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Voyager le Costa Rica en autobus depuis San Jose ou Alajuela? English translation pending
by 2MEA2 · 2010-03-25 · 9 replies
Bonjour, Nous partons en famille au Costa Rica en mai. Nous dormirons à Alajuela pour notre première nuit mais nous n'avons pas d'itinéraire de préétabli. Nous voyagerons en autobus seulement. Est-ce qu'il faut absolument se rendre à San José pour prendre l'autobus ou si Alajuela dessert des autobus nationaux aussi?? Nous comptons nous installer pour 3-4 jours à chaque destination. En comptant qu'environ 4h (des fois plus) séparent San José de chacune des autres régions (en autobus) et que nous devons repasser par San José pour changer de destination, devrons-nous dormir à San José pour reprendre l'autobus le lendemain pour éviter de faire 8-9 heures de route dans la même journée?? J'aimerais avoir vos avis parce qu'avec 2 enfants, c'est pas toujours évident... Si jamais nous voulions louer une voiture, est-ce qu'ils peuvent fournir les sièges d'autos?? Et si certains ont vécu un voyage semblable avec des enfants, tous vos conseils sont les bienvenus!!! Merci!
Itinéraire dans le Yucatán en août: Holbox, Isla Mujeres et Merida? English translation pending
by Kanmeo · 2010-03-25 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'envisage d'aller dans le Yucatan au mois d'août et j'aurais besoin de vos conseils pour le choix de l'itinéraire...

1. J'hésite entre passer quelques jours sur l'île Mujeres ou sur l'île de Holbox. Laquelle des deux me conseilleriez-vous ?

2. Pensez-vous que Merida mérite d'être visitée ? Sinon quelle autre ville pourriez-vous me recommander pour prendre l'ambiance d'une ville mexicaine ?

Merci beaucoup pour vos réponses !
Itinéraire au Pérou du 11 août au 3 septembre English translation pending
by Andro2 · 2010-03-24 · 4 replies
Après des années de préparation, vols et itinéraire sont prêts pour partir en Aout.

Si vous avez des précisions à apporter n'hésitez pas, même si le circuit est validé on peut tjs l'adapter Si vous avez aussi de bonnes adresses resto, je suis preneuse

Vols Zurich-NYC: 649 € United airlines et Air Canada

NYC-Lima-NYC: 666.34€ LAN Pérou.

Itinéraire

Départ le 11/08 de Zurich Arrivée à NYC le 11/08 à 13h40

2 jours et demi à NYC avec visite des principaux sites.

Hotel:
http://www.parksouthhotel.com/ 300.12€ pour deux nuits avec petit déj

Départ le 13/08 à 23h30 pour Lima. Arrivée le 14/08 à 6h30

L'itinéraire a été totalement conçu par moi même en tenant compte de nos intérêts.

Agence: Terres Magiques des Incas Prix: 3890 $ pour deux soit 2910 €

Jour 1 : ARRIVÉE LIMA – PARACAS Samedi 14 Août Accueil à l’aéroport international de Lima tôt en matinée. Départ depuis l’aéroport pour la visite de la capitale péruvienne avec la partie centrale et coloniale (la cathédrale, San Francisco et ses catacombes, la place Mayor) et la partie moderne avec ses quartiers résidentiels en bord du Pacifique. Transfert en début d’après-midi à la gare routière pour prendre un bus jusqu’à Ballestas en empruntant la route panaméricaine. Transfert et nuit à l’hôtel Santa Maria (2 étoiles).

Jour 2 : PARACAS – BALLESTAS – NAZCA Dimanche 15 Août Repas : petit-déjeuner Départ en matinée depuis le port de Paracas, pour une excursion sur le Pacifique jusqu’aux splendides îles Ballestas, les « Galápagos péruviennes ». Découverte au passage du mystérieux candélabre, une figure géante de 150m de hauteur, gravée dans les collines de la côte. Départ ensuite vers Nazca en passant par l’oasis de Huacachina. Installation et nuit à l’hôtel Oro Viejo (3 étoiles) : http://www.hoteloroviejo.net/

Jour 3 : NAZCA - AREQUIPA (2300m) Lundi 16 Août Repas : petit-déjeuner Survol en matinée des célèbres lignes de Nazca dont l’origine continue de demeurer un mystère. Continuation ensuite avec la visite de la nécropole de Chauchilla qui abrite notamment de nombreuses momies. Transfert en après-midi à la gare routière et départ en bus de ligne en direction d’Arequipa (9h30 de trajet). Arrivée à Arequipa dans la nuit. Transfert et nuit à l’hôtel Nueva España (2 étoiles) : http://www.hostel-nuevaespagna.com.pe/

Jour 4 : AREQUIPA Mardi 17 Août Repas : petit-déjeuner Journée libre pour profiter de la « ville blanche » aux maisons construites en sillar, un matériau fait à base de lave volcanique séchée. Nuit à l’hôtel Nueva España.

Jour 5 : AREQUIPA – LAGUNA SALINAS – AREQUIPA Mercredi 18 Août Repas : petit-déjeuner Départ en matinée pour gagner la laguna Salinas, surprenant salar à partir duquel s’observe également le volcan Ubinas, toujours actif. Retour vers Arequipa en après-midi. Nuit à l’hôtel Nueva España.

Jour 6 : AREQUIPA - CHIVAY (3600m) Jeudi 19 Août Repas : petit-déjeuner Départ pour Chivay, dans la vallée du Colca (3600m d’altitude). Passage à proximité du volcan Chachani et observation des vigognes dans la réserve de Salinas y Aguada Blanca. Découverte au passage des paysages lunaires, notamment au col de Pata Pampa à 4800m d’altitude. Descente dans la vallée vers Chivay. Possibilité de profiter des sources thermales chaudes de Chivay (activité optionnelle). Nuit à l’hôtel Pozo del Cielo (3 étoiles) : http://www.pozodelcielo.com.pe

Jour 7 : CHIVAY - CROIX DES CONDORS – PUNO (3800m) Vendredi 20 Août Repas : petit-déjeuner Départ tôt le matin pour la croix des condors, site d’observation privilégié où la probabilité de voir les condors se donner en spectacle est très élevée. En effet, des familles de condors andins habitent les parois rocheuses. Découverte également du canyon le plus profond du monde, atteignant 3000m de profondeur par endroit. Départ ensuite en direction de Puno. Arrivée à Puno en fin d’après-midi. Nuit à l’hôtel Helena Inn (2 étoiles au centre-ville).

Jour 8 : PUNO - ILE D’AMANTANI (4000m) Samedi 21 Août Repas : petit-déjeuner + déjeuner + dîner Après le petit-déjeuner, transfert au port de Puno pour une croisière sur le lac Titicaca. Visite des célèbres îles artificielles construites en bambou par les Uros, peuple des hauts plateaux andins. Arrivée à l’île d’Amantani en fin de matinée. Randonnée d’environ une heure avant d’atteindre le cœur du village. Rencontre de la famille locale dans laquelle se passera la nuit (hébergement rustique, sans électricité, ni eau courante). Visite de l’île et de ses paysages spectaculaires, sans oublier son magnifique coucher de soleil. Repas et nuit chez l’habitant.

Jour 9 : AMANTANI - TAQUILE – PUNO Dimanche 22 Août Repas : petit-déjeuner Courte traversée en matinée pour gagner l’île voisine, l’île de Taquile. Taquile est connue comme l’île où les hommes tricotent et les femmes filent. Retour vers Puno en bateau (3h) en après-midi. Installation et nuit à l’hôtel Helena Inn à Puno.

Jour 10 : PUNO – CUSCO (3400m) Lundi 23 Août Repas : petit-déjeuner + déjeuner Départ pour Cusco (7h de bus). Visite pendant le trajet de Pukara, site pré inca, de Raqchi, le site du Dieu fondateur Wiracocha et d’Andahuaylillas, la chapelle sixtine andine. Déjeuner à mi parcours dans la petite ville de Sicuani. Arrivée à Cusco, capitale de l'empire Inca perchée à 3400 mètres d’altitude, en 2ème partie d’après-midi. Transfert à l’hôtel. Nuit à l’hôtel Munay Wasi (3 étoiles) : http://www.munaywasi.com/

Jour 11: CUSCO (Randonnée 2h) Mardi 24 Août Repas : petit-déjeuner Matinée libre de repos. En après-midi, visite des quatre sites archéologiques incas autour de Cusco : Sacsayhuamán (ancienne forteresse célèbre pour sa célébration annuelle de l’Inti Raymi ou « fête du soleil »), Puca Pucara, Tambo Machay et Qenko. La découverte des 4 sites archéologiques sera l’occasion d’une petite randonnée (environ 2h). Possibilité (sans supplément) d’assister à un spectacle de danses et musiques andines folkloriques au centre d’arts natifs en soirée. Nuit à l’hôtel Munay Wasi.

Jour 12: CUSCO – MORAY – MARAS – CHINCHERO – CUSCO (Randonnée 3h) Repas : petit-déjeuner + déjeuner (pique-nique) Mercredi 25 Août Départ en matinée en direction de Moray, surprenant site archéologique avec ses terrasses circulaires qui auraient servies de centre d’expérimentation agricole et lieu de départ de la randonnée qui mènera en environ 3h jusqu’à Maras. Pause pique-nique durant la randonnée. Arrivée sur les hauteurs des salines de Maras : surprenantes salines au cœur de la montagne. La dernière visite, avant le retour à Cusco, se fera à Chinchero, petit village andin avec sa surprenante église coloniale du 15ème siècle. Nuit à l’hôtel Munay Wasi à Cusco.

Jour 13: CUSCO – PISAC – OLLANTAYTAMBO - AGUAS CALIENTES (Randonnée 1h30) Repas : petit-déjeuner Jeudi 26 Août Départ, après le petit-déjeuner, en direction de la Vallée Sacrée des Incas. Cette région, située 600m plus bas que Cusco, bénéficie d’un climat agréable et de sols fertiles dont les Incas ont su tirer profit. Premier arrêt après environ une heure de route au village typique de Pisac pour la découverte du site archéologique. Depuis le site archéologique, petite randonnée (1h30) pour gagner le village et découvrir le marché artisanal, assurément l’un des plus riches et colorés du pays. Continuation ensuite jusqu'à Ollantaytambo pour la découverte de cette ancienne forteresse Inca qui a été le théâtre d’une grande victoire contre les conquistadores espagnols. Départ ensuite en direction d’Aguas Calientes, la petite ville au pied de Machu Picchu en empruntant le célèbre train des Andes qui serpente dans la montagne. Installation et nuit à l’hôtel Presidente (2 étoiles).

Jour 14: AGUAS CALIENTES - MACHU PICCHU – CUSCO Repas : petit-déjeuner Vendredi 27 Août Navette tôt en matinée jusqu’à l’entrée du site et visite complète du plus célèbre des sites incas. La découverte du plus spectaculaire site du continent sera l’apothéose du voyage avec ses secteurs agricoles, ses secteurs urbains et ses incroyables constructions à flanc de montagne. Retour à Aguas Calientes à bord de la navette et départ en direction d’Ollantaytambo en après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel Munay Wasi (3 étoiles) à Cusco.

Jour 15 : CUSCO – TIPON - HUACARPAY – PIKILLACTA - CUSCO Repas : petit-déjeuner Samedi 28 Août Départ en matinée de Cusco pour gagner Tipon, site archéologique où peut s’apprécier l’expertise Inca dans les systèmes d’irrigation. Continuation ensuite jusqu’à Pikillacta, le site principal de la civilisation des Huaris (12ème siècle) en passant par la lagune de Huacarpay. Retour à Cusco en toute fin de matinée. Après-midi libre. Nuit à l’hôtel Munay Wasi.

Jour 16: CUSCO Dimanche 29 Août Repas : petit-déjeuner Journée libre à Cusco pour profiter de la ville avec ses petites ruelles caractéristiques, la richesse de son artisanat et de ses Musées. Nuit à l’hôtel Munay Wasi.

Jour 17 : CUSCO – LIMA – DÉPART LIMA Lundi 30 Août Repas : petit-déjeuner Transfert à l’aéroport de Cusco pour un court vol à destination de Lima puis la connexion avec le vol international de départ (départ le 30 août à 23h30).

Départ le 30/08 de Lima Arrivée le 31/08 à NYC à 08h30

Nuit à l'hotel http://www1.hilton.com/...O1P0U2XTQSCSGBIUMVCQ

Départ le 01/09 de NYC à 11h30 Arrivée à Zurich le 02/09 à 08h00
Trajet en voiture Djerba-Ksar Guilane? English translation pending
by Bibiche4182 · 2010-03-23 · 21 replies
Bonjour,

je vais à Djerba fin Mai et j'ai envie de bouger un peu.

j'aimerai aller à Ksar Guilane, j'ai une voiture de location.. je me pose quelques questions.

La route est -elle pratiquable jusqu'à l'oasis pour une voiture de tourisme...???

quel itinéraire dois-je emprunter ???

Le téléphone porte français capte-t-il sur place où y a-t-il moyen de téléphoner à partir d'une téléboutique sur place ?

Pour dormir une nuit pas trop chère sur place ?? quels moyens ???

merci pour votre aide..

boussa
Croisière sur la Riviera mexicaine: excursions à faire? English translation pending
by Topusa · 2010-03-23 · 7 replies
Bonjour à tous, Notre prochaine croisière fera escale à Cabo San Lucas, Mazatlan, Acapulco, Ixtapa et Puerto Vallarta.Nous n'avons jamais visité le Mexique de ce côté du pays.Avez vous des excirsions à me conseiller?Que devons-nous voir absolument? Merci pour vos conseils
Retour de l'hôtel Barcelo Dominican Beach, Punta Cana (mars 2010) English translation pending
by Jucy · 2010-03-22 · 3 replies
bonjour à tous ; je souhaite vous faire part de mon expérience : séjour à deux "all inclusive" une semaine à l'hôtel (resort) BARCELO DOMINICAN. Le lieu est très beau, superbes jardins, mer et plage comme sur les cartes postales. C'est ensuite que ça se gâte : les batiments sont très sonores et le service, qu'il soit pour les chambres ou les restaurants, est consternant : je ne sais pas si, comme le dit une autre personne : "ils sont débordés", mais honnêtement je ne pense pas : j'ai vu nombre de repas, matin ou midi, où il y avait peu de monde, mais en tous cas, il manque toujours quelque chose, les boissons arrivent après le repas si vous ne demandez pas au moins trois fois, les serviettes dans les chambres sont oubliées mais vous ne le voyez qu'en rentrant ...vers 22 heures ! etc...Je veux préciser que j'ai l'habitude de ces voyages, et que j'ai le plus grand respect pour les gens qui y travaillent. Je n'attends pas non plus "la lune" de ces voyages, mais il y a des limites, qui ont largement été atteintes comme je vais l'expliquer. En effet, les petits reproches ci-dessus ne sont rien en comparaison de ce qui suit. Pour en finir avec le générique, disons que les repas au principal restaurant sont corrects, sans grande saveur et répétitifs, mais ce n'est pour moi pas essentiel. On peut faire ce constat pour touts les hôtels type "complexe" que je connais.

Le pire a été la fatigue générée par la présence d'étudiants américains puisque nous sommes "tombées" sur la semaine (ou l'une des semaines ?) des étudiants. Et là : grand festival ! Les piscines -surtout bien sûr la plus grande et belle - squattées par des colonies de jeunes hurleurs, musique techno audible à 200 m (ben oui : c'est de la techno !), agglutinés au bar qui est dans la piscine, renversant régulièrement le contenu du verre dans l'eau...🙁La nuit c'est plus achevé : ils ont déversé le contenu du bar dans la piscine, avant de jouer au foot...avec un des canards VIVANTS bien sûr ! 🏴‍☠️ Ensuite nous avons eu droit à divers règlements de compte alcoolisés, diverses vomissures jusque dans le hall d'accueil, et pour clore en beauté : la porte vitrée de notre bâtiment a volé en éclats, quelqu'un a été blessé et il y avait du sang sur la hauteur de deux étages...qui n'a pas été nettoyé pendant trois jours !Après, je ne sais pas : on est rentrées ; il y est peut-être encore?😕

Nous étions de nombreux français, nous avons demandé à changer de bâtiment mais on nous a répondu que ce serait la même chose...de fait, les gens nous l'ont confirmé : tous les bâtiments étaient touchés, sauf peut-être le bloc 9, mais l'hôtel ne pouvait pas y loger tous les non-fêtards ! En fait, j'en veux surtout au TOUR OPERATOR qui ne peut pas ignorer ces manifestations mais continue à vendre des séjours dans cet hôtel à cette période ! peut-être n'est ce pas le seul hôtel de cette zone touché, mais alors pourquoi ne pas procéder comme certains organismes qui proposent des hôtels pour les jeunes étudiants et d'autres hôtels pour les autres gens ? J'ai horreur de la ségrégation sous toutes ses formes, mais je suis sûre que si on donnait le choix à ces jeunes, ils choisiraient d'eux-mêmes cette solution !

Toujours est-il que tous les français (et probablement les autres nationalités aussi) ont déposé une réclamation auprès du correspondant du tour operator, et que nous comptons suivre cela de près : nous ne sommes pas très riches, on a dû économiser pour se payer le soleil à la sortie de l'hiver et on rentre très fatiguées : nous n'avons jamais eu une nuit correcte !

PLUS JAMAIS CA ! Je préfère ne pas partir ! En conclusion, je vous conseille de toujours vous renseigner avant de réserver si vous ne voulez pas vous trouver piégés ! </htm
Circuit de seize jours dans l'ouest des États-Unis cet été avec ma fille de 15 ans English translation pending
by Isabelambre · 2010-03-17 · 15 replies
🙂 Bonjour à tous,

J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :

Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).

JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).

JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).

JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.

JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.

JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).

JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.

JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).

JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.

JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).

JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.

JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino

JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.

JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.

JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.

Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).

POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.

INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.

Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?

J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
Circuit de douze jours en Indonésie cet été English translation pending
by Sophia2010 · 2010-03-15 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes intéressés pour visiter l'Indonésie cet été (pas possibilité de partir à d'autres dates :-( ), nous sommes pas du genre aventurier quand nous ne connaissons pas le pays. On a décidé de partir en circuit organisé par l'intermédiaire d'une agence. On nous a proposé ce circuit, vous semble t il bien? Merci pour vos avis ;-)

1er jour : PARIS / SINGAPOUR Envol pour Singapour. Ville état de 4 millions d’habitants, mariage de cultures diverses sur fond de modernité. Nuit à bord. 2e jour : SINGAPOUR Le matin, tour de la ville, China town, Little India, le jardin botanique et sa collection d’orchidées. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. 3e jour : SINGAPOUR / SOLO / PRAMBANAN / JOGJAKARTA Envol pour Solo. Visite de la ville de Solo et de son incontournable Palais du Sultan. Déjeuner et route vers Prambanan (inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO), qui constitue un merveilleux chef-d’œuvre de l’art hindou à Java, par son étendue et par la richesse de ses sculptures. Dîner. 4e jour : BOROBUDUR / SURABAYA Départ matinal pour Borobudur (inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO) (IXe siècle), le plus grand temple bouddhiste au monde, façonné de stupas et de fresques, qui surplombe des rizières et plantations émeraude. Retour à Jogjakarta pour déjeuner. Visite du village typique de Candiredjo. Route en train (1re classe climatisé) vers Surabaya. Dîner. 5e jour : SURABAYA / BROMO Visite matinale de la ville de Surabaya qui fut un important comptoir commercial hollandais dont témoignent quelques bâtiments anciens, puis route vers la grande mosquée. Déjeuner. Départ en direction de Pasuruan et balade autour de son vieux port. Route vers Bromo. Dîner. 6e jour : BROMO / KAWAH IJEN Départ avant l’aube en direction du mont Bromo, volcan sacré de Java qui domine cette région pour jouir des paysages extraordinaires au lever du soleil. Descente dans l’océan de sable pour visiter le cratère. Départ vers la côte est de Java. Déjeuner en route. Traversée de paysages superbes et installation à l’Ijen Resort, petit hôtel plein de charme avec vue sur les rizières en terrasse et le volcan Kawah Ijen. Dîner. 7e jour : KAWAH IJEN / BANYUWANGI / LOVINA Départ pour Banyuwangi, petite ville de la côte est de Java. Balade en cyclo-pousse pour visiter le marché central puis un temple chinois. Déjeuner. Traversée du détroit de Bali qui sépare les deux îles et route vers la petite station balnéaire de Lovina. Dîner. 8e jour : LOVINA / SANUR Découverte du centre de l’île qui abrite un ensemble de cratères et de lacs sur fond de végétation luxuriante. Arrêt au lac de Bedugul pour visiter son temple. Déjeuner. Continuation vers le sud pour visiter les célèbres temples de Mengwi et de Tanah Lot, ce dernier bâti sur un îlot rocheux face à l’océan Indien. Dîner à Sanur. 9e jour : SANUR / UBUD Route vers Gianyar à la découverte de son ancien monastère et de sa “grotte de l’éléphant” consacrée à la méditation. Promenade à travers les petits villages et les rizières taillées à flanc de collines en terrasses gigantesques. Visite d’un musée privé de marionnettes provenant de toutes les régions d’Indonésie. Accueil et déjeuner balinais, préparé par une famille brahmane. Après-midi libre pour faire les dernières emplettes et s’imprégner de l’ambiance de cette cité d’artistes. Retour en fin d’après-midi à Sanur. Dîner. 10e jour : SANUR Journée et déjeuner libres pour flâner à sa guise. Dîner. 11e jour : SANUR / PARIS Matinée et déjeuner libres. Départ pour l’aéroport de Denpasar en fin d’après-midi. Envol pour Paris. 12e jour : PARIS Arrivée à Paris
Bons plans de logement pour un circuit de deux semaines au Maroc? English translation pending
by Calhad · 2010-03-14 · 10 replies
Bonjour tout le monde, J'ai beau chercher sur le forum je n'arrive pas a trouver une réponse satisfaisainte.

Auriez-vous des bons plans pour loger 8 personnes pendant un circuit de 2 semaines au Maroc?

L'itinéraire n'est pas encore établi, j'imagine qu'il y ait de diférentes propositions pour chaque région, mais sur le plan géneral qu'elle est la façon la moin chere de passer une nuit au Maroc?

Hebérgement chez l'habitant, auberge, camping, toutes les propositions sont bonnes.

Merci, Attentivement Calhad
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-03-12 · 28 replies
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )

LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)

Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708



(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Deuxième partie

Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island

Mardi 26 mai

En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.

Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.

De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.

Mercredi 27 mai

Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.

Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !

Jeudi 28 mai

Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.

Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.

Vendredi 29 mai

Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...

Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.

Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.

La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…

Samedi 30 mai

Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.

A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.

Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.

Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...

Dimanche 31 mai

La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.

La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.

Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.

Lundi 1er juin

A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...

Mardi 2 juin

La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.

Mercredi 3 juin

C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...

Mercredi 3 juin (suite)

Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!

Mercredi 3 juin (suite)

Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...

Jeudi 4 juin (suite)

C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.

Jeudi 4 juin (suite)

A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.

Vendredi 5 juin

Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).

Samedi 6 juin

Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.

Samedi 6 juin (suite)

UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.

Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!

Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !

Dimanche 7 juin

Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).

Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.

Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.

Lundi 8 juin

Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Circuit complet en Égypte pour novembre 2010 en individuel English translation pending
by Visage · 2010-03-12 · 7 replies
bonjour, je voudrais faire un circuit en individuel en egypte en novembre , ne parlant pas ou tres tres peu l anglais , je recherche un guide francophone pour mon periple en egypte ou une agence egyptiene tres serieuse merci de me donner des infos (3 SEMAINES POUR FAIRE TOUTES L EGYPTES)DU 1 AU 22 NOVEMBRE.
Voyage aux États-Unis (San Diego, Los Angeles): guide, activités et location de voiture? English translation pending
by Jwascar · 2010-03-11 · 8 replies
Bonjour, je suis tout nouveau sur le forum. En fait, ça fait un bout que je lis les commentaires qu'ici sont exposés. Je trouve le site très bien, de plus d'être un répère très intéressant pour ceux qui allons en voyage.

En juin, plus précisement le 29, je pars en vacances aux États-Unis, accompagné. Je resterai là-bas jusqu'au 17 juillet. J'ai prévu d'avoir un budget de 2000$ et mon accompagnateur tout autant, donc en somme nous aurons au moins 4000$. Les places que nous feront sont le suivantes; San Diego, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Grand Canyon et Phoenix. Nous avons déjà réservé tous les hôtels ainsi que les places pour le Grand Canyon et Death Valley aussi. Pour Las Vegas on ira voir un show (tant qu'à y aller ^_^ ).

Mes questions sont les suivantes, est-ce que vous avez des activités intéressantes à faire à San Diego et los Angeles? C'est certain qu'on ira faire Universal Studios, profiter de la plage. Il y a t-il des activités que l'un d'entre-vous à déjà fait et qui pourrait être intéressante? Et côté restaurant ou endroits pour aller prendre un verre, est-ce que vous avez des suggestions?

Ensuite, il y a cette grande question qui me chicotte depuis plusieurs jours, est-ce possible trouver une compagnie de location de voiture pas trop dispendieuses? Présentement nous avons fait la réservation pour la durée de notre voyage (on la prend à San Diego et on la remet à Phoenix) et elle nous coûtera 700$. Est-ce que je pourrai trouver moins cher, si oui, où.

Et bon, concernant les guides en papier, je me suis procurer le Routard Californie 2010, est-ce un bon guide ou vous avez d'autres suggestions?

Merci d'avance, en espérant que quelqu'un pourra me donner quelques tips.

:)😉
Voyage dépaysant pour débutants à vélo? English translation pending
by Subrosa · 2010-03-10 · 11 replies
Bonjour !

Tout d'abord pour information j'ai 18 ans et je suis étudiant. Comme tout bon collégien je prépare mon travail de maturité... et avec 2 amies nous avons eu l'idée de faire un voyage à vélo de 1 à 2 semaines . Seulement voilà, nous ne savons pas dans quoi nous lancer. Nous aimerions faire un voyage un peu depaysant mais n'étant pas des habitués de voyage à vélo nous ne savons pas trop quels pays choisir. Est-ce que quelqu'un pourrait nous conseiller ? Ou nous donner des adresses de sites pouvant nous aider ?
Itinéraire pour quinze jours aux Philippines: plongée, tarsiers, plages, etc? English translation pending
by Kalani · 2010-03-10 · 8 replies
Bonjour,

Nous prévoyons de partir 2 semaines aux philipinnes en avril et comme tjs, c'est trop court pour tout voir et il faut faire des choix...

Avant toute chose, voici ce que nous recherchons: paysages de cartes postales, plongées (snorkeling et bouteilles) pour voir des tortues, dauphins , requins etc..., activités aquatiques (kayak, wakeboard, kitesurf) et voir la faune (les tarsiers principalement).

Voici donc les endroits retenus:

Naga: un des plus beau parc de wakeboard du monde

Boracay: plages, activités aquatiques, snorkeling?

Bohol: voir les tarsiers. ils ne sont présents que sur Bohol?

Palawan: paysages, kayak, plages et plongée

Que pensez-vous de ce choix?

Pour aller d'un endroit à l'autre, est-il necessaire de repasser par manille ou cebu (si deplacements en avion pour gagner du temps)?

Comment organiser tout ça? nb de jours sur chaque ile?

N'hesitez pas à faire vos commentaires et à nous donner votre avis et vos conseils.

Merci à tous pour votre aide.
Retour déçu de Chiang Khan en Thaïlande English translation pending
by Banthat · 2010-03-09 · 15 replies
La province de Loei est une des plus vastes de Thaïlande et regorge de quantité de sites à visiter. Or les guides ne parlent quasiment toujours que de la petite ville de Chiang Khan. En fait ce village dispose d'une rue touristique bordant le Mekong. Cette rue regroupe un ensemble de vieille maisons traditionnelles en bois où les "home stay", "guesthouse", petits restos et boutiques de souvenirs se succèdent sur quelques centaines de mètres. Rien n'est proposé si ce n'est la location de vélos et de motos. Pas l'idéal pour une province de 11.500 kilomètres carrés dont les principales attractions se situent à l'intérieur et non pas sur les berges du Mekong. Ce qui est encore plus décevant c'est qu'ils ont un peu pèté les plombs dans cette rue depuis que la télévision est venue il y a six mois amenant par la suite son flot de touristes thaïs pour les week end. Tout le monde s'est mis à faire de la location touristique et les prix on été multiplié par trois pour une qualité qui laisse souvent bien à désirer. Déjà qu'à la base je trouvais les gens un peu froids dans cette rue mais maintenant c'est vraiment devenu n'importe quoi. De plus à 21H00 à tout cassé vous risquez de déambulmer dans des rues désertes et vide de la moindre animation. Donc pour ma part je déconseille vivement de loger là bas, cela n'a plus rien à voir avec ce que les guides lonely ou routard décrivent. Préférez de loin la ville de Loei où vous pourrez trouver des hôtels très corrects à partir de 380 bahts (il y a même un hôtel du groupe "amari" avec grande piscine et des chambres à 800 bahts). Pour ce qui est du village de Chiang Khan faites juste le crochet au cours d'une excursion, éventuellement pour voir le soleil se coucher sur le Mekong. Ensuite retour sur la ville de Loei où vous avez quantité de restaurants ainsi que quelques bars avec animation musicale.
Qu'est-ce que les Argentins pourraient aimer de la France? English translation pending
by Pouss74 · 2010-03-08 · 12 replies
bonjour,

je suis français marié à une argentine et nous voudrions retourner vivre en Argentine à Corrientes et ouvrir un commerce de service, de restauration ou d'importation. L'idée est encore très vague et c'est pour cela que je suis ouvert à toute idée; qu'est ce qu'un argentin pourrait aimer et s'habituier de la culture française ou encore quel service avons nous en France et que l'Argentine n'a pas ou peu ? tel est la question

merci pour vos idées

ça m'interesserai beaucoup de tchater avec des expat qui ont montés leur boite

cordialement

Patrick
Passage seule de la frontière Israël - Cisjordanie? English translation pending
by Enroute31 · 2010-03-07 · 35 replies
Bonjour à tous!

Je m'adresse aux personnes ayant voyagé en israel et passé la frontière pour la cisjordanie récemment. J'hésite à partir seule et je me demandais si on causait des problèmes aux touristes voulant passer la frontière ainsi que sur l'accueil des israeliens et des cisjordaniens. Quelqu'un pourrait il me conseiller? Merci de vos réponses!!
Voyage à Kingston et à l'hôtel Riu Negril en Jamaïque English translation pending
by Briques123 · 2010-03-07 · 11 replies
Nous partons a Negril du 4 au 18 jours . Mon mari souhaiterais se rendre surla tombe de bob MArley et aller a kingston est ce possible quand sejourne au riu negril a negril ???*

le soir sur la plage il y a til des soirée typique jamaicaine.????

merci pour vos reponse sandrine*
De retour du Mereenie Loop, Red Center, Australie English translation pending
by Clima · 2010-03-07 · 2 replies
Bonjour à tous,

nous rentrons d'un petit séjour en Oz et voulions vous tenir au courant. Atterrissant à Alice Springs, nous voulions aller dormir à Kings Canyon le premier soir en passant par le Mereenie Loop. Nous avons donc loué un 4x4. Il faut savoir que le 4x4 n'est absolument pas nécessaire pour faire cette piste, loin de là. Elle est extrêmement bien entretenue, nous avons d'ailleurs croisé 2 fois la DDE locale en trois jours. C'est en effet une piste qui sert à la compagnie Mereenie, d'ou l'entretien. Bien sur, je ne m'engage pas en cas de pluie. Cela dit, les loueurs vous obligent à réserver un 4X4, mais pas n'importe lequel, nous l'avons appris à nos dépends: en effet, notre 4x4, Mitsubishi Outlander, le 1er de sa catégorie, n'était pas suffisant, on nous a dit: c'est un 4x4 qui n'est pas autorisé à prendre les pistes 4x4 !!! D'ailleurs, la catégorie supérieure, non plus, ni celle d'après, en fait, les seuls 4x4 autorisé à prendre les pistes soi disant 4x4, sont ceux les plus chers, après, vous louez une roll royce !!! Le plus gênant, c'est qu'à l'aéroport, le gars n'a rien voulu savoir et nous a expliqué que nous aurions du lire en entier le contrat de loc, qui précisait bien que nous ne devions pas nous attendre à être autorisé à faire de la piste... Bon, nous avons pris le risque de faire le Mereenie loop sans assurance, en croisant les doigts pour ne pas tomber en rade au milieu, et bien nous en a pris: si vous avez déjà conduit au Maroc, au Costa Rica ou au Mexique, alors vous allez bien rigoler en voyant cette piste de 3 voies de large, si belle et si plate!!!! Dernier petit conseil, si vous voulez faire le tour habituel Alice Springs, Kings Canyon, Uluru et retour, prenez une location Km illimité car nous, on a frôlé les 1 500km! D'ailleurs, 3 nuits ( 1 à Kings Canyon, 1 à Uluru et 1 à ASP avnt le vol du lendemain) suffisent, certes en courant un peu. Alice Springs joue très bien son rôle de base de départ, on y trouve tout et surtout les filets à mouches ( 6 $ environ chez coles) INDISPENSABLES !!!!

On s'est régalé, profitez en bien à votre tour!

Clima

PS: le cratère est absolument facile d'accès lui aussi, mais moins intéressant....
Hôtels Crowne Plaza à Port Ghalib et Sofitel à Louxor? English translation pending
by Superflore15 · 2010-03-06 · 8 replies
nous partons avec fram cet été en egypte.qui connait le crowne plaza a port ghalib et le sofitel a louxor merci pour vos impressions.
Au jour le jour aux Philippines du 18 janvier au 24 février 2010 English translation pending
by BriMg · 2010-03-05 · 34 replies
- Arrivée à Manille à 24 h : depuis Paris en passant par Londres et Hong Kong avec British Airway, puis entre HG et Manille la compagnie Cathay Pacific pour 751 €. Nous avons regretté de ne pas avoir fait escale à Hong Kong : magnifique baie aux côtes très découpées, immeubles illuminés en bord de mer. Grâce aux 6 h d'escale, nous avons cependant pu aller faire un tour en ville avec le train depuis l'aéroport (tarif : 10 dollars A/R). - Le reste de la nuit s'est passé sur les bancs de l'aéroport Naia Terminal 2 (en compagnie de nombreux Philippins) en attendant le vol pour Legaspi à 6 h du matin. (Philippines Airlines pour 1700 PHP aller simple + 200 PHP taxe aéroportuaire). - Nous avons été pris en charge par un chef cuisinier philippin qui nous a conduit à l'hôtel et invité à dîner chez des amis restaurateurs (très bonne cuisine italienne !!! chez Mr D's Barriara Obrera Tél. 4809892). - LEGASPI et le MAYON. Au départ, la ville nous a paru sale, bruyante... au final, elle demeure l'une des villes les plus attachantes : authenticité et rares touristes ; nous avons particulièrement apprécié : le ballet incessant de magnifiques jeepneys, le marché central superbe, l'animation nocturne autour de la place d'où partent les bus, le Mayon qui a bien voulu se dévoiler qq instants, le marché aux poissons près du port, l'église de Daraga... - Hébergement au Legaspi Tourist Inn, bien placé en centre ville, simple : chambre single avec ventilo à 600 PHP et 1200 PHP pour une chambre double climatisée avec TV, salon. - Voir aussi Embarcadero : supérettes, restaurants (Gerry's Grill notamment) en bord de mer, face au Mayon et au port.
Auxerre à Decize en suivant le canal du Nivernais à VTC English translation pending
by Fck77 · 2010-03-04 · 8 replies
Bonjour, je souhaite effectuer Auxerre/Decize en suivant le canal du nivernais en vtc (fin avril) (en autonomie), et je cherche des renseignements concernant ce trajet (état des revêtements, hébergement, ravitaillement, difficultés particulières), ils semblerait que les campings sur le trajet n'ouvrent qu'à partir du 1er mai. Merci de me faire parvenir vos expérience. Franck.
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
by Madikéra · 2010-03-01 · 1063 replies
Bonjour,

Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.

Bonne prochaine venue dans nos îles.
Costa Rica du 17 au 27 mars: météo, change d'argent? English translation pending
by Hatschepsout · 2010-03-01 · 6 replies
bonjour à tous, je pars en voyage organisé et oui je suis seule(veuve depuis 9 mois nous faisions beaucoup de chose à deux) et à 56 ans je choisis de partir de cette façon.Je fais San josé, izaru, cartago , vallée d'orosi, tortuguéro, volcan arénal, rinçon de la vieja. Comment est la météo en cette période? Faut-il s' habiller chaudement le matin et faire l'oignon en cour de journée ? On me conseille le traitement anti paludéen ? Pour le soir dans le hotels faut-il être en tenue un peu habillée et comment est la température le soir ? Je ne veut pas me charger inutilement .J'ai de bonne chaussures de marche, poncho, coupe -vent.On me conseille aussi pantalon long, tee shirt manche, produit anti monstiques ect!! Pour l'argent le change Euro en dollars ? sur place ou à l'aéroport d' Orly ? on peut-on garder les euros pour payer sur place? J'attends de vous tous compréhension et gentillesse, car je n'est encore rien préparé et le départ approche et de partir seule cela m'angoisse un peu? merci d'avance j'ouvrirais le site de manière régulière pour voir les réponses. Hatschepsout
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Petit compte rendu de notre tour à San Francisco, Las Vegas et ses environs English translation pending
by Mailys83 · 2010-02-26 · 3 replies
Bonjour!!

Tout d'abord merci a tout ceux qui contribuent a ce forum. Grace a vous je n'ai meme pas eu besoin d'acheter de guide ;-) j'ai trouvé ce site vraiment pratique, j'ai pu organiser mes vacances un minimum, (il fallait bien décider ou on allait aller et a peu pres dans quel ordre car il fallait réserver des hotels et prévoir un budget..), mais tout en gardant une bonne part de surprise, sans voir trop de photos ni lire trop d'infos, mais tout en sachant qu'on n'allait pas etre décus.

si ca peut en aider d'autres, voici un compte rendu de ce que nous avons vu et fait, pourquoi, comment et pour combien.. c'etait en septembre dernier, j'ai pris mon temps pour ecrire ce compte-rendu!

nous avions une contrainte de temps: nous passions les deux week-ends de notre séjour a San Francisco (ou au moins y passer prendre nos amis en voiture) car nous visitions des personnes la bas, pendant la semaine nos amis travaillaient donc nous avions 5 jours a occuper ( + un lundi et un mardi matin..)

nous avons décidé de ne pas aller a Los Angeles, ca aurait pris trop de temps pour pas enormement de choses qui nous faisaient envie.

nous voulions faire un tour a Las Vegas, pour le fun, et en profiter pour voyager un peu autour, il a fallu faire des choix et c'était difficile :-( on a privilégié les canyons, pensant que ce genre de paysages n'existe pratiquement pas en Europe. Mais nous n'avons pas pu voir Death Valley, ni Lake Tahoe (snif), ni Bryce Cayon, ni les Arches (il faudrait des mois pour tout faire!!)...

Premier week-end: San Francisco! nous n'avons pas trop fait de choses touristiques car nous voulions surtout profiter de nos amis, a part Pier 69 et les lions de mer. A part les lions de mer ce lieu ne comporte que des restos (on s'y attendait mais c'est vraiment tres tres touristique!). San Francisco nous a conquis, c'est si agréable de s'y promener, a pieds ou en bus, on logeait dans Mission district, qui est tres latino et dont les murs sont recouvert de fresques, l'ambiance est unique, tres jeune, tres multiculturelle, on a beaucoup aimé les promenades dans Golden Gate Park, la colline de Buena Vista Park ou encore sur les plages (trop souvent dans le brouillard malheureusement), les petits restos, etc aucune maison ne ressemble a sa voisine dans Mission District, les jardins sont heteroclites, les collines environnantes donnent beaucoup de charme aux vues sur la ville. on n'a pas eu le temps de visiter Alcatraz (il faut reserver a l'avance sur internet!).

lundi: départ pour Las Vegas! on y est allé en avion avec Southwest Airlines (pour 180$ l'aller retour), on y serait bien alles en voiture mais ca nous aurait pris trop de temps. visite du strip nord, buffet au Bellagio (pas mal du tout, 40$), nuit au Ceasar Palace (plein milieu du strip, un peu defraichi, rien de spécial, enfin surtout par rapport a l'hotel qu'on fera ensuite...), pour 110$ la chambre de 2.

mardi matin: départ pour Zion! la location de voiture nous a couté 280$ pour 3 jours (avec Advantage), l'essence ne coute pratiquement rien... (35$ le plein..), par contre attention y a pas beaucoup de stations services au beau milieu de l'Arizona ;-) Zion est tres beau, l'entrée dans le parc coute 25$, la route est magnifique, ensuite on a roulé jusqu'a Page, la route était super chouette encore. Les paysages sont grandioses mais changent assez souvent, ce n'est pas monotone du tout par rapport a d'autres routes qu'on fera plus tard (comme pour aller du grand canyon a las vegas..) On a eu le temps de voir le coucher de soleil sur le lac Powell (depuis le haut d'une petite colline, il est indique qu'il y a une "scenic view" et c'est vraiment splendide!). Nous avons passe la nuit dans un motel (70$) (chez Lulu, c'etait sympa ils font un barbeuk tous les soirs, c'est bonne ambiance a l'americaine..)

mercredi matin: visite d'Antelope canyon, splendide! malheureusement on a raté les puits de lumiere (il faut y etre a une certaine heure) mais c'etait tout de meme tres beau. On y est alle avec une compagnie qui partait de Page alors qu'en fait je crois qu'il est possible d'y aller tout seul, j'avais eu l'impression que non. Nous etions tot le matin, dans le premier creneau, et le canyon etait deja plein! je n'ose pas imaginer ce que c'est en milieu de journee.. puis on s'est baignés dans le lac Powell, depuis une "beach" accessible juste a coté du barage, coté ville, on était seuls au monde, il faisait chaud, on accedait au lac en descendant sur la roche rouge bien particuliere de ce lieu qui s'effeuille en strates tres fines :-) j'ai adoré cet endroit! on a ensuite vu le "horseshoe bend" (tres impressionnant) et on a roulé jusqu'a Monument Valley. nous avions hesité a inclure Monument Valley dans notre parcours, ca faisait faire un bon détour, mais on n'a vraiment pas regretté! la route pour y aller depuis Zion en passant par Page est tres belle j'ai trouvé, et le parc est completement unique, j'ai tout simplement adoré cet endroit! ensuite on a roulé jusque vers Tusayan ou nous avions un motel, (80$) en passant par le Grand Canyon parc (on a eu le temps de voir la fin du coucher de soleil.. :-) ) grosse journée...

jeudi matin tot: l'Imperial Tour avec les helicopteres Papillon, 160$ par personne, tout simplement génial. je pense que ca les vaut carrément les 160$.. puis retour a Vegas pour visiter le reste du strip, nuit au MGM Signature, que nous avons adoré... vraiment super pour se reposer de notre périple, jacuzzi, superbe lit, belle chambre, peignoirs, piscines en pagaille, etc :-D. c'est pas directement sur le Strip mais franchement on s'en fichait. 140$ la nuit + 20$ de services inclus automatiquement dans le prix.

vendredi: retour a San Francisco en avion et location d'une autre voiture la bas, beaucoup plus cher! 570$ pour 4 jours (chez Alamo), heureusement on allait etre 5 dedans...

samedi matin tot: départ pour Yosemite, nous y avons campé. Nous sommes allés dans un camping assez en hauteur (bridalveil creek), a une heure de Yosemite village, on a pu faire une rando sans rencontrer personne (c'était tres bien, car Yosemite est tres tres visité j'ai l'impression!!! c'est carrement la queue leu leu a certains endroits il parait), donc mon conseil: roulez un peu plus longtemps pour avoir la paix! c'est superbe, mais ce n'est pas aussi depaysant que les canyons (si on n'avait pu en faire qu'un des deux, j'aurais choisi sans regrets les canyons)

dimanche: visite du parc aux Sequoias, et retour a San Francisco

lundi: petit tour en voiture du coté de santa Cruz, par la Highway 1, il ya plein de petites plages, c'est tres sympa, puis demi tour vers le nord, traversée du Golden Gate Bridge et ballade sur Stinton Beach, tres tres sympa aussi.

puis c'etait l'heure de rentrer, snif snif 😉

Voila voila, vivement les prochaines vacances maintenant!
Aller au Saguenay en kayak ou en bateau depuis Tadoussac? English translation pending
by Virginie35 · 2010-02-25 · 7 replies
Bonjour, Avec mon ami nous partirons (enfin!) au Québec en septembre prochain! Notre programme est presque fait, pendant notre séjour nous aimerions voir le Fjord du Saguenay mais nous hésitons encore. Nous avons vu qu'il est possible d'aller en Kayak jusqu'au Fjord en partant de l'Anse-St-Jean mais une croisière est aussi possible depuis Tadoussac. Nous sommes plutôt tentés par le kayak mais nous aimerions tout de même avoir des avis de personnes habitant la région ou ayant déjà fait une de ses excursions, l'intérêt pour nous étant en partie de voir des baleines ou béluga lors de ces ballades. Merci à vous! 🙂 Vi.
Expérience étrange au Cameroun English translation pending
by Virginievach · 2010-02-25 · 28 replies
Bonsoir à tous, Je reviens de 15 jours en sac à dos au Cameroun, et à Douala, le dernier jour, j'ai été assaillie de propositions de partenariats commerciaux par des revendeurs d'objets artisanaux sur le marché aux fleurs. J'avais beau leur dire que j'habite dans un bled, que je n'ai aucun goût pour le business, au contraire ils me rétorquaient que c'était des gens comme moi qu'ils cherchaient car les businessmen sont des escrocs et les simples touristes sont plus honnêtes. Je me suis bien gardée d'accepter quoi que ce soit mais leur insistance m'a laissée perplexe. Tous racontaient la même histoire, grand-père gravement malade, village détruit par une inondation, fratrie orpheline à charge, besoin d'argent immédiat. Avez-vous connaissance d'histoires similaires? Codialement, Virginie
Itinéraire en Afrique du Sud du 4 au 18 avril? English translation pending
by Estebancuba · 2010-02-25 · 14 replies
bonjour nous partons à 2 du 4 au18 AVR arrivèe et depart de jnb nous voulons quitter direct jnb vaut il mieux reserver une voiture par internet ou voir à l'arrivèe ?, quelle compagnie? pouvons nous en quittant aeroport vers 15H etre vers blyde river avant la nuit si quelqu'un peut nous guider sur un itineraire bien sure pour voir animaux mais aussi nature pour marcher faire du velo voir des rivieres avec quelques jours kruger (que reserver sur quel site)merci de nous aider faut il a tout prix un permis internationnal
Circuit couleur Ceylan ou Nivadu? (Sri Lanka) English translation pending
by Cydric69 · 2010-02-23 · 1 reply
Bonjour,

préparant notre voyage de noce, nous souhaiterions partir au Sri Lanka. 2 circuits nous sont proposés:

Le Ceylan: Jour 1 : Colombo - Pinawella - Habarana, Giritale ou Dambulla (245 km environ) Le matin, accueil à l'aéroport par votre chauffeur et départ pour Habarana ou Giritale, au coeur des anciennes capitales. En route, visite de l'orphelinat des éléphants de Pinawella. Déjeuner et après-midi libre. Dîner et nuit au Chaya Village, à l'hôtel Deer Park ou au Kandalama hôtel (selon catégorie). Jour 2 : Polonnaruwa - Sigiriya Excursion à Polonnaruwa, ancienne capitale au bord d'un immense lac artificiel. Déjeuner et visite de la citadelle de Sigiriya, impressionnante forteresse naturelle de granit culminant à 200m où ont été peintes les célèbres fresques des « demoiselles de Sigiriya ». Dîner et nuit à Habarana, Giritale ou Dambulla. Jour 3 : Anuradhapura (85 km environ) Visite d'Anuradhapura, première capitale fondée au Vè siècle avant J. C. Déjeuner et retour à l'hôtel, dîner et nuit. Jour 4 : Habarana, Giritale - Dambulla - Matale - Kandy Le matin, visite des grottes et du temple d'Or aux magnifiques peintures murales de Dambulla puis arrêt au jardin d'épices de Matalé. Déjeuner et découverte de l'artisanat local avec ses ateliers de peinture sur batik et de sculpture sur bois. Continuation sur Kandy, ancienne capitale cinghalaise, située à 350m d'altitude. Visite du temple de Dalada Maligawa qui conserve la relique sacrée de la Dent de Bouddha. En soirée, spectacle de danses kandyennes. Dîner et nuit à l'hôtel Hill Top ou Earl's Regency (selon catégorie). Jour 5 : Kandy Poursuite de la visite de Kandy, déjeuner et découverte du jardin botanique de Peradeniya. Dîner et nuit à Kandy. Jour 6 : Kandy - Nuwara Eliya - Bandarawela ou Kandapola Route à travers collines, vallées, cascades, plantations de thé et jardins maraîchers, visite d'une plantation et d'une manufacture de thé et de Nuwara Eliya surnommée « la petite Angleterre ». Déjeuner puis continuation pour Bandarawela ou Kandapola. Dîner et nuit à l'hôtel Bandarawela ou Tea Factory (selon catégorie). Jour 7 : Ratnapura - Negombo ou Colombo Le matin, départ pour Negombo ou Colombo. Arrêt à Ratnapura, la cité des pierres précieuses et visite d'une mine et du musée. Déjeuner et continuation pour Negombo ou Colombo. Dîner et nuit à l'hôtel Brown's Beach ou au Mount Lavinia (selon catégorie).

ou le Nivadu: Jour 1 : Colombo - Dambulla Accueil à l’aéroport par votre chauffeur et départ pour Dambulla situé au coeur des anciennes capitales. Déjeuner a l`hôtel. Apres midi libre. Diner et nuit à l’hôtel Kandalama. Jour 2 : Dambulla - Polonnaruwa & Minneriya - Dambulla Excursion au site archéologique de Polonnaruwa où les Rois de Ceylan s’installèrent au XI ème siècle après avoir délaissé Anuradhapura. Au bord du lac de Parakrama vous découvrirez la statue du Roi Parakramabhu, son Palais et le Galpotha (livre de pierre mesurant 8 mètres), Déjeuner a Polonnaruwa. Visite d’un atelier de sculpture sur bois. Départ pour un safari-photo dans le Parc National de Minneriya. Diner et nuit à l’hôtel Kandalama. Jour 3 : Dambulla - Sigiriya - Dambulla Visite de la Citadelle de Sigiriya ou «Rocher du Lion. Diner et nuit à l’hôtel Kandalama. Jour 4 : Dambulla - Matale - Kandy Route à destination de Kandy via : *Dambulla et *Matalé. Déjeuner sur place. Arrêt dans un atelier d’impression de batiks. Tour d’orientation de Kandy, magnifiquement située à 350m d’altitude et bordée de collines, naturellement ordonnées autour du Lac. Visite du temple « Dalada Maligawa » qui conserve la relique sacrée de la Dent de Bouddha. En soirée, vous assisterez à un spectacle de danse classique Kandyen. Nuit au Kandy House. Jour 5 : Kandy - Peradeniya - Nuwara Eliya Visite des jardins botaniques royaux de Peradeniya. Balade en tuk tuk. Départ par la très belle et fameuse route du thé à destination de Nuwara Eliya. Visite de la manufacture et de la plantation de thé. Continuation jusqu’à Ramboda Falls par une route de montagne magnifique entourée de milliers de buissons de théiers verts. Déjeuner à Ramboda. Route pour Nuwara Eliya surnommée « Little England ». A l’arrivée à Nuwara Eliya, petite promenade dans cette charmante station. Transfert à l’hôtel et installation dans les chambres. Dîner et nuit à l’hôtel Tea Factory. Jour 6 : Nuwara Eliya - Horton Plains - Nuwara Eliya Après le petit déjeuner, départ en jeep pour Horton Plains. Horton Plains fait partie d’une réserve naturelle située à plus de 2 100 m d’altitude. La route traverse un paysage de montagne étonnant. Déjeuner pique-nique. Trek de 3 heures dans la région pour visite « World’s end ». Retour à l’hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel Tea Factory. Jour 7 : Nuwara Eliya - Kithulgala - Colombo Petit déjeuner à l’hôtel. Départ pour Colombo via Kithulgala. Déjeuner à Kithulgala Rest. Continuation vers Colombo et visite de la ville. Dîner et Nuit à l’hôtel Galle face ou similaire.

J'ai beau lire pleins de forums et de sites, on n'arrive pas à se décider. Sachant qu'après nous partons aux Maldives, nous ne souhaitons pas faire de farniente à la plage.

Merci de votre aide.

Cydric

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