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Visiter les plus beaux coins de la Guadeloupe English translation pending
by Marijanick · 2016-11-19 · 20 replies
nous irons en couple une semaine en janvier en Guadeloupe. Ce sera la première fois et bien que ce soit court nous aimerions visiter les plus beaux coins tout en étant sédentaire pour l'hébergement. Où nous conseillez vous de séjourner ? que faut il voir et ne pas rater sur l'ile ? merci pour vos conseils et partages
Voyage en Ontario et au Québec English translation pending
by Alliautama · 2016-10-22 · 19 replies
Bonjour à tous,

Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps de rédiger des carnets de voyage qui m'ont aidée à préparer notre périple au Canada. Nous comptons, mon mari et moi, partir entre la mi-mai et la mi-juin. J'ai privilégié de petits trajets, comme le long du Chemin du Roy, car nous voulons profiter de nos étapes en arrivant dans l'après-midi à notre hébergement et nous ménager un temps de repos. Grâce notamment à Mimimicha, Marimijean et Titti77310, j'ai listé ce que nous voulions faire ou voir, mais toutes les suggestions sont les bienvenues, surtout pour des endroits non répertoriés dans les guides ...

J1: Toulouse-Toronto - logement à Oakville J2: Oakville - Niagara on the Lake - Niagara Falls J3: Niagara - Toronto J4: Toronto J5: Toronto - Kingston (matinée à Toronto et croisière des Mille-Iles en fin d'après-midi) J6: Kingston (Fort Henry, Heritage Museum of Thousand Islands) J7: Kingston - Ottawa (Upper Canada Village en chemin et Musée de l'Aviation à Ottawa) J8: Ottawa J9: Ottawa - Khanawake - Montréal J10: Montréal J11: Montréal J12: Montréal - Trois-Rivières par le Chemin du Roy J13: Trois-Rivières - Cap-Santé (après-midi repos") J14: Cap-Santé - Ste-Anne de Beaupré (circuit de l'Ile d'Orléans et chute Montmorency) J15: Sainte-Anne - Saint-Siméon (Canyon Ste-Anne, Baie St-Paul, Malbaie) J16: Excursion jusqu'à L'Anse St-Jean et "croisière" sur le fjord jusqu'à Ste-Rose du Nord) J17 : St-Siméon - Les Escoumins via traversier (Baie Ste-Catherine, Tadoussac) J18: Les Escoumins ( croisières "baleines", les Bergeronnes et repos J19: Les Escoumins - Baie Comeau et traversier pour Matane J20: Matane - Carleton (lac Matapédia, Bataille de la Restigouche, Pointe à la Croix) J21: Carleton - Percé (Musée Acadien de Bonaventure, Paspébiac), Port Daniel-Gascons J22: Percé - Gaspé (Croisière Ile Bonaventure - Rivière aux Emeraudes) J23: Gaspé - Cloridorme (Parc du Forillon, Rivière-au-Renard) J24: Cloridorme - Ste-Anne des Monts J25: Parc de la Gaspésie, Exploramer (réouvert?) J26: Ste-Anne des Monts - Rimouski (Jardins de Métis, Musée de Pte au Père) J27: Rimouski - Notre-Dame du Portage (Parc du Bic, l'Ile-Verte, Cacouna) J28: Notre-dame - Québec (Kamouraska, Pte aux Orignaux, St-Jean Port Joli) J29: Québec J30: Québec J31: Wendake et route vers l'aéroport de Montreal. Départ en soirée pour la France.

Qu'en pensez-vous? J'attends vos remarques et suggestions avec impatience.
Costa Magica: accès à l'espace thermal et restaurant-dédié Perla Diamante English translation pending
by Camille4948 · 2016-10-13 · 67 replies
Bonjour à tous,

J'ai réservé pour juin 2017 une suite "Deluxe" sur le Costa Magica, me donnant un accès à l'espace thermal "Gratuit 1 journée". Je me demande ce que cela comprend : douches, massages, soins ? ou si c'est une visite avec pub pour la vente de soins, de produits ? Je me méfie de cette gratuité !

Le restaurant-dédié Perla Diamante est situé dans une "zône"au Smeralda ou au Portofino ? les repas sont-ils meilleurs ? table de 2 ? nous avons les animations (soirée italienne........) ?

Cordialement

Camille😊😊😊
Parc animaux + Lesotho + plages English translation pending
by Sam5975 · 2016-09-27 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageaons d'aller en Afr du Sud à Noël afin de visiter le nord et l'est. Nous pensiosn aller dans une réserve au nord de Jobourg, puis faire la route vers l'est, à travers le lesotho, pour finir sur la cote de l'ocean indien.

Qu'en pensez vous ? est ce un bel itineraire, interessant avec des enfants ?

Nous avons deja visité le cap et la garden route l'an passé.

Merci d'avance pour vos conseils /tuyaux.

Sam.
Renseignements sur l'Est malgache English translation pending
by Lisox · 2016-06-23 · 41 replies
Bonjour,

je finalise mon voyage à Madagascar (nous partons à deux), mais j'ai encore une flopée de questions pour lesquelles je n'arrive pas à avoir de réponse, concernant l'est du pays. Je me suis dit que je pourrais bénéficier des excellents conseils et de la chaleur du forum :).

Nous allons consacrer une petite quinzaine de jours (ou un peu moins) à l'est (avant de repartir vers l'ouest, mais c'est une autre histoire), dont une partie sera dévouée à Sainte-Marie. Mes questions portent sur des sujets assez divers, afin de m'organiser un peu mieux :

- tout d'abord, le trajet Tana-Tamatave : j'ai lu un peu partout qu'il était déconseillé de voyager de nuit (encore que les avis semblent différer). Arrivant vers 14h à Tana (et repassant quelques jours par la capitale à la fin du séjour), nous n'avons pas forcément envie d'y passer une nuit (et de payer un hôtel). Nous avons vu l'existence d'une compagnie "premium" de TB vers Tamatave (Cotisse). Leurs véhicules semblent secure. Pensez-vous déraisonnable de prendre le TB qui part à 19h (environ), que ce soit pour les dangers de conduite et/ou des dangers liés aux "attaques" ? Et si non, est-il plus raisonnable de réserver ? (j'ai vu que c'était possible par téléphone).

- ensuite, une fois dans l'est (et hors de Sainte-Marie), nous voudrions vraiment faire une des forêts humides en randonnée (ce genre de paysage fait absolument rêver je trouve). Donc il était prévu de remonter, en TB et à pied si nécessaire, vers Mananara (au plus loin, pas le temps d'aller à Maroantsetra et au Masoala, dommage...). La côte a l'air magnifique, et le parc de Mananara nord, accessible depuis Antanambe/Sahasoa, semblait tout indiqué... jusqu'à ce que je lise sur le site du Lonely Planet (ici) que le parc n'était pas intéressant, qu'il ne valait pas le coup d'y aller, etc. Comme ça a l'air d'être un peu l'aventure dans ce coin (difficile d'accès avec les TB, pas sûr de trouver des places pour repartir, 2h de marche pour atteindre le parc, quasiment aucun visiteur, etc.), je voulais juste savoir si vous aviez des retours (ou une exp) sur la qualité du parc. En gros, est-ce que ça "vaut le coup" (désolé pour la trivialité) ?... (Je précise que je parle du parc terrestre, pas du parc marin, qui a vraiment l'air magnifique, mais compliqué à organiser.) En fait, comme on part dans le nord-ouest après, le parc de la montagne d'Ambre semble offrir une biosphère assez équivalente (forêt humide), donc hésitation...

- enfin, dernière question : les bateaux entre Sainte-Marie et Manompana sont-ils à proscrire absolument en cette période ? (Je me doute déjà de la réponse, mais ça éviterait de faire l'aller-retour Soanierana-Sahasoa par la terre.)

Merci beaucoup :).
Ariège avec un camping-car English translation pending
by Sophrologie · 2016-04-30 · 14 replies
🙂 Bonjour. Nous envisageons de visiter l'ARIEGES cet été, au mois de juillet, avec notre camping car. J'ai vu une émission qui se passait à MIREPOIX et cette région a vraiment l'air magnifique. Avez-vous visité ce coin de France ? Quels sont les conseils que vous donneriez ? Les routes ne sont-elles pas trop étroites/pentues pour faire cette région avec un camping car qui mesure 7m35 de long ? Y a-t'il beaucoup de campings dans le coin ? Toutes vos suggestions sont les bienvenues afin que je puisse préparer nos vacances. D'avance, je vous remercie😊
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland English translation pending
by Bluequark · 2016-04-18 · 199 replies
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland

Etablissement du parcours

L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.

Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.

Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :

Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France





Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.

Les hébergements

Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.

Bilan

Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Fêtes du Timkat en Éthiopie English translation pending
by Mjp · 2016-03-05 · 0 replies
Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante. Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)

08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.

09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.

10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.

11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!

12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.

13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.

14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.

15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.

16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.

17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.

18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.

19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.

20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.

21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.

22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.

23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
Agression sur trajet Tamatave - Tana English translation pending
by Soleiladeux · 2016-01-21 · 47 replies
je voulais simplement vous faire part de l'agression d'un ami revenant de st marie. Sur la route de Tamatave à Tana il a été agressé le 31/12 vers minuit à la pause des taxi-brousse destiné à prendre une collation. L'ensemble des occupants du véhicule dinaient à l'intérieur du restaurant pendant que je prenais l'air pour dégourdir mes jambes. Au bout de cinq minutes d'arret des individus éméchés sont venus poser des cales au taxi-brousse. Devant cette interrogation il a prévenu le chauffeur qui n'a pu que constater les faits. Etant le seul wahaza ils lui ont demandé tout l'argent disponible et devant son refus ils l'ont tabassé gravement. Il a pris un clou dans le ventre, de nombreuses contusions avec plaies et à été soigné en France. La conclusion est d'éviter de rouler la nuit
Retour du corridor de Dantzig English translation pending
by HaiTek · 2016-01-04 · 1 reply
Je suis parti de l’avant. Le soleil était déjà haut, quand le camion m’a rattrapé en klaxonnant salement. C’était un camion ordinaire sur un boulevard circulaire qu’on avait dû dégager sur une muraille, un ensemble de bastions ou toute autre défense imprenable, qui finit toujours par être prise. Alors, les vieux parapets, on les arase par dépit, pour faire rouler des camions malpropres et aussi pour les punir d’avoir échoué à empêcher l’invasion, la pénétration des corps étrangers dans la ville fortifiée. Je marchais vers la gare, du pas de celui qui a bien dormi, correctement mangé, et entend bien ne pas rater le prochain train, dont on ignore l’horaire, mais que l’on pressent être sur le point de partir. Alors voilà, on pose sous l’hygiaphone des tas de zlotys, une monnaie qui vaut tout juste le papier qui sert à l’imprimer. Et, j’te l’avais dit… le train s’en va… il faudra attendre le suivant sur le Perron numéro trois. Ici le quai se dit Perron, le polonais a gardé du français, le goût des mots désuets comme frizjer, mezalians et attaché. La gare de Gdansk est rouge de briques et noire de suies. Gdansk aujourd’hui… autrefois Dantzig, une grande ville prussienne. Le Corridor de Dantzig… y-a-t-il un Français qui veuille mourir pour Dantzig ? La réponse remplit les livres d’Histoire. Comme on a un peu de temps, on va attendre ensemble, le prochain train pour Sopot, le Deauville polonais au bord de la Baltique, aux eaux grises et au sable jaune. Si on gratte la grève avec un bâton délavé par le sel, on peut trouver des morceaux d’ambre jaune… et parfois un insecte y est enfermé. Pétrifié à jamais. En attendant le train sur le perron numéro trois, j’entends le bruit métallique de la ville : on y cogne ! Les mains en cornet on y gueule aux grutiers des conseils qu’il n’entendra pas, on y soude, on y assemble des navires immenses et rouillés, en pleine ville, dans des bassins grands comme des lacs. Et des hommes-fourmis escaladeront en colonne des montagnes d’acier qui flotteront un jour…. sur des mers blanches. Le train enfin, petit et faubourien. En attendant le coup de sifflet du départ, je sors mon carnet de voyages. J’y note des choses, des machins et des trucs, de voyage en voyage, des impressions sans importance qu’on relit avec tendresse, ou agacement, des années plus tard. Le train se faufile entre les maisons, les champs, les bois de bouleaux blancs ou noirs, qui séparent Gdansk de sa station balnéaire. Dans le wagon, des étudiants bodybuildés et des ménagères entre deux-âges. Quelques moustachus… car il en faut. Des gueules de Solidarnosc, et des tronches de Lech Walesa en bleu de travail, des types qui croient en la Sainte-Vierge, des pue-la-sueur qui croient en la vodka, et qui ont fait tomber l’Empire Soviétique, autrefois avec leurs yeux bleus et leurs ongles noirs. Enfin Sopot, ses grands hôtels, ses pontons de bois de pin qui pénètrent la mer baltique, comme des doigts blonds dans une chevelure grise. La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir. C‘est de qui au fait ? De Nicolas Bouvier, probablement, c’est son style. Ici, les Prussiens ont purgé les juifs, les partisans de l’Armée Rouge ont purgé les Prussiens et puis les Polonais, purgés en Ukraine, sont arrivés un matin glacial, la valise à la main, sur le Perron numéro trois de la gare de Gdansk. Ils habiteront un pays purgé où nul ne peut savoir comment, autrefois on vivait sous les hautes halles des marchands de Dantzig, et dans les palais de Sopot aux tapis si épais. On ne sait plus… où est la frontière.
Parcours de 38 jours dans le Nord-Ouest américain English translation pending
by Timlulu · 2015-10-30 · 12 replies
bonjour à tous après 2 voyages dans les Rocheuses états-uniennes je suis le chemin de beaucoup d'autres avant moi , je remonte vers le nord du continent ! j'ai lu beaucoup de vos carnets et post (Krikri, grisemote ....) pour élaborer cette première ébauche que je soumets à votre critique (constructive ! 😉)

Nous sommes 2 parents et 2 ados de 13 et 14 ans , donnée à prendre en compte dans le choix des loisirs et randos 😕 Nous avons la chance de partir 5 semaines et demi , les billets sont achetés par air transat , du 18 juillet au 25 aout 2016. Nous alternerons le camping (pour le plaisir et pour l'économie !) et l'hotel pour un peu de confort de temps en temps !) et airbnb ou Vrbo pour Vancouver et Seattle Nous avons quelques contraintes qui expliquent certains choix : -Nous restons 4 nuits à Seattle (un peu long ) mais nous y retrouvons un de nos fils qui est expatrié à Los Angeles et qui peut nous retrouver pour un WE prolongé. -Nous souhaitons faire un minimum de 2 nuits quand on campe pour limiter la corvée montage-démontage

Le circuit maintenant : J1 :18/07 avion Paris - Vancouver ; location dodge grand caravan; quel quartier choisir sachant qu'on aura une voiture à stationner , je pensais à North Vancouver ?

J2 19/07 Vancouver

J3 20/07 Vancouver

J4 21/07 visite lynn canyon, sea to sky gondola ? route pour Seattle ; même question pour le choix du quartier ????

J5 vendredi 22/07: le seul jour en semaine qu'on aura de dispo pour faire le mont Rainier; Ca sera une grosse journée car on aimerait faire le secteur Sunrise (avec rando) et le secteur paradise (par grove of patriarch) . Quel est le meilleur sens ?

J6 23/07 visite Seattle

J7 24/07 visite Seattle

J8 25/07 fin visite Seattle route pour Port Angeles , camping KOA pour 3 nuits

J9 26/07 hurricane ridge , sol duc hot springs, KOA

J 10 27/07 hot rain forest , lac quinault , ruby beach , rialto beach , retour Port Angeles KOA

J 11 28/07 ferry pour Victoria , visite ville camping au Goldstream SP ou Sooke ?

J 12 29/07 Niagara falls, mont Finlayson ? ou Sooke potholes (tubing ???)

J 13 30/07 Victoria - Tofino , par l'est avec arrêt à Chemainus, Parksville (statues de sable), Cathedral grove ; camping greenpoint ? pour 2 nuits

J 14 31/07 Pacific rim park : wild pacific trail , lighthouse trail , schooner cove trail

J 15 01/08 route pour Nanaimo , ferry, route pour Pemberton (hotel ? ) avec arrêt à Squamish (rando) aux shannon falls, brandywine falls , village de Whistler( stawomus chief, manolita chief)

J 16 02/08 Pemberton - Wells gray SP camping pyramid ?, avec rando nairms falls , lacs Joffre ?

J 17 03/08 Wells gray: rando helmckenfalls ( rafting ???)

J 18 04/08 route pour Jasper, camping Wapiti ou whistler ?, cascade mool falls

J 19 05/08 lac Maligne ? croisière spirit island ? rando bald hills ?

J 20 06/08 Mont Edith cavell

J 21 07/08 icefield parkway ; lac minnewanka; rando wilcox pass ; camping à lake louise pour 3 nuits

J22 08/08 Yoho NP : lake O'hara ( avec résa bus !) natural bridge ? chutes Takkakaw;

J 23 09/08 lake Moraine ; lake agnès et big behive ? , sunshine meadows ? Parc Kootenay ? j'ai l'impression qu'il va me manquer un jour ici !!!!

J24 10/08 Johnson canyon, inks pots; route pour waterton (hotel)

J 25 11/08 bertha falls lake ? red rock , chutes blakiston ? route pour St Mary (hotel la première nuit car on arrivera sans doute tard avec le passage de frontière)

J 26 12/08 going to the sun , logan pass : hidden lake, highline trail ? saint mary lake ? camping ??

J 27 13/08 many glacier : grinnel lake , glacier ? ; du temps pour 2 medecine lake ???

J 28 14/08 going to the sun ; lake mac donald , avalanche lake ; route pour Joseph; camping ?

J 29 15/08 rando dans les wallowa mountains (maxwell lake ?) ; hells canyon overlook ; rafting au barrage ???

J 30 16/08 route pour Baker city : oregon trail ; Sumper ; John day : sheep Rock, painted hills ; nuit à l'hotel à Mitchell

J 31 17/08 smiths rock SP , camping à Tumolo SP (Bend) pour 3 nuits

J 32 18/08 Newberry NM; lava river cave

J 33 19/08 circuit des lcs (Deschutes NF)mont Bachelor

J 34 20/08 crater lake nuit à Rosenburg (hotel ?)

J 35 21/08 route pour oregon dunes , cote de l'oregon , nuit à Yachats (hotel ocean cove inn ?)

J 36 22/08 route pour Newport (port) puis outlet à Woodburn , nuit à l'hotel ?

J 37 23/08 route pour mont st Helen partie ouest , nuit à l'hotel à Toledo ou Wirlock ?

J 38 24/08 route pour Vancouver , nuit à Vancouver

J 39 25/08 avion retour

merci d'avoir eu la patience de me lire .... Evidemment tout sera à revoir avec la météo 😕

J'ai un peu de mal à structurer les 3 jours à Jasper et à Lake Louise, tellement il y a de choses à faire et donc de choix à faire ! Je vais réserver ce que le peux dans la partie Canada , et au début à Vancouver , Seattle et Port Angeles ; Je laisse de la souplesse pour la fin car on peux raccourcir le circuit sur la partie Etats unis ; Bend , crater lake , la cote oregon , pourraient être vu une autre fois lors d'un séjour en Californie si c'est vraiment trop chargé; mais on a globalement l'habitude d'un rythme soutenu, les vacances c'est pas pour se reposer !!!

merci pour vos remarques qui me permettront d'améliorer

Timlulu
Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah English translation pending
by Oliv2019 · 2015-10-29 · 204 replies
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes. Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.

Préalables

1- Etablir un programme

Page blanche pour commencer…que mettre ?

Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B

Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.

Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours

Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴‍☠️

2- S’équiper

Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.

3- Se préparer

Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Ecosse 2015: Au pays des clans, des glens et des lochs brumeux English translation pending
by JeffPrX · 2015-08-24 · 39 replies
Préambule : En septembre 2014, au retour des USA (dont vous pouvez trouver le carnet ici : voyageforum.com/...-ouest-usa-d6753077/ 🙂), la destination de l’Ecosse avait été prise rapidement. Nous avions cette destination en tête depuis déjà quelques temps. Ayant déjà voyagé plusieurs fois en Angleterre et/ou Pays de Galles, l’Ecosse était encore le dernier sanctuaire de l’ile britannique à visiter.🙂 Une chose est certaine, c’est que l’on n’envisage pas un voyage en Ecosse comme un autre voyage, notamment pour la raison climatique. Concrètement, personne ne va en Ecosse pour bronzer.😎 Mais l’histoire et la littérature de l’Ecosse frappe tellement notre imaginaire qu’elle était attirante, en vrac : William Wallace, Robert Bruce, Marie Stuart, Rob Roy, Prince Bonnie… Nessie, Walther Scott, Conan Doyle… Kilt, cornemuse, whisky… Lochs brumeux entourés de tourbières, montagnes arides recouvertes de bruyère mauve, châteaux hantés en ruine… Bref nous voulions tout ça🙂… Et nous l’avons trouvé (enfin sauf Nessie)😉

La bande de voyageurs s’est composée de nos enfants (Annwen, fille de 8 ans et Louenn, garçon de 6 ans), de leurs grands-parents (F. 67 ans et P. 65 ans) et de nous (C&JF âgés de 41ans). Après quelques discussions, les données du périple se sont précisées en fonction des disponibilités de chacun : 2 semaines sur place avec nos 2 camping-cars.😛

Débarquant à Portsmouth, notre volonté initiale était de remonter rapidement l’Angleterre (avec une halte au mur d’Hadrien) puis de cheminer sur la côte ouest. L’objectif était alors de monter jusqu’à Cape Wrath (Nord-Ouest). Evidemment, certaines étapes se sont imposées d’elles-mêmes (Isle of Skye, un Highland Game, un parc d’attraction pour les enfants, Eilean Donan castle, Glencoe, Inverness, Oban) mais grâce à la lecture de multiples carnets d’autres destinations ont été découvertes (Sana, Crinan, Loch Cluanie, etc.). Nous avons délibérément ignoré la côte Est. L’avantage principal d’un périple avec nos CC est qu’il nous a laissé beaucoup de liberté : seul le Ferry a nécessité une réservation en février (dans les 1100€ pour les passagers + 2CC).

Dans les faits, nous ne sommes pas allés jusqu’à Cape Wrath 🙁 . Lors de la préparation méthodique par C., nous avions vite constaté que ce serait impossible.

En outre, quelques aléas sympathiques(opinion pas forcément partagée sur le moment), que vous découvrirez au fur et à mesure de votre lecture de ce carnet, nous ont écarté du trajet initial 😕 😛😇

Au final, nous avons effectué 3500km/64h (dont 1200km en territoire « perfide albionide ») et en voici dans les grandes lignes les étapes et quelques données :

J0 et J1 : Brest - Ouistreham – Portsmouth – Darlington (350km + 498km) J2 : Darlington – Mur d’Hadrien – Stirling – Loch Katrine (362km) J3 : Loch Katrine – Loch Lomond – Faslane – Tarbet – Inveraray – Loch Fyne - Crinan – Oban (233km) J4 : Oban – Loch Linnhe – Glencoe – Lost valley – Corran – Glen Tarbert (123km) J5 : Glen Tarbet - Péninsule d’Ardnamuchan – Sana – Glenfinnan (170km) J6 : Glenfinnan –Fort Williams – Fort Augustus – Loch Ness – Loch Cluanie – Glen Shiel – Eilean Donan castle (167km) J7 : Eilean Donan castle – Isle of Skye (Cuillins, Dunvegan, Nest Point) (131km) J8 : Isle of Skye (Dunvegan, Glen fairy, plateau du Quiraing, Old man of Storr, Kilt Rock, Portree, Kyleakin) (157km) J9 : Kyleakin – Loch Carron – Shieldaig- Loch Maree – Red Point- Firemore sand (173km) J10 : Firemore sand – Loch Broom – Ullapool – Ardvreck castle (137km) J11 : Ardvreck castle - Loch Assynt – Culrain – Cromarty Firth – Moray Firth- Inverness (184km) J12 : Inverness – Carrbridge – Cairn Gorm (80km) J13 : Cairn Gorm – Newtonmore – Loch Tummel (113km) J14 : Loch Tummel – Edinburgh (277km) J15 : Edinburgh – New Forest (692km) J16 : New Forest – Portsmouth – Ouistreham (100km)

Conditions économiques : Elles sont très défavorables😠. La £ est aux alentours de 1,4€, le litre de gasoil environ à 1,8€... Logiquement, pour nous français, tout semble cher. L’exemple du whisky est frappant : la même bouteille à 36£ en Ecosse et 25€ en France…🤪

Conditions climatiques : Comme précisé plus haut, on ne va pas en Ecosse si on veut bronzer. Et bien nous n’avons pas été déçus !! Nous avons enfin compris l’expression « douche écossaise ». 😎Ce n’est pas une légende : dans la même journée vous passez du maillot de bain au blouson de ski entre plusieurs lourdes averses. Mais très objectivement, nous rentrons de ce périple sans avoir eu l’impression de subir ces conditions : nous avons eu de la pluie MAIS aussi du soleil tous les jours.😎

Les routes, autoroutes et sites : Les routes : Elles sont en bon état. Beaucoup de routes sont trop petites pour circuler à deux véhicules : il y a donc des « passing places » très réguliers et peu espacés. Et ça fonctionne très bien ! Nous sommes passés en CC sur toutes les routes ! Le « passing place » est aussi un mode de vie chez les écossais : cela permet de se saluer, de remercier et d’avoir le plaisir d’un échange, ne serait-ce que gestuel🙂.

Les autoroutes : C’est la période des grands travaux routiers ! Franchement sur les 400km d’autoroute effectués lors la montée anglaise vers l’Ecosse, au moins 150 étaient en travaux avec une seule voie de circulation (au lieu des 3 habituelles) et une vitesse limitée à 54km/h… Sans compter les embouteillages à proximité des grosses villes où l’on roule à 30km/h (mais avec le sourire, sans klaxon ni slalom entre les files).

Les sites pour passer la nuit : Aucune difficulté à trouver des emplacements pour passer la nuit😎. Peu de panneaux « no overnight » Outre le fait que le camping sauvage n’est pas interdit chez eux (nous avons même vu des tentes de pêcheurs plantées en bord de routes), il y a beaucoup moins de touristes en Ecosse qu’en France… Et donc bien moins de désagréments occasionnés par le manque de savoir-vivre de certains camping- caristes. Enfin, nous avons pris des routes que seuls des petits camping-cars comme les nôtres pouvaient prendre. S’il n’y a qu’une seule règle à retenir sur les trajets en Ecosse : les distances sont longues. Il n’est pas rare de ne parcourir que 25-30km à l’heure dans certains endroits !!

La conduite à gauche : Bah... comme à chaque fois que nous sommes allés au RU, nous avions notre propre véhicule. Donc pas de souci de levier de vitesse à gauche !! Et, une fois la première demi-heure écoulée et le premier rond-point franchi, on prend vite l'habitude !😉 A ce propos, beaucoup des grands rond-points ont des feux !! Pourquoi? Just to be different than the others, of course !!🙂

Les midges : Nous avions lu plusieurs articles à ce sujet : « on en tue un et on en a 300 qui viennent assister aux funérailles »😎, « ils passent par les bouches d’aérations des véhicules », « ils piquent à travers les vêtements fins »… Bref de quoi être inquiets ! Nous avions donc commandé le produit « Skin so soft » du laboratoire Avon car F&C., très sensibles aux moustiques, appréhendaient logiquement ces bébètes… En début de matinée et de soirée, la présence omniprésente de ces petites bestioles est remarquée et très gênante...🙁 Mais dès qu’une faible brise se lève, il n’y a plus rien. Et comme l’Ecosse semble rarement encalminée 😇, dans l’ensemble nous n’avons pas eu de gros soucis. Nous les avons plutôt apparentés à des « bibets » et nous ne les avons jamais croisés en nuages. F. a été piquée mais la piqûre semble bien moins douloureuse que celle des moustiques. Lisant ces lignes, elle sera plus à même pour vous donner des précisions sur le chapitre « Midges » A noter que vous pouvez trouver dans n’importe quel centre commercial écossais des petites bombes anti-midges (Jungle ou Smidges) en vente aux caisses.

🙂Les écossais : Ils associent le savoir-vivre flegmatique « so british » à la rudesse de leur histoire et de leurs conditions de vie. Ce n’est pas pour rien que les régiments écossais ont toujours été utilisés par le royaume britannique dans des missions difficiles, voire ont servi de chair à canon. Ce n’est pas non plus un hasard que les premiers commandos de la 2ème guerre mondiale étaient pour la plupart écossais et que le lieu de formation était en Ecosse. Au fil de notre carnet, nous évoquerons plusieurs exemples de cette rage que nous avons perçue chez eux. Rage certes, mais toujours avec classe, politesse et pragmatisme.

Voilà donc, en guise de préambule, ces quelques lignes. Vous l’aurez compris, nous avons aimé ce voyage.🙂

Avant d'aller plus loin dans ce carnet, nous tenons à remercier les rédacteurs des carnets que nous avions lu avec avidité avant notre départ ! Et surtout un grand merci à celles et ceux qui ont apporté des précisions à nos questions plus précises ! Elles/ils se reconnaitront à la lecture de ces lignes.🙂

Désormais, nous sommes en train de développer/trier les quelques 1100 photos rapportées de ce périple et de sélectionner/monter les vidéos GoPro (déjà bouclé les 4 premiers jours)😛😛. Evidemment, la rédaction du carnet est aussi très largement engagée.

Sous peu nous mettrons petit à petit en ligne ! A bientôt pour la suite C&JF😎

PS : Petit jeu pour celles et ceux qui sont déjà allés en Ecosse. Essayez d'ores et déjà de trouver les lieux du montage photo. Certains sont très connus, d'autres sont un peu plus "underground"
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes English translation pending
by Rcoucou · 2015-05-02 · 218 replies
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
Itinéraire 2 semaines en Provence-Côte d'Azur English translation pending
by Mistelle · 2015-04-14 · 18 replies
arrivée 19 juillet

Gap : 2 nuits ( assister à l'arrivée du Tour de France )

Forcalquier : 1 nuit ( avec viste de Sisteron en passant )

Moustiers ste Marie : 2 nuits ( visite du canyon + baignade + lavande , pas de sport nautique )

St-Paul-de Vence : 1 ou 2 nuits

Turbie : 1 ou 2 nuits ( avec Monaco et Monte-Carlo )

Menton : 3 nuits ( et les villages du Mercantour )

Nice : 3 ou 4 nuits

J'aimerais savoir si c'est équilibré comme itinéraire et si ça vaut la peine de séjourner à Saint-Paul de Vence, et à la Turbie au lieu de Monaco ( parking à l, hotel, prendre le bus ou le taxi pour aller à Monaco etc... ) ?

Merci
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
by Krikri6792 · 2015-04-05 · 40 replies
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte 😉

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Présentation

Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.

C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.

Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)

Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.

Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?

"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !

Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.

Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.

Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.

Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.

Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.

Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…

Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…

Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.

Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa

Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !

Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.

Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.

Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.

Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.

Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !

Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)

Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)

Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !

Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.

Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)

Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.

Les familiers de la propriété

Un rouge-gorge

Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.

Une chenille gloutonne

La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.

Un iguane sauvé des eaux

Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.

A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.

Un petit chat errant

Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.

Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !

Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"

Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.

Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.

Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.

Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.

Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.

Ça sent l'improvisation !

Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.

Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.

A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.

Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !

Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.

La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.

On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.

La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.

Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.

Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.

Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !

Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.

Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.

Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !

Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.

Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.

Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !

Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !

Sur la trace du Petit-Malendure



De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling

Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.

En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.

C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.

En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.

A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.

Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.

Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".

Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.

La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.

Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.

Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.

Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.

Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.

A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.

Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.

Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.

Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !

Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !

En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.

Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières

Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.

Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?

Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)

Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.

Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.

Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.

En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.

Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.

Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.

Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.

Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.

Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.

Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.

Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.

Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.

Gros paquebots au premier plan.

Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.

Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.

La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.

En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.

A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.

Nous n'irons pas plus loin.

Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.

Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !

L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.

Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières



Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis

Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).

Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.

La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.

Les deux Mamelles

Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.

Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.

On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.

Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.

Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.

Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.

Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.

Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?

Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.

Le Morne à Louis

A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.

Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.

A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.

Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses

Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.

Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.

Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.

Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.

D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.

Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.

Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.

La cascade aux Ecrevisses

C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)

La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !

La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude

Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.

Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.

Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.

Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.

Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.

Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !

Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?

Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.

Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !

Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…

Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata

Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.

Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.

Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.

Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !

Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !

Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…

Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon

Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.

C'est un festival de couleurs !

La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !

Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.

Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.

Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)

Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.

Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique

Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.

C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.

En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !

Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.

On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.

Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)

Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse

Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.

L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.

A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.

Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.

Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.

L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.

Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !

Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !

A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !

Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.

Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)

Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !

Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.

Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.

Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak

Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.

Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.

En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.

Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs

Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.

Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.

Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.

Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.

Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.

C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.

Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.

Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.

Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.

Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.

Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.

Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.

Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.

Les lieux restent néanmoins paradisiaques.

De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)

Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.

Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.

Instants magiques de communion avec la nature !

A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.

En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !

Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle

La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.

Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.

Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.

Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.

Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.

Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.

Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.

Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.

Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.

Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.

Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?

La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.

Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.

Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.

Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :

Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.

Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte

Hampe florale d'ananas jaune

Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles

Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.

Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.

Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.

C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.

Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.

J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !

Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.

De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.

En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.

Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.

Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.

De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.

Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.

Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.

En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !

En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.

A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.

Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.

Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !

C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.

Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne

Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.

Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.

Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.

Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.

Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !

La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.

Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.

Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.

Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.

Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.

Un peu partout, des pièges à crabes !

Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.

Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.

Ici sur un sentier bordé de catalpas.

Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.

Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…

… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.

De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.

Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.

Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)

Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.

En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.

Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.

Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.

Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.

Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !

Plage du Souffleur

Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel

Compte -rendu fait par Hervé

Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.

J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.

Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.

Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.

Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.

Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.

J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.

Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.

Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.

Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !

Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.

La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.

Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.

Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.

Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !

Fonds sous-marins

Le mot de la fin

Impressions générales

En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !

Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.

Des phénomènes normaux pour la saison ?

Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.

Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !

Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.

Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.

A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.

Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…

Nos coups de cœur

Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.

Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement

Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.

Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.

Les ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages papier

Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.

Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.

La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Sites Internet :

Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :

Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.

Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.

Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.

Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.

Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !

Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.

Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉

Rose de porcelaine
Voyage seule au Guatemala: sécurité English translation pending
by Mangoa · 2015-03-23 · 4 replies
Bonjour,

J'ai 25 ans et je souhaiterai partir au Guatemala seule cet été. Je me permets de relancer une conversation de ce type car celle que j'ai vu sur le site me paraissent trop vieille pour être encore d'actualité. Peut-être que la situation à changé dans ce pays en quelques années?!

J'ai déjà voyagé seule à trois reprise en Inde. Donc ce n'est pas un saut vers l'inconnu. Je souhaite savoir si il n'y a pas de problème de "sécurité" dans ce pays :)

Merci d'avoir pris le temps de me lire!
Début du tour de France à pied English translation pending
by Chinbe · 2015-02-13 · 12 replies
Bonjour,

j'envisage de faire le tour de France à Pied - sur plusieurs périodes - en commençant pas les côtes. Je suis en Bretagne, j'ai donc pas mal marché le long de ces côtes.Je fais en moyenne 10 à 15 kilomètres de marche tous les jours ( à un peu plus de 6kmh : beaucoup de plat tout de même)

Donc je vais découper ce tour selon mes vacances:et je vais commencer en mai,8 à 9 jours de marche : 30 à 35 km par jour Voici le détail: 1 - frontière Italienne - Beaulieu sur Mer 2- Beaulieu - Villeneuve Loubet 3- Villeneuve- Cannes 4- Cannes - Saint Raphael (camping du Agay soleil) 5- Saint Rapahel - Sainte Maxime (camping les cigalons) 6- Saint Maxime - Ramatuelle 7- Ramatuelle - le Lavandou 8- Le Lavandou - La londe des maures 9- la londe - Hyeres

En fait , je ne connais que très peu cette région et j'ai 2 grosses questions: 1/ le denivelé est-il très important dans les zones de calanques 2/ Sur les routes de bords de mer, y a t-il toujours un accès piéton, surtout dans les zones hors agglomérations.

Sinon, je suis ouverts à toutes remarques ou question.

Merci de votre lecture

Bertrand
Autour du lac de Van English translation pending
by Manutella · 2014-10-12 · 9 replies
Un retour sur une semaine passée autour du lac de Van, cet été au Kurdistan turc. J’ai eu l’occasion de faire ce voyage grâce à Ekrem et Mustafa, deux guides dont j’avais fait la connaissance sur l’Ararat et qui avaient proposé à quelques personnes de faire un peu de randonnée dans cette sublime région encore très peu fréquentée. Ancienne capitale du royaume d’Ourartou qui connut son apogée au IXè siècle avant JC, Van est aujourd’hui une grande ville, sans charme particulier, qui se déploie autour de l’ancienne citadelle ourartienne, seul vestige de son passé.





Située à 1 700 m d’altitude, Van a également pas mal souffert du tremblement de terre de 2011 : un peu partout, des zones creuses, des chantiers, les bâtiments éprouvés étant démolis pour être reconstruits. Spécialité de Van : les petits déjeuners, une rue entière est consacrée à des établissements servant des petits-déjeuners consistants : pain, légumes, crème de yaourt au miel , œufs, fromage de Van (un genre de Feta aux oignons marinés : le matin, ça réveille 🤪), etc.



J1 : Mont Erek, 3200 m. En cette saison, la végétation est desséchée, la montagne complètement pelée, ne subsistent que des chardons et épineux que même les moutons n’ont pas réussi à manger. On suit d’abord les canaux d’irrigation qui existent depuis l’empire ourartien dont les habitants avaient une grande maîtrise des systèmes d’irrigation, on croise quelques troupeaux de vaches et moutons qui paissent le long des ruisseaux, et on passe à côté des vestiges d’une église arménienne. Ensuite on aborde une montée hors sentier. En haut le paysage est magnifique.









J2 : Eglise des roses

Rando plus tranquille aujourd’hui qui va nous faire franchir un col ; on passe encore devant une église arménienne flanquée de son mûrier (église des roses), en piteux état, .







Arrivé au col, vue splendide sur le lac..



Dès qu’il y a de l’eau, la végétation redevient verdoyante. Cette petite oasis est habitée par un couple de tortues.

L’après-midi est consacrée à la baignade dans le lac; les eaux sont limpides, étales, assez salées et donnent une impression légèrement huileuse; l’eau glisse sur la peau comme du velours.



J3 : Mont Baset, 3680 m départ dans un canyon qui débouche sur un plateau, puis enchaîne sur une pente assez raide, hors sentier, jusqu’au sommet.







Il fait un vent d’enfer et en haut le temps se gâte heureuse surprise, une petite construction de pierre est édifiée au sommet : il s’agit en fait d’un lieu de pèlerinage dédié à un saint homme on s’installe avec plaisir dans l’intérieur douillet, recouvert de tapis pour pique-niquer et se réchauffer.



La descente est plus cool, les habitants de la région ayant construit une route en terre pour permettre aux personnes âgées de monter se recueillir. A la descente, vaches, moutons et chèvres pâturent sur les petites places de verdure.



On croise un berger qui n’en revient pas qu’on soit montés là haut juste pour le plaisir, et, juste retour des choses, nous prends en photo pour immortaliser la rencontre ! A suivre...
Dans les Alpes pendant 8 jours English translation pending
by Martinlabbe · 2014-08-31 · 4 replies
Bonjour! Je suis québécois et nous partons en France d'ici quelques semaines. Durant notre voyage, nous seront 8 jours dans les Alpes. Nous aimons la photo, les paysages, les beaux villages, la randonnée... nous allons partir de Thonon les bains pour terminer à Nice.

J'aimerais savoir si vous pouvez nous aider à planifier nos 8 journées. Voilà où j'en suis rendu :

Jour 1Départ de Thonon les bainsLes gorges du pont du DiableSaint-Jean-d'AulpsGraydonLac de MontriondLindaretsCol des getsCol de la ColombièreLa ClusazCol des AravisJour 2Charmonix (L'aiguille du Midi, train de Montenvers pour voir la mer de glace, téléphérique du Prarion ou Bellevue aux Houches)Nous voyagons en auto et il n'est pas possible de faire de la randonnée durant plusieurs jours. La randonnée doit être fait durant le jour.

Merci beaucoup!
Randonnées avec enfants dans les parcs du Québec English translation pending
by Loulouforum · 2014-05-16 · 10 replies
Bonjour à tous,

Quels sentiers de randonnée me conseillez-vous, pour faire en famille avec 2 enfants (6.5 et 9 ans)? Nous prévoyons de passer en aout prochain dans les parcs suivants: parc de la mauricie, parc du fjord du saguenay (côté nord), parc des grands jardins (ou parc de la jacques cartier, en fonction des sentiers accessibles pour les enfants).

En particulier: le sentier du mont du lac des cygnes dans le parc des grands jardins est-il raisonnable avec les enfants? (leur seule expérience de randonnée se limite aux volcans d'auvergne. Pas très difficile, mais passés avec succès)
Escales en Dordogne et environs English translation pending
by Miiki · 2014-02-27 · 8 replies
Bonjour les Français, Belge retraité, je pars habituellement en été avec ma camionnette sillonner les routes où le vent me mène. Je me sens attiré par la Dordogne (les Périgords) et peut-être plus bas, ... ou aux environs. Je m'arrête en campings, ou n'importe où. Il y a des copains chez qui je pourrais dire bonjour ? (je suis autonome, pas besoin d'hébergement, j'ai tout ce qu'il faut !) Pour causer "un peu" de voyages et de la région ? (pas encore de date fixée ... ) @+ miiki
Questions transport et randonnée sur ce parcours Kirghizistan - Ouzbékistan English translation pending
by Atila · 2014-01-05 · 46 replies
Bonjour

Une nouvelle année, de nouveaux projets de vacances !😛

Je "travaille" actuellement sur un circuit Kirghizie Ouzbékistan et j'aurais besoin de vos lumières quant à cette ébauche d'itinéraire (en Gras les lieux d'hébergement):

- Arrivée Bishkek

- Tour du lac Issyk Kul avec étapes à Cholpon Ata et Karakol

- Route vers Kochkor via la rive sud du lac Issik Kul et randonnée de 2 nuits au Lac Song Kul

- Route vers Jalal Abad via Kazarman

- Route vers Osh

- Passage en Ouzbékistan et visite de la vallée de Fergana

- Routevers Tashkent

- Train de nuit pour Boukhara

- Train pour Samarkhand

- Train pour Tashkent et retour

Mes questions sont les suivantes :

La desserte en transport collectif entre Karakol et Kochkor via la rive sud du la est-elle aisée ? Coût d'un taxi collectif chartérisé pour ce trajet ?

Idem pour la liaison Kochkor-Jalal Abad ?

La randonnée au Song Kul est-elle niveau débutant pas de toute première jeunesse mais en bonne santé et à l'aise en altitude ? Peut-elle être envisagée à cheval pour des personnes qui sont encore plus débutantes sur un animal à 4 pattes que sur leurs deux pieds ?

Quel est le niveau de confort sanitaire sous la yourte ? (Toilette de chat et WC au fond du jardin ?)

Toutes vos suggestions, idées, propositions sont bienvenues !😉

Merci.
Concours photo janvier 2014: Rira bien qui rira le dernier English translation pending
by Baroud35 · 2013-12-30 · 155 replies
😏😎😄🙂

En voyage, sourires et rires sont indéniablement des outils de communication qui peuvent bien nous ouvrir des portes, et des cœurs.

Je n’ai pas de restriction du moment que le rire ou le sourire soit présent.

Avec ce 1er thème pour cette année 2014, j’en profite pour vous souhaitez à toutes et à tous une très bonne année, une bonne santé et bien sûr de superbes voyages.

Le règlement est le même :

Publication des photos du lundi 30 décembre 2013 au mardi 21 janvier 2014 au soir (0h00 heure de Paris).

Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)

Votes ouverts à tous (participants ou non) du mercredi 22 janvier au mardi 28 janvier 2014 au soir (0h00 heure de Paris).

Photo n°1 = 3 pts

Photo n°2 = 2 pts

Photo n°3 = 1 pt

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de février. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.

La discussion, c'est par ici...

Le diaporama, c'est là...

L’ensemble des thèmes proposés depuis les débuts de ce concours, c'est par ici

Plus on est de fou plus on ri alors je vous attends tous pour vos belles risettes...

Baroud35
Limitation de séjour en Thaïlande English translation pending
by Salim94 · 2013-11-09 · 215 replies
Attention : le visa touristique est délivré pour un but touristique qui ne peut pas être dépassé 180 jours par an avec 3 entrées maximum (visa ainsi que le passage de 30 jours inclus).

http://www.thaiembassy.fr/...sa/visa-touristique/

😠

on ne peut plus rester plus de 180 j en thailande sur une period de 1 ans avec visa touriste et run ou je devient fous la

ca veux dire quoi ? on doit pas rester plus de 180 jours sur une annee en thailand , et qu on doit pas entrer plus de 3 fois en thailande avec un visa touriste sur un ans 😮 there is a problem , 3 visa touriste c est 90 jours *3= 270 jours il y a un soucis ils sont oublier l extention de 1900 baht et ansi que le passage de 30 jours inclus mais sérieux qui comprend quelque chose
Celebrity Eclipse pour Noël 2014 avec des enfants English translation pending
by Stevecruise · 2013-10-17 · 17 replies
Bonjour, J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà voyagé sur l'Eclipse avec des enfants. Nous prévoyons faire une croisière de 14 nuits (Exotic Caribbean Holiday Cruise) Miami , mer, mer, Aruba, Curaçao, mer, Grenada, Barbados, St-Lucie, Antigua, St-Kitts, St-Martin, mer, mer, Miami. Nous avons fait 3 croisières avec les enfants mais nous faisions des bateaux destiné au famille comme le Oasis Of The Seas, Freedom OTS et Ncl Spirit (Bermuda) et les enfants ont tous adoré leurs croisières et en parlent encore. Les enfants vont avoir 7 et 9 ans et adorent les animaux et la faune. Ils sont très mature et il n'y a aucun problème à allé à la salle à mangé et y passé 2 heures pour soupé. La seule chose qui me chicotte, c'est que nous passons 5 jours en mer et que l'Eclipse ne semble pas avoir grand choses pour eux. J'aimerais avoir votre avis.

Merci!
Préparation d'une croisière Tropicale CDF sur l'Horizon English translation pending
by Jany95 · 2013-10-03 · 215 replies
Après maintes discussions et lectures de compte rendu de croisière dans différents forums, voici les notes que j'ai prise pour préparer ma future croisière qui aura lieu en janvier 2014 sur l'Horizon de Croisière de France dans les Caraïbes :

A chaque escale il y a des bus ou des taxis qui attendent. En faire plusieurs et négocier le prix. Ne pas hésiter à sortir du port pour en trouver d’autres moins chers. Quand on prend un taxi ; préciser que c’est un aller et retour et en dollars US et ne payer qu’au retour.

SAINTE LUCIE / CASTRIES / 10 H _ 18 H Le centre ville est à 1,5 km du bateau. En sortant du bateau, la ville est à droite. Castries est à voir. Prendre un minibus à la sortie du bateau : environ 20 usd/pers les 4 h piton, villages de pêcheurs, plantation de bananes. Le volcan la Soufrière est le seul volcan accessible en voiture. A voir à Ste Lucie ; le marché et montagne de pitons. Plages : Marigot Bay

LA BARBADE / BRIDGETOWN / 8 H _ 20 H La plage publique de Bridgtown Carlisle bay est jolie (plage, plongée en apnée, nage avec les tortues 30USD). Pour y aller : à la sortie du port on longe la mer tout le long (elle est à notre droite). Arrivé à la ville, on traverse un petit pont (il y a un port sur notre droite) on continue jusqu’à ce qu’il y ait un chemin qui mène à la plage (20-30 mn de marche) ; La ville est à 15 mn du bateau. Pour y aller, aller tout droit. Prendre un taxi pour le jardin botanique Andromeda situé sur la côte atlantique près de la ville de Bathsheba. Joli jardin (12,5 USD) taxi 20 usd dans taxi de 6 pers. Retour ville avec arrêt photo à Bathsheba de la côte atlantique sauvage (sublime) 20 USD le tour de l’ile.

MARTINIQUE/ FORT DE FRANCE/ 8 H _ 20 H Centre Ville à 20 mn de marche du port. Suivre la ligne bleue. A voir : Bibliothèque Schoelcher, pavillon Bougenot (entrée et visite libre), théâtre Aimé Cesaire (ancien hôtel de ville) musée d’histoire et d’ethnographie (3 euros)… Faire le coté nord de l’ile en taxi : St Pierre, Morne rouge, montagne pelée Bus pour jardin de Balata : bus L 25 rue Aliker, près du cimetière de la levée, toutes les 30 mn sauf dimanche (très déconseillé par les martiniquais car pas fiables) Prendre un taxi pour aller au jardin de Balata ( 9 h 18 h, 12,50 euros, il accepte les chèques vacances) Manger dans le petit snack juste à coté du jardin, quand on sort, à droite puis retour en ville visiter le centre ville. Aller prendre les vedettes (toutes les demie heures) pour Pointe du Bout ou Anse Mitan : ¼ d’h de marche pour les navettes des 3 ilets : en sortant du port vous remontez, ensuite vous prendrez à gauche, vous passez devant l’entrée du port inter-iles ensuite vous longez l’avenue et vous verrez la mer et la plage après le Fort Royal, vous y êtes ! Navette pour Anse mitan toutes les heures à 30 : …11 h 30, 12 h 30, 13 h 30… Il y a des douches, un local pour se changer. Restos tout le long de la pointe du bout. On peut descendre à Anse mitan et aller ensuite à Point du Bout à pied par la plage ou la route (200 m) et reprendre la navette à Pointe du bout (même ticket) 7 euros A/R, 20 mn de trajet en vedette, billetterie à bord.

SAINT KITTS/ BASSE TERRE/ 10 H _ 18 H La ville de Basse terre est à voir. Prendre le train qui fait toute l’ile. Mais apparemment c’est moins cher de prendre l’excursion du bateau ! Plage de St Friar’s ou Frigate Bay : sable noir, beaux poissons à voir avec masque et tuba, Tour de l’ile en taxi 20 USD (en 2010)/ pers les 3 h avec arrêt plage (Duke of Earl Tours).

ILES VIERGES BRITANNIQUES/ TORTOLA/ 7 H _13 H A la sortie du bateau , des taxis collectifs (de 10 places) proposent des tours de l’ile avec plage 20 usd/pers Jardin botanique à 2 km à pied du bateau. Près du port, à gauche, il y a un très joli village d’artisans et commerces Pour l’excursion à Virgin Gorda avec Speedy’s : en descendant du bateau, prendre à gauche et aller jusqu’au départ des ferrys (environ 10 mn à pied) prendre le ferry Speedy’s (55 euros pour deux) ou 38 usd/pers + 3 USD pour les Baths. On me l’a déconseillé vu le peu de temps que nous sommes à Tortola car ils ne sont pas fiables sur les horaires Prendre un sac de plage étanche car le parcours dans les méandres des rochers peut être un peu mouillé. On peut descendre par un coté (en regardant la mer par le coté droit) et remonter de l’autre, une fois le parcours effectué. Avoir de bonnes sandales pour le faire. Le chemin de gauche, par rapport au guichet d’entrée, est plus facile pour descendre mais les deux cotés sont faisables. On arrive donc soit du coté droit de la plage soit du coté gauche de la plage , les deux étant séparés par les rochers. Dolphin discovery à 15 mn du bateau.

LA ROMANA/ 7 H Taxi à 8 pour 15 USD/perspour la superbe plage de Bayahibé

Si cela peut vous aider !

N'hésitez pas à me communiquer d'autres infos pour que je les rajoute. merci !

Sachez que les prix ne sont peut être plus d'actualité.

D'autre part, à la Romana, je pense prendre l'excursion du bateau pour Saona car je suppose que si je ne prends pas d'excursion du bateau, je devrai prendre la navette pour l'aéroport assez tôt. Si je me trompe dite le moi 😉
Randonnée à vélo côte de Beaupré English translation pending
by Gluballe · 2013-09-30 · 12 replies
Hello,

Lors de notre voyage au Québec l'été prochain, je voudrais prévoir une petite randonnée à vélo en famille (maximum 1 journée) au niveau de la côte de Beaupré. Ma question est de savoir si la côte de Beaupré convient bien à ce type d'activité. Relief pas trop accidenté, présence de piste cyclable, sentier accessible donnant accès à de beaux paysages, point de vue ... Quel serait le meilleur endroit de la côte de Beaupré pour ce type d'activité et où louer les vélos ?

Merci.
Route de St Jaques de Compostelle English translation pending
by Chubsie · 2013-08-25 · 9 replies
Bonjour, je prevois de faire la route de Compostelle, seule en Avril ou Mai prochain, certainement depart cote francais. Je voudrais des renseigments au cout total que la marche me coutera et quels sont les imperatifs en affaires a se mnir. Je vous remercie tous d'avance.
Visiter Rome en combien de jours? English translation pending
by Fanzi · 2013-07-09 · 10 replies
Bonjour, Visite de Rome prévue fin septembre/début octobre. Je compte y passer 8 jours pleins, est-ce suffisant pour visiter l'essentiel ? Sinon je peux aussi allonger mon séjour de 3 jours soit au total 11 jours sur place. Merci.

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