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Avis sur notre itinéraire de 21 jours en Chine English translation pending
by Wanagain · 2011-06-20 · 11 replies
Bonjour à tous

Nous partons le 5 aout en Chine avec mon compagnon pendant 21 jours. Après avoir lu la plupart des post du forum sur les itinéraires, nous avons à peu près déterminé le notre. Mais on aimerait avoir vos avis et conseils sur faisabilité, transports, si nous avons prévu trop de choses, etc

Arrivée à Pékin le 6 aout à 9h30 on a réservé au Red Lantern pour toute notre étape à Pekin direction hotel pour poser les sacs, puis balade dans les Hutong en vélo, Tours Tambours et Cloche, et Palais du Prince Gong Pour la soirée, il y a des spectacles Opéra ou autre proposés par les hotels. Est-ce que c'est intéressant ou c'est un piège à touriste ? Quelqu'un a déjà été au Beijing Night Show ?

Le 7 aout Temple du Ciel à l'aube puis Place Tien An Men, Mausolée, Cité Interdite et Coline de charbon est-ce que nous aurons le temps de visiter autre chose ? Dans quel ordre vous conseillez la visite ? Le temple du ciel avant ou après la Cité Interdite ?

Le 8 aout Randonnée sur la muraille de Chine. De Jinshaling à Simatai Notre hotel propose d'y aller en bus en groupe pour 350 RMB avec aller-retour, droit d'entrée, petit dej et repas inclus Qu'en pensez-vous ?

Le 9 aout Visite des Tombeaux Qing Il paraît qu'ils sont mieux que les tombeaux Ming, et moins de monde. Est-ce que ça vaut le détour ? car assez loin. Comment y aller ? et combien ça couterait ?

Le 10 aout Marché aux oiseaux à Tianqiao avec spectacle à 10h00 d'acrobates, avaleurs de sabres, etc aprem Temple du Pic de l'Est ou Temple des Lamas (lequel est le plus interessant ?)

Nous prévoyons de prendre le train de nuit pour Pingyao - départ 19h (combien de temps avant se présenter à la gare ? vraiment galère pour trouver le bon quai ?) Nous pensons réserver nos billets de trains via chine evasion ou travel china guide pour plus de tranquilité. Ces agences sont elles réglos ? combien de commission sur les billets ? ou il vaut mieux passer par un CITS ou notre hotel ?

Le 11 aout Arrivée à Pingyao à 7h30 Promenade dans la vieille ville, muraille, etc Qu'avez vous vu d'intéressant là-bas ?

Le 12 aout excursion dans les environs : soit le Temple Shuanglin qui est à 6 km (on peut y aller à vélo ??) soit Maison du Clan Wang ? (comment y aller avec petit budget ?) soit bus pour Temple Zenghuo et maison du clan Qiao sachant que nous devons être à la gare le soir pour prendre un train de nuit vers Xian à 21h30

Le 13 aout Arrivée à Xian à 7h30 Armée des soldats en terre cuite (est-ce que y passer une matinée est trop court ? est-ce facile d'y aller avec le bus 306 ? ou il vaut mieux y aller en bus de groupe ?) Aprem et soirée : balade dans la vieille ville, quartier musulman et grande mosquée

Le 14 aout Mont Huashan quelqu'un y est déjà allée avec le bus qui part de la gare routière ? comment ça se passe ? départ et retour à quelle heure?

Le 15 aout Forêt des stèles, promenade sur les murailles, pagode de la grande oie sauvage

avion vers Guilin à 17h40 - arrivée à 19h30

16 17 18 19 20 aout Guilin 2j - Yangshuo 1j - Promenade en vélo si possible dans les rizières vers Longshen 1j - Sangjiang ? des conseils ?

Le 20 aout au soir : avion vers Shanghai

Le 21 aout journée à Shanghai

Le 22 aout Suzhou et Hangzouh est-ce que c'est faisable en 1 journée, ou il vaut mieux se concentrer sur l'une des 2 villes et y passer la journée ? Dans ce cas-là, laquelle choisir ?

Les 23 et 24 aout Montagnes jaunes comment y aller et combien de temps depuis Shanghai ? nous voulons y passer la nuit pour profiter du lever du soleil. Un hôtel à recommander ?

Le 25 aout journée à Shanghai

Le 26 aout avion vers Pekin - arrivée à 11h30 Après-midi au palais d'été

Le 27 aout retour en France, décollage à 11h15

Est-ce que notre programme est réalisable ou trop optimiste ? Merci d'avance pour vos commentaires, conseils et autres. Tous vos témoignages seront les bienvenus !!

Trois semaines en Chine à l'automne English translation pending
by Delseve · 2011-05-01 · 59 replies
Je suis en train de prévoir un prochain voyage en Chine cet automne. J'en suis au stade où je défriche un peu avant même de réserver le billet d'avion.

Il s'agit pour moi d'un première découverte du pays et j'ai bien conscience que je n'en découvrirai qu'une petite partie. J'ai d'abord pensé à un périple Pékin, Xian, Shanghai avec des arrêts au milieu qu'il me reste à définir : un peu de nature, mais plutôt plus de civilisation (mélange de moderne et d'histoire). Je suis ouverte à tous les conseils sur ce point parce que j'ai du mal à me faire une idée précise : Pingyao, Suzhou sûrement, mais qu'en est-il pour Hangzhou, Luoyang, Longmen, Dengfeng, Shaolin (pas vraiment une grande fan des arts martiaux, mais pourquoi pas), Tongli, Datong, Mont Wutai...Peut-être d'autres suggestions ?

Guilin est un peu plus loin, mais semble valoir le déplacement. POurquoi pas même repartir de Hong Kong, mais sachant qu'on veut vraiment passer par Shanghai et profiter de plusieurs jours dans chaque grande ville, cela me paraît un peu court en trois semaines...

Merci à vous pour vos conseils éclairés.
Itinéraire Pékin - Datong - Xi'an - Shanghai English translation pending
by ChihiroSen · 2011-02-07 · 18 replies
bonjour à tous,

Je suis étudiante en M2 chinois et je pars avec mon ami du 15 juillet au 15 août 2011. Je souhaiterais avoir les avis, conseils, expériences et autres idées lumineuses, de ceux qui y sont déjà allé. J'ai découvert notamment le site de Datong récemment en parcourant les forums. Il y a donc des lieux dont j'ignorais l'existence. J'aimerais savoir si d'autres endroits de ce genre sont à voir aux alentours de mon trajet. Je vais évidemment faire les visites "indispensables" (Cité Interdite, Muraille (Simatai), Palais d'été, les terracotta warriors...) mais si vous avez d'autres petits tuyaux pour s'écarter des sentiers touristiques. Je suis preneuse des endroits insolites en plein coeur de la population locale etc.

pour l'instant les questions que je me pose : - existe-il des sources d'eau chaude où l'on peut se baigner ? si oui, lesquelles, où et combien? - une journée à Datong suffit-elle? ou serait-il interessant d'y rester 1 ou 2 jours afin de découvrir les alentours? - serait-ce sympa d'aller à la mer quelques temps, plus au sud (ex: Hainan) quitte à ne plus aller à Shanghai.

Merci d'avance pour vos réponses !

新年快乐 !
Voyage de vingt-deux jours en Chine avec cette compagnie? English translation pending
by Jphenri · 2010-10-19 · 14 replies
Je veux faire un voyage en chine de 22 jours et j'aimerais avoir des informations sur la Compagnie WONDER. J'ai trouver des informations sur SINORAMA mais aucune sur WONDER Merci Jean-Pierre
Visites pour quatre jours à Istanbul, restaurants...? English translation pending
by Elzorro13 · 2010-10-19 · 54 replies
Bonjour, nous partons à deux collègues, samedi à Istanbul pendant 4 jours, pouvez vous me donner vos impressions sur la ville, les choses essentielles à voir et à visiter, les restaurants qui vous ont plus, mais aussi les coins à éviter et les coutumes à respecter. Merci beaucoup pour votre aide Olivier
Circuit de trois semaines en Chine au départ de Shenzhen English translation pending
by Caledonia007 · 2010-06-17 · 12 replies
Bonjour,

mon conjoint part travailler à Shenzhen fin juin et je compte le rejoindre , mi septembre, pour trois semaines. Pourriez-vous me conseiller un circuit mêlant les incourtournables (cité interdite, grande muraille, armée des soldats enterrés) et quelques endroits, peut-être moins touristiques, que vous auriez particulièrement apprécié.

J'en demande peut-être beaucoup 😇 mais c'est pour avoir quelques idées, la Chine est si vaste!

Bonne journée à tous!

Merci!🙂
Assister à l'exposition universelle de Shanghai début juin? English translation pending
by Scarlett21 · 2010-05-05 · 12 replies
Bonjour à tous, je serai à Shanghai les 2 et 3 juin, ce qui malheureusement est trop court pour profiter pleinement de l'Expo! A tous ceux et celles qui auront eu le plaisir de parcourir les pavillons, donnez moi quelques tuyaux pour ne pas passer à côté des plus spectaculaires ou des plus intéressants, faut il réserver à l'avance pour certains d'entre eux? Merci à tous de me donner des nouvelles de vos expériences! à bientôt
Une famille nombreuse en voyage en Chine English translation pending
by Clairmatine · 2010-05-03 · 20 replies
Bonjour, Nous partons en famille tout le mois de juillet en Chine : 5 enfants de 4 à 19 ans et 2 parents. Arrivée à Shanghaï et retour par Pékin. Auberges de jeunesse réservées à Shanghaï et Pékin. Entre temps : Suzhou, Hangzhou, Luoyang (grottes de Longmen et Temple Shaolin), Pingyao, la Grande Muraille, voilà pour les incontournables pour nous. La question de Xi'an se pose, de même celle de Huangshan (montagne jaune) ou Huanshan (montagne fleurie). Nos contraintes sont certes budgétaires un minimum mais aussi celles du nombre des enfants et de l'âge de notre dernière. A savoir : est-ce que Xian "vaut vraiment le détour" ? Peut-on raisonnablement emmener une enfant de 4 ans à Huangshan et/ou Huanshan ? Nous aimerions découvrir la Chine la moins occidentalisée possible, préférons le calme aux grandes mégapoles (!) et avons un minimum l'habitude de barouder mais nous le faisons surtout en camping car. Nous n'avons réservé "que" pour 6 les auberges de jeunesse, est-ce que cela pourra poser un problème, à la fois pour le visa et pour le logement là-bas, considérant qu'à 4 ans on n'occupe qu'une mini place ? Est-ce qu'un budget de 120€ par jour tout compris (hors billet AR) est raisonnable ou illusoire à 7... Voilà pour un début. Merci à celles et ceux qui ont l'expérience de nous enseigner... A bientôt
Quelle musique symbolise la flûte de pan? English translation pending
by GailR · 2010-03-14 · 8 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir quelle musique symbolise la flûte de pan.... Il s'agit d'un instrument plutôt d'origine inca (si mes renseignements sont exacts) mais je recherche le nom de la musique jouée. (comme la salsa, le disco, le rock...)

Merci beaucoup pour votre aide.
Qui connaît ce genre de statue? English translation pending
by 77francine · 2010-02-28 · 36 replies
Je cherche désespérément des renseignements sur une statue que j’ai chez moi,

J’ai pensé que vous « les beaux voyageurs » vous pourriez peut être m’aider.

(Je ne trouve pas 🤪de renseignements sur internet car pour commencer je ne sais pas quelle direction prendre dans ma recherche.)

Quelqu’un aurais peut être rencontré ce genre de statue lors d’un voyage ? 😉

Voici photo et merci si vous savez m’informer sur cette belle étrangère
Sri Lanka, retour et informations pratiques (28 janvier au 17 février 2010) English translation pending
by Genevois · 2010-02-19 · 31 replies
De retour de 3 semaines splendides passées au Sri Lanka (du 28 janvier au 17 février 2010), voici quelques infos pratiques sur ce merveilleux pays :

Arrivée à l’aéroport international de Colombo :

Premier souci, retirer de l’argent. Pas de DAB sur place, mais quelques agences bancaires qui pourront changer vos Euros, toutes au même taux. Vous serez ensuite assailli par les tours-opérateurs, puis les chauffeurs de tuk-tuk pour un transport à votre hébergement. Arranger votre prise en charge par votre premier lieu de séjour (Negombo par exemple) ne revient pas plus cher qu'un taxi ou tuk-tuk et votre hôte vous attendra à la sortie avec un panneau et votre nom. Des bus rejoignent également Colombo.

Argent :

De nombreuses banques ont des DAB (ATM au Sri Lanka) et les cartes bancaires internationales sont acceptées sans souci (Maestro, Visa, Mastercard, etc...). Nous avons privilégié cette manière de faire, retirant au coup par coup les sommes dont nous avions besoin. Attention de garder un maximum de petites coupures (10,20, 50 et 100 Roupies), souvent les petits commerçants, les chauffeurs de tuk-tuk, les vendeurs de billets de bus, n’ont pas la monnaie pour rendre sur les grosses coupures de 1000 ou 2000 Roupies.

Cuisine :

Pas possible d’éviter les Rice and Curry. Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts. Attention plus l’aspect est foncé, plus c’est fort. Les curry végétariens (courge, haricots, patates, okras) sont très bons et moins épicés que ceux au poulet ou au poisson. Les petits restos locaux proposent toujours du rice and curry à midi, fait à l’avance et visible dans des plats. Mais c’est épicé pour des Srilankais... Orgie de fruits, papayes (à choisir mure et à arroser d'un filet de jus de lime), ananas, pastèque, bananes (goûter aux petites banana-lemon), très bon marché dans les étals où il faut absolument entrer. Poissons et fruits de mer sur les côtes, notamment crevettes géantes et langoustes. Plein de petits beignets, fourrés à divers ingrédients (oignons, curry, etc...). A tester, le curd : du lait caillé de bufflonne, style fromage frais ou yaourt nature, dans des plats en terre cuite. A déguster avec du miel liquide ou des rondelles de banane. Bref, de quoi varier les plats, la liste n’est pas exhaustive. Pas eu de souci gastrique majeur en 3 semaines, juste une petite alerte.

Faune et flore :

Nombreux animaux en liberté vivant près des habitations (singes, varans, biches et cerfs, oiseaux splendides, paons, etc...). Nombreux chiens errants, tous plus crasseux les uns que les autres, mais jamais agressifs. De toute façon, on n’a pas envie de les toucher. Pour la flore, l’île est verte, si verte... Un dicton srilankais dit : «plante un parapluie dans le sol le soir avant d’aller te coucher, tu auras un arbre demain». Tout pousse, les fleurs sont splendides.

Fréquentation :

Etait-ce la proche fin du conflit, la tenue des élections ou toute autre raison, mais il n’y avait que très peu de touristes sur place. Les GH étaient souvent vides, les sites pas surchargés. Tant mieux pour nous, mais les Srilankais ont besoin du tourisme. Nous n’avons jamais été pris dans le tourisme de masse.

Guide ou pas guide ?

Il est parfaitement possible de visiter tout le Sri Lanka sans l’aide d’un guide. Les explications fournies dans le LP, respectivement le Routard, sont souvent suffisantes pour apprécier les lieux touristiques. Personnellement, nous avons privilégié cette voie et nous ne la regrettons pas. Avantages du guide : compléments d’informations, gain de temps et de confort dans les transports, possibilité de faire des arrêts-photos à la demande, sentiment de sécurité pour ceux qui en ont besoin. Désavantages du guide : compatibilité pas toujours évidente, voyage en vase clos, pas de mixité avec la population locale et peu de contacts, manque d’indépendance, on passe à côté d’expériences fabuleuses comme le train ou les rencontres. Chacun fera son choix. Néanmoins, nous pouvons fournir les coordonnées d’un jeune guide anglophone, d’une efficacité et d’une honnêteté exemplaires. Très débrouillard, il pourra vous faire sortir des sentiers battus et vous construire un itinéraire sur mesure, tout en respectant vos choix d’hébergements si besoin. Son nom est Raja et il est atteignable au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.

Hébergement :

On trouve de tout au Sri Lanka, de la chambre luxueuse à 150 USD ou la piaule miteuse à 800 Roupies. Pour obtenir une chambre correcte, propre, avec douche-WC et moustiquaire, compter entre 1200 et 2500 Roupies selon l’endroit. Il est toujours possible de visiter plusieurs chambres avant de faire son choix. Dans tous les cas, vérifier l’état de la moustiquaire. Comme toujours en voyage, nous avons privilégié les hébergements simples, mais propres et fonctionnels (avec douche et WC dans la chambre). Quelques coups de coeurs : Shangrila GH à Kandy : accueil très chaleureux, cuisine délicieuse, prix doux, belle chambre, (tél. 081-222-22-18 et nandanalankan@hotmail.com) Bananaa Rest à Sigiriya : accueil très chaleureux, délicieuse cuisine, en pleine nature avec le chant des oiseaux, chambre simple et fonctionnelle ou plus «luxueuse» (tél. 060-366-50-55) Dephani GH à Negombo : bon accueil, sur la plage, demander les chambres avec balcon et vue sur la plage, pratique en arrivant ou en repartant du Sri Lanka, propose la prise en charge à l’aéroport (tél. 031-223-43-59 et dephanie@slt.lk) cuisine moyenne. Srilak View à Haputale : bon accueil, demander les chambres 7 ou 8 qui ont une vue splendide étendue sur des km, excellente cuisine. Et le meilleur pour la fin, chez Séverine à Tangalle : 2 bungalows «pieds dans l’eau» au bord de la plage, excellent lit, au milieu du jardin, bonne cuisine à l’Ibis GH voisine, idéal pour se reposer en fin de parcours. On n’avait plus envie de partir ... (tél. 775-40-26-79 et swydler@hotmail.com).

Hospitalité :

Si la Thaïlande est le pays du sourire, alors le Sri Lanka est le pays du méga-sourire. La question magique que vous entendrez des centaines de fois : «Hello, where are you from ?». Et c’est parti pour des discussions, des contacts fabuleux. Les Srilankais respirent d’une joie de vivre intense, cela se se voit, se sent, se ressent. Un véritable coup de coeur pour la gentillesse de ce peuple.

Lieux :

Bien sûr, destinations «bateaux», mais il faut y aller : Kandy (merci à Nandana de Shangrila GH pour les randos dans les montagnes environnantes), son parc botanique, son marché, son temple, Sigiriya, la montée sur le rocher (attention à ceux qui vous proposent de l’aide et qui ne vous lâchent plus), parfois impressionnantes dans les derniers mètres, Dambulla, pour ses splendides fresques (attention aux singes assez agressifs si vous exhibez de la nourriture), Adam’s Peak, une sacré expérience. 3 heures environ de montée, par des marches souvent inégales, mais quelle récompense une fois en haut pour le lever du soleil (pour les chanceux, certains ont les nuages et le brouillard...). C’est la descente qui tue ... A ne pas manquer, la veille de l'ascension . aller vers la rivière au fond du village de Dalhousie où les pèlerins se baignent et se lavent dans l’eau fraîche. Belles scènes de vie. Toute la région montagneuse et ses plantations de thé, belles balades (Lipton’s Seat vers Haputale), Horton’s Plains (tôt le matin pour voir les animaux et la brume depuis World’s End), Yala Park, un safari où on voit plein d’animaux (éléphants, mangoustes, crocodiles, buffles sauvages, sangliers, cerfs et biches, paons, aigles, martin-pêcheurs, etc... et si vous avez de la chance, des léopards). Un bon chauffeur-guide : Sarath de Moongose Safari (tél. 077-711-41-72), Tangalle et sa plage quasi déserte. Attention aux vagues et aux courants, mais suffisamment d’endroits protégés pour se baigner quand même. Nous n’avons pas été emballés par Polonnaruwa, peut-être aurions-nous dû aller à Anuradhapura ? Colombo ? Bof...

Météo :

Une seule averse tropicale, le dernier jour à Colombo. Le reste du temps, soleil ou temps parfois brumeux ou légèrement nuageux. Température diurne d’environ 35 ° (à l’ombre), pas beaucoup moins la nuit. Attention dans les montagnes, il peut faire frais le soir, nous avons supporté un pull à Haputale.

Sécurité :

Quelques barrages routiers pour des contrôles d’identité, mais cela ne concerne que les Srilankais. Aucun sentiment d’insécurité durant tout le séjour. Nous ne nous sommes pas approchés des zones du Nord, touchées par la guerre qui vient de prendre fin. Apparemment, il est à nouveau possible de se rendre du côté de Jaffna, mais peu d’infrastructures sur place selon les locaux. Pour ceux qui hésitent encore, IL FAUT Y ALLER.

Télécommunications :

Possibilité d’acheter une carte SIM srilankaise dans les nombreux magasins des différents opérateurs locaux (Dialog, Airtel, Mobitel, etc...), en laissant une photocopie de son passeport. Pour notre part, nous avons gardé notre numéro suisse pour être atteint en cas d’urgence, et avons utilisé Skype (quasi tous les cybercafés en sont équipés, avec casque et micro) pour les appels vers notre pays. Pour les appels locaux, il y a plein de petites échoppes qui mettent à disposition des téléphones depuis lesquels on peut appeler à l’intérieur du pays à des coûts très faibles. Faciles et pratiques. Les cybercafés sont moins nombreux que dans certains autres pays d’Asie, mais nous avons toujours réussi à en trouver un.

Transports :

Bus, train, tuk-tuk, vélo, bref, il y a du choix. Les bus et les trains sont très bon marchés. Pour les bus, le billet se prend à l’intérieur (prévoir des petites coupures) en donnant sa destination au préposé. Attention, si votre sac prend une place, vous payez pour lui aussi (en principe un sac 60 litres passe sous le siège ou possibilité de le laisser à côté du chauffeur). Tous les chauffeurs de bus sont fous, certains plus que d’autres... Nous avons toujours voyagé à l’arrière (un peu plus d’air grâce à la porte qui reste ouverte et on ne voit pas la route, donc moins de frissons...). Pour les trains, les billets se prennent au guichet de la gare. Pas besoin de prendre les wagons panoramiques, ils n’apportent pas grand chose de plus. La 2ème classe est un peu plus «confortable» que la 3ème (les trains datent de la guerre, et pas forcément de la dernière). Un must : Colombo-Kandy et Kandy-les montagnes du centre, des trajets au coeur de paysages inoubliables. D’innombrables vendeurs circulent tant dans les bus que les trains. Dans les deux cas, les rencontres sont garanties, de supers moments. Pour les tuk-tuk, il est plus prudent de demander le prix de la course avant de monter. Bien plus cher proportionnellement que le bus ou le train, mais idéal pour des courses locales. Un ENORME coup de coeur à Kandy pour Chintah, conducteur de tuk-tuk : honnête, serviable, ponctuel, souriant, à utiliser sans modération pour toutes les courses sur place, disponible à la journée (tél. 077-782-37-40). Location de vélos à Negombo et Polonnaruwa. Attention, les distances sont courtes au Sri Lanka, mais compter une faible moyenne vu l’état des routes ou des voies de chemin de fer.

Conclusion :

Un véritable coup de coeur pour ce petit pays qui a tant à offrir à ses visiteurs.

Une hospitalité et une gentillesse exceptionnelle, des sourires éclatants, des femmes habillées de sarees aux couleurs vives, des contacts chaleureux, on n’en repart pas forcément indemne ...

Pour ceux qui veulent suivre notre périple, «sentir» ce que nous avons vécu, obtenir d'autres détails, notre compte-rendu en cliquant ICI.
Au pays de Kandy, le Sri Lanka English translation pending
by Genevois · 2010-02-19 · 46 replies
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.

Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».

Mardi 26 janvier 2010

Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.

Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010

Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.

Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.

Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.

Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.

Vendredi 29 janvier 2010

Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.

Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.

Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.

Samedi 30 janvier 2010

Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.

Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.

Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.

Dimanche 31 janvier 2010

Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.

Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.

A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.

Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.

Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.

Lundi 1er février 2010

Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.

Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.

Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.

Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.

Mardi 2 février 2010

Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.

Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.

La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.

Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...

Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.

Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.

Mercredi 3 février 2010

Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.

Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.

Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.

A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.

Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.

A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.

Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.

Jeudi 4 février 2010

Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.

Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.

L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.

Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...

Vendredi 5 février 2010

Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.

Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.

Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.

Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...

Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.

Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.

Samedi 6 février 2010

02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.

Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.

La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?

Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...

Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.

Dimanche 7 février 2010

Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...

En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.

Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.

Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.

Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.

Lundi 8 février 2010

Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.

Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.

C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.

Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.

Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.

Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.

Mardi 9 février 2010

Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.

Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.

Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.

Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.

Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.

Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...

Mercredi 10 février 2010

Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.

Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.

Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.

Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.

A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.

Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.

2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.

Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.

Après cette d��contraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.

Jeudi 11 février 2010

Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.

Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.

17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.

Vendredi 12 février 2010

Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.

Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!

Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.

Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.

La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.

Samedi 13 février 2010

Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.

Dimanche 14 février 2010

Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.

Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.

Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.

Lundi 15 février 2010

Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).

Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.

A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.

A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.

Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !

Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.

Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.

Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.

Mardi 16 février 2010

Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.

Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.

Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.

Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.

En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.

Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.

11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.

Merci, tout simplement.
Visites pour douze jours en Chine au mois d'octobre 2010 English translation pending
by Annecampiche · 2010-02-10 · 5 replies
Bonjour,

je pars 18 jours pour un stage de céramique autour de Shanghai en octobre 2010. Après ces 18 jours, je disposerai de 12 jours pour découvrir encore un peu de la Chine. Je pense voir de toute façon Xian, et j'hésite entre Pékin et Guillin pour la suite de mon séjour. Comme ce sera le moment de l'expo universelle à Shanghai, les vols internes risquent d'être encombrés...

J'aime les visites historiques et culturelles, mais j'aimerais aussi beaucoup voir de la nature.

Entre Pékin et Guillin, que me conseilleriez-vous ?

Ou auriez-vous une autre idée de destination sympathique à combiner avec Xian ?

Merci pour vos réponses.
Trois semaines en Chine en mai-juin 2010 avec un bébé de 15 mois English translation pending
by Delmodi · 2009-09-18 · 6 replies
Bonjour, mon mari et moi allons en Chine la 2e quinzaine de mai et 1ère semaine de juin 2010, avec notre fille, qui aura 15 mois à ce moment là. mon mari est d'origine chinoise et parle (à peu près 😉) bien le mandarin. La 1ère semaine sera consacrée à visiter sa famille à Wenzhou (le top pour le tourisme... 😛). Ensuite nous voudrions visiter un peu la Chine, comme nous l'avions fait la fois précédente, mais là avec la présence de notre fille ce sera un peu plus compliqué à gérer... J'en suis juste au stade de la réflexion, je cherche des idées d'endroits où aller, qui soient compatibles (au niveau climat, pollution, et transports entre autres) avec la présence d'un bébé de 15 mois. Sachant que nous avons déjà visité Pékin (même si nous n'avons pas tout vu car restés 1 seule semaine), Hangzhou, Suzhou, Huangshan et Shanghai, et que nous serions plus portés à aller vers la campagne mais que ce n'est pas forcément évident avec un ptit bout...

voici les 1ères idées qui nous sont venues pour cette fois : Yangshuo / Guilin ou le Yunnan ou Xian (mon mari proposait d'aller ensuite à Lanzhou car il a de la famille aussi là bas ms il me semble que c'est très pollué)

Avez-vous un avis sur le fait de visiter ces coins avec un bébé ? avez-vous des idées d'autres endroits ?? et pour les hôtels, pensez vous qu'il faille réserver à l'avance ? je suis un peu stressée de nature alors avec en plus ma fille j'aurais tendance à dire oui ms d'un autre côté, avec quelqu'un qui parle le mandarin peut-être vaut-il mieux attendre d'être sur place pour pouvoir mieux choisir l'hôtel ?... bref le projet est encore vague mais toutes les opinions sont les bienvenues !!

merci d'avance 😊
Avis sur itinéraire de quinze jours en Chine, transports, change d'argent? English translation pending
by Jade25 · 2009-07-22 · 95 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars en Chine du 22 aout au 6 septembre 2009 et j'aimerais avoir quelques conseils. J'ai un AR Paris/Shanghai et après avoir regardé un peu ce qui se dit sur les différents sites, je pensais faire l'itinéraire suivant:

Samedi vol Paris. Dimanche, lundi mardi : 3 jours : 1 j à Shanghai, 1 à Suzhou, 1 à Hangzhou Mercredi, jeudi : Guilin/Yangshuo (2 jours) Vendredi, samedi : Xi'an (2 jours) Dimanche, lundi : Pingyao (1 ou 2 jours) Mardi, mercredi, jeudi, vendredi : Pékin (4 jours) Samedi : Shanghai (1 jours) Dimanche départ pour Paris

Pensez vous que celà semble faisable? Si non, que dois-je supprimer/ajouter?

Je souhaite voir un peu des villes et aussi des campagnes.

Entre ces villes quels moyen de transport utiliser (meilleur rapport qualité/prix).

Une autre petite question, dois-je prévoir d'échanger mes euros avant le départ? Si oui, combien environ?

Merci de votre aide!
Visites pour trois semaines en Chine au mois de juillet? English translation pending
by Neufzedou · 2009-06-29 · 30 replies
Bonjour, Je pars le 6 juillet pour 3 semaines en Chine. J'atterris à Pékin. Je pars un peu à l'aventure, puisque j'y vais seul, sans parler un mot de chinois. Et je voudrais savoir ce que vous me conseillez à visiter, les incontournables de la Chine. Par contre, ne partant que 3 semaines, je ne pense pas descendre plus loin que Shanghai. J'attends vos conseils et remarques. Merci

Cyril
Arizona à moto: hôtels et visites English translation pending
by Montaigne77 · 2009-01-26 · 18 replies
Pour voyage moto début juin 09 Arizona, je prends toute info sur hotels et les Must entre Phoenix, canyon de Chelly, Painted Desert, Petrified Forest, M Valley, G Canyon, route 66, Las Végas... On the road again! Montaigne77.
Hôtel Club Amigo: coût d'un taxi pour se rendre à Gibara? English translation pending
by Sylbroc · 2009-01-18 · 11 replies
je pars pour holguin a l`hotel club amigo a la relache, et j`aimerais savoir combien il m`en couterait pour me rendre a gibara en taxi.parait que c`est un beau coin a visiter selon le guide ulysse. 😎 sylvain.
Voyage au Rajasthan avec organisme de voyage équitable? English translation pending
by Isa17lr · 2008-12-21 · 3 replies
Bonjour, je suis sur un projet de voyage au Radjastan (inde du nord) en février avec un organisme de voyage equitable : rencontres au bout du monde. Quelqu'un est il déjà parti avec eux ? tous les voyages que j'ai fait jusqu'à maintenant etait avec des TO dans des hotels (et j'ai qd meme chopé la tourista) alors je suis un peu inquiète des séjours dans les villages et des pbs santé que cela pourrait impliquer .. y a t-il de l'eau en bouteille disponible, etc ... la liste des choses a emener (notement du papier toilette) et des pastilles pour l'eau ne donne vraiment pas confiance à ma petite santé d'occidentale. qu'en pensez vous ? Merci de votre aide Isabelle
Trajet Lhassa-Pekin: villes et sites à ne pas manquer, budget journalier en Chine? English translation pending
by Strat50 · 2008-10-22 · 6 replies
Salut à tous,

Je compte traverser la Chine en partant de Lhassa et aller jusqu'à Pékin, probablement en train. Je n'ai aucun impératif de temps ni d'itinéraire et je compte donc en profiter pour voir un maximum de chose dans ce grand pays. Je ne cherche donc pas à faire Lhassa-Pekin de facon directe, il s'agit plus d'un début et d'une fin.

Quelles sont les villes et les sites à ne pas manquer? Ou cela vaut-il la peine de s'arreter et prendre son temps? Bref que faut-il vraiment voir de la Chine? Qu'en est-il du désert de Gobi?

Je souhaite ensuite aller de Pékin à Oulan Bator. Cela pose-t-il problème de traverser la frontière? Que faut-il savoir?

Enfin, pour avoir une idée, que peut couter une journée en Chine (nourriture+logement+transport)?

Merci d'avance pour vos réponses.

Strat50
Région pour découvrir l'authentique Maroc (sur le thème amazigh) en octobre? English translation pending
by Farma · 2008-06-11 · 9 replies
Bonjour tout le monde ^^ Je passe deux semaines en Espagne en octobre prochain, et j'aimerai en profiter pour aller quelques jours découvrir le Maroc ("goûter" plutôt car je sais qu'il me faudrait plus de temps normalement ^^) J'aimerai bien donc visiter une région pour commencer, mais je ne sais vraiment pas laquelle choisir : sachant que j'aimerai que ce soit une région pas trop difficile d'accès depuis Ceuta ou Tanger (j'ai pas beaucoup de jours!), et qui a bien conservé ses traditions (donc si possible exclusivement berberophone, avec une belle architecture...), pas (trop) pervertie par le tourisme de masse quoi (est-ce qu'il y a des festivals sur le thème amazigh à cette période?)

Bref j'en appelle à vos lumières : quelles villes/régions pourraient correspondre ?

Merci beaucoup et bonne journée =)
Des idées pour un séjour de trois semaines dans le Kerala en août? English translation pending
by Tiu · 2008-05-31 · 18 replies
bonjour à vous les voyageurs,

je pars 3 semaines dans le kerala au mois d'août, et je voulais avoir vos conseils déjà sur l'arrivée à l'aéroport... TRIVANDRUM (ancienne appellation je crois...).... pourriez vous me conseiller des hôtels pas trop chers mais correct (je ne souhaite pas revivre ma dernière expérience en arrivant à delhi, avec mon conjoint nous avons demandé à un taxi de nous amener au centre ville mais au final il nous a déposé à la porte d'un hôtel, quartier populaire (mais ça on adore) avec des lits très sales, draps et oreillers proches de la couleur noire (on aime beaucoup moins....), bref, pour un premier contact ce n'était pas tout rose...)... alors voyageurs, peut être avez vous de bonnes adresses à me proposer...

je profite de l'occasion pour vous demander aussi vos conseils. nous partons 3 semaines .... on aime la nature, l'architecture, les plages, la gastronomie, les peuples et leurs traditions, bref on est très ouvert... on voudrait faire le maximum du kerala (sur 3 semaines, certes un peu court).... qu'est-ce qui est à visiter....

tous vos conseils sont les bienvenus.... merci....

_🙂_ 🙂__🙂
Dix jours à Paris: quoi faire après les grandes attractions? English translation pending
by FrankLemi · 2008-05-12 · 16 replies
Je planifie venir visiter Paris avec mon père qui ne l'a jamais vue, au début juin. J'avais besoin de petites infos pour m'aider à planifier le voyage qui approche très vite ! Moi j'ai déjà passé 2-3 jours à Paris le temps de visiter les grandes attractions.

J'avais 2 questions: Nous disposons de 10 jours. J'hèsite entre passer tout le séjour à Paris ou bien faire 5 jours à Paris et descendre 5 jours en Provence pour voir un peu Marseille, Cassis, etc. Si on reste tout le séjour à Paris, pour l'instant j'avais prévu le circuit touristique habituel: la tour Eiffel et le coin de l'Arc de Triomphe, Montmartre, les jardins du Luxemb., Versaille, les grands musées (rapidement car mon père n'est pas un fan des musées!!), Notre-Dame, la Seine et une journée aux chateaux de la Loire. Je me dis que 4-5 jours devraient suffire pour tout ça et je cherchais des choses à faire par la suite. Y a t'il autre chose pas trop loin de Paris à voir ? On peut louer une auto..

Sinon, on ferait 5 jours de Paris, puis TGV(un peu cher selon ce que j'ai regardé: 100 Euro/personne pour l'aller-retour!!) jusqu'à Marseille. 5 jours pour explorer un peu de provence. Moi j'avais déjà visité il y a quelques années, mais j'étais à vélo j'avais traversé la France, alors c'était différent. Je me demandais à quel endroit il était préférable d'habiter pour explorer la provence le plus facilement. Marseille ? Avignon ? Et quels endroits de visite à privilégier pour seulement 5 jours (j'avais pensé a visite des Calanques, Avigon, Marseille, Cassis?) ... Est-ce que c'est une bonne idée d'avoir une base à un endroit et louer une voiture pour faire des visites d'un jour ?

Merci!
Aimez-vous les Îles Sandwichs australes et les Sandwichais? English translation pending
by DeCléricy · 2007-11-23 · 44 replies
Au minimum, j’exige 10 816 lectures, une soixantaine d’intervenants et au bas mot 723 réponses.

Expliquez en long et en large s’il est possible d’y implanter un régionalisme Bristolien par rapport au Montaguien, deux des îles de l’archipel. En quoi les quelques scientifiques des îles Traversay se sentiraient-ils davantage Sandwichais que Traversin.

Le tout agrémenté d’une polémique bien vivante sur l’art d’apprêter les pommes de terre gelées comme accompagnement au gorfou sauteur rôti, lors de l’anniversaire de la libération de l’archipel le 14 juin.

Je sens que vous êtes capable.

Merci.

DeCléricy
Fête nationale sur la grande muraille de Chine English translation pending
by Lostinmancha · 2007-08-21 · 11 replies
Bonjour,

Je vais passer un peu plus de 15 jours en chine. J'épluche les guides et les forums pour me faire un itinéraire sympa, sans passer ma vie dans les trains tout en essayant d'en voir le plus possible (plus facile à dire qu'à faire...) Je pensais être près de Beijing lors de la fete nationale chinoise. Ce jour là, 1° octobre, je me suis dit que je pourrais partir de Chengde pour la muraille à Simataï (en bus), marcher jusqu'à Jingshaling puis revenir jusqu'à Beijing en bus. Mais ce qui est faisable n'importe quel jour de l'année est il faisable le jour de la fête nationale ? J'ai vu quelques posts qui disaient que Beijing était un enfer à cette période. Est ce que j'ai une chance de trouver des bus ce jour là ? Et même, est ce que j'ai une chance de trouver des hotels dans Beijing à cette période ? Si je dois modifier mon itinéraire, pouvez vous me conseiller des sites moins fréquentés que Beijing dans le Shanxi ou le Shaanxi. Sinon, j'ai prévu aussi de voyager dans la région de Shangaï (Nanjing, Hangzhou, Suszhou, Huang Shan) fin septembre. Peut être qu'il vaut mieux garder cette partie pour la semaine du 1° octobre ? Qu'en pensez vous ?
Comment est la Chine? English translation pending
by Miafra · 2006-12-01 · 12 replies
Je prévois d'aller en Chine fin mars 2007. Comment sont les paysages et les lieux touristiques ? Je pense faire un circuit classique Pékin, La Grande Muraille, Shaolin, Xian, Shangai. On doit aussi emprunter les trains chinois pour certains déplacements. Quelqu'un a-t-il fait ce genre de voyage et peut-il me faire part de ses souvenirs sur le pays, la nourriture, les spécialités intéressantes, les bons plans, ce qu'il faut éviter. Les guides c'est très bien, mais le vécu d'un voyageur il me semble que c'est encore mieux. Merci par avance à ceux ou celles qui répondront à mon message. MIAFRA.
Recherche restaurant iranien à Paris English translation pending
by Kajolka · 2006-05-10 · 9 replies
🙂 Bonjour, j'ai découvert le raffinement de la cuisine persanne à nantes ( le DARIUS) récemment et je souhaitais savoir si quelqu'un à une adresse à me conseiller à paris ?

me'rci

kajolka
Itinéraire de Playa del Carmen à Chichen Itza en bus (Mexique) English translation pending
by Veroniknik · 2006-03-04 · 17 replies
Bonjour, J'aimerais savoir si des personnes ont déjà fait de Playa del Carmen à Chichen Itza en bus. Sur les cartes, je ne vois aucune route entre Playa del Carmen et Chichen Itza. J'ai l'impression qu'il faut soit passer par Cancun, soit passer par Tulum. Est ce que je me trompe? Dans ce cas, savez-vous combien de temps il nous faut compter? Merci d'avance. Véronik.

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