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Air France: correspondance de vingt minutes à Orly (terminal W) pour le vol vers Pointe-à-Pitre English translation pending
by Dinnozaure · 2010-04-30 · 24 replies
Bonjour à tous,

Nous devons voyager avec Air France de Marseille à Orly (terminal W) et ensuite de Orly (terminal W) à Point à Pitre Guadeloupe (toujours avec Air France). Nous arrivons à Orly à 13h50 et l'heure limite d'enregistrement est 14h10 pour le vol vers Point à Pitre. N'ayant jamais pris l'avion et en plus voyagant avec 2 enfants de 4 et 6 ans nous sommes inquiets sur les 20 mn que nous avons pour prendre la correspondance... Faut il se faire enregistrer une nouvelle fois à Orly ? Et pour les bagages comment ça se passe ?

Est-ce un défit relevable ? Merci à tous pour vos conseils !
Retour du magnifique aéroport de Singapour! English translation pending
by Candéou · 2010-02-25 · 28 replies
Je viens de lire un post sur l'airport de BKK. Par contre l'airport de singapore qu'elle claque!!! Simplement manifique. Tout y est vaste, fait pour les voyageurs, jardin aux papillons, coin détentes, architecture grandiose et futuriste , on est trés trés loin de CDG à Paris...
Comment est la vie dans les petites îles de Polynésie-Française? English translation pending
by Fred2010 · 2010-02-24 · 34 replies
Bonjour,

Je recherche des informations sur la vie des polynésiens dans les îles les moins peuplées. Je n'ai pas l'intention d'aller m'installer sur une de ces îles, mais elles me fascinent, et je ne parviens pas à trouver suffisamment d'informations sur Internet.

Je parle par exemple de :Raroia, 160 habitants pour 41 km² Toau, 24 habitants pour 12 km²Fakarava, 855 habitants pour 16 km²Tepoto Nord, 54 habitants pour 2 km²Les habitants de ces îles ont-ils l'électricité ? La télévision ? L'eau courante ?

Parlent-ils le français, le tahitien, ou les deux ?

Est-il fréquent ou rare pour eux de se rendre sur d'autres îles ? Comment font-ils pour consulter un médecin ?

Les habitants subviennent-ils à une bonne partie de leurs besoins alimentaires sans argent, en utilisant les ressources de l'océan et de leur île ? Se passent-ils d'un compte en banque ?

Des terrains (ou maisons) sont-ils à vendre à qui veut acheter sur ces îles ? Tout le monde peut-il s'y installer ? Quels seraient les obstacles pratiques à cette installation (est-ce hors de prix, y a-t-il une législation particulière, est-il obligatoire d'avoir l'aval de la mairie ou des habitants) ?

C'est déjà trop de questions. Certaines sont sans doute naïves, veuillez m'en excuser, car en tant que jeune employé de bureau parisien (à mon grand malheur) je suis un peu loin de tels endroits et de la vie qui s'y déroule. J'espère que vous pourrez m'éclairer.
Livre: "Quai de Ouistreham" par Florence Aubenas English translation pending
by Williama · 2010-02-23 · 39 replies
Florence Aubenas est journaliste à Libération et ex-otage. Elle vient de publier un livre de voyage social absolument décoiffant, renversant, haletant où on découvre qu'en France aujourd'hui des femmes se lèvent tôt le matin pur gagner 700euros par mois😮😠. Suite à un congé sans solde et pendant 6 mois elle s'est immergée dans la France d'en bas en endossant le tablier et les sandales en plastique d'une femme de ménage. Oui la parisienne a osé! et en plus cela se passe dans un trou normand : Ouistreham😮

Florence relate la fatigue nerveuse, elle dénonce les déplacements incessants bus, train et re bus ... c'est une grande découverte : tout le monde ne vit et ne travaille pas dans le même arrondissement😮 ... "mais c'est normal" lui dit une consoeur "tu viens d'où toi?", c'est la séquence émotion! et puis il y a l'ambiance de merde entre femmes de ménage pour obtenir le plus d'heures et Flo apprend aussi "à la fermer". Mais tout de même ces femmes sont touchantes, il y a de grands moments de solidarité "car sans elle on n'arrrive à rien" notamment pour l'obtention de primes. Elle a lutté ... c'est beau! Maintenant après avoir butinée chez les déclassés elle va pouvoir faire son miel littéraire relayé par tout le réseau de copinage médiatique parisien.

Voilà si vous êtes intéressés par le boboïsme voyageur néo-colonial c'est le livre du moment! ça vous rappellera par certains aspects les grands découvreurs du XIXe siècle chez les bons sauvages. Mais franchement en se mettant à ce point à côté de ses sandales comment s'étonner ensuite que Libé et tout un courant politique perdent autant de lecteurs et de crédibilité?
Plus de visas pour la Libye pour les ressortissants européens (15 février 2010) English translation pending
by Jocalmette · 2010-02-15 · 43 replies
Plus de visas pour la Libye depuis ce matin pour les ressortissants européens... bien, nous irons ailleurs! Je pense à notre guide qui comptait sur nous pour alimenter son maigre bizness. Je plains les Libyens...
Compte rendu en vidéo de la Club Europe / Club World de British Airways English translation pending
by Leadership · 2010-01-26 · 44 replies
De la meme manière que mon post sur Emirates, voici un compte rendu en business chez BA.

Ce TR en vidéos a pour but de comparer la prestation d’AF de Poséidon (
http://voyageforum.com/...s_premiere_D3166160/) avec celle que j’ai reçu sur BA, également à destination de Hong Kong.

Ce TR contient 4 vols dont le pré et post-acheminement de NCE vers LHR et les LC LHR > HKG > LHR.

Nice (NCE) > Londres Heathrow (LHR) – Club Europe A REGARDER EN HD

BA à NCE est je pense la 3ieme ou 4ieme plus importante compagnie de la plateforme, avec de très nombreux vols vers Londres particulièrement en période estivale, elle utilise le vieux Terminal 1 mais la distance à parcourir de la zone taxi à la salle d’embarquement doit être l’une des plus courte de l’aéroport avec des comptoirs très bien placé.

Les pax éco doivent d’abord s’enregistrer en ligne ou aux bornes puis se rendre a l’un des comptoirs pour déposer leurs bags en soute, les pax Business/Club Europe/OW premier, emerald, sapphire dispose d’un comptoir dédié, l’agent très agréable enregistra nos bagages en soute en y attachant les étiquettes « priority » et « Transfer at Terminal 5 short » malgré nos 4h d’attente à LHR. Bien qu’il n’y est personne ce jour là au poste de sécurité j’utilise la file dédié « Club Airport Premier » (pour les membres qui voyage plus de 10x par an au départ de NCE) et en fait profiter les deux autres membres de ma famille qui voyage avec moi. Le salon est l’un des 4 salons identiques en terme de restauration et de confort de la plateforme, situé en hauteur celui du Terminal 1 zone non-Schengen offre une agréable vue avec un choix limité de crackers, chips, mini pizza, pissaladière, l’alcool est également disponible en libre service à l’exception du Champagne sur demande.

Embarquement parfaitement à l’heure pour le vol de 14H, (nous avons de la chance puisqu’en ce dimanche 20 Décembre de nombreux aéroports européens souffrent de la neige (FRA, CDG, AMS) mais LHR est épargné). A bord la cabine Club Europe compte 6 rangés, elle sera quasi pleine avec un mix d’homme d’affaires, de famille et d’enfants en ce jour de départ en vacances de noël.

2 hôtesses sont en charge de notre cabine, elles sont classique et effectue le service sans réel personnalisation, il était dérangeant de les entendre parler un peu fort avant l’arriver dans les galleys, un peu plus de discrétion serait la bienvenue. Personnellement je suis un grand fan des sièges BA sur MC, très confortable, en cuir ils offrent pas mal de place pour les jambes et une très bonne inclinaison, les écrans au plafond (comme chez LX) sont pratique pour la safety démo et les informations sur le vol mais je comprends que c’est un investissement que d’autres compagnies n’ont pas voulu faire (LH ou AF).

Pendant le vol une délicieuse odeur de pain chaud et de quiche au champignon envahi la cabine, ne m’attendant pas à un plat chaud j’imagine que c’est le repas de l’équipage puisque sur AF pas de plat chaud en business si moins de 2H45 de vol je crois, mais il n’en est rien les hôtesses commencent le service et propose un plateau avec deux clubs sandwich : un aux herbes/concombres et l’autre au saumon puis une part de la quiche chaude, un assortiment de pain est également proposé. Vient ensuite le traditionnel service de boisson avec de très mignonne petite bouteille de champagne Pommery : une valeur sur, très agréable pour accompagner un repas. Pour le dessert il faudra se contenter de beure et de confiture à tartiner sur du pain car aucun « vrai » dessert ne saura offert. A noter pour finir que les couverts sont en métal et non en plastique avec une véritable serviette. Dans l’ensemble un repas de bonne qualité dans une vaisselle agréable mais il manque un veritable dessert.

Après quelques tours de holding au dessus de Londres, l’A319 se pose à l’heure et se dirige vers le Terminal 5 mais à une porte sans passerelle, il a fallu attendre pendant une dizaine de minute le bus mais le CDB nous prévenait régulièrement et il sait excuser pour la gène, il nous à également souhaité à tous un joyeux Noel.

Londres Heathrow (LHR) > Hong Kong (HKG) – Club World A REGARDER EN HD

Grace au nouveau Terminal 5 la plupart des vols de BA partent de cet aérogare, en cas de correspondance vous devez tout de même repasser un contrôle de sécurité mais une « fast track » existe pour les passagers premium. Le Terminal 5 est composé du bâtiment principale A où se trouve la plupart des boutiques et restaurant, c’est de ce terminal que partent les vols MC et du bâtiment B (que l’on rejoint grâce à un train automatique quelques minute avant l’embarquement) qui regroupe la plupart des vols LC. BA propose 2 salons, South Gallerie lounges (salon business, first (BA GOLD), Concorde (First)) et North Gallerie lounge (business). Pour ce vol j’ai choisi le salon nord, mais celui du sud est quasi identique, ils sont très grand avec de nombreux espaces de travail, repos, tv, bar, ordinateurs, douches, la décoration est soigné mais ils sont tellement grand qu’ils sont impersonnelle. Le buffet est particulièrement complet : buffet salade, pates, riz, sandwichs, soupes, céréales, crackers, chips, gâteaux, muffins mais cela ressemble plus à de la nourriture de cafétéria que celle d’un restaurant, l’alcool est évidement présent avec un large choix d’alcool fort comme de vins, mais le Champagne est à la demande, pour éviter les abus j’imagine, quand a la presse elle est également très riche avec pour les Français, Le Monde et Le Figaro.

L’embarquement pour le vol de Hong Kong s’effectuera donc au Terminal 5B avec une file dédié pour les passagères hautes contributions, je tombe sur un agent souriant qui en voyant mon passeport frenchy ma sortie un « Très bon voyage monsieur XXX » avec un superbe accent anglais XD. A bord l’accueil est tous aussi agréable « welcome aboard mister XXX » on débarrasse mon manteau et je m’assis à mon siège 64A , sans doute l’un des meilleurs car vous avez un accés direct à l’aller sans avoir besoin d’enjamber votre voisin. Je profite que la cabine ne soit pas encore pleine pour prendre des photos, l’hôtesse me demande alors si c’est la première fois que je voyage en Club World du fait que je mitraille littéralement les sièges. Au pont principal la cabine est moins intimiste en configuration 2-4-2 elle est également plus bruyante. Au sol l’une des deux hôtesses en charge des pax de l’upper deck me propose à boire, je demande du Champagne quelle m’apportera rapidement, cette méthode est tout de même plus agréable que chez AF où l’on vous fou un plateau devant votre tronche « eau, jus d’orange, champagne ? », au sol pendant que l’avion dégivre les trousses de confort sont distribué individuellement ainsi que le menu, alors que le casque, l’oreiller et la couverture sont disposé d’avance sur les sièges, le tout est de bonne qualité, le casque est bien moins merdique que celui d’AF et semble identique a celui d’EK, l’oreiller est grand mais le gros plus c’est la couverture bien épaisse et très douce, ça change du truc qui pique de notre compagnie nationale ! Quand à la trousse elle est de qualité moyenne et propose 3 produits de beauté Elemis.

Après le décollage un apéritif est proposé, je continue au champagne (dans un VRAI verre à pied) avec de très bonne noix de cajou mais présenté dans un sachet ce qui fait cheap. Puis viens le diner, l’hôtesse passe prendre commande « what would like to have for your dinner mister XXX ? » autant le dire tout de suite c’était particulièrement quelconque, l’entrée était bien présenté mais la mousse de saumon était bof, le pain pas terrible et le plat principale bien que gustativement plus intéressant était horriblement présenté dans une barquette en alu. Je demande ensuite d’avoir le fromage et le dessert, on me répond alors que normalement c’est l’un ou l’autre mais comme ce soir tout les passagers n’ont pas diné elle est en mesure de m’offrir les deux, j’avoue que c’est un peu étrange car je suis attaché à avoir les deux pour un diner. AH grand moment BA utilise la malheureuse feuille de vigne d’AF !

Une fois le service de diner terminé, l’équipage passe en cabine pour proposer une petite bouteille d’eau pour la nuit, ils proposent également si l’on souhaite une boisson chaude, j’ai pris un très bon chocolat chaud dans une belle tasse, parfait pour s’endormir.

Le siège justement est très individuel mais si l’on voyage à deux le fait d’abaisser la cloison en plexi permet de discuter, en position lit le siège est un peu court (1, 80m je pense) et n’est pas totalement plat au niveau du dossier mais bien plus plat qu’un lie-flat.

L’ife est assez complet avec quelques films récents, cependant la sélection en langue française se limite à 4/5 films. Pendant le vol un petit bar est mit en place au pont inférieur, on y retrouve des jus de fruit, de l’alcool, des gâteaux et des sandwichs, le tout est de bonne qualité mais pas du tout prestigieux, je préfère largement les bars et buffets d’AF ou l’on retrouve macarons, pâtisseries et glaces Häagen-Dazs.

Peu de temps avant l’arrivé un petit déjeuner est servis, salade de fruit frais (mais pas de saison) viennoiseries et plat chaud (gratin dauphinois, épinard à la crème, champignons et tomate) le tout est d’une qualité moyenne mais le smoothie est bon.

Pendant le vol un questionnaire de satisfaction m’a été distribué, les hôtesses auraient t’elles fait un effort supplémentaire en m’appelant par mon nom sachant que j’allais recevoir le questionnaire, ou bien est ce parce que c’était mon premier vol en Club World ? De toute façon, je ne le saurais jamais.

Arrivé un petit peu en avance à HKG, immigration facile puis miracle, nos CINQ bagages enregistré en soute avec étiquette priority sortent en même temps et dans les premiers, environ 15mn après notre arrivé à la porte, une belle performance !

Conclusion :

BA offre un bon produit mais pas luxeux, les sièges LC et MC sont clairement supérieur à ceux d’AF, le pré acheminement en Club Europe est largement plus agréable que le "sucré salé" du mono cabine NCE > CDG. le Terminal 5 de LHR n’a plus rien avoir avec les anciens terminaux, c’est lumineux, agréable et peu de km à pied sont nécessaire lorsque l’on effectue une correspondance. Les salons sont également une vrai réussite, très grand, ils sont également bien décoré et offre une restauration riche bien que bas de gamme. Sur le LC le service était impeccable avec 2 adorable hôtesses, malheureusement le catering ne suit pas et les repas sont vraiment quelconque et moins bon qu’AF, de même pour le bar. Le siège comme je l’ai dit auparavant est très agréable et privatif, en position allongé je regrette qu’il ne soit pas plus long car avoir les pieds qui dépassent n’est pas agréable cependant l’oreiller et la couverture sont de très bonne qualité.

Vous aurez dans quelques jours le récit des vols retour, à bientôt.
Mariage à Las Vegas ok, mais seulement pour le fun English translation pending
by Ladyabigail · 2010-01-17 · 12 replies
Bonsoir!

Mon compagnon et moi souhaitons nous marier à las vegas en mars 2010 mais nous ne souhaitons PAS le faire reconnaitre en france car nous voulons un "vrai" mariage avec nos familles, amis, etc. J'ai trouvé des conversations sur les procédures a suivre pour le faire reconnaitre ici, mais pas le contraire (je sais que cette question est quelque peu idiote et je suis désolé si vous avez déjà repondu 150 fois à celle-ci).

Je ne sais même pas comment ça se passe, nous souhaitons le faire dans une white chapel très cliché je sais mais de nouveau, ce ne sera pas très sérieux ^^. Le mariage à Vegas est il comme nous le croyons tous (c'est à dire extrêmement simple, on rentre on sort et au revoir)?

Merci beaucoup pour vos réponses 🙂
Le Haut-commissaire de l'ONU (HCR) appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4,000 Hmongs au Laos English translation pending
by Warden · 2009-12-24 · 133 replies
Le HCR appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4.000 Hmongs au Laos GENEVE - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités thaïlandaises à renoncer à leur projet d'expulsion au Laos de 4.000 Hmongs réfugiés dans des camps du nord-est du pays. M. Guterres demande dans un communiqué au "gouvernement de Thaïlande de stopper son plan de retour involontaire au Laos de quelque 4.000 Hmongs laotiens", conformément à un accord signé entre les deux pays. "Selon les lois internationales, la Thaïlande a la responsabilité et l'obligation de s'assurer que le retour d'une personne reconnue comme réfugiée ou ayant besoin d'une protection internationale se fait sur une base strictement volontaire", a-t-il insisté. Le contraire, a-t-il prévenu, "mettrait non seulement en danger la protection des réfugiés mais constituerait un très mauvais exemple international". Le Premier ministre thaïlandais a confirmé jeudi que le pays s'apprêtait à expulser ces 4.000 réfugiés Hmongs au Laos "au moment approprié". Des diplomates avaient indiqué il y a quelques jours que Bangkok prévoyait de le faire d'ici la fin de l'année. Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a confirmé sa volonté d'honorer l'accord avec Vientiane sans toutefois évoquer la date du 31 décembre. Des milliers de Hmongs, une ethnie minoritaire d'Asie du Sud-Est, vivent pour certains depuis plus de 30 ans dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Thaïlande, où ils ont demandé l'asile politique par crainte de persécutions s'ils retournent au Laos. Une partie des Hmongs s'était ralliée aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam et avait ensuite fui le régime de Vientiane. Le Laos nie systématiquement les accusations de persécutions tandis que la Thaïlande affirme que ces Hmongs sont tous des réfugiés économiques. Parmi les 4.000 visés, 158 ayant un statut de réfugié sont détenus dans une prison de Nong Kai (nord-est), tandis qu'un autre groupe plus important se trouve dans le camp de Huay Nam Khao près de Petchabun (centre) où le HCR n'a pas accès, déplore encore son responsable. Le projet de Bangkok a suscité de vives réactions de la communauté internationale. Neuf sénateurs américains ont écrit la semaine dernière à Abhisit pour lui faire part de leur inquiétude, en dénonçant le "manque de transparence" des autorités dans le "filtrage" pour séparer les réfugiés politiques des réfugiés purement économiques. "Indubitablement, beaucoup (de réfugiés) ont des craintes fondées de persécution s'il retournent au Laos", a réagi de son côté la directrice adjointe d'Amnesty international en Asie-Pacifique, Donna Guest. "Nous savons que des gens qui ont déjà été renvoyés ont été torturés ou ont disparu", a-t-elle ajouté. (©AFP / 24 décembre 2009 15h33)
Retour d'Israël, vécus et impressions au pays de la "séparation raciale" English translation pending
by Hector75 · 2009-12-12 · 46 replies
Bonjour,

Je reviens d'un voyage de plus de 2 semaines en Israël. Mon itinéraire fut Tel Aviv, Nazareth, le Golan, Jerusalem, Bethlehem, Hébron, Ramallah, Naplouse, Jéricho, Ein Gedi, Eilat, le Néguev avant un retour sur Tel Aviv.

Enormément de diversité, ce qui est remarquable et innattendue pour un pays d'une taille aussi modeste.

Diversité entre les plages de la mer rouge au sud, de la mer morte à l'est, et de la méditérranée à l'ouest. Diversité dans les paysages et le climat, méditérranéens sur la côté Ouest, désertique dans le Négev et vers le Sinaï, plus vert du côté du Golan. La fabuleuse vallée du Jourdain de -250 à -400m en dessous du niveau de la mer.

Diversité également dans les mentalités, entre la fervence religieuse de Jérusalem et la décontraction de la moderne et plus ouverte Tel Aviv.

Accueil et ambiance: Globalement un bon accueil et ce, aussi bien dans les territoires qu'en Israël. Les israéliens sont prompt à vous aider, du chauffeur de bus au vendeur de pizza, et surtout sont trés curieux de votre ressenti sur leur pays. Le pays est trés sur, il y a peu de criminalité et les attentats suicides semblent bien loin quand on voit la négligeance de certains contrôles aux entrées des gares routières, centre commerciaux ou boites de nuit. Evitez cependant de parler géopolitique...

Coût de la vie : La vie en Israël est globalement meilleur marché qu'en Europe et qu'en France, tout dépend de la touristicité de la zone. Les hôtels sont assez cher et à standard similaire ne sont qu'à peine moins cher qu'en France, comptez 200 à 250 NIS pour une double dans un hotel correct, un peu plus dans les zones touristiques comme Jérusalem ou Eilat, la capitale Tel Aviv, ou dans des zones un peu excentrées par exemple vers la mer morte ou le Golan. Point de vue nourriture, j'ai mangé pour 15 à 60 NIS/repas. Le transport est trés bon marché et le réseau de bus efficace. Dans les territoires, coût de la vie moindre mais j'ai trouvé que le transport pouvait revenir plus cher car c'est plus compliqué et surtout plus difficile de se déplacer en raisons des checks-points.

Climat : Grosso-modo, j'ai eu froid et de la pluie dans la région de Jérusalem, mais un seul rayon de soleil dans l'aprés-midi peut faire tomber veste et pull pour le T-shirt! J'ai eu de la chance d'avoir un temps à peu prés clément dans le Golan mais c'est trés froid notamment la nuit. Chaud (25°) et ensolleilé autour de la mer morte et à Eilat, Trés doux et ensolleilé à TA. Bref, novembre et décembre semblent etre un bon compromis pour visiter le pays car on évite les grosses chaleur de l'été et le trop de touristes.

Le racisme : Le gros point noir, et une surprise. Quelle que soit notre opinion sur le sujet, le constat est simple et clair, Israël est un pays foncièrement raciste, les lois y sont racistes. Avant de partir, je pensais bêtement que la Cisjordanie était une entité pleine et entière. Ce n'est en fait qu'une vaste zone sous contrôle total ou partiel d'Israël et qui donc fait partie intégrante d'Israël, un palestinien n'ayant pas les mêmes droits qu'un israélien. Certaines routes sont interdites aux arabes, les ressources en eau sont prioritairement destinées aux juifs, les arabes ne peuvent pas se déplacer comme ils le souhaitent, ne peuvent tout simplement pas sortir de cisjordanie... Ca sent mauvais et c'est choquant pour un occidental venant d'un pays démocratique.

Quelques exemples rapides pour illustrer mes propos : Ce mur, quelle honte ce que j'ai vu à Bethlehem! Cette ville sainte chrétienne n'est en fait qu'une immense prison! Les milliers de colons extrémistes d'Hébron (les "talibans juifs" selon certains jeunes de TA), que même l'armée israélienne peine à contenir. Le racisme ambiant, du jeune francophone de gauche de TA (j'aime pas les arabes, il y en a trop en France, etc...) au sioniste convaincu voulant les rejetés en Jordanie, je n'ai pour ainsi dire jamais entendu un discours de tolérance (excepté une militante pour la paix à TA) mais plutôt Jean-Marie Le Pen puissance 10. En Cisjordanie, j'ai discuté avec moins de locaux (anglais et français moins pratiqués), beaucoup ayant peur de me dire ce qu'ils pensaient réellement du "conflit". J'ai en revanche rencontré beaucoup d'européens/américains travaillant pour des ONG ou l'ONU, tous parlent d'apartheid et se sentent impuissants.

Au final, certes un beau voyage, trés enrichissant mais un malaise en ayant cotoyé tant de problèmes.
Loger chez l'habitant à Bac Ha (Vietnam) English translation pending
by Catounette · 2009-10-03 · 13 replies
Bonjour!

Je reviens une nouvelle fois sur le forum. dans mon périple au nord Vietnam, je dois loger chez l'habitant à Bac Ha. Mon agence ne me donne pas d'infos pour l'instant, tout en me disant de ne pas m'en faire et que c'est très bien. Je suis un peu inquiète et me demande où je vais etre hébergée, et surtout dans de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité. Mon interlocutrice m'a parlé de maison sur pilotis.

Merci à ceux qui ont déjà vécu cette expérience de me faire part de leur avis, me dire s'il n'y a pas de problèmes de vol ( argent, valeur dans ce style d'hébergement) et s'il y a le confort nécessaire ( sdb, wc etc..)

J'ai très envie de partager qqchose avec les habitants , leur repas, leur façon de vivre mais je souhaite un hébergement confortable meme si ce n'est pas un hotel!

Pouvez vous me renseigner avec des photos si vous en avez?

Merci à tous
Croisière sur le Costa Mediterranea le 29 mars 2010 English translation pending
by Bopolo · 2009-09-25 · 34 replies
BONJOUR JE VOUDRAIS SAVOIR QUI SERA DU VOYAGE DEPART DE BAGOTVILLE POUR LA CROISIERE DU 29 MARS AVEC TOURNESOL LE BATEAU EST LECOSTA MEDITERRANEA 7NUITS DS LES CARAIBES ET 1 SEM OASIS CANOA 4*. je voudrais avoir un peu d'information car je n'ai jamais fait de croisiere.😎

merci polo
Afrique du Sud fin octobre - début novembre: baleines en Transkei / Kwazulu , climat au Lesotho English translation pending
by Dadie · 2009-09-22 · 14 replies
Bonjour

Nous serons en Afrique du Sud 15 jours fin oct / début nov J'ai 2 questions précises auxquelles je n'arrive pas à trouver de réponses précises : - pourra-t-on voir des baleines (et des dauphins 🙂 ) le long des cotes du Transkei ou du Kwazulu? Et si oui quel serait le meilleur endroit? - à quel climat peut-on s'attendre au Lesotho ? Nous voudrions juste effleurer le pays par le coté ouest sans s'aventurer trop profond (nous n'aurons pas de 4X4). Y a t-il des risques de rester bloqués par la pluie?

Merci d'avance de vos infos

Géraldine
Tour des Amériques en camping-car pendant un an English translation pending
by Pikachu0401 · 2009-08-30 · 36 replies
Bonjour, je vous expose mon problème: on(ma copine et moi) voudrait partir faire une sorte de tour des amériques pendant un an. on aurait plusieur questions mais avant tout on oublira la question du budget car il n'est pas fixé et puis étant tout les 2 étudiants ce n'est qu'un gros projet qui ne se réalisera au plus tot dans 3 ans donc on oublie ce point. Pour commencer on voulait partir en fourgon aménagé mais vu les dimension d'un trafic on se dirigerais plutot vers un master non??? Et étant donné des dimensions d'un master on se demande si il ne vaut pas mieux partir en camping car, on se dit sa à cause du carnet de passage en douane( qu'il faut nous expilquer aussi car on ne comprend pas trop). Vous en pensez quoi quant aux choix du véhicule???( Nos besoins sont de pouvoir se déplacer sans trop d'encombres, pouvoir vivre un minimum a l'intérieur en cas d'intempéries, avoir un max d'autonomie, il faut peut être aussi prendre en compte ma taille je suis pluto grand ( 1m85-90)). Voila si vous voulez des précisons sur quelque chose n'hésitez pas.

Merci d'avance
Hôtels pas chers dans l'est de la Turquie? English translation pending
by Voyageuse000 · 2009-07-26 · 22 replies
Bonjour,

Je compte me rendre en Turquie en septembre prochain et je voudrais savoir si quelqu'un a des bons plans pour les hôtels dans les régions suivantes: Pamukkale, Cappadoce et Est de la Turquie.

En effet, je compte aller à Urfa et Mardin et je serais intéressée pour avoir des tuyaux dans ces villes là.

De plus, je voudrais savoir si ces 2 villes de l'est de la Turquie sont dangereuses et si il vaut mieux les éviter.

Je songeais éventuellement me rendre à Van mais le site du Ministère des Affaires Etrangères déconseille fortement cette région. Qu'en est-il vraiment lorsque l'on est sur place?

Merci d'avance pour les réponses.
Hôtels sur Koh Samui, Phuket et Bangkok? English translation pending
by Lolo95400 · 2009-07-19 · 32 replies
Bonjour, 😉

Nous partons pour la Thailande du 4 au 21 decembre 09.😎

Nous aimerions connaitres des noms d'Hôtels sur Koh Samui, Bangkok et Puket assez bien a des prix raisonnanable. Car nous partons a l'aventure.

Nous arrivons a Bangkok et voulons allez sur Puket quelques jours ensuite Kom Samui et remonter sur Bangkok.

En sachant que le mois de Decembre est une période assez festives faut il reserver les hôtels maintenant pour ne pas avoir de surprises a l'arrivée???🤪

Merci a tous si vous avez des noms d'hotel pas trop chere pour les villes ou je vous ai dit je suis prenante !!😛
Canada: 1 - France: 0 English translation pending
by Cochize · 2009-07-09 · 56 replies
La lecture de la presse d’aujourd’hui m’a donné un léger sentiment de gêne😊… la prochaine fois que je voyagerai il va falloir que j’essaie de me faire passer pour un Canadien😉. …..mais je suis beau joueur : félicitations aux Canadiens

Relaxnews 08/07/2009 (lu aujourd'hui dans un grand journal national français)

Les Français s'affichent toujours comme les pires touristes au monde, selon une étude internationale réalisée auprès des hôteliers par TNS Infratest pour Expedia. Ils cumulent les tares en étant les plus réfractaires aux langues étrangères, les plus râleurs et pingres, mais aussi les plus impolis. A l'inverse, les Japonais et les Anglais se révèlent être les touristes les plus agréables.

Les professionnels interrogés dans le cadre de l'étude soulèvent les difficultés pour les touristes français à s'exprimer en anglais et leur habitude à insérer ici et là des mots en français dans l'espoir de se faire comprendre. Ils déplorent aussi le manque de pourboire et leur propension à se plaindre à tout bout de champ. Enfin, il semblerait que "la courtoisie à la française" ait vécu et que dorénavant les Français n'aient plus aucun savoir-vivre, toujours selon les hôteliers interrogés. Seule consolation, les touristes français s'avèrent être les plus discrets…….

Ce classement révèle que les sud-européens sont les plus mal-vus par les professionnels. Après les Français arrivent les Espagnols et les Grecs. Au sommet du classement, arrivent pour la 3e année consécutive les Japonais. Discrétion, courtoisie, diplomatie... les voyageurs du pays du Soleil Levant agrègent les meilleures qualités. Petit bémol : ils arrivent avant-derniers en ce qui concerne la maîtrise de la langue du pays d'accueil.

……Les Anglais et les Canadiens composent avec eux le Top 3. Les premiers remontent même dans le classement des touristes les plus généreux passant de la 30ème place à la 2ème entre 2008 et 2009. Quant aux seconds, ils prennent la place des Allemands, relégués au troisième rang (-1), et sont félicités par les hôteliers pour leur politesse, leur hygiène et leur calme.
Mon premier voyage en trike: Bras - Silhac - Bras (France) English translation pending
by Yvesg83 · 2009-07-05 · 6 replies
Dimanche 24 mai 2009:

C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.

Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.

Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…

J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.

J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.

Lundi 25 mai 2009:

Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.

Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…

Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.

A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.

Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.

Mardi 26 mai 2009:

Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.

Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.

Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.

Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.

Mercredi 27 mai 2009:

Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.

A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.

Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.

Jeudi 28 mai 2009:

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.

Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.

A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…

A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).

Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.

Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…

En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…

Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…

Lundi 1er juin 2009:

Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.

Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.

Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).

D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…

Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.

Mardi 2 juin 2009:

Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.

Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.

Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.

Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.

Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.

J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...

Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:

Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.

Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.

A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…

Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…

Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.

En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.

L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?

N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).

Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…

Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…

J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.

Mercredi 3 juin 2009:

Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.

Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…

Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.

Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.

Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.

Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).

Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.

Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.

La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.

Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…

Jeudi 4 juin 2009:

Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.

Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…

A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.

A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.

Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…

Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.

A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.

"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"

5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.

Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.

Vendredi 5 juin 2009:

J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.

Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement

A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…

Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.

Epilogue:

Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.

Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.

Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!

Pour ceux que ça intéressent:

Le tracé est là:
http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr

Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
Recherche pâtissier, briochard à Londres English translation pending
by Valou44 · 2009-06-04 · 15 replies
Bonjour tout le monde, je fais passer une annonce de la part de mon patron. je travaille ds un café, sandwicherie, vienoiserie à Londres plus précisément a Cricklewood broadway ( pres de la station Willesden Green ) en zone 2. C'est un café fréquenté par une majorité d'Algérien car mon patron est Algérien. Il parle francais et je vous avoue ca aide qd on a un niveau moyen. Moi je suis serveuse et je suis qu'a ma 3eme semaines de boulot mais ca se passe tres bien, il ya une bonne ambiance de travail, dc c'est cool. Mon patron recherche une personne à plein temps (+ de 40h / semaines) sachant faire surtout les viennoiseries. Si vous etes intéréssé n'hésitez pas!

A bientot!
Recherche stage humanitaire au Cameroun English translation pending
by IfsiVannes · 2009-05-20 · 15 replies
Nous sommes trois étudiants infirmières de 2 ème années nous souhaiterions effectuer un stage humanitaire au Cameroun auprès des enfants orphélins ou dans un dispensaire de campagne aupès de population dans le besoin. Si vous avez des contacts n'hésitez pas car il nous faut trouvez rapidement un lieu de stage afin de monter notre projet pour le faire validez par l'institut de soins infirmiers. En vous remerciant.
Visites et activités incontournables pour un circuit de trois/quatre semaines au Québec? English translation pending
by Zingalau · 2009-05-16 · 20 replies
bonjour ! j'envisage de me rendre pour 3-4 semaines au québec entre juillet et août, mais je n'ai pas encore décidé d'un circuit précis. quels sont les incontournables ? je pense voir les chutes du niagara et toronto en arrivant puis montreal, trois-rivières, québec-city. ensuite j'hésite : tadoussac et le fjord du saguenay ? ou la gaspésie ? ou les laurentides ? que faut-il voir absolument ? je voudrais aussi louer une voiture, mais p-ê pas pour toute la durée du séjour . y a-t-il des lieux où l'on peut se rendre aisément en train par exemple ? peut-on louer des voitures au départ de n'importe quelle ville ? quant à l'hébergement, je n'ai encore rien réservé. que me conseillez-vous ? quel est le moins cher (gîte, chambre d'hôtes...) ? pouvez-vous me donner des "bonnes adresses" ? trouve-t-on facilement ou faut-il réserver à l'avance ? merci .
Passeport en garantie sur la location de moto en Thaïlande? English translation pending
by Vison · 2009-05-16 · 16 replies
Bonjour

J'aimerais savoir si vous avez donnez votre passeport en guarantie pour louer une moto???J'aime pas trop l'idée on nous dit de jamais le laisser mais si c'est monnaie courante et necessaire.Pensez-vous qu'une photocopie ferait l'affaire??Merci a l'avance!J'ai besoin de me faire rassurer a ce sujet. Vison-
Quels endroits du Mali visiter pour quinze jours? English translation pending
by Ileahelice · 2009-02-11 · 27 replies
bonjour

je pars du 12 au 26 avril au mali je souhaite aller a la rencontre des gens dormir chez l'habitant.les gens hebergent ils des touristes facilement moyennant bien sur une petite piece

quels sont les endroits de ce pays a visiter pour 15 jours

merci de vos reponses
Partir un mois au Burkina Faso en avril English translation pending
by Theamine · 2009-02-02 · 45 replies
Bonjour,

Après réflexion et information, j'ai décidé de partir pour 1 mois au Burkina-Faso En avril. J'ai l'habitude de voyager seule, et en transport en commun. Mais pour cette fois, j'aimerai faire quelques jours, 3, 4 ou 5, avec une agence afin d'accéder à certains villages et a leur mode de vie. Alors avez vous des agences a me conseiller ?

J'ai est déjà vu quelques unes, et notamment une a retenu mon attention, Union National des Villages d'Acceuil. Quelqu'un a t-il déjà voyagé avec eux ?

Ma 2ème question concerne le train entre Ouago et Bobo. Comment cela se passe, quelle durée, quel confort, et combien de temps faut-il prendre ces places ? Je sais que le bus est plus rapide, mais j'aime bien le train.😉

Qoi qu'il en soit, merci d'avance pour vos réponses, et je suis partante pour toutes infoS.

A bientôt sur le forum 🙂 Theamine
Un mois en Birmanie dans l'état Shan English translation pending
by Berthier34 · 2009-01-29 · 16 replies
Bonjour a tous,

Ma femme et moi venons de rentrer d'1 petit mois en Birmanie, ou nous avons passe plus de la moitie du temps dans l'etat Shan. Genial. 😎

Nous sommes arrives en Birmanie le 31 decembre 2008 pour commencer par le circuit classique Yangoon, Bagan, Mandalay. D'ailleurs a propos de Mandalay, je ne sais pas si vous serez d'accord avec nous, mais Mandalay est une ville moche, sale, polluee...bref, certainement l'endroit le moins sympathique de tout le pays a notre avis 🙁. Nous ne sommes restes que 24h pour visiter les anciennes citees (tres sympa) puis ensuite pour faire des connections de bus.

A partir de Mandalay, nous avons rejoint Hsipaw dans le but de faire quelques jours de rando et si possible pousser jusqu'a Namshan. Nous avons dormi au "Mr. Charles guesthouse", une tres bonne option budget (la seule ?) qui organise des promenades d'1/2 journee voire 1 journee dans les environs.

Nous avons eu la chance de rencontrer un couple de francais qui revenaient tout juste d'une viree de 3 jours a Namshan et dans les montagnes alentoures. Nous avons saute sur l'occasion pour faire de meme ! Pour cela, vous pouvez contacter Kopalaung / Mr. bike par l'intermediaire de Mr. Charles, ou aller le chercher vous-meme 2 croisements plus loin dans la meme rue que la guest house (et eviter ainsi une commission de 10%).

Kopalaung est vraiment adorable, rigolo et vraiment serviable. Comme je suis grand et lourd, il est parti acheter le matin meme de notre depart 1 moto toute neuve 125 cm3 ayant peur que ses petits models (110 cm3) trepasses sous mon poids dans la montagne 😏.

Il peut organiser des virees de 2 a 3 jours dans la montagne, et pour les plus aventureux une descente dans un gouffre / grotte dans la montagne que nous n'avons pas eu le temps d'experimenter.

Le prix etait tres raisonnable, 10$ par moto par jour + 5$/j pour le guide. En plus viennent essence, nourriture, boissons et logement. Sur 3 jours cela nous est revenu sans doute a 90$ tout compris pour 2 personnes (je conduisais ma moto moi-meme).

Un tres bon investissement, le paysage est superbe, des vues a couper le souffle, tous les gens des villages traverses tres accueillants, et nous avons pu rencontrer egalement des habitants des ethnies Palaung et Lisu.

Si vous avez quelques jours c'est vraiment le meilleure circuit a faire dans le quartier ! Nous avons rencontre un canadien qui partait pour Namshan tout seul et a pied (80 km en montee assez raide)... mais Mr. Bike nous a dit ensuite qu'il n'est jamais arrive a Namshan, a dormi en route dans un village et a ete raccompagne a Hsipaw en moto par son cousin 🤪.

Ne tentez pas Namshan en bus ou pick-up par ailleurs... la "route" n'a qu'une voie, est a flanc de montagne, et nous avons depasse de nombreux vehicules arretes, ramassage de bois ou de the, problemes mecaniques, bus coince derriere un camion... Ou alors comptez 3 jours pour rejoindre Namshan !

Vraiment super, un des moments forts de notre voyage.

Nous sommes redescendu ensuite sur Mandalay pour attraper le meme jour le bus de 18h qui part sur Kalaw, Heho, Taunggyi (7000 kyats pour les locaux, 12000 pour les touristes).

Arrivee a Kalaw a 2h30 du matin... la route n'est vraiment pas terrible...plusieurs passagers etaient malades... l'horreur 😏 .

Nous avons dormi a la Lily guest house, un excellent choix, tres economique. Il s'agit d'une famille d'origine indienne (sikh) dont la 3e generations est aux affaire. Gentils, agreables, et ils peuvent organiser tout type de randonnee au depart de Kalaw, 1J comme plusieurs jours, ainsi que la fameuse rando Kalaw / Nyaung Shwe (Inle).

Nous sommes partis avec Robin, le frere de Lily. Une creme. Tres interessant, cultive, sait enormement de choses sur les plantes et aime partager sa passion. Il connait la plupart des gens des villages que nous avons traverses (nombreux villages Pa-O. Si nous devions recommander un guide pour faire les randos de la region de Kalaw, ce serait assurement Robin !

La rando de Kalaw a Nyanung Shwe se fait sur 3 jours (2 si vous etes vraiment sportifs mais bonne chance 😉), traverse des paysages tres varies, valonnes, de nombreux villages, tres tres sympa. Nous avons dormi dans 1 village le premier soir, et au monastere d'In Thein le 2nd.

Sur 3 jours, nous avons paye pour 2 environ 60$ tout compris (logement et nourriture aussi).

Cette rando de 60 km se fait dans les 2 sens, au depart de Kalaw ou au depart d'Inle, et vous pouvez-meme prolonger par des randos de plusieurs jour autour du lac et aussi autour de Kalaw. Je recommande cependant de partir avec un guide si vous allez a pied sur plusieurs jours.

Je ne m'etend pas sur Inle, c'est archi-classique mais tres beau. Nyaung Shwe est d'ailleurs peut-etre le patelin ou l'on voudrait rester le plus longtemps pour son ambiance, sa tranquilite, et le lac.

Nous sommes ensuite partis prendre l'avion a Heho en direction de KyengTung. C'est en effet la seule possibilite offerte aux touristes puisque la route de Taunggyi a KyengTung est absolument interdite aux etrangers.

Nous devions rester 4 jours a KyengTung, nous sommes finalement reste 1 semaine. Comme dans quelques autres etats peux courrus du pays, cette region permet d'approcher de nombreuses ethnies, dont certains portent encore leurs vetements et coiffes traditionnels, meme si la tendance est a la disparition rapide et a l'homogenisation... Si vous avez le temps et le budget, c'est maintenant qu'il faut y aller.

Nous n'avons pas pu dormir dans les villages malgre notre insistance aupres de personnes differentes. C'est strictement interdit par le gouvernement, et les guides ont un peu peur apparement des consequences possibles. Il y a des check-points, des authorisations a demander, des copies de passeport/visa a deposer a l'immigration office de la ville... j'imagine que cela n'aide pas trop 😕.

Nous sommes restes au Harry trekking house, option budget la encore. D'apres les guides, le nirvana du randonneur... Helas, la situation a bien change...🙁. Harry est tristement decede il y a environ 3 ans. Son enthousiasme et son envie de faire decouvrir les ethnies aux touristes sont semble-t-il partis avec lui.

La guest house est tenue maintenant par sa femme, adorable lorsque vous payez vos notes, qui tombent tous les matins au petit dejeuner... Le petit dejeuner change tous les jours en fonction de l'humeur. Toasts/oeufs/cafe/fruits un jour... Cafe uniquement un autre jour... Bof. Serviabilite et service ne vont pas de paire avec la guest house... qui prend de belles com sur tout.

Niveau randos, nous avons essaye de contacter Mr. Paul, le celebre guide, qui etait deja pris (pour partir avec Mr. Paul, il faut le contacter 1 mois avant !) et nous sommes donc rabattus sur les guides de la guest house.

Nous sommes partis 4 jours de suite par l'intermediaire de "Harry's" avec Francis, un guide d'une 40aine d'annees, de parents Akha et Khun, capable de parler les differents (nombreux) dialectes de la region, connaissant bien les villages et leurs habitants. Le cout etait en gros de 50$ pour un 4WD par jour, compris guide/nourriture/eau, mais on peu aussi partir en moto pour 20$ par tete.

Avec lui nous avons pu partir a la rencontre (apres quelques heures de marche dans la montagne qui monte et qui descend) des ethnies Eng, Akha, Lahu, Wa, Palaung, Akku.

Le moment le plus fort de notre voyage je pense.

Nous avons tellement aime que nous avons voulu prolonger de 2 jours. Pour des raisons de disponibilite, nous sommes partis avec un autre guide, un jeune Shan de 27 ans du nom de Sai SangMoonk. Nul. 😠

Il ne parlait aucun dialecte. Ne s'interesse pas plus que ca aux ethnies. Irrespectueux des coutumes locales. Moyennement sympa. Quasiment plus touriste dans les villages que nous apres 4 jours. Nous l'avons traine comme une ame en peine derriere nous. Il a meme recrute un gamin de 12 ans dans un village Akha pour faire traducteur et porter son sac, puis nous a demande de payer la note, ce que nous avons energiquement refuse ! 🙂, quel gignol !

Nous avons appris que les 6/7 guides locaux experimentes qui travaillaient avec Harry ont deserte apres la reprise du business par sa femme. En la rencontrant on comprend vite pourquoi, je pense qu'elle les paye au lance pierre, les $ brillent dans ses yeux. Seuls 1 ou 2 acceptent encore de partir de temps en temps, quand ils sont disponibles par rapport a leur travail de tous les jours (tous ont 2 ou 3 boulots).

Les guides que Mme Harry propose maintenant sont jeunes, inexperimentes, et sont tous Shan. Cad que pas un ne parlera les langue des ethnies, ce qui est un enorme probleme quand on va chez eux.

En faisant abstraction de ces boulets, il reste quand meme un formidable souvenir de cet endroit.

Les randos sont tout de meme cheres, mais c'est vrai que l'ont peut faire pas mal de route selon les villages vises. Pour nous le plus gros poste du budget fut cette semaine a KyengTung.

Pour avoir discute avec quelques francais tres sympas (Jocelyne, Thomas, Nicolas, Benoit, salut a vous, peut-etre a bientot sur le Globe ? Nous avons bien rigole 😄), je vous recommande ceci: tenter M. Paul, dont je n'ai pas le numero mais qui travaille souvent avec l'agence de voyage de Yangoon: GULLIVER (des gens d'ailleurs tres aimables), M. Paul peut etre joint a KyengTung par l'intermediaire du Princess Hotel, S'il n'est pas dispo il peut vous conseiller son fils, Sai SamTip, joignable par le Princess Hotel, apparement bien egalement, ne prenez pas (ou pas trop) de biscuits/bonbons au depart des randos, plutot du savon anti-bacterien, du baume du tigre, du paracetamol (tout est trouvable a KyenTung). C'est un peu plus cher mais tellement plus utile aux gens des villages !

Pour le reste: Harry Trekking House est impeccable pour dormir a petit prix, mais pour le reste allez voir ailleurs si possible, Pour changer de l'argent a un taux beaucoup plus interessant que chez Harry's, allez diner aux restaurants chinois de la ville :-), notament Lok Thar, Si vous partez quand meme avec un guide de Harry's, demandez a le rencontrer la veille de la rando, et insistez pour avoir un guide experimente parlant les dialectes (ce sera certainement possible le we, mettons du Ve au Lu comme pour nous)

Voila pour nos vacances ! Les birmans sont adorables, voyager en Birmanie est une belle aventure, qui peut parfois prendre beaucoup de temps si vous circulez en bus, tres differente du reste de l'asie du sud-est. Vraiment un pays somptueux, on ne peut que regretter la situation politique, mais les gens ont besoin des touristes: un peu d'argent, un peu de sympathie, un peu d'informations exterieures.

N'hesitez pas !!!😇

Sandrine & Nico

PS: Peut-etre quelques cliches en ligne quand nous aurons fini de trier dans nos 10000 photos ... ah ah
Je quitte ma vie pour une nouvelle aux Etats-Unis...mon dieu que c'est dur English translation pending
by Roxyrox · 2009-01-21 · 51 replies
Bonsoir, enfin bonjour . Dans moins de 15 jours je quitte ma vie, mon conjoint, ma famille, mes amis, mes collègues pour les USA ( un an )

Un an c'est quoi ? Pas grand chose dans une vie .

Ce départ j'en rêve depuis ma plus tendre enfance, je n'ai jamais "osé" me lancer.

Aujourd'hui j'ai eu le courage . Oui du courage, parceque partir à 20 ans et partir à 30 c'est pas le même délire et ce n'est pas aussi simple

Je ne suis pas mariée, je n'ai pas d'enfant, j'ai 28 ans et pourtant j'ai tellement peur de "lâcher" mes racines .

Je suis stressée, angoissée, je ne dors que 2 heures par nuit, je suis à fleur de peau, je réagis vivement sur des petits soucis pas bien importants, je coupe les ponts brutalement avec des personnes que j'adore...

J'ai la nette impression aux yeux des autres, d'être la méchante, celle qui s'en va, qui ne pensent qu'a son bonheur et qui se fiche de ceux qui restent ..

Les gens autour de moi sont contents ( pas tous ), mais je vois la tristesse dans leur yeux, certains sont anéantis...

Tout le monde peut réaliser ses rêves il faut trouver au plus profond de soi, le courage, repousser ses peurs, aller au delà de ses limites ...

C'est un combat contre soi même, c'est dur, très difficile à vivre . Les autres, ceux qui n'osent pas, ne voient pas ça, toute cette bataille. Et je m'en désole.

Au final, même si on sait que la famille est derrière nous, on se retrouve seul face à soi même, peut importe le pays où nous allons.

Malgré ce combat, je suis heureuse et tellement fière de moi . C'est mon jardin secret, car il n'est visiblement pas bien vu d'être heureux de réaliser son rêve .

( c'est un monologue, ça fais du bien de se parler )

😊
Mariage à Bali English translation pending
by Nathaliiie · 2009-01-19 · 12 replies
Bonjour à tous !!

En juillet prochain, nous partons à Bali pour 3 semaines. Là- bas, nous aimerions nous marier ... mais pas forcément de façon officielle, mais surtout pour le folklore et pour garder un souvenir inoubliable de notre ....amour!!!! Nous sommes donc à la recherche de bonnes adresses et de conseils pour pouvoir réaliser notre rêve. J'attends vos réponses avec impatience...
Avenue du Maréchal Rommel, à Berlin English translation pending
by Geob · 2008-10-01 · 26 replies
Apres avoir lu "Les memoires d'outre tombe" de Chateaubriand, je me suis vu confirmer a quel point il n'y a pas plus mauvais touriste que l'habitant de sa propre ville. C'est incroyable comme les rues, les avenues, les stations de metro, les boulevards de Paris racontent l'aventure napoleonienne. Pour les boulevards, pas de problemes, ils sont bien connus, mais Latour Maubourg ? Avec un nom pareil, j'imaginais un personnage a l'epoque de Louis XV, je n'ai donc jamais eu la curiosite d'y regarder de plus pres. Friant, Molitor, Duroc, et d'autres encore, des pillards, des massacreurs, ont donne leurs noms pour Paris - et la province aussi, bien sur. Une mention speciale pour Massena, un pillard invetere qui a fini par ecoeure Bonaparte lui meme, c'est dire le bonhomme ! Bien entendu, il y a la rue Bonaparte. Vous remarquerez que ce n'est pas la rue Napoleon Bonaparte, ou Napoleon tout simplement. Quoi ? Une simple rue ? Et juste Bonaparte, comme si nous etions genes aux entournures, bien que son corps repose aux Invalides (je n'y suis jamais alle) - Chateaubriand aurait prefere qu'il restat a St Helene (et moi donc !). Tous les historiens, les thuriferaires du personnage, preferent Bonaparte a Napoleon, on le comprend tres bien, mais sous Bonaparte percait deja le criminel de guerre, indifferent a la vie de ses soldats et de celle des autres, alors que lui, lui qui a ensanglante l'Europe, a eu si peur pour sa vie en se rendant a l'Ile d'Elbe, au point de verser des larmes, de subir, lui qui fut le maitre du monde, des humiliations invraisemblables, pour ne pas perir de la main du peuple de France qu'il laissait si exangue. Ving ans apres sa mort, Chateaubriand s'indignait deja de la fabrication de la legende napoleonienne, du silence sur le massacre de Jaffa et de cet ordre ahurissant d'empoisonner ses soldats qui ne pouvaient etre evacuer, bref, des actes qui, aujourd'hui, le conduirait tout droit a La Haye. Nous assumons donc notre passe en "honorant" cet aventurier. Alors je me dis que l'Allemagne ne se deshonorerait pas en donnant a ses lieux publiques les noms de ses officiers militaires de la deuxieme guerre mondiale, comme Guderian, Rommel, qui avaient fait preuve d'un sens tactique, strategique, remarquables, qui ne se sont pas enrichis, qui n'ont pas calcule leurs victoires au nombre de morts qu'ils avaient laisse sur le terrain. J'etais en Allemagne, en 1970, aux frais de l'etat...mais juste un an...plus quatre jours. Si j'y retourne, je ne serais pas choque de passer par la rue Guderian a Cologne, ou l'avenue du marechal Rommel a Berlin. Mais peut etre existent-elles maintenant ?
Les Thais et leur qualités English translation pending
by Notongting · 2008-09-15 · 142 replies
La Thailande sans les Thailandais serait bien triste pour les amoureux de ce pays . D'apres votre experience personnelle qu'elle soit petite ou grande qu'elle sont d'apres vous les principales qualites des Thailandais ?
Adresses pour don de colis de crayons et savons dans la région de Cuzco au Pérou? English translation pending
by Gazelle1234 · 2008-09-12 · 13 replies
bonjour, je suis sur cuzco à la mi novembre et j'apporte plein de stylos, crayons et savonnettes dans mes bagages. qui a une adresse à me donner pour la région de cuzco pour que des enfants en profitent? merci
Kayak en famille au Groenland, août 2008 (2ème partie) English translation pending
by Mlefevre · 2008-08-31 · 66 replies
Suite de la première partie qui est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1976578;#1976578 21/08 (7 miles)



Le soleil perce la brume.



Stephensen's haven nous avait tellement ravis au départ que nous décidons d'en faire notre dernière escale avant Narsaq.



Nous finissons de longer la côte sud de l'île de Tugtutoq puis retrouvons les nombreux icebergs du Narsaq Sund.









Nous retrouvons la charmante petite baie, bien moins encombrée d'icebergs qu'une dizaine de jours plus tôt.



Les enfants et mon père flemmardent au soleil tandis que je grimpe un peu sur les hauteurs avec Fred.





Un village inuit s'était établi ici il y a des centaines d'années...



Le ciel se couvre en fin de journée...



22/08 (5 miles) Nous sommes à 4 ou 5 miles de Narsaq et Fred téléphone à Jacky pour caler notre transfert en bateau de Narsaq à Itelleq. 19H ce soir. On a le temps... Traversée du Sund sans histoire,







pas de vent, pas de courant perceptible, quelques phoques quand soudain Fred s'écrie : une baleine à tribord (euh non il a dit ... à droite!) Elle a soufflé 3 fois avant de plonger gracieusement SOUS nos kayaks, impression étrange mais surtout très fugace. Nous ne la reverrons pas, malgré notre patience. Les Groenlandais pratiquent encore la chasse et les animaux sont très farouches : les rennes aperçus à des centaines de mètres au sommet d'une montagne se sont aussitôt enfuis, les phoques plongent dès qu'ils nous aperçoivent. On n'a vu que des traces de renard. Pas de lièvre. Très peu d'oiseaux et en particulier d'oiseaux marins (sauf dans les falaises près des glaciers) : rien à voir par exemple avec l'Islande où on ne sait pas où donner de la tête.

Nous arrivons à Narsaq vers midi et décidons de nous offrir un resto.







L'office du tourisme nous en indique 2 : "A danish and a greenlandic", nous choisissons ce dernier et nous retrouvons dans la cafeteria de la salle des sports, effectivement fréquentée par des Groenlandais mais il s'agit d'un snack! Bof, c'est correct, le patron se met en 4 et ce n'est pas cher.











On trouve à Narsaq quelques maisons très soignées mais pas "que"...



Dès le milieu de la journée on croise des gens fortement alcoolisés dans les rues. Les enfants ont été frappés de voir les parents se saouler dans la rue devant leurs enfants à l'heure du goûter. Même si les Danois ont fait preuve de bien plus d'empathie avec les groenlandais que les nord américains dans le Nunavut, le changement de mode de vie en un siècle reste brutal. Pourtant quel plaisir de se voir saluer par tous ces gens heureux et fiers de voir que l'on apprécie leur pays : pas un pêcheur qui ne fasse un signe de la main depuis son bateau; pas un badaud croisé qui ne dise bonjour. Je ris encore en pensant à ce vieil homme perché sur son échelle qui nous faisait de grands signes avec son pinceau, projetant en rythme de fines gouttelettes de la belle peinture rouge destinée à sa maison....

Il y a beaucoup d'enfants au Groenland et des écoles dans les moindres villages.



On croise un peu partout des poussettes dernier cri.



Jardin d'enfants.





C'est la sortie de l'école!

En fin de journée, le bateau de Blue Ice



nous emmène comme convenu à Itelleq.





La lumière de fin de journée est ... magique.

La région est propice à l'agriculture : pommes de terre, betteraves mais surtout herbe pour les moutons. Quelques dizaines de milliers sont abattus tous les ans en automne à Narsaq.

Nous plantons la tente à Itelleq



car demain nous voulons visiter Igaliko.

23/08 (4, 5 miles) Igaliko se situe à environ 4 km d'Itelleq sur la rive sud de la péninsule. Un chemin de terre y mène facilement.



Le paysage est champêtre...



Alors que nous y arrivons, un rayon de soleil apparaît : tous les espoirs sont permis.



Le village est mignon, assez touristique puisqu'il y a 2 auberges de jeunesse et un magasin (qui n'ouvre qu'à 10h)



Les pierres rouges de quelques maisons proviennent de la cathédrale (!) bâtie ici il y a des centaines d'années.



Nous folâtrons dans le village en attendant l'ouverture du magasin mais finalement il n'y a que du pain congelé...



Après une bonne sieste au soleil,



nous repartons en kayak vers le NE pour quelques miles seulement car nous voulons passer une nuit à l'embouchure du Qoroq.



Nous longeons d'abord les roches rouges caractéristiques d'Itelleq puis croisons de + en + d'icebergs.



Nous découvrons le site du Blue Ice Camp : on aperçoit le refuge au pied de la falaise





ce refuge solidement amarré laisse augurer de drôles de phénomènes météorologiques dans le coin! Hum! Nous préférons bivouaquer un peu plus loin, plus près de la mer, juste après une rivière tout droit descendue du glacier.





Au fil des heures, la lumière s'adoucit.





Avec le soleil de cette fin de journée, le débit de la rivière est puissant.



Le vent vient de l'ouest et forcit au cours de l'après-midi : les icebergs dérivent tous ensemble comme sur un tapis roulant.



Seuls les plus gros, échoués, restent immobiles. Le spectacle est fascinant. C'est assurément le plus beau bivouac du voyage! On se couche sous les rafales d'ouest.









24/08 (6 miles) La nuit a été agitée, et on se lève sous les rafales ... d'est! Le vent a tourné pendant la nuit et on ne s'en est même pas rendu compte sauf mon père qui a une tente asymétrique et qui a du la tourner à 5 h du matin (on n'a rien entendu, je ne sais pas comment il a pu se débrouiller tout seul!) L'écume virevolte autour des icebergs, il doit y avoir au moins 40 noeuds de vent, c'est magnifique! Mon père n'ose pas sortir de sa tente de peur qu'elle s'envole! La nôtre tient bon, on est bien content!

D'un seul coup, vers 10h, le vent tombe, totalement, en 10 mn!

Alors que nous pensions être bloqués ici pour une nuit supplémentaire (ce qui n'aurait pas été dramatique vu le charme de l'endroit car nous avions prévu un jour de sécurité pour le retour), nous décidons de traverser l'Eriksfjord pour Qagssiarssuk.

L'endroit libre de glace où nous avions abordé hier est maintenant un peu... encombré!





Nous slalomons entre les glaçons, jouant au brise-glace...







Nous devons d'abord croiser l'embouchure du Qoroq, très encombrée d'icebergs de toutes tailles.





La renverse du courant, combinée au changement de vent pendant la nuit, lève un clapot désordonné assez désagréable. Je finis par remettre prudemment mon appareil (que je porte quand il fait beau autour du cou, coincé dans le gilet de sauvetage) dans son sac étanche. Le vent d'ouest se relève doucement et nous nous dépêchons de traverser vers la rive nord de l'Eriksfjord avant qu'il ne forcisse afin de l'avoir dans le dos et pas par le travers.



Nous arrivons enfin à Qagssiarssuk et trouvons un coin pour les tentes au bout du village (pas d'eau)

Une fois le camp installé, nous nous rendons à l'auberge de jeunesse pour que leur voiture nous emmène voir la baie de Tasiusaq. C'est le taxi le plus cher du monde : 450 DK pour 8 km (pas faciles c'est vrai, on a mis 30 mn) soit 60 euro!! On n'a pas discuté le prix pensant que ça ne se faisait pas en terrain nordique mais bon avec des espagnols, peut-être qu'on aurait du essayer!

La baie de Tasiusaq, très découpée, doit être amusante à explorer en kayak. Elle est encombrée de glace provenant des 2 glaciers se déversant au nord de l'Isafjord.



Le contre-jour est éblouissant avec tous ces icebergs!

Nous rentrons à pied à Qagssiarssuq, croisant encore quelques fermes et moutons.



Au loin, on aperçoit l'embouchure du Qoroq, encombrée de glaces.



Nous sommes juste en face de Narsarsuaq, à 4 km à vol d'oiseau.



25/08 (2 miles) Qagssiarssuk est le site où les vikings débarquèrent pour la première fois il y a environ 1000 ans. Leif Erikson, bani de Norvège, puis d'Islande (un charmant garçon apparemment) fut émerveillé de voir des terres aussi fertiles (n'oublions pas qu'il venait d'Islande.... tout est relatif) et décida de s'y établir. 500 ans plus tard, les vikings disparurent pour une raison inconnue.











Après avoir visité le village en long en large et en travers, nous embarquons pour la dernière fois dans les kayaks vers Narsarsuaq. Notre dernière étape dure 40 mn. Nous rangeons les kayaks puis une voiture de Blue Ice vient nous chercher et nous indique un coin proche de l'aéroport où nous allons camper 2 nuits. L'endroit manque de charme mais ne coûte rien. De toute façon tout Narsarsuaq est moche alors... Nous allons racheter quelques produits frais au magasin, plus cher que dans les autres villages (Narsaq et Qagssiarssuk du moins) avec moins de choix.

26/08 Cette journée de sécurité, prévue en cas de mauvais temps, va nous permettre de faire une très belle randonnée jusqu'au glacier de Kuusuup. C'est le glacier qui surplombe la vallée de Narsarsuaq. Une voiture de Blue Ice nous en rapproche sur les qq km de moche route asphaltée pour 25 DK/personne. Nous remontons d'abord le long de la rivière issue du glacier.

Au fond de la vallée apparaît un bout du glacier...



Elle se jette dans le fjord où nous pagayions hier.



S'ensuit une bonne grimpette de presque 300 m, bien raide. Les autres sont hilares en voyant ma mine écarlate en haut de ladite grimpette.



Nous faufilant entre plusieurs petits lacs, nous approchons du glacier.



Contemplation...



Toujours plus près...



Dessous!



Dessus!

Bref, LA rando du coin à ne pas manquer, surtout s'il fait beau évidemment. (environ 15 km, on n'a pas pris de voiture pour rentrer, 700 M +, 700 M -)

On se couche bien crevés pour notre dernière nuit au Groenland.

27/08 Chouette, il pleut! Égoïstement, j'aime bien quitter le lieu de mes vacances quand il pleut, c'est plus facile, nan? On glandouille toute la matinée pour finalement décoller dans les nuages vers 14h.

EN CONCLUSION On a aimé: -les paysages grandioses, préservés -les icebergs: je craignais de rester sur ma faim, ayant lu qu'ils étaient plus gros en baie de Disko ...Ils sont déjà très très gros, surtout quand il faut passer à côté en kayak -la liberté offerte par le kayak. Pas de risque de panne! 78 miles soit 144 km, tranquillement avec juste qq douleurs tendineuses aux poignets mais rien d'atroce. -la météo. Eh oui! Qui l'eût dit? 4 jours de pluie en tout en juillet août parait-il! Il a tout de même gelé les dernières nuits. -l'amabilité de la population -la sécurité : tout le monde laisse traîner ses affaires partout, pas de vols apparemment -les services de Blue Ice, très efficace.l'absence TOTALE de moustiques, sans doute due à la sécheresse mais persistant après l'épisode pluvieux.

On n'a pas aimé: Pas grand chose! Un peu déçu quand même par la rareté de la faune, mais on n'est pas dans un parc naturel mais chez un peuple de chasseurs. Fred m'avoue qu'il n'a pas aimé faire à manger à 4 pattes pendant 2 semaines...

Pour ceux qui seraient tentés et qui -comme moi auparavant- se disent que le Groenland est un rêve inaccessible, voici le BUDGET Nous avons pris l'avion de Greenland Air au départ de Copenhague où nous sommes allés en camping car (prix des hôtels exhorbitants au DK) Essence 440 euro Ferry Puttgarden-Rodby A/R : 128 euro Avion Copenhague Narsarsuaq 688 euro/pers X6= 4128 euro Parking Aéroport pour 2 semaines réservé/net 85 euro location 3 kayaks2 semaines 1474 euro transferts en bateau rapide724 euro loc téléphone satellite en GB avec frais de poste (1 mois en tout)250 euro cartes100 euro sur place270 euro TOTAL SANS LE MATERIEL PERSOPar personne 1266 euro

Achat matériel spécifiquement pour ce voyage Combinaisons sèches 250 euroX51250 euro tente1000 euro réchaud primus omnifuel180 euro divers100 euro sacs étanches200 euro TOTAL MATOSPar personne 455 euro

Bien que j'ai essayé d'être aussi précise et complète que possible dans la rédaction de ce carnet (ce qui le rendra sans doute un peu longuet pour ceux qui le liront comme un simple divertissement), je suis sûre d'avoir oublié certains détails qui pourraient intéresser ceux qui seraient tentés de découvrir à leur tour ce superbe coin de notre planète. N'hésitez donc pas à me questionner, je répondrai avec plaisir!

Marie

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