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Avez-vous une conscience écologique en voyage? English translation pending
by Colombino · 2008-01-11 · 60 replies
Bonjour à toutes et à tous,

avez-vous les mêmes habitudes écologiques en voyage qu'à la maison, ou êtes-vous au moins sensible à l'être? Chez moi, en Suisse, j'ai l'habitude de trier les déchêts, d'utiliser mon vélo ou de prendre le train par exemple, mais une fois à l'étranger, il devient plus difficile d'harmoniser sa conscience avec son comportement.

Je me trouve en ce moment au Guatemala, et les ordures sont un véritable casse-tête. Les poubelles n'existent presque pas, alors je dois garder mes déchêts dans mon sac jusqu'à trouver un endroit où les jeter. Ne parlons pas du tri... Verre, papier, plastique, organique, tout va dans le même sac, qui va ensuite rejoindre ses semblables dans un dépotoir au milieu de la forêt.

Je suis en train de développer un projet avec des agences de voyages locales pour qu'elles compensent leurs émissions de CO2 en finançant la promotion des énergies renouvelables, ou la reforestation. Si vous aviez le choix entre une agence "neutre en CO2" mais légèrement plus chère et une agence meilleur marché mais qui ne participe à aucun projet, honnêtement, laquelle choisiriez-vous?

De même, de nombreuses compagnies aériennes proposent de compenser ses émissions de CO2. Personnellement, je compense sans problème mes émissions sur un vol Madrid-Genève (1, 5 euros), mais j'y réfléchi à deux fois avant de le faire sur un vol Zurich-Sydney (120 euros), vu le prix du billet d'avion et que mes moyens sont limités.

Le voyage écologique, sans vouloir se donner bonne conscience, est-il réservé à ceux qui ont les moyens de se l'offrir?

Merci de vos réponses, qui m'aideront à percevoir le potentiel de réussite de mon projet. (je tiens à préciser au passage que toutes les agences de voyages auxquelles j'ai rendu visite sont très intéressées par le projet).

Bons voyages!!!
Albanie: nostalgie English translation pending
by Lucbertrand · 2007-11-17 · 49 replies
Albanie impressions et nostalgie

Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?

Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.

Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.

L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.

L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.

L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.

L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.

Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.

L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.

L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.

S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Partir au maroc en voiture... (en partant de France) English translation pending
by Kpuonline125 · 2005-03-02 · 22 replies
voilà, avec des amis on a décidé de partir trois semaines au maroc, au mois de juillet. Seulement j'aimerai savoir un peu comment s'y prendre... Combien de temps on mets en partant de la bretagne?? Combien faut t il prevoir au niveau budget... etc

venez partager vos experiences avec moi!

Merci d'avance
Les perles sur VF English translation pending
by Khaldoun · 2004-06-18 · 565 replies
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré. Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?

😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?

🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"

L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es? Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."

😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?

😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."

🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"

😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."

😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."

🏴‍☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"

🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.

Khaldoun
Vous est-il arrivé de croiser de vieilles connaissances sur la route à un moment inattendu? English translation pending
by Sindhind · 2018-01-02 · 21 replies
Cela m'est arrivé en Inde en 1996 alors que j'étais en gare de Puri dans l'Orissa, ville où j'étais resté un peu plus longtemps que prévu pour soigner des amibes....je vois entrer dans la gare ferroviaire un copain de collège et quelques secondes plus tard une copine avec qui nous partagions les bancs de classes au collège....Cela faisait quelques années que l'on ne s'était pas croisés....
Retour de croisière sur le Splendida du 27 mai au 7 juin 2015 les fjords de Norvège jusqu'au cap No English translation pending
by Clau05 · 2015-06-10 · 93 replies
Nous voici de retour de notre treizième croisière en Norvège de HAMBOURG jusqu'au CAP NORD ) , probablement la plus belle ...

Nous connaissions déjà le Splendida de Msc pour l'avoir déjà pris trois fois . Il est toujours aussi beau et aussi grand !

Nous avons pris l'avion à Marseille le 26 mai à 9 heures vol avec une escale à Munich et arrivée à Hambourg vers 14 heures . Nous avons pris un taxi(27 €) pour l'hôtel Holiday inn dans le quartier de Saint Pauli . Bon choix :hôtel proche du métro , très propre , salle de bain superbe , bon accueil et bon petit déjeuner . L'après midi nous avons visité la ville, l'hôtel de ville , l'église St Michaelis, la belle église baroque (on est montés dans le clocher pour une vue à 360 degrés sur la ville ).. Le soir nous avons mangé dans un restaurant , de cuisine allemande, proche de la Reeperbahn , (le quartier chaud sans trop nous y attarder ...)

MERCREDI 27 MAI Après une bonne nuit à l'hôtel et un bon petit déjeuner nous avons visité le quartier d'Altona et Landungsbruccken sur les bords de l'elbe .

A midi départ pour le port . Il était prévu d'embarquer à Hafencity , proche du centre ville ...en fait , changement appris la semaine précédente nous avons embarqué au nouveau port Konprinzkai, à Steinwerder....loin du centre ...27 euros en taxi, le chauffeur du taxi connaissait mal la route .. Nous avons essuyé les platres , les valises sont arrivées très tard , pour certains ers 20 heures !... Beau terminal tout neuf mais loin de tout ... pas question de retouner en ville l'après midi comme je pensais le faire . Pour nous embarquement rapide puisque nous étions en yacht club et après le repas nous avons profité du bateau et du spa .

Une précision sur le PARKING comme je l'avais promis ... il y a un parking gigantesque au pied du bateau , autour de 1200 places . Il y avait environ 150 voitures garées , mais le nombre n'a pas augmenté dans l'après midi , donc il n'a pas été utilisé pour notre croisière . J'espère qu'il sera en fonction pour les croisières suivantes .

Le bateau devait partir à 18 heures , il est parti à 22 heures 30 ..pour attendre des passagers en retard . (Il semble qu'il y ait eu un problème informatique qui a bloqué l'aéroport de Bruxelles ....certains même n' ont eu leurs valises qu'à la première escale à Alesund ....)

Premier soir , spectacle de chansons d'opéra avec des musiciens (piano , violon et violoncelle ) . Nous avons choisi le spectacle à 19 heures et le repas à 20 heures 30 .

JEUDI 28 MAI

Journée en mer , sport , détente, spa ....retrouvailles avec le bateau. Le soir spectacle acrobates , danseurs, jongleurs sur le thème de la nature , avec des costumes très originaux et colorés .
Tour de Bretagne (Tro Breiz) à vélo English translation pending
by Chleray · 2015-06-10 · 7 replies
Salut!

Je suis assez en forme cette année et en tant que breton vivant depuis 15 ans au Québec, j'ai décidé de faire mon Tour de Bretagne cet été, du 15 au 23 juillet. A vélo bien sur!

Je veux faire le Tour historique, c'est-à-dire, passer par les anciens évêchés: Dol, Saint-Malo, Saint-Brieux, Tréguier, Saint-Pol, Quimper et Vannes!

Je compte atterrir le 11 juillet à Roissy puis partir de Roscoff (le 15 juillet) dans le sens des aiguilles d'une montre (à cause des vents d'ouest). Donc je ferai Saint-Pol, Tréguier, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dol, Vannes et Quimper. Puis retour à Roscoff en traversant le Parc d'Armorique.

Tout d'abord je me demandais si cela intéresserait des gens de le faire, c'est plus sympa à plusieurs que seul!

Ensuite, j'ai bien sur beaucoup d'interrogations.

- Comment faire pour amener le vélo depuis Roissy jusque Roscoff? Le train permet de le faire mais est-ce simple, sécuritaire?

- Quelles routes choisir?

- Ou dormir? A ce sujet, je ne veux quasiment rien transporter, donc ca élimine l'option camping. J'ai entendu parler de "warm showers", c'est bien?

Merci pour vos conseils!
Retour de croisière sur le MSC Magnifica, juillet 2013 English translation pending
by Sylv89 · 2013-07-22 · 12 replies
Mardi 02/07 : c'est le départ.Nous partons pour Amsterdam en voiture.Je n'aime pas arriver le jour même de l'embarquement et mon mari a une réelle aversion pour l'avion. Nous avons réservé une chambre au NOVOTEL Airport et notre voiture restera sur place pendant la durée de notre voyage. Rien d'extraordinaire pour la soirée.Nous sommes dans une banlieu résidentielle.De toute façon nous n'avions pas prévu de visiter Amsterdam.Déjà fait en 2011. Je profite quand même de la piscine de l'hôtel.

Mercredi 03/07 : empruntons la navette du NOVOTEL pour rejoindre la gare située dans l'aéroport.15 mn nous séparent de la gare centrale d'Amsterdam. Le check in doit commencer vers 11H.Nous avons le temps. A notre sortie de la gare, nous apercevons notre bateau.Les vacances vont commencer. Formalités d'embarquement.Nous sommes à peu près 300.Je cherche encore l'embarquement simplifié et le guichet MSC Club. Nous montons à bord.Accueil de la part du personnel et direction notre cabine.Seuls!! Repas rapide à la cafétéria.L'exercice de sécurité est à 14H. Finissons notre installation. Repas au restaurant entre Français.Nous serons 7 à table. Pas de spectacle.Trop fatigués.

Jeudi 04/07: HAMBOURG. Nous avons décidé de visiter par nos propres moyens.Le centre est à 30 mn de marche du bateau. Ville portuaire qui ne nous a pas vraiment charmés.Il faut voir l'église St Michel, magnifique.Nous nous sommes reposés dans un joli jardin botanique: Planten und Blomen et nous avons découvert le quartier scandaleux Reeperbahn.Rien à envier à Pigalle. Retour au bateau en fin d'après midi. Pas de spectacle car embarquement de près de 2000 passagers ce jour.

Vendredi 05/07 : journée en mer. Farniente sur le pont.Nous avons encore du soleil. Avons opté pour le forfait SPA pour occuper nos journées en mer.Sauna et jacuzzi à volonté. Ce soir Cocktail de Gala avec le commandant. Et repas de gala bien sûr. Tout le monde va se faire "beau".

Samedi 06/07 : BERGEN Avions également décidé de nous débrouiller.Ce n'est pas si grand. Une navette gratuite nous dépose à proximité du port et de son marché aux poissons. Les crabes sont énormes et les sandwiches bien appétissants , mais nous avons déjà ce qu'il nous faut sur le bateau et bien largement. Nous flânons dans les rues de Bryggen le quartier historique de Bergen. Décidons d'emprunter un petit train touristique afin de découvrir les hauteurs de la ville.Le tour dure environ 45 mn et c'est bien agréable. Retour au bateau. Demain c'est le passage du cercle polaire. Dernière nuit à bord car nous aurons maintenant droit au jour permanent.

Dimanche 07/07: journée en mer Aujourd'hui nous passons le cercle polaire arctique. Une fête est organisée par l'équipe d'animation. NEPTUNE va baptiser ses sujets.Tout le monde assiste à l'évènement. Encore un peu de farniente sur le pont, mais la température baisse avec le vent. Craquons pour la photo avec le certificat de passage du cercle. Je décide à la dernière minute de réserver une excursion pour TROMSO faute d'avoir pu obtenir des infos sur les conditions de débarquement.Aucune info sur une quelconque navette et le personnel des excursions a quelques difficultés avec les demandes en français. Nous verrons bien. Spectacle en soirée avec la troupe du Magnifica.Superbe.

Lundi 08/07 : TROMSO Arrivons sous la pluie.Cela promet pour notre visite. Tour panoramqiue du centre ville. Visite du centre Polaria, nous y verrons des phoques.Les seuls de tout le voyage. Le car nous emmènera ensuite dans un élevage de chiens de traineau. Je vous dis pas dans quel état nous étions en rentrant à bord.Ces chiens sont très attachants. Honnêtement excursion bien trop chère. Avions appris lors du repas du soir qu'un service de car était mis en place pour ceux qui ne partaient pas visiter avec MSC.Confirmation sur le Daily.Cela aurait amplement suffit. Mauvais temps sur la mer.Le bateau attendra 3 heures avant de quitter le port. Attention cela va secouer.

Mardi 09/07 : journée en mer. Plus de farniente sur le pont.Il fait mauvais et froid. Donc lecture, visite des salons du bateau et SPA. Heureusement nous pouvons ainsi nous baigner.L'eau de la piscine est glaciale à l'extérieure.

Mercredi 10/07 :LONGYEARBYEN Enfin, nous sommes au SPITZBERG.Arrivons sous quelques flocons de neige.Nous avions mis le réveil pour voir l'arrivée et dans l'espoir de voir des baleines.RAS. La ville n'est pas très jolie.C'est une ville minière.Nous avons l'impression d'un gros LEGO.Débarquons à 9 h et partons visiter à pieds. Visitons un musée sur la vie en arctique et une drôle d'église.Le ciel se découvre. Nous sommes impatients d'^tre à l'après-midi. J'ai en effet réservé par une agence locale une sortie en chiens de traineau.Nous avons RDV à 15H devant le bateau.Pourvu qu'il soit là. A l'heure dite faisons la connaissance de nore guide qui est venu nous chercher avec un 4x4 .Prenons encore 6 autres touristes dans un hôtel et direction le chenil.( merci au forum) Empruntons un semblant de route et arrivons au chenil. Les chiens ont compris qu'ils allaient partir et nous accueillent dans un tonnerre d'aboiements.Les traineaus sont prêts mais il faut constituer l'attelage.Un à un les chiens sont placés dans l'attelage.A sa grande surprise mon mari et un autre homme sont mis à contribution.Moi je ne suis pas assez"wrong" et les autres trop âgés. 23 chiens sont sortis du chenil et nous pouvons partir, sur les chapeaux de roues. Cette sensation est fantastique. Je suis assise et mon mari conduit les chiens.On dirait un gamin le jour de Noël.Par 2 fois nous nous arrêterons pour leur donner à boire.Cette fois c'est moi qui m'y colle.Quel contact et ils sont si affectueux. En chemin croisons des rennes.Nous sommes en pleine nature. Après un peu plus d'1 heure il est l'heure de rentrer.A nouveau il faut ranger les chiens un par un.Mon mari me racontera combien ils sont puissants. Nous quittons à regret cet endroit magique et nos nouveaux amis pour rentrer au bateau fourbus mais heureux. Merci à GREENDOG. Avons fait des envieux à notre table.

Jeudi 11/07: MAGDALENEFJORD Navigation panoramique. Avons une nouvelle fois mis le réveil.Nous avons la chance d'avoir le soleil avec nous.Mais toujours pas de baleine et de morse. Superbe paysage arctique.Les glaciers verts et bleus tombent dans la mer. Nous avons une sensation de plénitude malgré la foule autour de nous. Nous sommes conscients d'être au bout de la Norvège et le plus au Nord de notre voyage. En route maintenant pour le CAP NORD. 2 journées en mer nous attendent. Soirée MSC Club ce soir avec cocktail.

Vendredi 12/07: CAP NORD Arrivée vers 19H.Nous avons réservé un transfert vers le CAP NORD pour 22 h avec un retour à 1 h du matin. C'est le soleil de minuit. Nous ne verrons pas le soleil se coucher. Choc en arrivant nous sommes des centaines pour ne pas dire des milliers sur ce bout de rocher qui surplombe la mer. Le globe est pris d'assaut par tous les apprentis photographes.C'est terrifiant. Faisons une petite ballade sur la lande avant de rentrer. Cortège de bus jusqu'au bateau.Il est presque 2 H du matin et il fait toujours jour.

Samedi 13/07: en mer Lecture, SPA et quizz avec l'équipe d'animation. Les adultes cela va encore mais les enfants commencent à trouver le temps long.

Dimanche 14/07 :FETE NATIONALE en mer. Cocktail organisé par MSC pour les Français.Nous nous retrouvons avec un verre à la main pour chanter la Marseillaise. Nous aurons également droit à un spectacle privé dans l'après midi. Irons de plus voir DRACULA ce soir avant notre dîner. Encore une fois de superbes numéros de cirque.

Lundi 15/07: HELLESYLT GEIRANGER Sommes prêts à 8 h car nous devons partir en randonnée toute la journée. Mais patatras:débarquement en chaloupe annulé à Hellesylt car la mer est trop forte. Toute notre journée est par terre et pas de plan B. La seule alternative proposée par MSC et une excursion que nous avons déjà faite. Visite par nos prpopres moyens sous la pluie.Cela gâche un peu le superbe paysage du fjord.Tentons une randonnée dans la forêt mais les pierres sont trop glissantes et cela devient dangereux. Finalement nous vengerons en achetant 2 pulls norvègiens. Retour en chaloupe. Profitons d'un récital avant le repas. Retrouvons le coucher du soleil.

Mardi 16/07: en mer Dernière journée à bord avec un peu de nostalgie. Ce soir c'est gala et le spectacle est à la hauteur de l'évènement. Encore une fois de beaux numéros d'équilibristes et la troupe au complet du bateau.Magnifique.La salle est debout.Que d'émotions. Au revoir à nos compagnons du soir.

Mercredi 17/07: FIN

Itinéraire dans l'Ouest américain du 23 août au 15 septembre 2012 English translation pending
by Lareinette · 2012-03-05 · 20 replies
Bonjour,

Je souhaiterais vous soumettre notre circuit dans l’ouest américain (et oui encore un ...😊) prévu pour cet été du 23/08/2012 au 15/09/2012 . Au départ, il était prévu il y a deux ans, mais pour diverses raisons (dont une cagnotte ne se remplissant pas assez vite … 🤪) cela na pas pu se faire. Cela fait donc de nombreux mois que je parcours ce forum, à rêver devant les différents carnets de voyage et à me creuser la tête pour construire un itinéraire cohérent (enfin j’espère !).

Tout d’abord quelques renseignements sur nous : Nous sommes un couple (26 ans pour moi et 30 ans pour lui). Nous sommes plutôt « ville » et ne sommes pas de très grands sportifs. Cela dit si une rando nous fait vraiment envie, nous sommes prêts à en baver un peu … ! 😛 Nous n’avons pas un très gros budget, mais pour une destination qui nous fait tant envie et qui est si lointaine, nous ne sommes pas à quelques €/$ près … Nous ne voulons pas camper (enfin surtout moi, car je crains beaucoup les petites bestioles … Le jour je peux/j’essaie de prendre sur moi, mais la nuit …) Enfin, le choix de l’arrivée et du départ au même endroit (Los Angeles) est délibéré, car en vol direct et avec un pré-acheminement depuis Rennes, c’est le plus pratique et le moins cher à nos dates.

Merci à tous ceux qui me liront et qui prendront le temps de me donner leur avis (positif ou négatif, on est aussi là pour ça !)

Voici donc le circuit (rien n’est encore réservé) :

J1 (J 23/08) : Vol Aller – Arrivée LA 14:30, prise de voiture de loc, installation / - / Nuit à LA

J2 (V 24/08) : Hollywood Bld + Studios Warner (entre autres) / - / Nuit à LA

J3 (S 25/08) : Universal Studios + Griffith Observatory / - / Nuit à LA

J4 (D 26/08) : Venice + Santa Monica / - / Nuit à LA

J5 (L 27/08) : Visite de Downtown + Route vers DV + coucher de soleil (où ?) / 290 miles (5h) / Nuit à DV (Stovepipe Wells ?)

J6 (Ma 28/08) : Lever de soleil (où ?), Stovepipe Dunes, Mosaïc Canyon éventuellement à suivre. Bad water puis Artist drive, Zabriskie puis Dante's View. Route vers LV + Casinos / 145 miles (2h45) / Nuit à LV (Flamingo ?)

J7 (Me 29/08) : Casinos / - / Nuit à LV (Flamingo ?)

J8 (J 30/08) : Casinos puis dans l’après-midi route vers Zion (passage par VoF ?) / 190 miles (4h) / Nuit à Springdale

J9 (V 31/08) : The Narrows (si temps et niveau d’eau ok) + Route vers Bryce en après-midi / 86 miles (2h) / Nuit à Tropic

J10 (S 01/09) : Navajo + Peekaboo + Queen Garden (ou un loop en moins selon l’énergie !) + Coucher de soleil (où ?) / - / Nuit à Tropic

J11 (D 02/09) : Lever de soleil ( ?) + route vers Page (via Cottonwood Road + US 89) / 130 miles ? (4h30 ?) / Nuit à Page

J12 (L 03/09) : Lower Antelope Canyon + journée détente sur le lac / - / Nuit à Page

J13 (Ma 04/09) : Lee’s Ferry + Marble Canyon + Horseshoe Bend / - / Nuit à Page

J14 (Me 05/09) : Route vers Monument Valley + Balade à cheval (?) / 120 miles (2h15) / Nuit à MV (The View ?)

J15 (J 06/09) : Lever de soleil + Route vers Grand Canyon + petite balade / 180 miles (3h30) / Nuit à GC (Bright Angel Lodge ?)

J16 (V 07/09) : Balades puis route vers LV (+ Freemont Street Experience) / 280 miles (5h) / Nuit à LV (Golden Nuggets ?)

J17 (S 08/09) : Restitution voiture de loc + Vol intérieur vers SF + Prise de voiture de loc à SF (?) + Installation à SF / - / Nuit à SF

J18 (D 09/09) : Brunch et Visite de SF / - / Nuit à SF

J19 (L 10/09) : Golden Gate Park et Golden Gate Bridge (+ Sausalito) / - / Nuit à SF

J20 (Ma 11/09) : Visite de SF + Alcatraz (dernière visite) / - / Nuit à SF

J21 (Me 12/09) : Route 1 le long de la côte (via Carmel, 17 miles drive) / 260 miles (5h30) / Nuit à San Luis Obispo

J22 (J 13/09) : Route vers LA (via Lompoc, Solvang, Santa Barbara et Paramount Ranch) / 210 miles (4h15) / Nuit à LA

J23 (V 14/09) Restitution voiture de loc + Vol Retour (13h10)

J’aurais quelques questions …

* J5/J6 (Death Valley) : Je pense aller à Zabriskie Point pour le coucher du soleil et aux dunes pour le lever du soleil. Est-ce un bon choix ou faut-il faire l’inverse ? Ou peut-être ça n’a pas d’importance … ? Le programme est-il bon pour le J6 ? En une grosse matinée, faut-il enlever ou rajouter des points de vue ?

* J8 (Valley of Fire) : Un passage (très) rapide par VoF en fin d’après-midi est-il suffisant ou faut-il mieux que nous allions directement à Springdale ?

* J10 (Bryce) : Le combiné Navajo + Peekaboo + Queen Garden est-il faisable pour des personnes pas très sportives ? Je ne me rends pas bien compte des distances et des dénivelés …

* J11 (route vers Page) : La Cottonwood Road est visible sur google map en cliquant sur itinéraire piéton. Du coup le temps de route en voiture n’est pas donné. Combien de temps doit-on prévoir ?

* J12/J13 (Page) : Je ne sais pas trop comment organiser nos 2 jours à Page … Je voudrais avoir un moment de détente au lac Powell histoire de souffler, mais le programme de ces 2 jours n’est-il pas trop léger ?

* J14 (Monument Valley) : Pour ceux qui l’ont déjà fait, une balade à cheval est-elle sympa ? Ou faut-il mieux privilégier Bryce pour cela ? (moins « mythique » mais peut-être plus beau … ?)

* J12/J22 (Côte) : Le programme est-il trop ambitieux ? Nous ne voulons pas faire de visites particulières (excepté la mission La Purissima et Paramount Ranch), mais juste voir des paysages, si le temps le permet … Si brouillard il y a, les arrêts photos seront remplacés par quelques visites ?

Voilà … Si vous avez des suggestions, surtout n’hésitez pas ! A bientôt.

Emma
Informations pratiques pour les États-Unis English translation pending
by Fredxiii · 2011-12-30 · 152 replies
Bonjour, L'été prochain je n'irai pas aux USA mais je me pose quand même les questions suivantes: - Est-ce-que Tioga pass sera ouverte? - Quand dois-je changer mes euros en USD et surtout est-ce-que l'euro va continuer à baisser? - Est-ce-que je dois louer mon véhicule directement aux USA ou bien par un loueur? Avez-vous des anecdotes et des bons plans? Est-ce-que un 4x4 est nécessaire sachant que je n'irai pas sur les pistes? - Quand dois-je acheter mes billets d'avion pour les payer le moins cher possible? - J'ai l'intention de ne pas laisser de pourboire au restaurant. Est-ce-que je risque de finir avec du goudron et des plumes? - Est-ce-qu'il y a une suite 2806 dans chaque hotel?

J'aurai d'autres questions prochainement.

Merci. Joyeuses fêtes à tous les VFouestusa 😎

FreD-XIII
Aventure- Avis sur itinéraire du tour de l'Europe de fin mai à fin août 2010 English translation pending
by Maxime10 · 2009-10-13 · 39 replies
Bonjour à tous,

Je débute cette conversation qui, je l'espère, sera longue et pourra m'apporter beaucoup de conseils. Je me lance dans une grande aventure en Europe l'été prochain qui s'échelonnera de fin mai à fin aout. Je souhaite avoir des commentaires sur mon itinéraire. Aussi, si certains d'entre vous auraient des propositions d'endroits qui valent le détour en Europe et qui ne sont pas dans mon trajet, n'hésitez pas à m'en faire part. C'est pourquoi j'ai créé cette conversation. Aussi, si vous voyez qu'un des lieux de mon trajet est à éviter, vous pouvez m'en faire part et je pourrai ajuster mon itinéraire selon la pertinence du propos.

À savoir: Je suis de Montréal. Je vais me procurer une passe de train Eurail de 3 mois. Je vais aussi prendre quelques forfaits organisés afin de faciliter mes déplacements et mon hébergement. Généralement, rien ne sera réservé d'avance.

Voici mon itinéraire:

Trajet AVENTURE EUROPE ÉTÉ 2010

Arrivée en avion Montréal – Paris (entrée France)

Train Paris vers Rouen Train de Rouen vers Le Havre Train de Le Havre vers Caen Train de Caen vers Pontorson - Mont St-Michel Train de Pontorson - Mont St-Michel vers Rennes Train de Rennes vers Nantes Train de Nantes vers La Rochelle Train de La Rochelle vers Bordeaux Train de Bordeaux vers Bayonne Train de Bayonne vers Burgos (entrée Espagne) Train de Burgos vers Madrid Train de Madrid vers Caceres Train de Caceres vers Lisbonne (entrée Portugal) Train Lisbonne vers Caceres (entrée Espagne) Train de Caceres vers Sevilla Train de Sevilla vers Algeciras Traversée Algeciras vers Tanger(entrée Maroc) Train de Tanger à Casablanca

Forfait tour du Maroc (10 jours)

Train Casablanca à Tanger Traversée Tanger vers Algeciras(entrée Espagne) Train Algeciras vers Bobadilla Train de Bobadilla vers Granada Train de Granada vers Alcazar Train de Alcazar vers Valencia Train de Valencia vers Barcelona Train de Barcelona vers Montpellier (entrée France) Train de Montpellier vers Marseille Train de Marseille vers Cannes Train de Cannes vers Nice Train de Nice vers Pisa (entrée Italie)

Train de Pisa vers Roma Train de Roma vers Napoli Train de Napoli vers Messina Train de Messina vers Palermo Traversée de Palermo à Tunis(entrée Tunisie)

Forfait tour de la Tunisie (10 jours)

Traversée Tunis vers Palermo (entrée Italie) Train Palermo vers Taranto Train de Taranto vers Bari Traversée de Bari à Patras(entrée Grèce)Train ou Bus de Patras à Athène

Forfait tour de la Grèce (8 jours)

Train ou Bus de Athène à Patras Traversée de Patras vers Venise(entrée Italie) Train de Venise vers Ljubljana (entrée Slovénie) Train de Ljubljana à Rijeka (Croatie) (entrée Croatie) Train de Rijeka vers Split Bus de Split à Dubrovnik Bus de Dubrovnik à Plitvice Bus de Plitvice à Zagreb Train de Zagreb vers Budapest (entrée Hongrie) Train de Budapest vers Vienne (entrée Autriche) Train de Vienne vers Linz Train de Linz vers Salzburg Train de Salzburg vers Innsbruck Train de Innsbruck vers Zurich (entrée Suisse) Train ou Bus de Zurich vers Coire Train Bernina Express de Coire à Tirano (entrée Italie) Train de Tirano vers Milan Train de Milan vers Torino Train de Torino vers Lyon (entrée France) Train de Lyon vers Genève (entrée Suisse) Train de Genève vers Lausanne Train de Lausanne vers Bern Train de Bern vers Dijon (entrée France) Train de Dijon vers Nancy Train de Nancy vers Luxembourg (entrée Luxembourg) Train de Luxembourg vers Frankfurt (entrée Allemagne) Train de Frankfurt vers Wurzburg Train de Wurzburg vers Nurnberg Train de Nurnberg vers Munich Train de Munich vers Prague (entrée Rep. Czech) Train de Prague vers Dresden (entrée Allemagne) Train de Dresden vers Berlin Train de Berlin vers Hamburg Train de Hamburg vers Copenhague (entrée Danemark) Train de Copenhague vers Stockholm (entrée Suède) Traversée de Stockholm vers Turku (entrée Finlande) Train de Turku vers Helsinki Train de Helsinki vers St Petersburg (entrée Russie) Train de St-Petersburg vers Kouvola (entrée Finlande) Train de Kouvola vers Kemi Bus de Kemi vers Boden (entrée Suède) Train de Boden vers Gallivare Train de Gallivare vers Trondheim (entrée Norvège) Train de Trondheim vers Lillehammer Train de Lillehammer vers Oslo Train de Oslo vers Goteborg (entrée Suède) Traversée de Goteborg vers Frederikshavn (entrée Danemark) Train de Frederikshavn vers Arhus Train de Arhus vers Hamburg (entrée Allemagne) Train de Hamburg vers Amsterdam (entrée Pays-Bas) Train de Amsterdam vers Liège (entrée Belgique) Train de Liège vers Brugge Train de Brugge vers Bruxelles Train de Bruxelles vers Lille (entrée France) Train de Lille vers London (entrée Angleterre) Train de London vers Paris (entrée France)

Retour en avion de Paris vers Montréal

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J'attends vos commentaires et surtout votre aide et vos suggestions! Merci beaucoup!
Visite de San Francisco du 7 au 10 juin English translation pending
by Newste · 2008-04-11 · 16 replies
Bonjour,

Nous arrivons le samedi 7 juin à 12h30 et repartons de San Francisco le mardi 10 en direction de Yosemite. J'ai du mal à optimiser aux mieux ces 2 jours pleins Je n'arrive pas à évaluer le temps de trajet, de visite.... Nous sommes 4 (2 adultes et 2 jeunes enfants). Il faut donc ménager nos enfants si on veut aller loin.... 😉 Afin de voir un maximum de chose, voici ce que j'ai envisagé :

Samedi : Arrivée à 12h30. Nous récupérons notre véhicule et je pense que nous serons à notre hotel vers 15/16h. (quartier de la Marina). Si nous sommes en forme, j'ai pensé aller au pier 39. C'est sympa pour distraire les enfants et pas trop loin de notre hotel.

Dimanche (à pied, cable car, tube..) : Si on est réveillé tôt (je ne me rend pas compte avec le décalage horaire, mais nos enfants se lèvent normalement vers 6h) : marché à Chinatown Messe Gospel à 9h ou 11h au Glide memorial church Visite dans le centre ville (civic center, theatre district, japantown, union square, chinatown, financial district) + ballade en bateau dans la baie d'1 heure + pier 39 si on n'a pas eu le courage la vieille.

Lundi (en voiture avec des stops) : Le 49-miles scenic drive sauf la partie centre ville que nous aurons fait la veille.

Mardi matin : Là j'hésite, soit on part à la 1ere heure pour passer l'ap-midi à Yosemite, soit on visite le matin et on part en début d'ap-midi (Dans ce cas que me conseillez vous de faire ?

Qu'en pensez-vous ? Ai-je oublié des lieux incontournables ? Merci
Cinq jours complets en Bretagne au mois d'octobre English translation pending
by Victorfds · 2007-10-12 · 18 replies
Bonjour,

En Octobre, nous avons décidé de passer une semaine en Bretagne. Nous arriverons le dimanche soir à Nantes et en repartierons le samedi suivant. Que faire pour profiter au mieux de notre séjour en Bretagne?

Merci pour tous vos conseils avisés.

Bon weekend, Victor
Copenhague: bon, pas bon (peu) English translation pending
by Jaisalmer · 2007-06-14 · 4 replies
Bonjour,

Des gens tous très gentils. Un exemple : nous arrêtons le bus 26 expliquant que nous allons rendre visite à la petite sirène. Le chauffeur dans un anglais parfait nous explique que c'est bien le 26 mais le suivant qui y va. Le chauffeur du bus suivant fut tout aussi aidant, aimable...

Le petit cartoville (Gallimard) sur Copenhague est vraiment très pratique.

La vie à Copenhague est très chère. C'est expliqué partout.

Changez votre argent à la banque à l'aéroport ou, si vous voulez prospérer, installez-vous comme agent de change à Copenhague (panneau bleu - CHANGE -).

Attention : le restaurant Hansens Gamle Familiehave (le 10 juin 2007 au soir) : le serveur fut très aimable et très présent jusqu'à l'addition. Après il fut très difficile de le faire revenir. Nous voulions lui expliquer que nous n'avions pas commandé ces deux plats et que la note n'était pas de 900 couronnes, chiffre rond qui incite le client "de bonne humeur" à mettre deux billets de 500 sur la table et à laisser un généreux pourboire. Non, l'addition était de 573 couronnes (ça fait mal quand même). Aucune excuse de qui que ce soit. Tout le reste fut parfait.
Ah les préjugés! English translation pending
by Ouais · 2004-03-24 · 170 replies
Qui n'a jamais entendu des préjugés grotesques et qui vous ont fait marrer!!!!!!!!!!!

Voici quelques petits préjugés donc j'ai eu l'honneur d'entendre: Mais au burkina ils ont de l'electricité? Ils doivent tous dormir dans des huttes en bois! En syrie mais ils vont tous te fusillier. Mais il n'y a pas de routes au maroc tu vas te perdre!

Si vous avez eu echos de quelques prejugés n'hesitez pas a les mettre !!
Traveling to Cuba and its impact on ESTA applications
by Manondugard · 2025-08-04 · 58 replies
Hi everyone. For those traveling to Cuba and then planning to go to the USA, you won’t be able to get your ESTA for the United States (same applies) if you’ve been to Cuba after 2021 due to a law passed by Donald Trump (a law that Biden later repealed). You’ll have no choice but to apply for a visa, which costs 200 € (and approval isn’t guaranteed even after payment). If you’re in this situation, the process to get this visa will be a real hassle—you’ll need to book an appointment at the U.S. Embassy in Paris. It’s the only embassy in France authorized to handle your application after you’ve filled out the visa request on the official website. If you try to cheat by applying for an ESTA for the USA, just know that the American administration has ways of finding out if you’ve been to Cuba. 😉
L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Retour de Laponie... English translation pending
by Pierrick7449 · 2015-02-25 · 16 replies
Petit récit d'un périple en Laponie Finlandaise....en quelques mots...

Nous avons été à Rovaniemi durant une semaine...billet d'avion pris sur Opodo pour 290 euros allée/retour compagnie Finnair...

Le logement pris sur airbnb...420 euros la semaine pour un appart "nous étions deux", tarif très raisonnable en comparaison des prix pratiqués aux alentours, nous avons rencontrer plusieurs personnes qui avait un logement à 900 euros la semaine..."hôtels ou autres..."

Nous avons fait des excursions avec lapland welcome...tarif très raisonnable en comparaison avec d'autres compagnie...et très sympa...
http://www.laplandwelcome.fi/fr/

Nous avons fait une excursion motoneige pour aller voir le village du père noel et une ferme de rennes "balade de 2 minutes sur un traineau...plutôt court...mais très marrant quand même..."

Nous avions réservez un safari motoneige sur toute la journée pour notre dernier vendredi plus pêche sous la glace mais nous avions déjà fait pas mal de motoneige lors de la visite du village du père noël et de la ferme de rennes...nous avons regretté un peu cette excursion bien qu'il y avait de très beau paysage "lac...etc.." car il faisait tres froid et nous aurions pu faire une autre activité à la place comme de l'escalade sur une cascade de glace...

Avec eux nous avons aussi fait une rando raquette dans les gorges de KOROUOMA, vraiment très bien pour les amoureux de la nature...en plus barbecue à notre arrivée au camp... :)

Bien que nous avions aperçu des aurores boréales de Rovaniemi, nous avons quand même pris un safari chasse aux aurores boréales avec lapland welcome pour vraiment en voir de magnifique hors de rovaniemi et de la pollution lumineuse et de la brume engendrer par le fleuve entourant la ville qui diminue notre champs de vision...

Sortie de 20h à 0h00 mais elle à durer jusqu’à 2h00....magnifique ciel étoilée...magnifique aurores...et barbecue dans un tipis avec une prédiction de notre avenir avec un guide chamane ;)...soirée très conviviale...

Par contre les aurores boréales était blanche à l'oeil nu...seul des appareils photo type reflex permettais de déceler les magnifiques couleurs des aurores...nous etions en tempete 3 sur une echelle de 10, donc aurores blanches...seul les tempetes qui ce rapproche du seuil maximale permet de déceler à l'oeil nu les couleurs verte, rouge etc...

Chose que je ne savais pas avant, tout comme les possibilités de prendre de belles photos qu'avec certains types d'appareils photo...

Mais les aurores même blanche sont tout de même un superbe spectacle...

Sinon nous avons fait du ski à la station de Rovaniemi, petite station mais toujours sympa de faire du ski au cercle polaire :)...

Nous avons fait une excursion chien de traineau de 1 heure directement à un élevage de husky à côté du village du père noël...ce qui nous revenais beaucoup moins cher et en plus nous conduisions nous même le traineau... sortie de 1 heure pour 90 euros avec huskypark http://www.huskypark.fi/

Nous voulions nous faire un restaurant atypique, nous avions décider de nous faire l'artic snow hotel, visite + resto pour 89 euros, la visite de l'hotel reste sympa, avec les chambres, la chapelle, le bar, le resto etc...mais le tarif de 40 euros pour une visite de 40/45 minutes reste cher... le menu du resto est très simple, potage, papillote de saumon plus un petit dessert...malgré le tarif pour le menu, le faite de manger dans un resto de glace était une chose à faire...

Bon le tarif comprend le trajet allée/retour du centre de Rovaniemi...

Comme activités à faire il y a le fameux sauna finlandais !! nous avons été à l'office du tourisme demander ou trouver ce genre d'activité...

Elle nous a envoyer directement avec l'association locale de Rovaniemi du sauna finlandais "sur la droite du pont à la sortie de rovaniemi direction la station de ski à côté du resto"

Pour l’expérience = très vivifiant...lol

Pour le tarif = gratuit le mercredi soir de 17h30 à 19h avec le sauna, sinon 2 euros les autres soir mais sans le sauna si je ne dit pas de bêtise...

Les finlandais sont vraiment très accueillant et très ouvert, il parle vraiment très bien anglais...

La Laponie reste une région magique à découvrir au moins une fois :)

Anglais obligatoire pour ce faire un minimum comprendre et comprendre ce qu'ils disent lors de visites...j'ai un tout petit niveau en anglais mais j'ai réussi à passer une superbe semaine ;)

Voila en quelques lignes notre résumé de notre semaine passé en Laponie, :)

Bon voyage...
Plat/dessert de cuisine japonaise? English translation pending
by Wegger · 2012-08-24 · 21 replies
Bonsoir,

N'ayant jamais manger Japonnais, je voudrai tester cette cuisine. A part les Sushis, quels plats vous me conseillez ? Qu'elle est le meilleur plat/desert... ?

Certaines personnes disent que sa rend malade, est-ce vrai ou des conneries ?

A part la Kirin, qu'est-ce qu'il y a comme biere japonnaise ? Combien fait la Kirin 5°/6° ?

Merci
Islande en hiver? English translation pending
by MagicForest · 2012-08-14 · 14 replies
Salut,

Je suis déjà allé en Islande en été il y a quelques années. Je pense éventuellement y aller quelques jours (3 ou 4) en décembre lors de mon passage annuel en Europe. Je pensais utiliser l'offre Icelandair vol + hôtel à 300 euros et des poussières pour laquelle ils faisaient de la pub à une époque dans le métro parisien (je ne sais pas si c'est toujours le cas). Plusieurs questions :

- L'offre en question vaut-elle le coup ? Et surtout, les hôtels qu'ils proposent sont plutôt assez proches du centres ou plutôt situés à Pétaouchnok ? - Je sais que beaucoup de routes sont fermées en hiver et donc on ne peut pas s'aventurer très loin, néanmoins quid de la conduite sur les principaux axes en hiver de nuit ? Ça craint ou ça ne requiert pas plus de vigilence qu'en France ? - Quand je suis allé en Islande en 2006, la Couronne était plutôt forte. En tout cas, tout me paraîssait cher et ce d'autant plus que j'étais encore étudiant. J'imagine bien qu'aujourd'hui, après les évènements que nous savons, aller en Islande, ça doit pas non plus être comme aller en Thaïlande mais est-ce que le coût de la vie là-bas paraît "normal" - disons comme en France - ou est-ce que ça reste cher ? - D'une manière générale, aller en Islande en plein mois de décembre, ça vaut le coup ou c'est juste idiot (trop froid, trop venteux, trop humide, trop de nuit, trop de sites innacessibles) ?

D'avance merci pour vos réponses avisées !
Hébergement à Rovaniemi? (Finlande) English translation pending
by Serraggia · 2011-12-13 · 14 replies
bonjour, je pars 5 nuits à Rovaniemi au mois de janvier, j'hésite concernant le choix d'hébergements, à savoir, soit résider en centre ville (city hôtel, santa claus, rantasipi) dans une chambre luxe ou suite éventuellement (anniversaire de mariage) ou choisir de s'excentrer un peu (hôtel santa claus village - près du village du père noel) ou lapland hôtel (ex pothimo) où ils proposent des chalets luxe avec cheminée et jacuzzi, ou troisième possibilité : passer 3 nuits en immersion dans la campagne au lapand afin de profiter des activités "neige" puis rejoindre le centre ville pour 2 nuits (achats de souvenirs, restaurant ...) car j'ai peur que 5 nuits au lapland soit un peu trop étant donné qu'il n'y a rien dans les environs (obligé de diner au même restaurant tous les soirs) et pas de piscine ... où bien je passe 5 nuits au lapland et loue un véhicule pour bouger un peu ... choix cornélien ! si vous pouviez me faire part de vos expériences concernant ces hébergements ... merci et bonne journée nathalie
Retour de l'hôtel Bennett Arctic Club Ivalo en Laponie finlandaise English translation pending
by Lilipop61 · 2011-03-21 · 17 replies
Bonjour,

Je créée aujourd'hui un nouveau post pour vous faire part de mes impressions sur un voyage que je viens de faire et qui j'en suis sure en ravirait plus d'un, donc pour participer à la vie de ce forum mais aussi pour aider à donner des idées de voyage je vous raconte !

Je reviens de Laponie Finlandaise et c'est magique...

Départ le samedi d'Orly à 6h du matin. Vol de 3h30 avec Transavia, petit déjeuner et petit film, tout se passe bien. Arrivée à Ivalo au nord de la finlande au delà du cercle arctique, +1h par rapport à Paris. Neige et sapins à perte de vue... et piste gelée, attention ne pas glisser. On récupère les valises et on part en bus vers l'hotel, à 10min de l'aéroport. Une fois à l'hotel Ivalo, on nous sert une soupe pour le déjeuner, puis on récupère les clés des chambres et enfin les combinaisons. Ce qui est super avec Bennnett c'est que les combinaisons, les chaussures et les gants sont pretés, donc pas besoin de prendre des vêtements de ski encombrant (après on peu prendre son propre équipement si on préfère) le leur est vraiment adapté (pas super saillant car en grande taille pour mettre des épaisseurs en dessous, on tous en rouge et noir en gros !).

Ensuite on regarde le panneau d'affichage pour prendre connaissance du programme de la semaine. Celui communiqué à la réservation n'est pas nécessairement le même (pour la répartition par jour), en effet en général il y plus de 100personnes par semaine, on est donc divisé en plusieurs groupes, avec chacun un guide, et donc chacun ses activités réparties différement en fonction des jours pour mieux en profiter. Personnellement je pense être tombée avec le meilleur guide possible: ALEX. C'est un passionné de la Laponie qui y travaille en saisonnier depuis 5ans, il connait bien le pays, a beaucoup de choses à raconter et à partager. On en apprend tous les jours et c'est génial.

Première balade pour s'acclimater et commencer à découvrir la nature environnnante. Le 1er jour on se couche tôt car le voyage a été un peu fatigant (levée très tot).

LES REPAS Le matin le petit déjeuner est copieux avec bcp de choix, oeufs brouillés, bacon, céréales, fruits, fromage, salamis, fromage blanc, pain (3 différents), confiture, thé, café, chocolat...

Le midi c'est varié, soit on mange en excursion et c'est généralement de la soupe/ragout à base de légumes et de viandes, avec toujours à tous les repas de tous temps, du pain et du beurre !!

Le soir diner au restaurant de l'hotel avec une soupe, 2 entrées, 2 ou 3 légumes avec toujours des pommes de terre, un poisson et une viande avec une sauce à part, et un dessert. La cuisine essaye de s'adapter aux français, en général c'est réussi et c'est bon, on trouve toujours à nous plaire. Par contre, pas de fromage je préviens, et le dessert c'est souvent une glace nature...

LES ACTIVITES Chiens de traineau : petite balade de 10 à 15min par groupe de 4 traineaux à la fois, c'est un super moment, trop court mais le but est de reprendre un tour plus tard !! Motoneige : 2h30 de balade, visite de coin qu'on ne voit pas le reste du temps, c'est un super moment, un peu fatiguant à 2 sur une motoneige pour celui qui est derrière car cela bouge pas mal. On fait 3 ou 4 pauses pour pouvoir changer de conducteur et boire un jus de baies chaud. La conduite c'est top !! Ferme de rennes : on apprend plein de choses, les gens sont très gentils et acceuillant, petite balade en traineau à rennes c'est drole ! Nellim : c'est la frontière russe, la guide Marie est adorable, elle adore parler et nous faire connaitre sa vie, sa culture, ses traditions et c'est passionnant. La pêche sur glace : très amusant mais pas facile

L'hotel prête des patinette à glace, des patins à glace pour la patinoire en face, des skis de fond et des raquettes. C'est tiptop car dès qu'on a un moment de libre on part en balade découvrir le coin. Ensuite on peut prendre des activités à la carte en supplément à choisir en fonction de nos moments de disponibilités.

Pour ma part j'ai repris le Husky Safari 1h, extraordinaire, super moment, super visite... bref un moment parfais, puis la balade en traineau tiré par motoneige de nuit, 1h30 de balade sous la peau de mouton avec une pause surprise au milieu.

Ensuite il y a balade en raquette de nuit, sauna arctic (sauna puis bain dans l'eau gelée du lac), motoneige 2 ou 4h, husky safari 4h...

En tout cas c'est vraiment un voyage que je recommande à tous le monde, il faut aimer le calme, la neige à perte de vue et le silence !! Pour plus d'infos demandez moi...
Où voir des élans en Norvège? English translation pending
by Virji · 2010-12-17 · 16 replies
Bonjour,

J'envisage un voyage en vélo en Norvège, j'aimerai bien croiser quelques élans sur ma route. J'ai prévu de roumer entre Haugastol , le parc du Jostedalsbreen puis dombas ensuite transport en commun puis les iles lofoten et vesteralen, est-ce que j'ai une chance d'en voir ? sinon où est-ce qu'on peut en voir ? ( je sais qu'il y a en parc où on peut en voir mais pas envie d'aller dans un parc juste pour en voir )

Merci d'avance
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-23 · 1 reply
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE

Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø



08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.

Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.

Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.

10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !

11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !

Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.

En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.

12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.

Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.

16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.

Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.

20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !

Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.

A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.

Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !



Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord



Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).

10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.

Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.

12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.

Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.

Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !

Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !

Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.

14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !

15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !

En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.

17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !

18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !

Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.

Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.

Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !

Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).

Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.

21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.

L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.

23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !

Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !

Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.

Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)

Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø

08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.

09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).

Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).

10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…

Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.

Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.

12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.

Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.

Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.

Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.

Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !

16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.

Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !

Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.

18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !

Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.

Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta



Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !

Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.

10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.

Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.

13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.

Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.

Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.

18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.

19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.

Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.

Paysages du Lyngenfjord

Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord



Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.

La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.

Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.

Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !

13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !

13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.

15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.

Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.

Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.

Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.

Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.

La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !

22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.

Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !

Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.

Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !

Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !

Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !

Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.

Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.

Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !

Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !

Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.

24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !

00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !

L'île de Magerøya - Le Cap Nord

Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord

09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.

Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.

Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !

15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !

18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.

Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !

19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.

Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.

20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.

20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.

Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !

Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !

Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok

Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.

09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.

Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.

La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.

J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.

12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.

16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.

18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.

Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !

Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.

Reipvåg

Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)

La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.

Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.

Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…

Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.

Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.

Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.

14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).

Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.

16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.

18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.

20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.

Au cœur de la forêt finlandaise

Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N) La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.

10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.

Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.

Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !

Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !

12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.

Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.

Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.

En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.

15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !

Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.

Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.

Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au march�� hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !

Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !

17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.

Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes



Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.

Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.

Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.

Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.

Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…

08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.

10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.

11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.

Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !

A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.

Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.

Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.

Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !

Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…

La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.

Il est interdit :

· De traverser la frontière

· D'avoir des contacts à travers la frontière

· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe

· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds

· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège

Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière

La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.

Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.

Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).

Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.

Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.

La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.

13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.

Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !

Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.

Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !

17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !

Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents

A suivre...

1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie

Budget pour deux à trois semaines en France? English translation pending
by TortueRouge · 2010-07-09 · 12 replies
Bonjour à tous. J'aurais besoin de votre aide pour planifier mon budget puisque c'est le premier voyage que je vais planifier et je n'y connais pas grand chose.

Je compte voyager entre 2 et 3 semaines en France, probablement en juin (ou si vous me dites que d'autres moments de l'année sont aussi agréables et moins chers pour l'avion, je vais considérer d'autres date).

Pour l'hébergement, je compte dormir dans des auberges de jeunesse et cie, j'oublie le camping car j'ai des problèmes de dos.

Pour la bouffe, je suis une fille, donc je mange pas tant que ça, je veux me payer quelques bonnes bouffes, mais je veux aussi aller au supermarché/épicerie m'acheter quelques trucs pour manger de façon plus abordable.

Je veux visiter des sites historiques, attractions, musées.

Pour me déplacer à l'intérieur du pays, est-ce le train qui est le plus abordable?

Donc sachant tout cela, j'aimerais savoir si vous pourriez m'aider à établir un budget (en CAD$), car je suis dans le flou total pour ma part... 😐

Je vous remercie! 😉
Nouvel an à Barcelone! English translation pending
by Mariechar51 · 2009-10-29 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je cherche des infos pour faire le nouvel an 2010 à Barcelone !!! Quelqu'un peut-il me renseigner sur les hébergements : hôtels pas chers ou auberges de jeunesse, et sur les bons endroits où faire la fête. La vie est-elle chère ?

Nous serions 2 et nous aimerions rester environ 5-6 jours et découvrir la ville en même temps. Musées, parcs, visites...

Nous prendrions un vol Ryanair Savez-vous où se situr l'aéroport d'arrivée ? Loin du centre-ville ?

N'hésitez pas si vous avez des infos.
Aller au Cap Nord par la Finlande à vélo? English translation pending
by Scouf · 2006-10-17 · 12 replies
Voila, tout est dans le titre..Départ de Charleroi, avec Ryanair pas trop cher vers Helsinki.Là, montée puis passage par Inari, ensuite Norvége et Cap Nord.La, redescendre vers Tromso ou plus bas et reprendre l'avion vers la Belgique;le tout en environ un mois en juin.Qu'auriez vous a dire d cette idée, la Finlande ne risque pas d'etre un rien monotone, y trouve t-on des auberges de jeunesse?Merci pour vos idées et expériences...
Voyager au Québec English translation pending
by Nikolas · 2005-01-21 · 9 replies
slt! j'envisage de partir au quebec au mois de juin ou juillet pendant qqus semaines (~4 sem). et j'aimerais avoir des infos... genre le budget minimum a prevoir, si la vie est chere là-bas, si, a cette periode de l'année il ya des evenement culturels a voir (et ce, sur tout le canada).

sinon est-il possible et si c'est facile de travailler durant mon sejour. ce qui m'interesserai: ce serait de trouver un truc dans l'audiovisuel (stage, job...)

sinon j'ai tjrs rever de voyager mais la peur me retient (sans parler le pb d'argent), comment la vaincre? si qqn peux me renseigner... merci d'avance!
The North Cape by 4x4 in the Snow
by Cagiva · 2025-03-25 · 37 replies
Our trip lasted a month, from March 10 to April 10, 2024, and was done aboard our Land Rover Defender 110. For those interested, our 4x4 is equipped with mountain-approved 3PMFSF all-terrain tires (non-studded), a removable electric winch that can be attached to either the front or rear of the vehicle, two sand recovery boards, and we bring two pairs of snow chains. We sleep in our Land Rover, which is equipped with a diesel-powered independent heater, a small fridge, and has a layout that allows the dinette to be converted into a bed.

Starting from the Paris region, we crossed Belgium and Germany, took the ferry from Travemünde in northern Germany to Helsinki, followed the Russian border up to northern Finland, then headed into Norway all the way to the North Cape before returning via Norway, taking the ferry from Larvik in Norway to Hirtshals in Denmark, then passing through Germany and Belgium on our way back to France.

Tonight, March 10, 2024, we’ll be sleeping at our daughter’s place in the North.

Tuesday, March 11, we’ll cross Belgium and then enter Germany, where we’ll camp in Bremen.

Wednesday, March 12, we’ll have a quick visit to Bremen in the morning. We had planned to visit Lübeck, but some electrical issues with the car delayed us, so we head straight to the German port of Travemünde, where we’re set to embark at 11:30 PM to cross the Baltic Sea and arrive in Helsinki after 31 hours of sailing (one-way cabin ticket cost: 850 €—quite expensive since we booked last minute).

On the ferry, there are mostly semi-trucks and only a few campervans and passenger cars. The boat is quiet, and the Baltic Sea is calm.

About two hours before arriving in Helsinki, we hear noise along the hull. Surprise—looking out the porthole, we realize we’re sailing on frozen sea ice!

Thursday, March 14, we arrive at the port of Helsinki at 9:30 AM. Disembarking takes a while. As soon as we’re out, we head straight to Rastila Camping (cost: 27 €), about ten kilometers east of Helsinki. Then we go to a Land Rover garage to fix our headlight switch, which stopped working (a real hassle in Finland since you have to drive with low beams on at all times).

After the repair, we visit the stunning Temppeliaukio Church, which is built underground.

On our way back to the campsite, we stop at the supermarket for supplies. Prices are similar to France, except for imported products.

We settle into our snowy campsite spot.
USA 2018 - Las Vegas, St George, Bryce, Kanab, Yellowstone, Moab: SUV + RV trip – mosquitoes in the North, storms in the South
by JeffPrX · 2018-09-01 · 139 replies


Nine Bretons in the USA from June 24 to July 20, 2018: Greenery and mosquitoes in the North, heat and storms in the South

Choosing the trip:

After returning from the USA in 2014 (travel journal here), it was clear we’d go back, this time with the firm intention of bringing our kids. 😇

2015 was the year of Scotland (travel journal here), 2016 was a work year, and 2017 was the discovery of Aragon in Spain (travel journal here)… Meanwhile, our kids’ age still seemed like a hurdle for this kind of trip. The long wait turned out to be an advantage, letting us refine the project and rally others: what started as a two-week trip for four turned into three weeks for nine!! JF’s parents (M&P, who’d already been in 2014) and JF’s brother (C&D&Y) joined our little family (C&JF&A&L)!!😎 After plenty of family discussions, route tweaks, travel journal reads, and advice from VF (plus some specialized books like Photographing the Southwest by Laurent Martrès), we made up our minds—fully aware of the constraints—and split the trip in two:

- First week, just the four of us in an SUV + hotels, looping from LV (Valley of Fire, Saint George, Bryce, Kanab), focusing on rocky, sandy, and colorful hikes: - Followed by two weeks with nine people in 2 RVs + campgrounds, as close to nature as possible in the parks (Snow Canyon, Kodachrome, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Dead Horse, Monument Valley, Grand Canyon): 🙂Before going further, we want to thank the forum members who took the time to answer our questions. Your patience and kindness are amazing! We might forget someone, but thank you all: Jpg13, Mlefebvre, Kast13,Glll2012New, PCecile, Aquilegia, Adumas4, Ju45, Mycovtt, Natb72, Soula1, Orionide, Simonic, Hiacinthe, etc.

Traveling with nine people (ages 9 to 76, including three kids!!) requires some serious logistics and near-perfect timing to avoid wasting time. The plan went off without a hitch😎… well, almost—we’ll get into the details later…😛🏴‍☠️🙂 In the end, we came back enchanted and happy!! 🙂The family aspect played a big part, but we also discovered spots that were much less crowded, definitely less known to the general public and the hordes of Asian tourists… The kids returned with stars in their eyes, and the adults with just as many memories (plus around 1,200 photos and 130 GB of GoPro video to sort through)!!😎 We’re already feeling the itch to go back—a Denver loop is starting to take shape…😇

Thoughts on the Americans we met and places we visited: They haven’t changed since 2014… Still cool, optimistic, and smiling, always ready to strike up a conversation and offer help—even without the lure of our tourist dollars. (Only two cold locals at Monument Valley clearly made little effort to help us.) We noticed a few changes in the parks😕: some infrastructure was less well-maintained (wobbly wooden walkways, for example), French info pamphlets disappeared from entrance huts, and there were fewer rangers (Lee’s Ferry ranger station was closed). These changes are likely due to Trump’s restrictive policies toward national parks. On the economic side, gas prices rose by 30% since 2014, now around 0.85 € per liter, and with the current exchange rate, conditions are much less favorable for European tourists than in 2014. But this area is so beautiful—too bad Americans have such an idiot for a president!😠

The flights: Round-trip Paris CDG to Las Vegas LAS Roissy to Los Angeles with Air Tahiti Nui, then American Airlines for Los Angeles to Las Vegas. The A340s were impeccable, and service was great with Air Tahiti Nui (the tiare flower given at boarding), and no complaints about AA either.🙂

The hotels: All booked in advance, either through Hotels.com or directly on the hotel’s website (like the Planet Hollywood in Las Vegas). No surprises, everything met expectations.🙂 It’s a real plus for a family of four to have two beds in every room… Still rare in France.

The campgrounds: Except for one night at Lee’s Ferry, all were booked from France through NPS, Xanterra, and KOA sites. No surprises here either—everything met expectations and was well-organized (fire rings and tables at every site, for example).🙂

The vehicles:

First week: Four people in a GMC Yukon XL from HERTZ, at Las Vegas airport for 327 €, unlimited miles, second driver, and insurance. A typically American beast—355 hp, seven seats: it’s long, big, wide, and tall😮😎😎!! Impeccable condition, quiet, super comfortable with tons of safety features and gadgets (like weather updates tied to GPS!!), and it averaged about 12 L/100 km in 2WD (in 4WD, we nearly hit 19 L on the Stukumpah Road…). A total win thanks to the HERTZ GOLD card, following Jpg13’s advice (Jean-Pierre, you’re my idol!!😎). It let us skip the counter lines (we didn’t even stop there!), pick up the car, and leave the parking lot in under seven minutes… Even less time for the return! Second and third weeks: Nine people in two RVs. A 30-foot RV + a 25-foot RV from CRUISE AMERICA in Las Vegas for 5000 €, unlimited miles, kitchenware, and linens/towels/comforters. A love story in 2014 with this same agency, but unfortunately, this year was much more mixed: aging RVs, ineffective AC in the C30, a leak in the C25’s skylight, a leak in the C25’s toilet drain valve (imagine the dump every time we opened the drain plug…😠🙁), late delivery of both RVs (after 5 PM, though the contract said 4 PM max), abnormal wear on the front tires (we’d discover that later😠), trouble closing the door, etc.In short, a disappointment.😠 Note that other rental companies (El Monte and Road Bear) are probably gaining market share—we saw a lot of their vehicles on the road, and they offer much newer models (at least on the outside) for similar prices…🙂 But setting aside those issues, the vehicles still did their job: letting us sleep as close to nature as possible in the parks and enjoy beautiful sunrises/sunsets with family campfires and marshmallows flambéed with Jack Daniel’s Tennessee Honey😇!!😎 Also worth noting: Cruise America’s solid roadside assistance (we’ll talk more about that later), and how easy it was to drive these beasts—nearly 10 meters long! (Our walkie-talkies were super handy for communication between the two RVs.) And for the last day, a Ford Transit 12-seater from Hertz, at Las Vegas airport for 145 € for 24 hours. Perfect for a day with nine people and nine suitcases + nine bags!! Everything fit in the trunk, and it let us explore LV independently (including a trip to the outlet) for less than three taxis would’ve cost…😎

There you have it—the scene is set! If you’re interested in the rest, feel free to join in. The travel journal is done on the computer, and we’re up to day 11 for photos… We should be posting daily!!🙂

See you soon. Christelle & JF

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