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Maroc: accueil lamentable English translation pending
by HerveMamy · 2005-02-27 · 99 replies
Je voudrais vous faire part de la mésaventure qui nous est arrivé à Casablanca le 19 février 2005.

Moi-même et ma femme avions décidé de passer quelques jours de vacances au Maroc. Elle devait venir de Dakar, moi de Paris et devions nous retrouver à l'hotel que nous avions réservé.

Mon épouse est donc arrivé par avion à l'aéroport de Casablanca tôt le matin du 19, quelques heures avant moi. Lorsque je suis arrivé à mon tour, j'ai appris qu'elle avait été arrêtée par la police des frontières et qu'elle était placée en centre de rétention.

Le motif de l'arrestation a été très vague. Soit-disant un manque de devises, alors qu'elle en possédait, et que de surcroît, elle détenait également une carte bleue internationale. Avec un tel motif, il faudrait donc arrêter les milliers de touristes qui viennent chaque année au Maroc.

Sur place, je n'ai pas pu voir mon épouse et j'ai même du verser un bakchich pour obtenir des informations. C'est pitoyable !

Finalement, elle a été expulsée vers Dakar le soir même, encadrée par deux policiers, sans un mot d'explication ou d'excuse.

Vous comprendrez aisément qu'avec un tel accueil, nous ne risquons pas de retourner au Maroc un jour. Outre cette rétention complètement arbitraire, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien, entre les billets d'avion, l'hôtel, le bakchich ...

La qualité de l'accueil au Maroc n'étant pas digne d'un pays qui se veut touristique, je ne peux qu'inciter mes compatriotes à se tourner vers d'autres destinations.
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
by Simba · 2004-11-02 · 46 replies
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
by Philobate · 2004-08-27 · 225 replies
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
Conseils pour Thaïlande en octobre English translation pending
by Corentine · 2004-08-03 · 15 replies
Bonjour tout le monde !!!

Je suis toute nouvelle ici, je me suis inscrite pour vous demander votre aide ! Je prévois de partir avec un ami en Thaïlande, au mois d'octobre. Nous partirions avec juste nos sacs à dos et nos billets d'avion ! Nous ne connaissons pas dutout la Thaïlande, et espérons que vous pourrez nous aider à faire le meilleur voyage possible ! Je cherche des conseils, des bons plans (transport, hébergement, etc.), des lieux à voir absolument, etc. Bref, tout ce que vous pourrez me dire pourra m'aider !

Je compte sur vous ! Merci d'avance !
De retour du playa pesquero English translation pending
by Michel33 · 2004-01-20 · 325 replies
tel que promis, je vous transmet mes commentaires sur le playa pesquero `.

premierement j ai passe des vacances extraordinaire dans un site merveilleux.

les seules commentaires negatifs que j ai entendus on ete le mauvais service offert par le grossiste tres mauvais. exemples un couple a de l eau dans sa chambre ils vont voir leus agents de voyage ca prit 3 jours avant qu il n est une nouvelle chambre. certains ont troves le site trop gros pas assez intime. d autres ont chiales contre certains employes marabout qui fonctionnaient seulement au pourboire, mais c est un peu notre faute au touriste a force de trop les tipper ils finissent par s habituer a ca j ai vu des gens donner 1 $$ de pourboire pour un mini cornet.

ce que je trouve plaisant avec le pesquero, c est qu il est encore en periode de rodage et il s ameliore a chaque jour, j ai suivi tout les commentaires sur le forum et presque tout les commentaires negatifs ont ete ameliores, je commence

prix du voyage:

il faut en profiter cette annes car l an prochain, il sera beaucoup plus chere. des gens ont reussis a la derniere minute a payer 860$$ un vrai deal

forfait or ou argent:

il en coute 150 $$ de plus personnes pour avoir le formait or, nous finalement, on a eu le meme service avec le forfait argent, on devait avoir le restaurant romantico en moin mais on a ete debrouillard et on y a meme ete 2 fois

accueuil:

l accueuil est plutot froid, sans musique ni sourire mais bon ca dure 30 minutes, on a tombe sut le pire il s appel roger si vous etes capable faite vous repondre par levis il est tres gentils et parle francais. ah oui, j oubliais a l acceuil a tout moment vous pouvez vous faire faire du change c est tres pratique

n.b. pour rendre votre sejour agreable, je vais tenter de vous conseiller le mieux possible en vous donnant des trucs qui allez voir ou allez etc car quand on y va jute une semaine si on sait toute ces choses, on sauve beaucoup de temps

reservation au restaurant:

allez y le premier matin, vous serez sur d avoir ce que vous voulez.le romantico se classe numero 1, ensuite le seafood le soir, le trattoria, le grill(barbecue), le mexicain, le creollo et le gondola se classe dernier selon plusieurs personnes. ca depend des gouts

details sur les restos:

1. romantico: ce restaurant est magnifique il est beau et chique. demande a etre servi soi par dianel, il est extremement gentils et parle un bon francais ou judili qui est toujours souriante et tres gentille. les langouste sont tres bonne et si vous etes un bon mangeur, ils se feront un plaisir de vous en donner 2 en entree homard et ananas excellent desset crepe flambe au rhum succulent il y a meme un digestif ca vous derangera pas de donner un bon pourboire a cette endroit car il n y a rien a redire. vous leur direz un petit bonjour de michel et elaine on les connait bien car on les avait connus au super club costa verde, ah oui j oubliais, il y a 2 musicens qui jouent de la musique durant le souper. je suis aller a leur rencontre pour qu ils viennent jouer a notre table, c est tres romantique demandez leur qu ils vous jouent une chanson romantique cubaine, elle est tres bonne nous on leur a donne 5 $$ de pourboire

le seafood: il est situe sur le bord de la plage et on y mange mieux le soir que le midi. les serveurs du bar sont plutot bete et fonctionnent au pourboire lorsqu on est sur la plage, on y va souvent et ca devient tannant

le tratorria. nous on y est allez 3 fois aussi bon le midi que le soir, il s agit de pizza mince et de pate. tortellini au fruit de mer pizza playa pesquero, canelloni sont excellent

le grill: tres bon aussi, un peu froid mais on est a cuba il y a differente sorte de viande tres bon

mexicain: moi j ai bien aime mais la majorite on trouve ca trop epice les repas pricipales ne ressembles au mexicain qu on connait a quebec. moi je vous conseil de prendre 2 entrees a la place du repas principales j ai oublie le nom mais il y a au moin 3 choix d entree de menu comme au quebec. aussi faite vous choisir par michel il est extremement gentils, lui aussi, on l; avait connu au costa verde, il nous a meme offert de lui dire si on voulait dans n impoete lequel restaurant une 2 e fois, il s organiserait pour nous obtenirs une reservations

le godola: nous on ni y est pas allez mais tout les gens qu on a vu n ont pas aimes mais il vaut que vous alliez le voir car, il est tres beau

le club cubano: on y a pas mange mais pour y prendre une biere au bar c est super informez vous quand jorge travail, il est trippant

beer garden: un petit fast food pas pire 24 h on y sert que de la biere mais on a des petits mets tres bien en apres midi ou en fait de soiree ca fait la faire. il y a biensur hamburger et hot dog mais le best sont les saucisse avec chou, le poulet pane et aussi les crevettes

creolo: nous on n y ai pas allez mais s etait partages certain ont aimes d autres noms

les bars: c est au lobby de l hotels qu on trouve le plus grandchoix de boissons. il est 24 h aussi. des fois, il y a beaucoup de monde, le soir un cubain y joue du piano. faite vous servir par pavel(garcon) et luismilla( fille) ils sont tres sympatique. je vous donne les noms pour etre sur de ne pas tomber sur les airs betes il vaut mieux adopter ces serveurs

a la discotheque:quand j y suis allez il y avait 2 serveurs principales. un jeune au cheveux noir vraiment mauvais qui veut jute des pourboires et l autre est tres gentils j ai oublie son nom mais vous alez le remarquer il est chalheureux pogner de main aux hommes acollade au femme, il prepare souvent notre drink prefere d avance lorsqu il voit qu on a presque termine

a l aquabar: les plus sympatique sont lionel.alfred et ulio. quand alfred est la demander le special alfred, c est mix super bon

autres bars: ils sont bien mais sans plus, ils ont rajoutes des mini bar pour accomodes lesgens (ex a la piscine ou a la plage) c est un des points qu ils ont ameliores suite au commentaire negatif) lors des spectacles, il y a des serveurs qui arpentent l agora(il y en avait pas avant)

chambres:elles sont belles et propres un petit cadeau par jour au femme de chambres est apprecies. il y a tout l equipement necessaire a l interieur tv radio cd fer a repasser frigidaire emplie a chaque jour de 2 bieres 2 colas et une grosse bouteille d eau il y a un cofret de surete aussi. on a eu un petit trouble a notre chambre et 15 minutes plustard s etait regles

le sites: il est super beau et immense, il y a un petit train qui passe toute la journee pour vous rendre ou vous voulez

les g. o. : s il y a une place ou vous pouvez donner un pourboire, s est au g. o. qui en ont generalement pas.moi, j aime relaxer en voyage meme j aime aussi m amuser. la bas j ai adore roberto il est jeune et tres energique a quels reprises, je lui ai remis des cadeaux et 1$ car il m etait le party dans la place et quand on voyage une semaine, s est tres court.

la discotheque: ca commence pas avant 22 45 apres le spectacle. il manque un peu de choix de musique si vous avez de bons c d, pourquoi ne pas les amener, ils vont se faire un plaisir de les faires jouer. c est vous qui faite l ambiance la musique est bonne roberto va animer le tous mais il faut embarquer biensur meme si c est tannant, on tipe un peu roberto et le dj et on passe une belle soiree 1$$ ca fait

les spectacles: ils sont tous bons, les g.o. sont droles, il vaut la peine de participer aux jeus meme si on fait un peu le clown, premierement s est drole pour les gens qui vous accompagnent et il y a de beaux prix(exemples excursios avec les dauphins pour 2 pers valeurs de 200$$ us

activites: il y a de tout, club enfants, club ados, basketball, tenis, badminton. squash, volleyball, water polo soccer, etc. ping pong, billard hockeys airs echecs geantsetc salles d entrainement jaccusi etc etc

vous allez recevoir un programme d activites vraiment varies, il s agit de participer, vers 1500 dirigez vous vers l aqua bar, il y a de la bonne musique et de belles activites

sports nautiques:on peut faire du catamaran 30 min gratuit on donne un pourboire . snorkling. amenerz vous des bananes votre masqu et tuba et dirigez vous au lti costa verde 5 minutes de marches pres du bord du centre de plongez, il y a une grosse dans le fond de l eau tirez vos morceau de bananes a cet endoit et vous verrez des centaines de poissons d toute les couleurs. si vous le voulez aller au super club costa verde en groupe donner 5$ dollard par personne et vous ferez du catamaran plus un tour de bateau banane.

excursions:j en ai 3 a vous conseiller.

1. randonnes a bicyclette voir un village(maison cubaine, ecole, eglise, epicerie, etc) c est gratuit et tres interessant. nous on avait amene des cadeaux aux enfants, ils etait 15 environs

2. baignade avec les dauphins, un peu chere 99$ us par personne mais ca vaut la peine. on va la bas en speed boat, on prend un drink avec un groupe cubain qui joue de la bonne musique, on est 20 minutes avec les pauphins ensuite, on a un gros souper au langouste et un gros spectacles avec 10 musiciens et 15 danseurs s est super

3. excursions en catamaran: on y est pas allez mais les gens nous ont dient que s etait super. on est 30 sur un catamaran, boissons a volontes, on fait du snorkling a un endroit bien choisi, on a un souper d inclus, on visite l ile de l amour c est super

achat: a l hotel meme, il y a pleins de choses a vendre boissons, cigares et vetements. si vous le voulez vous pouvez aller a guerdelavaka, il y a un marche il vous en coutera 18 $$ us en taxi allez retour c est bien mais sans plus. on sauve surtout sur la boisson. aalez au centre d achat plutot que pret du marche

il n y avait pas de mouche la plages etait belle un peu de coquillage

je pense avoir termine excuser la longueur et les fautes mais je voulais etre complet passez un beau voyage nous on u retourne l an prochain. en passant, on etait 2 couples mais on s est fait d autres amis et s etait encore plus le fun, si vous avez d autres questions ne vous genez pas.

si vous voulez en apprendre sur cuba, allez voir eddy au tennis bye j en aurais encore plein a dire
Berlin impressions (live)
by Sinforosa · 2025-12-21 · 52 replies
Hi there,

I arrived in Berlin last night. In another discussion, I shared how much of a "nightmare" the flights from Nice were.

I’ll be posting some impressions here—what I liked and what I didn’t like as much.

This is my first time in Berlin. I’m staying for two weeks. For now, I’m alone, but I’ll be joined by someone in a few days.

Just to clarify, I won’t be posting any photos because my camera gave up the ghost the day before I left. It refused to read memory cards, and I don’t have a smartphone—just a tablet that I leave at the hotel.

Speaking of photos, a few years ago, at the Ducasse d’Ath in Belgium, I met a retired teacher who wasn’t taking any pictures of the festival. I asked her, "You’re not taking any photos?" She told me that during a trip to Nicaragua, she’d photographed howler monkeys and only noticed when looking at the pictures later that the males had huge testicles—something she hadn’t realized in person. She said, "Since then, I don’t bother with photos anymore!" I’ve thought about that often and wonder if I should do the same and stop taking pictures. Still, I’ll probably get a smartphone since it’s hard to go without one these days.
New Walks from Jodhpur to Narnaul (Feb 24)
by Aleph240758 · 2025-02-21 · 84 replies
I’ve been busy—here’s another travel journal on Rajasthan, with some new discoveries as always.

Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.

When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.

A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.



I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!



Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.





I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.



I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.





I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
Unusual trip to Rajasthan November 2022
by Aleph240758 · 2025-02-08 · 101 replies
Friday, November 4 My flight Barcelona - Abu Dhabi - Delhi went smoothly, it’s on time, and here I am back in India after 3 long years. As I step off the plane, we head toward customs. It’s 3 AM, I’m tired but happy. The huge customs hall is below ground level and buzzing with people who’ve just arrived. In the end, they’re well organized—Indians to the left, foreigners to the right, and all along the hall, the customs officers’ posts, who remain very zen despite the crowd. It took me less than 2 hours to get out of the airport, which was pretty quick. For this return trip, I got in touch with a driver from the "Lovers of India" group who was supposed to take me from the airport to Udaipur, passing through non-touristy villages like I love. This French-speaking driver had convinced me to travel by car, which was supposed to make moving from village to village easier. Two or three days before departure, I receive a message from the driver saying he was sick with a cold and sending another driver, his very kind brother who knows Rajasthan well but doesn’t speak French. I’m a bit disappointed by this message and doubtful about the driver’s sincerity, but I don’t have time to find another driver, so I stick to my plans, though I’m not at ease. At the exit, the driver hasn’t arrived, and I wait half an hour before seeing him show up with a big smile, "Namaste." We don’t waste time and head to the car, which is clean and new. We get to know each other in the car and hit the road toward Alwar. Along the way, we stop for lunch and to taste my first masala chai, which wakes up my taste buds.



I doze off during the drive, and we arrive at the Atlantic Hotel in Alwar at 10:30 AM. My room is on the ground floor, and I settle in quickly. The Wi-Fi isn’t working, but the staff do everything they can to fix it. At noon, Gajender, the driver, suggests visiting the Qila Fort, which is on the heights of Alwar. The fort is closed for restoration, but safari tours are offered—jeep, guide, driver, and visit for 1600 Rs.



We follow the great wall, which is impressive—the second largest in India and the third in the world.



We spot peacocks and monkeys.





The guide shows me an old stepwell lost in nature. It’s always my thing to check out these baoris, which can be stunning, but this one isn’t anything special. We arrive at the palace overlooking the city.



We walk around the palace, and I discover another stepwell that’s not worth lingering over.

The tour is over, and I had a great time despite the fatigue. We head back down to Alwar, near the City Palace, which has been turned into administrative offices. Gaju (the driver’s nickname) finds a parking spot near a dhaba where we have lunch (paneer masala, chapatis, chai)—it’s delicious. With my energy restored, we head to the palace. On the top floor is a museum that I visit.



At the exit of the museum, we have to go back down and walk around the palace to get to the Moosi Maharani Chhatri. I’ve been here once before and really liked it, and the place is still the same—calm and relaxing.



"This monument is the most artistic in Alwar and also the most royal, filled with fascinating history. Maharaja Vinay Singh of Alwar built this two-story cenotaph in 1815 in memory of his father, Maharaja Bakhtawar Singh. It’s also known as Moosi Maharani ki Chhatri, named after the king’s mistress, who performed sati upon his death. After the sati, she was accepted as the king’s wife. It’s an elegant monument, shaped like a flower and built with a mix of brown sandstone and white marble. The first floor is made of sandstone, while the upper floor and the chhatris (cenotaphs) are in white marble. Its sculpted pavilion has dome-shaped arches with intricate lace-like and exquisite floral patterns. There are complex motifs that shine brightly in the sunlight. The colorful circular ceiling is an important part of Moosi Maharani Ki Chhatri and is adorned with faded gold-leaf paintings of mythological figures and scenes. The footprints of Maharaja and Moosi Rani are engraved in marble inside the cenotaph, and locals pay their respects to them."



Near the chhatri, there’s a large water reservoir with a magnificent view. The place is peaceful and relaxing, and I stay here for a while, contemplating and daydreaming before heading back to the hotel for some well-deserved rest. The Wi-Fi is working now. I’m the only foreign guest, and since my room is near the entrance, I’ll be well taken care of throughout my stay.

Review of a Costa Smeralda cruise from March 1 to 8, 2020
by Fairplay92 · 2020-03-12 · 22 replies
Hello, Here’s my review of a pleasant cruise on the Costa Smeralda with a very classic itinerary on a ship that’s anything but! I’ll share my observations and thoughts with minimal commentary to avoid "judgment," so it’ll be factual—something everyone can "adapt" to their own tastes.

A special thought goes out to those currently on board who won’t be able to disembark at the Italian ports, as well as to all those disappointed by cruises canceled up to April 3, some of whom had already faced a cancellation at the end of last year due to the ship’s delivery delay of over 2 months. I also had to deal with a postponement and had to fight with Costa, eventually getting a round-trip ticket to keep the exceptional conditions I’d managed to secure!!!

To make this easier to read, I’ll split it into two parts: text and photos. First up: What we enjoyed:

The LNG-powered engines, which are more eco-friendly. The availability of antibacterial gel in front of elevators on every deck, as well as in various spots around the ship, plus numerous handwashing stations at the entrance of all restaurants, with staff gently reminding forgetful guests. The staff’s consistently great kindness and helpfulness. No mall-like atmosphere, thanks to the smart layout and quality of the shops and bars. The quality of the meals and the speed of service. The well-organized reception area with ticketing and a comfortable waiting lounge. The outdoor decks were very pleasant, even though it wasn’t very warm. Smooth embarkation (including in Marseille) and disembarkation. Numerous bars and spots with or without music, both indoors and outdoors. The many automatic door systems that open just by waving your hand. Our extended cabin (I’d chosen it), which made up for the narrower width. There are indeed fewer shelves and drawers, but the closet is large. By bringing (as always) plenty of dry-cleaning-style hangers and storing life jackets under the beds, we had more than enough space for two. Finally, a sliding door to access the balcony! An electrical outlet under the bedside table and USB ports on the desk. The bathroom layout with a nice shower and plenty of shelves. The spa staff’s quick response in removing someone who thought they "owned" a lounge bed. The pleasant presentation of the daily newsletter, which didn’t look like an obituary notice like those on the Mediterranea in January. The ship’s decor—though that’s subjective, so take it with a grain of salt.

Have a great day!

https://photos.app.goo.gl/Vvuv1WSKGQ69Ac9i9
Mon itinéraire de 2 semaines en Thaïlande English translation pending
by Manue7 · 2019-06-08 · 27 replies
Bonjour à tous !

Nous partons en Thaïlande en famille, avec nos 2 enfants en août.

Venant en Thaïlande pour la 2ème fois, j'ai pensé à l'itinéraire suivant :

10/08 : Arrivée à 5h30 à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok . Départ pour Amphawa. Nuit à Amphawa. 11/08 : Départ pour Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 12/08 : Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 13/08 : Kanchanaburi (Elephant Haven). Nuit à Kanchanaburi 14/08 : Nam tok/ Cascade Erawan. Nuit à Nam tok. 15/08 : Nam tok. 16/08 :Nam tok. 17/08 : Départ pour Ayuthaya.Nuit à Ayuthaya.

18/08 : Ayuthaya. Nuit à Ayuthaya. 19/08 : Ayuthaya. Nuit autour de l’aéroport Don Mueang Airport de Bangkok. 20/08 : Départ pour Koh Phangan en avion à 8h00. Nuit à Koh Phangan. 21/08 : Koh Phangan 22/08 : Koh Phangan 23/08 : Koh Phangan 24/08 : Koh Phangan. Train de nuit pour Bangkok. 25/08 : Arrivée au petit matin à Bangkok. Nuit à Bangkok. 26/08 : Bangkok. Départ dans la nuit à 1h05. Il faut être à l’aéroport vers 23h.

Nous comptons louer une voiture pour notre séjour sur le continent (du 10 au 19/08).

Qu'en pensez-vous ? N'ai-je pas prévu trop de jours sur Nam tok ?

Merci d'avance pour vos avis éclairés !

Manue
Fjords à bord du Costa Mediterranea English translation pending
by Joel37 · 2019-01-05 · 66 replies
J'ai décidé cette année de visiter les fjords de Norvège en croisière avec la compagnie Costa. Départ le 26/05/2019 d'Amsterdam avec des escales prévues à Haugesund de 7h à 16h, à Geisanger de 8h à 15h, àHellesylt de 17h à 18h à Andalsner de 7h à 16h, à Flam de 9h à 18h, à Stavanger de 9h30 à19h. Y aurait-il quelqu'un ayant déjà effectué cette croisière ou une similaire qui pourrait me dire si à chaque escale Costa a prévu de mettre en place une navette pour relier le port au centre ville. Les escursions organisées par Costa sont toujours très chères aussi il faudra faire un choix. Quelles seraient les 3 escales indispensables à visiter ? J'imagine que la remontée du bateau dans les Fjords permet d'avoir déjà un bel aperçu de la nature et des cascades. Ayant quelques difficultées à marcher je suis limité dans les circuits à organiser par moi-même. Merci par avance pour les précisions que vous pourrez m'apporter
Retour sur 30 jours en Chine, de Kunming au Tibet English translation pending
by Parigino · 2018-09-15 · 9 replies
Un an après avoir voyagé un mois en Chine (le compte-rendu se trouve ici https://voyageforum.com/discussion/retour-chine-hebei-mongolie-interieure-gansu-sichuan-d8245845/ et il fourmille d'infos pratiques très utiles 😎), je reviens d'un nouveau voyage en Chine qui m'aura cette fois conduit jusqu'aux contreforts de l'Everest. En voici le compte-rendu. Je précise encore que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots.

KUNMING Première chose très importante : loger à proximité d'une station de métro, ça facilite grandement les déplacements. J'avais pris un Airbnb, il était un peu à l'écart du métro et c'était franchement galère. Point positif : ça m'a permis de tester les scooters-taxi ! N'importe quel scooter arrêté sur un trottoir avec quelqu'un qui scrute les alentours est un taxi potentiel. C'est plus cher que la voiture, mais plus rapide aussi. Pour se faire une idée du prix, il suffit de demander à un premier, de décliner poliment, puis de demander à un autre un peu plus loin. Depuis l'aéroport, le métro permet de gagner facilement le centre-ville. Je me suis surtout servi de Kunming (où j'ai passé 3 nuits) pour digérer le décalage horaire et me mettre tranquillement dans le rythme. Il y a un bon après-midi à passer entre le temple Yuantong et le parc d'émeraude à proximité. Je suis également allé à la forêt de pierres de Kunming : les bus partent de la gare routière est, accessible en métro. Quelque chose comme 40 yuans le trajet + 175 pour l'accès au site. 175 yuans !! Et encore, je n'ai pas pris l'option petite voiturette qui conduit à l'entrée pour 25 yuans supplémentaires. J'ai préféré faire les 2km à pied (les panneaux indiquent 3km, mais c'est bien 2). Le parc est sympa, certes, mais rien d'extraordinaire. J'ai vu des choses bien plus impressionnantes que ça en Chine, et pour un prix moins prohibitif. Bref, une visite pas indispensable. De même (mais ça c'est entièrement ma faute) que la fête de la bière de Kunming ! Ca dure 2 semaines environ au mois d'août, et c'était juste au moment de ma présence dans la ville. La manie des Chinois de copier ce qui se passe ailleurs touche à son paroxysme : tout est fait pour se croire à Munich (bières, nourriture, costumes, décorations, grande tente, alignement des tables) ; il manque une seule chose : les gens ! A Munich, pour avoir une place sous un chapiteau, il faut arriver à 11h du matin. A Kunming, je suis arrivé un soir de semaine vers 20h, il devait y avoir 100 personnes à tout casser. Ceci dit ils avaient l'air contents d'être là et tout le monde a repris YMCA en chinois, avec la chorégraphie !

DALI J'ai fait le trajet en train depuis Kunming, mais attention, la vieille ville de Dali est très loin de la gare. Je suppose que la plupart des hôtels proposent un service de taxi, mais ça n'est pas donné (60 yuans pour le mien, heureusement on était 2). Suite à une légère incompréhension, j'ai dormi au Guanshan Jiayuan Boutique Hostel. Endroit très sympa situé en dehors de la vieille ville, mais bon, 200 yuans quand même (pour une double où j'étais seul, et sans petit déjeuner). Je suis évidemment allé visiter les Trois Pagodes et l'enfilade de temples qui se cachent derrière. 121 yuans l'entrée, mais de mon point de vue ça les vaut carrément. L'endroit est facilement accessible à pied depuis la vieille ville. Je me suis trouvé à Dali un samedi soir du mois d'août, les ruelles de la vieille ville étaient archi blindées, je ne me suis donc pas trop attardé. Mais pour ceux qui veulent des bars et manger à l'occidental, y a de quoi faire.

LIJIANG J'ai fait le trajet en train une nouvelle fois, mais cette fois la ville n'est pas trop loin de la gare. Le bus 18 fait le trajet pour une poignée de yuans. J'ai dormi chez l'incontournable Mama Naxi (40 yuans en dortoir). J'ai pas été emballé : lers dortoirs sont pas spécialement propres ou spacieux, et l'ensemble donne surtout l'impression d'un gros truc sans âme. Bon, je dis ça mais je n'y ai passé qu'une nuit. Je m'en suis surtout servi de base pour organiser le trek de la gorge du saut du tigre. Excellente nouvelle : l'entrée dans la vieille ville de Lijiang n'est plus payante !! C'est toujours ça en moins à débourser. En revanche, l'accès au parc du Dragon Noir l'est (80 yuans). Toutefois, en allant plus à l'est que l'entrée officielle, il est possible d'accéder au parc par des petits sentiers pas surveillés et de monter jusqu'au promontoire qui offre une belle vue sur l'ensemble. Mais dans ce cas, il faut redescendre par le même chemin, sinon vous allez croiser un gardien et il vous demandera ce que vous faites là. Si vous prenez une entrée officielle et souhaitez monter jusqu'au promontoire, il faut se présenter à 4 et passer avant 16h. En attendant un peu, vous finirez bien par constituer un petit groupe.

Gorge du saut du tigre Un grand moment !! Toutes les infos pratiques sont données dans le récit qu'en a fait Denis007 (https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=8102904;page=2;search_string=mama%20naxi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;, page 2). Rien n'a changé : on part de son hôtel (Mama Naxi guest house pour moi), le bus nous laisse à la "Jane Tibetan Guest House", et de là c'est parti pour 2 jours de marche. Par contre, je nuancerais quand même la description qu'en a fait Denis : ça n'est pas un trek facile ! Si vous n'avez pas une bonne condition physique, ne vous lancez pas. Les deux premières heures en montée sont par moment assez dures. Elles sont certes suivies d'une descente jusqu'au village naxi où il est possible de déjeuner (bien et pour pas cher), mais les 28 virages qui suivent se font pour une large partie sur d'énormes cailloux. Mangez le matin (ça paraît évident, mais en quittant Lijiang à 7h ça n'est pas si simple) et emportez de l'eau car vous allez transpirer. Sinon, il y a pas mal de petits "stands" en route pour se ravitailler. En weed aussi, mais ça je crois qu'il vaut mieux éviter. Une fois les 28 virages terminés, la suite est assez simple (mais longue) jusqu'à la Tea Horse, puis la Half Way GH. Je suis allé jusqu'à la seconde, et franchement elle est très bien. Avec 2 voyageurs rencontrés sur le chemin, on s'est pris une triple avec salle de bains pour 80 yuans par personne. La nourriture y est bonne et pas trop chère alors qu'ils pourraient carrément se faire plaisir (tout le monde arrive bien essoré). Le lendemain, la descente jusqu'à la Tina's n'est pas très dure, même s'il y a des passages assez étroits à flanc de montagne. Une fois arrivé, deux possibilités : attendre le bus de 15h30 (pour Lijiang ou Shangri la) ou descendre au fond de la gorge. J'ai opté pour la seconde option, et là aussi j'insiste : c'est dur ! L'idéal c'est d'arriver vers 11h/11h30 (donc de partir de la Half Way vers 9h) pour se donner le temps de faire la montée et la descente "tranquilllement". Je me suis lancé dans la descente vers 12h15, et franchement le retour a été très dur. La montée en bus vers Shangri la prend environ 3h. Elle est ultra agréable car enfin on peut reposer ses jambes !

SHANGRI LA J'ai logé dans un endroit super sympa : le Dragoncloud guesthouse. Une petite chambre individuelle pour 80 yuans par nuit avec salle de bains et toilettes à l'intérieur, plus une couverture chauffante pour les nuits fraîches. Certes c'est petit, mais j'ai trouvé ça très bien. Possibilité de faire une lessive pour 10 yuans, petit déj avec café et toasts et excellent emplacement dans la vieille ville. D'ailleurs, si vous arrivez en bus et logez dans la vieille ville, n'hésitez pas à demander au chauffer de vous déposer en route. C'est mieux que d'aller jusqu'au terminal pour ensuite revenir en arrière. La vieille ville est évidemment très animée le soir, avec les danses et les lumières. Il y a pléthore d'endroits où manger, suffit juste d'oser franchir la porte. Le monastère situé au nord de la ville est très facilement accessible avec le bus numéro 3 (pour la gare de bus, c'est le numéro 1). L'entrée coûte 115 yuans, un autre bus conduit ensuite au pied du monastère. Sur la place principale (après le long escalier), un des trois temples permet de monter sur le toit, d'où la vue est absolument magnifique. C'est celui du milieu ou le plus à droite, je ne sais plus. Suffit de regarder sur les côtés dès que vous entrez : s'il y a des escaliers, prenez-les et aller jusqu'en haut. La promenade autour du lac est aussi très agréable et offre de belles perspectives sur le monastère. Tant qu'à faire, autant rentrer à pied jusqu'à l'entrée (où vous avez acheté les billets) !

XIANGCHENG Je suis arrivé en bus depuis Shangri la (85 yuans, départ à 8h). Pourquoi Xiangcheng et pas Daocheng, par exemple ? Parce que je n'aime pas les longs trajets en bus et que mon objectif était surtout Litang. Donc Shangri la-Xiangcheng le premier jour puis Xiangcheng-Litang le second, ça m'a paru assez bien équilibré. Et il faut bien reconnaître qu'il n'y a quasiment aucun étranger à Xiangcheng, ce qui est une sensation très agréable. Parti de Shangri la à 8h, je suis arrivé à 13h30, ce qui est beaucoup moins que les 8h annoncés �� la guest house. Pourtant la route n'est pas goudronnée en totalité, et certains passages ont été rendus très difficiles par des éboulements récents. Quoiqu'il en soit, ça m'a donné davantage de temps que prévu pour me balader à Xiangcheng. J'en ai profité pour aller au monastère qui domine la ville. Ambiance paisible, absolument personne (sauf les moines évidemment), c'était magnifique. J'ai pu en profiter pour entendre les prières. A part ça, il n'y a rien de spécial à faire dans Xiangcheng même, si ce n'est déambuler. La présence policière commence à se faire très visible, on sent qu'on est entré en territoire tibétain. Pour se loger, Booking ne dit absolument rien. J'avais relevé le nom d'une guest house, mais je ne l'ai pas trouvée. Aucun souci, la rue principale est bordée d'hôtels. Le Qihu Binguan propose des doubles à 80 yuans qui semblent plutôt propres, mais avec toilettes à la turque. Ca m'a pas trop emballé. Un peu plus loin j'ai trouvé le Dele grand hôtel, qui est l'exact opposé puisqu'il est super classe et propose des chambres tout confort. 200 yuans la nuit pour une chambre avec deux lits. Et le petit déjeuner (chinois) est compris.

LITANG J'avais profité de mon après-midi à Xiangcheng pour repérer où se trouvaient les chauffeurs de taxis collectifs pour Litang (je ne crois pas qu'il y ait de bus direct) et m'enquérir du prix : 100 yuans, pas moyen de le faire baisser, mais ça correspond à peu près à ce que j'avais recueilli comme information. Je me suis donc tranquillement pointé devant la gare routière vers 9h45, où un chauffeur m'attendait. Je suis monté seul, je m'attendais évidemment à ce qu'il récupère d'autres personnes, mais à part deux femmes tibétaines montées entre deux villages reculés, absolument personne. J'ai donc quasiment eu le droit à un chauffeur privé pour 100 yuans, bon plan ! Les 80 premiers kilomètres, jusqu'à une petite ville qui sert d'embranchement entre Litang d'un côté et Daocheng de l'autre, sont absolument horribles. Ce sont des petites routes de montagne somptueuses, en majeure partie non goudronnées (même si des travaux sont en cours un peu partout) et très tape-fesses. Je suis bien content de ne pas avoir vécu ça dans un bus ! A partir de la petite ville en question, c'est une route parfaitement goudronnée jusqu'à Litang, où je suis arrivé environ 5h plus tard. Je m'attendais à ce que mon chauffeur me demande un petit supplément vu que j'avais voyagé seul, mais en fait pas du tout. Il m'a déposé devant la gare routière, à deux pas du Potala Inn, où je suis resté. J'ai eu une chambre individuelle avec grand lit et salle de bains à l'intérieur pour 100 yuans par nuit. Pour ce prix là, il ne faut pas s'attendre à du luxe. La chambre était pleine de petits défauts et manquait clairement d'entretien, mais au moins j'étais tranquille. La salle de bains se résumait à un wc assis, une douche juste au-dessus et un évier qui fuyait. Cet hôtel manque clairement d'un vrai lobby où les voyageurs pourraient discuter et échanger des infos. D'ailleurs, j'ai été assez surpris du peu de voyageurs rencontrés dans les rues de Litang. Shangri la est vraiment un terminus pour beaucoup de monde, ce qui est bien dommage car les paysages plus au nord sont grandioses. Litang n'est pas une ville très passionnante, mais ça vaut toujours le coup de déambuler dans les rues. Je ne sais pas si le M. Zheng que le LP décrivait (dans une vieille édition) comme une mine d'informations pour tous les voyageurs est toujours en exercice, mais en tout cas il a ajouté "Lonely Planet" à son enseigne ! Sinon, le monastère situé au nord de la ville et les collines qui l'entourent sont un lieu de balade intéressant, de même que le lieu de naissance du 7ème Dalaï Lama et un temple situé à l'ouest de la ville. Attention, Litang est à 4000 mètres et les soirées peuvent être très fraîches, y compris au mois d'août.

GANZI (GARZE) Pour me rendre à Ganzi depuis Litang, j'avais réservé une place (oralement) la veille dans un taxi collectif. Départ prévu à 8h30, le mec est venu frapper à ma porte au Potala Inn 10mn avant ! Autant j'avais pu faire le trajet Xiangcheng-Litang très tranquillement, autant là y avait du monde dans la voiture. Et beaucoup de marchandises aussi ! Entre les arrêts vomis des uns et des autres et le changement de chauffeur, je suis arrivé à Ganzi environ 5h plus tard. La route est parfaitement goudronnée, malgré quelques pierres sur la chaussée de temps en temps. Le chemin se fait en deux temps : de Litang à Xinlong avec le premier chauffeur (qui prend 70 yuans), puis de Xinlong à Ganzi avec un second (50 yuans). A Ganzi, j'ai logé au Dzachusama dans le quartier tibétain. Endroit superbe, calme, de l'espace, ultra propre, avec wc assis, douche chaude et bonne restauration. C'est un petit peu excentré au nord de la ville : avec les bagages un taxi s'impose (8 à 10 yuans). Sans, c'est une belle petite balade de 25mn. La guesthouse est située au pied d'un monastère. J'y suis monté en fin de journée, et je me suis retrouvé entouré d'une centaine de moines très curieux. Dommage que la barrière de la langue nous ait empêché d'échanger. En tout cas, ils m'ont laissé entrer dans le temple où ils allaient prendre leur repas. Je me suis mis dans un coin et j'ai observé : très rigolo ! Au moment de la distribution du repas, il y a ceux qui récitent des prières, mais aussi ceux (souvent les plus jeunes) qui chahutent. En revanche, dès que tout le monde est servi, c'est le silence le plus total. C'est le moment que j'ai choisi pour sortir. Le lendemain, je suis allé à Darjay Gompa, un monastère situé à une trentaine de kilomètres de Ganzi. Plusieurs possibilités : le bus numéro 12 qui passe pas loin du Dzachusama, une place dans une voiture partagée (ce qui suppose de se rendre au point de rencontre des chauffeurs) ou le stop. Ayant raté le bus et les chauffeurs m'ayant légèrement saoûlé, j'ai choisi la troisième option. Au bout de 5mn, j'étais dans une voiture ! Au-delà du monastère en lui-même, il y a de magnifiques balades à faire entre les villlages tibétains à proximité. Avec à chaque fois, comme dans Ganzi, des sourires de tout le monde, des plus petits aux plus anciens, et des "hello" ou des "tashi délé" à profusion. Le jour d'après, c'est à Yarchen gar que je suis allé, une sorte de ville monastique. Je me suis rendu tranquillement au point de rencontre des chauffeurs en milieu de matinée et je n'ai pas mis longtemps à décoller. 45 yuans pour environ 2h de route, et un petit contrôle de la police chinoise en arrivant sur les lieux (mais rien de méchant). La vue sur le villlage des nonnes depuis la colline où trône une statue géante est saisissante : ce n'est rien d'autre qu'un immense bidonville qu'on a sous les yeux. Il est possible de s'en approcher et de traverser le pont, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans le bidonville. Ils sont simplement autorisés à longer la "promenade" le long de la rivière. Ceci dit, c'est largement suffisant pour constater qu'il s'agit d'un amas de tôle et de plastique sans aucune hygiène. La rivière sert aussi bien à faire ses besoins qu'à laver son linge. Pour rentrer à Ganzi, même principe que pour venir : attendre qu'une voiture se remplisse.

KANGDING Ne voulant pas faire d'une traite la route entre Ganzi et Chengdu, je me suis arrêté à Kangding pour la nuit. Connaissant déjà cette ville, je n'y ai absolument rien fait, si ce n'est manger et dormir. De Ganzi, le trajet dure quasiment 8h en voiture partagée (150 yuans), mais avec quelques arrêts car les paysages sont absolument magnifiques, notamment à partir de Bamei et autour de Tagong. Chose amusante : ma voiture était composée de trois tibétains (le chauffeur, son acolyte et une fille absolument sublime) et quatre chinois, et lorsque les tibétains se sont arrêtés pour déjeuner, les chinois sont restés dehors à attendre. Moi aussi parce que j'avais à manger, mais je suis certain qu'ils m'auraient accepté avec eux. J'en suis moins certain pour les chinois. Ah les relations sino-tibétaines, si seulement je pouvais échanger avec les gens sur place pour en savoir plus...

CHENGDU Pour le trajet Kangding-Chengdu, prévu pour durer quelques heures, deux options : le bus ou le taxi collectif. Le premier est très long (8h l'an dernier), donc je me suis immédiatement intéressé au second. Et j'ai découvert que le taxi collectif ne coûtait pas beaucoup plus cher (150 yuans, contre 135 pour le bus) pour un temps de parcours évidemment plus court ; je n'ai donc pas hésité. Et effectivement, en partant vers 9h15 de Kangding, je suis arrivé peu après 14h à Chengdu. Seule contrariété : la beauté des paysages, que j'avais tant appréciés l'an dernier, m'a totalement échappé cette année car à un certain moment, on a emprunté des tunnels que le bus de l'an dernier n'avait pas utilisés (travaux pas terminés ou pas d'autorisation ? je ne sais pas). A Chengdu, j'ai logé chez Mrs Panda (pour 133 yuans/nuit dans une chambe individuelle avec salle de bains + toilettes). Cet hostel présente l'avantage d'être juste à côté de la gare de bus Xiannamen, avec en plus des chambres propres, un personnel anglophone très réactif et un lobby très sympa. La clientèle est évidemment jeune et très majoritairement occidentale. J'ai passé davantage de temps que j'aurais dû à Chengdu, mais j'en ai profité pour me reposer car les deux premières semaines, et plus spécifiquement la traversée du Sichuan tibétain, m'avaient pas mal fatigué. A part me balader un peu en ville et retourner au centre de recherche sur les pandas, je n'ai pas fait grand chose. En plus, en raison de la chaleur écrasante, les pandas sont restés dans leurs salles climatisées (les veinards !). On ne pouvait les voir qu'à travers les vitres, sauf les pandas roux qui se promenaient tranquillement dehors. Peut-être le fait qu'ils aient une fourrure moins imposante explique qu'ils sont moins sensibles à la chaleur ? Pour aller au centre, je n'ai pas cherché à savoir si l'hostel organisait quelque chose car j'étais trop crevé pour me lever à 6h du matin, et j'avais déjà assisté au nourrissage matinal l'an dernier. J'ai donc pris le métro jusqu'à la gare du nord, puis un taxi (environ 40 yuans). Pour le retour, les taxis ne veulent pas mettre le compteur, mais négocier un tarif. Ils ont commencé à 100 yuans (les comiques), puis ont rapidement accepter 50 yuans pour aller cette fois à la gare de l'est, plus lointaine que la gare du nord. Autre épisode amusant : le change. Je suis allé dans une agence de Bank of China, j'y ai été accueilli par un employé de le banque, sauf qu'il ne m'a pas dirigé vers un comptoir... mais vers un agent de sécurité qui a effectué le change de manière totalement officieuse. Dans une agence de Bank of China ! On s'est retrouvé planqué dans un coin de l'agence à compter nos billets. Ce n'est pas la première fois que je fais du change au marché noir dans une agence de Bank of China, mais d'habitude ça ne se fait pas avec des officiers des sécurité. Dans un pays comme la Chine, ça ne cessera jamais de m'étonner.

XINING J'y suis allé en train depuis Chengdu. Pour info, on est arrivés avec 5h de retard. Pas de processus d'indemnisation, même pas une bouteille d'eau ou un peu de nourriture (perso je n'avais plus rien). Quand je pense à ce que prend la SNCF au moindre retard... Xining était mon point de départ pour le Tibet. Il n'empêche que j'ai trouvé cette ville plutôt agréable pour se balader. Elle est à 2500 mètres, donc le climat y est bon, surtout que j'ai eu droit à un très beau soleil, et c'est un bon point d'acclimatation avant d'aller plus haut. Xining a également marqué, d'une certaine manière, la fin de mon voyage puisque la suite au Tibet était entièrement organisée. Avant cela, il y a tout de même eu le voyage en train Xining-Lhassa. Je suis parti à 14h, arrivé à 11h30 le lendemain. Je n'ai réellement pu profiter des paysages que durant les dernières heures. Au départ de Xining, le temps était gris et pluvieux.

TIBET Je suis parti (en tout cas je le pensais) avec Tibet Highland Tours pour un séjour de 8 jours qui devait m'amener jusqu'au camp de base de l'Everest, à 5200 mètres. A l'arrivée du train de Xining, toutes les personnes venues avec des agences (les occidentaux, mais pas seulement) ont été regroupées pour un dispatch dans les hôtels et quelques infos. Honnêtement, l'organisation frôlait le zéro. Il a fallu qu'un guide vienne jusqu'à l'hôtel où on m'avait débarqué pour régler ma situation. Sans compter qu'une erreur avait été commise dans mon permis Tibet, qui prévoyait une sortie par le Népal alors que depuis le début j'avais bien précisé que je repartirai en avion pour Chengdu. Ce point sera solutionné par la suite, mais de toute façon le permis Tibet n'est pas contrôlé à la sortie par l'aéroport de Lhassa. Le jour de mon arrivée, une fois toutes les formalités passées, j'ai pu me balader seul dans Lhassa. Ma première impression : c'est vraiment la Chine ! Même autour des lieux tibétains les plus sacrés, on voit profusion de drapeaux et de touristes chinois, ce qui n'est pas autant le cas dans les régions du Kham et de l'Amdo. Le tour proprement dit a commencé le deuxième jour, avec d'abord la visite des monastères de Drepung et de Sera sur une journée, puis le Potala et le Jokhang le lendemain. Tout cela aurait pu être très intéressant, mais la foule a rendu ces visites bien chiantes, surtout le second jour. Je ne rêvais que d'une chose : qu'on me laisse seul et que je puisse déambuler à ma guise où je le voulais. C'est malheureusement impossible au Tibet, et je le savais évidemment en arrivant. Ces 3 jours à Lhassa m'ont tout de même permis de régler mon problème de permis Tibet, et d'enfin rencontrer (le 3ème jour) quelqu'un de THT. En fait, comme THT n'avait pas suffisamment de monde pour constituer un groupe, ils m'ont reversé à une autre agence (Tibet Vista). En soi je peux le comprendre, j'aurais juste aimé qu'ils me préviennent, ce qu'ils n'ont pas fait. Communication zéro. Si les voyages THT se déroulent avec Tibet Vista, autant s'inscrire directement chez Tibet Vista. C'est en tout cas ce que je ferai si je retourne au Tibet. Après Lhassa, de longues journées en mini-bus (très confortable, c'est déjà ça) nous attendaient avec Lhassa-Shigatsé, puis Shigatsé-Everest, Everest-Shigasté et Shigasté-Lhassa. Que d'heures passées dans le mini-bus : quasiment 10 par jour ! Alors certes on s'est beaucoup arrêté sur la route, on a pu voir des paysages absolument superbes, mais c'est fatigant de passer 4 journées d'affilée dans un mini-bus. Je ne m'attendais pas à ça. Le programme communiqué au préalable par THT (qui aura donc eu quasiment tout faux) parlait de 5 à 6h de trajet quotidien. Au-delà de ça, ce programme a fait que toute interaction avec les Tibétains était impossible. Bien sûr, ne parlant ni tibétain, ni chinois, ça aurait forcément été compliqué, mais dans les régions du Kham et de l'Amdo on peut tout de même échangé des sourires, voire quelques mots. Au Tibet on est juste dans un bus, on s'arrête quand le programme nous dit qu'on peut s'arrêter, on fait quelques photos au milieu des autres groupes et c'est tout. Très frustrant. Les Tibétains que l'on croise sont juste là pour essayer de nous vendre quelques babioles sans intérêt. Bien sûr, il reste la possibilité de se promener le soir, mais quand vous arrivez à Shigatsé après 10h de bus, vous êtes surtout complètement crevés. Pour autant, je me suis retrouvé dans un groupe très hétéroclite et très sympa, et la vision de l'Everest en arrivant au camp de base était absolument sublime. On n'a pas dormi dans les grosses tentes, mais dans une guest house située quelques centaines de mètres plus bas. 7 lits par chambre (mais 5 occupés dans ma chambre) , pas de douche et des toilettes comme vous pouvez les imaginer si vous connaissez la Chine. L'Everest mérite bien ces quelques contrariétés !

CHENGDU Le dernier jour, une navette a fait le tour des hôtels pour amener tout le monde à l'aéroport de Lhassa. De là, j'ai rejoint Chengdu pour une petite demi-journée de balade. Il existe des consignes à l'aéroport de Chengdu (aux T1 et T2) et le métro permet ensuite de rejoindre le centre-ville pour 5 yuans. C'était le point final d'un nouveau voyage en Chine, puisque le soir-même je prenais un vol direct pour Paris. Voyager en Chine ça n'est pas toujours simple, c'est parfois un vrai challenge, mais c'est aussi un vrai plaisir. A suivre donc !
Transport de Bali au mont Bromo English translation pending
by Vincent914 · 2018-09-04 · 14 replies
Bonjour,

J'ai vu que la question a déjà été posé plusieurs fois, mais les réponses dates souvent de plusieurs années.

Je me rend à Bali en Octobre et j'aimerai visiter le mont Bromo. J'ai des questions à ce sujet :

Quel sont les trajets possibles ? Quel type de transport privilégier ? Passer par une agence vaut il le coup ? Combien de temps cela prend il ?

Je suis preneur de tout les détails =)

Merci pour ces renseignements
No, I Won’t Be Going Back to China
by Ericdu38 · 2018-09-01 · 240 replies
Hello forum,

Did any of you feel the same things we did in China?

We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.

The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:

- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.

- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...

You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.

It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.

It’s honestly exhausting and draining...

- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)

- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.

Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...

In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.

They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...

We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!

As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.

I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Le Burkina Faso: la belle surprise! English translation pending
by KaniBé · 2018-06-12 · 84 replies
Le Burkina-Faso : Tiens ! Une destination à laquelle je n'aurais pas pensé: Qu'y t-il à voir, à faire, pas de plages, ni villes historiques classées, la poussière et la chaleur, pas de complexes touristiques... puis de récents attentats à Ouagadougou et dans le nord du pays n'incitent guère à s'y rendre. Mais, invité depuis longtemps par des amis tombés sous le charme du pays et y vivant depuis 20 ans, cela rend la découverte du pays et le contact avec ses habitants particulièrement facile !

Notre rayon de circulation s'est "limité" au quart sud-ouest du Burkina, en gros dans un quadrilatère formé par Ouagadougou au centre, Gaoua au sud, Banfora au sud-ouest et Bobo-Dioulasso.

Bilan: Ce fût un régal ! Quel pays chaleureux, coloré, ouvert aux autres, et sûr. 😎

Aussi à peine remis de mon enthousiasme 4 mois après le retour, il est temps de partager, en images plutôt qu'en mots, quelques impressions tirées de la vie quotidienne.

Voici donc une toute petite sélection parmi beaucoup beaucoup de photos, dont quelques visages souriants, à l'image de la population burkinabé, toujours pris avec l'accord (ou à la demande) des personnes.

Pour commencer la visite, "on the road": 1.

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Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais... English translation pending
by Lol64 · 2017-11-28 · 425 replies
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.

GENÈSE DU VOYAGE

Pourquoi le Vietnam ?

Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.

Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.

Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.

Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?

Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.

Ce sera le Nord, en automne

Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.

L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...

Quelle formule ?

Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.

Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛

C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...

L'agence

Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂

Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕

Remerciements

Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉

Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.

S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
Voyager léger English translation pending
by Free4dom · 2017-03-09 · 37 replies
Voyager léger c'est s'accorder un surplus de liberté, une façon de pouvoir s'envoler de ses propres ailes sur les routes du monde, d'avoir le sourire et du plaisir à chaque rencontre, d'être près à accepter l'inattendu. C'est se libérer du poids du conditionnement et de l'attachement, c'est aimer.🌞💋🎶✨💕🌹
3 semaines en couple pour visiter 2 pays d'Asie du Sud-Est English translation pending
by Robinmallo · 2016-04-29 · 24 replies
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple presque trentenaire qui avons la bougeotte ! Nous avons décidé de visiter l'Asie du sud est. Enfin pas toute l'Asie , principalement la Thailande et un autre pays et c'est là qu'est le problème ( enfin si on peut parler de problème), on arrive pas à se décider car tous les pays aux alentours ont beaucoup de charme ! C'est précisément sur ce point que nous avons besoin de votre aide... vos avis, vos conseils et vos coups de coeur.

Ce qui est sure pour nous : -La période: janvier /février 2016 -Départ: paris- bangkok -Retour: bangkok- paris (on fait ce choix car c'est moins chers de prendre un vol interne pour rentrer a bangkok que de faire le retour du vietnam-paris par exemple) - Nous sommes passionnés de photographie, cuisine et d'authenticité ( donc Exit les grosses bringues à Phuket dans les bars à hotesses) - On ne souhaite pas vraiment faire le sud de la thailande. - Budget pour 3 semaines à deux hors billets d'avion aller/retour : 1500€ max, on part en sac à dos. On compte prendre un maximum de transport en bus, train en évitant les grandes diagonales en avion sauf la dernière pour rentrer à bangkok.

En 3 semaines doit on privilégier la thailande/ vietnam, thailande/birmanie ou thailande/cambodge ou thailande/Laos ? Est il possible de rajouter un troisième pays en fonction du parcours ou cela semble trop ambitieux ?

On regarde de notre coté pour se faire notre propre opinion mais vos conseils nous intéresse vivement pour préparer ce voyage !

Merci pour vos retours
Hokkaidô - nord de Honshû English translation pending
by Zeitgeist80 · 2016-03-17 · 38 replies
Bonjour à tous!!!!! 😉

Je retourne au Japon les deux ou trois dernières semaines d'octobre, mais je veux découvrir une partie du du pays que je ne connais pas. J'ai déjà plutôt bien quadrillé le kansai et le kantô, avec même un petit détour par Miyajima. Du coup, je voudrais m'attaquer à Hokkaido et au Nord de Honshu, sans jamais y être allé. D'où ma demande de conseils auprès de vous. Je pense par défaut opter pour un JR pass pour les deux semaines, voyagerai seul et ai envie d'une expérience moins citadine, en tout cas plus "sac à dos" sans tomber dans l'extrême. Quelqu'un parmi vous à déjà préparé un itinéraire de cette zone?

Je pense bien sûr à Sapporo, mais je trouve souvent mention de Hakodate et Otaru. Des avis? Je pensais ensuite descendre en train jusqu"à Hirosaki mais alors là, aucune idée de villes importantes sur la côte ouest de Honshu (je pense éviter, bien tristement, le Sendai, bien sûr...) pour enfin repartir de Tokyô, je pense.

Akita, Niigata? Des opinions sur les lieux sur estimés ou peu connus à faire? Je ne vais pas louer de voiture, donc je serai toujours en train. Le temps passant plus vite qu'on ne le pense, je ne veux pas dans l'idéal non plus multiplier les lieux, mais privilégier peut être trois ou quatre étapes de parcours de qualité.

Voilà merci de m'avoir lu, si vous avez ne serait-ce qu'un conseil parmi tout ce que je viens de dire, je suis à votre écoute!!

A bientôt! Ben
Voyage dans le nord-ouest de l'Iran English translation pending
by Dready35a · 2015-09-16 · 15 replies
Bonjour à tous,

avec mon mari, nous préparons un voyage en deux parties en Iran pour le printemps 2016 .Nous serons en autonome sauf excursions avec voiture et chauffeur quand nécessaire .

Pour la partie classique du circuit au Sud de Téhéran, il y a beaucoup d'infos et on s'en sort bien sauf pour les résas d'hôtels assez compliquées avec Internet. Quel conseil svp à ce sujet ? prendre un intermédiaire pour faire les réservations ou insister avec internet?

Pour la partie Nord Ouest de notre voyage, la préparation est un peu moins facile et nous avons grand besoin de votre aide et de vos suggestions .

Voici les villes qui délimitent notre itinéraire :

Téhéran Hamedan Hawraman Saqqez Urmia Maku Jolfa Tabriz Ardabil Zanjan Sultanya Anzali Qazvin Téhéran

Questions:

1)Combien de jours estimez-vous pour ce circuit avec les visites principales? 2)Quelles pourraient être les villes-étapes ? 3)Est-ce qu'il est possible d'utiliser souvent le bus et pour quelles routes est-il indispensable de prévoir une voiture avec chauffeur?

Nous vous remercions déjà chaleureusement pour votre aide. Très cordialement. Marie et Mario
Trois semaines Pérou - Bolivie depuis Buenos Aires English translation pending
by MrSandwich · 2015-06-29 · 21 replies
Salut tout le monde,

À mon tour de vous demander quelques conseils sur mon itinéraire Pérou Bolivie. J'ai essayé de faire un mixte entre plusieurs sujets que j'ai vus sur ce forum, les itinéraires conseillés des Petit Futé Bolivie et Petit Futé Pérou, un itinéraire proposé par une agence de voyage, et ce que ma copine Argentine m'a conseillé. On part avec un pote et on habite à Buenos Aires, ce qui nous permet de passer moins de temps à Lima et de changer la ville de départ pour Santa Cruz.

Voilà l'itinéraire actuel, vous avez un super tableau avec des couleurs si vous voulez mais la compression le rend un peu difficile à lire, sinon j'ai tout recopié en bas du post mais attention c'est sans les couleurs.



J'ai pas mal de questions par rapport à tout ça :

1) Déjà, qu'en pensez-vous ? Est ce que ça vous parait faisable ? (en admettant qu'on n'ait aucune route bloquée ou galère de ce type : on rajoutera certainement une ou deux journées tampon dans le tas pour être sûr de ne pas louper notre avion)

2) Est-ce qu'on peut faire tout ça sans louer de voiture ? Les Petit Fûté n'étaient pas très clairs là dessus, je veux donc être sûr qu'on peut tout faire en bus (ou avion le cas échéant).

3) La journée 6 (Aguas Calientes > Macchu Picchu > Cusco) vous parait elle faisable si on prend l'option Wayna Picchu ou est ce qu'il faudra repasser une nuit à Aguas Calientes ?

4) Faut il prévoir un sac de couchage ou quelconque matériel pour les bus de nuit et l'expédition Uyuni ?

5) D'ailleurs j'ai prévu l'itinéraire en mettant la Bolivie à la fin pour avoir un tout petit peu plus de chance d'avoir de la pluie dans les Salars (moi aussi je veux ma photo avec le sol miroir), est ce que ça vaut le coup ? Ou est ce que dans tous les cas j'ai très peu de chance d'avoir de la pluie et donc ma photo miroir ? Parce qu'au pire j'ai Photoshop.

6) Je n'ai pas mis la visite des mines à Potasi parce que ma copine me dit qu'elle l'a fait et qu'elle a détesté participer à une sorte d'exploitation touristique de la misère. D'un autre côté, le Petit Fûté me dit "Les mineurs acceptent les visiteurs, avec les profits qui en découlent pour les agences de voyages, car ils veulent faire connaître leurs conditions de vie et faire comprendre certains des mécanismes qui gèrent l'économie du pays". Je ne sais pas trop quoi en pensez, quel est votre avis ?

7) Des suggestions ? Des trucs à voir absolument que j'aurais oubliés ? Des visites que j'ai prévu qui ne sont pas nécessaires ?

Merci beaucoup, bonne soirée ! (ou probablement matinée si vous me lisez depuis la France au réveil :))

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Jour 1 : Buenos Aires > Lima > Cusco Nuit à Cusco

Jour 2 : Cusco > Vallée sacrée Visite de Chinchero, Salines de Maras, Moray Nuit dans la Vallée sacrée

Jour 3 : Vallée sacrée / Pisac / Ollantaytambo Visite de Pisac et Ollantaytambo Nuit dans la Vallée sacrée

Jour 4 : Vallée sacrée > Cusco Visite et nuit à Cusco

Jour 5 : Cusco > Hidroelectrica > Aguas Calientes Bus jusqu'à Hidroelectrica puis marche jusqu'à Aguas Calientes Nuit à Aguas Calientes

Jour 6 : Aguas Calientes > Machu Picchu > Cusco Visite du Macchu Picchu puis retour à Cusco en bus de nuit Nuit dans le bus

Jour 7 : Cusco > Puno / Uros > Copacabana Visite de Isla de los Uros puis bus vers Copacabana de nuit Nuit dans le bus

Jour 8 : Copacabana > Isla del Sol Visite et nuit à Isla del Sol

Jour 9 : Isla del Sol > Copacabana > La Paz Retour à Copacabana et bus vers La Paz de nuit Nuit dans le bus

Jour 10 : La Paz > Tiwanaku > La Paz Visite de Tiwanaku Nuit à La Paz

Jour 11 : La Paz > Cocoico > La Paz Visite de Cocoico Nuit à La Paz

Jour 12 : La Paz > Uyuni Visite de La Paz et bus vers Uyuni de nuit Nuit dans le bus

Jour 13 : Uyuni Visite de la ville et achat des tickets pour Salar Nuit à Uyuni

Jour 14 à 16 : Circuit Salar Uyuni Circuit organisé et bus de nuit vers Potasi le dernier jour

Jour 17 : Potosi > Ojo del Inca Visite de Ojo del Inca Nuit à Potosi

Jour 18 : Potosi > Sucre Visite de Potosi et bus de nuit vers Sucre Nuit dans le bus

Jour 19 : Sucre > Santa Cruz / Samaipata Vol intérieur le matin puis Santa Cruz > Samaipata Nuit à Samaipata

Jour 20 : Samaipata > Santa Cruz > Buenos Aires Retour en bus le matin à Santa Cruz puis vol de retour vers Buenos Aires
Retour de Malaisie English translation pending
by Lahax · 2015-05-23 · 33 replies
Bonjour,

J'utilise souvent ce forum pour préparer mes voyages. J'ai décider de faire un retour d'ascenseur en écrivant au retour ce que j'aurai aimé lire avant de partir.

Jungle, îles paradisiaques, découvertes culinaires et petits prix sont pour moi les grands attraits de la Malaisie. On y trouve beaucoup de mulsulmans (et donc relativement peu d'alcool!), des indiens, des chinois (ce qui n'est pas mutuellement exclusif, j'en suis bien consciente), ce qui fait qu'il est dur de coller une image quelconque aux malais. Le niveau de développement est aussi un mélange: on peut voir des familles entières sur un scooter, mais aussi des rues propres et calmes comme chez nous, avec les prix qui vont avec (nous l'avons constaté surtout à Ipoh et dans les Cameron Highlands). En général, on ne voit pas de pauvreté, par contre on peut manger et se loger pour pas cher: environ 20 MYR le repas et 50 MYR la chambre pour deux (pour les prix en euros il suffit de diviser par quatre). La Malaisie est découpé en deux partie, la Malaisie péninsulaire (entre Singapour et la Thaïlande) et "l'autre partie" sur l'île de Bornéo (partagée avec l'Indonésie). Nous sommes restés en Malaisie péninsulaire.

Quelques infos pratiques Les prises électriques L'astuce de la touillette en bois découverte à Singapour est valable aussi en Malaisie (ce sont les mêmes prises). Plutôt que d'acheter un adaptateur, utilisez une touillette en bois! Fichez la dans le trou du haut, insérez votre prise européenne, retirez la touillette - ça charge! Les boissons Au restaurant la même boisson (le café par exemple) sera souvent plus chère froide que chaude. Le surcoût doit venir des glaçons car les boissons froides arrivent chaudes mais avec des glaçons! Pour les jus c'est différent, souvent ils sont dilués à l'eau, mais s'il ne le sont pas ils sont plus chers sans glaçon car il y a plus de fruit. A essayer: Milo (boisson chocolatée), Horlick (boisson au céréales), Bandung (lait-rose). Quant à la bière, souvent "une bière" correspond à "une bouteille de 1 litre"! La bouffe En une vingtaine de jours je n'ai toujours pas bien compris comment fontionnait une carte, j'ai toujours une surprise quand arrive le plat, sur la quantité, les ingrédients, la consistance (tiens, j'avais commandé une soupe?). Mais grosso modo, on choisi soit un plat de nouille, soit un plat de riz ("nasi"). On peut aussi prendre une viande (ex: poulet, "ayam"), qui vient toujours avec de la sauce et des légumes, et commander du riz avec. L'écueil à éviter selon moi est de commander seulement des "vegetables". Des fois il s'agit d'un plat complet avec du riz et même de la viande (si si!) mais des fois il ne s'agit vraiment que de légumes! Il y aussi de nombreuses spécialités mais il n'est pas évident pour un touriste de les dénicher. A noter: -les "roti canai" (cuisine indienne: une galette feuilletée accompagnée de sauce aux lentilles) est ce qui se rapproche le plus des croissants du matin. -"ABC" est une étrange glace aux haricots rouges et au maïs. -le durian est un fruit qui pue tellement qu'il est interdit dans les lieux publiques, au même titre que la cigarette! Les bus Les bus locaux ne coûtent presque rien mais semblent passer un peu aléatoirement. Les car, plus fiables, ne sont pas très chers non plus et ont des fauteuils de première classe! La plomberie Il n'y a pas toujours d'eau chaude dans les hôtels. Les douches "à l'italienne" semblent concues pour innonder toute la salle de bain y compris la cuvette des toilettes. Prévoyez les tongues si vous ne voulez pas vous mouiller les pieds en allant faire pipi! Prévoyez aussi du papier toilette car l'usage ici c'est de se laver au jet. C'est peut-être pas plus mal mais un peu technique

Première étape: rallier Tioman depuis Singapour Arrivant par Singapour en Malaisie, nous avons décidé d'aller d'abord sur l'île de Tioman, pas si loin à vol d'oiseau. Le ferry pour Tioman part de Mersing (35 MYR aller). Il dépend de la marée et a donc des horaires variables. Il faut arriver le plus tôt possible à Mersing, car plus on arrive tard plus on risque d'avoir à attendre un ferry jusqu'au lendemain. Il y a des navettes directes Singapour / Mersing, mais elles sont au prix fort. Nous avons préféré utiliser les bus locaux, plus lents, quite à attraper le ferry un jour plus tard. Nous avons choisi de passer la muit à Johor Bahru ("Djébi" pour les intimes), la ville voisine de Singapour, qu'on atteint en quelques heures de bus et quelques salamalèques de la douane. Initiallement nous avions préféré nous arrêter pour la nuit à JB plutôt qu'à Mersing car sur internet l'offre en hébergement nous avait semblé plus pauvre à Mersing. Mauvais calcul! A JB les hébergements en centre sont très chers, ce fut notre nuit au plus mauvais rapport qualité/prix de toute la Malaisie: 100 MYR pour une chambre sans fenêtre. En partant de JB vers 9h nous sommes arrivés à Mersing alors que le dernier ferry partait et avons du passer aussi une nuit à Mersing! On a pu d'ailleurs constater sur place qu'on y trouve plein d'hôtels pas cher. Au moins, JB nous a laissé deux bons souvenirs: les stands de poisson frais (montrez celui que vous voulez, il est pesé, cuisiné et servi dans une feuille de bananier sur le champ), et le coiffeur-barbier à 12 MYR! Pour les filles, c'est beaucoup plus cher et pas terrible. Les coupes sont accompagnées de massages, voir de manipulations style osthéopathe. A Mersing en revanche, on a eu une mauvaise surprise en mangeant à un buffet: une addition à 80 MYR, la plus chère de tout notre séjour. Les coupables étaient les fruits de mer (écrevisse, calamar), étrangement hors de prix dans ce petit port.

Tioman C'est la plus au sud des îles de la côte est. Elle est traversée en son milieu par une route, tout autour il y a des petits villages (dont certains accessibles par bateau uniquement), et tout le reste, c'est de la jungle bien dense. Nous y avons passé une semaine nous sommes contentés des parties accessibles à pied. Ce serait un vrai petit paradis s'il n'y avait pas des déchets qui trainent à droite à gauche... Heureusement les fonds marins sont épargnés! Le snorkelling (masque et tuba) et la plongée sont les activités phares sur l'île, avec le bouquinage sur la plage et les tentatives d'ouverture de noix de coco. Tekek C'est le village par lequel on arrive. Il y a des boutiques "duty free" avec de la bière pas chère (allez savoir pourquoi) et comme partout ailleurs sur l'île des lézards géants, mais rien qui ne nous ait donné trop envie de s'attarder. Il faut dire que notre arrivée correspondait à la fin de la haute saison, c'était relâche pour tous les habitants qui vivent du tourisme:tout était fermé. Air Batang (ABC) C'est le village voisin de Tekek, juste au nord. On y trouve des bungalows, des restos, des bars, des fonds marins à visiter en snorkelling ou en plongée - tout ce qu'il faut pour des vacances relax! Il faut juste se méfier des singes qui n'hésitent pas à visiter les bungalows pour piquer de la bouffe! Il n'y a pas vraiment de route, les seuls véhicules à moteur sont des scooters sur lesquels sont bricolés des side-cars. Nous avons trouvé notre bonheur "Chez Mohktar", qui gère avec sa petite famille des bungalows et un resto qui fait des bons petits plats (les légumes au lait de coco déchirent). Le snorkelling est génial, on a vu des poissons clown qui semblent défendrent leurs anémones, des raies, des requins et des paysages sous-marins fantastiques crées par les coraux et autres bestioles. Au nord du village, un chemin dans la jungle permet de rejoindre "Monkey Bay" (une plage déserte, hormi les singes) puis le village suivant. Comme toujours dans la jungle, la progression est lente et difficile et cette partie est complètement sauvage. Ne comptez pas comme nous sur d'hypothétiques bars de plage pour étanchez votre soif, vous n'iriez pas loin. De Juara a Tekek Il y a une route mais aussi un chemin de randonnée, qui part de la mosquée. Ca grimpe un peu et avec la chaleur humide de la jungle, c'est sport! Vers le sommet on rejoint la route. Plus loin une cascade et un bassin où faire trempette ont un goût de récompense (petit chemin sur la droite juste avant la grande maison abandonnée). Autre distraction sur la route: la "mouse deer farm" où sont élevés des chevrotains, des sortes de biches de la taille d'un lapin. Juara Le village est assez similaire a Air Batang, mais il y a beaucoup, beaucoup moins à voir en snorkelling - sauf à être chanceux et croiser une tortue. Les tortues viennent pondre sur la plage. Tout le monde ne se fait pas (comme nous :) réveiller par une tortue en pleine nuit, mais on peut au moins rendre visite à "Turtle Project", une association qui les protège. En partant de "Turtle Project" justement, il y a une superbe rando qui mène à une rivière et un très bon spot de baignade. Le chemin est juste assez tracé pour être praticable, on le découvre au fur et à mesure en contournant un rocher, escaladant une racine... Un panneau indique que le chemin est fermé car les gens s'y perdent - au cas où nous avions un GPS sur notre smartphone (avec l'appli OSMAND qui fonctionne hors ligne). Il y a un autre accès qui part plus loin sur la plage, il est donc possible de faire une boucle. Enfin, à Juara, il y a du surf. Mais c'est seulement à la saison des pluies! Note: ne pas loger chez Starfish (juste avant Beach Shack) si on aime les salles de bain propres comportant au moins un lavabo et les gens souriants.

Taman Negara Après en avoir bien sué dans la jungle à Tioman, je n'étais qu'à moitié partante pour le Taman Negara, une immense jungle. Pourtant j'ai adoré! Le village par lequel on y accède, Kuala Tahan, est charmant. Coupé en deux par une impressionante rivière (telle que je m'imagine l'amazonie), on traverse en barque (1 MYR la traversée). Il y a aussi des "floating restaurants", sortes de péniches, où la bouffe n'est pas terrible mais le cadre est extraordinaire. On a fait la "night jungle walk" avec un guide (25 MYR), sympa même si la foule casse un peu l'ambiance. Le clou du tour était l'animal semi-domestique du coin (dont je tairai l'espèce pour préserver le suspens) - à ne surtout pas louper. En rando on peut faire la "canopywalk" (5 MYR) et un petit sommet, ce n'est pas très long mais avec la chaleur ça nous a suffit pour la journée. En deux jours on peut aller jusqu'à un abri pour observer les animaux, mais pour aller plus loin les guides sont à priori obligatoires. Il est aussi possible de s'enfoncer dans le parc en bateau et voir ainsi des villages d'aborigènes (Orang Asli), des cascades... Mais on n'a pas fait. Pour arriver à Kuala Tahan nous avions pris un bateau (3 heures, 35 MYR) qui part des environs de Jerantut et remonte la rivière. C'est assez magique, mais si c'était à refaire, pour environ le même budget, j'irai peut être à Kuala Tahan en bus puis je prendrai le bateau (45 min, 40 MYR) pour m'enfoncer dans le parc. Ceux qui en revenaient étaient trempés à cause des passages de rapides - ça a l'air fun! Les sangsues Il faut faire avec, alors dites vous que vous expérimentez de près la faune sauvage! La technique de rentrer son pantalon dans de grosses chaussettes donne des résultats, mais elles sont quand même assez douées pour se faufiler discrêtement sous les vêtements pendant que vous randonnez. Pour nous c'était trois par personnes, aux chevilles, sur le dos et le ventre. La bonne nouvelle c'est qu'on ne sent rien, la mauvaise c'est que ça laisse des traces un moment! En chemin A mi-chemin entre Kuala Lumpur et Taman Negara se trouve Kualah Gandah Elephant Sanctuary. On peut assister au bain des éléphants, les nourir et les voir faire des tours. Et un documentaire très intéressant est projeté. Le centre est financé par l'état et les plantations de palme et a pour but de protéger les éléphants. Quand leur habitat est détruit, une équipe de choc de Kuala Gandah les relocalise dans le Taman Negara. Ils en ont déjà relocalisé 700. L'entrée est gratuite, seul frais eventuel: 50 MYR par groupe + 10 MYR par personne pour prendre un bain avec un éléphanteau. Plus le taxi pour y'aller, car il n'y a pas de bus (60 MYR de Tamerloh, certainement moins de Lanchang). Si vous passez à Tamerloh, vous pouvez faire réparer vos chaussures et vos vêtements dans la rue pour quelques MYR, et tester le "tempoyak ikan patin", du poisson dans une soupe de durian bien épicée. Vous serez certainement amené à passer une nuit à Jerantut, pas de panique, il y a le NKS hostel, pas cher du tout (25 MYR la chambre double) et ils s'occupent de tout. D'ailleurs on suppose qu'ils compensent les nuités pas chères avec les marges prises sur les transports et les tours.

Ipoh Pour mettre un peu de cuture dans notre voyage, nous nous sommes arrêtés dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco (et sur le chemin des Cameron Highlands). J'ai trouvé la ville pas inintéressante, mais pas renversante non plus. Par contre nous avons adoré manger à Kong Hang, une petite salle bondée qui ne paye pas de mine entourée de plusieurs petits stands. On y a goûté les popiah (sortes de rouleaux de printemps à je-ne-sais-quoi-qui-est-bon), les brochettes de porcs (la spécialité) et le Ipoh White Coffee, qui nous a même été offert par notre voisine de table: "Quand vous partirez de malaisie, vous vous rappellerez de la gentillesse des gens" nous a-t-elle dit. C'est gagné! A quelques kilomètres au nord de la ville (15 MYR aller en taxi) se trouve "Perak Cave Temple", un temple boudhiste chinois installé dans une gigantesque grotte, dont les recoins sont décorés de statues et peintures (et de textes, mais c'est littéralement du chinois). Des escaliers partent dans tous les sens, épousant la roche. Certain mènent bien au dessus de la grotte, donnant un point de vue sur la vallée. La visite-ballade est super.

Cameron Highlands D'astucieux businessmen ont fait de la culture hors sol une attraction touristique majeure. La fraise en est la figure de proue, les boutiques déclinent la fraise en mille et un produits dérivés. On peut les cueillir directement dans les serres, mais ne comptez pas faire une affaire en économisant la main d'oeuvre: c'est 4 MYR les 100g! Les plantations, principalement de thé, forment des paysages originaux. La région des Cameron Highlands est en altitude, sa fraîcheur relative participe à son succès. Nous sommes restés a Brinchang, principale ville du coin avec Tana Rata. Il semblerait qu'une des spécialités culinaires ici soit le "Steamboat": on vous amène une quantité délirante d'ingrédients crus, un réchau avec une sorte de bouillon, et c'est à vous de faire la popote. Il faut bien ça pour prendre des forces si on veut visiter la "Mossy Forest". En taxi c'est 60 MYR aller, à pied c'est deux heures de grimpette dans la jungle, en s'accrochant parfois aux racines pour se hisser! En haut, une forêt un peu fantastique, avec des points de vue bien aménagés. Il est possible de continuer et d'atteindre un sommet (et même d'y camper), mais c'est ardu! En l'occurence nous avons fait demi-tour à 1/3 du chemin, de fortes pluies ayant transformé le chemin en bain de boue. La bonne nouvelle, c'est que pour rentrer à Brinchang, si on en a marre de la jungle, on peut prendre la route (11 km) où dans ce sens il est facile de faire du stop. Au passage on peut cueillir des fraises, admirer les iconiques plantations de thé, visiter une "bee farm" (gratuit -ballade au milieu des ruches et boutiques de souvenirs) et une "butterfly farm" (pas testé). Par contre une fois qu'on a fait tout ça, il ne semble pas rester grand chose à faire dans la région! A Brinchang, la "Big Red Strawberry Farm" semble être le leader du tourisme hors sol. On peut la visiter et manger et boire de la fraise à leur café, avec la vue sur les salades en serre et du bon wifi. On peut y cueillir des fraises, mais seulement en saison (vers août), alors que sur la route de Mossy Forest on a pu en cueillir en mai. Enfin à Brinchang, ne loupez pas l'excellent et très peu cher "vegetarian fast food" et ses fameuses ailes de poulet végétariennes (incroyable mais vrai).

Kuala Lumpur (Kéèl pour les intimes) Pour nous la capitale fut juste une ville de transit, tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une alternative au train express à 35 MYR pour l'aéroport: le bus à 10 MYR!
Commencer par San Pedro de Atacama: risque altitude English translation pending
by Jerome72 · 2015-04-18 · 23 replies
Bonjour

Je voulais savoir si il était deconseillé de prendre un Vol Paris / Sandiego / Calama. Puis prendre le bus pour San Pedro de Atacama, faire des excursion pendant 2 a 3 jours, puis partir faire le Sud Lipez et Uyuni, puis continuer notre periple en Bolivie puis Perou.

Le fait d'arriver de Paris a San Pedro de Atacama n'est t'il pas risqué au niveau de l'altitude?

Merci pour vos infos
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
by Chamadou · 2014-05-15 · 248 replies
Bonjour à tous !

Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.

Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.

Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !

À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.

Bon voyage !

Christian
Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels English translation pending
by Sunhae · 2014-02-27 · 308 replies
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Laos - Cambodge (un peu) - Vietnam English translation pending
by Ninou98 · 2014-02-25 · 73 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer un périple de 2 mois Laos - Angkor - Vietnam (le Nooooord) Ma connaissance de ces pays se limite à quelques discussions de salon, à quelques lectures et à quelques recherches sur VF. Comme nous partons dans 2 mois, si quelques forumeurs pouvaient m'éclairer de leurs connaissances...

Voici la trame de notre programme. Je compte sur vous pour exercer vos yeux avertis sur ce programme pour m'aider à le finaliser.

Paris / Luang Prabang 29 avril

1jour / 2 nuits à Luang Prabang REPOS parce que les longues heures d'avion, moi ça m'épuise ! Alors je me suis trouvé un bel hôtel avec un beau jardin sur les bords du Mékkong le Thongbay Guesthouse. J'espère qu'ils seront à la hauteur de leur réputation. Et pendant que je bullerai Le Grand ira en repérage 😉

BoucleNord : Bateau en remontant le Mékong jusqu'à Pakbeng Bus jusqu'à Oudomxai Bus jusqu'à Muang Khua Bateau en descendant la Nam Ou jusqu'à Nong Khiaw Arrêt 2 jours à Nong Khiaw pour faire une belle balade dans ce petit paradis Retour à Luang Prabang (en bateau ? pas sûr, il y a des travaux actuellement etnous ne savons pas s'ils seront terminés - Dommage)

3 jours à Luang Prabang Nos incontournables : - chutes de Kuang Shi (un petit Havasupai, paraît-il, mais sans la remontée lol) - chutes de Tad Saé - le «plus beau Vat du Laos» datant de 1560 : Vat XiengThong

puis au choix : - Musée National et/ou - le Vat May et/ou - Vat Xieng Mouane et/ou - La Maison du Patrimoine et/ou - Musée Ethnologique et/ou - le marché Phousi Et se balader dans cette ville dont tout le monde tombe amoureux apparemment

Luang Prabang > Ventiane BUS On fera le trajet de jour pour admirer les paysages réputés superbes mais Je ne sais pas si on pourra s'arrêter pour prendre quelques photos 😕

Etape : 1 nuit à Vang Vieng parce qu'il faut bien se reposer un peu, on est en vacances quand même 😉

Vientiane

2 jours : Phou Khao Khouay Parc National – trek (easy) avec la Ferme des Orchidées

Retour à Vientiane 2 jours : Je n'ai pas encore identifiés d'« incontournables » je compte sur vous

Vientiane > Paské (Bus de nuit)

A Paské Pas encore d'incontournables non plus, mais Prévoir de monter sur la colline du Vat In Pang pour un coucher de soleil (après une journée pas trop chargée). Vue impressionnante sur leMékong, mais attention 380 marches à monter et à redescendre.

4000 îles. L'île deDon Khone - 3 jours / 2 nuits Les« incontournables » : Chutes de Li Phi, Chutes de Phapheng (oui oui on aime bien les chutes d'eau, les cascades, etc) prendre un bateau pour aller voir les dauphins. ne rater aucun lever ou coucher sur soleil partout sur l'île ou en bateau +++

Circuit de 2 jours ou 3 jours sur le Plateau des Bolovens (Voiture avec chauffeur ? Moto ? Ça risque d'être comique ! 😉) Chutes de Tad Fan et de Tat Nuang, Tad Pasuam (2km de marche entre les 2) Chutes de Tad Champee sur la route de Salavane Cascade de Nam Tok Katamtok, Chutes de Tad Lo (cf. plus haut), Visite d'une plantation de café ? (retrouver le Hollandais qui fait le« meilleur café du monde ») aller de Sekong à Attapeu en bateau sur la rivière Kong (SUPERBE) Pour une petite leçon d'histoire aller voir la Piste de Ho Chi Minh localiser les Chutes de Tad Fane

Retourà Paské - Vat Phou « Temple Montagne » (A 8 km de Champassak) On peut y passer la journée à visiter et à se balader. Très bel endroit, paisible, entouré de verdure et de pièces d'eau couvertes de lotus. Ancien sanctuaire khmer à 1 400m d'altitude, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du haut de la terrasse supérieure, la vue sur le Mékong et les environs est magnifique. Petit musée.

CAMBODGE Bus pour le Cambodge – Choisir un bus TRES confortable – Trajet très long 7 heures au moins, en général plutôt 9, jusqu'à Kratie mais il paraît que c'est beau. A faire de jour ?

J'avais prévu une étape à Kratie mais je lis tellement de choses peu sympathiques sur cette ville, qu'on va peut être aller directement à Siem Reap 20 heures de bus (ouille mon dos!)

SiemReap de 5 à 7 jours

A voir Pagode Wat Bo, peintures anciennes Balade sur la digue du Baray jusqu'au bassin royal de Srah Sang.

Restau Curry Wallah cuisine indienne – Délicieux Green Star perdu au fond d'un quartier excentré – service chaleureux etnourriture excellente Khmer Kitchen cuisine khmer très bon

Angkor

Les« incontournables »

Pour les photos ne pas oublier qu'à midi le soleil est presque à la verticale (on est pratiquement sur l'équateur) donc heures des photos exclusivement de 7h30 à 9h30 puis à partir de 15h30 jusqu'à 18 h.

1jour Temples de PreahKhan etde TaProhm. En milieu/fin d'après midi visiter Phnom Bakheng (mais fuir avant le coucher du soleil quand la horde débarque). Coucher du soleil à Angkor Vat (Rechercher le meilleur endroit)

1 jour à vélo ou en tuk-tuk Bantey Srei En théorie, une grosse matinée en partant tôt. En théorie parcequ'en réalité, il y a tellement de choses à voir en route que lesarrêts sont nombreux.

1 jour Temples Roluos, situé à environ 15km à l'est de Siem Reap (c'est aussi faisable à vélo mais il y a pas mal de circulation sur la route)

1jour : (tuk tuk ou voiture avec chauffeur?) A 40 km au nord de Siem Reap (à vérifier) Temple de Beng Melea. A une dizaine de km visiter Kbal Spean Site archéologique, spectaculaire lit de rivière sculpté.

1jour Lever de soleil sur Angkor Vat MAIS les gens se pressent à l'intérieur de l'enceinte du temple alors que si on reste sur la gauche du pont à l'entrée, on sera tranquille et reflets sur l'étendue d'eau qui entoure le temple +++ Angkor Thom : Bayon temple principal du carré Angkor Thom, Baphuon antérieur à Angkor Thom (XIe siècle), Phimeanakas temple du Xe siècle (donc antérieur à la cité AngkorThom). La vue, à partir du sommet, est très jolie. (attention àl'heure pour les photos), Terrasse des Eléphants, Terrasse du Roi Lépreux.

1jour ANGKOR VAT - ANGKOR VAT - ANGKOR VAT VIETNAM(1 mois environ)

SIEM REAP > Da Nang (rien à faire à Da Nang on file sur Hoi An)

Hoi An - 3 jours Hôtel Hao Binh Hotel très sympat Morning Glory Restau +++

Visite de My Son 69 km ausud-ouest de Da Nang,

Hoi An > Hué (120 km – env 5 heures en fonction des arrêts et des visites) ne pas hésiter à prendre une voiture avec chauffeur route superbe on a envie de s'arrêter tout le temps (Col des nuages entre autres) Si on est en forme (parce la visite est fatigante) Montagnes de marbre

HUE Hotel Huenino – très agréable, propre Resto Chez Ovi ++ grignoter à la Boulangerie Française – produits fabriqués dans un orphelinat

2 jours - pour visiter un peu Hué (prendre contact avec un guide pour une ½ journée au moins)

3 jours - Organiser une balade dans le Parc National de Ke Bang (Grottes de Phong Nha). (Par exemple : Voir avec l'Agence Hue Touriste à Hué organise des excursions sympa(parlent français) sinon Jimmy ?

1 jour - Les tunnels de Vinh Moc

Hué→ Hanoi (Train de nuit)

Hanoi : Retrouver l'adresse du restau de rue où l'on mange les meilleurs Bo Bun de laterre !

Temple de la littérature Le Lac de l'Epée ??

Ninh Binh 1 jour / 2 nuits (éviter absolument le week end) Grottes de Trang An (env 12 km de Ninh Binh). Prendre un tuk tuk. 3 h de balade sur une rivière et 9 grottes. Ce site est manifestement plus beau que Tam Coc et surtout moins envahi de touristes et de vendeuses à la sauvette

Boucle Nord 10 jours au moins de Hanoi à Sa Pa « Route desPhotographes » Route 32 Puis Ha Giang - Hanoi. 1ere étape Hanoi > Nghia LO (201 km) 1 nuit à Nghia Lo - Guesthouse chez Luat et Phong. Belle maison thaï à flanc de colline un peu à l'extérieur de Nghai Lo. Lits doubles séparés par des cloisons. Cuisine excellente.Dîner très copieux et succulent

2ième étape Nghia Lo > Mu Cang Chai (via le col Khau Pha 80 km environ) des cols – des points de vue +++ le plus beau étant celui de Khau Pha (à voir le soir au crépuscule ?? ou le matin au lever du soleil ?? ... si on est courageux) Village de La Pan Tan (rizières réputées les plus belles du Vietnam – Classées au Patrimoine Mondial) une 20taine de Km avant Mu Cang Chai après le Col de Khau Pha Maison d'Hôte de Monsieur Tu' (prononcer Teu). Dîner excellent pas de français ni d'anglais « on parle avec les mains ». Sur le bord de la rizière en direction du village de Om Khoumtourner à gauche au bout du petit pont. La maison est sur la droite. Visite sympa à faire : le village h'mong de Mo Ré 10 km AR sur une bonne piste qui prend à l'angle de l'hôtel Suoi Mo (une horreur en béton repérable de loin). Traverser le village et continuer à monter. Une piste raide prend à gauche, un grand virage à gauche et de là une très belle vue. En redescendant prendre le petit chemin qui longe la rivière (pilon a riz hydraulique) puis on arrive à une piscine naturelle. Très sympa.

3ième étape Mu Cang Chai > Tan Yuen 60 km environ Avoir le matin : le marché ! Très sympa toutes les ethnies du coin se retrouvent dans leur costume traditionnels. Vraiment +++

4ième étape Tan Yuen > Ha Giang (Entre Tan Yuen et Sa Pa partie de la route la plus belle qui lui vaut son surnom de Route des photographes. On a envie de s'arrêter tout le temps. Le must le Col de Tram Lo avant d'arriver à Sa Pa)

Puis Ha Giang – Dong Van – Meo Vac - Cao Bang – Lac Ba Bé – Hanoi (pas encore eu le temps de disséquer cette partie mais ce sera grosso modo le parcours de Mathieu. Il est parfait (le parcours, pas Mathieu 😛)

Croisière dans la Baie de Tu Long avec Indochina-Junk 3 jours/2 nuits. Dragon Pearl

Prévoir avant ou après la Baie d'Along 1 journée sur l'Ile de Cat Bat Très belles randonnées à faire dans le Parc National

Et le 27 juin en fin de journée Airport > Plane > Airport > Maison parce qu'il faut bien revenir un jour...

Merci de vos conseils, Amicalement Ninou
Ile de la Dominique... morceaux choisis! English translation pending
by Krikri6792 · 2014-02-23 · 61 replies
Ile Nature, île authentique, île aux 365 rivières... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'île antillaise de la Dominique. En décembre 2013, nous y avons fait un séjour de 11 jours dont voici le récit présentant quelques "morceaux choisis" !

Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.

Bonne découverte et à +



Présentation

Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.

C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !

Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.

Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.

Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !

Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)

Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)

Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.

Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.

Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.

Bon, assez bavardé, le départ est imminent !



Le voyage et l'arrivée à la Dominique

Samedi 30 novembre 2013

Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !

Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.

L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.

Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.

Dimanche 1er décembre 2013

Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !

Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !

Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!

Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.

En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.

Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !

Vue à travers le hublot !

Red Rocks Haven : une villa en bord de mer

Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).

La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !

Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.

A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.

Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !

La villa : vue sur la terrasse et de la piscine

Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste

La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.

Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?

La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.

L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.

Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.

Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…

Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !

Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.

Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".

Allez, on vous les fait découvrir plus loin.

Red Rocks

De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages

Commençons par la baie de Calibishie.

Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.

Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.

Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.

Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"

4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.

Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.

Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.

Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.

Hodges Bay

Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay

Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".

C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.

Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.

Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.

Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.

Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.

Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.

Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.

A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…

La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.

Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.

La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !

Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.

Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !

Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.

Ce que nous croyons être la Chaudière !

Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)

Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.

Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.

La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.

Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.

Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.

Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.

Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.

Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.

Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.

Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.

Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.

Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.

Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.

A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !

On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.

Sentier bien balisé jusque là !

Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !

Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.

Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !

Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !

Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.

Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.

Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !

Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.

Sur le Waitukubuli Trail



Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool

Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).

L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.

L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.

Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.

Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.

Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.

Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.

La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.

Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.

Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !

La nature avec un grand N… assurément !

Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.

Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.

Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?

Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.

Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.

Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.

Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.

Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.

Durée : une heure et demie.

Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !

Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.

Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !

Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.

Freshwater Lake

Plongée et snorkeling du Nord au Sud

La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.

Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.

Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth

Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.

C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.

Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.

Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.

Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.

Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.

Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.

Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).

Sur le littoral Centre… près de Salisbury

Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.

Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.

Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.

Hervé a fait deux plongées sur ces sites.

Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.

La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.

Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.

Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !

Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.

Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.

Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).

Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.

Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.

Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.

A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.

La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.

Eponge tubulaire

Retour en Guadeloupe par l'Express des îles

Mardi 10 décembre 2013

Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !

Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.

Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.

C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.

Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.

Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !

Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.

Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.

Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !

Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !

Mercredi 11 décembre 2013

Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.

La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.

Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕

La Dominique, vue depuis le pont du bateau

Le mot de la fin

Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.

Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.

Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.

La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.

La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.

Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !

Alors sans doute à bientôt !

Quelques ouvrages et sites Internet utiles

Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)

Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica

Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.

A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

Je vais faire la connaissance de Tokyo... English translation pending
by Kate · 2014-02-12 · 119 replies
...enfin !

Bonjour

En préparation d'un voyage d'une dizaine de jours à Tokyo je constitue un bloc-notes sur lequel j'inscris en vrac toutes les bonnes idées récoltées, grâce aux Vfistes accrédités (merci 😉) et surtout grâce à la bienveillance de mon "japonais" préféré...(re re merci 😊)

La pelote de laines emmêlées se déroule doucement. Je crois avoir intégré l’essentiel et compris qu'il valait mieux profiter de la capitale plutôt que de se disperser... Ce sera donc une première partie du séjour dans un quartier, une nuit à Nikko et la deuxième partie dans un autre quartier. Du classique quoi !

Cependant, quelques points de détails manquent à mon bloc-notes:

Je me suis inscrite sur le Tokyo Safari de David Michaud
http://www.tokyosafari.com/ et malgré une relance je n'ai pas eu de réponse. Quelqu'un connaitrait-il ce photographe ? Est-il toujours en activité (son site semble être à jour)? Éventuellement une autre adresse mail que celle de la page "contact" ?

Je souhaiterais dîner dans un "grand" restau. Chef japonais et cuisine japonaise, bien sûr. Je ne doute pas des talents de Joël Robuchon mais ce n'est pas le but... Une adresse à me conseiller ?

Existe-t-il à Tokyo une piscine municipale avec lignes d'eau ? (c'est pas pour faire trempette, c'est pour nager 😛) Peut-on y rentrer sans abonnement ou autres règlements ?

J'ai lu qu'à vélo il était obligatoire de rouler sur les trottoirs... Du coup, je ne vois pas trop l'intérêt... Il n'y a pas la moindre piste cyclable ?

J'en ai fini avec mes questions pour le moment 🙂 Merci d'avance.

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