Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage.
Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.
Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été.
Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière.
Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie.
Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime.
Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le lendemain est un jour de transit. Nous avions réservé en début d'année, lors d'une promotion, un vol Air Asia pour Mandalay, ce qui revient, bagages et frais inclus, à environ 250 euros pour deux personnes pour l'aller-retour. On nous a réclamé à l'aéroport Don Mueang le versement de 500 bahts supplémentaires en raison de l'augmentation des taxes d'aéroport sur Mandalay.
Nous avions demandé l'e-visa sur internet via le paiement de 50 dollars par personne. Cette procédure ne pose pas de réel problème et se révèle très pratique à l'usage.
Il y a plusieurs bureaux de change à l'aéroport dont les taux, parait-il, seraient plus intéressants qu'ailleurs. Nous avons donc acheté des kyats pour l'essentiel de notre séjour. Les deux premiers guichets que l'on rencontre après avoir récupéré ses bagages ne sont pas ceux dont le taux est le plus favorable. Nous avons trouvé un taux plus intéressant à un troisième guichet, avec l'avantage d'y être servis de suite puisque bien sûr tout le monde vient s'agglutiner aux deux premiers guichets rencontrés.
Ensuite, pendant que tout le monde s'installe dans de petits bus pour se faire amener en ville, de notre côté nous cherchons vainement la navette gratuite Air Asia. Renseignements pris auprès de plusieurs personnes dont celles chargées de l'accueil à l'aéroport, cette navette n'existerait plus. Nous n'y perdons finalement pas grand chose puisqu'un gars nous propose un minivan à 4000 kyats par personne, avec l'avantage d'être amenés directement à notre hôtel. D'ailleurs, les trois personnes présentes avec nous sont des locaux qui se font débarquer rapidement en cours de route. Le véhicule est donc à notre disposition pour les 20 kilomètres restants et nous avons tout loisir d'observer le paysage, déjà truffé de pagodes, où qu'on regarde.
Au vu des villages qu'on traverse, on comprend de suite que le pays n'est pas riche et on a très vite sous ses yeux des scènes d'un autre temps.
Il faut bien une heure de trajet pour le parcours depuis l'aéroport jusqu'à Mandalay. Quel que soit le type de route, impossible dans tous les cas d'espérer une moyenne dépassant les 40 km/heure. Les revêtements, quand il y en a, sont bosselés, les arrêts sont fréquents, les gens et les animaux prennent possession anarchiquement du terrain.
Nous avons comme à l'habitude fait nos réservations sur Agoda. Une probable erreur de manipulation par un gestionnaire du site nous a fait obtenir l'ensemble des trois premières nuitées à un total de 22 euros alors que la chambre supérieure était normalement d'un prix journalier proche de 40 euros. L'hôtelier se sera arrangé avec le site... L'hôtel Hazel est tout récent, à l'est du centre-ville. Nous constatons que les avis des clients d'hôtel pour le Myanmar n'étaient pas exagérés : ici comme presque partout, le personnel manifeste un grand respect et une politesse infinie. Si par manque d'expérience les tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès, en tout cas le coeur y est...
L'hôtel en lui-même fournit d'excellentes prestations. La piscine, pas excessivement large, est extrêmement longue. Le buffet du petit-déjeuner est ultra fourni mais de moindre qualité par rapport aux bons repas proposés par le restaurant à un prix convenable. Le jeune junior manager qui nous a accueillis n'est arrivé qu'un mois avant mais il se révèle clair, enthousiaste et efficace. Quand nous lui demandons s'il peut nous trouver un chauffeur pour le lendemain matin, il passe un petit coup de fil et nous confirme que c'est bon. Seulement, voilà, nous voudrions connaitre le prix. Second coup de fil : 50 dollars la journée. Ouh là là ! Ca ne correspond pas aux tarifs que nous avions relevés sur Voyage Forum. Non, non, à ce prix-là, nous n'acceptons pas. Autre coup de fil : " Le chauffeur dit que si vous le prenez pour deux jours, il accepte de prendre 40 dollars la journée ". Nous avons accepté, cette somme correspondant à l'équivalent de 32 à 36 euros en fonction du change. Il ne faut pas oublier que l'hôtel s'arroge dix pour cent du prix. Par conséquent, que ce soit à Mandalay ou à Bagan, il y a moyen de trouver en cette saison des chauffeurs pour 35 dollars la journée. Après, il faut également considérer la prestation fournie, car le prix n'est pas tout. Et de ce côté, nous ne le savions pas encore, nous sommes particulièrement bien tombés.
En fin d'après-midi, un regard par la fenêtre de l'hôtel met en lumière les promesses des jours à venir.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le lendemain matin, Ko Phyo ( prononcer Gopyo ) arrive en retard de quelques minutes. Nous saurons plus tard qu'il amène son fils à l'école. Ce grand gaillard qui préfère le bermuda au longyi traditionnel et ne mâche pas la noix de bétel se révélera être le chauffeur parfait. De plus, il est courtois, aimable et même franchement gentil. Chose rare, il devance même certains de nos souhaits et ne met pas de limite horaire à sa journée de travail. Avec le recul, nous considérons que nous n'avons pas seulement fait la connaissance d'un birman hors du commun, mais bien de la personne la plus exceptionnelle rencontrée ces dernières années. Pour une fois, nous communiquons donc son numéro de téléphone et l'adresse internet où il peut être joint, car il s'agit là de quelqu'un que nous pouvons nous permettre de recommander les yeux fermés : tel 09 - 43199243, email linnlinnthantmdy@gmail.com
Sur tout le séjour au centre de la Birmanie, nous aurons eu un temps exactement à l'inverse de ce que nous connaissions d'habitude : un ciel blanchâtre le matin, parfois quelques gouttes puis des éclaircies de plus en plus conséquentes lors de l'après-midi, dévoilant par moments de larges pans de ciel bleu.
Nous avons décidé de consacrer la première journée à la ville de Mandalay et notre choix s'est porté sur certains lieux connus et d'autres qui le sont bien moins.
Notre première visite a été pour le Skinny Buddha à l'angle des 30ème et 60/62ème rues. Le bouddha s'était effectivement mis à la diète. Si l'ensemble est kitchissime, les personnages et les couleurs ne vous font pas sombrer dans la mélancolie.
C'est là que pour la première fois nous nous sommes promenés pieds nus. La première d'une longue, bien longue série. Si dans bien d'autres pays ils ont la sagesse de considérer que le bouddha ne s'offusquera pas de ce qu'on enlève ses chausses à l'entrée du temple et qu'on y pénètre en chaussettes, tel n'est malheureusement pas le cas au Myanmar, où vous êtes dans un temple dès que vous en avez franchi l'enceinte extérieure. Gare aux pieds tendres ! Vous êtes à la merci des gravats de béton, des fientes de pigeons et des crachats violets. En plus, à partir de 10h ou 11h du matin, l'effet du soleil sur certaines dalles vous fera parfois courir ou voler au lieu de marcher. Pour peu qu'il pluviote, cette fois vous en serez plutôt à glisser. Vos pieds délicats d'occidentaux aisés, sait-on jamais, vous seront peut-être reconnaissants de faire succéder le bain de boue bénéfique à la cuisson soudaine. Les birmans sont très observateurs et il se trouvera toujours quelqu'un pour vous faire remarquer à temps qu'il faut entrer pieds nus dans tout lieu sacré. C'est comme si leur vie en dépendait. Nous avons bien été obligés de nous en accommoder mais on aurait pu nous surprendre plus d'une fois à grommeler et pester dans notre barbe, si ce n'étaient parfois quelques " aille ! " ou " ouille ! ". D'ailleurs, comme nous l'a dit un jour Ko Phyo quand nous l'avons lancé sur le sujet : " Bouddha n'a jamais demandé ça "...
Nous avons fait une petite visite à la pagode Lat Yae Sat Lat, suffisamment à l'écart des chemins touristiques pour que notre chauffeur nous demande pourquoi nous avons voulu passer par là. Cette pagode contient une montagne artificielle miniature, richement décorée, une sorte de gigantesque crèche à bouddha. Avouons que la signification d'ensemble nous échappe. Toujours est-il que cette montagne est cloturée des quatre côtés par de solides grilles en fer forgé. A côté, le long du mur, des niches ont été aménagées, qui contiennent des personnages historiques grandeur nature, richement habillés, eux aussi derrière des grilles de fer avec leurs gros cadenas. Le quartier où ce situe cette pagode donne envie de se promener à pied : il est très verdoyant et absolument tout nous ramène 40, parfois 80 ans en arrière. A la sortie, derrière nous, Ko Phyo s'est arrêté près d'une famille installée au bord de la rue, assise sur un plancher en bois supporté par de courts pilotis. Nous le voyons glisser une billet à la jeune femme. Curieux, nous lui demandons de quoi il s'agit. Il nous explique que ce sont de pauvres gens, ils n'ont même pas de maison, ils vivent à cet endroit. C'est comme cela que vous vous retrouvez brutalement confrontés à la réalité. Le couple n'a absolument rien, et déjà cinq enfants. Et presque toute leur vie se joue comme dans un théâtre à scène ouverte. Compte tenu du programme que nous nous sommes faits et des endroits où nous résidons, nous ne serons pas très fréquemment confrontés à ce genre de scène. Encore un pays corrompu, richement doté en ressources énergétiques, en minerais et en pierres précieuses dont 80 pour cent de la population dépend de l'agriculture, avec un nombre incalculable de personnes vivant de trois fois rien...
Nous avons prudemment demandé si ces gens ne verraient pas d'un mauvais oeil le fait que nous leur donnions quelque chose. Ko Phyo nous a dit qu'il n'y avait absolument aucun problème. Son regard sur nous a semblé changer à ce moment, il a vu que nous n'étions pas indifférents. En nous délestant de quelques billets en faveur de cette mère que le plus jeune tétait encore, nous avions à la fois le sentiment de leur faciliter quelques jours et celui de la goutte d'eau dans l'océan.
La jeune mère de famille accepte qu'on les photographie mais prend bien soin de se cacher au moment où le cliché est pris.
A petite distance de la pagode, notre chauffeur s'arrête au monastère Thi Ri Pyanghi. Nous y sommes d'abord accueillis par un bien drôle de vieux petit moine. Nous avons accès partout avec notre accompagnateur et nous voilà devant une salle où des moines plus ou moins novices s'entrainent à psalmodier inlassablement sous la surveillance d'un ancien, qui s'évente régulièrement. Ko Phyo est alors alpagué par le responsable du monastère, le grand moine en chef très conscient de son importance, lequel lui explique sereinement que le monastère a été créé par un négociant ayant fait fortune dans le riz et dont la volonté a été d'en faire un asile en vue de l'instruction de jeunes nécessiteux.
Nous faisons un saut au monastère Wai Yan Bontha, lequel a surtout l'intérêt d'offrir une belle image vu de l'extérieur, une photo qu'on pourrait presque penser avoir été prise en Inde. Au sein de l'enceinte, nos regards seront surtout attirés par un grand panneau exposant de nombreuses photos très explicites sur les atrocités commises par les combattants islamistes envers les chrétiens et les bouddhistes. Il s'agit là d'images on ne peut plus cruelles et insoutenables que les médias français prennent le plus grand soin à ne pas diffuser. Ces images d'horreur, d'apocalypse sont une réelle surprise dans ce grand complexe qui donne une impression de village pour les moines dans la ville.
Le changement d'ambiance est alors radical quand nous entrons dans l'enceinte du fameux monastère Shwe in Bin, magnifique ouvrage en teck datant de 1895. Aussitôt les premières marches franchies, vous faites face à un portail richement sculpté. L'intérieur est très opulent. Nous avons beaucoup apprécié les frises au bas des colonnes, les deux monstres portant une cloche et les meubles anciens finement ouvragés. Les décorations autour des fenêtres sont de pures merveilles avec leurs personnages finement ciselés. Cette pagode a l'avantage d'être au calme, dans un vaste espace arboré. Nous y voyons une dame offrir des gamelles de nourriture et d'eau aux corbeaux vivant sur place, qui vivraient comme des coqs en pâte sans le voisinage de quelques chats intéressés.
Nous avions spécifié à Ko Phyo que nous voulions manger local. Il nous a laissés quelque temps au restaurant Mingala Bar. C'est effectivement un restaurant spécialisé dans le buffet birman, un curry accompagné d'un bouillon, de riz et d'une bonne quantité de petits plats, principalement des légumes. Nous avons gouté un peu de tout et pas aimé grand chose. Des goûts pas assez agréables, une viande pas cuisinée avec art, trop d'huile. Nous qui apprécions les bonnes spécialités d'à peu près tous les pays du monde, culinairement parlant nous n'avons pas été satisfaits au Myanmar. Un des pays idéaux pour y entamer un régime.
Il semble que la facture du buffet birman dépend de la quantité d'assiettes acceptées. Nous avons à la sortie une facture de 15 dollars, ce qui nous fait un rapport satisfaction-prix absolument catastrophique. Sachez qu'à la fin du repas on vous propose parfois des boulettes faites en sucre de palme. Après la sensation d'étrangeté vient alors la sensation de pas bon. Voilà, c'est dit. Nous expliquons alors à notre chauffeur qu'il faudra tester quelque chose de différent le lendemain.
Nous reprenons nos visites par le temple Ein Daw Yar, lui aussi bien fourni en moyennes et grandes pagodes ainsi qu'en sculptures kitsch.
Le saut au grand marché central Zegyo, qui ouvre le matin vers neuf heures, nous a déçus. Il y avait vraiment beaucoup de monde, nous nous attendions à quelque chose de plus intéressant, de plus différent de ce que nous avions déjà vu ailleurs.
Notre dernière visite est pour la pagode Tingaza Kyaung, pas très loin de la Shwe in Bin, à 300 mètres du carrefour entre la 90ème et la 35ème rue. Notre chauffeur est surpris que nous l'amenions là, il n'avait même pas connaissance de cet endroit. Il existe apparemment plusieurs merveilles à Mandalay dont le précédent régime ne s'est pas soucié et qui sont tombées en décrépitude ou font l'objet d'une occupation anarchique. En l'occurrence, il s'agit d'une magnifique pagode centenaire en teck. Compte tenu des huit paires de sandales à l'extérieur, quelques personnes sont venues rejoindre le gardien ( officiel ou officieux ) des lieux. Comme nous l'a dit Ko Phyo d'un air soucieux, si quelqu'un y vit il fait du feu pour cuisiner. Dans des bâtisses dont le bois a parfois été goudronné, les risques sont énormes. Il se trouve que quelques jours plus tard, alors que nous faisions la visite d'un musée, Ko Phyo nous a annoncé qu'il venait de croiser et avait reconnu le ministre chargé du patrimoine. Il en a profité pour lui en faire le signalement, en précisant que l'ensemble a vraiment besoin d'une restauration urgente. Par prudence, il réitérera l'information le lendemain à une agent du gouvernement rencontrée sur un autre site.
Le vieux moine sur place, beau et élégant à la fois, a gentiment accepté de nous faire une petite visite guidée et a voulu poser pour nous. L'intérieur, quoique sombre, regorge d'antiquités, dont des meubles de plus de 150 ans et plusieurs beaux bouddhas dorés.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Une grosse nuit de sommeil a réparé définitivement les dommages à la fois du décalage horaire et de la grosse journée de la veille ; c'est dimanche et nous commençons nos visites un peu plus tard. Du coup, Ko Phyo vient nous prendre avec sa petite dame, Linh Linh, et son remarquable petit garçon de quatre ans, Harry.
Non seulement le gamin est à croquer mais surtout il a un regard plein d'intelligence. Les parents l'ont mis à l'école, où il a déjà appris à parler un peu l'anglais.
Le petit adore se caler sur le range-documents, à l'avant entre papa et maman. Il remarque vite que nous sommes de bons clients pour la déconne et en profite. Après nous avoir vus deux jours de suite, un soir il a demandé à son père : "Dis, papa, quand c'est qu'on les revoit, mes étrangers ? "
Auparavant, nous avions assisté, stupéfaits, à la conséquente razzia faite à l'hôtel, lors du petit-déjeuner, par un groupe de touristes chinoises. Elles ont fait disparaitre une belle quantité de toasts et d'omelettes en se préparant un impressionnant panier pique-nique pour leur midi. Sans scrupules ni gêne aucune, et à fond.
Comme nous devons passer par Amarapura, Ko Phyo nous pousse dans un atelier spécialisé dans la sculpture sur bois, petits et gros formats. La seule entrée de la boutique est déjà un chef-d'oeuvre d'artisanat. Des ouvriers travaillent à l'extérieur, certains sur de gros troncs, on voit que ne n'est pas du chiqué. Qatar Airways devrait penser à porter le poids limite des bagages de 30 à 300 kilos.
Un peu plus loin, nous faisons un rapide passage au monastère de Mahagandhayon, une visite qu'on peut considérer comme facultative. La maison ayant servi de résidence au défunt fondateur il y a quelques dizaines d'années est religieusement conservée en l'état. Sa chambre peut d'ailleurs s'observer plus qu'elle ne se visite. Même les draps semblent être restés tels qu'ils étaient après leur ultime utilisation.
Beaucoup de touristes y vont pour l'impressionnant défilé des moines qui se rendent au réfectoire à la queue leu leu après dix heures du matin, pour leur dernier repas du jour.
Dans l'ensemble, les touristes sur place ont été plutôt respectueux et l'accès à la cour du réfectoire leur est interdit. Ce monastère n'ayant pas d'intérêt historique, on peut considérer
qu'il ne devrait pas même être ouvert aux touristes. Ce matin-là, nous avons quand même remarqué la présence du caméraman d'une chaîne birmane, lequel ne se gênait pas de bien se planter entre les files de moines et de leur promener la caméra sous le nez. Décidément, tout est si relatif...
Nous avons fait un petit tour dans les coulisses pour constater qu'avec tant de clients à la même heure, l'intendance se doit de se donner les moyens pour être à la hauteur.
Le but du jour était l'île d'Inwa, l'une des anciennes capitales du royaume, à 25 km au sud-ouest de Mandalay. Quelques minutes suffisent pour le passage sur un bac, les étrangers payent 1200 kyats par personne pour l'aller-retour.
La visite de l'île est devenue si populaire en calèche tirée par un cheval que cela s'est mué en une organisation hautement touristique. Il y a peu, on pouvait marchander cette longue promenade à 5000 ou 6000 kyats. Désormais il y a un vrai panneau fixant un parcours bien défini et un tarif non négociable de 10000 kyats. Pour peu que l'on veuille ajouter quelques visites à celles qui sont prévues ( par exemple une extension pour le village et pour le fort de Hsin Gyone ), hors de question de fixer la prestation aux 15000 qui seraient logiques, c'est bien 20000 que l'on exige. Ces petits abus usuels ne se rencontrent toutefois qu'en un nombre d'endroits très limité. Pour l'instant.
L'extension par le village nous permet de contempler les restes d'un bel édifice, qui malgré les ravages du temps et des tremblements de terre a conservé de son allure et une partie des personnages fantasmagoriques sculptés qui le décoraient.
Toujours aux abords du village, le petit complexe de pagodes de Daw Gyan intéressera les passionnés. Les courageux, s'ils dénichent un plan détaillé, pourront tenter la promenade à pied sur la journée.
Le fort de Hsin Gyone n'offre aucun intérêt réel, à moins que vous adoriez rêvasser sur les rives de l'Irrawaddy.
Dans la série des monastères en bois, celui de Bagaya est moins ouvragé que d'autres mais il est situé dans un joli cadre champêtre, avec des tours de pierre qui s'élèvent à quelques centaines de mètres de distance.
Un peu plus loin, le joli complexe de pagodes de Yadana Hsemee, avec son bouddha façon Ayutthaya en profonde méditation au pied d'un gros arbre dont les racines se sont confondues avec les restes du mur d'enceinte. Avec un temple dont le toit et un pan de mur ont disparu, laissant les colonnes, le bouddha et ses disciples comme en suspension dans le ciel, au-dessus des champs.
Au retour, on passe devant la tour de l'ancien palais, ayant survécu de justesse à un tremblement de terre. La montée y est désormais interdite.
Nous terminons le tour par l'original monastère jaune de Maha Aung Mye Bon Zan, bâtiment intact car construit à l'origine en pierre. Un gardien en uniforme ne tardera pas à déloger avec autorité des gamins du coin qui ont eu l'impudence de jouer au foot dans la cour, au pied du bâtiment.
Pour ceux qui sont douillets, sachez que l'essentiel du parcours se réalise sur une route goudronnée. Heureusement, parce que les premières et les dernières centaines de mètres parcourues sur des chemins pierreux ou des chemins de campagne avec des ornières sont un peu sport.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le soleil se lève lorsque nous arrivons au célèbre pont U Bein à Amarapura, le plus long pont en teck du monde avec ses 1200 mètres.
Tout le long du chemin, tous les birmans qui ont un téléphone veulent être pris en photo avec nous. Quand ils sont cinq, il faut poser cinq fois. Des fois on veut juste madame, des fois seulement monsieur, des fois les deux. C'est le retour de baton pour madame la photographe et monsieur le filmeur mais bien sûr nous nous y prêtons de bonne grâce ( ce serait un comble ) et avec notre plus beau sourire s'il vous plait.
Le village de l'autre côté du pont est tout ce qu'il y a de plus authentique et il ne faut pas se priver d'y faire un passage. Au matin, c'est l'effervescence : des amis prennent leur petit-déjeuner au bistrot, les enfants arrivent à l'école, les petits commerces entament leur activité.
Nous arrivons alors seuls à la pagode Kyauktawgyi, que des gens du coin commencent à fleurir. Il y a de jolies et complexes fresques assez bien conservées au niveau de l'entrée principale, dont un calendrier astronomique au plafond.
On à peine à constater que le grand bouddha à l'intérieur est réalisé à partir d'un bloc unique de marbre tant les guirlandes électriques, qui lui font un soleil autour de la tête, clignotent. Au Myanmar, on use et abuse de cet artifice.
Quelques beaux objets sont disposés tout autour, dont deux shivas danseurs dorés, debout sur un boeuf et un buffle, avec un fin bouddha enchassé sur leur coiffe. Dans un coin, un peu dans l'ombre, un fabuleux reliquaire à étage.
Nous avons craqué à l'extérieur. Plusieurs gamines voulaient nous vendre de petits colliers de fleurs. Nous en avons pris un à chacune, pour toutes les contenter. Bien sûr, à la sortie, monsieur n'a pas pu s'empêcher de se décorer quelques instants avec les colliers autour des oreilles. Le regard consterné de Ko Phyo nous fait l'interroger; il nous dit : " Now, everybody thinks you're gay ". Ah, ça, on ne lui a pas expliqué que ce n'est pas grave et que chez nous c'est même très tendance. En Asie, évitons le compliqué.
De l'autre côté du pont, nous avons admiré la pagode Patodawgy, laquelle impressionne par la hauteur de son chedi et son blanc immaculé.
Les amateurs de kitsch feront un saut au temple en face, de l'autre côté de la voie de chemin de fer. Dans la chapelle principale, tous les bouddhas ont l'air en porcelaine, certains ont leurs ombrelles. Tout autour, on ne sait plus trop si c'est le temple ou le casino, entre le petit bouddha reposant sur son lit de billets, les spots et les guirlandes clignotantes. Il y a là comme un décalage...Finalement, quand on s'aventure derrière ce temple, on y découvre un bâtiment
beaucoup plus ancien, un peu style khmer et un monastère juste à côté.
Cependant, le temps passe et nous avons demandé à notre chauffeur de nous conduire avant 11 heures du matin à la Snake Pagoda à Paleik, village un peu au sud d'Amarapura.
La légende de ce temple ressemble au scénario d'autres légendes, dans d'autres pays : un jour, des moines ont décidé de construire un temple, deux grands serpents sont sortis de la forêt et se sont sentis si bien dans ce temple élevé à la gloire de Bouddha qu'ils y sont restés. Depuis, les habitants de la région vénèrent et nourrissent ces serpents.
Vous arrivez donc tranquillou dans le temple, pas un touriste, que des locaux. Dans une salle, un petit bouddha légèrement enflé à la feuille d'or dans un petit réduit qui semble être un évier réaménagé. Mais au fait, qu'est-ce donc, ces grosses choses de chaque côté du bouddha ? Eh ben, évidemment, rien de plus normal, sous votre nez sont tranquillement lovés deux pythons d'une longueur de 2 mètres.
Donc chaque jour à 11 heures tapantes, on les porte dans le patio couvert contigu à cette pièce, où on leur a aménagé leur baignoire et ils prennent un bain dans une eau propre agrémentée de quelques fleurs.
Vient ensuite la séance photo. Des birmans se présentent à tour de rôle, on leur met un python dans les bras puis ils reçoivent un ticket leur permettant de retirer la bonne photo. Il y a d'ailleurs dans le patio de mignonnes photos de bambins avec leur copain le gros serpent...
L'étape suivante consiste à sortir le python du bain, on le pose dans le patio et on le sèche avec des serviettes de toilette. Les deux hommes qui se chargent de cette tâche nourrissent ensuite les serpents : l'un les tient, l'autre leur ouvre la gueule et y glisse quelques poissons. Ils les tapotent un peu pour aider à la digestion puis le même manège reprend pour leur faire boire du lait.
Enfin, ils les posent par terre et les guident un peu pour qu'ils reprennent tout seuls le chemin de la niche.
En dehors du fait que nous avons assisté à une opération vraiment extraordinaire dans un cadre tout à fait ordinaire, nous nous demandons quel bazar ce sera lorsqu'un bon nombre de touristes aura eu vent de cette...attraction. Reconnaissons que nous avons été totalement scotchés pendant trois quarts d'heure.
Nous laissons le dernier mot de l'histoire à Ko Phyo : lorsque nous lui demandons ce qu'il en pense, il nous répond laconiquement " Ils seraient mieux dans la forêt ".
Il nous amène ensuite à un petit restaurant familial sur une aire de " l'autoroute ". Nous allons voir en cuisine ce qu'il y a de disponible, notre chauffeur passe la commande mais même lui a du mal à se faire comprendre. Nous avons donc en soupe ce que nous avions souhaité en plats frits. Les affres d'une désillusion culinaire sur notre séjour au Myanmar semblent se confirmer.
Un homme passe nous voir, qui est le propriétaire de tous les restaurants et boutiques sur cette aire. Il possède aussi des plantations et nous explique avec conviction que ses ananas sont les meilleurs du pays. Il nous en offre d'ailleurs un beau spécimen, que nous ferons découper le soir à l'hôtel. Néanmoins le cuisinier aurait pu avoir la présence d'esprit de rincer son couteau avant de nous trancher l'ananas. Vous avez déjà goûté de l'ananas subtilement parfumé à l'ail ? On vous le dit, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...
En revenant vers Mandalay depuis Amarapura, on passe par la fameuse pagode Mahamuni. Ce lieu fait partie des incontournables, où l'on sait en y allant ce qu'on va voir et qui pourtant vous épatent quand même lorsque vous les contemplez.
Même le bermuda n'étant pas admis pour les hommes ( pour une fois ce ne sont pas les seules femmes qui sont ennuyées ), monsieur se fait revêtir d'un longyi, ce pan de tissu qu'on enroule autour de la taille de manière à ce qu'on ait l'air de porter une robe. L'une des deux préposées est bien obligée de me le mettre vu le peu de talent que je montre à le fixer correctement. Du coup, gênée, elle n'ose pas trop serrer et l'une ou l'autre fois quelqu'un viendra me remettre tout ça en place. J'ai eu un succès fou auprès des birmans et des birmanes. Pour une raison m'échappant tout à fait, ils y ont trouvé un grand effet comique. C'était certainement encore plus drôle en marchant, ma liberté de mouvement étant restreinte je me sentais comme une geisha à petits pas dans sa robe trop serrée.
Nous aurons longuement contemplé cet ineffable, somptueux et serein bouddha engraissé au fil des ans d'une couche de 20 centimètres de feuilles d'or. Durant notre visite, trois hommes y ont collé, pour d'autres fidèles, sans arrêt, de petites feuilles d'or. Des moines sont aussi venus le faire. La ferveur du peuple y est sensiblement encore plus importante qu'ailleurs.
Il m'a été permis de le filmer de près et même de faire le parcours qui consiste à monter sur une petite échelle, de son côté droit, pour accéder derrière lui puis de redescendre par l'autre échelle, de son côté gauche. En revanche, quelqu'un m'a interdit de le filmer de derrière.
Même à quelque distance, on est impressionné par la quantité de bijoux en or, de rubis et d'émeraudes dont sa coiffe est parsemée. Deux ouvertures latérales permettent de voir le haut de la statue par les côtés. Même cela en vaut la peine.
Dans la cour, près de l'énorme gong datant du 18ème siècle, est exposé un trésor : il s'agit des six seules sculptures khmères initialement installées à Angkor qui aient survécu aux péripéties des siècles passés. Les visiteurs s'en approchent tous avec frénésie, les touchent, les caressent puis se passent plusieurs fois les mains dans les cheveux.
Un grand bâtiment abrite le musée du bouddha avec une étonnante et vaste maquette de l'Asie du bouddhisme sous un plafond astrologique très coloré. Dans un autre bâtiment, nous avons pour notre part plutôt apprécié la longue série de tableaux relatant le transport de ce bouddha depuis le royaume d'Arakhan jusqu'à sa mise en place définitive au moment de la construction de la pagode.
Dans ces lieux, tout comme sur la colline de Sagaing, on vous taxera de 300 kyats si vous portez un appareil photo et de 500 kyats si vous avez une caméra. Malgré la pastille qu'on vous colle sur les vêtements, il ne semble pas y avoir de contrôle a posteriori et ceux qui laisseront leurs appareils dans les sacs s'exonéreront de la redevance. De plus, les préposés ne sont pas toujours présents ou attentifs.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Sur cette nouvelle journée, nous faisons d'abord un crochet par Amarapura, où nous avons failli rater le temple en bois rouge de Bagaya, avec ses frises et ses portes sculptées.
Cette étape est à ne pas manquer pour les amateurs d'esthétique et d'antiquités. Y sont exposés, dans des conditions de visibilité pas totalement optimales, 400 bouddhas datant du 14ème siècle pour les plus anciens, du 19ème siècle pour les plus récents. S'ils sont presque tous très beaux, certains sont magnifiques, d'autres sont sublimes. La quinzaine de représentations dorées dans le trio de vitrines centrales est pétrie de majesté.
De l'autre côté du fleuve, nous allons vers la colline de Sagaing. Celle-ci fait impression bien avant qu'on y arrive, surtout quand le soleil se met de la partie et fait scintiller dômes et stupas. A vrai dire, il n'y a pas des temples sur la colline de Sagaing : en réalité, nous constatons que la totalité de cette colline EST un temple. Tout visiter prendrait plusieurs jours. Bien courageux sont ceux qui gravissent les multiples marches jusqu'au sommet, faisant étape aux nombreux édifices de culte sur le chemin.
Nous ne visiterons que la pagode U Ponya, au sommet. Les dalles colorées sur la terrasse, les multiples carreaux en verre coloré à l'intérieur et les tableaux naifs dans la galerie ne sont pas forcément grandioses.
Bien évidemment, de quelque côté que l'on se tourne, le panorama vaut le détour.
Dans la descente, nous sommes frappés par la quantité de femmes, parfois avec un enfant, qui quémandent au bord de la route. Lorsque nous demandons son opinion à Ko Phyo, lui qui avait pris en pitié cette famille pauvre l'autre jour, il nous répond sans ambages et avec une moue expressive : " Elles ne sont pas pauvres, elles sont paresseuses ". Madame avait effectivement remarqué que leurs vêtements ne témoignaient pas d'une condition extrêmement modeste. Nous qui avions presque la main au porte-monnaie, nous ressentons l'avantage d'être accompagné par une personne ayant une bonne connaissance des choses et qui ait la capacité de formuler clairement son avis.
Il retient aussi très bien ce qu'on lui dit. Il s'arrête à un endroit où nous pouvons consommer du jus de canne et s'assure que les glaçons sont faits avec de l'eau conditionnée. Ce jour-là, nous avons bu notre meilleur jus de canne à sucre. Un délice, surtout lors d'une journée aussi chaude.
A environ huit kilomètres à l'ouest de Sagaing, nous avons vu la pagode Kaung Hmu Daw, très ancienne, très dorée, haute de près de cinquante mètres, avec sa forme sphérique de sein parfait ( si l'on peut dire ). Aux alentours, un grand bassin où les visiteurs viennent nourrir les poissons ( sacrés ou consacrés ? ). Visite à vrai dire facultative.
En fait, nous avons préféré nous arrêter un peu plus haut, pour nous dégourdir les jambes au bord de cette grande route très passante, dans des ruines laissées à l'abandon mais bien plus anciennes quoique dans un état acceptable. La végétation se mêle et s'entremêle aux bâtiments comme dans un mini Angkor, le calme étant juste troublé par des enfants qui s'y amusent. Chacune des anciennes capitales du royaume contient ainsi des vestiges qui font partie du décor en attendant d'être réhabilités.
Nous faisons un bref passage chez un artisan que notre chauffeur connait, ce qui nous permet d'admirer de nombreuses pièces en argent finement travaillées. Pour se faire une idée, vous pouvez obtenir une très belle coupelle d'environ 300 grammes pour l'équivalent de 325 euros. Rappelez-vous que l'argent s'oxyde et noircit, vous serez bons pour frotter votre achat deux fois par an avec le produit adéquat...
Pour tenter de nous satisfaire, Ko Phyo nous fait partager un repas dans une gargote que les locaux appellent " tea shop ". Les produits qu'on y consomme ne sont généralement prévus que pour des repas du matin ou du midi. Il y a donc sur la table un assortiment de petites assiettes contenant respectivement des pois chiches, des samossas, de petits roulés frits aux légumes, des boulettes de pomme de terre et des desserts qui correspondent globalement à ce que nous nommons de la crème brûlée. La star du repas est un pain maison tout boursouflé du diamètre d'une assiette. Dans la composition de ce pain parfumé, d'une saveur exquise, entrent notamment des haricots blancs et du sucre de palme.
C'est l'une des rares fois où nous avons été enthousiasmés par notre repas. Ko Phyo nous fait le suivre dans la cuisine en plein air où un jeune homme nous montre comment il étale la pâte sur un tissu lui-même enroulé autour d'un grosse pierre. D'un geste sec, il frappe l'ensemble contre la paroi chaude du four à bois où la pâte reste scotchée. Quelques instants après, il suffit de décoller le pain que voilà cuit. Gustatif et instructif. Précisons que l'addition pour 3 personnes, boissons incluses, s'est élevée à 5200 kyats soit 4 euros...
Nous pensions rentrer à l'hôtel mais notre chauffeur nous a prévu un bonus. Venant de Sagaing, il sort de la route de Mandalay par une bretelle, tout près du pont au-dessus de l'Irrawaddy. Avant d'arriver à destination un kilomètre plus loin, nous passons par une espèce de rue-bidonville. La vision de toutes ces familles vivant l'une sur l'autre dans le dénuement est saisissante. On a l'impression de jeter un coup d'oeil dans le moyen-âge.
Ko Phyo nous montre un grand bâtiment en forme de cube, d'où partent un certain nombre de grandes rigoles en pierre menant à des puits artificiels et à des sections compartimentées également en pierre.
Il nous explique que le dernier roi ayant régné, sachant que ça allait mal se passer avec les Anglais et que les arcs et les sabres ne suffiraient pas, avait décidé de faire installer une fonderie près du fleuve afin d'avoir des canons et des boulets. Ceci pour empêcher les Anglais de débarquer, eux qui allaient probablement attaquer par le fleuve. La fonderie n'a toutefois jamais eu le temps de servir.
La Birmanie intégrera bien l'immense empire de la perfide Albion.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Jour après jour, nous nous demandons comment font tous ces gens qui prétendent que deux ou trois jours suffisent pour Mandalay.
En tout cas, nous partons gaillardement pour notre cinquième jour de visite.
Les quatre sites que nous allons voir successivement sont installés dans un périmètre restreint, au nord-est du palais royal.
Les pagodes Kuthodaw et Sandamuni sont assez vite parcourues avec leur foisonnement de stèles détaillant les règles du bouddhisme. La première est assez austère, les stèles ne sont ni bien visibles ni accessibles. La forêt de petits stupas blancs est impressionnante, tout de même.
La seconde est plus aérée; la très épaisse porte d'entrée en bois sculpté a du chien. Une vendeuse de souvenirs qui avait décidé d'embêter quelqu'un nous a suivis un bon moment, une fois n'est pas coutume.
A un jet de pierre, l'un des bâtiments les plus emblématiques de Mandalay : la pagode Shwe Nandaw. A la mort du roi Mindon son fils a décidé, pour des raisons sentimentales, de déplacer cet édifice hors de la zone du palais royal. Ce même palais ayant été totalement détruit lors d'un bombardement japonais de la seconde guerre mondiale, c'est un rescapé que vous pouvez admirer.
Un spécialiste américain de la restauration d'édifices anciens y est à l'oeuvre et forme des birmans pour qu'ils puissent par la suite restaurer de façon autonome des monastères analogues.
Voilà ce qu'on peut qualifier de chef-d'oeuvre : c'est beau, c'est fin, ciselé de partout. Et l'intérieur ne dépareille pas. Le teck est doré à l'or fin, y compris le plafond. Il y a plusieurs frises en trois dimensions avec de nombreux personnages, les sculptures sur les portes sont extraordinaires. Un très bon moment.
Redescendons sur terre pour rappeler que dans ces maisons en bois, aux portes et fenêtres ouvertes et où il fait assez sombre, les moustiques se plaisent bien.
Juste en face, le monastère Atumashi Kyaung n'est qu'une copie du prestigieux édifice détruit par le feu à la fin du 19ème siècle. Le beau bouddha assis dans l'immense salle a un creux sur le front : le gros diamant de 28,8 carats qui y était incrusté a disparu pendant l'occupation anglaise et n'a jamais été retrouvé...
Un peu plus loin s'étale la colline de Mandalay. A son pied, l'escalier est gardé par deux immenses chintes blancs, ces créatures mi-chien mi-lion.
La pagode au sommet, malgré ses grandes statues, fait tout aussi kitsch que celle de Sagaing, avec par endroits un petit côté palais oriental. Plus d'une fois, on s'est dit qu'on n'est pas loin de l'Inde. N'empêche que la vue sur la ville, la campagne, le fleuve et ses ramifications, est très belle.
Signalons que la pagode est montée sur des pilotis de béton. On y accède donc par des escalators et on redescend par un ascenseur. Ces gens ont quand même été assez stupides pour considérer que l'entrée de la pagode se situe au pied de l'escalator. Faire monter des personnes sur trois escalators successifs les pieds nus, il faut quand même en tenir une belle couche.
Quand nous avons voulu redescendre, l'ascenseur était fermé parce que c'était la pause de midi. Il a donc fallu descendre à pied, rejoindre l'entrée où nous avions laissé nos chaussures en marchant toujours pieds nus sur un parking dégueulasse et bourré de petits cailloux pointus. La porte étant elle aussi fermée à clé en raison de la pause, heureusement que notre chauffeur a appelé dans sa langue jusqu'à ce qu'une jeune femme daigne ouvrir. D'un air pas enchanté. Constamment, on se retient, on reste bien gentils mais régulièrement cette obligation de pieds nus nous fait monter la moutarde au nez...
Ko Phyo nous console en nous amenant dans une autre cantine très populaire et très couleur locale, où nous dégustons en gros le même déjeuner que la veille, avec la même satisfaction. Quand Ko Phyo nous dit qu'il connait la patronne et qu'elle nous offre le repas pour nous faire plaisir, nous n'en croyons pas nos oreilles. Nous la remercions chaudement mais à la sortie, notre chauffeur rigole moins : il a pris un PV pour stationnement abusif. Dans une ville paraissant aussi anarchique que Mandalay, nous ne pensions même pas que cela existait.
Par la suite, nous demandons à Ko Phyo de nous trouver une pagode qui a été excavée en 2006, suite à la découverte d'un moine, avec un beau bouddha allongé de 7 mètres. La pagode Kusinara ( se prononce Kudinayo ) serait située sur la colline de Mandalay. Nous en avions trouvé mention sur un seul blog, photos à l'appui mais sans guère d'indications précises. Mais voilà : après des tours et des détours, après avoir questionné plusieurs personnes, nul ne semble connaitre cet endroit.
Jusqu'à ce que quelqu'un nous indique la direction, mais pas du tout à l'endroit prévu. Nous en sommes confus mais maintenant encore nous ne savons pas si l'endroit que nous avons vu est le bon. Le nom du temple colle, un moine y a bien découvert un objet de culte ancien mais le reste ne colle pas avec les indications...il y a bien longtemps que nous avons donné notre langue au chat.
Quoi qu'il en soit, nous avons vu un temple original, dont une salle contient plein de personnages loufoques et colorés fixés aux colonnes et au plafond. Il y a aussi quatre groupes de statues figurant le bouddha avec des disciples. En belle place, une antique table dorée sertie de pierres semi-précieuses découverte il y a quelques années par un moine qui creusait dans la cour. L'extérieur sort aussi de l'ordinaire avec toute une quantité de personnages dans des styles plutôt variés. Si vous aimez l'originalité, jetez-y un oeil.
Ko Phyo nous a encore préparé une visite-surprise. Il nous dit qu'il connait un monastère qui n'est pas en activité et qui aurait été construit il y a 150 ans par un architecte français. Effectivement, la première chose qui nous frappe en arrivant ce sont ces grands aigles sculptés dans le bois aux quatre coins du bâtiment. 150 ans, cela correspondrait justement à la fin du Second Empire...
Quand Ko Phyo discute avec un moine qui passait par là, celui-ci en rameute un autre, qui détient les clés. Il nous fait carrément la visite guidée, d'en bas à en haut. Au centre du grenier, une petite construction circulaire tenait lieu autrefois de salle de discussion pour les moines. L'ensemble est juste encore en état, il nous recommande bien de ne marcher que sur les grosses poutres sinon on passe à travers le plafond. Quelque temps auparavant, un envoyé du ministère est déjà venu examiner le bâtiment pour en prévoir la restauration.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
C'est notre dernier jour sur Mandalay. Il nous avait donc fallu acheter le pass de 10000 kyats, qui vaut aussi pour Inwa, Amarapura et Paleik. Cette carte est valable une semaine et chaque endroit peut être visité une seule fois.
Un autre pass est nécessaire pour Mingun et Sagaing : son prix vient de passer de 3000 à 5000 kyats.
Pour la colline de Mandalay, vous devez acheter un ticket pour 1000 kyats.
Dans les échoppes, la petite bouteille d'eau fait 300 K, la canette de coca et la grande bouteille d'eau font 700 K. Le paquet de cigarettes est autour de 700-800 K. Le très grand verre de jus de canne à 500 K. Si vous achetez un ananas que la marchande vous découpe, vous en aurez pour 1000 K. A ce prix, vous avez l'ananas entier plus une portion, l'équivalent de dix tranches. Bref, largement assez pour deux personnes.
Après 3 nuits dans un premier hôtel, nous avons passé les quatre jours suivants dans le meilleur hôtel que nous ayons fréquenté en Asie : le Triumph Hotel.
En cette saison, la villa de luxe vous reviendra à 60 euros. Absolument tout le personnel est à louer pour son affabilité et sa disponibilité.
On vous accueille avec un petit verre de lemongrass. Ca nous a tellement plu qu'il nous en ont préparé une bouteille par la suite, à notre demande. Les chambres sont très grandes et très confortables, la piscine de belle dimension et très propre. En fin d'après-midi, il y a une heure de happy hour, où des cocktails avec ou sans alcool sont servis gratuitement. Quelques minutes avant la fin du happy hour, ils viennent vous prévenir qu'il est encore temps de commander, c'est dire. C'est vraiment le genre d'endroit où on s'occupe de vous au maximum, sans toutefois vous envahir.
Comme nous avions sous la main quelques échantillons de parfum, nous les avons offert à un employé et aux réceptionnistes. C'est le genre de chose qui les rend littéralement fous de joie.
Sur ce dernier jour à Mandalay, nous avons privatisé un bateau ( c'est fou cette obsession que nous avons de vouloir prendre le bateau à nous seuls ) et l'aller-retour nous est revenu à 25000 K.
Depuis la berge, nous avons entamé un long et périlleux trajet sur une suite de planches en bois aussi longues qu'étroites pour accéder à l'embarcation. C'est encore moins évident quand on a sur le dos le sac avec ses papiers, la bouteille d'eau et l'appareil photo bien lourd. Les gars le savent, ils vous prennent par la main comme des enfants pour faire le trajet. Si ce n'avait été le cas, on l'aurait certainement fait en rampant.
Le ciel est un peu moins clair que les autres jours mais le soleil est là malgré tout. Nous vous signalons que si vous portez le bermuda ou le short, au retour vous aurez un coup de soleil de la mi-cuisse au genou. Ca fait bizarre par la suite, l'après-midi à la piscine.
La navigation est sympa avec les îles, les villages de pêcheurs, les habitations semi immergées et les embarcations que l'on croise. Attention en cours de parcours : le fleuve est extrêmement large à cette hauteur, parfois le vent est assez fort et nous sommes persuadés que plus d'un y a perdu sa casquette...
Plus on approche de l'autre rive, plus l'immense pagode inachevée s'impose dans le paysage.
Autant le préciser de suite : Mingun est l'endroit de notre séjour où l'afflux touristique nous a semblé avoir produit ses effets les plus négatifs. Les conducteurs de char à boeuf tiennent vraiment à vous trimbaler, les vendeurs veulent obstinément vous faire acheter. A un moment, nous avons bu des boissons dans une gargote et c'est la seule fois où on a tenté de nous faire payer le prix ( trop ) fort.
Sur place, il est bien plus logique de faire le chemin à pied, la distance à parcourir étant faible. On remarque en premier les vestiges bien abîmés des gigantesques lions qui gardaient l'entrée. Juste après, la pagode inachevée en impose. Les séquelles du tremblement de terre de 1838 sont nombreuses et particulièrement évidentes. Vous y monterez à vos risques et périls par l'escalier côté droit.
Quelques centaines de mètres plus loin, on s'arrête quelques instants à la seconde plus grande cloche de monde, la plus grande en état de fonctionner.
Enfin, après un petit bout de chemin, on peut monter sur la pagode blanche Hsynbiume. Même si celle-ci est esthétiquement réussie, son principal atout est d'offrir un beau point de vue sur les environs, et notamment une perspective intéressante sur la pagode inachevée.
Au retour, Ko Phyo nous remet nos billets de bus qu'il nous a pris pour Monywa. Il est difficile de renseigner les voyageurs sur les prix. Il semble y avoir un certain nombre de compagnies, lesquelles disposent de moyens de transport différents. Les prix, les conditions de voyage et les horaires ne seront alors pas les mêmes. Plus vous achèterez vos billets à l'avance, plus vous aurez de choix pour les places que vous occuperez, sachant que c'est plus confortable à l'avant.
Nous avons donc pris un petit bus ( ni minivan ni grand bus ). Pour la distance de 140 kilomètres, nous avons payé 5000 K pour 2 passagers et 2000 K pour les deux valises.
Ko Phyo a éclairé cette semaine par ses nombreuses qualités. Il a apprécié notre comportement et a très bien su répondre à notre humour par le sien. De tous nos séjours, c'est LA personne que nous n'oublierons pas et il aura bientôt de nos nouvelles.
Il était d'ailleurs hors de question que nous n'acceptions pas son invitation à dîner pour ce dernier soir. Il est donc venu nous prendre à l'hôtel, accompagné de son épouse et de son fils. Il avait fait le choix d'un restaurant de qualité où nous avons dégusté une fondue birmane avec des ingrédients nombreux et très divers, dont certains que nous n'avons pas été en mesure d'identifier.
Si un jour vous recourez à ses services, passez-lui bien le bonjour de la part de Joel et Françoise.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonjour Joel,
superbe carnet étayé de belles photos, un vrai plaisir de retrouver le Myanmar ! ça me replonge dans mon séjour de l'an dernier, je joins 2 photos du marché au jade à Mandalay, lieu atypique s'il en est ...
Il y a de l'effervescence à la gare routière de Mandalay. Ca blague, ça crache après avoir roulé sa salive en bouche de façon bien sonore. Un gros bus qui arrive klaxonne à nous en crever les tympans. Il y en a qui ont branché un amplificateur sur leur klaxon.
Nous mettons 3 heures et 15 minutes pour les 140 km, avec un arrêt commodités. Il faut savoir que de Mandalay à la sortie de Sagaing il faut déjà une heure, le bus tenant lieu d'omnibus à ce moment-là.
A l'arrivée, tous les passagers partent sur des motos-taxi et seul un petit songthaew est en mesure de nous prendre en charge. Les deux gars ont l'air fruste mais pour un tarif correct de 2000 K nous amènent à l'hôtel. Nous leur fixons donc rendez-vous pour le lendemain matin en leur expliquant où nous voulons aller et acceptons le tarif de 15000 K.
Nous avions choisi le Win Unity Resort, un hôtel assez étendu qui soit le seul en ville disposant d'une piscine. Le tarif tourne autour de 40 € pour les chambres normales mais à cette époque de l'année ils vous surclassent sans problème dans un bungalow plus confortable, dans lequel les chambres ne sont pourtant pas si grandes. Comme pour les deux hôtels précédents, nous avons des matelas qui se prêtent très bien au sommeil pour un dos d'occidental.
C'est en passant à côté de la piscine que nous tombons en arrêt. Elle est vide et ça, ce n'est pas bien. Il faisait déjà très chaud à Mandalay, il fait encore plus chaud à Monywa. Nous râlons un peu à la réception et on nous fait venir la matrone.
Le principe est souvent le même dans les hôtels en Asie : il y a bon nombre d'employés, dont la plupart sont jeunes et maigres. En cas de problème un peu plus difficile à résoudre, on appelle la matrone au secours : elle est moins jeune, bien enrobée, le visage ferme de celle qui ordonne et souvent elle parle mieux l'anglais. Zinmar, c'est elle, nous propose gentiment de nous faire amener et reprendre en voiture le lendemain, pour que nous puissions profiter dans l'après-midi de la piscine d'un autre hôtel, situé à la périphérie de Monywa.
En fin d'après-midi, nous sortons pour prendre le repas en face de la sortie de l'hôtel. Il y a un lac avec un pont qui mène à une petite île. Les clients du Win Unity étaient plusieurs à recommander le restaurant occupant cette île. En ce qui nous concerne, nous lui décernerons la mention passable. Et encore, c'était des plats thais.
Nous tentons une promenade le long du lac et nous sommes stupéfaits en voyant la quantité d'immondices jonchant les bas-côtés. Le Myanmar est l'un de ces pays où la notion d'écologie et la collecte des ordures ménagères sont embryonnaires. Un peu partout, il faut faire un effort sur le cadrage pour que ça ne soit pas trop visible sur les photos. Nos avons failli marcher sur un petit serpent écrasé sur la route. Malgré notre grande attention, en trois semaines nous ne verrons que deux petits serpents et un gros scorpion noir écrasés sur la route.
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Le lendemain matin, les deux gaillards nous font signe et semblent contents de nous voir. Mais une fois que nous sommes montés dans la petite camionnette, c'est fini : nous ne sommes plus que leur cargaison, qu'ils souhaitent livrer au plus vite. Ils piaffent d'impatience aux arrêts et se demandent apparemment pourquoi nous ne repartons pas immédiatement après avoir pris deux ou trois photos vite fait.
Désormais, nous ne ferons travailler que des personnes avec lesquelles le contact sera clair et la compréhension évidente. Nous on commence à être allergiques aux gars qui comprennent très bien au départ puis ne peuvent ou ne veulent plus comprendre par la suite.Du coup, cela nous aura d'ailleurs escamoté une visite, même si celle-ci n'était pas très importante.
Au moindre doute, nous arrangerons cela avec l'hôtel. Rares sont d'ailleurs les hôtels qui prennent une grosse commission. Ca se limite le plus souvent à 10%. Ce n'est pas rare non plus que l'hôtel ne prenne rien, surtout dans les petites structures. L'avantage, c'est que le conducteur se sera bien fait briefer par la réceptionniste et qu'il ne voudra pas risquer en cas de problème que celle-ci ne recoure plus à ses services.
Il y a donc 3 sites, tous dans la direction du sud-est.
Le plus lointain, à 22 kilomètres, sont les bouddhas de Bodhi Tataung. Sur quelques collines, les habitants de la région ont décidé de faire dans le démesuré. Ils ont pour l'instant achevé un bouddha couché et un bouddha debout.
C'est au pied de ce dernier qu'on en réalise vraiment le gigantisme. A vue d'oeil, il fait l'équivalent d'un immeuble de 25 étages. De la grande terrasse à son pied on a vue sur tout le panorama mais il est vrai que le centre du pays n'a pas le charme tropical d'autres régions d'Asie.
Le bouddha couché s'étale de tout son long, il fait presque cent mètres.
Nous avons remarqué qu'un bouddha assis et un autre bouddha couché sont en construction, et pas des petits. Tant qu'il reste des collines vides et des sous dans la tirelire...
Au retour, deux kilomètres plus loin, il y a le village d'A Mynt, agglomération de Chang U. Il s'y cache 336 stupas dans la végétation. C'est celui que nous n'avons pu visiter en raison de l'oubli du chauffeur. Peut-être avons-nous été en bordure de celui-ci. En effet, dans la descente juste après les bouddhas, il y a une futaie avec des centaines de statues.
Le village ( mais lequel ? ) se rejoint un peu plus loin. Nous y avons fait un arrêt, intrigués par cette grande quantité de préaux sous lesquels a été érigée une quantité incroyable de statues.
Un jour, les habitants de cette localité ont dû tomber sur un Guinness Book des records et ils en ont fait une obsession...
A mi-distance de Monywa, soit à onze kilomètres, nous avons consacré plus de temps à la pagode Thanbodday. Encore un monument dont l'idée a germé dans l'esprit d'un moine hors norme, au milieu du 20ème siècle.
Au premier coup d'oeil, on pourrait penser à un parc d'attractions ou à un village pour enfants. Il y a tant de formes, de couleurs, de détails. Les avis pourront être partagés, d'autant plus que les traces de vieillissement se font plus apparentes. Mais dans l'ensemble on a aimé.
C'est surtout à l'intérieur que vous pourrez aiguiser votre sens de l'observation. En plus des presque 600000 bouddhas qui peuplent les lieux, l'imaginaire a fait son oeuvre dans toutes les galeries, sur les colonnes, les arches, les frontons. Il y a de l'originalité dans certains personnages et dans certaines représentations mais c'est surtout le cadre de l'ensemble des édifices qui sort de l'ordinaire.
Il y a un droit d'entrée de 3000 K.
Il n'y a rien à faire, on ne se plait pas trop à Monywa. Même les gens qu'on y a croisés ne nous font pas bonne impression alors que c'était bien différent à Mandalay. Nous demandons à notre hôtel de nous trouver un billet de bus pour le lendemain. Quand ça commence mal et qu'on ne le sent pas, mieux vaut ne pas insister. La journée annulée était prévue pour visiter les grottes de Hpo Win Daung. Pour ceux que ça intéresse, sachez que c'est à 42 kilomètres vers le sud-ouest, donc une heure de route, et que le tarif est d'environ 25000 K en tuk tuk et 35000 K en minivan. En ville, nous n'aurons pas été voir les pagodes Schwezigon et Kaung Mudow et le chedi Su Taung Pye.
Nous passons donc l'après-midi au Jade Royal Hotel, où il se trouve qu'on mange bien. La piscine est grande et propre, si nous avions su c'aurait été notre choix. Juste qu'à en croire les regards du personnel, ils n'ont jamais vu de gens en maillot de bain.
On se permet une petite sortie en ville le soir, le temps de constater que la restauration de rue n'offre de loin pas les mêmes plats délicieux qu'en Thailande.
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Ceux qui nous suivent savent que nous choisissons chaque année une ou deux destinations hors de l'autoroute touristique, dans l'espoir de faire quelques découvertes et de voir des choses différentes.
Nous poserons donc nos valises à Pakokku.
Pour une distance plus longue que l'avant-veille, nous payons moins cher ( 4000 au lieu de 7000 ) avec le même genre de bus. Comme il n'y a pas de faubourgs à traverser, les 3 à 4 heures prévues ont débouché sur une durée de 2 heures 30 seulement. Tout comme l'autre jour, pas de musique pendant le trajet, ce qui est notre hantise depuis plusieurs années après en avoir drôlement bavé au Vietnam.
Contrairement à certains bus venant de Mandalay dont l'arrêt le plus proche est à 10 km, le nôtre ( départ 7h30 ) a son terminus à Pakokku.
Précisons déjà qu'à 25 km au nord, nord-est de Pakokku nous sommes passés à côté du village de Pakhangyi. Celui-ci abrite un monastère du 19ème siècle ainsi que près de 400 bâtisses anciennes. Après avoir sillonné Mandalay et avant de faire de même à Bagan, il y a des options que nous n'avons pas retenues et celle-ci en fait partie. On n'est quand même ni historiens ni conservateurs ( de musée )...
La seule option à l'arrivée c'était les motos-taxi, nous n'avons pas eu le choix. Avec une moto pour les valises, c'est 3 fois 1000 K. Nous évitons généralement ce mode de transport par prudence mais à chaque fois c'est l'éclate. Le gars qui conduit d'une main sur les chemins de terre inégaux et qui tient la grosse valise dans son dos sans accroc jusqu'à l'arrivée, ça nous on ne vous le fera jamais sans tout casser.
L'hôtel Juno est le seul en ville avec piscine. Le prix de 36 dollars pour la chambre nous parait un peu exagéré mais là aussi nous bénéficions d'une literie très satisfaisante et d'une clim efficace. Evidemment, sur les deux jours la piscine sera pour nous seuls. Le moment le plus cocasse c'est quand un employé nous apporte nos serviettes ainsi que des maillots de bain modèle 1948. Euh, non merci, on a les nôtres...
Une fois que la température a baissé, nous sortons pour une très longue promenade, avec plusieurs détours à l'aller comme au retour, en direction du fleuve qui passe à moins de deux kilomètres. Cette escapade nous a directement mis en contact avec le Myanmar pauvre.
Dans l'immense quartier traversé, les rues ne sont parfois que de petits chemins ou des ruelles. En guise de murs, ce sont des alignements de bambous. Une habitation en dur fait figure d'exception.
Parfois, un cochon s'égaye dans sa bauge, juste à côté de la maison. Les poules se promènent où elles veulent.
Au coin d'une rue, un adolescent accroupi fabrique des semelles de chaussures avec des morceaux de pneus. Un moteur, une lanière, un cylindre abrasif, et voilà.
Le taux de natalité, bien sûr, semble important.
Au fur et à mesure de notre passage, le bruit se répand que des étrangers se promènent dans le coin. Soudain, nous nous retournons et une quinzaine d'enfants, qui nous suivaient, s'arrêtent. Un regard de l'autre côté et voilà que sur toute la perspective au-devant de nous, de chaque pas de porte surgissent des têtes. La rumeur nous a précédés.
Le fameux sourire birman, contrairement à d'autres pays, ne s'éteint pas rapidement. Dans ce milieu, tous ceux qui nous voient le portent et nous en avons fait et reçu, des bonjour par ci et par là.
Nous tenons lieu de spectacle et de curiosité pour des familles entières. A un moment, une femme s'est littéralement précipitée hors de chez elle pour nous offrir un peu de poulet, du riz et de l'eau. Soit dit en passant, bien téméraire celui qui aurait bu de cette eau en s'apercevant de la noirceur du bouchon et du goulot.
Quand un semblant de dialogue s'amorce avec certains, les éclats de rire fusent. Nous sommes si étranges ! Le seul point négatif, c'est que parfois des bambins que nous approchons sont terrorisés et fondent en larmes. L'étranger, c'est dangereux et ça fait peur.
L'une des voies principales est en travaux, des ouvriers y posent du bitume. Mis à part l'engin de chantier, ou plutôt le tracteur qui s'est vu fixer un gros rouleau, une grande partie du travail se fait à l'ancienne. Entre la chaleur et la pénibilité du travail, ceux-là n'ont pas choisi le plus facile.
En soirée, nous avons mangé dans la rue. Nous avons reconnu des pommes de terre frites en grosses chips. Le reste était...indéfinissable, mais comestible et incontestablement graisseux.
Il faisait si chaud que nous avons fait un second round nocturne à la piscine et pendant ce temps, ce sentiment de luxe à quelques pas de toute cette pauvreté, on ne peut pas s'empêcher d'y méditer.
Un dernier tour à l'épicerie d'à côté nous permet d'acheter deux méga paquets de bonbons que nous voulons distribuer le lendemain aux enfants. Nous y dénichons un produit que nous ne trouverons plus ailleurs : de petites canettes de jus de mangoustan. Pas donné, car il faut une grande quantité de petits fruits mais un délice en ce qui nous concerne. A rapprocher de l'excellent jus d'aloé véra que nous avions trouvé dans un coin du Vietnam.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Ca fait quelques jours déjà que je me disais que je devrais lire un de vos carnets, suite aux avis enthousiastes de certains de mes camarades VFistes.
Bien écrit et bien ficelé. Pour avoir marché dans vos pas quelques années auparavant, je partage pas mal de vos impressions: joli travail d'écriture ! 😉
Nous étions passés par la matrone de l'hôtel Juno pour nous organiser des visites. Nos recherches nous avaient guidés vers trois lieux, elle nous en a rajouté deux autres au programme. Une très bonne idée de sa part.
Cela prendra la matinée avec deux motos-taxi pour 5000 K par personne.
Le premier temple est le Thilo Shin. Nous y remarquons d'abord une grande cage close avec des barreaux en métal. A l'intérieur, un temple miniature est fixé sur un support qui le fait tourner, puisque relié au courant électrique. A chacun des quatre coins du temple, lui-même abondamment pourvu en guirlandes clignotantes et en clochettes, sont fixés deux bols dans lesquels on peut tenter de jeter des pièces ou des billets. L'obole ludique !
A noter que ce temple est réputé pour abriter des reproductions du bouddha offertes il y a plus de 800 ans par le roi de Ceylan.
Nous découvrons un bâtiment annexe qui a été transformé en salon d'antiquités. De nombreux objets d'une grande diversité y sont stockés, c'est bien le mot qui convient. Les plus précieux sont sous vitrine. Entre les barreaux, reflets, les traces de doigts, la poussière et les salissures nous parvenons malgré tout à admirer cette accumulation de trésors que l'on n'aurait pas imaginée reposant en ce lieu. Une bonne surprise que ce grand temple.
Un petit tour à moto, la casquette dans le vent, et voici le Shwe Ku, où nous passons d'abord devant une petite série de jolis bouddhas miniature assis, qui ne datent pas d'hier. Mais nous tombons vraiment en arrêt devant un grand ensemble sous verre : un chef-d'oeuvre, d'une hauteur de trois mètres, exécuté il y a plus d'un siècle d'après l'idée de deux frères qui étaient moines ici-même.
Au premier plan, un bouddha doré très fin tenant dans ses mains les plis d'une somptueuse robe. Il se tient sur un beau quadruple socle, doré également. Au second plan, un fantastique assemblage de blocs de bois dont le travail de sculpture est à l'extrême de ce qui peut être réalisé à la main. C'est si travaillé qu'on croirait que ça a été sculpté de l'intérieur. De nombreux personnages colorés, intégrés à l'oeuvre, sont enchevêtrés dans le bois. Des groupes de personnages, ici et là, forment des scènes censées représenter les étapes de la vie bouddhique. Sur les côtés de l'oeuvre, des pans de ciselures partent vers le haut, d'autres semblent être attirés par le bas, tel un essaim d'abeilles croulant sous son propre poids.
On nous permet aussi de jeter un coup d'oeil au réduit central, bien qu'il soit en travaux. Le grand bouddha assis qui y repose est vraiment majestueux avec son beau costume et sa dorure déjà refaite à neuf.
Dans le jardin, un vieux chedi est gardé par ses lions bien usés.
Dans un autre quartier, la pagode Phaung Taw Oo, derrière sa grande esplanade, a des airs de temple chinois.
Il est étonnant d'y trouver dans une vitrine une collection de grands coquillages ainsi que l'appendice caractéristique d'un poisson-scie, du genre gros modèle.
D'un tout autre style, le régulateur de voltage et le double tableau électrique en bois ne passent pas inaperçus.
Nous sommes intrigués par une statue dont nous n'avions pas encore vu l'équivalent : le bouddha sans face. Devant un grand bouddha assis s'en trouve un autre, plus petit, dans un joli trône. Il est habillé d'une cape mais son visage est comme à peine esquissé : les yeux, le nez, la bouche et les oreilles en sont au stade du brouillon. Cela lui donne un air mi-robot mi extra-terrestre, mi vieillard mi bébé. Il a sûrement une histoire particulière, d'autant plus qu'il apparait sur plusieurs photos exposées dans la pagode. Faute de pouvoir dialoguer avec quelqu'un dans une langue commune nous n'en saurons pas plus, mais emmenons avec nous l'une de ces images qui va nous rester.
Une dernière pagode, la Shwe Mo Taw, se trouve juste à côté du fleuve. L'ensemble est très coloré et parait plus récent, hormis la partie intérieure centrale, qui parait être plus ancienne. Le chedi doré ainsi que les murs avec des niches ornées de statuettes sont hermétiquement clos par des pans de verre translucides faisant eux-mêmes suite à de grandes portes en fer forgé.
Dernier tour de moto pour aller au grand marché, dont une partie est en plein air. Il nous faut y faire notre plein de bananes et d'ananas, d'abord pour le plaisir, ensuite pour nous éviter les affres d'un repas le soir...C'est un marché très fréquenté, effervescent, très coloré. Finalement plus intéressant que dans beaucoup d'autres villes.
A midi bien passé, nous faisons une seconde tentative pour tenter d'apprécier le buffet birman. Rien à faire, viandes, poisson, riz et sauces, tout ça n'est tout simplement pas bien cuisiné.
Nos motards ont été bien agréables et patients, nous leur donnons un bonus bien mérité et ils s'en vont contents de chez contents.
Notre après-midi est consacrée au retour dans le quartier où nous étions la veille afin de distribuer tous les savons, shampoings et peignes que nous avions pu récolter, ainsi que les kilos de bonbons achetés la veille.
Même les peignes ont un grand succès car en fait les femmes l'utilisent pour étaler sur la peau le thanaka, produit issu de l'écorce d'un arbre particulier et utilisé à la fois pour protéger du soleil et comme produit de beauté ( ? ).
Cette distribution a par moments, surtout à la fin, failli tourner à l'émeute. Tout le quartier a fini par savoir que des étrangers distribuaient des produits de toilette et des bonbons. De temps à autre, pour calmer le jeu, il a bien fallu refermer les sacs et repartir à quelque distance.
N'empêche que de bons moments ont été passés avec des femmes qui roulaient des cigares birmans devant leur case, à saluer et à plaisanter avec des familles entières et à faire pleurer des petits absolument terrorisés par l'étranger derrière la main qui tendait le bonbon.
Nous nous sommes posés un moment sur un banc, ce qui permet toujours de saisir un certain nombre de scènes de vie. Les gamins jouent au foot avec un ballon éternellement dégonflé, une longue file de nonnes tout de rose vêtues passe, une famille se promène avec les boeufs attelés au chariot.
En face, au bout d'une place, une propriété abrite en ses limites la tour préservée d'un temple de style khmer. Un peu plus loin, un couple de canards sort du salon de la maison et observe tranquillement l'animation de la rue.
Hormis quelques gars tout bizarres que personne n'a les moyens de faire intégrer une structure médicale, c'est à peine si nous avons le temps de répondre à tous les salut qu'on nous adresse.
De retour à l'hôtel, nous rappelons à la réception que nous n'avons toujours pas l'eau chaude. Parmi les trois jeunes qui arrivent, nous en reconnaissons deux de l'hôtel. Nous assistons à une scène cocasse, où ils font un certain nombre de manipulations plus ou moins heureuses. Il y en a un qui ouvre le robinet sans regarder dans quelle direction il pointe la douchette et pendant qu'il inonde toute la salle de bains il continue à discuter avec les autres comme si de rien n'était.
Nous avons fini par avoir de l'eau chaude. Quand ils s'y mettent, ils sont parfois très drôles. Bien sûr, c'est involontaire. A croire que nous sommes bon public, cela nous amuse beaucoup, même s'il faut leur courir après pour faire nettoyer tout ça un minimum...
Une fois de plus, une destination a priori sans grand intérêt nous a offert deux jours mémorables.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonjour Joël,
C'est avec beaucoup de gentillesse que vous avez distribué bonbons et produits de toilette aux gens dans la rue mais ceci me pose vraiment un problème. Nous avons nous aussi, donné des bonbons, stylos ou autres dans des pays en Afrique et nous nous sommes aperçus que dans tous les lieux qui s'ouvrent au tourisme, après quelque temps, les habitants s'habituent à ce que les touristes leur offrent quelque-chose et donc, dès qu'un étranger passe dans leur coin, ils réclament. Cela aboutit à faire que quand on se balade dans la rue d'un village, on est environné d'enfants qui nous suivent partout en réclamant quelque-chose et quelquefois, ils sont même ouvertement encouragés par les adultes. Ca peut devenir très pénible à la longue pour les visiteurs et même finir par de l'agressivité vis à vis de ceux qui ne leur donnent pas ce qu'ils veulent.
Donc, maintenant, j'essaie de ne pas distribuer ouvertement dans la rue et surtout pas aux enfants directement...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je ne faisais pas ce commentaire pour vous incriminer... j'ai fait la même erreur autrefois et je me pose réellement la question de savoir quoi faire dans pareil cas car j'ai constaté la dérive dans de nombreux pays... le débat est ouvert, qu'en pensez-vous ?
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je me joins tout à fait à votre remarque, formulée avec beaucoup de tact et bienveillance.
Et suis étonné qu'un forumeur qui met en exergue, au fil de son récit, comme dans ses précédents, ses immenses qualités de générosité, ouverture d'esprit, humour, goût du hors sentiers battus, altruisme (mis régulièrement en perspective avec les comportements, souvent rayés, des touristes qui l'entourent), puisse y être hermétique??
La vraie générosité est celle qui n'attend pas de retour, pas même celui si dérisoire et volatile d'un compliment sur VF.
Ceci étant, je souhaite sincèrement à Jojoone bien de la satisfaction personnelle pour la suite de son CR qui peut, j'en conviens sans ironie, satisfaire/réjouir beaucoup de lecteurs.
le bouddha sans face. Devant un grand bouddha assis s'en trouve un autre, plus petit, dans un joli trône. Il est habillé d'une cape mais son visage est comme à peine esquissé : les yeux, le nez, la bouche et les oreilles en sont au stade du brouillon. Cela lui donne un air mi-robot mi extra-terrestre, mi vieillard mi bébé. Il a sûrement une histoire particulière, d'autant plus qu'il apparait sur plusieurs photos exposées dans la pagode
AMHA il doit s'agir d'un bouddha soit, non terminé par l'artiste
soit ancien, dégradè pour diverses raisons et qui a subit une légère restauration
voir ici une piste envisageable: Les photos d'un résultat de fouille région de Chiang Raï:
krua5to.blogspot.com/2015/01/blog-post.html
D'un tout autre style, le régulateur de voltage et le double tableau électrique en bois ne passent pas inaperçus.
Le genre de verrues que l'on retrouve assez régulièrement dans les temples
ici a Luang Prabang PJ 1
et, mon petit copain qui te souhaite bon courage pour la suite de ton carnet PJ 2
Avant notre départ de Mandalay, notre chauffeur Ko Phyo nous avait proposé de contacter un jeune homme qu'il connaissait sur Bagan et qui pourrait nous faire faire les visites sur place. Nous étions un peu réticents sur le principe mais ayant confiance en lui et, avouons-le, pour lui faire plaisir, nous avons accepté.
Nous avions d'abord pensé nous déplacer de Pakokku à Nyaung Oo par le bac et finalement nous avons lâchement opté pour la solution la plus confortable. Et certainement la plus pratique, dans la mesure où nous avons pu commencer nos visites avant même d'arriver.
Ce matin-là arrive donc dans une grosse voiture, qui appartient à son père, un jeune homme en longyi, au port altier, avec un air qu'on pourrait qualifier de distingué. Nous allons avoir un chauffeur méticuleux, réfléchi et surtout très sérieux.
Notre bonne humeur le déridera de temps en temps, mais il revient vite à sa concentration. Il s'appelle Ko Lin.
Nous essayons de négocier un forfait pour la semaine mais il tient absolument à son tarif journalier de 40 dollars, 20 pour une demi-journée. Parfois, avec les birmans, nous avons eu l'impression qu'ils restaient fixés sur la décision qu'ils avaient prise, sans en démordre. Peut-être n'est-ce qu'une impression...
Renseignements pris, il s'avère que c'est le tarif que réclament certains hôtels pour fournir un chauffeur. En cette saison il est donc facile, en cherchant soi-même, de trouver un chauffeur pour 35 dollars, voire moins. Encore une fois, il faut également tenir compte de la prestation fournie. De toute manière, ce n'est pas cher payé, il est généralement admis que la journée démarre à 8 ou 9 heures du matin pour finir vers 18 heures, plus éventuellement une ou deux
extensions pour un lever et un coucher de soleil. Avec le recul, nous savons que Ko Lin nous a amené quelques plus-values qui ont largement compensé la différence. Il s'est notamment fait un devoir de nous fournir tous le jours des bouteilles d'eau fraîche et notre repas du midi, à notre surprise.
Bien sûr, les scooters électriques ont un succès considérable à Bagan, reléguant les promenades en calèche à l'antiquité. Manifestement, ça plait bien aux gens qui les louent.
Nous avons opté pour le confort, le côté pratique, la rapidité. Au bout d'une semaine, compte tenu de la chaleur lourde et de notre programme de visites plus élevé que celui de la moyenne des visiteurs, nous n'avons certainement pas eu de regrets à ce sujet.
De Pakokku à Bagan, on traverse le plus long pont de Birmanie. Quelques kilomètres avant d'arriver, Ko Lin nous invite à visiter le site de Kyauk Ku. On arrive au bord d'un ravin et il faut descendre un certain nombre de marches. Dans un bien épais bâtiment dont la structure intérieure a été renforcée trône un grand bouddha généreusement doré. Nous avons commencé par un site atypique.
En ce qui concerne la suite, précisons déjà que nous ne souhaitions pas présenter le genre de photos que l'on voit systématiquement dans chaque récit ou sur chaque site internet. Vous ne verrez pas de ballons dirigeables car ce n'est pas la saison. Nous n'avons pas non plus couru les terrasses pour un coucher ou un lever de soleil, même si l'une ou l'autre fois ç'aurait été exceptionnellement possible. Nous voulions surtout présenter une vision concrète de ce que voit le visiteur, qui se rend dans cette région pendant l'été, durant sa journée ou sa demi-journée de découvertes.
Or, il se trouve que malgré nous c'est bel et bien une vue du passé que nous vous présentons avant tout. Cela fait un curieux effet d'apprendre qu'un sérieux tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé les terres et les monuments que nous avons parcourus un mois plus tôt au jour près. Nous ne savons donc pas si notre récit aura une utilité pour quelqu'un et dans quels délais les réparations rendront provisoirement à Bagan le visage que nous lui avons connu.
Nous commençons par la célèbre Shwezigon dont le stupa en grès doré à la feuille d'or est en rénovation. La pointe habituellement d'un jaune éclatant est donc drapée d'une protection beige. Ce n'est pas pareil.
A l'entrée, beaucoup de marchands ; à l'intérieur, beaucoup de visiteurs, surtout des pèlerins. Une petite parenthèse : évitez le dimanche, jour de grande affluence, pour les visites où vous souhaitez être un peu plus tranquilles.
Autour du stupa, des bâtiments qui sont autant de mini-temples où les locaux vivent leur vie, prient, dorment ou casse- croûtent en famille.
Dans le premier où nous entrons, deux singuliers bouddhas dorés sont assis sur des socles de pierre, drappés et affublés d'une coiffe, des billets de banque glissés dans toutes les fentes du tissu. On ne serait pas en Birmanie, on penserait que ce sont des dieux mayas ou aztèques.
Dans un autre bâtiment, une collection de statues, dont deux gros bambins bariolés et joufflus qui portent une cloche. Ailleurs est exposée une bien haute porte en bois où sont gravées des danseuses. Au vu des photos d'époque, certains éléments se trouvaient à d'autres endroits du temple jusqu'au tremblement de terre de 1975.
Toujours près de Nyaung Oo pour ce premier jour, le Wetkyi-In-Gubyaukgyi. Son intérêt, à part sa pointe triangulaire de style hindou, repose sur les nombreuses fresques à l'intérieur. Une seule entrée n'a pas été murée afin de les protéger.
Munissez-vous d'une lampe torche assez puissante. Le problème n'est pas dans la pièce à donner au gardien qui vous montre les fresques avec sa torche quand vous n'en avez pas. C'est juste que pour lui c'est devenu une routine, il passe de l'une à l'autre en un clin d'oeil, si bien que vous ne pouvez qu'apercevoir. Et ne parlons pas de ceux qui désirent photographier ou filmer.
Nous n'avons pas non plus saisi la logique de l'interdiction de prendre des images dans certains lieux alors que c'est tout à fait permis dans d'autres. Est-il seulement raisonnable d'y chercher une logique ?
Sur Nyaung Oo, nous avons apprécié le joli temple Gubyauknge, datant des débuts de l'ère de Bagan. Il y a de belles sculptures en stuc à l'extérieur et plusieurs statues intéressantes à l'intérieur. Ce temple est situé un peu à l'écart, dans un bel environnement.
A midi, Ko Lin nous mène à Old Bagan pour déjeuner. Il a choisi le restaurant végétarien The Moon, lequel a d'ailleurs bonne réputation dans les guides papier. Malgré un service prompt et organisé, nos assiettes nous offrent une nouvelle désillusion. Ce n'était pas mauvais, ce n'était pas bon. On a mangé, quoi...
Pour finir, Ko Lin nous incite à faire un saut sur la terrasse du temple Min O Chan Thar. Celle-ci n'est pas bien élevée mais il y a déjà une bien belle petite vue sur les environs et, surtout, sur le plus beau temple de Bagan, l'Ananda, récemment rénové. Il faut avouer que nous stagnons un bon moment devant cette magnifique image. En plus, il y a un coin de ciel bleu.
Il est temps alors de poser nos bagages à l'hôtel qui nous accueille pour quatre jours. Nous avons fait un excellent choix sur Nyaung Oo avec le Thante Nyaung U, pour 42 euros la nuit sur une chambre supérieure ( dans un bungalow en fait ). La superficie est imposante, il y a énormément de fleurs et beaucoup d'arbres. La piscine est très grande, et non seulement il y a un nombre correct de transats mais en plus il y a aussi les épais matelas en mousse qu'on dispose dessus pour le confort, ce qui est une denrée rare en Asie.
En insistant un peu auprès de la réception, on peut obtenir qu'ils débloquent l'eau chaude pour toute la durée du séjour, comme quoi c'est possible. Certes, les chambres ont un côté un peu ancien, mais c'est très propre. Encore une fois, nous avons la bonne surprise de constater que les matelas sont très confortables.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement.
Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas.
C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat.
Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux.
Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché.
Nous avons opté pour la solution la plus sage. Lors d'un autre passage à la réception, nous avons demandé si ces gens vus à la piscine restaient longtemps et on nous a dit qu'ils partaient le lendemain. Mieux vaut qu'un problème se règle sans qu'on ait besoin de lutter.
Ce 19 juillet marque le dernier jour des festivités de la pleine lune. C'est aussi le jour férié de la fête des martyrs assassinés en 1947. En soirée, les haut-parleurs des temples voisins ( en Birmanie, partout il y a des temples voisins ) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin. Enfin, le chant des religieuses se termine en apothéose avec en point d'orgue un vigoureux solo de biniou...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Je crois devoir comprendre que vous êtes féru de temples Bouddhistes, aussi je me permets de vous informer qu'il ne s'agit pas ici de statues de Bouddha.Désolé pour votre gouverne et celle de vos aimables followers, leur véritable identité m'échappe.L'illustre Fabrice, au remarquable récit de séjour au Myanmar soit souligné en passant, a, j'en fiche mon billet, la réponse.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement.
Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas.
C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat.
Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux.
Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché.
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En soirée, les haut-parleurs des temples voisins ( en Birmanie, partout il y a des temples voisins ) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin.
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Sur le reste de votre CR, aucun commentaire particulier, si vous permettez.
Je respecte bien évidemment votre point de vue touristique et salue votre geste de partage.J'imagine néanmoins que vous n'écrivez pas en forum public qu'à destination de vos fans et acceptez à priori la possibilité de commentaires autres que dithyrambiques, béats de copinage.
Croyez bien, Jojoone, que je n'interviens pas ici en trublion bête&impartial, mais en lecteur attentif&sensible, comme vous pouvez l'être à votre tour.
Bon courage&plaisir pour la suite de la narration de vos aventures guidées.
Vérification faite sur ma 2ème édition Française du LP, il s'agit de représentations de Nat, Esprits protecteurs/tutélaires (cf Animisme Birman), encore très vénérés.
Mis en appétit par les premières découvertes de la veille, nous sommes déçus que cette fois le ciel soit bas et gris. De temps en temps, une petite pluie vient compliquer le tout. Quand on porte un sac sur le dos, qu'on a un appareil à protéger, qu'il faut en même temps enlever et remettre ses tatanes tout en tenant son parapluie et en évitant de glisser sur les dalles humides et maculées de boue, ce n'est plus aussi agréable qu'avant. C'est reparti pour un moment grognon à maudire ceux qui nous obligent à aller pieds nus dans ces conditions...
Le temple Alo Pyi semble être une fusion entre une pagode dorée et un temple en briques. C'est celui où les gens font des offrandes et émettent un souhait qui sera la plupart du temps exaucé. Nous n'avons offert ni fleurs ni fruits, il pluviotera donc toute la journée.
Il est à noter qu'à quelques dizaines de mètres à l'arrière se trouve un temple voisin, sur la terrasse duquel on peut monter. Ce n'est pas très haut mais on distingue les collines au loin, un petit bout du fleuve et il y a de nombreux édifices tout autour.
A proximité, l'un des derniers grands temples construits à Bagan, Htilominlo. Derrière son enceinte, il est à la fois intéressant et esthétique. Les quatre bouddhas font leur effet dans les galeries mais le précédent tremblement de terre avait déjà fait des dégâts considérables sur les fresques.
C'est dans ce temple que nous avons eu droit à notre seul contrôle et où nous avons acheté le pass à 25000K.
Dans le même périmètre, on peut faire un passage par le groupe de Khay Min Gha, qui semble avoir été rénové il y a quelque temps, hormis des stupas ayant perdu leur forme originelle, là aussi après le tremblement de terre de 1975.
Nous quittons alors la zone de Nyaung Oo et nous dirigeons vers Old Bagan. Nous demandons à notre chauffeur de s'arrêter.
Un petit temple juste en bord de route a retenu notre attention. En effet, il y a des niches le long des murs qui abritent des statues d'éléphants et quatre animaux imaginaires font les beaux à chaque coin du bâtiment, richement dotés en attributs qui feraient pâlir de jalousie certains d'entre nous ( ne citons pas de noms ). C'est un aménagement comme nous n'en verrons plus sur aucun des autres temples.
A Old Bagan, le temple Thatbyinnyu ressemble à Htilominlo, mais en blanc-gris et avec un sommet doré. C'est bien le plus haut du site ( 61 mètres ) mais on ne peut pas y monter et l'intérieur est assez pauvre au vu de sa taille.
Un peu plus loin, le Nat Laung Kyaung, très vertical avec son sommet doré et ses gros bouddhas un peu enfantins.
Juste à côté, le Pahtothamya, qui lui est l'un des tout premiers à avoir été construits sur le site.
Un des plus proches du fleuve est le Gawdawpalin. Gros bouddha doré également.
Nous finissons par la pagode Bupaya, dont l'intérêt principal est d'offrir une vue plongeante sur le fleuve et les bateaux qui y sont amarrés.
Ko Lin, ayant compris que nous avions apprécié les déjeuners dans les tea shops de Mandalay, nous offre une belle quantité de samossas pour le midi, ainsi que la sauce qui va avec. Nous nous en régalons sur un muret de pierre, sous les regards stupéfaits d'un groupe de personnes arrivées dans la benne d'un camion. Sans exagérer, c'était comme si des gens du moyen-âge découvraient des cosmonautes. Ben quoi, on est juste des êtres humains, et on mange, enfin...Quand nous avons demandé à Ko Lin s'il l'avait remarqué, il nous a dit : " Ah oui, ce sont des gens qui viennent de villages éloignés, ils n'ont pas l'habitude de voir des personnes comme vous ".
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
La journée débute par une visite à la magnifique pagode Ananda. Les bouddhas dorés sont aussi grands que fins ( dire qu'ils sont en teck ! ) et les statuettes dans leurs niches ainsi que celles à leur pied valent le coup d'oeil. On notera les immenses portes sculptées et colorées. Enfin un temple richement doté. La multitude de niches dans les corridors contient autant de statues et de statuettes.
A l'extérieur, on remarquera les différents animaux et personnages à chaque étage, ainsi que des jakatas ( petites plaques racontant les vies antérieures du bouddha ).
Dans un petit village tout proche, nous avons vu le monastère en bois de Nat Taung. Le fin travail de ciselage est remarquable sur tout l'extérieur, d'autant plus qu'il n'y a pas de traces d'usure et qu'il est très bien entretenu.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Toujours à Old Bagan, le Shwegugyi, grande et belle structure. On peut y monter. Sa vue à 360 degrés se limite à Old Bagan, mais sacrée vue quand même...
Dans la même zone, la Mahabodhi est une pagode de style typiquement hindou. L'intérieur n'a guère d'intérêt, c'est à l'extérieur qu'ont été placées toutes les statuettes.
Nous nous dirigeons ensuite vers la zone à 1 km au sud d'Old Bagan. La pagode Mingalazedi est massive avec ses quatre terrasses, les stupas aux angles et la grosse cloche posée dessus. Une esthétique qui nous plait.
Dans ce secteur, c'est incontestablement la Shwesandaw qui offre la plus belle vue. Ce bâtiment est l'un des plus anciens.
A ses pieds, le Sinbinthalyaung contient un bouddha couché de 18 mètres, plus récent certes, mais il est bien âgé de 300 ans. L'obscurité et l'armature de protection ne facilitent pas l'observation des fresques.
Un peu plus loin la pagode Lawkahtake Pan, devant laquelle nous ne faisons que passer. Il y a de belles peintures murales du 12ème siècle, mais nous ferons l'impasse sur la plupart des lieux où filmer et photographier est interdit. Aucune frustration car sur l'ensemble du site nous en avons tant vu que cela suffira amplement.
A proximité nous admirons avec plaisir le Dhammayangyi dont la forme pyramidale nous séduit. De grande dimension, il est pourtant resté inachevé. Nous y avons trouvé un couple de bouddhas assis, un autre couché dans l'obscurité et quelques restes de peintures murales.
Nous finissons cette journée consacrée à quelques grands temples connus par le Sulamani, dans la campagne à l'est d'Old Bagan. Lui aussi a plusieurs terrasses avec des stupas à chaque angle. De près, on constate que certaines frises et décorations extérieures sont encore présentes.
A l'intérieur, on peut s'étonner de la netteté et de l'état des fresques si on ne sait pas qu'elles ont été réalisées par des moines il y a deux siècles. Après tout, cela ne retire rien à leur intérêt. Il y a notamment quelques serpents sympathiques et des éléphants, bon nombre de scènes diverses.
Ko Lin nous encore amené des samossas, avec quelques nems en plus. C'est bon, mais c'est bien gras. Comme on dit, ça facilite le transit. Pour nous, en Birmanie, quand on sent que le processus de transit est sur le point de s'achever, alors il ne faut surtout pas trainer en route. Comme disait mon père : " Avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure " ! Mais ces petites douleurs fugitives dans l'après-midi, finalement ce sont les samossas, l'eau de la piscine, l'air ambiant ?
Un petit mot sur les vendeurs qu'on retrouve devant chaque temple d'importance, voire parfois dans le temple ou plus rarement à vélo sur les chemins de campagne. D'abord, il serait profitable à tous que les vendeurs ne se positionnent pas dans l'enceinte des pagodes. On est déjà bien assez sollicités à l'extérieur.
Evidemment tous les objets sont standard et tout ce qui parait artisanal est de la plus piètre qualité. Nous n'avons pas eu le coeur de refuser à chaque fois et de temps à autre nous avons pris une bricole. Il est arrivé que des jeunes insistent beaucoup plus lourdement et qu'ils repartent avec un regard pas très tendre et en maugréant quelques malédictions.
Le plus souvent, il faut bien dire que ça se passe avec le sourire.
On nous demande d'abord notre nationalité puis ce sont toujours les mêmes mots : " C'est zoli, c'est moi qui l'ai fait, c'est pas cher ". Cependant, plus on y passe de temps et plus on visite, plus ça devient lassant. Pour l'autre en face c'est la première fois, pour nous c'est la trente sixième...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci pour ce récit tonique, réaliste et personnel qui me replonge 3 ans en arrière dans ce pays envoûtant
Bonjour Jean
Joel, je lui ai promis d'attendre la fin de son périple pour lui donner mes impressions sur son "petit tour" en birmanie
Je déroge, ton carnet me donnant a réfléchir sur l'aspect voyage
Afin de donner un comparatif de choix de logistique pour les lecteurs-futurs voyageurs
(dont je fait partie, hésitant entre ce pays et le VN pour un futur proche)
Si j'ai bien compris tu as fait le périple avec un tour operator ?
voyageforum.com/...post=6536303#6536303
- quel en a été le coût pour tes 2 semaines ?
(suivant ta réponse si Joel pouvait nous faire un approximatif en fin de son carnet?)
- Si cela était a refaire, repasserais-tu par un professionnel du tourisme ?
Sur ce, je te tourne le dos et retourne a nos dos du moment
Le jour suivant semble devoir être un peu plus lumineux. Quelque part dans la plaine, au nord-est, notre chauffeur tient à nous amener à la pagode Izagawna, un petit ensemble réhabilité.
A proximité, nous avons tenu à monter sur la très controversée Viewing Tower. Cette tour, ainsi que le resort de luxe juste en-dessous, a été construite au bénéfice d'un des dignitaires du régime militaire. C'est en partie à cause d'elle que le site n'a pas été classé à l'Unesco.
Nous avons un peu hésité ; mais quand on sait qu'on ne reviendra jamais on n'a pas envie de laisser passer la chance de voir le site dans son intégralité.
L'entrée est passée à 6000 kyats. Après un charmant accueil, on peut contempler dans la grande salle au rez-de-chaussée quelques antiquités probablement réquisitionnées ailleurs.
L'ascenseur vous mène au bar où il vous est offert un jus de fruits frais. Deux petits étages à gravir et vous voilà sur la plate-forme. Il n'y a ni vitres ni garde-fou, on évitera les jours de grand vent...
Deux jumelles téléscopiques sur socle permettent de longuement visionner les détails. Il ne doit pas y avoir foule tous les jours.
Nous sommes restés un long moment, cette vision d'ensemble de Bagan est évidemment formidable. Il n'est pas aisé d'en détacher les yeux.
Il y avait des ouvriers birmans à côté de nous qui tiraient sur d'épaisses cordes. On en déduit bien sûr que plus bas, à l'autre extrémité, il y a d'autres ouvriers dont la vie dépend de ceux-là. C'est après être redescendus que nous voyons ces deux hommes suspendus dans le vide, sans protection ni fixation d'aucune sorte, qui repeignent tranquillement la tour avec leurs rouleaux, plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la terre ferme. Tout cet argent qui rentre d'un côté et qui ne ressort pas de l'autre, même pour garantir la sécurité la plus élémentaire...
Rapide passage ensuite à la Kyat Kan Cave. Il s'agit de grottes avec des fresques. Des couches y sont installées, où des moines ont vécu et où d'autres méditent encore. Rien de transcendant.
Toujours dans la plaine, l'espace où se trouve le temple Tayok Pyi est assez esthétique. Des temples de forme très différente se partagent le même périmètre et l'impression d'ensemble est très agréable.
Le Tayok Pyi présente quelques détails supplémentaires peut-être parce qu'il est l'un des derniers à avoir été construit. Il n'a pas été achevé en raison de l'invasion des Mongols. Nous avons pu admirer ses pièces de stuc en façade, incluant quelques personnages intéressants.
Tout près et difficile à manquer, le grand temple Lemyethna. En effet, il est repeint en blanc chaque année avec l'argent des gens du village. Faut-il préciser que les birmans, aussi nécessiteux soient-ils, consacrent un pourcentage non négligeable de leurs ressources aux dons...
Il faut aussi jeter un coup d'oeil aux fresques à l'intérieur. Il subsiste des portions relativement épargnées permettant de constater le souci du détail dans l'exécution de ces dessins, à l'origine.
Non loin, les fresques sont également bien conservées dans le joli temple Payathonzu reconnaissable à ses trois tours carrées.
Enfin, nous poussons jusqu'à la pagode Dhammayazika. Massive et esthétique avec ses multiples sommets dorés. Quelques magnifiques bouddhas dorés y résident. La montée aux terrasses semble avoir été récemment condamnée.
Nous faisons ensuite notre troisième repas de samossas et c'était celui de trop. En fin d'après-midi et pendant la soirée nous ne sommes pas franchement malades mais nous ne sommes vraiment pas en bon état. Nous avons donc trinqué à notre beau voyage et à la gastro-nomie birmane à coups de cocktails à base d'eau et de cette substance pâteuse bien connue qu'on y dilue. Du bon béton pour l'estomac et au final un souvenir pas trop cuisant.
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Aujourd'hui, nous rôdons du côté du village de Myin Kaba, situé entre Old Bagan et New Bagan. Le ciel daigne franchement nous montrer qu'il peut parfois être bleu et la différence s'est ressentie.
Le Gubyaukgyi recèle de belles fresques, mais regardez-les bien car les photos y sont interdites.
En plein dans le village, le temple de Manuha. C'est aussi l'un des plus anciens mais son architecture est très basique. Il jure vraiment avec l'ensemble des autres temples.
Juste avant l'entrée, il faut monter une échelle métallique ( dorée ) à 7 degrés pour faire une offrande dans l'énorme bol ( doré ) réservé à cet usage.
Difficile de se douter que dans le bâtiment principal et ses annexes d'énormes bouddhas occupent presque intégralement l'espace. Le bouddha ( doré ) notamment vous domine de toute sa taille ( mais avec bienveillance et sérénité ).
A un jet de pierre, le modeste temple de Nanphaya revendique aussi une particularité : en son centre, des piliers de grès présentent des bas reliefs préservés par on ne sait quel miracle. C'est l'un des rares temples à avoir été restauré par l'Unesco. Comme dans les autres endroits concernés, l'armature en métal n'arrange pas l'esthétique mais elle aura au moins permis de sauver le bâtiment.
Ce village de Myin Kaba compte plusieurs boutiques spécialisées dans la réalisation et la vente des objets en laque, dont Bagan est la capitale au Myanmar.
Nous sommes allés visiter le Golden Cuckoo et Maung Aung Myin. Les deux ont une arrière-boutique climatisée où sont stockés les plus beaux objets et hors de question de photographier.
Le travail est hautement artisanal et nécessite un certain nombre de matériaux très divers et inattendus, tels que le crin de cheval, la cendre d'os de boeuf ou des algues.
La laque et les couleurs sont appliquées l'une après l'autre, avec un temps de séchage en cave d'environ une semaine entre deux opérations.
Les objets les plus simples, qui sont déjà de belles réalisations, portent 7 couches s'ils sont colorés et 9 couches s'ils sont noirs avec des motifs dorés. Donc autour de deux mois de temps.
Les objets les plus élaborés sont d'une plus grande finesse, mais il y a souvent autour de 14 couches, voire plus de 20 couches pour les objets de plus grande dimension.
Par conséquent, les prix vont du simple au double.
Ce qui souvent n'est pas précisé dans les guides, les récits ou les reportages, ce sont des chiffres précis. Donc, si vous craquez pour l'un des plus petits objets, une boite cylindrique genre pot à thé de 10cm de hauteur pour 4cm de diamètre, il vous sera facturé 55 dollars, avec seulement une réduction de 10% pour un achat supérieur à 100 dollars. Si vous fondez pour un plateau de 40cm sur 20cm, ce sera 400 dollars.
Golden Cuckoo est une affaire familiale gérée actuellement par la 3ème ou la 4ème génération ; des dizaines d'ouvriers y travaillent. Dans l'arrière-boutique, une guitare qui a été entièrement gravée par ce procédé, et même un casque de moto que le frère du patron jette franchement à nos pieds sur le sol en béton pour prouver à quel point la bonne qualité est résistante. Il nous montre fièrement une grande armoire en cours de réalisation, commandée par un richissime allemand. Même le dessous des tiroirs est totalement gravé. Nous n'osons même pas penser au prix que cela représente. Sur sa lancée, il nous dit qu'il leur est déjà arrivé de fournir à Hermès le même genre de boîte, avec juste le logo de la marque en plus.
Dans la mesure où il y a des couleurs traditionnelles, à part le noir de la laque on ne retrouve généralement que de l'orange, du vert, du rouge et du jaune. Quant aux motifs, ce sont régulièrement les mêmes que ceux qu'on observe dans les temples, avec parfois des animaux. Certains apprécieront presque tout, d'autres n'en seront pas amateurs.
Nous prenons ce jour nos quartiers dans notre second hôtel. Nous avons choisi le Blue Bird Hotel à New Bagan. Le propriétaire, le manager et le concept sont français. Autant dire que le personnel a reçu une formation sérieuse, qui à l'usage laisse une impression de formatage. Sous certains aspects, on se rapproche un peu de l'hôtel de luxe même si l'esthétique semble avoir été privilégiée par rapport au pratique. Le petit lit de pétales de fleurs qu'on découvre dans...la cuvette du WC est quand même une attention déroutante.
On a une salle de bain superbe mais une douche en cascade ébouriffante, un petit-déjeuner avec des choix limités mais parmi lesquels du Nutella et une confiture d'ananas maison, un espace extérieur non couvert en cas de pluie mais où on peut déguster le meilleur des capuccinos ainsi que la plus divine des mousses au chocolat ( avec une feuille d'or dessus, s'il vous plait ! ). Nous avons eu une belle promo à 44 € pour une chambre qui est habituellement facturée 80 €. Le matelas triple épaisseur et triple confort, la piscine à débordement et le calme ambiant donnent la sensation de vivoter dans une oasis.
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Notre première étape est la pagode de Lawkananda. Elle se trouve au sommet d'une butte, dans le village de Thiripyitsaya, un peu au sud de New Bagan.
Hormis le stupa complètement doré à la feuille d'or et deux vieilles stèles, rien de spécial. Tous les autres bâtiments étaient en rénovation. Mais l'endroit surplombe juste le fleuve, la vue est intéressante.
Comme c'est dimanche, il y a foule pour porter des fleurs et faire d'autres offrandes.
Encore un peu plus au sud, donc bien à l'écart du circuit touristique, la pagode de Sittana ( ou Seddana ) est une grande et majestueuse structure flanquée de quatre tourelles à chacune de ses quatre arêtes, avec des statues dans des niches. Au bas de la pagode, sur chacun des côtés une quarantaine de têtes d'éléphants, dont une seule a miraculeusement conservé toute sa forme et une bonne partie de sa couleur.
Le gardien muni d'une torche nous invite à grimper dans un trou de la pagode, ouvert à deux mètres du sol, en nous sussurant qu'il y a un beau bouddha. Avec le recul c'était peut-être une erreur mais nous avons évité.
Par moments nous avons eu de petits accès de saturation, mais pour une année encore plus chargée en monuments que d'habitude, ça peut se comprendre.
Nous voulions une journée différente, pour couper un peu.
Les visiteurs peuvent se rendre dans deux villages différents au sud de Bagan, à 1h30 de route environ. Notre chauffeur nous a assuré qu'on ne pouvait pas les voir sur le même jour. Apparemment, il n'y a pas de route convenable entre ces deux villages et il faut retourner à Bagan pour aller de l'un à l'autre.
Nous avons donc renoncé à nous rendre au village de Zee O où on peut admirer un tamarinier âgé de mille ans, et juste à côté la forêt tricentenaire de Ingyin.
Nous avons préféré visiter Salay et ne l'avons pas regretté du tout. Le monde rural birman a défilé sous nos yeux pendant le trajet. Le centre du Myanmar ne présente pas une végétation opulente. Il y a souvent des airs de savane africaine.
La route est bitumée mais largement assez cabossée. En cours de route, nous traversons une forêt de derricks : il y a même du pétrole.
En premier lieu, on s'arrête à Salay devant une grande construction coloniale de couleur claire striée de gris. Il s'agit en fait d'un élégant double bâtiment dont les deux parties sont reliées par un passage ouvert à hauteur du premier étage.
Il faut savoir que derrière cette construction, au fond du chemin, se cache une pure merveille. Il s'agit du monastère en bois Yoke Sone Kyaung.
L'entrée est à 5000 kyats. Bien sûr, il y a les nombreux piliers de soutien en teck, les deux épais escaliers en pierre et la tour à multiples étages surmontés de petits toits de couleur rouge. Cependant, le plus remarquable est cette frise de bois sculptée d'une hauteur d'un mètre qui court tout le long de la façade du monastère et sur une partie des côtés.
S'y succèdent de multiples saynètes avec leurs maisonnettes, leurs animaux et leurs personnages. Les légendes sont clouées en-dessous, en birman et en anglais. On retiendra notamment : " Passion pour plaisirs sensuels ou bondage sensuel " ( ! ), " Upatissa et Kolita en train de regarder Kwe danser sur la montagne " ou " Le retour de mariage de Jeiwata ".
Une fois encore, il fut un temps où des artisans donnèrent le meilleur d'eux-mêmes. Il faut préciser que tout cela est dans un état de conservation exceptionnel.
L'intérieur est tout aussi extraordinaire. On tombe tout de suite en arrêt devant l'ancienne porte du monastère, de toute beauté. Puis on admire une succession d'oeuvre splendides dont la plupart date du 19ème siècle. Des meubles, des statues, des objets usuels, rien n'est à jeter. Le tout sous un très beau plafond assez bien préservé.
Nous avons retenu un objet de quatre mètres de haut, au sommet duquel un bouddha debout se tient dans un sorte de kiosque. Le socle est revêtu de pans d'un alliage doré, sur lesquels on distingue de merveilleuses enluminures réalisées avec une grande précision. 17ème siècle, quand même...
Nombre de bouddhas sont en bois, colorés et d'une esthétique indéniable.
Dans une vitrine, des objets de dimensions plus réduites, mais datant cette fois du 15ème siècle.
Dans une annexe à l'air libre et couverte, d'antiques meubles, un grand char à boeufs et un trône imposant.
Incontestablement, l'un des coups de coeur lors de notre séjour.
A quelques dizaines de mètres du monastère, une petite baraque contient d'autres antiquités, notamment d'anciens carnets rédigés par d'illustres moines ainsi que des objets découverts lors de fouilles.
Juste en face de la demeure coloniale, de l'autre côté de la route, un groupe de pagodes a survécu tant bien que mal, avec parfois un côté un peu penché.
Un bouddha de six mètres de haut, venant d'on ne sait où, a atterri dans ce village en 1888 lors d'une importante crue du fleuve. On estime qu'il date du 13ème siècle. Certains disent que c'est le plus grand bouddha laqué du pays. Vous pourrez donc admirer ce bouddha Man Hpaya, assis entre ses grandes colonnes, dans le bâtiment qui l'abrite désormais au sein du village. A l'extérieur, on remarquera d'amusants bougeoirs en fer forgé supportant rats, dragons et serpents.
Tout près de là, nous avons souhaité jeter un coup d'oeil à un monastère encore en activité, le Sasanayaung Gyi. Il a pourtant été construit seize ans avant celui que nous venons de visiter. Nous hésitons un peu à y monter puisque la cuisinière et ses aides sont sur le point de servir la popote.
Nous arrivons quand même, sur la pointe des pieds et avec notre air emprunté. Evidemment, tout le monde nous fait signe de venir, surtout le moine à lunettes en chef. Car nous saurons plus tard que le vénérable Ashin Pandita est le maître principal de l'Ecole d'Education Monastique. En attendant, il se trouve que celui-là c'est un sacré numéro. Il nous fait la petite visite guidée, nous ouvre les meubles, fait rire sans arrêt toute la galerie et déconne avec madame la photographe en la prenant gaillardement par la taille. On n'a pas tout compris, mais qu'est-ce qu'ils se marraient bien.
En dehors du fait qu'un monastère vivant est agréable à visiter, on remarque fatalement les deux meubles volumineux qui se trouvent dans cette longue pièce. L'un d'eux, surtout, qui est revêtu de panneaux colorés avec des épisodes de la vie du bouddha. Ce meuble de 150 ans contient une partie des 174 livres d'écriture conservés par ce monastère. Ces écrits ont été réalisés par des sages et des moines sur des feuilles de palmier. Maître Pandita nous ouvre d'ailleurs l'un des rouleaux et nous montre bien l'un des parchemins. Chez nous, les historiens conservent ça au frais et le manipulent avec des gants mais ici ça fait autant partie du présent que du passé et il s'agit de documents que des moines viennent étudier de temps à autre.
Dans ce lieu, on observe également un magnifique plafond très bien ouvragé.
Avant de repartir, nous prenons une petite collation dans un kiosque au bord du chemin. Deux chiens arrivent, qui nous font le coup classique : " Je suis le toutou le plus malheureux et le plus gentil du monde et je suis extrêmement affamé ". Bien, là aussi on fait une petite donation.
Un son électrique accompagné d'un intense grésillement nous parvient alors. Cela dure de longues secondes et en nous penchant nous voyons de grosses étincelles. En même temps, Ko Lin se dépêche de remettre ses chaussures, il a déjà compris et il nous dit de ne pas bouger.
Là où il se trouvait, il pouvait voir qu'un écureuil se faisait électrocuter sur un câble électrique. Au bout d'un moment, la pauvre bête a fini par tomber et c'est là que les deux chiens se sont précipités.
Le plus vieux des deux est resté méfiant mais le plus jeune a immédiatement croqué dans l'écureuil qui venait de se faire projeter à terre. Il s'est pris une châtaigne mémorable. Ca nous a fait pitié de le voir se tordre de douleur en poussant d'effroyable hurlements. Ce moment n'a duré que trop longtemps, nous avions l'impression de le voir mourir sous nos yeux.
Quand ça a cessé, il est parti complètement sonné aussi loin qu'il a pu et nous espérons qu'il aura tenu le coup.
Le soir, nous avons déniché à New Bagan un restaurant tenu par un birman qui a fait un stage de quelques mois chez un chef réputé de la région parisienne. Au Naratheinkha, vous pourrez déguster une cuisine asiatique réalisée à la française. Nous avons enfin pu manger quelque chose de soigné, de bien cuisiné, de goûteux. Seul bémol : le chef a aussi retenu de la grande cuisine française que les portions ne doivent pas être trop importantes...
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C'est le dernier jour où nous faisons travailler notre chauffeur. Nous commençons par le gros temple Thitsawadi, qui présente de nombreuses tourelles, des stucs et des peintures murales. On peut y monter, la terrasse offre une belle vue.
Ensuite, nouvelle grimpette sur le temple Buledi. D'ailleurs, de cet emplacement, la perspective fait que les principaux temples d'Old Bagan semblent être installés côte à côte. Probablement la plus belle vue de tout le site depuis l'un des temples où on puisse encore monter.
Le temple Pyathada, tout seul dans son coin de campagne, fait penser de loin à un château avec ses hautes murailles dont seule une tour centrale semble émerger. Il confirme son style à part avec une grande arche extérieure sans toit.
De très grands bouddhas vous y attendent. Sa plate-forme est extrêmement étendue comparativement aux autres temples.
Pas trop de chance, il pluviote un peu ce jour-là. Tant pis, à la belle saison le ciel est bleu mais les prix ne sont pas les mêmes et surtout les touristes pullulent.
Nous passons ensuite a Tha Byeik Hmauk. Il y a peu de chances que les prochains visiteurs y retrouvent le même gardien que nous y avons rencontré. Nous entendons d'abord de loin le son caractéristique d'un ballon que quelqu'un tape contre un mur. Effectivement, le gardien fait des jongles et des frappes dans le temple, sous le bouddha. Il nous prend à témoins et bien vite l'un des shoots pulvérise les fleurs se trouvant dans un petit vase juste sous la main de bouddha. L'homme est bien exalté, complètement dans son idée et tient absolument à être photographié.
Tout en étant assez dans la retenue dès le départ, nous nous éclipsons un peu plus vite que prévu. Le malheureux n'a plus toute sa tête, c'est évident.
Nous demandons à Ko Lin s'il avait vu et entendu mais bien sûr lui aussi avait compris, bien qu'il se soit tenu assez loin en retrait.
Il nous explique que la famille de cet homme est très pauvre, qu'il a eu quelques malheurs et qu'il a déjà été dépressif. Il nous indique qu'il le signalera à qui de droit parce qu'on ne peut pas laisser les choses en l'état.
Après un bref passage au petit temple Apayadana, nous voulions aussi voir le Nagayon. Celui-ci n'est pas de grande dimension mais quelques sculptures et les grands bouddhas dorés méritent le déplacement. Dans le nom du temple, il y a le mot naga, qui signifie serpent. Celui-ci est en effet peint au-dessus du bouddha principal.
Notre dernière visite sera pour un duo : le temple de Seinnyet Ama et le stupa de Seinnyet Nyima. Là aussi, il subsiste quelques stucs et quelques statues. Nous avons donc la satisfaction de terminer nos visites par des édifices très esthétiques.
Nous avons essayé de fournir à nos lecteurs de VoyageForum un catalogue avec les caractéristiques d'un bon nombre d'endroits afin de pouvoir faire leur choix...espérons que plusieurs y trouvent leur compte.
Avant que nous nous quittions, Ko Lin nous avait promis de nous mener à une bijouterie. C'est celle où lui-même et sa famille ont acheté des bijoux en or.
Bien sûr, le plus difficile est de trouver un bijou dont la forme et l'esthétique conviennent à nos goûts d'occidentaux.
Mais pour ceux qui seraient intéressés, il y a moyen d'acheter, c'est un exemple, des boucles d'oreille à 1,2 g pièce pour un total d'environ 100 euros alors que chez nous le moindre objet analogue coûte facilement le triple. L'or au Myanmar est de la même qualité qu'en France, généralement du 18 carats.
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Ce dernier jour à Bagan est presque sans programme et bien entendu la météo nous fait un joli pied de nez en nous gratifiant d'un ciel bien bleu et d'un soleil omniprésent.
Comme nous l'avions déjà dit une fois, en cette saison le beau temps c'est très bien pour les photos mais moins bon pour la tête.
Nous nous promenons dans New Bagan, pour nous rendre compte qu'il y a une rue principale avec pas mal de restaurants et que l'option d'y loger n'est pas si mauvaise que ça.
Nous passons d'abord par le marché local, qui serait 100% authentique si nous n'étions pas présents nous-mêmes...
Quand nous nous arrêtons pour boire un verre, un cortège avec une musique tonitruante efface le calme pour quelques instants et nous offre un peu de spectacle.
Un peu plus loin, des vaches paissent à côté d'une vieille pagode. Même dans Nyaung Oo et New Bagan, n'importe quelle petite promenade vous mène à des pagodes...
Nous échangeons aussi des sourires avec quelques nonnes venues se rafraichir à une borne d'eau alors que nous nous reposions à l'ombre.
A l'extrémité nord-est de New Bagan, nous entrons par la porte principale dans le périmètre du poste de police.
Les policiers sont ici très cultivés puisque la première chose qui se présente est un imposant potager. Il faut bien passer le temps.
Et en plein milieu de la propriété, bien entendu, un temple-pagode de taille modeste mais tout à fait rénové et entretenu.
Les briques sont briquées...
La particularité de ce temple, qu'un policier vient nous ouvrir en souriant à deux pas des motos de police, est d'avoir été complètement repeint par un artiste local il y a une dizaine d'années. Un travail de longue haleine, un certain nombre de mois vraisemblablement.
Ce n'est pas juste anecdotique : nous avons ainsi l'opportunité de contempler en fin de séjour la " maison-témoin " de ce que furent les temples de Bagan dans leur splendeur d'origine et compléter ainsi le puzzle. La boucle est bouclée.
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Ko Lin avait eu la gentillesse de nous acheter un billet de bus pour le retour à Mandalay. Cela dit, nous payons cette fois 18000 K pour deux personnes. Ce tarif inclut toutefois le transport de l'hôtel à la station de bus, au départ comme à l'arrivée.
Sortis de notre havre de paix, nous retrouvons alors notre modeste condition de voyageurs. La route est de moins bonne qualité que celle de Monywa à Pakokku, mais rien de trop pénible.
On assiste à quelques belles scènes de vie rurale sur les 50 premiers kilomètres, après c'est plus ennuyeux. On ne rejoint l'autoroute venant de Yangon que sur la dernière demi-heure ; on sent que le chauffeur se régale de pouvoir enfin foncer.
Nous avions choisi l'hôtel Sahara en raison de sa situation au centre-ville, juste au coin sud-ouest du carré où se trouve le palais royal. La chambre standard s'obtient à 20 euros, petit-déjeuner compris, les lits sont confortables et le personnel est bien sûr très sympathique. La bonne adresse routarde par excellence. Une loggia au cinquième étage offre une vue sur le palais et les montagnes.
Dans l'après-midi, nous choisissons le restaurant Rainforest dans la 27è rue, entre les 74è et 75è rues. C'est une bonne pioche. Il est situé dans une ruelle calme, au 1er étage. On passe par le magasin d'antiquités pour y accéder, d'ailleurs dans le restaurant lui-même il y a une accumulation d'objets anciens.
Les spécialités thailandaises sont très bien cuisinées et les jus de fruits sont délicieux.
La promenade du retour nous donne à penser que la voirie n'est pas en bon état à Mandalay. La circulation est infernale sur les grands axes autour du palais et quand il commence à faire sombre ça devient téméraire de traverser une route.
Avant d'arriver à l'hôtel nous voyons une famille de hollandais, enfants compris, en pleine circulation sur des vélos. Il fait déjà nuit, il y en a qui ne se rendent pas compte des risques qu'ils prennent.
Dès le départ, pour des raisons liées aux risques climatiques, nous avions renoncé à nous rendre à Hpa-An et Mrauk U.
Compte tenu de nos goûts, ce sont des régions qui nous attirent. Peut-être un jour...il est vrai aussi que désormais il nous est quasiment impossible de nous passer de Thailande pendant plus d'une année...!
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Le Myanmar, finalement, restera pour nous le pays recordman du monde des pagodes au kilomètre carré.
Le Myanmar, c'est le pays où des hommes en robe crachent violet et où les femmes ont le visage en jaune.
C'est le pays des sourires, d'autant plus facilement que le raz de marée touristique n'y est jamais encore passé.
Nous sommes moins indulgents que d'autres pour ce que nous y avons mangé et plus satisfaits que la moyenne en ce qui concerne la qualité des hôtels où nous sommes passés.
Enfin, nous sommes contents pour eux de ce vent de liberté qui s'est mis à souffler et leur souhaitons bon courage pour affronter cet impitoyable univers mondialisé...
Le vol retour vers Bangkok se passe sans encombres et une fois à l'aéroport Don Mueang nous sautons dans un taxi pour aller au Southern Bus Terminal de Sai Tai Mai, qui est situé à Thonburi, dans la partie ouest de Bangkok.
S'il est vrai que pour aller à Kanchanaburi le meilleur moyen est de prendre le bus gouvernemental bleu clair bleu foncé, encore faut-il savoir qu'à l'étage il faut se rendre au guichet numéro 81. Mais il faut aussi savoir que si ce guichet est fermé, on achète les billets directement à une préposée assise à une table juste à côté de l'endroit d'où le bus va partir. Après avoir tourné en rond quelque temps, nous demandons notre chemin à une jeune femme s'occupant d'un magasin dans ce grand centre commercial. Celle-ci nous indique dans un premier temps la voie à suivre mais elle estime que ce n'est pas suffisant et se lève en délaissant la boutique pour nous mener à bon port, avec son charmant sourire.
Il n'y a pas de doute, nous sommes en Thailande. D'ailleurs, partout autour de nous les khun, les kraaap et les khaaa fleurissent, les odeurs de nourriture sont archi appétissantes, mais bon dieu qu'est-ce qu'on est allés fiche ailleurs ? ( et ça c'est le moment où Tokara rigole dans sa barbe ! )
Nous payons 110 bahts chacun. Il y aurait des départs toutes les 20 ou 30 minutes de 5h30 à 22h30. Même si les bus ne sont pas récents l'ambiance y est zen, la clim est juste comme il faut et les sièges sont absolument confortables.
Nous pensions avoir deux heures de trajet, finalement cela aura duré plus de trois heures. Il est déjà long de sortir de Bangkok et on aura fait l'omnibus sur tout le trajet.
Le ciel se noircit complètement et tout nous donne l'impression que nous allons essuyer un violent orage. Nous nous demandons déjà si nous avons bien fait de choisir cette région pour la fin juillet.
Il fait donc déjà nuit quand nous arrivons à Kanchanaburi mais finalement nous sommes au sec. Encore un petit tuk tuk à prendre et nous sommes à l'hôtel juste à temps pour profiter de son restaurant puis pour réserver un songthaew pour le lendemain. Elles ne sont jamais drôles, ces journées de transit...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Il y a un sacré choix d'hôtels sur Kanchanaburi. Nous avons opté pour le Good Times Resort parce que si on s'y prend tôt on peut avoir une petite chambre confortable pour 27 euros, ce qui est un bon prix dans un endroit touristique, avec petit-déjeuner et piscine.
Evidemment, en zone franchement touristique les personnes à la réception sont visiblement très rodées à la gestion de leurs clients, ça fait un peu usine.
Tous ces hôtels sont bondés d'étrangers et on ne peut éviter d'entendre parler sa langue natale. Ca dépend en fait sur qui on tombe, mais certains français sont assez marrants quand ils se racontent leurs aventures en touque touque, le prix ridicule qu'ils ont payé sur la journée pour leur pack pont de la rivière Kwai-descente en raft-promenade avec les éléphants et l'excellent rapport qualité-prix d'un séjour ici alors que chez nous les coûts sont exorbitants. Finalement, il y a des français qui savent bien se tenir en Thailande..
Si des gens viennent d'autres hôtels ou guesthouses pour manger au Good Times Resort, cela ne nous étonne pas. La cuisine y est parfaite. Ce qui est malin, c'est de pouvoir choisir le dosage en épices de son plat sur une échelle de 0 à 5. Autant dire que nous avons fait leur fête aux kaeng keaw waan, kaeng dang ( curry vert et curry rouge ) et autres spécialités locales.
Les séances de rattrapage ont été hautement jouissives !
Nous avons été totalement satisfaits par le service : du petit-déjeuner au dîner, toutes les personnes qui y travaillent sont adorables.
Par contre, c'est le cirque à la piscine : les occidentaux qui assurent à fond toute l'année se lâchent complet ici.
Le restaurant est situé en bord de fleuve, à quelque distance du centre, relativement proche du pont de la rivière Kwai.
Précisons quand même que Kanchanaburi est une agglomération qui s'étire sur des kilomètres et des kilomètres.
Nous n'avons pas particulièrement préparé la partie de notre séjour en Thailande et nous aurions certainement pu mieux faire. Nous avons évité les lieux les plus touristiques et nous avons pris du bon temps.
Le chauffeur de songthaew qui nous promène est un peu vieux et sa manière de conduire est fidèle au style asiatique : j'accélère, je freine, j'accélère, je freine, même en ligne droite sans personne devant.
Comme nous sommes allés relativement loin, nous avons bien eu le temps de ressentir cet effet des lois de la physique qui veut que plus la vitesse est grande plus la fumée du pot d'échappement est aspirée à l'intérieur de la partie arrière ouverte du véhicule. La prochaine fois, on privilégiera la voiture pour les longues distances, que voulez-vous...
Quoi qu'il en soit, dès qu'on quitte la ville, on est déjà dans la Thailande tranquille. Toute cette végétation, ces collines sont un plaisir pour les yeux.
A quinze kilomètres à l'ouest de Kanchanaburi, le Wat Tham Pu Wa est bien isolé dans la forêt. Rien de mieux pour un lieu essentiellement consacré à la méditation. Près d'un gros bouddha assis en cours d'achèvement, une récente et originale façade de type khmer donne sur une grotte.
Cette grotte bénéficie d'un peu de lumière du jour suite à certains affaissements dus à l'infiltration. Mis à part les statues installées dans les coins et recoins, il y a les petits tas de pierres habituels et le moine en cire.
Une visite agréable mais plus très originale pour les habitués que nous sommes devenus.
Mais où nous avons été époustouflés, c'est un kilomètre plus à l'ouest, toujours en pleine nature, au pied d'une colline.
C'est là que se dissimule le Wat Mettadharmabodhiyan.
Au bout d'une longue allée, on est d'abord accueilli par un petit bassin autour duquel sont disposées des statues très colorées de personnages médiévaux. Devant le wat, sept grands personnages qu'on dirait taillés dans le marbre ou l'albâtre.
Ce qui nous attire en premier lieu, c'est un kiosque en plein air : dans un espace de 5 X 4 mètres, un grand dragon et une tortue qu'on dirait faits en onyx. Derrière eux, un large meuble en bois avec son plateau de marbre sombre. Là dessus, des statues de divinités chinoises ou d'animaux toutes plus intéressantes les unes que les autres, ainsi qu'une espèce de baldaquin en bois, avec un sage assis à l'intérieur. Derrière tout ça, une divinité chinoise de plus de trois mètres de haut, en bois massif. Juste à côté, un remarquable ganesh assis et coloré, en bois lui aussi.
Ce que nous offre ce petit espace nous aurait déjà contentés pour la journée. Il y a des lampions partout dans les arbres, c'est bien un temple chinois.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous gravissons les marches du wat pour passer le chaudron où brûlent les batonnets d'encens et un premier bouddha rieur en bronze pour nous retrouver subitement dans un palais des merveilles.
En effet, au fur et à mesure de notre avancée, des pièces absolument fabuleuses se dévoilent à nous, bien dans la ligne artistique et esthétique des oeuvres regroupées dans le kiosque extérieur.
Il y a d'abord cette merveilleuse maquette de bateau chinois en bois précieux, puis toute une série d'incroyables statues pour la plupart en bois également. Que dire de ce prince, les yeux mi-clos, qui tient sur son genou un dragon, comme s'il s'agissait d'un enfant ?
Sur la tribune principale, devant les grandes divinités dorées, c'est une surenchère de personnages de toutes tailles, de toutes matières et de tous styles qui sont principalement spectaculaires et magnifiques. En second plan se démarque un objet de plus de deux mètres réalisé en bois sombre : un long pilier finement sculpté sur lequel repose un temple à trois étages. Il y en a tant que c'est peine perdue de tout vouloir décrire.
Un peu partout des assortiments de fleurs façon pièce montée qui ajoutent un foisonnement de couleurs.
On croit que c'est fini : non ! Prés de l'entrée, un meuble comprenant une fresque de deux mètres carrés en bois sculpté, bourrée de dragons. Presque à côté, un fabuleux quadruple shiva en bois encore, avec comme une masse de plumes derrière les bras, d'où émergent cinq mains soutenant autant de bouddhas, juste derrière la couronne.
Et encore deux merveilleuses colonnes surmontées d'un temple...
Dans une pièce attenante est disposée une rangée d'une vingtaine de moines, tous différents, tous extraordinaires.
L'éclairage jaunâtre donne à l'ensemble une teinte verte blafarde, laissant une impression d'irréel.
Avant de sortir, et nous avons du mal à ressortir, nous ne manquons pas l'énorme vase chinois et l'horloge dans son meuble en bois précieux serti de marqueterie en nacre.
Nous poussons encore plus à l'ouest et nous voilà à 40 kilomètres de Kanchanaburi. Nous y trouvons le petit parc historique du Prasat Muang Sing, avec quelques vestiges d'un complexe khmer du 13ème siècle.
Le petit musée est très décevant puisqu'on n'y trouve pratiquement que des copies de statues exposées dans des musées de Bangkok.
Le site inclut quatre monuments dont un seul peut réellement être considéré comme tel. Seuls les passionnés feront le détour. A 100 bahts l'entrée, ça ne vaut pas le coup.
De nombreux lycéens y trouvent leur compte entre copains et copines. Leurs manières de se photographier sont des plus loufoques et ils semblent mettre un point d'honneur à accumuler les poses et les situations qui nous paraissent mélanger le summum de la naiveté et du ridicule. La seule chose gênante est le temps qu'ils mettent à s'auto glorifier sur les vestiges pendant que nous rongeons notre frein en attendant notre tour. Le pire, c'est qu'un groupe est à peine parti qu'un autre arrive déjà.
Une petite accalmie nous permet enfin de prendre nos images, juste avant qu'un gros groupe de français arrive avec un guide. Avant qu'ils soient là nous parviennent déjà quelques bribes des habituels dialogues de groupe, les mêmes que nous entendions déjà il y a quelques décennies, et nous fuyons vite, de peur d'être contaminés...
Bon, c'est pas méchant, hein, on se contente juste de le dire comme on l'a pensé. Mais quel bonheur de pouvoir s'arranger son séjour soi-même, finalement...
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bonjour ; je viens de prendre connaissance de vos trois pages de carnet de route , et vraiment un grand merci pour votre travail très riche de documents ; toutes ces pagodes , tous ces trésors , incroyable ..... bravo , au plaisir de vous lire
C'est très à la mode, les feuilletons...
Avec le temps disponible après notre retour, c'est difficile de faire plus vite. L'an prochain, tu repères le premier jour, tu reviens un mois et demi plus tard et tu lis tout d'un coup ! 😕
On fait bien mieux que l'an dernier, où on n'avait fini qu'en décembre...
Nous sommes frappés d'une grande lassitude en ce jour. Tout juste arrivons-nous à nous déplacer en matinée vers le pont de la rivière Kwai pour voir à quoi ressemble l'environnement.
Nous en profitons pour trouver quelques cadeaux pour des proches. Nous dénichons enfin à très bon prix un joli Ganesh noir que nous avons le plaisir de voir chaque jour sur la commode, en rentrant chez nous après une journée de travail chargée.
Sur ce pont, les gens font des millions de photos et de selfies. Il y en a qui sont fascinés par le train qui arrive en gare. Dans l'ensemble, c'est finalement un endroit vaste et aéré avec la grande place avant le pont, les restaurants flottants sur la rivière, le temple plus loin et les collines au fond.
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Ce dernier jour de juillet, pauvres de nous, est le jour des 1000 marches. C'est même un euphémisme.
Nous avons été courageux ( ou masochistes ), nous avons repris le même songthaew.
En arrivant au Wat Thammuninat quelques kilomètres au sud de Kanchanaburi, personne ne semble réveillé à part les chiens qui ne se montrent pas très aimables. Non loin se trouvent les haras royaux, nous n'avions jamais vu une telle concentration de chevaux.
Le temple comporte un curieux bâtiment à étage dont les murs sont couverts de glaces et où le système solaire est peint au plafond.
Les thais ont aménagé une grotte artificielle dans un coin, ce qui a permis d'y caser quelques objets anciens et des statues assez intéressantes. L'ensemble est assez hétéroclite, on se demande ce que viennent faire là des voitures miniatures et une peluche de chien à deux doigts de tomber en poussière.
En fait, nous sommes surtout venus par là pour contempler, à quelques centaines de mètres, le " Giant Rain Tree ". Il s'agit d'un banyan centenaire haut de 20 mètres mais avec un diamètre de plus de 50 mètres. L'arbre est effectivement impressionnant et cela représente une petite étape tranquille dans la quiétude de ce début de matinée.
Les choses sérieuses commencent au wat Tham Sua, édifié sur une colline au début des années 1970. On peut y accéder pour quelques bahts par un funiculaire très penché, à moins d'aimer les marches.
Tout l'espace sur la colline a été utilisé pour y ériger divers bâtiments, et là il y a beaucoup de monde. Hormis les quelques pagodes bien colorées, on remarquera forcément le grand bouddha recouvert de mosaiques d'or, disposé dans son imposante demi-coquille.
Derrière le bouddha, belle vue sur les champs, les rizières et les collines. Sous le bouddha, une bande roulante où défilent de petits bols prévus pour y déposer des pièces de monnaie : la taylorisation ludique de la quête !
Si on est en pleine forme, on peut monter sur la grande tour à côté dont les 200 et quelques marches permettent d'accéder à plusieurs étages avec bien sûr des bouddhas à chaque fois. Au dernier étage, en se contorsionnant quelque peu derrière une statue, on a une vue spectaculaire d'en haut sur le grand bouddha et le reste du paysage.
Au pied de la colline, on a accès au wat Khao Noi, un temple chinois. Celui-là aussi a ses statues expressives sous vitrine dès l'entrée. Comme on est chauds, on peut se refaire la montée jusqu'à la grande tour, l'escalier orné de quelques dragons borde la forêt et il y en a pour environ 300 marches supplémentaires.
A mi-chemin, des mini-temples présentent quelques statues de bonne taille. Au sommet, la vue bien dégagée est la récompense des efforts fournis.
Quelques kilomètres plus loin, le wat Ban Tham occupe une colline très verdoyante. Pour arriver au temple tout au sommet, c'est plus de 600 marches. Les moins courageux apprendront avec soulagement qu'on accède avant la mi-parcours à la grotte qui en est l'élément principal.
On gravit d'abord un escalier en plein air, puis on entre dans la gueule du drôle de monstre. A la fin, on sent déjà dans les mollets le chemin qu'on a parcouru.
La grotte est l'un de ces endroits qui transpirent la spiritualité. Les principales représentations du bouddha sont installées sous un baldaquin, dans un coin où la lumière du jour parvient à se frayer un chemin.
On remarquera quelques antiquités placées le long des parois. Cette grotte de belle dimension satisfera les amateurs.
Pour monter davantage, il faut d'abord emprunter un escalier métallique branlant qui semble sortir tout droit d'un roman de Jules Verne. Par la suite, ce sont des marches en pierre, plus ou moins inégales. Dans la chaleur et le soleil, c'est parfait pour la condition physique.
Pour jouir de la vue, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'au sommet, c'est déjà remarquable depuis le kiosque qu'on voit bien d'en bas.
Bien d'autres activités sont envisageables sur Kanchanaburi. Les hôtels proposent des journées à 990 bahts incluant la chute d'eau de Sai Yok Noi, le Hellfire Pass, le repas de midi, une visite aux éléphants, du raft sur bambous, la grotte de Kra Sae et 30 minutes de train pour arriver sur le pont de la rivière Kwai. Nous avons entendu certains touristes raconter ce genre de journée en précisant que l'activité avec les éléphants n'incluait que la promenade avec et non sur l'animal...
Si nous revenons un jour à Kanchanaburi, nous aurons l'embarras du choix compte tenu de tous les endroits que nous n'avons pas vus.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
C'est vrai que Kanchanaburi est très célèbre pour le pont alors que c'est le moins interressant !
Je trouve que cette petite ville et ses alentours sont vraiment à recommander à ceux qui veulent découvrir la Thailande. C'est un petit concentré de ce que peut nous offrir ce pays. Nature, temples, cascades, animaux etc..
Nous nous sommes fait amener à Sangkhlaburi, ce qui nous a donné la possibilité de faire quelques arrêts en cours de trajet.
Sur une bonne distance, la route est une double voies et on circule facilement. Ce n'est qu'après être passé à hauteur de Thong Pha Phum que le paysage se fait somptueux. Nous retrouvons l'atmosphère tropicale que nous apprécions tant.
Bien entendu, nous nous arrêtons à chaque temple. Le premier présente un colossal éléphant bleu ainsi qu'une colonie d'oies bien vivantes et absolument dodues. Pas agressives, heureusement, car nous étions en sous-nombre.
Plus loin, on peut faire un arrêt bien agréable près du groupe de petites cascades Kroeng Krawia, juste en bord de route.
Un beau temple a été aménagé dans une grotte juste sous une haute falaise, au milieu de nulle part. Le moine des lieux a décidé de nous bénir. Par la force des choses, nous sommes donc restés de longs instant agenouillés, la tête baissée, pendant qu'il psalmodiait. Nous avions oublié qu'en fin de prière il allait nous asperger sans prévenir. Comme nous avions l'appareil en main à ce moment, sachez que les photos que vous verrez à partir de maintenant sont toutes bénies...
Quelques points de vue ici et là donnent sur le grand lac s'étendant de Sangkhlaburi à Thong Pha Phum et sur les longues chaînes de collines..
Dans la rude et raide montée digne du Tour de France à quelques kilomètres du but, nous nous demandons quels sont ces intrépides voyageurs qui font le chemin à vélo. Cela nous rappelle nos impétueux barouds de jeunesse, lorsque nous confondions courage et inconscience...
Nous avions clairement choisi le Samprasob Resort parce que c'est le seul établissement de la ville à disposer d'une piscine. Celle-ci domine les deux fameux ponts et le lac. Incontestablement, rien que ce panorama a justifié le déplacement.
Nous descendons vers le pont Mon pour manger un morceau. Nous sommes assis depuis peu de temps que quelqu'un nous apostrophe déjà : " Hello, where you're from ? " Nous venons de nous faire agraper par l'inénarrable Nittaya Aramkijpota.
Cette petite dame enjouée et tonique semble s'intéresser à nous alors qu'elle est en train d'apprendre quelques mots de français grâce à un jeune homme résidant ici, dont le père est français et la mère thailandaise.
Elle nous explique qu'elle est originaire d'ici, où elle est actuellement en vacances, et qu'elle réside près de Bangkok. Dans la discussion, elle nous glisse qu'elle a déjà chanté en présence de la reine. Lorsque nous lui demandons alors quel est son métier, elle nous répond : " Superstar ". Sur le moment, on en est restés babas. Elle ajoute qu'elle a eu un rôle dans un film et qu'elle se rendra bientôt à Paris et aux USA avec l'équipe du tournage.
Sa motivation principale, semble-t-il, est de dénicher quelqu'un qui pourra lui prendre des photos de présentation de son activité de location. Elle loue des " rafts " sur le lac. Bien qu'un doute planera toujours sur une partie de ses affirmations, il s'avère que son site internet existe effectivement et qu'elle est bien basée sur Ratchaburi.
Quoi qu'il en soit, nous avons pensé qu'il était peut-être temps de faire notre bonne action...
Sur ce pont, on rencontre aussi un jeune thai qui se sait beau et musclé, car il parade beaucoup. Sa spécialité consiste à sauter dans le lac depuis le pont, ce qu'il faut pouvoir oser.
Une jeune mon y fait aussi des aller-retour en habits traditionnels, promenant son empilage de huit bols argentés sur la tête, en attendant quelques touristes photographes et certainement de petits billets.
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Rien de plus facile que de trouver une embarcation pour faire un petit tour sur le lac. On vous propose le tour à 1 temple pour 300 bahts et le tour à 3 temples pour 500 bahts.
Cette année le manque d'eau a probablement déçu ceux qui voulaient admirer les cascades mais il s'est révélé pratique pour la visite des temple inondés...qui étaient au sec.
Avant d'arriver au premier, un bruit sourd : notre accompagnateur est bon pour remplacer une pale. Bien sûr, il en a une bonne quantité en réserve.
Ce temple a les pieds dans l'eau et doit être immergé une bonne partie de l'année. Les locaux en profitent pour faire un pèlerinage et amener des fleurs. Deux têtes de bouddha en pierre font partie des seuls vestiges.
Le second temple est bien plus intéressant. Compte tenu du manque d'eau, il faut parcourir 300 mètres pour y accéder. En fait, il est dissimulé dans la forêt. Sur le côté, des lianes ont commencé à enserrer le bâtiment fantôme.
Un grand bouddha en bois de taille respectable trône dans la semi-pénombre, avec un parterre de fleurs lui assurant un peu de couleurs.
Le troisième temple est de loin le plus grand. Sur de nombreuses photos, on n'en voit que le sommet. Là, il se retrouve à 15 mètres de l'eau.
Nous y croisons deux biquettes, toutes heureuses de se faire faire des papouilles par les gens, tout en essayant de goûter aux fleurs qu'ils tiennent dans les bras.
Là aussi, à part quelques vestiges, il n'y a pas grand chose à observer.
Le chemin du retour permet de voir le pont mon dans toute son étendue.
Dans l'après-midi, nous rencontrons à nouveau Nitthaya, qui nous guettait et nous fait promettre de lui faire ses photos le lendemain.
Le personnel de service de l'hôtel Samprasob est de loin le moins sympathique que nous ayons connu. On avait toujours l'impression de les déranger. Parmi la clientèle, beaucoup de jeunes thais aisés et eux aussi ça leur aurait arraché la gueule d'être aimables.
Par contre, les gens viennent de partout pour y manger, surtout le soir. Le gros poisson à la sauce sucrée et pimentée est un délice.
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If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!