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Retour d'un séjour à l'hôtel Iberostar Averroes, Hammamet du 9 au 23 octobre 2010 English translation pending
Tunisie – Yasmine-Hammamet (9-23 octobre 2010)
Voici mon compte-rendu. Bien que plusieurs Européens connaissent déjà cette destination, j’espère que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.
Hôtel: Iberostar Averroes Site Internet: http://www.iberostar.com/FR/Hotels-Hammamet/Iberostar-Averroes_3_92.html Date: 9 au 23 octobre 2010 Grossiste: Vacances Tours Mont-Royal Compagnie aérienne: Royal Air Maroc
VOL ALLER Nous décollons avec 2 heures de retard, soit à 22 heures. Service et bouffe corrects sans plus. Nous avons le temps de sommeiller un peu avant l’arrivée à Casablanca où nous devons prendre un autre vol. Initialement nous avions 50 minutes entre les 2 avions. Avec le retard du départ, puisque 52 passagers de notre vol devaient aussi prendre ce 2e vol vers Tunis, l’avion nous a attendus. Arrivés à Tunis vers 12:30 heures.
L’AÉROPORT DE TUNIS Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Tours Mont-Royal qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel situé à environ 70 km.
Il fait chaud mais le temps est s’ennuage pendant le trajet et il tombe une faible pluie à notre arrivée à l’hôtel. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ une heure quinze minutes. L’autobus est confortable et nous en profitons pour admirer nos premières images de la Tunisie. Nous arrivons au Iberostar vers 14:30 heures après avoir laissé des gens à d’autres hôtels.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous sommes les seuls à descendre à cet hôtel. On nous remet les clés notre chambre qui est prête, les cartes pour les serviettes de plage et la clé du coffret de sûreté qu’on demande. Aucun plan de l’hôtel nous est remis. La chambre qui nous est assignée nous déçoit grandement. Nous avions payé pour avoir la vue mer et nous avions même téléphoné la veille du départ pour nous assurer que nous aurions bien une chambre vue mer. On nous a donné une chambre qui donne sur le côté arrière de l’hôtel. On voit bien un coin de mer au loin mais on voit davantage la rue de service entre notre hôtel et l’hôtel voisin et des toitures. Nous décidons de retourner à la réception pour avoir une autre chambre avant de nous installer. Heureusement il y avait une autre chambre libre avec une vue magnifique sur le même étage et nous pouvons l’obtenir sans problème. Je ne comprends pas qu’on ne nous l’ait pas assignée dès notre arrivée. Nous transférons nous-mêmes les bagages à l’autre chambre et je défais les valises pendant que mon conjoint va me chercher un breuvage.


LA CHAMBRE Elle est décorée dans les tons de jaune, vert et bleu. Très spacieuse, on y trouve 2 lits côte à côte, deux tables de chevet, deux fauteuils, une petite table ronde, un bureau, une très grande salle de bain avec lavabo, bain/douche et une toilette séparée avec bidet. L’espace de rangement est plus que suffisant.
La climatisation ne fonctionne plus à cette période de l’année (arrêt le 15 septembre); nous dormons donc la porte-fenêtre ouverte pendant la première semaine car il fait assez chaud. Eau toujours très chaude et excellente pression sous la douche. Un petit frigo avec une grosse bouteille d’eau est disponible (service de mini-bar payant sur demande).
On trouve aussi dans la chambre une TV par satellite, un séchoir à cheveux à très faible débit (heureusement j’ai les cheveux très courts maintenant!!!) et un coffret de sûreté disponible pour 2DT par jour, soit environ $2,25 CND. Le balcon est assez grand ; on y trouve 2 chaises et une petite table. Il y a un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique. La vue donne sur la magnifique piscine, la plage et la mer. Le ménage est très bien fait tous les jours. Les serviettes sont changées aussi souvent qu’on le désire.
A noter qu’il y a très peu de prises de courant dans la chambre : une seule. Mais si quelqu’un en avait besoin de plus d’une, il est toujours possible de débrancher le frigo. Courant 220 Volts donc convertisseur de courant requis pour les Canadiens de même qu’un adapteur de prise de courant car elles diffèrent des nôtres.







BOUFFE La bouffe n’est pas le point fort de cet hôtel.
Restaurant Laurier C’est le restaurant buffet ouvert pour les 3 repas. On trouve une section fermée et une section terrasse très bien aménagée où il fait bon manger. Le déjeuner y est très bien. Lors des autres repas par contre, la variété et la qualité des plats laissent à désirer. On arrive toujours cependant à trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Le bar à salades et crudités est très varié et il y a toujours un choix de pâtes fait avec la sauce et ingrédients qu’on désire. Les desserts sont bons.
Les vins tunisiens qui nous sont offerts sont très acceptables. Mais quel gaspillage de vin!!! Au lieu de le servir au verre, on met la bouteille complète sur la table. Résultat : si un couple prend du vin blanc et du vin rouge, on a 2 bouteilles qu’on ne termine pas!!!
Petit bémol pour le service : très souvent lorsque les serveurs débarrassent les tables, au lieu d’apporter la vaisselle sale sur des chariots à l’écart, ils circulent avec le chariot roulant entre les tables, vident les déchets et empilent les assiettes à côté de vous. Ce n’est vraiment pas très inspirant de manger quand on a le chariot à déchets à côté de soi!!!


Coffee shop Grenade Cet autre restaurant buffet est ouvert le midi et tout l’après-midi. Il y a toujours un Bar-B-Q : saucisses, poulet, etc, quelques plats chauds et un bar à salades et à dessert. Ce restaurant comporte lui aussi des sections fermée et ouverte.

Pour les restaurants à la carte, l’hôtel en compte un seul, un restaurant italien. Par contre on offre aux clients la formule « Dine Around ». On peut donc réserver dans les autres hôtels Iberostar qui sont à distance de marche. L’hôtel Iberostar Belisaire propose un assortiment de hors-d’œuvre thaïlandais et indonésiens. Les plats mexicains hauts en couleurs attendent à l‘hôtel Iberostar Chich Khan, tandis que l’hôtel Iberostar Solaria propose un voyage gastronomique dans l’Orient arabe. Le Saphir Palace propose un menu tunisien.
Il faut réserver ces restaurants auprès des maîtres d’hôtel. Nous n’avons jamais eu à faire la queue pour réserver. Nous avons réussi à aller dans un restaurant à la carte 6 soirs sur 13.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte. Interdiction de fumer dans tous les restaurants à la carte de même que dans les sections intérieures des buffets.
Restaurant thématique Olivier (Averroes) Ce restaurant italien offre une très bonne cuisine. Nous y sommes allés 3 fois. Le menu est fixe et pré-déterminé. La décoration en fait un lieu avec une belle ambiance.




Restaurant asiatique (Belisaire) Cet autre restaurant offre aussi une belle atmosphère. Menu fixe et pré-déterminé aussi. Tout était bon sauf le plat principal qui comporte du poisson qui n’était pas bon et servi tiède. Nous n’y sommes allés qu’une fois.



Le restaurant mexicain (Chich Khan) Encore une fois une belle atmosphère et menu fixe et pré-déterminé. Excellente cuisine pour ceux qui aiment.

Nous n’avons pas essayé les autres restaurants. A noter que des sandwichs et des gâteaux sont disponibles près du buffet principal à compter de 22 heures pour ceux qui ont besoin d’un petit snack en fin de soirée.
BARS Il n’y a que 2 bars dans l’hôtel. Le Bar Salon Fleurs de Lys est ouvert de 9 h 00 à 00 h 00. Il comporte une section fermée divisée en deux pour les fumeurs et non fumeurs. Il y a aussi une section terrasse où il y a de l’animation en début de soirée. A noter que c'est le seul endroit où on peut trouver du café mis à part au déjeuner où il y en a au buffet. Donc, si l'on veut un café après le dîner ou le souper, on doit changer d'endroit pour le prendre, ce que je trouve déplorable.


Le bar de la piscine comporte aussi un wet-bar qui est bien agréable. Il est ouvert de 10 h 00 à 18 h 00.

Il y a un grand choix de cocktails et de boissons mais je dois avouer qu’après en avoir essayé quelques-uns je me suis limitée au vin. Ce n’est certes pas le point fort de cet hôtel. Rien à comparer avec les Caraïbes!!!
Il n’y a pas de bar sur la plage, mais les serveurs viennent prendre notre commande et nous apportent nos breuvages.
TEMPÉRATURE Pas très chaud durant les deux semaines!!! Besoin d’une petite laine le soir. Une journée de pluie et quelques averses ou orages isolés.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée. De plus comme l’air climatisé ne fonctionnait pas, nous dormions la porte-fenêtre ouverte même s’il n���y avait pas de moustiquaire (une lacune selon moi si l’air climatisé n’est pas disponible.)Nous avons eu quelques piqûres tout au plus.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION L’hôtel n’est pas très grand, seulement 256 chambres réparties dans 7 ou 8 blocs de 4 étages. Les jardins n’ont rien à voir avec ce qu’on retrouve dans les Caraïbes. Beaucoup de palmiers et de fleurs agrémentent cependant la vue. Les jardiniers sont toujours à l’œuvre. Quelques fontaines ici et là donnent un cachet à l’endroit.
Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder. Toutes les tuiles autour de la piscine sont lavées tous les matins à compter de 07 heures.




SPECTACLES, SPORTS ET ANIMATION Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet principal. En ayant déjà vu beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés sauf au spectacle de folklore tunisien qui était bien sans plus. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur qualité des autres.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer. Les animateurs ne sont pas insistants. Les photographes par contre peuvent facilement le devenir et on doit rapidement leur exprimer nos réserves.
En ce qui concerne les activités disponibles, on peut y faire de l'aérobic aquatique, jouer au volley-ball, au billard, à la pétanque, aux fléchettes, au tennis, au ping-pong et au water-polo.
Et pour ceux qui aiment bouger au rythme de la musique, l'hôtel propose des cours de danse organisés par l’équipe d'animation. Comme sports aquatiques on trouve le ski nautique, le windsurf, le pédalo.
PISCINES Il y a trois piscines très bien entretenues : piscine pour enfants, piscine intérieure et une piscine extérieure. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises avec coussins. On trouve aussi un jacuzzi. La forme de la piscine extérieure est originale.



PLAGE Elle est très belle! Le sable est fin et de couleur caramel. On a l’impression de marcher dans du sucre brun. Aucun caillou ou coquillage qui pourrait nous blesser. L’eau est presque turquoise par moments. Il y a suffisamment de chaises longues et de parasols pour tout le monde. La mer est agitée à notre arrivée et pour 3 jours. Par la suite elle devient très très calme. A noter que des coussins sont disponibles pour les chaises, ce qui est plus confortable.
La plage est très propre. Du personnel ramasse régulièrement les verres, pailles, cendriers. On a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable.
On peut y faire de longues promenades. D’un côté on arrive à la marina et de l’autre, à la suite de la plage des hôtels se trouve une longue plage sauvage à perte de vue. On peut parfois y croiser des chameaux.









AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place une boutique de souvenirs, sacs à mains et dépannage, un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec deux postes pour les clients, moyennant un supplément de 10 DT/heure. Malheureusement la connexion Internet n’est pas toujours disponible. Mini-club disponible pour les enfants. Un spa avec massages ($), un hammam et un gymnase sont disponibles de même qu’un salon de coiffure et d’esthétique. Le gymnase qui est habituellement toujours inclus dans la formule tout compris est ici payant : 5 DT/jour et l’équipement est souvent défectueux.

IMPRESSIONS GÉNÉRALES SUR L’HÔTEL Ce n’est pas notre premier séjour dans un hôtel Iberostar et je dois dire que cet hôtel n’a rien de comparable avec ceux qu’on retrouve en République dominicaine ou au Mexique. Cet hôtel, bien qu’il affiche ses 4 étoiles n’en mériterait que 3 selon nous. Les principales lacunes sont surtout au niveau de la bouffe et des cocktails. Il manque aussi ces petits détails qui font les 4 étoiles, comme des fleurs dans les toilettes publiques par exemple. Par ailleurs, c’est très propre, le service est bon, et les employés en général sont bien chaleureux, souriants et accueillants. La veille de notre départ le gérant général qu’on a souvent croisé durant notre séjour est venu nous parler. Nous lui avons parlé de distribuer un plan de l’hôtel à l’arrivée. Ça nous a pris une semaine avant de trouver la salle de spectacles. Nous croyions que c’était sur la terrasse du lobby bar puisqu’il s’y faisait de l’animation alors que c’est dans une salle fermée à l’intérieur de l’hôtel. Certaines personnes ne trouvaient pas le restaurant à la carte italien. Quand on est là qu’une semaine, comme certains, on peut rater des choses. Il s’est montré réceptif et nous a remis sa carte d’affaires et aussi une petite feuille sur laquelle était imprimée l’adresse du site Trip Advisor français. Il souhaitait qu’on y mette nos commentaires, ce que je ferai. Pour mon anniversaire, l’hôtel m’a offert un gâteau et mon conjoint m’a fait livrer des fleurs à notre chambre, un magnifique bouquet!!! J’ai donc trouvé le tout au retour à la chambre en fin de soirée.



En dépit des lacunes dont je vous ai fait part, nous avons bien apprécié notre séjour compte tenu du prix payé pour le forfait.
Voici mon compte-rendu. Bien que plusieurs Européens connaissent déjà cette destination, j’espère que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.
Hôtel: Iberostar Averroes Site Internet: http://www.iberostar.com/FR/Hotels-Hammamet/Iberostar-Averroes_3_92.html Date: 9 au 23 octobre 2010 Grossiste: Vacances Tours Mont-Royal Compagnie aérienne: Royal Air Maroc
VOL ALLER Nous décollons avec 2 heures de retard, soit à 22 heures. Service et bouffe corrects sans plus. Nous avons le temps de sommeiller un peu avant l’arrivée à Casablanca où nous devons prendre un autre vol. Initialement nous avions 50 minutes entre les 2 avions. Avec le retard du départ, puisque 52 passagers de notre vol devaient aussi prendre ce 2e vol vers Tunis, l’avion nous a attendus. Arrivés à Tunis vers 12:30 heures.
L’AÉROPORT DE TUNIS Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Tours Mont-Royal qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel situé à environ 70 km.
Il fait chaud mais le temps est s’ennuage pendant le trajet et il tombe une faible pluie à notre arrivée à l’hôtel. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ une heure quinze minutes. L’autobus est confortable et nous en profitons pour admirer nos premières images de la Tunisie. Nous arrivons au Iberostar vers 14:30 heures après avoir laissé des gens à d’autres hôtels.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous sommes les seuls à descendre à cet hôtel. On nous remet les clés notre chambre qui est prête, les cartes pour les serviettes de plage et la clé du coffret de sûreté qu’on demande. Aucun plan de l’hôtel nous est remis. La chambre qui nous est assignée nous déçoit grandement. Nous avions payé pour avoir la vue mer et nous avions même téléphoné la veille du départ pour nous assurer que nous aurions bien une chambre vue mer. On nous a donné une chambre qui donne sur le côté arrière de l’hôtel. On voit bien un coin de mer au loin mais on voit davantage la rue de service entre notre hôtel et l’hôtel voisin et des toitures. Nous décidons de retourner à la réception pour avoir une autre chambre avant de nous installer. Heureusement il y avait une autre chambre libre avec une vue magnifique sur le même étage et nous pouvons l’obtenir sans problème. Je ne comprends pas qu’on ne nous l’ait pas assignée dès notre arrivée. Nous transférons nous-mêmes les bagages à l’autre chambre et je défais les valises pendant que mon conjoint va me chercher un breuvage.


LA CHAMBRE Elle est décorée dans les tons de jaune, vert et bleu. Très spacieuse, on y trouve 2 lits côte à côte, deux tables de chevet, deux fauteuils, une petite table ronde, un bureau, une très grande salle de bain avec lavabo, bain/douche et une toilette séparée avec bidet. L’espace de rangement est plus que suffisant.
La climatisation ne fonctionne plus à cette période de l’année (arrêt le 15 septembre); nous dormons donc la porte-fenêtre ouverte pendant la première semaine car il fait assez chaud. Eau toujours très chaude et excellente pression sous la douche. Un petit frigo avec une grosse bouteille d’eau est disponible (service de mini-bar payant sur demande).
On trouve aussi dans la chambre une TV par satellite, un séchoir à cheveux à très faible débit (heureusement j’ai les cheveux très courts maintenant!!!) et un coffret de sûreté disponible pour 2DT par jour, soit environ $2,25 CND. Le balcon est assez grand ; on y trouve 2 chaises et une petite table. Il y a un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique. La vue donne sur la magnifique piscine, la plage et la mer. Le ménage est très bien fait tous les jours. Les serviettes sont changées aussi souvent qu’on le désire.
A noter qu’il y a très peu de prises de courant dans la chambre : une seule. Mais si quelqu’un en avait besoin de plus d’une, il est toujours possible de débrancher le frigo. Courant 220 Volts donc convertisseur de courant requis pour les Canadiens de même qu’un adapteur de prise de courant car elles diffèrent des nôtres.







BOUFFE La bouffe n’est pas le point fort de cet hôtel.
Restaurant Laurier C’est le restaurant buffet ouvert pour les 3 repas. On trouve une section fermée et une section terrasse très bien aménagée où il fait bon manger. Le déjeuner y est très bien. Lors des autres repas par contre, la variété et la qualité des plats laissent à désirer. On arrive toujours cependant à trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Le bar à salades et crudités est très varié et il y a toujours un choix de pâtes fait avec la sauce et ingrédients qu’on désire. Les desserts sont bons.
Les vins tunisiens qui nous sont offerts sont très acceptables. Mais quel gaspillage de vin!!! Au lieu de le servir au verre, on met la bouteille complète sur la table. Résultat : si un couple prend du vin blanc et du vin rouge, on a 2 bouteilles qu’on ne termine pas!!!
Petit bémol pour le service : très souvent lorsque les serveurs débarrassent les tables, au lieu d’apporter la vaisselle sale sur des chariots à l’écart, ils circulent avec le chariot roulant entre les tables, vident les déchets et empilent les assiettes à côté de vous. Ce n’est vraiment pas très inspirant de manger quand on a le chariot à déchets à côté de soi!!!


Coffee shop Grenade Cet autre restaurant buffet est ouvert le midi et tout l’après-midi. Il y a toujours un Bar-B-Q : saucisses, poulet, etc, quelques plats chauds et un bar à salades et à dessert. Ce restaurant comporte lui aussi des sections fermée et ouverte.

Pour les restaurants à la carte, l’hôtel en compte un seul, un restaurant italien. Par contre on offre aux clients la formule « Dine Around ». On peut donc réserver dans les autres hôtels Iberostar qui sont à distance de marche. L’hôtel Iberostar Belisaire propose un assortiment de hors-d’œuvre thaïlandais et indonésiens. Les plats mexicains hauts en couleurs attendent à l‘hôtel Iberostar Chich Khan, tandis que l’hôtel Iberostar Solaria propose un voyage gastronomique dans l’Orient arabe. Le Saphir Palace propose un menu tunisien.
Il faut réserver ces restaurants auprès des maîtres d’hôtel. Nous n’avons jamais eu à faire la queue pour réserver. Nous avons réussi à aller dans un restaurant à la carte 6 soirs sur 13.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte. Interdiction de fumer dans tous les restaurants à la carte de même que dans les sections intérieures des buffets.
Restaurant thématique Olivier (Averroes) Ce restaurant italien offre une très bonne cuisine. Nous y sommes allés 3 fois. Le menu est fixe et pré-déterminé. La décoration en fait un lieu avec une belle ambiance.




Restaurant asiatique (Belisaire) Cet autre restaurant offre aussi une belle atmosphère. Menu fixe et pré-déterminé aussi. Tout était bon sauf le plat principal qui comporte du poisson qui n’était pas bon et servi tiède. Nous n’y sommes allés qu’une fois.



Le restaurant mexicain (Chich Khan) Encore une fois une belle atmosphère et menu fixe et pré-déterminé. Excellente cuisine pour ceux qui aiment.

Nous n’avons pas essayé les autres restaurants. A noter que des sandwichs et des gâteaux sont disponibles près du buffet principal à compter de 22 heures pour ceux qui ont besoin d’un petit snack en fin de soirée.
BARS Il n’y a que 2 bars dans l’hôtel. Le Bar Salon Fleurs de Lys est ouvert de 9 h 00 à 00 h 00. Il comporte une section fermée divisée en deux pour les fumeurs et non fumeurs. Il y a aussi une section terrasse où il y a de l’animation en début de soirée. A noter que c'est le seul endroit où on peut trouver du café mis à part au déjeuner où il y en a au buffet. Donc, si l'on veut un café après le dîner ou le souper, on doit changer d'endroit pour le prendre, ce que je trouve déplorable.


Le bar de la piscine comporte aussi un wet-bar qui est bien agréable. Il est ouvert de 10 h 00 à 18 h 00.

Il y a un grand choix de cocktails et de boissons mais je dois avouer qu’après en avoir essayé quelques-uns je me suis limitée au vin. Ce n’est certes pas le point fort de cet hôtel. Rien à comparer avec les Caraïbes!!!
Il n’y a pas de bar sur la plage, mais les serveurs viennent prendre notre commande et nous apportent nos breuvages.
TEMPÉRATURE Pas très chaud durant les deux semaines!!! Besoin d’une petite laine le soir. Une journée de pluie et quelques averses ou orages isolés.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée. De plus comme l’air climatisé ne fonctionnait pas, nous dormions la porte-fenêtre ouverte même s’il n���y avait pas de moustiquaire (une lacune selon moi si l’air climatisé n’est pas disponible.)Nous avons eu quelques piqûres tout au plus.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION L’hôtel n’est pas très grand, seulement 256 chambres réparties dans 7 ou 8 blocs de 4 étages. Les jardins n’ont rien à voir avec ce qu’on retrouve dans les Caraïbes. Beaucoup de palmiers et de fleurs agrémentent cependant la vue. Les jardiniers sont toujours à l’œuvre. Quelques fontaines ici et là donnent un cachet à l’endroit.
Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder. Toutes les tuiles autour de la piscine sont lavées tous les matins à compter de 07 heures.




SPECTACLES, SPORTS ET ANIMATION Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet principal. En ayant déjà vu beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés sauf au spectacle de folklore tunisien qui était bien sans plus. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur qualité des autres.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer. Les animateurs ne sont pas insistants. Les photographes par contre peuvent facilement le devenir et on doit rapidement leur exprimer nos réserves.
En ce qui concerne les activités disponibles, on peut y faire de l'aérobic aquatique, jouer au volley-ball, au billard, à la pétanque, aux fléchettes, au tennis, au ping-pong et au water-polo.
Et pour ceux qui aiment bouger au rythme de la musique, l'hôtel propose des cours de danse organisés par l’équipe d'animation. Comme sports aquatiques on trouve le ski nautique, le windsurf, le pédalo.
PISCINES Il y a trois piscines très bien entretenues : piscine pour enfants, piscine intérieure et une piscine extérieure. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises avec coussins. On trouve aussi un jacuzzi. La forme de la piscine extérieure est originale.



PLAGE Elle est très belle! Le sable est fin et de couleur caramel. On a l’impression de marcher dans du sucre brun. Aucun caillou ou coquillage qui pourrait nous blesser. L’eau est presque turquoise par moments. Il y a suffisamment de chaises longues et de parasols pour tout le monde. La mer est agitée à notre arrivée et pour 3 jours. Par la suite elle devient très très calme. A noter que des coussins sont disponibles pour les chaises, ce qui est plus confortable.
La plage est très propre. Du personnel ramasse régulièrement les verres, pailles, cendriers. On a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable.
On peut y faire de longues promenades. D’un côté on arrive à la marina et de l’autre, à la suite de la plage des hôtels se trouve une longue plage sauvage à perte de vue. On peut parfois y croiser des chameaux.









AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place une boutique de souvenirs, sacs à mains et dépannage, un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec deux postes pour les clients, moyennant un supplément de 10 DT/heure. Malheureusement la connexion Internet n’est pas toujours disponible. Mini-club disponible pour les enfants. Un spa avec massages ($), un hammam et un gymnase sont disponibles de même qu’un salon de coiffure et d’esthétique. Le gymnase qui est habituellement toujours inclus dans la formule tout compris est ici payant : 5 DT/jour et l’équipement est souvent défectueux.

IMPRESSIONS GÉNÉRALES SUR L’HÔTEL Ce n’est pas notre premier séjour dans un hôtel Iberostar et je dois dire que cet hôtel n’a rien de comparable avec ceux qu’on retrouve en République dominicaine ou au Mexique. Cet hôtel, bien qu’il affiche ses 4 étoiles n’en mériterait que 3 selon nous. Les principales lacunes sont surtout au niveau de la bouffe et des cocktails. Il manque aussi ces petits détails qui font les 4 étoiles, comme des fleurs dans les toilettes publiques par exemple. Par ailleurs, c’est très propre, le service est bon, et les employés en général sont bien chaleureux, souriants et accueillants. La veille de notre départ le gérant général qu’on a souvent croisé durant notre séjour est venu nous parler. Nous lui avons parlé de distribuer un plan de l’hôtel à l’arrivée. Ça nous a pris une semaine avant de trouver la salle de spectacles. Nous croyions que c’était sur la terrasse du lobby bar puisqu’il s’y faisait de l’animation alors que c’est dans une salle fermée à l’intérieur de l’hôtel. Certaines personnes ne trouvaient pas le restaurant à la carte italien. Quand on est là qu’une semaine, comme certains, on peut rater des choses. Il s’est montré réceptif et nous a remis sa carte d’affaires et aussi une petite feuille sur laquelle était imprimée l’adresse du site Trip Advisor français. Il souhaitait qu’on y mette nos commentaires, ce que je ferai. Pour mon anniversaire, l’hôtel m’a offert un gâteau et mon conjoint m’a fait livrer des fleurs à notre chambre, un magnifique bouquet!!! J’ai donc trouvé le tout au retour à la chambre en fin de soirée.



En dépit des lacunes dont je vous ai fait part, nous avons bien apprécié notre séjour compte tenu du prix payé pour le forfait.
Carnet de voyage sur Bali du 26 septembre au 9 octobre 2010 English translation pending
Bonjour à tous
Ayant bcp utilisé VF pour préparer mon voyage, je souhaite apporter ma contribution. Je rentre d'un voyage de 14 jours à Bali ( 26 sept - au 9 octobre 2010), j'ai mis en ligne sur mon site : - itinéraire - récit jour par jour - galerie photos - infos pratiques (budget, hébergements, activités, conseils)
www.meurik-en-vacances.com
Bonne lecture ! Amicalement meurik
Ayant bcp utilisé VF pour préparer mon voyage, je souhaite apporter ma contribution. Je rentre d'un voyage de 14 jours à Bali ( 26 sept - au 9 octobre 2010), j'ai mis en ligne sur mon site : - itinéraire - récit jour par jour - galerie photos - infos pratiques (budget, hébergements, activités, conseils)
www.meurik-en-vacances.com
Bonne lecture ! Amicalement meurik
Croisière sur le Costa Pacifica du 9 au 16 août 2010 English translation pending
Bonjour,
A la lecture de tous les posts de ce forum qui nous ont beaucoup aidé, nous avons réservé notre croisiere sur le Costa Pacifica du 09 aout au 16 aout 2010 avec un préacheminement au départ de la gare de Nice.
Nous serions ravi de préparer notre croisière avec votre aide, vos expériences et vos conseils. C'est notre première croisière
Nous partons avec notre bébé de deux ans. Nous avons réservé une cabine avec Balcon, comme notre fille est "grande" elle n'est pas prioritaire pour le lit bébé :-(
Nous attendons avec impatience vos conseils.
Merci
A la lecture de tous les posts de ce forum qui nous ont beaucoup aidé, nous avons réservé notre croisiere sur le Costa Pacifica du 09 aout au 16 aout 2010 avec un préacheminement au départ de la gare de Nice.
Nous serions ravi de préparer notre croisière avec votre aide, vos expériences et vos conseils. C'est notre première croisière
Nous partons avec notre bébé de deux ans. Nous avons réservé une cabine avec Balcon, comme notre fille est "grande" elle n'est pas prioritaire pour le lit bébé :-(
Nous attendons avec impatience vos conseils.
Merci
Seule avec ma fille en croisière sur le Costa Serena le 9 février 2010 English translation pending
Voilà, je risque de partir en croisière sur le costa serena le 9 février 2010. je serais peut être toute seule avec ma fille... Y a t il des femmes dans la même situation que moi.... et qui font la même croisière... Peut être pourrions nous faire les excursions ensemble et passer des moments.... je précise ma fille à 10 ans.
Croisière sur le MSC Splendida du 9 au 20 janvier 2010 English translation pending
Bonjour je voudrais faire connaissance avec des personnes qui ferons la croisiere sur le MSC SPLENDIDA du 09/01/2010 AU 20/01/2010, pour le trajet, grece, alexandrie, malte, la crete, la sicile, et savone. et pourriez vous me dire a ceux qui ont deja fait cette croisiere comment cela s es derouler? de plus celui ou celle qui a des news je suis preneur. je vous remercie par avance et a bientot. je reside a la defense. pres de PARIS.
Récit de Hanoï les 8, 9 et 10 août 2009 English translation pending
What a bad trip ....sont en effet les commentaires entendus dans l'autobus de retour d"une "croisiere" autour de la Baie d'Halong... Et pourtant, ce devait etre une joie de vivre cela durant 3j et 2 nuits. La brochure de l'Agence en question et la jeune et gentille jeune fille (Elles le sont toutes) le promettaient ainsi. Le choix de cette agence + chere que celle installee a l'Hotel, c'est parce qu'elle offrait davantage d'activites. Ex. "swimming (chq jour) biking, BBQ on the beach, kayaking (oui, mais a 6:30am), English or French (faux) speaking guide, fresh seafood et fresh fruits (faux). Rien ne fut respecte.
En effet, ill ne faut souhaiter a personne
- d'attendre autobus, et bateau (si souvent change) durant des heures sous un soleil de plomb ou une pluie battante,
- de se contenter de breakfast, lunches et diners tres pauvres et repetitifs servis au SUN FLOWER 2 a Catba ou a bord du bateau "Dragon..."
a savoir: un petit dejeuner sans lait, sans confiture, miel ou autre tartinade, sans beurre (ou presque) n'en est pas un,
- de se faire "balotter" par un autobus a la climatisation et a la suspension defaillantes conduit (au retour) par un "ma;lade" du klaxon et du depassement dangereux.
Est-ce l'idee que se fait CUSTOMIZED TOUR 44 Hang Be et 22 Bao Khan Str. a Hanoi d'un bon service?
De grace, cessez de vous en mettre plein les poches et respectez-nous.
Se souciez du bien etre des touristes qui en redemanderont... et se passeront le mot ne serait-il pas plus intelligent? Merci. C'etait a Hanoi les 8-9-10 aout 2009.
Improvisation Nomade (9) Pakistan English translation pending
Mauvais présage
Une brise légère inclinait les jeunes pousses de blé dans la plaine. Le printemps rendait son vert à la végétation et le soleil resplendissait sur la route que nous parcourions en vélo pour rallier la frontière pakistanaise distante maintenant de quelques kilomètres seulement. Devant les bureaux de la douane, peu de personnes attendaient. Quelques familles, séparées depuis cinquante ans, comme par le mur de Berlin, et qui, depuis peu, avaient le droit de se rendre visite… La région du Pendjab fut partagée en deux pour créer le Pakistan, un nouvel état regroupant les musulmans de l’Inde, lors de l’indépendance en 1947. Cela ne se fit pas tout seul. En effet, sur cette route, dix à quinze millions de réfugiés traversèrent la frontière, juste tracée sur les cartes d’un manuscrit des bureaux de la Royal British Compagnie, en Angleterre, dans les cris d’assassinats et de brûlés vifs. Cinq cent mille morts. Hindous et musulmans. Tous Indiens pourtant mais qui se déchiraient alors entre eux, malgré les discours de réconciliation du Mahatma Gandhi. Dans les bureaux de la douane, le fonctionnaire inspecta nos passeports et nos visas qui prenaient fin le jour même, puis leur donna un coup de tampon avant de nous laisser libres. Mais, en sortant, le vent enragé s’engouffra par la porte ouverte. Dehors, un ciel nébuleux s’écrasait sur l’horizon violet bourdonnant de tension. Un tourbillon de sable et de pluie balayait l’espace et envolait les tôles arrachées aux toits. Le vent pleurait comme un nouveau-né. Nous n’osâmes pas sortir. L’ouragan nous tenait enfermés dans les bâtiments administratifs de la frontière comme un mauvais présage. La nuit avant la nuit, l’impossibilité de sortir, l’atmosphère d’une frontière militaire colorée d’uniformes, les portes qui s’ouvraient toutes seules et laissaient rugir le vent dans le hall, rendaient nos âmes méfiantes quant à l’avenir et répandaient sur nous l’angoisse et la tristesse de partir… Sans doute avions-nous oublié quelque chose. Peut-être de leur dire adieu. Alors adieu, peuple indien, enfant peureux et sage qui nous a toujours respectés, appris, entraînés dans ses rires et ses joies de tous les jours, quelles que soient les circonstances. Nous reviendrons un jour, mais aujourd’hui, malgré la peur, nous ne pouvons pas faire demi-tour. Devant nous, la tempête s’apprête à nous emporter et derrière, la porte s’est refermée... Si ce temps, arrêté ici, nous est alloué pour, une dernière fois, te rendre hommage, je m’assois dans le coin de ce mur, sur mon sac, et, en attendant que la colère du ciel s’estompe, je pense à toi… Combien de fois m’as-tu fait pleurer de rire, au réveil, avec tes enfantillages, ton insouciance et ta simplicité ? Je te revois chaque journée me parler, négocier et mentir toujours sans sérieux, sans gravité, tout en te méprenant et feignant de ne pas t’en rendre compte. Peuple de l’Inde, heureux tous les jours, sous le soleil, sous la pluie, dans l’opulence comme dans la misère, nous t’avons laissé un peu de nous-mêmes, gisant dans la poussière, contre tout ce que tu nous as donné, appris : à savoir qu’on a tout et qu’il ne tient qu’à nous d’être heureux. Encore merci et adieu. Le cœur chargé de ces émotions qui nous ont secoués et marqués à jamais, nous avons repris la route avec Daoud, mon ami, mon frère, mon compagnon. D’un bond, nous avons franchi la porte et couru sous la pluie et le vent, dans la zone de no man’s land avant d’atteindre les bureaux de la douane pakistanaise. Un autre monde se dessinait déjà à travers les visages que nous ne reconnaissions pas. Puis, le compte à rebours s’enclencha de nouveau, au moment ou le tampon d’entrée s’écrasait sur nos passeports. Un bus grillagé nous emmenait déjà autre part pour nous abandonner dans une ville rendue grise et sale par la pluie, sans chaleur, une pluie dans les rues comme dans notre cœur. Pieds nus, courbés sous la capuche de nos sacs, pataugeant dans la boue, on devait trouver un refuge, un lieu où on serait accueilli et où on pourrait reprendre haleine et confiance. Enfin posés et calmes, nous apercevoir que ce n’était pas plus un mauvais présage qu’un orage. Nous étions au Pakistan.
Apprendre de l’infini en accord avec le temps Pendant cinq jours, nous ne sommes pas sortis de l’hôtel. Ou si peu. Nos rapides passages dans les rues nous ont refroidis. En effet, ce n’est pas l’atmosphère bon enfant de l’Inde. Le sourire est remplacé par la grimace sévère et le mépris. Mais j’espère que nous nous trompons. Il faut apprendre ce nouveau pays, cette atmosphère différente avant de s’y sentir bien. Le choc des civilisations est sensible. Tout le monde nous souriait en Inde pour une raison ou une autre. Personne ne sourit ici. Du moins, personne ne m’a encore souri. Pas de flatterie naïve, de politesse anticipée et de phrase puérile, inutile ou intempestive. Nous sommes revenus chez les hommes fiers et durs. La péninsule est si large qu’il est difficile, en Inde, d’imaginer que cette terre rouge puisse cesser quelque part, pour laisser place à d’autres pays. Les principales frontières sont formées par deux océans immenses de chaque côté et l’Himalaya infranchissable au nord. L’Inde est un monde isolé qui se suffit à lui-même. D’ailleurs, il est difficile de discuter avec la plupart des Indiens qui n’ont en général que très peu d’idée de notre civilisation. Les problèmes internationaux leur échappent le plus souvent. De cinématographie ; ils ne connaissent que la leur. Enfin, poser des questions sur leur culture relève du défit tant elle est confuse et incomparable. À l’inverse, les Pakistanais sont sur la même planète que nous, ils s’intéressent aux même choses, ils ont les mêmes préoccupations et une vision sur le monde entier que les Indiens n’ont pas. Ils ont, par ailleurs, des origines perses en plus d’être ouverts au nord sur les peuples d’Asie centrale et de Chine grâces aux anciennes routes commerciales comme celle de la soie. Enfin, les rapports privilégiés qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les Américains, les font pénétrer directement dans le champ international, vers la globalisation. Malick Internet Inn
L’hôtel est situé au carrefour de l’avenue Jinnah et du Régal cinéma. Un petit écriteau au-dessus d’une porte située au fond d’une impasse indique son entrée. D’un côté, le parfum des chapatis brûlants du boulanger. De l’autre, un magasin de type occidental où l’on trouve les choses de chez nous que nous n’avions pas vues depuis longtemps, comme la mayonnaise et le chocolat. En face, les excellentes glaces à la fraise attirent toute la ville dans un magasin spacieux mais toujours bondé. Et qui aurait dit qu’au Pakistan, les barbus, avec leurs turbans sur la tête, aiment à se délecter d’un sorbet ? C’est une image qui, pour moi, semblait contradictoire... Enfin, l’escalier de l’hôtel monte au deuxième étage et vous sort de toute cette agitation. Dans cet hôtel, il n’y que des étrangers et des voyageurs. Une vingtaine de lits. C’est le point de rassemblement de Lahore. La journée, chacun vaque à ses occupations, organise la prochaine étape de son voyage et visite la ville. Le soir, ils préparent de quoi manger et souvent restent ensemble pour bavarder, échanger des renseignements et se donner mutuellement des conseils. L’ambiance est sympa. Venus de tous les horizons, voyageurs acharnés, back packers, globe trotters, travellers, appelez-les comme vous voulez, ils ont tous une expérience de voyage au moins comparable à la nôtre. David, un Suisse que nous avions déjà rencontré à Delhi, a été le premier à brandir les drapeaux lors de la manifestation anti-américaine de Quetta dans le Baloutchistan, avant de se dire finalement, sous les regards menaçants de la population, ce n’est peut être pas ma place… Armand, un Français, aussi grand voyageur que fainéant, barbu et chevelu à l’extrême, musicien passionné, cultivé, beau gosse, est sur la route depuis 4 ans. Julie, son amie, le rejoignait au Pakistan quand nous les avons rencontrés… Michel arrive en vélo de Genève… Bénédicte s’est mis dans la tête, en l’écoutant, de traverser le Karakorum - versant nord-ouest de l’Himalaya avec le 2ème sommet le plus haut du monde - en vélo, pour rejoindre la Chine. Je n’ai jamais eu de nouvelles quant à la réussite de son entreprise mais cette petite blonde est partie pour une sacrée aventure, sans avoir jamais fait de vélo de sa vie sur des distances aussi longues que pentues. Voilà pour les francophones. Ensuite, il y a Tess, la jolie Suédoise qui vient de traverser l’Inde en moto, seule, en 2 ans… Chen, dans son business de pierres précieuses avec Taiwan… Siren, une Norvégienne éprise de langues étrangères… Un couple d’architectes sur les traces des plus anciennes civilisations... Un pigiste danois, avec qui je serais bien parti quelques semaines pour me rendre compte de son travail. Il nous explique par ailleurs que ses articles ne se vendent pas bien, si ils ne décrivent pas uniquement la haine, le scandale et la misère ; Cette infime partie de la réalité qui, une fois répandue par les médias, devient une généralité… Enfin, d’autres encore, comme nous, sans véritable but, si ce n’est de parcourir le monde et de glaner, ici et là, les pièces du puzzle universel. Ensemble, nous échangeons nos expériences, nos idées et nos grandes théories dans des discussions parfois animées. Nous croisons les chemins, les aventures, les pays, les cultures et les anecdotes dans une cohabitation fructueuse. Certes, chacun a son point de vue sur toutes les choses du monde, hélas, personne n’a la science infuse. Les voyageurs se la racontent. Le peu de savoir acquis doit être dit plus haut et plus fort que les autres comme une vérité établie… En m’écartant un peu du groupe, en montant sur le muret qui domine la ville et en sentant le brouhaha sourd qui monte jusqu’ici, je me demande quand même ce que, tous, nous faisons au Pakistan à nous imaginer tout savoir parce qu’on a pris un peu la route… La plupart d’entre nous, comme moi, ne savent même pas quel est le régime politique du pays, ni même le nom du président ou militaire dictateur. Le risque est pourtant réel. La population ne soutient pas, en majorité, le gouvernement imposé par l’armée et sous tutelle américaine. Les talibans, dont les responsables sortent d’écoles théologiques pakistanaises, ont déjà su unifier les différentes ethnies sous les drapeaux d’un islam radical dans le pays voisin. Leurs militants, formés par Al Qaïda, s’assemblent toujours dans les zones tribales incontrôlées par l’état, pour préparer la guerre sainte. Avec nos petits sacs de voyage sur le dos, notre idéalisme sous le bras, nous n’avons pas pleinement conscience des dangers qui nous menacent ici. Nous n’avons jamais connu ni la haine, ni la guerre, ni même la misère. Dans une ambiance désinvolte, ce soir, nous préparons des crêpes… Un journaliste anglais d’origine pakistanaise nous donne sa vision des choses quant à l’histoire et la politique pakistanaise actuelles. Cela nous éclaire un peu. Nous l’écoutons tous religieusement mais bientôt les rigolades reprennent. En bons Gaulois qui se retrouvent, les blagues idiotes fusent et me font rire. Je suis bientôt, moi aussi, décontracté, heureux de retrouver l’esprit français, son humour sarcastique et un peu méprisant. Il ne nous arrivera rien, voilà tout. Et ce n’est pas le moment d’y penser. Quand on se retrouve une bonne tablée de franchouillards aussi loin de son pays, il faut se rappeler d’où l’on vient, revenir aux sources, aux bonnes blagues qui ne font rire que nous. Armand prépare les crêpes mais ses souvenirs se sont dissipés car je ne crois pas qu’en France, elles soient si épicées. Il ne manque que l’apéro pour se sentir chez soi mais l’alcool ne se trouve pas dans les épiceries pakistanaises. Alors que le shit, si. Des joints tournent et me tournent la tête, si bien que je n’ai bientôt plus rien à dire. J’écoute ces gens parler, je les regarde s’agiter, se convaincre. Quand j’ai fumé, les mots sont si légers qu’ils n’ont plus de sens et seules les attitudes me fascinent. Marco est le plus drôle, il parle avec les mains, les bras et tout son corps. Il rejoint la réputation de dragueur qu’ont les Italiens et la petite Coréenne devant lui garde les yeux ronds, fait des « Oh ! » et des « Ah ! » à la façon asiatique si singulière et passe de la fascination au désintérêt sans détourner le regard et sans savoir qu’il peut la tenir ainsi toute la nuit. Sten regarde sa guitare comme si elle avait les cheveux longs, et parfois nous joue quelques accords de ses propres chansons. Je m’aperçois alors que je ne comprends rien à l’anglais des Anglais. J’utilise la langue, parle avec tout le monde mais lui, qui utilise beaucoup d’expressions, j’ai des difficultés à le comprendre… Sauf quand il imite les Français avec ses : « Putain, enculé » et son accent de bourgeois pédant. C’est assez difficile mais passionnant de comparer une personnalité, une idée, un état d’esprit par rapport à une origine. Dire par exemple que les Français se retrouvent dans tel comportement, les Anglais dans tel autre. Un ensemble de généralités qui pourrait caractériser un peuple mais je sens que je vais dire des conneries… Un Japonais vient nous rejoindre. Ils sont discrets les Japonais mais dans un village perdu d’Afrique, vous en trouverez toujours un, car ce sont, et de loin, les plus grands voyageurs de notre époque. Celui-ci, avec son air niais, son sourire figé et ses mouvements de tête pour toujours dire oui, nous fait une démonstration de danse entre acrobatie et lévitation qui me laisse sur le cul. Good night petit Japonais. Good night tout le monde.
Dans la rue
Quelques promenades dans la ville me permettent peu à peu de me familiariser avec son ambiance. Après cette sensation de froid et de méfiance, du fait d’un certain honneur qu’il ne faut pas défier, les Pakistanais se comportent à notre égard avec discrétion et respect, avant d’exprimer intérêt et cordialité. Les discussions s’animent rapidement puisqu’ils sont encore plus curieux et plus intéressés que nous-mêmes. Ce que je prenais pour du mépris, le fait de nous ignorer, était en réalité de la considération. Ils ont moins de préjugés sur nous que nous sur eux. Ils ne nous ignorent pas mais nous matent moins que les Indiens. On ne regarde pas les gens comme des bêtes sauvages, ce que faisaient certains Indiens totalement fascinés par notre présence. Contrairement à ce que j’imaginais d’une ville pakistanaise, Lahore est beaucoup plus occidentalisée que tout ce qu’on a pu voir de l’Inde. Pas de vache dans les rues, pas de mendiant, pas de sans abri, pas de manifestation religieuse tous les jours, d’exubérance à tous les coins de rues. La vie y est plus monotone dans les petites voitures japonaises qui mènent au travail dans les industries à la périphérie de la ville. J’ai aussi entendu des jeunes écouter du rap américain, et de la musique occidentale se diffuse dans les rues commerçantes. Les femmes ne portent pas de bourka ici, à Lahore, et pour certaines jeunes, pas même de voile. Elles conduisent, se promènent entre elles, travaillent dans les administrations et nous retrouvent parfois chez le glacier. Je les sens beaucoup plus épanouies, plus vivantes, plus respectées, plus humaines qu’en Inde où le système les avilit dix fois plus encore. Ici, les femmes croisent notre regard. Pas en Inde ! Par contre, les bus, les restaurants, les mosquées, les salles publiques et tout ce que l’on peut imaginer de lieux sont partagés en deux : un côté pour les hommes seuls et l’autre pour les femmes et les familles. Lahore est la ville moderne et culturelle du pays et donc plus libre que les autres villes visitées où les femmes dans la rue sont encore moins nombreuses. Non mais alors ! Dans les villes plus isolées ou conservatrices comme Quetta, il n’y a pratiquement pas de femme visible. Et si elles sortent, personne ne s’adressera à elles dans la rue. Les hommes n’ont pas le droit de parler aux femmes, m’a-t-on dit, si elles ne sont leur mère ou leur sœur. Et les femmes n’adressent pas la parole aux hommes, si ce n’est, avec respect, à leur mari. Tête basse, elles partent au marché, plus discrètes que les chats. Julie, avec ses longs cheveux blonds dont une mèche s’échappe gracieusement du voile, s’est fait siffler par des jeunes dans la rue, à Quetta justement. Une promenade à ses côtés devient plus menaçante. Les hommes la regardent tous, parfois avec dédain, avec mépris et d’autres fois avec fougue. Pour se rassurer, on pense qu’ils respectent d’une autre manière les femmes et qu’ils n’oseront jamais, ni lui parler, ni la toucher. Aller savoir… Au retour, Armand prend l’un d’eux par la chemise et le secoue jusqu’à ce qu’il s’excuse. « Est-ce que je siffle ta femme dans la rue ? » il crie au gars accroché au bout de ses bras…
Au marché de Landa Bazar, spécialisé dans les affaires d’occasion, nous achetons avec Daoud l’équipement traditionnel complet : la shawar kamiz. Une longue chemise unie, ouverte sur un col brodé, qui tombe sur les genoux d’un pantalon très large où on peut tenir à plusieurs dans les plis et qui se referme aux chevilles comme celui des clowns, sans les couleurs. Ainsi vêtus, nous partons à pied vers le centre de la ville. Les ruelles sont en soie entremêlées d’architecture musulmane des siècles passés. Minuscules et sinueuses, elles nous emmènent sous des arcades de voûtes en céramique, dans les cours dissimulées de mosquées calmes et magnifiques, comme celle de Wazir Khan… Enfin, la porte nord de la vieille ville s’ouvre sur l’étendue qu’entoure le fort, de la même couleur de grès rouge que l’immense mosquée Badshahi, en face, l’une des plus grandes du monde. En direction de la gare, le trafic s’intensifie dans la poussière. Les commerces des rues alternent entre roulements à billes, pneus et tout ce que l’on peut imaginer de pièces de camions. En sortant de l’agitation, dans une petite rue, un canal s’est perdu et tari dans l’huile et les ordures ménagères. Un peu plus loin, la place fleurie devant la pelouse verdoyante d’un monument datant de l’ère britannique contraste avec l’ensemble. Enfin, le petit bureau solitaire et sans bousculade de la extension visa registration nous ouvre ses portes et nous délivre sans palabre une prolongation de visa d’un mois. Nous n’aurons pas fait le déplacement pour rien. L’administration pakistanaise est moins pointilleuse que celle des ses voisins indiens qui, pour la même demande, nous a fait revenir trois fois.
Sur le chemin du retour, dans une rue encombrée, un cheval me mord à l’épaule. La surprise est plus grande que le mal. Nombreux au Pakistan, ces pauvres bêtes ne sont pas ménagées. On les fait travailler avec acharnement. Sans prêter le moindre intérêt à eux avant l’incident, je ne pouvais pas les voir, cachés sous leurs œillères, porter de lourds fardeaux sur leur charrette, se frayer un chemin dans les carrefours pollués, se faire klaxonner par les camions, baver dans l’effort et souffrir sous les coups de fouet… Vivement que les Pakistanais se mettent au nucléaire… Ce soir, notre hôte si généreux, dit-il, et prouvant encore sa notoriété, organise un concert sur la terrasse de l’hôtel. Un chanteur pakistanais reconnu, avec son groupe, nous fait l’honneur de sa présence toute la soirée. Les musiciens excellent et nous offrent un grand moment musical bien que je ne puisse malheureusement pas décrire les nombreuses influences que contiennent ces airs. Le pays commence à me plaire, ses coutumes… comme, le moment tant attendu de jeter les billets sur la vedette jusqu’à la recouvrir. Il a été déçu : les voyageurs que nous sommes comptent les sous comme des diamants… Juste le temps d’arriver à l’heure pour mon rendez-vous, dans une petite rue derrière l’hôtel, avec Meriem… sur Internet. Elle me montre sa frimousse dans la webcam et j’ai envie d’embrasser l’écran. C’est terrible les moyens qu’on a aujourd’hui pour se faire mal. Dans ce sous-sol, où ça pue la sueur d’homme qui a passé trop de temps à s’émouvoir devant l’écran, je m’évade à des milliers de kilomètres pour la retrouver dans un petit village… de l’Himalaya. Elle me raconte ses balades avec un certain Dalaï-lama. Elle essaie de me rendre jaloux, sans doute… Mais plus elles sont chiantes, plus on les aime.
Toutes les femmes n’ont pas cette prestance que tu as, même pas les hommes bien sûr. C’est la vie qui nous fait, notre naissance, notre éducation, notre destin. Le tien déjà a été grand, parfois périlleux, incertain et puis heureux finalement. Il t’a fait toi. Meriem. L’aînée, la voyageuse, l’opiniâtre. Toi qui ne te ménages pas, qui n’offres pas la charité de ton âme, pas même à moi. Que dis-je, surtout pas à moi ! Montrer une larme serait un châtiment. Ne serait-ce qu’un sentiment effleurant ton visage et tu serais blessée à mort dans ton orgueil. Pas de sentiment, ni pour toi-même, ni pour les autres. Un exemple pour moi, dont les traits me trahissent chaque fois. Et d’autres exemples encore qui me laissent émerveillés. Tout cet orgueil sans pourtant de mépris, juste un peu d’arrogance, de cynisme mais surtout d’humour pour justifier les défaillances de notre chair faible, à nous les hommes, à nous qui sommes sensibles. Pourquoi m’as-tu choisi moi qui suis le plus faible de tous les hommes ? Un homme fort tu voulais, tu m’as initié à cela. Montré comme on devient un homme. Un homme fier et sûr de lui, de son mérite. Son mérite juste d’être un homme. Un peu honnête, un peu sage. Juste de quoi être respectable, digne d’estime. Quelqu’un qui peut se regarder dans la glace sans baisser les yeux parce qu’il sait qu’il a fait ce qu’il devait faire et ce qu’il a dit, il n’y avait rien d’autre à dire. Quelqu’un qui se respecte, je le répète. Qui ne passe pas son temps à avoir des remords, des regrets de choses du passé auxquelles il pense. C’est fini le passé, il faut regarder l’avenir. Le regarder avec les yeux de celui qui va escalader une montagne et qui va y arriver parce qu’il en a la détermination. Il le sait. Un pas devant l’autre. Tranquillement mais sûrement. C’est bien ça ce que tu m’as dit. Arrête de penser, arrête de creuser, de dépecer, de remémorer les choses faites. Elles sont faites. On ne reviendra plus dessus, jamais. Relève la tête, avance. Sois fier car cela va t’aider. Un homme doit être fort et ensuite fier. Je veux que tu sois cet homme. Merci, Meriem. Merci de ta confiance. On a tous besoin d’être fort pour quelqu’un, et c’est toujours cette personne qui fait qu’on l’est. Qu’on retrouve l’assurance, la sérénité et la confiance en soi ! Le bonheur est dans la certitude. Pourtant, je ne ressemblerai jamais à ton père…
Pour reprendre mes esprits, dans l’agitation et le bruit des pays de l’Orient, j’ai pris l’habitude de me diriger vers les lieux de culte, quels qu’ils soient, et de me poser dans le silence. C’est toujours un moment utile et agréable où je me retrouve, comme si je sortais la tête de l’eau et que les choses m’apparaissaient, pour un instant, sans trouble. Je me dirige donc vers le premier lieu venu. Une église. Je m’en réjouis en pensant qu’au Pakistan, j’allais être le seul à l’intérieur. Mais ma surprise est grande en entrant. L’église, que dis-je, la cathédrale, souvenir de la reine Victoria, est pleine à craquer, et la musique et les chants à la gloire de Jésus, en latin et en ourdou, montent jusqu’au ciel, avec une ferveur que je n’ai jamais trouvée en France, ni même en Europe… En effet, le Pakistan contient une communauté de chrétiens, évangélisés pendant la colonisation britannique. Ils ne se sont pas tous donné rendez-vous aujourd’hui dans cette église, mais sont présents dans tout le Pakistan, en minorité. Pas plus menacés à Lahore que dans d’autres villes, nous trouverons parfois tout un quartier chrétien avec l’église, le plus souvent récente, en son centre. Et puis, au Pakistan, comme vous allez le voir, il y a toute une panoplie de minorités. Et je dirais même plus : le Pakistan est un regroupement de minorités. Festival soufi
Un bus, un rickshaw et nous voilà de l’autre côté de la ville. Une banlieue au bout d’une grande avenue où les maisons commencent à avoir la couleur du sable et où l’électricité fait défaut. Ici, se déroule un festival en souvenir de prestigieux soufis, philosophes mystiques de l’islam, sur leur propre tombe. Musiciens, danseurs et spectateurs se sont installés à travers le cimetière de la ville, sur les dalles et les tombeaux mortuaires, à la clarté sinistre de la pleine lune. Au fond, une fête foraine avec des manèges artisanaux dans lesquels je ne monterais pour rien au monde. Un tonneau de plusieurs mètres de haut, en tôle, renferme une quantité de fausses blondes et de travestis. En avant pour le spectacle qui consiste à admirer une moto tourner et monter avec la force centrifuge, à l’extrémité du tonneau, au-dessus des strip-teaseuses qui n’en sont pas car elles n’enlèvent rien. Ce ne sont que des potiches. Applaudissements avant de continuer la balade dans la foule à travers les feux de joie et les affiches en ourdou que je ne comprends pas. Je m’installe dans un enclos du cimetière, envahi par la foule, devant un spectacle de percussions où les danseurs entrent progressivement en transe. Je suis seul, Daoud doit être quelque part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons demain, mais j’aurais bien voulu qu’il soit avec moi ce soir. Tout le monde ici roule des joints. Ça fume énormément. Les Pakistanais prennent deux cigarettes, les vident, font le mix et les emplissent ensuite avec dextérité. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. Assis par terre, l’homme âgé à mes côtés m’en offre une. Ils en roulent toujours deux en même temps : une pour eux et une pour le voisin... Derrière moi, quelques gros pachas sont installés sur des coussins. En anglais, ils commencent à me poser des questions, puis pleins de questions sans que je puisse moi-même leur demander quoi que ce soit. Qui suis-je, d’où viens-je et pourquoi t’es là ? Finalement ils me proposent des filles... Comme je ne suis pas intéressé, leur propre intérêt s’atténue et j’en profite pour bouger… Inopinément, je retrouve David, le Suisse. Un coup de chance dans cette cohue. Plusieurs milliers de personnes réunies. On ne peut pas le manquer, remarque. Il est bien grand et bien blanc. Une bonne tête d’occidental avec une guirlande de fleurs autour du cou. On sort. À l’écart de la foule, nous pouvons parler. Incroyable de se retrouver ici, dans les chemins de ce cimetière qui s’étant à perte de vue. Partout, ça grouille. De plus en plus de monde. Ça s’agite, ça se bouscule, ça se bat. On avance en essayant de ne pas se perdre. Là, un bon concert. J’aimerais regarder plus longuement et, pour ne pas être emporté par la foule, je m’accroupis et me tiens le long d’un poteau. Vraiment, un bon concert. En levant la tête, je remarque à côté de moi, au bord du flot houleux formé par la foule, le squat de quelques marginaux. Peut-être des soufis. Ils portent des vêtements comparables aux sâdhus indiens mais ont des têtes et des attitudes de Tsiganes. L’un d’entre eux tient un bâton levé et écarte la foule qui menace, en se bousculant, de tomber sur leurs tapis et leur feu. Me voyant là, tout près de lui, tentant d’échapper au mouvement, il m’invite à m’installer derrière le feu avec eux et me trouve une place entre un soufi travesti et une bande de morveux. Ok pour moi. Je suis avec un ami. Le voici. Il prend place, lui aussi, près du feu. Pendant ce temps, la foule s’épaissit encore dans ce couloir qui se rétrécit juste où les musiciens ont choisi de se placer. Trois ou quatre Tsiganes sont debout avec des bâtons pour les écarter. Tous les gens nous regardent en passant puisque nous sommes en vitrine et parfois avec des regards douteux. A ce moment-là, je sens que le travesti derrière moi est bien près. Je ne veux pas être parano mais il me fait les poches. Un regard pour le tenir tranquille. Cet air flegmatique... Si tu crois que je ne t’ai pas vu venir avec tes grosses mains pleines de doigts… Les gens dans la foule nous regardent parfois avec haine. Je n’en ai plus de doute... Aucun contact, du moins oral, avec les Tsiganes. Ils ne sourient pas. Ils semblent nous protéger. Contre quoi ? Contre qui ? Contre eux ! Sans sourire, sans parole échangée, ils nous offrent l’hospitalité. Déjà quelques joints. Et puis, comme David ne fume pas de tabac mais aimerait bien fumer quand même le bon shiras, le shit afghan et pakistanais. L’un d’eux retourne une tasse, met dessus une braise, roule une paille avec un bout de papier. Puis, il place un morceau de shiras pur sur la braise qui se consume comme de l’encens et on fait tourner la paille. Puis voici les chapatis avec les dals (lentilles) et le curry, puis enfin le tchaï, le même qu’en Inde. À côté le concert continue, terrible, à coup de clarinettes, de tablas et de cuivres. Les gens sont agglutinés, bousculés, écrasés à trois pas de nous, derrière les bâtons des Tsiganes pendant que nous sommes vautrés sur des coussins à manger et fumer gratis ! C’est dommage, au lieu d’être apaisé et profiter pleinement, je stresse. Je n’aime pas le regard que portent certaines personnes sur nous, dans la foule. Peut-être n’aiment-ils pas les Tsiganes. Peut-être ne nous aiment-ils pas nous. Peut-être qu’ils ne nous aiment pas en compagnie des soi-disant soufis. En tout cas, je ne me trouve pas bien brave. Alors parfois, je les fixe moi aussi, durement, et ils baissent le regard. Mais quel regard ! Je n’aime pas ce regard. Je le sens, il faut qu’on se casse ! J’ai un moment de panique, le sentiment d’angoisse se diffuse dans mon corps et une sueur froide parcourt mon dos. Qui, des Tsiganes ou de la foule si fervente à ce festival islamique où nous n’avons rien à foutre, sont les plus dangereux pour deux petits Européens naïfs ? Allez, on bouge. Je tape dans le coude de notre ami suisse qui lui, se trouve très bien, évidemment. Sans doute suis-je peureux ? Enfin, une fois dans la foule, je me sens mieux. Le contact des corps qui se bousculent, même si parfois des poings partent, me rassure. Il n’y a ici, que des hommes. QUE DES HOMMES ! Nous refaisons un tour. Ça va vraiment mieux. Bien content de voir ça. Allez, on retourne dans la furie des percussions, des gens en transe qui tournent toujours plus vite, des feux brûlants où sont balancées des idoles, dans tous les chemins bordés de tombes de cet affreux cimetière. Bientôt minuit. Que va-t-il se passer alors ? Rien, la fête continue, les joints scintillent au-dessus des tombeaux. La foule de plus en plus dense est au comble de l’agitation. Les gens sont surexcités. Jamais vu une foule pareille ! Sur une estrade, un jeune garçon bouge son cul dans un jean serré. Il danse en bougeant ses fesses comme seule le ferait une femme, pour vous dans l’intimité, aguichant les hommes qui le sifflent à ne plus pouvoir. L’homosexualité n’est pas un mythe dans les pays de l’islam. Les femmes sont surveillées et les hommes proches. Perso, j’aime pas trop beaucoup ça. Et pendant que David danse comme un forcené, je me dis qu’il serait raisonnable de rentrer. Trop tard, derrière nous, un énorme bonhomme nous prend un bras à chacun. My friend ! Il gueule. Et ne veut plus nous lâcher. Il rentre dans la foule, qu’il pousse de son gros corps, en nous tirant par les bras, nous fait sauter et danser devant les percussions et nous fait crier Pakistan Zindabad ! Longue vie au Pakistan. Putain, on est tombés sur une bande de lourds. Moi qui voulais passer inaperçu et qui serais bien rentré peinard, sans encombre. Nous voilà accompagnés de ce gros lourdaud avec ses potes qui ont des gueules que je n’aime pas. Ils sont surexcités et me pelotent le cul dans la foule. J’aimerais bien me barrer mais David est encore accroché au gros qui lui tient fermement la main. Il ne peut lui échapper et je sens bien que lui aussi s’agace de se faire peloter le cul… Enfin, comme on grogne fort et qu’on veut partir, ces messieurs décident de nous raccompagner. Super. Putain, ce n’est pas que je n’aie pas confiance mais là, vraiment, je n’ai pas confiance ! Retour dans leur voiture pourrie, avec deux hippopotames et trois espèces de Tsiganes édentés. Évidemment, sur la route, ces cons roulent vite et vont bientôt s’emplafonner dans un dos d’âne qu’ils n’avaient pas vu. Ce n’était pas prévu. Ça calme. Ils sont plus dangereux que des mecs bourrés… Assis entre deux des gars, je sens la pression monter. Au moins 25 ans, sans être mariés et donc puceaux, du moins avec les femmes, ils ont envie de baiser. Me le font comprendre en me montrant leur doigt avant de se le mettre dans le cul. Et, bavant et ricanant de façon cynique, ils me demandent si j’aime ça, les doigts dans le cul. Faut voir leur tête. Ces gars-là sont archi frustrés. Ils vont nous attraper ! Quelle galère, putain, je vais me faire enculer par des gros porcs dans ce putain de pays ! Non, il faut trouver une solution… Que faire… Où mène cette route ? Où nous emmènent-ils ? Ça vous dit une glace, j’demande… silence… Eh ! Ça vous dit une glace ?… deux fois… Et puis c’est un oui général ! On va bouffer une glace avant de baiser, ça c’est cool !
Siren
Je ne sais pas comment s’écrit son nom, exactement. C’est la Norvégienne… Nous sommes restés tous les deux après que tout le monde s’est couché. On fume des clopes en discutant. Elle a trente-deux ans, parle français correctement et dit qu’en Norvège, on est plus libre et plus ouvert. C’est vrai, sans doute. Mais là. Elle a surtout envie de moi. Elle se caresse les épaules, ouvre sa chemise chaque fois d’un bouton de plus et me laisse entrevoir ses seins. On est tous les deux bien près. Qu’est-ce que je fais ? C’est incroyable, je n’ai pas envie de la baiser ! Enfin, si, j’ai envie, on pourrait aller là, juste derrière, sur une couverture avec une petite bougie. Je n’ai qu’à me lever, la prendre par les épaules et lui caresser délicatement les seins. Même pas besoin de l’embrasser. Elle est fine, plutôt jolie fille… Hier, les gros porcs m’ont dégoûté. J’aime pas les mecs parfois. J’aime pas leur esprit basique. J’aime pas baiser les filles. J’aime pas. Elle veut. Je pense à toi, Meriem. Je vois ta gueule dans la webcam. Je pense à demain. À chaque fois que je passe la nuit avec des filles, comme ça, vite fait, j’ai des remords. Surtout quand je bois. Je me sens dégueulasse. Pourtant, c’est ce qu’elles veulent. C’est ça, le pire. Une autre clope… de quoi on pourrait parler ? Elle croit que je n’ose pas. Si je reste là. Près d’elle. Elle va me sauter dessus. Je me lève et articule : « Salut, je vais me coucher. Bonne nuit. »
Balade enturbannée Route d’Islamabad
Des choses que je n’explique pas… Sur la belle autoroute, dans le bus, on nous a passé un film indien dans un genre que je n’avais pas encore vu. Et surtout pas en Inde. Ou alors en privé… Le film peut se résumer ainsi : dernière Audi, Porsche, rencontre, plage et baise ! C’est là le hic. Dans le bus, les barbus rouspètent. Alors on a avancé la scène. Mais les barbus n’ont plus regardé le film. Ils ont prié. Qui regardait alors ? Qui sont les barbus plus barbus que les autres ? Qui aime ces films ? Deux mondes… Ceux qui veulent que ça change. Ceux qui ne veulent surtout pas que ça dégénère. Qui gagnera ? Ça va changer ou pas ? À côté de ça, les Pakistanais ont tellement la foi ! Même s’ils ne sont pas tous pratiquants, ils respectent les règles du Coran qui organisent leur vie de tous les jours. À côté, en Afghanistan, il y a les talibans, Au Pakistan, des groupes islamistes puissants, À Lahore, partout, il y a l’Amérique. On aime l’Amérique à Lahore. Alors, ça va changer ou pas ? Moi, perso, on ne me demande pas mon avis. D’ailleurs, je ne suis pas d’ici et pas musulman mais si on me le demandait, je dirais que j’aime bien les barbus. Ils ont raison. Il y a des choses indécentes. Suis-je extrémiste ? Les gens aiment les films de merde. Ils aiment les films de cul. Mais là, il y a des enfants dans le bus. N’y a-t-il pas de compromis possible entre libéralisme et fondamentalisme ? Être libre sans extrême, ça n’existe pas ? Trouver des limites morales à l’indécence… On a besoin d’eux, de leur sagesse, Que nous nous bornons à dissimuler.
Pakistan Zindabad !
Islamabad
Quartier G7. Ciel bleu clair puis teinte orange de la nuit. Lumières blanches des lampadaires. Pas un souffle de vent. Vastes étendues de jeux, saules et peupliers, enchevêtrés. Pieds de cannabis sauvages, poilus comme des orties. Fontaines, ruisseaux, vallées silencieuses. Chemins recouverts de feuilles. Maisons sans étage. Sans fenêtre. Places comme patio, dissimulées entre les murs, autour d’un eucalyptus. Vendeurs ambulants. Glaces à l’eau. Poussettes. Femmes et filles dans les ruelles. Vieillards silencieux, ridés au coin d’un mur. Tout est tranquille. Atmosphère paisible. Il fait doux, de cette douceur d’un soir printanier. Les enfants courent, crient, chahutent. Les hommes, dans la plaine, jouent au criquet. Sueur, cris, formes discordantes de robes blanches. Glissement de babouches. Ombres de la nuit. Sommeil tranquille. Sérénité. Apaisement… Gronde. Vibre. Là-bas. La montagne. Dieu qui rendra fou la terre, tuera, démolira la vie, fera pleurer les hommes sur les corps meurtris de leurs enfants…
Tremblement de terre au Pakistan
De retour en France, j’apprenais les tristes nouvelles du Pakistan. Aux informations, défilaient les images d’Islamabad ravagée avec des blessés encore enfouis sous les décombres et des morts par dizaines de milliers. Il faut les aider. Le Pakistan connaît aujourd’hui une transformation idéologique qui sort le pays de l’arriération sociale et économique et le mène vers des valeurs que nous prônons, celles de la démocratie, de l’éducation, du respect des droits de l’homme et de l’émancipation des femmes. Si nous sommes solidaires aujourd’hui, plutôt nous que certaines institutions mal venues, ils croiront définitivement en notre sollicitude, en nos valeurs, qui sont celles de l’entraide internationale pour un développement économique à l’échelle mondiale. La balance est prête à basculer en notre faveur. À l’inverse, si nous les laissons tomber, ils se tourneront une nouvelle fois vers Dieu, avec les conséquences que cela implique dans le contexte actuel… Islamabad a été construite dans les cinquante dernières années, à partir de la création du nouvel Etat. Elle n’est heureusement pas une ville très peuplée, ni culturelle, ni historique mais une capitale qui n’existait pas et qu’on a placé volontairement au centre du pays. 500 mille habitants vivaient à Islamabad. Rawalpindi, à 20 km seulement, est une mégapole de plusieurs millions d’habitants qui n’a heureusement pas été touchée. Au moment où j’écris ces lignes, je ne peux pas m’empêcher de revoir la vie tranquille qui se déroulait là-bas. Dans un espace compris entre les rivières et les forêts attelées aux montagnes, Islamabad était une bien jolie ville. Calme, moderne, climat agréable, végétation luxuriante, on y trouvait les plus belles voitures du pays et des hommes d’affaires ayant échangé le costume traditionnel contre la chemise et la cravate. Les différentes zones professionnelles et commerciales, les quartiers résidentiels et présidentiels, les grands hôtels internationaux se partageaient les quartiers, séparés par de vastes boulevards fleuris. Islamabad est détruite aujourd’hui. C’est la deuxième catastrophe au Pakistan depuis que j’ai quitté le pays. La première fut une collision de train qui fit plus de cinq cents morts au mois de juillet. Chaque fois, je suis touché bien plus que si je ne m’y étais jamais rendu. J’ai beaucoup aimé ce pays et ses merveilleux habitants. En France, pendant la catastrophe, j’entendais les gens marmonner qu’ils n’enverraient jamais d’argent là-bas malgré leur compassion car ils craignaient qu’il soit détourné et enrichisse le terrorisme. C’est peut-être encore ce que je penserais si je ne m’y étais pas rendu. Heureusement, les terroristes sont bien peu nombreux par rapport à l’ensemble d’une population dénuée d’ambition guerrière, généreuse comme aucune autre et acharnée au travail pour, comme partout dans le monde, donner à ses enfants une vie décente. Tous ces sourires, cette sincérité, cette générosité m’ont, pour toujours, prouvé que les Pakistanais ne méritaient pas leur triste réputation. Bien sûr, il faut les soutenir ; la population est faite d’hommes, de femmes et d’enfants comme nous, et il n’y aura jamais assez d’argent pour tout reconstruire, organiser et multiplier les infrastructures. La pauvreté, la peur et l’ignorance sont les véritables responsables de la haine. Le gouvernement pakistanais est surveillé de près par la communauté internationale, et l’argent de la banque mondiale leur parvient sous certaines conditions, comme notamment : la chasse aux terroristes, poursuivis, dénoncés et arrêtés tous les jours. Le Pakistan n’est pas un pays conquérant mais un pays en voie de développement. Il faut l’aider.
Peshawar
Notre arrivée à la station de bus est fracassante avec nos visages effarés et perdus sous nos gros sacs, au milieu de tous ces pachtounes enturbannés. Un petit groupe se forme bientôt autour de nous, avec sourires de bienvenue, et nous aide en expliquant au conducteur du rickshaw comment nous emmener à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec des voyageurs déjà croisés à Lahore. Le rickshaw traverse la ville puis nous dépose dans la rue indiquée. Un chemin, une cour derrière une boulangerie après un étroit passage où des jeunes jouent au criquet. Une arcade sur l’entrée d’un patio fleuri, des jeans et des tee-shirts qui sèchent sur un bout de nylon : c’est bien là. Nos amis sont installés sur une table en bois brut, gravée de noms, de dates et entourée de fauteuils, sous une pergola de vigne, en cette journée ensoleillée du 1er avril. Derrière, une porte à battants ouvre sur un dortoir où s’enfonce une quinzaine de lits dans la fraîcheur et la pénombre, clairsemée de minuscules fenêtres. Le proprio, un vieux monsieur à la barbe blanche, a des yeux de loup qui nous traversent en silence quand il circule en dandinant son corps bien portant, les mains croisées derrière son dos. Cette personne, à l’allure si sage, vend un peu d’opium et d’héroïne. Juste pour arranger. C’est pourquoi, les deux jeunes Danois qui sont là depuis une semaine n’ont pas décollé de leur lit. Ensuite, ils prendront un avion pour se déchirer avec de la coke en Colombie ou avec du crack en Thaïlande. Chacun son voyage. C’est vrai que le prix de l’héroïne incite à consommer, surtout qu’elle est pure. Et je sais bien que c’est bon, cette merde là. Certains diront que c’est dommage, mais je n’en prendrai pas. Quelques pipes d’opium, déjà, me gardent au lit jusqu’à des heures sans nom… Pour me bouger, je dois faire appel à la gourmandise, attisée par le parfum de spécialités délicieuses que je ne sens pourtant pas, mais que j’imagine tant je sais qu’elles m’attendent. Alors, c’est seulement en sortant de la boulangerie, le menton dans la crème, que j’aperçois la rue, la ville et me dis qu’il est temps de faire autre chose que de rêver… Nous sommes à Peshawar. La première ville en venant de Kaboul, en Afghanistan, par le seul passage praticable : la passe de Kyber dans les montagnes de l’Indu Kuch. Tous les envahisseurs, ainsi que les explorateurs, sont venus de par-là, puis par Peshawar. Des choses incroyables se voient encore ici aujourd’hui, dans cet espace multiculturel : fief des Pathans ou Pachtounes qui sont majoritaires dans la région, Peshawar est une ville d’affluence. Des Penjâbis viennent de la vallée de l’Indus, des Sindhis remontent du port de Karachi au sud, sur la côte de l’océan indien et quelques nomades Baloutches descendent des montagnes arides et désertiques de l’ouest, en direction de l’Iran. Voilà pour les Pakistanais. Ensuite, viennent les ethnies afghanes tout aussi nombreuses. On trouve des Tadjiks aux yeux bridés qui descendent des régions proches de la Chine. Des Hazaras, des Nouristanis et des Ismaéliens du Centre et du Nord-Est de l’Afghanistan. Enfin venus des plaines du nord, les Turkmènes, Kirghizes et Ouzbeks se promènent, eux aussi, dans la ville marchande. Des peuples hétérogènes s’organisent donc ici, largement identifiables grâce à leurs traits et leur costume caractéristique mais aussi, quoique de façon moins visible, par leur langue et leur alphabet. L’ourdou est le langage officiel du Pakistan mais les Baloutches et les Afghans, pour ne citer qu’eux, utilisent l’alphabet arabe et écrivent en farsi. Le Pakistan et l’Afghanistan sont peuplés de minorités ethniques et confessionnelles. Leur Etat ne parvient pas à les cimenter en une unité nationale car toutes luttent encore entre elles, soit pour le pouvoir, soit pour l’indépendance ou encore, même, quelquefois pour la simple légitimité d’exister. Et cela contribue, comme on l’a vu, à renforcer les organisations islamiques, puisque l’islam est le seul drapeau qui puisse les rassembler. Le général Mousharaf, maître actuel du pays, s’est lancé, aux côtés des Etats Unis, dans la guerre contre les talibans et Al Qaïda. Son pouvoir est contesté par une partie de la population, ainsi que l’appui des Etats-Unis, mais il est maintenu au pouvoir grâce à une force armée imposante. Cela lui permet de recevoir l’aide de la communauté internationale et ainsi, de persévérer dans la démocratie, la lutte contre le grand banditisme, le terrorisme et la corruption tout en favorisant le développement économique. Le Pakistan a une croissance annuelle d’environ 6%. La France, en comparaison, a aujourd’hui une croissance de 0, 2%, autant dire nulle. L’Afghanistan, quant à lui, a une croissance en augmentation, mais l’argent provient pour un tiers des dérivés du pavot, sans réelle culture de substitution rentable… Les tirs de mitraillettes qu’on entend la nuit ne nous rassurent pas, même si notre hôte reste tranquille et dit qu’il n’y a pas de danger. Forcément, lui se remplit les poches. Dans le journal, assassinats, règlements de comptes et prises d’otages sont quotidiens. Le grand banditisme, comme partout, n’a pas intérêt à ce que le gouvernement s’impose. Il tente de créer la discorde pour continuer tranquillement ses affaires. Aujourd’hui, c’est la grève. Une nouvelle grève pour protester contre des réformes institutionnelles. Nous préférons ne pas sortir. Ambiance décontracte. Pression diffuse. Pakistan, le 02 avril 2005.
Petite promenade ce matin dans le vieux bazar de Peshawar. Il fait chaud, les ruelles étroites s'effilochent comme des brins de soie de toutes les couleurs. Pour passer plus inaperçu, j'ai mis le déguisement complet avec le chapeau pachtoune et je me promène au hasard du centre ville... Je vois les femmes en bourka choisir leurs strings et leurs petites tenues coquines… Elles ne doivent pas avoir grand chose dessous et puis, on ne voit que leurs yeux, mais quels yeux ! Voici, cachée, l'entrée d'un joli jardin qu’entoure un temple chrétien orthodoxe du XIIIème siècle. Je montre mon passeport. La kalache se baisse. Le sourire du gardien : – Christian ? – Yes, I'm French. – Ok come. Me voilà sur les bancs de ce petit temple dans un silence apaisant, avec un garde du corps, kalachnikov en bandoulière. Mais ici, même les magasins sont parfois protégés par des gardes armés. Et non pas seulement les temples. Ce garde règle seulement l’entrée du lieu. Chrétiens, en effet, nous sommes à l’honneur chez les Pakistanais puisque nous sommes des gens du Livre et Jésus est pour eux, lui aussi, un prophète… Cet après-midi, je vais pousser jusqu’au Smuggler Bazar dans la zone tribale, là où se vend, au kilo, le fameux haschich appelé shiras et, là aussi, où se fabriquent les armes. Alors, j’organiserai leur acheminement, par le réseau de contrebande libanaise, jusqu'en France où je ferai, cet été, mon coup d'Etat. Mais en attendant, je m'achète, au kilo, des fraises délicieuses, les trempe dans la crème et après ça les dévore délicatement une à une. Puis, je sirote une tasse de kawa, le thé vert de Chine aromatisé de cardamomes que j’accompagne d’un de leurs petits pétards tout frais qui rendent si léger et gai. Le tout, de la terrasse qui surplombe la petite place de Saddar Bazar. Pour le coup d'Etat, on verra demain...
La zone tribale
À quelques kilomètres de la ville, une semi-frontière indique le passage dans la zone tribale non administrée par le Pakistan. Elle s’étend jusqu’à la véritable frontière, sur la passe de Kyber, où sont regroupés les réfugiés afghans qui ont fui les talibans aussi bien que les bombardements américains. C’est dans cette zone que sont recrutés les terroristes et organisés des camps d’entraînement. C’est là aussi, tout près, qu’on a encore dernièrement bombardé un village, faisant une vingtaine de morts civils, pour atteindre, d’après un communiqué de presse américain, un des organisateurs des attentats du 11 septembre, qui se cachait là. C’est ici enfin, que sont fabriquées les drogues à base d’opium et les armes, dans des entreprises, et c’est le comble, que nous pouvons visiter… Un petit magasin, tout ce qui il y a de commun, avec en rayons, différents produits. Le patron, chauve et rasé, a une tête de Russe ou au moins de Kazakh. Il est habillé à l’occidental et ne quitte pas son téléphone portable. Pour faire le malin, il me met un kilo de haschich dans une main et un autre d’opium dans l’autre, pour que je goûte, avant de me demander, tout sourire, combien de kilos j’en veux. Après avoir choisi quelques grammes de chaque, que je paye une misère, et bien défoncé par tous les joints que ses acolytes roulent là dedans, le gentil monsieur m’annonce de faire extrêmement attention en sortant, et plus encore à la frontière, si je ne veux pas me retrouver en prison. Des policiers du gouvernement, en civil, se promènent partout et évidemment, choisissent les petits rigolos comme moi, pour leur faire cracher des tunes. Merci du conseil, mec, ça me rassure. Et en plus, vu que j’ai fumé, je n’ai pas du tout tendance à être parano... Il aurait mieux valu ne rien me dire et que j’avise, confronté à la situation, plutôt que d’y penser sans cesse et qu’en fait il n’arrive rien. Je sors du magasin par la porte de derrière, comme on m’indique, et je pars tête basse à travers le marché pour arrêter le premier bus en partance. Je ne fais pas le malin, cela va sans dire, mais enfin me voilà dans le bus et bientôt la frontière est passée. Le gars à côté de moi, un jeune aux yeux bleus avec une grande barbe blonde, me fixe depuis un moment entre consternation et émerveillement, pour finalement me marmonner du fond de la gorge : I’am al Qaïda ! Le pauvre gars n’avait certainement jamais vu d’occidentaux et ne s’attendait pas à en trouver un, assis à côté de lui dans ce bus. Il me sourit maintenant qu’il a craché son morceau, bien que d’une façon un peu troublante… Un espion américain en train de se foutre de ma gueule ?! Comme j’essaie d’entamer la discussion, je me rends compte qu’il ne sait rien dire d’autre en anglais. Mais mes questions attirent l’attention d’un autre gars debout qui, lui, parle parfaitement anglais. Je veux qu’il fasse l’interprète, enthousiasmé que je suis de rencontrer un membre supposé de la fameuse organisation, mais ils s’embrouillent très vite et le jeune étudiant debout a bien trop de questions à me poser pour perdre son temps avec l’autre qui paraît finalement peu intéressant. Je ne sais pas, d’ailleurs, s’il m’apprendrait quelque chose que les médias n’aient pas déjà raconté, amplifié. Je ne sais pas si je n’en sais pas sur Al Quaïda plus que lui-même car la presse ne parle que de ça depuis les attentats. Terrorisme par-ci, islam par-là ! Enfin, il n’a pas de haine puisqu’il me regarde avec un sourire ravi, heureux de me rencontrer, comme si nous devions bientôt disputer une partie de criquet et que nous appartenions chacun au camp opposé. Soit il se fout de ma gueule, soit je ne comprends rien et on nous raconte des conneries. Mais je pense surtout que nous prenons ça trop au sérieux. Ce gars-là n’ira pas poser des bombes dans nos pays. La pression monte à force d’en parler tout le temps, la pression monte comme si on voulait d’autres bombes, comme si on cherchait des ennemis pour nous faire la guerre. Oui, c’est exactement ce que nous faisons car, partout dans le monde, on suit les mêmes informations, qui en rajoutent tout le temps, qui montrent le pire et je me demande si ce n’est pas ça qui nous excite tous… Afghan de Kaboul, l’autre jeune ainsi rencontré, étudie l’informatique dans l’université de Peshawar, avec une petite bourse de l’Etat qui lui permet de louer un appartement où il m’emmène boire le thé. Nous passons la soirée à discuter vivement de tout ce que je viens de vous raconter, si bien qu’il veut m’emmener le lendemain dans sa famille à Kaboul, me promettant qu’il n’y a rien à craindre, que son magnifique pays, encore sous perfusion financière internationale, va sortir du sous-développement grâce à la motivation des jeunes universitaires et surtout, s’ils ne sont pas abandonnés aux mains des extrémistes. J’étais d’accord évidemment pour me rendre à Kaboul avec lui, mais nous avons oublié une chose importante : le visa ! Il n’y a pas moyen de passer la frontière en disant simplement, je vais faire un tour et reviens dans quelques jours. Il faut un tas de paperasses, plusieurs jours d’attente et aussi, une bonne vieille prise de sang !? Quelle idée détestable ces frontières politiques qui séparent des peuples communs et réunissent des ennemis irréconciliables…
À Peshawar, comme partout au Pakistan, on ne peut pas demander un renseignement sans être immédiatement conduits où on veut aller, sans être invité à boire le thé et, toujours, sans possibilité aucune de rendre quoi que ce soit. Hospitalité, solidarité, personne ne vous laissera tomber. Au contraire, chacun prendra un peu de son temps pour vous faciliter les choses, vous aider du mieux qu’il peut… Je cherchais un magasin de chapeau. En voulais un pachtoune, depuis que les médias français ont fait des documentaires sur le commandant Massoud - toujours avec son chapeau - que nous avons financé pour la lutte contre les Soviétiques et ensuite contre les talibans, avant qu’il ne se fasse exécuter la veille des attentats du 11 septembre. Il était l’idole de la résistance afghane, candidat de la démocratie et surtout le plus grand opposant aux talibans contre qui il tentait de rassembler une nouvelle fois le peuple. L’attentat qui l’a tué, le 10 septembre 2001, est une coïncidence qui n’en est pas une… Bref, je voulais ce chapeau, que beaucoup portent ici mais je ne trouvais pas, dans les ruelles commerçantes du centre ville, de magasins qui en vendaient. C’est ainsi que nous avons rencontré un grand monsieur, homme de prestance, dignitaire de la région, qui est venu avec nous à travers la ville, s’est engagé dans les négociations sur le prix du chapeau - je ne sais même plus qui, de nous ou de lui, a payé - puis il nous a emmenés dans une tchaïkhane prendre le thé et discuter paisiblement. Enfin, il voulait nous raccompagner jusqu’à notre hôtel en bus, même si, discrètement, il regardait sa montre. Tout ce temps pris pour nous servir, alors qu’il devait avoir tant de choses importantes à faire, montre à quel point les Pakistanais ne sont pas des barbares comme veut bien le dire la presse, et comme ils sont passés maîtres de l’hospitalité. Nous avons eu bien du mal à lui refuser de nous raccompagner et il nous a serré chaleureusement la main avant de disparaître dans la foule. C’est ainsi chaque fois que vous demandez un renseignement et c’est avec un énorme plaisir qu’on vous répond et vous aide. C’est un devoir pour eux de pratiquer l’hospitalité, c’est exact, mais c’est tellement rentré dans les mœurs qu’ils y prennent un plaisir immense et en obtiennent une satisfaction profonde.
Notre temps à Peshawar est écoulé. Demain matin, nous reprenons la route d’Islamabad pendant que d’autres poursuivent leurs démarches pour se rendre en Afghanistan. Un Argentin, notamment, qui profite de l’hospitalité des mosquées où il dort le plus souvent, pour continuer son apprentissage théologique de l’Islam. J’ai beaucoup de regret de ne pas me rendre en Afghanistan après nous être tant attachés aux Pakistanais. Le voyage promettait d’être exceptionnel car les Afghans que nous voyons et que nous rencontrons semblent eux aussi très chaleureux. Enfin, ce sera pour un autre voyage. Nous ne verrons pas Kaboul, non plus Mazâr-E Charif, Kandahar… Mais, nous verrons Quetta, ensuite les villes légendaires de Chiraz, d’Ispahan en Iran, si demain nous avons notre visa. Et puis on ne peut pas tout voir. Apprendre à se satisfaire ! Apprendre à se satisfaire ! Ça ne rentrera pas !
Retour à Islamabad.
Notre passage dans la capitale, à l’aller, a été rapide. Le temps de déposer notre demande de visa à l’ambassade d’Iran et nous repartions sur la route de Peshawar. Une amie d’une amie d’une amie iranienne a proposé de nous donner ses coordonnées à Téhéran. L’ultime chance de rentrer dans ce pays qui n’accepte pas facilement de donner un visa touristique à des occidentaux, tout en promouvant le tourisme dans les pays arabes davantage susceptibles d’apprécier à sa juste valeur l’art perse… Nous verrons bien et sinon, nous trouverons une autre solution... La prise de sang pour l’Afghanistan… Ou bien, le visa de transit qu’on ne peut normalement pas nous refuser une fois arrivés à la frontière iranienne. Mais ce visa ne nous laissera que sept jours pour traverser le pays, ce qui serait regrettable. Le minibus nous dépose à Rawalpindi sur une vaste plaine où les véhicules motorisés ont remplacé définitivement les caravanes de dromadaires qui y ont pourtant séjourné durant des siècles. Les temps changent. Aujourd’hui, ils changent très vite. Ainsi, tous les voyageurs qui sont passés ici ont vécu une histoire différente, bien que cet itinéraire ait été parcouru et raconté des centaines de fois. En voilà une de plus… Visa iranien obtenu. 5 .000 roupies pour un bout de papier collé sur notre passeport. On s’offre le plus prestigieux restaurant de la ville. Arrivés en taxi devant l’hôtel Palace, nous empruntons l’allée illuminée jusqu’à l’entrée du grand hall où une nuée de pétasses nous ouvrent les portes du luxueux salon. Derrière des fontaines et des lumières tamisées, des hommes traitent leurs affaires. Ces barbus en cravate et lunettes teintées me font penser aux mafieux bulgares affichant sans crainte leurs magouilles et leur fortune. Prière de nous asseoir autour d’une table dignement dressée. Le repas est frugal. Une gorgée d’eau avalée est immédiatement remplacée. Dommage qu’ils ne servent pas de vin. 600 roupies chacun, environ 10 euros pour pas grand-chose. Les kilos égarés le long de ce voyage ne seront pas repris ici. Il faudra attendre de rentrer chez maman…
Retour sur mon lit. Tombent en s’émiettant, virevoltant, les morceaux de peinture du plafond, sur mes mains comme des mots. Sur mes yeux fermés. Mes rêves sont agités. Islamabad est un carrefour. Au nord, en s’enfonçant dans les montagnes, on rejoint Gilgit puis la Chine. Deux semaines, tout au moins. Arrêtés parfois par des éboulements. Des ponts écroulés dans l’écume de la fonte des neiges. Par l’armée. La montagne. Le froid et l’hiver. La boue et la misère. Je ne veux pas aller au nord. J’abandonne Daoud et prends la route de l’ouest. Te rejoindre. Nos chemins ne se croiseront pas, m’as-tu écrit. « Je ne t’attendrai pas. Je n’aime pas attendre. Je suis impatiente... » Et moi, tu me saoules. Je ne vais pas te courir après. Je ne vais pas te rejoindre sur un coup de tête. Nous sommes maintenant séparés depuis un mois. Et encore deux mois minimum de terre inconnue restent à franchir pour tes beaux yeux. Des yeux que je verrai dans les céramiques de Mechhed, dans les eaux pures des oasis, dans les mirages du désert. Ça me suffira. Où sont les belles promesses d’une relation qui devait être libre dans l’espace et dans le temps. Nos chemins ne se croiseront pas, alors. Va te faire foutre si tu n’es pas capable de poireauter sur une chaise longue de la Méditerranée, que je te retrouve nue et bronzée un soir de printemps turc ou grec. Va ton chemin et ne m’écris plus pour me dire que tu t’ennuies de moi, que tu te morfonds de solitude, que tu as envie de me voir maintenant et peut-être plus, bientôt. Crois-tu que je serais assez con pour traverser l’Iran, sans la voir, pour une femme qui m’abandonnera dès qu’elle sera lasse... Oui, je suis assez con. Oui, je prends la route de l’ouest. Le train traverse la moitié du pays, les palmeraies des confluents de l’Indus, le blé vert du printemps dans les plaines, les champs de coton de Faisalabad, les marchés de Sukkur, l’entrée dans les roches dorées du Baloutchistan, les précipices de Sibi, les tunnels, les check points, les barbes et les kalachnikovs. Autant de paysages qui défilent comme les sentiments de mon cœur. Rien de meilleur qu’une ouverture dans un compartiment de train pour les jeter un à un dans l’oubli. En arrivant à Quetta. J’ai changé d’avis. Tu feras bien ce que tu veux. Et moi aussi.
Baloutchistan Quetta.
Daoud est finalement resté avec moi. Armand et Julie, partis quelques jours avant nous, nous accueillent à la gare de cette ville qui nous effrayait tant, dans l’ordonnancement de notre voyage. Depuis Istanbul, nous parlions de la ville des talibans au Pakistan. La ville anti-occidentale… Et puis… Nous y sommes. Quelles gueules ils ont, c’est impressionnant ! Ces regards, ces visages, ce style ! Longs turbans qui tombent, barbes superbement taillées, yeux clairs sur peau tannée, cisaillée, couleur de cendres. Dignes comme des boucs, balafrés, sévères… et puis souriants, une paille dans la bouche sirotant un coca cola ! Une image incrustée dans ma mémoire mais que j’aurais bien voulu montrer au monde qui m’entoure. Ces vieux bougres, taillés dans le roc de la montagne, dont les mains sont plus larges que des pelles, la barbe mouillée par des bulles de coca cola ! Il faut traverser des paysages lunaires, des champs de rocs et de sable, des montagnes hirsutes, déchirées sous un ciel bleu piqué de vautours, pour boire ça ! Du coca cola ! Une terre inhospitalière dans un monde séparé du monde à l’infini des montagnes et du désert. Un canal ensablé et vibrant de moustiques, l’ombre de quelques arbres et le terminus d’une gare suffisent, dans ces lieux, pour établir une ville plus légère qu’un songe dans un cirque de montagnes absolument nues et disproportionnées. Une ville éparse, légère, pleine de répit, où d’innombrables pacotilles arrivées là à mesure des années s’accumulent comme dans un grenier poussiéreux. L’échine de la ville, Jinnah Road, l’avenue principale, semble appartenir à un décor de western avec ses bâtiments sans étage et ses vitrines en bois vernis. Des vieillards enturbannés, de grande prestance, flottent sur des vélos silencieux*. De vieilles roulottes en bois, séchées à craquer par le soleil, promènent des épaisseurs de tissus en forme de femmes dont les yeux sont les fenêtres des prisons. Quetta : 1.800 mètres d’altitude, 200.000 âmes, et quelques chameaux. La Perse dort dans son manteau de sable à 800 km à l’ouest d’un désert hostile. Au nord, une petite route militaire traverse la zone des cultures, s’engage dans une plaine aride puis s’élève jusqu’au col de Kodjak et aux massifs de la frontière afghane. Au nord-est, un embranchement de la voie ferrée gagne Fort Sandeman au pied des Monts du Waziristân. Quelques clans Pathans les habitent avec leurs troupeaux de chèvres et de chameaux qui, la transhumance venue, gagnent la passe de Bolan sur la route du sud et descendent dans les prairies douces de l’automne. Voilà pour les points cardinaux. Rien ne pèse sur la ville solitaire, distante de plusieurs centaines de kilomètres de tout autre rassemblement humain*. Elle vit donc à l’écart du monde, dans une échelle de temps étendue comme le désert, et dont la quiétude est seulement bouleversée lors de tremblements de terre…
À l’heure dite, une douzaine de croyants, tout en barbe et en prière, s’agenouillent sur un carré de pelouse, dans la cour de l’hôtel. Le thé servi, on reprendra la discussion où on l’avait laissée. Daoud et Armand chatouillent la guitare dans la chambre et je l’entends rire. Julie s’est attelée aux Cavaliers de Kessel. J’essaie de faire des ronds de fumée, sans pour autant y parvenir, accoudé à la rambarde de l’étage, tantôt plongé dans l’observation de la montagne, derrière lesquelles le soleil disparaît dans les champs de prières, tantôt dans le théâtre de la rue où quelques bergers nomades, droits sur leur monture et suivis de leurs chèvres, défilent en soulevant la poussière. Poussière aussitôt déposée sur les fruits et légumes de l’épicier iranien, aussitôt soufflée par son boy de dix ans qui ressemble à mon petit frère. Quand je descends prendre le thé, il s’assoit en face de moi, tout sourire, pour partager ses bonbons, partager son plaisir… Il me ramène à des milliers de kilomètres, là où j’ai laissé mon enfance, dans cette petite chambre qui n’aura pas changé, loin derrière ces montagnes où, déjà, la nuit est tombée. Alors, je revois la maison, les rivières, les champs, les forêts qui m’ont vu grandir et qu’il me tarde de redécouvrir. Le voyage m’a montré finalement à quoi ressemblait chez moi, de quoi était faite ma vie et quels étaient les gens qui comptaient pour moi. Par comparaison, avec la distance, on s’éloigne seulement pour mieux voir, pour apprécier davantage ce que nous avions trop vu et trop entendu.
Voyager. Être nomade. Chaque semaine entrer dans une nouvelle atmosphère, découvrir un autre monde. Si longtemps. Tant de fois. Perdus dans les paysages, dans les villes. Survoler les hommes, leur environnement, leurs motivations et leurs âmes. Vivre de leurs illusions. Partager leurs univers. Au moins quelques instants. Mais rien de tout cela ne t’appartient. Ce n’est que la vie des autres. La tienne ne peut être faite de tous ces morceaux qui, ensemble, n’ont aucun sens. Tout s’agite et tu restes là, à contempler. Indifférent. Inutile. L’eau reflète sans même se troubler. Miroir, voleur d’images et d’émotions. Le décor te prête un instant ses couleurs…Devenir invisible. S’oublier. Apprendre de l’infini en accord avec le temps. Et puis rentrer. Rentrer avec tout ce désordre. Avec toutes ces idées. Ces rêves qui seront comme ceux d’un autre…Ce n’est pas un retour, seulement un autre lieu du voyage où l’on est déjà passé. La vie est un voyage. Ce n’est pas un retour mais une nouvelle arrivée. La vie, là-bas, aura changé à jamais. Ce qu’on a connu ne se matérialisera plus. Il n’y a plus rien de stable. Rien, depuis si longtemps, à quoi s’accrocher. Tout se ressemble. Rien ne s’assemble. Tout s’est écroulé. Quelque chose renaîtra derrière. Une nouvelle personne est née…
À qui sait attendre.
Les têtes d’agneaux sont entassées sur une table, tirant la langue aux passants, les yeux clos. À côté, quelques marchands de maigres légumes, d’épices essentielles et de vieilles étoffes dans un marché oublié au fond d’un quartier. Puis des armes, lasses de faire la guerre, qui se reposent allongées les unes contre les autres. Nous sommes au marché du quartier des réfugiés afghans qui sont nombreux dans la ville de Quetta proche de celle de Kandahar. Avec ces armes, autres déserteurs d’une guerre qui n’en finit pas : ceintures, casques, chaussures, drapeaux américains. Puis encore, ici et là, babouches retapées, chemises défraîchies, rapiécés et… broderies, dentelles sur étoffes raffinées, mêlées aux chiffons… Mes yeux ne lâchent plus ce bout de tissu camouflé sous les nippes. Je l’en sors, l’admire, telle une fragile princesse oubliée dans un monde de guerriers. Broderies vraiment fines. Long travail sur un tissu de qualité qui, si nous n’étions pas dans ce taudis, passerait aisément pour de la soie. En fouillant bien, nous dégotons quelques robes uniques au monde. Combien pour celle-ci ? Oh, pas grand-chose. Ce bazar ne vend que les biens de démunis qui ne désirent plus que manger. Le commerçant voisin, avisé des singuliers visiteurs, vient dire bonjour. Assis sur les tapis devant la devanture de planches, nous buvons le thé ensemble en bavardant car ici, le commerce est avant tout une relation sociale. Puis, chacun des commerçants vient nous présenter ce qu’il a de plus beau en robes. Souvent, ce qui leur semble beau ne nous plaît pas et ce que nous choisissons leur paraît dénué de valeur. Finalement, nous achetons cinq robes dentelées, brodées et colorées. Les Afghans sont contents, ils ne pensaient jamais les vendre. Aujourd’hui, à Kandahar, on ne porte plus ce style car il laisse la nuque nue... En France, nous n’en sommes pas là. Elles seront portées avec fierté. Leur prix est moins élevé que celui du nettoyage. Au pressing, l’homme nous dévisage de toute sa moustache. Combien pour nettoyer cette robe ? Il déplie, regarde, réfléchit : « 100 roupies. » « Non, non, c’est plus cher que le prix d’achat, nous en avons cinq alors combien pour le lot ? » « 500 roupies. » Le bougre ne veut rien lâcher. Il est froid et intransigeant. Sur son visage semble marqué, si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Il n’y pas d’ailleurs. On essaie de négocier encore mais il n’y a rien à faire. Ok alors, pour 500 roupies. Mais tachez que ce soit bien fait. « Quand pourrons-nous venir les chercher ? » « Demain. » Le lendemain, nous achetons cinq nouvelles robes en retournant au marché afghan. Les marchands nous les avaient mises de côté après les avoir retrouvées dans leur souk. Discussion, thé, nous retournons ensuite à ce que l’on pourrait appeler le pressing. Le monsieur nous reçoit toujours sans sourire. Les robes ne sont pas prêtes. Combien pour les cinq nouvelles ? 500 roupies de plus, il dit comme si on était vraiment des cons. Pas moyen de négocier à nouveau. Heureusement qu’on ne les a pas payées cher. Nous devons revenir le lendemain. Elles seront prêtes. Nous repoussons donc notre départ. Déjà plus d’une semaine que nous sommes dans cette ville. En attendant, les jeunes du café Internet me font écouter de la musique dans la journée et, le soir, on parle ensemble de tout et de rien mais aussi de politique, de religion alors que ces sujets sont assez tabous. Celui qui tient le café a fait ses études à Karachi, la plus grande ville du pays sur la côte de l’océan indien, qu’il compare à une ville américaine. Puis il est revenu dans sa ville natale où il tente aujourd’hui d’organiser de petites manifestations culturelles autres que religieuses. Une nouvelle personne qui aimerait que ça change mais il sait devoir laisser le temps au temps. Les anciens demeurent ceux qu’on doit avant tout respecter. On ne bouscule pas des mœurs millénaires en une journée. À la fin de sa vie, il énumérera les choses qui auront changé. Et lui-même devra alors être à son tour respecté. Ainsi, rien ne doit aller trop vite, plus vite que le cycle des générations… Pourtant, chez nous, les anciens disent souvent être dépassés. Il est minuit passé quand je le quitte. Le lendemain, nous nous rendons au pressing, nous attendant à trouver les mêmes visages fermés et méprisants. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Les robes sont prêtes, emballées très proprement. Nous sommes priés de passer derrière le comptoir du magasin. Alors, on nous paie le thé, l’incontournable joint de haschich et on s’ouvre enfin, jusqu’à nous traduire les messages des infos régionales de la télévision qui se divulguent au moment même. Avant de partir, gênés, nous recevons en cadeau deux shawar kamiz neuves qui valent, chacune d’elle, plus que le prix des robes et des nettoyages réunis… Dernier jour à Quetta
À l’étage enfumé d’une tchaïkhane, dans le brouhaha de voix d’hommes, quelques jeunes chrétiens entreprennent de monopoliser notre attention. Rien ne permet de les différencier des autres personnes avec qui nous bavardons car tous portent la barbe. Ce n’est qu’une fois sortis du bar, alors qu’ils insistent pour nous emmener dans leur quartier, qu’ils nous montrent une petite croix sur leur torse, accrochée au bout d’une chaînette. Nous sommes en effet, nous aussi, chrétiens de culture mais rien ne permet d’affirmer que nous le sommes encore aujourd’hui… Ce serait long de leur expliquer. Nous les suivons donc à travers les rues et allons visiter en premier la petite église qui n’est rien d’autre qu’une salle de classe avec un tas d’ornements peints et dessinés par la population jusqu’au tableau de Jésus qui arbore, ce qui est rare, un grand sourire. Dans la rue, nous partageons une partie de baby-foot avec les gamins du quartier. Il est assez rare en Inde et au Pakistan de trouver des adeptes du football. Il y en avait à Goa seulement, sans doute après la longue présence portugaise. Les footballeurs se ressemblent malgré tout de par le monde. Très vite, la partie se transforme en un match capital de world cup entre la France et le Pakistan. Les jeunes supporters sont au comble de l’agitation et une bagarre de petits poings éclate bientôt entre les enfants, nombreux autour du jeu. Les acclamations pour Zidane résonnent mais trop tard. C’est l’échec ; la France perd. Et il n’y aura pas de match retour cette année. Le calme revient et le championnat de rue pakistanais peut reprendre… L’étage d’une maison de la même rue sert de salle de musique. On nous fait visiter puis nous asseoir, avant de nous servir le thé pour patienter, le temps que des enfants courent chercher des musiciens pour improviser un concert. Toute la rue est au courant de notre présence et les enfants, surtout, se montrent derrière la petite fenêtre pour nous regarder. Le concert est vraiment sympathique. Mélange de musique traditionnelle pakistanaise, de chansons d’églises et…la musique du film Titanic. Original. Original aussi de se trouver ici, adoptés, invités à manger, à dormir et à rester indéfiniment. Un autre regard sur la religion chrétienne laissée à l’abandon dans ce coin du monde. Dans la nuit avancée, nous traversons une dernière fois cette ville pour rejoindre l’hôtel. J’ai le sentiment de les avoir abandonnés. En marchant dans la rue, les images de nos journées se superposent à celles de cette nuit. La ville est nue sous les étoiles, les rues balayées par le vent piquant, le quartier chrétien sans les enfants, le marché afghan sans couleur et sans vie, le boulevard des banques et des hôtels sous la lumière fade des néons. Abandonnés à jamais, puisque demain nous partons.
Khuda hafiz Pakistan.
En quittant Quetta en fin d’après-midi, le soleil effleurait déjà l’horizon et rendait aux roches pourpres la couleur des cendres rougeoyantes. La route s’élançait tel un rail de fête foraine entre les crêtes monumentales, s’ouvrant et se refermant, montait aux cols et dévalait les plaines sans fin. Je regrettais déjà de traverser le désert du Baloutchistan de nuit... Que n’avais-je pas vu : assurément montait aux astres, la Lune, d’une rondeur et d’une clarté qui, du fait de notre altitude, m’hypnotisait comme une prodigieuse illusion. J’ai su alors que ma nuit serait blanche. Plaines de sable, de cendres, roches striées, acérées, géantes, villages confondus, troupeaux dispersés, ombres enturbannées, barbes dessinées. Le tout d’un gris léger et doux sous l’œil fascinant de notre corps céleste. Paysages époustouflants ! Notre bus filait à travers les ornières. Les heures s’écoulaient sans qu’un bâillement ne fasse cligner mes paupières. Mes pensées de clair de Lune emplissaient mon esprit d’une sérénité à toute épreuve. Une nuit d’amour ! Le bleu sombre de la nuit s’éclaircissait déjà en rose humide du matin. Les bras écartés au vent, le visage rafraîchi par les ablutions, je n’étais que béatitude et ma prière à moi n’en était que plus profonde. Un matin de voyage où, plus prompt que le soleil lui-même, j’embrassais cette journée née devant moi. Mon désir de la vivre me brûlait plus encore que les premiers rayons aveuglants du soleil blanc des déserts. Nous rentrions triomphants, ivres de nouvelles connaissances, dans cet énigmatique pays qu’est l’Iran ! Rien ne pouvait me rendre plus vivant et plus libre qu’une telle nuit. Un souvenir me revint alors, une question, une seule, qui fit s’effondrer en moi l’espoir, ce jour-là, avec celle que je souffrais d’aimer : Que vas-tu chercher là-bas que tu n’as pas ici ? Sans rien dire, je suis parti. Les mots ne pourront jamais décrire ne serait-ce que le parfum du vent et son corps remplacer les sensations que j’éprouve en voyageant.
* Nicolas Bouvier
Une brise légère inclinait les jeunes pousses de blé dans la plaine. Le printemps rendait son vert à la végétation et le soleil resplendissait sur la route que nous parcourions en vélo pour rallier la frontière pakistanaise distante maintenant de quelques kilomètres seulement. Devant les bureaux de la douane, peu de personnes attendaient. Quelques familles, séparées depuis cinquante ans, comme par le mur de Berlin, et qui, depuis peu, avaient le droit de se rendre visite… La région du Pendjab fut partagée en deux pour créer le Pakistan, un nouvel état regroupant les musulmans de l’Inde, lors de l’indépendance en 1947. Cela ne se fit pas tout seul. En effet, sur cette route, dix à quinze millions de réfugiés traversèrent la frontière, juste tracée sur les cartes d’un manuscrit des bureaux de la Royal British Compagnie, en Angleterre, dans les cris d’assassinats et de brûlés vifs. Cinq cent mille morts. Hindous et musulmans. Tous Indiens pourtant mais qui se déchiraient alors entre eux, malgré les discours de réconciliation du Mahatma Gandhi. Dans les bureaux de la douane, le fonctionnaire inspecta nos passeports et nos visas qui prenaient fin le jour même, puis leur donna un coup de tampon avant de nous laisser libres. Mais, en sortant, le vent enragé s’engouffra par la porte ouverte. Dehors, un ciel nébuleux s’écrasait sur l’horizon violet bourdonnant de tension. Un tourbillon de sable et de pluie balayait l’espace et envolait les tôles arrachées aux toits. Le vent pleurait comme un nouveau-né. Nous n’osâmes pas sortir. L’ouragan nous tenait enfermés dans les bâtiments administratifs de la frontière comme un mauvais présage. La nuit avant la nuit, l’impossibilité de sortir, l’atmosphère d’une frontière militaire colorée d’uniformes, les portes qui s’ouvraient toutes seules et laissaient rugir le vent dans le hall, rendaient nos âmes méfiantes quant à l’avenir et répandaient sur nous l’angoisse et la tristesse de partir… Sans doute avions-nous oublié quelque chose. Peut-être de leur dire adieu. Alors adieu, peuple indien, enfant peureux et sage qui nous a toujours respectés, appris, entraînés dans ses rires et ses joies de tous les jours, quelles que soient les circonstances. Nous reviendrons un jour, mais aujourd’hui, malgré la peur, nous ne pouvons pas faire demi-tour. Devant nous, la tempête s’apprête à nous emporter et derrière, la porte s’est refermée... Si ce temps, arrêté ici, nous est alloué pour, une dernière fois, te rendre hommage, je m’assois dans le coin de ce mur, sur mon sac, et, en attendant que la colère du ciel s’estompe, je pense à toi… Combien de fois m’as-tu fait pleurer de rire, au réveil, avec tes enfantillages, ton insouciance et ta simplicité ? Je te revois chaque journée me parler, négocier et mentir toujours sans sérieux, sans gravité, tout en te méprenant et feignant de ne pas t’en rendre compte. Peuple de l’Inde, heureux tous les jours, sous le soleil, sous la pluie, dans l’opulence comme dans la misère, nous t’avons laissé un peu de nous-mêmes, gisant dans la poussière, contre tout ce que tu nous as donné, appris : à savoir qu’on a tout et qu’il ne tient qu’à nous d’être heureux. Encore merci et adieu. Le cœur chargé de ces émotions qui nous ont secoués et marqués à jamais, nous avons repris la route avec Daoud, mon ami, mon frère, mon compagnon. D’un bond, nous avons franchi la porte et couru sous la pluie et le vent, dans la zone de no man’s land avant d’atteindre les bureaux de la douane pakistanaise. Un autre monde se dessinait déjà à travers les visages que nous ne reconnaissions pas. Puis, le compte à rebours s’enclencha de nouveau, au moment ou le tampon d’entrée s’écrasait sur nos passeports. Un bus grillagé nous emmenait déjà autre part pour nous abandonner dans une ville rendue grise et sale par la pluie, sans chaleur, une pluie dans les rues comme dans notre cœur. Pieds nus, courbés sous la capuche de nos sacs, pataugeant dans la boue, on devait trouver un refuge, un lieu où on serait accueilli et où on pourrait reprendre haleine et confiance. Enfin posés et calmes, nous apercevoir que ce n’était pas plus un mauvais présage qu’un orage. Nous étions au Pakistan.
Apprendre de l’infini en accord avec le temps Pendant cinq jours, nous ne sommes pas sortis de l’hôtel. Ou si peu. Nos rapides passages dans les rues nous ont refroidis. En effet, ce n’est pas l’atmosphère bon enfant de l’Inde. Le sourire est remplacé par la grimace sévère et le mépris. Mais j’espère que nous nous trompons. Il faut apprendre ce nouveau pays, cette atmosphère différente avant de s’y sentir bien. Le choc des civilisations est sensible. Tout le monde nous souriait en Inde pour une raison ou une autre. Personne ne sourit ici. Du moins, personne ne m’a encore souri. Pas de flatterie naïve, de politesse anticipée et de phrase puérile, inutile ou intempestive. Nous sommes revenus chez les hommes fiers et durs. La péninsule est si large qu’il est difficile, en Inde, d’imaginer que cette terre rouge puisse cesser quelque part, pour laisser place à d’autres pays. Les principales frontières sont formées par deux océans immenses de chaque côté et l’Himalaya infranchissable au nord. L’Inde est un monde isolé qui se suffit à lui-même. D’ailleurs, il est difficile de discuter avec la plupart des Indiens qui n’ont en général que très peu d’idée de notre civilisation. Les problèmes internationaux leur échappent le plus souvent. De cinématographie ; ils ne connaissent que la leur. Enfin, poser des questions sur leur culture relève du défit tant elle est confuse et incomparable. À l’inverse, les Pakistanais sont sur la même planète que nous, ils s’intéressent aux même choses, ils ont les mêmes préoccupations et une vision sur le monde entier que les Indiens n’ont pas. Ils ont, par ailleurs, des origines perses en plus d’être ouverts au nord sur les peuples d’Asie centrale et de Chine grâces aux anciennes routes commerciales comme celle de la soie. Enfin, les rapports privilégiés qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les Américains, les font pénétrer directement dans le champ international, vers la globalisation. Malick Internet Inn
L’hôtel est situé au carrefour de l’avenue Jinnah et du Régal cinéma. Un petit écriteau au-dessus d’une porte située au fond d’une impasse indique son entrée. D’un côté, le parfum des chapatis brûlants du boulanger. De l’autre, un magasin de type occidental où l’on trouve les choses de chez nous que nous n’avions pas vues depuis longtemps, comme la mayonnaise et le chocolat. En face, les excellentes glaces à la fraise attirent toute la ville dans un magasin spacieux mais toujours bondé. Et qui aurait dit qu’au Pakistan, les barbus, avec leurs turbans sur la tête, aiment à se délecter d’un sorbet ? C’est une image qui, pour moi, semblait contradictoire... Enfin, l’escalier de l’hôtel monte au deuxième étage et vous sort de toute cette agitation. Dans cet hôtel, il n’y que des étrangers et des voyageurs. Une vingtaine de lits. C’est le point de rassemblement de Lahore. La journée, chacun vaque à ses occupations, organise la prochaine étape de son voyage et visite la ville. Le soir, ils préparent de quoi manger et souvent restent ensemble pour bavarder, échanger des renseignements et se donner mutuellement des conseils. L’ambiance est sympa. Venus de tous les horizons, voyageurs acharnés, back packers, globe trotters, travellers, appelez-les comme vous voulez, ils ont tous une expérience de voyage au moins comparable à la nôtre. David, un Suisse que nous avions déjà rencontré à Delhi, a été le premier à brandir les drapeaux lors de la manifestation anti-américaine de Quetta dans le Baloutchistan, avant de se dire finalement, sous les regards menaçants de la population, ce n’est peut être pas ma place… Armand, un Français, aussi grand voyageur que fainéant, barbu et chevelu à l’extrême, musicien passionné, cultivé, beau gosse, est sur la route depuis 4 ans. Julie, son amie, le rejoignait au Pakistan quand nous les avons rencontrés… Michel arrive en vélo de Genève… Bénédicte s’est mis dans la tête, en l’écoutant, de traverser le Karakorum - versant nord-ouest de l’Himalaya avec le 2ème sommet le plus haut du monde - en vélo, pour rejoindre la Chine. Je n’ai jamais eu de nouvelles quant à la réussite de son entreprise mais cette petite blonde est partie pour une sacrée aventure, sans avoir jamais fait de vélo de sa vie sur des distances aussi longues que pentues. Voilà pour les francophones. Ensuite, il y a Tess, la jolie Suédoise qui vient de traverser l’Inde en moto, seule, en 2 ans… Chen, dans son business de pierres précieuses avec Taiwan… Siren, une Norvégienne éprise de langues étrangères… Un couple d’architectes sur les traces des plus anciennes civilisations... Un pigiste danois, avec qui je serais bien parti quelques semaines pour me rendre compte de son travail. Il nous explique par ailleurs que ses articles ne se vendent pas bien, si ils ne décrivent pas uniquement la haine, le scandale et la misère ; Cette infime partie de la réalité qui, une fois répandue par les médias, devient une généralité… Enfin, d’autres encore, comme nous, sans véritable but, si ce n’est de parcourir le monde et de glaner, ici et là, les pièces du puzzle universel. Ensemble, nous échangeons nos expériences, nos idées et nos grandes théories dans des discussions parfois animées. Nous croisons les chemins, les aventures, les pays, les cultures et les anecdotes dans une cohabitation fructueuse. Certes, chacun a son point de vue sur toutes les choses du monde, hélas, personne n’a la science infuse. Les voyageurs se la racontent. Le peu de savoir acquis doit être dit plus haut et plus fort que les autres comme une vérité établie… En m’écartant un peu du groupe, en montant sur le muret qui domine la ville et en sentant le brouhaha sourd qui monte jusqu’ici, je me demande quand même ce que, tous, nous faisons au Pakistan à nous imaginer tout savoir parce qu’on a pris un peu la route… La plupart d’entre nous, comme moi, ne savent même pas quel est le régime politique du pays, ni même le nom du président ou militaire dictateur. Le risque est pourtant réel. La population ne soutient pas, en majorité, le gouvernement imposé par l’armée et sous tutelle américaine. Les talibans, dont les responsables sortent d’écoles théologiques pakistanaises, ont déjà su unifier les différentes ethnies sous les drapeaux d’un islam radical dans le pays voisin. Leurs militants, formés par Al Qaïda, s’assemblent toujours dans les zones tribales incontrôlées par l’état, pour préparer la guerre sainte. Avec nos petits sacs de voyage sur le dos, notre idéalisme sous le bras, nous n’avons pas pleinement conscience des dangers qui nous menacent ici. Nous n’avons jamais connu ni la haine, ni la guerre, ni même la misère. Dans une ambiance désinvolte, ce soir, nous préparons des crêpes… Un journaliste anglais d’origine pakistanaise nous donne sa vision des choses quant à l’histoire et la politique pakistanaise actuelles. Cela nous éclaire un peu. Nous l’écoutons tous religieusement mais bientôt les rigolades reprennent. En bons Gaulois qui se retrouvent, les blagues idiotes fusent et me font rire. Je suis bientôt, moi aussi, décontracté, heureux de retrouver l’esprit français, son humour sarcastique et un peu méprisant. Il ne nous arrivera rien, voilà tout. Et ce n’est pas le moment d’y penser. Quand on se retrouve une bonne tablée de franchouillards aussi loin de son pays, il faut se rappeler d’où l’on vient, revenir aux sources, aux bonnes blagues qui ne font rire que nous. Armand prépare les crêpes mais ses souvenirs se sont dissipés car je ne crois pas qu’en France, elles soient si épicées. Il ne manque que l’apéro pour se sentir chez soi mais l’alcool ne se trouve pas dans les épiceries pakistanaises. Alors que le shit, si. Des joints tournent et me tournent la tête, si bien que je n’ai bientôt plus rien à dire. J’écoute ces gens parler, je les regarde s’agiter, se convaincre. Quand j’ai fumé, les mots sont si légers qu’ils n’ont plus de sens et seules les attitudes me fascinent. Marco est le plus drôle, il parle avec les mains, les bras et tout son corps. Il rejoint la réputation de dragueur qu’ont les Italiens et la petite Coréenne devant lui garde les yeux ronds, fait des « Oh ! » et des « Ah ! » à la façon asiatique si singulière et passe de la fascination au désintérêt sans détourner le regard et sans savoir qu’il peut la tenir ainsi toute la nuit. Sten regarde sa guitare comme si elle avait les cheveux longs, et parfois nous joue quelques accords de ses propres chansons. Je m’aperçois alors que je ne comprends rien à l’anglais des Anglais. J’utilise la langue, parle avec tout le monde mais lui, qui utilise beaucoup d’expressions, j’ai des difficultés à le comprendre… Sauf quand il imite les Français avec ses : « Putain, enculé » et son accent de bourgeois pédant. C’est assez difficile mais passionnant de comparer une personnalité, une idée, un état d’esprit par rapport à une origine. Dire par exemple que les Français se retrouvent dans tel comportement, les Anglais dans tel autre. Un ensemble de généralités qui pourrait caractériser un peuple mais je sens que je vais dire des conneries… Un Japonais vient nous rejoindre. Ils sont discrets les Japonais mais dans un village perdu d’Afrique, vous en trouverez toujours un, car ce sont, et de loin, les plus grands voyageurs de notre époque. Celui-ci, avec son air niais, son sourire figé et ses mouvements de tête pour toujours dire oui, nous fait une démonstration de danse entre acrobatie et lévitation qui me laisse sur le cul. Good night petit Japonais. Good night tout le monde.
Dans la rue
Quelques promenades dans la ville me permettent peu à peu de me familiariser avec son ambiance. Après cette sensation de froid et de méfiance, du fait d’un certain honneur qu’il ne faut pas défier, les Pakistanais se comportent à notre égard avec discrétion et respect, avant d’exprimer intérêt et cordialité. Les discussions s’animent rapidement puisqu’ils sont encore plus curieux et plus intéressés que nous-mêmes. Ce que je prenais pour du mépris, le fait de nous ignorer, était en réalité de la considération. Ils ont moins de préjugés sur nous que nous sur eux. Ils ne nous ignorent pas mais nous matent moins que les Indiens. On ne regarde pas les gens comme des bêtes sauvages, ce que faisaient certains Indiens totalement fascinés par notre présence. Contrairement à ce que j’imaginais d’une ville pakistanaise, Lahore est beaucoup plus occidentalisée que tout ce qu’on a pu voir de l’Inde. Pas de vache dans les rues, pas de mendiant, pas de sans abri, pas de manifestation religieuse tous les jours, d’exubérance à tous les coins de rues. La vie y est plus monotone dans les petites voitures japonaises qui mènent au travail dans les industries à la périphérie de la ville. J’ai aussi entendu des jeunes écouter du rap américain, et de la musique occidentale se diffuse dans les rues commerçantes. Les femmes ne portent pas de bourka ici, à Lahore, et pour certaines jeunes, pas même de voile. Elles conduisent, se promènent entre elles, travaillent dans les administrations et nous retrouvent parfois chez le glacier. Je les sens beaucoup plus épanouies, plus vivantes, plus respectées, plus humaines qu’en Inde où le système les avilit dix fois plus encore. Ici, les femmes croisent notre regard. Pas en Inde ! Par contre, les bus, les restaurants, les mosquées, les salles publiques et tout ce que l’on peut imaginer de lieux sont partagés en deux : un côté pour les hommes seuls et l’autre pour les femmes et les familles. Lahore est la ville moderne et culturelle du pays et donc plus libre que les autres villes visitées où les femmes dans la rue sont encore moins nombreuses. Non mais alors ! Dans les villes plus isolées ou conservatrices comme Quetta, il n’y a pratiquement pas de femme visible. Et si elles sortent, personne ne s’adressera à elles dans la rue. Les hommes n’ont pas le droit de parler aux femmes, m’a-t-on dit, si elles ne sont leur mère ou leur sœur. Et les femmes n’adressent pas la parole aux hommes, si ce n’est, avec respect, à leur mari. Tête basse, elles partent au marché, plus discrètes que les chats. Julie, avec ses longs cheveux blonds dont une mèche s’échappe gracieusement du voile, s’est fait siffler par des jeunes dans la rue, à Quetta justement. Une promenade à ses côtés devient plus menaçante. Les hommes la regardent tous, parfois avec dédain, avec mépris et d’autres fois avec fougue. Pour se rassurer, on pense qu’ils respectent d’une autre manière les femmes et qu’ils n’oseront jamais, ni lui parler, ni la toucher. Aller savoir… Au retour, Armand prend l’un d’eux par la chemise et le secoue jusqu’à ce qu’il s’excuse. « Est-ce que je siffle ta femme dans la rue ? » il crie au gars accroché au bout de ses bras…
Au marché de Landa Bazar, spécialisé dans les affaires d’occasion, nous achetons avec Daoud l’équipement traditionnel complet : la shawar kamiz. Une longue chemise unie, ouverte sur un col brodé, qui tombe sur les genoux d’un pantalon très large où on peut tenir à plusieurs dans les plis et qui se referme aux chevilles comme celui des clowns, sans les couleurs. Ainsi vêtus, nous partons à pied vers le centre de la ville. Les ruelles sont en soie entremêlées d’architecture musulmane des siècles passés. Minuscules et sinueuses, elles nous emmènent sous des arcades de voûtes en céramique, dans les cours dissimulées de mosquées calmes et magnifiques, comme celle de Wazir Khan… Enfin, la porte nord de la vieille ville s’ouvre sur l’étendue qu’entoure le fort, de la même couleur de grès rouge que l’immense mosquée Badshahi, en face, l’une des plus grandes du monde. En direction de la gare, le trafic s’intensifie dans la poussière. Les commerces des rues alternent entre roulements à billes, pneus et tout ce que l’on peut imaginer de pièces de camions. En sortant de l’agitation, dans une petite rue, un canal s’est perdu et tari dans l’huile et les ordures ménagères. Un peu plus loin, la place fleurie devant la pelouse verdoyante d’un monument datant de l’ère britannique contraste avec l’ensemble. Enfin, le petit bureau solitaire et sans bousculade de la extension visa registration nous ouvre ses portes et nous délivre sans palabre une prolongation de visa d’un mois. Nous n’aurons pas fait le déplacement pour rien. L’administration pakistanaise est moins pointilleuse que celle des ses voisins indiens qui, pour la même demande, nous a fait revenir trois fois.
Sur le chemin du retour, dans une rue encombrée, un cheval me mord à l’épaule. La surprise est plus grande que le mal. Nombreux au Pakistan, ces pauvres bêtes ne sont pas ménagées. On les fait travailler avec acharnement. Sans prêter le moindre intérêt à eux avant l’incident, je ne pouvais pas les voir, cachés sous leurs œillères, porter de lourds fardeaux sur leur charrette, se frayer un chemin dans les carrefours pollués, se faire klaxonner par les camions, baver dans l’effort et souffrir sous les coups de fouet… Vivement que les Pakistanais se mettent au nucléaire… Ce soir, notre hôte si généreux, dit-il, et prouvant encore sa notoriété, organise un concert sur la terrasse de l’hôtel. Un chanteur pakistanais reconnu, avec son groupe, nous fait l’honneur de sa présence toute la soirée. Les musiciens excellent et nous offrent un grand moment musical bien que je ne puisse malheureusement pas décrire les nombreuses influences que contiennent ces airs. Le pays commence à me plaire, ses coutumes… comme, le moment tant attendu de jeter les billets sur la vedette jusqu’à la recouvrir. Il a été déçu : les voyageurs que nous sommes comptent les sous comme des diamants… Juste le temps d’arriver à l’heure pour mon rendez-vous, dans une petite rue derrière l’hôtel, avec Meriem… sur Internet. Elle me montre sa frimousse dans la webcam et j’ai envie d’embrasser l’écran. C’est terrible les moyens qu’on a aujourd’hui pour se faire mal. Dans ce sous-sol, où ça pue la sueur d’homme qui a passé trop de temps à s’émouvoir devant l’écran, je m’évade à des milliers de kilomètres pour la retrouver dans un petit village… de l’Himalaya. Elle me raconte ses balades avec un certain Dalaï-lama. Elle essaie de me rendre jaloux, sans doute… Mais plus elles sont chiantes, plus on les aime.
Toutes les femmes n’ont pas cette prestance que tu as, même pas les hommes bien sûr. C’est la vie qui nous fait, notre naissance, notre éducation, notre destin. Le tien déjà a été grand, parfois périlleux, incertain et puis heureux finalement. Il t’a fait toi. Meriem. L’aînée, la voyageuse, l’opiniâtre. Toi qui ne te ménages pas, qui n’offres pas la charité de ton âme, pas même à moi. Que dis-je, surtout pas à moi ! Montrer une larme serait un châtiment. Ne serait-ce qu’un sentiment effleurant ton visage et tu serais blessée à mort dans ton orgueil. Pas de sentiment, ni pour toi-même, ni pour les autres. Un exemple pour moi, dont les traits me trahissent chaque fois. Et d’autres exemples encore qui me laissent émerveillés. Tout cet orgueil sans pourtant de mépris, juste un peu d’arrogance, de cynisme mais surtout d’humour pour justifier les défaillances de notre chair faible, à nous les hommes, à nous qui sommes sensibles. Pourquoi m’as-tu choisi moi qui suis le plus faible de tous les hommes ? Un homme fort tu voulais, tu m’as initié à cela. Montré comme on devient un homme. Un homme fier et sûr de lui, de son mérite. Son mérite juste d’être un homme. Un peu honnête, un peu sage. Juste de quoi être respectable, digne d’estime. Quelqu’un qui peut se regarder dans la glace sans baisser les yeux parce qu’il sait qu’il a fait ce qu’il devait faire et ce qu’il a dit, il n’y avait rien d’autre à dire. Quelqu’un qui se respecte, je le répète. Qui ne passe pas son temps à avoir des remords, des regrets de choses du passé auxquelles il pense. C’est fini le passé, il faut regarder l’avenir. Le regarder avec les yeux de celui qui va escalader une montagne et qui va y arriver parce qu’il en a la détermination. Il le sait. Un pas devant l’autre. Tranquillement mais sûrement. C’est bien ça ce que tu m’as dit. Arrête de penser, arrête de creuser, de dépecer, de remémorer les choses faites. Elles sont faites. On ne reviendra plus dessus, jamais. Relève la tête, avance. Sois fier car cela va t’aider. Un homme doit être fort et ensuite fier. Je veux que tu sois cet homme. Merci, Meriem. Merci de ta confiance. On a tous besoin d’être fort pour quelqu’un, et c’est toujours cette personne qui fait qu’on l’est. Qu’on retrouve l’assurance, la sérénité et la confiance en soi ! Le bonheur est dans la certitude. Pourtant, je ne ressemblerai jamais à ton père…
Pour reprendre mes esprits, dans l’agitation et le bruit des pays de l’Orient, j’ai pris l’habitude de me diriger vers les lieux de culte, quels qu’ils soient, et de me poser dans le silence. C’est toujours un moment utile et agréable où je me retrouve, comme si je sortais la tête de l’eau et que les choses m’apparaissaient, pour un instant, sans trouble. Je me dirige donc vers le premier lieu venu. Une église. Je m’en réjouis en pensant qu’au Pakistan, j’allais être le seul à l’intérieur. Mais ma surprise est grande en entrant. L’église, que dis-je, la cathédrale, souvenir de la reine Victoria, est pleine à craquer, et la musique et les chants à la gloire de Jésus, en latin et en ourdou, montent jusqu’au ciel, avec une ferveur que je n’ai jamais trouvée en France, ni même en Europe… En effet, le Pakistan contient une communauté de chrétiens, évangélisés pendant la colonisation britannique. Ils ne se sont pas tous donné rendez-vous aujourd’hui dans cette église, mais sont présents dans tout le Pakistan, en minorité. Pas plus menacés à Lahore que dans d’autres villes, nous trouverons parfois tout un quartier chrétien avec l’église, le plus souvent récente, en son centre. Et puis, au Pakistan, comme vous allez le voir, il y a toute une panoplie de minorités. Et je dirais même plus : le Pakistan est un regroupement de minorités. Festival soufi
Un bus, un rickshaw et nous voilà de l’autre côté de la ville. Une banlieue au bout d’une grande avenue où les maisons commencent à avoir la couleur du sable et où l’électricité fait défaut. Ici, se déroule un festival en souvenir de prestigieux soufis, philosophes mystiques de l’islam, sur leur propre tombe. Musiciens, danseurs et spectateurs se sont installés à travers le cimetière de la ville, sur les dalles et les tombeaux mortuaires, à la clarté sinistre de la pleine lune. Au fond, une fête foraine avec des manèges artisanaux dans lesquels je ne monterais pour rien au monde. Un tonneau de plusieurs mètres de haut, en tôle, renferme une quantité de fausses blondes et de travestis. En avant pour le spectacle qui consiste à admirer une moto tourner et monter avec la force centrifuge, à l’extrémité du tonneau, au-dessus des strip-teaseuses qui n’en sont pas car elles n’enlèvent rien. Ce ne sont que des potiches. Applaudissements avant de continuer la balade dans la foule à travers les feux de joie et les affiches en ourdou que je ne comprends pas. Je m’installe dans un enclos du cimetière, envahi par la foule, devant un spectacle de percussions où les danseurs entrent progressivement en transe. Je suis seul, Daoud doit être quelque part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons demain, mais j’aurais bien voulu qu’il soit avec moi ce soir. Tout le monde ici roule des joints. Ça fume énormément. Les Pakistanais prennent deux cigarettes, les vident, font le mix et les emplissent ensuite avec dextérité. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. Assis par terre, l’homme âgé à mes côtés m’en offre une. Ils en roulent toujours deux en même temps : une pour eux et une pour le voisin... Derrière moi, quelques gros pachas sont installés sur des coussins. En anglais, ils commencent à me poser des questions, puis pleins de questions sans que je puisse moi-même leur demander quoi que ce soit. Qui suis-je, d’où viens-je et pourquoi t’es là ? Finalement ils me proposent des filles... Comme je ne suis pas intéressé, leur propre intérêt s’atténue et j’en profite pour bouger… Inopinément, je retrouve David, le Suisse. Un coup de chance dans cette cohue. Plusieurs milliers de personnes réunies. On ne peut pas le manquer, remarque. Il est bien grand et bien blanc. Une bonne tête d’occidental avec une guirlande de fleurs autour du cou. On sort. À l’écart de la foule, nous pouvons parler. Incroyable de se retrouver ici, dans les chemins de ce cimetière qui s’étant à perte de vue. Partout, ça grouille. De plus en plus de monde. Ça s’agite, ça se bouscule, ça se bat. On avance en essayant de ne pas se perdre. Là, un bon concert. J’aimerais regarder plus longuement et, pour ne pas être emporté par la foule, je m’accroupis et me tiens le long d’un poteau. Vraiment, un bon concert. En levant la tête, je remarque à côté de moi, au bord du flot houleux formé par la foule, le squat de quelques marginaux. Peut-être des soufis. Ils portent des vêtements comparables aux sâdhus indiens mais ont des têtes et des attitudes de Tsiganes. L’un d’entre eux tient un bâton levé et écarte la foule qui menace, en se bousculant, de tomber sur leurs tapis et leur feu. Me voyant là, tout près de lui, tentant d’échapper au mouvement, il m’invite à m’installer derrière le feu avec eux et me trouve une place entre un soufi travesti et une bande de morveux. Ok pour moi. Je suis avec un ami. Le voici. Il prend place, lui aussi, près du feu. Pendant ce temps, la foule s’épaissit encore dans ce couloir qui se rétrécit juste où les musiciens ont choisi de se placer. Trois ou quatre Tsiganes sont debout avec des bâtons pour les écarter. Tous les gens nous regardent en passant puisque nous sommes en vitrine et parfois avec des regards douteux. A ce moment-là, je sens que le travesti derrière moi est bien près. Je ne veux pas être parano mais il me fait les poches. Un regard pour le tenir tranquille. Cet air flegmatique... Si tu crois que je ne t’ai pas vu venir avec tes grosses mains pleines de doigts… Les gens dans la foule nous regardent parfois avec haine. Je n’en ai plus de doute... Aucun contact, du moins oral, avec les Tsiganes. Ils ne sourient pas. Ils semblent nous protéger. Contre quoi ? Contre qui ? Contre eux ! Sans sourire, sans parole échangée, ils nous offrent l’hospitalité. Déjà quelques joints. Et puis, comme David ne fume pas de tabac mais aimerait bien fumer quand même le bon shiras, le shit afghan et pakistanais. L’un d’eux retourne une tasse, met dessus une braise, roule une paille avec un bout de papier. Puis, il place un morceau de shiras pur sur la braise qui se consume comme de l’encens et on fait tourner la paille. Puis voici les chapatis avec les dals (lentilles) et le curry, puis enfin le tchaï, le même qu’en Inde. À côté le concert continue, terrible, à coup de clarinettes, de tablas et de cuivres. Les gens sont agglutinés, bousculés, écrasés à trois pas de nous, derrière les bâtons des Tsiganes pendant que nous sommes vautrés sur des coussins à manger et fumer gratis ! C’est dommage, au lieu d’être apaisé et profiter pleinement, je stresse. Je n’aime pas le regard que portent certaines personnes sur nous, dans la foule. Peut-être n’aiment-ils pas les Tsiganes. Peut-être ne nous aiment-ils pas nous. Peut-être qu’ils ne nous aiment pas en compagnie des soi-disant soufis. En tout cas, je ne me trouve pas bien brave. Alors parfois, je les fixe moi aussi, durement, et ils baissent le regard. Mais quel regard ! Je n’aime pas ce regard. Je le sens, il faut qu’on se casse ! J’ai un moment de panique, le sentiment d’angoisse se diffuse dans mon corps et une sueur froide parcourt mon dos. Qui, des Tsiganes ou de la foule si fervente à ce festival islamique où nous n’avons rien à foutre, sont les plus dangereux pour deux petits Européens naïfs ? Allez, on bouge. Je tape dans le coude de notre ami suisse qui lui, se trouve très bien, évidemment. Sans doute suis-je peureux ? Enfin, une fois dans la foule, je me sens mieux. Le contact des corps qui se bousculent, même si parfois des poings partent, me rassure. Il n’y a ici, que des hommes. QUE DES HOMMES ! Nous refaisons un tour. Ça va vraiment mieux. Bien content de voir ça. Allez, on retourne dans la furie des percussions, des gens en transe qui tournent toujours plus vite, des feux brûlants où sont balancées des idoles, dans tous les chemins bordés de tombes de cet affreux cimetière. Bientôt minuit. Que va-t-il se passer alors ? Rien, la fête continue, les joints scintillent au-dessus des tombeaux. La foule de plus en plus dense est au comble de l’agitation. Les gens sont surexcités. Jamais vu une foule pareille ! Sur une estrade, un jeune garçon bouge son cul dans un jean serré. Il danse en bougeant ses fesses comme seule le ferait une femme, pour vous dans l’intimité, aguichant les hommes qui le sifflent à ne plus pouvoir. L’homosexualité n’est pas un mythe dans les pays de l’islam. Les femmes sont surveillées et les hommes proches. Perso, j’aime pas trop beaucoup ça. Et pendant que David danse comme un forcené, je me dis qu’il serait raisonnable de rentrer. Trop tard, derrière nous, un énorme bonhomme nous prend un bras à chacun. My friend ! Il gueule. Et ne veut plus nous lâcher. Il rentre dans la foule, qu’il pousse de son gros corps, en nous tirant par les bras, nous fait sauter et danser devant les percussions et nous fait crier Pakistan Zindabad ! Longue vie au Pakistan. Putain, on est tombés sur une bande de lourds. Moi qui voulais passer inaperçu et qui serais bien rentré peinard, sans encombre. Nous voilà accompagnés de ce gros lourdaud avec ses potes qui ont des gueules que je n’aime pas. Ils sont surexcités et me pelotent le cul dans la foule. J’aimerais bien me barrer mais David est encore accroché au gros qui lui tient fermement la main. Il ne peut lui échapper et je sens bien que lui aussi s’agace de se faire peloter le cul… Enfin, comme on grogne fort et qu’on veut partir, ces messieurs décident de nous raccompagner. Super. Putain, ce n’est pas que je n’aie pas confiance mais là, vraiment, je n’ai pas confiance ! Retour dans leur voiture pourrie, avec deux hippopotames et trois espèces de Tsiganes édentés. Évidemment, sur la route, ces cons roulent vite et vont bientôt s’emplafonner dans un dos d’âne qu’ils n’avaient pas vu. Ce n’était pas prévu. Ça calme. Ils sont plus dangereux que des mecs bourrés… Assis entre deux des gars, je sens la pression monter. Au moins 25 ans, sans être mariés et donc puceaux, du moins avec les femmes, ils ont envie de baiser. Me le font comprendre en me montrant leur doigt avant de se le mettre dans le cul. Et, bavant et ricanant de façon cynique, ils me demandent si j’aime ça, les doigts dans le cul. Faut voir leur tête. Ces gars-là sont archi frustrés. Ils vont nous attraper ! Quelle galère, putain, je vais me faire enculer par des gros porcs dans ce putain de pays ! Non, il faut trouver une solution… Que faire… Où mène cette route ? Où nous emmènent-ils ? Ça vous dit une glace, j’demande… silence… Eh ! Ça vous dit une glace ?… deux fois… Et puis c’est un oui général ! On va bouffer une glace avant de baiser, ça c’est cool !
Siren
Je ne sais pas comment s’écrit son nom, exactement. C’est la Norvégienne… Nous sommes restés tous les deux après que tout le monde s’est couché. On fume des clopes en discutant. Elle a trente-deux ans, parle français correctement et dit qu’en Norvège, on est plus libre et plus ouvert. C’est vrai, sans doute. Mais là. Elle a surtout envie de moi. Elle se caresse les épaules, ouvre sa chemise chaque fois d’un bouton de plus et me laisse entrevoir ses seins. On est tous les deux bien près. Qu’est-ce que je fais ? C’est incroyable, je n’ai pas envie de la baiser ! Enfin, si, j’ai envie, on pourrait aller là, juste derrière, sur une couverture avec une petite bougie. Je n’ai qu’à me lever, la prendre par les épaules et lui caresser délicatement les seins. Même pas besoin de l’embrasser. Elle est fine, plutôt jolie fille… Hier, les gros porcs m’ont dégoûté. J’aime pas les mecs parfois. J’aime pas leur esprit basique. J’aime pas baiser les filles. J’aime pas. Elle veut. Je pense à toi, Meriem. Je vois ta gueule dans la webcam. Je pense à demain. À chaque fois que je passe la nuit avec des filles, comme ça, vite fait, j’ai des remords. Surtout quand je bois. Je me sens dégueulasse. Pourtant, c’est ce qu’elles veulent. C’est ça, le pire. Une autre clope… de quoi on pourrait parler ? Elle croit que je n’ose pas. Si je reste là. Près d’elle. Elle va me sauter dessus. Je me lève et articule : « Salut, je vais me coucher. Bonne nuit. »
Balade enturbannée Route d’Islamabad
Des choses que je n’explique pas… Sur la belle autoroute, dans le bus, on nous a passé un film indien dans un genre que je n’avais pas encore vu. Et surtout pas en Inde. Ou alors en privé… Le film peut se résumer ainsi : dernière Audi, Porsche, rencontre, plage et baise ! C’est là le hic. Dans le bus, les barbus rouspètent. Alors on a avancé la scène. Mais les barbus n’ont plus regardé le film. Ils ont prié. Qui regardait alors ? Qui sont les barbus plus barbus que les autres ? Qui aime ces films ? Deux mondes… Ceux qui veulent que ça change. Ceux qui ne veulent surtout pas que ça dégénère. Qui gagnera ? Ça va changer ou pas ? À côté de ça, les Pakistanais ont tellement la foi ! Même s’ils ne sont pas tous pratiquants, ils respectent les règles du Coran qui organisent leur vie de tous les jours. À côté, en Afghanistan, il y a les talibans, Au Pakistan, des groupes islamistes puissants, À Lahore, partout, il y a l’Amérique. On aime l’Amérique à Lahore. Alors, ça va changer ou pas ? Moi, perso, on ne me demande pas mon avis. D’ailleurs, je ne suis pas d’ici et pas musulman mais si on me le demandait, je dirais que j’aime bien les barbus. Ils ont raison. Il y a des choses indécentes. Suis-je extrémiste ? Les gens aiment les films de merde. Ils aiment les films de cul. Mais là, il y a des enfants dans le bus. N’y a-t-il pas de compromis possible entre libéralisme et fondamentalisme ? Être libre sans extrême, ça n’existe pas ? Trouver des limites morales à l’indécence… On a besoin d’eux, de leur sagesse, Que nous nous bornons à dissimuler.
Pakistan Zindabad !
Islamabad
Quartier G7. Ciel bleu clair puis teinte orange de la nuit. Lumières blanches des lampadaires. Pas un souffle de vent. Vastes étendues de jeux, saules et peupliers, enchevêtrés. Pieds de cannabis sauvages, poilus comme des orties. Fontaines, ruisseaux, vallées silencieuses. Chemins recouverts de feuilles. Maisons sans étage. Sans fenêtre. Places comme patio, dissimulées entre les murs, autour d’un eucalyptus. Vendeurs ambulants. Glaces à l’eau. Poussettes. Femmes et filles dans les ruelles. Vieillards silencieux, ridés au coin d’un mur. Tout est tranquille. Atmosphère paisible. Il fait doux, de cette douceur d’un soir printanier. Les enfants courent, crient, chahutent. Les hommes, dans la plaine, jouent au criquet. Sueur, cris, formes discordantes de robes blanches. Glissement de babouches. Ombres de la nuit. Sommeil tranquille. Sérénité. Apaisement… Gronde. Vibre. Là-bas. La montagne. Dieu qui rendra fou la terre, tuera, démolira la vie, fera pleurer les hommes sur les corps meurtris de leurs enfants…
Tremblement de terre au Pakistan
De retour en France, j’apprenais les tristes nouvelles du Pakistan. Aux informations, défilaient les images d’Islamabad ravagée avec des blessés encore enfouis sous les décombres et des morts par dizaines de milliers. Il faut les aider. Le Pakistan connaît aujourd’hui une transformation idéologique qui sort le pays de l’arriération sociale et économique et le mène vers des valeurs que nous prônons, celles de la démocratie, de l’éducation, du respect des droits de l’homme et de l’émancipation des femmes. Si nous sommes solidaires aujourd’hui, plutôt nous que certaines institutions mal venues, ils croiront définitivement en notre sollicitude, en nos valeurs, qui sont celles de l’entraide internationale pour un développement économique à l’échelle mondiale. La balance est prête à basculer en notre faveur. À l’inverse, si nous les laissons tomber, ils se tourneront une nouvelle fois vers Dieu, avec les conséquences que cela implique dans le contexte actuel… Islamabad a été construite dans les cinquante dernières années, à partir de la création du nouvel Etat. Elle n’est heureusement pas une ville très peuplée, ni culturelle, ni historique mais une capitale qui n’existait pas et qu’on a placé volontairement au centre du pays. 500 mille habitants vivaient à Islamabad. Rawalpindi, à 20 km seulement, est une mégapole de plusieurs millions d’habitants qui n’a heureusement pas été touchée. Au moment où j’écris ces lignes, je ne peux pas m’empêcher de revoir la vie tranquille qui se déroulait là-bas. Dans un espace compris entre les rivières et les forêts attelées aux montagnes, Islamabad était une bien jolie ville. Calme, moderne, climat agréable, végétation luxuriante, on y trouvait les plus belles voitures du pays et des hommes d’affaires ayant échangé le costume traditionnel contre la chemise et la cravate. Les différentes zones professionnelles et commerciales, les quartiers résidentiels et présidentiels, les grands hôtels internationaux se partageaient les quartiers, séparés par de vastes boulevards fleuris. Islamabad est détruite aujourd’hui. C’est la deuxième catastrophe au Pakistan depuis que j’ai quitté le pays. La première fut une collision de train qui fit plus de cinq cents morts au mois de juillet. Chaque fois, je suis touché bien plus que si je ne m’y étais jamais rendu. J’ai beaucoup aimé ce pays et ses merveilleux habitants. En France, pendant la catastrophe, j’entendais les gens marmonner qu’ils n’enverraient jamais d’argent là-bas malgré leur compassion car ils craignaient qu’il soit détourné et enrichisse le terrorisme. C’est peut-être encore ce que je penserais si je ne m’y étais pas rendu. Heureusement, les terroristes sont bien peu nombreux par rapport à l’ensemble d’une population dénuée d’ambition guerrière, généreuse comme aucune autre et acharnée au travail pour, comme partout dans le monde, donner à ses enfants une vie décente. Tous ces sourires, cette sincérité, cette générosité m’ont, pour toujours, prouvé que les Pakistanais ne méritaient pas leur triste réputation. Bien sûr, il faut les soutenir ; la population est faite d’hommes, de femmes et d’enfants comme nous, et il n’y aura jamais assez d’argent pour tout reconstruire, organiser et multiplier les infrastructures. La pauvreté, la peur et l’ignorance sont les véritables responsables de la haine. Le gouvernement pakistanais est surveillé de près par la communauté internationale, et l’argent de la banque mondiale leur parvient sous certaines conditions, comme notamment : la chasse aux terroristes, poursuivis, dénoncés et arrêtés tous les jours. Le Pakistan n’est pas un pays conquérant mais un pays en voie de développement. Il faut l’aider.
Peshawar
Notre arrivée à la station de bus est fracassante avec nos visages effarés et perdus sous nos gros sacs, au milieu de tous ces pachtounes enturbannés. Un petit groupe se forme bientôt autour de nous, avec sourires de bienvenue, et nous aide en expliquant au conducteur du rickshaw comment nous emmener à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec des voyageurs déjà croisés à Lahore. Le rickshaw traverse la ville puis nous dépose dans la rue indiquée. Un chemin, une cour derrière une boulangerie après un étroit passage où des jeunes jouent au criquet. Une arcade sur l’entrée d’un patio fleuri, des jeans et des tee-shirts qui sèchent sur un bout de nylon : c’est bien là. Nos amis sont installés sur une table en bois brut, gravée de noms, de dates et entourée de fauteuils, sous une pergola de vigne, en cette journée ensoleillée du 1er avril. Derrière, une porte à battants ouvre sur un dortoir où s’enfonce une quinzaine de lits dans la fraîcheur et la pénombre, clairsemée de minuscules fenêtres. Le proprio, un vieux monsieur à la barbe blanche, a des yeux de loup qui nous traversent en silence quand il circule en dandinant son corps bien portant, les mains croisées derrière son dos. Cette personne, à l’allure si sage, vend un peu d’opium et d’héroïne. Juste pour arranger. C’est pourquoi, les deux jeunes Danois qui sont là depuis une semaine n’ont pas décollé de leur lit. Ensuite, ils prendront un avion pour se déchirer avec de la coke en Colombie ou avec du crack en Thaïlande. Chacun son voyage. C’est vrai que le prix de l’héroïne incite à consommer, surtout qu’elle est pure. Et je sais bien que c’est bon, cette merde là. Certains diront que c’est dommage, mais je n’en prendrai pas. Quelques pipes d’opium, déjà, me gardent au lit jusqu’à des heures sans nom… Pour me bouger, je dois faire appel à la gourmandise, attisée par le parfum de spécialités délicieuses que je ne sens pourtant pas, mais que j’imagine tant je sais qu’elles m’attendent. Alors, c’est seulement en sortant de la boulangerie, le menton dans la crème, que j’aperçois la rue, la ville et me dis qu’il est temps de faire autre chose que de rêver… Nous sommes à Peshawar. La première ville en venant de Kaboul, en Afghanistan, par le seul passage praticable : la passe de Kyber dans les montagnes de l’Indu Kuch. Tous les envahisseurs, ainsi que les explorateurs, sont venus de par-là, puis par Peshawar. Des choses incroyables se voient encore ici aujourd’hui, dans cet espace multiculturel : fief des Pathans ou Pachtounes qui sont majoritaires dans la région, Peshawar est une ville d’affluence. Des Penjâbis viennent de la vallée de l’Indus, des Sindhis remontent du port de Karachi au sud, sur la côte de l’océan indien et quelques nomades Baloutches descendent des montagnes arides et désertiques de l’ouest, en direction de l’Iran. Voilà pour les Pakistanais. Ensuite, viennent les ethnies afghanes tout aussi nombreuses. On trouve des Tadjiks aux yeux bridés qui descendent des régions proches de la Chine. Des Hazaras, des Nouristanis et des Ismaéliens du Centre et du Nord-Est de l’Afghanistan. Enfin venus des plaines du nord, les Turkmènes, Kirghizes et Ouzbeks se promènent, eux aussi, dans la ville marchande. Des peuples hétérogènes s’organisent donc ici, largement identifiables grâce à leurs traits et leur costume caractéristique mais aussi, quoique de façon moins visible, par leur langue et leur alphabet. L’ourdou est le langage officiel du Pakistan mais les Baloutches et les Afghans, pour ne citer qu’eux, utilisent l’alphabet arabe et écrivent en farsi. Le Pakistan et l’Afghanistan sont peuplés de minorités ethniques et confessionnelles. Leur Etat ne parvient pas à les cimenter en une unité nationale car toutes luttent encore entre elles, soit pour le pouvoir, soit pour l’indépendance ou encore, même, quelquefois pour la simple légitimité d’exister. Et cela contribue, comme on l’a vu, à renforcer les organisations islamiques, puisque l’islam est le seul drapeau qui puisse les rassembler. Le général Mousharaf, maître actuel du pays, s’est lancé, aux côtés des Etats Unis, dans la guerre contre les talibans et Al Qaïda. Son pouvoir est contesté par une partie de la population, ainsi que l’appui des Etats-Unis, mais il est maintenu au pouvoir grâce à une force armée imposante. Cela lui permet de recevoir l’aide de la communauté internationale et ainsi, de persévérer dans la démocratie, la lutte contre le grand banditisme, le terrorisme et la corruption tout en favorisant le développement économique. Le Pakistan a une croissance annuelle d’environ 6%. La France, en comparaison, a aujourd’hui une croissance de 0, 2%, autant dire nulle. L’Afghanistan, quant à lui, a une croissance en augmentation, mais l’argent provient pour un tiers des dérivés du pavot, sans réelle culture de substitution rentable… Les tirs de mitraillettes qu’on entend la nuit ne nous rassurent pas, même si notre hôte reste tranquille et dit qu’il n’y a pas de danger. Forcément, lui se remplit les poches. Dans le journal, assassinats, règlements de comptes et prises d’otages sont quotidiens. Le grand banditisme, comme partout, n’a pas intérêt à ce que le gouvernement s’impose. Il tente de créer la discorde pour continuer tranquillement ses affaires. Aujourd’hui, c’est la grève. Une nouvelle grève pour protester contre des réformes institutionnelles. Nous préférons ne pas sortir. Ambiance décontracte. Pression diffuse. Pakistan, le 02 avril 2005.
Petite promenade ce matin dans le vieux bazar de Peshawar. Il fait chaud, les ruelles étroites s'effilochent comme des brins de soie de toutes les couleurs. Pour passer plus inaperçu, j'ai mis le déguisement complet avec le chapeau pachtoune et je me promène au hasard du centre ville... Je vois les femmes en bourka choisir leurs strings et leurs petites tenues coquines… Elles ne doivent pas avoir grand chose dessous et puis, on ne voit que leurs yeux, mais quels yeux ! Voici, cachée, l'entrée d'un joli jardin qu’entoure un temple chrétien orthodoxe du XIIIème siècle. Je montre mon passeport. La kalache se baisse. Le sourire du gardien : – Christian ? – Yes, I'm French. – Ok come. Me voilà sur les bancs de ce petit temple dans un silence apaisant, avec un garde du corps, kalachnikov en bandoulière. Mais ici, même les magasins sont parfois protégés par des gardes armés. Et non pas seulement les temples. Ce garde règle seulement l’entrée du lieu. Chrétiens, en effet, nous sommes à l’honneur chez les Pakistanais puisque nous sommes des gens du Livre et Jésus est pour eux, lui aussi, un prophète… Cet après-midi, je vais pousser jusqu’au Smuggler Bazar dans la zone tribale, là où se vend, au kilo, le fameux haschich appelé shiras et, là aussi, où se fabriquent les armes. Alors, j’organiserai leur acheminement, par le réseau de contrebande libanaise, jusqu'en France où je ferai, cet été, mon coup d'Etat. Mais en attendant, je m'achète, au kilo, des fraises délicieuses, les trempe dans la crème et après ça les dévore délicatement une à une. Puis, je sirote une tasse de kawa, le thé vert de Chine aromatisé de cardamomes que j’accompagne d’un de leurs petits pétards tout frais qui rendent si léger et gai. Le tout, de la terrasse qui surplombe la petite place de Saddar Bazar. Pour le coup d'Etat, on verra demain...
La zone tribale
À quelques kilomètres de la ville, une semi-frontière indique le passage dans la zone tribale non administrée par le Pakistan. Elle s’étend jusqu’à la véritable frontière, sur la passe de Kyber, où sont regroupés les réfugiés afghans qui ont fui les talibans aussi bien que les bombardements américains. C’est dans cette zone que sont recrutés les terroristes et organisés des camps d’entraînement. C’est là aussi, tout près, qu’on a encore dernièrement bombardé un village, faisant une vingtaine de morts civils, pour atteindre, d’après un communiqué de presse américain, un des organisateurs des attentats du 11 septembre, qui se cachait là. C’est ici enfin, que sont fabriquées les drogues à base d’opium et les armes, dans des entreprises, et c’est le comble, que nous pouvons visiter… Un petit magasin, tout ce qui il y a de commun, avec en rayons, différents produits. Le patron, chauve et rasé, a une tête de Russe ou au moins de Kazakh. Il est habillé à l’occidental et ne quitte pas son téléphone portable. Pour faire le malin, il me met un kilo de haschich dans une main et un autre d’opium dans l’autre, pour que je goûte, avant de me demander, tout sourire, combien de kilos j’en veux. Après avoir choisi quelques grammes de chaque, que je paye une misère, et bien défoncé par tous les joints que ses acolytes roulent là dedans, le gentil monsieur m’annonce de faire extrêmement attention en sortant, et plus encore à la frontière, si je ne veux pas me retrouver en prison. Des policiers du gouvernement, en civil, se promènent partout et évidemment, choisissent les petits rigolos comme moi, pour leur faire cracher des tunes. Merci du conseil, mec, ça me rassure. Et en plus, vu que j’ai fumé, je n’ai pas du tout tendance à être parano... Il aurait mieux valu ne rien me dire et que j’avise, confronté à la situation, plutôt que d’y penser sans cesse et qu’en fait il n’arrive rien. Je sors du magasin par la porte de derrière, comme on m’indique, et je pars tête basse à travers le marché pour arrêter le premier bus en partance. Je ne fais pas le malin, cela va sans dire, mais enfin me voilà dans le bus et bientôt la frontière est passée. Le gars à côté de moi, un jeune aux yeux bleus avec une grande barbe blonde, me fixe depuis un moment entre consternation et émerveillement, pour finalement me marmonner du fond de la gorge : I’am al Qaïda ! Le pauvre gars n’avait certainement jamais vu d’occidentaux et ne s’attendait pas à en trouver un, assis à côté de lui dans ce bus. Il me sourit maintenant qu’il a craché son morceau, bien que d’une façon un peu troublante… Un espion américain en train de se foutre de ma gueule ?! Comme j’essaie d’entamer la discussion, je me rends compte qu’il ne sait rien dire d’autre en anglais. Mais mes questions attirent l’attention d’un autre gars debout qui, lui, parle parfaitement anglais. Je veux qu’il fasse l’interprète, enthousiasmé que je suis de rencontrer un membre supposé de la fameuse organisation, mais ils s’embrouillent très vite et le jeune étudiant debout a bien trop de questions à me poser pour perdre son temps avec l’autre qui paraît finalement peu intéressant. Je ne sais pas, d’ailleurs, s’il m’apprendrait quelque chose que les médias n’aient pas déjà raconté, amplifié. Je ne sais pas si je n’en sais pas sur Al Quaïda plus que lui-même car la presse ne parle que de ça depuis les attentats. Terrorisme par-ci, islam par-là ! Enfin, il n’a pas de haine puisqu’il me regarde avec un sourire ravi, heureux de me rencontrer, comme si nous devions bientôt disputer une partie de criquet et que nous appartenions chacun au camp opposé. Soit il se fout de ma gueule, soit je ne comprends rien et on nous raconte des conneries. Mais je pense surtout que nous prenons ça trop au sérieux. Ce gars-là n’ira pas poser des bombes dans nos pays. La pression monte à force d’en parler tout le temps, la pression monte comme si on voulait d’autres bombes, comme si on cherchait des ennemis pour nous faire la guerre. Oui, c’est exactement ce que nous faisons car, partout dans le monde, on suit les mêmes informations, qui en rajoutent tout le temps, qui montrent le pire et je me demande si ce n’est pas ça qui nous excite tous… Afghan de Kaboul, l’autre jeune ainsi rencontré, étudie l’informatique dans l’université de Peshawar, avec une petite bourse de l’Etat qui lui permet de louer un appartement où il m’emmène boire le thé. Nous passons la soirée à discuter vivement de tout ce que je viens de vous raconter, si bien qu’il veut m’emmener le lendemain dans sa famille à Kaboul, me promettant qu’il n’y a rien à craindre, que son magnifique pays, encore sous perfusion financière internationale, va sortir du sous-développement grâce à la motivation des jeunes universitaires et surtout, s’ils ne sont pas abandonnés aux mains des extrémistes. J’étais d’accord évidemment pour me rendre à Kaboul avec lui, mais nous avons oublié une chose importante : le visa ! Il n’y a pas moyen de passer la frontière en disant simplement, je vais faire un tour et reviens dans quelques jours. Il faut un tas de paperasses, plusieurs jours d’attente et aussi, une bonne vieille prise de sang !? Quelle idée détestable ces frontières politiques qui séparent des peuples communs et réunissent des ennemis irréconciliables…
À Peshawar, comme partout au Pakistan, on ne peut pas demander un renseignement sans être immédiatement conduits où on veut aller, sans être invité à boire le thé et, toujours, sans possibilité aucune de rendre quoi que ce soit. Hospitalité, solidarité, personne ne vous laissera tomber. Au contraire, chacun prendra un peu de son temps pour vous faciliter les choses, vous aider du mieux qu’il peut… Je cherchais un magasin de chapeau. En voulais un pachtoune, depuis que les médias français ont fait des documentaires sur le commandant Massoud - toujours avec son chapeau - que nous avons financé pour la lutte contre les Soviétiques et ensuite contre les talibans, avant qu’il ne se fasse exécuter la veille des attentats du 11 septembre. Il était l’idole de la résistance afghane, candidat de la démocratie et surtout le plus grand opposant aux talibans contre qui il tentait de rassembler une nouvelle fois le peuple. L’attentat qui l’a tué, le 10 septembre 2001, est une coïncidence qui n’en est pas une… Bref, je voulais ce chapeau, que beaucoup portent ici mais je ne trouvais pas, dans les ruelles commerçantes du centre ville, de magasins qui en vendaient. C’est ainsi que nous avons rencontré un grand monsieur, homme de prestance, dignitaire de la région, qui est venu avec nous à travers la ville, s’est engagé dans les négociations sur le prix du chapeau - je ne sais même plus qui, de nous ou de lui, a payé - puis il nous a emmenés dans une tchaïkhane prendre le thé et discuter paisiblement. Enfin, il voulait nous raccompagner jusqu’à notre hôtel en bus, même si, discrètement, il regardait sa montre. Tout ce temps pris pour nous servir, alors qu’il devait avoir tant de choses importantes à faire, montre à quel point les Pakistanais ne sont pas des barbares comme veut bien le dire la presse, et comme ils sont passés maîtres de l’hospitalité. Nous avons eu bien du mal à lui refuser de nous raccompagner et il nous a serré chaleureusement la main avant de disparaître dans la foule. C’est ainsi chaque fois que vous demandez un renseignement et c’est avec un énorme plaisir qu’on vous répond et vous aide. C’est un devoir pour eux de pratiquer l’hospitalité, c’est exact, mais c’est tellement rentré dans les mœurs qu’ils y prennent un plaisir immense et en obtiennent une satisfaction profonde.
Notre temps à Peshawar est écoulé. Demain matin, nous reprenons la route d’Islamabad pendant que d’autres poursuivent leurs démarches pour se rendre en Afghanistan. Un Argentin, notamment, qui profite de l’hospitalité des mosquées où il dort le plus souvent, pour continuer son apprentissage théologique de l’Islam. J’ai beaucoup de regret de ne pas me rendre en Afghanistan après nous être tant attachés aux Pakistanais. Le voyage promettait d’être exceptionnel car les Afghans que nous voyons et que nous rencontrons semblent eux aussi très chaleureux. Enfin, ce sera pour un autre voyage. Nous ne verrons pas Kaboul, non plus Mazâr-E Charif, Kandahar… Mais, nous verrons Quetta, ensuite les villes légendaires de Chiraz, d’Ispahan en Iran, si demain nous avons notre visa. Et puis on ne peut pas tout voir. Apprendre à se satisfaire ! Apprendre à se satisfaire ! Ça ne rentrera pas !
Retour à Islamabad.
Notre passage dans la capitale, à l’aller, a été rapide. Le temps de déposer notre demande de visa à l’ambassade d’Iran et nous repartions sur la route de Peshawar. Une amie d’une amie d’une amie iranienne a proposé de nous donner ses coordonnées à Téhéran. L’ultime chance de rentrer dans ce pays qui n’accepte pas facilement de donner un visa touristique à des occidentaux, tout en promouvant le tourisme dans les pays arabes davantage susceptibles d’apprécier à sa juste valeur l’art perse… Nous verrons bien et sinon, nous trouverons une autre solution... La prise de sang pour l’Afghanistan… Ou bien, le visa de transit qu’on ne peut normalement pas nous refuser une fois arrivés à la frontière iranienne. Mais ce visa ne nous laissera que sept jours pour traverser le pays, ce qui serait regrettable. Le minibus nous dépose à Rawalpindi sur une vaste plaine où les véhicules motorisés ont remplacé définitivement les caravanes de dromadaires qui y ont pourtant séjourné durant des siècles. Les temps changent. Aujourd’hui, ils changent très vite. Ainsi, tous les voyageurs qui sont passés ici ont vécu une histoire différente, bien que cet itinéraire ait été parcouru et raconté des centaines de fois. En voilà une de plus… Visa iranien obtenu. 5 .000 roupies pour un bout de papier collé sur notre passeport. On s’offre le plus prestigieux restaurant de la ville. Arrivés en taxi devant l’hôtel Palace, nous empruntons l’allée illuminée jusqu’à l’entrée du grand hall où une nuée de pétasses nous ouvrent les portes du luxueux salon. Derrière des fontaines et des lumières tamisées, des hommes traitent leurs affaires. Ces barbus en cravate et lunettes teintées me font penser aux mafieux bulgares affichant sans crainte leurs magouilles et leur fortune. Prière de nous asseoir autour d’une table dignement dressée. Le repas est frugal. Une gorgée d’eau avalée est immédiatement remplacée. Dommage qu’ils ne servent pas de vin. 600 roupies chacun, environ 10 euros pour pas grand-chose. Les kilos égarés le long de ce voyage ne seront pas repris ici. Il faudra attendre de rentrer chez maman…
Retour sur mon lit. Tombent en s’émiettant, virevoltant, les morceaux de peinture du plafond, sur mes mains comme des mots. Sur mes yeux fermés. Mes rêves sont agités. Islamabad est un carrefour. Au nord, en s’enfonçant dans les montagnes, on rejoint Gilgit puis la Chine. Deux semaines, tout au moins. Arrêtés parfois par des éboulements. Des ponts écroulés dans l’écume de la fonte des neiges. Par l’armée. La montagne. Le froid et l’hiver. La boue et la misère. Je ne veux pas aller au nord. J’abandonne Daoud et prends la route de l’ouest. Te rejoindre. Nos chemins ne se croiseront pas, m’as-tu écrit. « Je ne t’attendrai pas. Je n’aime pas attendre. Je suis impatiente... » Et moi, tu me saoules. Je ne vais pas te courir après. Je ne vais pas te rejoindre sur un coup de tête. Nous sommes maintenant séparés depuis un mois. Et encore deux mois minimum de terre inconnue restent à franchir pour tes beaux yeux. Des yeux que je verrai dans les céramiques de Mechhed, dans les eaux pures des oasis, dans les mirages du désert. Ça me suffira. Où sont les belles promesses d’une relation qui devait être libre dans l’espace et dans le temps. Nos chemins ne se croiseront pas, alors. Va te faire foutre si tu n’es pas capable de poireauter sur une chaise longue de la Méditerranée, que je te retrouve nue et bronzée un soir de printemps turc ou grec. Va ton chemin et ne m’écris plus pour me dire que tu t’ennuies de moi, que tu te morfonds de solitude, que tu as envie de me voir maintenant et peut-être plus, bientôt. Crois-tu que je serais assez con pour traverser l’Iran, sans la voir, pour une femme qui m’abandonnera dès qu’elle sera lasse... Oui, je suis assez con. Oui, je prends la route de l’ouest. Le train traverse la moitié du pays, les palmeraies des confluents de l’Indus, le blé vert du printemps dans les plaines, les champs de coton de Faisalabad, les marchés de Sukkur, l’entrée dans les roches dorées du Baloutchistan, les précipices de Sibi, les tunnels, les check points, les barbes et les kalachnikovs. Autant de paysages qui défilent comme les sentiments de mon cœur. Rien de meilleur qu’une ouverture dans un compartiment de train pour les jeter un à un dans l’oubli. En arrivant à Quetta. J’ai changé d’avis. Tu feras bien ce que tu veux. Et moi aussi.
Baloutchistan Quetta.
Daoud est finalement resté avec moi. Armand et Julie, partis quelques jours avant nous, nous accueillent à la gare de cette ville qui nous effrayait tant, dans l’ordonnancement de notre voyage. Depuis Istanbul, nous parlions de la ville des talibans au Pakistan. La ville anti-occidentale… Et puis… Nous y sommes. Quelles gueules ils ont, c’est impressionnant ! Ces regards, ces visages, ce style ! Longs turbans qui tombent, barbes superbement taillées, yeux clairs sur peau tannée, cisaillée, couleur de cendres. Dignes comme des boucs, balafrés, sévères… et puis souriants, une paille dans la bouche sirotant un coca cola ! Une image incrustée dans ma mémoire mais que j’aurais bien voulu montrer au monde qui m’entoure. Ces vieux bougres, taillés dans le roc de la montagne, dont les mains sont plus larges que des pelles, la barbe mouillée par des bulles de coca cola ! Il faut traverser des paysages lunaires, des champs de rocs et de sable, des montagnes hirsutes, déchirées sous un ciel bleu piqué de vautours, pour boire ça ! Du coca cola ! Une terre inhospitalière dans un monde séparé du monde à l’infini des montagnes et du désert. Un canal ensablé et vibrant de moustiques, l’ombre de quelques arbres et le terminus d’une gare suffisent, dans ces lieux, pour établir une ville plus légère qu’un songe dans un cirque de montagnes absolument nues et disproportionnées. Une ville éparse, légère, pleine de répit, où d’innombrables pacotilles arrivées là à mesure des années s’accumulent comme dans un grenier poussiéreux. L’échine de la ville, Jinnah Road, l’avenue principale, semble appartenir à un décor de western avec ses bâtiments sans étage et ses vitrines en bois vernis. Des vieillards enturbannés, de grande prestance, flottent sur des vélos silencieux*. De vieilles roulottes en bois, séchées à craquer par le soleil, promènent des épaisseurs de tissus en forme de femmes dont les yeux sont les fenêtres des prisons. Quetta : 1.800 mètres d’altitude, 200.000 âmes, et quelques chameaux. La Perse dort dans son manteau de sable à 800 km à l’ouest d’un désert hostile. Au nord, une petite route militaire traverse la zone des cultures, s’engage dans une plaine aride puis s’élève jusqu’au col de Kodjak et aux massifs de la frontière afghane. Au nord-est, un embranchement de la voie ferrée gagne Fort Sandeman au pied des Monts du Waziristân. Quelques clans Pathans les habitent avec leurs troupeaux de chèvres et de chameaux qui, la transhumance venue, gagnent la passe de Bolan sur la route du sud et descendent dans les prairies douces de l’automne. Voilà pour les points cardinaux. Rien ne pèse sur la ville solitaire, distante de plusieurs centaines de kilomètres de tout autre rassemblement humain*. Elle vit donc à l’écart du monde, dans une échelle de temps étendue comme le désert, et dont la quiétude est seulement bouleversée lors de tremblements de terre…
À l’heure dite, une douzaine de croyants, tout en barbe et en prière, s’agenouillent sur un carré de pelouse, dans la cour de l’hôtel. Le thé servi, on reprendra la discussion où on l’avait laissée. Daoud et Armand chatouillent la guitare dans la chambre et je l’entends rire. Julie s’est attelée aux Cavaliers de Kessel. J’essaie de faire des ronds de fumée, sans pour autant y parvenir, accoudé à la rambarde de l’étage, tantôt plongé dans l’observation de la montagne, derrière lesquelles le soleil disparaît dans les champs de prières, tantôt dans le théâtre de la rue où quelques bergers nomades, droits sur leur monture et suivis de leurs chèvres, défilent en soulevant la poussière. Poussière aussitôt déposée sur les fruits et légumes de l’épicier iranien, aussitôt soufflée par son boy de dix ans qui ressemble à mon petit frère. Quand je descends prendre le thé, il s’assoit en face de moi, tout sourire, pour partager ses bonbons, partager son plaisir… Il me ramène à des milliers de kilomètres, là où j’ai laissé mon enfance, dans cette petite chambre qui n’aura pas changé, loin derrière ces montagnes où, déjà, la nuit est tombée. Alors, je revois la maison, les rivières, les champs, les forêts qui m’ont vu grandir et qu’il me tarde de redécouvrir. Le voyage m’a montré finalement à quoi ressemblait chez moi, de quoi était faite ma vie et quels étaient les gens qui comptaient pour moi. Par comparaison, avec la distance, on s’éloigne seulement pour mieux voir, pour apprécier davantage ce que nous avions trop vu et trop entendu.
Voyager. Être nomade. Chaque semaine entrer dans une nouvelle atmosphère, découvrir un autre monde. Si longtemps. Tant de fois. Perdus dans les paysages, dans les villes. Survoler les hommes, leur environnement, leurs motivations et leurs âmes. Vivre de leurs illusions. Partager leurs univers. Au moins quelques instants. Mais rien de tout cela ne t’appartient. Ce n’est que la vie des autres. La tienne ne peut être faite de tous ces morceaux qui, ensemble, n’ont aucun sens. Tout s’agite et tu restes là, à contempler. Indifférent. Inutile. L’eau reflète sans même se troubler. Miroir, voleur d’images et d’émotions. Le décor te prête un instant ses couleurs…Devenir invisible. S’oublier. Apprendre de l’infini en accord avec le temps. Et puis rentrer. Rentrer avec tout ce désordre. Avec toutes ces idées. Ces rêves qui seront comme ceux d’un autre…Ce n’est pas un retour, seulement un autre lieu du voyage où l’on est déjà passé. La vie est un voyage. Ce n’est pas un retour mais une nouvelle arrivée. La vie, là-bas, aura changé à jamais. Ce qu’on a connu ne se matérialisera plus. Il n’y a plus rien de stable. Rien, depuis si longtemps, à quoi s’accrocher. Tout se ressemble. Rien ne s’assemble. Tout s’est écroulé. Quelque chose renaîtra derrière. Une nouvelle personne est née…
À qui sait attendre.
Les têtes d’agneaux sont entassées sur une table, tirant la langue aux passants, les yeux clos. À côté, quelques marchands de maigres légumes, d’épices essentielles et de vieilles étoffes dans un marché oublié au fond d’un quartier. Puis des armes, lasses de faire la guerre, qui se reposent allongées les unes contre les autres. Nous sommes au marché du quartier des réfugiés afghans qui sont nombreux dans la ville de Quetta proche de celle de Kandahar. Avec ces armes, autres déserteurs d’une guerre qui n’en finit pas : ceintures, casques, chaussures, drapeaux américains. Puis encore, ici et là, babouches retapées, chemises défraîchies, rapiécés et… broderies, dentelles sur étoffes raffinées, mêlées aux chiffons… Mes yeux ne lâchent plus ce bout de tissu camouflé sous les nippes. Je l’en sors, l’admire, telle une fragile princesse oubliée dans un monde de guerriers. Broderies vraiment fines. Long travail sur un tissu de qualité qui, si nous n’étions pas dans ce taudis, passerait aisément pour de la soie. En fouillant bien, nous dégotons quelques robes uniques au monde. Combien pour celle-ci ? Oh, pas grand-chose. Ce bazar ne vend que les biens de démunis qui ne désirent plus que manger. Le commerçant voisin, avisé des singuliers visiteurs, vient dire bonjour. Assis sur les tapis devant la devanture de planches, nous buvons le thé ensemble en bavardant car ici, le commerce est avant tout une relation sociale. Puis, chacun des commerçants vient nous présenter ce qu’il a de plus beau en robes. Souvent, ce qui leur semble beau ne nous plaît pas et ce que nous choisissons leur paraît dénué de valeur. Finalement, nous achetons cinq robes dentelées, brodées et colorées. Les Afghans sont contents, ils ne pensaient jamais les vendre. Aujourd’hui, à Kandahar, on ne porte plus ce style car il laisse la nuque nue... En France, nous n’en sommes pas là. Elles seront portées avec fierté. Leur prix est moins élevé que celui du nettoyage. Au pressing, l’homme nous dévisage de toute sa moustache. Combien pour nettoyer cette robe ? Il déplie, regarde, réfléchit : « 100 roupies. » « Non, non, c’est plus cher que le prix d’achat, nous en avons cinq alors combien pour le lot ? » « 500 roupies. » Le bougre ne veut rien lâcher. Il est froid et intransigeant. Sur son visage semble marqué, si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Il n’y pas d’ailleurs. On essaie de négocier encore mais il n’y a rien à faire. Ok alors, pour 500 roupies. Mais tachez que ce soit bien fait. « Quand pourrons-nous venir les chercher ? » « Demain. » Le lendemain, nous achetons cinq nouvelles robes en retournant au marché afghan. Les marchands nous les avaient mises de côté après les avoir retrouvées dans leur souk. Discussion, thé, nous retournons ensuite à ce que l’on pourrait appeler le pressing. Le monsieur nous reçoit toujours sans sourire. Les robes ne sont pas prêtes. Combien pour les cinq nouvelles ? 500 roupies de plus, il dit comme si on était vraiment des cons. Pas moyen de négocier à nouveau. Heureusement qu’on ne les a pas payées cher. Nous devons revenir le lendemain. Elles seront prêtes. Nous repoussons donc notre départ. Déjà plus d’une semaine que nous sommes dans cette ville. En attendant, les jeunes du café Internet me font écouter de la musique dans la journée et, le soir, on parle ensemble de tout et de rien mais aussi de politique, de religion alors que ces sujets sont assez tabous. Celui qui tient le café a fait ses études à Karachi, la plus grande ville du pays sur la côte de l’océan indien, qu’il compare à une ville américaine. Puis il est revenu dans sa ville natale où il tente aujourd’hui d’organiser de petites manifestations culturelles autres que religieuses. Une nouvelle personne qui aimerait que ça change mais il sait devoir laisser le temps au temps. Les anciens demeurent ceux qu’on doit avant tout respecter. On ne bouscule pas des mœurs millénaires en une journée. À la fin de sa vie, il énumérera les choses qui auront changé. Et lui-même devra alors être à son tour respecté. Ainsi, rien ne doit aller trop vite, plus vite que le cycle des générations… Pourtant, chez nous, les anciens disent souvent être dépassés. Il est minuit passé quand je le quitte. Le lendemain, nous nous rendons au pressing, nous attendant à trouver les mêmes visages fermés et méprisants. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Les robes sont prêtes, emballées très proprement. Nous sommes priés de passer derrière le comptoir du magasin. Alors, on nous paie le thé, l’incontournable joint de haschich et on s’ouvre enfin, jusqu’à nous traduire les messages des infos régionales de la télévision qui se divulguent au moment même. Avant de partir, gênés, nous recevons en cadeau deux shawar kamiz neuves qui valent, chacune d’elle, plus que le prix des robes et des nettoyages réunis… Dernier jour à Quetta
À l’étage enfumé d’une tchaïkhane, dans le brouhaha de voix d’hommes, quelques jeunes chrétiens entreprennent de monopoliser notre attention. Rien ne permet de les différencier des autres personnes avec qui nous bavardons car tous portent la barbe. Ce n’est qu’une fois sortis du bar, alors qu’ils insistent pour nous emmener dans leur quartier, qu’ils nous montrent une petite croix sur leur torse, accrochée au bout d’une chaînette. Nous sommes en effet, nous aussi, chrétiens de culture mais rien ne permet d’affirmer que nous le sommes encore aujourd’hui… Ce serait long de leur expliquer. Nous les suivons donc à travers les rues et allons visiter en premier la petite église qui n’est rien d’autre qu’une salle de classe avec un tas d’ornements peints et dessinés par la population jusqu’au tableau de Jésus qui arbore, ce qui est rare, un grand sourire. Dans la rue, nous partageons une partie de baby-foot avec les gamins du quartier. Il est assez rare en Inde et au Pakistan de trouver des adeptes du football. Il y en avait à Goa seulement, sans doute après la longue présence portugaise. Les footballeurs se ressemblent malgré tout de par le monde. Très vite, la partie se transforme en un match capital de world cup entre la France et le Pakistan. Les jeunes supporters sont au comble de l’agitation et une bagarre de petits poings éclate bientôt entre les enfants, nombreux autour du jeu. Les acclamations pour Zidane résonnent mais trop tard. C’est l’échec ; la France perd. Et il n’y aura pas de match retour cette année. Le calme revient et le championnat de rue pakistanais peut reprendre… L’étage d’une maison de la même rue sert de salle de musique. On nous fait visiter puis nous asseoir, avant de nous servir le thé pour patienter, le temps que des enfants courent chercher des musiciens pour improviser un concert. Toute la rue est au courant de notre présence et les enfants, surtout, se montrent derrière la petite fenêtre pour nous regarder. Le concert est vraiment sympathique. Mélange de musique traditionnelle pakistanaise, de chansons d’églises et…la musique du film Titanic. Original. Original aussi de se trouver ici, adoptés, invités à manger, à dormir et à rester indéfiniment. Un autre regard sur la religion chrétienne laissée à l’abandon dans ce coin du monde. Dans la nuit avancée, nous traversons une dernière fois cette ville pour rejoindre l’hôtel. J’ai le sentiment de les avoir abandonnés. En marchant dans la rue, les images de nos journées se superposent à celles de cette nuit. La ville est nue sous les étoiles, les rues balayées par le vent piquant, le quartier chrétien sans les enfants, le marché afghan sans couleur et sans vie, le boulevard des banques et des hôtels sous la lumière fade des néons. Abandonnés à jamais, puisque demain nous partons.
Khuda hafiz Pakistan.
En quittant Quetta en fin d’après-midi, le soleil effleurait déjà l’horizon et rendait aux roches pourpres la couleur des cendres rougeoyantes. La route s’élançait tel un rail de fête foraine entre les crêtes monumentales, s’ouvrant et se refermant, montait aux cols et dévalait les plaines sans fin. Je regrettais déjà de traverser le désert du Baloutchistan de nuit... Que n’avais-je pas vu : assurément montait aux astres, la Lune, d’une rondeur et d’une clarté qui, du fait de notre altitude, m’hypnotisait comme une prodigieuse illusion. J’ai su alors que ma nuit serait blanche. Plaines de sable, de cendres, roches striées, acérées, géantes, villages confondus, troupeaux dispersés, ombres enturbannées, barbes dessinées. Le tout d’un gris léger et doux sous l’œil fascinant de notre corps céleste. Paysages époustouflants ! Notre bus filait à travers les ornières. Les heures s’écoulaient sans qu’un bâillement ne fasse cligner mes paupières. Mes pensées de clair de Lune emplissaient mon esprit d’une sérénité à toute épreuve. Une nuit d’amour ! Le bleu sombre de la nuit s’éclaircissait déjà en rose humide du matin. Les bras écartés au vent, le visage rafraîchi par les ablutions, je n’étais que béatitude et ma prière à moi n’en était que plus profonde. Un matin de voyage où, plus prompt que le soleil lui-même, j’embrassais cette journée née devant moi. Mon désir de la vivre me brûlait plus encore que les premiers rayons aveuglants du soleil blanc des déserts. Nous rentrions triomphants, ivres de nouvelles connaissances, dans cet énigmatique pays qu’est l’Iran ! Rien ne pouvait me rendre plus vivant et plus libre qu’une telle nuit. Un souvenir me revint alors, une question, une seule, qui fit s’effondrer en moi l’espoir, ce jour-là, avec celle que je souffrais d’aimer : Que vas-tu chercher là-bas que tu n’as pas ici ? Sans rien dire, je suis parti. Les mots ne pourront jamais décrire ne serait-ce que le parfum du vent et son corps remplacer les sensations que j’éprouve en voyageant.
* Nicolas Bouvier
Croisière sur le MSC Splendida du 29 décembre au 9 janvier 2010 English translation pending
Bonjour,
Qui part Croisière sur MSC Splendida du 29 décembre au 9 janvier 2010 ?
Y a t il des personnes sur le forum msc splendida pour la croisière du nouvel an?
Le trajet:
Date Port Arrive Depart Tue 29/12/09 Genoa / Italy 17:00 Wed 30/12/09 Barcelona / Spain 13:00 19:00 Thu 31/12/09 At Sea Fri 01/01/10 Casablanca / Morocco 08:00 22:00 Sat 02/01/10 At Sea Sun 03/01/10 Sta. Cruz (Tenerife) / Spain 09:00 16:00 Mon 04/01/10 Funchal (Madeira) / Portugal 09:00 17:00 Tue 05/01/10 At Sea Wed 06/01/10 Malaga / Spain 07:00 14:00 Thu 07/01/10 At Sea Fri 08/01/10 Civitavecchia (Rome) / Italy 09:00 19:00 Sat 09/01/10 Genoa / Italy 09:00
Qui part Croisière sur MSC Splendida du 29 décembre au 9 janvier 2010 ?
Y a t il des personnes sur le forum msc splendida pour la croisière du nouvel an?
Le trajet:
Date Port Arrive Depart Tue 29/12/09 Genoa / Italy 17:00 Wed 30/12/09 Barcelona / Spain 13:00 19:00 Thu 31/12/09 At Sea Fri 01/01/10 Casablanca / Morocco 08:00 22:00 Sat 02/01/10 At Sea Sun 03/01/10 Sta. Cruz (Tenerife) / Spain 09:00 16:00 Mon 04/01/10 Funchal (Madeira) / Portugal 09:00 17:00 Tue 05/01/10 At Sea Wed 06/01/10 Malaga / Spain 07:00 14:00 Thu 07/01/10 At Sea Fri 08/01/10 Civitavecchia (Rome) / Italy 09:00 19:00 Sat 09/01/10 Genoa / Italy 09:00
Retour de l'hôtel Grand Paradise Playa Dorada le 9 mars 2009 English translation pending
Bonjour tout le monde.
Nous sommes de retour du Grand Paradise (retour le 9 mars) nous sommes partis un groupe de 12 personnes donc plus de chance de voir les problèmes. J'aimerais mettre à jours les données pour cette hotel. Pour rassurer les gens qui tout comme moi ont fait le tour des forums disponible avant leur départ et qui ont une certaine crainte.
Je dois vous dire que nous avons passer deux semaines magnifiques. 😎 Pour ce qui est de l'hotel il est certain qu'il y a eu quelques problèmes mais rien de très graves. Les problèmes que nous avons eu sont aussi survenus da les hotels des environs donc ce n'est pas relier uniquement à cet hotel, comme certains semble le prétendre.
Lors de l'arrivé il y a eu deux couples qui ont du attendre un peu avant d'avoir la leur, il faut dire que l'heure de départ pour les chambres est 13h00 alors quand nous arrivons le matin il est possible que votre chambre ne soit pas prête. Ils ont fait la demande pour être au premier étage et ils l'ont eu.
Durant notre séjours il y a eu problème d'eau chaude. Certain bloc avait au chaude mais non bouillante tandis que d'autre juste eau froide. Tout était relatif au moment ou vous preniez votre douche. Sur les heures de grande achalandage il est certain que c'était plus difficile mais sinon c'était très convenable.
Les chambres sont magnifiques. Tout est refait en neuf, salle de bain de marbre et ameublement neuf. Pour ceux qui se posent la question non nous n'avons eu aucune bestiolles, ni rongeur.... Les chambres sont équipés de fer à repasser, d'un petit frigo ainsi que de réveille matin. Dans les jours suivant notre départ ont devait avoir les séchoirs à cheveux.
La nourriture est excellent, mais malheureusement il manque un peu de variété. Il n'y a plus comme les années précédentes des choix différents tout les jours soit américain, un jour italien l'autre jour etc... Mais sinon il est possible de faire changement en profitant des restaurant l'Eden qui est pratiquement sur la plage ( il est possible à l'Eden, le mardi soir de faire réservation pour souper d'amoureux directement sur la plage pour 100$) et le resto italien dont j'oublie le nom🤪. Pour les mélancolique il y a toujours possibilité de manger de la poutine sur la plage en allant à un petit restaurant qui est sur la plage près du marché aux puces pour un prix très abordable. Ce sont deux jeunes québécois qui s'occupe de nous faire ce petit plaisir.
La plage est magnifique. Lors de grand affluence il faut aller réserver nos chaises assez tot. Les vendeurs de babilloles (cochonnerie pour loa belle mère comme ils se plaisent à la dire) sont un peu fatiguant mais sont grandement pardonnés par leurs sens de l'humour et leur gentillesses. De la plage vous avez directement accès à deux restaurants et deux bars. Il y a de l'animation tout les jours sur la plage.
L'endroit est propre et le personnels que ce soit ceux de l'animation, des bars, des restaurants, du ménage ou de la réception très sympatique toujours à l'affut de nos demande. Les d'animateurs sont surper! Nous avons eu bien du plaisir avec eux. Quand vous vous rendrez à la plage n'oubliez pas de saluer Allen au bar vous passez devant. Le soir pour vous mes dames réserver votre danse avec Beauty et je vous garantie que vous allez plus rire que danser. Pour les messieurs Chocolate est celle qu'il vous faut un petit bout de femme fort gentille.
Pour faire un peu vite je vais vous faire la liste des plus et des moins pour cette hotel.
Pour les moins il y a l'eau chaude.
Pour les plus il y a tout. Le personnel, la propreté, la nourriture, l'animation quand je dit tout c'est tout.
Par contre pour les excursion je vous conseil de vous rendre à Oggie Plaza et rencontrer Puchi de AJ tour. Très bon prix... Il fait tout une différence. De 20$ à 40$ de différence par personnes pour les excursions. Un peu difficile à trouver dans Plaza mais demander et ont vous guidera.
Je sais que j'oublie surement une grande quantités d'informations mais si je continue vous allez me croire vendu à cet hotel.
Nous y retournons l'an prochain mais cette fois en famille car sur ce site il y a autant des famille, des couples et des personnes plus agées et je crois que tous en ont pour leur gout et besoin.
Si vous avez encore des crainte ou question il me fera plaisir de vous répondre.
Nous sommes de retour du Grand Paradise (retour le 9 mars) nous sommes partis un groupe de 12 personnes donc plus de chance de voir les problèmes. J'aimerais mettre à jours les données pour cette hotel. Pour rassurer les gens qui tout comme moi ont fait le tour des forums disponible avant leur départ et qui ont une certaine crainte.
Je dois vous dire que nous avons passer deux semaines magnifiques. 😎 Pour ce qui est de l'hotel il est certain qu'il y a eu quelques problèmes mais rien de très graves. Les problèmes que nous avons eu sont aussi survenus da les hotels des environs donc ce n'est pas relier uniquement à cet hotel, comme certains semble le prétendre.
Lors de l'arrivé il y a eu deux couples qui ont du attendre un peu avant d'avoir la leur, il faut dire que l'heure de départ pour les chambres est 13h00 alors quand nous arrivons le matin il est possible que votre chambre ne soit pas prête. Ils ont fait la demande pour être au premier étage et ils l'ont eu.
Durant notre séjours il y a eu problème d'eau chaude. Certain bloc avait au chaude mais non bouillante tandis que d'autre juste eau froide. Tout était relatif au moment ou vous preniez votre douche. Sur les heures de grande achalandage il est certain que c'était plus difficile mais sinon c'était très convenable.
Les chambres sont magnifiques. Tout est refait en neuf, salle de bain de marbre et ameublement neuf. Pour ceux qui se posent la question non nous n'avons eu aucune bestiolles, ni rongeur.... Les chambres sont équipés de fer à repasser, d'un petit frigo ainsi que de réveille matin. Dans les jours suivant notre départ ont devait avoir les séchoirs à cheveux.
La nourriture est excellent, mais malheureusement il manque un peu de variété. Il n'y a plus comme les années précédentes des choix différents tout les jours soit américain, un jour italien l'autre jour etc... Mais sinon il est possible de faire changement en profitant des restaurant l'Eden qui est pratiquement sur la plage ( il est possible à l'Eden, le mardi soir de faire réservation pour souper d'amoureux directement sur la plage pour 100$) et le resto italien dont j'oublie le nom🤪. Pour les mélancolique il y a toujours possibilité de manger de la poutine sur la plage en allant à un petit restaurant qui est sur la plage près du marché aux puces pour un prix très abordable. Ce sont deux jeunes québécois qui s'occupe de nous faire ce petit plaisir.
La plage est magnifique. Lors de grand affluence il faut aller réserver nos chaises assez tot. Les vendeurs de babilloles (cochonnerie pour loa belle mère comme ils se plaisent à la dire) sont un peu fatiguant mais sont grandement pardonnés par leurs sens de l'humour et leur gentillesses. De la plage vous avez directement accès à deux restaurants et deux bars. Il y a de l'animation tout les jours sur la plage.
L'endroit est propre et le personnels que ce soit ceux de l'animation, des bars, des restaurants, du ménage ou de la réception très sympatique toujours à l'affut de nos demande. Les d'animateurs sont surper! Nous avons eu bien du plaisir avec eux. Quand vous vous rendrez à la plage n'oubliez pas de saluer Allen au bar vous passez devant. Le soir pour vous mes dames réserver votre danse avec Beauty et je vous garantie que vous allez plus rire que danser. Pour les messieurs Chocolate est celle qu'il vous faut un petit bout de femme fort gentille.
Pour faire un peu vite je vais vous faire la liste des plus et des moins pour cette hotel.
Pour les moins il y a l'eau chaude.
Pour les plus il y a tout. Le personnel, la propreté, la nourriture, l'animation quand je dit tout c'est tout.
Par contre pour les excursion je vous conseil de vous rendre à Oggie Plaza et rencontrer Puchi de AJ tour. Très bon prix... Il fait tout une différence. De 20$ à 40$ de différence par personnes pour les excursions. Un peu difficile à trouver dans Plaza mais demander et ont vous guidera.
Je sais que j'oublie surement une grande quantités d'informations mais si je continue vous allez me croire vendu à cet hotel.
Nous y retournons l'an prochain mais cette fois en famille car sur ce site il y a autant des famille, des couples et des personnes plus agées et je crois que tous en ont pour leur gout et besoin.
Si vous avez encore des crainte ou question il me fera plaisir de vous répondre.
Hôtel Aquarium à San Andres la semaine du 9 avril 2009 English translation pending
Nous voila a notre 4ieme voyages a San Andres la semaine du 9 avril 09 a l Aquarium et oui vous dite qu ont est fou et vous avez raison lolllllllllll quand ont decouvre le paradis sur terre et bien ont veux y retourner lollllllll et la ont veux le faire découvrir a notre famille ont en profite pour feter les 18 ans de notre fille en plus ... qui y sera en ces date ??? ciaooooooo 🙂
Croisière Dolce Vita, départ le 9 mai 2009 English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous
Première croisière sur le Concordia, La Dolce Vita, nous avons hâte d'y être. Nous partons en famille ( beau frère / Belle soeur ), nous serons 10 et nous espérons en profiter et s'amuser.
Y 'a t'il d'autres personnes inscrites sur le forum qui participent à cette croisière ?
Nous descendrons en train de Dijon jusqu'à Marseille.
Pouvez vous m'indiquer les horaires d'embarquement et de débarquement ?
En vous remerciant
olivier
Première croisière sur le Concordia, La Dolce Vita, nous avons hâte d'y être. Nous partons en famille ( beau frère / Belle soeur ), nous serons 10 et nous espérons en profiter et s'amuser.
Y 'a t'il d'autres personnes inscrites sur le forum qui participent à cette croisière ?
Nous descendrons en train de Dijon jusqu'à Marseille.
Pouvez vous m'indiquer les horaires d'embarquement et de débarquement ?
En vous remerciant
olivier
Hôtel NH Krystal du 2 au 9 décembre English translation pending
Bonjour les amis nous partons du 2 au 9 décembre 2008, j'aimerais avoir des informations récentes sur cet hotel leur rénovations leur tout-inclus et les meilleurs blocs d'hebergement je suis fumeuse et leur règlement sur ce sujet de la cigarette.Et si quelq'un a par hasard leur adresse e-mail serait bien apprécié s'il y a d'autres aussi importante a savoir et aussi la temperature pour boucler ma valise.Merci.
Séjour au Club Marmara Dar à Djerba le 9 août 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je compte partir seule au Club Marmara Dar à Djerba pour un séjour d'une semaine à partir du 9 août prochain au départ de Paris. Je souhaiterai faire la connaissance de gens qui s'y rendraient aux même dates. Ce serait plus sympas. Ah oui mon âge, j'ai 35 ans. Ou si des personnes qui y ont déjà séjournées pouvaient me renseigner.... Merci par avance, j'attends vos réponses avec impatience sur ce site ou sur filante2004@yahoo.fr
Voyageusement bien...
Nora
Voilà, je compte partir seule au Club Marmara Dar à Djerba pour un séjour d'une semaine à partir du 9 août prochain au départ de Paris. Je souhaiterai faire la connaissance de gens qui s'y rendraient aux même dates. Ce serait plus sympas. Ah oui mon âge, j'ai 35 ans. Ou si des personnes qui y ont déjà séjournées pouvaient me renseigner.... Merci par avance, j'attends vos réponses avec impatience sur ce site ou sur filante2004@yahoo.fr
Voyageusement bien...
Nora
Hôtel Kawama à partir du 9 avril English translation pending
Bonjour! Je pars le 9 avril pour le Kawama, je voyage seule et j'aimerais savoir si quelqu'un sera là en même temps que moi. Je me sentirais peut-être moins seule (c'est mon premier voyage en solitaire) si je sais que quelqu'un y va en même temps que moi.
Retour de l'hôtel Marea del Portillo (9-16 mars 2008) English translation pending
Nous sommes allés à cet hôtel du 9 au 16 mars 2008!! Nous logions au Marea del Portillo dans les cabanas avec vue sur la mer!
Nous recherchions un endroit peu touristique… on a visé en plein dans le mile!! Il y avait environ 300 personnes sur le site! Nous n’étions pas entassé les uns sur les autres. Nul besoin de réserver une chaise de plage de bonne heure le matin. Il y en a amplement. On est rarement plus d’une trentaine qui se baignent dans la mer! C’est surtout des personnes âgées qui visitent cette place, donc pas besoin de vous dire que le soir on peut dormir en toute tranquillité.
Il y a seulement trois hôtels dans la région : Le Marea del Portillo, le Farralon et le Punta Piedre.
Le Marea del Portillo est situé sur le côté ou la plage est là plus belle, à 20 mètres de la plage. L’hôtel contient 283 chambres. La piscine est plus petite qu’au Farralon et elle n’a pas de bar dans la piscine. Il y a deux bars : un près de la piscine et l’autre sur la plage. Celui de la plage est ouvert de 10h à 18h et vous pouvez y manger des sandwichs, hot-dog, hamburger, frites. L’autre est ouvert de 10h à 23h. Il est considéré comme un 3 étoiles, mais nous lui donnons facilement un 4 étoiles et demi. Plusieurs activités sont disponibles sur place gratuitement : ping-pong, bingo, leçons de danse, leçons de plongée. Il y a également un salon de beauté à côté de la piscine. C’est impeccable sur tout le site. Ils frottent toute la journée. Il y a une petite boutique ou il y a du rhum, café, biscuit, chips, breuvage, linge, produit de beauté etc.
Le restaurant à la carte est de style italien à 5 services situé à côté de la piscine. Nous avons été réservé le lendemain de notre arrivée et on nous a dit que c’était complet jusqu’à notre départ… les VIP sont supposé avoir priorité sur la réservation des restaurants à la carte… Nous avons dû nous battre avec notre représentante de Sunwing pour avoir une place. À notre grande surprise quand nous sommes entrés il avait 3 tables de libres qui le sont restés jusqu’à notre départ. De plus, ils ont réussi à nous trouver de la place pour 2 soirs…
Il y a de l’animation tous les soirs : chansons et comédie. C’est très bon et varié. Il y a également des groupes de musique qui chantent aux tables à l’heure du souper. ARY RODRIGUEZ est excellente. Demandez lui son Cd, il est excellent. À toutes les semaines, il y a un beach party avec un énorme feu de camp!
Il y a également au Marea les cabanas offert seulement en forfait VIP pour seulement 60$ de plus. Vous rentrez largement dans votre argent avec tous les avantages et excursions offerts. À mon avis c’est le mieux. Les cabanas sont des minis condos dans un bloc de 4 chambres situé directement sur la plage à l’écart des activités. La moitié ont la vue sur la plage (c’est magnifique et la plupart sont rénovés) et l’autre sur un champs. Les chambres sont plus grandes que dans l’hôtel du Marea del Portillo. Il y a l’air climatisé, 2 lits ¾, un réfrigérateur, douche seulement et du 110 volt. C’est très propre. Nous n’avons pas vu de bébittes ni de moissisure.
Pour ce qui est des avantages et excursions du forfait VIP : - Coffret de sécurité gratuit; - Service de préparation de la chambre pour la nuit; - Enregistrement prioritaire; - Départ tardif; - Réservation prioritaire au restaurant à la carte; - Mini-bar rempli; - 1 excursion au coucher de soleil (Départ à 17h et retour à 19h CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 15 PESOS); - 3 excursions à l’île Cayo Blanco (Vraiment magnifique!! Plage blanche et eau turquoise et transparente, alcool et dîner sur place, départ vers 9h30 et retour vers 15h CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 15 PESOS PAR EXCURSIONS); - Souper à la langouste et vin et gala (Nous avons eu un dîner à la langouste à Cayo Blanco, mais pas de gala (Les langoustes sont énormes et délicieuses! Si votre conjointe ou conjoint ne mange pas de langouste vous pouvez la manger CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 40 PESOS) - Excursion au lagon (Nous y sommes pas allés)
Autres excursions et services disponibles : - Soirée cubaine à Pilon pour 5 pesos - Excursion à une falaise d’eau à 15 minutes de l’hôtel pour 4 pesos aller-retour en taxi(À voir, il y a deux falaises une au dessus de l’autre la plus belle est celle plus haute à 5 minutes à pied de distance: Vous pouvez vous baigner c’est très profond et vous pouvez même sauter! - Excursion en jeep pour 49 pesos - Excursion en cheval - Visite en autobus de 3 villages dont Marea del Portillo et Pilon dure une demi journée pour 5 pesos - Plongée sous-marine - Pêche en haute-mer - Catamarang (gratuit) - Calèche entre le marea et le Farralon (gratuit) - Internet 60 minutes pour 6 pesos
Le Faralon est situé à 800 mètres du Marea sur une falaise et à 300 mètre de la plage. La vue est à couper le souffle, Il n’a que des montagnes tout le tour de la baie.!!! Par contre la plage à cet endroit a beaucoup d’algues. Je crois que c’est un 4 étoiles. La piscine est plus belle et plus grande qu’au Marea. Il y a également un bar dans la piscine. Vous pourrez voir beaucoup d’énormes lézards et d’iguanes à l’avant et l’arrière de l’hôtel. Il y a aussi un salon de beauté, une table de billard, des concours de toutes sortes et des leçons de danse. Il y a une petite boutique ou il y a du rhum, café, biscuit, chips, breuvage, linge, produit de beauté etc.
La nourriture ressemble beaucoup à celle du Farralon. Le restaurant à la carte est de style cubain. C’est vraiment excellent.
Le Punta Piedre est un 2 étoiles situé à 5 minutes en autobus du Marea del portillo. Il y a une navette deux fois le matin, 2 fois l’après-midi et 2 fois le soir. C’est impossible de se baigner dans la mer près du Punta. Je vous le déconseille. Ceux qui y ont logés ont tentés de se faire relocaliser.
C’est très sécuritaire de se promener dans les villages et aux alentours seul. Les cubains ne sont pas achalants du tout, ils sont même très sympathiques. En route vers Marea del Portillo, une madame nous a invité à nous montrer sa maison. Elle nous donnait pleins de petits cadeux et refusait notre argent. Elle voulait aussi nous donner leur petit chiot. Ils nous ont même demandés de revenir le lendemain pour nous donner des grains café frais qui provenaient des montagnes.
La mer est plus chaude qu’ailleurs à Cuba étant donné qu’on est tout près de l’équateur. Durant notre séjour il a fait 33-34 degré toute la semaine!
Tout le personnel est très accueillant et toujours souriant. Vous avez accès au Marea et au Farralon : piscine, nourriture, alcool, service etc.
Pour ce qui est de la nourriture… ça reste Cuba et il ne faut pas oublié que vous irez dans un 3 étoiles. Vous ne mourez pas de faim, mais c’est répétitif. C’est très bon!
Dr. Barbara est disponible le matin au Marea et l’après-midi au farralon. C’est 15 pesos pour 1 heure. J’ai dû y avoir recours. J’ai eu des cloches d’eau partout…. Ouch.. Elle m’a donné de la cortisone, ça fait du bien!
Le chemin entre l’hôtel et l’aéroport est extrêmement dangereux… Route affaissé, pas de garde-fou dans les montagnes et il y a plein de monde et d’animaux qui se promènent dans le chemin. On a frappé un cochon… Le chauffeur ne ralentie pas devant les obstacles, ils les contournent. Le trajet dure 90 minutes.
La représentante de Sunwing, Élena, parle le français, l’anglais et l’espagnol. Elle est disponible toute la journée et elle est en congé seulement que le mercredi. Par contre, s’il a une urgence, vous pouvez quand même lui parler, puisqu’elle reste au Marea.
C’était paradisiaque!!!! Je le recommande à tous ceux qui souhaitent avoir la paix et voir un paysage remarquable.
Nous recherchions un endroit peu touristique… on a visé en plein dans le mile!! Il y avait environ 300 personnes sur le site! Nous n’étions pas entassé les uns sur les autres. Nul besoin de réserver une chaise de plage de bonne heure le matin. Il y en a amplement. On est rarement plus d’une trentaine qui se baignent dans la mer! C’est surtout des personnes âgées qui visitent cette place, donc pas besoin de vous dire que le soir on peut dormir en toute tranquillité.
Il y a seulement trois hôtels dans la région : Le Marea del Portillo, le Farralon et le Punta Piedre.
Le Marea del Portillo est situé sur le côté ou la plage est là plus belle, à 20 mètres de la plage. L’hôtel contient 283 chambres. La piscine est plus petite qu’au Farralon et elle n’a pas de bar dans la piscine. Il y a deux bars : un près de la piscine et l’autre sur la plage. Celui de la plage est ouvert de 10h à 18h et vous pouvez y manger des sandwichs, hot-dog, hamburger, frites. L’autre est ouvert de 10h à 23h. Il est considéré comme un 3 étoiles, mais nous lui donnons facilement un 4 étoiles et demi. Plusieurs activités sont disponibles sur place gratuitement : ping-pong, bingo, leçons de danse, leçons de plongée. Il y a également un salon de beauté à côté de la piscine. C’est impeccable sur tout le site. Ils frottent toute la journée. Il y a une petite boutique ou il y a du rhum, café, biscuit, chips, breuvage, linge, produit de beauté etc.
Le restaurant à la carte est de style italien à 5 services situé à côté de la piscine. Nous avons été réservé le lendemain de notre arrivée et on nous a dit que c’était complet jusqu’à notre départ… les VIP sont supposé avoir priorité sur la réservation des restaurants à la carte… Nous avons dû nous battre avec notre représentante de Sunwing pour avoir une place. À notre grande surprise quand nous sommes entrés il avait 3 tables de libres qui le sont restés jusqu’à notre départ. De plus, ils ont réussi à nous trouver de la place pour 2 soirs…
Il y a de l’animation tous les soirs : chansons et comédie. C’est très bon et varié. Il y a également des groupes de musique qui chantent aux tables à l’heure du souper. ARY RODRIGUEZ est excellente. Demandez lui son Cd, il est excellent. À toutes les semaines, il y a un beach party avec un énorme feu de camp!
Il y a également au Marea les cabanas offert seulement en forfait VIP pour seulement 60$ de plus. Vous rentrez largement dans votre argent avec tous les avantages et excursions offerts. À mon avis c’est le mieux. Les cabanas sont des minis condos dans un bloc de 4 chambres situé directement sur la plage à l’écart des activités. La moitié ont la vue sur la plage (c’est magnifique et la plupart sont rénovés) et l’autre sur un champs. Les chambres sont plus grandes que dans l’hôtel du Marea del Portillo. Il y a l’air climatisé, 2 lits ¾, un réfrigérateur, douche seulement et du 110 volt. C’est très propre. Nous n’avons pas vu de bébittes ni de moissisure.
Pour ce qui est des avantages et excursions du forfait VIP : - Coffret de sécurité gratuit; - Service de préparation de la chambre pour la nuit; - Enregistrement prioritaire; - Départ tardif; - Réservation prioritaire au restaurant à la carte; - Mini-bar rempli; - 1 excursion au coucher de soleil (Départ à 17h et retour à 19h CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 15 PESOS); - 3 excursions à l’île Cayo Blanco (Vraiment magnifique!! Plage blanche et eau turquoise et transparente, alcool et dîner sur place, départ vers 9h30 et retour vers 15h CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 15 PESOS PAR EXCURSIONS); - Souper à la langouste et vin et gala (Nous avons eu un dîner à la langouste à Cayo Blanco, mais pas de gala (Les langoustes sont énormes et délicieuses! Si votre conjointe ou conjoint ne mange pas de langouste vous pouvez la manger CEUX QUI NE SONT PAS EN FORFAIT VIP PAIENT 40 PESOS) - Excursion au lagon (Nous y sommes pas allés)
Autres excursions et services disponibles : - Soirée cubaine à Pilon pour 5 pesos - Excursion à une falaise d’eau à 15 minutes de l’hôtel pour 4 pesos aller-retour en taxi(À voir, il y a deux falaises une au dessus de l’autre la plus belle est celle plus haute à 5 minutes à pied de distance: Vous pouvez vous baigner c’est très profond et vous pouvez même sauter! - Excursion en jeep pour 49 pesos - Excursion en cheval - Visite en autobus de 3 villages dont Marea del Portillo et Pilon dure une demi journée pour 5 pesos - Plongée sous-marine - Pêche en haute-mer - Catamarang (gratuit) - Calèche entre le marea et le Farralon (gratuit) - Internet 60 minutes pour 6 pesos
Le Faralon est situé à 800 mètres du Marea sur une falaise et à 300 mètre de la plage. La vue est à couper le souffle, Il n’a que des montagnes tout le tour de la baie.!!! Par contre la plage à cet endroit a beaucoup d’algues. Je crois que c’est un 4 étoiles. La piscine est plus belle et plus grande qu’au Marea. Il y a également un bar dans la piscine. Vous pourrez voir beaucoup d’énormes lézards et d’iguanes à l’avant et l’arrière de l’hôtel. Il y a aussi un salon de beauté, une table de billard, des concours de toutes sortes et des leçons de danse. Il y a une petite boutique ou il y a du rhum, café, biscuit, chips, breuvage, linge, produit de beauté etc.
La nourriture ressemble beaucoup à celle du Farralon. Le restaurant à la carte est de style cubain. C’est vraiment excellent.
Le Punta Piedre est un 2 étoiles situé à 5 minutes en autobus du Marea del portillo. Il y a une navette deux fois le matin, 2 fois l’après-midi et 2 fois le soir. C’est impossible de se baigner dans la mer près du Punta. Je vous le déconseille. Ceux qui y ont logés ont tentés de se faire relocaliser.
C’est très sécuritaire de se promener dans les villages et aux alentours seul. Les cubains ne sont pas achalants du tout, ils sont même très sympathiques. En route vers Marea del Portillo, une madame nous a invité à nous montrer sa maison. Elle nous donnait pleins de petits cadeux et refusait notre argent. Elle voulait aussi nous donner leur petit chiot. Ils nous ont même demandés de revenir le lendemain pour nous donner des grains café frais qui provenaient des montagnes.
La mer est plus chaude qu’ailleurs à Cuba étant donné qu’on est tout près de l’équateur. Durant notre séjour il a fait 33-34 degré toute la semaine!
Tout le personnel est très accueillant et toujours souriant. Vous avez accès au Marea et au Farralon : piscine, nourriture, alcool, service etc.
Pour ce qui est de la nourriture… ça reste Cuba et il ne faut pas oublié que vous irez dans un 3 étoiles. Vous ne mourez pas de faim, mais c’est répétitif. C’est très bon!
Dr. Barbara est disponible le matin au Marea et l’après-midi au farralon. C’est 15 pesos pour 1 heure. J’ai dû y avoir recours. J’ai eu des cloches d’eau partout…. Ouch.. Elle m’a donné de la cortisone, ça fait du bien!
Le chemin entre l’hôtel et l’aéroport est extrêmement dangereux… Route affaissé, pas de garde-fou dans les montagnes et il y a plein de monde et d’animaux qui se promènent dans le chemin. On a frappé un cochon… Le chauffeur ne ralentie pas devant les obstacles, ils les contournent. Le trajet dure 90 minutes.
La représentante de Sunwing, Élena, parle le français, l’anglais et l’espagnol. Elle est disponible toute la journée et elle est en congé seulement que le mercredi. Par contre, s’il a une urgence, vous pouvez quand même lui parler, puisqu’elle reste au Marea.
C’était paradisiaque!!!! Je le recommande à tous ceux qui souhaitent avoir la paix et voir un paysage remarquable.
Hôtel Playa de Oro à Varadero du 2 au 9 avril English translation pending
Bonjour je serais a cuba dans la premiere semaine d'Avril 2008
a l'hotel Playa de Oro de Varadero.
Avez vous eu des bonnes ou des mauvaises expériences à cet endroit.
Qui sera de la partie???
Croisière sur le Costa Fortuna du 2 au 9 mars 2008 English translation pending
Bonjour !
Nous partons pour une croisière du 2 au 9 mars 2008 avec nos 2 enfants (7 et 8 ans), sur le Costa Fortuna. Nous ferons les iles suivantes: Cozumel, Grand Cayman, Ochos Rios et Grand Turks. Nous avons beaucoup voyagé dans les clubs tout-inclus, mais nous en sommes à notre première croisière.
Nous aimerions savoir à quoi nous attendre, comme par exemple les dépenses pour les excursions, les drinks..., savoir si il est plus avantageux de choisir les excursions avant de partir, j`ai lu qu`on peut acheter des forfaits avant de partir (ex:pour les boissons pour enfants, vin etc...).
Nous aimerions savoir aussi quelles sont les excursions à ne pas manquer lors de nos escales(les enfants doivent pouvoir participer), y-a t`il beaucoup d`activités à bord autant pour les adultes que pour les enfants. Comment fonctione les repas et surtout quelles sont les tenues vestimentaires.
Merci beaucoup à l`avance de vos réponses
Merci beaucoup à l`avance de vos réponses
Hôtel Ifa Punta Cana du 9 au 16 février English translation pending
allo je quitte jeudi prochain pour le ifa punta cana est ce que quelqu'un peut me dire ou le rhum est -cher
et sur ce forum qui va au ifa en meme temps merci
Qui part le 9 février 2007 sur le Costa Concordia? English translation pending
Si vous avez déjà fait la croisière Italie, Egypte, Chypre, Grèce et Turquie au mois de février, quels conseils pourriez-vous me donner ?
A vos claviers ! Et Merci pour tous vos bons conseils (Excursions, Temps, Monnaie...) !
Mon compte rendu de mon séjour à l'Océan Bavaro du 1 au 9 avril English translation pending
Compte rendu de mon deuxième séjour à l’Océan Bavaro
Avion :
A l’aller comme au retour les vols étaient à l’heure. A l’aller, Dîner + collation puis service de distribution de boissons. Film Neverland puis différents programmes de divertissement. Au retour Dîner + petit déjeuner film Océan Twelve + programmes de divertissement puis service de boissons. J’étais convoquée 3 heures avant le départ et suis arrivée 3h45 et j’étais déjà la 168 à enregistrer !!! Donc le plus tôt c’est le mieux !!!!! Essayer de prendre les sièges 70 à 80 car c’est au pont supérieur du 747 (Plus calme)!!! Mais ça reste la classe charter !!! Devant il y a la grand Large !!
Transfert :
Tout est très bien organisé là bas pour trouver son bus et arriver à son hôtel !!! De toute façon l’aéroport de Punta Cana n’est pas bien grand donc on ne s’y perd pas !!!!!
Hôtel :
Si c’est la deuxième fois que je m’y rend c’est qu’il est bien !!!!! Ma chambre était bien. Certes un coup de peinture au plafond aurait été chouette mais de toute façon on y est que pour dormir !!!!! L’hygiène y est très bien, les femmes de chambres sont très efficaces !!!!
Restaurants :
Ils sont tous très bien, tant par la diversité que par la qualité des repas servis !!! Les serveurs sont super sympas et toujours prêts à rendre service !!!! Pour les restaus à thème il faut réserver de bonne heure le matin pour avoir une table le soir !!! Mais des résas pour le lendemain sont possibles.
Bars :
Alors là vous avez l’embarras du choix !!!!! Aucun moyen de mourir de soif !!!!! Vive le All In !!!! La liste des cocktails gratuits est très bien !!!! L’ambiance au Lobby Bar (à la réception) est géniale avant ou après le dîner !!! Il y a un orchestre qui joue de la musique et on peut y danser !!!
Spectacles au théâtre :
Je les ai tous vu et tous sont très bien !!!! Avant le « Show Time », il y a des petits jeux, puis la remise des prix des jeux de plages.
Animation :
Tous les animateurs sont charmants et il mette toute leur bonne volonté pour nous divertir. Les jeux se font le matin entre 10h00 et 12h00 et l’après midi entre 15h00 et 18h00. Ils ne vous harcèlent pas si vous ne voulez y participer !!!!! Et le soir ce sont eux qui animent les spectacles et viennent faire la fête à la disco !!!! On les voit tout le temps !!!!! Ils bossent 2 semaines et se reposent que 3 jours !!!!
Discothèque :
Certes beaucoup de merengue et bachata !!! Et oui ce n’est pas l’ambiance des discos parisienne mais c’est très sympa comme ambiance !!!
Excursion :
La ce serait trop long à commenter !!!! Moi j’ai fait aventure hispniola et Dolphin Island et Saona. Toutes géniales !!! Certes par l’hôtel c’est un peu cher mais au moins on a la garantie que tout se passera bien !!!! Car en ville il y a des gens très bien mais aussi des charlatans !!!!! Il faut se méfier !!!!
Météo :
Rien a redire 8.5 jours de soleil !!! et oui qu’une matinée de pluie !!! Idéale pour les cartes postales et un peu de rangement dans la chambre !!!!! Là-bas c’est écran total obligatoire !!!!!
Conseils pratiques :
Il est recommandé de ne pas louer de voitures car là-bas la conduite est particulière !!!!! et Puis en cas d’accident ça se termine au commissariat en attendant de voir le juge de paix (et oui pas de constat amiable d’accident là-bas) !!!!
Moi j’avais emmené des dollars car vu le cours, pour moi française, c’était plus avantageux !!!!
J’ai acheté pour 2 euros mon adaptateur à l’hôtel car 110 Volts partout !!!!
Mon portable bibande Bouygues télécoms est très bien passé là-bas !!! Il passe automatiquement sur le réseau Orange. C’est plus avantageux que de passer des com depuis l’hôtel (30 euros pour 2 mns).
Profitez de chaque instant car le temps passe très vite !!!!!
Prenez un kleenex pour le bus du retour à l’aéroport !!! J’avais les yeux bien humides !!!!!!
Pour le moment je ne voit rien de plus à vous dire mais si vous avez des questions n’hésitez pas !!!
Avion :
A l’aller comme au retour les vols étaient à l’heure. A l’aller, Dîner + collation puis service de distribution de boissons. Film Neverland puis différents programmes de divertissement. Au retour Dîner + petit déjeuner film Océan Twelve + programmes de divertissement puis service de boissons. J’étais convoquée 3 heures avant le départ et suis arrivée 3h45 et j’étais déjà la 168 à enregistrer !!! Donc le plus tôt c’est le mieux !!!!! Essayer de prendre les sièges 70 à 80 car c’est au pont supérieur du 747 (Plus calme)!!! Mais ça reste la classe charter !!! Devant il y a la grand Large !!
Transfert :
Tout est très bien organisé là bas pour trouver son bus et arriver à son hôtel !!! De toute façon l’aéroport de Punta Cana n’est pas bien grand donc on ne s’y perd pas !!!!!
Hôtel :
Si c’est la deuxième fois que je m’y rend c’est qu’il est bien !!!!! Ma chambre était bien. Certes un coup de peinture au plafond aurait été chouette mais de toute façon on y est que pour dormir !!!!! L’hygiène y est très bien, les femmes de chambres sont très efficaces !!!!
Restaurants :
Ils sont tous très bien, tant par la diversité que par la qualité des repas servis !!! Les serveurs sont super sympas et toujours prêts à rendre service !!!! Pour les restaus à thème il faut réserver de bonne heure le matin pour avoir une table le soir !!! Mais des résas pour le lendemain sont possibles.
Bars :
Alors là vous avez l’embarras du choix !!!!! Aucun moyen de mourir de soif !!!!! Vive le All In !!!! La liste des cocktails gratuits est très bien !!!! L’ambiance au Lobby Bar (à la réception) est géniale avant ou après le dîner !!! Il y a un orchestre qui joue de la musique et on peut y danser !!!
Spectacles au théâtre :
Je les ai tous vu et tous sont très bien !!!! Avant le « Show Time », il y a des petits jeux, puis la remise des prix des jeux de plages.
Animation :
Tous les animateurs sont charmants et il mette toute leur bonne volonté pour nous divertir. Les jeux se font le matin entre 10h00 et 12h00 et l’après midi entre 15h00 et 18h00. Ils ne vous harcèlent pas si vous ne voulez y participer !!!!! Et le soir ce sont eux qui animent les spectacles et viennent faire la fête à la disco !!!! On les voit tout le temps !!!!! Ils bossent 2 semaines et se reposent que 3 jours !!!!
Discothèque :
Certes beaucoup de merengue et bachata !!! Et oui ce n’est pas l’ambiance des discos parisienne mais c’est très sympa comme ambiance !!!
Excursion :
La ce serait trop long à commenter !!!! Moi j’ai fait aventure hispniola et Dolphin Island et Saona. Toutes géniales !!! Certes par l’hôtel c’est un peu cher mais au moins on a la garantie que tout se passera bien !!!! Car en ville il y a des gens très bien mais aussi des charlatans !!!!! Il faut se méfier !!!!
Météo :
Rien a redire 8.5 jours de soleil !!! et oui qu’une matinée de pluie !!! Idéale pour les cartes postales et un peu de rangement dans la chambre !!!!! Là-bas c’est écran total obligatoire !!!!!
Conseils pratiques :
Il est recommandé de ne pas louer de voitures car là-bas la conduite est particulière !!!!! et Puis en cas d’accident ça se termine au commissariat en attendant de voir le juge de paix (et oui pas de constat amiable d’accident là-bas) !!!!
Moi j’avais emmené des dollars car vu le cours, pour moi française, c’était plus avantageux !!!!
J’ai acheté pour 2 euros mon adaptateur à l’hôtel car 110 Volts partout !!!!
Mon portable bibande Bouygues télécoms est très bien passé là-bas !!! Il passe automatiquement sur le réseau Orange. C’est plus avantageux que de passer des com depuis l’hôtel (30 euros pour 2 mns).
Profitez de chaque instant car le temps passe très vite !!!!!
Prenez un kleenex pour le bus du retour à l’aéroport !!! J’avais les yeux bien humides !!!!!!
Pour le moment je ne voit rien de plus à vous dire mais si vous avez des questions n’hésitez pas !!!
Croisière sur le Costa Smeralda du 9 au 16 février 2020 English translation pending
Qui souhaite échanger et peut être créer un petit groupe pour cette croisière.
Amicalement
Nathalie (46 ans) Pierre (46 ans)
Paul (16 ans) et Baptiste (13 ans)
Retour très déçu en suite du Costa Mediterranea du 9 au 27 mars 2019 avec 4 nuits à Dubaï English translation pending
Bonjour,
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Retour MSC Preziosa Caraïbes du 9 au 16 décembre 2018: astuces et précisions English translation pending
bonjour, de retour de cette croisière au départ de la Guadeloupe, je ne donnerai pas toutes les indications sur les excursions d'autres voyageurs font cela très bien.
Je vais simplement vous donner quelques indications pour vous faciliter le séjour et alléger votre portefeuille.Surtout pour ceux dont c'est la première croisière MSC
Le plus simple étant de suivre l'ordre chronologique , nous avons pris le vol à part pour repartir plus tard le 16.12
avec les travaux du grand Paris, à Orly le parking P2 au pied des ascenseurs propose un prix très attractif 107 € la semaine au lieu de 180 € par internet
jour 1 dimanche arrivée à PAP , les taxis vous demandent 30 € pour le terminal , difficile de négocier sous 25€ .le dimanche.
Le jour de l'embarquement le second service est à 21h30 et non 21h , par contre le buffet du pont 14 est ouvert à 18h30 , pour ceux qui ne veulent pas attendre.
NB: pour les fumeurs il est interdit de fumer sur les balcons seuls sont autorisés une partie tribord du pont 14 et le garden bar du pont 15.
Etant chargé de ramener cette drogue par des amis je vous donne les tarifs à terre et à bord
dans la majorité des escales la cartouche de marlboro est à 32 $ soit 29 € à bord c'est 25€ excepté une soirée par semaine ou les 2 cartouches sont à 47 €
jour2 Lundi arrivèe à Ste Lucie
si comme moi vous avez pris les excursions et les packs boissons avant le départ , ceux ci seront déposés dans votre cabine ( organisation RAS )
par contre dés que vous vous servez des tickets boissons le sourire du personnel s'efface et oui pas de service sur le ticket ( du moins sur le ticket )
important après avoir consommé allez voir votre compte sur la tv, menu puis compte vous allez vous apercevoir que 10 € sont débités par jour pour le service ( si vous etes 2 et que chacun signe le bon d'une boisson ce sera 2 x 10€ ) pas de panique vous allez à la réception et on vous informe que cela n'est pas obligatoire et que l'on peut vous le supprimer de suite pour toute la semaine c'est beaucoup mieux car 2 x10€ x7 jours = 140€ de service en plus des services sur les tickets hors packs.
Attention le jour du départ beaucoup non rien vu et l'attente risque d'etre longue à la réception pour la régularisation ( 45 mn pour moi de file d'attente )
jour 3 mardi arrivée à la Barbade un seul mot 'magique'
j'ai suivi les judicieux conseils de plusieurs voyageurs et direction la plage les tortues en masque et tuba et le rhum punch ( planteur pour nous )
si comme nous vous avez pris le second service, hormis le spectacle avant le repas, il n'y à rien les groupes commencent à jouer vers 20h
jour 4 mercredi trinité et tobago visite de la ville impérative et la route vers maracas beach inoubliable.
comme chaque soir animation très light pour privilégier les ventes de parfums montres etc
j'avais oublié pour les fumeurs il y a le casino, on ne peut rien refuser aux joueurs , mais alors l'odeur !!!!
jour 5 jeudi arrivée à Grenade, ma préférence à moi, les habitants sont aimables, souriants ils vous renseignent , aucun n'insiste si vous déclinez le taxi
évitez le petit train touristique à gauche de la sortie 20 $ pour 45 mn de visite que l'on fait soit meme en 30 mn à pied, pour la noix de muscade un petit marché local est au milieu de la rue perpendiculaire à la sortie du terminal ce sont des agriculteurs qui viennent vendre et non des commerçants .
pour le fort prendre à droite à la sortie à 200 m soit sous le tunnel ou alors plus simple l'escalier à droite du tunnel ( attention �� la montée ) 2€ l'entrée vue imprenable sur Saint Georges
pour le guide si vous aviez comme nous la chance d'avoir un Québecois , quel régal
superbes boutiques de souvenirs dans le terminal
jour 6 vendredi arrivée à saint vincent
RAS
jour 7 samedi Fort de France
vous avez des loueurs de voiture à la sortie du terminal la moyenne est de 75€ la journée
ce sont des loueurs sérieux
juste une précision , le marché des épices est maintenant situé derrière le CC carrefour
mais c'est un marché pour touristes la vanille est à 10€ les 3 batons
pour info en Guadeloupe c'est 5 ou 7 batons pour 10€ selon le marché
jour 8 dimanche Guadeloupe
alors la et c'est logique c'est fini pour vous, les nouveaux seront les bienvenus
je vous donne l'info des débarquements qui devrait sensiblement rester la meme
pour ceux qui comme moi n'ont pas pris le pack avion+croisière débarquement entre 9h et 9h30 pour ceux qui ont un avion AF sur Orly avec le pack 14h30 et 17h30 sortie du navire
la réception vous informe qu'ils n'acceptent pas les voyageurs restants à bord après le débarquement donc le déjeuner !!!
j'avais prévu et anticipé , attention peu de voiture de locations au terminal voire aucune
9h30 sortie du terminal, négociation avec un taxi ( un marseillais extraordinaire), qui nous conduits chez les loueurs à pole caraibes attention certains sont fermés le dimanche location d'une 208 chez Hertz pour 55 € la journée ( avec réservation ou non ) à 17 h30 retour , la navette nous emmène à l'aéroport pour 18h et nous prenons le vol de 21h10 pour Orly
Voila, j'espère avoir donné quelques indications surtout aux nouveaux croisiéristes je ne suis pas contre MSC , j'ai passé une excellente semaine mais certains "détails" comme les 10€ de service, le fait de ne pouvoir déjeuner le dimanche midi me laisse dubitatif quand à l'avantage escompté pour eux, car la dernière impression reste et elle n'est pas valorisante pour eux Si je peux répondre à d'autres questions, pas problème
9h30 sortie du terminal, négociation avec un taxi ( un marseillais extraordinaire), qui nous conduits chez les loueurs à pole caraibes attention certains sont fermés le dimanche location d'une 208 chez Hertz pour 55 € la journée ( avec réservation ou non ) à 17 h30 retour , la navette nous emmène à l'aéroport pour 18h et nous prenons le vol de 21h10 pour Orly
Voila, j'espère avoir donné quelques indications surtout aux nouveaux croisiéristes je ne suis pas contre MSC , j'ai passé une excellente semaine mais certains "détails" comme les 10€ de service, le fait de ne pouvoir déjeuner le dimanche midi me laisse dubitatif quand à l'avantage escompté pour eux, car la dernière impression reste et elle n'est pas valorisante pour eux Si je peux répondre à d'autres questions, pas problème
Petit compte rendu de l'Anthem of the Seas du 25 février au 9 mars 2018 English translation pending
bonjour
un petit compte rendu de ma croisiere sur l'ANTHEM OF THE SEAS
2ème classe de paquebot la plus grande au monde
168 666 tonneaux / 4905 passagers maximum à taille très legerement inferieure le MSC MERAVIGLIA transporte 800 pâssagers de plus
Ce fut notre 21ème croisiere (4ème avec ROYAL CARIBBEAN) le circuit CAPE LIBERTY (en face de NEW YORK) en mer en mer SAN JUAN SAINT MARTIN ANTIGUA STE LUCIE LA BARBADE ST KITTS en mer en mer en mer
soit donc une croisière de 12 jours payée 1550 euros par personne pour une cabine balcon + 450 euros par personne pour les vols PARIS NEW YORK aller retour avec DELTA / AIR FRANCE
LES PLUS ET LES MOINS DE CETTE CROISIERE Les plus - beau paquebot même s'il ne vaut pas la classe OASIS - cabine plus spacieuse que d'habitude avec vraiment beaucoup de rangements !! on a laissé plusieurs tiroirs vides ! - beaucoup de distractions à bord : du roller du trapeze volant des autos tamponneuses, de l'escalade, "the north star" la capsule qui nous permet d'être à une centaine de mètres au dessus du paquebot - comme d'habitude une organisation parfaite pour embarquer et débarquer - un ratio passagers / tonnage / équipage plutôt bon - on trouve toujours une place au buffet et l'organisation en ilots permet de ne JAMAIS faire la queue pour aller se servir au buffet - bel itineraire, escales longues sauf a SAN JUAN escale l'apres midi un peu trop courte - espace solarium dédié aux adultes, toujours de la place dans les jaccuzis même durant les journées en mer - personnel agrèable -3 spectacles reservables magnifiques, theatre encore plus evolué que sur les autres paquebots ! + salle cabaret disposant d'écran à 180 degrés ! - excellente organisation pour le my time dining au restaurant tres peu d'attente, ils sont tres pros et sont attentifs de vous placer a votre table preferée ou avec votre serveur preféré
Les moins Alors je ne sais pas si c'est le fait d'embarquer au NEW JERSEY mais c'est la première fois que l'on voit de mauvais comportements sur ROYAL - on va dans la pisicne et les jaccuzis tout habillés (short et tee shirt) - on reserve des transats du matin au soir alors qu'on y reste que 15mn - on s'affale on entasse les bieres et on s'endort quelque peu emeché sans doute - on vient dans le jaccuzi avec des bieres - on vient au diner en short !
alors bien heureusement ces comportements étaient extremement minoritaires mais quand meme suffisamment présents pour qu'on les remarque durant la soiree de gala, les personnes en short au diner se sont d'ailleurs senties a mon avis un peu honteuses car plus de 95 % des passagers étaient vraiment en tenue de gala et bcp les regardaient vraiment etonnés je suis déçue que la compagnie ne les redirige pas vers le buffet !!!
- baisse de la qualité de la nourriture cela se traduit par moins de choix au restaurant, il n'y a plus les "always available" certains plats n'ont pas beaucoup de gouts le homard de la soiree de gala reste bon malgré tout - buffet assez répétitif surtout pour les desserts quasi identiques tous les jours autre fait desagréable, nous n'avons pu avoir le menu en français que 4 soirs sur 12 !! c'est la premiere fois en 21 croisieres !! ils ne font aucun effort pour les hotes francophones, pourtant il y avait bcp de quebecois ! - pareil pour le journal de bord, rien en français !! c'est la premiere fois que l'on a pas le journal en français !!
le petit dejeuner complet en cabine est desormais payant, vous ne pouvez avoir que le continental gratuit ! d'autres part pas de table sur le balcon pfff c'est très dommage
ATTENTION pour les menus en français ils ne traduisent pas toute la carte et notamment les desserts il faut donc se procurer le menu dans les 2 langues
- aucune place à l'espace piscine pour des danses de groupe ni de soirées dansantes sous les étoiles, et cela est dommage ! on n'a pas envie d'aller s'enfermer au pont 5 pour faire un peu de gym ou de zumba en matinée
heure du premier service à 17h30 !!! lol 2eme service 19h30 reduction de l'amplitude pour le my time dining on ne peut plus aller manger que jusque 21h aussi bien au restaurant qu'au buffet
- comparé aux autres bateaux de royal, la royal promenade est beaucoup moins jolie d'ailleurs c'est une "royal esplanade" cela implique qu'il n y ait pas de parade car la promenade est trop courte
A SUIVRE LES ESCALES..... et la conclusion
Ce fut notre 21ème croisiere (4ème avec ROYAL CARIBBEAN) le circuit CAPE LIBERTY (en face de NEW YORK) en mer en mer SAN JUAN SAINT MARTIN ANTIGUA STE LUCIE LA BARBADE ST KITTS en mer en mer en mer
soit donc une croisière de 12 jours payée 1550 euros par personne pour une cabine balcon + 450 euros par personne pour les vols PARIS NEW YORK aller retour avec DELTA / AIR FRANCE
LES PLUS ET LES MOINS DE CETTE CROISIERE Les plus - beau paquebot même s'il ne vaut pas la classe OASIS - cabine plus spacieuse que d'habitude avec vraiment beaucoup de rangements !! on a laissé plusieurs tiroirs vides ! - beaucoup de distractions à bord : du roller du trapeze volant des autos tamponneuses, de l'escalade, "the north star" la capsule qui nous permet d'être à une centaine de mètres au dessus du paquebot - comme d'habitude une organisation parfaite pour embarquer et débarquer - un ratio passagers / tonnage / équipage plutôt bon - on trouve toujours une place au buffet et l'organisation en ilots permet de ne JAMAIS faire la queue pour aller se servir au buffet - bel itineraire, escales longues sauf a SAN JUAN escale l'apres midi un peu trop courte - espace solarium dédié aux adultes, toujours de la place dans les jaccuzis même durant les journées en mer - personnel agrèable -3 spectacles reservables magnifiques, theatre encore plus evolué que sur les autres paquebots ! + salle cabaret disposant d'écran à 180 degrés ! - excellente organisation pour le my time dining au restaurant tres peu d'attente, ils sont tres pros et sont attentifs de vous placer a votre table preferée ou avec votre serveur preféré
Les moins Alors je ne sais pas si c'est le fait d'embarquer au NEW JERSEY mais c'est la première fois que l'on voit de mauvais comportements sur ROYAL - on va dans la pisicne et les jaccuzis tout habillés (short et tee shirt) - on reserve des transats du matin au soir alors qu'on y reste que 15mn - on s'affale on entasse les bieres et on s'endort quelque peu emeché sans doute - on vient dans le jaccuzi avec des bieres - on vient au diner en short !
alors bien heureusement ces comportements étaient extremement minoritaires mais quand meme suffisamment présents pour qu'on les remarque durant la soiree de gala, les personnes en short au diner se sont d'ailleurs senties a mon avis un peu honteuses car plus de 95 % des passagers étaient vraiment en tenue de gala et bcp les regardaient vraiment etonnés je suis déçue que la compagnie ne les redirige pas vers le buffet !!!
- baisse de la qualité de la nourriture cela se traduit par moins de choix au restaurant, il n'y a plus les "always available" certains plats n'ont pas beaucoup de gouts le homard de la soiree de gala reste bon malgré tout - buffet assez répétitif surtout pour les desserts quasi identiques tous les jours autre fait desagréable, nous n'avons pu avoir le menu en français que 4 soirs sur 12 !! c'est la premiere fois en 21 croisieres !! ils ne font aucun effort pour les hotes francophones, pourtant il y avait bcp de quebecois ! - pareil pour le journal de bord, rien en français !! c'est la premiere fois que l'on a pas le journal en français !!
le petit dejeuner complet en cabine est desormais payant, vous ne pouvez avoir que le continental gratuit ! d'autres part pas de table sur le balcon pfff c'est très dommage
ATTENTION pour les menus en français ils ne traduisent pas toute la carte et notamment les desserts il faut donc se procurer le menu dans les 2 langues
- aucune place à l'espace piscine pour des danses de groupe ni de soirées dansantes sous les étoiles, et cela est dommage ! on n'a pas envie d'aller s'enfermer au pont 5 pour faire un peu de gym ou de zumba en matinée
heure du premier service à 17h30 !!! lol 2eme service 19h30 reduction de l'amplitude pour le my time dining on ne peut plus aller manger que jusque 21h aussi bien au restaurant qu'au buffet
- comparé aux autres bateaux de royal, la royal promenade est beaucoup moins jolie d'ailleurs c'est une "royal esplanade" cela implique qu'il n y ait pas de parade car la promenade est trop courte
A SUIVRE LES ESCALES..... et la conclusion
Photo trip dans le SouthWest - Acte 9... English translation pending
Bonjour à tous,
me voici rentré samedi de mon 9ème voyage dans l'Ouest... Ce trip, essentiellement basé sur l'envie de prendre des photos, s'est déroulé du 22 avril au 5 mai 2017. Un carnet de plus, me direz-vous... bah oui... il y aura du connu, du moins connu, du pas connu du tout, de l'aventure, du sexe (non j'rigole).. du spaghetti, du rebondissement... enfin un peu de tout...
Je vais commencer par remercier tout de suite tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin... que ça soit avant ou PENDANT le trip. Philippe, Vincent, Valérie, Laetitia, Thierry, Pierre, Olivier, Gilles, j'en oublie une demi-tonne... Je remercie aussi Christophe Colomb, avant de me faire incendier par vous-savez-qui... lol...
Cette fois-ci j'étais seul, Valérie est restée @ home, boulot, enfants... etc... le dernier trip ne datait que d'octobre, mais il fallait que j'y aille, envie d'explorer plus à fond certains endroits, et d'en découvrir d'autres. Je la remercie de me laisser partir comme ça, tout seul, chez les cowboys et les indiens... J'avais quand-même un certain nombres d'objectifs bien précis. Tous les hôtels/motels étaient réservés depuis un certain temps, certain annulables, d'autres pas... Le programme était ambitieux, mais je préférais en prévoir trop que pas assez. J'avais déjà créé un post sur VF pour glaner quelques infos quelques mois auparavant... J'ai toujours la crainte de ne pas trouver d'hôtel au dernier moment, la saison battant son plein et la région étant de plus en plus médiatisée... d'où mes réservations. 3 nuits en tente étaient prévues : Reflection Canyon en backpacking, White Pocket (la dernière fois, le sunrise n'était pas ensoleillé), et les Whites Domes... Ayant l'intention d'emprunter de nombreuses pistes, dont certaines pas piquées des vers, il me fallait un 4x4 digne de ce nom. Marre de compter sur la "chance" chez Alamo, et surtout d'emprunter des "unpaved roads" en toute illégalité par rapport au contrat de location. Après pas mal de recherches, un ami, qui habitait précédemment à SLC, puis à Moab et maintenant à Sedona, m'a renseigné Rugged Rental à SLC. Le gros avantage est que vous recevez ce que vous avez demandé comme véhicule : Grand Cherokee, Tahoe, Wrangler Rubicon, Dodge Ram, etc... Le deuxième est que les Unpaved roads sont permises, seul le "Off road" est interdit. Les inconvénients : franchise assez élevée en CDW, prix de location un peu plus cher que chez les loueurs habituels, mileage 1400 miles/semaine (ce qui me convenait d'après mes calculs) et situation un peu excentrée par rapport à la région visée de Kanab/Page etc... Mais bon, je me suis décidé à essayer. Finalement SLC n'est qu'à 1h30 de route en plus de Kanab par rapport à LV... Rien que pour White Pocket, je dois être certain de mon véhicule, ceux qui ont déjà emprunté la piste le savent... Ayant moi-même un Grand Cherokee et connaissant ses capacités de franchissement, j'ai décidé de louer ce véhicule. Avec une assurance à part sur assurancelocationvoiture.fr , spéciale USA et Canada. Me voilà donc le samedi 22 avril à 3h du matin, à me faire accompagner par ami à l'aéroport de Zaventem. Aéroport dont la rénovation suite aux attentats est enfin terminée. Elle ne l'était pas en octobre dernier. Vol sans histoire, gros avantage d'avoir choisi BXL/AMS puis AMS/SLC, je n'ai pas du réenregistrer mes bagages à l'escale. J'arrive à SLC, et pas de borne automatique à la Border Line comme j'ai déjà eu. Deux files, une pour les résidents, l'autre pour les non-résidents, donc pas non plus de Re-ESTA. Zut... C'est un petit terminal, 2 avions viennent d'arriver, et seulement 2 guichets ouverts... Mwouais, ça va traîner.... Après 5 minutes, le douanier du deuxième guichet se barre on-ne-sait-pas-où et laisse son collègue seul avec cette horde d'arrivants... mouarf les gens deviennent fous... J'arrive au guichet, il scanne mon passeport, et là... problème... Il ne comprend pas, donne mon passeport à un "garde", et je suis mis sur le côté, avec un couple d'Africains, comme un terroriste... Le garde part avec mon passeport dans un bureau, m'interdit de téléphoner, et me voilà à attendre... Bon je ne suis pas vraiment pressé, je suis seul, ce n'est pas trop grave. Je suis un peu crevé quand-même... limite de m'endormir sur ma chaise... 😕 Après 30 minutes, j'interroge le garde, il part, revient, m'emmène au deuxième guichet, re-scanne le passeport, et me dit "bah, problème informatique", enfin, en Anglais... Pfff, il aurait pu faire ça tout de suite. Les guichets sont juste avant la récupération des valises, donc je vois la mienne qui tourne depuis un bout de temps... J'appelle Rugged Rental, qui ne se trouve pas avec les autres loueurs, et ils m'envoient une shuttle qui arrive 10 minutes plus tard. 10 minutes de route, me voilà au centre Rugged : une multitude de véhicules bien beaux et flambant neufs. Je remplis les papiers, je vérifie les pneus, que le véhicule est bien équipé du Select-Terrain et du 4WD Low, et me voilà parti pour Cedar City, première étape de mon trip. En passant, j'avais mémorisé dans le GPS routier un grand Wallmart, et un Autozone pour le compresseur. J'achète la glacière (erreur, je n'avais pas vu que Rugged propose GRATUITEMENT une glacière selon disponibilité, je ne l'apprendrai qu'en rendant le véhicule), de quoi la remplir, du trail mix, barres de céréales, des Special K, du lait etc etc... Me voilà prêt. A Cedar City je me rends dans un centre AT&T pour acheter une Sim card qui me permettra d'avoir du réseau tout au long de mon trip, de pouvoir joindre et me faire joindre, sans être enquiquiné par mes clients la nuit à cause du décalage horaire... Avant d'arriver à l’hôtel, je vois un petit meeting d'old cars, et je m'arrête pour discuter un peu... ça reste dans les trucs qui m'intéressent beaucoup, les 50ties ... Un petit Tacobell en vitesse, je suis trop fatigué maintenant pour chercher autre chose, et direction l’hôtel...
Dimanche 23 avril.
La nuit est courte, réveil 3h, décalage horaire... Direction Yant Flat, que je n'avais pas exploité suffisamment la dernière fois, à cause d'un manque de préparation, et d'un vent à décorner les boeufs... Je me presse pour arriver au sunrise, mais le ciel est bouché... Mon humeur n'est pas super positive, on annonce une météo pas terrible pour toute la semaine... Je démarre le GPS, je démarre la balise satellite, et j'attaque mon hike sans soleil, en espérant que ça se débouche un peu... Le soleil perce juste un peu parfois, mais reste voilé, pour donner une lumière non vive. Ca devrait être un beau sunrise, mais non... J'espère aller jusqu'à la "Turtle", et j'avais créé pour ce faire une boucle sur Basecamp, sans vraiment connaître l'endroit. Je suis le GPS, je découvre... Bon, je fais la boucle dans l'autre sens, et du coup je peine à la trouver, je fais même appel à l'équipe par Messenger, n'ayant pas indiqué les coordonnées sur ma boucle, mais finalement j'arrive à trouver cette butte avant la réponse de l' "équipe"... 😛 N'empêche que vive la 4G ! ... Je suis resté presque 5h en tout de la voiture à la voiture. Je pense que si je devais y retourner, ça serait au sunset, et plus au sunrise. Enfin certains spots sont bons au sunrise, d'autres au sunset... il faut choisir, une longue journée sur place serait de trop. 500m avant la voiture, je réfléchis en marchant, quand un truc attire mon regard à 50cm du trail : un Rattle Snake de 1m50 ! Vindjuu à 10 secondes je marchais presque dessus... Vindedjousse, le premier de mon trip... (ça restera le seul heureusement...) La piste d'accès à Yant Flat est très roulante, sauf les 800m les plus proches du parking de YF. Pour le reste, ça roule à 60 km/h, voir même 80... Evidemment, 30 minutes après avoir pris la route vers Kanab, le soleil apparaît... pfff frustrant... Comme il est tôt, j'avais prévu de faire le "Red Canyon" au nord de Kanab. Je me suis renseigné, très peu de personnes y ont été avec leur véhicule. Uniquement avec des outfitters. La piste est très sablonneuse, Sedonax ne l'a d'ailleurs jamais essayée car il connait des gens qui se sont ensablés. Qu'à cela ne tienne, il faut que j'essaye.. Le trailhead est bien indiqué, il y a un grand parking. Des gars préparent leur quad, d'autres reviennent d'une balade. Effectivement, on voit tout de suite aux 100 premiers m que la piste est plus que sablonneuse ! White Pocket à côté c'est de la bibine... Bon, je dégonfle mes pneus à 1.5-1.8 bars, mode 4wd low, et me voilà engagé. Effectivement, j'ai l'impression de faire le Paris-Dakar. J'adore ça donc ça ne m'effraie pas du tout, mais ça descend tout du long, et parfois très fort... Aïe aïe le retour... La piste arrive dans un wash, dans lequel il faut rouler jusqu'à l'entrée du slot canyon... Mouarf c'est ludique... J'arrive sur place et deux véhicules y sont garés : un Rubicon hyper équipé, et un Hummer avec des pneus monstrueux... Je dénote un peu avec ma Jeep... Je m'engage dans le canyon, et c'est vraiment très beau. Il n'y a que moi, je n'entends personne pour le moment. La roche est super rouge, très saturée, à un point que je devrai désaturer un peu mes photos pour ne pas que cela paraisse surréaliste... Je balade le trépied de méandre en méandre. Je vois enfin des gens qui sont sur le retour. Je comprends que l'un d'entre eux est un guide. Je discute un moment, et il me demande pourquoi j'ai l'air d'aller vite... "heuh, parce que je veux redémarrer AVANT vous, pour le cas où je m'ensablerais". Mort de rire il m'annonce qu'il m'aiderait le cas échéant. Donc je vais un peu plus plus loin dans le canyon, fais quelques photos, puis je fais demi-tour et je les dépasse pour reprendre le véhicule. C'est super chouette comme endroit, car il n'y a personne ou presque. Certes, ça n'a pas l'envergure d'Antelope Lower ou Upper, mais ce monde en moins, ça vaut la peine... Je redémarre, et je me réengage sur la piste... Et ça monte, ça monte. Pas fort, mais tout le temps. Je garde ma vitesse, parfois même peut-être trop vite, mais j'arrive au parking sans avoir zippé nulle part, le tout est de garder de la vitesse. Il y a quand-même +/- 3.5 kms dans le sable en permanence. Il me faudra +/- 20 petites minutes pour regonfler mes pneus... Il n'est pas trop tard pour me rendre à Johnson Canyon, vu dans le dernier trip de Complètement à L'ouest. J'ai rapidement trouvé les infos dans PTSW. Zut, le temps que j'arrive, le soleil se planque. Je fais tant bien que mal avec la luminosité que j'ai. Je reviendrai quand j'aurai plus de soleil... Direction Kanab, Pour le second hôtel. J'ai choisi pour cette nuit le Aikens Lodge, que je ne connais pas. Ce n'est pas trop mal, le wifi est bon, la déco un peu vieillotte, et le petit dej (continental, laissez-moi rire) quasi inexistant. De toute façon, vu l'heure de mon départ la nuit prochaine, ça sera petit déj dans la chambre. En effet, demain matin, sunrise prévu aux Wahwheap Hoodoos. 1 heure de route, 1 bonne heure de piste (par le nord), 30 minutes de marche, et sunrise prévu à 6h30, il faut donc que je parte avant 4h... Lotsa Motsa Pizza est fermé, c'est dimanche... donc ça sera Rocking V café en mode "Wrap" en cette fin d'après-midi... J'adore l'Utah, souper tôt c'est mon truc...
Quelques photos de cette première journée. Le suite à plus tard. Je vais traiter mes photos au fur et à mesure...
P.S. Le logo "SouthWest Pictures" sur les photos correspond à une Page sur Facebook que j'ai créée il n'y a pas très longtemps pour montrer quelques photos du Southwest... C'est un peu "pompeux", mais il fallait bien trouver un nom accrocheur... 😏
















me voici rentré samedi de mon 9ème voyage dans l'Ouest... Ce trip, essentiellement basé sur l'envie de prendre des photos, s'est déroulé du 22 avril au 5 mai 2017. Un carnet de plus, me direz-vous... bah oui... il y aura du connu, du moins connu, du pas connu du tout, de l'aventure, du sexe (non j'rigole).. du spaghetti, du rebondissement... enfin un peu de tout...
Je vais commencer par remercier tout de suite tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin... que ça soit avant ou PENDANT le trip. Philippe, Vincent, Valérie, Laetitia, Thierry, Pierre, Olivier, Gilles, j'en oublie une demi-tonne... Je remercie aussi Christophe Colomb, avant de me faire incendier par vous-savez-qui... lol...
Cette fois-ci j'étais seul, Valérie est restée @ home, boulot, enfants... etc... le dernier trip ne datait que d'octobre, mais il fallait que j'y aille, envie d'explorer plus à fond certains endroits, et d'en découvrir d'autres. Je la remercie de me laisser partir comme ça, tout seul, chez les cowboys et les indiens... J'avais quand-même un certain nombres d'objectifs bien précis. Tous les hôtels/motels étaient réservés depuis un certain temps, certain annulables, d'autres pas... Le programme était ambitieux, mais je préférais en prévoir trop que pas assez. J'avais déjà créé un post sur VF pour glaner quelques infos quelques mois auparavant... J'ai toujours la crainte de ne pas trouver d'hôtel au dernier moment, la saison battant son plein et la région étant de plus en plus médiatisée... d'où mes réservations. 3 nuits en tente étaient prévues : Reflection Canyon en backpacking, White Pocket (la dernière fois, le sunrise n'était pas ensoleillé), et les Whites Domes... Ayant l'intention d'emprunter de nombreuses pistes, dont certaines pas piquées des vers, il me fallait un 4x4 digne de ce nom. Marre de compter sur la "chance" chez Alamo, et surtout d'emprunter des "unpaved roads" en toute illégalité par rapport au contrat de location. Après pas mal de recherches, un ami, qui habitait précédemment à SLC, puis à Moab et maintenant à Sedona, m'a renseigné Rugged Rental à SLC. Le gros avantage est que vous recevez ce que vous avez demandé comme véhicule : Grand Cherokee, Tahoe, Wrangler Rubicon, Dodge Ram, etc... Le deuxième est que les Unpaved roads sont permises, seul le "Off road" est interdit. Les inconvénients : franchise assez élevée en CDW, prix de location un peu plus cher que chez les loueurs habituels, mileage 1400 miles/semaine (ce qui me convenait d'après mes calculs) et situation un peu excentrée par rapport à la région visée de Kanab/Page etc... Mais bon, je me suis décidé à essayer. Finalement SLC n'est qu'à 1h30 de route en plus de Kanab par rapport à LV... Rien que pour White Pocket, je dois être certain de mon véhicule, ceux qui ont déjà emprunté la piste le savent... Ayant moi-même un Grand Cherokee et connaissant ses capacités de franchissement, j'ai décidé de louer ce véhicule. Avec une assurance à part sur assurancelocationvoiture.fr , spéciale USA et Canada. Me voilà donc le samedi 22 avril à 3h du matin, à me faire accompagner par ami à l'aéroport de Zaventem. Aéroport dont la rénovation suite aux attentats est enfin terminée. Elle ne l'était pas en octobre dernier. Vol sans histoire, gros avantage d'avoir choisi BXL/AMS puis AMS/SLC, je n'ai pas du réenregistrer mes bagages à l'escale. J'arrive à SLC, et pas de borne automatique à la Border Line comme j'ai déjà eu. Deux files, une pour les résidents, l'autre pour les non-résidents, donc pas non plus de Re-ESTA. Zut... C'est un petit terminal, 2 avions viennent d'arriver, et seulement 2 guichets ouverts... Mwouais, ça va traîner.... Après 5 minutes, le douanier du deuxième guichet se barre on-ne-sait-pas-où et laisse son collègue seul avec cette horde d'arrivants... mouarf les gens deviennent fous... J'arrive au guichet, il scanne mon passeport, et là... problème... Il ne comprend pas, donne mon passeport à un "garde", et je suis mis sur le côté, avec un couple d'Africains, comme un terroriste... Le garde part avec mon passeport dans un bureau, m'interdit de téléphoner, et me voilà à attendre... Bon je ne suis pas vraiment pressé, je suis seul, ce n'est pas trop grave. Je suis un peu crevé quand-même... limite de m'endormir sur ma chaise... 😕 Après 30 minutes, j'interroge le garde, il part, revient, m'emmène au deuxième guichet, re-scanne le passeport, et me dit "bah, problème informatique", enfin, en Anglais... Pfff, il aurait pu faire ça tout de suite. Les guichets sont juste avant la récupération des valises, donc je vois la mienne qui tourne depuis un bout de temps... J'appelle Rugged Rental, qui ne se trouve pas avec les autres loueurs, et ils m'envoient une shuttle qui arrive 10 minutes plus tard. 10 minutes de route, me voilà au centre Rugged : une multitude de véhicules bien beaux et flambant neufs. Je remplis les papiers, je vérifie les pneus, que le véhicule est bien équipé du Select-Terrain et du 4WD Low, et me voilà parti pour Cedar City, première étape de mon trip. En passant, j'avais mémorisé dans le GPS routier un grand Wallmart, et un Autozone pour le compresseur. J'achète la glacière (erreur, je n'avais pas vu que Rugged propose GRATUITEMENT une glacière selon disponibilité, je ne l'apprendrai qu'en rendant le véhicule), de quoi la remplir, du trail mix, barres de céréales, des Special K, du lait etc etc... Me voilà prêt. A Cedar City je me rends dans un centre AT&T pour acheter une Sim card qui me permettra d'avoir du réseau tout au long de mon trip, de pouvoir joindre et me faire joindre, sans être enquiquiné par mes clients la nuit à cause du décalage horaire... Avant d'arriver à l’hôtel, je vois un petit meeting d'old cars, et je m'arrête pour discuter un peu... ça reste dans les trucs qui m'intéressent beaucoup, les 50ties ... Un petit Tacobell en vitesse, je suis trop fatigué maintenant pour chercher autre chose, et direction l’hôtel...
Dimanche 23 avril.
La nuit est courte, réveil 3h, décalage horaire... Direction Yant Flat, que je n'avais pas exploité suffisamment la dernière fois, à cause d'un manque de préparation, et d'un vent à décorner les boeufs... Je me presse pour arriver au sunrise, mais le ciel est bouché... Mon humeur n'est pas super positive, on annonce une météo pas terrible pour toute la semaine... Je démarre le GPS, je démarre la balise satellite, et j'attaque mon hike sans soleil, en espérant que ça se débouche un peu... Le soleil perce juste un peu parfois, mais reste voilé, pour donner une lumière non vive. Ca devrait être un beau sunrise, mais non... J'espère aller jusqu'à la "Turtle", et j'avais créé pour ce faire une boucle sur Basecamp, sans vraiment connaître l'endroit. Je suis le GPS, je découvre... Bon, je fais la boucle dans l'autre sens, et du coup je peine à la trouver, je fais même appel à l'équipe par Messenger, n'ayant pas indiqué les coordonnées sur ma boucle, mais finalement j'arrive à trouver cette butte avant la réponse de l' "équipe"... 😛 N'empêche que vive la 4G ! ... Je suis resté presque 5h en tout de la voiture à la voiture. Je pense que si je devais y retourner, ça serait au sunset, et plus au sunrise. Enfin certains spots sont bons au sunrise, d'autres au sunset... il faut choisir, une longue journée sur place serait de trop. 500m avant la voiture, je réfléchis en marchant, quand un truc attire mon regard à 50cm du trail : un Rattle Snake de 1m50 ! Vindjuu à 10 secondes je marchais presque dessus... Vindedjousse, le premier de mon trip... (ça restera le seul heureusement...) La piste d'accès à Yant Flat est très roulante, sauf les 800m les plus proches du parking de YF. Pour le reste, ça roule à 60 km/h, voir même 80... Evidemment, 30 minutes après avoir pris la route vers Kanab, le soleil apparaît... pfff frustrant... Comme il est tôt, j'avais prévu de faire le "Red Canyon" au nord de Kanab. Je me suis renseigné, très peu de personnes y ont été avec leur véhicule. Uniquement avec des outfitters. La piste est très sablonneuse, Sedonax ne l'a d'ailleurs jamais essayée car il connait des gens qui se sont ensablés. Qu'à cela ne tienne, il faut que j'essaye.. Le trailhead est bien indiqué, il y a un grand parking. Des gars préparent leur quad, d'autres reviennent d'une balade. Effectivement, on voit tout de suite aux 100 premiers m que la piste est plus que sablonneuse ! White Pocket à côté c'est de la bibine... Bon, je dégonfle mes pneus à 1.5-1.8 bars, mode 4wd low, et me voilà engagé. Effectivement, j'ai l'impression de faire le Paris-Dakar. J'adore ça donc ça ne m'effraie pas du tout, mais ça descend tout du long, et parfois très fort... Aïe aïe le retour... La piste arrive dans un wash, dans lequel il faut rouler jusqu'à l'entrée du slot canyon... Mouarf c'est ludique... J'arrive sur place et deux véhicules y sont garés : un Rubicon hyper équipé, et un Hummer avec des pneus monstrueux... Je dénote un peu avec ma Jeep... Je m'engage dans le canyon, et c'est vraiment très beau. Il n'y a que moi, je n'entends personne pour le moment. La roche est super rouge, très saturée, à un point que je devrai désaturer un peu mes photos pour ne pas que cela paraisse surréaliste... Je balade le trépied de méandre en méandre. Je vois enfin des gens qui sont sur le retour. Je comprends que l'un d'entre eux est un guide. Je discute un moment, et il me demande pourquoi j'ai l'air d'aller vite... "heuh, parce que je veux redémarrer AVANT vous, pour le cas où je m'ensablerais". Mort de rire il m'annonce qu'il m'aiderait le cas échéant. Donc je vais un peu plus plus loin dans le canyon, fais quelques photos, puis je fais demi-tour et je les dépasse pour reprendre le véhicule. C'est super chouette comme endroit, car il n'y a personne ou presque. Certes, ça n'a pas l'envergure d'Antelope Lower ou Upper, mais ce monde en moins, ça vaut la peine... Je redémarre, et je me réengage sur la piste... Et ça monte, ça monte. Pas fort, mais tout le temps. Je garde ma vitesse, parfois même peut-être trop vite, mais j'arrive au parking sans avoir zippé nulle part, le tout est de garder de la vitesse. Il y a quand-même +/- 3.5 kms dans le sable en permanence. Il me faudra +/- 20 petites minutes pour regonfler mes pneus... Il n'est pas trop tard pour me rendre à Johnson Canyon, vu dans le dernier trip de Complètement à L'ouest. J'ai rapidement trouvé les infos dans PTSW. Zut, le temps que j'arrive, le soleil se planque. Je fais tant bien que mal avec la luminosité que j'ai. Je reviendrai quand j'aurai plus de soleil... Direction Kanab, Pour le second hôtel. J'ai choisi pour cette nuit le Aikens Lodge, que je ne connais pas. Ce n'est pas trop mal, le wifi est bon, la déco un peu vieillotte, et le petit dej (continental, laissez-moi rire) quasi inexistant. De toute façon, vu l'heure de mon départ la nuit prochaine, ça sera petit déj dans la chambre. En effet, demain matin, sunrise prévu aux Wahwheap Hoodoos. 1 heure de route, 1 bonne heure de piste (par le nord), 30 minutes de marche, et sunrise prévu à 6h30, il faut donc que je parte avant 4h... Lotsa Motsa Pizza est fermé, c'est dimanche... donc ça sera Rocking V café en mode "Wrap" en cette fin d'après-midi... J'adore l'Utah, souper tôt c'est mon truc...
Quelques photos de cette première journée. Le suite à plus tard. Je vais traiter mes photos au fur et à mesure...
P.S. Le logo "SouthWest Pictures" sur les photos correspond à une Page sur Facebook que j'ai créée il n'y a pas très longtemps pour montrer quelques photos du Southwest... C'est un peu "pompeux", mais il fallait bien trouver un nom accrocheur... 😏
















Compte rendu croisière transatlantique Celebrity Reflection, du 9 octobre au 5 novembre 2016 English translation pending
22 octobre, Nice
22 octobre Nice villefranche

23 octobre Marseille
23 octobre Marseille
28 octobre Ténérife
28 octobre Ténérife.Compte rendu Celebrity Reflection, transatlantique, 21-10 au 5-11-2016
Après un séjour au Portugal, nous avons passé 4 jours à Rome avant l’embarquement. Notre appartement n’était pas très loin de la gare Termini, nous avons pu nous y rendre à pied. La gare est très grande, il faut faire attention pour entrer par le bon côté, car sinon il faut beaucoup marcher. Quais faciles d’accès, le trajet en train prend environ 45 minutes. En sortant de la gare à Civitavecchia, il faut prendre un autobus (géré par la municipalité) qui nous amène à un stationnement près du port et de là, des navettes des compagnies de croisières nous amènent au terminal. L’embarquement s’est très bien déroulé en quelques minutes.
Notre arrivée a été soulignée avec une coupe de champagne et les gens pouvaient circuler sur le bateau en attendant les bagages. Nous allons toujours voir si notre chambre est prête, la majorité du temps oui, mais là elle n’était pas prête, nous avons fait la connaissance de Vendy (celui qui s’occupe de la chambre) et nous avons laissé notre bagage. Nous sommes allés dîner à l’Ocean View Café, nos bagages sont arrivés assez tard sur la fin de l’après-midi.
Le bateau rien à ne dire, en très bon état, chambre et aires communes très propres. Nous prenons une cabine intérieure, car nous aimons la noirceur le matin. Nous avons fait une croisière sur l’Equinox en 2014 donc nous nous sommes retrouvés en terrain connu, le bateau à quelques détails est identique.
La nourriture est très bonne, que ce soit à l’Ocean View Café ou à la salle à manger principale. Le service est à la hauteur, les chaises de la salle à manger principale sont peu confortables pour le dos, j’ai demandé un coussin et les jours suivants le coussin arrivait sans que j’en fasse la demande 3 soirées (élégantes) et le reste formelles.
Nous avons été un peu déçus de ce changement de code vestimentaire, car disons que pour certains ça laissait à désirer. J’ai vu des personnes avec des jeans que j’aurais portés pour travailler dehors et pour les soirées élégantes, c’était pour certains vraiment décontractés, mais le bon côté pas de casse-tête à savoir comment s’habiller.
Select Dining : nous avons beaucoup aimé, pas de problème pour avoir une table à deux et pas d’attente, la personne à la réception nous reconnaissant et il nous donnait toujours la même table ou sinon celle d’à côté.
En gros, nous avons eu de bons spectacles, un qui fut très apprécié Tenors of Rock (X Factor U.K. 2013), chansons des années 70, 80, les quatre ont des voix incroyables et le sens du spectacle, nous aurions aimé qu’ils reviennent un 2e soir.
Nous arrivions autour de 20h30 pour avoir de bonnes places, à 21h le théâtre était pratiquement toujours plein.
À partir de 22h30, beaucoup d’activités, mais pour nous après le spectacle, nous allons nous coucher.
Nous ne sommes jamais importunés pour acheter des excursions, etc. sauf peut-être pour les forfaits boissons et restaurants de spécialités, mais ils n’insistent pas.
Débarquement à Miami avec délais, mais très bien organisé.
Points négatifs : Le froid, il faut absolument un gilet ou veston pour la salle à manger, théâtre et aires communes. Table à deux, beaucoup trop rapprochées. Nouveau code vestimentaire.
21.10 Embarquement
22.10 Nice villefranche sur mer, navette fluviale, la gare est à environ 10 minutes à pieds à droite de la sortie. Le train nous amène à Nice en 15 minutes. Comme ce n’était pas notre première visite, nous nous sommes promenés dans la ville et sur la Promenade des Anglais.
23.10 Marseille, navette jusqu’au centre-ville et nous avons pris le Up on Up off pour avoir un bon aperçu de la ville, ce qui est plaisant, c’est que nous pouvons débarquer et rembarquer à plusieurs endroits. Dîner sur le bord de la marina avec de la musique française (Joe Dassin), etc., Marseille belle découverte.
24/25.10 Barcelone, navette jusqu’au centre-ville, comme c’est notre 3e visite, nous nous promenons dans la ville. C’est vraiment plaisant 2 nuits au même endroit, nous avons pu aller souper en ville et revenir à minuit, l’accès au bateau est ouvert 24/24h.
26-27.10 En mer
28.10 Ténérife, notre 2e visite, comme en 2014 nous avions été visités le volcan, cette fois-ci, nous nous sommes promenés dans la ville.
20.10 au 5-11 Nous avons profit des chaises longues, des ventes sur le bateau, des encans de tableaux, juste assister à un encan, c’est une belle expérience.
Nous sommes entièrement satisfaits de notre croisière.
Croisière Costa Magica du 9 au 22 août Maroc - Canaries - Madère - Espagne - Italie English translation pending
Bonjour à tous !
Ce sera notre première croisière (en couple) et bien sur beaucoup de questions !
Nos escales : Tanger, Casablanca, Arrecife, Santa Cruz de Tenerife, Funchal, Malaga, Civitavecchia/Rome et Savone.
Le prix des excursions Costa étant assez chers, nous aimerions tout faire par nous même donc toutes vos expériences et astuces de croisiéristes sont les bienvenues 😉.
Est-il intéressant de prendre le forfait boissons sur le bateau ? Car aucune info sur le tarif des boissons à bord... 🤪
Faut-il prévoir des tenues "habillées" pour le soir ? Sinon est ce que jean propre et chemise suffisent pour Monsieur?
Y-a-t-il d'autres personnes qui font cette croisière ? Car c'est avec plaisir que nous les rencontrerions pour partager nos impressions.
Merci d'avance de vos réponses 🙂
Mon Retour du NCL Epic du 29 novembre au 9 décembre 2015 English translation pending
Bonsoir à Tous
David et Moi, nous sommes revenus d'une croisière de rêve - Barcelone -> Iles Canaries et Retour via l'Ile Madère (du 29 Novembre au 9 Décembre 2015)
C'était notre 3ème Croisière - les 2 premières chez MSC et celle-ci chez NCL.
Réservé en Février 2015 chez Dreamlines (- de 2000€ avec les Pourboires, l'Ultimate Beverage Prenium et 200$ de crédit à bord)
Nous avons pris en plus (commandé en Novembre 2015 sur NCL.com) : 3 Repas Dinners + Cirque, 200$ de crédit à bord et le Forfait Accès SPA
Une petite photo pour vous faire languir :

Départ le Vendredi 27 Novembre 2015 en voiture direction Montauban chez les Beaux Parents - Nickel pas de soucis, pourvu que cela continue,
Samedi 28 Novembre 2015, levé 05h50 pour prendre un TER jusqu'à Toulouse, puis ensuite départ à 08h11 en AVE-TGV direction Barcelone :


Nous deux...
Après Carcassonne, le contrôleur vient nous voir et Hop, nous installent en 1ères, cool entre collègues

Ensuite, l'arrivée à Barcelone à 11h30, à l'heure, on a acheté le titre T10 (10 Voyages partageables en Métro-Bus-Tram pendant 1h15 à 9,95€) puis Métro direction Gloriès et son "oeuf"

pour se rendre à l'Hôtel NOVOTEL Barcelona City, simplement magnifique - on avait réservé une Chambre Executive avec vue sur la Sagrada Familia et la Mer...



Vue de la Chambre :
la Mer
la Sagrada Familia
Le dernier étage de l'Hôtel :



et la vue,




tchin tchin :)
David et Moi, nous sommes revenus d'une croisière de rêve - Barcelone -> Iles Canaries et Retour via l'Ile Madère (du 29 Novembre au 9 Décembre 2015)
C'était notre 3ème Croisière - les 2 premières chez MSC et celle-ci chez NCL.
Réservé en Février 2015 chez Dreamlines (- de 2000€ avec les Pourboires, l'Ultimate Beverage Prenium et 200$ de crédit à bord)
Nous avons pris en plus (commandé en Novembre 2015 sur NCL.com) : 3 Repas Dinners + Cirque, 200$ de crédit à bord et le Forfait Accès SPA
Une petite photo pour vous faire languir :

Départ le Vendredi 27 Novembre 2015 en voiture direction Montauban chez les Beaux Parents - Nickel pas de soucis, pourvu que cela continue,
Samedi 28 Novembre 2015, levé 05h50 pour prendre un TER jusqu'à Toulouse, puis ensuite départ à 08h11 en AVE-TGV direction Barcelone :


Nous deux...Après Carcassonne, le contrôleur vient nous voir et Hop, nous installent en 1ères, cool entre collègues

Ensuite, l'arrivée à Barcelone à 11h30, à l'heure, on a acheté le titre T10 (10 Voyages partageables en Métro-Bus-Tram pendant 1h15 à 9,95€) puis Métro direction Gloriès et son "oeuf"

pour se rendre à l'Hôtel NOVOTEL Barcelona City, simplement magnifique - on avait réservé une Chambre Executive avec vue sur la Sagrada Familia et la Mer...



Vue de la Chambre :
la Mer
la Sagrada FamiliaLe dernier étage de l'Hôtel :



et la vue,




tchin tchin :)30 jours en Birmanie, 8 octobre - 9 novembre 2015 English translation pending
Bonjour
De retour de Birmanie je souhaite tout d'abord remercier ceux qui m'ont aidée dans la préparation de ce fabuleux voyage.
Merci à Christophe, Brice, Louis. Merci à tous ceux dont j'ai oublié le nom 😉 et aussi à tous ceux qui m'ont aidée sans le savoir... ceux qui ont eu la gentillesse de publier un carnet de voyage que j'ai consulté encore et encore, ceux qui ont posé des questions, bref, tout ceux qui participent sur VF
Nous avons adoré la Birmanie, ses paysages, mais aussi surtout ses habitants qui sont d'une gentillesse incroyable
Je commence par la fin avec une info que je n'avais pas trouvée. Nous avons passé 30 jours sur place. Pas de problème avec le dépassement des 28 j officiels. Formalité très simple. Après avoir enregistré les bagages et AVANT la douane, il suffit d'aller au bureau de contrôle (1er étage à Yangon) et de payer. Pour nous, 3 $ par jour par personne (le jour d'arrivée ne compte pas, on n'a donc eu qu'un seul jour de dépassement ). UNIQUEMENT en $, kyats non acceptés
Les grandes lignes de notre voyage Yangon 2j 1 nuit au Cherry Guest House, centre ville, réservé par mail. grande chambre basique, très propre avec balcon 30$ pas extraordinaire mais bien Mandalay 2j 2 nuits Hotel 8, réservé via booking.com 22$ la nuit A recommander! établissement très récent, impeccable! personnel serviable, très bon petit déjeuner sur le toit terrasse Pyin Oo Lwin 1j 1 nuit au Golden Gate Resort GH, réservé par email. petit bungalow un peu vieillot mais propre et très calme Kyaukme 4J (trek 3j/2n) 2 nuits au Northern Rock, grande chambre, 25$, réservé par l'intermédiaire de notre guide Thura Monywa 1j 2 nuits au Chindwin Hotel, chambre correcte mais chère 52,50$ (mais pas de résa et autre hotel complet à notre arrivée) Nous a montré une chambre basique à 35$ HT vraiment riquiqui et délabrée, donc forcément on a opté pour la chambre supérieure ;-) Personnel agréable. Restau en terrasse à déconseiller, très cher et petite portion... mais bon petit déjeuner sous forme de buffet Bagan 4J 4 nuits au Kyaw Hotel Bagan, bungalow 37$ la nuit, location e-bike sur place A mon sens 1 jour de trop. On avait prévu 3 jours, mais j'ai rajouté 1 nuit parce qu'on est arrivé plus tôt et on ne pouvait pas décaler Kalaw 3j 3 nuits à la Thitaw Lay House, 40 € parce que j'ai choisi le confort d'un bungalow LE meilleur endroit de notre séjour Accueil et conseil au top.Très grande chambre, confortable, terrasse... Petit déjeuner SUPER. Pour les plus petits budgets, Thitaw 2 avec des chambres à 22$ Inle 4j 4 nuits au Zwagi Inn, réservé par agoda, 27€ Bien Rocher d'or 1j 1 nuit au Golden sunrise 47$, très bien Hpa An 2j 2 nuits au Galaxy Motel, 22$ baissé à 20 $ parce qu'on a trouvé que ce n'était vraiment pas super Mawlamyine 2j 2 nuits au Sandalwood Hotel 3500 kyats. Chambre correcte, difficulté à se faire comprendre pour le petit déjeuner mais cela fait partie du voyage ;-) Retour à yangon
La suite à venir dès que j'ai un peu de temps 🙂
Nous avons adoré la Birmanie, ses paysages, mais aussi surtout ses habitants qui sont d'une gentillesse incroyable
Je commence par la fin avec une info que je n'avais pas trouvée. Nous avons passé 30 jours sur place. Pas de problème avec le dépassement des 28 j officiels. Formalité très simple. Après avoir enregistré les bagages et AVANT la douane, il suffit d'aller au bureau de contrôle (1er étage à Yangon) et de payer. Pour nous, 3 $ par jour par personne (le jour d'arrivée ne compte pas, on n'a donc eu qu'un seul jour de dépassement ). UNIQUEMENT en $, kyats non acceptés
Les grandes lignes de notre voyage Yangon 2j 1 nuit au Cherry Guest House, centre ville, réservé par mail. grande chambre basique, très propre avec balcon 30$ pas extraordinaire mais bien Mandalay 2j 2 nuits Hotel 8, réservé via booking.com 22$ la nuit A recommander! établissement très récent, impeccable! personnel serviable, très bon petit déjeuner sur le toit terrasse Pyin Oo Lwin 1j 1 nuit au Golden Gate Resort GH, réservé par email. petit bungalow un peu vieillot mais propre et très calme Kyaukme 4J (trek 3j/2n) 2 nuits au Northern Rock, grande chambre, 25$, réservé par l'intermédiaire de notre guide Thura Monywa 1j 2 nuits au Chindwin Hotel, chambre correcte mais chère 52,50$ (mais pas de résa et autre hotel complet à notre arrivée) Nous a montré une chambre basique à 35$ HT vraiment riquiqui et délabrée, donc forcément on a opté pour la chambre supérieure ;-) Personnel agréable. Restau en terrasse à déconseiller, très cher et petite portion... mais bon petit déjeuner sous forme de buffet Bagan 4J 4 nuits au Kyaw Hotel Bagan, bungalow 37$ la nuit, location e-bike sur place A mon sens 1 jour de trop. On avait prévu 3 jours, mais j'ai rajouté 1 nuit parce qu'on est arrivé plus tôt et on ne pouvait pas décaler Kalaw 3j 3 nuits à la Thitaw Lay House, 40 € parce que j'ai choisi le confort d'un bungalow LE meilleur endroit de notre séjour Accueil et conseil au top.Très grande chambre, confortable, terrasse... Petit déjeuner SUPER. Pour les plus petits budgets, Thitaw 2 avec des chambres à 22$ Inle 4j 4 nuits au Zwagi Inn, réservé par agoda, 27€ Bien Rocher d'or 1j 1 nuit au Golden sunrise 47$, très bien Hpa An 2j 2 nuits au Galaxy Motel, 22$ baissé à 20 $ parce qu'on a trouvé que ce n'était vraiment pas super Mawlamyine 2j 2 nuits au Sandalwood Hotel 3500 kyats. Chambre correcte, difficulté à se faire comprendre pour le petit déjeuner mais cela fait partie du voyage ;-) Retour à yangon
La suite à venir dès que j'ai un peu de temps 🙂
Retour du Melia Las Dunas Cayo Santa Maria (2 au 9 mai 2014) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes allés au Melia Las Dunas, à Cayo Santa Maria, du 2 au 9 mai 2014. Une amie se mariait là-bas. Nous avons eu beaucoup de soleil, une journée de pluie, ce qui est pas si mal. Le must de cet hôtel est la mer et la plage. L'eau est d'un bleu turquoise à couper le souffle! Et la plage, d'un beau sable blanc. On était en basse saison et ça paraissait. Il y avait souvent personne à côté de nous sur la plage. Le site est vraiment grand et beau. Les chambres sont très propres. Le mini frigo est rempli à chaque jour. La femme de ménage était toujours pleine d'attention avec nos serviettes. Elle s'amusait à faire un coeur, un éléphant, etc. avec nos serviettes. 😏 Le soir, il y avait des spectacles. On a été en voir qu'un seul et c'était pas très bon. Je le sais pas pour les autres par contre... Il n'y a pas de discothèque à l'hôtel. J'aurais aimé qu'il y en ait une. Il y en a une à l'autre hôtel par contre. On peut y aller, mais les boissons sont pas comprises, il faut les payer à part. Le soir, il y avait des danseurs dans le lobby, on pouvait danser avec eux, c'était bien plaisant.
C'est pas une place pour visiter, vous pouvez faire des excursions comme à Trinidad ou à La Havane, mais quand on a juste une semaine de vacances, ça passe vite et on n'a pas le temps de faire grand chose. On a fait une excursion en catamaran. J'ai été déçue un peu car je croyais qu'on allait en haute mer. Mais on a eu la chance de voir un numéro de dauphins. C'était le fun de pouvoir les toucher et de les voir nous éclabousser et de faire des pirouettes devant nous. 😄
Il faut savoir aussi que l'aéroport est loin du site (1 h 30 d'autobus), mais on a la chance de voir à quoi ressemble Cuba. C'est très pauvre avec des maisons qui ont l'air de vrais taudis. La nourriture est telle quelle, mais il faut s'attendre à ça à Cuba. Au buffet, c'était souvent froid, les pâtes étaient fades. Par contre, le poisson est très bon, il est cuit devant nous. On a essayé le Romantico comme restaurant à la carte. C'était dégueulasse à mon avis. J'avais lu que c'était très bon, mais j'ai trouvé ça épouvantable. Avec des asperges en conserve, un potage aux fruits de mer dégueulasse, le plat principal (riz et crevettes) était moins pire, mais c'était une mini portion. L'oriental était bon par contre, le créole pas si mal. En entrée, la langouste était très bonne. Certaines personnes de notre groupe ont essayé l'italien et il paraît que celui-ci était excellent.
En résumé, je vous conseille cet hôtel pour un voyage au soleil et pour vous reposer. Pour la nourriture, il faut s'y attendre à ce que ce soit moyen à Cuba.
Nous sommes allés au Melia Las Dunas, à Cayo Santa Maria, du 2 au 9 mai 2014. Une amie se mariait là-bas. Nous avons eu beaucoup de soleil, une journée de pluie, ce qui est pas si mal. Le must de cet hôtel est la mer et la plage. L'eau est d'un bleu turquoise à couper le souffle! Et la plage, d'un beau sable blanc. On était en basse saison et ça paraissait. Il y avait souvent personne à côté de nous sur la plage. Le site est vraiment grand et beau. Les chambres sont très propres. Le mini frigo est rempli à chaque jour. La femme de ménage était toujours pleine d'attention avec nos serviettes. Elle s'amusait à faire un coeur, un éléphant, etc. avec nos serviettes. 😏 Le soir, il y avait des spectacles. On a été en voir qu'un seul et c'était pas très bon. Je le sais pas pour les autres par contre... Il n'y a pas de discothèque à l'hôtel. J'aurais aimé qu'il y en ait une. Il y en a une à l'autre hôtel par contre. On peut y aller, mais les boissons sont pas comprises, il faut les payer à part. Le soir, il y avait des danseurs dans le lobby, on pouvait danser avec eux, c'était bien plaisant.
C'est pas une place pour visiter, vous pouvez faire des excursions comme à Trinidad ou à La Havane, mais quand on a juste une semaine de vacances, ça passe vite et on n'a pas le temps de faire grand chose. On a fait une excursion en catamaran. J'ai été déçue un peu car je croyais qu'on allait en haute mer. Mais on a eu la chance de voir un numéro de dauphins. C'était le fun de pouvoir les toucher et de les voir nous éclabousser et de faire des pirouettes devant nous. 😄
Il faut savoir aussi que l'aéroport est loin du site (1 h 30 d'autobus), mais on a la chance de voir à quoi ressemble Cuba. C'est très pauvre avec des maisons qui ont l'air de vrais taudis. La nourriture est telle quelle, mais il faut s'attendre à ça à Cuba. Au buffet, c'était souvent froid, les pâtes étaient fades. Par contre, le poisson est très bon, il est cuit devant nous. On a essayé le Romantico comme restaurant à la carte. C'était dégueulasse à mon avis. J'avais lu que c'était très bon, mais j'ai trouvé ça épouvantable. Avec des asperges en conserve, un potage aux fruits de mer dégueulasse, le plat principal (riz et crevettes) était moins pire, mais c'était une mini portion. L'oriental était bon par contre, le créole pas si mal. En entrée, la langouste était très bonne. Certaines personnes de notre groupe ont essayé l'italien et il paraît que celui-ci était excellent.
En résumé, je vous conseille cet hôtel pour un voyage au soleil et pour vous reposer. Pour la nourriture, il faut s'y attendre à ce que ce soit moyen à Cuba.