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Bons plans pour un jour à Torres del Paine? (Chili) English translation pending
by Aimevoyager · 2011-07-07 · 9 replies
je sais, c'est court...nous viendrons de puerto natales en voiture de loc que me conseillez vous de faire en 1 jour ? (je crois qu'on compte 1h de route depuis puerto natales) nous pourrions éventuellement y passer 2 jours, mais nous dormons à puerto natales
Croisière dans les fjords norvégiens sur le MSC Orchestra du 17 au 24 juillet 2011 English translation pending
by Fglk · 2011-07-07 · 54 replies
Bonjour à toutes et à tous,

nouveau sur le forum j'ai déjà trouvé pas mal de renseignements pratiques sur les excursions pour cette croisière dans les fjords.

Y a t il des francais sur le forum qui font la meme croisière ? départ le 17 juillet de kiel avec msc orchestra.

nos loulous : 5 et 8 ans ne seront pas dans le meme groupe puisque les animations sont 3-6 ans et 7-13 ans

nous avons trouvé un hotel qui fait parking voiture toute la semaine et taxi hotel bateau et ceci sur internet sans MSC.

on verra si la formule est bonne (150 euros pour hotel, une semaine de parking et taxi aller retour).

comme vu sur le forum on a pris des couronnes norvegiennes et verrons sur place pour les excursions si vous avez des tuyaux de dernières minutes...

en route pour les vikings !!!!
Eruption Hekla prévue en juillet (Islande) English translation pending
by Melle83 · 2011-07-06 · 20 replies
Bonjour,

Nous devions partir en Islande le 12 juillet pour deux semaines. Je viens de voir qu'une nouvelle éruption devrait avoir lieu. Qu'en est-il ? De plus nous avons loué une voiture afin de faire le tour de l'ile.

Que me conseillez vous ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Vol intérieur US Airways San Francisco - Las Vegas? English translation pending
by Kibs · 2011-07-05 · 9 replies
Bonsoir à tous,

J'ai commandé il y a quelques mois déjà un billet d'avion San Francisco-Las Vegas en vol intérieur pour le mois d'août sur US Airways.com. Cependant, je n'ai reçu qu'un mail de confirmation, spécifiant le numéro de confirmation de la compagnie, les détails du vol (horaires, destination) et le récapitulatif du paiement.

Vais-je recevoir un billet électronique avant mon départ pour les USA dans deux semaines ? Est-ce normal de n'avoir reçu que ce mail ? De plus, j'avais choisi sur le site internet deux places dans l'avion, information qui ne figure pas dans le mail de récapitulation. Est-ce normal ?

Je vous remercie d'avance pour votre attention et pour votre aide.

Kibs
Du Wyoming à la Californie en été 2011: étapes English translation pending
by MaryElectra · 2011-06-29 · 6 replies
Bonjour à tous 🙂🙂 je poste ici les étapes de notre 11ème voyage aux Etats Unis parce que ce trajet m'a donné un peu de fil à retordre étant donné qu'il fallait joindre le Wyoming (où nous sommes invités chez des amis pour les Frontier Days) à la Californie (que souhaitait découvrir mon compagnon, le seul du trio à ne pas connaître cet état). Il y a en effet de la distance ! Nous disposions de trois semaines à peu près, voyageant à trois avec donc mon fils de 19 ans déjà rôdé à ce pays... J'ai presque aussitôt abandonné l'idée de la "boucle" irréalisable avec de tels écarts entre les différentes destinations. Voici donc notre projet de Denver à Los Angeles, à toutes fins utiles ! 😉😎 26/07 Toulouse/Londres/Los Angeles/Denver : très long voyage mais nous allons tester la nouvelle classe de British Airways, "l'eco premium" ou quelque chose comme ça et espérons avoir plus de confort et moins de fatigue. A suivre... Hôtel à Denver la Quinta Inn sur Tower Road, proche de l'aéroport et pas mal pour une étape et, après avoir récupéré la voiture, peu de chemin à faire (condition indispensable à l'arrivée, à mon avis) mercredi 27/07 départ pour Cheyenne où nous resterons jusqu'au dimanche matin en partageant notre temps entre rodeo, balade moto et cheval, amis, shopping dans les western stores qui soldent pas mal à cette époque, pancake breakfast, parades et concert de Motley Crüe. Le site des Frontier Days est bien fait ainsi que celui de Cheyenne, à voir pour ceux que ça intéresse. Quoiqu'il en soit les Frontier Days sont vraiment un évènement à vivre ! dimanche 31/07 départ de Cheyenne pour le Rocky Mountain National Park et sa Trail Ridge Road. Nuit en dehors du parc à Kremmling dans le Colorado toujours. 1/08 direction l'Utah où nous arriverons à Moab tranquillement pour aller faire un tour à Arches que nous connaissons déjà pour le coucher du soleil. Nous avons déjà visité Canyonlands aussi lors d'un précédent voyage mais pour cela il faut rester au moins deux jours à Moab. C'est une étape de 450 km ce qui est pour nous un maximum car nous aimons prendre notre temps. En fait pour rallier le Wyoming à la Californie (entrée par Death Valley) j'ai tout simplement pris la carte et tracé droit un itinéraire "à vol d'oiseau". Celui-ci passait donc par Moab puis Vegas... 2/08 de Moab à Kanab sur ce qui est pour moi une des plus belles scenic road de l'ouest (89 puis 12 je crois) passant par Grand Staircase, Escalante etc. Là, plein les yeux ! Certes il faut rouler mais quelle récompense ! Nuit à Kanab en territoire indien. 3/08 Kanab - Las Vegas ce trajet passe par Capitol Reef et Zion, que du beau que du bonheur. Nous resterons deux nuits à Las Vegas car oui nous aimons Vegas, le shopping, les spectacles gratuits, la démesure, le luxe abordable bref le dépaysement et le light show de Fremont Street 😛 Après avoir testé précédemment différentes formules (Motel 6, Circus Circus, Mirage...) nous avons choisi de résider cette fois dans un petit casino hors strip le Orleans qui semble bien noté sur Trip Advisor. A voir... 5/08 entrée en Californie par Death Valley où nous restons deux jours. Profitons de l'oasis de Furnace des couchers et levers de soleil sur les points stratégiques, bref une overdose de désert. Les chambres du Furnace Creek Ranch sont pas mal du tout à mon avis et se réveiller tôt au chant des oiseaux et parmi les mesquites fait partie du charme de l'endroit. 7/08 départ pour Lee Vining, direction la fraîcheur des montagnes après avoir traversé la belle Owen Valley. Nous logeons au Yosemite Gateway Motel. 8 et 9/08 Yosemite, nous logerons deux nuits à Mariposa charmante petite ville. Donc le premier jour nous traverserons le parc en prenant tout notre temps (encore et toujours) et nous y reviendrons le second jour pour Glacier Point et les sequoias (en résumé !) le 10/08 départ pour San Francisco où nous testons le Travelodge Presidio qui semble bien sympa d'après Trip Advisor encore. 11/08 San Francisco 12/08 San Francisco Monterey (logement au Motel 6 étant donné les prix à Monterey où nous restons deux nuits) 14/08 Monterey - Solvang 15/08 Solvang - Los Angeles De San Fran à LA nous prenons le temps (comme d'hab !) de flâner sur la Pacific Highway 1, il y a plein de choses à faire et à voir. le 16 et le 17 nous sommes à Los Angeles avec des billets pour Disney California Adventure Park et Universal Studios et avec l'intention de faire un tour à Griffith Park, à Santa Monica et sur Mulholland Drive (de nuit) programme un peu trop chargé je le concède. Bon on verra bien ! Nous logerons au Carriage Inn à Sherman Oaks une situation qui semble pas mal sauf pour Anaheim qui est un peu loin... Voilà le 18 août nous reprendrons l'avion à Lax pour Toulouse via London et il nous restera encore deux heures de route pour rentrer à la maison et il f audra payer le parking de l'aéroport qui n'est pas donné, une considération à prendre en compte dans le budget du voyage. Mais nous aurons testé "l'éco premium" ! 😏 Si vous rêvez comme moi de voyager en première classe ! 😉😏
Le Col du Théodule dans les Alpes English translation pending
by Kytbn · 2011-06-28 · 4 replies
Bonjour à tous !

Je souhaiterais poser une question concernant un certain col, le Col du Théodule. Je vais en effet cet été réaliser un trek solo dans les Alpes, j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler par ici et d'avoir de très bons conseils de la part de certains d'entre vous. Merci encore ! 🙂 (
http://voyageforum.com/..._les_alpes_D4154962/ )

Sauf que je me suis rendu compte un peu tard que... Passer de Breuil-Cervinia à Zermatt entièrement par remontées mécaniques était impossible ! Je me suis donc vite renseigné sur la façon de procéder (Il existe bien un Tour du Cervin et un Tour du Mont Rose, bon sang !), et j'ai donc vu que le trajet passait par ce fameux Col du Théodule. Seulement, c'est à 3300m, et évidemment il y a de la neige et de la glace. Bon, alors je sais que c'est un domaine skiable ; je sais aussi qu'une piste part directement du Col du Théodule pour rejoindre la grande piste principale. Seulement, en faisant une recherche sur le forum, j'ai pu voir que l'encordement était conseillé, qu'il pouvait y avoir des crevasses...

Des crevasses sur une piste de ski ? Bref, je n'avais absolument pas prévu de me retrouver sur de la neige. Ceci dit, j'affronte l'épreuve.

Selon vous, et surtout si certains d'entre vous ont déjà réalisé la chose : Puis-je descendre le long de la piste de ski damée sans gros risque de danger (A part me faire embrocher par un skieur) ? (J'ai des bâtons avec rondelles d'hiver.)

Il y a 300m de dénivelé, en pente assez douce, jusqu'au Trockener Steg où l'on rejoint la terre ferme.

Je remercie d'avance ceux qui pourront m'apporter une réponse qui me sera infiniment utile. 🙂

Cordialement à tous, K.

PS : Le site de Cervinia ne me dit même pas si l'on peut aller au Théodule en télésiège en été. Ceci dit, un sentier de caillasse y mène... (Quelqu'un l'a t-il déjà emprunté ?)

Du Plateau Rosa (environ 120m plus haut que le Théodule), il y a aussi des pistes qui partent, et qui rejoignent celles sus-nommées. D'où ma question, que je repose histoire de marquer le coup : Puis-je descendre tranquillement, avec bâtons, le long d'une piste de ski damée ?

Merci à tous.
Deux jours à Yosemite versus un jour à Yosemite et visite éclair à Monterey et Carmel? English translation pending
by Cristiaddict · 2011-06-28 · 9 replies
Bonjour à tous,

internet qu'aurais-je fait sans toi et tes forums remplis de conseils pour préparer mon autotour dans l'ouest américain ce mois d'août 2011... d'ailleurs je trépigne d'impatience Tout est bouclé, avion, hotel, voiture... j'hésite encore sur un point que voici : après 3 nuits à SF, j'ai prévu deux nuits à proximité de yosemite (1ere à oakhurst, 2ème à Mammoth lakes).

Séduite par Monterey et carmel je me demande si je dois sacrifier une journée à yosemite pour y aller (+ voiture moins de temps aux 2 endroits) ou bien profiter de yosemite uniquement.

Pour info, après Mammoth lakes nous allons vers LV via Death valley.

merci pour vos avis et conseils
Carte routière du Montana, c'est cadeau! English translation pending
by Mrspeel · 2011-06-26 · 11 replies
S'il vous plaît, Mesdames et messieurs les modérateurs, afin que je sois lue, merci de laisser mon sujet dans ce forum. Merci d'avance. 🙂

J'ai demandé il y a quelques semaines une carte routière sur le site de l'office de tourisme du Montana. J'ai reçu la dite carte en double exemplaire et je n'ai personne dans mon entourage proche à qui la donner. Cette carte est neuve, jamais dépliée et je l'offre à qui la voudra.

La carte en question est une carte routière et touristique, indiquant les différents types de routes et de pistes non goudronnées, les points d'intérêt (parcs, réserves indiennes, ghost towns, visitor centers, campings, etc...). Au dos, quelques petits plans schématiques de quelques villes et quelques infos sur les parcs.

Les frais de port sont à ma charge, vous n'aurez qu'à m'envoyer en échange une petite carte postale lors de votre prochain voyage aux USA, ça me fera plaisir ! 😎 😄

Me contacter par MP.

Edit : bon bin c'est raté... mon message se retrouve dans les petites annonces sans même un lien de redirection. 😕
Où se loger à Lee Vining et Yosemite? (États-Unis) English translation pending
by Mmclaude · 2011-06-22 · 21 replies
Je crois que je n'ai pas les bons sites. Impossible de trouver à ce loger (à des prix supportables) vers Lee Vining. Il y a bien sûr Mammoth Lake mais cela ne nous arrange pas. Je m'explique : nous arriverons de LV puis DV - nuit en route (probablement Lone Pine !?). Ensuite, nous désirons visiter Bodie et dormir aux abords de Yosemite. Donc faire Lone Pine Bodie et retour à Mammoth Lake puis repasser à Lee Vining, c'est des aller-retour.....pas très intéressants. Merci de me donner des adresses entre Lee Vining et Bodie. Ou alors, de nous dire si nous devrions plutôt dormir non pas à Lone Pine mais plus près de Yosemite et à la place de Bodie, aller dans le parc. Je résume soit LV-Lone Pine Lone Pine - Bodie - Lee Vining Lee Vining - oakhurst (déjà réservé)

ou alors LV - Bishop ou autre ? Bishop - Oakhurst (mais alors 2 nuits au lieu de 1 nuit)

Que faire ? au secours !!! Merci d'avance
Traverser l'Islande par la F26? English translation pending
by Jobuche · 2011-06-21 · 5 replies
Bonjour,

Dans 1 mois, du 15 au 30 juillet 2011, je pars en Islande avec ma femme. Dans notre itinéraire nous prévoyons de monter à Myvatn depuis le Landmannalaugar en prenant la route F26 (qui d’après les infos que j’ai n’est pas encore ouverte actuellement mais j’espère qu’elle le sera dans 1 mois) et j’aurais voulus avoir quelques avis sur cette route.

Est-ce une route difficile, notamment au niveau des gués, sachant que nous voyagerons et Suzuki Grand Vitara, que c’est notre première fois en Islande et que nous n’avons aucune expérience des gués (même si au moment d’emprunter cette route nous en aurons déjà passé 2-3). D’après les infos que j’ai lues ça et là elle n’est pas très roulante dans sa partie sud mais c’est plutôt au niveau des gués que j’aimerais avoir des précisions.

Et est-ce que quelqu’un aurais un ordre de grandeur du temps nécessaire pour ce trajet ? Ou un site sur lequel je pourrais le calculer ? J’ai essayé sur map24.com mais il me fait faire tout le tour de l’île par l’ouest sur la route 1, pas moyen d’arriver à faire qu’il me calcul le trajet par la F26 au travers de l’île.

Merci d’avance pour vos réponses.
Trois semaines entre Denver et Seattle English translation pending
by Globetrekkie · 2011-06-21 · 15 replies
Bonjour à tous !

Nous sommes fans des US, particulièrement des parcs nationaux.

En 2008, on a fait une boucle classique de 3 semaines, Los Angeles - Los Angeles, en passant par les parcs principaux de l'Ouest

Le C/R est là :

http://beaux_voyages.voila.net/eta

et l'an dernier on a fait 3 semaines, de New-York à Miami, le C/R est là :

http://globetrekkeuse.voila.net/est

Nous ne sommes pas rassasiés pour autant. L'an dernier, de NY à Miami, le voyage a été plus culture que nature, et cette année, on a envie de passer plus de temps dans les parcs. Donc, on prévoit 3 semaines, de Denver à Seattle, pour explorer les rocheuses et les parcs que nous n'avons pas pu faire la 1ere année. Toujours un peu de shopping également au programme.

Je vous mets notre itinéraire, merci d'avance aux experts, et à toutes les bonnes volontés, de me dire ce que vous en pensez, et de nous dire si il y a quelque chose absolument à voir ou à faire sur l'itinéraire ! On est toujours à l'écoute des bons plans et des bons tuyaux, entre voyageurs ! quand je mets visite dans un parc, ça veut dire qu'on prévoit de faire des randos, mais on a pas encore choisi forcément lesquelles

J1 : Paris-Denver via Atlanta : prise de la tuture

J2 : Tour d'orientation de Denver - Loveland outlet - éventuellement ballade à cheval - Nuit à ESTES PARK

J3 : Traversée du Parc de Rocky Mountain, avec ballades. Route et nuit à CASTLE ROCK (si temps, outlet de castle rock)

J4 : Cadet Chapel à air force academy - Parc de Garden of the gods - Route et nuit à GUNNISON

J5 : Traversée et ballades dans le Parc du Black Canyon of the Gunnison - Route et nuit à MOAB

J6 : Journée consacrée entièrement au parc de Arches - Nuit à MOAB

J7 : Visite et ballade dans le Parc de Canyonlands ( Island in the sky) et Dead horse state park. Route et nuit à TORREY

J8 : Visite du Parc de Capitol Reef. Route et nuit à PROVO (juste en dessous SLC)

J9 : Tour d'orientation de Salt Lake City - Outlet de Park City - Route et nuit à IDAHO FALLS

J10 : Passage par Jackson - Visite du Parc du Grand Teton- Nuit à JACKSON

J11 : Boucle Ouest du Parc de Yellowstone - Nuit à GARDINER

J12 : Boucle Est du Parc de Yellowstone - NUIT A GARDINER

J13 : Journée de route, passage par Great Falls, et nuit à BABB

J13 : Parc de Glacier. Rando de Grinnel Glacier. Nuit à BABB

J14 : Going to the sun road et rando vers Hidden lake. Nuit à KALISPELL

J15 : Route et nuit à SPOKANE. Riverfront City et Campbell house.

J16 : Route et nuit à YAKIMA (quoi y faire, des idées ??)

J17 : Traversée du Parc du Mont Rainier. Nuit à OLYMPIA

J18 : 1ere partie du Parc de Olympic, nuit à FORKS

J19 : 2e partie de Olympic, nuit à PORT TOWNSEND

J20 : ferry vers whidbey island, outlet de Tulalip - Après midi à Seattle. Nuit à SEATTLE

J21 Journée à Seattle - Nuit à SEATAC

J22 : Vol Seattle Paris direct

J23 : arrivée à Paris (snif, toutes les bonnes choses ont une fin !)

Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez du programme, et à partager toute suggestion sur un trail, une ballade, un point de vue, une sculpture, que sais je encore !

Merci d'avance !
Conseils journée + nuit romantique à Lisbonne English translation pending
by Tiffelvet · 2011-06-20 · 3 replies
Bonjour toute la communauté de VoyageForum,

Voilà, je vais passer une journée + une nuit à Lisbonne pour les 30 ans de ma copine.

Auriez-vous des recommandations de :

- lieux, vues incontournables et bars romantiques à faire dans la journée ? - un restaurant le soir pour dîner, quelque chose de romantique, si possible avec une belle vue - un hotel romantique (toujours) et pas "grosse enseigne"

Bref, quels sont vos coups de coeur à Lisbonne ?

Niveau budget, je dirais quelque chose de moyen à cher.

Merci bcp pour vos recommandations !!
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain avec 2 enfants? English translation pending
by Barbe1 · 2011-06-16 · 12 replies
Bonjour, Je suis entrain d'organiser notre circuit aux états unis pour l'été prochain avec mon mari et mes deux enfants agés de 4 et 10 ans et j'ai besoin de vos avis très précieux sur l'organisation de ce voyage :

J1 Arrivée soir à Los Angeles J2 Visite brève de Los Angeles + piscine hôtel (pour détendre les enfants) J3 Universal Studios J4 Départ pour le Grand Canyon. Faire se trajet en 1 journée avec mes enfants me parâit impossible, ils ne tiendront jamais toute la journée dans la voiture. Ou pourrions nous nous arrêter pour dormir ? quoi faire ? J5 Arrivée Grand Canyon, 1ère visite, nuit à GC J6 Grand Canyon toute la journée (survol en hélico+ petites randos) , nuit à GC J7 Départ pour Monument Valley, nuit à Monument Valley J8 Départ pour Lac Powel (visite antelope canyon) ou dormir ? J9 Départ pour Bryce canyon (voir aussi horeshoe bend), assister à un rodéo ?? c'est bien ? quelqu'un la déjà fait ? merci pour des infos. nuit à bryce canyon J10 Bryce canyon, nuit à bryce canyon J11 Départ pour zion puis las vegas, nuit à LV J12 las végas, nuit à LV J13 Départ pour la vallée de la mort ou dormir ? J14 Ces deux jours je n'arrive pas bien à les planifier en sachant que nous ne souhaitons pas faire le park de yosemithe car les enfants ne pourront pas faire les randos donc ce sera pour un prochaine voyage, comment organiser ces deux journées et ou dormir et quoi visiter , peut être sequoia park ? merci de vos conseils ? J15 ?? J16 San Francisco J17 San francisco J18 Départ de l'aéroport de san fransico

Merci d'avance pour m'aider à boucler ce voyage. J'ai besoin de votre avis sur le timing, car je ne souhaite pas quelque chose de soutenu pour les enfants, c'est quand même les vacances, je souhaite profitez de chaque site et tampis si on loupe certaines choses, on reviendra ! Dans l'attente de lire toutes vos réponses précieuses,
Trek en Islande du Nord au Sud (Akureyri, Skogar) English translation pending
by Brice25 · 2011-06-15 · 17 replies
Bonjours a tous, Avec un amis nous partons cette été 17 jours en Islande nous avons programmé de traverser l’île du nord au sud entre Akureyri et skogar a pied. Il nous reste un tas de questions que nous avons du mal a résoudre:

- Est ce que cette randonner est possible en 13 a 14 jours. - Est ce le meilleur itinéraire pour découvrir l'Islande ( trop de désert de sable? pas le plus joli? Est ce qu'il faudrait pas en faire un autre? ) - Qu'elle autre randonner possible? - On conte se déplacer en stop de Reykjavik a Akureyri est ce possible sur une journée? - Nous finirons notre périple par la randonner entre Landmamalaugar est skogar, combien de temps pour cette rando? ( j’avais vu environ 3 jours ), existe t'il un topo avec des carte des sentier? - Sur le routard il y a écrit que nous pouvons pas aller en Islande avec plus de trois kilo de nourritures par personne? Est ce qu'il y'a une fouille au décollage?

merci d'avances de votre aides, elle nous sera précieuse 😄. Brice
Tour du Cervin: quid des glaciers? English translation pending
by Moontrek · 2011-06-15 · 8 replies
Bonjour à tous, Je compte faire le tour du Cervin fin juillet avec mon fils. Je reçois beaucoup d'informations contradictoires pour la traversée des 2 glaciers du parcours (Arolla et Theodule au dessus de Zermatt): certains affirment qu'on peut les passer sans matériel; d'autres prétendent qu'il faut tout l'attirail (crampons, corde, piolet...). Honnêtement, j'aimerais autant me passer de porter tout cela pendant 8 jours juste pour deux passages somme toute assez courts par rapport au 150 km de la boucle... Donc : quelqu'un aurait-il des infos fiables? Matériel ou pas matériel? J'ai également entendu dire que des guides faisaient le pied de grue sur place pour encorder et faire passer les randonneurs "à la demande". Je ne trouve malheureusement aucune confirmation de cette info. Quelqu'un en a-t-il entendu parler? Merci pour vos réponses!
Pass "America the beautiful" pour les parcs américains English translation pending
by Tomfich · 2011-06-13 · 29 replies
Bonjour,

nous partons aux USA sur la côte ouest pendant 15 jours. Nous faisons un auto tour de Los Angeles a San francisco en passant par Laughlin, grand Canyon, Kayenta, Page, Bryce Canyon, Las Vegas, Death Valley, Mammoth lake et Yosemite.

Nous voulions savoir si cela valait le coup de prendre le pass "America the beautiful" ou si il valait mieux payer les entrées dans les différents parcs?

Merci d'avance
Avis sur circuit dans l'Ouest américain du 5 au 29 août 2011? English translation pending
by Francisrolo · 2011-06-13 · 15 replies
Programme du 5 au 29 aout 2011 avec 2 ados de 13 et 18 ans. Programme préparé depuis des semaines grâce à ce super forum et roadtrippin.fr (je n'en peux plus) mais certaines étapes me paraissent pas terribles et j'ai encore un peu de souplesse au niveau des reservations donc si vous avez des idées, elles seront les bienvenues!!! Merci d'avance !

J1 : Arrivée tardive à los Angeles.4 nuits au Best Western carriage Inn.

J2: Los Angeles Visites: Venice Beach et santa Monica. Griffith Park.

J3: Los Angeles Visites: Hollywood. Downtown ???? Cela en vaut-il la peine ? J4: Los Angeles Visites: Universal Studios

J5: Los Angeles-Las Vegas Nuit : Excalibur

J6 : Las Vegas / Zion NP Visites : Valley of fire ???? Zion Scenic Drive Nuit : Best Western Zion Park Inn

J7 : Zion NP / Brice Canyon Visites : Bryce Canyon Nuit : Best Western Bryce Canyon Grand

J8 : Brice Canyon > Capitol Reef Visites : Bryce Canyon et Capitol Reef Nuit : Best Western Torrey

J9 : Capitol Reef/Moab Visites: ????? 3 Nuits: Rodeway Inn Moab

J10: Moab Visites : Arches NP

J11: Moab Visites: Canyonlands

J12: Moab/Mesa verde Visites: Visites si encore places dispo sinon reservation pour lendemain matin (sites troglodythes anazi) Nuit: Baymont Suites Cortez

J13: Mesa Verde/ Mexican Hat Visites: Fin des visites Mesa Verde, Gooseneck and valley of gods Nuit: Hat Rock Inn de Mexican hat

J14: Mexican Hat/ Page Visites: Monument valley, Horseshoo Bend Nuit: Quality Inn Page

J15: Page/ Grand Canyon Visites: Antelope canyon, Desert view au grand canyon Nuit: Holiday Inn Grand Canyon

J16: Grand Canyon/ Las Vegas Visites: Hermit Road grand Canyon 2 nuits: Motel 6 tropicana las Vegas

J17: Las Vegas.

J18: Las Vegas/Death Valley Visites: Bad Water, Zabriskie Point, Dante's view Nuit: Stovepipe Wells

J19 : Death Valley NP > Mammoth Lakes Visites : Dunes + ??????? Nuit : Motel 6 Mammoth lakes

J20 : Mammoth Lakes > Yosemite NP Visites : Bodie, Tiago Pass, Yosemite Falls 2 Nuits : Cedar Lodge El portal

J21 : Yosemite NP Visites :Vernall Falls, Glacier Point, Mariposa Groove

J22 : Yosemite NP > San Francisco Visites : Rendre voiture et début des visites de San Francisco 3 Nuits : Hotel Baldwin

J23 et 24 : San Francisco J25 : Départ San Francisco
Circuit Ouest américain: points forts à faire absolument? English translation pending
by Rougetmx · 2011-06-12 · 13 replies
Bonjour, Je reviens vers vous, car je suis embrouillée, et j'ai peur de passer à coté d'incontournables sur notre circuit que nous faisons du 7 au 26 septembre. (trek, visites, etc)

Pourriez-vous m'aider ??? Je suis allée sur le forum, mais je n'arrive pas à tout coordonner 😕 J'ai mis en GRAS les différentes étapes ou j'aimerai avoir vos "incontournables" 🙂

1 - San Francisco : 3 jours pleins sans voiture - visite Alcatraz, 2 - 2 nuits à Lee Vining pour YOSEMITE nous prendrons la tioga pass 3 - 1 nuit à Stovepipe wells village pour DEATH VALLEY 4 - 2 nuits à Las Vegas 5 - 1 nuit à Tropic pour BRYCE CANYON 6 - 1 nuit à Torrey pour BRYCE CANYON 7 - 2 nuits à Moab pour MOAB et ses alentours 8 - 1 nuit à Mexican Hat pour MONUMENT VALLEY 9 - 2 nuits à Page pour PAGE et ses alentours nous avons prévu de faire le tour Antelope Supérieur avec Ekis à 11h30. Avant ??? après ???

10 - 1 nuit au Yavapai Lodge pour le GRAND CANYON 11 - 1 nuit à Phoenix

Merci et je vous attends avec impatience.
Places dans les lodges sur le trek de l'Everest par Gokyo et Kala Pattar? (Népal) English translation pending
by Micka74 · 2011-06-11 · 8 replies
Salut

voilà le topo, nous sommes 5 à partir sur le trek de l everest par gokyo et kalapattar. Nous partons sans guide et sans porteur le 13/10. Je voulais savoir s il est difficile d avoir des places en lodges. J ai entendu dire que les groupes avec guides , envoyaient des porteurs pour réserver les places . Faut il arriver tot dans les lodges ? En fait c est surtout pour savoir , si on prend une tente au cas ou on trouve pas de place.

merci pour les infos.

micka
Projet de circuit de San Francisco à Yellowstone en passant par l'Oregon et l'Idaho English translation pending
by Xfg59 · 2011-06-10 · 34 replies
Bonjour à tous, Nous n'irons pas en Amérique cette année (snif...) et elle nous manque ! Je commence la préparation d'un voyage pour l'été 2012. Le but est de partir de San Francisco que nous avons juste effleurée lors de voyages précédents, pour remonter la côte nord de la Californie, visiter des lieux un peu à l'écart des circuits classiques en Californie et Oregon, avant de nous rendre une petite semaine à Yellowstone (déjà vu en 2009) et finir à Salt lake City.

J'ai besoin de vos avis éclairés, surtout pour toute la partie précédent Yellowstone. Voici une 1ère ébauche ; quelques remarques : 1) je me suis arrêté avant la traversée de l'Idaho, car j'attends vos suggestions de parcours entre Hell's Canyon et Yellowstone 2) j'hésite entre visiter Lassen Volcanic et Lava Beds NM ou faire l'impasse sur les 2 sites et remonter plus au nord jusqu'au Mt St Helens (nous n'aurons pas le temps pour faire les 2) :

J1&2 SAN FRANCISCO J3 SFO-POINT REYES (visite) -FORT ROSS J4 FORT ROSS (visite) - MENDOCINO J5 MENDOCINO (visite) - LEGGETT J6 LEGGET - REDWOOD NP J7 REDWOOD NP J8 REDWOODNP - LASSEN VOLCANIC NP J9 LASSEN VOLCANIC NP (visite) - LAVA BEDS NM J10 LAVA BEDS NM J11 LAVA BEDS NM - CRATER LAKE NP J12 CRATER LAKE NP J13 CRATERLAKE NP - NEWBERRY NVM J14 NEWBERRY NVM - JOHN DAY FOSSIL BEDS J14 J DAY FOSSIL BEDS - HELLS CANYON J15 HELLS CANYON

Merci d'avance !

Xavier
Visiter le parc Drumheller ou Dinosaur? English translation pending
by Gagnier91 · 2011-06-10 · 8 replies
Bonjour

Ces deux endroits m'interessent, mais mon temps est limité pour les visiter. Doit-on vraiment visiter les deux? Sinon, lequel est vraiment le plus intéressant.

Il parait que le musée de Tyrell est impressionnant, mais les Badlands de cette région le sont-ils?

Et si jamais il faut visiter les deux, combien de temps cela peut-il prendre?

Merci de m'aider!
Départ bientôt pour une semaine à Rome le 12 juin English translation pending
by Annie523 · 2011-06-08 · 31 replies
Je suis en pleine préparation de notre voyage a Rome qui est dimanche (12 juin 2011) .Nous ne voulons pas courir partout et donc j'ai commencé un programme pas trop dense. Mais mon probleme est qu'il me reste des trou dans mon programme pouvez vous m, aidez ???

ARRIVER lundi a 13hrsnous allons passer l'apres midi a l'hotel H10 roma citta et se reposer apres 8hrs de vol !!!MARDIgare termini pour allez chercher la roma passe et des informationscolisseforum romainmusees capitolienMERCREDIvaticanbasilique saint-pierrechateau saint angepentheonpizza novonaJEUDIostia antica???VENDREDIfontaine trevipizza di spagnamausoleo di augustopiazza del popolovilla borgnese (juste le jardin)SAMEDI???? (j'aimerais bien aller en tgv)DIMANCHEmarcher au puce (porta portese)visite trastevere (???)LUNDIPréparation du départ a 13hrsVoilà, qu'en dites-vous ? donnez moi vos conseils pour mes (???) !!!!!
Visite du parc national de Yosemite pour treize jours en août English translation pending
by Sashean · 2011-06-07 · 6 replies
Bonjour à tous !

Nous partons, mon ami et moi, 13 jours en août 2011 pour un voyage Las Vegas et parcs nationaux des Etats-Unis. Je suis en train de finaliser notre itinéraire, mais je bloque sur l'organisation de notre séjour à Yosemite : trop d'infos (très utiles pour les autres parcs, ceci-dit !), trop grand, je n'arrive pas à situer les randonnées, bref j'aurais besoin de petits conseils. 🙂

Nous arriverons à Yosemite (à partir de Las Vegas) le 25 août au soir, et en repartons le 28 août au matin (toujours vers Las Vegas).

Le voyage se présente donc ainsi : J1 : Arrivée de Las Vegas dans la soirée, nuit au camping Tuolumne Meadows. J2 : ?, nuit au camping Hogdon Campground. J3 : ?, nuit au camping Hogdon Campground. J4 : Départ dans la matinée vers Las Vegas.

Auriez-vous quelques ballades ou randonnées à me conseiller ? Nous sommes des marcheurs corrects (j'entends par là que marcher toute la journée ne nous fait pas peur, mais les trekkings sur plusieurs jours ne sont pas pour nous par exemple 😉 ), seul le vertige de mon ami peut à priori limiter le choix. Je suis aussi preneuse de toute "astuce" (comme par exemple les points de vue pour les sunsets/sunrises, les endroits à ne pas louper compte-tenu du temps dont nous disposons, etc).

Nous souhaiterions pouvoir passer à Mariposa Grove voir les séquoias géants durant ces deux jours, mais plutôt au milieu, en repartant ?

Merci pour votre aide !
La Patagonie en dix jours cet été de Buenos Aires à Santiago? English translation pending
by Spitarnaud · 2011-06-07 · 11 replies
Bonjour,

Je fais avec deux autres amis un roadtrip de deux mois en Amérique latine cet été: de Rio à Lima en passant par l'argentine, le Chili et la Bolivie.

Nous souhaitons faire la Patagonie mais la difficulté est que nous n'avons que 10 jours maximum pour faire Buenos Aires - Santiago. Pensez-vous qu'aller en Patagonie en 10 jours est réalisable et plus intéressant que le Nord de l'Argentine (Cordoba, Mendoza etc...) ?

Avez-vous un itinéraire permettant d'aller en Patagonie en partant de Buenos Aires pour finir à Santiago, tout ça en 10 jours ? Quels sont les endroits à ne pas rater en Patagonie ?

On nous a déjà conseillé un itinéraire, qu'en pensez-vous ? sera t-il réalisable en 10 jours ? Irions nous trop vite et raterions nous des choses ? L'autre soucis sera aussi peut-être au niveau financier, cet itinéraire nécessitant deux billets d'avion qui semblent assez chers. - Avion de BA à El Calafate, arrivée à midi - Perito Moreno - Vers 3-4h du mat’ bus pour Ushuaia, arrivée le soir - Balade dans Ushuaia, bateau pour visiter la baie d’ushuaia - Randonnée d’une journée dans le parc national Del fin del mundo - Bus pour punta arenas - Départ à 16h pour Puerto Natales, arrivée le soir - Visite du park El torres del paine: 1-2 jours - Avion de puerto Natales à Santiago

Merci, Arnaud
Vénézuela ou Argentine pour un mois entre juillet et août? English translation pending
by ChAndone · 2011-06-06 · 19 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 et nous hésitons entre prendre notre vol (sec) vers le Venezuela (885euros) ou l'Argentine (980euros) entre mi-juillet et fin aout (1 mois). Ca commence a se faire pressant, je vous l'accorde d'ou l'importance de vos réponses...

Nous hésitons a cause de la soit disante insécurité qu'il peut y avoir au Venezuela et également à cause du climat (saison des pluies au Vene.) et en Argentine le climat n'est pas super à cette periode là...

J'aurais aimé quelques conseils afin de faire mon choix, voir carrément pour ceux qui ont fait les 2, lequel ils ont préféré?

Pour info, nous avons déjà faits quelques voyages (toujours en mode routard/sac à dos je précise, jamais de tour opérateur ou autre circuit...) : Nicaragua/Costa Rica/Indonésie/Laos/Cambodge/Madagascar et autres en europe...

Merci beaucoup de vos retours !!

Merci de votre réponse,

Arnaud
Transport de Jasper à Banff? English translation pending
by Zélinette · 2011-06-04 · 8 replies
Bonjour tout le monde, Je prévois, avec des amis, d'aller visiter l'ouest Canadien pendant une dizaine de jours. Nous arrivons à Jasper en train le 8 juillet et on repart de Jasper pour Vancouver le 12. Depuis Jasper nous voulons nous balader dans le parc national vers le Lac Louise. Le soucis c'est que je ne trouve pas de bus qui propose uniquement le trajet, ce sont toujours des "tours". Enfin il y a UNE compagnie (Greuhound) qui propose le trajet mais le bus met 11h en passant par Calgary!! C'est pas le top! Comment avez-vous fait? La location de voiture est-elle conseillée sans exploser le budget? Merci et bon vent à tous les aventuriers 😉

__ Départ de Toronto le 5 juillet 2011 à la conquète de l'ouest 😎
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d���une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Voyage dans l'Ouest canadien en septembre English translation pending
by Avril5 · 2011-06-03 · 8 replies
🙂

Bonjour,

Je suis nouvelle sur le site. Voilà notre projet, je pense que je peux avoir l'aide nécessaire ici.Nous sommes retraités et plutot novices en camping mais avec un grand goût de voyager.

Nous partons de Victoriaville avec une Prolite 12 tirée par 1 Rav 4, direction ouest canadien ...Ontario, provinces de l'Ouest, direction Vancouver et revenir par le nord des U.S.A Nous prévoyons partir en septembre et revenir 5 semaines plus tard.

Voilà mon questionnement :

1-comment se comportera notre mini Prolite ds les côtes des Rocheuses?

2-avez-vous de très beaux parcs de camping à nous suggérer le long des provinces?

3-des endroits qu'il ne faut absolument pas manqué de visiter?

4-quelle sera la température à ce moment de l'année?

Merci beaucoup!😎
Suisse: randonnée de deux jours vers Jungfrau ou Valais? English translation pending
by 1aussiegirl · 2011-05-29 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche d'une idée de randonnée sur deux jours avec idéalement un sommet comme objectif dans les alpes suisses (valais ou vers Interlaken) à réaliser fin Juillet.

Ce qu'on aime: les cailloux, les rochers...bref le minéral, la traversée de petits névés (on aime beaucoup les glaciers mais comme on ne prendra pas de matériel d'alpinisme, on se contentera de les regarder), le fait de se sentir "seul au monde", de pouvoir se dépenser (dénivelées >1000m/ + de 6h de marche) et les paysages à couper le souffle.

La contrainte: une boucle partant d'un parking voiture (idéalement sans prendre ensuite de remontées mécaniques ou train...ms pas sûre que ce soit possible en suisse).

En regardant un peu sur les cartes, la région de la Jungfrau a l'air impressionnante, savez-vous s'il existe des sommets accessibles en randonnée (donc autour de 3000m) qui permettent de s'approcher de ces immenses sommets (>4000m) (oud 'avoir une vue sur eux) tout en ne passant pas trop loin des glaciers?

Sinon en cherchant sur le forum j'ai trouvé le tour des dents du midi qui semble avoir été apprécié par beaucoup de randonneurs et qui pourrait être faisable en deux jours mais ca a l'air d'être un coin assez fréquenté et peut être pas assez minéral.

(Pour info, avant de regarder en Suisse, j'étais bien partie pour faire le Buet depuis Sixt...ms finalement aller à Sixt prendra plus de tps que d'aller ds les vallées suisses donc autant profiter de la Suisse)

J'attends avec impatience les propositions de ceux qui connaissent bien ces régions suisses et par avance merci.
Randonnée en Suisse, estimation des distances? English translation pending
by Marshmallau · 2011-05-28 · 6 replies
Bonjour !

J'aurais besoin de votre aide... je fais un voyage de randonnée en Suisse, mais deux portions de mon trajet ne passent pas sur les "grands" sentiers comme les chemins 3 ou 70, par exemple (seulement sur de petits sentiers pédestres). Je consulte la carte suivante
http://map.wanderland.ch/?lang=fr, mais puisque je compte emprunter les petits sentiers pédestres, je ne peux pas connaître le kilométrage.

Ainsi, j'ai beaucoup de difficulté à établir la distance entre:

1. La gare de La Valsainte et Schwarzsee (Fribourg)

2. La gare de Les Cases (Fribourg) et Montreux (plus précisément le château de Chillon).

Toute estimation est bienvenue et appréciée ! Merci d'avance !

Marshmallau

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