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Vivre à Menton à 30 ans? English translation pending
by Baaf19 · 2013-07-14 · 22 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J'ai l'opportunité d'aller à Menton pour du boulot. Ca fait un moment que je pensais me rapprocher de la Méditerranée pour profiter de son climat, mais je ne visais pas vraiment la Côte d'Azur, plus le coin de Montpellier...

Je sais que niveau cadre de vie, je vais adorer. Ce qui me fait plus peur, c'est la mentalité des gens. Je n'ai jamais mis les pieds dans ce coin de France, mais j'ai ce cliché en tête sur la Côte d'Azur remplie de retraités et de gens bling bling!!! Alors, pour commencer, pas la peine de m'insulter!!! :) J'ai préciser que c'est le cliché que j'ai en tête... Ma question: Est-ce que je vais me faire chier à Menton? Sachant que j'ai 30 ans. En ce moment je vis près de Rennes, une ville super dynamique. Est-ce que Nice tient la comparaison? Est-ce qu'il y a beaucoup de salles de concert, bars diffusant de la musique alternative dans le coin? Ou bien est-ce qu'il y a uniquement une jeunesse dorée allant s'éclater sur les dancefloor de Monaco?!!! (cliché encore)

Je précise encore une fois: pas d'offense... Je connais rien de ce coin et j'aimerais juste savoir où je vais (peut-être) mettre les pieds. :)

Ah oui une dernière question: est-ce qu'il est facile de trouver une colocation sur Menton ou sur un bled à côté... Parce que vu les résultats de mes recherches sur le net, j'ai l'impression que ça se pratique pas.

Merci d'avance à ceux qui sauront m'éclairer.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Seconde guerre mondiale et Moscou English translation pending
by Cierzo · 2013-07-11 · 10 replies
¡Salut! Je pars faire un cours de russe à Moscou cet été et je suis passionée de seconde guerre mondiale. Biensûr la dérnière fois que j'ai été a Moscou j'ai visité le musée de la grande guerre patriotique. Connaissez vous des endroits a voir sur la guerre a Moscou ou aux alentours? Et pendant que j'y suis... Si il y a des endroits sympa là bas ou pas trop loing qui valent le coup, vos conseils serons les bienvenus. 🙂
Trek au Népal: recherche agence à Katmandou pour devis English translation pending
by Flowersbleue · 2013-07-11 · 35 replies
Bonjour ,

J'ai un itinéraire pour mon trek 2014 et j'aimerai trouver une agence de confiance sur KTM en vue de trouver le meilleur prix possible.

2 Treks prévu à Langtang et Mustang sur une durée de 20 jours chacun au total.

Si vous connaissez une bonne agence , merci Annette
Voyage surprise au Mexique avec un jeune enfant English translation pending
by Mannelle · 2013-07-08 · 18 replies
Bonjour tout le monde .

Je viens vous solliciter , car je commence à préparer notre voyage au Mexique .

Pourquoi voyage surprise ? Je souhaite offrir pour l'anniversaire de mon mari un super voyage au Mexique car c'est une destination qui rêve de découvrir depuis des années! La surprise sera faite jusqu'à sa montée dans l'avions ! je vous expliquer pas toutes l'organisation que je dois mettre en place .

Voyageons à 3 ! Je souhaite emmener avec nous notre petit bonhomme qui aura 2ans et 5mois , notre 1er voyage en famille !

Ceux et celles qui auront la sympathies de m'aider dans mon organisation secrète voici quelques petits détails et petites questions .

Je souhaite organiser le voyage pour AVRIL / MAI 2014 . Durée 15jours si possible

Mon mari rêve de visiter les temples maya , ce trouver dans la jungle , voir des animaux que nous avons pas l'habitude de croiser , ou se rendre à la plus grande cascade du Mexique , nager avec des dauphins, partir à la rencontre des habitants pour leurs offrir des livres, jouets .. NOUS REVONS DE DEPAYSEMENT MAIS AUSSI DE JOLIE PLAGE DE SABLE FIN AVEC EAU TURQUOISE. ( Petite passage à cancun serait pas mal depuis le temps que nous attendons parler de Cancun lol)

Durant notre séjour je souhaite aliée visite et détente (piscine , plage de sable fin)

QUESTIONS :

AVRIL / MAI cette période n'est pas trop chaude ?

Se rendre au Mexique avec le petit qui aura 2ans et 5moi cela ne craint pas ? je veux dire niveau alimentation, adaptation par rapport à la chaleur, les heures d'avions ( car c'est son 1er voyage).

Quel coin vous pouvez me conseiller ? je souhaite un lieu ayant tout à proximité, pouvoir prendre le bus pour allée dans d'autre village et si possible , a proximité de hôpital ou clinique ou pharmacie.

Voilà j'attends avec grand plaisir vos avis, conseils , vos expériences , que vous soyez papa , maman ou sans enfant , je prends tout les conseils .
Sapa ou Mai Chau avec trois enfants? English translation pending
by Chachasly · 2013-07-07 · 25 replies
Bonjour, Nous partons trois semaines en août avec nos trois petits enfants au Vietnam. Ils ont sept, cinq et deux ans. Nous voulions prendre le train de nuit aller retour Hanoi sapa et y passer trois jours. Nos deux aînés ont l'habitude de marcher et nous avons un porte bébés pour le dernier. Mais l.agence que j'ai contacté pour organiser ça me le déconseille fermement en me disant que ce sera trop fatigant pour nos enfants notamment a cause du train et propose de remplacer par mai chau avec une nuit chez l.habitant et un marche le lendemain et ninh binh que nous n'avions pas prévu. Qu'en pensez-vous?
Recherche guest house au sud du Vietnam English translation pending
by Tidann · 2013-07-06 · 13 replies
Bonjour, Nous sommes un couple(55ans) et partons pour le Vietnam du 16Déc au 4 Janvier 2014.nous recherchons des adresses de guest house dans le Sud et le centre(Ho Chi Minh, Delta du Mékong, Ile de Phu Quoc(petit bungalow), Dalat et Nha Trang...nous avons fait quelques recherches et sommes un peu découragés!... Nous projetons de nous organiser ainsi: -1 nuit à Ho Chi Minh -3/4 nuits vers Nha Trang -3/4 nuits à Dalat -3/4 nuits vers le Delta et terminer par un séjour balnéaire(nous avons pensé à Phu Quoc...)

Nous aimons nous retrouver hors de la foule et des lieux trop touristiques...Nous envisageons de prendre le train ou le bus et de louer sur place, si besoin, un scooter. Si vous avez des conseils à nous donner, nous sommes preneurs!.
Vietnam hors pistes English translation pending
by Hedgar · 2013-07-05 · 18 replies
Des Québécois au Vietnam (avril et mai 2013)

Pendant un mois nous avons côtoyé un peuple accueillant et courageux. Nous avons admiré des paysages incroyables et avons pu saisir un peu l'âme de ce pays éprouvé par tant de guerres et de misère. En résumé, nous avons fait le plus beau des voyages!

La formule que nous avons choisie, soit un voyage avec guides francophones et chauffeurs privés, nous a convenu parfaitement. Cette formule nous a permis de personnaliser notre itinéraire (que nous voulions flexible) et avec les conseils de l’agence, d’aller dans des endroits inédits que nous n’aurions pas pu visiter de notre propre initiative.

Sous la recommandation d’amis, nous avons choisi d’utiliser les services de l’agence GP Travel dont les bureaux sont situés à Hanoi. Il s’agit d’une agence fiable qui engage des guides compétentes et des chauffeurs prudents. En tout moment, nous nous sommes sentis en sécurité tant sur la route qu’aux divers endroits visités où souvent l’on se croyait hors du temps.

Voici notre programme, quelques commentaires et anecdotes

Le Sud du Vietnam (avril 2013)

Vietnam, jour 1

Arrivée à Ho Chi Ming (Saigon): premières impressions (journée sans guide pour nous remettre du décalage horaire).

Nous avons fait une promenade dans la ville, dans des rues bondées de motos, de bus et d'autos. Traverser une rue est un vrai défi, il faut marcher d’un pas régulier sans s'arrêter afin que les chauffeurs des véhicules puissent s’ajuster. Au Vietnam, il y a 87 millions d'habitants et 35 millions de vélos. À Saigon, 8 millions d'habitants pour 5 millions de motos. Les automobiles coûtent cher (100 % de taxes pour l'importation des voitures).

Ensuite, nous nous sommes rendus au Musée de la guerre : choc total ! Il faut voir ces photos d'enfants allant à l'école en apportant leur trousse de premiers soins, ces chapeaux épais qui devaient les protéger contre les bombes, ces garderies dans d'étroites tranchées, ces familles massacrées, tous ces soldats blessés suppliant qu'on leur laisse la vie, ces enfants difformes à cause de l'agent orange.

Et nous, les touristes voyeurs, sensibles à ces souffrances, mais heureux d'avoir échappé à cette horreur.

La journée s'est terminée par une promenade dans les quartiers chics où nous avons déniché un très bon restaurant. Puis, nous avons retrouvé nos lits avec délice.

Vietnam, jour 2

Accompagnés de notre guide, nous avons commencé la journée par une visite des tunnels souterrains de Cucchi. Tunnels utilisés par les Vietnamiens pour se protéger en période de guerre. Les touristes qui le veulent bien peuvent en faire l'expérience sur 50 mètres. Les tunnels comptent au total 200 km.

Ensuite, nous sommes revenus à Ho Chi Ming visiter des lieux divers dont le marché chinois, la Cathédrale Notre-Dame, le Temple de la Dame céleste et cela, sous la chaleur accablante d'avril.

Vietnam, jour 3

Nous avons pris un petit bateau pour visiter une partie du Delta du Mécong dans une touffeur prenante jusqu'aux criques de Cai Son et de Nhon Thanh. Au programme, dégustation de fruits, visite d'une briqueterie et d'un atelier de nattes.

Nous avons ensuite pris un tuk tuk pour nous rendre chez l'habitant où nous avons dîné. Au menu, un gros poisson blanc servi à la verticale que l'on mangeait en rouleau de feuilles de riz ainsi que des nouilles et du riz : délicieux!

Mais le clou de la journée a été la promenade de 15 km à vélo que nous avons fait pour nous rendre chez un collectionneur d'antiquité chinoise. Quant à moi, le guide m'a proposé de partager sa moto. Nous avons suivi un minuscule chemin sinueux en ciment bordé de canaux profonds. Un vrai dépaysement! Nous avons alors été témoins du quotidien des habitants.

Nous avons ensuite suivi à pied un petit sentier qui nous a menés vers des bateaux à rames pour nous rendre au bateau à moteur. Et vogue la galère!

La journée s'est terminée par 3 heures de route pour se rendre à Can Tho, une ville universitaire, dans un autre doigt des 9 doigts du dragon.

Vietnam, jour 4

Aujourd'hui, c'est une vraie journée hors du temps. Le Vietnam est un pays de contrastes. À Ho Chi Ming, il y a un quartier chic où l'on pourrait facilement se croire à Paris. Quel contraste avec les maisons sur pilotis et le marché flottant de Cai Rang (le marché le plus grand et le plus authentique du Delta du Mécong). Le marché terrestre valait aussi la peine (rats prêts à cuire, poissons de toutes sortes bien vivants, grenouilles, canards, cochon laqué, etc.).

Nous avons visité un temple khmer datant de 1000 ans, endroit très bien caché derrière un magasin de récupération. En plus des temples on y retrouve des arbres indiens au nom de sala arborant des fleurs magnifiques.

Le clou de la journée a été notre visite à l'île de Monsieur Tigre. Nous avons fait une grande balade en pousse-pousse motorisé. J'en retiens la gentillesse des gens, l'authenticité et le bonheur qui semble régner en dépit de la pauvreté. Une journée extraordinaire!

Vietnam, jour 5

Nous avons visité le marché de Long Xuyen, plus petit que le marché de Cai Rang, mais sans touriste étranger (sauf nous). Les bateaux sont plus petits et les habitants très chaleureux, en particulier les enfants qui nous saluaient en nous faisant la bise de loin. Plus tard au marché terrestre, les gens nous demandaient de les prendre en photo.

Nous avons quitté notre guide et notre chauffeur pour prendre un hydro glisseur en direction de l'île de Phu Quoc pour nous reposer. Nous avons passé ces trois jours sans guide. L'hôtel est très bien, mais par malchance, il y a un party d'anniversaire de Vietnamiens, musique disco, maître de cérémonie pour ajouter à la cacophonie, le tout sera suivi d'un karaoké! Impossible d'aller manger au resto, nous nous sommes fait servir notre repas à la chambre. On nous assure que demain ce sera QUIET.... On verra!

Vietnam, jour 6

Journée de repos bien mérité après notre périple et la cacophonie d'hier. Le site est maintenant calme à souhait.

La journée s'est déroulée paisiblement à la piscine et à la plage. L'eau est très chaude et le sable aussi. La journée s'est terminée par un bon souper face à la mer où nous pouvions voir nettement les bateaux des pêcheurs de calmars, une particularité de l'île.

Vietnam, jour 7

Nous avons pris un taxi pour visiter le sud de l'île. La visite a commencé par les fermes d'huîtres perlières. Nous y avons vu notre premier chien de Phu Quoc. Les chiens de Phu Quoc sont réputés pour leur intelligence et leur fidélité. On ne les mange pas, c'est un chien de compagnie. Ils ne peuvent être confondus avec les autres races, parce qu'ils ont des caractéristiques tout à fait distinctes: poils drus sur l'échine dorsale, pattes palmées pour mieux nager, etc. Ces chiens ont beaucoup de difficulté à vivre en dehors de leur île.

Nous sommes aussi passés par la magnifique plage de Sao, ensuite, suant à grosses gouttes, nous avons visité une fabrique de Nuoc Mam, le meilleur du Vietnam, si ce n'est pas au monde, mais c'est difficile à vérifier. Il est fait à base d'anchois macérés pendant 12 mois dans le sel dans des barriques de laurier à suif, sorte d'arbre que l'on retrouve en abondance sur l'île.

Nous avons aussi visité les chutes May Nov qui sont sèches en ce temps de l'année. Nous avons quand même profité de l'aménagement et d'une petite brise rafraîchissante et franchement bienvenue.

La visite de l'île s'est terminée par la prison de Cocotier reconnue comme un patrimoine historique national et le marché de Duong Dong.

Vietnam, jour 8

Aujourd'hui, nous avons pris l'avion pour Danang (avec une correspondance à Ho Chi Ming). Notre guide nous attendait, malgré un retard de 5 heures! L'agence l'avait prévenu. Nous sommes rentrés directement à l'hôtel.

Le centre du Vietnam, avril 2013

Vietnam, jour 9

La journée a commencé par une visite dans une fabrique de soie. On nous a expliqué toutes les étapes de sa fabrication, à partir du ver à soie, du cocon, du filage, jusqu'au tissage. Ensuite, nous sommes entrés dans les boutiques. Les vendeurs faisaient des pressions, c'est la première fois que nous sentions cela au Vietnam.

Ensuite, nous avons visité le vieux Hoian dans une ambiance calme et sereine, ce qui est très différent de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Il y avait moins de monde, moins de motos, plus de vélos.

Hoian est une très jolie ville, on y voit des lanternes partout. C'est une ville sous le modèle des cités marchandes orientales du Moyen-âge. Les monuments architecturaux sont restés intacts. Il aurait fallu y passer plus de temps, surtout voir la ville le soir et faire un tour de vélo, mais c'était suffisant, compte tenu de la chaleur. Donc, nous n'avons aucun regret.

Nous avons donc visité la maison Tanka, une vieille demeure typique encore habitée depuis 6 générations.

Nous avons traversé le vieux pont japonais qui séparait jadis le quartier chinois du quartier japonais. Nous avons aussi visité un temple chinois.

En après-midi, nous avons pris un petit bateau pour nous rendre à l'école de cuisine. Quelle belle expérience! Nous aimons beaucoup la cuisine du centre du Vietnam. On a appris à faire la crêpe de riz, à décorer une assiette de légumes, à faire des rouleaux de printemps, la crêpe de Hoian, un ragoût de légumes, etc. Nous avons soupé du fruit de notre travail.

Vietnam, jour 10

Aujourd'hui, nous avons visité le site de My Son, centre religieux de la civilisation Cham considéré comme étant de la même lignée que les temples d'Asie du Sud-Est comme les temples d'Angkor au Cambodge, mais beaucoup plus petit. À l'origine, il y avait près de 70 tours, mais seulement 29 ont survécu aux guerres. La construction s'est faite sans mortier et date du 4e au 13e siècle.

En après-midi, nous avons visité les tailleurs de pierre et la montagne de marbre. Ensuite, nous avons pris la route pour Hué et nous avons fait halte à Danang et au col des nuages.

Vietnam, jour 11

Nous avons visité les tombeaux de Minh Mang (2e empereur), de Khai Din (13e empereur) et de Tu Duc (attention de ne pas mettre un R après la première lettre, comme dirait notre guide) (4e empereur). Minh Mang avait 40 femmes, 300 concubines et 140 enfants. Moyen chaud lapin! Il est mort d'épuisement à 53 ans, c'est vrai, c'est le guide qui l'a dit, et nous avons un bon guide.

Nous avons ensuite visité une fabrique d'encens et une autre de chapeaux coniques. La journée s'est terminée sous la pluie, mais nous avons eu un bon repas italien pour faire changement. Nous y sommes allés en taxi. Prix vietnamien pour le repas, 5 $ et pour le taxi 3 $ et la bouteille de vin coûtait 23 $.

Vietnam, jour 12

Nous avons fait une promenade en bateau sur la rivière aux Parfums pour nous rendre à la pagode Thien Mu (Dame Céleste). Nous avons apprécié les jardins : bougainvilliers, frangipaniers, orchidées du Vietnam, rosiers du désert et flamboyants rouges qui annoncent le temps des grandes vacances.

La visite de la maison jardin (maison habitée jadis par les mandarins) nous a réservé une belle surprise. Une descendante d'un mandarin nous attendait. Une vieille femme de 86 ans, charmante, qui voulait qu'on la photographie et qui n'arrêtait pas de nous toucher, car elle aimait la peau blanche. Elle nous a servi du thé, du gingembre confit et des bananes. Son arrière-grand-père vivait dans cette maison jardin.

La dame ne s'est pas mariée. Elle a dû prendre soin de sa famille et de la maison pendant les guerres d'Indochine et celle contre les Américains (c'est comme ça qu'on appelle ici la guerre du Vietnam). Sa famille est à Saigon et vient parfois la visiter pour prier devant l'hôtel des ancêtres.

Nous avons ensuite visité la cité impériale qui comprenait 150 bâtiments avant la guerre. Il ne restait presque rien après l'offensive du Têt en 1968, au cours de laquelle 40 000 Vietcongs ont été tués. Les images ont fait le tour du monde et c'est à partir de ce moment que les contestations contre la guerre du Vietnam ont commencé.

L'ensemble de la cité comporte trois parties : la citadelle (où tout le peuple pouvait entrer), la cité impériale (réservée aux mandarins) et la cité interdite (où seuls les eunuques et les concubines de l'empereur pouvaient entrer). Le site est reconnu comme patrimoine mondial par l'UNESCO.

Enfin, nous avons passé la nuit dans le TGV (train à grande vibration) pour nous rendre à Hanoi. Une vraie aventure. Une chance que nous étions en première classe! Par bonheur, nous avons bien dormi. Il faut faire l'expérience du TGV.

Le nord du Vietnam, mai 2013

Vietnam, jour 13

Le train est arrivé à Hanoi vers 4 h du matin. Nous, nous dormions et les gens du train ne nous ont pas réveillés. Ouf! Quand nous avons su que nous étions arrivés à destination, les lumières du train se sont subitement éteintes. Il a fallu utiliser nos lampes frontales pour tout ranger et ne rien laisser derrière nous. Heureusement, notre guide de GP Travel nous attendait encore à la sortie.

Il s'appelle Nguyen Van Chung (il nous conseille de l'appeler Atchoum pour nous rappeler de son nom). Il sera notre guide jusqu'à la fin du voyage. C'est aujourd'hui que nous allons visiter Mme Le Huong, la directrice de la section française de GP Travel. Elle nous propose l'appui d'un stagiaire nommé Hung. Nous acceptons avec enthousiasme.

Après notre visite à l'agence de voyage, nous nous sommes dirigés vers la pagode de la Défense de la nation, dont l'intérieur est magnifique.

Nous sommes ensuite allés à la place Ba Dinh où se trouve le mausolée Ho Chi Minh. Comme c'est fête aujourd'hui au Vietnam, il y avait trop d'attente pour entrer dans le mausolée. D'un commun accord, nous avons décidé de ne pas y aller.

Nous avons aussi visité la maison sur pilotis et le Temple de la littérature, première université du Vietnam.

Après le lunch cinq services à l'air climatisé (quel bonheur!), nous avons visité rapidement le musée d'ethnographie. C'était très intéressant, d’autant plus que nous allons rencontrer plusieurs ethnies dans la prochaine semaine.

La journée s'est terminée par une promenade en cyclo-pousse dans le vieux Hanoi. Toute une expérience que de se retrouver en plein milieu d'une circulation compacte et fort bruyante dans les différentes rues spécialisées dans la vente d'articles comme les cadeaux de mariage, les souliers, les vêtements, les valises, etc.

Vietnam, jour 14

Journée à la découverte de l'ethnie des Thaïs. En route pour Mai Chau, nous avons visité les pagodes de Maître et de Tay Phuong. C'est toujours surprenant de voir les richesses de ces lieux et de voir les Vietnamiens faire leurs offrandes et leurs prières dans la foule bondée.

Aujourd'hui, Hung m'a donné un cours de vietnamien. Il m'a appris les 6 sons de MA et quelques expressions diverses. J'ai beau essayer de prononcer les sons du MA, il paraît que je fais toujours le même. Je crois que j'aurai besoin d'une autre vie pour apprendre cette langue.

Le plus spectaculaire de la journée a été la découverte de la vallée du Mai Chau et de ses habitants.

Nous couchons chez l'habitant ce soir à Xam Khoe. Nous sommes chanceux. C'est un dortoir et nous sommes les seuls à y dormir.

À l'arrivée, nous avons fait une petite balade au village à la rencontre des Thaïs. Les gens habitent dans des maisons sur pilotis pour se protéger des pluies abondantes en été et des serpents.

La journée s'est terminée par un souper et un spectacle folklorique donné par les gens du village. Nous étions 4 spectateurs en tout. À part nous, il y avait un couple de Français très drôles! Les villageois s'en sont donnés à coeur joie : danses, chants, dégustation de liqueur (un truc sucré au riz), jeux d'habiletés rythmiques avec des bâtons et naturellement de nombreux fous rires!

Vietnam, jour 15

Nous avons pris le petit-déjeuner chez l'habitant à Xam Khoe après une très bonne nuit de sommeil paisible. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le village de Non, de l'ethnie de Muong. Nous avons fait une promenade dans le village. Les gens étaient charmants. Les enfants nous regardaient avec de grands yeux et nous disaient bonjour.

Nous avions rendez-vous avec M. Nich pour le lunch, mais nous avions une heure d'avance. On nous a donc proposé un tour de bateau de pêcheurs sur la rivière Noire (qui est d'un bleu incroyable, comme la mer à Cuba). Wow! Quelle belle expérience! Quand je pense que des familles entières habitaient ce genre d'embarcations. Bravo la promiscuité!

Après le repas, qui a été des plus succulents, nos guides ont fait la sieste à même le plancher. L'endroit était charmant et très propre.

Pour souper, comme nous passions dans son patelin, Hung nous a invités à manger chez ses parents. Une telle invitation ne se refuse pas. La mère de Hung, avertie de notre arrivée à la toute dernière minute, a préparé un succulent repas en un temps record. Au menu : chèvre, poulet, porc, légumes divers et bien sûr, du riz, des fruits, du jus de canne et du thé. C'était délicieux et quel accueil! Le grand-père, la mère et la petite soeur étaient là!

Vietnam, jour 16

Nous avons fait beaucoup de route aujourd'hui pour nous rendre à Nghia Lo. Nous avons vu les montagnes de thé. C'était magnifique, mais quel travail épuisant pour ces gens!

Nous couchons à nouveau chez l'habitant ce soir. La maison est belle et très propre. En plus, il y a des ventilateurs partout. Nous serons confortables.

Encore une fois, nous sommes les seuls touristes, mais pas les seuls à coucher dans le dortoir. En effet, les propriétaires, le guide, son assistant et le chauffeur vont y dormir aussi. Aucun souci, nous les connaissons maintenant fort bien et nous mettrons nos bouchons pour ne pas entendre les ronflements du chauffeur.

Avant le souper, nous avons fait le tour du village à pied, nous avons aussi marché en bordure de la rizière. C'est là qu'une famille de joyeux lurons nous a invités spontanément à entrer chez eux. Ils nous ont offert du thé et de l'alcool dans laquelle il y avait des abeilles. Oui, oui, nous en avons bu! Et nous n'avons pas été malades!

Les gens voulaient nous toucher les mains, les bras, les pieds. Ils apprécient la peau blanche et les gens qui sortent de leurs gabarits. Compte tenu de ma taille, je suis subitement devenue la reine de la différence. La plus acharnée était la mémé qui m'embrassait, me serrait dans ses bras. Elle tenait à se faire photographier avec moi. Je crois qu'elle avait un peu abusé de l'alcool de riz, c'était jour de fête, après tout!

De retour chez l'habitant, après un bon repas, nous nous sommes couchés et avons très bien dormi. Nous n'avons même pas entendu le chauffeur ronfler, ni l'habitant qui voulait continuer à trinquer avec les autres.

Vietnam, jour 17

Nous devions faire une randonnée vers le village de Mu, un village de H'Mongs noirs qui ne voient jamais d'étrangers, mais il y a eu de gros orages cette nuit et la route était impraticable, trop dangereuse. Le guide a donc décidé de nous faire visiter Xa Xa Ho, une commune où habitent d'autres H'Mongs.

Nous y avons vu les plus beaux paysages encore vus à ce stade-ci de notre voyage. Le plus intéressant, c'est que nous avons pu marcher et rencontrer les habitants dans leur quotidien. C'est un endroit où il n'y a pratiquement pas de touristes. Cela fait une très grande différence et c'est aussi l'un des grands avantages à voyager avec la formule personnalisée de GP Travel.

Vietnam, jour 18

Nous avons fait beaucoup de route pour nous rendre à Sapa. En route, nous avons pu admirer d'autres rizières en terrasse, spectacle incroyable! Les paysages étaient à couper le souffle. Mais il ne faut pas souffrir du mal du transport et ne pas être trop peureux, car il y a de nombreux cols et la route est en constants lacets.

Sur le bord de la route, nous avons pu apercevoir et photographier des femmes Lao Lu en vêtements traditionnels aperçues sur le bord de la route. Comme leurs coiffes sont stylées!

La journée s'est terminée par un excellent repas dans un restaurant de l'ethnie Dzao rouge à Sapa.

Vietnam, jour 19

La journée a commencé par une visite du marché de Sapa. Il y avait eu beaucoup de pluie pendant la nuit et notre guide a dû prendre les femmes sur son dos pour traverser un petit ruisseau qui débordait. J'étais restée à l'hôtel pour soigner mon genou. J'ai beaucoup apprécié la souplesse que nous permet ce type de voyage organisé de façon personnalisée, selon nos goûts et notre capacité physique.

Nous avons ensuite quitté Sapa pour fait une visite chez les H'Mong fleuris. Les enfants étaient drôles. Ils couraient, car nous avions des bonbons et des crayons â leur donner.

Dans cette communauté, on faisait auparavant la culture du pavot. C'est maintenant interdit. Tous les champs ont été nettoyés et les gens qui en font la culture sont passibles de prison. Aujourd'hui, c'est le riz, la patate, le manioc et le maïs que l'on cultive. Ce doit être moins payant!

Vietnam, jour 20

C'est dimanche et nous sommes allés au marché de Bac Ha. Ce marché hebdomadaire est coloré par les costumes traditionnels des H'Mongs fleuris. À voir absolument : le marché aux cochons, le marché au bétail, le marché aux oiseaux, le marché aux épices, le marché aux chiens, etc.

On the road again jusqu'à Quang Binh pour la visite du village de l'ethnie Pa Then.

Vietnam, jour 21

Nous avons visité un village de H'Mong. Puis, nous avons fait route vers le plateau de pierre de Dong Van (1600 mètres d'altitude). Plusieurs ethnies y vivent (H'Mong, Dao, Lo Lo, Pu Peo). La population vit en parfaite harmonie avec les pierres. Ils cultivent chaque parcelle de terre, même dans les montagnes abruptes. Ce sont de vraies chèvres de montagne.

Les paysages sont tout à fait différents ici. Il y a des gens qui cultivent le maïs partout, même sur des rochers, dans les ravins. Du moment qu'il y a quelques centimètres de terre. Quel dur labeur!

Ensuite, nous avons visité le palais du roi H'Mong Vuong Chi Sinh dont les descendants vivent maintenant au Canada. Nous ne sommes effectivement pas dans une destination touristique pour Européens ou Américains. Les touristes asiatiques nous prenaient en photos et nous filmaient. Nous sommes donc devenus l'attraction principale du palais.

Ici, c'est franchement loin de tout et cela nous plaît grandement! Quel dépaysement! Quels beaux paysages!

Vietnam, jour 22

Nous avons fait route vers Bao Lac en traversant le col de Ma Pi Leng. Nous avons été chanceux, il faisait beau et nous avons pu apercevoir la rivière de Nho. C'est de toute beauté! C'est à voir à tout prix.

Le chauffeur arrêtait de temps à autre pour que l'on puisse donner des bonbons et des crayons aux enfants. Tout cela créait des moments magiques!

Par la suite, nous avons fait une petite balade dans une rizière à sûrement à 40 degrés et à 60 % humidité!

Vietnam, jour 23

Nous devions aller voir les Lo Lo noirs, mais comme il a plu toute la nuit, le chemin était impraticable. Nous avons donc fait contre mauvaise fortune bon coeur et avons profité de quelques moments de répit. La route pour Cao Bang était franchement longue et difficile, pleine de trous et de bosses.

En chemin, nous avons rencontré des San Chi.Nous avons pris la route et fait halte à Vinh Yen pour la visite du village des Thais de Khuoi Veng et son pont suspendu.

En arrivant à Cao Bang nous avons visité le marché, toujours aussi typique et surprenant : viande de chien, vers à soie à cuisiner, etc. Finalement, nous avons pris un verre de bière à une terrasse au bord de la rivière.

Vietnam, jour 24

Nous avons fait 2 h 30 de route pour nous rendre à la grotte de Nguom Ngao. Nous avons gravi de nombreux escaliers pour nous rendre à l'entrée de la grotte et ensuite la visiter. C'était magnifique et la température tout à fait convenable.

Après le dîner que tout le monde a apprécié (nouilles sautées au boeuf), nous sommes allés voir la chute de Ban Gioc dont une partie se trouve en Chine et l'autre au Vietnam.

La route était très mauvaise, mais le paysage toujours aussi beau et changeant.

Vietnam, jours 25 et 26

Nous avons fait un tour de bateau sur le lac Ba Be, village pittoresque à souhait. Le coucher chez l'habitant a été inoubliable. Mes compagnons ont très bien mangé, tandis que moi j'ai eu une tourista carabinée à ce Lac Ba Be. Une nuit blanche à oublier! Le coq a commencé à chanter à 2 h 30 du matin et la circulation des motos avec klaxons à 5 h 30 du matin. Tant de bruit dans un si petit village!

Vietnam, jours 27 à 31

Nous avons fait 6 heures de route pour retourner à Hanoi. Demain, nous nous dirigerons vers la Baie d'Halong où nous ferons une croisière de 4 jours dans une jonque privée, question de refaire nos forces pour notre vol de retour d'une durée de 30 heures jusqu'à Montréal.

Nous avons été choyés par les 6 membres d'équipage et notre guide qui nous a accompagnés. Le chef nous a cuisiné de merveilleux petits plats aux fruits de mer et autres aliments de choix. L'équipage faisait tout pour nous faire plaisir et pour que nous apprécions notre séjour sur le Bhaya Legend, une compagnie fantastique à recommander! La jonque était propre, moderne et très confortable (air climatisé, bain profond, douche à part, lit extrêmement confortable, etc.)

Nous avons fait de nombreuses activités : visite de la grotte aux surprises, kayak, natation et visite d'un village flottant incroyable. Enfin, nous avons pu admirer un coucher de soleil fabuleux pour notre dernier soir.

À la fin de la croisière, les six membres d'équipage sont venus nous saluer. Nous sommes ensuite retournés à Hanoi pour notre dernière soirée au spectacle de marionnettes.

Nous avons fait un dernier adieu à notre guide Chung avec un pincement au coeur, car nous avons eu le temps de nous attacher à ce jeune homme débrouillard, charmant et dévoué.

Après un souper rapide, nous sommes allés vite au lit pour être en forme pour notre voyage de retour.

M.Lafrance et R.Bergeron
Campings et bivouacs dans la vallée de Hecho? (Espagne) English translation pending
by Bence · 2013-07-04 · 4 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir 10 jours en septembre prochain dans la vallée de Hecho afin d'y faire un peu de randos ! Nous sommes à la recherche de campings simples, proches des départs de sentiers. Nous envisageons également de faire un petit trip sur 2 ou 3 jours en montagne, avec bivouacs ! Si vous avez des bons plans sur les itinéraires + bivouacs pour 2 à 3 jours, nous sommes également preneurs ! Merci de vos réponses.
Quel circuit pour huit jours à Maurice début août? English translation pending
by Zebulon787 · 2013-07-02 · 8 replies
Bonjour,

Je cherche des idées de circuit pour passer 8 jours sur l'île Maurice (carte détaillée ici) début août 2013. En particulier je cherche 2, 3 ou 4 "camps de base" où je pourrai trouver une chambre à tarif "routard" (genre 30 euros la nuit) et d'où je pourrai avoir un bon aperçu de l'île.

Sachant que : - j'ai déjà mes billets d'avion - je ne louerai pas de voiture, je me déplacerai principalement en bus (éventuellement je demanderai à un jeune à scooter - avec un casque pour moi ! - de me balader sur 1/2 ou 1 journée pour me faire découvrir les environs) - j'aurai passé juste avant 3 semaines à La Réunion (2 semaines de rando + 1 semaine de visites) - je ne suis pas un passionné de baignade ni de bronzette ni de plongée, par contre j'adore l'ambiance des bords de mer : me promener le long de la mer, apprécier de beaux paysages, déguster du bon poisson, etc. - j'aime bien faire du vélo et des balades à pied - j'aimerais trouver une jolie petite île un peu sauvage (mais pas hors de prix) pour y passer 1 ou 2 nuits - j'aimerais passer 2 ou 3 jours dans un endroit animé pour faire la fête 😎

Voilà, vous savez tout sur mes envies ! A vos claviers maintenant !... 😉
Concours photo de juillet 2013 "Habits, vêtements et costumes portés dans le monde" English translation pending
by Jersim · 2013-06-30 · 172 replies
Bonjour à tous,

Je suis à peu près certain, que l’on a tous dans nos penderies, un petit souvenir vestimentaire apporté d’un voyage🙂. Mais certainement, que ce vêtement on l’a photographié porté par un autochtone…c’est cette photo qui va nous intéresser….

Je vous propose de partager nos photos sur le thème : «HABITS, VETEMENTS ET COSTUMES PORTES DANS LE MONDE ».

Les habits, les costumes ou vêtements traditionnels, mais aussi les chapeaux ou autres coiffes 😇, voir les chaussures......sont également admis dans le concourt. Que ce soit un habit de fêtes, de ceremonies ou un habit du quotidien, celui-ci est très souvent indicateur de la région où il se trouve. La photo devra montrer l’habit porté(pas de mannequins en vitrine😉) dans son environnement.Je veux dire par là, qu’un homme en djellaba sur la place rouge ça ne marche pas, Un béret basque dans désert du Sahara non plus !!!!…

POUR LES PARTICIPANTS: Les photos sont déposées de maintenant au mardi 23 juillet à minuit.

POUR LES VOTANTS: Les votes se feront du mercredi 24 juillet au mardi 30 minuit.

Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement. Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos , la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).

Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :



Comme pas mal d’entre nous je serai en vacances en juillet 😎😎😎, je vais tout de même faire le maximum pour suivre le concourt et la discussion…

J’espère voir beaucoup de couleurs et d’originalités….

Bon concours à tous
Québec en août English translation pending
by Nono69008 · 2013-06-28 · 7 replies
Bonjour,

Je souhaite partir seul pendant tout le moi d'aout au Quebec. Gros besoin de prendre l'air!! Je n'ai absolument rien d'organisé, en fait je souhaite me déplacer en stop à pieds à vélo, enfin avec tout ce que je trouv. Pour la nourriture j'ai même pensé à pêcher, pour dormir tente dans la nature, pour me laver je sais pas trop. Pensez-vous que cela est possible? Ou bien est ce que je craque complètement? Si vous avez un avis sur la question cela m'aiderait pas mal, j'ai commencé à réfléchir sur un trajet, en gros je longerai le st laurent, en passant par Tadoussac qui à priori est un endroit à ne pas louper. Mais bon déja, ou l'avion va me poser, Quebec?? Enfin bref, organisation Zéro quoi!! Qu'en pensez vous??

MERCIIIII
Halte à Kampong Chhnang (Cambodge) English translation pending
by Mendikoa · 2013-06-26 · 5 replies
bonjour

On envisage de faire une halte à KC entre pp et battambang. J'ai vu dans d'autres post que l'on pouvait visiter le village flottant en s'approchant du lac ou on trouve des "guides avec leur barques". Est ce toujours d'actualité? On m'a parlé de"village de potiers", ou les trouve t on? A KC méme? Faut il louer un velo par exemple pour s'y rendre?

Je ne trouve pas trace d'un mail de sokha hotel, est ce normal? Peut on en général arriver sans reserver?

Les bus pour battambang qui viennent de PP doivent souvent avoir les places assises prises. Afin d'éviter 4h de trajet debout, peut on reserver des sieges à l'avance aupres d'une compagnie ou doit on envisager un autre moyen de transport Taxi collectif, taxi privé ...? si on veut voyager assis.
Deux semaines en toute liberté au Maroc English translation pending
by Danilo69 · 2013-06-26 · 105 replies
Nous venons de passer 2 semaines dans le sud du Maroc, entre terre et mer. D'abord, sitôt récupérée la voiture, on a rejoint Ouarzazate, pour visiter la kasbah en compagnie d'un guide intéressant, puis une demi-journée à l'oasis de Fint qui nous a déçus;trop petite, faux auto stoppeurs...Hébergement:hôtel Royal, simple et propre. Puis, ce sera la grande palmeraie de Skoura avec ses nombreuses kasbahs, logement au Gite-Kasbah La Palmeraie, bel accueil, bonne ambiance, méchoui délicieux partagé avec un groupe de marcheurs.Une journée entière dans la vallée des roses et profiter des petites cascades pour se rafraîchir, c'est la moisson, de belles images!Une autre journée pique-nique et baignade dans l'oued Dades, au milieu des lauriers roses.Et le soir, dîner sur la terrasse, sous les étoiles.La nuit, ça va, la chaleur est supportable et le ventilo est très apprécié. Après, on choisit de filer vers la mer, mais on fait une pause à Taroudant, à l'hôtel Atlas, dans la médina, mais au calme.Rzpas pris sur la place très animée le soir. Ensuite, on va découvrir tout le charme de la vallée du paradis, baignades dans les petites piscines naturelles entourées de lauriers roses, paysages enchanteurs.Installés à l'hôtel Bab Aourir, on a une grande chambre, un joli jardin pour prendre les repas et une piscine pas trop nette...Une journée découverte d'Agadir, le port, le front de mer, la colline-nécropole... Puis, on remonte tranquillement vers le nord, en faisant une pause-déjeuner à Imsouanne, petit port charmant où on mange une délicieuse daurade grillée, sur la cale avec les pêcheurs...Le soir, on pose nos valises à Essaouira, beaucoup de monde avec le festival...normal...fort heureusement on avait pris la précaution de réserver notre hébergement à l'hôtel Smara.Balades dans la vieille ville, le port, la plage, c'est très joli... Retour sur Marrakech pour visiter la ville avant de repartir et faire nos petits achats au souk, visite du musée, des jardins, de la médersa...Super. 2 semaines c'est vite passé mais on a vu énormément de choses.On s'est fait plaisir!
Martinique avec enfants en février 2013: choix de logement English translation pending
by Gazoubzh56 · 2013-06-23 · 10 replies
Bonjour, J'ai lu un peu ce forum mais j'hésite...Nous souhaitons partir en martinique, 1 semaine, en février, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Quel endroit me conseillez vous pour choisir notre logement ? Nous aimerions être proche de la mer pour les enfants (j'avais vu quelque chose au Diamant mais j'ai lu que la plage n'était pas forcément adaptée pour les petits ?) mais nous aimerions aussi visiter l'île nord comme sud donc il nous faut peut être quelque chose de plus central pour limiter les kilomètres. J'ai repéré autre chose sur la presqu'ile de la caravelle... vous en pensez quoi avec des enfants ? Je vous remercie des conseils que vous pourrez m'apporter. 🙂
Conseils et bon plans partout en Inde: en mode routard English translation pending
by Europeantour · 2013-06-21 · 28 replies
Bonjour a tous je me decide, ce site ma été utile ces derniers mois puisque je voyage sans "guidebook"... et donc je souhaite aider d'autres personne qui compte faire un trip en Inde. Sur la demande d'une ville en particulier, si j'y suis passé je pourrais donner mon ressentis, quelques gh bon marché et d'autre genre de petit plans.

Sachant que j'affirme pertinemment que l'on peut vivre en Inde avec un budget de 300euros\mois. Sans trop se priver, en faisant juste attention.

Avec ce budget, on a ses 3 repas, une chambre d'hotel (ok pas toujours fraiche :) ), de quoi se desalterer, et il nous reste encore 200 roupies pour les activités\visite etc... J'ai beaucoup bouger en Inde (L'India raylway on apprend a la detester !), commencant par le Sud, avec Goa, Kerala et le tamil nadu, puis j'ai suivit lq cote pour rejoindre kolkata (En faisant pas mal de stop dont Hampi !) Enfin aprés avoir traversé l'axe Kolkatta-Delhi je suis remonté dans L'himachal Pradesh.

Le sud est plus cool que le nord, mais ce dernier possèdent tellement d'histoire et de légendes qu'il fascine. En ville touristique que j'ai put faire il y a :

- Palolembeach - Hampi - Puri - Darjeling - Gaya - Varanasi - Kajuhraho et j'en oublie certainement. Dans ses lieux trés facile de trouver une gh, la plupart son de grand villages ou petite ville. Quelques bons plans se trouvent parfois avec dificultés.

Bref si vous avez une question sur l'Inde, si vous souhaitez une gh dans une ville en particulier, ou tout autre chose pour un prochain voyage il suffit de demander.
Aeroflot pour le Japon English translation pending
by Gilsteen · 2013-06-21 · 7 replies
Bonjour à tous les honorables membres de cette communauté ,

Je prépare actuellement mon prochain périple : ce sera le Japon. Et pour commencer , recherche des billets. Se pose alors la question de la fiabilité / confort / durée . Aeroflot a l'air bien placé au niveau tarif , mais qu'en est-il pour les autres paramètres ? Quelqu'un d'entre vous a t'il une expérience , positive ou négative , de cette compagnie , vers cette destination ? Merci de bien vouloir m'éclairer😉
Sumatra: plages sympas, déplacements...? English translation pending
by Stephie75 · 2013-06-19 · 5 replies
Nous partons sac à dos à sumatra avec deux enfants 7 et 13 ans. on recherche des plages sympas pour faire du snorkling du coté de Padang ;

est il difficile de se déplacer en bus ?

D avance merci pour toutes les infos 🙂
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan… English translation pending
by Naruwan · 2013-06-18 · 10 replies
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…

Toutes les photos sur www.naruwan.fr

Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.

Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.

A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.

Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.

Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.

> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)

Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…

Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.

Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…

Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…

De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?

Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…

Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.

> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..

> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.

Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.

Toutes les photos sur www.naruwan.fr

Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
Chiang Mai: bus et itinéraire English translation pending
by Valérie012 · 2013-06-15 · 5 replies
Bonjour, comment allez-vous? Je lis beaucoup d'informations utiles sur le forum et ca m'aide beaucoup. à une semaine de mon départ je sais ce que je veux faire, mais ne sais pas si c'est possible

mon mari et moi partons et serons à Chiang Mai et les alentours environ 5 jours. Mon but est de: visiter CHiang Mai voir le temple à Doi Suthep aller à Mae Rim (le zoo naturel) Monter à Pai voirthe elephant nature park, le source d'eau chaude et certains temples et faire un treck d'une jorunée ou deux vers Mae Hong Son voir les tribues.

mes questions :

1- puis-je faire Doi Suthep (le temple) et Mae Rim (le zoo) en une journée? (une demi-journée chaque dont le temple au couché du soleil)?

2- Y a-t-il des bus entre Chiang Mai et Mae Rim, puis de Mae Rim vers Doi Suthep et de Soi Suthep vers Chiang Mai?

3- Est-ce une bonne idée un treck de Pai vers Mae Hong Son voir les tribus ou devrais-je plutôt me rendre en bus vers Mae Hong Son et faire un treck de là?

4- quel sont les "à ne pas manquer" à Chiang Mai dans la ville directe?

Je pensais: le marché du dimanche (est-ce ouvert juste le dimanche?j'imagine que oui...) Le Wat Chet Yod Le musée national de chiang Mai

5- est-ce que le musée tribal vaut le détour?

Merci beaucoup pour votre aide! Je suis bien excitée de partir... dans 8 jours! (J'irai en Malaisie et à Bangkok avant Chiang Mai)
Visites à ne pas louper Rome? English translation pending
by Carine8564 · 2013-06-15 · 9 replies
Bonjour,

Je pars pour une escapade de 4 jours à Rome en avion. 😊 Je souhaite connaitre vos bon plan, et vos souvenirs de visites à ne pas louper. 😄

Merci à tous de me faire profiter de vos expériences. 😉
Avis sur circuit privé organisé par agence en Thaïlande? English translation pending
by Emmet · 2013-06-10 · 4 replies
Bonjour à tous....

Après plusieurs voyages organisés par mes soins en europe et amérique du nord, mon compagnon et moi même envisageons de visiter la THAILANDE. Suite à la lecture de nombreux sujets sur ce forum et sur d'autres, nous avions envie de nous "laisser porter" par un voyage organisé... Mais attention, pas n'importe lequel, nous sommes tombés sous le charme d'un circuit privatif (juste nous et le chauffeur/guide) organisé en fonction de nos attentes. Comme ce serait notre premier voyage en Asie, nous voulions avoir des explications historiques et culturelles pour agrémenter notre découverte, un guide francophone c'est le top!!

Nous ne supportons (ni l'un, ni l'autre) pas les voyages organisés type "car de touristes" mais aimons avoir un certain programme... Chaque voyageur est différent!! Nous avons donc été séduits par cette agence "Thailande Autrement" et aimerions avoir vos avis...

Nous envisageons de partir du 27 novembre (arrivée à Bangkok le 28/11) et de rentrés sur Paris le 13 décembre, est ce une bonne période?? Après un premier contact avec l'agence, nous avons obtenu un devis et un programme, que voici :

Jour 1 : Bangkok - libre Jour 2 et 3 : Bangkok - Visite guidée (palais royal, wat pho, jardins du cloitre, balade en bateau, temple de l'aube, maison Jim thomson, musée national, Quartier Dusit, shopping) Jour 4 : Rivière Kwai Jour 5 : Montagne de l'ouest - Parc Erawan / train rivière Kwai Jour 6 : Bang Pa In / Ayuthaya (en pirogue) - Visite de la ville Jour 7 : Ayuthaya / Phitsanulok (en train) - Sukhothai (visite de la ville) Jour 8 et 9 : Village Karens (balade en forêt tropicale, découverte des plantes medicinales, artisana, repas, baldes à pieds et vélo) Jour 10 et 11 : Chang Mai - Visiste d'une ferme d'Orchidée, camp d'éléphant (spectacle et balade), Doi Suthep, marché aux fleurs, temples) Jour 12 : Chang Mai / Phuket (avion) Jour 12 à 15 : Kho Phi Phi Jour 15 : Kho Phi phi / phuket (nuit à phuket car avion tôt le lendemain) Jour 16 : Phuket / Paris (via Bangkok)

Qu'en pensez vous? Est ce bien pour un premier voyage? Y a t-il des étapes à supprimer et d'autres à ajouter? Que pensez vous de Kho Phi phi (auriez vous mis une étape différente, qu'y a t-il a faire)??

Si certains d'entre vous ont déjà fait ce genre de séjour pouvez vous me donner un ordre de prix par personne (hors vol international) afin que je puisse comparer? Bref, je prends tout ce qu'on voudra bien me donner!!

Merci d'avance...
Italie: En sillonnant la lagune autour de Venise English translation pending
by Jemaflor · 2013-06-05 · 12 replies
Avant d’embarquer sur le Vaporetto en direction des îles de la lagune, jetons un dernier regard sur cette belle perspective vénitienne. Le campanile de la Place San Marco du haut de ses 96 mètres domine la ville ainsi que l’élégant Palais des Doges, et là, juste devant la station Zaccaria où nous attendons le départ, les incomparables gondoles encore recouvertes de bâches bleues attendent les amoureux pour une balade sur les canaux …



Le vaporetto de la ligne 4.1 sur lequel nous prenons place maintenant est sans conteste moins romantique qu’une gondole mais certainement bien plus adapté à la navigation dans la lagune. Dès le départ, la promenade nautique sur ce bus de mer s’avère somme toute plaisante. Elle nous permet de découvrir un autre visage de la Sérénissime. A l’image de cet îlot de verdure que nous longeons à présent, joliment arboré ce Parco delle Rimembranze n’est animé en cette matinée dominicale que par quelques joggeurs aux foulées très rythmées. (Photo prise d’un autre point de vue que celui depuis le vaporetto)





Après avoir contourné la pointe Est de Venise, on croise ce paisible pêcheur parfaitement installé sur sa barque, il va nous maudire … car on imagine que les remous provoqués par notre vaporetto vont faire fuir les poissons qu’il tente de taquiner ! Un beau décor cette île San Pietro avec ses façades aux teintes douces, son bosquet verdoyant et son église à coupole. Avec cette atmosphère de village tranquille, on semble déjà loin du cœur historique de Venise pourtant situé à seulement quelques centaines de mètres. A tribord, une gondole … mais sans touristes. Trois vaillants rameurs, vêtus de marinières, debout sur leur embarcation pagayent avec cadence et force. L’allure soutenue évoque plus un entrainement sportif qu’une promenade … sans doute ces hommes se préparent aux traditionnelles courses de gondoles, un vrai sport local avec des épreuves qui se déroulent chaque année sur le Gand Canal.



Venise, une île, des îles … et seulement des voies d’eau ! Aucune route ni rue encombrée de véhicules à moteur, le rêve ! Mais pour les transports et déplacements, que ce soient de marchandises ou de personnes, tous doivent donc s’effectuer en bateaux. La police et les pompiers ont également leurs vedettes (rapides) comme les ambulanciers. Des bateaux-ambulances que l’on aperçoit plus nombreux près de ce quai, évidemment, c’est celui de l’hôpital !



La bâtisse cubique, qui n’a rien d’une allure de palais vénitien, est construite face à la lagune avec des fenêtres donnant sur la vaste étendue d’eau et sur des îles. Oh ! Quel joli panorama pour les opérés ou malades en tout genre … sauf que l’île la plus en vue, juste en face, est celle dédiée en totalité au cimetière de Venise. Certes, San Michele, l’île-cimetière, offre un bel ensemble avec ses cyprès, son église Renaissance et son élégante enceinte … mais il y a en point de mire toutes ces sépultures ! On sera tous d’accord, lorsque l’on tente de se rétablir d’un séjour hospitalier, on rêve d’un horizon plus gai.



Le vaporetto fait maintenant une halte à San Michele, une dizaine de vénitiennes, les bras chargés de fleurs, descendent à terre. On devine aisément leurs intentions : honorer leurs défunts en fleurissant leurs tombes. Quant à nous, notre première escale approche : l’île de Murano. Un arrêt de quelques minutes afin de changer de Vaporetto en direction d’une autre île de la lagune, celle de Burano.



La station d’embarquement est au pied de ce phare, comment se nomme t-elle ? Faro, on pouvait s’y attendre. Juste le temps d’apercevoir un long quai, des hangars en briques et un canal qui mène au centre. Pour la visite du lieu, ce sera pour plus tard, lors du retour … Dans la lagune, les voies (d’eau) sont partout jalonnées de pieux en bois. Plantés en faisceaux par trois, ils résistent mieux aux assauts des vagues. Le pilote est attentif, mieux vaut ne pas s’écarter de ces balises, les eaux de la lagune sont peu profondes (8 à 10 mètres selon les marées), les bancs de sable traitres et le fond très vaseux … Des pieux par endroits surmontées de lanternes (vénitiennes !), certaines sont hérissées de picots, on comprend vite que les mouettes ne sont pas les bienvenues sur ces perchoirs … avec leurs fientes elles devaient opacifier les lumières-balises de quoi rendre très dangereuse la navigation nocturne ! Le trafic sur ce canal maritime est particulièrement fluide (normal, nous sommes sur l’eau !). En ce dimanche matin, seuls quelques bateaux (taxis et particuliers) nous croisent ou nous doublent, souvent à belle allure ! Mon attention est à présent attirée par l’horizon, au loin une île se détache, sans doute Burano. En fait, c’est surtout la verticalité du campanile qui étonne, il semble défier les lois de la gravité … penche-t-il vraiment ou est-ce l’effet du tangage qui me donne cette illusion ?



Plusieurs îlots jalonnent le trajet. Celui-là, sur la droite, paraît abandonné. Un minuscule territoire insulaire où les constructions s’avèrent partiellement délabrées et les murs d’enceinte décrépis. Peut-être un ancien monastère ou bien le lieu de vie d’une communauté ? Je n’en saurais pas plus, l’îlot gardera pour moi le mystère de son passé et des habitants qui y vécurent … Déjà, nous parvenons à l’île de Burano, les teintes chatoyantes des rares maisons qui bordent le canal d’accès annoncent la couleur ou plutôt les couleurs … celles de toute l’île ! Elles ont fait la renommée de Burano et découvrir le village ne déçoit pas !



Juste après avoir débarqué, la vision est idyllique : le flot des visiteurs n’est pas encore arrivé, le soleil brille avec éclat et l’eau des canaux de ce village d’opérette, tel un miroir, nous offre une merveilleuse double image des maisons de poupée. La palette de nuances est riche bien plus que celle de l’arc en ciel. Des maisonnettes, certes toutes simples, mais toutes pimpantes avec leurs teintes variées : bleues, vertes, roses, oranges, rouges on encore jaunes … et pardon si j’en oublie quelques unes au passage. Tiens ici, il y a du noir avec les silhouettes de ces deux mamas italiennes !





Mon objectif (photo) comme mon œil est avide de tout observer, de tout capturer : cadrer cette façade puis immortaliser ces détails, une fenêtre par ici, un reflet par là ou encore cet homme donnant un coup de pinceau à son mur. Mais oui, ce jaune lumineux est splendide mon brave monsieur !

A regarder les habitations on remarque également les boutiques, nombreuses mais aux noms souvent identiques : plusieurs Merletto et encore plus de Merletti … seraient-ils tous cousins à Burano ? En arrivant sur la place principale, je commence à comprendre en apercevant le Musée del Merlotti. En Italien, cela signifie « dentelle », la spécialité des femmes de Burano, devenues de vraies artistes dentelières. Finalement toute la population locale avaient autrefois l’habitude de manier avec dextérité les aiguilles : les femmes confectionnaient d’élégantes dentelles et les maris, marins-pêcheurs, recousaient leurs filets … Bon, j’en conviens, il ne s’agit pas tout à fait des mêmes mailles ni surtout du même art !



Avec son aspect un peu désuet, la dentelle fait-elle toujours recette auprès des touristes en recherche de cadeaux souvenirs ? Je ne sais, mais il y a bien d’autres spécialités proposées dans les vitrines du village insulaire. Cela va d’appétissantes pâtisseries aux incontournables pasta italiana déclinées sous toutes lesformes et toutes les couleurs … Les couleurs de Burano, on les retrouve aussi sur des tableaux de styles naïfs, le décor des façades aux teintes vives s’y prête à souhait.

L’église paroissiale est située sur cette même place San Martino et avec son campanile, elle ne peut passer inaperçue. Plus aucun doute, vu de près, il penche vraiment, la photo en témoigne ! Pour un peu on se croirait à Pise … sur lagune !



L’heure avance, progressivement la foule des visiteurs a envahi les quais, les ruelles et les ponts enjambant les canaux. Une brise marine vient maintenant troubler le miroir d’eau, adieu les beaux reflets colorés. Voilà que les napperons et dentelles accrochées aux devantures des boutiques se mettent à s’agiter en tout sens comme le linge qui sèche près de toutes les maisons. Les feuillages des arbres de la plaisante place du quai d’embarquement se sont, eux aussi, mis à bruisser. Le vaporetto en direction de Torcello est prêt à partir, montons à bord !



Les deux îles sont toute proche, séparées seulement par quelques encablures. Cinq minutes suffisent pour atteindre le petit quai de Torcello.



L’île fleure bon la campagne, l’environnement est très nature avec ses landes, ses zones marécageuses et ses parcelles cultivées. Les légumes semblent apprécier les terres alluviales des lieux comme également ces ceps de vigne les oiseaux gazouillent gaiement, je garde encore en mémoire leurs chants qui ont accompagnés nos premiers pas sur l’île.





Sur Torcello, les maisons ne sont pas vraiment nombreuses et leur architecture pourraient paraître bien banales aux visiteurs qui ont en tête le raffinement des façades de Venise ou les teintes éclatantes de celles de Burano … Non, ici, l’intérêt du patrimoine est avant tout religieux, Torcello fut un important siège épiscopal, les deux églises de l’île en sont les témoignages. Depuis le chemin qui longe le canal on aperçoit un haut campanile … prisonnier d’un quadrillage serré d’échafaudages ! La vision a tout pour contrarier l’amateur de panoramas photogéniques mais rassurera tous ceux qui apprécient la restauration des monuments historiques. Ce campanile a été édifié au 11 ème siècle. Quant à la basilique Santa Maria, elle a été construite en 639 avant d’être transformée aux 9 et 11e s.



Faute de pouvoir bénéficier de la vue (paraît-il splendide !) depuis le sommet du campanile fermé pour travaux, il ne faut pas hésiter à visiter l’intérieur de l’édifice, riche de ses mosaïques. L’histoire nous apprend qu’elles ont été probablement réalisées par les artistes de Ravenne, des maîtres dont il n’est pas nécessaire de vanter les talents. Au revers de la façade, d’immenses mosaïques dont les tons dorés luisent sous l’effet de l’éclairage évoquent (entre autre) la Résurrection du Christ. Le sol de la basilique est également remarquable, entièrement recouvert de mosaïques colorées. Quant au chœur, il est entouré de gradins de briques disposés en amphithéâtre. On contemple … le regard fait de longs travelings du sol au plafond en admirant architecture médiévale et décorations. L’amateur de photo que je suis aurait bien aimé immortaliser son souvenir par quelques clichés mais il est partout indiqué l’interdiction de photographier, je resterai donc respectueux et discipliné … ce qui ne sera pas le cas de tous les visiteurs du moment !



Un petit territoire mais un important patrimoine religieux à Torcello … Torcello- les-deux-églises. Juste à côté de la basilique se trouve un autre édifice religieux bâti dans un pur style vénéto-byzantin. Santa Fosca est de forme octogonale, à l’intérieur on remarquera principalement les belles colonnes de marbre coiffées de fins chapiteaux à feuillage.

Suite de la balade : île de Murano .... message suivant
Deux semaines (et quelque) au Japon à l'automne English translation pending
by Epok77 · 2013-05-30 · 15 replies
Bonjour à tous,

Cela fait des années que ce voyage me trotte dans la tête... Je me lance et c'est pour cet automne !

J'ai quelques questions à vous poser et j'en profite pour vous soumettre les grandes lignes de mon programme... Celui-ci risque d'être sacrement "classique" mais pour un premier voyage ce n'est pas très surprenant ! A mon sens, il n'est pas trop chargé mais ça, c'est à la communauté de me valider cette impression ! ;)

Le contexte : Je vais voyager seul (homme 30ans parlant un peu l'anglais, pas du tout le japonais) mais j'ai la chance d'avoir une correspondante tokyoïte, nous avons déjà prévu de vadrouiller un peu ensemble ! D'ailleurs la demoiselle travaille à Narita Airport, c'est quand même cool de se dire qu'à l'autre bout de la Terre, une personne m'attendra à la descente de l'avion :p

En ce qui concerne la durée du séjour, je pense prendre le billet d'avion la semaine prochaine donc ce n'est pas encore complétement fixé ! Deux semaines avec pourquoi pas 2-3 jours en rab' ! Pour les billets... J'hésite également... Un vol charter + escale avec Aéroflot à 520€ ou un direct via All Nipon Airways à 800€... Entre l'Aéroflot à 520€ et un vol AirFrance ou JAL à 1100€, je ne me serais même pas posé la question... Là, il y a bien sur une différence entre 520€ et 800... Mais je trouve que la question se pose !

Le programme :

- Arrivée à Narita - 5-6 jours à Tokyo Je pense privilégier les sorties en plein air genre parc, le matin... Je suis photographe et je pense que ça sera mieux question lumière et foule (?)... Et l'après midi les visites plus urbaines et les musées... - 4-5 jours à Kyoto... Je sais que c'est une grande ville (la superficie de Paris j'ai lu) mais j'ai envie de privilégier sur place les déplacements en vélo (de location)... Puis-je imaginer n'utiliser que ce moyen de transport ou c'est un peu illusoire ? (Je sais que le réseau de bus est très performant mais j'ai envie de prendre mon temps...) - 2 jours à Miyajima en dormant dans un joli Ryokan sur l'ïle... Visites des temples et sanctuaires, montée en cabine en haut du Mont Misen... J'aimerai aussi faire une rando si j'ai le temps (et si des boucles sont balisées)... - (1 jour) Après une seconde nuit à Miyajima, retour sur Hiroshima pour une toute petite visite la matinée et retour sur Tokyo l'après midi (voyage assez long, j'en ai conscience...) - et pour finir 2-3 jours à nouveau sur Tokyo pour faire du shopping et poursuivre les visites de la mégalopole... - Retour en partant de Narita, la tête pleine de souvenirs...

J'imagine que la première question qui peut venir en tête c'est "mais pourquoi s'embêter à revenir sur Tokyo, autant faire directement 7-8 jours en une fois"... C'est ce que j'aurais fait je pense si je ne connaissais personne sur place ! Mais là du coup, je me vois absolument pas ne pas recroiser mon amie avant de repartir ! ;)

Je vais partir la dernière semaine d'octobre et la première de novembre... Pensez-vous que je pourrai profiter des couleurs de l'automne sur place ? Ou c'est trop tôt et les érables seront verts ? (J'en ai peur...)

Je n'ai pas encore simulé mes trajets sur hyperdia pour voir si le JRP est valable ou pas...

Voilà ou j'en suis dans mes réflexions... Désolé, ce mail est un peu brut... Merci en tout cas pour vos avis ! :)

Cordialement,

Thomas
Transport économique Latacunga - parc Cotopaxi? (Équateur) English translation pending
by Cabrochu · 2013-05-29 · 16 replies
bonjour nous sommes présentement a latacunga. nous aimerions visiter le parc cotopaxi.comment y parvenir de façon économique? merci
Nombre de jours idéal pour une visite de Taïwan? English translation pending
by Sahello · 2013-05-28 · 2 replies
Bonjours a tous Je part a Taïwan du 1 au 22 Décembre, est il nécessaire de rester a Taipei au moins 1 semaine?? et que me conseillez-vous de visiter sur l'ile....
Retour de quinze jours en Iran English translation pending
by Grene · 2013-05-26 · 18 replies
Bonsoir, comme promis, voici un compte rendu de notre séjour en Iran. Bons voyages à tous. Chantal

Jeudi 25 avril, départ de Blaye 33, pour Bordeaux prendre le TGV ; connaissant les problèmes de circulation sur la rocade bordelaise, nous quittons la maison à 7 H, pour être sur d’arriver à 9h15 ; Ce fut juste, mais nous avons attrapé le train direction Roissy. Arrivée à 12 H 30, Nous avons réservé un vol avec Turkish Airlines, pour Téhéran via Istanbul.

Vendredi 26 :Pas de problème pour le visa à l’arrivée, un peu long, 120 euro /pour 2. Trouvons le taxi envoyé par l’agence, direction hotel Escan, centre ville, très moderne et impersonnel. Le temps d’une douche et d’un petit déjeuner pas terrible, le guide nous attend pour une journée dans la capitale. Complex Sa’ad, très grand et superbe. C’est notre première visite et on finira par s’habituer. A ma demande musée du verre et de la céramique. Merveilleux, j’y serais bien resté plus longtemps. Déjeuner dans un restaurant très simple mais bon. Balade dans les rues, le nez en l’air. Guide parlant très bien français, grande culture générale et vraiment agréable. On récupère la valise à l’hôtel et direction l’aéroport domestique pour un vol en direction de Shiraz. Vol avec Mahan air à 20H50. Retard d’avion, nous arrivons avec 2 heures de retard. Notre nouvelle guide et chauffeur nous attendent avec un bouquet de roses. Direction l’hôtel « Jaame Jam », hôtel neuf, personnel sympa et proche centre ville. Dodo

Samedi 27 , rendez vous avec Azadeh, notre guide, à 8H30, départ pour visites en voiture Palais Karim Kan, mosquée Nasir-al Molk. Superbe coupole. Mosquée Vakil, à coté du bazar. Repas dans un restaurant tout proche, en sous sol, ambiance avec musiciens, repas en buffet. Bon et sympa. Repartons pour une visite du mausolée Ali-Ebn-e Hamzeh (bof !!)tombeaux de Hafez et Sa’adi, beaux jardins et ambiance d’iraniens déclamant des poèmes. Jardin Delgosha, beaucoup de roses, les fleurs des orangers sont passées, dommage. Retour à l’hôtel vers 16H ; Nous repartons à pied, tous les 2, faire un tour. Belles vieilles maisons, odeurs de rose, jasmin partout. Nous nous perdons un peu mais finissons, avec l’aide d’un ado, par retrouver le quartier de l’hôtel. Il fait nuit, achat de quelques fruits, et petit repas dans la chambre.

Dimanche 28 : Départ pour Persépolis, à 8H. Notre chauffeur est très agréable et prudent !!disons qu’il a l’habitude de conduire. Mon mari, grand râleur, devient fataliste. Inch Allah !!!sens interdit, demi tour, priorité, en dépit du code, mais ca passe. Découverte de Nagsh-é Rostam, magnifiques grands, très grands bas relief. Le vent, le soleil, et peu de monde. Je m’isole pour réaliser que j’y suis dans ce pays que j’espère depuis si longtemps. Puis Persépolis. Désillusions, beau mais sans émotion. Nous n’avons pas « fonctionné » ni l’un ni l’autre. Pourquoi..savons pas. Retour vers Shiraz en début d’après midi. Bazar Vakil. Nous partons tous les 2, trainer car demain nous quittons déjà cette ville. Rentrons à l’hôtel vers 22h sous la pluie.

Lundi 29 : Départ pour Kerman. En cours de trajet (160KM)lac salé Maharlo, pas beaucoup d’eau, lac Bakhtegan, tout rose de sel, vu sous différents angles. Désert, beaucoup de couleurs différentes, d’odeurs minérales chauffées. Arrivée à l’hotel Akhavan Hotel. Très agréable, patron sympa, proche du centre, que nous nous empressons d’aller voir. Beaucoup de circulation, des grandes passerelles enjambent les grandes rues. Un bon jus d’orange et un gâteau nous redonnent de l’énergie pour trainer. « Where you from », nous accompage, jeunes ou moins jeunes nous abordent avec sourire. Nous offre le thé. Moitié en anglais, moitié avec des gestes, nous échangeons. Beaucoup d’éclats de rire, d’incompréhension mais tant d’envies de communiquer de part et d’autre. Et sans intentions mercantiles. Le plaisir de l’échange, de découverte de l’étranger. La nuit tombe nous rentrons.

Je me rends compte en rentrant à l’hôtel, que le foulard ne me gêne plus.

Mardi 30 : Départ pour Bam, à 7H30, nous y allons directement, nous souhaitons être les 1ers visiteurs, pas trouver la foule de Persépolis. Arrivée à 9h, le soleil donne de belles couleurs irisées à la citadelle, et nous sommes bien seul. Pendant 2 heures, nous musardons. En pleine reconstruction, des ouvriers souriants nous emmènent à des endroits fermés pour faire des photos. S’il n’y avait pas eu ce séisme il y a 10 ans, parlerait on autant de Bam ??longue conversation avec Azadeh, notre chauffeur nous attend avec un thermos de thé et une pastèque. Hum que c’est bon !!!nous quittons Bam, content mais mélancolique. Village de mahan, jardin Sahzadeh, et Rayen. Citadelle qui n’a pas subi les dégâts comme Bam, une maquette très explicative, une œuvre d’art en elle-même. Un jardin de roses, superbement paysagé. Quelle merveille dans un pays aussi aride, de voir toute ces fleurs, verdure et eaux. Reposant !! Retour à l’hôtel vers 17H. un petit saut à la boutique où nous avions trouvé des si bon gâteaux secs, un jus d’orange un petit tour en ville et au lit.

Mercredi 1 mai : Visite de Ganjali Khan et bazar et départ pour le caravansérail Zein-o-din. Traversée du désert mais les montagnes ne sont jamais très loin. Il commence à faire chaud. Plusieurs arrêts pour faire des photos. Est-ce que je saurais capter ces couleurs, du rose au vert, du jaune à certains bleus. Je ne sais plus où poser les yeux. C’est magnifique. J’ai admiré les rouges du désert du Wadi Rum en Jordanie. Mais là, c’est toute une palette de couleurs. A l’arrivée au caravansérail, il y a des italiens bruyants, en partance. Je monte sur la terrasse pour être tranquille et c’est encore plus beau. A 360°, pas une habitation. Désert, montagne. Couleurs, silence, odeurs. Après une bonne heure, je redescends et nous prenons possession de notre « chambre ». Dans une aile, des délimitations avec des tapis, tentures. Un petit chez soi. Je repère les sanitaires communs. Petite toilette, repas dans une grande salle, un spectacle nous est présenté par 2 jeunes hommes qui font parti du personnel. Danses Turkmènes. Sympa mais trop de monde. Je vais sur la terrasse regarder les étoiles, mais le ciel est couvert. Mon mari fume sa petite cigarette du soir, heureusement nous avons notre torche pour retrouver notre couchage. Ca chuchotte dans tous les coins. Nous avons l’impression de retomber en enfance, quand on se faisait des cabanes avec des couvertures.

Jeudi 2 : Après un très bon petit déjeuner (c’est dans ce désert que nous avons des fruits frais) départ pour Yazd. Arrêt à Mehriz, nous achetons des grenades. Miam. Juteuses à point. Toujours les déserts de Kavir et de Lut. Lorsqu’on approche de Yazd, on voit les premières tours à vent. Récentes. Ce mode de rafraichissement est conservé. On arrive dans le centre ville et nous continuons de voir le sommet Shirkouh 4000 mètres. Hôtel MEHR, dans une vieille demeure. Chambres en rez de chaussée donne sur une partie centrale très animée en soirée. Hôtel typique, très proche du bazar. Nous posons notre valise, et avec Azadeh nous partons flaner. Visite du musée de l’eau et découvertes de quelque badgirs (tours du vent), très belles vieilles maisons et beaucoup d’enfants jouant au ballon, afghans .Après une partie de foot acharnée, nous quittons ces garnements, épuisés. Nos 60 ans ont les jambes coupées. Un jus d’orange et petit gâteau nous remontent. Au hasard des rues, nous voyons des vieilles portes splendides. Mon appareil photo est en action. La prison d’Alexandre nous laisse assez indifférent ; Mosquée Jameh, grandiose, une autre petite mosquée beaucoup plus chaleureuse. Rentrons avec la nuit, épuisés.

Vendredi 3 et Samedi 4 : Visite ce matin des sites Zoroastriens. Grandiose. Mon mari grimpe avec Azadeh, moi le foot m’a épuisé. Je visite ce qui est à ma portée et rencontre un couple de 2 jeunes français, sac à dos, qui visitent l’Iran depuis 1 mois. En début d’après midi nous partons pour Ispahan 300 km. En route Nain et ses citernes, et des jardins. Setareh Hotel. Propre, personnel très sympa, petit déjeuner, l’un des meilleurs. Un petit tour de découverte vers la place Midan-e-Iman. SUPERBE. Sous la pluie, mais superbe. Nous avons le souffle coupé par la beauté des proportions de cette place. Et toujours « where you from », des étudiants nous mènent vers une maison de thé, avec les mêmes questions. Chance, plusieurs parlent français. Après 2 heures de discussions, nous accompagnent à l’hotel. Espadana store coffee, et Roozegar cafe, dans le bazar. 2 endroits pour se poser, fréquentés par des étudiants. Et du vrai café, très appréciable. En soirée, visite des ponts, sur le pont Chubi orage de grêle, nous nous abritons sous les arcades et buvons du thé offert par un couple charmant. La femme s’exprime très bien en français, nous restons un bon moment après la pluie et nous donnons rendez – vous le lendemain soir à la madraseh –ye Chahar Bagh. Ce qui fut fait, et nous avons visité avec eux. Je suis heureusement surprise de la facilité avec laquelle nous pouvons entrer en contact. Il est vraiment très agréable de pouvoir parler de tout et de futilités.

Dimanche 5 : Départ à 8h pour Abyaneh. Cette visite du village, c’est plus particulièrement pour moi. Avec des arrêts photos, visites, nous arrivons vers 11h. Trop de touristes !!!nous nous écartons et sommes un peu sceptique sur la survie de ce village. De rares habitants vieux, et des touristes. Des maisons sont rénovées et les beaux balcons en bois sont admirés. Un village triste. Mais très typique. Au retour cathédrale de Vank et quartier arménien. Superbes décorations de la cathédrale. Un peu étouffant !! le quartier est agréable, espaces verts et des portes de maison superbes.

Lundi 6 : quelques tombeaux de soufi et quartier libre après le repas. Nous trainons dans les rues en attendant le départ pour l’aéroport, avion; vers Mashad à 21H ; Un grand moment l’attente à l’aéroport avec tous ces croyants qui vont à Mashhad. Et toujours « where you from », les jeunes femmes tout en noir sont beaucoup plus discrètes dans leurs sourires. Les plus agées sont fermées. Bizarre après toute cette ouverture. C’est un peu oppressant. Le chauffeur nous quitte, et nous remercie d’avoir visité son pays. Un dernier thé ensemble, et l’avion. Là c’est de la folie, lorsque l’avion décolle, les explosions de prières ou je ne sais quoi. Notre guide nous explique « ce ne sont pas des Iraniens mais des Arabes », racisme ????arrivée à l’hotel vers 1h. Miami hotel !!! dantesque, du Miami de série B à Masshad. Un réceptionniste, jeune avec une coupe de cheveux….on se demande si nous sommes bien à Masshad, ville religieuse.

Par la suite, on va découvrir qu’il y a une vie en dehors de la religion, et que les jeunes sont jeunes occidentaux dans leurs vêtements et allures.

Mardi 7 et Mercredi 8 : visites extérieures à Mashhad pour commencer, Neishaboor et Toos, des jardins proche du désert. Cela nous épate toujours. Mosquées, tombeaux. Mercredi nous allons voir le site où il y a le tombeau de l’Imam Rezza. Des bâtiments encore plus grands, encore plus décorés !!!et toutes ce femmes en noir. Je dois mettre un voile pour rentrer . Pas de problème. Mais ces femmes en pleur et en extase devant un tombeau, c’est vraiment très interpellant. Je me fais rappeler à l’ordre, car mon voile a glissé et des cheveux apparaissent. Je demande à Azadeh de sortir. Je ne suis pas à l’aise avec ces démonstrations religieuses. Dans la cour, un Imam nous offre un verre d’eau. Turban noir, descendant du prophète. Nous sortons de cet endroit dédié à Allah et rentrons à l’hotel à pied, dernières photos. Je suis contente d’être venu à Mashhad, mais heureusement que nous finissons par cette ville. Une petite douceur pour redonner de l’énergie, un jus de grenade et rentrons faire la valise. Demain départ de l’hôtel 6h, pour prendre le train qui nous ramène à Téhéran. Nous avons fini le programme et Azadeh nous propose, un tour dans le métro pour aller prendre l’air dans un superbe parc où il y a beaucoup d’étudiants. Métro très propre, voitures homme, femme et mixte. Je suis contente de prendre le vert dans ce parc, la visite religieuse m’a laissé un grand malaise. Des hommes courent à petites foulées, des jeunes sont sur les pelouses à discuter ou jouent au foot ou handball. Des enfants font du vélo, se courent après, nous offrent des douceurs. Une maman avec son bébé dans la poussette se fait photographier avec nous. Un bon moment de détente. Retour à l’hotel.

Jeudi 9 : train qui traverse le désert, sommes les seuls touristes. « where you from » and « why Mashhad » Azadeh sert de traductrice. Arrivée à Téhéran vers 15 h, taxi pour l’hôtel. Nous retrouvons l’hôtel Escan, où nous posons la valise et allons faire un tour, j’aimerais bien revoir le musée du verre et de la céramique. Trop tard. Nous faisons une petite dinette avec nos derniers fruits, douche, faire sonner le portable à 1h et dodo.

Vendredi 10 : départ pour l’aéroport, dernier arrêt quand nous passons à coté d’un stade où il y a une partie de foot. Mon mari s’époumone sur la touche, les gens rient. Encore un bon moment mais il faut partir pour l’aéroport. Il est 2h et ca commence à être la folie sur la route. Arrivée, Azadeh nous quitte, elle regagne Shiraz pour d’autres touristes anglais. Nous avons eu une bonne guide, très professionnelle et agréable. Nous voici en attente, c’est la fin. Merci l’Iran !!!un bien beau pays et des habitants chaleureux, courtois et fier de leur pays. Bien sur ce n’est pas en 15 jours, que nous avons tout compris, nous n’y allions pas pour vérifier nos informations journalistiques. Le gouvernement c’est une chose, nous avons vu des Iraniens. C’est ce que nous souhaitions.

A tout ceux qui hésitent, vérifiez quand même que ce n’est pas une période de crise, mais allez y. La chose à craindre, c’est leur mode de conduite, la circulation.

Je n’ai pas indiqué de prix, car étant passé par une agence, je ne peux donner que le prix de l’agence 1 380 euros, qui comprend voiture avec chauffeur, guide, 2 vols intérieurs et train. Hotels, petit déjeuner et repas du midi. Visites mentionnées et d’autres oubiées.

Nous aurions du demander des hotels moins selects, mais ne connaissions pas les correspondances. C’est la 1ère fois que nous voyageons dans ces conditions « luxe », ce n’est pas la crainte du pays, mais mes problèmes de santé ont décidés mon mari à choisir d’être « encadrés »
Météo en Guadeloupe fin mai? English translation pending
by Phany33 · 2013-05-25 · 3 replies
Bonjour,

J'arrive la semaine prochaine en Guadeloupe, je lis plein de commentaires négatifs concernant la météo du moment, je suis légèrement paniquée à l'idée de passer mes vacances sous la pluie.

Pouvez vous me dire si les journées pluvieuses sont "Très" Pluvieuse ou les journées sont saccadées entre pluie et éclaircies?

Merci pour vos réponses

Stéphanie

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