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avion corsair English translation pending
slt quelqu'un a des news sur les 747-400 ou des date merci de nous en faire profiter le premier qui sera dedans merci de faire des foto de la cabine pour ceux qui ont volé sur les 747- deuroppean charter merci de faire un commantaire sur votre vol
merci d'avance
un passionné de la compagnie corsair
merci d'avance
un passionné de la compagnie corsair
le 1000° message de Simba English translation pending
Salut Simba, 
Félicitation! Je bois un verre à ta santé. Comme j'ai vu, tu as dépassé le millième message.
Je te souhaite encore de nombreux voyages et découvertes.
Merci pour tes messages et tes belles photos. Grâce à toi ainsi que les amis de VF, je découvre beaucoup de lieu que je ne connais pas .
A ta santé!
Bisous et à bientôt😏

Félicitation! Je bois un verre à ta santé. Comme j'ai vu, tu as dépassé le millième message.
Je te souhaite encore de nombreux voyages et découvertes.
Merci pour tes messages et tes belles photos. Grâce à toi ainsi que les amis de VF, je découvre beaucoup de lieu que je ne connais pas .
A ta santé!
Bisous et à bientôt😏
Safari photo au Kenya et en Tanzanie English translation pending
Bonjour,
Je vous invite à faire un voyage en Afrique de l'est au Kenya et en Tanzanie.





🙂 J'attends vos impressions, merci.
Je vous invite à faire un voyage en Afrique de l'est au Kenya et en Tanzanie.





🙂 J'attends vos impressions, merci.
L'axe du loup de Sylvain Tesson English translation pending
L'ai 10h de vol pour le lire et nul doute que cette histoire doit être trés poignante.Vous parlerai de mes impressions au retour 🙂
Merci à vous grands voyageurs English translation pending
merci a vous tous grands voyageurs qui pensez, et avez la gentillesse de nous faire partager vos emotions et vos visions de ces pays inconnus a nous, à moi, pauvres imbéciles qui ne voient que par les tout-inclus et n en sortent jamais . Vous me donnez envie d avoir le courage de prendre mon sac a dos et de voir la vie en vraie, là bas . J espere en avoir le courage un jour, en attendant, je me regale de vos recits . MERCI !
Pluies torrentielles au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
J'ai lu sur un autre site de forum de discussion de voyage qu'il y avait eu des pluies très grosses au Costa Rica ces dernières semaines...
J'espère que ce n'est qu'une rumeur (j'y serai du 7 au 21 février)...
Est-ce que quelqu'un peut démentir ou confirmer cette nouvelle? Si c'est le cas, est-ce que les côtés ont été abimées ? QUel région a été touchée ? À quel endroit trouvé de l'info sur celà ?
J'ai lu sur un autre site de forum de discussion de voyage qu'il y avait eu des pluies très grosses au Costa Rica ces dernières semaines...
J'espère que ce n'est qu'une rumeur (j'y serai du 7 au 21 février)...
Est-ce que quelqu'un peut démentir ou confirmer cette nouvelle? Si c'est le cas, est-ce que les côtés ont été abimées ? QUel région a été touchée ? À quel endroit trouvé de l'info sur celà ?
Une pensée pour eux English translation pending
trés touchée par ce séisme, je ne peux que penser à eux et regretter de ne pouvoir rien faire pour eux.
Question vestimentaire en Inde English translation pending
Hum... une question qui va sans doute paraite idiote mais j'ai eu une expérience particulièrement désagréable en Thailande. Que prendre pour se baigner en Inde sans choquer les gens ou attirer les gestes/regards déplacés ? short + T shirt ? ou le bikini est jouable ?
Besoin de primitivité English translation pending
En lisant un résumé d'un bouquin de philosophie, il m'est venue une idée à l'esprit.....lorsque l'on lit les posts concernant le pourquoi de notre envie de partir en voyage, il revient souvent l'idée de "s'évader et retrouver un monde plus simple, trouver une vie plus simple que celle que nous vivons au quotidient. On a besoin de sortir de ce stress quotidient..." On se rend alors compte que l'homme, au fond de lui a toujours ce besoin de primitivité, il a besoin de se retrouver livré à lui même dans un monde un peu moins "technologisé" que celui dans lequel nous vivons. D'ailleurs on entend souvent cette phrase "c'était mieux avant" et lorsque l'on demande au gens pourquoi "c'était mieux avant" en réfléchissant tous nous répondent la même chose "car on vivait plus simplement".
Il apparait comme clair et évident le fait que l'homme a besoin de nouvelles technologies, nous sommes tous d'accords pour dire que le net c'est excellent, que le téléphone est très pratique. Certes mais au fond ne pensons nous tous pas un peu "des technologies oui mais pas trop" ? Dès qu'un nouveau gadget sort on entend souvent "pfff encore de la futilité"......et ce n'est pas une critique que je fais là mais juste une constatation car je pense de même !!!
Mais une confusion se porte alors à mon esprit.....si l'homme a besoin de technologies pour vivre mais a ce grand besoin de primitivité et recherche sans cesse à s'évader pour trouver la simplicité, pourquoi c'est l'homme lui même qui chaque jour invente, développe et construit de nouvelles technologies ? Pourquoi l'homme ne se dit pas parfois "stop ! On vit dans un monde déjà très développé, avant on vivait sans ces technologies alors essayons de présérver cette simplicité" ? Pourquoi l'homme ne fait rien pour obtenir un peu de cette primitivité qu'il demande mais au contraire développe et se perd chaque jour dans de nouvelles inventions ???
Désolée de vous faire réfléchir mais j'estime qu'il est important de temps en temps de se poser des questions à propos du monde dans lequel nous vivons.....il est nécéssaire de se poser calmement parfois pour s'interroger et réaliser que l'homme se contredit parfois dans ce qu'il dit et fait....et parfois ça peut être grave....
Il apparait comme clair et évident le fait que l'homme a besoin de nouvelles technologies, nous sommes tous d'accords pour dire que le net c'est excellent, que le téléphone est très pratique. Certes mais au fond ne pensons nous tous pas un peu "des technologies oui mais pas trop" ? Dès qu'un nouveau gadget sort on entend souvent "pfff encore de la futilité"......et ce n'est pas une critique que je fais là mais juste une constatation car je pense de même !!!
Mais une confusion se porte alors à mon esprit.....si l'homme a besoin de technologies pour vivre mais a ce grand besoin de primitivité et recherche sans cesse à s'évader pour trouver la simplicité, pourquoi c'est l'homme lui même qui chaque jour invente, développe et construit de nouvelles technologies ? Pourquoi l'homme ne se dit pas parfois "stop ! On vit dans un monde déjà très développé, avant on vivait sans ces technologies alors essayons de présérver cette simplicité" ? Pourquoi l'homme ne fait rien pour obtenir un peu de cette primitivité qu'il demande mais au contraire développe et se perd chaque jour dans de nouvelles inventions ???
Désolée de vous faire réfléchir mais j'estime qu'il est important de temps en temps de se poser des questions à propos du monde dans lequel nous vivons.....il est nécéssaire de se poser calmement parfois pour s'interroger et réaliser que l'homme se contredit parfois dans ce qu'il dit et fait....et parfois ça peut être grave....
Air Bourbon! la fin semble proche English translation pending
Le dernier trappeur English translation pending
http://www.lederniertrappeur.com/
Passionnée par le Yukon, je ne peux que vous recommander ce film tourné là-bas et qui sortira en France le 15 Décembre.
De même, je vous invite à vous plonger dans les romans de Nicolas Vanier, français qui a tourné le film l'année dernière.
ailleursland
Passionnée par le Yukon, je ne peux que vous recommander ce film tourné là-bas et qui sortira en France le 15 Décembre.
De même, je vous invite à vous plonger dans les romans de Nicolas Vanier, français qui a tourné le film l'année dernière.
ailleursland
D'abord ils ont tués mon père...... English translation pending
" D'abord ils ont tué mon père " de Loung Ung, Editions Plon ........
Plusieurs d'entre vous m'ont demandés les coordonnées de ce livre, donc je les donne en live afin que d'autres puissent en profiter afin surtout de mieux saisir les souffrances qu'à pu endurer le peuple khmer .....
J'ai tout simplement trouvé ce livre dans les allées du Marché Russe ou il fait si bon se perdre, et comme beaucoup d'autres voyageurs je l'ai acheté pour me plonger plus avant dans les horreurs du génocide .....
Celui ci est évoqué à travers les yeux d'une enfant, Loung, qui avait cinq ans au moment de l'arrestation de toute sa famille en 1975 et nous entraîne durant quatre années au plus profond de l'horreur, et je dois dire que ce livre m'a bien souvent arraché des larmes et me fait bien souvent regretter de ne pas être au plus prés des miens au Cambodge, juste pour être là si des fois .......
Je les vois avancer lentement au milieu d'une file de vingt personnes qu'ils sont venus chercher dans d'autres villages de la région. Les villageois sont encadrés par deux groupes de cinq ou six soldats khmers rouges. Leurs fusils sont pointés sur les prisonniers. Les pluies des trois jours précédents ont détrempé les champs, ils ont du mal à garder leur équilibre dans la boue glissante. Tout est silencieux, on n'entend pas que des grognements, des halètements et des gémissements. Tous, les soldats comme les villageois, portent des pyjamas noirs et des foulards à carreaux rouges, tous ont les genoux et le derrière couverts de boue. Les hommes ont les mains sur la nuque. La sueur qui coule sur leur front leur pique les yeux, mais ils n'osent pas libérer une main pour les essuyer. Les femmes, les enfants et les vieux sont autorisés à utiliser leurs bras pour garder l'équilibre tandis qu'ils avancent péniblement sur le sol inégal. Quelle que soit leur histoire, quel que soit leur passé, ils marchent ainsi en file parce que l'Angkar les a taxés de traîtes et d'ennemis du gouvernement.
Maman, portant Geak sur le dos, avance lentement derrière les autres. Elle pleure en silence, le corps tendu par la peur, les mains levées pour tenir Geak. Une fois, en faisant un geste brusque pour garder l'équilibre et ne pas tomber dans la boue, elle sent Geak rebondir légérement sur son dos. Se mordant les lèvres, elle pense à Papa, et se demande si lui aussi avait peur quand ils l'ont enmené. Elle secoue la tête pour chasser cette idée. Une partie d'elle même croit toujours qu'il est vivant, quelquepart. Il y a presque deux ans de celà, et il n'a cessé de lui manquer, pas une minute n'a passé sans qu'elle pense à lui. Et dans ses rêves, il était tellement réel qu'au réveil elle était en proie à une douleur plus vive encore que la veille. Parfois, en arrachant les mauvaises herbes du potager, son esprit vagabondait ; elle revivait leur première rencontre au bord de la rivière, lorsque leurs regards s'étaient croisés. Elle le trouvait si beau, mais elle savait que ses parents n'approuveraient pas leur mariage. Elle l'aimait; en dépit des objections de ses parents, elle avait quitté la maison pour s'enfuir avec lui. Son unique désir était d'être avec lui. Peut être seraient ils réunis bientôt.
Les soldats les enmènent au delà des rizières, au delà des palmiers agités par le vent, jusqu'à un champ situé à quelque distance du village. Là, à l'abri des regards, ils forcent Maman et les autres villageois à s'agenouiller. Maman et Geak s'enfoncent dans la terre humide et fraîche. Elle serre Geak sur sa poitrine, trés fort, comme si elle voulait faire rentrer son bébé dans son sein pour lui épargner la douleur. Elle lui tient la nuque pour s'assurer que son visage est tourné de l'autre côté ; il ne faut pas qu'elle voie le massacre qui est sur le point de se produire. Le corps de Geak tremble entre ses bras, ses dents claquent contre ses oreilles. Elle sent sa petite main s'agripper plus fort à son cou, mais elle ne pleure pas.
Les soldats sont en position derrière le groupe, le fusil levé, le doight sur la détente. Des nuages filent dans le ciel, projetant des ombres noires. Un vent chaud s'est levé ; pourtant, Maman frissonne. Elle sait qu'il est inutile de lutter. Il serait vain de supplier, rien ne lui permettra d'échapper à son destin. Serrant Geak encore plus fort contre elle, elle ferme les yeux et se met à prier, tandis que les autres supplient les soldats de les épargner. Elle évoque l'image de Papa et attend. Chaque seconde dure une éternité. Elle lutte contre l'envie de hurler, de provoquer les soldats pour en finir une fois pour toutes. Combien de temps pourra-t-elle être courageuse ? L'attente fait naître une lueur d'espoir dans son coeur. Se pourrait il que les soldats changent d'avis et les laissent tous partir ? A cette pensée, son souffle s'accélére. " Non, se dit elle, je dois me montrer forte. Pour Geak. Il ne faut pas qu'elle quitte ce monde en partageant ma terreur. "
Maman entend alors un bruit indiquant qu'un soldat a changé de position. Son coeur bat comme s'il voulait s'échapper de sa poitrine. Le soldat met son fusil en bandoulière et s'avance vers le groupe. Maman snet la terre devenir chaude et humide sous ses genoux. Tournant légèrement la tête, elle voit que l'homme qui est à côté d'elle a mouillé son pantalon. Le soldat se rapproche. Il se dirige droit vers elle. Les yeux de Maman s'agrandissent d'espoir. Son coeur palpite de terreur. Le soldat se penche vers Geak et la prend par les épaules. Maman et Geak poussent un cri perçant qui s'attarde dans l'air. Celà n'arrête pas le soldat. Il arrache Geak des bras de Maman, qui lui crie de ne pas lâcher prise. Geak elle aussi supplie Maman de ne pas la lâcher. Le soldat continue de tirer, jusqu'à ce que seule l'extrémité de leurs doights se tiennent encore, puis il brise ce dernier lien. Les villageois se mettent tous à crier et à implorer, et commencent à se lever. Soudain, le crépitement des armes se fait entendre et les balles percent les corps.
Geak court vers Maman, qui s'est affalée, le visage dans la boue.Geak n'a que cinq ans, elle est trop petite pour comprendre ce qui vient de se passer. Elle appelle Maman, la secoue par les épaules, touche ses joues, ses oreilles, puis empoigne ses cheveux et essaie de soulever sa tête, mais elle n'en a pas la force. Elle s'essuie les yeux, barbouillant son visage du sang de Maman. Elle lui martèle le dos de ses poings pour tenter de la réveiller, mais Maman n'est plus là. Tenant la tête de Maman entre ses mains, Geak semet à hurler, sans prendre le temps de respirer. Le visage d'un soldat s'assombrit, il lève son fusil. Quelques secondes aprés, Geak est elle aussi réduite au silence.
Si aprés celà vous ne comprenez pas pourquoi je les aime tant .....
Plusieurs d'entre vous m'ont demandés les coordonnées de ce livre, donc je les donne en live afin que d'autres puissent en profiter afin surtout de mieux saisir les souffrances qu'à pu endurer le peuple khmer .....
J'ai tout simplement trouvé ce livre dans les allées du Marché Russe ou il fait si bon se perdre, et comme beaucoup d'autres voyageurs je l'ai acheté pour me plonger plus avant dans les horreurs du génocide .....
Celui ci est évoqué à travers les yeux d'une enfant, Loung, qui avait cinq ans au moment de l'arrestation de toute sa famille en 1975 et nous entraîne durant quatre années au plus profond de l'horreur, et je dois dire que ce livre m'a bien souvent arraché des larmes et me fait bien souvent regretter de ne pas être au plus prés des miens au Cambodge, juste pour être là si des fois .......
Je les vois avancer lentement au milieu d'une file de vingt personnes qu'ils sont venus chercher dans d'autres villages de la région. Les villageois sont encadrés par deux groupes de cinq ou six soldats khmers rouges. Leurs fusils sont pointés sur les prisonniers. Les pluies des trois jours précédents ont détrempé les champs, ils ont du mal à garder leur équilibre dans la boue glissante. Tout est silencieux, on n'entend pas que des grognements, des halètements et des gémissements. Tous, les soldats comme les villageois, portent des pyjamas noirs et des foulards à carreaux rouges, tous ont les genoux et le derrière couverts de boue. Les hommes ont les mains sur la nuque. La sueur qui coule sur leur front leur pique les yeux, mais ils n'osent pas libérer une main pour les essuyer. Les femmes, les enfants et les vieux sont autorisés à utiliser leurs bras pour garder l'équilibre tandis qu'ils avancent péniblement sur le sol inégal. Quelle que soit leur histoire, quel que soit leur passé, ils marchent ainsi en file parce que l'Angkar les a taxés de traîtes et d'ennemis du gouvernement.
Maman, portant Geak sur le dos, avance lentement derrière les autres. Elle pleure en silence, le corps tendu par la peur, les mains levées pour tenir Geak. Une fois, en faisant un geste brusque pour garder l'équilibre et ne pas tomber dans la boue, elle sent Geak rebondir légérement sur son dos. Se mordant les lèvres, elle pense à Papa, et se demande si lui aussi avait peur quand ils l'ont enmené. Elle secoue la tête pour chasser cette idée. Une partie d'elle même croit toujours qu'il est vivant, quelquepart. Il y a presque deux ans de celà, et il n'a cessé de lui manquer, pas une minute n'a passé sans qu'elle pense à lui. Et dans ses rêves, il était tellement réel qu'au réveil elle était en proie à une douleur plus vive encore que la veille. Parfois, en arrachant les mauvaises herbes du potager, son esprit vagabondait ; elle revivait leur première rencontre au bord de la rivière, lorsque leurs regards s'étaient croisés. Elle le trouvait si beau, mais elle savait que ses parents n'approuveraient pas leur mariage. Elle l'aimait; en dépit des objections de ses parents, elle avait quitté la maison pour s'enfuir avec lui. Son unique désir était d'être avec lui. Peut être seraient ils réunis bientôt.
Les soldats les enmènent au delà des rizières, au delà des palmiers agités par le vent, jusqu'à un champ situé à quelque distance du village. Là, à l'abri des regards, ils forcent Maman et les autres villageois à s'agenouiller. Maman et Geak s'enfoncent dans la terre humide et fraîche. Elle serre Geak sur sa poitrine, trés fort, comme si elle voulait faire rentrer son bébé dans son sein pour lui épargner la douleur. Elle lui tient la nuque pour s'assurer que son visage est tourné de l'autre côté ; il ne faut pas qu'elle voie le massacre qui est sur le point de se produire. Le corps de Geak tremble entre ses bras, ses dents claquent contre ses oreilles. Elle sent sa petite main s'agripper plus fort à son cou, mais elle ne pleure pas.
Les soldats sont en position derrière le groupe, le fusil levé, le doight sur la détente. Des nuages filent dans le ciel, projetant des ombres noires. Un vent chaud s'est levé ; pourtant, Maman frissonne. Elle sait qu'il est inutile de lutter. Il serait vain de supplier, rien ne lui permettra d'échapper à son destin. Serrant Geak encore plus fort contre elle, elle ferme les yeux et se met à prier, tandis que les autres supplient les soldats de les épargner. Elle évoque l'image de Papa et attend. Chaque seconde dure une éternité. Elle lutte contre l'envie de hurler, de provoquer les soldats pour en finir une fois pour toutes. Combien de temps pourra-t-elle être courageuse ? L'attente fait naître une lueur d'espoir dans son coeur. Se pourrait il que les soldats changent d'avis et les laissent tous partir ? A cette pensée, son souffle s'accélére. " Non, se dit elle, je dois me montrer forte. Pour Geak. Il ne faut pas qu'elle quitte ce monde en partageant ma terreur. "
Maman entend alors un bruit indiquant qu'un soldat a changé de position. Son coeur bat comme s'il voulait s'échapper de sa poitrine. Le soldat met son fusil en bandoulière et s'avance vers le groupe. Maman snet la terre devenir chaude et humide sous ses genoux. Tournant légèrement la tête, elle voit que l'homme qui est à côté d'elle a mouillé son pantalon. Le soldat se rapproche. Il se dirige droit vers elle. Les yeux de Maman s'agrandissent d'espoir. Son coeur palpite de terreur. Le soldat se penche vers Geak et la prend par les épaules. Maman et Geak poussent un cri perçant qui s'attarde dans l'air. Celà n'arrête pas le soldat. Il arrache Geak des bras de Maman, qui lui crie de ne pas lâcher prise. Geak elle aussi supplie Maman de ne pas la lâcher. Le soldat continue de tirer, jusqu'à ce que seule l'extrémité de leurs doights se tiennent encore, puis il brise ce dernier lien. Les villageois se mettent tous à crier et à implorer, et commencent à se lever. Soudain, le crépitement des armes se fait entendre et les balles percent les corps.
Geak court vers Maman, qui s'est affalée, le visage dans la boue.Geak n'a que cinq ans, elle est trop petite pour comprendre ce qui vient de se passer. Elle appelle Maman, la secoue par les épaules, touche ses joues, ses oreilles, puis empoigne ses cheveux et essaie de soulever sa tête, mais elle n'en a pas la force. Elle s'essuie les yeux, barbouillant son visage du sang de Maman. Elle lui martèle le dos de ses poings pour tenter de la réveiller, mais Maman n'est plus là. Tenant la tête de Maman entre ses mains, Geak semet à hurler, sans prendre le temps de respirer. Le visage d'un soldat s'assombrit, il lève son fusil. Quelques secondes aprés, Geak est elle aussi réduite au silence.
Si aprés celà vous ne comprenez pas pourquoi je les aime tant .....
Presse - Libé - Un routard égaré en Irak! English translation pending
Lu dans Libé de ce jour:
Shosei Koda, routard naïf qui voulait voir l'Irak
Le Japon refuse de retirer ses troupes en échange de la liberté de l'otage enlevé mardi.
Par Michel TEMMAN vendredi 29 octobre 2004
Deux nouveaux otages. L'Armée islamique en Irak a annoncé qu'elle retenait en otage un Sri-Lankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, a rapporté la chaîne qatarienne Al-Jezira, montrant des images des deux otages.
Tokyo de notre correspondant
ardi, Setsuko Koda s'est effondrée en découvrant à la télévision les images de son fils, Shosei, 24 ans, en Irak, aux mains de trois hommes encagoulés membres d'un groupe allié d'Al-Qaeda mené par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Je pars en Nouvelle-Zélande», a-t-il dit à ses parents en janvier 2004, à la veille de prendre l'avion pour un plan «travail vacances». Mais les décors grandeur nature du film le Seigneur des Anneaux n'ont pas comblé sa soif de voyage. Sans prévenir sa famille, qui le croyait toujours en Nouvelle-Zélande, le jeune Japonais originaire de Fukuoka (sud du pays) a poursuivi l'aventure. Direction : le Moyen-Orient. En Jordanie, à Amman, il a trouvé un petit boulot dans un hôtel. De quoi financer la suite du périple.
«Incrédulité», comme l'écrivent les médias à Tokyo ? «Naïveté», comme l'avance le quotidien Yomiuri ? Ou bien goût du risque ? De son plein gré, le jeune Shosei Koda a décidé d'aller en Irak. Y faire quoi ? Mystère. Contrairement aux précédents Japonais kidnappés en Irak au printemps, puis libérés, Shosei Koda n'est pas volontaire ou employé humanitaire. Il n'est pas non plus journaliste free-lance ou photo-reporter. Mais c'est un voyageur aguerri. Un globe-trotter. A Amman, il a pris un bus pour l'Irak, le 20 octobre. Il aurait alors été localisé par l'ambassade nippone à Bagdad. Un diplomate japonais aurait essayé, vainement, d'entrer en contact avec lui pour le convaincre de quitter le pays au plus vite.
Hier, les Japonais ont découvert à leur réveil, sur leur petit écran, le jeune Koda agenouillé, tee-shirt blanc, défait, terrorisé, l'épaisse chevelure tirée par un ravisseur, lisant en anglais et en japonais, dans une vidéo non authentifiée, un texte dicté. «Monsieur Koizumi, ils demandent le retrait des forces d'autodéfense (l'armée japonaise, ndlr). Ils ont dit qu'ils me couperaient la tête dans le cas contraire. Je suis désolé. Je veux rentrer au Japon...» Le groupe terroriste exige que le Japon retire «dans un délai de quarante-huit heures» ses troupes (550 soldats), déployées à Samawa (250 kilomètres au sud de Bagdad), pour une mission «humanitaire excluant tout combat».
Le Premier ministre n'a pas tardé à répondre. Assurant qu'il fera «tout ce qu'il est possible de faire» pour sauver le jeune otage, il a répété que le Japon ne peut pas «tolérer le terrorisme». «Nous ne céderons pas au terrorisme. Nous ne retirerons pas les forces d'autodéfense.» Bien que 63 % des Japonais, dans un sondage publié lundi, se disent contre le prolongement de la mission nippone en Irak.
Elément aggravant, les ravisseurs de Shosei Koda sont persuadés qu'il est «un des éléments appartenant aux forces japonaises». Les autorités à Tokyo répètent que «Koda est un civil qui n'a aucun lien avec les forces d'autodéfense».
http://www.liberation.fr/page.php?Article=249873
© Libération
Shosei Koda, routard naïf qui voulait voir l'Irak
Le Japon refuse de retirer ses troupes en échange de la liberté de l'otage enlevé mardi.
Par Michel TEMMAN vendredi 29 octobre 2004
Deux nouveaux otages. L'Armée islamique en Irak a annoncé qu'elle retenait en otage un Sri-Lankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, a rapporté la chaîne qatarienne Al-Jezira, montrant des images des deux otages.
Tokyo de notre correspondant
ardi, Setsuko Koda s'est effondrée en découvrant à la télévision les images de son fils, Shosei, 24 ans, en Irak, aux mains de trois hommes encagoulés membres d'un groupe allié d'Al-Qaeda mené par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Je pars en Nouvelle-Zélande», a-t-il dit à ses parents en janvier 2004, à la veille de prendre l'avion pour un plan «travail vacances». Mais les décors grandeur nature du film le Seigneur des Anneaux n'ont pas comblé sa soif de voyage. Sans prévenir sa famille, qui le croyait toujours en Nouvelle-Zélande, le jeune Japonais originaire de Fukuoka (sud du pays) a poursuivi l'aventure. Direction : le Moyen-Orient. En Jordanie, à Amman, il a trouvé un petit boulot dans un hôtel. De quoi financer la suite du périple.
«Incrédulité», comme l'écrivent les médias à Tokyo ? «Naïveté», comme l'avance le quotidien Yomiuri ? Ou bien goût du risque ? De son plein gré, le jeune Shosei Koda a décidé d'aller en Irak. Y faire quoi ? Mystère. Contrairement aux précédents Japonais kidnappés en Irak au printemps, puis libérés, Shosei Koda n'est pas volontaire ou employé humanitaire. Il n'est pas non plus journaliste free-lance ou photo-reporter. Mais c'est un voyageur aguerri. Un globe-trotter. A Amman, il a pris un bus pour l'Irak, le 20 octobre. Il aurait alors été localisé par l'ambassade nippone à Bagdad. Un diplomate japonais aurait essayé, vainement, d'entrer en contact avec lui pour le convaincre de quitter le pays au plus vite.
Hier, les Japonais ont découvert à leur réveil, sur leur petit écran, le jeune Koda agenouillé, tee-shirt blanc, défait, terrorisé, l'épaisse chevelure tirée par un ravisseur, lisant en anglais et en japonais, dans une vidéo non authentifiée, un texte dicté. «Monsieur Koizumi, ils demandent le retrait des forces d'autodéfense (l'armée japonaise, ndlr). Ils ont dit qu'ils me couperaient la tête dans le cas contraire. Je suis désolé. Je veux rentrer au Japon...» Le groupe terroriste exige que le Japon retire «dans un délai de quarante-huit heures» ses troupes (550 soldats), déployées à Samawa (250 kilomètres au sud de Bagdad), pour une mission «humanitaire excluant tout combat».
Le Premier ministre n'a pas tardé à répondre. Assurant qu'il fera «tout ce qu'il est possible de faire» pour sauver le jeune otage, il a répété que le Japon ne peut pas «tolérer le terrorisme». «Nous ne céderons pas au terrorisme. Nous ne retirerons pas les forces d'autodéfense.» Bien que 63 % des Japonais, dans un sondage publié lundi, se disent contre le prolongement de la mission nippone en Irak.
Elément aggravant, les ravisseurs de Shosei Koda sont persuadés qu'il est «un des éléments appartenant aux forces japonaises». Les autorités à Tokyo répètent que «Koda est un civil qui n'a aucun lien avec les forces d'autodéfense».
http://www.liberation.fr/page.php?Article=249873
© Libération
Retour du Punta Bonita English translation pending
Bonjour à tous,
je reviens tout juste de las terrenas et en cherchant la formule magique du mamajuana je suis tombé sur ce forum. Peut etre mes impressions de vacances peuvent elles vous servir...
Nous sommes parties le 6 octobre pour une semaine au punta bonita. Une seule semaine car d'après tous mes collègues la république dominicaine ne valait pas plus ! Quelle erreur ! Tous étaient partis a punta cana ou boca chica l'équivalent de cancun ou varadejo. Nous ont voulait autre chose même si on savait que point de vue finance on ne bougerait pas énormément.
Les 4 heures du car ont été tres dur, et l'arrivée la nuit a l'hotel nous a fait craindre le pire. Mais des le lendemain ont a été rassuré. L 'hotel est tres sympa, les chambres simples mais avec clim, le buffet répétitif comme toujours dans les clubs mais bon ca allait, la plage sympa, la piscine aussi, bref le principal ennui était que nous pensions pouvoir aller a la ville a pied (15 mn oui mais en voiture...). Pour l'animation il n'y avait qu'une personne, Francis, mais il se démenait avec les moyens du bord. Pour la boite de nuit il fait ce qu'il peut avec ses cds !!!!
En fait le point noir c'est les travaux juste derrière les chambres d'un nouvel hotel. Début a 7h00 du mat et fin a .... 23h00 !!! Plutot dur dur de se reposer. Heureusement le soleil se levant vers 6h00 on a vite prit le rythme de se lever tot. Pour ce qui est de jeanne, l'hotel est aujourd'hui nickel a part la route qui y mene.
Les excursion proposés étaient tres cher comme toujours. Mieux vaut louer une jeep ou passer en direct par une agence de las terrenas.
Nous avons diné chez un haitien avec langoustes préparés par sa femme, cela nous a permis de discuter et prendre un peu mieux conscience de ce qui se passe là-bas.
J'avoue avoir été tres surprise de la ville, notamment de l'odeur de gasoil due au quad !!!! Peu de boutiques (et oui que voulez vous je suis une femme !) mais des bars sympas dans une ambiance expat que je ne connaissais pas et que j'ai trouvé tres agréable.
Pour faire court, je regrette de n'avoir passé la-bas qu'une semaine. Même sans forcément jouer les baroudeurs de la mort il y a de quoi s'occuper les journées et s'eblouir les yeux. je rappelle qu'on etaient 2 nanas et qu'on a pas louer de moto, vu qu'on ne sait pas en faire.
Mon principal souvenir en fait est la gentillesse des gens. J'ai visité le mexique et cuba, et je n'avais pas eu l'impression de bienveillance que j'ai trouvé aupres des dominicains.
Petite parenthese : j'ai testé l'hopital publique a la suite d'un doigt de pied fracturé pendant un bain de minuit (véridique !!) et c'était "urgence" en afrique en live.
Bref j'ai eu bien les boulles de rentrer a paris. Je n'arrive pas a me remettre dans le bain de cette vie si speed. Au point ou je commence a remettre en question mon mode de vie. C'est dire si la république dominicaine m'a marquée, moi pure parisienne. Mais attention je reprécise que mon expérience ne se situe qu'a las terrenas.
Voila, je suis ravie en tout cas de vous donner tous ces fragments de souvenirs, cela me rappelle combien j'étais bien la-bas.
Bon voyage a tous,
Catherine
Voyager pour draguer? English translation pending
Bonjour!! Je suis recherchiste pour une émission quotidienne consacrée au voyage et au tourisme (Évasion Quotidienne, sur les ondes du CAnal Évasion au Québec) et nous préparons un dossier sur la drague en voyage.
En général, nous voulons connaître les différentes méthodes de drague et ce aux quatre coins du globe. Avez-vous une histoire personnelle à partager? Par exemple, voici expérience, ça saura peut-être vous inspirer: quand j'étais en amérique centrale, les hommes me sifflaient sur la rue, me demandaient si j'étais mariée, sortaient de leur voiture aux intersections pour venir me donner la main, me criaient des compliments en anglais de l'autre côté de la rue, et ce, même si mon copain me tenait par la main! Nous en sommes donc venus à la conclusion que les critères de beauté et leurs stéréotypes féminins sont plutôt différents des nôtres...
Voilà, j'aimerais bien savoir comment ça se passe en asie, en afrique, est-ce semblable en amérique du sud? Tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenus (sur toutes destinations), on parle de la drague tant au féminin et qu'au masculin.
Merci beaucoup!!!
En général, nous voulons connaître les différentes méthodes de drague et ce aux quatre coins du globe. Avez-vous une histoire personnelle à partager? Par exemple, voici expérience, ça saura peut-être vous inspirer: quand j'étais en amérique centrale, les hommes me sifflaient sur la rue, me demandaient si j'étais mariée, sortaient de leur voiture aux intersections pour venir me donner la main, me criaient des compliments en anglais de l'autre côté de la rue, et ce, même si mon copain me tenait par la main! Nous en sommes donc venus à la conclusion que les critères de beauté et leurs stéréotypes féminins sont plutôt différents des nôtres...
Voilà, j'aimerais bien savoir comment ça se passe en asie, en afrique, est-ce semblable en amérique du sud? Tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenus (sur toutes destinations), on parle de la drague tant au féminin et qu'au masculin.
Merci beaucoup!!!
Hausse du pétrole! English translation pending
😠 Je pars en RP en decembre et mon agence de voyage m'a annoncé que j'aurais un supp. de 25 euros par pers. du à la hausse du carburant, bien qu'aillant signé un contrat notifiant le prix exact du séjour et ayant payé une partie.
ESt ce que quelqu'un mieux informé que moi sait si les TO ont le droit d'augmenter le prix d'un voyage déja sous contrat d'un client. merci est que quelqu'un est dans la meme situation que moi?
ESt ce que quelqu'un mieux informé que moi sait si les TO ont le droit d'augmenter le prix d'un voyage déja sous contrat d'un client. merci est que quelqu'un est dans la meme situation que moi?
Dominican Bay à Boca chica: retour et rapport English translation pending
Bonjour, nous avons été au dominican bay du 26 septembre au 03 octobre, et je tenais à donner quelques détails de cet hotel controversé par des raleurs sur ce forum. En effet, j'ai eu tres peur avant de partir, car deux personnes contrariées mettent des messages alarmant sur ce forum.🤪
😄L'Hôtel:
Il est tres beau au niveau des bâtiments, et des jardins, l'équipe de l'hôtel est sans arrêt en train de nettoyer, d'entretenir... l'extérieur est donc tres propre et tres beau: superbes plantes tropicales, et toujours propre. Les chambres sont très correctes et spacieuses. Apparrament certains ont changé de chambre pour différentes raisons dues à des problemes techniques: clim, plomberie... Mais dans l'ensemble les gens paraissaient satisfaits. Nous avions une chambre non rénovée, pas très décorée, mais propre. Le seul probleme était l'eau de la douche pas toujours chaude; mais ma foi ça fait du bien parfois. Nous étions dans le bloc 6, non loin de l'animation, et franchement ce n'est pas génant, sachant que l'animation se termine vers 23h-23h30, à cette heure là on ne dort pas en général, et la foi où on s'est couché plus tôt ça ne nous a pas empêché de dormir... Par contre le TO nous avait promis une chambre avec vue sur la mer, ne vous leurrez pas, car apparremment il n'y en a aucune!!!! Le personnel de l'hôtel est très sympa et souriant, mais un peu lent....c'est normal là bas!! On ne peut pas en dire autant des réferents switch qui nous ont parus peu compétents et pas très agréables; en tous cas il ne faut pas compter sur eux.
😏La nourriture:
Le restaurant Hibicius propose des buffets aux trois repas. Ils sont très corrects, variés, bons, bien présentés...bref impec!! peut être lassant pour qui reste deux semaines, en tous cas sur une semaine, ça allait. Il y a également sur la plage et près de la piscine où l'on peut se concoter des hamburgers ou des hot dogs...assez bon, mais vite lassant, ça va lorsqu'on veut rester tranquilles à la piscine ou à la plage. Nous n'avons pas été malades...mais nous avons privilégié du riz assez souvent!
😄Les piscines:
La grande piscine était en effet un peu trouble, mais on s'y est baigné quand même, ce n'était pas génant, on voyait quand même nos pieds!! et on en est pas tombé malades non plus!!Malheureusement elle a été fermé pendant quelques jours pour nettoyage; donc je pense que pour les prochains, elle sera impec! Quant à l'autre piscine, l'eau était normale, et très agréable...Que c'était bon de prendre l'apéro dans l'eau!!!
😛Les bars:
Ils sont très corrects, beaucoup de guepes attirées par le sucre, mais c'est normal; les gens au bar sont très cool, et on est servis toute la journée..ils font même attention à servir les cocktails plus légers en journée que le soir. Dommage que certains touristes n'attendent pas leur tour et passent sans cesse devant tout le monde.
😎La plage:
Splendide!!!l'eau est chaude, transparente à souhait, le sable est blanc...on est dans la carte postale!!!effectivement, parfois on trouve un gobelet en plastique, deux trois détritus;..mais pas plus qu'en France!!! Les vendeurs sont très présents, mais le "no gracias" avec le sourire ainsi qu'il était déjà conseillé dans ce forum est efficace. Quant à la prostitution je n'en ai pas vu, et n'avons eu aucune proposition. Concernant l'usine, elle est en effet bien loin de la plage et à vrai dire, à part le premier jour où j'ai regardé cette curiosité, je ne l'ai même plus vu après.
😮Les animations:
sympas mais sans plus, l'équipe d'animation est sympa, et ce qu'ils proposent est gentillet...à chacun ses gouts sur ce domaine!
😐Boca Chica:
petite ville avec beaucoup de monde sans arrêt dans les rues, de vendeurs, de taxi-motos, très colorée... Le "no gracias" est encore une fois de mise...Ne soyez pas surpris, même la drogue est à vendre aux touristes ( en chuchotant bien sur), mais sans insistance.
😉Les excursions:
Malgré les mises en garde, nous les avons tout de même pris avec switch, avec leut formule "pas cher"; le sfari est vraiment génial, mais attention, car la vitamine coule à flots. Sierra de agua est grandiose et la journée vaut le détour."Catalina pas cher" était très sympa aussi, en bateau rapide, puis la plage. attention avec cette formule, ils ne fournissent pas masques et tubas; heureusement ils nous avaient prévenus, mais certains n'ont pas eu cette chance et ont été déçu; on s'est arrangé entre nous, mais ça ne sert à rien d'y aller sans explorer les fonds marins pour voir doris et némo!!! c'est du vrai, on voit plein de superbes poissons multicolores sans aller bien loin. Quant à St Domingue en demie journée, tres sympa et tres instructif. Pour ceux comme nous qui ne rafolent pas de musée, la demie journée suffit amplement.
🏴☠️Les sous:
Attention, contrairement à ce vous conseil les referents switch, il vaut mieux retirer tout votre argent prévisionnel en une fois (sans exces bien sur ); deux jours avant notre départ la banco popular (la plus proche) ne faisait plus de change, soit disant un problème de connexion avec la france...et là on est embeté! De plus, ma banque prenait environ 7 euros par retrait quelqu'en soit le montant... alors quand le representant SW. vous conseil de prendre petit peu par petit peu, réflechissez bien!!
😇En conclusion:
Nous avons passé un super voyage, très agréable et sans trop de soucis; pour ma part c'était le premier, est j'en suis ravi. Je suis un français de classe moyenne, pas habitué au luxe...peut être que les gens qui critiquent cet hôtel devraient revoir leur mode de jugement ou aller dans des 5 étoiles...mais bon, il y a toujours des insatisfaits!! désolé d'être virulent, mais ils m'ont tellement influencé avec leurs messages à la c.. qu'ils m'ont à moitié gâché ma joie d'avant départ, par peur de ce que j'allais trouver là bas.
En contre partie, merci aux gens qui ont laissé des messages objectifs!😊
BON VOYAGE ET PROFITEZ DE VOTRE CHANCE!!!!!!
😄L'Hôtel:
Il est tres beau au niveau des bâtiments, et des jardins, l'équipe de l'hôtel est sans arrêt en train de nettoyer, d'entretenir... l'extérieur est donc tres propre et tres beau: superbes plantes tropicales, et toujours propre. Les chambres sont très correctes et spacieuses. Apparrament certains ont changé de chambre pour différentes raisons dues à des problemes techniques: clim, plomberie... Mais dans l'ensemble les gens paraissaient satisfaits. Nous avions une chambre non rénovée, pas très décorée, mais propre. Le seul probleme était l'eau de la douche pas toujours chaude; mais ma foi ça fait du bien parfois. Nous étions dans le bloc 6, non loin de l'animation, et franchement ce n'est pas génant, sachant que l'animation se termine vers 23h-23h30, à cette heure là on ne dort pas en général, et la foi où on s'est couché plus tôt ça ne nous a pas empêché de dormir... Par contre le TO nous avait promis une chambre avec vue sur la mer, ne vous leurrez pas, car apparremment il n'y en a aucune!!!! Le personnel de l'hôtel est très sympa et souriant, mais un peu lent....c'est normal là bas!! On ne peut pas en dire autant des réferents switch qui nous ont parus peu compétents et pas très agréables; en tous cas il ne faut pas compter sur eux.
😏La nourriture:
Le restaurant Hibicius propose des buffets aux trois repas. Ils sont très corrects, variés, bons, bien présentés...bref impec!! peut être lassant pour qui reste deux semaines, en tous cas sur une semaine, ça allait. Il y a également sur la plage et près de la piscine où l'on peut se concoter des hamburgers ou des hot dogs...assez bon, mais vite lassant, ça va lorsqu'on veut rester tranquilles à la piscine ou à la plage. Nous n'avons pas été malades...mais nous avons privilégié du riz assez souvent!
😄Les piscines:
La grande piscine était en effet un peu trouble, mais on s'y est baigné quand même, ce n'était pas génant, on voyait quand même nos pieds!! et on en est pas tombé malades non plus!!Malheureusement elle a été fermé pendant quelques jours pour nettoyage; donc je pense que pour les prochains, elle sera impec! Quant à l'autre piscine, l'eau était normale, et très agréable...Que c'était bon de prendre l'apéro dans l'eau!!!
😛Les bars:
Ils sont très corrects, beaucoup de guepes attirées par le sucre, mais c'est normal; les gens au bar sont très cool, et on est servis toute la journée..ils font même attention à servir les cocktails plus légers en journée que le soir. Dommage que certains touristes n'attendent pas leur tour et passent sans cesse devant tout le monde.
😎La plage:
Splendide!!!l'eau est chaude, transparente à souhait, le sable est blanc...on est dans la carte postale!!!effectivement, parfois on trouve un gobelet en plastique, deux trois détritus;..mais pas plus qu'en France!!! Les vendeurs sont très présents, mais le "no gracias" avec le sourire ainsi qu'il était déjà conseillé dans ce forum est efficace. Quant à la prostitution je n'en ai pas vu, et n'avons eu aucune proposition. Concernant l'usine, elle est en effet bien loin de la plage et à vrai dire, à part le premier jour où j'ai regardé cette curiosité, je ne l'ai même plus vu après.
😮Les animations:
sympas mais sans plus, l'équipe d'animation est sympa, et ce qu'ils proposent est gentillet...à chacun ses gouts sur ce domaine!
😐Boca Chica:
petite ville avec beaucoup de monde sans arrêt dans les rues, de vendeurs, de taxi-motos, très colorée... Le "no gracias" est encore une fois de mise...Ne soyez pas surpris, même la drogue est à vendre aux touristes ( en chuchotant bien sur), mais sans insistance.
😉Les excursions:
Malgré les mises en garde, nous les avons tout de même pris avec switch, avec leut formule "pas cher"; le sfari est vraiment génial, mais attention, car la vitamine coule à flots. Sierra de agua est grandiose et la journée vaut le détour."Catalina pas cher" était très sympa aussi, en bateau rapide, puis la plage. attention avec cette formule, ils ne fournissent pas masques et tubas; heureusement ils nous avaient prévenus, mais certains n'ont pas eu cette chance et ont été déçu; on s'est arrangé entre nous, mais ça ne sert à rien d'y aller sans explorer les fonds marins pour voir doris et némo!!! c'est du vrai, on voit plein de superbes poissons multicolores sans aller bien loin. Quant à St Domingue en demie journée, tres sympa et tres instructif. Pour ceux comme nous qui ne rafolent pas de musée, la demie journée suffit amplement.
🏴☠️Les sous:
Attention, contrairement à ce vous conseil les referents switch, il vaut mieux retirer tout votre argent prévisionnel en une fois (sans exces bien sur ); deux jours avant notre départ la banco popular (la plus proche) ne faisait plus de change, soit disant un problème de connexion avec la france...et là on est embeté! De plus, ma banque prenait environ 7 euros par retrait quelqu'en soit le montant... alors quand le representant SW. vous conseil de prendre petit peu par petit peu, réflechissez bien!!
😇En conclusion:
Nous avons passé un super voyage, très agréable et sans trop de soucis; pour ma part c'était le premier, est j'en suis ravi. Je suis un français de classe moyenne, pas habitué au luxe...peut être que les gens qui critiquent cet hôtel devraient revoir leur mode de jugement ou aller dans des 5 étoiles...mais bon, il y a toujours des insatisfaits!! désolé d'être virulent, mais ils m'ont tellement influencé avec leurs messages à la c.. qu'ils m'ont à moitié gâché ma joie d'avant départ, par peur de ce que j'allais trouver là bas.
En contre partie, merci aux gens qui ont laissé des messages objectifs!😊
BON VOYAGE ET PROFITEZ DE VOTRE CHANCE!!!!!!
Quel tourisme en Côte d'Ivoire? English translation pending
je pars à San Pedro fin octobre rendre visite à un expatrié
puis-je espérer faire un peu de tourisme dans les environs, dans quelles conditions?
j'attends vraiment des réponses de personnes ayant voyagé récemment là-bas
je vous promets un petit compte-rendu au retour (fin nov.)
merci
puis-je espérer faire un peu de tourisme dans les environs, dans quelles conditions?
j'attends vraiment des réponses de personnes ayant voyagé récemment là-bas
je vous promets un petit compte-rendu au retour (fin nov.)
merci
Coutumes et moeurs au Mali English translation pending
Bonjour
Nous aurions aimé avoir des renseignements sur le MALI.les coutumes les moeurs les traditions l'état d'esprit les habitudes et le temps au mois de JUILLET
Merci NOus attendons impatiemment vos réponses
A bientot
Nous aurions aimé avoir des renseignements sur le MALI.les coutumes les moeurs les traditions l'état d'esprit les habitudes et le temps au mois de JUILLET
Merci NOus attendons impatiemment vos réponses
A bientot
Et la BD dans tout ca? English translation pending
Dans ce forum, il n est quasiment jamais evoque la BD. Pourtant, je pense que pour beaucoup d entre nous, nos premiers reves de destinations "lointaines, exotiques et sauvages" virent le jours au travers de ces petits cadres colores, agrementes de textes, mettant en scene des personnages parfois saugrenus ou grands baroudeurs.
En ce qui me concerne, se furent les premiers ouvrages qui m ont transporte au dela des continents et cela des mon plus jeune age. Attisant ainsi la curiosite et le desir de connaitre notre planete et les differentes cultures la peuplant.
Tintin, et ses nombreuses peripeties, fut un des premiers a me faire decouvrir des contrees lointaines,
Alix m a transporte dans le monde Antique de la Grece a la Rome, de la Syrie a l Egypte, Hugo Pratt au travers d Ann de la Jungle, de Sergent Kerk, de Corto Maltese, m a fait voyager dans les deserts d Ethiopie et d Asie, dans la foret tropicale du Bresil, dans le tango Argentin, dans les mysteres de Venise, dans les prisons d Asie Centrale, au travers des mers et oceans dans des iles habitees par des tribus mysterieuses.
Comes m a ouvert un univers plus introverti, plus axe sur la nature de l etre humain, Bilal a cree un monde a part, mecanique, froid comme l acier et chaud comme une blessure, Moebius et Jorodowski m ont transporte sur des planetes lointaines, dans d autres univers, Van Hamme et son Chninkel m ont ouvert les portes de mondes fantastiques, Bluebery et Mac Coy m ont fait chevauche dans la sierra Mexicaine a la poursuite de bandits de grand chemin, en quete de tresors perdus, .....
Il y en a eu (et il y en aura encore j espere) beaucoup d autres qui continueront a me (nous?) faire rever.
C etait juste un petit post pour tenter de leur rendre hommage car se sont eux, entre autres, qui des notre enfance nous ouvrent les frontieres et nous donnent notre premier passeport, celui du reve.
C etait juste un petit post pour tenter de leur rendre hommage car se sont eux, entre autres, qui des notre enfance nous ouvrent les frontieres et nous donnent notre premier passeport, celui du reve.
Récolte de matériel scolaire et de jouets English translation pending
Je souhaite apporter mon aide à une association humanitaire par la récolte de matériel scolaire, jouets, ... mais je ne sais pas me déplacer plus loin que Tournai (Belgique), c'est pourquoi il faut que quelqu'un puisse venir chercher le matériel.
En espèrant pouvoir vous satisfaire.
Voici mon adresse internet : annickbrab@yahoo.fr Merci d'y indiquer en "objet" que c'est pour l'aide humanitaire.
Pas sérieux, s'abstenir.
Merci de s'adresser directement sur mon adresse internet pour les messages.
Amicalement.
En espèrant pouvoir vous satisfaire.
Voici mon adresse internet : annickbrab@yahoo.fr Merci d'y indiquer en "objet" que c'est pour l'aide humanitaire.
Pas sérieux, s'abstenir.
Merci de s'adresser directement sur mon adresse internet pour les messages.
Amicalement.
Article de fond sur la situation au Népal English translation pending
Bonjour,
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Taxi de Punta Cana à St Domingue English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu’un a t’il fait l’excursion de Saint Domingue par lui-même en taxi au départ de Punta Cana. Si tel était le cas merci de me renseigner sur le prix et la meilleure façon de s’y prendre.
Un grand merci par avance.
Claude.
Quelqu’un a t’il fait l’excursion de Saint Domingue par lui-même en taxi au départ de Punta Cana. Si tel était le cas merci de me renseigner sur le prix et la meilleure façon de s’y prendre.
Un grand merci par avance.
Claude.
Voyage de la vie... English translation pending
A tous ici notre point commun, le voyage!!! 🙂 Partir toujours plus loin pour découvrir l'inconnu, l'incompréhensible. Savoir qu'on existe et que l'on peut porter sur la vie un regard différent sans jugement!!!
Mais le voyage est-ce seulement prendre un avion pour un endroit inconnu exotique!!! Est-ce seulement ça? Ou est-ce possible que ce soit autre chose? Seulement le voyage de la vie qui nous entraîne vers de multiples courbes et découvertes?
Mon voyage à moi a pris une nouvelle courbe lorsque des mots banals furent échangés sur ce même forum et un rancard fixé à l'autre bout de la planète, le Népal mon pays d'adoption!!!! Depuis le voyage de ma vie porte un nouveau nom, amour, complicité, echange.... ma vie s'appelle amour, Ivo!!!!
Merci à Francois, correspondant de longue date, merci à VF parce qu'aujourd'hui on entre à deux dans un nouveau voyage celui du mariage et de la vie à deux à Madagascar!!!! Une photo prise par François est jointe pour satisfaire la curiosité de certains d'entre vous!!!! Merci SandrineInde pour ton coup de téléphone, un accent du sud avec autant de charme le matin de NOTRE mariage, ça me rappelle les saveurs de la France.
Suivez nos histoires Malgache sous MARSUETIVO. Merci à tous.
Marsu et Ivo
Mais le voyage est-ce seulement prendre un avion pour un endroit inconnu exotique!!! Est-ce seulement ça? Ou est-ce possible que ce soit autre chose? Seulement le voyage de la vie qui nous entraîne vers de multiples courbes et découvertes?
Mon voyage à moi a pris une nouvelle courbe lorsque des mots banals furent échangés sur ce même forum et un rancard fixé à l'autre bout de la planète, le Népal mon pays d'adoption!!!! Depuis le voyage de ma vie porte un nouveau nom, amour, complicité, echange.... ma vie s'appelle amour, Ivo!!!!

Merci à Francois, correspondant de longue date, merci à VF parce qu'aujourd'hui on entre à deux dans un nouveau voyage celui du mariage et de la vie à deux à Madagascar!!!! Une photo prise par François est jointe pour satisfaire la curiosité de certains d'entre vous!!!! Merci SandrineInde pour ton coup de téléphone, un accent du sud avec autant de charme le matin de NOTRE mariage, ça me rappelle les saveurs de la France.
Suivez nos histoires Malgache sous MARSUETIVO. Merci à tous.
Marsu et Ivo
Velidhu aux Maldives English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons en voyage de noces au velidhu en tout compris avec Kuoni et nous aurions voulu savoir si nous devions prendre des chaussures plastiques pour ne pas se couper avec le corail ou si ce n'est pas necessaire ! si on peux toucher les raies sous l'eau sans risque ? ainsi que les requins-marteaux inoffensifs ou vaut mieux évités? si vous avez d'autres infos sur sports nautiques le spa la formule tout compris le bar ..... on est preneurs si vous avez fait une excursion laquelle vraiment valables ? la boutique souvenir que peut on ramener ?....
Nous partons en voyage de noces au velidhu en tout compris avec Kuoni et nous aurions voulu savoir si nous devions prendre des chaussures plastiques pour ne pas se couper avec le corail ou si ce n'est pas necessaire ! si on peux toucher les raies sous l'eau sans risque ? ainsi que les requins-marteaux inoffensifs ou vaut mieux évités? si vous avez d'autres infos sur sports nautiques le spa la formule tout compris le bar ..... on est preneurs si vous avez fait une excursion laquelle vraiment valables ? la boutique souvenir que peut on ramener ?....
Quelle destination choisir? English translation pending
Amis voyageurs,
Vous qui avez bcp voyagé, jai besoin de votre aide pour choisir ma prochaine destination.
En gros je compte partir 9j/7n à Cuba (Varadero) ou en Martinique en "all inclusive" avec ma copine.
Ou alors partir 11j/9n à Rio de Janeiro (Copacabana) en petit-dej.
La Martinique j'hésite parcequ'on partira en septembre (risque de mauvais temps).
Et Cuba, je ne sais pas si ça va être bien. Y a plein d'histoires à propos de la population...
Et le Brésil, je ne sais pas si c'est un bon plan.
Bref, je compte sur vos conseils avisés.
Merci
PS: Au fait d'après vous, moi contrairement à ma copine, je pense qu'il vaut mieux partir en petit-dej plutôt qu'en "all inclusive" pour pouvoir bouger régulièrement. Qu'en pensez-vous?
Merci
PS: Au fait d'après vous, moi contrairement à ma copine, je pense qu'il vaut mieux partir en petit-dej plutôt qu'en "all inclusive" pour pouvoir bouger régulièrement. Qu'en pensez-vous?
Quel itinéraire pour un mois en Inde? English translation pending
Bonjour à tous,
voilà je prépare mon voyage d'un mois en Inde du 10/08 au 10/09 et je n'arrive toujours pas à prendre une décision quant à mon itinéraire, sachant que j'arrive et que je repars de Mumbai. A vrai dire, je souhaite faire un voyage "hybride": marche, temples, palais, parcs, plage....
Néanmoins, je me doute bien qu'il me sera impossible de tout faire. En fait, mon coeur balance entre partir vers le Rajastan puis Uttar Pradesh ou Karnataka puis Kerala. Compte tenu d'un budget plutôt serré et de la mousson, quels itinéraires me conseilleriez- vous?
Sachant qu'il n'y a pas d'itinéraire type, je suis à l'écoute de vos avis.
Merci d'avance. 😉
voilà je prépare mon voyage d'un mois en Inde du 10/08 au 10/09 et je n'arrive toujours pas à prendre une décision quant à mon itinéraire, sachant que j'arrive et que je repars de Mumbai. A vrai dire, je souhaite faire un voyage "hybride": marche, temples, palais, parcs, plage....
Néanmoins, je me doute bien qu'il me sera impossible de tout faire. En fait, mon coeur balance entre partir vers le Rajastan puis Uttar Pradesh ou Karnataka puis Kerala. Compte tenu d'un budget plutôt serré et de la mousson, quels itinéraires me conseilleriez- vous?
Sachant qu'il n'y a pas d'itinéraire type, je suis à l'écoute de vos avis.
Merci d'avance. 😉
Desert Blue en concert (Habib Koite, afel Bocoum & Tartit) English translation pending
DESERT BLUES en concert. (Habib Koite, Afel Bocoum & Tartit)
Un projet unique de fusion d’artistes maliens réunis pour une tournée exceptionnelle.
Si la tournée passe par chez vous, ne ratez pas ce fabuleux concert, j’ai eu la chance de les voir hier soir…
Magique tant au niveau de la musique que du visuel de voir évoluer ces 20 musiciens sur la scène !! Il ne manquait plus que les chameaux !!
Pour ce qui ne connaissent pas, les 2 doubles CD sont indispensables dans toutes Cdthèque World…
Plutôt qu’un long discours, je vous renvoie sur le lien :
http://www.networkmedien.de/desert_blues/html_db_f/intro.html
Vraiment les maliens sont forts en musique… que de musiciens de talent (Ali Farka Toure, Rokia Traore, Oumoun Sangare, Salif Keita, Djelimadi Tounkara, Boubacar Traore, Lobi Traore, Toumani Djabate, Habib Koite, tartit, Afel Bocoum.. et j’en oublie….)
Un projet unique de fusion d’artistes maliens réunis pour une tournée exceptionnelle.
Si la tournée passe par chez vous, ne ratez pas ce fabuleux concert, j’ai eu la chance de les voir hier soir…
Magique tant au niveau de la musique que du visuel de voir évoluer ces 20 musiciens sur la scène !! Il ne manquait plus que les chameaux !!
Pour ce qui ne connaissent pas, les 2 doubles CD sont indispensables dans toutes Cdthèque World…
Plutôt qu’un long discours, je vous renvoie sur le lien :
http://www.networkmedien.de/desert_blues/html_db_f/intro.html
Vraiment les maliens sont forts en musique… que de musiciens de talent (Ali Farka Toure, Rokia Traore, Oumoun Sangare, Salif Keita, Djelimadi Tounkara, Boubacar Traore, Lobi Traore, Toumani Djabate, Habib Koite, tartit, Afel Bocoum.. et j’en oublie….)
Seule au Maroc English translation pending
Bonjour,
juste pr connaitre les expériences de celles qui l'ont déjà faites.
J'ai l'habitude de voyager seule mais je m'interroge par rapport à la culture.
Je passe la première semaine chez un ami dc pas de problème ms ensuite j'aimerais aller me balader ds les montagnes.
Merci.
cat
juste pr connaitre les expériences de celles qui l'ont déjà faites.
J'ai l'habitude de voyager seule mais je m'interroge par rapport à la culture.
Je passe la première semaine chez un ami dc pas de problème ms ensuite j'aimerais aller me balader ds les montagnes.
Merci.
cat
Chemin de Compostelle (Espagne-France) à pied? English translation pending
salut
est ce que quelqu'un a deja fait le chemin de compostelle (800 klm de l'espagne a la france) a pied.
est ce que ca en vaut la peine et quel son les herbergements disponible.
quel son les point d'interet (sauf le cote spirituel)
merci
phil
est ce que quelqu'un a deja fait le chemin de compostelle (800 klm de l'espagne a la france) a pied.
est ce que ca en vaut la peine et quel son les herbergements disponible.
quel son les point d'interet (sauf le cote spirituel)
merci
phil