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Soirée Trek à Grenoble le mardi 15 mai 2018: Ciudad Perdita en Colombie English translation pending

Les Soirées Trek de Grenoble vous donnent rendez-vous le mardi 15 mai 2018 (exceptionnellement, la soirée aura lieu un mardi).
Vincent nous présentera plusieurs son trek de la Ciudad Perdita dans la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie.
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un repas au bar-restaurant qui nous accueille (Prix moyen d'une soirée : 15€). Le bar vous proposera ses planches de fromages et charcuterie ainsi qu'une sélection des vins.
La soirée aura lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Le Plateau, 20 quai de France à Grenoble (salle au sous-sol)
Les inscriptions sont ouvertes 🙂
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Rencontre limitée à 20 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de nous prévenir afin de libérer votre place.
Ouest américain en famille à vélo: budget English translation pending
Bonjour les cyclistes,
nous sommes aux débuts de la préparation d'un voyage à famille en vélo dans l'Ouest américain pour cet été (Juillet+Août 2018).
L'idée est de relier San Francisco à Los Angeles en passant par les NPs du coin (Yosemite, Sequioa, ...) en 6-7 semaines (nous voyageons en tandems avec des enfants, 4 et 8 ans, donc peu de distance par jour). Pourquoi pas louer une voyage et aller à Las Vegas. (Nous sommes preneurs de suggestions pour rendre le voyage inoubliables).
Le timing de la préparation est un peu serré et cela va sans doute nous coûter plus cher que si nous avions pu nous y prendre plus tôt mais les horizons professionnels et financiers viennent seulement de s'aligner pour nous laisser ce créneau libre.
Avant de pousser plus la réflexion, je cherche à confirmer le budget sur lequel je tombe en croisant diverses informations glanées sur la toile. Beaucoup commencent à être vieillissantes et ont sans doute besoin d'une mise à jour.
Que pensez-vous de: - Avion: 2700 € (pour 4 personnes Paris->SF, LA->Paris) - Hôtel: 8 nuits à 150 €/nuit (à SF à l'arrivée et LA au départ des USA) - Camping: 38 nuits à 20€/nuit - Repas: 70€/jour pour 4: sandwich/snack. De temps en temps (tous les 2/3 jours restaurant. - Divertissement: 1000€ (entrées NP, loisirs divers, ...) (nous sommes preneurs d'idée :) - Assurance rapatriement: 200€ pour tout le voyage pour toute la famille - Frais de banque: à la louche 150€
Soit un total d'environ 9250€.
Est-ce que cela vous parait cohérent compte tenu du profil de la famille, de la destination et de la période? Un poste sur/sous-estimé?
Merci d'avance !
nous sommes aux débuts de la préparation d'un voyage à famille en vélo dans l'Ouest américain pour cet été (Juillet+Août 2018).
L'idée est de relier San Francisco à Los Angeles en passant par les NPs du coin (Yosemite, Sequioa, ...) en 6-7 semaines (nous voyageons en tandems avec des enfants, 4 et 8 ans, donc peu de distance par jour). Pourquoi pas louer une voyage et aller à Las Vegas. (Nous sommes preneurs de suggestions pour rendre le voyage inoubliables).
Le timing de la préparation est un peu serré et cela va sans doute nous coûter plus cher que si nous avions pu nous y prendre plus tôt mais les horizons professionnels et financiers viennent seulement de s'aligner pour nous laisser ce créneau libre.
Avant de pousser plus la réflexion, je cherche à confirmer le budget sur lequel je tombe en croisant diverses informations glanées sur la toile. Beaucoup commencent à être vieillissantes et ont sans doute besoin d'une mise à jour.
Que pensez-vous de: - Avion: 2700 € (pour 4 personnes Paris->SF, LA->Paris) - Hôtel: 8 nuits à 150 €/nuit (à SF à l'arrivée et LA au départ des USA) - Camping: 38 nuits à 20€/nuit - Repas: 70€/jour pour 4: sandwich/snack. De temps en temps (tous les 2/3 jours restaurant. - Divertissement: 1000€ (entrées NP, loisirs divers, ...) (nous sommes preneurs d'idée :) - Assurance rapatriement: 200€ pour tout le voyage pour toute la famille - Frais de banque: à la louche 150€
Soit un total d'environ 9250€.
Est-ce que cela vous parait cohérent compte tenu du profil de la famille, de la destination et de la période? Un poste sur/sous-estimé?
Merci d'avance !
4 jours à Barcelone avec un petit budget English translation pending
Bonjour, je vous propose de partager mon petit séjour à très petit budget à Barcelone. Ce texte est parsemé de photos et d’extraits des vidéos que j’ai mises en ligne pour vous permettre de mieux visualiser mon itinéraire.
4 jours sur place + trajets + hébergement + entrées aux sites visités + repas pour moins de 160 euros
Pour aller à Barcelone, j’ai voulu tester le bus, pour un prix record (9€ Montpellier Barcelone). Un peu plus de trois heures plus tard j’arrivais à la gare des bus en plein centre de la capitale catalane, pas besoin de transports, je pouvais me rendre à pied à l’Auberge que j’avais choisi en front de mer.
Ce sera la mauvaise surprise du séjour, l’auberge est très sommaire et la propreté laisse un peu à désirer mais pour 9 Euros la nuit avec petit déjeuner elle est plutôt bien placée contre la plage de Barceloneta.
Ma première journée sera consacrée à un tour à pied du centre-ville, le tour du port de Barceloneta, le parc de la ciutadela dans le quartier Ciutat Vella, avec le bâtiment du parlement catalan, les fontaines, le petit lac, les allées fleuries et l’arc de triomphe en brique rouge au bout du Passeig de Lluís Companys. A partir de là nous irons vers le centre-ville en passant devant le musée de la musique, nous visiterons la cathédrale et le quartier gothique qui l’entoure, nous remonterons vers la place de catalogne pour descendre les ramblas en faisant un crochet vers le Mercato central et le musée d’art contemporain. Voir la vidéo de ma première journée à Barcelone
De retour au port nous visiterons l’aquarium de la ville et son étonnant tunnel à requin. Voir l'intégralité de ma vidéo sur l'aquarium de Barcelone
La seconde journée sera consacrée au Barcelone d’Antonio Gaudi. Je me rendrais en métro jusqu’à la célèbre Sagrada familia, il faudra marcher un peu pour rejoindre la Pedrera, un bâtiment très belle époque avec un toit aménagé aux étranges formes et cheminées. Non loin de là, se trouve un autre bâtiment de Gaudi, la casa Batlo, tout en rondeur et formes étranges. Pour voir la vidéo sur le Barcelone de Gaudi, cliquez ici
C’est en prenant le métro que je rendrais ensuite au parc Guel, n’ayant pas réservé et le quota journalier de visiteur étant atteint, je ne pourrais pas aller sur les terrasses inférieures mais cela n’a pas grande importance car un peut aisément en faire le tour et les admirer depuis le reste du parc. J’ai progressivement gravi la colline en passant entre les colonnes et sur le viaduc aux formes de termitière pour arriver au sommet et admirer un un splendide panorama sur toute la ville.
Pour le troisième jour, je me concentrerai sur l’hyper centre, les principaux monuments et les musées. Je commencerai, assez tôt par le musée Picasso, ou on peut assister à la genèse d’un génie grâce à ses premières œuvres. Pour voir ma vidéo sur mon troisième et quatrième jour à barcelone, c'est ici...
Non loin de là se trouve la basilique Santa maria del Mar. Sur le coté de cette cathédrale il y a le Fossar de les Moreres. Une place de Barcelone sur laquelle se trouve un monument aux morts du siège de Barcelone en 1713-1714, dernière bataille de la Guerre de Succession d'Espagne, avec sa flamme éternelle. Pas très loin, je ferai une halte au musée d’histoire de la ville, on y chemine dans des dédales de souterrains et de couloir pour y découvrir les différentes strates de la construction de la ville depuis l’empire romain jusqu’à aujourd’hui, en passant par le moyen-âge. En remontant quelques ruelles, je me retrouve derrière la cathédrale. A l’angle de la rue, il y a un petit restaurant bio, savoureux et bon marché. A quelques mètres de se restaurant, se trouve le musée Mares, je n’ai pas très bien saisi, le sens de ce musée, je vous le résumerais à « une collection de collections en tous genre ». La journée se terminera par une pose apéro à la place d’Espagne et un repas au bord du port à El rey de la Gambas (12€).
La dernière journée débute à la place d’Espagne mais le temps est à la pluie et je vais rapidement au musée national d’art de catalogne. Le musée est gigantesque et est organisé en secteur à partir d’hall central. Le département médiéval est très riche, au premier étage, les œuvres d’arts du XVIIIe à la période contemporaine se succèdent. A la sortie du musée un magnifique soleil est réapparu. J’en profite pour aller voir le site olympique de 1992 puis je redescends vers le musée Miro. C’est lieu étonnant tant pour son architecture que pour les œuvres. Je longe ensuite la crête de la colline pour arriver au château de Montjuic. Il s’agit d’une fortification massive qui offre une vue imprenable sur le port commercial d’un côté et sur la vieille ville de l’autre. Il est temps de redescendre la colline, pour aller boire une bonne sangria fraiche et faire bon repas.
Ma première journée sera consacrée à un tour à pied du centre-ville, le tour du port de Barceloneta, le parc de la ciutadela dans le quartier Ciutat Vella, avec le bâtiment du parlement catalan, les fontaines, le petit lac, les allées fleuries et l’arc de triomphe en brique rouge au bout du Passeig de Lluís Companys. A partir de là nous irons vers le centre-ville en passant devant le musée de la musique, nous visiterons la cathédrale et le quartier gothique qui l’entoure, nous remonterons vers la place de catalogne pour descendre les ramblas en faisant un crochet vers le Mercato central et le musée d’art contemporain. Voir la vidéo de ma première journée à Barcelone
De retour au port nous visiterons l’aquarium de la ville et son étonnant tunnel à requin. Voir l'intégralité de ma vidéo sur l'aquarium de Barcelone
La seconde journée sera consacrée au Barcelone d’Antonio Gaudi. Je me rendrais en métro jusqu’à la célèbre Sagrada familia, il faudra marcher un peu pour rejoindre la Pedrera, un bâtiment très belle époque avec un toit aménagé aux étranges formes et cheminées. Non loin de là, se trouve un autre bâtiment de Gaudi, la casa Batlo, tout en rondeur et formes étranges. Pour voir la vidéo sur le Barcelone de Gaudi, cliquez ici
C’est en prenant le métro que je rendrais ensuite au parc Guel, n’ayant pas réservé et le quota journalier de visiteur étant atteint, je ne pourrais pas aller sur les terrasses inférieures mais cela n’a pas grande importance car un peut aisément en faire le tour et les admirer depuis le reste du parc. J’ai progressivement gravi la colline en passant entre les colonnes et sur le viaduc aux formes de termitière pour arriver au sommet et admirer un un splendide panorama sur toute la ville.
Pour le troisième jour, je me concentrerai sur l’hyper centre, les principaux monuments et les musées. Je commencerai, assez tôt par le musée Picasso, ou on peut assister à la genèse d’un génie grâce à ses premières œuvres. Pour voir ma vidéo sur mon troisième et quatrième jour à barcelone, c'est ici...
Non loin de là se trouve la basilique Santa maria del Mar. Sur le coté de cette cathédrale il y a le Fossar de les Moreres. Une place de Barcelone sur laquelle se trouve un monument aux morts du siège de Barcelone en 1713-1714, dernière bataille de la Guerre de Succession d'Espagne, avec sa flamme éternelle. Pas très loin, je ferai une halte au musée d’histoire de la ville, on y chemine dans des dédales de souterrains et de couloir pour y découvrir les différentes strates de la construction de la ville depuis l’empire romain jusqu’à aujourd’hui, en passant par le moyen-âge. En remontant quelques ruelles, je me retrouve derrière la cathédrale. A l’angle de la rue, il y a un petit restaurant bio, savoureux et bon marché. A quelques mètres de se restaurant, se trouve le musée Mares, je n’ai pas très bien saisi, le sens de ce musée, je vous le résumerais à « une collection de collections en tous genre ». La journée se terminera par une pose apéro à la place d’Espagne et un repas au bord du port à El rey de la Gambas (12€).
La dernière journée débute à la place d’Espagne mais le temps est à la pluie et je vais rapidement au musée national d’art de catalogne. Le musée est gigantesque et est organisé en secteur à partir d’hall central. Le département médiéval est très riche, au premier étage, les œuvres d’arts du XVIIIe à la période contemporaine se succèdent. A la sortie du musée un magnifique soleil est réapparu. J’en profite pour aller voir le site olympique de 1992 puis je redescends vers le musée Miro. C’est lieu étonnant tant pour son architecture que pour les œuvres. Je longe ensuite la crête de la colline pour arriver au château de Montjuic. Il s’agit d’une fortification massive qui offre une vue imprenable sur le port commercial d’un côté et sur la vieille ville de l’autre. Il est temps de redescendre la colline, pour aller boire une bonne sangria fraiche et faire bon repas.
De la Corse à l'Ouest américain en famille: 23 jours de bonheur! English translation pending
Bonjour !
Inspirée et aidée par de nombreuses personnes du forum, je voulais partager notre premier roadtrip familial ! (et le début de nombreux autres, je l’espère!) En effet j’ai passé tellement de temps à lire tous vos carnets de voyages ou autres messages qu’il me paraissait inconcevable de ne pas partager notre expérience, si petite soit-elle. Et puis, depuis notre retour (d’ailleurs suis-je vraiment revenue ?) je me sens tellement nostalgique que narrer nos aventures me permet de prolonger le voyage, et aussi de le graver dans la pierre.
Alors les présentations :
Moi Sabrina, 41 ans, initiatrice, organisatrice, rédactrice un peu obsessionnelle... Lionel, mon amoureux, 45 ans, qui me suit les yeux fermés, sauf quand il conduit bien sûr ! Et nos 2 loulous : Hélio 12 ans et Adélie 10 ans, qui m’auront épatés pendant ces 3 semaines ! Ils se chamaillent beaucoup mais s’aiment beaucoup aussi, bien qu’ils ne veuillent pas se l’avouer... Nous vivons en Haute-Corse et de ce fait, avons l’habitude des randonnées en terrain accidenté. L’été dernier, en « vieux » couple que nous sommes, nous nous sommes enfin dits « oui »... Après avoir eu deux beaux enfants...
Je cherchais une destination pour notre voyage de noces, qui se déroulerait à 4 ! En effet, nous étions 3 ans auparavant, partis en amoureux 10 jours à NYC... On aime bien faire les choses de �� travers », en quelque sorte un voyage de noces pré-nuptial ! 😉 Nous avons hésité... L’Islande, le Pérou, l’Ouest Américain, ou le Costa Rica, ou … Finalement, on se décide pour les USA ! On se dit que pour un premier roadtrip home made, cela sera plus facile et surtout que cela sera plus ludique pour nos 2 moustiques !
Tout s’enchaîne assez vite car quand bibi a une idée en tête et bien, elle l’a en tête... J’écume Internet, je lis beaucoup et comme conseillé, je prépare l’itinéraire avant de prendre les billets d’avion.
Le programme :
J1-28 juin : Vol Paris-San Francisco.
J2-29 juin : San Francisco
J3-30 juin : Les alentours de San Francisco
J4-01 juillet : San Francisco
J5-02 juillet : De San Francisco à Yosémite
J6-03 juillet : Yosémite/Panorama Trail
J7-04 juillet : Yosemite-Bridgeport via la Tioga Road+Mono Lake
J8-05 juillet : Bridgeport-Death Valley via Bodie
J9-06 juillet : Death Valley-Las Vegas
J10-07 juillet : Las Vegas/Spectacle The Dream
J11-08 juillet : Las Vegas-Zion
J12-09 juillet : Zion/Observation Point-Bryce
J13-10 juillet : Bryce/Navajo loop, Queen Garden-Torrey via l’UT12
J14-11 juillet : Torrey-Moab/Capitol Reef & Goblins Valley
J15-12 juillet : Moab-Arches National Park & Mill Creek
J16-13 juillet : Canyonlands-Arches/Windows Section
J17-14 juillet : Moab à Monument Valley/Natural Bridges+Muley Point & Mocky Dugway
J18-15 juillet : De Monument Valley à Page
J19-16 juillet : Page/Lower Antelope Canyon-Horseshoe Bend
J20-17 juillet : Page-Grand Canyon
J21-18 juillet : Grand Canyon-Los Angeles (oups...)
J22-19 juillet : Los Angeles-Universal Studios
J23-20 Juillet : Los Angeles
J24-21 juillet : Le départ et la conclusion
Les préparatifs :
Je m’inscris sur "algofly " et saute sur une promo au mois d’octobre en direct sur" United" : Environ 2.000 € pour nous 4, pour un Paris-San Francisco, Los Angeles-Paris du 28 juin au 21 juillet !!! Je trépigne ! Enfin du concret !!!
Le plus " compliqué " sera par contre le transport Bastia-Paris... Rien à moins de 1.000€, soit la moitié de la somme investie pour nous rendre outre-atlantique... Psychologiquement, je ne suis pas prête, je fulmine et je rage. Et je trouve une « solution »... Alors pour sûr cela sera moins cher mais plus long... Nous ferons : A l’aller : Vol Bastia-Lyon, nuit à Lyon où vit ma soeurette et le lendemain Ouigo jusqu’à Paris, et nuit à Paris où vit ma petite tantine ! Pour le retour, nous ferons un Ouigo Paris-Aix, nuit à Aix où vit ma belle-soeur et le lendemain vol Marseille-Bastia, où vit ...où nous vivons..
L’opération nous permet tout de même d’économiser près de 400€...
Ensuite s’enchaînent les réservations d’hôtels et de campings ! En effet, le blog de BonCampeur (Orionide), que je remercie au passage, nous a inspiré et décidé à sauter le pas. Nous casserons tout de même la tirelire dans quelques hôtels... Au Coventry Motor Inn à San Francisco car c’est la ville qui le veut, dans la Death Valley au Furnace Creek Ranch, à Las Vegas au Marriott Grand Château, à Dead Horse State Park pendant 2 nuits dans une yourte, le Red Cliff Lodges à Moab, et à Page au Best Western View. Pour les campings, les réservations ont été faites dès l’ouverture des ventes... Pour Zion, Bryce, le Grand Canyon, aucun problème, par contre pour Yosemite, j’ai dû batailler pour les 2 nuits. La 1ère nuit dans la vallée au Upper Pines Campground et la 2ème au Hodgdon Meadows Campground...Mon dieu, la bouffée de stress, pourtant je m’étais entraînée !!!
Et puis je me prends au jeu... Après les réservations, je me lance dans le programme un peu plus détaillé... Oh non je ne ferai pas de roadbook, c’est trop long et trop « rigide ». Et en fait j’en ferai un. Un gros classeur, qui nous sera utile, indispensable.
Pour ce voyage nous avons décidé de payer au fur et à mesure les logements, location de voiture et activités quand cela était possible afin d’étaler les dépenses. Du coup, je paie des frais bancaires quand les transactions sont en $. A cette époque 1€=1,05$, ce qui je pense gonflera bien la note par rapport à cet été où l’€ remonte... Ultérieurement, j’apprendrai que la Société Générale propose des forfaits mensuels qui permettent l'exonération des frais... 10€ pour un mois pour 6 opérations, 17,50€ en illimité... Finalement, sur place ne nous resteront à payer « que » quelques nuits d’hôtel, la nourriture, l’essence et les souvenirs...
Budget détaillé pour 4 personnes pour 23 nuits : A la louche environ 10.000€
Vol Paris-San Francisco/ Los Angeles-Paris : 1.979,16€ Hôtels et campings : 2.800€ Location Avis SUV standard sur le site irlandais : 820€ Visite Alcatraz : 126€ Navette Yosémite jusqu’à Glacier Point : 75€ Spectacle The dream à las Vegas : 512€ Visite Lower Antelope : 80€ Universal studios par Viator : 367€ Et tous les frais classiques afférents à l’ESTA, le Passeport...
Sur place nous dépenserons : Nourriture : 2.400€ Matériel camping : 117€ Essence : 370€ Et les souvenirs, visites...
Inspirée et aidée par de nombreuses personnes du forum, je voulais partager notre premier roadtrip familial ! (et le début de nombreux autres, je l’espère!) En effet j’ai passé tellement de temps à lire tous vos carnets de voyages ou autres messages qu’il me paraissait inconcevable de ne pas partager notre expérience, si petite soit-elle. Et puis, depuis notre retour (d’ailleurs suis-je vraiment revenue ?) je me sens tellement nostalgique que narrer nos aventures me permet de prolonger le voyage, et aussi de le graver dans la pierre.
Alors les présentations :
Moi Sabrina, 41 ans, initiatrice, organisatrice, rédactrice un peu obsessionnelle... Lionel, mon amoureux, 45 ans, qui me suit les yeux fermés, sauf quand il conduit bien sûr ! Et nos 2 loulous : Hélio 12 ans et Adélie 10 ans, qui m’auront épatés pendant ces 3 semaines ! Ils se chamaillent beaucoup mais s’aiment beaucoup aussi, bien qu’ils ne veuillent pas se l’avouer... Nous vivons en Haute-Corse et de ce fait, avons l’habitude des randonnées en terrain accidenté. L’été dernier, en « vieux » couple que nous sommes, nous nous sommes enfin dits « oui »... Après avoir eu deux beaux enfants...
Je cherchais une destination pour notre voyage de noces, qui se déroulerait à 4 ! En effet, nous étions 3 ans auparavant, partis en amoureux 10 jours à NYC... On aime bien faire les choses de �� travers », en quelque sorte un voyage de noces pré-nuptial ! 😉 Nous avons hésité... L’Islande, le Pérou, l’Ouest Américain, ou le Costa Rica, ou … Finalement, on se décide pour les USA ! On se dit que pour un premier roadtrip home made, cela sera plus facile et surtout que cela sera plus ludique pour nos 2 moustiques !
Tout s’enchaîne assez vite car quand bibi a une idée en tête et bien, elle l’a en tête... J’écume Internet, je lis beaucoup et comme conseillé, je prépare l’itinéraire avant de prendre les billets d’avion.
Le programme :
J1-28 juin : Vol Paris-San Francisco.
J2-29 juin : San Francisco
J3-30 juin : Les alentours de San Francisco
J4-01 juillet : San Francisco
J5-02 juillet : De San Francisco à Yosémite
J6-03 juillet : Yosémite/Panorama Trail
J7-04 juillet : Yosemite-Bridgeport via la Tioga Road+Mono Lake
J8-05 juillet : Bridgeport-Death Valley via Bodie
J9-06 juillet : Death Valley-Las Vegas
J10-07 juillet : Las Vegas/Spectacle The Dream
J11-08 juillet : Las Vegas-Zion
J12-09 juillet : Zion/Observation Point-Bryce
J13-10 juillet : Bryce/Navajo loop, Queen Garden-Torrey via l’UT12
J14-11 juillet : Torrey-Moab/Capitol Reef & Goblins Valley
J15-12 juillet : Moab-Arches National Park & Mill Creek
J16-13 juillet : Canyonlands-Arches/Windows Section
J17-14 juillet : Moab à Monument Valley/Natural Bridges+Muley Point & Mocky Dugway
J18-15 juillet : De Monument Valley à Page
J19-16 juillet : Page/Lower Antelope Canyon-Horseshoe Bend
J20-17 juillet : Page-Grand Canyon
J21-18 juillet : Grand Canyon-Los Angeles (oups...)
J22-19 juillet : Los Angeles-Universal Studios
J23-20 Juillet : Los Angeles
J24-21 juillet : Le départ et la conclusionLes préparatifs :
Je m’inscris sur "algofly " et saute sur une promo au mois d’octobre en direct sur" United" : Environ 2.000 € pour nous 4, pour un Paris-San Francisco, Los Angeles-Paris du 28 juin au 21 juillet !!! Je trépigne ! Enfin du concret !!!
Le plus " compliqué " sera par contre le transport Bastia-Paris... Rien à moins de 1.000€, soit la moitié de la somme investie pour nous rendre outre-atlantique... Psychologiquement, je ne suis pas prête, je fulmine et je rage. Et je trouve une « solution »... Alors pour sûr cela sera moins cher mais plus long... Nous ferons : A l’aller : Vol Bastia-Lyon, nuit à Lyon où vit ma soeurette et le lendemain Ouigo jusqu’à Paris, et nuit à Paris où vit ma petite tantine ! Pour le retour, nous ferons un Ouigo Paris-Aix, nuit à Aix où vit ma belle-soeur et le lendemain vol Marseille-Bastia, où vit ...où nous vivons..
L’opération nous permet tout de même d’économiser près de 400€...
Ensuite s’enchaînent les réservations d’hôtels et de campings ! En effet, le blog de BonCampeur (Orionide), que je remercie au passage, nous a inspiré et décidé à sauter le pas. Nous casserons tout de même la tirelire dans quelques hôtels... Au Coventry Motor Inn à San Francisco car c’est la ville qui le veut, dans la Death Valley au Furnace Creek Ranch, à Las Vegas au Marriott Grand Château, à Dead Horse State Park pendant 2 nuits dans une yourte, le Red Cliff Lodges à Moab, et à Page au Best Western View. Pour les campings, les réservations ont été faites dès l’ouverture des ventes... Pour Zion, Bryce, le Grand Canyon, aucun problème, par contre pour Yosemite, j’ai dû batailler pour les 2 nuits. La 1ère nuit dans la vallée au Upper Pines Campground et la 2ème au Hodgdon Meadows Campground...Mon dieu, la bouffée de stress, pourtant je m’étais entraînée !!!
Et puis je me prends au jeu... Après les réservations, je me lance dans le programme un peu plus détaillé... Oh non je ne ferai pas de roadbook, c’est trop long et trop « rigide ». Et en fait j’en ferai un. Un gros classeur, qui nous sera utile, indispensable.
Pour ce voyage nous avons décidé de payer au fur et à mesure les logements, location de voiture et activités quand cela était possible afin d’étaler les dépenses. Du coup, je paie des frais bancaires quand les transactions sont en $. A cette époque 1€=1,05$, ce qui je pense gonflera bien la note par rapport à cet été où l’€ remonte... Ultérieurement, j’apprendrai que la Société Générale propose des forfaits mensuels qui permettent l'exonération des frais... 10€ pour un mois pour 6 opérations, 17,50€ en illimité... Finalement, sur place ne nous resteront à payer « que » quelques nuits d’hôtel, la nourriture, l’essence et les souvenirs...
Budget détaillé pour 4 personnes pour 23 nuits : A la louche environ 10.000€
Vol Paris-San Francisco/ Los Angeles-Paris : 1.979,16€ Hôtels et campings : 2.800€ Location Avis SUV standard sur le site irlandais : 820€ Visite Alcatraz : 126€ Navette Yosémite jusqu’à Glacier Point : 75€ Spectacle The dream à las Vegas : 512€ Visite Lower Antelope : 80€ Universal studios par Viator : 367€ Et tous les frais classiques afférents à l’ESTA, le Passeport...
Sur place nous dépenserons : Nourriture : 2.400€ Matériel camping : 117€ Essence : 370€ Et les souvenirs, visites...
De l'Atacama à la Patagonie: récit d'un voyage au Chili (février 2016) English translation pending
Bonjour chères voyageuses et chers voyageurs! Vous trouverez ci-après mes impressions sur mon périple au Chili et quelques conseils pour un voyage réussi. J'y suis allé avec ma copine en février dernier, pour une durée de 3 semaines (du 31 janvier au 20 février plus précisément).
Au menu : la région de San Pedro de Atacama, la Patagonie du sud et le parc Torres del Paine, le premier tronçon de la Carretera Austral (entre Puerto Montt et le Lago Yelcho), l’île de Chiloé et Santiago.
L’album de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157666893658214
Pour les déplacements, nous avons opté pour la voiture de location pour les déplacements locaux, l’avion pour les longues distances et les ferries sur la Carretera (parce que pas le choix de faire autrement!) :
Vol Montréal / Santiago, via Miami avec American Airlines: 865 $ (600 euros) par personne;
4 vols internes achetés d’avance avec LAN Airlines : 715 $ (496 euros) par personne;
Ferry Hornopiren / Caleta Gonzalo avec Transportes Austral: 80 $ (55 euros) pour une voiture et deux passagers;
Ferry Chaiten / Quellon (Chiloé) avec Naviera Austral : 166 $ (115 euros) pour une voiture et deux passagers;
La prestation d’American Airlines a été médiocre. Notre avion Miami / Santiago a été retardé de plus de 4h30, en pleine nuit, parce que le pilote avait oublié… son passeport! Oui oui! Malgré ce délai, ils ont trouvé le moyen d’oublier mon bagage à Miami, de sorte que je n’ai pu le récupérer que le lendemain de mon arrivée à Santiago. Gros moment de stress. Heureusement que nous avions prévu une journée dans la capitale à notre arrivée!
Rien à redire sur LAN, qui a offert un bon service. Pour les ferries, aucun problème sinon que c’est un peu compliqué d’acheter les billets d’avance en ligne. Écrivez-moi si vous désirez en savoir plus à ce sujet.
Jour 1 : Santiago
Visite du centre de la ville à pieds (Parque Forestal, Plaza de Armas). Mais bon, n’étant à ce moment pas rassuré de pouvoir récupérer mes bagages à temps pour quitter vers le nord du pays, j’avais la tête ailleurs…
Dodo en chambre privée au Rado Hostel, une auberge de jeunesse située dans le Barrio Bellavista. Accueil très sympathique, confort rudimentaire pour le prix (bruyant, car certaines chambres donnent directement sur la rue des bars Pio Nono, pas de clim). Petit déjeuner inclus très correct. Magnifique terrasse sur le toit qui donne sur le Patio Bellavista et le Cerro San Cristobal. La Chascona, maison de Pablo Neruda, est située deux pas, tout comme les sympathiques restos-terrasses de la rue Constitucion. Ambiance animée assurée :
www.radohostel.com/
Jour 2 : Santiago / Calama / San Pedro de Atacama (SPA)
Récupération de mes bagages à l’aéroport (ouf!) et direction Calama!
Prise de la voiture de location chez Econorent, une compagnie locale. Une Toyota Yaris Sport en très piteux état… mais qui, étonnamment, a fait le travail. Premier contact avec le désert d’Atacama, direction San Pedro de Atacama! Dépaysant. Compter environ 1h de trajet;
Arrivée à SPA, bourgade quadrillée de rues en terre battue où il n’est pas nécessairement facile de s’orienter au début (nombreuses rues à sens unique, rues piétonnes). C’est ultra touristique mais, quoiqu’en disent plusieurs, le charme de la ville demeure indéniable;
Dodo en chambre double à l’Hostal Campo Base. Très bien, propre, belle cour intérieure, petit dèj extra, mais sachez que l’espace de stationnement est limité à 2 véhicules… et qu’autrement il n’est pas facile de se garer pour la nuit dans les rues étroites de SPA :
www.hostalcampobase.cl/es/
Jour 3, 4 et 5 : SPA et environs
Trois jours consacrés à la visite des (nombreux) sites d’intérêt autour de SPA. Nous n’avons fait appel à aucune agence et nous nous sommes fiés à la solidité de notre super Toyota Yaris, en évitant de s’aventurer dans les zones ou un véhicule 4x4 s’avère impératif (ou très fortement recommandé). Sachez cependant que, contrairement à ce qu’affirment les guides de voyage, bon nombre de sites sont accessibles en véhicule de tourisme ordinaire. Il suffit de prendre son temps. Dans l’ordre nous avons visités :
La Laguna Chaxa et ses flamants roses. À voir sans faute;
La Laguna Tebinquiche, à qui les amas de sel donne des airs de banquise. En route, nous avons zappé Laguna Cejar, où il est possible de se baigner pour y flotter comme dans la mer Morte. Les frais d’accès sont exorbitants!
Toconao, village typique de l’Atacama qui n’a rien à voir avec SPA!
La Vallée de la mort. Grimpez jusqu’aux sommet du sentier qui longe la dune, la vue sur la région de SPA en vaut la peine. Chaleur et coups de soleil garantis;
Vallée de la lune, en solitaire avant la folie du coucher du soleil;
La route 27 jusqu’au Licancabur (près frontière Bolivie). Grimpette jusqu’à plus de 4500 m d’altitude : volcans, lamas, camions qui peinent à monter, paysages martiens : à faire!!!
La Route des geysers del Tatio (B-245) jusqu’au village de Machuca. Route parfaitement praticable en véhicule de tourisme et déserte après la folie matinale des tours organisés qui cheminent vers les geysers. À faire pour voir l’altiplano dans toute sa splendeur;
Pucara de Quitor. À quelques pas de SPA, cette forteresse précolombienne vaut le détour. Belle marche jusqu’au belvédère qui surplombe l’oasis de SPA, la Vallée de la mort et le salar de Atacama. Attention cependant, le soleil cogne.
Jour 6 : SPA / Calama / Santiago / Punta Arenas
Grosse journée de voyagement!
Départ de SPA pour retourner prendre l’avion à Calama, direction plein sud vers Punta Arenas (avec changement d’avion à Santiago). Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au charmant village de Chiu Chiu, où se trouve la plus vieille église du pays, de même qu’à la très photogénique Laguna Inca Coya;
Arrivée à Punta Arenas, très tard en soirée. Brève nuit au Hostal Mi Casa. Accueil charmant, propreté irréprochable, lit confortable :
www.hostalmicasa.cl/
Jour 7 : Punta Arenas / Torres del Paine
Une autre grosse journée en perspective, direction le Parc national Torres del Paine!
Prise de possession de la voiture au comptoir Europcar de l’aéroport. Pas le choix, c’est dimanche et le comptoir en ville est fermé. En fait, sachez-le : tous les comptoirs de location en ville sont fermés le dimanche. Malgré ma réservation qui indique 11h am, il n’y a personne au comptoir, car aucun vol d’arrivée avant 13h! Après avoir fait des pieds et des mains pour rejoindre la compagnie, un représentant décide de se pointer le bout du nez vers midi… Mais bon, il est sympathique et je me calme. Nous avons droit à une Nissan Sentra (berline), qui nous véhiculera sans problème sur les routes gravillonnées du Parc national;
Arrêt à Puerto Natales pour manger et faire le plein d’essence, impératif car aucune pompe dans le Parc!
Direction Torres del Paine par la route de la Cueva del Milodon, la Y-290. Ma-gni-fique et pratiquement déserte!!! À faire;
Dodo pour 3 nuits à l’Hosteria Lago del Toro, dans le Villa Serrano, à la porte sud-ouest du Parc Torres del Paine. C’est l’hôtel le plus modeste du Parc, mais, comme tous les hôtels dans la région, très onéreux. L’accueil est cependant chaleureux et la vue sur le massif du Paine de la salle à manger, où crépite en permanence un immense feu de foyer, est magique :
www.tripadvisor.fr/...gallanes_Region.html
Jour 8 et 9 : Torres del Paine
Je sais, je sais, deux jours complets c’est trop peu. Mais bon, on ne visite pas la Patagonie chaque année, alors autant en tirer e maximum! S’il existe un paradis sur terre, il se trouve à Torres del Paine. Par beau temps… et si ce n’était du vent, qui souffle ici en permanence! Pour notre part, nous avons été gâtés côté météo! Sauf le vent, mais ça, beau temps mauvais temps, on n’y échappe pas.
Matinée du 1er jour : excursion en bateau sur le Lago Grey pour aller voir le glacier du même nom. Onéreux, mais spectaculaire. Mieux vaut réserver d’avance en haute saison :
www.lagogrey.com/...to-grey-glacier.html
À la descente du bateau, faites un détour par le sentier de la presqu’île qui mène à une vue imprenable sur le Lago Grey;
Après-midi du 1er jour : traversée du parc jusqu’à la Porteria Sarmiento, à l’est. Le soleil est de la partie, la route est magnifique, les arrêts photos nombreux. Belle randonnée sur le sentier, peu fréquenté, qui part de la Porteria Sarmiento jusqu’à un promontoire rocheux où l’on peut voir des pétroglyphes. Nombreux guanacos, vue imprenable sur le massif du Paine;
2e journée : direction le Mirador las Torres, pour voir les fameuses tours de près. Magnifique rando, très populaire donc beaucoup de piétons. Il faut aussi arriver tôt pour trouver du stationnement à l’Hosteria La Torres. Comptez un bon 3 à 4h de marche jusqu’aux Torres. Ça grimpe au début et assez raide à la fin. À faire.
Jour 10 : Torres del Paine / Punta Arenas
C’est déjà l’heure du départ. Avant de quitter, une dernière incursion dans le Parc pour faire la (courte) randonnée jusqu’au Mirador Cuernos. À ne pas manquer, le panorama tout au long de la marche est phénoménal.
Arrêt à Puerto Natales pour faire le plein d’essence et de victuailles, un peu de lessive, et hop retour sur la route jusqu’à Punta Arenas. Dodo dans une cabanas en ville peu mémorable, dont j’oublie d’ailleurs le nom… Cherchez mieux, l’offre est abondante.
Jour 11 : Punta Arenas / Puerto Montt
Comme le vol vers Puerto Montt est prévu à 19h, nous profitons de la journée pour visiter Punta Arenas. La ville ne manque pas de charmes aves ses maisons colorées et le détroit de Magellan en toile de fond, mais elle n’a rien de transcendant, sinon ce sentiment de se promener au bout du monde. Il convient cependant d’aller casser la croûte à la Marmita! Le meilleur repas qualité / prix de tout le voyage. Excellente bière maison :
www.marmitamaga.cl/
Arrivée à Puerto Montt tard en soirée, direction l’hôtel Tren del Sur, très ordinaire contrairement à ce qu’en disent les bonnes critiques des guides de voyage. Propreté douteuse…
www.trendelsur.cl/
Jour 12 : Puerto Montt / Hornopiren
Prise de possession de la voiture chez Econorent ( au centre-ville). Nous avions réservé un Toyota Rav4, nous héritons d’une Toyota Corolla (flambant neuve) qui a finalement fait le travail malgré l’état parfois lamentable du premier tronçon Carretera Austral jusqu’à Chaiten. Suffit de prendre son temps!
Direction Hornopiren sous parfois le soleil, parfois la pluie battante (la météo est très volatile dans ce coin de pays) pour prendre le lendemain matin les deux traversiers qui nous amènerons à Chaiten. Dodo à l’Hosteria Catalina, l’un des coups de cœur du voyage. Non pas en raison des chambres (très ordinaires), mais en raison de l’accueil du couple propriétaire, qui sert le repas dans une grande salle à manger où il fait bon siroter l’apéro ou le digestif devant le feu de foyer. Charmant et réconfortant malgré la grosse flotte qui sévit à l’extérieur.
Jour 13 : Hornopiren / Chaiten
LA journée de galère du voyage.
Nous arrivons assez tôt au quai du traversier, question de nous assurer de nous garer rapidement sur le bateau (inquiétude futile, nos billets sont réservés depuis plus d’un mois et imprimés depuis le port de Puerto Montt…). La gaffe d’arriver si tôt… Oui l’embarquement est chaotique, mais mieux vaut savoir que les derniers embarqués seront les premiers sortis à Leptepu et, de ce fait, les premiers embarqués dans le 2e ferry vers Caleta Gonzalo! Comme vous le verrez, je paierai le prix de ma prudence…
La traversée de 4 heures jusqu’à Leptepu est magnifique. Les problèmes commencent après le tronçon de route qui mène jusqu’au 2e traversier. Devancés par tous ceux qui sont rentrés après nous sur le 1er bateau, nous nous garons à la file indienne derrière plus d’une centaine de voitures. Problème majeur : le bateau qui généralement embarque une soixantaine de voitures vers Caleta Gonzalo est en panne et seul un petit ferry pouvant contenir une quinzaine de voitures est en service! Considérant que l’aller-retour prend plus d’une heure et que les bus et les camions ont la priorité, nous en sommes quitte pour une attente de plus de sept heures sur un tronçon de route sans service (ni alimentaires ni sanitaires). Bref, prévoyez le coup, on ne sait jamais, et ne vous précipitez pas pour embarquer les premiers à Hornopiren!
Arrivée à Caleta Gonzalo dans la pénombre, ce que je redoutais. La traversée de la route défoncée du Parc Pumalin, dans la noirceur la plus totale, s’est révélée particulièrement stressante.
Nous finissons finalement par trouver notre hébergement à la Posada Kahuel, à quelques encablures de Chaiten. Un autre coup de cœur. Sous ses abords rugueux, le propriétaire Horacio est un sympathique personnage qui brasse une bière maison particulièrement savoureuse (et fortement alcoolisée, vous êtes prévenus!) :
www.posadakahuel.cl/posada/
Jour 14 et 15 : Région de Chaiten (Glacier Yelcho et Parque Pumalin)
1re journée : direction le LagoYelcho pour aller marcher jusqu’au glacier suspendu Yelcho. Le sentier se situe quelques km après le pont de Puerto Cardenas. Route en piteux état lors de notre passage. La randonnée est surréelle. L’humidité ici pousse les plantes au gigantisme et la mousse pousse partout. Dépaysement garanti;
Au retour, visite de a ville de Chaiten, dévastée par le volcan du même nom en 2008, que les habitants ont choisi de se réapproprier plutôt que d’aller vivre ailleurs. Les cicatrices du désastre sont encore béantes
2e journée consacrée au magnifique (et gratuit!) Parque Pumalin. Randonnée dans le sentier Cascadas Esconidas et le Sendero de Alerces. Magique. Une jungle tempérée, des chutes d’eau, des arbres géants. L’après-midi est consacrée à l’ascension de la caldera du volcan Chaiten, plus difficile qu’il n’y parait sous un soleil de plomb! Plus de 8 ans après l’éruption, il fume encore au sommet. Pour les sentiers, voir :
www.parquepumalin.cl/en/senderos.htm
En début de soirée, petit détour par la plage de sable noir de Santa Barbara, légèrement au nord de Chaiten;
Jour 16 : Chaiten / Castro (Chiloé)
Journée de bateau (6h) sur le confortable traversier qui dessert Chaiten en direction de Quellon, sur l’île de Chiloé. Inutile de s’attarder à la très ordinaire ville de Quellon : direction Castro, son église et ses palafitos. Dodo au Palafito 1326. Déjeuner très gourmand inclus :
www.palafito1326.cl/
Jour 17 : Castro / Ancud (Chiloé)
Direction Ancud, pour nous rapprocher à la fois du traversier vers le continent et pour aller voir les pingouins (qui n’en sont pas au strict sens du terme) au Monumento Natural Islotes de Puñihuil. Le tour de bateau pour voir les « pingouins » de Humbolt et de Magellan en vaut la chandelle. Agréable soirée dans la très animée Ancud. Dodo au très ordinaire et défraichi Hotel Arena Gruesa, qui fait aussi office de camping. Point positif cependant, la vue y est magnifique :
www.hotelarenagruesa.cl/
En somme, je dois convenir que, contrairement à d’autres, Chiloé ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Surtout après avoir tâté le désert altiplanique et la Patagonie.
Jour 18 : Chiloé / Puerto Montt / Santiago
Journée de voyagement et retour au Rado Hostel, dans le toujours très animé Barrio Bellavista. Souper à l’excellent restaurant Laminga, sur la rue Constitucion :
www.lamingabella.cl/
Jour 19 : Santiago / Montréal
Visite matinale de La Chascona, l’une des résidences de Pablo Neruda. Même si je ne connaissais l’homme que de nom et de réputation, la visite est fort instructive et divertissante. On y découvre un grand homme.
Ensuite, ascension du Cerro San Cristobal par le très à-pic funiculaire, à deux pas de La Chascona. Visite du sommet (vue spectaculaire sur Santiago) et descente à pieds par l’un des nombreux sentiers.
Après-midi de balade dans la ville (Plaza de Armas, Cerro Santa Lucia, Barrio Bella Artes).
Conclusion
L’un de mes plus beau voyage jusqu’à maintenant. Oui, c’était parfois la course et j’aurais aimé explorer plus à fond chacune des régions, mais je ne regrette aucun choix dans l’itinéraire. Cela dit, je n’aurai d’autre choix que d’y retourner! Je dois absolument finir la Carretera Austral, que je n’ai qu’effleurée.
Au menu : la région de San Pedro de Atacama, la Patagonie du sud et le parc Torres del Paine, le premier tronçon de la Carretera Austral (entre Puerto Montt et le Lago Yelcho), l’île de Chiloé et Santiago.
L’album de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157666893658214
Pour les déplacements, nous avons opté pour la voiture de location pour les déplacements locaux, l’avion pour les longues distances et les ferries sur la Carretera (parce que pas le choix de faire autrement!) :
Vol Montréal / Santiago, via Miami avec American Airlines: 865 $ (600 euros) par personne;
4 vols internes achetés d’avance avec LAN Airlines : 715 $ (496 euros) par personne;
Ferry Hornopiren / Caleta Gonzalo avec Transportes Austral: 80 $ (55 euros) pour une voiture et deux passagers;
Ferry Chaiten / Quellon (Chiloé) avec Naviera Austral : 166 $ (115 euros) pour une voiture et deux passagers;
La prestation d’American Airlines a été médiocre. Notre avion Miami / Santiago a été retardé de plus de 4h30, en pleine nuit, parce que le pilote avait oublié… son passeport! Oui oui! Malgré ce délai, ils ont trouvé le moyen d’oublier mon bagage à Miami, de sorte que je n’ai pu le récupérer que le lendemain de mon arrivée à Santiago. Gros moment de stress. Heureusement que nous avions prévu une journée dans la capitale à notre arrivée!
Rien à redire sur LAN, qui a offert un bon service. Pour les ferries, aucun problème sinon que c’est un peu compliqué d’acheter les billets d’avance en ligne. Écrivez-moi si vous désirez en savoir plus à ce sujet.
Jour 1 : Santiago
Visite du centre de la ville à pieds (Parque Forestal, Plaza de Armas). Mais bon, n’étant à ce moment pas rassuré de pouvoir récupérer mes bagages à temps pour quitter vers le nord du pays, j’avais la tête ailleurs…
Dodo en chambre privée au Rado Hostel, une auberge de jeunesse située dans le Barrio Bellavista. Accueil très sympathique, confort rudimentaire pour le prix (bruyant, car certaines chambres donnent directement sur la rue des bars Pio Nono, pas de clim). Petit déjeuner inclus très correct. Magnifique terrasse sur le toit qui donne sur le Patio Bellavista et le Cerro San Cristobal. La Chascona, maison de Pablo Neruda, est située deux pas, tout comme les sympathiques restos-terrasses de la rue Constitucion. Ambiance animée assurée :
www.radohostel.com/
Jour 2 : Santiago / Calama / San Pedro de Atacama (SPA)
Récupération de mes bagages à l’aéroport (ouf!) et direction Calama!
Prise de la voiture de location chez Econorent, une compagnie locale. Une Toyota Yaris Sport en très piteux état… mais qui, étonnamment, a fait le travail. Premier contact avec le désert d’Atacama, direction San Pedro de Atacama! Dépaysant. Compter environ 1h de trajet;
Arrivée à SPA, bourgade quadrillée de rues en terre battue où il n’est pas nécessairement facile de s’orienter au début (nombreuses rues à sens unique, rues piétonnes). C’est ultra touristique mais, quoiqu’en disent plusieurs, le charme de la ville demeure indéniable;
Dodo en chambre double à l’Hostal Campo Base. Très bien, propre, belle cour intérieure, petit dèj extra, mais sachez que l’espace de stationnement est limité à 2 véhicules… et qu’autrement il n’est pas facile de se garer pour la nuit dans les rues étroites de SPA :
www.hostalcampobase.cl/es/
Jour 3, 4 et 5 : SPA et environs
Trois jours consacrés à la visite des (nombreux) sites d’intérêt autour de SPA. Nous n’avons fait appel à aucune agence et nous nous sommes fiés à la solidité de notre super Toyota Yaris, en évitant de s’aventurer dans les zones ou un véhicule 4x4 s’avère impératif (ou très fortement recommandé). Sachez cependant que, contrairement à ce qu’affirment les guides de voyage, bon nombre de sites sont accessibles en véhicule de tourisme ordinaire. Il suffit de prendre son temps. Dans l’ordre nous avons visités :
La Laguna Chaxa et ses flamants roses. À voir sans faute;
La Laguna Tebinquiche, à qui les amas de sel donne des airs de banquise. En route, nous avons zappé Laguna Cejar, où il est possible de se baigner pour y flotter comme dans la mer Morte. Les frais d’accès sont exorbitants!
Toconao, village typique de l’Atacama qui n’a rien à voir avec SPA!
La Vallée de la mort. Grimpez jusqu’aux sommet du sentier qui longe la dune, la vue sur la région de SPA en vaut la peine. Chaleur et coups de soleil garantis;
Vallée de la lune, en solitaire avant la folie du coucher du soleil;
La route 27 jusqu’au Licancabur (près frontière Bolivie). Grimpette jusqu’à plus de 4500 m d’altitude : volcans, lamas, camions qui peinent à monter, paysages martiens : à faire!!!
La Route des geysers del Tatio (B-245) jusqu’au village de Machuca. Route parfaitement praticable en véhicule de tourisme et déserte après la folie matinale des tours organisés qui cheminent vers les geysers. À faire pour voir l’altiplano dans toute sa splendeur;
Pucara de Quitor. À quelques pas de SPA, cette forteresse précolombienne vaut le détour. Belle marche jusqu’au belvédère qui surplombe l’oasis de SPA, la Vallée de la mort et le salar de Atacama. Attention cependant, le soleil cogne.
Jour 6 : SPA / Calama / Santiago / Punta Arenas
Grosse journée de voyagement!
Départ de SPA pour retourner prendre l’avion à Calama, direction plein sud vers Punta Arenas (avec changement d’avion à Santiago). Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au charmant village de Chiu Chiu, où se trouve la plus vieille église du pays, de même qu’à la très photogénique Laguna Inca Coya;
Arrivée à Punta Arenas, très tard en soirée. Brève nuit au Hostal Mi Casa. Accueil charmant, propreté irréprochable, lit confortable :
www.hostalmicasa.cl/
Jour 7 : Punta Arenas / Torres del Paine
Une autre grosse journée en perspective, direction le Parc national Torres del Paine!
Prise de possession de la voiture au comptoir Europcar de l’aéroport. Pas le choix, c’est dimanche et le comptoir en ville est fermé. En fait, sachez-le : tous les comptoirs de location en ville sont fermés le dimanche. Malgré ma réservation qui indique 11h am, il n’y a personne au comptoir, car aucun vol d’arrivée avant 13h! Après avoir fait des pieds et des mains pour rejoindre la compagnie, un représentant décide de se pointer le bout du nez vers midi… Mais bon, il est sympathique et je me calme. Nous avons droit à une Nissan Sentra (berline), qui nous véhiculera sans problème sur les routes gravillonnées du Parc national;
Arrêt à Puerto Natales pour manger et faire le plein d’essence, impératif car aucune pompe dans le Parc!
Direction Torres del Paine par la route de la Cueva del Milodon, la Y-290. Ma-gni-fique et pratiquement déserte!!! À faire;
Dodo pour 3 nuits à l’Hosteria Lago del Toro, dans le Villa Serrano, à la porte sud-ouest du Parc Torres del Paine. C’est l’hôtel le plus modeste du Parc, mais, comme tous les hôtels dans la région, très onéreux. L’accueil est cependant chaleureux et la vue sur le massif du Paine de la salle à manger, où crépite en permanence un immense feu de foyer, est magique :
www.tripadvisor.fr/...gallanes_Region.html
Jour 8 et 9 : Torres del Paine
Je sais, je sais, deux jours complets c’est trop peu. Mais bon, on ne visite pas la Patagonie chaque année, alors autant en tirer e maximum! S’il existe un paradis sur terre, il se trouve à Torres del Paine. Par beau temps… et si ce n’était du vent, qui souffle ici en permanence! Pour notre part, nous avons été gâtés côté météo! Sauf le vent, mais ça, beau temps mauvais temps, on n’y échappe pas.
Matinée du 1er jour : excursion en bateau sur le Lago Grey pour aller voir le glacier du même nom. Onéreux, mais spectaculaire. Mieux vaut réserver d’avance en haute saison :
www.lagogrey.com/...to-grey-glacier.html
À la descente du bateau, faites un détour par le sentier de la presqu’île qui mène à une vue imprenable sur le Lago Grey;
Après-midi du 1er jour : traversée du parc jusqu’à la Porteria Sarmiento, à l’est. Le soleil est de la partie, la route est magnifique, les arrêts photos nombreux. Belle randonnée sur le sentier, peu fréquenté, qui part de la Porteria Sarmiento jusqu’à un promontoire rocheux où l’on peut voir des pétroglyphes. Nombreux guanacos, vue imprenable sur le massif du Paine;
2e journée : direction le Mirador las Torres, pour voir les fameuses tours de près. Magnifique rando, très populaire donc beaucoup de piétons. Il faut aussi arriver tôt pour trouver du stationnement à l’Hosteria La Torres. Comptez un bon 3 à 4h de marche jusqu’aux Torres. Ça grimpe au début et assez raide à la fin. À faire.
Jour 10 : Torres del Paine / Punta Arenas
C’est déjà l’heure du départ. Avant de quitter, une dernière incursion dans le Parc pour faire la (courte) randonnée jusqu’au Mirador Cuernos. À ne pas manquer, le panorama tout au long de la marche est phénoménal.
Arrêt à Puerto Natales pour faire le plein d’essence et de victuailles, un peu de lessive, et hop retour sur la route jusqu’à Punta Arenas. Dodo dans une cabanas en ville peu mémorable, dont j’oublie d’ailleurs le nom… Cherchez mieux, l’offre est abondante.
Jour 11 : Punta Arenas / Puerto Montt
Comme le vol vers Puerto Montt est prévu à 19h, nous profitons de la journée pour visiter Punta Arenas. La ville ne manque pas de charmes aves ses maisons colorées et le détroit de Magellan en toile de fond, mais elle n’a rien de transcendant, sinon ce sentiment de se promener au bout du monde. Il convient cependant d’aller casser la croûte à la Marmita! Le meilleur repas qualité / prix de tout le voyage. Excellente bière maison :
www.marmitamaga.cl/
Arrivée à Puerto Montt tard en soirée, direction l’hôtel Tren del Sur, très ordinaire contrairement à ce qu’en disent les bonnes critiques des guides de voyage. Propreté douteuse…
www.trendelsur.cl/
Jour 12 : Puerto Montt / Hornopiren
Prise de possession de la voiture chez Econorent ( au centre-ville). Nous avions réservé un Toyota Rav4, nous héritons d’une Toyota Corolla (flambant neuve) qui a finalement fait le travail malgré l’état parfois lamentable du premier tronçon Carretera Austral jusqu’à Chaiten. Suffit de prendre son temps!
Direction Hornopiren sous parfois le soleil, parfois la pluie battante (la météo est très volatile dans ce coin de pays) pour prendre le lendemain matin les deux traversiers qui nous amènerons à Chaiten. Dodo à l’Hosteria Catalina, l’un des coups de cœur du voyage. Non pas en raison des chambres (très ordinaires), mais en raison de l’accueil du couple propriétaire, qui sert le repas dans une grande salle à manger où il fait bon siroter l’apéro ou le digestif devant le feu de foyer. Charmant et réconfortant malgré la grosse flotte qui sévit à l’extérieur.
Jour 13 : Hornopiren / Chaiten
LA journée de galère du voyage.
Nous arrivons assez tôt au quai du traversier, question de nous assurer de nous garer rapidement sur le bateau (inquiétude futile, nos billets sont réservés depuis plus d’un mois et imprimés depuis le port de Puerto Montt…). La gaffe d’arriver si tôt… Oui l’embarquement est chaotique, mais mieux vaut savoir que les derniers embarqués seront les premiers sortis à Leptepu et, de ce fait, les premiers embarqués dans le 2e ferry vers Caleta Gonzalo! Comme vous le verrez, je paierai le prix de ma prudence…
La traversée de 4 heures jusqu’à Leptepu est magnifique. Les problèmes commencent après le tronçon de route qui mène jusqu’au 2e traversier. Devancés par tous ceux qui sont rentrés après nous sur le 1er bateau, nous nous garons à la file indienne derrière plus d’une centaine de voitures. Problème majeur : le bateau qui généralement embarque une soixantaine de voitures vers Caleta Gonzalo est en panne et seul un petit ferry pouvant contenir une quinzaine de voitures est en service! Considérant que l’aller-retour prend plus d’une heure et que les bus et les camions ont la priorité, nous en sommes quitte pour une attente de plus de sept heures sur un tronçon de route sans service (ni alimentaires ni sanitaires). Bref, prévoyez le coup, on ne sait jamais, et ne vous précipitez pas pour embarquer les premiers à Hornopiren!
Arrivée à Caleta Gonzalo dans la pénombre, ce que je redoutais. La traversée de la route défoncée du Parc Pumalin, dans la noirceur la plus totale, s’est révélée particulièrement stressante.
Nous finissons finalement par trouver notre hébergement à la Posada Kahuel, à quelques encablures de Chaiten. Un autre coup de cœur. Sous ses abords rugueux, le propriétaire Horacio est un sympathique personnage qui brasse une bière maison particulièrement savoureuse (et fortement alcoolisée, vous êtes prévenus!) :
www.posadakahuel.cl/posada/
Jour 14 et 15 : Région de Chaiten (Glacier Yelcho et Parque Pumalin)
1re journée : direction le LagoYelcho pour aller marcher jusqu’au glacier suspendu Yelcho. Le sentier se situe quelques km après le pont de Puerto Cardenas. Route en piteux état lors de notre passage. La randonnée est surréelle. L’humidité ici pousse les plantes au gigantisme et la mousse pousse partout. Dépaysement garanti;
Au retour, visite de a ville de Chaiten, dévastée par le volcan du même nom en 2008, que les habitants ont choisi de se réapproprier plutôt que d’aller vivre ailleurs. Les cicatrices du désastre sont encore béantes
2e journée consacrée au magnifique (et gratuit!) Parque Pumalin. Randonnée dans le sentier Cascadas Esconidas et le Sendero de Alerces. Magique. Une jungle tempérée, des chutes d’eau, des arbres géants. L’après-midi est consacrée à l’ascension de la caldera du volcan Chaiten, plus difficile qu’il n’y parait sous un soleil de plomb! Plus de 8 ans après l’éruption, il fume encore au sommet. Pour les sentiers, voir :
www.parquepumalin.cl/en/senderos.htm
En début de soirée, petit détour par la plage de sable noir de Santa Barbara, légèrement au nord de Chaiten;
Jour 16 : Chaiten / Castro (Chiloé)
Journée de bateau (6h) sur le confortable traversier qui dessert Chaiten en direction de Quellon, sur l’île de Chiloé. Inutile de s’attarder à la très ordinaire ville de Quellon : direction Castro, son église et ses palafitos. Dodo au Palafito 1326. Déjeuner très gourmand inclus :
www.palafito1326.cl/
Jour 17 : Castro / Ancud (Chiloé)
Direction Ancud, pour nous rapprocher à la fois du traversier vers le continent et pour aller voir les pingouins (qui n’en sont pas au strict sens du terme) au Monumento Natural Islotes de Puñihuil. Le tour de bateau pour voir les « pingouins » de Humbolt et de Magellan en vaut la chandelle. Agréable soirée dans la très animée Ancud. Dodo au très ordinaire et défraichi Hotel Arena Gruesa, qui fait aussi office de camping. Point positif cependant, la vue y est magnifique :
www.hotelarenagruesa.cl/
En somme, je dois convenir que, contrairement à d’autres, Chiloé ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Surtout après avoir tâté le désert altiplanique et la Patagonie.
Jour 18 : Chiloé / Puerto Montt / Santiago
Journée de voyagement et retour au Rado Hostel, dans le toujours très animé Barrio Bellavista. Souper à l’excellent restaurant Laminga, sur la rue Constitucion :
www.lamingabella.cl/
Jour 19 : Santiago / Montréal
Visite matinale de La Chascona, l’une des résidences de Pablo Neruda. Même si je ne connaissais l’homme que de nom et de réputation, la visite est fort instructive et divertissante. On y découvre un grand homme.
Ensuite, ascension du Cerro San Cristobal par le très à-pic funiculaire, à deux pas de La Chascona. Visite du sommet (vue spectaculaire sur Santiago) et descente à pieds par l’un des nombreux sentiers.
Après-midi de balade dans la ville (Plaza de Armas, Cerro Santa Lucia, Barrio Bella Artes).
Conclusion
L’un de mes plus beau voyage jusqu’à maintenant. Oui, c’était parfois la course et j’aurais aimé explorer plus à fond chacune des régions, mais je ne regrette aucun choix dans l’itinéraire. Cela dit, je n’aurai d’autre choix que d’y retourner! Je dois absolument finir la Carretera Austral, que je n’ai qu’effleurée.
Voyage itinérant à quatre sans agence au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
Nous partons à quatre au Costa Rica entre février et avril 2017. Nous souhaitons faire un voyage itinérant de 10 jours, comprenant la côte, la jungle et quelques sites incontournables. Nous voulons résider en hôtels ou en gites si ceux-ci existent et nous déplacer en car ou train. Auriez-vous des conseils à m'apporter sur les lieux à visiter et les moyens de transport ? Est-ce indispensable d'avoir un guide? Le Costa Rica est il un pays rassurant?
Amicalement votre,
Namaste.
Croisière Costa Magica du 9 au 22 août Maroc - Canaries - Madère - Espagne - Italie English translation pending
Bonjour à tous !
Ce sera notre première croisière (en couple) et bien sur beaucoup de questions !
Nos escales : Tanger, Casablanca, Arrecife, Santa Cruz de Tenerife, Funchal, Malaga, Civitavecchia/Rome et Savone.
Le prix des excursions Costa étant assez chers, nous aimerions tout faire par nous même donc toutes vos expériences et astuces de croisiéristes sont les bienvenues 😉.
Est-il intéressant de prendre le forfait boissons sur le bateau ? Car aucune info sur le tarif des boissons à bord... 🤪
Faut-il prévoir des tenues "habillées" pour le soir ? Sinon est ce que jean propre et chemise suffisent pour Monsieur?
Y-a-t-il d'autres personnes qui font cette croisière ? Car c'est avec plaisir que nous les rencontrerions pour partager nos impressions.
Merci d'avance de vos réponses 🙂
Colorado + Yellowstone en 3 semaines juillet 2016 English translation pending
Bonjour,
Je voyage pour la première fois aux Etats-Unis et, voulant sortir des sentiers battus, j'ai décidé d'atterrir à Denver plutôt qu'à Salt Lake City pour me rendre à Yellowstone car le Colorado a l'air d'être une région extrêmement riche. Les billets A/R sont pris, maintenant j'organise concrètement le séjour sur place et je me rends compte que les hébergements ne sont pas si nombreux près des sites prisés (Estes, Yellowstone). A première vue, j'ai l'impression que seules les stations de ski présentent des capacités d'hébergement largement suffisantes en été. Savez-vous si certaines d'entre elles valent vraiment le détour en été pour les paysages environnants ou leur proximité avec les National Parks ou les points de vue remarquables? Peut-on prendre le risque de partir à l'aventure sans avoir réservé à l'avance via les sites (bookings, etc...) et trouve-t-on toujours à se loger au dernier moment sur place? Faut-il louer un 4x4 pour sillonner le Colorado Nord-Sud (de Denver à Mesa Verde, puis Great Sand dunes et retour à Denver) ? Les routes sont-elles parfois embouteillées dans cette région en été (pour calculer le temps réel entre les différents points de chute)? Vous semble-t-il réaliste de vouloir ajouter à ce périple un A/R à Yellowstone/Grand Teton en voiture? J'ai compté environ 12 jours pour la boucle du Colorado et 7 jours pour la boucle Denver-Yellowstone-Denver. C'est au moins ambitieux, mais est-ce raisonnable? Aura-t-on le temps de profiter sans avoir l'impression de courir tout le temps ? Yellowstone est un peu la cerise sur le gâteau car nous venons de si loin, sans être certains d'y retourner un jour, et nous souhaitons vraiment pouvoir nous y rendre. Là j'y ai déjà réservé quelques nuits sur place (encore annulables sans frais!!). Yellowstone est tellement excentré, on est obligés de sacrifier deux jours (ou deux nuits selon notre forme physique du moment) pour à ne faire que rouler pour y accéder depuis Denver. Savez-vous si les routes d'accès depuis Denver (i 80 et US 191 par Jackson Hole et 125 et US 20 ) sont embouteillées l'été? En effet, nous avons calculé un temps théorique de trajet de 8 h environ sur ce trajet A/R. Mais nous savons bien que cela peut virer au cauchemar sur des routes surchargées, qui peuvent faire doubler voire tripler les temps de trajet. Merci à tous ceux qui peuvent apporter des détails et leur expérience sur un voyage similaire. Ah oui, j'oubliais: nous avons deux enfants de 9 et 11 ans qui, heureusement ne souffrent pas du mal des transports, mais qui aimeraient se dégourdir les jambes et plonger dans les lacs ou piscines et ne pas passer leur temps en voiture (sur la tablette...). Merci.
Voyageusement vôtre
Isabelle
Yellowstone - Grand Teton English translation pending
Bonjour,
Lors de notre voyage aux USA nous nous rendrons à Yellowstone et après on redescend vers Bryce Canyon et donc on passera à Grand Teton. Nous disposons de 5 jours pleins. Je pensais faire 4 jours pleins à Yellowstone (logement à West Yellowstone.. trop cher dans le parc) et ensuite une journée à Grand Teton (et nuit à Jackson).
Est-ce bien réparti ? J'hésite avec 3 jours pleins à Yellowstone et 2 au Grand Teton...
Merci de vos réponses,
Lors de notre voyage aux USA nous nous rendrons à Yellowstone et après on redescend vers Bryce Canyon et donc on passera à Grand Teton. Nous disposons de 5 jours pleins. Je pensais faire 4 jours pleins à Yellowstone (logement à West Yellowstone.. trop cher dans le parc) et ensuite une journée à Grand Teton (et nuit à Jackson).
Est-ce bien réparti ? J'hésite avec 3 jours pleins à Yellowstone et 2 au Grand Teton...
Merci de vos réponses,
Location d'un véhicule en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Quelques questions concernant la location de voiture en Afrique du sud. période de voyage prévue 4 ou 5 semaines de fin mars à début mai. De l'Afrique du sud ( Johanesburg) au Mozambique.
1-Est-il possible de louer un véhicule à Johannesburg d'aller avec au parc Kruger et de le rendre à la sortie du parc dans ce secteur?A la sortie du parc ou dans une ville proche de la frontière Mozambicaine? 2- Faut-il impérativement réserver les logements dans le parc? ou peut-on y aller sans rien réserver? 3-Le 4X4 est -il indispensable ou même conseillé pour la visite du parc? Sinon quel type de véhicule peut convenir? 4-Quel est le tarif moyen /semaine pour louer un véhicule.( standard ou 4x4) et quelle agence de location conseillez -vous?
Je voudrais ensuite aller au Mozambique. Peut-on entrer facilement au Mozambique ( en transport en commun) à partir du parc Kruger .sinon quel point d'entrée conseillez vous? Quelques idées aussi pour la visite du parc seraient appréciées. Point d'entrée en venant de joburg?. Endroits qui vous ont particulièrement plu. Quels logements privilégier et quels endroits sont particulièrement intéressants? trajet à privilégier à l'intérieur du parc? etc.. toutes autres suggestions bienvenues.
Quelques questions concernant la location de voiture en Afrique du sud. période de voyage prévue 4 ou 5 semaines de fin mars à début mai. De l'Afrique du sud ( Johanesburg) au Mozambique.
1-Est-il possible de louer un véhicule à Johannesburg d'aller avec au parc Kruger et de le rendre à la sortie du parc dans ce secteur?A la sortie du parc ou dans une ville proche de la frontière Mozambicaine? 2- Faut-il impérativement réserver les logements dans le parc? ou peut-on y aller sans rien réserver? 3-Le 4X4 est -il indispensable ou même conseillé pour la visite du parc? Sinon quel type de véhicule peut convenir? 4-Quel est le tarif moyen /semaine pour louer un véhicule.( standard ou 4x4) et quelle agence de location conseillez -vous?
Je voudrais ensuite aller au Mozambique. Peut-on entrer facilement au Mozambique ( en transport en commun) à partir du parc Kruger .sinon quel point d'entrée conseillez vous? Quelques idées aussi pour la visite du parc seraient appréciées. Point d'entrée en venant de joburg?. Endroits qui vous ont particulièrement plu. Quels logements privilégier et quels endroits sont particulièrement intéressants? trajet à privilégier à l'intérieur du parc? etc.. toutes autres suggestions bienvenues.
Rapport de croisière sur le Costa Fortuna avril 2015 English translation pending
Préambule
Je souhaite, en premier, remercier toutes les personnes de ce forum d'avoir partagé leurs expériences, les lieux visités et les moyens de s'y rendre.
Savona
Embarquement sur le Costa Fortuna. A notre arrivée à Savona, il y avait 3 navires Costa aux quais : Le Fascinosa, le Mediterranéa et le Fortuna. Dans le car, nous avons reçu notre N° d'embarquement (18). En tant que membre Costa Club, je me suis rendu au sevice client pour obtenir un numéro prioritaire. J'ai obtenu le N° 16 (1/4 d'heure de gagné). L'embarquement est assez rapide. Ma valise m'attend déjà devant ma cabine. Les cartes sont sur le lit ainsi que le programme du jour de départ. Le panier de fruits et le proseco sont aussi dans ma cabine. J'ai pris le All Inclusive pour les boissons. Je pose mes affaires et fait tout de suite un tour du navire. Je connais déjà le Pacifica et le Favolosa. Celui-ci est un peu plus court, mais la conception de base est la même. J'ai largement le temps de faire le tour du navire et de faire des photos avant l'exercice d'urgence obligatoire. Après cet excercice, départ pour Malte. Je suis inscrit au second service pour le souper (21 heures). Le spectacle au théatre est toujours excellent. Le restaurant ouvre très tard (21:20), car il y a encore des personnes du 1er services qui traînent. Le problème du 1er soir : personne ne sait où se trouve sa table et les serveurs sont débordés. Un plan des tables avec leurs numéros à l'entrée des restaurants serait le bienvenu. Notre serveur est très sympathique et la nourriture excellente.
Jour en mer
Ce premier jour est parfait pour languir au soleil.
La Valette (Malte)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. Je prends à droite et marche sur env. 400 mètres pour prendre l'ascenseur qui même aux jardins Barrakka. Le prix est de 1 Euro. Je fais le tour vers les canons, puis l'auberge de Castille, La banque centrale de Malte (Belle vue). Je continue vers la fontaine des Tritons (Gare routière), puis le monument de l'Indépendance. Il y a des panneaux didactiques (plan et numéros) qui permettent d'effectuer un parcours avec l'essentiel des monuments à voir. Je continue avec le "Wingnacourt Water Tower", le "Robert Samut Hall", "Lion Fountain", "Dante Alighieri" monument et la "Portes des Bombes". De là, je traverse sur le port "Marsamxett". Je remonte sur les fortifications en passant devant la centrale de police. Je continue pour la cathédrale St.Paul, puis le "Grandmaster's Palace" et sa garde. Je me rends à l'Auberge d'Italie (Office du tourisme), puis je retourne vers les canons. Pour terminer, je redescends à pied sur le port. A bord du navire, je profite de prednre des photos de la ville. Nous quittons le port avec 30 minutes de retard (3 personnes manquent à l'appel). Toujours un excellent spectacle ainsi que le souper.
Cagliari (Sardaigne)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. A la sortie, le personnel de l'office du tourisme nous distribue des plans de la ville. Un service gratuit de navettes nous dépose devant le front du port. Depuis ici, je traverse la route et monte à pied vers le Bastion Saint Rémy. Il est en rénovation ainsi que les 2 ascenseurs situés à l'Est. Je fais le tour à pied et passe par la porte "San Pancrazio", derrière la tour du même nom. Je sors directement par la porte d'en-face (porte Cristina) pour profiter de la vue sur la ville et le port. Puis je retourne à l'intérieur et me rends à la Piazza Palazzo. Ici, il y a le Palazzo Regio et Palazzo Arcivescoville et aussi la Cathédrale Sainte-Marie. L'intérieur en vaut la peine. Ne pas oublier de descendre au niveau inférieur pour les caveaux. Puis je me rends à la Torre dell'elefante. Je continue le tour et je me retrouve devant le bastion Saint Rémy. Depuis ici, je traverse une partie de la ville pour prendre le bus N° 3. Je vais jusqu'au terminus pour voir les salines et aussi la plage dell Poetto. Le chauffeur m'indique que pour revnir vers le port, il faut prendre les lignes "PF" ou "PQ". Ces bus s'arrêtent au même endroit que les navettes portuaires. Retour sur le navire pour profiter du soleil. Départ à l'heure.
Civitavecchia (Rome)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. Un service gratuit de navettes nous dépose en ville (à 15 min. à pieds de la gare). A la gare, je prends un billet BIRG (Trains régionaux pour Rome et les transports publics de Rome). Ne pas oublier de composter votre billet. Ce sont des boîtes vertes et grises. Je descends à Roma - San Pietro. Au Vatican, la file d'attente fait le tour de la place. Je décide de continuer ma visite de la ville (Lors d'une prochaine fois, je consacrerait tout mon temps au Vatican). Je prends l'avenue en face de la Cathédrale Saint Pierre pour aller au Castel SAnt'Angelo. Depuis ici, je me rends à la Piazza Navona en passant par de petites ruelles. Ici se trouve la fontaine des 4 fleuves. Il y a sur la place beaucoup de peintres (Style Montmartre à Paris). Je continue vers la Piezza della Minerva. Ici, il y a un obélisque sur le dos d'un éléphant. Ensuite la Piazza della Rotonda. Ici, se trouve le Panthéon et un autre obélisque. Je passe devant l'églie San Ignazio pour me rendre à la fontaine de Trévi. Avant d'aller à la fontaine de Trévi, je me rends à la Piazza del Quirinale. Depuis ici, il y a une belle vue sur une partie de la ville. Je descends vers la fontaine de Trévi. Déception pour tous. Elle est en travaux de rénovation. Je continue vers ma place préférée : Piazza Venetia. Depuis ici, je continue vers le Colisée. Il est aussi partiellement entouré d'échaffaudages. Je continue vers le Circus Maximus et ensuite vers la Piazza della Bocca della Verita. Ici se trouve la fontaine des Tritons et l'église Sainte-Marie in Cosmedin. Dans cette église, visible depuis l'extérieur, vous trouverez la Bocca della Verita (sur la gauche). Je prends le bus N° 83 jusqu'à la Piazza Baberini. Ici se trouve la fontaine du Triton. Je continue avec le bus N° 85 pour la gare Termini. Je me rends encore à la Piazza Dell'indipendezia. Je prends ensuite le train pour revenir à Civitavecchia. Il part depuis le quai 28. Attention ce quai se trouve sur la droite de la gare, mais il faut longer la voie 24 puis 25. Le trajet dure au moins 10-15 minutes. Temps à prendre en compte pour être sur de ne pas rater le train. Durée du trajet : 1:15 L'avantage de prendre le train ici, est le fait qu'il va se remplir de plus en plus à chaque arrêt à Rome, en particulier celui de San Piedro. Retour à pied le long de la plage en direction des fortifications. Puis la navette gratuite pour le port.
5 jours bien remplis.
Je souhaite, en premier, remercier toutes les personnes de ce forum d'avoir partagé leurs expériences, les lieux visités et les moyens de s'y rendre.
Savona
Embarquement sur le Costa Fortuna. A notre arrivée à Savona, il y avait 3 navires Costa aux quais : Le Fascinosa, le Mediterranéa et le Fortuna. Dans le car, nous avons reçu notre N° d'embarquement (18). En tant que membre Costa Club, je me suis rendu au sevice client pour obtenir un numéro prioritaire. J'ai obtenu le N° 16 (1/4 d'heure de gagné). L'embarquement est assez rapide. Ma valise m'attend déjà devant ma cabine. Les cartes sont sur le lit ainsi que le programme du jour de départ. Le panier de fruits et le proseco sont aussi dans ma cabine. J'ai pris le All Inclusive pour les boissons. Je pose mes affaires et fait tout de suite un tour du navire. Je connais déjà le Pacifica et le Favolosa. Celui-ci est un peu plus court, mais la conception de base est la même. J'ai largement le temps de faire le tour du navire et de faire des photos avant l'exercice d'urgence obligatoire. Après cet excercice, départ pour Malte. Je suis inscrit au second service pour le souper (21 heures). Le spectacle au théatre est toujours excellent. Le restaurant ouvre très tard (21:20), car il y a encore des personnes du 1er services qui traînent. Le problème du 1er soir : personne ne sait où se trouve sa table et les serveurs sont débordés. Un plan des tables avec leurs numéros à l'entrée des restaurants serait le bienvenu. Notre serveur est très sympathique et la nourriture excellente.
Jour en mer
Ce premier jour est parfait pour languir au soleil.
La Valette (Malte)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. Je prends à droite et marche sur env. 400 mètres pour prendre l'ascenseur qui même aux jardins Barrakka. Le prix est de 1 Euro. Je fais le tour vers les canons, puis l'auberge de Castille, La banque centrale de Malte (Belle vue). Je continue vers la fontaine des Tritons (Gare routière), puis le monument de l'Indépendance. Il y a des panneaux didactiques (plan et numéros) qui permettent d'effectuer un parcours avec l'essentiel des monuments à voir. Je continue avec le "Wingnacourt Water Tower", le "Robert Samut Hall", "Lion Fountain", "Dante Alighieri" monument et la "Portes des Bombes". De là, je traverse sur le port "Marsamxett". Je remonte sur les fortifications en passant devant la centrale de police. Je continue pour la cathédrale St.Paul, puis le "Grandmaster's Palace" et sa garde. Je me rends à l'Auberge d'Italie (Office du tourisme), puis je retourne vers les canons. Pour terminer, je redescends à pied sur le port. A bord du navire, je profite de prednre des photos de la ville. Nous quittons le port avec 30 minutes de retard (3 personnes manquent à l'appel). Toujours un excellent spectacle ainsi que le souper.
Cagliari (Sardaigne)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. A la sortie, le personnel de l'office du tourisme nous distribue des plans de la ville. Un service gratuit de navettes nous dépose devant le front du port. Depuis ici, je traverse la route et monte à pied vers le Bastion Saint Rémy. Il est en rénovation ainsi que les 2 ascenseurs situés à l'Est. Je fais le tour à pied et passe par la porte "San Pancrazio", derrière la tour du même nom. Je sors directement par la porte d'en-face (porte Cristina) pour profiter de la vue sur la ville et le port. Puis je retourne à l'intérieur et me rends à la Piazza Palazzo. Ici, il y a le Palazzo Regio et Palazzo Arcivescoville et aussi la Cathédrale Sainte-Marie. L'intérieur en vaut la peine. Ne pas oublier de descendre au niveau inférieur pour les caveaux. Puis je me rends à la Torre dell'elefante. Je continue le tour et je me retrouve devant le bastion Saint Rémy. Depuis ici, je traverse une partie de la ville pour prendre le bus N° 3. Je vais jusqu'au terminus pour voir les salines et aussi la plage dell Poetto. Le chauffeur m'indique que pour revnir vers le port, il faut prendre les lignes "PF" ou "PQ". Ces bus s'arrêtent au même endroit que les navettes portuaires. Retour sur le navire pour profiter du soleil. Départ à l'heure.
Civitavecchia (Rome)
Arrivée tôt le matin. Je descends rapidement du navire. La libération pour les personnes individuelles est très rapide. Aucune file d'attente. Un service gratuit de navettes nous dépose en ville (à 15 min. à pieds de la gare). A la gare, je prends un billet BIRG (Trains régionaux pour Rome et les transports publics de Rome). Ne pas oublier de composter votre billet. Ce sont des boîtes vertes et grises. Je descends à Roma - San Pietro. Au Vatican, la file d'attente fait le tour de la place. Je décide de continuer ma visite de la ville (Lors d'une prochaine fois, je consacrerait tout mon temps au Vatican). Je prends l'avenue en face de la Cathédrale Saint Pierre pour aller au Castel SAnt'Angelo. Depuis ici, je me rends à la Piazza Navona en passant par de petites ruelles. Ici se trouve la fontaine des 4 fleuves. Il y a sur la place beaucoup de peintres (Style Montmartre à Paris). Je continue vers la Piezza della Minerva. Ici, il y a un obélisque sur le dos d'un éléphant. Ensuite la Piazza della Rotonda. Ici, se trouve le Panthéon et un autre obélisque. Je passe devant l'églie San Ignazio pour me rendre à la fontaine de Trévi. Avant d'aller à la fontaine de Trévi, je me rends à la Piazza del Quirinale. Depuis ici, il y a une belle vue sur une partie de la ville. Je descends vers la fontaine de Trévi. Déception pour tous. Elle est en travaux de rénovation. Je continue vers ma place préférée : Piazza Venetia. Depuis ici, je continue vers le Colisée. Il est aussi partiellement entouré d'échaffaudages. Je continue vers le Circus Maximus et ensuite vers la Piazza della Bocca della Verita. Ici se trouve la fontaine des Tritons et l'église Sainte-Marie in Cosmedin. Dans cette église, visible depuis l'extérieur, vous trouverez la Bocca della Verita (sur la gauche). Je prends le bus N° 83 jusqu'à la Piazza Baberini. Ici se trouve la fontaine du Triton. Je continue avec le bus N° 85 pour la gare Termini. Je me rends encore à la Piazza Dell'indipendezia. Je prends ensuite le train pour revenir à Civitavecchia. Il part depuis le quai 28. Attention ce quai se trouve sur la droite de la gare, mais il faut longer la voie 24 puis 25. Le trajet dure au moins 10-15 minutes. Temps à prendre en compte pour être sur de ne pas rater le train. Durée du trajet : 1:15 L'avantage de prendre le train ici, est le fait qu'il va se remplir de plus en plus à chaque arrêt à Rome, en particulier celui de San Piedro. Retour à pied le long de la plage en direction des fortifications. Puis la navette gratuite pour le port.
5 jours bien remplis.
14 jours en Colombie de Bogota à Carthagène en juillet English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en pleine préparation pour un voyage de 2 semaines en colombie en juillet. Nous seront un groupe de 4 personnes (deux couple début 20aine). Nous avons l'intention de passer 3-4 jours à Bogota à notre arrivée. Par la suite nous voulons nous diriger vers Carthagene.
Ce que jaimerais connaitre, cest le meilleur itinéraire entre Bogota et Carthagene sur environ 5 jours en bus. Les endroits à ne pas manquer en route. J'aimerais monter au nord par l'ouest et revenir sur Bogota par l'est. Est-ce réaliste? Quel budget est à prévoir pour cette itineraire? Question sécurité quel son les secteur à éviter et les précautions à prendre.
Si quelqu'un a une meilleur idée d'itinéraire, allez y!!!! J'aimerais avoir toutes les idées que vous avez afin d'améliorer notre séjour!
Merci beaucoup!
Nous sommes en pleine préparation pour un voyage de 2 semaines en colombie en juillet. Nous seront un groupe de 4 personnes (deux couple début 20aine). Nous avons l'intention de passer 3-4 jours à Bogota à notre arrivée. Par la suite nous voulons nous diriger vers Carthagene.
Ce que jaimerais connaitre, cest le meilleur itinéraire entre Bogota et Carthagene sur environ 5 jours en bus. Les endroits à ne pas manquer en route. J'aimerais monter au nord par l'ouest et revenir sur Bogota par l'est. Est-ce réaliste? Quel budget est à prévoir pour cette itineraire? Question sécurité quel son les secteur à éviter et les précautions à prendre.
Si quelqu'un a une meilleur idée d'itinéraire, allez y!!!! J'aimerais avoir toutes les idées que vous avez afin d'améliorer notre séjour!
Merci beaucoup!
Circuit Cuba... mars 2015 English translation pending
Bonjour à tous, je viens de m'inscrire sur ce forum afin d'obtenir quelques infos complémentaires auprès de ceux qui ont fait un parcours similaire au notre et/ou ceux qui pourront nous donner des astuces, conseils et autres... Départ prévu dans 10 jours...
Pour commencer voici notre circuit : arrivée à la Havane (4 nuits d’hôtel réservé) durant ces 3-4 j visite à Vinales et Pinar del rio, puis de la havane à Trinidad en passant par Cienfuegos (2 nuits d'hôtel), puis de Trinidad à Santa Clara (1 nuit d'hôtel), Cardenas (1 nuit d'hôtel), Matanzas pas de réservation faite à ce jour pour dormir puis retour la veille de notre départ à la Havane.
Je cherche à savoir comment et où doit on passer pour se rendre au village de Taino ? peut on y aller seuls ? je sais qu'il faut traverser l'eau puisqu'il s'agit d'Iles. Aussi, nous avons fait nos réservations et nous n'avons qu'une journée pour nous rendre de la Havane à Trinidad où nous devons accéder à notre casa avant la tombée de la nuit de préférence... Pourrons nous faire un crochet et par où pour aller visiter ce village quelque par dans la péninsule de zapata ? combien de temps devons nous compter ? comment sont les routes ?
J'ai réussi à recueillir plusieurs sites à visiter, des bonnes adresses de resto... je cherche encore quelques infos comme l'adresse de la fabrique de cigares qui se trouve vers Santa Clara, je suis aussi à la recherche de visites, resto ou autres coins à ne pas louper sur Cardenas et Matanzas ? balades dans les villes ok mais y a t il des choses à voir absolument !
J'aimerais trouver une fabrique de sucre...😇
Je remercie toutes les voyageurs et voyageuses par avance...
A bientôt 🙂
Pour commencer voici notre circuit : arrivée à la Havane (4 nuits d’hôtel réservé) durant ces 3-4 j visite à Vinales et Pinar del rio, puis de la havane à Trinidad en passant par Cienfuegos (2 nuits d'hôtel), puis de Trinidad à Santa Clara (1 nuit d'hôtel), Cardenas (1 nuit d'hôtel), Matanzas pas de réservation faite à ce jour pour dormir puis retour la veille de notre départ à la Havane.
Je cherche à savoir comment et où doit on passer pour se rendre au village de Taino ? peut on y aller seuls ? je sais qu'il faut traverser l'eau puisqu'il s'agit d'Iles. Aussi, nous avons fait nos réservations et nous n'avons qu'une journée pour nous rendre de la Havane à Trinidad où nous devons accéder à notre casa avant la tombée de la nuit de préférence... Pourrons nous faire un crochet et par où pour aller visiter ce village quelque par dans la péninsule de zapata ? combien de temps devons nous compter ? comment sont les routes ?
J'ai réussi à recueillir plusieurs sites à visiter, des bonnes adresses de resto... je cherche encore quelques infos comme l'adresse de la fabrique de cigares qui se trouve vers Santa Clara, je suis aussi à la recherche de visites, resto ou autres coins à ne pas louper sur Cardenas et Matanzas ? balades dans les villes ok mais y a t il des choses à voir absolument !
J'aimerais trouver une fabrique de sucre...😇
Je remercie toutes les voyageurs et voyageuses par avance...
A bientôt 🙂
4 jours autour de Santiago / Valparaiso? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour un bref voyage de 12 jours en Argentine entre fin Février et mi Mars 2015, ma femme et moi souhaiterions faire un saut au Chili, facilement accessible de Buenos Aires.
Nous souhaitons consacrer 4 jours à la région de Santiago / Valparaiso.
Quels sont les coins incontournables la bas ?
Idealement nous pensions faire 1 nuit à Santiago, 1 nuit à Valparaiso, et le reste nous ne savons pas trop ?
Nous avons pensé à louer une voiture à Santiago, rejoindre après Valparaiso, et après peut etre faire des villages cotiers / la vallée de Casablanca ?
Qu'en pensez vous ?
Merci d'avance,
Margaux & Simon
Pour un bref voyage de 12 jours en Argentine entre fin Février et mi Mars 2015, ma femme et moi souhaiterions faire un saut au Chili, facilement accessible de Buenos Aires.
Nous souhaitons consacrer 4 jours à la région de Santiago / Valparaiso.
Quels sont les coins incontournables la bas ?
Idealement nous pensions faire 1 nuit à Santiago, 1 nuit à Valparaiso, et le reste nous ne savons pas trop ?
Nous avons pensé à louer une voiture à Santiago, rejoindre après Valparaiso, et après peut etre faire des villages cotiers / la vallée de Casablanca ?
Qu'en pensez vous ?
Merci d'avance,
Margaux & Simon
Du Namib à Etosha, en passant par le Damaraland English translation pending
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et nous sommes de retour à Paris depuis 5 jours maintenant. Toutefois nous avons encore la tête en Namibie tant ce pays nous a enthousiasmé.
Après avoir dévoré vos carnets de voyage, c'est à notre tour maintenant de partager avec vous nos tribulations namibiennes…
Pourquoi la Namibie ? Après plusieurs voyages en Asie, nous avions envie de changer de continent. Cela fait des années que nous souhaitions partir à la découverte de l'Afrique et de ses animaux, mais le Kenya ou la Tanzanie ne nous tentait pas trop (à tort ou à raison 🤪).
Nous avions envie de grands espaces, de solitude, d'animaux sauvages, de paysages extraordinaires, d'immensité …
C'est un reportage télé sur la Namibie qui va aiguiser notre appétit. Des recherches plus approfondies sur Internet, la lecture de carnets de voyages passionnés et passionnants, les magnifiques photos des uns et des autres finiront de nous convaincre. En 2014, direction la Namibie 🙂
Préparation Choisir la destination, c'est bien, mais il faut ensuite construire le voyage. Et là, je voudrais remercier tous les experts ès Namibie de cette section, qui au travers de leurs commentaires riches en expérience (et non dénués d'humour 😛), ont su nous aider à peaufiner notre itinéraire.
C'est ensuite avec l'agence Madiza Tours que nous avons finalisé l'organisation du voyage.
Itinéraire Nous sommes partis 2 semaines. Notre souhait était d'essayer de profiter au maximum de chaque lieu et de ne pas passer tous les jours de longues heures sur la route. Cela oblige hélas à faire des choix …
Nous nous sommes donc arrêtés sur le circuit suivant, somme toute très classique :
J – Départ de Paris J1 – Arrivée à Windhoek (Londiningi Guesthouse) J2 – Windhoek / Sesriem (Sossus Dune Lodge) J3 – Sesriem - Sossusvlei (Sossus Dune Lodge) J4 – Sesriem / Walvis Bay (Oyster Box Guesthouse) J5 – Walvis Bay / Spitzkoppe (Spitzkoppe Rest Camp) J6 – Spitzkoppe / Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J7 – Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J8 – Twyfelfontein / Etosha (Okaukuejo Restcamp) J9 – Etosha (Halali Rest Camp) J10 – Etosha (Namutoni Rest Camp) J11 – Namutoni / Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J12 – Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J13 – Otjiwarongo / Windhoek (Londiningi Guesthouse) J14 – Départ de Windhoek J15 – Retour à Paris
Dans la valise, il y avait notamment :
- le matériel photo (et çà fait son poids !!) : 2 appareils Nikon D7000, objectifs (Nikon 18/105, Sigma 120/400, Nikon 50 focale fixe (non utilisé), flash, trépied / monopod, ... - jumelles (indispensables), - grands sacs poubelle de 200l pour protéger les valises de la poussière, - sangles (ou cordes) pour attacher les valises dans le coffre et éviter qu'elles se baladent, - convertisseur allume cigare 12 V/220V pour recharger les appareils. - Lonely Planet Namibie, - Guide Compagnon de safari de Caroline Oriol (d'une très grande aide),
Notre séjour en quelques chiffres : - 15 jours, du 5 au 20 avril 2014, - 2150 photos prises, - 2759 km au compteur (soit un budget essence d'environ 300 €) - 0 crevaison et 0 ensablement (😎), - 1 € = 14 N$, - litre d'essence = 12 N$, - 1 orage démentiel.
J et J1 (5 et 6 avril)
Samedi 20h, le taxi nous attend. Direction Roissy puis destination la Namibie.
Ca y est, après tant de mois à préparer ce voyage le jour J est enfin arrivé. Nous avons tellement regardé de blogs, étudié les forums que nous avons l'impression de connaître déjà un peu la Namibie, mais nous savons qu'il n'en est rien et que nous allons "en prendre plein les yeux". Nous nous attendons à tout, quasi certains que le coup de cœur sera au rendez-vous.
En attendant, il faut prendre l'avion. Nous avons choisi Air France pour Paris / Jo'Burg (un nombre important de miles à écouler nous a même permis de voyager en Eco Premium), puis Jo'Burg / Windhoek avec British Airways (via Comair).
Nous avions une inquiétude concernant l'acheminement des bagages (Jo'burg ? Windhoek ?) des messages sur le forum étant parfois contradictoires. En effet, notre temps de transit sur Jo'Burg, de 2h à peine, laissait peu de temps pour les récupérer et les réenregistrer. Mais, pas de soucis, ils sont bien enregistrés jusqu'à Windhoek, nous n'aurons pas à les gérer à Jo'Burg. Ouf !!!
22h45, on nous annonce que l'embarquement est reporté de 30 mn en raison d'un problème technique. Voilà qui commence bien 🤪
30 mn après, nous embarquerons tranquillement et décollerons à 00h (au lieu de 23h30). Le vol se passe sans soucis sur A380, et nous apprécions l'Eco Premium : fauteuils plus larges, plus de place pour les jambes, repas amélioré (mais ça reste du repas d'avion !!) ... bref pour la première fois nous arrivons à dormir au moins 5h dans l'avion. Miracle (merci les miles) 🙂.
Cette demie heure de retard aura son importance à Jo'Burg où entre la longue traversée du terminal A au terminal B, le passage aux douanes très très très long, et la récupération de nos cartes d'embarquement, nous arriverons tout juste 15 mn avant l'embarquement du vol pour Windhoek.
A 13h, nous atterrissons à Windhoek. Encore un long passage en douanes (pourquoi les gens ne remplissent-ils jamais le document pour les Douanes qu'ont leur remet dans l'avion ? 😕 ), récupération des bagages (les deux sont là ... ce qui n'est pas le cas pour tout le monde d'après ce que nous avions pu lire !!).
Un chauffeur doit nous attendre pour nous conduire chez le loueur de voiture, Advanced Hire Car. Mais il n'y a personne ... aïe. Nous appelons Caroline de Madiza Tour, qui nous informe que le chauffeur devrait être là dans 15 mn ... et ce fut le cas.
Nous récupérons notre Toyata Hilux double cabine (bon, nous ne sommes que deux !!), 70 000 km au compteur, pneus neufs, 2 pneus de secours, véhicule en parfait état, une glacière ... tout va bien.
Caroline est là pour nous présenter notre road book (qui vient compléter celui que j'avais moi-même préparé) et nous donner les consignes de sécurité routière. Nous avions opté pour l'assurance supercover, mais elle nous explique que si nous avons un accident en excès de vitesse nous ne serons pas couverts, qu'il est interdit de rouler de nuit et que le véhicule est équipé d'un mouchard.
Allez c'est parti, direction Londiningi Guesthouse pour notre première nuit à Windhoek.
Premier rond point, premier usage du clignotant (et non des essuies glaces ... si si Monsieur a été très bon sur ce coup là ... pourtant je guettais l'erreur 😉), premier plein, premier game food au diner, de l'Oryx (petite aparté : le diner au Londiningi était délicieux) ...
Et puis ce soir là on ne s'éternise pas, dodo très tôt.
Après avoir dévoré vos carnets de voyage, c'est à notre tour maintenant de partager avec vous nos tribulations namibiennes…
Pourquoi la Namibie ? Après plusieurs voyages en Asie, nous avions envie de changer de continent. Cela fait des années que nous souhaitions partir à la découverte de l'Afrique et de ses animaux, mais le Kenya ou la Tanzanie ne nous tentait pas trop (à tort ou à raison 🤪).
Nous avions envie de grands espaces, de solitude, d'animaux sauvages, de paysages extraordinaires, d'immensité …
C'est un reportage télé sur la Namibie qui va aiguiser notre appétit. Des recherches plus approfondies sur Internet, la lecture de carnets de voyages passionnés et passionnants, les magnifiques photos des uns et des autres finiront de nous convaincre. En 2014, direction la Namibie 🙂
Préparation Choisir la destination, c'est bien, mais il faut ensuite construire le voyage. Et là, je voudrais remercier tous les experts ès Namibie de cette section, qui au travers de leurs commentaires riches en expérience (et non dénués d'humour 😛), ont su nous aider à peaufiner notre itinéraire.
C'est ensuite avec l'agence Madiza Tours que nous avons finalisé l'organisation du voyage.
Itinéraire Nous sommes partis 2 semaines. Notre souhait était d'essayer de profiter au maximum de chaque lieu et de ne pas passer tous les jours de longues heures sur la route. Cela oblige hélas à faire des choix …
Nous nous sommes donc arrêtés sur le circuit suivant, somme toute très classique :
J – Départ de Paris J1 – Arrivée à Windhoek (Londiningi Guesthouse) J2 – Windhoek / Sesriem (Sossus Dune Lodge) J3 – Sesriem - Sossusvlei (Sossus Dune Lodge) J4 – Sesriem / Walvis Bay (Oyster Box Guesthouse) J5 – Walvis Bay / Spitzkoppe (Spitzkoppe Rest Camp) J6 – Spitzkoppe / Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J7 – Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J8 – Twyfelfontein / Etosha (Okaukuejo Restcamp) J9 – Etosha (Halali Rest Camp) J10 – Etosha (Namutoni Rest Camp) J11 – Namutoni / Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J12 – Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J13 – Otjiwarongo / Windhoek (Londiningi Guesthouse) J14 – Départ de Windhoek J15 – Retour à Paris
Dans la valise, il y avait notamment :
- le matériel photo (et çà fait son poids !!) : 2 appareils Nikon D7000, objectifs (Nikon 18/105, Sigma 120/400, Nikon 50 focale fixe (non utilisé), flash, trépied / monopod, ... - jumelles (indispensables), - grands sacs poubelle de 200l pour protéger les valises de la poussière, - sangles (ou cordes) pour attacher les valises dans le coffre et éviter qu'elles se baladent, - convertisseur allume cigare 12 V/220V pour recharger les appareils. - Lonely Planet Namibie, - Guide Compagnon de safari de Caroline Oriol (d'une très grande aide),
Notre séjour en quelques chiffres : - 15 jours, du 5 au 20 avril 2014, - 2150 photos prises, - 2759 km au compteur (soit un budget essence d'environ 300 €) - 0 crevaison et 0 ensablement (😎), - 1 € = 14 N$, - litre d'essence = 12 N$, - 1 orage démentiel.
J et J1 (5 et 6 avril)
Samedi 20h, le taxi nous attend. Direction Roissy puis destination la Namibie.
Ca y est, après tant de mois à préparer ce voyage le jour J est enfin arrivé. Nous avons tellement regardé de blogs, étudié les forums que nous avons l'impression de connaître déjà un peu la Namibie, mais nous savons qu'il n'en est rien et que nous allons "en prendre plein les yeux". Nous nous attendons à tout, quasi certains que le coup de cœur sera au rendez-vous.
En attendant, il faut prendre l'avion. Nous avons choisi Air France pour Paris / Jo'Burg (un nombre important de miles à écouler nous a même permis de voyager en Eco Premium), puis Jo'Burg / Windhoek avec British Airways (via Comair).
Nous avions une inquiétude concernant l'acheminement des bagages (Jo'burg ? Windhoek ?) des messages sur le forum étant parfois contradictoires. En effet, notre temps de transit sur Jo'Burg, de 2h à peine, laissait peu de temps pour les récupérer et les réenregistrer. Mais, pas de soucis, ils sont bien enregistrés jusqu'à Windhoek, nous n'aurons pas à les gérer à Jo'Burg. Ouf !!!
22h45, on nous annonce que l'embarquement est reporté de 30 mn en raison d'un problème technique. Voilà qui commence bien 🤪
30 mn après, nous embarquerons tranquillement et décollerons à 00h (au lieu de 23h30). Le vol se passe sans soucis sur A380, et nous apprécions l'Eco Premium : fauteuils plus larges, plus de place pour les jambes, repas amélioré (mais ça reste du repas d'avion !!) ... bref pour la première fois nous arrivons à dormir au moins 5h dans l'avion. Miracle (merci les miles) 🙂.
Cette demie heure de retard aura son importance à Jo'Burg où entre la longue traversée du terminal A au terminal B, le passage aux douanes très très très long, et la récupération de nos cartes d'embarquement, nous arriverons tout juste 15 mn avant l'embarquement du vol pour Windhoek.
A 13h, nous atterrissons à Windhoek. Encore un long passage en douanes (pourquoi les gens ne remplissent-ils jamais le document pour les Douanes qu'ont leur remet dans l'avion ? 😕 ), récupération des bagages (les deux sont là ... ce qui n'est pas le cas pour tout le monde d'après ce que nous avions pu lire !!).
Un chauffeur doit nous attendre pour nous conduire chez le loueur de voiture, Advanced Hire Car. Mais il n'y a personne ... aïe. Nous appelons Caroline de Madiza Tour, qui nous informe que le chauffeur devrait être là dans 15 mn ... et ce fut le cas.
Nous récupérons notre Toyata Hilux double cabine (bon, nous ne sommes que deux !!), 70 000 km au compteur, pneus neufs, 2 pneus de secours, véhicule en parfait état, une glacière ... tout va bien.
Caroline est là pour nous présenter notre road book (qui vient compléter celui que j'avais moi-même préparé) et nous donner les consignes de sécurité routière. Nous avions opté pour l'assurance supercover, mais elle nous explique que si nous avons un accident en excès de vitesse nous ne serons pas couverts, qu'il est interdit de rouler de nuit et que le véhicule est équipé d'un mouchard.
Allez c'est parti, direction Londiningi Guesthouse pour notre première nuit à Windhoek.
Premier rond point, premier usage du clignotant (et non des essuies glaces ... si si Monsieur a été très bon sur ce coup là ... pourtant je guettais l'erreur 😉), premier plein, premier game food au diner, de l'Oryx (petite aparté : le diner au Londiningi était délicieux) ...
Et puis ce soir là on ne s'éternise pas, dodo très tôt.
Retour de Cuba: impression d'une grande tristesse English translation pending
Bonjour,
Je rentre d'un circuit de 15 jours à Cuba : vol sec, casas particulares.
et j'ai un sentiment d'une grande tristesse....
Seuls, sont qui sont en contact avec le tourisme s'en sortent : casas,
travail dans l'hôtellerie, vélos-taxis, restaurants etc... car ils ont des pourboires.
Les autres, c'est la grande misère !
Je suis attristée par leur niveau intellectel et la faiblesse de leurs revenus.
Une anesthésite gagne 20 CUC par mois soit 15 € par mois....
Une vendeuse d'un beau magasin d'état : 15 CUC par mois
Un retraité : 10 CUC par mois.
Et que dire de tous ces gens qui font de l'auto-stop le long de l'autopista ?
C'est la première fois que je rentre de voyage avec cette immense tristesse !
Que pouvons-nous faire pour les aider ?
J'ai rencontré un Français qui travaille "d'arrache-pied".... dans une ville du Centre.
Par prudence, je ne peux citer son nom.
Une association est créée en France. Par ce biais, je vais pouvoir l'aider....
en versant une somme substancielle.... Avec Cela, il vient en aide
à un orphelinat et aussi à des jeunes qui "rêvent d'un avenir meilleur".
Je suis contente d'avoir visité CUBA mais ne suis pas prête d'y retourner
tellement je m'y sentie très mal.
Est-ce que d'autres voyageurs ont eu le même ressenti que moi ?
ou bien est-ce que j'exagère ?
Merci de votre réponse !
Solène
Boucle Vancouver - Calgary - Vancouver English translation pending
Bonjour,
Je fais une surprise pour mon mari et nous partons au Canada 18 jours avec nos deux enfants (7ans et 4 ans). Nos billets sont non modifiables et nous arrivons à Vancouver le 21/07 et nous repartons le 08/08 de Vancouver. Nous avons de la famille à Calgary donc nous devons aller jusqu'à Calgary.
Mon idée est de partir de Vancouver et rejoindre Calgary en 1 semaine soit voiture +hôtel ou camping car. Puis on est hébergé pendant une semaine à Calgary. On abandonnerait donc le camping car ou la voiture à Calgary. On reviendrait après à Vancouver pour les 3 derniers jours. J'ai vu que les billets d'avion Calgary-Vancouver sont à 500euros pour 4. Et on resterait ces derniers jours à Vancouver. Qu'en pensez-vous ? Que doit on absolument voir ? Quels sont les bons plans ?
Merci par avance pour votre aide et je vous souhaite un bon réveillon 😉😉
Virginie
Je fais une surprise pour mon mari et nous partons au Canada 18 jours avec nos deux enfants (7ans et 4 ans). Nos billets sont non modifiables et nous arrivons à Vancouver le 21/07 et nous repartons le 08/08 de Vancouver. Nous avons de la famille à Calgary donc nous devons aller jusqu'à Calgary.
Mon idée est de partir de Vancouver et rejoindre Calgary en 1 semaine soit voiture +hôtel ou camping car. Puis on est hébergé pendant une semaine à Calgary. On abandonnerait donc le camping car ou la voiture à Calgary. On reviendrait après à Vancouver pour les 3 derniers jours. J'ai vu que les billets d'avion Calgary-Vancouver sont à 500euros pour 4. Et on resterait ces derniers jours à Vancouver. Qu'en pensez-vous ? Que doit on absolument voir ? Quels sont les bons plans ?
Merci par avance pour votre aide et je vous souhaite un bon réveillon 😉😉
Virginie
Costa Rica: vos coups de coeur? English translation pending
Hello,
Après plusieurs voyages successifs en Asie, nous avons décidé cette année de changer de continent et nous rendrons pour la première fois en Amérique centrale, au Costa Rica.
Nous y serons de mi-janvier à mi-février et n'avons pour l'instant rien prévu, hormis les 4 premiers jours à Samara.
Vos coups de coeur, vos bonnes adresses, vos contacts, vos idées, tout est bienvenue.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Nous y serons de mi-janvier à mi-février et n'avons pour l'instant rien prévu, hormis les 4 premiers jours à Samara.
Vos coups de coeur, vos bonnes adresses, vos contacts, vos idées, tout est bienvenue.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Plages à Koh Phangan: Bottle Beach, Thong Nai Pan Noi, Haad Yao? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à Koh Phangan l'été prochain, et je commence à me renseigner sur cette ile!
Nous allons sur Koh Phangan surtout pour le calme, et se sentir perdu à l'autre bout du monde!!!
On recherche une plage où il n'y a pas beaucoup de touriste, une plage de carte postale: sable blanc, cocotier et eau turquoise mais ou on peut se baigner!
La plage de bottle beach à l'air magnifique! Si quelqu'un y a déjà été, comment c'est?
Thong nai pan noi à l'air jolie aussi ainsi que Haad Yao!
Bref laquelle est la plus sauvage, la plus belle où l'eau est magnifique et sans trop de touriste?
Merci pour vos avis!
Je pars à Koh Phangan l'été prochain, et je commence à me renseigner sur cette ile!
Nous allons sur Koh Phangan surtout pour le calme, et se sentir perdu à l'autre bout du monde!!!
On recherche une plage où il n'y a pas beaucoup de touriste, une plage de carte postale: sable blanc, cocotier et eau turquoise mais ou on peut se baigner!
La plage de bottle beach à l'air magnifique! Si quelqu'un y a déjà été, comment c'est?
Thong nai pan noi à l'air jolie aussi ainsi que Haad Yao!
Bref laquelle est la plus sauvage, la plus belle où l'eau est magnifique et sans trop de touriste?
Merci pour vos avis!
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de fa��on visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de fa��on visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Compte rendu de nos vacances au Sri Lanka/Maldives du 16 février au 2 mars 2013 English translation pending
Jour 1 vendredi 15 et samedi 16 février
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Croisière en Méditerranée sur le MSC Preziosa le 10 août 2013 English translation pending
Je part avec mon mari et mon fils de 14 ans sur le nouveau preziosa le 10 aout 2013 départ de Marseille!! les escales sont Genes Naples Messine la Goulette et Barcelone!!je précise que j'ai fait cette croisiere l'ete dernier à bord du Fantasia !!si je refait cette croisière c'est pour le nouveau bateau le preziosa 😛 et surtout pour me détendre sans a avoir le soucis du voyage un départ de Marseille hop 😛 à part Messine que je ne connais pas; l'été dernier ce fut palerme!!je compte pour me depayser quand même changer d'excursion comme Naples au lieu de capri j'irai à pompei etc .. je vous dirai par la suite se que je compte faire seule si possible et quelles seront mes excursions choisies😉 je compte cette année essayer le all tout inclus voilà pour une première approche 😉
Séjour Rome à la Saint-Valentin English translation pending
Bonjour à tous !! 🙂
J'ai préparé un petit séjour en amoureux à Rome pour la St Valentin 2013... et si des experts de Rome passaient dans le coin, j'aimerai bien avoir leur avis. Pour ce qui est du transport, je voyage par Air France en direct au départ de Marseille et pour l'hébergement, nous allons loger à l'hôtel Raffaello qui se trouve vers le bas de Via Cavour (pas très loin du Colisée) Au diable l'avarice, j'ai réservé une chambre supérieure avec terrasse privée (même si je suis assez sceptique sur le fait de pouvoir bien en profiter au mois de février, mais sait-on jamais, il n'est pas interdit de rêver 😉) ah... et je vais également prendre le Roma Pass.
Allez, c'est parti pour les festivités :
J1 - 14 février
Nous serons opérationnels pour le début des visites vers 10h30.
Sainte-Marie des Anges Repas midi cafet' Galleria Borghese puis visite (13h > 15h) Belvédère Pincio / Piazza del Popolo / Santa Maria del Popolo Piazza di Spagna Fontaine de Trevi Belvédère du Quirinale Break à l'hôtel / repas soir St Valentin au restaurant TEMA
J2 - 15 février
Forum / Palatin / Colisée (pour cette visite, j'ai décidé de réserver une visite guidée avec Promenades dans Rome... je ne suis habituellement pas fan des visites guidées mais dans ce cas, j'ai préféré m'adresser à des spécialistes reconnus car j'ai un peu peur qu'une balade au milieu de ruines ne soit pas forcément très parlant et que ça devienne un peu frustrant pour le passionné d'Antiquité que je suis) Durée visite : 3h30 (9h00 > 12h30)
Saint-Jean-de-Latran Repas midi CANNAVOTA pas loin de la basilique San Clemente Piazza Venezia et Musée Capitolin Une pizza et au lit !!!
J3 - 16 février
On traverse le Tibre.... Belvédère du Janicule / Petite balade Trastevere / Santa Maria in Trastevere / Farnesina
On retraverse le Tibre... Piazza Farnese / Campo dei Fiori (où on se prend un petit truc à grignoter Antico Forno ?) Piazza Navona
On re-retraverse le Tibre... Ponte Sant'Angelo / Castel Sant'Angelo (mais on rentre pas) Musées Vatican / Chapelle Sixtine / Basilique St Pierre (là aussi, j'ai fait appel à Promenades dans Rome car j'ai vite compris que les musées du Vatican sont très grands et comme le temps était un peu compté, j'ai préféré que quelqu'un connaissant les lieux m'amène voir les incontournables) Durée visite : 4h (14h30 > 18h30)
On re-re-traverse le Tibre... Repas soir dans une trattoria aux alentours de l'hôtel (des suggestions ?) et gros dodo !!
J4 - 17 février
Piazza Colonna / Eglise Sant'Ignazio Musée Doria Pamphilj Pantheon
Repas midi OSTERIA DEL SOSTEGNO
Fontaine de Trevi (connaissant ma femme, je sais qu'elle voudra y retourner lol) Santa-Maria Maggiore + Sainte Praxède & Pudentienne
On récupère les bagages à l'hôtel puis transfert vers l'aéroport pour y être à 19h30.
Vol retour vers Marseille à 21h40.
Vous en dites quoi ? Des critiques ? Des suggestions ? Personnellement, je suis un peu frustré parce que j'aurai beaucoup aimé aller à Ostie ainsi qu'à Tivoli mais faut être réaliste, on a pas le temps !! lol Mais ce sera certainement au programme d'un prochain séjour.
Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas si vous avez des conseils !!! 😎
J'ai préparé un petit séjour en amoureux à Rome pour la St Valentin 2013... et si des experts de Rome passaient dans le coin, j'aimerai bien avoir leur avis. Pour ce qui est du transport, je voyage par Air France en direct au départ de Marseille et pour l'hébergement, nous allons loger à l'hôtel Raffaello qui se trouve vers le bas de Via Cavour (pas très loin du Colisée) Au diable l'avarice, j'ai réservé une chambre supérieure avec terrasse privée (même si je suis assez sceptique sur le fait de pouvoir bien en profiter au mois de février, mais sait-on jamais, il n'est pas interdit de rêver 😉) ah... et je vais également prendre le Roma Pass.
Allez, c'est parti pour les festivités :
J1 - 14 février
Nous serons opérationnels pour le début des visites vers 10h30.
Sainte-Marie des Anges Repas midi cafet' Galleria Borghese puis visite (13h > 15h) Belvédère Pincio / Piazza del Popolo / Santa Maria del Popolo Piazza di Spagna Fontaine de Trevi Belvédère du Quirinale Break à l'hôtel / repas soir St Valentin au restaurant TEMA
J2 - 15 février
Forum / Palatin / Colisée (pour cette visite, j'ai décidé de réserver une visite guidée avec Promenades dans Rome... je ne suis habituellement pas fan des visites guidées mais dans ce cas, j'ai préféré m'adresser à des spécialistes reconnus car j'ai un peu peur qu'une balade au milieu de ruines ne soit pas forcément très parlant et que ça devienne un peu frustrant pour le passionné d'Antiquité que je suis) Durée visite : 3h30 (9h00 > 12h30)
Saint-Jean-de-Latran Repas midi CANNAVOTA pas loin de la basilique San Clemente Piazza Venezia et Musée Capitolin Une pizza et au lit !!!
J3 - 16 février
On traverse le Tibre.... Belvédère du Janicule / Petite balade Trastevere / Santa Maria in Trastevere / Farnesina
On retraverse le Tibre... Piazza Farnese / Campo dei Fiori (où on se prend un petit truc à grignoter Antico Forno ?) Piazza Navona
On re-retraverse le Tibre... Ponte Sant'Angelo / Castel Sant'Angelo (mais on rentre pas) Musées Vatican / Chapelle Sixtine / Basilique St Pierre (là aussi, j'ai fait appel à Promenades dans Rome car j'ai vite compris que les musées du Vatican sont très grands et comme le temps était un peu compté, j'ai préféré que quelqu'un connaissant les lieux m'amène voir les incontournables) Durée visite : 4h (14h30 > 18h30)
On re-re-traverse le Tibre... Repas soir dans une trattoria aux alentours de l'hôtel (des suggestions ?) et gros dodo !!
J4 - 17 février
Piazza Colonna / Eglise Sant'Ignazio Musée Doria Pamphilj Pantheon
Repas midi OSTERIA DEL SOSTEGNO
Fontaine de Trevi (connaissant ma femme, je sais qu'elle voudra y retourner lol) Santa-Maria Maggiore + Sainte Praxède & Pudentienne
On récupère les bagages à l'hôtel puis transfert vers l'aéroport pour y être à 19h30.
Vol retour vers Marseille à 21h40.
Vous en dites quoi ? Des critiques ? Des suggestions ? Personnellement, je suis un peu frustré parce que j'aurai beaucoup aimé aller à Ostie ainsi qu'à Tivoli mais faut être réaliste, on a pas le temps !! lol Mais ce sera certainement au programme d'un prochain séjour.
Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas si vous avez des conseils !!! 😎
Voyage New York/Washington/San Francisco/Los Angeles English translation pending
uBonsoir à tous et à toutes!
Je prévois de faire un voyage aux USA pour fin mai/début juin 2013 en compagnie de mon père pour une durée de 10/15 jours environ. Nous sommes déjà partis à New York en août 2010 et nous avons tellement adoré cette ville et son énergie que nous voulons à tout prix y refaire un saut. On était partis avec l'aide d'une agence de voyage (cap 5), tout s'était très bien déroulé mais pour des raisons financières et car on se sent un peu plus confiant on pense qu'il est possible de se passer de T.O cette fois ci (à moins que je m’aperçoive au fur-à-mesure que c'est vraiment trop complexe ou stressant à gérer 😕). J'ai lu énormément de discussions sur ce forum bien utile (en particulier sur San Francisco qui m'a l'air d'être une ville géniale et aussi sur NY) depuis quelques jours pour tenter de planifier un peu mon séjour et voir ce qu'il était possible de faire.
Nous disposerons d'un budget d'environ 5000/5500€ pour deux (billets d'avion et hôtels compris). Cela vous semble t-il correct ou complétement irréaliste? (en sachant que je compte environ 100€ par nuit, peut-être un peu plus à NY et surement moins à LA et même si je sais que c'est toujours très subjectif comme question). J'ai effectué plusieurs simulations pour les vols et pour l'instant j'en suis à environ 855€ par personne avec American Airlines pour un itinéraire du 25 mai au 7 juin Paris=>NY=>NY=>SF=>SF=>LA>LA=>Paris. Le prix vous parait-il exagéré ou pas du tout? Il me semble que c'est un peu moins cher de commencer par NY plutôt que par l'ouest aux vues des simulations et de toute façon je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'importance à commencer par telle ville plutôt qu'une autre.
Je n'ai jamais réservé d'avion par mes propres moyens et je me demande s'il est préférable de réserver les vols très prochainement ou attendre plus tard? Savez-vous s'il y a une meilleure période dans l'année pour avoir des prix plus attractifs? Cela me fait peur car apparemment les tarifs varient beaucoup et très vite 🤪
Ma 2e grosse incertitude concerne Washington! Pour être franche je me suis assez peu renseigné sur cette ville comparé aux autres mais apparemment beaucoup d'entre vous disent que ça vaut le coup d'y aller. Les activités et monuments excepté la Maison Blanche, le Pentagone, le mémorial de Lincoln, éventuellement le musé de l'air et de l'espace, le mall, le cimetière sont assez floues dans ma tête et je me demande si vous pensez que ça vaut réellement le coup de consacrer un budget et du temps à cette ville? Bien-sûr c'est la capitale des États-Unis et je me doute bien que ça doit être très jolie et verdoyant mais après New York j'ai un peu peur d'être déçue et de m'ennuyer, d'autant plus que mon père et moi ne sommes franchement pas branchés musées 😊 J'avais pensé faire un trajet en train pour une journée en partant très tôt le matin et en revenant assez tard le soir mais vu les prix pour un aller-retour je me demande s'il ne serait pas préférable quitte à y aller de rogner un peu sur New York et d'y passer la nuit?
Concernant l'itinéraire (très vague pour le moment et à retravailler forcément) je pensais faire quelque chose du genre: New York: 4 jours (peut-être 5) San Francisco: 4 ou 5 jours??? Los Angeles: 3 jours sont-ils suffisants? Je pense que nous ferons la visite d'un studio de cinéma en plus des visites traditionnelles (Venice, Santa Monica, Malibu, Sunset Boulevard, Beverly Hills, Hollywood Boulevard, Griffith Park+observatory...). Je pensais aussi qu'il serait peut-être utile de faire une visite en bus d'une matinée pour avoir un aperçu (très) général de cette ville gigantesque.
Auriez-vous des livres à me conseiller pour préparer mon voyage? J'avais acheté il y a 3 ans le lonely planet pour New York et j'acheterai peut-être en plus le Voir mais pour la Californie je n'ai pas encore été regardé ce qu'il y avait donc je suis preneuse de vos coup de cœur! (surtout s'il y a des bons plans restos/bars...)
Comme je l'ai dit plus haut j'hésite encore à inclure Washington pour un ou deux jours dans mon planning, je verrai selon vos conseils et vos précieuses observations! Je sais que je m'y prends tôt et que ça n'est pas le voyage du siècle mais je suis assez angoissée de nature et loin d'être une grande baroudeure donc je préfère m'y prendre bien à l'avance. Désolé pour le pavé (et pourtant j'ai encore plein de questions qui se bousculent dans ma petite tête 😄) et merci d'avance à tous ceux et celles qui prendront le temps de me répondre et de m'éclairer!
- Boubibou
Je prévois de faire un voyage aux USA pour fin mai/début juin 2013 en compagnie de mon père pour une durée de 10/15 jours environ. Nous sommes déjà partis à New York en août 2010 et nous avons tellement adoré cette ville et son énergie que nous voulons à tout prix y refaire un saut. On était partis avec l'aide d'une agence de voyage (cap 5), tout s'était très bien déroulé mais pour des raisons financières et car on se sent un peu plus confiant on pense qu'il est possible de se passer de T.O cette fois ci (à moins que je m’aperçoive au fur-à-mesure que c'est vraiment trop complexe ou stressant à gérer 😕). J'ai lu énormément de discussions sur ce forum bien utile (en particulier sur San Francisco qui m'a l'air d'être une ville géniale et aussi sur NY) depuis quelques jours pour tenter de planifier un peu mon séjour et voir ce qu'il était possible de faire.
Nous disposerons d'un budget d'environ 5000/5500€ pour deux (billets d'avion et hôtels compris). Cela vous semble t-il correct ou complétement irréaliste? (en sachant que je compte environ 100€ par nuit, peut-être un peu plus à NY et surement moins à LA et même si je sais que c'est toujours très subjectif comme question). J'ai effectué plusieurs simulations pour les vols et pour l'instant j'en suis à environ 855€ par personne avec American Airlines pour un itinéraire du 25 mai au 7 juin Paris=>NY=>NY=>SF=>SF=>LA>LA=>Paris. Le prix vous parait-il exagéré ou pas du tout? Il me semble que c'est un peu moins cher de commencer par NY plutôt que par l'ouest aux vues des simulations et de toute façon je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'importance à commencer par telle ville plutôt qu'une autre.
Je n'ai jamais réservé d'avion par mes propres moyens et je me demande s'il est préférable de réserver les vols très prochainement ou attendre plus tard? Savez-vous s'il y a une meilleure période dans l'année pour avoir des prix plus attractifs? Cela me fait peur car apparemment les tarifs varient beaucoup et très vite 🤪
Ma 2e grosse incertitude concerne Washington! Pour être franche je me suis assez peu renseigné sur cette ville comparé aux autres mais apparemment beaucoup d'entre vous disent que ça vaut le coup d'y aller. Les activités et monuments excepté la Maison Blanche, le Pentagone, le mémorial de Lincoln, éventuellement le musé de l'air et de l'espace, le mall, le cimetière sont assez floues dans ma tête et je me demande si vous pensez que ça vaut réellement le coup de consacrer un budget et du temps à cette ville? Bien-sûr c'est la capitale des États-Unis et je me doute bien que ça doit être très jolie et verdoyant mais après New York j'ai un peu peur d'être déçue et de m'ennuyer, d'autant plus que mon père et moi ne sommes franchement pas branchés musées 😊 J'avais pensé faire un trajet en train pour une journée en partant très tôt le matin et en revenant assez tard le soir mais vu les prix pour un aller-retour je me demande s'il ne serait pas préférable quitte à y aller de rogner un peu sur New York et d'y passer la nuit?
Concernant l'itinéraire (très vague pour le moment et à retravailler forcément) je pensais faire quelque chose du genre: New York: 4 jours (peut-être 5) San Francisco: 4 ou 5 jours??? Los Angeles: 3 jours sont-ils suffisants? Je pense que nous ferons la visite d'un studio de cinéma en plus des visites traditionnelles (Venice, Santa Monica, Malibu, Sunset Boulevard, Beverly Hills, Hollywood Boulevard, Griffith Park+observatory...). Je pensais aussi qu'il serait peut-être utile de faire une visite en bus d'une matinée pour avoir un aperçu (très) général de cette ville gigantesque.
Auriez-vous des livres à me conseiller pour préparer mon voyage? J'avais acheté il y a 3 ans le lonely planet pour New York et j'acheterai peut-être en plus le Voir mais pour la Californie je n'ai pas encore été regardé ce qu'il y avait donc je suis preneuse de vos coup de cœur! (surtout s'il y a des bons plans restos/bars...)
Comme je l'ai dit plus haut j'hésite encore à inclure Washington pour un ou deux jours dans mon planning, je verrai selon vos conseils et vos précieuses observations! Je sais que je m'y prends tôt et que ça n'est pas le voyage du siècle mais je suis assez angoissée de nature et loin d'être une grande baroudeure donc je préfère m'y prendre bien à l'avance. Désolé pour le pavé (et pourtant j'ai encore plein de questions qui se bousculent dans ma petite tête 😄) et merci d'avance à tous ceux et celles qui prendront le temps de me répondre et de m'éclairer!
- Boubibou
Retour du Grand Sunset Princess Riviera Maya English translation pending
Deja de retour....
Le grand sunset princess/riviera princess/Yucatan
Taux de change )emporter vos dollars US car l echange est 12 pesos pour 1$ US et 10 pesos pour 1$ canadien
J'avais réservé Swim out et je n'ai pas été déçu. Le soleil est du cote du Riviera pour le swim out ...Le cote princess est a l ombre n hesitez pas a demander cote riviera pour le soleil mur a mur dans votre swim out.
L'hotel est magnifique, je dirais meme grandiose, tout de marbre vêtu, plancher comme les murs et d'une propreté impécable à souhait.
Le vin maison est erkkkk pire que ce que vous pouvez n'avoir jamais imaginer....Emporter de grace votre vin au resto a la cartes et au buffet...Ils se feront un plaisir de vous l'ouvrir...
Réserver vos restaurant tot a votre arriver....3 jours a l'avance seulement ...
J'ai manger au La Fleur (excellent) Mon menu? Arosé d'une bouteille de Pinot Grigio santa margarita menoummm Paté de foie gras de canard sur crouton se seigle en entrée 2e entrée salade de coeur de palmier et de coeur d'artichaud 3e entrée (je me donne a fond lala) Crème de citrouille au parfum de muguet plat principale : filet mignon de boeuf avec sauce perigordi (que dire excellent) Il y avait aussi de l'agneau qui semblait selon les dires absolument délicieux. Dessert...je l'ai ai tout fait....truffes, petit fours, mousse chocolat (menoum) Le La fleur n'est pas inclut pour les suite junior ou junior de luxe
J'ai mangé au Las Orlas (tres bon) cevichy de fruit de mer crevette sautée a l'ail bisque de homard saumon grillé (la langouste n est pas comprise et elle coute 34$ US
J'ai été mangé a la fondue Drole de fondue ... fondue suisse gruyere et émental avec plateau de viande deja cuite a votre choix, boeuf, crevette, porc etc. (deja cuit) qu'on dip dans le fromage Rien a dire, ce fut bon.
Il y a 4 buffets 2 a l'avant coté princess et coté riviera (les deux sont plus gros) 2 buffets a l'arriere plus petit moins de choix plus d attente en ligne. Pour les chialeux, j'y ai trouver mon compte en essayant pleins de trucs.
Chambre impécable avec une salle de bain qu'on nous les filles ont les aimes grand bain tourbillon deux lavabo, grand miroir avec miroir a maquillage, douche séparé et toilettes privé également.
4 oreillers sur le lit patio intime donnant sur le swim out (cool) Prise 110 pas besoin d adaptateur mon fert plat mon iphone et cie dret dans le mur pour la recharge...lol
j'ai essayer le SPA ....Apres deux heures PM au lieu de 22$ par jours c'est 11$ s'il pleut pourquoi pas. j'ai adorer cette grande piscine chauffé a souhait avec ses remous a commande manuel partout et sont Jacuzi que dire ...Jamais aussi faite brasser de ma vie méchant remous a vous faire monter au plafond loll
La plage....Beaucoup de vent les premiers jours....et apres....le calme plat mer non agiter avec une eau chaude (plus que la piscine) des roches qu'on voit par temps plus clair mais ce n'est pas l'eau limpide et clair de Varadero ou de Punta cana...
les vagues bougent le sable a souhait ...toujours...
Un mot pour la plage Le Chill OUt a droite....Wahouuuuuuuuu! Vous pouvez aussi a cet endroit vous payez un repas 6 services avec vin compris pour la modique somme de 170$ mais ici on parle de tout un lunch (pour les couples amoureux sur la plage )
Endroit que personne ne connait sur l'hotel ...
Le seul endroit ou vous n'avez pas les fameuse petites chaise en plastique bleu (meme le platinum sur la plage a des chaises bleu...)
Je reviens au Chill out ...pour 10$ par jour...Une chaise de bois avec un cousin genre spa de 4 pouces hyperrrrrrrr confortable avec Marco qui vous servira toute la journée vos drink préférés et croyez moi je les ai presque tous essayer...
Secret bien gardé qui ne le sera plus loll mais bon...
Cet endroit vaut chaque sous du 10$ par personne et vous comprendrez que du coté des chaises bleus on se croyerait a Wilwood et ce n'est pas un euphémisme...
Meilleur place pour prendre un 5 a 7 ....Coté lobby du princess, demander leurs spécialités en shouter de couleur wahouuu margarita, daiquiri, mango tango, et j'en passe tous excellent ..
J'ai beaucoup aimé cet hotel et j'y retournerai tres bientot. j y ai rencontre des gens merveilleusement positif (clin d oeil a Loraine et Pierrot)
Evitez les gens negatif vous etes en vacance pour l amour du ciel lolllll
Si vous avez des questions, n'hésitez pas....
Patricia
Le grand sunset princess/riviera princess/Yucatan
Taux de change )emporter vos dollars US car l echange est 12 pesos pour 1$ US et 10 pesos pour 1$ canadien
J'avais réservé Swim out et je n'ai pas été déçu. Le soleil est du cote du Riviera pour le swim out ...Le cote princess est a l ombre n hesitez pas a demander cote riviera pour le soleil mur a mur dans votre swim out.
L'hotel est magnifique, je dirais meme grandiose, tout de marbre vêtu, plancher comme les murs et d'une propreté impécable à souhait.
Le vin maison est erkkkk pire que ce que vous pouvez n'avoir jamais imaginer....Emporter de grace votre vin au resto a la cartes et au buffet...Ils se feront un plaisir de vous l'ouvrir...
Réserver vos restaurant tot a votre arriver....3 jours a l'avance seulement ...
J'ai manger au La Fleur (excellent) Mon menu? Arosé d'une bouteille de Pinot Grigio santa margarita menoummm Paté de foie gras de canard sur crouton se seigle en entrée 2e entrée salade de coeur de palmier et de coeur d'artichaud 3e entrée (je me donne a fond lala) Crème de citrouille au parfum de muguet plat principale : filet mignon de boeuf avec sauce perigordi (que dire excellent) Il y avait aussi de l'agneau qui semblait selon les dires absolument délicieux. Dessert...je l'ai ai tout fait....truffes, petit fours, mousse chocolat (menoum) Le La fleur n'est pas inclut pour les suite junior ou junior de luxe
J'ai mangé au Las Orlas (tres bon) cevichy de fruit de mer crevette sautée a l'ail bisque de homard saumon grillé (la langouste n est pas comprise et elle coute 34$ US
J'ai été mangé a la fondue Drole de fondue ... fondue suisse gruyere et émental avec plateau de viande deja cuite a votre choix, boeuf, crevette, porc etc. (deja cuit) qu'on dip dans le fromage Rien a dire, ce fut bon.
Il y a 4 buffets 2 a l'avant coté princess et coté riviera (les deux sont plus gros) 2 buffets a l'arriere plus petit moins de choix plus d attente en ligne. Pour les chialeux, j'y ai trouver mon compte en essayant pleins de trucs.
Chambre impécable avec une salle de bain qu'on nous les filles ont les aimes grand bain tourbillon deux lavabo, grand miroir avec miroir a maquillage, douche séparé et toilettes privé également.
4 oreillers sur le lit patio intime donnant sur le swim out (cool) Prise 110 pas besoin d adaptateur mon fert plat mon iphone et cie dret dans le mur pour la recharge...lol
j'ai essayer le SPA ....Apres deux heures PM au lieu de 22$ par jours c'est 11$ s'il pleut pourquoi pas. j'ai adorer cette grande piscine chauffé a souhait avec ses remous a commande manuel partout et sont Jacuzi que dire ...Jamais aussi faite brasser de ma vie méchant remous a vous faire monter au plafond loll
La plage....Beaucoup de vent les premiers jours....et apres....le calme plat mer non agiter avec une eau chaude (plus que la piscine) des roches qu'on voit par temps plus clair mais ce n'est pas l'eau limpide et clair de Varadero ou de Punta cana...
les vagues bougent le sable a souhait ...toujours...
Un mot pour la plage Le Chill OUt a droite....Wahouuuuuuuuu! Vous pouvez aussi a cet endroit vous payez un repas 6 services avec vin compris pour la modique somme de 170$ mais ici on parle de tout un lunch (pour les couples amoureux sur la plage )
Endroit que personne ne connait sur l'hotel ...
Le seul endroit ou vous n'avez pas les fameuse petites chaise en plastique bleu (meme le platinum sur la plage a des chaises bleu...)
Je reviens au Chill out ...pour 10$ par jour...Une chaise de bois avec un cousin genre spa de 4 pouces hyperrrrrrrr confortable avec Marco qui vous servira toute la journée vos drink préférés et croyez moi je les ai presque tous essayer...
Secret bien gardé qui ne le sera plus loll mais bon...
Cet endroit vaut chaque sous du 10$ par personne et vous comprendrez que du coté des chaises bleus on se croyerait a Wilwood et ce n'est pas un euphémisme...
Meilleur place pour prendre un 5 a 7 ....Coté lobby du princess, demander leurs spécialités en shouter de couleur wahouuu margarita, daiquiri, mango tango, et j'en passe tous excellent ..
J'ai beaucoup aimé cet hotel et j'y retournerai tres bientot. j y ai rencontre des gens merveilleusement positif (clin d oeil a Loraine et Pierrot)
Evitez les gens negatif vous etes en vacance pour l amour du ciel lolllll
Si vous avez des questions, n'hésitez pas....
Patricia
Compte rendu de voyage en Équateur du 7 octobre 2011 au 7 novembre 2011 (quatre semaines) English translation pending
Voyage en Equateur du 07 octobre 2011 au 07 novembre 2011 (4 semaines)
Voici une bref récit de notre petit périple, avec quelques pistes, anecdotes, conseils, qui pourront servir à d'autres.... Les principaux hôtels, sites ou lieux dits sont répertoriés dans le guide du routard 2011/2012, nous avons ainsi tenté de mettre les données à jour...
Quito: Auberge INN: Nickel: vraiment un très très bon rapport qualité prix. Service impeccable, l'endroit est très sympa. Service de garde bagages (0,80 USD par jour), laverie, internet , wi-fi. 24 USD la nuit pour chambre double avec salle de bain privée. Situé entre les quartiers Quito moderne et colonial, très pratique car on peut se rendre dans les 2 quartiers à pied. Fait aussi restauration et petit déjeuner super. Bons matelas, une cuisine à disposition. Seul inconvénient: comme il est situé entre 2 quartiers, il n'y a pas grand chose sur place (pour manger) sans avoir à se déplacer.
Terminal terrestre Quitumbe: de l'auberge INN compter quand même une bonne demie heure, soit environ 7 USD en taxi.
La capilla del hombre: bon à savoir: c'est gratuit le dimanche. C'est très excentré :y aller en taxi, par contre demander avant de monter si le taxi connait, car nous c'était pas le cas, il a mis du temps à trouver, mais très sympa car en arrivant, le musée était exceptionnellement fermé ce jour là, et notre taxi a essayé de faire du forcing pour que l'on puisse quand même y entrer..... Si le taxi ne connait pas, lui dire que c'est a côté de Canal 4 (apparemment une chaine télé), c'est quelques bâtiments plus loin.
le dimanche: aller au parc El Ejido: tout les Quiténiens y sont. C'est très animé et joli : plein de petites voitures colorées pour les enfants, les gens y sont en famille c est très sympa.
Nous avons tenté une journée à Papallacta: le trajet est assez long pour la journée: 2h de bus aller. En arrivant à Papallacta, il y a normalement des navettes qui vous emmènent au centre thermal: 1USD par personne. c'est à 3km. Peut se faire à pied mais franchement bon courage, ça monte sec. Arrivés au thermes, on a opté pour le spa 18USD l'entrée (car il y a les piscines ou le spa, ce sont 2 entrées différentes). Et franchement aucun regret pour le SPA, c'est extra. Cadre magnifique, ça vaut vraiment le détour. On peut y manger (pour idée 10 USD la truite, pas donné, mais très bon). On a aussi essayé des soins: pas donné non plus mais établissement nickel niveau service et hygiène. Un conseil, partir tôt le matin si vous y allez pour la journée car globalement (en tout cas pour le mois d'octobre) il fait clair et beau très tôt et le temps se couvre en général en milieu d'après-midi et le soleil se couche assez tôt. Mais si c'était a refaire, je referai sans problème: la journée vaut bien l'aller-retour surtout si vous avez le soleil ! Trajet Quito-Papallacta en bus: 2USD
Latacunga: Quito-Latacunga: 2h, 2USD. Ville de Latacunga: sans grand intérêt. N'importe quelle course en taxi coutera 1 USD. Hôtel Estambul: 11 USD la nuit par personne. Tenu par une petite dame très sympa. Déco vraiment pas très charmante mais bon, le prix est correct, il y a eau chaude donc c'est déjà bien.... Les excursions pour la journée au parc Cotopaxi organisées par les agences démarrent vers 8h le matin (journée dans le parc et non pas ascension au sommet !!). Donc il vaut mieux arriver la veille pour organiser son tour si l'on veut passer par une agence (en moyenne 40 USD par personne). Nous avons fait le tour par nous même: prendre un bus de Latacunga en direction de Quito en demandant de nous arrêter au niveau de l'entrée du parc: 1 USD. A cet endroit, des camionnettes attendent pour vous emmener dans le parc: cela inclue le trajet jusqu'au parking du refuge. De là vous montez (ou pas) à pied jusqu'au refuge (environ 200 mètres de montée soit 45 minutes) puis redescendez. Le chauffeur vous emmène ensuite à une lagune très jolie puis a un petit musée sur l'histoire du volcan a côté du seul restaurant dans le parc (8 USD le menu). Le tout pour une durée d'environ 4 heures, la camionnette prend 15 USD par personne pour ce tour (nous étions 4, avons réussi à l'avoir pour 13 USD par personne. Puis, retour Latacunga pour cette fois 0,50 USD (oui retour deux fois moins cher que l'aller...). Un conseil : faire l'excursion le matin (parc ouvre à 8 heures car en général, les nuages arrivent en début d'après-midi donc beaucoup moins de chances de voir le sommet après 13h). Prévoir 2 USD pour l'entrée au parc (pas inclus dans le prix du conducteur). Franchement ça vaut la peine, surtout si la journée est ensoleillée et si le volcan n'est pas entouré de nuages. Dans ce cas, c'est vraiment sympa.
Nous sommes allés ensuite faire la lagune de Quilotoa. Nous avons voulu la faire également par nous même. Départ Latacunga jusque Quilotoa: il faut prendre un Bus de Latacunga jusque Zumbahua: 2 USD. De là, une camionnette (il y en a toujours au moins une qui attend le touriste) nous a emmené à Quilotoa pour 6 USD. De là nous avions l'idée d'aller (après être descendu et remonté à la lagune) à Chugchilan en cheval... Pour cette idée, les agences vous diront que cela n'est pas possible, ce trajet se fait soit a pied (5heures guide nécessaire, soit en voiture) sauf qu'en arrivant à Quilotoa, vous trouverez très facilement des gens qui vous proposeront de faire ce trajet en cheval, d'ailleurs il y a une pancarte à l'entrée du village avec les tarifs (bon le chevaux sont en réalité des mules)... Prix du trajet à cheval: 25 USD par personne, nous avons réussi a négocier 35 USD pour 2 personnes. Mais là attention: surtout si vous choisissez cette option (qui est très sympa: environ 3 heures de trajet à dos de mule dans un cadre superbe) surtout payez une partie du prix au départ et dites que vous donnerez le reste à l'arrivée ... car sinon, environ une demie heure avant la fin du trajet, les jeunes qui sont avec les mules vont vous demander de faire la fin du trajet à pied sous différents prétextes: soit la mule n'avancera plus :-) , soit ils évoqueront le risque de pluie qui va arriver et eux doivent faire le trajet retour :-) soit évoqueront un ruisseau à traverser que la mule ne pourra pas traverser (y'a aucun ruisseau sur le trajet)... En réalité, à partir d'un moment, la route commence à grimper pour arriver à Chugchilan, et en leur expliquant que si on n'arrive pas au village comme convenu le restant de la somme due sera réduite, bizarrement les mules retrouvent de l'énergie et terminent le trajet.... :-) Ayez également le compte pour payer car une chose est sûre , vous accompagnateurs n'auront pas de monnaie...Ceci dit on a vraiment bien aimé cette balade c'était très sympa. Arrivée à Chugchilan, nous sommes allés chez Mama Hilda: endroit vraiment vraiment super , à recommander +++. Nous avions pour projet d'aller le lendemain à Saquisili, mais un seul bus passe à 3h le matin...enfin c'est ce que tout le monde vous dira. On a voulu profiter de notre nuit donc on à cherché une camionnette : un monsieur qui fait parti de Mama Hilda vous proposera de faire le trajet... pour 70 USD..... Énormément exagéré.... Et coriace, car on n a pas réussi à baisser en dessous de 60 USD le trajet. Donc seule option: rechercher d'autres personnes pour partager la somme.... Il paraît qu'en réalité des bus passent... mais je ne peux pas le confirmer car on a pris l'option camionnette , on voulait être sûr d'arriver a destination...... Enfin, pour boucler la boucle, de Saquisili un bus vous ramènera à Latacunga en 20 minutes. Voila en gros comment faire la boucle Quilotoa en 2 jours.... Mais cela implique de partir très tôt (bus de 6h) le premier jour de Latacunga car arrivé à Quilotoa, les mules ne veulent pas partir trop tard (13h au plus tard) donc si on veut profiter de la lagune....il vaut mieux se lever tôt.
Nous sommes ensuite allés a Baños: très sympa, encastré dans les montagnes, avec vue sur volcan. Très touristique, on trouve de tout niveau restos !!! Nous avons fait du vélo jusque Rio verde: c'est de la descente tout le long donc pas difficile du tout , et, tout le long du chemin on trouve des "tarabitas": sortes de nacelles qui traversent la vallée. Très sympa pour 1 USD l'aller-retour. Par contre, à noter que le trajet à vélo peut-être dangereux, je ne recommande pas de le faire avec des enfants: il y a beaucoup de circulation et même si il y a des routes parallèles pour contourner les tunnels, sur certains tronçons, il faut partager la route avec les camions. A Rio verde, se trouve une cascade qui vaut le détour même si l accès est payant (1,5 USD). Attention ça mouille!! Arrivée à Rio Verde se trouve un parking gratuit pour les vélos, et , tout est bien fait, car les camionnettes sont au bon endroit pour vous remonter avec votre vélo pour 1,5 USD par personne jusque Baños. On a regretté de ne pas être restés une journée de plus pour tenter les "cajones" et les eaux thermales. A noter aussi que Baños était l'un des endroits o il y avait pas mal d'artisanat, cartes postales (pas le cas partout) etc.
Nous avons ensuite voulu aller à Station Urbina: un bus direction Riobamba vous y dépose sur le bord de la route. De là, 800 mètres à pied et vous êtes à la posada, qui est effectivement au pied du Chimborazo (vue superbe si les nuages ne sont pas de la partie). Par contre, nous vous conseillons de téléphoner avant à station Urbina car actuellement en Équateur il y a réhabilitation des chemin de fer, donc des gros travaux sur toutes les lignes, et en l’occurrence à station Urbina quand nous y sommes passés (pour rappel : octobre 2011), il y avait amoncellement de matériaux de construction avec deux ou trois camions et ouvriers sur le chantier, si bien que le cadre ne rend pas terrible terrible. En plus, en octobre nous étions les seuls, et même si j avais prévenu notre arrivée, pas vraiment d'activité possible: les vélos était rangés, le responsable pas là. On a eu l'impression d'être arrivés après la saison touristique, un peu comme si tout était rangé..., bref, pas d'activité possible, peu de compagnie (c'est une maison isolée, aucun commerce dans le lieu dit) + nuages : on n'est pas restés mais repartis, direction Riobamba. On a trouvé dommage que lorsque l'on a téléphoné pour réserver un lit, la personne au bout du fil ne nous ait pas dit que le site était en travaux. Après j'imagine qu'une fois les travaux réalisés, avec du soleil, le coin doit être très sympa.
En route donc pour Riobamba: petite ville, une belle église sur la place "del maldonado", sinon pas grand chose à y faire puisque je le redis: PAS DE TRAIN POUR CAUSE DE TRAVAUX SUR LES LIGNES CHEMIN DE FER DU PAYS. DONC TRAIN RIOBAMBA-ALAUSI: INPOSSIBLE, et pour un bon bout de temps (on nous dit tantôt réouverture bientôt, tantôt pas avant 2013...). L'arrêt à Riobamba du coup ne présente pas trop d'intérêt. Hotel "El tren de la estacion": personnel très sympa, la patronne pourra téléphoner pour vous pour réserver le petit train de la nariz del diablo (celui là existe sur le dernier tronçon, c'est à dire à partir de Alausi). 24 USD la nuit en chambre double sdb avec petit déjeuner.
Direction donc Alausi (en bus et non en train):
Le train de la nariz del diablo : le tarif est passé de 15 à 20 USD maintenant..... 3 horaires: 7h, 11h, 15h. Au mois d'octobre, en arrivant le jour même, le train de 11h est complet donc prévoir la réservation avant si vous voulez cet horaire .... donc on a fait celui de 15h. Bonne nouvelle: il s'agit bien du train et non de l'autoferro (bus sur rail), la voie ferrée est bien refaite sur ce tronçon et le train circule bien. D'ailleurs il est très sympa, très typique. Oubliez cependant l'idée d'aller sur le toit, cela n'est plus permis. La balade dure 2h30. Plus précisément la balade en train dure approximativement 1h30: 45 minutes aller-45minutes retour. Entre les deux, le train s'arrête à la station Silambe pendant une heure ou l'on peut voir des danses traditionnelles, un petit musée et prendre une boisson et un sandwich compris dans le prix, le tout on ne peut plus touristique. Au delà de ça, les paysages sont très sympa, et c'est assez rigolo le trajet dans les montagnes car le train monte en zig-zag. Les meilleures places sont du côté droit sens de la marche à l'aller quand on monte dans le train. Nous avions bien précisé au vendeur de ticket que l'on voulait deux sièges côté droit, il a répondu oui oui pas de problème , on s'est retrouvé côté gauche..... Ceci dit, pas si grave car le "guide" du train demande au retour à ce que les passagers échangent leur place: ceux de droite vont à gauche et inversement.
Nous avons voulu ensuite faire le chemin de l'Inca vers Ingapirca, 2 jours d'excursions à cheval comme cela est mentionné dans notre guide routard. Nous avons donc contacté Gilberto Sarmiento comme indiqué dans le guide qui nous le confirmons s'occupe de tout. Pour mise a jour, il prend toujours 100 USD par personne pour la balade à cheval tout compris (nuit et nourriture) , par contre la nuit de la veille au soir dans le petit hôtel (une posada chez une de ses voisines) est passée de 5 à 12 USD par personne. Gilberto peut maintenant venir vous chercher à Alausi pour vous amener directement à Achupallas, vu qu'il possède maintenant sa compagnie de mini-bus, il vous en coutera 5 USD par personne. Il viendra avec son mini-bus et en profitera pour le remplir de personnes sur son passage. Dans l'ensemble, les 2 jours de balades sont magnifiques. Les paysages sont superbes, et cela vaut vraiment la peine. A savoir ceci dit: la nuit est dans une tente: un petit bivouac, c'est super: la tente est fournie et les sacs de couchage aussi si vous n'en avez pas. Ceci dit, il fait particulièrement froid...donc prévoir pulls, de même lors de la balade, on passe à travers des sommets de montagne ou ça souffle énormément. Nous, on a regretté le bonnet et les gants même si le lendemain redevient plus chaud vu que l'on redescend de la montagne. Je le redis, la balade vaut vraiment le détour.... Après notre avis personnel est que pour l'ensemble le prix est très élevé pour les raisons suivantes: Il faut savoir que Gilberto, ce n'est pas lui qui accompagne lors des deux jours de balade. Il envoie un local appartenant à une communauté (qui fournit également les chevaux). En parlant avec le guide qui nous a accompagné (faut savoir qu'il passe les deux jours à marcher derrière les chevaux et les mules qui portent vos bagages) nous avons appris que lui gagnait 30USD par personne pour nous accompagner....il nous a aussi expliqué que les touristes n'ayant que le numéro de Gilberto , ben...contactent Gilberto. Alors sachez que vous pouvez faire la même excursion non pas pour 100 USD mais pour 80 USD en contactant directement ce guide dont voici les coordonnées: Francisco Massa. Téléphone: 088770216. Il se propose même d'organiser votre transfert d'Alausi et l'hébergement de la veille au soir inclus dans ces 80 USD...Il peut loger jusqu'à 6 personnes. Il faut le contacter au moins 2 jours à l'avance pour qu'il s'organise. Et, à l'issue de la balade, le guide ne réclame pas de pourboire, par contre si vous voulez lui faire plaisir , vous pouvez lui offrir tout type de chose qui pourrait lui être utile pour son travail. Nous lui avons laissé notre lampe frontale et il était ravi. L'arrivée le lendemain se fait à Ingapirca, non loin du site... qui se visite globalement en une heure. Un bus passe par l'entrée du site pour ensuite vous emmener à Cuenca (2,50USD).
Cuenca: nous avons logé a la "casa cuencana" : parfait : chambres spacieuses, eau chaude, bien situé, très bon prix: 12 USD la nuit par personne. Pas de petit dej mais en face le "banana café" est tout simplement génial pour les petits-déjeuner. Une laverie à côté de l'hôtel, bref tout est pratique.
Nous avons testé comme restos: "Tiestos" : génialissime, succulent avec un service impeccable. Vraiment à recommander. Le cuisinier est super, il vient vous faire goûter tout un tas de trucs. On a aussi tenté "Moliendo café": très bon: on ressort en ayant bien mangé pour vraiment 2 sous. (mais attention, pas comparable au Tiestos)
Globalement Cuenca: 2 journées nous ont parues suffisantes pour en faire le tour.
Nous sommes ensuite partis de Cuenca pour Vilcabamba: passage obligé par Loja pour changer de bus: Les gens vous diront Cuenca-Loja: 3h, 4h, 5h , 6h... Bref, on s'y perd. Nous avons exactement mis 4h30 pour Cuenca-Loja puis 1h Loja-Vilcabamba.
Vilcabamba: très sympa, reposant. Nous avons logé à Madre Tierra. Cadre superbe. Surtout, si vous allez à cet endroit dites le au chauffeur de bus qui vous arrêtera devant, ce qui évitera les 15 minutes de marche avec vos sac du centre ville (ça monte...). Nous avons tenté les soins du spa: globalement ça n'est pas la même qualité qu'à Papallacta, et nous avons trouve les soins vraiment chers pour la qualité proposée. Ceci dit, nous recommandons le baño de vapor cajon (surtout si vous n'avez pas eu l'occasion d'essayer à Baños. Plus cher qu'à Baños mais on était content de l'avoir fait car c'est quand même quelque chose de typique). Remarque sur Madre Tierra: les propriétaires ont changé en janvier 2011, ce sont maintenant des Suisses qui ont repris l'affaire. Ils font actuellement quelques travaux: ils ont le projet de développer le spa et faire quelques cabanes à tarifs plus économique. Chaque vendredi soir est proposé un repas indien cuisiné sur place l'après-midi même par un chef cuisine. Cette occasion regroupe l'ensemble des expatriés du coin et a beaucoup de succès.
Nous avons ensuite fait le trajet Vilcabamba-Loja puis Loja-Guayaquil en bus de nuit. Aucun problème avec le bus de nuit. Par contre on oublie l'idée de trouver un beau bus climatisé semi couchette comme on pourrait trouver en Argentine ou ailleurs. Non, non: il s'agit d'un bus classique comme ceux qui tournent la journée. Donc: il fait chaud, et prévoir boules quies. Durée: 7 heures pour 10USD.
De Guayaquil, nous sommes partis 8 jours aux Galapagos. Après avoir hésité longuement entre croisière, pas croisière, nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits de croisière et 3 jours sur place sur l'île Isabella. Concernant nos choix:
Pour le choix de la croisière: nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits d'une part, pour pouvoir rester quelques jours sur Isabella et, d'autre part, pour que cela ne nous coûte pas trop trop cher. Avec le recul nous n'avons pas du tout regretté notre choix: la croisière était superbe mais prendre le temps d'être sur une île aussi. Concernant le choix de la croisière, 2 options: la réserver à l'avance ou bien la choisir en dernière minute. Nous avons réservé à l'avance pour être plus tranquille une fois sur place. Après avoir pris renseignements sur forums, guides, agences directement, il est important de savoir que : - les circuits des bateaux sont planifiés à l'avance; - d'une manière générale, sur une semaine, un bateau visite : les îles du nord et les îles du sud, en faisant une boucle par Santa Cruz (île centrale de départ et arrivée) donc si vous optez pour une croisière 4 ou 5 jours, forcément il faudra faire le choix entre visiter les îles du Nord ou les îles du Sud (les croisières de 8 jours visitent les îles du nord et du sud). - on ne peut donc pas choisir en se disant je voudrais tel bateau pour visiter telles îles. En fait, lorsque vous connaissez vos dates, vous pouvez vous renseigner sur quels bateaux circulent à ces dates et voir leur planning. Ensuite le prix dépendra de la game du bateau. Des bateaux partent chaque jour. Si maintenant vous voulez un bateau précis, il faudra alors vous caler sur les dates du passage de ce bateau. Voilà en gros. Après avoir ensuite pris de nombreux contacts avec les agences locales, si vous voulez vous épargner le temps de recherche, vous pouvez directement prendre contact avec http://www.andesplanet.com.ec/ car c'est le meilleur rapport qualité prix que nous ayons trouvé. Nous avons réservé avec eux notre croisière 5 jours 4 nuits (suite à de longs échange de mails pour renseignements: ils prendront toujours la peine de vous expliquer au mieux) sur le YOLITA 2 pour 1150 USD par personne (ils nous ont directement proposé ce prix alors que nous avions trouvé cette croisière à 1300 USD dans différentes autres agences. Andes planet est une agence familiale, Paul le responsable parle parfaitement français et fera tout pour vous faciliter les démarches (il est venu directement à notre hôtel pour faire les papiers et nous a même prêté un téléphone portable pour la durée de notre séjour). Le YOLITA 2 était magnifique, on a vraiment été agréablement surpris par la qualité sur service, la nourriture. Le guide, Washington était exceptionnel, il arrive à imiter chaque animal rencontré afin d'attirer leur attention. C'était tout simplement sublime, tout était parfait. Si maintenant vous optez pour un choix de dernière minute, sachez qu'on vous trouvera toujours quelque chose mais vous n'aurez pas forcément le choix du bateau. Et niveau tarif, je dirai que sur une croisière de 5 jours à 1000 USD en moyenne, vous pourrez avoir une réduction d'environ 200 USD (comme ça, ça vous donne une idée). Nous avons fait la croisière dans les îles du Sud: niveau bestioles on n'a pas été déçus, pour ça aucune inquiétude à avoir, des iguanes, des fous à pattes bleues, des lions de mer vous en verrez.... Vous nagerez aussi avec des tortues, des requins....Bref, même si les animaux sont cachés, le guide saura les trouver. Et, pour les amis de la nature et de l'environnement soyez rassurés, il y a un grand respect pour les animaux et leur environnement: les visites sur les îles se font avec le guide, vous resterez le long de sentiers et ne pourrez pas vous égarer du groupe. Il est interdit de toucher les animaux, et aucun passage de l'homme n'est visible sur l'île: la nature à l'état sauvage. Pour autant on n'a pas l'impression d'être coincé dans un groupe (nous étions 10 personnes avec notre guide) et vu les espaces et le nombre d'animaux, il y a de quoi s'en mettre plein les yeux. Pour le pourboire à la fin de la croisière, sachez qu'on vous mettra à disposition 2 enveloppes: une pour le guide, et l'autre pour le personnel de l'équipage.
Nous avons ensuite passé 3 nuits sur l'île Isabella. La lancha pour y aller vous coûtera 25 USD (attention c'est soit 6h du matin soit 14h , mêmes horaires pour le retour, attention également au mal de mer: ça remue...). C'est un très beau complément à la croisière car pour le coup, on se sent un peu plus libre et surtout laisse la possibilité de voir les Galapagos sous un autre angle: le côté volcanique: la journée aux volcans sur Isabella vaut vraiment le coup, c'est magnifique (35 USD par personne avec un petit pic-nic, départ vers 8h pour une retour vers 15h), vous trouverez des agences un peu partout et au même tarif. Sinon, on peut en profiter pour goûter de la langouste, faire de belles balades et à nouveau croiser tout un tas d'animaux et de volatiles. Nous avons logé à "caleta iguana" (c'est anciennement Casa rosada qui a changé de propriétaire). Les tarifs ne sont pas donnés (70 USD la chambre double) mais il faut avouer qu'on est super bien situés: face à la mer, avec un coin aménagé sur la plage. Le soir, les jeunes se retrouvent au bar qui donne sur la plage avec la musique de l'hôtel. Bien si vous recherchez un peu d'ambiance, un peu moins si vous recherchez le calme en soirée (la journée c'est très tranquille). Chambres agréables et propres.
De retour sur le continent, nous sommes allés 4 jours et 3 nuits à la réserve Cuyabeno. Après de longues recherches nous avons fini par opter pour le JAMU LODGE. Une fois encore, on n'a pas été déçus. Organisation impeccable, le guide était super (David). On se sent bien encadré et libre à la fois. Le cadre est magnifique, les chambres restent ouvertes (pas de vitres, pas de cadenas) , eau chaude, on est éclairé à la bougie le soir. Les repas sont plus que corrects (généralement pic-nic le midi plus sommaires et bon repas à table le soir). Le visites sont très intéressantes: balades en forêt, couchers de soleil sur la laguna grande, pêche au piranha, visite d'un chamane, ou visite d'une communauté oû l'on vous montrera comme faire des galettes de manioc. A l'annonce du programme on était sceptiques (on s'est dit: peut-être l’attrape touriste) mais en fait même si effectivement une dame de la communauté nous attendait pour la préparation de la galette, l'activité n'était pas surfaite: nous avons participé: avons arraché le manioc et aidé à préparer la galette, avons rencontré les quelques membres de la famille. Le cadre était très traditionnel, et surtout on n'essaie pas de vous vendre des trucs, comme on peut trouver cela dans les gros sites à touristes. Niveaux animaux il faut faire la part des choses: on ne tombera pas nez à nez avec un jaguar !!!! On n'a pas vu énormément d'animaux mais suffisamment pour se rendre compte que des animaux, il y en a mais on ne les voit pas forcément.... En effet, vous vous apercevrez vite que beaucoup d'animaux sont plus facilement visibles de nuit que de jour. Exemple: le premier jour nous avons nagé dans la laguna grande, et le deuxième jour nous retournons au même endroit mais pour voir le coucher de soleil. Et, dès la nuit tombée, nous avons vu sans trop de difficulté plusieurs crocodiles. Les tarentules sont bien présentes et de taille (mais ne s'éloignent jamais trop loin de leur nid nous dit-on). Lors de balades en pirogue, on ne manque pas les singes (même s'ils ne sont pas tout prêt). On croise également pas mal d'oiseaux. Bref, en ce qui nous concerne, nous recommandons. A noter que le Jamu lodge fourni savon et shampoing biodégradable. Le guide nous a expliqué que selon la période à laquelle on vient, on ne verra pas forcément la même faune. En effet, lorsque les arbres sont en fleurs alors on verra beaucoup plus d'oiseaux. Pour réserver ce tour nous sommes passés par http://www.equateur-voyages.com qui se trouve être l'agence à l'intérieur de l'auberge INN de Quito. Cordoba-José parle un français parfait et n'hésitera pas à répondre à toutes vos questions. Pour notre séjour au JAMU LODGE nous avons payé 250 USD par personne pour 4 jours et 3 nuits (le séjour sur place c'est à dire sans le transport pour y aller) ce qui est exactement le même prix en passant directement par le Lodge lui-même.
Enfin de retour sur Quito, nous sommes allés terminer notre voyage à Otavalo pour visiter son marché et les alentours. Nous avons dormi à "el rincon del viajero" : excellent rapport qualité prix (26 USD la chambre double, petit dej inclu), par contre réserver pour les vendredis soirs car à la veille du marché, c'est vite complet. A noter aussi que juste à côté se trouve un autre hôtel qui avait l'air très charmant (on n'a pas testé mais on est passé voir pour prendre une carte de visite: "hostal valle del amanecer": 28 USD la chambre double avec petit dej avec un petit jardin à l'intérieur et des hamacs un peu partout, il y a des vélos, eau chaude, un service laverie et même une boîte aux lettres). Otavalo est une petite ville très agréable, et effectivement on y retrouve tout l'artisanat du pays concentré sur plusieurs places... Le marchés aux animaux est le plus traditionnel mais allez-y en premier car il démarre très tôt le matin tandis que l'artisanat sera présent toute la journée. Très coloré, vous y trouverez tous vos cadeaux et surtout négociez !!! Mis à part le marché, pas mal de balades à faire dans le coin. Nous sommes allés à pied voir l'arbre "el lechero" (route décrite dans le routard mais on doit avouer qu'on s'est un peu perdu...) puis descente jusqu'à la cascade de Peguche: le site est très sympa et pas fréquenté par les locaux. On peut même y faire du camping. Le lendemain nous sommes allés au lac de Cuicocha. En fait en se promenant dans Otavalo, vous trouverez à différents endroits un tour à environ 25 USD par personne pour visiter tous les endroits du coin (la cascade de Peguche, la lagune Cuicocha, un atelier de tissage, la visite du village de Cotacachi, le tout en 4 heures). Nous avons contacté directement le guide qui s'occupe de ce tour et lui avons dit que nous ne voulions pas tous les arrêts prévus mais uniquement l'aller-retour au lac avec un temps sur place pour la visite. Washington (le guide en question) nous a proposé pour 6USD par personne de nous emmener, faire la visite et nous ramener à notre hôtel le tout en 2h30. Service impeccable (Washington Cueva: 093 199 411 ou 086 373 259). ce guide propose également le service de transport privé Otavalo-Quito pour ceux qui voudront se rendre directement à l'aéroport. C'est assez cher mais peut-être bien pratique.
Voilà, en ce qui nous concerne, nous avons ensuite pris le chemin du retour pour la France....la tête chargée de belles images et de beaux souvenirs.
Divers: globalement il y a du wi-fi gratuit dans beaucoup d'établissements, parfois même sur des sites publics (exemple: le port de Puerto Ayora) les hôtels vous fourniront systématiquement serviette de toilette et savon et proposent un service de garde bagage. Ne poser jamais votre sac par terre lorsque vous êtes dans un bus (des mains habiles pourront le visiter).
Biensûr si vous avez des questions.....n'hésitez pas....j'y répondrai avec plaisir !!!
Voici une bref récit de notre petit périple, avec quelques pistes, anecdotes, conseils, qui pourront servir à d'autres.... Les principaux hôtels, sites ou lieux dits sont répertoriés dans le guide du routard 2011/2012, nous avons ainsi tenté de mettre les données à jour...
Quito: Auberge INN: Nickel: vraiment un très très bon rapport qualité prix. Service impeccable, l'endroit est très sympa. Service de garde bagages (0,80 USD par jour), laverie, internet , wi-fi. 24 USD la nuit pour chambre double avec salle de bain privée. Situé entre les quartiers Quito moderne et colonial, très pratique car on peut se rendre dans les 2 quartiers à pied. Fait aussi restauration et petit déjeuner super. Bons matelas, une cuisine à disposition. Seul inconvénient: comme il est situé entre 2 quartiers, il n'y a pas grand chose sur place (pour manger) sans avoir à se déplacer.
Terminal terrestre Quitumbe: de l'auberge INN compter quand même une bonne demie heure, soit environ 7 USD en taxi.
La capilla del hombre: bon à savoir: c'est gratuit le dimanche. C'est très excentré :y aller en taxi, par contre demander avant de monter si le taxi connait, car nous c'était pas le cas, il a mis du temps à trouver, mais très sympa car en arrivant, le musée était exceptionnellement fermé ce jour là, et notre taxi a essayé de faire du forcing pour que l'on puisse quand même y entrer..... Si le taxi ne connait pas, lui dire que c'est a côté de Canal 4 (apparemment une chaine télé), c'est quelques bâtiments plus loin.
le dimanche: aller au parc El Ejido: tout les Quiténiens y sont. C'est très animé et joli : plein de petites voitures colorées pour les enfants, les gens y sont en famille c est très sympa.
Nous avons tenté une journée à Papallacta: le trajet est assez long pour la journée: 2h de bus aller. En arrivant à Papallacta, il y a normalement des navettes qui vous emmènent au centre thermal: 1USD par personne. c'est à 3km. Peut se faire à pied mais franchement bon courage, ça monte sec. Arrivés au thermes, on a opté pour le spa 18USD l'entrée (car il y a les piscines ou le spa, ce sont 2 entrées différentes). Et franchement aucun regret pour le SPA, c'est extra. Cadre magnifique, ça vaut vraiment le détour. On peut y manger (pour idée 10 USD la truite, pas donné, mais très bon). On a aussi essayé des soins: pas donné non plus mais établissement nickel niveau service et hygiène. Un conseil, partir tôt le matin si vous y allez pour la journée car globalement (en tout cas pour le mois d'octobre) il fait clair et beau très tôt et le temps se couvre en général en milieu d'après-midi et le soleil se couche assez tôt. Mais si c'était a refaire, je referai sans problème: la journée vaut bien l'aller-retour surtout si vous avez le soleil ! Trajet Quito-Papallacta en bus: 2USD
Latacunga: Quito-Latacunga: 2h, 2USD. Ville de Latacunga: sans grand intérêt. N'importe quelle course en taxi coutera 1 USD. Hôtel Estambul: 11 USD la nuit par personne. Tenu par une petite dame très sympa. Déco vraiment pas très charmante mais bon, le prix est correct, il y a eau chaude donc c'est déjà bien.... Les excursions pour la journée au parc Cotopaxi organisées par les agences démarrent vers 8h le matin (journée dans le parc et non pas ascension au sommet !!). Donc il vaut mieux arriver la veille pour organiser son tour si l'on veut passer par une agence (en moyenne 40 USD par personne). Nous avons fait le tour par nous même: prendre un bus de Latacunga en direction de Quito en demandant de nous arrêter au niveau de l'entrée du parc: 1 USD. A cet endroit, des camionnettes attendent pour vous emmener dans le parc: cela inclue le trajet jusqu'au parking du refuge. De là vous montez (ou pas) à pied jusqu'au refuge (environ 200 mètres de montée soit 45 minutes) puis redescendez. Le chauffeur vous emmène ensuite à une lagune très jolie puis a un petit musée sur l'histoire du volcan a côté du seul restaurant dans le parc (8 USD le menu). Le tout pour une durée d'environ 4 heures, la camionnette prend 15 USD par personne pour ce tour (nous étions 4, avons réussi à l'avoir pour 13 USD par personne. Puis, retour Latacunga pour cette fois 0,50 USD (oui retour deux fois moins cher que l'aller...). Un conseil : faire l'excursion le matin (parc ouvre à 8 heures car en général, les nuages arrivent en début d'après-midi donc beaucoup moins de chances de voir le sommet après 13h). Prévoir 2 USD pour l'entrée au parc (pas inclus dans le prix du conducteur). Franchement ça vaut la peine, surtout si la journée est ensoleillée et si le volcan n'est pas entouré de nuages. Dans ce cas, c'est vraiment sympa.
Nous sommes allés ensuite faire la lagune de Quilotoa. Nous avons voulu la faire également par nous même. Départ Latacunga jusque Quilotoa: il faut prendre un Bus de Latacunga jusque Zumbahua: 2 USD. De là, une camionnette (il y en a toujours au moins une qui attend le touriste) nous a emmené à Quilotoa pour 6 USD. De là nous avions l'idée d'aller (après être descendu et remonté à la lagune) à Chugchilan en cheval... Pour cette idée, les agences vous diront que cela n'est pas possible, ce trajet se fait soit a pied (5heures guide nécessaire, soit en voiture) sauf qu'en arrivant à Quilotoa, vous trouverez très facilement des gens qui vous proposeront de faire ce trajet en cheval, d'ailleurs il y a une pancarte à l'entrée du village avec les tarifs (bon le chevaux sont en réalité des mules)... Prix du trajet à cheval: 25 USD par personne, nous avons réussi a négocier 35 USD pour 2 personnes. Mais là attention: surtout si vous choisissez cette option (qui est très sympa: environ 3 heures de trajet à dos de mule dans un cadre superbe) surtout payez une partie du prix au départ et dites que vous donnerez le reste à l'arrivée ... car sinon, environ une demie heure avant la fin du trajet, les jeunes qui sont avec les mules vont vous demander de faire la fin du trajet à pied sous différents prétextes: soit la mule n'avancera plus :-) , soit ils évoqueront le risque de pluie qui va arriver et eux doivent faire le trajet retour :-) soit évoqueront un ruisseau à traverser que la mule ne pourra pas traverser (y'a aucun ruisseau sur le trajet)... En réalité, à partir d'un moment, la route commence à grimper pour arriver à Chugchilan, et en leur expliquant que si on n'arrive pas au village comme convenu le restant de la somme due sera réduite, bizarrement les mules retrouvent de l'énergie et terminent le trajet.... :-) Ayez également le compte pour payer car une chose est sûre , vous accompagnateurs n'auront pas de monnaie...Ceci dit on a vraiment bien aimé cette balade c'était très sympa. Arrivée à Chugchilan, nous sommes allés chez Mama Hilda: endroit vraiment vraiment super , à recommander +++. Nous avions pour projet d'aller le lendemain à Saquisili, mais un seul bus passe à 3h le matin...enfin c'est ce que tout le monde vous dira. On a voulu profiter de notre nuit donc on à cherché une camionnette : un monsieur qui fait parti de Mama Hilda vous proposera de faire le trajet... pour 70 USD..... Énormément exagéré.... Et coriace, car on n a pas réussi à baisser en dessous de 60 USD le trajet. Donc seule option: rechercher d'autres personnes pour partager la somme.... Il paraît qu'en réalité des bus passent... mais je ne peux pas le confirmer car on a pris l'option camionnette , on voulait être sûr d'arriver a destination...... Enfin, pour boucler la boucle, de Saquisili un bus vous ramènera à Latacunga en 20 minutes. Voila en gros comment faire la boucle Quilotoa en 2 jours.... Mais cela implique de partir très tôt (bus de 6h) le premier jour de Latacunga car arrivé à Quilotoa, les mules ne veulent pas partir trop tard (13h au plus tard) donc si on veut profiter de la lagune....il vaut mieux se lever tôt.
Nous sommes ensuite allés a Baños: très sympa, encastré dans les montagnes, avec vue sur volcan. Très touristique, on trouve de tout niveau restos !!! Nous avons fait du vélo jusque Rio verde: c'est de la descente tout le long donc pas difficile du tout , et, tout le long du chemin on trouve des "tarabitas": sortes de nacelles qui traversent la vallée. Très sympa pour 1 USD l'aller-retour. Par contre, à noter que le trajet à vélo peut-être dangereux, je ne recommande pas de le faire avec des enfants: il y a beaucoup de circulation et même si il y a des routes parallèles pour contourner les tunnels, sur certains tronçons, il faut partager la route avec les camions. A Rio verde, se trouve une cascade qui vaut le détour même si l accès est payant (1,5 USD). Attention ça mouille!! Arrivée à Rio Verde se trouve un parking gratuit pour les vélos, et , tout est bien fait, car les camionnettes sont au bon endroit pour vous remonter avec votre vélo pour 1,5 USD par personne jusque Baños. On a regretté de ne pas être restés une journée de plus pour tenter les "cajones" et les eaux thermales. A noter aussi que Baños était l'un des endroits o il y avait pas mal d'artisanat, cartes postales (pas le cas partout) etc.
Nous avons ensuite voulu aller à Station Urbina: un bus direction Riobamba vous y dépose sur le bord de la route. De là, 800 mètres à pied et vous êtes à la posada, qui est effectivement au pied du Chimborazo (vue superbe si les nuages ne sont pas de la partie). Par contre, nous vous conseillons de téléphoner avant à station Urbina car actuellement en Équateur il y a réhabilitation des chemin de fer, donc des gros travaux sur toutes les lignes, et en l’occurrence à station Urbina quand nous y sommes passés (pour rappel : octobre 2011), il y avait amoncellement de matériaux de construction avec deux ou trois camions et ouvriers sur le chantier, si bien que le cadre ne rend pas terrible terrible. En plus, en octobre nous étions les seuls, et même si j avais prévenu notre arrivée, pas vraiment d'activité possible: les vélos était rangés, le responsable pas là. On a eu l'impression d'être arrivés après la saison touristique, un peu comme si tout était rangé..., bref, pas d'activité possible, peu de compagnie (c'est une maison isolée, aucun commerce dans le lieu dit) + nuages : on n'est pas restés mais repartis, direction Riobamba. On a trouvé dommage que lorsque l'on a téléphoné pour réserver un lit, la personne au bout du fil ne nous ait pas dit que le site était en travaux. Après j'imagine qu'une fois les travaux réalisés, avec du soleil, le coin doit être très sympa.
En route donc pour Riobamba: petite ville, une belle église sur la place "del maldonado", sinon pas grand chose à y faire puisque je le redis: PAS DE TRAIN POUR CAUSE DE TRAVAUX SUR LES LIGNES CHEMIN DE FER DU PAYS. DONC TRAIN RIOBAMBA-ALAUSI: INPOSSIBLE, et pour un bon bout de temps (on nous dit tantôt réouverture bientôt, tantôt pas avant 2013...). L'arrêt à Riobamba du coup ne présente pas trop d'intérêt. Hotel "El tren de la estacion": personnel très sympa, la patronne pourra téléphoner pour vous pour réserver le petit train de la nariz del diablo (celui là existe sur le dernier tronçon, c'est à dire à partir de Alausi). 24 USD la nuit en chambre double sdb avec petit déjeuner.
Direction donc Alausi (en bus et non en train):
Le train de la nariz del diablo : le tarif est passé de 15 à 20 USD maintenant..... 3 horaires: 7h, 11h, 15h. Au mois d'octobre, en arrivant le jour même, le train de 11h est complet donc prévoir la réservation avant si vous voulez cet horaire .... donc on a fait celui de 15h. Bonne nouvelle: il s'agit bien du train et non de l'autoferro (bus sur rail), la voie ferrée est bien refaite sur ce tronçon et le train circule bien. D'ailleurs il est très sympa, très typique. Oubliez cependant l'idée d'aller sur le toit, cela n'est plus permis. La balade dure 2h30. Plus précisément la balade en train dure approximativement 1h30: 45 minutes aller-45minutes retour. Entre les deux, le train s'arrête à la station Silambe pendant une heure ou l'on peut voir des danses traditionnelles, un petit musée et prendre une boisson et un sandwich compris dans le prix, le tout on ne peut plus touristique. Au delà de ça, les paysages sont très sympa, et c'est assez rigolo le trajet dans les montagnes car le train monte en zig-zag. Les meilleures places sont du côté droit sens de la marche à l'aller quand on monte dans le train. Nous avions bien précisé au vendeur de ticket que l'on voulait deux sièges côté droit, il a répondu oui oui pas de problème , on s'est retrouvé côté gauche..... Ceci dit, pas si grave car le "guide" du train demande au retour à ce que les passagers échangent leur place: ceux de droite vont à gauche et inversement.
Nous avons voulu ensuite faire le chemin de l'Inca vers Ingapirca, 2 jours d'excursions à cheval comme cela est mentionné dans notre guide routard. Nous avons donc contacté Gilberto Sarmiento comme indiqué dans le guide qui nous le confirmons s'occupe de tout. Pour mise a jour, il prend toujours 100 USD par personne pour la balade à cheval tout compris (nuit et nourriture) , par contre la nuit de la veille au soir dans le petit hôtel (une posada chez une de ses voisines) est passée de 5 à 12 USD par personne. Gilberto peut maintenant venir vous chercher à Alausi pour vous amener directement à Achupallas, vu qu'il possède maintenant sa compagnie de mini-bus, il vous en coutera 5 USD par personne. Il viendra avec son mini-bus et en profitera pour le remplir de personnes sur son passage. Dans l'ensemble, les 2 jours de balades sont magnifiques. Les paysages sont superbes, et cela vaut vraiment la peine. A savoir ceci dit: la nuit est dans une tente: un petit bivouac, c'est super: la tente est fournie et les sacs de couchage aussi si vous n'en avez pas. Ceci dit, il fait particulièrement froid...donc prévoir pulls, de même lors de la balade, on passe à travers des sommets de montagne ou ça souffle énormément. Nous, on a regretté le bonnet et les gants même si le lendemain redevient plus chaud vu que l'on redescend de la montagne. Je le redis, la balade vaut vraiment le détour.... Après notre avis personnel est que pour l'ensemble le prix est très élevé pour les raisons suivantes: Il faut savoir que Gilberto, ce n'est pas lui qui accompagne lors des deux jours de balade. Il envoie un local appartenant à une communauté (qui fournit également les chevaux). En parlant avec le guide qui nous a accompagné (faut savoir qu'il passe les deux jours à marcher derrière les chevaux et les mules qui portent vos bagages) nous avons appris que lui gagnait 30USD par personne pour nous accompagner....il nous a aussi expliqué que les touristes n'ayant que le numéro de Gilberto , ben...contactent Gilberto. Alors sachez que vous pouvez faire la même excursion non pas pour 100 USD mais pour 80 USD en contactant directement ce guide dont voici les coordonnées: Francisco Massa. Téléphone: 088770216. Il se propose même d'organiser votre transfert d'Alausi et l'hébergement de la veille au soir inclus dans ces 80 USD...Il peut loger jusqu'à 6 personnes. Il faut le contacter au moins 2 jours à l'avance pour qu'il s'organise. Et, à l'issue de la balade, le guide ne réclame pas de pourboire, par contre si vous voulez lui faire plaisir , vous pouvez lui offrir tout type de chose qui pourrait lui être utile pour son travail. Nous lui avons laissé notre lampe frontale et il était ravi. L'arrivée le lendemain se fait à Ingapirca, non loin du site... qui se visite globalement en une heure. Un bus passe par l'entrée du site pour ensuite vous emmener à Cuenca (2,50USD).
Cuenca: nous avons logé a la "casa cuencana" : parfait : chambres spacieuses, eau chaude, bien situé, très bon prix: 12 USD la nuit par personne. Pas de petit dej mais en face le "banana café" est tout simplement génial pour les petits-déjeuner. Une laverie à côté de l'hôtel, bref tout est pratique.
Nous avons testé comme restos: "Tiestos" : génialissime, succulent avec un service impeccable. Vraiment à recommander. Le cuisinier est super, il vient vous faire goûter tout un tas de trucs. On a aussi tenté "Moliendo café": très bon: on ressort en ayant bien mangé pour vraiment 2 sous. (mais attention, pas comparable au Tiestos)
Globalement Cuenca: 2 journées nous ont parues suffisantes pour en faire le tour.
Nous sommes ensuite partis de Cuenca pour Vilcabamba: passage obligé par Loja pour changer de bus: Les gens vous diront Cuenca-Loja: 3h, 4h, 5h , 6h... Bref, on s'y perd. Nous avons exactement mis 4h30 pour Cuenca-Loja puis 1h Loja-Vilcabamba.
Vilcabamba: très sympa, reposant. Nous avons logé à Madre Tierra. Cadre superbe. Surtout, si vous allez à cet endroit dites le au chauffeur de bus qui vous arrêtera devant, ce qui évitera les 15 minutes de marche avec vos sac du centre ville (ça monte...). Nous avons tenté les soins du spa: globalement ça n'est pas la même qualité qu'à Papallacta, et nous avons trouve les soins vraiment chers pour la qualité proposée. Ceci dit, nous recommandons le baño de vapor cajon (surtout si vous n'avez pas eu l'occasion d'essayer à Baños. Plus cher qu'à Baños mais on était content de l'avoir fait car c'est quand même quelque chose de typique). Remarque sur Madre Tierra: les propriétaires ont changé en janvier 2011, ce sont maintenant des Suisses qui ont repris l'affaire. Ils font actuellement quelques travaux: ils ont le projet de développer le spa et faire quelques cabanes à tarifs plus économique. Chaque vendredi soir est proposé un repas indien cuisiné sur place l'après-midi même par un chef cuisine. Cette occasion regroupe l'ensemble des expatriés du coin et a beaucoup de succès.
Nous avons ensuite fait le trajet Vilcabamba-Loja puis Loja-Guayaquil en bus de nuit. Aucun problème avec le bus de nuit. Par contre on oublie l'idée de trouver un beau bus climatisé semi couchette comme on pourrait trouver en Argentine ou ailleurs. Non, non: il s'agit d'un bus classique comme ceux qui tournent la journée. Donc: il fait chaud, et prévoir boules quies. Durée: 7 heures pour 10USD.
De Guayaquil, nous sommes partis 8 jours aux Galapagos. Après avoir hésité longuement entre croisière, pas croisière, nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits de croisière et 3 jours sur place sur l'île Isabella. Concernant nos choix:
Pour le choix de la croisière: nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits d'une part, pour pouvoir rester quelques jours sur Isabella et, d'autre part, pour que cela ne nous coûte pas trop trop cher. Avec le recul nous n'avons pas du tout regretté notre choix: la croisière était superbe mais prendre le temps d'être sur une île aussi. Concernant le choix de la croisière, 2 options: la réserver à l'avance ou bien la choisir en dernière minute. Nous avons réservé à l'avance pour être plus tranquille une fois sur place. Après avoir pris renseignements sur forums, guides, agences directement, il est important de savoir que : - les circuits des bateaux sont planifiés à l'avance; - d'une manière générale, sur une semaine, un bateau visite : les îles du nord et les îles du sud, en faisant une boucle par Santa Cruz (île centrale de départ et arrivée) donc si vous optez pour une croisière 4 ou 5 jours, forcément il faudra faire le choix entre visiter les îles du Nord ou les îles du Sud (les croisières de 8 jours visitent les îles du nord et du sud). - on ne peut donc pas choisir en se disant je voudrais tel bateau pour visiter telles îles. En fait, lorsque vous connaissez vos dates, vous pouvez vous renseigner sur quels bateaux circulent à ces dates et voir leur planning. Ensuite le prix dépendra de la game du bateau. Des bateaux partent chaque jour. Si maintenant vous voulez un bateau précis, il faudra alors vous caler sur les dates du passage de ce bateau. Voilà en gros. Après avoir ensuite pris de nombreux contacts avec les agences locales, si vous voulez vous épargner le temps de recherche, vous pouvez directement prendre contact avec http://www.andesplanet.com.ec/ car c'est le meilleur rapport qualité prix que nous ayons trouvé. Nous avons réservé avec eux notre croisière 5 jours 4 nuits (suite à de longs échange de mails pour renseignements: ils prendront toujours la peine de vous expliquer au mieux) sur le YOLITA 2 pour 1150 USD par personne (ils nous ont directement proposé ce prix alors que nous avions trouvé cette croisière à 1300 USD dans différentes autres agences. Andes planet est une agence familiale, Paul le responsable parle parfaitement français et fera tout pour vous faciliter les démarches (il est venu directement à notre hôtel pour faire les papiers et nous a même prêté un téléphone portable pour la durée de notre séjour). Le YOLITA 2 était magnifique, on a vraiment été agréablement surpris par la qualité sur service, la nourriture. Le guide, Washington était exceptionnel, il arrive à imiter chaque animal rencontré afin d'attirer leur attention. C'était tout simplement sublime, tout était parfait. Si maintenant vous optez pour un choix de dernière minute, sachez qu'on vous trouvera toujours quelque chose mais vous n'aurez pas forcément le choix du bateau. Et niveau tarif, je dirai que sur une croisière de 5 jours à 1000 USD en moyenne, vous pourrez avoir une réduction d'environ 200 USD (comme ça, ça vous donne une idée). Nous avons fait la croisière dans les îles du Sud: niveau bestioles on n'a pas été déçus, pour ça aucune inquiétude à avoir, des iguanes, des fous à pattes bleues, des lions de mer vous en verrez.... Vous nagerez aussi avec des tortues, des requins....Bref, même si les animaux sont cachés, le guide saura les trouver. Et, pour les amis de la nature et de l'environnement soyez rassurés, il y a un grand respect pour les animaux et leur environnement: les visites sur les îles se font avec le guide, vous resterez le long de sentiers et ne pourrez pas vous égarer du groupe. Il est interdit de toucher les animaux, et aucun passage de l'homme n'est visible sur l'île: la nature à l'état sauvage. Pour autant on n'a pas l'impression d'être coincé dans un groupe (nous étions 10 personnes avec notre guide) et vu les espaces et le nombre d'animaux, il y a de quoi s'en mettre plein les yeux. Pour le pourboire à la fin de la croisière, sachez qu'on vous mettra à disposition 2 enveloppes: une pour le guide, et l'autre pour le personnel de l'équipage.
Nous avons ensuite passé 3 nuits sur l'île Isabella. La lancha pour y aller vous coûtera 25 USD (attention c'est soit 6h du matin soit 14h , mêmes horaires pour le retour, attention également au mal de mer: ça remue...). C'est un très beau complément à la croisière car pour le coup, on se sent un peu plus libre et surtout laisse la possibilité de voir les Galapagos sous un autre angle: le côté volcanique: la journée aux volcans sur Isabella vaut vraiment le coup, c'est magnifique (35 USD par personne avec un petit pic-nic, départ vers 8h pour une retour vers 15h), vous trouverez des agences un peu partout et au même tarif. Sinon, on peut en profiter pour goûter de la langouste, faire de belles balades et à nouveau croiser tout un tas d'animaux et de volatiles. Nous avons logé à "caleta iguana" (c'est anciennement Casa rosada qui a changé de propriétaire). Les tarifs ne sont pas donnés (70 USD la chambre double) mais il faut avouer qu'on est super bien situés: face à la mer, avec un coin aménagé sur la plage. Le soir, les jeunes se retrouvent au bar qui donne sur la plage avec la musique de l'hôtel. Bien si vous recherchez un peu d'ambiance, un peu moins si vous recherchez le calme en soirée (la journée c'est très tranquille). Chambres agréables et propres.
De retour sur le continent, nous sommes allés 4 jours et 3 nuits à la réserve Cuyabeno. Après de longues recherches nous avons fini par opter pour le JAMU LODGE. Une fois encore, on n'a pas été déçus. Organisation impeccable, le guide était super (David). On se sent bien encadré et libre à la fois. Le cadre est magnifique, les chambres restent ouvertes (pas de vitres, pas de cadenas) , eau chaude, on est éclairé à la bougie le soir. Les repas sont plus que corrects (généralement pic-nic le midi plus sommaires et bon repas à table le soir). Le visites sont très intéressantes: balades en forêt, couchers de soleil sur la laguna grande, pêche au piranha, visite d'un chamane, ou visite d'une communauté oû l'on vous montrera comme faire des galettes de manioc. A l'annonce du programme on était sceptiques (on s'est dit: peut-être l’attrape touriste) mais en fait même si effectivement une dame de la communauté nous attendait pour la préparation de la galette, l'activité n'était pas surfaite: nous avons participé: avons arraché le manioc et aidé à préparer la galette, avons rencontré les quelques membres de la famille. Le cadre était très traditionnel, et surtout on n'essaie pas de vous vendre des trucs, comme on peut trouver cela dans les gros sites à touristes. Niveaux animaux il faut faire la part des choses: on ne tombera pas nez à nez avec un jaguar !!!! On n'a pas vu énormément d'animaux mais suffisamment pour se rendre compte que des animaux, il y en a mais on ne les voit pas forcément.... En effet, vous vous apercevrez vite que beaucoup d'animaux sont plus facilement visibles de nuit que de jour. Exemple: le premier jour nous avons nagé dans la laguna grande, et le deuxième jour nous retournons au même endroit mais pour voir le coucher de soleil. Et, dès la nuit tombée, nous avons vu sans trop de difficulté plusieurs crocodiles. Les tarentules sont bien présentes et de taille (mais ne s'éloignent jamais trop loin de leur nid nous dit-on). Lors de balades en pirogue, on ne manque pas les singes (même s'ils ne sont pas tout prêt). On croise également pas mal d'oiseaux. Bref, en ce qui nous concerne, nous recommandons. A noter que le Jamu lodge fourni savon et shampoing biodégradable. Le guide nous a expliqué que selon la période à laquelle on vient, on ne verra pas forcément la même faune. En effet, lorsque les arbres sont en fleurs alors on verra beaucoup plus d'oiseaux. Pour réserver ce tour nous sommes passés par http://www.equateur-voyages.com qui se trouve être l'agence à l'intérieur de l'auberge INN de Quito. Cordoba-José parle un français parfait et n'hésitera pas à répondre à toutes vos questions. Pour notre séjour au JAMU LODGE nous avons payé 250 USD par personne pour 4 jours et 3 nuits (le séjour sur place c'est à dire sans le transport pour y aller) ce qui est exactement le même prix en passant directement par le Lodge lui-même.
Enfin de retour sur Quito, nous sommes allés terminer notre voyage à Otavalo pour visiter son marché et les alentours. Nous avons dormi à "el rincon del viajero" : excellent rapport qualité prix (26 USD la chambre double, petit dej inclu), par contre réserver pour les vendredis soirs car à la veille du marché, c'est vite complet. A noter aussi que juste à côté se trouve un autre hôtel qui avait l'air très charmant (on n'a pas testé mais on est passé voir pour prendre une carte de visite: "hostal valle del amanecer": 28 USD la chambre double avec petit dej avec un petit jardin à l'intérieur et des hamacs un peu partout, il y a des vélos, eau chaude, un service laverie et même une boîte aux lettres). Otavalo est une petite ville très agréable, et effectivement on y retrouve tout l'artisanat du pays concentré sur plusieurs places... Le marchés aux animaux est le plus traditionnel mais allez-y en premier car il démarre très tôt le matin tandis que l'artisanat sera présent toute la journée. Très coloré, vous y trouverez tous vos cadeaux et surtout négociez !!! Mis à part le marché, pas mal de balades à faire dans le coin. Nous sommes allés à pied voir l'arbre "el lechero" (route décrite dans le routard mais on doit avouer qu'on s'est un peu perdu...) puis descente jusqu'à la cascade de Peguche: le site est très sympa et pas fréquenté par les locaux. On peut même y faire du camping. Le lendemain nous sommes allés au lac de Cuicocha. En fait en se promenant dans Otavalo, vous trouverez à différents endroits un tour à environ 25 USD par personne pour visiter tous les endroits du coin (la cascade de Peguche, la lagune Cuicocha, un atelier de tissage, la visite du village de Cotacachi, le tout en 4 heures). Nous avons contacté directement le guide qui s'occupe de ce tour et lui avons dit que nous ne voulions pas tous les arrêts prévus mais uniquement l'aller-retour au lac avec un temps sur place pour la visite. Washington (le guide en question) nous a proposé pour 6USD par personne de nous emmener, faire la visite et nous ramener à notre hôtel le tout en 2h30. Service impeccable (Washington Cueva: 093 199 411 ou 086 373 259). ce guide propose également le service de transport privé Otavalo-Quito pour ceux qui voudront se rendre directement à l'aéroport. C'est assez cher mais peut-être bien pratique.
Voilà, en ce qui nous concerne, nous avons ensuite pris le chemin du retour pour la France....la tête chargée de belles images et de beaux souvenirs.
Divers: globalement il y a du wi-fi gratuit dans beaucoup d'établissements, parfois même sur des sites publics (exemple: le port de Puerto Ayora) les hôtels vous fourniront systématiquement serviette de toilette et savon et proposent un service de garde bagage. Ne poser jamais votre sac par terre lorsque vous êtes dans un bus (des mains habiles pourront le visiter).
Biensûr si vous avez des questions.....n'hésitez pas....j'y répondrai avec plaisir !!!
Itinéraire de sept jours en Sicile English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Mon copain et moi partons en Sicile fin septembre. Nous avons 7 jours sur place et on a tendance à vouloir... tout faire...
Nous avons fait un itinéraire, incluant 3 grimpettes de volcans, j'aurais aimé avoir des avis sur la faisabilité du tracé. Et si certains d'entre-vous ont des coins plongée superbes à conseiller (pour débutant, je voudrais faire un baptême et mon copain une plongée dans les 20m), je suis preneuse :o)
Voici l'itinéraire. J'ai mis en dessous une alternative, peut-être plus supportable pour le Stromboli/vulcano... ?
Si vous avez de bonnes adresses pour les logements ou des conseils divers pour les volcans, bien sûr je suis preneuse aussi :o)
Jour 1Arrivée au matin à Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Vulcano matin, Stromboli le soir. dodo à Lipari Jour 4Retour Lipari Milazzo le matin, route vers cefalu (1h20) - Dodo cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
L'alternative pour les jours 3 et 4
Jour 1Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Plongée Lipari le matin, Stromboli le soir, nuit à Lipari Jour 4Vulcano au matin, retour sur milazzo l'aprem, route vers cefalu (1h20) - Nuit à Cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
Tout grand merci.
Mon copain et moi partons en Sicile fin septembre. Nous avons 7 jours sur place et on a tendance à vouloir... tout faire...
Nous avons fait un itinéraire, incluant 3 grimpettes de volcans, j'aurais aimé avoir des avis sur la faisabilité du tracé. Et si certains d'entre-vous ont des coins plongée superbes à conseiller (pour débutant, je voudrais faire un baptême et mon copain une plongée dans les 20m), je suis preneuse :o)
Voici l'itinéraire. J'ai mis en dessous une alternative, peut-être plus supportable pour le Stromboli/vulcano... ?
Si vous avez de bonnes adresses pour les logements ou des conseils divers pour les volcans, bien sûr je suis preneuse aussi :o)
Jour 1Arrivée au matin à Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Vulcano matin, Stromboli le soir. dodo à Lipari Jour 4Retour Lipari Milazzo le matin, route vers cefalu (1h20) - Dodo cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
L'alternative pour les jours 3 et 4
Jour 1Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Plongée Lipari le matin, Stromboli le soir, nuit à Lipari Jour 4Vulcano au matin, retour sur milazzo l'aprem, route vers cefalu (1h20) - Nuit à Cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
Tout grand merci.
Deux semaines en Thaïlande loin de la foule fin novembre-début décembre English translation pending
Bonjour,
Je sais que ça risque d'être un peu dur d'éviter la foule en cette période mais d'après les précieuses informations que j'ai trouvé sur VF il y tout de même des alternatives à la cohue du Phuket ou Phi Phi.
Alors voilà c'est un peu en dernière minute et sur un coup de tête (besoin de vacances et soleil 😎) que ma femme et moi avons décidé de partir fin novembre début décembre. Et notre choix s'est porté sur la Thailande que nous ne connaissons pas du tout.
L'idée serait donc de visiter Bangkok (environ 4 jours) et de profiter de belles plages quasi désertes si possible dans des bugalows plutôt confortables et la vue sur la plage serait idéale.
Ma première question est pensez vous qu'il est préférable de placer la visite de Bangkok au début ou plutôt à la fin du séjour? Finir par la plage est reposant mais finir par Bangkok permettrait de faire quelques achats et de ne pas avoir à se les balader le reste du voyage...
Ensuite les diférents avis que j'ai pu lire m'ont orientés vers les îles de Ko Yao et Ko Jum. Pouvez-vous m'éclairer et me donner quelques informations sur ces 2 îles? Qualités des plages, restaurants, possibilités de faire du snorkelling (nous ne plongeons pas en bouteille), facilités de partir en excursions?
Je me dis que loger les 10 jours restants sur ces 2 îles pourrait permettre d'être au calme et de consacrer des excursions d'une journée à Phi Phi et la baie de Phang Nga.
Si vous avez des idées ou suggestions d'autres Iles ou excursions je suis bien sur preneur. Est-il possible au départ de Ko Jum d'aller sur Ko Puda Chicken Island (le tour des 4 îles je crois?)?
Merci.
Nicolas
Je sais que ça risque d'être un peu dur d'éviter la foule en cette période mais d'après les précieuses informations que j'ai trouvé sur VF il y tout de même des alternatives à la cohue du Phuket ou Phi Phi.
Alors voilà c'est un peu en dernière minute et sur un coup de tête (besoin de vacances et soleil 😎) que ma femme et moi avons décidé de partir fin novembre début décembre. Et notre choix s'est porté sur la Thailande que nous ne connaissons pas du tout.
L'idée serait donc de visiter Bangkok (environ 4 jours) et de profiter de belles plages quasi désertes si possible dans des bugalows plutôt confortables et la vue sur la plage serait idéale.
Ma première question est pensez vous qu'il est préférable de placer la visite de Bangkok au début ou plutôt à la fin du séjour? Finir par la plage est reposant mais finir par Bangkok permettrait de faire quelques achats et de ne pas avoir à se les balader le reste du voyage...
Ensuite les diférents avis que j'ai pu lire m'ont orientés vers les îles de Ko Yao et Ko Jum. Pouvez-vous m'éclairer et me donner quelques informations sur ces 2 îles? Qualités des plages, restaurants, possibilités de faire du snorkelling (nous ne plongeons pas en bouteille), facilités de partir en excursions?
Je me dis que loger les 10 jours restants sur ces 2 îles pourrait permettre d'être au calme et de consacrer des excursions d'une journée à Phi Phi et la baie de Phang Nga.
Si vous avez des idées ou suggestions d'autres Iles ou excursions je suis bien sur preneur. Est-il possible au départ de Ko Jum d'aller sur Ko Puda Chicken Island (le tour des 4 îles je crois?)?
Merci.
Nicolas
Itinéraire Pérou-Bolivie-Chili: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Que pensez vous de mon ittinéraire ?
Lima-Nazca (2 jours) Nazca-Cusco (5-6 jours pour trekking Machu Picchu) Cusco - San Pedro de Atacama (5 jours environs dans le desert) Remonté vers le Sud Lipez (2-3 jours) Salar de Uyuhi (4 jours) Santa Cruz - Parc Noel Kemff (7 jours) Sucre (2 jours) La paz (2 jours) Cobacabana + Isla del sol (Lac titicaca) (3 jours)
Jai 38 jours devant moi... Je voulais savoir s'il est mieux de déssendre directement au Chili de Cusco ou bien de faire la Bolivie après Cusco. Ou peut-on réserver notre excursion dans le sud lipez, salar et desert d'atacama au prix le moins cher ?
Merci infiniment!
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Que pensez vous de mon ittinéraire ?
Lima-Nazca (2 jours) Nazca-Cusco (5-6 jours pour trekking Machu Picchu) Cusco - San Pedro de Atacama (5 jours environs dans le desert) Remonté vers le Sud Lipez (2-3 jours) Salar de Uyuhi (4 jours) Santa Cruz - Parc Noel Kemff (7 jours) Sucre (2 jours) La paz (2 jours) Cobacabana + Isla del sol (Lac titicaca) (3 jours)
Jai 38 jours devant moi... Je voulais savoir s'il est mieux de déssendre directement au Chili de Cusco ou bien de faire la Bolivie après Cusco. Ou peut-on réserver notre excursion dans le sud lipez, salar et desert d'atacama au prix le moins cher ?
Merci infiniment!
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Avis sur itinéraire de quatre semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons partir avec nos 2 ados (12 et 15 ans) en juillet prochain dans l'ouest américain, c'est pour nous une grande première ...
J'ai commencé à plancher depuis plusieurs mois sur un carnet de route, mais c'est ce n'est pas facile, je fais , je refais, en fonction de ce que je lis ici ou là, et je n'ai réussi à réserver les billets d'avion que dernièrement, mais pas comme je l'aurai souhaité, à savoir nous allons partir et revenir de Las Vegas 😕
Je vous remercie de me donner votre avis sur ce projet de circuit, critiques, conseils sont les bienvenus, tant au niveau des haltes, des trails à effectués, du temps passé sur les sites, de la cohérence du circuit, sur les hotels, restau, etc... Bref, je suis preneuse de tout conseil avisé 😉
Petit détail important, nous n'avons jamais fait de randonnées..., mais nous sommes sportifs, alors des randos de 2h devraient être jouables...
J1 (30/06) : Paris / Las Végas : hôtel puis strip...(pas encore réservé l'hôtel...peut être circus circus..)
J2 (01/07) : LV / Los Angeles, Venice Beach Beverly hills..
J3 (02/07) : LV Hollywood studio, puis départ vers Santa Barbara
J4 (03/07) : Santa Barbara / Monterey, via Carmel, Big sur et l'Aquarium
J5 (04/07) : Monterey/ San Francisco via 17 miles drive
J6 (05-06/07) : SF: Downtown, Fisherman's wharf, GGB, vélo pour Sausalito avec retour ferry, Alcatraz (réservé bien avant), cable car...
J8 (07/07) : SF / El Portal ou Mariposa Grove ?
J9 (08/07) : EL Portal ou MG / Mammoth Lakes, via Mariposa, Tioga Pass, Bodie, Mono Lake
J10 (09/07) : Mammoth Lakes/ Furnace Creek, via Bishop, Lone Pine (hotel au Furnace Creek Ranch, mais n'est-ce pas trop tard pour réserver?)
J11 (10/07) : Furnace Greek / Las vegas, via Bad Water, Zabristy point, Dante view
J12 (11/07) : LV : hôtel : Venethian ou Tresure Island ? strip, outlet, spectacle cirque du soleil "o" ... J13 (12/07) : LV / Zion, via Valley of Fire, Grafton, Zion (Emerold trail ou Narrow ou Angel's Landing ?) nuit à Best Western Zion's Park Inn
J14 (13- 14/07) : Zion / Bryce : sentier Navajo Loop trail ou Queen Garden ? ou/et ? + Sunset Point en voiture, soir Rodéo au Ruby's Inn, (hotel Best Western Ruby's Inn ?)
J16 (15/07) : Bryce / Torrey : via road 12 Kodachrome, Devil's garden, Escalante, Boulder, Capitol Reef NP, si possible ferme de Mormon Fruita (hotel Capitol Reef Inn ?)
J17 (16/07) : Torrey / Moab : via road 24, détour à Goblin Valley, poursuivre sur Cisco via road 128, pont colorado (hotel moab valley lodge ?) J18 (17/07) : Moab : journée rafting/4/4
J19 (18/07) : Moab/ Bluff : Arches/Dead Horses Point/Canyonlands, Island in the Sky (hotel goulding (surement trop tard), bluff, mexican hat ?)
J20 (19/07) : Bluff / Page: Gooseneck, valley of Gods, Monument Valley : ballade à pied, en voiture, et à cheval.. Nuit à Bashfulbobs Motel ou Courtyard Page ou Best Western ?
J21 (20-21-22/07) : Page : Lake Powell : matin ?(ballade en bateau am, puis baignade dans le lac) Barrage. Lendemain très tôt : Antelope down avant 9h et Antelope Up, avant 11h (à réserver avant). am : Navajo bridge, Rainbow bridge ? Est-ce le même ? Lee 's Ferry, Cathedral Wash
J24 (23/07) : Page / Grand Canyon : Arrivée par Desert View, via Cameron (Trading Post), détour par Little Colorado River, helico à réserver à l'avance (plutot pour le matin ou l'am le vol ?) ballade helico, quelle trail pouvons nous faire ? Watch Tower ? Nuit à Maswick Logde ou Grd hôtel à Tusayan ou Canyon Plaza Resort
J25 (24/07) : Retour LV en passant par William, Seligman route 66, Grd Store Hackberry, Kingman ? ? ? J29 (28/07) : vol à 20h30 pour Paris🙁 J30 (29/07) : Arrivée à 16h
Aie, aie : que faire des 4 jours restants ? je pensais au départ aller jusqu'à Santa Fe, mais j'ai le sentiment que ça nous fera trop de km ... Devons -nous rajouter "Petrified Forest, Painted Desert" ? Ou peut-être un détour par Sequoia? Ou aller faire un tour à San diego, faire les 2 parks ?
Merci pour votre aide !!!
Evelyne
Nous allons partir avec nos 2 ados (12 et 15 ans) en juillet prochain dans l'ouest américain, c'est pour nous une grande première ...
J'ai commencé à plancher depuis plusieurs mois sur un carnet de route, mais c'est ce n'est pas facile, je fais , je refais, en fonction de ce que je lis ici ou là, et je n'ai réussi à réserver les billets d'avion que dernièrement, mais pas comme je l'aurai souhaité, à savoir nous allons partir et revenir de Las Vegas 😕
Je vous remercie de me donner votre avis sur ce projet de circuit, critiques, conseils sont les bienvenus, tant au niveau des haltes, des trails à effectués, du temps passé sur les sites, de la cohérence du circuit, sur les hotels, restau, etc... Bref, je suis preneuse de tout conseil avisé 😉
Petit détail important, nous n'avons jamais fait de randonnées..., mais nous sommes sportifs, alors des randos de 2h devraient être jouables...
J1 (30/06) : Paris / Las Végas : hôtel puis strip...(pas encore réservé l'hôtel...peut être circus circus..)
J2 (01/07) : LV / Los Angeles, Venice Beach Beverly hills..
J3 (02/07) : LV Hollywood studio, puis départ vers Santa Barbara
J4 (03/07) : Santa Barbara / Monterey, via Carmel, Big sur et l'Aquarium
J5 (04/07) : Monterey/ San Francisco via 17 miles drive
J6 (05-06/07) : SF: Downtown, Fisherman's wharf, GGB, vélo pour Sausalito avec retour ferry, Alcatraz (réservé bien avant), cable car...
J8 (07/07) : SF / El Portal ou Mariposa Grove ?
J9 (08/07) : EL Portal ou MG / Mammoth Lakes, via Mariposa, Tioga Pass, Bodie, Mono Lake
J10 (09/07) : Mammoth Lakes/ Furnace Creek, via Bishop, Lone Pine (hotel au Furnace Creek Ranch, mais n'est-ce pas trop tard pour réserver?)
J11 (10/07) : Furnace Greek / Las vegas, via Bad Water, Zabristy point, Dante view
J12 (11/07) : LV : hôtel : Venethian ou Tresure Island ? strip, outlet, spectacle cirque du soleil "o" ... J13 (12/07) : LV / Zion, via Valley of Fire, Grafton, Zion (Emerold trail ou Narrow ou Angel's Landing ?) nuit à Best Western Zion's Park Inn
J14 (13- 14/07) : Zion / Bryce : sentier Navajo Loop trail ou Queen Garden ? ou/et ? + Sunset Point en voiture, soir Rodéo au Ruby's Inn, (hotel Best Western Ruby's Inn ?)
J16 (15/07) : Bryce / Torrey : via road 12 Kodachrome, Devil's garden, Escalante, Boulder, Capitol Reef NP, si possible ferme de Mormon Fruita (hotel Capitol Reef Inn ?)
J17 (16/07) : Torrey / Moab : via road 24, détour à Goblin Valley, poursuivre sur Cisco via road 128, pont colorado (hotel moab valley lodge ?) J18 (17/07) : Moab : journée rafting/4/4
J19 (18/07) : Moab/ Bluff : Arches/Dead Horses Point/Canyonlands, Island in the Sky (hotel goulding (surement trop tard), bluff, mexican hat ?)
J20 (19/07) : Bluff / Page: Gooseneck, valley of Gods, Monument Valley : ballade à pied, en voiture, et à cheval.. Nuit à Bashfulbobs Motel ou Courtyard Page ou Best Western ?
J21 (20-21-22/07) : Page : Lake Powell : matin ?(ballade en bateau am, puis baignade dans le lac) Barrage. Lendemain très tôt : Antelope down avant 9h et Antelope Up, avant 11h (à réserver avant). am : Navajo bridge, Rainbow bridge ? Est-ce le même ? Lee 's Ferry, Cathedral Wash
J24 (23/07) : Page / Grand Canyon : Arrivée par Desert View, via Cameron (Trading Post), détour par Little Colorado River, helico à réserver à l'avance (plutot pour le matin ou l'am le vol ?) ballade helico, quelle trail pouvons nous faire ? Watch Tower ? Nuit à Maswick Logde ou Grd hôtel à Tusayan ou Canyon Plaza Resort
J25 (24/07) : Retour LV en passant par William, Seligman route 66, Grd Store Hackberry, Kingman ? ? ? J29 (28/07) : vol à 20h30 pour Paris🙁 J30 (29/07) : Arrivée à 16h
Aie, aie : que faire des 4 jours restants ? je pensais au départ aller jusqu'à Santa Fe, mais j'ai le sentiment que ça nous fera trop de km ... Devons -nous rajouter "Petrified Forest, Painted Desert" ? Ou peut-être un détour par Sequoia? Ou aller faire un tour à San diego, faire les 2 parks ?
Merci pour votre aide !!!
Evelyne