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Retour de 3 semaines à Sumatra, novembre - décembre 2016 English translation pending
by Eusebius · 2016-12-13 · 10 replies
Bonjour à tous !

De retour de trois belles semaines à voyager a Sumatra, j'apporte ma pierre et mes retours personnels sur le forum qui m'a permis de bien organiser mon périple !

itinéraire : Pulau Weh - Ketambe - région de Bukittingi sur 20 jours budget total ttc : 1400e/personne incluant plongées, billet d'avions depuis Nantes, imprévus, assurance et guide papier ^^ . Nous rêvions de Sumatra mais n'ayant pas envie de nous épuiser dans des bus interminable, nous avons fait tout en avion : nous avons réussi a ne pas mettre les pieds dans un bus ! O:) ... et je pense le petit surplus de budget engendré vaut largement le coup en terme de fatigue et de temps économisés ...

Avant toute chose nous avons un peu hésité sur la destination pour cette période, ayant un peu peur du climat (période de mousson), mais nous n'avons pas regretté : très peu de pluie a Weh, un peu a Ketambe et un peu plus dans la région de Padang, mais rien qui n'ait vraiment gâché notre séjour : aucun regret surtout que nous étions quasi seuls (touristes) ou presque dans un certains nombre d'endroits ! Nous somme entrés/sortis en Indonésie via Kuala lumpur par Banda Aceh (entrée) et Padang (sortie) et nous n'avons pas payé de visa (témoignages contradictoires sur internet avant de partir). Nous avons juste vaguement montré notre billet de retour KL>France à notre arrivée a banda aceh sans avoir de billet de sortie d'Indonésie, et cela a suffit a la personne de l'immigration qui n'avait pas l'air de panner grand chose de toute façon :p Concernant les prix "basse saison", nous n'en avons pas vraiment vu ou bénéficié, mais les tarifs pratiqués étaient de toute manière vraiment bas en général. J'ai tout de même été surpris par la grande homogénéisation des prix : taxis, Guesthouses, transferts etc ... Les acteurs du tourisme à Sumatra (qui ne semblent au final pas être particulièrement nombreux : les adresses citées par les dernières éditions des guides sont presques exhaustives !) ont l'air de tous se connaitre (même entre Medan et Padang) et connaissent parfaitement les prix de la concurrence... Peu de marge de négociation, même dans des endroits déserts en basse saison ....

Banda Aceh : La ville n'a pas l'air passionnante L'aéroport a un look rigolo. WikiTravel mentionne une navette publique en bus vers le centre ville. On ne l'a jamais trouvée. Nuit à l’hôtel Wisata (correct- bruyant- propre) pour ~200.000 avec AC. Si vous voulez vous faire une idée, il est a coté de l’hôtel Medan et de l'hotel Prapat, les 3 (seuls?) hôtels abordables de la ville sont donc a quelques mètres les un des autres, pratique quand on ne souhaite pas réserver ... La mosquée est en rénovation. L'office de tourisme est un peu une farce : ils nous ont même donné les même infos erronées comme quoi le premier (slow) ferry pour Weh partait à 9h. Info "confirmée" par la tenancière de notre hôtel : résultat quand on est arrivé a 7h45, un ferry est parti quelques minutes plus tard ...

Pulau Weh : Slow Ferry et fast ferry testés, ambiances rigolotes et différentes à bord. Location de moto (automatique uniquement) possible pour 100.000 sur le débarcadère ( à droite en sortant) : hyper pratique pour se lancer à l'exploration de l'ile en autonomie et choisir sa plage sans se prendre la tête a l'avance. L'ile est plus grande que je n'aurais imaginé, attachante et splendide ... Très agréablement surpris pour cet endroit dont il n'est fait que relativement peu de promotion sur les forums et ailleurs ... J'avais prévu 3/4 jours, je suis finalement resté 1 semaine sans m'ennuyer !

Après avoir jeté un oeil à Gapang (sublime petite baie endormie), nous avons préféré poser nos sac à Iboih au Yulias. Hyper tranquille tout au bout de l'alignement de logements, 120.000 négociés pour un bungalow au dessus de l'eau. (prévoir des boules Quies pour le bruit de resac la nuit !) . La bouffe n'est pas top au Yulias, mais le snorkeling depuis leur jetée privée y est exceptionnel : les coraux sont corrects ( pas exceptionnels mais tout n'est pas mort pour autant), et les poissons sont un festival ! (plus gros, plus nombreux et plus variés encore que le snorkeling que j'ai fait aux Philippines). Visibilité très correcte (mais cette année est assez atypique parait il en terme de climat - El Nino - dont peut être pas représentative.

Iboih est un peu touristique, mais l'ambiance y est très agréable. Pour moi un très bon équilibre entre être au milieu de la jungle, la nature (singes, cochons sauvages....) et "il y a un peu de vie" sans être une usine à touriste dénaturée. Nous avons beaucoup aimé manger au Olala Café et les petits plats préparés avec soin par Eka. Quelques superbes plongées au Lumba Lumba (très pros, instructrice belge passionnée et passionnante), bien plus rassurant que Rubiah tirta Diver a iboih qui n'inspire pas très confiance. Pour une différence de quelques euros, le choix a été vite fait ! L'ile est vraiment magnifique, chaleureuse, et suffisamment grande pour que l'on ne s'y ennuie pas (contrairement a certains endroits ou hormis la plongée, il 'y a rien d'autre a faire que de manger au seul et unique resort ), il ne faut vraiment pas manquer d'en faire le tour a moto. Nous somme passé a Sumur Tiga et c'est vrai que le Casa Nemo fait bien envie aussi, dans une autre ambiance encore ...

Ketambe : Nous y somme allé en avion depuis Bandah Aceh (réservation du vol Susi Air a l'avance en passant par le Olala Café pour assurer le coup, mais l'avion était a moitié vide et nous avons un doute sur le fait que l'intermédiaire qui nous a retrouvé a l’aéroport ai véritablement effectué une réservation auparavant). Vol riche en sensations (petit avions de 12 places) et absolument magnifique qui justifierait presque a lui seul de se rendre à Ketambe...Magique ! Nous avons rejoint Ketambe en taxi partagé avec un autre couple pour un prix qui nous a semblé prohibitif mais le faire en transport en commun semblait plus facile à lire qu'a faire ! Nous nous somme "amusés" en arrivant à jeter un œil a chacune des 6/7 "Guesthouses" de Ketambe : elles vont de "pas top" à hideuses (mention spéciale pour les bungalows-clapiers grillagés de l'une d'entre elle).... jusqu’à que l'on découvre la Thousand Hills Guesthouse, en revenant sur nos pas à l'entrée du village : sublime petit havre tranquille au milieu des fleurs et des plantes, coté forêt (alors que la plupart des logements sont coté rivière, coincés entre champs de mais et barbelés, rien de très romantique). Décoré avec gout, excellente cuisine végétarienne, pour moi il n'y a vraiment pas photo pour les 1 ou 2 euros de différence avec les autres logements. J'ai adoré les soirées a écouter tomber la pluie au milieu des plantes et des bruits des grenouilles, de la foret , bien a l'abri en dégustant un jus ou un curry Citrouille-Papaye ! Le compagnon du gérant local est un Belge qui est un drôle de personnage. :D

Nous nous somme baladés seuls une journée (grisant et impressionnant de pénétrer seuls dans la jungle et ses bruits !) sans oser s'enfoncer trop profondément car au bout d'un moment toutes les intersections se ressemblent ! Ceci dit si vous avez l'habitude d'aller aux champignons ou de randonner, vous pouvez tout a fait vous balader en autonomie d'autant qu'a priori, en période de fruits, les orangs otangs seraient visibles depuis la route, ou presque !

Nous avons pris un guide local le lendemain pour pouvoir s'enfoncer un peu plus profondément sans prendre de risques : un peu méfiant suite aux retours de treks guidés que j'avais lu, le jeune homme s'est révélé avoir de vraies connaissances sur la foret et la faune, et il avait vraiment un œil de lynx pour repérer singes, oiseaux et insectes. Attention tout de même car si crapahuter dans la jungle leur semble d'une déconcertante facilité, évoluer dans la végétation dense, le sentier (jamais plat), au milieu des sangsues et de la moiteur est tout sauf facile ou agréable pour nous pauvres occidentaux ... La foret en demeure somptueuse, mais en situation c'est beaucoup moins poétique qu'en photos ... ;) Petite déception (et grosse malchance ?) car après 7h de rando assez intense, et en dépit de l'incroyable motivation de notre guide, nous n'avons pas vu d'orangs outangs (seulement des nids..et pleins d’autres choses bien sur) ... Notre guide plus gêné que nous (qui préférions, au fond, repartir bredouille que d'avoir assisté a un "cirque" d'animaux non sauvages ou nourris) nous a avoué que c'était la 3ème fois en 3ans de "carrière" qu'il n'arrivait pas à en débusquer .... Tant pis ! ...et bien content de savoir que nos cousins roux étaient la et avaient la possibilité de restés cachés ... et libres ! Pour infos nous avons passé après 2h de rando à peine le lieu de "bivouac" ou dorment la plupart des touristes qui prennent le package "nuit dans la jungle", et bien ça ne nous a pas fait rêver personnellement !

Petite remarques en passant : Le village de Ketambe (qui n'est pas DANS la jungle comme on peut le croire en lisant les guides, mais a plusieurs kilomètres) est vraiment au milieu de nulle part, cela ne respire pas la richesse et la joie de vivre, loin s'en faut. Je pense qu'on est ici vraiment dans la campagne (pauvre et) profonde de Sumatra. Le tourisme (très saisonnier) ne serait ici qu'un bonus pour la communauté. Notre guide nous a raconté qu'un bureau des guides étant en projet (ouverture imminente, le "bâtiment" est déjà construit), avec entre autre la vocation que les jeunes guides arrêtent de se faire pigeonner par les guesthouses par qui passent les touristes dans 99% des cas pour louer les services des guides. Guesthouses qui gardent vraisemblablement une trop grande partie de ce que vous leur verserez pour vos trips dans la jungle . A refaire, j'essaierai de passer par ce bureau. On a entendu de sales histoires de flics véreux et de vols dans les Guesthouses (voire orchestrés PAR certaines Guesthouses - je ne citerais pas de nom, fautes de preuves) mais a priori faites vraiment attention a vos affaires, plus qu'ailleurs, et ne cherchez surtout pas de drogue par ici).

Medan : escale entre Ketambe et Padang. Vu la description de la ville, nous avons préféré ne même pas y rentrer, et grâce a internet nous avons déniché une adresse très recommandable : Le Thong's Inn, un espèce de Resort Chinois à moins de 10 min de l’aéroport. Avec un service de navette gratuite depuis/vers l’aéroport sur demande (demander a l'information desk de l’aéroport de Medan de les appeler pour vous) . Flambant neuf, hyper propre, bungalows confortable avec super literie et standards occidentaux. , je pense que ça vaut largement les 32 euros (prix au comptoir, peut être moins cher sur Agoda) dont nous nous somme grevés, surtout compte tenue du prix d'un taxi pour le centre ville aller retour, des retours sur les hôtels backpackers du centre ville de Medan et des heures d'embouteillages que nous nous sommes épargnés. La nuit la plus reposante de notre voyage, ça a fait du bien !

Padang : L’aéroport étant a 25 km au nord de la ville, et nous souhaitions nous rendre directement dans la vallée d'Harau, nous étions donc dans la bonne direction et nous avons trouvé un autre bon plan : Padang Bike Rental, une agence trouvée via Google qui nous a "livré" un scooter flambant neuf directement sur le seuil de l’aéroport ! Hyper agréable de pouvoir s'élancer sur les routes, libres comme l'air et en autonomie, sans avoir a louer une moto dans une Guesthouse de Padang, et perdre plus d'une heure d'embouteillages dans chaque sens. Prix : 90.000 par jour (contre 60.000 dans les Guesthouses de Padang/Bukkitingi) mais ils ne nous ont demandé aucune autre caution qu'une photo de notre passeport. La fille est joignable via Whatsapp et parle tres bien anglais.

Trajet Padang/ Harau Valley en scooter : Beaucoup de traffic jusqu’a Bukkitingi, pas trop recommandé si l'on a pas bien l'habitude de conduire en Asie. Ca se fait bien néanmoins si on prend son temps. La découverte progressive de l'architecture Minagkabau est magique. Ils ont par ici une drôle de manière de réparer les crevaisons (a la flamme!) que je n'avais encore jamais vu ailleurs en Asie du SE.

Vallée d'Harau : Déjà beaucoup d'infos sur le forum donc je ne vais pas m'étendre. Mais l'endroit est vraiment, vraiment, vraiment superbe. Abbdi's Homestay est une véritable perle, un des logements les plus cools ou j'ai jamais dormi en Asie ... Incroyable qu'il ait été désert en ce mois de novembre.... à 4h d'un aéroport international ??? Les abords des cascades étaient pleines de détritus (donc je n’imagine pas en haute saison) , c'est dommage. L'endroit n'est pas immense, mais donne envie de s'y attarder pour bouquiner au milieu des rizières...

Lace Maninjau : Nous l'avons rallié directement depuis Harrau, nous n'aurons donc finalement pas fait étape a Bukkitingi, mais je ne pense pas avoir raté grand chose de cette grande ville ... La route aux 44 lacets de la mort est vraiment impressionnante, et sans nul doute dangereuse : si elle est magnifique, ne pas s'y lancer en deux roues sans un minimum d'expérience ! Quelle vue quand le lac se dévoile d'un coup .... Logement au Beach Guesthouse a l’atmosphère endormie et agréable ... ou nous étions encore une fois seuls ! (on a jeté un coup d’œil au Arlene Paradise truc cité dans un guide : ultra paumé au milieu de nulle part, ne pas tenter de le rejoindre en 2 roue si vous ne voulez pas voir finir votre machine dans une rizière ! bien que joli l'endroit faisait vraiment mort et triste ) . Meilleur Beef Rendang de notre séjour : une fois n'est pas coutume a Sumatra j'ai trouvé la nourriture meilleure dans les resorts que dans la rue ! Grosses pluies qui nous ont un peu empêché d'explorer tout le tour du lac, mais nous avons tout de même bien apprécié l'endroit. Ne pas espérer se baigner ici toutefois, l'eau n'est pas (plus?) très propre ! Ici un peu comme dans d'autres endroits traversés, on sent que le tourisme périclite un peu a Sumatra ...

Trajet Lac Maninjau/ Padang : sur les conseil de nos hôtes, nous avons pris la route qui longe l'océan au nord du lac : moins de circulation que la route de Bukkitingi, et d'autres paysages a découvrir...

Padang : Logé au Brigitte Guesthouse (bâtiment principal), dans la chambre de la tenancière partie en vacances ! :) ( il n'y a pas de petits profits ! ) : clairement le logement le plus sympa (relativement) a Padang ( nous en avons visité 2 ou 3 autres moins plaisants) . Bien galéré a trouver du café local correct à rapporter en France dans les différents "Mall" de la ville. Je pense que c'est plus facile à Medan . Le front de mer est bien dégueu, même si c'est sympa d'y boire une coconut.

AU FINAL :

nous avons adoré : Pulau Weh, la vallée d'Harau, les prix extrêmement abordables (y compris des avions), le plaisir de voyager en basse saison dans une destination déjà pas très touristique à la base, se gaver de ramboutans, découvrir les snake fruit, la cuisine de padang, les cafés glacés partout, gentillesse des gens, l'humour et la nonchalance des indonésiens, le sentiment de securité omniprésent, la nature vraiment très très belle, les pluies de mousson, puissantes et rafraichissantes en fin de journée, les touristes croisés, à des années lumières de la faune de Bali et Cie

nous avons moins aimé : les sachets qui puent accrochés dans les chambres, le manque d'éducation a l’environnement et les déchets trop présents (saletés de gobelets Danone jetables ! ) , la nourriture parfois trop pimentée, les petites filles voilées à Aceh, et les femmes trop en retrait en général, l'ambiance bizarre et le bruit des tronçonneuses à Ketambe, lire et entendre les effets de la corruption et du fric tout puissant en Indonésie .... le séisme quelques jours après notre départ :(

Voila, en espérant que ces infos toutes fraiches resserviront à d'autres ! Si d'autres précisions sont souhaitées, ne pas hésiter a me contacter ...
Combien de jours à consacrer à Grenade et à Séville? English translation pending
by Balata · 2016-11-15 · 15 replies
Bonjour, Nous aimerions aller à Grenade et à Séville au mois de mai, je voudrais savoir combien de temps il faut consacrer au minimum pour avoir un bon aperçu à chacune de ces villes, en sachant que nous aimons prendre notre temps .

Merci d'avance.
Indonésie: Java, sur les pentes du volcan Kawah Ijen avec les porteurs de soufre English translation pending
by Jemaflor · 2016-11-06 · 18 replies
Admirer des paysages volcaniques à couper le souffle tout en rencontrant les vaillants porteurs de soufre, voilà ce que permet de découvrir une randonnée sur les versants du volcan Kawah Ijen, un volcan situé sur l'île indonésienne de Java. De la beauté des panoramas au respect qu'inspire le labeur des forçats du soufre … Un récit complété ensuite par la rencontre d'autres travailleurs, ceux des plantations de café et d'hévéas des terres fertiles, au pied de l'imposante montagne volcanique.

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Un réveil en pleine nuit qui vous tire du lit à 3 heures du mat … cela à de quoi vous faire lever d'un mauvais pied ! Sauf si la journée qui débute prévoit des découvertes et des rencontres hors du commun. A priori, c'est ce qui est annoncé pour ce jour de dépaysement parmi les hauteurs de cette région située dans la partie Est de l'île de Java. Le petit déjeuner sera vite avalé, déjà notre 4x4 nous attend pour le départ de l'aventure.



La nuit tropicale est douce et sombre, seuls quelques éclairages blafards tranchent dans le noir de la nuit. Il y a bien ces quelques scooters et ces fourgonnettes qui toutes se dirigent vers le centre ville de Ketapang, probablement en direction du marché local où les gens commencent toujours à s'activer de très bonne heure. Ma photo, prise à la volée depuis notre véhicule est certes floue : le manque de luminosité, l'effet de vitesse … mais finalement elle rend bien compte de notre état de conscience du moment qui hésite entre un demi-sommeil et un demi-éveil nous avons les yeux encore embrumés par cette nuit de repos, un peu courte !

Côté ambiance sonore, se mêlent le bruit des véhicules pétaradants et l'appel à la prière du muezzin dont les chants nasillards retentissent dans les rues de l'agglomération. Passé le centre ville, voilà que notre conducteur vire vers la droite en prenant une route qui serpente tout en s'élevant progressivement. Maintenant la ligne d'horizon devient plus claire et prend en seulement quelques minutes une splendide teinte rose orangée, le ciel étant en partie dégagé entre un fin croissant de lune et quelques bancs de brume.



A présent le trajet vers les sommets nous fait traverser une forêt. Une succession de virages et les phares de notre 4x4 d'éclairer d'une lumière dorée les bords de cette route particulièrement sinueuse : de hauts arbres tropicaux, des lianes et d'impressionnantes fougères géantes.

La clarté du jour naissant arrive vite sous ces latitudes. Il fait tout à fait jour lorsque nous arrivons au terminus de la route, au poste de Pos Paltuding : un sol de terre et de cendres en guise de parking, quelques abris et hangars et un panneau indicateur. Il souhaite en indonésien la bienvenue aux visiteurs : « Selamat Datang ... ». On pourrait le traduire au sens figuré : « et maintenant, pour l'ascension, bon courage à vous ! » En effet, la randonnée/grimpette qui nous attend va durer environ 1 heure et demi avec un tracé constamment en pente sur 3 kilomètres …



Même si le début de la piste paraît facile, un large chemin en léger faux plat, il faut gérer sa « course » sur le flanc de cette montagne volcanique et surtout ne pas partir trop vite … Parmi les randonneurs, certains s'équipent de bâtons de marche, ça aide un peu, enfin surtout pour le mental. Ainsi les pas se succèdent et crissent sur ce sol de cendres et de graviers sombres.

Sur les pentes de ce volcan Kawah Ijen, il n'y a qu'un seul chemin en direction du cratère, les randonneurs d'un jour doivent donc le partager avec les travailleurs du soufre … et cela à l'intéressant effet de faciliter les contacts.



Quelques sourires en guise d'introduction et voilà que j'engage la conversation avec mon voisin de marche. Il s'appelle Jatim. Lui n'est pas en balade découverte mais il est là pour gagner sa vie et celle de sa famille. « Ça fait 10 ans que je travaille ici » me dit-il. « Deux fois par jour je grimpe et transporte du soufre, tous les jours sauf le vendredi ... » (jour de prière, il est musulman). « Avec ce chariot, je porte environ 200 kilos de soufre à chaque trajet ». L'homme est décontracté et souriant, il débute sa journée et n'est sans doute pas encore harassé par ce travail épuisant. Comme on le constate, il est chaudement habillé : bonnet et sweat-shirt, les petits matins sont relativement frais sur les pentes du volcan et c'est tant mieux pour tout le monde, travailleurs et randonneurs … ces bonnes conditions de température sont idéales pour cette ascension.

A mesure que l'on monte, les rencontres se multiplient comme avec cet autre ramasseur de soufre, lui, il marche pieds nus, étonnant et courageux !





Ou encore cet autre qui lui, descend déjà ses paniers chargés de blocs de soufre. On imagine qu'il a du partir bien avant la levée du jour car il n'est que 6h 15 du matin. Ainsi certains de ces ramasseurs débutent leur journée dès 3 heures du matin, cela leur permet s'ils sont suffisamment résistants d'effectuer jusqu'à trois voyages par jour.

Faux-plats, courbes, pentes, virages, raidillons, lacets et encore montées … je vous épargne l'énumération de tous les tronçons de ce tracé à l'assaut de ce versant abrupte.



Arrive maintenant un lieu où la plupart des grimpeurs, ouvriers du soufre ou visiteurs, font une pause sur ce parcours. C'est comme un camp de base, en haute montagne. Autour de cet abris de fortune, chacun peut reprendre son souffle comme ce porteur, bouche ouverte et traits tirés. Un visage qui exprime déjà une certaine fatigue après seulement une partie de l'ascension et à vide ! De l'air également, ces pneus de chariot en ont besoin, un meilleur gonflage permet de mieux rouler une fois le chargement effectué. D'autres s'hydratent à gorge déployée ou se restaurent d'un bol de riz ou d'une banane. A proximité, il y a deux compères qui fument chacun leur cigarette les fumeurs comprendront facilement ce petit plaisir mais c'est encore une agression pour leurs poumons déjà fragilisés par les vapeurs volcaniques, si toxiques. Pour nous tous, il vaut mieux que l'arrêt ne s'éternise pas trop longtemps, on risquerait d'y perdre le rythme de la montée.



Parvenue à ce point du chemin, le paysage s'ouvre sur les alentours. Malgré la brume matinale, les sommets volcaniques environnants se dévoilent. Il y là, juste en face, la haute silhouette du Merapi (2800 mètres) ainsi que celle encore plus haute du volcan Raung (3332 m), le Kawah Ijen culmine, quant à lui, à 2368 m. Allez ! Encore quelques efforts pour y parvenir, du moins au bord du cratère.



Et pendant ce temps, il y en a qui bosse vraiment dur. Tractant, poussant puis retenant leur lourd chargement. Je m'écarte du passage laissant la totalité du chemin à ce travailleur. Ici, la priorité n'étant pas seulement à ceux qui montent … mais bien à ceux qui travaillent et quelque soit le sens !

De la brume à … un nuage qui fleure l'humidité mais surtout fortement le soufre. Son opacité tamise encore plus les rayons de ce soleil matinal. Voilà un aspect qui séduit l'amateur de photo que je suis. Pas mal l'effet de ces arbres sur le relief émoussé de ce versant. Le voile de brouillard qui nimbe ces arbres n'est pas sans m'évoquer l'aspect d'une estampe (chinoise) javanaise … avec imagination, bien sûr !



Il nous faut encore gravir une dernière pente … et ça y est, on est maintenant en vue du cratère de ce fameux Kawah Ijen. Il est tout juste sept heure du matin et on est presque surpris d'y être enfin arrivé tout en haut de cette crête, on s'en faisait une telle montagne de cette grimpée !



La vue est à couper le souffle, vraiment, dans tous les sens du terme ! En contrebas, par intermittence, les fumerolles émanant du volcan nous laissent entrevoir un grand lac bleuté. Il ne suffit plus que le soleil soit un peu plus généreux pour parfaire le tableau. Quelques minutes plus tard et quelques pas de plus sur cette crête, voilà que la vue se dégage sur cet étonnant lac volcanique, le plus acide du monde avec un pH à 0,2, les chimistes comprendront ! Une étendue lacustre qui s'étend sur 600 mètres et qui à une de ses extrémités à été canalisée par un parapet. Il empêche l'eau acidifiée de se déverser en trop grande quantité dans les ruisseaux des versants du volcan. Le volcan est toujours actif et crache ses émanations de gaz toxiques : dioxyde de soufre, sulfure d'hydrogène et autre gaz chlorhydrique ... c'est dans cette atmosphère particulièrement nocive que travaillent nos galériens du soufre. On les aperçoit tout en bas sur la photo, au bord du lac, comme de minuscules silhouettes s'activant au milieu des vapeurs sulfureuses.





Une vue prise avec le zoom permet de mieux les distinguer. Là, nos vaillants mineurs creusent à la barre à mine les concrétions de soufre, les détachant des parois en de gros blocs. Un système de canalisations a été installée à même la roche afin de concentrer les vapeurs soufrées émises à environ 200°C, cela permet d'accélérer le processus de cristallisation et de concrétion du soufre … de là à dire que le travail est devenu facile, qui oserait l'affirmer ! Car après avoir détaché les plaques de soufre, il faut les remonter ! En regardant la verticalité et le dénivelé … on souffre déjà à imaginer le labeur inhumain des porteurs avec ces 60 à 80 kilos de soufre juchés sur les épaules. Il faut les voir accéder après de tels efforts sur les hauteurs de la crête. Les traits marqués et le souffle court.



Même si pour chaque photo prise je demande à ces travailleurs leur autorisation, une hésitation me traverse à ce moment l'esprit. Est-ce bien correct de les photographier ? N'est-ce pas un peu de voyeurisme ? Enfin, prenons le comme un témoignage sur ce travail digne d'une autre époque et ayons avec beaucoup d'humilité un grand respect pour ces hommes qui forcent notre admiration.





Devant moi apparaît maintenant cet homme au visage presque détendu (photo ci-dessus), il marque un arrêt le temps de la photo. Je suis surpris par la relative fraîcheur de son apparence … incroyable, il ne donne pas l'impression d'être fatigué ! Sans doute l'effet de l'entraînement et d'une parfaite condition physique. Je vois dans un de ses paniers qu'il dispose d'un masque protecteur vis à vis des fumerolles nocives quand beaucoup de ses collègues ne se protègent seulement qu'avec un simple foulard posé devant leur nez et leur bouche !





Ici, sur cette partie de la crête, les ramasseurs de soufre se rassemblent avant de descendre avec leur chargement. Certains s’attellent à marteler les blocs afin de les diviser en morceaux de plus petites tailles. De cette façon, ils sont plus faciles à transporter dans les paniers ou dans les sacs posés sur les chariots et puis ainsi, on peut en transporter un peu plus à chaque parcours. Le salaire n'en sera que plus important ...

Depuis le début de l'observation du va-et-vient de ces travailleurs, une interrogation me brûle les lèvres : mais combien peuvent gagner ces pauvres larbins ? Par décence, je ne me vois pas leur poser directement la question mais la réponse me viendra finalement de notre accompagnateur. Ce soufre qui est destiné à l'industrie chimique, cosmétique ou du médicament … leur est payé 1000 roupies indonésiennes le kilo. Et donc en faisant la conversion, cela donne en euro à peine 5 euros pour une charge moyenne de 70 kilos. Soit pour deux parcours journaliers, autour de 10 euro quotidien ! Avec les chariots portant 200 kilos de soufre cela fait plus, bien sûr. Une somme qui peut paraître dérisoire au vu de la pénibilité de ce travail mais cela représente aussi un salaire journalier plus élevé que celui d'autres ouvriers indonésiens travaillant dans l'agriculture ou le bâtiment.



Lors de la descente, le hasard nous a fait croiser à deux reprises ces deux ramasseurs . Le jeune porteur que l'on voit à gauche semblait avoir quelques difficultés à communiquer mais il avait la bravoure et la volonté de vouloir surmonter son handicap en effectuant ce travail pour gagner sa vie. Alors qu'il marque un arrêt, juste le temps de faire pivoter la charge d'une épaule à l'autre, j'ai compris qu'il voulait me signaler qu'il préférait le transport du soufre sur ses épaules que par l'utilisation d'un chariot.

A chacun ses préférences, car le ramasseur que l'on voit à droite sur la photo, Arsono de son prénom, m'a confié être particulièrement satisfait de ce moyen de transport à roues. Et pour me le prouver, le voilà qu'il me montre une de ses épaules dont la peau était toute tuméfiée par des années de port de ces satanés paniers de soufre … comme des stigmates du portage de soufre. « Je dois bien avoir près de 230 kilos de soufre sur ce chariot » me dit-il fièrement.

L'introduction il y environ deux ans des chariots a permis l'extraction de quantités plus importantes de soufre par cette armada d'ouvriers, on serait ainsi passé d'environ 14 tonnes extraites auparavant à quelques 20 tonnes de soufre « récoltées » annuellement. Ensuite, Arsono me vente l'option indispensable de ces chariots : les freins ! Car dans les passages très pentus, sans ces fameux freins, le poids du chargement aurait vite fait d'entraîner vers le ravin la précieuse cargaison de soufre …

Afin d'avoir un petit aperçu de ce que représente le travail d'Arsono, spontanément, je lui demande si je peux prendre son chariot en mains … sur quelques mètres, je ne suis pas fou ! Il sourit et me dit « Ok ! ». Le faux plat est doux ici, ce sera parfait pour tenter l'expérience. Déjà, il faut soulever la charge avant de la pousser d'un bon coup de rein … et encore c'est un faux plat descendant, puis après, bien tester les freins qui grincent afin d'être prêt à un emballement soudain de l'engin. Bon, quelques mètres m'ont suffit … je dois manquer de technique et surtout d'entraînement, quel labeur de forçat ! J'avoue que je n'ai pas demandé à l'autre compère d'essayer de porter ses paniers sur mes épaules … trop dur, j'en serais certainement bien incapable. C'est tellement plus lourd que mon petit sac à dos !

L'ambiance de ces rencontres entre porteurs et randonneurs se déroule dans la bonne humeur et les échanges sont spontanés et sympathiques. Il n'y pas ici, enfin pas encore, l'obligation de « payer » chaque photos prise … bien entendu, les « héros » du soufre apprécient quelques gestes de la part des visiteurs : un peu de nourriture, un objet ou de l'argent … Pas très enclin, par principe, à monnayer ces rencontres, je préfère remercier par de petits gestes. Je n'ai pas grand chose à offrir dans mon sac mais finalement l'un me remerciera de lui donner une pomme et l'autre un paquet de biscuits qu'il dévorera lors d'une pause. Pour ces porteurs, un autre moyen d'arrondir un peu leurs fins de mois est de proposer aux visiteurs d'un jour quelques sculptures sur bloc de soufre. Un souvenir artistique aux effluves d'un drôle de parfum.



-- Descendre les pentes du volcan est bien entendu plus facile que de monter … enfin, presque ! Certes on fatigue moins mais il faut tout de même faire très attention, le dénivelé par endroits vous entraîne et la piste est recouverte de graviers volcaniques qui ont la fâcheuse tendance à rouler sous les semelles. D'une glissade à une chute, certains en font parfois l'amère expérience ! Et là, il y a toujours un ramasseur de soufre dans les parages qui avec son chariot vide propose de jouer les taxis. Transporter un randonneurs ayant chuté ou épuisé rapporte certainement plus que le transport du soufre !

Au fait, certains d'entre vous doivent se demander qu'elle est la difficulté réelle de cette randonnée/découverte du Kawah Ijen ? J'ai envie de vous faire une réponse tout en nuance dite de Normand (que je ne suis pas !) ou de personne née sous le signe de la Balance (ce que je suis !). Tout dépend de votre condition physique et de votre état de santé … Si vous êtes amateur de courses en montagne de plus de deux heures, vous ne trouverez aucune réelle difficulté à cette randonnée, la pente est régulière et la piste souvent large et en bon état (par temps sec). En revanche, si vous n'utilisez pour vous déplacer (volontairement ou sous contrainte physique) que votre voiture ou les transports publics et que vous choisissez à chaque fois qu'ils se présentent, les tapis roulants, les escalators et autres ascenseurs … alors là, une montée vers la crête du volcan pourra vous paraître une véritable épreuve !

-- Suite du récit avec la rencontre d'autres travailleurs des contreforts du volcan -->
Retour d'un premier Yacht Club MSC Fantasia English translation pending
by Poupou10 · 2016-11-01 · 342 replies
Bonjour 😎 Me voici revenue d une très belle semaine de croisière. Ce compte rendu aura pour objet de comparer les prestations du YACHT CLUB du MSC FANTASIA et l AQUACLASS de CELEBRITY. chapitre 1: introduction et avertissement A) introduction Cette croisière est la 18 ème apres - 8 croisières COSTA - 3 Croisières ROYAL CARIBBEAN - 3 croisières CELEBRITY ( dont 2 an aquaclass) - 1 croisière MSC - 1 croisière NCL - 1 croisière PRINCESS Pourquoi avoir choisi cette Croisière en yacht club ? Nous avions envie d essayer le concept et les curieux que nous sommes , se demandaient ce que valait réellement le yacht club.... De plus les prestations annoncées correspondent a ce que l on recherche : du calme , la qualité du service, un restaurant gastronomique.... Enfin le dernier facteur déterminant a été le prix ! Nous ne voulions pas payer trop cher sans savoir si cela nous plairait vraiment .... 1150 euros la semaine par personne nous a paru être un prix raisonnable. B) avertissement Le titre peut sembler très protocolaire mais comme tout le monde le sait, le yacht club est un sujet très sensible sur le forum.... 😕 Beaucoup de polémiques de railleries a la limite des insultes ... 😠 A qui s adresse donc ce compte rendu ? - a tous ceux qui aimeraient savoir.ce que vaut vraiment le yacht club - aux personnes qui se demandent s il vaut mieux choisir le yacht club ou une compagnie premium - a tous les forumeurs qui comme moi se sont toujours demande a quoi servait réellement un majordome - a toutes les personnes bien intentionnées qui aiment lire les comptes rendus et participer a des échanges constructifs.

A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄

Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre

Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
Premier voyage seule en Inde en janvier 2010 English translation pending
by Mariespagne · 2016-10-10 · 7 replies
PREMIER VOYAGE EN INDE SEULE J’y suis allée avant mais en groupe et n’ai pas fait de récit.

NAMASTE! Lundi 18 janvier 2010 Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre! Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont atterri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule. Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquin et dit aimer la difficulté. Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuné loupé. Mardi 19 janvier 2010: La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « lingam » de Shiva, tant vénéré des hindous. A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nandi et le om3. En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les Brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles séchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde. Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture. Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux. Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde… A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans. Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuisent les chappattis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une Tanjore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbés! Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jamal masdjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jamal masdjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge. Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur! Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel. Puis bonne douche et gros dodo. Mercredi 20 janvier 2010: Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée. Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier. Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghât », lieu de crémation de Gandhi. Nous y visitons le petit musée dédié à Gandhi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelas est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Gandhi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Nehru allumait le bûcher étant donné que Gandhi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit. Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de rickshaw nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs! Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmènera toutes les deux chez Chhavi. A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gingembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chappattis »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux. En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poêle à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant massala. Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi. Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal! A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié. Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé. Jeudi 21 janvier 2010: C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons. J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème. Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle. Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Gandhi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahatma et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat. Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètres à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise. Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour. Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fus invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu. J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizâm-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures. Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrandes au Saint. En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut. Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir. Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Gandhi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne! Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxis prépaies. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu. Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kali ghât » où se trouve le temple de « Kali ». C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mêlent misère et richesse. Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout. Samedi 23 janvier 2010: Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kali ghât » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pèlerinage depuis 1809. Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée. Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pèlerinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent. Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sens gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux. Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous. Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échoppes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même. Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elle reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les Brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Ils me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants. Un soi-disant guide me conduit vers le ghât où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr. Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec. A la sortie du vrai quartier kali ghât, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais. A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952. Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi. Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ». Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62. Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la bâtisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mêlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine. La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place! Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir. En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mendiant. Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration. En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents. Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer. Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve. Dimanche 24 janvier 2010: Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante bâtisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent. On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptienne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée. En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc », qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est installée sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures. Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Sahbi Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dis que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier. J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestations et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur. Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque. Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisanale également. Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique. Il fait maintenant nuit. Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance. Lundi 25 janvier 2010: Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « lobby room  ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée. Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site. Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture. L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du Gange d’où on verra au bord des ghâts les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghâts mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare! Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir. Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20. Je récupère mes bagages au « lobby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier. Mardi 26 janvier 2010: J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Vârânasî car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénarès. En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaie mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de riskshaw me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénarès. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghât » qui est le ghât principal de Bénarès, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghât en prenant un cyclo-riskshaw. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghât, des Brahmans se préparant pour la cérémonie. Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance. Mercredi 27 janvier 2010: A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour contempler le paysage et la quiétude du moment. Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses. Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Bénarès Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention. Sanjou me conduit au « temple de Bhârat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Gandhi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions. Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickshaw pour tout l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou. Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent sâdhus, vendeurs de bois et d’encens, où arrivent les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghât », le principal ghât où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mendiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Sâdhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghât, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me ré imprégner de l’ambiance de Vârânasî; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit bouiboui où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait. Jeudi 28 janvier 2010: Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickshaw est là; je le prends. J’arrive au même ghât de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghât de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrandes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja. J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu bouddhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné. Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Bouddha prêcha son premier sermon devant quelques disciples il y a 2500 ans. Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Bouddha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gayâ. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus! Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévus de faire. Un cyclo-rickshaw va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Vârânasî. Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Vârânasî, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite. Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant. Je termine ma visite avec le rickshaw en passant par « Harishchandra Ghât », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit! Vârânasî est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Vârânasî est connue pour un microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituent un réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pèlerinage. Chaque année a lieu un grand pèlerinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours. Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus. Je terminerai ma dernière soirée à Vârânasî par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « lingam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur de la « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénarès. Vendredi 29 janvier 2010: L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Vârânasî avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai… Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses amis parlant un peu le français. Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est inondé; incroyable… Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux. Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai. Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie. Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain. Samedi 30 janvier 2010: J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajurâho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme. Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il! Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié à Vishnu, Parvati et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil. Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil. J’ai très faim; je commande un chappattis cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange. Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du Kâma-Sûtra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations? Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.       Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués. Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puits, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme. La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre John, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajurâho dans le but de le rénover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile. Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva. Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboire que je lui donne mais il n’a pas mérité plus. Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajurâho puisque j’y achète mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.       Dimanche 31 janvier 2010: Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhansi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux. Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce aux tourismes, attirés par les restes des palais et des temples anciens. Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière. Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir! J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus… Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi! Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal. Lundi 1er février 2010: Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afghan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pèlerinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans. La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un rickshaw, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite. Je commence par la mosquée « jama Masdjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol. A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles. Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflétant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front  je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres. Après la remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavillon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur. Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickshaw; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique. Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis. Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix. A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est le mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jahangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jehan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mêlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles. La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée. Mardi 2 février 2010: J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajurâho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby Taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard! Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. Le Taj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Geronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution. En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le «  Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jehan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé. A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites. Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée. J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même. Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières. La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH » dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « Boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses. Dans la chambre funéraire, il y a le cénotaphe d’Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cénotaphes de la famille. C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature. Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants. Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ». Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé. Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg »  est construit pour JAHANGIR. On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jehan qui tout en marbre blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masdjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte, on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal. Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marbre blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857. Je passerai aussi devant « Moti Masdjid,  » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs. J’aperçois aussi « Mina Masdjid » qui est la mosquée privée de l’empereur. Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin. Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui. En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masdjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.

Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pèlerinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en riskshaw; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beaux « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelas un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-rickshaw. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parce que je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-riskshaw pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais, 15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est chaotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa sœur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul riskshaw à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au rickshaw avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaie mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-riskshaw, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dis. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne doive pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petits-fils.

Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010. MARIE "Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
Amalgame English translation pending
by Vietalier · 2016-10-09 · 41 replies
Bonjour aux Forumistes de tout horizon, Revenu en France depuis six mois, le ras-le-bol et, surtout, la nostalgie m'ont poussé vers un peu d'exotisme en relisant certaines rubriques de notre Forum préféré, en terminant par les réponses qui furent faites à certains de mes posts. C'est ainsi que je retrouve ce que Williama disait le 8 septembre 2010 à 10h47 :

<< ... Concernant le manque de respect général des gens à l'étranger, je ne suis pas certain que, pendant les périodes colonialistes, les Français, Belges ou Anglais se conduisaient spécialement bien dans les pays colonisés... >> Et ce fragment appelle une petite mise au point personnelle :

1 — Il ne faut pas confondre colonie et colonialisme. 2 — Mettre dans un même sac " les Français, Belges ou Anglais ", donc sans aucune nuance, tous les ressortissants de ces nations (?), quel amalgame !

S'il y eut certains excès coloniaux - Afrique du Sud, Namibie, Japon (en Mandchourie et Chine), Amérique du Sud (conquêtes espagnoles) - je répondrais, quant à la période coloniale en ex-Indochine française, que, bien sûr, il y eut des comportement et se produisirent des actes condamnables, mais qui, pour autant, ne sont pas le reflet systématique de la politique qu'y menèrent les Français. Dans ce sens, un bref retour sur cette période de notre histoire peut éclairer certains esprits quelque peu confus :

— Lors de la signature des accords de protectorat de la France sur le Royaume Khmer (le Cambodge), le premier ministre du roi Norodom 1er remercia la France qui apportait la sécurité des biens et des personnes et supprimait les châtiments corporels (sic)... — Au début du siècle dernier, Lyautey (alors chef d'état major de Gallieni à Ha Noi) écrivait à sa sœur, .. la matinée commence par la bastonnade des justiciables - trente à cinquante coups de bâton, voire plus - ; c'est l'apéritif du mandarin !...

Détestant toute polémique, je m'arrêterai là ; on peut, en effet longuement étaler l'œuvre que les Français des colonies ont bâtie outre-mer - Indochine, Maghreb, Afrique Noire - mais, bien que restant dans le sujet, cela nécessiterait de longs développements et des controverses passionnées, qui seraient mieux à leur place dans d'autres lieux. Cela dit, ayant pris le parti d'aller vivre six à huit mois chaque année au Viet Nam, si certaines et certains forumistes veulent correspondre avec moi, ce sera avec grand plaisir que j'échangerai avec elles et eux, sachant que mon prochain départ est fixé au 2 novembre qui arrive à grands pas (billet d'avion déjà acheté pour HCM City/Sai Gon). Amitiés bien cordiales pour tous qui aimez les voyages et... le savoir-vivre dont il ne faut jamais se départir, où que l'on soit (pas toujours aisé, mais souhaitable !). Bien à vous, — Vietalier
Maré en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by DKliptus · 2016-09-16 · 5 replies
Salut !

Je prépare mes vacances en NC et suis très curieux de découvrir Maré que l'on dit sauvage ! Est-ce bel et bien vrai ? Parlez-moi en, je vous sais de bons conseils.

Ma principale préoccupation à trait aux logements.

Pour se déplacer, on réserve un véhicule avant j'imagine comme sur les autres îles !

Merci
Partir seule en Jamaïque English translation pending
by LastDear · 2016-09-11 · 4 replies
Bonjour à tous!

Je suis une fille de 28 ans, toute nouvelle dans les voyages en solo : je suis juste partie 10 jours pour un tour d'Allemagne en Août et j'ai beaucoup apprécié.

J'ai 2 semaines de vacances en octobre et je n'y tiens plus : il faut que je parte en Jamaïque! Et je projette d'y partir...seule.

Seulement, je m'inquiète un peu, car j'entends divers sons de cloche sur la sécurité, les endroits à éviter, le racisme anti-blanc (que je comprends ma foi fort bien)...Parfois ça frise la paranoïa et ça m'embêterait de devoir carrément éviter un pays qui me fait tellement envie, juste pour quelques lectures un peu abusives sur le climat social du pays.

Niveau préférences de mode de vie je me situe dans un entre-deux : Les hôtels 4 étoiles avec formules all inclusive très peu pour moi, mais je n'aime pas non quand c'est trop à l'arrache, c'est pas mes délires ; en gros j'aime bien avoir un certain confort et une certaine visibilité, mais j'aimerais rester simple et barouder un peu ; mais je n'ai pas le permis. Pensez-vous qu'encore ici, c'est moyennable?

Quelles seraient les choses selon vous, auxquelles je devrais absolument penser avant de partir en Jamaïque? Les endroits les plus sympas (pas trop de touristes, la vraie Jamaïque quoi...)...

Bref, vos témoignages pourront peut-être m'aider à me lancer et à prendre ce fameux billet qui me permettrait de m'envoler sans trop de craintes!

Merci de m'avoir lue :)

Last Dear
Açores: combien de jours dans chacune des îles que nous souhaitons découvrir? English translation pending
by Olyana · 2016-08-30 · 19 replies
Bonjour,

nous serons aux Açores la seconde quinzaine d'octobre.

Nous nous demandons actuellement combien de jours passer sur les 3 îles que nous avons sélectionnées: Sao Miguel, Faîal, et Sao Jorge.

Nous avons envie de de beaux paysages, de randos faciles, de jolis villages, de baignades dans des eaux chaudes (grâce au volcanisme), de rencontres, et de petits restos sympas pour découvrir les spécialités locales!

Est-ce 5 jours à Sao Miguel (nous y arrivons et en repartons), 4 à Sao Jorge, et 3 à Faïal, vous paraissent un bon choix, étant donné nos souhaits?

Par avance, merci beaucoup à ceux qui voudront bien nous faire part de leur point de vue.
Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande English translation pending
by Jojoone1 · 2016-08-27 · 100 replies
Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage. Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.

Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.

Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.

Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.

Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.

Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Premières impressions japonaises et Kyoto / château Himeji English translation pending
by Larsay · 2016-07-03 · 8 replies
Juste de retour de 10 jours au Japon. Quel pays ! Je ne songe plus qu'à y retourner. En arrivant, on est tout de suite époustouflé par trois choses ;

- La propreté immaculée. Pour vous en donner une idée, je suis passé souvent devant des chantiers, avec grues, camions-bétonneurs etc. Tout ce matériel est briqué comme un sou neuf : pas un tache de graisse, d'huile ou de ciment, on dirait du matériel flambant neuf. Rien par terre ; les Japs se baladent avec un sac en plastique où ils mettent leurs détritus jusqu'à ce qu'ils trouvent une poubelle, pas nombreuses du tout d'ailleurs, il faut vraiment les chercher et souvent, on en trouve pas du tout

- L'élégance des locaux. On s'habille bien au Japon, ça change du jeans ou short (ce dernier si possible de couleur caca d'oie ou autre), et T-shirt aux couleurs à dég... (plus ça jure avec le short, mieux xc'est) + les sneakers et souvent, pour couronner le tout, la casquette de baseball mise à l'envers, une singerie américaine. Chose merveilleuse, le week-end et jours de fete, nombreux sont les couples et filles seules qui louent de superbes kimonos, tous différents, pour se balader ; une féérie ! Et elles sont mignonnes, les Japs, avce des yeux qui pétillent ; j'en aurais bien ramener une ou deux !!!! En plus, comme les hommes sortent entre eux et laissent leurs femmes à la maison (les bars à filles sont meme fréquentés le soir aprés le bureau par les "complets-vestons" et les femmes le savent), elles adorent les Ocidentaux.

- Une politesse et une gentillesse extreme. Combien de fois, perdu dans d'immenses gares, j'ai demandé mon chemin et la personne faisait 2-300 m de détour pour me montrer où aller ; ça gène au début mais on comprend vite qu'ils sont très heureux de vous aider. Meme les flics vous disent bonjour quand vous traversez la rue.

Après, on découvre le reste : la gastronomie, exceptionnelle ; la beauté fantastique des jardins, parcs, temples et pagodes. On découvre aussi une discipline civile de fer ; les 2 premiers jours, j'ai eu droit à de nombreux "No walk, no walk !" quand je marchais où il ne fallait pas, "No enter no enter !" (entrée interdite) et le sempiternel "no smoke no smoke " (il y a le long des avenues des cages en verre "Smoking", les trottoirs étant "tamponnés" "No smoking" (j'ai meme vu une pancarte marrante "No smoking while walking"). Et puis, les prix.... 80$ + pour une chambre single dans un 2 étoiles, 6-8$ un verre de bìere à la pression, les taxis qui démarrent à 6$, etc. Un ami qui vit au Japon depuis 30 ans m'a dit il y a longtemps "avec ce que tu manges, tu dépenserais une fortune au Japon" ; il ne s'était pas trompé ! On peut trouver des auberges de jeunesse à pas cher, avec dortoir (attention aux prix de leurs chambres individuelles, ça peut couter 80$ et plus !), mais réserver très longtemps à l'avance.

Je n'ai pas vu grand chose de Tokyo vu que j'y étais dans des circonstances étranges, mais le peu que j'ai vu ne m'a pas impressionné, surtout après avoir passé 6 jours à Kyoto ; les"jardins impériaux" sont OK sans plus, les autres quartiers du béton ; le seul endroit que j'ai vraiment apprécíé est le parc Uneo, où j'ai vu de beaux musées et un batiment construit pour les jeux olympiques de 1964 et qui est maintenant un hall de compétitions d'arts martiaux ; ma chance, c'était les championnats universitaires de tir à l'arc ; il faut voir la concentration, c'est incroyable ; ça m'a rappelé mes 35 ans de judo.

Ensuite, un reve : Kyoto ! Grande capitale intellectuelle, c'est bourré de parcs, jardins zen, pagodes et temples gigantesques et d'une beauté stupéfiante. En plus, contrairement aux autres grandes villes du Japon, ça n'a pas été bombardé par les Américains en 44-45 (bien que, toujours aussi fufutes, la 2e bombe atomique après Hiroshima devait etre lancée sur Kyoto, ce sont des intellectuels américains et français qui l'ont sauvé en apprennant aux ignares du Pentagone qu'il n'y avait aucune industrie à Kyoto, donc ça été Nagasaki) ; il reste donc à Kyoto un tas de petites rues avec des maisons traditionnelles en bois comme on en voit dans les films de samourais.

Pour se loger à pas cher, le HANA Hostel, en face du grand temple Higashi Hongan-ji ; accueil impec, dortoirs à 25$ + chbres individuelles à 30, et bicyclettes, de loin le meilleur moyen de visiter Kyoto (c'est tout plat !) ; pour ceux qui veulent du confort à pas cher, le VIA INN, un hotel de businessmen à pas cher pour le Japon (120$ mais comme je restais 5 nts, ils sont descendus à 80).

On ne lasse pas des splendeurs de Kyoto : le grand temple Higashi Hongan-ji, le chateau Nijo Jo, jardions sont splendides), limmense complexe du monastère Daitoku-ji ; le temple Kiyouìzu-dera, le temple Kennin-ji avce une superbe peinture de la Foudre et du Vent et un plafond aux deux dragons époustouflants, le musée national, les jardins impériaux (mais moins beaux que ceux de certains grands temples), le temple Toji, et le temple Ryon-ji et son célèbre jardin zen avec 2 rochers (mais il y a des jardins zen plus beaux dans certains autres templs cités + haut).

Pour le shopping les immenses arcades Teramachi et Shin-Kyogoku presqu'au bord de la rivìere Koma (métro Karawamachi), des centaines de boutiques de tout.

Pour se régaler, la bonne adresse, c'est la ruelle Pontocho et ses allées transversales (métro Karawamachi) ; une multitude de restos dans des maisons traditionnelles en bois, qui vont du bon marché au hors de prix ; je commande le SHARI à 50 m à gauche de l'entre de la ruelle , en étage ; acceuil impec, belle traditionnelle décoration, et on se régale pour relativement pas cher (sushi 7 piéces 15$, 10 pièces 20, et d'excellents sake à 7). Cureisement, les bars à sushi ne pullulent pas et les "roulants" (les sushi vs défilent devant les yeux), il est vrai on marché, servent du à peine dégelé, sans gingembre... et sans sake, des usines !

Voilà ! Autre poste demain sur le fabuleux chateau d'Himeji
Pourboires sur MSC English translation pending
by Moresque66 · 2016-04-27 · 25 replies
je vient de faire une croisiere avec msc et je suis très déçu j'ai du payer 9euro de pourboire par jour je trouve sa inamissible si vous devais faire une croisiere avec msc refuser de payer les pourboires pas mal de personnes ont refuser et n'on pas payer on ne peu pas nous obliger a payer des pourboires moi je me suis fait avoir aussi plus jamais avec msc
Marrakech, c’est le souk! English translation pending
by Stef2Mars · 2016-04-17 · 84 replies
Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant, qu’il s’agissait de ma toute première expérience en terre africaine.

Préparation

Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».

Vols

Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)

Logement

Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.

Voici le lien vers l’annonce :
https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765

Transports

Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.

Monnaie et change

J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).

Cuisine

Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :

CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com

LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz

Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.

La ville

Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.

Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.

Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…

Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.

Contact avec les Marrakchis

On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.

Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…

Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.

Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.

Déroulement du séjour

Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...

Quelques exemples de tarifs

Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.

Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !

Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.

Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.

Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.

Conclusion et conseils

La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.

Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.

Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.

Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.

Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».

Stef

PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Préparation de notre voyage en Afrique du Sud English translation pending
by Sidosido · 2016-02-20 · 29 replies
Bonjour, Cet été, nous partons en famille en Afrique du Sud. Nous atterrissons à Johannesburg le 14 juillet et repartons le 8 août. Notre itinéraire sera classique, néanmoins, vos conseils seront les bienvenus. Nous avons déjà réservé 5 nuits au Kruger car les logements pour 4 n'étaient pas si nombreux: nous devons donc être au Kruger pour le 17 juillet. 1) Pour les 3 nuits qui précèdent, nous souhaitions passer du temps vers le Blyde River. Nous aimons la rando et avions dans l'idée de faire une rando à cheval également. Pour ces 3 nuits, vers le Blyde, des conseils de logement ? D'ailleurs, en arrivant le matin à Johannesburg où nous récupérerons notre voiture de location à l'aéroport, la route pour arriver au Blyde est-elle trop "longue" et donc par conséquent, vaut-il mieux faire une étape avant ? Au Blyde, les commentaires récents sur Trip... sont négatif quant au Forever Blyde Resort (manque d'entretien, mauvaises odeurs...), auriez-vous des suggestions ? 2) Nous passons donc 5 nuits au Kruger et ressortons par le sud: nous passerons par le Swaziland; 2 ou 3 nuits selon vous au Swaziland ? 3) Combien de jours vers Ste Lucia - Kosy Bay: plusieurs parcs nous intéressent là bas. 4) De Durban, vaut-il mieux prendre l'avion jusqu'au Cap ou bien la route se fait bien et offre des endroits intéressants ? 5) Au Cap, presque 1 semaine pour faire la région, OK ? 6) Certains ont-ils testé le train Cape Town - Johannesburg ?

J'imagine que dans notre cas, la Wild Card vaut le coup ?

Merci d'avance 🙂
Est-il dangereux de partir à Madagascar durant le mois d'août 2016? English translation pending
by Nonorigole · 2016-02-13 · 88 replies
Hello amis voyageurs J'aimerais savoir si il est dangereux de partir durant un mois au mois d août avec mon ami Si non est ce qu il est possible de louer un véhicule pour visiter le pays sens guide? Faire des randonnées sens guide? D aller dormir chez l habitants?

Merci d avance de votre reponse
Nouveau périple au sud du Maroc English translation pending
by Mariespagne · 2015-12-09 · 12 replies
NOUVEAU PERIPLE AU MAROC du 17 novembre au 4 décembre 2015

Mardi 17 novembre Je m'envole vers Marrakech, prenant possession de ma chambre à 20H car avant de m’y rendre, valise en main, je ne résiste pas à l’envie d’aller boire un thé à la menthe, ravie de me retrouver dans la foule de cette ville. Je descends à l'hôtel Faouzi dans la médina que je connais. 9 € la nuit *chambre 19 au 2éme étage qui donne sur la ruelle bruyante! J’adore.... J’achète une carte Sim avec 4G, 3€ d'appels locaux et 20 min d'appels internationaux pour 12 €... Je range mes affaires avant d'aller prendre l'apéro et manger du mouton sur la place (comme souvent à mon arrivée), suivi d'un thé au gingembre, clou de girofle, cardamome, bardane, muscade, et encore autre chose que j'ai oublié. J’adore aussi... Je m'endors vers 4 h du matin. Mercredi 18 novembre Evidemment, éveil tardif. Ce n'est que vers 11H que j'irai prendre deux cafés à la terrasse de mon café habituel, en pleine circulation… Je passerai un bon moment de la journée à me balader dans des rues moins animées que la veille. Je mange une salade niçoise et bois un jus mixte (orange, citron et pamplemousse) sur la place Djema El Fna! Après-midi, j’erre dans la vieille médina. Je m'amuse à me perdre dans les petites ruelles pour voir où elles vont m'emmener. Pendant ce trajet, je fais des rencontres agréables, et ai été même été invitée deux fois à prendre le thé tout en discutant… Je suis aussi tombée en amour devant un collier de pierres colorées que j'ai bien négocié… Au final, je me retrouve à Bâb Doukkala d'où je rentre par la grand-rue..... Pas folichon !!! A 18H, je vais faire un massage chez Didi dans la rue des Princes (comme dab). Très relaxant ! Je me douche avant d’aller à Guéliz en bus prendre l’apéro à l'Atlas. Mon repas du soir sera un quart de tête de mouton (délicieux) à une échoppe sur la place. Journée bien agréable ! Jeudi 19 novembre Matin, deux cafés. Midi, salade sur la place. Entretemps, balade dans les ruelles de la ville rouge! Je prends le bus 11 (côté Koutoubia) pour me rendre aux jardins de la Ménara. Un quart d'heure après, j'apprécie me promener sous le soleil face au pavillon du Sultan dans la grande allée qui mène à la ménara. En me retournant, je vois la Koutoubia (grande Mosquée). Je fais le tour du bassin d'eau rempli de grosses carpes voraces. Les marocains s'amusent à leurs lancer du pain. Il y a un soleil de plomb mais la promenade dans les jardins est plus agréable car ombragée. Un thé à la menthe au cœur de la Ménara....le bonheur à l'état pur !!! En rentrant à l'hôtel, voulant ouvrir ma nouvelle valise avec un cadenas code incorporé...elle était bloquée ! Après acharnement pendant dix minutes sur l'engin, je me décide à l'emmener dans les souks (je voyais déjà le topo…. pour ceux qui connaissent les souks de Marrakech...). Heureusement, après quelques manipulations, l’hôtelier a réussi à faire sauter le cadenas. J’ai été acheter un cadenas à clé sur le champ à la boutique du coin. Après le hammam et le massage, je vais manger un couscous royal à la deuxième terrasse d'un resto, avec vue plongeante sur la turbulente place Djema El Fna, éclairée, enfumée et animée. Ce sera déjà ma dernière soirée à Marrakech....vivement la prochaine fois. Vendredi 20 novembre Le réveil retentit à 7H, je suis encore très fatiguée mais le bus CTM est réservé pour Agadir. Ce qui me semble bizarre, c’est que tout paraît encore si calme dans la rue. Etonnant. Je vérifie l'heure marocaine sur Google (merci internet). En réalité, le Maroc a une heure de différence mais au lieu de reculer l'heure, je l'ai avancée.... d'où erreur de deux heures....il n'est que 5H du matin. Depuis mon arrivée, je vis en décalage de deux heures avec le reste du Maroc. Je comprends mieux ma longue attente hier au salon de massage malgré mon rendez-vous. A 11 h, j'embarque dans le car en direction d'Agadir, draguée par mon jeune voisin sans succès! Heureusement, il continue vers Tafraoute... je prends un taxi avec compteur et paye 20 dhrs jusqu'à l'hôtel Tulipp Inn (promo: 85 € pour trois nuits - 4 étoiles, pt.déj compris). Je vais chez télécom car j'avais soi-disant épuisé mes 20 min de tél international, or je n'ai tél que 5 min maximum. Ils ne comprennent pas, moi non plus, je ne suis pas contente..... Je vais noyer mon mécontentement devant une bonne bière.....ouf, ça me détend....(lol). Je mange un panini fromage puis dodo. Ha non, pas de suite, en rentrant à l'hôtel, un musicien joue de l'orgue. Obligée d'y passer un moment avec une petite dernière! J'abuse non? Tant pis… Samedi 21 novembre Je me réveille tard et galope pour avoir mon pet.déj. Je vais à la plage aujourd'hui. i Il fait chaud mais l'eau est froide donc pas de bain. Mais bonne détente sur mon transat. Dimanche 22 novembre Je retourne à la plage mais aujourd'hui, l'eau est bonne. J'en profite bien !!! Sauf que je me suis cognée un orteil sur le pied du transat et que ça fait mal.... Lundi 23 novembre Je me réveille en ayant une grande pensée pour ma maman décédée il y a juste un an ce jour. Départ à 10H avec CTM pour Guelmin. Depuis Aglou en passant par Sidi Ifni, c'est un régal pour les yeux en longeant la côte sauvage. Après Sidi Ifni, on s'enfonce à l'intérieur des terres où le paysage est différent, tout aussi beau. Entre les montagnes de l'Anti-Atlas, le car sillonne laissant découvrir des deux côtés de la route les figuiers de barbarie à en perdre de vue. Après ce voyage de 5H30, j'arrive dans la ville de Guelmim où des centaines de drapeaux marocains flottent. Non pas pour moi (lol) mais pour l'arrivée du roi qui devait avoir lieu la semaine dernière mais reportée à la semaine prochaine en raison de problèmes de santé. A l’arrivée, Brahim, patron de la maison Nomade, m'attends pour m'emmener 14 km plus loin dans sa maison d’hôtes à l'oasis de Tighmert. J'y rencontre Joël et Marie-Jo avec qui j'avais communiqué sur VoyageForum ainsi qu'un autre couple de français Alain et Annette ainsi qu'une jeune dame hollandaise. Tous sont amateurs du Maroc et nous prenons plaisir à parler du pays autour d'un verre de thé et plus tard devant une bonne tagine au poulet. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a un an, à cette heure, je donnais mon dernier baiser à ma maman avant qu’elle ne s’envole. Hommage à toi p’tite mère qui adorait tant lire mes récits. Mardi 24 novembre Au programme du jour, visite de l'oasis à pied en compagnie d'Abdou, guide. Seule, je ne pourrais rien trouver tellement il y a des ruelles dans tous les sens. L'endroit est très agréable. Je visite le musée Touareg qui est très intéressant. C'est Salam et son cousin qui ont eu la bonne idée depuis plusieurs années de partir à la recherche d'objets appartenant aux Nomades et faisant comprendre ainsi comment vivaient leurs ancêtres. Ils ont réussi à réunir pas mal de choses. J'ai beaucoup apprécié. La visite se terminera avec un thé à la menthe. Nous avons voulu aller visiter le jardin botanique d'Alexandro mais il était fermé. Le guide m'emmène boire un thé chez sa maman. Elle est veuve depuis deux mois et la coutume veut qu’elle reste quatre mois et vingt jours dans sa maison ou son jardin ; par contre, elle peut recevoir des visites (encore bien) et la télévision est permise…. Je rentre très fatiguée...je suis un peu enrhumée, c’est sûrement la cause. Après une sieste, nous repartons le guide et moi au jardin d’Alexandro toujours fermé. Je n’y retournerai pas par la suite car quand on a vu les jardins de Majorelle, ce n’est déjà pas mal. Il y a cinq coopératives dans la palmeraie; je m’arrête un moment dans une qui fait du miel d’Euphorbe, qui est du miel de cactus appelé aussi miel Darmous ou miel du désert. Il a un effet puissant sur les maux de gorge (j’en ai acheté l’année dernière et j’ai pu le tester). Le seul problème, c’est son prix… Et encore faut-il trouver le vrai… Ici à l’oasis, oui… J'ai décidé de faire journée repos demain. Maintenant, j'attends le repas du soir avant d'aller passer une bonne nuit de sommeil...enfin, j'espère.... J’ai demandé à changer de chambre car je n’avais pas de salle de bain. Par contre, dans celle-ci, il fait cru… Je me réveille la nuit de froid et pense partir le lendemain. Il fait bon la journée mais le soir tombant, il fait froid. Mercredi 25 novembre Au petit-déjeuner, Brahim devine mes pensées et me propose de changer de nouveau de chambre et aller dans une plus petite, moins crue. Il ira même acheter un petit chauffage électrique à Marjane. J’apprécie ce geste. Du coup, je reste….Repos complet à la palmeraie. Jeudi 26 novembre Aujourd'hui, excursion en 4/4 dans le désert du Sahara avec Abdou et le chauffeur. Premier arrêt à la source de l'oasis. Deuxième arrêt à la source chaude qui fait au-moins 40 degrés et contient du souffre. Je n’hésite pas à aller m'y relaxer un moment. Très agréable cette eau chaude. J’y serais bien restée la journée! Une autre fois peut-être! En route, on roule au milieu des acacias, on aurait dit la savane...sans les animaux! On y voit beaucoup d'empruntes de sangliers, de gazelles et autres animaux qui ne sortent que la nuit. J'ai quand même vu une chouette en plein jour...Etonnant! Nous poursuivrons vers les peintures rupestres qui étaient un peu le but de ma visite dans ce coin. Elles datent de milliers d'années d’après Abdou. Il n'en reste pas grand chose. On ressent une énergie à cet endroit. On imagine ces gens qui ont fait ces dessins, l’époque, etc.… Au pied d’un des rochers, le guide et le chauffeur repèrent les empruntes d'un grand serpent. Vers 13h30, on arrive au campement de Brahim de la maison nomade. En passant, il organise les réveillons du nouvel-an là-bas, avis aux amateurs. Moi, je ne saurais pas y aller car je pars en Inde le 4 janvier, sinon j’aurais tenté l’expérience avec un gros sac de couchage. Enfin soit, sous une des tentes, une tagine poulet faite par les touaregs est prête. Nous mangeons à six dans le même plat avec les mains. Après le thé, je m'assoupis un instant. Nous repartons en passant par les dunes magnifiques, j'y grimpe mais dur de marcher dans le sable... pour redescendre, je m'enfonce jusqu'aux genoux. La journée est très bien organisée. Nous devons encore aller voir les cascades de Fash, très jolies. Puis direction oasis de Tighmert où j'ai le plaisir de souper avec Joël et Marie-Jo, le couple de français bien sympa.

Vendredi 27 novembre Repos à l'oasis, bien au calme.... L'après-midi, Salima la femme de Brahim nous prépare, à ma demande, un hammam pour Marie-Jo et moi. C’est un petit hammam privé qui se trouve dans leur propre maison à quelques pas de la maison nomade. Pur moment de détente et on en ressort toute propre.... C’est Salima qui nous a frottées au savon noir avec un gant spécial. Je sors la première du hammam mais me perd dans la maison de Salima tellement il fait noir. Je me retrouve dans le salon où la maman de Brahim me fait des signes de gentillesse et me dit oui, oui alors que je demande la sortie. Vu mes gestes, elle comprend à la longue que je veux sortir. Samedi 28 novembre C'est le jour du souk aux dromadaires à Guelmin. Brahim m'y emmène et m’y laisse. J'y traîne deux bonnes heures avant d’aller visiter la ville. Retour à 15H avec les taxis collectifs. Détente sur la terrasse de la maison nomade. Dimanche 29 novembre C'est le jour du départ avec CTM en direction d'Aglou, la plage sauvage. J’y séjournerais trois nuits à l'hôtel de la plage....chambre vue sur l'océan, salle de bain, petit-déjeuner pour 25€. J'y retrouve Yolanda, la hollandaise qui était à l'oasis...par hasard! Car elle devait être ailleurs. Lundi 30 novembre Balade les pieds dans l’eau le long de la plage rocailleuse. Je rencontre Omar, un pêcheur, qui m'invite à visiter sa maison et m'offre le thé. Je lui demande de me montrer les grottes puisque c’était là, en fait, que je voulais me rendre. Il a justement les clés d’une grotte donc je peux admirer l’une d’entre elles. Il y en a plus de 900 d'Aglou à Agadir. Je le remercie et continue seule le long de quelques autres grottes en me reposant de temps à autre pour admirer l'océan qui se déchaîne ici au point qu’il est impossible de s’y baigner. Le bruit des vagues contre les rochers, le fait d’être seule à cet endroit, permet de me ressourcer et me recentrer suite à une mauvaise nouvelle apprise le soir précédent. Je rentre à l’hôtel apaisée. Ce fut une belle journée mer. Mardi 1er décembre Aujourd'hui, plage sauvage. Marche les pieds dans l’eau. Côté opposé des grottes. Détente. Mercredi 2 décembre Je pars ce matin vers Agadir en bus Ctm. Je descends à l'hôtel New Farah (20€/nuit). Je me balade un peu dans la ville. J'aperçois une classe d'une vingtaine d'élèves de 9 - 10 ans, se balader en ville, en rang deux par deux, se tenant la main et encadrer par 4 instits ou surveillants: un devant, un derrière et un de chaque côté du rang. Très bien assuré ! Le long de ma balade, je vois les gardiens le long des rues qui placent les voitures et les surveillent. Chaque gardien a son périmètre. Le prix du stationnement est dérisoire. Ce sont toujours des petits métiers qu'on a plus chez nous. Et il y en a des tas d'autres comme les cireurs de chaussures, les vendeurs de fruits à la charrette, ceux qui passent avec des paniers et vendent des cigarettes au détail ou des cacahuètes grillées, etc, etc…. Jeudi 3 décembre Je profite de cette dernière journée pour aller au marché central acheter encore quelques épices....et me laisse tenter par une bague berbère, en vieil argent! Vendredi 4 décembre Lever à 5 h pour le retour au pays. Très beau circuit!!! Marie.
Vol Santiago / île de Pâques English translation pending
by Mabo · 2015-12-02 · 37 replies
Bonjour , Je pars le 2 janvier avec mon compagnon au chili et voudrions aller sur l'ile de PAques . Pouvez vous m'aider a trouver un tarif raisonnable pour ce vol santiago /ile de PAques entre le 4 et le 13 Janvier2016. Je n'ai trouvé qu'un vol a 13OO par personne ... 😕 merci
Voyager seule en Asie du Sud-Est, inconscience? English translation pending
by Nhelia · 2015-11-10 · 74 replies
Bonjour à tous!

Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!

Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...

En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....

On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...

Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....

J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!

Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.

Vanessa
Pourboires dans les restaurants de Rome English translation pending
by Jyno50 · 2015-11-08 · 41 replies
Bonjour,

Question importante mais je ne me souviens pas de ce qui en est précisément..

Le pourboire de 15% est-il inclus dans les restaurants de Rome?

Merci pour votre réponse laquelle serait grandement appréciée

Bonne journée,

Jyno50
Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain English translation pending
by Mach85 · 2015-10-05 · 80 replies
Présentation

Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.

Les Préparations

L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…

Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.

Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.

Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.

Le Trajet

Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.

- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison

Le départ

Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.



Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.



Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.



Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.





L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.



A suivre ...
Une virée en Inde English translation pending
by LD17 · 2015-09-11 · 8 replies
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage. Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième. Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…

Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.

Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.

Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.

Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.

Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.

Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.

Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.

Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.

Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.

Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.

Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…

Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.

Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...

Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.

Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.

Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.

Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.

Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.

Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.

Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.

On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.

Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr

Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.

Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.

L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.

Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.

On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.

Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.

Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.

M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...

Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.

Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.

Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.

Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.

Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.

Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.

Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…

Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.

Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.

Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.

Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.

Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.

Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.

Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.

On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.

Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.

L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :

Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.

Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.

Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.

Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.

On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.

Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.

Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.

Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !

La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?

Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?

J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
L'est du continent américain est-il surcoté, surfait? English translation pending
by Romainnico · 2015-08-24 · 98 replies
Bonjour chère communauté,

Ce post est un sujet de réflexion et de débat. Avec ma famille nous revenons d'un voyage d'un mois en Ontario, Boston et au Québec. Si vous souhaitez savoir l'itinéraire complet :
http://voyageforum.com/discussion/doutes-itineraire-nord-est-etats-unis-quebec-ontario-d6852144/

Avant de partir, tout notre entourage et ce forum nous avaient dit qu'ont allaient être ravis de cette 1 ère découverte du continent américain. En effet l'accueil québécois, la nourriture, la nature devaient nous emballer. C'est donc avec une certaine envie que nous avons fait ce voyage. Je précise aussi que nous avons déjà beaucoup voyagé en faisant énormément de villes d'Europe de l'est.

Au final si nous devons tirer un bilan de ce voyage, c'était bien car nous sommes partis en famille mais nous avons été très peu surpris, enthousiasmés par ce que nous avons vu. En effet durant 1 mois, nous avons eu 2-3 coups de cœurs ce qui est très peu.

Commençons par les points négatifs :

- A l'exception du parlement d'Ottawa qui est pas mal, aucun autre édifice historique nous as ébouriffés. Par contre sur ce point là, on s'y attendais. Nous avions déjà visité Saint Petersbourg et Moscou où la claque était totale, pour ainsi dire. La ville de Québec est joli mais pas sensationnel. Pareil pour Boston. Toronto, par contre est assez jolie et animé (je reviendrai plus tard sur cette partie show et animation) Par contre pour Montréal, j'ai vraiment été déçu tant les médias, notre entourage annonçait cela comme une belle ville. Au final la ville a mal vieilli. Seul le vieux Montréal est plutôt bien et encore aucun monument sensationnel. Le quartier du plateau-mont royal n'a rien de terrible. Le parc d'attraction La Ronde est vieux et ne possède aucun charme. Bilan au niveau des villes, dans l'ensemble jolie mais pas sensationnel.

- La nourriture et là c'est vraiment le point noir des vacances. Nous savions que la destination n'était vraiment pas réputé pour cela mais nous comptions au moins pouvoir manger de la bonne viande en quantité. Les restaurants sont très chers, quasiment tout est industriels. Par exemple pas moyen de trouver une côte de bœuf ou une entrecôte à moins de 35€ ! La Cabane à sucre de chez Danny vanté par le Routard et le guide Vert à Trois-Rivière alors oui ce n'est pas très cher mais tous est industriel. Au final sur une trentaine de restaurants, nous avons bien mangé dans 3 restaurants... D'ailleurs La maison cadorette à saint jean des piles est vraiment à conseiller.

Voilà pour les "points négatifs".

Ensuite concernant l'accueil des québécois, oui ils sont gentils mais nous avons trouvé qu'ils fonctionnaient beaucoup par intérêt. Les serveurs avec leurs pourboires par exemple.

Concernant l'animation et le show, c'était un bon point car à Toronto nous avons pu voir un match de baseball des Blue Jays et effectivement l'ambiance était au rendez vous dans un stade magnifique. Le Carnaval caribéen à Toronto était très animé aussi. Le spectacle Marvel à Montréal au centre Bell était aussi correct.

Concernant la nature, c'est là que nous avons eu nos 2 coups de cœurs. Tout d'abord avec les chutes du Niagara, qui sont vraiment magnifique. C'est sûr que la partie canadienne ressemble à Disneyland mais si on passe outre ça, il n'y a vraiment rien à redire. Ensuite voir les baleines à Tadoussac c'était majestueux aussi. Après concernant la nature notamment la région du fjord du Saguenay oui c'est joli mais là encore il y a d'aussi beaux paysages en Autriche par exemple.

Tout au long de mon texte c'est vraiment le rapport qualité-prix que je mets en avant car cela vaut-il le coup de traverser l'atlantique et de dépenser autant ?

En regardant sur le forum, j'ai vu très peu de gens déçus des Etats-Unis et du Canada. Du coup je me demande si toutes ces personnes avant de voyager en Amérique ont visité notre continent ? Bien sûr je me rends compte que je n'ai fait qu'une toute petite partie du Canada et des Etats-Unis et que mon avis est très subjectif.

Est ce que ce continent est surfait ?

Merci de m'avoir lu et je précise que mon post est vraiment pour comprendre et pour lire les avis d'autres personnes.

Malgré tout, nous avons quand même passé de bonnes vacances 🙂.
Lower Antelope: grosse déception! English translation pending
by Coucouline · 2015-07-07 · 60 replies
J'attendais beaucoup de ce site après avoir vu tant de belles photos. Vendredi 3 juillet, lever pour nous trois (mon conjoint, mon fils et moi-même) pour une visite matinale de ce site. (Pour info : accès au site en sus du coût de la visite : 8 dollars par personne présente dans le véhicule). Visite prévue pour 8H40, RDV à 8H10. C'est une des découvertes que j'attendais et que j'étais contente d'avoir programmée dans le circuit tant les photos postées que ce soit sur le lower ou le upper Antelope donnaient l'image d'un site magnifique.... Et là.... nous formons notre groupe. Le premier groupe lui aussi est constitué. Le suivant aussi et les suivants aussi.... chaque groupe avec son guide. L'envoi du premier groupe est lancé, normal. Mais, à ma grande surprise, le notre lui aussi est lancé en même temps que le premier et ainsi de suite pour les suivants. Donc, je vous laisse deviner l'enchaînement des groupes et la surpopulation du site !! Aucun temps d'attente dans le départ des groupes, on se suit tous! Je pensais qu'après le départ du premier groupe, chaque groupe suivant serait lancé avec 10 mn de décalage par ex. pour permettre ainsi la fluidité des visites et ne pas avoir l'impression de déverser une "bétaillère" dans le site. Mais là, on pénètre tous ensemble et c'est même au pas de course que la visite est faite (3/4 heure voire même pas et on est déjà dehors). C'est seulement sur le dernier tier de la visite, qu'enfin le groupe de devant a disparu, les suivants aussi et qu'on a pu enfin un peu ralentir sur le rythme et se retrouver que notre groupe (d'une quinzaine je crois environ) et se rendre compte qu'effectivement le site est beau et qu'on a eu envie de sortir nos appareils photos... Alors oui, quand je regarde les photos prises, j'ai de belles photos à montrer, mais moi (et pas seulement moi), je n'ai pris aucun plaisir à cette visite et n'ai même pas su que j'étais certainement dans un endroit beau... Muriel
Voyage au Vietnam en novembre, est-ce vrai ce qu'on lit sur le net? English translation pending
by Christopherz · 2015-07-06 · 96 replies
Bonjour à toutes/tes,

Voyageur habitué à La Thaïlande, j'ai décidé de partir au Vietnam en novembre, quelques jours à Ho Chi Minh Ville et quais jours à Hanoï, puis retour.

Comme pour chaque voyage, je m'intéresse aux divers avis, témoignages qu'il y a sur internet, avec le recul nécessaire.

J ai sondé les sites en Français et Anglais, et ce que j'ai trouvé m'a laissé un peu perplexe... A en croire la plupart des posts que j'ai vu, il y aurait bcp de vol à la tire, arnaques en tout genre, taxi, et des rues à Hanoï où il ne fait pas bon se retrouver, des salons de massage qui ne laissent pas sortir les clients s'ils n'ont pas donné de "tip" assez haut aux yeux du personnel. Bref, j'aimerais éviter de gâcher mes vacances...

Je ne connais pas la véracité des dires évidemment, mais une personne de 60 ans se serait fait rouer de coups en plein parc pour un Ipad, heureusement secourue par d'autres Vietnamiens.

Il y aurait aussi la police, très corrompue.

Alors oui, la Thaïlande aussi à ses arnaques, et la police est loin d'être toute blanche, on est d'accord.

Je me demandais juste si tout ça était vrai (au sujet du Vietnam) ou si c'était exagéré.

Merci de vos réponses
À la recherche d'un lieu, ville, village inspirant pour écrire et se détendre (Maroc) English translation pending
by Phenix06 · 2015-06-19 · 40 replies
Bonjour,

Nous avons 15 à 18 jours en Juillet à partir du 13. Nous connaissons Marrakech, Essaouira, Agadir et Casablanca. Nous souhaitons trouver un lieu, un environnement, un cadre propice à l'inspiration et le repos.

L'idée, c'est de pouvoir écrire et favoriser notre créativité, tout en se ressourçant physiquement comme spirituellement. Nous cherchons donc une ville, un village, en bord de mer de préférence , où la nature et le calme prédomine - mais cela pourrait être aussi la montagne ou la campagne si le lieu est une source profonde d'inspiration et de détente.

Nous ne savons pas où aller - quant au lieu nous pensions à un riad ou un dar, une maison familiale...

Alors je sais que cela laisse un nombre important de possibilité, tant de lieux doivent surement correspondre. L'important pour nous étant d'être proche de la nature, au calme, si possible proche de la mer, avec l'opportunité de faire du surf, des ballades à cheval, des petites randos, de visiter des lieux mystiques et spirituels.

LE grand sud nous semble délicat en période de ramadan si la chaleur est accablante.

Merci d'avance pour vos suggestions et votre aide..

Mika
Méfiance aux gares et aéroport de Paris English translation pending
by Lahaut · 2015-05-31 · 59 replies
🙂Bon cela n'est pas tout à fait une arnaque (quoique que.. 🤪) mais je lance un message d'avertissement à tous les touristes arrivant prochainement en France par les gares à Paris (notamment gare de Lyon et gare du Nord ) et aux aéroports de la capitale (Orly et CDG)

La plupart d'entre vous vont prendre les transports en Commun (Métro , RER , bus etc...) mais quelques uns vont prendre un transport individuel: le taxi!

Alors méfiance chers touristes , à tous les rabatteurs qui vous harcelent et interpellent en sortant du hall de gare ou du terminal d'aéroport et qui vous proposent toutes sortes de transport (moto , vehicule particulier, etc ) pour rejoindre votre lieu de destination !! Non seulement ces personnes n'ont pas le droit pas de racoler sur tous les sites de Paris mais de plus vous paierez plus cher qu'un véritable taxi ! (Un vrai chauffeur de taxi attend dans son véhicule que le client arrive vers sa voiture et non l'inverse!!!!! )

Ils vous diront qu'avec eux c'est moins chers et plus rapide (notamment avec les motos même s'il n'y a pas de bouchons) mais c'est totalement faux ! (C'est juste pour vous inciter à les prendre et à vous arnaquer avec un grand sourire ) ...et franchement la plus part ont une tête de Pat Hibulaire qui incite surtout à retourner d'où on vient !!

De plus en acceptant leurs propositions malhonnêtes, vous encouragez le travail au noir et clandestin , vous tomberez peut être sur un individu sans permis de conduire ou dangereux (Une jeune scandinave à été assassinée à Paris il y a quelques années à Paris en prenant ce genre de transport illégal) mais le plus important en cas d'accidents, vous n'êtes pas assurés car il faut une assurance spéciale pour le transport de personne !!.(N'utilisez pas aussi le site d'Uber pop car ils sont tous en infraction justement car ils n'ont pas cette assurance spécifique pour le transport de personne (mais aucun médias ne parlent de ce gros problème pour avertir les gens !)) ce sera alors à vos risques et périls mais vous serez prévenus !!

Un touriste averti est un touriste en moins escroqué par les magouilles des transports individuels sur Paris !
Est-ce sécure à Madagascar? English translation pending
by Annemaried · 2015-05-25 · 47 replies
Bonjour, est-ce que le Madagascar est secure?
Hijra, Algérie: visa, passeport, enfants, nationalité, etc English translation pending
by MarwaAmine · 2015-05-01 · 30 replies
Salam aleykoum je viens vers vous pour avoir des renseignements. Je compte partir m'installer en algerie avec mon mari et mes enfants. Premièrement j'ai 26 ans de nationalité portugaise mon mari est né en algerie et à grandi en France il est arrivé bébé. Bref nous avons 3 enfants de 6 4 et 2 ans. Nous avons fait juste le hallal ici en France. Et comptons faire le civil en Algérie. Deuxièmement j'aurai aimer savoir si les enfants n'ont pas le non de famille de leur père est ce que sa posera problème?il n'y a que la première qui a les deux noms. (oui mr à reconnu c enfants après leurs un an et on a fait le changement de nom de famille que pour la plus grande) les autres ont veut leur faire plus tard une fois mariés. Nos enfants nont pas de papier actuellement je ne sais pas s'il faut que je leur fasse portugais ou bien algérien en sachant que il ne peuvent être français qu'à partir d'un certains âge vu que aucune des parents n'est français. Troisièmement faut il visa ou pas est ton obliger d'avoir carte d'identité pour voyages ou juste un passeport suffit. Ont part en bateau almeria ghazaouet faut til avoir le billet retour pour le visa?on va faire l'hébergement pour moi déjà sa sa sera fait. Ensuite j'aurai aimer savoir pour le mariage la bas qu'est ce qu'ils demandent. A oui je précise qu'on part pour ne pas revenir. Et mon mari a un oncle qui travail à la mairie la bas que c lui qui s'occupe des papiers d'hébergement etc. A oui j'aurai aimer savoir aussi je n'ai pas besoin Du titre republicain pour mineur pour mes enfants vu que je ne rentre pas si?ils seront inscrit à l'école locale. Voilà dsl sa fait beaucoup de question je sais mais bon. Mon mari partira avec son passeport caduc vu que le biometrique on nous a dit 3 mois et vu que sa passe comme sa c bon piur lui le pb c pour les enfants et moi en fait. Merci de me renseigner
Prélèvements frais de services à bord MSC English translation pending
by Hobby80150 · 2015-04-20 · 104 replies
Bonjour à tous ..🙂 Pour l'instant j'ai toujours fait retirer les "Frais de services à bords" sur les Compagnies de croisières Louis Cruise et NCL Et j'ai donné directement une enveloppe aux personnels ... Là je pars sur MSC ...Et je crois qu'il n'est plus possible de le faire ....(Pour les Français) car sur les sites allemands c'est possible .. MDR ... Mais si on enregistre pas sa CB et si on fait un dépôt assez conséquent genre 500 ou 1000€ au moment d'embarquer ...Les "frais de services" sont-ils aussi ajoutés sur la note ????

Salut et bonnes ballades à tous .. !! !!!!😉
Une promenade dans l'ouest du Dakota du Sud et l'est du Wyoming.... (sept. 2013) English translation pending
by BabouinenPA · 2015-04-15 · 10 replies
Deuxième carnet ici, après celui de St. Thomas et St. John, dans les îles Vierges (voyage de janvier 2015). Ce carnet-ci nous emmène dans le Dakota du Sud (aux USA) principalement, en 2013, la deuxième semaine de septembre (donc la semaine après celle du Labor Day). Présentation de Nous : un Mari, moi-même, et un Fiston qui avait 14 mois à l'époque et ne marchait pas encore …. Nous habitons aux USA et nous nous sommes décidés pour un voyage d'une semaine avec un fiston de 14 mois. Une des priorités était que nous allions visiter, certes, mais nous ne voulions pas que ce soit trop fatigant. Donc pas de voyage itinérant. Après plusieurs discussions, nous nous sommes décidés à prendre un vol direct pour ne pas avoir à gérer une escale avec Fiston. Donc, de notre aéroport de départ (nous habitons dans le nord-est), il n'y avait pas de vol direct pour Rapid City, SD, nous avons donc choisi d'aller directement à Denver, CO, avec United, pour ensuite monter vers Rapid City.

Premier jour : lever à 3h du matin, on est à l'aéroport à 6h30, on fait le check-in, on passe la sécurité, on se débrouille pas trop mal. L'avion doit décoller vers 8h45 et arriver vers 10h30. Il décolle plus ou moins à l'heure, beaucoup de bruit dans l'avion, Fiston pleure tant qu'il peut, il n'arrive pas à s'endormir. Quelque temps après, une hôtesse demande s'il y a un médecin dans l'avion, un monsieur se présente, et après une dizaine de minutes, le pilote nous annonce qu'on va atterrir en urgence à Indianapolis, IN. Le médecin suspecte un AVC, l'avion descend très rapidement, ce qui fait hurler Fiston (à cause des oreilles). Le malade et sa femme sont pris en charge à la descente de l'avion, personne ne sort, et finalement nous repartons (avec, à notre grand soulagement, Fiston endormi).



les plaines vues de l'avion

Nous arrivons vers 12h15 à Denver.



l'aéroport de Denver vu depuis la navette

Première étape, reprendre les bagages. Deuxième étape, aller chercher la voiture. Navette obligatoire, et c'est loin d'être facile avec un Fiston, 2 grosses valises, 4 bagages à main, et un siège auto …. Arrivée chez Advantage, nous avons mis pratiquement 3/4h à accéder un comptoir tellement il y avait de monde et peu de personnel … Une fois la voiture prise, les bagages mis dans le coffre, le siège attaché et le fiston ceinturé, nous sommes partis vers le nord (I 25). Pour rejoindre la I 25, il faut prendre la E 470 qui est payante mais où on ne peut pas payer par cash. Un an et demi après, je sais qu'on n'avait pas pris le télépéage, et qu'on n'avait pas pu s'arrêter pour payer, mais par contre je ne me souviens plus combien Advantage nous a fait payer en plus ... But de la journée : arriver à Rapid City, à 6h10 de là. Arrêt dans un restau pris par hasard le long de l'autoroute, arrêts pour l'essence et pour "se dégourdir les pattes", nous arriverons finalement vers 20h à l'hôtel, épuisés ….

Jour 2 : On décide de se reposer le matin vu notre état de fatigue, et on part vers le Wyoming en fin de matinée. But de la journée : voir Devil's Tower (qui se trouve à l'est du Wyoming, à 1h30 environ de Rapid City).



Beaucoup d'autoroute, pratiquement déserte, et une route peu fréquentée pour y arriver …



Enfin entrés dans le parc après s'être acquittés de notre obole … Nous ne ferons pas de randonnée du tout, la poussette ne passe à peu près nulle part, et nous n'avons pas de siège pour mettre Fiston dans notre dos. On peut quand même avoir un très bon aperçu de la tour …



le haut de la tour ...

Et on repart … On est restés assez longtemps pour le peu de marche qu'on a fait, mais il y a un je ne sais quoi qui nous a captivés. Le fait que ce soit loin de tout peut-être ?



Retour dans le Dakota du Sud ...



et détour par Deadwood ….



On s'arrête pour manger dans le Deadwood Social Club, peu de monde (il est 17h mais visiblement dans l'ouest, ils mangent plus tard ?), on prend des salades, pas mauvaises. Puis nous repartons, on se balade dans la rue principale.



On n'est, quand même, visiblement pas les seuls touristes …



Et nous décidons d'aller au cimetière Mt. Moriah.



Les "personnes célèbres" sont bien indiquées (on n'avait pas de plan, mais on n'a pas eu de mal à trouver !) …



Sur cette photo, Wild Bill est enterré à gauche (au pied de sa statue) et Calamity Jane est enterrée à droite, dans l'autre terrain grillagé.



Nous repartons par le sud, par la 385, et tombons sur quelques magasins de brocante. Nous n'avons rien trouvé à acheter (surtout qu'il aurait fallu ramener les achats en avion …) mais le coin est assez surprenant.



Ensuite, retour vers Rapid City, rapide restau et dodo.

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