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Ouest des États-Unis au mois d'août: trop chaud? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons faire un circuit au mois d'aout (1 au 15 aout) par nos propres moyens dans l'ouest des USA (sedona, kayenta, peach springs, page, LV, LA) Les gens nous déconseillent de faire un circuit en arizona au mois d'aout à cause des grosses chaleurs qui ne nous permettraient pas de faire des randonnées et de profiter comme il se doit de ses merveilleuses contrées !!! Est ce que qq qui connait ces régions pourrait me dire si en effet nous sommes des fous 🤪 ??!!! ou si la chaleur est tout à fait supportable à havasupai, page, grand canyon précisément ?
merci à tous pour votre aide !
Nous sommes des chtis alors la chaleur on conno pas trop 😉
Nous souhaitons faire un circuit au mois d'aout (1 au 15 aout) par nos propres moyens dans l'ouest des USA (sedona, kayenta, peach springs, page, LV, LA) Les gens nous déconseillent de faire un circuit en arizona au mois d'aout à cause des grosses chaleurs qui ne nous permettraient pas de faire des randonnées et de profiter comme il se doit de ses merveilleuses contrées !!! Est ce que qq qui connait ces régions pourrait me dire si en effet nous sommes des fous 🤪 ??!!! ou si la chaleur est tout à fait supportable à havasupai, page, grand canyon précisément ?
merci à tous pour votre aide !
Nous sommes des chtis alors la chaleur on conno pas trop 😉
Meilleures compagnies d'avions, d'hélicoptères et de bateaux dans l'Ouest américain? English translation pending
Hello les ami(e)s, 😎
Après avoir sélectionné mon itinéraire et le choix de la plupart des hôtels (Merci à Vous !!!); je vous demande si selon vous c'est obligatoire de réserver les vols sur les parcs de l'Ouest ou on peut le faire sur place; ceci durant la période estivale. Idem pour le bateau au Lake Powell.
Quels sont pour vous les meilleures compagnies ? Hélicos ou avions ? Trajets ? Durées ? Horaires ?
Quel est le meilleur plan pour le Lake Powell ?
Merci de me donner vos avis et conseils, souvenirs sur votre expérience.
Bon week end à vous.
PS: Pour le cowboy du forum, Clint, ce n'est pas un sondage... 😉 Juste une tentative de récolter les meilleurs plans de ce forum...
Après avoir sélectionné mon itinéraire et le choix de la plupart des hôtels (Merci à Vous !!!); je vous demande si selon vous c'est obligatoire de réserver les vols sur les parcs de l'Ouest ou on peut le faire sur place; ceci durant la période estivale. Idem pour le bateau au Lake Powell.
Quels sont pour vous les meilleures compagnies ? Hélicos ou avions ? Trajets ? Durées ? Horaires ?
Quel est le meilleur plan pour le Lake Powell ?
Merci de me donner vos avis et conseils, souvenirs sur votre expérience.
Bon week end à vous.
PS: Pour le cowboy du forum, Clint, ce n'est pas un sondage... 😉 Juste une tentative de récolter les meilleurs plans de ce forum...
Immigrer aux Etats-Unis avec la green card English translation pending
salut à tous!
J'ai gagné la greencard américaine et j'espère immigré au Etats unis d'ici la mie août 2008. je voudrais savoir : Comment se passe l'interview à l'ambassade; Une fois aux Etats unis, quelles sont les opportunités qui s'offrions à moi; Doit on d'abord passé un test de niveau en anglais (Tofel) pour avoir accès au marché de l'emploi; Peut on postuler pour un emploi avec les diplômes européens ou faudra obtenir des équivalences;
Merci d'avance pour toutes vos réponses....
J'ai gagné la greencard américaine et j'espère immigré au Etats unis d'ici la mie août 2008. je voudrais savoir : Comment se passe l'interview à l'ambassade; Une fois aux Etats unis, quelles sont les opportunités qui s'offrions à moi; Doit on d'abord passé un test de niveau en anglais (Tofel) pour avoir accès au marché de l'emploi; Peut on postuler pour un emploi avec les diplômes européens ou faudra obtenir des équivalences;
Merci d'avance pour toutes vos réponses....
Séjour dans l'ouest des États-Unis: camping-car ou voiture et motels? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir à 4 (2 couples) dans l'Ouest des Etats-Unis au mois d'août prochain. Nous sommes en pleine ébullition pour organiser notre voyage et nous avons beaucoup de mal à faire des choix !
Nous hésitons pour tout ;-) mais, dans un premier temps, surtout pour le mode de transport et de logement. Sachant que nous aimerions faire quelque chose d'assez "classique" (quelques grandes villes, Las Vegas, grands parcs...), pensez-vous qu'il vaut mieux choisir l'option camping-car (mais il faut aussi payer les campings), ou bien l'option voiture + motels ?
Sur le site de Voyages SNCF, nous avons vu qu'il est très intéressant de prendre le billet d'avion et la location de voiture ensemble, et que certains motels proposent des chambres pour 4 personnes. Certes, le trip camping-car a l'air plus fun, mais dans la mesure où nous ne pouvons pas dépasser 2500 € par personne, nous choisirons la formule la plus économique.
Merci d'avance pour votre aide !
Egmond et ses compères
Etats-Unis: peur de l'avion et possibilité d'y aller en bateau? English translation pending
Je suis étudiant en gestion aux hec, et dans le cadre de mon cursus, je vais devoir aller passer un an d'études aux usa afin d'y améliorer mon anglais... J'en suis ravis... mais malheureusement j'ai une peur bleue de l'avion. J'arrive à surmonter ma peur quand il s'agit de trajets courts, comme lorsque je vais en Espagne. Mais prendre un long courier jusqu'aux "States" est impensable pour moi, je ne saurais pas. Donc voilà ma question : est il possible de prendre le bateau pour rejoindre les Etats Unis???
Merci d'avance.
Merci d'avance.
Température à Death Valley + Las Vegas fin février - début mars English translation pending
Bonjour 🙂
J'aurais besoin de vos opinions et expériences concernant un projet pour fin février-début mars 2018.
Nous recherchions une destination au soleil pendant l'hiver en France sachant que pour des raisons médicales les îles et autres destinations avec moustiques me sont interdites. Et sur internet je suis tombée sur Death Valley qui serait d'après les sites une bonne destination en hiver car pas trop chaude contrairement à l'été. Le but de ces 15 jours de vacances pour nous c'est : nous reposer et recharger les batteries (notre quotidien est très stressant) et voir de beaux paysages en randonnant. Par ex, nous avons fait Madère cette année et nous nous sommes régalés ! Sachant que nous devons nous caler obligatoirement sur fin février-début mars, pensez-vous que 15 jours en faisant Las Vegas + Death Valley + quelques sites aux alentours soit une bonne idée à ce moment-là ? De plus, c'est notre tout 1er voyage aux Etats-Unis donc va falloir pendre nos marques et je ne veux pas courir après le temps. Donc je pensais faire quelques jours à Las Vegas + Death Vallée. J'ai trouvé un site avec plein de rando à Death Valley mais généralement sur les guides ils notent que 1 à 2 journées suffisent amplement. Donc voici mes craintes : _ Côté température : ok pour Death Valley mais Las Vegas, pas trop froid ??? je rappelle que nous voulions du soleil 😛 J'ai lu qu'à cette période, la piscine faut oublier et que le soir il faut se couvrir 🤪 _ Death valley : combien de jours ? Risque-t-on de s'ennuyer en restant 5 à 7 jours sur place même en randonnant ??? Qui plus est, j'ai vu les tarifs des rares hôtels sur place et aie aie 🤪 _ Faut-il plutôt rayonner autour sachant que j'ai vu plein d'autres sites intéressant (Valley of Fire) et bien sûr le grand canyon et Bryce canyon mais j'ai lu que l'hiver c'est déconseillé pour randonner 🏴☠️ .
Bref, voilà mon dilemme donc j'attends vos avis avec impatience 😏
J'aurais besoin de vos opinions et expériences concernant un projet pour fin février-début mars 2018.
Nous recherchions une destination au soleil pendant l'hiver en France sachant que pour des raisons médicales les îles et autres destinations avec moustiques me sont interdites. Et sur internet je suis tombée sur Death Valley qui serait d'après les sites une bonne destination en hiver car pas trop chaude contrairement à l'été. Le but de ces 15 jours de vacances pour nous c'est : nous reposer et recharger les batteries (notre quotidien est très stressant) et voir de beaux paysages en randonnant. Par ex, nous avons fait Madère cette année et nous nous sommes régalés ! Sachant que nous devons nous caler obligatoirement sur fin février-début mars, pensez-vous que 15 jours en faisant Las Vegas + Death Valley + quelques sites aux alentours soit une bonne idée à ce moment-là ? De plus, c'est notre tout 1er voyage aux Etats-Unis donc va falloir pendre nos marques et je ne veux pas courir après le temps. Donc je pensais faire quelques jours à Las Vegas + Death Vallée. J'ai trouvé un site avec plein de rando à Death Valley mais généralement sur les guides ils notent que 1 à 2 journées suffisent amplement. Donc voici mes craintes : _ Côté température : ok pour Death Valley mais Las Vegas, pas trop froid ??? je rappelle que nous voulions du soleil 😛 J'ai lu qu'à cette période, la piscine faut oublier et que le soir il faut se couvrir 🤪 _ Death valley : combien de jours ? Risque-t-on de s'ennuyer en restant 5 à 7 jours sur place même en randonnant ??? Qui plus est, j'ai vu les tarifs des rares hôtels sur place et aie aie 🤪 _ Faut-il plutôt rayonner autour sachant que j'ai vu plein d'autres sites intéressant (Valley of Fire) et bien sûr le grand canyon et Bryce canyon mais j'ai lu que l'hiver c'est déconseillé pour randonner 🏴☠️ .
Bref, voilà mon dilemme donc j'attends vos avis avec impatience 😏
Carnet de route: Route 66, route du Blues et de la Country, route du Bourbon, Chicago- Route 66 NM English translation pending
Introduction
N’ayant pas trouvé les informations souhaitées pour la préparation de notre voyage de 2011 sur le forum, c’est avec beaucoup de retard que je commence à poster mon carnet de voyage qui n’est d’ailleurs pas encore fini, pour venir en aide à ceux qui souhaiterez ce lancer dans pareille aventure ou simplement avoir un retour d’expérience sur certains Etats rarement visités et décris sur le forum.
Comme la plupart des voyageurs de ce site et comme pour mes précédents voyages aux Usa, la préparation a été assez longue et minutieuse. Elle a compris l’achat et la lecture de nombreux livres et guides ainsi que la consultation de nombreux sites internet. Il a fallut ensuite synthétiser ces différentes informations afin de projeter et organiser notre propre voyage. Afin de faciliter la lecture et la recherche éventuelle d’informations aux forumeurs, je pense poster ce carnet de voyage en plusieurs chapitres consacrés chacun à un Etat, car c’est un peu ce que j’aurais souhaité pouvoir trouver pour la préparation de mon voyage.
De même sans rentrer dans le chronométrage précis des temps de visite, temps de trajet (ce dernier étant malgré tout le plus facile à estimer)… etc ceux-ci pouvant être très différents en fonction des centres d’intérêt de chaque individu, j’essaierai de donner dans mes descriptifs quelques informations horodatées. Pour moi la difficulté dans la planification d’un voyage étant toujours l’estimation du temps nécessaire à la visite ou la découverte de telle ou telle curiosité avec le soucis de toujours en voir un maximum dans un minimum de temps tout en en profitant malgré tout là aussi au maximum.
N’ayant pas encore tout compris pour la publication de photos dans un message, et le choix des photos à publier étant un bon casse tête en regard de la quantité prise, pour le moment ce carnet de voyage ne sera donc pas illustré. Je réfléchi à comment partager les photos par un moyen simple et rapide sans être obligé de faire des réductions de taille, liens etc… qui rentraient encore plus long le temps d’édition de mes posts.
Pour ceux qui recherchent des informations budgétaires, j’ai prévu aussi un petit récapitulatif. Le budget de chacun étant là encore fonction de ses choix, attentes, ou envies il peut varier considérablement. Mais sans nous priver, ni rechercher le luxe et l’opulence, notre budget réel sur plusieurs voyages aux USA, à 2 personnes, tout compris (y compris pré acheminement province-Paris AR, et souvenirs divers) pour une durée d’environ 21 jours et hors juillet-août est de 200 euros par jours. (La région ou les Etats visités et la période peuvent aussi avoir une forte influence sur le budget).
Voici quelques précisions sur notre organisation générale : - Billets d’avion achetés sur internet sur le site le plus intéressant après avoir suivi les évolutions de tarif sur 2 mois environ, et environ 5 à 6 mois avant la date de départ. - Réservation de la voiture de location, environ 1 mois avant le départ après la aussi suivi des évolutions tarifaires et études comparatives de différents sites de réservation ou location.
Nos 3 dernières locations de voiture ont été faite par le site « auto europe » et la compagnie Dollar nous n’avons jamais eu de quelconques problèmes, nous choisissons toujours la formule « all inclusive » qui inclus les différentes assurances mais surtout les conducteurs supplémentaires ainsi que le plein d’essence ce qui permet de rendre le véhicule avec le réservoir sur réserve sans avoir à rechercher une station service avant de le rendre. Cette formule est en général plus économique que l’option 2 ième conducteur seule.
Dans la mesure où le voyage se fait hors Juillet Août, nous ne réservons pas les hôtels à l’avance, et nous les choisissons au feeling en fonction des tarifs et de leur situation, et en fonction de notre avancement. Une astuce avantageuse est de récupérer dans les « states visitors center » (offices de tourismes des différents états) présents sur les autoroutes au passage d’un état à l’autre des livrets de « coupons » donnant des réductions de 15 à 20% sur la chambre d’hôtel par rapport aux sites de réservation en ligne. Ceux-ci sont bien faits avec carte de situation des hôtels, prestations offertes, adresses et prix. La seule exception que nous faisons est la réservation de l’hôtel dans la ville d’arrivée du vol et idem pour le retour, cela permet de ne pas galérer après un voyage de 8 à 10h et avec le décalage horaire pour trouver un hôtel pour la 1ere nuit et d’en choisir un proche de l’aéroport et avec navette afin de rendre la voiture de location la veille du départ ce qui fait en général gagner une journée de location (sauf pour ce voyage de 2011, pas d’incidence de prix pour retour voiture en début de matinée).
Aller rentrons dans le vif du sujet, voici le contexte.
Destination : le Center East et Midlewest, 10 états Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, TX, OK, Arkansas, Tennessee, Kentucky, Indiana
Objectif : Après 2 voyages dans l’Ouest et la découverte de la Route 66 à travers l’Arizona et le Nouveau Mexique qui nous avait passionnés temps pour les stations services, les casses automobiles, les diverses icônes, que pour la rencontres avec les riverains de cette mother road, nous avions envie de la parcourir de son origine jusqu'à notre 1ére étape dans l’ouest Tucumcari NM. Nous voulions donc découvrir les différents paysages rencontrés à travers les différents états, et les particularités de tous ceux-ci ainsi que si possible pouvoir échanger avec les américains. Durée : 23 jours Période : septembre 2011 Contraintes / Contexte : En regard du coup des frais d’abandon de la location de voiture si nous la laissions sur la cote ouest (250 à 300 $) et de la connaissance de 2 des 3 états traversés par la 66 dans l’ouest, nous avons fait le choix de faire une boucle à partir de Chicago. Nous ferrons le tronçon en Californie lors d’un autre voyage. La boucle pouvait donc se réaliser en remontant par le nord est à partir du nord du Texas, en traversant le Kansas et l’Iowa mais les différents guides consultés ne spécifiaient guère de curiosités à visiter à travers ces états. Nous avons donc opté pour la boucle par l’Est en faisant donc demi tour sur nos pas à travers le Texas et l’Oklahoma et poursuivre à travers l’Arkansas pour visiter le Tennessee, et remonter au nord par le Kentucky puis l’Indiana. Le choix de la saison c’est fait par rapport à 3 données, la 1ére il fallait que la rentrée des classes soit réalisée pour ne pas laisser les grands enfants et ados entièrement seuls et avoir réglé les aléas de celle-ci, la 2iéme il fallait pouvoir bénéficier d’un temps encore clément avec des journées assez longues, tout en n’ayant pas les contraintes pouvant survenir au printemps dans les états du middle west à savoir les tornades qui pourraient nous bloqués dans la progression de notre périple, la 3iéme avoir des prix abordables pour les billets d’avions 30% env plus chers en juillet, aout qu’avant ou après. Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, Sur la route de J.Kérouac, Route 66 M6, La route 66 en Harley, Route 66 (J B Reymond), Eternelle Route 66, Road book Route 66 (B Vial, R Piau), Images of 66 (vol 1 et 2), Mythique route 66 (A de Rieux), Complete Route 66 Lost & Found, by Russell A. Olsen, Route 66: EZ66 Guide for Travelers 2nd Edition de Jerry McClanahan, et la parution en juin 2011 d’une édition spécifique du petit futé, nous sommes partis finalement avec pas moins de 5 guides : - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Route 66: EZ66 Guide for Travelers 2nd Edition de Jerry McClanahan - Petit Futé Route 66 - Mythique route 66 (A de Rieux) - Routard côte Est Ils se sont très bien complétés et avec le retour d’expérience nous les reprendrions tous si c’était à refaire. Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 21 février Les billets de train le 13 juillet La location de voiture le 19 août Les réservations d’hôtel à l’arrivée et pour le départ de Chicago le 11 août
Jour 1 : 8.09.2011 après midi Pré acheminement vers Paris Jour 2 : Vol Paris Chicago via Charlotte Jour 3 : Chicago 22 km Jour 4 : Chicago Jour 5 : Chicago - Mc Lean IL 275 km Jour 6 : Mc Lean - Edwardsville IL 318 km Jour 7 : Edwardsville - Rolla MO 301 km Jour 8 : Rolla - Carthage MO 349 km Jour 9 : Carthage - Tulsa OK 262 km Jour 10 : Tulsa - Oklahoma city OK 282 km Jour 11 : Oklahoma city - Elk city OK 231 km Jour 12 : Elk city - Amarillo TX 289 km Jour 13 : Amarillo - Tucumcari NM 308 km Jour 14 : Tucumcari - Oklahoma city 600 km Jour 15 : Oklahoma city - Little Rock AR 557 km Jour 16 : Little Rock - Memphis TN 242 km Jour 17 : Memphis - Nashville TN 606 km Jour 18 : Nashville - Bowling Green KY 123 km Jour 19 : Bowling Green - Elizabethtown KY 156 km Jour 20 : Elizabethtown - Seymour IN 379 km Jour 21 : Seymour - Kokomo IN 474 km Jour 22 : Kokomo – Chicago IL 343 km Jour 23 : Chicago – Paris et retour province samedi 1 octobre 10 km
6144 km au total

La suite dans "2 jours à Chicago"
Comme la plupart des voyageurs de ce site et comme pour mes précédents voyages aux Usa, la préparation a été assez longue et minutieuse. Elle a compris l’achat et la lecture de nombreux livres et guides ainsi que la consultation de nombreux sites internet. Il a fallut ensuite synthétiser ces différentes informations afin de projeter et organiser notre propre voyage. Afin de faciliter la lecture et la recherche éventuelle d’informations aux forumeurs, je pense poster ce carnet de voyage en plusieurs chapitres consacrés chacun à un Etat, car c’est un peu ce que j’aurais souhaité pouvoir trouver pour la préparation de mon voyage.
De même sans rentrer dans le chronométrage précis des temps de visite, temps de trajet (ce dernier étant malgré tout le plus facile à estimer)… etc ceux-ci pouvant être très différents en fonction des centres d’intérêt de chaque individu, j’essaierai de donner dans mes descriptifs quelques informations horodatées. Pour moi la difficulté dans la planification d’un voyage étant toujours l’estimation du temps nécessaire à la visite ou la découverte de telle ou telle curiosité avec le soucis de toujours en voir un maximum dans un minimum de temps tout en en profitant malgré tout là aussi au maximum.
N’ayant pas encore tout compris pour la publication de photos dans un message, et le choix des photos à publier étant un bon casse tête en regard de la quantité prise, pour le moment ce carnet de voyage ne sera donc pas illustré. Je réfléchi à comment partager les photos par un moyen simple et rapide sans être obligé de faire des réductions de taille, liens etc… qui rentraient encore plus long le temps d’édition de mes posts.
Pour ceux qui recherchent des informations budgétaires, j’ai prévu aussi un petit récapitulatif. Le budget de chacun étant là encore fonction de ses choix, attentes, ou envies il peut varier considérablement. Mais sans nous priver, ni rechercher le luxe et l’opulence, notre budget réel sur plusieurs voyages aux USA, à 2 personnes, tout compris (y compris pré acheminement province-Paris AR, et souvenirs divers) pour une durée d’environ 21 jours et hors juillet-août est de 200 euros par jours. (La région ou les Etats visités et la période peuvent aussi avoir une forte influence sur le budget).
Voici quelques précisions sur notre organisation générale : - Billets d’avion achetés sur internet sur le site le plus intéressant après avoir suivi les évolutions de tarif sur 2 mois environ, et environ 5 à 6 mois avant la date de départ. - Réservation de la voiture de location, environ 1 mois avant le départ après la aussi suivi des évolutions tarifaires et études comparatives de différents sites de réservation ou location.
Nos 3 dernières locations de voiture ont été faite par le site « auto europe » et la compagnie Dollar nous n’avons jamais eu de quelconques problèmes, nous choisissons toujours la formule « all inclusive » qui inclus les différentes assurances mais surtout les conducteurs supplémentaires ainsi que le plein d’essence ce qui permet de rendre le véhicule avec le réservoir sur réserve sans avoir à rechercher une station service avant de le rendre. Cette formule est en général plus économique que l’option 2 ième conducteur seule.
Dans la mesure où le voyage se fait hors Juillet Août, nous ne réservons pas les hôtels à l’avance, et nous les choisissons au feeling en fonction des tarifs et de leur situation, et en fonction de notre avancement. Une astuce avantageuse est de récupérer dans les « states visitors center » (offices de tourismes des différents états) présents sur les autoroutes au passage d’un état à l’autre des livrets de « coupons » donnant des réductions de 15 à 20% sur la chambre d’hôtel par rapport aux sites de réservation en ligne. Ceux-ci sont bien faits avec carte de situation des hôtels, prestations offertes, adresses et prix. La seule exception que nous faisons est la réservation de l’hôtel dans la ville d’arrivée du vol et idem pour le retour, cela permet de ne pas galérer après un voyage de 8 à 10h et avec le décalage horaire pour trouver un hôtel pour la 1ere nuit et d’en choisir un proche de l’aéroport et avec navette afin de rendre la voiture de location la veille du départ ce qui fait en général gagner une journée de location (sauf pour ce voyage de 2011, pas d’incidence de prix pour retour voiture en début de matinée).
Aller rentrons dans le vif du sujet, voici le contexte.
Destination : le Center East et Midlewest, 10 états Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, TX, OK, Arkansas, Tennessee, Kentucky, Indiana
Objectif : Après 2 voyages dans l’Ouest et la découverte de la Route 66 à travers l’Arizona et le Nouveau Mexique qui nous avait passionnés temps pour les stations services, les casses automobiles, les diverses icônes, que pour la rencontres avec les riverains de cette mother road, nous avions envie de la parcourir de son origine jusqu'à notre 1ére étape dans l’ouest Tucumcari NM. Nous voulions donc découvrir les différents paysages rencontrés à travers les différents états, et les particularités de tous ceux-ci ainsi que si possible pouvoir échanger avec les américains. Durée : 23 jours Période : septembre 2011 Contraintes / Contexte : En regard du coup des frais d’abandon de la location de voiture si nous la laissions sur la cote ouest (250 à 300 $) et de la connaissance de 2 des 3 états traversés par la 66 dans l’ouest, nous avons fait le choix de faire une boucle à partir de Chicago. Nous ferrons le tronçon en Californie lors d’un autre voyage. La boucle pouvait donc se réaliser en remontant par le nord est à partir du nord du Texas, en traversant le Kansas et l’Iowa mais les différents guides consultés ne spécifiaient guère de curiosités à visiter à travers ces états. Nous avons donc opté pour la boucle par l’Est en faisant donc demi tour sur nos pas à travers le Texas et l’Oklahoma et poursuivre à travers l’Arkansas pour visiter le Tennessee, et remonter au nord par le Kentucky puis l’Indiana. Le choix de la saison c’est fait par rapport à 3 données, la 1ére il fallait que la rentrée des classes soit réalisée pour ne pas laisser les grands enfants et ados entièrement seuls et avoir réglé les aléas de celle-ci, la 2iéme il fallait pouvoir bénéficier d’un temps encore clément avec des journées assez longues, tout en n’ayant pas les contraintes pouvant survenir au printemps dans les états du middle west à savoir les tornades qui pourraient nous bloqués dans la progression de notre périple, la 3iéme avoir des prix abordables pour les billets d’avions 30% env plus chers en juillet, aout qu’avant ou après. Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, Sur la route de J.Kérouac, Route 66 M6, La route 66 en Harley, Route 66 (J B Reymond), Eternelle Route 66, Road book Route 66 (B Vial, R Piau), Images of 66 (vol 1 et 2), Mythique route 66 (A de Rieux), Complete Route 66 Lost & Found, by Russell A. Olsen, Route 66: EZ66 Guide for Travelers 2nd Edition de Jerry McClanahan, et la parution en juin 2011 d’une édition spécifique du petit futé, nous sommes partis finalement avec pas moins de 5 guides : - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Route 66: EZ66 Guide for Travelers 2nd Edition de Jerry McClanahan - Petit Futé Route 66 - Mythique route 66 (A de Rieux) - Routard côte Est Ils se sont très bien complétés et avec le retour d’expérience nous les reprendrions tous si c’était à refaire. Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 21 février Les billets de train le 13 juillet La location de voiture le 19 août Les réservations d’hôtel à l’arrivée et pour le départ de Chicago le 11 août
Jour 1 : 8.09.2011 après midi Pré acheminement vers Paris Jour 2 : Vol Paris Chicago via Charlotte Jour 3 : Chicago 22 km Jour 4 : Chicago Jour 5 : Chicago - Mc Lean IL 275 km Jour 6 : Mc Lean - Edwardsville IL 318 km Jour 7 : Edwardsville - Rolla MO 301 km Jour 8 : Rolla - Carthage MO 349 km Jour 9 : Carthage - Tulsa OK 262 km Jour 10 : Tulsa - Oklahoma city OK 282 km Jour 11 : Oklahoma city - Elk city OK 231 km Jour 12 : Elk city - Amarillo TX 289 km Jour 13 : Amarillo - Tucumcari NM 308 km Jour 14 : Tucumcari - Oklahoma city 600 km Jour 15 : Oklahoma city - Little Rock AR 557 km Jour 16 : Little Rock - Memphis TN 242 km Jour 17 : Memphis - Nashville TN 606 km Jour 18 : Nashville - Bowling Green KY 123 km Jour 19 : Bowling Green - Elizabethtown KY 156 km Jour 20 : Elizabethtown - Seymour IN 379 km Jour 21 : Seymour - Kokomo IN 474 km Jour 22 : Kokomo – Chicago IL 343 km Jour 23 : Chicago – Paris et retour province samedi 1 octobre 10 km
6144 km au total

La suite dans "2 jours à Chicago"
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

.


Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Études de cinéma aux États-Unis English translation pending
Bonjour, j'ai 20 ans et il me reste 1 an d'étude en fac d'anglais (licence d'anglais), je souhaiterais par la suite poursuivre dans des études de cinéma aux USA en Californie. Je souhaiterais devenir réalisateur/producteur de film principalement mais plusieurs questions se posent.
1) Mieux vaut obtenir un visa étudiant (F1) ou d'essayer la loterie pour la Green Card, ou j'ai peur qu'avec cette dernière en cas d'obtention de devoir payer des impôts américains ou de devoir m'installer aux USA dans un temps imparti.
2) Mieux vaut partir étudier via un organisme français (ISPA...)qui coutera surement moins cher ou alors faire toutes les démarches nous même et compter que sur soi (fac, logement, frais) sachant qu'une année en Fac US pour des études dans le cinéma à UCLA par exemple coûtera dans les 18 000 € sans compter le logement et frais extérieur.
3) Me conseillez vous d'étudier dans le cas où je compterai que sur moi même directement dans une school of film dédié uniquement à cela ou une fac traditionnelle avec comme major "film" ou peut être d'enchainer directement sur un master degree (2 ans) plus abordable mais surement incompatible avec une licence d'anglais obtenue en France.
Je pose ces questions même si je sais déjà qu'une autre licence (Bachelor) aux USA me serait inaccessible par son coût élevé pour avoir une idée globale.
Merci,
1) Mieux vaut obtenir un visa étudiant (F1) ou d'essayer la loterie pour la Green Card, ou j'ai peur qu'avec cette dernière en cas d'obtention de devoir payer des impôts américains ou de devoir m'installer aux USA dans un temps imparti.
2) Mieux vaut partir étudier via un organisme français (ISPA...)qui coutera surement moins cher ou alors faire toutes les démarches nous même et compter que sur soi (fac, logement, frais) sachant qu'une année en Fac US pour des études dans le cinéma à UCLA par exemple coûtera dans les 18 000 € sans compter le logement et frais extérieur.
3) Me conseillez vous d'étudier dans le cas où je compterai que sur moi même directement dans une school of film dédié uniquement à cela ou une fac traditionnelle avec comme major "film" ou peut être d'enchainer directement sur un master degree (2 ans) plus abordable mais surement incompatible avec une licence d'anglais obtenue en France.
Je pose ces questions même si je sais déjà qu'une autre licence (Bachelor) aux USA me serait inaccessible par son coût élevé pour avoir une idée globale.
Merci,
Quête d'informations, vieux vols entre 1994 et 2000 English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai effectué un peu de vols entre 1994 et 2000, et j'étais petit, et de plus mes parents ne se souviennent de pas grand chose. Je recherche en ce moment sur quels appareils j'ai pu volé étant jeune, voire bébé !
Voici les infos que j'ai :
- 1994 (j'avais même pas un an), je suis allé à la Réunion avec Air France. Je suis partis avec mes parents de LYS, puis on a fait une escale à Paris, pour enfin filer sur la Réunion, et ce, à l'aller comme au retour. Tout d'abord, je ne sais pas si les vols pour la réunion partaient déjà d'Orly, ou de CDG, ou des deux ? bref je ne sais pas. Pour finir, je ne sais pas quel avion j'ai pris entre LYS et Paris, puis entre Paris et réunion je pense avoir pris un B747(-100 ?), des avis ? 🙂
- 1997, je suis allé à la Réunion avec Corsair. Mes parents m'ont sortit le nom de DC-10. Je m'y suis donc intéressé, et me suis apercu que la compagnie en exploitait deux, jusqu'en 1997 justement. On y est allé en été, et je vois que l'un des deux appareils de ce type était deja retiré de la flotte à ce moment là, depuis quelque mois selon Airfleets. Je pars donc sur la piste du DC-10-30, mais je voudrais savoir si c'est vraiment cohérent ? 🙂 Et faisait-il des vols direct depuis LYS ou des escales s'ajoutaient ?
- 1999, je suis allé à la Réunion avec Air France. Nous sommes partis de LYS, fait escale à Paris, puis filé vers la Réunion. Je pense que la c'était Orly, mais pas sur. Je pense avoir pris un A318 entre LYS et ORY aller comme retour, je me souviens vaguement de la carte de sécurité située dans les dos des sièges. Ensuite, pour le troncon Paris Réunion je pense avoir eu droit au Boeing 747(-200 ?). Des infos également ? 🙂
- 2000, je suis allé à la Réunion en UM, avec Air France. J'ai encore une fois fait LYS-ORY-RUN pour sur cette fois. Je ne sais pas trop ce que j'ai pris entre LYS et ORY, peut-etre un 32x aussi ? Puis ensuite un Boeing 747 je crois (-200 ?), je ne suis pas sur.
Voila, si vous avez des infos, merci beaucoup ! Et si vous avez de vielles expériences à raconter, ce sera un plaisir ! 🙂
Bonne soirée !
J'ai effectué un peu de vols entre 1994 et 2000, et j'étais petit, et de plus mes parents ne se souviennent de pas grand chose. Je recherche en ce moment sur quels appareils j'ai pu volé étant jeune, voire bébé !
Voici les infos que j'ai :
- 1994 (j'avais même pas un an), je suis allé à la Réunion avec Air France. Je suis partis avec mes parents de LYS, puis on a fait une escale à Paris, pour enfin filer sur la Réunion, et ce, à l'aller comme au retour. Tout d'abord, je ne sais pas si les vols pour la réunion partaient déjà d'Orly, ou de CDG, ou des deux ? bref je ne sais pas. Pour finir, je ne sais pas quel avion j'ai pris entre LYS et Paris, puis entre Paris et réunion je pense avoir pris un B747(-100 ?), des avis ? 🙂
- 1997, je suis allé à la Réunion avec Corsair. Mes parents m'ont sortit le nom de DC-10. Je m'y suis donc intéressé, et me suis apercu que la compagnie en exploitait deux, jusqu'en 1997 justement. On y est allé en été, et je vois que l'un des deux appareils de ce type était deja retiré de la flotte à ce moment là, depuis quelque mois selon Airfleets. Je pars donc sur la piste du DC-10-30, mais je voudrais savoir si c'est vraiment cohérent ? 🙂 Et faisait-il des vols direct depuis LYS ou des escales s'ajoutaient ?
- 1999, je suis allé à la Réunion avec Air France. Nous sommes partis de LYS, fait escale à Paris, puis filé vers la Réunion. Je pense que la c'était Orly, mais pas sur. Je pense avoir pris un A318 entre LYS et ORY aller comme retour, je me souviens vaguement de la carte de sécurité située dans les dos des sièges. Ensuite, pour le troncon Paris Réunion je pense avoir eu droit au Boeing 747(-200 ?). Des infos également ? 🙂
- 2000, je suis allé à la Réunion en UM, avec Air France. J'ai encore une fois fait LYS-ORY-RUN pour sur cette fois. Je ne sais pas trop ce que j'ai pris entre LYS et ORY, peut-etre un 32x aussi ? Puis ensuite un Boeing 747 je crois (-200 ?), je ne suis pas sur.
Voila, si vous avez des infos, merci beaucoup ! Et si vous avez de vielles expériences à raconter, ce sera un plaisir ! 🙂
Bonne soirée !
États-Unis: randonnée Cathedral Wash avec enfants et Devil's Garden Trail English translation pending
N'ayant pas reçu toutes les réponses à mes questions dans un précédent post 🤪, je me permets d'en ouvrir un nouveau en espérant avoir plus de chance!
Je pars cet été dans l'ouest des USA pour une boucle classique avec mon mari et mes 2 enfants de 10 et 7 ans.
La rando cathedral wash est elle conseillée avec des enfants? A Arches, je compte faire le devil's garden trail, mais j'hésite entre un aller retour ou un retour par primitive trail: n'est ce pas trop difficile ou long avec des enfants?
Merci
La rando cathedral wash est elle conseillée avec des enfants? A Arches, je compte faire le devil's garden trail, mais j'hésite entre un aller retour ou un retour par primitive trail: n'est ce pas trop difficile ou long avec des enfants?
Merci
Villages, attractions de cowboys en Californie, Arizona et Nevada English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous, SVP, me donner les meilleures adresses de villages et attractions made in cowboy. 😎
Des restos aussi, des ranchs à visiter, des clubs country, etc; situés dans les états de la Californie, Arizona et Nevada.
Je craque sur la country dance, c'est pourquoi ça me plairait de me rendre dans un de ces clubs ou saloons.
Si vous avez des adresses, liens, sites, blogs, photos... Je suis votre cowgirl. 😛
Vos avis, souvenirs, conseils m'intéressent aussi beaucoup.
Mille fois merci et bisous à vous tous. 😇
Pouvez-vous, SVP, me donner les meilleures adresses de villages et attractions made in cowboy. 😎
Des restos aussi, des ranchs à visiter, des clubs country, etc; situés dans les états de la Californie, Arizona et Nevada.
Je craque sur la country dance, c'est pourquoi ça me plairait de me rendre dans un de ces clubs ou saloons.
Si vous avez des adresses, liens, sites, blogs, photos... Je suis votre cowgirl. 😛
Vos avis, souvenirs, conseils m'intéressent aussi beaucoup.
Mille fois merci et bisous à vous tous. 😇
Partir un an aux Etats-Unis English translation pending
bonjour, je suis en terminal S et j'ai 17 ans a la fin de l'année je devrais avoir (je l'espere) le bac.Et j'aimerais passer un an aux USA pour apprendre l'anglais (car je suis mediocre dans cette langue) donc par consequent je vous demande si vous connaissez des agences serieuses qui propse ce genre de choses(c'est a dire qu'elle nous donne des cours d'anglais sur place et s'occupe de nous trouver un logement).
Merci d'avance.
10 jours dans l'Ouest américain avec notre fils de 2 ans et demi English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir dans l'Ouest Américain début Novembre avec notre fils de 2 ans et demi. Nous n'avons encore rien réservé et essayons de nous renseigner au maximum sur la faisabilité de notre projet avant de réserver quoi que ce soit. J'ai bien évidemment lu des centaines de posts sur le sujet mais en général les gens disposent de beaucoup plus de temps sur place.
Comme nous voyageons avec un enfant, nous ne voulons pas surcharger nos journées et ne voulons pas non plus passer nos journées à rouler en voiture. Pour moi, les vacances se passent en famille et nous n'avons pas l'intention de faire garder notre enfant pour pouvoir partir à "notre aise"...comme beaucoup de gens le suggèrent sur le forum :)
Voici ce que nous avions en tête:
J1: Départ et arrivée à LA J2: Visites LA et alentours J3: Studios Universal J4: LA J5: Départ pour Death Valley au petit matin et nuitée sur place J6: Visite du DV national park et départ pour Las Vegas en début de soirée J7: Visite Las Vegas (sans entrer dans les Casinos car déjà fait à Atlantic City et pas fans) J8: Départ vers Grand Canyon au petit matin et nuit sur place J9: Retour vers LV (éventuellement visite d'un Ghost Town à proximité??) J10: Retour vers Luxembourg.
Je ne connais pas du tout l'Ouest Américain et n'arrive pas du tout à me faire une idée des distances...
Je remercie d'avance tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour nous aider à préparer notre voyage.
Cordialement
Monica
Nous prévoyons de partir dans l'Ouest Américain début Novembre avec notre fils de 2 ans et demi. Nous n'avons encore rien réservé et essayons de nous renseigner au maximum sur la faisabilité de notre projet avant de réserver quoi que ce soit. J'ai bien évidemment lu des centaines de posts sur le sujet mais en général les gens disposent de beaucoup plus de temps sur place.
Comme nous voyageons avec un enfant, nous ne voulons pas surcharger nos journées et ne voulons pas non plus passer nos journées à rouler en voiture. Pour moi, les vacances se passent en famille et nous n'avons pas l'intention de faire garder notre enfant pour pouvoir partir à "notre aise"...comme beaucoup de gens le suggèrent sur le forum :)
Voici ce que nous avions en tête:
J1: Départ et arrivée à LA J2: Visites LA et alentours J3: Studios Universal J4: LA J5: Départ pour Death Valley au petit matin et nuitée sur place J6: Visite du DV national park et départ pour Las Vegas en début de soirée J7: Visite Las Vegas (sans entrer dans les Casinos car déjà fait à Atlantic City et pas fans) J8: Départ vers Grand Canyon au petit matin et nuit sur place J9: Retour vers LV (éventuellement visite d'un Ghost Town à proximité??) J10: Retour vers Luxembourg.
Je ne connais pas du tout l'Ouest Américain et n'arrive pas du tout à me faire une idée des distances...
Je remercie d'avance tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour nous aider à préparer notre voyage.
Cordialement
Monica
1 semaine à New York en juillet... suivie de 3 semaines à l'ouest (sud de l'Arizona et Nouveau-Mex.) English translation pending
Je rentre de vacances : Une semaine à NEW YORK et 3 semaines de circuit en ARIZONA et NOUVEAU MEXIQUE avec des centaines de photos dans mon carnet.
Ayant bénéficié moi-même de l'expérience des autres, je trouve que c'est un juste retour des choses que de rapporter mon expérience à travers un carnet de voyage. C'est pourquoi je poste régulièrement mes récits de voyages sur Voyageforum ce qui constitue pour moi un travail supplémentaire vu que je crée déjà mes carnets sur mon propre site, en composant mes pages html et en hébergeant mes photos. Je trouve vraiment navrant cette décision de Voyage forum de ne plus pouvoir intégrer des photos hébergées sur un site externe.
Aussi, si d'aventure vous lisez mon récit ci-dessous, sachez que je me refuse à perdre un temps fou à intégrer les photos sur Voyageforum. Avouez qu'un carnet sans images ce n'est pas très "sexy"..., Aussi, si, vous souhaitez les visionner, et pour plus de confort, je vous invite à suivre mon récit en cliquant ICI.
10h25 : Départ de Bruxelles C'est un équipage belge entièrement féminin qui nous emmène vers New-York city. Vol sans problème d'une durée de 8h15 et atterrissage en douceur à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy.
12h40 : Arrivée à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy Nous voici donc dans le hall tant redouté du contrôle de l'immigration. Là entre l'entrée dans la file en serpentin jusqu'au guichet il faut compter une heure et quart environ. Ceux qui ont une correspondance se voient remettre un badge pour passer plus vite sur des guichets dédiés (heureusement pour eux).
Passage devant l'officier : Prise d’empreintes, photos, attitude glaciale, pas une question, pas un sourire sur son regard figé. Certes cela refroidi un peu mais il va vite le gars . Ce boulot, c'est de l'abattage vu la foule qui attend et cette file qui ne désemplit pas.Nous récupérons rapidement les bagages et passons devant un douanier souriant. Ca change !Taxi: Ils sont juste à la sortie et on a de la chance car il n'y a pratiquement pas d'attente. Je dis qu'on a de la chance car la foule arrive juste derrière nous et eux reconstitue un nouveau "serpentin".
Notre chauffeur est originaire du Belgladesh. Avec les chauffeurs de New-York nous ferons le tour de la terre car toutes les nationalités sont représentées ou presque, un peu comme à Paris et dans d'autres grandes villes. Depuis le taxi qui approche de Manhattan on aperçoit enfin la skyline. Moment d'excitation... Puis on est comme aspirés par la ville. On a le sentiment de ne voir que des taxi jaunes... ou presque...
Notre hotel pour la semaine, c'est l'hotel Marriot Marquis en plein coeur de Times square, un monstre d'hotel à l'architecture ambitieuse. Pour faire notre au check in il faut prendre l'ascenseur jusqu'au 6ème étage. Déjà, un lobby situé au 6ème étage, ça déboussole un peu!...J'ai réservé une chambre standard pour 4 personnes (nous sommes 2 adultes et 2 jeunes) via une agence internet renommée comme je le fais d'habitude. L'hotesse nous annonce qu'il n'y a pas de chambre avec 2 lits Queens (bizarre pour un hotel pareil !!!) et nous incite à payer un supplément de 90$ par nuit pour avoir une plus grande chambre dans laquelle il est possible d'ajouter un lit d'appoint en plus du sofa. Comme nous restons 7 nuits cela me coûte tout de même la bagatelle de 630$ de plus sans les taxes (et au final les enfants ont mal dormi sur ce sofa et lit d'appoint). Patrick est d'accord pour payer le supplément mais moi je dis "ok mais alors je veux une belle vue sur Times square"... non mais ! C'est ok. Cher pour la vue !... Bienvenue à NYC ! Le lobby de l'hotel Mariott Marquis Bar et ascenseurs Interminables couloirs autour d'une pyramide inversée (un peu comme au Louxor de las Vegas)Le lobby vu du couloir. Tous les couloirs courent autour de la "pyramide" et ont une vue sur ce "patio interieur" Nous sommes au 15eme, ch 1533.
Il n'y a que 2 chambres comme ça par étage. On passerait des heures à regarder dans la rue, que dis-je, l'avenue... car il s'agit de Times Square tout de même, l'endroit où se croise la 7ème avenue et la fameuse Broadway, la seule rue de NYC qui ne soit pas droite. Broadway qui traverse la ville en diagonale du nord au sud est la plus vieille avenue de la ville puisqu'elle date d'avant les premiers colons. À l'époque pré colombienne, les Amérindiens empruntaient ce tracé dans la nature et le nommaient le Wickquasgeck Trail. C'est l'avenue la plus visitée de Manhattan.! La chambre est chère mais quelle vue. ! Les gens d'en bas sont comme des fourmis. ...et il y a décidement beaucoup de jaune parmi les véhicules. Le truc qui m'intrigue aussi ce sont les cuves d'eau en bois. Cela fait un peu désuet dans un univers super moderne. Du haut de notre "tour d'ivoire" nous aurions presque peur de nous jeter dans cette foule grouillante.
Allez on se décide à sortir de notre trou climatisé. La foule est oppressante et la température élevée. Il fait très lourd. La vie, la foule, le bruit, les musiques, les lumières, tout ce qui fait Times square nous étourdis. On observe un moment. On sent que l'on n'a pas encore de repères. c'est un peu destabilisant. Heuresement que j'ai sérieusement étudié le plan car il est presque 17h ce qui fait 23h de chez nous et nous avons un petit creux. Caroline veut aller au Bubba Gump. Il n'y a pas d'attente. J'ose demander une table proche de la fenêtre. On nous installe à une belle table ronde même si pas proche de" la fenêtre on voit tout Times square qd même. On se prend un appéro pour fêter notre arrivée que l'on nous sert dans des verres qui clignotent de partout. La déco est sympa, les serveurs sont sympas, tout va bien.
Nous en profitons pour faire un petit tour dans la boutique voisine qui n'est autre que celle du Hard rock café. Nous reviendrons... Une policière s'amuse des facéties du naked cow-boy... Un autre policier très stoïque Un autre. Lors de ce séjour nous verrons beaucoup de policiers à New-York dont certains à cheval dans le secteur de Times Squares. C'est là que se pose alors la traditionnelle question "Qu'est-ce qu'on fait ?". J'avais prévu que nous serions fatigués et que nous serions préssés de nous coucher mais comme nous avons tous dormi dans l'avion, nous nous ne nous sentons pas encore trop vascillant.
Comme il fait soleil, je propose de nous rendre au Top of the Rock. Le TOP OF THE ROCK est le 2ème plus haut observatoire de la ville de NEW YORK après l'EMPIRE STATE BUILDING. Il est situé au haut d'un immeuble de la General Electric de 70 étages. L'avantage c'est que de là haut, on peut voir Central Park et... l'Empire State Building bien sur. Il se situe dans un ensemble de bâtiments où nous aurons l'occasion de repasser demain et qui constitue le ROCKFELLER CENTER.Je n'ai pas acheté de tickets à l'avance. Nous verrons bien sur place. J'en profite pour préciser que je n'ai pas acheté de New-York pass car nous ne visiterons que 4 sites prévus dans le pass dont la statue de la liberté que j'ai préféré réserver depuis internet car cela me permet d'avoir une heure certaine pour visiter le piedestale du monument.Nous voici donc au pied ... du top...Chouette il n'y a personne dans la file d'achet des tickets alors qu'il y a une file d'attente pour ceux qui ont le pass. Nous montons de suite, toujours sans attente. Dans la mezzanine, nous passons par la "case photo" style "ironworkers" car on a pris l'option dans le ticket. On nous fait donc assoir sur une poutre en métal, non pas dans le vide mais devant un fond vert histoire de truquer le machin...Il faut savoir que Le GE Building, gratte-ciel de 70 étages, constitue avec une hauteur de 266 mètres, la pièce centrale du Rockefeller Center.Il a été rendu célèbre grace à cette photo intitulée "Lunchtime atop a Skyscraper" (déjeuner sur un gratte-ciel ), réalisée par Charles Clyde Ebbets en 1932 sur laquelle on voit des ouvriers déjeuner assis sur une poutre, sans la moindre sécurité. cette photo a fait le tour du monde. A la fin de notre visite nous nous rendrons au guichet photo afin de choisir la prise de vue que l'on préfère et nous entrerons notre adresse email afin de la recevoir. Chouette ascenseur avec plafond transparent diodes et projection en transparence.
En haut c'est top. On peut monter encore et encore, vraiment jusqu'au TOP...et voir... Central Park en entier par exemple. Sur le plus haut niveau, face à l'Empire State Building, les gens sont tranquillement assis et attentent le coucher du soleil. Celui ci disparait tout à coup derrière un vilain nuage...bouhhhh puis revient. Applaudissements pour le soleil. !!!Depuis ici, New york c'est beau. Les architectes se sont éclatés c'est sur ! Ci-dessous : Côté East river Des motifs art-déco sur les immeubles rappellent que le début du XXème siècle fut très prolifique pour l'architecture New-Yorkaise Les building sont élégants surtout l'Empire state qui trône majestueusement en dominant tous les autres, le roi de la jungle quoi ! Soleil sur l'Hudson river Le roi des gratte ciel... à jamais ! Au loin la toute nouvelle Liberty tower rappelle à tous le drame du 11 septembre. Le soleil brille sur New York. La température est très agréable sur ce toit. C'est le pied !
Après en avoir pris plein les yeux on repart tout contents vers le supermarché pour se ravitailler en boissons et en cookies pour le petit dejeuner du lendemain.
Retour sur Times Square et sa folie. Ici Batman cotoie Minnie ou Jack Sparrow. La fatigue se fait sentir. On remonte dans notre "repaire". Les pancartes lumineuses s'affolent. La foule est compacte et grouillante.Il est 21 h. On est fourbu. DODO tout le monde !
Ayant bénéficié moi-même de l'expérience des autres, je trouve que c'est un juste retour des choses que de rapporter mon expérience à travers un carnet de voyage. C'est pourquoi je poste régulièrement mes récits de voyages sur Voyageforum ce qui constitue pour moi un travail supplémentaire vu que je crée déjà mes carnets sur mon propre site, en composant mes pages html et en hébergeant mes photos. Je trouve vraiment navrant cette décision de Voyage forum de ne plus pouvoir intégrer des photos hébergées sur un site externe.
Aussi, si d'aventure vous lisez mon récit ci-dessous, sachez que je me refuse à perdre un temps fou à intégrer les photos sur Voyageforum. Avouez qu'un carnet sans images ce n'est pas très "sexy"..., Aussi, si, vous souhaitez les visionner, et pour plus de confort, je vous invite à suivre mon récit en cliquant ICI.
10h25 : Départ de Bruxelles C'est un équipage belge entièrement féminin qui nous emmène vers New-York city. Vol sans problème d'une durée de 8h15 et atterrissage en douceur à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy.
12h40 : Arrivée à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy Nous voici donc dans le hall tant redouté du contrôle de l'immigration. Là entre l'entrée dans la file en serpentin jusqu'au guichet il faut compter une heure et quart environ. Ceux qui ont une correspondance se voient remettre un badge pour passer plus vite sur des guichets dédiés (heureusement pour eux).
Passage devant l'officier : Prise d’empreintes, photos, attitude glaciale, pas une question, pas un sourire sur son regard figé. Certes cela refroidi un peu mais il va vite le gars . Ce boulot, c'est de l'abattage vu la foule qui attend et cette file qui ne désemplit pas.Nous récupérons rapidement les bagages et passons devant un douanier souriant. Ca change !Taxi: Ils sont juste à la sortie et on a de la chance car il n'y a pratiquement pas d'attente. Je dis qu'on a de la chance car la foule arrive juste derrière nous et eux reconstitue un nouveau "serpentin".
Notre chauffeur est originaire du Belgladesh. Avec les chauffeurs de New-York nous ferons le tour de la terre car toutes les nationalités sont représentées ou presque, un peu comme à Paris et dans d'autres grandes villes. Depuis le taxi qui approche de Manhattan on aperçoit enfin la skyline. Moment d'excitation... Puis on est comme aspirés par la ville. On a le sentiment de ne voir que des taxi jaunes... ou presque...
Notre hotel pour la semaine, c'est l'hotel Marriot Marquis en plein coeur de Times square, un monstre d'hotel à l'architecture ambitieuse. Pour faire notre au check in il faut prendre l'ascenseur jusqu'au 6ème étage. Déjà, un lobby situé au 6ème étage, ça déboussole un peu!...J'ai réservé une chambre standard pour 4 personnes (nous sommes 2 adultes et 2 jeunes) via une agence internet renommée comme je le fais d'habitude. L'hotesse nous annonce qu'il n'y a pas de chambre avec 2 lits Queens (bizarre pour un hotel pareil !!!) et nous incite à payer un supplément de 90$ par nuit pour avoir une plus grande chambre dans laquelle il est possible d'ajouter un lit d'appoint en plus du sofa. Comme nous restons 7 nuits cela me coûte tout de même la bagatelle de 630$ de plus sans les taxes (et au final les enfants ont mal dormi sur ce sofa et lit d'appoint). Patrick est d'accord pour payer le supplément mais moi je dis "ok mais alors je veux une belle vue sur Times square"... non mais ! C'est ok. Cher pour la vue !... Bienvenue à NYC ! Le lobby de l'hotel Mariott Marquis Bar et ascenseurs Interminables couloirs autour d'une pyramide inversée (un peu comme au Louxor de las Vegas)Le lobby vu du couloir. Tous les couloirs courent autour de la "pyramide" et ont une vue sur ce "patio interieur" Nous sommes au 15eme, ch 1533.
Il n'y a que 2 chambres comme ça par étage. On passerait des heures à regarder dans la rue, que dis-je, l'avenue... car il s'agit de Times Square tout de même, l'endroit où se croise la 7ème avenue et la fameuse Broadway, la seule rue de NYC qui ne soit pas droite. Broadway qui traverse la ville en diagonale du nord au sud est la plus vieille avenue de la ville puisqu'elle date d'avant les premiers colons. À l'époque pré colombienne, les Amérindiens empruntaient ce tracé dans la nature et le nommaient le Wickquasgeck Trail. C'est l'avenue la plus visitée de Manhattan.! La chambre est chère mais quelle vue. ! Les gens d'en bas sont comme des fourmis. ...et il y a décidement beaucoup de jaune parmi les véhicules. Le truc qui m'intrigue aussi ce sont les cuves d'eau en bois. Cela fait un peu désuet dans un univers super moderne. Du haut de notre "tour d'ivoire" nous aurions presque peur de nous jeter dans cette foule grouillante.
Allez on se décide à sortir de notre trou climatisé. La foule est oppressante et la température élevée. Il fait très lourd. La vie, la foule, le bruit, les musiques, les lumières, tout ce qui fait Times square nous étourdis. On observe un moment. On sent que l'on n'a pas encore de repères. c'est un peu destabilisant. Heuresement que j'ai sérieusement étudié le plan car il est presque 17h ce qui fait 23h de chez nous et nous avons un petit creux. Caroline veut aller au Bubba Gump. Il n'y a pas d'attente. J'ose demander une table proche de la fenêtre. On nous installe à une belle table ronde même si pas proche de" la fenêtre on voit tout Times square qd même. On se prend un appéro pour fêter notre arrivée que l'on nous sert dans des verres qui clignotent de partout. La déco est sympa, les serveurs sont sympas, tout va bien.
Nous en profitons pour faire un petit tour dans la boutique voisine qui n'est autre que celle du Hard rock café. Nous reviendrons... Une policière s'amuse des facéties du naked cow-boy... Un autre policier très stoïque Un autre. Lors de ce séjour nous verrons beaucoup de policiers à New-York dont certains à cheval dans le secteur de Times Squares. C'est là que se pose alors la traditionnelle question "Qu'est-ce qu'on fait ?". J'avais prévu que nous serions fatigués et que nous serions préssés de nous coucher mais comme nous avons tous dormi dans l'avion, nous nous ne nous sentons pas encore trop vascillant.
Comme il fait soleil, je propose de nous rendre au Top of the Rock. Le TOP OF THE ROCK est le 2ème plus haut observatoire de la ville de NEW YORK après l'EMPIRE STATE BUILDING. Il est situé au haut d'un immeuble de la General Electric de 70 étages. L'avantage c'est que de là haut, on peut voir Central Park et... l'Empire State Building bien sur. Il se situe dans un ensemble de bâtiments où nous aurons l'occasion de repasser demain et qui constitue le ROCKFELLER CENTER.Je n'ai pas acheté de tickets à l'avance. Nous verrons bien sur place. J'en profite pour préciser que je n'ai pas acheté de New-York pass car nous ne visiterons que 4 sites prévus dans le pass dont la statue de la liberté que j'ai préféré réserver depuis internet car cela me permet d'avoir une heure certaine pour visiter le piedestale du monument.Nous voici donc au pied ... du top...Chouette il n'y a personne dans la file d'achet des tickets alors qu'il y a une file d'attente pour ceux qui ont le pass. Nous montons de suite, toujours sans attente. Dans la mezzanine, nous passons par la "case photo" style "ironworkers" car on a pris l'option dans le ticket. On nous fait donc assoir sur une poutre en métal, non pas dans le vide mais devant un fond vert histoire de truquer le machin...Il faut savoir que Le GE Building, gratte-ciel de 70 étages, constitue avec une hauteur de 266 mètres, la pièce centrale du Rockefeller Center.Il a été rendu célèbre grace à cette photo intitulée "Lunchtime atop a Skyscraper" (déjeuner sur un gratte-ciel ), réalisée par Charles Clyde Ebbets en 1932 sur laquelle on voit des ouvriers déjeuner assis sur une poutre, sans la moindre sécurité. cette photo a fait le tour du monde. A la fin de notre visite nous nous rendrons au guichet photo afin de choisir la prise de vue que l'on préfère et nous entrerons notre adresse email afin de la recevoir. Chouette ascenseur avec plafond transparent diodes et projection en transparence.
En haut c'est top. On peut monter encore et encore, vraiment jusqu'au TOP...et voir... Central Park en entier par exemple. Sur le plus haut niveau, face à l'Empire State Building, les gens sont tranquillement assis et attentent le coucher du soleil. Celui ci disparait tout à coup derrière un vilain nuage...bouhhhh puis revient. Applaudissements pour le soleil. !!!Depuis ici, New york c'est beau. Les architectes se sont éclatés c'est sur ! Ci-dessous : Côté East river Des motifs art-déco sur les immeubles rappellent que le début du XXème siècle fut très prolifique pour l'architecture New-Yorkaise Les building sont élégants surtout l'Empire state qui trône majestueusement en dominant tous les autres, le roi de la jungle quoi ! Soleil sur l'Hudson river Le roi des gratte ciel... à jamais ! Au loin la toute nouvelle Liberty tower rappelle à tous le drame du 11 septembre. Le soleil brille sur New York. La température est très agréable sur ce toit. C'est le pied !
Après en avoir pris plein les yeux on repart tout contents vers le supermarché pour se ravitailler en boissons et en cookies pour le petit dejeuner du lendemain.
Retour sur Times Square et sa folie. Ici Batman cotoie Minnie ou Jack Sparrow. La fatigue se fait sentir. On remonte dans notre "repaire". Les pancartes lumineuses s'affolent. La foule est compacte et grouillante.Il est 21 h. On est fourbu. DODO tout le monde !
Impossible de louer une voiture 7 places entre Jackson hole et San Francisco English translation pending
Nous cherchons à louer une voiture 7 places ( famille de 2 adultes + 4 enfants) entre Jackson Hole et SFO en Juillet, mais aucune société ne nous le permet (accord de principe mais ensuite refus ou frais d'abandon prohibitifs -plus de 1000 dollars, sans garantie de véhicule-).
Quelqu'un a-t-il déjà réussi à trouver une solution à ce problème ?
Merci d'avance
Que voir lors d'une escale de croisière à Ocho Rios (Jamaïque) et sur Grand Cayman (Îles Caïmans)? English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais escale à Ochos Rios pendant 6 heures lors d'une croisière.
Que ne faut-il pas rater???????????
J'ai lu qu'il fallait absolument aller aux chutes Dunn's river Full. Est ce loin du quai de débarquement des paquebots? Combien de kms ou tps? Nous souhaitons faire l'excursion seuls, doit-on prender un taxi? QUel est le cout?
Que faut-il voir d'autres? Des belles plages?
Je sais, beaucoup de questions...lol
Merci d'avance pour vos réponses
Francine
Je fais escale à Ochos Rios pendant 6 heures lors d'une croisière.
Que ne faut-il pas rater???????????
J'ai lu qu'il fallait absolument aller aux chutes Dunn's river Full. Est ce loin du quai de débarquement des paquebots? Combien de kms ou tps? Nous souhaitons faire l'excursion seuls, doit-on prender un taxi? QUel est le cout?
Que faut-il voir d'autres? Des belles plages?
Je sais, beaucoup de questions...lol
Merci d'avance pour vos réponses
Francine
Coût de la nourriture dans les supermarchés en Caroline du Nord et Floride? English translation pending
Bonjour
Je suis en train de faire mon budget pour mes vacances aux USA et le budget nourriture mepose probleme. Nsou serons 3 filles et nous aurons un appartement donc on se fera à manger pour tous les repas. Nous allons rester environ 1 mois en caroline du Nord et 15 jours en floride. Combien pensez vous que je dois prévoir pour le budget par personne?
Si quelques personnes connaissent quelques prix pour que je puisse me faire une idée du coût des aliments ( pates, biscuits, riz, lait, oeuf , ...)?
Merci d'avance
Je suis en train de faire mon budget pour mes vacances aux USA et le budget nourriture mepose probleme. Nsou serons 3 filles et nous aurons un appartement donc on se fera à manger pour tous les repas. Nous allons rester environ 1 mois en caroline du Nord et 15 jours en floride. Combien pensez vous que je dois prévoir pour le budget par personne?
Si quelques personnes connaissent quelques prix pour que je puisse me faire une idée du coût des aliments ( pates, biscuits, riz, lait, oeuf , ...)?
Merci d'avance
Obtenir un visa américain d'études: motif pour un rendez-vous d'urgence? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Voila ma situation. J'aimerai aller étudier au Etats Unis durant 1 an le plus rapidement possible. J'ai tout les papiers pour cela. A savoir :
- J'ai reçu le I-20 - Remplis les formulaire D-156 et D-157 - Payé les frais SEVIS - Photos d'identité - Enveloppe Chronopost
Par contre lorsque je m'apprête à prendre un rendez vous avec l'ambassade, je vois que la date la plus proche est pour le 10 aout 2009 (dans quasiment 2 mois!)
Ma question est la suivante, je vais appeler l'ambassade et leur demander un rendez vous d'urgence. Est ce que quelqu'un connait un motif d'urgence de sorte à ce que se rendez vous d'urgence soit positif?
Est il éventuellement possible de prendre un rendez dans une autre ambassade sachant que je suis de nationalité française? Par exemple l'ambassade des US en Belgique où la, l'attente est de 2 jours?
Merci d'avance.
EDIT : J'ai fais quelques recherche sur internet, apparemment le temps d'attente pour avoir un rendez vous pour un entretien en Belgique est de 2 jours. Maintenant est ce que cela pose problème le fait que je suis français? Comment se passera le paiement?
- J'ai reçu le I-20 - Remplis les formulaire D-156 et D-157 - Payé les frais SEVIS - Photos d'identité - Enveloppe Chronopost
Par contre lorsque je m'apprête à prendre un rendez vous avec l'ambassade, je vois que la date la plus proche est pour le 10 aout 2009 (dans quasiment 2 mois!)
Ma question est la suivante, je vais appeler l'ambassade et leur demander un rendez vous d'urgence. Est ce que quelqu'un connait un motif d'urgence de sorte à ce que se rendez vous d'urgence soit positif?
Est il éventuellement possible de prendre un rendez dans une autre ambassade sachant que je suis de nationalité française? Par exemple l'ambassade des US en Belgique où la, l'attente est de 2 jours?
Merci d'avance.
EDIT : J'ai fais quelques recherche sur internet, apparemment le temps d'attente pour avoir un rendez vous pour un entretien en Belgique est de 2 jours. Maintenant est ce que cela pose problème le fait que je suis français? Comment se passera le paiement?
Prix du visa J-1 pour travailler au pair aux États-Unis? English translation pending
Bonjour!
Je dois prochainement partir comme fille au pair aux USA (dès que je me serais enfin décidé a choisir une famille parmi celles qui m'ont contactées) et je devrai faire ma demande de visa! J'aimerais en savoir le prix si qqun le connait ou en a fait la demande svp! Il n'ètait pas indiqué dans le dossier et je voudrais juste me faire une petite idée pour préparer mon budget!
Merci pour votre aide! Amicalement, Nanou.😎
Je dois prochainement partir comme fille au pair aux USA (dès que je me serais enfin décidé a choisir une famille parmi celles qui m'ont contactées) et je devrai faire ma demande de visa! J'aimerais en savoir le prix si qqun le connait ou en a fait la demande svp! Il n'ètait pas indiqué dans le dossier et je voudrais juste me faire une petite idée pour préparer mon budget!
Merci pour votre aide! Amicalement, Nanou.😎
Etudes: Australie ou Etats Unis? English translation pending
Hey everbody
J'aimerais partir l'année prochaine pdt 1 ans pour améliorer mon anglais. Mais j'hésite beaucoup entre les Êtats Unis et L'Australie. Si vous êtes déja partis dans un de ces 2 pays (ou même un autre) afin d'apprendre la langue anglaise, pouvez vous me dire comment ca s'est passé? Qu'est ce qui vous a plu? Qu'est ce qui a été le plus difficile? Pourquoi vous avez voulu faire ce voyage? Qu'est ce que ca vous a apporté?...
Merci de vos réponses, elles me seront très utile!! bye!
J'aimerais partir l'année prochaine pdt 1 ans pour améliorer mon anglais. Mais j'hésite beaucoup entre les Êtats Unis et L'Australie. Si vous êtes déja partis dans un de ces 2 pays (ou même un autre) afin d'apprendre la langue anglaise, pouvez vous me dire comment ca s'est passé? Qu'est ce qui vous a plu? Qu'est ce qui a été le plus difficile? Pourquoi vous avez voulu faire ce voyage? Qu'est ce que ca vous a apporté?...
Merci de vos réponses, elles me seront très utile!! bye!
a-t-on le droit de dormir dans sa voiture en Californie, Névada et Arizona English translation pending
Afin de réduire les frais relatif à l'hébergement, je compte passer quelques nuits dans ma voiture de loc en californie, névada et arizona.
Est ce interdit? y'a pas de raison me dis-je d'avec mon raisonnement d'européen mais avec eux on sait jamais!!!....les seins nus sont interdits sur la plage...mais par contre tu peux te trimballer avec un gun en ville.......🤪...faut arrêter le Coca..les petits gars!
Alors je ne met pas en doute la capacité des Forces de l'Ordre de là-bas😇 à me verbaliser ou pire (Guatanamo???) si j'avais l'arrogance de transgresser la tranquilité de l'ordre.
merci de me répondre....je connais pas Guantanamo, mais pour l'instant je connais personne qui soit revenu et qui en ait dit du bien....même sur le forum, alors je préfère attendre un peu!!!!
Est ce interdit? y'a pas de raison me dis-je d'avec mon raisonnement d'européen mais avec eux on sait jamais!!!....les seins nus sont interdits sur la plage...mais par contre tu peux te trimballer avec un gun en ville.......🤪...faut arrêter le Coca..les petits gars!
Alors je ne met pas en doute la capacité des Forces de l'Ordre de là-bas😇 à me verbaliser ou pire (Guatanamo???) si j'avais l'arrogance de transgresser la tranquilité de l'ordre.
merci de me répondre....je connais pas Guantanamo, mais pour l'instant je connais personne qui soit revenu et qui en ait dit du bien....même sur le forum, alors je préfère attendre un peu!!!!
Quel visa choisir pour partir un an aux États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous !
J 'aimerai partir avec un ami, 1 an aux Etats-Unis, à partir de Novembre 2014. Nous avons commencé les recherches concernant les visas. Nous aimerions nous installer dans une ville, et trouver un emploi. Nous sommes tous les deux diplomés d'une Licence 3. Quel visa vous semble le plus adapté à la situation ?
Nous avons retenu le H1B. Cependant, est-il nécessaire de trouver un employeur avant de partir, pour son obtention ? Ou est-il possible de partir avec un visa touriste, puis de le transformer sur place en visa travail ?
Merci pour vos réponses.
Florian
J 'aimerai partir avec un ami, 1 an aux Etats-Unis, à partir de Novembre 2014. Nous avons commencé les recherches concernant les visas. Nous aimerions nous installer dans une ville, et trouver un emploi. Nous sommes tous les deux diplomés d'une Licence 3. Quel visa vous semble le plus adapté à la situation ?
Nous avons retenu le H1B. Cependant, est-il nécessaire de trouver un employeur avant de partir, pour son obtention ? Ou est-il possible de partir avec un visa touriste, puis de le transformer sur place en visa travail ?
Merci pour vos réponses.
Florian
Partir vivre sur une île française (Guadeloupe ou Polynésie-Française) English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord pour mon 1er message je ne peux que féliciter ce forum qui est une source inépuisable de rêves partagés. C'est toujours un plaisir de naviguer dessus quand on a le blues au travail.
Je poste aujourd'hui car j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, à savoir m'éloigner loin de la métropole. Après mure réflexion la Guadeloupe s'est imposée à moi comme la destination idéale. J'ai lu pas mal de discussions sur la vie là-bas, les us et coutumes, le climat social, etc. A la base j'étais plus tenté par la Polynésie française mais à ce que j'en ai lu la vie là-bas n'est pas facile. Mais malgré tout il reste encore quelques questions qui me taraudent.
Je vais partir avec 2 amis et nous avons pour but de se mettre en colocation et de rester au moins 1 année sur l'île. Nous avons prévu de partir pour le début de l'année 2010 (janvier février), il me semble que c'est une bonne période non ? Ensuite au niveau du lieu où habiter j'aimerais avoir un peu plus de renseignements. Je n'ai pas envie de loger à Point à Pitre, je préfererai un petit village paisible. Mais de ce que j'en ai retenu, pour trouver du travail il vaut mieux être près de la grande ville. Enfin, j'aimerais, une fois là-bas, travailler sur un voilier ou un bâteau de pêche pour apprendre les bases de la navigation, de la vie en mer. Savez-vous si cela est possible sans réelle expérience de ce milieu. Bien sûr je ne demande à ce que ça me tombe du ciel, je ne rechigne pas à la tâche et je pourrais très bien commencer par travailler dans une autre branche le temps de trouver une opportunité. Cela vous semble t-il réalisable ?
Et pour finir (oui oui promis c'est la dernière), concernant la Polynésie, est-ce réellement aussi dur d'y vivre que la plupart des messages que j'ai lu semble l'indiquer ? et, idem, ai-je une chance de pouvoir être accepter sur un voilier ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Bonne journée à vous.
Nessper
Tout d'abord pour mon 1er message je ne peux que féliciter ce forum qui est une source inépuisable de rêves partagés. C'est toujours un plaisir de naviguer dessus quand on a le blues au travail.
Je poste aujourd'hui car j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, à savoir m'éloigner loin de la métropole. Après mure réflexion la Guadeloupe s'est imposée à moi comme la destination idéale. J'ai lu pas mal de discussions sur la vie là-bas, les us et coutumes, le climat social, etc. A la base j'étais plus tenté par la Polynésie française mais à ce que j'en ai lu la vie là-bas n'est pas facile. Mais malgré tout il reste encore quelques questions qui me taraudent.
Je vais partir avec 2 amis et nous avons pour but de se mettre en colocation et de rester au moins 1 année sur l'île. Nous avons prévu de partir pour le début de l'année 2010 (janvier février), il me semble que c'est une bonne période non ? Ensuite au niveau du lieu où habiter j'aimerais avoir un peu plus de renseignements. Je n'ai pas envie de loger à Point à Pitre, je préfererai un petit village paisible. Mais de ce que j'en ai retenu, pour trouver du travail il vaut mieux être près de la grande ville. Enfin, j'aimerais, une fois là-bas, travailler sur un voilier ou un bâteau de pêche pour apprendre les bases de la navigation, de la vie en mer. Savez-vous si cela est possible sans réelle expérience de ce milieu. Bien sûr je ne demande à ce que ça me tombe du ciel, je ne rechigne pas à la tâche et je pourrais très bien commencer par travailler dans une autre branche le temps de trouver une opportunité. Cela vous semble t-il réalisable ?
Et pour finir (oui oui promis c'est la dernière), concernant la Polynésie, est-ce réellement aussi dur d'y vivre que la plupart des messages que j'ai lu semble l'indiquer ? et, idem, ai-je une chance de pouvoir être accepter sur un voilier ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Bonne journée à vous.
Nessper
Green Card gagnée à la loterie: où aller travailler aux États-Unis? English translation pending
Bonjour.
Je viens d'être sélectionné par le programme DV green card 2011.
D'ici à 5 mois après des vérifications consulaires et sécuritaires, j'aurais avec ma femme et mon fils de 5 ans le droit de séjourner et travailler aux USA à vie.
Après la surprise et l'émotion, viens le temps de la réflexion réelle et la construction sérieuse de projet.
J'ai bientôt 32 ans, ma femme aussi, je possède 9 ans d'expérience professionnelle dans le travail social; Diplômes : Une maîtrise d'Histoire, un D.E d'assistant de service social.un diplôme de Moniteur initiateur de tennis 1er degré.
Ma femme une maîtrise en langues étrangères (pas l'anglais) 4ans d'expérience pro en tant que secrétaire.
Je parle assez bien l'anglais sans plus.
Premièrement le plus important : ou s'installer ? en fonction avant tout bien sur des bassins et possibilités d'emplois en rapport avec le coût de la vie, et secondairement en fonction du climat, qualité de vie, espaces, sécurité, population cosmopolite ouverte...
Mon coeur penche pour la Californie vers une ville moyenne ( San Jose, San Diego...), bien que L.A m'attire énormément, mais me fait peur au niveau du coût de la vie...
Vivre en banlieue calme ou lointaine ne me fait pas peur, tant que ça reste accessible a 30minutes de voiture, d'une agglomération avec services.
J'ai vraiment pas trop d'idée à ce sujet...
combien me coûtera par mois une cotisation à une mutuelle privée ?
Mon enfant peut-il aller a 6 ans à l'école primaire publique s'il n'est pas anglophone ?
est-il facile de décrocher un job alimentaire si on parle pas très bien l'anglais ?
Je compte prendre de l'argent pour subvenir à mes besoins les 6-8 premiers mois sera-ce suffisant en vue de s'installer ?
Voici mes premières questions générales, je sais qu'il faut que je m'en pose pleins d'autres, mais bon l'agent du gouvernement m'a annoncé qu'hier la nouvelle...
PS : A ceux a qui ça arriveraient comptez encore 740€ de frais en plus de ceux engendrés lors de l'inscription à la loterie, ils couvrent un Package comprenant divers DVD, livres juridiques, frais d'envois par DHL, afin d'aider à remplir des formulaires très complexes ( le sont-ils réellement ?), et s'éviter des frais d'avocats de 4000€
D'avance merci pour votre aide ! n'hésitez pas à m'envoyer des liens internet.
Je viens d'être sélectionné par le programme DV green card 2011.
D'ici à 5 mois après des vérifications consulaires et sécuritaires, j'aurais avec ma femme et mon fils de 5 ans le droit de séjourner et travailler aux USA à vie.
Après la surprise et l'émotion, viens le temps de la réflexion réelle et la construction sérieuse de projet.
J'ai bientôt 32 ans, ma femme aussi, je possède 9 ans d'expérience professionnelle dans le travail social; Diplômes : Une maîtrise d'Histoire, un D.E d'assistant de service social.un diplôme de Moniteur initiateur de tennis 1er degré.
Ma femme une maîtrise en langues étrangères (pas l'anglais) 4ans d'expérience pro en tant que secrétaire.
Je parle assez bien l'anglais sans plus.
Premièrement le plus important : ou s'installer ? en fonction avant tout bien sur des bassins et possibilités d'emplois en rapport avec le coût de la vie, et secondairement en fonction du climat, qualité de vie, espaces, sécurité, population cosmopolite ouverte...
Mon coeur penche pour la Californie vers une ville moyenne ( San Jose, San Diego...), bien que L.A m'attire énormément, mais me fait peur au niveau du coût de la vie...
Vivre en banlieue calme ou lointaine ne me fait pas peur, tant que ça reste accessible a 30minutes de voiture, d'une agglomération avec services.
J'ai vraiment pas trop d'idée à ce sujet...
combien me coûtera par mois une cotisation à une mutuelle privée ?
Mon enfant peut-il aller a 6 ans à l'école primaire publique s'il n'est pas anglophone ?
est-il facile de décrocher un job alimentaire si on parle pas très bien l'anglais ?
Je compte prendre de l'argent pour subvenir à mes besoins les 6-8 premiers mois sera-ce suffisant en vue de s'installer ?
Voici mes premières questions générales, je sais qu'il faut que je m'en pose pleins d'autres, mais bon l'agent du gouvernement m'a annoncé qu'hier la nouvelle...
PS : A ceux a qui ça arriveraient comptez encore 740€ de frais en plus de ceux engendrés lors de l'inscription à la loterie, ils couvrent un Package comprenant divers DVD, livres juridiques, frais d'envois par DHL, afin d'aider à remplir des formulaires très complexes ( le sont-ils réellement ?), et s'éviter des frais d'avocats de 4000€
D'avance merci pour votre aide ! n'hésitez pas à m'envoyer des liens internet.
Où dormir à Joshua Tree? (Ouest américain) English translation pending
Bonjour,
Entre Los Angeles et Las Vegas, nous envisagoeons passer une étape à Joshua Tree. Où me conseilleriez-vous de passer une Nuit ? un hotel à recommander pour une famille fin avril ?
Merci.
Olivier
Entre Los Angeles et Las Vegas, nous envisagoeons passer une étape à Joshua Tree. Où me conseilleriez-vous de passer une Nuit ? un hotel à recommander pour une famille fin avril ?
Merci.
Olivier
Guadalajara ou Mexico pour quelques jours en solo? English translation pending
Salut!
je me pose a Los Angeles et j'ai le choix entre mexico et guadalajara comme vol pour atteindre le mexique en decembre. Sachant que je vais y rester seule quelques jours, quelle est la ville la plus accueillante et la plus attractive au niveau des sorties et balades sur place, enfin de l'ambiance globale. je recherche plutot des choses simples assez loin des hotels de luxe et autre smart attitude.
merci de me renseigner si vous avez pu comparer ou me donner votre impression sur chacune de ces ville.
Motel 6 aux États-Unis: tarif pour les enfants? English translation pending
Nous partons entre amis A los angeles et las vegas en juillet 2010 ! Je ne comprends pas trop l'anglais ce qui fait que la traduction des mails de confirmation de réservation d'hotels est tres compliquée! 🙁 J'ai entendu dire que les enfants ne payaient pas l'hotel (motel 6 ) Est ce que l'un d'entre vous a déja séjourné avec des enfants (ado) chez motel 6 ! Avez vous payés ?? Puisque dans le mail de confirmation ! Les enfants n'apparaissent pas... 😕
Merci a tous ceux qui répondront !!
Bonne soirée
Tess
Passage à la douane - barrière des langues (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour ! 🙂
Nous partons mon chéri et moi à Los Angeles et San Francisco en septembre 2013 pour deux semaines.
Comme pas mal de personnes, nous appréhendons le passage à la douane. Je parle anglais, enfin je peux me faire comprendre mais, j'ai peur de ne pas les comprendre eux. Mon chéri ne parle pas anglais.
C'est pour ça que je me demandais si ça serait une bonne idée d'écrire un résumé des réponses aux questions que l'on pourrait nous poser. ( Où va t'on séjourner ? Quel hôtel ? Pour combien de temps ? Quand ? Pourquoi ? Ce qu'on a à déclarer ? etc...)
Pensez-vous que celà serait possible ? Ca marquerait pas trop mal devant le douanier ?
Merci ! 😉
Nous partons mon chéri et moi à Los Angeles et San Francisco en septembre 2013 pour deux semaines.
Comme pas mal de personnes, nous appréhendons le passage à la douane. Je parle anglais, enfin je peux me faire comprendre mais, j'ai peur de ne pas les comprendre eux. Mon chéri ne parle pas anglais.
C'est pour ça que je me demandais si ça serait une bonne idée d'écrire un résumé des réponses aux questions que l'on pourrait nous poser. ( Où va t'on séjourner ? Quel hôtel ? Pour combien de temps ? Quand ? Pourquoi ? Ce qu'on a à déclarer ? etc...)
Pensez-vous que celà serait possible ? Ca marquerait pas trop mal devant le douanier ?
Merci ! 😉
Renting a car in the US with a deferred debit card
Hi everyone, I’m traveling to Los Angeles and would like to rent a vehicle at the airport. However, I have a Boursobank Ultim deferred debit card, so I’d love to know if it’s possible for those who’ve experienced this recently. Thanks for the info!