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En direct d'une croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
PROLOGUE
Voilà… Il est 23 heures et nous sommes à bord du Costa Pacifica… 😎
Enfin, je crois… tellement ça bouge peu… pourvu que ça dure… Mme PAP écoute France 24, seule chaine française reçue à bord, mais quitte à faire, c’est agréable, on a au moins des nouvelles fraiches du Pays…
On va très vite passer sur notre départ de Poitiers lundi soir, sous un superbe soleil après mise de la maison en mode « vacances » (alarme, télésurveillance, simulateurs de présence, double condamnation des portes… ). Mme PAP avait tout préparé et il lui a juste fallu rajouter dans les valises les vestes 😛 qui, jusqu’à la dernière minute, étaient restées sur des cintres. Deux bonnes heures de route, escale à Bordeaux… Sortie des vestes à l’hôtel (remises sur des cintres) 😛. Dîner avec des amis et dodo…
Mardi, vestes dans les valises (surtout ne pas oublier les vestes ! 😛), départ 8h 30, superbe beau ciel bleu. Simulation du film « Nimitz, retour vers l’enfer » entre Toulouse et Nimes… 😮 Ciel brusquement noir, pluie torrentielle, obligeant à réduire l’allure sous les 80 km/h, et brusquement, à nouveau temps splendide jusqu’à Nice où nous arrivons vers 17 heures… Rapide comparaison entre le Radisson de Nice et le Sofitel de Marseille, en mai dernier, mais par charité pour le premier, on restera discret… 🤪 Sortie des vestes des valises… Elles sont toujours sans un seul pli… 😛 Le secret : jamais plus de 12 heures dans la valise… Agréable soirée en amoureux 😊😊 et dodo2…
Mercredi à Nice : temps splendide ! Journée entière chez des amis, qui habitent sur le Mont Boron, un peu en dessous de chez Elton Jones, pour ceux qui connaissent… 😉 Super sympa, mais on est déjà en overdose alimentaire alors que la croisière a pas commencé… On rentre tard au Radisson et dodo3…
Bon, tout le monde va me dire, « tout ça, on s’en fiche, la croisière ! », ça va, ça va, les gens, on y arrive ! 😇
Jeudi 17 novembre : SAVONE
Nous quittons Le Radisson vers 10 heures… Je suis pas mécontent, j’ai fait valoir leur pub « pas satisfait ? vous ne payez pas » pour obtenir la gratuité d’une nuit sur 2 petits déj compris… 😎 on a eu en effet très très chaud dans la chambre, et la clim de l’hôtel était coupée… (mais on n’a pas oublié les vestes ! 😛)
Malgré une autoroute pleine de travaux, de voies uniques, voire des doubles sens, il fait un soleil sans nuage, et nous arrivons au Palacrociere vers 11h 45. Et là, le process habituel bien huilé : nous emportons la voiture au parking : les valises sont extraites de la voiture : elles ont bien sûr été, au départ de Nice, comme d’habitude, doublement étiquetées : les étiquettes « « COSTA » autour des poignées, ce sont les plastifiées, indéchirables, issues du carnet récemment reçu, et aussi « nos » étiquettes, collées sur chaque valise avec la date, « Pacifica », et « 7286 ». On nous remet une étiquette « 9 », et nous accomplissons alors l’exploit sportif de rejoindre avec nos bagages à main (dont la valise de mon ordinateur) le Palacrociere ! (on a fait au moins 200 mètres ! 🙂😮).
Le temps de passer au bureau d’embarquement, d’échanger notre « 9 » contre un « 1 » rouge (suites), et on annonce l’embarquement… Zut, même pas le temps d’aller se faire offrir un en-cas dans le salon réservé aux suites et Gold-Pearl… 😉 Et nous voilà dans la file précédés par quelques « 2 » qui campent là depuis un moment ». Mais c’est pas Amsterdam, ici, et Costa sait faire la police : on appelle les « 1 », les Costawomen, tout sourire mais fermement 😐, font attendre les « 2 » et passer les « 1 »… Nous voilà au contrôle de police, la photo, et paf, nous sommes à bord… Il est midi… Il y a 20 minutes, nous n’étions pas encore à Savone !!! 😮 Belle performance de Costa (ou belle synchro liée au hasard, on aurait peut-être plus attendu en quittant Nice plus tôt, mais Mme PAP avait des vestes à ranger… 😛)
12h 05… premier contact avec le Costa Pacifica… le « bateau de la musique »… bof… l’est pas beau…😕 rouge sombre et sinistre (le théatre notamment est atroce) autant que le Deliziosa était rouge pimpant et agréable… Tout ce qu’on va voir par la suite nous confortera dans notre opinion… on n’aime pas, mais bon, c’est de la décoration, ça change rien au bateau… Même si certains coins, comme la chocolaterie, ou le salon du fond du pont 5, ne sont pas vilains… Je crois que je vais me plaire à la chocolaterie, et seuls des esprits pervers pourraient penser que c’est à cause du chocolat… 😇
12h 10… Nous voici dans notre grande suite. La 7286. Tiens, c’est une « droite »… c’est-à-dire que quand on rentre, le lit est sur la droite… curieusement, sur 16 croisières Costa, et sans l’avoir jamais fait exprès, ce n’est que la deuxième fois… 😐 D’habitude notre cabine est une gauche… Bon, on va pas insister sur les problèmes que ça pose du fait que on va pas changer pour autant notre côté dans le lit, ni à la salle de bain… Je dors à droite (dans le sens de la marche du lit) et je me lave à droite (en se regardant dans la glace)… du coup, je ne suis pas à côté du placard qui contient mes affaires, et le miroir grossissant, que Mme PAP aime bien pour des histoires de maquillage de zyeux, est de mon côté, mais on fera avec… Sur le lit, tous les documents habituels, avec un bouquet de fleurs envoyées par le directeur de l’hôtellerie, qui nous invite à le rencontrer ce soir à 19h…
12h 30… Nous voici à la cafétéria et là, nous constatons une grande nouveauté : on ne se sert plus !!! 😮 ce sont des Costamen qui servent obligatoirement… A vérifier les jours suivants, mais cela semble une superbe innovation, car les plats, même à moitié vides, ne ressemblent pas à des champs de ruines… Nous achetons aussi un forfait café (22 cafés et 3 capuccinos) à 27.50, un forfait (13) eaux à 22.56 et un Boys and Girls (20) à 42 (rajouter les 15%).
13h 00… Retour cabine : les valises arrivent en même temps que nous, et Mme PAP se met au grand déballage… Les vestes en premier, bien évidemment… 😛 Et elles sont absolument intactes ! pas un faux pli ! ah ! Mme PAP a encore réussi ! 😎😎
La majordome se présente (oui, « la ») et la cabinière aussi… Whaooo ! Rien que du personnel féminin… Va falloir que je fasse drôlement gaffe en sortant de la salle de bains, moi… 😊
14h 30 : Passage chez le Maître d’hôtel… L’impression que nous avons (mais qu’il va falloir confirmer) que le bateau n’est pas plein se trouve confortée par le fait que notre inscription au restaurant Samsara pour toute la croisière ne pose aucun problème… Ah, si ! l’imprimante du maître d’hôtel joue les récalcitrantes 😠, alors ils s’absente deux minutes et revient avec un beau ticket à 360 euros à me faire signer… Bon, eh bien ça, c’est fait… 🙂
15h 45 : c’est l’heure de la réunion d’informations avec l’hôtesse francophone. Stéphanie Dazzi. Rien de bien spécial, elle présente le bateau, le Today, les excursions, elle se mélange un peu les crayons 🤪😮 quant aux deux jours à Haïfa, en disant d’abord que les excursions au départ de cette ville sont « exactement les mêmes » les deux jours, mais que finalement, le deuxième jour, ils en ont rajouté… Notamment « Massada et la Mer morte » (ce qui me fait un peu grincer des dents, vu que cette excursion que j’vais réservée au départ d’Ashdod m’a été signalée par Costa comme annulée 😠😠), mais en attirant bien l’attention sur le fait que c’est une excursion de plus de 12 heures, avec rien que le trajet aller de plus de 3 heures 30… Il y a aussi une excursion de deux jours avec nuit à Jérusalem… Mais bon, autour de 350 euros l’excursion par personne… Quand on pense que les dernières places sur le bateau étaietn bradées à 532 euros, on se demande si cette « sortie » va avoir du succès… 🤪
Mais il y a aussi une visite de Tel Aviv et Jaffa, plus axée sur l’Israël moderne 🙂 et moins sur l’Israël religieux, ouf il y en a quand même une, que nous allons probablement prendre… si… parce qu’il y a hélas un si… s’il y a assez de demandes… 😕 parce que vue la salle clairsemée de cette réunion, ou les francophones ont boudé Stéphanie, ou ils ne sont pas très nombreux… A l’heure où j’écris demeurent deux questions : quel est le taux de remplissage (le bateau ne semble pas bondé) et quel est le taux de francophones (même si nous pouvons constater la présence d’au moins un groupe : ‘CE’ ou truc dans ce genre)…
16h 45 : exercice d’alerte… bon, là, on a l’impression qu’il y a quand même du monde… mais le pompon d’honneur est décerné à cet exercice dans la mesure où si toutes les cartes rouges sont bien relevées, et tout le monde sagement rangé par colonnes de 5, dans tout le coin où nous étions, nous n’avons pas entendu un seul mot des speeches dans les différentes langues… 🤪🤪🤪 Il devait y avoir au moins 3 ou 4 haut-parleurs en panne, on n’entendait qu’un vague ronronnement lointain… Bon, heureusement, ça a été relativement court (ou alors j’ai dormi un peu, j’étais appuyé contre le mur et un tuyau…)
18 h : il a dû y avoir un retard d’un car lié au retard d’un avion… Nous quittons seulement Savone (il fait nuit noire)… alors que le départ était prévu une heure plus tôt… 😐
19h : nous nous rendons à notre rendez-vous chez le directeur de l’hôtellerie… Il doit y avoir un problème, il semble en grande conversation avec des collaborateurs… Il sort dans le couloir, nous donne sa carte, nous dit que nous pouvons compter sur lui au moindre besoin, il ne faut pas hésiter à l’appeler, bavarde 3 minutes, au cours desquelles nous apprenons que « oui, Marion est partie, mais elle reviendra 🤪 »… et nous laisse là… Vraiment le minimum syndical, là… C’est le genre de truc où l’invitant se ridiculise plus qu’autre chose quand on relit sa lettre… D’ailleurs précédemment, avec d’autres, ça avait été une bonne ½ heure d’entretien dans le bureau…
19h 30 : Du coup, on décide d’aller manger… Le Samsara a repris, contrairement à cet été sur le Deliziosa son fonctionnement habituel : on y va quand on veut, sans prévenir, entre 18h 30 et 21h… 🙂 Il n’est pas plein, loin de là, même si plusieurs couples arriveront après nous… Il n’y avait d’ailleurs ce soir que des tables de deux…Quant à la seconde salle « Samsara », elle n’est même pas « en service ». Par contre, les arrivées en permanence rendent le service assez lent (cela ne nous dérange pas) : il nous faudra presque une heure et quart pour manger entrée plat dessert… Mais le service est parfait, de bonne classe… 😛 Et c'était très bon... On aura l'occasion d'en reparler...
21h 15 : spectacle du « 1er service »… quelconque… 🤪 mais là, je crois qu’une fois qu’on a vu les spectacles du Fantasia, on devient trop exigeant, et Costa ne semble pas jouer « dans la même cour »… Espérons qu’il y aura quand même une ou deux « guest stars »…
22 h : un dernier petit alcool au « piano bar » du bout du pont 5, qui va sans doute devenir « notre bar », et retour cabine… Avec un constat qui reste à vérifier, mais surprenant pour un bateau qui se dit « de la musique » : en dehors de l’atrium au pont 3 et du « grand bar » au pont , aucune musique dans aucun autre bar avant 20 h 30 (contrôlé sur le Today) ! 😮😮 On n’avait jamais vu ça sur un bateau Costa… 😕
Eh bien il est temps maintenant, d’aller faire un dodo4… D’autant que dès demain, on passe à l’heure grecque…ça fait une heure de moins à dormir... mais j'ai de l'avance... 🙂
Voilà… Il est 23 heures et nous sommes à bord du Costa Pacifica… 😎
Enfin, je crois… tellement ça bouge peu… pourvu que ça dure… Mme PAP écoute France 24, seule chaine française reçue à bord, mais quitte à faire, c’est agréable, on a au moins des nouvelles fraiches du Pays…
On va très vite passer sur notre départ de Poitiers lundi soir, sous un superbe soleil après mise de la maison en mode « vacances » (alarme, télésurveillance, simulateurs de présence, double condamnation des portes… ). Mme PAP avait tout préparé et il lui a juste fallu rajouter dans les valises les vestes 😛 qui, jusqu’à la dernière minute, étaient restées sur des cintres. Deux bonnes heures de route, escale à Bordeaux… Sortie des vestes à l’hôtel (remises sur des cintres) 😛. Dîner avec des amis et dodo…
Mardi, vestes dans les valises (surtout ne pas oublier les vestes ! 😛), départ 8h 30, superbe beau ciel bleu. Simulation du film « Nimitz, retour vers l’enfer » entre Toulouse et Nimes… 😮 Ciel brusquement noir, pluie torrentielle, obligeant à réduire l’allure sous les 80 km/h, et brusquement, à nouveau temps splendide jusqu’à Nice où nous arrivons vers 17 heures… Rapide comparaison entre le Radisson de Nice et le Sofitel de Marseille, en mai dernier, mais par charité pour le premier, on restera discret… 🤪 Sortie des vestes des valises… Elles sont toujours sans un seul pli… 😛 Le secret : jamais plus de 12 heures dans la valise… Agréable soirée en amoureux 😊😊 et dodo2…
Mercredi à Nice : temps splendide ! Journée entière chez des amis, qui habitent sur le Mont Boron, un peu en dessous de chez Elton Jones, pour ceux qui connaissent… 😉 Super sympa, mais on est déjà en overdose alimentaire alors que la croisière a pas commencé… On rentre tard au Radisson et dodo3…
Bon, tout le monde va me dire, « tout ça, on s’en fiche, la croisière ! », ça va, ça va, les gens, on y arrive ! 😇
Jeudi 17 novembre : SAVONE
Nous quittons Le Radisson vers 10 heures… Je suis pas mécontent, j’ai fait valoir leur pub « pas satisfait ? vous ne payez pas » pour obtenir la gratuité d’une nuit sur 2 petits déj compris… 😎 on a eu en effet très très chaud dans la chambre, et la clim de l’hôtel était coupée… (mais on n’a pas oublié les vestes ! 😛)
Malgré une autoroute pleine de travaux, de voies uniques, voire des doubles sens, il fait un soleil sans nuage, et nous arrivons au Palacrociere vers 11h 45. Et là, le process habituel bien huilé : nous emportons la voiture au parking : les valises sont extraites de la voiture : elles ont bien sûr été, au départ de Nice, comme d’habitude, doublement étiquetées : les étiquettes « « COSTA » autour des poignées, ce sont les plastifiées, indéchirables, issues du carnet récemment reçu, et aussi « nos » étiquettes, collées sur chaque valise avec la date, « Pacifica », et « 7286 ». On nous remet une étiquette « 9 », et nous accomplissons alors l’exploit sportif de rejoindre avec nos bagages à main (dont la valise de mon ordinateur) le Palacrociere ! (on a fait au moins 200 mètres ! 🙂😮).
Le temps de passer au bureau d’embarquement, d’échanger notre « 9 » contre un « 1 » rouge (suites), et on annonce l’embarquement… Zut, même pas le temps d’aller se faire offrir un en-cas dans le salon réservé aux suites et Gold-Pearl… 😉 Et nous voilà dans la file précédés par quelques « 2 » qui campent là depuis un moment ». Mais c’est pas Amsterdam, ici, et Costa sait faire la police : on appelle les « 1 », les Costawomen, tout sourire mais fermement 😐, font attendre les « 2 » et passer les « 1 »… Nous voilà au contrôle de police, la photo, et paf, nous sommes à bord… Il est midi… Il y a 20 minutes, nous n’étions pas encore à Savone !!! 😮 Belle performance de Costa (ou belle synchro liée au hasard, on aurait peut-être plus attendu en quittant Nice plus tôt, mais Mme PAP avait des vestes à ranger… 😛)
12h 05… premier contact avec le Costa Pacifica… le « bateau de la musique »… bof… l’est pas beau…😕 rouge sombre et sinistre (le théatre notamment est atroce) autant que le Deliziosa était rouge pimpant et agréable… Tout ce qu’on va voir par la suite nous confortera dans notre opinion… on n’aime pas, mais bon, c’est de la décoration, ça change rien au bateau… Même si certains coins, comme la chocolaterie, ou le salon du fond du pont 5, ne sont pas vilains… Je crois que je vais me plaire à la chocolaterie, et seuls des esprits pervers pourraient penser que c’est à cause du chocolat… 😇
12h 10… Nous voici dans notre grande suite. La 7286. Tiens, c’est une « droite »… c’est-à-dire que quand on rentre, le lit est sur la droite… curieusement, sur 16 croisières Costa, et sans l’avoir jamais fait exprès, ce n’est que la deuxième fois… 😐 D’habitude notre cabine est une gauche… Bon, on va pas insister sur les problèmes que ça pose du fait que on va pas changer pour autant notre côté dans le lit, ni à la salle de bain… Je dors à droite (dans le sens de la marche du lit) et je me lave à droite (en se regardant dans la glace)… du coup, je ne suis pas à côté du placard qui contient mes affaires, et le miroir grossissant, que Mme PAP aime bien pour des histoires de maquillage de zyeux, est de mon côté, mais on fera avec… Sur le lit, tous les documents habituels, avec un bouquet de fleurs envoyées par le directeur de l’hôtellerie, qui nous invite à le rencontrer ce soir à 19h…
12h 30… Nous voici à la cafétéria et là, nous constatons une grande nouveauté : on ne se sert plus !!! 😮 ce sont des Costamen qui servent obligatoirement… A vérifier les jours suivants, mais cela semble une superbe innovation, car les plats, même à moitié vides, ne ressemblent pas à des champs de ruines… Nous achetons aussi un forfait café (22 cafés et 3 capuccinos) à 27.50, un forfait (13) eaux à 22.56 et un Boys and Girls (20) à 42 (rajouter les 15%).
13h 00… Retour cabine : les valises arrivent en même temps que nous, et Mme PAP se met au grand déballage… Les vestes en premier, bien évidemment… 😛 Et elles sont absolument intactes ! pas un faux pli ! ah ! Mme PAP a encore réussi ! 😎😎
La majordome se présente (oui, « la ») et la cabinière aussi… Whaooo ! Rien que du personnel féminin… Va falloir que je fasse drôlement gaffe en sortant de la salle de bains, moi… 😊
14h 30 : Passage chez le Maître d’hôtel… L’impression que nous avons (mais qu’il va falloir confirmer) que le bateau n’est pas plein se trouve confortée par le fait que notre inscription au restaurant Samsara pour toute la croisière ne pose aucun problème… Ah, si ! l’imprimante du maître d’hôtel joue les récalcitrantes 😠, alors ils s’absente deux minutes et revient avec un beau ticket à 360 euros à me faire signer… Bon, eh bien ça, c’est fait… 🙂
15h 45 : c’est l’heure de la réunion d’informations avec l’hôtesse francophone. Stéphanie Dazzi. Rien de bien spécial, elle présente le bateau, le Today, les excursions, elle se mélange un peu les crayons 🤪😮 quant aux deux jours à Haïfa, en disant d’abord que les excursions au départ de cette ville sont « exactement les mêmes » les deux jours, mais que finalement, le deuxième jour, ils en ont rajouté… Notamment « Massada et la Mer morte » (ce qui me fait un peu grincer des dents, vu que cette excursion que j’vais réservée au départ d’Ashdod m’a été signalée par Costa comme annulée 😠😠), mais en attirant bien l’attention sur le fait que c’est une excursion de plus de 12 heures, avec rien que le trajet aller de plus de 3 heures 30… Il y a aussi une excursion de deux jours avec nuit à Jérusalem… Mais bon, autour de 350 euros l’excursion par personne… Quand on pense que les dernières places sur le bateau étaietn bradées à 532 euros, on se demande si cette « sortie » va avoir du succès… 🤪
Mais il y a aussi une visite de Tel Aviv et Jaffa, plus axée sur l’Israël moderne 🙂 et moins sur l’Israël religieux, ouf il y en a quand même une, que nous allons probablement prendre… si… parce qu’il y a hélas un si… s’il y a assez de demandes… 😕 parce que vue la salle clairsemée de cette réunion, ou les francophones ont boudé Stéphanie, ou ils ne sont pas très nombreux… A l’heure où j’écris demeurent deux questions : quel est le taux de remplissage (le bateau ne semble pas bondé) et quel est le taux de francophones (même si nous pouvons constater la présence d’au moins un groupe : ‘CE’ ou truc dans ce genre)…
16h 45 : exercice d’alerte… bon, là, on a l’impression qu’il y a quand même du monde… mais le pompon d’honneur est décerné à cet exercice dans la mesure où si toutes les cartes rouges sont bien relevées, et tout le monde sagement rangé par colonnes de 5, dans tout le coin où nous étions, nous n’avons pas entendu un seul mot des speeches dans les différentes langues… 🤪🤪🤪 Il devait y avoir au moins 3 ou 4 haut-parleurs en panne, on n’entendait qu’un vague ronronnement lointain… Bon, heureusement, ça a été relativement court (ou alors j’ai dormi un peu, j’étais appuyé contre le mur et un tuyau…)
18 h : il a dû y avoir un retard d’un car lié au retard d’un avion… Nous quittons seulement Savone (il fait nuit noire)… alors que le départ était prévu une heure plus tôt… 😐
19h : nous nous rendons à notre rendez-vous chez le directeur de l’hôtellerie… Il doit y avoir un problème, il semble en grande conversation avec des collaborateurs… Il sort dans le couloir, nous donne sa carte, nous dit que nous pouvons compter sur lui au moindre besoin, il ne faut pas hésiter à l’appeler, bavarde 3 minutes, au cours desquelles nous apprenons que « oui, Marion est partie, mais elle reviendra 🤪 »… et nous laisse là… Vraiment le minimum syndical, là… C’est le genre de truc où l’invitant se ridiculise plus qu’autre chose quand on relit sa lettre… D’ailleurs précédemment, avec d’autres, ça avait été une bonne ½ heure d’entretien dans le bureau…
19h 30 : Du coup, on décide d’aller manger… Le Samsara a repris, contrairement à cet été sur le Deliziosa son fonctionnement habituel : on y va quand on veut, sans prévenir, entre 18h 30 et 21h… 🙂 Il n’est pas plein, loin de là, même si plusieurs couples arriveront après nous… Il n’y avait d’ailleurs ce soir que des tables de deux…Quant à la seconde salle « Samsara », elle n’est même pas « en service ». Par contre, les arrivées en permanence rendent le service assez lent (cela ne nous dérange pas) : il nous faudra presque une heure et quart pour manger entrée plat dessert… Mais le service est parfait, de bonne classe… 😛 Et c'était très bon... On aura l'occasion d'en reparler...
21h 15 : spectacle du « 1er service »… quelconque… 🤪 mais là, je crois qu’une fois qu’on a vu les spectacles du Fantasia, on devient trop exigeant, et Costa ne semble pas jouer « dans la même cour »… Espérons qu’il y aura quand même une ou deux « guest stars »…
22 h : un dernier petit alcool au « piano bar » du bout du pont 5, qui va sans doute devenir « notre bar », et retour cabine… Avec un constat qui reste à vérifier, mais surprenant pour un bateau qui se dit « de la musique » : en dehors de l’atrium au pont 3 et du « grand bar » au pont , aucune musique dans aucun autre bar avant 20 h 30 (contrôlé sur le Today) ! 😮😮 On n’avait jamais vu ça sur un bateau Costa… 😕
Eh bien il est temps maintenant, d’aller faire un dodo4… D’autant que dès demain, on passe à l’heure grecque…ça fait une heure de moins à dormir... mais j'ai de l'avance... 🙂
Six semaines de bonheur face à soi-même en Inde du Sud English translation pending
DEPART POUR UN NOUVEAU VOYAGE: INDE DU SUD
DATE : le 29 OCTOBRE 2011.
Je quitte mon domicile à midi pour attraper le train qui me conduira à Bruxelles National. Je prends l’avion pour Londres à 17H20. J’attends jusqu’à 22 H la correspondance pour MUMBAY. J’ai très chaud à l’aéroport. Le vol se passe bien et mes bagages sont au rendez-vous!
30 septembre: arrivée à MUMBAY. 2H de taxi prépayé pour atteindre l‘hôtel. Trafic monstre. Discussion avec le chauffeur concernant la taxe du droit de passage d’un pont dont je ne veux pas payer car je pense que c’est inclus dans le prépayage! Pas sûr… mais bon, pas payé quand même! L’hôtel est simple mais propre; le lit est correct. Douche bien méritée. Je suis mon programme à la lettre c’est-à-dire: acheter une carte GSM et balade de 500m dans les parages avec petite visite d’un magnifique temple jaïn sur mon passage. Je mange une dosa (végétarien), me redouche et zut, ma carte de téléphone ne va pas, je retourne à la boutique; elle n’était pas activée! Dodo excellent. Un peu mal au dos à cause des valises et l’avion.
HOTEL ROYAL CASTEL: 35€ (rés av Hotel.com).Pte ch, propre, sympa,25km aéro internat, env centre.
1er octobre: Je me rends au terminus Victoria qui est une gare, comme le nom l’indique, typiquement anglaise; elle date de 1888. C’est une des plus belles gares d’Asie. En chemin, ce n’est que bâtiments à structure anglaise; on ne peut nier que Bombay, nom de l’époque, était sous l’emprise britannique! J’ai un rendez-vous avec les Dabbawallaks. Ce sont des centaines d’hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur propre famille; et eux les font parvenir, par train, à la personne concernée qui mangera ainsi un diner familial. Ils font cela tous les jours à 11H30 précise à la gare de Churgate. J’ai arpenté de long en large pour trouver la bonne place afin de ne pas les louper, et ce pendant ¾ d’heure. Le seul problème qui fut négligé, est que le week-end, ils ne travaillent pas… et on est samedi! Je ne me laisse pas abattre et de ce pas vais visiter le musée Chhatapati Shivaji, ex Prince de Galles. Ce nom lui fut donné après la visite du Prince de Galles, devenu ensuite roi George V. Le musée fut terminé en 1922. La visite dure 2H avec guide audio en français, ce que j‘adore. On y trouve de tout: peintures, miniatures, statues, monnaies, tissus, armes.
Je décide d’aller voir les temples creusés dans la roche sur l’Ile Elephanta. Je prends mon ticket; j’embarque; je vogue; j’arrive après 1H de mer. Je ne trouve pas le petit train, décrit dans le routard, qui doit nous attendre à l’arrivée pour nous emmener un bout de chemin mais je pense, à ce moment, que peut-être ça a changé. Pas du tout… je n’étais pas sur l’Ile Elephanta… mais j’avais fait une traversée sans importance pour nous touristes puisqu‘elle mène à de petits villages. Retour à Mumbay par un bateau de fortune et ferme intention d’attaquer l’homme qui m’a vendu ce billet. Plus là évidemment, il n’a pas attendu mon retour! J’en ai parlé à la police qui n’a rien pu faire car ce n’est pas dans la baraque qu’on me l’a vendu mais juste devant! L’arnaque quoi. Ce n’est pas pour les 2€ mais j’ai perdu 2H. J’espère pouvoir me rendre sur la bonne île en fin du séjour.
Enfin, j’ai vu la gâte India (porte de l’Inde) car l’embarquement se faisait là. Elle fut construite en 1914 encore en l’honneur de George V.
Je termine ma journée par une balade aux jardins suspendus d’où on domine la ville. Journée bien remplie dans cette ville polluée.
2 octobre: Je me suis rendormie ce matin jusqu’à 13 heures. Adios la visite du musée de Gandhi prévue, en plus, aujourd’hui c’était son anniversaire! Le check-out devait avoir lieu à 12H et j’ai quitté l’hôtel pour l’aéroport à 14H; ils ont été gentils de ne pas réclamer un supplément voire une nuit…
Une heure de voiture pour l’aéroport domestique; j’ai trop de kilos dans mon bagage à main mais encore place dans la valise à enregistrer. Ils me demandent de transférer trois kilos ce qui parait réalisable à première vue mais le problème est que ma valise est petite et qu’il est difficile d’y caser encore des affaires. Je fais une tentative dans un coin de l‘aéroport sous le regard perçants des Indiens. Je repese; je n’ai gagné qu’un kilo. Retour à la case départ pour une 2ème tentative. Ils sont patients ces indiens… mais moi, je commence à avoir très chaud…Il me reste encore 1,5 kg à caser mais sûrement par pitié vu la sueur de mon front, ils acceptent d’enregistrer sans supplément. Heureusement que j’étais très tôt! Et puis, ça m’apprendra à me charger trop. Mon vol a une heure de retard. Le chauffeur m’attend à Hubli; il m’a déjà téléphoné. Il faut dire qu’au téléphone, en anglais, ce n’est pas évident! Si je n’avais pas perçu le mot Hubli, je raccrochais; j’ai donc pu dire un des seuls mots connus: DRIVER….YES. La conversation s’est terminée là!
A notre arrivée à Hubli, dans une belle ambassador bien entretenue, je descends dans un hôtel minable que j’avais réservé; j’ai déjà vu un cafard en arrivant dans la chambre; bon, ce n’est qu’une nuit! Je vais essayer de dormir là-dessus!… Non pas sur le cafard…. Je rentre dans mon sac à viande…
HOTEL ASHOKA TOWERS: 12€ (rés av Stayzilla sinon -cher)- bêtes, Draps sales.
3 octobre: J’ai survécu mais pas beaucoup dormi! A 10H, nous mettons le cap sur BADAMI, somnolant tout le chemin, sautant en l’air aux milles dos de buffle que nous prenions… le chemin a duré 3H. Je suis bien installée cette fois; c’est un cottage superbe mais il y a quand même toutes sortes de bestioles.
A 16H, je visite les grottes rupestres construites dans la roche granite il y a env. 1500 ans. A ma grande surprise, en arrivant, je me rappelle que je suis déjà venue avec un groupe lors d’un précédent voyage (j’avais oublié ce nom; à ce moment, je ne faisais pas encore de récit). Ces 4 grottes sont étagées à flanc de falaise; la dernière donc la plus haute fut construite 100 ans plus tard que les 3 autres. Le travail de la pierre est saisissant pour l’époque. Les reflets de la lumière sur cette falaise sont à vous couper le souffle. La 1ère et la 3ème grottes sont dédiées à Shiva; la 2ème à Vishnu et la 4ème à Tirthankara. La 3ème est certes la plus belle avec d’énormes statues taillées dans la roche. Du haut de la dernière grotte, le paysage sur la ville est splendide. On aperçoit d’autres falaises en face, des maisons blanches, une mosquée, un temple blanc, le lac et ses ghâts (escaliers menant au lac) où les femmes lavent leur linge.
Je vais à leur rencontre au lac. J’admire la force qu’elles ont pour laver, tordre, rincer, retordre le linge. En continuant, j’arrive devant un petit musée, fermé. Les enfants sont agressifs ici. J’ai déjà connu ça à Bundi.
Le soleil se couche. La falaise devient rouge. C’est magnifique. J’admire trois chèvres tout en haut sautant de rocher en rocher…. Enfin, c’est Ravi, mon chauffeur, qui me l’a dit; en fait, moi je n’ai vu que les chèvres sans les voir sauter! Après cette balade de 2H30, je rentre souper à l’hôtel. La journée fut agréable.
HOTEL HERITAGE RESORT: 38€ (rés av Kamu voyage); 5cottages implantés ds espace aéré - propre - bonne cuisine, éloigné de 2km du bruit de la ville.
4 octobre: Je commence mon périple à 9H; départ pour les temples de AIHOLE à 40 km de Bâdâmi; il faut toutefois 1H30 pour s’y rendre tellement la route est mauvaise. Ce site comprend une centaine de temples construits entre le 4ème et le 6ème siècles. Nombreux sont ceux en ruine ou ensevelis sous la ville. Le plus ancien tenant encore debout est le temple Jaïn Meguti qui serait de 634 selon une inscription, se trouvant face au site archéologique. La grande différence avec les autres est qu’on voit bien les blocs de pierre posés en quinconce l’un sur l’autre, sans joint. Je commence par le musée du site archéologique car il y a une maquette du lieu, ce qui pourrait éventuellement m’aider à m’y retrouver. Ce ne fut pas le cas mais je m’en suis bien sortie quand même. Le plus beau temple est celui de Durga qui exceptionnellement a une forme semi-circulaire, inspirée des temples bouddhistes. Les représentations des Dieux y sont splendides. Dans le temple Ladh Khan, il y a la plus vieille échelle du monde, en pierre, du 5ème siècle. Je ne peux pas décrire tous les temples.
La visite terminée, je me rends sur la colline avoisinante, montant les 120 escaliers. Je suis rassurée, je vois trois vaches qui m’attendent tout en haut! Je ne serais pas seule… quoique cinq indiens viennent d’arriver! C’est le temple troglodyte Ravala Phadi qui domine le village. Il ressemble aux temples d’Ellorâ parait-il! Le point de vue est sensationnel. La visite aura duré au total 3H30.
A 5H, je vais acheter des petites bananes puis me rends au lac pour voir le coucher de soleil à 18H30. Encore une bonne marche pour revenir sur mes pas. Ce soir, L’hôtel ne cuisine pas prétextant une panne de gaz; Ravi me conduit donc souper à l’hôtel voisin où je rencontre un couple de Belge que j’avais croisé ce matin à Aihole. Nous nous attardons lors du souper; résultat le chauffeur me fait la tête; il a démarré sur les chapeaux de roues et ne m’a pas dit bonsoir. Demain, on verra sinon je lui ferai une remarque. Il parait vouloir mener la barque, me semble t’il!
5 octobre: départ à 9H pour voir les temples de PATTADAKAL à 29 km de BADAMI. Je revois mes compatriotes sur le site. J’ai aimé le temple Virupashka avec l’énorme taureau Nandi en pierre noire, magnifique; dans ce temple, il y avait un Brahman. J’ai eu un coup de cœur pour le temple Mallikarjuna où j’ai fait un rituel religieux en faisant 7 fois le tour du sanctuaire principal où le Dieu est posé. Ces deux temples ont de belles sculptures. La spécialité du temple Galaganath est qu’il est a au sommet une grosse boule de pierre. L’érosion a beaucoup abimé les sculptures. Les autres petits temples sont moins signifiants. Ma visite sur ce site a duré 3H sous un soleil de plomb. En sortant, je m’abreuve d’un jus de noix de coco.
En chemin, je fais quelques photos insolites de la vie paysanne: des buffles couchés dans la boue, un pont recouvert par des récoltes diverses que les paysans font séchés (les voitures roulent dessus et ainsi les concassent). Je m’arrête à hauteur d’un ferronnier fabriquant des outils; son collègue fait marcher un soufflet avec une poutre qu’il agite de bas en haut continuellement. Le soufflet à l’intérieur dirige l’air sur le petit foyer qui permet au ferronnier de travailler.
Hier, j’étais passée devant un petit temple rose qui me plaisait; j’ai voulu aller le voir aujourd’hui. En fait, il est dédié à Sai Baba. L’accueil y fut chaleureux par les enfants et le brahman qui après m’avoir marqué le front, m’offre à manger des offrandes qui, en principe, étaient pour les Dieux. Serais-je devenue Déesse???
Au retour, à mi-chemin, je vais voir le temple Sri Mahakoota qui est aussi un ashram. Voyant de drôles de personnages teintés de blanc, aux longs cheveux et à la barbe immense, mon instinct me dit d’assouvir ma curiosité en m‘approchant. On tournait un film de cinéma. Résultat: je n’ai plus su bouger pendant une heure car le tournage débutait. De ce fait, je n’ai pas vu le temple de Kali ni la cachette souterraine sous le bassin d’ablution qui était le but de cette visite.
En arrivant à l’hôtel, Ravi me dit qu’il a fini journée car demain c’est le festival des chauffeurs et il doit avoir une belle voiture… Ca tombe bien, je suis fatiguée. La visite d’aujourd’hui aura duré au total 6H.
6 octobre: Ce matin, départ à 10H pour HAMPI. La route est mauvaise sur la première moitié du chemin. Nous mettons 5H pour arriver. La guest-housse est petite, sympa et très propre. J’aménage ma chambre à ma manière c’est-à-dire mettre les deux matelas un sur l’autre. Je vais faire un petit tour dans un périmètre de 500m et trouve quand même le moyen de me faire faire sur mesure une tunique car je n’ai que des manches longues et j’ai chaud. Un peu plus loin, je profite d’un massage ayurvédique; un vrai, fait par un malabar que je ne sais pas si je sentirais encore mon corps demain car il employe la force! Surprise demain au réveil…
RANJANA GUEST HOUSE: 15€ (rés av Stayzilla sinon -cher), 5 belles chambres av terrasse dans Hampi Bazar - propre - sympa - agréable.
7 octobre: Je n’arrête pas de transpirer; on m’a dit qu’il fait la température du mois de juin; le climat est déréglé ici aussi. HAMPI était une ville aussi importante que Rome avec 500.000 habitants au 16ème siècle lors de son apogée. Sur ce site de 30m² sont dispersés 400 temples. Il y a un chaos de rochers. S’il faut une preuve que le big-bang a existé, c’est ici qu’on la trouve!!! C’est fantastique, majestueux, magique, étourdissant. Il paraîtrait qu’il y ait encore des vestiges enfouis. 200 espèces de singes ont été lâchées sur ce site suite au film Hanuman.
J’ai commencé ma visite à 10H pendant 5H30 non stop. J’ai fait la ville royale en commençant par le temple Vitthala à quelques kilomètres. C’est celui qui est le mieux conservé sur tout le site. En entrant dans la cour, un incroyable chariot en pierre à quatre roues est implanté. Il y a des piliers musicaux mais j’ai eu bon essayer, il n’y a pas eu de réponse. Le déambulatoire faisant le tour du sanctuaire principal est en sous-bassement, ce qui est très rare; il est magnifique. Le temple Underground est souterrain et baigne dans l’eau; un gamin me le fait visiter. Le temple Queens’ bath avec son grand bassin entouré de balconnets où chanteurs et musiciens s’installaient. L’eau alimentant le bassin était pure, provenant d’un lac. Le temple Mahanavami Dibba avec son estrade pyramidale donnant sur la cour du roi. Du haut de cette estrade, on aperçoit aisément les bassins et les ruines du temple. Le dernier bassin est en pierre noire avec sa canalisation en pierre faisant plusieurs dizaines de mètres. Une indienne m’emmène voir la chambre secrète du roi en sous-sol. Il y a un couloir faisant le tour de cette chambre. Elle m’a pris la main et jamais de ma vie, je n’ai été plongée dans un noir intense pareil. Le néant complet. Moment intense! Je me demandais quand même où on allait sortir; je n’aurais pas voulu y faire des kilomètres!
Ravi me conduit maintenant au temple Hazara Rama qui a la particularité d’avoir quatre piliers noirs, remarquables, ce qui serait unique en Inde d’après les historiens. Nous arrivons au temple de Krishnaavec son gigantesque porche et des statues de danseuses. Puis le Zenana, quartier des femmes du roi, le harem quoi! Il y a un joli pavillon qui s’appelle le Lotus Mahal et des tours de guet. Après quelques mètres, l’étable des éléphants où le roi logeait ses préférés; il en avait 800. Je termine par quelques photos de rochers énormes qui s’appuient l’un sur l’autre. Je ne monterais pas les 600 marches pour voir le temple Hanuman!
Je m’offre à nouveau un massage, tellement celui de hier était bon. Je pense même y retourner demain car c’est rare d’avoir un massage de cette qualité. Je passe chercher ma tunique; elle est trop étroite; j’espère qu’elle va pouvoir m’arranger ça.
8 octobre: aujourd’hui, je démarre à 11H sans chauffeur. J’ai tout un programme à faire à pied mais il n’en sera rien, il est tout chambouler: normal en Inde. Le seul que j’ai visité et qui est toujours en activité est le temple Virupaksha, qui se trouve à deux pas de ma guest-house. Il est assez grand; il a une tour pyramidale de neuf niveaux et une grande cour où des indiens dorment la nuit. Il a un beau plafond décoré. Dans la cour, on met une pièce dans la trompe de l’éléphante Lakshmi, décorée; elle s’empresse de le donner au cornac puis vous met la trompe sur la tête en signe de bénédiction; j’ai trouvé ça comique! Je continue mon périple en chaussette puisque j’ai dû enlever mes chaussures à l’entrée. Je me retrouve à la rivière. Je fais de l’escalade sur les gros rochers afin d’arriver à la barque; tout va bien, je suis de l’autre côté. Montant un chemin, toujours sans chaussure, je trouve un petit resto sympa; je m’installe sur un matelas et déguste un vrai jus de papaye avec une salade de fruits.
Il n’y a rien d’autre à faire donc je réembarque pour la traversée. Cette fois, pas de chance, une jambe est passée, l’autre tombe à l’eau; deux indiens me tirent sur la barque sinon je versais complètement dans la rivière. Ré escalade sur les rochers brûlants pour atteindre la petite rue. Mes pieds brûlent vraiment. Quelle idée de ne pas avoir été rechercher mes chaussures avant tout ça! Je verse ma bouteille d’eau sur mes pieds mais ce fut pire, la pierre est tellement chaude que l’eau bouillait presque sur mes pieds. J’ai vite enlevé mes chaussettes et me suis assise par terre. Le Mango Tree est un resto recommandé dans les guides. C’est un peu loin surtout sans chaussure et y vais en rickshaw mais il y a quand même toute une bananeraie à traverser. Surprise en arrivant, j’y étais allée avec mon petit groupe il y a quelques années. Je bois un jeu de papaye et retourne en rickshaw jusqu‘à l‘entrée du temple où je récupère ce que j‘aurais dû avoir bien plus tôt: mes chaussures. Tout cela m’a pris 5H. J’ai rendez-vous pour un nouveau massage. En fait, j’ai récupéré ma tunique, pas terrible! Elle finira à la poubelle…
9 octobre: on a fait le trajet jusqu’HASSAN, ce qui fait 8H15 de route, non stop pour 380 km. Route en très mauvais état. Je suis bien installée à l’hôtel, heureusement pour le prix!!! Il y a internet dans les chambres sauf dans la mienne car je suis au 3ème et je dois aller dans le couloir du 5ème pour lire mes mails.
SOUTHERN STAR HOTAL: 46€ av pt déj anglais, ce qui n’est pas trop notre truc de manger un repas chaud le matin et piquant en plus (rés av Makemytrip), propre, grand, internet dans room mais pas avant le 4ème étage, pas eau chaude journée; ne vaut pas le prix du tout…
10 octobre: hier soir, j’ai eu des crampes au ventre et ce matin, encore un peu barbouillée. J’ai donc décidé de supprimer ma visite de Bélur; je la ferai demain avec Halebid. J’ai donc profité de ma belle chambre d’hôtel en me reposant. Je suis sortie quand même acheter mes fruits, poster mes cartes postales qui fut toute une entreprise; la poste en Inde n’est pas vigoureuse; on dirait qu’on leur amène des lettres à poster pour la première fois. J’ai eu le plaisir de revoir mes compatriotes vu à Bâdâmi, à Pattadakal et à Hampi. Je les reverrai certainement à Mysore. Le soir, j’ai fait quelques achats dans une grande surface à deux pas puis j’ai pris mon repas au resto de l’hôtel Sri Krishna qui est moins cher que celui du Southern Star.
11 octobre: démarrage à 9H pour le site historique de BELUR et HALEBID. Une heure de route et me voici devant le temple de Chennakeshava à Bélur. On pénètre dans l’enceinte par l’extraordinaire gopuram à 7 étages; on arrive dans une grande cour où sont implantés le grand temple et d’autres petits le contournant.
Sa particularité est qu’il est situé sur une plate forme en forme d’étoile. Je n’avais jamais vu cela auparavant. C’est magnifique! Il aura fallu 103 ans pour faire ce chef d’œuvre. A l’intérieur, se trouve des piliers noirs brillants. Dans la cella, se trouve un Vishnu de 3m de haut. Un gros spot dirige la lumière vers la cella et les sculptures du plafond du mandapa. Ces sculptures sont fines et je me demande toujours comment il a été possible de réaliser de telles merveilles à l‘époque (12ème siècle). En sortant, je passe devant un cobra géant dressé, doré. Enfin, moi je suis passée quatre fois devant tellement je rentrais et sortais d’un côté puis d’un autre. C’est un des plus beaux temples en Inde du Sud parait-il, d’après les guides. Il est toujours en activité.
Les quelques petits temples sont de moindre importance. Je passe dans une galerie où il y a plusieurs statues dont un super Ganèche qui m’attire tout spécialement. La visite aura duré 2H.
Maintenant, direction Halebid à 16 km. Ici, c’est le temple de Hoysaleshera, une merveille du point de vue architectural. Les sculptures sont encore plus fines que celles de Bélur. En fait, c’est un grand couloir avec une petite salle qui relie deux temples, un du roi et l’autre de la reine. Devant leur entrée respective, il y a un énorme Nandi (taureau, monture du Dieu Shiva). Celui du roi, le 2ème est majestueux et serait le plus gros Nandi de l’Inde. Celui de la reine, plus petit, est gracieux. Je m’émerveille devant le travail réalisé. Je pense me souvenir qu’il est en forme d’étoile. Il y a un petit musée dont le tour est vite fait. La visite a duré 2H15.
Ravi m’arrête 1 km plus loin pour voir les temples jains; je refuse car j’en ai vu beaucoup lors du voyage précédent. Je regrette car je lis après dans ma documentation qu’il y avait une statue de Tirkankara (Dieu Jain) de 4,5 m.
Par contre, j’avais lu qu’il y avait un curieux temple à DODDAGADAVAHALLI, à 20 km. Le chauffeur ne connaissait pas mais un copain lui avait dit que le chemin était difficile, ce fût le cas. Mais aucun regret en arrivant au temple Mahâ Lakshmi. Le Brahman nous fait visiter les lieux; il fait sombre et est muni d’une lampe. C’est vrai qu’il est bizarre ce temple. Les quatre sanctuaires en croix marquent les quatre points cardinaux. Un des sanctuaires représente Kali avec deux grands squelettes effrayants à l’entrée. Les autres représentent Shiva, Vishnu et Lakshmi. L’extérieur n’est pas bien conservé. En partant, le brahman nous offre des bananes. Petite visite insolite. Retour à l’hôtel à 16H30 où je comptais prendre une douche chaude mais pas d’eau chaude, quand même pour un hôtel de ce prix!
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
Onze jours au Gujarat, quel programme? English translation pending
Bonjour,
Quel programme me conseilleriez-vous pour un circuit de 11 jours pleins (départ et retour d'Ahmedabad) en voiture de location avec chauffeur ?
J'avais pensé aller plus tôt vers le Nord du Gujarat.
Merci.
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? English translation pending
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ?
C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires :
- L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir
- Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Magie des Caraïbes en janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de faire cette croisière du 8 au 18 janvier 2012 sur l'atlantica
Y aurait-il des personnes aux mêmes dates que nous
Bien cordialement
Le pourboire (le "tip") est-il obligatoire aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Je part dans 2 jours au usa, est ce qu'il est obligatoire de payer du tip partout car ca revient cher si il faut payer partout.
J'ai regarde sur internet et y pas mal de chose qui disent. Il faut payer en tip
- Resto 15% de l'adtition - Taxi - Hotel - Bar Et d'autre endroit
Car si par exemple je suis pas satisfait du service, ca me tente pas de payer un pourboire.
Lors de votre voyage au usa vous payer les tip, pourboire en plus. Si on donne pas de tip, il vont nous regarder de travers.
Merci de me dire votre avis
Je part dans 2 jours au usa, est ce qu'il est obligatoire de payer du tip partout car ca revient cher si il faut payer partout.
J'ai regarde sur internet et y pas mal de chose qui disent. Il faut payer en tip
- Resto 15% de l'adtition - Taxi - Hotel - Bar Et d'autre endroit
Car si par exemple je suis pas satisfait du service, ca me tente pas de payer un pourboire.
Lors de votre voyage au usa vous payer les tip, pourboire en plus. Si on donne pas de tip, il vont nous regarder de travers.
Merci de me dire votre avis
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa English translation pending
Et voilà, à J- 8 mois 🙂😉 j'ouvre cette discussion pour préparer notre croisière qui aura donc lieu le 27 avril 2012.
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Croisière Costa Magica "civilisations antiques" en avril 2012 English translation pending
Bonjour
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Retour du MSC Opera de La Rochelle English translation pending
bonjour tout le monde 😉
alors comme convenu je vous donne mes premières impression sur cette croisere:
le bateau:
je le connaissais déjà, petit mais très propre, personnel trés sympathique aussi bien au resto, animateurs, spa... mais il ne faut quand même pas espérer à un bateau super moderne si l'on compare au msc splendida ou fantasia...
les escales:
BILBAO: le centre ville est à 15 km du port, une navette est prévue par msc mais au prix de 12 euros A/R, il y moins cher le métro à 1 km de port pour 3.20€A/R bien plus economique, il vous laisse e plein centre...trés grande ville qui marie l'ancien au moderne avec le célèbre musee guggenheim.
La Corogne: le port est direct en centre ville, si vous êtes interessé par st Jacques de compostelle il faut prendre l'excursion ou alors le train, si vous souhaitais le faire par vous même il faut prendre la ligne de bus n°1 jusqu’à la gare de la corogne puis le train jusqu’à st Jacques pour 9.5€ et on a bien le temps de tout voir et meme le retour se promener dans le centre de la corogne.
Cherbourg: pas la peine de prendre la navette proposée par msc le centre ville est à 10 min a pied. ville sympathique mais rien d'extraordinaire. à voir par contre la cote jusqu'à Barfleur...magnifique mais là il faut louer une voiture ( 60 euros) ou l'excursion msc car pas de gare ni de bus.
Southampton: Londres est trop loin 2h30 de route aller et pareil pour le retour...alors visite de la ville southampton, trés bien pour faire du shopping, mais ville assez sale au moins que je sois tombée pendant la gréve des éboueur.
Amsterdam: le centre ville est à 5 min du port à pied, à faire: se promener le long des canaux, la maison d'anne frank, le fameux quartier rouge avec ces coffoe shop et les prostitués en vitrine, et bien sur le shopping.
La Rochelle: pour ceux qui sont en escale je leur conseille de prendre la navette car la port et très loin du centre ville et pas de bus de la commune...ville splendide, se promener dans les ruelles, le long du vieux port, la tour st Nicolas, et surtout n'oublié pas l’île de rê c'est magnifique.
en ce qui me concerne j'ai passé une agréable croisière dommage que le temps n’était pas avec moi, j'aurai bien aimé un peu plus de chaleur... juste un petit bemol, l'embarquement à la Rochelle n'est pas terrible le port n'est pas équipé de portique donc obligé de se faire ouvrir les valises à l'arrivée...
bonne croisière à tous😛
alors comme convenu je vous donne mes premières impression sur cette croisere:
le bateau:
je le connaissais déjà, petit mais très propre, personnel trés sympathique aussi bien au resto, animateurs, spa... mais il ne faut quand même pas espérer à un bateau super moderne si l'on compare au msc splendida ou fantasia...
les escales:
BILBAO: le centre ville est à 15 km du port, une navette est prévue par msc mais au prix de 12 euros A/R, il y moins cher le métro à 1 km de port pour 3.20€A/R bien plus economique, il vous laisse e plein centre...trés grande ville qui marie l'ancien au moderne avec le célèbre musee guggenheim.
La Corogne: le port est direct en centre ville, si vous êtes interessé par st Jacques de compostelle il faut prendre l'excursion ou alors le train, si vous souhaitais le faire par vous même il faut prendre la ligne de bus n°1 jusqu’à la gare de la corogne puis le train jusqu’à st Jacques pour 9.5€ et on a bien le temps de tout voir et meme le retour se promener dans le centre de la corogne.
Cherbourg: pas la peine de prendre la navette proposée par msc le centre ville est à 10 min a pied. ville sympathique mais rien d'extraordinaire. à voir par contre la cote jusqu'à Barfleur...magnifique mais là il faut louer une voiture ( 60 euros) ou l'excursion msc car pas de gare ni de bus.
Southampton: Londres est trop loin 2h30 de route aller et pareil pour le retour...alors visite de la ville southampton, trés bien pour faire du shopping, mais ville assez sale au moins que je sois tombée pendant la gréve des éboueur.
Amsterdam: le centre ville est à 5 min du port à pied, à faire: se promener le long des canaux, la maison d'anne frank, le fameux quartier rouge avec ces coffoe shop et les prostitués en vitrine, et bien sur le shopping.
La Rochelle: pour ceux qui sont en escale je leur conseille de prendre la navette car la port et très loin du centre ville et pas de bus de la commune...ville splendide, se promener dans les ruelles, le long du vieux port, la tour st Nicolas, et surtout n'oublié pas l’île de rê c'est magnifique.
en ce qui me concerne j'ai passé une agréable croisière dommage que le temps n’était pas avec moi, j'aurai bien aimé un peu plus de chaleur... juste un petit bemol, l'embarquement à la Rochelle n'est pas terrible le port n'est pas équipé de portique donc obligé de se faire ouvrir les valises à l'arrivée...
bonne croisière à tous😛
Dubaï: avis sur programme clé en main en octobre 2011? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Je compte me rendre à Dubaï en octobre prochain pour 1 semaine avec mon épouse. Nous avons 28 ans. J'aimerais profiter de votre expérience afin d'avoir un avis sur le programme que j'ai confectionné. Merci d'avance pour votre aide !! N'hésitez pas à rectifier des infos qui seraient erronées.
Nous serons loger au Gloria Hôtel, qu'en pensez-vous ? Est-il bien placé ? Il se situe juste en face de Palm Jumeirah, proche du métro.
Jour 1 :
Matin : Baignade à Jumeirah beach=> Entrée 5 AED /personne + transats 15 AED /transats. Déjeuner : malik burger fo compte 70 a 80 AED pour 2
Après midi : Dubai Mall + Burj Dubai + Spectacle fontaines.
Pour l'ascension de Burj Dubai (ou Burj Khalifa) il faut compter 100 AED/personne sur internet avec date et heure précise, possibilité de réserver jusqu'à' 30 jours avant, ou réserver sur place pour le lendemain au même prix. http://www.burjkhalifa.ae/observation-deck/ticket-information.aspx https://tickets.atthetop.ae/eticketing/homepage.aspx Tenez l'imprimante prête, car le site met en place un délai d'impression des tickets de 5 minutes.
Sur place le prix est de 400 AED / personne.
Info pratique : l'entrée est dans le centre commercial de Dubai mall. Le meilleur moment pour le Burj Dubaï est le coucher du soleil, le creneau 17h30-18h30 est celui qui part en premier. Prévoir 1h environ.
Spectacle des fontaines : à partir de 18h30 jusqu'à 22h gratuit, durée 10 mn.
Jour 2 :
Matin : Mall of the Emirates + Ski
Pour le Ski il faut compter 200 AED / personne pour 2 heures. http://www.skidxb.com/home/about-ski-dubai/opening-times-and-standard-pricing.aspx
Après midi : Burj AL Arab (tour voilier) + Plage à coté + Diner Souk Madinat avec vue sur le Burj Al Arab.
Jour 3 :
Journée: Atllantis : Aquaventure + Aquarium The lost chambers Il y a des navettes gratuites départ de dubai mall et retour aussi a dubai mall, à la reception prendre une brochure avec les horaires. Visite de l'hotel : gratuite Ils font le ticket combo la journée visite du parc Aquaventure + de l'aquarium "lost chambers" pour 250 AED par personne : http://www.expedia.fr/pub/agent.dll/nojs=1/qscr=tsdt/ofid=11361/loid=1079/stat=5/wtid=28?affcid=expe.FR.002.003.dubai%2Fvisiter%2Fentree-au-parc-aquatique-aquaventure-et-a-l-at.10469404.2049515.generique
Une question revient sans cesse : Atlantis ou le wild wadi park ?? votre avis m'intéresse !
De plus d'après ce que j'ai pu lire, la nourriture est interdite à Aquaventure, il faut donc prévoir 120 AED/personne
Soirée : resto Dubaï Marina
Jour 4 :
Matin : Plage Umm Suqeim 3, près des hôtels Jumeirah et Burj Al Arab. Où peut-on faire du jet ski à Dubaï ? à quel prix ?
Après-midi : Safari 4x4 ou quad. Connaissez vous les prix ? avec quel organisme ?
Jour 5 :
Matin : Quartier de Deira Souk de l'or / des épices / de l'électronics + traversée en Abra. Prix de la traversée : 0,5 AED ou 100 AED pour la balade d'une heure Où se trouve exactement Electronik Souk ? Où peut-on trouver des produits électroniques bon marché ?
Peux être Dubai Museum à Bur Dubai qui présente bien succinctement l'histoire de Dubai, des Emirats et des Emiratis pour 3 AED (visite de 1 heure 30 grand max)
Après midi : baignade Al Mamzar beach park au nord de Deira.
Jour 6 :
Journée à Abu Dhabi En bus : dubaï station Ghubaiba à Abu Dhabi main station même pas 3 euros ou au départ de la "Bur Dubai Bus Station " qui se trouve devant le supermarché
Partir le matin tôt de Dubaï pour arriver à 9 h à la grande mosquée (avant les cars de touristes qui débarquent vers 10h). 11h, le village "héritage" de l'autre côté de la baie, Repas sur la corniche et Emirate Palace l'après midi Visite par bus normal de Abu Dhabi => 1 AED d'un bout à l'autre de chaque terminus.
Est-il préférable de s'y rendre et se promener en bus ? ou de louer une voiture ? car la grande mosquée semble être loin du centre ville et il semble qu'il y ai peu de taxi ...
Jour 7 :
Matin : Dernière baignade Jumeirah beach
Après-midi : Mall Ibn Battuta
Jour 8 : retour en France
Ce programme est-il complet ? j'ai essayer de faire des regroupements pas zones géographique pour limiter les temps de trajet... si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas !
L'hôtel Gloria est proche du métro, donc est-il préférable de se promener en métro ou de prendre le taxi (qui n'est pas très cher apriori) ? Combien coûte le transfert Aéroport / Gloria hôtel environ ?
Vous me conseillez quelles plages ?
En fonction des endroits où peut-on bien manger ? à midi ? le soir ?
Divers :
Adaptateur anglais.
Il vaut mieux échanger ses euros en ville ou dans les mall plutôt qu'à l'aéroport.
optionnel : Visite de Dubaï en bus Bus touristique. Principe : le bus passe toute les 1/2 heures au même endroit, on monte et descend quand on le souhaite. tarif http://www.bigbustours.com/eng/dubai/ ... d=tickets%20and%20prices. 60 USD / personne, est- ce que cela vaut le coup ?? Il y a 2 circuits: le premier ( bleu) tourne ds la nouvelle ville et les plages le second( rouge) tourne ds la vieille ville mais on peut passer de l'un à l'autre sans problème et avec le même ticket
Merci d'avance pour votre aide et pour le partage de votre expérience ! Vos réponses m'aideront et aideront beaucoup d'autres personnes je pense ...
Je compte me rendre à Dubaï en octobre prochain pour 1 semaine avec mon épouse. Nous avons 28 ans. J'aimerais profiter de votre expérience afin d'avoir un avis sur le programme que j'ai confectionné. Merci d'avance pour votre aide !! N'hésitez pas à rectifier des infos qui seraient erronées.
Nous serons loger au Gloria Hôtel, qu'en pensez-vous ? Est-il bien placé ? Il se situe juste en face de Palm Jumeirah, proche du métro.
Jour 1 :
Matin : Baignade à Jumeirah beach=> Entrée 5 AED /personne + transats 15 AED /transats. Déjeuner : malik burger fo compte 70 a 80 AED pour 2
Après midi : Dubai Mall + Burj Dubai + Spectacle fontaines.
Pour l'ascension de Burj Dubai (ou Burj Khalifa) il faut compter 100 AED/personne sur internet avec date et heure précise, possibilité de réserver jusqu'à' 30 jours avant, ou réserver sur place pour le lendemain au même prix. http://www.burjkhalifa.ae/observation-deck/ticket-information.aspx https://tickets.atthetop.ae/eticketing/homepage.aspx Tenez l'imprimante prête, car le site met en place un délai d'impression des tickets de 5 minutes.
Sur place le prix est de 400 AED / personne.
Info pratique : l'entrée est dans le centre commercial de Dubai mall. Le meilleur moment pour le Burj Dubaï est le coucher du soleil, le creneau 17h30-18h30 est celui qui part en premier. Prévoir 1h environ.
Spectacle des fontaines : à partir de 18h30 jusqu'à 22h gratuit, durée 10 mn.
Jour 2 :
Matin : Mall of the Emirates + Ski
Pour le Ski il faut compter 200 AED / personne pour 2 heures. http://www.skidxb.com/home/about-ski-dubai/opening-times-and-standard-pricing.aspx
Après midi : Burj AL Arab (tour voilier) + Plage à coté + Diner Souk Madinat avec vue sur le Burj Al Arab.
Jour 3 :
Journée: Atllantis : Aquaventure + Aquarium The lost chambers Il y a des navettes gratuites départ de dubai mall et retour aussi a dubai mall, à la reception prendre une brochure avec les horaires. Visite de l'hotel : gratuite Ils font le ticket combo la journée visite du parc Aquaventure + de l'aquarium "lost chambers" pour 250 AED par personne : http://www.expedia.fr/pub/agent.dll/nojs=1/qscr=tsdt/ofid=11361/loid=1079/stat=5/wtid=28?affcid=expe.FR.002.003.dubai%2Fvisiter%2Fentree-au-parc-aquatique-aquaventure-et-a-l-at.10469404.2049515.generique
Une question revient sans cesse : Atlantis ou le wild wadi park ?? votre avis m'intéresse !
De plus d'après ce que j'ai pu lire, la nourriture est interdite à Aquaventure, il faut donc prévoir 120 AED/personne
Soirée : resto Dubaï Marina
Jour 4 :
Matin : Plage Umm Suqeim 3, près des hôtels Jumeirah et Burj Al Arab. Où peut-on faire du jet ski à Dubaï ? à quel prix ?
Après-midi : Safari 4x4 ou quad. Connaissez vous les prix ? avec quel organisme ?
Jour 5 :
Matin : Quartier de Deira Souk de l'or / des épices / de l'électronics + traversée en Abra. Prix de la traversée : 0,5 AED ou 100 AED pour la balade d'une heure Où se trouve exactement Electronik Souk ? Où peut-on trouver des produits électroniques bon marché ?
Peux être Dubai Museum à Bur Dubai qui présente bien succinctement l'histoire de Dubai, des Emirats et des Emiratis pour 3 AED (visite de 1 heure 30 grand max)
Après midi : baignade Al Mamzar beach park au nord de Deira.
Jour 6 :
Journée à Abu Dhabi En bus : dubaï station Ghubaiba à Abu Dhabi main station même pas 3 euros ou au départ de la "Bur Dubai Bus Station " qui se trouve devant le supermarché
Partir le matin tôt de Dubaï pour arriver à 9 h à la grande mosquée (avant les cars de touristes qui débarquent vers 10h). 11h, le village "héritage" de l'autre côté de la baie, Repas sur la corniche et Emirate Palace l'après midi Visite par bus normal de Abu Dhabi => 1 AED d'un bout à l'autre de chaque terminus.
Est-il préférable de s'y rendre et se promener en bus ? ou de louer une voiture ? car la grande mosquée semble être loin du centre ville et il semble qu'il y ai peu de taxi ...
Jour 7 :
Matin : Dernière baignade Jumeirah beach
Après-midi : Mall Ibn Battuta
Jour 8 : retour en France
Ce programme est-il complet ? j'ai essayer de faire des regroupements pas zones géographique pour limiter les temps de trajet... si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas !
L'hôtel Gloria est proche du métro, donc est-il préférable de se promener en métro ou de prendre le taxi (qui n'est pas très cher apriori) ? Combien coûte le transfert Aéroport / Gloria hôtel environ ?
Vous me conseillez quelles plages ?
En fonction des endroits où peut-on bien manger ? à midi ? le soir ?
Divers :
Adaptateur anglais.
Il vaut mieux échanger ses euros en ville ou dans les mall plutôt qu'à l'aéroport.
optionnel : Visite de Dubaï en bus Bus touristique. Principe : le bus passe toute les 1/2 heures au même endroit, on monte et descend quand on le souhaite. tarif http://www.bigbustours.com/eng/dubai/ ... d=tickets%20and%20prices. 60 USD / personne, est- ce que cela vaut le coup ?? Il y a 2 circuits: le premier ( bleu) tourne ds la nouvelle ville et les plages le second( rouge) tourne ds la vieille ville mais on peut passer de l'un à l'autre sans problème et avec le même ticket
Merci d'avance pour votre aide et pour le partage de votre expérience ! Vos réponses m'aideront et aideront beaucoup d'autres personnes je pense ...
Sécurité pour une femme à l'aéroport et à Abu Dhabi, hôtel dans/proche de l'aéroport? English translation pending
Bonjour
je suis un expat qui vie en Asie, et qui veut profité d'un voyage en France pour faire découvrir ce pays à ma femme
j'ai prix un billet d'avion pour ma femme qui transite par Abu Dhabi malheureusement je n'ai pas vue qu'il y avais 12h de transite entre le vol et la correspondance
ma femme n'as jamais prit l'avion sur des vols international, et parle peux anglais et ne parle pas Français j'ai choisie par cette aéroport et cette compagnie ( ETIHAD ) car c'est celui que j'ai trouver le meilleur ( de ceux que j'ai tester) pour l'encadrement et la qualité d’accueil, tout en restant compétitif dans les tarifes
j'aimerais avoir quelques précisions ( je ne suis pas très riche et n'a pas les finance pour repayer un billet d'avion ) J'ai toujours était très bien reçu à Abu dhabi, mai je suis un homme aussi .
Pardonner moi ces question, pardonner moi mon ignorance, mai ma femme et moi nous pausons beaucoup d’interrogations et ne somme pas rassurés
j'ai entendu pas mal d'histoires d’enlèvements de femmes dans les pays du golf, l’aéroport d'Abu Dhabi est il dangereux pour une femme seul ? sortir de l’aéroport est il dangereux pour une femme seul, en sachant qu'elle parle que très peut anglais de plus ?
connaissez vous un hôtel pas trop cher dans l’aéroport, ou a proximité ou le personnel pourrais venir la chercher et la ramener à l’aéroport dans de temps nécessaire à son vol
pouvez vous me donner le nom de la money local, le tôt de change, et le niveau de la vie ( prix café glacé, repas etc )
je suis preneur de toute information
cordialement
je suis un expat qui vie en Asie, et qui veut profité d'un voyage en France pour faire découvrir ce pays à ma femme
j'ai prix un billet d'avion pour ma femme qui transite par Abu Dhabi malheureusement je n'ai pas vue qu'il y avais 12h de transite entre le vol et la correspondance
ma femme n'as jamais prit l'avion sur des vols international, et parle peux anglais et ne parle pas Français j'ai choisie par cette aéroport et cette compagnie ( ETIHAD ) car c'est celui que j'ai trouver le meilleur ( de ceux que j'ai tester) pour l'encadrement et la qualité d’accueil, tout en restant compétitif dans les tarifes

j'aimerais avoir quelques précisions ( je ne suis pas très riche et n'a pas les finance pour repayer un billet d'avion ) J'ai toujours était très bien reçu à Abu dhabi, mai je suis un homme aussi .
Pardonner moi ces question, pardonner moi mon ignorance, mai ma femme et moi nous pausons beaucoup d’interrogations et ne somme pas rassurés
j'ai entendu pas mal d'histoires d’enlèvements de femmes dans les pays du golf, l’aéroport d'Abu Dhabi est il dangereux pour une femme seul ? sortir de l’aéroport est il dangereux pour une femme seul, en sachant qu'elle parle que très peut anglais de plus ?
connaissez vous un hôtel pas trop cher dans l’aéroport, ou a proximité ou le personnel pourrais venir la chercher et la ramener à l’aéroport dans de temps nécessaire à son vol
pouvez vous me donner le nom de la money local, le tôt de change, et le niveau de la vie ( prix café glacé, repas etc )
je suis preneur de toute information
cordialement
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco
Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara
Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal
De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza
Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada
On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !
Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !

Ouest Américain, 14 jours en famille, que du Bonheur!!! English translation pending
Ce voyage cela faisait longtemps que nous parlions de le faire avec les enfants, longtemps cela veut dire depuis la première fois où mon épouse et moi avons mis les pieds aux USA………. C’était en 2005 ! Notre hésitation venait entre faire New York en visite sur une semaine ou bien L’ouest Américain sur 15 jours ……
L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.
La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.
Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.
Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.
Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !
Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.
Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).
Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!
Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles
Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.
C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!
Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.
Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.
Entrée du Lobby chez Dollar
La fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.
A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.
Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!
A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.
Le Chrysler Town & Country qui nous accompagnera
La température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.
Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.
Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.A
Le réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..
samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin
Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.
Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.
Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.
Le Summit Inn d'Oak Hill
1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».
Les 3 monstres et leur Maman
Petite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!
Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!
Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.
Un petit avant goût pour les enfants de Las Vegas
La voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !
Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!


Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.

Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.
Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan
Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.

Quelques Ford "A"......
...... toutes plus belles les unes que les autres.


Superbe!
A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.
L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel
Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!
Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.
La neige ne démotivera pas les troupes!!
Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.
Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.
Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley
La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.

Réglement de compte entre Frangins!
Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.
C'est pas fait exprès!

Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !
Un peu poussièreuse la route tout de même.
Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.
Coucher de soleil depuis le restaurant du Goulding
La nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.
Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas
La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.
Wonderful......
........Amazing........
......Superbe!!!!!!
A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.

Axel et son Grand Frère
Les enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !
Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab
Denny's Wigwam
Nous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!


Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).
Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip
Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.
Le Paris Las Vegas et son "Café".
Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!
Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas
Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.


Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!
Coca Cola store, même démesure que MM'S
Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.
Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !
Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!
Ce coup ci c'est le bon.
Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.
Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.
Petit fou rire en haut de la Stratosphere Tower
Un couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.

Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.
Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine
Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !

Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.
Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!
Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!


Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier
Vue depuis notre chambre
Nous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.
Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno
Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!


Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!

General Sherman
General Grant
Beaucoup de neige encore à cette saison.
Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.

Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.
Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco
Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.
Arrivée depuis le pont d'Oakland
Paiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !
Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!
Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.

Gulliver le "Retour"
C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.
On y mange très bien et pour pas trop cher.
On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.
La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.
Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)
Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.
Petite halte chez Boudin près de Pier 39
Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)



Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"
Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.

Pas beaucoup d'otaries
Nous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.
Il est heureux le p'tit père!

Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo
Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.



Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!


Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !



A ce prix là il ne faut pas se priver.
De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.
Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica
Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.

Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.
L'Outlet de Camarillo
Nous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.


Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.
Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.

Un peu de monde tout de même en cette période.

Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.
3th street Promenade

Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……
Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica
Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.


Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.

Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !
Les Fameux "Smoke Shop"
Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.
Grosse soif mon Axel.
Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.

Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.

Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.
Coucher de soleil sur Santa Monica Pier
Il y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !
Salut Forrest!

On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.
Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio
Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.



Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.
En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!

L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.
En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)
Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.
Les amateurs de la série reconnaitrons
Ensuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.
Planquer tout........ça mouille.
Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.


Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.
Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour
Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.

Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade





Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !
Dépôt du véhicule chez Dollar
L’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.
Personne à l'aéroport......étonnant!

Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »
Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.
Christophe</html
L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.
La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.
Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.
Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.
Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !
Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.
Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).
Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!
Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles
Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.
C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.
Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.
Entrée du Lobby chez DollarLa fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.
A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.
Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.
Le Chrysler Town & Country qui nous accompagneraLa température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.
Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.
Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.ALe réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..
samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin
Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.
Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.
Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.
Le Summit Inn d'Oak Hill1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».
Les 3 monstres et leur MamanPetite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!
Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.
Un petit avant goût pour les enfants de Las VegasLa voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !
Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!


Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.

Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.
Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan
Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.

Quelques Ford "A"......
...... toutes plus belles les unes que les autres.

Superbe!A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.
L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel
Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.
La neige ne démotivera pas les troupes!!Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.
Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.
Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley
La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.

Réglement de compte entre Frangins!Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.
C'est pas fait exprès!
Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !
Un peu poussièreuse la route tout de même.Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.
Coucher de soleil depuis le restaurant du GouldingLa nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.
Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas
La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.
Wonderful......
........Amazing........
......Superbe!!!!!!A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.

Axel et son Grand FrèreLes enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !
Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab
Denny's WigwamNous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!


Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).
Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip
Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.
Le Paris Las Vegas et son "Café".Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!
Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas
Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.


Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!
Coca Cola store, même démesure que MM'S
Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !
Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!
Ce coup ci c'est le bon.
Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.
Petit fou rire en haut de la Stratosphere TowerUn couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.

Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.
Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine
Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !

Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.
Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!


Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier
Vue depuis notre chambreNous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.
Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno
Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!


Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!

General Sherman
General Grant
Beaucoup de neige encore à cette saison.Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.

Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.
Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco
Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.
Arrivée depuis le pont d'OaklandPaiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !
Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.

Gulliver le "Retour"C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.
On y mange très bien et pour pas trop cher.On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.
La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)
Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.
Petite halte chez Boudin près de Pier 39Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)



Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.

Pas beaucoup d'otariesNous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.
Il est heureux le p'tit père!
Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo
Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.



Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!


Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !



A ce prix là il ne faut pas se priver.De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.
Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica
Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.

Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.
L'Outlet de CamarilloNous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.


Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.
Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.
Un peu de monde tout de même en cette période.
Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.
3th street Promenade
Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……
Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica
Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.


Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.

Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !
Les Fameux "Smoke Shop"Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.
Grosse soif mon Axel.Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.

Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.

Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.
Coucher de soleil sur Santa Monica PierIl y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !
Salut Forrest!
On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.
Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio
Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.



Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.
En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!
L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.
En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.
Les amateurs de la série reconnaitronsEnsuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.
Planquer tout........ça mouille.Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.


Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.
Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour
Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.

Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade




Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !
Dépôt du véhicule chez DollarL’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.
Personne à l'aéroport......étonnant!
Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »
Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.
Christophe</html
Tremblement de terre au Japon (11 mars 2011) English translation pending
Bonjour à tous
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques English translation pending
Bonjour,
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
Prologue
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Croisière Passage à l'Est sur l'Atlantica le 19 septembre 2011 English translation pending
😉Bonjour,
Ayant réservé une croisière sur le COSTA ATLANTICA, le 19 septembre 2011 au départ de SAVONE pour une durée de 14 jours, je vais vous faire part tout au long de ces 7 mois de la préparation avant le jour "J".
Les indications précisées dans cette discussion, vont permette à aider ceux qui ne sont jamais partis, à approcher leur premières démarches et à découvrir aussi comment organiser un voyage comme celui-ci.
Comme vous le savez pour certains et comme je l'ai l'indiqué ci-dessous, j'ai a mon actif des années de croisière à différentes époques. Je ne vous cache pas que je suis preneur d'idées, de récits, de photos et surtout de votre enthousiasme car quand on aime la mer, on peut épiloguer sur toutes sortes de sujet.
En fait, je refais le trajet que j'ai découvert en 2008, sur le COSTA VICTORIA. Mais, il y a tant à voir que mon épouse et moi, avons décidé de refaire ce circuit d'abord par passion des lieux et ensuite afin de clore ce merveilleux trajet car tant d'autres nous attendent.
Voici le lien de la discussion :
voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_costa_victoria_14_au_28_septembre_D2034177/
Voici donc, les premières informations concernant cette nouvelle croisière:
Départ de Savone le 19 septembre avec pour escales :
SAVONE, CIVITAVECCHIA, MYKONOS, IZMIR, Passage des Dardanelles de nuit, ISTANBUL, Passage du BOSPHORE de nuit, CONSTANZA, ODESSA, YALTA, Passage du BOSPHORE de jour, Passage des DARDANELLES dans l'après-midi, LE PIREE, KATAKOLON, CIVITAVECCHIA et SAVONE.
Nous avons choisi une cabine à balcon au pont n° 7.
Nous nous rendrons en voiture SAVONE et donc, nous louerons une place de parking. Cela fera la 3° fois que nous gérons l'arrivée et le départ et personnellement, c'est un régal car tout est très organisé. Le prix du parking est à notre charge, bien évidemment.
La réservation s'est faite en mai de cette année et nous avons pu avoir la cabine souhaitée, l'endroit précis et le pont. Pour information, je suis passé par l'agence "NOUVELLES FRONTIÈRES" de ma localité. Cette agence a pris en compte la réduction dû à ma carte et comme elle a un accord de vente de produits COSTA, nous avons bénéficié de 3 % en moins cumulé avec le pourcentage de la carte, sur le tarif PRIMA.
Depuis le mois de décembre 2010, il m'est possible de réserver grâce à mon numéro de dossier (qui est en fait mon n° de réservation), sur le site costacroisières.fr : excursions, boissons ou autres.
Comme je suis un fidèle sur cette compagnie, il m'est possible aussi de découvrir le nombre de points que je détiens sur le site Costa club.
J'ai souhaité passer cette fois-ci par une agence au lieu de traiter mes réservations par Internet pour en percevoir la différence. Je n'ai rien à dire si ce n'est que le responsable de l'agence, nous avait organisé une visite du MAGICA, l'année dernière à Marseille.
Comme, je le précisais plus haut, la gestion du dossier s'est très bien déroulé et nous avons pu avoir, sur plan la cabine souhaitée.
L'année dernière, nous étions sur le MEDITERRANEA et à part le design intérieur, il se ressemble parfaitement ; d'où l'attribution du nom sister-ship.
CARACTÉRISTIQUES DE L'ATLANTICA :
Année de construction : 2000 Tonnage : 85700 T Longueur : 292,50 m Largeur : 32,32 m Capacité passagers : 2114 pour 2680 maxi Membres d'équipage : 920 Vitesse : 24 nœuds

Pour l'instant, j'étudie le type d'excursion car je veux en profiter par moi-même mais j'opterais pour une ou deux réservations par la compagnie afin de voir aussi autre chose. On en reparlera plus tard.
Bon vent à ceux qui vont partir et bonne préparation à ceux qui sont en train.
JC
Ayant réservé une croisière sur le COSTA ATLANTICA, le 19 septembre 2011 au départ de SAVONE pour une durée de 14 jours, je vais vous faire part tout au long de ces 7 mois de la préparation avant le jour "J".
Les indications précisées dans cette discussion, vont permette à aider ceux qui ne sont jamais partis, à approcher leur premières démarches et à découvrir aussi comment organiser un voyage comme celui-ci.
Comme vous le savez pour certains et comme je l'ai l'indiqué ci-dessous, j'ai a mon actif des années de croisière à différentes époques. Je ne vous cache pas que je suis preneur d'idées, de récits, de photos et surtout de votre enthousiasme car quand on aime la mer, on peut épiloguer sur toutes sortes de sujet.
En fait, je refais le trajet que j'ai découvert en 2008, sur le COSTA VICTORIA. Mais, il y a tant à voir que mon épouse et moi, avons décidé de refaire ce circuit d'abord par passion des lieux et ensuite afin de clore ce merveilleux trajet car tant d'autres nous attendent.
Voici le lien de la discussion :
voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_costa_victoria_14_au_28_septembre_D2034177/
Voici donc, les premières informations concernant cette nouvelle croisière:
Départ de Savone le 19 septembre avec pour escales :
SAVONE, CIVITAVECCHIA, MYKONOS, IZMIR, Passage des Dardanelles de nuit, ISTANBUL, Passage du BOSPHORE de nuit, CONSTANZA, ODESSA, YALTA, Passage du BOSPHORE de jour, Passage des DARDANELLES dans l'après-midi, LE PIREE, KATAKOLON, CIVITAVECCHIA et SAVONE.
Nous avons choisi une cabine à balcon au pont n° 7.
Nous nous rendrons en voiture SAVONE et donc, nous louerons une place de parking. Cela fera la 3° fois que nous gérons l'arrivée et le départ et personnellement, c'est un régal car tout est très organisé. Le prix du parking est à notre charge, bien évidemment.
La réservation s'est faite en mai de cette année et nous avons pu avoir la cabine souhaitée, l'endroit précis et le pont. Pour information, je suis passé par l'agence "NOUVELLES FRONTIÈRES" de ma localité. Cette agence a pris en compte la réduction dû à ma carte et comme elle a un accord de vente de produits COSTA, nous avons bénéficié de 3 % en moins cumulé avec le pourcentage de la carte, sur le tarif PRIMA.
Depuis le mois de décembre 2010, il m'est possible de réserver grâce à mon numéro de dossier (qui est en fait mon n° de réservation), sur le site costacroisières.fr : excursions, boissons ou autres.
Comme je suis un fidèle sur cette compagnie, il m'est possible aussi de découvrir le nombre de points que je détiens sur le site Costa club.
J'ai souhaité passer cette fois-ci par une agence au lieu de traiter mes réservations par Internet pour en percevoir la différence. Je n'ai rien à dire si ce n'est que le responsable de l'agence, nous avait organisé une visite du MAGICA, l'année dernière à Marseille.
Comme, je le précisais plus haut, la gestion du dossier s'est très bien déroulé et nous avons pu avoir, sur plan la cabine souhaitée.
L'année dernière, nous étions sur le MEDITERRANEA et à part le design intérieur, il se ressemble parfaitement ; d'où l'attribution du nom sister-ship.
CARACTÉRISTIQUES DE L'ATLANTICA :
Année de construction : 2000 Tonnage : 85700 T Longueur : 292,50 m Largeur : 32,32 m Capacité passagers : 2114 pour 2680 maxi Membres d'équipage : 920 Vitesse : 24 nœuds

Pour l'instant, j'étudie le type d'excursion car je veux en profiter par moi-même mais j'opterais pour une ou deux réservations par la compagnie afin de voir aussi autre chose. On en reparlera plus tard.
Bon vent à ceux qui vont partir et bonne préparation à ceux qui sont en train.
JC
Voyage en Iran en juillet 2011 et actualité? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
Louxor - 1 semaine en individuel English translation pending
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Délai d'obtention du visa conjoint francais/tunisien après la visite médicale? English translation pending
bonjour
mon mari aura son rendez vous de la visite medicale et du test de francais le 20 et 21 janvier
je voulais savoir apres avoir passé ces deux rendez vous quels sont les étapes par la suite ? et le delai d'obtention du visa
merci a tous
bonne journée
Circuit des capitales du Siam au golfe d'Andaman et l'hôtel Coral Ban Saphan? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais obtenir les avis de personnes ayant effectuées le circuit des capitales du Siam au Golf d'Andaman et le séjour à l'hôtel Coral Bang Saphan.
J'effectue ce voyage seule du 4 février 2011 au 19 février 2011.
Concernant le circuit : Est-ce que les hôtels étaient convenables ? Avez-vous effectué les excursions facultatives ? si oui qu'en avez-vous pensé ? Soirée a Phisanulok, tour de ville en cyclo-pousse : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Rai, promenade en bateau sur le fleuve de Mékong, petite incursion au Laos : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Mai, ballade a dos d’éléphant d’une heure + 45 minutes rafting et 30 minutes promenade en charrette tirée par les bœufs : 1200 THB (env. 28€ / personne). Chiang Mai, massage médical thérapeutique pendant 2 heures : 700 THB (env. 16€ / personne). Chiang Mai, visite de la tribu des Femmes Girafes : 700 THB (env. 16€ / personne). Concernant le séjour à l'hôtel Coral : Est-ce qu'il y a une connexion internet wifi ? si oui est-elle gratuite ? Quelles excursions sont proposées par l'hôtel ainsi que leurs tarifs ?
Et d'une manière générale qu'avez-vous pensé de l'organisation du circuit et de votre séjour à l'hôtel ?
Merci d'avance
Concernant le circuit : Est-ce que les hôtels étaient convenables ? Avez-vous effectué les excursions facultatives ? si oui qu'en avez-vous pensé ? Soirée a Phisanulok, tour de ville en cyclo-pousse : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Rai, promenade en bateau sur le fleuve de Mékong, petite incursion au Laos : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Mai, ballade a dos d’éléphant d’une heure + 45 minutes rafting et 30 minutes promenade en charrette tirée par les bœufs : 1200 THB (env. 28€ / personne). Chiang Mai, massage médical thérapeutique pendant 2 heures : 700 THB (env. 16€ / personne). Chiang Mai, visite de la tribu des Femmes Girafes : 700 THB (env. 16€ / personne). Concernant le séjour à l'hôtel Coral : Est-ce qu'il y a une connexion internet wifi ? si oui est-elle gratuite ? Quelles excursions sont proposées par l'hôtel ainsi que leurs tarifs ?
Et d'une manière générale qu'avez-vous pensé de l'organisation du circuit et de votre séjour à l'hôtel ?
Merci d'avance
Circuit organisé de quinze jours au Sri Lanka English translation pending
Bonjour, Nous partons (2) pour le SL le 6 mars pour 15 jours avec Jet Tours, circuit connaissance du SL, si vous connaissez merci de me donner vos impressions.
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012 English translation pending
Salut salut!!!
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Vacances familiales au Japon pour l'été 2011 English translation pending
Bonsoir ,
Nous envisageons un séjour durant l'été 2011 , en famille avec 1 ado et un enfant de 10 ans . C'est une région et un pays que nous ne connaissons pas du tout . Nous voudrions faire un voyage découverte donc , en réservant nos hotels , nos billets ... en direct . ( pas de TO )
Je suis a la recherche d'infos sur ;
- Un itinéraire conseillé - Partir plutot en juillet ou en aout ? - Faut il prévoir de se déplacer en voiture ou en train a l'intérieur du pays ? - Nous avons un budget d'environ 8000 € , de quelle durée peut etre notre séjour ? - Une compagnie aérienne au prix sympat au départ de Paris , Londres , Bruxelles ... ou autre ... ( Nous habitons le nord de la france )
D'avance , merci a tous , Bertrand .
Nous envisageons un séjour durant l'été 2011 , en famille avec 1 ado et un enfant de 10 ans . C'est une région et un pays que nous ne connaissons pas du tout . Nous voudrions faire un voyage découverte donc , en réservant nos hotels , nos billets ... en direct . ( pas de TO )
Je suis a la recherche d'infos sur ;
- Un itinéraire conseillé - Partir plutot en juillet ou en aout ? - Faut il prévoir de se déplacer en voiture ou en train a l'intérieur du pays ? - Nous avons un budget d'environ 8000 € , de quelle durée peut etre notre séjour ? - Une compagnie aérienne au prix sympat au départ de Paris , Londres , Bruxelles ... ou autre ... ( Nous habitons le nord de la france )
D'avance , merci a tous , Bertrand .
Shanti, Shanti, Benares et l'Orissa... English translation pending
Je me savais un peu con, et inconsciente et fofolle etc, mais là franchement, ca dépasse tout...
Ne pas me réveiller et rater mon avion pour Delhi, jeter 500€ dans les chiottes et tirer la chasse, j'en reviens toujours pas de ma connerie...
Enfin... Merci Patricia qui m'a prêté les sous pour un nouveau ticket, et le 5 aout...
J'atterris à Indira Gandhi Airport...
Purée!!! Qu'est ce qu'il est tout neuf tout beau! Ca fait à peine une semaine que ce nouvel aéroport est ouvert, le tapis plein est épais de plusieurs centimètres, des oeuvres d'art moderne ornent les murs, je récupère relativement vite mon sac, et je passe les portes.
WAOUH quelle chaleur! Ou est ce que je suis ici pour qu'il fasse si chaud? mais j'suis con, j'suis dehors...
Le stand des prepaid taxis à changé de place, pas très au point le système. Je partage une voiture avec un couple d'ukrainiens, et hop direction Paharganj.
Beyrouth... Les bâtiments longeant la rue ont été détruit en partie... Des gravas monstrueux partout... Ils espèrent vraiment avoir fini à temps pour les Commenwealth Olympic Games dans deux mois???
Hare Krishna guest house: 300 rps, sdb cracra, tant pis, rzzzz...
6 aout Les trains pour un départ à Benares le soir même sont complets, mais Mughal Sarai n'est qu'à 10 km de là, et il y a encore de la place! Toubidouyeah, demain j'serai à Varanasi!!! En attendant je vais voir le Raj Ghat, la tombe de Gandhi. Cela faisait une éternité que je voulais y aller, mais j'aime prendre mon temps et il y a tant de choses à voir dans la capitale indienne... Raj Ghat est un endroit bien calme au milieu d'un immense parc... Je suis bien émue devant sa tombe...

Quel bien fou de quitter la ville tout en travaux partout... 19h, j'suis à la gare, avec mon lourd sac, vin, chocolat et tout le tralala salami parmesan pour les copains, le train à 3h de retard... Mert', j'dois faire pipi... Je dépose mon sac, et trouve pas loin un coin entre deux grosses malles en bout de quai. J'en profite pour fumer une p'tite clop discretos, si un flic me voit, c'est paf 200 roupettes d'amende en plus de toute la populace me fixant "Ooooh, une femme étrangère qui fume!!!!" De retour cherchant une place assise de libre, deux hommes me font de la place sur un banc. Bien sur on papote, mais c'est pas des which country ou where is your husband, ou quand bien même, ils sont très sympas. Je passe trois heures si agréables en leur compagnie que je leur offre une tablette de chocolat belge qu'ils engouffrent en se léchant les babines... Ah, le train est là...
7 aout: Arrivée à la gare de Mughal Sarai, ici je sais par expérience que les rickshaws sont collants et arnaqueurs au possible... Je sors de la gare d'un pas décidé, regarde les rickshaws autour de moi, j'en vois un avec un seul indien dedans. "Do you go to Benares? Yes? Can I come with you?" "Euh? yes." Je suis désolée gentil monsieur de m'être faite invitée en vous forcant un peu la main, mais comme ca je ne me prends pas la tête. Varanasi... Le carrefour Gaudholia toujours aussi encombré, je retrouve mes repères comme si j'avais quitté la ville hier. Dans la Bengali tola (street), l'échoppe de Nitin est ouverte, je le vois se ruer hors de la boutique en m'entendant crier "My sweet younger brother!!!" Et on ne se donne pas un namasté poli, mais on se serre fort et longtemps dans les bras, tellement heureux de se revoir!!! J'ouvre mon sac, et lui donne les trois quarts... Masques buccaux et gants plastiques pour l'hôpital ou il travaille tous les matins, bouteille de vin et salami pour Céline, (infirmière à l'hosto "Agir pour Benares") chocolats etc. Chouette, mon sac est tout léger! Je vais au baba guest house m'installer dans une chambre réservée, leur offre une tablette de chocolat, prends une douche et vais voir le Gange...
Je m'assois sur les ghats, observe la vie, le fleuve qui est bien haut...

Un indien me regarde attentivement... "hey hello when did you arrived?" Zut, c'est le "palm reader" le diseur de bonne aventure... Et non je ne suis toujours pas intéressée par connaître mon futur... "yes maybe later..." Je continue ma balade, et à la chaï shop suivante, rebelotte je m'assois sur les marches, papote avec les indiens toujours curieux... "Which country? How long in India? How many times in India?11??? Eleven times??? You like India a lot!!!" etc... Quand je veux payer mon thé... No no! Already paid"
Kaou, copine internaute que j'ai eu le bonheur de voir plusieurs fois, est aussi à Benares, je suis toute heureuse et impatiente de la retrouver...
Arrivée à son guest house, le Ganapati, elle n'est plus là! Comment ca elle est partie il y a deux jours???
Je vais sur la terrasse, me savoure un fruit shake, papote avec Dil, le serveur qui m'apporte un cheese tomato sandwich gratos car en trop...

Ensuite je retourne dans la bengali tola street, bois un chai avec Nitin, revois le grand sourire de Ram Ji du Chandan restaurant, aperçois un mec qui danse dans la ruelle en me regardant... Gopal! Un de mes deux amis tailleurs! On se serre dans les bras
On va trouver son frère Govind à l'échoppe, je bois encore un chai avec eux et Shankar, leur voisin parfumeur...
Quand je retourne au Chandan resto qui je vois?
Florenciaaa!!!!! Fabieeeeenne!!! Waouh, c'est trop génial! On s'est connue l'année passée au même endroit, on avait été à Allahabad ensemble!
Voilà Florencia (d'Argentine)
Qui a laissé tomber son boulot d'avocate pour enseigner le yoga... Elle dégage de bonnes vibes, non? 
8 aout 2010... P'tit déj' au Chandan avec Nitin qui à déjà fini son boulot à l'hôpital, faut dire il est passé midi... Je ne suis pas encore remise du décalage... Il m'annonce que ce soir nous allons visiter le durga temple avec Céline.
Rendez vous à sa boutique à 17h.
En attendant, je vais dire bonjour à Nawal, qui tient une très jolie boutique près du temple d'or. Je choisis de la belle soie jaune or brillante pour les rideaux de ma chambre, et de la belle soie sauvage turquoise pour les rideaux d'Anne, ma colocataire.
Qu'est ce que j'aime faire du shopping en Inde... Le choix est terriblement difficile tellement il y a de belles choses, puis en Belgique le shopping, j'oublie tellement ca coute cher.
Petit tour au Ganapati guest house ou je rencontre Didier, très sympa français.
17h. Céline est là, ainsi que Sonnie également infirmière.
Tous les quatre allons au Durga temple que j'ai déjà vu plusieurs fois.../...
Purée... Quel monde de dingue!
Plaaaaatchhh!!!!
Mon mollet gauche vient de s'enfoncer dans un mélange de bouse, de boue, et de je ne sais pas quoi...
Les autres rigolent à s'en décrocher la mâchoire... Bon, c'est pas grave, je rassure les infirmiers, je n'ai pas de blessures au pied, et 20 mètres plus loin je trouve un point d'eau que je monopolise bien 10 longues minutes... Ca pue cette mert'
Ce mois ci, comme c'est le mois de Shiva, on traverse une grande foire avec toutes sortes de stands, stand de tir, stand de pêche aux canards, manège à petites voitures, avions etc.
On va dire bonjour à Durga, et génial, on va faire un tour dans la (pas grande) roue! Youpie!!! Toutoubidou.... On fait la file, se serrons les coudes car ces jeunes, purée, ils poussent... Notre tour arrive et nous grimpons dans la nacelle sans qu'elle ne s'arrête... Tranquille pèpère, la vue est sympa... Mais elle va de plus en plus vite, on s'accroche, je crie des Youpie tout plein alors que Céline ferme les yeux et se serre à moi comme une malade... Sans barrières de sécurité bien sur, elle est morte de peur! Après bien une vingtaine de tours, on nous fait descendre dans une cohue hallucinante...

Un peu avant d'arriver à ma guest house, passant devant le Jyoti café, je retrouve Frans! Prof de français de Nitin que j'avais aussi rencontré l'année passée! Il vit ici la plupart de l'année, c'est trop génial de retrouver toutes ces têtes connues, et on s'étonne que je me sente bien ici... 😎 .../...
6 aout Les trains pour un départ à Benares le soir même sont complets, mais Mughal Sarai n'est qu'à 10 km de là, et il y a encore de la place! Toubidouyeah, demain j'serai à Varanasi!!! En attendant je vais voir le Raj Ghat, la tombe de Gandhi. Cela faisait une éternité que je voulais y aller, mais j'aime prendre mon temps et il y a tant de choses à voir dans la capitale indienne... Raj Ghat est un endroit bien calme au milieu d'un immense parc... Je suis bien émue devant sa tombe...

Quel bien fou de quitter la ville tout en travaux partout... 19h, j'suis à la gare, avec mon lourd sac, vin, chocolat et tout le tralala salami parmesan pour les copains, le train à 3h de retard... Mert', j'dois faire pipi... Je dépose mon sac, et trouve pas loin un coin entre deux grosses malles en bout de quai. J'en profite pour fumer une p'tite clop discretos, si un flic me voit, c'est paf 200 roupettes d'amende en plus de toute la populace me fixant "Ooooh, une femme étrangère qui fume!!!!" De retour cherchant une place assise de libre, deux hommes me font de la place sur un banc. Bien sur on papote, mais c'est pas des which country ou where is your husband, ou quand bien même, ils sont très sympas. Je passe trois heures si agréables en leur compagnie que je leur offre une tablette de chocolat belge qu'ils engouffrent en se léchant les babines... Ah, le train est là...
7 aout: Arrivée à la gare de Mughal Sarai, ici je sais par expérience que les rickshaws sont collants et arnaqueurs au possible... Je sors de la gare d'un pas décidé, regarde les rickshaws autour de moi, j'en vois un avec un seul indien dedans. "Do you go to Benares? Yes? Can I come with you?" "Euh? yes." Je suis désolée gentil monsieur de m'être faite invitée en vous forcant un peu la main, mais comme ca je ne me prends pas la tête. Varanasi... Le carrefour Gaudholia toujours aussi encombré, je retrouve mes repères comme si j'avais quitté la ville hier. Dans la Bengali tola (street), l'échoppe de Nitin est ouverte, je le vois se ruer hors de la boutique en m'entendant crier "My sweet younger brother!!!" Et on ne se donne pas un namasté poli, mais on se serre fort et longtemps dans les bras, tellement heureux de se revoir!!! J'ouvre mon sac, et lui donne les trois quarts... Masques buccaux et gants plastiques pour l'hôpital ou il travaille tous les matins, bouteille de vin et salami pour Céline, (infirmière à l'hosto "Agir pour Benares") chocolats etc. Chouette, mon sac est tout léger! Je vais au baba guest house m'installer dans une chambre réservée, leur offre une tablette de chocolat, prends une douche et vais voir le Gange...
Je m'assois sur les ghats, observe la vie, le fleuve qui est bien haut...

Un indien me regarde attentivement... "hey hello when did you arrived?" Zut, c'est le "palm reader" le diseur de bonne aventure... Et non je ne suis toujours pas intéressée par connaître mon futur... "yes maybe later..." Je continue ma balade, et à la chaï shop suivante, rebelotte je m'assois sur les marches, papote avec les indiens toujours curieux... "Which country? How long in India? How many times in India?11??? Eleven times??? You like India a lot!!!" etc... Quand je veux payer mon thé... No no! Already paid"
Kaou, copine internaute que j'ai eu le bonheur de voir plusieurs fois, est aussi à Benares, je suis toute heureuse et impatiente de la retrouver...
Arrivée à son guest house, le Ganapati, elle n'est plus là! Comment ca elle est partie il y a deux jours???
Je vais sur la terrasse, me savoure un fruit shake, papote avec Dil, le serveur qui m'apporte un cheese tomato sandwich gratos car en trop...
Ensuite je retourne dans la bengali tola street, bois un chai avec Nitin, revois le grand sourire de Ram Ji du Chandan restaurant, aperçois un mec qui danse dans la ruelle en me regardant... Gopal! Un de mes deux amis tailleurs! On se serre dans les bras
On va trouver son frère Govind à l'échoppe, je bois encore un chai avec eux et Shankar, leur voisin parfumeur...
Quand je retourne au Chandan resto qui je vois?
Florenciaaa!!!!! Fabieeeeenne!!! Waouh, c'est trop génial! On s'est connue l'année passée au même endroit, on avait été à Allahabad ensemble!Voilà Florencia (d'Argentine)
Qui a laissé tomber son boulot d'avocate pour enseigner le yoga... Elle dégage de bonnes vibes, non? 
8 aout 2010... P'tit déj' au Chandan avec Nitin qui à déjà fini son boulot à l'hôpital, faut dire il est passé midi... Je ne suis pas encore remise du décalage... Il m'annonce que ce soir nous allons visiter le durga temple avec Céline.
Rendez vous à sa boutique à 17h.
En attendant, je vais dire bonjour à Nawal, qui tient une très jolie boutique près du temple d'or. Je choisis de la belle soie jaune or brillante pour les rideaux de ma chambre, et de la belle soie sauvage turquoise pour les rideaux d'Anne, ma colocataire.
Qu'est ce que j'aime faire du shopping en Inde... Le choix est terriblement difficile tellement il y a de belles choses, puis en Belgique le shopping, j'oublie tellement ca coute cher.
Petit tour au Ganapati guest house ou je rencontre Didier, très sympa français.
17h. Céline est là, ainsi que Sonnie également infirmière.
Tous les quatre allons au Durga temple que j'ai déjà vu plusieurs fois.../...
Purée... Quel monde de dingue!
Plaaaaatchhh!!!!
Mon mollet gauche vient de s'enfoncer dans un mélange de bouse, de boue, et de je ne sais pas quoi...
Les autres rigolent à s'en décrocher la mâchoire... Bon, c'est pas grave, je rassure les infirmiers, je n'ai pas de blessures au pied, et 20 mètres plus loin je trouve un point d'eau que je monopolise bien 10 longues minutes... Ca pue cette mert'
Ce mois ci, comme c'est le mois de Shiva, on traverse une grande foire avec toutes sortes de stands, stand de tir, stand de pêche aux canards, manège à petites voitures, avions etc.On va dire bonjour à Durga, et génial, on va faire un tour dans la (pas grande) roue! Youpie!!! Toutoubidou.... On fait la file, se serrons les coudes car ces jeunes, purée, ils poussent... Notre tour arrive et nous grimpons dans la nacelle sans qu'elle ne s'arrête... Tranquille pèpère, la vue est sympa... Mais elle va de plus en plus vite, on s'accroche, je crie des Youpie tout plein alors que Céline ferme les yeux et se serre à moi comme une malade... Sans barrières de sécurité bien sur, elle est morte de peur! Après bien une vingtaine de tours, on nous fait descendre dans une cohue hallucinante...

Un peu avant d'arriver à ma guest house, passant devant le Jyoti café, je retrouve Frans! Prof de français de Nitin que j'avais aussi rencontré l'année passée! Il vit ici la plupart de l'année, c'est trop génial de retrouver toutes ces têtes connues, et on s'étonne que je me sente bien ici... 😎 .../...
Voyage en Italie, avec une semaine à Naples English translation pending
Jeudi 14 octobre 2010 :
Départ de Genève à 7 h 30, autoroute pour Lausanne et le Valais.
Arrêt pour prendre de l'essence à Coop à Viège (Visp), puis col du Simplon. Pas mal de travaux sur la route du col. A 11 h, nous sommes au sommet du col. Il y a enfin du soleil !
Nous descendons en Italie, par Mergozzo, Gravelonna et mangeons à Omegna à 12 h, Repas au self service La Ciminiera (en face de la grande cheminée au centre ville). Entrée, plat principal, dessert, eau ou vin = 9.50 euros par personne. Nous en repartons vers 12 h 45.
Puis Orta, Novarra, Mortara, 2 cafés en route (0.80 euro le café),
Puis Pavia et Piacenza où j'avais réservé un hôtel par Booking.com.
Là, c'est très curieux. J'ai réservé à l'hôtel Idea, 114 rue Emilia Pavese, mais à cette adresse, c'est l'hôtel Hollyday Inn. Quand on finit par le comprendre, on entre dans l'hôtel Holliday Inn et là on constate que l'hôtesse d'accueil porte une plaque Idea Hotel sur son badge. Je présente ma réservation et tout a l'air en ordre. Tarif de ma réservation : 67 euros pour deux personnes avec petits déjeuners. Tarifs identiques pour toute l'année affichés dans le hall et dans notre chambre : 197 euros... !!! ???
La chambre comporte un lit immense, mais 1 seule prise électrique, pas de coffre-fort et WIFI payant dans la chambre, pas terrible si l'on avait payé 197 euros... de plus, elle donne sur un toit horrible.
Il y a un parking gratuit non surveillé devant l'hôtel (et un garage au sous-sol).
Vers 17 h 30, nous partons à pied pour le centre ville (3 km). C'est tout droit et tout plat, très facile. Sinon, on peut prendre le bus no 2 près de l'hôtel. Quelques palais en route avec belles cours (mais à restaurer d'urgence), la place centrale (Place des Cavaliers) et le Duomo. Dans cette ville, apparemment beaucoup de magasins sont fermés le jeudi après-midi.
Le Duomo, plusieurs fresques, une crypte, une façade avec loges. On n'a pas trop insisté car il y avait un service en cours.
Pas très faim, nous mangeons sur un banc des fruits emmenés de chez nous ce matin.
2 cafés sur la place centrale : 3 euros
Puis, nous rentrons à pied à l'hôtel, arrivée vers 21 h.
Vendredi 15 octobre 2010 :
Petit déjeuner copieux (buffet) dès 7 h.
Puis, 2 cafés expresso dans un bar, 2 euros
On quitte Piacenza vers 8 h 15
Piacenza - Modena
Ponte Semoggia 11 h, 1 café et 1 jus d'abricot, 3 euros
Ensuite, entrée sur l'autoroute pour contourner Bologne, 1.40 euros, on ressort direction Sasso pour prendre une route de montagne pour Prato.
12 h 00, on s'arrête à Castiglione dei Pepoli, pas grand chose d'ouvert, on va au bar Follia : tranches de pizza, gâteaux, coca, vin, cafés 17.60 euros.
Puis Prato, entrée ensuite sur l'autoroute pour contourner Florence, 2.60 euros, pas mal de travaux, ça n'avance pas très bien. On ressort à Figline Valdarno pour aller à Arezzo. On y arrive vers 17 h.
A partir de là, rien ne va plus. J'avais réservé un appartement pour une nuit à la Résidence Le Corniole (75 euros pour deux), via Michelangelo 142, près de la gare. Mais, et là j'ai fait très très fort, j'ai réussi à me tromper et à imprimer le plan d'un village à 40 km d'Arezzo dans la montagne, Chiusi de la Verna, où il y aussi une via Michelangelo (avec une adresse fausse au no 32). Donc, les gens nous envoient depuis Arezzo là-haut.
Nous y arrivons. Au no 32, une villa avec un géomètre qui ne comprend évidemment pas où est l'hôtel. Finalement, il nous imprime un plan d'Arezzo avec les coordonnées... et on redescend les 40 km ! Entrée d'Arezzo, gros accident de circulation, on nous envoie dans un chemin en terre privé pour contourner le problème, bien, on finit par retrouver la gare... En plus, il y a entre la gare et l'hôtel une immense fête ce week-end. Nous trouvons miraculeusement une place en zone bleue à côté de la gare, on n'insiste pas et on va à pied à l'hôtel, au fond d'une cour. Au rez-de-chaussée, restaurant pizzeria Le Vésuvio. Il y a un sens interdit entre la gare et l'hôtel, pour y accéder, il faudrait passer par la rue Victor Emmanuel et tourner à droite.
A 20 h 30, nous sommes enfin dans le studio au 4e étage, les ennuis continuent. J'essaie de fermer à clef la porte depuis l'intérieur, n'y arrivant pas, je tourne le verrou de sécurité. Nous nous installons et voulons ressortir. Là, impossible d'ouvrir la porte, juste possible de l'entre-bailler, le verrou de sécurité bloqué... Le téléphone de la chambre, impossible de savoir quel numéro composer... je n'arrive pas à atteindre la réception. J'utilise mon portable et la dame vient voir, puis va chercher un tournevis pour que je puisse forcer la pièce (qui avait été tordue par quelqu'un d'autre déjà auparavant...). Bien, on finit par y arriver et on sort manger.
Restaurant La Galeria, raviolis, salade, cafés, coca, eau minérale, 26,10 euros. Très bien et très rapide.
Pour ce soir, il y en a marre. On rentre à 22 h KO.
Entretemps, le service technique est venu arranger la porte. Je ne touche plus au verrou, ça ira pour aujourd'hui !
Samedi 16 octobre 2010 :
On déjeune dans l'appartement. Tout est prévu pour ceci, croissant, café, beurre, confiture, lait, jus de fruit, etc.
Il pleut. Nous descendons vers 7 h 45 pour constater que la réception n'ouvre qu'à 8 h 30... Nous allons déjà poser la valise dans la voiture et changer le disque de zone bleue au cas où.
Puis 4 cafés et 1 croissant en route, 4,50 euros (90 ct chaque chose).
Vers 8 h 25, nous arrivons à l'hôtel. La réception est ouverte et nous pouvons régler l'appartement, la dame nous demande 70 euros finalement au lieu de 75 euros. Nous profitons pour réserver une chambre au même prix pour le 25 octobre, afin de pouvoir visiter enfin Arezzo sereinement au retour...
Départ avec la voiture vers 9 h, via Perugia et Todi.
Arrêt sur la semi-autoroute vers 11 h dans une station service avec café. Achat d'un plan de Naples, 4.90 euros. 2 cafés 1.70 euro.
Puis Terni par la semi-autoroute. Nous nous arrêtons vers la gare à midi. Parcomètre 1.40 euros pour 1 h 30.
Arrêt pour manger sur la place centrale de Terni : 1 sandwich, 2 galettes, 1 vin, 1 glace, 1 coca, 1 gâteau, 2 cafés, 16,20 euros.
On repart de Terni vers 13 h 15 par une petite route de montagne, via Rieti, Poggio, Subiaco pour rejoindre Fiuggi Terme où j'avais réservé une chambre à l'hôtel La Ripa à la sortie de la ville, 100 mètres à gauche après la station service Agip (pour 60 euros avec petits déjeuners). Nous y arrivons à 16 h 50 env. Un peu de flou artistique, on nous offre un café pour nous faire patienter, après 20 min. notre chambre est prête et nous pouvons y accéder.
Puis, nous repartons en voiture pour Fiuggi Terme. Nous nous garons en zone bleue gratuite à l'entrée de la ville (2 ou 3 km depuis l'hôtel) en face de la gare routière des bus, à côté du parc public. Nous allons voir un peu les magasins près de la source Bonifacio. Il recommence à pleuvoir.
Nous mangeons vers 19 h 30 sur la place centrale (piazza Spada) au Grand Café Michelangelo. 2 entrées pâtes, 2 plats principaux (poulet, pommes de terre, champignons) 1 coca, 1 eau de Fiuggi, 2 cafés. Total 40 euros.
Vers 21 h, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 17 octobre 2010 :
Petit déjeuner buffet à 7 h 30, très correct. Nous règlons l'hôtel 60 euros.
Vers 8 h, nous partons via Frosinone, Cassini, Capua et autoroute pour Naples.
11 h, arrêt au bord de la route pour 1 café et 1 jus d'abricot, 2.50 euros.
Vers 12 h 15, entrée dans Naples, moins de circulation que la semaine, mais il y en a encore...
Nous finissons par arriver à l'arrière de la gare, place Nationale vers 12 h 40.
Nous trouvons un parking gratuit en zone blanche (il y a vers 12 h 45 trois places libres dans cette rue) via Calate Ponte di Casanova, devant le no 21, angle via Campania. Nous nous assurons auprès d'un commerçant qu'il n'y a rien à payer, aucun marché, enfin que rien ne s'oppose à ce que la voiture reste là pour toute la semaine. C'est bon. Nous espérons la retrouver à peu près intacte dans une semaine... et nous partons à pied avec les 2 valises jusqu'à la place Garibaldi, pour rejoindre notre hôtel, via Nolana.
Nous nous arrêtons à 13 h 30 sur la place Garibaldi pour manger.
Restorante da Ettore, au pied de l'hôtel Ideal, 2 menus touristiques à 12 euros, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés, 27 euros. Excellent. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti aux tomates, 1 friture de poissons avec légume, 1 escalope de veau avec légumes. Ce restaurant sert à manger de 12 h à 23 h non stop sauf dimanche soir.
Puis, nous allons à l'hôtel Colombo, via Nolana. La rue piétonnière est peu engageante, marché aux puces au sol, prostituées, etc. mais l'hôtel est très propre et le personnel très accueillant. Chambre 301 qui donne sur la rue à l'arrière (via Conforti), apparemment un peu plus calme (l'entrée du garage de l'hôtel est aussi dans cette rue). En face de notre chambre, dans la via Conforti, il y a un autre hôtel 3 étoiles, l'hôtel Siri.
J'avais réservé l'hôtel Colombo sur internet par HRS, il y avait un prix spécial du 17 au 24 octobre, 36 euros la chambre avec petit déjeuner. Sur le site internet de l'hôtel, le prix aux mêmes dates était de 60 euros. Dans la chambre, il est affiché 80 euros... Donc, pour nos 7 nuits, cela fera 252 euros.
Nous nous installons, mettons toutes nos valeurs au coffre-fort dans la chambre. Un petit PC portable ne tient pas dans le coffre-fort, seulement porte-monnaie, clefs, etc.
La chambre est de grandeur moyenne, le lit est large et confortable. Apparemment, chambre fumeur. La salle de bains est assez étroite, avec douche, WC, bidet, grand lavabo, sèche-cheveux et très propre. Pas trop de bruit, on entend surtout au loin la circulation sur le Corso Umberto. Pas de bruit provenant de l'intérieur de l'hôtel, contrairement à d'autres commentaires vus sur internet avant notre départ.
Nous ressortons voir le marché aux puces. Je ne mens pas, j'ai fait 100 mètres à peine qu'il y a déjà un gars qui essaie d'ouvrir mon sac à dos (dans lequel il n'y a rien de valeur, sauf un parapluie, mouchoirs en papiers, une carte, etc.), les choses de valeur étant dans mes poches de jeans inatteignables. Je le sens, je me retourne d'un bond, il s'écarte. 5 min. après, le même gars ressaie d'ouvrir mon sac, je me retourne à nouveau encore plus violemment, là il se tire vite fait. Donc, vraiment faire attention. Je rassure tout le monde, ce sera la seule tentative de visite de mon sac de toute la semaine passée à Naples !
Nous nous arrêtons ensuite à la gare du Circumvesuviana au dessous de la place Nolana et achetons des billets de train pour Pompei pour demain. 4.80 euros le trajet aller retour par personne et je prends une feuille avec les horaires des trains.
Puis, nous descendons jusqu'au quai par le Corso Garibaldi, nous longeons le quai jusqu'au Castel Nuovo, traversons un jardin public avec carrousels, ensuite la via Nazario Saura (Santa Lucia), la via Partenope (Castel del Ovo) jusqu'à la Piazza Vittoria.
Puis, nous rentrons par la via Calabritto (semi-piétonne) avec magasins de luxe (fermés le dimanche), via Santa Catarina, via Chiaia, un coup d'oeil à la Piazza del Plebicito au passage, puis via Toledo, via Armando Diaz et Corso Umberto 1er et retour via Nolana à l'hôtel, il est 19 h 30 et il commence à pleuvoir.
Puis, nous ressortons pour aller à la gare principale.
2 salades, 2 pommes, 1 coca light dans le McDonald à l'extérieur de la gare, 12.90 euros.
Nous continuons sur le trottoir pour faire le tour de la place Garibaldi et revenir à l'hôtel. Au milieu de la place, passage à tabac très violent entre 2 Roumains (les mêmes qui vendaient aux puces dans l'après-midi), personne n'intervient d'ailleurs. Il pleut de plus en plus fort et sommes heureux d'arriver à l'hôtel.
Lundi 18 octobre 2010 :
7 h 30, petit déjeuner. Buffet continental très simple, le serveur nous fera chaque jour un excellent café expresso. Le local pour le petit déjeuner est assez petit, ça pourrait très vite devenir bruyant si plusieurs personnes s'y trouvaient en même temps + le bruit du serveur au bar se battant littéralement avec la vaisselle par moment...
Vers 8 h, départ à pied.
Il y a à nouveau un petit marché aux puces derrière l'hôtel dans une petite rue, ce sera le cas tous les matins, mais pas toujours les mêmes vendeurs et les mêmes stands...
Nous traversons le Corso Umberto, puis par les petites rues, nous allons voir la porte Capuana, passons devant le Castel Capuano (via Tribunali), puis via del Duomo et nous allons visiter le Duomo, très bien restauré. A l'intérieur, passage pour aller voir une ancienne basilique attenante. On peut de là entrer voir une coupole en mosaïque (entrée 1.50 euro par personne) dans le baptistère. On se croirait à Ravenne, pourtant ici c'est encore plus ancien. Dans une année environ nous dit-on, on pourra également entrer à côté du baptistère dans une zone archéologique actuellement en travaux.
Puis, nous continuons la via Duomo, pour aller voir la Porta San Gennaro, puis Place Cavour. Nous passons devant le Musée National (ce sera pour un autre jour...). 2 cafés en face, 3 euros.
Nous montons ensuite à droite via San Teresa degli Scalzi, toujours tout droit, puis escalier (très très sale), jusqu'au parc Capodimonte par la via Miano. Nous y arrivons vers 11 h 30. Nous décidons de manger avant d'aller voir le musée.
En face de l'entrée du parc, Gran Caffé Pâtisserie et Rôtisserie Varriale Maria. 2 petites pizzetta, 1 profiterole chocolat, 1 gâteau, 2 cocas light, 13 euros.
Puis, nous entrons dans le parc, tournons à droite et atteignons le musée. Dans la cour, sans entrer dans le musée, on peut accéder aux WC et à une petite cafétéria.
Les avions passent fréquemment au dessus du parc et du musée à basse altitude, c'est plutôt bruyant...
Nous entrons dans le musée vers 12 h 30, ce musée est fermé le mercredi, 7.50 euros par personne. Nous nous intéressons surtout au 1er étage, appartements d'époque, tableaux, et au 2e étage, tableaux. Le 3e étage, art moderne, ne nous intéresse pas. Compter minimum 30 min. par étage en moyenne.
Nous repartons vers 14 h 15 et redescendons vers le musée National. 2 cafés = 1.60 euros.
Puis, nous descendons la via Enrico Pessina jusqu'à la piazza Dante.
Nous rejoignons la piazza Gesu Nuovo et allons visiter le musée et le cloître de l'église Santa Chiara. Les majoliques sont vraiment magnifiques. 2 entrées = 10 euros.
Nous ressortons vers 16 h 30. Ca tombe très bien les 2 églises Gesu Nuovo et Santa Chiara ouvrent à cette heure-ci.
Tiens, il doit y avoir un bateau Costa au port, nous voyons quelques groupes du bateau.
Nous visitons les 2 églises fort différentes l'une de l'autre, avec une préférence pour Santa Chiara plus sobre que l'autre.
Nous continuons les rues semi-piétonnes tout droit, rue Benedetto Croce, rue San Biegio dei Librai, rue Vicaria Vecchia, beaucoup de touristes et de magasins, pas mal de jolis bijoux, etc.
Nous décidons d'aller vérifier que notre voiture est encore entière. Nous repassons vers le Castel Capuano, la porta Capuana, la via Casanova. Bien, pour l'instant la voiture est intacte...
Nous redescendons vers la gare par le corso Novara.
Nous repassons devant le restaurant da Ettore où nous avions mangé hier à midi. Il est 18 h, mais nous pouvons déjà y manger.
2 menus touristiques, 1 spaghetti bolognese, 1 gnocchi à la Sorrentina, 1 friture de poisson, 1 côtelette de boeuf, salade et frites, 2 cafés, 1 verre de vin, 1 coca light = 27.30 euros.
Il y a une petite averse, nous rentrons à l'hôtel vers 20 h.
Mardi 19 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 30.
Nous allons à la Porta Nolana prendre le Circumvesuviana pour Pompei. Nous avions déjà acheté les billets. Le train part à 8 h 11 et arrive à la gare de Pompei Scavi Villa dei Misteri à 8 h 36 env.
Lorsqu'on sort de la gare, à 50 m. à gauche, il y a l'entrée du Camping Zeus. Nous, nous tournons à droite et faisons environ 150 m. L'une des entrées du site est à gauche (Porta Marina). WC gratuits juste avant la billetterie. Nous achetons 2 billets, 11 euros par personne et entrons à 8 h 45.
Nous allons voir la villa dei Misteri, puis nous revenons voir plusieurs villas, le lupanar (10 personnes au max. en même temps à l'intérieur). Quelle chance, nous arrivons juste avant les groupes de croisiéristes... Il y a Carnival Cruise, Princess Cruise et Royal Caribean dans le secteur. Puis, le théâtre, l'odéon, la nécropole, l'amphithéâtre. Il y a même un restaurant Autogril au milieu du site historique...
Nous quittons le site par la sortie à proximité de l'amphithéâtre à 12 h. et allons à gauche, dans la ville de Pompei,
Nous mangeons dans un restaurant dont je n'ai jamais réussi à savoir le nom... avec une terrasse au début de la rue Duca d'Aoste. 1 pizza, 1 salade, 1 menu touristique à 12 euros, 1 verre de vin, 1 coca, 2 cafés, 37 euros à deux.
Puis, nous revenons sur nos pas, longeons le site et retournons à la gare du Circumvesuviana que nous prenons à 14 h 23. Quand on longe le site comme ceci, on voit un pont de chemin de fer (bleu ciel clair), il ne faut pas passer sous le pont, mais monter à droite avant le pont pour arriver à la gare de trains.
Nous ne descendons pas à la gare Porta Nolana, mais à la gare principale, piazza Garibaldi, là nous sortons de la gare et allons sur la place, près de la statue de Garibaldi, prendre le bus R2 pour aller à son terminus, derrière le Théâtre San Carlo. On y arrive à 15 h 45. Ceci dans l'idée de profiter du billet de train Unico Campania valide 140 min. pour aller voir où se situait le rendez-vous pour la visite de Naples souterraine.
Arrivés au terminus, on voit le café Gambrinus sur la droite, le rendez-vous est devant le café, il y a une affiche. Ce café a 150 ans et est magnifique. On s'assied un moment à la terrasse. 1 coca et 1 café = 8 euros... Puis, après avoir noté les heures de visite (qui correspondent à celles du site internet "Napoli sottoranea" mais pas du tout aux brochures remises par l'hôtel), nous reprenons le bus R2 car il revient en arrière jusqu'à la place Garibaldi. Dans le bus, on nous annonce qu'il y a une manifestation et qu'il change donc d'itinéraire, pas grave car il va à la Porta Nolana, mais ça ne va pas vite... gros embouteillages.
A 17 h, on arrive à l'hôtel. On fait téléphoner à la réception pour réserver la visite de Naples souterraine pour samedi matin à 10 h. Visite en italien car pas assez de personnes parlant français à ce jour, pas bien grave.
1 h après, on ressort. Nous descendons le corso Garibaldi pour aller voir l'église Santa Maria del Carmine. L'intérieur est splendide, notamment le plafond à caissons. Puis, nous allons voir le portail de l'église San Egidio, nous poursuivons par la via Duomo et remontons le Corso Umberto, plus de manifestants en vue.
On achète 2 petites bouteilles d'eau au passage 1 euro.
Nous allons ensuite à la cafétéria du Circumvesuviana (la caféteria ferme à 20 h) juste pour manger un petit quelque chose car pas très faim. 4 petits gâteaux et 4 cafés, 8.50 euros.
Nous rentrons à l'hôtel à 20 h.
Mercredi 20 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 30.
Puis, nous partons à pied, place Garibaldi, via Poerio, via Carbonara, via Cirillo, parc Cavour (jeux d'enfants derrière le métro) et arrivons au Musée national à 8 h 45. Il ouvre à 9 h. On attend.
A 9 h, 2 entrées, 8 euros par personne. Ca commence par un cirque à la caisse, ils n'ont pas la monnaie pour sur 20 euros (pour 16 euros). Ensuite, nous ne pouvons pas voir le secteur des mosaïques et du cabinet secret (le secteur qui nous intéressait le plus !) fermé pour travaux en urgence depuis février 2010. Jusqu'à quand ?
Sinon, magnifiques fresques et objets en provenance de Pompei, Herculanum et toute la région. Comptez minimum 1 h 30 pour tout le musée. Nous ressortons à 11 h 10.
Nous descendons à la Piazza Dante. Sur la place, au no 87, nous nous arrêtons dans un restaurant avec une salle arrière, Vaco E'press. Nous pouvons choisir viandes, légumes et desserts exposés. Qu'on nous réchauffe et l'on mange dans la salle arrière. 1 escalope de poulet avec laitues, 1 tranche pannée de porc avec haricots, 2 pâtisseries, 1 coca, 1 petite bouteille vin rouge. Total 18 euros. Très très bon et très frais.
Ensuite, via Tarsia et via Montesanto. 2 cafés, 2 euros.
Puis, nous prenons le funiculaire à 13 h 50 pour aller au château Sant Elmo. Ticket, 1.10 euro par personne, valable 1 h 30. A l'arrivée du funiculaire, sortir et tourner à gauche, il y a de toute façon un fléchage pour les piétons pour le château et la chartreuse de San Martino (fermée le mercredi). 5 à 10 min. à pied pour y arriver.
Tickets à l'entrée de la cour au bas du château. 5 euros par personne. Après, il faut aller tout droit au fond de la cour prendre un ascenseur (2e étage) pour arriver dans la cour du château proprement dit. Nous montons faire le tour du mur d'enceinte, assez large, magnifiques vues sur tout Naples, le port, etc. Puis nous renonçons au musée qui ne nous intéresse pas. On voit la chartreuse également depuis le mur d'enceinte.
Nous ressortons du château et coupons par les petites rues pour aller prendre l'autre funiculaire, place Fuga. Ticket 1.10 euro par personne valable 1 h 30.
Nous arrivons près de la Galerie Victor Emmanuel, que nous traversons.
Nous allons ensuite au Castel Nuovo, entrée 5 euros par personne. Chapelle palatine, salles avec tableaux, terrasse en haut, avec quelques bancs et un cendrier.
Depuis la terrasse, les croisiéristes dont le bateau serait garé à gauche de la gare maritime pourraient le photographier aisément. De la terrasse, la vue est belle, mais moins grandiose que depuis le château Sant Elmo. On voit d'ailleurs aussi de la terrasse la chartreuse de San Martino et le château Sant Elmo.
Puis, nous allons à pied voir la place du Plébiscite et l'intérieur de la Basilique San Paola où il y a un mariage. La Basilique ouvre à 16 h. l'après-midi.
Ensuite, achat de 2 tickets de bus dans un tabac. 1.10 euros par personne et valable 90 min. Nous reprenons le bus R2 pour retourner à la place Garibaldi devant la gare. L'appareil dans le bus servant à composter les billets est en panne, nous renonçons et voyageons sans composter.
Nous allons ensuite vérifier à pied où en est la voiture... Elle est toujours intacte, ouf. Nous revenons à la gare centrale à pied et allons à la gare du Circumvesuviana prendre un billet aller simple pour Sorrento pour demain. 3.40 euros par personne (valable 180 minutes).
Depuis le 18 octobre, 4 trains le matin et 4 trains le soir voient leurs horaires changer (d'environ 20 min.) en raison de travaux sur la ligne Naples-Sorrento, c'est affiché dans la gare. Jusqu'à quand ?
Retour à l'hôtel à 17 h 40.
Nous ressortons manger à 19 h.
Nous retournons au restaurant da Ettore, à côté de la gare. 2 menus touristiques, 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti bolognaise, 2 escalopes de veau au citron, 2 légumes divers, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 27 euros à deux. Toujours aussi bon.
Retour à l'hôtel vers 20 h 15.
Jeudi 21 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 20.
Gare du Circumvesuviana pour aller à Sorrento et Amalfi.
Nous montons dans le train pour Sorrento affiché voie 8 et qui doit partir à 8 h 11. A 8 h 11, une annonce par haut-parleur nous priant de redescendre et d'aller à la voie 7. Tout le monde ressort... Finalement, nous partirons vers 8 h 25...
9 h 15, arrivée à Sorrento, nous sortons devant la gare et regardons où part le bus pour Amalfi/Positano. Il part quelques marches au dessous de la gare.
Nous descendons tout droit et prenons un café sur la place. 2 cafés, 4 euros. Puis, nous allons au bout de la place, regardons la vue sur le port depuis la terrasse du Grand Hôtel, et tournons à gauche pour aller au centre ville, 5 à 10 min. à pied. Nous regardons un peu les magasins, la cathédrale, l'église San Francesco et son cloître (entrée gratuite), le parc public à l'arrière d'où l'on voit en contrebas 3 bateaux de croisières au large (avec débarquement en chaloupes).
Puis nous revenons à pied à l'arrêt de bus pour Amalfi devant la gare du Circumvesuviana. Il y a un bureau improvisé sur le trottoir d'en face pour vendre les tickets. On nous vend un ticket Unico Costiera pour 7.20 euros par personne (valable 24 heures). Après discussion, nous comprenons que nous aurions dû acheter ce billet à Naples déjà car il est valable pour le Circumvesuviana. En revanche, il permet aussi d'aller jusqu'à Salerno en bus, mais n'est pas valable pour le train Salerno-Naples. On nous parle aussi d'un bus Amalfi-Naples utilisable avec ce billet.
Après, c'est le désordre total, pour être polie et ne pas dire le bordel ! Il y a un bus à 11 h 30 pour Amalfi, un affiché à 12 h et un autre affiché à 12 h 30.
A 11 h 25, il est impensable d'entrer dans le bus présent, archi plein. Dans leurs bus, 47 places assises et 25 places debout, ça c'est ce qui est écrit. Il devait bien y avoir 50 personnes debout. Selon les vendeurs de tickets, c'est le même foutoir tous les jours entre 11 h et 12 h 30. Nous nous sommes demandés comment c'était en juillet et en août si c'est déjà comme ça le 21 octobre...
A l'arrêt du bus, le trottoir doit faire 60 cm de large, aucun banc pour s'asseoir, une queue sur le trottoir pour le prochain bus et une autre queue qui essaie de court-circuiter la file plus ou moins bien formée...
Plusieurs taxis viennent à pied essayer de ramasser des clients pour Positano. Ils proposent 60 euros pour un taxi avec 6 personnes, ça marche pas mal, plusieurs personnes se groupent par 6 pour les prendre...
Nous attendons, d'autres touristes râlent. A 12 h, arrive un bus, tiens, contrairement à ce qui est annoncé, il ne va pas jusqu'à Amalfi, mais jusqu'à Positano. Plusieurs personnes montent dedans, dont pas mal de personnes de la queue qui essayaient de passer devant la queue officielle, mais pas toutes. Là, nous protestons et la personne qui vend les billets envoient les gens restant à l'arrière de la queue officielle non sans peine...
A 12 h. 30, arrive le bus qui va à Amalfi. Nous arrivons à monter et à nous asseoir à droite du bus. En 5 min., il est archi plein avec des gens debout. Il en montera encore en route et peu descendront, nous arrivons dans un bus achi-plein à 14 h à Amalfi. Certaines personnes montées dans le bus pour Positano à 12 h ont essayé de monter dans notre bus depuis l'arrêt à Positano et n'y sont pas parvenues.
La suite du trajet (retour) m'amène à dire ceci : il faut arriver à Amalfi ou à Sorrento au moins 30 min. avant l'heure du départ du bus. Dès que celui-ci arrive, les gens descendent et il faut y monter très rapidement. Si l'on veut monter dans un bus entre Amalfi et Sorrento, on arrive systématiquement dans un bus plein où il est impossible de s'asseoir... voire impossible même d'y monter.
A Amalfi, nous nous engageons à pied dans la rue centrale. Nous nous arrêtons pour une pizza à la Trattoria Da Meme. 2 pizzas, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 21 euros. La trattoria ne donne pas dans la rue, il faut monter une trentaine de marches pour la trouver. Quelques tables à l'extérieur sous une arcade, ce doit être agréable en été. Nous avons mangé à l'intérieur.
A 15 h, nous sommes redescendus devant le Duomo. Nous montons les marches et tournons à gauche pour accéder à la visite. 3 euros par personne. Nous voyons le Cloître du Paradis, la Basilique de la Crucifixion (9e siècle) avec musée à l'intérieur, la crypte et la Cathédrale proprement dite. Puis l'on nous fait ressortir par la cathédrale en haut des escaliers précédemment montés.
Sinon, dès 17 h, on peut visiter uniquement la Cathédrale gratuitement.
Il y a des gens qui bronzent sur la plage, et 3 ou 4 personnes qui se baignent. On les voit depuis l'arrêt des bus à l'entrée de la ville.
A 15 h 45, on est au parking des bus, le cirque recommence. Il n'y a aucun panneau indiquant où part le bus sur la place, tous les touristes cherchent... Il y a un bus à 16 h et un autre à 16 h 30. Celui de 16 h, archi-plein bien sûr. Alors, on met en pratique ma théorie. On attend l'arrivée du suivant, il vient à 16 h 10, on se rue à l'intérieur et à 16 h 15, il est plein à craquer...
Sinon, il y a aussi des bus qui vont à Salerno en 1 h 15. En tout cas, un à 16 h. Même cirque que pour celui de Sorrento. Sans compter qu'ils sont l'un à côté de l'autre et que plusieurs touristes ne savent pas dans lequel monter pour aller à Maiano ou Praiano, etc...
Il y a un bus Amalfi-Naples affiché à 17 h, mais qui arrive à Naples à 20 h (sauf erreur via Desprotis, en plus on ne sait pas où c'est dans Naples...). Craignant de le rater vu l'ambiance à chaque montée dans un bus, nous préférons repasser par Sorrento et le Circumvesuviana.
Nous pensions aller jusqu'à Sorrento pour reprendre le Circumvesuviana, mais le bus s'arrête aussi à Meta, devant la gare du Circumvesuviana à 17 h 45. Nous descendons et attendons 15 min. le train. A 18 h 01, il est là, à l'heure, assez plein, mais on trouve 2 places assises. Il roule à tombeau ouvert, ça secoue énormément, et nous arrivons à Naples, porta Nolana à 18 h 45.
Il paraît qu'ils vont changer bientôt les anciennes rames du Circumvesuviana pour des plus silencieuses, plus confortables, etc... Ce ne sera pas du luxe en tout cas.
Dans la gare du Circumvesuviana, 2 cocas, 1 gâteau, 5 euros.
Puis, nous rentrons à pied à l'hôtel.
Vendredi 22 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 15.
Puis, nous allons à pied à la Gare centrale pour acheter les billets de train pour Caserta. L'horaire affiché dit que le prochain train est à 8 h 45.
Billets Unico Campania U4 à 2.90 euros par personne par trajet. Donc, 11.60 euros aller retour pour les deux.
Arrêt à la grande librairie Feltrini de la gare (qui ouvre à 7 h le matin !) pour acheter une carte routière d'Italie, la mienne étant déchirée. 7.10 euros.
Comme nous avons le temps, nous allons voir à pied où en est la voiture. Apparemment, tout va bien, elle est toujours entière... Nous revenons à la gare.
Là, nous constatons que 2 nouveaux trains ont été entretemps affichés, un à 8 h 30 que nous ratons juste et un à 8 h 37 que nous prenons...
Nous arrivons à 9 h 20 à Caserta.
Là, il faut prendre le souterrain sous les voies ferrées et sortir à l'arrière de la gare (ascenseur). Le palais de Caserta, dénommé "la Reggia", est en face de nous, il suffit de tourner à gauche sur 50 mètres et de tourner à droite ensuite pour traverser le parc devant le palais et se trouver devant l'entrée de la cour, la billetterie se trouve dans la cour, ainsi que les WC.
Nous prenons un billet global palais + parc à 9 euros par personne. (Le parc seul = 2 euros) et nous commençons par la visite des appartements du palais. Compter minimum 1 h. Puis, nous entrons dans le jardin. Il y a des minibus verts électriques pour transporter les gens au bout du parc, vers la cascade et l'entrée du jardin anglais. Ceci coûte 1 euro aller-retour par personne. Nous ne les prenons pas et partons à pied jusqu'au fond du parc, compter 1 h 30 pour arriver à la cascade tranquillement. Nous n'allons pas voir le jardin anglais et prenons le bus uniquement pour revenir (1 euro par personne de toute façon d'ailleurs).
Il y a une caféteria self service juste avant l'entrée du parc, à l'intérieur de la cour du château. Lorsqu'on y entre, on ne voit pas le self service, on voit juste un café, il faut aller au fond à gauche de ce local pour y découvrir le self-service... Nous nous y arrêtons vers 12 h 30. 1 penne bolognaise, 1 spaghetti napoli, 1 poisson, 1 filet de dinde, 2 plats de légumes, 1 eau minérale, 1 petite bouteille de Montepulciano = 31.50 euros.
Puis, nous retournons prendre le train pour Naples.
Nous prenons le café devant la gare 3 euros à deux.
Puis, nous prenons le métro no 2 sous la gare pour Pozzuoli (ticket Unica Napoli à 1.10 euros par personne, on ne peut pas utiliser le ticket U4 du train Caserta-Naples). Le métro met environ 30 min. pour arriver à Pozzuoli (terminus). Dès après Mergellina, le métro est à ciel ouvert et l'on a de belles vues sur la mer et les îles.
Nous sortons de la gare du métro, nous tournons à droite, passons sous la voie ferrée et descendons en tournant encore une fois à droite. Sur notre droite, se trouve l'amphithéâtre de Flavien. 2 billets à 4 euros. Il y a des WC juste avant le contrôle des billets. L'intérieur souterrain de l'amphithéâtre est très bien conservé.
Puis, nous ressortons et descendons dans le centre de Pozzuoli pour voir le temple de Sérapide. On n'entre pas, on ne peut pas y entrer de toute façon, et on voit l'ensemble d'en haut. On peut en faire le tour. Un peu marécageux tout ça...
Ensuite, nous remontons par le même chemin à la gare du métro, en achetant en route 2 bouteilles d'eau à l'UPIM (60 centimes les deux).
2 tickets Unico Napoli à 1.10 euro au tabac à côté de la gare. Nous reprenons le métro pour Naples à 17 h 55 et arrivons à la gare centrale vers 18 h 30.
Nous nous arrêtons au Restaurant habituel (sur la place devant la gare) da Ettore. 2 menus touristiques à 12 euros. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti bolognaise, 2 veaux au citron, 2 frites, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés, 27 euros.
Nous rentrons à pied à l'hôtel vers 20 h.
Samedi 23 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 15.
Départ à pied, corso Umberto, via Maddalena, Castel Capuano, via Tribunali.
Eglise Girolamini, semble fermée hermétiquement... ?
Ensuite, église San Lorenzo Maggiore, nous visitons l'église elle-même. On ne voit pas le choeur, en travaux. Peut-être y a-t-il des mosaïques dans cette partie-là d'ailleurs. On regarde à côté les heures d'ouverture du musée de San Lorenzo (de 9 h 30 à 17 h 30) pour y revenir cet après-midi.
On entre ensuite en face dans la partie inférieure de l'église San Paolo Maggiore (la partie supérieure est fermée à cette heure-là).
On continue tout droit jusqu'à la Piazza Dante et on descend via Toledo.
2 cafés en route, 1.40 euros les deux.
On arrive à 9 h 45 devant le restaurant Gambrinus. On y a rendez-vous à 10 h pour la visite de Naples souterrain. En fait, nous serons 5 personnes pour la visite.
A 10 h, le guide vient nous chercher, nous partons à pied à l'une des entrées du souterrain (dans une petite rue à l'arrière du restaurant).
Nous descendons de nombreuses marches, voyons les citernes, les WC datant de la dernière guerre mondiale, les graffitis réalisés par les personnes s'abritant là, on nous fait passer par des couloirs extrêmement étroits. Le guide ne parle qu'italien et très vite, ce n'est pas facile de le comprendre... et il fait le fou, crie dans les galeries, etc, c'est assez comique à vrai dire. La visite coûte 10 euros par personne.
Vers 11 h 20, nous émergeons par un autre escalier dans la via Chiaia.
Nous reprenons à pied la via Toledo, puis place de la Carita à droite, Calata Trinita Maggiore où nous nous arrêtons pour manger un menu touristique à 15 euros. 2 antipasti, 1 gnocchi à la sorrentina, 1 tagliatelle bolognaise, 1 escalope de poulet, 1 tranche boeuf au citron, 2 légumes. 2 cafés à 1 euro. Total pour deux 32 euros.
Puis, nous continuons via Benedetto Croce, nous passons devant l'église San Domenico qui semble aussi hermétiquement fermée... Nous continuons la rue, maintenant elle s'appelle San Biagio dei Librai.
Ensuite, nous tournons à gauche dans la rue San Gregorio Armeno; dans toute la rue, magasins vendant des crèches, du liège, des figurines pour crèches, etc. et nous rejoignons l'église San Lorenzo.
Là, nous pouvons visiter le sous-sol, le cloître, le musée (4 étages, avec ascenseur). Entrée 9 euros par personne. Dans le musée, il y a une mosaïque et il est fait allusion apparemment à d'autres mosaïques qui semblent être dans l'église elle-même, je suppose donc là où il y a des travaux actuellement, car pas vues ce matin.
Ensuite, nous retournons à l'église San Paolo Maggiore. Cette fois-ci, la partie supérieure est ouverte (et pas la partie inférieure...), nous montons visiter.
Après, nous entamons une recherche des restes des ruines du théâtre romain et de l'odéon. Nous empruntons la rue Vico Cinquesanti. Sur une maison rose, il y a une plaque les mentionnant. Nous apprendrons qu'il y a une partie d'arcades visibles dans cette maison (pas ouvert en ce moment), puis nous tournons à gauche dans la via Anticaglia. Dans cette rue, plusieurs contreforts du théâtre enjambent la rue et sont devenus des maisons. Ensuite, on nous envoie à gauche rue Vico San Paolo 4 B. Là, il y a une porte grillagée. Un panneau indique que c'est l'entrée du théâtre, mais qu'il est en restauration (il semble y avoir eu 3 jours de visites exceptionnelles les 15, 16 et 17 octobre). Nous renonçons et revenons dans la rue San Biagio dei Librai.
Puis, nous continuons jusqu'au Castel Capuano, nous passons la Porta Capuana et allons voir où en est la voiture. Tout va toujours bien, pourvu que cela dure jusqu'à demain matin !
Nous redescendons vers la gare. En route, 1 coca à 1.20 euros. Nous rentrons à l'hôtel vers 17 h 30. Rangement et valises.
Nous ressortons vers 19 h. En sortant, je règle l'hôtel. 252.70 euros pour les 7 nuits.
Nous allons au McDo de la gare. 2 salades, 1 coca, 2 pommes, 11.70 euros pour les deux.
Nous rentrons par l'autre côté de la place Garibaldi. 2 cafés, 2.60 euros pour les deux et arrivons à l'hôtel vers 20 h 15.
Après 1 semaine de cheminement dans Naples, vraiment, on peut dire que la ville est sale. En plus, il y a d'énormes tas d'ordures (genre 10 mètres x 2 mètres x 1.5 mètres de haut) qui grossissent à vue d'oeil depuis notre arrivée et certains tas puent pas mal. Des problèmes avec la gestion des ordures, la ville n'ayant pas payé l'entreprise privée qui s'en charge + des problèmes de création d'une 2e décharge à Terzigno dans le parc du Vésuve (dont les habitants du coin ne veulent pas), etc.
Dimanche 24 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 10.
Puis, nous partons à pied rejoindre la voiture, 20 min. de marche à plat tranquillement avec les valises à roulettes. Ouf, elle est encore entière depuis hier soir !
Départ avec la voiture, 8 h. Demi-tour sur la route, on trouve facilement l'autoroute pour Rome, il n'y a pas beaucoup de trafic.
L'autoroute est gratuite jusqu'à Caserta Sud. Ensuite, payante. A 11 h, nous arrivons à la sortie pour Orvieto. 18.70 euros de péage.
Nous nous trouvons déjà quasiment dès la sortie de l'autoroute dans la localité Orvieto Scalo, nous suivons les indications "Funiculaire" comme nous savons que l'hôtel réservé est à côté. En fait, ceci nous mène à un parking gratuit à l'arrière au dessous de la gare des trains, le funiculaire est lui devant la gare des trains. A côté du parking voitures et bus, il y a un parking spécial pour camping cars.
Nous revenons en arrière et montons derrière la gare, direction Viterbo, l'hôtel La Pergoletta est à notre droite, juste au dessus du funiculaire effectivement. Il est midi, nous nous garons devant l'hôtel (places prévues), sinon il y a aussi un garage sous l'hôtel.
Nous nous installons et payons la chambre, 60 euros sans petit déjeuner. La chambre (no 101) donne du côté de la gare, mais ce n'est pas très bruyant, la rue devant l'hôtel, elle, est plus bruyante.
Nous allons à pied prendre le funiculaire. Billets à 1 euro par trajet par personne (valables 70 min.). La montée dure à peine 5 minutes. En haut, il y a un bus qui va au Duomo. On peut le prendre avec le même billet. Il y a aussi des billets à 4 euros par jour pour prendre le funiculaire autant de fois qu'on veut.
Nous traversons la place et prenons la rue Cavour piétonne qui traverse toute la ville. C'est dimanche, mais la majorité des magasins sont ouverts, il y a pas mal de touristes. Les maisons anciennes sont vraiment magnifiques et quel calme par rapport à Naples !
Nous nous arrêtons en route sur la via Cavour pour manger sur une terrasse. Tavola calda Sosta. 2 menus touristiques à 9.50 euros, 2 tagliatelles aux champignons, 1/4 de poulet, 1 tranche de veau (polpettone), 2 salades vertes, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés. 28 euros à deux.
Puis, nous allons voir le Duomo, entrée 3 euros par personne avec la chapelle. Façade et intérieur splendides. Nous nous promenons dans la ville, église Sant Andrea, la vieille ville, etc.
3 cafés et 2 gâteaux dans un très beau café, Montanucci, corso Cavour 21, 10 euros.
Nous n'allons pas visiter les souterrains de la ville et les puits (pozzo), on a vu assez de souterrains hier à Naples...
Vers 17 h 30, nous allons voir le jardin public à l'arrière du funiculaire, magnifiques vues sur la région et nous reprenons le funiculaire pour rentrer à l'hôtel (2 tickets à 1 euro).
Vers 18 h 30, nous allons au café de la gare. 3 sandwiches, 1 eau minérale, 1 glace, 2 cafés. 13.70 euros.
Sinon, en face de la gare, une trattoria qui a dû ouvrir vers 19 h. Et à côté de l'hôtel également un restaurant ouvert vers 19 h.
Nous allons faire quelques pas dans Orvieto Scalo. Pas grand chose, nous rentrons à l'hôtel vers 20 h 15.
S'ensuit une chasse aux punaises (ou bestioles du même genre) dans la chambre... Nous finissons par comprendre qu'il y en a dans le plafonnier et qu'elles ont dû être dérangées par la chaleur ou la lumière. Dès qu'on a éteint le plafonnier et allumé les petites lampes du lit, on a été tranquilles, elles sont restées là-haut... Un peu de chauffage n'aurait pas été superflu non plus pour la nuit...
Lundi 25 octobre 2010 :
Vers 7 h 30, nous descendons à pied à la gare. 3 croissants et 4 cafés : 6.30 euros.
Puis, nous revenons à l'hôtel prendre les valises et la voiture pour partir. Personne en vue, heureusement que j'ai réglé la note hier soir...
Nous prenons de l'essence et ensuite la route SS71 pour Arezzo. Très beaux paysages et villages perchés. 2 petits cafés en route, 1.60 euros. Nous arrivons à 11 h à Arezzo et allons nous garer dans le parking de la Résidence Le Corniole que j'avais réservée lors de notre précédent passage il y a une semaine. Nous montons les valises et je paie. 60 euros pour les deux.
Cette fois-ci, nous nous trouvons dans un appartement pour 4 personnes avec 2 chambres. C'est vraiment très bien, cuisine équipée, balcons, grande salle de bain avec baignoire, etc. Lorsqu'il y a 4 personnes dans l'appartement, le prix affiché est de 120 euros la nuit pour l'appartement. La gare est proche, cet endroit me paraît intéressant comme point de départ pour rayonner en Toscane.
Nous ressortons et passons voir l'amphithéâtre de l'extérieur, rien d'extraordinaire, et nous montons à pied dans la vieille ville. A mon avis, encore plus intéressant qu'Orvieto, à l'exception du Duomo nettement plus beau à Orvieto. Ici, plusieurs églises, plusieurs palais, la Grand Place, etc. etc. Il y a de nombreux antiquaires dans la vieille ville. Tous les mois (le premier dimanche du mois et le samedi qui le précède), il y a une immense foire d'antiquités sur la Grand Place (plus de 500 antiquaires y viennent de toute l'Italie). En septembre également, sur la Grand Place, un tournoi avec des chevaux et en costumes d'époque = Giostra del Saracino.
Nous mangeons sur la Grand Place, au Compagni di Merende, tagliatelle aux champignons, risotto aux champignons, 2 grandes salades, 1 verre de vin, 1 coca. Total 41.50 euros.
Nous poursuivons la visite, la forteresse est fermée pour travaux, apparemment pour encore un bon moment.
Nous visiterons ainsi tout le haut de la ville pour redescendre à l'hôtel vers 17 h.
Près de la porte du Duomo (il ouvre à 15 h.), dans la rue qui descend, le Bar du Duomo, on peut aussi y manger. Endroit assez pratique + terrasse interne dans la cour. 2 cafés = 2 euros. 2 glaces (cornet) = 2.80 euros.
Vers 19 h, Restaurant La Galleria. 1 énorme salade pour les deux, 1 gnocchi et 1 spaghetti, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés. Total 29 euros.
Nous rentrons à l'hôtel vers 20 h 15.
Mardi 26 octobre 2010 :
Nous mangeons les croissants du petit déjeuner dans la chambre. Vers 7 h 30, nous sortons et allons prendre 4 cafés dans la rue Michelangelo 3,60 euros.
Nous revenons chercher les valises et laissons la clef dans la boîte-à-lettres comme convenu la veille (la réception n'ouvrant qu'à 8 h 30).
Départ à 8 h pour rejoindre l'autoroute pour Florence.
Nous contournons Florence et sortons pour prendre la semi-autoroute non payante pour Pise. Péage de Arezzo à Florence : 4.30 euros.
Un peu avant Pise, à 10 h, 2 cafés sur la route, 1.80 euros les deux.
Puis, nous roulons par la SS1 via Viareggio, etc. jusqu'à La Spezia.
A la sortie de La Spezia, nous nous arrêtons le long de la route vers 12 h 20.
Bar Picchi, viale Amendola 204, à côté du centre commercial Coop. 2 menus du jour à 10 euros (avec boissons et cafés). 2 farfalles au saumon, 1 grosse salade tomates et oignons et 2 aubergines gratinées. 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés. 20 euros pour les deux. Très bon et très copieux.
Vers 13 h 30, nous repartons, nous roulons une quinzaine de kilomètres sur la SS1 avant d'entrer sur l'autoroute pour Gênes.
Ras-le-bol des tunnels, nous ressortons pour descendre à Savona. Péage 9.40 euros.
Ensuite, nous longeons la route côtière SS1, ça ne va pas vite, travaux, etc.
Vers 18 h, arrêt à Porto Maurizio, sur la route, à la sortie d'Imperia.
Parcomètre, 1.60 euros pour 1 h 30. Il serait aussi possible de se garer gratuitement dans la cour de l'hôtel, devant le restaurant.
Hôtel restaurant Italia, 2 étoiles, chambre no 23 à 52 euros sans petit déjeuner. Je règle ceci tout de suite. Tout est ancien là dedans, mais très propre. Bien chauffé.
Nous ressortons dans l'arrière de la ville, Corso XX Septembre, restaurant La Grande Muraille (cuisine chinoise et italienne). A midi, self-service, le soir service à table.
1 farfalle aux crevettes, 1 penne tomate/basilic, 2 assortiments de viande, 1 pomme vapeur, 1 salade, 1 verre de vin, 1 coca. Total 38.30 euros.
Petit tour jusqu'au Duomo et dans la vieille ville à l'arrière.
2 cafés au bar à côté de l'hôtel, 2 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
Mercredi 27 octobre 2010 :
A 6 h 45, nous sommes prêts.
Nous sortons pour aller dans le café en face de l'hôtel. 4 cafés et 2 croissants = 5.40 euros
Nous rentrons à l'hôtel, prenons les valises et partons à 7 h 05.
Nous prenons la route SS1 et traversons San Remo. Frontière française après Vintimille, il est 8 h 30.
Nous continuons sur Monaco, Nice, vers 10 h 30, 2 cafés à la sortie de Cannes. 3 euros.
Nous continuons sur Fréjus par la route dans l'Estérel.
A 12 h15, arrêt après Vidauban, sur la RN7 à l'hôtel restaurant Sainte Brigitte (qui affiche des chambres dès 26 euros).
2 menus du jour à 12.50 euros, vin compris, 1 coca, 2 cafés = 31 euros.
L'endroit est très calme, le menu excellent. Grosse salade en entrée, veau marengo et spaghettis, puis profiteroles comme dessert.
Nous y restons env. 1 h.
Nous arrivons à Toulon vers 15 h en reprenant l'autoroute (gratuite) dès Cuers.
Départ de Genève à 7 h 30, autoroute pour Lausanne et le Valais.
Arrêt pour prendre de l'essence à Coop à Viège (Visp), puis col du Simplon. Pas mal de travaux sur la route du col. A 11 h, nous sommes au sommet du col. Il y a enfin du soleil !
Nous descendons en Italie, par Mergozzo, Gravelonna et mangeons à Omegna à 12 h, Repas au self service La Ciminiera (en face de la grande cheminée au centre ville). Entrée, plat principal, dessert, eau ou vin = 9.50 euros par personne. Nous en repartons vers 12 h 45.
Puis Orta, Novarra, Mortara, 2 cafés en route (0.80 euro le café),
Puis Pavia et Piacenza où j'avais réservé un hôtel par Booking.com.
Là, c'est très curieux. J'ai réservé à l'hôtel Idea, 114 rue Emilia Pavese, mais à cette adresse, c'est l'hôtel Hollyday Inn. Quand on finit par le comprendre, on entre dans l'hôtel Holliday Inn et là on constate que l'hôtesse d'accueil porte une plaque Idea Hotel sur son badge. Je présente ma réservation et tout a l'air en ordre. Tarif de ma réservation : 67 euros pour deux personnes avec petits déjeuners. Tarifs identiques pour toute l'année affichés dans le hall et dans notre chambre : 197 euros... !!! ???
La chambre comporte un lit immense, mais 1 seule prise électrique, pas de coffre-fort et WIFI payant dans la chambre, pas terrible si l'on avait payé 197 euros... de plus, elle donne sur un toit horrible.
Il y a un parking gratuit non surveillé devant l'hôtel (et un garage au sous-sol).
Vers 17 h 30, nous partons à pied pour le centre ville (3 km). C'est tout droit et tout plat, très facile. Sinon, on peut prendre le bus no 2 près de l'hôtel. Quelques palais en route avec belles cours (mais à restaurer d'urgence), la place centrale (Place des Cavaliers) et le Duomo. Dans cette ville, apparemment beaucoup de magasins sont fermés le jeudi après-midi.
Le Duomo, plusieurs fresques, une crypte, une façade avec loges. On n'a pas trop insisté car il y avait un service en cours.
Pas très faim, nous mangeons sur un banc des fruits emmenés de chez nous ce matin.
2 cafés sur la place centrale : 3 euros
Puis, nous rentrons à pied à l'hôtel, arrivée vers 21 h.
Vendredi 15 octobre 2010 :
Petit déjeuner copieux (buffet) dès 7 h.
Puis, 2 cafés expresso dans un bar, 2 euros
On quitte Piacenza vers 8 h 15
Piacenza - Modena
Ponte Semoggia 11 h, 1 café et 1 jus d'abricot, 3 euros
Ensuite, entrée sur l'autoroute pour contourner Bologne, 1.40 euros, on ressort direction Sasso pour prendre une route de montagne pour Prato.
12 h 00, on s'arrête à Castiglione dei Pepoli, pas grand chose d'ouvert, on va au bar Follia : tranches de pizza, gâteaux, coca, vin, cafés 17.60 euros.
Puis Prato, entrée ensuite sur l'autoroute pour contourner Florence, 2.60 euros, pas mal de travaux, ça n'avance pas très bien. On ressort à Figline Valdarno pour aller à Arezzo. On y arrive vers 17 h.
A partir de là, rien ne va plus. J'avais réservé un appartement pour une nuit à la Résidence Le Corniole (75 euros pour deux), via Michelangelo 142, près de la gare. Mais, et là j'ai fait très très fort, j'ai réussi à me tromper et à imprimer le plan d'un village à 40 km d'Arezzo dans la montagne, Chiusi de la Verna, où il y aussi une via Michelangelo (avec une adresse fausse au no 32). Donc, les gens nous envoient depuis Arezzo là-haut.
Nous y arrivons. Au no 32, une villa avec un géomètre qui ne comprend évidemment pas où est l'hôtel. Finalement, il nous imprime un plan d'Arezzo avec les coordonnées... et on redescend les 40 km ! Entrée d'Arezzo, gros accident de circulation, on nous envoie dans un chemin en terre privé pour contourner le problème, bien, on finit par retrouver la gare... En plus, il y a entre la gare et l'hôtel une immense fête ce week-end. Nous trouvons miraculeusement une place en zone bleue à côté de la gare, on n'insiste pas et on va à pied à l'hôtel, au fond d'une cour. Au rez-de-chaussée, restaurant pizzeria Le Vésuvio. Il y a un sens interdit entre la gare et l'hôtel, pour y accéder, il faudrait passer par la rue Victor Emmanuel et tourner à droite.
A 20 h 30, nous sommes enfin dans le studio au 4e étage, les ennuis continuent. J'essaie de fermer à clef la porte depuis l'intérieur, n'y arrivant pas, je tourne le verrou de sécurité. Nous nous installons et voulons ressortir. Là, impossible d'ouvrir la porte, juste possible de l'entre-bailler, le verrou de sécurité bloqué... Le téléphone de la chambre, impossible de savoir quel numéro composer... je n'arrive pas à atteindre la réception. J'utilise mon portable et la dame vient voir, puis va chercher un tournevis pour que je puisse forcer la pièce (qui avait été tordue par quelqu'un d'autre déjà auparavant...). Bien, on finit par y arriver et on sort manger.
Restaurant La Galeria, raviolis, salade, cafés, coca, eau minérale, 26,10 euros. Très bien et très rapide.
Pour ce soir, il y en a marre. On rentre à 22 h KO.
Entretemps, le service technique est venu arranger la porte. Je ne touche plus au verrou, ça ira pour aujourd'hui !
Samedi 16 octobre 2010 :
On déjeune dans l'appartement. Tout est prévu pour ceci, croissant, café, beurre, confiture, lait, jus de fruit, etc.
Il pleut. Nous descendons vers 7 h 45 pour constater que la réception n'ouvre qu'à 8 h 30... Nous allons déjà poser la valise dans la voiture et changer le disque de zone bleue au cas où.
Puis 4 cafés et 1 croissant en route, 4,50 euros (90 ct chaque chose).
Vers 8 h 25, nous arrivons à l'hôtel. La réception est ouverte et nous pouvons régler l'appartement, la dame nous demande 70 euros finalement au lieu de 75 euros. Nous profitons pour réserver une chambre au même prix pour le 25 octobre, afin de pouvoir visiter enfin Arezzo sereinement au retour...
Départ avec la voiture vers 9 h, via Perugia et Todi.
Arrêt sur la semi-autoroute vers 11 h dans une station service avec café. Achat d'un plan de Naples, 4.90 euros. 2 cafés 1.70 euro.
Puis Terni par la semi-autoroute. Nous nous arrêtons vers la gare à midi. Parcomètre 1.40 euros pour 1 h 30.
Arrêt pour manger sur la place centrale de Terni : 1 sandwich, 2 galettes, 1 vin, 1 glace, 1 coca, 1 gâteau, 2 cafés, 16,20 euros.
On repart de Terni vers 13 h 15 par une petite route de montagne, via Rieti, Poggio, Subiaco pour rejoindre Fiuggi Terme où j'avais réservé une chambre à l'hôtel La Ripa à la sortie de la ville, 100 mètres à gauche après la station service Agip (pour 60 euros avec petits déjeuners). Nous y arrivons à 16 h 50 env. Un peu de flou artistique, on nous offre un café pour nous faire patienter, après 20 min. notre chambre est prête et nous pouvons y accéder.
Puis, nous repartons en voiture pour Fiuggi Terme. Nous nous garons en zone bleue gratuite à l'entrée de la ville (2 ou 3 km depuis l'hôtel) en face de la gare routière des bus, à côté du parc public. Nous allons voir un peu les magasins près de la source Bonifacio. Il recommence à pleuvoir.
Nous mangeons vers 19 h 30 sur la place centrale (piazza Spada) au Grand Café Michelangelo. 2 entrées pâtes, 2 plats principaux (poulet, pommes de terre, champignons) 1 coca, 1 eau de Fiuggi, 2 cafés. Total 40 euros.
Vers 21 h, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 17 octobre 2010 :
Petit déjeuner buffet à 7 h 30, très correct. Nous règlons l'hôtel 60 euros.
Vers 8 h, nous partons via Frosinone, Cassini, Capua et autoroute pour Naples.
11 h, arrêt au bord de la route pour 1 café et 1 jus d'abricot, 2.50 euros.
Vers 12 h 15, entrée dans Naples, moins de circulation que la semaine, mais il y en a encore...
Nous finissons par arriver à l'arrière de la gare, place Nationale vers 12 h 40.
Nous trouvons un parking gratuit en zone blanche (il y a vers 12 h 45 trois places libres dans cette rue) via Calate Ponte di Casanova, devant le no 21, angle via Campania. Nous nous assurons auprès d'un commerçant qu'il n'y a rien à payer, aucun marché, enfin que rien ne s'oppose à ce que la voiture reste là pour toute la semaine. C'est bon. Nous espérons la retrouver à peu près intacte dans une semaine... et nous partons à pied avec les 2 valises jusqu'à la place Garibaldi, pour rejoindre notre hôtel, via Nolana.
Nous nous arrêtons à 13 h 30 sur la place Garibaldi pour manger.
Restorante da Ettore, au pied de l'hôtel Ideal, 2 menus touristiques à 12 euros, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés, 27 euros. Excellent. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti aux tomates, 1 friture de poissons avec légume, 1 escalope de veau avec légumes. Ce restaurant sert à manger de 12 h à 23 h non stop sauf dimanche soir.
Puis, nous allons à l'hôtel Colombo, via Nolana. La rue piétonnière est peu engageante, marché aux puces au sol, prostituées, etc. mais l'hôtel est très propre et le personnel très accueillant. Chambre 301 qui donne sur la rue à l'arrière (via Conforti), apparemment un peu plus calme (l'entrée du garage de l'hôtel est aussi dans cette rue). En face de notre chambre, dans la via Conforti, il y a un autre hôtel 3 étoiles, l'hôtel Siri.
J'avais réservé l'hôtel Colombo sur internet par HRS, il y avait un prix spécial du 17 au 24 octobre, 36 euros la chambre avec petit déjeuner. Sur le site internet de l'hôtel, le prix aux mêmes dates était de 60 euros. Dans la chambre, il est affiché 80 euros... Donc, pour nos 7 nuits, cela fera 252 euros.
Nous nous installons, mettons toutes nos valeurs au coffre-fort dans la chambre. Un petit PC portable ne tient pas dans le coffre-fort, seulement porte-monnaie, clefs, etc.
La chambre est de grandeur moyenne, le lit est large et confortable. Apparemment, chambre fumeur. La salle de bains est assez étroite, avec douche, WC, bidet, grand lavabo, sèche-cheveux et très propre. Pas trop de bruit, on entend surtout au loin la circulation sur le Corso Umberto. Pas de bruit provenant de l'intérieur de l'hôtel, contrairement à d'autres commentaires vus sur internet avant notre départ.
Nous ressortons voir le marché aux puces. Je ne mens pas, j'ai fait 100 mètres à peine qu'il y a déjà un gars qui essaie d'ouvrir mon sac à dos (dans lequel il n'y a rien de valeur, sauf un parapluie, mouchoirs en papiers, une carte, etc.), les choses de valeur étant dans mes poches de jeans inatteignables. Je le sens, je me retourne d'un bond, il s'écarte. 5 min. après, le même gars ressaie d'ouvrir mon sac, je me retourne à nouveau encore plus violemment, là il se tire vite fait. Donc, vraiment faire attention. Je rassure tout le monde, ce sera la seule tentative de visite de mon sac de toute la semaine passée à Naples !
Nous nous arrêtons ensuite à la gare du Circumvesuviana au dessous de la place Nolana et achetons des billets de train pour Pompei pour demain. 4.80 euros le trajet aller retour par personne et je prends une feuille avec les horaires des trains.
Puis, nous descendons jusqu'au quai par le Corso Garibaldi, nous longeons le quai jusqu'au Castel Nuovo, traversons un jardin public avec carrousels, ensuite la via Nazario Saura (Santa Lucia), la via Partenope (Castel del Ovo) jusqu'à la Piazza Vittoria.
Puis, nous rentrons par la via Calabritto (semi-piétonne) avec magasins de luxe (fermés le dimanche), via Santa Catarina, via Chiaia, un coup d'oeil à la Piazza del Plebicito au passage, puis via Toledo, via Armando Diaz et Corso Umberto 1er et retour via Nolana à l'hôtel, il est 19 h 30 et il commence à pleuvoir.
Puis, nous ressortons pour aller à la gare principale.
2 salades, 2 pommes, 1 coca light dans le McDonald à l'extérieur de la gare, 12.90 euros.
Nous continuons sur le trottoir pour faire le tour de la place Garibaldi et revenir à l'hôtel. Au milieu de la place, passage à tabac très violent entre 2 Roumains (les mêmes qui vendaient aux puces dans l'après-midi), personne n'intervient d'ailleurs. Il pleut de plus en plus fort et sommes heureux d'arriver à l'hôtel.
Lundi 18 octobre 2010 :
7 h 30, petit déjeuner. Buffet continental très simple, le serveur nous fera chaque jour un excellent café expresso. Le local pour le petit déjeuner est assez petit, ça pourrait très vite devenir bruyant si plusieurs personnes s'y trouvaient en même temps + le bruit du serveur au bar se battant littéralement avec la vaisselle par moment...
Vers 8 h, départ à pied.
Il y a à nouveau un petit marché aux puces derrière l'hôtel dans une petite rue, ce sera le cas tous les matins, mais pas toujours les mêmes vendeurs et les mêmes stands...
Nous traversons le Corso Umberto, puis par les petites rues, nous allons voir la porte Capuana, passons devant le Castel Capuano (via Tribunali), puis via del Duomo et nous allons visiter le Duomo, très bien restauré. A l'intérieur, passage pour aller voir une ancienne basilique attenante. On peut de là entrer voir une coupole en mosaïque (entrée 1.50 euro par personne) dans le baptistère. On se croirait à Ravenne, pourtant ici c'est encore plus ancien. Dans une année environ nous dit-on, on pourra également entrer à côté du baptistère dans une zone archéologique actuellement en travaux.
Puis, nous continuons la via Duomo, pour aller voir la Porta San Gennaro, puis Place Cavour. Nous passons devant le Musée National (ce sera pour un autre jour...). 2 cafés en face, 3 euros.
Nous montons ensuite à droite via San Teresa degli Scalzi, toujours tout droit, puis escalier (très très sale), jusqu'au parc Capodimonte par la via Miano. Nous y arrivons vers 11 h 30. Nous décidons de manger avant d'aller voir le musée.
En face de l'entrée du parc, Gran Caffé Pâtisserie et Rôtisserie Varriale Maria. 2 petites pizzetta, 1 profiterole chocolat, 1 gâteau, 2 cocas light, 13 euros.
Puis, nous entrons dans le parc, tournons à droite et atteignons le musée. Dans la cour, sans entrer dans le musée, on peut accéder aux WC et à une petite cafétéria.
Les avions passent fréquemment au dessus du parc et du musée à basse altitude, c'est plutôt bruyant...
Nous entrons dans le musée vers 12 h 30, ce musée est fermé le mercredi, 7.50 euros par personne. Nous nous intéressons surtout au 1er étage, appartements d'époque, tableaux, et au 2e étage, tableaux. Le 3e étage, art moderne, ne nous intéresse pas. Compter minimum 30 min. par étage en moyenne.
Nous repartons vers 14 h 15 et redescendons vers le musée National. 2 cafés = 1.60 euros.
Puis, nous descendons la via Enrico Pessina jusqu'à la piazza Dante.
Nous rejoignons la piazza Gesu Nuovo et allons visiter le musée et le cloître de l'église Santa Chiara. Les majoliques sont vraiment magnifiques. 2 entrées = 10 euros.
Nous ressortons vers 16 h 30. Ca tombe très bien les 2 églises Gesu Nuovo et Santa Chiara ouvrent à cette heure-ci.
Tiens, il doit y avoir un bateau Costa au port, nous voyons quelques groupes du bateau.
Nous visitons les 2 églises fort différentes l'une de l'autre, avec une préférence pour Santa Chiara plus sobre que l'autre.
Nous continuons les rues semi-piétonnes tout droit, rue Benedetto Croce, rue San Biegio dei Librai, rue Vicaria Vecchia, beaucoup de touristes et de magasins, pas mal de jolis bijoux, etc.
Nous décidons d'aller vérifier que notre voiture est encore entière. Nous repassons vers le Castel Capuano, la porta Capuana, la via Casanova. Bien, pour l'instant la voiture est intacte...
Nous redescendons vers la gare par le corso Novara.
Nous repassons devant le restaurant da Ettore où nous avions mangé hier à midi. Il est 18 h, mais nous pouvons déjà y manger.
2 menus touristiques, 1 spaghetti bolognese, 1 gnocchi à la Sorrentina, 1 friture de poisson, 1 côtelette de boeuf, salade et frites, 2 cafés, 1 verre de vin, 1 coca light = 27.30 euros.
Il y a une petite averse, nous rentrons à l'hôtel vers 20 h.
Mardi 19 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 30.
Nous allons à la Porta Nolana prendre le Circumvesuviana pour Pompei. Nous avions déjà acheté les billets. Le train part à 8 h 11 et arrive à la gare de Pompei Scavi Villa dei Misteri à 8 h 36 env.
Lorsqu'on sort de la gare, à 50 m. à gauche, il y a l'entrée du Camping Zeus. Nous, nous tournons à droite et faisons environ 150 m. L'une des entrées du site est à gauche (Porta Marina). WC gratuits juste avant la billetterie. Nous achetons 2 billets, 11 euros par personne et entrons à 8 h 45.
Nous allons voir la villa dei Misteri, puis nous revenons voir plusieurs villas, le lupanar (10 personnes au max. en même temps à l'intérieur). Quelle chance, nous arrivons juste avant les groupes de croisiéristes... Il y a Carnival Cruise, Princess Cruise et Royal Caribean dans le secteur. Puis, le théâtre, l'odéon, la nécropole, l'amphithéâtre. Il y a même un restaurant Autogril au milieu du site historique...
Nous quittons le site par la sortie à proximité de l'amphithéâtre à 12 h. et allons à gauche, dans la ville de Pompei,
Nous mangeons dans un restaurant dont je n'ai jamais réussi à savoir le nom... avec une terrasse au début de la rue Duca d'Aoste. 1 pizza, 1 salade, 1 menu touristique à 12 euros, 1 verre de vin, 1 coca, 2 cafés, 37 euros à deux.
Puis, nous revenons sur nos pas, longeons le site et retournons à la gare du Circumvesuviana que nous prenons à 14 h 23. Quand on longe le site comme ceci, on voit un pont de chemin de fer (bleu ciel clair), il ne faut pas passer sous le pont, mais monter à droite avant le pont pour arriver à la gare de trains.
Nous ne descendons pas à la gare Porta Nolana, mais à la gare principale, piazza Garibaldi, là nous sortons de la gare et allons sur la place, près de la statue de Garibaldi, prendre le bus R2 pour aller à son terminus, derrière le Théâtre San Carlo. On y arrive à 15 h 45. Ceci dans l'idée de profiter du billet de train Unico Campania valide 140 min. pour aller voir où se situait le rendez-vous pour la visite de Naples souterraine.
Arrivés au terminus, on voit le café Gambrinus sur la droite, le rendez-vous est devant le café, il y a une affiche. Ce café a 150 ans et est magnifique. On s'assied un moment à la terrasse. 1 coca et 1 café = 8 euros... Puis, après avoir noté les heures de visite (qui correspondent à celles du site internet "Napoli sottoranea" mais pas du tout aux brochures remises par l'hôtel), nous reprenons le bus R2 car il revient en arrière jusqu'à la place Garibaldi. Dans le bus, on nous annonce qu'il y a une manifestation et qu'il change donc d'itinéraire, pas grave car il va à la Porta Nolana, mais ça ne va pas vite... gros embouteillages.
A 17 h, on arrive à l'hôtel. On fait téléphoner à la réception pour réserver la visite de Naples souterraine pour samedi matin à 10 h. Visite en italien car pas assez de personnes parlant français à ce jour, pas bien grave.
1 h après, on ressort. Nous descendons le corso Garibaldi pour aller voir l'église Santa Maria del Carmine. L'intérieur est splendide, notamment le plafond à caissons. Puis, nous allons voir le portail de l'église San Egidio, nous poursuivons par la via Duomo et remontons le Corso Umberto, plus de manifestants en vue.
On achète 2 petites bouteilles d'eau au passage 1 euro.
Nous allons ensuite à la cafétéria du Circumvesuviana (la caféteria ferme à 20 h) juste pour manger un petit quelque chose car pas très faim. 4 petits gâteaux et 4 cafés, 8.50 euros.
Nous rentrons à l'hôtel à 20 h.
Mercredi 20 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 30.
Puis, nous partons à pied, place Garibaldi, via Poerio, via Carbonara, via Cirillo, parc Cavour (jeux d'enfants derrière le métro) et arrivons au Musée national à 8 h 45. Il ouvre à 9 h. On attend.
A 9 h, 2 entrées, 8 euros par personne. Ca commence par un cirque à la caisse, ils n'ont pas la monnaie pour sur 20 euros (pour 16 euros). Ensuite, nous ne pouvons pas voir le secteur des mosaïques et du cabinet secret (le secteur qui nous intéressait le plus !) fermé pour travaux en urgence depuis février 2010. Jusqu'à quand ?
Sinon, magnifiques fresques et objets en provenance de Pompei, Herculanum et toute la région. Comptez minimum 1 h 30 pour tout le musée. Nous ressortons à 11 h 10.
Nous descendons à la Piazza Dante. Sur la place, au no 87, nous nous arrêtons dans un restaurant avec une salle arrière, Vaco E'press. Nous pouvons choisir viandes, légumes et desserts exposés. Qu'on nous réchauffe et l'on mange dans la salle arrière. 1 escalope de poulet avec laitues, 1 tranche pannée de porc avec haricots, 2 pâtisseries, 1 coca, 1 petite bouteille vin rouge. Total 18 euros. Très très bon et très frais.
Ensuite, via Tarsia et via Montesanto. 2 cafés, 2 euros.
Puis, nous prenons le funiculaire à 13 h 50 pour aller au château Sant Elmo. Ticket, 1.10 euro par personne, valable 1 h 30. A l'arrivée du funiculaire, sortir et tourner à gauche, il y a de toute façon un fléchage pour les piétons pour le château et la chartreuse de San Martino (fermée le mercredi). 5 à 10 min. à pied pour y arriver.
Tickets à l'entrée de la cour au bas du château. 5 euros par personne. Après, il faut aller tout droit au fond de la cour prendre un ascenseur (2e étage) pour arriver dans la cour du château proprement dit. Nous montons faire le tour du mur d'enceinte, assez large, magnifiques vues sur tout Naples, le port, etc. Puis nous renonçons au musée qui ne nous intéresse pas. On voit la chartreuse également depuis le mur d'enceinte.
Nous ressortons du château et coupons par les petites rues pour aller prendre l'autre funiculaire, place Fuga. Ticket 1.10 euro par personne valable 1 h 30.
Nous arrivons près de la Galerie Victor Emmanuel, que nous traversons.
Nous allons ensuite au Castel Nuovo, entrée 5 euros par personne. Chapelle palatine, salles avec tableaux, terrasse en haut, avec quelques bancs et un cendrier.
Depuis la terrasse, les croisiéristes dont le bateau serait garé à gauche de la gare maritime pourraient le photographier aisément. De la terrasse, la vue est belle, mais moins grandiose que depuis le château Sant Elmo. On voit d'ailleurs aussi de la terrasse la chartreuse de San Martino et le château Sant Elmo.
Puis, nous allons à pied voir la place du Plébiscite et l'intérieur de la Basilique San Paola où il y a un mariage. La Basilique ouvre à 16 h. l'après-midi.
Ensuite, achat de 2 tickets de bus dans un tabac. 1.10 euros par personne et valable 90 min. Nous reprenons le bus R2 pour retourner à la place Garibaldi devant la gare. L'appareil dans le bus servant à composter les billets est en panne, nous renonçons et voyageons sans composter.
Nous allons ensuite vérifier à pied où en est la voiture... Elle est toujours intacte, ouf. Nous revenons à la gare centrale à pied et allons à la gare du Circumvesuviana prendre un billet aller simple pour Sorrento pour demain. 3.40 euros par personne (valable 180 minutes).
Depuis le 18 octobre, 4 trains le matin et 4 trains le soir voient leurs horaires changer (d'environ 20 min.) en raison de travaux sur la ligne Naples-Sorrento, c'est affiché dans la gare. Jusqu'à quand ?
Retour à l'hôtel à 17 h 40.
Nous ressortons manger à 19 h.
Nous retournons au restaurant da Ettore, à côté de la gare. 2 menus touristiques, 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti bolognaise, 2 escalopes de veau au citron, 2 légumes divers, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 27 euros à deux. Toujours aussi bon.
Retour à l'hôtel vers 20 h 15.
Jeudi 21 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 20.
Gare du Circumvesuviana pour aller à Sorrento et Amalfi.
Nous montons dans le train pour Sorrento affiché voie 8 et qui doit partir à 8 h 11. A 8 h 11, une annonce par haut-parleur nous priant de redescendre et d'aller à la voie 7. Tout le monde ressort... Finalement, nous partirons vers 8 h 25...
9 h 15, arrivée à Sorrento, nous sortons devant la gare et regardons où part le bus pour Amalfi/Positano. Il part quelques marches au dessous de la gare.
Nous descendons tout droit et prenons un café sur la place. 2 cafés, 4 euros. Puis, nous allons au bout de la place, regardons la vue sur le port depuis la terrasse du Grand Hôtel, et tournons à gauche pour aller au centre ville, 5 à 10 min. à pied. Nous regardons un peu les magasins, la cathédrale, l'église San Francesco et son cloître (entrée gratuite), le parc public à l'arrière d'où l'on voit en contrebas 3 bateaux de croisières au large (avec débarquement en chaloupes).
Puis nous revenons à pied à l'arrêt de bus pour Amalfi devant la gare du Circumvesuviana. Il y a un bureau improvisé sur le trottoir d'en face pour vendre les tickets. On nous vend un ticket Unico Costiera pour 7.20 euros par personne (valable 24 heures). Après discussion, nous comprenons que nous aurions dû acheter ce billet à Naples déjà car il est valable pour le Circumvesuviana. En revanche, il permet aussi d'aller jusqu'à Salerno en bus, mais n'est pas valable pour le train Salerno-Naples. On nous parle aussi d'un bus Amalfi-Naples utilisable avec ce billet.
Après, c'est le désordre total, pour être polie et ne pas dire le bordel ! Il y a un bus à 11 h 30 pour Amalfi, un affiché à 12 h et un autre affiché à 12 h 30.
A 11 h 25, il est impensable d'entrer dans le bus présent, archi plein. Dans leurs bus, 47 places assises et 25 places debout, ça c'est ce qui est écrit. Il devait bien y avoir 50 personnes debout. Selon les vendeurs de tickets, c'est le même foutoir tous les jours entre 11 h et 12 h 30. Nous nous sommes demandés comment c'était en juillet et en août si c'est déjà comme ça le 21 octobre...
A l'arrêt du bus, le trottoir doit faire 60 cm de large, aucun banc pour s'asseoir, une queue sur le trottoir pour le prochain bus et une autre queue qui essaie de court-circuiter la file plus ou moins bien formée...
Plusieurs taxis viennent à pied essayer de ramasser des clients pour Positano. Ils proposent 60 euros pour un taxi avec 6 personnes, ça marche pas mal, plusieurs personnes se groupent par 6 pour les prendre...
Nous attendons, d'autres touristes râlent. A 12 h, arrive un bus, tiens, contrairement à ce qui est annoncé, il ne va pas jusqu'à Amalfi, mais jusqu'à Positano. Plusieurs personnes montent dedans, dont pas mal de personnes de la queue qui essayaient de passer devant la queue officielle, mais pas toutes. Là, nous protestons et la personne qui vend les billets envoient les gens restant à l'arrière de la queue officielle non sans peine...
A 12 h. 30, arrive le bus qui va à Amalfi. Nous arrivons à monter et à nous asseoir à droite du bus. En 5 min., il est archi plein avec des gens debout. Il en montera encore en route et peu descendront, nous arrivons dans un bus achi-plein à 14 h à Amalfi. Certaines personnes montées dans le bus pour Positano à 12 h ont essayé de monter dans notre bus depuis l'arrêt à Positano et n'y sont pas parvenues.
La suite du trajet (retour) m'amène à dire ceci : il faut arriver à Amalfi ou à Sorrento au moins 30 min. avant l'heure du départ du bus. Dès que celui-ci arrive, les gens descendent et il faut y monter très rapidement. Si l'on veut monter dans un bus entre Amalfi et Sorrento, on arrive systématiquement dans un bus plein où il est impossible de s'asseoir... voire impossible même d'y monter.
A Amalfi, nous nous engageons à pied dans la rue centrale. Nous nous arrêtons pour une pizza à la Trattoria Da Meme. 2 pizzas, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 21 euros. La trattoria ne donne pas dans la rue, il faut monter une trentaine de marches pour la trouver. Quelques tables à l'extérieur sous une arcade, ce doit être agréable en été. Nous avons mangé à l'intérieur.
A 15 h, nous sommes redescendus devant le Duomo. Nous montons les marches et tournons à gauche pour accéder à la visite. 3 euros par personne. Nous voyons le Cloître du Paradis, la Basilique de la Crucifixion (9e siècle) avec musée à l'intérieur, la crypte et la Cathédrale proprement dite. Puis l'on nous fait ressortir par la cathédrale en haut des escaliers précédemment montés.
Sinon, dès 17 h, on peut visiter uniquement la Cathédrale gratuitement.
Il y a des gens qui bronzent sur la plage, et 3 ou 4 personnes qui se baignent. On les voit depuis l'arrêt des bus à l'entrée de la ville.
A 15 h 45, on est au parking des bus, le cirque recommence. Il n'y a aucun panneau indiquant où part le bus sur la place, tous les touristes cherchent... Il y a un bus à 16 h et un autre à 16 h 30. Celui de 16 h, archi-plein bien sûr. Alors, on met en pratique ma théorie. On attend l'arrivée du suivant, il vient à 16 h 10, on se rue à l'intérieur et à 16 h 15, il est plein à craquer...
Sinon, il y a aussi des bus qui vont à Salerno en 1 h 15. En tout cas, un à 16 h. Même cirque que pour celui de Sorrento. Sans compter qu'ils sont l'un à côté de l'autre et que plusieurs touristes ne savent pas dans lequel monter pour aller à Maiano ou Praiano, etc...
Il y a un bus Amalfi-Naples affiché à 17 h, mais qui arrive à Naples à 20 h (sauf erreur via Desprotis, en plus on ne sait pas où c'est dans Naples...). Craignant de le rater vu l'ambiance à chaque montée dans un bus, nous préférons repasser par Sorrento et le Circumvesuviana.
Nous pensions aller jusqu'à Sorrento pour reprendre le Circumvesuviana, mais le bus s'arrête aussi à Meta, devant la gare du Circumvesuviana à 17 h 45. Nous descendons et attendons 15 min. le train. A 18 h 01, il est là, à l'heure, assez plein, mais on trouve 2 places assises. Il roule à tombeau ouvert, ça secoue énormément, et nous arrivons à Naples, porta Nolana à 18 h 45.
Il paraît qu'ils vont changer bientôt les anciennes rames du Circumvesuviana pour des plus silencieuses, plus confortables, etc... Ce ne sera pas du luxe en tout cas.
Dans la gare du Circumvesuviana, 2 cocas, 1 gâteau, 5 euros.
Puis, nous rentrons à pied à l'hôtel.
Vendredi 22 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 15.
Puis, nous allons à pied à la Gare centrale pour acheter les billets de train pour Caserta. L'horaire affiché dit que le prochain train est à 8 h 45.
Billets Unico Campania U4 à 2.90 euros par personne par trajet. Donc, 11.60 euros aller retour pour les deux.
Arrêt à la grande librairie Feltrini de la gare (qui ouvre à 7 h le matin !) pour acheter une carte routière d'Italie, la mienne étant déchirée. 7.10 euros.
Comme nous avons le temps, nous allons voir à pied où en est la voiture. Apparemment, tout va bien, elle est toujours entière... Nous revenons à la gare.
Là, nous constatons que 2 nouveaux trains ont été entretemps affichés, un à 8 h 30 que nous ratons juste et un à 8 h 37 que nous prenons...
Nous arrivons à 9 h 20 à Caserta.
Là, il faut prendre le souterrain sous les voies ferrées et sortir à l'arrière de la gare (ascenseur). Le palais de Caserta, dénommé "la Reggia", est en face de nous, il suffit de tourner à gauche sur 50 mètres et de tourner à droite ensuite pour traverser le parc devant le palais et se trouver devant l'entrée de la cour, la billetterie se trouve dans la cour, ainsi que les WC.
Nous prenons un billet global palais + parc à 9 euros par personne. (Le parc seul = 2 euros) et nous commençons par la visite des appartements du palais. Compter minimum 1 h. Puis, nous entrons dans le jardin. Il y a des minibus verts électriques pour transporter les gens au bout du parc, vers la cascade et l'entrée du jardin anglais. Ceci coûte 1 euro aller-retour par personne. Nous ne les prenons pas et partons à pied jusqu'au fond du parc, compter 1 h 30 pour arriver à la cascade tranquillement. Nous n'allons pas voir le jardin anglais et prenons le bus uniquement pour revenir (1 euro par personne de toute façon d'ailleurs).
Il y a une caféteria self service juste avant l'entrée du parc, à l'intérieur de la cour du château. Lorsqu'on y entre, on ne voit pas le self service, on voit juste un café, il faut aller au fond à gauche de ce local pour y découvrir le self-service... Nous nous y arrêtons vers 12 h 30. 1 penne bolognaise, 1 spaghetti napoli, 1 poisson, 1 filet de dinde, 2 plats de légumes, 1 eau minérale, 1 petite bouteille de Montepulciano = 31.50 euros.
Puis, nous retournons prendre le train pour Naples.
Nous prenons le café devant la gare 3 euros à deux.
Puis, nous prenons le métro no 2 sous la gare pour Pozzuoli (ticket Unica Napoli à 1.10 euros par personne, on ne peut pas utiliser le ticket U4 du train Caserta-Naples). Le métro met environ 30 min. pour arriver à Pozzuoli (terminus). Dès après Mergellina, le métro est à ciel ouvert et l'on a de belles vues sur la mer et les îles.
Nous sortons de la gare du métro, nous tournons à droite, passons sous la voie ferrée et descendons en tournant encore une fois à droite. Sur notre droite, se trouve l'amphithéâtre de Flavien. 2 billets à 4 euros. Il y a des WC juste avant le contrôle des billets. L'intérieur souterrain de l'amphithéâtre est très bien conservé.
Puis, nous ressortons et descendons dans le centre de Pozzuoli pour voir le temple de Sérapide. On n'entre pas, on ne peut pas y entrer de toute façon, et on voit l'ensemble d'en haut. On peut en faire le tour. Un peu marécageux tout ça...
Ensuite, nous remontons par le même chemin à la gare du métro, en achetant en route 2 bouteilles d'eau à l'UPIM (60 centimes les deux).
2 tickets Unico Napoli à 1.10 euro au tabac à côté de la gare. Nous reprenons le métro pour Naples à 17 h 55 et arrivons à la gare centrale vers 18 h 30.
Nous nous arrêtons au Restaurant habituel (sur la place devant la gare) da Ettore. 2 menus touristiques à 12 euros. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 spaghetti bolognaise, 2 veaux au citron, 2 frites, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés, 27 euros.
Nous rentrons à pied à l'hôtel vers 20 h.
Samedi 23 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 15.
Départ à pied, corso Umberto, via Maddalena, Castel Capuano, via Tribunali.
Eglise Girolamini, semble fermée hermétiquement... ?
Ensuite, église San Lorenzo Maggiore, nous visitons l'église elle-même. On ne voit pas le choeur, en travaux. Peut-être y a-t-il des mosaïques dans cette partie-là d'ailleurs. On regarde à côté les heures d'ouverture du musée de San Lorenzo (de 9 h 30 à 17 h 30) pour y revenir cet après-midi.
On entre ensuite en face dans la partie inférieure de l'église San Paolo Maggiore (la partie supérieure est fermée à cette heure-là).
On continue tout droit jusqu'à la Piazza Dante et on descend via Toledo.
2 cafés en route, 1.40 euros les deux.
On arrive à 9 h 45 devant le restaurant Gambrinus. On y a rendez-vous à 10 h pour la visite de Naples souterrain. En fait, nous serons 5 personnes pour la visite.
A 10 h, le guide vient nous chercher, nous partons à pied à l'une des entrées du souterrain (dans une petite rue à l'arrière du restaurant).
Nous descendons de nombreuses marches, voyons les citernes, les WC datant de la dernière guerre mondiale, les graffitis réalisés par les personnes s'abritant là, on nous fait passer par des couloirs extrêmement étroits. Le guide ne parle qu'italien et très vite, ce n'est pas facile de le comprendre... et il fait le fou, crie dans les galeries, etc, c'est assez comique à vrai dire. La visite coûte 10 euros par personne.
Vers 11 h 20, nous émergeons par un autre escalier dans la via Chiaia.
Nous reprenons à pied la via Toledo, puis place de la Carita à droite, Calata Trinita Maggiore où nous nous arrêtons pour manger un menu touristique à 15 euros. 2 antipasti, 1 gnocchi à la sorrentina, 1 tagliatelle bolognaise, 1 escalope de poulet, 1 tranche boeuf au citron, 2 légumes. 2 cafés à 1 euro. Total pour deux 32 euros.
Puis, nous continuons via Benedetto Croce, nous passons devant l'église San Domenico qui semble aussi hermétiquement fermée... Nous continuons la rue, maintenant elle s'appelle San Biagio dei Librai.
Ensuite, nous tournons à gauche dans la rue San Gregorio Armeno; dans toute la rue, magasins vendant des crèches, du liège, des figurines pour crèches, etc. et nous rejoignons l'église San Lorenzo.
Là, nous pouvons visiter le sous-sol, le cloître, le musée (4 étages, avec ascenseur). Entrée 9 euros par personne. Dans le musée, il y a une mosaïque et il est fait allusion apparemment à d'autres mosaïques qui semblent être dans l'église elle-même, je suppose donc là où il y a des travaux actuellement, car pas vues ce matin.
Ensuite, nous retournons à l'église San Paolo Maggiore. Cette fois-ci, la partie supérieure est ouverte (et pas la partie inférieure...), nous montons visiter.
Après, nous entamons une recherche des restes des ruines du théâtre romain et de l'odéon. Nous empruntons la rue Vico Cinquesanti. Sur une maison rose, il y a une plaque les mentionnant. Nous apprendrons qu'il y a une partie d'arcades visibles dans cette maison (pas ouvert en ce moment), puis nous tournons à gauche dans la via Anticaglia. Dans cette rue, plusieurs contreforts du théâtre enjambent la rue et sont devenus des maisons. Ensuite, on nous envoie à gauche rue Vico San Paolo 4 B. Là, il y a une porte grillagée. Un panneau indique que c'est l'entrée du théâtre, mais qu'il est en restauration (il semble y avoir eu 3 jours de visites exceptionnelles les 15, 16 et 17 octobre). Nous renonçons et revenons dans la rue San Biagio dei Librai.
Puis, nous continuons jusqu'au Castel Capuano, nous passons la Porta Capuana et allons voir où en est la voiture. Tout va toujours bien, pourvu que cela dure jusqu'à demain matin !
Nous redescendons vers la gare. En route, 1 coca à 1.20 euros. Nous rentrons à l'hôtel vers 17 h 30. Rangement et valises.
Nous ressortons vers 19 h. En sortant, je règle l'hôtel. 252.70 euros pour les 7 nuits.
Nous allons au McDo de la gare. 2 salades, 1 coca, 2 pommes, 11.70 euros pour les deux.
Nous rentrons par l'autre côté de la place Garibaldi. 2 cafés, 2.60 euros pour les deux et arrivons à l'hôtel vers 20 h 15.
Après 1 semaine de cheminement dans Naples, vraiment, on peut dire que la ville est sale. En plus, il y a d'énormes tas d'ordures (genre 10 mètres x 2 mètres x 1.5 mètres de haut) qui grossissent à vue d'oeil depuis notre arrivée et certains tas puent pas mal. Des problèmes avec la gestion des ordures, la ville n'ayant pas payé l'entreprise privée qui s'en charge + des problèmes de création d'une 2e décharge à Terzigno dans le parc du Vésuve (dont les habitants du coin ne veulent pas), etc.
Dimanche 24 octobre 2010 :
Petit déjeuner à 7 h 10.
Puis, nous partons à pied rejoindre la voiture, 20 min. de marche à plat tranquillement avec les valises à roulettes. Ouf, elle est encore entière depuis hier soir !
Départ avec la voiture, 8 h. Demi-tour sur la route, on trouve facilement l'autoroute pour Rome, il n'y a pas beaucoup de trafic.
L'autoroute est gratuite jusqu'à Caserta Sud. Ensuite, payante. A 11 h, nous arrivons à la sortie pour Orvieto. 18.70 euros de péage.
Nous nous trouvons déjà quasiment dès la sortie de l'autoroute dans la localité Orvieto Scalo, nous suivons les indications "Funiculaire" comme nous savons que l'hôtel réservé est à côté. En fait, ceci nous mène à un parking gratuit à l'arrière au dessous de la gare des trains, le funiculaire est lui devant la gare des trains. A côté du parking voitures et bus, il y a un parking spécial pour camping cars.
Nous revenons en arrière et montons derrière la gare, direction Viterbo, l'hôtel La Pergoletta est à notre droite, juste au dessus du funiculaire effectivement. Il est midi, nous nous garons devant l'hôtel (places prévues), sinon il y a aussi un garage sous l'hôtel.
Nous nous installons et payons la chambre, 60 euros sans petit déjeuner. La chambre (no 101) donne du côté de la gare, mais ce n'est pas très bruyant, la rue devant l'hôtel, elle, est plus bruyante.
Nous allons à pied prendre le funiculaire. Billets à 1 euro par trajet par personne (valables 70 min.). La montée dure à peine 5 minutes. En haut, il y a un bus qui va au Duomo. On peut le prendre avec le même billet. Il y a aussi des billets à 4 euros par jour pour prendre le funiculaire autant de fois qu'on veut.
Nous traversons la place et prenons la rue Cavour piétonne qui traverse toute la ville. C'est dimanche, mais la majorité des magasins sont ouverts, il y a pas mal de touristes. Les maisons anciennes sont vraiment magnifiques et quel calme par rapport à Naples !
Nous nous arrêtons en route sur la via Cavour pour manger sur une terrasse. Tavola calda Sosta. 2 menus touristiques à 9.50 euros, 2 tagliatelles aux champignons, 1/4 de poulet, 1 tranche de veau (polpettone), 2 salades vertes, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés. 28 euros à deux.
Puis, nous allons voir le Duomo, entrée 3 euros par personne avec la chapelle. Façade et intérieur splendides. Nous nous promenons dans la ville, église Sant Andrea, la vieille ville, etc.
3 cafés et 2 gâteaux dans un très beau café, Montanucci, corso Cavour 21, 10 euros.
Nous n'allons pas visiter les souterrains de la ville et les puits (pozzo), on a vu assez de souterrains hier à Naples...
Vers 17 h 30, nous allons voir le jardin public à l'arrière du funiculaire, magnifiques vues sur la région et nous reprenons le funiculaire pour rentrer à l'hôtel (2 tickets à 1 euro).
Vers 18 h 30, nous allons au café de la gare. 3 sandwiches, 1 eau minérale, 1 glace, 2 cafés. 13.70 euros.
Sinon, en face de la gare, une trattoria qui a dû ouvrir vers 19 h. Et à côté de l'hôtel également un restaurant ouvert vers 19 h.
Nous allons faire quelques pas dans Orvieto Scalo. Pas grand chose, nous rentrons à l'hôtel vers 20 h 15.
S'ensuit une chasse aux punaises (ou bestioles du même genre) dans la chambre... Nous finissons par comprendre qu'il y en a dans le plafonnier et qu'elles ont dû être dérangées par la chaleur ou la lumière. Dès qu'on a éteint le plafonnier et allumé les petites lampes du lit, on a été tranquilles, elles sont restées là-haut... Un peu de chauffage n'aurait pas été superflu non plus pour la nuit...
Lundi 25 octobre 2010 :
Vers 7 h 30, nous descendons à pied à la gare. 3 croissants et 4 cafés : 6.30 euros.
Puis, nous revenons à l'hôtel prendre les valises et la voiture pour partir. Personne en vue, heureusement que j'ai réglé la note hier soir...
Nous prenons de l'essence et ensuite la route SS71 pour Arezzo. Très beaux paysages et villages perchés. 2 petits cafés en route, 1.60 euros. Nous arrivons à 11 h à Arezzo et allons nous garer dans le parking de la Résidence Le Corniole que j'avais réservée lors de notre précédent passage il y a une semaine. Nous montons les valises et je paie. 60 euros pour les deux.
Cette fois-ci, nous nous trouvons dans un appartement pour 4 personnes avec 2 chambres. C'est vraiment très bien, cuisine équipée, balcons, grande salle de bain avec baignoire, etc. Lorsqu'il y a 4 personnes dans l'appartement, le prix affiché est de 120 euros la nuit pour l'appartement. La gare est proche, cet endroit me paraît intéressant comme point de départ pour rayonner en Toscane.
Nous ressortons et passons voir l'amphithéâtre de l'extérieur, rien d'extraordinaire, et nous montons à pied dans la vieille ville. A mon avis, encore plus intéressant qu'Orvieto, à l'exception du Duomo nettement plus beau à Orvieto. Ici, plusieurs églises, plusieurs palais, la Grand Place, etc. etc. Il y a de nombreux antiquaires dans la vieille ville. Tous les mois (le premier dimanche du mois et le samedi qui le précède), il y a une immense foire d'antiquités sur la Grand Place (plus de 500 antiquaires y viennent de toute l'Italie). En septembre également, sur la Grand Place, un tournoi avec des chevaux et en costumes d'époque = Giostra del Saracino.
Nous mangeons sur la Grand Place, au Compagni di Merende, tagliatelle aux champignons, risotto aux champignons, 2 grandes salades, 1 verre de vin, 1 coca. Total 41.50 euros.
Nous poursuivons la visite, la forteresse est fermée pour travaux, apparemment pour encore un bon moment.
Nous visiterons ainsi tout le haut de la ville pour redescendre à l'hôtel vers 17 h.
Près de la porte du Duomo (il ouvre à 15 h.), dans la rue qui descend, le Bar du Duomo, on peut aussi y manger. Endroit assez pratique + terrasse interne dans la cour. 2 cafés = 2 euros. 2 glaces (cornet) = 2.80 euros.
Vers 19 h, Restaurant La Galleria. 1 énorme salade pour les deux, 1 gnocchi et 1 spaghetti, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés. Total 29 euros.
Nous rentrons à l'hôtel vers 20 h 15.
Mardi 26 octobre 2010 :
Nous mangeons les croissants du petit déjeuner dans la chambre. Vers 7 h 30, nous sortons et allons prendre 4 cafés dans la rue Michelangelo 3,60 euros.
Nous revenons chercher les valises et laissons la clef dans la boîte-à-lettres comme convenu la veille (la réception n'ouvrant qu'à 8 h 30).
Départ à 8 h pour rejoindre l'autoroute pour Florence.
Nous contournons Florence et sortons pour prendre la semi-autoroute non payante pour Pise. Péage de Arezzo à Florence : 4.30 euros.
Un peu avant Pise, à 10 h, 2 cafés sur la route, 1.80 euros les deux.
Puis, nous roulons par la SS1 via Viareggio, etc. jusqu'à La Spezia.
A la sortie de La Spezia, nous nous arrêtons le long de la route vers 12 h 20.
Bar Picchi, viale Amendola 204, à côté du centre commercial Coop. 2 menus du jour à 10 euros (avec boissons et cafés). 2 farfalles au saumon, 1 grosse salade tomates et oignons et 2 aubergines gratinées. 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés. 20 euros pour les deux. Très bon et très copieux.
Vers 13 h 30, nous repartons, nous roulons une quinzaine de kilomètres sur la SS1 avant d'entrer sur l'autoroute pour Gênes.
Ras-le-bol des tunnels, nous ressortons pour descendre à Savona. Péage 9.40 euros.
Ensuite, nous longeons la route côtière SS1, ça ne va pas vite, travaux, etc.
Vers 18 h, arrêt à Porto Maurizio, sur la route, à la sortie d'Imperia.
Parcomètre, 1.60 euros pour 1 h 30. Il serait aussi possible de se garer gratuitement dans la cour de l'hôtel, devant le restaurant.
Hôtel restaurant Italia, 2 étoiles, chambre no 23 à 52 euros sans petit déjeuner. Je règle ceci tout de suite. Tout est ancien là dedans, mais très propre. Bien chauffé.
Nous ressortons dans l'arrière de la ville, Corso XX Septembre, restaurant La Grande Muraille (cuisine chinoise et italienne). A midi, self-service, le soir service à table.
1 farfalle aux crevettes, 1 penne tomate/basilic, 2 assortiments de viande, 1 pomme vapeur, 1 salade, 1 verre de vin, 1 coca. Total 38.30 euros.
Petit tour jusqu'au Duomo et dans la vieille ville à l'arrière.
2 cafés au bar à côté de l'hôtel, 2 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
Mercredi 27 octobre 2010 :
A 6 h 45, nous sommes prêts.
Nous sortons pour aller dans le café en face de l'hôtel. 4 cafés et 2 croissants = 5.40 euros
Nous rentrons à l'hôtel, prenons les valises et partons à 7 h 05.
Nous prenons la route SS1 et traversons San Remo. Frontière française après Vintimille, il est 8 h 30.
Nous continuons sur Monaco, Nice, vers 10 h 30, 2 cafés à la sortie de Cannes. 3 euros.
Nous continuons sur Fréjus par la route dans l'Estérel.
A 12 h15, arrêt après Vidauban, sur la RN7 à l'hôtel restaurant Sainte Brigitte (qui affiche des chambres dès 26 euros).
2 menus du jour à 12.50 euros, vin compris, 1 coca, 2 cafés = 31 euros.
L'endroit est très calme, le menu excellent. Grosse salade en entrée, veau marengo et spaghettis, puis profiteroles comme dessert.
Nous y restons env. 1 h.
Nous arrivons à Toulon vers 15 h en reprenant l'autoroute (gratuite) dès Cuers.
Retour sur trois semaines de visites au Pérou English translation pending
L’organisation du voyage :
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Parcours transcription en cours mariage franco-tunisien sans CCM English translation pending
Bonjour à Tous et à Toutes, Le post est assez long mais j'explique mon parcours et suis dispo si ca peut aider quelqu'un :
Je suis de nationalité franco-tunisienne, je présente mon parcours j'ai fait mon mariage civil le 9 août 2010 à Tunis, j'ai envoyé le dossier pour transcription à Nantes le 24.08.2010 (sans ccm) en recommandé avec AR (pas encore eu le retour de l'AR mais sur le suivi la poste ils ont reçu mon dossier le 29.08).
J'ai reçu le 06.09.2010 un courrier du BTAT daté du 31.08.2010, me demandant d'envoyer pour la complétude de mon dossier les copies de mon livret de famille tunisien et l'original de mon acte de mariage en français. J'ai envoyé le jour même en recommandé les documents demandés, cependant sur l'original de mon acte de mariage en français ne figure pas les lieux de naissance des époux, mais les lieux de naissance figure sur le livret de famille et sur les extraits de naissance qui sont déjà en leur possession.
J'ai reçu un courrier de Nantes me demandant l'acte de mariage mentionnant les lieux de naissance des époux heureusement que mon homme a anticipé la chose et à fait traduire l'acte de mariage arabe, je leur ai faxé l'acte traduit avec les mentions de lieux de naissance en attendant l'original.
En date du 20.09 le BTAT m'a demandé la traduction de mon acte de mariage j'ai envoyé l'original de cette traduction avec une copie certifiée conforme à l'original de l'acte en arabe, le BTAT a reçu ces documents le 28.09.2010. Le 28.09.2010 j'ai reçu un mail du BTAT me demandant l'original de mon acte de mariage et je n'avais pas compris leur demande puisque moi je pensais à l'original de la traduction, donc je les ais harcelés par mail en leur disant que l'original était en leur possession, ils m'ont encore envoyé la demande de l'original par voie postale le 05.10.2010. Donc moi j'ai continué à les harceler par mail et fax presque tous les jours en parlant toujours de la traduction de l'acte de mariage. Le 18.10.2010 une dame du BTAT m'appelle sur mon portable, je pouvais pas répondre donc elle a laissé un message me disant qu'il leur fallait l'original de l'acte en arabe pour poursuivre l'instruction de mon dossier. Donc moi de suite je renvoi un mail vers 11h00 demandant si le BTAT avait un numéro de téléphone autre que celui du standard pour les joindre. Suspense à 14h00 la dame me rappelle et me dit pour la poursuite du dossier il leur faut impérativement l'original en arabe, je lui ai demandé s'il me serait restitué après clôture du dossier de transcription elle m'a dit vous pourrez en faire la demande mais je ne peux vous l'assurer. Bref ils sont bien réactifs c'est convaincant je m'en veux à moi même d'avoir perdu du temps depuis le 28.09.10 et de ne pas avoir envoyé l'original mais bon il n'est jamais trop tard, c'est peut être pour une bonne cause.
Le 22.10.2010 j'ai appelé Nantes, la personne en ligne m'a dit il est noté sur votre dossier en date du 20.10.2010 en cours de relecture, je ne sais pas du tout ce que cela veut dire, j'espère que c'est positif.
Vous savez ce que vaut en cours de relecture ?
Bon courage à nous tous. J'espère que ce ne sera pas trop long. Bonne journée et beaucoup de courage.
Je suis de nationalité franco-tunisienne, je présente mon parcours j'ai fait mon mariage civil le 9 août 2010 à Tunis, j'ai envoyé le dossier pour transcription à Nantes le 24.08.2010 (sans ccm) en recommandé avec AR (pas encore eu le retour de l'AR mais sur le suivi la poste ils ont reçu mon dossier le 29.08).
J'ai reçu le 06.09.2010 un courrier du BTAT daté du 31.08.2010, me demandant d'envoyer pour la complétude de mon dossier les copies de mon livret de famille tunisien et l'original de mon acte de mariage en français. J'ai envoyé le jour même en recommandé les documents demandés, cependant sur l'original de mon acte de mariage en français ne figure pas les lieux de naissance des époux, mais les lieux de naissance figure sur le livret de famille et sur les extraits de naissance qui sont déjà en leur possession.
J'ai reçu un courrier de Nantes me demandant l'acte de mariage mentionnant les lieux de naissance des époux heureusement que mon homme a anticipé la chose et à fait traduire l'acte de mariage arabe, je leur ai faxé l'acte traduit avec les mentions de lieux de naissance en attendant l'original.
En date du 20.09 le BTAT m'a demandé la traduction de mon acte de mariage j'ai envoyé l'original de cette traduction avec une copie certifiée conforme à l'original de l'acte en arabe, le BTAT a reçu ces documents le 28.09.2010. Le 28.09.2010 j'ai reçu un mail du BTAT me demandant l'original de mon acte de mariage et je n'avais pas compris leur demande puisque moi je pensais à l'original de la traduction, donc je les ais harcelés par mail en leur disant que l'original était en leur possession, ils m'ont encore envoyé la demande de l'original par voie postale le 05.10.2010. Donc moi j'ai continué à les harceler par mail et fax presque tous les jours en parlant toujours de la traduction de l'acte de mariage. Le 18.10.2010 une dame du BTAT m'appelle sur mon portable, je pouvais pas répondre donc elle a laissé un message me disant qu'il leur fallait l'original de l'acte en arabe pour poursuivre l'instruction de mon dossier. Donc moi de suite je renvoi un mail vers 11h00 demandant si le BTAT avait un numéro de téléphone autre que celui du standard pour les joindre. Suspense à 14h00 la dame me rappelle et me dit pour la poursuite du dossier il leur faut impérativement l'original en arabe, je lui ai demandé s'il me serait restitué après clôture du dossier de transcription elle m'a dit vous pourrez en faire la demande mais je ne peux vous l'assurer. Bref ils sont bien réactifs c'est convaincant je m'en veux à moi même d'avoir perdu du temps depuis le 28.09.10 et de ne pas avoir envoyé l'original mais bon il n'est jamais trop tard, c'est peut être pour une bonne cause.
Le 22.10.2010 j'ai appelé Nantes, la personne en ligne m'a dit il est noté sur votre dossier en date du 20.10.2010 en cours de relecture, je ne sais pas du tout ce que cela veut dire, j'espère que c'est positif.
Vous savez ce que vaut en cours de relecture ?
Bon courage à nous tous. J'espère que ce ne sera pas trop long. Bonne journée et beaucoup de courage.
Sécurité en Thaïlande? English translation pending
Hello
Je suis quand meme inquiet sur le sujet quand je vois sur les moteurs de recherches les resultats quand on tape ( tourists killed in thailand)
Les resultats sont edifiants , ce pays est 'il aussi sur qu'on le dit
Le debat est ouvert
Jacko🙂