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Hôtel à Las Vegas: petit déjeuner inclus ou pas? English translation pending
by Oml · 2010-04-02 · 24 replies
Bonjour, Lors des réservations sur internet des hotels à Las Vegas (par exemple Luxor, Mirage ou Circus Circus) je n'arrive à savoir si le petit-déjeuner est inclus dans le tarif ou non. Quelqu'un peut-il me préciser ? Merci.

Olivier.
Restaurants dans le quartier du Marais à Paris? English translation pending
by Matteo22 · 2010-04-01 · 4 replies
Bonjour,

Je serai à Paris 1 semaine cet été et j'aimerais avoir de bonnes adresses de restos (pas trop cher 35 euros max. et agréable) dans le quartier du Marais. Merci pour vos suggestions!
Buffets à Vancouver English translation pending
by Rogerla · 2010-04-01 · 5 replies
Salut à tous, J'aimerais connaitre des buffets chinois, grecs ou indien de préférences à Vancouver. Je serai avec ma conjointe et mes 2 enfants, 9 et 10 ans.😏

Merci
Meilleure destination en Australie pour la cueillette des fruits de juin à septembre? English translation pending
by Ygn3fr · 2010-03-30 · 3 replies
Bonjour, j'ai décidé de partir 3,4 mois voir 1 an en australie à partir de Juin, et je voudrais savoir dans quelle partie de l'australie il vaut mieux aller en cette saison pour travailler dans le picking fruit, tout en étant assez proche de superbe paysage ? Merci por vos réponses et si vous avez des adresses de fermes qui recrutent ou si vous avez déjà travaillé la dedans, j'attends vos conseils.
Hôtel à Phuket pour faire 3 ou 4 jours de massage/soins/détente/yoga? English translation pending
by Sophieazerty · 2010-03-30 · 4 replies
Bonjour, Je recherche un hotel à Phuket pour faire 3 ou 4 jours de "massage/soins/détente/yoga" ; en gros, un peu comme ce que proposent les thalasso en France. Sauf que je n'arrive pas à en trouver à Phuket. Ca vous dit quelque chose ?

Sinon bien sûr, tous les hotels ou presque proposent des spa, mais j'aimerais bien trouver une sorte de package "remise en forme" ! (pas sure d'être très claire, si ?! 🤪) Merci pour vos infos !
Transit d'une nuit à Bangkok: que faire? English translation pending
by Amaretto3372 · 2010-03-30 · 16 replies
Bonjour a tous,

En fait je pars pour Bali en mai avec Emirates de Francfort a Bangkok, une fois a Bangkok 19h30 je dois attendre le lendemain matin 6h30 pour mon vol pour Bali effectue avec AirAsia. Je voulais vos conseils pour : que faire pendant ce temps ? et comment ca se passe a Bangkok ? je dois recuperer mes valises mais dois-je passer l'immigration (est ce obligatoire) ou je peux me re-rentrer ds l'aeroport pour aller a l'hotel par exemple ? Je ne veux pas m'encombrer avec mes valises.

Merci mille fois pour vos conseils.
Retour de l'hôtel Dreams La Romana à Bayahibe (mars 2010) English translation pending
by Nath3512 · 2010-03-29 · 119 replies
bonjour,

nous sommes rentrés ce week end du dreams et notre séjour a été un pur bonheur de paradis pour nous cet hotel est au top du top!! si vous avez des questions à me poser, je vous répondrais sans probleme!!🙂
Itinéraire Delhi-Jaipur-Agra: chauffeur, bons hôtels...? English translation pending
by Bribri77 · 2010-03-28 · 8 replies
Nous partons à deux couples. Nous arrivons à DELHI vendredi 02 avril 22 H 35 nous avons réservé à Wongdhen house dans le quartier de Majnu vaut-il mieux prendre un taxi pre paid ou demander à l'hôtel de venir nous chercher. Après nous comptons faire l'itinéraire suivant : AGRA (TAJ MAHAL - FORT D'AGRA) samedi et dimanche / FATEHPUR SIKHRI - JAIPUR (FORT AMBER - PALAIS DES VENTS - CITY PALACE lundi - mardi mercredi / AMRITSAR (temple d'or) jeudi - DELHI vendredi et nous reprenons l'avion samedi soir. Connaissez-vous de bons hotels (pas plus de 500 Rps) et restos (pas plus de 200 Rps) plutôt sympas dans les villes précitées Que pensez vous de l'itinéraire ? Nous pensons réserver voiture avec chauffeur sur place. Avez vous des contacts ?? Pour la nourriture quel plats nous conseillez-vous ?? La nuit fait-il très froid ?? Merci de tous vos conseils.
Retour et résumé de l'hôtel Blau Varadero English translation pending
by Mgmlion · 2010-03-27 · 2 replies
Blau - Varadero photos disponibles en recherchant les mots "espace mgmlion" sur Google

Tour opérateur : Sunwing. Départ à l'heure et retour retardé par la lenteur du personnel à procéder à l'enregistrement au comptoir. Transporteur : Sunwing. Déjeuner chaud (oeufs brouillés) et au retour souper chaud (pâté campagnard ou lasagne aux légumes) Accueil a l'hôtel: Après 45 minutes d'autobus, excellent service courtois mais chambre non disponible. Passons 2 heures à la piscine et ensuite, go à la chambre. Chambre : #742 avec vue sur la mer. 1 grand lit, 1 divan lit, très propre (serviette de plage) coffre-fort digital gratuit, gel de douche et shampoing inclus. Mini-frigo rempli chaque jour avec eau, liqueur et bière. Site : 395 chambres, très propre, bien entretenu. Végétation mature, bel aménagement. 5 minutes max. pour se rendre de l'hôtel à la plage. Piscine: une seulement avec animation. Beaucoup de chaises disponibles, aussi chaises dans un parc entre la plage et la piscine. Tourbillon à l'intérieur de la piscine. Restaurant buffet Le Flamboyant: déjeuner de 7h00 à 10h30 et souper 18h30 à 22h00. Du choix pour tous afin de trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Plats chauds et toujours renouvelés. Excellent groupe de musique le midi au buffet. Restauran Le Palma Real: à la carte sur réservation de 18h30 à 22h00. Grillades diverses. Groupe de musique à cordes. Restaurant Las Adelfas: à la carte sur réservation de 18h30 à 22h00. Buffet du midi qui se transforme en resto à la carte le soir. Grillades. Plage : Superbe d'un bleu turquoise. Palapas disponibles sans difficulté à 9h30-10h00 le matin.Pas besoin de souliers de plage car le sable est très fin. Le personnel vous attend pour vous accueillir et vous trouver des chaises dans un petit coin de soleil ou d'ombre. Spectacles : saxophoniste professionnel depuis 22 ans à ne pas manquer au lobby pour le 5 à 7. Le soir à 21h45... Différents thèmes et endroits chaque soir et certains incluant des danseurs professionnels.

Service de l'hôtel: médecin, bureau de change , plusieurs boutiques de linge, magasin général, cigarettes, souvenirs, boissons, chips, internet (2 ordinateurs lents) EN RÉSUMÉ : Superbe hôtel avec un personnel très professionnel attentionné et aux devants de vos attentes. Le personnel désire faire plaisir et être certain que rien ne manque et ce, sans attendre un peso en retour. Vous n'aurez jamais l'air de déranger avec vos questions et/ou demandes.
Cherche un restaurant spécial de New York English translation pending
by Iratam · 2010-03-25 · 9 replies
Quand j'etais petit mon pere nous amenait en vacances a Atlantique City en faisant un stop a New York. Rendu a New York, le lendemain matin, il nous amenait a un restaurant que je ne trouve pas nul part par les fureteurs.

C'etait un restaurant plutot special. On devait mettre de la monnaie dans une fente pour ouvrir une petite porte pour acceder aux plats que l'on avait choisis. Il y avait plein de ces petites portes vitrees et il y avait un choix de repas chaud ou froid.

J'ai maintenant 60 ans et j'aimerais bien retrouver ce resto, s'il existe encore, sinon au moins decouvrir comment il s'appellait pour pouvoir avoir plus de succes dans mes recherches. Et meme y retourner si possible.

Ok ! Vous pouvez appeler cela de la nostalgie - pas de probleme avec ca !!!
Prendre des cours de cuisine indienne sur Bangkok? English translation pending
by Lexa · 2010-03-25 · 1 reply
Salut🙂!

J'ai vu de faire d'une pierre plusieurs coups et apprendre la cuisine indienne sur Bangkok.

http://www.cnngo.com/bangkok/play/indian-cooking-classes-754015

Avez vous déjà entendu parlé de ces cours?

Sinon je me demande si il ne serait pas mieux et plus économique d'aller dans un resteau indien.Avec mon bouquin de cuisine indienne et de demander des cours sur les recettes que je veux apprendre? (et de négocier des cours vers les 1000 baths au lieu des 2000 baths) Je sais qu'en Thailande y a toujours moyen de s'arranger😎!

A+
Madagascar: stationnement à Tamatave ou Soanierana Ivongo? English translation pending
by Fred1377 · 2010-03-25 · 6 replies
Bonjour,

Je compte venir de Tananarive en voiture jusqu'à tamatave ou Soanierana Ivongo pour ensuite prendre le bateau.

Savez vous s'il est possible de se stationner sans risques dans ces deux villes pendant 5 jours. Ya t-il des stationnement réservé pour cela

Merci d'avance.
Propose aide de quinze jours cet été 2010 en Afrique English translation pending
by Carnetdevoya · 2010-03-24 · 9 replies
Bonjour Je suis professeur des ecoles en region parisienne. j aimerai apporter un coup de pouce et ma bonne humeur sur un projet de volontariat educatif/ culturel cet ete. Je suis disponible en aout pour quinze jours. Est ce possible pour une duree certes assez courte? J aimerai me joindre à une action en Afrique. Merci d avance😎
Infirmière veut faire de l'aide humanitaire d'octobre 2010 à janvier-février 2011 English translation pending
by Carolabine · 2010-03-23 · 8 replies
Je cherche une place (ou un projet) où donner de l'aide humanitaire, suis habituée aux conditions +- rudimentaires, préfère Amérique du sud mais peut être ouverte à vos propositions. Je ne veux pas payer une fortune svp.....

Je suis infirmière depuis près d'un an, j'ai un peu d'expérience humanitaire Guatémala et Paraguay. Ai participé avec des médecins et organisations religieuses de là-bas, parle maintenant assez bien espagnol pour entretenir une conversation et suis bilingue quasi parfaitement. J'ai 29 ans, j 'ai travaillé quelques mois en post chirurgie et maintenant dans un centre longue durée suis chef équipe 40% du temps environ.

Écrivez-moi donc si vous avez quelque chose!
Voyager la Crète en camping-car: vos avis et bons plans? English translation pending
by Michevec · 2010-03-22 · 3 replies
Bonsoir,

Nous partons en mai en Crête, en cc.

Si vous avez déjà vécu ce voyage, accepterez-vous de nous faire partager vos souvenirs, bons plans, bonnes adresses et conseils de tous ordres ?

D'avance, un grand merci.🙂

Evelune
Recherche association de protection de la faune en Afrique English translation pending
by Clélia78 · 2010-03-21 · 6 replies
Bonjour, je voudrais réaliser mon rêve qui est de partir en Afrique dans une association pour la protection de la faune sauvage et leur apporter tous mon aide. J'ai fait quelques recherches mais je ne trouve que des "associations" qui proposent de l'éco volontariat payant et assez couteux...Je n'ai pas beaucoup de moyens pour partir étant donné que je suis au chômage. J'espère que vous pourrez me fournir quelques renseignements. Je ne suis pas vraiment arrêté sur une région bien précise : togo, malie, burkina, kenya....
Vivre à Malabo en Guinée Équatoriale English translation pending
by Pointure · 2010-03-21 · 11 replies
Bonjour à tous,

J'ai remarqué que les quelques messages sur la Guinée équatoriale et sur Malabo en particulier dataient. Compte tenu du développement intense de ce pays j'imagine que la situation change rapidement. Je dois m'expatrier d'ici quelques mois et je cherche bien évidemment des informations sur la vie quotidienne à Malabo :De quoi manque t-on en alimentation ? Faut il amener quelques provisions de produits bien français ? ( vin, conserves, condiments, épices... ) Trouve t-on des équipements de qualité en électroménager et à quels prix ? ( TV écran plats, frigo, congélo...) Faut-il importer un véhicule 4x4 ?Peut on sortir le soir ?Quelle est la vitesse de connexion internet j'ai entendu dire que c'était très limité ??!! Doit on dire adieux à l'iphone ??En somme quels sont les loisirs pour un célibataire ? Je ne suis pas très original et je vous remercie toutes et tous ! silex
Hôtel au Panama: pourboires et cadeaux à apporter? English translation pending
by Amdp · 2010-03-20 · 6 replies
bonjour je part le 5 avril de montreal pour decameron J, aimerai savoir a hotel pour les pourboires et cadeaux a apporter .merci angele
Grèves chez British Airways et Air France en vue pour fin mars English translation pending
by HLO · 2010-03-17 · 22 replies
Les syndicats des deux compagnies appel à la grève pour la fin Mars! Le trafic s'annonce très perturbé en europe!

Les directions de BA et AF semblent vouloir passer en force sur des modifications d'accord collectifs des navigants! (exemple chez AF : Remèttre les repas chaud sur le vols de +2h30 avec un PNC en moins sur 319 !🏴‍☠️ commant vont ils faire le services des 2 cabines à 3 avec des plats chaud?? c'est carément impossible j'ai l'impression!)

Le dialogue semble définitevement disparaitre entre les directions et ses personnels! Ah oui il faut rémunérer les actionnaires, j'avais oublié😛!
Recettes faciles avec sauce harissa? English translation pending
by Mldiane57 · 2010-03-16 · 6 replies
je viens de m'acheter un tube de sauce HARISSA car je voulais l, essayer mais avez-vous des recettes faciles qui ont besoin de cet ingrédiens. Merci
Comment faire pour transporter mon voilier de la France jusqu'aux Antilles? English translation pending
by Lisboeta · 2010-03-14 · 56 replies
voila je souhaiterai acheter mon voilier ici en France , mais ne voulant pas faire la traversée de l'atlantique y a t'il un moyen de le faire amener la bas et combien ça me couterait merci😮
Obtenir une bourse d'étude pour un couple d'immigrants à Montréal? English translation pending
by Essou · 2010-03-14 · 3 replies
salut nous sommes un couple de francais(mariés+1 enfant) qui vas bientot débarquer a montreal en tant que résidents permanents, nous savons que les diplomes ne sont pas reconnu et qu'il vaut mieux avoir un diplome canadien pour avoir plus de chances d'obtenir un bon boulot et nous savons aussi que nous pouvons continuer nos études ou meme changer de domaines, mais ce que nous ignorons c'est : - est ce que c possible d'obtenir une bourse d'études pour chacun de nous ou seulement un seul peut l'obtenir ? - est ce que quelqu'un sait combien est éstimé cette bourse par mois (approximatif)? - est ce que en cas d'obtention de cette bourse pour nous deux, cette derniére serait suffisante pour subvenir a nos besoin(loyer, transport, norriture..) ou on sera obligé quand meme de travailler en paralléle? - enfin est ce que en cas d'obtention de cette bourse on est obligé de restituer son montant global au gouvernement québequois une fois qu'on a eu un boulot ou pas? merci d'avance pour vos réponses et a bientot.
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 52 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS

Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.

Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.

Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.

Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.

Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛



D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.

Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.

En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.





Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !





C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).









Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».

Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !

Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴‍☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.

On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.

Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.













John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !



Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…





… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.







J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.

La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂

Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.

Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.

Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…

JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH

Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).

Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.

Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.









Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.







Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.

La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.

En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.





Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…



D’autres se regroupent sur une colline…



… où prennent la forme d’un arbre…



… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…



… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :



Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.

En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..



Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :



Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).





Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :



Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.



Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.

Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).

Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.

Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.



Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠

Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.

Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.

Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.

Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.

En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.







De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.



Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).

Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.



Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…



… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.



Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).

Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.

JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY

Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.

Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.



Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.



Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.

Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.





Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.

Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.



Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.

Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.

J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.

Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.



Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.





Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.

Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.





D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.



La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.



L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.





Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.



L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.



Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.



Je repère la dernière ruine du site…





… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.



Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.



Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.

Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.

Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).

Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.



Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.



Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.

Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.



Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.

Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.

Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.



Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.



Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.



Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.







Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.



Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.





Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.

De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.









Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.



Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.

Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.



Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.





Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.

Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.









Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.

Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Recherche une école ou association pour faire un don de matériel à Tanger English translation pending
by Rodolphe86 · 2010-03-13 · 13 replies
Bonjour,

Du 03 au 17 avril, nous serons à Tanger et alentours pour deux semaines de vacances et de découverte. Comme lors de chacun de nos périples, nous souhaitons remplir nos valises de matériel scolaire, jouets, vetements... et cherchons contact avec une école ou association intéressée pour recevoir ces dons. A bientot Rodolphe et Olivier
La Réunion: manger créole lors d'un séjour en mai 2010? English translation pending
by Cecylia33 · 2010-03-12 · 20 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Suite à une invitation à un mariage sur l'île de la Réunion, Nous avons décidé de vraiment partir pour 11 nuits en location bungalow ou studio pour pouvoir faire la cuisine soi-même et créole si possible (ce qui est normal). Nous comptons randonner (beaucoup), parapente, plongée, plage, visites de l'île.

ET VIVRE A LA CREOLE OU A LA REUNIONNAISE.

A part essayer de cuisiner créole, pouvez-vous m'indiquer : - si faire la cuisine créole est difficile pour débuter ? - me conseiller sur livre de recettes à acheter sur l'île ou au pire avant de partir en métropole ? - où peut-on manger créole pour 5 ou 6 euros ? - resto créoles excellents ?

Je vous remercie par avance.😊
Hôtel Gran Palladium Palace à Punta Cana du 22 au 29 mai 2010 English translation pending
by Icon · 2010-03-11 · 1 reply
Salut les amis (es)

Nous pensons partir pour Punta Cana au mois de mai, plus présisément du 22 au 29, nous nous sommes arrêter au Palladium Palace comme choix. Nous aimerions avoir des infos sur ce site. Nous allons en RD, Punta Cana, tous les hivers au mois de décembre et ce au même hôtel Bahia Principe ( 4 années) ). Le mois de mai est réservé pour autre destination, avons fait Cuba Melia Las Dunas, Riviera Maya Catalonia Yucatan et cette année le complexe Palladium offre un forfait qui convient à notre budget. Nous pensons choisir le côté Palace, est-ce un bon choix ?

Merci de vos réponses.

PS Si quelques personnes que se soit ont des questions sur le Bahia Principe, nous sommes prêts à vous conseillés.

Richard et Marie Claude 😎
Associations pour faire du bénévolat au Maroc du 22 juin au 6 juillet? English translation pending
by Shouye · 2010-03-11 · 3 replies
bonjour, je pars pour agadir du 22juin2010 au 06juillet2010, je recherche des associations ou je pourrais effectuer du bénévolat. pour le moment je possède un diplome dans les activités sportives et sociales. je suis prete a donner un coup de pouce a toute sorte de projet. si quelqu'un aurait des infos?
Projet d'ouvrir un commerce aux Philippines English translation pending
by Yold78 · 2010-03-11 · 11 replies
Bonjour,

Apres quelques séjours récents aux Philippines [7 semaines en cumulés], je souhaiterai commencer à étudier de près les opportunités pour ouvrir une petite affaires la bas ==> encore à déterminer, mais comme expliqué au début de mon post, je commence à peine me renseigner.

A tous ceux qui ont tenté le coup et qui ont, ou pas réussis, merci d'avance de lancer le débat! ;-)

Non, mais plus sérieusmenent, je suis preneur de tout type d'info et conseil.

Je me donne 1.5/2 ans pour étudier correctement ce projet sur le papier via un business plan, et ensuite, en fonction des résultats... se lancer ou pas!

Merci d'avance!

J.
Recherche témoignage de métropolitains vivant en Guadeloupe English translation pending
by Elialilou · 2010-03-10 · 1 reply
bonsoir,

avec mon ami et nos deux enfants nous avons deceder de venir nous installer en guadeloupe au mois de novembre 2010, nous somme a notre compte dans les énergies renouvelables, et nous voulons ouvrir une sucursale en guadeloupe, j'aurais voulue avoir des témoignage de personnes qui on creer leur entreprise sur l'archipel,

Est ce facile de s'installer, trouver des bureaux, demarcher le client etc etc.

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