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Région la plus fraiche et venteuse de la côte Nord de la Republique Dominicaine? English translation pending
Bonjour a tous encore une fois!
J'aimerais savoir quelle region de la cote nord de la Republique Dominicaine est la plus fraiche et venteuse durant toute l'annee? Je pense que c'est la region de Samana? j'aimerais avoir votre opignon sur ce sujet.
Merci
Rich.
J'aimerais savoir quelle region de la cote nord de la Republique Dominicaine est la plus fraiche et venteuse durant toute l'annee? Je pense que c'est la region de Samana? j'aimerais avoir votre opignon sur ce sujet.
Merci
Rich.
Cherche hôtel à l'île Maurice fin novembre English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Mon mari et moi recherchons un hotel pour 15 jours à Maurice du 17 Nov au 1er Dec. Nos critères sont les suivants: 1. Bonne situation (protégé du vent, visites accessibles...) 2. Plage paradisiaque. 3. Activités nautiques (ex: ski nautique, plongée...). 4. Possibilité de massages et de soins. 5. Bonne restauration. 6. Spectacle ou animation le soir. 7. Bon accueil et bel hotel.
Nous reconnaissons que nous sommes exigeants mais il va s'agir de notre voyage de noces alors on souhaiterait que ce soit aussi paradisiaque que possible...
Merci beaucoup pour vos commentaires. Toute aide est la bienvenue (et aussi et surtout les endroits/hotels à éviter).
Mon mari et moi recherchons un hotel pour 15 jours à Maurice du 17 Nov au 1er Dec. Nos critères sont les suivants: 1. Bonne situation (protégé du vent, visites accessibles...) 2. Plage paradisiaque. 3. Activités nautiques (ex: ski nautique, plongée...). 4. Possibilité de massages et de soins. 5. Bonne restauration. 6. Spectacle ou animation le soir. 7. Bon accueil et bel hotel.
Nous reconnaissons que nous sommes exigeants mais il va s'agir de notre voyage de noces alors on souhaiterait que ce soit aussi paradisiaque que possible...
Merci beaucoup pour vos commentaires. Toute aide est la bienvenue (et aussi et surtout les endroits/hotels à éviter).
Météo à Samana? English translation pending
salut
parait il qu'il ya beaucoup de vent a samana
vos infos merci
@+
Guide de voyage pour Bornéo en Malaisie English translation pending
Salut . Je suis en train de préparer un parcours en malaisie, seulement le routard ne traite pas de bornéo et avec le lonely en anglais, je galère un peu ( my english is a little bad ... ) Quelqu'un connait- il un guide de voyage interessant sur Bornéo ? Merci A plus .
Choisir entre deux hôtels à Puerto Plata et un hôtel à Varadero English translation pending
J'hésite entre 2 destinations et 3 hôtels. J'ai vérifié sur le site et il n'y a pas de commentaires récents sur ces hôtels, j'apprécierais recevoir rapidement des infos ou photos. (propreté, bouffe, page et activités)
Départ prévu le 10 novembre
Puerto Plata : Occidental allegro playa Dorada ou BlueBay Getaway Villas Doradas VAradero : Hotel Tuxpan
Merci beaucoup Ginou
Puerto Plata : Occidental allegro playa Dorada ou BlueBay Getaway Villas Doradas VAradero : Hotel Tuxpan
Merci beaucoup Ginou
Passer par l'Île de la Jeunesse à l'ouest de Cuba? English translation pending
Bonjour,
On fait un séjour de 10 jours à Cuba. Après 3 jours sur la Havane, nous envisageons de louer une voiture pour aller sur Vinales/pilar de Rio puis Trinidad. Entre les deux, on hésite entre faire la route directement de pinar à Trinidad, en 2-3 jours avec visite des endroits sympas le long, ou alors passser par l'île de la jeunesse.
1ère question: est-ce que l'île vaut le détour ? 2ème question: si oui, comment y aller ? En bâteau ? Avec la voiture de location ? Y at-il des ferrys ? Avez-vous testé, qu'en avez-vous pensé ?
Merci de vos conseils :-) Anahé
On fait un séjour de 10 jours à Cuba. Après 3 jours sur la Havane, nous envisageons de louer une voiture pour aller sur Vinales/pilar de Rio puis Trinidad. Entre les deux, on hésite entre faire la route directement de pinar à Trinidad, en 2-3 jours avec visite des endroits sympas le long, ou alors passser par l'île de la jeunesse.
1ère question: est-ce que l'île vaut le détour ? 2ème question: si oui, comment y aller ? En bâteau ? Avec la voiture de location ? Y at-il des ferrys ? Avez-vous testé, qu'en avez-vous pensé ?
Merci de vos conseils :-) Anahé
La Martinique en février 2007 English translation pending
Je suis fortement intéressée à me rendre en Martinique en février. Je ne connais pas beaucoup le secteur mais j'ai cru comprendre que le Nord est mieux et plus beau.
Je recherche formule-tout-inclus en partance du Québec. Pouvez-vous m'indiquer quel endroit serait approprié pour un séjour de 10 jours.
Merci
Ile de la Réunion ou Saint Domingue en janvier? English translation pending
Bonjour
Je compte faire un voyage au mois de janvier pendant 15 jours .
J'hesite entre l'ile de la reunion et la republique dominicaine( Saint domingue ) ....
Je suis fan d'un tourisme nature, à la decouverte des populations locales, des plages desertes ..des randos en montagne ..
Il me semble que Saint domingue soit tres touristique ....est il possible de sortir des sentiers battus et d'avoir un vrai depaysement ....?
La reunion elle semble plus à la mode europeene mais moins de touristes aussi ..
Quel est votre avis .. j'attends vos reponses ... ?
Lardino
Meilleure période pour séjour d'hôtel en Croatie? English translation pending
qu'elle est la meilleure période ? Et qu'elle contrée en séjour de 8 ou 15 jours en hotel?
Auto-stop en Espagne English translation pending
Bonjour,
J'ai eu une rapide occasion de faire du stop dans le nord est de l'Espagne et cela n'a vraiment pas été une mince affaire comparé à la France. Je voudrais donc savoir si tout l'espagne est pareil, et si il y a des choses qui marchent mieux ou moins bien.
Merci à vous
Michael
J'ai eu une rapide occasion de faire du stop dans le nord est de l'Espagne et cela n'a vraiment pas été une mince affaire comparé à la France. Je voudrais donc savoir si tout l'espagne est pareil, et si il y a des choses qui marchent mieux ou moins bien.
Merci à vous
Michael
Vêtements pour 4 mois en Asie du Sud-Est et transport Malaisie-Malaisie orientale English translation pending
Le 1er novembre nous decollons, ma copine et moi pour 4 mois. nous commencons par le Vietnam ensuite le Cambodge et la Thailande et nous allons ensuites vers le sud pour Singapour et finir avec la Malaisie! Alors j'ai quelques questions a vous demander...
je trouve tres difficile de faire mon sac a dos vu les differences saisons au vietnam et pour le reste du voyage, svp aider moi!!!
et deuxiement, en Malaisie, si je veux passer de la peninsule a la Malaisie orientale, devons-nous prendre l'avion ou un bateau fait le trajet???
alors voici mes questions (pour commencer) car j'en ai beaucoup d'autres!!!!!
merci beaucoup en avance!
Alexandre
je trouve tres difficile de faire mon sac a dos vu les differences saisons au vietnam et pour le reste du voyage, svp aider moi!!!
et deuxiement, en Malaisie, si je veux passer de la peninsule a la Malaisie orientale, devons-nous prendre l'avion ou un bateau fait le trajet???
alors voici mes questions (pour commencer) car j'en ai beaucoup d'autres!!!!!
merci beaucoup en avance!
Alexandre
Puerto Plata ou Las Terrenas? English translation pending
nous partons en decembre avec nos trois enfants et nous ne savons que choisir entre puerto plata et las terrenas. nous aimons les sports nautiques, planche et kite, donc nous aimerions du vent mais aimons aussi pouvoir aller se balader dans les villages, rencontrer les gens du pays, faire les marches locaux . si vous pouvez nous aider dans notre choix super!!!!
Voyage Yucatan - Belize en six semaines aux mois de mars et avril English translation pending
Bonjour à tous !
On envisage de partir en auto (adaptée pour dormir dedans) à la fin mars pour traverser les USA jusqu'au Mexique, se rendre jusqu'au Belize et revenir à la maison. On pense partir 6 semaines (faut tout de même penser qu'on a presque 2 semaines de route à faire en tout).
Pour le Mexique, on veut visiter principalement la Péninsule du Yucatan, tandis que pour le Belize nous sommes plus portés vers les Cayes (Caye Calkuer, Ambregris Caye). J'ai lu beaucoup de commentaires sur le Belize qui m'ont un peu refroidit, mais je continue de penser qu'on va y aller, quitte à visiter le Mexique plus longtemps. On aurait aussi aimé visiter le Guatémala, mais je crois que le temps va nous manquer pour tout faire. À vous lire par contre, je suis en train de me dire qu'on devrait peut-être bifurqué vers le Guatemala, quitte à couper dans le Mexique... Ah...🤪 c'est vraiment difficile de s'y retrouver.
J'aimerais avoir vos commentaires, pour ceux qui ont visité les 3 pays, qu'est-ce qui est le mieux dans les circonstances, avec la contrainte de temps, surtout avec un budget défini. Nous avons 6000$ canadiens. Soit 1000$ par semaine, avec cela, il faut manger, mettre de l'essence et parfois dormir à l'hôtel. Évidemment, nous voulons aussi visiter. J'ai lu des commentaires qui disaient que 850 $ par mois étaient suffisants pour vivre en Amérique Centrale... aurais-je surestimée mes besoins ? Est-ce que les mois de mars et avril sont bien pour visiter ses pays ?
J'aimerais juste savoir si mon projet est viable ou si je flotte en pleine utopie !
Merci beaucoup !
Sollune - qui rêve du Belize depuis longtemps et qui ira même si c'est pour la décevoir !
Sollune - qui rêve du Belize depuis longtemps et qui ira même si c'est pour la décevoir !
Logement à Malpais au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
je serai a Malpais dans environ une semaine et j aurais besoin d idees logement pas cher (dortoir en auberge) Pour le moment le seul que j aie trouve et dont j aie entendu parle est le surfcamp...
Merci de votre aide a bientot
Sites archéologiques Tulum ou Chichen Itza pour les ruines au Mexique? English translation pending
Nous séjournerons sur la plage Akumal au Grand Oasis Riviera Maya et nous voulons aller voir un site archélogique. J'ai vu Tulum qui semble plutôt près de l'hôtel (10 minutes en autobus) mais Chichen Itza semble mixu et plus gros, mais je ne sais pas il est où exactement par rapport à Akumal...j'ai vu le site archéo de Uxmal aussi...
Quelqu'un peut m'aider à m'y retrouver et me suggérer le mielleur choix...si ¸ça vaut la peine de faire 1 heure de plus pour un meilleur site ou quoi??
Merci lisa
Quelqu'un peut m'aider à m'y retrouver et me suggérer le mielleur choix...si ¸ça vaut la peine de faire 1 heure de plus pour un meilleur site ou quoi??
Merci lisa
Choisir un lieu de résidence et un hôtel English translation pending
Bonjour, je recherche des conseils pour choisir un lieu où séjourner en République Dominicaine, une semaine à compter du 14 octobre. Séjour à deux, en amoureux, nous recherchons les belles plages, des activités ludiques, sportives, le farniente, faire un peu la fête, bien manger...et éventuellement des possibilités de cures Thalasso/balnéo/spa...Tant qu'à faire nous recherchons un service soigné et pas de mauvaises surprises. Quel temps fait-il à cette période? Merci. Ciao, ciao...
Hôtel Laguna Mar et sécurité au Vénézuela? English translation pending
Nous avons réservé au LagunaMar en février prochain pour 2 semaines avec nos 2 adolescentes.. mais certain nous disent que c'est peut-ëtre pas sécuritaire (guerre, enlevement, révolution) ... est-ce que quelqu'un peut m'informer si c'est le cas.. ou pas du tout le cas !
Si vous avez des commentaires au sujet de cet hotel, j'apprécierais!
Merci bcq!
Si vous avez des commentaires au sujet de cet hotel, j'apprécierais!
Merci bcq!
Moustiques au Mexique en décembre? English translation pending
Bonjour,
Y'a-t-il beaucoup de moustique dans le Yucatan, le quintana roo et le Campeche en décembre. Nous allons passer dans le sud dans la forêt.
Merci
Y'a-t-il beaucoup de moustique dans le Yucatan, le quintana roo et le Campeche en décembre. Nous allons passer dans le sud dans la forêt.
Merci
La Romana ou Punta Cana pour les plus belles plages? English translation pending
je vais partir début octobre en republique dominicaine. Faut il mieux loger prés de la romana ou de punta cana pour avoir les plus belles plages? Merci d'avance pour vos réponses.
Las Terrenas en République Dominicaine English translation pending
qui connait et comment trouvez vous l endroit
Hôtel à Samana, Punta Cana ou La Romana? English translation pending
bonjour a ceux et celles qui connaissent parfaitement la r.d.je suis aller 3 fois a puna cana mais ca fais au dessus de 5 ans.et jai vu la romana 1fois .la je vais retourner en r.p. avec un couple damis quipour eux cé la 1ere fois.donc je veux savoir ou leau est calme turquoise belle plage le paradis ...........jai entendu dire que punta cana y avais des vagues maintenant.je sais plus ou aller.et somana nvelle destination cé comment?je veux une belle hotel discotheque le soir.je suis exigeante mais je veux qque chose dinoubliable.jattend de vos conseil!!!!merci.viexxx
Hôtel Gran Dominicus à Bayahibe ou le Viva Windham Samana à Las Terrenas? English translation pending
Bonjour tout le monde ... 😄
J'ai besoin de vos conseils car la vraiment j'hésite énormement entre Bayahibé au Gran Dominicus qui à l'air vraiment super et Las Terrenas un vrai coup de coeur j'y suis allée l'année derniere mais là ce serait le Viva windham Samana .... vu que j'ai l'impression que El Portillo sera vraiment hors budget une fois transformé en 5* ...
Sur les différente photos le Gran dominicus à l'air vraiment loin de tout, pas de montagne et pas beaucoup de palmiers est c'que c'est vraiment comme ca ? Ou c'est juste une impression ? On m'a aussi parlé qu'il fallait faire attention sur la plage car on pouvait y trouver des cailloux ...
Sinon ce qui me fait peur si je retourne a Las Terrenas c'est le Viva windham ... les commentaires sont pas super niveau propreté, salle de bain qui laissent à desirer 🙁, l'impression d'etre les uns sur les autres, pas de frigo dans les chambres (important vu qu'on à toujours soif là bas ! lol) ca donne pas tres envie ....
Bayahibé me tente vraiment mais j'en ai tellement pris plein les yeux vers la peninsule que j'ai peur d'être dessus ... est c'que quelqu'un a connu les 2 pour m'aider à me décider ? lol ... ce serait vraiment gentil de me laisser vos commentaires sur vos différents point de vue ...😎
Merciiiiiii 😉
J'ai besoin de vos conseils car la vraiment j'hésite énormement entre Bayahibé au Gran Dominicus qui à l'air vraiment super et Las Terrenas un vrai coup de coeur j'y suis allée l'année derniere mais là ce serait le Viva windham Samana .... vu que j'ai l'impression que El Portillo sera vraiment hors budget une fois transformé en 5* ...
Sur les différente photos le Gran dominicus à l'air vraiment loin de tout, pas de montagne et pas beaucoup de palmiers est c'que c'est vraiment comme ca ? Ou c'est juste une impression ? On m'a aussi parlé qu'il fallait faire attention sur la plage car on pouvait y trouver des cailloux ...
Sinon ce qui me fait peur si je retourne a Las Terrenas c'est le Viva windham ... les commentaires sont pas super niveau propreté, salle de bain qui laissent à desirer 🙁, l'impression d'etre les uns sur les autres, pas de frigo dans les chambres (important vu qu'on à toujours soif là bas ! lol) ca donne pas tres envie ....
Bayahibé me tente vraiment mais j'en ai tellement pris plein les yeux vers la peninsule que j'ai peur d'être dessus ... est c'que quelqu'un a connu les 2 pour m'aider à me décider ? lol ... ce serait vraiment gentil de me laisser vos commentaires sur vos différents point de vue ...😎
Merciiiiiii 😉
Visites nécessaires pour l'Angleterre et l'Irlande? English translation pending
Salut à tous.
Avez des conseils, ou des idées sur les choses à faire absolument en Angleterre ou Irlande?
A Londres ou même dans les autres villes d'Angleterre bien sûr.🙂
Si vous savez des choses sur l'Ecosse ou le Pays de Galles n'hésitez pas non plus!
Biz à tous et à la prochaine! 😉
Comparaison entre les plages de République Dominicaine et celles de Cuba English translation pending
J'aimerais savoir s'il y a un endroit en République Dominicaine ou les plages sont comparables à celles de Varadero (Cuba), je veux dire sable blanc et eau
turquoise. D'après ce que j'ai lu sur le site, la plage de Punta Cana n'est pas aussi belle de Varadero.
J'attends vos commentaires.
Quel hôtel choisir à Cuba? English translation pending
Bonjour !
Adeptes du Casa del Mar en république dominicaine, nous recherchons le même genre d'hôtel
sur Cuba, c'est à dire relativement "isolé".
or Varadero ressemblerait à Punta cana ....
quelqu'un peut il nous renseigner ?
Sinon, nous pensions visiter La havane 8 jours puis aller ensuite au paradisus 8 jours pour
faire de la plongée (l'hotel semble être "au bout" de la péninsule ? ...)
dans l'attente
merci à tous de vos réponses !!! 😉
merci à tous de vos réponses !!! 😉
Quelles villes choisir en République Dominicaine? English translation pending
bonjour,
je compte partir en Republique dominicaine pendant une semaine en septembre et je voudrais savoir quelles villes me conseilleriez vous Car j'ai regardé sur le net il ya defois plusieurs sejours au meme prix mais dans des villes différentes donc je voudrais choisir la meilleure
Merci
je compte partir en Republique dominicaine pendant une semaine en septembre et je voudrais savoir quelles villes me conseilleriez vous Car j'ai regardé sur le net il ya defois plusieurs sejours au meme prix mais dans des villes différentes donc je voudrais choisir la meilleure
Merci
Hôtel Gran Bahia Principe El Portillo English translation pending
Bonjour connaissez-vous cet hotel de Samana...Si oui j'aimerais bien avoir un compte rendu
Merci
Merci
L'Afrique du Sud en famille - été 2006 English translation pending
Depuis notre voyage en Tanzanie en 1992, on rêvait d’emmener nos deux enfants de 12 et 9 ans en Afrique; une de nos amies y ayant passé 2 ans ; nous nous sommes décidés pour l’Afrique du sud.
Départ le 18 juillet de Lyon pour Johannesbourg via Paris CDG sur vol AirFrance (3 233 Euros). A Johannesbourg, correspondance pour Le Cap avec Kulula (1996 Rands).
19 juillet : Le Cap On arrive au Cap dans l’après midi, et on se familiarise avec les subtilités de la conduite à gauche ; pas évident au début de trouver sa place sur la chaussée, les commandes ne sont pas à la même place : quand on veut mettre le clignotant, les essuies-glaces se mettent en route…on est tellement absorbés qu’on trouve le moyen de s’écarter de l’autoroute N2 qui mène au Cap et d’aller faire une virée inopinée dans les townships ; on fait vite demi-tour ; l’arrivée en ville réserve de nouvelles émotions lorsqu’il s’agit de tourner aux carrefours…heureusement, tout le monde nous évite. On arrive enfin au Tudor Hotel, sur Greenmarket square, agréable et bien placé en centre ville (670 Rands la chambre pour 4 avec petit déjeuner). Un inconvénient tout de même: notre chambre donne sur la rue qui est vraiment très bruyante.
20 juillet : tour de la péninsule en visitant au passage la colonie de pingouins de Boulder qui nous ravissent un bon moment. Arrêt à Cape point : en face de nous, le pôle sud 6000 Km plus loin; retour par la jolie route de corniche de Chapman’s peak
21 juillet : temps de chien ! pluie et vent. On visite le petit musée de District 6 qui retrace l’histoire d’un quartier populaire et multiracial qui a été rasé en vertu du « group area act » qui prévoyait d’en faire une zone « white only » ; les habitants ont été relogés dans des townships. Puis visite du fort, le premier bâtiment construit au Cap par les garnisons hollandaises. Impossible d’aller à Robben Island, on va donc voir l’aquarium, très bien fait d’ailleurs : il y a un couloir qui permet de passer sous l’aquarium et de voir les requins nager au dessus de nos têtes. Dîner au Waterfront qui est un vaste centre commercial avec des dizaines de restos alignés ; de mon point de vue : sans charme et sans intérêt.
22 juillet : toujours mauvais. On tente Hermanus pour les baleines ; la route passe entre de belles villas à flanc de colline d’un côté, des bidonvilles de l’autre. A Hermanus, après ½ heure sous le crachin et les rafales de vent, on est enfin récompensés : une baleine fait quelques cabrioles dans la baie. On est trempés et frigorifiés mais contents. On rentre par Stellenboch et ses jolies maisons hollandaises. Les trouées dans le brouillard laissent apercevoir des paysages somptueux…il faudra y revenir en saison. Le soir : bon dîner à l’Africa Café avec des petits plats de toute l’Afrique.
23 juillet : visite du quartier malais, et téléphérique pour Table Mountain à la faveur d’une éclaicie. Las ! arrivé en haut, le brouillard est retombé… L’après-midi : avion pour Durban, toujours sur Kulula (1600 Rands), on récupère une autre voiture, et en route pour Salt Rock, petite station balnéaire au nord de Durban. Nuit au B&B « By the Sea ». Grand plaisir de s’endormir au bruit des vagues et de prendre le petit déjeuner au soleil sur la terrasse qui surplombe l’océan. 600 Rands pour 4.
24 Juillet : Route vers Mtubatuba ; on s’arrête à Eshowe au musée Zoulou de Fort Nongqayi ; on commence à voir des paysages vraiment africains, avec des cases rondes, des champs de canne à sucre. Intéressante visite du musée sur l’histoire de la région et les conflits anglo-zoulous ainsi que sur l’artisanat local. Arrivée chez « Wendy’s B&B », de très sympathique B&B avec de fort jolies chambres, des meubles anciens et un accueil particulièrement chaleureux. 650 Rand, notre meilleur rapport qualité/prix. Bon dîner également.
25 juillet : Premier safari dans les parcs d’Umfolozi/Hluhluwe ! Les parcs sont très secs en ce moment, la faune est paraît-il relativement peu dense, pourtant on verra beaucoup d’animaux à l’exception des félins . On décide de privilégier Umfolozi : dès l’entrée du parc on voit des nyalas, impalas, phacochères, puis après un bon moment sans rien voir, on se retrouve au détour d’un tournant à juste côté de notre premier éléphant qui mange au bord de la route, puis des buffles, des babouins, des zèbres, des girafes…mais pas de rhinos alors que c’est la « spécialité » du parc. En fin de journée, on fait une petite boucle dans Hluhluwe ; bien nous en prend, puisqu’on tombe près d’un point d’eau à sec sur 2 rhinos et un petit qui font la sieste.
26 juillet : le matin, balade sur l’estuaire de Santa-Lucia : hippos, crocos, oiseaux à profusion…ma fille qui rêvait de voir des hippos est ravie. L’après midi : route vers Kosi bay, à la frontière du Mozambique. Nuit au Kosi bay Lodge, petit lodge rustique dans les dunes auquel on accède par une piste en sable (682 Rands en self-catering).
27 juillet : Kosi bay :le 4x4 du lodge nous enmène jusqu’à l’embouchure des lacs ; c’est une région très sauvage, avec une succession de lacs qui débouchent dans la mer, des parcs à poisson, des dunes, et d’immenses plages désertes. On lézarde sur la plage. On a un peu regretté de ne pas avoir de 4x4 pour explorer la région par nous-mêmes, car les pistes sablonneuses limitent beaucoup les déplacements avec une voiture normale.
28 juillet : Route vers le Swaziland ; on traverse des zones très rurales du pays zoulou, la vie quotidienne défile sous nos yeux : les vaches qui traversent la route, les écoliers en uniforme qui rentrent chez eux, les paysans qui cultivent leur champ, les petits étals de fruits… A peine est-on au Swaziland qu’on se fait épingler par de joviaux policiers swazis ; avertis des limitations très strictes au Swaziland, on faisait bien attention de ne pas dépasser 80 km/h, mais on a du louper un panneau 60….et on écope d’une amende de 20 Rands, c’est pas ruineux. On arrive à la petite réserve de Mlilwane, très sympa. L’absence d’animaux dangereux nous permet de faire une balade à pied et d’approcher d’assez près gnous, impalas et zèbres. Il y a aussi une famille d’hippos qui habite le plan d’eau à côté du restaurant et des impalas, phacochères et autruches se promènent librement dans le camp; le soir, dîner de phacochère rôti et spectacle de danses swazies. 320 Rands pour une hutte swazie avec sanitaires communs.
29 juillet : retour en Afrique du sud, et direction Graskop ; on traverse d’immenses espaces vides, de superbes paysages. Nuit au Panorama Restcamp (400 Rand en self catering) : petits bungalow sans attraits particuliers, mais la vue est réellement spectaculaire ! Beaucoup d’Afrikaner viennent là pour le week-end, et dès 6h du soir, tout le monde s’active autour du sacro-saint barbecue.
30 juillet : après avoir admiré le lever de soleil, on part sur la route de Blyde river canyon et ses superbes paysage. Sur une aire de pique-nique, on se retrouve soudain encerclé par une famille de vervets…qui se rapprochent insensiblement ; pas téméraires, les enfants préfèrent abandonner leur pomme aux vervets qui se précipitent pour nettoyer les miettes. On termine l’après midi par la visite de Pilgrim Rest, ville de chercheurs d’or reconstituée. Pas extraordinaire, même si le centre d’information présente bien les étapes de la ruée vers l’or. Le plus intéressant est à mon avis l’ancien cimetière, situé sur les hauteurs ; l’âge des décès (difficile de dépasser la quarantaine) témoigne de la dureté des conditions de vie à l’époque.
31 juillet-3 août : le Parc Kruger. 1 nuit à Lower Sabie, 2 à Satara, 1 à Olifant. Hors du temps sur la planète des animaux. On a adoré. On a passé des heures en voiture sans se lasser, on a fait des morning et sunset drive à la recherche des animaux. Parfois on ne voit rien, parfois on a une journée exceptionnelle comme celle entre Lower Sabie et Satara : elle commence par la rencontre avec 2 rhinos qui surgissent des hautes herbes et nous coupent littéralement la route ; on pile ; le rhino aussi ; puis il nous regarde d’un air patibulaire et commence à trépigner sur place, bientôt rejoint par le deuxième rhino : le message est assez clair et on recule en vitesse. Ils nous font face un moment, puis retournent dans la savane. On a malheureusement peu de photos, ma fille, la photographe de la famille, ayant été saisie d’une telle frousse qu’elle en a oublié sa mission. On poursuit avec des antilopes, girafes, hippos, calaos, gnous, buffles, éléphants, zèbres, koudous….et une pause pique-nique qui nous permet de discuter avec des Afrikaners qui nous signalent qu’ils ont vu des lions sur la S100 près de Satara. En fin d’après midi, on fait donc un petit détour par là : on tombe sur un embouteillage, et on aperçoit 2 têtes de lionnes (nos premiers lions !) qui disparaissent dans la savane…un peu court, mais c’est toujours ça, mon fils a vu ses premiers lions, il est content ; on poursuit un peu pour faire demi-tour, et là…une lionne suivie des 4 lionceaux divague le long de la route, passe d’un côté, de l’autre sans prêter aucunement attention aux voitures qui se pressent. Ca dure comme ça peut être ¼ d’heure, on croit l’avoir perdue, et elle resurgit juste devant la voiture…grand moment. On reverra le lendemain -aux jumelles- la petite famille faisant la sieste sous un arbre. Les drive de nuit nous permettront également de voir d’autres lions, des hyènes, des civettes, des petites antilopes nocturnes…mais pas de « spotted cat ». On verra enfin notre Léopard le dernier jour près d’Olifant le matin de bonne heure. Pas de guépard. Une bonne raison de revenir. A faire aussi : les morning walk, promenade à pied, le matin de bonne heure avec des rangers armés. On se retrouve au cœur du bush, on regarde les traces, les empreintes, on a réussi à approcher une girafe ; il est beaucoup plus difficile d’approcher les animaux à pieds car ils nous sentent de loin et s’enfuient alors que les voitures ne les dérangent pas du tout. Mon mari qui a fait la même promenade le lendemain et qui a décidément le feeling avec les rhinos aura la chance d’en voir un passer à 30 m du groupe. Les hébergements dans le parc sont généralement de très bon niveau : tentes safari très sympa en face de la rivière à Lower Sabie, family cottage carrément pharaonique à Satara, petits bungalow à Olifant…et souvent une cuisine ou une Kitchenette pour se faire la cuisine.
4 Août : on quitte à regret le Kruger, direction le pays Venda vers le nord. On avait envie de voir un coin d’Afrique du sud moins touristique, avec une culture plus africaine. Le Venda a été un homeland indépendant du temps de l’apartheid et a conservé une identité culturelle assez forte. On arrive en soirée au Shiluvari Lakeside Lodge à Elim, près de Makhado (Louis Trichardt) : luxe, calme et volupté….au bord d’un lac, des petits cottages ravissants, une décoration raffinée, une tranquillité absolue, un accueil adorable. Comme il n’y a pas grand monde, nous avons droit à 2 cottages au lieu d’un seul prévu pour le même prix (1260 Rands avec petit déjeuner). C’est notre étape la plus chère, mais aussi la plus charmante. Le dîner est également délicieux.
5 août : à notre demande, le lodge nous a trouvé un guide Venda pour la journée. Daniel qui travaille pour une association touristique et culturelle locale est très sympa et nous emmène visiter quelques ateliers d’artiste, dont celui de Noria Masaba ; c’est une sculptrice réputée à qui le gouvernement a commandé une œuvre monumentale qui devait être inaugurée à Prétoria le 9 août pour la journée des femmes ; cette année, c’est la commémoration du cinquantième anniversaire de la marche des femmes qui protestaient contre l’obligation de posséder un passeport interne. L’œuvre, sculptée dans un tronc d’arbre est dans le jardin de Noria, et le transport jusqu’à Prétoria semble poser un sérieux problème…je n’ai pas pu savoir s’il a été résolu à temps. On visite également des marchés, des villages, des sites sacrés comme le lac Funduzi où se pratiquaient jadis des sacrifices humains ; aujourd’hui encore, il flotte un parfum de soufre autour de ce lac ; un projet de construction sur ces rives a été -heureusement- abandonné, personne ne voulant prendre le risque de déranger les esprits qui y résident. On termine la journée avec la visite du Dzata museum qui présente quelques objets, dont des tambours sacrés, et retrace l’histoire du peuplement de la région. En voiture, on discute avec Daniel qui nous retrace les grands épisodes de la fin de l’apartheid ; son principal souci actuellement est qu’une femme va peut-être être la candidate de l’ANC aux prochaines élections et il se demande si une femme est capable de gouverner le pays... nous essayons de le persuader que oui.
6-7 août : Mapungubwe : on continue plein nord, vers le parc de Mapungubwe qui a ouvert récemment ; Le paysage change, les baobabs sont de plus en plus nombreux, la population se raréfie. A Mapungubwe, il faut apporter toutes ses provisions, le premier point de ravitaillement, à Messine ou Alldays est à 60 km. Le camp de Leokwe est superbe, perdu au milieu d’un chaos de rocs rouges et de baobabs ; le paysage est très accidenté, vallonné ; d’ailleurs, si l’on veut véritablement explorer le parc, il faut un 4x4, beaucoup de pistes leur sont réservées, et les pistes accessibles à tous véhicules sont beaucoup plus caillouteuses que celles du Kruger : on secoue la mécanique ! On va visiter la colline de Mapungubwe où l’on a découvert des vestiges d’une civilisation avancée ; c’est un plateau au sommet d’une colline très difficile d’accès où habitaient les rois ; on y grimpait avec des lattes de bois que l’on utilisait comme marches d’escalier et que l’on retirait après. On y a trouvé des tombes royales contenant des objets on or. Le site n’a pas été occupé très longtemps et a été abandonné en raison probablement de changements climatiques ; on pense que les occupants de Mapungubwe ont été les précurseurs de Great Zimbabwe. S’il ne este aucun vestige visible à l’exception d’un jeu d’Awélé creusé dans le roc et d’une citerne, le site est splendide. Il y a également des peintures rupestres un peu plus loin ; il faut demander à la réception pour aller les voir, on s’y est pris un peu trop tard pour pouvoir y aller.
A faire également, le treetop walk, une plateforme dans des arbres fréquentés par les babouins, avec des caches permettant d’observer les animaux, ce qui nous donnera l’occasion de voir plusieurs élans, pas vus dans le Kruger. On finit la journée par le coucher de soleil sur le confluent (à sec) du Limpopo et de la Shasha ; en haut d’une colline, plusieurs plate-formes permettent d’admire le paysage qui donne sur le Zimbabwe à droite et le Botswana à gauche. Somptueux.
8 août : départ de bonne heure pour Johannesbourg d’où nous redécollons dans 2 jours. J’étais réticente à m’y arrêter compte tenu de l’exécrable réputation de la ville en matière de sécurité, mais notre amie qui y a vécu deux ans nous a convaincu qu’il était possible de visiter Jo’burg sans se faire égorger dans le ¼ d’heure. Nous avons néanmoins décidé de laisser notre voiture à l’aéroport et de nous déplacer en taxi pour éviter de nous perdre et le stress de la conduite dans une ville inconnue. D’après notre chauffeur de taxi, la sécurité est devenue une priorité du gouvernement, pour ne pas faire fuir les investisseurs notamment, et les choses seraient plutôt en voie d’amélioration. Les sud-africains ont d’ailleurs tendance à rendre les étrangers (Zimbabwéens notamment ) responsables de l’insécurité. Logement à Melville, au Thulani Lodge (550 rands par chambre en B&B, soit 1100 rands pour nous 4), très agréable, tenu par un Suisse qui parle le Français. Melville est un quartier branché avec une rue principale bordée de restaus, boutiques, librairies, bars…très sympa et aucun problème pour s’y promener à pieds, même le soir.
9 août : visite de Golden Reef City et du musée de l’appartheid. Le musée de l’appartheid est passionnant, il est très documenté, avec beaucoup de photos, de films d’archive, de textes ; on peut facilement y passer des heures si on s’intéresse à l’histoire ; mais c’est un peu fastidieux pour les enfants, même si l’on s’efforce de leur traduire l’essentiel. Visite ensuite de la mine d’or désaffectée (on descend à plus de 200m sous terre, jusqu’au filon), et impossible de refuser aux enfants quelques tours de manège au parc d’attraction ; c’est un jour férié, donc il y a foule, queue aux manèges, tout ce que j’aime ! Cela a le mérite de permettre d’observer l’extraordinaire diversité ethnique et culturelle de la population sud africaine, que l’on ne perçoit pas quand on se promène à la campagne ; ici viennent se divertir des Blancs, des Noirs, des Indiens en turbans, des Métis, des Musulmanes voilées, on entend parler des langues africaines, de l’afrikaans, beaucoup d’anglais..… Le soir dîner à Melville dans un bon restaurant éthiopien.
10 août : Soweto, avec un guide indépendant, Thomas. Il vient nous chercher et nous fait visiter Soweto ; c’est une vraie ville de 3 millions d’habitants avec des beaux quartiers où résident les cadres supérieurs (au début, certains sont partis vivre dans des quartiers blancs, mais sont revenus pour retrouver la convivialité propre aux quartiers noirs), des quartiers modestes aux petites maisons alignées, des bidonvilles sordides, des centres commerciaux, une université, des marchés, des stades (le vieux stade d’Orlando vient d’être rasé et va être reconstruit pour la prochaine coupe du monde), le plus grand hôpital d’Afrique où des médecins du monde entier viennent faire des stages en raison de la diversité des pathologies qu’on y rencontre…Le gouvernement s’est engagé dans un programme de construction d’habitations bon marché (des HLM en quelque sorte) pour y reloger les habitants des bidonvilles ; ceux-ci sont aussitôt rasé, faute de quoi ils sont immédiatement réoccupés. On visite le Soweto historique : Regina mundi, l’église de Mrg Tutu, qui été le théâtre d’une fusillade au moment des émeutes lycéennes de 1976 ; tout rassemblement de plus de 3 personnes étant interdit, il n’y avait que les églises qui servaient de lieux de meeting. Le guide qui fait visiter l’église nous raconte qu’alors âgé de 11 ans, il avait accompagné son frère aîné à un meeting dans l’église, et que les soldats avaient soudain fait irruption et tiré dans la foule ; il nous montre l’autel brisé d’un coup de crosse, les balustrades arrachées sous la pression d’une foule paniquée, les impacts de balles dans les murs, il nous raconte les cris, la fuite, la mort de son frère qui essayait de se cacher… C’est très émouvant, les enfants sont remués. On finit par le musée Hector Pieterson (le premier collégien abattu en 1976) et la maison de Mandela, à côté de celle de Mrg Tutu. Mandela fait l’objet d’une véritable vénération en Afrique du sud, en raison de son combat pour la liberté bien sûr, mais aussi parce qu’il a su gérer la transition sans bain de sang et sans esprit de vengeance.
Départ le soir et arrivée à Lyon le lendemain matin.
Divers :
A lire : l’Alliance de James Michener : une fresque historique qui retrace toute l’histoire de l’Afrique du sud à travers le destin de trois familles : une hollandaise ; une anglaise, une noire. Cela permet de comprendre les mentalités des uns et des autres, les enjeux, les antagonismes entre Boers et Anglais, entre Boers et Xhosas, entre Anglais et Zoulous, etc…Très éclairant.
Guide : le guide Neos (Michelin) : bien fait, bonnes adresses, bonnes suggestions d’itinéraires.
Les routes : en général très bonnes, larges et peu fréquentées. L’africanisation des noms de lieux étant en cours, on ne retrouve pas forcément les mêmes noms sur les panneaux et sur les cartes ; pour les grandes villes, il y a souvent les deux, mais pour les petites bourgades, pas forcément ; quand on cherche à se repérer, ça peut être déconcertant.
La sécurité et l’accueil : Nous avons respecté les consignes classiques de sécurité : pas de conduite la nuit, portières verrouillées en agglomération, discrétion pour manipuler de l’argent. En ville, notamment à Johannesbourg, il ne faut pas se balader n’importe où, et prendre des taxis officiels, mais on peut y passer un séjour agréable. Au Cap, pour aller au resto le soir, il nous est arrivé, sur les conseils de l’hôtel, de prendre un taxi pour faire 300m ; on s’est senti un peu ridicule, mais on n’a pas voulu prendre le moindre risque, avec les enfants notamment.
Moyennant quoi, à aucun moment on ne s’est senti en insécurité ou dans une situation scabreuse. Bien au contraire, on a trouvé les sud-africains particulièrement accueillant. Du Cap à Soweto, Blancs, Noirs, ou Métis, les gens sont extrêmement friendly : toujours un sourire, un mot de bienvenue, des questions sur l’endroit d’où l’on vient, sur la langue que l’on parle (« you don’t speak Zoulou ??? » s’étonne l’un de nos interlocuteurs »). Les enfants font des signes de la main quand on passe et ne viennent pas quémander. Le foot reste un intarissable sujet de conversation ; beaucoup ont suivi la coupe du monde et étaient de fervents supporters de l’équipe de France. Aucun problème non plus pour prendre des photos, certaines personnes viennent poser spontanément et sont ravis quand on leur montre la capture de l’image.
On a adoré l’Afrique du sud, pour ses animaux et ses paysages bien sûr, mais aussi pour la richesse de son histoire et la gentillesse de ses habitants. On y reviendra sûrement, on en n’a vu qu’un tout petit bout… En attendant, si je peux vous aider, n’hésitez pas.
Départ le 18 juillet de Lyon pour Johannesbourg via Paris CDG sur vol AirFrance (3 233 Euros). A Johannesbourg, correspondance pour Le Cap avec Kulula (1996 Rands).
19 juillet : Le Cap On arrive au Cap dans l’après midi, et on se familiarise avec les subtilités de la conduite à gauche ; pas évident au début de trouver sa place sur la chaussée, les commandes ne sont pas à la même place : quand on veut mettre le clignotant, les essuies-glaces se mettent en route…on est tellement absorbés qu’on trouve le moyen de s’écarter de l’autoroute N2 qui mène au Cap et d’aller faire une virée inopinée dans les townships ; on fait vite demi-tour ; l’arrivée en ville réserve de nouvelles émotions lorsqu’il s’agit de tourner aux carrefours…heureusement, tout le monde nous évite. On arrive enfin au Tudor Hotel, sur Greenmarket square, agréable et bien placé en centre ville (670 Rands la chambre pour 4 avec petit déjeuner). Un inconvénient tout de même: notre chambre donne sur la rue qui est vraiment très bruyante.
20 juillet : tour de la péninsule en visitant au passage la colonie de pingouins de Boulder qui nous ravissent un bon moment. Arrêt à Cape point : en face de nous, le pôle sud 6000 Km plus loin; retour par la jolie route de corniche de Chapman’s peak
21 juillet : temps de chien ! pluie et vent. On visite le petit musée de District 6 qui retrace l’histoire d’un quartier populaire et multiracial qui a été rasé en vertu du « group area act » qui prévoyait d’en faire une zone « white only » ; les habitants ont été relogés dans des townships. Puis visite du fort, le premier bâtiment construit au Cap par les garnisons hollandaises. Impossible d’aller à Robben Island, on va donc voir l’aquarium, très bien fait d’ailleurs : il y a un couloir qui permet de passer sous l’aquarium et de voir les requins nager au dessus de nos têtes. Dîner au Waterfront qui est un vaste centre commercial avec des dizaines de restos alignés ; de mon point de vue : sans charme et sans intérêt.
22 juillet : toujours mauvais. On tente Hermanus pour les baleines ; la route passe entre de belles villas à flanc de colline d’un côté, des bidonvilles de l’autre. A Hermanus, après ½ heure sous le crachin et les rafales de vent, on est enfin récompensés : une baleine fait quelques cabrioles dans la baie. On est trempés et frigorifiés mais contents. On rentre par Stellenboch et ses jolies maisons hollandaises. Les trouées dans le brouillard laissent apercevoir des paysages somptueux…il faudra y revenir en saison. Le soir : bon dîner à l’Africa Café avec des petits plats de toute l’Afrique.
23 juillet : visite du quartier malais, et téléphérique pour Table Mountain à la faveur d’une éclaicie. Las ! arrivé en haut, le brouillard est retombé… L’après-midi : avion pour Durban, toujours sur Kulula (1600 Rands), on récupère une autre voiture, et en route pour Salt Rock, petite station balnéaire au nord de Durban. Nuit au B&B « By the Sea ». Grand plaisir de s’endormir au bruit des vagues et de prendre le petit déjeuner au soleil sur la terrasse qui surplombe l’océan. 600 Rands pour 4.
24 Juillet : Route vers Mtubatuba ; on s’arrête à Eshowe au musée Zoulou de Fort Nongqayi ; on commence à voir des paysages vraiment africains, avec des cases rondes, des champs de canne à sucre. Intéressante visite du musée sur l’histoire de la région et les conflits anglo-zoulous ainsi que sur l’artisanat local. Arrivée chez « Wendy’s B&B », de très sympathique B&B avec de fort jolies chambres, des meubles anciens et un accueil particulièrement chaleureux. 650 Rand, notre meilleur rapport qualité/prix. Bon dîner également.
25 juillet : Premier safari dans les parcs d’Umfolozi/Hluhluwe ! Les parcs sont très secs en ce moment, la faune est paraît-il relativement peu dense, pourtant on verra beaucoup d’animaux à l’exception des félins . On décide de privilégier Umfolozi : dès l’entrée du parc on voit des nyalas, impalas, phacochères, puis après un bon moment sans rien voir, on se retrouve au détour d’un tournant à juste côté de notre premier éléphant qui mange au bord de la route, puis des buffles, des babouins, des zèbres, des girafes…mais pas de rhinos alors que c’est la « spécialité » du parc. En fin de journée, on fait une petite boucle dans Hluhluwe ; bien nous en prend, puisqu’on tombe près d’un point d’eau à sec sur 2 rhinos et un petit qui font la sieste.
26 juillet : le matin, balade sur l’estuaire de Santa-Lucia : hippos, crocos, oiseaux à profusion…ma fille qui rêvait de voir des hippos est ravie. L’après midi : route vers Kosi bay, à la frontière du Mozambique. Nuit au Kosi bay Lodge, petit lodge rustique dans les dunes auquel on accède par une piste en sable (682 Rands en self-catering).
27 juillet : Kosi bay :le 4x4 du lodge nous enmène jusqu’à l’embouchure des lacs ; c’est une région très sauvage, avec une succession de lacs qui débouchent dans la mer, des parcs à poisson, des dunes, et d’immenses plages désertes. On lézarde sur la plage. On a un peu regretté de ne pas avoir de 4x4 pour explorer la région par nous-mêmes, car les pistes sablonneuses limitent beaucoup les déplacements avec une voiture normale.
28 juillet : Route vers le Swaziland ; on traverse des zones très rurales du pays zoulou, la vie quotidienne défile sous nos yeux : les vaches qui traversent la route, les écoliers en uniforme qui rentrent chez eux, les paysans qui cultivent leur champ, les petits étals de fruits… A peine est-on au Swaziland qu’on se fait épingler par de joviaux policiers swazis ; avertis des limitations très strictes au Swaziland, on faisait bien attention de ne pas dépasser 80 km/h, mais on a du louper un panneau 60….et on écope d’une amende de 20 Rands, c’est pas ruineux. On arrive à la petite réserve de Mlilwane, très sympa. L’absence d’animaux dangereux nous permet de faire une balade à pied et d’approcher d’assez près gnous, impalas et zèbres. Il y a aussi une famille d’hippos qui habite le plan d’eau à côté du restaurant et des impalas, phacochères et autruches se promènent librement dans le camp; le soir, dîner de phacochère rôti et spectacle de danses swazies. 320 Rands pour une hutte swazie avec sanitaires communs.
29 juillet : retour en Afrique du sud, et direction Graskop ; on traverse d’immenses espaces vides, de superbes paysages. Nuit au Panorama Restcamp (400 Rand en self catering) : petits bungalow sans attraits particuliers, mais la vue est réellement spectaculaire ! Beaucoup d’Afrikaner viennent là pour le week-end, et dès 6h du soir, tout le monde s’active autour du sacro-saint barbecue.
30 juillet : après avoir admiré le lever de soleil, on part sur la route de Blyde river canyon et ses superbes paysage. Sur une aire de pique-nique, on se retrouve soudain encerclé par une famille de vervets…qui se rapprochent insensiblement ; pas téméraires, les enfants préfèrent abandonner leur pomme aux vervets qui se précipitent pour nettoyer les miettes. On termine l’après midi par la visite de Pilgrim Rest, ville de chercheurs d’or reconstituée. Pas extraordinaire, même si le centre d’information présente bien les étapes de la ruée vers l’or. Le plus intéressant est à mon avis l’ancien cimetière, situé sur les hauteurs ; l’âge des décès (difficile de dépasser la quarantaine) témoigne de la dureté des conditions de vie à l’époque.
31 juillet-3 août : le Parc Kruger. 1 nuit à Lower Sabie, 2 à Satara, 1 à Olifant. Hors du temps sur la planète des animaux. On a adoré. On a passé des heures en voiture sans se lasser, on a fait des morning et sunset drive à la recherche des animaux. Parfois on ne voit rien, parfois on a une journée exceptionnelle comme celle entre Lower Sabie et Satara : elle commence par la rencontre avec 2 rhinos qui surgissent des hautes herbes et nous coupent littéralement la route ; on pile ; le rhino aussi ; puis il nous regarde d’un air patibulaire et commence à trépigner sur place, bientôt rejoint par le deuxième rhino : le message est assez clair et on recule en vitesse. Ils nous font face un moment, puis retournent dans la savane. On a malheureusement peu de photos, ma fille, la photographe de la famille, ayant été saisie d’une telle frousse qu’elle en a oublié sa mission. On poursuit avec des antilopes, girafes, hippos, calaos, gnous, buffles, éléphants, zèbres, koudous….et une pause pique-nique qui nous permet de discuter avec des Afrikaners qui nous signalent qu’ils ont vu des lions sur la S100 près de Satara. En fin d’après midi, on fait donc un petit détour par là : on tombe sur un embouteillage, et on aperçoit 2 têtes de lionnes (nos premiers lions !) qui disparaissent dans la savane…un peu court, mais c’est toujours ça, mon fils a vu ses premiers lions, il est content ; on poursuit un peu pour faire demi-tour, et là…une lionne suivie des 4 lionceaux divague le long de la route, passe d’un côté, de l’autre sans prêter aucunement attention aux voitures qui se pressent. Ca dure comme ça peut être ¼ d’heure, on croit l’avoir perdue, et elle resurgit juste devant la voiture…grand moment. On reverra le lendemain -aux jumelles- la petite famille faisant la sieste sous un arbre. Les drive de nuit nous permettront également de voir d’autres lions, des hyènes, des civettes, des petites antilopes nocturnes…mais pas de « spotted cat ». On verra enfin notre Léopard le dernier jour près d’Olifant le matin de bonne heure. Pas de guépard. Une bonne raison de revenir. A faire aussi : les morning walk, promenade à pied, le matin de bonne heure avec des rangers armés. On se retrouve au cœur du bush, on regarde les traces, les empreintes, on a réussi à approcher une girafe ; il est beaucoup plus difficile d’approcher les animaux à pieds car ils nous sentent de loin et s’enfuient alors que les voitures ne les dérangent pas du tout. Mon mari qui a fait la même promenade le lendemain et qui a décidément le feeling avec les rhinos aura la chance d’en voir un passer à 30 m du groupe. Les hébergements dans le parc sont généralement de très bon niveau : tentes safari très sympa en face de la rivière à Lower Sabie, family cottage carrément pharaonique à Satara, petits bungalow à Olifant…et souvent une cuisine ou une Kitchenette pour se faire la cuisine.
4 Août : on quitte à regret le Kruger, direction le pays Venda vers le nord. On avait envie de voir un coin d’Afrique du sud moins touristique, avec une culture plus africaine. Le Venda a été un homeland indépendant du temps de l’apartheid et a conservé une identité culturelle assez forte. On arrive en soirée au Shiluvari Lakeside Lodge à Elim, près de Makhado (Louis Trichardt) : luxe, calme et volupté….au bord d’un lac, des petits cottages ravissants, une décoration raffinée, une tranquillité absolue, un accueil adorable. Comme il n’y a pas grand monde, nous avons droit à 2 cottages au lieu d’un seul prévu pour le même prix (1260 Rands avec petit déjeuner). C’est notre étape la plus chère, mais aussi la plus charmante. Le dîner est également délicieux.
5 août : à notre demande, le lodge nous a trouvé un guide Venda pour la journée. Daniel qui travaille pour une association touristique et culturelle locale est très sympa et nous emmène visiter quelques ateliers d’artiste, dont celui de Noria Masaba ; c’est une sculptrice réputée à qui le gouvernement a commandé une œuvre monumentale qui devait être inaugurée à Prétoria le 9 août pour la journée des femmes ; cette année, c’est la commémoration du cinquantième anniversaire de la marche des femmes qui protestaient contre l’obligation de posséder un passeport interne. L’œuvre, sculptée dans un tronc d’arbre est dans le jardin de Noria, et le transport jusqu’à Prétoria semble poser un sérieux problème…je n’ai pas pu savoir s’il a été résolu à temps. On visite également des marchés, des villages, des sites sacrés comme le lac Funduzi où se pratiquaient jadis des sacrifices humains ; aujourd’hui encore, il flotte un parfum de soufre autour de ce lac ; un projet de construction sur ces rives a été -heureusement- abandonné, personne ne voulant prendre le risque de déranger les esprits qui y résident. On termine la journée avec la visite du Dzata museum qui présente quelques objets, dont des tambours sacrés, et retrace l’histoire du peuplement de la région. En voiture, on discute avec Daniel qui nous retrace les grands épisodes de la fin de l’apartheid ; son principal souci actuellement est qu’une femme va peut-être être la candidate de l’ANC aux prochaines élections et il se demande si une femme est capable de gouverner le pays... nous essayons de le persuader que oui.
6-7 août : Mapungubwe : on continue plein nord, vers le parc de Mapungubwe qui a ouvert récemment ; Le paysage change, les baobabs sont de plus en plus nombreux, la population se raréfie. A Mapungubwe, il faut apporter toutes ses provisions, le premier point de ravitaillement, à Messine ou Alldays est à 60 km. Le camp de Leokwe est superbe, perdu au milieu d’un chaos de rocs rouges et de baobabs ; le paysage est très accidenté, vallonné ; d’ailleurs, si l’on veut véritablement explorer le parc, il faut un 4x4, beaucoup de pistes leur sont réservées, et les pistes accessibles à tous véhicules sont beaucoup plus caillouteuses que celles du Kruger : on secoue la mécanique ! On va visiter la colline de Mapungubwe où l’on a découvert des vestiges d’une civilisation avancée ; c’est un plateau au sommet d’une colline très difficile d’accès où habitaient les rois ; on y grimpait avec des lattes de bois que l’on utilisait comme marches d’escalier et que l’on retirait après. On y a trouvé des tombes royales contenant des objets on or. Le site n’a pas été occupé très longtemps et a été abandonné en raison probablement de changements climatiques ; on pense que les occupants de Mapungubwe ont été les précurseurs de Great Zimbabwe. S’il ne este aucun vestige visible à l’exception d’un jeu d’Awélé creusé dans le roc et d’une citerne, le site est splendide. Il y a également des peintures rupestres un peu plus loin ; il faut demander à la réception pour aller les voir, on s’y est pris un peu trop tard pour pouvoir y aller.
A faire également, le treetop walk, une plateforme dans des arbres fréquentés par les babouins, avec des caches permettant d’observer les animaux, ce qui nous donnera l’occasion de voir plusieurs élans, pas vus dans le Kruger. On finit la journée par le coucher de soleil sur le confluent (à sec) du Limpopo et de la Shasha ; en haut d’une colline, plusieurs plate-formes permettent d’admire le paysage qui donne sur le Zimbabwe à droite et le Botswana à gauche. Somptueux.
8 août : départ de bonne heure pour Johannesbourg d’où nous redécollons dans 2 jours. J’étais réticente à m’y arrêter compte tenu de l’exécrable réputation de la ville en matière de sécurité, mais notre amie qui y a vécu deux ans nous a convaincu qu’il était possible de visiter Jo’burg sans se faire égorger dans le ¼ d’heure. Nous avons néanmoins décidé de laisser notre voiture à l’aéroport et de nous déplacer en taxi pour éviter de nous perdre et le stress de la conduite dans une ville inconnue. D’après notre chauffeur de taxi, la sécurité est devenue une priorité du gouvernement, pour ne pas faire fuir les investisseurs notamment, et les choses seraient plutôt en voie d’amélioration. Les sud-africains ont d’ailleurs tendance à rendre les étrangers (Zimbabwéens notamment ) responsables de l’insécurité. Logement à Melville, au Thulani Lodge (550 rands par chambre en B&B, soit 1100 rands pour nous 4), très agréable, tenu par un Suisse qui parle le Français. Melville est un quartier branché avec une rue principale bordée de restaus, boutiques, librairies, bars…très sympa et aucun problème pour s’y promener à pieds, même le soir.
9 août : visite de Golden Reef City et du musée de l’appartheid. Le musée de l’appartheid est passionnant, il est très documenté, avec beaucoup de photos, de films d’archive, de textes ; on peut facilement y passer des heures si on s’intéresse à l’histoire ; mais c’est un peu fastidieux pour les enfants, même si l’on s’efforce de leur traduire l’essentiel. Visite ensuite de la mine d’or désaffectée (on descend à plus de 200m sous terre, jusqu’au filon), et impossible de refuser aux enfants quelques tours de manège au parc d’attraction ; c’est un jour férié, donc il y a foule, queue aux manèges, tout ce que j’aime ! Cela a le mérite de permettre d’observer l’extraordinaire diversité ethnique et culturelle de la population sud africaine, que l’on ne perçoit pas quand on se promène à la campagne ; ici viennent se divertir des Blancs, des Noirs, des Indiens en turbans, des Métis, des Musulmanes voilées, on entend parler des langues africaines, de l’afrikaans, beaucoup d’anglais..… Le soir dîner à Melville dans un bon restaurant éthiopien.
10 août : Soweto, avec un guide indépendant, Thomas. Il vient nous chercher et nous fait visiter Soweto ; c’est une vraie ville de 3 millions d’habitants avec des beaux quartiers où résident les cadres supérieurs (au début, certains sont partis vivre dans des quartiers blancs, mais sont revenus pour retrouver la convivialité propre aux quartiers noirs), des quartiers modestes aux petites maisons alignées, des bidonvilles sordides, des centres commerciaux, une université, des marchés, des stades (le vieux stade d’Orlando vient d’être rasé et va être reconstruit pour la prochaine coupe du monde), le plus grand hôpital d’Afrique où des médecins du monde entier viennent faire des stages en raison de la diversité des pathologies qu’on y rencontre…Le gouvernement s’est engagé dans un programme de construction d’habitations bon marché (des HLM en quelque sorte) pour y reloger les habitants des bidonvilles ; ceux-ci sont aussitôt rasé, faute de quoi ils sont immédiatement réoccupés. On visite le Soweto historique : Regina mundi, l’église de Mrg Tutu, qui été le théâtre d’une fusillade au moment des émeutes lycéennes de 1976 ; tout rassemblement de plus de 3 personnes étant interdit, il n’y avait que les églises qui servaient de lieux de meeting. Le guide qui fait visiter l’église nous raconte qu’alors âgé de 11 ans, il avait accompagné son frère aîné à un meeting dans l’église, et que les soldats avaient soudain fait irruption et tiré dans la foule ; il nous montre l’autel brisé d’un coup de crosse, les balustrades arrachées sous la pression d’une foule paniquée, les impacts de balles dans les murs, il nous raconte les cris, la fuite, la mort de son frère qui essayait de se cacher… C’est très émouvant, les enfants sont remués. On finit par le musée Hector Pieterson (le premier collégien abattu en 1976) et la maison de Mandela, à côté de celle de Mrg Tutu. Mandela fait l’objet d’une véritable vénération en Afrique du sud, en raison de son combat pour la liberté bien sûr, mais aussi parce qu’il a su gérer la transition sans bain de sang et sans esprit de vengeance.
Départ le soir et arrivée à Lyon le lendemain matin.
Divers :
A lire : l’Alliance de James Michener : une fresque historique qui retrace toute l’histoire de l’Afrique du sud à travers le destin de trois familles : une hollandaise ; une anglaise, une noire. Cela permet de comprendre les mentalités des uns et des autres, les enjeux, les antagonismes entre Boers et Anglais, entre Boers et Xhosas, entre Anglais et Zoulous, etc…Très éclairant.
Guide : le guide Neos (Michelin) : bien fait, bonnes adresses, bonnes suggestions d’itinéraires.
Les routes : en général très bonnes, larges et peu fréquentées. L’africanisation des noms de lieux étant en cours, on ne retrouve pas forcément les mêmes noms sur les panneaux et sur les cartes ; pour les grandes villes, il y a souvent les deux, mais pour les petites bourgades, pas forcément ; quand on cherche à se repérer, ça peut être déconcertant.
La sécurité et l’accueil : Nous avons respecté les consignes classiques de sécurité : pas de conduite la nuit, portières verrouillées en agglomération, discrétion pour manipuler de l’argent. En ville, notamment à Johannesbourg, il ne faut pas se balader n’importe où, et prendre des taxis officiels, mais on peut y passer un séjour agréable. Au Cap, pour aller au resto le soir, il nous est arrivé, sur les conseils de l’hôtel, de prendre un taxi pour faire 300m ; on s’est senti un peu ridicule, mais on n’a pas voulu prendre le moindre risque, avec les enfants notamment.
Moyennant quoi, à aucun moment on ne s’est senti en insécurité ou dans une situation scabreuse. Bien au contraire, on a trouvé les sud-africains particulièrement accueillant. Du Cap à Soweto, Blancs, Noirs, ou Métis, les gens sont extrêmement friendly : toujours un sourire, un mot de bienvenue, des questions sur l’endroit d’où l’on vient, sur la langue que l’on parle (« you don’t speak Zoulou ??? » s’étonne l’un de nos interlocuteurs »). Les enfants font des signes de la main quand on passe et ne viennent pas quémander. Le foot reste un intarissable sujet de conversation ; beaucoup ont suivi la coupe du monde et étaient de fervents supporters de l’équipe de France. Aucun problème non plus pour prendre des photos, certaines personnes viennent poser spontanément et sont ravis quand on leur montre la capture de l’image.
On a adoré l’Afrique du sud, pour ses animaux et ses paysages bien sûr, mais aussi pour la richesse de son histoire et la gentillesse de ses habitants. On y reviendra sûrement, on en n’a vu qu’un tout petit bout… En attendant, si je peux vous aider, n’hésitez pas.
Hôtel Bellevue 3* à Orebic (sud Croatie) English translation pending
Bonjour à tous,
je m'apprete à partir en croatie plus precisement à l'hotel Bellevue dans un mois.. et j'aimerai connaitre votre opinion sur cet hotel: qu'en pensez vous? il parait que les vues sur le paysage sont imprenables....et la météo mi-septembre est elle bonne?
merci à tous ceux qui ont pris un peu de leur temps pour me répondre.😉
je m'apprete à partir en croatie plus precisement à l'hotel Bellevue dans un mois.. et j'aimerai connaitre votre opinion sur cet hotel: qu'en pensez vous? il parait que les vues sur le paysage sont imprenables....et la météo mi-septembre est elle bonne?
merci à tous ceux qui ont pris un peu de leur temps pour me répondre.😉
Comment aller du Bornéo malaisien à Bali ou Lombok? English translation pending
Je cherche un itinéraire pour mon prochain trip l'an prochain et je ne sais pas comment aller du Sabah ou Sarawak à Bali ou Lombok le plus rapidement...
Y a t-il des lignes régulières en avion? J'ai regardé avec AirAsia et ils ne font pas... Le site de Merpati ne fonctionne plus...
Au secours... 🤪
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