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L'Espace Affaires d'Air France English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de voir que le thème "L'espace Affaires et Première sur Air France" avait été définitivement clos, ce qui est regrettable. J'ouvre ici un nouveau forum consacré exclusivement à l'Espace Affaires d'Air France. Un autre sera consacré exclusivement à l'Espace Première d'Air France. Il s'agit de deux produits différents qui méritent chacun un traitement dissocié.
Essayons de ne pas dévier du sujet principal. Courtoisie, respect des idées et des attentes de chacun doivent dorénavant être LA rêgle.
Merci à tous de faire vivre ce débat d'idées.
Amicalement.😉
David
Je viens de voir que le thème "L'espace Affaires et Première sur Air France" avait été définitivement clos, ce qui est regrettable. J'ouvre ici un nouveau forum consacré exclusivement à l'Espace Affaires d'Air France. Un autre sera consacré exclusivement à l'Espace Première d'Air France. Il s'agit de deux produits différents qui méritent chacun un traitement dissocié.
Essayons de ne pas dévier du sujet principal. Courtoisie, respect des idées et des attentes de chacun doivent dorénavant être LA rêgle.
Merci à tous de faire vivre ce débat d'idées.
Amicalement.😉
David
Tente et réchaud pour voyage d'un an English translation pending
bonjour, nous préparons un voyage en vélo qui nous menera en un an de france en russie, en descendant dans un premier temps jusqu'en algérie. apres avoir réglé la question des vélos et sacoches, nous sommes dans le choix de la tente et du réchaud. Quelques conseils avisés seraient les bienvenus:
tente: quels sont les critères de "bonne qualité" d'une tente nous cherchons une grande deux place ou trois places avec une avancée pour les sacoche et une chambre qui se monte apres la toile exterieur. Si vous avez des modèles solides et efficace, pouvez vous nous donner les références? Merci que penser de la marque QUECHUA (pour les tente avant et pour les duvets au passage)
réchaud nous allons probablement prendre un multicombustible. Quel modèle est le mieux??
merci d'avance caroline et sylvain
réchaud nous allons probablement prendre un multicombustible. Quel modèle est le mieux??
merci d'avance caroline et sylvain
Remorque pour enfants English translation pending
Bonjour à tous
Je viens vous voir car avec mon mari nous allons nous mettre au cyclotourisme. Petits parcours tout d'abord puis j'espère les grandes vacances. Aujourd'hui nos enfants ont 2 ans et 5 ans et je ne sais pas quoi prendre comme moyen de transport pour eux. Je pensais à une 3ème roue pour mon grand mais il fait encore des sieste donc je pense qu'une remorque biplace serait mieux !!! Mon soucis est qu'il y a énormément de remorques et je ne sais laquelle choisir ! J'ai compris en lisant certaines de vos discus que le poids était important. La burley d'lite m'a l'air très bien mais le prix aussi 🤪!!! et peut être que mon grand ne tardera pas trop à nous suivre avec ses petites jambes. alors est ce que ça vaut la peine de mettre si chère !!! Pour vous qui avaient de l'expérience avec vos enfants, quelle remorque avez vous choisie et quand vos enfants ont -ils quitté la remorque ? Merci pour vos réponses
Je viens vous voir car avec mon mari nous allons nous mettre au cyclotourisme. Petits parcours tout d'abord puis j'espère les grandes vacances. Aujourd'hui nos enfants ont 2 ans et 5 ans et je ne sais pas quoi prendre comme moyen de transport pour eux. Je pensais à une 3ème roue pour mon grand mais il fait encore des sieste donc je pense qu'une remorque biplace serait mieux !!! Mon soucis est qu'il y a énormément de remorques et je ne sais laquelle choisir ! J'ai compris en lisant certaines de vos discus que le poids était important. La burley d'lite m'a l'air très bien mais le prix aussi 🤪!!! et peut être que mon grand ne tardera pas trop à nous suivre avec ses petites jambes. alors est ce que ça vaut la peine de mettre si chère !!! Pour vous qui avaient de l'expérience avec vos enfants, quelle remorque avez vous choisie et quand vos enfants ont -ils quitté la remorque ? Merci pour vos réponses
Retour de l'hôtel Viva Dominicus Palace: compte rendu et lien photos English translation pending
Séjour au Wyndham Dominicus palace du 6 avril au 21 avril.
Tout d’abord, au cas où des personnes rencontrées en vacances se perdraient sur ces quelques lignes, bonjour à : Cédric et Audrey de Montpellier, Jérôme et sa femme de Nantes, Rémy et son épouse de Vence, Capt’ Pat et ceux qui ont fait l excursion avec nous (les jumelles du Casa del mar, le couple de valenciennes…) et enfin Gigie et Pierre Alain.
Bonjour à tous, m’étant fortement inspiré des différents commentaires sur le net afin de choisir nos vacances, je décide à mon tour de laisser un petit mot pour les prochains… Nous sommes un jeune couple et avons passé de délicieuses vacances dans cet hôtel…. Séjour choisi sur Opodo et organisé par Marsans.
Départ : le 06 avril donc, depuis l aéroport d Orly avec la compagnie Corsair. RDV est pris à 14h30 pour un décollage à 17h30…Nous trouvons assez facilement le comptoir Marsans; le temps d enregistrer les bagages et de manger un morceau et il est temps d embarquer. Aucun retard à signaler. L avion est un 747-400, le plus gros de la compagnie; Etat impeccable, personnel sympa, repas…comme dans un avion. Bref, même si les jambes sont un peu engourdies par le manque de place, tout se passe bien.
Arrivée : …à 19h50 heure local…il fait chaud, c est agréable. Descente sur le tarmac, quelques pas en direction de l aérogare, juste le temps de passer entre deux employées en tenue « typique » ( ??) pour une photo qui vous sera proposée à l aéroport le jour de votre départ. Nous recuperons assez rapidement nos affaires et trouvons facilement le bus qui nous emmène à l’hôtel. Bus climatisé, peu être un peu trop, et c’est parti pour une 1 h ¾ de route …Klaxons, trous sur la chaussée ne nous empêchent pas cependant de fermer un peu les paupières…
Hôtel : Ca y est, on y est !! Accueil sympathique à l’hôtel… ONus récuperons nos clés pendant que l on nous sert un cocktail de bienvenu ainsi que quelques toasts trop rapidement disparus...j ai faim ! L employée nous remet nos bracelets, petit bijou indispensable pour profiter de tous les restos et snacks de l hôtel. Bel hotel, batiments de deux étages, (c est bien ca ne défigure pas le paysage), concu inteligement de telle sorte que où que l on soit dans l hotel, on est jamais loin de la reception et de la plage. beau parc en son centre avec petit étang, plantes et palmiers bien entrentenus, flamands roses et iguanes..sympa pour les enfants! Clientele agréable, pas dérangés par les italiens pourtant omniprésents et souvent bruyants parait il. Toute l 'equipe d animation parle plus ou moins bien francais contrairement aux dires de certains et il y a un effort pour faire participer les francais aux activités...bien que notre peuple semble pour le moins timide comparé aux itailens et autres espagnols... Hotel tres calme le soir, ce qui est très appréciable, la majeur partie des soirées et spectaces se deroulant au beach... Le personnel est trs sympa et vous trouverez assez facilement un employé parlant un peu le francais
Chambre : Nous avons donc eu la cambre 5301, rez-de-chaussée. Très (trop ?) spacieuse, voire immense. Toute en longueur, lit king size séparé par un auvent en bois d’une table basse entourée d un petit canapé et de deux fauteuils…Meuble avec télé, un grand nombre de chaînes (seulement TV5 monde en français.). Belle salle de bain, très propre, rien à dire. Seul bémol de la chambre, la décoration...en effet, un pan entier de mur sans un tableau, une toile..ca fait un peu vide ! Ah oui, j’oubliais, nous avons également une petite terrasse, bien agréable pour boire un ‘tit verre le soir avant le resto. Nous n’avons été dérangés par le bruit qu’une seule nuit, par des anglophones (et non, ce n’étaient pas ces italiens dont tout le monde parle..) qui avaient du boire un verre de trop.. Pas de problème d’humidité non plus… Bâtiment 51.. et 52.. à éviter je pense de par leur proximité avec la boite de nuit…Un couple charmant que nous avions rencontré avaient eu des problèmes de bruit avec une chambre très proche des ventilateurs de clim’ du bâtiment, mais je ne sais plus trop quelle chambre c’était. Ils avaient pu cependant changer facilement de chambre. Très gros turn-over de la clientèle donc possibilité de changer de chambre sans soucis. Le ménage est très bien fait avec ces petits trucs des femmes de chambre qui font des cygnes et des cœurs avec les serviettes, c est sympa quand on rentre de la plage..
Plage : Superbe…carte postale : sable clair, eau translucide, palmiers verts, ciel bleu...tout y est ! un très grand nombre de transats rangés le soir, les serviettes fournies sur la plage et changées par nos soins tous les jours entre 15 et 18h.
Restaurants : Franchement bien. Non qu il s agisse de grande cuisine certes, mais bon un bon choix quand même et il suffit d alterner chaque jour entre le restau buffet et ceux à la carte pour ne pas avoir trop l impression que cela se répète trop. Le Yuca : resto buffet de l’hôtel…petits déjeuners très bien, déjeuners et dîners avec quand même pas mal de choix. Poissons, viandes, hamburgers, pizzas, pællas…mon amie s est régalée de crudités sans ne jamais avoir de problèmes de digestion…pour les fruits c est pareil, grand eventail de choix de fruits exotiques…ainsi que pas mal de gâteaux un peu moins bon. Pour les restos à la carte il suffit d'etre la le matin à la reception pour réserver pour le soir et le lendemain..ous y etions pendant les vacances scolaires, beaucoup de monde et il faillt mieux etre la vers 08h00 le matin..
Resto italien : on a bien aimé. Le Viva Café : resto espagnol ( ?) dans un cadre super (terrasse en bord de mer, grande tenture blanche…) mais vraiment pas top quant au repas. Le Rocca Grill : on a aimé. Cadre similaire au précèdent. Repas tout à fait correct. Le Bambu : resto asiatique combinant cuisine chinoise et jap… notre coup de cœur. On était vraiment étonné de pouvoir manger sushi, makis et autres...franchement sympa. Toujours pas malade non plus. La pizzeria : ouverte de 19hoo à 07h00…une pizzeria. Le mexico : cadre genre hacienda …tortillas, enchiladas. Ça a été. Le buffet du Beach : nous n y avons été qu’un matin. Cadre sympa, ouvert sur la mer… mais il nous semblé que le choix était plus réduit qu au Palace et que les plats vides tardaient à être remplacés par des pleins… Dans tous les restos les boissons sont servies à discrétion, le vin blanc ça va, le rouge est déjà beaucoup plus…comment dirai-je…corsé J et la bière désaltérante.
Bars: à coté de la piscine...tout à volonté, un grand nombre de cocktails et ce qui est appreciable pour se rappeler notre bonne vieille métropole, également du Pernod, Wisky et autres martinis... fait snack egalement toute la journée ou vous pourrez vous régaler le mmatin de croissants/café et le reste du temps de hot dogs, hamburgers et salades...Personnel franchement très sympas
Excursions : Nous avons préféré de ne pas passer par Marsans et attendre la réouverture de Capt’ Pat pour faire Saona…Super journée, île superbe, gens très sympas, rhum et langoustes excellents. Un cadre vraiment superbe, loin des plages aménagées de l île dont se servent les TO pour y emmener les touristes par groupes de 80…Merci à tous pour cette journée délicieuse.
Dominicus : il s agit de la zone commerçante proche de votre hôtel, vous y trouverez : - Chez Michel, français installé là-bas qui vend des cigares faits sur place. Pas mauvais, tarifs affichés, au moins pas de surprise.
- Une banque avec DAB et bureau de change qui se trouve dans la rue perpendiculaire à votre hôtel, des la sortie de ce dernier à droite. (visa, mastercard). Deux vigiles armés la journée devant, ne craignez rien.
- Le guagua ( de 07h00 à 19h00 environ, toutes les 25-30 minutes..), transport local pour vos déplacements. 20 pesos pour aller à Bayahibe. A préférer au taxis, c est local et c est moins cher ( 10 USD). L arrêt se trouve juste devant la banque.
- Restaurant : mon amie m emmené au « Bocayaté », petit resto juste à la sortie de l hôtel, tenu par des italiens fort sympathiques…Très bon repas, langouste à 20 usd ( 15€), pâtes aux fruits de mer et crevettes délicieuses... N’hésitez pas à entrer, la devanture n’est pas très avenante il est vrai mais derrière le cadre est vraiment très agréable, vous êtes dans un petit jardin, en terrasse.
Départ : La fin des vacances. Donc forcement moins bien que le départ…avarie technique avant le décollage donc 3 heures de retard à rester dans l avion, sans clim’ avec les nerveux qui s agitent dans tous les sens …
Le lien Rapidshare avec quelques photos de l’hôtel : http://rapidshare.com/files/28040586/photos_Viva_palace.zip
Eh bien voilà, j’espère que ce petit résumé pourra vous aider un peu dans votre choix…dans le cas contraire n’hésitez pas à me poser des questions, si je ne suis pas en déplacement, je me ferai un plaisir de vous répondre. Bonnes vacances à tous.
Arnaud et Annelise.
Tout d’abord, au cas où des personnes rencontrées en vacances se perdraient sur ces quelques lignes, bonjour à : Cédric et Audrey de Montpellier, Jérôme et sa femme de Nantes, Rémy et son épouse de Vence, Capt’ Pat et ceux qui ont fait l excursion avec nous (les jumelles du Casa del mar, le couple de valenciennes…) et enfin Gigie et Pierre Alain.
Bonjour à tous, m’étant fortement inspiré des différents commentaires sur le net afin de choisir nos vacances, je décide à mon tour de laisser un petit mot pour les prochains… Nous sommes un jeune couple et avons passé de délicieuses vacances dans cet hôtel…. Séjour choisi sur Opodo et organisé par Marsans.
Départ : le 06 avril donc, depuis l aéroport d Orly avec la compagnie Corsair. RDV est pris à 14h30 pour un décollage à 17h30…Nous trouvons assez facilement le comptoir Marsans; le temps d enregistrer les bagages et de manger un morceau et il est temps d embarquer. Aucun retard à signaler. L avion est un 747-400, le plus gros de la compagnie; Etat impeccable, personnel sympa, repas…comme dans un avion. Bref, même si les jambes sont un peu engourdies par le manque de place, tout se passe bien.
Arrivée : …à 19h50 heure local…il fait chaud, c est agréable. Descente sur le tarmac, quelques pas en direction de l aérogare, juste le temps de passer entre deux employées en tenue « typique » ( ??) pour une photo qui vous sera proposée à l aéroport le jour de votre départ. Nous recuperons assez rapidement nos affaires et trouvons facilement le bus qui nous emmène à l’hôtel. Bus climatisé, peu être un peu trop, et c’est parti pour une 1 h ¾ de route …Klaxons, trous sur la chaussée ne nous empêchent pas cependant de fermer un peu les paupières…
Hôtel : Ca y est, on y est !! Accueil sympathique à l’hôtel… ONus récuperons nos clés pendant que l on nous sert un cocktail de bienvenu ainsi que quelques toasts trop rapidement disparus...j ai faim ! L employée nous remet nos bracelets, petit bijou indispensable pour profiter de tous les restos et snacks de l hôtel. Bel hotel, batiments de deux étages, (c est bien ca ne défigure pas le paysage), concu inteligement de telle sorte que où que l on soit dans l hotel, on est jamais loin de la reception et de la plage. beau parc en son centre avec petit étang, plantes et palmiers bien entrentenus, flamands roses et iguanes..sympa pour les enfants! Clientele agréable, pas dérangés par les italiens pourtant omniprésents et souvent bruyants parait il. Toute l 'equipe d animation parle plus ou moins bien francais contrairement aux dires de certains et il y a un effort pour faire participer les francais aux activités...bien que notre peuple semble pour le moins timide comparé aux itailens et autres espagnols... Hotel tres calme le soir, ce qui est très appréciable, la majeur partie des soirées et spectaces se deroulant au beach... Le personnel est trs sympa et vous trouverez assez facilement un employé parlant un peu le francais
Chambre : Nous avons donc eu la cambre 5301, rez-de-chaussée. Très (trop ?) spacieuse, voire immense. Toute en longueur, lit king size séparé par un auvent en bois d’une table basse entourée d un petit canapé et de deux fauteuils…Meuble avec télé, un grand nombre de chaînes (seulement TV5 monde en français.). Belle salle de bain, très propre, rien à dire. Seul bémol de la chambre, la décoration...en effet, un pan entier de mur sans un tableau, une toile..ca fait un peu vide ! Ah oui, j’oubliais, nous avons également une petite terrasse, bien agréable pour boire un ‘tit verre le soir avant le resto. Nous n’avons été dérangés par le bruit qu’une seule nuit, par des anglophones (et non, ce n’étaient pas ces italiens dont tout le monde parle..) qui avaient du boire un verre de trop.. Pas de problème d’humidité non plus… Bâtiment 51.. et 52.. à éviter je pense de par leur proximité avec la boite de nuit…Un couple charmant que nous avions rencontré avaient eu des problèmes de bruit avec une chambre très proche des ventilateurs de clim’ du bâtiment, mais je ne sais plus trop quelle chambre c’était. Ils avaient pu cependant changer facilement de chambre. Très gros turn-over de la clientèle donc possibilité de changer de chambre sans soucis. Le ménage est très bien fait avec ces petits trucs des femmes de chambre qui font des cygnes et des cœurs avec les serviettes, c est sympa quand on rentre de la plage..
Plage : Superbe…carte postale : sable clair, eau translucide, palmiers verts, ciel bleu...tout y est ! un très grand nombre de transats rangés le soir, les serviettes fournies sur la plage et changées par nos soins tous les jours entre 15 et 18h.
Restaurants : Franchement bien. Non qu il s agisse de grande cuisine certes, mais bon un bon choix quand même et il suffit d alterner chaque jour entre le restau buffet et ceux à la carte pour ne pas avoir trop l impression que cela se répète trop. Le Yuca : resto buffet de l’hôtel…petits déjeuners très bien, déjeuners et dîners avec quand même pas mal de choix. Poissons, viandes, hamburgers, pizzas, pællas…mon amie s est régalée de crudités sans ne jamais avoir de problèmes de digestion…pour les fruits c est pareil, grand eventail de choix de fruits exotiques…ainsi que pas mal de gâteaux un peu moins bon. Pour les restos à la carte il suffit d'etre la le matin à la reception pour réserver pour le soir et le lendemain..ous y etions pendant les vacances scolaires, beaucoup de monde et il faillt mieux etre la vers 08h00 le matin..
Resto italien : on a bien aimé. Le Viva Café : resto espagnol ( ?) dans un cadre super (terrasse en bord de mer, grande tenture blanche…) mais vraiment pas top quant au repas. Le Rocca Grill : on a aimé. Cadre similaire au précèdent. Repas tout à fait correct. Le Bambu : resto asiatique combinant cuisine chinoise et jap… notre coup de cœur. On était vraiment étonné de pouvoir manger sushi, makis et autres...franchement sympa. Toujours pas malade non plus. La pizzeria : ouverte de 19hoo à 07h00…une pizzeria. Le mexico : cadre genre hacienda …tortillas, enchiladas. Ça a été. Le buffet du Beach : nous n y avons été qu’un matin. Cadre sympa, ouvert sur la mer… mais il nous semblé que le choix était plus réduit qu au Palace et que les plats vides tardaient à être remplacés par des pleins… Dans tous les restos les boissons sont servies à discrétion, le vin blanc ça va, le rouge est déjà beaucoup plus…comment dirai-je…corsé J et la bière désaltérante.
Bars: à coté de la piscine...tout à volonté, un grand nombre de cocktails et ce qui est appreciable pour se rappeler notre bonne vieille métropole, également du Pernod, Wisky et autres martinis... fait snack egalement toute la journée ou vous pourrez vous régaler le mmatin de croissants/café et le reste du temps de hot dogs, hamburgers et salades...Personnel franchement très sympas
Excursions : Nous avons préféré de ne pas passer par Marsans et attendre la réouverture de Capt’ Pat pour faire Saona…Super journée, île superbe, gens très sympas, rhum et langoustes excellents. Un cadre vraiment superbe, loin des plages aménagées de l île dont se servent les TO pour y emmener les touristes par groupes de 80…Merci à tous pour cette journée délicieuse.
Dominicus : il s agit de la zone commerçante proche de votre hôtel, vous y trouverez : - Chez Michel, français installé là-bas qui vend des cigares faits sur place. Pas mauvais, tarifs affichés, au moins pas de surprise.
- Une banque avec DAB et bureau de change qui se trouve dans la rue perpendiculaire à votre hôtel, des la sortie de ce dernier à droite. (visa, mastercard). Deux vigiles armés la journée devant, ne craignez rien.
- Le guagua ( de 07h00 à 19h00 environ, toutes les 25-30 minutes..), transport local pour vos déplacements. 20 pesos pour aller à Bayahibe. A préférer au taxis, c est local et c est moins cher ( 10 USD). L arrêt se trouve juste devant la banque.
- Restaurant : mon amie m emmené au « Bocayaté », petit resto juste à la sortie de l hôtel, tenu par des italiens fort sympathiques…Très bon repas, langouste à 20 usd ( 15€), pâtes aux fruits de mer et crevettes délicieuses... N’hésitez pas à entrer, la devanture n’est pas très avenante il est vrai mais derrière le cadre est vraiment très agréable, vous êtes dans un petit jardin, en terrasse.
Départ : La fin des vacances. Donc forcement moins bien que le départ…avarie technique avant le décollage donc 3 heures de retard à rester dans l avion, sans clim’ avec les nerveux qui s agitent dans tous les sens …
Le lien Rapidshare avec quelques photos de l’hôtel : http://rapidshare.com/files/28040586/photos_Viva_palace.zip
Eh bien voilà, j’espère que ce petit résumé pourra vous aider un peu dans votre choix…dans le cas contraire n’hésitez pas à me poser des questions, si je ne suis pas en déplacement, je me ferai un plaisir de vous répondre. Bonnes vacances à tous.
Arnaud et Annelise.
Coutûmes en Inde du Sud: conseils pour logement dans famille d'accueil English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens de trois mois à Londres et m'envole dans deux semaines pour l'Inde du sud avec une ong pour faire du volontariat. C'était prévu depuis longtemps mais plus la date du départ approche, plus le stress augmente et les questions se multiplient. D'autant plus que j'ai apris il y seulement trois jours les détail de mon séjour, notemment que je vais résider dans une famille d'acceuil, ce qui, je dois bien l'avouer, m'enchante et m'effraie à la fois. Je suppose que mes appréhensions sont normales et j'ai dejà beaucoup lu sur ce forum mais je me demandais si certains d'entre vous araient des conseils a me donner plus particulièrement sur les us et coutumes. Je restrai deux mois dans cette famille dans la région de Mysore ou dans la ville même (ce n'est pas très clair). Si qui que ce soit peut me donner des conseil sur quoi que ce soit qui puisse faciliter mon séjour chez ces personnes, me donner les erreurs type à ne pas commetre, je lui en serais extremmement reconnaissant...
Merci...
Sarah
Je reviens de trois mois à Londres et m'envole dans deux semaines pour l'Inde du sud avec une ong pour faire du volontariat. C'était prévu depuis longtemps mais plus la date du départ approche, plus le stress augmente et les questions se multiplient. D'autant plus que j'ai apris il y seulement trois jours les détail de mon séjour, notemment que je vais résider dans une famille d'acceuil, ce qui, je dois bien l'avouer, m'enchante et m'effraie à la fois. Je suppose que mes appréhensions sont normales et j'ai dejà beaucoup lu sur ce forum mais je me demandais si certains d'entre vous araient des conseils a me donner plus particulièrement sur les us et coutumes. Je restrai deux mois dans cette famille dans la région de Mysore ou dans la ville même (ce n'est pas très clair). Si qui que ce soit peut me donner des conseil sur quoi que ce soit qui puisse faciliter mon séjour chez ces personnes, me donner les erreurs type à ne pas commetre, je lui en serais extremmement reconnaissant...
Merci...
Sarah
Se baigner dans le Gange? English translation pending
salut a tous 🙂
je prevois donc de partir avec une amie qui reve de ce "baigner" dans le gange, bonjour les maladies..🤪..non??? j'aimerais savoir si l'un ou plusieur d'entre vous avez trempés votre index, pied, corps dans l'eau 😏 vos sensations, votre degout peu etre merci pour ceux qui m'apporteront une reponse! bye😉
je prevois donc de partir avec une amie qui reve de ce "baigner" dans le gange, bonjour les maladies..🤪..non??? j'aimerais savoir si l'un ou plusieur d'entre vous avez trempés votre index, pied, corps dans l'eau 😏 vos sensations, votre degout peu etre merci pour ceux qui m'apporteront une reponse! bye😉
Iberia ou Northwest Airlines pour New York? English translation pending
Coucou tout le monde,
Alors voila tout est dans le titre... Je devrais partir aux USA en Octobre prochain et j'ai de bons tarifs sur Iberia (via madrid) et northwest (via detroit) pour me rendre à New York.
Probleme, je n'ai jamais pris ni Iberia ni Northwest... donc je suis un peu paumé😕 J'aimerais donc avoir vos avis et vos conseils sur la question.
Muchas gracias.
a+
Alors voila tout est dans le titre... Je devrais partir aux USA en Octobre prochain et j'ai de bons tarifs sur Iberia (via madrid) et northwest (via detroit) pour me rendre à New York.
Probleme, je n'ai jamais pris ni Iberia ni Northwest... donc je suis un peu paumé😕 J'aimerais donc avoir vos avis et vos conseils sur la question.
Muchas gracias.
a+
Vélo Triban Trail 7 de Decathlon English translation pending
salut
je souhaite acheter le triban trail 7 de decathlon pour voyager en france. Je vais commencer mon premier voyage en faisant lyon bourg d'oisans pui je compte courant mai descendre dans le sud du coté de sète.
je pense que c'est un velo qui pourrais me convenir sacahant que je pese environ 90 kilos et que je compte avoir une charge suplementaire sur le velo à 20 kg.
merci pour vos avis ...
d'autre part je commence à m'entrenner 2 à 3 fois par semaine à faire entre 40 et 60 km histoire de me rendre compte de ce qui pourrait me manquer au niveau confort, je me suis acheter une selle gel et je pense que les suspenssion de la selle sur le triban 7 pourrait apporter un confort suplementaire.
d'ailleur je viens de parcourir mes premiers 60 km avec mon vtt gt equiper uniquement d'une selle gel et en arrivant j'avais le bas du dos en compote alors si vous avez des trucs pour eviter de se casser le dos ou les jambes je suis prenneur.
alors encore merci les amis de la randonnée le velo c'est vraiment sympa.
Utilité des bâtons en randonnée? English translation pending
Bonjour,
Je reviens de faire quelques étapes du Chemin de Compostelle et j'ai vu beaucoup de gens marcher avec 1 ou 2 bâtons. Quels sont donc les avantages de marcher avec des bâtons, car j'ai l'impression qu'ils m'encombreraient plutôt qu'autre chose.
Merci de vos réponses.
Quad avec enfants en Tunisie English translation pending
Bonjour,
Nous serons à Djerba dernière semaine d'Avril et mon mari souhaiterait faire une promenade en Quad (on a entendu dire que c'était possible).
Le problème est qu'il voudrait la faire avec nos enfants qui ont 10 et 13 ans. Est-ce possible ? Existe-t-il des quads pour les enfants ? Pourront-ils participer à cette promenade ?
Merci de vos infos.
Slts.
Résumé de l'hôtel Arenas Doradas English translation pending
Arenas Doradas, 24 au 31 mars 2007.
Encore une fois, Cuba a su charmer tous nos sens, sans exception! Je crois bien que je ne serai jamais déçue par ce pays merveilleux !
VOL : Pour la première fois, nous prenions l'avion de Québec. C'est certain que ce n'est pas l'aéroport de Dorval et que l'on a beaucoup moins de choses à faire en attendant le vol mais j'ai quand même vraiment apprécié de partir tout près de chez moi, surtout pour le retour ! Alors nous avons volé avec Canjet. Le fameux Canjet qui m'inquiétait… Finalement, ce fut un agréable vol! Mon père et sa blonde on apporté leurs sacs de golf et ils n'ont payés aucun supplément. Nous avions un avion d'environ 180 passagers donc 2 rangées de 3 sièges. Nous avons décollés 30 minutes à l'avance donc arrivés plus tôt à Cuba. Nous étions en même temps que le vol d'Air Transat. Nous sommes partis avant eux et arrivés quelques minutes après. Ce ne sont pas des avions qui vont très vite mais ils sont très confortables. Nous avions un peu plus d'espace pour les jambes. Malheureusement, il n'y avait pas de film mais ça ne ma pas dérangé tant que ça finalement. Nous avons décollé vers 17h45 et nous avons eu droit à un petit lunch. C'était un sandwich au jambon qui était très bon. Pas mal moins de pain qu'avec le fameux sous-marin d'Air Transat… Le service était excellent et les hôtesses parlaient toutes français.
ACCUEIL : Nous sommes arrivés à l'aéroport en même temps que plusieurs vols vers 10h30. Malgré ça, le passage aux douanes a été assez rapide et la prise de bagages aussi. Tous les autobus étaient arrivés ainsi que les représentants. Le temps d'une petite bière et on était partis. Nous avons été les premiers à débarquer. Le check-in a été très rapide. La petite madame, une blonde, était très gentille et parlait même français. Les bell-boys nous ont conduit à notre chambre avec tous nos bagages. Le tout a été très rapide. Dans le forfait Club-TMR nous avions droit à une bouteille de rhum, que nous avons eue et un cocktail de bienvenue… que nous n'avons pas eu. Nous avions aussi le privilège d'avoir les serviettes de plage à la chambre lors de notre arrivée.
CHAMBRE : Comme je l'avais demandé, nous avons eu une chambre au 2e étage, en face de la piscine et comme nous étions 2 couples nous avons eu des chambres une à côté de l'autre. À notre arrivée, l'air climatisé ne fonctionnait pas. Ouh lala. Mon chum s'est mis à paniquer. On a traversé chez mon père et on a remarqué qu'un carton est placé dans un lecteur de carte ce qui fait fonctionner l'air climatisé 24h/24. Normalement, on devrait mettre la carte de la chambre lorsque l'on rentre afin de la faire démarrer. Un peu stupide quant à moi. On a donc découpé un morceau de carton que l'on a laissé dans le lecteur toute la semaine ! Fiou :) La chambre était exactement comme sur les photos. Bleue ! Ça a l'air pire sur les photos, un coup dedans c'est pas si mal. Les murs auraient besoin d'un bon lavage mais à part ça tout était très propre ! Nous avions 2 lits doubles que l'on collait pour faire grand!!!! La chambre de bain était très propre aussi. Le jet de la douche n'était pas très fort mais ça dépend des chambres car celui de mon père était assez puissant. Le bain était très creux et mon chum se cognait toujours le genou hihi!! Nous avons eu des problèmes d'eau chaude les 2 premiers jours. Elle était plus souvent tiède que très chaude mais moi je n'ai pas trouvé ça si pire que ça. Elle était juste correcte. Par contre, le débit n'était pas vraiment puissant. Mardi ou mercredi tout était rentré dans l'ordre. J'ai parlé à des gens qui n'en ont carrément pas eu pendant un petit bout mais ça n'a pas été notre cas. Je crois qu'il y a une réserve d'eau pour chaque petit bloc. Le numéro de notre chambre était 1028. Contrairement à ce que j'ai lu, je n'ai jamais été dérangée par le bruit de la musique à la piscine ou le soir.
PISCINE : La piscine était très belle et bien située. Elle était très grande avec des parties creuses et d'autres pas creuses du tout pour les enfants. Il y a aussi une petite barbotteuse à côté. Il y a eu suffisamment de chaises pour tout le monde pendant toute la semaine. L'hôtel était carrément plein alors j'imagine que beaucoup de gens allaient à la plage vu que la plage est magnifique ! Il y a de la musique toute la journée et l'animation commence vers 15h. Il y a des chaises à l'ombre et au soleil donc pour tous les goûts. Par contre, elle aurait besoin d'être mieux nettoyée… car il y avait des algues devant les bancs près du bar… Aussi elle pourrait être rénovée un peu car il manque des tuiles à certaines places et autour il manque des trucs de plastique blanc sur le bord de la piscine (je ne sais pas comment ça s'appelle) ce qui fait des petits espaces. Pour ceux qui veulent quelque chose de complètement neuf ça va surement les déranger mais ça n'enlève absolument rien à la beauté de la piscine et du site ! La température de l'eau est bonne mais un peu froide quand on a des coups de soleil!! Un coup entré, on y est très bien!
PLAGE : Comme d'habitude, la plage de Varadero est superbe sur toute sa longueur. Par contre pour y avoir marché, j'ai remarqué qu'à notre hôtel elle y est particulièrement belle !!! Il n'y a presque pas de roches à l'entrée et ce qu'il y a est plus loin du bord. Elle était magnifique !! Durant notre séjour, il a beaucoup venté donc le drapeau a été jaune toute la semaine. Il y avait des vagues tous les jours mais c'était très baignable. Je crois qu'elle est un peu plus étroite qu'aux autres hôtels mais ce n'est pas évident. On peut y marcher d'un bout à l'autre pendant des heures. Mon père et sa blonde se sont amusés à marcher de tous les côtés à tous les jours et ils ont adoré.
RESTAURANTS : Il y a 2 restaurants buffet et plusieurs restaurant à-la-carte. Comme nous ne sommes pas vraiment des "réserveux" de restaurants, nous n'avons été qu'au buffet principal pour le souper. On ne s'est pas pressé pour la réservation et à chaque fois qu'on y pensait, il était trop tard. Finalement on n'a pas pu y aller. À-la-carte il y avait un Grill, un Italien, un de fruits de mer et un qui s'appelle Natura mais qui n'est pas végétarien du tout car il y a des steaks, du saumon, etc. Le buffet principal El Escarpe offre les 3 repas des la journée et est ouvert dès 7h30 pour le déjeuner et jusqu'à 22h pour le souper donc des plages horaire très fixes. Pour le déjeuner, c'est la même chose à tous les matins, sans exception. C'est le seul qui offre les déjeuners. Le petit monsieur qui fait les œufs le matin est vraiment gentil !!! Il est comique, et si il manque ses œufs parce qu'ils ont collés, il est tout fâché. Hihi!! Et à la fin de la semaine il fini par savoir si tu prends tes œufs miroir ou tournés… :) Pour le dîner nous n'y sommes jamais aller… Pour le souper, moi je suis difficile alors je vais vous donner les impressions des autres personnes qui étaient avec moi. Donc premièrement il y a 5 comptoirs seulement. Un comptoir à pain, un avec des plats froids comme de la salade ou des viandes froides, un avec des plats chauds en sauce et un petit de dessert. L'autre c'est le comptoir où tu te fais servir. Il y a toujours une grosse pièce de viande différente à chaque jour au bout, ensuite un petit monsieur à lunette qui fait les grillades (souvent le choix de 4 viandes ou des crevettes) et finalement les pâtes. Donc il n'y a pas vraiment beaucoup de choix. Moi j'étais pas mal tout le temps aux grillades et pâtes parce que je suis difficile mais les autres avec moi on dit que même si le buffet était petit ce qu'il y servait était très bon. Surtout les pâtes. Personne ne s'est plein que ce n'était pas mangeable. Le soir il y a toujours des musiciens qui se promènent aux tables. Si vous êtes chanceux vous allés tomber sur le 15 jours du groupe de 3 " Voces del caribe ". Ils sont vraiment gentils et excellent. Sinon c'est le groupe de 2 plutôt ordinaire et il y en a un qui m'énervait avec sa guitare il faisait toujours quelque chose de bizarre!!! Le buffet de la plage le midi nous l'avons trouvé vraiment ordinaire, on est allé qu'une seule fois. Le soir il devient restaurant à-la-carte de fruits de mer. Le casse-croûte à la plage est ÉCOEURANT!! Tout est bon, tout tout tout. Surtout le fameux club avec œuf, jambon, poulet, fromage, tomate, salade, etc, etc. Excellent. Le hamburger aussi est vraiment bon. On est allé là tous les midis. Le soir ça devient le grill à-la-carte. Près du lobby et du buffet principal il y a la pizzeria qui avait l'air ouvert le midi mais je ne sais pas ce qu'il offrait le midi. Il me semble que ce n'était pas de la pizza mais je ne suis pas certaine. Le soir ça devient l'italien à-la-carte et dès 22h ça devient un casse-croûte de pizza. Juste en haut il y a le Natura que nous aurions bien aimé essayer. C'est un à-la-carte seulement.
BARS : Il y a 4 bars. Un au lobby, un dans la discothèque, un à la piscine et un à la plage. Le service à la piscine est incroyable quand c'est Daisy qui est là. Comme tout le monde le dit, elle est vraiment trop fine !!!! Pour les enfants la slush aux fraises est super bonne. Sinon mon chum dit que les mojitos étaient meilleurs que dans les autres hôtels. Et évidemment, plus tu donnes des bourboires, plus les drinks sont forts !!
ANIMATION : L'animation était quand même bonne. À la piscine ça commence à 15h. Il est supposé avoir un aquagym à midi mais j'en ai jamais vu… La matinée c'est à la plage. Les animateurs sont vraiment gentils et les gars sont pas laids pentoute… hihi !! La leçon de danse est super le fun, c'est la plus le fun que j'ai vu dans mes 5 voyages. Le soir après le spectacle vous pouvez rejoindre les animateurs à 11h au lobby et ils quittent dans un autobus, c'est gratuit, et vous amène veiller en ville. Attention si vous n'êtes pas très proche des animateurs vous ne le saurez pas. Ils l'ont seulement annoncé le jeudi soir au spectacle mais c'est supposé être tous les jours.
Les spectacles ne sont pas fameux fameux sauf 2 soirs où j'ai bien aimé. Souvent les spectacles sont alternés avec un band cubain très bon ! Le jeudi a été la grosse journée. Vers 15h30-16h à la piscine il y a eu un party. Il y avait un band et les animateurs allaient chercher les gens pour danser. Il y avait un petit bar et un comptoir où il servait des sandwichs typiquement cubain avec du porc. Excellent. Le directeur de l'hôtel vient nous dire un petit mot et nous remercie d'avoir choisi cet hôtel pour nos vacances. Il présente ensuite les différents directeur. Ensuite il y a un petit cirque et après des jeux et de la danse. Le tout avec le petit band qui est le même que vous voyez aux spectacles. Le soir, le spectacle était à la plage. Nous on est entré à notre chambre vers 17h15 et mon papa avait laissé sa porte patio ouverte donc il a entendu l'annonce que le spectacle était à la plage à la même heure que d'habitude : 21h30. C'était vraiment génial, les spectacles devraient toujours être là!!! C'était un concours d'hommes et de femmes pour finir avec du Limbo. C'était très drôle !! Les canadiens on gagné dans les 3 concours. Yéééé! C'est à ne pas manquer c'était vraiment amusant.
SERVICE : Le service était vraiment très bien, partout. C'est certain qu'on est à Cuba, il ne faut pas s'attendre à la vitesse d'un TGV!! Mon père a eu de la misère avec ça hihih. Tout le monde est vraiment toujours de bonne humeur et poli. À la réception aussi, ce qui m'a surpris. Ce fût très agréable. Si vous avez la chance de connaître Daisy à la piscine, elle est trop fine.
HÔTEL : L'hôtel n'est pas un hôtel récent. Il a été rénové en 2003 je crois. C'est certain qu'il manque quelque dalles à certains endroits. Si vous êtes pointilleux là-dessus ça va vous achaler. Les blocs de chambres ont été repeinturés mais pas toujours avec exactement le même jaune. Moi j'ai trouvé ça comique, c'est Cuba! Vive l'approvisionnement. La piscine pourrait aussi avoir besoin d'une cure de rajeunissement. Mais tout cela n'enlève vraiment rien à la beauté du site. La végétation y est magnifique et très mature. Ça fait toute la beauté. Tout y est très très propre et on voit des femmes de ménage partout. Les toilettes sont aussi très propres.
REPRÉSENTANT : Notre représentante se nommait Michèle et c'est une Québécoise. Nous étions avec TMR. J'ai jamais vu une représentante faire sa présentation aussi bien et complète. C'était parfait et on a tout su sans poser de questions! Rien à dire ça m'a laissé bouche bée ! Ça me ferait reprendre TMR n'importe quand tellement nous avons été bien servis. Mon père voulait jouer au golf tel jour et telle heure et elle lui a tout arrangé ça en 5 minutes. Un téléphone et hop!! Vraiment rien à dire !
ACTIVITÉS : Comme dans tous les hôtels cubains que j'ai fait, on pouvait y louer des scooters. Ce n'est pas très cher et nous on aime vraiment ça. Pour 2 heures c'était 12 pesos, pour 3 c'est 15pesos. Vous pouvez prendre le scooter 2h et faire 3h et il devrait vous demander 3 pesos de plus mais comme vous les connaissez ils peuvent vous en demander 5. Ce n'est pas toujours le même gars. Mon chum a finalement tenu tête et on payé seulement 3 pesos. Quand vous prenez le scooter, il y a un litre de gaz dedans et vous devez aller à la station service mettre de l'essence à la Calle 54 ou 57 je ne me souviens plus. Ils vont vous le dire. Vous prenez la route comme si vous alliez à Varadero (continuer sur la route devant l'hôtel, à droite, et encore à droite tout de suite après l'hôtel Arenas Blancas). Les scooters BWZ sont plus confortables et vont mieux.
Aussi, nous sommes allés à La Havane pour la deuxième fois. Le voyage quitte à 7h30 et revient à la même heure le soir. C'est long mais très complet. On commence par visiter la vieille partie à la marche. Pendant cette marche on a souvent du temps libre. On va manger ensuite et je trouve que c'était tard un peu pour manger, il était rendu 14h… Ensuite on va visiter un magasin de rhum et de cigars. Les prix sont les mêmes qu'à l'hôtel alors ça ne vaut pas vraiment la peine. Ensuite la place de la Révolution et ensuite le cimetière de Christophe Colomb dont je me serais passé… Au retour on arrête à une place près du pont le plus haut et on peut y prendre un Pina Colada maison qui est excellent. Il y aussi plusieurs autres choses si vous avez des enfants et des boutiques de souvenirs. On reste la environ 20 minutes et ensuite on retourne à l'hôtel, environ 45 minutes. Moi j'ai trouvé ça vraiment plus intéressant que mon premier tour mais vraiment trop long. À la fin tout le monde était tanné. Finalement, encore une fois ce fut un voyage plus que réussi. Un hôtel qui nous a vraiment charmé et que je recommanderais à n'importe qui. La nourriture était bonne. Malgré les mauvais commentaires que j'ai lu, j'ai été agréablement surprise et j'y retournerais n'importe quand. J'ai adoré mon séjour. Le site était très beau et les chambres très propres. Je m'ennuie déjà de l'ambiance. Rien là bas ne m'a déplu à part les spectacles mais à quatre, on jouait aux cartes dans le lobby, c'était aussi le fun!! Pour tous ceux qui ont cet endroit en tête, je vous le recommande. Par contre, si vous êtes du genre à tout comparer à un hôtel récent de 2 ans, vous aller me détester et dire que je suis menteuse. Chaque hôtel est différent! Nous on est pas très chialeux, tant qu'on a une belle plage, piscine, bonne bouffe et que la chambre est propre, ça fait notre voyage. Et cet hôtel a rencontré tous les critères !! Bon séjour à tous ceux qui partent prochainement ou qui envisagent d'y aller.
Points positifs : Beauté du site Situation de notre chambre Ambiance de la plage Gentillesse du personnel Points négatifs : Besoin un tantinet de rénovations Quelques algues au bar de la piscine Spectacles à améliorer
Encore une fois, Cuba a su charmer tous nos sens, sans exception! Je crois bien que je ne serai jamais déçue par ce pays merveilleux !
VOL : Pour la première fois, nous prenions l'avion de Québec. C'est certain que ce n'est pas l'aéroport de Dorval et que l'on a beaucoup moins de choses à faire en attendant le vol mais j'ai quand même vraiment apprécié de partir tout près de chez moi, surtout pour le retour ! Alors nous avons volé avec Canjet. Le fameux Canjet qui m'inquiétait… Finalement, ce fut un agréable vol! Mon père et sa blonde on apporté leurs sacs de golf et ils n'ont payés aucun supplément. Nous avions un avion d'environ 180 passagers donc 2 rangées de 3 sièges. Nous avons décollés 30 minutes à l'avance donc arrivés plus tôt à Cuba. Nous étions en même temps que le vol d'Air Transat. Nous sommes partis avant eux et arrivés quelques minutes après. Ce ne sont pas des avions qui vont très vite mais ils sont très confortables. Nous avions un peu plus d'espace pour les jambes. Malheureusement, il n'y avait pas de film mais ça ne ma pas dérangé tant que ça finalement. Nous avons décollé vers 17h45 et nous avons eu droit à un petit lunch. C'était un sandwich au jambon qui était très bon. Pas mal moins de pain qu'avec le fameux sous-marin d'Air Transat… Le service était excellent et les hôtesses parlaient toutes français.
ACCUEIL : Nous sommes arrivés à l'aéroport en même temps que plusieurs vols vers 10h30. Malgré ça, le passage aux douanes a été assez rapide et la prise de bagages aussi. Tous les autobus étaient arrivés ainsi que les représentants. Le temps d'une petite bière et on était partis. Nous avons été les premiers à débarquer. Le check-in a été très rapide. La petite madame, une blonde, était très gentille et parlait même français. Les bell-boys nous ont conduit à notre chambre avec tous nos bagages. Le tout a été très rapide. Dans le forfait Club-TMR nous avions droit à une bouteille de rhum, que nous avons eue et un cocktail de bienvenue… que nous n'avons pas eu. Nous avions aussi le privilège d'avoir les serviettes de plage à la chambre lors de notre arrivée.
CHAMBRE : Comme je l'avais demandé, nous avons eu une chambre au 2e étage, en face de la piscine et comme nous étions 2 couples nous avons eu des chambres une à côté de l'autre. À notre arrivée, l'air climatisé ne fonctionnait pas. Ouh lala. Mon chum s'est mis à paniquer. On a traversé chez mon père et on a remarqué qu'un carton est placé dans un lecteur de carte ce qui fait fonctionner l'air climatisé 24h/24. Normalement, on devrait mettre la carte de la chambre lorsque l'on rentre afin de la faire démarrer. Un peu stupide quant à moi. On a donc découpé un morceau de carton que l'on a laissé dans le lecteur toute la semaine ! Fiou :) La chambre était exactement comme sur les photos. Bleue ! Ça a l'air pire sur les photos, un coup dedans c'est pas si mal. Les murs auraient besoin d'un bon lavage mais à part ça tout était très propre ! Nous avions 2 lits doubles que l'on collait pour faire grand!!!! La chambre de bain était très propre aussi. Le jet de la douche n'était pas très fort mais ça dépend des chambres car celui de mon père était assez puissant. Le bain était très creux et mon chum se cognait toujours le genou hihi!! Nous avons eu des problèmes d'eau chaude les 2 premiers jours. Elle était plus souvent tiède que très chaude mais moi je n'ai pas trouvé ça si pire que ça. Elle était juste correcte. Par contre, le débit n'était pas vraiment puissant. Mardi ou mercredi tout était rentré dans l'ordre. J'ai parlé à des gens qui n'en ont carrément pas eu pendant un petit bout mais ça n'a pas été notre cas. Je crois qu'il y a une réserve d'eau pour chaque petit bloc. Le numéro de notre chambre était 1028. Contrairement à ce que j'ai lu, je n'ai jamais été dérangée par le bruit de la musique à la piscine ou le soir.
PISCINE : La piscine était très belle et bien située. Elle était très grande avec des parties creuses et d'autres pas creuses du tout pour les enfants. Il y a aussi une petite barbotteuse à côté. Il y a eu suffisamment de chaises pour tout le monde pendant toute la semaine. L'hôtel était carrément plein alors j'imagine que beaucoup de gens allaient à la plage vu que la plage est magnifique ! Il y a de la musique toute la journée et l'animation commence vers 15h. Il y a des chaises à l'ombre et au soleil donc pour tous les goûts. Par contre, elle aurait besoin d'être mieux nettoyée… car il y avait des algues devant les bancs près du bar… Aussi elle pourrait être rénovée un peu car il manque des tuiles à certaines places et autour il manque des trucs de plastique blanc sur le bord de la piscine (je ne sais pas comment ça s'appelle) ce qui fait des petits espaces. Pour ceux qui veulent quelque chose de complètement neuf ça va surement les déranger mais ça n'enlève absolument rien à la beauté de la piscine et du site ! La température de l'eau est bonne mais un peu froide quand on a des coups de soleil!! Un coup entré, on y est très bien!
PLAGE : Comme d'habitude, la plage de Varadero est superbe sur toute sa longueur. Par contre pour y avoir marché, j'ai remarqué qu'à notre hôtel elle y est particulièrement belle !!! Il n'y a presque pas de roches à l'entrée et ce qu'il y a est plus loin du bord. Elle était magnifique !! Durant notre séjour, il a beaucoup venté donc le drapeau a été jaune toute la semaine. Il y avait des vagues tous les jours mais c'était très baignable. Je crois qu'elle est un peu plus étroite qu'aux autres hôtels mais ce n'est pas évident. On peut y marcher d'un bout à l'autre pendant des heures. Mon père et sa blonde se sont amusés à marcher de tous les côtés à tous les jours et ils ont adoré.
RESTAURANTS : Il y a 2 restaurants buffet et plusieurs restaurant à-la-carte. Comme nous ne sommes pas vraiment des "réserveux" de restaurants, nous n'avons été qu'au buffet principal pour le souper. On ne s'est pas pressé pour la réservation et à chaque fois qu'on y pensait, il était trop tard. Finalement on n'a pas pu y aller. À-la-carte il y avait un Grill, un Italien, un de fruits de mer et un qui s'appelle Natura mais qui n'est pas végétarien du tout car il y a des steaks, du saumon, etc. Le buffet principal El Escarpe offre les 3 repas des la journée et est ouvert dès 7h30 pour le déjeuner et jusqu'à 22h pour le souper donc des plages horaire très fixes. Pour le déjeuner, c'est la même chose à tous les matins, sans exception. C'est le seul qui offre les déjeuners. Le petit monsieur qui fait les œufs le matin est vraiment gentil !!! Il est comique, et si il manque ses œufs parce qu'ils ont collés, il est tout fâché. Hihi!! Et à la fin de la semaine il fini par savoir si tu prends tes œufs miroir ou tournés… :) Pour le dîner nous n'y sommes jamais aller… Pour le souper, moi je suis difficile alors je vais vous donner les impressions des autres personnes qui étaient avec moi. Donc premièrement il y a 5 comptoirs seulement. Un comptoir à pain, un avec des plats froids comme de la salade ou des viandes froides, un avec des plats chauds en sauce et un petit de dessert. L'autre c'est le comptoir où tu te fais servir. Il y a toujours une grosse pièce de viande différente à chaque jour au bout, ensuite un petit monsieur à lunette qui fait les grillades (souvent le choix de 4 viandes ou des crevettes) et finalement les pâtes. Donc il n'y a pas vraiment beaucoup de choix. Moi j'étais pas mal tout le temps aux grillades et pâtes parce que je suis difficile mais les autres avec moi on dit que même si le buffet était petit ce qu'il y servait était très bon. Surtout les pâtes. Personne ne s'est plein que ce n'était pas mangeable. Le soir il y a toujours des musiciens qui se promènent aux tables. Si vous êtes chanceux vous allés tomber sur le 15 jours du groupe de 3 " Voces del caribe ". Ils sont vraiment gentils et excellent. Sinon c'est le groupe de 2 plutôt ordinaire et il y en a un qui m'énervait avec sa guitare il faisait toujours quelque chose de bizarre!!! Le buffet de la plage le midi nous l'avons trouvé vraiment ordinaire, on est allé qu'une seule fois. Le soir il devient restaurant à-la-carte de fruits de mer. Le casse-croûte à la plage est ÉCOEURANT!! Tout est bon, tout tout tout. Surtout le fameux club avec œuf, jambon, poulet, fromage, tomate, salade, etc, etc. Excellent. Le hamburger aussi est vraiment bon. On est allé là tous les midis. Le soir ça devient le grill à-la-carte. Près du lobby et du buffet principal il y a la pizzeria qui avait l'air ouvert le midi mais je ne sais pas ce qu'il offrait le midi. Il me semble que ce n'était pas de la pizza mais je ne suis pas certaine. Le soir ça devient l'italien à-la-carte et dès 22h ça devient un casse-croûte de pizza. Juste en haut il y a le Natura que nous aurions bien aimé essayer. C'est un à-la-carte seulement.
BARS : Il y a 4 bars. Un au lobby, un dans la discothèque, un à la piscine et un à la plage. Le service à la piscine est incroyable quand c'est Daisy qui est là. Comme tout le monde le dit, elle est vraiment trop fine !!!! Pour les enfants la slush aux fraises est super bonne. Sinon mon chum dit que les mojitos étaient meilleurs que dans les autres hôtels. Et évidemment, plus tu donnes des bourboires, plus les drinks sont forts !!
ANIMATION : L'animation était quand même bonne. À la piscine ça commence à 15h. Il est supposé avoir un aquagym à midi mais j'en ai jamais vu… La matinée c'est à la plage. Les animateurs sont vraiment gentils et les gars sont pas laids pentoute… hihi !! La leçon de danse est super le fun, c'est la plus le fun que j'ai vu dans mes 5 voyages. Le soir après le spectacle vous pouvez rejoindre les animateurs à 11h au lobby et ils quittent dans un autobus, c'est gratuit, et vous amène veiller en ville. Attention si vous n'êtes pas très proche des animateurs vous ne le saurez pas. Ils l'ont seulement annoncé le jeudi soir au spectacle mais c'est supposé être tous les jours.
Les spectacles ne sont pas fameux fameux sauf 2 soirs où j'ai bien aimé. Souvent les spectacles sont alternés avec un band cubain très bon ! Le jeudi a été la grosse journée. Vers 15h30-16h à la piscine il y a eu un party. Il y avait un band et les animateurs allaient chercher les gens pour danser. Il y avait un petit bar et un comptoir où il servait des sandwichs typiquement cubain avec du porc. Excellent. Le directeur de l'hôtel vient nous dire un petit mot et nous remercie d'avoir choisi cet hôtel pour nos vacances. Il présente ensuite les différents directeur. Ensuite il y a un petit cirque et après des jeux et de la danse. Le tout avec le petit band qui est le même que vous voyez aux spectacles. Le soir, le spectacle était à la plage. Nous on est entré à notre chambre vers 17h15 et mon papa avait laissé sa porte patio ouverte donc il a entendu l'annonce que le spectacle était à la plage à la même heure que d'habitude : 21h30. C'était vraiment génial, les spectacles devraient toujours être là!!! C'était un concours d'hommes et de femmes pour finir avec du Limbo. C'était très drôle !! Les canadiens on gagné dans les 3 concours. Yéééé! C'est à ne pas manquer c'était vraiment amusant.
SERVICE : Le service était vraiment très bien, partout. C'est certain qu'on est à Cuba, il ne faut pas s'attendre à la vitesse d'un TGV!! Mon père a eu de la misère avec ça hihih. Tout le monde est vraiment toujours de bonne humeur et poli. À la réception aussi, ce qui m'a surpris. Ce fût très agréable. Si vous avez la chance de connaître Daisy à la piscine, elle est trop fine.
HÔTEL : L'hôtel n'est pas un hôtel récent. Il a été rénové en 2003 je crois. C'est certain qu'il manque quelque dalles à certains endroits. Si vous êtes pointilleux là-dessus ça va vous achaler. Les blocs de chambres ont été repeinturés mais pas toujours avec exactement le même jaune. Moi j'ai trouvé ça comique, c'est Cuba! Vive l'approvisionnement. La piscine pourrait aussi avoir besoin d'une cure de rajeunissement. Mais tout cela n'enlève vraiment rien à la beauté du site. La végétation y est magnifique et très mature. Ça fait toute la beauté. Tout y est très très propre et on voit des femmes de ménage partout. Les toilettes sont aussi très propres.
REPRÉSENTANT : Notre représentante se nommait Michèle et c'est une Québécoise. Nous étions avec TMR. J'ai jamais vu une représentante faire sa présentation aussi bien et complète. C'était parfait et on a tout su sans poser de questions! Rien à dire ça m'a laissé bouche bée ! Ça me ferait reprendre TMR n'importe quand tellement nous avons été bien servis. Mon père voulait jouer au golf tel jour et telle heure et elle lui a tout arrangé ça en 5 minutes. Un téléphone et hop!! Vraiment rien à dire !
ACTIVITÉS : Comme dans tous les hôtels cubains que j'ai fait, on pouvait y louer des scooters. Ce n'est pas très cher et nous on aime vraiment ça. Pour 2 heures c'était 12 pesos, pour 3 c'est 15pesos. Vous pouvez prendre le scooter 2h et faire 3h et il devrait vous demander 3 pesos de plus mais comme vous les connaissez ils peuvent vous en demander 5. Ce n'est pas toujours le même gars. Mon chum a finalement tenu tête et on payé seulement 3 pesos. Quand vous prenez le scooter, il y a un litre de gaz dedans et vous devez aller à la station service mettre de l'essence à la Calle 54 ou 57 je ne me souviens plus. Ils vont vous le dire. Vous prenez la route comme si vous alliez à Varadero (continuer sur la route devant l'hôtel, à droite, et encore à droite tout de suite après l'hôtel Arenas Blancas). Les scooters BWZ sont plus confortables et vont mieux.
Aussi, nous sommes allés à La Havane pour la deuxième fois. Le voyage quitte à 7h30 et revient à la même heure le soir. C'est long mais très complet. On commence par visiter la vieille partie à la marche. Pendant cette marche on a souvent du temps libre. On va manger ensuite et je trouve que c'était tard un peu pour manger, il était rendu 14h… Ensuite on va visiter un magasin de rhum et de cigars. Les prix sont les mêmes qu'à l'hôtel alors ça ne vaut pas vraiment la peine. Ensuite la place de la Révolution et ensuite le cimetière de Christophe Colomb dont je me serais passé… Au retour on arrête à une place près du pont le plus haut et on peut y prendre un Pina Colada maison qui est excellent. Il y aussi plusieurs autres choses si vous avez des enfants et des boutiques de souvenirs. On reste la environ 20 minutes et ensuite on retourne à l'hôtel, environ 45 minutes. Moi j'ai trouvé ça vraiment plus intéressant que mon premier tour mais vraiment trop long. À la fin tout le monde était tanné. Finalement, encore une fois ce fut un voyage plus que réussi. Un hôtel qui nous a vraiment charmé et que je recommanderais à n'importe qui. La nourriture était bonne. Malgré les mauvais commentaires que j'ai lu, j'ai été agréablement surprise et j'y retournerais n'importe quand. J'ai adoré mon séjour. Le site était très beau et les chambres très propres. Je m'ennuie déjà de l'ambiance. Rien là bas ne m'a déplu à part les spectacles mais à quatre, on jouait aux cartes dans le lobby, c'était aussi le fun!! Pour tous ceux qui ont cet endroit en tête, je vous le recommande. Par contre, si vous êtes du genre à tout comparer à un hôtel récent de 2 ans, vous aller me détester et dire que je suis menteuse. Chaque hôtel est différent! Nous on est pas très chialeux, tant qu'on a une belle plage, piscine, bonne bouffe et que la chambre est propre, ça fait notre voyage. Et cet hôtel a rencontré tous les critères !! Bon séjour à tous ceux qui partent prochainement ou qui envisagent d'y aller.
Points positifs : Beauté du site Situation de notre chambre Ambiance de la plage Gentillesse du personnel Points négatifs : Besoin un tantinet de rénovations Quelques algues au bar de la piscine Spectacles à améliorer
Faire du vélo avec ou sans cardiofréquencemètre? English translation pending
Roulez vous avec un cardio? moi oui...quand je roule pour environ 6h a 7h je ne monte pas au dessus de 150 voir 160 pulsation par mn et vous?
ps: J'ai 19 ans
ps: J'ai 19 ans
Îles Lofoten: meilleure tente pour deux? English translation pending
bonjour
nous n'avons pas encore de tente pour notre petit périple d'environ 13 jours pour les lofoten. nous sommes 2
quelqu'un sait il quelle est la meilleure tente pour ce type de voyage sachant que j'ai bien envie de prendre une tente qui fait moins de un kilo, j'ai vu ça dans une grande enseigne je sais plus laquelle décat ou go sport ou je c plus...
je veux prendre celle la car tres tres legere mais pas sur de mon coup. avez vous des conseils svp
merci
franck
quelqu'un sait il quelle est la meilleure tente pour ce type de voyage sachant que j'ai bien envie de prendre une tente qui fait moins de un kilo, j'ai vu ça dans une grande enseigne je sais plus laquelle décat ou go sport ou je c plus...
je veux prendre celle la car tres tres legere mais pas sur de mon coup. avez vous des conseils svp
merci
franck
Trekking entre Imlil et Seti Fatma (Maroc) English translation pending
je cherche des infos sur les distances et temps de montées pour passer les cols entre seti fatme et imlil
s'il y a des parapentiste qui ont déjà volé dans le secteur leurs infos me sera trés précieuses aussi merci de vos réponses
bengha
Genève-Mexico avec Lufthansa? English translation pending
Holà,
Je pars en janvier 2008 pour 3 mois en Amérique central.
Je regarde pour trouver le billet le moins chère pour Genève Mexico, pour le moment c’est Lufthansa qui a le meilleur prix soit 1032 euro pour un adulte.
Je ne connais pas Lufthansa, je pense que c est une bonne compagnie, savez vous s’il passe des films en français ou seulement en allemand, s’il y a quand même de la place pour les jambes en économique ?
Connaissez-vous une autre compagnie qui pourrait être moins chère ?
Merci
Quoi faire de palpitant dans la région de Québec? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis guide-animateur depuis plus de 12 ans dans les musées de la région de Québec.
Si j'étais touriste, je visiterais très peu de ces musées car dorénavant je désire vivre une expérience, me rapprocher de la terre, de la nature, apprendre tout en bougeant, et fuir le stress de la ville, me reposer, relaxer devant un verre de vin d'un vignoble du Québec.
Pouvez-vous m'aider à trouver de nouveaux produits touristiques qui font appel à nos sens? à nos jambes? à notre coeur? à nos émotions?
Pendant six mois, nous sommes enfermés au Québec. Pourquoi s'enfermer dans des musées en été?
Pourquoi, par exemple, il n'y a pas à Cap-Santé, un endroit pour admirer le fleuve? ou l'on peut facilement stationner son véhicule? ou y aller en vélo?
Pourquoi dans le parc de la Jacques-Cartier, il n'y a pas un pavillon en bois offrant une terrasse aux randonneurs?
Pourquoi à Kamouraska, il n'y a pas un endroit pour respirer l'odeur du fleuve et découvrir les produits du terroir? tout ça au même endroit!
Et si je veux naviguer sur le fleuve, dois-je payer un prix de fou? dois-je aller sur le Louis-Jolliet en cie de 300 personnes?
Québec-Charlevoix en bateau? Non????????
Finalement, j'adore la région de Charlevoix. Mais vous semblez vouloir attirer une clientèle aisée $$$$$$$$$$$$$$$$$$. Les restos et les auberges nécessitent beaucoup $$$$$$$$. pour être franc, à Charlevoix, on dirait qu'il n'y a pas de juste milieu. Resto 1* ou resto dans les auberges ****
J'aimerais prendre une marche dans un village et m'arrêter pour visiter une galerie et y prendre un café au lait. Mais où stationner sa voiture à Charlevoix?
Merci pour vos suggestions.
J'aimerais bien offrir très bientôt vos produits touristiques.
Bonne journée.
Je suis guide-animateur depuis plus de 12 ans dans les musées de la région de Québec.
Si j'étais touriste, je visiterais très peu de ces musées car dorénavant je désire vivre une expérience, me rapprocher de la terre, de la nature, apprendre tout en bougeant, et fuir le stress de la ville, me reposer, relaxer devant un verre de vin d'un vignoble du Québec.
Pouvez-vous m'aider à trouver de nouveaux produits touristiques qui font appel à nos sens? à nos jambes? à notre coeur? à nos émotions?
Pendant six mois, nous sommes enfermés au Québec. Pourquoi s'enfermer dans des musées en été?
Pourquoi, par exemple, il n'y a pas à Cap-Santé, un endroit pour admirer le fleuve? ou l'on peut facilement stationner son véhicule? ou y aller en vélo?
Pourquoi dans le parc de la Jacques-Cartier, il n'y a pas un pavillon en bois offrant une terrasse aux randonneurs?
Pourquoi à Kamouraska, il n'y a pas un endroit pour respirer l'odeur du fleuve et découvrir les produits du terroir? tout ça au même endroit!
Et si je veux naviguer sur le fleuve, dois-je payer un prix de fou? dois-je aller sur le Louis-Jolliet en cie de 300 personnes?
Québec-Charlevoix en bateau? Non????????
Finalement, j'adore la région de Charlevoix. Mais vous semblez vouloir attirer une clientèle aisée $$$$$$$$$$$$$$$$$$. Les restos et les auberges nécessitent beaucoup $$$$$$$$. pour être franc, à Charlevoix, on dirait qu'il n'y a pas de juste milieu. Resto 1* ou resto dans les auberges ****
J'aimerais prendre une marche dans un village et m'arrêter pour visiter une galerie et y prendre un café au lait. Mais où stationner sa voiture à Charlevoix?
Merci pour vos suggestions.
J'aimerais bien offrir très bientôt vos produits touristiques.
Bonne journée.
Europe - Moyen Orient - Asie - Russie - Europe: possible? English translation pending
Bonjour à tous !
Alors, voilà, je tiens absolument à aller en Inde cet été en partant d'abord en stop, avec un budget plus que modéré et en passant par le Moyen Orient. Je n'ai que trop peu de notions de Russe mais je suis bon en Anglais, je ne parle aucun dialecte arabe mais je suis vraiment motivé.
Je compte passer par des pays tels que l'Arménie, l'Iran mais également l'Afghanistan et le Pakistan...
Est-ce que l'auto-stop est envisageable dans ces pays ? Aurais-je des moyens de me faire comprendre des autochtones ? Le vélo est-il un moyen de transport plus intéressant et plausible pour de tels trajets ?
Quelles difficultés pourrai-je rencontrer lors de ce périple ?
Et - pourquoi pas? - quelqu'un est-il intéressé pour faire un bout de trajet avec moi ou pour que l'on se retrouve quelque part au Moyen Orient ? :)
Alors, voilà, je tiens absolument à aller en Inde cet été en partant d'abord en stop, avec un budget plus que modéré et en passant par le Moyen Orient. Je n'ai que trop peu de notions de Russe mais je suis bon en Anglais, je ne parle aucun dialecte arabe mais je suis vraiment motivé.
Je compte passer par des pays tels que l'Arménie, l'Iran mais également l'Afghanistan et le Pakistan...
Est-ce que l'auto-stop est envisageable dans ces pays ? Aurais-je des moyens de me faire comprendre des autochtones ? Le vélo est-il un moyen de transport plus intéressant et plausible pour de tels trajets ?
Quelles difficultés pourrai-je rencontrer lors de ce périple ?
Et - pourquoi pas? - quelqu'un est-il intéressé pour faire un bout de trajet avec moi ou pour que l'on se retrouve quelque part au Moyen Orient ? :)
Hôtels de Marrakech complets? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 4 (dont 2 enfants de 6 et 9 ans) à Marrakech à la mi-avril.
On avait commencer tôt les recherches, trop tot; et voilà qu'àprésent toutes nos demandes de réservations sont refusées pour cause d'hotel complet!
Euh... quelqu'un aurait-il un plan? une solution magique?
Nous arrivons en fin d'après-midi après une journée complète dans les avions et aéroports et nous souhaiterions éviter le porte à porte de fin de journée avec les deux louloutes sous le bras!
Nous cherchons un hébergement pour le 16 et le 17, soit en famille, soit en hotel peu cher...
Cordialement
Malaria à Punta Cana English translation pending
Bonjour,
je désire partir pour Punta Cana le week-end de pâques (7 avril), plus précisément au Riu Taino. Cependant, j'ai entendu dire qu'il y avait épidémie de malaria là-bas, est-ce vraiment le cas? Où puis-je trouver des communiqués à ce propos? Si ya vraiment épidémie, ça touche aussi les complexes hoteliers ou je ne dois pas avoir peur?
Merci de me renseigner, car là ça me fait peur et je suis restreint dans mes choix de destination puisque je voyage sans passeport.
je désire partir pour Punta Cana le week-end de pâques (7 avril), plus précisément au Riu Taino. Cependant, j'ai entendu dire qu'il y avait épidémie de malaria là-bas, est-ce vraiment le cas? Où puis-je trouver des communiqués à ce propos? Si ya vraiment épidémie, ça touche aussi les complexes hoteliers ou je ne dois pas avoir peur?
Merci de me renseigner, car là ça me fait peur et je suis restreint dans mes choix de destination puisque je voyage sans passeport.
Endurance à vélo English translation pending
"Qui veut voyager loin ménage sa monture "
Salut . Je viens d'avorter d'un beau voyage, entamé il y a 6 mois en France, et qui m'a mené jusqu'en Argentine, en passant par la France, l'Espagne, le Maroc, le Mauritanie, le Sénégal, l'Argentine . J'aimerai avoir qques opinions à propos de ce qui m'est arrivé .
Jusqu'à Dakar, aucun accroc . Certes, je suis poursuivi régulierement par des maux de ventre intempestifs, certes je dors d'un sommeil un peu trouble et peu profond ( j'ai pourtant appris a relâcher la garde, à me détendre, seul ds ma tente plantée à la diable au bord de la route, un pen nimporte où ), certes je serre un peu fort mon budget, en evitant les nuitées payantes et les restaus ( meme les boui boui ) . Mais pas un matin où je ne me suis pas senti capable d'arracher mes 100 bornes journalieres à la route, pas une tension musculaire, pas un coup de barre qui m'ait réellement alarmé . Un p'tit casse croute ou un p'tit roupillon et je recouvrai tjrs qque force . J'ai parfois fini la journée rompu, les jarrets brisés, le coeur gros, les jambes lourdes, les nerfs aiguisés par le vent, mais j'ai toujours été happé par l'horizon, jamais je n'ai voulu retourner au bercail . Apres m'être reposé pres de Dakar chez un ami, je passe deux semaines ds un club de voile, attendant mon bonheur pr apareiller vers le Brésil, tout en récupérant d'un gastro . Je mange peu, mais je finis par recouvrer suffisamment de force pr pédaler jusqu'à l'aeroport et prendre un avion vers Buenos aire, trop impatient pr attendre encore une embarcation . Je joue au touriste pdt 1 semaine ds la mégalopole, et remonte en selle, plus heureux que jamais, à l'assaut de la pampa, direction Ushuaia. Canicule, orages, l'été argentin est plutot rude cette année. Je roule tjrs sur le meme patron, a raison d'environ 100 bornes par jour, sur une route relativement facile . 4 ième jour, je me sens fatigué, plus que de coutume, mais continue . 5 ieme jour, la fatigue s'accroit, mais il faut boucler l'étape . Je veux arriver jusqu'à Bahia Blanca, capitale de province ou je ferai halte. A 12 h, un peu étourdi par un gros cagnard ( le mercure indique a peu pres 40 ), j'amorce une montée . Mes jambes sont cotonneuses, mon regard s'obscurcit d'un voile, je me sens pris d'une peur panique, et m'allonge ds le fossé . Un bouquet d'arbres un peu plus loin me ménagerait un peu d'ombre, mais je suis incapable de rouler dix metres de plus, je suis flasque comme une méduse . Un petit pont ds le fossé fait communiquer la route à un champs blanchi a la chaux par le soleil . Je vais passer 4 h sous ce pont, la tête et le bras dépassant pr signaler ma détresse aux véhicules qui passent . Car ce coup ci je sens bien que je suis littéralement vidé, et que ma tension continue de flancher . La plupart des automobilistes qui me voient secouer le bras voient, ou feignent de voir cela non pas comme un appel au secours, mais comme un amical salut auquel ils me répondent en levant le pouce . COntinue mon gars ! ouais ben j'aimerai bien ... je vois meme une ambulance passer, au passage de laquelle je me leve en sursaut . Le soleil commence à être bas, j'ai décidé de m'allonger parallèle au bord de la route, a coté de mon vélo, pr continuer mes lentes gesticulations . Finalement un homme s'arrête, essaye en vain d'appeler une ambulance, pas de réseau . Il s'en va . Qques heures plus tard, je suis à l'hopital, av 8 de tension, apres qu'un couple d'allemand m'ait avancé jusqu'à un p'tit resto de routiers où une ambulance est venue me chercher . Je passe 2 nuits à l'hopital, ts les analyses sont bons. A partir de là le calvaire commence . Je vais encore, dieu sait pourquoi, faire 400 km av des jambes molles et l'esprit légèrement inquiet . La prochaine halte sera la derniere . J'arrive vanné à Las Grutas, petite station balnéaire ou je vais passer 3 semaines et rapidement me faire connaitre du personnel travaillant aux centres de premiers soins . Les premiers jours, j'ai l'impression de récupérer qque force, mais des dhiarrées me les prélèvent aussitot . Je refais une chute de tension et me déshydrate . C'était il y a peu pres un mois . Depuis, j'ai fait a peu pres ts les hopitaux de la province du Roi negro, où les médecins apres m'avoir fait perfusé et analyser reprenaient tous le meme refrain ( "tu es très fatigué "), et n'ait jamais pu marcher plus de 300 mètres sans tomber ds une extreme fatigue ( fatigue au point de ne presque plus pouvoir parler, fatigue au point de respirer difficilement ) . Apres plusieurs crises d'angoisse et trop de perfusions, j'ai fini par m' "auto rapatrier " ( AVI a seulement financé le retour, évidemment ils allaient pas envoyer un hélico pr un gars qui est fatigué ) de las Grutas en utilisant différents modes de transport dont j'esperais pouvoir me passer ( taxi, avion, et entre les deux, fauteuil roulant ) . Pdt les trois semaines passées a Las grutas, j'ai toujours gardé espoir, et replongé le nez ds les cartes qd je sentais un léger regain d'énergie . Lors de mon rapatriement, qui s'est fait sur 4 jrs, apres avoir été refusé ds le premier avion bahia blanca / Buenos aire dont l'équipage me trouvait trop instable ( je suis arrivé ds lavion nausééeux, tremblant, soutenu par deux gars de l'aeroport ) et provoqué une petite panique ds l'équipage du vol Buenos aire / Paris, j'ai mangé 4 ou 5 biscuits et dormi à peu près 4 heures . Depuis une semaine que je suis rentré, je suis toujours traqué par l'angoisse, et incapable de marcher sur plus de 500 mètres .
Je suis juste fatigué ...
Les alpinistes parlent d'un second souffle . Cela fait trop longtemps que j'y suis .
Qd on est jeune et crédule, on part à la diable, on voyage au jour le jour, et l'on croit avoir les coudées franches ... Sans doute ai-je mal géré certains points de mon voyage... Mais qd même ! après 6 mois de voyage, est-ce possible qu'au fond de moi j'ai bu la derniere goutte d'eau ? Et qui a jamais connu un tel contrecoup à tous ces coups de pédale ? Apres un moi ds cet état, j'ai l'impression d'une vieillesse plus que d'une fatigue .
Salut . Je viens d'avorter d'un beau voyage, entamé il y a 6 mois en France, et qui m'a mené jusqu'en Argentine, en passant par la France, l'Espagne, le Maroc, le Mauritanie, le Sénégal, l'Argentine . J'aimerai avoir qques opinions à propos de ce qui m'est arrivé .
Jusqu'à Dakar, aucun accroc . Certes, je suis poursuivi régulierement par des maux de ventre intempestifs, certes je dors d'un sommeil un peu trouble et peu profond ( j'ai pourtant appris a relâcher la garde, à me détendre, seul ds ma tente plantée à la diable au bord de la route, un pen nimporte où ), certes je serre un peu fort mon budget, en evitant les nuitées payantes et les restaus ( meme les boui boui ) . Mais pas un matin où je ne me suis pas senti capable d'arracher mes 100 bornes journalieres à la route, pas une tension musculaire, pas un coup de barre qui m'ait réellement alarmé . Un p'tit casse croute ou un p'tit roupillon et je recouvrai tjrs qque force . J'ai parfois fini la journée rompu, les jarrets brisés, le coeur gros, les jambes lourdes, les nerfs aiguisés par le vent, mais j'ai toujours été happé par l'horizon, jamais je n'ai voulu retourner au bercail . Apres m'être reposé pres de Dakar chez un ami, je passe deux semaines ds un club de voile, attendant mon bonheur pr apareiller vers le Brésil, tout en récupérant d'un gastro . Je mange peu, mais je finis par recouvrer suffisamment de force pr pédaler jusqu'à l'aeroport et prendre un avion vers Buenos aire, trop impatient pr attendre encore une embarcation . Je joue au touriste pdt 1 semaine ds la mégalopole, et remonte en selle, plus heureux que jamais, à l'assaut de la pampa, direction Ushuaia. Canicule, orages, l'été argentin est plutot rude cette année. Je roule tjrs sur le meme patron, a raison d'environ 100 bornes par jour, sur une route relativement facile . 4 ième jour, je me sens fatigué, plus que de coutume, mais continue . 5 ieme jour, la fatigue s'accroit, mais il faut boucler l'étape . Je veux arriver jusqu'à Bahia Blanca, capitale de province ou je ferai halte. A 12 h, un peu étourdi par un gros cagnard ( le mercure indique a peu pres 40 ), j'amorce une montée . Mes jambes sont cotonneuses, mon regard s'obscurcit d'un voile, je me sens pris d'une peur panique, et m'allonge ds le fossé . Un bouquet d'arbres un peu plus loin me ménagerait un peu d'ombre, mais je suis incapable de rouler dix metres de plus, je suis flasque comme une méduse . Un petit pont ds le fossé fait communiquer la route à un champs blanchi a la chaux par le soleil . Je vais passer 4 h sous ce pont, la tête et le bras dépassant pr signaler ma détresse aux véhicules qui passent . Car ce coup ci je sens bien que je suis littéralement vidé, et que ma tension continue de flancher . La plupart des automobilistes qui me voient secouer le bras voient, ou feignent de voir cela non pas comme un appel au secours, mais comme un amical salut auquel ils me répondent en levant le pouce . COntinue mon gars ! ouais ben j'aimerai bien ... je vois meme une ambulance passer, au passage de laquelle je me leve en sursaut . Le soleil commence à être bas, j'ai décidé de m'allonger parallèle au bord de la route, a coté de mon vélo, pr continuer mes lentes gesticulations . Finalement un homme s'arrête, essaye en vain d'appeler une ambulance, pas de réseau . Il s'en va . Qques heures plus tard, je suis à l'hopital, av 8 de tension, apres qu'un couple d'allemand m'ait avancé jusqu'à un p'tit resto de routiers où une ambulance est venue me chercher . Je passe 2 nuits à l'hopital, ts les analyses sont bons. A partir de là le calvaire commence . Je vais encore, dieu sait pourquoi, faire 400 km av des jambes molles et l'esprit légèrement inquiet . La prochaine halte sera la derniere . J'arrive vanné à Las Grutas, petite station balnéaire ou je vais passer 3 semaines et rapidement me faire connaitre du personnel travaillant aux centres de premiers soins . Les premiers jours, j'ai l'impression de récupérer qque force, mais des dhiarrées me les prélèvent aussitot . Je refais une chute de tension et me déshydrate . C'était il y a peu pres un mois . Depuis, j'ai fait a peu pres ts les hopitaux de la province du Roi negro, où les médecins apres m'avoir fait perfusé et analyser reprenaient tous le meme refrain ( "tu es très fatigué "), et n'ait jamais pu marcher plus de 300 mètres sans tomber ds une extreme fatigue ( fatigue au point de ne presque plus pouvoir parler, fatigue au point de respirer difficilement ) . Apres plusieurs crises d'angoisse et trop de perfusions, j'ai fini par m' "auto rapatrier " ( AVI a seulement financé le retour, évidemment ils allaient pas envoyer un hélico pr un gars qui est fatigué ) de las Grutas en utilisant différents modes de transport dont j'esperais pouvoir me passer ( taxi, avion, et entre les deux, fauteuil roulant ) . Pdt les trois semaines passées a Las grutas, j'ai toujours gardé espoir, et replongé le nez ds les cartes qd je sentais un léger regain d'énergie . Lors de mon rapatriement, qui s'est fait sur 4 jrs, apres avoir été refusé ds le premier avion bahia blanca / Buenos aire dont l'équipage me trouvait trop instable ( je suis arrivé ds lavion nausééeux, tremblant, soutenu par deux gars de l'aeroport ) et provoqué une petite panique ds l'équipage du vol Buenos aire / Paris, j'ai mangé 4 ou 5 biscuits et dormi à peu près 4 heures . Depuis une semaine que je suis rentré, je suis toujours traqué par l'angoisse, et incapable de marcher sur plus de 500 mètres .
Je suis juste fatigué ...
Les alpinistes parlent d'un second souffle . Cela fait trop longtemps que j'y suis .
Qd on est jeune et crédule, on part à la diable, on voyage au jour le jour, et l'on croit avoir les coudées franches ... Sans doute ai-je mal géré certains points de mon voyage... Mais qd même ! après 6 mois de voyage, est-ce possible qu'au fond de moi j'ai bu la derniere goutte d'eau ? Et qui a jamais connu un tel contrecoup à tous ces coups de pédale ? Apres un moi ds cet état, j'ai l'impression d'une vieillesse plus que d'une fatigue .
Vietnam pour trois semaines début mai English translation pending
2 arrivent au vietnam pour 3 semaines début mai.aimerions quelques infos.prix des vols saigon-hanoi et hanoi-hue.+économique sur place?payer en dong?le train en "soft" peut être avantageux par rapport à l'avion?les open-bus confortables, pour les bagages avec soi ou dans la soute sans risques? obligé de laisser les passeports, billets à l'hotel?adaptateurs fiches plates?aimerais connaitre un tour en baie d'ha long 2/3j avec 1nuit sur une jonque et/ou autre sur l'île de cat ba pour environ 50 euros p.pres.un hotel
reception en français à hanoi maxi 20 euros, qui peut chercher les clients à l'aéroport si possible.quelqu'un y va même periode?merci d'avance.gg
Welcome Koh Chang (Thaïlande) English translation pending
Bonjour😉! J'ai un peu de temps pour compléter mon 1er poste🤪!
Ci-dessous quelques expériences (issues d'un séjour de 15j) qui pourraient vous aider à organiser votre voyage sur Koh Chang. Tout d’abord un grand merci aux « piliers » de VF Thaïlande qui m’ont aidé dans l’organisation de ce séjour ! (Ils se reconnaîtront…) Nous sommes partis le 11/02 de Roissy avec la compagnie EMIRATES 😛🙂😛 (Les billets avaient été réservés sur ebookers en juillet). Une petite escale à Dubaï histoire de se dégourdir les jambes (et de faire chauffer la CB 😕….) Arrivée à BKK le 12 à l’heure prévue, échange de quelques euros (éviter le premier guichet qui a tendance à saturer ; d’autres guichets sont implantés en nombre dans les différents halls). On monte au « level4 » pour s’enregistrer sur le vol Bangkok airways direction TRAT (la résa avait été faite sur leur site en décembre). Pas de PB, et malgré un temps de transfert annoncé comme court, nous avons le temps de passer au lounge de la compagnie (ambiance sympa et confortable, PC à dispo pour prévenir que nous sommes bien arrivés à BKK, buffet en libre service…. AF/régional devraient s’inspirer de cet exemple

!!!).

Arrivée à Trat, on loue un taxi limousine qui nous emmène directement à l’Hôtel (avec passage sur le bac, joli coucher de soleil) 600THB / pers l’AR.
On a décidé de s’installer sur Kai-Bae (annoncé comme plus typique et moins bétonné…). Il n’y a que l’embarras du choix au niveau resort …http://www.ekohchang.com/

Il y a plus typique😏🏴☠️😄🏴☠️🤪

Ci dessous une vue de WhiteSand ( un peu différent des plages du golf du lyon!!!😏)
Les activités à ne pas louper : le jungle trek à dos de Babar (comme dirait Thuan !!!), une ballade bien plus authentique que celle réalisée à Lampang il y a deux ans ;
Ballade suivie d’un moment unique : le bain avec les éléphants !!! Super moment.

Ci dessous l'adresse!!!

Ensuite trek de 4heures dans la jungle ; A noter, malgré un environnement qui s’y prêtait🏴☠️🏴☠️🏴☠️, aucune piqure de moustique (5/5 tropic + antimosquito guard).
Les ronces locales!!!


Le snorkeling : Sur KB, les fonds ont manifestement souffert de la pêche aux explosifs. En louant un canoë (150THB l’heure négociable), il faut aller sur l’île de Koh Man Nai (en face), la pointe sud devient intéressante (a gauche)
Les îles : - Koh wai: pas mal mais il y a mieux....


- on a séjourné 2j sur Ko kood, un peu long pour y aller avec hooper au départ de Bang Bao mais le trajet et les fonds rencontrés sont intéressants (là aussi il n’y a que l’embarras du choix pour le resort (voir lien ci-dessus).KO KHAM c'est encore mieux!
Et pour terminer koh Rang, génial !!! (Eau limpide, poissons magnifiques)




Pour ce rendre sur cet îlot, au départ de KB, prendre le speed boat qui t’emmène en 35’ !!!! Pour 800THB /pers la journée repas et boissons compris

Au retour, on a le droit en prime à la visite des singes (pointe S/O de l’île).

Pour le snorkeling on est allé aussi sur des hauts fonds au large de Koh Klum coté OUEST avec un bateau qui emmenait des plongeurs. Là aussi sympa les fonds mais il ne faud pas craindre le mal de mer.
Un autre truc sympa à faire, la KC Thai Cooking School, les filles en sont revenues enchantées On est allé sur le continent à Chantaburi (voir poste à ce sujet) et en revenant on s’est arrêté à Ngob Nam Chiao pour acheter le célèbre NGOB (couvre-chef réalisé à partir de roseau et bambou). A 70 THB le superbe chapeau il ne faut pas hésiter!
Une destination à découvrir rapidement😎😎😎😎 un soleil
!!!!


Car les crocos de KB sont à l'affût (photo réellement prise à KC)

A notre retour, nous avons fait une halte à BKK, et sur les conseils de Thuan on s’est arrêté au Pak klong Talad. Des montagnes d’orchidées et fleurs diverses.

Vous achetez les bouquets (150 à 200 THB) et il est ensuite possible de se faire préparer le conditionnement en carton pour 100 THB (plus simple dans l’avion).
Voila, le voyage s'est terminé le 24/02....
En espérant vous avoir donné envie de découvrir cette île...
PS: Si quelqu'un avait un conseil à me donner au sujet de la prise de photos sous l'eau (matériel, conditions et astuces). Merci!😉
A bientôt
Fred.
Ci-dessous quelques expériences (issues d'un séjour de 15j) qui pourraient vous aider à organiser votre voyage sur Koh Chang. Tout d’abord un grand merci aux « piliers » de VF Thaïlande qui m’ont aidé dans l’organisation de ce séjour ! (Ils se reconnaîtront…) Nous sommes partis le 11/02 de Roissy avec la compagnie EMIRATES 😛🙂😛 (Les billets avaient été réservés sur ebookers en juillet). Une petite escale à Dubaï histoire de se dégourdir les jambes (et de faire chauffer la CB 😕….) Arrivée à BKK le 12 à l’heure prévue, échange de quelques euros (éviter le premier guichet qui a tendance à saturer ; d’autres guichets sont implantés en nombre dans les différents halls). On monte au « level4 » pour s’enregistrer sur le vol Bangkok airways direction TRAT (la résa avait été faite sur leur site en décembre). Pas de PB, et malgré un temps de transfert annoncé comme court, nous avons le temps de passer au lounge de la compagnie (ambiance sympa et confortable, PC à dispo pour prévenir que nous sommes bien arrivés à BKK, buffet en libre service…. AF/régional devraient s’inspirer de cet exemple


!!!).
Arrivée à Trat, on loue un taxi limousine qui nous emmène directement à l’Hôtel (avec passage sur le bac, joli coucher de soleil) 600THB / pers l’AR.

On a décidé de s’installer sur Kai-Bae (annoncé comme plus typique et moins bétonné…). Il n’y a que l’embarras du choix au niveau resort …http://www.ekohchang.com/

Il y a plus typique😏🏴☠️😄🏴☠️🤪

Ci dessous une vue de WhiteSand ( un peu différent des plages du golf du lyon!!!😏)

Les activités à ne pas louper : le jungle trek à dos de Babar (comme dirait Thuan !!!), une ballade bien plus authentique que celle réalisée à Lampang il y a deux ans ;

Ballade suivie d’un moment unique : le bain avec les éléphants !!! Super moment.

Ci dessous l'adresse!!!

Ensuite trek de 4heures dans la jungle ; A noter, malgré un environnement qui s’y prêtait🏴☠️🏴☠️🏴☠️, aucune piqure de moustique (5/5 tropic + antimosquito guard).

Les ronces locales!!!



Le snorkeling : Sur KB, les fonds ont manifestement souffert de la pêche aux explosifs. En louant un canoë (150THB l’heure négociable), il faut aller sur l’île de Koh Man Nai (en face), la pointe sud devient intéressante (a gauche)

Les îles : - Koh wai: pas mal mais il y a mieux....


- on a séjourné 2j sur Ko kood, un peu long pour y aller avec hooper au départ de Bang Bao mais le trajet et les fonds rencontrés sont intéressants (là aussi il n’y a que l’embarras du choix pour le resort (voir lien ci-dessus).KO KHAM c'est encore mieux!
Et pour terminer koh Rang, génial !!! (Eau limpide, poissons magnifiques)





Pour ce rendre sur cet îlot, au départ de KB, prendre le speed boat qui t’emmène en 35’ !!!! Pour 800THB /pers la journée repas et boissons compris

Au retour, on a le droit en prime à la visite des singes (pointe S/O de l’île).

Pour le snorkeling on est allé aussi sur des hauts fonds au large de Koh Klum coté OUEST avec un bateau qui emmenait des plongeurs. Là aussi sympa les fonds mais il ne faud pas craindre le mal de mer.
Un autre truc sympa à faire, la KC Thai Cooking School, les filles en sont revenues enchantées On est allé sur le continent à Chantaburi (voir poste à ce sujet) et en revenant on s’est arrêté à Ngob Nam Chiao pour acheter le célèbre NGOB (couvre-chef réalisé à partir de roseau et bambou). A 70 THB le superbe chapeau il ne faut pas hésiter!
Une destination à découvrir rapidement😎😎😎😎 un soleil
!!!!


Car les crocos de KB sont à l'affût (photo réellement prise à KC)

A notre retour, nous avons fait une halte à BKK, et sur les conseils de Thuan on s’est arrêté au Pak klong Talad. Des montagnes d’orchidées et fleurs diverses.

Vous achetez les bouquets (150 à 200 THB) et il est ensuite possible de se faire préparer le conditionnement en carton pour 100 THB (plus simple dans l’avion).

Voila, le voyage s'est terminé le 24/02....
En espérant vous avoir donné envie de découvrir cette île...
PS: Si quelqu'un avait un conseil à me donner au sujet de la prise de photos sous l'eau (matériel, conditions et astuces). Merci!😉
A bientôt
Fred.
4x4 en Afrique du Nord English translation pending
bonjour....
en regardant les discussions sur le maroc....la tunisie....et bien d autres magnifiques pays..où les déserts sont des lieux magiques
vraiment je m interroge sur la véritable raison de ces internautes voyageurs qui semblent vibrer de tout leur corps comme leurs veilles carcasses d acier .....pour parler de leur trajet ou futur trajet en 4x4 dans le désert
"c est en vogue..on court.. on vaque...on se tatoue on se mondialise..on s envole dans l espace pour 20millions de dollars...bougez !! vous hurle la pub..!! a fond la forme....!!! on est joignable partout ..on s appelle pour le jogging.. L état étend son réseau de routes..la pieuvre du goudron gagne du terrain..et il y a meme des collisions d avions....!!
et on dit alors " tout fou le camps" en fait ce sont les gens qui ne tiennent plus en place ..soit dit en passant ... ces fameux voyageurs..vous savez les hordes de touristes qui montent dans leurs carapaces d acier pour voir défiler les magnifiques paysages autoroutiers de notre beau pays afin de se rendre dans le lieux tant attendu ..et profiter d aller boire un pastis dans la tente du voisin....Mais ce nomadisme là n est qu une danse de saint guy...il ya cependant une categorie de nomades..bien sur les vrais. les peuples éleveurs...mais aussi ceux qui se contentent de voyager silencieusement pour eux memes et parfois en eux memes . ils sont seul avec leurs jambes ...leurs velos...leurs chevaux....sans autre but que d' avancer et profiter de ces lieux magiques.................MAIS voila...........
QU UN PHENOMENE apparait...............le 4x4........non non..Ce n est pas un animal..ni un nouveau moyen de communiquer ou d écouter de la musique...NON ..il sagit d un monstre... d un monstre d acier qui avance..qui pue...qui fait du bruit en se déplacant..qui défonce tout sur leurs passages en écrasant la végétation .Au volant de ces monstres des semblants d étres humains qui ont pour but de se déplacer le plus vite possible pour en mettre plein les yeux de leur occupants(la poussiére..!!) et voir défiler les paysages...le plus vite possible..voir meme écraser quelques locaux au passage.... Voila une course déclinante d ames de terriens qui courent contre la montre .....et les dollars...!!
Mes plus beaux voyages sont ceux au cours desquels je me présente à la nature à armes égales sans moteur...sans pouvoir aller plus vite que mon énergie ne l autorise..ce n est pas par gout de la souffrance mais bien parce que la lenteur révéle des choses cachées par la vitesse.." on ne désabille pas et on ne peut apprécier un paysage en le traversant derriere une vitre de 4x4..on en retiendra au mieux des secousses violentes..du bruit...et une veille odeur d huile brulée.....non non.....!!! la patience finit toujours par triompher des kms..vous avez déja vu un nomade préssé.? des voyageurs ..oui...........
il sagit là d un point de vue philosophique...mais d un point de vue plus pratique....on en a vraiment ras le bol de tous ces 4x4 et ces quads qui ravagent l afrique..et les déserts.... de ces courses automobiles qui écrasent les villages au passage....mais non cela ne leur rapporte rien..non rien aux locaux..que des emmerdes....du bruit ..et notre pollution...sans parler de nos "désert urbains ".............oui ..vous savez ..les villes ....qui sont traversé a vive allure par ces 4x4 rutilants au volant duquel on y apperçois une petite dame avec son foulard hermes..........et ses yeux d aventuriére..!!!!
Rouler en 4x4 américain en ville est aussi con que d'envahir l'Irak avec des Smarts.....
allez je vous laisse.. et essayer d y réfléchir...je vous assure ....vos4x4 commencent vraiment a m ennuyer et (m..emm....) surtout quand je suis tranquillement assis au fin fond d un magifique paysage ou au bord d un ruisseau..il faut les supporter....
amities a tous les constructeurs de 4x4 qui surfent sur internet... au dernier salon ..il sont au top 50...!!!!
Piqûres d'insectes en guest house à Vientiane English translation pending
bonjour a tous ! (desolee pour les accents, clavier lao...)
petite note pour vous informer d'une petite mesaventure...
j'ai passe une nuit dans un guest house a vientiane il y a deux jours, j'avais pris un lit en dortoir, pas cher, bon pas super clean niveau toilettes mais on a ce qu'on paye...
le lendemain dans le bus, ca a commence a me gratter de partout, je me suis rendue compte que je m'etais fait devorer pendant mon profond sommeil ! je dois avoir au moins 50 piqures sur chaque main, pas moins sur chaque pied, je vous raconte pas l'etat de mes bras et de mon dos et de mes jambes... heureusement ma tete a ete epargnee..
bref je sais pas ce que c'est, j'ai retrouve deux insectes identiques dans mon pyjama mais ca ne ressemble pas vraiment a des punaises..
si vous ne voulez pas faire fuir les gens, evitez de prendre un lit en dortoir la bas... ou alors j'espere que vous aurez plus de chance que moi ! meme les mendiants m'evitent, on dirait que j'ai une horrible maladie de peau.. et puis ca gratte c'est horrible !
bon bin voila, si ca peut etre une note utile...
bon voyage a tous !
Côte ouest et Ouarzazate dans le sud marocain English translation pending
bonjour, j'aurai besoin de quelques renseignements: j'aurais voulu savoir les distances entre Tiznit et Agadir, Agadir et Essaouira, Essaouira et Marrakech, Marrakech et Ouarzazate, Ouarzazate et Tinérhir, Ouarzazate et Zagora. aussi pour un éventuel périple en vélo dans le sud marocain, les routes longeant la côte entre Essaouira et Tiznit et celle entre Marrakech et Essaouira sont-elle appropriées (pas trop de circulation?) cette partie de la côte vaut-elle le coût?(paysage, tourisme). et sinon, que pensez vous du parcours proposé ci-dessus? merci de vos réponses. et si vous n'aviez qu'une seule occasion dans toute votre vie d'aller dans le sud marocain, quelles seraient les choses à voir absolument?
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
Hôtel Melia Las Antillas ou Iberostar Playa Alameda? English translation pending
Bonjour quel hôtel choisir pour deux semaines à varadero??
Nous devons acheter notre forfait aujourd'hui ou en fin de semaines et nous hésitons entre les deux?
Nourriture...elle doit être assez variée et bonne pour deux semaines!!
Plage et piscine doivent être biens également.
Chambres : sont-elles spatieuses et propres?
Est-ce qu'il y a internet à ces hôtels??
Merci!!
Nous devons acheter notre forfait aujourd'hui ou en fin de semaines et nous hésitons entre les deux?
Nourriture...elle doit être assez variée et bonne pour deux semaines!!
Plage et piscine doivent être biens également.
Chambres : sont-elles spatieuses et propres?
Est-ce qu'il y a internet à ces hôtels??
Merci!!
Cinq jours à Madère: location de voiture, restaurants et hôtels English translation pending
Bonjour,
Je souhaite passer un long week-end à Madère que je ne connais absolument pas, 5 jours, est-ce trop court selon vous ? Je louerai probablement une voiture, quelqu'un a-t-il des adresses (des prix approximatifs) ? Je cherche des adresses de restos très bons, où l'on peut réellement découvrir la gastronomie du pays, des restos dont on sort en se disant "hummm"... Des adresses pour moi ? Quelqu'un connait-il l'hôtel Sao Paulo and alegria ? Avez vous de bonnes adresses d'hébergement (vue, situation, mer, quartier commercant proche...)
Merci Stefanyyy
Je souhaite passer un long week-end à Madère que je ne connais absolument pas, 5 jours, est-ce trop court selon vous ? Je louerai probablement une voiture, quelqu'un a-t-il des adresses (des prix approximatifs) ? Je cherche des adresses de restos très bons, où l'on peut réellement découvrir la gastronomie du pays, des restos dont on sort en se disant "hummm"... Des adresses pour moi ? Quelqu'un connait-il l'hôtel Sao Paulo and alegria ? Avez vous de bonnes adresses d'hébergement (vue, situation, mer, quartier commercant proche...)
Merci Stefanyyy
Singapour Airlines: meilleure place sur un Boeïng 777? English translation pending
Voilà, départ le 23 Février, vol Paris-jakarta avec Singapour Airlines... Long courrier d'abord sur un Boeing 777.300 ER, classe économique. Je voudrais de préférence un hublot ( photos, cam ) mais y-a-t-il des places déconseillées ( en dehors de celles situées près des toilettes ). L'appareil est-il très bruyant ?
http://img.singaporeair.com/saa/en_UK/images/company_info/eot/fleet_info/77W/B777_300ER.gif
C'est le plan de la cabine. Merci à tous !!!
http://img.singaporeair.com/saa/en_UK/images/company_info/eot/fleet_info/77W/B777_300ER.gif
C'est le plan de la cabine. Merci à tous !!!
Passage au Cambodge par Trat pour Sihanoukville: nouvelle fraiche English translation pending
arrive hier a sihanoukville
resume parcours
achat d un billet bus a ekamai (station bus Est bangkok ) 400 BATHS 1ERE CLASSE confortable
depart 9h00
arrivee a trat a 15h00
nouvelle station de bus bien organise avec des panneaux indication claire
au bour du quai depart pour la frontiere hat lek (100 KM ENVIRON)
110 baths mini bus recent confortable pas trop serre
(attention bien aller au bout du quai et ne pas ecouter rabatteur a 600 baths)
nuit a koh kong, hotel et GH a tous les prix
perso hotel le plus pres du pont 15 dollars superbe vue clim TV5monde propre drap coton
bon restau propre et pas cher
depart le lendemain du riverside hotel a 9h00 par minibus mercedes 600 baths confortable de la place pour les jambes route refaite en grande partie, passage par 4 bacs pitoresques pour traverser les differentes rivieres 3 des 4 ponts sont bientot finis bientot adieu aux bacs (dommage cela retarde le trajet mais j ai passe des moments geniaux) a faire au plus vite magnifique Je connaissais par bateau, c etait mille fois mieux par la route arrive a 15h00 a sihanoukville
attention au prix des motodop a l arrivee a sihanouville il voulait 5 dollars alors que le bon prix etait a moins de 1 dollar
ps : HORS SUJET nouveau il y a maintenant des distributeurs d argent a sihanoukville
depart le lendemain du riverside hotel a 9h00 par minibus mercedes 600 baths confortable de la place pour les jambes route refaite en grande partie, passage par 4 bacs pitoresques pour traverser les differentes rivieres 3 des 4 ponts sont bientot finis bientot adieu aux bacs (dommage cela retarde le trajet mais j ai passe des moments geniaux) a faire au plus vite magnifique Je connaissais par bateau, c etait mille fois mieux par la route arrive a 15h00 a sihanoukville
attention au prix des motodop a l arrivee a sihanouville il voulait 5 dollars alors que le bon prix etait a moins de 1 dollar
ps : HORS SUJET nouveau il y a maintenant des distributeurs d argent a sihanoukville