voilà je pars en Espagne du 10 avril au 25 avril 2010. C'est la première fois que j'y vais et j'aimerais avoir vos commentaires sur mon itinéraire de voyage. Je pars seule, mais peut-être qu'une amie de la France me rejoindra là-bas. Alors je voyage léger, sac à dos. Je n'ai pas l'intention de louer de voiture mais plutôt voyager en train, bus ou avion.

J'arrive à Malaga le 10 avril et je repars de Barcelone le 25 avril. Alors voilà mon plan de match :

10-11-12 avril Malaga 3 nuits

13-14-15 avril Sevilla 3 nuits

16-17 avril Granada 2 nuits

18 avril Cordoba 1 nuit

19-20-21 avril Madrid 3 nuits

22-23-24-25 Barcelona 3 nuits

Qu'en pensez-vous? Avez vous des endroits pour loger pas cher à me conseiller, des sites à visiter ou un plan de match différent?

Merci à l'avance

Mélanie
Des lieux publics interdits aux thais en Thaïlande! English translation pending
by Suwat · 2010-01-18 · 140 replies
Bonjour a tous et a toutes ! Incroyable mais vrait ! j'ai l'impression de rever😐 ! Je suis moi-meme d'origine franco-thai et j'ai ete tres choque par les refus des entrees de certains des lieux 😠( discotheques exempl :"INSOMNIA", "Tony" ou "Marina Disco"dans le walking street Pattaya .Encore si, j'ete causeur de trouble je comprendrai mais la ! j'ignore la raison ? et certains hotels : la chaine "Sawadee" a kao San Road Bangkok aux thais malgres que j'ai les deux nationalitees ! et aussi des commercants qui refusent de me vendre leurs produits ! ou des taxi qui refusent de vendre leur services aux thais !!! prioritaire aux touristes !!!

Interdit aux thais ca veut dire interdit au Roi de Thailande aussi !!! A vous les Amis !
Vol Paris-Bangkok: prix imbattable sur Aeroflot English translation pending
by Luan · 2010-01-12 · 11 replies
Bonjour,

Actuellement sur Go Voyage PARIS - BANGKOK 486, 00 euros par Aéroflot avec petite escale à Moscou en avril, sur les autres sites 580, 00 euros en moyenne pour le vol identique. J'ai malheureusement eu le malheur d'aller voir par curiosité, en effet j'ai bloqué mes billets il y a 10 jours sur Royal Jordanian pour 577, 00 euros avec escale plus longue. Avis aux amateurs !
Suisse-Japon en deux roues English translation pending
by Iskander · 2010-01-06 · 15 replies
Bonjour à tous, je suis entrains de plancher sur la préparation de mon rêve, à savoir un voyage jusqu'au japon en moto en partant de genève.

J'ai déjà creusé le sujet en me baladant sur le net et j'ai trouvé le site d'un gars qui l'a fait mais en sens inverse, à savoir japon-france.
http://www.blocteur.net/blog/ et un autre site qui donne quelques conseil divers sur le japon et comment y aller. http://www.mindmeister.com/fr/maps/show_public/7136396 Petit bémol, il a beaucoup mis sa moto sur le train, vu que c'était pas un trail, mais une honda Shadow ou un truc dans le genre (si je me souvient bien) et que sa le faisait pas sur certaines portions de routes. Bref pour se faire je compte acheter une BMW GS 1150 que j'équiperai de support pour coffres et des quelques autres petits ajouts, renfort divers, GPS etc... Afin de limiter les coûts du voyage j'aimerai dormir sous tente durant la plus grande partie du trajet. Et comme sur se forum ya pas mal de baroudeurs, j'aurai quelques questions afin de me préparer au mieux. Voila, le facteur temps n'est pour moi pas un problème, donc j'ai grosso modo, de 4 à 6 mois de temps devant moi pour mon voyage. Je suppose que se sera largement suffisant mais je voulais savoir en environ combien de temps on peut compter traverser la Russie. (une fourchette quoi.^^) Sans trop se presser. J'aimerai passer par le bas genre Samara, Ekaterinburg, Novosibirsk, Vladivostok et de la Ferry pour le Japon. Ensuite, je prévois une fourchette de 5000 / 6000 francs suisse (sans compter le rapatriement de la moto du japon si j'ai pas le courage de refaire la traversée dans l'autre sens^^) sa vous parais réaliste ? Voila, je suis preneur de tout les conseil, avis, réflexion que vous pourriez me faire. 😉
Premier séjour au Vénézuela: visites et logement? English translation pending
by EricMoorea · 2009-12-22 · 11 replies
Bonjour à tous, je viens à la pêche aux infos car je vais aller au Venezuela fin Février 2010. Je ne connais pas du tout ce pays ni même l'Amérique du Sud... Je lis pas mal de choses assez flippantes sur Caracas et le Venezuela et j'aimerai avoir quelques conseils pour l'arrivée (histoire de rassurer madame...). Un des problèmes semble être le change au marché parallèle. Comment s'y prendre ? Est-ce envisageable à l'aéroport ? Dans quelles conditions ? Quelqu'un a t-il des contacts fiables pour ça sur place ? Autre info : quand on arrive en pleine nuit, est-il envisageable pour sa sécurité de "dormir" dans l'aéroport ou vaut-il mieux réserver un hôtel ? J'ai vu les tarifs des hôtels sur des sites de réservation, ça tape fort ! Y a t-il des hôtels sympas, surs à des prix plus accessibles ? Autre question concernant les sites intéressant à visiter dans le pays. Sachant que je vais principalement dans les îles au large pendant une quinzaine de jours, j'aurai quand même une petite semaine en fin de séjour pour la découverte du Venezuela. Que peut-on espérer voir en si peu de temps ? Quels sont les lieux à ne pas manquer ?Faut-il passer par une agence locale pour ça (réservation en ligne ?). Je prends tous les conseils et expériences de chacun dans ce domaine. Merci d'avance. Eric
Passeport pour le Costa Rica avec escale sur le sol américain English translation pending
by Sautonthon · 2009-12-21 · 40 replies
bonjour, je pars trois semaines au costa rica au mois de février avec ma femme. nous avons à l'aller comme au retour une escale sur le sol américain. nous sommes tous deux détenteurs d'un passeport à lecture optique (modèle delphine) délivré AVANT le 25 octobre 2005. est(ce suffisant pour être admis sur le territoire US ou bien faut il renouveler notre passeport afin que celui ci soit en lecture biométrique? merci pour vos renseignements! 🙂
Séjour de deux semaines au Costa Rica fin janvier-début février English translation pending
by Meanruz · 2009-12-20 · 17 replies
J'envisage partir 2 semaines au Costa Rica seul fin janvier début février et souhaite éviter le plus possible des cohortes de touristes américains. Quels sont les endroits à voir? Je suis surtout intéressé par la faune et la flore. Pour les guides papier, sachant que le routard n'existe pas, le lonely a t'il de bonnes adresses? Peut on se débrouiller seul sur place? Merci pour vos conseils.
Côte pacifique du Costa Rica English translation pending
by Amémé · 2009-12-19 · 14 replies
Bonjour à tous!

Je vais au Costa Rica du 6 au 20 janvier. Ma première semaine est planifiée, car j'ai un tour organisé.

Le deuxième semaine, soit du 13 au 20, je suis seule et j'ai bien l'intention d'en profiter pour m'installer sur une plage de la côte pacifique afin de prendre une belle dose de repos et de soleil.

En fait, je me demandais si vous aviez des suggestions d'endroits ou des conseils à me donner... J'ai pensé à quelques idées...

Le 12, je me trouve à Playa Tambor, dans la péninsule du Nicoya. Normalement, je devrais prendre le bâteau et quitter le groupe organisé par la suite.

Plan 1: Demeurer dans la péninsule du Nicoya et me rendre à Montezuma.

Plan 2: Me rendre à Jaco. Dormir où? Est-ce que Jaco est bien? ou dangereux? Je sais, je sais que c'est une place ultra touristique, avec gros édifices, etc... Ça ne me dérange pas trop. En fait, c'est mon premier voyage et je cherche quand même des endroits bien fréquentés. Je crois que je ne me sentrais pas super bien à me retrouver pratiquement seule sur une plage déserte...

Plan 3: Me rendre directement à Quepos, y dormir, visiter le Parc Manuel Antonio.

- -- Voilà. Je désire vraiment aller visiter le parc Manuel Antonio et Quepos me semble un endroit sympathique et moins dispendieux que Manuel Antonio. Alors, je me demande si je m'en vais directement là-bas pour y passer ma deuxième semaine où si je prend du temps à Montezuma ou Jaco ou autre avant de m'y rendre.

Qu'en pensez-vous? Connaissez-vous des hébergements pas chers et bien dans ces endroits?

Merci! Amélie
Départ pour le Vénézuela: argent, hôtel, transport...? (urgent) English translation pending
by M7rk6e5ttn8w · 2009-12-06 · 14 replies
Bonjour a tous,

voila, nous sommes trois Francais partant au Vnz ce ss qq jours pour 3semaines et a vrai dire on a tres peu planifie notre trip 😕 nous prevoyons une semaine montagne, ..et une semaine plage (margarida is) au moins. En fait notre plan est de prevoir sur place, qq jours a l'avance au fur et a mesure de notre voyage comme nous ne voulons pas etre tenu a un planning. Si nous pouvions avoir quelques reponses rapides sur ces questions suivantes:

1. Quel est le meilleur change a present: Euro ou Dollars? 2. Nous arrivons tard a l'aeroport de Caracas et voulons joindre merida le plus tot possible: est-il possible de trouver un hotel pas cher pour dormir la nuit et partir au petit matin? Est-il vraiment deconseille de rester la nuit dans l'aeroport? autres suggestions? 3. Meilleur plan pour aller a Merida de caracas : avion ou bus? Quel companies? 4. Salto angel: une idee de budget? Est-ce vraiment cher et/ou incontournable? 5. Nous faut -t-il un adaptateur pour tel/photo? 6. Comment dormir pas cher dans les villes ou nous passerons? 7. Question sensible: une de mes potes est de couleur noire: y a -t- il des problemes de racisme? 8. hotel cool et pas cher sur Margarida is ? 9. Question parano: Y a -t-il des precautions a prendre pour les taxis? 10. Merida: que faire de bien la bas? 11. Ciudad Bolivar: Est-ce une bonne destination? Qu-y faire? 12.Peut on prevenir le consulat de notre sejour la bas par internet sans passer a Caracas? 13. Et 13, car il en faut 13: La meteo dans le pays en decembre?

Desole par avance pour ce long mail et aussi de poser ces questions qui puissent paraitre stupides, mais a vrai dire nous n'avons pas vraiment eu le temps de planifier.

Merci d'avance a tous, Damien

PS: un de nous parle tres bien lespanol, nous avons un budget de 1000-1500euros
Hôtel à Playa el Agua sur l'île Margarita? (Vénézuela) English translation pending
by Nikodemo · 2009-11-30 · 7 replies
Bonjour, Nous sommes 3 jeunes hommes "CELIBATAIRE" qui allont sur l'ile Margarita les deux dernieres semaines de fervrier prochain. Nos billets sont déjà reservé, j'ai maintenant besoin de votre aide pour le choix de l'hotel. Nous comptons prendre chacun une chambre (question d'intimité lol ) mais dans quel hotel, lequel serait le mieux pour faire de charmante rencontre de belle venezuelienne et faire la fete car c'est notre spécialité..... Je vois souvent revenir le Hesperia et le Portofino, à appriori le portofino semble bien mais loin du centre, donc ne connaissant pas du tout l'ile je ne sais pas vers quel hotel nous devrions nous diriger. Est-ce que les distances sont si importante, bref de me donner vos conseils... A bientot.
Traduction d'une petite lettre en espagnol! English translation pending
by Laetitiac004 · 2009-11-22 · 3 replies
Bonjour! Je parraine un petit au Nicaragua, et nous échangeons des courriers. J'aurais besoin d'une traduction pour ma petite lettre que je voudrais lui envoyer pour Noël, mais je ne parle pas un mot d'espagnol : voici mon courrier "Bonjour Sergio, Merci pour ta lettre qui m'a énormément fait plaisir. J'espère que tu travailles bien à l'école, pour avoir un bon métier plus tard. D'ailleurs, que voudrais-tu faire quand tu seras un peu plus grand? En France c'est l'hiver, et il ne fait vraiment pas chaud et peut-être aurons nous de la neige pour Noël! Ca serait bien car j'adore faire des bonhommies de neiges! Je reviens de vacances où j'ai passé 1 semaines dans les caraibes, je suis allé chercher le soleil car nous n'en avons pas beaucoup en France! Je profite de t'écrire pour te souhaiter un très joyeux Noel, et une bonne nouvelles année 2010. Occupes toi bien de tes animaux Bises Laetitia Ps : Tu peux m'appeler par mon prénom Laëtitia, et me tutoyer, car sinon j'ai l'impression d'etre une vieille personne!" Voila, j'attends qu'une bonne âme m'aide à envoyer ce courrrier merci bcp Laetitia
Hôtel à Punta Cana English translation pending
by Cinquante · 2009-11-21 · 13 replies
Bonjour à vous, Je vois des prix vraiment intéressants pour les départs en novembre a Punta Cana. Tellement que ça me fait un peu peur. Je suis une habituée de Cuba, je ne connais que puerto plata en République et je n'ai pas beaucoup aimé. Nous préférons les complexes pas trop grands et nous adorons faire de l'apnée près de l'hôtel. La nourriture est aussi assez importante. Mais surtout, l'ambiance et la gentillesse du personnel sont deux grands atouts. On aime aussi avoir des bons spectacles en soirée. Pour l'instant, ce sont le Vik arena blanca et le ocean blue bay qui retiennent notre attention. Auriez-vous des commentaires ou d'autres suggestions? Un gros merci. C'EST URGENT!
Bons plans pour un séjour de trois semaines à Vladivostok? (Russie) English translation pending
by Prosal · 2009-11-20 · 12 replies
Bonjour

Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.

Merci d'avance pour toute info.
Périple de trois semaines au Costa Rica English translation pending
by Stergann · 2009-11-09 · 8 replies
Bonjour,

Nous partons samedi matin pour 20j au CR. Nous avons prévu de nous déplacer essentiellement en utilisant les bus locaux. A priori nous pensons faire le périple suivant: - San José (1j) - Cahuita (4j) - Tortuguero (3-4j) - Parc Arenal (3j) - Tamarindo (4j)

Pour ceux qui ont comptés effectivement ca ne fait pas 20j 😉 . C'est parce que j'hésite entre passé 4j au parc Rincon de la Vieja ou faire toute la péninsule de Nicoya Tamarindo-Montezuma en 8j ???

Que pensez vous du trajet? Avez vous des remarques sur sa faisabilité ?

Merci d'avance

Stergann
Départ imminent pour le Vénézuela: visites, sécurité?... English translation pending
by Bzz13 · 2009-11-08 · 8 replies
Salut,

Nous partons pour le venezuela le 16 Novembre, restons a caracas jusqu'au 18 et decollons pour los roques jusqu'au 22. Apres nous revenons au venezuela et comptons aller a merida puis visiter los llanos aller voir salto angel et finir par l'amazonie tout ca jusqu'au 7 decembre. Si des gens qui y sont deja aller peuvent nous aider en quoi que ce soit sur ce qu'il faut amener, les endroits a ne pas manquer, les conseils de securité, sur le change un petit peu tout. C'est notre premier grand voyage donc on a peur de pas penser a tout Merci et a bientot
Traversée de l'Amérique du Sud Vénézuela-Argentine en bus: temps et coût? English translation pending
by Parpado · 2009-11-01 · 9 replies
Bonjour,

Je dois débarquer à Trinidad à la mi janvier. Je souhaite traverser l'Amérique du Sud, en bus jusqu'à Buenos Aires. Je souhaiterais avoir quelques propositions d'itinéraire et une estimation en temps et en coût. Merci par avance.
Caracas: aéroport, logement et change? English translation pending
by Régo · 2009-08-31 · 17 replies
Bonjour a tous,

ja passe la frontiere colombienne venezuelienne, enfin j espere, samedi pour decoller lundi de caracas vers la france.

Est ce que qqn connait un hotel pas cher a caracas sympa ?

Est ce que c est facile de prendre un taxi sur la bas ?

Il y a t il une navette pour aller du centre ville a l aeroport ? Sur ? mieux de prendre le taxi ?

Merci pour vos conseils et experience, je ne voudrais pas qu il m arrive qqch les derniers jours du voyages !
Voyage de trois semaines au Mexique en août 2010 English translation pending
by Martinval · 2009-08-21 · 14 replies
Bonjour a tous

je commence a reflechir a une prochaine destination pour les vacances 2010. J aimerai decouvrir le mexique duramt 3 semaines en famille et en solo. quelle est la meilleur formule: location de voiture, 4x4, campimg car, train......? quel itineraire me conseillez vous? Merci pour vos retour d experiences Eric
Idées de circuit pour deux semaines dans le nord de la France? English translation pending
by Tazouille · 2009-08-15 · 10 replies
Bonjour !

Bon voilà, je me présente, je suis un p’tit Suisse qui désire changer d’air absolument au mois de septembre afin de se changer complètement les idées… Au départ, je devais partir au mois de septembre 2 semaines au soleil, mais par le manque de mon ex-douce-moitié qui a pris la clef des champs, j’ai du annuler ce voyage (gasp !🤪)… Alors sur un gros coup de tête j’ai décidé de partir seul à la découverte d’un endroit qui me fait envie depuis fort longtemps : le Nord de la France ! (voyage pour se retrouver soi-même en quelque sorte...)

J’ai deux semaines à disposition, une voiture qui roule du tonnerre et un passage obligé sur les plages du débarquement… Malheureusement, je ne connais ni la région, ni les villes/villages à voir absolument… et concernant les hôtels/gîtes, je m’y perds vraiment un peu 🙂 Je recherche surtout de beaux paysages (et je vais être servi je pense...) tout en évitant les trop grandes villes (que je préfère visiter à part, lors d'autres voyages...)

Dès lors, je voulais savoir si vous aviez des idées pour un itinéraire concernant cette région, car après avoir effectué maintes recherches sur ce site, ainsi que sur internet, je ne sais plus où donner de la tête ! Je pensais tout d'abord à un trajet du style Genève - Strasbourg - Reims - Calais - Fécamp - Bayeux - ???? - puis retour 😉

Merci d’avance aux gens du Nord de m’éclairer un peu de vos lumières !
Meilleures façons d'aller visiter Monteverde et Arenal en partant de la Playa Matapalo (Guanacaste, Costa Rica)? English translation pending
by Geranbere · 2009-08-10 · 21 replies
Bonjour,

je pars avec mon mari pour la premiere fois au Costa Rica du 20 au 28 novembre 2009. Etant plongeurs nous allons sur la côte Pacifique sur la Playa de Matapalo (region Guanacaste) juste à côté de la playa del Coco, nous aimerions visité un minimum les paysages manifiques du Costa Rica même si notre séjour est assez court . Nous aimerions passé une journée pour visité Monteverde(sky treck/skywalk/rando reserve) ainsi qu'une autre à Arenal, et fait un treck de nuit si cela est possible.

Si quelqu'un pouvais me dire quel est le meilleur moyen de transport pour acceder à ces sites et bien sur si cela est faisable.

Y a t'il d'autres sites à voir plus près aussi ?

y a t il des résidents français qui nous verai connaitre des coins moins touristique ?

Et biensur si vous partez comme nous au même date (départ de Bruxelles pour hotel riu Guanacaste) n'hésitez pas à nous contacter.
Passage frontière Ukraine-Russie? English translation pending
by Louisgi · 2009-08-02 · 1 reply
Bonjour. Quel est le meilleur endroit pour passer la frontière entre Ukraine et Russie ? Le calcul d'itinéraire de Michelin me renvoie tj vers Belgorod alors que je voudrais passer plus au sud, vers Goukovo....
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !

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