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Rencontre de trois mois avec la culture thaïlandaise English translation pending
Voilà je pars 3 mois en thailande, je me demandais s'il était facile de rencontrer et de se lier d'amitié avec les thailandais, ou si la différence de culture représentait une trop grande "barrière".
merci davance
merci davance
Location de Royal Enfield à Bangalore English translation pending
Bonjour le monde,
Si jamais je connais les bons shops et les bons mécanos ainsi que de superbes astuces à Bangalore pour louer ou acheter une Bullet (ship, ship) pour votre prochain bike trip en Inde du sud. Je vie à Bangalore depuis plus de trois ans et je roule aussi une Enfield.
Si jamais vous avez besoin d'un conseil (itinéraire, aspect des routes ou autre choses), n'hésite pas.
Cordialement
Kreut
Maroc: auberge pour visiter les gorges du Dadès ou du Todra? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage au Maroc pour la fin de l'année.
Je prévois de passer 2 nuits dans une auberge ou un hôtel au fond de l'une des 2 gorges . Mais je me demande si ça vaut la peine à cette époque (28/29 décembre) ou s'il fera tellement froid et sombre qu'on ne pourra pas beaucoup se promener (pas de randonnée, juste des promenades).
Nous serons en voiture de location, tourisme. Pas de souci pour les gorges ?
Quelqu'un connaît-il une auberge sympa et où l'on mange bien dans une des 2 ?
Merci pour vos infos.
Danielle
Je suis en train de préparer un voyage au Maroc pour la fin de l'année.
Je prévois de passer 2 nuits dans une auberge ou un hôtel au fond de l'une des 2 gorges . Mais je me demande si ça vaut la peine à cette époque (28/29 décembre) ou s'il fera tellement froid et sombre qu'on ne pourra pas beaucoup se promener (pas de randonnée, juste des promenades).
Nous serons en voiture de location, tourisme. Pas de souci pour les gorges ?
Quelqu'un connaît-il une auberge sympa et où l'on mange bien dans une des 2 ?
Merci pour vos infos.
Danielle
État de la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali)? English translation pending
Bonsoir
Je recherche des infos pour un trajet en voiture de KIFFA à KAYES en passant par kankossa, bilikouaté etc.. J'aimerai savoir un peu l'état de la piste en janvier et le temps de route . merci pour les renseignements
Je recherche des infos pour un trajet en voiture de KIFFA à KAYES en passant par kankossa, bilikouaté etc.. J'aimerai savoir un peu l'état de la piste en janvier et le temps de route . merci pour les renseignements
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale �� : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale �� : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Circuit de trois semaines en Algérie avec des enfants au mois de juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum, mais à sa lecture, je l'ai trouvé épatant. J'ai des milliards de questions 😉
J'ai décidé pour Juillet 2009 d’emmener trois de mes enfants et certains de leurs amis en Algérie pour environ trois semaines. Comme je leur ai dit que je finançais une bonne partie, résultats: nous sommes 11 à partir 🤪.
Nous arriverons à Oran en prenant le bateau à Alméria en Espagne. Nous serons en trois voitures normales non 4x4.
Nous aimerions faire le tour d’Algérie et surtout le sahara. Nous sommes 8 adultes, deux adolescentes de 16 ans et un enfant de 12 ans. Je suis né en Algérie à Souahlia.
Les villes traversées seront les suivantes : Oran, Mostaganem, Sidi bel abbès, Naama, Ain sfra, Béni ouif, Bechar, Taghit, Beni abbès, Timimoun, Sbaa, Adrar, El menia, Ghardaia, Tougourt, Biskra, Batna, Constantine, Annaba, Tizi ouzou, Alger, Tipaza, Oran.
1°) Est ce réalisable en trois semaines 2°) En plein mois de Juillet, on va cuire, mais je ne voudrais pas louper Adrar et Timimoun 3°) Les hotels et bougge, combien par jour parce que j'ai des jeunes qui mangent comme 15 4°) J'ai choisi Alméria pour les prix, notamment avec les voitures, y a t'il moins cher. 5°) Dois je passer par une agence ou une organisation pour sécuriser notre périple 6°) Nous aimerions avoir des contacts là ou l'on passera.
J'aimerais reccueillir vos sentiments et conseils sur ce périple.
Merci à tous.
Je suis nouveau sur ce forum, mais à sa lecture, je l'ai trouvé épatant. J'ai des milliards de questions 😉
J'ai décidé pour Juillet 2009 d’emmener trois de mes enfants et certains de leurs amis en Algérie pour environ trois semaines. Comme je leur ai dit que je finançais une bonne partie, résultats: nous sommes 11 à partir 🤪.
Nous arriverons à Oran en prenant le bateau à Alméria en Espagne. Nous serons en trois voitures normales non 4x4.
Nous aimerions faire le tour d’Algérie et surtout le sahara. Nous sommes 8 adultes, deux adolescentes de 16 ans et un enfant de 12 ans. Je suis né en Algérie à Souahlia.
Les villes traversées seront les suivantes : Oran, Mostaganem, Sidi bel abbès, Naama, Ain sfra, Béni ouif, Bechar, Taghit, Beni abbès, Timimoun, Sbaa, Adrar, El menia, Ghardaia, Tougourt, Biskra, Batna, Constantine, Annaba, Tizi ouzou, Alger, Tipaza, Oran.
1°) Est ce réalisable en trois semaines 2°) En plein mois de Juillet, on va cuire, mais je ne voudrais pas louper Adrar et Timimoun 3°) Les hotels et bougge, combien par jour parce que j'ai des jeunes qui mangent comme 15 4°) J'ai choisi Alméria pour les prix, notamment avec les voitures, y a t'il moins cher. 5°) Dois je passer par une agence ou une organisation pour sécuriser notre périple 6°) Nous aimerions avoir des contacts là ou l'on passera.
J'aimerais reccueillir vos sentiments et conseils sur ce périple.
Merci à tous.
Mariage franco-algérien à l'église English translation pending
bonjour
je me suis mariée en algérie (mariage civil) on a fait la transcription sur les registres français mon mari (qui est maintenant en France) qui est ni chrétien ni musulman, voudrait se marier à l'église il croit en Dieu, mais ne pratique et ne "supporte" aucune religion en particulié donc on voudrait se marier à l'église mais est ce possible dans ce cas ? moi je suis de tradition chrétienne et baptisée
le mariage a l'église est ce possible ??
merci d'avance pour les réponses
je me suis mariée en algérie (mariage civil) on a fait la transcription sur les registres français mon mari (qui est maintenant en France) qui est ni chrétien ni musulman, voudrait se marier à l'église il croit en Dieu, mais ne pratique et ne "supporte" aucune religion en particulié donc on voudrait se marier à l'église mais est ce possible dans ce cas ? moi je suis de tradition chrétienne et baptisée
le mariage a l'église est ce possible ??
merci d'avance pour les réponses
Visa pour l'Inde avec VFS English translation pending
Bonjour,
je viens d'obtenir mon visa pour l'Inde en 1 semaine. Je fais un post pour aider les gens qui galerent.
Je suis passé par VFS (http://www.vfs-in-fr.com/french/disclaimer.aspx).
procédure : remplir le formulaire en ligne, l'imprimer et le signer (mieux vaut se relire plusieurs fois pour ne pas faire de fautes) avoir 2 photos d'identité, attention il faut des photos réglementaires sur fond blanc avoir 3 pages libres sur son passeport faire une photocopie de la partie du passeport ou se trouve vos coordonnées photocopie de la carte d'identité
Une fois votre dossier prêt, je vous conseille si possible de vous déplacer à l'agence VFS. Je pense qu il est préférable de le faire car quand je lis sur le forum tous les problemes avec la poste je suis plus serein de le déposer en main propre.
Petit hic quand vous vous déplacez, bah faut pas être pressé car l'attente est longue, meme si je suis arrivé à l ouverture, VFS fait passer devant vous les agences et autres sites internet qui s occupent des visas pour vous et aussi les gens qui souhaitent en visa en urgence, ca rapporte plus!!!!
donc 2 heures d'attente pour moi, en meme temps ca prépare peut etre un peu pour l inde, no stresss....
j ai donc déposé mon dossier un jeudi et j ai récupérer mon passeport le vendredi de la semaine suivante, soit un délai court je crois que c 3 jours ouvrés. Je vous rassure, je n ai attendu que 15 minutes pour le retrait.
en esperant pouvoir aider certains d entre vous. je reste dispo pour d'eventuelles questions.
Benjamin
Contravention et bakchich au Maroc? English translation pending
Bonjour
je compte louer un véhicule, sur marrakech, j'aimerai connaître le comportement à adopter, si nous nous faisons arrêter pour une éventuelle infraction, y a t' il de la corruption, des bakchichs éventuelles ? quelle somme donner ?
Merci
guy
je compte louer un véhicule, sur marrakech, j'aimerai connaître le comportement à adopter, si nous nous faisons arrêter pour une éventuelle infraction, y a t' il de la corruption, des bakchichs éventuelles ? quelle somme donner ?
Merci
guy
Visa de conjoint français en vue d'installation pour une Algérienne English translation pending
salut a tous,
est il vrai qu si un conjoint français reçoit la transcription de son mariage celebré en algerie en mai 2006, les autorité consulaire sont obligé de delivrer un visas d installation a sa conjointe de nationnalité algerienne afin qu'elle puisse rejoindre son mari en france?
est il vrai qu si un conjoint français reçoit la transcription de son mariage celebré en algerie en mai 2006, les autorité consulaire sont obligé de delivrer un visas d installation a sa conjointe de nationnalité algerienne afin qu'elle puisse rejoindre son mari en france?
Lombok: avis sur programme de visites et conseils English translation pending
Bonjour,
je compte passer par LOMBOK lors de mon prochain voyage en indonésie au moi de mai
Au programme : 2 jours dans le sud de l'île à la découverte des fameuses plages de kuta, tanjung aan etc 3-4 jours aux gilies où je voudrais éventuellement passer mon PADI 4 jours autour de senaru : (avec Ascension du Rinjani et Visite des chutes d'eaux sendang gili et tiu kelep) pourquoi pas tetebatu pendant une journée Pour finir une journée à sengiggi avant de reprendre l'avion vers bali
Si certains d'entre vous ont déjà été dans ces lieux je serai ravie d'avoir vos impressions, conseils ou tout autres astuces utiles aux vues de mon programme. Si vous avez d'autres propositions d'endroits à voir je suis preneuse également. merci d'avance
je compte passer par LOMBOK lors de mon prochain voyage en indonésie au moi de mai
Au programme : 2 jours dans le sud de l'île à la découverte des fameuses plages de kuta, tanjung aan etc 3-4 jours aux gilies où je voudrais éventuellement passer mon PADI 4 jours autour de senaru : (avec Ascension du Rinjani et Visite des chutes d'eaux sendang gili et tiu kelep) pourquoi pas tetebatu pendant une journée Pour finir une journée à sengiggi avant de reprendre l'avion vers bali
Si certains d'entre vous ont déjà été dans ces lieux je serai ravie d'avoir vos impressions, conseils ou tout autres astuces utiles aux vues de mon programme. Si vous avez d'autres propositions d'endroits à voir je suis preneuse également. merci d'avance
Appel à la grève chez Air France du 4 au 8 novembre 2008 English translation pending
Air France: appel à la grève du personnel navigant du 4 au 8 novembre
il y a 42 min
Huit organisations syndicales d'Air France ont appelé jeudi son personnel navigant à une grève nationale du 4 au 8 novembre en raison d'une disposition, soumise aux députés, relevant l'âge maximal de la retraite des pilotes, hôtesses et stewards.
La disposition, adoptée mercredi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale et qui doit être soumise au vote en séance publique vendredi, prévoit que les navigants, techniques et commerciaux, des compagnies aériennes pourront travailler jusqu'à 65 ans, au lieu de 60 ans actuellement pour les pilotes et 55 ans pour les hôtesses et stewards. Interrogée par l'AFP, la direction d'Air France n'a souhaité faire "aucun commentaire ce soir" sur ce mouvement de grève. "Sans action concertée de tous les syndicats, sans le soutien (à la grève, ndlr) de l'ensemble des PNC (personnel navigant commercial), ces mesures inacceptables et dangereuses seront validées", ont affirmé dans un communiqué commun les syndicats (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, Sud aérien, CGT, Unac et Unsa) appelant à la grève, et qui sont surtout représentés chez les hôtesses et stewards. Ajoutée par la commission parlementaire au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, ce relèvement de la limite d'âge d'activité est réclamé par certains personnels navigants commerciaux, notamment ceux regroupés dans les associations PNT65 (pilotes) et "Avenir navigant" (hôtesses et stewards). Selon Raymond Besco, "les fédérations lanceront vendredi un appel national à la grève pour élargir le mouvement" à l'ensemble des compagnies aériennes. "C'est assez insensé. Des députés se permettent de déposer des amendements, on se demande bien à la demande de qui, et il n'y a aucune négociation avec les organisations syndicales représentatives, alors là on est dans l'urgence", a déclaré M. Besco. Sans appeler à la grève pour le moment, le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL (syndicat national des pilotes de lignes) a indiqué dans un communiqué, qu'il "renouvelle son opposition à cette modification législative, et prévenu qu'il "mettra en oeuvre tous les moyens nécessaires pour maintenir la limitation actuelle" de cessation d'activité des pilotes de ligne. Si jamais il y a des déplafonnements d'âge "il y aura une réaction extrêmement brutale et un préavis de grève très dure", a dit un porte-parole du SNPL.
La disposition, adoptée mercredi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale et qui doit être soumise au vote en séance publique vendredi, prévoit que les navigants, techniques et commerciaux, des compagnies aériennes pourront travailler jusqu'à 65 ans, au lieu de 60 ans actuellement pour les pilotes et 55 ans pour les hôtesses et stewards. Interrogée par l'AFP, la direction d'Air France n'a souhaité faire "aucun commentaire ce soir" sur ce mouvement de grève. "Sans action concertée de tous les syndicats, sans le soutien (à la grève, ndlr) de l'ensemble des PNC (personnel navigant commercial), ces mesures inacceptables et dangereuses seront validées", ont affirmé dans un communiqué commun les syndicats (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, Sud aérien, CGT, Unac et Unsa) appelant à la grève, et qui sont surtout représentés chez les hôtesses et stewards. Ajoutée par la commission parlementaire au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, ce relèvement de la limite d'âge d'activité est réclamé par certains personnels navigants commerciaux, notamment ceux regroupés dans les associations PNT65 (pilotes) et "Avenir navigant" (hôtesses et stewards). Selon Raymond Besco, "les fédérations lanceront vendredi un appel national à la grève pour élargir le mouvement" à l'ensemble des compagnies aériennes. "C'est assez insensé. Des députés se permettent de déposer des amendements, on se demande bien à la demande de qui, et il n'y a aucune négociation avec les organisations syndicales représentatives, alors là on est dans l'urgence", a déclaré M. Besco. Sans appeler à la grève pour le moment, le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL (syndicat national des pilotes de lignes) a indiqué dans un communiqué, qu'il "renouvelle son opposition à cette modification législative, et prévenu qu'il "mettra en oeuvre tous les moyens nécessaires pour maintenir la limitation actuelle" de cessation d'activité des pilotes de ligne. Si jamais il y a des déplafonnements d'âge "il y aura une réaction extrêmement brutale et un préavis de grève très dure", a dit un porte-parole du SNPL.
Le Sénegal n'accepte plus le carnet ATA (30 octobre 2008) English translation pending
TRES IMPORTANT : pour ceux en partance pour le Sénégal avec un carnet de passage en douane ATA
les douaniers aux frontières ont reçu des directives très fermes de ne délivrer que des passes avant
qui en les renouvelant donnent en tout et pour tout 40 jours pour la voiture sur le territoire Sénégalais
au lieu des 364 jours d'avec le carnet ATA
j'ai ce matin téléphoné au poste de douane de Rosso qui m'a confirmer ce problème alors que les chambres de commerce ne sont pas au courant et continuent de délivrer les carnets et bien sur de les faire payer
Faites circuler la nouvelle car tout peu changer dans l’organisation de ceux qui partent
En Syrie, de Hama au Crac des Chevaliers English translation pending
Je suis vraiment loin de faire une pause que ce soit dans le récit comme dans l'action.
Aleppo a été vite retournée, et il est temps pour Hama de se faire belle pour ma venue...
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.
Carnet gourmand English translation pending
Bonjour à tous.
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Dédouanement d'une moto à Madagascar...prudence English translation pending
Voici une histoire vécue qui mérite d'être publiée pour éviter à d'autres de telles mésaventures.
L'histoire commence en février 2008 avec une envie de faire un grand tour de moto à Madagascar. J'achète une Ténéré de 1991 que je paye 1300€ en parfait état et je cherche à la faire partir à TAMATAVE.
Je connaissais un transporteur WALEXPORT qui travaille avec un transitaire local AID. Je me renseigne auprès d'eux pour connaître le budget à prévoir et on me dit: 380 € de transport pour WALEXPORT en groupage
Pour les frais de dégroupage et de dédouanement, je suis en contact avec AID qui me donne quelques éléments tels que le dégroupage (80€), les frais de dédouanement (200€) et m'indique qu'il y a des taxes qui se calculent selon la valeur de la moto prouvée par une facture d'achat ou une déclaration de valeur.
Comme j'ai acheté la moto à un particulier, la déclaration de valeur doit être rédigée...mais la moto étant ancienne, il m'est dit que le montant peut etre "bas" de manière à éviter des taxes importantes. AID ne me donne pas le montant de la taxe ni son mode de calcul.
On me suggère donc de mettre une somme modeste mais réaliste. J'opte pour une valeur de 600€ et signe le document.
A l'arrivée, j'ai la surprise de voir apparaitre: une taxe douanière calculée sur une valeur de 2112€ d'un montant de 992€ et surtout une amende sur redressement de valeur de 513€.
Je suis mécontent sur les éléments et demande des précisions à AID qui me répond que c'est comme cela et que l'administration des douanes a un "barème".
Je me rends alors en septembre à la douane qui me dit qu'ils ont un barème de valeur minima pour les véhicules, que pour cette moto elle était de 2100 € (environ). Dès lors la taxe se calcule sur cette valeur et parce qu'il y a décalage entre la valeur déclarée et le barème, il y une amende pour redressement de valeur d'un montant de 75% de la différence entre la valeur déclaré et le barème. (soit pour moi 513€)
Je dis merci à tous, je paye et trouve que cela me fait mal au cul...d'étre tombé sur un soi disant transitaire: qui ne sait pas conseiller ces clients sur les taxes et sur leur calcul alors qu'en me rendant sur place j'ai tous les renseignements que je soupçonne d'être en relation avec la douane pour faire entrer des amendes qui doivent être intégrées dans les salaires ou gratifications de la douane et en tirer des avantages sur d'autres domaines.
En conclusion, ne faite pas confiance aux soit disant spécialistes... surtout si ce sont des compatriotes expatriés qui veulent s'en mettre plein les poches pour pas grand chose....
A l'arrivée, j'ai donc payé 1882€ au transitaire ce qui ajouté au 380€ de transport correspond au prix d'achat d'une moto correcte à MADA...
Inutile de dire que le transitaire en question est bien entendu très sympathique au téléphone...
Je suis à la dispo de tous pour les noms de tous les acteurs...
A l'arrivée, j'ai la surprise de voir apparaitre: une taxe douanière calculée sur une valeur de 2112€ d'un montant de 992€ et surtout une amende sur redressement de valeur de 513€.
Je suis mécontent sur les éléments et demande des précisions à AID qui me répond que c'est comme cela et que l'administration des douanes a un "barème".
Je me rends alors en septembre à la douane qui me dit qu'ils ont un barème de valeur minima pour les véhicules, que pour cette moto elle était de 2100 € (environ). Dès lors la taxe se calcule sur cette valeur et parce qu'il y a décalage entre la valeur déclarée et le barème, il y une amende pour redressement de valeur d'un montant de 75% de la différence entre la valeur déclaré et le barème. (soit pour moi 513€)
Je dis merci à tous, je paye et trouve que cela me fait mal au cul...d'étre tombé sur un soi disant transitaire: qui ne sait pas conseiller ces clients sur les taxes et sur leur calcul alors qu'en me rendant sur place j'ai tous les renseignements que je soupçonne d'être en relation avec la douane pour faire entrer des amendes qui doivent être intégrées dans les salaires ou gratifications de la douane et en tirer des avantages sur d'autres domaines.
En conclusion, ne faite pas confiance aux soit disant spécialistes... surtout si ce sont des compatriotes expatriés qui veulent s'en mettre plein les poches pour pas grand chose....
A l'arrivée, j'ai donc payé 1882€ au transitaire ce qui ajouté au 380€ de transport correspond au prix d'achat d'une moto correcte à MADA...
Inutile de dire que le transitaire en question est bien entendu très sympathique au téléphone...
Je suis à la dispo de tous pour les noms de tous les acteurs...
Meilleur itinéraire pour deux semaines et demi en Croatie? English translation pending
🤪 Bonjour. Nous prévoyons un voyage de 2 1/2 semaines en Croatie en juin prochain. J'ai acheté le guide Le Petit Fûté, mais ce n'est pas évident de se faire un itinéraire. On pensait faire Montréal-Italie (car je crois qu'il n'existe pas de vol direct Montréal-Croatie) En partance de l'Italie, ce serait préférable de prendre le train ou l'avion, disons qu'on partirait de Rome. Et quelle serait le meilleur moyen de se déplacer, nous pensions louer une voiture, mais comme nous voulons aussi visiter quelques îles, on fait quoi de la voiture??? Et...quel serait le meilleur itinéraire en Croatie, je sais qu'on ne peut pas tout voir en 2 semaines, quels seraient donc les endroits à ne pas manquer. Autre question, selon mon guide, les hôtels semblent assez cher, est-ce le cas pour le mois de juin. Alors si quelqu'un peut m'aider avec toutes ces questions, j'apprécierais. Merci 😉
Manifeste: Voyager avec ou sans guide de voyage (lonely, routard,...)? English translation pending
D'après nous, la réponse est évidente! Mais il est vrai que plusieurs paramètres peuvent vous contraindre à en utiliser un : la durée de votre voyage (très courte), votre objectif, et votre personnalité peu aventureuse. Mais cet article s'adresse avant tout aux jeunes qui partent avec comme but de découvrir un pays et sa culture. 90% des étrangers que nous rencontrons ici en Inde, ont un appareil photo dans une main et leur "lonely planet" dans l'autre... Quel dommage! Voyager ainsi c'est voyager comme avec un "tour opérateur" nommé guide! Bien sûr, les sites à visiter sont presque tous inscrit... mais à la manière d'un organisme de voyage, vous avez également les endroits où manger, les hôtels, etc... Et l'ensemble de votre voyage est ainsi planifié, avec des croix sur chaque page...
Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!
Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!
Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!
En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?
Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!
Retrouvez cette article sur notre site => "Manifeste..."
Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!
Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!
Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!
En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?
Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!
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Formalités administratives pour se marier en République Dominicaine avec un Dominicain? English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Pourriez-vous m'indiquer pour ceux qui sont passer par là, le process pour se marier en Rep dom et quel est le temps d'attente entre le mariage et la recevabilité du visa pour regroupement familial ?
Merci pour vos réponses
Sol
🙂
Pourriez-vous m'indiquer pour ceux qui sont passer par là, le process pour se marier en Rep dom et quel est le temps d'attente entre le mariage et la recevabilité du visa pour regroupement familial ?
Merci pour vos réponses
Sol
🙂
Hôtel pour une nuit à Casablanca? English translation pending
bonjour
j'arrive le 30/10 a casablanca a 23H00, je cherche un hotel pas trop cher pour une nuit.
merci d'avance de vos réponses
Photos à découvrir (jeu) English translation pending
Nouveau post de recherches d'endroits à partir de photo.
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Madagascar: rallier Mahanoro aux chemins de traversées? English translation pending
Bonjour à tous les éclairés, amoureux de Mada
Je pars dans un mois pour trois mois dans l'est et le sud de Mada, et une nouvelle question sur le début de mon itinéraire :
Je vais me diriger vers l'incontournable canal et me demande s'il me serait possible et par quels "moyens" de rallier mahanoro par les pistes inscrite sur ma carte via Moramanga - anosibe an'ala
Longozabe - marolambo Ambinanindrano et mahanoro... aucune info sur ces villages sur le forum . Je compte descendre le canal à partir de mahanoro, jusqu'à Mananjary ou manakar et aimerais éviter le départ à partir de tamatave que je n'ai pas trop aimé pour profiter des chemins moins fréquentés. Je serais seule et prête à marcher et profiter du temps que j'ai pour être ûn peu dans les terres. Alors si quelqu'un a des infos sur cette petite partie merci de m'aider;
Nouvelle tension politique en Thaïlande English translation pending
Qu'en-est-il réellement sur place?
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Combien de temps dure la transcription d'un mariage franco-algérien? English translation pending
Salut je suis algerien marié avec une francaise au juillet 2008 .et j'ai déposer le dossier au consulat ? salut je suis algérien mari avec une française en juillet 2008 .et j'ai déposé le dossier au consulat de france à Alger. pour la transcription .pour l'envoi à nante. et après un mois ma femme a reçu un courrier de nante concernant la convocation, elle a la mairie proche de sa résidence .et moi au consulat de france à alger
svp si quelqu'un peut m'aider je veux savoir sa va durer combien de temps la transcription?
et ou je récupère livret de famille?
et pour l'enquête quel genre de questions posé......????
MERCI BCP
Transcription de mariage à Nantes English translation pending
Bonjour a tous je suis nouvelle ici et je recherche de l aide.Je me suis mariee recemment a Bejaia sans ccm.j ai envoye mon dossier pour la transcription a Nante le probleme c ke je n est pas garder mes billets d avion sur mon passeport on ne vopit pas la date sur les cachets et la mairie de Bejaia dit a mon marie kil ne peuve pas lui faire la photocopie du registre de mariage ki m est demander par nantes.Je ne c plus coment faire pour prouver ke j etait presente le jour de mon mariage Auriez vous une solution car la je suis desesperee.Je vous remercie tous et toutes d avance domi
Ghardaïa et la vallée du M'Zab gravement touchés par de très fortes pluies (Algérie) English translation pending
Bonjour a tous !
Suite à de très fortes pluies, la vallée du M'Zab et Ghardaia ont énormément souffert par des inondations d'une force incroyable !
Il y a une cinquantaine de morts, mais on continue à chercher dans des décombres de maisons effondrées ! Beaucoup de dégâts, l'eau est montée jusqu'en ville !
Alors à tous celles et ceux qui connaissent cette région, si vous partez, prévoyez de pouvoir aider directement ou indirectement la population sinistrée !
La situation est dramatique !
Merci à tous !
Suite à de très fortes pluies, la vallée du M'Zab et Ghardaia ont énormément souffert par des inondations d'une force incroyable !
Il y a une cinquantaine de morts, mais on continue à chercher dans des décombres de maisons effondrées ! Beaucoup de dégâts, l'eau est montée jusqu'en ville !
Alors à tous celles et ceux qui connaissent cette région, si vous partez, prévoyez de pouvoir aider directement ou indirectement la population sinistrée !
La situation est dramatique !
Merci à tous !
Est-il possible de traverser la Russie à moto? English translation pending
Voila si quelqun a des infos concernant la traversée de la Russie en longeant la frontiere Kazak ca serait sympa !
merci d'avance
merci d'avance
Thaïlande: budget pour un mois et crise financière? English translation pending
Bonjour,
je vais partir dans 2 semaines en Thailande pour un mois avec ma copine. Je surveille l'évolution du taux Euro/Baht, et je me pose de plus en plus de question, par rapport au budget prévu.
En supposant que les prix la bas (en baht) restent constants, plusieurs possibilités s'offrent a moi :
* Partir comme prévu, avec un peu de liquide, puis retirer des baht au besoin a des ATM => Si l'euro tombe a 40b pendant mon séjour, mon budget risque de se retrouver "juste"... * Echanger tout de suite (au taux actuel) une grosse somme en baht : Le budget sera "sauvegardé", mais le taux en france (d'apres ce que j'ai compris) sera moins interessant qu'un change en thailande. De plus, se balader avec tout son budget ne me parait pas une bonne idée ;o) * Echanger le budget a l'arrivée en Thailande, meilleur taux (a condition que la crise attende 2 semaines ;o) mais toujours le risque de se balader avec une grosse somme d'argent. * Autre solution ?
Peut on planifier un "pire cas" concernant le baht ? Dans un mois, peut il etre a 1€=40baht ?
Merci ;o)
je vais partir dans 2 semaines en Thailande pour un mois avec ma copine. Je surveille l'évolution du taux Euro/Baht, et je me pose de plus en plus de question, par rapport au budget prévu.
En supposant que les prix la bas (en baht) restent constants, plusieurs possibilités s'offrent a moi :
* Partir comme prévu, avec un peu de liquide, puis retirer des baht au besoin a des ATM => Si l'euro tombe a 40b pendant mon séjour, mon budget risque de se retrouver "juste"... * Echanger tout de suite (au taux actuel) une grosse somme en baht : Le budget sera "sauvegardé", mais le taux en france (d'apres ce que j'ai compris) sera moins interessant qu'un change en thailande. De plus, se balader avec tout son budget ne me parait pas une bonne idée ;o) * Echanger le budget a l'arrivée en Thailande, meilleur taux (a condition que la crise attende 2 semaines ;o) mais toujours le risque de se balader avec une grosse somme d'argent. * Autre solution ?
Peut on planifier un "pire cas" concernant le baht ? Dans un mois, peut il etre a 1€=40baht ?
Merci ;o)
Formalités pour un mariage franco-marocain? English translation pending
Salamalikoum.
je recherche des renseignements sur les étapes du mariage franco- Marocain.
J'ai le Certificat de Capacité a Mariage et la publication des bans en Mairie c'est bien passé.
Premiere question : Quel délai j'ai pour trouver la date du jour du Mariage?
2ème Questions: Quand a lieu la fameusse enquête de police pour déterminer si ce mariage est sérieux ou blanc ?
Ma future femme habite a Agadir et c'est dans cette ville qu'aura lieu le mariage.
Pour l'Adouls pas de probleme j'ai trouver un homme tres serieux pour gerer les documents et les transcriptions Arabe Francais.
Merci de vos commentaires
Daniel
Voyager en Inde du Sud avec deux enfants (17 mois et 4 ans) English translation pending
Une petite famille de 4 personnes, Papa, Maman et nos deux enfants.Ayla-Meije 4 ans, Esteban 17mois (au jour du depart en voyage) Avec une tonne de questions:
Nous partons le 27 janvier 09, retour le 07 avril 09. Paris - Mumbai 1341€ pour toute la famille!
Nous voulons visiter Bombay, s'adapter un petit peu au pays en tout confort. Connaissez vous un hotel sympa avec piscine?
Ensuite, quel est le prix moyen d'un vol A/R Bombay - Goa?
Nous voulons rester a Goa un mois, quel village nous conseillez vous? Y a t'il un village plus famille que d'autre?
Ensuite nous voulons aller a Hampi et y rester un petit moment. Connaissez vous une petite maison/grande chambre sympa a louer avec jardin? Confort roots sans probleme.
Y a t-il quelqu'un qui puisse me donner le nom des trains et leurs codes pour aller de Mumbai a Goa (si billets d'avion trop cher) et de Goa a Hampi. Trains de nuit obligé avec les petits.
Comment vous faite dans les trains? Y'a un des parents qui fait le guet pendant que le reste de la famille fait dodo? Y'a pas de compartiments privé si je me souviens bien?
Quel sont les Vaccins pour les petits, Ayla a le DT Polio, Esteban n'ai pas encore vacciné. (Pas d'opinions sur la vaccination en France svp 😕, juste ce qu'il faut avoir en Inde merci!)
Quel sont les "must have" du voyage avec des tous petits? moustiquaire, savon en spray, walkman, livres, jouets pour les longs voyages...
Merci pour tout info!
Seren