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Quelle étape choisir après Marrakech et Essaouira? English translation pending
Bonjour,
Encore une petite question concernant notre séjour au Maroc début novembre. Nous ne partons que douze jours et notre budget est limitté. Dès lors, on a pas envie de faire de très grands trajets, longs et couteux. Nous pensons voir Marrakesh, où nous aterrissons, et Essaouira (car il parait que c'est sympa...) mais on cherche, dans le coin (300 km d'Essaouira max) une troisième et dernière étape pour y rester 3 à 4 jours. Un lieu moins urbain, plus nature, moins touristique que ne le sont, j'imagine, Essaouira et Marrakesh, plus calme quitte à ce qu'il n'y ai pas la plus belle mosquée du pays ou tout autre monument incontournable, un endroit sympa et dépaysant quoi... Si qq à une idée... let me know
Merci d'avance
Jo
Encore une petite question concernant notre séjour au Maroc début novembre. Nous ne partons que douze jours et notre budget est limitté. Dès lors, on a pas envie de faire de très grands trajets, longs et couteux. Nous pensons voir Marrakesh, où nous aterrissons, et Essaouira (car il parait que c'est sympa...) mais on cherche, dans le coin (300 km d'Essaouira max) une troisième et dernière étape pour y rester 3 à 4 jours. Un lieu moins urbain, plus nature, moins touristique que ne le sont, j'imagine, Essaouira et Marrakesh, plus calme quitte à ce qu'il n'y ai pas la plus belle mosquée du pays ou tout autre monument incontournable, un endroit sympa et dépaysant quoi... Si qq à une idée... let me know
Merci d'avance
Jo
Trajet Newark - Manhattan English translation pending
Salut à tous.
Nous attérissons à Newark (Terminal B) à 18h55. Nous sommes papa+maman+2 petits bouts.
Je pensais emprunter le supershuttle mais apparemment c'est le "rush hour" (heure de pointe). Est-ce vraiment si long (nous allons à hauteur de la 101th East Side) ?
Je sais qu'il y a le Airtrain puis à Penn Station le bus ou metro. Le métro ne craint-il pas à cette heure avec les gosses et les bagages ? Ne vaut-il mieux pas emprunter le taxi à partir de Penn Station ?
Je cherche en fait la solution la plus rapide car nous aurons attendu en gare de genève puis le vol ça fait déjà long ! J'ai du mal à imaginer 2 heures de plus dans les transports !
Peut-être passer une nuit à l'hôtel vers Newark puis transport le lendemain ????? Je ne sais pas du tout.
A vos avis avisé !!!
Merci d'avance
Nous attérissons à Newark (Terminal B) à 18h55. Nous sommes papa+maman+2 petits bouts.
Je pensais emprunter le supershuttle mais apparemment c'est le "rush hour" (heure de pointe). Est-ce vraiment si long (nous allons à hauteur de la 101th East Side) ?
Je sais qu'il y a le Airtrain puis à Penn Station le bus ou metro. Le métro ne craint-il pas à cette heure avec les gosses et les bagages ? Ne vaut-il mieux pas emprunter le taxi à partir de Penn Station ?
Je cherche en fait la solution la plus rapide car nous aurons attendu en gare de genève puis le vol ça fait déjà long ! J'ai du mal à imaginer 2 heures de plus dans les transports !
Peut-être passer une nuit à l'hôtel vers Newark puis transport le lendemain ????? Je ne sais pas du tout.
A vos avis avisé !!!
Merci d'avance
Moyens de transports au Mali et Burkina Faso? English translation pending
Bonjour et bonsoir à tous selon l''heure ( pour moi c'est plutot bonne nuit😉)
Je compte faire un reportage photos sur les multiples moyens de transports et leurs utilisations d'autant plus diverses qu'en font la débrouillardise des africains Pour cela je compte traverser le mali et le burkina en utilisant tout ces transports sur terre ou sur eau ( l'ai je crois n'est pas trop mon budjet et c'est de toutes façon un transport réservé qu'a une partie de la poppulation) je part malheureusement en période de saisons de pluies (fin juin -début aout)-- je suis encore étudiant
Je réalise ce projet dans le cadre d'une bourse zellidja, vous connaissez ? Il s'agit de réaliser un voyage et une enquête en voyageant seul en allant à la rencontres d'autres cultures Je suis étudiant dans une école audiovisuel, spécialisé en section image mon projet se basera essentiellement sur un documentaire photographique portant sur les transports en afrique de l'ouest.
J'ai quelques (beaucoup) de questions qui m'aiderons à avancer dans mes préparations
A propos de mon sujet: Je commence à essayer de faire le compte des multiples moyens de transports que l'on utilise las bas (pirogue et pinasses sur le niger, taxi brousse, bus, taxi moto, vélo, voitures rafistolées...ect je crois qu'on peut en citer encore bc) Connaissez vous d'autres moyens atypiques ? conseillez vous des lieux particulier auquel il serait incontournable de passer pour mon projet connaissez vous des maliens ou burkinabe en rapport avec mon projet
merci d'avance pour vos réponses et bonne route
Je compte faire un reportage photos sur les multiples moyens de transports et leurs utilisations d'autant plus diverses qu'en font la débrouillardise des africains Pour cela je compte traverser le mali et le burkina en utilisant tout ces transports sur terre ou sur eau ( l'ai je crois n'est pas trop mon budjet et c'est de toutes façon un transport réservé qu'a une partie de la poppulation) je part malheureusement en période de saisons de pluies (fin juin -début aout)-- je suis encore étudiant
Je réalise ce projet dans le cadre d'une bourse zellidja, vous connaissez ? Il s'agit de réaliser un voyage et une enquête en voyageant seul en allant à la rencontres d'autres cultures Je suis étudiant dans une école audiovisuel, spécialisé en section image mon projet se basera essentiellement sur un documentaire photographique portant sur les transports en afrique de l'ouest.
J'ai quelques (beaucoup) de questions qui m'aiderons à avancer dans mes préparations
A propos de mon sujet: Je commence à essayer de faire le compte des multiples moyens de transports que l'on utilise las bas (pirogue et pinasses sur le niger, taxi brousse, bus, taxi moto, vélo, voitures rafistolées...ect je crois qu'on peut en citer encore bc) Connaissez vous d'autres moyens atypiques ? conseillez vous des lieux particulier auquel il serait incontournable de passer pour mon projet connaissez vous des maliens ou burkinabe en rapport avec mon projet
merci d'avance pour vos réponses et bonne route
Cuba du 20 octobre à fin novembre: climat, budget, achat de moto, surf... English translation pending
bjr a tous
je voudrais avoir qques infos sur cuba. Deja si ns partons du 20 octobre a fin nov est ce une periode ideale pour effetuer un bon voyage sans trop de pluie? Ensuite combien d'argent faut il prevoir par jour pour un petit couple pas trop depensier en se logeant ds les casas particular. Aussi pour du son cubano traditional ds quelle partie de l'ile peut on aller? Peut on acheter une moto pour se deplacer genre 125et a quel prix? enfin peut on surfer a cuba?
Voila qques infos qui m'aideront bcp
gracias a todos y suerte
loko
Hôtels près de l'aéroport de Lima? English translation pending
Je suis à la recherche d'hôtels près de l'aéroport et si possible pas trop chers
Bangkok: bus between SAM station and Khao San Road
Between Siam and Khao San Road (Democracy Monument): which buses are available?
Thanks in advance!
Hôtel à Marrakech avec chambre pour quatre English translation pending
Bonjour à tous!
Nous partons début décembre, mon mari, moi et nos deux enfants pour 1 mois au Maroc, arrivée à Marrakech à 19h40, du coup j'aurais aimé réserver la première nuit d'hôtel pour une arrivée en douceur, sans se soucier de chercher un endroit ou dormir..
J'ai lu de bons échos sur l'hôtel Immouzer dans la médina et prix qui correspond à notre budget. J'ai envoyé un mail pour une demande de réservation, ils m'ont répondu rapidement mais apparemment il me faut louer deux chambres de 2 lits... Pour la première nuit d'adaptation ca m'embête un peu, d'où ma question pour vous: connaissez vous un hôtel chouette, dans les prix de l'Immouzer (360dhs) qui a des chambres avec 4 couchages? J'ai vu l'hotel Essaouira qui avait l'air pas mal mais complet le jour de notre arrivée..
Merci infiniment! Bonne soirée à tous...
Léa.
Retour de deux semaines en Égypte English translation pending
Bonjour à tous,
je reviens de 2 grosses semaines en Egypte, un petit retour "technique" pour ceux qui souhaitent y aller et se posent des questions. Nous sommes partis à 4 (2 garçons, 2 filles) en autonome du 26 juillet au 11 aout 2019 - précision, nous avons l'habitude de voyager en autonome. Notre objectif était visites de sites, mais sans se presser, un farniente parce que ce sont les vacances d'été quand même ^^
Le trajet, hyper classique, était : Le Caire - Assouan (en avion) - Louxor (en taxi) - Safaga (en taxi) - Le Caire (en bus).
Avant toute chose, sur la sécurité : nous ne nous sommes jamais senti en insécurité de tout le séjour (tout le monde nous pose la question). Que ce soit dans les secteurs touristiques, les sites historiques, les transports, les souks, ou les quartiers pas touristiques pour un sou... c'était très tranquille (il y a eu un attentat contre un hôpital quand on y était, c'est à noter tout de même). Nos deux amies se promenaient quasi systématiquement en short (court...) et n'ont jamais été importunées, si ce n'est des regards parfois appuyés.
Sur les transports, pas de panique, le plus dur est souvent de refuser d'aller quelque part que de chercher comment y aller. Pour les trajets où vous changez de province, pensez tout de même à réserver la ville votre taxi : il devra demander des autorisations (il vous demandera photocopie de vos passeports).
Niveau prix, une fois sur place, la vie n'est vraiment pas chère. A noter toutefois que les prix indiqués dans le Routard sont pour la plupart à doubler...
Niveau fréquentation des sites : hormis le plateau de Giseh (en encore, vers les entrées), Abou Simbel et la vallée des rois... on a tout visité en étant seuls, absolument seuls ! (Karnak, Philae, Dahchour, Edfou, etc etc.). Niveau chaleur... ceci explique peut être cela, on a eu chaud évidemment (entre 37 et 43 °) mais... je pensais que ce serait pire. On venait d'avoir 2 périodes de canicule en France (on est toulousains) et je pense que nos corps étaient habitués à la chaleur. On n'a pas souffert de la chaleur, d'autant qu'on avait pris que des hôtels avec clim.
Le Caire et les pyramides : nous logions au Velvet 1915, pas loin de la place Tahrir, du musée, du métro, avec une vie locale assez intense. Nous avions pré réservé un taxi avec l'hotel pour venir nous chercher, tout s'est bien passé. Premier jour au Caire, nous sommes allé nous baladé au bord du Nil, puis au quartier copte (en métro), et Khan el Khalili (en taxi). J'ai beaucoup aimé ce dernier quartier en fin de journée, beaucoup d'ambiance, touristique et locale dès qu'on prend une rue perpendiculaire. Et un patrimoine urbain historique très riche.
Pour les taxis au Caire, on a toujours demandé à ce qu'ils mettent le taximeter, ce qu'ils ont fait systématiquement sans faire d'histoire, sauf pour aller à l'aéroport où là ça marche plutôt au forfait négocié. Du coup les prix sont plus que raisonnables.
Le lendemain, nous sommes allé visiter les pyramides. Nous avions réservé un taxi la veille dans une agence (au hasard) pour le lendemain pour les pyramides (45 € pour un taxi pour la journée pour plateau de Giseh, Saqqarah et Dahchour). Notre hôtel nous proposait la même chose pour 100 €. Je conseille vraiment de pousser jusqu'à Darchour, on est seuls sur un site immense et les 2 pyramides sont superbes. qq prix : - plateau de Giseh : 160 LE - entrée dans la grande pyramide : 360 LE (se prend à l'extérieur du site, si oubli - ce qu'on a fait - vous pouvez ressortir pour racheter le billet). Comme je l'ai dit, on était en août, on ne faisait la queue nulle part. - musée du bateau : 100 LE, s'achète sur place au musée au pied de la pyramide. - Saqqara : 150 LE - Dahshur : 60 LE On est retourné le dernier jour à Giseh en taxi pour revoir les pyramides. En taximeter, ça faisait 60 LE la course. C'est la seule fois où on a galéré pour qu'il mette le taximeter. En négociation, c'était entre 150 et 200 LE sinon, du coup on lui a donné 100 LE. Comme la seconde fois nous avions tout le temps que l'on voulait, nous sommes allé à pied aux points de vue que proposent les chameliers, mais à pied : cela se fait très très facilement. Si comme nous vous ne voulez faire ni chameau, ni cheval, ni calèche, tout se fait facilement à pied en 15 minutes au max !
Jour 3, toujours au Caire, nous sommes allé visiter la citadelle (en taxi), puis de là la mosquée el Hussein (à pied depuis la citadelle) pour finir la journée (en taxi) au musée du Caire qui nous a plutôt déçu (plus un méga bazar qu'un musée...). Enfin, on a vu Toutankamon, c'est le principal. - Mosquée El Hussein : 80 LE (j'ai beaucoup aimé !) - musée Egyptien : 160 LE
Le lendemain, c'était journée transport : nous avons pris l'avion pour aller à Assouan. On nous avais conseillé de venir très très tôt à l'aéroport... euh... il n'y avait personne, du coup on a beaucoup attendu en salle d'embarquement. Nous avions réservé notre chambre sur l'île Eléphantine, et on ne le regrette pas. L'ambiance le soir est très sympa, tranquille, et c'est très facile de rejoindre la ville d'Assouan. La maison que l'on avait donnait directement sur le Nil, à 5 minutes à pied du ferry. une très bonne expérience. On avait demandé à ce qu'on vienne nous chercher à l'aéroport.
L'hôte nous avait proposé de nous réserver l'aller retour à Abou Simbel, ce que l'on a accepté pour 25 € par personne (je pense qu'on aurait pu trouver moins cher sur place, mais on ne voulait pas s'embêter à chercher + le départ se faisant très tôt, avant l'ouverture du ferry, il fallait que notre hôte nous emmène sur la ville avec son petit bateau privé à 3 heures !). Au trajet, il faut rajouter 200 LE pour l'entrée sur le site. Un déception... la visite doit se faire au pas de charge : on a 1h30 entre la descente du bus et le départ pour Assouan, achat des billets et pose pipi comprise. Du coup, on ne se pose pas vraiment. Si vous trouvez une formule où vous pouvez rester plus longtemps, profitez en. Pour Abou Simbel, on part en pseudo convoi. En fait, pas de convoi du tout : tout le monde part à 4h30, mais personne ne s'attend et pas de forces de l'ordre pour nous surveiller. Je ne comprends pas le principe mais bon, c'est comme ça.
Le lendemain, on a pris un taxi à la sortie du ferry pour faire l'obélix inachevé, Philae et Kalachah - taxi 350 LE pour une vieille 504 break - obélisque : 80 LE - philae : 140 LE - Kalabchah : 60 LE Pour Philae et Kalabchah, il faut ajouter le prix du bateau pour l'aller retour : Philae, le prix est officiel et fixe, mais pour une durée d'une heure sur place. Si vous voulez rester plus longtemps, il faut négocier. 1 heure c'est suffisant. Pour Kalabchah, il faut négocier, c'est un temple perdu, il n'y a pas de concurrence entre bateliers... on a payé 150 LE.
Le lendemain direction Louxor en taxi (80 $) avec arrêt en route à Kom Ombo et Edfou, 2 temples superbes à faire (Kom Ombo : 100 LE et Edfou 140 LE). On est arrivé à Louxor en début d'après midi. A Louxor, on avait réservé 2 chambres dans l'un des grands hôtels de la ville (Mercure), avec piscine etc etc, très excentré, mais facile d'accès en taxi. Les prix de la chambre sont affichés à 200 € à l'accueil... nous avons payé 30 € par nuit et par chambre, et nous étions quasi seuls dans l'établissement. impressionnant. Pour le taxi, les prix sont fixes, proposés par l'hotel, mais raisonnables : - Karnak 50 LE, temple de Louxor : 70 LE, Aswan : 1300 LE, Hurghada : 1300 LE - aller retour sur la rive ouest : 400 LE (c'est ce qu'on a fait 2 jours de suite).
Nous sommes restés 4 jours pleins à Louxor : - jour 1 : temple de Karnak 150 LE (visite à 11h : chaud, mais personne d'autre que nous) - jour 2 : rive ouest (départ 7h, en taxi aller et retour + attente sur les sites) : vallée des rois 200 LE, Hatchepsout 100 LE et Ramesseum 80 LE - jour 3 : rive ouest (départ 7h) : vallée des nobles (ramose's tomb 60 LE), village des artisans 100 LE(superbes tombes), vallée des reines et des princes 100 LE et enfin Habu temple 80 LE (superbe, à ne pas rater). - jour 4 : temple de Louxor 140 LE et souk.
Sur les entrées, il se vend un pass de plusieurs jours pour tout visiter à Louxor : les achats de billets à l'unité coûte moins cher que le pass plusieurs jours (et en août, on n'a jamais fait la queue). Nota : nous n'avons pas fait le musée de Louxor ni de la momification
Nous sommes ensuite partis direction la mer rouge, à Safaga (en taxi, négocié la veille à 1000 LE). Nous ne sommes pas allé dans un resort, mais dans un petit hotel en ville, en bord de mer (Jawarha beach). Bon hôtel, où la réception parle français. Petite plage privative et propre à l'arrière. L'hotel est à 5 minutes à pied de l'agence de plongée "Dune" qui est gérée par un français. Bon, globalement, en tant que ville, Safaga n'a aucun intérêt. ça vaut le coup pour se poser 2 jours au bord de l'eau, sans avoir rien à faire. Nous sommes juste allé une journée faire du snorkelling (départ 8h, retour 16h30, avec nage au milieu des poissons sur 2 spots différents, une grosse heure à chaque fois, repas et eau compris pour 25 €, une boite gérée par un français).
Ensuite, retour au Caire en bus, avec la compagnie Go bus. Nous avions acheté nos places l'avant veille, heureusement, le bus était plein'. Les bus arrivent au Caire place Tahir après 7 heures de route (6 heures + une bonne pause). prix 245 LE par personne.
Voilà, dernière journée passée au Caire, puis taxi pour l'aéroport - négocié 120 LE. A l'aéroport, tout était fluide au niveau des contrôles encore une fois...
Voilà, je pense que vous avez un peu tout ce qui nous aura été utile sur place. Bon voyage
Avant toute chose, sur la sécurité : nous ne nous sommes jamais senti en insécurité de tout le séjour (tout le monde nous pose la question). Que ce soit dans les secteurs touristiques, les sites historiques, les transports, les souks, ou les quartiers pas touristiques pour un sou... c'était très tranquille (il y a eu un attentat contre un hôpital quand on y était, c'est à noter tout de même). Nos deux amies se promenaient quasi systématiquement en short (court...) et n'ont jamais été importunées, si ce n'est des regards parfois appuyés.
Sur les transports, pas de panique, le plus dur est souvent de refuser d'aller quelque part que de chercher comment y aller. Pour les trajets où vous changez de province, pensez tout de même à réserver la ville votre taxi : il devra demander des autorisations (il vous demandera photocopie de vos passeports).
Niveau prix, une fois sur place, la vie n'est vraiment pas chère. A noter toutefois que les prix indiqués dans le Routard sont pour la plupart à doubler...
Niveau fréquentation des sites : hormis le plateau de Giseh (en encore, vers les entrées), Abou Simbel et la vallée des rois... on a tout visité en étant seuls, absolument seuls ! (Karnak, Philae, Dahchour, Edfou, etc etc.). Niveau chaleur... ceci explique peut être cela, on a eu chaud évidemment (entre 37 et 43 °) mais... je pensais que ce serait pire. On venait d'avoir 2 périodes de canicule en France (on est toulousains) et je pense que nos corps étaient habitués à la chaleur. On n'a pas souffert de la chaleur, d'autant qu'on avait pris que des hôtels avec clim.
Le Caire et les pyramides : nous logions au Velvet 1915, pas loin de la place Tahrir, du musée, du métro, avec une vie locale assez intense. Nous avions pré réservé un taxi avec l'hotel pour venir nous chercher, tout s'est bien passé. Premier jour au Caire, nous sommes allé nous baladé au bord du Nil, puis au quartier copte (en métro), et Khan el Khalili (en taxi). J'ai beaucoup aimé ce dernier quartier en fin de journée, beaucoup d'ambiance, touristique et locale dès qu'on prend une rue perpendiculaire. Et un patrimoine urbain historique très riche.
Pour les taxis au Caire, on a toujours demandé à ce qu'ils mettent le taximeter, ce qu'ils ont fait systématiquement sans faire d'histoire, sauf pour aller à l'aéroport où là ça marche plutôt au forfait négocié. Du coup les prix sont plus que raisonnables.
Le lendemain, nous sommes allé visiter les pyramides. Nous avions réservé un taxi la veille dans une agence (au hasard) pour le lendemain pour les pyramides (45 € pour un taxi pour la journée pour plateau de Giseh, Saqqarah et Dahchour). Notre hôtel nous proposait la même chose pour 100 €. Je conseille vraiment de pousser jusqu'à Darchour, on est seuls sur un site immense et les 2 pyramides sont superbes. qq prix : - plateau de Giseh : 160 LE - entrée dans la grande pyramide : 360 LE (se prend à l'extérieur du site, si oubli - ce qu'on a fait - vous pouvez ressortir pour racheter le billet). Comme je l'ai dit, on était en août, on ne faisait la queue nulle part. - musée du bateau : 100 LE, s'achète sur place au musée au pied de la pyramide. - Saqqara : 150 LE - Dahshur : 60 LE On est retourné le dernier jour à Giseh en taxi pour revoir les pyramides. En taximeter, ça faisait 60 LE la course. C'est la seule fois où on a galéré pour qu'il mette le taximeter. En négociation, c'était entre 150 et 200 LE sinon, du coup on lui a donné 100 LE. Comme la seconde fois nous avions tout le temps que l'on voulait, nous sommes allé à pied aux points de vue que proposent les chameliers, mais à pied : cela se fait très très facilement. Si comme nous vous ne voulez faire ni chameau, ni cheval, ni calèche, tout se fait facilement à pied en 15 minutes au max !
Jour 3, toujours au Caire, nous sommes allé visiter la citadelle (en taxi), puis de là la mosquée el Hussein (à pied depuis la citadelle) pour finir la journée (en taxi) au musée du Caire qui nous a plutôt déçu (plus un méga bazar qu'un musée...). Enfin, on a vu Toutankamon, c'est le principal. - Mosquée El Hussein : 80 LE (j'ai beaucoup aimé !) - musée Egyptien : 160 LE
Le lendemain, c'était journée transport : nous avons pris l'avion pour aller à Assouan. On nous avais conseillé de venir très très tôt à l'aéroport... euh... il n'y avait personne, du coup on a beaucoup attendu en salle d'embarquement. Nous avions réservé notre chambre sur l'île Eléphantine, et on ne le regrette pas. L'ambiance le soir est très sympa, tranquille, et c'est très facile de rejoindre la ville d'Assouan. La maison que l'on avait donnait directement sur le Nil, à 5 minutes à pied du ferry. une très bonne expérience. On avait demandé à ce qu'on vienne nous chercher à l'aéroport.
L'hôte nous avait proposé de nous réserver l'aller retour à Abou Simbel, ce que l'on a accepté pour 25 € par personne (je pense qu'on aurait pu trouver moins cher sur place, mais on ne voulait pas s'embêter à chercher + le départ se faisant très tôt, avant l'ouverture du ferry, il fallait que notre hôte nous emmène sur la ville avec son petit bateau privé à 3 heures !). Au trajet, il faut rajouter 200 LE pour l'entrée sur le site. Un déception... la visite doit se faire au pas de charge : on a 1h30 entre la descente du bus et le départ pour Assouan, achat des billets et pose pipi comprise. Du coup, on ne se pose pas vraiment. Si vous trouvez une formule où vous pouvez rester plus longtemps, profitez en. Pour Abou Simbel, on part en pseudo convoi. En fait, pas de convoi du tout : tout le monde part à 4h30, mais personne ne s'attend et pas de forces de l'ordre pour nous surveiller. Je ne comprends pas le principe mais bon, c'est comme ça.
Le lendemain, on a pris un taxi à la sortie du ferry pour faire l'obélix inachevé, Philae et Kalachah - taxi 350 LE pour une vieille 504 break - obélisque : 80 LE - philae : 140 LE - Kalabchah : 60 LE Pour Philae et Kalabchah, il faut ajouter le prix du bateau pour l'aller retour : Philae, le prix est officiel et fixe, mais pour une durée d'une heure sur place. Si vous voulez rester plus longtemps, il faut négocier. 1 heure c'est suffisant. Pour Kalabchah, il faut négocier, c'est un temple perdu, il n'y a pas de concurrence entre bateliers... on a payé 150 LE.
Le lendemain direction Louxor en taxi (80 $) avec arrêt en route à Kom Ombo et Edfou, 2 temples superbes à faire (Kom Ombo : 100 LE et Edfou 140 LE). On est arrivé à Louxor en début d'après midi. A Louxor, on avait réservé 2 chambres dans l'un des grands hôtels de la ville (Mercure), avec piscine etc etc, très excentré, mais facile d'accès en taxi. Les prix de la chambre sont affichés à 200 € à l'accueil... nous avons payé 30 € par nuit et par chambre, et nous étions quasi seuls dans l'établissement. impressionnant. Pour le taxi, les prix sont fixes, proposés par l'hotel, mais raisonnables : - Karnak 50 LE, temple de Louxor : 70 LE, Aswan : 1300 LE, Hurghada : 1300 LE - aller retour sur la rive ouest : 400 LE (c'est ce qu'on a fait 2 jours de suite).
Nous sommes restés 4 jours pleins à Louxor : - jour 1 : temple de Karnak 150 LE (visite à 11h : chaud, mais personne d'autre que nous) - jour 2 : rive ouest (départ 7h, en taxi aller et retour + attente sur les sites) : vallée des rois 200 LE, Hatchepsout 100 LE et Ramesseum 80 LE - jour 3 : rive ouest (départ 7h) : vallée des nobles (ramose's tomb 60 LE), village des artisans 100 LE(superbes tombes), vallée des reines et des princes 100 LE et enfin Habu temple 80 LE (superbe, à ne pas rater). - jour 4 : temple de Louxor 140 LE et souk.
Sur les entrées, il se vend un pass de plusieurs jours pour tout visiter à Louxor : les achats de billets à l'unité coûte moins cher que le pass plusieurs jours (et en août, on n'a jamais fait la queue). Nota : nous n'avons pas fait le musée de Louxor ni de la momification
Nous sommes ensuite partis direction la mer rouge, à Safaga (en taxi, négocié la veille à 1000 LE). Nous ne sommes pas allé dans un resort, mais dans un petit hotel en ville, en bord de mer (Jawarha beach). Bon hôtel, où la réception parle français. Petite plage privative et propre à l'arrière. L'hotel est à 5 minutes à pied de l'agence de plongée "Dune" qui est gérée par un français. Bon, globalement, en tant que ville, Safaga n'a aucun intérêt. ça vaut le coup pour se poser 2 jours au bord de l'eau, sans avoir rien à faire. Nous sommes juste allé une journée faire du snorkelling (départ 8h, retour 16h30, avec nage au milieu des poissons sur 2 spots différents, une grosse heure à chaque fois, repas et eau compris pour 25 €, une boite gérée par un français).
Ensuite, retour au Caire en bus, avec la compagnie Go bus. Nous avions acheté nos places l'avant veille, heureusement, le bus était plein'. Les bus arrivent au Caire place Tahir après 7 heures de route (6 heures + une bonne pause). prix 245 LE par personne.
Voilà, dernière journée passée au Caire, puis taxi pour l'aéroport - négocié 120 LE. A l'aéroport, tout était fluide au niveau des contrôles encore une fois...
Voilà, je pense que vous avez un peu tout ce qui nous aura été utile sur place. Bon voyage
Itinéraire à pied: Bordeaux, bassin d'Arcachon et côte basque English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser un petit voyage d'une dizaine de jours ou un peu plus pour ma mère et moi, pour le mois de mai 2019 (entre le 15 et fin mai). Nous aimerons voir des beaux paysages, visiter des villes et faire de la marche, environ 10-15 km par jour ou moins ou un peu plus. Comme nous ne savons pas conduire, nous prendrons que le train et le bus comme moyen de transport.
L'itinéraire n’est pas encore terminé, je dois le finir avant le 20 février. Je le partage avec vous pour avoir votre avis, s’il y a des choses à modifier dans l’organisation, ou s’il y a d’autres endroits qui vaut le détour n’hésitez pas à faire un retour.
Comme ma mère a déjà été à Bordeaux, nous hésitons à y aller les 2 premiers jours. Si vous avez des idées, c'est possible de remplacer par un autre lieu.
Et aussi à partir de Oloron Sainte-Marie, nous hésitons pour Pau et Loudres, ne vaut-il pas mieux rester plus de jours dans les Pyrénées ? Ou ailleurs ? Nous ne savons pas où aller, et comme nous ne sommes pas véhiculées, je crains que ce soit trop compliqué, avez-vous des idées ?
Merci beaucoup.
Voici l'itinéraire : Bordeaux – Bassin d’Arcachon - Côte Basque - Pyrénées
JOUR 1 BORDEAUX Avion arrivée à l'aéroport de Bordeaux vers 13h30 Après midi Parc de l’Hermitage Jardin botanique de Bordeaux Au coucher de soleil, nuit Pont Jacques Chaban Delmas Place du Parlement Place de la Bourse et Miroir d’eau Pont de Pierre Manger au restaurant dans le coin, où ?
JOUR 2 BORDEAUX Matin Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux Basilique et la flèche de Saint-Michel Grosse cloche Tour Pey Berland Cathédrale Saint-André Porte Cailhau Miroir d’eau et place de la Bourse Place du parlement Grand théâtre Eglise Notre Dame Monument aux Girondins Pique nique Au jardin public de Bordeaux Après-midi Institut culturel Bernard Magrez Parc Bordelais Fin d’après-midi Ensuite vers 17h prendre le train pour aller au bassin d’Arcachon.
JOUR 3 CAP FERRET - ARES – ANDERNOS LES BAINS Matin Plage de la pointe Village des pêcheurs Phare du Cap Ferret Plage du mimbeau Jetée Bélisaire Plage du canon Chapelle de la villa Algérienne L’herbe Pique nique Plage de la pointe aux chevaux Après-midi Réserve naturelle des prés salés Plage d’Arès Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Andernos les bains Jetée d’Andernos les bains
JOUR 4 LE DOMAINE DE CERTES – PLAGE AUDENGE –BIGANOS – PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH Matin Domaine de Certes Plage Audenge Pique nique Port de Biganos Après-midi Parc Ornithologique du teich Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Sur une des plages près de l’hôtel
JOUR 5 LE DOMAINE DE CERTES – PLAGE AUDENGE –BIGANOS – PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH Matin Port de Gujan-Mestras La Teste de Buch Ville d’hiver Parc Mauresque Pique nique Eglise Notre-Dame des Passes du Moulleau Manger une glace aux Délices glacées à Moulleau Après-midi Pyla sur mer Dune du Pilat Banc d’Arguin Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Sur une des plages près de l’hôtel
JOUR 6 BISCAROSSE – BIARRITZ Matin Plage Biscarosse Pique nique ? Après-midi ? Fin d’après-midi ? Prendre le bus pour aller à Biarritz
JOUR 7 BIARRITZ – BIDART – SAINT JEAN DE LUZ Matin Grotte chambre d’amour Phare Hôtel du palais et le bellevue Casino Eglise Sainte Eugénie Rocher de la vierge Pique nique Ibaritz Après-midi Bidart Uhabia Cenitz Guéthary Jardin botanique de Saint-Jean de Luz Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Pointe de Sainte-Barbe Saint-Jean de Luz
JOUR 8 SAINT-JEAN DE LUZ – HENDAYE – HONDARRIBA Matin Eglise Saint-Jean Baptiste Promenade Jacques Thibaud Ciboure Pique nique Hendaye Château Abbadia Après-midi Hondarribia (Sur le port de plaisance, derrière le centre de thalassothérapie. Navette maritime entre Hendaye et Hondarribia, toutes les 30 minutes, puis toutes les 15 minutes en été. La traversée dure 6-7 minutes. Les billets se prennent directement sur à bord. Tarif : 1,90 €/personne) https://www.hendaye-tourisme.fr/fr/17098-/ Historic center of hondarribia Calle San Pedro Soirée Saint-Jean de Luz
JOUR 9 SAINT-JEAN DE LUZ – ESPELETTE Matin Espelette (possible d’y aller en taxi de Saint-Jean de Luz à Espelette pour 35 euros, trajet 23min) Goûter piment d’Espelette et gâteau basque Pique nique et Après-midi Randonnée au pic Mondarain ? Soirée Espelette
JOUR 10 ESPELETTE – SAINT JEAN PIED DE PORT – OLORON SAINTE MARIE Matin Saint-Jean Pied de port Pique nique Saint-Jean Pied de port ? Après-midi, soirée Oloron Sainte Marie
JOUR 11 OLORON SAINTE MARIE - PYRENNEES Journée Randonnée dans la vallée d’oissau ? Tour des 6 lacs d’Ayous ?
JOUR 12 OLORON SAINTE MARIE – PAU – LOURDES Matin Pau Jardin de Joantho Parc Beaumont Pique nique Lourdes où ? Après-midi Sanctuaire Notre Dame de Lourdes Train pour rentrer
Je suis en train d'organiser un petit voyage d'une dizaine de jours ou un peu plus pour ma mère et moi, pour le mois de mai 2019 (entre le 15 et fin mai). Nous aimerons voir des beaux paysages, visiter des villes et faire de la marche, environ 10-15 km par jour ou moins ou un peu plus. Comme nous ne savons pas conduire, nous prendrons que le train et le bus comme moyen de transport.
L'itinéraire n’est pas encore terminé, je dois le finir avant le 20 février. Je le partage avec vous pour avoir votre avis, s’il y a des choses à modifier dans l’organisation, ou s’il y a d’autres endroits qui vaut le détour n’hésitez pas à faire un retour.
Comme ma mère a déjà été à Bordeaux, nous hésitons à y aller les 2 premiers jours. Si vous avez des idées, c'est possible de remplacer par un autre lieu.
Et aussi à partir de Oloron Sainte-Marie, nous hésitons pour Pau et Loudres, ne vaut-il pas mieux rester plus de jours dans les Pyrénées ? Ou ailleurs ? Nous ne savons pas où aller, et comme nous ne sommes pas véhiculées, je crains que ce soit trop compliqué, avez-vous des idées ?
Merci beaucoup.
Voici l'itinéraire : Bordeaux – Bassin d’Arcachon - Côte Basque - Pyrénées
JOUR 1 BORDEAUX Avion arrivée à l'aéroport de Bordeaux vers 13h30 Après midi Parc de l’Hermitage Jardin botanique de Bordeaux Au coucher de soleil, nuit Pont Jacques Chaban Delmas Place du Parlement Place de la Bourse et Miroir d’eau Pont de Pierre Manger au restaurant dans le coin, où ?
JOUR 2 BORDEAUX Matin Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux Basilique et la flèche de Saint-Michel Grosse cloche Tour Pey Berland Cathédrale Saint-André Porte Cailhau Miroir d’eau et place de la Bourse Place du parlement Grand théâtre Eglise Notre Dame Monument aux Girondins Pique nique Au jardin public de Bordeaux Après-midi Institut culturel Bernard Magrez Parc Bordelais Fin d’après-midi Ensuite vers 17h prendre le train pour aller au bassin d’Arcachon.
JOUR 3 CAP FERRET - ARES – ANDERNOS LES BAINS Matin Plage de la pointe Village des pêcheurs Phare du Cap Ferret Plage du mimbeau Jetée Bélisaire Plage du canon Chapelle de la villa Algérienne L’herbe Pique nique Plage de la pointe aux chevaux Après-midi Réserve naturelle des prés salés Plage d’Arès Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Andernos les bains Jetée d’Andernos les bains
JOUR 4 LE DOMAINE DE CERTES – PLAGE AUDENGE –BIGANOS – PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH Matin Domaine de Certes Plage Audenge Pique nique Port de Biganos Après-midi Parc Ornithologique du teich Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Sur une des plages près de l’hôtel
JOUR 5 LE DOMAINE DE CERTES – PLAGE AUDENGE –BIGANOS – PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH Matin Port de Gujan-Mestras La Teste de Buch Ville d’hiver Parc Mauresque Pique nique Eglise Notre-Dame des Passes du Moulleau Manger une glace aux Délices glacées à Moulleau Après-midi Pyla sur mer Dune du Pilat Banc d’Arguin Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Sur une des plages près de l’hôtel
JOUR 6 BISCAROSSE – BIARRITZ Matin Plage Biscarosse Pique nique ? Après-midi ? Fin d’après-midi ? Prendre le bus pour aller à Biarritz
JOUR 7 BIARRITZ – BIDART – SAINT JEAN DE LUZ Matin Grotte chambre d’amour Phare Hôtel du palais et le bellevue Casino Eglise Sainte Eugénie Rocher de la vierge Pique nique Ibaritz Après-midi Bidart Uhabia Cenitz Guéthary Jardin botanique de Saint-Jean de Luz Fin d’après-midi jusqu’au coucher soleil Pointe de Sainte-Barbe Saint-Jean de Luz
JOUR 8 SAINT-JEAN DE LUZ – HENDAYE – HONDARRIBA Matin Eglise Saint-Jean Baptiste Promenade Jacques Thibaud Ciboure Pique nique Hendaye Château Abbadia Après-midi Hondarribia (Sur le port de plaisance, derrière le centre de thalassothérapie. Navette maritime entre Hendaye et Hondarribia, toutes les 30 minutes, puis toutes les 15 minutes en été. La traversée dure 6-7 minutes. Les billets se prennent directement sur à bord. Tarif : 1,90 €/personne) https://www.hendaye-tourisme.fr/fr/17098-/ Historic center of hondarribia Calle San Pedro Soirée Saint-Jean de Luz
JOUR 9 SAINT-JEAN DE LUZ – ESPELETTE Matin Espelette (possible d’y aller en taxi de Saint-Jean de Luz à Espelette pour 35 euros, trajet 23min) Goûter piment d’Espelette et gâteau basque Pique nique et Après-midi Randonnée au pic Mondarain ? Soirée Espelette
JOUR 10 ESPELETTE – SAINT JEAN PIED DE PORT – OLORON SAINTE MARIE Matin Saint-Jean Pied de port Pique nique Saint-Jean Pied de port ? Après-midi, soirée Oloron Sainte Marie
JOUR 11 OLORON SAINTE MARIE - PYRENNEES Journée Randonnée dans la vallée d’oissau ? Tour des 6 lacs d’Ayous ?
JOUR 12 OLORON SAINTE MARIE – PAU – LOURDES Matin Pau Jardin de Joantho Parc Beaumont Pique nique Lourdes où ? Après-midi Sanctuaire Notre Dame de Lourdes Train pour rentrer
Visiter la Jordanie proche de la mer Morte sans voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Je me retrouve confronté à un soucis que je n'avais pas prévu (bon en même temps j'ai acheté mon billet d'avion 2 jours avant le départ, donc rien n'est vraiment prévu).
Je souhaiterai visiter les sites proches de la Mer Morte, mais sans louer une voiture (déjà parce que c'est cher, mais en plus j'ai oublié mon permis international...). D'après ce que j'ai lu à droite à gauche, il n'y a pas de moyens de transports pour se débrouiller seul.
J'aimerais aller voir le mont Nébo, Mukawir, Kérak, éventuellement Madaba et bien sûr me baigner dans la Mer Morte.
Auriez-vous des solutions pour m'en sortir en mode routard ? J'ai l'habitude des transports pourris, de l'attente voire du stop si besoin...
Il y a bien des tours organisés, mais je garde cette option comme dernier recours car je n'aime pas trop être en groupe, avoir un temps limité sur les sites etc. Et dans l'hôtel où je suis (Cliff Hotel à Amman), ils ne proposent pas tous les sites que je veux voir.
Merci d'avance pour votre aide ! Comme je suis sur place, c'est un peu urgent en plus...alalah, le bonheur de partir à l'arrache :P
Je me retrouve confronté à un soucis que je n'avais pas prévu (bon en même temps j'ai acheté mon billet d'avion 2 jours avant le départ, donc rien n'est vraiment prévu).
Je souhaiterai visiter les sites proches de la Mer Morte, mais sans louer une voiture (déjà parce que c'est cher, mais en plus j'ai oublié mon permis international...). D'après ce que j'ai lu à droite à gauche, il n'y a pas de moyens de transports pour se débrouiller seul.
J'aimerais aller voir le mont Nébo, Mukawir, Kérak, éventuellement Madaba et bien sûr me baigner dans la Mer Morte.
Auriez-vous des solutions pour m'en sortir en mode routard ? J'ai l'habitude des transports pourris, de l'attente voire du stop si besoin...
Il y a bien des tours organisés, mais je garde cette option comme dernier recours car je n'aime pas trop être en groupe, avoir un temps limité sur les sites etc. Et dans l'hôtel où je suis (Cliff Hotel à Amman), ils ne proposent pas tous les sites que je veux voir.
Merci d'avance pour votre aide ! Comme je suis sur place, c'est un peu urgent en plus...alalah, le bonheur de partir à l'arrache :P
Métro de Delhi English translation pending
Bonjour arrivons à delhi le 21 decembre aimerions prendre le métro jusqu'à Paharganj à quelle station faut il descendre? Et cherchons hotel pas cher dans ce quartier.Merci pour les infos
De l'aéroport Don Muang à Pratunam English translation pending
Bonjour a tous
Nous arriverons a l'aéroport de Don Muang et devrons nous rendre dans le quartier de Pratunam près de la tour de Bayoke .Quelle serait la façon la plus économique pour ce faire ?Y a t'il des bus locaux pour effectuer ce parcours , si oui , connaissez vous les éventuels numéros de bus ?Merci d'avance pour vos réponses
Bonne journée
Retour croisière MSC Magnifica - départ du Havre pour Zeebrugge, Amsterdam, Hambourg, Southampton English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je suis revenue hier de cette croisière.
Pour une fois, je ferai un compte-rendu assez court, enfin plus court que d’habitude, car c’est une croisière qui ne comportait que quatre escales et notre bateau appartient à la compagnie MSC connue de beaucoup.
Globalement, mon mari et moi avons été satisfaits de cette croisière, une première pour nous avec cette compagnie.
Je détaillerai précisément les points que nous avons aimés et moins aimés.
Mais je vais tout d’abord vous faire part de notre retour post croisière quelque peu mouvementé.🤪
Hier matin, alors que nous allions sortir du terminal croisière, nous apercevons sur un comptoir une liste de noms, dont le nôtre, nous informant que nous avions un message.
Nous nous arrêtons et aussitôt une personne de MSC nous demande notre nom et nous informe que des voitures, notamment de croisiéristes ont été vandalisées dans le parking où nous avions laissé notre véhicule. Bon c’est un peu la douche froide, pour un retour de vacances…
L’air désolé pour nous, il nous emmène jusqu’au taxi et nous allons rejoindre le parking P4 - quai Vauban que nous avions réservé, par l’intermédiaire de l’office du tourisme, le temps de notre croisière. Nous ne nous faisons pas trop d’illusion, si notre nom a été donné, c’est que notre voiture est concernée. Le personnel du garage est navré, les personnes de l’office du tourisme présentes le sont également…et nous encore plus.
La voiture est neuve, moins de 4 mois…La vitre du passager avant est fracassée, la vitre arrière coffre également explosée. Du verre partout dans l’habitacle, le coffre a été forcé, et il y a des tags…🏴☠️ Une personne de l’office du tourisme accompagne mon mari et un autre couple au commissariat. Moi je reste pour contacter l’assurance et l’assistance. En fait il y a eu 15 véhicules saccagés, dont 10 de croisiéristes.
C’était un parking surveillé, les deux saccageurs ont été filmés, ils ont mis trois heures de nuit à fracasser les vitres et même pour un véhicule à vider un extincteur à l’intérieur…
Nous avons fait toutes les démarches, une dépanneuse a déposé la voiture dans un garage et nous sommes rentrés avec une voiture de location. Mais bon, il nous faudra retourner au Havre qui est à 200 km. D’après les personnes de l’OT c’est la première fois que cela arrivait.
Je dois d’ailleurs les remercier pour l’attention le réconfort et l’aide apportée. Elles avaient même prévu le café et les petits sandwichs. Une des femmes constatait amèrement que c’était un travail de plusieurs années pour développer la partie croisières qui risquait d’être balayé par ce saccage.
Je sais que ce genre de chose peut arriver n’importe où, mais c’est vrai que la prochaine fois je risque de revenir par le train. J'ai apprécié le Havre comme port de départ. En effet, jusqu’à présent, au cours de mes deux expériences au Havre, les personnes rencontrées ont toujours été très aimables : accueil au terminal, taxis, garage…et même depuis : commissariat et expert 😉 A paris on n’a plus l’habitude de cette amabilité !
Bon, ce n’est que du matériel et pas de blessé. J’espère simplement que les caméras seront à l’avenir reliées au commissariat.
Après cet aparté je reviens à la croisière.😎 Acheté sur VP nous avons bénéficié d’un prix qui nous a paru intéressant. D'un montant de 1800€ pour deux en cabine balcon fantastica, pont 10 au milieu du bateau (très important pour moi sujette au mal de mer) boissons, enfin pour nous, bouteilles d’eau gratuites à la cafeteria et au restaurant. On en ramenait quelques-unes pour la cabine. Le navire, agréable, un beau théâtre.


La cabine nous a paru petite, mais alors petite…évidemment après la mini-suite de Royal Princess ! Idem pour la salle d’eau.

Nous nous arrêtons et aussitôt une personne de MSC nous demande notre nom et nous informe que des voitures, notamment de croisiéristes ont été vandalisées dans le parking où nous avions laissé notre véhicule. Bon c’est un peu la douche froide, pour un retour de vacances…
L’air désolé pour nous, il nous emmène jusqu’au taxi et nous allons rejoindre le parking P4 - quai Vauban que nous avions réservé, par l’intermédiaire de l’office du tourisme, le temps de notre croisière. Nous ne nous faisons pas trop d’illusion, si notre nom a été donné, c’est que notre voiture est concernée. Le personnel du garage est navré, les personnes de l’office du tourisme présentes le sont également…et nous encore plus.
La voiture est neuve, moins de 4 mois…La vitre du passager avant est fracassée, la vitre arrière coffre également explosée. Du verre partout dans l’habitacle, le coffre a été forcé, et il y a des tags…🏴☠️ Une personne de l’office du tourisme accompagne mon mari et un autre couple au commissariat. Moi je reste pour contacter l’assurance et l’assistance. En fait il y a eu 15 véhicules saccagés, dont 10 de croisiéristes.
C’était un parking surveillé, les deux saccageurs ont été filmés, ils ont mis trois heures de nuit à fracasser les vitres et même pour un véhicule à vider un extincteur à l’intérieur…
Nous avons fait toutes les démarches, une dépanneuse a déposé la voiture dans un garage et nous sommes rentrés avec une voiture de location. Mais bon, il nous faudra retourner au Havre qui est à 200 km. D’après les personnes de l’OT c’est la première fois que cela arrivait.
Je dois d’ailleurs les remercier pour l’attention le réconfort et l’aide apportée. Elles avaient même prévu le café et les petits sandwichs. Une des femmes constatait amèrement que c’était un travail de plusieurs années pour développer la partie croisières qui risquait d’être balayé par ce saccage.
Je sais que ce genre de chose peut arriver n’importe où, mais c’est vrai que la prochaine fois je risque de revenir par le train. J'ai apprécié le Havre comme port de départ. En effet, jusqu’à présent, au cours de mes deux expériences au Havre, les personnes rencontrées ont toujours été très aimables : accueil au terminal, taxis, garage…et même depuis : commissariat et expert 😉 A paris on n’a plus l’habitude de cette amabilité !
Bon, ce n’est que du matériel et pas de blessé. J’espère simplement que les caméras seront à l’avenir reliées au commissariat.
Après cet aparté je reviens à la croisière.😎 Acheté sur VP nous avons bénéficié d’un prix qui nous a paru intéressant. D'un montant de 1800€ pour deux en cabine balcon fantastica, pont 10 au milieu du bateau (très important pour moi sujette au mal de mer) boissons, enfin pour nous, bouteilles d’eau gratuites à la cafeteria et au restaurant. On en ramenait quelques-unes pour la cabine. Le navire, agréable, un beau théâtre.


La cabine nous a paru petite, mais alors petite…évidemment après la mini-suite de Royal Princess ! Idem pour la salle d’eau.

Choisir le bon sac pour explorer l'Asie English translation pending
Bonjour à tous,
Avec la compagne nous partons 6 mois en Asie visiter plusieurs pays :
Vietnam Cambodge Laos Thailande Malaisie Singapour Indonesie Taiwan Japon
Nous sommes à la recherche de sac à dos (un pour homme et un pour femme) Notre problématique, c'est la mobilité, nous dormirons tous les soir dans des dortoirs ou dans des Guest House donc pas besoin de tente par exemple.
Nous voulons pouvoir nous balader avec sans qu'il soit trop encombrant et surtout qu'il rentre en cabine ! Deux objectifs :
Que les compagnies aériennes ne perdent pas nos sacs Pas de supplément soute
Voici nos pistes de réflexions :
Nous avons pensé d'abord au Dueter Futura 32 et Dueter Futura 30 Laydy mais ils semble un peu petit. Quoi que...
Ensuite nous nous sommes tourné vers les Futura Pro 36 et Futura Pro 34 SL, ma compagne, dit qu'il est peut être un peu trop petit.
Nous avons donc regardé le Futura pro 42 et le Futura Pro 40 SL qui semble bien, pas trop gros (rappelons nous, nous devons être mobile en milieu urbain).
--> En revanche je suis très inquiet sur la partie voyage en cabine, voici ces dimensions : 70 / 34 / 27 (H x W x D) cm. Si on ne le repli pas a fond, pensez-vous que ca passe ?
Si vous avez des avis, des conseils, nous sommes preneur :) Merci à tous ! Robin
Avec la compagne nous partons 6 mois en Asie visiter plusieurs pays :
Vietnam Cambodge Laos Thailande Malaisie Singapour Indonesie Taiwan Japon
Nous sommes à la recherche de sac à dos (un pour homme et un pour femme) Notre problématique, c'est la mobilité, nous dormirons tous les soir dans des dortoirs ou dans des Guest House donc pas besoin de tente par exemple.
Nous voulons pouvoir nous balader avec sans qu'il soit trop encombrant et surtout qu'il rentre en cabine ! Deux objectifs :
Que les compagnies aériennes ne perdent pas nos sacs Pas de supplément soute
Voici nos pistes de réflexions :
Nous avons pensé d'abord au Dueter Futura 32 et Dueter Futura 30 Laydy mais ils semble un peu petit. Quoi que...
Ensuite nous nous sommes tourné vers les Futura Pro 36 et Futura Pro 34 SL, ma compagne, dit qu'il est peut être un peu trop petit.
Nous avons donc regardé le Futura pro 42 et le Futura Pro 40 SL qui semble bien, pas trop gros (rappelons nous, nous devons être mobile en milieu urbain).
--> En revanche je suis très inquiet sur la partie voyage en cabine, voici ces dimensions : 70 / 34 / 27 (H x W x D) cm. Si on ne le repli pas a fond, pensez-vous que ca passe ?
Si vous avez des avis, des conseils, nous sommes preneur :) Merci à tous ! Robin
Trajet aéroport de Funchal - hôtel Lido Madeira English translation pending
Bonjour,
Je vais partir à Madère le 1er octobre. Arrivé à l'aéroport, existe t-il une ligne de bus qui dessert l'hôtel : Enotel Lido Madeira ? Si oui, quels sont les renseignements que vous pouvez me donner pour m'aider ? (N°, emplacement, ligne, horaires etc.....) et à quelle station descendre pour cet hôtel ? Sinon, quel serait le tarif d'un taxi pour cette course ? Un grand merci à ceux qui pourront m'aider.
Je vais partir à Madère le 1er octobre. Arrivé à l'aéroport, existe t-il une ligne de bus qui dessert l'hôtel : Enotel Lido Madeira ? Si oui, quels sont les renseignements que vous pouvez me donner pour m'aider ? (N°, emplacement, ligne, horaires etc.....) et à quelle station descendre pour cet hôtel ? Sinon, quel serait le tarif d'un taxi pour cette course ? Un grand merci à ceux qui pourront m'aider.
Retour d'une semaine en Pologne English translation pending
UNE SEMAINE EN POLOGNE : KRAKOW et WROCLAW ( 26 MARS 2017- 02 AVRIL 2017)
Quelques mises à jour sur Cracovie et Wroclaw
CONCERNANT KRAKOW :
Arrivée à l’aéroport :
J’ai inauguré la nouvelle ligne Ryanair de Tarbes/Lourdes à Cracovie pour 36.60 euros AR (une aubaine..)
Train ou Bus pour gagner le centre :
En fait on a le choix entre le bus urbain pour 4 zloty.à 100m à droite en sortant de l’aéroport ou le train pour 9 zlot. Il y en a à peu près toutes les 30’. Préférable de prendre le train qui bien sûr évite les embouteillages. Retour à l’aéroport (Krakow Lotnisko) : j’ai pris le train à Krakow Glowny (gare centrale) à 4h06, il y avait aussi 4h36, 5h07, 6h06, 6h36…. Très bonne Wifi gratuite à l’aéroport.
Change à l’aeroport :
Taux vraiment exagéré : le 26.03 pour 10 euros j’ai eu 34 zl. En ville la moyenne pour 100 euros : 417 zl .
Hotels et auberge de jeunesse :
Auberge High life hostel : Ulica Starowisina : à 400m des Planty, donc du centre. Propre, grande chambre individuelle à 65 zl…pratique car pas besoin de prendre les transports en commun. (je suis venu à pied de la gare, et je suis allé à pied partout en ville et au quartier juif.) le petit déjeuner se prend à 30m en sortant au Moja…….pour 13 zl. Inconvénient de cette auberge : si on a la chambre sur la rue principale, dès 4h du matin on entend le tramway qui grince à l’arrêt situé juste en bas.
Abel hostel : 30 ulica jozefa dans Kazimierz: vraiment une bonne surprise. 90 zl une grande chambre, tv, propre et super bien située, très calme. Le petit déjeuner peut se prendre au « scandale », situé à 50m sur la place Nowy au 9 : un buffet super varié pour 23 zl.
Guest house Pokoje Goscinne Izabel au 9/3 ulica Wisina : bien situé à 200m du Rynek. Chambre individuelle pour 117 zl. Vraiment petite. Je n’ai pas été vraiment satisfait…et le conseille en dépannage..
Visite d’ Auschwitz : De la gare routière Krakow Glowny, bus de Polskibus à 9h40 pour 14 zl. Trajet 1h30. Entrée à 45zl et visite guidée en français à 11h45 et si on a un sac à dos : 4zl pour la consigne. Pour le retour sur Krakow bus à 15h30, 16h10, 16h40….etc…embouteillages en arrivant sur Krakow.
Visite de la mine de sel Wielczka :
Train de Krakow Glowny pour 3.5 zl…pas cher ! j’ai pris celui de 9h40 mais il y en a au moins toutes les 30’. Entrée à 84 zl et à 10h15 il y a une visite en français. Ca dure plus de 2h.
Restaurants :
Il y a le choix ! j’ai bien sûr testé les bars Mlcezny, et je peux recommander le resto ukrainien.. Smak Urkrainski…Ulica Grodska. Bon rapport qualité/prix
Divers :
Tramway : le coût est maintenant de 2.8 zl Visite de la cathédrale : 8 zl pour les seniors + 5 zl pour les photos à prendre. 7 zl pour l’église au château de Wawel. Tyniec : en bus (5.60 x2 car il y a 2 sections) pour ce monastère/église fortifiée bénédictine (entrée gratuite). J’ai trouvé assez décevant et le panorama est « moyen ».
WROCLAW :
Train : j’ai pris un aller retour Krakow-Wroclaw pour 86.80 zl. Il faut 3h car plusieurs arrêts. Horaire : Krakow 10h13- Wroclaw 13h28 et retour Wroclaw 10h43-Krakow13h59. Il y a la Wifi gratuite à la gare de Krakow
Auberge de jeunesse : Centrum hostel 16/17 ulica Milolaja à 200m du Rynek donc vraiment bien situé. 2 nuits pour 145 zl une chambre individuelle, sanitaires partagés très propres. Une bonne surprise. A 1km à pied de la gare mais facile à trouver.
Restaurants :
J’ai testé le Brajt, ulica Krokusowa 3A. On s’en sort pour – de 30zl. C’est à côté du Kurna Chata, plus connu et un poil plus cher. Bien aussi. J’y ai pris mon petit déjeuner…il y a peu d’endroits où le prendre d’ailleurs !
EN SYNTHESE :
Une escapade individuelle non programmée dûe à une opportunité d’un vol Ryanair à 36 euros AR. J’en ai donc profité pour ajouter la Pologne à mes 50 pays visités dans le monde. Fin mars je craignais le froid. Au contraire j’ai assisté à l’arrivée du printemps…Il a même fait 23°C samedi 01.04…… ! Les 2 villes sont peu onéreuses pour nous. Krakow beaucoup plus touristique que Wroclaw…beaucoup de touristes. Je connais bien Prague et Krakow est un tout petit peu au dessous à mon avis. Wroclaw est plus aérée, plus calme, beaucoup de charme. Peu de touristes (surtout des Allemands voisins proches…).
Mes impressions :
Les Polonais :
Sans doute pas les plus souriants et exhubérants du monde !!!! réservés, serviables, respectueux de l’ordre : même les + jeunes utilisent les poubelles, les gens ramassent les crottes de leur chien, ils attendent sagement que le feu passe au vert !! quelle différence avec la France ! Bref l’ordre semble régner….ou une bonne éducation ? Dans l’ensemble les Polonais sont grands, blonds aux yeux bleus et au teint très pâle. J’ai vu très peu d’Africains et d’Arabes. Quelques touristes asiatiques et surtout allemand (surtout à Wroclaw). Peu de français à cette période de l’année. Si on s’adresse en anglais à un jeune, on a toutes les chances d’être compris. Ce qui n’est pas le cas pour les + âgés. Question sécurité je n’ai jamais ressenti un sentiment d’insécurité. J’ai pourtant roulé ma bosse dans les 5 continents…Cela dit je n’ai pas été confronté à des hordes de supporters. J’ai trouvé qu’il y avait peu de mendiants. .il faut dire que la police à pied est présente et semble controler ce qui paraissent « sdf ». Je l’ai vu plusieurs fois.
Niveau de vie :
En faisant plusieurs heures de train et de bus, j’ai eu une petite vision de la campagne et de l’habitat Polonais. Presque comparable à certaines régions du nord de la France. De grandes maisons bien tenues. Je n’ignore cependant pas que les Polonais ont des salaires nettement plus bas que les Français. Le parc automobile est relativement récent et entretenu. Les transports urbains fonctionnent bien. Bus et trains aussi. Je n’ai pas pris le taxi. Côté nourriture, j’ai « testé » les spécialités locales…Beaucoup à base de porc. Les soupes sont bonnes, pourtant je n’ai pas été enthousiasmé par la « gastronomie » polonaise. D’ailleurs je ne peux citer de mémoire un plat Polonais qui ait fait le tour du monde. A noter qu’il m’a été chaque matin difficile de trouver un endroit pour prendre le petit déjeuner. S’il n’est pas proposé à l’endroit où vous dormez il faut chercher……
J’ai été agréablement surpris car je pensais la Pologne beaucoup plus "en arrière". Merci l’union Européenne….
Quelques mises à jour sur Cracovie et Wroclaw
CONCERNANT KRAKOW :
Arrivée à l’aéroport :
J’ai inauguré la nouvelle ligne Ryanair de Tarbes/Lourdes à Cracovie pour 36.60 euros AR (une aubaine..)
Train ou Bus pour gagner le centre :
En fait on a le choix entre le bus urbain pour 4 zloty.à 100m à droite en sortant de l’aéroport ou le train pour 9 zlot. Il y en a à peu près toutes les 30’. Préférable de prendre le train qui bien sûr évite les embouteillages. Retour à l’aéroport (Krakow Lotnisko) : j’ai pris le train à Krakow Glowny (gare centrale) à 4h06, il y avait aussi 4h36, 5h07, 6h06, 6h36…. Très bonne Wifi gratuite à l’aéroport.
Change à l’aeroport :
Taux vraiment exagéré : le 26.03 pour 10 euros j’ai eu 34 zl. En ville la moyenne pour 100 euros : 417 zl .
Hotels et auberge de jeunesse :
Auberge High life hostel : Ulica Starowisina : à 400m des Planty, donc du centre. Propre, grande chambre individuelle à 65 zl…pratique car pas besoin de prendre les transports en commun. (je suis venu à pied de la gare, et je suis allé à pied partout en ville et au quartier juif.) le petit déjeuner se prend à 30m en sortant au Moja…….pour 13 zl. Inconvénient de cette auberge : si on a la chambre sur la rue principale, dès 4h du matin on entend le tramway qui grince à l’arrêt situé juste en bas.
Abel hostel : 30 ulica jozefa dans Kazimierz: vraiment une bonne surprise. 90 zl une grande chambre, tv, propre et super bien située, très calme. Le petit déjeuner peut se prendre au « scandale », situé à 50m sur la place Nowy au 9 : un buffet super varié pour 23 zl.
Guest house Pokoje Goscinne Izabel au 9/3 ulica Wisina : bien situé à 200m du Rynek. Chambre individuelle pour 117 zl. Vraiment petite. Je n’ai pas été vraiment satisfait…et le conseille en dépannage..
Visite d’ Auschwitz : De la gare routière Krakow Glowny, bus de Polskibus à 9h40 pour 14 zl. Trajet 1h30. Entrée à 45zl et visite guidée en français à 11h45 et si on a un sac à dos : 4zl pour la consigne. Pour le retour sur Krakow bus à 15h30, 16h10, 16h40….etc…embouteillages en arrivant sur Krakow.
Visite de la mine de sel Wielczka :
Train de Krakow Glowny pour 3.5 zl…pas cher ! j’ai pris celui de 9h40 mais il y en a au moins toutes les 30’. Entrée à 84 zl et à 10h15 il y a une visite en français. Ca dure plus de 2h.
Restaurants :
Il y a le choix ! j’ai bien sûr testé les bars Mlcezny, et je peux recommander le resto ukrainien.. Smak Urkrainski…Ulica Grodska. Bon rapport qualité/prix
Divers :
Tramway : le coût est maintenant de 2.8 zl Visite de la cathédrale : 8 zl pour les seniors + 5 zl pour les photos à prendre. 7 zl pour l’église au château de Wawel. Tyniec : en bus (5.60 x2 car il y a 2 sections) pour ce monastère/église fortifiée bénédictine (entrée gratuite). J’ai trouvé assez décevant et le panorama est « moyen ».
WROCLAW :
Train : j’ai pris un aller retour Krakow-Wroclaw pour 86.80 zl. Il faut 3h car plusieurs arrêts. Horaire : Krakow 10h13- Wroclaw 13h28 et retour Wroclaw 10h43-Krakow13h59. Il y a la Wifi gratuite à la gare de Krakow
Auberge de jeunesse : Centrum hostel 16/17 ulica Milolaja à 200m du Rynek donc vraiment bien situé. 2 nuits pour 145 zl une chambre individuelle, sanitaires partagés très propres. Une bonne surprise. A 1km à pied de la gare mais facile à trouver.
Restaurants :
J’ai testé le Brajt, ulica Krokusowa 3A. On s’en sort pour – de 30zl. C’est à côté du Kurna Chata, plus connu et un poil plus cher. Bien aussi. J’y ai pris mon petit déjeuner…il y a peu d’endroits où le prendre d’ailleurs !
EN SYNTHESE :
Une escapade individuelle non programmée dûe à une opportunité d’un vol Ryanair à 36 euros AR. J’en ai donc profité pour ajouter la Pologne à mes 50 pays visités dans le monde. Fin mars je craignais le froid. Au contraire j’ai assisté à l’arrivée du printemps…Il a même fait 23°C samedi 01.04…… ! Les 2 villes sont peu onéreuses pour nous. Krakow beaucoup plus touristique que Wroclaw…beaucoup de touristes. Je connais bien Prague et Krakow est un tout petit peu au dessous à mon avis. Wroclaw est plus aérée, plus calme, beaucoup de charme. Peu de touristes (surtout des Allemands voisins proches…).
Mes impressions :
Les Polonais :
Sans doute pas les plus souriants et exhubérants du monde !!!! réservés, serviables, respectueux de l’ordre : même les + jeunes utilisent les poubelles, les gens ramassent les crottes de leur chien, ils attendent sagement que le feu passe au vert !! quelle différence avec la France ! Bref l’ordre semble régner….ou une bonne éducation ? Dans l’ensemble les Polonais sont grands, blonds aux yeux bleus et au teint très pâle. J’ai vu très peu d’Africains et d’Arabes. Quelques touristes asiatiques et surtout allemand (surtout à Wroclaw). Peu de français à cette période de l’année. Si on s’adresse en anglais à un jeune, on a toutes les chances d’être compris. Ce qui n’est pas le cas pour les + âgés. Question sécurité je n’ai jamais ressenti un sentiment d’insécurité. J’ai pourtant roulé ma bosse dans les 5 continents…Cela dit je n’ai pas été confronté à des hordes de supporters. J’ai trouvé qu’il y avait peu de mendiants. .il faut dire que la police à pied est présente et semble controler ce qui paraissent « sdf ». Je l’ai vu plusieurs fois.
Niveau de vie :
En faisant plusieurs heures de train et de bus, j’ai eu une petite vision de la campagne et de l’habitat Polonais. Presque comparable à certaines régions du nord de la France. De grandes maisons bien tenues. Je n’ignore cependant pas que les Polonais ont des salaires nettement plus bas que les Français. Le parc automobile est relativement récent et entretenu. Les transports urbains fonctionnent bien. Bus et trains aussi. Je n’ai pas pris le taxi. Côté nourriture, j’ai « testé » les spécialités locales…Beaucoup à base de porc. Les soupes sont bonnes, pourtant je n’ai pas été enthousiasmé par la « gastronomie » polonaise. D’ailleurs je ne peux citer de mémoire un plat Polonais qui ait fait le tour du monde. A noter qu’il m’a été chaque matin difficile de trouver un endroit pour prendre le petit déjeuner. S’il n’est pas proposé à l’endroit où vous dormez il faut chercher……
J’ai été agréablement surpris car je pensais la Pologne beaucoup plus "en arrière". Merci l’union Européenne….
Transfert de l'aéroport au centre-ville de Singapour English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me donner le meilleur moyen d'aller de l'aéroport au centre ville, (merchant road). Merci?
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Compte-rendu de mon séjour à Almaty (6 jours) English translation pending
Voici un petite compte rendu de mon séjour (avec mon amie), les plus et les moins...
Dans l'ensemble j'ai bien aimé même si évidemment la ville n'a pas de centre historique comme dans les villes européennes. Il y a quand même pas mal de bâtiments de style Russie tsariste ou soviétique, mais ceux-ci sont disséminés dans le centre-ville, qui est très étalé. L’atmosphère de la ville (grandes rues arborées et agréables, nombreux parcs, plan en damier, bâtiments neufs souvent kitschs au milieu des façades décrépites) m'a rappelé Bichkek ou certaines villes de Sibérie. Pour info je suis un russophile invétéré, donc le simple fait de me retrouver en milieu russophone suffit à mon bonheur... Autant prévenir : cette ville ne plaira probablement pas à des personnes recherchant un tourisme urbain. Les faciès dans les rues sont très asiatiques, à 90%. Tout le monde parle russe, peu l'anglais, même les jeunes. En gros, au moment du voyage, 1 euro = 300 tenge
Visites * Centre-ville Il s'étend en gros entre les rues Makataeva au Nord, et Abaya au Sud. La partie au Nord de Panfilov (c'est à dire autour de l'arbat de Jobek Joly) n'est pas très intéressante ama. Les rues à l'Ouest et au Sud de Panfilov sont les plus intéressantes pour flâner et sentir la ville. Beaucoup de cafés et restaurants et magasins. * Parc Panfilov LE point de repère du centre quand on débarque. Parc agréable et bien entretenu, avec pas mal de choses à voir : la très belle cathédrale orthodoxe Zenkov , le musée des instruments de musique, tout en bois, le massif monument aux héros de la guerre * Jibek Joly (arbat) Rue piétonne assez petite finalement et peu animée (quelques peintres et des magasins dont TSUM). On s'y ai baladé le dimanche après midi et il y avait un petit festival culturel avec des musiques et danses de différents pays. C'était sympa mais très peu de public. Les Kazakhs ne se promènent apparemment pas ici... * Green Bazar Principalement des marchands de jeans et babioles fabriquées en Chine. J'ai trouvé peu intéressant. Pour acheter des fruits ou boissons, il y a des petits magasins un peu partout dans la ville. * Kok Tobe A faire quand il fait beau, pour la vue sur la ville et les montagnes. Ambiance forestière au sommet mais peu de choses à voir. Apparemment en dehors de l'été beaucoup de choses sont fermées. En plus en ce moment il y a des gros travaux de réfection de la gare d'arrivée du téléphérique et une bonne partie du plateau du sommet est fermée. Le téléphérique est d'ailleurs fermé jusqu'en 2016... Il faut prendre un bus de ville (2 lignes y vont dont une depuis Abaya) pour aller au pied de la colline (rue Jamal Omarova), puis payer pour finir la montée en navette ou à pied (moins cher). * Parc Central Bof. Un parc d'attraction en fait, un peu vieillot et sans grand intérêt. On a hésité avec le parc du premier président, qui finalement doit être plus intéressant mais est beaucoup plus loin du centre. * Musée de géologie A réserver aux fans de géologie comme moi. Le musée est petit et la présentation est vraiment vieillotte. Exposition de minéraux de gisements kazakhs dans des vitrines. Cela a occupé une après-midi pluvieuse. * Place de la République A voir même si les voitures qui passent au milieu cassent le côté majestueux voulu pour ce lieu. Quand on voit les montagnes au fond c'est plus sympa évidemment. * Musée national Le prix d'entrée est ridicule (150 tenge). A voir pour la réplique de l'Homme d'or (visible sans payer dans le hall principal), pour la partie consacrée à la vie nomade (rez de chaussée) et au sous-sol la partie archéologique est intéressante aussi (pétroglyphes et maquettes de tombes scythes et de mausolées timourides). Malheureusement beaucoup d'objets exposés n'ont pas d'explications en anglais. * Eglise Saint Nicolas (Nicolskii) Petite église sympathique, en bordure du centre. À coté d'un petit bazar, entre un parc tout calme et une rue très animée. Entrée par la rue Baitursinouly.
Quartiers * Les rues les plus animées : Baitursinouly (Nord-Sud) surtout la partie entre Tole Bi et Abaya, à l'ouest du centre, commerces, hôtels, cafés, restaurants, un petit bazar. Jeltoksan, traverse le centre du Nord au Sud. Abaya, (Est-Ouest) grand axe au Sud du centre. Théâtres, stades, université...Marque la limite entre la ville "russe" du centre-ville, et la ville plus moderne au Sud. Dostyk, (Nord-Sud)
* Au sud du centre, entre Abaya et Al Farabi un quartier moderne de centre commerciaux, hôtels et immeubles flambants neufs, et parkings pleins de gros 4x4. Ambiance nouveaux riches. Pas mal de bars et de clubs pour ceux qui aiment les activités nocturnes.
Aux alentours de la ville * Medeo et Chymbulak Ma journée préférée. Autour de la patinoire de Medeo nous avons eu droit a une explosion des couleurs d'automne dans la forêt, et sous un ciel parfaitement bleu. Un vrai été indien. Pour y aller prendre le bus numéro 12 en face du Kazakhstan Hotel, tous les jours de la semaine. (Attention dans le LP il est indiquer de prendre le bus #6 mais celui-ci ne fonctionne que les week-ends) De Medeo un téléphérique monte à Shymbulak, au pied de la station de ski (2200 m). Puis de là 2 téléphériques successifs (Kombi1 et 2) montent jusqu'à 3200 m d'altitude. Il y avait 10 cm de neige fraîche au sol et on voyait les glaciers qui descendent de sommets à 4500 m. On peut payer que l'aller simple, et redescendre à pied, un seul ou les 3 téléphériques. La totale coûte 3500 tenge mais ça vaut vraiment le coup ! Les restos et cafés à Shymbulak sont très chers. Il vaut mieux amener son pique-nique. La patinoire de Medeo ouvre à partir de novembre, avec de la glace artificielle à ce que j'ai compris. Idem pour la station de ski équipée de canons à neige, les dates d'ouverture des pistes sont les mêmes qu'en France (novembre à avril). (Note : les locaux prononcent "Tchimboulak" mais le logo en alphabet latin est Shymbulak... Si vous êtes cool vous pouvez dire "Tchimbo")
* Canyon Tcharin Joli canyon, sans plus, avec des couleurs rouges et ocres, surtout dans la lumière rasante en fin d'après-midi. On reste toutefois loin des dimensions du Grand Canyon américain pourtant pris en référence dans toutes les publicités... Je vais être honnête : le voyage en bus dans la journée a été une vraie galère. Quasiment 10h de bus pour seulement 3h sur place. L'aller-retour dans la journée en vaut-il le coup ? De nombreux opérateurs proposent des bus pour un voyage à la journée. Plusieurs partent de la station de métro Baïkonour. Il est également possible de dormir dans la Canyon. Un Eco Park propose des bungalows et des yourtes, il y a aussi un café-resto.
Nous avions réservé avec Asian Discovery, que je ne recommande pas. On nous donne rendez-vous à 7h30 pour prendre le bus. On est à l'heure, pas le "manager" de AD. On est une dizaine de personne devant le bus, avec le chauffeur qui n'est au courant de rien... Le manager se pointe 15 minutes en retard, fais l'appel, et repart. Notre guide sera une babouchka qui ne parle pas un mot d'anglais et va monopoliser le micro mal réglé du bus pendant les 4 heures de trajet... Le bus part avec presque une heure de retard. En plus on fait un détour pour prendre 25 lycéens qui remplissent la moitié du bus. Nous voilà au milieu d'un voyage scolaire... On nous avait annoncé un trajet de 3h, avec retour à 18h. En fait on a mis 4h30 à l'aller, 5h au retour, arrivée 21h15 à Almaty. Sur des routes chaotiques qui empêchent toute tentative de sieste. De plus le canyon est dans une plaine désertique, et la chaleur dans le bus peut vite devenir atroce dans un bus sans clim et avec pour toute aération la fenêtre du toit. Une fois arrivés sur le parking du canyon, je sors du bus à l'agonie comme si je sortais d'un sauna tout habillé. La guide qui vient de faire un speech de 10 minutes dans le bus moteur arrêté alors que tout le monde voulait sortir de cette fournaise, part à pied dans le canyon et descend au pas de course jusqu'en bas pour s’asseoir sur un cailloux et nous dire qu'on a 1h pour pique-niquer ! Ça en est trop, je bondis et je l'étrangle de mes propres mains avant de noyer le corps dans la rivière ! Non, je plaisante... C'est mon humeur sur le moment, je me suis pas taper 4h dans cette horreur de bus pour passer en courant dans le canyon et venir m'asseoir sur un rocher. Je prends mon appareil photo et je repars arpenter le canyon. Enfin je profite un peu... Le retour sera du même tonneau, avec en plus les embouteillages du soir à Almaty. Bref c'était pas cher (2000 tenge par personne) et je pense que j'ai eu des services au niveau du prix. ça vaut sûrement le coup de passer par un opérateur certes plus cher mais plus sérieux et correct dans ses prestations.
Nourriture J'ai fais une cure de chachlik (brochettes), le "plat" national, et de borch, soupe aux betteraves que j'adore ! J'ai aussi mangé du plov, un kebab, du laghman, du boulgour, des salades de crudités délicieuses, goûté des samsa (bof), et des pommes à profusion pendant les balades. (la pomme est originaire de là-bas) ! Il y a aussi des melons et pastèques partout à la fin de l'été. Dans le centre-ville il y a des cafés, restos, et cafétérias un peu partout, ainsi que des stands de kebabs-pizzas-samsas en face des grosses stations de bus/trams. La chaîne Kaganat est pas mal. Cafétéria avec des plats chauds, soupes, desserts, variés. C'est bon même si les plats sont parfois réchauffés au micro-onde. Dans les restos-cafet un peu partout, il y a toujours des chachliks et kebabs, du riz, et des salades de crudités. C'est les trucs de base. Quand on commande du thé, il faut toujours préciser si on veut juste une tasse ou une théière entière.
Hébergement Étant en couple nous avons préféré dormir dans des petits hôtels. J'ai croisé quelques occidentaux qui dormaient chez l'habitant par Airbnb, ou dans des auberges listées dans les guides de voyage. Le premier hôtel était rue Makataev, rue peu animée. Le deuxième était sur Baitursinouly, rue que j'ai beaucoup aimé, avec beaucoup de commerces et restaurants, un bazar, etc. Au départ nous voulions faire 1 ou 2 nuits à Shymbulak, mais vu les prix nous avons renoncé. (60 à 80 euros la nuit)
Transport * Transport en commun Le centre-ville est très bien quadrillés par les lignes de bus, trams, trolley-bus et métro. Attention les lignes de différents modes de transport peuvent avoir le même numéro. (par exemple il y a une ligne 25 de bus, et une ligne 25 de trolley !) Un ticket coûte 80 tenge. (Il faut racheter un ticket quand on change de bus ou tram) Si vous ne parlez pas russe (ou kazakh), ça peut être compliqué. Il n'y a aucune information d'affichée aux arrêts, souvent même pas les numéros des lignes de bus sur lequel se trouve l'arrêt... Le seul moyen est de demander aux gens. * Taxi Comme en Russie, on peut tendre la main au bord de la route et attendre que n'importe qui s'arrête. On annonce la destination et le prix. Soit le chauffeur accepte, soit il se barre sans attendre... * Route nationale de Almaty à Karkara (Kirghizstan) et Khorgos (Chine). De gros travaux sont en cours sur une longue portion de la route aux environs de Chelek. La déviation est galère et fait perdre un peu de temps. * Tous les après-midi et début de soirée, nombreux embouteillages le long des grands axes de circulation. Je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout vu la largeur des boulevards.
Météo L'automne n'est peut-être pas la meilleure saison. Il faisait gris presque tous les matins puis ça se dégageait dans l'après-midi. Le 2e jour il a plu tout l'après-midi. A part les 2 derniers jours ou nous avons eu grand soleil.
Bon plan Pour ceux qui parlent russe, le site Chocolife.me propose des prix cassés pour les hôtels, restaurants et activités. On a trouvé un hôtel avec 70% de réduction. Il faut payer en ligne avec une carte de crédit locale, ou alors payer en cash dans des terminaux à écran tactile qu'on trouve dans presque tous les commerces.
En bref : J'ai adoré l'excursion dans les Monts de l'Alataou, à Medeo et Shymbulak. J'ai aimé arpenter les rues arborées du centre, même si les trottoirs sont parfois défoncés, ainsi que les nombreux parcs. Je me suis régalé avec une cuisine simple mais bonne (la viande et les crudités sont excellentes). J'ai beaucoup moins aimé : Le manque de ponctualité et la nonchalance des Kazakhs, qui dans certaines situations peuvent être franchement désagréables. J'ai apprécié par contre la simplicité de contact avec les gens dans les petits restos et petits commerces. En plus la plupart adorent les français ! Dans l'ensemble j'ai eu l'impression d'un manque d'Infrastructures et d'information pour les touristes. Donc ça occasionne quelques galères, mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce genre de destinations très peu touristiques.
Dans l'ensemble j'ai bien aimé même si évidemment la ville n'a pas de centre historique comme dans les villes européennes. Il y a quand même pas mal de bâtiments de style Russie tsariste ou soviétique, mais ceux-ci sont disséminés dans le centre-ville, qui est très étalé. L’atmosphère de la ville (grandes rues arborées et agréables, nombreux parcs, plan en damier, bâtiments neufs souvent kitschs au milieu des façades décrépites) m'a rappelé Bichkek ou certaines villes de Sibérie. Pour info je suis un russophile invétéré, donc le simple fait de me retrouver en milieu russophone suffit à mon bonheur... Autant prévenir : cette ville ne plaira probablement pas à des personnes recherchant un tourisme urbain. Les faciès dans les rues sont très asiatiques, à 90%. Tout le monde parle russe, peu l'anglais, même les jeunes. En gros, au moment du voyage, 1 euro = 300 tenge
Visites * Centre-ville Il s'étend en gros entre les rues Makataeva au Nord, et Abaya au Sud. La partie au Nord de Panfilov (c'est à dire autour de l'arbat de Jobek Joly) n'est pas très intéressante ama. Les rues à l'Ouest et au Sud de Panfilov sont les plus intéressantes pour flâner et sentir la ville. Beaucoup de cafés et restaurants et magasins. * Parc Panfilov LE point de repère du centre quand on débarque. Parc agréable et bien entretenu, avec pas mal de choses à voir : la très belle cathédrale orthodoxe Zenkov , le musée des instruments de musique, tout en bois, le massif monument aux héros de la guerre * Jibek Joly (arbat) Rue piétonne assez petite finalement et peu animée (quelques peintres et des magasins dont TSUM). On s'y ai baladé le dimanche après midi et il y avait un petit festival culturel avec des musiques et danses de différents pays. C'était sympa mais très peu de public. Les Kazakhs ne se promènent apparemment pas ici... * Green Bazar Principalement des marchands de jeans et babioles fabriquées en Chine. J'ai trouvé peu intéressant. Pour acheter des fruits ou boissons, il y a des petits magasins un peu partout dans la ville. * Kok Tobe A faire quand il fait beau, pour la vue sur la ville et les montagnes. Ambiance forestière au sommet mais peu de choses à voir. Apparemment en dehors de l'été beaucoup de choses sont fermées. En plus en ce moment il y a des gros travaux de réfection de la gare d'arrivée du téléphérique et une bonne partie du plateau du sommet est fermée. Le téléphérique est d'ailleurs fermé jusqu'en 2016... Il faut prendre un bus de ville (2 lignes y vont dont une depuis Abaya) pour aller au pied de la colline (rue Jamal Omarova), puis payer pour finir la montée en navette ou à pied (moins cher). * Parc Central Bof. Un parc d'attraction en fait, un peu vieillot et sans grand intérêt. On a hésité avec le parc du premier président, qui finalement doit être plus intéressant mais est beaucoup plus loin du centre. * Musée de géologie A réserver aux fans de géologie comme moi. Le musée est petit et la présentation est vraiment vieillotte. Exposition de minéraux de gisements kazakhs dans des vitrines. Cela a occupé une après-midi pluvieuse. * Place de la République A voir même si les voitures qui passent au milieu cassent le côté majestueux voulu pour ce lieu. Quand on voit les montagnes au fond c'est plus sympa évidemment. * Musée national Le prix d'entrée est ridicule (150 tenge). A voir pour la réplique de l'Homme d'or (visible sans payer dans le hall principal), pour la partie consacrée à la vie nomade (rez de chaussée) et au sous-sol la partie archéologique est intéressante aussi (pétroglyphes et maquettes de tombes scythes et de mausolées timourides). Malheureusement beaucoup d'objets exposés n'ont pas d'explications en anglais. * Eglise Saint Nicolas (Nicolskii) Petite église sympathique, en bordure du centre. À coté d'un petit bazar, entre un parc tout calme et une rue très animée. Entrée par la rue Baitursinouly.
Quartiers * Les rues les plus animées : Baitursinouly (Nord-Sud) surtout la partie entre Tole Bi et Abaya, à l'ouest du centre, commerces, hôtels, cafés, restaurants, un petit bazar. Jeltoksan, traverse le centre du Nord au Sud. Abaya, (Est-Ouest) grand axe au Sud du centre. Théâtres, stades, université...Marque la limite entre la ville "russe" du centre-ville, et la ville plus moderne au Sud. Dostyk, (Nord-Sud)
* Au sud du centre, entre Abaya et Al Farabi un quartier moderne de centre commerciaux, hôtels et immeubles flambants neufs, et parkings pleins de gros 4x4. Ambiance nouveaux riches. Pas mal de bars et de clubs pour ceux qui aiment les activités nocturnes.
Aux alentours de la ville * Medeo et Chymbulak Ma journée préférée. Autour de la patinoire de Medeo nous avons eu droit a une explosion des couleurs d'automne dans la forêt, et sous un ciel parfaitement bleu. Un vrai été indien. Pour y aller prendre le bus numéro 12 en face du Kazakhstan Hotel, tous les jours de la semaine. (Attention dans le LP il est indiquer de prendre le bus #6 mais celui-ci ne fonctionne que les week-ends) De Medeo un téléphérique monte à Shymbulak, au pied de la station de ski (2200 m). Puis de là 2 téléphériques successifs (Kombi1 et 2) montent jusqu'à 3200 m d'altitude. Il y avait 10 cm de neige fraîche au sol et on voyait les glaciers qui descendent de sommets à 4500 m. On peut payer que l'aller simple, et redescendre à pied, un seul ou les 3 téléphériques. La totale coûte 3500 tenge mais ça vaut vraiment le coup ! Les restos et cafés à Shymbulak sont très chers. Il vaut mieux amener son pique-nique. La patinoire de Medeo ouvre à partir de novembre, avec de la glace artificielle à ce que j'ai compris. Idem pour la station de ski équipée de canons à neige, les dates d'ouverture des pistes sont les mêmes qu'en France (novembre à avril). (Note : les locaux prononcent "Tchimboulak" mais le logo en alphabet latin est Shymbulak... Si vous êtes cool vous pouvez dire "Tchimbo")
* Canyon Tcharin Joli canyon, sans plus, avec des couleurs rouges et ocres, surtout dans la lumière rasante en fin d'après-midi. On reste toutefois loin des dimensions du Grand Canyon américain pourtant pris en référence dans toutes les publicités... Je vais être honnête : le voyage en bus dans la journée a été une vraie galère. Quasiment 10h de bus pour seulement 3h sur place. L'aller-retour dans la journée en vaut-il le coup ? De nombreux opérateurs proposent des bus pour un voyage à la journée. Plusieurs partent de la station de métro Baïkonour. Il est également possible de dormir dans la Canyon. Un Eco Park propose des bungalows et des yourtes, il y a aussi un café-resto.
Nous avions réservé avec Asian Discovery, que je ne recommande pas. On nous donne rendez-vous à 7h30 pour prendre le bus. On est à l'heure, pas le "manager" de AD. On est une dizaine de personne devant le bus, avec le chauffeur qui n'est au courant de rien... Le manager se pointe 15 minutes en retard, fais l'appel, et repart. Notre guide sera une babouchka qui ne parle pas un mot d'anglais et va monopoliser le micro mal réglé du bus pendant les 4 heures de trajet... Le bus part avec presque une heure de retard. En plus on fait un détour pour prendre 25 lycéens qui remplissent la moitié du bus. Nous voilà au milieu d'un voyage scolaire... On nous avait annoncé un trajet de 3h, avec retour à 18h. En fait on a mis 4h30 à l'aller, 5h au retour, arrivée 21h15 à Almaty. Sur des routes chaotiques qui empêchent toute tentative de sieste. De plus le canyon est dans une plaine désertique, et la chaleur dans le bus peut vite devenir atroce dans un bus sans clim et avec pour toute aération la fenêtre du toit. Une fois arrivés sur le parking du canyon, je sors du bus à l'agonie comme si je sortais d'un sauna tout habillé. La guide qui vient de faire un speech de 10 minutes dans le bus moteur arrêté alors que tout le monde voulait sortir de cette fournaise, part à pied dans le canyon et descend au pas de course jusqu'en bas pour s’asseoir sur un cailloux et nous dire qu'on a 1h pour pique-niquer ! Ça en est trop, je bondis et je l'étrangle de mes propres mains avant de noyer le corps dans la rivière ! Non, je plaisante... C'est mon humeur sur le moment, je me suis pas taper 4h dans cette horreur de bus pour passer en courant dans le canyon et venir m'asseoir sur un rocher. Je prends mon appareil photo et je repars arpenter le canyon. Enfin je profite un peu... Le retour sera du même tonneau, avec en plus les embouteillages du soir à Almaty. Bref c'était pas cher (2000 tenge par personne) et je pense que j'ai eu des services au niveau du prix. ça vaut sûrement le coup de passer par un opérateur certes plus cher mais plus sérieux et correct dans ses prestations.
Nourriture J'ai fais une cure de chachlik (brochettes), le "plat" national, et de borch, soupe aux betteraves que j'adore ! J'ai aussi mangé du plov, un kebab, du laghman, du boulgour, des salades de crudités délicieuses, goûté des samsa (bof), et des pommes à profusion pendant les balades. (la pomme est originaire de là-bas) ! Il y a aussi des melons et pastèques partout à la fin de l'été. Dans le centre-ville il y a des cafés, restos, et cafétérias un peu partout, ainsi que des stands de kebabs-pizzas-samsas en face des grosses stations de bus/trams. La chaîne Kaganat est pas mal. Cafétéria avec des plats chauds, soupes, desserts, variés. C'est bon même si les plats sont parfois réchauffés au micro-onde. Dans les restos-cafet un peu partout, il y a toujours des chachliks et kebabs, du riz, et des salades de crudités. C'est les trucs de base. Quand on commande du thé, il faut toujours préciser si on veut juste une tasse ou une théière entière.
Hébergement Étant en couple nous avons préféré dormir dans des petits hôtels. J'ai croisé quelques occidentaux qui dormaient chez l'habitant par Airbnb, ou dans des auberges listées dans les guides de voyage. Le premier hôtel était rue Makataev, rue peu animée. Le deuxième était sur Baitursinouly, rue que j'ai beaucoup aimé, avec beaucoup de commerces et restaurants, un bazar, etc. Au départ nous voulions faire 1 ou 2 nuits à Shymbulak, mais vu les prix nous avons renoncé. (60 à 80 euros la nuit)
Transport * Transport en commun Le centre-ville est très bien quadrillés par les lignes de bus, trams, trolley-bus et métro. Attention les lignes de différents modes de transport peuvent avoir le même numéro. (par exemple il y a une ligne 25 de bus, et une ligne 25 de trolley !) Un ticket coûte 80 tenge. (Il faut racheter un ticket quand on change de bus ou tram) Si vous ne parlez pas russe (ou kazakh), ça peut être compliqué. Il n'y a aucune information d'affichée aux arrêts, souvent même pas les numéros des lignes de bus sur lequel se trouve l'arrêt... Le seul moyen est de demander aux gens. * Taxi Comme en Russie, on peut tendre la main au bord de la route et attendre que n'importe qui s'arrête. On annonce la destination et le prix. Soit le chauffeur accepte, soit il se barre sans attendre... * Route nationale de Almaty à Karkara (Kirghizstan) et Khorgos (Chine). De gros travaux sont en cours sur une longue portion de la route aux environs de Chelek. La déviation est galère et fait perdre un peu de temps. * Tous les après-midi et début de soirée, nombreux embouteillages le long des grands axes de circulation. Je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout vu la largeur des boulevards.
Météo L'automne n'est peut-être pas la meilleure saison. Il faisait gris presque tous les matins puis ça se dégageait dans l'après-midi. Le 2e jour il a plu tout l'après-midi. A part les 2 derniers jours ou nous avons eu grand soleil.
Bon plan Pour ceux qui parlent russe, le site Chocolife.me propose des prix cassés pour les hôtels, restaurants et activités. On a trouvé un hôtel avec 70% de réduction. Il faut payer en ligne avec une carte de crédit locale, ou alors payer en cash dans des terminaux à écran tactile qu'on trouve dans presque tous les commerces.
En bref : J'ai adoré l'excursion dans les Monts de l'Alataou, à Medeo et Shymbulak. J'ai aimé arpenter les rues arborées du centre, même si les trottoirs sont parfois défoncés, ainsi que les nombreux parcs. Je me suis régalé avec une cuisine simple mais bonne (la viande et les crudités sont excellentes). J'ai beaucoup moins aimé : Le manque de ponctualité et la nonchalance des Kazakhs, qui dans certaines situations peuvent être franchement désagréables. J'ai apprécié par contre la simplicité de contact avec les gens dans les petits restos et petits commerces. En plus la plupart adorent les français ! Dans l'ensemble j'ai eu l'impression d'un manque d'Infrastructures et d'information pour les touristes. Donc ça occasionne quelques galères, mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce genre de destinations très peu touristiques.
Abandon des vélos "Reflex" à Chalon-sur-Saône English translation pending
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/saone-et-loire/saone-et-loire-pourquoi-chalon-range-ses-velos-reflex-au-garage-760686.html
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Cyber-contribuable-71-se-rejouit-de-la-decision-du-Grand-Chalon-d_abandonner-les-velos-Reflex,2303db5f02438b4170babe7f1aca4a409d7d7803.html
Ainsi que d'autres articles.
Chacun pourra juger comme il l'entend
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Cyber-contribuable-71-se-rejouit-de-la-decision-du-Grand-Chalon-d_abandonner-les-velos-Reflex,2303db5f02438b4170babe7f1aca4a409d7d7803.html
Ainsi que d'autres articles.
Chacun pourra juger comme il l'entend
Expo Universelle 2015 Milan English translation pending
Bonjour
Y a-t-il des personnes qui reviennent de l'expo universelle de MILAN?? Si oui pouvez vous me donner des infos sur l'expo ?ex :Ou manger sur placechose a voir absolument ou a éviterattractions pour enfantsvotre ressenti ! Merci d'avance .
Y a-t-il des personnes qui reviennent de l'expo universelle de MILAN?? Si oui pouvez vous me donner des infos sur l'expo ?ex :Ou manger sur placechose a voir absolument ou a éviterattractions pour enfantsvotre ressenti ! Merci d'avance .
Coût de la vie à Yaoundé English translation pending
Bonjours à tous et joyeuses fêtes.
Voici ce qui m'amène vers vous. Je n'ai pas changé d'avis et j'ai tjrs l'intention de finir ma vie au Cameroun.
Seulement, bien entendu, je ne veux pas partir à l'aventure, sans aucun repère ni aucune précaution.
C'est pour quoi j'aimerais avoir quelques renseignements, à savoir
Combien faut il prévoir pour vivre correctement à Yaoundé.
Quel serait le montant d'un loyer pour une famille (moi, mon épouse et ma fille)
Y a t il des possibilité pour un retraité de 60 ans, de trouver un petit job
Et bien entendu, quelles seraient les démarches à effectuer pour l'installation.
Je vous remercie d'avance pour vos réponse et à très bientôt.
(Ma petite famille)
Transports et hôtels pas chers à Casablanca et Marrakech English translation pending
bonjour
je compte venir debut decembre 5 jours
je souhaite savoirs les transports communs entre casa et marrakech....
les hotels pas chers et bon rapport qualite.
les visites a faire....
merci a tous
Trajet rapide et économique Roissy-15ème English translation pending
Bonjour, nous arrivons sur CDG T 3 dimanche vers midi. Quelle est la façon la plus simple et la plus économique de se rendre dans le 15e arrondissements. Nous sommes 4 adultes. Nous pensions prendre le RER B et faire un transfert a la station Chatelet les Halles et ensuite prendre le métro jusqu'à Boucicault. Est-ce bien compliqué pour des gens dont c'est la première foir à Paris. Aussi peut-on prendre le même billet pour le RER et le métro.
Merci! Si je pouvais avoir des réponses, ce serait très apprécié.
Regard rapide sur la France English translation pending
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Retour au coeur du Cambodge English translation pending
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

Découvrir Dubaï et Abu Dhabi avec enfants English translation pending
Bonsoir à toutes et tous,
Je compte partir pour Dubai pour une semaine avec ma famille (3 adultes et 3 enfants) au mois d'avril.
Voici quelques unes des questions qui me viennent à l'esprit :
1- Quel est la meilleure façon de découvrir Dubai et Abu Dhabi de façon à ne pas se ruiner (donc inutile de me suggérer hélico, hydravion, montgolfière, etc...).
Serait-ce le big bus tour, le métro + marche, le taxi loué à la journée, un tour operator, etc... ?
2- Je sais qu'il est possible de manger ou boire un verre au burj khalifa et burj al arab. Faut-il réserver à l'avance ou peut-on se pointer directement à l'accueil ? Quel est le prix approximatif ?
3- J'aimerais faire un diner sur un boutre traditionnel. Est-il nécessaire de passer par un intermédiaire ? Quel endroit est le plus sympa : du côté du Creek de Dubai ou à Musandam ?
4- Il semblerait que beaucoup de personnes ayant visité Dubai passent par un tour operator local pour passer une journée dans le désert. D'après ce que j'ai pu lire ici et là ça pue le business à plein nez et ça semble manquer d'authenticité (danse du ventre, balade à dos de dromadaire, henné...). Quelqu'un aurait-il quelque chose de moins attrape-touriste à me suggérer. Ne vaut-il pas mieux pousser jusqu'au désert de Liwa ?
Merci à toutes et tous pour vos réponses et suggestions
Arnaud
Transport marché de Bac Ha - marché de Sin Ho? (Sapa) English translation pending
Bonjour,
Svp qui peut nous dire combien de temps de transport de Sapa à Bac Ha (pour aller au marché) et de Sapa à Sin ho (pour aller au marché), en bus si on trouve, en moto (avec quelqu'un aux manettes) ou autres.
Merci de votre aide
Ce que nous proposent les agences locales restent onéreux.
Donc nous souhaitons trouver un moyen de locomotion pour se rendre par nous-mêmes à l'un ou l'autre marché, vos avis svp ?
Merci
TATATOU
Svp qui peut nous dire combien de temps de transport de Sapa à Bac Ha (pour aller au marché) et de Sapa à Sin ho (pour aller au marché), en bus si on trouve, en moto (avec quelqu'un aux manettes) ou autres.
Merci de votre aide
Ce que nous proposent les agences locales restent onéreux.
Donc nous souhaitons trouver un moyen de locomotion pour se rendre par nous-mêmes à l'un ou l'autre marché, vos avis svp ?
Merci
TATATOU
Sukkumvit à Southern bus terminal (Thailande) English translation pending
Bonjour
Je vais loger au tune hotel à sukkumvit. Le lendemain matin je vais sur kanchanaburi et dois donc prendre le bus à southern bus terminal. Quel est le meilleur moyen de s'y rendre et le moins onéreux, puis je y aller bar skytrain or bts merci vanessa
Je vais loger au tune hotel à sukkumvit. Le lendemain matin je vais sur kanchanaburi et dois donc prendre le bus à southern bus terminal. Quel est le meilleur moyen de s'y rendre et le moins onéreux, puis je y aller bar skytrain or bts merci vanessa
Rapport sur un voyage de vingt jours en Albanie en octobre 2012 English translation pending
Voyage du 26 septembre au 29 octobre, egalement par le Kosovo et la Macedoine.
3 jours de tres mauvais temps, 3 jours mediocres, tout le reste grand beau, encore la canicule au debut.
Malgre cela incroyablement peu de touristes, meme aux sites connus comme Butrint.
Pays sur, bon accueil, nombreux hotels, tres bon marche.
Quelques inconvenients toutefois:
- pays tres sale (dehors, les hotels sont eux tres propres), ordures partout meme aux sites les plus beaux comme Gjirokastra
- anglais peu pratique, difficile d'obtenir de l'info touristique dans les endroits recules comme Corovoda par ex. (l'italien est repandu)
- transports publics confus, pas de stations de bus, pas d'horaires affiches ni les prix. J'ai ete pluisieurs fois surcharge. Par contre, il y a des bus ou des minbus qui vont partout.
TIRANA - bus de l'aeroport - pas un enorme interet touristique, sauf le musee national historique. Mais plaisant et relax - Telecabine du Mont Dajti. Pas cher. Mais bizarrement si on veut marcher en haut on tombe directement dans une zone militaire interdite, alors que c'est un parc national ??? - hotel GUVA E QETE, 2000 lek seulement pour une tres bonne chambre avec sdb, eau chaude et TV5
SHKODRA - Bus de Tirana. Malhonnete avec les etrangers. - Chateau a voir absolument. Le bus urbain #1 fait la moitie du chemin - Hotel ROZAFA, tres bien, 2000 lek
THETHI - Village typique dans les Alpes albanaises. Tres beau paysage - Minibus a 7 heures du matin de Shkodra. Tres mauvaise piste. - Guest house. Si vous n'avez pas de vehicule, choisissez en une dans le fond du village pres de l'eglise. Famille SHPELLA, maison agreable, nourriture tres moyenne (NOTE: on mange beaucoup mieux chez l'habitant en Georgie et en Armenie) - Excellente marche vers OKOL et le soomet du col de PEJES au fond de la vallee. Massif karstique typique (dollines ...). 1 km a l'Est du col, Bukura, source, camping possible - Les randos ont des marques rouges et blanches. Il existe une bonne carte allemande des Alpes albanaises. - Il parait qu'en ete toutes les GH sont pleines ce qui diminuera beaucoup l'attrait des lieux. Pareil a Valbona.
VALBONA - Marche de Thethi par le col de Valbona. Journee facile. - Beau aussi, notamment la riviere valbona. Je prefere quand meme Thethi. Plus de developpement touristique ici. - GH QUQU Y VALBONES - Randos balisees, attention: certainnes sont hors sentier sur du terrain difficile, et le balisage peut etre difficile a suivre. QQ infos sur le site web Journeytovalbona, et a l'hotel Rilindja - Minibus a 7 heures pour Bajram Curri, et de la taxi collectif a Gjakova et continue au Kosovo.
KORCA - Venu de Macedoine par Sveti Naum, marche au bord du lac jusque Pogradeci, puis minibus - Hotel BEHAR KOCIBELLI 2000 lek tres bien - Musee d'Art Medieval: icones. Ville assez agreable.
GJIROKASTRA - Bus a 6 heures de Korca - KOTONI GH 2500 lek avec pd. Paye plus cher pour etre dans la vieille ville - Chateau et ensemble urbain ottoman remarquable, peut etre l'attraction touristique #1 de l'Albanie, en plus on peut randonner sur la montagne juste au dessus
SARANDA/BUTRINT - Saranda horrible ville betonnee, en plus en octobre 90% des batiments sont fermes. Mais passage oblige pour Butrint - Butrint site superbe, ruines un peu decevante (le plus interessant, les mosaiques, est cache sous du sable pour preservation) - Hotel MYRTAJ 1700 lek. Tres bien comme tous les autres
DJERMIU/LLOGORA - Bus de Saranda a 6 heures vers Vlora. On peut s'arreter ou on veut sur la riviera, route superbe - Descendu au sommet du col de Llogora, monte a gauche jusqu'aux antennes. Vue *** - Puis revenu a DHermiu. Le vieux village est tres chouette. Un seul hotel: DORINT (?) (Plein d'autres en descendant vers les plages). En bas, 3 plages. 2 plages avec un developpement touristique un peu anarchique. Encore pas mal au bout de la plage de Dhermiu. Juste sous le col de Llogora, une plage pas developpee
VLORA - Plages betonnees, mais le centre ville est aere et agreable. Pas grand interet - Hotel TOKO 2000 lek. Vraiment chic.
BERATI - Bus de Vlora, tres mauvaise route - Nouveaux hotels pour touristes dans des maisons anciennes, chers. Au bas de la montee vers la chateau, a droite, une epicerie a un signe ROOMS TO RENT. Tres chouette maison moderne avec terrasse sur la hauteur. TV5 aussi, 10 euros seulement. - Ensemble urbain ottoman superbe, beaucoup plus renove que Gjirokastra
COROVODA - Bus de Berati (en general venant de Tirana) - Petite ville pas du tout touristique, mais mieux que Berati pour la randonnee - Hotel TURISM (pas de signe, mais c'est le grand batiment avec la banque au RDC). 1000 lek pour une bonne chambre. - A 2 ou 3 km au Sud, vous pouvez marcher vers le canyon de l'Osumi - La route vers l'Est monte vers un col (vers Gjerbesi) dans un defile. Juste avant le col a gauche vous pouvez monter vers les cretes du Mont Tomorri (pas le sommet, trop loin). Comme ailleurs, nombreux bergers et leurs campements.
DURRES - Tous les bus venant du Sud vers Tirana peuvent vous deposer a PLEPA a l'entree de DURRES. De la bus urbain pour le centre - BB TEDESCHINI radicalement different des hotels modernes. 2 ou 3 chambres surchargees de meubles anciens, bibelots et livres - Ville tres decevante
KRUJA - Bus de TIrana a Fushe Kruja. Minibus malhonnete de Fushe Kruja a Kruja. - Dans l'orage et l'averse, donc pas grand chose a ecrire.
Pour la Macedoine, lire http://voyageforum.com/v.f?post=5599557; Pour le Kosovo, lire http://voyageforum.com/v.f?post=5586068;
TIRANA - bus de l'aeroport - pas un enorme interet touristique, sauf le musee national historique. Mais plaisant et relax - Telecabine du Mont Dajti. Pas cher. Mais bizarrement si on veut marcher en haut on tombe directement dans une zone militaire interdite, alors que c'est un parc national ??? - hotel GUVA E QETE, 2000 lek seulement pour une tres bonne chambre avec sdb, eau chaude et TV5
SHKODRA - Bus de Tirana. Malhonnete avec les etrangers. - Chateau a voir absolument. Le bus urbain #1 fait la moitie du chemin - Hotel ROZAFA, tres bien, 2000 lek
THETHI - Village typique dans les Alpes albanaises. Tres beau paysage - Minibus a 7 heures du matin de Shkodra. Tres mauvaise piste. - Guest house. Si vous n'avez pas de vehicule, choisissez en une dans le fond du village pres de l'eglise. Famille SHPELLA, maison agreable, nourriture tres moyenne (NOTE: on mange beaucoup mieux chez l'habitant en Georgie et en Armenie) - Excellente marche vers OKOL et le soomet du col de PEJES au fond de la vallee. Massif karstique typique (dollines ...). 1 km a l'Est du col, Bukura, source, camping possible - Les randos ont des marques rouges et blanches. Il existe une bonne carte allemande des Alpes albanaises. - Il parait qu'en ete toutes les GH sont pleines ce qui diminuera beaucoup l'attrait des lieux. Pareil a Valbona.
VALBONA - Marche de Thethi par le col de Valbona. Journee facile. - Beau aussi, notamment la riviere valbona. Je prefere quand meme Thethi. Plus de developpement touristique ici. - GH QUQU Y VALBONES - Randos balisees, attention: certainnes sont hors sentier sur du terrain difficile, et le balisage peut etre difficile a suivre. QQ infos sur le site web Journeytovalbona, et a l'hotel Rilindja - Minibus a 7 heures pour Bajram Curri, et de la taxi collectif a Gjakova et continue au Kosovo.
KORCA - Venu de Macedoine par Sveti Naum, marche au bord du lac jusque Pogradeci, puis minibus - Hotel BEHAR KOCIBELLI 2000 lek tres bien - Musee d'Art Medieval: icones. Ville assez agreable.
GJIROKASTRA - Bus a 6 heures de Korca - KOTONI GH 2500 lek avec pd. Paye plus cher pour etre dans la vieille ville - Chateau et ensemble urbain ottoman remarquable, peut etre l'attraction touristique #1 de l'Albanie, en plus on peut randonner sur la montagne juste au dessus
SARANDA/BUTRINT - Saranda horrible ville betonnee, en plus en octobre 90% des batiments sont fermes. Mais passage oblige pour Butrint - Butrint site superbe, ruines un peu decevante (le plus interessant, les mosaiques, est cache sous du sable pour preservation) - Hotel MYRTAJ 1700 lek. Tres bien comme tous les autres
DJERMIU/LLOGORA - Bus de Saranda a 6 heures vers Vlora. On peut s'arreter ou on veut sur la riviera, route superbe - Descendu au sommet du col de Llogora, monte a gauche jusqu'aux antennes. Vue *** - Puis revenu a DHermiu. Le vieux village est tres chouette. Un seul hotel: DORINT (?) (Plein d'autres en descendant vers les plages). En bas, 3 plages. 2 plages avec un developpement touristique un peu anarchique. Encore pas mal au bout de la plage de Dhermiu. Juste sous le col de Llogora, une plage pas developpee
VLORA - Plages betonnees, mais le centre ville est aere et agreable. Pas grand interet - Hotel TOKO 2000 lek. Vraiment chic.
BERATI - Bus de Vlora, tres mauvaise route - Nouveaux hotels pour touristes dans des maisons anciennes, chers. Au bas de la montee vers la chateau, a droite, une epicerie a un signe ROOMS TO RENT. Tres chouette maison moderne avec terrasse sur la hauteur. TV5 aussi, 10 euros seulement. - Ensemble urbain ottoman superbe, beaucoup plus renove que Gjirokastra
COROVODA - Bus de Berati (en general venant de Tirana) - Petite ville pas du tout touristique, mais mieux que Berati pour la randonnee - Hotel TURISM (pas de signe, mais c'est le grand batiment avec la banque au RDC). 1000 lek pour une bonne chambre. - A 2 ou 3 km au Sud, vous pouvez marcher vers le canyon de l'Osumi - La route vers l'Est monte vers un col (vers Gjerbesi) dans un defile. Juste avant le col a gauche vous pouvez monter vers les cretes du Mont Tomorri (pas le sommet, trop loin). Comme ailleurs, nombreux bergers et leurs campements.
DURRES - Tous les bus venant du Sud vers Tirana peuvent vous deposer a PLEPA a l'entree de DURRES. De la bus urbain pour le centre - BB TEDESCHINI radicalement different des hotels modernes. 2 ou 3 chambres surchargees de meubles anciens, bibelots et livres - Ville tres decevante
KRUJA - Bus de TIrana a Fushe Kruja. Minibus malhonnete de Fushe Kruja a Kruja. - Dans l'orage et l'averse, donc pas grand chose a ecrire.
Pour la Macedoine, lire http://voyageforum.com/v.f?post=5599557; Pour le Kosovo, lire http://voyageforum.com/v.f?post=5586068;