Results for "Saïda+ou+Sidon+|+5+>+164"
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Retour du Costa Magica (novembre 2008) English translation pending
C'est avec l'impression d'avoir rêvé que nous avons débarqué le 08 novembre...Je m'attendais à quelque chose de formidable, mais les mots me manquent pour qualifier ce que nous avons vécu...bateau, cabines, repas, animations, ambiance, spectacles, et personnel extraordinaire.
Nous pensons déjà à une seconde aventure !
Merci à tous ceux, expérimentés, qui nous ont aidés à préparer cette merveilleuse semaine, j'essairais de prendre le temps de développer.
Je suis à la disposition de ceux qui veulent des renseignements sur le déroulement d'une croisière.
Photos ci-dessous, Sidi-bou-saïd, au café des Délices Un des somptueux spectacles (chaque soir !) Un des buffet de minuit
Thaïlande: (encore) un sondage "puissant" (5 novembre 2008) English translation pending
Après le sondage "pro-corruption", voici un autre sondage dont la puissance stupéfie ...
ABAC SURVEY Most Thai families are happy, poll finds The political turmoil is not greatly affecting family happiness, and families that support the opposition Democrat party are happier than those backing the ruling People Power party, according to an Abac poll.
Moralité : Votez démocrate, vous serez plus heureux ...
http://www.bangkokpost.com/...05Nov2008_news06.php
NB:Ils n'en sont pas encore -mais çà viendra sans doute-, comme cheu nous, à sonder (🤪) pour savoir qui, de droite ou de gauche, b... le plus 😎
ABAC SURVEY Most Thai families are happy, poll finds The political turmoil is not greatly affecting family happiness, and families that support the opposition Democrat party are happier than those backing the ruling People Power party, according to an Abac poll.
Moralité : Votez démocrate, vous serez plus heureux ...
http://www.bangkokpost.com/...05Nov2008_news06.php
NB:Ils n'en sont pas encore -mais çà viendra sans doute-, comme cheu nous, à sonder (🤪) pour savoir qui, de droite ou de gauche, b... le plus 😎
Sites incontournables en Tunisie fin décembre? English translation pending
Bonjour !
Nous partons fin décembre en Tunisie à Hammamet. Ne voulant pas rester dans l'hôtel toute la semaine, nous prévoyons de faire des visites. Pour ce faire, je m'adresse à vous, forumeurs de VF : quels sont les sites incontournables de ce pays ?
Quel guide me conseillerez-vous pour la découverte de ce pays ? J'ai vu que de nombreux éditeurs avaient sorti un guide sur la Tunisie mais je ne sais lequel choisir.
Je remercie par avance ceux qui répondront à mes questions.
Thaïlande: manifestation du PAD à Bangkok le 30 octobre 2008 English translation pending
Bonjour,
juste pour prévenir qu'une manifestation du PAD aura lieu ce jeudi 30 octobre 2008 sur Sukhumvit Road. La cortège partira de l'ambassade de Grande Bretagne et se terminera aux alentours de la station BTS Phrom Phong.
Des problèmes de circulation sont à prévoir.
Thaïlande: un questionnaire English translation pending
Bonjour,
je fais appel à vous pour une demande un peu particulière. Un ami étudiant prépare un projet de marketing international portant sur la Thailande. Pour ce faire, il a entre autres du rédiger un questionnaire...Tout logiquement il doit trouver des gens connaissant bien ce pays pour y répondre ou encore mieux, des personnes y vivant... J'ai donc naturellement pensé à la communcauté VF. Voici ce questionnaire... N'hésitez pas à me répondre par message privé. La chose est assez urgente puisque son dossier est à rendre lundi prochain....😕 Merci d'avance à ceux qui trouveront quelques minutes...
Comment se ressent la collision entre l’Occident et l’Orient en Thaïlande ?
On définit la Thaïlande comme un pays aux mille facettes mais surtout comme une succession de dualité : bouddhisme et capitalisme, monarchie et démocratie, paysage magnifique et tourisme sexuel… En immersion, comment se vivent ces paradoxes au sein de ce pays ? Religion, politique, tourisme...
Si vous devez définir la Thaïlande, que diriez-vous ?
Y a-t-il une face caché au pays du sourire ?
Comment se passe l’immersion et ensuite le retour à la vie occidentale ?
Une anecdote représentative de ce pays ?
Si vous deviez le comparer aux autres pays d’Asie que vous connaissez ?
Comment se présente l’avenir de la Thaïlande ?
La communication en Thaïlande : Qu’avez-vous à dire sur les façons de communiquer dans ce pays ? La place de la pub par exemple? Les entreprises… ?
je fais appel à vous pour une demande un peu particulière. Un ami étudiant prépare un projet de marketing international portant sur la Thailande. Pour ce faire, il a entre autres du rédiger un questionnaire...Tout logiquement il doit trouver des gens connaissant bien ce pays pour y répondre ou encore mieux, des personnes y vivant... J'ai donc naturellement pensé à la communcauté VF. Voici ce questionnaire... N'hésitez pas à me répondre par message privé. La chose est assez urgente puisque son dossier est à rendre lundi prochain....😕 Merci d'avance à ceux qui trouveront quelques minutes...
Comment se ressent la collision entre l’Occident et l’Orient en Thaïlande ?
On définit la Thaïlande comme un pays aux mille facettes mais surtout comme une succession de dualité : bouddhisme et capitalisme, monarchie et démocratie, paysage magnifique et tourisme sexuel… En immersion, comment se vivent ces paradoxes au sein de ce pays ? Religion, politique, tourisme...
Si vous devez définir la Thaïlande, que diriez-vous ?
Y a-t-il une face caché au pays du sourire ?
Comment se passe l’immersion et ensuite le retour à la vie occidentale ?
Une anecdote représentative de ce pays ?
Si vous deviez le comparer aux autres pays d’Asie que vous connaissez ?
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La communication en Thaïlande : Qu’avez-vous à dire sur les façons de communiquer dans ce pays ? La place de la pub par exemple? Les entreprises… ?
Recherche encadrement humanitaire en kinésithérapie pour 2009 English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement en 3eme BA Kiné à l'ULB, et viens d'apprendre que l'on pouvais lors de nos stage de 4eme année partir dans le cadre de la formation, en "stage Humanitaire". Donc si je pouvais associer ma formation a du volontariat, ca me plairait bien. Ca fait un moment que je me dis que je partirai bien apres ma formation, je saute donc sur l'occasion d'avoir une premiere experience.
Le petit hic, c'est que c'est un peu nouveau pour la fac, et qu'il n'ont pas trop de pistes a nous donner. Je cherche donc une organisation qui serait prete a acceuillir un stagiaire en kiné pour plus ou moins un mois.
si certain on des bon plans a proposer je suis plus que preneur.
le petit plus : on viens de nous signaler aujourd'hui qu'il etait possible d'obtenir une bourse pour couvrir les frais de transports, mais il faut pour ce faire remettre un dossier avant le 24 novembre, ce qui fait un peu cours. Donc merci pour vos reactions rapides ^^
Syméon Poirriez
Deux élèves IDE (soins de santé) recherchent volontariat à l'étranger pour juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous ceux qui voudront bien nous lire!
Nous sommes 2 étudiantes IDE en 2ème année (promo septembre). Il nous est offert l'opportunité d'effectuer un stage en Santé publique à l'étranger au mois de juillet 2009 par le biais d'une association humanitaire. Nous sommes donc à la recherche d'informations sur les modalités administratives concernant ce projet. D'autre part, nous souhaiterions avoir plus de renseignements sur les éventuelles missions à accomplir lors d"un voyage humanitaire (prévention, éducation, hygiène, soins généraux, ...) et enfin, nous voulons connaître les destinations qui peuvent nous être proposées.
Nous vous remercions d'avance de vos réponses.
Estelle A. et Faustine D.
Restaurant sympathique à Bangkok? English translation pending
je serai bientôt deux soir a bkk je cherche un resto sympa aborbable nous somme 4 dont deux personne mes parents 1er voyage thailande dans le quartier de Rajprarop Rd., Pratunam, Bangkok
Merci d'avance aux habitués ainsi qu'au expate de bkk
@+ corsothai
Merci d'avance aux habitués ainsi qu'au expate de bkk
@+ corsothai
Cherche à faire du bénévolat humanitaire en Haïti English translation pending
Bonjour à tous!
Je m'appelle Mathieu et je suis étudiant de premier cycle au Collège Universitaire de Saint-Boniface, au Manitoba. Je suis présentement à la recherche d'un poste de bénévolat à partir du mois de mai, cet été. Je suis prêt à faire n'importe quoi, et j'ai déjà de l'expérience dans le domaine des voyages humanitaires (voyage au Rwanda, 2008).
Si quelqu'un connaît des organismes à la recherche de bénévoles pour aider les gens en Haïti, svp me faire parvenir les détails pour que je puisse entamer les démarches.
Il est à noter que je suis certifié en premiers soins, réanimation RCR ainsi qu'en sauvetage aquatique (lifeguard).
Merci de votre considération!
Il est à noter que je suis certifié en premiers soins, réanimation RCR ainsi qu'en sauvetage aquatique (lifeguard).
Merci de votre considération!
Partir en mission humanitaire à dix-huit ans? English translation pending
J'aurais 18 ans en février et je me trouve en année de terminal ES. Ne sachant trop quels études envisager par la suite, j'aimerai consacrer l'année suivant mon bac ( 2009-2010 ) à une mission humanitaire, et profiter de se temps que j'ai pour aider.
N'étant pas majeur il m'est pas possible d'aider dans des associations tes la croix rouge ou la soupe populaire de ma ville, chose que je ferait à mes 18ans.
J'ai déjà, malgré mon age pas mal voyager: Canada, Slovénie, une bonne part de l'Afrique et j'ai très vite été sensibilisé sur la pauvreté. J' aimerait donc aider à mon niveau, pas financièrement vu ma qualité d'étudiant mais avec ce que je peut donner, ma bonne volonté dans quelques pays que se soit pour quelques missions que se soi. Malgré mon manque de qualification, est-il possible de trouver se genre de bénévolat vut mon age et mon absence de diplôme, et pour quel durée et quel prix ?
Merci pour vos informations
Croisière sur le Costa Romantica en avril 2009 English translation pending
Bonjour
J'effectue un voyage avec des amis sur le costa romantica depart le 7 avril. C'est la premiere fois que je part en croisiere mais j'ai l'habitude de voyager zen auberge de jeunesse ou camping.
Pouvez vous me dire s'il est vraiment difficile de dormir dans les cabines interieures les moins cheres ( I1). En regardant les autres discutions j'ai vu qu'il etait preferable d'être au milieu pour les raisons de bruit. Quelqu'un peut il me dire la difference entre une cabine I1 et I3?
Ensuite nous passons à Capri, Malte, Gabes, Tunis et Ajaccio. Je ne souhaite pas prendre les excursions aussi si vous aviez des idees de visites et lieu sympas merci d'avance Ceci me permettra de completer mes recherches sur internet: surtout que les arrets sont assez courts
merci
Vero1234
J'effectue un voyage avec des amis sur le costa romantica depart le 7 avril. C'est la premiere fois que je part en croisiere mais j'ai l'habitude de voyager zen auberge de jeunesse ou camping.
Pouvez vous me dire s'il est vraiment difficile de dormir dans les cabines interieures les moins cheres ( I1). En regardant les autres discutions j'ai vu qu'il etait preferable d'être au milieu pour les raisons de bruit. Quelqu'un peut il me dire la difference entre une cabine I1 et I3?
Ensuite nous passons à Capri, Malte, Gabes, Tunis et Ajaccio. Je ne souhaite pas prendre les excursions aussi si vous aviez des idees de visites et lieu sympas merci d'avance Ceci me permettra de completer mes recherches sur internet: surtout que les arrets sont assez courts
merci
Vero1234
Recherche de stage à Bobo Dioulasso au Burkina Faso English translation pending
Bonjour,
J'ai repris mes études en intégrant la formation d'Asssitante de Service Social. Dans le cadre de cette formation, j'ai la possibilité d'effectuer un stage à l'étranger d'une durée de 10 semaines, à compter du 5 janvier 2009 (durée et dates à confirmer, j'en saurais normalement plus la semaine prochaine!).
Connaissant déjà le Burkina, et notamment Bobo, je souhaiterai effectuer mon stage là bas. Quelqu'un connaîtrait-il une structure sociale susceptible de m'accueillir? pour que mon stage soit validé par l'école, je dois être "encadrée" par un travailleur social diplômé (éducateur ou autre).
D'avance merci!!
Burkina-Faso, le pays des hommes intègres English translation pending
Nous y voilà!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fidèles destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fidèles destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Informations récentes sur le Sierra Leone English translation pending
Bonjour,
je part quelques tps en Sierra Leone, je souhaite avoir des infos récentes sur le pays : Situation politique Situation sanitaire Sécurité Transports interne Sites à voir Bonnes adresses
Je vous en remercie d'avance, Allézou!
je part quelques tps en Sierra Leone, je souhaite avoir des infos récentes sur le pays : Situation politique Situation sanitaire Sécurité Transports interne Sites à voir Bonnes adresses
Je vous en remercie d'avance, Allézou!
Manifestations monstres à Bangkok (26 août 2008) English translation pending
Salut à tous,
Je viens tous juste de téléphoner à ma copine, elle me raconte qu'aujourd'hui des manifestations de l'opposition de très grande ampleur sont en cours. Elle me dis, que cela deviens de plus en plus inquiétant, la situation est très électrique. Elle se demande comment tous cela vas finir, les Thaï sont de plus en plus divisé, les Thaï seront-ils raisonnable pour éviter le chaos, tel un affrontement physique entre les parties adverses.
Voici un article de la "Bangkok post": The People's Alliance for Democracy (PAD) is betting its future on today's showdown with the government with confidence that Prime Minister Samak Sundaravej and his cabinet will be toppled.
Calling today's showdown "the last whistleblow", Sondhi Limthongkul, one of the PAD leaders said: "If we fail this time, we'll quit and surrender the country to them. When people don't care about us, we won't have to care about them. Let others take over the country."
But the group, which has staged the protest rally since May 25, will face defiance from the prime minister, who refused to bow to any move outside parliament to force him to step down.
The government came to power legally and the only way to remove it from power should be through parliamentary means, Mr Samak said.
"As prime minister, I am duty-bound to keep law and order in the country. Demonstrations must be kept within legal limits. If they go beyond those limits, the law enforcers will take action, " Mr Samak said.
Mr Sondhi expected 300, 000 PAD supporters to turn up today but police estimated the rally would draw only tens of thousands.
The PAD's strategy is to paralyse the administration and the country. It includes the seizure of Government House and all ministries along Ratchadamnoen avenue, disrupting two airports in Phuket and Hat Yai, and blocking roads, according to Mr Sondhi.
"Today's protest is an extraordinary one. We will do everything possible to make sure the state mechanisms stop working. But we will not do anything to cause trouble to the people, " Mr Sondhi said.
A unit of about 100 Arintharat commandos have now been sent in to secure Government House.
Mr Samak called the PAD's actions unreasonable and said they could hurt the country's economy.
"People have started to panic. This is too much. But I will try my utmost to be patient, " he said.
He confirmed that the cabinet meeting would proceed as usual today despite the rallies and denied suggestions the government would resort to violent means to break up the rallies.
Jatuporn Promphan, a People Power party MP, ridiculed the PAD's claimed final campaign, saying it was simply an attempt to make an early exit from their activities.
Metropolitan police chief Pol Lt-Gen Aswin Kwanmuang said police would not block protesters' movements and would help manage traffic flow.
"Police units will be in place to facilitate movement, not to break up the rally, " Pol Lt-Gen Aswin said.
Police spokesman Pol Maj-Gen Surapol Thuanthong said the national police chief has told officers to be patient in the face of the demonstrations.
Special Branch police chief Pol Lt-Gen Thiradet Rodphothong said people from Chon Buri would form the largest number of demonstrators in Bangkok.
The protest would be joined by 2, 000 to 3, 000 staff of the Provincial Electricity Authority, according to Phien Yongnoo, chairman of the labour union of the Metropolitan Electricity Authority.
But Sirichai Mai-ngam, chairman of the labour union of the Electricity Generating Authority of Thailand, said the PAD leaders have not yet approached them to join today's protest.
"We will wait to see the situation before making any move, " he said.
Lien: http://www.bangkokpost.com/260808_News/26Aug2008_news00.php
Voici un article de la "Bangkok post": The People's Alliance for Democracy (PAD) is betting its future on today's showdown with the government with confidence that Prime Minister Samak Sundaravej and his cabinet will be toppled.
Calling today's showdown "the last whistleblow", Sondhi Limthongkul, one of the PAD leaders said: "If we fail this time, we'll quit and surrender the country to them. When people don't care about us, we won't have to care about them. Let others take over the country."
But the group, which has staged the protest rally since May 25, will face defiance from the prime minister, who refused to bow to any move outside parliament to force him to step down.
The government came to power legally and the only way to remove it from power should be through parliamentary means, Mr Samak said.
"As prime minister, I am duty-bound to keep law and order in the country. Demonstrations must be kept within legal limits. If they go beyond those limits, the law enforcers will take action, " Mr Samak said.
Mr Sondhi expected 300, 000 PAD supporters to turn up today but police estimated the rally would draw only tens of thousands.
The PAD's strategy is to paralyse the administration and the country. It includes the seizure of Government House and all ministries along Ratchadamnoen avenue, disrupting two airports in Phuket and Hat Yai, and blocking roads, according to Mr Sondhi.
"Today's protest is an extraordinary one. We will do everything possible to make sure the state mechanisms stop working. But we will not do anything to cause trouble to the people, " Mr Sondhi said.
A unit of about 100 Arintharat commandos have now been sent in to secure Government House.
Mr Samak called the PAD's actions unreasonable and said they could hurt the country's economy.
"People have started to panic. This is too much. But I will try my utmost to be patient, " he said.
He confirmed that the cabinet meeting would proceed as usual today despite the rallies and denied suggestions the government would resort to violent means to break up the rallies.
Jatuporn Promphan, a People Power party MP, ridiculed the PAD's claimed final campaign, saying it was simply an attempt to make an early exit from their activities.
Metropolitan police chief Pol Lt-Gen Aswin Kwanmuang said police would not block protesters' movements and would help manage traffic flow.
"Police units will be in place to facilitate movement, not to break up the rally, " Pol Lt-Gen Aswin said.
Police spokesman Pol Maj-Gen Surapol Thuanthong said the national police chief has told officers to be patient in the face of the demonstrations.
Special Branch police chief Pol Lt-Gen Thiradet Rodphothong said people from Chon Buri would form the largest number of demonstrators in Bangkok.
The protest would be joined by 2, 000 to 3, 000 staff of the Provincial Electricity Authority, according to Phien Yongnoo, chairman of the labour union of the Metropolitan Electricity Authority.
But Sirichai Mai-ngam, chairman of the labour union of the Electricity Generating Authority of Thailand, said the PAD leaders have not yet approached them to join today's protest.
"We will wait to see the situation before making any move, " he said.
Lien: http://www.bangkokpost.com/260808_News/26Aug2008_news00.php
Traduction du mot "enchanté" en toutes les langues English translation pending
Bonjour. Pourriez-vous me donner la traduction du mot " enchanté " ? Merci. Je l'ai déjà en trois langues :
Espagnol : Encantado.
Français : Enchanté.
Japonais : Hajimemashite.
Espagnol : Encantado.
Français : Enchanté.
Japonais : Hajimemashite.Thaïlande: le roi Bhumibol est la tête couronnée la plus riche English translation pending
Le roi Bhumibol est la tête couronnée la plus riche, Elizabeth II est 12e
NEW YORK (AFP) - 21/08/2008 17h04
Le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, lors des cérémonies de son 8Oe anniversaire à Bangkok, le 5 décembre 2007
Le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej est la tête couronnée la plus riche du monde avec une fortune estimée à 35 milliards de dollars, la reine Elizabeth II est au 12e rang et n'atteint pas le milliard de dollars, selon un classement publié par le magazine "Forbes".
Le bi-mensuel américain publie dans son dernier numéro une liste des 15 rois, reines, cheikhs ou princes les plus fortunés, en précisant qu'aucun d'entre eux ne peut figurer dans le classement annuel des milliardaires que dresse Forbes parce que ces fortunes sont héréditaires, souvent partagées entre membres de familles élargies, et destinées à garantir l'assise d'une nation ou d'un territoire.
Elizabeth II devant les lords le 6 novembre 2007 à Londres Après le roi de Thaïlande, qui est âgé de 80 ans, viennent quelques émirs du pétrole, dans un mouchoir de poche: le cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyan, président des Emirats arabes unis (60 ans, 23 milliards), le roi Abdallah d'Arabie Saoudite (84 ans, 21 milliards), le sultan de Brunei Haj Hassanal Bolkiah (62 ans, 20 milliards) et le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum de Dubaï (58 ans, 18 milliards), un des Emirats arabes unis.
Le dernier possède également une fortune immobilière composée d'un hôtel à New York, l'Essex House, des fermes dans le Kentucky (centre-est des Etats-Unis) et en Australie et des parts du grand magasin Barney's à New York, précise le magazine.
La plupart de ces princes possèdent d'ailleurs des parts dans des fonds souverains qui ont racheté des dizaines d'entreprises occidentales et investi dans des banques, notamment Citigroup dont le fonds souverain d'Abou Dhabi est devenu le premier actionnaire, rappelle Forbes.
Le plus jeune monarque est aussi le dernier, le roi Mswati III du Swaziland, 40 ans et 200 millions de dollars, et les deux femmes de la liste sont, à la 12ème place, la reine Elizabeth II d'Angleterre, 82 ans et 650 millions de dollars, et à la 14ème la reine Béatrix de Hollande, 70 ans et 300 millions de dollars.
Un seul monarque ne règne pas sur un territoire mais sur des fidèles: il s'agit du prince Karim Aga Khan, chef spirituel de 15 millions de musulmans ismaéliens, dont la fortune est estimée à 1 milliard de dollars.
Le sixième au classement, le Prince Hans-Adam II du Liechtenstein, 63 ans et 5 milliards de dollars, a eu des ennuis récemment lorsque la banque familiale, LGT, a été l'objet d'une enquête après que les services secrets allemands eurent acheté à un informateur des données bancaires confidentielles.
Le prince a aussi près de 20.000 hectares de terres en Autriche, plusieurs palais au centre de Vienne et une collection d'art ancien, indique le journal.
© 2008 AFP
Le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej est la tête couronnée la plus riche du monde avec une fortune estimée à 35 milliards de dollars, la reine Elizabeth II est au 12e rang et n'atteint pas le milliard de dollars, selon un classement publié par le magazine "Forbes".
Le bi-mensuel américain publie dans son dernier numéro une liste des 15 rois, reines, cheikhs ou princes les plus fortunés, en précisant qu'aucun d'entre eux ne peut figurer dans le classement annuel des milliardaires que dresse Forbes parce que ces fortunes sont héréditaires, souvent partagées entre membres de familles élargies, et destinées à garantir l'assise d'une nation ou d'un territoire.
Elizabeth II devant les lords le 6 novembre 2007 à Londres Après le roi de Thaïlande, qui est âgé de 80 ans, viennent quelques émirs du pétrole, dans un mouchoir de poche: le cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyan, président des Emirats arabes unis (60 ans, 23 milliards), le roi Abdallah d'Arabie Saoudite (84 ans, 21 milliards), le sultan de Brunei Haj Hassanal Bolkiah (62 ans, 20 milliards) et le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum de Dubaï (58 ans, 18 milliards), un des Emirats arabes unis.
Le dernier possède également une fortune immobilière composée d'un hôtel à New York, l'Essex House, des fermes dans le Kentucky (centre-est des Etats-Unis) et en Australie et des parts du grand magasin Barney's à New York, précise le magazine.
La plupart de ces princes possèdent d'ailleurs des parts dans des fonds souverains qui ont racheté des dizaines d'entreprises occidentales et investi dans des banques, notamment Citigroup dont le fonds souverain d'Abou Dhabi est devenu le premier actionnaire, rappelle Forbes.
Le plus jeune monarque est aussi le dernier, le roi Mswati III du Swaziland, 40 ans et 200 millions de dollars, et les deux femmes de la liste sont, à la 12ème place, la reine Elizabeth II d'Angleterre, 82 ans et 650 millions de dollars, et à la 14ème la reine Béatrix de Hollande, 70 ans et 300 millions de dollars.
Un seul monarque ne règne pas sur un territoire mais sur des fidèles: il s'agit du prince Karim Aga Khan, chef spirituel de 15 millions de musulmans ismaéliens, dont la fortune est estimée à 1 milliard de dollars.
Le sixième au classement, le Prince Hans-Adam II du Liechtenstein, 63 ans et 5 milliards de dollars, a eu des ennuis récemment lorsque la banque familiale, LGT, a été l'objet d'une enquête après que les services secrets allemands eurent acheté à un informateur des données bancaires confidentielles.
Le prince a aussi près de 20.000 hectares de terres en Autriche, plusieurs palais au centre de Vienne et une collection d'art ancien, indique le journal.
© 2008 AFP
Hôtel à bon prix près de la SAFEX sur Alger? (urgent) English translation pending
quelqu'un peut il m'orienter vers un hotel bon prix a cote de la SAFEX sur alger .merci
laisser moi les coordonnées de l'hotel si possible.merci
laisser moi les coordonnées de l'hotel si possible.merci
Infirmière de 29 ans cherche à partir en mission humanitaire English translation pending
bonjour à tous,
je cherche à éffectuer des missions humanitaires et des gens avec qui partir, pouvez vous m aider, actuellement je reside en bretagne, je peux avoir beaucoup de disponnibilités
merci d avance pour votre aide
bye
celine
celine
Réflexion sur la Tunisie: contradictions dans la recherche de l'exotisme English translation pending
Ce que j'aime bien dans un, c'est observer et réfléchir à ce que je vois, et pas seulement dans la perspective que l'industrie du tourisme voudrait m'amener à penser. Et je ne crois pas être la seule. Les forfaits hôtelliers sur les plages n'offrent pas autant cette possiblité de réflexion sur la culture d'un pays.
Pour ma part, je n'ai pas beaucoup voyagé dans ma vie. Je suis une "petite nature" pas très courageuse, car étant une petite jeune femme je suis consciente que cela me rend plus vulnérable dans certaines situations. Mais j'ai quand même voyagé un peu chez la population locale, grâce des à gens que j'ai rencontré à Montréal. C'est grâce à des liens que j'ai tissé avec des étudiants étrangers et des immigrants, que j'ai trouvé ces ouvertures à visiter ces pays et à les connaître de la vraie manière que les vrais habitants vivent. Cela n'aurait pas été possible si Montréal n'avait pas été si multiculturelle. On a le choix de se fermer à ces gens, ou encore de leur parler et ça peut mener à des voyages complètements inatendus, dans des endroits où j'aurais jamais pensé que j'irais un jour. Je n'ai pas choisie ces destinations. Ces destinations sont venues vers moi.
Toujours est-il que ça m'amène à réfléchir sur la place du touriste dans le monde et son impact sur les cultures locales.
Quand je lis les gens qui postent sur le forum, on dirait que tout le monde veut sortir des sentiers battus. La Tunisie offre des structures d'accueuil pour le tourisme, mais on dirait que tout le monde trouve que ce n'est pas assez. Ils veulent aller à la rencontre de la vraie Tunisie et du peuple, mais je me rend compte que leur attentes sont souvent déconnectées de la réalité et trop prises au piège dans des clichés folkloriques : Ils veulent voir des berbères en vêtements traditionnels, des nomades du désert, etc...
Mais le tunisien moderne et citadin ne leur semble pas très exotique, ni très intéressant. Le Tunisois n'est pas plus exotique que les immigrants qui vivent en Europe ou en Amérique. Pourtant aujourd'hui, la Tunisie c'est surtout ça de nos jours. La majorité de la population tunisienne vit en milieux urbain, d'une manière moderne, aime les vêtements de marque à la mode, le soccer, la musique américaine, etc... Si les tunisiens sont si intéressants que ça en Tunisie, pourquoi ne le seraient-ils pas autant quand ils vivent en Europe ou au Canada?
Mais les touristes cherchent les gens vêtus de manière folklorique du Sahara. Ils idolâtres, et les prennent pour des demi-dieux. Cherchant désespérément du dépaysement, et des restes vivants d'anciens mode de vie qui ont presque complètement disparus avec la modernité.
Bien sûr que moi aussi je trouve ça cool le folklore. On trouve tous ça cool. On voudrait tous que le monde ne soit pas si uniformisé et pareil partout, avec les même centre commerciaux, et les mêmes vêtements made in china. Mais n'est-ce pas un peu égoïste de vouloir garder le confort moderne pour nous, et s'attendre des autres peuples, qu'ils continuent à vivre d'une manière rude, comme il y a 100 ans parce que c'est plus exotique pour nous quand on visite leur pays?
En visitant Matmata, je suis all�� comme tous les touristes dans les maisons creusées dans le sol. Il y avait à l'intérieur deux femmes berbères, ces même femmes qu'on voit sur les cartes postales vendues dans les petites boutiques des environs. J'ai trouvé ça très intéressant, comme tout le monde. Elles étaient très le fun. Elles se sont bien moquée de moi quand j'avais de la difficulté à faire tourner la pierre qui sert à broyer la semoule de blé. Je les ai bien aimées.
Ces femmes reçoivent des touristes toute la journée. Je trouve que c'est un moyen correct pour elles de gagner leur vie. Dans le sud il n'y a pas beaucoup de possibilités à part de cueillir des dattes.
Mais tout ceci était un musée et non pas la réalité, et je l'ai apprécié en tant que tel. Il faut le visiter comme on va au Louvre. Ces femmes n'habitent plus là maintenant. Il y a un village berbère beaucoup plus moderne à côté. Le soir elles rentrent chez-elles et reprennent leur vie normale, avec l'électricité et une TV. Si l'occidental a le droit à ces choses, elles aussi y ont le droit.
Et puis je me suis demandé, à quoi elles doivent bien penser dans leur tête? Elles doivent se demander pourquoi on arrive de partout dans le monde, par centaines pour venir les voir? Elles doivent se dire: "qu'est-ce que ma vie ordinaire a de si intéressant que ça?" En fait, je ne suis pas dans leur tête. Je ne le sais pas ce qu'elles pensent. Mais je me questionne.
Je pensais à la grand-mère de mon chum qui vit à Tunis et qui est aussi restée très traditionnelle, qui a connue la Tunisie d'autrefois. Je l'imaginais assise-là à leur place. Et je me disais il me semble qu'elle comprendrais pas qu'est-ce que ces gens lui veulent. Elle ne connais que le monde dans laquelle elle a grandit, elle n'a jamais rien vu d'autre et elle ne parle pas français. Mais tous ces touristes, qui parcourrent le monde pour la voir, elle trouverais sûrement ça bizarre.
L'habitant au mode de vie traditionnel n'est-il pas une sorte de mascotte tel Mickey Mouse à Disney Land aux yeux des touristes?
Et ce n'est pas tout : Si tous les touristes veulent sortir des sentiers battus et aller partout dans les petits villages du sud rencontrer la population, ces endroits inexplorés vont devenir des lieux touristiques au même titre que Hammamet, Sidi Bou Said, etc...
Le touriste veut être le premier à arriver sur une terre inconnue et inexplorée. Il veut que son expérience de voyage soit plus spéciale que celle des autres. Il méprise les formules Tout-Inclus des hôtels, les tours guidés, etc... Ils se moquent des gens qui vont dans ces structures touristiques, les trouvent pantouflards et superficiels (qui sont très importants pour l'emploi et l'économie du pays).
Bref, tous les touristes, ne veulent pas être des touristes.
Mais c'est contradictoire.
Du moment où vous entrez sur un territoire inexploré, celui-ci cesse automatiquement de l'être. Et si tout le monde fait ça, et bien la population locale change en fonction de cela. Elle va y voir une occasions de développer une entreprise touristique. Et le mode de vie traditionnel que le touriste rercherche, va s'en trouver changé.
Alors qui fait le plus sentir son impact sur la culture locale: le touriste en forfaits Tout-Inclus, ou le touriste "aventurier"?
En tout cas, je ne dis pas ça pour faire la morale. Juste pour amener à réfléchir.
Pour ma part, je n'ai pas beaucoup voyagé dans ma vie. Je suis une "petite nature" pas très courageuse, car étant une petite jeune femme je suis consciente que cela me rend plus vulnérable dans certaines situations. Mais j'ai quand même voyagé un peu chez la population locale, grâce des à gens que j'ai rencontré à Montréal. C'est grâce à des liens que j'ai tissé avec des étudiants étrangers et des immigrants, que j'ai trouvé ces ouvertures à visiter ces pays et à les connaître de la vraie manière que les vrais habitants vivent. Cela n'aurait pas été possible si Montréal n'avait pas été si multiculturelle. On a le choix de se fermer à ces gens, ou encore de leur parler et ça peut mener à des voyages complètements inatendus, dans des endroits où j'aurais jamais pensé que j'irais un jour. Je n'ai pas choisie ces destinations. Ces destinations sont venues vers moi.
Toujours est-il que ça m'amène à réfléchir sur la place du touriste dans le monde et son impact sur les cultures locales.
Quand je lis les gens qui postent sur le forum, on dirait que tout le monde veut sortir des sentiers battus. La Tunisie offre des structures d'accueuil pour le tourisme, mais on dirait que tout le monde trouve que ce n'est pas assez. Ils veulent aller à la rencontre de la vraie Tunisie et du peuple, mais je me rend compte que leur attentes sont souvent déconnectées de la réalité et trop prises au piège dans des clichés folkloriques : Ils veulent voir des berbères en vêtements traditionnels, des nomades du désert, etc...
Mais le tunisien moderne et citadin ne leur semble pas très exotique, ni très intéressant. Le Tunisois n'est pas plus exotique que les immigrants qui vivent en Europe ou en Amérique. Pourtant aujourd'hui, la Tunisie c'est surtout ça de nos jours. La majorité de la population tunisienne vit en milieux urbain, d'une manière moderne, aime les vêtements de marque à la mode, le soccer, la musique américaine, etc... Si les tunisiens sont si intéressants que ça en Tunisie, pourquoi ne le seraient-ils pas autant quand ils vivent en Europe ou au Canada?
Mais les touristes cherchent les gens vêtus de manière folklorique du Sahara. Ils idolâtres, et les prennent pour des demi-dieux. Cherchant désespérément du dépaysement, et des restes vivants d'anciens mode de vie qui ont presque complètement disparus avec la modernité.
Bien sûr que moi aussi je trouve ça cool le folklore. On trouve tous ça cool. On voudrait tous que le monde ne soit pas si uniformisé et pareil partout, avec les même centre commerciaux, et les mêmes vêtements made in china. Mais n'est-ce pas un peu égoïste de vouloir garder le confort moderne pour nous, et s'attendre des autres peuples, qu'ils continuent à vivre d'une manière rude, comme il y a 100 ans parce que c'est plus exotique pour nous quand on visite leur pays?
En visitant Matmata, je suis all�� comme tous les touristes dans les maisons creusées dans le sol. Il y avait à l'intérieur deux femmes berbères, ces même femmes qu'on voit sur les cartes postales vendues dans les petites boutiques des environs. J'ai trouvé ça très intéressant, comme tout le monde. Elles étaient très le fun. Elles se sont bien moquée de moi quand j'avais de la difficulté à faire tourner la pierre qui sert à broyer la semoule de blé. Je les ai bien aimées.
Ces femmes reçoivent des touristes toute la journée. Je trouve que c'est un moyen correct pour elles de gagner leur vie. Dans le sud il n'y a pas beaucoup de possibilités à part de cueillir des dattes.
Mais tout ceci était un musée et non pas la réalité, et je l'ai apprécié en tant que tel. Il faut le visiter comme on va au Louvre. Ces femmes n'habitent plus là maintenant. Il y a un village berbère beaucoup plus moderne à côté. Le soir elles rentrent chez-elles et reprennent leur vie normale, avec l'électricité et une TV. Si l'occidental a le droit à ces choses, elles aussi y ont le droit.
Et puis je me suis demandé, à quoi elles doivent bien penser dans leur tête? Elles doivent se demander pourquoi on arrive de partout dans le monde, par centaines pour venir les voir? Elles doivent se dire: "qu'est-ce que ma vie ordinaire a de si intéressant que ça?" En fait, je ne suis pas dans leur tête. Je ne le sais pas ce qu'elles pensent. Mais je me questionne.
Je pensais à la grand-mère de mon chum qui vit à Tunis et qui est aussi restée très traditionnelle, qui a connue la Tunisie d'autrefois. Je l'imaginais assise-là à leur place. Et je me disais il me semble qu'elle comprendrais pas qu'est-ce que ces gens lui veulent. Elle ne connais que le monde dans laquelle elle a grandit, elle n'a jamais rien vu d'autre et elle ne parle pas français. Mais tous ces touristes, qui parcourrent le monde pour la voir, elle trouverais sûrement ça bizarre.
L'habitant au mode de vie traditionnel n'est-il pas une sorte de mascotte tel Mickey Mouse à Disney Land aux yeux des touristes?
Et ce n'est pas tout : Si tous les touristes veulent sortir des sentiers battus et aller partout dans les petits villages du sud rencontrer la population, ces endroits inexplorés vont devenir des lieux touristiques au même titre que Hammamet, Sidi Bou Said, etc...
Le touriste veut être le premier à arriver sur une terre inconnue et inexplorée. Il veut que son expérience de voyage soit plus spéciale que celle des autres. Il méprise les formules Tout-Inclus des hôtels, les tours guidés, etc... Ils se moquent des gens qui vont dans ces structures touristiques, les trouvent pantouflards et superficiels (qui sont très importants pour l'emploi et l'économie du pays).
Bref, tous les touristes, ne veulent pas être des touristes.
Mais c'est contradictoire.
Du moment où vous entrez sur un territoire inexploré, celui-ci cesse automatiquement de l'être. Et si tout le monde fait ça, et bien la population locale change en fonction de cela. Elle va y voir une occasions de développer une entreprise touristique. Et le mode de vie traditionnel que le touriste rercherche, va s'en trouver changé.
Alors qui fait le plus sentir son impact sur la culture locale: le touriste en forfaits Tout-Inclus, ou le touriste "aventurier"?
En tout cas, je ne dis pas ça pour faire la morale. Juste pour amener à réfléchir.
La piste du Drâa en 4x4 au Maroc English translation pending
Je suis à la recherche d'un séjour combiné MARRAKECH + 3/4 jours de 4x4.
En famille avec enfants de 21 et 18 ans, et oui nos enfants encore ....
Pas d'expérience 4x4, mais désir de profiter pleinement à 4, fin février 2009 - début mars 2009.
Je ne souhaites pas traiter avec les tours opérateurs traditionnels, convoie de 4x4, arrêts programmés, ....
Pouvez vous m'indiquer des correspondants sérieux, pour un voyage organisé, et un peu personnalisé?
Connaissez vous ? : Aventures et Cie. Sérieux ? Circuit agréable ?
Merci de vos bons tuyaux.
Invité à dîner chez des Vietnamiens: étiquette locale? English translation pending
Bien entendu, cette question est pour Abalone, mais j'ai pense qu'elle interesserait beaucoup de monde, donc je la poste en public: quelle est l'etiquette locale quand on est invite a diner dans une famille? Cadeau? Quoi: des fleurs, une bonne bouteille, un gateau? A qui on le donne, a la femme ou a l'homme? Pour remercier la gentille patronne de l'hotel a Hanoi ou je suis tout le temps, je lui est offert un bouquet de fleurs, il parait que le mari etait pas content, d'ou ma question.
Bangkok: tarif d'un taxi entre le nouvel aéroport et la gare de bus pour Jomtien? English translation pending
bonsoir tout le monde,
voilà j'aimerai savoir si qq connait svp le tarif aproximatif d'1 taxi au départ du nouvel aéroport vers la gare de bus qui mène vers Jomtien?
j'aimerai determiné si le taxi vers la gare + bus est + rentable ou non que le taxi direct (1000-1200 bath).
merci à tous
Internet dans les hôtels de l'Ouest américain? English translation pending
De retour des US, j'avais emporté mon "laptop".
Je n'ai pratiquement pas pu l'utiliser :
Dans le Yellowstone, aucun lodge ne fourni de connexion, pareil dans le Yosemite. En californie, dans la residence que j'occupais à Monterey, le wifi ne couvrait pas plus loin que le batiment de "registration", donc pas d'acces dans la chambre
Enfin, à Las Vegas, l'accés Internet etait facturé à 19$/24Heures (Wynns)
Finalement, seuls dans les Best&Western l'acces etait rapide et gratuit (SFO, ET Pinedale), donc en final sur un sejour de 20 jours, je n'ai eu accés à Internet que 3/4 fois.
Cela ne m'a pas perturbéé, loin de la, mes vacances, mais si j'avais su, je n'aurais pas emporté mon portable.
Je n'ai pratiquement pas pu l'utiliser :
Dans le Yellowstone, aucun lodge ne fourni de connexion, pareil dans le Yosemite. En californie, dans la residence que j'occupais à Monterey, le wifi ne couvrait pas plus loin que le batiment de "registration", donc pas d'acces dans la chambre
Enfin, à Las Vegas, l'accés Internet etait facturé à 19$/24Heures (Wynns)
Finalement, seuls dans les Best&Western l'acces etait rapide et gratuit (SFO, ET Pinedale), donc en final sur un sejour de 20 jours, je n'ai eu accés à Internet que 3/4 fois.
Cela ne m'a pas perturbéé, loin de la, mes vacances, mais si j'avais su, je n'aurais pas emporté mon portable.
Croisière sur le MSC Orchestra, départ imminent English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mes valises et je me demande si je peux mettre quelques petites bouteilles eau et coca dans mes valises ou dans mon bagages à main?Pourriez vous me dire si on a le droit d'apporter des boissons extérieur à bord du bateau car vu les prix pratiqués sur celui ci, je voudrais avoir quelques boissons dans ma cabine pour dépanner .
En ce qui concerne les pourboires, comment fait'on pour demander à ne pas être prélevé des pourboires (84 EUROS JE CROIS) mais pouvoir les donner en main propre et donc la somme que l'on peut donner sans que cela soit mal perçu?.
Est ce également vrai que le café et le thé est servi en cabine gratuitement toute la journée ?.
Merci de vos réponses, tous est tellement onèreux que les petites économies sont les bienvenues.
merci à vous
Je suis en train de préparer mes valises et je me demande si je peux mettre quelques petites bouteilles eau et coca dans mes valises ou dans mon bagages à main?Pourriez vous me dire si on a le droit d'apporter des boissons extérieur à bord du bateau car vu les prix pratiqués sur celui ci, je voudrais avoir quelques boissons dans ma cabine pour dépanner .
En ce qui concerne les pourboires, comment fait'on pour demander à ne pas être prélevé des pourboires (84 EUROS JE CROIS) mais pouvoir les donner en main propre et donc la somme que l'on peut donner sans que cela soit mal perçu?.
Est ce également vrai que le café et le thé est servi en cabine gratuitement toute la journée ?.
Merci de vos réponses, tous est tellement onèreux que les petites économies sont les bienvenues.
merci à vous
Voyage de dix jours au sud du Maroc English translation pending
bonjours je pars 10 jours mi juillet pour le sud du maroc atterissage a agadir mais on m a dit que la ville n etait pas tres interessante je compte me rendre direct a taroudant pour y passer la nuit connaisser vous l auberge tigmmi il parait que ca a changer de proprio en suite direction ait benadou auberge ayouze apres je pense faire la vallee des roses et la kasbah itran ou peut etre les gorges du dades kasbah chez victor car j ai des amis qui y sont allee en mai et il me l on conseillé peut etre pour deux nuits car ils organisent la visite de la vallee des roses et la vallee des pommes et d apres mes amis c est genial ensuite direction tantan plage mais je pense faire un arret a foun guid mais connaissez vous un adresse pour y passer la nuit je pense rester ensuite a tantan plage deux ou trois nuit a la villa ocean car ils organisent des journee de peche et cela me tente bien apres direction la plage planche et ensuite agadir pour le retour avez vous des conseilles pour cet itineraire merci pour tous vos renseignements.
Recherche bénévolat/chantier humanitaire en janvier 2010 English translation pending
Bonjour,
J'ai besoin d'information. Mon nom est Julie et j'ai 23 ans. Mon amie et moi planifions notre voyage.
Je suis Canadienne et je recherche un chantier ou une place pour faire du bénévolat en Afrique ou en Asie. Nous recherchons quelque chose qui pourrais débuter en Janvier (février) 2010 et qui se terminerait en mai (juin) 2010. Nous sommes ouvert pour Amérique Latine aussi et l'Europe même.
Nous recherchons également quelque chose qui a attrait à l'environnement ou construction (agriculture même).
J'essais de récolter le plus d'infos alors si vous auriez une piste nous serions sérieusement heureuse!!
Merci Beaucoup!
Julie
J'ai besoin d'information. Mon nom est Julie et j'ai 23 ans. Mon amie et moi planifions notre voyage.
Je suis Canadienne et je recherche un chantier ou une place pour faire du bénévolat en Afrique ou en Asie. Nous recherchons quelque chose qui pourrais débuter en Janvier (février) 2010 et qui se terminerait en mai (juin) 2010. Nous sommes ouvert pour Amérique Latine aussi et l'Europe même.
Nous recherchons également quelque chose qui a attrait à l'environnement ou construction (agriculture même).
J'essais de récolter le plus d'infos alors si vous auriez une piste nous serions sérieusement heureuse!!
Merci Beaucoup!
Julie
Hôtel pas cher à Tunis? English translation pending
Bonjour, nous arriverons à Tunis à la mi-octobre et nous voulons nous trouver un hotel pas cher, idéalement près de la mer pour 3-4 jours avant de descendre vers Djerba. Nous sommes une famille de 5 donc nous surveillons notre budget de près ! Il est important que l'hotel soit assez proche de l'aéroport de sorte de pouvoir nous y rendre en taxi. merci 😉
Croisière sur le Costa Concordia avec escale à Tunis: acceptent-ils les euros? English translation pending
Voilà, les valises sont pretent(meme si madame verifie tjrs si on a rien oublié), je voudrait remercier ttes les personnes qui ont repondu a toutes nos interrogations, sur la preparation de notre 1ere croisiere, mais voilà qu'aujourd'hui, une autre interrogation, ns faisont escale a TUNIS, faut il faire du change ou bien acceptent ils les EURO.
Un petit coucou a MONAC et XINCHUNGAO, qui vont faire parti de la meme croisiere, se serait sympa de se rencontrer.😉
SUR LE COSTA CONCORDIA LE 14 JUILLET.😎
SUR LE COSTA CONCORDIA LE 14 JUILLET.😎
Quels vêtements pour le nord de l'Inde? English translation pending
🙂 Un peu néophyte sur le forum - mais déjà quelques (nombreux) voyages.
Voici mon circuit (prévisionnel) pour le prochain.
SHIMLA - RAMPUR - SARAHAN – SANGLA - POWARI - REKONG PEO - KALPA - MOORANG – NAKO - SUMDO – TABO - DHANKAR - PIN VALLEY - (SAGNAM) - KUNGRI-KI - KIBBER – CHICHIM - KAZA - LANGZA - KOMIC - LOSAR - MANALI – NAGGAR - VASHISHT - DUNGRI - BAIJNATH - DHARAMSALA (MAC LEOD GANJ) – AMRITSAR
J'aimerais savoir s'il faut prévoir des grosses doudounes pour la journée ou les soirées ? et pour la nuit gros sac de couchage ? ou petit truc ?
je pars en général 1 mois avec 5 Kg de bagages.
Merci d'avance. (Francine)
J'aimerais savoir s'il faut prévoir des grosses doudounes pour la journée ou les soirées ? et pour la nuit gros sac de couchage ? ou petit truc ?
je pars en général 1 mois avec 5 Kg de bagages.
Merci d'avance. (Francine)