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Adresse courriel de l'hôtel Grand Oasis Bavaro Punta Cana? English translation pending
bonjour a vous tous...ami du voyage!!!!jaurais absolument besoin du email au grand oasis bavaro a punta cana pour des demandes spécial...allergie au gluten etc..... merci de votre aide et bonne semaine!!!!!
Visiter Death Valley et le Grand Canyon à partir de Las Vegas? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à San Francisco au mois d'aout avec 3 amis étudiants comme moi. Nous avions pour projet de faire une excursion de 2-3 jours vers LasVegas.
Le but étant de passer une bonne soirée à Las Vegas, puis de visiter le lendemain le Grand Canyon, rentrer à Las Vegas, et le 3eme jour laa vallée de la mort, pour enfin rentrer à San Francisco en partant de Las Vegas.
Pensez vous que cette excursion est possible en seulement trois jours? Quels sont les endroits stratégiques à visiter au Grand Canyon et à Death Valley? et enfin existe-t-il des tours organisés pour la vallée de la mort, et lequel me conseillez vous pour le Grand Canyon?
Merci par avance
Lauriane
Merci par avance
Lauriane
Où camper entre Los Angeles et le Grand Canyon? English translation pending
Yop
Je devrais faire un circuit dans l'ouest americain en septembre prochain. Depart a priori de Los Angeles disons en fin de matinee. Des suggestions d'endroits pour dormir (camping, pas de motel sauf impossibilite de faire autrement) sur la route du grand canyon ? Campings a Sedona ? Ca me parait un peu loin...
Thanks for your help, Samuel
Je devrais faire un circuit dans l'ouest americain en septembre prochain. Depart a priori de Los Angeles disons en fin de matinee. Des suggestions d'endroits pour dormir (camping, pas de motel sauf impossibilite de faire autrement) sur la route du grand canyon ? Campings a Sedona ? Ca me parait un peu loin...
Thanks for your help, Samuel
Urgent: moustiques en juillet au Grand Palladium? English translation pending
Bonjour, est-ce que quelqu'un d'entre vous est allé à Riviera Maya en juillet, août, particulìèrement dans le secteur du Grand Palladium? Je sais que c'est dans la jungle et qu'il y a des moustiques mais est-ce vraiment insupportable? Est-ce qu'il y en a aussi à la mer et aux piscine? Est-ce qu'il y en a le jour? Avec un chasse-moustique, est qu'on peut les contrôler? Merci à l'avance! P.S.: Vos avis sur cet hôtel seraient appréciés.
Est-ce qu'il y a des régions de Riviera Maya où il y a moins de moustiques?
Comment se rendre à Cozumel depuis Riviera Maya (hôtel Grand Palladium)? English translation pending
Bonjour, je vais séjourner au Grand Palladium, à Riviera Maya. À quel endroit prendre le bateau vers Cozumel? Est-ce qu'il y a de nombreux départs dans la journée? Est-ce que vous savez le coût approximatif pour adulte et enfant? Merci beaucoup!
Bangkok: danger pour Khaosan Road, Grand Palace et Wat Pho? English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais qu'il y a énormément de sujet sur Bangkok en ce moment Et j'en lis tous les jours des nouveaux, je lis chaque jours toutes les infos possibles sur ce site! Au début, beaucoup de touristes sur place donnaient des news, des infos... et disaient d'éviter la zone de conflit (logique!) mais qu'ailleurs ca allait. Mais depuis un certain temps les discussions ressemblent plus à des débats politiques (auxquels je ne peux prendre parti en tant que touriste) qu'à des infos en provenance de Bangkok même de la part de personnes vivant là bas ou de touristes.
Voila, depuis 2 mois j'ai acheté mes billets d'avions pour la Thaïlande, et je ne reste que 2 jours a Bangkok (du 29 Mai au 31 Mai) et ensuite je pars au Cambodge, je reviens ensuite sur BKK pour une nuit et direction les iles au Sud.
Une personne a donné le lien de cette carte http://maps.google.co.th/maps/ms?hl=en&ie=UTF8&msa=0&msid=116480606892254086046.0004817fafbb87b0951c0&ll=13.739635,100.542498&spn=0.028556,0.055747&z=15 C'est très intéressant! (merci beaucoup au passage)
Dans le quartier de Khaosan Road et les alentours (grand palais, chinatown, Wat Pho etc) il y est des "pics" signifiant des évènements mais qui datent d'il y a deux mois... tout semble maintenant concentré vers les grands centres commerciaux et rien dans la zone citée.
Etant donné que je ne peux pas faire autrement que rester a BKK 2 jours, je voulais savoir si des touristes sur places, ou personnes sur places, pouvaient donner une description de la vie dans ces rues là, endroits là.
Je pars dans 13j et je me doute que d'ici là tout peux changer. Mais actuellement, est ce que si on se concentre juste à la zone KhaoSan road jusqu'au fleuve au Sud (wat pho, wat arun...), est ce que là... ca craint moins?
Voilà, merci d'avance pour vos réponses et promis une fois là bas, dès que je peux me connecter à internet je suis prêt à donner toutes les infos sur places pour renseigner les gens.
Merci d'avance Damien
Je sais qu'il y a énormément de sujet sur Bangkok en ce moment Et j'en lis tous les jours des nouveaux, je lis chaque jours toutes les infos possibles sur ce site! Au début, beaucoup de touristes sur place donnaient des news, des infos... et disaient d'éviter la zone de conflit (logique!) mais qu'ailleurs ca allait. Mais depuis un certain temps les discussions ressemblent plus à des débats politiques (auxquels je ne peux prendre parti en tant que touriste) qu'à des infos en provenance de Bangkok même de la part de personnes vivant là bas ou de touristes.
Voila, depuis 2 mois j'ai acheté mes billets d'avions pour la Thaïlande, et je ne reste que 2 jours a Bangkok (du 29 Mai au 31 Mai) et ensuite je pars au Cambodge, je reviens ensuite sur BKK pour une nuit et direction les iles au Sud.
Une personne a donné le lien de cette carte http://maps.google.co.th/maps/ms?hl=en&ie=UTF8&msa=0&msid=116480606892254086046.0004817fafbb87b0951c0&ll=13.739635,100.542498&spn=0.028556,0.055747&z=15 C'est très intéressant! (merci beaucoup au passage)
Dans le quartier de Khaosan Road et les alentours (grand palais, chinatown, Wat Pho etc) il y est des "pics" signifiant des évènements mais qui datent d'il y a deux mois... tout semble maintenant concentré vers les grands centres commerciaux et rien dans la zone citée.
Etant donné que je ne peux pas faire autrement que rester a BKK 2 jours, je voulais savoir si des touristes sur places, ou personnes sur places, pouvaient donner une description de la vie dans ces rues là, endroits là.
Je pars dans 13j et je me doute que d'ici là tout peux changer. Mais actuellement, est ce que si on se concentre juste à la zone KhaoSan road jusqu'au fleuve au Sud (wat pho, wat arun...), est ce que là... ca craint moins?
Voilà, merci d'avance pour vos réponses et promis une fois là bas, dès que je peux me connecter à internet je suis prêt à donner toutes les infos sur places pour renseigner les gens.
Merci d'avance Damien
Partir seule à Punta Cana: hôtel Grand Oasis Punta Cana ou Sirenis Tropical Suites? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir seule (femme de 37 ans) pour la première fois le 4 juin 2010. Que me conseillez-vous : le Grand Oasis de Punta Cana ou le Sirenis Tropical suites ? Ceux qui sont déjà allés à l'un ou à l'autre, ou encore mieux aux deux, que me conseillez-vous ? Y a-t-il de l'animation le jour et le soir ? Lequel des deux serait le meilleur choix pour une femme seule qui veut s'amuser et rencontrer des gens ?
Merci !
Je souhaite partir seule (femme de 37 ans) pour la première fois le 4 juin 2010. Que me conseillez-vous : le Grand Oasis de Punta Cana ou le Sirenis Tropical suites ? Ceux qui sont déjà allés à l'un ou à l'autre, ou encore mieux aux deux, que me conseillez-vous ? Y a-t-il de l'animation le jour et le soir ? Lequel des deux serait le meilleur choix pour une femme seule qui veut s'amuser et rencontrer des gens ?
Merci !
Hôtel Barcelo Maya Colonial ou Grand Riviera Princess? English translation pending
bonjour à tous😉, en vue de préparer mon troisième voyage au mexique en 2011 j'ai sélectioné deux hotels le barcelo maya colonial et le nouveau grand riviera princess.. j'aimerais avoir des commentaires de personnes qui ont été aux deux ou qui connaissent le kantenah palladium et le grand riviera princess, j'ai été au kantenah donc je saurais à quoi m'attendre vis à vis de celui ci ? pour moi l'important est de très bien manger, avoir un beau décor et de belle piscine et question plage je pense que le barcelo l'emportera! c'est d'ailleurs ce qui me fait pencher pour celui-ci par contre niveau nourriture j'ai un peu peur.. enfin voilà pouvez vous m'aider svp! merci
Quelle compagnie pour un survol du Grand Canyon? English translation pending
Bonsoir ,
J'ai lu plusieurs conversation dans ce forum , concernant le survol du G.C. J'ai malgrés tout encore quelques infos a venir glaner auprés des Forumeurs qui ont vécu l'expérience ....
Quelle compagnie choisir pour cet été ?
- Papillon : impossible d'aller au bout d'une réservation sur leur site depuis quelques jours que j'essaie ...
- Grand Canyon Hélicoptere : Compagnie sérieuse ? Ou obtenir des coupons de réduction ? Circuit 30 ou 50 minutes ?
- Maverick : Compagnie sérieuse ? Ou obtenir des coupons de réduction ?
Ou d'autres solutions sont aussi les bienvenues ...
Bertrand .
J'ai lu plusieurs conversation dans ce forum , concernant le survol du G.C. J'ai malgrés tout encore quelques infos a venir glaner auprés des Forumeurs qui ont vécu l'expérience ....
Quelle compagnie choisir pour cet été ?
- Papillon : impossible d'aller au bout d'une réservation sur leur site depuis quelques jours que j'essaie ...
- Grand Canyon Hélicoptere : Compagnie sérieuse ? Ou obtenir des coupons de réduction ? Circuit 30 ou 50 minutes ?
- Maverick : Compagnie sérieuse ? Ou obtenir des coupons de réduction ?
Ou d'autres solutions sont aussi les bienvenues ...
Bertrand .
Disponibilité des permis de randonnées "Wilderness" au Grand Canyon et à Yosemite? English translation pending
Bonjour,
J'ai trouvé pas mal d'infos sur le forum concernant les randos de plusieurs jours au Grand Canyon et à Yosemite. Pour des amis qui viendront randonner dans les parcs fin aout, je cherche à savoir si les wilderness permit (pour camper dans les parcs) sont pris d'assaut à partir de la date où ils sont disponibles (soit 4 mois à l'avance en général) ou si on peut encore s'en procurer plus tard. Si oui, jusqu'à quand ? Il n'y a pas de réponse parfaite dans la mesure où cela dépend des années, de la période de visite etc... mais tous les témoignages du style : "j'ai fait la demande 2 mois avant et je l'ai eu" ou bien "j'ai fait le demande 3 mois avant et c'était déjà complet" sont les bienvenus...
Merci,
Sylvain
PS : Concernant les "lodges" qui m'intéressent (Phantom Ranch et Tuolumne Meadows Lodge), il semblerait que ce soit réservation 13 mois à l'avance sinon rien... quelqu'un confirme ? J'ai vu aussi qu'il y avait des désistements de dernière minute... ça se passe comment, on s'inscrit sur une liste d'attente ?
J'ai trouvé pas mal d'infos sur le forum concernant les randos de plusieurs jours au Grand Canyon et à Yosemite. Pour des amis qui viendront randonner dans les parcs fin aout, je cherche à savoir si les wilderness permit (pour camper dans les parcs) sont pris d'assaut à partir de la date où ils sont disponibles (soit 4 mois à l'avance en général) ou si on peut encore s'en procurer plus tard. Si oui, jusqu'à quand ? Il n'y a pas de réponse parfaite dans la mesure où cela dépend des années, de la période de visite etc... mais tous les témoignages du style : "j'ai fait la demande 2 mois avant et je l'ai eu" ou bien "j'ai fait le demande 3 mois avant et c'était déjà complet" sont les bienvenus...
Merci,
Sylvain
PS : Concernant les "lodges" qui m'intéressent (Phantom Ranch et Tuolumne Meadows Lodge), il semblerait que ce soit réservation 13 mois à l'avance sinon rien... quelqu'un confirme ? J'ai vu aussi qu'il y avait des désistements de dernière minute... ça se passe comment, on s'inscrit sur une liste d'attente ?
Vol en hélicoptère au dessus du Grand Canyon English translation pending
Bonjour,
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
Yavapai Logde West et distance Grand Canyon? English translation pending
Bonjour,
je peaufine mes préparatifs car le grand jour arrive pour nous. Pour celles et ceux qui y ont logé, savez vous s'il est possible depuis le Yavapai Logde West d'aller a pied voir les différents points de vue du Grand Canyon ou bien faut il prendre la voiture ou la navette. Je sais que l'hotel est a peux près a 1/2 Miles mais je n'arrive pas vraiment a me faire une idée par rapport au terrain etc..
Merci
je peaufine mes préparatifs car le grand jour arrive pour nous. Pour celles et ceux qui y ont logé, savez vous s'il est possible depuis le Yavapai Logde West d'aller a pied voir les différents points de vue du Grand Canyon ou bien faut il prendre la voiture ou la navette. Je sais que l'hotel est a peux près a 1/2 Miles mais je n'arrive pas vraiment a me faire une idée par rapport au terrain etc..
Merci
Précision sur l'arrivée au Grand Canyon English translation pending
Hello tout le monde,
J'aurais besoin (si vous le voulez bien 😉) de vos lumières sur Grand Canyon.
Nous arriverons depuis Kayenta et si j'ai bien compris nous passerons par Cameron et entrerons dans GC par l'entrée est. Est-ce que cela veut dire que nous passerons par la "Kaibab Trail route et par Desert View", ou est-ce une route différente?
Merci beaucoup.
J'aurais besoin (si vous le voulez bien 😉) de vos lumières sur Grand Canyon.
Nous arriverons depuis Kayenta et si j'ai bien compris nous passerons par Cameron et entrerons dans GC par l'entrée est. Est-ce que cela veut dire que nous passerons par la "Kaibab Trail route et par Desert View", ou est-ce une route différente?
Merci beaucoup.
Itinéraire de vingt-sept jours pour un grand tour des Annapurnas (Népal) English translation pending
j'ai préparé le détail de mon itinéraire autour des Annapurnas je pense qu'il est assez correcte mais j'aurai aimé avoir les conseils de plusieurs personnes auparavant
merci de medonner votre avis
jour 1 - arrivée a Katmandou - obtention des document de trekking ( permis ACAP, TIMS) - obtention des billet de bus pour besisahar
jour 2 - depart pour besisahar (bus) - besisahar - khudi (bus) - khudi - bahundanda (5h)
jour 3 - bahundanda - chamje (6 a 7 h)
jour 4 - chamje - bagarchhap (6 a 7 h)
jour 5 - bagarchhap - chame (5 a 6 h)
jour 6 - chame - pisang (5 a 6 h)
jour 7 - pisang - manang via ghyaru , ngawal (7 a 8 h)
jour 8 - manang - khangsar (3 a 4 h)
jour 9 - khangsar - tilicho base camp (6 a 7 h)
jour 10 - tilicho base camp - tilicho lake - tilicho base camp (2 a 3 h)
jour 11 - tilicho base camp - khangsar (6 a 7 h)
jour 12 - khangsar - letdar (5 a 6 h)
jour 13 - letdar - thorung phedi (2 a 3 h)
jour 14 - thorung phedi - thorung la - muktinath (8 a 9 h)
jour 15 - muktinath - jomosom (7 a 8 h)
jour 16 - jomosom - tukuche (5 a 6 h)
jour 17 - tukuche - chhoya (6 a 7 h)
jour 18 - chhoya - tatopani (7 a 8 h)
jour 19 - tatopani - ghorepani (7 a 8 h)
jour 20 - ghorepani -poon hill - tadapani (6 a 7 h)
jour 21 - tadapani - chomrong (5 h)
jour 22 - chomrong - doban (4 a 5 h)
jour 23 - doban - machapuchare base camp (5 a 6 h)
jour 24 - machapuchare base camp - annapurnas base camp - machapuchare base camp (5 a 6 h)
jour 25 - machapuchare base camp - sinuwa (5 h)
jour 26 - sinuwa - landruk (6 a 7 h)
jour 27 - landruk - tolka - pothana - damphus - phedi (5 a 6 h) retour sur pokhara
jour 1 - arrivée a Katmandou - obtention des document de trekking ( permis ACAP, TIMS) - obtention des billet de bus pour besisahar
jour 2 - depart pour besisahar (bus) - besisahar - khudi (bus) - khudi - bahundanda (5h)
jour 3 - bahundanda - chamje (6 a 7 h)
jour 4 - chamje - bagarchhap (6 a 7 h)
jour 5 - bagarchhap - chame (5 a 6 h)
jour 6 - chame - pisang (5 a 6 h)
jour 7 - pisang - manang via ghyaru , ngawal (7 a 8 h)
jour 8 - manang - khangsar (3 a 4 h)
jour 9 - khangsar - tilicho base camp (6 a 7 h)
jour 10 - tilicho base camp - tilicho lake - tilicho base camp (2 a 3 h)
jour 11 - tilicho base camp - khangsar (6 a 7 h)
jour 12 - khangsar - letdar (5 a 6 h)
jour 13 - letdar - thorung phedi (2 a 3 h)
jour 14 - thorung phedi - thorung la - muktinath (8 a 9 h)
jour 15 - muktinath - jomosom (7 a 8 h)
jour 16 - jomosom - tukuche (5 a 6 h)
jour 17 - tukuche - chhoya (6 a 7 h)
jour 18 - chhoya - tatopani (7 a 8 h)
jour 19 - tatopani - ghorepani (7 a 8 h)
jour 20 - ghorepani -poon hill - tadapani (6 a 7 h)
jour 21 - tadapani - chomrong (5 h)
jour 22 - chomrong - doban (4 a 5 h)
jour 23 - doban - machapuchare base camp (5 a 6 h)
jour 24 - machapuchare base camp - annapurnas base camp - machapuchare base camp (5 a 6 h)
jour 25 - machapuchare base camp - sinuwa (5 h)
jour 26 - sinuwa - landruk (6 a 7 h)
jour 27 - landruk - tolka - pothana - damphus - phedi (5 a 6 h) retour sur pokhara
Roadtrip Etats-Unis 2009 - New York, Supai, Grand Canyon, Bryce, Zion, Las vegas, Los Angeles, Yosemite, San Francisco! English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
J'ai fait un roadtrip aux USA en Août 2009 avec 3 amis, et je souhaitais partager avec vous les images tournées lors de notre voyage.
Voici le film des 3 semaines passées aux USA, entre New York, Las Vegas, Havasupai, Le Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion Park, Los Angeles, Yosemite Park, et San Francisco.
http://www.youtube.com/...je31300?feature=mhw5
Vous pouvez directement accéder à la destination qui vous intéresse grâce au découpage du film:
Partie 1: Départ du voyage et New York: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 2: New York et début du roadtrip à l'ouest: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 3: Rando à Supai, Grand Canyon, Bryce Canyon, et Zion Park: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 4: Las Vegas, Los Angeles et Yosemite: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 5: San Francisco: http://www.youtube.com/...&feature=channel
J'espère que vous apprécierez ces montages, et que vous aurez autant envie que moi de repartir en les regardant!! :)
A bientôt
Jérôme
J'ai fait un roadtrip aux USA en Août 2009 avec 3 amis, et je souhaitais partager avec vous les images tournées lors de notre voyage.
Voici le film des 3 semaines passées aux USA, entre New York, Las Vegas, Havasupai, Le Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion Park, Los Angeles, Yosemite Park, et San Francisco.
http://www.youtube.com/...je31300?feature=mhw5
Vous pouvez directement accéder à la destination qui vous intéresse grâce au découpage du film:
Partie 1: Départ du voyage et New York: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 2: New York et début du roadtrip à l'ouest: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 3: Rando à Supai, Grand Canyon, Bryce Canyon, et Zion Park: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 4: Las Vegas, Los Angeles et Yosemite: http://www.youtube.com/...&feature=channel
Partie 5: San Francisco: http://www.youtube.com/...&feature=channel
J'espère que vous apprécierez ces montages, et que vous aurez autant envie que moi de repartir en les regardant!! :)
A bientôt
Jérôme
De retour de l'hôtel Grand Sunset Princess English translation pending
Nous sommes revenus du Grand Sunset Princess éblouis mais.... avec certaines déceptions..
Quel bel hôtel Tout est misé, et plus, dans l'infrastructure; c'est grandiose, riche, beau, propre, le personnel est courtois, poli, tout brille, tout est moderne (salles de bain), les chambres sont magnifiques, les arbres, la végétation, les piscines, le marbre à profusion...
Mais.. Jamais nous n'avons vu autant de monde cordé sur une plage délimitée par des cordes; ridicule. Tôt le matin (7h15), toutes les chaises sont réservées.. et souvent innocupées toutes la journée. Et nous sommes au gros soleil, comme des gros poissons qui brulent.. Tu es la la bulle de ton voisin.. pas de place pour mettre un sac de plage entre nos chaises.. Un seul bar sur la plage pour tout ce beau monde; eau à profusion servie dans des bouteilles (3-4 bouteilles en même temps), et on ne recycle pas...
On ne peut luncher le midi autrement qu'en entrant sur le complexe; comme 5 étoiles, à nous voir attendre en ligne à 40 degré pour manger des hamburgers de cuisson douteuse (rosés), c'est ordinaire. Si les hamberger et hotdogs ne vous plaisent pas, il suffit de marcher 15 minutes (en traversant le complexe au complet) et hop, au buffet.. Pas d'autres choix. Enfermés à la climatisation en face d'un buffet.
Le vin est.. inbuvale ! De l'eau colorée avec vinaigre.
N'essayez pas d'apporter votre vino; ils n'aiment pas et veulent vous charger 15$ pour ouvrir votre bouteille ! Les restos à la carte sont toujours complets, on doit se présenter à tous les jours pour réserver pour le lendemain, et lorsqu'on arrive (souvent la seule réservation disponible étant à 21h00), et bien c'est vide... les restos sont vides je vous le jure...
Le buffet est bon... mais c'est un buffet avec grosses lumières, plein de monde, plein de bruit. JAMAIS nous n'avons vu un seul fruits de mer !
Dommage pour un 5 étoiles. Nous aurions dû nous renseigner un peu plus.
Oui le site est beau, oui la mer est belle, mais tant qu'à manger du buffet et me faire tasser sur une plage, je n'y retournerai plus jamais. À ceux qui partent, vous serez bien quand même, c'est un paradis, avec quelques obstacles.. Tout est personnel vous savez.
Je suis disponible pour plus d'informations.
Quel bel hôtel Tout est misé, et plus, dans l'infrastructure; c'est grandiose, riche, beau, propre, le personnel est courtois, poli, tout brille, tout est moderne (salles de bain), les chambres sont magnifiques, les arbres, la végétation, les piscines, le marbre à profusion...
Mais.. Jamais nous n'avons vu autant de monde cordé sur une plage délimitée par des cordes; ridicule. Tôt le matin (7h15), toutes les chaises sont réservées.. et souvent innocupées toutes la journée. Et nous sommes au gros soleil, comme des gros poissons qui brulent.. Tu es la la bulle de ton voisin.. pas de place pour mettre un sac de plage entre nos chaises.. Un seul bar sur la plage pour tout ce beau monde; eau à profusion servie dans des bouteilles (3-4 bouteilles en même temps), et on ne recycle pas...
On ne peut luncher le midi autrement qu'en entrant sur le complexe; comme 5 étoiles, à nous voir attendre en ligne à 40 degré pour manger des hamburgers de cuisson douteuse (rosés), c'est ordinaire. Si les hamberger et hotdogs ne vous plaisent pas, il suffit de marcher 15 minutes (en traversant le complexe au complet) et hop, au buffet.. Pas d'autres choix. Enfermés à la climatisation en face d'un buffet.
Le vin est.. inbuvale ! De l'eau colorée avec vinaigre.
N'essayez pas d'apporter votre vino; ils n'aiment pas et veulent vous charger 15$ pour ouvrir votre bouteille ! Les restos à la carte sont toujours complets, on doit se présenter à tous les jours pour réserver pour le lendemain, et lorsqu'on arrive (souvent la seule réservation disponible étant à 21h00), et bien c'est vide... les restos sont vides je vous le jure...
Le buffet est bon... mais c'est un buffet avec grosses lumières, plein de monde, plein de bruit. JAMAIS nous n'avons vu un seul fruits de mer !
Dommage pour un 5 étoiles. Nous aurions dû nous renseigner un peu plus.
Oui le site est beau, oui la mer est belle, mais tant qu'à manger du buffet et me faire tasser sur une plage, je n'y retournerai plus jamais. À ceux qui partent, vous serez bien quand même, c'est un paradis, avec quelques obstacles.. Tout est personnel vous savez.
Je suis disponible pour plus d'informations.
Qui a déjà voyagé en classe Grand-Large avec Corsairfly? English translation pending
Bonjour,
est-ce que quelqun a déja voyager avec la classe Grand-large avec corsairfly?
Merci
Navette pour Playa del Carmen à partir de l'hôtel Grand Sunset Princess? English translation pending
Bonjour
je part vendredi pour le grand sunset et je demandais s'il y as des navettes qui nous amenes a playa des carmen et si y'en as plusieur par jour etc...merci
Sylvie ;)
Sylvie ;)
Comment est le vin au Grand Bahia Principe? English translation pending
Bonjour,
Nous nous demandions comment est le vin rouge a cet hôtel ?
L'an passé nous sommes allés au Grand Palladium et il avait vraiment mauvais goût, l'avoir su avant nous en aurions emporter.
Je me demande donc si je devrais en apporter cette fois-ci.
Merci de bien vouloir nous répondre.
Nous nous demandions comment est le vin rouge a cet hôtel ?
L'an passé nous sommes allés au Grand Palladium et il avait vraiment mauvais goût, l'avoir su avant nous en aurions emporter.
Je me demande donc si je devrais en apporter cette fois-ci.
Merci de bien vouloir nous répondre.
Internet sans fil gratuit à l'hôtel Grand Bahia Principe Coba? English translation pending
Bonjour,
Est-ce gratuit pour l'internet sans fil au Lobby si j'apporte mon portable? Est-ce que cela fonctionne bien ?
Y en a-t-il qui ont déjà utilisé skype de Mexique pour communiquer avec leur famille?
Merci de bien vouloir répondre à mes questions.
Est-ce gratuit pour l'internet sans fil au Lobby si j'apporte mon portable? Est-ce que cela fonctionne bien ?
Y en a-t-il qui ont déjà utilisé skype de Mexique pour communiquer avec leur famille?
Merci de bien vouloir répondre à mes questions.
Photographe de mariage pour le Grand Palladium Kantenah? English translation pending
Bonjour je me marie au mexique l'année prochaine, en avril au palladium kantenah. J'aimerais trouvé un photographe pour mon mariage avec des bons prix. Pouvez-vous m'aider.
Quel tour choisir avec Papillon pour le grand canyon? English translation pending
je suis actuellement aux usa et j'ai ouvert le site de papillon
quel tour dois-je choisir pour apprécier au mieux ce circuit ?
north grand canyon tour ? ou the majestic ? lequel me conseillez -vous ? je veux prendre de belles photos !!!
north grand canyon tour ? ou the majestic ? lequel me conseillez -vous ? je veux prendre de belles photos !!!
Wi-fi gratuit à l'hôtel Grand palladium Kantenah & Colonial? English translation pending
Bonjour, est-ce que quelqu'un sait si à cet hôtel, je peux utiliser le Wi-Fi sans frais?
Martine
Martine
Excursions et activités depuis l'hôtel Grand Palladium Punta Cana en avril? English translation pending
Salut !
Je vais à Punta Cana, au Grand Palladium Punta Cana au mois d'avril. C'est la première fois que j'ivais et j'aimerais savoir quelles excursions sont intéressantes à faire... j'aimerais bien en faire 2 ou 3, je suis là pour 8 jours.
Merci d'avance ! 🙂
Je vais à Punta Cana, au Grand Palladium Punta Cana au mois d'avril. C'est la première fois que j'ivais et j'aimerais savoir quelles excursions sont intéressantes à faire... j'aimerais bien en faire 2 ou 3, je suis là pour 8 jours.
Merci d'avance ! 🙂
Randonnée d'une journée dans le Grand Canyon? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu avec bcp d'interets les post qui ont été mis sur le site pour les randonnées. Par contre ils commencent à dater un peu. Nous sommes 2 femmes assez en forme et désirons passer 1 journée à faire de la rando dans le grand canyon. Qu'est-ce qui est possible de faire, sans etre pressé, de prendre le temps d'admirer le paysage et comme nous sejournons à Las Vegas le reste de la sem, qui va nous permettre aussi de ne pas etre trop crevé le reste du voyage. Est-ce possible de faire de la randonnée jusqu'au fond du canyon et remonter en mule?
Merci bcp de vos conseils et info!!!
Christine
J'ai lu avec bcp d'interets les post qui ont été mis sur le site pour les randonnées. Par contre ils commencent à dater un peu. Nous sommes 2 femmes assez en forme et désirons passer 1 journée à faire de la rando dans le grand canyon. Qu'est-ce qui est possible de faire, sans etre pressé, de prendre le temps d'admirer le paysage et comme nous sejournons à Las Vegas le reste de la sem, qui va nous permettre aussi de ne pas etre trop crevé le reste du voyage. Est-ce possible de faire de la randonnée jusqu'au fond du canyon et remonter en mule?
Merci bcp de vos conseils et info!!!
Christine
Retour de l'hôtel Occidental Grand Xcaret (12 au 19 mars 2010) English translation pending
Et bien me voici de retour de cet hotel...
Point négatif: AIR CANADA ET VACANCES AIR CANADA avec un représentant unilingue anglo... plainte déposé
Hotel : arrivé avec une boisson et check-in rapide et avec service francais.
Chambre :Parfaite, propre , grande, bien insonorisé et beau balcon.
Hall entrée superbe, avec des places pour se reposer et des magasin spour fouiner. ( pas acheter).
Repas.. Buffet bien mais cela reste un buffet mais les 4 resto à la, carte superbe et surout le ORIENTAL ET LE GRILL.
Plage : Parfaite petite, sécuritaire, beaucoup d epoisson.. beaucoup de chais emême à 10 hres le matin... le bar pas loin et bon service ( en plus du personnel qui passe sur la plage). Meme si rocheux, nous avon smarchépendant 2 hres sur la plage te découvert des petites plages naturelles et sauvages.
Personnel : courtois, rapide et quelques un sparle le francais...
Problème : avec la toilette, réglé en 10 minutes.
Spectacle sle soir . assez bon dans l'ensemble.
Seul petit bémol, savoir dire aux fatiguant de '' Time sharring', soyez ferme et bete et il partent.
En plus, beaucoup d, animaux sur place..
je recommande.
Point négatif: AIR CANADA ET VACANCES AIR CANADA avec un représentant unilingue anglo... plainte déposé
Hotel : arrivé avec une boisson et check-in rapide et avec service francais.
Chambre :Parfaite, propre , grande, bien insonorisé et beau balcon.
Hall entrée superbe, avec des places pour se reposer et des magasin spour fouiner. ( pas acheter).
Repas.. Buffet bien mais cela reste un buffet mais les 4 resto à la, carte superbe et surout le ORIENTAL ET LE GRILL.
Plage : Parfaite petite, sécuritaire, beaucoup d epoisson.. beaucoup de chais emême à 10 hres le matin... le bar pas loin et bon service ( en plus du personnel qui passe sur la plage). Meme si rocheux, nous avon smarchépendant 2 hres sur la plage te découvert des petites plages naturelles et sauvages.
Personnel : courtois, rapide et quelques un sparle le francais...
Problème : avec la toilette, réglé en 10 minutes.
Spectacle sle soir . assez bon dans l'ensemble.
Seul petit bémol, savoir dire aux fatiguant de '' Time sharring', soyez ferme et bete et il partent.
En plus, beaucoup d, animaux sur place..
je recommande.
Promotion au Best Western Bryce Canyon Grand Hotel English translation pending
Salut à tous
Je viens de booker 2 nuits début septembre 2010 à l'hotel Best Western Bryce Canyon Grand Hotel. (http://www.brycecanyongrand.com/)
Il y a un tarif plutôt intéressant pour la fin de l'été.
"End of Summer Special! Pay one night at regular price between August 18th and September 4th and get any additional nights (max 5 nights) at 50% off! Limited time availability - book today!"
Ce qui m'a couté hors taxes 150$ pour la 1ère nuit et 75$ pour la deuxième.
J'ai trouvé cela intéressant pour ceux qui veulent rester au moins 2 nuits à l'hôtel à Bryce compte tenu des tarifs dans les autres hotels/motels
Avis aux amateurs
@+
Je viens de booker 2 nuits début septembre 2010 à l'hotel Best Western Bryce Canyon Grand Hotel. (http://www.brycecanyongrand.com/)
Il y a un tarif plutôt intéressant pour la fin de l'été.
"End of Summer Special! Pay one night at regular price between August 18th and September 4th and get any additional nights (max 5 nights) at 50% off! Limited time availability - book today!"
Ce qui m'a couté hors taxes 150$ pour la 1ère nuit et 75$ pour la deuxième.
J'ai trouvé cela intéressant pour ceux qui veulent rester au moins 2 nuits à l'hôtel à Bryce compte tenu des tarifs dans les autres hotels/motels
Avis aux amateurs
@+
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Caméra sur la plage de l'hôtel Grand Palladium fonctionnelle? English translation pending
bonjour,
Es ce qu'il y en a parmi vous qui savez si la Web Cam sur la plage du Grand Palladium est encore fonctionnel, et si oui pouvez vous m'envoyez l'adresse du site , que je puisse aller voir la plage en direct
merci
merci
Classe Alizée d'Air France ou classe Grand Large de Corsair? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir en avril en Martinique. J'ai lu plusieurs témoignages sur plusieurs forums, mais je n'arrive pas à me faire mon opinion. Si vous êtes déjà partis avec ces compagnies, que nous conseillez-vous? La classe Alizée sur Air France ou la classe Grand large sur Corsair? Quels sont les avantages et les inconvénients? J'ai aussi vu qu'Air Caraïbes avait la classe Madras mais semble plus cher. Merci de vos retours. A bientôt de vous lire
Nous souhaitons partir en avril en Martinique. J'ai lu plusieurs témoignages sur plusieurs forums, mais je n'arrive pas à me faire mon opinion. Si vous êtes déjà partis avec ces compagnies, que nous conseillez-vous? La classe Alizée sur Air France ou la classe Grand large sur Corsair? Quels sont les avantages et les inconvénients? J'ai aussi vu qu'Air Caraïbes avait la classe Madras mais semble plus cher. Merci de vos retours. A bientôt de vous lire