Results for "Vallée+Loire+|+127"
40559 results found.
Itinéraire de quarante et un jours avec treks au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour à tous 🙂,
Nous partons dans 4 jours pour la première fois au Pérou et en Bolivie et nous aimerions avoir votre avis sur notre itinéraire, tout à fait modifiable selon vos conseils. Nous sommes sportifs, parlons bien l'Espagnol et recherchons surtout des paysages grandioses, une culture à découvrir, si possible sans une foule de touristes!
J1: arrivée à Lima et départ pour Pisco J2: islas Ballestas et voyage de nuit vers Arequipa. Peut-on "zapper" Ica, Huacachina et Nazca?J3: Arequipa J4, 5, 6: treck dans le canyon de Colca J7: bus pour Cuzco J8: Cuzco J9: Cuzco et Sacsahuaman J10: Chinchero, Pisac, Ollantaytambo, Aguas Calientes. C'est possible la même journée? J11: Macchu Picchu et Huayna Picchu J12: trajet vers Puno. C'est possible en train? J13: Puno et Sillustani J14: lago Titicaca et nuit sur l'île d'Amantani J15: trajet vers Copacabana J16: trajet vers La Paz J17: La Paz J18: Trajet vers Tupiza J19, 20, 21, 22, 23: salar d'Uyuni J24: retour à la Paz J25 à J29: treck: del choro?/Takesi?/Autre??? Lequel nous conseilleriez-vous? J30: La Paz-Lima J31: Lima-Huaraz J32: Caraz J33 à 37: Quel treck en 5 jours et quelle Cordillère blanche ou Huayhuash? J38: Retour à Lima Il nous reste 3 jours. Qu'est-ce que vous nous conseilleriez? Un treck dans la Vallée Sacrée? Ou passer plus de temps quelque part? N'hésitez pas à critiquer notre itinéraire et à nous proposer d'autres alternatives! Merci d'avance pour votre aide! 😊 Julie et Jon
J1: arrivée à Lima et départ pour Pisco J2: islas Ballestas et voyage de nuit vers Arequipa. Peut-on "zapper" Ica, Huacachina et Nazca?J3: Arequipa J4, 5, 6: treck dans le canyon de Colca J7: bus pour Cuzco J8: Cuzco J9: Cuzco et Sacsahuaman J10: Chinchero, Pisac, Ollantaytambo, Aguas Calientes. C'est possible la même journée? J11: Macchu Picchu et Huayna Picchu J12: trajet vers Puno. C'est possible en train? J13: Puno et Sillustani J14: lago Titicaca et nuit sur l'île d'Amantani J15: trajet vers Copacabana J16: trajet vers La Paz J17: La Paz J18: Trajet vers Tupiza J19, 20, 21, 22, 23: salar d'Uyuni J24: retour à la Paz J25 à J29: treck: del choro?/Takesi?/Autre??? Lequel nous conseilleriez-vous? J30: La Paz-Lima J31: Lima-Huaraz J32: Caraz J33 à 37: Quel treck en 5 jours et quelle Cordillère blanche ou Huayhuash? J38: Retour à Lima Il nous reste 3 jours. Qu'est-ce que vous nous conseilleriez? Un treck dans la Vallée Sacrée? Ou passer plus de temps quelque part? N'hésitez pas à critiquer notre itinéraire et à nous proposer d'autres alternatives! Merci d'avance pour votre aide! 😊 Julie et Jon
Randonnée au Maroc: le Toubkal ou le M'goun? English translation pending
tout d'abord merci a tous pour vos propositions
je serai au maroc entre la 2 et 3 semaine de septembre pas encore de date précise.En fouinant j'ai lut tellement d'iténéraire que je suis hésitante " le toubkal ou le ngoun " qui peut conseillé une novice et m'indiquer la marche a suivre pour un solo
Merci
Quel autre pays visiter avec le Vietnam? English translation pending
Je souhaiterais passer un mois en Asie vers Octobre/Novembre prochain.
J'aimerais visiter 2 pays durant ce mois.
Le Vietnam (environ 20j?) + un autre pays (environ 10 jours?).
Mais lequel?
Je suis prêt à prendre un vol pour aller à l'autre pays.
Les connaisseurs de cette région peuvent t'ils me donner leur avis?
Merci bcp.
Douze jours au Maroc: Essaouira, Taroudant, Tiznit, désert, activités et visites English translation pending
bonjour à tous ! 🙂
je part pour le maroc au mois d'octobre pour 12 jours, j'arriverais à agadir ou je ne compte pas rester plus de 1 journée pour aller ensuite à essaouira, j'aimerais également découvrir taroudannt et tiznit (je ne sais pas encore dans quel ordre...si vous avez des conseils je suis preneuse!) et après ca j'aimerais également passer au moins une journée dans le désert.
pouvez vous me dire quel est le désert le plus proche de ces destinations (qui sont assez regroupées les unes des autres) et comment s'organiser pour y passer une journée, voir aussi une nuit, y a t'il des guides ou les trouver et quel est l'ordre de prix ?
j'aimerais avoir le temps d'effectuer ce circuit sans perdre trop de temps en transport et surtout en ayant le temps de profiter au maximum de ce que peut apporter chacunes des villes que je visiterais, alors pensez vous que l'une d'elles ne vaut pas trop le coup ? j'ai entendu parler de taroudannt et tiznit mais qui a t-il à faire, à visiter et à voir la bas ? et es t'il aussi facile de si loger que dans les grandes villes plus touristique ?
et à essaouira, quelles sont les activités à faire, les lieux, les monuments... ? si vous avez des bonnes adresses de restos ou de logement je suis aussi preneuse !
je souhaite aussi ramener des produits typiques et artisanaux que ce soit alimentaire, cosmétique, décoratif, aussi de la maroquinerie et des bijoux voir de la vaisselle, quel sont les incontournables ? (je précise : je cherche à acheter de la qualité et non pas de la quantité) si vous avez de bonnes adresses...
je voudrais également trouver de l'huile d'argan, j'ai lu sur ce forum pas mal d'avis divergant à ce sujet... j'avoue etre un peu perdue !
si quelqu'un sait réellement ou je peux en trouver de la pure peut importe le prix je ne compte pas en acheter un stock, au max. 1 L, j'étais partis sur l'idée de me rendre dans une coopérative féminine mais j'ai maintenant quelques doutes, en connaissez vous une vraie qui vend de la vraie huile d'argan ? et ou trouver les paysans dont j'ai entendu parler qui l'a produise eux meme ?
ah et aussi si vous avez de bonnes ardresses pour du miel marocain pure de qualité ?
je sais ca fait beaucoup de questions 😊 excusez moi mais je trépigne déjà à l'idée de ce voyage !!
merçi d'avance !
Endroits à visiter en Suisse? English translation pending
bonjour, j, aimerais avoir des infos sur la suisse, les endroits a visiter, la langue parlée.
Où sortir à Bangkok? English translation pending
Hello,
voila je viens d arriver aujourd hui a bangkok et j aimerais sortir prendre un verre ou en boite...Quels quartiers me conseillez vous ??
Merci
voila je viens d arriver aujourd hui a bangkok et j aimerais sortir prendre un verre ou en boite...Quels quartiers me conseillez vous ??
Merci
Idées pour un premier voyage en Inde? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon fiancé et moi même avons un projet d'aller en vacances pour la première fois en Inde ( nous aimons bcp voyager et nous sommes bilingue anglais). Nous partirons pour début Septembre pour 3 semaines.Nous aimons bcp les temples, aller au contact de la population mais aussi admirer des paysages fabureux. J'aimerais que ce séjour soit le plus fantastique et romantique possible (quelque chose en sorte inoubliables). Pour le moment, nous récoltons des informations pour bâtir notre itinéraire. Nous sommes également un couple mix Caucasienne et Black africains. Même si nous avons passé plus de 7 ans à Londres au contact d'indiens, nous ne savons pas quel regard les gens de là bas vont porter sur nous. Nous voulons pouvoir être rassurer ; tout en allant nous mélanger avec la population. Merci pour vos conseils. P.S: les astuces ou tips sont aussi les bienvenus pour voyager et passer les séjours au meilleur prix ( hoôtel, restauration, ...) Emmanuel
Mail: mendy_emmanuel@yahoo.fr
Mon fiancé et moi même avons un projet d'aller en vacances pour la première fois en Inde ( nous aimons bcp voyager et nous sommes bilingue anglais). Nous partirons pour début Septembre pour 3 semaines.Nous aimons bcp les temples, aller au contact de la population mais aussi admirer des paysages fabureux. J'aimerais que ce séjour soit le plus fantastique et romantique possible (quelque chose en sorte inoubliables). Pour le moment, nous récoltons des informations pour bâtir notre itinéraire. Nous sommes également un couple mix Caucasienne et Black africains. Même si nous avons passé plus de 7 ans à Londres au contact d'indiens, nous ne savons pas quel regard les gens de là bas vont porter sur nous. Nous voulons pouvoir être rassurer ; tout en allant nous mélanger avec la population. Merci pour vos conseils. P.S: les astuces ou tips sont aussi les bienvenus pour voyager et passer les séjours au meilleur prix ( hoôtel, restauration, ...) Emmanuel
Mail: mendy_emmanuel@yahoo.fr
Avis recherchés: Ladakh, Himachal ou Madya Pradesh? English translation pending
Ca y est, c'est reparti: je retourne en Inde, du 21 juillet au 17 août. Seule. Crevée et pas en top forme (bon, pour ceux qui ont envie de me dire que l'Inde, dans ce cas-là, c'est pas l'idéal, je vous le dis tout de suite: l'Inde me calme). Arrivée et départ de Delhi.
Mais voilà, je ne me suis pas encore décidée sur la destination.
Je n'ai pas envie de courir, je recherche plutôt quelques points de chute à partir desquels rayonner. Je ne déteste pas les villes, mais les destinations où je peux profiter de la nature m'attirent de plus en plus. Et les villes, je les préfère petites ou moyennes. Les grandes villes, je n'arrive à les apprécier que si j'y reste très longtemps.
Pour l'instant, voici donc mes options:
Le Ladakh: ça semble magnifique, bien sûr, mais je ne sais pas si cette destination vaut le coup si on a pas envie de faire de "vrais" treks. Marcher longtemps, c'est ok, mais monter longtemps, ça, je ne le sens pas trop. Et j'avoue aussi craindre un peu le mal de l'altitude (je suis très sujette aux migraines). Mais peut-être existe-t-il quelques petits endroits où se poser qui valent le coup?
L'Himachal Pradesh: le Lahaul, le Spiti et une partie du Kinnaur ne semblent pas trop arrosés. Mêmes interrogations que pour le Ladakh. Y a-t-il un coin à privilégier pour qui ne veut pas battre de records sportifs mais la prendre plutôt cool?
Le Madya Pradesh: au cours des dernières années, je crois que cette région n'a pas été très arrosée par la mousson. C'est donc une option possible. Vous connaissez des coins où il ferait bon se poser, profiter des environs, flâner?
Bien sûr, personne ne peut choisir à ma place. Mais j'aimerais bien lire vos avis et vos suggestions. Et surtout, que vous me proposiez quelques points de chute sympas dans ces régions. Ou ailleurs! (bon, à distance raisonnable de Delhi!).
Un gros merci à l'avance. (et à ceux à qui j'ai parlé du carnet de mon dernier voyage au Kerala, patience, il arrive!)
Le Ladakh: ça semble magnifique, bien sûr, mais je ne sais pas si cette destination vaut le coup si on a pas envie de faire de "vrais" treks. Marcher longtemps, c'est ok, mais monter longtemps, ça, je ne le sens pas trop. Et j'avoue aussi craindre un peu le mal de l'altitude (je suis très sujette aux migraines). Mais peut-être existe-t-il quelques petits endroits où se poser qui valent le coup?
L'Himachal Pradesh: le Lahaul, le Spiti et une partie du Kinnaur ne semblent pas trop arrosés. Mêmes interrogations que pour le Ladakh. Y a-t-il un coin à privilégier pour qui ne veut pas battre de records sportifs mais la prendre plutôt cool?
Le Madya Pradesh: au cours des dernières années, je crois que cette région n'a pas été très arrosée par la mousson. C'est donc une option possible. Vous connaissez des coins où il ferait bon se poser, profiter des environs, flâner?
Bien sûr, personne ne peut choisir à ma place. Mais j'aimerais bien lire vos avis et vos suggestions. Et surtout, que vous me proposiez quelques points de chute sympas dans ces régions. Ou ailleurs! (bon, à distance raisonnable de Delhi!).
Un gros merci à l'avance. (et à ceux à qui j'ai parlé du carnet de mon dernier voyage au Kerala, patience, il arrive!)
Voyage Ladakh-Zanskar-Spiti dans l'Himalaya indien English translation pending
Salut,
Je recours à votre expérience une dernière fois pour avoir quelques infos sur la deuxième partie de mon voyage, à savoir le Ladakh et le nord de delhi. Tout d'abord il est plus pratique de prendre un vol Delhi-leh pour ensuite redescendre par la route ou l'inverse ? Comme je n'ai pas 1 mois à consacrer à cette merveilleuse région, je pensais prendre un vol pour économiser les distances.
Avec 2 semaines / 2 semaine et demi il serait possible de visiter leh et alentours ( temples, mini treks) et de redescendre sur manali darhamsala et delhi ensuite ? Un trek entre darcha ou kargil jusqu'a manali et facilement organisable ? Le trajet Leh- manali se fait toujours entièrement en bus ou taxi ? J'ai lu quelques informations sur un truc trek dans le zanskar pour rejoindre manali. Je suis un peu perdu la dessus. Vos avez quelques conseils sur cette région ( lieux, petits treks à faire) et sur un itinéraire ?
Je pensais faire en gros Delhi-leh-lamayuru-kargil-padum-manali ( enfin quelque chose dans le genre )
C'est fesable ? et cela en 2 semaines et demi ?
PS: Il est indispensable de reserver un vol à l'avance pour leh ? ou sur place on peut en prendre.. Région très prisée des touristes durant cette période (aout), il n'y a pas de problèmes pour trouver facilement un hôtel sur place ? Merci beaucoup pour votre aide.
Je recours à votre expérience une dernière fois pour avoir quelques infos sur la deuxième partie de mon voyage, à savoir le Ladakh et le nord de delhi. Tout d'abord il est plus pratique de prendre un vol Delhi-leh pour ensuite redescendre par la route ou l'inverse ? Comme je n'ai pas 1 mois à consacrer à cette merveilleuse région, je pensais prendre un vol pour économiser les distances.
Avec 2 semaines / 2 semaine et demi il serait possible de visiter leh et alentours ( temples, mini treks) et de redescendre sur manali darhamsala et delhi ensuite ? Un trek entre darcha ou kargil jusqu'a manali et facilement organisable ? Le trajet Leh- manali se fait toujours entièrement en bus ou taxi ? J'ai lu quelques informations sur un truc trek dans le zanskar pour rejoindre manali. Je suis un peu perdu la dessus. Vos avez quelques conseils sur cette région ( lieux, petits treks à faire) et sur un itinéraire ?
Je pensais faire en gros Delhi-leh-lamayuru-kargil-padum-manali ( enfin quelque chose dans le genre )
C'est fesable ? et cela en 2 semaines et demi ?
PS: Il est indispensable de reserver un vol à l'avance pour leh ? ou sur place on peut en prendre.. Région très prisée des touristes durant cette période (aout), il n'y a pas de problèmes pour trouver facilement un hôtel sur place ? Merci beaucoup pour votre aide.
Croisière sur le Nil English translation pending
bonjour
nous revenons de la croisière la gloire des pharaons avec fram. nous étions sur le bateau le tarot, c'etait bien
et personnel sympa. notre guide nous donnait beaucoup d'explications et c'était assez passionnantet avions du temps de disponible après.
ce n'etait plus la haute saison et nous partions de bonne heure pour profiter des sites
bien sur nous avons eu droit de visiter parfumerie, bijouterie et boutique de papyrus .
le dernier jour nous avons traversé le marché de louxor et c'était un autre monde
que du bonheur
Circuit à Sumatra et Bataks (Indonésie) English translation pending
bonsoir, nous partons en octobre pour sumatra(medane). nous aimerions aller voir les bataks et autres tribues dans le nord(lac toba?) peut-on nous donner un itinenaire à faire ou conseils de mode de deplacement, guides ...puis nous descendrons vers le sud de sumatra pour rejoindre java et sa region de yojajakarta et les temples et d'ou nous repartirons 30 jours plus tard( notre voyage ne durera que 1 mois) nous n'avons pas encore achete de guide français et donc nous sommes prenneurs de tous conseils pour sumatra et java meme quel guide faudrait acheter (pour les autres voyage nous prennions le grd et le lp), à vous lire rapidement pour deja etre partie.merci.rozenn
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
De quelle façon découvrir l'Egypte à l'automne 2008? English translation pending
bonjour, 🙂🙂
Nous envisageons avec mon mari de découvrir l'Egypte à l'automne 2008 (oct ou nov) pour la 1ère fois
Comment faire une sélection parmi toutes les richesses que ce pays offre aux visiteurs??
J'aimerais avoir votre avis sur une 1ère sélection de sites à visiter
Nous pensons rester une quinzaine de jours j'avais pensé à une formule 8jours croisière sur le Nil et 8jours balnéaire est-ce une bonne idée ?
La période choisie permet-elle de bonnes conditions de visites (climat et fréquentation, )sachant que ce merveilleux pays est visité toute l'année j'attends vos impressions et conseils avant de réserver
Au fait, y a t-il des TO plus fiables que d'autres pour cette destination (j'entends au niveau programme proposé et tarifs)
merci à ceux qui voudront bien éclairer ma lanterne🙂😉
Nous envisageons avec mon mari de découvrir l'Egypte à l'automne 2008 (oct ou nov) pour la 1ère fois
Comment faire une sélection parmi toutes les richesses que ce pays offre aux visiteurs??
J'aimerais avoir votre avis sur une 1ère sélection de sites à visiter
Nous pensons rester une quinzaine de jours j'avais pensé à une formule 8jours croisière sur le Nil et 8jours balnéaire est-ce une bonne idée ?
La période choisie permet-elle de bonnes conditions de visites (climat et fréquentation, )sachant que ce merveilleux pays est visité toute l'année j'attends vos impressions et conseils avant de réserver
Au fait, y a t-il des TO plus fiables que d'autres pour cette destination (j'entends au niveau programme proposé et tarifs)
merci à ceux qui voudront bien éclairer ma lanterne🙂😉
Deux mois seul en Inde et au Népal: sécurité? English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte partir en Inde du nord et au Népal cet été pour une durée de 2 mois. J'adore voyager mais c'est en quelque sorte ma première expérien d'un voyage en solitaire dans un pays différent et lointain. Après beaucoup d'excitation je sens une petite pression monter. :) Pour information j'ai 21 ans.
J'aimerais tout d'abord écoute vos avis et conseils sur la sécurité de voyager seul en INDE ( Bombay, delhi, rajasthan, darhamsla, varanesi...... Katmandou....... ). Quels pratiques sont à éviter ? Quels particularités locales pensez-vous qu'il est indispensable de connaître ? et d'ainsi respecter..
J'ai entendu parler aussi parfois du choc culturel à l'arrivée en Inde. Quels ont été vos expérience ? 🙂🙂
Il vient d'y avoir une disparition d'un jeune touriste français a bombay. Cas isolé ? ou il faut vraiment faire attention à quelques mauvais plans ?
Je suis friand aussi de tous vos petits conseils sur la vie là bas. Astuces et autres...
en vous remerciant 🙂
Je compte partir en Inde du nord et au Népal cet été pour une durée de 2 mois. J'adore voyager mais c'est en quelque sorte ma première expérien d'un voyage en solitaire dans un pays différent et lointain. Après beaucoup d'excitation je sens une petite pression monter. :) Pour information j'ai 21 ans.
J'aimerais tout d'abord écoute vos avis et conseils sur la sécurité de voyager seul en INDE ( Bombay, delhi, rajasthan, darhamsla, varanesi...... Katmandou....... ). Quels pratiques sont à éviter ? Quels particularités locales pensez-vous qu'il est indispensable de connaître ? et d'ainsi respecter..
J'ai entendu parler aussi parfois du choc culturel à l'arrivée en Inde. Quels ont été vos expérience ? 🙂🙂
Il vient d'y avoir une disparition d'un jeune touriste français a bombay. Cas isolé ? ou il faut vraiment faire attention à quelques mauvais plans ?
Je suis friand aussi de tous vos petits conseils sur la vie là bas. Astuces et autres...
en vous remerciant 🙂
Si vous désirez vous installer en République Dominicaine English translation pending
Depuis qqs mois je remarque plusieurs questions sur le forum de personnes désirant s'installer ou acheter une propriété en RD. Ce qui m'intrigue c'est le nombre de ces personnes qui semblent vouloir faire ce saut après avoir passés qq semaines de vacances dans des Tout-inclus ou même après y avoir séjournés à plusieurs reprises pour de courte périodes au cours des dernières années.
Je comprend que l'attrait de la belle vie sur une île très très belle, est très forte, surtout au retour de courtes vacances alors que le boulot et le froid nous attend, on se dit ``pourquoi continuer ce genre de vie quand je pourrais vivre en permanence au paradis?`.
Je répond ``Absolument`` pourquoi pas!!! Mais attention ce n'est pas pour tout le monde. Mon mari et moi avons investit à Cabarete il y a deux ans et nous ne regrettons absolument pas notre décision. Mais nous n'y passons que 5 ou 6 mois par an, même si nous sommes à notre retraite. Il fait toujours bon de revenir à la famille et aux amis.
Il faut préciser aussi que nous avons séjournés à Cabarete sur de longue périodes (entre 4 et 6 mois) pendant au moins 4 ans avant d'acheter notre apart, afin de bien connaître la région et le genre de vie que font les expatriés en RD. Pour nous c'était exactement ce que nous recherchions à ce stade de notre vie.
Nous avons rencontré plusieurs gens qui ont tout quitté dans leur pays afin de gagner leur vie en RD et qui ont amèrement regrettés leur décision. Dans la majorité des cas, ce sont des personnes qui n'ont pas pris le temps d'essayer d'y vivre avant de prendre une décision, et ils sont retournés dans leur pays tristes et beaucoup moins riches qu'à leur départ.
J'aimerais entre les commentaires de ceux d'entre vous qui vivez en permanence en RD... sur vos expériences
Je comprend que l'attrait de la belle vie sur une île très très belle, est très forte, surtout au retour de courtes vacances alors que le boulot et le froid nous attend, on se dit ``pourquoi continuer ce genre de vie quand je pourrais vivre en permanence au paradis?`.
Je répond ``Absolument`` pourquoi pas!!! Mais attention ce n'est pas pour tout le monde. Mon mari et moi avons investit à Cabarete il y a deux ans et nous ne regrettons absolument pas notre décision. Mais nous n'y passons que 5 ou 6 mois par an, même si nous sommes à notre retraite. Il fait toujours bon de revenir à la famille et aux amis.
Il faut préciser aussi que nous avons séjournés à Cabarete sur de longue périodes (entre 4 et 6 mois) pendant au moins 4 ans avant d'acheter notre apart, afin de bien connaître la région et le genre de vie que font les expatriés en RD. Pour nous c'était exactement ce que nous recherchions à ce stade de notre vie.
Nous avons rencontré plusieurs gens qui ont tout quitté dans leur pays afin de gagner leur vie en RD et qui ont amèrement regrettés leur décision. Dans la majorité des cas, ce sont des personnes qui n'ont pas pris le temps d'essayer d'y vivre avant de prendre une décision, et ils sont retournés dans leur pays tristes et beaucoup moins riches qu'à leur départ.
J'aimerais entre les commentaires de ceux d'entre vous qui vivez en permanence en RD... sur vos expériences
Circuit en Malaisie avec notre fille de presque 4 ans English translation pending
Bonjour
Je suis trop heureuse : nous partons cet été un mois en Malaisie avec notre petite fille qui aura presque 4 ans !
Voilà le programme qui commence à se dessiner :
Arrivée Singapour, visite, 3 nuits Vol pour Bornéo, durée max 10 jours (plein de questions) Vol pour KL, 1 nuit Cameron Highland, 3 nuits Kota Baru (pour manger le fameux riz bleu, et le night market !), 1 ou 2 nuits Les Perhentians, 5 jours (ça me parait si court) Retour Kota Baru, 1 ou 2 nuits Malacca ? et Singapour pour prendre un vol de nuit donc pas plus d'une journée
Pour Bornéo, nous aimerions passer cinq jours à Kota Kinabalu, quels sont les trucs sympas à faire/voir ? Y-a-t'il des trips pour aller à la rencontre des coupeurs de têtes ? Pirogues ? L'ile aux tortues ? Les orang-outangs ? Nous aimerions aussi faire un peu de plage, et n'oublions pas que nous serons avec un jeune enfant.
Malacca ? Ça vaut le coup ???
Les perhentians, 5 jours ce n'est pas trop court ?
Et Tioman ? Est-ce que ce n'est pas dommage de le zaper ?
Les liaisons intérieures : on se fait déjà un vol AR pour Bornéo. Entre les différents lieux cités, j'ai un peu du mal à voir les liaisons routières ou ferroviaires. Si nous pouvions éviter les bus de nuit...........
Tout cela vous parait-il réalisable ?
Bref, plein de questions se bousculent dans nos têtes. Tout cela n'est qu'une première ébauche, et vos avis critiques m'intéressent. Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me lire - et de me répondre !
Je suis trop heureuse : nous partons cet été un mois en Malaisie avec notre petite fille qui aura presque 4 ans !
Voilà le programme qui commence à se dessiner :
Arrivée Singapour, visite, 3 nuits Vol pour Bornéo, durée max 10 jours (plein de questions) Vol pour KL, 1 nuit Cameron Highland, 3 nuits Kota Baru (pour manger le fameux riz bleu, et le night market !), 1 ou 2 nuits Les Perhentians, 5 jours (ça me parait si court) Retour Kota Baru, 1 ou 2 nuits Malacca ? et Singapour pour prendre un vol de nuit donc pas plus d'une journée
Pour Bornéo, nous aimerions passer cinq jours à Kota Kinabalu, quels sont les trucs sympas à faire/voir ? Y-a-t'il des trips pour aller à la rencontre des coupeurs de têtes ? Pirogues ? L'ile aux tortues ? Les orang-outangs ? Nous aimerions aussi faire un peu de plage, et n'oublions pas que nous serons avec un jeune enfant.
Malacca ? Ça vaut le coup ???
Les perhentians, 5 jours ce n'est pas trop court ?
Et Tioman ? Est-ce que ce n'est pas dommage de le zaper ?
Les liaisons intérieures : on se fait déjà un vol AR pour Bornéo. Entre les différents lieux cités, j'ai un peu du mal à voir les liaisons routières ou ferroviaires. Si nous pouvions éviter les bus de nuit...........
Tout cela vous parait-il réalisable ?
Bref, plein de questions se bousculent dans nos têtes. Tout cela n'est qu'une première ébauche, et vos avis critiques m'intéressent. Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me lire - et de me répondre !
Route la plus courte pour Ouarzazate-Merzouga? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
J'adore voyager! Faire de la voiture est un mal nécessaire pour voir tranquillement en marchant les plus beaux endroits du monde. Voilà pourquoi je voudrais connaître le chemin le plus "rapide" pour aller de Marrakech à Merzouga car j'aimerais bien le faire en 1 jour (surement épuisant je sais).
Je veux faire l'aller rapidement et prendre le temps pour le retour en passant par Tinehir, Todra, Dades et Skouda. Donc selon votre expérience, à la fin mai avec une petite voiture, c'est plus le rapide par Ouarzazate, Agdz puis Rissani (est-ce joli d'ailleurs?)?
Voyageons....
J'adore voyager! Faire de la voiture est un mal nécessaire pour voir tranquillement en marchant les plus beaux endroits du monde. Voilà pourquoi je voudrais connaître le chemin le plus "rapide" pour aller de Marrakech à Merzouga car j'aimerais bien le faire en 1 jour (surement épuisant je sais).
Je veux faire l'aller rapidement et prendre le temps pour le retour en passant par Tinehir, Todra, Dades et Skouda. Donc selon votre expérience, à la fin mai avec une petite voiture, c'est plus le rapide par Ouarzazate, Agdz puis Rissani (est-ce joli d'ailleurs?)?
Voyageons....
Visiter Louxor en solo English translation pending
Bonjour,
Nous allons effectuer debut juillet (un couple et un enfant de 13 ans) un sejour dans un hotel situé a Soma Bay (a coté d'Hurgada).
Nous aimerions passer 2 ou 3 journées a Louxor pour y effectuer des visites sans avoir a passer par notre TO et nous retrouver "déversé" avec tous les cars sur les sites interessant
Je cherche des infos sur les transports pour aller de Soma Bay a Louxor (bus ou taxi) ainsi que sur les visites sur place. Etant donné que le tourisme est tres encadré en Egypte est-il interessant de faire ce genre de periple oubien au contraire allons nous avoir certains acces impossible a cause du fait que nous ne soyons pas en groupe.
Pardon pour mes questions qui veuvent paraitre naives mais je ne connais pas du tout ce pays et je les pose par rapport a des "on dit" et j'ai un peu la flemme de chercher...
Merci d'avance a tout ceux qui m'aiderons dans ma recherche par leur experience.
Nous allons effectuer debut juillet (un couple et un enfant de 13 ans) un sejour dans un hotel situé a Soma Bay (a coté d'Hurgada).
Nous aimerions passer 2 ou 3 journées a Louxor pour y effectuer des visites sans avoir a passer par notre TO et nous retrouver "déversé" avec tous les cars sur les sites interessant
Je cherche des infos sur les transports pour aller de Soma Bay a Louxor (bus ou taxi) ainsi que sur les visites sur place. Etant donné que le tourisme est tres encadré en Egypte est-il interessant de faire ce genre de periple oubien au contraire allons nous avoir certains acces impossible a cause du fait que nous ne soyons pas en groupe.
Pardon pour mes questions qui veuvent paraitre naives mais je ne connais pas du tout ce pays et je les pose par rapport a des "on dit" et j'ai un peu la flemme de chercher...
Merci d'avance a tout ceux qui m'aiderons dans ma recherche par leur experience.
Ladakh: Delhi-Leh par la route et retour en avion? English translation pending
Bonjour à tous
Je pars pour delhi fin juin, j'aimerais directement prendre un vol pour leh puis redescendre tranquilou par les jolies routes.
Par contre je me demande si c'est bien raisonnable, par rapport à l'altitude, car il n'y aura pas de transition...le mal des montagnes et tout et tout
Que me conseillez vous? Plutot l'inverse delhi/leh par la route puis retour en avion? Quels trajets???
Merci pour vos réponses et expériences vécues
Kay
Kay
Recherche employée parlant français, anglais, espagnol pour Sosua (République Dominicaine) English translation pending
POUR UNE SANDWICHERIE A SOSUA REPUBLIQUE DOMINICAINE RECHERCHE UNE EMPLOYEE DE 10 HEURES A 19 HEURES SAUF LE DIMANCHE POSSIBILITE DE LOGEMENT UNE CHAMBRE S D B, FRANCAIS ANGLAIS ESPAGNOL SOUHAITE SALAIRE A DEBATTRE URGENT DEBUT 20/05/2008
Guide de voyage sur le trekking et randonnées au Népal? English translation pending
salut à tous,
Je pars bientot au nepal, et je cherche un guide precis decrivant certaines des plus celebres trekks et randonnees (par exemple : le grand tour des anapurnas .....); j'ai trouvé beaucoup d'exemplaires en francais, mais en français! J'ai déjà le lonely planet🙂 Que me conseillez vous???
Merci
Je pars bientot au nepal, et je cherche un guide precis decrivant certaines des plus celebres trekks et randonnees (par exemple : le grand tour des anapurnas .....); j'ai trouvé beaucoup d'exemplaires en francais, mais en français! J'ai déjà le lonely planet🙂 Que me conseillez vous???
Merci
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Après plus d'un an de préparation ! Voici notre itinéraire définitif pour notre départ dans 1 mois (on commence à sauter de joie depuis le temps qu'on trouve que le temps ne passe pas assez vite... )
Tout est booké depuis longtemps (sauf quelques hotels qui ont changé dernièrement en fonction des promos à las Vegas) : merci de vos commentaires si vous pensez que nous avons oublié des choses ! Toutes vos remarques ou critiques seront les bienvenues... Nous partons à 4 (2 adultes et 2 enfants de 9 et 6 ans) - nous avons essayé de faire équilibré pour éviter les trop grosses étapes de route et prendre le temps de faire des ballades dans les parcs (sauf si la chaleur est vraiment intense ! on se rabattra sur les piscines des hotels... lol) c'est pourquoi nous avons volontairement écarté la Californie et le secteur de Yellowstone (impossible de tout faire en tout juste 3 semaines)...
Départ le Dimanche 15 juin en train : Lyon - Bruxelles nuit au Novotel de l'aéroport
J1 - 16/06 : Vol Bruxelles - Las Vegas via Chicago - Arrivée vers 16h30 / Taxi et installation à l'hotel Paris J2 - 17/06 : Journée libre à Las Vegas - Prise en charge le matin de notre voiture (catégorie Toyota Highlander) à l'hotel Paris / Nuit à l'hotel Paris J3 - 18/06 : Départ tôt pour Valley of Fire, et route vers Zion : Si possible, ballade dans les Narrows - Nuit à Springdale (Pioneer Lodge) J4 - 19/06 : Zion, ballade Canyon Overlook et route vers Grand Canyon North Rim (visite des divers points de vue) - Nuit au Lodge dans une Pioneer Cabin J5 - 20/06 : Route vers Page, via Lee's Ferry et Horseshoe Bend - Après midi : location d'un bateau ou ballade sur le lac (Antelope canyon tour) / Nuit à Page au Day's Inn J6 - 21/06 : Visite de Antelope Canyon, certainement Lower Antelope Canyon qui semble plus sympa pour les enfants et moins surpeuplé que Upper Antelope... Puis route vers Bryce via Cottonwood Canyon Road - Si possible, visite de Kodachrome en fin d'après midi / Nuit au Ruby's Inn de Bryce (coucher de soleil à Bryce) J7 - 22/06 : ballade dans Bryce (si possible, combiné Navajo et Peekaboo trail), et route vers Escalante (via Kodachrome si pas fait la veille) - Eventuellement Devil's Garden en fin d'après midi... / Nuit à Escalante Rainbow Country B&B J8 - 23/06 : Burr trail et Capitol Reef via Nottom Road / Nuit à Torrey Austin chuck Wagon J9 - 24/06 : Route vers Moab via Goblin Valley / Installation pour 4 nuits à Moab (La Quinta Inn) J10 - 11 -12 : Visite du secteur de Moab en panachant au mieux... A faire les matins : Arches : Devil's Garden + autres (j'ai trouvé sur le net un site qui récapitule ce qu'il vaut mieux visiter le matin ou le soir à Arches pour les meilleurs expositions photos...), Canyonlands : Shafer trail + Potash Road, Raft sur le colorado ??, Needles (Chelser Park Viewpoint)??? et les soirs : Island in The sky et Dead Horse Point, Arches : Delicate arch et autre, Route 128 et Fisher Tower, spectacle Bar Chuck (musique country et "diner" cow boy) Je ne sais pas si on aura le temps de tout faire à Moab vu que les activités et choses à voir sont nombreuses et qu'il risque de faire très chaud en journée... A voir sur place... J13 - 28/06 : Route pour Chinle - Canyon de chelly rive sud - Nuit à Chinle Holiday Inn J14 - 29/06 : Canyon de chelly : White House trail puis route vers Mexican Hat : Valley of Gods et Gooseneck, et route vers Monument Valley : visite de la piste en fin d'après midi - Nuit au Goulding's Lodge J15 - 30/06 : Grosse journée de route - Monument Valley à Kingman via la route 66 - nuit à Kingman (Best Western Wayfarer's) J16 - 01/07 : A nouveau grosse journée de route : Kingman - Oatman et route vers Death Valley via le désert du Mojave - Visite des différents points de vue (Badwater, Devil's gold course...), coucher de soleil sur les dunes - Nuit au Stovepipe wells J17 - 02/07 : Death Valley suite et route vers Las Vegas / Installation au Venetian pour 2 nuits J18 - 03/07 : journée libre à Las Vegas J19 - 04/07 : Vol Las Vegas - Bruxelles J20 - 05/07 : arrivée à Bruxelles et retour sur Lyon
Merci de toutes vos remarques, suggestions, idées, critiques....
Tout est booké depuis longtemps (sauf quelques hotels qui ont changé dernièrement en fonction des promos à las Vegas) : merci de vos commentaires si vous pensez que nous avons oublié des choses ! Toutes vos remarques ou critiques seront les bienvenues... Nous partons à 4 (2 adultes et 2 enfants de 9 et 6 ans) - nous avons essayé de faire équilibré pour éviter les trop grosses étapes de route et prendre le temps de faire des ballades dans les parcs (sauf si la chaleur est vraiment intense ! on se rabattra sur les piscines des hotels... lol) c'est pourquoi nous avons volontairement écarté la Californie et le secteur de Yellowstone (impossible de tout faire en tout juste 3 semaines)...
Départ le Dimanche 15 juin en train : Lyon - Bruxelles nuit au Novotel de l'aéroport
J1 - 16/06 : Vol Bruxelles - Las Vegas via Chicago - Arrivée vers 16h30 / Taxi et installation à l'hotel Paris J2 - 17/06 : Journée libre à Las Vegas - Prise en charge le matin de notre voiture (catégorie Toyota Highlander) à l'hotel Paris / Nuit à l'hotel Paris J3 - 18/06 : Départ tôt pour Valley of Fire, et route vers Zion : Si possible, ballade dans les Narrows - Nuit à Springdale (Pioneer Lodge) J4 - 19/06 : Zion, ballade Canyon Overlook et route vers Grand Canyon North Rim (visite des divers points de vue) - Nuit au Lodge dans une Pioneer Cabin J5 - 20/06 : Route vers Page, via Lee's Ferry et Horseshoe Bend - Après midi : location d'un bateau ou ballade sur le lac (Antelope canyon tour) / Nuit à Page au Day's Inn J6 - 21/06 : Visite de Antelope Canyon, certainement Lower Antelope Canyon qui semble plus sympa pour les enfants et moins surpeuplé que Upper Antelope... Puis route vers Bryce via Cottonwood Canyon Road - Si possible, visite de Kodachrome en fin d'après midi / Nuit au Ruby's Inn de Bryce (coucher de soleil à Bryce) J7 - 22/06 : ballade dans Bryce (si possible, combiné Navajo et Peekaboo trail), et route vers Escalante (via Kodachrome si pas fait la veille) - Eventuellement Devil's Garden en fin d'après midi... / Nuit à Escalante Rainbow Country B&B J8 - 23/06 : Burr trail et Capitol Reef via Nottom Road / Nuit à Torrey Austin chuck Wagon J9 - 24/06 : Route vers Moab via Goblin Valley / Installation pour 4 nuits à Moab (La Quinta Inn) J10 - 11 -12 : Visite du secteur de Moab en panachant au mieux... A faire les matins : Arches : Devil's Garden + autres (j'ai trouvé sur le net un site qui récapitule ce qu'il vaut mieux visiter le matin ou le soir à Arches pour les meilleurs expositions photos...), Canyonlands : Shafer trail + Potash Road, Raft sur le colorado ??, Needles (Chelser Park Viewpoint)??? et les soirs : Island in The sky et Dead Horse Point, Arches : Delicate arch et autre, Route 128 et Fisher Tower, spectacle Bar Chuck (musique country et "diner" cow boy) Je ne sais pas si on aura le temps de tout faire à Moab vu que les activités et choses à voir sont nombreuses et qu'il risque de faire très chaud en journée... A voir sur place... J13 - 28/06 : Route pour Chinle - Canyon de chelly rive sud - Nuit à Chinle Holiday Inn J14 - 29/06 : Canyon de chelly : White House trail puis route vers Mexican Hat : Valley of Gods et Gooseneck, et route vers Monument Valley : visite de la piste en fin d'après midi - Nuit au Goulding's Lodge J15 - 30/06 : Grosse journée de route - Monument Valley à Kingman via la route 66 - nuit à Kingman (Best Western Wayfarer's) J16 - 01/07 : A nouveau grosse journée de route : Kingman - Oatman et route vers Death Valley via le désert du Mojave - Visite des différents points de vue (Badwater, Devil's gold course...), coucher de soleil sur les dunes - Nuit au Stovepipe wells J17 - 02/07 : Death Valley suite et route vers Las Vegas / Installation au Venetian pour 2 nuits J18 - 03/07 : journée libre à Las Vegas J19 - 04/07 : Vol Las Vegas - Bruxelles J20 - 05/07 : arrivée à Bruxelles et retour sur Lyon
Merci de toutes vos remarques, suggestions, idées, critiques....
Hôtel Tikida Garden English translation pending
Bonjour, je pars mi-juin au TIKIDA, qui peut me donner des infos sur l'hotel? Merci A+ Jo11
Traverser Death Valley de long en large English translation pending
Bonjour,
Après avoir visité Yosemite, je passe la nuit à Bishop. Le lendemain je souhaite traverser Death Valley de long en large, de Lone Pine pour dormir à Beatty.
Vu la chaleur en juillet, nous pensons nous lever assez tôt et comme les hotels étaient complet aux dates souhaitées à Furnace Creek, nous avons opter pour Beatty (pour nous rendre ensuite sur Las Vegas).
Est ce qu'en traversant ainsi on voit des choses intéressantes ou faut-il descendre vers Furnace Creek ou ailleurs. Merci pour précieux conseils !! Isabelle
Vu la chaleur en juillet, nous pensons nous lever assez tôt et comme les hotels étaient complet aux dates souhaitées à Furnace Creek, nous avons opter pour Beatty (pour nous rendre ensuite sur Las Vegas).
Est ce qu'en traversant ainsi on voit des choses intéressantes ou faut-il descendre vers Furnace Creek ou ailleurs. Merci pour précieux conseils !! Isabelle
Choix d'hôtel pour un voyage de noces aux Seychelles English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de partir 10 jours en voyage de noces aux Seychelles, nous faisons un combiné 3 iles (Mahé, Praslin, La digue) en hotels de charme. Nous avons choisi L'Habitation Cerf Island à Mahé, Le Duc de Praslin à P. et Le Domaine de l'Orangeraie à La Digue le tout en demi-pension. Que pensez-vous de notre choix ? Combien doit-on prévoir en argent de poche ? 500 EUR suffisent ?? Nous souhaitons louer une voiture 2 jours, des vélos 1 journée, faire de la plongée un après-midi. Concernant la plongée, quel est le meilleur endroit ? 2 jours de visite est-ce trop pour La Digue ? D'avance, merci pour vos réponses.
Nous avons prévu de partir 10 jours en voyage de noces aux Seychelles, nous faisons un combiné 3 iles (Mahé, Praslin, La digue) en hotels de charme. Nous avons choisi L'Habitation Cerf Island à Mahé, Le Duc de Praslin à P. et Le Domaine de l'Orangeraie à La Digue le tout en demi-pension. Que pensez-vous de notre choix ? Combien doit-on prévoir en argent de poche ? 500 EUR suffisent ?? Nous souhaitons louer une voiture 2 jours, des vélos 1 journée, faire de la plongée un après-midi. Concernant la plongée, quel est le meilleur endroit ? 2 jours de visite est-ce trop pour La Digue ? D'avance, merci pour vos réponses.
Chaleur en Égypte fin juillet? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je suis à la recherche d'une destination de vacances pour cet été, et je pense à l'Egypte.
Ms voilà je me demande si la chaleur qui doit y régner fin Juillet n'est pas un frein pr bien profiter du pays et de ts ces atouts !
Qu'en pensez vous ?
Merci pr vos réponses !
Merci pr vos réponses !
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Hôtel pas cher à Ouarzazate (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Malgré de longues recherches je ne trouve pas dans le forum d'hôtel pas trop cher à OUarzazate (si possible hôtel "normal", pas Hôtel Club).
Quand j'y serai est-il facile de visiter les environs en bus, faut-il passer par un tour operator ?
Merci de votre aide.
Retour de quinze jours au Costa Rica (avril 2008) English translation pending
Hola et Memorable.
12-16 avril: bcp de disponibilité partout. tjrs beau. puravida Air Canada Quebec-Toronto-SanJose, location Economy Rent a Car 824$ Kia Sorrento(4x4 fut essentiel dans notre cas, 3 sections que je n'aurais pas fait en voiture, surtout a 6 personnes). Petit-dejeuner souvent inclus. Prix diner moyen: 20 à 30$ pour 6. Souper: 60$+ pour 6 (3 adultes+3 enfants).
Premier soir reservé seulement: Vida Tropical B&B, Alajuela: excellent, très recommandable, 65$ pour 5 + ti-dej incl.
3 Nuits à Manuel Antonio: Une chance que c'est de doute beauté!!! car c'est dans une zone trop developpée à mon propre goût, coco beach hotel, 5 min pied du parc, piscine, air clim. Les enfants ont apprécié après la randonnée guidée, la baignade, le soleil, la chaleur. 50$/nuits pour 5 (pas deti-dej).
3 nuits à Hancienda Baru, confortable grande cabine pour 3 adultes et 3 enfants. À ne pas manquer. Site exceptionnel. voir site web. Essai de surf de beginner sur les grosses vagues de Dominical...
2 Nuits à Uvita-Ojochal. Desquis del Sur (tenu par des Quebecois) (cabine 6pers, ti-dej inclus, 100$). Bonne cuisine aux alentours. C'est un mini-peu plus cher, mais y'a plus de toute... superbe domaine. Dauphins en mer, snorkeling a Marina Ballena (attention aux marées!).36oC.puravida Retour vers le nord via Interamericana entre San Isidro de el General et SanJose... WOW... 3000m...13oCelsuis le jour... l'autre contraste costaricain... les montagnes. San Gerardo de Dota pour le dodo... Chez Myriam, gastronomique en 5 minutes, L'accueil, le repas, la vallée en précipice. Mon coup de coeur. Plusieurs cabines disponibles pour tous les prix.puravida Région de Poas. Autre coup de coeur. La ferme Lagunillas Lodge au bout d'un chemin vraiement scrap. Simple, denudé, rustique surtout et combien accueillant. Le volcan Poas lui... avant 9h00 le matin assurément, après trop tard.vidapura
Vers Arenal pour 3 nuits. Nous aurions probablement du arrêter au cascades de la paz. J'imagine que le fort prix d'entrée doit se justifier par ses chutes. Mais bon... monterverde aussi on l'a loopé). Arenal, ce n'étais pas à l'itinéraire initiale... mais quelle region. formidable. Les jeux dans les aires sur des cables (skytrek)... la hauteur, la vitesse, bon feeling... les chutes, le magnifique Lago, mais surtout cette montagne qui accroche l'oeil... envoutant presque. 1 jour sur 3 bien degagé. mais la patience aura permis de voir un spectacle de lave au petit matin (3h30/4h30 l'ideal, El Castillo également). Charmé. Arenal lodge (piscine, resto bien ordinaire mais service impecable, 2 chambres pour six pers = 60$... deal! au bout d'un autre long chemin scrap! Muchopuravida
Long retour vers San Jose pour la fin. Zoo Ave à Alajuela complete bien cette boucle animalière. (1200km au total, compter 30-40 km/hr max: etat des routes ou routes de montagne ou congestion urbaine dans sla vallée centrale ou tout autre bonne rainson)
On voit beaucoup bcp de reptiles, singes, oiseaux, plantes partout. Avec un guide on voit 10x plus de varieté (onereux par contre). Mais rares serpents, perroquets et mammifères ne furent pas trop au rendezvous, mis à part un quetzal.
Les jeunes sont ravis, les parents aussi. À quand les prochains temps libres.Ideal pour les familles sans contredis. Securitaire, Propre, Acceuillant, Respectueux.Beaucoup à faire, à voir, à découvrir... Si vous avez des questions, n'hésitez pas. David
12-16 avril: bcp de disponibilité partout. tjrs beau. puravida Air Canada Quebec-Toronto-SanJose, location Economy Rent a Car 824$ Kia Sorrento(4x4 fut essentiel dans notre cas, 3 sections que je n'aurais pas fait en voiture, surtout a 6 personnes). Petit-dejeuner souvent inclus. Prix diner moyen: 20 à 30$ pour 6. Souper: 60$+ pour 6 (3 adultes+3 enfants).
Premier soir reservé seulement: Vida Tropical B&B, Alajuela: excellent, très recommandable, 65$ pour 5 + ti-dej incl.
3 Nuits à Manuel Antonio: Une chance que c'est de doute beauté!!! car c'est dans une zone trop developpée à mon propre goût, coco beach hotel, 5 min pied du parc, piscine, air clim. Les enfants ont apprécié après la randonnée guidée, la baignade, le soleil, la chaleur. 50$/nuits pour 5 (pas deti-dej).
3 nuits à Hancienda Baru, confortable grande cabine pour 3 adultes et 3 enfants. À ne pas manquer. Site exceptionnel. voir site web. Essai de surf de beginner sur les grosses vagues de Dominical...
2 Nuits à Uvita-Ojochal. Desquis del Sur (tenu par des Quebecois) (cabine 6pers, ti-dej inclus, 100$). Bonne cuisine aux alentours. C'est un mini-peu plus cher, mais y'a plus de toute... superbe domaine. Dauphins en mer, snorkeling a Marina Ballena (attention aux marées!).36oC.puravida Retour vers le nord via Interamericana entre San Isidro de el General et SanJose... WOW... 3000m...13oCelsuis le jour... l'autre contraste costaricain... les montagnes. San Gerardo de Dota pour le dodo... Chez Myriam, gastronomique en 5 minutes, L'accueil, le repas, la vallée en précipice. Mon coup de coeur. Plusieurs cabines disponibles pour tous les prix.puravida Région de Poas. Autre coup de coeur. La ferme Lagunillas Lodge au bout d'un chemin vraiement scrap. Simple, denudé, rustique surtout et combien accueillant. Le volcan Poas lui... avant 9h00 le matin assurément, après trop tard.vidapura
Vers Arenal pour 3 nuits. Nous aurions probablement du arrêter au cascades de la paz. J'imagine que le fort prix d'entrée doit se justifier par ses chutes. Mais bon... monterverde aussi on l'a loopé). Arenal, ce n'étais pas à l'itinéraire initiale... mais quelle region. formidable. Les jeux dans les aires sur des cables (skytrek)... la hauteur, la vitesse, bon feeling... les chutes, le magnifique Lago, mais surtout cette montagne qui accroche l'oeil... envoutant presque. 1 jour sur 3 bien degagé. mais la patience aura permis de voir un spectacle de lave au petit matin (3h30/4h30 l'ideal, El Castillo également). Charmé. Arenal lodge (piscine, resto bien ordinaire mais service impecable, 2 chambres pour six pers = 60$... deal! au bout d'un autre long chemin scrap! Muchopuravida
Long retour vers San Jose pour la fin. Zoo Ave à Alajuela complete bien cette boucle animalière. (1200km au total, compter 30-40 km/hr max: etat des routes ou routes de montagne ou congestion urbaine dans sla vallée centrale ou tout autre bonne rainson)
On voit beaucoup bcp de reptiles, singes, oiseaux, plantes partout. Avec un guide on voit 10x plus de varieté (onereux par contre). Mais rares serpents, perroquets et mammifères ne furent pas trop au rendezvous, mis à part un quetzal.
Les jeunes sont ravis, les parents aussi. À quand les prochains temps libres.Ideal pour les familles sans contredis. Securitaire, Propre, Acceuillant, Respectueux.Beaucoup à faire, à voir, à découvrir... Si vous avez des questions, n'hésitez pas. David
Compte-rendu de voyage au Japon English translation pending
Bonjour,
Je viens d'effectuer un voyage en solitaire de 2 semaines au Japon, en pleine saison des cerisiers en fleur.
Voici le lien de mon site internet pour le compte rendu avec des photos et des infos sur les hôtels :
* Récit : http://www.yummie.fr/v_recit_japon_1.htm * Photos : http://www.yummie.fr/v_gal_japon_1.htm
J'ai visité Hiroshima, Koyasan, Kyoto, Nara, Tokyo et Kamakura.
Bonnes bulles et n'hésitez pas à me contacter pour des renseisgnements.
Yum
Je viens d'effectuer un voyage en solitaire de 2 semaines au Japon, en pleine saison des cerisiers en fleur.
Voici le lien de mon site internet pour le compte rendu avec des photos et des infos sur les hôtels :
* Récit : http://www.yummie.fr/v_recit_japon_1.htm * Photos : http://www.yummie.fr/v_gal_japon_1.htm
J'ai visité Hiroshima, Koyasan, Kyoto, Nara, Tokyo et Kamakura.
Bonnes bulles et n'hésitez pas à me contacter pour des renseisgnements.
Yum