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L'incroyable musée de Noukous au fin fond de l'Ouzbékistan English translation pending
by Isaboubou · 2008-02-12 · 9 replies
Bonjour à tous ! 🙂

Je voulais vous parler aujourd'hui d'une bourgade fantôme balayée par les vents des steppes, perdue au milieu de nulle part, qui abrite une extraordinaire collection d'oeuvres de l'avant-garde russe. Des dizaines de miliers de toiles sauvées du couvercle soviétique par un amateur d'art, un véritable trésor.

Des dizaines de milliers de toiles qui explosent de liberté, d'inventivité et de couleurs. Un véritable feu d'artifice au cœur de cette cité éteinte. Rayonnisme, néoprimitivisme, cubofuturisme, suprématisme, cézannisme, constructivisme, tous ces mouvements qui naquirent dans l'euphorie des échanges entre les artistes de Moscou et de Paris au début du XXe siècle y sont représentés.

Peintures d'artistes qui n'ont pas pu, ou pas voulu, fuir la terreur stalinienne qui s'est abattue sur l'URSS des années 30. Ils l'ont payé de leur liberté ou de leur vie, et parfois des deux. Déportés au goulag, internés en hô­pital psychiatrique ou exécutés. Leurs notices biographiques sont succinctes. Une date et un lieu de naissance, des études à Moscou, à Kiev, parfois un mariage, des enfants, une œuvre qui prend son envol, puis brusquement plus rien. Une disparition sans trace. Arrêté, l'artiste s'est volatilisé, comme s'il n'avait jamais existé. Mises bout à bout, toutes ces vies brisées dont les toiles témoignent racontent beaucoup plus qu'une histoire de l'art. Aucun mot ne peut égaler l'émotion que l'on ressent dans ce musée qui est plus qu'un musée : un mémorial de la vie.

Il faut un peu se pincer pour y croire. C'est ici, dans la ville de Noukous bâtie au cœur de l'Asie centrale, au milieu des steppes et déserts, au milieu de nulle part, que se trouve la plus belle collection de l'avant-garde russe après le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. L'histoire est à peine croyable. A peine moins farfelue que si l'on avait décidé d'implanter au fin fond du Sahara une dépendance du musée d'Orsay ou du centre Beaubourg.

Alors si vous passez par Noukous en Ouzbékistan, prenez le temps de vous arrêter et de contempler......

http://www.museum.kr.uz/eng
Qui veut apprendre l'espagnol? English translation pending
by DalouQC · 2008-02-11 · 8 replies
Bonjour... Comment allez vous?

Moi, je m'appelle Marilou. Je suis à Montréal. J'offre des cours d'espagnol, soit individuel ou en petit group.

Si quelqu'un est intéressé à apprendre, vous avez just à m'écrire un petit message. Ma langue maternelle est l'espagnol :)

Hasta Pronto. espagnolamontreal@live.ca

Marilou
Location 4x4 pour traverser l'Afrique English translation pending
by Livngstone · 2008-02-01 · 5 replies
Mon reve, m'offrir l'afrique australe en 4X4 (toyota HZJ 78 ou DEF 130 voir 110)avec un bon pote :de NAIROBI au CAP ou l'inverse ;HELAS !! le véhicule préparé +le transport maritime +les frais de route +les entrées de parcs etc --:=impossibilité!! budget pas en rapport avec mes moyens !;à défaut j'ai pensé à la LOCATION D'un 4X4, ?? OUI dans chaque pays traversé(NAMIBIE.BOTSWANA.ZAMBIE.TANZANIE.et KENYA pardon j'ai oublié L'A F S au départ ou inversement )MAIS à ma connaissance il n'existe pas d'agences de location assez folles pour louer une voiture afin de traverser la moitié de l'afrique !!peut etre que de vieux routards de ce super forum pourraient me contredire, ?? bien sur que je peux faire comme les "POUSSIN"à pieds ! à bientot ! et--bonne route!
Moyens de communication depuis Madagascar? English translation pending
by Fernand26 · 2008-01-27 · 49 replies
Bonjour, si il y en a parmi vous qui sont déjà allés en Afrique, j'aimerai un renseignement. Un ami va y aller et il stresse car il parait qu'il n'y a pas de moyens de communiquations. Donc si parmi vous vous êtes renseignés... 😎
Bruxelles-Kathmandou ou Londres-Kathmandou par Jet Airways? English translation pending
by Partircvital · 2008-01-20 · 14 replies
quelqu'un à-til déjà effectuer un de ces vols avec jetairways? combien avez-vous payer? je ne parviens pas à trouver le prix étant donner que le tronçon delhi-ktm ne peut pas se reserver par internet. j'ai calculer en faisant bruxelles ou londres delhi puis les 200 € de delhi à ktm, mais je me dis qu'en achetant les 2 en même tps cest peut-être moins cher ?? je cherche à savoir si c'est plus économique que les 851€ proposé par gulf air pour paris-ktm au mois d'août ??

je ne sais pas si je suis très claire dans ce que je raconte, mais j'espère que quelqu'un me comprendra!!😏

merci d'avance pur d'eventuelles réponses!
Visite du Maroc! English translation pending
by Jmlamer · 2008-01-13 · 7 replies
Bonjour tout le monde !! Cet été j'ai decide avec des amis d'aller au maroc. Puisque je ne connais pas grand chose sur ce pays, j'aimerais avoir quelques petits renseignements . Tout d'abord je me demandais si il etait facile d'y acceder par bateau car j'arriverais soit de l'espagne soit de l'italie. J'aimerais aussi savoir quelles sont les plus belles villes et aussi si il est facile de se deplacer dans ce pays (train, autobus, chameau😉...). Je me demandais egalement quel etait le cout de la vie la bas et si il y a des hotels pas trop cher ou des auberges de jeunesse. merci !! Si vous avez des conseils ou des suggestions, n'hésitez pas a me les ecrire !!!
Hôtels propres à Bombay English translation pending
by Jeanmarcelyv · 2007-12-25 · 8 replies
Comme ma question precedente sur Air india, on m a aussi inquiete sur l etat des hotels (a moins de se payer un hilton ou autre...). Qu en est il vraiment est il facile de se loger sur bombay pour 30euros environ la chambre double avec chambre nickel, douche (chaude)... comme en thailande quoi... J imagine les reponses de certains.assez virulentes me disant que je peux me loger pour moins cher ou que je suis trop difficile... Je suis pas fan des endroits glauques ou des GH... MERCI
Coup de gueule contre "l'authentique" English translation pending
by Zeprof · 2007-12-24 · 90 replies
J’ai du mal avec tous ses voyageurs qui recherchent de l’authentique, à savoir des endroits où ils seraient les seuls touristes, eux les vrais touristes qui bien évidemment voyagent intelligemment, et qui d’ailleurs réfutent le terme de touristes. Mais que sont-ils donc ? Quand j’étais au collège, il y avaient des copains qui étaient tout fiers de connaître tel groupe de rock avant tout le monde, et quand le dit groupe devenait célèbre, leur réaction était que, eux, ça faisait des mois et des mois qu’ils le connaissaient et certains poussaient le snobisme ( oops, le mot est lâché) à ne plus aimer ce groupe une fois connu. Le parallèle, je vous l’accorde, n’est pas terrible mais reflète bien pour moi le coté « ado » à vouloir de « l’authentique ». Voilà, j’ai poussé mon coup-de-gueule, je continuerai à m’étouffer devant ces gens qui recherchent de l’authentique et qui pour ça, d’ailleurs, n’hésitent pas à demander leur avis aux autres. Tant qu’à faire, qu’ils prennent simplement un AR, qu’ils y aillent et l’authentique est là partout! Cheerio et joyeux Noël à tous. Cordialement isa
Miss France est Réunionnaise English translation pending
by Chinois · 2007-12-09 · 48 replies
Félicitations !

😇
Ras le bol des péages sur les autoroutes en France English translation pending
by Manouche61 · 2007-11-23 · 55 replies
Bonjour, je suis révolté par le prix des peages sur les autoroutes en france pour les camping car, etre assimilé à des utilitaires alors la c'est vraiment trop, je voyage à l'etranger il n'y a pratiquement que en france ou le tarif est majoré de 50 %.

Quoi faire, si vous avez des idées???

Que font les clubs et associations de camping car ????

Qui peut nous defendre ???

merci si vous avez des idées je suis preneur

un exemple d'idées: rouler sur l'autoroute a 60 kmh à plusieurs camping car ou rester coincés dans les peages a plusieur pour bloquer l' entrée .

vous avez mon adresse mail sur mon site ( si vous m'envoyez un mail mettre bien l'objet sinon je n'ouvre pas merci)
Location à Essaouira pour avril 2008? English translation pending
by Coco72 · 2007-11-11 · 12 replies
bonjour, Je recherche un petit appartement pour 3 personnes à louer pour quelques jours à Essaouira en avril 2008. J'ai lu qu'il était conseillé de passer par une agence pour les offres : qu'en pensez vous ? Qui connait des loueurs sérieux ?
Guyane: forêt à vendre English translation pending
by Marieherment · 2007-11-03 · 23 replies
Bonjour à tous,

je reviens d'un séjour d'un mois à Saül en Guyane française. C'était mon 4 ème voyage là bas et la seule chose qui aurait dû changer entre mes derniers voyages et celui là c'est un titre administratif, celui de parc naturel. La Guyane devient un espace protégé. Génial ! Sauf qu'en arrivant ça n'est pas la fôret quittée l'année d'avant que j'ai retrouvé. J'ai vu des engins, des pelles, des bandes de forêt entière à terre, des trouées énormes, des lieux de campements immenses et sales... On parle beaucoup d'orpaillage clandestin. Autant j'avais un peu de mal à en vouloir à des Brésiliens (ou autres) qui n'avaient que ça pour vivre, autant je n'ai aucune pitié pour ce chantier là. Je suis en colère et j'ai peur parce que celui là il est légal, connu et autorisé par l'état Français. Alors voilà la première déscision de gestion pour ce parc : autoriser un chantier d'orpaillage en plein coeur, qui a déjà complètement bousillé une rivière. 😕

Je crains que cette forêt que j'aime de tout mon coeur ne doive prouver qu'elle vaut plus debout qu'à terre si elle veut avoir une petite chance de survit.

Quelqu'un connaît il d'autre cas comme celui là ? D'autres chantiers ?
Itinéraire du trajet Alger-Djanet? English translation pending
by Tomzy · 2007-11-01 · 13 replies
Bonjour à tous,

Existe-t-il plusieurs trajets en bus pour se rendre à Djanet à partir d'Alger?

Si quelqu'un connait les différentes étapes pour le sud, genre Guardaia, In Salah, Tam, Illizi...

Quels itinéraires sont possibles ?

Merci d'avance au connaisseurs du sud
Circuit à moto sur dix jours au Maroc English translation pending
by Kattalin49 · 2007-10-30 · 18 replies
bonjour nous comptons faire une virée moto au marox. apparemment je ne trouve pas de location de moto 1ere question est ce c'est vrai ??😇

on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???

et ma dernière question est

quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
Tourisme ou néo-colonialisme en Mauritanie? English translation pending
by Hassina · 2007-10-26 · 28 replies
Destination à la mode il y a quelques années, la Mauritanie a rejoint le peloton des pays qui essaient de tirer leur épingle de la grosse pelote touristique imposée par les tour operators qui se partagent souvent le gâteau en serrant les prix au maximum pour permettre aux Français notamment de se "payer" un dépaysement total en se donnant bonne conscience mais sans qu'ils le sachent toujours au détriment de la part qui revient à la population locale. Certes, il y a eu de nombreux changements dans l'organisation de l'accueil des touristes et surtout de l'association des habitants au développement touristique mais pas toujours à leur avantage. Point Afrique détenant le monopole des liaisons aériennes, le prix des vols secs pour Atar n'est donc soumis à aucune concurrence et pèse lourd dans le budget d'un vacancier moyen. Passer par un tour operator peut paraître la solution la plus économique certes mais encore faut-il aimer se retrouver avec une dizaine de groupes de touristes pratiquement aux mêmes endroits, en même temps. Pour certains cela ne pose pas de problème, chacun ses goûts; pour d'autres, cela peut peser. La solution serait donc de travailler avec des agences touristiques locales pour l'organisation des treks et autres séjours personnalisés. Cela permet également de mieux faire travailler la population locale en passant directement par elle, ce qui lui permet de mieux profiter de la manne touristique en évitant les intermédiaires. Posez-vous la question: sur un séjour de 600 euros tout compris, combien pensez-vous profite réellement aux populations locales une fois le billet d'avion payé, la marge et les frais du TO retenus? Des miettes, voilà. et je parle en connaissance de cause. A méditer donc lorsque vous vous précipitez sur des séjours à mini prix, dites-vous bien que c'est toujours au détriment des locaux, quel que soit le pays car si ceux ci bénéficiaient de réels retombées financières, ils n'essaieraient pas, souvent au péril de leur vie, de tenter de passer en Europe. Les payer correctement les inciteraient sans doute à rester chez eux. Arrêtons de nous donner bonne conscience en disant que le tourisme aide les pays pauvres; c'est vrai pour une infime partie mais ce n'est qu'une nouvelle forme de colonialisme qui ne dit pas son nom car les to, les hotels et les agences de voyages appartiennent souvent à des Européens ou à des locaux déjà très fortunés. j'attends vos réactions et vos commentaires avec beaucoup d'intérêt et un brin de sceptiscisme.😐
Circuit de Tunis au ksours du Sud tunisien (en voiture normale) English translation pending
by Millenuits · 2007-10-26 · 8 replies
j'entame un voyage depuis Tunis, sur la côte, avec escales d'une journée dans chaque ville côtière, en direction des Ksours du Sud tunisien, en particulier autour de Tataouine et vers Remada sur la frontière libyenne pour les explorer minutieusement de l'intérieur et en photographier les décors des murs. Il parait qu'ils comportent des merveilles: graffitis, peintures, décors moulés etc dont beaucoup sont berbères d'autres non. C'est ma passion du moment de découvrir et ces décors et ces ksours pour mieux connaitre la culture des gens de cette partie du pays car je pense qu'il n'y a pas que les dromadaires, les tentes, le sable et les 4x4. Je compte en faire le tour, en voiture normale durant 10-15 jours avant fin Novembre 2007 mais il parait aussi qu'ils sont plus nombreux et plus difficiles d'accés que l'on pense. Pouvez vous aider à savoir :

1° y a t il une carte qui les aurait indiqué tous? laquelle et où la trouve t-on? sinon comment faire pour en faire la liste et programmer mon circuit?

2° etant en voiture normale, lesquels qui sont faciles d'accès avec une voiture normale ou lesquels qui ne le sont pas pour les éviter.

3° En fonction de leur emplacement et les distances qui les séparent, où peut on dormir quand la ville la plus proche soit ne comporte pas d'hotel soit trop loin pour y aller ou y revenir?

4° Que prévoir d'autre d'essentiel ( à part le boire et le manger et bien se couvrir) pour une expérience comme celle là?

En général Qui en a eu une expérience même partielle pour m'en dire quelques mots ?.

Je suis intéressé par le partage d'un tel voyage avec quelqu'un ou quelqu'une qui aurait le même intérêt pour ce genre de voyages disons "culturel"?

merci d'éventuelles interventions éclairantes.

Millenuits
Inde du Sud avec notre fille d'origine indienne English translation pending
by Vidocq · 2007-09-13 · 4 replies
bonjour tout le monde, nous partons pour trois semaines en inde au mois de février avec notre fille .Nous passons obligatoirement par Nagpur(3-4 jours) désirant nous rendre à l'orphelinat où ma fille a passé ses premieres années.Ensuite nous aimerions descendre dans le sud (avion).La, nous hésitons!le kérala, le tamil nadu ou les deux? Je précise que j'ai des problemes de dos et que tout long trajet se fera en avions, pour les autres voiture avec chauffeur.En général nous aimons rester 2-3 jour par étape, apprécions les monuments mais pas en continu et aimerions nous poser au calme de temps en temps.Pour l'hébergement du petit hotel au plus chic pour découvrir.Nous aimons la nature mais aussi les villes. Ma fille aimerait "découvrir" l'inde mais aussi profiter de moments de farniente(baignade...)pour décompresser un peu(il y a un peu d'angoisse).Elle fait de la danse et aimerait en voir. voila l'introduction est finie...voici les questions... Quel est le trajet le mieux adapté, le moins cher et le mois long pour notre périple: paris bombay puis vol interieur nagpur-chennai-cochin(si c'est possible) ou un vol paris cochin (aller)puis vol interieur cochin-nagpur-chennai et retour chennai paris.ou autre je suis preneur. Kerala et tamil nadu ou l'un seulement. quels sont les étapes que vous nous conseilleriez dans les deux cas en fonction de l'intro ci dessus. Faut il passer par une agence indienne(notament pour la voiture les vols intérieurs et les hotels) Un budget de 5000 € (tout compris) est-ce suffisant. Je suis ouvert à toutes vos suggestions afin de préparer un minimum notre voyage pour que celui ci soit le plus réussi possible en sachant que dans notre cas (notre fille originaire d'inde et adoptée)l'émotion et la tension(positive) sont très fortes.Si quelqu'un l'a vécu qu'il n'hésite pas à m'en faire part. voila je vous remercie et attends vos réponses avec impatience. stéphane
Tunisie: quel charmant pays tu es... English translation pending
by Nougatine88 · 2007-09-12 · 23 replies
je viens poster un petit message a mon retour de Hammamet...

moi aussi depuis pas mal de temps je fais des aller-retour en tunisie, et le charme et la joie de respirer ce pays sont toujours aussi prenant..

deja dans un premier temps, je voudrais remercier Gipé qui avec son blog, donnent de bons conseils judicieux..

pendant mon séjour, je suis allée régulierement acheter mon poisson au marché couvert dont l'adresse avait été indiquée sur ce blog.. rien a dire.. la fraicheur et la quantité étaient au rdv...

ces semaines ont passées trop vite et j'ai le coeur rempli de nostalgie des bons moments passés la-bas....

par contre, par habitude et du fait que je ne fréquente pas les hotels, je suis en immersion totale avec les gens...

et je voudrais apporter quelques indications aux personnes qui sont comme moi plus qu'enchantées et voire meme sur le point de boucler les valises définitivement pour vivre en tunisie......

je suis cadre en france, et moi aussi mon reve est de partir vivre la-bas mais la vie n'est absolument pas facile........ le regard que l'on porte lorsque nous sommes dans l'insouciance des vacances est totalement différent par rapport a la vie réelle........

je pense que si l'on a pas un contrat d'expatriation d'une boite francaise, trouver un emploi est quasi impossible (a moins d'avoir des diplomes a foison), et le seul tremplin pour accéder a un emploi normal en tunisie, est d'etre mariée a un tunisien...... et il ne faut surtout pas oublier que des dizaines de tunisiens et tunisiennes diplomés, n'arrivent pas a trouver eux meme un emploi la-bas... je ne veux pas casser le moral des gens mais il faut etre lucide.... et tout analyser avant de partir le nez au vent..... biensur, on peut vous proposer un poste, mais dans quelles conditions?? sans fiche de paye?? sans déclaration au cnnrs?? pour combien de temps??? 3ans et 364jrs et le 365jrs ont vous dit bye-bye pour pas que le contrat soit définitif??? pas de protection sociale, précarité d'emploi etc... ok, on me dira peut etre, il y a le tourisme... pendant mon séjour, des connaissances se sont fait remercier sans raison valable et sans préavis.... et naturellement...... pas d'indemnités.. et quand on sait que le salaire pour un barman est de 330/340 dinards mensuels je crois, le pécule économisé n'est pas important voire inexistant.......

de plus, pendant mon séjour, j ai testé pendant une semaine, le niveau de vie et le pouvoir d'achat...... aie aie !!!! durant cette semaine, j'ai essayé de dépenser juste 85 euros = 140 dinards environ (change a 1.65) .. ben quand j'entends a l'aéroport ou dans l'avion, les touristes qui disent : ohhhh c'est super !!! c'est pas cher....... ben moi je trouve que la vie la-bas est chére.......

le kilo de chevrettes à 10 dinards, le kilo de dorade à 15 dinards.. la moutarde a 2.5 dinard etc.... ben l'un mis au bout de l'autre.. cela coute ....... et je me mets à la place d'une famille qui doit vivre......... cela n'est pas drole tous les jours....

peut-etre n'ai-je pas raison de dire cela mais je voulais aussi apporter mon point de vue et l'analyse que j'avais faite.....

j'ai essayé par tous les moyens possibles de trouver la solution pour habiter la-bas, mais à ce jour sans contrat d'expat, je pense continuer a faire mes rotations régulieres entre la france et ce beau pays ensorcellant......😉
Deux semaines sur les routes de Tunisie English translation pending
by Lustucru · 2007-09-09 · 15 replies
Je voudrais avoir de l'information générale sur la Tunisie puisque j'y serai au mois de novembre pour deux semaines. Je passerai par bien des régions, un grand tour au départ de Tunis en descendant vers le sud par les villes de la côte jusqu'à Chott el Jerid et en remontant du côté ouest jusqu'au point de départ.

Le climat est-il favorable pour la baignade en cette période de l'année? Je me demande si il faut prévoir des vêtements assez chauds puisque nous passerons une nuit sous une tente berbère à Zaafrane.

Je suis passionnée d'histoire et la Tunisie a connu tellement d'influences culturelles au cours de son histoire plus que millénaire, je suppose qu'il y a certainement des visites incontournables à faire là-bas, même si je me suis documentée sur le sujet, j'aimerais que vous partagiez avec moi vos expériences "touristiques"!

Je suis également passionnée de photographie, je suppose que je pourrai me régaler dans ce pays riche en couleurs! Sans parler de l'inévitable shopping, (j'adore!), je suppose qu'il faut marchander, je serai sûrement nulle sur ce point car ce n'est pas une pratique courante en Amérique du Nord! Alors j'attends avec impatience vos conseils!
Sénégal en camping-car English translation pending
by Ahays · 2007-09-05 · 26 replies
j'aimerai si possible avoir des renseigements pour faire le voyage en camping car la rochelle dakar debut janvier 2008 . etat des routes, itineraires, et connaitre d' autres cc qui sont partant pour cette destination a bientot
Live from India - Act III (on the way to the Himalayas)
by Phil64 · 2007-08-09 · 46 replies
Namaste! Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees.... I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live! Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.

Phir milenge for the rest of the adventures...
Agences de Tamanrasset pour excursions dans le désert (Algérie) English translation pending
by Tuareg · 2007-07-08 · 14 replies
Salut,

J'aimerais faire une excursion de 8 à 10 jours dans le désert, est-ce-que je n'aurai pas de mal à trouver de la place dans un groupe si je consulte les agences à mon arrivée à Tamanrasset ?Si oui, les excursions se font -elles le lendemain? Merci d'avance pour vos réponses .
Bons plans pour Béchar? (Algérie) English translation pending
by Rubanebe · 2007-06-28 · 24 replies
Bonjour J'ai l'intention d'aller à BECHAR en Algerie Pouvez vous me fournir des renseignements visites hôtels vols d'avion sécurité santé MERCI
Séjour de dernière minutes aux Canaries English translation pending
by Katss · 2007-06-14 · 4 replies
Bonjour à tous, Je recherche un séjour de dernière minute pour la semaine prochaine pas trop cher. Les canaris ont l'air sympa mais là il y a même un peu trop de choix. Je vois beaucoup d'offres pour Tenerife ou Fuerteventura, alors... Nous partons en couple, on aime bien faire des visites, les jolis plages mais pas être entouré QUE de touristes ( on ne part pas pour faire la fête!), alors que me conseillez vous? Apparement Tenerife est sympa mais la partie sud est très bondé...enfin si vous avez des conseils car il faudrait peut être que je me décide! merci d'avance!!
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
by Scourtoi · 2007-06-13 · 16 replies
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎

* *******************

ERG YEHOUDI

I

De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.

II

Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.

III

Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.

* *******************

MEHAREE

I

Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.

II

Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.

III

Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.

IV

Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.

V

La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.

VI

Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.

VII

Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.

VIII

Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.

IX

La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.

X

Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.

XI

La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.

XII

Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.

XIII

La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.

XIV

Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.

XV

Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.

XVI

Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.

XVII

Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.

XVIII

Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.

XIX

Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.

XX

Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil

XXI

Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches

XXII

L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.

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Installation d'une batterie auxiliaire English translation pending
by Francis31 · 2007-05-28 · 39 replies
Bonjour à tous Je voudrais installer une batterie auxiliaire 12 volts sur un vehicule en 24 volts;a priori il n'existe pas de coupleur separateur 24/12 volts. Peut on intercaler un transfo 24/12 entre le coupleur et la batterie ; je craint que l'amperage soit trop important... Si quelqu'un a la solution, je suis preneur !! Merci
Arabie Saoudite au féminin English translation pending
by Banabana · 2007-05-22 · 53 replies
J'envisage de me rendre en Arabie Saoudite cet automne, sur les traces du mythique Laurence d' Arabie. Je n'entends que des remaruques du genre " tu es folle", " tu ne reviendras jamais". J'aimerais avoir votre avis là dessus. Y en a-t-il qui ont déjà visité ce magnifique pays? Je précise que je ne suis plus toute jeune (46ans) et pas particulièrement sexy, ni provoquante. J'envisage de voyager en tenue sombre, voilée bien sûr et avec de longues robes type "sac" qui cachent tout Merci Christine
Périple à moto au Maroc en 2008 English translation pending
by Giefa · 2007-05-21 · 49 replies
j'avais commencé à poser certaines questions à partir de la discussion de Laurence88 (Retour d'un mois itinérant au Maroc à moto), auxquelles raoulx a répondu immédiatement et je l'en remercie encore, mais il m'a semblé préférable d'ouvrir une autre discussion pour ne pas encombrer celle de Laurence88 et en prévision des questions potentielles à mon retour.

en 2 mots: je projete un voyage moto en solitaire en varadero au maroc l'année prochaine, (voir circuit joint), départ par l'Espagne et retour en bateau Nador-Sete et de nombreuses questions me viennent à l'esprit: remontée vers le nord par Fès ou Guercif? compte tenu du parcours prévu, vaut-il mieux parler quelques mots d'arabe ou de bèrbère? il me reste un an pour apprendre à baragouiner 2-3 mots. un GPS est il indispensable, superflu? lequel choisir? à partir de quelles cartes définir sa route, comment? quels pneus pour 6500 kms dont 3-400 de piste?

merci de me faire profiter de votre expérience.

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