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Résumé de croisière à bord du Norwegian Gem du 4 au 11 mars 2012 English translation pending
Bonjour,
Voici comme promis mon résumé de voyage du 3 mars au 11 mars 2012 à bord du Norwegian Gem.
Nous sommes parti de la ville de Québec le 3 mars 2012 en autocar avec le grossiste Encore Croisière. J'étais avec ma conjointe et nos 2 filles de 3 ans1/2 et 5 ans (relâche scolaire). De plus, un ami était du voyage avec sa famille (2 ados de 15 ans). L'autocar était de la compagnie Bell Horizon. En autocar, nous avons exécuté des arrêts à environ chaque 2 hrs (manger, repos, toilette). L'aller autant que le retour était confortable et le chauffeur très professionnel. Un accompagnateur de Encore Croisière était présent dans l'autocar et lors du voyage en navire pour répondre aux questions. Notre forfait avait comme inclusion transport en autocar de luxe, coucher hotel Hilton New Jersey, petit déjeuner à l'hotel et visite guidé dans Manhattan et croisière du 4 mars au 11 mars 2012.
3 mars 2012: Nous arrivons à un hotel Hilton à New Jersey dans les environs de 16hrs. Chambre très propres avec vu sur Manhattan. Nous mangons à l'hotel pour le souper et ensuite dodo.
4 mars 2012: Petit déjeuner à l'hotel et ensuite départ en autocar en direction de Manhattan. Nous avons eu un guide extraordinaire...une vraie encyclopédie humaine sur N-Y. La visite était d'environ 4hrs en autocar et à pieds. Vers 16hrs, notre autocar arrête au quai d'embarquement. Nous passons au douane maritime. Ensuite, nous recevons nos key card et document pour la croisière. L'entrée dans le bateau se passe rapidement (environ 30 à 45 min). Nous arrivons sur le Gem et mes enfants sont heureux de voir Bob l'éponge.
5 mars au 10 mars: La première journée nous sommes en mer et profitons pour voir le bateau au maximum. Le gem est un bateau magnifique et rempli de couleur. L'animation est omniprésente partout sur le bateau. Le kids club est vraiment professionnel et les enfants s'amuse vraiment (journée pirate et chasse au trésor, journée princesse, journée jungle avec maquillage pour les enfants, etc...) Par contre, pour les francophone l'animation est principalement en anglais...Cela n'était pas un problème pour moi étant anglophone de naissance et mes enfants étant aussi bilingue. Durant le séjour, il y avait présence de Dora, Diégo, Bob l'éponge et Patrick l'étoile de mer, la fée Wanda...
Il y a un superbe gymnase intérieur pour les amateurs de conditionnement physique (cardio et musculaire) et une piste de jogging à extérieur. Il y a 2 piscines chauffées au 12 ième (dont une adulte seulement), 4 spas circulaires, une glissade d'eau pour les enfants et une petite pataugeoire pour bambin avec une petite glissade d'éléphant. Sur la cheminée du navire, il y a un mur d'escalade qui est amusant pour tous si la température le permet. De plus, il y a un terrain de tennis et/ou basketball et des endroit pour pratiquer notre ''swing'' de golf). Il y a aussi 2 allées de quille dans le bliss lounge (payant 5$).
Nous avons notre première escale à Cap Canaveral. Nous prenons le petit déjeuner et sortons du navire par nous même (nous avons pris aucune excursion avec la cie NCL, car vraiment trop dispendieuse comparativement à s'organiser par nous même). À la sortie, il y a taxi, autobus, etc...à différents prix chacun...bref, nous prenons un autobus (navette) de la compagnie Radisson qui nous apporte à Cocoa Beach (près du Ron Jon Surf Shop). Le coût 6$\adult et gratuit pour les enfants de 10 ans et moins (valide aller/retour toute la journée jusqu'à 19hrs). Bref, nous sommes allé à Cocoa Beach en famille pour 12$ la journée. La plage avait des bonnes vagues (journée avec vent), mais nous avons eu un belle journée. Le soir nous apprenons que notre escale à Great Stirrup Cay (ile privée de NCL) est annulé, à cause des fort vents...
Par contre, au lieu d'être une journée à Nassau, nous y serons 2 jours. Donc, plus de temps pour découvrir Nassau. La première journée, nous prenons un taxi (mini-caravan) pour faire un tour de ville guidé avec chauffeur. Après négociation nous avons une dame en taxi qui nous offre un tour pour 1h30 pour 60$. Nous étions 8 personnes (ma famille et celle de mon ami) dans le taxi-van. Donc, pour 7.50$/personne nous visitons le côté est de Nassau. Nous arrêtons à divers endroit et la dame nous explique l'historique des bâtiments, Queen stairs, forts, histoire des Bahamas etc...Ensuite, nous profitons d'une promenade sur Bay Street pour visité des commerces et en fin de journée nous allons à la plage publique.
La 2 ième journée à Nassau, nous prenons le water ferry vers Paradise Island. Le coût du ferry est de 4$ aller et 4$ retour (8$ aller/retour) par personne. Cela prend environ 15 minutes nous rendre durant le transport nous avons droit à une description de la construction de l'hotel Atlantis, des maisons des artistes que nous voyons lors du passage et de quelques anecdote sur les habitants des Bahamas. Nous sortons du ferry en direction de l'hotel Atlantis. Nous visitons l'hotel par nous même. L'Atlantis offre plusieurs forfaits pour les visiteurs (Parc aquatique + plage, visite + plage, visite seulement...etc). Bref, nous faisons le tour par nous même et la pluie se met de la partie...Nous passons le temps et mangeons non loin de l'hotel Atlantis jusqu'à l'arrêt de la pluie. Nous n'avons pas pris de forfait avec l'hotel Atlantis pour faire de la plage, car à un hotel voisin la plage était gratuite et publique. En fin de journée, nous reprenons le ferry vers nassau. J'arrête dans un petit resto pour déguster une fameuse conch salade et des conch fritters...mmm j'en veux encore :)
Pour la fin de notre périple dans Nassau, nous allons au straw market pour l'achat de souvenir. J'arrête aussi dans une boutique et achète des fameux rum cake (rum, chocolat et pina-colada)...cela aussi j'en veux encore :)
Notre avant dernière journée a été la plus belle et la plus chaude. Du soleil mur à mur...pas de vent...pas de pluie!!! Nous étions sur le retour en direction de New-York (hauteur de la floride). Il y avait beaucoup de monde sur le pont 12 et 13...difficile d'avoir des chaises de plage. Nous avions prévu le coup en arrivant tôt pour avoir des chaises. Superbe BBQ sur le pont 12, baignade et glissade avec les enfants...dommage qu'il n'a pas fait aussi beau durant tout le voyage...mais nous avons aucun controle sur dame nature.
Le Norwegian Gem: Nous n'avons pas fait de resto payant, car ceux inclus était parfait pour moi et ma famille. Comme resto inclus, nous avions le Magenta et le Grand Pacifique (à la carte), Blue Lagoon (24hrs) et le Garden Café (buffet). Les matins nous aimions mangé à l'arrière du navire pour la vue extraordinaire (saumon fumée tout les jours). Le soir nous avons beaucoup aimé le Grand Pacifique (le menu change chaque jour d'un côté et l'autre demeure le même toute la semaine) et un pianiste joue durant les repas. Nous avons eu un repas langouste, un steak et crevettes, entrée de ''crab cake'', etc...vraiment très bien et excellent. Bref, partout j'ai bien mangé sur le navire. Nous avons même eu une soirée ''chocoalic'' des desserts et sculture en chocolat superbes...2 fontaines de chocolat (au lait et chocolat blanc)...le paradis des amateurs de dessert.
Nous avions une cabine extérieur plus que propre...Notre Stewart à fait des sculptures d'animaux différentes chaque jour de la semaine pour mes 2 jeunes filles. Notre Steward était vraiment gentil avec toute ma famille et notre chambre était nettoyer à la perfection.
Retour: En arrivant au port de New-York, il y a plusieurs possibilité de départ selon un choix de couleur (TAG pour valise) à notre guise. Départ, assez rapide malgré un foule humaine dans l'atrium du Gem. Notre couleur (bleu) à été appelé ver 9h15 et à 10h45 nous étions dans l'autocar pour le retour à Québec.
Conclusion: Je n'ai pas de comparatif sur d'autre croisière cela étant notre première. Je suis un habitué des tout inclus (4* Cuba, Mexique, Rép. Dominicaine)...Oui, j'ai fait moins de plage qu'en tout inclus...mais j'ai vu plusieurs endroits et mieux mangé qu'en tout inclus. Quelqu'un qui veut absolument de la boisson doit faire attention, car le compte peut monter rapidement en croisière $$$...de mon coté, je voyage toujours avec mes enfants (la boisson pouvant attendre le retour à la maison...même en tout inclus, je prend très peu d'alcool). Si l'expérience était à refaire...j'irai à 100% faire la même croisière pour le rapport-qualité-prix (1039$ par adulte et 750$ par enfant que j'ai payé en argent canadienne). Toute ma famille a aimé le voyage dans son ensemble et planifions peut-être une prochaine croisière pour 2013 en famille. Mes 2 filles nous parlent encore presque chaque jour de notre croisière.
S'il y a des questions, il me fera plaisir d'y répondre...j'ai eu des âmes charitables pour m'aider dans la réalisation de notre voyage sur le forum et j'en suis très reconnaissant...voici maintenant mon tour de rendre un peu d'aide à ceux qui le veulent.
Voici comme promis mon résumé de voyage du 3 mars au 11 mars 2012 à bord du Norwegian Gem.
Nous sommes parti de la ville de Québec le 3 mars 2012 en autocar avec le grossiste Encore Croisière. J'étais avec ma conjointe et nos 2 filles de 3 ans1/2 et 5 ans (relâche scolaire). De plus, un ami était du voyage avec sa famille (2 ados de 15 ans). L'autocar était de la compagnie Bell Horizon. En autocar, nous avons exécuté des arrêts à environ chaque 2 hrs (manger, repos, toilette). L'aller autant que le retour était confortable et le chauffeur très professionnel. Un accompagnateur de Encore Croisière était présent dans l'autocar et lors du voyage en navire pour répondre aux questions. Notre forfait avait comme inclusion transport en autocar de luxe, coucher hotel Hilton New Jersey, petit déjeuner à l'hotel et visite guidé dans Manhattan et croisière du 4 mars au 11 mars 2012.
3 mars 2012: Nous arrivons à un hotel Hilton à New Jersey dans les environs de 16hrs. Chambre très propres avec vu sur Manhattan. Nous mangons à l'hotel pour le souper et ensuite dodo.
4 mars 2012: Petit déjeuner à l'hotel et ensuite départ en autocar en direction de Manhattan. Nous avons eu un guide extraordinaire...une vraie encyclopédie humaine sur N-Y. La visite était d'environ 4hrs en autocar et à pieds. Vers 16hrs, notre autocar arrête au quai d'embarquement. Nous passons au douane maritime. Ensuite, nous recevons nos key card et document pour la croisière. L'entrée dans le bateau se passe rapidement (environ 30 à 45 min). Nous arrivons sur le Gem et mes enfants sont heureux de voir Bob l'éponge.
5 mars au 10 mars: La première journée nous sommes en mer et profitons pour voir le bateau au maximum. Le gem est un bateau magnifique et rempli de couleur. L'animation est omniprésente partout sur le bateau. Le kids club est vraiment professionnel et les enfants s'amuse vraiment (journée pirate et chasse au trésor, journée princesse, journée jungle avec maquillage pour les enfants, etc...) Par contre, pour les francophone l'animation est principalement en anglais...Cela n'était pas un problème pour moi étant anglophone de naissance et mes enfants étant aussi bilingue. Durant le séjour, il y avait présence de Dora, Diégo, Bob l'éponge et Patrick l'étoile de mer, la fée Wanda...
Il y a un superbe gymnase intérieur pour les amateurs de conditionnement physique (cardio et musculaire) et une piste de jogging à extérieur. Il y a 2 piscines chauffées au 12 ième (dont une adulte seulement), 4 spas circulaires, une glissade d'eau pour les enfants et une petite pataugeoire pour bambin avec une petite glissade d'éléphant. Sur la cheminée du navire, il y a un mur d'escalade qui est amusant pour tous si la température le permet. De plus, il y a un terrain de tennis et/ou basketball et des endroit pour pratiquer notre ''swing'' de golf). Il y a aussi 2 allées de quille dans le bliss lounge (payant 5$).
Nous avons notre première escale à Cap Canaveral. Nous prenons le petit déjeuner et sortons du navire par nous même (nous avons pris aucune excursion avec la cie NCL, car vraiment trop dispendieuse comparativement à s'organiser par nous même). À la sortie, il y a taxi, autobus, etc...à différents prix chacun...bref, nous prenons un autobus (navette) de la compagnie Radisson qui nous apporte à Cocoa Beach (près du Ron Jon Surf Shop). Le coût 6$\adult et gratuit pour les enfants de 10 ans et moins (valide aller/retour toute la journée jusqu'à 19hrs). Bref, nous sommes allé à Cocoa Beach en famille pour 12$ la journée. La plage avait des bonnes vagues (journée avec vent), mais nous avons eu un belle journée. Le soir nous apprenons que notre escale à Great Stirrup Cay (ile privée de NCL) est annulé, à cause des fort vents...
Par contre, au lieu d'être une journée à Nassau, nous y serons 2 jours. Donc, plus de temps pour découvrir Nassau. La première journée, nous prenons un taxi (mini-caravan) pour faire un tour de ville guidé avec chauffeur. Après négociation nous avons une dame en taxi qui nous offre un tour pour 1h30 pour 60$. Nous étions 8 personnes (ma famille et celle de mon ami) dans le taxi-van. Donc, pour 7.50$/personne nous visitons le côté est de Nassau. Nous arrêtons à divers endroit et la dame nous explique l'historique des bâtiments, Queen stairs, forts, histoire des Bahamas etc...Ensuite, nous profitons d'une promenade sur Bay Street pour visité des commerces et en fin de journée nous allons à la plage publique.
La 2 ième journée à Nassau, nous prenons le water ferry vers Paradise Island. Le coût du ferry est de 4$ aller et 4$ retour (8$ aller/retour) par personne. Cela prend environ 15 minutes nous rendre durant le transport nous avons droit à une description de la construction de l'hotel Atlantis, des maisons des artistes que nous voyons lors du passage et de quelques anecdote sur les habitants des Bahamas. Nous sortons du ferry en direction de l'hotel Atlantis. Nous visitons l'hotel par nous même. L'Atlantis offre plusieurs forfaits pour les visiteurs (Parc aquatique + plage, visite + plage, visite seulement...etc). Bref, nous faisons le tour par nous même et la pluie se met de la partie...Nous passons le temps et mangeons non loin de l'hotel Atlantis jusqu'à l'arrêt de la pluie. Nous n'avons pas pris de forfait avec l'hotel Atlantis pour faire de la plage, car à un hotel voisin la plage était gratuite et publique. En fin de journée, nous reprenons le ferry vers nassau. J'arrête dans un petit resto pour déguster une fameuse conch salade et des conch fritters...mmm j'en veux encore :)
Pour la fin de notre périple dans Nassau, nous allons au straw market pour l'achat de souvenir. J'arrête aussi dans une boutique et achète des fameux rum cake (rum, chocolat et pina-colada)...cela aussi j'en veux encore :)
Notre avant dernière journée a été la plus belle et la plus chaude. Du soleil mur à mur...pas de vent...pas de pluie!!! Nous étions sur le retour en direction de New-York (hauteur de la floride). Il y avait beaucoup de monde sur le pont 12 et 13...difficile d'avoir des chaises de plage. Nous avions prévu le coup en arrivant tôt pour avoir des chaises. Superbe BBQ sur le pont 12, baignade et glissade avec les enfants...dommage qu'il n'a pas fait aussi beau durant tout le voyage...mais nous avons aucun controle sur dame nature.
Le Norwegian Gem: Nous n'avons pas fait de resto payant, car ceux inclus était parfait pour moi et ma famille. Comme resto inclus, nous avions le Magenta et le Grand Pacifique (à la carte), Blue Lagoon (24hrs) et le Garden Café (buffet). Les matins nous aimions mangé à l'arrière du navire pour la vue extraordinaire (saumon fumée tout les jours). Le soir nous avons beaucoup aimé le Grand Pacifique (le menu change chaque jour d'un côté et l'autre demeure le même toute la semaine) et un pianiste joue durant les repas. Nous avons eu un repas langouste, un steak et crevettes, entrée de ''crab cake'', etc...vraiment très bien et excellent. Bref, partout j'ai bien mangé sur le navire. Nous avons même eu une soirée ''chocoalic'' des desserts et sculture en chocolat superbes...2 fontaines de chocolat (au lait et chocolat blanc)...le paradis des amateurs de dessert.
Nous avions une cabine extérieur plus que propre...Notre Stewart à fait des sculptures d'animaux différentes chaque jour de la semaine pour mes 2 jeunes filles. Notre Steward était vraiment gentil avec toute ma famille et notre chambre était nettoyer à la perfection.
Retour: En arrivant au port de New-York, il y a plusieurs possibilité de départ selon un choix de couleur (TAG pour valise) à notre guise. Départ, assez rapide malgré un foule humaine dans l'atrium du Gem. Notre couleur (bleu) à été appelé ver 9h15 et à 10h45 nous étions dans l'autocar pour le retour à Québec.
Conclusion: Je n'ai pas de comparatif sur d'autre croisière cela étant notre première. Je suis un habitué des tout inclus (4* Cuba, Mexique, Rép. Dominicaine)...Oui, j'ai fait moins de plage qu'en tout inclus...mais j'ai vu plusieurs endroits et mieux mangé qu'en tout inclus. Quelqu'un qui veut absolument de la boisson doit faire attention, car le compte peut monter rapidement en croisière $$$...de mon coté, je voyage toujours avec mes enfants (la boisson pouvant attendre le retour à la maison...même en tout inclus, je prend très peu d'alcool). Si l'expérience était à refaire...j'irai à 100% faire la même croisière pour le rapport-qualité-prix (1039$ par adulte et 750$ par enfant que j'ai payé en argent canadienne). Toute ma famille a aimé le voyage dans son ensemble et planifions peut-être une prochaine croisière pour 2013 en famille. Mes 2 filles nous parlent encore presque chaque jour de notre croisière.
S'il y a des questions, il me fera plaisir d'y répondre...j'ai eu des âmes charitables pour m'aider dans la réalisation de notre voyage sur le forum et j'en suis très reconnaissant...voici maintenant mon tour de rendre un peu d'aide à ceux qui le veulent.
Trek dans les monts Kaçkar en Turquie English translation pending
Bonjour,
J' envisage de partir 3 semaines avec une amie en Turquie au mois de septembre.
Nous aimerions faire un trek , une semaine dans la montagne .
connaissez vous des endroits et des guides porteurs?
Les monts Kackar me semblent appropriés . Quelle est la difficulté ? Nous avons fait les Pyrénées et le Mont TOUBKAL au Maroc
avec des guides muletiers , dans un esprit de rando ( pas d' escalades).
Est il possible de combiner sur 3 semaines 1 trek , visite des Cappadoces et 1 semaine coté plage.
Nous n' aimons pas les endroits trop touristiques et trop fréquentés.
Nous voyageons en routard avec un petit budget.
merci d' avance pour tous vos renseignements .
Marie.
Marie.
Descendre la Cordillère des Andes de l'Équateur jusqu'en Argentine English translation pending
Bonjour à tous/toutes,
Je pars pr 11 mois en amérique du sud en juillet.
De juillet à janvier, je descends la cordillère des andes depuis l'Equateur jusqu'en Argentine.
Mon but est évidemment de visiter des différents pays et rencontrer leurs habitants, mais aussi de faire pas mal d'ascensions et de treks de haute montagne. J'aime bcp la montagne, j'aime l'escalade (sur SAE), mais je n'ai pas du tout d'expérience de haute montagne, d'alpinisme ou de rando galcière.
Mes 2 questions sont les suivantes:
1. En étant motivée et partant du principe que je n'aurai pas le mal des montagnes, est ce que les treks sur la cordillère et ascensions (en utilisant crampons...) sont accessibles à des débutants?
2. Quel est le matos nécessaire précisément? Je vais bien évidemment investir dans une veste 3 couches, chaussures cramponables, vêtements techniques, duvet, etc.... Mais quel est le niveau de technicité nécessaire? On trouve de tout à tous les prix et je ne désire pas être sous ou sur équipée. De même pr le duvet, du -10°C est il suffisant ou faut il viser une t° plus inférieure?
Merci en ts cas à tous ceux qui en ont fait l'expérience vos commentaires qui m'aideront à préparer au mieux mon voyage!
Thanks a lot
Cath
Je pars pr 11 mois en amérique du sud en juillet.
De juillet à janvier, je descends la cordillère des andes depuis l'Equateur jusqu'en Argentine.
Mon but est évidemment de visiter des différents pays et rencontrer leurs habitants, mais aussi de faire pas mal d'ascensions et de treks de haute montagne. J'aime bcp la montagne, j'aime l'escalade (sur SAE), mais je n'ai pas du tout d'expérience de haute montagne, d'alpinisme ou de rando galcière.
Mes 2 questions sont les suivantes:
1. En étant motivée et partant du principe que je n'aurai pas le mal des montagnes, est ce que les treks sur la cordillère et ascensions (en utilisant crampons...) sont accessibles à des débutants?
2. Quel est le matos nécessaire précisément? Je vais bien évidemment investir dans une veste 3 couches, chaussures cramponables, vêtements techniques, duvet, etc.... Mais quel est le niveau de technicité nécessaire? On trouve de tout à tous les prix et je ne désire pas être sous ou sur équipée. De même pr le duvet, du -10°C est il suffisant ou faut il viser une t° plus inférieure?
Merci en ts cas à tous ceux qui en ont fait l'expérience vos commentaires qui m'aideront à préparer au mieux mon voyage!
Thanks a lot
Cath
Voyage au Kenya, activités, safari, plongée...? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais allez au Kenya au mois de novembre avec ma compagne, nous voulons être an hotel avec possibilité de faire des activités.
Je voudrais savoir quelle type d'activités en peux faire au Kenya (safari, plongée etc....)
J'ai un budget de 1400 euros par personne environ et nous souhaitons partir pour 5 nuits
Si vous avez des idées ou des renseignements a nous donner n'hésitez pas a m'écrire
Merci d'avance🙂
Je voudrais allez au Kenya au mois de novembre avec ma compagne, nous voulons être an hotel avec possibilité de faire des activités.
Je voudrais savoir quelle type d'activités en peux faire au Kenya (safari, plongée etc....)
J'ai un budget de 1400 euros par personne environ et nous souhaitons partir pour 5 nuits
Si vous avez des idées ou des renseignements a nous donner n'hésitez pas a m'écrire
Merci d'avance🙂
Difficulté de l'ascension du Mont Kenya? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Mon compagnon et moi avons l'intention de faire l'ascension du Mont Kenya en janvier 2012. Ce sera en 3 jours. Voici notre programme:Jour 1 (3h de marche) : Départ pour le Naro Moru River Lodge. Déjeuner pique-nique à la station météorologique sur les pieds du Mont Kenya. Promenade pour s'acclimatiser dans la soirée. Nuit dans les cabines de bois (2,900m).Jour 2 (5-6h de marche): Marche jusqu'à la Vallée du Teleki. Nuit au camp Mackinders (4,150m).Jour 3 (5-6h de marche): Réveil à 2h du matin pour aller jusqu'à la cime de Lenana à 4,950m. Ensuite retour au camp Mackinders pour le petit dej et ensuite retour à la station météorologique.Voilà le programme. Nous ne sommes pas habitués à la montagne mais nous sommes tous les deux de bons sportifs. Mon compagnon a un peu peur que ce soit trop dur pour nous. Pouvez-vous nous donner vos différents avis? L'ascension du Mont Kenya est-elle fort compliquée? Me confirmez vous que ce sera bien uniquement bien de la marche et non de l'escalade?
Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Lucie.
Mon compagnon et moi avons l'intention de faire l'ascension du Mont Kenya en janvier 2012. Ce sera en 3 jours. Voici notre programme:Jour 1 (3h de marche) : Départ pour le Naro Moru River Lodge. Déjeuner pique-nique à la station météorologique sur les pieds du Mont Kenya. Promenade pour s'acclimatiser dans la soirée. Nuit dans les cabines de bois (2,900m).Jour 2 (5-6h de marche): Marche jusqu'à la Vallée du Teleki. Nuit au camp Mackinders (4,150m).Jour 3 (5-6h de marche): Réveil à 2h du matin pour aller jusqu'à la cime de Lenana à 4,950m. Ensuite retour au camp Mackinders pour le petit dej et ensuite retour à la station météorologique.Voilà le programme. Nous ne sommes pas habitués à la montagne mais nous sommes tous les deux de bons sportifs. Mon compagnon a un peu peur que ce soit trop dur pour nous. Pouvez-vous nous donner vos différents avis? L'ascension du Mont Kenya est-elle fort compliquée? Me confirmez vous que ce sera bien uniquement bien de la marche et non de l'escalade?
Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Lucie.
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l���herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l���herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Prévoir un hôtel à Ao Nang ou à Railey? (Thaïlande) English translation pending
Bonsoir à tous
Je prépare mon voyage en Thailande. Je pense aller à Krabi. Mais voilà comme dit dans le titre vaut-il mieux prévoir un hotel à Ao nang ou à Railey ?
merci par avance pour vos réponses
Pasfo
Je prépare mon voyage en Thailande. Je pense aller à Krabi. Mais voilà comme dit dans le titre vaut-il mieux prévoir un hotel à Ao nang ou à Railey ?
merci par avance pour vos réponses
Pasfo
Équateur sur six jours pleins: vos conseils? English translation pending
nous sommes un groupe de 4 et a notre retour a quito ( apres les galapagos)nous aurons 6 jours plein ( a partir du lendemain) pour profiter de l equateur! nous ne sommes jamais allé sur la cordillere des andes et misons plutot la dessus, la jungle doit etre magnifique mais nous revenons du cameroun ou nous avons déja expérimenté pirogue et tribu pygmées!
nous aimerions voir ces femmes a chapeaux... c est peut etre cliché mais j en reve...
j attend vos avis d itinaires tout en sachant que nous ne sommes pas des mordus de " l escalade" mais par contre serions pas contre des ballades a cheval!
recommanderiez vous une voiture avec chauffeur histoire de ne pas angoisser sur se faire voler la voiture!
merci par avance
sebastien
Itinéraire Sud-Thaïlande de trois semaines pour sept jeunes à la recherche d'aventures authentiques? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 7 jeunes (donc budget réduit) à partir en juillet prochain pour 3 semaines en Thailande et plus précisément dans le sud de la Thailande (à moins que vous ne nous persuadiez de changer)... Nos grandes lignes sont dépaysements, nature et un maximum d'authenticité...
Quelques questions viennent se poser :
- Etant 7 jeunes (garçons uniquement) quel est le mode de transport le plus adapté ? (meilleur rapport rapidité/prix, le confort nous importe peu mais la sécurité tout de même) - Avides d'aventures et de découvertes quels sont vos "pépites" ? (types snorkeling, escalade, rafting et où cela ?) - Vu la période est-il opportun d'aller s'aventurer sur la côte ouest ? (temps fort variable ai-je lu à cette période) - Quelles îles conseilleriez-vous ? (encore une fois, le type resort super cher et touristique nous ne botte pas plus que ça) - Est-il possible de faire un trek de 3-4 jours en pleine "jungle" ? (et si oui, où donc ?!) - Le nord est-il vraiment inmanquable ?
Merci bcp de vos réponses, Les 7 "baroudeurs"
Nous sommes 7 jeunes (donc budget réduit) à partir en juillet prochain pour 3 semaines en Thailande et plus précisément dans le sud de la Thailande (à moins que vous ne nous persuadiez de changer)... Nos grandes lignes sont dépaysements, nature et un maximum d'authenticité...
Quelques questions viennent se poser :
- Etant 7 jeunes (garçons uniquement) quel est le mode de transport le plus adapté ? (meilleur rapport rapidité/prix, le confort nous importe peu mais la sécurité tout de même) - Avides d'aventures et de découvertes quels sont vos "pépites" ? (types snorkeling, escalade, rafting et où cela ?) - Vu la période est-il opportun d'aller s'aventurer sur la côte ouest ? (temps fort variable ai-je lu à cette période) - Quelles îles conseilleriez-vous ? (encore une fois, le type resort super cher et touristique nous ne botte pas plus que ça) - Est-il possible de faire un trek de 3-4 jours en pleine "jungle" ? (et si oui, où donc ?!) - Le nord est-il vraiment inmanquable ?
Merci bcp de vos réponses, Les 7 "baroudeurs"
Visa pour la Syrie à l'arrivée? English translation pending
NOUS SOMMES à madagascar et irons de CAIRE sur DAMAS
nous avons un passeport français ; peut-on avoir le visa sur place ? car ici il n'y a pas de consulat ni ambassade de syrie
merci de me répondre
nous avons un passeport français ; peut-on avoir le visa sur place ? car ici il n'y a pas de consulat ni ambassade de syrie
merci de me répondre
Deux semaines en France: les incontournables? English translation pending
je pars en France pour deux semaines....J'aimerais aller d, abord vers la région de Bordeaux(j'arrive à Paris)en passant par les châteaux de La Loire...ensuite aller voir les dunes de sable à Arcaçon(??), ensuite aller vers la Normandie en passant par la bretagne, pour finalement être à paris pour 4ou 5 jours, et finir mon voyage à Amsterdam(2 jours sont-ils suffisants???)...qu'est-ce que je ne dois absolument pas manquer? merci!
Partir en Norvège hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
nous projetons de partir 3 semaines cet été, au mois d'Août avec notre petit de 8 ans. Nous partons en avion de lyon et louons une voiture sur place, pas envie de faire la route pour monter jusque là haut. Ensuite ce sera camping ou camping sauvage.
Nos deux derniers voyages (NZ et USA) ont été des voyages que je qualifierais de "touristiquement corrects", c'est a dire que nous sommes allés voir les coins à touristes (type grand canyon ...) C'est tres beau mais ca me laisse un gout de superficialité assez désagréable. Il faut dire que nous habitons en Savoie et ici nous ne sommes pas dans ce schema, nous avons l'habitude d'aller randonner, escalader un peu partout, dormir en montagne au bord des lacs sans personne autour ....
Pour la Norvège j'aimerais bien sortir des coins habituellement visités, quand c'est possible, et faire de belles randos. on voudrait faire quelques fjords a pied, les iles lofoten, le finnmark (les rennes et la maison du pere noel pour le petit c'est extra), j'ai vu que dans le jotunheim il y a des randos chouettes. Peu de villes, ca n'attire pas du tout mes deux hommes ... Du coup je me dis qu'il vaudrait mieux atterir a Bergen et eventuellement repartir d'Alta, ou autre ville du nord plutot qu'Oslo-Oslo
qu'est ce que vous en pensez ? est-ce que vos avez des conseils a nous donner ? est-ce que c'est une zone de visite assez grande pour 3 semaines ?
merci d'avance.
nous projetons de partir 3 semaines cet été, au mois d'Août avec notre petit de 8 ans. Nous partons en avion de lyon et louons une voiture sur place, pas envie de faire la route pour monter jusque là haut. Ensuite ce sera camping ou camping sauvage.
Nos deux derniers voyages (NZ et USA) ont été des voyages que je qualifierais de "touristiquement corrects", c'est a dire que nous sommes allés voir les coins à touristes (type grand canyon ...) C'est tres beau mais ca me laisse un gout de superficialité assez désagréable. Il faut dire que nous habitons en Savoie et ici nous ne sommes pas dans ce schema, nous avons l'habitude d'aller randonner, escalader un peu partout, dormir en montagne au bord des lacs sans personne autour ....
Pour la Norvège j'aimerais bien sortir des coins habituellement visités, quand c'est possible, et faire de belles randos. on voudrait faire quelques fjords a pied, les iles lofoten, le finnmark (les rennes et la maison du pere noel pour le petit c'est extra), j'ai vu que dans le jotunheim il y a des randos chouettes. Peu de villes, ca n'attire pas du tout mes deux hommes ... Du coup je me dis qu'il vaudrait mieux atterir a Bergen et eventuellement repartir d'Alta, ou autre ville du nord plutot qu'Oslo-Oslo
qu'est ce que vous en pensez ? est-ce que vos avez des conseils a nous donner ? est-ce que c'est une zone de visite assez grande pour 3 semaines ?
merci d'avance.
Hôtel Railay Garden Resort? English translation pending
bonjour on me propose un bungalow pour 1700 baths la nuit avec peti déj pour ma famille nous sommes 5 au railay garden resort....
quelqu'un connait ?
est-ce trop loin de tout ou pas ?
loin pour les excursions ?
comment est la plage???
combien coute le deplacement pour 5 pour faire des petites distances?
merci
Vivre trois mois à Cape Town avec bébé de 3 mois? English translation pending
Bonjour à tous. J'aimerais aller faire un Stage à Cape Town dans le cadre de mon premier cycle universitaire en janvier 2012. Je serai alors maman d'un bébé de trois mois. Mon copain m'accompagnera et s'occupera du bébé pendant que je serai à mon stage toute la journée, 5 jours sur 7
Qu'aura-t-il à faire pendant 3 mois? Pourra-t-il trouver un travail le soir ( et sécuritaire) ? Ou sinon des activités pendant que je serai absente...à faire avec un bébé...Et pendant 3 mois????? Est-ce une bonne idée pour un petit bébé de passer du froid Canadien à la Chaleur d'Afrique?
Qu'aura-t-il à faire pendant 3 mois? Pourra-t-il trouver un travail le soir ( et sécuritaire) ? Ou sinon des activités pendant que je serai absente...à faire avec un bébé...Et pendant 3 mois????? Est-ce une bonne idée pour un petit bébé de passer du froid Canadien à la Chaleur d'Afrique?
Avis sur itinéraire de dix-huit jours au Japon? (premier voyage) English translation pending
Bonjour
Voilà cela fait quelques années que je souhaite visité le japon, je dirais même que c'est mon rêve ! Et après 5 ans de longue négociation avec mon conjoint il a fini par accepter 😄 Voici mon itinéraire billet d'avion déjà pris
le 29/05 : Arrivée Tokyo . Échange JR PASS puis direction Kyoto le 30/05 : Visite de Kyoto ( appartement réservé jusqu'au 8/06) le 01/06 : Visite Nara ( nuit kyoto ) le 02/06 : Visite Kyoto ( nuit kyoto ) le 03/06 : Visite Miyajima avec crochet Okayama (changement de date éventuel si mauvais temps) ( nuit kyoto ) le 04/06 : Visite Sagano & Arashiyama ( nuit kyoto ) le 05/06 : Visite Fushimi Inari (nuit Kyoto ) le 06/06 : Visite OSAKA le 07/06 : Visite Akame Shiju - Hattachi ( nuit Kyoto ) le 08/06 : Départ pour Tokyo - Viste de Tokyo (appartement 9 jrs à Yokohama ) le 09/06 : Visite Nikko le 10/06 : Visite Kamakura le 11/06 : Kamagushiko le 12/06 : Tokyo le 13/06 : Tokyo le 14/06 : Tokyo le 15/06 : Tokyo le 16/06 : Tokyo le 17/06 : Retour en France
Qu'en pensez vous il y a t'il des endroits qui n'en valent pas la peine ? Il y a des endroits à ne pas manquer ? Mon programme est il réalisable ?
J'attends avec impatience vos suggestions.
Voilà cela fait quelques années que je souhaite visité le japon, je dirais même que c'est mon rêve ! Et après 5 ans de longue négociation avec mon conjoint il a fini par accepter 😄 Voici mon itinéraire billet d'avion déjà pris
le 29/05 : Arrivée Tokyo . Échange JR PASS puis direction Kyoto le 30/05 : Visite de Kyoto ( appartement réservé jusqu'au 8/06) le 01/06 : Visite Nara ( nuit kyoto ) le 02/06 : Visite Kyoto ( nuit kyoto ) le 03/06 : Visite Miyajima avec crochet Okayama (changement de date éventuel si mauvais temps) ( nuit kyoto ) le 04/06 : Visite Sagano & Arashiyama ( nuit kyoto ) le 05/06 : Visite Fushimi Inari (nuit Kyoto ) le 06/06 : Visite OSAKA le 07/06 : Visite Akame Shiju - Hattachi ( nuit Kyoto ) le 08/06 : Départ pour Tokyo - Viste de Tokyo (appartement 9 jrs à Yokohama ) le 09/06 : Visite Nikko le 10/06 : Visite Kamakura le 11/06 : Kamagushiko le 12/06 : Tokyo le 13/06 : Tokyo le 14/06 : Tokyo le 15/06 : Tokyo le 16/06 : Tokyo le 17/06 : Retour en France
Qu'en pensez vous il y a t'il des endroits qui n'en valent pas la peine ? Il y a des endroits à ne pas manquer ? Mon programme est il réalisable ?
J'attends avec impatience vos suggestions.
Centre d’intérêt en Malaisie? English translation pending
Bonjour,
En dehors des plages et forets tropical y a-t-il beaucoup de choses à voir en Malaisie ? je n'arrive pas à me faire une idée précise et j'ai un peu peur d'un pays un peu "trop aseptisé" sans vraiment de villages, marchés, temples ou monuments. En comparaison par exemple, nous avions adoré la Thaïlande du Nord il y a 2 ans. Merci de retours de quelques personnes qui ont donc été en Malaisie (même si je sais que les impressions et goûts sont forcément personnels ...).
Merci.
Olivier
En dehors des plages et forets tropical y a-t-il beaucoup de choses à voir en Malaisie ? je n'arrive pas à me faire une idée précise et j'ai un peu peur d'un pays un peu "trop aseptisé" sans vraiment de villages, marchés, temples ou monuments. En comparaison par exemple, nous avions adoré la Thaïlande du Nord il y a 2 ans. Merci de retours de quelques personnes qui ont donc été en Malaisie (même si je sais que les impressions et goûts sont forcément personnels ...).
Merci.
Olivier
Retour de l'hôtel Moreva Indian Resort (17 novembre au 1er décembre 2010) English translation pending
AVIS TRÈS PARTAGE SUR CET HÔTEL qui fait partie de l'INDIAN RESORT.
Séjour du 17 novembre au 1er décembre 2010
Points positifs : 😉 Bien situé sur l'île, au Sud Ouest. On a pu faire des visites :
en minibus (1/2j gratuite) en taxi (à 4 personnes) en scooter et à pied jusqu'au village du Morne.
On aurait aussi pu prendre des VTT mais on les a vus le dernier jour !
Escalade sur le Morne et plongée libre juste à côté de l'hôtel, kayak de mer,
avec une très belle plage (l'hôtel et la plage de Marmara sont une classe en-dessous).
Notre grande chambre (n° 1069) avec salle d'eau (douche, baignoire, lavabo et WC séparé) était bien placée,
près du resto mais pas trop, en RDC, à 50m de la plage avec vue sur les magnifiques jardins et en fond la mer avec la barrière de corail .
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Budget pour un voyage de cinq mois à Banff? English translation pending
Salut a tous!!!
Une amie et moi partons pour Banff le 10 janvier 2001 pour (on l'espere) 5 mois!!
Nous avons deja nos deux premieres semaines d'hebergement de planifier. Nous comptons trouver un emploi durant ce deux semaines.
Ce qui m'interesse, c'est de savoir:
Combien d'argent nous serait-il necessaire?
Quel est le tarif moyen des staff accomodations?
Qui compte y aller cet hiver?:)
Est-ce voir cela trop simple d'esperer se trouver un employeur qui nous engagerait les deux en meme temps?
Est-ce qu'etre serveuse rapporte beaucoup de pourboire la-bas?
Merci d'avance!!!:)
Merci d'avance!!!:)
Choisir trois jours sur Krabi ou trois jours sur Khao Lak? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons mi-janvier sur Phi Phi Leh et après un court séjour là-bas, nous avons un choix à faire :
direction Krabi pour 3 jours ou direction Khao Lak pour 3 jours...
...pour se reposer dans un joli hotel pas trop cher, avez-vous des adresses sympas ?
que nous conseilleriez vous Krabi ou Khao Lak?
merci de vos réponses😉
Soso
Nous serons mi-janvier sur Phi Phi Leh et après un court séjour là-bas, nous avons un choix à faire :
direction Krabi pour 3 jours ou direction Khao Lak pour 3 jours...
...pour se reposer dans un joli hotel pas trop cher, avez-vous des adresses sympas ?
que nous conseilleriez vous Krabi ou Khao Lak?
merci de vos réponses😉
Soso
Menu repas pour cinq jours et plus à transporter lors d'un voyage à vélo? English translation pending
Bonjour a vous,
j'aimerais connaitre vos avis et experiences sur un menu-repas de 5 jours et plus que vous transportez avec vous pour un voyage en velo sur des routes isolees. Pour ma part j'ai developpe un menu que j'arrive a charger dans mes deux saccoches avants et je crois que le maximum de jours avant de devenir trop lourd, et que ca ne rentre plus (dans mes saccoches actuelles, de vieiles Lavoie), est de 8. Ca va comme suit: dejeuner; crepe farines de sarazin et ble entier (plus lait en poudre) avec beurre d'amande et melasse, jus d'orange, chocolat chaud, multi-vitamine et mineraux. Diner (manger tout au long de la journee);melange de fruits seches et noix (3 tasses), salami, fromage, sandwiche pita et jambon(conserve de 75 g), barre energetique, goudda, jus. Souper; soupe, repas lyophilise, chocolat, the. Ce menu s'est avere tres bien pour un voyage de 7 jours sur une route isolee. C'est peut-etre un probleme chez moi mais en-bas de ca, j'ai encore faim !
Dites-moi comment vous fonctionnez parce que pour des voyages plus long ca devient un serieux obstacle s'il n'y a pas moyen de poster un ravitaillement. Mais ce qui m'intrigue aussi c'est que je sais qu'il y a des personnes qui peuvent manger que du riz et des barres energetiques et ainsi demeurer autonome bien plus longtemps, mais pour moi c'est presque impensable!
Merci et bonne route!
Simon
j'aimerais connaitre vos avis et experiences sur un menu-repas de 5 jours et plus que vous transportez avec vous pour un voyage en velo sur des routes isolees. Pour ma part j'ai developpe un menu que j'arrive a charger dans mes deux saccoches avants et je crois que le maximum de jours avant de devenir trop lourd, et que ca ne rentre plus (dans mes saccoches actuelles, de vieiles Lavoie), est de 8. Ca va comme suit: dejeuner; crepe farines de sarazin et ble entier (plus lait en poudre) avec beurre d'amande et melasse, jus d'orange, chocolat chaud, multi-vitamine et mineraux. Diner (manger tout au long de la journee);melange de fruits seches et noix (3 tasses), salami, fromage, sandwiche pita et jambon(conserve de 75 g), barre energetique, goudda, jus. Souper; soupe, repas lyophilise, chocolat, the. Ce menu s'est avere tres bien pour un voyage de 7 jours sur une route isolee. C'est peut-etre un probleme chez moi mais en-bas de ca, j'ai encore faim !
Dites-moi comment vous fonctionnez parce que pour des voyages plus long ca devient un serieux obstacle s'il n'y a pas moyen de poster un ravitaillement. Mais ce qui m'intrigue aussi c'est que je sais qu'il y a des personnes qui peuvent manger que du riz et des barres energetiques et ainsi demeurer autonome bien plus longtemps, mais pour moi c'est presque impensable!
Merci et bonne route!
Simon
Tupiza, Bolivie: intérêt pour y rester trois jours? English translation pending
hello,
je serai a Tupiza en Bolivie avant de faire l excursion a uyuni, j y reste 2 jour surs. Je voudrais savoir si ca vaut le coup d y rester 3 : village mignon ? reposant ? car sinon, je laisserai cette journee supplemenatire pour le NO argentin
merci
je serai a Tupiza en Bolivie avant de faire l excursion a uyuni, j y reste 2 jour surs. Je voudrais savoir si ca vaut le coup d y rester 3 : village mignon ? reposant ? car sinon, je laisserai cette journee supplemenatire pour le NO argentin
merci
Recherche informations sur les dentelles de Montmirail (Vaison la Romaine) English translation pending
😉 bonjour à tous
Je vais faire un petit tour dans un coin de France, ou il y a du bon vin et de beau paysage, mais je ne connais pas la région et j'aimerai en savoir un peu plus sur les bons coins accesibles en camping car, et les accées à ces belles roches à pieds ou en vélos. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien me faire partager leurs expériences et pourquoi pas aussi les bonnes caves .
Je vais faire un petit tour dans un coin de France, ou il y a du bon vin et de beau paysage, mais je ne connais pas la région et j'aimerai en savoir un peu plus sur les bons coins accesibles en camping car, et les accées à ces belles roches à pieds ou en vélos. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien me faire partager leurs expériences et pourquoi pas aussi les bonnes caves .
Excursions à Riviera Maya English translation pending
J'ai quelques questions en vue de mon voyage à la Riviera Maya (Hôtel Grand Sunset Princess) et j'aurais besoin de vos réponses parce que je pars CE VENDREDI !! :)
Mon conjoint et moi on se questionne énormément sur "quels temples maya" on voudrait aller voir. On avait entendu parler que les gros temples de Chichen Itza ne pouvait plus être escaladés, alors ca nous tentait moins... Puis on a entendu le contraire, que c'était non seulement accessible pour les grimper mais qu'en plus, c'était tellement l'endroit à ne pas manquer, le "MUST" de la Riviera Maya... On est mêlés. Qu'en pensez-vous?
On avait planifié aller à Cobà à la place, puisque ce temple peut être grimpé et parce que l'expédition "Coba Encounter" nous excitait avec la tyrolienne et les cénotes. Mais là, les deux endroits sont quand même assez éloignés alors on veut en choisir qu'un seul.
Ma question: Cobà OU chichen Itza ??? Selon vous ?
Autre question, quand on se rend par nos propres moyens à Xel-Hà ou à Tulum (avec le colectivo), est-ce qu'avec l'entrée sur les sites ca revient beaucoup moins cher qu'avec un tour organisé ? À Tulum, on peut se baigner toute la journée si on veut sur cette plage ?
Quand on va à Playa Del Carmen, y a t'il une boîte de nuit chouette à aller ? Un bon resto typique à me suggérer pour manger des mets mexicains ?
Un GROS merci pour vos réponses car je quitte dans deux jours et je suis très anxieuse :)
Autre question, quand on se rend par nos propres moyens à Xel-Hà ou à Tulum (avec le colectivo), est-ce qu'avec l'entrée sur les sites ca revient beaucoup moins cher qu'avec un tour organisé ? À Tulum, on peut se baigner toute la journée si on veut sur cette plage ?
Quand on va à Playa Del Carmen, y a t'il une boîte de nuit chouette à aller ? Un bon resto typique à me suggérer pour manger des mets mexicains ?
Un GROS merci pour vos réponses car je quitte dans deux jours et je suis très anxieuse :)
Ascension du Mont Liban - Qurnat al-Sawda en novembre 2009 English translation pending
Bonjour,
nous souhaitons faire l'ascension du Mont Liban en novembre 2009. Quelqu'un peut-il me fournir des informations à ce sujet (itinéraires, climat, enneigement, hébergement, ...)
Merci d'avance
Jean-François
nous souhaitons faire l'ascension du Mont Liban en novembre 2009. Quelqu'un peut-il me fournir des informations à ce sujet (itinéraires, climat, enneigement, hébergement, ...)
Merci d'avance
Jean-François
Excursions à ne pas manquer en croisière avec Celebrity Cruises? English translation pending
Bonjour,
nous voudrions partir le 2 janvier sur le Summit ou le millenuim de Celebrity cruise
Voici les escales du Summit (7 jours):
- Charlotte Amalie, St-Thomas - St-Croix - Basseterre, St-kitts - St-Johns, Antigua - Castries, St-Lucia
Voici les escales du Millenium (9 jours) :
- St-Croix - Philipsburg, St-Maarten - Basseterre, St-kitts - Roseau, dominica - St-George's Grenada - Scarborough, Tobago - Bridgetown, Barbados
Après avoir consulté les différentes excursions, nous n'arrivons pas à nous décider 😕, est-ce qu'une "bonne fée" pourrait nous faire profiter de son expérence 😉 et nous aider à faire le bon choix de croisière 🙂
Nous aimerions:
- escalader un volcan - se promener dans la forêt tropicale et voir des petit singes - Nager avec des tortues - se balader en cayak et faire de la plongée en apné pour voir les merveilles sous-marine - faire un tour en sous-marin - faire un parcours dans les arbres - visiter tout autour sans avoir à prendre un taxi - Faire un peu de plage sans prendre un excursion
Milles merci si vous pouvez nous aider un peu 😎
Bye bye
Voici les escales du Summit (7 jours):
- Charlotte Amalie, St-Thomas - St-Croix - Basseterre, St-kitts - St-Johns, Antigua - Castries, St-Lucia
Voici les escales du Millenium (9 jours) :
- St-Croix - Philipsburg, St-Maarten - Basseterre, St-kitts - Roseau, dominica - St-George's Grenada - Scarborough, Tobago - Bridgetown, Barbados
Après avoir consulté les différentes excursions, nous n'arrivons pas à nous décider 😕, est-ce qu'une "bonne fée" pourrait nous faire profiter de son expérence 😉 et nous aider à faire le bon choix de croisière 🙂
Nous aimerions:
- escalader un volcan - se promener dans la forêt tropicale et voir des petit singes - Nager avec des tortues - se balader en cayak et faire de la plongée en apné pour voir les merveilles sous-marine - faire un tour en sous-marin - faire un parcours dans les arbres - visiter tout autour sans avoir à prendre un taxi - Faire un peu de plage sans prendre un excursion
Milles merci si vous pouvez nous aider un peu 😎
Bye bye
Activités à Krabi pour petits budgets? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je vais passer une semaine sur Krabi et les environs, près d'Ao Nang beach ; je vais me ballader a pied, (en vélo ? prix location ?) et farnienter mais j'aimerais également des conseils et astuces petit budget : ballade en bateau ou autres découvertes, restos...
Merci
De retour de l'hôtel Atlantis Belek English translation pending
Nous sommes partis à l’hotel Atlantis du 15/08 au 29/08, l’hotel est très bien les chambres sont suffisamment grandes, nous nous trouvions dans le premier bâtiment un peu à l’écart mais au calme, la nourriture est excellente mais plusieurs reproches sont à faire pour un hôtel 5 étoiles, en effet tout d’abord au niveau de la propreté les serveur débarrassaient les verres au bar sans passer un coup de chiffon sur la table, au restaurant le soir ils faisaient de la friture le matin il y avait encore de la pâte collée et de l’huile au sol alors que la place avait été débarrassée, au bord de la piscine après un jeux des morceau de ballon étaient encore présent pendant deux jour, à la piscine nous prenions tous les jours la même place un petit pendentif est resté au sol a coté du parasols pendant 5 jours !l’autre point critiquable est aussi , l’ensemble du personnel ne sourit jamais ne parle pas avec les clients aucun contact réels c’est dommage car même s’ils ne parlent pas français il est toujours amusant d’apprendre quelques mots de turc et de leur apprendre les même en français…C’est la première année où nous ne sympatisons pas avec le barman ! Encore un petit point négatif, au bar le soir à partir de 18h00 les coktails sont déjà prêt il suffit au barman de mettre un glaçon et c’est servi !!! nous en avons fait la remarque mais rien n’a changé.Nous n’avons pas trouvé normal également que pour deux restaurants à la carte il fallait rajouter 3 euros par personne pour le resto de poisson et 5 euros pour le mexicain ! Nous avons demandé une explication pour le poisson il nous a été répondu que’au repas il yy avait des calamar et pour la vue !Nous avons expliqué qu’au buffet il y avait du calamar et que pour la vue le restaurant italien au bord de la piscine avait également une vue sympatique ….Quant au mexicain pas d’explication tout comme au bar un mojito (rhum citron menthe) était payant alors qu’un daikiri(rhum citron sucre) était gratuit les deux fait avec le même rhum ! pas d’explication…
Au niveau de l’animation la journée il y a environ 5 animateurs pour les différents jeux et sports c’est la première fois que je vois une énorme structure gonflable dans la piscine pour un jeux qu’il fallait escalader le plus vite possible(plongeons garantis) et le soir spectacle avec une dizaine d’animateurs supplémentaire et la c’était top chorégraphies play back dances etc des pros !
Et pour terminer dans les petites critiques les toboggans sont bon pour les enfants mais pour les ado et les adultes ils sont un peu limite en adrénaline… Pour conclure dans l’ensemble c’est un très bon hotel et avec de toutes petites améliorations il serait excellent et nous y retournerions.
Au niveau de l’animation la journée il y a environ 5 animateurs pour les différents jeux et sports c’est la première fois que je vois une énorme structure gonflable dans la piscine pour un jeux qu’il fallait escalader le plus vite possible(plongeons garantis) et le soir spectacle avec une dizaine d’animateurs supplémentaire et la c’était top chorégraphies play back dances etc des pros !
Et pour terminer dans les petites critiques les toboggans sont bon pour les enfants mais pour les ado et les adultes ils sont un peu limite en adrénaline… Pour conclure dans l’ensemble c’est un très bon hotel et avec de toutes petites améliorations il serait excellent et nous y retournerions.
Contact pour s'installer en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour !
j'habite actuellement dans le sud de la France et depuis quelque temps je me suis mis en tête de partir loin loin loin, essentiellement pour redémarré une nouvelle vie et aussi, bien sur; pour découvrir de nouveau horizons... je me suis donc renseigné sur divers sites forum etc .. et conclusion ne parlant que le français mes choix se sont vite restreint ... au cailloux !!! jai maintenant mon billet et je vais atterrir (enfin j'espère..) début octobre ... je me pose donc beaucoup de question et je flipe sévère ... je voulais donc savoir si l'on pouvais prendre contact facilement (par internet bien sur) avec des Nouméen pour trouvé une coloc, et simplement pour avoir un contact sur place.. (quelqu'un qui me fasse au moin un semblant de visite de la ville moyennant un pot😇) je voulais aussi savoir si il y avait des sites d'escalade, ou même une salle, je compte prendre mon matos qui fait au total 9, 5 kg, jai droit a 30 kg en soute et donc j'hésite beaucoup a le prendre, dernière question je par avec 2500€ (300000fcfp environs) et je compte trouvé du boulot rapidement mais au cas ou combien de temps je pourrais survivre?
merci !
j'habite actuellement dans le sud de la France et depuis quelque temps je me suis mis en tête de partir loin loin loin, essentiellement pour redémarré une nouvelle vie et aussi, bien sur; pour découvrir de nouveau horizons... je me suis donc renseigné sur divers sites forum etc .. et conclusion ne parlant que le français mes choix se sont vite restreint ... au cailloux !!! jai maintenant mon billet et je vais atterrir (enfin j'espère..) début octobre ... je me pose donc beaucoup de question et je flipe sévère ... je voulais donc savoir si l'on pouvais prendre contact facilement (par internet bien sur) avec des Nouméen pour trouvé une coloc, et simplement pour avoir un contact sur place.. (quelqu'un qui me fasse au moin un semblant de visite de la ville moyennant un pot😇) je voulais aussi savoir si il y avait des sites d'escalade, ou même une salle, je compte prendre mon matos qui fait au total 9, 5 kg, jai droit a 30 kg en soute et donc j'hésite beaucoup a le prendre, dernière question je par avec 2500€ (300000fcfp environs) et je compte trouvé du boulot rapidement mais au cas ou combien de temps je pourrais survivre?
merci !
Itinéraire de Huay Xai à Vientiane au Laos English translation pending
Bonjour,
Je pars au Laos début janvier 2010 et j’ai pas mal de questions concernant ce voyage, votre vécu.
Nous pourrons surement nous servir ce post comme un fourre tout car je visiterai de nombreux lieux considérés comme touristiques.
Le trajet : Huay Xay – Luang Nam Tha – Huay Xay – pak Beng – Luang prabang – Muang Ngoi neua – Luang prabang – veng vieng – vientiane – retour bangkok en train (2 à 3 semaines)
Mes questions :
1. Sur les villes de pak beng, luang prabang et ven vieng, dans quel hôtel avez-vous dormi ? combien avez-vous payé et quel en est votre appréciation ?
2. Avez-vous effectué un trek à partir de luang nam tha ? si oui, avec qui ? comment ? combien de temps et qu’en avez-vous pensé ?
3. Auriez-vous effectué le voyage huay xay – luang prabang avec asian- oasis ? quel en est votre appréciation ?
4. Muang ngoi neua, est-ce que ca vaut la peine ? combien de temps êtes-vous resté ? qu’avez-vous fait ?
5. Etes-vous allé à Veng Vieng et pour faire quoi ? Si le lieu semble avoir un côté « ultra routard », il y aussi du rafting/escalade et trek à faire.
6. Vientiane – bangkok en train et visite de l’est. Qui aurait pris cette option ? combien de temps ? quels arrêts pour quelles visites ?
Je vous remercie d’avance pour tous vos conseils !!
greg
Je pars au Laos début janvier 2010 et j’ai pas mal de questions concernant ce voyage, votre vécu.
Nous pourrons surement nous servir ce post comme un fourre tout car je visiterai de nombreux lieux considérés comme touristiques.
Le trajet : Huay Xay – Luang Nam Tha – Huay Xay – pak Beng – Luang prabang – Muang Ngoi neua – Luang prabang – veng vieng – vientiane – retour bangkok en train (2 à 3 semaines)
Mes questions :
1. Sur les villes de pak beng, luang prabang et ven vieng, dans quel hôtel avez-vous dormi ? combien avez-vous payé et quel en est votre appréciation ?
2. Avez-vous effectué un trek à partir de luang nam tha ? si oui, avec qui ? comment ? combien de temps et qu’en avez-vous pensé ?
3. Auriez-vous effectué le voyage huay xay – luang prabang avec asian- oasis ? quel en est votre appréciation ?
4. Muang ngoi neua, est-ce que ca vaut la peine ? combien de temps êtes-vous resté ? qu’avez-vous fait ?
5. Etes-vous allé à Veng Vieng et pour faire quoi ? Si le lieu semble avoir un côté « ultra routard », il y aussi du rafting/escalade et trek à faire.
6. Vientiane – bangkok en train et visite de l’est. Qui aurait pris cette option ? combien de temps ? quels arrêts pour quelles visites ?
Je vous remercie d’avance pour tous vos conseils !!
greg
Itinéraire à vélo de Carcassonne au Massif Central? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons cet été, ma copine et moi, 3 semaines pour la première fois à vélo. Nous habitons Carcassonne, et envisageons de monter dans le Massif Central. Le but de notre petit voyage est de nous préparer pour un futur tour du monde vélo/grimpe. Nous avons choisi le Massif Central car c'est une région riche en sites de grimpe. Par contre, le flou demeure quant à l'itinéraire à suivre. Nous voulons éviter à tout prix les routes nationales et les grands axes.
Certains parmi vous ont-il déjà suivi un itinéraire semblable ? Pouvez-vous nous conseiller ?
Merci par avance.
Nous partons cet été, ma copine et moi, 3 semaines pour la première fois à vélo. Nous habitons Carcassonne, et envisageons de monter dans le Massif Central. Le but de notre petit voyage est de nous préparer pour un futur tour du monde vélo/grimpe. Nous avons choisi le Massif Central car c'est une région riche en sites de grimpe. Par contre, le flou demeure quant à l'itinéraire à suivre. Nous voulons éviter à tout prix les routes nationales et les grands axes.
Certains parmi vous ont-il déjà suivi un itinéraire semblable ? Pouvez-vous nous conseiller ?
Merci par avance.