Results for "restaurant+et+(Route+66)+|+3+>+99"
54783 results found.
Visiter Montréal au départ d'Ottawa English translation pending
Bonjour,
Fin avril, je serai en déplacement pro. à Ottawa, je prolongerai mon séjour de 3 jours (du vendredi au dimanche) avec comme première idée de rallier et visiter Montréal et ses environs (+- 2h en voiture de location) et loger deux nuits dans la ville.
Etant une première dans la région (sauf un short ski au Mont Tremblant il y a longtemps) j'aimerais obtenir quelques avis de voyageurs sur "must do, must live" à Montreal.
Où loger pour profiter des deux jours ? le vieux Montréal ?..... Que visiter absolument ? Quelques bonnes addresses pour le soir ?
Et si l'un(e) d'entre vous a une autre idée au départ d'Ottawa ( par exemple : une autre destination que Montreal à maximum 3 heures de route en voiture et sans passer la frontier USA ? ).
D'avance merci pour vos avis et conseils avisés ! JC
Etant une première dans la région (sauf un short ski au Mont Tremblant il y a longtemps) j'aimerais obtenir quelques avis de voyageurs sur "must do, must live" à Montreal.
Où loger pour profiter des deux jours ? le vieux Montréal ?..... Que visiter absolument ? Quelques bonnes addresses pour le soir ?
Et si l'un(e) d'entre vous a une autre idée au départ d'Ottawa ( par exemple : une autre destination que Montreal à maximum 3 heures de route en voiture et sans passer la frontier USA ? ).
D'avance merci pour vos avis et conseils avisés ! JC
Costa Rica (Guanacaste et Nicoya) décembre 2015 - janvier 2016 English translation pending
Bonjour, je vous partage mon carnet de mon voyage au Costa Rica à Noël dernier. Ce récit fait état de mes impressions personnelles de ce premier voyage au Costa Rica.
Je pars avec mon conjoint, les seules dates que nous avons en commun tombent pendant Noël (🙁), j'ai organisé ce voyage courant octobre/novembre en essayant de trouver un compromis entre détente et découverte.
L'arrivée Le départ s'effectue de Montréal, escale à Dallas (de nuit), nous arrivons à l'aéroport de Libéria vers 12:00, 15 min plus tard, on est dans le taxi direction l'Hôtel Boyeros qui n'est pas très bien situé (sur une grosse route), on nous demande de payer les deux nuits cash $$ (heureusement que j'avais quelques $US de Dallas) et nous découvrons cet hôtel plutôt vieillot, mais bizarrement très chaleureux! On se repose dans la chambre quelques temps, on profite de la belle piscine, pour passer le temps avant de récupérer la voiture qui nous sera livrée à l'hôtel à 16H par un gars très sympathique ! Le soir nous sommes épuisés, on décide de dîner dans le restaurant de l'hôtel (pour le 24 décembre😏).
Jour mort : noël Le lendemain matin c'est donc le 25 décembre, on se lève assez tôt et on décide d'aller se promener dans le centre ville de Libéria et évidemment TOUT est fermé, il n'y a littéralement personne qui se promène un 25 décembre à 8:00 à Libéria. Cela nous permet de découvrir la ville, de voir de jolies maisons pittoresques et de prendre quelques photos. Nous ne voulons pas re-manger à l'hôtel et n'ayant presque plus de cash $ avec nous, nous décidons de trouver un commerce ouvert ! On trouve alors une genre de place commerciale pas loin de notre hôtel, avec un supermarché Peri et même une Scotia Bank.
Paysages et routes Le 26 décembre, on se lève très tôt, on quitte l'hôtel et prenons la route vers le volcan Ténorio. On découvre de beaux paysages où l'on passe du très sec à la verdure florissante. Notre hébergement se trouve dans le village de Bijagua, on a pas vraiment d'adresse et l'on sait juste qu'il se trouve en face d'un restaurant de poissons ! On peine à trouver mais finalement on aperçoit le panneau "Nacientes Lodge". On est en fait loger dans un bungalow sur le terrain du propriétaire. C'est tout simplement magique, magnifique, propre et pas une seule bébete en vue dans la chambre. On se croit dans la jungle tellement le jardin est vert, et on a la vue sur un volcan (miravalles je pense).
45 min pour faire 10 Km : la route du parc du volcan Tenorio Le lendemain, direction le parc Tenorio, l'entrée se situe à 5min à peine de notre lodge. J'active le mode 4W sur la voiture et c'est parti! J'avais entendu beaucoup de chose sur la route qui mène au parc mais en arrivant je me dis "ah seulement quelques cailloux c'est pas si pire" Vous imaginez la suite... On roule a 15km/h au maximum, les cailloux se transforment en énormes rocher, les pentes et montées deviennent raides, il y a des ponts très étroits sans bordure qu'il faut traverser, bref gros moment d'angoisse et de rigolade. On sait dit que pour une fois, on a littéralement ressentit la nécessité de mettre la ceinture ! Mais que dire du paysage, extra-ordinaire tout simplement, il est très tôt, il n'y a personne sur la route et il y a énormément de brume. On se croit vraiment dans un film fantastique. Finalement, on trouve enfin le centre d'accueil du parc, on paie notre entrée et on se met en marche.
Jungle désertique et Rio Céleste. Evidemment, c'est magnifique, tout est très calme car il est encore tôt. Il n'y a presque aucun touriste bizarrement mais tant mieux pour nous ! 😎 Il ne pleut pas, on découvre la cascade Rio Celeste et sa couleur incroyable, on reste dans le parc environ 5h et on y voit tout ce qu'il y a avoir (la cascade, la laguna azul, le point de rencontre entre les eaux de différentes couleurs, les ponts suspendus, ect). Quand on commence à rebrousser chemin pour quitter le parc, on croise de plus en plus de touristes, qui marchent pieds nus dans la boues dans la forêt! 🤪 On a de la chance car il commence à pleuvoir à torrent lorsqu'on quitte ce beau parc. Bref, pour conclure, c'était vraiment génial !
Route vers la péninsule Nicoya Le lendemain, on prend la route vers Tamarindo, où l'on arrive vers 13h. Ville très sympathique, et bien évidemment très touristique. Il fait extrêmement chaud (35°C), il y a la musique à fond sur la plage et ça donne envie de s'amuser ! Notre auberge de jeunesse (Casa Aura) est paradisiaque, tout est neuf, beau et il y a des hamacs en osier suspendus aux palmiers dans le jardins qui donne directement sur la plage. On aperçois 3 singes dans les arbres. L'après midi, on profite de la plage, de la musique et des commerces.
Playa Conchal : snorkeling dans une eau turquoise Le jour suivant, nous ne souhaitons pas rester à Tamarindo car nous voulons découvrir autre chose, on prend la route vers Playa Conchal assez tôt le matin vers 8h. Etant presque arrivés à destination, le GPS nous mène à une plage qui n'est pas très attirante, mais là on comprend, il faut rouler sur la plage pour se rendre à l'autre plage! 😮😮 Finalement journée très réussie, eau magnifique turquoise, poissons de toutes sortes, étoiles de mer, ect.
Samara : calme et vrai sentiment de vacances On loge dans une "casa", le propriétaire vit aussi avec toute sa famille, ils sont très sympathique et il y a même une petite piscine toute fraiche. On restera 4 jours à Samara. Cette ville, c'est mon gros coup de coeur, il y fait bon vivre ! Par contre le premier jour, il fait une chaleur insupportable, même la mer est brûlante c'est presque irréaliste ! Heureusement il y a la piscine et les pipa fria 😎 Le lendemain, on loue des Kayak et on part sur la mer en direction d'une petite île pour une journée snorkeling. On y voit plein de poissons, même de très gros, une tortue, de nombreuses étoiles de mer, des serpents de mer, anguilles crabes et tant d'autres ! Pique nique sur l'île et quelques petits animaux (ratons laveurs costa ricien ?) nous espionnent ! On profite de différents soda à Samara et on commence à être accro au ceviche et gallo pinto! Le jour suivant, c'est le 31 décembre, il y a de grosses vagues (pour nous) et on décide de tester le surf! On ne prend pas de cours, on loue simplement deux planches pour quelques $ et on essaie tant bien que mal. Pour moi j'ai réussi à "surfer" une toute petite vague seulement, mais on a bien rigolé. Pour le reste on s'amuse avec les grosses vagues. Ce soir là c'est la fiesta, après un bon poisson grillé, on se retrouve sur la plage vers 21h30 et là c'est la fiesta, musique, feux de joie et finalement la soirée se conclut par une explosion de feux d'artifices sur la plage. Tous le monde devient spécialiste pour ce soir là. Une expérience à vivre!
Se perdre, puis trouver la mauvaise cascade ! Le lendemain, on souhaite quitter l'ambiance de la plage. Je trouve sur des forum des "adresses" de deux cascades non loin de Samara. Les indications sont complètement subjectives (du genre "tourner au niveau du champ de maïs et continuer 2km avant d'apercevoir une clairière "). Finalement, on s'engage sur un chemin de terre très étroits pendant au moins 30min, en comprenant qu'on est complètement perdu et on croise quelques personnes assez spéciales sur ce chemin très étrange : - une mère et son enfant seul à pied au milieu de nul part avec des poules - un gars à cheval avec une tronçonneuse !!😐 - un gars à moto avec une tronçonneuse ?? - un homme qui a tout l'aire d'un moine bouddhiste qui nous regarde avec une très forte hostilité (?) Finalement on fait demi-tour et décidons d'aller à l'autre cascade qu'on trouve assez facilement, à côté du bar LAS ROCAS. On passe la demi-journée au bord de la cascade, à se baigner et on est complètement seuls !
Nuit d'enfer et vagues démesurées : Junquillal Les deux prochains jours, nous les passons à Junquillal, il n'y a pas grand chose. Quelques commerces, la plage et rien d'autre. Nous passons la nuit au Guacamaya Lodge, notre "hôtel de luxe" du voyage. L'hôtel est magnifique, vraimement luxueux, les chambres sont dotées d'une cuisine équipée mais l'ambiance est gachée par les clients de l'hôtel qui nous dévisagent...🙁 On profite de la piscine, et avec les quelques provisions achetées on se fait à dîner. Bien que la chambre soit très agréable, la nuit fût horrible. Il devait y avoir un trou car impossible de dormir quand tous les lézards du Costa Rica se donnent rendez-vous dans ma chambre pour le bal de fin d'année! Il y en avait une dizaine, ou peut être plus qui dansaient au plafond. Les lézards j'adore! Mais le bruit qu'ils faisaient ainsi que la peur ridicule qu'ils me tombent sur la tête (ou pire dans la bouche) me tenait éveillée. Mais c'est surtout la possibilité qu'un autre type d'animal passe par le trou qui m'a contenté dans cette peur. Après cette courte nuit, on se décide d'aller à la plage. Et là, c'est un plaisir pour les yeux, elles est complètement déserte, pas du tout aménagée et seuls quelques pêcheurs sont là aussi tôt. Les vagues sont monstrueuses, elles sont hautes mais pas tant que ça, elles sont surtout épaisses et très violentes. Les rouleaux qu'elles produisent me permettent de prendre quelques belles photos. On s'amuse dans ces vagues quelques temps, mais elles deviennent de plus en plus violentes, on décide alors de se bronzer un peu! Quelle force en tout cas !
Playa Ocotal, Playa Del Coco, Playa Hermosa : fuir les méduses Pour notre dernier jour, on décide d'aller à Playa Occotal, cette plage est petite, tranquille et très jolie. Le sable est noir et il est apparemment conseiller d'y faire du snorkeling. On se lance et je regarde très attentivement sous l'eau claire, on y voit beaucoup de poissons mais l'eau parait pourtant sale. Il y a des sortes de petit bouts de feuilles toutes plates transparentes. On dirait exactement des feuilles de chênes transparentes, qui ont perdu leur couleur et sur lesquelles on peut seulement apercevoir le "squelette de la feuille". J'ai de fortes douleurs sous la poitrine et dans le dos. Puis tout d'un coup je comprend : c'est infesté de méduses ! Je n'y crois pas tellement ces méduses paraissent invisible. Finalement on voit des petits vieux rigoler qui s'approche de moi pour m'appliquer du sable sur le dos. Je suis déçue, la dernière journée finit mal! On reprend la voiture et on remonte vers le nord pour fuir les méduses, on s'arrête à Playa del Coco mais pareil, il y en a aussi. On se rend finalement à Playa Hermosa. Ici tout le monde se baigne, c'est parfait. La plage est sympa mais sans plus, l'eau n'est pas très propre et elle est bondée de touriste. Au moins, on a la chance de profiter une dernière fois de la plage!
Le départ ! Retour à Libéria puis direction l'aéroport. Escale de nuit à Miami (soirée de folie) puis arriver à Montréal par -15°C. 🏴☠️
Bilan : Magnifique voyage, je veux y retourner et découvrir le reste du Costa Rica (sud, caraïbes) mais je pense que c'est une bonne entrée en la matière. Noël : étonnamment pas tant de monde que ça, on a souvent été seuls. Pas de pluie, et les méduses le dernier jour! Quelle chance :) Regret : j'aurais aimé en faire plus, moins de plage mais j'ai fait ce compromis avec mon copain qui à la base ne voulait même pas venir au Costa Rica 😛
J'ai résumé ce voyage de façon concise pour vous épargner un roman mais je reste disponible pour des questions !
L'arrivée Le départ s'effectue de Montréal, escale à Dallas (de nuit), nous arrivons à l'aéroport de Libéria vers 12:00, 15 min plus tard, on est dans le taxi direction l'Hôtel Boyeros qui n'est pas très bien situé (sur une grosse route), on nous demande de payer les deux nuits cash $$ (heureusement que j'avais quelques $US de Dallas) et nous découvrons cet hôtel plutôt vieillot, mais bizarrement très chaleureux! On se repose dans la chambre quelques temps, on profite de la belle piscine, pour passer le temps avant de récupérer la voiture qui nous sera livrée à l'hôtel à 16H par un gars très sympathique ! Le soir nous sommes épuisés, on décide de dîner dans le restaurant de l'hôtel (pour le 24 décembre😏).
Jour mort : noël Le lendemain matin c'est donc le 25 décembre, on se lève assez tôt et on décide d'aller se promener dans le centre ville de Libéria et évidemment TOUT est fermé, il n'y a littéralement personne qui se promène un 25 décembre à 8:00 à Libéria. Cela nous permet de découvrir la ville, de voir de jolies maisons pittoresques et de prendre quelques photos. Nous ne voulons pas re-manger à l'hôtel et n'ayant presque plus de cash $ avec nous, nous décidons de trouver un commerce ouvert ! On trouve alors une genre de place commerciale pas loin de notre hôtel, avec un supermarché Peri et même une Scotia Bank.
Paysages et routes Le 26 décembre, on se lève très tôt, on quitte l'hôtel et prenons la route vers le volcan Ténorio. On découvre de beaux paysages où l'on passe du très sec à la verdure florissante. Notre hébergement se trouve dans le village de Bijagua, on a pas vraiment d'adresse et l'on sait juste qu'il se trouve en face d'un restaurant de poissons ! On peine à trouver mais finalement on aperçoit le panneau "Nacientes Lodge". On est en fait loger dans un bungalow sur le terrain du propriétaire. C'est tout simplement magique, magnifique, propre et pas une seule bébete en vue dans la chambre. On se croit dans la jungle tellement le jardin est vert, et on a la vue sur un volcan (miravalles je pense).
45 min pour faire 10 Km : la route du parc du volcan Tenorio Le lendemain, direction le parc Tenorio, l'entrée se situe à 5min à peine de notre lodge. J'active le mode 4W sur la voiture et c'est parti! J'avais entendu beaucoup de chose sur la route qui mène au parc mais en arrivant je me dis "ah seulement quelques cailloux c'est pas si pire" Vous imaginez la suite... On roule a 15km/h au maximum, les cailloux se transforment en énormes rocher, les pentes et montées deviennent raides, il y a des ponts très étroits sans bordure qu'il faut traverser, bref gros moment d'angoisse et de rigolade. On sait dit que pour une fois, on a littéralement ressentit la nécessité de mettre la ceinture ! Mais que dire du paysage, extra-ordinaire tout simplement, il est très tôt, il n'y a personne sur la route et il y a énormément de brume. On se croit vraiment dans un film fantastique. Finalement, on trouve enfin le centre d'accueil du parc, on paie notre entrée et on se met en marche.
Jungle désertique et Rio Céleste. Evidemment, c'est magnifique, tout est très calme car il est encore tôt. Il n'y a presque aucun touriste bizarrement mais tant mieux pour nous ! 😎 Il ne pleut pas, on découvre la cascade Rio Celeste et sa couleur incroyable, on reste dans le parc environ 5h et on y voit tout ce qu'il y a avoir (la cascade, la laguna azul, le point de rencontre entre les eaux de différentes couleurs, les ponts suspendus, ect). Quand on commence à rebrousser chemin pour quitter le parc, on croise de plus en plus de touristes, qui marchent pieds nus dans la boues dans la forêt! 🤪 On a de la chance car il commence à pleuvoir à torrent lorsqu'on quitte ce beau parc. Bref, pour conclure, c'était vraiment génial !
Route vers la péninsule Nicoya Le lendemain, on prend la route vers Tamarindo, où l'on arrive vers 13h. Ville très sympathique, et bien évidemment très touristique. Il fait extrêmement chaud (35°C), il y a la musique à fond sur la plage et ça donne envie de s'amuser ! Notre auberge de jeunesse (Casa Aura) est paradisiaque, tout est neuf, beau et il y a des hamacs en osier suspendus aux palmiers dans le jardins qui donne directement sur la plage. On aperçois 3 singes dans les arbres. L'après midi, on profite de la plage, de la musique et des commerces.
Playa Conchal : snorkeling dans une eau turquoise Le jour suivant, nous ne souhaitons pas rester à Tamarindo car nous voulons découvrir autre chose, on prend la route vers Playa Conchal assez tôt le matin vers 8h. Etant presque arrivés à destination, le GPS nous mène à une plage qui n'est pas très attirante, mais là on comprend, il faut rouler sur la plage pour se rendre à l'autre plage! 😮😮 Finalement journée très réussie, eau magnifique turquoise, poissons de toutes sortes, étoiles de mer, ect.
Samara : calme et vrai sentiment de vacances On loge dans une "casa", le propriétaire vit aussi avec toute sa famille, ils sont très sympathique et il y a même une petite piscine toute fraiche. On restera 4 jours à Samara. Cette ville, c'est mon gros coup de coeur, il y fait bon vivre ! Par contre le premier jour, il fait une chaleur insupportable, même la mer est brûlante c'est presque irréaliste ! Heureusement il y a la piscine et les pipa fria 😎 Le lendemain, on loue des Kayak et on part sur la mer en direction d'une petite île pour une journée snorkeling. On y voit plein de poissons, même de très gros, une tortue, de nombreuses étoiles de mer, des serpents de mer, anguilles crabes et tant d'autres ! Pique nique sur l'île et quelques petits animaux (ratons laveurs costa ricien ?) nous espionnent ! On profite de différents soda à Samara et on commence à être accro au ceviche et gallo pinto! Le jour suivant, c'est le 31 décembre, il y a de grosses vagues (pour nous) et on décide de tester le surf! On ne prend pas de cours, on loue simplement deux planches pour quelques $ et on essaie tant bien que mal. Pour moi j'ai réussi à "surfer" une toute petite vague seulement, mais on a bien rigolé. Pour le reste on s'amuse avec les grosses vagues. Ce soir là c'est la fiesta, après un bon poisson grillé, on se retrouve sur la plage vers 21h30 et là c'est la fiesta, musique, feux de joie et finalement la soirée se conclut par une explosion de feux d'artifices sur la plage. Tous le monde devient spécialiste pour ce soir là. Une expérience à vivre!
Se perdre, puis trouver la mauvaise cascade ! Le lendemain, on souhaite quitter l'ambiance de la plage. Je trouve sur des forum des "adresses" de deux cascades non loin de Samara. Les indications sont complètement subjectives (du genre "tourner au niveau du champ de maïs et continuer 2km avant d'apercevoir une clairière "). Finalement, on s'engage sur un chemin de terre très étroits pendant au moins 30min, en comprenant qu'on est complètement perdu et on croise quelques personnes assez spéciales sur ce chemin très étrange : - une mère et son enfant seul à pied au milieu de nul part avec des poules - un gars à cheval avec une tronçonneuse !!😐 - un gars à moto avec une tronçonneuse ?? - un homme qui a tout l'aire d'un moine bouddhiste qui nous regarde avec une très forte hostilité (?) Finalement on fait demi-tour et décidons d'aller à l'autre cascade qu'on trouve assez facilement, à côté du bar LAS ROCAS. On passe la demi-journée au bord de la cascade, à se baigner et on est complètement seuls !
Nuit d'enfer et vagues démesurées : Junquillal Les deux prochains jours, nous les passons à Junquillal, il n'y a pas grand chose. Quelques commerces, la plage et rien d'autre. Nous passons la nuit au Guacamaya Lodge, notre "hôtel de luxe" du voyage. L'hôtel est magnifique, vraimement luxueux, les chambres sont dotées d'une cuisine équipée mais l'ambiance est gachée par les clients de l'hôtel qui nous dévisagent...🙁 On profite de la piscine, et avec les quelques provisions achetées on se fait à dîner. Bien que la chambre soit très agréable, la nuit fût horrible. Il devait y avoir un trou car impossible de dormir quand tous les lézards du Costa Rica se donnent rendez-vous dans ma chambre pour le bal de fin d'année! Il y en avait une dizaine, ou peut être plus qui dansaient au plafond. Les lézards j'adore! Mais le bruit qu'ils faisaient ainsi que la peur ridicule qu'ils me tombent sur la tête (ou pire dans la bouche) me tenait éveillée. Mais c'est surtout la possibilité qu'un autre type d'animal passe par le trou qui m'a contenté dans cette peur. Après cette courte nuit, on se décide d'aller à la plage. Et là, c'est un plaisir pour les yeux, elles est complètement déserte, pas du tout aménagée et seuls quelques pêcheurs sont là aussi tôt. Les vagues sont monstrueuses, elles sont hautes mais pas tant que ça, elles sont surtout épaisses et très violentes. Les rouleaux qu'elles produisent me permettent de prendre quelques belles photos. On s'amuse dans ces vagues quelques temps, mais elles deviennent de plus en plus violentes, on décide alors de se bronzer un peu! Quelle force en tout cas !
Playa Ocotal, Playa Del Coco, Playa Hermosa : fuir les méduses Pour notre dernier jour, on décide d'aller à Playa Occotal, cette plage est petite, tranquille et très jolie. Le sable est noir et il est apparemment conseiller d'y faire du snorkeling. On se lance et je regarde très attentivement sous l'eau claire, on y voit beaucoup de poissons mais l'eau parait pourtant sale. Il y a des sortes de petit bouts de feuilles toutes plates transparentes. On dirait exactement des feuilles de chênes transparentes, qui ont perdu leur couleur et sur lesquelles on peut seulement apercevoir le "squelette de la feuille". J'ai de fortes douleurs sous la poitrine et dans le dos. Puis tout d'un coup je comprend : c'est infesté de méduses ! Je n'y crois pas tellement ces méduses paraissent invisible. Finalement on voit des petits vieux rigoler qui s'approche de moi pour m'appliquer du sable sur le dos. Je suis déçue, la dernière journée finit mal! On reprend la voiture et on remonte vers le nord pour fuir les méduses, on s'arrête à Playa del Coco mais pareil, il y en a aussi. On se rend finalement à Playa Hermosa. Ici tout le monde se baigne, c'est parfait. La plage est sympa mais sans plus, l'eau n'est pas très propre et elle est bondée de touriste. Au moins, on a la chance de profiter une dernière fois de la plage!
Le départ ! Retour à Libéria puis direction l'aéroport. Escale de nuit à Miami (soirée de folie) puis arriver à Montréal par -15°C. 🏴☠️
Bilan : Magnifique voyage, je veux y retourner et découvrir le reste du Costa Rica (sud, caraïbes) mais je pense que c'est une bonne entrée en la matière. Noël : étonnamment pas tant de monde que ça, on a souvent été seuls. Pas de pluie, et les méduses le dernier jour! Quelle chance :) Regret : j'aurais aimé en faire plus, moins de plage mais j'ai fait ce compromis avec mon copain qui à la base ne voulait même pas venir au Costa Rica 😛
J'ai résumé ce voyage de façon concise pour vous épargner un roman mais je reste disponible pour des questions !
Itinéraire long week-end à Québec English translation pending
Bonsoir à tous
Pour le Labor Day (week end du 04 au 07 septembre) j'emmène la famille dans la ville de Quebec (2 adultes et 2 jeunes) J'avais pensé à cet itinéraire. Qu'en pensez vous ?
Vendredi 04 septembre Arrivée vers 14h depuis Boston. Garage de la voiture Direction les remparts (circuit) Ballade au pieds des remparts ? Utiliser le traversier pour avoir une belle vue sur la ville (10 rue des traversier) Assister au coucher de soleil depuis la terrasse Dufferin
Samedi 05 septembre Visite du vieux Quebec Le marché du vieux port Le Musée de la civilisation Le magasin de jouet Benjo (550, boulevard Charest Est, Québec)
Dimanche 06 septembre Les chutes de Montmorency (Téléphérique à la montée et descente par le sentier) Le Canyon Sainte Anne (ponts suspendus et tyroliennes) La route de la vieille France jusqu'à Sainte Anne des prés Le village Huron de Wendake.
Il nous restera le lundi 07 septembre une grosse matinée (on prévoit de partir vers 14h00). Des idées pour occuper cette matinée ?
Merci pour tout Sophie
Pour le Labor Day (week end du 04 au 07 septembre) j'emmène la famille dans la ville de Quebec (2 adultes et 2 jeunes) J'avais pensé à cet itinéraire. Qu'en pensez vous ?
Vendredi 04 septembre Arrivée vers 14h depuis Boston. Garage de la voiture Direction les remparts (circuit) Ballade au pieds des remparts ? Utiliser le traversier pour avoir une belle vue sur la ville (10 rue des traversier) Assister au coucher de soleil depuis la terrasse Dufferin
Samedi 05 septembre Visite du vieux Quebec Le marché du vieux port Le Musée de la civilisation Le magasin de jouet Benjo (550, boulevard Charest Est, Québec)
Dimanche 06 septembre Les chutes de Montmorency (Téléphérique à la montée et descente par le sentier) Le Canyon Sainte Anne (ponts suspendus et tyroliennes) La route de la vieille France jusqu'à Sainte Anne des prés Le village Huron de Wendake.
Il nous restera le lundi 07 septembre une grosse matinée (on prévoit de partir vers 14h00). Des idées pour occuper cette matinée ?
Merci pour tout Sophie
Circuit entre océan et Anti-Atlas English translation pending
Bonsoir à tous et à toutes...
Je suis en train de préparer une petite escapade au Maroc et voici mon projet à grands traits :
Arrivée Agadir - Nuit dans les environs en direction du sud
Sidi Ifni 2 nuits
Une étape intermédiaire avant de rejoindre Tafraout - Des idées ?
Tafraout 2 nuits
Taroudant 1 nuit
Toukbal 2 nuits
Essaouira 2 nuits
Retour vers Agadir - Nuit dans les environs côté nord.
Je vous remercie pour toutes vos remarques et propositions sur cet itinéraire. 🙂
(Logement charme - Petite randonnée mais pas de marathons...- adresses gourmandes etc)
Je suis en train de préparer une petite escapade au Maroc et voici mon projet à grands traits :
Arrivée Agadir - Nuit dans les environs en direction du sud
Sidi Ifni 2 nuits
Une étape intermédiaire avant de rejoindre Tafraout - Des idées ?
Tafraout 2 nuits
Taroudant 1 nuit
Toukbal 2 nuits
Essaouira 2 nuits
Retour vers Agadir - Nuit dans les environs côté nord.
Je vous remercie pour toutes vos remarques et propositions sur cet itinéraire. 🙂
(Logement charme - Petite randonnée mais pas de marathons...- adresses gourmandes etc)
De Montréal à la Gaspésie en profitant des couleurs d'automne, 29 septembre/19 octobre English translation pending
Bonjour
Voici notre projet de voyage ayant pour objectif: voir ces magnifiques couleurs de vos forêts et faire le tour de la Gaspésie!
Cela fait un moment que je suis le forum et les carnets de voyage voici mon programme! Je suis consciente qu'à cette période le temps peut ne pas être clément! A vous de me conseiller! Merci!
Itinéraire Québec 2015 29/09/19/10
-1)Ma 29/09-Machecoul-Nantes…Air Transat…Montréal 15h15.. Navette ville nuit Montréal
-2)Me 30/09- Montréal-Prise de la voiture-Ste Agathe Des Monts;123km ou. StDonat;130km
-3)Je 1er/10-StDonat…parc du Mont Tremblant matin ;.route pour St Jean des Piles;190km-
-4)Ve 2/10- Parc De La Mauricie(9h.-12h.)… -Baie St Paul;240km- nuit
-5)Sa 3/10- Mat:visite parc des Hautes Gorges ou Grand Jardin, A.M. côte St Laurent- idem
-6)Di 4/10- - Baie StPaul- Anse St Jean-( Ballade en bateau ?nuit Anse St Jean ?)ou
AnseSte Catherine- Tadoussac;250km- nuit Tadoussac?
-7)Lu 5/10-. Tadoussacvisite Ballade sur le fjord ? - nuit Tadoussac
-8)Ma 6/10- Les Escoumins;40km Passage du St Laurent11h.30…- nuit ?en fonction
-9)Me 7/10- TroisPistoles …Metis…St Anne Des Monts; 240km- nuit sur place
-10)Je 8/10- St AnneDes Monts… Forillon;210km..nuit Gaspé
-11)Ve 9/10- ParcForillon (matin) …Percé;70km… nuit Percé
-12)Sa 10/10- île Bonaventure…..Percé… nuit sur place
-13)Di 11/10- Percé… Pointe La Croix;240km… nuit ou CarletonS Mer ?…
-14)Lu 12/10- Pointe La Croix ou Carleton….Mt Joli;170km… nuit ACTION DE GRACE
-15)Ma 13/10- Mt Joli…Rivière Du Loup;140km… nuit …
-16)Me 14/10- Rivière Du Loup… Québec;205km…nuit Québec
-17)Je 15/10- Québec ...visite…nuit Québec
-18)Ve 16/10- Québec… visite …idem
-19)Sa 17/10- Québec …Retour Montréal;250km pour 16H. rendu voiture Nuit
-20)Di 18/10-Montréal…Visite… nuit
-21)Lu 19/10-Montréal…visite… Départ 20h.- Aéroport… Vol à23h40
-22)Ma 20/10-Nantes… arrivée à midi
Total km parcourus;2500 à 3000km
Itinéraire Québec 2015 29/09/19/10
-1)Ma 29/09-Machecoul-Nantes…Air Transat…Montréal 15h15.. Navette ville nuit Montréal
-2)Me 30/09- Montréal-Prise de la voiture-Ste Agathe Des Monts;123km ou. StDonat;130km
-3)Je 1er/10-StDonat…parc du Mont Tremblant matin ;.route pour St Jean des Piles;190km-
-4)Ve 2/10- Parc De La Mauricie(9h.-12h.)… -Baie St Paul;240km- nuit
-5)Sa 3/10- Mat:visite parc des Hautes Gorges ou Grand Jardin, A.M. côte St Laurent- idem
-6)Di 4/10- - Baie StPaul- Anse St Jean-( Ballade en bateau ?nuit Anse St Jean ?)ou
AnseSte Catherine- Tadoussac;250km- nuit Tadoussac?
-7)Lu 5/10-. Tadoussacvisite Ballade sur le fjord ? - nuit Tadoussac
-8)Ma 6/10- Les Escoumins;40km Passage du St Laurent11h.30…- nuit ?en fonction
-9)Me 7/10- TroisPistoles …Metis…St Anne Des Monts; 240km- nuit sur place
-10)Je 8/10- St AnneDes Monts… Forillon;210km..nuit Gaspé
-11)Ve 9/10- ParcForillon (matin) …Percé;70km… nuit Percé
-12)Sa 10/10- île Bonaventure…..Percé… nuit sur place
-13)Di 11/10- Percé… Pointe La Croix;240km… nuit ou CarletonS Mer ?…
-14)Lu 12/10- Pointe La Croix ou Carleton….Mt Joli;170km… nuit ACTION DE GRACE
-15)Ma 13/10- Mt Joli…Rivière Du Loup;140km… nuit …
-16)Me 14/10- Rivière Du Loup… Québec;205km…nuit Québec
-17)Je 15/10- Québec ...visite…nuit Québec
-18)Ve 16/10- Québec… visite …idem
-19)Sa 17/10- Québec …Retour Montréal;250km pour 16H. rendu voiture Nuit
-20)Di 18/10-Montréal…Visite… nuit
-21)Lu 19/10-Montréal…visite… Départ 20h.- Aéroport… Vol à23h40
-22)Ma 20/10-Nantes… arrivée à midi
Total km parcourus;2500 à 3000km
Camping-car et side-car au Portugal English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs
A force de chercher et de trouver 1000 réponses qui se contredisent, je m'inscris à ce forum pour poser quelques questions.
Nous sommes un couple avec un petit garçon de 3 ans.
Nous souhaitons partir au Portugal mi février 2015 pour une durée de 3 semaines.
Nous partons avec un camping car et une remorque sur laquelle se trouve notre side-car. Nous roulons avec notre petit garçon toute l'année mais pour ce long voyage je ne veux pas lui imposer des heures d'autoroute en moto.
Nous souhaitons donc descendre jusqu'à Lisbonne et trouver un camping confortable et sécuritaire. Nous prenons au plus rapide . Annecy/Lisbonne . L'autoroute !
De là nous allons sillonner durant 4 à 5 jours les environs (environ 200/300 par jour) Ensuite nous reprenons le camping-car et remontons de 300 ou 400 kilomètres et rebelote nous sillonnons les environs durant 4 ou 5 jours . Ensuite c'est le retour à la maison.
Mes questions . Connaissez vous un bon camping sur Lisbonne ? Que dois-je visiter durant 3 jours ? Etape 2 , je monte ou ? Porto ?
J'espère avoir été assez clair, car je sais que c'est un peu spécial mais je suis persuadé que vous allez me donner les bonnes infos.
Merci à vous et bonne route .
Nous souhaitons donc descendre jusqu'à Lisbonne et trouver un camping confortable et sécuritaire. Nous prenons au plus rapide . Annecy/Lisbonne . L'autoroute !
De là nous allons sillonner durant 4 à 5 jours les environs (environ 200/300 par jour) Ensuite nous reprenons le camping-car et remontons de 300 ou 400 kilomètres et rebelote nous sillonnons les environs durant 4 ou 5 jours . Ensuite c'est le retour à la maison.
Mes questions . Connaissez vous un bon camping sur Lisbonne ? Que dois-je visiter durant 3 jours ? Etape 2 , je monte ou ? Porto ?
J'espère avoir été assez clair, car je sais que c'est un peu spécial mais je suis persuadé que vous allez me donner les bonnes infos.
Merci à vous et bonne route .
Hôtel pour Port Barton et Puerto Princesa, Palawan English translation pending
Bonsoir,
Je recherche un hôtel sur Puerto princesa pour 2 nuits et un hôtel sur port barton pour 4 nuits pour octobre.
Avez vous des noms d'hôtel a me recommande ?
Merci
Je recherche un hôtel sur Puerto princesa pour 2 nuits et un hôtel sur port barton pour 4 nuits pour octobre.
Avez vous des noms d'hôtel a me recommande ?
Merci
Quelle route prendre Toulouse - Huelva (Andalousie)? English translation pending
Bonjour,
Je pars en fin de mois de janvier (donc hiver) pour Huelva en Andalousie depuis Toulouse. J'hésite entre deux routes :
Biarritz - Burgos - Madrid - Cordoba - Seville
ou
Biarritz - Burgos - Salamenca - Caceres - Seville
Il parait que par Madrid, (après Burgos) les autoroutes (ou voies rapides) sont gratuites alors que par Salamenca, tout est payant.
Que me conseillez vous ? Merci
Il parait que par Madrid, (après Burgos) les autoroutes (ou voies rapides) sont gratuites alors que par Salamenca, tout est payant.
Que me conseillez vous ? Merci
Visite Québec-Malbaie English translation pending
bonjour,
je fais un peu mon itineraire pour mon selour a montreal le 17 octobre et besoin de votre aide
ma fille faisant ses etudes la bas, est disponible que du vendredi matin au dimanche soir donc difficile de decouvrir les alentours...
je pense partir le vendredi matin de montreal en voiture pour direction vieux Quebec, direction baie de saint paul, puis malbaie et tadoussac ou l on m a conseille de faire une excursion baleine pour un retour le dimanche soir.
pouvez vous me dire si c est possible, quelle route prendre, lieux pour coucher et eventuellement dejeuner
merci beaucoup pour votre aide
hate de vous lire
amicalement
Meilleure ville où se poser et rayonner au Maroc? English translation pending
Bon je magasine tranquillement pas vite un voyage au maroc, pour plusieurs semaines, probablement 4 semaines. Nous sommes une famille avec 3 enfants (en fait je devrais dire 4, car le 4eme est en route) qui auront a ce moment la environ 4, 5 et 7 ans et un bébé de plus de 6 mois (ce ne sera pas le premier voyage avec des bébés, donc pour cela, nous sommes deja bien renseigné)... voici notre plan, pour l'instant:
- trouver un échange de maison, ce qui sera assez facile je crois car nous avons deja eu des offres auparavant, et nous sommes tres flexibles quant aux dates, temps, etc. en espérant que ce soit pas trop loin de la mer! - rester tout le voyage a cet endroit, et rayonner autour pour les visites - nous voulons visiter souk, villes et monuments importants, desert, plage, bref un bon melange de ce pays... - faire des petites escapades de 2-3 nuits pour les endroits plus eloignés. - nous aurons une voiture
donc voici mes questions pour l'instant: 1- vers quelle ville nous tourner pour notre echange de maison, qui soit assez centrale, et pres de la mer (max. 1 hre de route) 2- quel est le cout de la vie, surtout en ce qui a trait aux visites et a la bouffe, nous irons peu au resto, mais surtout je cuisinerai le plus possible... 3- est-ce fesable de prendre un 7-8 jours pour faire un tour en egypte en avion evidemment? car en fait, il y a peu de chance que nous irions autrement en egypte, mais c'est un reve de jeunesse pour moi d'y aller... ca ferait un voyage d'environ 3 semaines au maroc, et 1 semaine en egypte... 4- quels mois est le mieux, pour visite et plage? (un 25 degré de jour, ou un peu plus est parfait pour nous). j'ai vu que idéalement c'était mieux en avril ou octobre, mais est-ce baignable lors de ces mois?
Merci d'avance pour vos reponses!
- trouver un échange de maison, ce qui sera assez facile je crois car nous avons deja eu des offres auparavant, et nous sommes tres flexibles quant aux dates, temps, etc. en espérant que ce soit pas trop loin de la mer! - rester tout le voyage a cet endroit, et rayonner autour pour les visites - nous voulons visiter souk, villes et monuments importants, desert, plage, bref un bon melange de ce pays... - faire des petites escapades de 2-3 nuits pour les endroits plus eloignés. - nous aurons une voiture
donc voici mes questions pour l'instant: 1- vers quelle ville nous tourner pour notre echange de maison, qui soit assez centrale, et pres de la mer (max. 1 hre de route) 2- quel est le cout de la vie, surtout en ce qui a trait aux visites et a la bouffe, nous irons peu au resto, mais surtout je cuisinerai le plus possible... 3- est-ce fesable de prendre un 7-8 jours pour faire un tour en egypte en avion evidemment? car en fait, il y a peu de chance que nous irions autrement en egypte, mais c'est un reve de jeunesse pour moi d'y aller... ca ferait un voyage d'environ 3 semaines au maroc, et 1 semaine en egypte... 4- quels mois est le mieux, pour visite et plage? (un 25 degré de jour, ou un peu plus est parfait pour nous). j'ai vu que idéalement c'était mieux en avril ou octobre, mais est-ce baignable lors de ces mois?
Merci d'avance pour vos reponses!
Visites des comtés de Cork et Kerry en Irlande English translation pending
en Irlande pour deux semaines, , dans les comtés de Cork et Kerry en juillet prochain avec des petitsd enfants de 8 et 12 ans, qui me conseillerait un programme de visites à ne pas rater ... ( en pensant aux enfants et sans trop de kilomètres quotidiens.... )
Nous serons en principe basés à Cork ...
Merci
Desaillleurs
Retour de croisière sur le Costa neoRomantica "Route Vanille" en octobre 2012 English translation pending
Nous voici de retour de la croisière "Route vanille" avec le Costa Neoromantica.
Quelques commentaires :
Le navire : absolument impeccable, une décoration réellement de classe (beaucoup moins clinquante que d'autres navires Costa), faisant un peu penser à une déco de yacht.
Un personnel toujours souriant et attentif, un service cabine impeccable, une propreté toujours présente (et nous sommes exigeants), bateau plus petit donc beaucoup plus convivial. Restaurants (3 utilisés, pas le Samsara) très agréables : self très lumineux et accueillant, restaurant Club très classe, restaurant Boticelli cosy, bref que du bien à tous points de vue
La nourriture : Très bonne : présentation recherchée, deux fois du homard durant la croisière de 21 jours, variété des menus et des plats (même au self). Nette amélioration par rapport aux autres bateaux Costa déjà utilisés (une dizaine...) Conclusion : très bon
Les croisiéristes :+/- 1000 personnes sur le bateau (maxi 1800). Nationalités très réparties (italiens , francophones, suisses, autrichiens, allemands...) ce qui donne une ambiance très cosmopolite et agréable ... et aussi plus calme et respecteuse (suivez mon regard) Age moyen plus élevé : estimation +/- 60 ans
L'itinéraire : était une des raisons de notre choix. En réalité l'itinéraire est bien équilibré
(Dubai, UAE, Inde, Maldives, Seychelles, Réunion, Maurice). Le seul problème rencontré fut l'annulation de l'escale de Madagascar : mer trop mauvaise et trop de vent pour entrer au port. Dommage.
Les excursions Costa : comme toujours assez inégales et dépendant des guides et de leur formation. Donc du bon et du moins bon (Bombay). A améliorer
Permanent francophone : Frédéric Mathieu : réellement exceptionnel. Très professionnel et efficace.
Animation : Pas de théâtre ! Pour d'aucuns une déception et un problème, pour d'autres pas réellement. Bref : affaire de goût ! Les petits spectacles ont lieu dans les salons, donc aussi plus conviviaux ! Un directeur de croisière absolument nul et inexistant: à remplacer au plus vite. Une troupe de danseurs exceptionnelle
Conclusion : A recommander (ne le dites pas trop !!) et très satisfaits de notre croisière
Projet : La croisière australe en septembre 2013 de 313 jours sur le même bateau !!
Bonnes croisières à tous !!
Séjour au Québec en février English translation pending
bonjour,
je repars au Québec cette fois en février avec mes trois enfants 5,9 et 13 ans pour un circuit individuel passant par Montréal, Québec, Lac St-Jean puis retour Montréal soit 10 en voiture 4x4 et B&B. Ne connaissant le Québec qu'en automne et printemps, je n'arrive pas à me décider avec quel type de vêtements froid je dois partir. Pouvez-vous m'aider ?
merci et à bientôt
je repars au Québec cette fois en février avec mes trois enfants 5,9 et 13 ans pour un circuit individuel passant par Montréal, Québec, Lac St-Jean puis retour Montréal soit 10 en voiture 4x4 et B&B. Ne connaissant le Québec qu'en automne et printemps, je n'arrive pas à me décider avec quel type de vêtements froid je dois partir. Pouvez-vous m'aider ?
merci et à bientôt
Autotour au Maroc avec enfants de 8 et 11 ans English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous partons au mois d'août pour un autotour de 3 semaines dans ce sublime Maroc. Via le forum, je compte recevoir de votre part des conseils et astuces durant ce séjour (restaurants, guide, visites, ....etc).
Départ de Bruxelles le 08/08 pour Agadir(arrivée à 10H00. Prise du véhicule (via Maghrebtourism.com) et en route pour Essaouira et logement à la Villa Garance pour 3 nuits. Un conseil pour une visite de coopérative d'huile d'argan?
11/08 au 13/08 Ej Jadida à l'hôtel Ibis pour sa piscine et son accès direct à l'océan. On visite Safi en route. La colline des potiers? Devons-nous faire une pause à Ouilidia pour ses huitres. Si oui quel restaurant? On profite de El Jadida et Azemmour le 12/08
13/08 au 15/08 Rabat au riad El Maati. On visite Casablanca en route. Uniquement la grande mosquée? Le centre Art déco? des conseils? On passe la journée du 14/08 calmement entre Rabat et Salé.
15/08 au 17/08 Meknes à l'hôtel Ibis pour sa piscine et proche de la médina. En route, visites de Volubilis et Moulay Idriss. Quid du pèlerinage de Moulay ? la journée du 16/08 sera pour la visite de la médina. Pouvons-nous faire la visite d'un harras. Si oui lequel?
17/08 au 19/08 Fes au riad El Bartal. Deux jours dans cette ville fascinante. On prend un guide? On se laisse perdre dans les ruelles en fonction de nos envies?
19/08 longue route pour le riad cascades d'Ouzoud à Ouzoud!!!! Que voir en route? La priorité? Je sais que la distance est longue mais de toute façon entre Fes et Marrakech par beaucoup de choix!!!
20/08 au 23/08 à Marrakech au Suite Novotel dans l'hivernage. Redécouvrir cette ville. Des adresses insolites? Le dernière fois date de 1998 donc nous attendons à voir des changements importants!!!
23/08 nuit au riad Dar Mouna à Ait ben haddou.
24/08 nous dormons aux Amandiers à Tafroute. Quelle route prendre pour rejoindre la vallée?
25/08 au 29/08 au Founty Beach d'Agadir.
Merci pour vos commentaires, vos conseils, vos adresses, vos lieux insolites.
Patrick
Nous partons au mois d'août pour un autotour de 3 semaines dans ce sublime Maroc. Via le forum, je compte recevoir de votre part des conseils et astuces durant ce séjour (restaurants, guide, visites, ....etc).
Départ de Bruxelles le 08/08 pour Agadir(arrivée à 10H00. Prise du véhicule (via Maghrebtourism.com) et en route pour Essaouira et logement à la Villa Garance pour 3 nuits. Un conseil pour une visite de coopérative d'huile d'argan?
11/08 au 13/08 Ej Jadida à l'hôtel Ibis pour sa piscine et son accès direct à l'océan. On visite Safi en route. La colline des potiers? Devons-nous faire une pause à Ouilidia pour ses huitres. Si oui quel restaurant? On profite de El Jadida et Azemmour le 12/08
13/08 au 15/08 Rabat au riad El Maati. On visite Casablanca en route. Uniquement la grande mosquée? Le centre Art déco? des conseils? On passe la journée du 14/08 calmement entre Rabat et Salé.
15/08 au 17/08 Meknes à l'hôtel Ibis pour sa piscine et proche de la médina. En route, visites de Volubilis et Moulay Idriss. Quid du pèlerinage de Moulay ? la journée du 16/08 sera pour la visite de la médina. Pouvons-nous faire la visite d'un harras. Si oui lequel?
17/08 au 19/08 Fes au riad El Bartal. Deux jours dans cette ville fascinante. On prend un guide? On se laisse perdre dans les ruelles en fonction de nos envies?
19/08 longue route pour le riad cascades d'Ouzoud à Ouzoud!!!! Que voir en route? La priorité? Je sais que la distance est longue mais de toute façon entre Fes et Marrakech par beaucoup de choix!!!
20/08 au 23/08 à Marrakech au Suite Novotel dans l'hivernage. Redécouvrir cette ville. Des adresses insolites? Le dernière fois date de 1998 donc nous attendons à voir des changements importants!!!
23/08 nuit au riad Dar Mouna à Ait ben haddou.
24/08 nous dormons aux Amandiers à Tafroute. Quelle route prendre pour rejoindre la vallée?
25/08 au 29/08 au Founty Beach d'Agadir.
Merci pour vos commentaires, vos conseils, vos adresses, vos lieux insolites.
Patrick
Trouver du travail au Canada en tant que touriste? English translation pending
Salut je suis cuisinier patissier et j'aimerais partir au Canada pour découvrir et travailler pour financer mon voyage.
La demande de working holiday se réouvrira à l'automne, j'aimerais partir debut juin , faire un peu de route et travailler.
Les entreprises Canadiennes sont-elles en mesure d'embaucher un francais avec un visa touriste et de demander une autorisation facilement, ou la seule solution est-elle de trouver un emploi par internet?
Question tres importante car je n'arrive pas à déterminer si travailler sans permis au préalable est vraiment IMPOSSIBLE.
Si un restaurant est intéressé par mes compétences , peut-il facilement faire en sorte que je travaille pour lui légalement?
merci
New Orleans et pays Cajun en sept jours: itinéraire English translation pending
Bonjour, nous partirons en Louisiane au début février, à partir de l'aéroport de Burlington. Nous aurons en tout 7 jours entiers pour visiter. Bien entendu, nous souhaitons visiter New Orleans le plus possible, mais on tient aussi à sortir de la ville pour voir les plantations, les bayous et la culture cajun en louant une voiture. Nous avons pensé consacrer deux jours à cette expédition:
1er jour, suivre river road et visite de deux plantations, puis continuer jusqu'à Breaux-Bridge pour souper au Café des amis et nuit quelque part dans le coin.
2eme jour, swamp tour en matinée et visite des alentours de Lafayette (St Martinville, New Iberia, Avery Island) et nuit à Lafayette.
Le lendemain, retour vers New Orleans en passant par Houma et Thibodeaux, dernière nuit à New Orleans car nous devront prendre l'avion à 7h le lendemain.
Est-ce que certains ont déjà fait cette route, et est ce que c'est un périple qui sera trop condensé? Google map donne une idée, mais il ne te dit pas combien temps il faut pr��voir pour les visites et les arrêts! Je suis ambivalente entre consacrer plus de temps à la visite de New Orleans et celle des alentours... On veut voir du pays mais aussi avoir le temps de s'arrêter et d'y gouter :)
Vos conseils svp!
1er jour, suivre river road et visite de deux plantations, puis continuer jusqu'à Breaux-Bridge pour souper au Café des amis et nuit quelque part dans le coin.
2eme jour, swamp tour en matinée et visite des alentours de Lafayette (St Martinville, New Iberia, Avery Island) et nuit à Lafayette.
Le lendemain, retour vers New Orleans en passant par Houma et Thibodeaux, dernière nuit à New Orleans car nous devront prendre l'avion à 7h le lendemain.
Est-ce que certains ont déjà fait cette route, et est ce que c'est un périple qui sera trop condensé? Google map donne une idée, mais il ne te dit pas combien temps il faut pr��voir pour les visites et les arrêts! Je suis ambivalente entre consacrer plus de temps à la visite de New Orleans et celle des alentours... On veut voir du pays mais aussi avoir le temps de s'arrêter et d'y gouter :)
Vos conseils svp!
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Rencontre VF à Montréal le 26 février 2011 (COMPLET) English translation pending
Holà!!😎😎
Je vous reviens avec une autre proposition!! 🙂 Cette fois, je m'adresse à ceux qui aiment les voyages d'aventure, de découvertes. Ceux aussi qui osent partir dans des régions un peu moins touristiques et davantage dépaysantes! Venez nous raconter vos expériences dans une ambiance aux saveurs mexicaines!! Je suis bien ouverte si vous voulez apporter photos, diapos ou projections...
Quand: le samedi 26 février 2011 à 18h00
Où: Restaurant Casa de Matéo (dans le vieux Montréal) 438 St-François-Xavier Montréal 514-286-9589 www.casademateo.com
J'espère vous voir en très grand nombre. J'ai réservé pour environ 50 personnes 😎 Soyez les bienvenus! Ce sera une soirée des plus dépaysantes! À bientôt amigos! 😉
Mélanie
Je vous reviens avec une autre proposition!! 🙂 Cette fois, je m'adresse à ceux qui aiment les voyages d'aventure, de découvertes. Ceux aussi qui osent partir dans des régions un peu moins touristiques et davantage dépaysantes! Venez nous raconter vos expériences dans une ambiance aux saveurs mexicaines!! Je suis bien ouverte si vous voulez apporter photos, diapos ou projections...
Quand: le samedi 26 février 2011 à 18h00
Où: Restaurant Casa de Matéo (dans le vieux Montréal) 438 St-François-Xavier Montréal 514-286-9589 www.casademateo.com
J'espère vous voir en très grand nombre. J'ai réservé pour environ 50 personnes 😎 Soyez les bienvenus! Ce sera une soirée des plus dépaysantes! À bientôt amigos! 😉
Mélanie
Visite de brasseries et dégustation de bières en Belgique English translation pending
Bonjour à tous,
le titre en dit long sur le sujet :D Je suis allé en Belgique en 2007 et j'ai adoré le pays. Maintenant j'aimerais y retourner pour y faire une "Route des bières".
J'aimerais savoir si vous connaissez ou avez visité certaines brasseries ou pubs/bars... Bref tous les endroits concerant les bières Belges à ne pas manquer.
Merci à l'avance pour votre aide.
le titre en dit long sur le sujet :D Je suis allé en Belgique en 2007 et j'ai adoré le pays. Maintenant j'aimerais y retourner pour y faire une "Route des bières".
J'aimerais savoir si vous connaissez ou avez visité certaines brasseries ou pubs/bars... Bref tous les endroits concerant les bières Belges à ne pas manquer.
Merci à l'avance pour votre aide.
Itinéraire entre Fes et Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Enfin ! mon premier voyage au Maroc...Je recherche des infos sur l'intérêt et la faisabilité de l'itinéraire que nous sommes en train d'établir. J'ai quelques interrogations que j'aimerais soumettre ici, d'avance merci aux contributeurs:
Après quelques jours à Fes et Meknes, route du sud en suivant l'itinéraire ci-dessous. (Je sais, c'est un peu speed, mais difficile de renoncer à certaines étapes et l'on ne passe que 10 nuits sur place au total...)
Jour 1 : Fes / Nuit à Er Rich ou Er Rachidia ? Que me conseillez vous comme étape avant d'aller vers Merzouga ? Jour 2 : Er Rich ou Rachidia ou autre / Nuit Merzouga Jour 3 : Merzouga / Nuit à Tinghir avec en cours de journée les gorges du Todra Jour 4 : Tinghir / Boulmane du Dades avec en cours de journée les gorges du Dades Jour 5 : Boulmane / Nuit à Skoura ou Ouarzazate. Jour 6 : Skoura ou Ouarzazate / Marrakech, avec une arrivée souhaitée pour le déjeuner, voir début d'après midi.
Merci par avance
Fredero
Enfin ! mon premier voyage au Maroc...Je recherche des infos sur l'intérêt et la faisabilité de l'itinéraire que nous sommes en train d'établir. J'ai quelques interrogations que j'aimerais soumettre ici, d'avance merci aux contributeurs:
Après quelques jours à Fes et Meknes, route du sud en suivant l'itinéraire ci-dessous. (Je sais, c'est un peu speed, mais difficile de renoncer à certaines étapes et l'on ne passe que 10 nuits sur place au total...)
Jour 1 : Fes / Nuit à Er Rich ou Er Rachidia ? Que me conseillez vous comme étape avant d'aller vers Merzouga ? Jour 2 : Er Rich ou Rachidia ou autre / Nuit Merzouga Jour 3 : Merzouga / Nuit à Tinghir avec en cours de journée les gorges du Todra Jour 4 : Tinghir / Boulmane du Dades avec en cours de journée les gorges du Dades Jour 5 : Boulmane / Nuit à Skoura ou Ouarzazate. Jour 6 : Skoura ou Ouarzazate / Marrakech, avec une arrivée souhaitée pour le déjeuner, voir début d'après midi.
Merci par avance
Fredero
Visiter Zarzis et alentours? English translation pending
bonjour nouveaux inscrit sur ce très bon forum je prépare les vacances de mes parents qui partent à Zarzis une semaine à l'hotel Giktis dans la semaine du 30 aout 2010
J aimerais trouver quelques visites, excursions, et bon plan à leur proposer sur Zarzis et les environs, afin qu'il puisse profiter pleinement de leur vacances
merci de vos réponse
J aimerais trouver quelques visites, excursions, et bon plan à leur proposer sur Zarzis et les environs, afin qu'il puisse profiter pleinement de leur vacances
merci de vos réponse
Camping-car et caravane en Croatie? English translation pending
bonjour et bonnes fetes à tous
Nous prévoyons un voyage en caravane pour le mois d'aout vers la croatie nous savons que la bas le camping sauvage est interdit mais pensez vous que sur la route il soit possible de faire étape sur les aires aménagées pour les ccar pour y effectuer nos vidanges et profiter des installations, nous pensons biensur installer la caravane sur ces aires et laisser le vehicule a l exterieur pour ne pas prendre deux places😛 si certain voyage en caravane comment faites vous sans être obliger d'utiliser les campings
merci pour vos reponses
amicalement patrick
Nous prévoyons un voyage en caravane pour le mois d'aout vers la croatie nous savons que la bas le camping sauvage est interdit mais pensez vous que sur la route il soit possible de faire étape sur les aires aménagées pour les ccar pour y effectuer nos vidanges et profiter des installations, nous pensons biensur installer la caravane sur ces aires et laisser le vehicule a l exterieur pour ne pas prendre deux places😛 si certain voyage en caravane comment faites vous sans être obliger d'utiliser les campings
merci pour vos reponses
amicalement patrick
Zimbabwe et Mozambique, déconseillés? English translation pending
bonjour,
je suis actulement en pleine preparation du voyage de 4 mois en afrique (fevr a mai) en voiture. je comptais y inclure ces deux pays mais en faisant des recherche des circuits proposes en afrique australe et de l est , ces pays ne sont pas representes. Qu en est il de l actualite politique la bas? je crois qu il y a des elections en ce moment au mozambique? Est il dangereux d y aller? Est ce deconseilles. Le voyage serait a peu pres partir en afrique du sud et remonter jusqu au kenya. le tout en voiture (4x4?) achete en afrique du sud. Faisable? quelle genre de voiture? pour le logement que conseillez vous (tentes? hotels?). merci
Qui connaît ce restaurant sur la côte d'Agadir? English translation pending
un restaurant que je ne connais pas ! !des amis m on dit qu ils avaient passes des moments tres cool j aimerais avoir des eccos sur cet endroit merci :il est du cote d Agadir ? cela s appele A LA BONNE FRANQUETTE bien pas bien ??
oupssss j ai oublie de mettre la photos http://cjoint.com/?kptltoUGgm
je viens de trouver a imouzzer ! c est le meme ???
Rallier Brest à Bangkok par la route en voiture à l'huile de récupération English translation pending
coucou les gens ! je pars de Bretagne pour ralier la Thailande.. je ne suis pas un coutumier du voyage, j'ai même définitivement boycotté l'avion... pollution ! je roule à l'huile depuis un an, huile de récupération chez mes amis les restaurateurs chinois que je déleste gracieusement de leurs huiles dans la région de Brest. Ma faible pension cotorep en est la première raison !.. alors m'est venue une idée...: vue le montant de ma future pension de vieux (qui vevrait pas tarder !)... invivable en France.. je me paierai bien des vacances définitives en Thailande ! bien. mais sans avion, il me reste que ma voiture (un 207 Mercedes) qui fera le voyage sans problème ! le seul détail, le carburant !! sans argent, on fait comment ? ben on récolte sur la route ! des restaurants chinois il doit y en avoir partout ! et de l'huile idem ! ya plus qu'à récolter. il faut juste trouver le moyen de le faire savoir et de prendre rendez-vous avec des dits restaurant chinois ! que ceux-ci se trouvent sur ma route et de faire coincider ma consommation avec la distance à parcourir... mais qui n'utilise pas d'huile de friture ?... voyageforum est le premier contact, je suis également inscrit sur couchsurfing ... j'ai 2 mois pour réaliser le défi ! qui y va de sa suggestion ? de l'aide à attendre ? la route idéale pour rallier Brest à Bangkok ?, les villes à traverser (obligatoire ressource de restaurants et donc d huile... au fait huile de tournesol et de colza uniquement, pas de palme s 'il vous plait, je dois l utiliser en direct après une simple filtration). J'attends vos suggestions, réactions et encouragements, MERCI ! je ne connais pas encore les pratiques de ce forum, ceci est mon premier jour ici.... donc mes excuses si je manque à l'étiquette ! mon tel : 33 0 6 11 206 066 ; mail chrisbuf1@gmail.com. corrigez moi si je me trompe, merci ! dans 2 mois il me faut 1000 l d huile à recycler au moins !
Sous le charme de Sangkhlaburi et sa région (Thaïlande) English translation pending
Bonjour a tous,
Ce message s adresse surtout a ceux amoureux de nature et de tranquillite, avec un reste d authenticite . La Thailande revele encore quelques petits coins adorables a l ecart des hordes touristiques . Description du periple effectue : taxi matinal de Sukhumvit/Asoke jusqu a gare routierede Sai tai Mai 150 baths Depart pour Kanchanaburi par le bus de 7h30 .cout 99b aths . le taxi m a depose sur un parking, il a fallu que je cherche les guichets au premier etage d un batiment puis sprint pour localiser le quai 23 d ou partait le bus. deux bonnes heures de route et ensuite cyclopousse pour aller a la Guest house de Kanchanaburi =40 baths situee a 2 kms . Tres bonne adresse indiquee par Chriscool sur son site . La Noble Night guesthouse s avere en effet tres tres bien . 750 baths pour chambre AC avec petit dej, chambre et sdb impeccables et beau carrelage noir marbre. Petit jardin tropical et unepetite piscine avec terrasse pour bronzer donnant sur la riviere mais vue limitee. Les repas peuvent etre pris au restaurant agencede voyages KTC attenant, on y mange bien et pour pas cher. Sinon pas mal d autres possibilites de logement dans cette rue . Kancha s adresse aux touristes etrangers et thais. Cafes internet a proximite et loueuse de velos/motocyclettes a meme pas 100m 50 baths le velo a la journee. Bonne ballade a faire de l autre cote de la riviere : prendre le pont moderne juste avant celui de la riviere kwai, en bas tourner a droite et aller vers le fameux pont . Au panneau indiquant celui ci a 500m a droite, partir par la petite route cote opposee : campagne de cultures, marecages, roseaux, mares avec nenuphars, cocotiers et quasi aucune circulation . Sinon au sud du Jeath Museum prendre le petit bac qui fait la navette avec l espece d ile situee en face.
Pour les fetards quelques bars sont ouverts le soir dans la meme rue mais les soirees sont bien calmes.
Minivan de la gare routiere de Kanchanaburi pour Sangkhlaburi= 175 baths .depart 7h40 Compter 3 heures de route . ( A laller 2 controles mais lors du trajet retour 6 checkpoints police + armee qui controlent les passagers birmans, mais se fichent des touristes apparemment .) La route est vraiment jolie et en parfait etat, de temps a autre surgissent des Resorts de part et d autre. Region de collines et hauts pitons couverts de foret . De la vegetation partout. Arret de 10 mns a Thon Pa Phum ( desole, j ai oublie l orthographe exacte) gros village niche au fond d une vallee dominee par des falaises couvertes de jungle. Arrive a Sangklaburi, il m a fallu denicher les motos taxis au marche situe a cote de la gare routiere car personne n avait l air de se precipiter vers le client. Les possibilites de logement ne sont pas enormes et a l ecart du centre ville. On n a pas le sentiment d etre vraiment dans une ville tellement la vegetation est presente partout et les maisons a l ecart des unes et des autres. Compter 2 a 3 kms pour se rendre dans le coin offrant les principales possibilites pour se loger . J ai dormi au Phornpalin hotel, belle chambre avec balcon et vue sur le lac pour 1000 baths avec petit dej . Leur restaurant possede une terrasse couverte avec vue splendide sur le petit lac et la rive opposee . On y mange en contemplant la jolie vue, meilleure que depuis les chambres . Mais beaucoup de plats proposes sont epices . Sur le lac se trouvent des maisons flottantes reposant sur radeaux de bambous et sur les pentes de la rive opposee reliee par une passerelle en bois ( il y a aussi un pont moderne pour les vehicules) de modestes paillottes au toit de palme se melent avec maisons thaies traditionnelles en bois . Ici vivent ethnies Mons et Karens refugiees de Birmanie.Vous croiserez aussi des musulmans, une petite mosquee se trouve pres du centre ville. Vous pouvez circuler dans ce coin nomme le villlage Mon, personne ne vous harcelera . Surprenant de croiser parfois des visages aux traits hindous A la tombee du jour, des fumees s elevent des paillottes et les dernieres barques a moteur rentrent au bercail. Le matin, reveil matinal par les croassements des batraciens . Sur la rive opposee regne encore le silence trouble parfois par une cloche qui sonne, quelques coups de marteau etouffes, le chant d un coq, un appel a la priere .Le village s eveille lentement . Par temps ensoleille les eaux prennent une couleur bleutee et font ressortir le vert du rivage et des collines, ainsi que la terre couleur ocre des pentes Probleme il pleut au quotidien et quand une averse arrive elle consequente. Alors lecture sur le balcon en maillot de bain en contemplant l averse tropicale qui s abat sur le lac. Il fait bon parcourir a pied les rues du village, les ecoliers arborent l uniforme traditionnel, ici chemisette ou corsage rouge ou orange et short et jupe noirs .Mais beaucoup se rendent au lycee egalement en sarongs ou longues tuniques style djellaba, rouge sang, jaune dore, vert emeraude avec broderies dorees.
Voila j en termine la, vraiment je n ai pas regrette d aller faire un saut dans cette jolie region et je vous encourage vivement a la visiter
cdlt jean
Ce message s adresse surtout a ceux amoureux de nature et de tranquillite, avec un reste d authenticite . La Thailande revele encore quelques petits coins adorables a l ecart des hordes touristiques . Description du periple effectue : taxi matinal de Sukhumvit/Asoke jusqu a gare routierede Sai tai Mai 150 baths Depart pour Kanchanaburi par le bus de 7h30 .cout 99b aths . le taxi m a depose sur un parking, il a fallu que je cherche les guichets au premier etage d un batiment puis sprint pour localiser le quai 23 d ou partait le bus. deux bonnes heures de route et ensuite cyclopousse pour aller a la Guest house de Kanchanaburi =40 baths situee a 2 kms . Tres bonne adresse indiquee par Chriscool sur son site . La Noble Night guesthouse s avere en effet tres tres bien . 750 baths pour chambre AC avec petit dej, chambre et sdb impeccables et beau carrelage noir marbre. Petit jardin tropical et unepetite piscine avec terrasse pour bronzer donnant sur la riviere mais vue limitee. Les repas peuvent etre pris au restaurant agencede voyages KTC attenant, on y mange bien et pour pas cher. Sinon pas mal d autres possibilites de logement dans cette rue . Kancha s adresse aux touristes etrangers et thais. Cafes internet a proximite et loueuse de velos/motocyclettes a meme pas 100m 50 baths le velo a la journee. Bonne ballade a faire de l autre cote de la riviere : prendre le pont moderne juste avant celui de la riviere kwai, en bas tourner a droite et aller vers le fameux pont . Au panneau indiquant celui ci a 500m a droite, partir par la petite route cote opposee : campagne de cultures, marecages, roseaux, mares avec nenuphars, cocotiers et quasi aucune circulation . Sinon au sud du Jeath Museum prendre le petit bac qui fait la navette avec l espece d ile situee en face.
Pour les fetards quelques bars sont ouverts le soir dans la meme rue mais les soirees sont bien calmes.
Minivan de la gare routiere de Kanchanaburi pour Sangkhlaburi= 175 baths .depart 7h40 Compter 3 heures de route . ( A laller 2 controles mais lors du trajet retour 6 checkpoints police + armee qui controlent les passagers birmans, mais se fichent des touristes apparemment .) La route est vraiment jolie et en parfait etat, de temps a autre surgissent des Resorts de part et d autre. Region de collines et hauts pitons couverts de foret . De la vegetation partout. Arret de 10 mns a Thon Pa Phum ( desole, j ai oublie l orthographe exacte) gros village niche au fond d une vallee dominee par des falaises couvertes de jungle. Arrive a Sangklaburi, il m a fallu denicher les motos taxis au marche situe a cote de la gare routiere car personne n avait l air de se precipiter vers le client. Les possibilites de logement ne sont pas enormes et a l ecart du centre ville. On n a pas le sentiment d etre vraiment dans une ville tellement la vegetation est presente partout et les maisons a l ecart des unes et des autres. Compter 2 a 3 kms pour se rendre dans le coin offrant les principales possibilites pour se loger . J ai dormi au Phornpalin hotel, belle chambre avec balcon et vue sur le lac pour 1000 baths avec petit dej . Leur restaurant possede une terrasse couverte avec vue splendide sur le petit lac et la rive opposee . On y mange en contemplant la jolie vue, meilleure que depuis les chambres . Mais beaucoup de plats proposes sont epices . Sur le lac se trouvent des maisons flottantes reposant sur radeaux de bambous et sur les pentes de la rive opposee reliee par une passerelle en bois ( il y a aussi un pont moderne pour les vehicules) de modestes paillottes au toit de palme se melent avec maisons thaies traditionnelles en bois . Ici vivent ethnies Mons et Karens refugiees de Birmanie.Vous croiserez aussi des musulmans, une petite mosquee se trouve pres du centre ville. Vous pouvez circuler dans ce coin nomme le villlage Mon, personne ne vous harcelera . Surprenant de croiser parfois des visages aux traits hindous A la tombee du jour, des fumees s elevent des paillottes et les dernieres barques a moteur rentrent au bercail. Le matin, reveil matinal par les croassements des batraciens . Sur la rive opposee regne encore le silence trouble parfois par une cloche qui sonne, quelques coups de marteau etouffes, le chant d un coq, un appel a la priere .Le village s eveille lentement . Par temps ensoleille les eaux prennent une couleur bleutee et font ressortir le vert du rivage et des collines, ainsi que la terre couleur ocre des pentes Probleme il pleut au quotidien et quand une averse arrive elle consequente. Alors lecture sur le balcon en maillot de bain en contemplant l averse tropicale qui s abat sur le lac. Il fait bon parcourir a pied les rues du village, les ecoliers arborent l uniforme traditionnel, ici chemisette ou corsage rouge ou orange et short et jupe noirs .Mais beaucoup se rendent au lycee egalement en sarongs ou longues tuniques style djellaba, rouge sang, jaune dore, vert emeraude avec broderies dorees.
Voila j en termine la, vraiment je n ai pas regrette d aller faire un saut dans cette jolie region et je vous encourage vivement a la visiter
cdlt jean
De Hong Kong à Zhongdian (Shangri La) et retour en deux mois. Infos pratiques. English translation pending
Itinéraire : Hong Kong - Zhaoqing - Nanning - Detian - Baise - Leye - Guangnan - Qiubei - Jianshui - Yuanyang - Shiing - Tonghai - Kunming - Lijiang - Zhongdian - Dali - Lincang - Lancang - Jinghong - Kunming - Shilin - Xingyi - Huangguoshu - Guiyang - Huaihua - Fenghuang - Hong Kong.
Jour 1 (25 février 2009) : départ 18h40 de Bruxelles pour Hong Kong via Londres avec British Airways (13h30 de vol + 1h30 d'escale) 439 Euro Jour 2 : arrivée à Hong Kong vers 16h15. Bus A21, 33HK$, trajet une petite heure. Man Hing Lung Hotel (Mirador Arcades) single 150HK$. Jour 3 à 5 : séjour à Hong Kong. Journée à Macao 133HK$ aller/142HK$ retour, trajet 1 heure. Jour 6 : bateau + bus de 8h20 pour Zhaoqing 220HK$, trajet 4h30 (route/paysages 0*) Hotel Lan Gong 138Y. Jour 7 : séjour à Zhaoqing. Visite des Seven Stars Crags Jour 8 : train de 9h46 pour Nanning (arrivée 19h30) 94Y en siège dur (pas de place assise ! 10 heures dans le wagon restaurant-fumoir !!!) (r/p 1*/2*). Ying Bin Hotel 80Y Jour 9 : séjour à Nanning Jour 10 : bus de 8h30 pour Detian 50Y trajet 4h30 (r/p 5*) hôtel Detian Luguan 60Y Jour 11 : camionette pour Shuolong 20Y 25' + tricycle pour Xialei 30Y 30' + tricycle partagé pour Hurun 5Y 20' + bus pour Jingxi 10Y 1h + bus pour Baise 50Y 3h30 (r/p 5*) E Chang Binguan 70Y Jour 12 : séjour à Baise Jour 13 : bus pour Leye 34Y 4h30 (r/p 3*/4*) Jin Yuan International (!) Hotel 120Y Jour 14 et 15 : séjour à Leye et excursion dans les environs (rivière Buliu - Dashiwei Tiankeng - Luomei Cave) Jour 16 : bus pour Baise 34Y 3h30. You Yuan Hotel 70Y Jour 17 : bus pour Bo'ai (Y'a plus rien à voir - barrage) 20Y 1h + camionette pour Funing 25Y 1h + bus pour Guangnan 26Y 3h15 (4*/5*) petit hôtel au carrefour près de la gare des bus 30Y Jour 18 : aller/retour à Bamei bus 10Y 1h Jour 19 : bus pour Qiubei 37Y 2h30 (3*/4*) hôtel Rui He 120Y Jour 20 : aller/retour à Puzuhei bus 4Y 45' Jour 21 : 2 bus pour Jianshui via Kaiyuan 63Y 7h (R/p 1*) hôtel Hong Yun (Tourism Designate Hotel !!) 60Y Jour 22 à 24 : séjour à Jianshui + visite de Tuanshan bus N°4 2Y et tricycle 2Y retour par une camionette jaune 3Y jusqu'au pont des Deux Dragons et 2Y + aller/retour à Swallow Cave bus 10Y 1h Jour 25 : bus pour Yuanyang 31Y 3h jusqu'à Nansha (r/p 3*/4*) + camionette 10Y 50' jusqu'à Xinjie (r/p 5*) hôtel Wang Yang Lou 40Y Jour 26 à 27 : marché de Laomeng camionette 20Y 1h30 + quelques trajets en camionettes jusqu'à Laohuzui et Shengcun de 5Y à 10Y + à pied jusqu'a Bada Jour 28 : 2 bus pour Shiping via Gejiu 56Y 4h30 (r/p 2*/4*) Shiping Hotel 80Y Jour 29 : bus de 8h30 pour aller visiter en aller/retour Zhengying Cun 3Y 30' Jour 30 : bus pour Tonghai 30Y 3h15 (r/p 4*) Yuheng Luguan hotel 50Y + visite du Xiushan Jour 31 : séjour à Tonghai (aller dire bonjour à Albert) Jour 32 : bus pour Kunming 35Y 2h30 (r/p 1*/2*) Hotel Camellia 100Y Jour 33 et 34 : séjour à Kunming + visite du Xi Shan et du musée des ethnies Jour 35 : bus de 10h pour Lijiang 191Y 9h15 (r/p 4*) Youth Hostel 80Y + restaurant Petit Lijiang Jour 36 à 38 : séjour à Lijiang + visite des Gorges du Saut du Tigre (partage à 4 d'une camionette 200Y) Jour 39 : bus pour Zhongdian 60Y 3h30 (4*/5*) Hostel Traveller Club 80Y Jour 40 : bus pour Dali 112Y 6h45 (r/p 4*/5*) Hotel Guang Wu Jour 41 et 42 : séjour à Dali et visite des marchés de Shaping et Zhoucheng Jour 43 : bus N°8 1, 5Y 35' pour Xiaguan + bus de 9h00 (à la gare des bus près du terminus de la ligne N°8) pour Lincang 105Y 5h30 (r/p 4*/5*) Hong San Ye Binguan 60Y Jour 44 : bus pour Lancang 57Y 8h30 (r/p 4*/5*) Hotel au carrefour près de la gare des bus 100Y Jour 45 : aller/retour à Menglian bus 13Y 1h30 Jour 46 : bus pour Jinghong 46Y 5h30 (r/p 4*/5*) hôtel au fond d'une cour près du carrefour Xuanwei Dadao et Minhang Lu 80Y + restaurant Mei Mei Cafe Jour 47 à 49 : séjour à Jinghong et excursions à Menghun - Jingzhzen - Damenglong/Manfeilong - Menglun - Ganlanba Jour 50 : bus pour Kunming 197Y 11h30 (r/p 4*) Camellia Hotel 100Y Jour 51 : bus pour Shilin 27Y 1h30 Tian Yu Hotel 100Y (à éviter le Youth Hostel, pas d'eau !!) + visite de la Forêt de pierre de 17h à 20h Jour 52 : train pour Xingyi 38Y 4h30 (r/p 3*/5*) Hotel Tian Yu 120Y Jour 53 : excursions aux Gorges de Manling bus N°4 1Y + petit tour en bus jusqu'à Yonghe (route/paysages 5*) Jour 54 : bus pour Zhengfeng 40Y 2h + bus pour Huangguoshu Falls 40Y 2h45 (r/p 5*) hôtel à gauche en descendant du parking 60Y Jour 55 : bus pour Anshun 11Y 1h + bus pour Guiyang 35Y 2h30 Hotel Mingzhu 128Y; à voir : église catholique de style sino-gothique Jour 56 : train (sleeper) de 10h05 pour Huaihua 120Y 7h (r/p 3*/5*) Huai Tie Hotel 128Y Jour 57 : bus pour Fenghuang 32Y 2h30 (r/p 4*) hôtel dans un ensemble de cours à droite avant le pont 100Y Jour 58 : séjour à Fenghuang Jour 59 : bus pour Huaihua 33Y 2h30 (r/p 4*) Hotel Xiong Feng 168Y Jour 60 : train de nuit sleeper de 17h30 pour Shenzhen 405Y Jour 61 : arrivée à la gare de Shenzhen-Ouest à 10h40 et de là 3 heures de bus + métro pour arriver à Tsim Sha Tsui Jour 62 (27 avril 2009) : retour à Bruxelles.
Cet itinéraire a été réalisé sans trucage ni produit dopant (la teneur en alcool des bières chinoises ne risque guère de vous faire rouler sous la table mais méfiez-vous quand même de l'alcool de riz). Les conditions météorologiques furent dans l'ensemble très favorables. Malgré l'état de certaines routes aucun bus n'a connu de crevaison. Aucun animal n'a été maltraité durant ce voyage.
"Les Chinois parlent très fort, de façon assourdissante, harcelante et ininterrompue, comme si personne ne les écoutait jamais et qu'il leur faut crier pour se faire entendre. La radio et la télévision marche toujours à plein volume. Pourquoi ? Sont-ils tous affligés de surdité congénitale ou s'agit-il simplement d'une habitude passablement détestable ? Ils laissent les portes ouvertes - c'est une habitude nationale. Les Chinois passent leur temps a cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'ils crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'agressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un. Personne ne converse jamais normalement au téléphone en Chine. C'est toujours des hurlements." Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs
Jour 1 (25 février 2009) : départ 18h40 de Bruxelles pour Hong Kong via Londres avec British Airways (13h30 de vol + 1h30 d'escale) 439 Euro Jour 2 : arrivée à Hong Kong vers 16h15. Bus A21, 33HK$, trajet une petite heure. Man Hing Lung Hotel (Mirador Arcades) single 150HK$. Jour 3 à 5 : séjour à Hong Kong. Journée à Macao 133HK$ aller/142HK$ retour, trajet 1 heure. Jour 6 : bateau + bus de 8h20 pour Zhaoqing 220HK$, trajet 4h30 (route/paysages 0*) Hotel Lan Gong 138Y. Jour 7 : séjour à Zhaoqing. Visite des Seven Stars Crags Jour 8 : train de 9h46 pour Nanning (arrivée 19h30) 94Y en siège dur (pas de place assise ! 10 heures dans le wagon restaurant-fumoir !!!) (r/p 1*/2*). Ying Bin Hotel 80Y Jour 9 : séjour à Nanning Jour 10 : bus de 8h30 pour Detian 50Y trajet 4h30 (r/p 5*) hôtel Detian Luguan 60Y Jour 11 : camionette pour Shuolong 20Y 25' + tricycle pour Xialei 30Y 30' + tricycle partagé pour Hurun 5Y 20' + bus pour Jingxi 10Y 1h + bus pour Baise 50Y 3h30 (r/p 5*) E Chang Binguan 70Y Jour 12 : séjour à Baise Jour 13 : bus pour Leye 34Y 4h30 (r/p 3*/4*) Jin Yuan International (!) Hotel 120Y Jour 14 et 15 : séjour à Leye et excursion dans les environs (rivière Buliu - Dashiwei Tiankeng - Luomei Cave) Jour 16 : bus pour Baise 34Y 3h30. You Yuan Hotel 70Y Jour 17 : bus pour Bo'ai (Y'a plus rien à voir - barrage) 20Y 1h + camionette pour Funing 25Y 1h + bus pour Guangnan 26Y 3h15 (4*/5*) petit hôtel au carrefour près de la gare des bus 30Y Jour 18 : aller/retour à Bamei bus 10Y 1h Jour 19 : bus pour Qiubei 37Y 2h30 (3*/4*) hôtel Rui He 120Y Jour 20 : aller/retour à Puzuhei bus 4Y 45' Jour 21 : 2 bus pour Jianshui via Kaiyuan 63Y 7h (R/p 1*) hôtel Hong Yun (Tourism Designate Hotel !!) 60Y Jour 22 à 24 : séjour à Jianshui + visite de Tuanshan bus N°4 2Y et tricycle 2Y retour par une camionette jaune 3Y jusqu'au pont des Deux Dragons et 2Y + aller/retour à Swallow Cave bus 10Y 1h Jour 25 : bus pour Yuanyang 31Y 3h jusqu'à Nansha (r/p 3*/4*) + camionette 10Y 50' jusqu'à Xinjie (r/p 5*) hôtel Wang Yang Lou 40Y Jour 26 à 27 : marché de Laomeng camionette 20Y 1h30 + quelques trajets en camionettes jusqu'à Laohuzui et Shengcun de 5Y à 10Y + à pied jusqu'a Bada Jour 28 : 2 bus pour Shiping via Gejiu 56Y 4h30 (r/p 2*/4*) Shiping Hotel 80Y Jour 29 : bus de 8h30 pour aller visiter en aller/retour Zhengying Cun 3Y 30' Jour 30 : bus pour Tonghai 30Y 3h15 (r/p 4*) Yuheng Luguan hotel 50Y + visite du Xiushan Jour 31 : séjour à Tonghai (aller dire bonjour à Albert) Jour 32 : bus pour Kunming 35Y 2h30 (r/p 1*/2*) Hotel Camellia 100Y Jour 33 et 34 : séjour à Kunming + visite du Xi Shan et du musée des ethnies Jour 35 : bus de 10h pour Lijiang 191Y 9h15 (r/p 4*) Youth Hostel 80Y + restaurant Petit Lijiang Jour 36 à 38 : séjour à Lijiang + visite des Gorges du Saut du Tigre (partage à 4 d'une camionette 200Y) Jour 39 : bus pour Zhongdian 60Y 3h30 (4*/5*) Hostel Traveller Club 80Y Jour 40 : bus pour Dali 112Y 6h45 (r/p 4*/5*) Hotel Guang Wu Jour 41 et 42 : séjour à Dali et visite des marchés de Shaping et Zhoucheng Jour 43 : bus N°8 1, 5Y 35' pour Xiaguan + bus de 9h00 (à la gare des bus près du terminus de la ligne N°8) pour Lincang 105Y 5h30 (r/p 4*/5*) Hong San Ye Binguan 60Y Jour 44 : bus pour Lancang 57Y 8h30 (r/p 4*/5*) Hotel au carrefour près de la gare des bus 100Y Jour 45 : aller/retour à Menglian bus 13Y 1h30 Jour 46 : bus pour Jinghong 46Y 5h30 (r/p 4*/5*) hôtel au fond d'une cour près du carrefour Xuanwei Dadao et Minhang Lu 80Y + restaurant Mei Mei Cafe Jour 47 à 49 : séjour à Jinghong et excursions à Menghun - Jingzhzen - Damenglong/Manfeilong - Menglun - Ganlanba Jour 50 : bus pour Kunming 197Y 11h30 (r/p 4*) Camellia Hotel 100Y Jour 51 : bus pour Shilin 27Y 1h30 Tian Yu Hotel 100Y (à éviter le Youth Hostel, pas d'eau !!) + visite de la Forêt de pierre de 17h à 20h Jour 52 : train pour Xingyi 38Y 4h30 (r/p 3*/5*) Hotel Tian Yu 120Y Jour 53 : excursions aux Gorges de Manling bus N°4 1Y + petit tour en bus jusqu'à Yonghe (route/paysages 5*) Jour 54 : bus pour Zhengfeng 40Y 2h + bus pour Huangguoshu Falls 40Y 2h45 (r/p 5*) hôtel à gauche en descendant du parking 60Y Jour 55 : bus pour Anshun 11Y 1h + bus pour Guiyang 35Y 2h30 Hotel Mingzhu 128Y; à voir : église catholique de style sino-gothique Jour 56 : train (sleeper) de 10h05 pour Huaihua 120Y 7h (r/p 3*/5*) Huai Tie Hotel 128Y Jour 57 : bus pour Fenghuang 32Y 2h30 (r/p 4*) hôtel dans un ensemble de cours à droite avant le pont 100Y Jour 58 : séjour à Fenghuang Jour 59 : bus pour Huaihua 33Y 2h30 (r/p 4*) Hotel Xiong Feng 168Y Jour 60 : train de nuit sleeper de 17h30 pour Shenzhen 405Y Jour 61 : arrivée à la gare de Shenzhen-Ouest à 10h40 et de là 3 heures de bus + métro pour arriver à Tsim Sha Tsui Jour 62 (27 avril 2009) : retour à Bruxelles.
Cet itinéraire a été réalisé sans trucage ni produit dopant (la teneur en alcool des bières chinoises ne risque guère de vous faire rouler sous la table mais méfiez-vous quand même de l'alcool de riz). Les conditions météorologiques furent dans l'ensemble très favorables. Malgré l'état de certaines routes aucun bus n'a connu de crevaison. Aucun animal n'a été maltraité durant ce voyage.
"Les Chinois parlent très fort, de façon assourdissante, harcelante et ininterrompue, comme si personne ne les écoutait jamais et qu'il leur faut crier pour se faire entendre. La radio et la télévision marche toujours à plein volume. Pourquoi ? Sont-ils tous affligés de surdité congénitale ou s'agit-il simplement d'une habitude passablement détestable ? Ils laissent les portes ouvertes - c'est une habitude nationale. Les Chinois passent leur temps a cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'ils crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'agressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un. Personne ne converse jamais normalement au téléphone en Chine. C'est toujours des hurlements." Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs
Plage et bungalows à Koh Tao? English translation pending
Bonjour a tous,
allez, à moins de 2 semaines du depart, il est temps d'affiner les questions, voila donc une nième question que koh tao, bien que j'ai deja beaucoup fouiné.
Est-ce que quelqu'un connait ici le OK2 (ou OK II) Resort (ou bungalows) du cote de Thian Og Bay, un peu plus au sud des New Heaven Resorts qui eux sont souvent commentés ? J'aimerais bien savoir si c'est bien ? Les accès aux plages qui ne me semblent pas à proximité (la mer oui, mais le sable moins).
Pour le new heaven, pas trop loin de la plage de Thian Og à pieds ? Possbilité d'aller a la Freedom beach aussi en combien de temps ?
Sinon, on cherche un logement qui puisse accueillir notre petite famille de 4, entre Thian Og Bay, Sai Daeng, Aw leuk et Tanote, bref, endroit pas tres fixé encore. Dur de trouver a la fois logement et plage qui conviennent en meme temps. Y'a aussi freedom bay qui pourrait convenir eventuellement, à voir selon les logements. Budget recherché plutot moyen à pas cher, genre moins de 2000 bht si possible, ou alors faut vraiment que ca vaille le coup.
Pour ce qui est de Tanote, pas trop "diving" comme ambiance, genre plage un peu trop festive le soir ?
Merci à tous ceux qui pourront nous aider a nous decider.
Est-ce que quelqu'un connait ici le OK2 (ou OK II) Resort (ou bungalows) du cote de Thian Og Bay, un peu plus au sud des New Heaven Resorts qui eux sont souvent commentés ? J'aimerais bien savoir si c'est bien ? Les accès aux plages qui ne me semblent pas à proximité (la mer oui, mais le sable moins).
Pour le new heaven, pas trop loin de la plage de Thian Og à pieds ? Possbilité d'aller a la Freedom beach aussi en combien de temps ?
Sinon, on cherche un logement qui puisse accueillir notre petite famille de 4, entre Thian Og Bay, Sai Daeng, Aw leuk et Tanote, bref, endroit pas tres fixé encore. Dur de trouver a la fois logement et plage qui conviennent en meme temps. Y'a aussi freedom bay qui pourrait convenir eventuellement, à voir selon les logements. Budget recherché plutot moyen à pas cher, genre moins de 2000 bht si possible, ou alors faut vraiment que ca vaille le coup.
Pour ce qui est de Tanote, pas trop "diving" comme ambiance, genre plage un peu trop festive le soir ?
Merci à tous ceux qui pourront nous aider a nous decider.
Paksé et sa région: circuits et hébergements pour les 4000 îles? (Laos) English translation pending
Bonsoir!
Quelles sont les lieux et les choses à ne pas manquer dans la région de Paksé et quels circuits conseilleriez-vous pour aller jusqu'au 4000 îles? Quels hébergements aussi. Merci d'avance! CLaire
Quelles sont les lieux et les choses à ne pas manquer dans la région de Paksé et quels circuits conseilleriez-vous pour aller jusqu'au 4000 îles? Quels hébergements aussi. Merci d'avance! CLaire
Hébergement à Montréal et Sud Lanaudière environs Terrebonne English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, je m'excuse par avance si mon message n'est pas posté au bon endroit. Je ne maîtrise pas encore toutes les subtilités du Forum !!!
Je prépare un voyage en Août 2009 avec ma famille (2 adultes et nos trois enfants (5, 9 et 9 ans)). Je recherche un hébergement pour une nuit à notre arrivée à Montréal. Nous louerons une voiture et j'aimerais trouver un logement pour notre première nuit en dehors de Montréal et sur notre route. Nous nous dirigerons ensuite vers la Mauricie. C'est pourquoi, j'ai repéré cette zone (Terrebonne et alentours). J'ai trouvé un motel sur Repentigny (Au Doc Motel : est-ce bien ?). Combien de temps dois-je compter en voiture pour arriver sur cette zone ? Est-ce judicieux comme idée ?
Merci par avance pour vos précieux conseils.
A bientôt.