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Voyage en avril au Liban: itinéraire et sécurité English translation pending
by ChrisBertran · 2019-01-08 · 35 replies
Bonjour, Nous avons nos billets pour le Liban du 24 avril au 5 mai 2019 :)

J'ai préparé un circuit qu'on ajustera sur place mais pouvez vous me dire ce que vous pensez du "timing" dans chaque endroit et notamment Beyrouth et Byblos où je voudrais réserver les hebergements, hotel à Beyrouth et AirB&B à Byblos.

On arrive par un vol très tardif le 23, 2 heures du matin, je dois donc réserver la nuit du 23 au 24 à l'hotel :( Pour Beyrouth nous prendrons les services, bus et à pied. Ensuite nous quitterons la capitale en voiture de loc pour découvrir le reste du pays.

Du 24 au 26/4 inclus : Beyrouth avec musée, corniche, hamra .... La journée du 26 aller-retour à Baalbeck en bus. 27 et 28 : Visite des grootes de Jeita, Jounieh et Byblos, Batroun, avec 2 nuits a Byblos 29 : Visite de Tripoli et route pour Bscharré pour y dormir 30 : Rando dans la Qadisha. A ce propos, niveau sécurité et balisage, peut on randonner seuls ? 01/05:Ballade aus Cedres et route jusqu'a Zahle pour y dormir 02 : découverte autour de Zahlé. on pensait à la montagne ou se trouvent les pistes de ski, bonne idée ? Route jusqu'à Deil el Qamar pour y dormir 03 : Visite de Beitedine, jezzine et arrivée a Saida pour la nuit 04 : Saida, souk, chateau... Milieu d'après midi, retour à Beyrouth pour rendre la voiture et passer la dernière soirée sur la Corniche avant de rejoindre l'aéroport pour notre vol à 2h50 du matin !

2 journées pleines et 3 soirées à Beyrouth n'est ce pas trop ? on pourrait mettre un jour de plus à Bscharré ? avez vous des remarques ou des suggestions sur des coins à ne pas manquer ou au contraire à éviter pour questions de sécurité notamment ? Je vous remercie d'avoir pris le temps Christine
Vidéo: la journée la plus chaude sur le Camino de Santiago en Catalogne English translation pending
by WalkingNatur · 2018-12-29 · 0 replies
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous notre troisième journée de Cami de Sant Jaume ou Camino de Santiago catalan. Le plan était de parcourir les 80 km en 4 jours et d’aller du village de Llivia, dans la province de Gérone, à Organya, dans la province de Lleida. Il s’appelle également le Camino del Segre, car il suit le fleuve tout au long de la traversée de la Cerdagne et de l’Alt Urgell. C’est juste une partie de l’ensemble du Camino de Santiago que l’on peut prendre à partir des Pyrénées espagnoles et se diriger vers la ville de Pampelune où il rejoint le Chemin français.

Nous avons passé une très bonne nuit au camping Pont d'Ardaix, il faisait de nouveau un orage le soir, mais tout était calme et tranquille. Pour le jour 3, nous avions prévu de refaire la même distance que tous les jours précédents - environ 20 km. Et notre dernier point était la ville de Seu d'Urgell dans la province de Lleida. Nous avons réalisé que le sentier serait probablement très difficile à cause des montagnes qui nous entourent et de la chaleur extrême de juillet qui nous habitait tous les jours. Nous voulions donc nous préparer le plus rapidement possible et conquérir la montagne principale de la journée avant la chaleur de midi. Au début, le marquage était assez bon et nous n’avions presque pas besoin d’utiliser notre GPS. Nous manquions de nourriture avec seulement quelques fruits et du chocolat, alors nous étions un peu inquiets si nous avions assez de fournitures pour la journée, car nous savions que nous ne nous rendrions pas dans les magasins jusqu'à la fin de la journée. Au début, plusieurs kilomètres de piste étaient faciles et presque plats en traversant la forêt et le petit village de Pont de Bar Vell. Dans ce village, nous avons rencontré le plus mignon des animaux: un petit âne pâturage avec ses parents. Nous avons donc eu la chance de passer du temps avec eux. Nous avons pu profiter de la vue magnifique sur le sommet de la montagne et la gorge en chemin. Ensuite, nous avons dû marcher environ 1,5 km sur la route de la voiture sans avoir aucun signe du chemin. Seul le GPS et le parcours téléchargé sur Wikiloc nous ont aidés à trouver la bonne direction. C'est la réalité de ce sentier que parfois vous ne voyez aucune marque et soudain, au milieu de nulle part, vous retrouvez le panneau. Quand nous sommes arrivés au village d'Arseguel, nous avons encore perdu notre piste, ayant du mal à errer dans les rues étroites de la vieille ville. Ensuite, la route traversait la forêt pendant un certain temps et c’était la meilleure partie de la journée à coup sûr. Beaucoup d'ombre, des oiseaux qui chantent et très calme - tout ce dont vous avez besoin par temps chaud. Nous avons pris notre collation au bord de la rivière et avons continué à monter. La descente depuis cette montagne était beaucoup plus difficile que nous le pensions, il y avait beaucoup de petites pierres qui tombaient sur les chemins et elles rendaient très difficile le maintien d’un bon équilibre. Lorsque la partie la plus escarpée a été terminée, le fait de marcher sur un terrain plat a été un vrai soulagement. Le reste du chemin était principalement plat et facile (assez ennuyeux cependant) en passant par les maisons et les champs du fermier. Juste le chaud soleil frappait nos têtes et à la fin nous nous sommes sentis assez épuisés. Mais la récompense était d'aller au grand supermarché et d'acheter des tonnes de nourriture (bien plus que ce dont nous avions réellement besoin). Et avec toute la force qui nous reste, nous sommes finalement arrivés à notre terrain de camping.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/RWtMN_urG6Y N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

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Vidéo: randonnée en Costa Brava | Cadaques - Far del Cap de Creus English translation pending
by WalkingNatur · 2018-12-02 · 2 replies
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous la septième journée de notre grande randonnée sur la côte méditerranéenne, où nous avons traversé Cadaques et Far del Cap de Creus sur la Costa Brava.

C'était le dernier jour de notre randonnée et nous avions prévu de nous rendre au phare de Cap de Creus et d'explorer les environs. Nous avons donc emprunté le sentier de 6 km qui mène au phare. La journée était nuageuse et nous étions d'accord avec le fait de savoir à quel point il pouvait faire chaud au soleil. Mais nous espérions toujours des vues épiques et de superbes photos. La première partie du sentier allait sur la route de voiture puis se tournait vers le chemin de terre puis vers un chemin de montagne. La partie de la route n’a cependant pas été longue. Sur le chemin, il y avait beaucoup de montées et de descentes et le chemin lui-même était très rocheux et instable à certains endroits. Mais savoir que vous marchiez déjà sur la péninsule et que vous étiez entouré d’eau de tous les côtés rendait ce sentier vraiment spécial. Bientôt, nous avons commencé à voir le phare au sommet de la montagne et il semblait assez impressionnant de loin. Quand nous nous en sommes approchés, cela ne nous a pas autant impressionnés, mais l'endroit autour de nous était à couper le souffle. Toutes ces falaises rocheuses incroyables, ces lagons aux eaux turquoises, ces mouettes se reposant et se comportant comme une maison et les yachts dérivant lentement dans la mer ont fait de cet endroit un lieu écologique unique. Il existe une telle variété de reliefs et de formations rocheuses que vous pouvez littéralement passer toute la semaine à saisir toute cette beauté et à photographier chaque recoin avec la garantie que chaque plan sera différent. C'est donc une visite incontournable pour tout phtographe passionné. Et nous avons été si déçus que nous ayons passé si peu de temps à explorer cet endroit. Nous devrons donc y revenir à un moment donné.

Et là, nous avons eu un moment très doux-amer en réalisant que même si c’était notre destination finale prévue pour toute la randonnée, nous pouvions continuer à faire de longues randonnées et nous ne voulions pas nous arrêter. C'était très gratifiant de parcourir toute cette distance et d'y aller à pied, car c'était notre première expérience de randonnée pendant tant de jours consécutifs. Nous étions heureux d'avoir fait cette randonnée au printemps, alors qu'il faisait chaud mais qu'il ne faisait pas trop chaud et que le monde de la nature se réveille et montre toute la beauté qu'il a eue. Nous avons également beaucoup appris sur notre équipement de randonnée que nous n’avons étonnamment pas remarqués au cours de nos randonnées plus courtes. À présent, il était clair pour nous ce que nous ne devrions plus apporter et ce que nous devrions changer. Ce n’était que le début pour nous et nous avons maintenant senti le pouvoir de nous remettre au défi et de planifier des randonnées encore plus longues. Cela devient tellement addictif lorsque vous entrez dans cette routine. Ainsi, la randonnée a été un rappel que le chemin lui-même est tellement plus important que la destination et que vous feriez mieux de profiter de votre chemin car lorsque vous arrivez à la destination, le moment de joie est très court et vous voulez simplement continuer ainsi et l'aventure à jamais fin. C'est à suivre ...

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/12FNJgHo7RY

N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

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Photo: votre "best of" 2018 English translation pending
by Pierre · 2018-12-02 · 494 replies
L'année 2018 touche à sa fin. Ayant subi de multiples pressions 😉, je lance cette nouvelle discussion faisant honneur à vos/nos meilleurs clichés de l'année 2018.

Quelques principes: - 10 photos numérotées maximum par membre (le Best Of, le Top 10, la crème de la crème...) postées dans un ou plusieurs messages - Photos prises en vadrouille ou voyage en 2018 - Ce n'est pas un concours (pas de vote) mais un partage de photos pouvant être soumises aux critiques et autres commentaires positifs et négatifs de la communauté 😉.

En répondant à ce message, vous acceptez les conditions générales d'utilisation et le fait que quelqu'un puisse aimer ou pas votre photo 🙂

A vos disques durs !
Bon plan location de voiture à Ushuaïa et Puerto Natales English translation pending
by Ppb69 · 2018-11-05 · 9 replies
Hello, Etant en pleine préparation un petit séjour de 3 semaines en Terre de Feu et Patagonie Chilienne et Argentine (tour classique : Ushuaia, Punta Arenas, Puerto Natales/Torres de Paine, El Calafate, El Chalten), je voudrai louer une voiture a Ushuaia (1 journée) et a Puerto Natales (de 1 a 3 jours selon si nous allons camper au Parc ou non). Le reste du parcours se fera en bus et les locations ne traverseront pas de frontières.

Apres quelques recherches , je ne trouve que des agences de location qui n affichent pas de prix, ou alors ils faut les contacter par mail (sans sombrer dans la parano... Dis moi d ou tu viens, je te dirais a combien je la loue...).

Donc, je souhaiterai avoir quelques infos (exemple de modèle, prix par jour, conditions) sur des agences de location sérieuses et pas chères sur ces 2 villes.... Si vous avez des bons plans, c 'est encore mieux !!

Si quelqu'un pouvait me tuyauter, ça serait sympa.

Merci d avance, Cordialement, Pierre
Compte rendu de 12 jours entre Israël et la Jordanie avec des enfants English translation pending
by Reglisse68 · 2018-11-03 · 9 replies
Voici le compte rendu de notre dernier voyage : à la découverte d’Israël et de la Jordanie en 12 jours (fin octobre 2018).

Le but de ce compte-rendu est de fournir des informations aux personnes qui préparent un voyage.

Nous sommes une famille avec deux enfants de 4 et bientôt 6 ans. Nous avons décollé de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, et nous avons laissé notre voiture au parking Blue park, établissement peu onéreux et sérieux situé à 7 minutes de l’aéroport. Nous aimons découvrir d’autres cultures et rencontrer les gens à travers nos voyages. Nous voyageons souvent en croisière mais parfois nous organisons tout notre voyage par nous-mêmes ce qui fut le cas pour ce voyage.

Pour les enfants lors du voyage : vous n’aurez aucune difficulté à trouver des aires de jeux en Israël, elles sont par contre rarement propres et entretenues (rouille, excrément d’animaux…). La plupart des sites sont payants à partir de 5 ans, et en fait on a rarement payé pour nos enfants. Au restaurant, on peut commander deux plats et manger à 4 dessus…

🙂JOUR 1 : vol + Tel Aviv

Arrivée à Tel Aviv vers 11h30 par un vol easy-jet. 4h de vol, le temps passe vite !

Nous avons attendu un long moment en plein soleil pour prendre la navette pour se rendre à l’agence de location proche de l’aéroport. On a ensuite récupéré notre voiture de location (louée chez Thrifty), loueur que je ne conseille pas. Nous avons loué via internet un modèle familial et sur place, la personne voulait nous donné une Toyota Yaris… et bien entendu pas moyen de retrouver le fameux modèle familial présenté sur le site internet. Après beaucoup de négociation on a récupéré une berline pour le même prix. Nous avons hérité d’une voiture avec une vis plantée dans un pneu (crevaison lente), à croire qu’ils ne prennent pas le temps de contrôler le véhicule entre les locations. La révision aurait dû être faite depuis 2000km… Bref, heureusement qu’il y a un témoin de pression pour le pneu, on a pu le faire réparer avec une mèche pour 10€ à Eilat. Tous les loueurs fonctionnent de la même façon : il faut prendre la navette pour récupérer la voiture (car rental return center).

Nous avons ensuite affronté Tel Aviv au volant… c’est une ville embouteillée mais même si la conduite est sportive, les conducteurs sont courtois et on nous a laissé passer assez souvent.

Visite de Jaffa, le quartier historique de Tel Aviv. C’est joli, pas très propre, mais authentique. Pour se garer nous avons été au parking souterrain Jaffa court, on a payé 12€ environ pour l’après-midi aux caisses automatiques et au moment de passer la barrière, pas besoin de montrer le ticket, la barrière s’ouvre grâce à une caméra qui lit la plaque d’immatriculation.

Nous avons ensuite cherché notre chambre (logement chez l’habitant via airbnb). Nous avons logé chez Joe, dans le sud de Tel aviv, 112€ pour deux chambres pour deux nuits, dans un environnement propre et proche d’une aire de jeux, d’un parking gratuit et d’une supérette. Logement que je recommande, et Joe a été très sympa, il parle même le français ! Petite frayeur la 1ère nuit, l’appartement se trouve juste dans l’axe de décollage de l’aéroport….on a eu l’impression qu’un avion voulait atterrir dans notre chambre. Après avec la fatigue on n’y fait même plus attention.

🙂Jour 2 : Césarée + Saint Jean d’Acre

Initialement nous voulions visiter les jardins à Haïfa mais nous avons été pris dans les embouteillages et malgré la marge de temps prise en plus, jamais nous n’aurions pu être présents pour la visite de 10h. Si on veut voir les jardins il faut forcément passer par la visite, sinon il faut se contenter de la vue des jardins depuis la terrasse du haut.

Finalement, ne voulant pas trop stresser sur la route, nous avons fait un stop à l’aqueduc de Césarée, puis nous nous sommes dirigés vers Akko (Saint Jean d’Acre).

L’arrêt à Césarée n’est pas indispensable et n’a même aucun intérêt, surtout si on a déjà vu le pont du Gard ou même les vestiges romains à Saint Raphael par exemple… La baignade est en plus interdite d’après le panneau et la plage n’est pas vraiment propre.

Akko est une ville à voir. La citadelle est magnifique, le marché est authentique (vendeurs pour touristes mais également poissonniers, vendeurs de pita, de pâtisserie, de fruits et légumes…), le tunnel des templiers est à faire aussi. Un gros bémol : la ville est vraiment sale… des déchets partout, des chats au milieu, des sacs plastiques au sol, et les odeurs qui vont avec ! Parking facile à 20nis la journée (5€ environ).

Sur la route du retour nous avons mangé au restaurant italien Piano Piano situé dans le grand centre commercial de Yok neam. Tous les lundis soirs pour 3 plats achetés de pates, le quatrième est gratuit ! Autant dire qu’on a dévoré (le midi le repas était plutôt léger, 2 petites pizzas et une pita nature dans le marché).

Retour à Tel Aviv en passant par le quartier des gratte-ciels, un réel changement de décor pour ce petit aperçu de la Tel Aviv moderne.

🙂Jour 3 : Ha Carmel market + pause plage à Jérusalem beach + trajet vers Arad.

Parking près du marché pour 20NIS la journée puis pause détente dans une grande aire de jeux pour nos enfants.

Visite du marché de Ha carmel market, un marché coloré et vivant, fréquenté par les locaux et les touristes. Nous avons aussi déambulé dans la rue parallèle qui est un marché d’art, très sympathique. Nous avons mangé au bar Orchel (kebab délicieux et du poulet mariné sympa aussi avec des légumes grillés et du pain avec plein de condiments savoureux et une grande bière pour 25€ environ).

Nous avons ensuite marché un peu pour se rendre sur la plage, belle plage de sable blanc, eau agréable, plage publique gratuite avec douche.

Vers 15h nous avons repris notre voiture pour se rendre jusqu’à Arad, notre point de chute suivant pour visiter les environs de la mer morte.

Nous avons choisi de faire la cuisine pour les deux soirs suivants, donc nous faisons quelques courses au supermarché de la ville. Nous avons logé dans un appartement vide, toujours chez l’habitant. L’appartement de Leon est super bien équipé, on a pu laver notre linge, une belle cuisine, 4 bons couchages, et une belle aire de jeux juste contre l’immeuble. Le voisinage nous a par contre vraiment défiguré … 4 touristes au milieu d’un quartier résidentiel populaire à forte connotation religieuse.

🙂Jour 4 : la forteresse de Massada + oasis de Ein Gedi + pause détense à Ein Bokek (mer morte)

Une des meilleures journées de notre voyage.

Départ matinal pour arriver à la forteresse à 8h30. C’est magnifique, nous avons opté pour le téléphérique mais il existe un sentier pour y grimper à pied (deux sentiers en réalité). C’est un lieu bien conservé, magique, avec une vue splendide… et une chaleur torride ! Le dépliant en français est assez complet et pratique pour faire la visite par soi-même. On peut choisir de monter en téléphérique et descendre à pied mais le sentier est fermé s’il fait trop chaud.

Direction l’oasis de Ein Gedi pour découvrir les bouquetins et l’oasis en elle-même. Nous avons grimpé un petit peu puis nous nous sommes posés et baignés dans les cascades. Si on veut être tranquille, il ne faut pas s’arrêter au premier arrêt baignade, il faut grimper un peu plus haut. Nous avons croisé un serpent pendant le déjeuner…

Direction ensuite la mer morte pour une baignade inoubliable. Et oui, à la plus grande surprise de notre fille de bientôt 6 ans, on peut faire l’étoile de mer facilement ! Par contre il faut être prudent et éviter le contact avec la bouche et les yeux, ça brule ! Heureusement il y a des douches pour se rincer. Expérience inoubliable et gratuite.

Retour vers Arad en fin d’après-midi. La route est belle au milieu du désert, uniquement de la montée !

🙂Jour 5 : route entre Arad et Eilat, visite de l’aquarium d’Eilat

Nous avons pris la route assez tôt, puis nous sommes arrivés vers 12h à Eilat. La météo n’étant pas favorable (vent et frais) nous avons choisi de visiter l’aquarium.

Nous avons mangé chez Omer’s, un restaurant sympa et local, fréquenté par les locaux et les touristes. Un des serveurs est français, cela aide à choisir. Le menu est en anglais, notre repas était bon mais pas vraiment donné, 35€ pour deux plats et un coca et quelques frites.

L’aquarium (observatoire sous-marin plutôt) est à faire si vous voyagez avec des enfants. Nous avons payé 356NIS (89€ environ) pour deux adultes et deux enfants. On peut aussi acheter en avance sur le site internet pour bénéficier d’une petite réduction. Certains hôtels font aussi une petite réduction. L’aquarium des requins est sympa, on peut voir les horaires des repas et y assister. L’observatoire sous-marin est unique en son genre car les poissons sont libres, ce sont nous les « enfermés ». Il y a une aire de jeux et d’autres aquariums. Film 4d pas testé. Nous y sommes repassés le lendemain après-midi gratuitement, il suffit de se faire prendre en photo et de montrer la photo le lendemain pour pouvoir entrer (valable aussi le surlendemain si vous êtes encore dans le coin).

Nous nous sommes posés ensuite chez notre hôte, Mikaïl, dans un club de plongée qui loue des chambres. Nous ne recommandons pas, même si l’emplacement est pratique, le lieu était sale et vétuste (surtout la salle d’eau). Seule mauvaise surprise concernant le logement durant notre séjour. Il n’est pas adapté à une famille (lits simples superposés) et ressemble plus à une auberge de jeunesse.

Repas chez il pentino à côté de chez Omer’s, deux plats de pates pour 25€. C’est correct sans plus, la garniture est pauvre… Ce n’est pas donné mais sur Eilat, c’est compliqué de manger pour pas trop cher.

🙂Jour 6 : à la découverte des bords de mer côté nord + pause plage à Dekel beach Nous avons un peu déambulé sur le front de mer côté nord, aucun intérêt. La plage publique est sale, jonchée de déchets en plastique et de morceaux de verre. Il y a beaucoup de plages privées. Dans les deux cas prévoir les chaussures de bain pour se baigner en évitant les oursins…

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Dekel beach, une belle plage publique gratuite, sur laquelle on peut louer des chaises et des transats pour un prix dérisoire. Nous sommes arrivés vers 11h, et si vous voulez vous garer facilement, il ne faut pas arriver plus tard. Le temps était nuageux, presque frais ! Finalement vers 12h, le personnel installe le tapis de bain pour pouvoir entrer dans l’eau, le soleil pointe le bout de son nez et hop tous à l’eau ! Avec un masque et un tuba on croise de nombreux poissons, près du bord ! C’est magique, en bougeant dans l’eau, il ne fait pas froid.

Diner chez Peppéroni pizza, le seul restaurant ouvert un vendredi soir ! Pour 25€, une belle pizza et un énorme plat de pate bolognaise bien garni. Une bonne adresse pour remplir 4 ventres affamés !

🙂Jour 7 : passage de la frontière entre Israël et la Jordanie + trajet jusqu’à Pétra

Nous avons fait l’erreur de ne pas faire de change le jeudi, le jour de notre arrivée et nous l’avons payé cher. Le samedi, tout est fermé, y compris les bureaux de change. Nous avons dû changer nos shekels israéliens à la frontière, je vous laisse deviner le montant de la commission…

Nous avons garé notre voiture sur un parking juste avant la frontière, c’est un parking sauvage, gratuit, où de nombreuses voitures de location attendent…

Le passage de la frontière se fait facilement, il faut payer environ 25€ de taxe de sortie du territoire israélien par personne (adulte et enfant !).Pour entrer en Jordanie, nous n’avons pas le Jordan pass, mais nous n’avons rien payé car nous séjournons 4 nuits en Jordanie. Mon passeport a été épluché pour regarder tous les tampons apposés lors de nos précédents voyages. C’est relativement bien indiqué côté israélien, coté jordanien beaucoup moins, mais cela reste facile si on parle anglais.

Nous avons ensuite payé 55JOD pour aller jusqu’à Pétra, il n’y avait qu’un taxi qui s’y rendait, impossible de négocier le tarif. Le trajet dure 2h environ jusqu’à Wadi mussa.

Nous avons réservé en avance trois nuits à l’hôtel Peace way, très bon rapport qualité prix pour nous 4, 150€ les trois nuits avec le petit déjeuner (et un frigo dans la chambre !). L’hôtel n’a pas de navette mais pour 1jod un taxi peut vous descendre jusqu’au site de Pétra (ou la première voiture qui passe, ça marche aussi !).

Arrivé vers 15h à Wadi Musa, nous avons pris le temps de nous installer et de faire quelques courses pour préparer le déjeuner des jours suivants dans Pétra : du thon, du maïs, des cuillères en plastique, des gâteaux secs à l’anis délicieux achetés à la boulangerie près du rond-point… et de l’eau !

Repas dans le restaurant Al baraka, correct côté rapport qualité prix, on a négocié environ 15% du montant tous les soirs… C’est un restaurant fréquenté par les touristes mais de toute façon, trouver un restaurant vraiment local s’avère compliqué à Wadi Musa… Les plats proposés sont bons, pas sensationnels non plus, cela reste cher par rapport au niveau de vie des Jordaniens, mais en gros pour deux plats, un coca, une petite entrée on est sur 20JOD (24€ environ).

🙂Jour 8 : à la découverte de la fabuleuse Pétra

Un site majestueux qui se mérite, lever à 5h45, petit déjeuner à 6h30, nous étions sur le site à 7h15. L’hôtel est à 20 minutes de marche en descente mais nous avons opté pour le taxi local (la première voiture qui passe a été arrêtée par le gérant de l’hôtel et il nous a dit ok pour 1jod). Nous étions presque seuls à l’entrée du site, bien avant que les touristes affluent par bus. Nous avons acheté sur place nos entrées pour deux jours (55jod par personne). Il faut amener les passeports et faire tamponner son papier donné à la frontière pour ne pas payer de visa jordanien.

Nous avons pris les chevaux (un adulte + un enfant sur le même cheval) pour aller de l’entrée du site jusqu’au début du Siq, seule partie où les chevaux sont autorisées. Il faut savoir que normalement le prix du cheval est compris dans le billet d’entrée mais en réalité ils demandent 5jod voire plus. Le prix réel est de 3 jod maxi, j’ai négocié à chaque fois et ce matin-là ils n’étaient vraiment pas contents…

Nous avons marché dans le siq, c’est époustouflant. Il y a des calèches qui passent dans le siq pour en théorie les personnes qui ont du mal à se déplacer, mais en fait elles sont utilisés par tout le monde (en tout cas ceux qui acceptent de payer le prix fort…). Au bout du Siq on découvre le trésor, aucune description possible, il faut le voir… Nous continuons notre visite vers le théâtre, puis vers les tombes royales, puis nous commençons le trail Al Khubta. C’est peu indiqué, la carte fournie à l’entrée gratuitement en français est peu détaillée, mais c’est mieux que rien. Le trail permet d’accéder à un point de vue superbe sur le théâtre puis sur le trésor. C’est magique. Au retour nous avons pris un thé chez un bédouin qui surplombe le théâtre, il était très gentil, le thé était excellent (1jod le thé). Il nous a autorisés à manger dans sa tente notre pique-nique, à l’abri du vent. On peut simplement s’asseoir sans consommer, il ne force pas du tout à la consommation. Il y a aussi une tente juste avant la vue sur le trésor avec un magnifique panneau « pour avoir la vue, il faut consommer » en anglais… en fait nous n’avons rien consommé du tout mais nous ne nous sommes pas attardés. Pendant nos deux jours de visite, pendant les trails nous avons rencontrés énormément de Français. Nous avons ensuite continué nos visites jusqu’à la zone des restaurants. Puis retour à pied jusqu’à la billetterie tout à l’entrée du site. Nous avions un porte bébé pour transporter la plus petite (17kg tout de même !), et heureusement car en fin de journée c’était indispensable.

Nous avons ensuite pris un taxi pour remonter à notre hôtel, pour 2 jod. C’est l’hôtelier qui nous a donné le prix, les taxis demandent 6 jod. Il faut aimer négocier. Petit détour par la laverie pour récupérer notre linge propre, passage au supermarché, et retour à l’hôtel. Repas à 18h, comme les poules !

🙂Jour 9 : Deuxième jour dans Pétra

Debout matinal, 5h45…Nous avons à nouveau pris les chevaux, toujours pour 6 jod les 2 (après négociation…). Nous avons traversé le Siq, revu le trésor et nous avons ensuite commencé l’ascension vers le haut lieu du sacrifice, ça monte raide, mais à l’ombre ça se fait bien, même avec les enfants. Le trail est long, dans des paysages magnifiques, c’est à la limite de l’escalade à certains moments, chaussures fermées de randonnées conseillées (svp, ne pas prendre des tongs si vous tenez à vos pieds et à vos chevilles..). Les escaliers sont usés, le paysage est superbe, certains monuments découverts le long du trail sont vraiment beaux. La marche se termine au niveau des restaurants. On vous conseille de vraiment faire le tour, pas juste un aller –retour jusqu’au haut lieu du sacrifice.

Nous avons ensuite commencé la longue ascension des fameuses 800 marches jusqu’au monastère. C’est donné pour 45 minutes. Nous l’avons réalisé en 25 minutes au pas de course car nous avions pris un âne pour nos filles (10jod la montée) et la personne qui guidait l’âne marchait vite ! Et forcément on est bien obligé de suivre… La montée est réalisable, il y a des moments à plat pour se poser, ce n’est pas étroit tout le long du sentier. En haut le monument est massif, moins détaillé que le trésor, mais tout juste splendide. Nous avons pique-niqué (toujours maïs, thon, et pour changer un peu crêpes au nutella en dessert !). Le seul problème pour manger comme ça, c’est la présence des chats et chiens errants, et les mouches ! Et quelques rafales de vent qui soulèvent le sable… ! Nous avons descendus les 800 marches tous les 4 tranquillement. Svp, ne prenez pas l’âne par fainéantise, si vous êtes en état de marcher, prenez l’escalier !

Nous avons ensuite pris un âne pour nos deux enfants, 7jod, de la zone des restaurants jusqu’au trésor. Nous avons ensuite marché dans le siq, c’est pénible car les calèches foncent même dans les zones étroites. Les chevaux ne sont pas toujours bien traités, ils glissent sur les zones pavées. Ce morceau-là n’est pas agréable, et en plus c’est légèrement en montée, histoire de bien vous achever… ! Nous avons ensuite repris deux chevaux pour finir notre journée entre la fin du siq et l’entrée du site. Petite pause glace bien méritée, 1 jod la glace ! Et nous partons à la recherche d’un taxi à 2 jod pour remonter jusqu’à l’hôtel. Aucun n’a voulu nous prendre à ce tarif, nous avons marché 2 minutes au bord de la grande route qui remonte à wadi musa et un local nous a demandé 2 jod pour remonter. Oui ce n’est pas légal, mais les taxis sont trop gourmands… Les locaux risquent 100jod d’amende s’ils prennent des touristes au bord de la route.

Repas au même endroit, fermeture des valises !

🙂Jour 10 : à la découverte du désert du Wadi Rum

Debout 5h45… 7h le taxi passe nous prendre. Il s’agit du taxi qui nous a ramené à l’hôtel après le premier jour de visite de Pétra. J’ai réussi à négocier 35Jod, je pense qu’on ne peut pas avoir moins. Il y a un peu moins de 2h de route jusqu’au visitor center du wadi rum. Il existe un bus qui coute 7jod par personne (enfant et adulte, c’est le même prix) et qui part de Pétra vers 7h. Nous payons 10jod pour entrer dans le parc naturel du wadi rum (5jod par adulte, gratuit pour les enfants). Le taxi demande alors 4 fois sa route pour savoir où se trouve le bureau de Jordan tracks, là où nous avons acheté notre excursion dans le désert pour une journée et une nuit.

Finalement nous arrivons devant l’office à 8h45, avec 45 minutes d’avance. Finalement d’autres français arrivent aussi. Nous avons acheté une journée dans le désert comprenant une petite randonnée, de la jeep, une promenade en dromadaire, 3 repas et une nuit dans un campement. 80jod par adulte, 20jod par enfant donc 250€ pour nous 4, c’est un cout mais c’est sans regret. L’agence est sérieuse, le campement est vraiment dans le désert, à l’abri du vent. Les repas étaient très bons, les activités sympathiques, une véritable immersion dans un lieu unique et un décor exceptionnel. Un incontournable.

🙂Jour 11 : Retour en Israël et long trajet jusqu’à notre dernier logement près de l’aéroport

A 8h30 nous sommes de retour au village après un bon petit déjeuner, nous attendons notre taxi (arrangement avec l’agence Jordan tracks) qui doit nous reconduire à la frontière pour 25jod. Il existe un bus pour revenir à Pétra et qui passe vers 9h.

Nous passons la frontière, sans difficultés. Il faut s’alléger de 10jod par adulte pour sortir de Jordanie. C’est gratuit pour les enfants.

Nous arrivons à Eilat après avoir récupéré notre voiture de location vers 11h. Nous laissons nos enfants jouer dans une aire de jeux pendant un long moment histoire qu’elles puissent se défouler.

Nous mangeons une nouvelle fois à la pizzéria peppéroni pizza puis nous mettons le plein et nous partons pour 3h30 de route pour rejoindre notre dernier point de chute : Nachshon.

En route nous passons par Miztpe Ramon, un très joli point de vue !

Arrivée au kibbutz en fin d’après-midi, vers 17h30 dans la nuit. L’accueil est glacial mais le logement nickel, on ne peut pas tout avoir !

🙂Jour 12 : direction l’aéroport !

Notre vol étant à 13h20, nous partons du logement à 8h, et après quelques embouteillages nous arrivons enfin au « car rental return center » (très mal indiqué !). Il y a une station-service juste à côté, c’est pratique pour rendre la voiture avec le plein.

On rend la voiture rapidement, la navette passe toutes les 30 minutes pour nous ramener à l’aéroport.

Les contrôles ne sont pas très longs, il y a une belle aire de jeux dans le terminal 1 pour les enfants de 2 à 6 ans. C’est très pratique pour les faire bouger avant 4h de vol !

EN VRAC : 🤪Côté budget : 3220€ tout compris (dont 625€ de vol) pour 2 adultes et deux enfants pour 12 jours de voyage inoubliable !

🙂Nos coups de cœur : la journée à proximité de la mer morte et les trois jours en Jordanie !

🙁Notre raté : l’aqueduc de Césarée.

Notre ressenti : Les deux pays sont jonchés de détritus au bord des routes et des plages, Israël est plus propre mais dès qu’on s’éloigne d’un lieu touristique c’est à nouveau catastrophique ! Quel massacre de voir le bord des routes jordaniennes envahis par les déchets, les pneus éclatés, les bouteilles plastiques...

Les Israéliens rencontrés lors de notre séjour (sauf Joe !) se sont montrés assez froids, peu conviviaux. J’ai dit bonjour de nombreuses fois sans avoir une réponse…. On a bousculé un de mes enfants, j’attends encore qu’on me dise simplement pardon. On demande une indication, la personne ne répond pas et nous ignore (peut-être ne parlait-elle pas anglais ?). C’est une impression partagée par d’autres français rencontrés dans le désert et qui eux ont voyagé en bus et ont eu le même ressenti. A l’inverse les Jordaniens rencontrés sont aimables, disposés à vous aider, à vous expliquer quelque chose. La différence de comportement s’explique certainement aussi par le fait que les Jordaniens ont besoin des touristes pour vivre, pas les Israéliens. A méditer. Bien sur ce paragraphe n’est le reflet que de notre petite expérience.

N’hésitez pas si vous avez des questions !
Saint-Pétersbourg, Moscou, l'Anneau d'Or et la Carélie, 22 jours en août 2018 English translation pending
by Pboulard · 2018-09-09 · 147 replies
Hello,

Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.

Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.

Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com

Lien vers l'itinéraire <>

Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>

Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.

1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais



J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.

A bientôt pour la suite, Pascale
Un long week-end à Aberdeen et environs English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-07-14 · 6 replies
Certains s'étonneront que j' ai choisi Aberdeen en Ecosse de l' est comme destination touristique. La ville semble avoir mauvaise réputation, les commentaires sont peu amènes, on décrit Aberdeen comme une ville sinistre construite en granit et sans charme. On pourrait signaler qu'il y a des villes en granit ailleurs, en France par exemple, et en Bretagne en particulier, Saint-Malo, Saint-Servan, Saint Brieuc, Rennes, Quimper, et tant d'autres villes ou bourgades ou villages très typiques et typés. Et puis il y a la côte de granit rose en Bretagne nord , un granit qui s'apparente au grès rose utilisé dans la construction en Ecosse justement, dans les terres et en bord de mer. Oui, Aberdeen est sans doute une ville assez austère, moins belle qu'Edimbourg, mais elle vaut le détour. Et surtout, on se baladera dans l' Aberdeenshire, côté Upper Deeside ou Speyside ( la route du whisky entre Aberdeen et Inverness ) sans oublier la côte sud du côté de Stonehaven. Il se trouve que lorsque l'on s'éloigne d' Aberdeen, les constructions passent du granit au grès rose aussi bien le long de la côte que vers l'intérieur des terres quand on s'enfonce dans les Lowlands puis les Highlands. Ce voyage était aussi un retour aux sources car j' ai travaillé à Aberdeen il y a très longtemps et y ai donc vécu plusieurs mois. j' avais envie de revoir la ville et de refaire des balades en voiture dans les environs comme à l' époque.

Généralités Vol Montpellier - CDG puis CDG- Aberdeen sur Air France. Aberdeen est très bien connectée aux grandes villes européennes en raison d'une prospérité liée à l' extraction du pétrole en mer, celle-ci ayant commencé au début des années 1970. En ce qui concerne les dépenses sur place, il faut éviter si possible de changer des euros en livres sterling à cause d'un taux de change défavorable et préférer le paiement en CB et les retraits de liquide aux distributeurs.

1er jour : Arrivée à Aberdeen en début d'après-midi. Il fait clair et beau. Nous récupérons une voiture à l' agence Hertz, à boîte manuelle alors que nous avions réservé une automatique, mais du coup nous sommes surclassés. Nous avons réservé une chambre dans un petit hôtel central moderne, confortable et branché , proche de la place de la Mairie ( en pleins travaux de réfection à grande échelle, des pavés à la Mairie elle-même, installée dans les murs d'un ancien collège catholique chic, de style néo-gothique avec tourelles et flèches... en granit ! ) Tout cela a belle allure, finalement... Nous allons consacrer l' après-midi à la découverte du centre - ville ( autour de Union Street ) et du centre plus ancien où se trouve l'université. Cette balade urbaine se fera à pied car la ville n' est pas immense. Il fait beau sans faire trop chaud, la marche est agréable. Petite digression ... On se trouve dans la région des Grampians où l'on peut visiter des dizaines de châteaux et des distilleries de whisky connues. Aberdeen peut donc servir de base pour des balades somptueuses vers l'intérieur de l' Ecosse ou le long de côtes découpées très panoramiques. En ce qui concerne le climat, il faut s'attendre aux changements brutaux, y compris pendant le temps d'une journée, du plein soleil à la brume, au ciel gris bas ou pommelé et de nouveau au soleil. Les couleurs dans leurs variations multiples sont toujours uniques et tout simplement écossaises... Si l'on est intéressé par Aberdeen, ville pétrolière majeure d'Europe du nord, et aussi par la construction des plates-formes d'extraction en pleine mer, on passera un moment au Musée Maritime dans Shiprow, une rue du centre-ville. Autour de Union Street, des rues typiques qui allient constructions anciennes et modernes. A une époque on a beaucoup détruit les quartiers insalubres pour faire du neuf. Il y a donc toujours cette cohabitation entre l' ancien et le nouveau, parfois surprenante et pas toujours esthétique. On visitera ( en semaine ) Saint Nicolas Kirk avec son cimetière à l' anglaise ( ' churchyard ' en opposition à ' cemetery ' ), bâtie dès le 11 ème siècle et remaniée ensuite. Elle est immense et on y a conduit des fouilles archéologiques importantes il y a une dizaine d' années et mis à jour des sépultures. Voir aussi - plus rapidement - Saint Mary Cathedral, plus récente -elle date du 19 ème siècle - pour son chemin de croix moderne en mosaïque. Une fois le nouveau centre exploré, on remonte tranquillement l' avenue principale vers le nord ( compter 30 minutes de marche ) pour rejoindre Old Aberdeen où se trouve l'Université du 15ème siècle. C'est mon endroit préféré, j' y ai travaillé et je retrouve progressivement mes anciens repères. En ce début juillet, le quartier est très calme, les étudiants sont partis. On commence par King's College et sa magnifique chapelle surmontée d'une croix couronnée. On poursuit avec St Machar Cathedral, la plus ancienne cathédrale du monde en granit ( eh oui, c'est inévitable... ), bâtie dès le 13ème siècle, et comme toujours avec ces monuments énormes et iconiques, remaniée et agrandie au fil des siècles. Elle a fière allure, le granit lui donne de la majesté. On peut ensuite, à partir de Old Aberdeen, piquer vers le bord de mer et une plage pas très exotique, entre les deux rivières Don et Dee. Les bains de mer sont difficiles à cette latitude, la mer est glacée même l' été. Et puis il y a le vent, mais, lors de ce court séjour, il n'y a qu'une brise estivale agréable. Entre la plage et le port, il y a aussi Footdee, un ancien village de pêcheurs avec ses maisonnettes basses, ses squares et ses petits jardins entretenus. Les maisons tournent le dos à la mer qui peut se déchaîner l' hiver et apporte le vent mauvais avec les tempêtes. Et puis, c'est tout. .. Le soir, la rue principale et les petites rues avoisinantes s'animent, surtout en fin de semaine ( jeudi, vendredi, samedi ). Il y a des pubs sympathiques qui servent aussi à manger. Prix très raisonnables, et ambiance musicale de qualité.



2ème jour On peut tenter de visiter l'arrière-pays en bus, mais c'est compliqué et très lent ( compagnie Stagecoach au départ d'Aberdeen ) et le bus vous dépose souvent dans des endroits improbables et loin des attractions majeures que sont les châteaux. Certains châteaux sont plus ou moins en ruine, donc non meublés ni aménagés tandis que d'autres sont dans un état parfait, pimpants et restaurés. Tous appartiennent au National Trust of Scotland. Beaucoup d' anciens propriétaires ( aristocrates ou' lairds' en écossais ) s' en sont séparés car ils coûtaient trop cher à entretenir. Les tickets d'entrée ( château + jardins ) sont assez chers, autour de 10-12 livres ( moins pour étudiants ) et il faut donc faire un choix. En tout, nous en avons retenu deux payants, les autres vus de plus ou moins près ou loin. Il y fallait aussi du temps que nous n'avions pas vraiment. Nous quittons Aberdeen assez tôt par la Upper Deeside Road qui commence par les quartiers extérieurs chic de Cults et Beltside. Végétation luxuriante, fleurs à foison, magnifiques demeures et leurs jardins entretenus à l' anglaise, c'est dans ces deux quartiers proches de la ville que réside la classe aisée, celle qui s'est étoffée et a prospéré grâce à l' extraction du pétrole. On continue vers Perculter et le premier château visité : Crathies Castle. Début des visites à 9 h 30 ou 10 heures ( selon saison ), ce qui est tard dans la matinée ( On peut commencer par les jardins et un grand bol d'air ). On se trouve sur la route royale ( le château de la Reine Elisabeth II à Balmoral n' est pas loin ). Crathies appartenait à la famille Burnett qui l' a cédée au NTOS dans les années 50. Très beaux intérieurs, plafonds peints représentant de nobles personnages historiques ( tels Hector de Troie ou Jules César ou Alexandre le Grand ), poutres agrémentées de morceaux choisis de la Bible, représentation des neuf Muses avec leurs instruments de musique, meubles précieux et parchemins. Les jardins en cette journée d' été ensoleillée sont splendides comme peuvent l'être les jardins anglais avec tous les tons de vert, des fleurs à foison et l'organisation dans la désorganisation apparente. Ce château vaut la visite et je vous le conseille. On continue vers Kincardine O'Neil, village du 15ème siècle, le plus ancien de la vallée. Puis c'est un autre village, Aboyne, bâti au milieu du 17ème siècle autour d'une place réservée aux Highland Games ( en juillet dans plusieurs lieux différents ). Ensuite on parvient à Ballater, jolie petite bourgade qui a grandi sous l'ombre tutélaire bienveillante de la reine Victoria, premier acquéreur du château de Balmoral tout proche. Premier arrêt d'importance. La route serpente ensuite vers Crathie et Balmoral Castle ( qui se visite à moitié quand la Reine est absente ) mais les salles visibles ne sont pas intéressantes . Cet arrêt hyper-touristique et donc prisé des touristes est à éviter, à mon avis). On continue donc jusqu'à Braemar, dont le château, impressionnant de l' extérieur, ne mérite pas vraiment la visite non plus. Tous ces châteaux, à l'origine en pierre, ont - bizarrement - été cimentés et pas toujours de belle façon, ce qui leur enlève, à mon avis, de leur beauté un peu sauvage. Cela évite sans doute de devoir rejointer les pierres régulièrement. Mais est-ce la raison ??? On est au bout de la route, il faut revenir en arrière jusqu'à Crathie et s'embrancher sur la South Deeside Road, moins fréquentée mais jolie tout de même. Extension sur petite route sinueuse et scénique vers Aucholzie dans le Glen Muick ( glen en anglais veut dire vallée ou vallon ) pour finalement atteindre le Loch Muick et le minuscule village de Glas-Allt Shiel. Retour vers la route principale qui longe la Dee River en direction de Birsemore et Marywell puis Bridge of Dye et Auchenblae. On est tout près de la route de côte que l'on rejoint juste avant Inverbervie comme prévu. Notre circuit de retour passe par le bord de mer avant de retourner à Aberdeen. Vous me direz, et les randonnées pédestres dans tout cela ? Où sont les plus belles ? A mon avis, du côté de Ballater ou de Braemar. Allez chercher des cartes de randonnée dans les bureaux de tourisme de ces deux agglomérations et vous ne serez pas déçus. Nous avons personnellement choisi Ballater pour un arrêt plus conséquent.

Ce paragraphe est donc particulièrement dédié aux randonneurs. J' ai privilégié Ballater par inclination personnelle. Quelques mots sur la rivière Dee, omniprésente, lors de cette balade. Longue de 85 miles, elle prend sa source sur le flanc de Braeriach, la plus haute montagne des Cairngorms et se jette dans la mer à Aberdeen.. C'est une rivière à saumons appréciée des pêcheurs. Quand la période s'y prête, on peut voir les saumons sauter les obstacles tout au long de la remontée vers les zones de frai. C'est un spectacle unique; ces poissons sont de véritables athlètes et la nature exige d'eux des prodiges. Je vous propose d'abord : 1 / La Craigendarroch Circular Walk, longue de 2 miles, qui démarre à Station Square et se poursuit à l'ombre d'une magnifique chênaie. Compter 2 heures environ. Assez facile mais rocailleux et en pente raide à certains endroits. 2 / La Deeside Way, longue de 5 miles AR, qui débute aussi à Station Square et suit une partie de la piste cyclable le long de l'ancienne voie de chemin de fer, à l' est de Ballater vers Cambus O' May. compter 2 heures environ. Facile. En pente douce. Très panoramique. La ligne de chemin de fer s'est arrêtée brusquement à Ballater car la Reine Victoria a dit non à une prolongation vers Braemar, ce qui aurait induit un passage bruyant du train aux abords de la résidence royale. 3 / Polhollick Bridge Walk, longue de 5 miles environ qui démarre à Station Square et se poursuit le long de la voie ferrée également. Compter 2 heures environ. Facile. Terrain plat. 4 / Pannanich Woods Circular Walk enfin, pour les petits marcheurs, longue de 1 mile et demie. Compter une heure. A partir de Station Square toujours. Lors de ces balades, si l'on a de la chance, on pourra apercevoir des ' capercaillies ', d'énormes coqs de bruyère qui ont la particularité de nicher à même le sol. Ils sont désormais protégés et ne se chassent plus comme autrefois. De toute façon, leur chair a tendance à être filandreuse et a le goût des landes de bruyère dans lesquelles ils évoluent. J' ai goûté de ce coq de bruyère une seule fois dans un restaurant de Inverness. Avec une farce ainsi qu'une sauce réduite au whisky de malt et à la double cream, ce n' est tout de même pas si mauvais que cela !

Maintenant pourquoi la côte après l'intérieur ? Eh bien pour (re)voir Stonehaven et surtout Dunnotar Castle isolé sur son promontoire mais qui se visite cependant si l'on a l' énergie et le temps de descendre une pente abrupte et de remonter de l' autre côté sur un versant aussi raide. En tout cas, la place était inexpugnable à l' époque des guerres claniques ou autres ! Le château est partiellement en ruine, l' endroit est vraiment magnifique, plus encore sous le soleil d'une fin de journée d'été. Un endroit d'exception à admirer et photographier sous toutes coutures au milieu de son écrin marin sauvage, entre criques de galets et hautes falaises. L' histoire du château est mouvementée et dramatique. Ainsi, William Wallace y brûla toute une garnison anglaise en 1297... Puis le château servit de prison pour des presbytériens, protestants dissidents et disciples de John Knox qui, pour la plupart, y moururent. Pour ceux qui ont du temps et aiment la marche, on peut parcourir en aller-retour le sentier qui mène du château à Stonehaven. Compter 11 kms et 3 heures de balade les cheveux au vent.

Nous continuons vers Stonehaven et son joli petit port entouré de falaises et bordé de pittoresques maisons basses en grès rose. Si l'on est peu attiré par Aberdeen comme base de découverte automobile de l'Aberdeenshire, on peut choisir Stonehaven, bourgade paisible et dotée de nombreux B&B et autres auberges et airbnb. Ou bien encore Braemar, village touristique sans doute mais où le choix de B&B est large. Assez cher, tourisme royal oblige ! Retour vers Aberdeen par la 4 voies toute récente, et qui est en construction plus haut vers le nord pour au final rejoindre Inverness. Tout a changé pour moi qui espérais retrouver mes marques assez rapidement, je ne reconnais plus grand chose sauf les sites historiques ou patrimoniaux. En revanche, la Deeside Road a peu changé. On traverse des paysages variés des Lowlands aux Highlands, de la plaine et plate campagne verdoyante aux monts pelés qui, lors de notre passage, tournaient au violet avec la floraison de la bruyère, de la petite route sinueuse sur le plat ou entre les collines basses, à la même, mais en descente soudaine et vertigineuse d'un flanc de montagne plus abrupt, et dans la brume tombée brutalement en quelques minutes. L'Ecosse dans sa splendeur si souvent originelle.



A suivre......
Visite des sites touristiques à Beijing et Xi'an et chaleur en juillet - août English translation pending
by Jollyjumper3 · 2018-04-28 · 17 replies
bonjour à la communauté, je reviens vers vous pour un retour d'expérience de ceux qui auraient pratiqué la chine touristique en juillet aout. j' y vais donc cet été avec un ami qui veut légitimement faire les incontournables de Bejing et Xi'an, après on partira à l'aventure ( on sait pas trop encore où, peut-être le Ningxia). Je viens de me faire une super sciatique ( douleur intolérable). Et je crains le monde et la chaleur ( surtout à Xi'an). Je me vois mal faire la queue 1 h ou plus pour avoir un billet par 40°C. j'attends vos retours d'expériences sachant que tout est relatif ( sauf la douleur d'une sciatique ). Cordialement Dominique
Indonésie: les merveilles de Java, Flores et Komodo English translation pending
by Lhorizon · 2018-04-21 · 96 replies
Bonjour à tous,

D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.

En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.

Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).

Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.

Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.



En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :

Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)

A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.

LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN

Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.

Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.

Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.

BOROBUDUR LE BOUDDHISTE



C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.



L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.



Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.



Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.



A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.

PRAMBANAN L'HINDOUISTE



Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.



Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.

La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.



De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.

Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.



Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.



La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.

C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).

Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.



La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.

Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...

Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.

La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.



Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !

Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.

Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...

Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
Compte-rendu d'un voyage en Israël et en Jordanie du 26 février au 27 mars English translation pending
by Domlem · 2018-04-10 · 57 replies
Bonjour à tous,

Pour aider ceux qui voudraient découvrir Israël et la Jordanie, voici quelques informations sur mon voyage entre le 26 février et le 27 mars de cette année.

Je voyage régulièrement en solitaire, habitude que j’ai prise il y a très longtemps devant la difficulté à organiser un voyage avec plusieurs personnes, difficultés pour se mettre d’accord sur la destination, sur les dates, sur l’itinéraire sans parler des défections de dernière minute… C’est sans doute un peu égoïste de ma part mais j’apprécie la grande souplesse dont on dispose quand on voyage seul.

Je suis retraité depuis bientôt deux ans. Comme j’étais enseignant, j’ai uniquement voyagé en juillet-août en évitant de voyager dans des pays trop chauds pendant ces mois d’été comme l’Égypte ou le Maroc par exemple. Maintenant, je peux voyager quand je veux, c’est pourquoi j’avais décidé d’aller en Israël et Jordanie au mois de mars, c’est-à-dire au début du printemps et juste avant la haute saison (avril-mai).

Je n’ai pas de gros moyens pour voyager (encore moins depuis que Macron s’en prend aux retraités pour compenser l’ISF que les très riches ne paient plus…), aussi j’essaie dans la mesure du possible de loger en dortoirs dans des auberges de jeunesse pour ne payer qu’un seul lit et de fréquenter les petits restaurants locaux. Je voyage principalement en bus, sauf quand cela complique vraiment trop le voyage, je loue alors une voiture pour 2 ou 3 jours uniquement.

Contrairement à ce que je lis trop souvent, la Jordanie n’est pas un pays cher quand on évite de fréquenter les hôtels luxueux bien sûr. Israël est beaucoup plus cher. Heureusement, il y est possible de voyager en bus sans se ruiner.

J’ai trouvé la Jordanie et la Palestine beaucoup plus accueillants qu’Israël. « Welcome to Jordan » n’est pas qu’un slogan. Les Jordaniens sont vraiment heureux de rencontrer les touristes même si la rencontre est souvent courte à cause de la barrière de la langue. En Israël, les touristes sont tolérés sans plus. Plusieurs fois j’ai ressenti un peu de mépris vis-à-vis de ces Européens qui, sans doute, ont l’outrecuidance de rappeler Israël au respect des règles internationales. Je ne suis pas Américain, mais je suis à peu près sûr qu’on les accueille eux à bras ouverts. En tout cas, quel que soit l’accueil, il est intéressant de découvrir ce petit pays et d’essayer de mieux comprendre pourquoi ses habitants sont en train de s’isoler de plus en plus.

J’avais réservé pratiquement tous mes hôtels sur Booking.com. Sur ce site, il est très facile de modifier les dates de réservation même quelques jours avant, ce qui est bien pratique quand on voyage plus de 2 semaines. Les seuls hôtels que j’ai dû réserver par moi-même sont ceux de l’association des auberges de jeunesse en Israël (
http://www.iyha.org.il/wp-content/uploads/languages/french.html). C’est plus cher mais j’ai trouvé cette solution pratique pour Akho et Massada.

Voici mon itinéraire :

- Dimanche 25 février : départ de l’aéroport de Nantes

- Lundi 26 février: arrivée à Tel Aviv puis bus pour Jérusalem tôt le matin – 1er jour à Jérusalem

- Du mardi 27 février au jeudi 1er mars : Jérusalem

- Vendredi 2 mars : Bethléem et le monastère Mar Saba

- Du samedi 3 mars au dimanche 4 mars : Jéricho

- Lundi 5 mars : passage de la frontière Israël-Jordanie le matin puis visite d’Amman

- Du mardi 6 mars au jeudi 8 mars : Madaba (visite de Jérash et Ajlun, du Mont Nebo, de Béthanie et de la mer Morte) – début de location de voiture le 7 mars.

- Vendredi 9 mars : route vers Dana avec arrêts à Umm-er-Rasas et Karak. Arrivée à Dana en milieu d’après-midi.

- Samedi 10 mars : Route vers Wadi Ram avec arrêts à Shawbak et Little Petra. 1ère nuit dans le désert.

- Du dimanche 11 mars au lundi 12 mars : marche (2 jours et 2 nuits) dans le désert avec Wadi Rum Jordan Guide (https://www.wadirumjordanguide.com/copy-of-home). Un must ! Je resterais plus longtemps si c’était à refaire.

- Mardi 13 mars ; retour à Madaba par le Wadi Araba et la route de la Mer Morte pour rendre la voiture puis Amman en bus.

- Mercredi 14 mars : Amman – Pétra en bus puis début de la visite de Pétra.

- Du jeudi 15 mars au vendredi 16 mars : Pétra

- Samedi 17 mars : Pétra – Aqaba en bus. Après-midi à Aqaba.

- Dimanche 18 mars : passage de la frontière entre la Jordanie et Israël puis bus de Eilat à Mitzpe Ramon.

- Lundi 19 mars : Mitzpe Ramon, Avdad et En Avedad National Park.

- Mardi 20 mars : bus de Mitzpe Ramon à Massada puis visite de Ein Bokek et Massada.

- Mercredi 21 mars : Ein Guedi

- Jeudi 22 mars : bus de Ein Guedi à Jérusalem puis de Jérusalem à Akho. Visite de Akkho.

- Vendredi 23 mars : début de location de voture à Haïfa puis direction le lac de Tibériade.

- Samedi 24 mars : lac de Tibériade et plateau du Golan.

- Dimanche 25 mars : Nazareth et Haïfa puis train vers Tel Aviv après avoir rendu la voiture.

- Lundi 26 mars : Tel Aviv

- Mardi 27 mars : vol retour vers Nantes.

Je vais essayer de vous donner plus d’informations sur mon voyage dans les jours suivants mais je peux répondre à des questions auparavant bien sûr.

Dominique
Randonnée de 2 jours dans Mafate avec enfants de 6 et 8 ans English translation pending
by Namasténepal · 2018-03-12 · 6 replies
Bonjour, Je recherche une randonnée de 2 jours avec enfants de 6 et 8 ans en décembre 2018 entre Noël et jour de l’an. Plutôt une boucle avec dépose en car au départ. Merci par avance de vos suggestions
Une semaine à Madère: randonnée, visites et conseils? English translation pending
by Papillon83 · 2018-03-01 · 30 replies
BONJOUR

on nous a conseillé d'aller à Madère car nous aimons la nature les randonnées je ne connais pas du tout est ce qu'une semaine suffit ? quel circuit conseilleriez vous en alternant rando, visite de villages ou repos en bord de mer ? faut il louer une voiture ? est ce que le mois de juin est une bonne période ? ou est ce mieux un autre mois ?

de Marseille ou NIce y a t il des low cost ?

je vous remercie par avance
Trek au Népal avec 2 enfants de 7 et 11 ans English translation pending
by Myroli · 2018-01-04 · 19 replies
Bonjour à tous, Nous sommes en voyage longue durée et prévoyons de passer par le Népal au mois de mars 2017 pour 3 semaines environ. Nous ne sommes pas intéressés par les grandes villes mais voudrions profiter de faire des treks avec nos 2 enfants de 7 et 11 ans. Idéalement, Nous voudrions pouvoir faire un trek facile sans monter à de trop grandes altitudes et si possible pouvoir le faire sans guide et nous arrêter dans des petites guest-houses sur le chemin. Avez- vous des suggestions de treks à nous proposer et pensez- vous que c'est possible d'y aller en mars sans nous retrouver dans des conditions climatiques trop extrêmes? Nos enfants sont de bons marcheurs et peuvent enchainer 5-6 heures de marches par jour avec un jour de pause de temps en temps. Merci d'avance de votre aide. Olivier
Trek région du Langtang: lac Gosainkund et Helambu English translation pending
by Talweg · 2017-12-13 · 19 replies
Bonjour,

Voici quelques informations sur un trek que je viens de terminer dans la region du Langtang ; lac de Gosainkund (Gosaikhund /Gosaikhunda...).

Permis : Vous aurez besoin d'un TIMS (2000 NPR), d'ume entree pour le parc du Langtang (3390 NPR) et d'une entree pour le parc de Shivapuri (a partir de Chisopani ; 500 NPR + 65 NPR / jour). Le TIMS et permis pour le Langtang peuvent etre achetes a Kathmandu (National Tourism Office Board) ou a Dhunche (le bus s'y arrete et attend que les touristes aient procede aux formalites necessaires). Le permis pour le parc Shivapuri s'achete a Chisopani (pour un trek fait dans le sens indique ci-dessus).

Cartes : Nous avions 2 cartes achetees localement : Lamgtang / Tamang Heritage au 1:50 000 et Langtang Gosainkunda et Helambu au 1:150 000). Ces cartes permettent de se diriger nais manquent parfois de precisions notamment aux abords des villages ou/et apres Kutumsang ou il y a plus de chemins que ce qui est represente sur la carte). La 1ere carte ne montre pas la toute derniere partie du trek (Sundarijal) mais la 2eme me parait vraiment trop peu detaillee pour s'en servir pendant le trek sans autre moyen d'orientation. A noter que ces cartes semblent avoir ete deitees avant le tremblement de terre de 2015 et donc certaines options d'hebergement ne sont pas a jour.

Tremblement de terre de 2015 : La region a ete gravement touchee par le tremblement de terre de 2015. Les stigmates sont visibles entre autres a Gosainkund, Kutumsang, Gophu Bhanjyang mais il y a des hebergements disponibles dans tous ces endroits et bien sur dans d'autres villages. Verifiez tout de meme la veille l'ouverture des lodges dans les villages ou vous projetez de vous arretez notamment en debut / fin de saison.

Se rendre au depart du trek en bus : Les billets s'achetent directement a la station de bus de Kathmandu (Macha Pohari bus station). A priori au moins 3 bus par jour, 2 "deluxe" (le 1er a 6h30) et 1 "normal". Nous avons achete notre billet la veille mais il est sans doute possible de l'acheter le jour meme, en arrivant assez tot). Cout pour le deluxe 600 NPR. Temps de trajet environ 8-9h.

Revenir en bus a Kathmadu : De nombreux bus partent de Sundarijal. Je me suis arretee a Bodnath / Bouddha en revenant cout du bus 50 NPR, compter environ 1h. Il est sans aucun doute possible de rejoindre le centre mais en changeant de bus.

Option pour le depart du trek : Dhunche ou Syabru Besi De Dhunche etape plus courte vers Sing Gomba mais assez raide et dans la foret. De Syabru Besi etape plus longue et denivele plus important mais tres belles vues.

Couts : De 200 a 500 NPR en moyenne pour hebergement. Pour les repas, comme ailleurs plus on monte plus les prix augmentent. Compter jusqu'a 650 NPR pour un dal bhat. Prevoir 1500 - 2000 NPR par jour pour 1 plat par repas.

Charge appareils electriques : Attention depuis 2015 certains villages semblent avoir un acces restreint a l'electricite et il ne sera pas toujours possible de recharger vos appareils electriques (nous n'avons pas pu a Tadepati et a Gosainkhund seulement chargeur solaire du lodge).

Itineraire sur 6 jours : J1 Syabru Besi - Sing Gomba (= Chandanbari) J2 Sing Gomba - Gosainkund J3 Gosainkund - Tadepati J4 Tadepati - Kutumsang J5 Kutumsang - Chisopani (= Chisapani) J6 Chisopani - Sundarijal

Remarques sur l'itineraire : - nous avions fait d'autres treks precedemment donc pas de soucis avec l'altitude ; si c'est votre 1er trek attention aux 1eres etapes. - nous sommes assez bons marcheurs et certaines etapes etaient assez exigentes notamment au vu des deniveles (J1, J3). - depart du trek possible a Dhunche cf ci-dessus). - pour la fin du trek plusieurs options possibles en allant notamment de l'autre cote du trek Helambu, vers Tarkeghyang.

Ce trek offre des vues magnifiques du debut a la fin et me semble assez accessible (condition physique, a condition de prendre son temps si besoin ; proximite avec Kathmandu).

N'hesitez pas a completer les informations ou a me solliciter si besoin. Bons treks a tous,

Anne
Huit jours sur Santo Antao: itinéraire English translation pending
by Zazabenji · 2017-10-21 · 10 replies
Bonjour à tous

Nous partons (2 adultes de 50 ans) en mars 2018 pour 8 jours (pleins) sur Santo Antao. Nous arrivons à Sao Vicente le samedi dans l'après-midi et prendrons le bateau pour SA le lendemain matin : Je crains que cela fasse court de partir sur SA dès notre arrivée à 12h45 à Mindelo.

J'ai parcouru le forum (et d'autres) et j'ai tenté d'organiser nos 8 jours sur place. Nous sommes plus adeptes de la formule "rando en boucle" qu'en "étoile", ce qui explique mes choix. Reste à voir si en terme de logement tout cela est faisable puisque nous ne prenons pas de tente et souhaitons dormir chez l'habitant ou dans de petites pensions. J'ai "pensé" 2 circuits, vos avis seront bienvenus, et précieux, je n'en doute pas.

Circuit 1 1- SV-SA par le ferry de 8h. Aluguer pour Cha de Morte : Est-ce faisable ? vers quelle heure peut on arriver à Cha de Morte ? Rando jusque Alto Mira I. Doute sur le dénivelé, surtout en J1. Des avis ?

2- Alto Mira I - Meio de Espanha (305 + 216) 3- Meio - Cha de Igreja (215) 4- Cha de Igreja - Ponto do Sol (212)

5- Transfert en aluguer à Coculi. Rando Coculi - Espongeiro (206 ou 207 : que me conseillez vous ? )

6- Espongeiro - Eito (101 + 102) ? ou autre suggestion...

7- Eito - Pico da Cruz (103 + 103a) : J'ai des doutes sur le dénivelé, même si sur ma carte topo il n'a pas l'air "raide". Qu'en pensez vous ? J'ai lu plusieurs retours de marcheurs l'ayant fait dans l'autre sens, donc je doute.... Et j'avoue que ce tronçon me plait bien (au vu de mes lectures...) et que j'aimerais le conserver, dans un sens ou dans l'autre.

8- Pico da Cruz - Janela (106)

9- Janela - Porto Novo en aluguer + ferry SV.

Circuit 2 L'idée est d'intégrer le Tope de Coroa dans ce circuit, mais je suis plutot dans le flou... 1- SV-SA puis aluguer pour Janela Rando Janela - Pico Da Cruz 2- Pico Da cruz - Eito puis aluguer jusque chez Sandro 3- Sandro - Ribeira Grande par Xoxo et Ribeira da Torre. Peut-être un peu gourmand.... 4- Transfert Ponto do Sol en aluguer puis PdS - Cha de Igreja 5- Cha de Igreja - Meio 6- Meio - Cha de morte ? : peut on rejoindre Cha de Morte en 1 seule étape ? 7- Cha de Morte - Cha de Feijoal : Est on sur de trouver à dormir à cet endroit ? 8- Tope de Coroa - Curral das Vacas - aluguer PN ou nuit sur place et aluguer le lendemain

J'avoue être assez dans l'incertitude sur la fin de ce circuit. En fait je n'arrive pas à trouver de combinaison relativement confortable pour intégrer le Tope de Coroa. Des idées ? ou bien faut il oublier ce secteur et se limiter à Cha de Morte.

Merci à vous pour vos éclairages...
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017 English translation pending
by Jacou0109 · 2017-10-16 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017

5/9 De l’Euro-airport de Mulhouse au Pirée

Le départ a été matinal mais en contrepartie nous arrivons à Athènes à 14h. A Athènes il fait beau temps, la température est agréable. Nous prenons le bus X96 qui nous mènera directement au Pirée, de l'arrêt Demotiko il ne nous faut pas plus de 15 mn à pied pour atteindre l’hôtel que nous avions réservé sur internet. Nous y déposons nos bagages, allons voir sur le port si on peut déjà acheter un billet pour demain mais tous les guichets sont fermés, en fait ils n’ouvrent en général qu’une heure avant le départ des ferries. Finalement nous allons nous promener le long de la mer en commençant notre balade par le port de plaisance où sont amarrés de superbes yachts, nous poussons ensuite par une belle promenade le long de la mer jusqu'au Microlimani, le deuxième petit port un peu plus à l’est où nous nous attablons pour nous désaltérer et grignoter quelques encas typiquement grecs. Retour dans notre secteur et excellent dîner chez « Street souvlaki » sur le port : toujours aussi bon et pas cher !

6/9 Du Pirée à Sifnos

En attendant le départ de notre ferry traditionnel à 14h nous allons nous balader sous un chaud soleil en direction de la place Karaiskaki, là nous tombons sur un petit marché près de la belle basilique moderne (l’Eglise grecque semble ne pas subir la crise !) qui donne sur la place Themistokleous. Vers 12h nous retournons à l'hôtel récupérer nos sacs et partons sur le port acheter nos billets chez Zanteferries, le bateau est déjà là et nous montons nous installer sur le pont supérieur à l’arrière sous les auvents. Bien que quittant le Pirée assez tardivement nous avons préférer prendre ces ferries traditionnels plutôt que les catamarans dans lesquels on est enfermés et secoués sans même avoir la possibilité de mettre le nez dehors. Ici sur ce ferry par contre le voyage prend tout son sens, de plus le temps est magnifique, ciel bleu et une petite brise marine agréable. Nous ferons escale à Kythnos, Serifos et enfin Sifnos que nous atteignons vers 20h15 (départ à 14h) soit 6h15 de traversée. A Kamares le bus de 20h30 ne nous ayant pas attendu, nous allons dîner dans une taverne au bord de la mer le long de la rue principale en attendant celui de 21h30: excellent dîner avec des spécialités grecques : frites de courgettes, boulettes de viande aux herbes. A 21h30 nous prenons enfin le bus qui nous laisse à Artemonas où nous attend, heureuse surprise, Kostas et son 4/4 qui en moins de 5 mn nous véhicule au sommet de la colline où sont situés nos studios à côté d’un moulin.

7/9 Balade d’Artemonas à Kastro, retour par Kato Peli

A 9h, Kostas, comme il nous l’avait promis hier soir, nous emmène avec sa voiture faire des courses au village, et nous ramène aux studios. Le petit-déjeuner avalé nous partons à pied en direction du village perché de Kastro. Pour y arriver nous suivons les fléchages du sentier qui nous mène d’abord vers la chapelle de Poulati qui domine la mer et nous permet d’apercevoir le village perché de Kastro au loin. Belle balade le long de la mer, sous un chaud soleil. Kastro, est un des plus vieux village de l’île, il est comme tout site défensif, perché sur une colline face à la mer. Les maisons serrées les unes contre les autres forment une muraille continue de temps en temps on voit que du matériel antique (colonnes, monument funéraire…) à été réemployé dans la construction des maisons. Nous descendons pour aller visiter la petite chapelle en bas de Kastro face à la mer, beau point de vue sur le site de Kastro. Nous allons ensuite nous baigner sur la petite plage coincée en bas du village puis retournons par un autre chemin assez raide en direction de Kato Peli et d’Artemonas. La montée est rude et le soleil tape fort, les boissons prises sur la terrasse d’une taverne à Artemonas seront les bienvenues.

Dans la soirée nous descendons pour aller voir de quoi il retourne au festival gastronomique qui se tient à Artemonas pour trois jours. Première surprise, l’entrée est libre et tous les stands offrent gratuitement de quoi boire et grignoter. Presque toutes îles cycladiques sont représentées et proposent leurs spécialités : toasts aux fèves, soupe de pois chiches, saucissons, salades avec des câpres, pâtisseries diverses et bien sûr du vin et des alcools. Trop fatigués pour attendre le spectacle qui ne démarre pas avant 23h nous remontons au moulin.

8/9 Balade autour de Cheronisos

Très beau lever de soleil vers 7h sur Paros et Antiparos. Nous prenons le bus local à 9h juste devant le moulin pour Cheronissos. Arrivé là nous allons nous promener vers le bout du bout de la presqu'île, Pat et moi descendons depuis la chapelle jusqu'au bout de la falaise, ici c’est le domaine des chèvres ! Nous retournons sur nos pas et retournons à Cheronissos. Nous continuons notre balade en empruntant le chemin qui mène jusqu'à la chapelle Agios Filippos au bord de la mer : on est là tout au bout sur la partie Nord-Ouest de Sifnos et le paysage est très beau. Retour sous un chaud soleil à Cheronissos, repas dans une taverne au bord de la plage puis retour en bus à Artemonas. Le soir nous redescendrons participer à la fête gastronomique, goûtant d’autres spécialités.

9/9 Balade vers les mines et Agios Sostis, visite d’Apollonia

Une fois de plus nous prenons le bus à 9h devant le moulin pour aller jusqu'au début du chemin qui mène aux mines d’Agios Sostis. Il faut rappeler que la plupart des destinations de l’île sont assez bien desservis par les bus locaux. La balade, facile et bien signalisée comme d’habitude descend vers la mer en traversant un milieu très minéral sur la fin peu avant d'arriver aux mines et au monastère : c’est un bel endroit isolé au bout d’un cap. Les mines très anciennes sont impressionnantes avec leurs grottes d’accès creusés dans la roche. Retour par le même chemin, on y croise des chèvres, seul animal capable de vivre dans cet environnement minéral. On continue par un chemin très agréable dans les oliviers puis on passe devant de vieux moulins en ruine avant d'arriver aux nôtres vers 13h, après 4h de ballade en tout. En fin de journée nous descendons au village pour découvrir les charmes d'Artemonas, d'Ano Petali et d'Apollonia. Si Artemonas et Ano Petali paraissent calmes et endormis, Apollonia la capitale de l'île est beaucoup plus touristique. Dans la petite rue piétonne qui grimpe vers l'église principale, les restaurants et bars succèdent aux magasins de souvenirs (bijoutiers, chausseurs, agences de voyages). Nous décidons d'aller manger dans un resto recommandé par le routard et dont la vue depuis le « roof garden » est superbe sur les environs et la mer au loin. Nous prenons des spécialités comme le mastelo, un ragout à base de viande d'agneau ou de chèvre marinée au vin rouge aux épices avec des patates. Retour à Artemonas et balade dégustation dans les allées du festival de la gastronomie, cette fois-ci nous avons pu goûter à d'excellentes pâtisseries à base de pâtes d'amandes parfumées à la mandarine. Patrick et moi, stoïques, attendront la fin des longs discours des multiples représentants des îles invitées pour apprécier à partir de 23h15 de la musique typique du coin avec un orchestre de 4 musiciens (bouzouki, violon, claviers et batterie) : c'est une musique très orientale à l'influence ottomane évidente au rythme lancinant dont les couplets sont répétés à l'infini. Les locaux de tous âges enchaînent les danses où tout le monde se tient par la main en tournant dans une grande ronde.

10/09 Nous quittons Artemonas pour Plati Gialos

Un peu avant midi Kostas nous emmène tous les 4 avec nos bagages jusqu'à la station de bus où nous en prenons un pour Plati Gialos, petite station balnéaire située au S-E de Sifnos. Là, Evdokia que nous avions prévenue par mail, nous attend avec sa voiture pour nous déposer devant notre studio à 10 mn à pied de la plage. C'est un petit bâtiment sur 2 niveaux avec 4 studios qui donnent sur une oliveraie et un peu plus loin sur la mer. Les chambres sont super propres et bien agencées avec tout le confort, seul le coin cuisine est minuscule et sans espace de travail. Ca ne nous empêche pas de préparer une grosse salade grecque avec force ouzo que nous prenons sur notre nouvelle terrasse. Un peu plus tard nous partons nous baigner sur la plage de Plati puis allons dîner de spécialités locales dans un bon restaurant (Nero & Alaty) : figues rôties aux amandes et à la panceta, boulettes de pois chiches, des calamars frits et d’excellentes pommes de terre frites aux herbes.

11/09 Balade vers Chryssopigi

Le beau temps continu et on ne se pose même plus la question de savoir quel temps il fera le lendemain ! Nous partons en balade en direction du village de Plati puis nous grimpons sur la crête en direction de la « white tower » (ruine d’une tour) et redescendons vers l'église de Chryssopigi joliment située sur une presqu'île : l’intérieur révèle de magnifiques fresques ainsi que de belles icônes. Nous continuons à pied le long de la côte jusqu'au petit port de Faros, en passant nous avons repéré une belle petite plage, celle d’Apokofto, avec son resto et sa belle terrasse ombragée par des tamaris. Visite de Faros puis retour à la plage d’Apokofto, baignade puis excellent déjeuner à la taberna.

12/9 Balade en direction de Vathy par la chapelle de Profitis Ilias

Derrière notre maison démarre le sentier qui grimpe dure (260m de dénivelé en très peu de temps) en direction de la chapelle Profitis Ilias d’où se découvre un superbe panorama sur toute cette partie de l’île. Puis le chemin descend d'abord régulièrement puis de façon plus raide dans des éboulis assez pénibles à traverser vers Vathy, petite station balnéaire bien nichée dans sa baie. La mer est agitée et un vent fort souffle, le passage le long de la plage est inondé par les vagues poussées par le vent. Visite de la belle église de Taxiarchis et de sa belle iconostase. Retour en haut du village puis nous revenons sur Plati Gialos en faisant un détour par le massif du Kondou en passant par la baie de Fikiada et les maisons de Mousia. le chemin plus long est très agréable. La balade aura dure environ 5h. Retour au studio Evdokia notre soif est telle que Pat va aller faire un détour jusqu’au village pour aller acheter des bières bien fraîches, récompense très appréciée aprsè ces 5h sous un soleil sans pitié ! Déjeuner de salades grecques et de croquettes au fromage. Vers 20h nous descendons dîner une 3eme fois chez Nero, toujours aussi bons avec des spécialités comme : purée de fèves lentilles ? Avec des oignons caramélisés, salade d'aubergines, croquettes de fromages,

13/09 Nous quittons Sifnos pour Sérifos

Nos sacs sont vite rangés, le frère d’Evdokia nous amène en voiture à la station de bus, d'où part à 10h30 le bus pour Kamares, à 11h nous sommes à Artemonas puis repartons directement dans un autre bus pour le port de Kamares. Comme nous avons du temps de libre nous nous promenons dans ce petit port puis allons déjeuner (bien) chez « O Simos » sur le port. Le ferry est à l’heure et à 14h10 nous larguons les amarres pour Sérifos où nous arriverons 50 mn plus tard à Livadia le port principal. Spyros, qui gère cet appartement, nous attend avec sa voiture au port et nous emmène à l'appartement que nous avions réservé sur le net : situé sur une colline, il domine la plage et le quartier de Livadakia. C’est un superbe appartement sur deux niveaux avec à chaque étage une chambre à coucher avec sa salle de bains, ses toilettes ainsi qu’une terrasse dont la vue s’étend sur toute la baie et l’île de Sifnos au loin.

14/09 Baignade à Livadakia et découverte de Chora

Ce matin nous allons nous baigner sur la belle plage ombragée de Livadakia proche de notre studio : la mer est chaude calme, la plage de sable est agréable, les tamaris bienvenus pour éviter les coups de soleil, quant aux estivants on ne peut pas dire que l’on se bouscule. En fin d’après-midi nous prenons le bus pour Chora, la vieille ville perchée sur on éperon rocheux et qui domine tout le paysage. Nous retrouvons ici cette caractéristique de ces villages perchés cycladiques aux maisons en forme de cubes d’un blanc étincelant qui nous aveugle sous le soleil. Les ruelles sont très étroites et se faufilent entre les maisons escaladant le rocher jusqu’au sommet où se trouve des chapelles et les restes ruinés d’un ancien château, le Kastro. De là haut le panorama est époustouflant. Le seul endroit a peu près plat du village est occupé par la petite place « plateia » typique qui regroupe la mairie, l’église et de nombreux bars et restaurants. Nous redescendons à Livadakia en empruntant le sentier en escaliers qui dévalle la colline jusqu’à la mer. Diner chez Stomatis (papoutzakia d'aubergines, ragoût de porc, etc. très bonne cuisine).

15/9 Balade vers le village de Kallitsos

Levé matinal pour prendre le bus de 8h pour Chora : le bus est plein d'écoliers qui vont visiter le musée de Chora. Départ depuis Chora pour la balade qui doit nous mener à Kallitsos. Les débuts sont un peu laborieux car les panneaux sont rares et les rues nombreuses ! Finalement après nous être renseignés nous empruntons un autre chemin pas très bien tracé et qui nous mène jusqu'à un vieux pont, mais notre sentier s’arrête là. Après avoir consulté la carte, nous rebroussons chemin et empruntons une piste large qui descend vers une chapelle où nous retrouvons le vrai chemin signalisé. Arrivés à la chapelle de Stavros, un groupe de pèlerins venu fêter St Stavros nous invitent à partager avec eux nourriture et boissons, c’est sympathique et convivial puis nous reprenons le chemin vers Kallitsos accompagnés par une habitante de Kallitsos. Arriver sur place elle va nous inviter chez elle à boire un verre d'eau mélangé à du sirop de cerise, et un ami proche va même nous proposer de nous ramener à Livadia. Déjeuner au studio, plage et diner le soir de « giropitas » chez Markos le long de la plage.

16/9 En voiture jusqu’à Mega Livadi

Ici à Sérifos, le réseau de bus est très limité et les horaires peu pratiques, il est vrai que nous avons dépassé la mi-septembre et sommes en basse saison. C’est pourquoi nous avons décidé de louer une voiture pour les jours qu’il nous reste à passer ici. Ce matin nous sommes retournés sur la plage de Livadakia jusqu'à midi. L’après-midi nous sommes partis en voiture jusqu'à Mega Livadi, en direction de l’Ouest de l’île. Dès que l’on quitte Livadia on se retrouve dans une partie de l’île relativement désertique, avec très peu d’habitations en dehors de quelques implantations touristiques au bord des belles baies de Kato Ambeli et de Koutalas. Mega Livadi a été dans le passé une cité minière prospère mais dont il ne reste aujourd’hui que des ruines et des friches. Les montagnes environnantes ont toutes été exploitées et trouées comme du gruyère. Une révolte ouvrière avec grève pour obtenir de meilleures conditions de travail a été écrasée dans le sang en 1916 et on imagine les conditions de travail dans ces mines ! Retour à Livadi, ce soir nous dînons diner chez Margarita : Margarita tient un restaurant grec populaire tout au bout de la plage de Livadi : elle y sert des plats typiques et choses rare aujourd’hui en Grèce elle nous invite, comme au bon vieux temps, à aller choisir de visu à la cuisine les plats qui mijotent tranquillement. La cuisine est bonne et les prix très doux !

17/9 Changement de studios et balade en voiture vers la baie de Sikamia

Soleil radieux, la plage de Livadakia nous « tend ses bras », difficile de résister ! A midi faisons le check out avec Spyros puis le check in avec Indigo se révèle bien plus compliqué : en effet l’appartement que nous avions réservé et situé sur la montée vers Chora n’est plus disponible pour des problèmes de canalisations bouchées. On nous propose alors une autre maison qui ne nous convient pas, finalement nous acceptons de prendre deux studios en ville tout près de la plage de Livadi. Ils disposent de tout le confort et d’une belle terrasse donnant sur un jardin.

En attendant que les studios soient prêts nous prenons la voiture pour aller dans la direction de la baie de Sikamia tout au Nord à l’opposé de Livadi. La route très sinueuse passe en quelques km de 400m d’altitude au niveau de la mer. Une petite ballade permet depuis la plage d’aller rejoindre la chapelle d’Agios Georgios plantée là tout au bout d’une péninsule face à la mer. Nous retournons à la plage nous baigner puis allons désaltérer à la seule taberna du coin. Dîner sur la plage de Livadi chez Markos.

18/9 Visite du monastère de Taxiarches et de la baie de Plati Yialos

Après avoir fait quelques courses alimentaires en ville, nous allons nous baigner, une fois de plus à Livadakia. Déjeuner à l'appartement, puis départ en voiture pour le monastère de Taxiarches en passant par Kallistos. C’est un site extraordinaire du XVe siècle qui consiste en une église entièrement enfermée dans une muraille quadrangulaire haute de plus de 10m avec très peu d'ouvertures sur l’extérieur et toute blanche. Dans l’enceinte ont été aménagées les cellules des moines et les espaces communs, comme celui destiné à moudre la farine. L’église renferme de magnifiques icônes, un trône épiscopal en bois sculpté et une superbe iconostase en marbre et bois. C’est grâce au prêtre Makarios, présent sur place que nous avons pu visiter ce monastère. Nous quittons le monastère et empruntons une petite route qui descend en direction de la baie isolée d'Agios Gialos. Arrêt photos et buvette dans ce bout du monde où nous étions à cette heure les seuls touristes.

19/9 Balade à pied depuis Chora jusqu’à Gyftika

Levé matinal pour ne pas trop souffrir de la chaleur à 6h45. Départ en voiture pour Chora, le soleil se lève à peine, nous nous garons près des 3 moulins en haut du village là où justement démarre le sentier n°2 qui monte jusqu'à Gyftika. C’est un superbe chemin dallé qui à l’origine permettait aux mineurs d’accéder aux mines puis d’amener le minerai au port de Sérifos. Du sentier on jouit d’une vue époustouflante sur Chora, la mer, Livadia et les îles aux alentours. Nous atteignons la route goudronnée et continuons sur le chemin n° 4 en direction du Nord vers la chapelle Ag. Basileios et nous nous arrêtons sur la ligne de crête qui nous permet de voir la mer de l'autre côté vers Sikamia. Retour par le même chemin (durée totale 2h30). Descente en voiture à Livadia, baignade à Livadakia, déjeuner à l’appartement. dîner chez Stomatis.

20/9 De Sérifos au Pirée en ferry

Dernier jour à Sérifos, ciel un peu couvert, rafales de vent mais 1h plus tard sur la plage de Livadakia tout est rentré dans l’ordre ! Après avoir récupéré nos affaires et rendu la voiture chez le loueur, nous quittons Sérifos avec le ferry de Zanteferries à15h10.

Traversée agréable sur le Dionissos, nous arrivons au port du Pirée à 20h. Nous prenons un taxi qui va nous conduire à notre appartement situé dans le quartier Papagos où nous sommes attendus ayant prévenus de notre arrivée. Bel appartement avec tout le confort, même un balcon donnant sur un jardin intérieur. Seul bémol, la 2me chambre à coucher se trouve être le salon avec un convertible au matelas un peu affaissé. Nous dînons des tiropittas achetés à Sérifos.

21/9 d’Athènes à CDG puis à l’Euro-airport de Mulhouse

Nous avons la matinée devant nous et en profitons pour aller nous promener en direction du quartier de Plaka à Athènes que nous n’avions pas revu depuis quelque temps. Nous prenons le métro à la station Panormou jusqu’à Monastiraki. A cette heure matinale le quartier est calme et bénéficie d’un bel éclairage matinal. Nous nous dirigeons ensuite vers les halles couvertes et le marché de fruits et légumes d’Athènes : odeurs, couleurs, cris des marchands qui hèlent le chaland. Nous reprenons le métro à Syntagma et prenons notre dernier repas grec dans un petit restaurant sympathique près de notre appartement.

Départ en taxi en 35 mn jusqu’à l’aéroport. Décollage à 17h30, transit bousculé et à l’arrache à Roissy : nous n’avions que 15 mn entre la sortie de l’appareil le transfert par navette du 2F au 2G et la fin de l’embarquement. A 3 mn près c’était râpé, tout le monde était déjà dans l’avion il ne manquait que nous. Fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 16 nuits sur place: 2245 €

Avion : 386 € Transports : 425 € Logement (moyenne de 53€/nuit): 847 € Nourriture 511 € Divers76 €

Nos impressions de voyage

Une fois de plus nous avons été impressionnés par l’aridité de ces îles et la sècheresse qui affecte sérieusement les arbres et les plantes. Le passé minier de ces îles, encore bien visible aujourd’hui, confirme la prédominance du minéral sur le végétal. Les nombreux murs de pierre témoignent de l’énorme travail réalisé par les anciens pour rendre la terre cultivable et pour empêcher les ovins et les caprins de prendre la poudre d’escampette.

On se demande de quoi vivraient les habitants sans le tourisme. La crise est aussi passée par là, on peut voir des ensembles immobiliers à vocation touristique arrêtés dont seules émergent les structures portantes en béton. Quand on fait ses courses au supermarché la vie parait bien chère puisque le coût des produits est quasi le même qu’en France, alors que le niveau de vie est nettement plus bas. Nous avons, bien évidemment aussi apprécié la gastronomie de ses îles et la variété des plats goûtés. Une mention spéciale pour l’hospitalité et la gentillesse des îliens que nous avons croisés et qui nous ont témoigné par leurs attentions le plaisir qu’ils avaient eu à nous rencontrer.

Sifnos : Nous avons beaucoup aimé Sifnos : d’une part on peut y randonner facilement compte tenu des nombreux sentiers très bien balisés (19), l’île présente plusieurs intérêts artistiques et culturels (églises, ruines médiévales ou antiques). Un réseau de bus varié et bien cadencé même début septembre. De nombreuses et belles plages, petites ou grandes, sableuses ou de galets. Des villages agréables et vivants comme Apollonia, Artemonas, Kamares, ou Kastro.

Sérifos : par comparaison, cette île nous a paru plus déserte, moins développée. A l’exception de Livadia il n’y a pas vraiment de villages, mais plutôt des hameaux. La randonnée y est un peu plus aléatoire qu’à Sifnos même si de gros efforts de signalisation ont été réalisés. On y trouve comme à Sifnos, de belles plages variées, ainsi qu’un patrimoine culturel et architectural notable avec le site exceptionnel de Chora et le monastère des Taxiarches.

Les photos de ce voyage sont visibles en suivant ce lien vers Google Photos :

https://photos.app.goo.gl/io6E6LdoWIlcgoGA3

NB : Pour voir les légendes il faut visionner l'album image par image et activer le logo « i » en haut à droite.
Vingtième voyage en 18 ans dans l'ouest et toujours du nouveau English translation pending
by Wavemaster · 2017-10-01 · 114 replies
J1 : paris -> denver

Et oui déjà le 20 ème voyage dans l’ouest (18 pour lysiane car j’ai accompagné Philippe durant une partie de 2 trips en 2005 et 2007) que nous avons découvert en 1999 et beaucoup de choses ont changées depuis et pas qu’en bien d’ailleurs. Le tourisme de masse à fait son apparition, certains lieux sont surexploités voire dénaturés (antelope canyon, horse shoe bend et même des parcs nationaux comme Zion ou arches) et il devient de plus en plus rare de trouver des petits motels bon marchés qui jalonnaient il n’y a pas si longtemps nos routes préférées comme le treasure trail motel à kanab ou bashful bob à page par exemple. Heureusement il s’opère toujours une sorte de sélection naturelle lorsqu’on allonge les durées ou la difficulté des randonnées ou que l’on s’aventure loin dans le wilderness. Il a fallu donc se plonger dans mes nombreux bouquins et piocher bien sur des idées sur le net notamment sur les carnets VF des uns et des autres pour concocter ce 20ème opus. Pas vraiment de fil conducteur mais du backpacking avec 4 planifiés au départ dans taylor canyon, Horse canyon, arch canyon et Coyote Gulch et toujours de nouvelles arches à découvrir.

Pour l’avion j’avais pris un vol air canada comme en 2011. Nous avions apprécié le niveau de confort en 2011 mais les choses ont changé car air canada à mis sur plusieurs 777 10 sièges par rangées au lieu de 9 habituellement sur ce type d’avion et c’est franchement limite. Heureusement , j’avais pris des place tout au fond de l’avion pour n’avoir que des rangées de 2 au lieu de 3 sur les côtés. Le jour du départ j’ai eu un coup de stress car je n’avais pas fait attention que le canada avait mis en place depuis 1 an un programme d’autorisation de voyage comme les états unis avec l’ESTA. Heureusement l’accord est immédiat et montre bien qu’il s’agit d’une nouvelle pompe à fric. J’ai averti immédiatement nos deux amis Etienne et Stéphane qui partaient le même jour que nous 2h plus tard également en transit par le canada et qui n’avaient pas non plus fait la demande.

Cette année j’avais décidé de partir de Denver car marre d’avoir des véhicules moyens au départ de Vegas depuis quelques temps (la proximité des rocheuses fait qu’en général le choix en bons SUV est un peu plus étoffé à Denver). Pour la location de voiture j’ai changé aussi de tactique. D’habitude je réservais via un prestataire en prépayé car je constatais en général de gros écarts de tarifs par rapport aux sites des loueurs mais là en faisant le tour de tous les sites des loueurs j’ai fait une short list de 2 loueurs avec des tarifs en lignes avec les prestataires et pour lesquels j’avais appelé les agences sur place pour savoir ce qu’ils avaient sur parc avec en ligne de mire soit un toyota 4 runner soit un grand cherokee. Enfin pour maximiser les chances, j’ai fait 2 réservations : - Une chez budget mais pas en prépayé car en payant sur place il n’y a pas de frais d’annulation en cas de no show - Une chez hertz par téléphone de France et sans fournir de numéro de CB donc aucun risque d’avoir des frais d’annulation imputés L’idée était d’aller voir sur le parking de budget en premier et si pas de véhicules corrects, aller chez hertz.

Après 2 vols sans encombres , direction le parking de budget et dans la catégorie standard SUV réservée il n’y a pas grand-chose d’intéressant : un grand cherokee mais 2WD, un cherokee 4WD de base. Par contre, je vois plusieurs wrangler sport unlimited bien entendus tous 4WD avec boite courte et vrai roue de secours sur le hayon arrière. Je n’avais jamais loué ce type de véhicule car j’en avais déjà vu sur les parkings avec de la toile en guise de vitre à l’arrière et non des vitres en verre (config en général présente sur les rubicon). Mais là c’est parfait. Pas top au niveau habitabilité pour dormir dans le coffre mais on s’en fout car on ne dors pas à l’arrière mais parfait pour le franchissement malgré comme trop souvent des pneus standards mixtes donc 2 plis en général. Cette catégorie coute 20$ de plus par jour mais je n’ai aucune hésitation car elle va me permettre d’aller seul à white pocket et d’économiser les 500$ pour l’overnight trip avec paria outpost donc le surcout est immédiatement rentabilisé. Comme toujours on dort très proche de l’aéroport au cas où on doive changer de véhicule le lendemain et cette fois ci on ne le sait pas encore mais cela va nous être utile

J2: denver -> fruita

Comme d’hab très peu dormi la première nuit. Avantage des hôtels proches aéroport , le petit dej est servi dès 4h le matin donc après un petit dej correct sans plus (hôtel microtel sur tower road), direction le wal mart le plus proche pour faire les courses. Pour assurer j’achète toujours , en cas de crevaison, une bombe seal and repair, un nécessaire avec des mèches en caoutchouc et un compresseur portatif. De retour sur le parking, je repère une bosse sur le flanc du pneu arrière droit et un examen attentif montre qu’une pièce de métal est insérée dans la bande de roulement . il faut donc retourner chez budget pour changer de véhicule. Arrivé sur le parking cette fois ci il y a un 4 runner qui vient d’être ramené et c’est un 4WD avec boite courte et une vraie roue de secours. Néanmoins je conserve mon choix initial et on m’attribue une autre wrangler malheureusement noire celle là, pas top pour les grosses chaleurs. De plus, mais je ne l’ai pas vu au départ , elle n’a plus d’antenne radio donc nous serons privés de radio durant le trip ce qui me permettra au retour d’avoir un petit discount sur le prix de la loc….

Avant de partir cela faisait plusieurs mois que j’avais mal au dos (discopathie) donc je craignais beaucoup à la fois le voyage en avion et les longues heures de voiture et ce premier jour , je vais trouver la route vers grand junction un peu longue si bien qu’arrivés à Colorado national monument, je ne vais pas faire la black ridge road qui est très cassante et qui mène à rattlesnake canyon que je voulais refaire et dans lequel nous avions fortement endommagé un pneu en 2008 . De plus il fait près de 40° donc on va se contenter d’une petite ballade pour commencer en descendant durant quelques miles dans monument trail et se souvenant que John Otto a construit de ses mains au début du 20ème siècle les sentiers de randonnées de ce par cet qu’il touchait dans les années 30 1$ par mois pour être le ranger du parc : respect Mr Otto.







La fin d’après midi offre une belle lumière pour les points de vue pris sur la rim.

















Nous passerons la nuit à Fruita au balanced rock motel qui est très bien
En route vers l'Ukraine (en famille et en fourgon) English translation pending
by Pierre · 2017-08-21 · 15 replies
Bonjour à tous,

Voici un nouveau carnet, je rentre à peine. Pour voir l'ensemble des photos intégrées au texte, allez sur mon blog en signature. Les nouvelles règles d'insertion de photos me compliquent la tâche. Quelques images en fin de post 🙂

🙂

Un mariage début août au sud de Limoges et après ? Cap à l’est, le sud de la Pologne, ses montages et ses églises en bois, une incursion en Ukraine pour visiter la belle Lviv et les campagnes environnantes et un retour par l’Allemagne pour partager une bonne bière avec mes parents. C’est en quelques mots le programme qui s’est dessiné au fil des kilomètres et que je vous propose en mots et en photos.

31/07/2017

Jour : 378 km Total : 378 km

Notre séjour annuel en Vendée dans la maison familiale s’est prolongé jusqu’à fin juillet. Nous partons donc ce matin de Fromentine, direction la Haute Vienne (Coussac-Bonneval) pour le mariage de Claire et Nico.

03/08/2017

Jour : 619 km Total : 997 km

Après trois jours de festivités, la route nous appelle, nous l’entendons nous appâter en dépit des organismes un peu fatigués…

Malgré une petite sieste sur la route, nous avançons rapidement. A 20h00, nous dînons à proximité d’un grand parc dans les environs de Châlon Sur Saône. Des chèvres et des moutons broutent paisiblement, ce qui ravit les enfants. Voici l’un des fils conducteurs de ce voyage : trouver des animaux. Je reprends le volant et nous poussons jusqu’à Belfort où nous passons la nuit sur un parking sordide.

04/08/2017

Jour : 588 km Total : 1585 km

Nous franchissons la frontière allemande et, sur les autoroutes, retrouvons les habituels travaux et embouteillages. Nous passons la Forêt Noire et je dégote un petit coin perdu au milieu des vignes pour la pause déjeuner. Les garçons ramassent du bois afin que je leur confectionne des arcs (autre fil conducteur…)

Pas grand chose à ajouter sur cette deuxième journée passée sur la route. Nous dormons à nouveau sur un parking. Celui-ci est plus plaisant et se trouve à une dizaine de kilomètres de la frontière tchèque.

05/08/2017

Jour : 607 km Total : 2192 km

Nous traversons la République tchèque . Petite pause dans les champs de blé et séance de tir à l’arc obligatoire. Passage de la frontière polonaise. Le soleil se couche lentement. Le ciel rose et les collines vertes offrent un paysage irréel. Il nous faut trouver un endroit pour dormir. Tout le monde en a assez de rouler. Un parking d’église. Non, demain c’est dimanche, on risque d’être réveillés par la messe. Nous tournons dans Skoczow où un banal parking se transforme rapidement en stand de tir à l’arc. Evidémment, c’est le moment choisi par le chauffeur d’un bus pour débarquer la cinquantaine de retraités partis en balade. Les flèches fusent dangereusement et les armes sont confisquées sans préavis.

06/08/2017

Jour : 157 km Total : 2349 km

Le ciel est couvert ce matin. Sur la route, ce sont des trombes de flotte qui s’abattent sur nous. Les reliefs se dessinent, la chaussée s’élève. Nous passons en Slovaquie pour quelques dizaines de kilomètres puis retournons en Pologne. Nous traversons le village de Chocholow dont les habitations sont toutes construites en bois. Je me gare, nous habillons les petits, parcourons 100 mètres à pieds retournons dans notre refuge roulant. Tentative de promenade échouée. Zakopane, Chamonix local est située au pied des Tatras, chaine de montagne à cheval entre la Pologne et la Slovaquie. Nous trouvons un camping en lisière de ville, au pied des tremplins de saut à ski. Malheureusement, sous la pluie, tout est gris. C’est donc dans les 8 m² dont nous disposons que la vie et les jeux en tous genres s’organisent. Une accalmie, je sors les vélos et je pars avec Gaspard et Emile pour une virée (oui, je suis parvenu à faire rentrer les quatre vélos dans la soute du fourgon !).

Naturellement, le chemin emprunté grimpe. Alors que nous attendons Emile, je m’aperçois qu’il est en grande conversation avec un homme. L’homme s’empare de son vélo et lui porte pendant qu’Emile nous rejoint à pied. L’homme est français, Emile lui a demandé de l’aide…

La pluie se remet à tomber, nous nous calfeutrons dans nos 8m², je sais par expérience que ces moments ne durent pas. Demain est un autre jour.

07/08/2017

Jour : 9 km Total : 2357 km

Quelques pas sous la pluie qui cesse rapidement lors de cette promenade à Zakopane. Le musée des Tatras offre tout un tas de bric à brac à voir : des outils, des minéraux, des animaux empaillés… Divertissant en ce jour gris.

A deux pas se trouve une belle église en bois et un magnifique cimetière où reposent des célébrités polonaises.

L’après-midi, alors que le temps semble s’être stabilisé, nous partons à pied pour la petite station de ski de Kuznice.

Notre ascension se fait à contre-courant des files de marcheurs qui descendent. Le lieu est surpeuplé.

Après avoir suivi un sentier forestier, nous passons une nouvelle petite église en bois et débouchons dans une belle clairière. Un renard peu farouche nous y accompagne.

Petite pause et retour à la nuit tombée.

08/08/2017

Jour : 54 km Total : 2411 km

Objectif du jour, rejoindre le Morsie Oko, un très beau lac de montagne. 1h30 d’embouteillages et un parking complet à la faveur des premiers rayons de soleil depuis quelques jours.

Montagne et foules ne s’accommodent pas. Je repère sur la carte, une toute petite station de ski, Male Ciche.

Je gare le camion en haut du télésiège et nous descendons avec douceur dans le tapis d’herbe qui nous mène au village. Des vaches, une glace, une rivière et… une église en bois font notre bonheur. D’autant plus que nous sommes presque seuls pendant que les foules s’entassent au Morsie Oko.

Remontée paresseuse en télésiège.

A Zakopane, sur les étals du marché, des arcs et des flèches en bois attirent l’œil des enfants et nous délestent de quelques Zlotys.

09/08/2017

Jour : 103 km Total : 2514 km

Les embouteillages sont indescriptibles sur la route qui relie Zakopane à Cracovie. Des travaux, des circulations alternées et des milliers de polonais qui rejoignent ou quittent ce centre commercial de la montagne qu’est Zakopane.

Arrivée après 3H30 de route dans les environs de Cracovie. Nous passerons la nuit sur le parking d’un concessionnaire de camping-cars.

Pour l’heure, je décharge les vélos et nous partons tous les quatre sur la piste cyclable de 7 km qui longe la Wista et qui nous mène en plein centre de Cracovie. La chaleur nous pousse à nous hydrater régulièrement même ce petit périple est enchanteur. Les vélos sont cadenassés sur la Grande Place du Marché et nous parcourons à pied les ruelles vivantes de Cracovie.

Retour à vélo et nuit sur le parking.

09/08/2017

Jour : 244 km Total : 2758 km

Nous quittons Cracovie avec l’espoir de rejoindre le Parc Naturel des Bieszczadki, situé au sud-est du pays, aux confins de la Pologne, aux frontières de la Slovaquie et de l’Ukraine.

Carpates sauvages, peuplées par les loups, les ours et les bisons, nous espérons y être plus tranquilles que dans les Tatras.

Les kilomètres s’enchaînent, les « c » coincés entre deux « z » sont légion sur les panneaux du coin. En plus d’être imprononçables, les noms de ces bleds sont impossibles à retenir.

Il fait chaud, très chaud. Nous ne trouvons pas d’ombre pour nous garer et faire à manger. Nous finissons donc dans un resto qui ne paie pas de mine mais dans lequel nous déjeunons divinement pour moins de 20 euros à quatre.

Le camping Diabla Gora dépasse toutes mes espérances. De l’herbe, de l’ombre, des animaux (pour les enfants) et une plage donnant sur une rivière à courant (la San). L’après-midi est donc consacrée à faire et défaire des barrages dans le cours d’eau. Le lieu est enchanteur et peu fréquenté. Voilà ce que j’attendais !

Le soir, je fais quelques courses à vélo dans le bled voisin. Un sentiment de paix mêlé de douceur dans la lumière déclinante m’envahit. Un bel endroit.

« On se connaît ? » « Ah oui, vous aviez aidé mon fils à porter son vélo dans la côte à Zakopane ! »

11/08/2017

Jour : 36 km Total : 2794 km

Le musée en plein air de Sanok est instructif. Il est surtout immense. 160 maisons et bâtiments reconstituent un village du 19ème et 20ème siècle. Certaines portes sont ouvertes et l’on peut y découvrir les modes de vie et les objets.

Une jolie promenade avec les enfants.

Abattus par la chaleur, nous déjeunons sur la place de Sanok où les bornes incendie on été ouvertes pour prévenir les coups de chaud.

Retour à la rivière, deux heures dans l’eau.

En fin d’après-midi, nous passons à vélo le pont en fer, qui à chaque passage, fait un vacarme assourdissant et gagnons le village voisin de Mrzyglod.

La charmante église, les ruelles pavées et les maisons de bois confèrent un caractère intemporel à ce petit bout de Pologne lointaine.

12/08/2017

Jour : 171 km Total : 2965 km

Quelques courses et autant d’églises en bois. La route serpente dans les montagnes. Ici une charrette tirée par des chevaux, là des cigognes. Souvent, des passages à niveau sans barrière. Mieux vaut marquer le stop.

Nous nous garons pour déjeuner et faire l’ascension du Polonina Wetliska (1253 m), sommet populaire des Bieszczadki, coiffé d’un refuge.

Après une grande traversée forestière, la lumière s’amplifie et nous gagnons les prés sommitaux. Le temps est couvert mais jamais menaçant.

Pas la grande foule des Tatras, des rencontres agréables. Les petits nous ont épatés. La montée a été effectuée en 2h30 (1h45 annoncée). En revanche, ils n’ont cessé de parler durant toute la marche… Moi aussi bavard ? Peut-être… Ca permet d’éloigner les ours paraît-il…

Nuit sur un parking en bord de rivière à Ustrzyki Dolne. Nous sommes à 10 km de la frontière ukrainienne.

13/08/2017

Jour : 165 km Total : 3130 km

Ne sachant pas si le poste frontière (petit poste sur petite route) est ouvert aux étrangers (ni polonais, ni ukrainiens), nous demandons à des policiers polonais pendant que nous attendons dans la longue file de voitures. A priori, pas de problème, nous n’avons qu' à prendre notre mal en patience. Finalement, après 1h30 de formalités, nous sommes en Ukraine.

Changement d’ambiance. Routes et ponts dans un état déplorable, bicoques en bois, voitures d’un autre temps… C’est dimanche, les femmes la tête couverte d’un fichu et les hommes aux costumes élimés sortent de la messe. Seuls, les dômes étincelants des églises semblent entretenus et accrochent l’œil dans chaque village.

Pourtant, il faut rester concentré, je louvoie afin d’éviter les nids de poules.

Ajoutons que la signalisation est en cyrillique, pour nous simplifier la tâche. Le nombre de station-service est hallucinant, presqu’une au kilomètre (70 cts le litre de diesel).

Nous arrivons à Lviv. Restaurant italien, certainement l’un des meilleurs dans lequel nous ayons mangé (une quinzaine d’euros à quatre) puis déambulation dans cette magnifique ville aux multiples influences, le nez au vent, l’appareil photo à portée de main. Dans ce parc, les vieux jouent aux cartes, aux échecs ou aux dames. Deux chanteuses périmées s’occupent du fond sonore. Un jeune couple danse, encerclés par les badauds. L’ambiance est singulière, je suis transporté.

Maintenant, il s’agit de trouver où dormir. J’ai vaguement lu sur internet que le parking de l’hippodrome pouvait accueillir des camping-cars pour la nuit. Visiblement, l’endroit est sordide. Nous finissons finalement à 25 km au sud de Lviv, dans le champ d’un apiculteur. Jeux pour enfants et animaux ravissent les petits.

14/08/2017

Jour : 279 km Total : 3409 km

Anne-Gaëlle se fait payer un coup, un verre d’alcool de miel. Il est 9h00 du matin…

Nous souhaitons visiter un château à 70 kilomètres à l’est de Lviv. Nous filons à vive allure sur la route principale, copilotés par ma femme (route rouge sur la carte). Arrivés devant l’édifice, fermé.

Pas abattus, nous déjeunons et nous dirigeons vers Jovkva, petite bourgade située à 25 km au nord de Lviv.

Préférant contourner Lviv, je m’engage sur les routes secondaires (jaunes sur la carte). Le bitume disparaît par endroits. Les nids de poules envahissent la chaussée. Si ce proverbe n’existe pas en Ukraine, je leur propose celui-ci : « Si tu veux savoir où sont les nids de poule, suis la Lada qui est devant toi. »

C’est donc ce que je fais. La Lada devant nous zigzague sans cesse sur la petite route, elle évite tous les trous . Parfois, nous la rattrapons ce qui indique que la chaussée est minée. Parfois, elle prend le large, ce qui est de meilleure augure.

La Lada a disparu. La route devient piste et sable au moment de pénétrer dans une épaisse forêt. Au bout de vingt minutes de doute, nous croisons enfin un véhicule. Un 4x4 dont le conducteur nous confirme que nous sommes dans la bonne direction mais il fait une moue dubitative quant à nos chances d’y arriver en fourgon.

Bref, je ne parle pas l’ukrainien, j’ai compris que la ville était devant, nous poursuivons la piste pendant quarante-cinq minutes.

Enfin, le bitume. Bitume parsemé, mais bitume.

Toutes les vaches du villages semblent s’être données rendez-vous, c’est l’heure d’aller au pâturage. Nous restons bloqués une vingtaine de minutes avant de pouvoir avancer.

Enfin Jovkva, jolie petite bourgade dont on fait le tour en quinze minutes. Une glace, quelques courses et nous reprenons la route de notre champ. Evidemment, on se perd dans Lviv que j’ai voulu traverser.

C’est finalement 279 km que nous avons parcourus lorsque je serre le frein à main chez l’apiculteur.

15/08/2017

Jour : 537 km Total : 3946 km

Nous reprenons la direction de la Pologne. Sur le bas côté, une charrette tirée par des chevaux dépose des voyageurs sur la grande route afin qu’ils prennent le bus.

Je dépense nos derniers billets ukrainiens dans une station service. Plusieurs bouteilles de Moët et Chandon sont en vente derrière le comptoir.

A la douane, nous avons trop de cigarettes. La jeune femme, voyant les enfants nous épargne les formalités et l’amende qui va avec. Je dois cependant jeter discrètement une partie de mon stock.

Sinon, les voitures devant nous se font vider. Les valises sont ouvertes, les moteurs inspectés, les plaques d’immatriculation dévissées…

Nous vient une image : si le camion est vidé, on est pas prêts de franchir cette frontière.

Petite visite rapide du fourgon et nous passons. A peine une heure d’attente.

Resto et nuit à Krapkovice sur la belle pelouse d’un parc avec jeux pour enfants.

16/08/2017

Jour : 453 km Total : 3499 km

Traversée de la Pologne, nos derniers zlotys sont dilapidés dans la station-service à proximité de la frontière. Déjeuner champêtre (avec animaux) avant la pluie puis nous passons la frontière et quittons l’autoroute.

Mes parents sont en vacances à Berlin. Nous les rejoignons demain à Wittenberg, quelques 80 kilomètres au sud de la capitale.

La route qui y mène est barrée. Sans internet, ni GPS, ni même carte d’Allemagne, nous n’y parvenons que grâce à mon sens d’orientation (séquence d’auto-satisfaction).

Sur les rives de l’Elbe, un camping à l’allemande, d’une propreté irréprochable mais hors de prix. La douche est appréciée, je n’ose pas écrire ici à quand remonte la dernière.

17/08/2017

Jour : 199 km Total : 4598 km

Les enfants retrouvent avec joie leurs grand-parents et nous partageons une bière, une rinderroulade et des promenades dans cette jolie ville allemande, cité de Luther.

Les forums de discussion religieuse sont présents aux quatre coins de la ville.

Avant de partir, nous nous arrêtons à l’école dessinée par le célèbre architecte Friedensreich Hundertwasser.

Nous reprenons la route et dormons à Weimar.

18/08/2017

Jour : 850 km Total : 5448 km

Initialement, j’avais prévu de dormir à Verdun. La pluie se met à tomber vers Francfort, c’est d’une traite que nous rejoignons Paris. Le soleil se couche dans un ciel magnifique, parsemé de nuages. Il est 22H15, quand j’éteins le contact, après 850 km parcourus dans la journée.

Quelques photos en guise de mise en bouche...



















🙂
Vos expériences de voyage en Thaïlande et au Laos English translation pending
by Rhesus974 · 2017-05-01 · 19 replies
je prévois de visiter (entre mi- mai et mi- juin 17 ) la Thailande : Bangkok, Chiang Mai puis Chang Rai , puis passer la frontière du Laos pour faire la descente du Mékong de Houey Xay à Luang Prabang . j'aimerai avoir l'avis de membres qui ont récemment fait un voyage dans le secteur pour infos sur les moyens de transport de Chang Mai à Houey Xay; les conditions de passage de la frontière et le coût du visa ? Est-ce que vous avez des conseils ou des recommandations sur Bangkok ? merci d'avance de vos conseils je n'ai pu voir sur les forums que des avis 2015 ou 2016...
Croisière de 22 jours: les Highlands et la mer Baltique English translation pending
by Champagne200 · 2017-04-07 · 62 replies
Bonjour à tous, Lors de la préparation de cette croisière, j'avais apprécié les comptes-rendus que j'avais lus sur ce forum. Alors je trouve normal de retourner l'ascenseur et de partager ces 25 jours de découvertes à travers les Highlands et les capitales de la mer Baltique pour vous remercier.

Préparatifs: Vol: Avec Icelandair moins coûteux pour Copenhague

Navire: Zuiderdam de Holland America

Argent: On est parti avec des dollars US, des Euros, des devises du Danemark, des livres sterling et des roubles(Russie)

Guide: En Russie seulement, on a fait affaire avec "Best Guides". On n'a pas à se soucier du Visa, la guide détient un visa pour le groupe de plus, moins coûteux que l'excursion du navire et excellent service.

Départ: 20 juin de Montréal à 9:05pm 21 juin escale à Reyljavik de 1H45 Arrivée à Copenhague à 12H45pm Durée des vols 7:55

21 juin sous le soleil Un taxi nous attendait à l'aéroport pour se rendre à l'hôtel Maritime. Petit hôtel, chambre mal insonorisé, mais propre, bien située et l'accueil est cordial. L'hôtel est à 30min de marche de la petite sirène

10 min du quartier Nyhavn où se trouve un ancien port commercial avec de magnifiques maisons et plusieurs restos, avec terrasses dont nous avons profité tout en admirant les voiliers qui étaient accostés.









22 juin: temp. 22c Malgré le décalage horaire, lever tôt et visite du port et des alentours.





Gardes du palais



Nous avons quitté l'hôtel en taxi pour se rendre au port. Embarquement vers 12h sur le Zuiderdam. Puis une petite visite rapide vers le Lido Deck pour le buffet. Au souper, une table de 6 nous avait été assignée, mais nous pouvions choisir à chaque soir. Sur le pont, pour notre premier soir, un magnifique coucher de soleil ça commence bien une croisière!🙂

Résumé de notre voyage dans les Cyclades et à Athènes en avril 2016 English translation pending
by Dousam · 2017-01-31 · 13 replies
Voyage dans les Cyclades en Avril 2016.

Après avoir hésité entre le Maroc, la Thaïlande, le Sri Lanka, la Croatie…nous prenons un billet le dimanche matin pour un départ le lendemain pour la Grèce.

Santorin J’ai réservé 2 nuits au Villa Rose à Fira (ou Thira). A 45 euros la nuit, cette pension est sympa mais le bruit de la route peut être un gros problème. Les 2 propriétaires sont vraiment adorables et ils assurent le transfert gratuitement. Nous filons directement au lit en arrivant.

Le1er jour, nous marchons jusqu’au port et nous prenons le bateau pour aller sur le volcan au milieu de la caldeira et sauter dans un bain glacé pour rejoindre les Hot Springs.

La journée est très agréable. Le soleil est au rendez vous et la température extérieure est parfaite mais celle de l’eau avoisine les 10 degrés! Le paysage est somptueux.

Il y a très peu de monde. La saison touristique n’est pas commencée car la Pâque Orthodoxe, qui donne le top départ, est très tardive cette année. Si les touristes ne sont pas arrivés, les artisans et surtout les peintres sont partout.

Après une petite pause dans notre auberge, nous prenons le bus pour aller voir le coucher de soleil à Oia. Nous arrivons à trouver un coin pour nous isoler du monde et profiter sereinement. Je n’ose pas imaginer ce que ça donne au plein cœur de la saison forte. Je comprends pourquoi les foules se déplacent car le spectacle est magnifique.

Le 2ème jour, nous partons faire la marche qui relie Fira à Oia. Elle est faisable en 3 heures pour des marcheurs normaux…nous en mettrons plus de 6. Toutes les 5 minutes nous faisons un arrêt photo, un arrêt thé, un arrêt Selfie, un arrêt repas ou un arrêt sans raison. Nous prenons notre temps. Le paysage est grandiose. Quelle journée mémorable !

Après avoir trainé un peu dans Oia nous rentrons par le bus. Nous nous posons un peu à l’hôtel et filons manger notre première moussaka. La nourriture grecque est succulente.

Nous venons de vivre 2 journées extraordinaires avec un temps absolument parfait ! Nous sommes vraiment contents de notre choix de destination. Nous conservons la chambre une nuit de plus.

Le 3ème jour, Maria fait venir une voiture de location à l’hôtel. Le loueur nous rédige le contrat sur place. Il parait que nous sommes assurés mais, en gréco-anglais, c’est difficile de savoir à quoi l’assurance correspond ! L’emprunte de notre carte bleue est faite par sécurité mais nous payons en espèce.

En route vers l’aventure. Nous partons pour faire tout le sud de l’île : la crique de Bella Bay, les typiques villages de Pirgos et Akrotiri, la plage Blanche, la célèbre Red Beach, la plage de Vhyhada et son joli port, les villes balnéaires de Perrissa et Kamari. La promenade est très agréable mais le temps change au cours de la journée et sans le soleil, c’est tout de suite un peu moins fantastique.

Nous rentrons à l’hôtel. Le loueur de voiture regarde à peine son véhicule lorsqu’il le récupère. Nous voulions le garder pour aller voir le coucher de soleil sur Oia à Imerovigli qui doit être encore plus beau que celui de la veille… mais il n’y a plus de soleil depuis un bon moment! Quel Dommage !

Nous terminons la journée à faire une petite ballade dans Fira. C’est vraiment la ville que nous avons le plus aimé à Santorin.

Nous sommes contents d’avoir pris un hôtel dans la capitale. A cette période, c’est le meilleur choix. Perissa et Kamari hors saison… je ne conseille pas…c’est désert...mais ce n'est que mon avis. Pourtant nous aimons fuir le monde mais là, c’est limite lugubre ! Tout est fermé!

Le départ des bateaux était compromis à cause du mauvais temps et personne ne pouvait nous dire quand il serait possible de partir.

Le 4ème jour, quand nous nous levons, la tempête redoutée est passée et les bateaux peuvent circuler sans problème. Ouf !

Nous prenons un billet de ferry et nous réservons un hôtel sur l’île de Paros. Nous passons le reste de la matinée à lire au soleil au bord de la piscinette glacée. C’est bon les vacances !

Comme j’ai peur d’avoir le mal de mer, Maria me donne un cachet. Il me donne une furieuse envie de dormir. Je ne vois rien de la traversée !

Paros Le Diplos studios est à 35 euros la nuit. Il a une cuisine et il est tout proche du centre ville de Parikia. Antonia la propriétaire nous attend au port. Elle est vraiment adorable. La chambre est très chouette mais malheureusement pas très lumineuse… A 35 euros on ne peut pas être trop exigeant! Un serpentin brûle pour limiter les moustiques !

Nous faisons un rapide tour dans le village où nous assistons à une messe orthodoxe. L’église est bondée. Le nombre de participant qui embrasse toutes les icones dorées à grand renfort de signes de croix est impressionnant. Toutes les tranches d’âge sont présentes mais évidement, il y a une forte majorité d’anciens. Le patriarche ressemble à un père Noël pas commode et en deuil.

Le 5ème jour, nous filons visiter la capital de l’île à pied.

Nous longeons la baie où s’aligne une grande quantité d’auberge Grec. Comme le temps est très moyen, l’eau n’est pas vraiment chouette.

Par contre la vielle ville est une superbe bourgade typique des Cyclades. Malgré l’absence de touristes, Parikia n’est pas un village fantôme.

Toutes les ruelles sont aussi photogéniques les unes que les autres : des églises, des dômes bleus, des maisons blanches, un labyrinthe de ruelles en ardoises reliées par de larges joints blancs, des fontaines, un drôle de Kastro Vénitien édifié sur les fondations d’un ancien temple… Cette île est très différente de Santorin mais elle est vraiment magnifique aussi… surtout quand le soleil revient nous tenir compagnie.

Nous longeons un petit peu la côte et pique niquons dans une toute petite crique. Nous rentrons à l’hôtel puis repartons pour une très grande marche à pied de l‘autre côté de la baie. Cette randonnée est vraiment très plaisante. Nous avons bien fait de choisir les Cyclades comme destination car nous nous y sentons vraiment bien. Nous prolongeons notre séjour sur Paros.

Le 6ème jour nous louons une voiture pour visiter l’île. Pas de temps de perdu, elle est livrée directement à l’hôtel pour 25 euros la journée…assurance incluse (mais que couvre t’elle ? Toujours un mystère !).

Nous partons au nord de l’île dans le village Naoussa. Le petit port est très pittoresque. Il est très calme à cette heure et cette période de l’année. Les ruelles sont aussi jolies qu’à Parikia mais un dimanche, le village semble plus désert.

La température varie beaucoup à tout moment de la journée surtout lorsque le vent entre dans la partie et que le soleil se cache … je passe mon temps à mettre et enlever ma laine polaire, mon chapeau, mes lunettes…mais je ne me plains pas car je savais que quelque soit la destination en Europe, le temps annoncé n’était pas très beau. Je suis déjà très contente d’échapper à la pluie !

Apres les célèbres criques de Kolimbithres nous partons faire une sublime randonnée à la pointe de la baie dans le Paros Park. Le paysage est magnifique. En avril, l’herbe est bien verte avec de jolies fleurs de toutes les couleurs.

Encore une journée vraiment incroyable ! Nous la terminons avec un repas absolument délicieux dans une petite taverne proche de notre pension.

Le 7ème jour, nous gardons la voiture et nous décidons de partir dans les terres pour faire la randonnée au départ de Lefkes. Nous suivons un sentier byzantin pavé le long d’un haut mur de pierres sèches qui relie l’ancienne capitale au port de Pisso Livadi. Comme la veille, nous ne croisons pas de touristes !

Le temps est plus ou moins couvert mais la promenade est agréable. A l’horizon, on aperçoit l’île de Naxos mais d’épais nuages noirs cachent le mont Zeus.

Nous reprenons la voiture pour faire l’Est puis le sud de l’île et nous décidons de partir sur l’île en face. Antiparos est une île toute petite et toute mignonne. Il y a très peu de route donc il est très facile de la visiter en quelques heures. Nous montons au point culminant de l’île pour regarder le coucher de soleil d’un côté et les nuages noirs qui sont accrochés à Paros de l’autre côté. La vue est magnifique mais le spectacle est gâché par une armée de moustiques qui nous attaquent sans relâche.

Nous allons dans une agence pour acheter notre billet de bateau pour Myconos. Ce n’était pas notre destination initialement choisie mais nous avons croisé des gens qui y vivent et qui nous disent qu’on ne peut pas repartir sans y passer tellement l’île est sublime ! Pourquoi pas changer le programme! Bon Ok, il n'y avait pas vraiment de programme....

Myconos. Le 8ème jour, je réserve notre hôtel avant de partir au port. Le speed boat est plus rapide, plus cher et moins agréable que le ferry mais ça ne dure pas trop longtemps.

L’Aeolos hôtel est sur les hauteurs de Mykonos. Il est chouette mais c’est surtout l’accueil qui est sensationnel. Nous payons 55 euros la nuit avec petit dej. Nous profitons un petit peu de la piscine (qui est glacée) et nous filons sur le port.

Je comprends pourquoi cette île est si réputée et touristique. Le village est absolument incroyable. Par contre, la petite Venise et les moulins me laissent une drôle d’impression! Je suis toujours surprise de voir que certains sites très photogéniques sont en réalité assez moches ou pas entretenus.

Le coucher de soleil est magique tout de même. Nous terminons la soirée dans un kebab avec une délicieuse Pitta pour 2.8 euros.

Le 9èmè jour, Comme sur les autres îles, la voiture que nous avons réservée est livrée directement à l’hôtel et nous signons les papiers sur place. Tout est tellement simple en Grèce

Nous filons vers l’Est et nous allons découvrir différentes petites criques et plages toutes plus belles les unes que les autres. Nous sommes en permanence tout seul. C’est extraordinaire de visiter Mykonos dans ces conditions. Nous savourons notre chance. Avec un temps magnifique, une eau sublime, des paysages à couper le souffle, personne autour, un soleil à nouveau contant … il n’y a pas de mot pour qualifier ce qu’on ressent. C’est vraiment une île fabuleuse hors saison.

Une grosse partie de l’île est encore sauvage et je suis surprise de voir que malgré la surfréquentation touristique estivale, il y a encore de nombreux espaces vierges sans même un chemin pour marcher le long de la côte (ou je ne les ai pas trouvés !).

La ville est vraiment superbe même quand il fait nuit et nous nous ne lassons pas de la parcourir dans tous les sens.

Le 10ème jour, nous continuons notre tour de l’île. Nous nous promenons sur de superbes plages au Sud. On y croise un peu plus de monde car elles sont plus urbanisée…finalement nous ne nous y arrêtons pas très longtemps. Nous passons par Paradise et Super Paradise, haut lieu de fêtes de la jeunesse internationale. Le premier est en accès libre et envahi de peintre et artisans en tout genre. Nous terminons la journée sur les plages du nord qui nous plaisent beaucoup plus. Nous retrouvons le côté très sauvage de l’île que nous avions énormément aimé la veille.

Le voyage touche à sa fin et je commence à me sentir un peu triste de quitter les îles des Cyclades où nous avons passés de divines vacances. Mykonos a été une étape aussi fabuleuse que Santorin et Paros. Ces 3 îles ont à la fois beaucoup de choses en commun et sont aussi très différentes. Quel merveilleux voyage !

Athènes Le 11ème jour, avant de partir pour Athènes, je cherche un hôtel pour nos deux dernières nuits.

J’appréhende d’aller dans la capitale grecque depuis que nous avons commencé à chercher une destination de voyage. En France, nous entendons souvent parler de la Grèce depuis qu’elle est dans une situation économiquement très difficile. Le tsunami de réfugiés a nettement amplifié cette médiatisation négative. Je ne sais pas gérer les émotions que ça me déclenche et je sens que mes angoisses familières de fin de vacances sont décuplées.

On nous avait conseillé de dormir au Pirée car les logements ne sont pas cher et on peut rejoindre le centre ville et l’aéroport facilement…mais cela ne me dit pas trop !

J’écris un message sur le Forum pour demander un avis. Les réponses ne tardent pas et je remercie une fois de plus Dominic (Magne2) et Claude pour leurs précieux et rapides conseils. Il vaut mieux loger directement dans le centre ville afin de ne pas perdre de temps dans les transports pour un séjour aussi court.

Je cherche donc un hôtel dans les quartiers qu’on m’a indiqué : Plaka, Makrigiani, Syntagma. La tache est difficile un vendredi matin pour le soir même (et le lendemain) dans une capitale européenne... Attendre le dernier moment pour réserver à Athènes a été la seule erreur du voyage. Je savais 15 jours plus tôt que nous y passerions deux nuits et j’aurais dû réserver dans la foulée notre logement. On n’aurait pas eu beaucoup plus de choix mais on aurait probablement réussi à trouver quelque chose de plus abordable. Je m’en rappellerais pour la prochaine fois !

Je choisis le moins cher qui reste (130 euros la nuit tout de même!!!). Par chance, il n’est pas trop mauvais au niveau des commentaires grâce à un emplacement de choix… (Le suivant est tout de même à 450 euros les 2 nuits !!! Gloups !).

Notre hôtel est ni beau ni moche mais par contre vraiment très bien placé. Notre chambre est silencieuse. Nous avons vu sur l’Acropole de notre lit. Il y a un frigo et une petite terrasse pour manger à l’extérieur. L’Athos Hôtel est très cher par rapport à nos 3 hébergements précédents mais c’est une bonne adresse. On s’en sort bien quand même.

Nous partons nous promener pour la fin de l’après midi. Athènes est une excellente surprise pour moi. Je suis enchantée de découvrir cette ville.

Le 12ème jour nous souhaitons nous rendre de bonne heure à l’Acropole. Nous lambinons un peu trop et quand nous arrivons en début de matinée, il y a déjà beaucoup trop de monde. Mais finalement, le site est assez grand pour diluer les visiteurs.

Une guide française nous apprend que nous avons une chance folle de visiter l’acropole dans ces conditions car, en plus des températures caniculaires pendant la pleine saison, il y a 10 fois plus de visiteurs et le site est saturé de monde.

Nous profitons de ce site incroyable. La vidéo que nous avons vue la veille au soir sur You Tube sur la restauration du Parthénon nous permet de l’apprécier encore plus.

Nous descendons par l’Agora.

A l’extérieur, tous les serveurs sont très virulents pour alpaguer et tenter les clients. Nous reprenons notre promenade en nous perdant dans les petites rues tout autour de l’Acropole. Nous regardons des joueurs de musiques traditionnels, nous visions des églises orthodoxes magnifiques, nous sillonnons entre les petites rues anciennes et les grosses rues commençantes… Il fait beau et raisonnablement chaud donc nous décidons de rester dehors et de faire les musées une prochaine fois. Nous continuons dans un parc qui doit être fort agréable en plein été avant d’aller voir la relève de la garde au pied du parlement.

Nous terminons dans la petite auberge en face de notre hôtel. Le repas est fabuleux et le prix vraiment dérisoire.

Le 13ème jour…Les vacances sont finies.

Ca y est ! Ce merveilleux voyage prend fin ce matin. Nous préparons nos bagages et remontons la ville à pied vers le métro Syntagma.

J’ai un gros gros gros coup de blues. J’ai adoré les Cyclades hors saison. J’ai adoré Athènes où je ne voulais pourtant pas aller. J’ai adoré les grecs si gentils et accueillants. J’ai adoré leur cuisine. J’ai adoré l’herbe verte et les fleurs de toutes les couleurs, l’eau turquoise, les plages blanches rouges ou noires souvent désertiques. J’ai adoré les petites églises au toit bleu ou rouge…. Et tellement d’autres choses ! Je n’ai pas envie de partir… c’était un magnifique voyage.

Merci à toutes les personnes qui ont laissé des messages sur ce forum et merci à tous ceux qui sont toujours disposés à aider les voyageurs qui cherchent des conseils.... Vous m’avez permis de concocter à la dernière minute un très joli périple.
Cuba avec enfants de 10 ans et plongée English translation pending
by Boi · 2017-01-26 · 9 replies
Bonjour à tous,

j'ai de nouveau besoin de vous... Je pars à Paques à Cuba avec mes jumeaux de 10 ans et mon mari pour 15 jours. C'est notre premier voyage là bas. On atterrit et on repart de la Havane. De ce que j'ai lu dans le lonely et sur les forums, me tente: -la Havane (2 nuits?) -(las terrazas, Soroa : apparemment belle ballade et belle nature) -Vinales : ballade à Cheval , visite de grotte (2 nuits?) -(cienaga de zapata : ça vaut la peine? réserve d'oiseau, ...) -Cienfuegos : combien de temps rester la bas? la laguna Guanaroca , El Nicho vallent la peine? -Trinidad : combien de temps rester la bas ? que faire aux alentours?

Mon mari est un fan de la plongée. Sur ce voyage que conseillez vous pour satisfaire le plongeur et les enfants (snorkeling)? la isla de la juventud? aller à l ouest vers playa maria la gorda? playa Ancon?

Généralement , on se ballade 10 jours et on se repose 4-5 jours. ou aller? on m'a parle de cayo coco

Est ce que le tout est possible en taxi collectif? Pouvez vous m'aider à faire un choix (et dans quel ordre... car je me tâte un peu...)

Mes enfants aiment s'amuser (tient donc...), j'adore faire des photos d'ambiance et de paysage et mon mari serait ravi si ils pouvaient faire qq plongées.

Merci pour votre aide,
Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes... English translation pending
by Jemaflor · 2017-01-19 · 24 replies
On en a tous vécu au cours de nos voyages. Des situations inattendues souvent cocasses, parfois drôles ou occasionnellement s'accompagnant de quelques frayeurs … et parfois l'aventure se transforme même en vraie mésaventure ! Reconnaissons que toutes ces anecdotes vécues pimentent nos périples et font, à posteriori, d'amusantes histoires à raconter ... J'ai eu envie d'en partager quelques unes avec vous sur Voyage Forum. Voici donc une douzaines d'anecdotes dépaysantes qui me restent en mémoire. Je suis persuadé que vous serez nombreux à penser en les découvrant qu'elles vous rappellent vos propres expériences dont certaines sont peut-être presque semblables !

Ce petit tour dans le monde, de la Sibérie au Canada en passant par la Méditerranée et l'Afrique, sera également pour moi l'occasion d'évoquer au-delà des anecdotes, l'environnement dépaysant des quelques destinations abordées.

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- Cuba : Un espion autour de la table ?

Lorsqu'on voyage en sillonnant les routes cubaines le spectre du castrisme est souvent présent avec les quelques immenses panneaux vantant la gloire du régime, on en voit souvent au bord des routes …



Je ne sais si c'est à cause de la vue de ces slogans où bien en raison d'idées reçues bien ancrées dans l'esprit de quelques visiteurs mais j'ai le souvenir d'une scène cocasse vécue lors d'un repas champêtre au beau milieu de la campagne cubaine.

Nous venions de visiter la Grotte de l'Indien dans la région de Viñales. Un parcours captivant qui chemine dans les entrailles du sous-sol entre rochers, stalactites géants, stalagmites et promenade en barque sur un cours d'eau sous terrain …



Le moment du repas était venu et le petit groupe de visiteurs avait pris place à table dans un restaurant de plein air. Alors que nous sirotions gaiement notre mojito local, les discussions s'animaient, principalement enthousiastes à propos de nos visites du matin. En effet, avant la fameuse grotte, c'étaient le paysage des mogotes que nous avions admirés. Les mogotes ? Ce terme désigne les formations rocheuses en forme de collines arrondies recouvertes de végétation que l'on aperçoit ici dans cette vallée de Viñales. Elles résultent d'un processus d'érosion, à l'époque jurassique cette région n'était qu'un immense réseau de cavernes dont les parties supérieures se sont ensuite effondrées, laissant ces seules mogotes … et des grottes, comme celle de l'Indien.



Et l'anecdote ? Patience … j'y viens ! Pendant que nous discutions, un détail commençait vraiment à nous intriguer. Il y avait un homme qui ne cessait de nous observer … carnet et crayon en mains, il semblait prendre des notes ! Par moments, il faisait même le tour de la table et sous un angle différent, avec son regard attentif, l'observation continuait, sans cesse … Mais que pouvait-il donc inscrire sur ses feuilles en nous regardant ainsi avec tant d'insistance ?

C'est alors qu'un des membres de la tablée nous donna avec une assurance qui en imposait son explication : « Partout à Cuba c'est comme ça, des informateurs incognito surveillent les étrangers et même les simples touristes … eh oui, c'est avec la politique de Fidel Castro que règne ici la surveillance et la délation ! ». Et notre touriste français pseudo expert en espionnage de nous confirmer son affirmation, il tenait cette information d'un ami qui connaissait bien les secrets du régime cubain ! Finalement, mon voisin de table n'aura pas eu trop de temps pour développer son information si confidentielle. En effet, notre « espion » cubain s'avança ensuite vers nous en nous montrant les pages de son petit carnet … et là, tout le petit groupe se mis à rire, sauf bien sûr notre spécialiste des agents secrets cubains !

L'homme mystérieux était un simple dessinateur ! Avec talent, pendant que nous mangions, il venait de nous croquer en dessinant nos portraits, des caricatures très réalistes.

Conclusion : - à Cuba, chacun arrondie ses fins de mois comme il peut et si l'on a un bon coup de crayon, on essaie donc de vendre des caricatures aux touristes. - et à Cuba, que les préjugés peuvent faire dire de bêtises aux visiteurs !

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- Croatie : Une vague surprise



C'était une belle soirée d'été au bord de l'Adriatique, plus précisément à Trogir, une charmante et pittoresque cité médiévale. Une de ces soirées du mois d'août où avec l'arrivée du crépuscule l'air devient enfin respirable. Des conditions on ne peut plus favorables pour sortir et se balader dans le centre historique de cette cité croate. Pour moi la balade sera également photographique, on ne se refait pas ! Je guette la fameuse « heure bleue », celle où la clarté du jour n'a pas encore totalement disparue alors que le voile sombre de la nuit envahi l'espace. C'est en ces instants que les amateurs de photos peuvent capturer une belle luminosité qui hésite entre celle du jour finissant et celle des éclairages urbains qui se mettent à dorer les façades … Après quelques hésitations, j'ai enfin choisi mon angle de prise de vue, là, sur ce quai, au bord de l'eau, près du pilier du pont. Le point de vue me semble intéressant sur les élégantes façades de la ville, de plus la composition photo devrait être complétée par de beaux reflets. Il me faut maintenant attendre le moment favorable, l'instant entre « chien et loup » où la luminosité se fait idéalement photogénique. J'ai avec moi tout mon matériel, mon tripode sur le lequel je fixe mon reflex et dans ma sacoche se trouve également mon caméscope un sac photo que je porte négligemment en bandoulière. Pressé de m'installer afin d'être prêt à déclencher, je ne l'ai pas totalement refermé … un détail qui peut sembler dérisoire à ce stade de l'histoire mais qui a son importance pour le devenir de mon caméscope !

Le photographe amateur (ou pro.) se doit toujours d'être patient pour faire sa (ses) prise photo … Maintenant, voilà qu'un bateau ou plutôt une péniche passe devant mon objectif, encore quelques instants de patience, lorsque l'eau sera (re)devenue lisse et la vue totalement dégagée, les conditions devraient devenir parfaites pour La photo.

Je ne l'ai vraiment pas vu venir … pas étonnant, elle est arrivée dans mon dos avec une soudaineté déconcertante … en revanche, je l'ai senti me « pétrifier » brutalement ! Elle, c'est une vague ou plus précisément le ressac. Un paquet d'eau naît de l'onde du sillage de la péniche rencontrant le pilier du pont. Il vient de s'abattre sur ma tête … pas à quelques dizaines de centimètres, non, juste sur moi et avec quelle précision ! On m'aurait versé un sceau d'eau sur la tête, j'imagine que je n'aurais pas été plus trempé ! Alors que je ruisselle et tente de réaliser ce qui m'arrive, il m'a semblé entendre quelques éclats de rires dans mon dos. Quelques passants ayant assisté à la scène de cette douche (croate) n'ont pu s'empêcher de rigoler, j'imagine que j'aurais été à leur place, j'aurais fait de même ! Bref, il faut faire face à la situation et aussi bonne figure … première pensée pour mon appareil photo : il a été copieusement éclaboussé ! Je l'essuie vigoureusement avec mon tee shirt qui est en nylon! Une texture qui n'a rien d'un bon tissu éponge et puis il est déjà tout trempé par cette vague scélérate ! Rapidement, je jette un coup d’œil à mon caméscope: catastrophe ! Il baigne dans 2 à 3 centimètres d'eau, mon sac photo était bien étanche … mais dans son fond ! Seule solution, le vider comme un vulgaire récipient. Concernant mon caméscope, je ne fais pas d'illusion … l'avenir me le confirmera, il rendra l'âme !

Mais en toutes circonstances il faut toujours positiver et même si je suis particulièrement contrarié, je constate que mon appareil photo fonctionne encore. N'abandonnons pas le théâtre d'opération fasse à l'assaut d'une unique vague … la lumière est encore bonne pour ma photo nocturne. Cependant, je me déplace un peu en m'éloignant de ce satané pilier de pont. Pied photo positionné, horizon correct, retardateur programmé, mise au point et déclenchement … au moins j'aurai la consolation d'avoir fait la photo souhaitée.



Le lendemain matin, la luminosité était encore photogénique à souhait, ce n'était plus l'heure bleue mais plutôt l'heure d'or. Des teintes dorées baignaient l'ensemble architectural de la cité médiéval (façades et pont), de plus l'eau s'était transformée en un parfait miroir. Il n'en fallait pas plus pour me pousser à retrouver mon point de vue au bord du quai juste à côté du pilier du pont en ces instants de calme absolu, il n'y avait aucune crainte de subir l'effet surprenant du ressac ! Clic, clac ! C'était pris.



Malgré cette expérience malencontreuse, je garde un excellent souvenir de la ville de Trogir, si plaisante à visiter et à photographier : Le point de vue vertigineux depuis le clocher de la cathédrale Saint-Laurent agrémenté des couleurs croates. Les petites ruelles avec cette patine qui donne un effet lustré au pavés. La Tour à l'entrée du port.

Derniers détails à ajouter depuis cette expérience vécue à Trogir : - je me méfie maintenant des piliers de pont … surtout si un bateau navigue sur le cours d'eau. - Je me consacre désormais uniquement à la photo et avec beaucoup de plaisir, je ne fais plus de vidéos en voyage depuis que mon caméscope s'est noyé il y a quelques années à Trogir !

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- Croatie : La note salée d'un ap��ro qui n'aura jamais lieu !

Restons en Croatie mais prenons la mer en directions des îles …

Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s'était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c'est plus naturel et convient parfaitement à l'île de Mljet où nous venons de faire escale. Une escale très nature puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts.

Partons maintenant randonner à travers la pinède vers les deux lacs qui font tout le charme et la particularité de cette île. Le sentier nous mène jusqu'au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres, d'un côté le Malo Jezero et de l'autre le Veliko Jezero.



Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer. Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse, elle mesure plusieurs dizaines de centimètres ! « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il, large sourire aux lèvres, à l'attention de ses proches. Mais cette joie spontanée sera vite contrariée. Ses exclamations particulièrement bruyantes ne nous ont pas seulement fait tourner la tête en sa direction … sur la berge opposée, un garde du Parc l’a aperçu.

Vêtu d'une d'une tenue kaki, coiffé d'une casquette à visière et rictus pas franchement sympathique, voilà que notre gardien interpelle le touriste-pêcheur de mollusque géant. Puis s'en suit une discussion animée, la confiscation immédiate du coquillage, un contrôle d’identité et pour couronner le tout une amende de 50 € … rien que çà !

Tout le territoire de l'île et donc celui des deux lacs fait parti d'un Parc Naturel. Les règles de total respect de la flore et des espèces qui l'habitent sont strictes : le monstrueux bivalve est en effet protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique. Alors, chers amis voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !

Oublions cette anecdote, et la contrariété subie par ce visiteur qui n'avait pourtant aucune mauvaise intention, pour nous focaliser à présent sur le principal intérêt des lieux, à savoir la poursuite de la découverte de ces charmants lacs.

Notre balade lacustre ne se fera pas en canoë mais en petite embarcation à moteur qui va ainsi nous faire raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Le joyau du lac Veliko est un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XIIe siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !



De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière ! Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).

La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.



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- Namibie : Frousse en brousse

Tous les accros aux safaris découvertes de la faune africaine vous le diront certainement, le Parc National d'Etosha est un must en la matière. Il s'avère d'ailleurs être la plus grande réserve de toute la Namibie.



Petit matin dans le bush, le jour est à peine levé alors que débute notre safari. On imagine toujours la savane africaine écrasée par une chaleur torride, c’est exact pendant une grande partie de l’année mais pas vraiment à l’aurore durant l’hiver austral ! C'est une première surprise, en ce matin de juillet il fait presque froid, nous voilà dans un véhicule tout terrain bâché, à l’air libre, cheveux au vent et avec une couverture (très appréciée) sur les genoux … on frissonne ! En effet, la température n’est seulement que d’une douzaine de degrés ! Les pistes poussiéreuses et chaotiques sont infinies dans la réserve, elles permettent de rencontrer, dans leur milieu naturel et surtout en liberté, un très grand nombres d'espèces …

C'est sans doute l'observation d'une gracieuse lionne qui m'a le plus marquée durant cette journée de safari. Explications. Nous l'avons aperçu au détour d'une piste caillouteuse longeant une cuvette aride, elle se trouvait là, en contrebas d'un talus, au bord d'une petite mare. Mais voilà, après quelques minutes très paisibles passées à laper des eaux boueuses, voici qu’elle décide de s’avancer en direction de notre véhicule ! On pourrait jubiler de pouvoir bénéficier d'une observation particulièrement rapprochée … mais notre lionne ne cesse d'avancer vers nous !!!



Et lorsque le félin ne se trouve plus qu’à environ 4 mètres de nous, on se met à réaliser en un éclair que nous sommes dans un véhicule débâché, à l’air libre et donc sans aucune véritable protection … On essaie de se rassurer en pensant que l’animal vient d'étancher sa soif pourvu que cette lionne soit également bien repue ! Si nous commençons (vraiment !) à frissonner de frousse …. notre chauffeur, lui, ne semble pas franchement inquiet, faisons lui confiance, il a l’habitude du terrain. Cette (petite) frousse en brousse sera totalement dissipée lorsque la lionne s'éloignera progressivement de nous. Finalement, en regardant cette gracile lionne, vous me direz peut-être qu'avec son attitude détachée, son pelage fauve et son regard de braise, elle évoque plus une grosse peluche attendrissante qu'une bête féroce. Sans doute … mais en photo !

Avant de quitter Etosha, voici juste quelques autres photos des animaux les plus faciles à observer dans la réserve … pas étonnant, ils sont les plus nombreux !



D'abord, les springbocks. Une robe chatoyante, un corps élancées et cornes en forme de lyre … assurément une superbe silhouette. Il faut les voir détaler et bondir, un saut sur la droite puis un autre sur la gauche … ainsi de suite. Une course en zigzag, comme un réflexe pour échapper à quelques prédateurs, rien à craindre avec nous, nous ne sommes que des chasseurs … d’images ! Même si je ne suis pas un féru de rugby, dès que j’entends ce nom de springbok, je ne peux éviter de penser aux rugbymen sud-africains ! Il faut reconnaître que ce modèle de course est un parfait exemple pour un trois quart aile voulant marquer un essai !



Les zèbres sont aussi en nombre dans cette savane. Je les ai bien observé et je ne suis toujours pas en mesure de répondre à l'énigme concernant les fameuses rayures de leur pelage : ont-ils une robe blanche avec des stries noires ou bien est-ce plutôt l'inverse, pelage noir avec des rayures blanches ? Bon, contentons nous de tout simplement les admirer !

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- Russie : Les certitudes d'un « Monsieur je-sais-tout » ou l'ouïe fine d'un artilleur à la retraite !

A deux reprises, j'ai visité la ville des tsars, la belle Saint-Pétersbourg. Une première fois en été puis une autre fois en hiver alors que la cité était recouverte de neige et que son fleuve Neva et ses canaux égaient englacées. A vrai dire, je ne saurais dire quel est l'aspect que j'ai le plus apprécié : les jours qui n'en finissent pas avec les nuits blanches estivales … quelle agréable ambiance ! Ou bien l'hiver, avec ce blanc manteau qui va si bien à cette ville du nord russe, vraiment une splendide atmosphère ! Mais finalement, là n'est pas le sujet principal de cette petite histoire.

Lors d'un voyage effectué il y a quelques années au mois de février, en me baladant au bord de la Neva, j'ai retrouvé avec plaisir la Cathédrale St Pierre et St Paul. Un imposant édifice construit de 1712 à 1733, un des éléments du du rêve fou de Pierre Le Grand, à savoir édifier une ville sur un marécage inhospitalier voulant ainsi rivaliser avec les principales capitales du reste de l'Europe. Quelle élégante allure avec cette resplendissante flèche dorée qui s'élève à 123 mètres dans le ciel saint-pétersbourgeois.



Et c'est en observant ce panorama givré qu'une anecdote vécue durant mon précédent voyage m'est revenue à l'esprit. Une situation cocasse qui m'avait bien fait rire à l'époque.

Flash-back ! C'était lors d'une visite du majestueux intérieur de la cathédrale, une visite en groupe et guidée par un accompagnateur passionné et passionnant. Alors que nous étions captivés par l'histoire des Romanov telle que nous la relatait notre érudit guide ... soudain, une détonation avait retenti ! Un gros boum ! qui avait l'effet d'interrompre les explications de notre guide. Tous les visiteurs s'étaient regardés, interloqués. De toute évidence, l'explosion provenait de l'extérieur, aux alentours de l'enceinte de l'édifice. C'est alors qu'un des visiteurs s'exclama avec une voix forte et assurée : « Ah, ça, c'est un coup d'un canon de 90 mm, je l'ai bien reconnu … je suis un ancien artilleur ... j'étais un spécialiste à l'époque… et bien que n'étant plus en service, j'ai conservé une ouïe très fine! ». Ce militaire retraité avait tellement l'air convaincu que l'on voulait bien le croire, d'ailleurs, à proximité de la cathédrale il y avait bien les bâtiments d'un musée de l'artillerie. Soit ! Mais à vrai dire, comme la plupart des membres du petit groupe, j'ai préféré ensuite me tourner vers notre intéressant guide et de continuer à l'écouter poursuivre la visite.

Après avoir arpenté toute la nef et les allées de la Cathédrale St Pierre et Paul, nous avions presque oubliés cette forte explosion entendue plutôt durant la visite. Mais voilà, c'est en sortant par le porche principal de l'édifice et en parvenant sur le parking que cette détonation nous est revenue en mémoire, comme un boomerang ! Après avoir eu seulement le son, voici que nous avions à présent l'image, elle nous donna l'explication. Il y avait là un car autour duquel plusieurs hommes s'affairaient, précisément autour d'un pneu … totalement éclaté ! Par hasard, j'étais à ce moment là encore proche de notre ancien artilleur à l'ouïe parfaite. Je l'ai vu jeter un coup d'oeil furtif au fameux pneu délabré, mais là, il n'avait plus aucun commentaire spécialisé à nous imposer … sans doute trop vexé de sa stupide certitude du coup de canon !

Je suis certain que vous en avez déj�� rencontré au cours d'une de ces visites guidées en groupe des « Monsieur je sais tout » de la sorte … Vous savez, ces Tartempion qui accaparent la parole, en rajoute toujours aux propos des guides avec leurs commentaires intarissables ! Mais trop souvent, ils n'ont pas de contradicteurs ou bien il n'y a pas à chaque fois la possibilité de vérifier leurs dires … comme ce fut le cas pour cette petite histoire de détonation mystérieuse.

Bon, cette anecdote n'était qu'un détail et j'ai gardé un excellent souvenir de cette intéressante visite estivale de la capitale des tsars … comme j'ai également gardé un merveilleux souvenirs de cette ville en hiver, que cette cité réserve de lieux et de monuments à admirer ! De l'Ermitage à l'église à bulbes au bout du canal Griboef.





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- Canada : Les demi-lunes du crépuscule arctique



Restons dans les souvenirs glacés ...

En avril, dans le Grand Nord canadien, c'est encore l'hiver à l'image de cette vue de la petite ville de Dawson City. Une cité toute recouverte d'un blanc manteau neigeux comme le fleuve Yukon qui chemine dans cette vallée, lui, c'est en général jusqu'en mai qu'il est totalement pris par les glaces. Dawson apparaît de nos jours comme une bourgade bien calme d'environ 2000 habitants, mais la cité a connu son heure de gloire avec sa « Ruée vers l'or ». En effet, le rêve de fortune et la soif de l'or ont attiré dans ces confins du Yukon près de 400 000 aventuriers bien décidés à exploiter le filon … c'était dans années de la fin du 19e siècle. La balade dans Dawson City permet encore de se plonger dans l'ambiance des années fastes de cette fameuse épopée. Le site est classé et de nombreux bâtiments et commerces arborent de belles façades de bois peints sur lesquels figurent quelques inscriptions de l'époque.



Un autre témoignage historique est bien mis en valeur à Dawson. Trônant fièrement sur les berges du fleuve, il s'agit d'un élégant bateau à vapeur : le Keno. Très bien restauré ce magnifique bateau à aubes construit en 1922 naviguait autrefois sur le fleuve Yukon ... c'était bien sûr au temps de la grande époque des chercheurs d'or. Non seulement il transportait des pionniers avides de trouver fortune dans les champs aurifères mais également il tractait ou poussait des barges lourdement chargées de minerai (argent, plomb, zinc). C'est à la tombée de la nuit (vers 22h 15 en avril sous ces latitudes) qu'il devient resplendissant. Des projecteurs l'illuminent, le Keno ainsi mis en lumière se détache à merveille dans cette pénombre. A l'arrière la teinte orangée de ces aubes s'harmonise avec le bleu du crépuscule … Une vue si photogénique ne pouvait me laisser indifférent. Malgré le froid de la soirée, me voici avec mon matériel prêt pour la photo, c'est à dire attendant la meilleure luminosité avec suffisamment de contraste entre la clarté et les illuminations. Que les amateurs de photos sont pinailleurs ! Un de mes compagnons de voyage trouvant le temps un peu long et bien trop frisquet vient de me laisser … Dans les alentours, il n'y a maintenant plus personne ni aucun signe de vie. Enfin, si ! Une voiture vient de passer dans la rue juste devant mon objectif photo. La conduite est saccadée, les pneus glissent sur la glace qui recouvre le sol. Quatre jeunes plutôt bruyants sont à l'intérieur … ils semblent particulièrement gais et à vrai dire passablement éméchés ! Une à deux minutes plus tard, voilà à nouveau la même voiture avec toujours une conduite particulièrement débridée …. Au troisième passage, la voiture s'arrête à mon niveau. Une portière s'ouvre. Un des occupants sort, se tourne … et baisse son pantalon, me laissant voir deux demi-lunes qui à défaut d'être lumineuses étaient bien blanches ! A peine le temps de réaliser ce que j'aperçois … l'homme est déjà rentré dans son habitacle (il avait sans doute peur de se les geler !) et la voiture de repartir en trombe ! J'ai quand même eu le temps d'entendre de gros éclats de rires … en voilà qui viennent de se payer ma tête ! A voir une telle scène, on pourrait dire que Dawson est un vrai TDCDM (trou du cul du monde).



Après la surprise, place à un instant de réflexion et voici que dans ma tête je me fais mon petit cinéma. Et si ces énergumènes alcoolisés venaient à repasser et à disjoncter ? Ils pourraient me menacer … en effet, je suis seul dans cette partie de la bourgade où il n'y a à cette heure pas âme (charitable) qui vive, j'ai avec moi tout mon matériel photo, tous mes papiers : passeport, argent, billets de voyage ….

Je n'hésite plus un instant : je plie le matos et détale ! J'accélère les pas qui deviennent rapidement de petites foulées. La direction ? Mon hôtel, et le plus vite sera le mieux car j'entends toujours la fameuse voiture qui fait encore des tours dans le quartier … Sans doute ma crainte n'était pas vraiment justifiée, mais sait-on jamais avec des gens enivrés ? Tout est bien qui finit bien : je suis bien arrivé à l'hôtel sans me faire détrousser … et j'avais réussi ma photo nocturne du Keno. Des moments de doute qui ne m'ont pas finalement empêché de sortir à nouveau « by night » le lendemain soir. C'était dans un lieu encore plus isolé de ce Grand Nord. Précisément à Eagle Plains, 8 habitants précise le panneau indicateur à l'entrée du lieu-dit c'est situé sur la route Dempster qui mène vers le Nord du Nord de l'Arctique. Le motif de ma sortie nocturne? Le fascinant spectacle qu'offre aux chanceux le Grand Nord avec la féerie des aurores boréales. Récit.



Il est maintenant minuit et demi et quelques pâles lueurs commencent à illuminer le ciel déjà constellé d’étoiles. En quelques minutes l’écran géant bleu nuit de la voûte céleste se pare d’un festival de lumières qui se mettent à danser. Un véritable ballet avec des guirlandes et des voiles jaunes ou verts. Elles ondulent lentement, apparaissent puis disparaissent comme par magie. D’immenses dessins lumineux se forment progressivement, voilà même que des rubans phosphorescents semblent maintenant s’enrouler autour de la lune … avant de s’estomper dans la nuit noire. La vision est captivante comme celle d’un rêve éveillé, sublime et mystérieux ! Seul le froid ambiant avec ses -20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et me donnera l’envie de quitter ce spectacle envoûtant pour regagner ma douillette chambre.

En y repensant, la laiteuse clarté des originales ou grossières (c'est selon !) demi-lunes aperçues en un éclair dans la pénombre d'une nuit à Dawson font bien pâles figures dans mes souvenirs … par rapport à la beauté envoûtante des lumières arctiques des aurores boréales. Un spectacle haut en couleur auquel je vous souhaite d'assister un jour, si vous n'en avez pas eu encore l'occasion.

-- D'autres anecdotes ..... message suivant -->
Températures dans l'Ouest américain en mai English translation pending
by Yvesneuilly · 2017-01-08 · 9 replies
j'envisage de partir en mai dans l'ouest des USA et j'aimerais savoir à quelles températures je dois m'attendre , sachant que nous avons prévu l'itéraire classique de LA jusqu'à SFrancisco en passant par Végas. Merci de vos réponses
Floraison de rhododendrons au Népal début mars English translation pending
by Véro58 · 2016-12-15 · 13 replies
Nous sommes un couple de cinquantenaires qui projetons un trek entre balcon et sanctuaire des Annapurnas. Très intéressés par la flore et la photo, nous hésitons entre mars et avril en particulier concernant la floraison de rhodo. Nous devons choisir entre 3 semaines en mars ou Avril et ne pouvons chevaucher les 2 mois ! Qui peux nous renseigner avec précision ?

Merci
Météo à Malaga en février English translation pending
by Jocejeanlou · 2016-11-24 · 3 replies
Bonjour Quelle température vers Malaga et y a t il des touristes français à cette période vers Malaga et marbella quelle est la ville la plus belle plage etc Merci de vos infos Cordialement Jocejeanlou
5 semaines en Norvège, août - sept 2016: randonnées à Odda, Lofoten,Olden et Stavanger (7 parties) English translation pending
by Doume44 · 2016-09-28 · 20 replies
En 2013 nous sommes allés 5 semaines , mi aout-septembre, en Norvège avec notre véhiculeNous avions loué une maison à Luster dans le Sognefjord pour 15 jours et , 3semaines dans le More Og Romsdal a Isfjorden près d’Andalsnes.Le pays nous a tellement enchanté que nous avons décidé de repartir cette année pour 6 semaines . La première chose que nous ayons faîte, c’est de choisir notre destination en Norvège .Nous avons écarté les grandes villes , nous sommes de bon randonneurs ce qui nous intéressent , c’est la nature, et nous voulions découvrir d’autres régions que celles de 2013. Toute suite nous avons décidé de voir les Lofotens , ensuite le choix c’est décidé en fonction de certaines randonnées que l’on voulaient faire (Trolltunga, Kjerag, preikestolein) , donc le planning établi était le suivant 7j près d’Odda, 15j aux Lofotens, 5jours a Olden , 10j a Sandnes prés de Stavanger. Avec 2étapes pour monter aux Lofotens . Nous sommes partis le mardi 9 aout , par Hirtshal au Danemark , en faisant 2 étapes une dans le Nord de la France , d'où je suis originaire, et l'autre au Danemark à Lokken à 40 km du port d'embarquement .Ce qui nous permet d’embarquer le lendemain a 10h pour arriver a 12h15 a kristiansand (prix du billet avec Fjordline pour 1 voiture,2adultes et un chien 94euros )

Trajet pour rejoindre Odda

Ci joint une photo des plages de Lokken superbes , dommage qu'il ne faisaient que 17 degrés mais il y avait quand même des baigneurs.



12aout , nous débarquons à Kristiansand , cool le soleil est au rendez-vous, , premier pique-nique près d’un petit lac

Sur la route il y a des petits chalets décorés , je ne sais pas si se sont des gites , ou un musée tout est fermés



Après 480 km découverte de notre location , les propriétaires sont sympas , et l'appartement tout confort



Notre location se situe a Skare et tous les jours nous passons en voiture devant la cascade de latefossen



Nous découvrons Odda , petite cité industrielle sympa d’où nous partons , en randonnée pour aller jusqu’à une langue du glacier Buerbreen .



Nous décidons de randonner au-dessus de latefossen , c’est une rando facile et sympa elle suit la rivière et les lacs (Reinsnosvatnet ) , qui alimentent la cascade Latefossen , notre chien est aux anges.



Le 15 aout nous allons a Kinsarvik pour faire la rando des 4cascades , superbe, mais le temps est maussade et je ne fais qu’une seule photo , la première cascade



Le 16Aout direction Voringfossen, la route est superbe.

Il y a du monde , beaucoup d’autocar venu d’Oslo , nous prenons le sentier situé au bas de la cascade , mais au bout d’un demi-heure nous nous apercevons que nous nous sommes trompés , tant pis nous continuons, Nous irons la découvrir aux points de vues aménagés , d’ailleurs ils sont en train d’améliorer le site près de l’hôtel, avec une passerelle qui devrait être dans le vide .



Le paysage est magnifique nous sommes en Hordaland est c’est une nature encore différente





Le 17 Aout le temps est nuageux, je décide d’aller de l’autre côté d’Odda, nous passons le tunnel Folgefonnntunnel, Nous découvrons un très beau fjord et nous partons randonner la journée a Sunndal, direction le glacier Breidablikkbrea, nous avons bien fait, le soleil est de ce coté





Comme le temps est au beau et que nous sommes revenus a la voiture vers 16h00 avant de retourner a la location , je décide de prendre une petite route magnifique (mais en Norvége il n’y en a pas de grande) qui nous emmène au lac Svartedalsvatnet .Les paysages nous font oublier la dangerosité de cette route.
Choix d'un trek au Népal et budget English translation pending
by Wani44 · 2016-09-26 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je sais bien que le sujet a été maintes et maintes fois traité sur ce forum mais je voudrais l'aborder sous l'aspect du budget.

Déjà le contexte, nous sommes un couple de backpackers trentenaires en tour du monde depuis un an déjà. Nous ne sommes pas spécialement de grands sportifs mais avons déjà fait quelques treks sur plusieurs jours (Haut Atlas, Cordillère blanche au Pérou, Torres del Paine) et un bon paquet de randos à la journée. A l'approche de la fin de notre voyage, nous souhaiterions faire au Népal un trek d'une quinzaine de jour (une vingtaine max) pour fin octobre début novembre.

On dispose pour tout équipement de haute montagne de chaussures de randos et d'une polaire chacun. On a pas vraiment envie d'investir dans tout le matos de montagne (tente, matelas, duvet, réchau etc...) et j'avoue que l'idée de dormir en lodge et de ne porter que le strict minimum me va plutôt bien. On a donc repéré trois circuits : les deux classiques EBC et Tour des Annapurnas ainsi que le Makalu.

Voilà maintenant le dilemme. Quand on voyage sur une si longue période, on fait BEAUCOUP plus attention au budget que pour un voyage de trois semaines (il y a une contradiction avec le fait de dormir en lodge je sais). J'aimerai donc avoir vos avis sur les coûts de ces différents treks. Plus particulièrement :

1) Le prix des lodges et de la nourriture est-il similaire sur chaque circuit ? Un ordre d'idée ? 2) Quid du coût d'accès pour se rendre aux points de départ des randos. Par exemple j'ai lu que le vol A/R pour Lukla tournait aux alentours des 120 euros, et que sans le vol on doit rajouter une bonne semaine de marche. 3) On ne dispose que d'un léger sac à viande en toile ( confort 25° quoi !). J'ai lu qu'il y avait des couvertures dans les lodges. Est-ce qu'elles sont suffisantes ou doit-on investir dans un duvet ? 4) En lien avec la question précédente, j'ai aussi lu qu'il pouvait ne plus y avoir de places dans les lodges. On a pas franchement envie de se retrouver dehors à 4000 mètres d'altitude avec seulement notre drap en toile pour nous réchauffer. Concrètement, sachant qu'à cette période (octobre novembre) il y a pas mal de monde sur les chemins, quelles sont les chances pour qu'on se trouve dans la panade ?

Voilà les quelques questions qui me viennent à l'esprit pour le moment. Sinon si vous avez des conseils (matos indispensable, autres trek...) à nous donner, on est preneurs. Merci.

Erwann

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