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Itinéraire sud Maroc English translation pending
by Flolepecheur · 2016-04-23 · 34 replies
Bonjour, nous partons moi et ma copine dans une semaine au Maroc. Nous avons 11 jours sur place. J'aurais besoin quelques conseils pour établir un itinéraire sympa plutot au sud de Marrakech (là ou nous attérissons), car j'ai du mal à me faire une idée sur les coins à voir et ceux à éviter. Je pensais trouver les hébergements en chemin (facile à cette période?). Nous louerons une voiture à partir de l'aeroport. Voici le programme que j'avais imaginé:

- J1- J2 :départ pour la cote ouest: essaouira? Nous voulons juste nous poser 1 jours ou 2 au bord de la mer, et pourquoi pas une petite session de surf.. - J3: vallée des fleurs, Taroudant - J4: Direction ouarzazate.. - J5,6,7,8,9: J'aimerais réaliser une boucle qui passerait par la vallée de dadès, gorge du todra, zagora.. éventuellement rentrer sur Marrakech en empruntant la route r307 passant par le haut atlas.. Nous aimons la randonnée, peut etre y a t'il de meilleur possiblilités dans l'anti altlas?

- J10 et 11: visite Marrakech.

Désolé pour mon manque de clarté, mais je suis un peu dans le flou!! Merci d'avance pour votre aide!!
Temps et températures près d'Ouarzazate? English translation pending
by Martala55 · 2016-04-23 · 40 replies
J'aimerais partir du 1 au 9 novembre au Maroc et faire un circuit, à partir de Marrakech vers ouarzazate, vallée du Dadès, vallée du Draa etc... Par rapport au climat je lis un peu de tout. Je lis qu'il peut faire très froid la nuit et pas plus de 21° par jour ; quelqu'un a parlé de vent aussi... Très froid c'est relatif, ça dépend de quel très froid on parle et 21 ° c'est pas terrible, encore que, si ce n'est pas moins ça va. Bref, si des personnes y ont été en cette période, pourraient-elles me dire quelle météo elles avaient ? Merci beaucoup ! Marthe
Piste Tabant - vallée des Roses English translation pending
by Jackjpf · 2016-04-22 · 19 replies
Bonjour, Je suis a Tabant, pour ceux que ca interresse, surtout les 4x4, motos ou velos, ils ont ouvert une piste Tabant Vallee des roses par les cols Tizi ait Imi et Tizi ait Hamed. Demain je pars de Tabant a Anergui par la cathedrale, je vous dirais comment est la piste. D'autre part, la piste Ait Blal Ait boulhi est en travaux, en velo,4x4, moto ok. Pour les voitures c'est chaud. Jacky
Côte amalfitaine, en voiture ou transports en commun? English translation pending
by Barbulle · 2016-04-17 · 10 replies
Bonjour,

Nous avons des billets France-Naples pour une semaine début juin. Initialement nous souhaitions louer une voiture pour être "libre" dans nos déplacements (et après de nombreux voyages plus loin à l'étranger en transports en commun locaux).

Nous prévoyons de visiter différents lieux sur le côte : le Vésuve, Capri, quelques villages, le sentier des Dieux... probablement en logeant à Sorrento (c'est encore non défini).

Après avoir parcouru quelques discussions sur le forum, je vois qu'à la fois conduire et stationner peuvent devenir un problème sur la côte ; est-il plus judicieux d'utiliser exclusivement les transports en commun ? est-ce vraiment un problème, à cette période, d'être en voiture ? J'avoue que c'est plus ou moins la première fois que nous allons en Italie.

Merci beaucoup à ceux qui pourront nous aider avec un avis sur la question !
Circuit en Australie English translation pending
by Serraggia · 2016-04-17 · 5 replies
Bonjour,

Me revoilà avec mon itinéraire ... Ok vous aviez raison en retournant mon itinéraire dans tous les sens j'ai compris mes erreurs et j'ai décidé grâce à vos conseils de changer de circuit sans toutefois abandonner mon avis d'aller en tasmanie ... ce sera pour une autre fois ! Effectivement tenir compte des saisons est une bonne idée d'autant plus que mon circuit me faisant prendre énormement de vols (5) et que j'avais envie de découvrir le top end ... voila ma nouvelle ébauche qui sera cette fois ci définitivement (en apportant peut-être quelques légères modifications),

j1 arrivée darwin - nuit j2 prise du motorhome (ou 4X4 ou berline à définir) - route vers litchfield - nuit j3 litchfield - kakadu j4 kakadu (2 nuits) j5 kakadu - route vers katherine - nuit j7 tennant creek - alice springs - nuit j8 alice springs - kings canyon - j9 kings canyon - 2 nuits j10 kings canyon - ayer rock - j 11 ayer rock - 2 nuits j 12 ayer rock - alice springs - rendre le motorhome (ou 4X4) - vol vers adelaide - nuit (ou nuit adelaide selon l'horaire du vol) j 13 adelaide - kangaroo island pour 5 nuits j14/j15/j16/j17 (ou 4 nuits ... à voir ?) j18 ki - adelaide - GOR pour 4 nuits j19/j20/j21 j 22 melbourne j23 - 2 nuits j24 melbourne - vol sydney j25/j26/j27 - 4 nuits soit un total de 28 nuits

Ce circuit me permettra de voir du pays sans avoir à passer mon temps dans les aéroports et de bénéficier de la bonne saison ... Pensez-vous que ce circuit soit équilibré ? Bonne journée,

Nathalie
Visiter la côte ouest de l'Australie 5 semaines English translation pending
by Alparis49 · 2016-04-17 · 2 replies
Bonjour Avons déjà visité la cote Ouest (sydney adelaide Uluru darving etc) et souhaiterions visiter la cote Ouest arrivée à Perth Location de voiture et loger chez l'habitant ou hotel sympa Quelles conseillent de circuit Arrivée à Perth vers le 11 Janvier 2017 Merci a tous

Alain
De la Lozère à l'Hérault à moto English translation pending
by Anne42 · 2016-04-12 · 5 replies
bonjour y a t il des amis motards sur voyage forum qui seraient aller de st étienne à Sête en passant par le mont aigoual en avril? pour connaître l'état des routes? si certaines routes ne sont pas trop petites? ce sont nos 1ères vacances en moto, on teste!! merci anne
Annecy - Grenoble - Avignon par la traversée du Vercors English translation pending
by Yakirou · 2016-04-09 · 41 replies
Salut, Nous pensons agrémenter l'idée de la ViaRhona... par la traversée du Vercors. Annecy à Grenoble par la voie verte (Combe de Savoie). Puis rejoindre la ViaVercors (voie verte) et faire St Nizier/Correncon. 1ere question: Par ou monter à St Nizier? en évitant la grosse circulation... Ou est il possible de monter par les transports en commun? mais avec vélos, enfants et remorque enfant 😕

Puis ensuite attaquer par le traversée VTT du Vercors (balisée), qui n'est que sur pistes larges, je crois? Ça passe avec des VTT et remorques enfants + chargement?

Et ensuite descendre dans le Diois et rejoindre Avignon? Par ou? cela reste à définir.....

Vos idées et expériences sont les bien venues...
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Canal Nantes - Brest à vélo début mai: sens et "début et fin" English translation pending
by Corias · 2016-04-05 · 8 replies
Bonjour,

J'envisage de faire le canal Nantes-Brest à vélo. Je sais qu'il y a pas mal de topics là-dessus mais bon je me pose quand même des questions en préparant mon parcours...

1./ Je me demande si début mai (1ere semaine) ce n'est pas trop tôt niveau climat, surtout pluviométrie...d'autant que certains campings ne seront pas encore ouverts

2./ Je me demande si le sens (Nantes-Brest ou l'inverse) a un réel impact par rapport au vent. Ca fait débat...J'ai lu que non vu que le canal serpente beaucoup et qu'il est aussi un peu à l'abri.

3./ Je compte le faire en 5 jours donc j'ai planifié des étapes de 80km ce qui me semble peut-être beaucoup finalement...

4./Je partirai de la gare de Nantes et j'ai l'impression qu'il n'y a pas de voie pour rejoindre le canal qui part de Nort-sur-Edre...ça a l'air de faire quand même 35km galère avant de commencer le canal...ou sinon je coupe pour aller à Blain et gagner un peu de temps Soit Nantes-->Nort-sur Edre-->Blain Soit 65km (38+27) soit Nantes-->Blain-->Redon Soit (37+44)

5./ Mon autre "problème"...Pour l'arrivée le canal ne va pas jusqu'à Brest mais Cheateaulin, du coup ça fait quand même un bon détour pour revenir à Brest... mais je ne sais pas quel itinéraire prendre...ca fait un peu près 80km mais il y a l'ai d'avoir pas mal de dénivelé sur cette periode.

Voici mon programme

Jour Ville Km 1 Nantes (Gare) Nort-sur-Erdre 38 1 Nort-sur-Erdre Blain 27 2 Blain Malestroit 70 3 Malestroit Rohan 50 4 Rohan Carhaix-Plouguer 82 5 Carhaix-Plouguer Brest 78

Merci d'avance pour vos conseils.
Tour de la Bavière sur les traces de Louis II English translation pending
by ForzAndrea · 2016-04-04 · 13 replies
Voici un récit de voyage qui trainait depuis pas mal de temps dans mon petit carnet et que je décide de vous faire partager aujourd'hui. Ce voyage date de 2006 mais je pense que les monuments n'ont pas beaucoup ou peu bougé depuis 😉

Tout a commencé quand, grâce à mon ancien boulot, j'ai obtenu un Paris-Münich via Lufthansa défiant toute concurrence. C'était l'occasion pour une amie et moi, de découvrir une nouvelle région d'Allemagne. Pour être sure d'être libres, j'avais réservé une voiture chez Hertz, à un tarif super avantageux avec ma carte Amex, un petite catégorie B, amplement suffisante.

Nous sommes parties pour 5 jours et 4 nuits et j'avais pré-réservé une chambre dans une gasthaus : Gasthaus Zum Fischerwirt à côté d'Ettal.

Vol sans retard, atterrissage sans encombre et nous voilà arrivées à Münich, et là un monsieur nous attend avec un panneau à mon nom, soit je suis VIP soit je suis recherchée 😇. En fait, c'est le loueur de voiture qui, voyant que je bossais pour un partenaire, nous a surclassées, me voilà partie au volant d'une Opel Vectra TDI flambant neuve, moins de 500km au compteur, la classe quand même. 😎

Bon malheureusement la joie est de courte durée, pas de GPS à l'époque dans les voitures, ou peu, ma copine est chargée de lire la carte...grosse erreur, plutôt que de nous emmener direction Garmisch-Partenkirchen prêt de laquelle se trouve le petit village d'Ettal, la voilà qui m'embarque direction Ulm 🏴‍☠️ je vous laisse apprécier la distance sur google map. Résultat j'ai du m'arrêter reprendre la carte et retrouver seule notre chemin en pleine nuit (car bien sur la nuit était tombée sinon ce n'était pas drôle). Je stresse à l'idée de la pauvre dame qui nous attends depuis 1h30 dans son auberge...pas de portable avec nous non plus...quand on y repense on était aventurières, deux nanas de 24 ans seules sur des routes inconnues sans gps, sans téléphone 😏

On finit par arriver à la gasthaus et là la dame nous attend sur le parking, toute contente de nous voir arriver elle accourt vers nous et nous salue en français, elle parle un français parfait c'est impressionnant et elle est charmante. Elle nous installe dans une chambre très coquette, très propre et nous parle du petit-déjeuner du lendemain. Entre le trajet jusqu'à Paris, le check-in, l'avion, récupérer les bagages et la route interminable, on est bien contentes de faire un gros dodo dans des lits supers moelleux.

Réveil de bonne heure le lendemain car nous avons un programme chargé et très très excitant, nos premier châteaux.

Nous nous dirigeons donc vers le célébrissime Newschwanstein Schloss. Juste avant d'arriver sur le site notre route croise la charmante St Coloman Kirche, on commence à sentir qu'on est véritablement en Bavière. Bref stop histoire de prendre le petit cliché qui va bien (vous pardonnerez la qualité des images car à l'époque j'étais une jeune travailleuse fauchée avec un pauvre petit numérique premier prix).

Ahhh enfin nous apercevons au loin le splendide, le majestueux, le grandiose...arrêtons là les superlatifs...le château de Newschanstein, vous savez celui qui a inspiré le château de la Belle au Bois dormant de Disney, celui dans lequel ce roi complètement fou et décalé n'aura vécu que quelques semaines.

Mais patience patience, car avant de visiter la merveille, nous allons commencé dans l'ordre chronologique et visiter Hohenschwangau Schloss, le château dans lequel il a passé son enfance, qui l'a inspiré nettement dans ses futurs projets, et qui se situe juste au pied de l'autre.

On se fraye un chemin entre les groupes de Japonais et on décide de choisir la visite en allemand beaucoup moins prise d'assaut que celle en anglais. La visite est superbe, le château est magnifique, très bien conservé, beaucoup de boiserie et ce thème du cygne qui revient partout et qui lui a valu son nom.

Nous quittons Hohenschwangau sous un soleil de plomb (nous sommes en mai) afin d'entamer une ascension en direction de Neuschwanstein, à suivre au prochain article.
Sud de la France en auto English translation pending
by Contadora · 2016-04-03 · 35 replies
Bonjour, moi et ma conjointe, on voudrait faire autrement cet été ou plutôt en septembre, soit faire une partie de la France en louant une voiture. Nous aurions 12 jours en enlevant les jours de vol.

Je préfère les paysages, les châteaux, routes en dehors des autoroutes. Le vin et la gastronomie ne sont pas une passion pour nous.

En enlevant le prix des billets d'avion, nous disposerions d'une budget de 2000$ can. ( 1200 euros) chacun. Est-ce selon vous possible? . Faut prévoir repas ( j'ai aucune idée du budget pour cela ) logements ( pas de gîte de jeunesse mais hôtels confortables sans être 4 étoiles ferait), essence, stationnements etc Notre dollar étant ce qu'il est, je rêve peut-être 😕

Je penserais partir de Toulouse ou Marseille ou autres suggestions.

Merci
Itinéraire et réservations au Canada terminés: merci! English translation pending
by CaroletDavid · 2016-03-30 · 21 replies
Bonjour,

Je remercie tous ceux / celles qui m'ont aidée à préparer mon circuit 😎 Tous mes hébergements sont réservés. Je copie / colle mon itinéraire avec les logements et les activités choisis.

18/07 : vol Paris / Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal. - arrivée à l'aéroport de Montréal à 13h05 + récupération de la voiture de location - ballade dans le quartier : le parc de la Fontaine + l'église Saint-Jean Baptiste + l'avenue du Mont-Royal

19/07 : le Vieux-Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

20/07 : le centre-ville de Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

21/07 : le parc du Mont-Royal + route Montréal / Québec. Nuit dans un appartement à Québec. - matin : parc du Mont-Royal - départ en début d'après-midi pour Québec (par l'autoroute)

22/07 : la Haute-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

23/07 : la Basse-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

24/07 : Québec / Rimouski. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses (8 kms après le Bic) - ferry Québec / Lévis - route 132 : Saint-Michel de Bellechasse + Saint-Jean Port-Joli + Kamouraska + Rivière du Loup + Cacouna + l'Isle Verte (le village)

25/07 : Parc National du Bic. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses. - 3 randonnées dans le Bic : le Pic Champlain + le Chemin du Nord + le Scoggan

26/07 : Rimouski / Nouvelle. Nuit au gîte A l'abri du clocher. - route 132 : Saint-Luce + Jardins de Métis + vallée de la Matapédia (passer par Saint Alexis des Monts pour le panorama)

27/07 : Nouvelle / Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - Carleton sur Mer : la route de la Montagne au Mont Saint-Joseph puis randonnée le sentier Valentin + la tour d'observation sur la Marina - Maria - Bonaventure : Bioparc de la Gaspésie - New Richmond

28/07 : Parc National de l'île Bonaventure et du Rocher Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - croisière vers l'île Bonaventure - randonnée sur l'île Bonaventure : le Chemin du Roy - se rendre à pieds au Rocher Percé (en fonction des marées)

29/07 : Percé / Cap des Rosiers. Nuit au Motel-Hôtel le Pharillon. - 2 randonnées : chemin du Mont Saint-Anne + sentier des Belvédères - route des failles - rivière aux Émeraudes - Gaspé

30/07 : Parc National Forillon. Nuit au Motel-Hotel le Pharillon. - 2 randonnées : sentier du Mont Saint-Alban + sentier les Graves - phare de Cap des Rosiers

31/07 : Cap des Rosiers / Saint-Anne des Monts. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - route 132 : Pointe à la Renommée + Petite Vallée et Grande Vallée + Cap Madeleine + Mont Saint-Pierre + La Martre

01/08 : Parc National de la Gaspésie. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - 2 randonnées : Mont Xalibu + lac aux Americains

02/08 : Saint-Anne des Monts / Baie Sainte Catherine. Nuit dans la Cabine Savard. - route 132 : Cap Chat + Matane + Trois Pistoles - traversier Trois Pistoles / Les Escoumins à 13h00 - les Escoumins + Cap de Bon désir + Tadoussac - traversier Tadoussac / Baie Sainte Catherine

03/08 : Baie Saint Catherine / Baie Saint-Paul. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - route 138 puis 362 : Baie des Rochers + Saint Siméon + Port au Persil + Cap à l'Aigle + la Malbaie + Pointe au Pic + Sainte Irénée + les éboulements

04/08 : Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 3 randonnées : L'Acropole des draveurs + le Belvédère + le Pied des Sommets

05/08 : Parc National des Grands-Jardins. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 1 randonnée : le Piou

06/08 : Baie Saint-Paul / Shawinigan. Nuit à l’hôtel Marineau. - le Chemin du Roy (route 138) : Saint-Anne de Beaupré + Cap Santé + Deschambault + Saint Anne de la Pérade

07/08 : Parc National de la Mauricie. Nuit à l’hôtel Marineau. - route promenade de 63 kms : belvédère du lac Bouchard + randonnées Lac Solitaire + belvédère du Passage + le Belvédère de l'Ile aux Pins + sentiers des cascades et des falaises

08/08 : Shawinigan / Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa. - Trois Rivières - Parc Oméga

09/08 : Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa.

10/08 : Ottawa / Gananoque. Nuit à West Gate Bed and breakfast. - croisière de 2h30 dans les Mille-îles (départ à 15h30 ou 16h30)

11/08 : Gananoque / Niagara Falls. Nuit au Bed and Breakfast Ambiance by the falls. - Kingston - Niagara on the Lake - Niagara Falls de nuit

12/08 : Niagara Falls / Toronto. Nuit à Toronto. - Niagara Falls (côté canadien + américain)

13/08 : Toronto. Nuit à Toronto.

14/08 : Toronto. Vol à Toronto / Paris à 22h15
MSC Fantasia, cabines YC1 16005 ou 16006 English translation pending
by Jdubois · 2016-03-30 · 4 replies
Bonjour,

Mon agence m'a proposé la cabine 16005 sur le MSC Fantasia. Je souhaite des avis et ou photos sur cette cabine ou sur la 16006 qui est sur l'autre bord ou sur d'autres navires de la série Fantasia, taille de la chambre, taille de la salle de bain, balcon, etc. D'avance merci

Jacques
Itinéraire au Pérou qui se précise English translation pending
by Claouate · 2016-03-27 · 8 replies
Bonjour à tous, suite à plusieurs questions posées sur divers forums (merci à ceux qui avaient répondu), j'ai enfin planifié le séjour que nous ferons mon copain et moi en octobre prochain. On a éliminé le lac Titicaca par manque de temps.

J'aimerais avoir vos avis, notamment sur le premier jour :est-il plus intelligent de passer la 1ère journée à Lima pour nous remettre des vols? Pour info : Londres-Madrid puis Madrid-Lima (11h50 de trajet pour ce dernier vol).

Arrivée Lima à 19h le 18/10, nuit dans un hôtel tout près de l'aéroport. J1 : vol vers Arequipa le matin. Visite Arequipa J2 : Arequipa encore pour nous acclimater, visites dans les agences pour réserver un trek de Colca. En fonction de ce que les agences nous proposent, 2 ou 3 jours de trek. Réservation du bus de nuit vers Cusco dès qu'on aura booké le trek. Donc J3/J4 ou J3/J4/J5 : trek Colca Arrivée Cusco le matin du J5 ou J6 Il nous reste donc (J5), J6, J7, J8, J9, J10, J11 et le matin du J12 dans ce coin. Soit minimum 6 nuits, on veut profiter du coin! Nous organiserons nos visites sur place, le MP sera réservé depuis la France pour le J10. On partira le J9 en début d'après-midi vers Hydroelectrica depuis Ollantaytambo, apparemment beaucoup de collectivos attendent le touriste ;) puis marche vers Aguas Calientes, nuit sur place pour visiter le MP le lendemain à la première heure!! Est-il faisable/prudent de retourner sur Hydro après avoir visité le MP, donc probablement à la nuit tombée si on y reste jusqu'à 17H... Cela éviterait une nuit de plus à Aguas. Est-on sûrs de trouver des collectivos ou taxi vers 20h pour nous transporter de Hydro à Santa Teresa? On aimerait dormir à Santa Teresa le J10, pour faire de la tyrolienne le lendemain (zip lina Cola de Mono), avant retour à Cusco en fin de journée. J11 : dernière nuit à Cusco. J12 : vol fin de matinée vers Lima pour y passer 1 jour 1/2 avant décollage retour le J14 tôt le matin.

Toutes vos remarques sont les bienvenues :)

Merci.

Pauline
2 semaines entre Toulouse et Nice: itinéraires conseillés English translation pending
by Lucmar · 2016-03-25 · 8 replies
Bonjour nous sommes deux Québécoises qui désirons partir de Toulouse et se rendre jusqu'à Nice en automobile.

Nous prévoyons un voyage de deux semaines.

Que nous conseillez-vous comme itinéraire?

Merci pour votre aide
Quelques photos du Qatar English translation pending
by Pierre · 2016-03-23 · 39 replies
Expatrié depuis 2015 au Qatar, voici quelques-unes de mes photos prises au quotidien, mon appareil photo n'étant jamais très loin... 🙂

Porte à Katara



Wholesale Market



Mosquée et chantier



Villaggio Mall



Mosquée à Wakrah

Souq Waqif







West Bay

Musée d'Arts Islamiques





Corniche

Vue de ma fenêtre

Singing Sand Dunes





Rencontre à Zekreet



🙂
Croisière MSC le 1er mai: îles grecques - Venise - Corfou - Athènes - Santorin - Kotor English translation pending
by Poli1978 · 2016-03-23 · 28 replies
Bonjour à touts et à toutes,

je prépare ma croisiere avec mon mari et deux autres personnes à bord du MSC du 01 au 08 mai 2016 Croisière MSC fin mai: îles grecques - Venise - Corfou - Athènes - Santorin - Kotor

Si vous avez des bons plans ou si quelqu'un est de ce voyage, je serais ravie d'avoir vos retours Bonne journée🙂
Des nouvelles fraîches de la R307? (Maroc) English translation pending
by Truffade · 2016-03-21 · 41 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.

Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?

Merci pour vos réponses.
L'erg Chigaga en juillet: chaleur supportable? (Maroc) English translation pending
by Icose · 2016-03-21 · 3 replies
Nous serons au Maroc en juillet et aimerions voir les dunes d'Erg Chigaga. Ce n'est pas le mois ideal pour aller dans le desert mais on aimerait quand aller voir les dunes et y passer une nuit. Possible ou pas? La chaleur sera-t-elle supportable? Et si vous avez fait cette excursion en été, quelle organisation avez-vous utlise?

Merci d'avance pour les conseils.
Voyage en Mongolie en juillet-août 2016 English translation pending
by Richieddy · 2016-03-20 · 26 replies
Salut à tous,

Je vais partir un an en Asie (plus d'informations sur ce lien :
http://voyageforum.com/discussion/long-voyage-en-asie-d7361020/) en commençant par la Mongolie pendant 1 mois.

Je pense visiter la capitale pendant quelques jours avant d'aller visiter la campagne. Mais j'aimerais surtout visiter le désert de Gobi avec un groupe de nomades voyageant avec des yourtes , je n'ai pas vraiment trouvé des informations sur Internet, mais j'aimerais bien savoir s'il serait plus pratique d'y aller à pied, en cheval/chameau, jeep (Je ne crois pas que ça soit possible, si ?) ou autre chose ? De plus, j'aimerais bien aller en Chine ensuite en traversant ce désert, est-ce possible ? Faisable ?

Merci pour vos réponses ! P.S : Si quelqu'un voudrait voyager avec moi, n'hésitez pas !
Voyager au Péloponnèse de janvier à mars English translation pending
by Jaquot · 2016-03-16 · 7 replies
Bonjour a tous . Qui peut me dire quel climat je trouverai en PELOPONNESE de janvier à mars . Quels coins aller , quelle ligne de ferry prendre depuis l' ITALIE ou dois-je contourner par la CROATIE et MONTENEGRO . Merci de vos infos
Premier séjour au Canada English translation pending
by CaroletDavid · 2016-03-13 · 38 replies
Bonsoir,

Je viens de réserver mes billets d'avion pour le Canada et une voiture de location. Je pars avec mon mari du 18 juillet (arrivée à Montréal à 13h05) au 14 août (départ de Toronto à 22h15 ), soit 27 jours entiers sur place. La haute saison battant son plein à cette période, je vais devoir planifier un itinéraire au plus vite pour ne pas me retrouver le bec dans l'eau en matière d'hébergement ! Je ne me suis pas encore procurée un guide : j'ai juste commencé à "potasser" différents forums. Notre séjour sera plutôt placé sous le signe de la randonnée (à la journée, niveau intermédiaire), de la découverte de la faune et de la flore... Nous pensons rester 3 jours pleins sur Montréal, 4 nuits donc, et prendre la route le 22 juillet au matin en direction de la Gaspésie : pensez-vous que cette région soit la plus "appropriée" pour un premier séjour au Canada ? Nous comptons y consacrer une petite quinzaine de jours puis rester 3 jours (4 nuits) dans la ville de Quebec, nous arrêter 2 jours dans le parc de la Mauricie avant de rejoindre Ottawa puis Toronto. Ce circuit vous semble-t-il réalisable compte tenu du temps dont nous disposons ? Quelles sont, d'après vous, les étapes à privilégier ? Merci d'avance !!!
Shikoku: Takamatsu, vallée de l'Iya et Tokushima English translation pending
by Dimmu78 · 2016-03-12 · 5 replies
Bonjour tout le monde,

Pour mon 4ème voyage au Japon qui se fera début septembre 2016, j'ai décidé de visiter un peu Shikoku où je n'ai jamais mis les pieds.

Les grandes destinations sont déjà planifiés mais j'aimerais des avis ou idées de choses/lieux à voir sur mon trajet. Mon périple démarre de Okayama en voiture de location, j'ai prévu:

1 nuit à Okayama 2 nuits à Takamatsu 1 nuit dans la vallée de l'Iya 2 nuits à Tokushima

Est ce que certains peuvent m'éclairer sur les points ci-dessous: - quelle île de la mer de Seto à visiter depuis Takamatsu à la journée (temples et surtout paysages, l'art contemporain n'est pas forcément mon truc)? Est c e qu'il y a de jolies plages où l'on peut se baigner? - De la vallée de l'Iya à Tokushima, je désire faire le trajet par les routes de montagnes et cherche à connaître des spots avec de beaux paysages afin de planifier un peu le trajet. Des idées? - Dans la région de Tokushima, quels sont les temples les plus jolis à voir? Est ce que cela vaut le coup à la journée de descendre plus bas sur la côte pacifique (paysage, éventuellement plage, gastronomie?)

Merci par avance pour vos idées et avis 🙂
9 jours dans le Yunnan English translation pending
by Anatol · 2016-03-10 · 3 replies
Bonjour, j'ai déjà pas mal cherché dans le forum des infos mais je ne peux m'empêcher d'en demander d'autres. Dans l'idée et dans l'idéal ! nous arriverons en avion à Kunming fin octobre et aimerions faire en mode road trip à quatre adultes, jianshui, yuanyang, jinghong (le tout en bus ou minibus en 4 jours), le 5ème jour départ pour Lijiang en avion, puis shangri la, dali ( en 5 jours) et retour Kunming par train de nuit pour être ok le matin du 6ème jour. Mes questions : - faisables ou pas au niveau timing ? - si non, quoi enlever ? la descente dans le Xishuangbanna ? les rizières du yuanyang fin octobre ? en sachant que nous maintiendrons dans tous les cas dali et shangri la...

Merci d'avance pour tous vos retours d'expérience.
Columbia River Gorge / Mt St Helens / Mt Rainier / Olympic NP / North Cascade NP... English translation pending
by ITW88 · 2016-03-09 · 29 replies
Re bonsoir,

J'avais plusieurs questions sur différents parcs ou sites, alors je vais essayer de les condenser toutes ici !

- Où commence les "Columbia River Gorge" !? Je viendrais de Idaho falls (proche de Yellowstone), passer par Craters of the Moon, Twin Falls, et je pensais passer par "John Day Fossils Bed". Est ce possible !? Cela vaut-il le coup !? Car après je souhaite visiter les Columbia River Gorge mais je pense bien que c'est assez étendu, il y a plusieurs sites et je ne sais pas trop où cela débute réellement ... Si vous pensez à des sites intéressants sur la route depuis Yellowstone, n'hésitez pas ! Parceque la route seule ça va faire long ! J'ai compté deux jours pour les "Columbia River Gorge", est ce pas assez, ou peut être trop !?

- Le mont Saint Helen en début juin. Est ce une bonne idée !? Je sais que c'est assez grand et je crois que les temps de route comme au Mont Rainier sont assez long ! Pour ces deux sites, si je n'ai qu'une journée à leurs consacrer chacun, cela vaut-il le coup !? Et quelle partie de ces sites vaut-il mieux visiter ? J'ai vu qu'ils étaient chacun "découpé" en plusieurs zones. Et certaines zones doivent être plus intéressantes que d'autres, plus visitable que d'autres au mois de juin, plus visitable avec une seule journée à y consacrer ...

- Pour finir, je n'ai pas trop d'idée sur ces deux nouveaux sites, que ce que j'ai pu en voir sur le net et les deux me disent bien ! Entre Olympic NP et North Cascades NP ... Si quelqu'un peut me dire un peu la différence entre ces deux parcs. Je me dis que j'aurai vu beaucoup de cascades et donc que ce n'est peut être pas trop intéressant North Cascades, mais en même temps j'adore ça et j'ai vu des photos splendides. L'autre site je le connais rien que de nom, avec des ballades qui ont l'air tout aussi sympa ! Alors si vous pouvez m'en dire plus sur l'un et l'autre. Ce sont des parcs avec beaucoup de ballades, beaucoup de points de vue, des choses que je n'aurais pas vu ailleurs !?

Merci d'avoir lu ce pavé, et si vous avez quelques remarques n'hésitez pas !

Thomas
Voyage de 5 semaines à vélo - France, Italie English translation pending
by Surlamer · 2016-03-09 · 2 replies
Bonjour,

Nous comptons voyager (un couple) mi-août pour 5 semaines à partir de Paris (que nous n'avons jamais visité). De Paris (nous comptons y passer 4 jours pour visiter), nous pensons aller vers Lyon, Chamonix, Gorge du Verdon, Nice et nous traverserions vers Les Cinq Terres et Toscane. Si vous connaissez tous les secrets pour ce genre de voyage, n'hésitez pas à nous partager, ce sera notre premier voyage en vélo (et sûrement un peu de train...) Au plaisir,
Yunnan: treks dans la région de Shangri-La et de Deqin - Yubeng English translation pending
by Bruno31 · 2016-03-06 · 11 replies
Bonjour, Partant prochainement au Yunnan, je suis à la recherche d'informations sur les treks à faire à proximité de Shangri-La ou, plus dans la montagne, ceux dans la région de Deqin et Yubeng (sanctuaire de FeilaSi, glacier de Mingyong, chutes d'eau sacrées, ...). Toutes les suggestions de treks / sites à visiter , ainsi que tous les retours d'information sur la façon de s'y rendre, le niveau de difficulté des treks, les temps d'accès nécessaires, la nécessité ou non de faire appel à un guide, ... seront les bienvenus !! Merci d'avance
Fêtes du Timkat en Éthiopie English translation pending
by Mjp · 2016-03-05 · 0 replies
Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante. Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)

08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.

09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.

10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.

11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!

12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.

13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.

14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.

15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.

16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.

17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.

18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.

19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.

20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.

21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.

22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.

23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
Route G314 Tibet-Inde English translation pending
by Tamerlaput · 2016-03-05 · 12 replies
bonjour , je cherche à rejoindre l'Inde depuis la Chine , vue les complication due au passage Tibet je cherche d'autre option et j'ai aperçu une route entre kashgar en Chine et gilgit région du cachemire en Inde , c'est la route g314 si quelqu'un a des info sur cet route , est elle dans la zone restreinte du Tibet passage de frontière possible circulation car je me déplace à pied et auto-stop

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