Search VoyageForum
FR
Hôtel à Cape Cod? (États-Unis) English translation pending
by Annide · 2008-07-21 · 11 replies
Bonjour!

J'aimerais avoir des suggestions d'hôtels, de maisons ou de cottages si possible dans la région de hyannis. J'aimerais que ce soit le plus près possible de la plage..

Merci à l'avance!

annie
Visiter Paris au mois d'août English translation pending
by Chrissy6 · 2008-07-19 · 14 replies
Bonjour je suis nouvelle sur le forum et je recherche des infos concernant les zone de métro..Voilà mon mari mes enfants et moi avons décider de visiter Paris au mois d'août..j'ai réserver un hôtel à la Villette mais je ne sais pas dans quelle zone celle ci se situe...Car il y a une différence de prix sur les ticket paris visite zone 1 à 3 et zone 1 à 6 ..

Si quelqu'un peut m'aider en m'indiquant dans quelle zone se situe la Villette, ??

Merci beaucoup
S'installer à Madagascar English translation pending
by Mike82 · 2008-07-16 · 59 replies
Bonjour, je m'adresse à tous ceux qui connaissent bien Madagascar. Je n'y suis jamais allé et je m'interesse a ce Pays et à son développement. C'est un pays qui attire bon nombre de touristes mais est-il envisageable d'y vivre? Ya t-il des appartements à louer, des maisons à acheter? Est ce confortable? La vie à l'année est-elle chere? et surtout, je désirerai implanter un site de location de jet ski pour touristes et autres. Est ce envisageable? Je suis prêt à tout quitter mais je ne voudrai pas me planter. Voilà beaucoup de questions que je me pose?

Je vis actuellement dans le département du Tarn et Garonne en région Midi-Pyrénées où j'exerce le métier de banquier. J'ai besoin de changement dans ma vie à la veille de mes 25 ans.

J'attends vos réponses, idées, conseils à ce sujet et je vous remercie par avance.

MIKE82 //ENJOY//
Louer une maison à Phuket English translation pending
by Ericman3 · 2008-07-16 · 14 replies
salut à tous

je me casse de france et je vais passer mon dive master à phuket, j'ai déja passer 3 mois en thailande mais pas à phuket et tout mes potes me disent que c'est le coin le plus approprié pour vivre en thailande, , , je m'en fous un peu je veux plonger et trouver un ebaraque sympa et peut etre faire de la coloc, , , , on m'a dit de 150 à 400 usd et + par mois, pourriez vous m'en dire plus et pourquoi pas me proposer un plan cool ??? j'arrive en fin aout, , , , , merci à toutes et tous. eric
Acheter un condo en Thaïlande English translation pending
by Larsay · 2008-07-15 · 11 replies
Je viens de tomber par hazard sur un petit fascicule tres bien fait expliquant les droits des proprietaires de condos en Thailande, publie par Tighe Books, 234/807 Moo9, Nong Prue, Banglamung, Chonburi E-mail Thghebooks@hotmail.com. Bouquin tres interressant car il commence par expliquer toutes les effroyables arnaques de nombreux promoteurs de condos, notemment a Pattaya. Parmi les meilleures:

1) Utilisation des fonds communs pour des besoins personnels. Ex: un proprietaire de condo fait un proces au promoteur pour rupture ehontee de contrat; le promoteur paie (grassement) un gros avocat sur les fonds communs alors qu'il s'agit d'un proces personnel

2) Nomination d'un "Condo Manager" par le promoteur, evidemment a la botte de celui-ci. La loi est tres claire: ce Manager doit etre nomme par l'association des co-proprietaires

3) Utilisation des surfaces communes pour des operations immobilieres crasses sans en aviser les co-proprietaires, et augmentation abusive des frais de maintenance. La, helas, la loi sur les condos veut que, "pour toute decision importante, le promoteur doit reunir les co-proprietaires avec un quorum de 75%". Le pb est que, la majorite des co-proprios habitant en Europe une partie de l'annee ou preferant piccoler dans un bar ou se sauter une pute plutot que d'assister a une reunion, le quorum n'est jamais atteint. Le promoteur organise donc une reunion (ou pas du tout, il est signale un cas a Jomtiem ou aucune reunion n'a ete organisee depuis 3 ans!!!!!) et, en l'absence du quorum, prend les decisions qu'il lui plait. Resultat: a Jomtiem toujours, un salopard de promoteur a commence a eriger une structure sur le terrain appartenant a la communaute, entre l'immeuble et la mer bien sur, expliquant aux curieux que c'etait "une coffee shop pour l'agrement des co-proprios"; en fait de coffee shop, ca c'est termine par un immeuble commercial de 3 etages bloquant la vue sur la mer (qu'ils avaient payee grassement) de tous les co-proprietaires des 3 premiers etages!!!!!!!

4) Ignorance volontaire de la loi sur les condos exigeant une reunion generale annuelle (Annual General Meeting -AGM) des co-proprios et du promoteur. Inutile de dire que, celle-la, elle arrive rarement ou pas du tout.

DONC, les arnaques continuelles: Augmentation illegale des frais de maintenance Surcharges illegales sur les frais de maintenance Achats non-autorises avec les fonds communs Depenses personnelles payees sur les fonds communs Corruption de fonctionnaires locaux, police, et juges (les promoteurs ont BEAUCOUP d'argent) pour bloquer ou annuler toute reaction d'un co-proprio Diffamation des co-proprios "recalcitrants" Vol pur et simples de fonds communs en l'absence de controle serieux des co-proprietaires (suivi d'un appel de fonds + ou - volontaire en cas de grosse depense necessaire) Comptes trafiques Menaces et violences physiques contre les fortes tetes

Il faut bien dire que tout cela est un peu de la faute des co-proprios aussi, qui ne parlent pas, ne se reunissent pas, et finissent par decouvrir qu'ils sont en train de se faire avoir jusqu's l'os, mais il est trop tard!

EN D'AUTRES TERMES, MARCHER SUR DES OEUFS! Il vaut mieux payer plus cher et avoir affaire a des promoteurs serieux que de signer avec des gangsters, notemment des specialistes thais de la question

Le petit bouquin explique un truc tres simple pour flairer les promoteurs enfoires des le depart : demander une copie du Condominium Act BE 2522 (1979) au promoteur ou son agent. S'il vous dit qu'il n'y en a pas, ou qu'il ne l'a pas, ou qu'il ne sait pas ou vous pouvez l'obtenir, ou qu'il n'est disponible qu'en thai, FUYEZ!!!!!!!!

Il explique aussi de ne jamais signer un papier quelqu'il soit redige en thai. Une trado thai-anglais ou francais coute 500 baht la page; donc, vous prenez le papier et vous le donnez vous-meme a une societe de traduction (je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer le "vous-meme"). Il vaut mieux payer ca que se faire rouler!

Mettez-vous dans la tete que, notemment a Pattaya ou regnent la mafia thaie et russe, la moitie des promoteurs sont des escrocs complets. Donc, un bon conseil, achetez chez Ellis ou autres maisons serieuses, et laissez les thais et les Russes s'escroquer entre eux. Si vous etes dans le doute, n'achetez RIEN sans parler d'abord a plusieurs co-proprietaires, si possible pas obsede sexuel alcoolique (dur a trouver a Pattaya!)
Parcours Montréal-Québec-Tadoussac... English translation pending
by Startupbibi · 2008-07-14 · 15 replies
Bonjour !!

Me voilà arrivé sur Montréal depuis une semaine. J'aimerais découvrir certains lieux/activités en dehors de la ville

Dans l'urgence je viens demander quelques conseils ici car j'aimerais faire tout cela cette semaine. Je n'aurais que des Weekends après.

J'ai regardé différents sites et voilà ce que j'aimerais découvrir.

Tadoussac (zodiac, baleines&co 🙂) Chutes de Montmorency

Je dois partir et revenir sur Montréal.

Alors mes questions : Réaliste sur deux jours? Comment s'y rendre? Cela vaut-il le coup? (si vous me conseillez de voir autre chose à la place)... J'exclu la location de voitures. Je suis trop perdu, pas beaucoup de temps et j'irai probablement seul (donc parcours déjà organisé souhaité, même si je n'aime pas trop ça) Enfin en gros si vous avez tout genre d'infos, ça serait vraiment cool Budget limité (150$) 😕 (Toujours possible ? xD)
Acheter un terrain à Madagascar English translation pending
by Sissi · 2008-07-14 · 23 replies
Acheter un terrain, une maison et vivre à Madagascar.

Allez donc lire l'express-Mada d'aujourd'hui...."Une centaine de familles expulsées par de faux héritiers." Dix ans de procés ! Quand on voit les vacheries qu'ils se font entre eux, je pense que ça en ferait réfléchir plus d'un, non ?
Jamaïque, Riviera Maya ou Punta Cana? English translation pending
by M3l4ni3 · 2008-07-10 · 6 replies
Bonjour à tous, Je suis présentement en plein dillemme 😕, je veux réserver un voyage pour ma mère et moi (22 et 40 ans), en octobre, et j'hésite entre ces 3 destinations. Nous voulons une belle plage, de la chaleur, de l'animation, bien manger et surtout un endroit où l'on peut sortir du resort le jour pour aller se promener, et le soir pour aller danser. Si cela peut vous aider, voici les hôtels qui m'interresse:

Jamaïque:Riu NegrilRiu Ocho RiosRiu Montego Bay

Punta Cana:Colony Bay resort

Riviera Maya:Reef Playacar

Je dois réserver très bientôt, alors toutes les opinions et suggestions seront grandement apprécié!

Merci! 😉
Fort Lauderlake, île de la Madeleine ou Charlevoix et la Malbaie pour 4 jours/3 nuits? English translation pending
by Nabilcarlito · 2008-07-10 · 8 replies
Salut a toutes et a tous, je suis installé a Montreal et avec ma copine on veut se fair un petit sejour de 4 jours 3 nuits pour la semaine prochaine, plage, rivieres, lac, montagne, je sais plus quoi choisir, fort lauderlake sur la cote est des etats unis, l'ile de la madelaine, pour la plage. Charlevoix et la malbaie pour les lacs rivieres charlet ou manoir Qui peut me dire quel serait le mieux, niveau budgetaire et pour passer un moments des plus romantiques et sympa, jaurai besoin d'avis de ces differents endroits

merci beaucoup

Nabil
Île de Pâques: visites à voir absolument? English translation pending
by Scraty · 2008-07-09 · 8 replies
Bonjour,

L ile de Paques n'était initialement pas prévu dans notre tdm mais d'après les messages du forum ce serait dommage de ne pas y aller. Pensez vous que ca vaut vraiment le détour? Combien de temps y rester? Le budget n'étant malheureusement pas aussi élastique que les envies, pensez vous que ca va "plomber" notre budget? Et enfin, existe t il des liasons maritimes entre la polynésie et l ile, qui seraient moins chères que l avion?

Merci d avance pour vos réponses 😉
Trois semaines au Machu Picchu (Pérou) et au Vénézuela de Montréal English translation pending
by Ludovicroul · 2008-07-08 · 7 replies
Bonjour a tous ! Je souhaite allez en thailande dans le mois de janvier mais les prix d'avions sont élever pour l'instant et j'ai peur des foule touristique ...

Alors pour l'instant je recherche un '' plan B '' : j'aimerais bien voir le '' machu pichu '' mais avec les belles plages du venuzuela alors est-ce possible de tout faire ca en 3 semaines avec 4000 $ Pour 2 avec le billet d'avion ?

( Montreal - Dorval ) a ( Peru -lima) jusqua : machu pichu un trek de 2 ou 3 jours

Retour (peru ) lima a Caracas - venuzuela

Retour a montreal a partir de caracas - venuzuela

Si non est-ce que le venuzuela suffit pour nous en mettre plein la vu si nous recherchons de la nature avec des plages de reve, en sac a dos ?
Location de voiture aux États-Unis: compagnie la moins cher? English translation pending
by Mourmour · 2008-06-30 · 7 replies
bonjour, je sais bien que ce thème a dejà été abordé dans ce forum, mais néanmoins il n'existe aucune réponse à mes questions!!! Aussi étant donné que vous semblez plus que performant dans ce domaine je compte sur vous!! Je pars (enfin nous serons 2!) dans 2semaines faire un petit voyage aux Etats-unis, dans l'ouest pour être plus precise los angeles, san diego, grand canyon, death valley..Je ne sais pas quel type de voiture je dois choisir...me faut-il un 4x4 pour aller sur les routes du grand canyon (entree par le noerd) ou non? Quelle est la compagnie la moins chere selon vous? Existe-til des pireges à éviter??? Autre chose...aucun lien avec le sujet precedent! Visiblement j'ai loupe la meilleure periode pour voir des baleines...mais on peut quand même en voir ou non? Bref vous l'aurez compris votre aide me sera plus que precieuse!!!
Isolation pour l'intérieur de votre 4x4? English translation pending
by Ghimi06 · 2008-06-30 · 14 replies
Bonjour, quels proçédés avez vous employé, avec quels produits pour isoler votre véhicule de la chaleur et du froid ?quel retour d'expérience en avez vous ?😉😎
Quels jeux en voyage? English translation pending
by Hft0 · 2008-06-28 · 13 replies
Salut,

Je m'adresse à ceux qui voyagent en sac-à-dos et dorment en tente, en petits hotels, ...

Vous emportez des jeux de cartes ou autre avec vous?

Si oui à quoi jouez-vous pour occupez vos soirées sans télé, à 2 ou en compagnie de rencontre de voyage ?
Prix des charges (électricité) et droit des locataires en Thaïlande English translation pending
by Zatetlou444 · 2008-06-27 · 5 replies
Message a l'administrateur qui a deplace mon message dans la rubrique Travailler, étudier et vivre à l'étranger " c S.V.P laissez celui ci dans la rubrique Asie du sud est, d'une part je voyage bel et bien, je ne suis ni etudiant ni travailleur, je suis voyageur etabli a Bangkok, d'autre part, personne ne vas me repondre dans la rubrique dans laquelle vous avez deplace mon message. Et troisiemement ce message pourrait interesser bien des voyageur qui souhaient s'etablir a moyen therme en Thailande. Merci de votre comprehension.

Bonjour a tous et a toutes; Voila j'ai un appart sur Bangkok depuis quelques temps, et comme je me rends compte que les factures d'electrecites etaient un peu salees j'ai commence a me renseigner. Or j'ai vu que le prix des charges electricite par unite facture par la "Metropolitan Electric Authority" etait de plus ou moins 3 bath par unite. Or je paie 6 Bath par unite au proprietaire! il semblerait que celui ci se gave completement sur mon dos comme j'ai pu le lire sur d'autres post plus anciens{
http://voyageforum.com/..._thailande_D1249757//}

Je me demandais donc quel etait mes droits en temps que locataire a exiger le proprietaire de ne pas me surfacturer le prix de l'electricte. Comme je suppose qu'il ne va pas simplement se contenter de me dire "ok je vous fait le prix normal" sans broncher, quelqu'un aurait-il un site internet avec les lois thaies correspondantes {ecrites en thai ou anglais peu importe}

Bref je suis a la recherche de toute information utile!

En esperant que ce post sera utile a bien des locataires! Merci a vous.
Prix approximatif d'une location d'appartement à Hammamet depuis l'Algérie? English translation pending
by WorldCraft · 2008-06-25 · 13 replies
Bonjour les voyageurs ! C'est juste pour demander les prix approximatifs des locations d'appartements à Hammamet en Tunisie, et pour savoir les conditions habituelles pour ses locations. Si vous connaissez des agences Algérienne qui propose ce genre de service à Alger, sa serait sympathique de me communiquez leurs noms, leurs emplacement ou leurs numéro de téléphone, merci infiniment !
Acheter une maison en Thaïlande au nom d'un français English translation pending
by THdave · 2008-06-25 · 94 replies
Bonjour,

Je m'apprête a acheter une maison, le paiement se fera le 10 aout, cependant ça m'embête de la mettre au nom de ma copine thaïlandaise, j'aimerais avoir les factures d'eau, électricité. etc. à mon nom.

Quelle serait la meilleur solution ? Est-il possible que je soit propriétaire de la maison et du terrain ou seulement de la maison ? Où dois-je m'adresser pour faire cela ? Les vendeurs de la maison n'y connaissent rien et disent tout simplement "thai people only".

Merci.
Voyage de vingt jours en Argentine au mois d'août English translation pending
by Natynaty · 2008-06-22 · 6 replies
Hello! nous partons avec mon copain un peu moins de 20 jours ce mois d'Août en Argentine. Nous avons prévu de passer 4-5 jours à Buenos Aires, puis d'aller aux chutes d'Iguazu (3-4 jours? ça suffit? C'est trop?) et après on hésite entre la région de Salta et ses environs ou alors Mendoza. Est-ce que ceux qui connaissent pourraient me donner leur avis? nous pensons voyager en bus. j'ai lu dans d'autres discussions que c'était intéssant de louer ne voitrue pour découvrir la région autour de Salta, est-ce que les mêmes visites sont possibles facilement par bus?

Et puis, si vous connaissez de bonnes adresses pour loger à Iguazu, Mendoza ou Salta, je suis preneuse d'infos!🙂 Est-ce qu'il vaut mieux tout reserver avant de partir ou on peut voir ça sur place? Merci !!
Belles plages et snorkeling à Madagascar? English translation pending
by Nousse · 2008-06-22 · 9 replies
Bonjour,

Pourriez-vous m’indiquer où ce trouve les belles plages de Madagascar ? Que me conseillez-vous tout en sachant que nous aimerions faire du snorkeling, Nose Be ou île Sainte Marie?

Je vous remercie d’avance.

A bientôt.
Bons plans de vacances dans le sud de la France? English translation pending
by Helene126 · 2008-06-20 · 18 replies
Coucou tout le monde ! tout est dans le titre !

J'ai prévu de partir en vacances deux semaine au mois de juillet avec une copine dans le sud de la France. Mais on ne connaît pas trop le coin et l’on aurait besoin de renseignements. Donc, tous les bons plans hébergements, sorties, visites, ballades sont les bienvenues.

Je pourrai chercher sur Google, mais je préfère avoir l'avis des gens directement c'est toujours mieux. Donc pour ceux qui connaissent un peu le coin, envoyez-moi des infos svp! Merci d'avance

Bonne journée
Madagascar: renseignements sur Nosy Vorona (îlot privé au large de Nosy Komba)? English translation pending
by Akwablue · 2008-06-18 · 9 replies
Qui a déjà séjourné à Nosy Vorona ( îlot privé au large de Nosy Komba ) et pourrait me donner de plus amples renseignements sur cet endroit ? Merci d'avance ! Akwablue
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Hôtels abordables à Puerto Morelos et Isla Mujeres? (Mexique) English translation pending
by Karina27 · 2008-06-16 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je quitte le 27 juin vers Cancun pour explorer le Yucatan pour un mois... Je prévois aller profiter de la mer, du soleil et de la vie au début de mon voyage. Je cherche des endroits peu dispendieux pour loger quelques jours à Puerto Morelos, qui me semble moins touristique et très tranquille. J'ai toutefois peine à trouver des infos sur le net. Quelqu'un pourrait-il m'aider? Je comptais aussi aller à la Isla Mujeres. Ce que j'en sais par contre, c'est que l'île est visité par beaucoup de touristes en provenance de Cancun tous les jours. Pourrais-je trouver des endroits moins "américanisés" où loger quelques temps?

Pour la suite de mon voyage, j'hésite encore sur certains endroits à visiter. Est-ce que Campeche vaut le détour?

Merci à tous! 😎

Karina
Auto-stop et camping sauvage en Écosse English translation pending
by Lupicien · 2008-06-16 · 5 replies
Bonjour tout le monde, j'inaugure mon premier message dans le forum ! Après de nombreuses venues sur le site.

Nous partons en Écosse à 3 dans une semaine, en avion jusque Glasgow, retour une semaine plus tard du même aéroport.

Nous hésitons encore sur l'itinéraire à prendre en auto-stop (petit moyen oblige). Nous hésitons entre : Longer la côte Ouest (qui me semble plus belle que la côte Est) et se débrouiller ensuite pour trouver un bus retour vers Glasgow (malheureusement assez cher) et côte ouest peu fournie en grande ville, donc un retour en stop serait plus envisageable. Longer la cote Est qui nous semble avoir l'avantage d'être plus peuplée et donc plus accessible en stop et aussi plus fournie en grande ville susceptible de nous fournir en bus et train retour vers Glasgow. Commencer vers la côte ouest, traverser les Highlands et revenir par la côte Est.

Notre but ultime (parce qu'il en faut bien un en stop) serait d'atteindre le nord de l'écosse, pensez-vous que c'est envisageable en 5 jours (+ 2 demi journée, jour d'arrivée et départ) et tout ça sans prendre de transport en commun pour le retour.

Si quelque personnes ont déjà fait ce voyage et pourraient nous renseigner se serait bien sympa, parce que par manque d'information nous avons un peu de mal à nous décider ;-). Et puis l'expérience des autre et toujours la bienvenue.

Par la même occasion, faisons d'une pierre deux coups. Aussi quelques bons plans pour sortir de l'aéroport de Prestwick (Ryanair) et traverser Glasgow. Quelques bons plans pub pas cher, (student bar ?) notamment pour la finale de l'Euro 2008 !

Merci beaucoup à tout le monde.
Pérou: hôtel et excursions à Huaraz English translation pending
by CaroletDavid · 2008-06-16 · 8 replies
Bonjour,

Dans deux semaines et demi, je serai au Pérou ; je peaufine donc mon itinéraire. Pouvez-vous me renseigner sur Huaraz et ses alentours : quel hôtel me conseillez-vous ? Est-il judicieux de passer quelques nuits à Caraz ? Quelles excursions à la journée me conseillez-vous ? Merci.
Travailler à Dublin en Irlande English translation pending
by BenFrance · 2008-06-12 · 12 replies
Salut à tous,

ce n'est pas très original mais je pars à Dublin en Septembre pour.... améliorer mon anglais. Je voudrais quelques petits conseils sur l'emploi puis sur le logement.

Au niveau de l'emploi, mon "vrai" boulot est prof de tennis je sais que je ne trouverais pas l'équivalent en Irlande donc dans quels domaines me conseillez-vous de cherchez en priorité ? Me faut-il absolument un "pps number" sachant que je compte rester environ 1 an ? Où faut-il le demanader ? Quels sont les délais pour obtenir ce numéro ?

En ce qui concerne le logement, je suppose que vous me conseillerez la coloc donc je ne pose même pas la question par contre quels coins de la ville agréable ou désagréable à vivre ? Connaissez-vous des personnes qui cherchent un coloc à Dublin pour la rentrée ?

Voilà mes principales préoccupations pour ce voyage mais je recherche aussi tous contacts avec des personnes qui ont vécu cette expérience ou encore mieux des personnes sur place.

Merci beaucoup d'avance pour vos réponses!!!!!
Préparer son arrivée à Montréal avant un stage de deux mois? English translation pending
by Kiki1 · 2008-06-08 · 23 replies
Bonjour,

Ma fille étant en pleine préparation d'examen, j'effectue à sa place des recherches pour son prochain stage hospitalier de 2 mois au Quebec.

Elle s'apprête à rejoindre Montréal le 29 juin. Elle a déjà trouvé une co-location qui débute le 1° juillet et dois donc trouver un hébergement pour 2 jours. Comme son stage est non rémunéré, elle souhaiterait trouver un hotel ou formule similiaire économique, sachant qu'elle emmènera son ordinateur et toutes ses affaires pour 2 mois ce qui semble écarter l'option Auberge de jeunesse, sauf s'il est possible d'avoir une chambre individuelle où laisser ses affaires en toute tranquilité. Connaitriez vous des adresses intéressantes, éventuellement vers le Quartier Mont Royal où se situe l'hopital Général Juif dans lequel elle effectuera son stage ? Sinon combien de Dollars Can. doit-elle prévoir pour son arrivée une fin de semaine avec la nécessité de règler son hébergement et sa nourriture ? De + elle devra dès le 1° juillet verser le montant de sa co location de 500 dollars. Comment peut-elle procéder sachant qu'elle ne va pas ouvrir un compte bancaire et ne pourra pas payer sa location par carte.

Nous avions pensé qu'elle achète quelques centaines de dollars canadiens à Paris dans un bureau de change (dont le taux parait plus intéressant que celui pratiqué dans les banques) et emmène des chèques de voyage à changer dans une banque en arrivant pour règler son 1° mois de location. Qu'en pensez vous ? Voyez vous un autre moyen ou un système plus économique ?

Elle disposera d'une carte Gold et notre banque est le Crédit Agricole.

🤪 Au fait nous avons appris un peu tard que l'office Franco Quebecois pouvait participer au financement d'un tel voyage et offrir un acceuil à l'arrivée les deux premiers jour. Malheureusement il aurait fallu déposer le dossier au mois 3 mois avant le départ. J'espère que cette information servira à d'autres.

Merci à tous
Rajasthan avec trois enfants: hôtel, taxi... (Inde) English translation pending
by Cajulach · 2008-06-08 · 7 replies
Bonjour,

Nous voulons partir avec nos trois enfants faire le Rajasthan en février et nous serions preneurs de bons plans en terme d'hotel mais aussi de taxi (fiable) et prenant 5 personnes......Nous avons déjà un peu prévu notre tour delhi mandawa bikaner jaisalmer jodhpur jaipur agra . Quand à l'avion nous avons trouvé avec Finnair qui nous semble peu cher 1950 pour 5.....avec une réduc via mon boulot. Voilà merci d'avance à ceux qui nous répondront..............

😉

Stéphanie
Commentaires sur l'hôtel Imprevu de Phnom Penh English translation pending
by Maddy01 · 2008-06-07 · 11 replies
L hotel imprevu dont a souvent parle ici, est agreable et d un rapport qualite prix plus que correct. Situe a 7 km de PP et non 15 comme lu sur VF, il dispose d une belle piscine et d un bassin pour les enfants recemment construit, le tout dans un splendide jardin et...au calme! La nouvelle direction, deux francais, dont un seul vit sur place, ne semble pas avoir encore pris ses marques mais le personnel est adorable, en particulier le directeur, Sna, qui apres huit mois de cours a l alliance francaise, parle tres bien le francais et aussi l anglais. La cuisine est bonne mais a dominante francaise. Quelques plats cambodgiens cependant. Compter 13 dollars pour un bungalow(eau chaude et clim), une moyenne de plats entre 4 et 6 usd et le petit dej a 3usd. Une navette gratuite le matin pour aller en ville et un retour, pour l instant, par vos propres moyens, 5 usd en tuk tuk> Attention tard le soir, il vous faudra vous rabattre sur un taxi car les chauffeurs de moto et tuk tuk refusent souvent le trajet si tard. Pleins de possibilites aussi de prendre ses repas autour de l hotel dans les petites echoppes. Un bon compromis pour celui qui veut le calme et l eau chaude de la piscine. Pour 18 usd (chambre plus retour de PP) je n ai pas trouve d equivalent sur PP. PS, je suis seule dans l hotel actuellement, sauf depuis ce matin une ou deux familles d expat avec leurs enfants. En resume donc, les routard seront frustres de rencontres, on est loin de l’ atmosphere de la Okay ghesthouse et les cambodgiens ne frequentent pas non plus etablissement. Mais pour qq jours a l arrivee, c est cool.

A ceux qui recommandait les jardins de l oasis, une petite info ; le patron a augmenter ses prix, 18 a 20 usd aujourdhui ce qui m a paru excessif compte tenu des prestations. Cordialement
Visites de deux jours à Donegal (Irlande) English translation pending
by Babik · 2008-06-07 · 2 replies
Bonjour à tous!

Je pars en Irlande cet été pendant 2 semaines en camps (dans le county d'Offaly) et j'ai prévu 4 petits jours après pour aller voir un autre coin. J'ai très envie d'aller voir du côté de Donegal car ca a l'air splendide (et aussi moins bondé de toursites). Le problème c'est que la région mériterait beaucoup plus de temps que les malheureux 2 petits jours que je peux lui consacrer (j'aimerais aussi voir un peu Dublin...). J'aimerais donc savoir quels sont les endroits (ou l'endroit...) du comté que vous me conseillez de voir, et dans quelles villes ou villages je pourrais passer la nuit. Je suis bien consciente que c'est un crime de compter le temps dans un tel endroit mais bon, entre ca et rien..

Merci beaucoup pour vos précieux conseils!!!

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display