Results for "Trois-Rivières+|+50+>+144"
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Marrakech - Merzouga English translation pending
Bonjour,
je vais certainement poser une questions maintes fois posée mais je prends quand même le risque. durant le mois d'Août je me rends au Maroc. Voici mon trajet : Marrakech du 11 au 14/08, de là je prend une voiture de location et souhaite me rendre à Merzouga avec les enfants. J'envisage de faire une halte et de n'arriver que le 16 en fin d'après-midi à Merzouga. Je compte voir, outre les paysages sur la route qui sont merveilleux, une gorge en particulier mais j'hésite entre les gorges du Todgha ou celles du Dadès. Ma préférence semble aller vers le Dadès. j'ai même repérer un endroit où faire une petite halte (hotel la gazelle du dadès). En revanche je ne sais pas trop comment procéder pour aller visiter les gorges et surtout, vu que mon temps sera limité, quel circuit choisir pour pénétrer dans les gorges. Je tiens aussi à rappeler que je sera avec mes deux petits et la maman.
que me recommanderiez-vous ?
Dans le détail, je fais une boucle qui doit me ramener vers Aguelmous, non loin de Khenifra, pour faire l'Aïd en famille ( de mon épouse). Je vous remercie pour vos réponses.
je vais certainement poser une questions maintes fois posée mais je prends quand même le risque. durant le mois d'Août je me rends au Maroc. Voici mon trajet : Marrakech du 11 au 14/08, de là je prend une voiture de location et souhaite me rendre à Merzouga avec les enfants. J'envisage de faire une halte et de n'arriver que le 16 en fin d'après-midi à Merzouga. Je compte voir, outre les paysages sur la route qui sont merveilleux, une gorge en particulier mais j'hésite entre les gorges du Todgha ou celles du Dadès. Ma préférence semble aller vers le Dadès. j'ai même repérer un endroit où faire une petite halte (hotel la gazelle du dadès). En revanche je ne sais pas trop comment procéder pour aller visiter les gorges et surtout, vu que mon temps sera limité, quel circuit choisir pour pénétrer dans les gorges. Je tiens aussi à rappeler que je sera avec mes deux petits et la maman.
que me recommanderiez-vous ?
Dans le détail, je fais une boucle qui doit me ramener vers Aguelmous, non loin de Khenifra, pour faire l'Aïd en famille ( de mon épouse). Je vous remercie pour vos réponses.
Comment se diriger sur un voyage de plusieurs mois à pied? English translation pending
Bonjour,
Je m'apprête à partir faire un tour d’Europe à pied avec un ami. n'ayant randonné pour l'instant qu'en France, ce n'est que très récemment que nous nous sommes posé la question : "mais attend, comment on va se diriger dans les autres pays ?". Car jusqu'à présent, nous utilisions des carte IGN au 1/25 000 pour nous diriger. Cependant pour 10 mois, cela n'est pas possible ni pour le budget, ni pour la place que cela prend.
Nous avons donc commencé à chercher des solutions et sommes tombé sur les GPS de rando. Cependant je n'ai pas l’impression que ceux-ci soient forcement moins cher au final, car il nous faudrait télécharger de nombreuses cartes.
En sommes : Nous cherchons un moyen d'afficher des cartes au 1:25 000 (ou les plus précises) sur un support que nous pourrions emmener partout. style GPS. Question : Est-ce que cela existe ? Oui en GPS ? mais comment ça marche ? et existe-t-il des GPS avec des cartes précises, couvrant toute l’Europe, déjà intégré ? Quels sont les bons plans etc etc???
Et sinon : Quels autre moyens avons nous pour nous diriger ? Le but étant de randonner ailleurs que sur les route évidemment.
Je m'apprête à partir faire un tour d’Europe à pied avec un ami. n'ayant randonné pour l'instant qu'en France, ce n'est que très récemment que nous nous sommes posé la question : "mais attend, comment on va se diriger dans les autres pays ?". Car jusqu'à présent, nous utilisions des carte IGN au 1/25 000 pour nous diriger. Cependant pour 10 mois, cela n'est pas possible ni pour le budget, ni pour la place que cela prend.
Nous avons donc commencé à chercher des solutions et sommes tombé sur les GPS de rando. Cependant je n'ai pas l’impression que ceux-ci soient forcement moins cher au final, car il nous faudrait télécharger de nombreuses cartes.
En sommes : Nous cherchons un moyen d'afficher des cartes au 1:25 000 (ou les plus précises) sur un support que nous pourrions emmener partout. style GPS. Question : Est-ce que cela existe ? Oui en GPS ? mais comment ça marche ? et existe-t-il des GPS avec des cartes précises, couvrant toute l’Europe, déjà intégré ? Quels sont les bons plans etc etc???
Et sinon : Quels autre moyens avons nous pour nous diriger ? Le but étant de randonner ailleurs que sur les route évidemment.
Où aller dans les cantons de l'Est? English translation pending
bonjour
je vais faire un voyage de 15jours en août/sept et je vais m’arrêter 1 jour dans les cantons de l'est mais je ne sais pas ou m’arrêter
sachant que je viens de montreal et ensuite cantons de l'est puis direction Quebec
quels endroit sont mieux que d'autres pour 1 nuits (B&B et ville a me proposer)
j'attend vos propositions
bonne soiree
Préparation d'un voyage en Dominique avec enfant et étant enceinte English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir pour l’île de Dominique pour 8 jours début août.
Nous sommes une petite famille, ma femme sera enceinte de 6 mois et nous avons un bébé qui aura 18 mois en août
Je me permets de poser quelques questions :
Voyager avec un enfant de 18 mois et une femme enceinte à la Dominique, est-ce raisonnable ? Il semble qu’il n’y ait pas de paludisme, pas de vaccin nécessaire et que l’eau soit potable. La chaleur est elle pesante à cette époque ? Ma femme est réunionnaise et notre bébé a déjà expérimenté l’avion et le dépaysement pour être présenté à sa famille.
Nous aimons les voyages, le dépaysement et les rencontres et la Dominique nous semble appropriée mais souhaiterions avoir un avis pour ne pas nous tromper.
Avant de prendre le bateau Express des iles, est il préférable de s’y rendre via la guadeloupe ou via la martinique ? Les tarifs sont à peu prés les mêmes. Une nuit de transit semble obligatoire en Guadeloupe ou en Martinique au vu des retards possibles de ce bateau. Qu'en pensez vous ?
Cordialement
Nous envisageons de partir pour l’île de Dominique pour 8 jours début août.
Nous sommes une petite famille, ma femme sera enceinte de 6 mois et nous avons un bébé qui aura 18 mois en août
Je me permets de poser quelques questions :
Voyager avec un enfant de 18 mois et une femme enceinte à la Dominique, est-ce raisonnable ? Il semble qu’il n’y ait pas de paludisme, pas de vaccin nécessaire et que l’eau soit potable. La chaleur est elle pesante à cette époque ? Ma femme est réunionnaise et notre bébé a déjà expérimenté l’avion et le dépaysement pour être présenté à sa famille.
Nous aimons les voyages, le dépaysement et les rencontres et la Dominique nous semble appropriée mais souhaiterions avoir un avis pour ne pas nous tromper.
Avant de prendre le bateau Express des iles, est il préférable de s’y rendre via la guadeloupe ou via la martinique ? Les tarifs sont à peu prés les mêmes. Une nuit de transit semble obligatoire en Guadeloupe ou en Martinique au vu des retards possibles de ce bateau. Qu'en pensez vous ?
Cordialement
Climat à Cuba en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à Varadero (Cuba) le 16 juin 2012. Très prochainement !** Nous savons que c’est le début de la saison des pluies et que celles-ci se font plutôt brèves en fin de journée. Nous nous sommes informés auprès de collègues et ceux-ci nous disent de partir sans crainte et même sur les forums, les commentaires sont plutôt positifs. Je voulais savoir ceux et celles qui ont déjà été à Cuba en juin et comment était le climat ? Bonne ou mauvaise expérience ? Les voyages dans le sud sont souvent comme un coup de dés.
Merci de répondre😛
Nous partons à Varadero (Cuba) le 16 juin 2012. Très prochainement !** Nous savons que c’est le début de la saison des pluies et que celles-ci se font plutôt brèves en fin de journée. Nous nous sommes informés auprès de collègues et ceux-ci nous disent de partir sans crainte et même sur les forums, les commentaires sont plutôt positifs. Je voulais savoir ceux et celles qui ont déjà été à Cuba en juin et comment était le climat ? Bonne ou mauvaise expérience ? Les voyages dans le sud sont souvent comme un coup de dés.
Merci de répondre😛
Où faire la fête dans le monde? English translation pending
Bonjour,
L'année dernière je suis partie avec une amie en Asie (Cambodge, vietnam, laos et thailande) pendant 2 mois.
Cette année je souhaite repartir dans une destination lointaine (800€ de budget d'avion)
Nous souhaitons une destination pour faire la fête, voir de magnifique paysage, profiter de la plage (on travail assez dur toute l'année).
On pense partir de mi aout à mi septembre
Nous prenons toutes les précautions nécessaire mais nous souhaitons quand même une destination sécuritaire.
Avez vous des idées de destination à nous proposer.
Bonne soirée
L'année dernière je suis partie avec une amie en Asie (Cambodge, vietnam, laos et thailande) pendant 2 mois.
Cette année je souhaite repartir dans une destination lointaine (800€ de budget d'avion)
Nous souhaitons une destination pour faire la fête, voir de magnifique paysage, profiter de la plage (on travail assez dur toute l'année).
On pense partir de mi aout à mi septembre
Nous prenons toutes les précautions nécessaire mais nous souhaitons quand même une destination sécuritaire.
Avez vous des idées de destination à nous proposer.
Bonne soirée
Avis sur itinéraire de vingt-cinq jours en Namibie + Victoria Falls? English translation pending
Bonsoir à tous!
nous partons cet été (25 juillet au 19 aout) à 2 (couple), et prévoyons de voir un maximum de pays! On essaye de construire un voyage rythmé: paysages, animaux, et "visites" express! on veut s'en mettre plein la vue, sans pour autant passer trop de temps à chaque étape (même si on sait que certaines méritent de s'y attarder et on le fera!), et on aimerait un voyage hors des "sentiers battus" !😉 L' arrivée à Windhoek est prévue le 26 au matin, nous avons réservé le 4X4, et nous sommes en pleine préparation de l'itinéraire.. comme ça devient urgent, (nous devons réserver les campings et les entrées des parcs) on commence à s'affoler un peu....! 😉 La lecture des différents posts à ce sujet, et l'étude des nombreux carnets de routes présents sur le site, nous pose différentes interrogations...
Nous sommes en plein dilemne: en effet nous aurions envie de faire à la fois fish river canyon et les vic falls en revenant par le Bostawana... (nous ne pouvons pas prendre d'avion entre vic falls et windhoek, pour des raisons budgétaires et parce que nous devons rendre le 4X4 à windhoek) Pensez vous que cela est faisable? cela est il judicieux de vouloir tout faire (fish river+ namibie + vic falls) ? ou risque t'on de "tout faire" sans vraiment "rien faire" au final... ?
voici les grandes lignes de notre itinéraire : ceci n'est qu'un premier jet que l'on vous soumet pour solliciter votre aide! alors, n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils et remarques !! nous sommes preneurs de toutes les suggestions car novices de la Namibie!! 🙂 1 26/07/2012 5:10 - Arrivée Windhoek Int. Airport + Mariental / Kalahari Desert 2 27/07/2012 Fish River Canyon 3 28/07/2012 Fish River Canyon 4 29/07/2012 Aus (chevaux sauvages?) 5 30/07/2012 Sesriem 6 31/07/2012 Sesriem 7 1/8/2012 Walvis Bay 8 2/8/2012 Spitzkoppe 9 3/8/2012 Spitzkoppe 10 4/8/2012 Brandberg / Messum 11 5/8/2012 Palmwag 12 6/8/2012 Palmwag (skeleton coast ?) 13 7/8/2012 Etosha 14 8/8/2012 Etosha 15 9/8/2012 Etosha 16 10/8/2012 Rundu 17 11/8/2012 Kongola 18 12/8/2012 Kongola (caprivi string parks) 19 13/08/2012 Kasane 20 14/08/2012 Victoria Falls / Kasane (day trip) 21 15/08/2012 Makgadikgadi 22 16/08/2012 Ghanzi 23 17/08/2012 24 18/08/2012 Kalahari 25 19/08/2012 "14:00 Windhoek 18:00 Windhoek Int Airport" la journée du 17/08 est vide pour l'instant, elle servirait à combler la visite du kaokoland, ou servirait de journée de "battement" à placer suivant les besoins dans le voyage...
Autres questions: - cela vaut t'il la peine de consacrer 10 jours pour les vic falls (aller, visite, retour via Bostwana...) ? nous avons peur de sacrifier le reste en faisant ça... ! qu'en pensez vous ? - ce trajet (aller et retour aux Vic falls), outre le temps qu'il prendra nous permettra t'il de profiter tout de même des paysages, animaux, ou tout autre point d'intérêt? - dans le cas où nous enlèverions ce trajet aux vic falls pour nous consacrer à la Namibie, pensez vous que l'on peut envisager (et que cela vaut le coup) un itinéraire comprenant la partie Bostwanienne du désert du Kalahari ? sinon que nous proposez vous de mieux, de plus atypique?
En définitive, que nous conseillez vous? que modifieriez vous dans l'itinéraire? quelles étapes rajouteriez vous? Quels points incontournables a t'on oubliés?
Merci d'avance pour votre aide!
Bonne soirée,
Stéphanie
nous partons cet été (25 juillet au 19 aout) à 2 (couple), et prévoyons de voir un maximum de pays! On essaye de construire un voyage rythmé: paysages, animaux, et "visites" express! on veut s'en mettre plein la vue, sans pour autant passer trop de temps à chaque étape (même si on sait que certaines méritent de s'y attarder et on le fera!), et on aimerait un voyage hors des "sentiers battus" !😉 L' arrivée à Windhoek est prévue le 26 au matin, nous avons réservé le 4X4, et nous sommes en pleine préparation de l'itinéraire.. comme ça devient urgent, (nous devons réserver les campings et les entrées des parcs) on commence à s'affoler un peu....! 😉 La lecture des différents posts à ce sujet, et l'étude des nombreux carnets de routes présents sur le site, nous pose différentes interrogations...
Nous sommes en plein dilemne: en effet nous aurions envie de faire à la fois fish river canyon et les vic falls en revenant par le Bostawana... (nous ne pouvons pas prendre d'avion entre vic falls et windhoek, pour des raisons budgétaires et parce que nous devons rendre le 4X4 à windhoek) Pensez vous que cela est faisable? cela est il judicieux de vouloir tout faire (fish river+ namibie + vic falls) ? ou risque t'on de "tout faire" sans vraiment "rien faire" au final... ?
voici les grandes lignes de notre itinéraire : ceci n'est qu'un premier jet que l'on vous soumet pour solliciter votre aide! alors, n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils et remarques !! nous sommes preneurs de toutes les suggestions car novices de la Namibie!! 🙂 1 26/07/2012 5:10 - Arrivée Windhoek Int. Airport + Mariental / Kalahari Desert 2 27/07/2012 Fish River Canyon 3 28/07/2012 Fish River Canyon 4 29/07/2012 Aus (chevaux sauvages?) 5 30/07/2012 Sesriem 6 31/07/2012 Sesriem 7 1/8/2012 Walvis Bay 8 2/8/2012 Spitzkoppe 9 3/8/2012 Spitzkoppe 10 4/8/2012 Brandberg / Messum 11 5/8/2012 Palmwag 12 6/8/2012 Palmwag (skeleton coast ?) 13 7/8/2012 Etosha 14 8/8/2012 Etosha 15 9/8/2012 Etosha 16 10/8/2012 Rundu 17 11/8/2012 Kongola 18 12/8/2012 Kongola (caprivi string parks) 19 13/08/2012 Kasane 20 14/08/2012 Victoria Falls / Kasane (day trip) 21 15/08/2012 Makgadikgadi 22 16/08/2012 Ghanzi 23 17/08/2012 24 18/08/2012 Kalahari 25 19/08/2012 "14:00 Windhoek 18:00 Windhoek Int Airport" la journée du 17/08 est vide pour l'instant, elle servirait à combler la visite du kaokoland, ou servirait de journée de "battement" à placer suivant les besoins dans le voyage...
Autres questions: - cela vaut t'il la peine de consacrer 10 jours pour les vic falls (aller, visite, retour via Bostwana...) ? nous avons peur de sacrifier le reste en faisant ça... ! qu'en pensez vous ? - ce trajet (aller et retour aux Vic falls), outre le temps qu'il prendra nous permettra t'il de profiter tout de même des paysages, animaux, ou tout autre point d'intérêt? - dans le cas où nous enlèverions ce trajet aux vic falls pour nous consacrer à la Namibie, pensez vous que l'on peut envisager (et que cela vaut le coup) un itinéraire comprenant la partie Bostwanienne du désert du Kalahari ? sinon que nous proposez vous de mieux, de plus atypique?
En définitive, que nous conseillez vous? que modifieriez vous dans l'itinéraire? quelles étapes rajouteriez vous? Quels points incontournables a t'on oubliés?
Merci d'avance pour votre aide!
Bonne soirée,
Stéphanie
Bons plans en France avec deux enfants? English translation pending
Bonjour les (autres) parents.
Pour moi, c'est un tjrs casse tête de trouver une destination qui permette d'assouvir mon besoin d'évasion, d'"exotisme" et d'activités sportives avec l'organisation et l'abnégation que nécessite la gestion de deux touts petits (1,5 et 3 ans en l'occurence).
Sur mes expériences des autres années, j'ai adoré la région du Ventoux (plein de balades faciles pour les petits, du vélo pour moi, des marchés provencaux et des visites culturelles pour mon épouse). Dans le même registre mais le soleil en moins, nous avons apprécié les côtes d'armor (cote du trégor). En revanche, on a un très mauvais souvenir des Alpes (aravis) (balades trop dures, pas d'activité pour tout petits, acceuil moyen, trop de monde)(dommage pour un fan de montagne comme moi).
Et vous, quels sont vos destinations "best of" en France ou pas trop loin ( et en pleine saison) ?
Pour moi, c'est un tjrs casse tête de trouver une destination qui permette d'assouvir mon besoin d'évasion, d'"exotisme" et d'activités sportives avec l'organisation et l'abnégation que nécessite la gestion de deux touts petits (1,5 et 3 ans en l'occurence).
Sur mes expériences des autres années, j'ai adoré la région du Ventoux (plein de balades faciles pour les petits, du vélo pour moi, des marchés provencaux et des visites culturelles pour mon épouse). Dans le même registre mais le soleil en moins, nous avons apprécié les côtes d'armor (cote du trégor). En revanche, on a un très mauvais souvenir des Alpes (aravis) (balades trop dures, pas d'activité pour tout petits, acceuil moyen, trop de monde)(dommage pour un fan de montagne comme moi).
Et vous, quels sont vos destinations "best of" en France ou pas trop loin ( et en pleine saison) ?
Expérience: traversée des États-Unis, de New York à San Francisco, en voiture de location (4x4) English translation pending
Le but est de partager l’expérience vécue aux USA en juillet 2011 avec mes 4 enfants, Pierre (22 ans), Eve (21 ans), Alex (16 ans) et Sam (10 ans). 5 semaines en voiture, avec une incursion au Canada, et pas une dispute !
Le programme était simple :
1) atterrir à New York,
2) louer une voiture (réservée 3 mois à l’avance !),
3) traverser d’est en ouest,
4) reprendre l’avion à San Francisco 5 semaines plus tard (avion réservé 2 mois à l’avance, sous peine de payer le triple !).
Itinéraire
Décidé au fur et à mesure en fonction des envies de visites. On voulait voir Chicago, j’avais lu que la route 66 n’était pas passionnante, ils voulaient voir le mont Rushmore, on a donc traversé par le nord, via l’interstate 90.
Préparation.
Nous sommes partis à l’aventure, sans aucune autre préparation que lire les articles de ce forum (encore merci à tous – modérateurs et internautes !!) et l’achat d’une dizaine de guides de voyage. Nous n’avons RIEN réservé à l’avance, pour ne pas être astreint par un planning et des horaires, excepté les trois premières nuits à New York, dans un hôtel « y’a pas moins cher » du routard.
La voiture
Nous avions tout imaginé. 1) Camping car : trop cher (6000 + assu +, +, +…), trop lent et pas admis partout. 2) Acheter une voiture sur place : impossible sans carte verte ou numéro de sécu. 3) Louer une vieille américaine : pas trouvé, sauf dans des agences de « dream cars » à 600 USD par jour et sans quasi pouvoir sortir de la ville. 4) Mettre une voiture (voire un minibus VW à revendre en Californie ?) dans un container : 2000 euro + taxe d’importation de 1000 USD et d’exportation de 2000 USD… Or, on trouve une voiture de location à partir de 1200 euro par mois, + 250 USD si on ne la rend pas au même endroit. Nous avions choisi un « standard SUV », un peu plus cher, pour pouvoir faire les pistes du sud ouest décrites dans ce forum. Arrivé à l’agence de New York (National) : pas de SUV disponible malgré la résa. « Il y a celui-ci, mais un peu plus cher… » et surtout plus gros ! On le prend. Par contre, louer un 4X4 à New York, ça n’existe pas !! Et nous voila en « SUV premium » au cœur de la ville.
Une voiture à New York ?
Aucun problème ! Il y a des parkings partout. Compter 35 USD par jour. Et découvrir la ville est ses quartiers en voiture est très pratique. Rappelons que nous sommes en juillet, début des vacances scolaires, ça roule bien.
Mardi 28 juin 2011
Vol Bruxelles - New York, arrivée à 21h. Il fait 24 degrés, nous sautons dans un taxi collectif conduit par un pakistanais qui nous dépose à notre hôtel à Chelsea tout en passant par Time Square, déposer une famille de californiens qui descendait à l’Hilton. Cette plongée directe dans la nuit éclairée newyorkaise nous enchante ! Nous y resterons 7 jours, au lieu des trois prévus, avec une ballade sur les plages sauvages de Long Island.
Mercredi 6 juillet 2011
Chutes du Niagara. Grandiose. Compter 9h de voiture. GPS obligatoire : les indications sont à usage local. On traverse de ravissants villages qui rappellent un peu nos Ardennes. C’est émouvant de penser que les premiers colons venus d’Europe ont commencé aussi par découvert ces mêmes paysages. Camping du coté Canadien. Aucun souci pour traverser la frontière. Par contre, les ratons laveurs mangent tous ce sui n’est pas enfermé dans la voiture ou le frigo ! Nous ne sommes pas encore dans le rythme du voyage et passons deux nuits le long du Niagara.
Les campings
Il y en a PARTOUT. Les emplacements sont énormes et disposent chacun d’un banc et d’un BBQ ! Il est préférable de réserver par internet dès qu’on sait à peu près où on arrivera le soir (accès internet gratuit dans tous les MacDo). Sinon, on a quasi toujours trouvé de la place. Dans les Parc Nationaux (12 à 18 USD l’emplacement), il faut impérativement arriver avant midi, mais on trouve toujours des campings privés (40 USD l’emplacement en moyenne) juste en dehors. Nous avions une tente QUECHUA. Conseil : prenez-la dans la cabine de l’avion ! Nous l’avons mise dans la soute (40 euro de supplément) et la première fois que nous l’avons dépliée, la fibre de verre des tiges est partie en morceaux ! A-t-elle gelé dans l’avion ? Ou été écrasée par un autre avion ? Bref, nous avons acheté au WALLMART, en même temps que la glacière « Philippe Schuler » en réclame, les matelas à 5 USD et les sacs de couchage à 10 USD, une tente 4 personnes pour 15 USD !
Les Motels
La solution de rechange lorsqu’on se retrouve nulle part en pleine nuit. Demandez le « prochain motel » au GPS. De 40 à 60 USD la chambre de deux lits doubles. Ils acceptent généralement une cinquième personne. L’occasion aussi de souffler, surfer de son lit, faire une lessive et prendre un bain dans la piscine.
Les hôtels
Inévitables dans les villes (mais on trouve des Motels dès la sortie des centres-villes), ils sont chers, surtout à New York. Le moins cher : de 30 à 40 USD par personne. Ils sont souvent complets sur internet, mais en arrivant sur place, on trouve généralement des chambres.
Vendredi 8 juillet 2011
Nous restons sur le coté Canadien du lac pour rejoindre Detroit, route qui nous fait passe à coté de Woodstock, London, Windsor mais aussi Waterloo et Paris. Le douanier américain, un peu étonné de nous voir rentrer aux Etats-Unis par là, nous demande où nous allons. « San Francisco. – (il en perd ses lunettes) WWHAT ? ». La ville renait mais il reste pas mal de traces de son déclin. Le musée FORD de Detroit est historiquement intéressant.
Samedi 9 juillet 2011
Chicago. Impressionnant ! On venait juste de voir le dernier « Transformers » dans un ciné à New York. Marrant de voir les décors en vrai. Ne pas négliger de faire le « loop » en métro. Shopping intéressant.
Dimanche 10 juillet 2011
Saviez-vous que Harley et Davidson sont de Milwaukee ? La visite du musée (sur le site historique de l’usine de moto) est réservée aux inconditionnels. Un petit détour par Oshkosh pour dire un petit bonjour à un grand oncle émigré là il y a 60 ans est l’occasion pour lui de ressortir son meilleur français, les souvenirs et les albums de famille. Le soir, nous arrivons à Brussels. Nous fêtons mon anniversaire dans ce petit village perdu (trois bars, une église) où bat la fête annuelle des « Belgian days », des drapeaux wallons sur toutes les maisons ! En effet, en 1852, des belges du brabant wallon et de liège ont colonisé cette presqu’ile dans le lac Michigan où ils sont encore majoritaire. Mais dans quelques années, les dernières personnes qui parlent encore le wallon auront disparu… Nous visitons Wépion, Rosière, Luxembourg et … Namur, la ville natale des enfants.
Mercredi 13 juillet 2011
Mont Rushmore. Après avoir traversé le Mississippi le matin et le Missouri le soir sur une même autoroute traversant en une ligne droite de 900 km le Wisconsin, le Minnesota et le Dakota, nous arrivons dans ce coin loin de tout mais très touristique ! Amusant. Attention : ni camping ni motels dans ce petit bout de Suisse.
Jeudi 14 juillet 2011
Après une nouvelle ligne droite de 600 km, nous traversons les Black Hills de Lucky Luke. Nous passerons trois jours dans Yellow Stones. No comment. Grand comme la moitié de la Belgique, il n’a pas usurpé le titre de plus beau parc des Etats-Unis.
Samedi 16 juillet 2011
Nous traversons sans nous arrêter le parc majestueux du Grand Teton. (Sam se demande pourquoi on l’appelle comme ça…) Nous dormons dans la surprenante mais sympathique petite ville qu’est Jackson Hole, après un bon rodéo et un verre dans le « One Million Dollars Cowboy Bar » dont les poignées de porte sont des colts et tous les sièges des … selles de cheval.
Dimanche 17 juillet 2011
Après avoir traversé par hasard un autre Paris, fondé en 1860 par des mormons (trois églises, pas de bar), nous faisons 300 km de détour simplement pour voir le lac salé, où tous les records de vitesse sur terre ont étés battus dans les années de mon enfance. Surréaliste ! Un des grands souvenirs des enfants (surtout que je les ai laissé conduire chacun à leur tour sur la piste !)
Lundi 18 juillet 2011
Salt Lake City. Aucun intérêt, sauf faire un « swap » de la voiture : en quittant New York, sur la 34e rue, un vietnamien nous a embouti avec sa Nissan et a démoli phares et pare choc du « SUV ». L’agence nous a dit que ce n’était rien et qu’on me donnerait une autre voiture dès que je passerais par une de leurs agences sur la route. En fait, ici, en Utah, dans la catégorie « SUV premium », j’ai reçu un « truck », un Ford F150, véritable 4X4 presque tout terrain ! Et à y regarder de plus près, un véhicule sur deux ici est un pick-up 3 ou 6 places.
Mardi 19 juillet 2011
Cedar Break est notre premier contact avec les paysages du Sud Ouest, mais on n’aurait pas du le faire, car c’est redondant avec Bryce et ça nous a amputé d’autant la visite de ce parc idyllique – onirique - qu’est Zion (où nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Mercredi 20 juillet 2011
Les paysages de la route entre Zion et Bryce Canyon sont variés et un spectacle incroyable ! Quant à Bryce, c’est incontournable, même si la ballade au cœur des needles au couchez du soleil est plus fréquentée qu’un IKEA un jour de solde (nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Jeudi 21 juillet 2011
Les paysages de la route no 12 entre Tropic et Torrey sont tout simplement fabuleux. Capitol Reef (de loin) puis Moab, où nous trouvons un camping « primitif » après s’être enfoncés de 10 miles au fond d’un canyon sauvage longeant le Colorado, mais les enfants préfèrent le classique « douche-piscine »… Visites des Arches (où nous assistons au coucher et au levé de soleil). Délicatesse et gigantisme !
Vendredi 22 juillet 2011
Nous skippons Canyonlands (il faut bien en laisser un peu pour la prochaine fois !), saluons Mexican Hat et lisons Wallpaper Rock avant de nous éclater sur les pistes du Valley of the Gods avec ce gros FORD qui montre enfin ce qu’il a dans les amortisseurs ! Coucher de soleil dans Monument Valley. Ensuite, je fais l’erreur de vouloir me rapprocher de Page, où TOUT est complet (camping, motels et hôtels) ! Un vendredi soir de juillet, le lac Powel attire du monde de toute la région pour le WE ! Au culot et en pleine nuit, nous entrons dans le camping très sélect de la marina où nous nous installons dans le premier emplacement (5 étoiles) libre. Nous sommes les seuls à ne pas trainer un énorme hors bord avec un énorme 4X4…
Samedi 23 juillet 2011
Je me lève à 7h du matin et fonce à Upper Antelope. On m’envoie 5 km plus loin, car il faut impérativement passer par une agence, soit en ville (ou via son hôtel) soit par une agence Navajo (une bâche tendue entre 4 piquets). Je suis le premier : je décroche 5 places pour la ballade de 11h, la meilleure pour l’ensoleillement du canyon. Le temps d’aller rechercher les enfants et nous voila dans un des endroits les plus incroyables sur la terre (140 USD quand même !). On laisse Lower Antelope pour la prochaine fois et, non sans s’arrêter à Horseshoe Bends, on arrive dans le Grand Canyon pour le coucher de soleil. Il n’existe tout simplement pas de mots pour traduire ce spectacle.
Dimanche 24 juillet 2011
Après le lever du soleil, ballade en avion qu dessus du grand canyon. Je pense que l’hélico est mieux, mais dure moins longtemps, coûte le double (200 USD/pers) et est complet jusque demain. Un bout de la route 66 et un village fantôme plus loin, nous arrivons à Las Vegas au coucher de soleil. Crazy ! Bizarrement, les chambres dans les palace-hôtels des casinos ne sont pas chères ! (On choisira un des plus vieux casinos : « Main Terminus »).
Lundi 25 juillet 2011
A midi, il fait 40 degrés. Nous quittons Las Vegas pour le pacifique, où Laguna Beach nous attend pour le coucher de soleil. Ca y est, c’est fait, nous avons traversé !!
Mardi 26 juillet 2011
Los Angeles, comme on le sait, c’est 80 km d’urbanisation ! On s’y perd, mais avec un plaisir mal dissimulé ! Hollywood, Santa Monica, Venice, Universal studio, Malibu…
Vendredi 29 juillet 2011
Hier soir, nous avons quitté Los Angeles pour un camping à l’entrée de Death Valley, que nous découvrons… sous la pluie !! Les mares se remplissent, les pistes redeviennent des rivières de boue. Des rideaux de pluie lardés d’éclairs n’atteignent parfois pas le sol. Il fait 36 degrés. Une crevaison (je n’aurais jamais du sortir des pistes !) nous prive d’une partie de la visite de ce site carrément surnaturel. N’envisagez pas une seconde de camper dans la vallée de la mort ! Soit vous la traversez, soit vous logez à l’hôtel (200 USD la chambre).
Dimanche 31 juillet 2011
Nous traversons Sequoia National Park National Park sous la pluie, de nouveau, mais cela n’enlève rien à la magie de cette forêt ! Entre Death Valley et Sequoia, nous traversons des paysages grandioses et des villages où ils n’ont apparemment jamais vu de touristes.
Lundi 1er août 2011
Nous pouvons enfin souffler trois jours ici, à San Francisco, au rythme de cette ville mythique, hébergés par la famille d’accueil dans laquelle ma fille a récemment passé un an. Alcatraz est complet jusqu’au 17 août. Pour le coup, nous aurions du réservé à l’avance !!
Mercredi 3 août 2011
A 17 heures, l’avion décolle de San Francisco pour Bruxelles…
Certains diront qu’on n’a rien vu, qu’on a visité des endroits formidables au pas de course. Notre but n’était pas de visiter mais de vivre une aventure commune, une épopée familiale, à l’écoute de chacun. On a adoré cette première découverte du pays et on en a eu pleins les yeux !
Le budget, à la louche, pour 5 personnes et 5 semaines (en euro):
Avion : 4000 (23 /jour/personne)
Voiture : 2000 (12/jour/personne)
Logement: 2000 (12/jour/personne)
Nourriture : 2000 (12/jour/personne)
Essence : 1000 (6/jour/personne)
Divers : 2000 (Parcs naturels, attractions, loisirs, souvenirs, survol du grand canyon…)
Tout se fait par carte de crédit, y compris retirer de l’agent dans les distributeurs : prévoir un plafond suffisant ou, comme nous, deux cartes VISA.
Bilan :
5 semaines,
12000 km,
12 états,
10 parcs nationaux,
6 grandes villes,
0 tracas !
Le programme était simple :
1) atterrir à New York,
2) louer une voiture (réservée 3 mois à l’avance !),
3) traverser d’est en ouest,
4) reprendre l’avion à San Francisco 5 semaines plus tard (avion réservé 2 mois à l’avance, sous peine de payer le triple !).
Itinéraire
Décidé au fur et à mesure en fonction des envies de visites. On voulait voir Chicago, j’avais lu que la route 66 n’était pas passionnante, ils voulaient voir le mont Rushmore, on a donc traversé par le nord, via l’interstate 90.
Préparation.
Nous sommes partis à l’aventure, sans aucune autre préparation que lire les articles de ce forum (encore merci à tous – modérateurs et internautes !!) et l’achat d’une dizaine de guides de voyage. Nous n’avons RIEN réservé à l’avance, pour ne pas être astreint par un planning et des horaires, excepté les trois premières nuits à New York, dans un hôtel « y’a pas moins cher » du routard.
La voiture
Nous avions tout imaginé. 1) Camping car : trop cher (6000 + assu +, +, +…), trop lent et pas admis partout. 2) Acheter une voiture sur place : impossible sans carte verte ou numéro de sécu. 3) Louer une vieille américaine : pas trouvé, sauf dans des agences de « dream cars » à 600 USD par jour et sans quasi pouvoir sortir de la ville. 4) Mettre une voiture (voire un minibus VW à revendre en Californie ?) dans un container : 2000 euro + taxe d’importation de 1000 USD et d’exportation de 2000 USD… Or, on trouve une voiture de location à partir de 1200 euro par mois, + 250 USD si on ne la rend pas au même endroit. Nous avions choisi un « standard SUV », un peu plus cher, pour pouvoir faire les pistes du sud ouest décrites dans ce forum. Arrivé à l’agence de New York (National) : pas de SUV disponible malgré la résa. « Il y a celui-ci, mais un peu plus cher… » et surtout plus gros ! On le prend. Par contre, louer un 4X4 à New York, ça n’existe pas !! Et nous voila en « SUV premium » au cœur de la ville.
Une voiture à New York ?
Aucun problème ! Il y a des parkings partout. Compter 35 USD par jour. Et découvrir la ville est ses quartiers en voiture est très pratique. Rappelons que nous sommes en juillet, début des vacances scolaires, ça roule bien.
Mardi 28 juin 2011
Vol Bruxelles - New York, arrivée à 21h. Il fait 24 degrés, nous sautons dans un taxi collectif conduit par un pakistanais qui nous dépose à notre hôtel à Chelsea tout en passant par Time Square, déposer une famille de californiens qui descendait à l’Hilton. Cette plongée directe dans la nuit éclairée newyorkaise nous enchante ! Nous y resterons 7 jours, au lieu des trois prévus, avec une ballade sur les plages sauvages de Long Island.
Mercredi 6 juillet 2011
Chutes du Niagara. Grandiose. Compter 9h de voiture. GPS obligatoire : les indications sont à usage local. On traverse de ravissants villages qui rappellent un peu nos Ardennes. C’est émouvant de penser que les premiers colons venus d’Europe ont commencé aussi par découvert ces mêmes paysages. Camping du coté Canadien. Aucun souci pour traverser la frontière. Par contre, les ratons laveurs mangent tous ce sui n’est pas enfermé dans la voiture ou le frigo ! Nous ne sommes pas encore dans le rythme du voyage et passons deux nuits le long du Niagara.
Les campings
Il y en a PARTOUT. Les emplacements sont énormes et disposent chacun d’un banc et d’un BBQ ! Il est préférable de réserver par internet dès qu’on sait à peu près où on arrivera le soir (accès internet gratuit dans tous les MacDo). Sinon, on a quasi toujours trouvé de la place. Dans les Parc Nationaux (12 à 18 USD l’emplacement), il faut impérativement arriver avant midi, mais on trouve toujours des campings privés (40 USD l’emplacement en moyenne) juste en dehors. Nous avions une tente QUECHUA. Conseil : prenez-la dans la cabine de l’avion ! Nous l’avons mise dans la soute (40 euro de supplément) et la première fois que nous l’avons dépliée, la fibre de verre des tiges est partie en morceaux ! A-t-elle gelé dans l’avion ? Ou été écrasée par un autre avion ? Bref, nous avons acheté au WALLMART, en même temps que la glacière « Philippe Schuler » en réclame, les matelas à 5 USD et les sacs de couchage à 10 USD, une tente 4 personnes pour 15 USD !
Les Motels
La solution de rechange lorsqu’on se retrouve nulle part en pleine nuit. Demandez le « prochain motel » au GPS. De 40 à 60 USD la chambre de deux lits doubles. Ils acceptent généralement une cinquième personne. L’occasion aussi de souffler, surfer de son lit, faire une lessive et prendre un bain dans la piscine.
Les hôtels
Inévitables dans les villes (mais on trouve des Motels dès la sortie des centres-villes), ils sont chers, surtout à New York. Le moins cher : de 30 à 40 USD par personne. Ils sont souvent complets sur internet, mais en arrivant sur place, on trouve généralement des chambres.
Vendredi 8 juillet 2011
Nous restons sur le coté Canadien du lac pour rejoindre Detroit, route qui nous fait passe à coté de Woodstock, London, Windsor mais aussi Waterloo et Paris. Le douanier américain, un peu étonné de nous voir rentrer aux Etats-Unis par là, nous demande où nous allons. « San Francisco. – (il en perd ses lunettes) WWHAT ? ». La ville renait mais il reste pas mal de traces de son déclin. Le musée FORD de Detroit est historiquement intéressant.
Samedi 9 juillet 2011
Chicago. Impressionnant ! On venait juste de voir le dernier « Transformers » dans un ciné à New York. Marrant de voir les décors en vrai. Ne pas négliger de faire le « loop » en métro. Shopping intéressant.
Dimanche 10 juillet 2011
Saviez-vous que Harley et Davidson sont de Milwaukee ? La visite du musée (sur le site historique de l’usine de moto) est réservée aux inconditionnels. Un petit détour par Oshkosh pour dire un petit bonjour à un grand oncle émigré là il y a 60 ans est l’occasion pour lui de ressortir son meilleur français, les souvenirs et les albums de famille. Le soir, nous arrivons à Brussels. Nous fêtons mon anniversaire dans ce petit village perdu (trois bars, une église) où bat la fête annuelle des « Belgian days », des drapeaux wallons sur toutes les maisons ! En effet, en 1852, des belges du brabant wallon et de liège ont colonisé cette presqu’ile dans le lac Michigan où ils sont encore majoritaire. Mais dans quelques années, les dernières personnes qui parlent encore le wallon auront disparu… Nous visitons Wépion, Rosière, Luxembourg et … Namur, la ville natale des enfants.
Mercredi 13 juillet 2011
Mont Rushmore. Après avoir traversé le Mississippi le matin et le Missouri le soir sur une même autoroute traversant en une ligne droite de 900 km le Wisconsin, le Minnesota et le Dakota, nous arrivons dans ce coin loin de tout mais très touristique ! Amusant. Attention : ni camping ni motels dans ce petit bout de Suisse.
Jeudi 14 juillet 2011
Après une nouvelle ligne droite de 600 km, nous traversons les Black Hills de Lucky Luke. Nous passerons trois jours dans Yellow Stones. No comment. Grand comme la moitié de la Belgique, il n’a pas usurpé le titre de plus beau parc des Etats-Unis.
Samedi 16 juillet 2011
Nous traversons sans nous arrêter le parc majestueux du Grand Teton. (Sam se demande pourquoi on l’appelle comme ça…) Nous dormons dans la surprenante mais sympathique petite ville qu’est Jackson Hole, après un bon rodéo et un verre dans le « One Million Dollars Cowboy Bar » dont les poignées de porte sont des colts et tous les sièges des … selles de cheval.
Dimanche 17 juillet 2011
Après avoir traversé par hasard un autre Paris, fondé en 1860 par des mormons (trois églises, pas de bar), nous faisons 300 km de détour simplement pour voir le lac salé, où tous les records de vitesse sur terre ont étés battus dans les années de mon enfance. Surréaliste ! Un des grands souvenirs des enfants (surtout que je les ai laissé conduire chacun à leur tour sur la piste !)
Lundi 18 juillet 2011
Salt Lake City. Aucun intérêt, sauf faire un « swap » de la voiture : en quittant New York, sur la 34e rue, un vietnamien nous a embouti avec sa Nissan et a démoli phares et pare choc du « SUV ». L’agence nous a dit que ce n’était rien et qu’on me donnerait une autre voiture dès que je passerais par une de leurs agences sur la route. En fait, ici, en Utah, dans la catégorie « SUV premium », j’ai reçu un « truck », un Ford F150, véritable 4X4 presque tout terrain ! Et à y regarder de plus près, un véhicule sur deux ici est un pick-up 3 ou 6 places.
Mardi 19 juillet 2011
Cedar Break est notre premier contact avec les paysages du Sud Ouest, mais on n’aurait pas du le faire, car c’est redondant avec Bryce et ça nous a amputé d’autant la visite de ce parc idyllique – onirique - qu’est Zion (où nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Mercredi 20 juillet 2011
Les paysages de la route entre Zion et Bryce Canyon sont variés et un spectacle incroyable ! Quant à Bryce, c’est incontournable, même si la ballade au cœur des needles au couchez du soleil est plus fréquentée qu’un IKEA un jour de solde (nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Jeudi 21 juillet 2011
Les paysages de la route no 12 entre Tropic et Torrey sont tout simplement fabuleux. Capitol Reef (de loin) puis Moab, où nous trouvons un camping « primitif » après s’être enfoncés de 10 miles au fond d’un canyon sauvage longeant le Colorado, mais les enfants préfèrent le classique « douche-piscine »… Visites des Arches (où nous assistons au coucher et au levé de soleil). Délicatesse et gigantisme !
Vendredi 22 juillet 2011
Nous skippons Canyonlands (il faut bien en laisser un peu pour la prochaine fois !), saluons Mexican Hat et lisons Wallpaper Rock avant de nous éclater sur les pistes du Valley of the Gods avec ce gros FORD qui montre enfin ce qu’il a dans les amortisseurs ! Coucher de soleil dans Monument Valley. Ensuite, je fais l’erreur de vouloir me rapprocher de Page, où TOUT est complet (camping, motels et hôtels) ! Un vendredi soir de juillet, le lac Powel attire du monde de toute la région pour le WE ! Au culot et en pleine nuit, nous entrons dans le camping très sélect de la marina où nous nous installons dans le premier emplacement (5 étoiles) libre. Nous sommes les seuls à ne pas trainer un énorme hors bord avec un énorme 4X4…
Samedi 23 juillet 2011
Je me lève à 7h du matin et fonce à Upper Antelope. On m’envoie 5 km plus loin, car il faut impérativement passer par une agence, soit en ville (ou via son hôtel) soit par une agence Navajo (une bâche tendue entre 4 piquets). Je suis le premier : je décroche 5 places pour la ballade de 11h, la meilleure pour l’ensoleillement du canyon. Le temps d’aller rechercher les enfants et nous voila dans un des endroits les plus incroyables sur la terre (140 USD quand même !). On laisse Lower Antelope pour la prochaine fois et, non sans s’arrêter à Horseshoe Bends, on arrive dans le Grand Canyon pour le coucher de soleil. Il n’existe tout simplement pas de mots pour traduire ce spectacle.
Dimanche 24 juillet 2011
Après le lever du soleil, ballade en avion qu dessus du grand canyon. Je pense que l’hélico est mieux, mais dure moins longtemps, coûte le double (200 USD/pers) et est complet jusque demain. Un bout de la route 66 et un village fantôme plus loin, nous arrivons à Las Vegas au coucher de soleil. Crazy ! Bizarrement, les chambres dans les palace-hôtels des casinos ne sont pas chères ! (On choisira un des plus vieux casinos : « Main Terminus »).
Lundi 25 juillet 2011
A midi, il fait 40 degrés. Nous quittons Las Vegas pour le pacifique, où Laguna Beach nous attend pour le coucher de soleil. Ca y est, c’est fait, nous avons traversé !!
Mardi 26 juillet 2011
Los Angeles, comme on le sait, c’est 80 km d’urbanisation ! On s’y perd, mais avec un plaisir mal dissimulé ! Hollywood, Santa Monica, Venice, Universal studio, Malibu…
Vendredi 29 juillet 2011
Hier soir, nous avons quitté Los Angeles pour un camping à l’entrée de Death Valley, que nous découvrons… sous la pluie !! Les mares se remplissent, les pistes redeviennent des rivières de boue. Des rideaux de pluie lardés d’éclairs n’atteignent parfois pas le sol. Il fait 36 degrés. Une crevaison (je n’aurais jamais du sortir des pistes !) nous prive d’une partie de la visite de ce site carrément surnaturel. N’envisagez pas une seconde de camper dans la vallée de la mort ! Soit vous la traversez, soit vous logez à l’hôtel (200 USD la chambre).
Dimanche 31 juillet 2011
Nous traversons Sequoia National Park National Park sous la pluie, de nouveau, mais cela n’enlève rien à la magie de cette forêt ! Entre Death Valley et Sequoia, nous traversons des paysages grandioses et des villages où ils n’ont apparemment jamais vu de touristes.
Lundi 1er août 2011
Nous pouvons enfin souffler trois jours ici, à San Francisco, au rythme de cette ville mythique, hébergés par la famille d’accueil dans laquelle ma fille a récemment passé un an. Alcatraz est complet jusqu’au 17 août. Pour le coup, nous aurions du réservé à l’avance !!
Mercredi 3 août 2011
A 17 heures, l’avion décolle de San Francisco pour Bruxelles…
Certains diront qu’on n’a rien vu, qu’on a visité des endroits formidables au pas de course. Notre but n’était pas de visiter mais de vivre une aventure commune, une épopée familiale, à l’écoute de chacun. On a adoré cette première découverte du pays et on en a eu pleins les yeux !
Le budget, à la louche, pour 5 personnes et 5 semaines (en euro):
Avion : 4000 (23 /jour/personne)
Voiture : 2000 (12/jour/personne)
Logement: 2000 (12/jour/personne)
Nourriture : 2000 (12/jour/personne)
Essence : 1000 (6/jour/personne)
Divers : 2000 (Parcs naturels, attractions, loisirs, souvenirs, survol du grand canyon…)
Tout se fait par carte de crédit, y compris retirer de l’agent dans les distributeurs : prévoir un plafond suffisant ou, comme nous, deux cartes VISA.
Bilan :
5 semaines,
12000 km,
12 états,
10 parcs nationaux,
6 grandes villes,
0 tracas !
Panama ou Vénézuela pour deux semaines "sac à dos"? English translation pending
Bonjour à tous !!
Je partirais 2 semaines "sac à dos" avec mon copain vers la fin du mois de février histoire d'échapper au froid du Québec !
On hésite entre le Panama et le Venezuela, avez-vous des conseils à nous donner ?
On cherche un endroit ou l'on ne sente vraiment en sécurité, ou la nature est vraiment belle (forêts, cascades, volcans, etc.), avec des belles plages, ou les gens sont sympathiques & ou l'on n'a pas l'impression de ne rien avoir vu du pays après 2 semaines ;o))
Février, est-ce un bon moment pour voyager dans ces pays ?
Tous vos conseils d'itinéraires, d'hôtels, de visites, etc. sont les bienvenus, nous sommes encore à la case départ !
Un gros merci d'avance
Je partirais 2 semaines "sac à dos" avec mon copain vers la fin du mois de février histoire d'échapper au froid du Québec !
On hésite entre le Panama et le Venezuela, avez-vous des conseils à nous donner ?
On cherche un endroit ou l'on ne sente vraiment en sécurité, ou la nature est vraiment belle (forêts, cascades, volcans, etc.), avec des belles plages, ou les gens sont sympathiques & ou l'on n'a pas l'impression de ne rien avoir vu du pays après 2 semaines ;o))
Février, est-ce un bon moment pour voyager dans ces pays ?
Tous vos conseils d'itinéraires, d'hôtels, de visites, etc. sont les bienvenus, nous sommes encore à la case départ !
Un gros merci d'avance
Voyage à vélo en Allemagne English translation pending
Bonjour,
le sujet est traité et retraité mais j'ai besoin d'infos supplémentaire sur l'Allemagne, car la plus part de mes recherche trouvent des résultat en allemant 🙁.
Tout d'abord en France nous roulons avec des vélos qui n'ont pas de feux, et nous avons préféré acheter des kway plus tôt que des casque (il pleut plus souvent qu'on ne tombe 😛), j'ai lus qu'en Allemagne c'était interdit et verbalisable de rouler sans lumière et sans casque, c'est réellement le cas 🤪 ? Les campings sont ils très présent ? En France il est interdit de laisser sa voiture plus de une semaine sur un parking, alors on la gare devant la caserne de police après demande, et généralement ils acceptent qu'elle reste une petit mois (le temps de nos vacances loin du gas-oil 😎). Mais en Allemagne peut' on laisser son véhicule dans un village pour un mois sans soucis ?. Enfin le pays regorge de piste cyclable et c'est ceux qui nous attirent (enfant sur des vélos, et un en carriole donc sans voiture et poids lourds la vie est plus belle), mais quelle sont les régions les plus "natures", et les plus tranquille (loin des stations balnéaires bondées 🤪) ? Le climat nescéssite t'il de passez chez damart ? Et enfin les pistes sont elle aussi douce que celle de bretagne où peut on rencontrer des côtes corriaces 😊 ? Merci d'avance pour les réponses.
le sujet est traité et retraité mais j'ai besoin d'infos supplémentaire sur l'Allemagne, car la plus part de mes recherche trouvent des résultat en allemant 🙁.
Tout d'abord en France nous roulons avec des vélos qui n'ont pas de feux, et nous avons préféré acheter des kway plus tôt que des casque (il pleut plus souvent qu'on ne tombe 😛), j'ai lus qu'en Allemagne c'était interdit et verbalisable de rouler sans lumière et sans casque, c'est réellement le cas 🤪 ? Les campings sont ils très présent ? En France il est interdit de laisser sa voiture plus de une semaine sur un parking, alors on la gare devant la caserne de police après demande, et généralement ils acceptent qu'elle reste une petit mois (le temps de nos vacances loin du gas-oil 😎). Mais en Allemagne peut' on laisser son véhicule dans un village pour un mois sans soucis ?. Enfin le pays regorge de piste cyclable et c'est ceux qui nous attirent (enfant sur des vélos, et un en carriole donc sans voiture et poids lourds la vie est plus belle), mais quelle sont les régions les plus "natures", et les plus tranquille (loin des stations balnéaires bondées 🤪) ? Le climat nescéssite t'il de passez chez damart ? Et enfin les pistes sont elle aussi douce que celle de bretagne où peut on rencontrer des côtes corriaces 😊 ? Merci d'avance pour les réponses.
Inondations au Vietnam? (octobre 2011) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars bientôt pour le Vietnam ... (le 22 octobre pour 3 semaines),
J'ai constaté dans les nouvelles sur le Web que le delta du Mékong subissait des inondations désastreuses ces jours-ci ...
Quelqu'un sur place au Vietnam pourrait m'en dire plus long ?
Je prévois aller faire un tour vers Ho Chi Minh Ville, My Tho et Ben Tre au debut novembre .. y aura-t-il des perturbations a prevoir
Pierre
Je pars bientôt pour le Vietnam ... (le 22 octobre pour 3 semaines),
J'ai constaté dans les nouvelles sur le Web que le delta du Mékong subissait des inondations désastreuses ces jours-ci ...
Quelqu'un sur place au Vietnam pourrait m'en dire plus long ?
Je prévois aller faire un tour vers Ho Chi Minh Ville, My Tho et Ben Tre au debut novembre .. y aura-t-il des perturbations a prevoir
Pierre
Se rendre en Corse English translation pending
Bonjour, Je souhaite me rendre en Corse en avril-mai 2012. Pour l'instant, je n'ai qu'une idée d'itinéraire et je pense acheter mes billets d'avion ce w-e. En fait, je pense faire le vol Mtl-Paris et passer environ 4 jours à Paris. J'aimerais ensuite me rendre en Corse et y passer environ 15 jours. Par la suite, je pense retourner à Nice et y passer 2-3 jours. Je prendrais ensuite le vol Nice-Mtl.
4 questions : 1. Meilleures suggestions ?
2. Est-ce plus avantageux d'aller en Corse par TGV jusqu'à Nice, puis bateau jusqu'en Corse ou prendre un vol intérieur de Paris jusqu'en Corse ?
3. Des bonnes adresses pour des transporteurs ?
4. plus avantageux de louer une voiture sur la côte et de la traverser ou en Corse ?
Merci infiniment, avril c'est loin, mais tellement proche quand on pense voyage...
Lyne
4 questions : 1. Meilleures suggestions ?
2. Est-ce plus avantageux d'aller en Corse par TGV jusqu'à Nice, puis bateau jusqu'en Corse ou prendre un vol intérieur de Paris jusqu'en Corse ?
3. Des bonnes adresses pour des transporteurs ?
4. plus avantageux de louer une voiture sur la côte et de la traverser ou en Corse ?
Merci infiniment, avril c'est loin, mais tellement proche quand on pense voyage...
Lyne
Road trip caucasien: Géorgie et Arménie English translation pending
Le mois d'Août s'achève et avec lui le "périple" caucasien....
Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Deux étudiants vers le Maroc et le Sénégal en 4L English translation pending
Bonjour tout le monde!
L'an dernier j'ai traversé la Norvège et cette année je m'attaque à l'Afrique. En effet j'ai participé au 4L Trophy en février ce qui m'a permis de visiter un petit bout du Maroc (Tanger, Enjil, Errachidia, Merzouga, Timerzif, Agdz, Ourazazate et Marrakech) Avec mon copain, on avait trouvé un job nourri logé sur la plage d'Imsouane pour cet été mais cela n'a finalement pas abouti. Ayant les billet pour le bateau (tanger-Algeciras 272€ aller retour avec une voiture et deux personnes) on à quand même décidé de partir et en 4L je vous prie! On va donc traverser l'espagne fin juin pour profiter des férias On va prendre le bateau et longer la côte jusqu'à Casa où nous avons des amis Ensuite passer quelques jours sur Imsouane
C'est là que les choses se compliquent: on veut aller au Sénégal où on connait des gens et surtout pour rencontrer des gens (nous sommes d'ailleurs à la recherche d'associations sérieuses qui aurait besoin de bénévoles) Je me suis pas mal renseigné et je suis complètement perdu! On voulait aller au sénégal en passant par la Mauritanie mais je ne sais pas si c'est le meilleur moyen... Je suis perdu avec tout les papiers: les visas (à prendre sur place ou a préparer en France), l'assurance (j'ai entendu parler d'assurance pour trois jours mais quelle assurance? je demande a celle en France?) et pour tous les contrôle de police (je vais préparer pas mal de fiche pour gagner du temps), les vaccins etc... Ensuite je pense qu'enfin au Sénégal il nous restera plus qu'à rouler et profiter mais ce sont les formalités pour entrer et sortir des pays qui m'inquiète (Sénégal et Mauritanie)
D'autres part si vous avez des conseils ou des recommandation sur des pays proches et envisageable (niveau prix et formalité) n’hésitez pas, je désespère un peu... Merci d'avance à ceux qui m'offriront leur 🤪
L'an dernier j'ai traversé la Norvège et cette année je m'attaque à l'Afrique. En effet j'ai participé au 4L Trophy en février ce qui m'a permis de visiter un petit bout du Maroc (Tanger, Enjil, Errachidia, Merzouga, Timerzif, Agdz, Ourazazate et Marrakech) Avec mon copain, on avait trouvé un job nourri logé sur la plage d'Imsouane pour cet été mais cela n'a finalement pas abouti. Ayant les billet pour le bateau (tanger-Algeciras 272€ aller retour avec une voiture et deux personnes) on à quand même décidé de partir et en 4L je vous prie! On va donc traverser l'espagne fin juin pour profiter des férias On va prendre le bateau et longer la côte jusqu'à Casa où nous avons des amis Ensuite passer quelques jours sur Imsouane
C'est là que les choses se compliquent: on veut aller au Sénégal où on connait des gens et surtout pour rencontrer des gens (nous sommes d'ailleurs à la recherche d'associations sérieuses qui aurait besoin de bénévoles) Je me suis pas mal renseigné et je suis complètement perdu! On voulait aller au sénégal en passant par la Mauritanie mais je ne sais pas si c'est le meilleur moyen... Je suis perdu avec tout les papiers: les visas (à prendre sur place ou a préparer en France), l'assurance (j'ai entendu parler d'assurance pour trois jours mais quelle assurance? je demande a celle en France?) et pour tous les contrôle de police (je vais préparer pas mal de fiche pour gagner du temps), les vaccins etc... Ensuite je pense qu'enfin au Sénégal il nous restera plus qu'à rouler et profiter mais ce sont les formalités pour entrer et sortir des pays qui m'inquiète (Sénégal et Mauritanie)
D'autres part si vous avez des conseils ou des recommandation sur des pays proches et envisageable (niveau prix et formalité) n’hésitez pas, je désespère un peu... Merci d'avance à ceux qui m'offriront leur 🤪
La traversée du Grand Nord (traineaux, chevaux et canoé) en six mois, c'est possible? English translation pending
Bonjour à vous!
Je suis intéressée depuis longtemps par le Grand Nord, et j'ai très envie de réaliser un périple de plusieurs mois (je pensais six mois, mais à priori on ne peut pas avec le visa?) à cheval sur les saisons, afin de profiter de différents moyens de locomotion (de février à juillet par exemple). Dans l'idéal, je pensais faire la traversée en traineaux à chien, à cheval et en canoe.
Passionnée par la littérature de Jack London et par les récits de Nicolas Vanier, j'ai déjà fait des initiatives en traineaux en France, et j'avoue avoir vraiment accroché. Je ne veux pas être utopiste, c'est pourquoi j'ai besoin de vos lanternes! 😊
Est-ce que mon projet est réalisable? Je n'ai trouvé que peu d'informations sur l'attelage sur internet et les services proposés sont souvent pour une très courte durée. Est-il possible de trouver des guides depuis la France ou faut-il voir sur place? Est-il possible de trouver les chiens et les chevaux sur place? Au niveau du budget, à la louche ca donnerait quel montant?
En vous remerciant d'avance pour vos réponses, bonne soirée!🙂
Je suis intéressée depuis longtemps par le Grand Nord, et j'ai très envie de réaliser un périple de plusieurs mois (je pensais six mois, mais à priori on ne peut pas avec le visa?) à cheval sur les saisons, afin de profiter de différents moyens de locomotion (de février à juillet par exemple). Dans l'idéal, je pensais faire la traversée en traineaux à chien, à cheval et en canoe.
Passionnée par la littérature de Jack London et par les récits de Nicolas Vanier, j'ai déjà fait des initiatives en traineaux en France, et j'avoue avoir vraiment accroché. Je ne veux pas être utopiste, c'est pourquoi j'ai besoin de vos lanternes! 😊
Est-ce que mon projet est réalisable? Je n'ai trouvé que peu d'informations sur l'attelage sur internet et les services proposés sont souvent pour une très courte durée. Est-il possible de trouver des guides depuis la France ou faut-il voir sur place? Est-il possible de trouver les chiens et les chevaux sur place? Au niveau du budget, à la louche ca donnerait quel montant?
En vous remerciant d'avance pour vos réponses, bonne soirée!🙂
Deux semaines au Cap Vert (décembre 2009) English translation pending
2 semaines au Cap Vert en décembre 2009... le bonheur de profiter de l'été en plein hiver !
Pour notre itinéraire c'est là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_itineraire.html
Pour une fois nous sommes partis en "organisé" (vol international, vols intérieurs et nuits + petit déj), en adaptant pour nous un itinéraire proposé par ROOTS TRAVEL www.rootstravel.com
Plus de photos là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_carnet.html
Et voilà le récit :
19 décembre Arrivée à Praia à 1h50 avec trois bons quarts d'heure de retard, pris au départ à Lisbonne. Le temps de faire valider nos passeports, retrouver nos bagages, prendre un taxi jusqu'à notre hôtel, il est 3 heures du matin, soit 5 heures du matin heure fançaise lorsque nous nous couchons... Réveil peu avant 9h pour aller prendre notre petit déjeuner au 4ème étage de notre hôtel, avec vue sur le port et la ville de Praia. Ensuite on décide de louer une voiture et de faire le tour de l'île en passant par la montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'hôtel nous envoie vers une agence située à 30 mètres de là.
Et c'est parti pour une balade dans la montagne près de Sao Jorges das Orgaso. On passe devant une petite église, il y a un mariage, la mariée est dans un pick-up et le cortège de voitures suit, il y a même une voiture-sono.
On ne trouve pas le jardin botanique et on a soif. On s'arrête devant une cabane pour acheter de l'eau et demander où est le jardin. Le patron fait signe à un gars qui partait, il monte avec nous dans le 4x4 et nous guide. Ca tombe bien, il habite à côté et était chargé. Là on retrouve le mariage venu faire des photos, donc c'est loin d'être aussi calme que le mentionne notre guide.
Plus loin, on s'arrête près d'Assomada pour admirer un immense fromager.
On continue jusqu'à Tarrafal, un joli village au nord de l'île avec une belle plage. On a faim, il est 16h ! Alors on commence par manger dans un joli restaurant au frais et avec vue sur la mer, puis on va bien sûr se baigner. Partis hier sous la neige à Toulouse, sur la plage aujourd'hui, un peu irréel ! On rentre par la côte est, le soleil se couche tôt ici, vers 18h, alors on fait une partie du trajet de nuit. On est KO quand on arrive, n'ayant pas très bien dormi la nuit passée... Au lit !
20 décembre Journée transition aujourd'hui. Nous passons la matinée sur l'île de Santiago. Nous allons visiter Cidade Velha, un village au bord de la mer surmonté d'une citadelle. Cette ville, située à l'entrée de la Ribeira Grande, était autrefois la première ville du Cap-Vert, connue pour son port, plaque tournante de l'esclavage.
Après une très intéressante visite de la citadelle, nous descendons à pied dans le village. Au départ, on avait pensé poursuivre la route jusqu'à Porto Mosquito mais la route pour traverser Cidade Velha est impraticable, le village est en chantier.
On grimpe vers le monastère puis on revient. Il faut maintenant aller prendre un avion pour Fogo. Le vol est le plus court qu'on ait jamais fait, 20 minutes, on a une belle vue sur le volcan en arrivant. L'atterissage est aussi le plus chaotique qu'on ait fait, la piste est très courte. Lorsqu'on en sort, Jorge nous aborde, ce n'est pas un taxi mais il a un mini-van. On a d'abord besoin de passer à Sao Filipe pour retirer de l'argent, le distributeur de l'aéroport de Praia était en panne, puis on commence notre trajet jusqu'à Cha das Caldeiras, un village dans la caldeira, au pied du volcan de Fogo.
Le trajet dure environ 1h15-1h30, on fait deux-trois arrêts pour prendre des photos, et aussi une femme avec son bébé qui va là-bas. C'est magnifique.
Fogo c'est une île-volcan ronde. le volcan domine toute l'île, il est situé dans une immense caldeira qui comprend plusieurs autres cratères.
Après quelques péripéties par rapport à notre logement (à voir dans la rubrique "pratique"), nous arrivons à la Casa Marisa, où nous sommes bien accueillis par Marisa et Mustapha. Il fait déjà nuit donc on ne fait pas grand-chose de plus, à part savourer la délicieuse cuisine de Marisa !
21 décembre
Un petit coup d'oeil au volcan de fogo depuis notre logement. Nous y monterons demain, aujourd'hui on attaque notre première vraie rando. Après un bon petit déjeuner chez Marisa, un pique-nique et plein d'eau dans le sac, on part en direction du petit volcan de Fogo. C'est là qu'a eu lieu la dernière éruption en 1995.
La lumière est très belle ce matin et la végétation et les cultures ressortent sur la pouzzolane noire. La terre est fertile ici et certains habitants n'ont pas voulu quitter leur maison en 1995. Ils étaient sûrs que la lave n'atteindrait pas le village.
En s'éloignant du village, ça devient plus sec et de la lave d'anciennes éruptions forme parfois de jolies et étranges sculptures.
Il fait chaud, bien qu'on soit à 1700m d'altitude et la montée est fatigante, mais enfin on arrive au petit volcan de Fogo. En réalité il y a plusieurs cratères. Le premier est là au pied du grand volcan, d'ici le sommet du volcan nous semble tout proche.
Le second, à moitié effondré, est celui par lequel la lave s'est écoulée en 1995. Ici ça sent le souffre.
Il y en a un troisième petit derrière. Marine me demande "Comment ça se fait que partout où on voyage, on voit des volcans ?"
On continue notre chemin après le petit volcan en direction de l'entrée du parc, par laquelle nous sommes arrivés hier. on marche dans la pouzzolane, ça s'enfonce et c'est fatigant.
On découvre d'autres cratères et on voit la mer au loin, qui se mélange avec le ciel.
On fait demi-tour et on rejoint la route pour rentrer au village. On traverse une zone "verte". C'est étonnant de voir cette végétation pousser dans la pouzzolane, mais logique, la terre dessous est aussi plus fertile et les conditions font que les habitants arrivent à faire deux récoltes par an.
22 décembre Ce matin, nos partons à 6h30 avec Cécilio en direction du grand volcan. Auparavant, nous avons déjeuné à la lueur de la bougie, Marisa nous avait tout préparé; à 6h il fait encore nuit noire, mais à 6h30 on y voit assez pour marcher sans lampe. On part avec un blouson chaud car il fait frais mais en marchant on n'a pas froid et on l'enlève rapidement. On commence par une marche d'approche tranquille puis on commence à s'élever. Le soleil fait son apparition dans la caldeira, mais le village est encore à l'ombre, et nous aussi.
On continue à monter, sur une pente très raide. Heureusement, on est toujours à l'ombre et au frais, alors que le village est maintenant bien éclairé. A 9h15, nous retrouvons le soleil, un vent frais nous empêche de souffrir de la chaleur. On fait une pause, on a faim !
A 11h, on arrive enfin au sommet ! Surprise, il y a un cratère ! D'en bas, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un cratère, et encore moins de cette taille.
On se repose un long moment, 1100 mètres de dénvelée, ça fatigue ! On profite de la vue et du silence. Tout en bas, on aperçoit le village de Mostérios où nous descendrons demain.
Enfin on attaque la descente. D'abord on descend prudement sur le chemin par lequel on est monté, puis on arrive en haut de la "piste noire"...
Il s'agit d'une étendue de pouzzolane dan laquelle on va descendre en courant. On va perdre 800 mètres de dénivelée en 20 minutes !
Du coup, vers 13h30 on est de retour au village. On va boire au frais chez Ramiro, avec Cécilio. Ca fait du bien ! L'après-midi, repos bien mérité ! Et puis j'ai les genoux en compote et je préfère me reposer en vue de ce qui nous attend demain... 1700 mètres de descente ! 23 décembre
Ce matin, à 8h, nous attendons Zé. C'est assez curieux, on a dû louper quelque chose. A notre arrivée ici, Zé est venu nous proposer ses services de guide, puis Cécilio. Avec chacun, au moment de discuter sérieusement prix, heure de départ, etc... il nous a dit "je viendrai tel soir chez Marisa et on parlera.". Comme ils avaient l'air sympathiques tous les deux, on s'était dit qu'on en prendrait un pour le grand volcan, un pour la descente vers Mostérios.
Déjà, l'avant-veille au soir, n'ayant pas vu Cécilio, Marisa a appelé chez lui et c'est sa femme qui a confirmé qu'il viendrarit nous chercher à 6h30. Hier soir, impossible de joindre Zé. Marisa nous assure qu'elle va l'appeler mais en tous cas à 8h15 il n'est toujours pas là. On fait part à Mustapha de notre inquiétude, il finit par le joindre... en pleine ascension du grand volcan avec d'autres touristes... Pas de problème, Mustapha nous trouve un autre guide, José, un frère de Cécilio.
Après coup, on se dit que ça ne l'intéressait pas probablement, la descente à Mostérios, car on avait déjà arrangé le retour avec Jorge et Zé aurait peut-être préféré faire un "package" transfert de nos bagages/descente/retour à Sao Filipe lui-même. En effet, le tarif pour descendre à Mostérios est quasiment le même que pour le volcan; mais pour le volcan, à 13h-14h c'est fini, alors que pour Mostérios, il faut ensuite revenir à Cha das Caldeiras, minimum 2h30 de véhicule...
Il se peut aussi qu'on n'ait pas été assez affirmatif dans nos paroles...
Enfin, ce n'est pas très grave, on part finalement vers 9h avec José. On longe la caldeira sur une petite route empierrée.
La descente commence sur cette route, jusqu'à "la maison du président", la résidence d'un ancien président. Là, après une pause à l'ombre fraîche d'un gros arbre planté au milieu de la route, on poursuit sur un petit chemin. La végétation devient luxuriante, et mes genoux souffrent de plus en plus. Je n'arrive plus à suivre le rythme pourtant tranquille des autres, je fais de petits pas pour ménager mes rotules.
On aperçoit de temps en temps le village de Mostérios, si proche et si loin à la fois. Je m'en veux d'avoir demandé à Jorge que le taxi nous attende à Mostérios et pas au village au-dessus, auquel nous finissons par arriver. Sur la place du village, on reconnait le mini-van de Jorge, on fait une pause. Le voilà qui arrive, accompagné de deux touristes à qui il fait visiter l'île. Charitablement, il nous descend jusqu'à notre taxi à Mosteiros, après une descente tout de même de 1564m !
Sur la route de Sao Filipe, on fait une halte à Salinas. L'endroit est magnifique. On comptait y faire une pause baignade, en effet, les rochers forment comme un bassin dans lequel les cap-verdiens se baignent... quand la mer n'est pas trop houleuse comme aujourd'hui !
On en profite pour faire des photos et profiter du paysage et de la fraîcheur !
A Sao Filipe, on se repose avant de ressortir se balader dans Mindelo, admirer le coucher de soleil sur l'île de Brava, et manger un bon petit repas accompagné d'un verre de vin blanc de Fogo. Il est bon, mais j'ai préféré le Manecom, un vin rouge corsé et fruité, que j'ai goûté chez Marisa.
24 décembre Aujourd'hui je marche comme une petite vieille. Les deux dernières randos m'ont bien cassée ! Olivier se fiche de moi, vu les deux mois en Equateur sans problème, mais là-bas on y est allé progressivement et depuis notre retour, faut avouer que j'ai pas fait grand-chose comme sport...
Ca tombe bien, on a une journée de transition, on en profite pour se lever et prendre notre petit-déjeuner sans se presser... Notre premier avion n'a pas l'air pressé non plus, du coup on arrive assez en retard à Praia, non sans avoir contemplé une dernière fois le volcan de Fogo. D'avion, on se rend bien compte que l'île n'est qu'un immense volcan !
On comptait faire un petit tour à la plage entre nos deux vols mais c'est compliqué: il reste pas beaucoup de temps, on a été obligé de récupérer nos bagages, ça avait pas l'air possible de les enregistrer pour le 2ème vol, et on nous demande toujours d'être super en avance pour un vol...
Tant pis, la plage de San Francisco attendra notre retour ! On en profite pour manger, s'installer au café de l'aéroport d'où on a... le WIFI gratuit ! Je sais pas si c'est offert ou le hasard, mais c'est bien, on peut faire un p'tit coucou à la famille comme ça !
2ème vol en direction de Sao Vicente, île où on ne devrait pas rester trop longtemps car demain matin on prend le bateau pour Santo Antao.
Ici on loge dans un hôtel un peu en hauteur, au-dessus du port. On a une belle vue, et une terrasse sympa, qui le serait encore plus si on n'avait pas un gros bâtiment devant.
En arrivant, on apprend qu'on va passer un jour de plus ici, car en fait, demain 25 décembre, il n'y a pas de bateau pour Santo Antao ! Ca nous avait paru étrange aussi de prendre le bateau le 25 décembre, mais bon, vu que ça venait de l'agence...
Peu de restaurants ouverts, on va manger dans un restau sympa, on est quasiment les seuls. Ils ont pourtant un menu de Noël sympa, quoique cher pour ici, d'ailleurs, nous on préfère prendre à la carte, ce soir ça revient moins cher, et on n'a pas envie de trop manger !
Soir de Noël oblige, et puisqu'on n'a plus à se lever tôt demain, on regarde la fin du "Seigneur des anneaux", commencé dans l'aéroport tout-à-l'heure, que les enfants avaient envie de revoir depuis qu'ils l'avaient vu en Equateur... en espagnol !
Le suspense est intenable: le père Noël passera-t-il demain ?
25 décembre Hourra ! Le père Noël est passé, on savait qu'il ne pourrait pas nous apporter nos cadeaux mais il a quand même apporté un couteau suisse à Marine, une lampe à énergie solaire à Pierrick, pour les faire patienter... Après un copieux petit déjeuner, on appelle un taxi. D'habitude, il y en a partout, et il suffit d'aller dans une rue passante pour en trouver un, mais aujourd'hui, peu circulent, c'est l'hôtel qui l'appelle pour nous. Direction plage !
On commence par Calhau, la baie est belle, la mer n'est pas trop agitée, et on trouve de nombreux coquillages, beaucoup d'oursins ! La plage n'est pas propice à la baignade partout, beaucoup de roches noires, y compris dans l'eau et ça coupe. Les enfants s'en donnent quand même à coeur-joie !
On va manger dans une petite maison bleue, il fait chaud mais on se régale ! Tant le poisson que le poulpe et le poulet, tout est excellent pour un prix modique !
On va jusqu'au bout de Calhau, derrière les dernières maisons devant le petit volcan, et là on peut se baigner dans une crique bordée de rochers. La mer est un peu plus calme qu'ailleurs.
On finit par monter au col entre les deux volcans pour redescendre sur la belle plage de Praia Grande. Il n'y a pas vraiment de chemin après le col et on est en sandales... La traversée des champs de lave est délicate, chaussures de marche obligatoires !
Pour notre itinéraire c'est là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_itineraire.html
Pour une fois nous sommes partis en "organisé" (vol international, vols intérieurs et nuits + petit déj), en adaptant pour nous un itinéraire proposé par ROOTS TRAVEL www.rootstravel.com
Plus de photos là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_carnet.html
Et voilà le récit :
19 décembre Arrivée à Praia à 1h50 avec trois bons quarts d'heure de retard, pris au départ à Lisbonne. Le temps de faire valider nos passeports, retrouver nos bagages, prendre un taxi jusqu'à notre hôtel, il est 3 heures du matin, soit 5 heures du matin heure fançaise lorsque nous nous couchons... Réveil peu avant 9h pour aller prendre notre petit déjeuner au 4ème étage de notre hôtel, avec vue sur le port et la ville de Praia. Ensuite on décide de louer une voiture et de faire le tour de l'île en passant par la montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'hôtel nous envoie vers une agence située à 30 mètres de là.
Et c'est parti pour une balade dans la montagne près de Sao Jorges das Orgaso. On passe devant une petite église, il y a un mariage, la mariée est dans un pick-up et le cortège de voitures suit, il y a même une voiture-sono.On ne trouve pas le jardin botanique et on a soif. On s'arrête devant une cabane pour acheter de l'eau et demander où est le jardin. Le patron fait signe à un gars qui partait, il monte avec nous dans le 4x4 et nous guide. Ca tombe bien, il habite à côté et était chargé. Là on retrouve le mariage venu faire des photos, donc c'est loin d'être aussi calme que le mentionne notre guide.
Plus loin, on s'arrête près d'Assomada pour admirer un immense fromager.On continue jusqu'à Tarrafal, un joli village au nord de l'île avec une belle plage. On a faim, il est 16h ! Alors on commence par manger dans un joli restaurant au frais et avec vue sur la mer, puis on va bien sûr se baigner. Partis hier sous la neige à Toulouse, sur la plage aujourd'hui, un peu irréel ! On rentre par la côte est, le soleil se couche tôt ici, vers 18h, alors on fait une partie du trajet de nuit. On est KO quand on arrive, n'ayant pas très bien dormi la nuit passée... Au lit !
20 décembre Journée transition aujourd'hui. Nous passons la matinée sur l'île de Santiago. Nous allons visiter Cidade Velha, un village au bord de la mer surmonté d'une citadelle. Cette ville, située à l'entrée de la Ribeira Grande, était autrefois la première ville du Cap-Vert, connue pour son port, plaque tournante de l'esclavage.
Après une très intéressante visite de la citadelle, nous descendons à pied dans le village. Au départ, on avait pensé poursuivre la route jusqu'à Porto Mosquito mais la route pour traverser Cidade Velha est impraticable, le village est en chantier.On grimpe vers le monastère puis on revient. Il faut maintenant aller prendre un avion pour Fogo. Le vol est le plus court qu'on ait jamais fait, 20 minutes, on a une belle vue sur le volcan en arrivant. L'atterissage est aussi le plus chaotique qu'on ait fait, la piste est très courte. Lorsqu'on en sort, Jorge nous aborde, ce n'est pas un taxi mais il a un mini-van. On a d'abord besoin de passer à Sao Filipe pour retirer de l'argent, le distributeur de l'aéroport de Praia était en panne, puis on commence notre trajet jusqu'à Cha das Caldeiras, un village dans la caldeira, au pied du volcan de Fogo.
Le trajet dure environ 1h15-1h30, on fait deux-trois arrêts pour prendre des photos, et aussi une femme avec son bébé qui va là-bas. C'est magnifique.
Fogo c'est une île-volcan ronde. le volcan domine toute l'île, il est situé dans une immense caldeira qui comprend plusieurs autres cratères.
Après quelques péripéties par rapport à notre logement (à voir dans la rubrique "pratique"), nous arrivons à la Casa Marisa, où nous sommes bien accueillis par Marisa et Mustapha. Il fait déjà nuit donc on ne fait pas grand-chose de plus, à part savourer la délicieuse cuisine de Marisa !21 décembre
Un petit coup d'oeil au volcan de fogo depuis notre logement. Nous y monterons demain, aujourd'hui on attaque notre première vraie rando. Après un bon petit déjeuner chez Marisa, un pique-nique et plein d'eau dans le sac, on part en direction du petit volcan de Fogo. C'est là qu'a eu lieu la dernière éruption en 1995.La lumière est très belle ce matin et la végétation et les cultures ressortent sur la pouzzolane noire. La terre est fertile ici et certains habitants n'ont pas voulu quitter leur maison en 1995. Ils étaient sûrs que la lave n'atteindrait pas le village.
En s'éloignant du village, ça devient plus sec et de la lave d'anciennes éruptions forme parfois de jolies et étranges sculptures.
Il fait chaud, bien qu'on soit à 1700m d'altitude et la montée est fatigante, mais enfin on arrive au petit volcan de Fogo. En réalité il y a plusieurs cratères. Le premier est là au pied du grand volcan, d'ici le sommet du volcan nous semble tout proche.Le second, à moitié effondré, est celui par lequel la lave s'est écoulée en 1995. Ici ça sent le souffre.
Il y en a un troisième petit derrière. Marine me demande "Comment ça se fait que partout où on voyage, on voit des volcans ?"On continue notre chemin après le petit volcan en direction de l'entrée du parc, par laquelle nous sommes arrivés hier. on marche dans la pouzzolane, ça s'enfonce et c'est fatigant.
On découvre d'autres cratères et on voit la mer au loin, qui se mélange avec le ciel.
On fait demi-tour et on rejoint la route pour rentrer au village. On traverse une zone "verte". C'est étonnant de voir cette végétation pousser dans la pouzzolane, mais logique, la terre dessous est aussi plus fertile et les conditions font que les habitants arrivent à faire deux récoltes par an.22 décembre Ce matin, nos partons à 6h30 avec Cécilio en direction du grand volcan. Auparavant, nous avons déjeuné à la lueur de la bougie, Marisa nous avait tout préparé; à 6h il fait encore nuit noire, mais à 6h30 on y voit assez pour marcher sans lampe. On part avec un blouson chaud car il fait frais mais en marchant on n'a pas froid et on l'enlève rapidement. On commence par une marche d'approche tranquille puis on commence à s'élever. Le soleil fait son apparition dans la caldeira, mais le village est encore à l'ombre, et nous aussi.
On continue à monter, sur une pente très raide. Heureusement, on est toujours à l'ombre et au frais, alors que le village est maintenant bien éclairé. A 9h15, nous retrouvons le soleil, un vent frais nous empêche de souffrir de la chaleur. On fait une pause, on a faim !
A 11h, on arrive enfin au sommet ! Surprise, il y a un cratère ! D'en bas, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un cratère, et encore moins de cette taille.On se repose un long moment, 1100 mètres de dénvelée, ça fatigue ! On profite de la vue et du silence. Tout en bas, on aperçoit le village de Mostérios où nous descendrons demain.
Enfin on attaque la descente. D'abord on descend prudement sur le chemin par lequel on est monté, puis on arrive en haut de la "piste noire"...
Il s'agit d'une étendue de pouzzolane dan laquelle on va descendre en courant. On va perdre 800 mètres de dénivelée en 20 minutes !Du coup, vers 13h30 on est de retour au village. On va boire au frais chez Ramiro, avec Cécilio. Ca fait du bien ! L'après-midi, repos bien mérité ! Et puis j'ai les genoux en compote et je préfère me reposer en vue de ce qui nous attend demain... 1700 mètres de descente ! 23 décembre
Ce matin, à 8h, nous attendons Zé. C'est assez curieux, on a dû louper quelque chose. A notre arrivée ici, Zé est venu nous proposer ses services de guide, puis Cécilio. Avec chacun, au moment de discuter sérieusement prix, heure de départ, etc... il nous a dit "je viendrai tel soir chez Marisa et on parlera.". Comme ils avaient l'air sympathiques tous les deux, on s'était dit qu'on en prendrait un pour le grand volcan, un pour la descente vers Mostérios.
Déjà, l'avant-veille au soir, n'ayant pas vu Cécilio, Marisa a appelé chez lui et c'est sa femme qui a confirmé qu'il viendrarit nous chercher à 6h30. Hier soir, impossible de joindre Zé. Marisa nous assure qu'elle va l'appeler mais en tous cas à 8h15 il n'est toujours pas là. On fait part à Mustapha de notre inquiétude, il finit par le joindre... en pleine ascension du grand volcan avec d'autres touristes... Pas de problème, Mustapha nous trouve un autre guide, José, un frère de Cécilio.
Après coup, on se dit que ça ne l'intéressait pas probablement, la descente à Mostérios, car on avait déjà arrangé le retour avec Jorge et Zé aurait peut-être préféré faire un "package" transfert de nos bagages/descente/retour à Sao Filipe lui-même. En effet, le tarif pour descendre à Mostérios est quasiment le même que pour le volcan; mais pour le volcan, à 13h-14h c'est fini, alors que pour Mostérios, il faut ensuite revenir à Cha das Caldeiras, minimum 2h30 de véhicule...
Il se peut aussi qu'on n'ait pas été assez affirmatif dans nos paroles...
Enfin, ce n'est pas très grave, on part finalement vers 9h avec José. On longe la caldeira sur une petite route empierrée.
La descente commence sur cette route, jusqu'à "la maison du président", la résidence d'un ancien président. Là, après une pause à l'ombre fraîche d'un gros arbre planté au milieu de la route, on poursuit sur un petit chemin. La végétation devient luxuriante, et mes genoux souffrent de plus en plus. Je n'arrive plus à suivre le rythme pourtant tranquille des autres, je fais de petits pas pour ménager mes rotules.On aperçoit de temps en temps le village de Mostérios, si proche et si loin à la fois. Je m'en veux d'avoir demandé à Jorge que le taxi nous attende à Mostérios et pas au village au-dessus, auquel nous finissons par arriver. Sur la place du village, on reconnait le mini-van de Jorge, on fait une pause. Le voilà qui arrive, accompagné de deux touristes à qui il fait visiter l'île. Charitablement, il nous descend jusqu'à notre taxi à Mosteiros, après une descente tout de même de 1564m !
Sur la route de Sao Filipe, on fait une halte à Salinas. L'endroit est magnifique. On comptait y faire une pause baignade, en effet, les rochers forment comme un bassin dans lequel les cap-verdiens se baignent... quand la mer n'est pas trop houleuse comme aujourd'hui !On en profite pour faire des photos et profiter du paysage et de la fraîcheur !
A Sao Filipe, on se repose avant de ressortir se balader dans Mindelo, admirer le coucher de soleil sur l'île de Brava, et manger un bon petit repas accompagné d'un verre de vin blanc de Fogo. Il est bon, mais j'ai préféré le Manecom, un vin rouge corsé et fruité, que j'ai goûté chez Marisa.
24 décembre Aujourd'hui je marche comme une petite vieille. Les deux dernières randos m'ont bien cassée ! Olivier se fiche de moi, vu les deux mois en Equateur sans problème, mais là-bas on y est allé progressivement et depuis notre retour, faut avouer que j'ai pas fait grand-chose comme sport...
Ca tombe bien, on a une journée de transition, on en profite pour se lever et prendre notre petit-déjeuner sans se presser... Notre premier avion n'a pas l'air pressé non plus, du coup on arrive assez en retard à Praia, non sans avoir contemplé une dernière fois le volcan de Fogo. D'avion, on se rend bien compte que l'île n'est qu'un immense volcan !
On comptait faire un petit tour à la plage entre nos deux vols mais c'est compliqué: il reste pas beaucoup de temps, on a été obligé de récupérer nos bagages, ça avait pas l'air possible de les enregistrer pour le 2ème vol, et on nous demande toujours d'être super en avance pour un vol...
Tant pis, la plage de San Francisco attendra notre retour ! On en profite pour manger, s'installer au café de l'aéroport d'où on a... le WIFI gratuit ! Je sais pas si c'est offert ou le hasard, mais c'est bien, on peut faire un p'tit coucou à la famille comme ça !2ème vol en direction de Sao Vicente, île où on ne devrait pas rester trop longtemps car demain matin on prend le bateau pour Santo Antao.
Ici on loge dans un hôtel un peu en hauteur, au-dessus du port. On a une belle vue, et une terrasse sympa, qui le serait encore plus si on n'avait pas un gros bâtiment devant.
En arrivant, on apprend qu'on va passer un jour de plus ici, car en fait, demain 25 décembre, il n'y a pas de bateau pour Santo Antao ! Ca nous avait paru étrange aussi de prendre le bateau le 25 décembre, mais bon, vu que ça venait de l'agence...
Peu de restaurants ouverts, on va manger dans un restau sympa, on est quasiment les seuls. Ils ont pourtant un menu de Noël sympa, quoique cher pour ici, d'ailleurs, nous on préfère prendre à la carte, ce soir ça revient moins cher, et on n'a pas envie de trop manger !
Soir de Noël oblige, et puisqu'on n'a plus à se lever tôt demain, on regarde la fin du "Seigneur des anneaux", commencé dans l'aéroport tout-à-l'heure, que les enfants avaient envie de revoir depuis qu'ils l'avaient vu en Equateur... en espagnol !
Le suspense est intenable: le père Noël passera-t-il demain ?25 décembre Hourra ! Le père Noël est passé, on savait qu'il ne pourrait pas nous apporter nos cadeaux mais il a quand même apporté un couteau suisse à Marine, une lampe à énergie solaire à Pierrick, pour les faire patienter... Après un copieux petit déjeuner, on appelle un taxi. D'habitude, il y en a partout, et il suffit d'aller dans une rue passante pour en trouver un, mais aujourd'hui, peu circulent, c'est l'hôtel qui l'appelle pour nous. Direction plage !
On commence par Calhau, la baie est belle, la mer n'est pas trop agitée, et on trouve de nombreux coquillages, beaucoup d'oursins ! La plage n'est pas propice à la baignade partout, beaucoup de roches noires, y compris dans l'eau et ça coupe. Les enfants s'en donnent quand même à coeur-joie !
On va manger dans une petite maison bleue, il fait chaud mais on se régale ! Tant le poisson que le poulpe et le poulet, tout est excellent pour un prix modique !
On va jusqu'au bout de Calhau, derrière les dernières maisons devant le petit volcan, et là on peut se baigner dans une crique bordée de rochers. La mer est un peu plus calme qu'ailleurs.
On finit par monter au col entre les deux volcans pour redescendre sur la belle plage de Praia Grande. Il n'y a pas vraiment de chemin après le col et on est en sandales... La traversée des champs de lave est délicate, chaussures de marche obligatoires !Namibie en 4x4: itinéraire et hébergement? English translation pending
Bonjour !
Les billets d’avion sont réservés, la voiture est en cours de booking : nous nous lançons dans la découverte de la Namibie en Avril 2011 ! Ce forum regorgeant d’initiés, je souhaitais soumettre notre parcours aux experts et recueillir leurs avis sur certains points.
Nous partirons (en couple avec notre fille de 4 ans) presque 3 semaines, en 4x4 avec Roof Tent, avec pour objectif d’en prendre plein les mirettes, de faire de belles rencontres, le tout majoritairement en camping mais en échelonnant le parcours par des arrêts dans des lodges sympathiques et incontournables, aussi pour se reposer et dormir confortablement !
1) Voici le parcours prévu. Parait-il cohérent ? Nous prévoyons des étapes de 350 Km par jour en moyenne.
J1 ARRIVEE à Windhoek (13h) et récup voiture - Nuit : ?
J2 Windhoek - Asab - Camping - 350 Km
J3 Asab – Fish River Canyon - Camping - 350 Km
J4 Fish River Canyon – Betta (sur C27) - Camping - 350 Km
J5 Betta – Sesriem - Nuit : ? - 280 Km
J6 Sesriem – Walvis Bay - Camping - 300 Km
J7 Walvis Bay – Cape Cross - Camping - 200 Km
J8 Cape Cross – Twyfelfontein - Nuit : Mowani Camp - 370 Km
J9 Twyfelfontein – Grootberg - Nuit : Grootberg Lodge - 130 Km
J10 Grootberg – Opuwo - Camping - 300 Km
J11 Opuwo –Epupa - Camping - 250 Km
J12 boucle Okongwati – Etengwa – Otjitanda – Etanga – Opuwo via D3703 - Camping - 200 Km
J13 Opuwo – Kamanjab - Camping - 250 Km
J14 Kamanjab – Etosha Halali - Camping Halali - 260 Km
J15 Halali – Namutoni - Camping Namutoni - ? Km
J16 Namutoni – Otjiwarongo (CCF) - Camping - 330 Km
J17 Otjiwarongo – Ameib - Camping - 300 Km
J18 Ameib – Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House - 270 Km
J19 Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House
J20 Windhoek et DEPART pour Paris.
2) Question sur le Jour 5 : à Sesriem, pour pouvoir rester à Dead Vlei jusqu’à la tombée de la nuit, faut-il pouvoir dormir dans le parc ? Peut-on camper dans le parc ? Y-a-t-il un camp ou bien il n’y a que le Kulala Desert Lodge ? Vos avis sur celui-ci … ??
3) Question sur le Jour 7 : le matin du jour 7, à Walvis Bay, nous souhaitons faire une sortie dans la baie à la rencontre des otaries et dauphins. Puis l’après-midi, remonter à Cap Cross voir la colonie d’Otarie. Au regard du timing, nous devrons donc camper dans les alentours de Cap Cross. Considérant que l’environnement est plutôt plat et désert, et peut-être venteux, y-a-t-il un endroit relativement « sympa » dans les environs pour poser les tentes pour la nuit ? Ou est-ce que ce sera l’étape « aventure face aux éléments » du parcours ?!
4) Question sur Jour 12 : nous souhaitons vivement nous éloigner des « routes » habituellement privilégiées - au moins une journée – pour se rapprocher des Himbas et mieux découvrir leur environnement de vie quotidien. Pour cela, nous aimerions prendre la boucle faite par la D3703, au départ de Okongwati et redescendre vers Opuwo via Otjitanda (sans aller jusqu’au Van Zyl pass car si notre voiture pourra passer, mes compétences Off Road sont limitées !). Sachant aussi que nous aurons un GPS du loueur. Ce « chemin » D3703 est-il empruntable et sera-t-il praticable en Avril (fin de la saison des pluies, certaines rivières bien pleines surement … ?) ? Cette boucle est-elle faisable en une journée ?
5) Nous n’avons pas encore choisit les lieux où dormir sur Windhoek ou à proximité immédiate pour la première nuit et les 2 dernières nuits. Nous penchons pour finir notre aventure au Londiningi Guest House : y-a-t-il des avis récent sur ce B&B ? Quelles autres options sympathiques ? Pour la première nuit, afin de se remettre du voyage et passer une nuit confortable avant de démarrer le périple, l’idéal serait de trouver un B&B ou Lodge au sud de Windhoek ou jusqu’à 30km au sud : quels sont vos conseils ?
6) Nous allons passer par ASCO (véhicule = Toyota Safari Roof Tent) pour la location du véhicule. Y-a-t-il des retours récents concernant ce loueur ?
D’avance merci à tous ! Au plaisir de vous lire …
Stephane
Les billets d’avion sont réservés, la voiture est en cours de booking : nous nous lançons dans la découverte de la Namibie en Avril 2011 ! Ce forum regorgeant d’initiés, je souhaitais soumettre notre parcours aux experts et recueillir leurs avis sur certains points.
Nous partirons (en couple avec notre fille de 4 ans) presque 3 semaines, en 4x4 avec Roof Tent, avec pour objectif d’en prendre plein les mirettes, de faire de belles rencontres, le tout majoritairement en camping mais en échelonnant le parcours par des arrêts dans des lodges sympathiques et incontournables, aussi pour se reposer et dormir confortablement !
1) Voici le parcours prévu. Parait-il cohérent ? Nous prévoyons des étapes de 350 Km par jour en moyenne.
J1 ARRIVEE à Windhoek (13h) et récup voiture - Nuit : ?
J2 Windhoek - Asab - Camping - 350 Km
J3 Asab – Fish River Canyon - Camping - 350 Km
J4 Fish River Canyon – Betta (sur C27) - Camping - 350 Km
J5 Betta – Sesriem - Nuit : ? - 280 Km
J6 Sesriem – Walvis Bay - Camping - 300 Km
J7 Walvis Bay – Cape Cross - Camping - 200 Km
J8 Cape Cross – Twyfelfontein - Nuit : Mowani Camp - 370 Km
J9 Twyfelfontein – Grootberg - Nuit : Grootberg Lodge - 130 Km
J10 Grootberg – Opuwo - Camping - 300 Km
J11 Opuwo –Epupa - Camping - 250 Km
J12 boucle Okongwati – Etengwa – Otjitanda – Etanga – Opuwo via D3703 - Camping - 200 Km
J13 Opuwo – Kamanjab - Camping - 250 Km
J14 Kamanjab – Etosha Halali - Camping Halali - 260 Km
J15 Halali – Namutoni - Camping Namutoni - ? Km
J16 Namutoni – Otjiwarongo (CCF) - Camping - 330 Km
J17 Otjiwarongo – Ameib - Camping - 300 Km
J18 Ameib – Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House - 270 Km
J19 Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House
J20 Windhoek et DEPART pour Paris.
2) Question sur le Jour 5 : à Sesriem, pour pouvoir rester à Dead Vlei jusqu’à la tombée de la nuit, faut-il pouvoir dormir dans le parc ? Peut-on camper dans le parc ? Y-a-t-il un camp ou bien il n’y a que le Kulala Desert Lodge ? Vos avis sur celui-ci … ??
3) Question sur le Jour 7 : le matin du jour 7, à Walvis Bay, nous souhaitons faire une sortie dans la baie à la rencontre des otaries et dauphins. Puis l’après-midi, remonter à Cap Cross voir la colonie d’Otarie. Au regard du timing, nous devrons donc camper dans les alentours de Cap Cross. Considérant que l’environnement est plutôt plat et désert, et peut-être venteux, y-a-t-il un endroit relativement « sympa » dans les environs pour poser les tentes pour la nuit ? Ou est-ce que ce sera l’étape « aventure face aux éléments » du parcours ?!
4) Question sur Jour 12 : nous souhaitons vivement nous éloigner des « routes » habituellement privilégiées - au moins une journée – pour se rapprocher des Himbas et mieux découvrir leur environnement de vie quotidien. Pour cela, nous aimerions prendre la boucle faite par la D3703, au départ de Okongwati et redescendre vers Opuwo via Otjitanda (sans aller jusqu’au Van Zyl pass car si notre voiture pourra passer, mes compétences Off Road sont limitées !). Sachant aussi que nous aurons un GPS du loueur. Ce « chemin » D3703 est-il empruntable et sera-t-il praticable en Avril (fin de la saison des pluies, certaines rivières bien pleines surement … ?) ? Cette boucle est-elle faisable en une journée ?
5) Nous n’avons pas encore choisit les lieux où dormir sur Windhoek ou à proximité immédiate pour la première nuit et les 2 dernières nuits. Nous penchons pour finir notre aventure au Londiningi Guest House : y-a-t-il des avis récent sur ce B&B ? Quelles autres options sympathiques ? Pour la première nuit, afin de se remettre du voyage et passer une nuit confortable avant de démarrer le périple, l’idéal serait de trouver un B&B ou Lodge au sud de Windhoek ou jusqu’à 30km au sud : quels sont vos conseils ?
6) Nous allons passer par ASCO (véhicule = Toyota Safari Roof Tent) pour la location du véhicule. Y-a-t-il des retours récents concernant ce loueur ?
D’avance merci à tous ! Au plaisir de vous lire …
Stephane
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong English translation pending
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
~
« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
~
TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
~
Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
~
« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
De retour du Costa Rica English translation pending
Bonsoir,
Ce site a été une vraie mine d'informations avant notre départ au Costa Rica alors ci-dessous notre carnet de voyages au Costa Rica.
Départ de Lyon : le samedi 11 décembre 2010 via Madrid avec IBERIA pour un vol direct Madrid - San José environ 9/10 h de vol
Arrivés à San Jose, nous avions réservé au B&B CARIARI, c'est tout proche de l'aéroport donc pratique. B&B tenue par une américaine très sympa, dans une rue relativement calme. Chambre très confortable.
Le 12/12 : départ pour Tortuguero. Pick-up organisé par l'hotel MANATUS de Tortuguero. Départ prévu à 6 h 15 du matin mais ils sont venus nous chercher à 7 h 30. Le soir l'hotel nous a offert un verre pour s'excuser du retard du matin. En route arrêt à Guapiles pour un petit déj copieux compris dans le forfait des 3 jours/2 nuits de cet hotel. A Tortuguero, déjeuner puis visite du village l'après midi. Le lendemain matin ballade dans les canaux sous la pluie et l'après midi idem mais sur d'autres canaux. Temps meilleur mais bon très couvert. On a vu des paresseux, des singes, un caiman, des tas d'oiseaux.
Le 14/12 : départ pour Guapiles où nous avons récupéré notre 4x4. Livraison du véhicule avec 2 h de retard. Dans le coup ils nous ont offert la gratuité pour le second conducteur. Départ pour Punta Uva.
Le 14 / 15 /16 : Punta Uva (cote caraibes). Logement au Korrigan Lodge, super endroit composé de 4 bungalows tout confort avec matelas orthopédique dans une jungle, le matin les singes hurleurs vous réveillent. Lodge tenu par un jeune couple de français (des bretons) très sympas et plein de bons conseils, disponibles également. On a adoré cette adresse. On est arrivé tard vers 21 h 30 en raison du retard de la livraison du 4x4. Le 15 au matin ballade sur la plage de Punta Uva, l'après midi ballade dans le village de Puerto Viejo de Talamanca. Le lendemain visite du parc Ganduca Manzanillo avec un guide super sympa et très connaisseur Florentino, conseillé par le Korrigan Lodge. On a vu plein d'arbres, plantes et animaux. Très intéressant. Prix du guide : 35 usd par personne.
Le 17 : départ prévu pour le Corcovado à Carate plus précisémment. Mais en fait sur les conseils des propriétaires du Korrigan Lodge, il est impossible de faire une telle route en une traite. La route traverse les montagnes et c'est très long.
Le 17 au soir : on a donc fait une halte à Punta Uvita.
Le 18 départ pour Carate. Le pire c'est la piste qui mène de Puerto Jimenez à Carate, très difficiile, 1 h 30 de piste. On a dormi au Lookout Inn dans un tiki. Chambre ouverte sur la jungle avec moustiquaire au milieu des arbres, douche et wc à part que l'on partage avec un autre tiki. Rigolo et une vraie sensation de liberté. Malheureusement beaucoup de pluie, le lendemain on est parti à pied en longeant la plage à l'entrée du Parc Corcovado la Leona. En fait on pensait aller à la Sirena mais sans réservations dans le parc ce n'est pas possible. On a vu des animaux (serpent, singes, hiboux, oiseaux)et notamment une famille de coatis est passée devant nous.
On est resté 2 nuits. Le retour sur Puerto Jimenez après 3 jours de pluie intense a été difficile, on a mis 2 h 30 pour redescendre, des rivières en crue avec beaucoup de courants à traverser. Impératif le 4x4.
Le 20 départ pour Manuel Antonio : logement au Mango Moon, hotel très agréable avec piscine. Heureusement on a trouvé le soleil. Le matin on a visité le parc avec une guide française, Estelle. De belles plages dans ce parc, peu d'animaux et quand même un peu de monde. Le soir on s'est inscrit à la visite nocture pour voir les caimans, crocodiles et grenouilles. L'endroit est intéressant même si l'on pensait que ça aurait lieu dans le bois et non pas dans un endroit clos. On est resté 2 nuits.
Le 22 départ pour Monteverde : logement chez Trapp Fam Lodge, endroit sympa très proche de la réserve de Monteverde. Par contre pour y arriver de la piste, assez difficile à certains endroits. On a été décu par cette réserve on n'a pratiquemment vu aucun animal si ce n'est le dos d'un quetzal dans un arbre. Prix du guide : 17 usd par personne. L'après midi une ballade à cheval dans des bois, c'était super (33 usd la ballade de 2 h par personne). Le soir visite nocture du bois pour voir des animaux noctures mais en fait on n'a pas vu grand chose, une tarantule, quelques grenouilles et oiseaux. On est resté 2 nuits.
Le 24 : départ pour Arenal. Et encore de la pluie. Logement au Lost Iguana, superbe endroit. Le 25 pluie toute la journée on ne voyait pas le volcan et pourtant on dormait en face. Heureusement le 26 le ciel était clair, pas bleu mais on a pu admirer le volcan. L'aprés midi, visite du musée des reptiles à El Castillo. L'entrée est chère 16 usd par personne mais ça vaut vraiment le coup. On avait un guide français Florient qui connaissait bien son sujet. Très intéressant. Après on était allé aux Ecothermales prendre un bain d'eau bouillante. Ca détend. 32 usd l'entrée par personne pour 4 h. On a appris trop tard qu'il existait des bains d'eau bouillante gratuits. Un bon resto à la Fortuna Don Rufino, on a super bien mangé. On est resté 3 nuits.
Le 27 : départ pour Playa Pan de Azucar. Logement au Sugar Beach, très isolé et donc peu de touristes. On a bien aimé cet endroit. Repos, baignade et plein de soleil. On est resté 2 nuits.
Le 29 : départ pour Cariari toujours dans le même B&B. Restitution du véhicule.
Le 30 : Vol de retour. Arrivée à Lyon le 31 décembre au soir.
On aurait aimé avoir plus de soleil pendant notre séjour que l'on a apprécié. Les ticos sont sympas et n'ont pas hésité à nous renseigner sur les routes notamment quand nécessaire. De tous les parcs visités, on a beaucoup aimé celui de Manzanillo, faut dire que ce guide est exceptionnel, il est passionant. Nous avons parlé espagnol tout au long de notre voyage, un bon exercice.
Voilà un petit résumé.
TATATOU
Ce site a été une vraie mine d'informations avant notre départ au Costa Rica alors ci-dessous notre carnet de voyages au Costa Rica.
Départ de Lyon : le samedi 11 décembre 2010 via Madrid avec IBERIA pour un vol direct Madrid - San José environ 9/10 h de vol
Arrivés à San Jose, nous avions réservé au B&B CARIARI, c'est tout proche de l'aéroport donc pratique. B&B tenue par une américaine très sympa, dans une rue relativement calme. Chambre très confortable.
Le 12/12 : départ pour Tortuguero. Pick-up organisé par l'hotel MANATUS de Tortuguero. Départ prévu à 6 h 15 du matin mais ils sont venus nous chercher à 7 h 30. Le soir l'hotel nous a offert un verre pour s'excuser du retard du matin. En route arrêt à Guapiles pour un petit déj copieux compris dans le forfait des 3 jours/2 nuits de cet hotel. A Tortuguero, déjeuner puis visite du village l'après midi. Le lendemain matin ballade dans les canaux sous la pluie et l'après midi idem mais sur d'autres canaux. Temps meilleur mais bon très couvert. On a vu des paresseux, des singes, un caiman, des tas d'oiseaux.
Le 14/12 : départ pour Guapiles où nous avons récupéré notre 4x4. Livraison du véhicule avec 2 h de retard. Dans le coup ils nous ont offert la gratuité pour le second conducteur. Départ pour Punta Uva.
Le 14 / 15 /16 : Punta Uva (cote caraibes). Logement au Korrigan Lodge, super endroit composé de 4 bungalows tout confort avec matelas orthopédique dans une jungle, le matin les singes hurleurs vous réveillent. Lodge tenu par un jeune couple de français (des bretons) très sympas et plein de bons conseils, disponibles également. On a adoré cette adresse. On est arrivé tard vers 21 h 30 en raison du retard de la livraison du 4x4. Le 15 au matin ballade sur la plage de Punta Uva, l'après midi ballade dans le village de Puerto Viejo de Talamanca. Le lendemain visite du parc Ganduca Manzanillo avec un guide super sympa et très connaisseur Florentino, conseillé par le Korrigan Lodge. On a vu plein d'arbres, plantes et animaux. Très intéressant. Prix du guide : 35 usd par personne.
Le 17 : départ prévu pour le Corcovado à Carate plus précisémment. Mais en fait sur les conseils des propriétaires du Korrigan Lodge, il est impossible de faire une telle route en une traite. La route traverse les montagnes et c'est très long.
Le 17 au soir : on a donc fait une halte à Punta Uvita.
Le 18 départ pour Carate. Le pire c'est la piste qui mène de Puerto Jimenez à Carate, très difficiile, 1 h 30 de piste. On a dormi au Lookout Inn dans un tiki. Chambre ouverte sur la jungle avec moustiquaire au milieu des arbres, douche et wc à part que l'on partage avec un autre tiki. Rigolo et une vraie sensation de liberté. Malheureusement beaucoup de pluie, le lendemain on est parti à pied en longeant la plage à l'entrée du Parc Corcovado la Leona. En fait on pensait aller à la Sirena mais sans réservations dans le parc ce n'est pas possible. On a vu des animaux (serpent, singes, hiboux, oiseaux)et notamment une famille de coatis est passée devant nous.
On est resté 2 nuits. Le retour sur Puerto Jimenez après 3 jours de pluie intense a été difficile, on a mis 2 h 30 pour redescendre, des rivières en crue avec beaucoup de courants à traverser. Impératif le 4x4.
Le 20 départ pour Manuel Antonio : logement au Mango Moon, hotel très agréable avec piscine. Heureusement on a trouvé le soleil. Le matin on a visité le parc avec une guide française, Estelle. De belles plages dans ce parc, peu d'animaux et quand même un peu de monde. Le soir on s'est inscrit à la visite nocture pour voir les caimans, crocodiles et grenouilles. L'endroit est intéressant même si l'on pensait que ça aurait lieu dans le bois et non pas dans un endroit clos. On est resté 2 nuits.
Le 22 départ pour Monteverde : logement chez Trapp Fam Lodge, endroit sympa très proche de la réserve de Monteverde. Par contre pour y arriver de la piste, assez difficile à certains endroits. On a été décu par cette réserve on n'a pratiquemment vu aucun animal si ce n'est le dos d'un quetzal dans un arbre. Prix du guide : 17 usd par personne. L'après midi une ballade à cheval dans des bois, c'était super (33 usd la ballade de 2 h par personne). Le soir visite nocture du bois pour voir des animaux noctures mais en fait on n'a pas vu grand chose, une tarantule, quelques grenouilles et oiseaux. On est resté 2 nuits.
Le 24 : départ pour Arenal. Et encore de la pluie. Logement au Lost Iguana, superbe endroit. Le 25 pluie toute la journée on ne voyait pas le volcan et pourtant on dormait en face. Heureusement le 26 le ciel était clair, pas bleu mais on a pu admirer le volcan. L'aprés midi, visite du musée des reptiles à El Castillo. L'entrée est chère 16 usd par personne mais ça vaut vraiment le coup. On avait un guide français Florient qui connaissait bien son sujet. Très intéressant. Après on était allé aux Ecothermales prendre un bain d'eau bouillante. Ca détend. 32 usd l'entrée par personne pour 4 h. On a appris trop tard qu'il existait des bains d'eau bouillante gratuits. Un bon resto à la Fortuna Don Rufino, on a super bien mangé. On est resté 3 nuits.
Le 27 : départ pour Playa Pan de Azucar. Logement au Sugar Beach, très isolé et donc peu de touristes. On a bien aimé cet endroit. Repos, baignade et plein de soleil. On est resté 2 nuits.
Le 29 : départ pour Cariari toujours dans le même B&B. Restitution du véhicule.
Le 30 : Vol de retour. Arrivée à Lyon le 31 décembre au soir.
On aurait aimé avoir plus de soleil pendant notre séjour que l'on a apprécié. Les ticos sont sympas et n'ont pas hésité à nous renseigner sur les routes notamment quand nécessaire. De tous les parcs visités, on a beaucoup aimé celui de Manzanillo, faut dire que ce guide est exceptionnel, il est passionant. Nous avons parlé espagnol tout au long de notre voyage, un bon exercice.
Voilà un petit résumé.
TATATOU
Voyage pas cher en Thaïlande du 29 janvier au 12 février 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite organiser un séjour en Thailande du 29 janvier au 13 février 2011. C'est une belle période je pense pour profiter de ce beau pays. Je suis à la recherche de pleins d'infos. Je prévoierais un budget de 1000-1200€/pers.
Tout d'abord concernant le type de parcours : j'envisage de passer 1 ou 2 jours sur Bangkok puis prendre l'avion jusqu'à Chiang Mai où nous pourrions séjourner 2 nuits. Ensuite direction le sud et Phuket pour environ 5 jours et fin du périple sur l'ïle de Koh Phi Phi pour finir notre séjour. Que pensez-vous de ce type de périple ? Est-ce une bonne idée et jouable en 15 jours ?
Quelles compagnies me conseillerez-vous pour partir de Paris puis pour les vols internes ?
Avez-vous des conseils niveau hôtels ? Il faudrait que cela passe dans mon budget j'ai du mal à me rendre compte si cela est possible ?
Les vols internes ne semblent pas trop chères. Au niveau visites et excursions quels sont les incontournables sur Bangkok et Chiang Mai ?
Merci d'avance à tous pour vos conseils. 🙂 J'aurais probablement pleins d'autres questions au fil de ma reflexion.
A bientôt
Je souhaite organiser un séjour en Thailande du 29 janvier au 13 février 2011. C'est une belle période je pense pour profiter de ce beau pays. Je suis à la recherche de pleins d'infos. Je prévoierais un budget de 1000-1200€/pers.
Tout d'abord concernant le type de parcours : j'envisage de passer 1 ou 2 jours sur Bangkok puis prendre l'avion jusqu'à Chiang Mai où nous pourrions séjourner 2 nuits. Ensuite direction le sud et Phuket pour environ 5 jours et fin du périple sur l'ïle de Koh Phi Phi pour finir notre séjour. Que pensez-vous de ce type de périple ? Est-ce une bonne idée et jouable en 15 jours ?
Quelles compagnies me conseillerez-vous pour partir de Paris puis pour les vols internes ?
Avez-vous des conseils niveau hôtels ? Il faudrait que cela passe dans mon budget j'ai du mal à me rendre compte si cela est possible ?
Les vols internes ne semblent pas trop chères. Au niveau visites et excursions quels sont les incontournables sur Bangkok et Chiang Mai ?
Merci d'avance à tous pour vos conseils. 🙂 J'aurais probablement pleins d'autres questions au fil de ma reflexion.
A bientôt
Se baigner dans le Gange English translation pending
bonjour,
j'ai une envie, un reve...me baigner dans le gange
je serai a varanasi d'ici 15j et je voudrais connaitre votre expérience, vos conseils
est ce envisageable ou opération gastro hospital assurée???
j'attends vos avis
merci
Trek de l'Alpamayo au Pérou: récit English translation pending
Le trek :
- durée de 8 à 10 jours suivant les informations trouvées sur le net ;
- nous avons décidé de le faire en autonomie : pas de mule ni de guide ;
- équipement :
- carte Alpenvereinskarte 0/3a Cordillera Blanca 1 : 100 000 (photocopie) ;
- le précieux récit de sbecker de Voyageforum.com ;
- un sac à dos Gregory Baltoro 70 ;
- sac de couchage – 5 °.
- tente lightent 1 Ferrino ;
- un matelas gonflable Mc Kinley ;
- une couverture piquée à Ibéria ;
- un pyjama polaire ;
- une veste polaire + bonnet + gants en laine ;
- trois paires de chaussettes (1 portée, 1 propre de rechange et 1 qui sèche) ;
- trois T-shirt respirants (même principe) ;
- un bermuda ;
- un K-way ;
- claquettes ;
- une poche à eau (2,5 L) et ses pastilles ;
- un bâton de marche ;
- une frontale avec ses piles de rechange ;
- un appareil photo numérique en bandoulière et ses piles de rechange ;
- une petite casserole avec couverts ;
- un camping gaz + 2 briquets ;
- une dizaine de plats lyophilisés ;
- une 20aine de tranches de pain longue conservation et son saucisson Cochonou +10 % gratuit (c’est ce qui fera la différence sur la fin !) ;
- 20 galettes au miel pour le petit déjeuné + sachets de thé et sucre ;
- 5 barres de fruits, 5 barres céréales et 5 pâtes d’amande ;
- trousse de toilette + papier toilette ;
- trousse à pharmacie ;
L’ensemble pèse 17 kilos environ dont 7 kilos pour la nourriture et l’eau.
Lundi 16 août 2010 : Huaraz – Laguna Churup - Huaraz
Départ de Huaraz pour une randonnée d’acclimatation d’une journée direction la Laguna Churup (l’une des plus belles de la cordillère parait-il). Départ du colectivo avenue Raimondi près de la station service pour Llupa (2,5 NS 30 min) puis poursuivre à pied jusqu’à Pitec (1h) où le garde du parc national du Huascaran attend les randonneurs pour le ticket de passage (5 NS pour la journée ou 65 NS pour le permis).
Une route monte de Huaraz jusqu’à Pitec mais il faut louer un taxi pour la journée : il vous dépose et attends votre retour pour vous ramener.
3h30 de montée avec des passages un peu périlleux (au niveau de la cascade : il existe d’ailleurs un passage de chaque côté) et on atteint le lac .
Pique nique + photos et on redescend vers Pitec (2h30 environ) : là on croise un américain qui avait loué un colectivo pour lui tout seul et à qui je demande s’il est possible de redescendre avec lui : no problemo (1h de descente).
Arrivés à Huaraz vers 15h, direction l’hôtel pour récupérer nos bagages et direction Caraz en colectivo (5 NS : tarifs affichés ! 1h30 de trajet à 16 dans le combi et les sacs à dos sur les genoux…).
Il est préférable de rejoindre Caraz la veille du départ du trek car Cashapampa n’est plus qu’à 1h15 ce qui permet de débuter le trek plus tôt et de profiter de la fraicheur matinale.
Il y a pas mal d’hôtels à Caraz (inutile de réserver) et de restaurants ce qui ne semble pas être le cas à Cashapampa qui est un petit village.
Mardi 17 août 2010 : Caraz - Laguna Jatuncocha
Le lendemain, nous partons donc de Caraz pour Cashapampa : les colectivos se trouvent près de la place du marché (8NS) : la route est sinueuse et très poussiéreuse. Le colectivo nous dépose devant le sentier vers 8h où un garde se charge de contrôler les permis achetés la veille.
Les deux premières heures sont assez pénibles et mornes : peu d’intérêt. La suite est plus dépaysant car commence la pampa avec des cactus un peu partout .
Le dénivelé devient plus doux et on arrive vers 12h30 à Llamacorral (3760m) où il est possible de camper car le terrain est plat mais c’est très exposé au vent. Nous, on se contentera d’y manger : deux tranches de pain et deux tranches de saucisson…
On poursuit ensuite en direction de la laguna Ichiccocha (peu propice pour camper car eau stagnante = moustiques) au milieu des troupeaux de vaches et de chevaux avec en ligne de mire le Quitaraju (6036m) : le paysage est assez étonnant : le contraste entre la pampa jaune or, les cactus verts foncés et les sommets enneigés au loin est saisissant .
On atteint la laguna Jatuncocha à 15h15 : campement vers 16h (il fait nuit à 18h donc terminer la journée de marche vers 16 h est idéal car il faut ensuite monter les tentes, faire la lessive, manger, remplir la poche à eau pour le lendemain) sur les berges du lac .
Mercredi 18 août 2010 : laguna Jatuncocha – camp de base sud de l’Alpamayo – Taullipampa
Levée 6h et petit déjeuner pendant que la tente sèche grâce aux premiers rayons du soleil. Départ 8h : direction le camp de base sud de l’Alpamayo. On arrive vers 9h au niveau de la petite forêt où nous planquons nos sacs avant de poursuivre car la montée qui suit est assez abrupte mais une fois terminée, on découvre un paysage superbe d’arbres en fleurs, de ruisseaux encore gelés et l’Alpamayo qui apparaît peu à peu .
Nous ne sommes pas allé jusqu’au camp de base qui se trouve en contrebas : la vue est parfaite juste avant de descendre vers le camp (1h40 de marche) .
Au retour pour récupérer nos sacs, juste avant de commencer à descendre, il existe un petit sentier à flan de montagne qui prend la direction du Taullipampa (la suite du périple). Au final, il s’avère plus judicieux de monter jusqu’à cet endroit avec les sacs et de les planqués à ce niveau là : cela évite d’avoir à redescendre jusqu’à la petite forêt pour ensuite remontée la vallée vers le Punta Union.
Arrivée à Taullipampa (lieu de campement) vers 13 h et campement un peu après vers 14 h car on est arrivé au pied du Punta Union (4760) et il est trop tard pour passer le col .
Jeudi 19 août 2010 : Taullipampa - col du Pucaraju
Départ 7h pour la montée du col du Punta Union. On entend les craquements du glacier (arrivée à 9h30). Une fois passé le col, le paysage est tout aussi incroyable .
On poursuit la descente en direction du col du Pucaraju (4640 m) : c’est à partir de là que l’on quitte le trek de Santa Cruz sauf que le repère sur la carte qui permet de se repérer est un cours d’eau qui part de la laguna Piramide. Or, il s’avère que nous sommes en saison sèche et que le cours d’eau en question est à sec (ce que nous avons pu constater une fois le col gravi).
Du coup, nous sommes descendus un peu trop ce que nous confirme un muletier de passage : il a donc fallu remonter mais on n’a jamais trouvé le sentier : on a fini par traverser la vallée au milieu des hautes herbes (jusqu’à mi-cuisses : pas évident) en se basant sur une photo prise un peu après le passage du col du Punta Union (c'est-à-dire en hauteur) où le sentier était visible (les hautes herbes cachent le sentier au fur et à mesure qu’on descend). Résultat : 1h30 de perdue et le soir qui approche.
Arrivée au col vers 16h complètement épuisé : le sentier est en zigzag tout le long à flanc de montagne et en plein soleil… On amorce la descente sur un sentier instable fait de petites pierres et de terre meuble : autrement dit, propice aux dérapages et entorses en tout genre…
Et évidemment, il faut descendre pas mal avant de trouver un terrain suffisamment plat pour camper : campement à 17h30, soit 10h30 de marche.
Vendredi 20 août 2010 : col du Pucaraju - ???
Jusqu’à présent, il y avait quelques panneaux qui permettaient de s’orienter mais, une fois quitter le trek de Santa Cruz, il n’y en a quasiment plus.
Il n’est pas difficile de trouver la vallée Tuctubamba : par contre, il est préférable, une fois le pont franchi juste à l’entrée de la vallée, de rejoindre le sentier sur le flanc droit de la montagne qui est tout de suite visible. Le fond de la vallée est en effet très humide et spongieux et il n’y a pas vraiment de sentier. De plus, sur la carte figure un pont permettant de rejoindre le sentier qui mène jusqu’au Tupatupa : ce pont n’existe plus et il s’avère difficile ensuite de traverser la rivière et de trouver le sentier.
La vue est magnifique et sauvage .
Attention : une fois arrivée au col du Tupatupa : il faut descendre la vallée au nord et non pas à l’est (s’en assurer avec une boussole car les vallées se ressemblent toutes).
Nous, bien entendu, on s’est planté : en plus, durant la descente, on n’a rencontré personne pour nous renseigner : le village traversé était vide : les habitants travaillent dans les champs l’après-midi et rentrent chez eux à la tombée de la nuit.
C’est en toute fin de journée, alors que le sentier se rétrécissait de plus en plus qu’on tombe sur un couple de paysans en train de planter des pommes de terre dans leur champ à la limite de la verticalité : Donde este Jacapampa ? réponse : de la où on vient… il est 17h :)…
Du coup, on rebrousse chemin sauf que les paysans du coin mettent le feu régulièrement à la montagne pour brûler les herbes sèches et favoriser la repousse. Et il se trouve que le feu bloquait notre sentier : il a fallu descendre pour rejoindre une zone déjà brûlée pour pouvoir poursuivre.
Coup de chance, on croise quelques paysans qui avaient fini leur travail et qui nous renseignent sur la vallée à remonter pour rejoindre Jacapampa .
Vu l’heure, on décide de camper sauf qu’on ne trouve aucun terrain plat : on campera finalement au milieu du sentier !
Samedi 21 août 2010 : ??? - laguna Sactaycocha
On remonte donc cette vallée (qui n’a pas de nom d’ailleurs sur la carte) ce qui nous prendra une demi journée. Le sentier s’efface assez rapidement : nous arrivons au sommet puis nous empruntons le chemin de crête vers l’ouest pour rejoindre une vallée qui nous semble descendre en direction de Jacapampa. Par chance, deux enfants qui gardaient un troupeau de cochons nous confortent.
La vue est toujours aussi incroyable : vue sur le Pucajirca et la vallée de Jacapampa.
C’est assez compliqué de trouver la sortie du village. Une fois dans la vallée, il suffit de traverser pour rejoindre le sentier qui mène à Huilca. Par contre, là encore, les ponts qui figurent sur la carte n’existent plus forcément : dès que vous en trouvez un pour rejoindre le flanc droit de la vallée, il ne faut pas hésiter car sinon, il faudra retourner sur vos pas car les rivières ont un débit assez important (difficile à traverser).
A partir de maintenant, nous ne rencontrerons quasiment plus personne jusqu’à Hualcayan.
La montée n’est pas évidente : vers 17h, campement au niveau de la laguna Sactaycocha. Si possible, continuer un peu pour avoir un accès à l’eau plus pratique.
Dimanche 22 août 2010 : laguna Sactaycocha - Gara Gara
Départ à 7h30 pour le col du Yacanon : pas très intéressant sauf lorsqu’on arrive près du sommet où la vue sur le glacier est superbe. Le sentier sur la fin (en haut à droite sur la photo) est en zigzag à flanc de montagne et à la limite du vertical (le tout avec un vent froid de folie) .
Ensuite la descente se fait en direction de Huilca (« village » de trois maisons dont une doit être une porcherie).
En traversant la rivière après le pont métallique, il y a une piste un peu au dessus : il faut la suivre vers la gauche pour trouver ensuite le sentier qui mène au Mésapata (4460 m). Sur le chemin, nous croiserons un troupeau d’alpagas .
La descente ensuite se fait à flanc de montagne jusqu’au Gara Gara (4830 m) où nous camperons : il est peu évident de trouver un lieu de campement.
Lundi 23 août 2010 : Gara Gara – Ruina pampa
Départ pour l’ascension du col du Gara Gara : pas évident du tout et le vent froid n’arrange rien mais la vue passée le col est incroyable avec l’Alpamayo en ligne de mire .
Lorsqu’on arrive à la rivière, on décide de planquer les sacs et de faire un rapide aller retour au camp de base nord de l’Alpamayo. Ce qui est vraiment impressionnant sur le parcours, c’est lorsqu’on est sur les rives du lac Jancarurish (le lac vert clair sur la photo du dessus) c'est-à-dire juste en face de la face nord de l’Alpamayo .
Le camp de base ne vaut pas vraiment le coup à mon sens sauf à vouloir camper dans le coin.
Les sacs récupérés, nous poursuivons en descendant la vallée sur un chemin en corniche (il existe un chemin au fonds de la vallée également). Seul le harcèlement des mouches viendra perturber notre « promenade ».
Campement vers 16h.
Mardi 24 août 2010 : Ruina pampa - laguna Cullicocha
Nous continuons la descente de la vallée de l’Alpamayo au milieu de la Ruina pampa, parsemée de vestiges pré-hispaniques pour atteindre enfin le sentier vertical du Vientunan. L’ascension nous prendra une matinée entière : il s’agit d’un sentier en lacets mais peu abrupte : le nombre de lacets rend l’exercice beaucoup plus long mais moins difficile.
Pour rejoindre la laguna Cullicocha (4628 m), il faut encore passer le col Osoruri (4860 m) : il y a des points d��eau et des lieux de campement entre ces deux cols. Le parcours est assez pénible car on ne voit pas la fin.
Nous arrivons enfin au lac avec une vue sur les Santa Cruz assez incroyable (prendre des photos le soir car le lendemain le soleil se lève au dessus des montagnes) .
Mercredi 25 août 2010 : laguna Cullicocha - Hualcayan
Après une nuit difficile (pas loin des – 10° sans doute : condensation gelée à l’intérieur de la tente), direction Hualcayan : le chemin n’est pas difficile mais il est interminable (une matinée de descente) .
Arrivé au village, je demande ma route à un type qui semble faire des relevés d’eau (il y a une sorte de station qui récupère l’eau qui a cheminé depuis la laguna Cullicocha : il m’explique où je peux trouver un colectivo et je suis donc ses indications.
Peu après, il nous rejoint avec son truck et, informations prises, il nous dit qu’il n’y a ni colectivo ni taxi dans ce village et que si on veut rejoindre Cashapampa, il faut y aller à pieds…
Il nous propose alors de nous amener sur la toute pour qu’on puisse faire du stop pour Caraz ce qui est inespéré ! En plus, durant le trajet, il est appelé via sa CB pour aller à Caraz : si ça c’est pas un coup de bol !!!
Remarque : compte tenu de l’absence de transport sur Hualcayan, il pourrait être plus judicieux de terminer le trek par la descente de la vallée de Los Cedros qui mène tout droit sur la route qui relie Huallanca à Caraz.
Bilan :
Acclimatation : nous avons ressenti quelques maux de tête mais rien de très grave (difficile de dire d’ailleurs si c’est le fait de l’altitude ou de la fatigue combinée à l’effort physique, le froid et le soleil).
Les points d’eau : ils sont très nombreux sur le parcours. Une poche à eau de 2,5 litres est suffisante car on ne passe pas une demi-journée sans passer à côté d’une rivière.
La météo : nous avons eu du soleil tous les jours. Seuls quelques nuages s’accrochaient aux cimes à partir de 13h (ça donne du relief aux photos J) et nous avons eu une toute petite averse de grêle au pied du Gara Gara (anecdotique).
Voilà : Une journée tranquille à Huaraz pour se réalimenter (j’ai quand même perdu 6 kilo dans la bataille !) au restaurant El Horno et au café Andino + visite du petit musée archéologique avant de prendre le bus de nuit vers 22h pour Lima (il est préférable d’acheter les billets avant le début du trek pour être sur d’avoir une place) où un vol pour Cuzco nous attend : nous avons prévu de faire le trek du Choquequirau…
- durée de 8 à 10 jours suivant les informations trouvées sur le net ;
- nous avons décidé de le faire en autonomie : pas de mule ni de guide ;
- équipement :
- carte Alpenvereinskarte 0/3a Cordillera Blanca 1 : 100 000 (photocopie) ;
- le précieux récit de sbecker de Voyageforum.com ;
- un sac à dos Gregory Baltoro 70 ;
- sac de couchage – 5 °.
- tente lightent 1 Ferrino ;
- un matelas gonflable Mc Kinley ;
- une couverture piquée à Ibéria ;
- un pyjama polaire ;
- une veste polaire + bonnet + gants en laine ;
- trois paires de chaussettes (1 portée, 1 propre de rechange et 1 qui sèche) ;
- trois T-shirt respirants (même principe) ;
- un bermuda ;
- un K-way ;
- claquettes ;
- une poche à eau (2,5 L) et ses pastilles ;
- un bâton de marche ;
- une frontale avec ses piles de rechange ;
- un appareil photo numérique en bandoulière et ses piles de rechange ;
- une petite casserole avec couverts ;
- un camping gaz + 2 briquets ;
- une dizaine de plats lyophilisés ;
- une 20aine de tranches de pain longue conservation et son saucisson Cochonou +10 % gratuit (c’est ce qui fera la différence sur la fin !) ;
- 20 galettes au miel pour le petit déjeuné + sachets de thé et sucre ;
- 5 barres de fruits, 5 barres céréales et 5 pâtes d’amande ;
- trousse de toilette + papier toilette ;
- trousse à pharmacie ;
L’ensemble pèse 17 kilos environ dont 7 kilos pour la nourriture et l’eau.
Lundi 16 août 2010 : Huaraz – Laguna Churup - Huaraz
Départ de Huaraz pour une randonnée d’acclimatation d’une journée direction la Laguna Churup (l’une des plus belles de la cordillère parait-il). Départ du colectivo avenue Raimondi près de la station service pour Llupa (2,5 NS 30 min) puis poursuivre à pied jusqu’à Pitec (1h) où le garde du parc national du Huascaran attend les randonneurs pour le ticket de passage (5 NS pour la journée ou 65 NS pour le permis).
Une route monte de Huaraz jusqu’à Pitec mais il faut louer un taxi pour la journée : il vous dépose et attends votre retour pour vous ramener.
3h30 de montée avec des passages un peu périlleux (au niveau de la cascade : il existe d’ailleurs un passage de chaque côté) et on atteint le lac .
Pique nique + photos et on redescend vers Pitec (2h30 environ) : là on croise un américain qui avait loué un colectivo pour lui tout seul et à qui je demande s’il est possible de redescendre avec lui : no problemo (1h de descente).
Arrivés à Huaraz vers 15h, direction l’hôtel pour récupérer nos bagages et direction Caraz en colectivo (5 NS : tarifs affichés ! 1h30 de trajet à 16 dans le combi et les sacs à dos sur les genoux…).
Il est préférable de rejoindre Caraz la veille du départ du trek car Cashapampa n’est plus qu’à 1h15 ce qui permet de débuter le trek plus tôt et de profiter de la fraicheur matinale.
Il y a pas mal d’hôtels à Caraz (inutile de réserver) et de restaurants ce qui ne semble pas être le cas à Cashapampa qui est un petit village.
Mardi 17 août 2010 : Caraz - Laguna Jatuncocha
Le lendemain, nous partons donc de Caraz pour Cashapampa : les colectivos se trouvent près de la place du marché (8NS) : la route est sinueuse et très poussiéreuse. Le colectivo nous dépose devant le sentier vers 8h où un garde se charge de contrôler les permis achetés la veille.
Les deux premières heures sont assez pénibles et mornes : peu d’intérêt. La suite est plus dépaysant car commence la pampa avec des cactus un peu partout .
Le dénivelé devient plus doux et on arrive vers 12h30 à Llamacorral (3760m) où il est possible de camper car le terrain est plat mais c’est très exposé au vent. Nous, on se contentera d’y manger : deux tranches de pain et deux tranches de saucisson…
On poursuit ensuite en direction de la laguna Ichiccocha (peu propice pour camper car eau stagnante = moustiques) au milieu des troupeaux de vaches et de chevaux avec en ligne de mire le Quitaraju (6036m) : le paysage est assez étonnant : le contraste entre la pampa jaune or, les cactus verts foncés et les sommets enneigés au loin est saisissant .
On atteint la laguna Jatuncocha à 15h15 : campement vers 16h (il fait nuit à 18h donc terminer la journée de marche vers 16 h est idéal car il faut ensuite monter les tentes, faire la lessive, manger, remplir la poche à eau pour le lendemain) sur les berges du lac .
Mercredi 18 août 2010 : laguna Jatuncocha – camp de base sud de l’Alpamayo – Taullipampa
Levée 6h et petit déjeuner pendant que la tente sèche grâce aux premiers rayons du soleil. Départ 8h : direction le camp de base sud de l’Alpamayo. On arrive vers 9h au niveau de la petite forêt où nous planquons nos sacs avant de poursuivre car la montée qui suit est assez abrupte mais une fois terminée, on découvre un paysage superbe d’arbres en fleurs, de ruisseaux encore gelés et l’Alpamayo qui apparaît peu à peu .
Nous ne sommes pas allé jusqu’au camp de base qui se trouve en contrebas : la vue est parfaite juste avant de descendre vers le camp (1h40 de marche) .
Au retour pour récupérer nos sacs, juste avant de commencer à descendre, il existe un petit sentier à flan de montagne qui prend la direction du Taullipampa (la suite du périple). Au final, il s’avère plus judicieux de monter jusqu’à cet endroit avec les sacs et de les planqués à ce niveau là : cela évite d’avoir à redescendre jusqu’à la petite forêt pour ensuite remontée la vallée vers le Punta Union.
Arrivée à Taullipampa (lieu de campement) vers 13 h et campement un peu après vers 14 h car on est arrivé au pied du Punta Union (4760) et il est trop tard pour passer le col .
Jeudi 19 août 2010 : Taullipampa - col du Pucaraju
Départ 7h pour la montée du col du Punta Union. On entend les craquements du glacier (arrivée à 9h30). Une fois passé le col, le paysage est tout aussi incroyable .
On poursuit la descente en direction du col du Pucaraju (4640 m) : c’est à partir de là que l’on quitte le trek de Santa Cruz sauf que le repère sur la carte qui permet de se repérer est un cours d’eau qui part de la laguna Piramide. Or, il s’avère que nous sommes en saison sèche et que le cours d’eau en question est à sec (ce que nous avons pu constater une fois le col gravi).
Du coup, nous sommes descendus un peu trop ce que nous confirme un muletier de passage : il a donc fallu remonter mais on n’a jamais trouvé le sentier : on a fini par traverser la vallée au milieu des hautes herbes (jusqu’à mi-cuisses : pas évident) en se basant sur une photo prise un peu après le passage du col du Punta Union (c'est-à-dire en hauteur) où le sentier était visible (les hautes herbes cachent le sentier au fur et à mesure qu’on descend). Résultat : 1h30 de perdue et le soir qui approche.
Arrivée au col vers 16h complètement épuisé : le sentier est en zigzag tout le long à flanc de montagne et en plein soleil… On amorce la descente sur un sentier instable fait de petites pierres et de terre meuble : autrement dit, propice aux dérapages et entorses en tout genre…
Et évidemment, il faut descendre pas mal avant de trouver un terrain suffisamment plat pour camper : campement à 17h30, soit 10h30 de marche.
Vendredi 20 août 2010 : col du Pucaraju - ???
Jusqu’à présent, il y avait quelques panneaux qui permettaient de s’orienter mais, une fois quitter le trek de Santa Cruz, il n’y en a quasiment plus.
Il n’est pas difficile de trouver la vallée Tuctubamba : par contre, il est préférable, une fois le pont franchi juste à l’entrée de la vallée, de rejoindre le sentier sur le flanc droit de la montagne qui est tout de suite visible. Le fond de la vallée est en effet très humide et spongieux et il n’y a pas vraiment de sentier. De plus, sur la carte figure un pont permettant de rejoindre le sentier qui mène jusqu’au Tupatupa : ce pont n’existe plus et il s’avère difficile ensuite de traverser la rivière et de trouver le sentier.
La vue est magnifique et sauvage .
Attention : une fois arrivée au col du Tupatupa : il faut descendre la vallée au nord et non pas à l’est (s’en assurer avec une boussole car les vallées se ressemblent toutes).
Nous, bien entendu, on s’est planté : en plus, durant la descente, on n’a rencontré personne pour nous renseigner : le village traversé était vide : les habitants travaillent dans les champs l’après-midi et rentrent chez eux à la tombée de la nuit.
C’est en toute fin de journée, alors que le sentier se rétrécissait de plus en plus qu’on tombe sur un couple de paysans en train de planter des pommes de terre dans leur champ à la limite de la verticalité : Donde este Jacapampa ? réponse : de la où on vient… il est 17h :)…
Du coup, on rebrousse chemin sauf que les paysans du coin mettent le feu régulièrement à la montagne pour brûler les herbes sèches et favoriser la repousse. Et il se trouve que le feu bloquait notre sentier : il a fallu descendre pour rejoindre une zone déjà brûlée pour pouvoir poursuivre.
Coup de chance, on croise quelques paysans qui avaient fini leur travail et qui nous renseignent sur la vallée à remonter pour rejoindre Jacapampa .
Vu l’heure, on décide de camper sauf qu’on ne trouve aucun terrain plat : on campera finalement au milieu du sentier !
Samedi 21 août 2010 : ??? - laguna Sactaycocha
On remonte donc cette vallée (qui n’a pas de nom d’ailleurs sur la carte) ce qui nous prendra une demi journée. Le sentier s’efface assez rapidement : nous arrivons au sommet puis nous empruntons le chemin de crête vers l’ouest pour rejoindre une vallée qui nous semble descendre en direction de Jacapampa. Par chance, deux enfants qui gardaient un troupeau de cochons nous confortent.
La vue est toujours aussi incroyable : vue sur le Pucajirca et la vallée de Jacapampa.
C’est assez compliqué de trouver la sortie du village. Une fois dans la vallée, il suffit de traverser pour rejoindre le sentier qui mène à Huilca. Par contre, là encore, les ponts qui figurent sur la carte n’existent plus forcément : dès que vous en trouvez un pour rejoindre le flanc droit de la vallée, il ne faut pas hésiter car sinon, il faudra retourner sur vos pas car les rivières ont un débit assez important (difficile à traverser).
A partir de maintenant, nous ne rencontrerons quasiment plus personne jusqu’à Hualcayan.
La montée n’est pas évidente : vers 17h, campement au niveau de la laguna Sactaycocha. Si possible, continuer un peu pour avoir un accès à l’eau plus pratique.
Dimanche 22 août 2010 : laguna Sactaycocha - Gara Gara
Départ à 7h30 pour le col du Yacanon : pas très intéressant sauf lorsqu’on arrive près du sommet où la vue sur le glacier est superbe. Le sentier sur la fin (en haut à droite sur la photo) est en zigzag à flanc de montagne et à la limite du vertical (le tout avec un vent froid de folie) .
Ensuite la descente se fait en direction de Huilca (« village » de trois maisons dont une doit être une porcherie).
En traversant la rivière après le pont métallique, il y a une piste un peu au dessus : il faut la suivre vers la gauche pour trouver ensuite le sentier qui mène au Mésapata (4460 m). Sur le chemin, nous croiserons un troupeau d’alpagas .
La descente ensuite se fait à flanc de montagne jusqu’au Gara Gara (4830 m) où nous camperons : il est peu évident de trouver un lieu de campement.
Lundi 23 août 2010 : Gara Gara – Ruina pampa
Départ pour l’ascension du col du Gara Gara : pas évident du tout et le vent froid n’arrange rien mais la vue passée le col est incroyable avec l’Alpamayo en ligne de mire .
Lorsqu’on arrive à la rivière, on décide de planquer les sacs et de faire un rapide aller retour au camp de base nord de l’Alpamayo. Ce qui est vraiment impressionnant sur le parcours, c’est lorsqu’on est sur les rives du lac Jancarurish (le lac vert clair sur la photo du dessus) c'est-à-dire juste en face de la face nord de l’Alpamayo .
Le camp de base ne vaut pas vraiment le coup à mon sens sauf à vouloir camper dans le coin.
Les sacs récupérés, nous poursuivons en descendant la vallée sur un chemin en corniche (il existe un chemin au fonds de la vallée également). Seul le harcèlement des mouches viendra perturber notre « promenade ».
Campement vers 16h.
Mardi 24 août 2010 : Ruina pampa - laguna Cullicocha
Nous continuons la descente de la vallée de l’Alpamayo au milieu de la Ruina pampa, parsemée de vestiges pré-hispaniques pour atteindre enfin le sentier vertical du Vientunan. L’ascension nous prendra une matinée entière : il s’agit d’un sentier en lacets mais peu abrupte : le nombre de lacets rend l’exercice beaucoup plus long mais moins difficile.
Pour rejoindre la laguna Cullicocha (4628 m), il faut encore passer le col Osoruri (4860 m) : il y a des points d��eau et des lieux de campement entre ces deux cols. Le parcours est assez pénible car on ne voit pas la fin.
Nous arrivons enfin au lac avec une vue sur les Santa Cruz assez incroyable (prendre des photos le soir car le lendemain le soleil se lève au dessus des montagnes) .
Mercredi 25 août 2010 : laguna Cullicocha - Hualcayan
Après une nuit difficile (pas loin des – 10° sans doute : condensation gelée à l’intérieur de la tente), direction Hualcayan : le chemin n’est pas difficile mais il est interminable (une matinée de descente) .
Arrivé au village, je demande ma route à un type qui semble faire des relevés d’eau (il y a une sorte de station qui récupère l’eau qui a cheminé depuis la laguna Cullicocha : il m’explique où je peux trouver un colectivo et je suis donc ses indications.
Peu après, il nous rejoint avec son truck et, informations prises, il nous dit qu’il n’y a ni colectivo ni taxi dans ce village et que si on veut rejoindre Cashapampa, il faut y aller à pieds…
Il nous propose alors de nous amener sur la toute pour qu’on puisse faire du stop pour Caraz ce qui est inespéré ! En plus, durant le trajet, il est appelé via sa CB pour aller à Caraz : si ça c’est pas un coup de bol !!!
Remarque : compte tenu de l’absence de transport sur Hualcayan, il pourrait être plus judicieux de terminer le trek par la descente de la vallée de Los Cedros qui mène tout droit sur la route qui relie Huallanca à Caraz.
Bilan :
Acclimatation : nous avons ressenti quelques maux de tête mais rien de très grave (difficile de dire d’ailleurs si c’est le fait de l’altitude ou de la fatigue combinée à l’effort physique, le froid et le soleil).
Les points d’eau : ils sont très nombreux sur le parcours. Une poche à eau de 2,5 litres est suffisante car on ne passe pas une demi-journée sans passer à côté d’une rivière.
La météo : nous avons eu du soleil tous les jours. Seuls quelques nuages s’accrochaient aux cimes à partir de 13h (ça donne du relief aux photos J) et nous avons eu une toute petite averse de grêle au pied du Gara Gara (anecdotique).
Voilà : Une journée tranquille à Huaraz pour se réalimenter (j’ai quand même perdu 6 kilo dans la bataille !) au restaurant El Horno et au café Andino + visite du petit musée archéologique avant de prendre le bus de nuit vers 22h pour Lima (il est préférable d’acheter les billets avant le début du trek pour être sur d’avoir une place) où un vol pour Cuzco nous attend : nous avons prévu de faire le trek du Choquequirau…
Partir à l'aventure sans argent? English translation pending
Bonjour, voila je voudrais partir a l'aventure pour prendre une confiance en moi et apprendre a me debrouiller et surmonter des peurs j'habite dans la somme mon but est de visiter l'europe allez jusqu'au les balkans etc je voudrais savoir combien de km peut ton faire par journée combien d'heures de sommeil doit je dormir et je veux prendre un sac a dos avec moi je voudrais savoir les choses qu'ils faut mettre le nécessaire et je voudrais savoir quelle routes doit-on priviliége national l'autoroute n'est pas possible a pied.
cordialement merci d'avance communauté!!!!!!!
Location de péniche pour deux semaines sur le canal du Midi ou le Lot? English translation pending
Bonjour.
Nous commençons à regarder pour louer une péniche pour un trajet de 2 semaines en septembre. Je crois que le Canal du Midi est un choix intéressant pour 2 semaines, préférablement aller simple. Mais, je suis ouverte aux suggestions .Est-ce que quelqu'un qui l'a déjà fait peut me recommander des agences de locations et des idées de trajet.
Nous serons 3 copines.
Merci de me donner vos impressions et vos conseils
Bon vent !
Utilité d'un GPS au Québec? English translation pending
Bonjour à tous!
Je me prépare à partir au Quebec pour deux semaines, pour un trajet de Montreal jusqu'à Percé, en passant par le lac St Jean et la Gaspésie.
J'ai une voiture de location, mais je n'ai pas pris de GPS car c'était cher, et comptais en prendre un sur place. Cependant, on m'a glissé qu'il était un peu inutile d'avoir un GPS au Quebec, et qu'une carte papier suffisait amplement!
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos réponses!
++
Je me prépare à partir au Quebec pour deux semaines, pour un trajet de Montreal jusqu'à Percé, en passant par le lac St Jean et la Gaspésie.
J'ai une voiture de location, mais je n'ai pas pris de GPS car c'était cher, et comptais en prendre un sur place. Cependant, on m'a glissé qu'il était un peu inutile d'avoir un GPS au Quebec, et qu'une carte papier suffisait amplement!
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos réponses!
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Trajet Tuléar-Morondava en fourgonnette à Madagascar English translation pending
nous déplaçant toujours en 4L fourgonnette à mada sur les routes et les pistes (cool cool ou dur dur!!!), connaissez vous l'état des pistes pour le trajet de tulear a morondava , le temps qu'il faut mettre (on s'arrêtera bien sur), point carburant ? ou prévoir jerrican en plus ? et aussi vos conseils d'arrêts , lieux et hotels sympas , ( le luxe on s'en fiche).la langue n'est pas un soucis .
merci a vous
Le Cambodge: un héritage exceptionnel English translation pending
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Circuit Montréal - New York via les chutes Niagara English translation pending
Bonsoir,
Je prévois de faire un road-trip avec deux autres personnes cet été. J'aimerais partir de Montréal pour me rendre à New York. Entre temps, visite de la région de Montréal, d'Ottawa et de Toronto. Passage par les chutes du Niagara puis direction New York. Nous prévoyons de faire tout cela en voiture. Je prévois environ deux semaines ou deux semaines et demie.
Pensez-vous que ce soit possible? Combien de temps cela prendrait? Que faut-il voir dans ces villes? Rencontrerai-je des problèmes au moment d'entrer aux États-Unis? Quel budget devrais-je prévoir? Nous voyageons simplement et loin de nous les hôtels 4 étoiles.
Merci d'avance pour vos avis!
Delphina
Je prévois de faire un road-trip avec deux autres personnes cet été. J'aimerais partir de Montréal pour me rendre à New York. Entre temps, visite de la région de Montréal, d'Ottawa et de Toronto. Passage par les chutes du Niagara puis direction New York. Nous prévoyons de faire tout cela en voiture. Je prévois environ deux semaines ou deux semaines et demie.
Pensez-vous que ce soit possible? Combien de temps cela prendrait? Que faut-il voir dans ces villes? Rencontrerai-je des problèmes au moment d'entrer aux États-Unis? Quel budget devrais-je prévoir? Nous voyageons simplement et loin de nous les hôtels 4 étoiles.
Merci d'avance pour vos avis!
Delphina