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Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (2ème partie) English translation pending
28 AOUT :

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.
Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.
Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi


J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.
Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.
D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top


Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.
Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.
Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.
Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue




On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations



La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.




Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.





Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...
29 AOUT :
Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.
Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).



De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.






Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.
"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.
Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...




Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.




C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.
Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.
J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.



Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.







30 AOUT :
Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.



Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.
Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.
Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.
Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.
La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.
Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.



Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres
.
Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan




Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.
Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.

On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon

Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.
Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.



C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.

La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.
31 AOUT :
La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.
Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.
J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.




Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama

Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …
Je reprends la route en milieu de matinée.
Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.
C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.
Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…
J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.
Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock




Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.



J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.



J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.


Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.



Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.



Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.



On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.



Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...



Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.
Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.



Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.
J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.
Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.
La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.
Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.
Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.
Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.
Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.
Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.
Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.
C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.
Allez hop, on retourne à l'eau !
Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...

Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.
Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.
Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.
Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.
A suivre...
aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.
Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.
Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi


J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.
Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.
D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top


Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.
Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.
Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.
Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue




On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations



La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.




Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.





Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...
29 AOUT :
Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.
Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).



De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.






Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.
"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.
Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...




Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.




C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.
Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.
J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.



Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.







30 AOUT :
Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.



Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.
Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.
Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.
Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.
La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.
Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.



Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres
.

Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan




Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.
Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.

On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon

Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.
Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.



C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.

La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.
31 AOUT :
La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.
Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.
J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.




Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama

Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …
Je reprends la route en milieu de matinée.
Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.
C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.
Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…
J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.
Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock




Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.



J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.



J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.


Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.



Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.



Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.



On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.



Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...



Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.
Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.



Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.
J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.
Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.
La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.
Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.
Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.
Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.
Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.
Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.
Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.
C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.
Allez hop, on retourne à l'eau !
Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...

Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.
Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.
Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.
Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.
A suivre...
aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Chine: Huang Shan attrape touristes English translation pending
Salut a tous
Biensur cet avis n engage que nous mais nous venons de nous rendre sur le site de huang shan et nous avons assez vite dechante: L acces a la montagne jaune est super cher, dans les 25 euros, bref bien plus cher que la muraille ou cite interdite!! Nous nous attendions a une rando nature et tranquille, et nous nous sommes retrouves plonges au milieu de veritables bains de foule, avec par moments carrement des embouteillages humains!! En haut on n a presque rien vu puisque tt est entoure de nuage ou brume. On a passe plusieurs heures a monter et a descendre des marches en pleine cohue. Par contre, nous avons profite des paysages sensationnels qu offre le huang shan par le seul biais du telepherique, et pr la modique somme de 8 euros par personne et par aller!! Bref nous ressortons de la avec la sensation de s etre embarques dans un veritable attrappe nigaud et attrape touriste!!
Biensur cet avis n engage que nous mais nous venons de nous rendre sur le site de huang shan et nous avons assez vite dechante: L acces a la montagne jaune est super cher, dans les 25 euros, bref bien plus cher que la muraille ou cite interdite!! Nous nous attendions a une rando nature et tranquille, et nous nous sommes retrouves plonges au milieu de veritables bains de foule, avec par moments carrement des embouteillages humains!! En haut on n a presque rien vu puisque tt est entoure de nuage ou brume. On a passe plusieurs heures a monter et a descendre des marches en pleine cohue. Par contre, nous avons profite des paysages sensationnels qu offre le huang shan par le seul biais du telepherique, et pr la modique somme de 8 euros par personne et par aller!! Bref nous ressortons de la avec la sensation de s etre embarques dans un veritable attrappe nigaud et attrape touriste!!
Voyage dans l'ouest des Etats-Unis en famille en juillet 2009 English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser un voyage dans l'ouest des usa en famille (2 enfants de 8 et 10 ans) pour juillet 2009.
J'ai plusieurs petites questions.
Déjà, pensez-vous qu'il faille réserver toutes les étapes (hôtels)? Je pense par exemple à Moab : j'ai lu que les américains y allaient surtout avant juillet (chaleur oblige).
Question peut-être idiote aussi mais quand on réserve un hôtel par internet, y a t'il une incidence si le prix est en euro ou dollar ? Est-ce que le taux de change appliqué est celui du jour de la résa et le montant est-il débité tout de suite ? Que conseillez-vous par rapport au taux de change?
En ce qui concerne l'itinéraire, j'ai aussi plusieurs questions ! Lake Powell J'aimerais louer un bateau (même si les prix sont exorbitants, ça a l'air vraiment incontournable) Pour juillet, faut-il réserver à l'avance ? J'ai lu que le seul moyen c'était d'appeler 2 jours avant. Nous avons prévu d'y être le jeudi 9 juillet : si jamais ça interesse quelqu'un de partager!
Scenic road 12 je suis en train de regarder la scenic road 12 : je pense l'emprunter pour aller de Bryce à Moab. J'avais prévu Bryce (visite) -> Boulder Boulder -> Moab Je n'avais prévu qu'une seule journée, mais le coin a l'air sympa et pas trop chargé de touristes. Pouvez-vous me conseiller des randos éventuellement à faire avec les enfants. Quel parc conseillez-vous entre Capitol Reef, CanyonLands ou Arches en sachant qu'on aime bien la rando à pied mais qu'en juillet il fait très (trop!) chaud.
Moab J'aimerais vers une "descente" du colorado avec les enfants : ça a l'air sympa et sans danger. Quelqu'un peut-il me conseiller une agence ou des bons plans au niveau des prix?
Grand canyon Incontournable mais de ce que je me rappelle, beaucoup de touristes. J'aimerais vraiment y faire une rando : de ce que j'ai lu, pour descendre il faut 2 jours et dormir en bas. Comme je n'ai encore rien réservé, je pense que c'est mort. Mais peut-être y a t-il d'autres plans pour randonner? Et en juillet avec 2 enfants est-ce raisonnable? Ils marchent très bien mais la chaleur me fait peur.
Voilà sinon je cherche aussi des plans pour des hébergements sympas vers Moab ou Page : cabines ou lodges rustiques pas trop chers mais "authentiques".
Merci d'avance pour vos réponses !
Déjà, pensez-vous qu'il faille réserver toutes les étapes (hôtels)? Je pense par exemple à Moab : j'ai lu que les américains y allaient surtout avant juillet (chaleur oblige).
Question peut-être idiote aussi mais quand on réserve un hôtel par internet, y a t'il une incidence si le prix est en euro ou dollar ? Est-ce que le taux de change appliqué est celui du jour de la résa et le montant est-il débité tout de suite ? Que conseillez-vous par rapport au taux de change?
En ce qui concerne l'itinéraire, j'ai aussi plusieurs questions ! Lake Powell J'aimerais louer un bateau (même si les prix sont exorbitants, ça a l'air vraiment incontournable) Pour juillet, faut-il réserver à l'avance ? J'ai lu que le seul moyen c'était d'appeler 2 jours avant. Nous avons prévu d'y être le jeudi 9 juillet : si jamais ça interesse quelqu'un de partager!
Scenic road 12 je suis en train de regarder la scenic road 12 : je pense l'emprunter pour aller de Bryce à Moab. J'avais prévu Bryce (visite) -> Boulder Boulder -> Moab Je n'avais prévu qu'une seule journée, mais le coin a l'air sympa et pas trop chargé de touristes. Pouvez-vous me conseiller des randos éventuellement à faire avec les enfants. Quel parc conseillez-vous entre Capitol Reef, CanyonLands ou Arches en sachant qu'on aime bien la rando à pied mais qu'en juillet il fait très (trop!) chaud.
Moab J'aimerais vers une "descente" du colorado avec les enfants : ça a l'air sympa et sans danger. Quelqu'un peut-il me conseiller une agence ou des bons plans au niveau des prix?
Grand canyon Incontournable mais de ce que je me rappelle, beaucoup de touristes. J'aimerais vraiment y faire une rando : de ce que j'ai lu, pour descendre il faut 2 jours et dormir en bas. Comme je n'ai encore rien réservé, je pense que c'est mort. Mais peut-être y a t-il d'autres plans pour randonner? Et en juillet avec 2 enfants est-ce raisonnable? Ils marchent très bien mais la chaleur me fait peur.
Voilà sinon je cherche aussi des plans pour des hébergements sympas vers Moab ou Page : cabines ou lodges rustiques pas trop chers mais "authentiques".
Merci d'avance pour vos réponses !
Carnet de voyage dans l'Ouest sauvage (américain) effectué en juin 2006: deuxième partie English translation pending
CARNET DE VOYAGE JUIN 2006: DEUXIEME PARTIE
Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr
Jour 12: Moab Area
Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.

De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).


La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).
Jour 13: Moab Area
Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point
Island in the Sky
The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch



The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès
Dark Canyon
Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River
et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.

On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.
Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.

La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue

La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.
Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)
En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.



Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.

Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.

A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.
Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)
Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.

Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.
Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.

La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.
Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)
Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.

Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.



De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.

Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.

Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.

La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.

Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.
Jour 17 : Chinle -> Holbrook
Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d’arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.


J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.

Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa


celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés

et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.
Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs
En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert

ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.

Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.
Jour 19 : Havasupai
La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa

et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.

Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.
Jour 20 : Peach Springs -> Sedona
Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.
Jour 21 : Sedona
La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view


avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,


mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park
Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)
Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot
restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.
En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,

Signal Hill avec ses petroglyphs

et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer

Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.
Jour 23 : Sonoran Desert Museum
Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.







En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….
Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr
Jour 12: Moab Area
Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.

De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).



La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).
Jour 13: Moab Area
Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point
Island in the Sky
The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch



The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès
Dark Canyon
Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River
et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.

On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.
Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.

La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue

La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.
Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)
En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.



Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.

Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.

A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.
Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)
Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.

Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.

Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.

La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.
Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)
Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.

Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.



De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.

Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.

Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.

La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.

Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.
Jour 17 : Chinle -> Holbrook
Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d’arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.


J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.

Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa


celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés

et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs
En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert

ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.

Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.
Jour 19 : Havasupai
La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa

et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.

Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.
Jour 20 : Peach Springs -> Sedona
Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.
Jour 21 : Sedona
La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view


avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,


mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park
Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)
Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot
restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.
En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,
Signal Hill avec ses petroglyphs

et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer

Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.
Jour 23 : Sonoran Desert Museum
Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.







En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….
Itinéraire de Denver à Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Actuellement en train de préparer un voyage pour les Etats-Unis je suis face à un petit dilemme.😐
Nous atterrirons à Denver et le but principal du voyage et de visiter Yellowstone. J'étudie les différents itinéraires possibles mais j'ai du mal à me décider. Je ne sais pas quelle route choisir entre : - Denver à Jackson ville : en passant par Rock Springs et donc en arrivant par le Sud - Denver à Cody : en passant par Cheyenne et ensuite : - soit par la 25 par Casper puis la 26 - soit par la 80 par Laramie puis 287
Sachant que si je passe par Cody à l'aller je redescendrais forcément par Jackson au retour car il me tient à coeur de faire un passage dans cette ville. Quelqu'un a-t-il déjà emprunté l'une de ces routes ? Par quel côté les paysages sont-ils le plus intéressants? Et où y aurait-il le plus de choses à voir?
Je vous remercie par avance si vous pouvez éclairer ma lanterne et m'aider à faire mon choix!
P.S : si vous avez des tuyaux également pour assister à un rodeo, prendre un cours de madison ou un ranch sympa où dormir une nuit ou deux je suis preneuse 😉
Actuellement en train de préparer un voyage pour les Etats-Unis je suis face à un petit dilemme.😐
Nous atterrirons à Denver et le but principal du voyage et de visiter Yellowstone. J'étudie les différents itinéraires possibles mais j'ai du mal à me décider. Je ne sais pas quelle route choisir entre : - Denver à Jackson ville : en passant par Rock Springs et donc en arrivant par le Sud - Denver à Cody : en passant par Cheyenne et ensuite : - soit par la 25 par Casper puis la 26 - soit par la 80 par Laramie puis 287
Sachant que si je passe par Cody à l'aller je redescendrais forcément par Jackson au retour car il me tient à coeur de faire un passage dans cette ville. Quelqu'un a-t-il déjà emprunté l'une de ces routes ? Par quel côté les paysages sont-ils le plus intéressants? Et où y aurait-il le plus de choses à voir?
Je vous remercie par avance si vous pouvez éclairer ma lanterne et m'aider à faire mon choix!
P.S : si vous avez des tuyaux également pour assister à un rodeo, prendre un cours de madison ou un ranch sympa où dormir une nuit ou deux je suis preneuse 😉
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Ouest américain 2009: une boucle (presque) classique (1ère partie) English translation pending
23 août :
Arrivée à 13h30 à Los Angeles. C’est bien, c’est tôt. Quand on a en plus réservé un hôtel aux alentours de Venice Beach, donc pas trop loin de l’aéroport, on se dit que ça va nous permettre de profiter d’une bonne partie de l’après midi sur la côte.
Sauf que, contrairement à l’année dernière, je ne suis pas seul à passer les formalités. Nous sommes un groupe de neuf et ça change tout. D’abord à la douane, ensuite à l’hôtel, mais surtout pour la prise des véhicules de location. Huit conducteurs potentiels à rentrer sur les contrats, ça prend du temps chez Hertz. Surtout quand l’employé du guichet se trompe et qu’il faut recommencer à zéro.
La première équipe hérite d’un AWD Mazda, la nôtre d’un Ford Expédition. Impressionnant ce truc. Des sièges larges comme des banquettes, un moteur ultra silencieux. Un vrai paquebot ! Dommage que la comparaison vaille également pour la consommation...

Une fois installés à l’hôtel (Jolly Roger Motel, Washington Bd, Marina Del Rey), nous optons pour une promenade à Venice qui se trouve à un petit quart d’heure de marche. Je convaincs mon petit monde de préférer les canaux au front de mer. Et c’est vrai que le lieu ne manque pas de charme. Les maisons de bois colorées rivalisent de charme, la végétation est luxuriante et il y règne un calme bienvenu.



Le soleil est déjà bien bas, dommage pour les photos. Je me promets de revenir le lendemain matin au lever du jour.
24 août :
Comme prévu, je me lève le premier pour faire quelques clichés matinaux des canaux. Ambiance sympa. C’est l’heure des joggeurs et des chiens qu’on vient promener. Sûrement l'un de lieux les plus agréables de toute l'agglomération de Los Angeles.


Je rejoins mon groupe au petit déjeuner à l’hôtel, puis on se décide pour une ballade sur la Marina. Mauvaise inspiration. Pas terrible la Marina, limite concentrationnaire avec ses allées grillagées. Le ciel se couvre à vue d’œil et on met les voiles, direction Santa Monica.

Ballade sur le Pier, trempage des pieds dans le pacifique pour ceux qui ne l’ont jamais approché, quelques pas sur la Third Street promenade. Rien de passionnant, en fait. La matinée se conclut par un repas de crevettes grillées chez Bubba Gump, sur la jetée. On se régale Début d'après midi. Il est temps de gagner Hollywood. On s’engage sur le Santa Monica boulevard qu’on ne quittera qu’à deux encablures de l’hôtel, une heure plus tard. C’est pratique L.A. On peut quasiment traverser la ville sans changer de rue.

Notre hôtel pour les deux jours suivants est le Motel 6. L’enregistrement prend un temps fou et l’après midi est déjà bien entamé quand on se retrouve à l’extérieur. Petite promenade sur Hollywood boulevard. Ca fait partie des figures imposées.

Je décide d’emmener mon groupe passer la soirée au Griffith observatory, juché au sommet des collines d'Hollywood. Le temps est de nouveau dégagé, le panorama somptueux, et nous y passons le reste de la journée à regarder le soleil se coucher sur Los Angeles.



25 août :
Journée aux Studios Universal. Déjà vus pour ma part, mais c'était il y a quinze ans. J'imagine que cela a du sensiblement changer.

On entame les réjouissances avec l'attraction Jurassic Park. Ça mouille beaucoup. Surtout le final, assez inattendu, et qui mérite à lui seul le déplacement. On s'essore rapidement et on enchaine avec le roller-coaster de la Momie.

On s'amuse bien finalement. Seule déception de la journée : Wystéria lane est fermée au public pour cause de tournage. Les Desperates Housewives sont dans la place. Damned, j'aurais bien été claquer la bise à Teri Hatcher, moi !
On termine la journée par une ballade en voiture à travers Beverly Hills, encadrée d'un aller retour sur Sunset boulevard.
26 août :
Petit déjeuner au Croissant Club sur Hollywood bd, comme le jour précédent. Conseillé à juste titre par le routard. Ce sera notre dernier repas à LA. Nous partons aussitôt après pour Las Vegas.

Traversée de l'agglomération, puis du spectaculaire désert de Mojave. Nous arrivons à destination vers 14h. Il nous reste l'après midi pour arpenter le Strip. La chaleur surprend ceux qui découvrent l'endroit (c'est à dire tout le monde, sauf moi). Faut dire qu'on est certainement au delà des 40°. Dans ces conditions, les brumisateurs qui parsèment le boulevard sont vraiment les bienvenus.




Nous arpentons le boulevard de l'Excalibur (notre hôtel) au Venetian, sans oublier d’explorer les intérieurs puis nous revenons sur nos pas en changeant de trottoir, via le Mirage et le Caesar Palace.









On s'arrête pour admirer le spectacle aquatico-musical du Bellagio. Tout ça représente une belle trotte et la nuit est tombée lorsqu'on retrouve l'Excalibur et son buffet. Tout le monde est fourbu, harassé de fatigue, accablé par la chaleur qui ne s'atténue pas. Nous nous accordons tout de même une dernière sortie autour du carrefour des quatre mastodontes - Luxor, Excalibur, New York et MGM Grand – qui forment le sud du Strip.
27 août :
Journée impatiemment attendue par tous depuis l'atterrissage. Celle-ci va nous conduire sur les rives du mythique Grand Canyon. Le passage au Hoover Dam mérite une courte pause. Le pont en construction qui le domine est lui aussi particulièrement impressionnant.

Deuxième stop à Seligman, petite ville décorée aux couleurs de la route 66 qui la traverse. Quelques superbes automobiles des années 50 attendent en vain qu'on leur offre un dernier ride.



Mather point est le point par lequel les visiteurs arrivés par le sud découvrent le Canyon. Très belle entrée en matière. Les mines s'allongent devant la démesure du site.


Nous prenons nos quartiers au Bright Angel Lodge. Situé à quelques mètres de la rive du Canyon, c'est un endroit assez paradisiaque.
Une fois installés, nous partons pour une longue ballade sur le sentier qui longe la Hermit Rest road. Je l'avais déjà parcouru il y a quinze ans mais sous un ciel chargé. Sous un ciel parfaitement dégagé, ce n'est sans doute pas la meilleure option pour un après-midi car on se retrouve assez vite avec le soleil de face. Impossible de réaliser de bons clichés dans ces conditions. Privilégiez donc plutôt les points de vue de la route qui part vers l'est et réservez celle de l'ouest pour la matinée. Pour ma part, je me promets cette fois encore de me lever le lendemain aux aurores pour y bénéficier de meilleures conditions photographiques.

Nous prenons le repas du soir au restaurant du Bright Angel. Bon et très agréable. Je flâne sur la rive à la nuit tombée. On ne voit plus le gouffre mais on le sent. Juste en face, à quelques 25 kilomêtres de distance, on distingue les lumières de l'unique hôtel de la rive nord du Canyon. Après la frénésie et les extravagances de Vegas, cet endroit dispense une incroyable sensation de calme et de sérénité. On s'y sent complètement à l'écart du monde, mais c'est vrai que c'est un peu le cas. Après tout, Williams, la ville la plus proche, se trouve à presque 1h30 de route.
28 août :

Je me lève alors que le soleil passe tout juste la crête de la rive nord. Je traine un peu aux alentours immédiats de l'hôtel, puis, accompagné de mon père, j'attrape la première navette en partance pour la Hermit Rest road. Le petit déjeuner devra attendre. La vue est dégagée, le ciel immaculé. Avec le soleil dans le dos, les clichés sont bien meilleurs que ceux de la veille.


Nous sommes de retour deux heures plus tard pour le petit déjeuner. Avis aux amateurs : les pancakes sont parmi les meilleures que j'ai mangées. Nous quittons le Bright Angel à 11h et nous partons vers l'est. Navajo point, Lipan point, les points de vue se succèdent, à la fois semblables et différents, toujours ébouriffants.


Desert point, avec sa tour Navajo, aussi factice que criante d'authenticité, n'est pas le moins intéressant. C'est aussi la limite est du parc du Grand Canyon et c'est là que nous le quittons.



Nous filons à présent vers le nord à destination de Page, où nous allons passer la nuit. Page, c'est la ville qui borde le lac Powell. Ses environs regorgent d'inestimables joyaux naturels. Le premier que nous découvrons est le Horseshoes Bend, boucle du Colorado autour d'un gigantesque bloc rocheux.

C'est le cœur de l'après midi et la chaleur est écrasante. Nous ne nous attardons donc pas et gagnons nos logements au Bashful Bob's Motel que les habitués connaissent bien. Il y a un anniversaire à célébrer ce soir là. Après quelques courses au supermarché le plus proche, nous profitons des dernières lueurs du jour sur les rives du lac Powell.

29 août :
7 heures du matin : je tire le rideau avec inquiétude. Soulagement, le soleil est bien là. J'ai prévu la visite d'Antelope Canyon ce matin et un temps gris aurait tout fichu par terre. J'allume la télé pendant le petit déjeuner. Sur la côte est, on est en train d'enterrer Ted Kennedy. L'atmosphère est solennelle en diable. On reconnaît quelques stars qui défilent sous la pluie.
8h30 : Nous passons prendre nos places pour la visite de 11h00 à Upper Antelope Canyon, puis nous filons à Lower, la partie basse du Canyon. On y entre par le haut et on ne cesse de s'enfoncer. Je me laisse distancer par le groupe afin de pouvoir prendre mon temps pour les photos.







Avec les échelles et escaliers qui en rythment la visite, Lower est plus intéressant que je le pensais. Beaucoup plus varié dans ses formes que Upper qui n'est réellement photogénique que dans son premier tiers. D'ailleurs, la plupart des gens de mon groupe le préféreront au final.
Nous sortons ravis et repartons sur le site d'Upper. Un Navajo sympathique et disert (il y en a !) d'une quarantaine d'années m'entreprend pendant que nous attendons l'heure de la visite. C'est le fils de l'exploitant du site. Il travaille à la centrale électrique de Page et habite dans une communauté dans le désert, pas très loin. Nous parlons ensemble pendant une vingtaine de minutes; je lui transmets les questions de mon groupe, essentiellement centrées sur le statut et le style de vie des « natives americans », et leur traduit ensuite ses réponses. C'est la première fois que j'échange aussi longuement et aussi naturellement avec un ressortissant Navajo et ça fait réellement plaisir.
11h00 : nous montons dans les véhicules qui nous emmènent sur site. La conduite est sportive et le terrain accidentée. Tout le monde n'apprécie pas.


Comme précédemment, je me laisse distancer par le groupe pour tenter de réaliser quelques bons clichés. Ce sera difficile car, contrairement à Lower, les groupes s'enchaînent quasiment sans interruption. Ajoutez ceux, aussi nombreux, qui reviennent du fond et que l'on croise, et vous aurez une idée de la cohue qui règne dans ce défilé. On se croirait au supermarché la veille d'un jour férié. Pas évident de faire des photos correctes dans ces conditions. Les bons emplacements donnent lieu à une foire d'empoigne digne de la montée des marches au festival de Cannes.


Comme je connais déjà l'endroit, je me contente de rester dans la zone des rais de lumières, la seule partie intéressante d'Upper.
12h30 : nous sommes de retour au parking et reprenons nos propres véhicules. Approximativement deux heures trente de route plus tard, nous entrons dans Monument Valley.

Pas de groupe de jeunes russes pour gâcher le spectacle comme l'année dernière. Ça repose. C'est mon troisième passage alors j'essaye de faire des clichés un peu différents. Nous effectuons le circuit classique et revenons au visitor center en fin d'après-midi.




J'ai réservé pour la nuit au Mexican Hat Lodge. Les chambres sont très sympas. Nous dinons au Swinging steak, le restaurant maison, célèbre dans tout l'ouest pour l'épaisseur et le prix exorbitant de ses steaks cuits à même la grille, celle-ci se balançant au dessus d'un feu nourri entretenu par un cow-boy plus vrai que nature. Je résiste au réflexe d'aller photographier le taciturne cuisinier. D'autres s'en chargeront.

A suivre... par ici : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_ouest_americain_2009_une_boucle_presque_classique_2eme_partie_D3132184/
Arrivée à 13h30 à Los Angeles. C’est bien, c’est tôt. Quand on a en plus réservé un hôtel aux alentours de Venice Beach, donc pas trop loin de l’aéroport, on se dit que ça va nous permettre de profiter d’une bonne partie de l’après midi sur la côte.
Sauf que, contrairement à l’année dernière, je ne suis pas seul à passer les formalités. Nous sommes un groupe de neuf et ça change tout. D’abord à la douane, ensuite à l’hôtel, mais surtout pour la prise des véhicules de location. Huit conducteurs potentiels à rentrer sur les contrats, ça prend du temps chez Hertz. Surtout quand l’employé du guichet se trompe et qu’il faut recommencer à zéro.
La première équipe hérite d’un AWD Mazda, la nôtre d’un Ford Expédition. Impressionnant ce truc. Des sièges larges comme des banquettes, un moteur ultra silencieux. Un vrai paquebot ! Dommage que la comparaison vaille également pour la consommation...

Une fois installés à l’hôtel (Jolly Roger Motel, Washington Bd, Marina Del Rey), nous optons pour une promenade à Venice qui se trouve à un petit quart d’heure de marche. Je convaincs mon petit monde de préférer les canaux au front de mer. Et c’est vrai que le lieu ne manque pas de charme. Les maisons de bois colorées rivalisent de charme, la végétation est luxuriante et il y règne un calme bienvenu.



Le soleil est déjà bien bas, dommage pour les photos. Je me promets de revenir le lendemain matin au lever du jour.
24 août :
Comme prévu, je me lève le premier pour faire quelques clichés matinaux des canaux. Ambiance sympa. C’est l’heure des joggeurs et des chiens qu’on vient promener. Sûrement l'un de lieux les plus agréables de toute l'agglomération de Los Angeles.


Je rejoins mon groupe au petit déjeuner à l’hôtel, puis on se décide pour une ballade sur la Marina. Mauvaise inspiration. Pas terrible la Marina, limite concentrationnaire avec ses allées grillagées. Le ciel se couvre à vue d’œil et on met les voiles, direction Santa Monica.

Ballade sur le Pier, trempage des pieds dans le pacifique pour ceux qui ne l’ont jamais approché, quelques pas sur la Third Street promenade. Rien de passionnant, en fait. La matinée se conclut par un repas de crevettes grillées chez Bubba Gump, sur la jetée. On se régale Début d'après midi. Il est temps de gagner Hollywood. On s’engage sur le Santa Monica boulevard qu’on ne quittera qu’à deux encablures de l’hôtel, une heure plus tard. C’est pratique L.A. On peut quasiment traverser la ville sans changer de rue.

Notre hôtel pour les deux jours suivants est le Motel 6. L’enregistrement prend un temps fou et l’après midi est déjà bien entamé quand on se retrouve à l’extérieur. Petite promenade sur Hollywood boulevard. Ca fait partie des figures imposées.

Je décide d’emmener mon groupe passer la soirée au Griffith observatory, juché au sommet des collines d'Hollywood. Le temps est de nouveau dégagé, le panorama somptueux, et nous y passons le reste de la journée à regarder le soleil se coucher sur Los Angeles.



25 août :
Journée aux Studios Universal. Déjà vus pour ma part, mais c'était il y a quinze ans. J'imagine que cela a du sensiblement changer.

On entame les réjouissances avec l'attraction Jurassic Park. Ça mouille beaucoup. Surtout le final, assez inattendu, et qui mérite à lui seul le déplacement. On s'essore rapidement et on enchaine avec le roller-coaster de la Momie.

On s'amuse bien finalement. Seule déception de la journée : Wystéria lane est fermée au public pour cause de tournage. Les Desperates Housewives sont dans la place. Damned, j'aurais bien été claquer la bise à Teri Hatcher, moi !
On termine la journée par une ballade en voiture à travers Beverly Hills, encadrée d'un aller retour sur Sunset boulevard.
26 août :
Petit déjeuner au Croissant Club sur Hollywood bd, comme le jour précédent. Conseillé à juste titre par le routard. Ce sera notre dernier repas à LA. Nous partons aussitôt après pour Las Vegas.

Traversée de l'agglomération, puis du spectaculaire désert de Mojave. Nous arrivons à destination vers 14h. Il nous reste l'après midi pour arpenter le Strip. La chaleur surprend ceux qui découvrent l'endroit (c'est à dire tout le monde, sauf moi). Faut dire qu'on est certainement au delà des 40°. Dans ces conditions, les brumisateurs qui parsèment le boulevard sont vraiment les bienvenus.




Nous arpentons le boulevard de l'Excalibur (notre hôtel) au Venetian, sans oublier d’explorer les intérieurs puis nous revenons sur nos pas en changeant de trottoir, via le Mirage et le Caesar Palace.









On s'arrête pour admirer le spectacle aquatico-musical du Bellagio. Tout ça représente une belle trotte et la nuit est tombée lorsqu'on retrouve l'Excalibur et son buffet. Tout le monde est fourbu, harassé de fatigue, accablé par la chaleur qui ne s'atténue pas. Nous nous accordons tout de même une dernière sortie autour du carrefour des quatre mastodontes - Luxor, Excalibur, New York et MGM Grand – qui forment le sud du Strip.
27 août :
Journée impatiemment attendue par tous depuis l'atterrissage. Celle-ci va nous conduire sur les rives du mythique Grand Canyon. Le passage au Hoover Dam mérite une courte pause. Le pont en construction qui le domine est lui aussi particulièrement impressionnant.

Deuxième stop à Seligman, petite ville décorée aux couleurs de la route 66 qui la traverse. Quelques superbes automobiles des années 50 attendent en vain qu'on leur offre un dernier ride.



Mather point est le point par lequel les visiteurs arrivés par le sud découvrent le Canyon. Très belle entrée en matière. Les mines s'allongent devant la démesure du site.


Nous prenons nos quartiers au Bright Angel Lodge. Situé à quelques mètres de la rive du Canyon, c'est un endroit assez paradisiaque.
Une fois installés, nous partons pour une longue ballade sur le sentier qui longe la Hermit Rest road. Je l'avais déjà parcouru il y a quinze ans mais sous un ciel chargé. Sous un ciel parfaitement dégagé, ce n'est sans doute pas la meilleure option pour un après-midi car on se retrouve assez vite avec le soleil de face. Impossible de réaliser de bons clichés dans ces conditions. Privilégiez donc plutôt les points de vue de la route qui part vers l'est et réservez celle de l'ouest pour la matinée. Pour ma part, je me promets cette fois encore de me lever le lendemain aux aurores pour y bénéficier de meilleures conditions photographiques.

Nous prenons le repas du soir au restaurant du Bright Angel. Bon et très agréable. Je flâne sur la rive à la nuit tombée. On ne voit plus le gouffre mais on le sent. Juste en face, à quelques 25 kilomêtres de distance, on distingue les lumières de l'unique hôtel de la rive nord du Canyon. Après la frénésie et les extravagances de Vegas, cet endroit dispense une incroyable sensation de calme et de sérénité. On s'y sent complètement à l'écart du monde, mais c'est vrai que c'est un peu le cas. Après tout, Williams, la ville la plus proche, se trouve à presque 1h30 de route.
28 août :

Je me lève alors que le soleil passe tout juste la crête de la rive nord. Je traine un peu aux alentours immédiats de l'hôtel, puis, accompagné de mon père, j'attrape la première navette en partance pour la Hermit Rest road. Le petit déjeuner devra attendre. La vue est dégagée, le ciel immaculé. Avec le soleil dans le dos, les clichés sont bien meilleurs que ceux de la veille.


Nous sommes de retour deux heures plus tard pour le petit déjeuner. Avis aux amateurs : les pancakes sont parmi les meilleures que j'ai mangées. Nous quittons le Bright Angel à 11h et nous partons vers l'est. Navajo point, Lipan point, les points de vue se succèdent, à la fois semblables et différents, toujours ébouriffants.


Desert point, avec sa tour Navajo, aussi factice que criante d'authenticité, n'est pas le moins intéressant. C'est aussi la limite est du parc du Grand Canyon et c'est là que nous le quittons.



Nous filons à présent vers le nord à destination de Page, où nous allons passer la nuit. Page, c'est la ville qui borde le lac Powell. Ses environs regorgent d'inestimables joyaux naturels. Le premier que nous découvrons est le Horseshoes Bend, boucle du Colorado autour d'un gigantesque bloc rocheux.

C'est le cœur de l'après midi et la chaleur est écrasante. Nous ne nous attardons donc pas et gagnons nos logements au Bashful Bob's Motel que les habitués connaissent bien. Il y a un anniversaire à célébrer ce soir là. Après quelques courses au supermarché le plus proche, nous profitons des dernières lueurs du jour sur les rives du lac Powell.

29 août :
7 heures du matin : je tire le rideau avec inquiétude. Soulagement, le soleil est bien là. J'ai prévu la visite d'Antelope Canyon ce matin et un temps gris aurait tout fichu par terre. J'allume la télé pendant le petit déjeuner. Sur la côte est, on est en train d'enterrer Ted Kennedy. L'atmosphère est solennelle en diable. On reconnaît quelques stars qui défilent sous la pluie.
8h30 : Nous passons prendre nos places pour la visite de 11h00 à Upper Antelope Canyon, puis nous filons à Lower, la partie basse du Canyon. On y entre par le haut et on ne cesse de s'enfoncer. Je me laisse distancer par le groupe afin de pouvoir prendre mon temps pour les photos.







Avec les échelles et escaliers qui en rythment la visite, Lower est plus intéressant que je le pensais. Beaucoup plus varié dans ses formes que Upper qui n'est réellement photogénique que dans son premier tiers. D'ailleurs, la plupart des gens de mon groupe le préféreront au final.
Nous sortons ravis et repartons sur le site d'Upper. Un Navajo sympathique et disert (il y en a !) d'une quarantaine d'années m'entreprend pendant que nous attendons l'heure de la visite. C'est le fils de l'exploitant du site. Il travaille à la centrale électrique de Page et habite dans une communauté dans le désert, pas très loin. Nous parlons ensemble pendant une vingtaine de minutes; je lui transmets les questions de mon groupe, essentiellement centrées sur le statut et le style de vie des « natives americans », et leur traduit ensuite ses réponses. C'est la première fois que j'échange aussi longuement et aussi naturellement avec un ressortissant Navajo et ça fait réellement plaisir.
11h00 : nous montons dans les véhicules qui nous emmènent sur site. La conduite est sportive et le terrain accidentée. Tout le monde n'apprécie pas.


Comme précédemment, je me laisse distancer par le groupe pour tenter de réaliser quelques bons clichés. Ce sera difficile car, contrairement à Lower, les groupes s'enchaînent quasiment sans interruption. Ajoutez ceux, aussi nombreux, qui reviennent du fond et que l'on croise, et vous aurez une idée de la cohue qui règne dans ce défilé. On se croirait au supermarché la veille d'un jour férié. Pas évident de faire des photos correctes dans ces conditions. Les bons emplacements donnent lieu à une foire d'empoigne digne de la montée des marches au festival de Cannes.


Comme je connais déjà l'endroit, je me contente de rester dans la zone des rais de lumières, la seule partie intéressante d'Upper.
12h30 : nous sommes de retour au parking et reprenons nos propres véhicules. Approximativement deux heures trente de route plus tard, nous entrons dans Monument Valley.

Pas de groupe de jeunes russes pour gâcher le spectacle comme l'année dernière. Ça repose. C'est mon troisième passage alors j'essaye de faire des clichés un peu différents. Nous effectuons le circuit classique et revenons au visitor center en fin d'après-midi.




J'ai réservé pour la nuit au Mexican Hat Lodge. Les chambres sont très sympas. Nous dinons au Swinging steak, le restaurant maison, célèbre dans tout l'ouest pour l'épaisseur et le prix exorbitant de ses steaks cuits à même la grille, celle-ci se balançant au dessus d'un feu nourri entretenu par un cow-boy plus vrai que nature. Je résiste au réflexe d'aller photographier le taciturne cuisinier. D'autres s'en chargeront.

A suivre... par ici : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_ouest_americain_2009_une_boucle_presque_classique_2eme_partie_D3132184/
Retour dix-huit jours dans l'Ouest américain (18 septembre-5 octobre 2008) English translation pending
Bonjour à tous !
Alors voilà une petite bafouille sur mon voyage de 18 jours dans l'ouest américain., du 18 septembre (San Fancisco) au 5 octobre (Los Angeles). Je précise tout de suite pour éviter tout malentendu : ce sont mes impressions de voyage, je comprends très bien qu'elles ne soient pas partagées par tous alors SVP, évitez de me descendre si vous n'êtes pas d'accord...
Hum, par où commencer… Peut-être par les photos tout simplement ! Suivre ce lien pour voir une sélection de 66 photos, le reste sera mis en ligne plus tard sur mon site… C’est plus confortable à visionner en plein écran (F11)...
Continuons peut-être par la conclusion pour ceux qui sont pressés ! Pour les autres, ceux qui ont un peu de temps et que ça intéresse, je mets un descriptif jour par jour de mon voyage plus bas.
J'ai trouvé les américains très sympas et accueillants 🙂. Oh surprise, on se sent bien et en sécurité même dans les grandes villes, en tout cas dans les quartiers que j’ai parcouru. Sans doute n’en est-il pas de même partout, suivant les heures de sortie et les quartiers. C'est très agréable à vivre comme ambiance : si vous êtes arrêtés avec une carte à la main, on viendra rapidement vous demander si vous avez besoin d’aide ! C’est trop rarement le cas chez nous (mais bon, je ne me suis pas souvent perdu en France !). Comme souvent dit sur ce forum, circuler en auto est aussi un plaisir, le conducteur américain étant la plupart du temps très zen. Les paysages sont immenses bien entendu, à la dimension du pays, et c’est super cette impression d'être en permanence dans un film ! Il nous a été très facile de voir des animaux : plusieurs fois des mouflons (Capitol Reef, Grand Canyon), un coyote (GC), des cervidés (Bryce, GC), des condors (Zion), énormément d'écureuils... On pourrait très facilement s’adapter à cette vie américaine, nous petits français !!!
Mais on est resté quand même un peu sur notre fin en tant que touriste : le mode de vie à l'occidental, quand même proche de ce que l'on connait chez nous, fait que le dépaysement n’a pas été total. Comme en vacances chez nous, on prend la voiture puis le caddy pour aller faire les courses au Walmart du coin (au lieu d’un Carrefour) et on roule en ville sur de grands périphériques, on mange au resto, on va à la laverie pour le linge... Tout est plus gros, plus grand, un peu + fou et les américains se baladent tout le temps avec une boisson à la main (!) mais heureusement que le paysage était là pour me rappeler que j'avais changé de continent. C'est volontairement réducteur mais bon, je n’ai pas attrapé le virus US au point de vouloir y revenir régulièrement pour des vacances ! Il m’a manqué le décalage culturel que l'on peut avoir quand on va en Asie ou en Afrique où on prend une vraie leçon de vie. Cependant, je reviendrai sans doute aux EU dans quelques années pour voir Yellowstone...😉
Les + du voyage : _ l'impression d'être un film _ décontraction et sympathie des américains _ tout semble facile au quotidien _ c'est agréable de rouler en voiture, conduite cool ! _ les parcs et leurs paysages _ la propreté la plupart du temps _ les animaux faciles à voir _ un gâteau au chocolat de 450g en dessert !
Les - du voyage : _ la route est parfois monotone mais la 12 est magnifique ! _ pas de "choc" culturel ni de révolution dans le quotidien du touriste _ peu d'histoire ou de monuments (Madrid, Rome, Paris...). _ Las Vegas : nul, nul et nul. _ Mac Do pas bons (y compris petit-déj), pire qu'en France !
Les lieux visités, en bref :
SF : vraiment très bien, plusieurs jours indispensables. Old Sacramento : ne vaut pas la peine d'y aller spécialement mais détour sympa sur la route du lac Tahoe par exemple. LV : nul, débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine Hollywood Bd : bof. Zion : rando Angel Landing à faire. Joli parc. Bryce : superbe ! Arches NP : notre parc préféré ! Monument Valley : indispensable. Canyonland : Island on the sky. Sans doute The Needles eut été préférable... Grand Canyon : bien et impressionnant. Mais pas à sauter au plafond non plus. Antelope Canyon : magnifique, faire Lower et Upper ! Lake Powell : bateau (Navarro Cruise). Reposant. Palm Spings : arrêt symptahique (téléphérique). Joshua Tree : partie nord originale.
On a malheureusement zappé pas mal de chose : Cedar Canyon, Red Canyon (à côté de Bryce, c'est différent du Red Rock Canyon près de LV), Kodachrome, Goblin Valley… par faute de temps, on s’est attardé sur les « grands parcs ».
Voilà pour la première partie. Maintenant la suite pour les courageux 😏 (c'est déjà pas mal d'être arrivé jusque-là, bravo) :
J1 : arrivée à SF par Air France après une tentative manquée par le pilote : ça nous a permis de rester plus longtemps à observer la zone ! Direction l'hôtel avec une navette. Bagages laissées à l'accueil car ce n'est pas encore l'heure du check-in. Première balade sous un grand ciel bleu : la Marina jusqu'au Palace of Fine Arts Theatre et enfin les premières vues sur le Gloden Gate Bridge (c'est fou comme le Pont du 25 avril de Lisbonne, construit plus tard, lui ressemble) et déjà quelques belles maisons victoriennes dans certaines rues. Première impression surprenante par rapport à ce que l'on pouvait imaginer d'une ville américaine : c'est dans l'ensemble tranquille, calme. La balade est un vrai plaisir !
J2 : vélo sur la Marina et traversée du pont : 64 $ de location pour 2 vélos. A faire. Pas mal de monde sur la piste du pont ! Après midi, on fait chauffer les baskets : Chinatown, Coit Tower et continuation jusqu'au Pier 39 avec ses boutiques, ses restos, ses touristes et ses otaries. A 18h, départ pour Alcatraz avec une arrivée sur l’île de jour et un départ de nuit avec vue sur la ville éclairée. Nouveau passage au Pier 39 pour manger et cable-car pour rentrer !
J3 : petit-déj. au Lori's Dinner : ambiance "Happy days", super ! Le matin, petit tour jusqu'à l'Embarcado et Union Square et on récupère la voiture qui servira très peu dans SF. Après-midi, Alamo Square où on gare la voiture puis à pieds jusqu'au Gloden Gate Park (un bon bout de marche quand même !) qui lui même est immense... Plus de vélo à la location sur la park :-( on poursuit contrant et forcé à pieds. Les baskets ne chauffent plus, elles fondent... Le jardin botanique est à faire. On rentre en bus jusqu'à la voiture que l'on stationne loin de l'hôtel pour éviter de payer les parkings. On avait prévu Muir Woods en fin d'après-midi et un tour de nuit mais on l'oublie, envie de se (re)poser après autant de marche (+ de 5h).
J4 : à nouveau le Lori's Dinner pour le petit-déj. Un peu de marche pour se réveiller et messe Gospel de 11h à 12h30. On récupère les bagages, bus (+ de 30min d'attente !) et voiture direction Sacramento. On zappe Sausalito et on rate la sortie Richmond. Un peu la galère mais on se reprend... un peu par hasard. On tombe sur un péage et bien sûr le guichetier nous indique que l'on s'est planté de file, que ça va pour cette fois mais qu'il faut faire attention... On arrive à notre hôtel dans Old Sacramento en fin d'après-midi. Sympa les maisons avec les trottoirs en bois !
J5 : petit tour dans Old Sacramento puis départ pour l'aéroport pour un vol intérieur sans problème jusqu'à Las Vegas. Puis notre hôtel, le Luxor. On est surclassé ! Du coup, on a le droit à une super suite... Je suis redescendu à l'accueil pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'une erreur mais non. On fera avec cet imprévu :-) ! Fin d'après-midi et visite du trip avec les principaux casino : 20h30 c'est l'heure d'admirer les fontaines du Bellagio. Taxi pour aller à Freemont Experience. Quand on se décide d'aller manger au Goldden Nuggets, c'est trop tard : on arrive à 22h08 alors que le restaurant ferme à 22h (ça je ne le savait pas !). On a payé cher pour faire cet AR : 20$ (aller) et 24$ (retour) sans les pourboires... On a détesté LV... Limite du débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine. Qu'en en pense à la quantité d'eau prélevée dans le Colorado et l’électricité nécessaire pour ce « parc d'attraction »... A voir quand même : décos du Venetian, du Paris et du Luxor. Freemont Experience ? Bof... Nous sommes restés une nuit au total (sur 2 prévues) et avons avancé notre départ vers Zion au J6, initialement prévu au J7... Soulagés de partir de LV !
J6 : on récupère la voiture+GPS un peu plus tôt que prévu et, au lieu de visiter les curiosités initialement prévues autour de la ville et de rentrer sur LV, on prend la direction de Zion après avoir fait des courses dans un walmart.
J7 : Zion. Achat du pass à 80$. Angel's Landing : superbe, à faire. 40 min pour arriver au Scout Lookout c'est-à-dire à l'endroit où ça se complique pour ceux qui ont le vertige comme moi ! Je continue un peu sur West Rim au lieu de partir sur la partie vertigineuse. Retour dans la vallée, on fini la boucle du parc en navette et en route vers Bryce où l'on arrive à 18h00. Direction Sunset Point au coucher du soleil pour une première vision de ce qui nous attend le lendemain. Puis on plante la tente au camping et on aperçoit quelques cervidés rôder (idem le lendemain matin).
J8 : visite du parc en enchaînant les 2 balades Queens Garden et Navajo Loop à pieds (SunRise->Sunset->SunRise). Vraiment coloré et surprenant ce parc ! Magnifique. En continue ensuite à faire une partie de la route dans le parc vers des zones plus vertes. Panneau lumineux signalant un incendie, prudence demandée aux automobilistes. Finalement, on ne vas pas jusqu'à la pointe du parc (=Yovimpa Pint) et on sort pour aller à Torrey via la fameuse route 12. Les paysages sont souvent superbes. Petit problème à Torrey : notre chambre n'est pas disponible, la personne n'a pas de trace de notre réservation. Heureusement, j'ai imprimé le courriel de l'hôtel et la personne doit bien se rendre à l'évidence : ils se sont plantés. Du coup, ils appellent les autres hôtel pour nous dénicher, difficilement, un autre hébergement. Ouf... Le soir, on passe à une laverie pour refaire notre stock de linge propre ! Au passage, un petite anecdote : si vous voyez un panneau "Do not pass", même avec des drapeaux rouges dessus, faut pas s'arrêter... ça veut dire "ne pas doubler" et non « ne pas passer ». Nous on a pilé 😊 !
J9 : Direction Fruita puis la route panoramique du Capitol Reef. On prend à bord un couple d'américain pour les déposer un peu plus loin : ils vont faire la rando partant de Cassidy Arch et revenant à l'entrée du parc. Rando sur les hauteurs qui à l'air fort sympathique. De notre côté, on fait "The Narrows" sur le Grand Wash Trail et la balade après Capitol Gorge, vers "The Tanks". On y croisera des mouflons, le ranger indiquant qu'il n'en a pas vu de cet été. Youpi, ils sortent pour nous ! Ensuite, route pour Arches. En arrivant, nous partons direct pour Delicate Arches (17h40 en haut, bonne montée). On assiste au coucher du soleil et on redescend après 19h00. On a bien profité du spectacle !
J10 : journée consacrée à Arches NP que l'on quitte à 17h45, il fait 86 °F. On a fait les arches de Devils Garden sauf Private Arch. On est retourné voir Delicate Arch mais à partir du point de vue Upper Viewpoint cette fois-ci, près de la route. Puis Panorama Point, Double Arch, les Windows + Turret Arch, Balanced Rock, Park Avenue. Bref, on voulait voir Arches NP et on l'a bien vu ! Ce fut notre parc préféré. Nuit au Castle Valley Inn, B&B vraiment très sympa que je recommande ! Nous avons mangé au RedRock Lodge et pour une fois le service est compris dans la note !
J11 : départ tardif car le premier service petit-déjeuner du B&B se fait à 8h00 ! Au programme, Island on the Sky. Grand View Point Overlook, Green River Overlook... Là, un peu déçu : paysages immenses mais pas d'émotion particulière. On regrette du coup de ne pas avoir privilégié The Needles... Mais pour une fois, on arrive très tôt à l'hôtel (16h30 !) et on fait les boutiques de Moab. Le soir, j'ai commandé un gâteau au chocolat... d'une pound soit 450g...Sauvé par les Doggy Bag !
J12 : direction Monument valley ! Passage à Needles Overlook puis Bluff : arrêt à son fort et à la poste juste en face ! Attention : pas de supermarché à Bluff, si besoin il faut s'arrêter à Blanding. Puis détour sympathique par Valley of the Gods avec des paysages sympa, prémices de ce que l'on verra à MV. On monte à Moki Dugway que l’on redescend pour MV ; arrêt à Goosenecks State Park pour voir le méandre de la San Juan River. Puis c'est la fameuse piste De Monument Valley : c'est super de se retrouver dans des décors de westerns... La piste est pas mal défoncée quand même en certains endroits. On va même 2 fois au John Ford's point, la seconde pour y voir le coucher de soleil. Dodo dans une cabine du camping, pas de route à faire !
J13 : debout de bonne heure, et petit-déj pris à Kenyeta. On a "oublié" le musée du Goulding's Lodge juste à côté. Zut ! Faut dire que l'on s'est planté sur les horaires : on part pour Page et on pensait qu'il fallait compter une heure de + pour Page qu'à MV d'où un départ de bonne heure. Mais en fait c'est l'inverse : on récupère une heure... Etant donné que l'on a peu de route, on arrive assez tôt le matin à Page : on va à Glen Canyon Dam, on fait la scenic (?) road et Horseshoe Bend.
On a réservé un tour en bateau sur internet, donc direction la marina pour 3h de bateau (Navajo Tapestry Cruise) sur le lac : on va dans un canyon mais celui-ci devient tellement étroit que le bateau doit reculer (marche arrière !) puis faire demi-tour..
J14 : au programme de la matinée : Lower Canyon et Upper Canyon. C'est cher, c'est cher... On ne paye qu'une fois l'entrée du parking car on enchaîne les 2 sur la journée, c'est toujours ça de gagné. On réserve 2 places pour le départ de 11h15 pour l'upper. Et on débute par le lower à 8h40. C'est vraiment très sympa : pas beaucoup de monde, on n'est pas vraiment gêné pour les photos. Il est très ludique à faire, étroit, des échelles. Des couleurs souvent pastelles très agréables. On en ressort enchanté et direction l'upper où il y a plus de monde...Ce n'est pas la foule que j'ai pu parfois lire sur le forum mais il y a suffisamment de monde pour que prendre des photos s'avère parfois difficile ! Avec un peu de patience, j'y arrive. Notamment pour le rayon quand même présent à cette période de l'année, vers 12h00/12h15. Il est plus spectaculaire que le lower en raison de ce fameux rayon mais nous avons quand même eu un petit coup de coeur pour le lower ! L'après-midi, direction le Grand Canyon. On s'arrête à quelques points de vue, on croise un coyote et on va directement au Mather Campground planter la tente. Puis direction le village pour voir le coucher de soleil sur le canyon. Repas à l'Arizona Room, pas génial bien que le Routard le recommande.
J15 : randonnée Bright Angel jusqu'au deuxième point d'arrêt (Three-Mile Resthouse) où l'on aperçoit l'Indian Garden plus bas. Nous sommes de retour au sommet pour midi, la rando n'est finalement pas très fatigante. Au passage, quelques mouflons et cervidés vus de près durant cette rando. Puis c'est la route vers Lake Havasu en empruntant la route 66 : à part Williams et Selingman, c'est quasiment "mort" jusqu'à Kingman... En arrivant à Lake Havasu, il fait très très chaud : 99°F à 18h00. Peut-être plus mais le compteur de la voiture n'affiche que 2 chiffres ! On retrouve les t° de Las Vegas.
J16 : visite de Joshua Tree. La partie Mojave Desert (nord) est originale avec ses arbres de Josué, pas grand chose côté Colorado Desert (sud) si ce n'est un endroit avec des cactus. On s'arrête à Palm Springs : on emprunte le téléphérique jusqu’à 2600m. Beau point de vue sur la ville et le champ d'éolienne où l'on passe en arrivant en ville.
J17 : direction Long Beach : il y a foule sur les quais !!! Apparemment, une journée particulière car il y a des milliers de personnes, des stands, des navette bus, etc. On n'a pas su le pourquoi de toute cette agitation. On voulait visiter le Queen Mary mais certaines salles n'étaient pas accessibles en raison du tournage d'un film. On se contentera d'admirer le bateau d'en bas, pas la peine de dépenser de l'argent pour une mini-visite. On monte dans le sous-marin le Scorpio et on enchaîne sur l'observation des baleines en mer (whale watching). Le soir, on est un peu bouchonné en direction de Hollywood Bd (19h). Voiture stationnée sur un parking public (8$ jusqu’au lendemain). Bien entendu, on fait le Hollywood Walk of Fame (bof). On a mangé d’excellents burgers au Johnny Rocket.
J18 : un autre petit tour avant de prendre la route pour Griffith Park : on visite le Musée de l'ouest : on n'y trouve pas grand chose sur les indiens ; nous passons voir le manoir qui a servi au tournage de "Charmed" et le "Daily Planet" de Superman ! Puis direction l'aéroport pour rendre la voiture et s'envoler pour Paris. Cet aéroport est bien triste, peu de boutiques. Celui de Sacramento était bien plus sympa ! Décollage à l'heure prévue, 18h30...
The End !!!
Ha si, j’oubliais : total achats vêtements pour 2 personnes : 12$ (un tee-shirt)...
Alors voilà une petite bafouille sur mon voyage de 18 jours dans l'ouest américain., du 18 septembre (San Fancisco) au 5 octobre (Los Angeles). Je précise tout de suite pour éviter tout malentendu : ce sont mes impressions de voyage, je comprends très bien qu'elles ne soient pas partagées par tous alors SVP, évitez de me descendre si vous n'êtes pas d'accord...
Hum, par où commencer… Peut-être par les photos tout simplement ! Suivre ce lien pour voir une sélection de 66 photos, le reste sera mis en ligne plus tard sur mon site… C’est plus confortable à visionner en plein écran (F11)...
Continuons peut-être par la conclusion pour ceux qui sont pressés ! Pour les autres, ceux qui ont un peu de temps et que ça intéresse, je mets un descriptif jour par jour de mon voyage plus bas.
J'ai trouvé les américains très sympas et accueillants 🙂. Oh surprise, on se sent bien et en sécurité même dans les grandes villes, en tout cas dans les quartiers que j’ai parcouru. Sans doute n’en est-il pas de même partout, suivant les heures de sortie et les quartiers. C'est très agréable à vivre comme ambiance : si vous êtes arrêtés avec une carte à la main, on viendra rapidement vous demander si vous avez besoin d’aide ! C’est trop rarement le cas chez nous (mais bon, je ne me suis pas souvent perdu en France !). Comme souvent dit sur ce forum, circuler en auto est aussi un plaisir, le conducteur américain étant la plupart du temps très zen. Les paysages sont immenses bien entendu, à la dimension du pays, et c’est super cette impression d'être en permanence dans un film ! Il nous a été très facile de voir des animaux : plusieurs fois des mouflons (Capitol Reef, Grand Canyon), un coyote (GC), des cervidés (Bryce, GC), des condors (Zion), énormément d'écureuils... On pourrait très facilement s’adapter à cette vie américaine, nous petits français !!!
Mais on est resté quand même un peu sur notre fin en tant que touriste : le mode de vie à l'occidental, quand même proche de ce que l'on connait chez nous, fait que le dépaysement n’a pas été total. Comme en vacances chez nous, on prend la voiture puis le caddy pour aller faire les courses au Walmart du coin (au lieu d’un Carrefour) et on roule en ville sur de grands périphériques, on mange au resto, on va à la laverie pour le linge... Tout est plus gros, plus grand, un peu + fou et les américains se baladent tout le temps avec une boisson à la main (!) mais heureusement que le paysage était là pour me rappeler que j'avais changé de continent. C'est volontairement réducteur mais bon, je n’ai pas attrapé le virus US au point de vouloir y revenir régulièrement pour des vacances ! Il m’a manqué le décalage culturel que l'on peut avoir quand on va en Asie ou en Afrique où on prend une vraie leçon de vie. Cependant, je reviendrai sans doute aux EU dans quelques années pour voir Yellowstone...😉
Les + du voyage : _ l'impression d'être un film _ décontraction et sympathie des américains _ tout semble facile au quotidien _ c'est agréable de rouler en voiture, conduite cool ! _ les parcs et leurs paysages _ la propreté la plupart du temps _ les animaux faciles à voir _ un gâteau au chocolat de 450g en dessert !
Les - du voyage : _ la route est parfois monotone mais la 12 est magnifique ! _ pas de "choc" culturel ni de révolution dans le quotidien du touriste _ peu d'histoire ou de monuments (Madrid, Rome, Paris...). _ Las Vegas : nul, nul et nul. _ Mac Do pas bons (y compris petit-déj), pire qu'en France !
Les lieux visités, en bref :
SF : vraiment très bien, plusieurs jours indispensables. Old Sacramento : ne vaut pas la peine d'y aller spécialement mais détour sympa sur la route du lac Tahoe par exemple. LV : nul, débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine Hollywood Bd : bof. Zion : rando Angel Landing à faire. Joli parc. Bryce : superbe ! Arches NP : notre parc préféré ! Monument Valley : indispensable. Canyonland : Island on the sky. Sans doute The Needles eut été préférable... Grand Canyon : bien et impressionnant. Mais pas à sauter au plafond non plus. Antelope Canyon : magnifique, faire Lower et Upper ! Lake Powell : bateau (Navarro Cruise). Reposant. Palm Spings : arrêt symptahique (téléphérique). Joshua Tree : partie nord originale.
On a malheureusement zappé pas mal de chose : Cedar Canyon, Red Canyon (à côté de Bryce, c'est différent du Red Rock Canyon près de LV), Kodachrome, Goblin Valley… par faute de temps, on s’est attardé sur les « grands parcs ».
Voilà pour la première partie. Maintenant la suite pour les courageux 😏 (c'est déjà pas mal d'être arrivé jusque-là, bravo) :
J1 : arrivée à SF par Air France après une tentative manquée par le pilote : ça nous a permis de rester plus longtemps à observer la zone ! Direction l'hôtel avec une navette. Bagages laissées à l'accueil car ce n'est pas encore l'heure du check-in. Première balade sous un grand ciel bleu : la Marina jusqu'au Palace of Fine Arts Theatre et enfin les premières vues sur le Gloden Gate Bridge (c'est fou comme le Pont du 25 avril de Lisbonne, construit plus tard, lui ressemble) et déjà quelques belles maisons victoriennes dans certaines rues. Première impression surprenante par rapport à ce que l'on pouvait imaginer d'une ville américaine : c'est dans l'ensemble tranquille, calme. La balade est un vrai plaisir !
J2 : vélo sur la Marina et traversée du pont : 64 $ de location pour 2 vélos. A faire. Pas mal de monde sur la piste du pont ! Après midi, on fait chauffer les baskets : Chinatown, Coit Tower et continuation jusqu'au Pier 39 avec ses boutiques, ses restos, ses touristes et ses otaries. A 18h, départ pour Alcatraz avec une arrivée sur l’île de jour et un départ de nuit avec vue sur la ville éclairée. Nouveau passage au Pier 39 pour manger et cable-car pour rentrer !
J3 : petit-déj. au Lori's Dinner : ambiance "Happy days", super ! Le matin, petit tour jusqu'à l'Embarcado et Union Square et on récupère la voiture qui servira très peu dans SF. Après-midi, Alamo Square où on gare la voiture puis à pieds jusqu'au Gloden Gate Park (un bon bout de marche quand même !) qui lui même est immense... Plus de vélo à la location sur la park :-( on poursuit contrant et forcé à pieds. Les baskets ne chauffent plus, elles fondent... Le jardin botanique est à faire. On rentre en bus jusqu'à la voiture que l'on stationne loin de l'hôtel pour éviter de payer les parkings. On avait prévu Muir Woods en fin d'après-midi et un tour de nuit mais on l'oublie, envie de se (re)poser après autant de marche (+ de 5h).
J4 : à nouveau le Lori's Dinner pour le petit-déj. Un peu de marche pour se réveiller et messe Gospel de 11h à 12h30. On récupère les bagages, bus (+ de 30min d'attente !) et voiture direction Sacramento. On zappe Sausalito et on rate la sortie Richmond. Un peu la galère mais on se reprend... un peu par hasard. On tombe sur un péage et bien sûr le guichetier nous indique que l'on s'est planté de file, que ça va pour cette fois mais qu'il faut faire attention... On arrive à notre hôtel dans Old Sacramento en fin d'après-midi. Sympa les maisons avec les trottoirs en bois !
J5 : petit tour dans Old Sacramento puis départ pour l'aéroport pour un vol intérieur sans problème jusqu'à Las Vegas. Puis notre hôtel, le Luxor. On est surclassé ! Du coup, on a le droit à une super suite... Je suis redescendu à l'accueil pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'une erreur mais non. On fera avec cet imprévu :-) ! Fin d'après-midi et visite du trip avec les principaux casino : 20h30 c'est l'heure d'admirer les fontaines du Bellagio. Taxi pour aller à Freemont Experience. Quand on se décide d'aller manger au Goldden Nuggets, c'est trop tard : on arrive à 22h08 alors que le restaurant ferme à 22h (ça je ne le savait pas !). On a payé cher pour faire cet AR : 20$ (aller) et 24$ (retour) sans les pourboires... On a détesté LV... Limite du débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine. Qu'en en pense à la quantité d'eau prélevée dans le Colorado et l’électricité nécessaire pour ce « parc d'attraction »... A voir quand même : décos du Venetian, du Paris et du Luxor. Freemont Experience ? Bof... Nous sommes restés une nuit au total (sur 2 prévues) et avons avancé notre départ vers Zion au J6, initialement prévu au J7... Soulagés de partir de LV !
J6 : on récupère la voiture+GPS un peu plus tôt que prévu et, au lieu de visiter les curiosités initialement prévues autour de la ville et de rentrer sur LV, on prend la direction de Zion après avoir fait des courses dans un walmart.
J7 : Zion. Achat du pass à 80$. Angel's Landing : superbe, à faire. 40 min pour arriver au Scout Lookout c'est-à-dire à l'endroit où ça se complique pour ceux qui ont le vertige comme moi ! Je continue un peu sur West Rim au lieu de partir sur la partie vertigineuse. Retour dans la vallée, on fini la boucle du parc en navette et en route vers Bryce où l'on arrive à 18h00. Direction Sunset Point au coucher du soleil pour une première vision de ce qui nous attend le lendemain. Puis on plante la tente au camping et on aperçoit quelques cervidés rôder (idem le lendemain matin).
J8 : visite du parc en enchaînant les 2 balades Queens Garden et Navajo Loop à pieds (SunRise->Sunset->SunRise). Vraiment coloré et surprenant ce parc ! Magnifique. En continue ensuite à faire une partie de la route dans le parc vers des zones plus vertes. Panneau lumineux signalant un incendie, prudence demandée aux automobilistes. Finalement, on ne vas pas jusqu'à la pointe du parc (=Yovimpa Pint) et on sort pour aller à Torrey via la fameuse route 12. Les paysages sont souvent superbes. Petit problème à Torrey : notre chambre n'est pas disponible, la personne n'a pas de trace de notre réservation. Heureusement, j'ai imprimé le courriel de l'hôtel et la personne doit bien se rendre à l'évidence : ils se sont plantés. Du coup, ils appellent les autres hôtel pour nous dénicher, difficilement, un autre hébergement. Ouf... Le soir, on passe à une laverie pour refaire notre stock de linge propre ! Au passage, un petite anecdote : si vous voyez un panneau "Do not pass", même avec des drapeaux rouges dessus, faut pas s'arrêter... ça veut dire "ne pas doubler" et non « ne pas passer ». Nous on a pilé 😊 !
J9 : Direction Fruita puis la route panoramique du Capitol Reef. On prend à bord un couple d'américain pour les déposer un peu plus loin : ils vont faire la rando partant de Cassidy Arch et revenant à l'entrée du parc. Rando sur les hauteurs qui à l'air fort sympathique. De notre côté, on fait "The Narrows" sur le Grand Wash Trail et la balade après Capitol Gorge, vers "The Tanks". On y croisera des mouflons, le ranger indiquant qu'il n'en a pas vu de cet été. Youpi, ils sortent pour nous ! Ensuite, route pour Arches. En arrivant, nous partons direct pour Delicate Arches (17h40 en haut, bonne montée). On assiste au coucher du soleil et on redescend après 19h00. On a bien profité du spectacle !
J10 : journée consacrée à Arches NP que l'on quitte à 17h45, il fait 86 °F. On a fait les arches de Devils Garden sauf Private Arch. On est retourné voir Delicate Arch mais à partir du point de vue Upper Viewpoint cette fois-ci, près de la route. Puis Panorama Point, Double Arch, les Windows + Turret Arch, Balanced Rock, Park Avenue. Bref, on voulait voir Arches NP et on l'a bien vu ! Ce fut notre parc préféré. Nuit au Castle Valley Inn, B&B vraiment très sympa que je recommande ! Nous avons mangé au RedRock Lodge et pour une fois le service est compris dans la note !
J11 : départ tardif car le premier service petit-déjeuner du B&B se fait à 8h00 ! Au programme, Island on the Sky. Grand View Point Overlook, Green River Overlook... Là, un peu déçu : paysages immenses mais pas d'émotion particulière. On regrette du coup de ne pas avoir privilégié The Needles... Mais pour une fois, on arrive très tôt à l'hôtel (16h30 !) et on fait les boutiques de Moab. Le soir, j'ai commandé un gâteau au chocolat... d'une pound soit 450g...Sauvé par les Doggy Bag !
J12 : direction Monument valley ! Passage à Needles Overlook puis Bluff : arrêt à son fort et à la poste juste en face ! Attention : pas de supermarché à Bluff, si besoin il faut s'arrêter à Blanding. Puis détour sympathique par Valley of the Gods avec des paysages sympa, prémices de ce que l'on verra à MV. On monte à Moki Dugway que l’on redescend pour MV ; arrêt à Goosenecks State Park pour voir le méandre de la San Juan River. Puis c'est la fameuse piste De Monument Valley : c'est super de se retrouver dans des décors de westerns... La piste est pas mal défoncée quand même en certains endroits. On va même 2 fois au John Ford's point, la seconde pour y voir le coucher de soleil. Dodo dans une cabine du camping, pas de route à faire !
J13 : debout de bonne heure, et petit-déj pris à Kenyeta. On a "oublié" le musée du Goulding's Lodge juste à côté. Zut ! Faut dire que l'on s'est planté sur les horaires : on part pour Page et on pensait qu'il fallait compter une heure de + pour Page qu'à MV d'où un départ de bonne heure. Mais en fait c'est l'inverse : on récupère une heure... Etant donné que l'on a peu de route, on arrive assez tôt le matin à Page : on va à Glen Canyon Dam, on fait la scenic (?) road et Horseshoe Bend.
On a réservé un tour en bateau sur internet, donc direction la marina pour 3h de bateau (Navajo Tapestry Cruise) sur le lac : on va dans un canyon mais celui-ci devient tellement étroit que le bateau doit reculer (marche arrière !) puis faire demi-tour..
J14 : au programme de la matinée : Lower Canyon et Upper Canyon. C'est cher, c'est cher... On ne paye qu'une fois l'entrée du parking car on enchaîne les 2 sur la journée, c'est toujours ça de gagné. On réserve 2 places pour le départ de 11h15 pour l'upper. Et on débute par le lower à 8h40. C'est vraiment très sympa : pas beaucoup de monde, on n'est pas vraiment gêné pour les photos. Il est très ludique à faire, étroit, des échelles. Des couleurs souvent pastelles très agréables. On en ressort enchanté et direction l'upper où il y a plus de monde...Ce n'est pas la foule que j'ai pu parfois lire sur le forum mais il y a suffisamment de monde pour que prendre des photos s'avère parfois difficile ! Avec un peu de patience, j'y arrive. Notamment pour le rayon quand même présent à cette période de l'année, vers 12h00/12h15. Il est plus spectaculaire que le lower en raison de ce fameux rayon mais nous avons quand même eu un petit coup de coeur pour le lower ! L'après-midi, direction le Grand Canyon. On s'arrête à quelques points de vue, on croise un coyote et on va directement au Mather Campground planter la tente. Puis direction le village pour voir le coucher de soleil sur le canyon. Repas à l'Arizona Room, pas génial bien que le Routard le recommande.
J15 : randonnée Bright Angel jusqu'au deuxième point d'arrêt (Three-Mile Resthouse) où l'on aperçoit l'Indian Garden plus bas. Nous sommes de retour au sommet pour midi, la rando n'est finalement pas très fatigante. Au passage, quelques mouflons et cervidés vus de près durant cette rando. Puis c'est la route vers Lake Havasu en empruntant la route 66 : à part Williams et Selingman, c'est quasiment "mort" jusqu'à Kingman... En arrivant à Lake Havasu, il fait très très chaud : 99°F à 18h00. Peut-être plus mais le compteur de la voiture n'affiche que 2 chiffres ! On retrouve les t° de Las Vegas.
J16 : visite de Joshua Tree. La partie Mojave Desert (nord) est originale avec ses arbres de Josué, pas grand chose côté Colorado Desert (sud) si ce n'est un endroit avec des cactus. On s'arrête à Palm Springs : on emprunte le téléphérique jusqu’à 2600m. Beau point de vue sur la ville et le champ d'éolienne où l'on passe en arrivant en ville.
J17 : direction Long Beach : il y a foule sur les quais !!! Apparemment, une journée particulière car il y a des milliers de personnes, des stands, des navette bus, etc. On n'a pas su le pourquoi de toute cette agitation. On voulait visiter le Queen Mary mais certaines salles n'étaient pas accessibles en raison du tournage d'un film. On se contentera d'admirer le bateau d'en bas, pas la peine de dépenser de l'argent pour une mini-visite. On monte dans le sous-marin le Scorpio et on enchaîne sur l'observation des baleines en mer (whale watching). Le soir, on est un peu bouchonné en direction de Hollywood Bd (19h). Voiture stationnée sur un parking public (8$ jusqu’au lendemain). Bien entendu, on fait le Hollywood Walk of Fame (bof). On a mangé d’excellents burgers au Johnny Rocket.
J18 : un autre petit tour avant de prendre la route pour Griffith Park : on visite le Musée de l'ouest : on n'y trouve pas grand chose sur les indiens ; nous passons voir le manoir qui a servi au tournage de "Charmed" et le "Daily Planet" de Superman ! Puis direction l'aéroport pour rendre la voiture et s'envoler pour Paris. Cet aéroport est bien triste, peu de boutiques. Celui de Sacramento était bien plus sympa ! Décollage à l'heure prévue, 18h30...
The End !!!
Ha si, j’oubliais : total achats vêtements pour 2 personnes : 12$ (un tee-shirt)...
Visite des parcs nationaux aux Etats-Unis: restaurants et hôtels? English translation pending
nous partons faire la visite des parks nationnaux (Death, Zion, Bryce canyon, Arches, Monument valley, Grand canyon) quelqu'un peut il me donnait quelques restos typiques et par trop l'arnaque, 😠 ainsi que des hotels. Merci 🙂
Réservation des restaurants dans les parcs de l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai réservé des hébergements à Grand Canyon Village et à Yellowstone. A quelques semaines de partir, j'aurais une question concernant les repas du soir. Faut-il réserver dans les restaurants à l'intérieur des parcs ou peut-on sans problème arriver le soir sans avoir réserver et choisir son resto à ce moment-là ?
Merci pour votre aide,
Cécile
J'ai réservé des hébergements à Grand Canyon Village et à Yellowstone. A quelques semaines de partir, j'aurais une question concernant les repas du soir. Faut-il réserver dans les restaurants à l'intérieur des parcs ou peut-on sans problème arriver le soir sans avoir réserver et choisir son resto à ce moment-là ?
Merci pour votre aide,
Cécile
Grand Canyon: réserver nos deux nuits dans le même hôtel? English translation pending
Bonjour,
Nous avons décidé il y a peut de partir en avril aux Etats-Unis et de faire quelques jours les parcs. Mon itinéraire est calé, nous avons prévu de passer 2 nuits dans le Grand Canyon. Malheureusement plus un seul hotel n'est disponible pour nos dates sur 2 nuits consécutives sur le site "http://www.grandcanyonlodges.com/". Par contre pour la 1ere nuit cela serait possible pour l'hotel "Maswik Lodge".
Pensez-vous qu'il soit mieux de réserver les 2 nuits dans le même hôtel sur Je suis en train de réserver sur Tusayan (un conseil d'hotel?) ou de faire quand même 1 nuit au Maswik Lodge et la 2ème nuit à Tusayan?
Merci d'avance pour vos réponses.
Nous avons décidé il y a peut de partir en avril aux Etats-Unis et de faire quelques jours les parcs. Mon itinéraire est calé, nous avons prévu de passer 2 nuits dans le Grand Canyon. Malheureusement plus un seul hotel n'est disponible pour nos dates sur 2 nuits consécutives sur le site "http://www.grandcanyonlodges.com/". Par contre pour la 1ere nuit cela serait possible pour l'hotel "Maswik Lodge".
Pensez-vous qu'il soit mieux de réserver les 2 nuits dans le même hôtel sur Je suis en train de réserver sur Tusayan (un conseil d'hotel?) ou de faire quand même 1 nuit au Maswik Lodge et la 2ème nuit à Tusayan?
Merci d'avance pour vos réponses.
Restaurants sympathiques dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous recherchons des adresses sympas de restaurants dans les villes suivantes.
Moab, Torrey, Tropic/Cannonville, Page, Vegas, Bridgeport, Oakhurst, San Francisco (centre ville), Santa Barbara, Santa Monica, LA (secteur Hollywood).
Des infos également sur les restaurants à : - Yellowstone (les commentaires ne sont pas flatteurs): secteurs Canyon lodge et Grant village. - Grand Canyon village.
Merci pour vos conseils.
Nous recherchons des adresses sympas de restaurants dans les villes suivantes.
Moab, Torrey, Tropic/Cannonville, Page, Vegas, Bridgeport, Oakhurst, San Francisco (centre ville), Santa Barbara, Santa Monica, LA (secteur Hollywood).
Des infos également sur les restaurants à : - Yellowstone (les commentaires ne sont pas flatteurs): secteurs Canyon lodge et Grant village. - Grand Canyon village.
Merci pour vos conseils.
Retour d'un voyage aux États-Unis (suite et fin) English translation pending
* route vers grand canyon:arrivée par desert view
premiére vue impressionnante
tres jolies photos à soleil rasant, malheureusement coucher de soleil aux abonnés absents , trés froid
hotel:yavapai lodge
* route vers las vegas trés longue
bref arret à hoover dam
arrivée au south point resort:1500 chambres(36 euros la chambre de 55 m2), on
peut trés bien ne pas sortir de l'hotel pendant 8 jours:machines à sous à perte de vue
15 salles de cinema une piscine et 6 restaurants
* avion vers san francisco:prendre le bart pour rejoindre le centre-ville, superbe ville ou tout est à voir, mais brouillard et froid
surtout prendre le cable car et faire une croisiére dans la baie
hotel:chancellor hotel à 50 métres d'union square, place trés animée
* puis retour vers paris
Itinéraire de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà posté quelques ébauches d'itinéraires et suites à vos conseils (merci!), j'ai modifié un peu le programme et me suis mieux renseignée par rapport à nos centres d'intérêts.
Juste pour rappel, nous partons à 2 et nous souhaitons faire notre voyage au printemps 2009 (avril-mai).
Voici notre programme :
J1 Vol Genève-Las vegas (c'est notre souhait d'arriver à Vegas) J2 Las Vegas (journée tranquille histoire de récuperer un peu du décalage horaire) J3 Las Vegas-Brice Canyon (visite) puis nuit à Kanab J4 Kanab-Page (visite des environs+Lower Antelope) nuit à Kayenta J5 Kayenta-Monument Valley(visite), puis Grand Canyon (visite) et nuit à Flagstaff J6 Flagstaff-Phoenix J7 Phoenix-Palm Springs-Los Angeles J8 Los Angeles J9 Los Angeles (journée consacrée à Universal Studios) J10 Los Angeles J11 La Côte en direction de SF J12 La Côte en direction de SF (2 jours peut paraitre long, mais on veut pas non plus trop stresser) J13 SF J14 SF J15 SF-Yosemite (visite l'après-midi et nuit dans le parc) J16 Yosemite-Bakersfield (visite du parc la journée et nuit à Bakersfield J17 Bakersfield-Death Valley (en passant par Lake Isabella et Ridgercrest; nuit à DV) J18 Death Valley-Las Vegas (visite le matin et après midi route jusqu'a LV) J19 J20 J21 Retour en Suisse
Volontairement nous avons laisser deux jours de battements au cas ou le programme serait trop chargé ou alors si nous souhaitons, sur le moment, consacré plus de temps à un parc ou une ville !
Qu'en pensez-vous ? Trop soutenu ? Faisable ? Je tiens à préciser que dans les parcs nous n'allons pas randonner...
Merci d'avance ! ;-)
J'ai déjà posté quelques ébauches d'itinéraires et suites à vos conseils (merci!), j'ai modifié un peu le programme et me suis mieux renseignée par rapport à nos centres d'intérêts.
Juste pour rappel, nous partons à 2 et nous souhaitons faire notre voyage au printemps 2009 (avril-mai).
Voici notre programme :
J1 Vol Genève-Las vegas (c'est notre souhait d'arriver à Vegas) J2 Las Vegas (journée tranquille histoire de récuperer un peu du décalage horaire) J3 Las Vegas-Brice Canyon (visite) puis nuit à Kanab J4 Kanab-Page (visite des environs+Lower Antelope) nuit à Kayenta J5 Kayenta-Monument Valley(visite), puis Grand Canyon (visite) et nuit à Flagstaff J6 Flagstaff-Phoenix J7 Phoenix-Palm Springs-Los Angeles J8 Los Angeles J9 Los Angeles (journée consacrée à Universal Studios) J10 Los Angeles J11 La Côte en direction de SF J12 La Côte en direction de SF (2 jours peut paraitre long, mais on veut pas non plus trop stresser) J13 SF J14 SF J15 SF-Yosemite (visite l'après-midi et nuit dans le parc) J16 Yosemite-Bakersfield (visite du parc la journée et nuit à Bakersfield J17 Bakersfield-Death Valley (en passant par Lake Isabella et Ridgercrest; nuit à DV) J18 Death Valley-Las Vegas (visite le matin et après midi route jusqu'a LV) J19 J20 J21 Retour en Suisse
Volontairement nous avons laisser deux jours de battements au cas ou le programme serait trop chargé ou alors si nous souhaitons, sur le moment, consacré plus de temps à un parc ou une ville !
Qu'en pensez-vous ? Trop soutenu ? Faisable ? Je tiens à préciser que dans les parcs nous n'allons pas randonner...
Merci d'avance ! ;-)
Itinéraire et conseils pour l'Ouest américain en août? English translation pending
bonjour à tous, nous louons une voiture du 1 aout au 22 aout pour faire le circuit suivant dans l'ouest americain : Las vegas, grand canyon, reserves indiennes, monument valley, navajo national park, the valley of the gods, page, upper antelope canyon, lower antelope canyon, lac powell, lee's ferry, zion, bryce canyon, capitol reef, canyonlands national park, arches national park, Moab?, las vegas, death valley, sequoia park, retour los angeles. Tout ca en 22 jours. J'aimerais avoir l'avis de ceux qui y sont deja allé. 22 jours es ce que ca va etre assez? ou va t on devoir etre speed? Vaut il le coup de monter jusqu'a Moab? Combien de jours rester a chaque étape? Ou prendre le temps de se poser? Quels sont les plus beaux spots? Quelle est la solution la plus économique camping ou motel?(nous espérons etre quatre). Est il possible de faire du camping sauvage? Avis à la population la voiture n'est pas pleine aussi si cela interesse du monde mon mail : fanyclara@yahoo.fr. merci à tous pour vos conseils Steph-clara
Circuit dans l'Ouest américain Los Angeles / San Francisco English translation pending
hello,
je désire faire un circuit aux usa, mais je suis végétarienne, est ce difficile de trouver la restauration végétarien aux états unis ?
de plus je penserais partir en novembre prochain, que prendre comme vêtements, "grand canyon... baskersfield..."
merci pour vos réponses 😉
je désire faire un circuit aux usa, mais je suis végétarienne, est ce difficile de trouver la restauration végétarien aux états unis ?
de plus je penserais partir en novembre prochain, que prendre comme vêtements, "grand canyon... baskersfield..."
merci pour vos réponses 😉
Visite San Francisco English translation pending
Bonjour comme dit dans mes précédent poste je part donc dans l'Ouest fin juin !
Je passe donc par San Francisco , et j'avais 2 petites questions concernant la ville :
Avez vous fait une balade en vélo ? Beaucoup me parle de faire SF en passent pas le Golden bridge et d'aller a Sausalito ? ( Le golden Gate Bridge contient t-il un péage pour les voitures ?
Niveau Alcatraz : Quel horaire choisir pour visiter la prison et avoir une meilleur vue sur la ville ?
Je suis toujours a la recherche de bon plan et resto pour San Francisco mais aussi pour Bryce canyon, Monument Valley , Grand Canyon , Kingman , Las Vegas ( vieux Vegas et strip ) et Los Angeles si quelqu'un peu m'aide :)
D'avance un grand merci
Maxime
Avez vous fait une balade en vélo ? Beaucoup me parle de faire SF en passent pas le Golden bridge et d'aller a Sausalito ? ( Le golden Gate Bridge contient t-il un péage pour les voitures ?
Niveau Alcatraz : Quel horaire choisir pour visiter la prison et avoir une meilleur vue sur la ville ?
Je suis toujours a la recherche de bon plan et resto pour San Francisco mais aussi pour Bryce canyon, Monument Valley , Grand Canyon , Kingman , Las Vegas ( vieux Vegas et strip ) et Los Angeles si quelqu'un peu m'aide :)
D'avance un grand merci
Maxime
Vêtements pour l'ouest des Etats-Unis en septembre English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec ma femme sur un circuit organisé ouest USA classique en 12 jours le 15 septembre 2006:
1er jour : France/Los Angeles 2e jour : Los Angeles 3e jour : Los Angeles/Laughlin (440 km) 4e jour : Laughlin/Le Grand Canyon/Gray Mountain (450 km) 5e jour : Gray Mountain/Monument Valley/Lac Powell/Bryce (600 km) 6e jour : Bryce/Zion/Las Vegas (480 km) 7e jour : Las Vegas/La Vallée de la Mort/Bakersfield (460 km) 8e jour : Bakersfield/Yosemite/Modesto (410 km) 9e jour : Modesto/Carmel/Monterey/San Francisco (380 km) 10e jour : San Francisco 11e jour : San Francisco/France Classique par KUONI fatigant, mais en septembre quels sont les vetements à prendre: Short, jean, pantalons toile Faut il s'habiller pour diner ou tenue décontract sans aller en short Las Vegas ?
merci pour vos conseils marco
Nous partons avec ma femme sur un circuit organisé ouest USA classique en 12 jours le 15 septembre 2006:
1er jour : France/Los Angeles 2e jour : Los Angeles 3e jour : Los Angeles/Laughlin (440 km) 4e jour : Laughlin/Le Grand Canyon/Gray Mountain (450 km) 5e jour : Gray Mountain/Monument Valley/Lac Powell/Bryce (600 km) 6e jour : Bryce/Zion/Las Vegas (480 km) 7e jour : Las Vegas/La Vallée de la Mort/Bakersfield (460 km) 8e jour : Bakersfield/Yosemite/Modesto (410 km) 9e jour : Modesto/Carmel/Monterey/San Francisco (380 km) 10e jour : San Francisco 11e jour : San Francisco/France Classique par KUONI fatigant, mais en septembre quels sont les vetements à prendre: Short, jean, pantalons toile Faut il s'habiller pour diner ou tenue décontract sans aller en short Las Vegas ?
merci pour vos conseils marco
Disneyworld en été: temps, foule, prix des hôtels...? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais voulu obtenir quelques petits renseignements concernant Disneyworld et les parcs en général, en Floride, pendant l'été. J'ai lu à beaucoup d'endroits que ce n'était pas vraiment la bonne saison, qu'il y faisait chaud, humide, risque de pluie etc, mais également que pas mal d'entre vous avaient fait le voyage en juillet/août et semblaient avoir beaucoup apprécié. Malheureusement je n'ai pas beaucoup le choix pour partir, c'est l'été ou rien...
Et j'aurais donc voulu savoir si début juillet, la température était vraiment insupportable, ou fait-il chaud mais cela reste-t-il tolérable? J'ai été aux Canaries, en Martinique, en juillet également, sans trop de problème. Est-ce pire que là-bas?
La pluie risque-t-elle vraiment de gâcher le voyage à cette période? Dois-je m'attendre à beaucoup de moustiques?
Autre question: y a-t-il foule dans les parcs à ce moment? Est-ce insupportable, ou pas pire que Disneyland Paris en été? ;)
Les prix des hôtels etc sont-ils plus chers à ce moment?
Une semaine pour faire les parcs (Animal Kingdom, Epcot, Magic Kingdom, Discovert Cove, Epcot et les deux parcs aquatiques) est-elle réaliste, ou est-ce trop peu?
Je vous remercie beaucoup d'avance pour votre aide... bonne journée à tous.
J'aurais voulu obtenir quelques petits renseignements concernant Disneyworld et les parcs en général, en Floride, pendant l'été. J'ai lu à beaucoup d'endroits que ce n'était pas vraiment la bonne saison, qu'il y faisait chaud, humide, risque de pluie etc, mais également que pas mal d'entre vous avaient fait le voyage en juillet/août et semblaient avoir beaucoup apprécié. Malheureusement je n'ai pas beaucoup le choix pour partir, c'est l'été ou rien...
Et j'aurais donc voulu savoir si début juillet, la température était vraiment insupportable, ou fait-il chaud mais cela reste-t-il tolérable? J'ai été aux Canaries, en Martinique, en juillet également, sans trop de problème. Est-ce pire que là-bas?
La pluie risque-t-elle vraiment de gâcher le voyage à cette période? Dois-je m'attendre à beaucoup de moustiques?
Autre question: y a-t-il foule dans les parcs à ce moment? Est-ce insupportable, ou pas pire que Disneyland Paris en été? ;)
Les prix des hôtels etc sont-ils plus chers à ce moment?
Une semaine pour faire les parcs (Animal Kingdom, Epcot, Magic Kingdom, Discovert Cove, Epcot et les deux parcs aquatiques) est-elle réaliste, ou est-ce trop peu?
Je vous remercie beaucoup d'avance pour votre aide... bonne journée à tous.
Achat de bijoux Navajo, Zuni, Hopi dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
nous partons dans une semaine pour un périple de 12 jours dans l'ouest (moab (arches, island in the sky, dead horse point, needles / monument valley / antelope canyon / horseshoe bend /page / cottonwood road / bryce canyon / las vegas) J'aimerai ramener un bijou indien en souvenir... mais je veux être sûre d'acheter un bijou local car certains m'ont avertie des répliques chinoises qu'on trouve parfois! Je me dis qu'à Monument Valley et à the view en particulier, je devrai être certaine de ne pas avoir à faire à de la contrefaçon... mais est-ce vraiment le meilleur endroit pour acquérir ce souvenir??? Je suis preneuse de vos avis, de vos expériences : où trouver un bon choix de bijoux, à quel prix....
Merci à vous! bon week end
nous partons dans une semaine pour un périple de 12 jours dans l'ouest (moab (arches, island in the sky, dead horse point, needles / monument valley / antelope canyon / horseshoe bend /page / cottonwood road / bryce canyon / las vegas) J'aimerai ramener un bijou indien en souvenir... mais je veux être sûre d'acheter un bijou local car certains m'ont avertie des répliques chinoises qu'on trouve parfois! Je me dis qu'à Monument Valley et à the view en particulier, je devrai être certaine de ne pas avoir à faire à de la contrefaçon... mais est-ce vraiment le meilleur endroit pour acquérir ce souvenir??? Je suis preneuse de vos avis, de vos expériences : où trouver un bon choix de bijoux, à quel prix....
Merci à vous! bon week end
Baisse de fréquentation dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous ! 😉
Lors de mon voyage en Août dans l'Ouest des Etats-Unis (récit sur http://voyageforum.com/v.f?post=714633;) j'ai été (agréablement) surpris par la modeste fréquentation des sites. Je ne connaissais pas les USA mais j'avais tellement entendu dire que les sites étaient hyper fréquentés que j'ai été étonné.
San Francisco: du monde, mais correct Yosemite : relativement calme, mais attire les citadins de Californie Death Valley : pas grand monde Las Vegas : là beaucoup de monde ! Grand Canyon : pas grand monde (pourtant le week-end), camping à moitié plein Lake Powell : pas grand monde Monument Valley : des visiteurs, mais pas la foule non plus Arches / Canyonlands : pas foule ! Bryce : un peu plus de monde Great Basin : absolument personne ! Impressionant, 2 voitures au parking pour la rando du Wheeler Peak Yellowstone : le parc le plus fréquenté, mais jamais la sensation d'être les uns sur les autres
Je me pose la question, fait normal étant donnée l'immensité des sites, ou baisse réelle de fréquentation ?? En tout cas, on ne s'en plaint pas !!! 😉
Lors de mon voyage en Août dans l'Ouest des Etats-Unis (récit sur http://voyageforum.com/v.f?post=714633;) j'ai été (agréablement) surpris par la modeste fréquentation des sites. Je ne connaissais pas les USA mais j'avais tellement entendu dire que les sites étaient hyper fréquentés que j'ai été étonné.
San Francisco: du monde, mais correct Yosemite : relativement calme, mais attire les citadins de Californie Death Valley : pas grand monde Las Vegas : là beaucoup de monde ! Grand Canyon : pas grand monde (pourtant le week-end), camping à moitié plein Lake Powell : pas grand monde Monument Valley : des visiteurs, mais pas la foule non plus Arches / Canyonlands : pas foule ! Bryce : un peu plus de monde Great Basin : absolument personne ! Impressionant, 2 voitures au parking pour la rando du Wheeler Peak Yellowstone : le parc le plus fréquenté, mais jamais la sensation d'être les uns sur les autres
Je me pose la question, fait normal étant donnée l'immensité des sites, ou baisse réelle de fréquentation ?? En tout cas, on ne s'en plaint pas !!! 😉
3 semaines dans l'Ouest américain, été 2014 English translation pending
Bonjour!
Voilà déjà plus d'un mois que nous sommes revenus de notre-magnifique-voyage dans l'Ouest américain. Vu les nombreux conseils que j'ai pu glaner sur VF je ne peux faire autrement que d'essayer d'apporter ma petite contribution... Nous ne sommes pas sortis des sentiers battus et n'avons vu que des "incontournables" donc je ne prétends pas apporter une note originale, mais simplement un résumé de ce que nous avons vu, mes impressions, quelques conseils... Notre circuit: San Francisco(4 nuits)-Yosemite(1N)-Death valley (1N)-Valley of fire (1N)-Zion(1N)-Bryce(2N)-Page(2N)-Monument valley(1N)-Grand canyon (2N)- Las vegas (2N) 18 nuits donc Nous n'avons pas vu Los Angeles, ni les Arches..;Dommage mais il fallait bien faire des choix sous peine de transformer les vacances en marathon. Car le conseil déjà cent fois répété mais vraiment utile: tenir compte des distance entre les parcs, du temps qu'il faut pour s'acheter un en-cas pour le midi, (et le manger...) donc nous avons préféré zapper certains parcs mais visiter sans être au pas de course. 1- Depart Bruxelles-Amsterdam-San Francisco(car malheureusement pas de vol direct Bruxelles-SF) Pas de souci lors de l'arrivée à SF. malgré leur réputation de cerbères, le douanier nous a juste posé les questions habituelles; le but du voyage, la durée du voyage, notre profession...empreinte des doigts, photo, et hop!Nous voilà en route pour notre hôtel. Situé dans Japantown, quartier pratique pour manger le soir(si on aime manger japonais)mais un peu excentré par rapport au centre On trouve toutes les infos sur Internet ou dans les guides sur ce qu'il y a à voir à SF.Inutile donc de tout répéter....Ce que j'ai trouvé très sympa: aller jusqu'à Cliff House sur la côte et ballade à pieds jusqu'au Golden gate Bridge. Nous avons fait cette ballade l'après midi.Si nous étions partis le matin on aurait eu le temps de traverser le pont et d'aller jusqu'à Sauselito (il y a des bus qui y vont je pense)avec retour en ferry. mais nous étions trop juste niveau timing. C'était une belle promenade qui permet de voir la côte et de belles maisons typiquement "San franciscaine" Autre belle ballade:monter jusque Twin peaks( nous l'avons fait en taxi car il n'y a pas de bus qui va jusque là) et descendre à pieds jusqu'au Golden Gate Park . On s'est acheté de quoi pique-niquer en route et avons mangé tranquillement au soleil dans le parc. Très sympa. Je parle du soleil, nous avons eu de la chance car il n'est pas garanti en été...Le matin il faisait frais, un peu humide, mais en cours de journée le soleil arrivait, et puis en fin d'après midi à nouveau assez frais. Mais ni pluie ni brouillard... Nous sommes restés trois jours et demi à SF et ce n'était vraiment pas de trop. Il y a bcp de choses à voir et c'est une ville très agréable, qui combine les avantages d'une grande ville (on y trouve tout ce qu'on veut!) sans le côté stressant; j'en ai gardé le ressenti d'une ville où il doit être agréable d'habiter. Jour 4: Prise de la voiture de location et départ vers Yosemite(320 kms) Comme nous ne passons qu'une nuit à Yosemite, on roule d'abord jusque Mariposa Grove, afin de voir les fameux sequoias, (nous y sommes arrivés à 17H :à cette heure là il y avait de nouveau de la place dans le parking, pourtant nous étions un vendredi de juillet, et yosemite a la réputation d'être particulièrement fréquenté pdt les week-ends d'été...) Ballade d'une bonne heure dans les sequoias puis nous remontons en voiture, passons par Tunnel View, et arrivons à notre hôtel, Yosemite Lodge at the falls, au centre de la vallée. Hôtel sympa situé en pleine nature Niveau gastronomie par contre nous n'en garderons pas un souvenir ébloui... Le lendemain tour dans la vallée puis nous allons jusque Glacier Point(ce qui nous a forcé à reprendre une partie de la route en direction de Mariposa, ...)mais nous ne voulions pas manquer Glacier Point, et à raison, ça vaut la peine Ensuite nous avons pris la Tioga Road pour sortir du parc. Malheureusement il a commencé à doucher donc c'était raté pour nous balader, par exemple à Tuolomne meadows qui avait l'air pourtant bien attrayant..;mais avec 13 ° et une bonne douche, non merci(pourtant il avait fait magnifique toute la matinée) Nous n'avons pas eu de souci à Glacier Point mais quand nous en sommes repartis vers 14H30 la file de voitures était longue pour rentrer dans le parking...Eviter donc les heures de pointe, surtout le week-end! Petit conseil:il aurait été peut être plus pratique de passer la nuit du côté de Mariposa Grove , cad dans le sud du parc, comme ça on voit les sequoias en arrivant, on peut éventuellement pousser une pointe jusqu'au Glacier Point pour le Sunset(mais il doit y avoir du monde)..;on loge dans le sud du parc et le lendemain on remonte vers le centre, on s'y balade et on prend la Tioga Road jusqu'à la sortie du parc côté Est. Une seule nuit c'est peu pour apprécier Yosemite.Mais le temps est compté... Direction Mammoth lakes pour faire étape avant d'attaquer la Death valley... Rien de particulier à signaler sur Mammoth Lakes. Jour 6: depart vers Death Valley, avec visite de Alabama Hills en route. Coup de chance il faisait fort nuageux donc pas trop chaud car nous étions dans les Alabama Hills vers 14H30...Il y a un tour à pieds d'une bonne demi heure à faire, c'est sympa. Puis on prend la route vers la fameuse Death Valley où je me voyais déjà seule au monde, en panne de voiture sous 50 °... Pas du tout. D'abord en arrivant de Lone Pine, on passe par une route assez montagneuse, où la température était d'environ 35 ° , avec un petit vent bienvenu, et donc tout à fait supportable. Il faut dire que nous ne nous étions pas dépêchés, pour entamer la route vers DV vers 16H30, histoire d'échapper à la grosse chaleur du début d'après midi. Ensuite la route descend d vers Stovepipe, là effectivement il fait plus chaud, mais il était déjà 18H30, 19H, donc c'était à nouveau supportable. Pas pour randonner des heures bien sûr, mais pour sortir de sa voiture, faire un petit tour, prendre quelques photos... Plus de place au Furnace Creeck donc nous logions au Stovepipe.Chambres correctes, mais clim très bruyante! Restaurant sympa où nous avons plutôt bien mangé Le soir, Sunset sur les mesquite dunes à 2kms de l'hôtel Nuit très courte car nous nous sommes levés très tôt pour aller voir le sunrise de zabriskie Point (une bonne demi heure de route) Puis nous sommes montés à Dante's View:magique et un vent rafraichissant qui permet de se balader sans problème... A faire le matin assez tôt pour éviter la chaleur, notamment pour le moteur de la voiture, car ça grimpe! Puis coup d'œil à Badwater, et tour en voiture de Devil's gulf Course. La il est 11H et il commence à faire très, très chaud!!!Et on annonçait 48 ° pour l'après midi... Nous quittons donc cette Death Valley qui mérite bien d'y passer une nuit car les paysages y sont impressionnants. Par contre la traverser en pleine journée en été ne doit pas laisser un très bon souvenir car il vaut évidemment mieux la voir le soir et le matin tôt... En route pour Overton, petit bled tranquille, à l'hôtel North Shore Inn:sympa car très calme, après la nuit fort courte ça faisait du bien de se reposer au bord de la piscine... Le lendemain matin, visite de la Valley of Fire. malheureusement nous n'avons pas eu le courage de nous lever tôt, nous n'avons donc pas pu vraiment en profiter car il faisait déjà très chaud. Dommage car ça en vaut la peine, pourtant ce petit parc est méconnu... Ensuite route vers Zion. Notre hôtel était situé à Springdale , là où logent la majorité des touristes, cad une longue route qui mène jusqu'à l'entrée du parc. Nous avons trouvé que l'infrastructure hôtelière était bien intégrée dans le paysage(contrairement à Bryce...)Notre hôtel était le dernier de la route, donc le plus proche de l'entrée du parc ce qui était très pratique:à 5 min à pieds du Visitor Center et de l'arret du Shuttle. Le système mis en place est très pratique:des navettes gratuites font le tour du parc en s'arrêtant aux points de départ des randonnées.On descend et on monte quand on veut.. On prend le shuttle et on s'arrête à l'arrêt Zion lodge pour faire une très chouette balade que je recommande:Esmaralda pools. De grandes falaises rouges et une végétation abondante. Le chemin est très facile au début puis devient plus abrupt mais ça reste très faisable. La balade met environ 1H30 AR, en prenant le temps de s'arrêter, faire des photos... Le soir petites courses au supermarché situé juste à côté de l'hôtel. attention les prix y sont très élevés!!mais comme nous avions une vraie cuisine dans notre chambre(appartement plutôt...) on s'est fristouillé un petit diner...Bien sympa. Le lendemain matin encore une petite balade: Riverside Walk. Elle mène jusqu'aux Narrows(balade aquatique, que je n'avais pas prévue au programme, au grand regret des enfants...) On se serait volontiers attardé un peu à Zion, le parc est très agréable, et c'est aussi l'hôtel qui nous a laissé le meilleur souvenir...On y serait bien resté un peu...Profiter du cadre, de la piscine, de la rivière en contrebas... mais bon, la suite du programme est attrayante aussi puisque nous partons vers Bryce (140Kms) On arrive en fin d'après midi à Bryce.Comme déjà dit, comparé à Zion, l'intégration des infrastructures touristiques n'est pas une réussite..Motels basiques et sans charme... Le lendemain on prend le shuttle qui nous mène dans le parc et qui s'arrête aux 4 principaux points de vue. on s'arrête à Sunset Point pour faire la balade-classique- qui mène jusqu'à Sunrise Point(on peut la faire dans l'autre sens aussi, c'est un peu plus fatigant car ça grimpe plus vers la fin) Le premier coup d'œil sur Bryce est magique :waoh! C'est vraiment, vraiment beau...La balade prend deux bonnes heures.A conseiller sans hésitation. Quand on arrive à Sunrise Point il y a un petit supermarché où on achète de quoi manger, rien d'extra bien sûr, mais de quoi se nourrir sur les petites tables mises à disposition, ce qui est bien pratique Ensuite on retourne à l'hôtel pour prendre la voiture et on part faire la scenic drive: on roule jusqu'au bout(28kms) et on revient en s'arrêtant aux différents points de vue. Tous magnifiques. Le soir on va manger dans un resto à quelques kms, conseillé par mon Routard "Family steackhouse"Pas mal du tout. Le lendemain, on a le courage de se lever tôt pour faire le sunrise...à Sunrise Point. On n'y est pas seuls! mais que c'est beau... Ensuite on prend la route vers le Lac Powell. Gros orage quand on arrive près du lac. Aie nous qui pensions profiter d'une après midi à la piscine..heureusement après une bonne heure la pluie cesse et très vite il fait de nouveau chaud.Et on passe effectivement l'après midi à la piscine . Agréable car l'hôtel a vue sur le lac, mais trop de monde à notre goût... Nous avions réservé la visite d'Antelope canyon (Upper) et une balade en bateau sur le lac Antelope Canyon c'est très beau mais nous avons fait la visite à l'heure du midi pour avoir les rayons de soleil à la verticale dans le Canyon...Que de monde. C'est le seul endroit où nous avons trouvé que la foule occultait quelque peu la beauté du lieu...Peut être vaut il mieux visiter Lower Antelope, moins fréquenté... La balade en bateau sur le lac: un peu promène- touristes mais très sympa. Le lendemain: départ vers monument Valley; Plus de 300 kms. La route est un peu longue et à nouveau, une forte pluie sur la route. On espère que cela ne nous empêchera pas de faire le circuit en voiture ..;heureusement encore une fois, dès que la pluie cesse la température grimpe de 10 degrés et tout sèche très vite... Nous avions un peu hésité entre le tour en jeep avec les Indiens ou le circuit par nos propres moyens:vu le prix prohibitif demandé par les Indiens nous avons vite choisi!!Et ne l'avons pas regretté. certes la route est mauvaise, surtout au début, mais en roulant doucement il n'y a pas de problèmes. Paysages magnifiques, tellement typiquement ouest américains!!Même quand on n'est pas fan de western... Entre Page et Grand Canyon monument Valley représente un détour, mais ça en vaut la peine Il n'y avait hélàs plus de place pour loger sur place. Nous avons dormi à Mexican Hat. Un peu moins déprimant que Kayenta mais quand on repart ensuite vers le Grand Canyon, c'est plus pratique de loger à Kayenta, plutôt qu'à Mexican Hat. je n'y avais pas fait attention en réservant...Par contre la route entre Monument Valley et Mexican hat est belle..;Compensation... Une après midi suffit tout à fait pour Monument Valley. Le lendemain départ pour Grand canyon. A notre arrivée il faisait très nuageux donc les couleurs n'étaient pas extraordinaires; mais le paysage est majestueux, énorme, impressionnant. A conseiller(ce que nous avons fait le lendemain) un tour en hélico, pour mieux prendre la mesure du canyon...Nous avions opté pour le tour de 30 minutes que certains trouvent trop court car on doit d'abord survoler la plaine avant d'arriver dans le canyon même:mais ça suffit vraiment pour apprécier. En plus il faisait très chaud dans l'hélico donc on n'y serait pas restés 1H30.... Sympa aussi de se balader dans le canyon (en plus des points de vue en voiture...) Nous avons entamé la balade Bright Angel Trail, à côté du Maswik Lodge. La descente ne pose évidemment pas de souci...Mais l'idée de devoir tout remonter est moins plaisante. On descend donc une bonne heure puis on remonte... Mon mari a regretté de ne pas avoir prévu de passer la nuit au fond du canyon. mais cela se réserve des mois à l'avance... Et puis le lendemain départ pour Las vegas.Ville complètement délirante, qui vaut la peine d'être vue quand on est dans le coin..;On n'y resterait pas une semaine(en plus il fait très très chaud!) mais faire le tour des hôtels un soir ou deux c'est amusant. Et de là, retour vers Bruxelles via Atlanta... Voilà ce n'est qu'un petit résumé mais s'il peut aider l'un ou l'autre tant mieux!!
Voilà déjà plus d'un mois que nous sommes revenus de notre-magnifique-voyage dans l'Ouest américain. Vu les nombreux conseils que j'ai pu glaner sur VF je ne peux faire autrement que d'essayer d'apporter ma petite contribution... Nous ne sommes pas sortis des sentiers battus et n'avons vu que des "incontournables" donc je ne prétends pas apporter une note originale, mais simplement un résumé de ce que nous avons vu, mes impressions, quelques conseils... Notre circuit: San Francisco(4 nuits)-Yosemite(1N)-Death valley (1N)-Valley of fire (1N)-Zion(1N)-Bryce(2N)-Page(2N)-Monument valley(1N)-Grand canyon (2N)- Las vegas (2N) 18 nuits donc Nous n'avons pas vu Los Angeles, ni les Arches..;Dommage mais il fallait bien faire des choix sous peine de transformer les vacances en marathon. Car le conseil déjà cent fois répété mais vraiment utile: tenir compte des distance entre les parcs, du temps qu'il faut pour s'acheter un en-cas pour le midi, (et le manger...) donc nous avons préféré zapper certains parcs mais visiter sans être au pas de course. 1- Depart Bruxelles-Amsterdam-San Francisco(car malheureusement pas de vol direct Bruxelles-SF) Pas de souci lors de l'arrivée à SF. malgré leur réputation de cerbères, le douanier nous a juste posé les questions habituelles; le but du voyage, la durée du voyage, notre profession...empreinte des doigts, photo, et hop!Nous voilà en route pour notre hôtel. Situé dans Japantown, quartier pratique pour manger le soir(si on aime manger japonais)mais un peu excentré par rapport au centre On trouve toutes les infos sur Internet ou dans les guides sur ce qu'il y a à voir à SF.Inutile donc de tout répéter....Ce que j'ai trouvé très sympa: aller jusqu'à Cliff House sur la côte et ballade à pieds jusqu'au Golden gate Bridge. Nous avons fait cette ballade l'après midi.Si nous étions partis le matin on aurait eu le temps de traverser le pont et d'aller jusqu'à Sauselito (il y a des bus qui y vont je pense)avec retour en ferry. mais nous étions trop juste niveau timing. C'était une belle promenade qui permet de voir la côte et de belles maisons typiquement "San franciscaine" Autre belle ballade:monter jusque Twin peaks( nous l'avons fait en taxi car il n'y a pas de bus qui va jusque là) et descendre à pieds jusqu'au Golden Gate Park . On s'est acheté de quoi pique-niquer en route et avons mangé tranquillement au soleil dans le parc. Très sympa. Je parle du soleil, nous avons eu de la chance car il n'est pas garanti en été...Le matin il faisait frais, un peu humide, mais en cours de journée le soleil arrivait, et puis en fin d'après midi à nouveau assez frais. Mais ni pluie ni brouillard... Nous sommes restés trois jours et demi à SF et ce n'était vraiment pas de trop. Il y a bcp de choses à voir et c'est une ville très agréable, qui combine les avantages d'une grande ville (on y trouve tout ce qu'on veut!) sans le côté stressant; j'en ai gardé le ressenti d'une ville où il doit être agréable d'habiter. Jour 4: Prise de la voiture de location et départ vers Yosemite(320 kms) Comme nous ne passons qu'une nuit à Yosemite, on roule d'abord jusque Mariposa Grove, afin de voir les fameux sequoias, (nous y sommes arrivés à 17H :à cette heure là il y avait de nouveau de la place dans le parking, pourtant nous étions un vendredi de juillet, et yosemite a la réputation d'être particulièrement fréquenté pdt les week-ends d'été...) Ballade d'une bonne heure dans les sequoias puis nous remontons en voiture, passons par Tunnel View, et arrivons à notre hôtel, Yosemite Lodge at the falls, au centre de la vallée. Hôtel sympa situé en pleine nature Niveau gastronomie par contre nous n'en garderons pas un souvenir ébloui... Le lendemain tour dans la vallée puis nous allons jusque Glacier Point(ce qui nous a forcé à reprendre une partie de la route en direction de Mariposa, ...)mais nous ne voulions pas manquer Glacier Point, et à raison, ça vaut la peine Ensuite nous avons pris la Tioga Road pour sortir du parc. Malheureusement il a commencé à doucher donc c'était raté pour nous balader, par exemple à Tuolomne meadows qui avait l'air pourtant bien attrayant..;mais avec 13 ° et une bonne douche, non merci(pourtant il avait fait magnifique toute la matinée) Nous n'avons pas eu de souci à Glacier Point mais quand nous en sommes repartis vers 14H30 la file de voitures était longue pour rentrer dans le parking...Eviter donc les heures de pointe, surtout le week-end! Petit conseil:il aurait été peut être plus pratique de passer la nuit du côté de Mariposa Grove , cad dans le sud du parc, comme ça on voit les sequoias en arrivant, on peut éventuellement pousser une pointe jusqu'au Glacier Point pour le Sunset(mais il doit y avoir du monde)..;on loge dans le sud du parc et le lendemain on remonte vers le centre, on s'y balade et on prend la Tioga Road jusqu'à la sortie du parc côté Est. Une seule nuit c'est peu pour apprécier Yosemite.Mais le temps est compté... Direction Mammoth lakes pour faire étape avant d'attaquer la Death valley... Rien de particulier à signaler sur Mammoth Lakes. Jour 6: depart vers Death Valley, avec visite de Alabama Hills en route. Coup de chance il faisait fort nuageux donc pas trop chaud car nous étions dans les Alabama Hills vers 14H30...Il y a un tour à pieds d'une bonne demi heure à faire, c'est sympa. Puis on prend la route vers la fameuse Death Valley où je me voyais déjà seule au monde, en panne de voiture sous 50 °... Pas du tout. D'abord en arrivant de Lone Pine, on passe par une route assez montagneuse, où la température était d'environ 35 ° , avec un petit vent bienvenu, et donc tout à fait supportable. Il faut dire que nous ne nous étions pas dépêchés, pour entamer la route vers DV vers 16H30, histoire d'échapper à la grosse chaleur du début d'après midi. Ensuite la route descend d vers Stovepipe, là effectivement il fait plus chaud, mais il était déjà 18H30, 19H, donc c'était à nouveau supportable. Pas pour randonner des heures bien sûr, mais pour sortir de sa voiture, faire un petit tour, prendre quelques photos... Plus de place au Furnace Creeck donc nous logions au Stovepipe.Chambres correctes, mais clim très bruyante! Restaurant sympa où nous avons plutôt bien mangé Le soir, Sunset sur les mesquite dunes à 2kms de l'hôtel Nuit très courte car nous nous sommes levés très tôt pour aller voir le sunrise de zabriskie Point (une bonne demi heure de route) Puis nous sommes montés à Dante's View:magique et un vent rafraichissant qui permet de se balader sans problème... A faire le matin assez tôt pour éviter la chaleur, notamment pour le moteur de la voiture, car ça grimpe! Puis coup d'œil à Badwater, et tour en voiture de Devil's gulf Course. La il est 11H et il commence à faire très, très chaud!!!Et on annonçait 48 ° pour l'après midi... Nous quittons donc cette Death Valley qui mérite bien d'y passer une nuit car les paysages y sont impressionnants. Par contre la traverser en pleine journée en été ne doit pas laisser un très bon souvenir car il vaut évidemment mieux la voir le soir et le matin tôt... En route pour Overton, petit bled tranquille, à l'hôtel North Shore Inn:sympa car très calme, après la nuit fort courte ça faisait du bien de se reposer au bord de la piscine... Le lendemain matin, visite de la Valley of Fire. malheureusement nous n'avons pas eu le courage de nous lever tôt, nous n'avons donc pas pu vraiment en profiter car il faisait déjà très chaud. Dommage car ça en vaut la peine, pourtant ce petit parc est méconnu... Ensuite route vers Zion. Notre hôtel était situé à Springdale , là où logent la majorité des touristes, cad une longue route qui mène jusqu'à l'entrée du parc. Nous avons trouvé que l'infrastructure hôtelière était bien intégrée dans le paysage(contrairement à Bryce...)Notre hôtel était le dernier de la route, donc le plus proche de l'entrée du parc ce qui était très pratique:à 5 min à pieds du Visitor Center et de l'arret du Shuttle. Le système mis en place est très pratique:des navettes gratuites font le tour du parc en s'arrêtant aux points de départ des randonnées.On descend et on monte quand on veut.. On prend le shuttle et on s'arrête à l'arrêt Zion lodge pour faire une très chouette balade que je recommande:Esmaralda pools. De grandes falaises rouges et une végétation abondante. Le chemin est très facile au début puis devient plus abrupt mais ça reste très faisable. La balade met environ 1H30 AR, en prenant le temps de s'arrêter, faire des photos... Le soir petites courses au supermarché situé juste à côté de l'hôtel. attention les prix y sont très élevés!!mais comme nous avions une vraie cuisine dans notre chambre(appartement plutôt...) on s'est fristouillé un petit diner...Bien sympa. Le lendemain matin encore une petite balade: Riverside Walk. Elle mène jusqu'aux Narrows(balade aquatique, que je n'avais pas prévue au programme, au grand regret des enfants...) On se serait volontiers attardé un peu à Zion, le parc est très agréable, et c'est aussi l'hôtel qui nous a laissé le meilleur souvenir...On y serait bien resté un peu...Profiter du cadre, de la piscine, de la rivière en contrebas... mais bon, la suite du programme est attrayante aussi puisque nous partons vers Bryce (140Kms) On arrive en fin d'après midi à Bryce.Comme déjà dit, comparé à Zion, l'intégration des infrastructures touristiques n'est pas une réussite..Motels basiques et sans charme... Le lendemain on prend le shuttle qui nous mène dans le parc et qui s'arrête aux 4 principaux points de vue. on s'arrête à Sunset Point pour faire la balade-classique- qui mène jusqu'à Sunrise Point(on peut la faire dans l'autre sens aussi, c'est un peu plus fatigant car ça grimpe plus vers la fin) Le premier coup d'œil sur Bryce est magique :waoh! C'est vraiment, vraiment beau...La balade prend deux bonnes heures.A conseiller sans hésitation. Quand on arrive à Sunrise Point il y a un petit supermarché où on achète de quoi manger, rien d'extra bien sûr, mais de quoi se nourrir sur les petites tables mises à disposition, ce qui est bien pratique Ensuite on retourne à l'hôtel pour prendre la voiture et on part faire la scenic drive: on roule jusqu'au bout(28kms) et on revient en s'arrêtant aux différents points de vue. Tous magnifiques. Le soir on va manger dans un resto à quelques kms, conseillé par mon Routard "Family steackhouse"Pas mal du tout. Le lendemain, on a le courage de se lever tôt pour faire le sunrise...à Sunrise Point. On n'y est pas seuls! mais que c'est beau... Ensuite on prend la route vers le Lac Powell. Gros orage quand on arrive près du lac. Aie nous qui pensions profiter d'une après midi à la piscine..heureusement après une bonne heure la pluie cesse et très vite il fait de nouveau chaud.Et on passe effectivement l'après midi à la piscine . Agréable car l'hôtel a vue sur le lac, mais trop de monde à notre goût... Nous avions réservé la visite d'Antelope canyon (Upper) et une balade en bateau sur le lac Antelope Canyon c'est très beau mais nous avons fait la visite à l'heure du midi pour avoir les rayons de soleil à la verticale dans le Canyon...Que de monde. C'est le seul endroit où nous avons trouvé que la foule occultait quelque peu la beauté du lieu...Peut être vaut il mieux visiter Lower Antelope, moins fréquenté... La balade en bateau sur le lac: un peu promène- touristes mais très sympa. Le lendemain: départ vers monument Valley; Plus de 300 kms. La route est un peu longue et à nouveau, une forte pluie sur la route. On espère que cela ne nous empêchera pas de faire le circuit en voiture ..;heureusement encore une fois, dès que la pluie cesse la température grimpe de 10 degrés et tout sèche très vite... Nous avions un peu hésité entre le tour en jeep avec les Indiens ou le circuit par nos propres moyens:vu le prix prohibitif demandé par les Indiens nous avons vite choisi!!Et ne l'avons pas regretté. certes la route est mauvaise, surtout au début, mais en roulant doucement il n'y a pas de problèmes. Paysages magnifiques, tellement typiquement ouest américains!!Même quand on n'est pas fan de western... Entre Page et Grand Canyon monument Valley représente un détour, mais ça en vaut la peine Il n'y avait hélàs plus de place pour loger sur place. Nous avons dormi à Mexican Hat. Un peu moins déprimant que Kayenta mais quand on repart ensuite vers le Grand Canyon, c'est plus pratique de loger à Kayenta, plutôt qu'à Mexican Hat. je n'y avais pas fait attention en réservant...Par contre la route entre Monument Valley et Mexican hat est belle..;Compensation... Une après midi suffit tout à fait pour Monument Valley. Le lendemain départ pour Grand canyon. A notre arrivée il faisait très nuageux donc les couleurs n'étaient pas extraordinaires; mais le paysage est majestueux, énorme, impressionnant. A conseiller(ce que nous avons fait le lendemain) un tour en hélico, pour mieux prendre la mesure du canyon...Nous avions opté pour le tour de 30 minutes que certains trouvent trop court car on doit d'abord survoler la plaine avant d'arriver dans le canyon même:mais ça suffit vraiment pour apprécier. En plus il faisait très chaud dans l'hélico donc on n'y serait pas restés 1H30.... Sympa aussi de se balader dans le canyon (en plus des points de vue en voiture...) Nous avons entamé la balade Bright Angel Trail, à côté du Maswik Lodge. La descente ne pose évidemment pas de souci...Mais l'idée de devoir tout remonter est moins plaisante. On descend donc une bonne heure puis on remonte... Mon mari a regretté de ne pas avoir prévu de passer la nuit au fond du canyon. mais cela se réserve des mois à l'avance... Et puis le lendemain départ pour Las vegas.Ville complètement délirante, qui vaut la peine d'être vue quand on est dans le coin..;On n'y resterait pas une semaine(en plus il fait très très chaud!) mais faire le tour des hôtels un soir ou deux c'est amusant. Et de là, retour vers Bruxelles via Atlanta... Voilà ce n'est qu'un petit résumé mais s'il peut aider l'un ou l'autre tant mieux!!
Où dormir à Monument Valley aux États-Unis? English translation pending
Bon, l'itinéraire est fait ; j'en suis à l'étape des résas d'hotels-motels et là je patauge grave !!! NEED HELP !!!
je perds trop de temps à comparer les dispos-les meilleurs prix et les avis consommateurs...
que choisir à Page ; est-ce que le boy motel est bien ? ( je recherche surtout la propreté )
Et surtout, pour Monument Valley en arrivant de Page, vaut-il mieux s'arrêter à Goulging ou Kayenta ?
Merci pour vos conseils
Voyage dans l'est de l'Australie en septembre 2008 English translation pending
Bonjour,
Voici le programme que nous avons décidé de faire en Australie,
Pourriez-vous me donner votre avis et, lors des journées libres, me dire ce que vous pensez qu'il est primordial de faire
Les critiques des hôtels ou compagnies aériennes, les restos à faire, le climats ou tout autre information ... sont aussi bienvenues
Merci d'avance
03 SEPTEMBRE : Envol à destination de Hong Kong à bord du vol CATHAY PACIFIC 260 à 14h.
04 SEPTEMBRE : Atterrissage à Hong Kong à 7h30 - Envol pour MELBOURNE par le vol CATHAY PACIFIC 163 à 9h20 – Arrivée à 20h25. Hôtel Ibis.
05 / 06 SEPTEMBRE : Journées libres à MELBOURNE ==> il y a la finale du mondial de footy, est-ce interessant ?
07 SEPTEMBRE : Excursion avec un guide chauffeur francophone : la spectaculaire Great Ocean Road
08 SEPTEMBRE : Vol sur Adelaide (vol Quantas 681 à 11h10 – Arrivée à 12h) - Hôtel Mercure Grosvenor. Reste de la journée libre
09 SEPTEMBRE : Départ excursion de 2 jours à Kangaroo Island Route matinale pour prendre le ferry et découvrir l’île sauvage de Kangaroo en véhicule 4x4 qui offre un aperçu unique sur le monde australien originel : falaises escarpées, plages sauvages, villages hors du temps, bestiaire incomparable... Déjeuner en cours de visite et nuit au Ozone Seafront Hotel
10 SEPTEMBRE : Kangaroo Island / Adélaïde Poursuite de la visite de l’île. Retour sur Adélaïde en avion et transfert à l’hôtel Mercure Grosvenor
11 SEPTEMBRE : Vol pour Sydney (vol Quantas 738 à 9h35 – Arrivée à 11h55), hôtel Travel LodgePhilipp Street
12 / 13 SEPTEMBRE : Journées libres à SYDNEY
14 SEPTEMBRE : Excursion aux Blue Mountains Départ pour une journée d’excursion en compagnie de votre guide-chauffeur francophone, en direction des paysages de montagnes de l’arrière-pays de Sydney, le Parc National des Blue Mountains. À Leura, vue sur les Three Sisters dans une magnifique forêt d’eucalyptus. Balade à pied dans la végétation luxuriante avant le déjeuner avec vue sur la vallée de Jamison. Visite du Grand Canyon d’Australie, en passant par Mt Victoria. Retour sur Sydney avec arrêt dans un parc animalier pour découvrir la faune spécifique d’Australie : koalas, kangourous, émeus, wombats, dans leur environnement naturel.
15 SEPTEMBRE : Le matin, envol pour Ayers Rock (vol Quantas 728 à 9h50 – Arrivée à 12h55). Hôtel : Outback Pioneer Lodge. L’après-midi, marche dans les canyons des Olgas ou “Kata Tjuta”, le long de la Vallée des Vents. Puis coucher de soleil sur le rocher rouge, le Uluru sacré des Aborigènes.
16 SEPTEMBRE : Départ matinal pour assister au lever du soleil sur Uluru, marche autour de sa base jusqu’à la gorge de Kantju. Découverte des peintures rupestres de Mutitjulu. Visite du Centre Culturel consacré à la culture Anangu. Départ pour Kings Canyon. Arrêt à Kings Creek pour visiter un ranch traditionnel de l’outback. Hôtel Kings Canyon Ressort
17 SEPTEMBRE : Balade au sommet du canyon, le Rim Walk, ou à la base, dans la Kings Creek Walk (selon notre état et la difficulté). Puis départ pour Alice Springs. Piste jusqu’à Gosse Bluff. Balade à Simpsons Gap. Hébergement au All Seasons Oasis
18 SEPTEMBRE : envol pour Darwin (vol Quantas 1936 à 11h55 – Arrivée à 13h50). hôtel Palm City. Reste de la journée libre.
19 SEPTEMBRE : Départ pour excursion de 2 jours dans le parc du Kakadu Départ pour l’Adélaide River, où vivent grues et martins pêcheurs en compagnie des buffles et des impressionnants crocodiles. Dans le parc de Kakadu, découverte des fresques aborigènes d’Ubirr Rock, datant de plus de 20 000 ans et dominant la Terre d’Arnhem. En fin d’après-midi, installation à l’hôtel Aurora Kakadu
20 SEPTEMBRE : Promenade matinale à Nourlangie Rock, véritable galerie d’art aborigène en plein air avant de faire une croisière sur les Yellow Waters, au milieu des oiseaux aquatiques et de quelques crocodiles. Visite du Centre Culturel Warradjan, avant le retour sur Darwin avec une pause à l’auberge mythique Bark Hut Inn. Arrivée en milieu d’après-midi. Hébergement à l’hôtel Palm City
21 SEPTEMBRE : envol matinal à destination de Cairns (vol Quantas 1871 à 7h15 – Arrivée à 10h10). Journée d’excursion dans le Parc National de Wooroonooran, au sud de Cairns : marche, observation de la faune des marécages, visite de la ferme aux crocodiles de Johnstone River, déjeuner-buffet à la Central Tavern, baignade à Babinda Boulders et Josephine Falls, apprentissage de la culture aborigène dans la vallée de Goldsborough.
22 SEPTEMBRE : Journée de croisière en catamaran jusqu’à la Grande Barrière de Corail qui s’étire sur près de 2000 km au large du Queensland. Déjeuner-buffet à bord.
23 SEPTEMBRE : Journée libre à Cairns - On envisage un survol en petit avion de la grande barrière de corail (moins cher que l'hélico)
24 SEPTEMBRE : vol retour vers Paris : Vol CATHAY PACIFIC 102 pour Hong Kong à 15h15 – Arrivée à 20h20. Puis Vol CATHAY PACIFIC 263 pour Paris à 22h50.
25 SEPTEMBRE : Arrivée en FRANCE
Voici le programme que nous avons décidé de faire en Australie,
Pourriez-vous me donner votre avis et, lors des journées libres, me dire ce que vous pensez qu'il est primordial de faire
Les critiques des hôtels ou compagnies aériennes, les restos à faire, le climats ou tout autre information ... sont aussi bienvenues
Merci d'avance
03 SEPTEMBRE : Envol à destination de Hong Kong à bord du vol CATHAY PACIFIC 260 à 14h.
04 SEPTEMBRE : Atterrissage à Hong Kong à 7h30 - Envol pour MELBOURNE par le vol CATHAY PACIFIC 163 à 9h20 – Arrivée à 20h25. Hôtel Ibis.
05 / 06 SEPTEMBRE : Journées libres à MELBOURNE ==> il y a la finale du mondial de footy, est-ce interessant ?
07 SEPTEMBRE : Excursion avec un guide chauffeur francophone : la spectaculaire Great Ocean Road
08 SEPTEMBRE : Vol sur Adelaide (vol Quantas 681 à 11h10 – Arrivée à 12h) - Hôtel Mercure Grosvenor. Reste de la journée libre
09 SEPTEMBRE : Départ excursion de 2 jours à Kangaroo Island Route matinale pour prendre le ferry et découvrir l’île sauvage de Kangaroo en véhicule 4x4 qui offre un aperçu unique sur le monde australien originel : falaises escarpées, plages sauvages, villages hors du temps, bestiaire incomparable... Déjeuner en cours de visite et nuit au Ozone Seafront Hotel
10 SEPTEMBRE : Kangaroo Island / Adélaïde Poursuite de la visite de l’île. Retour sur Adélaïde en avion et transfert à l’hôtel Mercure Grosvenor
11 SEPTEMBRE : Vol pour Sydney (vol Quantas 738 à 9h35 – Arrivée à 11h55), hôtel Travel LodgePhilipp Street
12 / 13 SEPTEMBRE : Journées libres à SYDNEY
14 SEPTEMBRE : Excursion aux Blue Mountains Départ pour une journée d’excursion en compagnie de votre guide-chauffeur francophone, en direction des paysages de montagnes de l’arrière-pays de Sydney, le Parc National des Blue Mountains. À Leura, vue sur les Three Sisters dans une magnifique forêt d’eucalyptus. Balade à pied dans la végétation luxuriante avant le déjeuner avec vue sur la vallée de Jamison. Visite du Grand Canyon d’Australie, en passant par Mt Victoria. Retour sur Sydney avec arrêt dans un parc animalier pour découvrir la faune spécifique d’Australie : koalas, kangourous, émeus, wombats, dans leur environnement naturel.
15 SEPTEMBRE : Le matin, envol pour Ayers Rock (vol Quantas 728 à 9h50 – Arrivée à 12h55). Hôtel : Outback Pioneer Lodge. L’après-midi, marche dans les canyons des Olgas ou “Kata Tjuta”, le long de la Vallée des Vents. Puis coucher de soleil sur le rocher rouge, le Uluru sacré des Aborigènes.
16 SEPTEMBRE : Départ matinal pour assister au lever du soleil sur Uluru, marche autour de sa base jusqu’à la gorge de Kantju. Découverte des peintures rupestres de Mutitjulu. Visite du Centre Culturel consacré à la culture Anangu. Départ pour Kings Canyon. Arrêt à Kings Creek pour visiter un ranch traditionnel de l’outback. Hôtel Kings Canyon Ressort
17 SEPTEMBRE : Balade au sommet du canyon, le Rim Walk, ou à la base, dans la Kings Creek Walk (selon notre état et la difficulté). Puis départ pour Alice Springs. Piste jusqu’à Gosse Bluff. Balade à Simpsons Gap. Hébergement au All Seasons Oasis
18 SEPTEMBRE : envol pour Darwin (vol Quantas 1936 à 11h55 – Arrivée à 13h50). hôtel Palm City. Reste de la journée libre.
19 SEPTEMBRE : Départ pour excursion de 2 jours dans le parc du Kakadu Départ pour l’Adélaide River, où vivent grues et martins pêcheurs en compagnie des buffles et des impressionnants crocodiles. Dans le parc de Kakadu, découverte des fresques aborigènes d’Ubirr Rock, datant de plus de 20 000 ans et dominant la Terre d’Arnhem. En fin d’après-midi, installation à l’hôtel Aurora Kakadu
20 SEPTEMBRE : Promenade matinale à Nourlangie Rock, véritable galerie d’art aborigène en plein air avant de faire une croisière sur les Yellow Waters, au milieu des oiseaux aquatiques et de quelques crocodiles. Visite du Centre Culturel Warradjan, avant le retour sur Darwin avec une pause à l’auberge mythique Bark Hut Inn. Arrivée en milieu d’après-midi. Hébergement à l’hôtel Palm City
21 SEPTEMBRE : envol matinal à destination de Cairns (vol Quantas 1871 à 7h15 – Arrivée à 10h10). Journée d’excursion dans le Parc National de Wooroonooran, au sud de Cairns : marche, observation de la faune des marécages, visite de la ferme aux crocodiles de Johnstone River, déjeuner-buffet à la Central Tavern, baignade à Babinda Boulders et Josephine Falls, apprentissage de la culture aborigène dans la vallée de Goldsborough.
22 SEPTEMBRE : Journée de croisière en catamaran jusqu’à la Grande Barrière de Corail qui s’étire sur près de 2000 km au large du Queensland. Déjeuner-buffet à bord.
23 SEPTEMBRE : Journée libre à Cairns - On envisage un survol en petit avion de la grande barrière de corail (moins cher que l'hélico)
24 SEPTEMBRE : vol retour vers Paris : Vol CATHAY PACIFIC 102 pour Hong Kong à 15h15 – Arrivée à 20h20. Puis Vol CATHAY PACIFIC 263 pour Paris à 22h50.
25 SEPTEMBRE : Arrivée en FRANCE
Gavarnie dans les Pyrénées (France) English translation pending
Salut,
j'aimerais avoir des informations à propos de la ville de Gavarnie dans les Pyrénées (Cirque de Gavarnie). Je désire aller dans les Pyrénées pour quelques jours à la fin du mois de Septembre. Est-ce un bon choix ? Est-ce qu'il y a des auberges de jeunesse? Merci de me donner des infos. sur cette ville! (hébergement, transports...)
Carine🙂
Grand Canyon ou Lac Powell / Las Vegas ou San Francisco English translation pending
Bonjour,
nous partons aux Etats-Unis au mois d'Avril pour notre voyage de Noces =)
Il y a 4 excursions facultatives (2 ballades en ville et 2 survols) et nous devons en choisir deux car notre budget est limité...
Nous voulons faire une ballade et un survol, voici nos choix : - Survol du Grand Canyon en hélicoptère (200€/pers) ou survol du Lac Powell en avion (175€/pers) - Tour en limousine à San Francisco (50€/pers) ou tour de nuit à Las Vegas (50€/pers)
Que nous conseillez vous de choisir ??
Merci d'avance !!
nous partons aux Etats-Unis au mois d'Avril pour notre voyage de Noces =)
Il y a 4 excursions facultatives (2 ballades en ville et 2 survols) et nous devons en choisir deux car notre budget est limité...
Nous voulons faire une ballade et un survol, voici nos choix : - Survol du Grand Canyon en hélicoptère (200€/pers) ou survol du Lac Powell en avion (175€/pers) - Tour en limousine à San Francisco (50€/pers) ou tour de nuit à Las Vegas (50€/pers)
Que nous conseillez vous de choisir ??
Merci d'avance !!
Restaurants durant le circuit dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Avec un groupe d'amis, nous faisons un circuit à l'ouest des USA cet été.
Pour manger, on a prévu le matin : pett déj à l'hotel, le midi : pique-nique (on pense acheter une glacière à cet effet), et soir : restau. Mais voilà, on aime bien la bonne chère, mais on préfère consacrer nos $ à visiter. Voici nos étapes : LA, PalmSpring, Kingman, Grand Canyon, Kayenta, Moab, Torrey, Mount Carmel, LV, Bishop, Manteca, SF, San Simeon, et re-LA.
Alors je fais appel à l'expérience de ceux d'entre vous qui sont déjà passés par là : faites nous part de vos bons tuyaux (et des endroits à éviter !).
En attendant, je sens le petit creux...
Combien de temps de visite à Canyon de Chelly et Monument Valley? English translation pending
Vaut-il mieux consacrer une journée à chacun? ou est-ce trop long? Et avez-vous des conseils concernant le logement dans ces deux endroits? (pas de camping)
Un grand merci
Road trip de 22 jours en Californie et dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, j'avais demandé pas mal d'avis pour préparer mon Road Trip, le voilà bouclé. 🙂
Je vous l'expose et j'attends vos éventuels retours et conseils afin d'optimiser au mieux .
Merci à tous. 😉
J1- arrivée dans la soirée à SFO - J2 libre SFO nuit SFO J3 libre SFO nuit SFO J4 vol pour salt lake city (nuit à thayne) J5 grand téton park + début yellowstone (nuit à Lake yellowstone) J6- yellowstone (nuit à mamoth) J7 Yellowstone (nuit à West yellowstone) J8 yellowstone (nuit à West yellowstone) J9 route jusqu'à provo (via antelope island) (nuit à provo) J10 Bryce canyon (nuit à bryce) J11 ZION - page (nuit à page) J12 jounée lac powell (jet ski) horseshoe bend (nuit page) J13 LOWER antelope canyon + départ pour M. VAlley - valley drive en fin de journée (nuit M. V) J14 petit tour à M. V et le goulding's muséum puis route vers G. CANYON (avec les points de vus) nuit à G. Canyon J15 journée à G. canyon J16- route vers las vegas en empruntant un peu de la route 66 - nuit à LV J17 - las vegas, repos, piscine ... nuit à LV. J18 Départ pour LA J19 visite des studions universal J20- Sortie en mer pour observer les balleines + Santa monica + B. Hills J21- Visite des Studios WB + mme TUSSAUD et bien sur walk of fame J22 libre jusqu'à 14h (vol à 17h)
J1- arrivée dans la soirée à SFO - J2 libre SFO nuit SFO J3 libre SFO nuit SFO J4 vol pour salt lake city (nuit à thayne) J5 grand téton park + début yellowstone (nuit à Lake yellowstone) J6- yellowstone (nuit à mamoth) J7 Yellowstone (nuit à West yellowstone) J8 yellowstone (nuit à West yellowstone) J9 route jusqu'à provo (via antelope island) (nuit à provo) J10 Bryce canyon (nuit à bryce) J11 ZION - page (nuit à page) J12 jounée lac powell (jet ski) horseshoe bend (nuit page) J13 LOWER antelope canyon + départ pour M. VAlley - valley drive en fin de journée (nuit M. V) J14 petit tour à M. V et le goulding's muséum puis route vers G. CANYON (avec les points de vus) nuit à G. Canyon J15 journée à G. canyon J16- route vers las vegas en empruntant un peu de la route 66 - nuit à LV J17 - las vegas, repos, piscine ... nuit à LV. J18 Départ pour LA J19 visite des studions universal J20- Sortie en mer pour observer les balleines + Santa monica + B. Hills J21- Visite des Studios WB + mme TUSSAUD et bien sur walk of fame J22 libre jusqu'à 14h (vol à 17h)