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Reportage à bord du bateau de croisières Celebrity Silhouette English translation pending
Bonjour à tous,
Vous trouverez ci-dessous un lien pour voir un super reportage sur le Celebrity Silhouette.
Jour J-5 pour nous !!!
Cordialement
Alfred
http://www.meretmarine.com/...110805-%5barticle%5d
Vous trouverez ci-dessous un lien pour voir un super reportage sur le Celebrity Silhouette.
Jour J-5 pour nous !!!
Cordialement
Alfred
http://www.meretmarine.com/...110805-%5barticle%5d
Infos 2 semaines et demie Bornéo (côté Malaisie) + Perhentian Islands (Besar) - août/septembre 2010 English translation pending
Salut à tous !
Mieux vaut tard que jamais…à mon tour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, dans la mesure où je m’étais principalement aidée de ce site (+tripadvisor+LP) pour organiser mon voyage, du 14 août au 5 septembre 2010.
Thématique : nature et vacances actives (et sportives !).
Notre itinéraire : 1) Paris-Singapour 2) Singapour - Kuching 3) Kuching (Semmengoh) 4) Kuching (Bako) 5) Kuching - Miri - Miri (annulation vol !) 6) Miri – Mulu NP (canopy walk, Deer Cave, Long Cave, Bat exodus) 7) Mulu (Wind Cave, Clearwater Cave) 8) Mulu - Camp 5 (Pinnacles) 9) Mulu Camp 5 - Piste des chasseurs de tête - Longhouse à Rumah Bala Lesong 10) Longhouse à Rumah Bala Lesong – Limbang – Miri 11) Miri – Kota Kinabalu (Monsopiad) 12) Kota Kinabalu – Kinabalu NP 13) Kinabalu NP (Laban Rata) – Ascension Mont Kinabalu 14) Mont Kinabalu – Ranau - Ladang Teh Sabah (Sabah Tea Garden) 15) Ladang Teh Sabah – Ranau - Kota Kinabalu 16) Kota Kinabalu – Kuala Lumpur – Kota Bahru 17) Kota Bahru – Kuala Besut – Perhentian Islands (Besar) 18) Besar (Abdul’s Chalet) 19) Besar 20) Besar – Kuala Besut – Kota Bahru – Kuala Lumpur – Singapour 21) Singapour 22) Singapour - Paris
Conseil préalable : réservez vos hébergements dans les parcs nationaux (Bako, Mulu, Kinabalu) et aux Perhentians dès que possible, tout comme vos billets de vols internes, pour bénéficier des meilleurs tarifs. Choisir la Maswings (filiale de Malaysia Airlines à Bornéo) plutôt qu'Air Asia quand c'est possible. Attention : si vous voulez changer vos billets, ça vous coûtera très cher (pour nous coût = rachat de billets plus chers) !
HEBERGEMENTS : 1) Singapour - Beach Hotel (14/08/2010) www.beachhotel.com.sg - 130 SGD la chambre deluxe (lit king size) avec clim, sans petit déj. (tripadvisor). 95 Beach Road, Singapour 189699, tel (+65) 6336 7712 Métro : Bugis, à 35 mn en métro de l’aéroport. Très bien situé. Traverser le centre commercial pour y aller. Chambre correcte mais décevante par rapport aux photos du site internet. Plein de restos en bas de l’hôtel. Les ch double du Sleepy Sam’s (43€ sdb partagée) www.sleepysams.com conseillé dans le LP (quartier Arab street) étaient complètes (mais places en dortoir). 55 Bussorah Street, Singapour 199471, tel (+65) 9277 4988 (bed@sleepysams.com)
2) Kuching - Kuching Waterfront Lodge (15/08/2010) : www.kuchingwaterfrontlodge.com (tripadvisor) Ch double + clim + douche + wc : 120 Rm. Chambre bien. Petit déj assez quelconque (toasts, thé, petites bananes). Gérant très gentil, très souriant et très attentionné (son salarié ( ?) le jeune : plutôt tout l’inverse). Internet. Bonne adresse.
3) Miri : ParkCity Everly Hotel (18/08/2010) payé par la Maswings suite à annulation de vol (intempéries à Mulu) Jalan Temenggong Datuk Oyong Lawai 98000, Miri Sarawak Tel: (+60) 85 440 288. Catégorie supérieure dans le LP. Grande chambre avec belle vue, sdb un peu défraîchie. Fer à repasser. Certains détails impardonnables pour un hôtel de ce standing : tache sur le drap, plein de cheveux sur la terrasse, poubelle de sdb limite vermoulue. Piscine agréable. Salle de sport. Bon buffet à volonté.
4) Mulu NP (20-21/08/2010) a) Plus de place à 25 Rm en dortoir 🙁, donc chambre en longhouse n°2 avec clim + douche chaude pour 4 pour nous 2 seulement. Correct mais cher (180 Rm) pour ce que c’est (National Park oblige). A savoir : plusieurs maisons avec dortoirs à 35 Rm avec ventilo juste avant l’entrée du parc (mais y-avait-il de la place ?) b) Camp 5 : (nous avons réservé le 02/08) 30 Rm/ pers. dortoir rustique (moustiquaire 1 pers louée 10 Rm/nuit) : 1 rangée de chaque côté, surélevée à hauteur d’un lit avec 5 matelas de part et d’autre. Pas de porte et murs qui ne vont pas jusqu’en haut. Toit en tôle ondulée. Sanitaires avec papier toilette (mais en prévoir) et douches (froides) corrects. Beaucoup de moustiques à la tombée de la nuit. Eau bouillie à disposition (Prévoir micropur quand même). Pas de réseau avec le tél portable.
5) Miri – Dillenia Guest House – notre coup de cœur de notre séjour (tripadvisor). dillenia.guesthouse@gmail.com http://www.tripadvisor.fr/...se-Miri_Sarawak.html 90 Rm – « Honeymoon room » avec clim. Douche et sanitaires communs d’une propreté impeccable, avec savon, vrai shampoing à disposition, sèche cheveux. Internet libre accès (2 postes). Petit déj excellent en libre service toute la journée, nombreux fruits frais, thés, confitures aux choix. Mme Lee est adorable. 5 Rm le kilo pour faire laver le linge. Petit bémol : l’appel à la prière de la mosquée toute proche à 5h du mat…la chambre n’ayant pas de vraies fenêtres (panneaux de verre inclinés) Achetez ici vos chaussettes anti-sangsues !!! Nous n’en avons jamais retrouvé après…+ courses pour Mulu NP. Resto Ming Café (LP) : bof. Resto Apollo Sea Food (65 Rm pour 2 avec bière) : bon.
6) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (tripadvisor) (24/08/2010) www.lavenderlodge.com Bien situé (à 5 mn du marché, à 5 mn à pied de la gare routière pour Kinabalu NP), tenu par 2 philippines. No.6, Jalan Laiman Diki, Kg. Air, 88804 Kota Kinabalu, Sabah, Malaisie tel : +6088-217119 lavend07@streamyx.com 75 Rm. Ch n°205 avec fenêtre, clim, ventilo, lavabo + wc privés. Très bien. Douche à l’extérieur juste à côté de la porte. Très bon accueil et petit déj très bien (fruits frais).
7) Kundasang – Kinabalu Pine Resort (tripadvisor) 170 Rm ch double réservée par internet. www.kinabalupineresort.com Restaurant correct. Assez bon accueil mais notre chambre réservée avec vue sur la montagne n’est pas prête quand nous arrivons et nous sommes transférés dans une autre chambre sans vue et plutôt sombre. Sdb à rafraîchir sérieusement (travaux en cours). Sèche-cheveux, thé, café et bouilloire dans la chambre appréciables. A 5 mn à pied de Kundasang (15 mn des Headquarters du parc) sur la route de Ranau. Shuttle service de l’hôtel jusqu’aux Headquarters : 44 Rm / taxi Kundasang – Headquarters : 15 Rm Je conseillerais plutôt le Puncak Borneo Resort pour lequel j’avais hésité. Plus proche des Headquarters du parc.
8) Sabah Tea Garden – Longhouse n°2 (27/08/2010) 115 Rm la chambre 2 lits. Sanitaires et douches communes. Très spartiate et cher pour ce que c’est (voir les photos du site internet qui sont conformes à la réalité). Resto correct ; prix très raisonnables.
9) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (28/08/2010) Ch familiale (1 lit double + 1 lit superposé) n°401. Douches moins bien que la 1ère nuit. Resto : Melacca Restaurant en bas de la Lavender Lodge (et conseillé par eux) : vraiment bof (37,5Rm pour 2). Resto indien Kohinoor (LP) : cadre très agréable (au bord de l’eau) : très bon resto, assez cher (98 Rm pour 2).
10) Kota Bahru - KB Packbackers (LP) (à éviter) (29/08/2010) Seul hébergement que je n’avais pas regardé et réservé qq heures avant d’arriver. Dans le LP, le 2nd backpacker n’existe plus. 28 Rm Ch sans fenêtre près des sanitaires avec les odeurs qui vont avec. Sanitaires très sales, parfois pas éclairés (c’est dur de changer une ampoule ?) et insalubres. Il faut croire que pour 28 Rm, on n’a pas droit à un minimum de propreté. En revanche, bon plan pour aller à Kuala Besut avec ce backpacker : mini van 10 Rm/pers (+ prévente billets de bateau Kuala Besut-Perhentian au prix normal de 70 Rm AR/pers.) Marché de bouffe nocturne (conseillé par mec du Backpacker) : top Resto indien conseillé par le LP (20 Rm pour 2) : bon mais vraisemblablement à l’origine des seules légères indispositions intestinales de mon séjour...🤪
11) Besar – Abdul’s Chalet (30/08/2010) Beachfront chalet with Deluxe sea view : 190 Rm. Après l’horreur du backpackers de Kota Bahru, le top du top 😇(le top du prix aussi lol). Cher mais vaut vraiment le coup. Super plage (coraux à qq mètres) avec très peu de gens, super vue. Tel : 019 912 73 03 (?) voir dans LP. Réserver dès que possible (nous avons réservé le 11/08). Il faudra rappeler 1 semaine avant pour confirmer la réservation. Resto vraiment pas top 😕 en revanche (se limiter au petit déj)+ service = attente 45-50 mn à chaque fois si vous prenez exactement le même type de plat malais/occidental (sinon vous verrez votre ami dîner et finir son plat et vice-versa). Remarque/ timing valable également au resto du Tuna Beach.
TRANSPORTS (quelques exemples) : Taxi aéroport Kuching – centre ville : 26 Rm Taxi Aéroport Miri (Air Asia) – centre ville : 30 Rm Taxi Aéroport Miri (Maswings) – centre ville : 22 Rm Taxi partagé Kota Kinabalu – Kinabalu NP Headquarters : 20 Rm/pers (16 Rm/pers si voiture à 6 places) Taxi Kundasang – Kinabalu NP Headquarters : 15 Rm Taxi partagé Ranau – Kota Kinabalu : 40 Rm/pers
Quelques impressions/récits :
a) Kuching (14/08/2010) : Nous avons été déçus par la ville car arrivés trop tard pour le grand marché du dimanche (dommage ça avait l’air super), mais peut-être aurions-nous dû visiter le musée + aller sur la rive opposée du fleuve. Ville d’un ennui mortel le dimanche (tout est fermé !) et pas d’un grand intérêt les autres jours non plus, prévoyez de bien remplir vos journées avec les activités aux alentours. Achetez ici vos souvenirs si vous en voulez, vous ne retrouverez plus autant de choix ni des prix aussi intéressants ailleurs. Conseil aux trekkeurs : les kek lapi (gâteaux multicolores) vendus 10 Rm sur Main Bazaar sont parfais pour les treks (quoique un peu lourds à porter), achetez-en plusieurs pour Mulu et le Mont Kinabalu !
En revanche, point fort de la ville = supers restos, où nous nous sommes fait plaisir : - Hawkers Food Court (LP) pour le midi : 5 Rm rice & curry (pas très copieux mais à ce prix, vous pouvez en prendre 2) - Top Spot Food (LP) : nombreux touristes, bonne cuisine (88 Rm en prenant des plats assez chers) - See Good Food (LP) : resto excellent (le meilleur de notre séjour) : goûter la langouste sauce au poivre conseillée dans le LP, les midin (fougères) relevées à l’ail, les ambols (couteaux) (trop bons), mais surtout les sayur manis (légumes), les meilleurs de tout notre séjour ! Eviter le spicy fish préparé avec des morceaux de poissons bas de gamme. Addition salée pour la Malaisie (2 langoustes, ambols, midin, riz blanc, 1-2 noix de coco fraîches + 1 bière = 110 Rm) mais excellent resto. Autre soir 3 plats+ riz+boissons = 85 Rm. Quasiment aucun touriste bizarrement.
NB : à Kuching, pas de bureau Maswings en centre-ville (LP pas à jour). Vous devrez aller au bureau de l'aéroport si vous voulez changer vos billets. Nous n'avons pas réussi à suivre le bon plan pour y aller en bus (LP) et avons dû prendre 1 taxi.
b) Semmengoh (16/08/2010) : 😇 Super. Une douzaine d’orang-outans avec femelles et petits, certains à quelques mètres seulement, car ils venaient chercher les bananes que leur tendaient les gardes. Pour y aller : Le jeune du Kuching Waterfront Lodge nous proposait 35 Rm/pers l’excursion. Mais nous avons pris le bus STC qui est passé à 7h20 devant notre hôtel Kuching Waterfront Lodge à la demande du gérant, et avons acheté au gérant le daily pass de bus soit 4 Rm AR/pers (moins cher qu’1 AR acheté dans le bus). A l’arrivée, suivre la route depuis l’entrée du parc 15 mn pour arriver à l’entrée de Semmengoh. Droit d’entrée Semmengoh : 3 Rm/pers. Heure de distribution de la nourriture aux orang-outans du matin : 9h.
c) Bako National Park (17/08/2010) : Nous avons été déçus 😐, car nous l’avons fait en grande partie sous la pluie, mais beaux paysages. Nous voulions y dormir une nuit mais c’était complet (le nouveau bâtiment avec couchages était sur le point d’être fini). Finalement on était content de pas rester ! Belle végétation variée. Nombreux nasiques et macaques (attention, agressifs !). Pour info, la photo du rocher (Sea Stack) que l’on voit partout est prise depuis un bateau. Nous avons fait Telek Paku (1h l’aller en principe, jolie plage), la plage située après Telek Paku (jolie) puis la small loop trail (rando en boucle de 3h30) mais aucun des points de vue n’était dégagé (la végétation a bien poussé depuis la construction des plateformes), paysages pas extraordinaires et aucune vue sur la mer. Sans doute vaut-il mieux faire une plus petite balade avec un guide pour des explications, ou des petits trajets en bateau. Vous pouvez acheter un repas froid (15 Rm pour 2, boîtes fournies) à la cafétéria de l’île en arrivant. Entrée du parc : 10 Rm/pers Bateau : 18 Rm/pers AR. Notre boatman nous a dit qu’en raison de la marée, il ne pouvait venir nous chercher qu’à 13h30 ou 16h30 uniquement. Carte du parc avec le tracé des randos : 1,50 Rm
Pour y aller : Bus Kuching Express rouge à 7h15 (1er à 6h30) à l’arrêt de bus sur la place située derrière le Tourist Center au nord, côté rivière. (3 Rm/pers l’aller). Attention : climatisation glaciale, surtout au retour ! Arrivée sur l’île après le bus+bateau vers 9h.
d) Mulu National Park (19/08/2010) : A votre arrivée, enregistrez-vous tout de suite à l’accueil, qui organisera vos visites et votre séjour. Canopy walk (30 Rm) à 13h l’après-midi : sans grand intérêt. Y aller tôt le matin (7h) si vous voulez voir des animaux. Guide (Jenny) super. Musée du café Mulu très intéressant. Le Café Mulu propose des lunch packs.
e) Pinnacles (21/08/2010): (documents explicatifs sur le trek et les tarifs - enquiries@mulupark.com) Nous avons pu partager un guide (400 Rm) réservé par un couple qui faisait aussi les Pinnacles, ce qui nous a réduit un peu le coût très élevé (1.035 Rm pour 2 pour les Pinnacles + piste des chasseurs de tête), nous n’avons pas payé les frais du guide des Pinnacles pour le retour vu que nous avons poursuivi par la piste des chasseurs de têtes (peut se faire sans guide, le parc ne s'occupant pas de la réservation de guide pour cette partie-là). Nous avons eu pour les Pinnacles un super guide très expérimenté (Philip), qui était l’un des premiers à travailler au parc et a beaucoup aidé à son aménagement, mais il est désormais en free lance et pas loin de la retraite. Seuls les gens faisant partie des groupes des 2 guides les plus expérimentés sont montés au sommet. D’après Philip, les Pinnacles est le trek le plus difficile techniquement à Mulu (il nous a dit qu’après ça, le Mont Kinabalu ce serait les doigts dans le nez lol) Comme conseillé sur ce forum, faites vos courses à Miri (bien prévoir le nombre de repas, pas comme nous !) car peu de choix et cher à Mulu (+petits insectes dans les sacs de riz, ça fait des protéines en plus 😛), prévoir des sachets de thé/autre boisson chaude + achetez aussi vos chaussettes anti-sangsues à Miri (20 Rm (?) à Dillenia Guest house) car bizarrement aucune en vente à Mulu, là où on en a besoin 😮! (mais par chance 😇 et contrairement à plusieurs trekkeurs, nous n’en avons pas eu – grâce au répulsif anti-moustiques sur le pantalon et aux chaussures montantes en gore-tex ?). Prévoir 8h aller-retour (pauses incluses). Le guide vous fait un briefing la veille. Départ 6h30. Environ 1.000 m de dénivelé. Arrivée au sommet pour nous vers 10h (?) (ascension en 3h pauses exclues) où nous avons aperçu les fameux Pinnacles 😇 entre deux nuages avant qu’ils ne disparaissent. 3 L d’eau/pers dont la moitié peut être laissée à mi-chemin de la montée (mini Pinnacle) ou à la 1ère échelle. Il faut peu boire. Prévoir large en vivres de course. On peut prévoir 1 petit parapluie (utile, même le guide en avait un !) La plupart des personnes abandonnent dans les 40 premières minutes (beaucoup d’abandons !) car ils n'ont aucune expérience de marche (un malais faisait l'ascension en survêtement en polyester...dans la jungle où il fait chaud et très humide, vous imaginez ?) mais si vous avez déjà fait un peu de rando en montagne, pas de problème technique. En revanche la chaleur du début et surtout l'humidité très importante sont plus difficiles à gérer. Il faut prendre son rythme et faire des petits pas réguliers. Une fois un peu en altitude, ça va mieux côté chaleur. Descente éprouvante. Conseil aux trekkeurs : Prévoir des gants (ex : gants de cyclistes) pour la descente, très utiles ! (rochers de calcaires très acérés)
f) Piste des chasseurs de têtes (Headhunters’ trail) (22/08/2010) (détails à enquiries@mulupark.com) : Jungle très belle mais chemin souvent inondé donc marche assez longue : nous avons dû retirer nos chaussures 2-3 fois (pas rassurés à l’idée de marcher pieds nus dans l’eau dans la jungle mais bon), ou sinon faire comme les locaux, portez des Adidas Kampung (chaussures en caoutchouc) à 5-7 Rm. Pas vu d’animaux mais partis trop tard (8h20) ? Marche environ 4h (détours pour chemin inondé) pour rejoindre le bateau. Environ 1h (durée qui varie selon le niveau de la rivière) de bateau pour rejoindre la longhouse : super 😇. Longhouse – Limbang : 2h (bateau + mini-van) Van privatisé (on ne nous a pas laissé le choix) de Medamit pour retour aéroport Limbang (1h de route environ) : 80 Rm (60 Rm pour Limbang + 20 Rm pour l’aéroport)
Si vous voulez faire la piste des chasseurs de tête (= ne pas faire de boucle avec retour à Mulu) (voir le message sur VF de Gaulois59), il n’y a pas de véritable consigne à l’aéroport de Miri (bagages derrière un comptoir, laissés sans surveillance la nuit), mais vous pouvez laisser vos affaires au cargo service de Miri en arrivant à l’aéroport qui les enverra directement à Limbang pour la fin de votre trek (service top !). Cargo service aéroport Miri : prendre à droite en sortant de l’aéroport, traverser là où sont garés les taxis en continuant de longer. Le cargo service est quelques dizaines de mètres plus loin (longer le grillage). Un conseil : faites la répartition de vos affaires de vos 2 sacs (celui qui part à Limbang/celui que vous prenez pour Mulu) dans l’aéroport (clim) plutôt que dans le cargo service où pas de clim et peu de place. Pour 2 personnes : prévoir 2 sacs de 45 L pour le trek Pinnacles+chasseurs de tête ou 1 sac 30 L + 1 sac 50 L Coût cargo service : 47 Rm pour 25 kgs.
g) Longhouse Rumah Bala Lesong (22/08/2010) : Nous sommes restés dans une longhouse moderne (bois+béton) iban dans un village le long du fleuve au lieu d’aller directement à Limbang, ce qui est possible. Par rapport à notre expérience, je déconseille de faire étape dans une longhouse avant de retourner sur Limbang car le guide qui parlait anglais (Robyn) nous a lâchés dès notre arrivée, du coup aucun contact avec les locaux à part de grands sourires (et un « get out of my house » d’un gamin qui ne nous a pas vraiment amusés). Je me suis dit qu’on se rattraperait sur la bouffe authentique mais c’était fade 😐(pourtant la même chose que ce que mangeaient nos hôtes). 50 Rm/pers pour la bouffe et le logement à la Longhouse.
h) Kota Kinabalu (22/08/2010) : Nous avons bien aimé cette ville, mais ne pas y rester plus de 2 j. Le marché (bouffe) est super 😇. Le marché d'artisanat philippin : bof.
Pas mal de centres commerciaux. Avant le ponton pour les îles Manukan et autres, boutique de vêtements et articles de trek et de sport (attention ce sont des contrefaçons) pas mal pour acheter des choses en vue du Mont Kinabalu ou des t-shirts pour faire du snorkeling. Vous pouvez aussi aller dans des petites îles d’un petit coup de bateau. Attention : la laverie Sarusan a fait rétrécir nos vêtements ! 😠 la plaie !
i) Monsopiad Cultural Village (24/08/2010) : Cher pour ce que c’est (65 Rm/pers avec toilettes dans un état vraiment pas top vu le droit d’entrée), le lieu est bof (+plein de moustiques), mais la guide (Norma) était super, ce qui a compensé. Pour y aller : taxi : 120 Rm AR via l'hôtel (30 mn de route).
En transports en communs : 15 mn de marche du Lavender Lodge jusqu’à la gare routière indiquée par la Lavender Lodge. Prendre un bus pour Donggongan (1,70 Rm/pers - 30 mn) puis de là, soit un autre bus s’il y en a, soit un taxi (15 Rm pour nous non négociés - 10 mn). Pour le retour, héler un mini van du petit abri situé sur la route (à 20 m gauche en sortant de Monsopiad) : 4,6 Rm (pour 2), puis bus de Donggongan à KK (4 Rm).
j) Mont Kinabalu (26-27/08/2010) : Réserver impérativement dès que possible votre hébergement à Laban Rata (nous avons réservé le 19/07). Vous devrez payer à distance d’avance (492 Rm soit environ 119,50€/pers) par CB ou virement (comprend 1 nuit Laban Rata, 1 dîner, 2 petits déj (2h du mat et 7h30-10h30 du mat), 1 lunch pack montée + 1 lunch à l’arrivée en bas, 1 climbing permit, 1 assurance). Prendre le transfert en van jusqu’à Timpohon Gate (16,50 Rm/pers AR), ça vaut le coup. Consigne bagages : 10 Rm/bagage pour laisser votre gros sac aux Headquarters. Droit d’entrée Mont Kinabalu NP : 15 Rm/pers Tarif du guide : 85 Rm
Nous avons mis 3h30 pour la montée de Timpohon Gate (1866m d’altitude) à Laban Rata (3272 m), avec un bon rythme et très peu d’arrêts. Les marches inégales sont assez fatigantes car contrairement aux Pinnacles, vous ne pouvez pas choisir de faire des petits pas réguliers ! A un moment notre guide (Edwin, un jeune un peu bedonnant - l'excès de Tiger beer ? lol 😛) était loin derrière ! Il ne nous a pas servi à grand chose, parlant très peu anglais malgré ma demande d’un guide anglophone. Nous avons eu très chaud la nuit à Laban Rata car notre dortoir n°1 (2x2 lits superposés) était au-dessus des cuisines ! Mais je crois que c’est une exception. Sanitaires et douches neufs et très propres (luxueux pour tous ceux qui ont déjà dormi dans des refuges en France, enfin vu le prix du trek, c’est la moindre des choses). En revanche aucune douche chaude et dortoirs non chauffés à Laban Rata car problème d’électricité (pas eu droit à une réduction de prix correspondante !). Pour l’ascension au sommet (4.098 m), vous aurez le choix entre 2h30 et 3h comme départ. Ne marchez pas trop vite car vous arriverez trop tôt au sommet et vous aurez froid (je n’ai pas regretté d’avoir monté mes 2 polaires, ma gore-tex, mon bonnet et mes gants). Nous sommes partis à 2h30 en marchant très lentement pour ne pas arriver à 5h au sommet et attendre 1h dans le froid (lever soleil 6h (?) environ). Mais nous sommes quand même arrivés dans les premiers avec une bonne place. Attente 30 mn environ. Les pakistanais (?) qui ont doublé sur le chemin pour arriver les premiers au sommet en bousculant presque les gens même dans les passages avec corde étaient en survêt polyester et claquaient des dents : on a crû qu'on allait les laisser sur place lol Vue magnifique 😇 jusqu’à KK. Descente à Laban Rata : arrivée à 7h45 pour 2nd petit déj. 3h de descente éprouvante 🙁 Laban-Rata - Timpohon Gate.
😠 😠😠 Coup de gueule contre les chauffeurs de taxi situés au niveau de la route, en bas des Headquarters du Kinabalu Parc (à l'extérieur du parc) : Ils nous ont proposé 80-85 Rm la course pour Sabah Tea Garden, prétextant que les transports publics étaient plus chers. Nous avons refusé car je connaissais les prix (LP). Du coup, alors que des mini-vans/bus pour Sandakan/taxis partagés étaient prêts à nous emmener à Ranau pour une somme modique, ils ont fait signe dans notre dos aux chauffeurs pour qu’ils refusent de nous prendre, à trois reprises. Cette anecdote nous a été d’autant plus désagréable 😠 que nous étions fatigués du trek et avions hâte de nous poser. Finalement, nous nous sommes littéralement jetés sur un mini-van avant qu’ils ne leur fassent à nouveau signe et nous avons pu aller à Ranau pour 5 Rm par personne. De Ranau, nous avons pris un autre mini-van (payé 15 Rm/pers soit trois fois plus cher que le prix normal mais nous en avions ras-le-bol) qui nous a déposé à Sabah Tea Garden.
k) Sabah Tea Garden (28/08/2010) : A 40 mn de Kundasang environ, à 18 km de Ranau, à 15 mn de Poring Hot Springs. Cadre et vue magnifique (mais très tôt le matin uniquement) sur le Mont Kinabalu. Visite de l’usine de thé intéressante (45 mn max - 10 Rm/pers). Les appeler pour confirmer votre arrivée sinon il risque de n’y avoir personne pour vous accueillir (nous étions les seuls visiteurs) ! Guide très gentil (nous a ramené gracieusement en voiture jusqu'à la route principale).
l) Perhentian Islands (Besar) (30/08/2010) : Abdul’s Chalet : super plage avec coraux à quelques mètres (ne pas mettre de palmes !). Sur l'île, sortie snorkeling en bateau (3-4h) : 80 Rm/ pers. (Petani Beach House complet http://www.perhentian-beach.com/)
J’ai moins aimé : - la quasi absence de contacts avec les locaux (ramadan ?), à l’exception d’un groupe de jeunes très sympas de KL au Camp 5 - l’attitude des chauffeurs de taxis au Sabah
J’ai beaucoup aimé : - le Bat exodus (envol de milliers de chauve-souris des grottes à la tombée de la nuit) à Mulu - faire partie des rares à être monté aux Pinnacles ce jour-là 😛
J’ai adoré : - l’ascension au Mont Kinabalu, la végétation et la vue magnifiques 😇
- notre guide Philip pour les Pinnacles (je n’ai pas ses coordonnées mais le parc de Mulu doit pouvoir vous les donner, lors de notre visite, il pensait prendre sa retraite dans 5 ans) - les Perhentian : le snorkeling et Abdul’s Chalet sur Besar 😇, - la bouffe 😇
Au final, des vacances très chères pour l’Asie, car les options trek dans des parcs nationaux sont les plus onéreuses mais…ça vaut le coup ! Vous pouvez bien sûr pas mal minimiser le coût de l'hébergement en choisissant des dortoirs dans les villes.
Voilà !
Mieux vaut tard que jamais…à mon tour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, dans la mesure où je m’étais principalement aidée de ce site (+tripadvisor+LP) pour organiser mon voyage, du 14 août au 5 septembre 2010.
Thématique : nature et vacances actives (et sportives !).
Notre itinéraire : 1) Paris-Singapour 2) Singapour - Kuching 3) Kuching (Semmengoh) 4) Kuching (Bako) 5) Kuching - Miri - Miri (annulation vol !) 6) Miri – Mulu NP (canopy walk, Deer Cave, Long Cave, Bat exodus) 7) Mulu (Wind Cave, Clearwater Cave) 8) Mulu - Camp 5 (Pinnacles) 9) Mulu Camp 5 - Piste des chasseurs de tête - Longhouse à Rumah Bala Lesong 10) Longhouse à Rumah Bala Lesong – Limbang – Miri 11) Miri – Kota Kinabalu (Monsopiad) 12) Kota Kinabalu – Kinabalu NP 13) Kinabalu NP (Laban Rata) – Ascension Mont Kinabalu 14) Mont Kinabalu – Ranau - Ladang Teh Sabah (Sabah Tea Garden) 15) Ladang Teh Sabah – Ranau - Kota Kinabalu 16) Kota Kinabalu – Kuala Lumpur – Kota Bahru 17) Kota Bahru – Kuala Besut – Perhentian Islands (Besar) 18) Besar (Abdul’s Chalet) 19) Besar 20) Besar – Kuala Besut – Kota Bahru – Kuala Lumpur – Singapour 21) Singapour 22) Singapour - Paris
Conseil préalable : réservez vos hébergements dans les parcs nationaux (Bako, Mulu, Kinabalu) et aux Perhentians dès que possible, tout comme vos billets de vols internes, pour bénéficier des meilleurs tarifs. Choisir la Maswings (filiale de Malaysia Airlines à Bornéo) plutôt qu'Air Asia quand c'est possible. Attention : si vous voulez changer vos billets, ça vous coûtera très cher (pour nous coût = rachat de billets plus chers) !
HEBERGEMENTS : 1) Singapour - Beach Hotel (14/08/2010) www.beachhotel.com.sg - 130 SGD la chambre deluxe (lit king size) avec clim, sans petit déj. (tripadvisor). 95 Beach Road, Singapour 189699, tel (+65) 6336 7712 Métro : Bugis, à 35 mn en métro de l’aéroport. Très bien situé. Traverser le centre commercial pour y aller. Chambre correcte mais décevante par rapport aux photos du site internet. Plein de restos en bas de l’hôtel. Les ch double du Sleepy Sam’s (43€ sdb partagée) www.sleepysams.com conseillé dans le LP (quartier Arab street) étaient complètes (mais places en dortoir). 55 Bussorah Street, Singapour 199471, tel (+65) 9277 4988 (bed@sleepysams.com)
2) Kuching - Kuching Waterfront Lodge (15/08/2010) : www.kuchingwaterfrontlodge.com (tripadvisor) Ch double + clim + douche + wc : 120 Rm. Chambre bien. Petit déj assez quelconque (toasts, thé, petites bananes). Gérant très gentil, très souriant et très attentionné (son salarié ( ?) le jeune : plutôt tout l’inverse). Internet. Bonne adresse.
3) Miri : ParkCity Everly Hotel (18/08/2010) payé par la Maswings suite à annulation de vol (intempéries à Mulu) Jalan Temenggong Datuk Oyong Lawai 98000, Miri Sarawak Tel: (+60) 85 440 288. Catégorie supérieure dans le LP. Grande chambre avec belle vue, sdb un peu défraîchie. Fer à repasser. Certains détails impardonnables pour un hôtel de ce standing : tache sur le drap, plein de cheveux sur la terrasse, poubelle de sdb limite vermoulue. Piscine agréable. Salle de sport. Bon buffet à volonté.
4) Mulu NP (20-21/08/2010) a) Plus de place à 25 Rm en dortoir 🙁, donc chambre en longhouse n°2 avec clim + douche chaude pour 4 pour nous 2 seulement. Correct mais cher (180 Rm) pour ce que c’est (National Park oblige). A savoir : plusieurs maisons avec dortoirs à 35 Rm avec ventilo juste avant l’entrée du parc (mais y-avait-il de la place ?) b) Camp 5 : (nous avons réservé le 02/08) 30 Rm/ pers. dortoir rustique (moustiquaire 1 pers louée 10 Rm/nuit) : 1 rangée de chaque côté, surélevée à hauteur d’un lit avec 5 matelas de part et d’autre. Pas de porte et murs qui ne vont pas jusqu’en haut. Toit en tôle ondulée. Sanitaires avec papier toilette (mais en prévoir) et douches (froides) corrects. Beaucoup de moustiques à la tombée de la nuit. Eau bouillie à disposition (Prévoir micropur quand même). Pas de réseau avec le tél portable.
5) Miri – Dillenia Guest House – notre coup de cœur de notre séjour (tripadvisor). dillenia.guesthouse@gmail.com http://www.tripadvisor.fr/...se-Miri_Sarawak.html 90 Rm – « Honeymoon room » avec clim. Douche et sanitaires communs d’une propreté impeccable, avec savon, vrai shampoing à disposition, sèche cheveux. Internet libre accès (2 postes). Petit déj excellent en libre service toute la journée, nombreux fruits frais, thés, confitures aux choix. Mme Lee est adorable. 5 Rm le kilo pour faire laver le linge. Petit bémol : l’appel à la prière de la mosquée toute proche à 5h du mat…la chambre n’ayant pas de vraies fenêtres (panneaux de verre inclinés) Achetez ici vos chaussettes anti-sangsues !!! Nous n’en avons jamais retrouvé après…+ courses pour Mulu NP. Resto Ming Café (LP) : bof. Resto Apollo Sea Food (65 Rm pour 2 avec bière) : bon.
6) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (tripadvisor) (24/08/2010) www.lavenderlodge.com Bien situé (à 5 mn du marché, à 5 mn à pied de la gare routière pour Kinabalu NP), tenu par 2 philippines. No.6, Jalan Laiman Diki, Kg. Air, 88804 Kota Kinabalu, Sabah, Malaisie tel : +6088-217119 lavend07@streamyx.com 75 Rm. Ch n°205 avec fenêtre, clim, ventilo, lavabo + wc privés. Très bien. Douche à l’extérieur juste à côté de la porte. Très bon accueil et petit déj très bien (fruits frais).
7) Kundasang – Kinabalu Pine Resort (tripadvisor) 170 Rm ch double réservée par internet. www.kinabalupineresort.com Restaurant correct. Assez bon accueil mais notre chambre réservée avec vue sur la montagne n’est pas prête quand nous arrivons et nous sommes transférés dans une autre chambre sans vue et plutôt sombre. Sdb à rafraîchir sérieusement (travaux en cours). Sèche-cheveux, thé, café et bouilloire dans la chambre appréciables. A 5 mn à pied de Kundasang (15 mn des Headquarters du parc) sur la route de Ranau. Shuttle service de l’hôtel jusqu’aux Headquarters : 44 Rm / taxi Kundasang – Headquarters : 15 Rm Je conseillerais plutôt le Puncak Borneo Resort pour lequel j’avais hésité. Plus proche des Headquarters du parc.
8) Sabah Tea Garden – Longhouse n°2 (27/08/2010) 115 Rm la chambre 2 lits. Sanitaires et douches communes. Très spartiate et cher pour ce que c’est (voir les photos du site internet qui sont conformes à la réalité). Resto correct ; prix très raisonnables.
9) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (28/08/2010) Ch familiale (1 lit double + 1 lit superposé) n°401. Douches moins bien que la 1ère nuit. Resto : Melacca Restaurant en bas de la Lavender Lodge (et conseillé par eux) : vraiment bof (37,5Rm pour 2). Resto indien Kohinoor (LP) : cadre très agréable (au bord de l’eau) : très bon resto, assez cher (98 Rm pour 2).
10) Kota Bahru - KB Packbackers (LP) (à éviter) (29/08/2010) Seul hébergement que je n’avais pas regardé et réservé qq heures avant d’arriver. Dans le LP, le 2nd backpacker n’existe plus. 28 Rm Ch sans fenêtre près des sanitaires avec les odeurs qui vont avec. Sanitaires très sales, parfois pas éclairés (c’est dur de changer une ampoule ?) et insalubres. Il faut croire que pour 28 Rm, on n’a pas droit à un minimum de propreté. En revanche, bon plan pour aller à Kuala Besut avec ce backpacker : mini van 10 Rm/pers (+ prévente billets de bateau Kuala Besut-Perhentian au prix normal de 70 Rm AR/pers.) Marché de bouffe nocturne (conseillé par mec du Backpacker) : top Resto indien conseillé par le LP (20 Rm pour 2) : bon mais vraisemblablement à l’origine des seules légères indispositions intestinales de mon séjour...🤪
11) Besar – Abdul’s Chalet (30/08/2010) Beachfront chalet with Deluxe sea view : 190 Rm. Après l’horreur du backpackers de Kota Bahru, le top du top 😇(le top du prix aussi lol). Cher mais vaut vraiment le coup. Super plage (coraux à qq mètres) avec très peu de gens, super vue. Tel : 019 912 73 03 (?) voir dans LP. Réserver dès que possible (nous avons réservé le 11/08). Il faudra rappeler 1 semaine avant pour confirmer la réservation. Resto vraiment pas top 😕 en revanche (se limiter au petit déj)+ service = attente 45-50 mn à chaque fois si vous prenez exactement le même type de plat malais/occidental (sinon vous verrez votre ami dîner et finir son plat et vice-versa). Remarque/ timing valable également au resto du Tuna Beach.
TRANSPORTS (quelques exemples) : Taxi aéroport Kuching – centre ville : 26 Rm Taxi Aéroport Miri (Air Asia) – centre ville : 30 Rm Taxi Aéroport Miri (Maswings) – centre ville : 22 Rm Taxi partagé Kota Kinabalu – Kinabalu NP Headquarters : 20 Rm/pers (16 Rm/pers si voiture à 6 places) Taxi Kundasang – Kinabalu NP Headquarters : 15 Rm Taxi partagé Ranau – Kota Kinabalu : 40 Rm/pers
Quelques impressions/récits :
a) Kuching (14/08/2010) : Nous avons été déçus par la ville car arrivés trop tard pour le grand marché du dimanche (dommage ça avait l’air super), mais peut-être aurions-nous dû visiter le musée + aller sur la rive opposée du fleuve. Ville d’un ennui mortel le dimanche (tout est fermé !) et pas d’un grand intérêt les autres jours non plus, prévoyez de bien remplir vos journées avec les activités aux alentours. Achetez ici vos souvenirs si vous en voulez, vous ne retrouverez plus autant de choix ni des prix aussi intéressants ailleurs. Conseil aux trekkeurs : les kek lapi (gâteaux multicolores) vendus 10 Rm sur Main Bazaar sont parfais pour les treks (quoique un peu lourds à porter), achetez-en plusieurs pour Mulu et le Mont Kinabalu !
En revanche, point fort de la ville = supers restos, où nous nous sommes fait plaisir : - Hawkers Food Court (LP) pour le midi : 5 Rm rice & curry (pas très copieux mais à ce prix, vous pouvez en prendre 2) - Top Spot Food (LP) : nombreux touristes, bonne cuisine (88 Rm en prenant des plats assez chers) - See Good Food (LP) : resto excellent (le meilleur de notre séjour) : goûter la langouste sauce au poivre conseillée dans le LP, les midin (fougères) relevées à l’ail, les ambols (couteaux) (trop bons), mais surtout les sayur manis (légumes), les meilleurs de tout notre séjour ! Eviter le spicy fish préparé avec des morceaux de poissons bas de gamme. Addition salée pour la Malaisie (2 langoustes, ambols, midin, riz blanc, 1-2 noix de coco fraîches + 1 bière = 110 Rm) mais excellent resto. Autre soir 3 plats+ riz+boissons = 85 Rm. Quasiment aucun touriste bizarrement.
NB : à Kuching, pas de bureau Maswings en centre-ville (LP pas à jour). Vous devrez aller au bureau de l'aéroport si vous voulez changer vos billets. Nous n'avons pas réussi à suivre le bon plan pour y aller en bus (LP) et avons dû prendre 1 taxi.
b) Semmengoh (16/08/2010) : 😇 Super. Une douzaine d’orang-outans avec femelles et petits, certains à quelques mètres seulement, car ils venaient chercher les bananes que leur tendaient les gardes. Pour y aller : Le jeune du Kuching Waterfront Lodge nous proposait 35 Rm/pers l’excursion. Mais nous avons pris le bus STC qui est passé à 7h20 devant notre hôtel Kuching Waterfront Lodge à la demande du gérant, et avons acheté au gérant le daily pass de bus soit 4 Rm AR/pers (moins cher qu’1 AR acheté dans le bus). A l’arrivée, suivre la route depuis l’entrée du parc 15 mn pour arriver à l’entrée de Semmengoh. Droit d’entrée Semmengoh : 3 Rm/pers. Heure de distribution de la nourriture aux orang-outans du matin : 9h.
c) Bako National Park (17/08/2010) : Nous avons été déçus 😐, car nous l’avons fait en grande partie sous la pluie, mais beaux paysages. Nous voulions y dormir une nuit mais c’était complet (le nouveau bâtiment avec couchages était sur le point d’être fini). Finalement on était content de pas rester ! Belle végétation variée. Nombreux nasiques et macaques (attention, agressifs !). Pour info, la photo du rocher (Sea Stack) que l’on voit partout est prise depuis un bateau. Nous avons fait Telek Paku (1h l’aller en principe, jolie plage), la plage située après Telek Paku (jolie) puis la small loop trail (rando en boucle de 3h30) mais aucun des points de vue n’était dégagé (la végétation a bien poussé depuis la construction des plateformes), paysages pas extraordinaires et aucune vue sur la mer. Sans doute vaut-il mieux faire une plus petite balade avec un guide pour des explications, ou des petits trajets en bateau. Vous pouvez acheter un repas froid (15 Rm pour 2, boîtes fournies) à la cafétéria de l’île en arrivant. Entrée du parc : 10 Rm/pers Bateau : 18 Rm/pers AR. Notre boatman nous a dit qu’en raison de la marée, il ne pouvait venir nous chercher qu’à 13h30 ou 16h30 uniquement. Carte du parc avec le tracé des randos : 1,50 Rm
Pour y aller : Bus Kuching Express rouge à 7h15 (1er à 6h30) à l’arrêt de bus sur la place située derrière le Tourist Center au nord, côté rivière. (3 Rm/pers l’aller). Attention : climatisation glaciale, surtout au retour ! Arrivée sur l’île après le bus+bateau vers 9h.
d) Mulu National Park (19/08/2010) : A votre arrivée, enregistrez-vous tout de suite à l’accueil, qui organisera vos visites et votre séjour. Canopy walk (30 Rm) à 13h l’après-midi : sans grand intérêt. Y aller tôt le matin (7h) si vous voulez voir des animaux. Guide (Jenny) super. Musée du café Mulu très intéressant. Le Café Mulu propose des lunch packs.
e) Pinnacles (21/08/2010): (documents explicatifs sur le trek et les tarifs - enquiries@mulupark.com) Nous avons pu partager un guide (400 Rm) réservé par un couple qui faisait aussi les Pinnacles, ce qui nous a réduit un peu le coût très élevé (1.035 Rm pour 2 pour les Pinnacles + piste des chasseurs de tête), nous n’avons pas payé les frais du guide des Pinnacles pour le retour vu que nous avons poursuivi par la piste des chasseurs de têtes (peut se faire sans guide, le parc ne s'occupant pas de la réservation de guide pour cette partie-là). Nous avons eu pour les Pinnacles un super guide très expérimenté (Philip), qui était l’un des premiers à travailler au parc et a beaucoup aidé à son aménagement, mais il est désormais en free lance et pas loin de la retraite. Seuls les gens faisant partie des groupes des 2 guides les plus expérimentés sont montés au sommet. D’après Philip, les Pinnacles est le trek le plus difficile techniquement à Mulu (il nous a dit qu’après ça, le Mont Kinabalu ce serait les doigts dans le nez lol) Comme conseillé sur ce forum, faites vos courses à Miri (bien prévoir le nombre de repas, pas comme nous !) car peu de choix et cher à Mulu (+petits insectes dans les sacs de riz, ça fait des protéines en plus 😛), prévoir des sachets de thé/autre boisson chaude + achetez aussi vos chaussettes anti-sangsues à Miri (20 Rm (?) à Dillenia Guest house) car bizarrement aucune en vente à Mulu, là où on en a besoin 😮! (mais par chance 😇 et contrairement à plusieurs trekkeurs, nous n’en avons pas eu – grâce au répulsif anti-moustiques sur le pantalon et aux chaussures montantes en gore-tex ?). Prévoir 8h aller-retour (pauses incluses). Le guide vous fait un briefing la veille. Départ 6h30. Environ 1.000 m de dénivelé. Arrivée au sommet pour nous vers 10h (?) (ascension en 3h pauses exclues) où nous avons aperçu les fameux Pinnacles 😇 entre deux nuages avant qu’ils ne disparaissent. 3 L d’eau/pers dont la moitié peut être laissée à mi-chemin de la montée (mini Pinnacle) ou à la 1ère échelle. Il faut peu boire. Prévoir large en vivres de course. On peut prévoir 1 petit parapluie (utile, même le guide en avait un !) La plupart des personnes abandonnent dans les 40 premières minutes (beaucoup d’abandons !) car ils n'ont aucune expérience de marche (un malais faisait l'ascension en survêtement en polyester...dans la jungle où il fait chaud et très humide, vous imaginez ?) mais si vous avez déjà fait un peu de rando en montagne, pas de problème technique. En revanche la chaleur du début et surtout l'humidité très importante sont plus difficiles à gérer. Il faut prendre son rythme et faire des petits pas réguliers. Une fois un peu en altitude, ça va mieux côté chaleur. Descente éprouvante. Conseil aux trekkeurs : Prévoir des gants (ex : gants de cyclistes) pour la descente, très utiles ! (rochers de calcaires très acérés)
f) Piste des chasseurs de têtes (Headhunters’ trail) (22/08/2010) (détails à enquiries@mulupark.com) : Jungle très belle mais chemin souvent inondé donc marche assez longue : nous avons dû retirer nos chaussures 2-3 fois (pas rassurés à l’idée de marcher pieds nus dans l’eau dans la jungle mais bon), ou sinon faire comme les locaux, portez des Adidas Kampung (chaussures en caoutchouc) à 5-7 Rm. Pas vu d’animaux mais partis trop tard (8h20) ? Marche environ 4h (détours pour chemin inondé) pour rejoindre le bateau. Environ 1h (durée qui varie selon le niveau de la rivière) de bateau pour rejoindre la longhouse : super 😇. Longhouse – Limbang : 2h (bateau + mini-van) Van privatisé (on ne nous a pas laissé le choix) de Medamit pour retour aéroport Limbang (1h de route environ) : 80 Rm (60 Rm pour Limbang + 20 Rm pour l’aéroport)
Si vous voulez faire la piste des chasseurs de tête (= ne pas faire de boucle avec retour à Mulu) (voir le message sur VF de Gaulois59), il n’y a pas de véritable consigne à l’aéroport de Miri (bagages derrière un comptoir, laissés sans surveillance la nuit), mais vous pouvez laisser vos affaires au cargo service de Miri en arrivant à l’aéroport qui les enverra directement à Limbang pour la fin de votre trek (service top !). Cargo service aéroport Miri : prendre à droite en sortant de l’aéroport, traverser là où sont garés les taxis en continuant de longer. Le cargo service est quelques dizaines de mètres plus loin (longer le grillage). Un conseil : faites la répartition de vos affaires de vos 2 sacs (celui qui part à Limbang/celui que vous prenez pour Mulu) dans l’aéroport (clim) plutôt que dans le cargo service où pas de clim et peu de place. Pour 2 personnes : prévoir 2 sacs de 45 L pour le trek Pinnacles+chasseurs de tête ou 1 sac 30 L + 1 sac 50 L Coût cargo service : 47 Rm pour 25 kgs.
g) Longhouse Rumah Bala Lesong (22/08/2010) : Nous sommes restés dans une longhouse moderne (bois+béton) iban dans un village le long du fleuve au lieu d’aller directement à Limbang, ce qui est possible. Par rapport à notre expérience, je déconseille de faire étape dans une longhouse avant de retourner sur Limbang car le guide qui parlait anglais (Robyn) nous a lâchés dès notre arrivée, du coup aucun contact avec les locaux à part de grands sourires (et un « get out of my house » d’un gamin qui ne nous a pas vraiment amusés). Je me suis dit qu’on se rattraperait sur la bouffe authentique mais c’était fade 😐(pourtant la même chose que ce que mangeaient nos hôtes). 50 Rm/pers pour la bouffe et le logement à la Longhouse.
h) Kota Kinabalu (22/08/2010) : Nous avons bien aimé cette ville, mais ne pas y rester plus de 2 j. Le marché (bouffe) est super 😇. Le marché d'artisanat philippin : bof.
Pas mal de centres commerciaux. Avant le ponton pour les îles Manukan et autres, boutique de vêtements et articles de trek et de sport (attention ce sont des contrefaçons) pas mal pour acheter des choses en vue du Mont Kinabalu ou des t-shirts pour faire du snorkeling. Vous pouvez aussi aller dans des petites îles d’un petit coup de bateau. Attention : la laverie Sarusan a fait rétrécir nos vêtements ! 😠 la plaie !
i) Monsopiad Cultural Village (24/08/2010) : Cher pour ce que c’est (65 Rm/pers avec toilettes dans un état vraiment pas top vu le droit d’entrée), le lieu est bof (+plein de moustiques), mais la guide (Norma) était super, ce qui a compensé. Pour y aller : taxi : 120 Rm AR via l'hôtel (30 mn de route).
En transports en communs : 15 mn de marche du Lavender Lodge jusqu’à la gare routière indiquée par la Lavender Lodge. Prendre un bus pour Donggongan (1,70 Rm/pers - 30 mn) puis de là, soit un autre bus s’il y en a, soit un taxi (15 Rm pour nous non négociés - 10 mn). Pour le retour, héler un mini van du petit abri situé sur la route (à 20 m gauche en sortant de Monsopiad) : 4,6 Rm (pour 2), puis bus de Donggongan à KK (4 Rm).
j) Mont Kinabalu (26-27/08/2010) : Réserver impérativement dès que possible votre hébergement à Laban Rata (nous avons réservé le 19/07). Vous devrez payer à distance d’avance (492 Rm soit environ 119,50€/pers) par CB ou virement (comprend 1 nuit Laban Rata, 1 dîner, 2 petits déj (2h du mat et 7h30-10h30 du mat), 1 lunch pack montée + 1 lunch à l’arrivée en bas, 1 climbing permit, 1 assurance). Prendre le transfert en van jusqu’à Timpohon Gate (16,50 Rm/pers AR), ça vaut le coup. Consigne bagages : 10 Rm/bagage pour laisser votre gros sac aux Headquarters. Droit d’entrée Mont Kinabalu NP : 15 Rm/pers Tarif du guide : 85 Rm
Nous avons mis 3h30 pour la montée de Timpohon Gate (1866m d’altitude) à Laban Rata (3272 m), avec un bon rythme et très peu d’arrêts. Les marches inégales sont assez fatigantes car contrairement aux Pinnacles, vous ne pouvez pas choisir de faire des petits pas réguliers ! A un moment notre guide (Edwin, un jeune un peu bedonnant - l'excès de Tiger beer ? lol 😛) était loin derrière ! Il ne nous a pas servi à grand chose, parlant très peu anglais malgré ma demande d’un guide anglophone. Nous avons eu très chaud la nuit à Laban Rata car notre dortoir n°1 (2x2 lits superposés) était au-dessus des cuisines ! Mais je crois que c’est une exception. Sanitaires et douches neufs et très propres (luxueux pour tous ceux qui ont déjà dormi dans des refuges en France, enfin vu le prix du trek, c’est la moindre des choses). En revanche aucune douche chaude et dortoirs non chauffés à Laban Rata car problème d’électricité (pas eu droit à une réduction de prix correspondante !). Pour l’ascension au sommet (4.098 m), vous aurez le choix entre 2h30 et 3h comme départ. Ne marchez pas trop vite car vous arriverez trop tôt au sommet et vous aurez froid (je n’ai pas regretté d’avoir monté mes 2 polaires, ma gore-tex, mon bonnet et mes gants). Nous sommes partis à 2h30 en marchant très lentement pour ne pas arriver à 5h au sommet et attendre 1h dans le froid (lever soleil 6h (?) environ). Mais nous sommes quand même arrivés dans les premiers avec une bonne place. Attente 30 mn environ. Les pakistanais (?) qui ont doublé sur le chemin pour arriver les premiers au sommet en bousculant presque les gens même dans les passages avec corde étaient en survêt polyester et claquaient des dents : on a crû qu'on allait les laisser sur place lol Vue magnifique 😇 jusqu’à KK. Descente à Laban Rata : arrivée à 7h45 pour 2nd petit déj. 3h de descente éprouvante 🙁 Laban-Rata - Timpohon Gate.
😠 😠😠 Coup de gueule contre les chauffeurs de taxi situés au niveau de la route, en bas des Headquarters du Kinabalu Parc (à l'extérieur du parc) : Ils nous ont proposé 80-85 Rm la course pour Sabah Tea Garden, prétextant que les transports publics étaient plus chers. Nous avons refusé car je connaissais les prix (LP). Du coup, alors que des mini-vans/bus pour Sandakan/taxis partagés étaient prêts à nous emmener à Ranau pour une somme modique, ils ont fait signe dans notre dos aux chauffeurs pour qu’ils refusent de nous prendre, à trois reprises. Cette anecdote nous a été d’autant plus désagréable 😠 que nous étions fatigués du trek et avions hâte de nous poser. Finalement, nous nous sommes littéralement jetés sur un mini-van avant qu’ils ne leur fassent à nouveau signe et nous avons pu aller à Ranau pour 5 Rm par personne. De Ranau, nous avons pris un autre mini-van (payé 15 Rm/pers soit trois fois plus cher que le prix normal mais nous en avions ras-le-bol) qui nous a déposé à Sabah Tea Garden.
k) Sabah Tea Garden (28/08/2010) : A 40 mn de Kundasang environ, à 18 km de Ranau, à 15 mn de Poring Hot Springs. Cadre et vue magnifique (mais très tôt le matin uniquement) sur le Mont Kinabalu. Visite de l’usine de thé intéressante (45 mn max - 10 Rm/pers). Les appeler pour confirmer votre arrivée sinon il risque de n’y avoir personne pour vous accueillir (nous étions les seuls visiteurs) ! Guide très gentil (nous a ramené gracieusement en voiture jusqu'à la route principale).
l) Perhentian Islands (Besar) (30/08/2010) : Abdul’s Chalet : super plage avec coraux à quelques mètres (ne pas mettre de palmes !). Sur l'île, sortie snorkeling en bateau (3-4h) : 80 Rm/ pers. (Petani Beach House complet http://www.perhentian-beach.com/)
J’ai moins aimé : - la quasi absence de contacts avec les locaux (ramadan ?), à l’exception d’un groupe de jeunes très sympas de KL au Camp 5 - l’attitude des chauffeurs de taxis au Sabah
J’ai beaucoup aimé : - le Bat exodus (envol de milliers de chauve-souris des grottes à la tombée de la nuit) à Mulu - faire partie des rares à être monté aux Pinnacles ce jour-là 😛
J’ai adoré : - l’ascension au Mont Kinabalu, la végétation et la vue magnifiques 😇
- notre guide Philip pour les Pinnacles (je n’ai pas ses coordonnées mais le parc de Mulu doit pouvoir vous les donner, lors de notre visite, il pensait prendre sa retraite dans 5 ans) - les Perhentian : le snorkeling et Abdul’s Chalet sur Besar 😇, - la bouffe 😇
Au final, des vacances très chères pour l’Asie, car les options trek dans des parcs nationaux sont les plus onéreuses mais…ça vaut le coup ! Vous pouvez bien sûr pas mal minimiser le coût de l'hébergement en choisissant des dortoirs dans les villes.
Voilà !
Croisière sur le MSC Splendida du 3 au 10 septembre 2011 English translation pending
je part avec ma femme en croisière sur le bateau "le splendida " du 03/09 au 10/09 . 2011 départ marseille puis gènes, naples, palerme, tunis, palma de majorque(baléares), barcelone , je suis a la recherche de divers prix a bord du bateau, les pieges a évité ou les bonnes choses a faire, ce qui doit etre impérativement vu aux escales que nous allons faire avec les bons plans transports ou visites et vous pouvez aussi nous laissez toutes vos impréssions si vous avez déja pris ce bateau sur tout les sujets(décors, organisation, nourriture, cabine, divertissement, les boutiques, les boissons etc......)
faites nous partagés vos croisières passé sur le splendida pour notre future croisère
nous sommes impatient d'y etre....
merci de vos réponses
cordialement
Retour d'un séjour de rêve au Shandrani à Blue Bay (Maurice) English translation pending
Nous sommes partis le 26 juin de Paris par Corsair avec une escale technique à la Réunion et de là il nous restait plus que 30 min de vol pour Maurice.
A notre arrivé nous avons été pris en charge par SummerTimes qui nous a conduit à notre taxi afin de nous amené à notre hôtel, duré du trajet même pas 10 min. Immédiatement un bagagiste est arrivé pour nous prendre nos bagages et Sandrine très gentille tout au long de notre séjour, nous accueilli et nous a tout expliqué les détails de l'hôtel avec un verre à la menthe. De là on nous a conduit jusqu'à notre chambre 231 au rez de chaussée comme nous l'avions demandé et là en rentrant dans la chambre une vue superbe sur la mer. La chambre est très grande avec une immense salle de bains avec 2 vasques, baignoire, douche et toilette séparé ; nous avions un grand lit de 2 mètres et un coin salon avec le nécessaire pour le café et thé ainsi qu'un mini bar gratuit réapprovisionné tout les matins et coffre fort gratuit. La chambre est nettoyé le matin avec changement de serviettes et on vous remet gel douche et shampoing ainsi que le soir ou vous change aussi les serviettes de plage et il vous prépare le lit avec une petite lumière allumée quand vous rentré.
Nous avons fait toute nos réservation pour les restaurant à la carte juste à côté de la réception le jour même ainsi que notre rendez vous pour le massage au spa que nous avions droit gratuitement une fois durant notre séjour et qui fut un super moment. Vers 19h nous allions prendre notre apéritif au bar du blue bay, quel service attentionné et quelle gentillesse toujours un sourire et toujours "bonjour madame, bonjour monsieur" ; par contre pour les amateurs de whisky, vous pourrez déguster un chivas de 12 ans par exemple qui sera servi avec des canapés mais il y a aussi du martini, porto, pastis etc...ensuite nous allions manger au Grand Port ; quel délice et quelle variété de plats, que les salades était bonne et aussi quelle carte de vins ils ont compris dans le all inclusive. Au niveau du service, c'est parfait on vous tire la chaise, la serviette vous ai posé sur les genoux ..........
Nous avons aussi essayé le Porto Vecchio à midi à la carte, magnifiquement bon et le soir au menu excellent qui fut notre préféré tout comme le Boucanier, magnifique décor, servi en 4 plats et changé toute les semaines et il y a aussi le Teak Elephant très bon servi en 5 plats là c'est très dur de finir et là le menu est changé toute les semaines.
Nous avons fait du ski nautique de 10h à 12 et de 14h à 16h pour les adultes et enfant dès 10/11 ans et pour les plus petit de 9h à 10h et 16h à 16h30. Il y a aussi le catamaran, le bateau à fond de verre, 2 sorties par jour et la plongée en apnée 2 sorties par jour qui faut réserver auprès du nautique. Également le pédalo et le canoé sur la 2ème plage. Tout les jours sur la plage il y a une voiture de golf qui passe avec boissons (sodas, vins, bière, eau) avec salades et sandwich et les menus sont changés tout les jours et affiché sous les parasols des plages.
Durant notre séjour, nous avions loué une voiture pour 7 jour pas des Mauriciens (Nawsheen) très gentil pour 18E par jour et nous avons profité de visiter l'île aux cerfs, le jardin des pamplemousses, chamarel, le Grand Bassin, Port Louis avec son marché et les cascades comme celle Rochester Falls etc ....
Nous avons fait une très belle rencontre au Shandrani celle de Gringo, il vend de superbe bijoux qui est fait par lui même, et c'est devenu un ami, allez y même si vous n'achetez pas, si ce n'est pour parler avec lui ; il est reconnaissable avec son chapeau blanc et il est à côté de la case nautique ou il y a le ski nautique.
Je voudrais dire un grand merci au Shandrani et à toute son équipe, ne changeait rien tout est parfait et quel professionnalisme.
Croisière sur le Costa Magica en Europe du Nord du 29 juin au 9 juillet English translation pending
C’est en ce dimanche ensoleillé du 26 Juin que nous embarquons à bord d’un TGV destination Bruxelles dans un premier temps. Nous séjournerons 2 jours dans la capitale belge sous une chaleur caniculaire. Nous y visiterons le centre ville et sa superbe Grand-Place, le quartier des marolles, l’Atomium, le mini Europe, le musée Hergé à Louvain la neuve (superbe !), le parlement européen ainsi que le musée d’histoire naturelle.
Nous ferons le plein de chocolat et de spéculoos et nous gouterons à plusieurs spécialités culinaires dans de bons restaurants.
Mercredi 29, nous nous levons tôt, sous un temps très maussade et frais pour emprunter un Thalys direction Amsterdam. Nous arrivons 2h plus tard sous un temps toujours aussi mauvais. Chargée de nos 4 valises, nous nous dirigeons à pied vers le port. Nous mettrons à peine 20 min. Une fois nos bagages déposés, nous retournons en ville pour faire une ballade sur les canaux amstellodamois. Très agréable !
Nous retournons au port pour l embarquement sur le Magica. Embarquement qui durera 3 minutes seulement ! Nous voilà donc prêt pour un nouveau beau périple.
Le bateau n a pas trop changé (c est la troisième fois que nous l’empruntons) mais il a par contre un peu vieilli. Après un diner des plus correct, direction le théâtre Urbino ou se produit le ventriloque René Luden.Ca doit être la quatrième fois que nous le voyons….
Jeudi 30. Nous devions arriver à Hambourg à 10H00 mais nous avons plus de 2h de retard ! Ce n’est que finalement à 12H30 que nous débarquerons. (Je plains ceux qui se rendent à Berlin en excursion) Autant dire que mon programme initial tombe à l’eau. Nous allons visiter le fabuleux wonderland miniatur qui est une gigantesque maquette ferroviaire. C’est franchement un truc de fou, à ne rater sous aucun prétexte ! Nous y resterons plus de 2heures.
Nous rejoignons le centre ville en passant dans le quartier de speicherstadt qui vaut le coup d’œil. Nous terminerons notre après-midi hambourgeoise par une très belle ballade sur l’Alster à bord d’un bateau à vapeur datant de 1864.
Finalement cette ville d’Hambourg ne m’emballait pas sur le papier mais ça a été une très agréable surprise. D’ailleurs nous continuerons à l’explorer l’an prochain car nous effectuerons une croisière au départ de celle-ci.
Ah j allais oublier ! Ne pas rater l arrivée sur Hambourg très spectaculaire avec son port immense.
Le navire ne repartira qu’à 01H30 mais nous choisissons de passer la soirée à bord. Diner, concert d’un violoncelliste puis un très bon chanteur des sixties nous ferons coucher relativement tard.
Vendredi 01. Exercice de sauvetage à 09H30 ! Réveil en fanfare pour débuter une journée en mer à se détendre, à manger et à ne rien faire. Et ça fait un bien fou ! La soirée (du commandant) sera ponctuée par un très bon spectacle de la troupe Costa. Bons chanteurs, dynamisme, costumes chatoyants, bref vraiment sympa !
Samedi 02. Copenhague, il pleut et il ne fait pas chaud (du moins sur les ponts supérieurs).
On sort du bateau (la pluie s’est calmée) et nous nous dirigeons vers la toute proche petite sirène. La pauvre, elle est déjà envahie par les touristes japonais !
On continue la ballade vers Amalanienborg et le très joli quai de Nyhavn.
Nous connaissons Copenhague pour y avoir séjourné plusieurs jours en 2006, nous allons donc prendre un train pour nous diriger vers la ville d Hillerod et son célèbre château de Frederiksborg. Eh bien, sa réputation n’est pas du tout surfaite. Il est magnifique. Aussi bien l’intérieur que l’extérieur que le parc. On cassera une croute bien méritée dans la quiétude de cette bien agréable bourgade avant le retour sur le magica.
Sympathique soirée avec diner et représentation d’un ténor italien de bon niveau qui revisitera les classiques du genre.
Dimanche 03.Le temps est toujours aussi maussade mais nous sortons du bateau dès 09h pour se lancer à l assaut d’Oslo. Nous nous dirigeons rapidement vers l office du tourisme pour récupérer nos Oslo pass achetés par internet. La demoiselle nous informe que le métro 1 que nous devions emprunter pour nous rendre au tremplin de saut à ski (l un des plus grands au monde) est fermée pour travaux. Patatras mon programme tombe encore à l’eau ! On se dirige donc, avec le bus 30, vers bygdoy ou se trouvent plusieurs petits musées bien sympas comme celui du Fram ou du Kon tiki. Ces différentes visites nous plairont bien. On revient en centre ville avec le ferry 91 ou nous visitons partiellement le fameux hôtel de ville.
Nous achèverons notre journée dans la capitale norvégienne en allant boire un verre à l’Icebar (ce n’est pas donné mais ça mérite d être fait une fois) et par une promenade dans le centre ville. Le soir nous sommes épuisés et irons se coucher dès la fin du spectacle de bonne facture de la troupe Costa.
to be continued...
Nous ferons le plein de chocolat et de spéculoos et nous gouterons à plusieurs spécialités culinaires dans de bons restaurants.
Mercredi 29, nous nous levons tôt, sous un temps très maussade et frais pour emprunter un Thalys direction Amsterdam. Nous arrivons 2h plus tard sous un temps toujours aussi mauvais. Chargée de nos 4 valises, nous nous dirigeons à pied vers le port. Nous mettrons à peine 20 min. Une fois nos bagages déposés, nous retournons en ville pour faire une ballade sur les canaux amstellodamois. Très agréable !
Nous retournons au port pour l embarquement sur le Magica. Embarquement qui durera 3 minutes seulement ! Nous voilà donc prêt pour un nouveau beau périple.
Le bateau n a pas trop changé (c est la troisième fois que nous l’empruntons) mais il a par contre un peu vieilli. Après un diner des plus correct, direction le théâtre Urbino ou se produit le ventriloque René Luden.Ca doit être la quatrième fois que nous le voyons….
Jeudi 30. Nous devions arriver à Hambourg à 10H00 mais nous avons plus de 2h de retard ! Ce n’est que finalement à 12H30 que nous débarquerons. (Je plains ceux qui se rendent à Berlin en excursion) Autant dire que mon programme initial tombe à l’eau. Nous allons visiter le fabuleux wonderland miniatur qui est une gigantesque maquette ferroviaire. C’est franchement un truc de fou, à ne rater sous aucun prétexte ! Nous y resterons plus de 2heures.
Nous rejoignons le centre ville en passant dans le quartier de speicherstadt qui vaut le coup d’œil. Nous terminerons notre après-midi hambourgeoise par une très belle ballade sur l’Alster à bord d’un bateau à vapeur datant de 1864.
Finalement cette ville d’Hambourg ne m’emballait pas sur le papier mais ça a été une très agréable surprise. D’ailleurs nous continuerons à l’explorer l’an prochain car nous effectuerons une croisière au départ de celle-ci.
Ah j allais oublier ! Ne pas rater l arrivée sur Hambourg très spectaculaire avec son port immense.
Le navire ne repartira qu’à 01H30 mais nous choisissons de passer la soirée à bord. Diner, concert d’un violoncelliste puis un très bon chanteur des sixties nous ferons coucher relativement tard.
Vendredi 01. Exercice de sauvetage à 09H30 ! Réveil en fanfare pour débuter une journée en mer à se détendre, à manger et à ne rien faire. Et ça fait un bien fou ! La soirée (du commandant) sera ponctuée par un très bon spectacle de la troupe Costa. Bons chanteurs, dynamisme, costumes chatoyants, bref vraiment sympa !
Samedi 02. Copenhague, il pleut et il ne fait pas chaud (du moins sur les ponts supérieurs).
On sort du bateau (la pluie s’est calmée) et nous nous dirigeons vers la toute proche petite sirène. La pauvre, elle est déjà envahie par les touristes japonais !
On continue la ballade vers Amalanienborg et le très joli quai de Nyhavn.
Nous connaissons Copenhague pour y avoir séjourné plusieurs jours en 2006, nous allons donc prendre un train pour nous diriger vers la ville d Hillerod et son célèbre château de Frederiksborg. Eh bien, sa réputation n’est pas du tout surfaite. Il est magnifique. Aussi bien l’intérieur que l’extérieur que le parc. On cassera une croute bien méritée dans la quiétude de cette bien agréable bourgade avant le retour sur le magica.
Sympathique soirée avec diner et représentation d’un ténor italien de bon niveau qui revisitera les classiques du genre.
Dimanche 03.Le temps est toujours aussi maussade mais nous sortons du bateau dès 09h pour se lancer à l assaut d’Oslo. Nous nous dirigeons rapidement vers l office du tourisme pour récupérer nos Oslo pass achetés par internet. La demoiselle nous informe que le métro 1 que nous devions emprunter pour nous rendre au tremplin de saut à ski (l un des plus grands au monde) est fermée pour travaux. Patatras mon programme tombe encore à l’eau ! On se dirige donc, avec le bus 30, vers bygdoy ou se trouvent plusieurs petits musées bien sympas comme celui du Fram ou du Kon tiki. Ces différentes visites nous plairont bien. On revient en centre ville avec le ferry 91 ou nous visitons partiellement le fameux hôtel de ville.
Nous achèverons notre journée dans la capitale norvégienne en allant boire un verre à l’Icebar (ce n’est pas donné mais ça mérite d être fait une fois) et par une promenade dans le centre ville. Le soir nous sommes épuisés et irons se coucher dès la fin du spectacle de bonne facture de la troupe Costa.
to be continued...
Retour d'un deuxième voyage au Rajasthan plus Vârânasî English translation pending
Un an après mon premier voyage en Inde me voici parti retrouver mon ami et chauffeur Ram.
Voyage du 24 mars au 8 avril, Cie aérienne: SWISS (vraiment top) 420 AR
Ram nous attendait aux arrivées du nouveau terminal de Delhi qui n'a absolument plus rien à voir avec l'ancien: propre, calme, peu d'attente .
1ère nuit à Delhi et le lendemain visite de la ville qu'on n'avait pas eu le temps de faire l'an passé. Assez déçu de la ville. Mais à vrai dire le choc de l'année dernière était passé acr Delhi c'est surtout ça: son traffic, sa chaleur, ses sourires , ses odeurs...
Dans l'après-midi, départ pour Agra, nous voulions absolumentr revoir le Taj aux aurores. Toujours aussi fabuleux! Nous en avons profité pour voir le fort rouge et le baby Taj .
Puis direction Varanasi.... en voiture. Et là je dois avouer que oui c'est faisable mais extrêmement fatiguant, la route est assez monotone en plus. Mais à l'arrivée, quel choc. Je n'ai jamais ressenti de sentations pareilles, indescriptibles.Nous y avons passé 3 jours et à refaire j'y resterais une semaine. Le soir nous avons loué une barque pour 3 h , on a vu les crémations et la cérémonie religieuse . Ces milliers de bougies qui flottent et tous ces pélerins qui assistent à la cérémonie de leur barque est un spectacle à couper le souffle.
Le lendemain, lever à 5 h pour le lever du soleil: aussi extraordinaire même si différent. La vie le long du gange le matin est une invitation à la méditation et au repos. Je comprends maintenat pourquoi des occidentux y vivent. Magique!
Départ pour Kajuraho où nous nous sommes reposés 2 jours. Les temples érotiques au coucher du soleil sont de toute beauté et reposants. On a mangé dans un restaurant qui avait une table dans un arbre avec vue sur le site.
Puis direction Orcha où nous avons eu du mal à trouver un logement car une équipe de cinéma tournait un film. Je n'ai pas trouver le village très beau mis à part les abords de la rivière (mais presque à sec).
Puis Bundi dont nous sommes tombés amoureux. On y est resté 2 nuits. On a eu la chance d'être là lorsque l'Inde a gagné la coupe du monde cricket. Feux d'artifice sur le fort et ambiance assurée dans les rues. Assez génial. C'est vraiment un endroit que je conseille pour se reposer.
Puis direction Jaipur, où notre cher Ram nous a convié midis et soirs pour manger en famille. L'hospitalité des Indiens est indépassable. On y est resté 3 jours entiers: massages ayurvédiques, shopping, visites du vieux quartier.
Longue route 6h vers Delhi pour le retour ( vraiment très stressant comme route) et comme l'année dernière gros pincement au coeur au moment des au revoir (mais pas des adieux)
Bref encore un voyage en Inde extraordinaire grâce à notra ami Ram que je ne peux à nouveau que vous conseiller. Il a facebook Ram Gurjar
Trek au Zanskar de Lamayuru vers Padum (Inde) English translation pending
Bonjour
Plusieurs questions auquelles je n arrive pas a trouver de reponse consensuelle sur le forum.
Nous envisageons tres prochainement de realiser le Trek Lamayuru Padum, dans ce sens la donc et en une dizaine de jours. Nous aimerions prendre simplement un Horseman (et eventuellement un guide) directement dans les villages, sans passer par les agences.
Du coup plusieurs questions se posent:
Peut on trouver les guides/horsemen a Lamayuru?
Devons nous prevoir notre nourriture a Leh ou bien il y a ce qu il faut a Lamayuru? Ou bien des tentes restaurant partout?
ENfin nous trouvons des reponses assez contracdictoires sur le net concernant: La possibilite chaque soir de dormir dans un village, chez l habitant, ou bien la necessite d avoir notre tente (et le cas echeant, la tente le horseman en a une ou je la loue a Leh?)
Les temperatures nocturnes fin juin debut juillet. Nous avons un bon equipement de marche et contre le froid (ou les chaleurs en journee), mais pour la nuit nos sacs de couchage sont un peu light, poids oblige. Besoin de couvertures supplementaires??
Je me permets une toute derniere question, le trek comporte plusieurs passages de cols, et j en deduis un certain engagement. La encore nous trouvons des quotations de difficulte tres differentes. IL y a tout de meme de l altitude, et je suppose que lorsque l on est au milieu du trek on ne redescend pas tres facilement... Votre appreciation sur le niveau necessaire (l une de nous deux est debutante).
MERCI pour votre aide.
Plusieurs questions auquelles je n arrive pas a trouver de reponse consensuelle sur le forum.
Nous envisageons tres prochainement de realiser le Trek Lamayuru Padum, dans ce sens la donc et en une dizaine de jours. Nous aimerions prendre simplement un Horseman (et eventuellement un guide) directement dans les villages, sans passer par les agences.
Du coup plusieurs questions se posent:
Peut on trouver les guides/horsemen a Lamayuru?
Devons nous prevoir notre nourriture a Leh ou bien il y a ce qu il faut a Lamayuru? Ou bien des tentes restaurant partout?
ENfin nous trouvons des reponses assez contracdictoires sur le net concernant: La possibilite chaque soir de dormir dans un village, chez l habitant, ou bien la necessite d avoir notre tente (et le cas echeant, la tente le horseman en a une ou je la loue a Leh?)
Les temperatures nocturnes fin juin debut juillet. Nous avons un bon equipement de marche et contre le froid (ou les chaleurs en journee), mais pour la nuit nos sacs de couchage sont un peu light, poids oblige. Besoin de couvertures supplementaires??
Je me permets une toute derniere question, le trek comporte plusieurs passages de cols, et j en deduis un certain engagement. La encore nous trouvons des quotations de difficulte tres differentes. IL y a tout de meme de l altitude, et je suppose que lorsque l on est au milieu du trek on ne redescend pas tres facilement... Votre appreciation sur le niveau necessaire (l une de nous deux est debutante).
MERCI pour votre aide.
Région oubliée de Nakhon Si Thammarat - Mer et montagne (Thaïlande) English translation pending
Bonjour à tous ,
Cela faisait pas mal d'années que l'envie de decouvrir cette region méconnue de Thailande me démangeait . Alors tout derniérement , en mai 2011 , je m'y suis rendu et j avouerai que j' ai bien apprécié les quelques jours passés sur place. Descendu en train de nuit jusqu'à Trang j ai rejoins par la suite NST en minibus climatisé (ou minivan ) comme disent les thais et le chauffeur m a déposé au cœur de la ville au pied du Thai hotel. Cout 130 Baths Je suis descendu un peu plus loin à l' hotel Grand Park. ( ne pas prononcer Grand à la française , les thais ne comprennent pas ) Cout 680 baths la nuit avec grande chambre AC sdb + petit dejeuner. En sortant de la gare ferroviaire il suffit de prendre la rue commerçante juste en face , aller tout droit puis continuer jusqu'au carrefour ou des passerelles enjambent le grand axe traversant le cœur de la ville , continuer encore tout droit , passer devant le centre commercial Carrefour coté gauche et meme pas à 200m plus loin , cote opposé se trouve ce grand hotel caché en retrait de la rue . Distance gare-hotel environ 500 m Tres bon accueil mais le jeune personnel ne maitrise pas trop bien l' anglais . vous pouvez manger à son restaurant pour des prix raisonnables .Plats copieux et corrects. ex: plat de broccolis/poulet + plat spaghetti/poulet et bouteille d'eau = 210 baths La chambre me plaisant , les tranports s' avérant aisés je me suis dit que finalement je rayonnerais aux alentours depuis NST . D'autres petits hotels recents non mentionnés dans LP , Petit Futé et proches de la gare existent mais sont situés dans un quartier bruyant. ex:Thaksin hotel chambre à 800 baths, 1584/23 Sriprad road , Tarwang Maung tel: 075 342790-4 Petit hotel tout neuf , pas loin des stationnements de songthaews. Des éloges avaient été publiés par une Vfiste enthousiaste à propos de l'office de tourisme de la TAT de NST : je confirme en tous points. La jeune thaie Miss AIO , qui m'a accueilli a été adorable , m'a procuré tous les renseignements désirés et conseils divers pour me debrouiller seul et en plus elle parle tres bien anglais apres 5 années d'etudes passées dans une Université de Bangkok . Eh oui, Smiling Thailand , le pays du sourire existe encore . Merci AIO , comme promis je ne t'oublie pas dans mon récit. Elle m a donné quelques brochures , certaines redigées uniquement en thai mais les photos m'interessaient . Vous pouvez lui demander la carte de NST et vous faire indiquer les emplacements des differents emplacements de transports et les cybercafés, vous gagnerez du temps , ceux-ci etant dispersés. A l'etage superieur du centre commercial Carrefour se trouve Siam Bank , DAB et bureau de change ouvert meme le dimanche . Sinon à 10 bonnes minutes de marche de l' hotel Grand Park existe egalement un grand centre commercial Robinson .
Premiere visite un dimanche : le Wat Phra Mahathat :
le Wat plus important de la Thailande du sud et ses 77 chedis dont l'un , le plus haut avec une coiffe dorée , atteint les 77 m. . Il suffit d'intercepter un songthaew sur un des axes Nord-sud pour s'y rendre car il est quand meme bien excentré. Sinon prendre un taximoto en maraude , les gars pratiquent des tarifs raisonnables , on n'est pas à Khao San road . De nombreux pelerins se pressaient ce dimanche au Wat dont l' entrée est libre . Pas aussi beau que le Wat Phra Keo mais interessant à voir . Certaines jeunes femmes revetaient des toges blanches pour y acceder .Je me suis imaginé que c'était peut-etre en raison de leurs " indispositions intimes" et que la religion Boudhiste leur imposait de se couvrir durant cette visite .
Deplacement au village de Khiriwong au pied du parc National de Khao Luang:
Il faut reperer la rue ou stationnent d'innombrables songthaews bleus marine stationnés cote a cote environ à 300/400 m à droite de la gare. En une bonne demi heure d etrajet vous etes sur place apres avoir emprunté une route qui penetre dans une vallée verdoyante et fleurie . cout du trajet : 25 baths A Khiriwong le terminus/depart des songthaews se situe juste apres avoir franchi le pont au centre du village . A peine descendu , voilà qu'une pluie fine genre s'est mise à tomber . Heureusement , des sortes de kiosques avec bancs ont été aménagés au bord de la riviere et permettent de s'abriter . Le lit de la riviere a été egalement aménagé à deux endroits , l'eau est amenée vers une conduite souterraine et si le debit n'est pas important il est possible de traverser au sec grace à des gués cimentés . Proche du terminus , coule une seconde riviere qui se jette dans la premiere . Elle doit avoir un debit important et meme se transformer en torrent car les berges portaient encore des traces de degats. Cet endroit par le passé a été victime de plusieurs inondations catastrophiques ayant fait des victimes. Tout autour de ce village ce ne sont que vegetation fleurie , collines couvertes de jungle et aperçus sur les contreforts boisés du Parc lequel culmine à 1835 m . Le sommet a bien voulu se dégager pendant quelques minutes avant qu'une nouvelle couche nuageuse ne l'enveloppe. . Des resorts se trouvent à la peripherie du village dont les maisons sont masquées par toute cette vegetation . Aio peut vous fournir toutes les infos pour y dormir .Je ne me suis pas aventuré dans la jungle par manque de temps et il m'aurait fallu obtenir un permis . Mais vraiment un superbe coin pour qui recherche le calme et bien agréable pour les randonneurs. Aio vous fournira une brochure gratuite en anglais de 20 pages consacrées à ce parc national avec tout un tas d'explications à l'interieur.
Deplacement aux plages de Sichon sur la cote est :
Il faut prendre un minibus stationné sur un petit parking anonyme , en empruntant la deuxieme rue à gauche en sortant de la gare. Une modeste cabane vend les billets . Distance environ 200 m de la gare mais pas bien visible . Cout : 60 baths Juste a coté se trouve une grande gargotte delivrant un delicieux Chicken/Rice /bouillon pour 30 baths avec serveuses et cuisinieres souriantes. Arrivé à Sichon , terminus devant la Siam Bank (qui fait le change ) , j ai demandé aux locaux ou se trouvait la mer . Me voilà parti à pied tout guilleret quand on a fini par m'avertir qu' en fait celle-ci était eloignée et qu'il fallait s'y rendre en mototaxi . En effet il faut compter au moins 3 kms pour atteindre la premiere plage apres avoir longé l'estuaire de la riviere . Au débouché de ce dernier se trouve une charmante petite plage ombragée et aux eaux cristallines , dénommée Hin Ngam beach Agréable surprise :ses fonds ne sont pas vaseux comme pourraient le laisser supposer la presence de l'estuaire voisin . possibilité de loger à Prasarnsook Villa Resort en bungalows dans une cocoteraie pour 1000 baths juste devant cette plage. Un promontoire sépare cette petite plage de la grande plage de Sichon, Piti Beach , bordée de quelques resorts . Celle-ci ne m'a pas vraiment plus , le soleil tapait dur , il n y avait pas d'ombre et puis a proximité de quelques barques de peche , le sable n était pas des plus propre .
Deplacement aux plages de Khanom sur la cote est :
Depart du minibus au meme endroit que pour Sichon .Cout :80 baths Attention : La bourgade de Khanom s'etend en longueur et est eclatée en deux . le minivan vous laisse à celle la plus au Nord mais repart de celle la plus au sud . Idem , pour gagner les plages il faut recourir à des taxismotos , je n ai pas aperçu de songthaew les desservant . De nombreux resorts ou hotels sont installés à la sortie sud de la ville et se succèdent le long d'une grande plage Hat Nai Prao , Hai TongYA plus belle qu'à Sichon .Ex: Golden Beach Hotel chambres à 1800-4800 baths mais vu la faible frequentation hors saison et en semaine possibilité de negocier . Et puis une chouette decouverte !! une dizaine de kms au Nord de Khanom = Thong Ching Beach . La route aboutit à une grande anse sableuse ou stationnent quelques barques de pecheurs et vendeuses . Sur la droite monte une piste qui à son sommet devoile une vue magnifique : montagnes couvertes de jungle plongeant dans une mer couleur emeraude . A l' horizon on distingue les hauteurs de Ko Samui et quelques ilots plus rapprochés du continent . Koh wang Nok, Koh Wang Yai , Koh Rap La piste plonge vers une anse de sable blanc nichée au pied des hauteurs et là caché parmi les cocotiers se trouve un petit resort à 1000 baths la nuit avec petit dej . Un petit paradis tropical ! mais il faut etre motorisé pour y acceder ou alors s'arranger avec un taximoto pour se deplacer . Voici ses coordonnées , on peut reserver depuis Bangkok .( il n y a que 7 bungalows ) Baan Thong Ching Resort tel Bangkok Office = 081 755 9982 Khanom office = 087 915 3322 www.baanthongching;com Les photos sur le prospectus qu'ils fournissent ne met pas en valeur leur site . J'exagère peut-etre mais je m'y suis senti comme si je decouvrais Bora-bora .
Plus pres de NST se trouvent d'autres plages dont certaines sur une peninsule . Sur cette derniere un article du Bangkok Post signale que la cote est victime d'erosion . La peninsule a egalement souffert des intemperies d'avril dernier . Mais Aio m'a confirmé que les plus belles plages de cette cote etaient bien vers Khanom .
Remarque : Concernant les transports locaux en minivan/songthaew les heures de depart indiquées par les thais sont parfois fantaisistes : Le depart annoncé à 15 heures peut etre retardé à 15 heures 15 comme avancé à 14 heures 40 suivant l'humeur du chauffeur . Apres 16 heures les transports entre villes s'interrompent generalement ( ex:dernier retour Sichon-NST 16 heures ).Alors ne vous faites pas pieger . Par la suite j ai continué mon periple jusqu' à Hat Yai en 3 heures de minibus depuis NST .Cout :140 Baths
Excellent souvenir de NST et sa population amicale , decontractée .Le quartier commerçant autour de la gare bourdonne d'activité et vous laisse une profonde impression d'evoluer dans la veritable Thailande..
Cdlt Jean
Cela faisait pas mal d'années que l'envie de decouvrir cette region méconnue de Thailande me démangeait . Alors tout derniérement , en mai 2011 , je m'y suis rendu et j avouerai que j' ai bien apprécié les quelques jours passés sur place. Descendu en train de nuit jusqu'à Trang j ai rejoins par la suite NST en minibus climatisé (ou minivan ) comme disent les thais et le chauffeur m a déposé au cœur de la ville au pied du Thai hotel. Cout 130 Baths Je suis descendu un peu plus loin à l' hotel Grand Park. ( ne pas prononcer Grand à la française , les thais ne comprennent pas ) Cout 680 baths la nuit avec grande chambre AC sdb + petit dejeuner. En sortant de la gare ferroviaire il suffit de prendre la rue commerçante juste en face , aller tout droit puis continuer jusqu'au carrefour ou des passerelles enjambent le grand axe traversant le cœur de la ville , continuer encore tout droit , passer devant le centre commercial Carrefour coté gauche et meme pas à 200m plus loin , cote opposé se trouve ce grand hotel caché en retrait de la rue . Distance gare-hotel environ 500 m Tres bon accueil mais le jeune personnel ne maitrise pas trop bien l' anglais . vous pouvez manger à son restaurant pour des prix raisonnables .Plats copieux et corrects. ex: plat de broccolis/poulet + plat spaghetti/poulet et bouteille d'eau = 210 baths La chambre me plaisant , les tranports s' avérant aisés je me suis dit que finalement je rayonnerais aux alentours depuis NST . D'autres petits hotels recents non mentionnés dans LP , Petit Futé et proches de la gare existent mais sont situés dans un quartier bruyant. ex:Thaksin hotel chambre à 800 baths, 1584/23 Sriprad road , Tarwang Maung tel: 075 342790-4 Petit hotel tout neuf , pas loin des stationnements de songthaews. Des éloges avaient été publiés par une Vfiste enthousiaste à propos de l'office de tourisme de la TAT de NST : je confirme en tous points. La jeune thaie Miss AIO , qui m'a accueilli a été adorable , m'a procuré tous les renseignements désirés et conseils divers pour me debrouiller seul et en plus elle parle tres bien anglais apres 5 années d'etudes passées dans une Université de Bangkok . Eh oui, Smiling Thailand , le pays du sourire existe encore . Merci AIO , comme promis je ne t'oublie pas dans mon récit. Elle m a donné quelques brochures , certaines redigées uniquement en thai mais les photos m'interessaient . Vous pouvez lui demander la carte de NST et vous faire indiquer les emplacements des differents emplacements de transports et les cybercafés, vous gagnerez du temps , ceux-ci etant dispersés. A l'etage superieur du centre commercial Carrefour se trouve Siam Bank , DAB et bureau de change ouvert meme le dimanche . Sinon à 10 bonnes minutes de marche de l' hotel Grand Park existe egalement un grand centre commercial Robinson .
Premiere visite un dimanche : le Wat Phra Mahathat :
le Wat plus important de la Thailande du sud et ses 77 chedis dont l'un , le plus haut avec une coiffe dorée , atteint les 77 m. . Il suffit d'intercepter un songthaew sur un des axes Nord-sud pour s'y rendre car il est quand meme bien excentré. Sinon prendre un taximoto en maraude , les gars pratiquent des tarifs raisonnables , on n'est pas à Khao San road . De nombreux pelerins se pressaient ce dimanche au Wat dont l' entrée est libre . Pas aussi beau que le Wat Phra Keo mais interessant à voir . Certaines jeunes femmes revetaient des toges blanches pour y acceder .Je me suis imaginé que c'était peut-etre en raison de leurs " indispositions intimes" et que la religion Boudhiste leur imposait de se couvrir durant cette visite .
Deplacement au village de Khiriwong au pied du parc National de Khao Luang:
Il faut reperer la rue ou stationnent d'innombrables songthaews bleus marine stationnés cote a cote environ à 300/400 m à droite de la gare. En une bonne demi heure d etrajet vous etes sur place apres avoir emprunté une route qui penetre dans une vallée verdoyante et fleurie . cout du trajet : 25 baths A Khiriwong le terminus/depart des songthaews se situe juste apres avoir franchi le pont au centre du village . A peine descendu , voilà qu'une pluie fine genre s'est mise à tomber . Heureusement , des sortes de kiosques avec bancs ont été aménagés au bord de la riviere et permettent de s'abriter . Le lit de la riviere a été egalement aménagé à deux endroits , l'eau est amenée vers une conduite souterraine et si le debit n'est pas important il est possible de traverser au sec grace à des gués cimentés . Proche du terminus , coule une seconde riviere qui se jette dans la premiere . Elle doit avoir un debit important et meme se transformer en torrent car les berges portaient encore des traces de degats. Cet endroit par le passé a été victime de plusieurs inondations catastrophiques ayant fait des victimes. Tout autour de ce village ce ne sont que vegetation fleurie , collines couvertes de jungle et aperçus sur les contreforts boisés du Parc lequel culmine à 1835 m . Le sommet a bien voulu se dégager pendant quelques minutes avant qu'une nouvelle couche nuageuse ne l'enveloppe. . Des resorts se trouvent à la peripherie du village dont les maisons sont masquées par toute cette vegetation . Aio peut vous fournir toutes les infos pour y dormir .Je ne me suis pas aventuré dans la jungle par manque de temps et il m'aurait fallu obtenir un permis . Mais vraiment un superbe coin pour qui recherche le calme et bien agréable pour les randonneurs. Aio vous fournira une brochure gratuite en anglais de 20 pages consacrées à ce parc national avec tout un tas d'explications à l'interieur.
Deplacement aux plages de Sichon sur la cote est :
Il faut prendre un minibus stationné sur un petit parking anonyme , en empruntant la deuxieme rue à gauche en sortant de la gare. Une modeste cabane vend les billets . Distance environ 200 m de la gare mais pas bien visible . Cout : 60 baths Juste a coté se trouve une grande gargotte delivrant un delicieux Chicken/Rice /bouillon pour 30 baths avec serveuses et cuisinieres souriantes. Arrivé à Sichon , terminus devant la Siam Bank (qui fait le change ) , j ai demandé aux locaux ou se trouvait la mer . Me voilà parti à pied tout guilleret quand on a fini par m'avertir qu' en fait celle-ci était eloignée et qu'il fallait s'y rendre en mototaxi . En effet il faut compter au moins 3 kms pour atteindre la premiere plage apres avoir longé l'estuaire de la riviere . Au débouché de ce dernier se trouve une charmante petite plage ombragée et aux eaux cristallines , dénommée Hin Ngam beach Agréable surprise :ses fonds ne sont pas vaseux comme pourraient le laisser supposer la presence de l'estuaire voisin . possibilité de loger à Prasarnsook Villa Resort en bungalows dans une cocoteraie pour 1000 baths juste devant cette plage. Un promontoire sépare cette petite plage de la grande plage de Sichon, Piti Beach , bordée de quelques resorts . Celle-ci ne m'a pas vraiment plus , le soleil tapait dur , il n y avait pas d'ombre et puis a proximité de quelques barques de peche , le sable n était pas des plus propre .
Deplacement aux plages de Khanom sur la cote est :
Depart du minibus au meme endroit que pour Sichon .Cout :80 baths Attention : La bourgade de Khanom s'etend en longueur et est eclatée en deux . le minivan vous laisse à celle la plus au Nord mais repart de celle la plus au sud . Idem , pour gagner les plages il faut recourir à des taxismotos , je n ai pas aperçu de songthaew les desservant . De nombreux resorts ou hotels sont installés à la sortie sud de la ville et se succèdent le long d'une grande plage Hat Nai Prao , Hai TongYA plus belle qu'à Sichon .Ex: Golden Beach Hotel chambres à 1800-4800 baths mais vu la faible frequentation hors saison et en semaine possibilité de negocier . Et puis une chouette decouverte !! une dizaine de kms au Nord de Khanom = Thong Ching Beach . La route aboutit à une grande anse sableuse ou stationnent quelques barques de pecheurs et vendeuses . Sur la droite monte une piste qui à son sommet devoile une vue magnifique : montagnes couvertes de jungle plongeant dans une mer couleur emeraude . A l' horizon on distingue les hauteurs de Ko Samui et quelques ilots plus rapprochés du continent . Koh wang Nok, Koh Wang Yai , Koh Rap La piste plonge vers une anse de sable blanc nichée au pied des hauteurs et là caché parmi les cocotiers se trouve un petit resort à 1000 baths la nuit avec petit dej . Un petit paradis tropical ! mais il faut etre motorisé pour y acceder ou alors s'arranger avec un taximoto pour se deplacer . Voici ses coordonnées , on peut reserver depuis Bangkok .( il n y a que 7 bungalows ) Baan Thong Ching Resort tel Bangkok Office = 081 755 9982 Khanom office = 087 915 3322 www.baanthongching;com Les photos sur le prospectus qu'ils fournissent ne met pas en valeur leur site . J'exagère peut-etre mais je m'y suis senti comme si je decouvrais Bora-bora .
Plus pres de NST se trouvent d'autres plages dont certaines sur une peninsule . Sur cette derniere un article du Bangkok Post signale que la cote est victime d'erosion . La peninsule a egalement souffert des intemperies d'avril dernier . Mais Aio m'a confirmé que les plus belles plages de cette cote etaient bien vers Khanom .
Remarque : Concernant les transports locaux en minivan/songthaew les heures de depart indiquées par les thais sont parfois fantaisistes : Le depart annoncé à 15 heures peut etre retardé à 15 heures 15 comme avancé à 14 heures 40 suivant l'humeur du chauffeur . Apres 16 heures les transports entre villes s'interrompent generalement ( ex:dernier retour Sichon-NST 16 heures ).Alors ne vous faites pas pieger . Par la suite j ai continué mon periple jusqu' à Hat Yai en 3 heures de minibus depuis NST .Cout :140 Baths
Excellent souvenir de NST et sa population amicale , decontractée .Le quartier commerçant autour de la gare bourdonne d'activité et vous laisse une profonde impression d'evoluer dans la veritable Thailande..
Cdlt Jean
Bonnes adresses à Agadir? English translation pending
Bonjour internaute
pouvez vous me donner des adresses de supermarchés à Agadir (pour faire mes courses) ainsi qu'une bonne adresse d'un hammam pas forcement touristique, mais un lieu chouette ou vont les marocaines !
Des endroits ou sortir genre lounge .. idem pas forcement les pieges à touriste ! la vie normal quoi !) merci d'avance
pouvez vous me donner des adresses de supermarchés à Agadir (pour faire mes courses) ainsi qu'une bonne adresse d'un hammam pas forcement touristique, mais un lieu chouette ou vont les marocaines !
Des endroits ou sortir genre lounge .. idem pas forcement les pieges à touriste ! la vie normal quoi !) merci d'avance
New York seule du 6 au 17 juin English translation pending
Bonjour bonjour :)
Alors voilà, je parts à New york le 06 juin (hé hé, c'est bientôt ^^)
Je ne regrette rien, j'ai hâte, mais j'ai un peu la trouille de me sentir frustrée, du fait que je parts seule et que profiter pleinement de la ville, le soir notamment, me parait difficile 😐
J'aimerais assez pour le coup des retours d'expériences 🙂
Sinon, j'ai un sens de l'orientation merdique: facile/difficile de se repérer ds la ville?
(pour vous dire, j'ai même du mal à me repérer sur ce site lol)
Alors voilà, je parts à New york le 06 juin (hé hé, c'est bientôt ^^)
Je ne regrette rien, j'ai hâte, mais j'ai un peu la trouille de me sentir frustrée, du fait que je parts seule et que profiter pleinement de la ville, le soir notamment, me parait difficile 😐
J'aimerais assez pour le coup des retours d'expériences 🙂
Sinon, j'ai un sens de l'orientation merdique: facile/difficile de se repérer ds la ville?
(pour vous dire, j'ai même du mal à me repérer sur ce site lol)
Louer un appartement à Rome: le meilleur quartier à visiter à pied? English translation pending
J'aimerais louer un appartement pour 4 nuits fin juillet 2011. Je ne sais pas dans quel quartier habité!! Je veux visiter le plus possible à pieds!!!!Je crois que le quartier du vatican est un peu éloigné!!!
Choix d'hôtel à Varadero avec enfant de 3 1/2 ans English translation pending
Bonjour tout le monde,
Mon épouse et moi (nous avons 34 et 30 ans) et ma fille de 3 1/2 ans désirons partir pour Varadero au début du mois de juin. Nous ne sommes pas du genre fiesta; nous aimons plutôt la quiétude et la belle plage. Nous aimerions manger de la bonne bouffe, mais étant donné que Cuba restera toujours Cuba, nous savons déjà à quoi nous attendre, alors on se concentre plutôt pour la plage, la tranquilité, la propreté et les activités pour notre fille.
Après quelques recherches, nos choix s'arrêtent jusqu'ici sur les hôtels suivants:
- Iberostar Tainos - Breezes Bella Costa - Sirenis La Salina - Barcelo Solymar - Sol Palmeras
Lequel de ces trois hôtels nous conseillez-vous pour notre famille? En avez-vous visité un récemment? Et, si possible bien sûr, quelle partie de l'hôtel devons-nous demander pour éviter les bruits ou les vieilles chambres?
Aussi, nous envisageons faire 2 excursions: la Havane et le Jeep Safari. Pouvons nous emmener notre petite aux excursions? Y a-t-il de meilleures excursions et que pensez-vous de ces 2?
Merci bcp à l'avance!
Mon épouse et moi (nous avons 34 et 30 ans) et ma fille de 3 1/2 ans désirons partir pour Varadero au début du mois de juin. Nous ne sommes pas du genre fiesta; nous aimons plutôt la quiétude et la belle plage. Nous aimerions manger de la bonne bouffe, mais étant donné que Cuba restera toujours Cuba, nous savons déjà à quoi nous attendre, alors on se concentre plutôt pour la plage, la tranquilité, la propreté et les activités pour notre fille.
Après quelques recherches, nos choix s'arrêtent jusqu'ici sur les hôtels suivants:
- Iberostar Tainos - Breezes Bella Costa - Sirenis La Salina - Barcelo Solymar - Sol Palmeras
Lequel de ces trois hôtels nous conseillez-vous pour notre famille? En avez-vous visité un récemment? Et, si possible bien sûr, quelle partie de l'hôtel devons-nous demander pour éviter les bruits ou les vieilles chambres?
Aussi, nous envisageons faire 2 excursions: la Havane et le Jeep Safari. Pouvons nous emmener notre petite aux excursions? Y a-t-il de meilleures excursions et que pensez-vous de ces 2?
Merci bcp à l'avance!
Séjour ayurvédique au Kerala English translation pending
J'aimerais faire une cure de 3 ou 4 semaines dans un Centre Ayurvédique au Kerala.
Qui connait ces 2 centres ?
"Dr.Franklin Institut Panchakarma" à Chowara (Sud Kovalam) ou Hôtel: Sometheeram **** - Kerala qui propose 21 jours de cure Ayurveda Panchakarma & Rasayana 2
Qui est allé faire une Cure récemment ? Pouvez-vous me faire part de vos expériences ? Me donner des conseils ?
Je voudrais un Centre sérieux avec de vrais Soins Ayurvédiques et un certain confort (pas luxe mais confort).
J'ai 58 ans et ces dernières années, j'ai été très malade : opérations et traitements médicaux assez lourds. Je voudrais nettoyer mon corps et mon esprit.
Merci🙂
"Dr.Franklin Institut Panchakarma" à Chowara (Sud Kovalam) ou Hôtel: Sometheeram **** - Kerala qui propose 21 jours de cure Ayurveda Panchakarma & Rasayana 2
Qui est allé faire une Cure récemment ? Pouvez-vous me faire part de vos expériences ? Me donner des conseils ?
Je voudrais un Centre sérieux avec de vrais Soins Ayurvédiques et un certain confort (pas luxe mais confort).
J'ai 58 ans et ces dernières années, j'ai été très malade : opérations et traitements médicaux assez lourds. Je voudrais nettoyer mon corps et mon esprit.
Merci🙂
Croisière transatlantique "Mer des Caraïbes" sur le Costa Luminosa du 26 novembre 2011: choix de cabine English translation pending
Bonjour,
Pour notre 1ere croisiere, quelqu'un pourrait il nous renseigner dans notre choix de cabine?
En effet nous hesitons entre une cabine B1 et B3 au pont 5 du COSTA LUMINOSA.Quelle serait
la meilleure option pour une vue degagee? Nous aimerions egalement savoir si le choix suivant:
cabine B2 au pont 4 à l'avant au dessus du theatre ou à l'arriere au dessus du restaurant n'occasionnerait pas trop de nuisances sonores?
Merci pour vos reponses.
Qui sera en croisière sur le Celebrity Equinox le 1er avril 2011? English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire notre première croisière sur l'Équinox de Celebrity Cruise départ le 1er avril de Fort Lauderdale
Destination: Charlotte Amalie (St-Thomas), Basseterre (St-Kitts), Bridgetown (Barbados), Roseau (Dominica), Philipsburg (St-Maarten)
Il serait agréable de rencontrer des gens du forum sur ce bateau... Nous aimerions avoir des commentaires sur les excursions interessantes à faire pour ces destinations et s'il est possible d'avoir certaines informations en français lors des excursions.
Si vous avez des informations pour des débutants comme nous ce sera grandement apprécié. 🙂
Merci
Il serait agréable de rencontrer des gens du forum sur ce bateau... Nous aimerions avoir des commentaires sur les excursions interessantes à faire pour ces destinations et s'il est possible d'avoir certaines informations en français lors des excursions.
Si vous avez des informations pour des débutants comme nous ce sera grandement apprécié. 🙂
Merci
Sept jours au Maroc English translation pending
Bonjour à tous!!
Besoins de conseils et bons plans je pars 1semaine en avril au Maroc j'attérrit à Casablanca j'aimerais y passer la nuit puis aller à Marrakech et Essaouira voir peut être Agadir.
Relations entre guides et touristes à Cuba? English translation pending
les relations amicales et/ou amoureuses entre les guides (en particulier ceux de la société GAViOTTA) et les touristes sont-elles autorisées?
Avis sur itinéraire à New York? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à New York la première semaine de Pâques. Je devais partir à Noël mais mon voyage a été reporté à cause de la neige. Voici ce que j'aimerais faire pendant ma semaine. Avez vous des conseils? Je peux évidemment changer mon itinéraire! Merci d'avance !
13/04
12H45 Arrivée à l’aéroport J.F.K 14H00 Se rendre à l’hotel et déposer tous nos bagages 15H00 Se ballader dans la 5ème Avenue + visite du Madison Square Garden (acheter tickets) + Macy’s 18H00 Visite de l’Empire State Building au coucher du soleil 19H00 Tour en bus de la ville (Broadway : 7ème Avenue entre 47 et 48ème rue) 39 $/pp 21H00 Partir manger dans un restaurant de notre choix 23H00 Rentrer doucement à l’hotel
14/04
08H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 10H00 Direction MoMA (5ème Avenue, 53ème rue) 20$ /pp 12H00 Aller diner dans Central Park (le fameux hamburger) 13H00 Direction Rockfeller Center / Visite et shopping 15H00-15H30, au Mariott Hotel, on vend des places à moitié prix ! TKTS 17H00 (Dépend des tickets qu’on aura acheté) -> essayer de rester près du théatre 19H00 Soirée comédie musicale (Roi Lion / Spiderman / American idiot...) 22h00 Manger +Cathédral Saint Patrick (Si elle n’est pas fermée) ou autre ?
15/04
07H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 08H30 Direction Shoping sur 5ème avenue (Abercrombie/Hollister/American Eagle...) (J’aimerais aussi acheter une casquette personnalisée + APPLE STORE) 12H30 Se diriger vers Battery Park et diner sur place 13H00 Croisière autour de la statue de la liberté. 64 $/pp (je ne visite pas la Statue car déconseillé ?) 16H00 Explorer Wall Street et Ground Zero + shoping Century 21 (+TKS pour soirée Comedie / Sport si motivé) 18H00 Ballade au Greenwhish Village + souper sur place (ou direction théatre/Madison Square) 16/04 08H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 09H00 Ballade dans central park et visite du MET (Metropolitan Museum of Art) 12H30 Diner à central park avant de se diriger vers la 5ème Avenue 14H00 Visite ONU / Chrysler Building / Grand Central Terminal 18H00 Direction Tribeca/Little Italy/ChinaTown ? (pour ballade et manger) 23H00 Dodo
17/04
08h00 Se lever et déjeuner + Direction Harlem 10H00 Assister à une messe Ghospel (Canaan Baptist Church ?) 12H00 Ballade dans Harlem et manger sur place 14H00 Retour dans le centre, direction broadway 15H00 Mariott Hotel, places à moitié prix ! TKTS (ouvert le dimanche ?) 16H30 Water Taxi Tour jusque Williamsburg 19H00 Direction Brooklyn pour souper au Steack House (meilleur resto pour steack?) 21H00 ? Se ballader à Brooklyn ou est-ce déconseillé ?
18/04
08h00 Se lever et déjeuner 09H00 Shopping sur Time Square 12H00 Diner sur place 13H00 Cette après midi est prévue pour assister à un match de Hockey/Basketball (Car je pense que ce sera les plays off lors de mon voyage et donc, pas possible de prévoir une date) 18H00 Traverser le Brooklyn Bridge à pied ou vélo ? + soirée à Brooklyn ou ailleurs ?
19/04 08H00 Se lever et déjeuner (déjà le départ L ) 10H00 A vous de me proposer dès idées auxquelles je n’aurais pas pensé J 18H00 JFK Retour
Je pars à New York la première semaine de Pâques. Je devais partir à Noël mais mon voyage a été reporté à cause de la neige. Voici ce que j'aimerais faire pendant ma semaine. Avez vous des conseils? Je peux évidemment changer mon itinéraire! Merci d'avance !
13/04
12H45 Arrivée à l’aéroport J.F.K 14H00 Se rendre à l’hotel et déposer tous nos bagages 15H00 Se ballader dans la 5ème Avenue + visite du Madison Square Garden (acheter tickets) + Macy’s 18H00 Visite de l’Empire State Building au coucher du soleil 19H00 Tour en bus de la ville (Broadway : 7ème Avenue entre 47 et 48ème rue) 39 $/pp 21H00 Partir manger dans un restaurant de notre choix 23H00 Rentrer doucement à l’hotel
14/04
08H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 10H00 Direction MoMA (5ème Avenue, 53ème rue) 20$ /pp 12H00 Aller diner dans Central Park (le fameux hamburger) 13H00 Direction Rockfeller Center / Visite et shopping 15H00-15H30, au Mariott Hotel, on vend des places à moitié prix ! TKTS 17H00 (Dépend des tickets qu’on aura acheté) -> essayer de rester près du théatre 19H00 Soirée comédie musicale (Roi Lion / Spiderman / American idiot...) 22h00 Manger +Cathédral Saint Patrick (Si elle n’est pas fermée) ou autre ?
15/04
07H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 08H30 Direction Shoping sur 5ème avenue (Abercrombie/Hollister/American Eagle...) (J’aimerais aussi acheter une casquette personnalisée + APPLE STORE) 12H30 Se diriger vers Battery Park et diner sur place 13H00 Croisière autour de la statue de la liberté. 64 $/pp (je ne visite pas la Statue car déconseillé ?) 16H00 Explorer Wall Street et Ground Zero + shoping Century 21 (+TKS pour soirée Comedie / Sport si motivé) 18H00 Ballade au Greenwhish Village + souper sur place (ou direction théatre/Madison Square) 16/04 08H00 Se lever, s’appreter et déjeuner 09H00 Ballade dans central park et visite du MET (Metropolitan Museum of Art) 12H30 Diner à central park avant de se diriger vers la 5ème Avenue 14H00 Visite ONU / Chrysler Building / Grand Central Terminal 18H00 Direction Tribeca/Little Italy/ChinaTown ? (pour ballade et manger) 23H00 Dodo
17/04
08h00 Se lever et déjeuner + Direction Harlem 10H00 Assister à une messe Ghospel (Canaan Baptist Church ?) 12H00 Ballade dans Harlem et manger sur place 14H00 Retour dans le centre, direction broadway 15H00 Mariott Hotel, places à moitié prix ! TKTS (ouvert le dimanche ?) 16H30 Water Taxi Tour jusque Williamsburg 19H00 Direction Brooklyn pour souper au Steack House (meilleur resto pour steack?) 21H00 ? Se ballader à Brooklyn ou est-ce déconseillé ?
18/04
08h00 Se lever et déjeuner 09H00 Shopping sur Time Square 12H00 Diner sur place 13H00 Cette après midi est prévue pour assister à un match de Hockey/Basketball (Car je pense que ce sera les plays off lors de mon voyage et donc, pas possible de prévoir une date) 18H00 Traverser le Brooklyn Bridge à pied ou vélo ? + soirée à Brooklyn ou ailleurs ?
19/04 08H00 Se lever et déjeuner (déjà le départ L ) 10H00 A vous de me proposer dès idées auxquelles je n’aurais pas pensé J 18H00 JFK Retour
Retour de croisière ''Perles des Antilles'' sur le Costa Mediterranea English translation pending
Bonjour à tous, me voila revenue d''une super croisière que je recommande à tous!!!
Dimanche: embarquement à pointe à pitre, les abords du terminal de croisière sont pas tres jojo mais le navire se dresse dvant nous immense et il efface le reste. Passage de tous les controles de sécurité (3) au moins c'est bien sécurisé! enregistrement des bagages que l'on retrouvera en cabine. Nous voila à bord du costa vers 18h30. Ca fait tres bizarre quand on a jamais fait de croisiere on se retrouve au pont 1 devant les ascenseurs et on se demande ou on doit aller, on a pas la clé de la cabine, je m'attendais à passer à la réception comme dans un hotel pour avoir la clé 😉, personne pour nous renseigner, donc on se dit qu'on doit surement aller directement dans la cabine etqu'on y trouvera tout. Bingo, en fait les cabines sont ouvertes et on trouve les cartes et tout les papiers sur le lit, ça fait bizarre quand meme la premiere fois! Première mauvaise surprise, on avait demandé le 2eme service et je trouve un petit papier 1er service 19h. Et il est 18h30. On file voir le maitre d'hotel devant le restaurant et il nous met au 2eme service à partir du lendemain. Il est déja 19h et il faut aller manger, le hic on a pas encore nos bagages et je suis en jean et tong! tant pis on vas manger commme ça! Alors aucun soucis pour la tenue vestimentaire vous pouvez aller manger comme vous voulez (jean, tee shirt...) le personnel ne vous dira rien, la tenue des autres passagers n'est pas non plus super habillé, j'ai rarement vu les hommes portez une veste, la plupart des passagers ne sont pas saper. 2eme soucis j'avais réservé un forfait eau et vin sur le net, mais le soir je n'ai pas pu commander quoi que ce soit car le forfait n'était pas encore crédité sur la carte, donc carafe d'eau! Le forfait eau n'est pas vraiment nécéssaire sur le bateau, on vous donne sans soucis une carafe d'eau à table et elle est tres bonne, il y a aussi les fontaines d'eau au buffet du pont 9 ou vous pouvez prendre de l'eau 24H/24, vous pouvez aussi y remplir une bouteille d'eau pour partir en excursion ou pour mettre dans la cabine. Au petit dej il y a jus d'orange, d'ananas, de raisin qui sont tres bon, le pti dej c'est jusqu' 11H30 et les fontaines de jus de fruits sont fermés vers 12h; il y a café et thé disponible 24H/24 le café est pas mauvais, sinon un expresso lavazza c'est 1,50 (15% service compris) Le premier jour à 20h il y a réunion pour les nouveaux arrivants, on va vous dire que c'est tres important et qu'il faut pas la rater, mais si vous avez mieux à faire n'y aller pas, les réunions repassent en boucle à la TV dans la cabine donc vous aurez tous loisirs de les voir et revoir. Pareils pour la réunion de débarquement la veille du dernier jour. Les horaires de spectacles sont variables, parfois c'est spectacle unique pour les 2 services une fois c'était à 20H30, une autre fois à 23H. Parfois c'est spectacle avant le repas pour le 2eme service vers 20h et apres le repas pour le 1er service vers 21H30. Et d'autres fois c'est pour tout le monde apres le repas, 1er service 21H45, 2eme service 23H15. Dans l'ensemble les spectacles j'ai trouvé moyen. N'oubliez pas vos médocs pour le mal de mer!! le bateau tangue beaucoup, je n'aurais jamais cru qu'un paquebot puisse autant bougez. Et peut importe l'endroit ou l'on se trouve que ce soit à l'avant au milieu à l'arriere quel que soit le pont ça tangue et ça vibre! beaucoup de personnnes on eu le mal de mer. On va vous dire à la réunion des francophones que vous etes en majorité des français sur le bateau, n'en croyez rien! il dise ça pour vous faire plaisir! c'est une invasion d'italiens, à l'arrivée et au départ de guadeloupe il y avait 3 vol costa d'italien et à la romana ils en ont encore embarqué. Et ils se font beaucoup remarqué, parle fort, on ne remarque qu'eux, les français sont plus discret. Le service en chambre est impeccable, la chambre est faite 2 fois par jour, on vous change les serviettes tout le temps, le soir on vous ouvre votre lit et on vous ferme les rideaux, service digne d'un quatre étoiles. seule l'eau courante est désagréable elle desseche la peau emmener une bonne crème hydratante! Le service au resto est impecable aussi, vous avez un serveur et un assistant serveur attitré, vous pouvez manger tous ce que vous voulez, si vous voulez les 3 entrees du menu par exemple vous pouvez; Coté nourriture, c'est bon, c'est varié, mais ne vous attendez pas à avoir des mets raffinés, pas de langouste, de gambas ou de foie gras. Les seuls fruits de mer qu'ils ont servis c'est moule, calamars, poulpes et quelques petites crevettes. Les pizzas ont peu en mangés du midi au soir à la pizzeria mais pour des italeins leur pizzas sont decevantes, elles sont simplissimes, tomate-fromage ou fromage-thon par exemple, il y a deux variété par jour dont toujour la tomate-fromage.
lundi:saint-martin l'escale à saint martin est courte, il faut faire le shopping au pas de course, il y a des taxis devant le terminal de croisière 3$ aller par personne pour aller au centre ville on peut aussi y aller à pied mais je pense que ça prend un bon 1/4 d'heure. il y a aussi une plage devant le centre ville.
mardi:romana il y a des bus devant le terminal qui vous emmene au centre ville pour 4euro aller retour ou a altos de chavon pour 5 euro Romana pas tres interrsessant on vous dépose devant un marché ou les vendeurs sont hyper soulant, dans les rues autour il y a quelques magasins Le bateau reste a la romana toute la nuit donc vous pouvez dormir sans tanguer!
3eme jour:catalina c'est tres joli comme plage, eau turquoise mais fraiche. les forfaits boys and girls marche également sur l'ile. c'est le soir de la soirée du commandant, bon le cocktail du commandant c'est pas terrible, on fait la photo avec et sans le commandant, ensuite on vous donne une coupe de mousseux et le commandant fait son discours en italien! ça dure 10 minutes on comprend rien et zou tout le monde au resto. On peut reprendre autant de coupe de mousseux qu'on veut par contre.
jeudi:tortola C'est une ile tres jolie, assez sauvage, escarpée, pas beaucoup de shopping à faire, donc on a pris un taxi (sont sympa les taxis!) pour 1h de tour de l'ile (25$ pour 2 personnes) le taxi s'arrete pour faire des photos, c'est sympa, à faire. c'est sur cette ile que costa vous propose l'observatoire des dauphins. Un conseil ne prenez pas l'excursion avec costa 35euro mais la vous meme 5$ le taxi pour y aller c'est à 5 minutes et 10$ l'entree, si sur place vous voulez nager avec les dauphins c'est 99$ contre 146 euros avec costa!
vendredi:antigua le bateau accoste en ville il y a les magasins de la descente du bateau et de la ville, c'est le bon plan shopping.
samedi: sainte lucie il y a le duty free au pied du bateau, assez grand pas mal de magasin, sinon pour aller au cente ville il faut prendre le taxi ou le water-taxi c'est pas tres loin
Dimanche: embarquement à pointe à pitre, les abords du terminal de croisière sont pas tres jojo mais le navire se dresse dvant nous immense et il efface le reste. Passage de tous les controles de sécurité (3) au moins c'est bien sécurisé! enregistrement des bagages que l'on retrouvera en cabine. Nous voila à bord du costa vers 18h30. Ca fait tres bizarre quand on a jamais fait de croisiere on se retrouve au pont 1 devant les ascenseurs et on se demande ou on doit aller, on a pas la clé de la cabine, je m'attendais à passer à la réception comme dans un hotel pour avoir la clé 😉, personne pour nous renseigner, donc on se dit qu'on doit surement aller directement dans la cabine etqu'on y trouvera tout. Bingo, en fait les cabines sont ouvertes et on trouve les cartes et tout les papiers sur le lit, ça fait bizarre quand meme la premiere fois! Première mauvaise surprise, on avait demandé le 2eme service et je trouve un petit papier 1er service 19h. Et il est 18h30. On file voir le maitre d'hotel devant le restaurant et il nous met au 2eme service à partir du lendemain. Il est déja 19h et il faut aller manger, le hic on a pas encore nos bagages et je suis en jean et tong! tant pis on vas manger commme ça! Alors aucun soucis pour la tenue vestimentaire vous pouvez aller manger comme vous voulez (jean, tee shirt...) le personnel ne vous dira rien, la tenue des autres passagers n'est pas non plus super habillé, j'ai rarement vu les hommes portez une veste, la plupart des passagers ne sont pas saper. 2eme soucis j'avais réservé un forfait eau et vin sur le net, mais le soir je n'ai pas pu commander quoi que ce soit car le forfait n'était pas encore crédité sur la carte, donc carafe d'eau! Le forfait eau n'est pas vraiment nécéssaire sur le bateau, on vous donne sans soucis une carafe d'eau à table et elle est tres bonne, il y a aussi les fontaines d'eau au buffet du pont 9 ou vous pouvez prendre de l'eau 24H/24, vous pouvez aussi y remplir une bouteille d'eau pour partir en excursion ou pour mettre dans la cabine. Au petit dej il y a jus d'orange, d'ananas, de raisin qui sont tres bon, le pti dej c'est jusqu' 11H30 et les fontaines de jus de fruits sont fermés vers 12h; il y a café et thé disponible 24H/24 le café est pas mauvais, sinon un expresso lavazza c'est 1,50 (15% service compris) Le premier jour à 20h il y a réunion pour les nouveaux arrivants, on va vous dire que c'est tres important et qu'il faut pas la rater, mais si vous avez mieux à faire n'y aller pas, les réunions repassent en boucle à la TV dans la cabine donc vous aurez tous loisirs de les voir et revoir. Pareils pour la réunion de débarquement la veille du dernier jour. Les horaires de spectacles sont variables, parfois c'est spectacle unique pour les 2 services une fois c'était à 20H30, une autre fois à 23H. Parfois c'est spectacle avant le repas pour le 2eme service vers 20h et apres le repas pour le 1er service vers 21H30. Et d'autres fois c'est pour tout le monde apres le repas, 1er service 21H45, 2eme service 23H15. Dans l'ensemble les spectacles j'ai trouvé moyen. N'oubliez pas vos médocs pour le mal de mer!! le bateau tangue beaucoup, je n'aurais jamais cru qu'un paquebot puisse autant bougez. Et peut importe l'endroit ou l'on se trouve que ce soit à l'avant au milieu à l'arriere quel que soit le pont ça tangue et ça vibre! beaucoup de personnnes on eu le mal de mer. On va vous dire à la réunion des francophones que vous etes en majorité des français sur le bateau, n'en croyez rien! il dise ça pour vous faire plaisir! c'est une invasion d'italiens, à l'arrivée et au départ de guadeloupe il y avait 3 vol costa d'italien et à la romana ils en ont encore embarqué. Et ils se font beaucoup remarqué, parle fort, on ne remarque qu'eux, les français sont plus discret. Le service en chambre est impeccable, la chambre est faite 2 fois par jour, on vous change les serviettes tout le temps, le soir on vous ouvre votre lit et on vous ferme les rideaux, service digne d'un quatre étoiles. seule l'eau courante est désagréable elle desseche la peau emmener une bonne crème hydratante! Le service au resto est impecable aussi, vous avez un serveur et un assistant serveur attitré, vous pouvez manger tous ce que vous voulez, si vous voulez les 3 entrees du menu par exemple vous pouvez; Coté nourriture, c'est bon, c'est varié, mais ne vous attendez pas à avoir des mets raffinés, pas de langouste, de gambas ou de foie gras. Les seuls fruits de mer qu'ils ont servis c'est moule, calamars, poulpes et quelques petites crevettes. Les pizzas ont peu en mangés du midi au soir à la pizzeria mais pour des italeins leur pizzas sont decevantes, elles sont simplissimes, tomate-fromage ou fromage-thon par exemple, il y a deux variété par jour dont toujour la tomate-fromage.
lundi:saint-martin l'escale à saint martin est courte, il faut faire le shopping au pas de course, il y a des taxis devant le terminal de croisière 3$ aller par personne pour aller au centre ville on peut aussi y aller à pied mais je pense que ça prend un bon 1/4 d'heure. il y a aussi une plage devant le centre ville.
mardi:romana il y a des bus devant le terminal qui vous emmene au centre ville pour 4euro aller retour ou a altos de chavon pour 5 euro Romana pas tres interrsessant on vous dépose devant un marché ou les vendeurs sont hyper soulant, dans les rues autour il y a quelques magasins Le bateau reste a la romana toute la nuit donc vous pouvez dormir sans tanguer!
3eme jour:catalina c'est tres joli comme plage, eau turquoise mais fraiche. les forfaits boys and girls marche également sur l'ile. c'est le soir de la soirée du commandant, bon le cocktail du commandant c'est pas terrible, on fait la photo avec et sans le commandant, ensuite on vous donne une coupe de mousseux et le commandant fait son discours en italien! ça dure 10 minutes on comprend rien et zou tout le monde au resto. On peut reprendre autant de coupe de mousseux qu'on veut par contre.
jeudi:tortola C'est une ile tres jolie, assez sauvage, escarpée, pas beaucoup de shopping à faire, donc on a pris un taxi (sont sympa les taxis!) pour 1h de tour de l'ile (25$ pour 2 personnes) le taxi s'arrete pour faire des photos, c'est sympa, à faire. c'est sur cette ile que costa vous propose l'observatoire des dauphins. Un conseil ne prenez pas l'excursion avec costa 35euro mais la vous meme 5$ le taxi pour y aller c'est à 5 minutes et 10$ l'entree, si sur place vous voulez nager avec les dauphins c'est 99$ contre 146 euros avec costa!
vendredi:antigua le bateau accoste en ville il y a les magasins de la descente du bateau et de la ville, c'est le bon plan shopping.
samedi: sainte lucie il y a le duty free au pied du bateau, assez grand pas mal de magasin, sinon pour aller au cente ville il faut prendre le taxi ou le water-taxi c'est pas tres loin
Tour de l'Ouest américain en août 2011 English translation pending
bonjour a ceux qui pourront me répondre
je suis au début de l'organisation pour un tour de l'ouest américain
je n'ai jamais écris sur un forum et je n'ai jamais organisé un tel voyage...
j'ai lu plusieurs des discussions et j'ai quelques questions.
je sais à peu près où nous voulons aller mais je ne sais pas si le temps prévu est possible. on aimerait faire un voyage de 10 jours car nous avons pas un budget extensible.
est-ce que cela est possible en faisant surtout les villes suivantes : - los angeles, beverly hills - las vegas - san francisco - grand canyon
car nous avons un budget par personne de 2500 euros ce serait l'idéal tout compris avec l'achat de quelques souvenirs... ou sinon a la limite 3000 mais cela sera dur dur au retour 😛
qu'en pensez-vous ? quel est le meilleur compromis ? on partirait de France (nice)... est-ce que cela vaut le coup ou ca sert a rien ? et surtout dans ce budget est ce qu'on peut quand meme se faire plaisir sur de beaux hotels, une voiture confortable et manger normalement ? ca sert a rien de partir pour se priver d'autant plus que cela est une sacrée organisation!!!!!
merci beaucoup a bientôt
je sais à peu près où nous voulons aller mais je ne sais pas si le temps prévu est possible. on aimerait faire un voyage de 10 jours car nous avons pas un budget extensible.
est-ce que cela est possible en faisant surtout les villes suivantes : - los angeles, beverly hills - las vegas - san francisco - grand canyon
car nous avons un budget par personne de 2500 euros ce serait l'idéal tout compris avec l'achat de quelques souvenirs... ou sinon a la limite 3000 mais cela sera dur dur au retour 😛
qu'en pensez-vous ? quel est le meilleur compromis ? on partirait de France (nice)... est-ce que cela vaut le coup ou ca sert a rien ? et surtout dans ce budget est ce qu'on peut quand meme se faire plaisir sur de beaux hotels, une voiture confortable et manger normalement ? ca sert a rien de partir pour se priver d'autant plus que cela est une sacrée organisation!!!!!
merci beaucoup a bientôt
Voyage en Afrique de l'Ouest English translation pending
A chacun son aventure
Tout voyage est une aventure, une entreprise plus ou moins hasardeuse, tout au moins une rupture avec ses habitudes, son quotidien. Tout voyage en Afrique est une Aventure, c’est un projet où la part de l’imprévu est toujours très grande. Voyager sur ce continent, ce n’est pas seulement se rendre d’un point à un autre en utilisant un ou différents modes de transport. Voyager, ce n’est pas seulement prendre son billet, se présenter à l’heure prévue pour partir, lire un bon livre pendant le trajet et arriver à destination frais et dispos pour commencer de nouvelles découvertes. Non, voyager en Afrique, c’est dès l’achat de son titre de transport se lancer dans une aventure dont on ne sait jamais très bien à l’avance où elle vous mènera. C’est non seulement une aventure du fait des bouleversements, des changements de dernière minute, des évènements favorables ou contraires, c’est aussi et surtout une aventure humaine. C’est partir à la rencontre des gens, de personnages et c’est enfin se rencontrer soi-même, apprendre à mieux se connaître, à éprouver sa patience, sa capacité à se sortir de situations inédites, à improviser. C’est en tout cas être bousculé au sens propre comme au sens figuré. Préparatifs ou le voyage en théorie
08 Mai 1999, il est 16h30 à Dalaba, bourgade au cœur du Fouta Djalon en Guinée et rien ne laisse présager les grandes décisions que nous allons prendre et qui vont bouleverser nos vies, …, quoique ! ? Attablés autour d’une « Skol », ou peut-être bien de plusieurs, dans le restaurant le « Silence », quartier Sily, je me trouve en face de Aliou, mon ami togolais, propriétaire dudit restaurant. A cette heure là, une petite bière bien fraîche, comme on dit « ça passe ». Bon, c’est vrai les bières ne sont en fait pas très fraîches, le courant étant encore rare à cette époque de l’année à Dalaba, mais peu importe, on en est plus vraiment à ça près. D’ailleurs, avec bière fraîche ou non, notre discussion s’auto abreuve de nos déboires respectifs. Il faut dire que l’on forme à nous deux une fine équipe. Aliou est menacé de prison suite à un conflit commercial avec un concurrent guinéen, qui a pris une ampleur à peine croyable. Il est en fait accusé d’avoir détourné une partie de la clientèle de l’hôtel du Fouta. L’affaire est remontée jusqu’au Préfet et au Palais de Justice. Il a même été mis en garde à vue pour quelques heures. Bref il ne fait pas bon être étranger à Dalaba en cas de conflit avec un ressortissant guinéen. Quant à moi, j’ai été poussé à démissionner de mon poste de responsable de l’Office de Tourisme. Je suis par ailleurs poursuivi par le percepteur local suite aux accusations de mes anciens collègues et accusé d’avoir détourné de l’argent du projet que j’ai largement financé sur fonds propres. Je me sui entendu dire plus d’une fois : « tu n’es pas d’ici, si tu n’es pas content il faut rentrer chez toi ». Bref l’ambiance est vraiment lourde. Quelques jours auparavant, nous nous étions déjà retrouvés et nous avions envisagé de changer d’air, de quitter Dalaba pour quelque temps, son air devenant vraiment irrespirable pour nous. Aujourd’hui, l’idée a mûri et est devenue projet : nous quitterons Dalaba la première quinzaine de juillet pour un voyage à travers l’Afrique de l’ouest dont l’objectif ultime sera d’atteindre Vogan au Togo, village natal de Aliou. Nous envisageons même de nous installer dans ce pays ou un pays limitrophe, si des opportunités existent. Nous portons un toast à notre voyage en le ponctuant comme il se doit d’un « inch Allah » convaincu. Y’a plus qu’à !
De retour chez moi, mon premier réflexe est de consulter le guide du routard sur l’Afrique noire pour mieux visionner le trajet à suivre, connaître les frontières que nous aurons à traverser et envisager les différents parcours et modes de transport possibles. Premier constat : Vogan c’est vraiment pas la porte à coté. Plus de 2000 kilomètres à travers quatre pays : Guinée, Cote d’Ivoire, Ghana, Togo. Enfin peu importe tant qu’à partir, autant voir le maximum du vaste monde.
Deuxième constat, il va falloir se préparer un peu, … beaucoup ! avant de se lancer dans ce qui s’annonce déjà comme une sacrée aventure.
C’est dans cette optique que deux jours plus tard, nous nous retrouvons de nouveau. Cette fois-ci, nous sommes quatre pour discuter un peu plus en avant des modalités pratiques de notre voyage. Mme Aliou et Oumou, mon amie se sont jointes à nous. Elles aussi seront de l’aventure. Un premier dilemme se pose à nous : la deuxième semaine de juillet, la saison des pluies est déjà bien avancée en Guinée et dans la sous-région. Peut-on alors envisager de passer par la route en empruntant un taxi pour traverser la Guinée du Nord au Sud et entrer en Côte d’Ivoire, sachant que les pistes risquent d’être difficiles ou est-il plus prudent d’envisager un voyage par la route jusqu’à Conakry, de prendre l’avion Conakry-Abidjan pour éviter les mauvaises pistes du sud guinéen et de l’ouest ivoirien, même si le coût du voyage serait alors beaucoup plus élevé. Bison futé n’ayant pas encore traversé la mer et Buffle rusé n’ayant pas encore vu le jour sous les tropiques, la seule solution est de se référer aux expériences passées des uns et aux témoignages des autres pour se faire une idée des risques encourus. Bref rien de très sur mais en l’occurrence des témoignages pas très engageants recueillis par Mr et Mme Aliou, du style : « entre truc et la frontière c’est bon, mais après quelques kilomètres c’est l’enfer. Des trous partout, plein de flotte. En plus il y a plein de camions qui creusent la piste et qui parfois la bloquent en s’embourbant. Mais enfin avec un bon taxi, sous entendu un bon véhicule et un bon chauffeur, ça passe jusqu’à « machin ». Si, si je vous assure ! Inch Allah ! ». Sur la base de ces récits, le choix concernant le mode de transport sur ce tronçon de notre voyage est donc reporté à plus tard, mais l’idée d se renseigner plus précisément sur les vols Conakry – Abidjan est, elle, acquise. Pour ce qui concerne, le parcours entre Abidjan et Lomé, pas de problème : la compagnie de bus « STIF » assure des liaisons régulières entre ces deux villes à des tarifs abordables. Adopté sans discussion. Là les témoignages sont vraiment convaincants. Le seul petit détail dont on se mordra les doigts plus tard, c’est que les infos datent un peu.
Autre aspect pratique qui nous préoccupe pour ce voyage, c’est bien sur les passeports, visas et laissez-passer nécessaires aux uns et aux autres pour pouvoir traverser les frontières sans trop de soucis notamment financiers. Décision est donc prise de se rendre tous ensemble à Conakry pour régler ce problème au début du mois de juin. Ce sera aussi l’occasion de prendre tous les renseignements concernant les vols vers Abidjan.
10 Juin 99, nous voici à Conakry, comme prévu trois semaines plus tôt. Nos premières démarches nous amènent chez un parent de Aliou qui doit nous servir d’intermédiaire avec le Consul du Togo à Conakry pour avoir les laissez-passer pour Aliou et sa femme et un visa pour moi, d’ailleurs non nécessaire d’après un document sur le Togo fourni par notre intermédiaire. Faut pas chercher à comprendre ! Nous lançons malgré tout le processus moyennant bien sur quelques billets de 5.000 FG et des photos d’identité. Rendez-vous est pris début juillet pour récupérer tous ces documents. Pour Oumou, pas besoin de visa. Il lui suffit d’avoir un passeport de la CEDEAO pour entrer dans tous les pays que nous aurons à visiter. Reste plus qu’à se procurer ce passeport, ce qui à priori ne semble pas évident surtout connaissant l’administration locale. Et là surprise ! Oumou nous parle d’un de ses oncles qui peut lui procurer ce document rapidement. Un peu incrédules, nous partons le rencontrer pour lui présenter notre projet. Après les présentations d’usage, nous exposons le but de notre visite. Sans hésitation, il nous donne rendez-vous pour le lendemain dans un bureau de l’administration. Il connaît quelqu’un qui devrait pouvoir nous aider. A l’heure dite, nous nous retrouvons comme prévu. Après quelques démarches dont entre autre l’achat d’un certificat médical, sans visite, à l’hôpital, quelques prises de contact dans différents bureaux de la capitale, nous voilà au ministère de l’intérieur accompagné d’un cadre de la dite administration. Après avoir remis la somme et les papiers demandés ainsi que deux photos, à notre bon samaritain, nous le voyons disparaître dans un bureau. Moins d’une heure plus tard, il ressort avec un passeport de la CDEAO au nom de Oumou. Je dois dire que je suis complètement bluffé. Mais ce n’est qu’une confirmation de plus de l’importance des relations et de la capacité de pouvoir les mobiliser au moment voulu ! Après moult remerciements à l’oncle, nous nous séparons en promettant de venir le voir à notre retour pour lui raconter nos aventures. Il ne nous reste plus qu’à nous renseigner sur les vols vers Abidjan. Direction l’avenue de la République où se concentre l’ensemble des agences des compagnies aériennes présentes en Guinée. Après avoir pris des renseignements dans les agences d’Air Ivoire, d’Air Afrique et Air Guinée, il apparaît qu’Air Ivoire propose les tarifs les plus attractifs. Ne pouvant ni réserver, ni payer les billets à l’avance, nous remettons à notre prochain voyage à Conakry la conclusion de nos démarches.
Ayant fait le tour des problèmes que nous étions venus traiter à Conakry, nous décidons de repartir vers Dalaba.
La saison des pluies est maintenant bien installée. A Dalaba, c’est synonyme de froid et d’humidité persistante. On peut passer des journées entières dans le brouillard sans voir le soleil et la température peut baisser jusqu’à 10 ou 12°C. Un pull s’impose alors notamment en début ou fin de journée. De plus l’humidité est tellement présente que rien ne sèche et bien au contraire tout à tendance à moisir. Il faut profiter du moindre rayon de soleil. Les petits fourneaux sont bien utiles dans les maisons pour assécher l’atmosphère. Bref c’est une période de l’année pas très réjouissante.
Dans cette ambiance quelque peu déprimante, un mois se passe, agrémenté de rencontres au « Silence » où nous échafaudons des projets d’avenir, hors de Guinée. Pour moi, c’est devenu un mal nécessaire et pour Aliou la pression ne se relâchant pas, l’idée de quitter définitivement la Guinée se fait de plus en plus précise.
Enfin l’heure de prendre la route a sonné. Je décide donc de revendre tout ce que je peux et c’est vraiment rageant quand je pense au temps qu’il m’a fallu pour acquérir tout ça. Je solde l’essentiel : moto, vélos, groupe électrogène et je donne l’autre partie dont mon lecteur radio-cassette, l’antenne parabolique que j’ai acheté pour l’installer à l’hôtel reste en place. Je ramasse les quelques affaires qui me restent et qui tiennent dans un sac et une valise non compris mon ordinateur portable qui a sa propre sacoche. Nous prenons la route en cette première semaine de juillet pensant bien ne plus remettre les pieds à Dalaba. Le destin en décidera autrement.
A l’arrivée à Conakry, après un voyage sans histoire, nous nous arrêtons comme à chaque passage au kilomètre 36. D’ailleurs on n’a pas le choix. Mais là surprise, après un premier contrôle de nos papiers d’identité, un deuxième homme en uniforme se présente. Il veut à son tour contrôler nos pièces arguant qu’il fait partie de la brigade de lutte contre le trafic de drogue. Devant notre peu d’empressement à lui présenter nos papiers, il s’impatiente. Il veut maintenant fouiller tous les bagages. Début de discussions interminables où chacun reste sur ses positions. L’homme en tenue ne veut pas lâcher prise surtout qu’un « blanc » en l’occurrence moi, est impliqué. L’occasion est trop belle de gagner le « prix des cigarettes », voire plus. Finalement nous descendons nos bagages à main et les sacs du coffre (les valises sur la galerie resteront en place) pour la fouille qui se fait dans un petit bureau sombre où règne un « chef », qui s’y croit vraiment. Mon tour arrive, l’agent chargé de la fouille relève ses manches et me présente ses bras, l’air de dire vous voyez je n’ai pas de petits sachets de poudre à glisser subrepticement dans votre sac. Il fouille le sac et en retire mon vieil opinel qu’il tend à son chef. Devant mes interrogations, le chef me dit calmement et avec tout son sérieux : « avec les troubles dans les pays voisins et l ‘entrée de rebelles en Guinée, il est devenu interdit de circuler avec des armes blanches. Votre couteau est confisqué ». J’essaye de protester mollement mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Là encore, un billet me permettrait certainement de récupérer mon « arme blanche », mais comme elle n’a pas beaucoup de valeur je préfère en rester là. Diouma, mon collègue de travail qui a fait la route avec nous, est resté dans le bureau pour négocier. Il est très attaché à son couteau suisse, qu’il a reçu en cadeau. Après 3, 4 minutes de discussions, il ressort avec son couteau. 5.000 FG lui ont permis d’avoir un passe-droit pour circuler avec son « arme blanche », tout au moins de le récupérer. Au final je retiendrais de cette expérience une règle essentielle à ne jamais oublier : un homme en tenue a toujours raison, même quand il a tord et mieux vaut le respecter, même si lui oublie bien souvent le respect de son propre uniforme. Mais là n’est pas le problème. Le système est bien en place et vouloir le mettre en cause surtout pour un étranger est non seulement utopique mais risqué voire dangereux. Bref, l’incident clos après environ 1 heure d’attente et de discussion, nous reprenons enfin la route pour le centre ville de Conakry. Nous retournons au « Tanois », petit hôtel tenu par un Ivoirien, situé dans un quartier calme proche de l’aéroport (Matoto, près de la station Mobil). C’est en fait une maison de particulier qui a été réaménagée en hotel-restaurant. Pas le grand luxe, mais enfin le minimum de confort et de propreté pour un prix raisonnable. Et puis on y mange de très bons poissons braisés avec aloko et athiéké. Bien sur il faut être un peu patient, car le plus souvent les produits pour préparer le repas demandé sont achetés sur le marché voisin selon la commande passé. Il est donc assez prudent de s’y prendre un peu à l ‘avance. Après une nuit paisible, nous nous rendons à Air Guinée. Suite à différentes démarches et prises de contact réalisées par Mme Aliou, il semble qu’Air Guinée propose des tarifs vraiment très intéressants. Le fait de connaître un agent ou tout au moins d’être recommandé auprès de lui a déclenché une baisse assez sensible des tarifs. Pourquoi, comment, à qui cela profite-t-il ? Cela restera quelque peu mystérieux et un peu inquiétant : jusqu’à notre départ effectif, je me poserai la question de savoir si on aura bien une place. Mais pour le moins la gestion de cette compagnie ne semble pas vraiment répondre aux critères de la bonne gestion couramment acceptés. Il suffit pour s’en convaincre de rentrer dans le bureau de la responsable d’agence : malgré un toc-toc d’usage avant d’entrer, nous la trouvons allongée pour ne pas dire vautrée sur une banquette de son bureau en train de faire la causette avec une autre personne et elle ne daigne pas faire le moindre mouvement pour nous saluer. Le bureau est par ailleurs vierge de tout dossier, document, matériel informatique : étonnant ! Finalement après une attente assez courte, nous payons nos billets en liquide, l’argent étant encaissé directement par l’agent, dans une sacoche qu’il promène en permanence avec lui. Surprenant, mais bon l’essentiel pour nous est d’avoir nos billets à un tarif raisonnable et surtout de partir le plus vite possible. Notre départ est prévu un jeudi midi.
Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos laisser-passer et visas pour le Togo qui sont censés, nous permettre de traverser Cote d’Ivoire et Ghana pour arriver au Togo. A un détail prêt, cela se vérifiera ! Quand nous arrivons, tout est prêt. Nous récupérons nos papiers. Pour ce qui me concerne, c’est une feuille à en-tête du consulat du Togo, demandant aux autorités sur place de me faciliter l’obtention d’un visa pour séjourner dans ce pays. Pas grand chose à voir avec un visa ou un laisser-passer, mais en l’occurrence je laisse passer sans faire-part de mes doutes quant à la validité de ce papier pour traverser Cote d’Ivoire et Ghana. Quelle erreur !
Nous sommes donc enfin prêts pour la grande aventure.
Entre temps, Aliou et sa femme Claudine se sont fait toute une scène à base de jalousie, de problème d’argent et j’en passe et des meilleurs. Bref, elle ne partira pas avec nous.
Le voyage : de la théorie à la pratique
Deux jours plus tard pour nous trois, c’est le départ. Rendez-vous à l’aéroport avec notre bienfaiteur de l’agence Air Guinée qui nous aide à faire passer nos kilos en trop à la douane. Mais il faudra quand même en payer quelques-uns uns car le dépassement est vraiment trop important. On s’exécute et bien sur sans facture et en liquide … L’embarquement se passe bien avec très peu de retard, de même que le décollage. Au programme un peu plus d’une heure de vol dans un avion qui a justement quelques heures de vol au compteur. L’équipement intérieur est vraiment délabré et c’est à vrai dire un peu angoissant. A la grâce de Dieu. Durant ce vol, un feuilleté fourré et chaud nous est servi emballé dans un papier alu. Pas de fioriture, mais à vrai dire ma préoccupation reste centrée sur notre arrivée. D’ailleurs va-t-on arriver ? Si l’on voulait prendre un équivalent terrestre de notre avion, il correspondrait à une de ces vieilles 404 sans age qui roule vaille que vaille sur les routes de Guinée.
1ère étape : Abidjan Et bien oui, on est arrivé sans encombres. Débarqués dans une chaleur étouffante, nous nous dirigeons à pied vers l’aérogare où nous attend l’épreuve du passage de la douane. Il faut bien dire qu’à ce moment précis, j’ai l‘estomac qui fait des nœuds et je me demande à quelle sauce je vais être « mangé » par les douaniers ivoiriens. Après le traditionnel remplissage des formulaires et une longue attente, me voilà au niveau du box des douanes. L’heure de vérité est arrivée. Je tends alors mon passeport et je déplie mon beau papier aux couleurs du Togo. La sentence est immédiate : « mais ce papier n’est pas valable, Monsieur, pour rentrer en Cote d’Ivoire ! » Ce qui devait arriver s’est effectivement produit. Merci le consul du Togo à Conakry qui a au passage encaissé quelques milliers de FG. Je me sens vraiment très petit et tout con. J’essaye fébrilement de discuter et de dire ma bonne foi. Mais rien n’y fait ! Je me vois mal reprendre le prochain avion en sens inverse surtout que Aliou et Oumou sont passés sans problème et qu’ils ont été écartés de moi. Je me décide donc à poser la question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Le douanier très tranquillement me dit alors : « on va s’arranger, mettez-vous de coté en attendant que tout le monde passe ». Je m’exécute en me demandant combien cela va me coûter. Le dernier voyageur passe. L’heure des négociations est donc venue. Je sais que ma marge de manœuvre n’est vraiment pas large, mais aussi qu’il ne faut pas que je me laisse bouffer tout cru. Le douanier sans détours et d’ailleurs pourquoi en faire, me demande 50.000 francs CFA pour fermer les yeux. Au jeu des annonces, je réponds que je peux payer 20.000 CFA. La balle est dans son camp et lui relance en réclamant 40.000 minimum, à prendre ou à laisser. Je termine en jurant que je ne peux payer plus de 30.000 CFA, qu’il accepte finalement. Il faut dire qu’avec cette somme, il a bien gagné sa journée. La négociation étant terminée, il faut payer. Et alors là, panique. J’ai tellement bien caché mes billets de CFA, qu’il me faut plusieurs minutes pour sortir la bonne liasse, qui comble de malchance est agrafée. L’opération qui demandait discrétion et rapidité, s’éternise donc et attire l’attention du douanier occupant le box voisin. Il n’est pas dupe et a très bien vu notre petit manège. A peine ai-je tendu les 30.000 CFA à mon interlocuteur, le voilà qui m’interpelle en ces termes : « il faut me faire avorter ! ». Moi qui croyait en avoir fini, je vois soudain l’engrenage dans lequel je suis pris et l’angoisse m’étreint de nouveau. Je bafouille alors quelques mots d’excuses , arguant que vraiment je ne peux plus cracher au bassinet et là heureusement, mon premier interlocuteur intervient pour dire à son collègue de laisser. Il faut dire, mais ça je m’en rendrai compte plus tard, qu’il avait très bien gagné sa journée. En effet croyant lui tendre 30 000 CFA , je lui avais en fait remis 60 000 Francs CFA. L’habitude des coupures de 5 000 FG m’avait induit en erreur. Pensant avoir en main six billets de 5 000, j’avais six billets de 10 000. Au final, je me sors donc de cette délicate sans trop de dommages à la différence de mon portefeuille. Nous n’en sommes qu’au tout début de notre périple, et il s’annonce déjà sous les meilleurs auspices … ! D’autant qu’à cet instant précis, j’ai certes passé la douane, mais je n’ai toujours aucun visa, ni papier m’autorisant à être dans ce pays. Je suis clandestin en Côte d’Ivoire. Sensation bizarre, où l’on se sent soudain vulnérable, à la merci d’un contrôle policier pouvant avoir de plus ou moins graves conséquences. Je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, même si je sais par ailleurs que tout peut se négocier.
Après avoir enfin retrouvé mes camarades qui ont déjà récupéré nos bagages, nous sortons enfin de l ‘aéroport. Après la discussion d’usage avec un chauffeur de taxi pour nous amener en ville et trouver un hôtel (« combien pour nous amener à l’hôtel ?»), nous prenons la route d’Abidjan et plus particulièrement du quartier « Deux plateaux ». L’une des rares occasions qui nous permet de découvrir la ville d’Abidjan avec ses grandes avenues, ses buildings, ses feux rouges qui fonctionnent (incroyable). Bref, une grande capitale africaine moderne. Plus d’une heure d’attente dans les embouteillages et quelques recherches plus tard, notre chauffeur nous dépose dans un petit hôtel « les Rosiers », simple, pas trop cher et tout à fait correct. Enfin du repos, de la tranquillité ! Après un repas, poulet grillé avec sauce, banane plantain et atiéké préparé par des nigériens sur le bord de la route (tout à fait excellent), nous pouvons nous laisser bercer par la nuit ivoirienne. Le lendemain en début de matinée, en route pour « STIF », la société de bus qui nous a été si vivement recommandée depuis la Guinée. Les bureaux de la société se situent dans un quartier chaud d’Abidjan, Adjamé, à proximité d’un marché, là où les braquages et vols à mains armées sont fréquents paraît-il. Notre chauffeur de taxi nous conseille de ne pas trop prolonger notre visite au-delà du nécessaire. Dès notre arrivée sur place, nous prenons les renseignements utiles à la suite de notre voyage. Une chose est sure, il me faudra me procurer un visa pour traverser le Ghana. Nous sommes vendredi matin et un bus doit partir le lendemain pour Lomé. Autant dire qu’il nous reste peu de temps pour l’obtenir. Ca tombe bien, nous ne comptions pas nous attarder dans le coin. Notre taxi ayant patienté (nous sommes de bons clients !?!), nous prenons la direction de l’ambassade du Ghana. Après quelques recherches, nous trouvons l’ambassade dans laquelle nous entrons pour exposer notre problème. Heureusement Aliou est là. Il n’hésite pas à forcer carrément la situation d’autant que nous avons rencontré sur place un togolais en charge d’établir les dossiers pour les visas. Finalement, un visa normalement délivré en 48 heures contre une somme de 4.000 CFA, nous l’obtenons en 4 heures de temps contre une somme de 7.000 CFA et grâce à un petit tour de passe-passe (un dossier anti-daté de 48 heures). Qui a dit que l’efficacité était absente d’Afrique ? Dans notre malheur, nous avons en fin de compte de la chance. Une dernière soirée à Abidjan, une dernière nuit, samedi est là et nous sommes fin prêts pour partir. Oui mais voilà, STIF ne semble pas être dans les mêmes rails que nous. Après l’achat de nos billets, une heure, deux heures, quatre heures passent. La pagaille augmente, mais toujours aucun signe de mise en route et d’autant moins que notre bus n’est toujours pas arrivé. Devant la pagaille ambiante et l’absence d’informations fiables, plusieurs passagers potentiels demandent à être remboursés et quittent la gare routière. Après plus de six heures, un bus arrive enfin. La ruée est à la hauteur de l’attente : démesurée. Pourtant l’information étant inexistante, personne ne sait exactement quelle doit être sa destination. Seuls les initiés semblent y comprendre quelque chose et tirent leur épingle du jeu, que nous ne trouvons vraiment pas drôle du tout. Le bus se remplit après une foire d’empoigne sans nom et part nous laissant sur le carreau. C’est là toute notre chance, il semble que son terminus était Accra au Ghana. L’épisode STIF continue donc et l’attente aussi. La nuit tombe et toujours aucune certitude quand à notre départ. La fatigue s’accumule et l’angoisse monte surtout que certains voyageurs quittent la gare routière en nous conseillant de faire de même : « vous savez ici ce n’est pas sur la nuit, les bandes armées rodent, plusieurs fois la gare a été attaquée ». Ambiance ! Mon ordinateur, mon argent de poche, qui représente quand même l’équivalent de 25.000 francs français ce jour là, en frémissent encore. Quant à moi, je ne fais pas le fier. Nous décidons finalement après une heure d’attente vaine de retourner à l’hôtel que nous avons quitté le matin pour passer le reste de la nuit. Prudence, prudence. Aliou lui préfère rester à la gare au cas où la situation se décanterait. Epuisés de cette journée à rebondissements, nous nous retrouvons donc à hôtel « les rosiers » espérant bien passer une nuit tranquille en attendant de nous replonger dans la pagaille. Oui mais voilà, à peine deux heures après nous être couchés, Aliou débarque d’un taxi pour nous ramener à la gare voiture, soit disant qu’on ne sait jamais le départ pourrait bien avoir lieu plus rapidement que prévu. Nous revoilà donc de nouveau en route vers la gare STIF, complètement dans les brumes d’un sommeil interrompu un peu rapidement et allégé de 10.000 CFA pour une nuit de deux heures ! A la gare STIF, rien n’a changé. Les voyageurs en attente sont installés pour dormir, tant bien que mal sur les bancs en bois et par terre. Il ne nous reste pas beaucoup de place pour nous poser, tout juste de quoi nous asseoir. Mais enfin on en n’est plus à cela prêt. L’attente reprend donc et toujours pas de bus en vue., ni de personnel STIF . Par contre le ciel ivoirien nous a réservé une petite surprise. Il se met en effet à pleuvoir et de plus en plus fort. Une pluie comme on en voit souvent en cette saison sous les latitudes tropicales. Heureusement nous sommes à l’abri, du moins c’est ce que nous pensons, jusqu’au moment où à l’extérieure nous voyons le niveau d’eau monter dangereusement. Après plusieurs minutes de déluge, l’eau commence à s’engouffrer dans la gare voiture, malgré les louables efforts des gardiens censés nous protéger contre les bandits et qui se retrouvent à écoper le « navire en perdition ». L’eau, plus que douteuse, chasse donc les dormeurs installés à même le sol et tout le monde se retrouve debout sur les bancs essayant de protéger bagages et autres colis. L’eau monte inexorablement et la pluie de continuer à tomber. Nous commençons sérieusement à envisager le pire et notamment à redouter de bientôt ne plus pouvoir rester au sec. Ce ne serait que la suite logique des événements de ces derniers jours !? Ambiance de catastrophe. Les éléments sont plus forts. Rien ne semble pouvoir arrêter la pluie. Mais non, notre pessimisme est finalement démenti par le ciel. La pluie cesse et la montée des eaux avec. Elle n’aura atteint que 15/20 cm de hauteur dans la gare. L’évacuation de l’eau et le nettoyage (boue et déchets divers) peuvent commencer dans la bonne humeur retrouvée, enfin presque. Cet épisode aura eu au moins un avantage, ils nous aura occupé et fait un peu oublier cette attente qui s’éternise. Jusqu’aux premières lueurs du jour, nous ne verrons aucun employé de STIF, mis à part nos compagnons d’infortune, les gardiens.
Est toujours récompensé qui sait attendre. Telle pourrait être la conclusion de cette épreuve pour les plus philosophes. Pour ma part ce serait plutôt du genre : « et bien, p… c’est pas trop tôt, quelle bande d��enf… ces gens de STIF ». Bref. Un bus est enfin entré dans le parc quasiment 24 heures après notre arrivée. L’info est toujours aussi floue quant à sa destination et à l’heure de son départ, mais « ce ne peut être que le nôtre ». Arrive aussi notre hôtesse STIF qui doit nous accompagner tout au long de notre voyage vers le Togo. Elle nous confirme que le bus en gare est bien le nôtre et c’est déjà pas si mal. Le départ est imminent ! enfin presque. Il faudra quand même attendre encore que les bagages soient chargés, que le chauffeur soit présent pour que, à notre tour, nous commencions à embarquer. Et là surprise. Ce qui, tout au moins je le pensais (quel naïf) devait se passer dans le calme et l’ordre se transforme de nouveau en foire d’empoigne. STIF au travers de ses employés se distingue de nouveau par son incompétence en matière d’organisation. Pourtant les billets sont nominatifs, et il eut été si simple d’appeler les passagers les uns après les autres. Solution beaucoup trop simple semble-t-il. Nos amis de STIF nous regardent donc nous bousculer en nous encourageant même à plus d’ardeur. « Si vous voulez monter, il va falloir pousser » me dit un des gardiens de la nuit qui se tient à la porte du bus. Etant entouré de femmes et d’enfants, j’ai quelques scrupules, mais qui s’effacent assez vite sous la pression physique des uns et des autres. Heureusement Aliou, qui lui n’a pas hésité une seconde, est monté depuis longtemps et quand nous pénétrons enfin dans le véhicule, il nous a réservé deux places. Quelques passagers restent sur le carreau ; visiblement le surbooking est une pratique courante ici aussi. Il faut dire qu’au vu des conditions avant et pendant l’embarquement, les désistements doivent être nombreux. L’essentiel pour nous, c’est que l’épreuve est enfin terminée, le voyage peut se poursuivre. Nous prenons la route de la frontière ghanéenne à travers une forêt dense. Tout se passe très bien tout au long du trajet, y compris aux différents barrages dressés par des hommes en tenue en pleine forêt au milieu de nulle part. A la frontière du Ghana, l’arrêt est un peu plus long. Vérification d’usage des passeports, mais aussi des carnets de vaccination (avec ou sans tout le monde doit payer sauf les blancs), et fouille des bagages en soute. Rien de vraiment extraordinaire donc. Nous traversons le pays sans problème et sans arrêt jusqu’à Accra. Les villes ghanéennes sont comme beaucoup de villes africaines, mais se distinguent par le hérissement d’antennes de télévision qui émergent au dessus des toits des maisons. Pourquoi de façon si systématique et caractéristique, cela reste un mystère pour nous. A Accra nous faisons un arrêt à la gare STIF, où nous retrouvons un bus parti 36 heures avant nous qui est tombé en panne. Les passagers sont donc resté bloqués là deux nuits dans des conditions pour le moins sommaires. Chacun semble prendre son mal en patience. Ainsi vont les voyages en Afrique de l’ouest.
Après environ 8 heures de route à un rythme soutenu, nous approchons de la frontière togolaise. Il faut dire que notre chauffeur n’a pas fait dans la dentelle. Malgré le mauvais état de certaines routes, il n’a à aucun moment relâché la pression sur l’accélérateur faisant le yoyo sur son siège monté sur ressorts. Malheureusement, nous n’avions pas les mêmes fauteuils ! Malgré tout, notre hôtesse de choc nous fait part de son inquiétude de ne pas arriver à temps pour pouvoir passer les douanes. Gloups ! Nous nous voyons déjà en train de bivouaquer au bord de la route avec nos copains les moustiques. Et c’est bien sur, à ce moment là que la panne survient. Dans le dernier village ghanéen avant la frontière, notre chauffeur s’arrête préoccupé. Les freins ne répondent plus normalement. Arrêt au bord de la route, tous les passagers descendent inquiets de cet incident. Le chauffeur sort deux ou trois outils qui constituent sa seule panoplie pour réparer. Il se glisse alors sous le bus et commence à opérer au niveau des freins arrière. Une odeur de caoutchouc brûlé s’échappe de cette partie du bus. Oh, oh, pas normal ça ! Nous prenons une fois de plus notre mal en patience en commençant à envisager avec un peu d’appréhension une nuit dans des conditions délicates !? Après 15, 20 minutes, l’issue semble en vue. Et effectivement 30 minutes après notre arrêt, nous regagnons tous notre place et reprenons la route. Direction la frontière. Enfin elle est en vue et miracle ! elle est encore ouverte. Soulagement général. Après les formalités douanières, sans problèmes particuliers, nous voilà à Lomé Togo.
2ème étape : Lomé La chasse au taxi s’ouvre alors, pour nous suivre à la gare STIF et nous emmener en ville. De nombreux taxi-moto se pressent autour de nous pour nous proposer leur service ne voyant pas nos bagages à nos cotés. S’il pouvait, ils nous tireraient sur leur selle pour nous accompagner là où nous n’allons pas. Tout cela reste cependant très bon enfant. Pendant notre attente, nous observons tout ce qui se passe autour de nous et notamment les « changeurs de monnaie ». Aliou nous explique comment ils arnaquent leur client en pliant en deux les billets dans les liasses. Ils comptent ainsi deux fois le même billet. Détail bon à connaître ! Après quelques minutes, Aliou a réussi à négocier avec un taximan qui est prêt à nous accompagner. Arrivés à la gare STIF, nous sommes vraiment pressés de récupérer nos bagages et d’en finir avec cette compagnie qui nous aura, comme on dit « fatigué ». Mais nos amis de STIF en ont décidé autrement. Ils nous font poireauter plusieurs dizaines de minutes avant de se décider à ouvrir les soutes. La tension monte, mais tout le monde est tellement fatigué que rien de grave ne se passe. Nous récupérons finalement nos affaires et les chargeons jusqu’à la gueule dans la taxi qui nous a malgré tout attendu. En route pour le centre de Lomé, à la recherche d’un hôtel. Aliou ayant quitté le pays depuis plus de dix ans déjà, nous nous en remettons aux connaissances de notre chauffeur. Nous recherchons un hôtel pas trop cher, mais avec un confort minimum. La fatigue aidant et la nuit étant tombée depuis un bon moment déjà, nous choisissons l’un des premiers établissements auquel le chauffeur nous a accompagné. La nuit est à 10.000 CFA avec climatisation, douche et télévision. Les chambres sont mal foutues et très exiges (quand on allume la clim située juste au-dessus de la tête du lit, on a l’impression d’être entouré d’un régiment de ronfleurs enrhumés) , mais enfin pour une nuit peu importe. Dernière épreuve de la journée, trouver à manger. Nous désignons Aliou pour relever le défi. Sa quête à l’extérieur de l’hôtel ne dure pas longtemps : il revient avec un plat de riz accompagné d’un mélange de légumes peu appétissant. Notre faim s’en trouve soudain fortement diminuée. Nous nous couchons donc le ventre quasi vide et saoulés de fatigue. Le lendemain nous nous rendons au ministère de l’intérieur où je dois faire prolonger mon visa. Nous trouvons difficilement le lieu qui est en fait situé à coté de l’ancienne primature à l’abandon. Les bureaux sont, comme dans beaucoup d’administration d’Afrique, mal équipés (seulement quelques tables et chaises et d’antiques machines à écrire mécanique), mal organisés et beaucoup de personnel qui n’a pas l’air surchargé de boulot. Après quelques hésitations pour trouver le bon bureau, nous arrivons enfin à avoir les renseignements sur les pièces à fournir pour l’obtention du précieux sésame. Il faut des photos d’identité, le passeport, remplir plusieurs fiches et bien sur encore payer. Ce n’est que la troisième fois que l’on me demande de l’argent pour entrer et rester au Togo ?! Malgré les protestations de Aliou qui essaye d’expliquer mon cas et les démarches que nous avons déjà menées, nous devons nous plier aux règles établies. D’ailleurs, la personne que nous avons en face de nous ne semble pas disposée à discuter et se montre même assez cassante. Comme dira Aliou en sortant : « de toute manière ce gars est du Nord (du pays), la région du Président et moi du Sud, on ne peut pas se comprendre ». Nous repartons donc faire les photos, que je n’avais pas prévu, pensant naïvement que le papier délivré par le consul du Togo à Conakry faciliterait la procédure ici. Un aller-retour chez le photographe plus tard, nous arrivons juste à temps avant la fermeture des bureaux. Notre interlocuteur prend quand même mes papiers, tout en me faisant bien comprendre qu’il me fait une faveur car l’heure est dépassée. Peu importe finalement, l’essentiel étant d’avoir des papiers en règle. Nous devons revenir 3 jours plus tard.
En attendant, nous décidons de partir directement pour Vogan, le village natal de Aliou. Après quelques coups de téléphone à certains de ses parents, nous voilà donc de nouveau sur la route en taxi. Nous couvrons la distance qui nous sépare de Vogan sans encombres avec bien sûr quelques arrêts aux différents points de contrôle policier où il s’agit d’expliquer ce que nous venons faire par-là.
3ème étape : Vogan A l’arrivée à Vogan, comme nous en avons pris l’habitude maintenant, nous nous mettons à la recherche de notre logement pour les jours à venir. Après une visite à la maison d’accueil de la Mairie où il n’y a qu’une chambre de libre, nous nous rendons dans un petit hôtel qui nous plait d’emblée : il est propre, calme avec le confort minimum (douche, WC, ventilateur) et possibilité de manger sur place, et tout cela pour un prix raisonnable (6.000 CFA la nuit). Affaire conclue. Il est temps pour nous d’aller rendre visite à la famille de Aliou. L’heure des grandes retrouvailles à sonner. Le fils aventurier qui a quitté son pays depuis plus d’une décennie, revient au village. Il n’a certes pas fait fortune, mais il est tout de même en bonne santé. Nous pénétrons dans la concession familiale après quelques hésitations de la part de Aliou pour reconnaître les lieux. Nous traversons un dédale de bâtisses en terre séchée avant d’entrer dans une petite cour entourée de cases : c’est là que nous rencontrons d’abord des jeunes sœurs de Aliou, puis son frère et enfin sa mère. Les retrouvailles se font dans la joie et la retenue.
On a un peu l’impression que sa mère a du mal à croire ce qu’elle voit et à reconnaître son fils. Il faut dire que physiquement il a bien changé. Il a très nettement prospéré durant son séjour comme l’atteste d’anciennes photos. Pour Aliou, on sent que ses retrouvailles sont un peu pénibles. Revoir sa famille, sa mère, son père, ses frères, sœurs et les nombreux jeunes enfants des uns et des autres qui vivent dans des conditions difficiles sans avoir la possibilité de les aider comme il le souhaiterait, le met visiblement mal à l’aise. Mais que faire ? Après les présentations d’usage, on nous fait asseoir sur des fauteuils sortis d’une des cases. L’échange est un peu difficile car mis à part son jeune frère qui a fait les bancs comme on dit ici pour désigner un élève, personne ne parle couramment français et encore moins poular. De plus toute la maisonnée est surprise par notre arrivée inopinée. Les enfants se rassemblent autour de nous curieux de voir ces étrangers et surtout ce blanc, sans doute le premier à venir s’asseoir parmi eux. Le dialogue se fait donc plus à travers des regards et des mimiques que par des paroles. Après quelques minutes durant lesquelles Aliou a pu échanger des nouvelles avec ses parents, nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour partager un repas et nous dirigeons alors vers la ville. En quittant la concession, nous remarquons de multiples traces de sacrifices (fiente de volailles, monticules en terre, ….) qui sont autant de témoins des pratiques vaudou, très courantes dans cette région. Nous croiserons des personnes circulant quasiment nues en ville et des traces de sacrifices en pleine rue, preuve que toute la ville est imprégnée du vaudou. C’est à la fois intriguant et un peu inquiétant. Nous profitons de cette balade pour rendre visite à un vieil ami de Aliou avec lequel il a fait les 400 coups étant jeune. Nous le retrouvons chez lui dans une concession un peu à l’écart du centre ville. Il travaille au « syndicat » qui gère la gare voiture (gare d’où partent tous les taxis et minibus). Cette rencontre est bien sur l’occasion pour les deux vieux amis de se remémorer le passé, pour Aliou d’avoir des nouvelles des uns et des autres, de ses « ex » et de se raconter leur vie durant ces dix dernières années. Au travers de son parcours et de son expérience, nous comprenons mieux la difficulté de vivre à Vogan et trouvons aussi des explications à la morosité qui semble envelopper et peser sur tout le village. Nous nous quittons finalement après être allés boire un coup dans un bar-dancing tristounet, tout en nous donnant rendez-vous au lendemain pour déguster un porcelet grillé, une des spécialités culinaires locales. Après une bonne nuit et une journée juste agrémentée d’une balade dans la ville et d’un repas dans la famille de Aliou, nous nous retrouvons donc le soir à notre hôtel autour du fameux porcelet grillé préparé par l’ami de Aliou. Nous sommes une dizaine, Aliou ayant invité quelques uns de ses amis avec leur copine. Nous passons une soirée agréable sur la terrasse de l’hôtel, même si c’est un peu difficile pour moi et Oumou d’être totalement à l’aise parmi ces vieux amis qui se retrouvent et qui bien souvent parlent dans leur langue. Après deux jours passés à Vogan, il nous tarde de quitter cet endroit vraiment déprimant. Le retour sur Lomé se passe sans trop de problèmes, mis à part un ralentissement du à l’effondrement de la route sous l’effet d’une forte et brutale montée d’une rivière la jouxtant. Nous sommes invités à descendre du taxi, qui passe au ralenti sur le bout d’asphalte encore en place en priant pour que l’eau n’emporte pas tout à ce moment là. La chance est avec nous. Nous traversons à notre tour et remontons en voiture pour la fin du trajet.
4ème étape : Lomé bis Arrivé à Lomé, nous mettons à contribution notre chauffeur du jour pour nous trouver un nouvel hôtel. Il semble bine connaître la ville et nous conduit directement vers un petit hôtel tenu par un couple de français, tout proche du bord de mer dans une ruelle très calme. Nous adoptons aussitôt l’endroit, d’autant plus aisément que le patron nous fait un prix sur le tarif des chambres (6.000 Cfa la nuit par chambre).
Nous occupons avec Oumou une chambre dans une maison située juste à côté de l’hôtel, grande chambre avec ventilateur, une salle de bain à part avec une douche (eau froide uniquement), ce qui est largement suffisant étant donné la température extérieure douce pour le pays mais malgré tout raisonnable (environ 30°). Aliou quant à lui est dans une petite chambre à l’étage de l’hôtel avec douche. Nous nous installons donc et profitons de la fin d’après midi pour découvrir un peu le quartier qui s’avère être assez résidentiel avec dans l’ensemble des baraques occupées par des étrangers. Nous allons faire un tour jusqu’à la plage qui est à 100 mètres de l’hôtel. La mer est superbe, par contre la plage à cet endroit n’est vraiment pas très propre et semble peu entretenue. Il faut dire que la mer est paraît-il très dangereuse et qu’il est impossible de s’y baigner, les superbes rouleaux écumeux en sont un signe. Les gens qui veulent profiter du bord de mer et de l’eau vont plus loin sur la côte. La plage est donc occupée par quelques squatters sous des abris de fortune, par de jeunes fouteux ou par des pêcheurs au filet. Pas de touristes avec serviette et crème solaire et donc peu d’intérêt à nettoyer la plage.
Tout en longeant le bord de mer, nous observons les familles de pêcheurs qui opèrent depuis le rivage. Leur pratique est vraiment très intéressante à suivre. La pêche démarre par l’amarrage d’une extrémité du filet à un cocotier de la plage et par la mise à l’eau d’une pirogue qui doit emmener le filet à quelques encablures du rivage. Cette opération assez dangereuse, du fait des forts courants et des rouleaux impressionnants qui s’abattent avec force et fracas sur le sable, peut être assez longue. Une fois la barrière écumeuse franchie, la pirogue décrit un arc de cercle le plus large possible en mer avant de revenir sur le rivage pour déposer la deuxième extrémité du filet formant ainsi une nasse prenant au piège les poissons tout au moins est-ce le but recherché. A partir de ce moment là, ce sont les hommes à terre qui prennent le relais. Ils s’emparent du cordage ramené à terre par la pirogue et commencent à le haler vers la plage. Cette phase de la pêche demande une importante main d’œuvre composée le plus souvent des membres d’une même famille. Elle nécessite du temps, de la force et de la coordination. En effet, il faut que les 15 ou 20 haleurs voire plus tirent en même temps pour que le résultat soit probant. Souvent les chants rythment ce travail, les femmes restant à côté dans l’espoir de la pêche miraculeuse. De toute manière miraculeuse ou pas, ce sont elles qui s’occuperont du tri des poissons et de la vente sur le marché. Finalement la fin de journée approchant nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous référant au guide du routard, nous nous dirigeons vers le « fifty-fifty ». Nous découvrons un petit resto installé à même le trottoir, avec de grandes tables et des bancs sur lesquels on s’installe en fonction de la place. Une jeune femme vient alors prendre votre commande pour la nourriture suivie d’une autre pour les boissons (chacune son business). Athiéké, khôn, brochettes, poissons, salades de crudités/pâtes, … sont au menu. Rien d’extraordinaire, mais la nourriture est correcte et le service généralement rapide. De plus, le repas est régulièrement agrémenté par de jeunes artistes qui viennent proposer leur animation : le chanteur solitaire avec juste deux morceaux de bois pour rythmer son chant (Moustique, moustique si tu me piques , …), le groupe de ghanéens qui jouent du reggae avec force djimbé, marakass, … et dont le leader fait des tours de passe-passe, … Un coin sympa où il y a toujours du monde. Malheureusement les animations ne se renouvellent pas beaucoup. Alors au bout de trois ou quatre fois, ça devient un peu saoûlant. Nous revenons assez tôt à l’hôtel et entamons donc une partie de cartes sur la terrasse de l’hôtel avant d’aller nous coucher. Cela nous donne l’occasion d’un peu mieux connaître la clientèle de l’établissement. Elle est essentiellement composée de coopérants étrangers qui trouvent là une cuisine européenne (le cuisinier est d’ailleurs français ), une ambiance familiale et la possibilité de venir taper le carton. Un bon nombre de ces clients sont visiblement des habitués et des vieux briscards de l’Afrique accompagnés comme il se doit de jeunes et jolies « autochtones ». En discutant un peu avec le patron de l’hôtel, nous apprenons qu’il a eu l’occasion de venir en Guinée quelques années plus tôt pour récupérer un véhicule. Cette expérience lui a laissé un souvenir plutôt mitigé voire carrément négatif, notamment à cause des problèmes administratifs qu’il a rencontrés et des nombreux pots de vin qu’il a dû verser. Cette impression peu favorable sur la Guin2e nous sera confirmée quelques jours plus tard au Burkina Faso. La Guinée est semble-t-il considéré comme un pays à part, peu attractif pour des personnes ayant vécues dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il faudra certainement encore de nombreuses années avant que ces a priori négatifs soient effacés, même s’il est vrai que la Guinée a déjà commencé à évoluer depuis la mort de Sékou Touré. Mais que de chemin à parcourir encore pour changer les mentalités.
Le lendemain matin, nous nous rendons au ministère pour récupérer mon visa, ce qui se fait sans difficultés, puis nous nous mettons à la recherche de l’office de tourisme qui est mentionné sur le Routard. Après de vaines recherches (il semble s’être volatilisé de même que les touristes !), nous reprenons la direction de l’hôtel , où nous devons retrouver l’un des frères de Aliou qui vit à Lomé. En route, nous croisons des groupes de motocyclistes euphoriques qui laissent éclater leur joie. Nous comprenons assez rapidement grâce à Aliou la cause de cette liesse populaire : on annonce le retour tant attendu de Gilchrist Olympio dans la capitale togolaise (il est l’un des plus farouches opposants de régime et s’est expatrié au Ghana suite à une tentative d’assassinat dont il a réchappé par miracle) pour participer à une table ronde pouvoir-opposition. L’effervescence monte dans la capitale. En nous rapprochant de l’hôtel, nous constatons qu’une grande foule se dirige vers la frontière toute proche pour accueillir l’opposant. Parallèlement se met en place un quadrillage policier très strict du quartier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel en attendant de voir ce qui va se passer. Finalement après plusieurs heures d’incertitudes, on apprend que Mr Olympio a renoncé à rentrer à Lomé car il n’a pu obtenir toutes les garanties qu’il souhaitait pour sa sécurité. Le reflux de la foule se fait dans le calme et sans incidents, et la chappe de plomb qui nous semble peser sur la ville depuis notre arrivée, retombe.
Entre-temps nous avons retrouvé le jeune frère de Aliou qui est professeur dans un lycée privé protestant. Il est venu avec sa fiancé, qui est commerçante. Elle vend des fripes au marché. Ils sont tous deux très croyants et semblent très engagés dans leur église, une des nombreuses présentes dans ce pays.. Aliou profite de l’occasion pour demander à sa future belle sœur de bien vouloir nous préparer nos repas de midi. Elle accepte très volontiers, mais avait-elle vraiment le choix. Comme nous dira plus tard Aliou : « elle ne pouvait pas me refuser en tant que future femme de mon frère ! » Et oui, ainsi vont les mentalités qui ont beaucoup de mal à évoluer pour ce qui est de la considération des femmes dans ces sociétés. Dire merci serait quasiment une injure enfin du point de vue de Aliou tout au moins. Rendez-vous est pris pour le lendemain midi. Je dois dire que je suis un peu gêné notamment du fait qu’elle habite à l’autre bout de la ville et que pour nous préparer ces repas elle va devoir laisser sa table au marché. Mais je suis assez mal placé pour dire ce que j’en pense, même s’il est vrai c’est moi qui donne l’argent pour acheter le nécessaire. Aliou de toute manière ne me demande pas mon avis. Nous avons opté pour de grosses crevettes roses avec du riz pour le lendemain. L’après-midi, nous allons nous promener dans le quartier des artisans et du marché. Nous y découvrons un artisanat assez varié, venant pour beaucoup ou tout au moins originaire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina, Mali, Sénégal, …).
Nous trouvons des colliers de perles, des sculptures et autres objets en bois (awalés), de nombreux djimbés, des objets en cuir et en argent dont les spécialistes sont les touaregs, des batiks venant du Burkina. Cette promenade est l’occasion de discuter un peu avec les artisans ou tout au moins les vendeurs d’artisanat, notamment un peul sénégalais avec lequel Oumou échange quelques mots de poular. Nous n’achetons rien mais promettons de revenir un autre jour en amenant les exemplaires de tissus guinéens. Nous poursuivons notre balade dans le grand marché de Lomé. Nous retrouvons cette ambiance toujours aussi animée des grands marchés africains avec une profusion de produits bien souvent de qualité médiocre mais à des prix défiants toute concurrence et notamment de pâles copies de produits de luxe étrangers (copie de Lacoste, jeans, montres de toutes marques, …). Merci les Chinois ! Quant à la foule compacte et bruyante, elle est bien présente et un peu oppressante. Nous décidons finalement de rentrer vers l’hôtel en empruntant un mode de locomotion très usité ici : le mototaxi. Nous cherchons donc trois motos pour nous ramener. L’attente n’est pas longue et nous enfourchons donc chacun une moto, direction le Galion. Ce mode de transport est plutôt sympa, même si pas toujours très rassurant selon le chauffeur et la circulation. Il faut bien dire que parfois, on serre les fesses !
Le soir, nous décidons de rester à l’hôtel et de prendre un repas « à la française ». Le choix de la carte de l’hôtel est assez varié pour des prix certes un peu élevé mais enfin, au diable l’avarice. Nous ne regrettons pas ce petit repas ponctué par une vraie glace à la vanille et au chocolat. Nous finissons cette soirée par une longue partie de cartes durant laquelle Aliou nous annonce qu’il doit repartir le lendemain vers Vogan pour quelques jours et nous demande de l’accompagner. Il faut bien dire que nous ne sommes pas très chauds après notre premier séjour. Il partira donc seul. Il retourne dans son village avec un objectif bien précis : celui de se procurer une protection pour pouvoir revenir à Dalaba sans crainte et prêt à affronter d’éventuels ennemis. Il est très important pour lui de ne pas revenir comme cela en Guinée, sans une protection contre ses adversaires et un moyen de les écarter, définitivement s’il le faut. Nous ne saurons jamais exactement en quoi consiste cette protection sauf qu’il doit aller le chercher dans le village natal de sa mère dans les environs de Vogan et qu’il lui faudra plusieurs jours pour l’obtenir. Devant sa détermination, je dois dire que je suis assez impressionné même si pas très convaincu de l’efficacité d’une telle démarche. Mais ce n’est pas le plus important. Pour lui cette démarche est quasiment une question de vie ou de mort, elle doit lui permettre de montrer à ses ennemis qui est Aliou, la supériorité des ressortissants de Vogan. Même si on n’en a pas encore vraiment discuté dans les détails à ce moment là, l’idée de revenir tous ensemble vers la Guinée est acquis depuis plusieurs jours. Nos grands projets de nous installer au Togo pour travailler et nous lancer dans une nouvelle aventure sont déjà oubliés. Il faut dire que les signes positifs pouvant nous inciter à pousser plus loin dans cette voie sont quasi inexistants. Oumou et moi, nous profiterons donc des deux jours à venir pour mettre au point notre voyage de retour. Dès le lendemain, nous allons au centre ville pour acheter le guide du routard Afrique Noire, que nous avons bien du mal à trouver d’ailleurs. Nous cherchons également l’ambassade du Burkina-Faso et du Mali pour connaître les démarches à suivre pour obtenir des visas pour moi afin de pouvoir traverser ces pays dans notre voyage retour. En effet nous envisageons de prendre la route du Burkina en nous arrêtant à Ouagadougou, de poursuivre vers le Mali et de rentrer en Guinée par le nord-est. Nous apprenons alors que le Burkina est représenté à Lomé par la France. Quant au Mali, il n’a plus de représentant officiel ici. Nous engageons donc les démarches au consulat de France. J’obtiens sans problème mon visa en 24 heures. Pour le visa Mali, nous ne pourrons l’obtenir qu’à Ouagadougou. Nous sommes donc quasiment prêts pour partir en direction du Nord vers le Burkina. Aliou doit, dès son retour du village, se renseigner sur les bus à destination de Ouaga. Nous mettons à profit le temps qu’il nous este en attendant le retour de Aliou, pour retourner au marché voir ce que l’on appelle ici les « plaqués » (bijoux en plaqué or, venant du Bénin voisin). Les prix sont très intéressants comparativement à Conakry et nous envisageons donc d’en acheter pour les revendre en Guinée, notamment Aliou qui à ce point du voyage est d éjà à sec financièrement. Nous traversons aussi le marché des féticheurs : un vrai capharnaüm où se mêlent gris-gris de toutes sortes, têtes de singes, peaux diverses et variées, poudres « magiques », … A vrai dire on n’a pas vraiment envie de s’attarder dans cet endroit pourtant tout à fait typique. Nous profitons de cette visite sur le marché pour essayer de trouver des amateurs pour nos tissus « made in Guinée ». Mais les commerçants sont peu intéressés par nos bandes de tissus d’un seul tenant , qui ne sont même pas cousues en pagne. Et puis nous sommes au pays des mama benz, alors les tissus ici on connaît. Nos échantillons n’ayant rien d’extraordinaires par rapport à ce qu’on peut trouver sur place, si ce n’est l’originalité de leur couleur et des motifs, nous ne trouvons pas d’amateurs. On nous conseille seulement de les faire coudre en pagnes pour augmenter nos chances de les vendre. Ce que nous faisons sur place dans le marché des féticheurs où nous trouvons grâce à notre « guide » un tailleur.
Malgré tous nos efforts, nous ne trouverons pas d’amateurs pour nos échantillons d’artisanat guinéen que nous ramènerons jusqu’à Dalaba. On ne s’improvise pas commerçant ! Nous repassons voir les vendeurs d’artisanat pour acheter quelques objets (une broche en argent, un awélé, des colliers et boucles d’oreilles en terre cuite, …) pour faire des cadeaux à notre retour. Chez le vendeur sénégalais, nous réussissons en fin de compte à échanger un de nos tissus contre l’awélé. En voilà un au moins qui ne repartira pas au pays. Mais que ce fut dur ! Durant notre visite du marché, nous découvrons un petit restau tenu par des guinéens et notamment une femme peule qui en est la patronne. L’occasion est trop belle. Nous nous arrêtons pour manger une sauce arachide avec du poisson. Les plats sont corrects et à des prix raisonnables. 24 heures plus tard , Aliou revient de son village où il n’a pu obtenir que partiellement les protections qu’il recherchait. Il lui aurait fallu rester plus longtemps sur place pour avoir la « panoplie » complète. Il semble déçu mais prêt à repartir à Dalaba pour se réinstaller, confiant malgré tout dans ses nouvelles protections. Concernant notre voyage de retour, il a obtenu les informations que nous recherchions pour les cars partant vers le Burkina. La gare est située à proximité du domicile du frère de Aliou. Les départs ont lieu chaque jour tout au moins officiellement . Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Lomé et de prendre si possible la route dès le lendemain avec l’idée d’atteindre le plus rapidement possible Ouagadougou. Malheureusement, nous n’avons pas le temps et surtout les moyens de nous arrêter pour visiter un peu le Togo, qui présente pourtant une certaine diversité géographique et quelques sites intéressants. Ce sera pour une autre fois !?! Le lendemain, fin prêts, nous partons vers la gare voiture avec tout notre chargement, qui s’est cependant un peu réduit, Aliou ayant laissé pas mal d’affaies à sa famille. C’est surtout moi qui suis un peu « chargé » avec ma valise, mon sac de voyage, mon ordinateur portable, et surtout l’équivalent de 15.000 francs français sous différentes formes (chèques voyage, dollars, francs CFA et francs français) qui vont peser très lourd dans mes poches durant les étapes entre le Togo et le Burkina et entre le Mali et la Guinée. Arrivés à la gare voiture, nous prenons nos billets, confiants dans notre départ rapide, et nous nous installons sur des bancs dans l’attente que l’on nous appelle pour le départ. Nous déchantons assez rapidement. La valse des mini-bus et autres cars est permanente, mais malheureusement celui qui doit nous emmener ne se présente toujours pas. Et bien sûr, il est impossible d’avoir des renseignements précis. Il faut dire que le principe reste toujours le même : tant que le bus n’est pas plein, pas de départ ! A ce jeu là, l’attente peut s’avérer assez longue. En fait tout se passe comme d’habitude !Rien de très surprenant , mais c’est vrai que c’est un peu usant à force. Nous passons donc la journée dans l’attente d’un hypothétique départ, nous demandant même si nous n’allons pas passer la nuit sur place. Notre bus est semble-t-il arrivé depuis le milieu de l’après-midi. C’est en tout cas l’information qui circule. Enfin après plus de 8 heures d’attente, le chargement des bagages commence et l’espoir renaît. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Sans trop savoir pourquoi, l’attente se prolonge. Certainement que la compagnie espère des clients de dernière minute. Nous partons finalement à la nuit tombée. Le car est dans un état correct, mais pas très confortable pour passer la nuit. En fait c’est un vieux bus de transport en commun de ville. Il est donc notamment impossible d’appuyer sa tête pour éventuellement dormir, sauf sur une barre de fer. On fait plus confortable. Mais bon l’essentiel au stade où nous en sommes est de partir et peu importe dans quel état nous arriverons. Toute la nuit nous roulons vers le Nord en direction de la frontière avec le Burkina. Malheureusement nous ne profitons donc pas des paysages togolais, notamment vers le Nord beaucoup plus accidenté qu’au Sud. Arrivé à la frontière, au petit matin, nous devons tous descendre du bus pour les formalités de passage de la frontière. Une grosse pluie s’abat sur nous juste à ce moment là, histoire de nous réveiller ou plutôt de nous éviter de somnoler. Une de ces grosses pluie bien dense qui vous trempe en quelques secondes mais qui ne dure pas. Au poste de douane, tout se passe bien avec comme bien souvent quelques passagers rackettés pour défaut de carnet de vaccination. Et oui ce carnet jaune est une aubaine pour tous les douaniers aux frontières : il leur procure des revenus complémentaires faciles ! Comme quoi, on ne soupçonne pas toujours les conséquences de mesures à priori positives mais inadaptée aux réalités locales. Quant à moi, j’ai toujours quelques palpitations à l’idée qu’un douanier trop zélé découvre mon ordinateur et me demande des papiers de passage en douane. A vrai dire je n’en ai aucun qui soit en règle ayant fait rentré l’ordinateur en Guinée sans aucune déclaration. Cela pourrait me créer quelques problèmes et surtout quelques billets ! Mais c’est la quatrième frontière que nous traversons et jusque là pas de douanier trop zélé ! A la sortie des bureaux de la douane, surprise ! le bus a traversé la frontière sans nous attendre et il se trouve à plus de 500 mètres. Sympa, alors que la pluie redouble de violence. Le voyageur est vraiment traité à peine mieux qu’une marchandise dans ce genre de compagnie. Le client roi ! Ca veut dire quoi d’abord ? Il faut dire aussi que le prix du transport est peu élevé. Ceci explique sans doute en partie cela. Mais quand même ! Nous attendons donc une peu que la pluie veuille bien se calmer avant de nous lancer à la poursuite de notre véhicule en pataugeant allégrement dans les flaques de boue latéritique. De nouveau à bord, un peu humide et après avoir acheté quelques bricoles pour manger, nous poursuivons la route, direction le poste frontière burkinabé. C’es dans cette portion du trajet que nous entendons parler avec une certaine angoisse des coupeurs de route qui dévalisent les voyageurs. Ils profitent souvent de la proximité des frontières pour réaliser leur méfait et pouvoir plus facilement échapper aux poursuites enfin très hypothétiques poursuites. Parmi les passagers, se trouvent notamment plusieurs femmes commerçantes qui ont l’habitude de faire ce parcours entre Togo et Burkina. Elles évoquent les mésaventures d’autres voyageurs qui ont eu à croiser la route de bandits sur la route et qui ont tout perdu lors de ces malencontreuses rencontres. Mais disent-elles, ils, les coupeurs de route, s’attaquent plus volontiers à une autre compagnie de transport plus « luxueuse », qui est plus fréquentée par les commerçantes ; sous entendu avec notre compagnie les risques sont moins grands. Il n’en reste pas moins que ces histoires font monter la tension d’un cran dans le bus. Pour ce qui me concerne , je dois dire que je ne me sens vraiment pas très à l’aise avec mon ordinateur portable sur les genoux et ma ceinture ventrale pleine de devises. Je me surprends à regarder beaucoup plus fréquemment à l’extérieur du bus comme si j’allais ainsi écarter toute mauvaise rencontre. Bref ! il fallait bien rajouter un peu de piment à ce voyage un peu trop tranquille, pépère. Nous poursuivons malgré tout notre route vers Ouaga que nous atteignons à la nuit tombée sous une averse. Rien d’étonnant nous sommes en pleine saison des pluies.
5ème étape : Ouagadougou Comme nous en avons maintenant l’habitude , il s’agit pour nous de trouver un hôtel pour passer la nuit. La consultation du guide du routard, nous a permis d’avoir quelques adresses. Reste à aller voir sur place. Nous trouvons assez facilement un taxi et commençons notre tournée des « grands hôtels » de Ouagadougou. Les 2 ou 3 premiers que nous visitons sont vraiment pas très attirants, notamment un qui ressemble plus à un bouge qu’à autre chose.
Finalement fatigués et le taximan perdant patience, nous choisissons un hôtel, l’hôtel Belle vue, un peu au-dessus de nos moyens en se disant que le lendemain nous aurons tout loisir de trouver un endroit plus adapté à nos moyens et à nos souhaits. Nous passons une nuit sans histoire, enfin presque. Toute la soirée et jusqu’à une heure assez avancée de la nuit nous profitons du poste de télévision qui est allumé dans le hall d’entrée, le son au maximum. Suivre un film grâce à sa bande son uniquement ce n’est vraiment pas terrible. Enfin au petit matin, sans même prendre un petit déjeuner nous quittons l’hôtel laissant nos bagages sur place pour partir à la recherche d’un autre lieu de villégiature. Nous trouvons un taxi pour nous emmener dans les quartiers Nord de la ville. D’après le guide du routard, plusieurs bonnes adresses y sont regroupées. Nous commençons par le « Pavillon vert ».
L’hôtel est charmant et très animé. On entre dans un grand patio avec terrasse, kiosque d’artisanat et beaucoup de verdure. La première impression est vraiment sympa. Malheureusement nous déchantons très vite : l’hôtel est plein, pas même une chambre pour trois. Les gérants nous orientent alors vers un établissement tout proche tenu par un Suisse : « Le Dapoore ». Nous y trouvons une chambre pour nous trois, l’une des dernières, avec une douche. L’endroit est moins convivial que le « Pavillon vert », mais il est propre et calme, avec un restaurant couvert d’un toit en paille qui nous rappelle les cases du Fouta. Nous repartons donc vers le centre ville pour récupérer nos bagages et découvrir un peu la capitale du Burkina-Faso. La ville est très sympa avec de grandes avenues bordées d’arbres, de grands carrefours occupés de fontaine hors service. La plupart des maisons sont construites sur un niveau. Les routes sont le domaine des deux roues ou presque. Une vraie ville sahélienne qui a bien des égards me fait penser à N’Djamena. De retour dans les quartiers Nord, nous nous installons dans notre chambre du Dapoore. Nous profitons de la fin d’après midi pour marcher un peu dans le quartier et chercher un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous découvrons notamment un petit restau tenu par des togolais dans lequel nous mangeons un poulet yassa. Le lendemain, le programme est chargé : nous devons tout d’abord trouver un moyen de nous rendre à Bamako. Plusieurs sociétés de bus existent dont certaines sont référencées dans le guide du routard. Le problème est d’arriver à trouver celle qui voyage sur Bamako et surtout le jour et l’heure (enfin au moins approximative !) du départ. La première où nous nous rendons n’a pas de départ prévu dans les jours à venir. On nous renvoie vers une autre société. Mais quant à savoir comment la trouver en ville, dur, dur. Finalement avec beaucoup de patience et un peu de chance nous trouvons un taxi pour nous amener à bon port. Après prise de renseignements dans la cour auprès de différentes personnes, on nous annonce un départ pour le lendemain matin à 6 heure. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous faut, mais pas de vente de billets à l’avance. Dans l’enceinte du parc, de nombreuses personnes sont installées comme pour un bivouac à même le sol avec tous leurs bagages et cela nous inquiète un peu, mais enfin cela n’a rien de très exceptionnel. Nous repartons donc relativement confiant, rendez-vous est pris pour le lendemain matin vers 5 h 30. Le problème du transport réglé, reste celui de mon visa pour le Mali. Heureusement nous avons l’adresse et le numéro de téléphone de l’ambassade sur le guide du routard (que ferions nous sans lui !?). Nous prenons donc d’abord des renseignements par téléphone pour connaître les modalités de délivrance des visas de transit. Et là bonne surprise, on nous informe que le visa peut être délivré dans les deux heures après le dépôt du dossier. Incrédule, nous nous rendons à l’ambassade. Nous y trouvons un groupe de touristes américains qui attendent leur visa. Moyennant un formulaire à remplir, 20.000 CFA et 2 photos, on me délivre en à peine deux heures de temps un visa en bonne et due forme. Comme quoi avec un peu de volonté politique motivée par un intérêt économique bien compris, l’organisation suit. Soulagés de nous être sorti rapidement de ces différentes démarches, nous nous réjouissons de pouvoir aller faire tranquillement le tour du marché central, du centre artisanal de Ouaga. Notre premier arrêt nous permet d’apprécier la grande diversité et la qualité de l’artisanat local. Le centre artisanal est un modèle du genre avec une boutique principale où est vendue la palette des différents produits réalisés dans les ateliers situés juste à côté. On peut donc apprécier à la fois les produits et les techniques de fabrication, discuter avec les artisans au travail. Une visite très enrichissante pour nous touristes et très instructive quant à l’approche du client/visiteur. On mesure mieux tout le travail qui est à faire à Dalaba. Nous traversons tout d’abord la boutique, très bien achalandée pour trouver quelques souvenirs, mais aussi des idées d’objets qui pourraient être réalisés à Dalaba avec les techniques locales. Nous achetons notamment des petites broches faites en calebasse, des pendentifs « djimbé ». Nous passons ensuite dans les différents ateliers : les sculpteurs, les artisans du bronze, les fabricants de balafons et de djimbés, les artistes du batik, etc. Auprès de ces derniers, nous nous attardons un peu plus pour avoir des détails sur le processus de fabrication et nous leur achetons deux « toiles » , non sans avoir, bien sûr, négocié le prix. Nous repartons enchanté par notre visite. Autour du centre de nombreuses échoppes proposent toute sorte de produits artisanaux. Les commerçants nous hèlent gentiment pour nous vendre qui un sac en tissu, qui un djimbé, etc. Nous finissons par acheter quelques cartes peintes à la main avant de repartir en direction du marché central. Au marché, nous cherchons d’abord le secteur des tissus, car nous ne désespérons pas de trouver un acquéreur pour nos tissus « made in Guinée ». Nous arpentons les allées, sans très bien savoir comment nous orienter. Mais peu importe, nous découvrons un marché bien organisé où il est agréable de se promener. Nous n’arrivons pas à placer notre marchandise, mais nous trouvons des ensembles baye fall assez sympas. Finalement la fatigue et la faim nous poussent hors du marché. Y’a un temps pour tout ! Nous regagnons notre quartier nord et notre « petit chalet savoyard ». Après une sieste bien méritée, nous profitons de la fin de journée et d’une température extérieure plus clémente pour aller nous promener à pied dans le quartier. Nous retournons au Pavillon vert pour boire un coca frais. Nous profitons de l’occasion pour proposer aux employées du bar restaurant les plaqués or achetés à Lomé. Pour une fois, nous trouvons des clientes intéressées. Malheureusement, elles ne peuvent payer cash. Nos rêves de bonnes affaires s’envolent donc. Quant à moi, j’ai repéré un batik qui orne le devant du kiosque de produits artisanaux et je m’approche du vendeur pour engager la négociation. A vrai dire je suis prêt à payer le prix qu’il veut mais l’habitude aidant j’essaye de gagner quelques CFA. J’emporte la partie pour 9.000 CFA, très content de mon achat. De retour au restau de notre hôtel, nous nous offrons un petit extra en dînant sur place. Notre dernier vrai repas sur le sol burkinabé. Le lendemain, nous reprenons la route. Nous prenons donc rendez-vous avec un taximan pour 5 heure du matin, pas très sûr de le voir respecter son engagement. Quelques heures plus tard, sur le pied de guerre, nous sortons du Dapoore. Surprise le taxi nous attend. Nous embarquons, avec quelques difficultés pour entrer tous nos bagages et nous-même, direction la gare routière. Sur place, pas de départ en vue et pas d’informations très précises. Nous prenons malgré tout un petit déjeuner sur le bord de la route dans la poussière et les gaz d’échappement en attendant de voir. Au menu lait concentré sucré dilué dans de l’eau avec café, pain baguette caoutchouc et mayonnaise pour les amateurs. « Le pain sec c’est bon, merci !» Après ces agapes, nous nous remettons en quête d’informations. Après avoir interrogé diverses personnes, il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de départ pour Bamako aujourd’hui. Cependant on nous indique une autre compagnie susceptible de voyager le jour même. Il nous faut nous rendre dans un autre quartier de Ouaga assez distant pour vérifier cette hypothèse. Et c’est reparti : il nous faut trouver un taxi qui connaisse le lieu et qui puisse charger tous nos bagages et nous-mêmes, négocier le prix et espérer … Quelques embouteillages plus tard, nous arrivons sur une autre gare routière ou en tout cas ce qui en tient lieu. Renseignement pris, un départ est imminent … ou presque. Nous payons nos billets et patientons sur un vieux banc en bois carrément bancal et surtout sous un soleil qui commence à taper sérieusement. Cette attente nous permet d’observer des réparateurs de deux roues qui ont leur atelier juste à côté : le système D au service de la mécanique. Enfin le départ est annoncé et notre bus avancé. Désillusion, ce n’est pas le beau bus qui trônait à l’entrée du parc mais un vieux car en fin de vie qui pétarade et crache de gros nuages noirs. De toute façon, comme qui dirait, nous n’avons pas le choix.
La route de Ouaga à Bobo-Dioulasso est certes goudronnée, mais elle est également parsemée de nids de poule. Dans un quatre-quatre bien amorti avec un chauffeur attentif et prudent, ça ne pose pas trop de problèmes. Mais prenez un vieux car, bondé, muni d’amortisseurs sans doute d’origine (mais peut-être étaient-ils en option sur ce modèle ?), mettez au volant un « Fangio » revu et corrigé mode Burkinabé genre je fonce et advienne ce que Dieu décidera ; et vous pourrez imaginer la promenade de santé ?!? Nos appels répétés à l’adresse du chauffeur pour le faire ralentir ou tout au moins pour qu’il prenne en pitié nos dos n’aura eu aucun effet.
6ème étape : Bobo-Dioulasso Nous arrivons donc à Bobo-Dioulasso complètement fourbus, mais contents d’être arrivés entiers Quoique. Au départ de Ouaga, nous avions acheté des billets Ouaga-Bamako. Nous pensions donc légitimement poursuivre notre route vers la frontière malienne, après une petite pause réparatrice. L’après-midi étant déjà bien avancée, ils nous semblaient important de ne pas trop traîner pour passer la frontière avant la nuit. La pause se prolongeant, nous essayons d’avoir des informations sur la suite de notre voyage. Quand repart-on ? Pourra-t-on passer au Mali aujourd’hui ? Nous obtenons des demies réponses peu satisfaisantes, mais il faut bien s’en contenter. Finalement, un mini bus vient nous prendre à la gare et nous emmène quelques kilomètres plus loin sur une grande artère de Bobo. Notre chauffeur s’arrête sous quelques manguiers et nous invite à descendre. Un banc en bois, modèle de base largement répandu dans la sous-région, d’un confort plus que sommaire nous est proposé pour nous reposer et patienter en attendant un éventuel départ. L’attente commence. Les heures passent. Nous passons du banc à une natte qui nous a été gentiment installée à proximité. Le soleil se couche. Toujours aucun signe d’un départ prochain. Il paraît que nous attendons un (ou deux, selon ! ) passager pour pouvoir partir. En fait le chauffeur ne veut pas prendre la route tant que son minibus n’est pas rempli. Et quand je dis rempli, c’est rempli ! 11 passagers plus le chauffeur et les bagages pour un véhicule prévu pour 7 à 8 personnes avec un confort correct. Oublié donc le confort. Les sardines sont battues !?! L’attente devenant vraiment longue et les moustiques de plus en plus nombreux, nous nous abritons dans un bus garé à proximité et essayons tant bien que mal de dormir plié en quatre sur deux fauteuils. Malheureusement les moustiques eux n’ont pas décidé d’aller se coucher et ils nous « divertissent » de leur ronde de nuit. Une fois de plus c’est quand on ne l’attend plus vraiment que le départ est annoncé. Il fait nuit noire et les derniers passagers ont surgi soudain de nulle part. Mystère. Le temps de tous nous « encastrer » dans le véhicule et nous voilà sur la route, direction la frontière. Nous nous engageons rapidement sur une piste en pleine brousse. Tout au moins le devine-t-on car la nuit est très sombre. Après quelques heures de voyage sans soucis, nous nous arrêtons au beau milieu de la brousse. Un peu inquiets, nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe. A quelques mètres devant nous, une barrière en bois et une casemate, à peine éclairée par une lampe à pétrole où somnole le douanier en chef, nous indique que nous sommes arrivés au poste de douane. Chaque passager est contrôlé et doit s’acquitter d’un « droit de passage » déguisé. En fait le chef de poste réclame à chacun 1000 CFA pour cause de non-vaccination contre la fièvre jaune, carnet de vaccination en règle ou pas. Le règne de l’arbitraire et de l’argent. Pour ce qui me concerne, touriste étranger en voyage au Mali, je suis exonéré de cette taxe. Il semble que la sensibilisation par rapport aux touristes ait porté au moins partiellement ses fruits En attendant, une de nos passagères visiblement anglophone et sans papier, qui est restée dissimulée au fond du bus, réussit à passer la frontière certes un peu inquiète d’être découverte, mais finalement sans ennuis. Nous filons droit sur Sikasso que nous atteignons après 6h30 de voyage. Nous débarquons dans une gare voiture et encore une foi nous comprenons que nous allons devoir changer de véhicule. Nous mettons à profit ce nouvel intermède pour prendre un petit déjeuner dans un café à ciel ouvert, tenu par un Guinéen. Café, lait concentré sucré, eau pour la boisson, pain et mayonnaise ou margarine pour la nourriture. Décidément, ce sera pain nature merci. Entre temps un bus grand luxe est arrivé et le départ pour Bamako semble vouloir s’organiser assez rapidement. Et effectivement après un délai raisonnable pour le chargement des bagages et des passagers appelés les uns après les autres (comme quoi l’organisation est juste une question de volonté), nous prenons la route de Bamako. 6 heures de route sans problème durant lesquelles nous suivons un film sur l’écran télé installé à l’avant du bus. Et oui incroyable, il fonctionne. L’arrivée à Bamako se fait sous une grosse pluie d’orage.
7ème étape : Bamako, ses faubourgs Nous apercevons la ville depuis une hauteur. Nous n’en verrons pas plus. Nous prenons aussitôt arrivé la direction de la gare voiture pour la Guinée. Notre taxi nous dépose à l’extérieur de la gare car elle est noyée sous l’eau et inaccessible pour une petite voiture.
Nous trouvons malgré tout assez rapidement un véhicule qui doit partir pour la frontière guinéenne. C’est ce qu’on appelle un « bâché », c’est à dire un véhicule avec une cabine de 3 ou 4 places et une benne arrière aménagée sommairement avec des bancs et couverte d’une bâche où l’on entasse comme du bétail entre quinze et vingt personnes. Les bagages et autres animaux (poules, moutons, etc.) sont amarrés sur la bâche.
Le scénario habituel se répète une nouvelle fois : on va bientôt partir, il nous manque juste un passager pour être au complet, etc., etc. . La fin de journée approchant à grands pas, nos futurs compagnons de route s’inquiètent un peu. Il semble que la route ne soit pas très sure et que les coupeurs de route, encore eux, affectionnent particulièrement ce tronçon. Parmi eux, un jeune d’une vingtaine d’années en rajoute même et finit par vraiment nous inquiéter. Il ne nous reste plus qu’à espérer un départ rapide ou le report du départ au lendemain. Mais la chance nous sourit, enfin si l’on peut dire. Nous sommes au complet et le départ s’organise un peu avant la tombée de la nuit. Nous nous installons tant bien que mal dans la benne en essayant de garder des places le plus possible à l’air libre, vers l’arrière du véhicule. Le plus délicat dans l’opération est d’arriver à se caler les uns par rapport aux autres car nous avons tous un vis-à-vis avec lequel il faut s’entendre pour placer ses genoux. Une fois tous montés à bord plus personne ne peut bouger. Et en fait, comme nous le constaterons plus loin sur la piste, ça n’est pas plus mal ainsi. Le véhicule s’ébranle finalement. Ca relève du miracle vu la surcharge, mais bon ainsi va le transport en commun dans la région : A la grâce de Dieu !
Nous nous engageons sur une piste très accidentée, en pleine brousse. Très rapidement on a l’impression d’être loin de tout et de s’en aller vers nulle part. Cette impression devient vraiment oppressante quand la nuit tombe, noire, brutale. Je me rappelle alors les paroles échangées avant le départ et une nouvelle fois je sers un peu plus contre moi mon ordinateur et ma ceinture ventrale pleine de devises. Le voyage se poursuit cependant au rythme des secousses plus ou moins fortes selon les trous rencontrés, des averses et orages, des arrêts improvisés pour le confort des passagers. On essaye de fermer les yeux en espérant que le sommeil viendra et fera paraître le temps moins long. Mais peine perdue vu les conditions. Prendre notre mal en patience, telle est la bonne devise pour ce trajet. Après 6 heures de piste, nous arrivons à la frontière avec la Guinée.
8ème ��tape : Kourémalé, frontière Mali-Guinée Nous sommes à Kourémalé, tout au moins le devine-t-on car il fait très sombre et ce n’est pas les quelques rares lampes tempêtes allumées de-ci delà qui nous permettraient d’y voir quelque chose. Les douaniers nous demandent de déposer nos passeports au poste et de venir les rechercher le lendemain matin, une fois qu’ils auront été visés et tamponnés par le chef de poste, qui dort pour le moment. Nous passons donc la barrière frontière et entrons en Guinée. Nous nous préoccupons immédiatement de trouver un endroit pour dormir. Dans ce noir, nous ne sommes pas très optimistes sur nos chances de trouver un lit, mais Aliou fait comme d’habitude en la matière des merveilles. Il nous dégote un « hôtel 4 étoiles ». Nous nous retrouvons pour cause d’économie (un quatre étoiles, c’est pas donné !?!) tous les trois dans une chambre de 6 m² environ avec pour seul mobilier un lit double avec matelas en paille, une bougie et une chaise. Ah j’oubliais un drap recouvre le matelas, quand même. Nous sommes bien contents que l’obscurité ne nous permette pas de voir son état. Et puis, nous sommes vraiment tous les trois épuisés. Nous prenons donc place sur ce lit, tout habillé, en nous mettant dans le sens de la largeur, les jambes pendant dans le vide. La fatigue fait accepter tout et n’importe quoi. Après quelques heures de sommeil, enfin si l’on peut dire, nous nous levons alors que le jour pointe à peine le bout de son nez. Il fait frais et d’autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies. Nous nous dirigeons chacun notre tour vers la « salle de bain » tout confort : trois murs en terre plus une tôle et bassine d’eau froide. A 6 heures du matin, réveil garanti. Fin prêts, nous décidons de laisser nos affaires à l’hôtel et d’aller chercher nos passeports ainsi que de quoi remplir nos estomacs. Nous tombons au poste frontière sur un douanier très zélé. Il trouve suspect le document que Aliou lui présente. C’est un laisser-passé établi sur papier à en-tête du consulat du Togo qui est valable pour l’aller retour entre la Guinée et le Togo. Suite à toutes les frontières que nous avons traversées, il est par ailleurs couvert de tampons. Mais non pour l’agent guinéen, il n’est pas valable. Les explications/négociations commencent. Mais Aliou ne lâche pas le morceau et il récupère carte d’identité et laisser-passer sans rien donner. Nous pouvons enfin aller manger. Nous en profitons pour prendre des renseignements pour la suite du voyage vers Siguiri. Nous trouvons des taxis en attente et réservons donc trois places. Le temps d’aller chercher nos affaires à l’hôtel et de régler la note, nous sommes de retour à la gare voiture, où comme toujours le voyage commence par une longue attente. Nous comprenons assez rapidement que pour une fois, la cause de ce retard est indépendante de la volonté du chauffeur ou des passagers. En fait, la route est coupée à la sortie du village par une brusque montée des eaux de la rivière. Le passage des voitures est impossible, tout au moins nous semble-t-il. Les quelques piétons qui s’aventurent dans la rivière ont l’eau qui leur monte jusqu’à l’entrejambe voir jusqu’à la taille. Sur l’autre rive des véhicules arrivent en provenance de Siguiri. Les taxis font descendre leurs passagers avec tous leurs bagages et font demi-tour. L’idéal pour nous serait que l’un d’eux veuillent bien nous attendre pour repartir vers Siguiri. Il suffirait pour cela que nous traversions tous à pied avec nos bagages. Mais les taxis en attente à Kourémalé ne sont pas trop d’accord de perdre leur clientèle, même s’ils voient bien que la situation est bloquée. Notre chauffeur, plus téméraire que les autres ou peut-être parce que sa voiture ne craint pas grand chose, se décide à tenter la traversée des flots. Il organise le déchargement complet de sa 504 familiale, puis il prépare le moteur à une immersion totale : il bouche tous les orifices avec des chiffons, sans oublier le pot d’échappement et le réservoir d’essence. Rapidement la voiture amphibie est prête. Entre temps un quatre-quatre rehaussé avec pot d’échappement au dessus de la cabine a tenté la traversée. Le chauffeur a renoncé voyant l’eau pénétrer dans la cabine par le bas des portes. Notre pilote tout terrain ne se décourage pas pour autant. La traversée se prépare avec le recrutement des pousseurs qui doivent accompagner la voiture dans la rivière pour éviter qu ‘elle ne soit emportée par le courant . Quant à nous, nous sommes invités à traverser à pied. Des jeunes du village se proposent pour faire traverser nos bagages ainsi que les personnes qui le souhaitent contre rémunération. Toute occasion est bonne à saisir dans ce coin perdu, loin de tout. Nous acceptons de bon cœur pour ce qui est des bagages. Aliou et moi-même préférons traverser sur nos propres pieds. Nous enlevons chaussures, chaussettes et pantalon et nous apprêtons à entrer dans l’eau. Oumou, elle est beaucoup moins pressée de se lancer. Mais elle hésite encore entre nous suivre et grimper sur les épaules d’un des passeurs improvisés. Les deux solutions présentent des risques pour elle : d’un coté, elle a très peur de l’eau et du courant, de l’autre l’éventualité d’une chute du haut des épaules de sa « monture » ne la rassure pas trop. Cruel dilemme ! Finalement nous ayant vu traverser devant elle, elle choisit la solution du porteur. La première étape est alors de grimper sur les épaules de son aide. L’opération se passe tant bien que mal avec l’aide d’un troisième acolyte. La traversée peut alors commencer. L’avancée est lente du fait du niveau de l’eau et du courant qui est quand même assez fort. Aussi, quasiment au milieu du cours d’eau, notre jeune porteur a une soudaine inspiration, qui pourrait bien lui permettre de gagner un peu plus : il s’arrête prétextant une trop grande fatigue et déclare vouloir transférer Oumou sur le dos d’un de ses amis pour finir la traversée. Evidemment aussitôt Oumou se met à hurler et lui propose d’augmenter son « salaire » s’il l’amène à bon port. Le stratagème a marché et notre passeur de reprendre la traversée comme si de rien n’était. De nouveau réuni tous les trois avec les autres passagers, nous assistons depuis l’autre rive à la traversée de notre taxi. Elle se fait sans souci majeur même si le capot du moteur émerge à peine de l’eau. Enfin au sec, il s’agit maintenant de vider l’eau qui est à l’intérieur; cette opération se fait « automatiquement » grâce aux trous que la rouille a percés dans la caisse. Pour ce qui est du moteur, l’opération est un peu plus longue. Ses premiers soubresauts sont assez peu encourageants, mais ça ne décourage pas notre chauffeur. Finalement, après un temps d’attente pour l’ « essorage » plus quelques coups de marteau et tours de tournevis, le doux ronronnement du moteur de notre 504 parvient à nos oreilles. Tout est possible, tout est réalisable ! Le départ est proche. Aussitôt les bagages chargés, nous prenons place sur les banquettes détrempées. Mais peu importe, car l’essentiel pour nous est de poursuivre la route, direction : Siguiri.
9ème étape : Vers Mamou et Dalaba La piste est correcte mais sans plus. Il faut dire qu’en saison des pluies toutes les pistes souffrent et de nombreux nids de poule se forment. Un peu plus de deux heures plus tard, nous atteignons Siguiri sans soucis particuliers, le fondement humide. Direction la gare voiture pour trouver le véhicule qui nous amènera jusqu’à Mamou. La fin du voyage approche et nous sommes maintenant tous les trois pressés d’arriver entier à destination. Nous passons quasiment tout l’après-midi à la gare voiture dans l’attente du départ. Nous en profitons pour manger quelques bricoles dont des beignets avec une sauce pimentée. Ce n’est qu’en fin de journée que le départ se dessine. Nous prenons place dans une 505 familiale qui à l’air plutôt correcte. Quelques kilomètres après notre départ, nous nous arrêtons pour prendre deux passagers supplémentaires, la femme et l’enfant du chauffeur qui viennent prendre place à l’avant. Ce qui porte à 5 les passagers avant. La conduite dans ces conditions relève de l’exploit et de l’inconscience portée au-delà de l’imaginable. Mais que dire, que faire ? Nous qui sommes déjà entassés à l’arrière, sans possibilité de bouger, nous n’espérons qu’une chose c’est arriver le plus vite possible et indemne autant que faire se peut. Le voyage se poursuit donc. Allah Akbar ! Soudain un violent orage nous surprend sur la route. Un épais rideau de pluie s’abat sur nous, le ciel est d’un noir d’encre. Rapidement les bas cotés sont transformés en lacs éphémères, mais impressionnants. On voit de l’eau partout et on se demande si l’on roule ou si l’on flotte. Notre chauffeur lui ne semble pas plus perturbé que cela. La visibilité est réduite à quelques mètres et cela d’autant plus que ses essuies-glaces ont une efficacité très relative. Mais il poursuit sa route imperturbable sans lever le pied de l’accélérateur. Le silence est lourd ; tout le monde semble faire des prières pour que l’on reste sur la route, sans rencontrer d’autres véhicules. Après quelques kilomètres dans cette ambiance oppressante enfin la pluie tombe moins fort à l’extérieure. Par contre à l’intérieur, nous sommes soumis à un déluge de gouttelettes, tout au moins certains passagers installés aux mauvaises places ?! Le chauffeur ne s’en émeut pas plus que cela et file toujours plus vite en direction de Mamou. Il fait nuit maintenant. Pour ce qui me concerne cela accroît mon inquiétude car les routes guinéennes de jour ne sont déjà pas très sures, mais alors de nuit ?! avec les voitures dont les « yeux » partent dans tous les sens, voire borgnes ou carrément aveugles. Les croisements entre véhicules sont toujours un moment d’angoisse intense. « Pourvu que ça passe ! ». Quelques kilomètres avant Mamou, nous tombons sur un barrage de militaires, signalé juste par quelques lampes tempête. Autrement dit il n’est vraiment pas très visible. Une corde est tendue en travers de la route sensée arrêter tous les véhicules. Plus dangereux qu’autre chose. Des hommes en tenue contrôlent le chauffeur, son véhicule et les passagers à la lampe torche. Ces barrages sont présents sur toutes les routes de l’intérieure du pays. Officiellement pour éviter l’intrusion de rebelles et accessoirement pour faire de réel contrôle. Mais en fait ils sont surtout un bon moyen pour les hommes en kaki de se faire de l’argent sur le dos des voyageurs et des chauffeurs de taxi. Tout est prétexte pour vous faire payer. C’est d’autant plus facile que chauffeurs et passagers n’ont bien souvent pas tous leur papier. C’est bien sur le cas pour notre chauffeur. Nous sommes donc bloqués au barrage et les discussions s’éternisent. Aliou, notre « avocat » de service essaye d’amadouer les militaires, mais rien à faire. Il faut dire que les chauffeurs de Haute-Guinée ont mauvaise réputation auprès des hommes en tenue car ils leur tiennent tête. La preuve nous en est donné d’ailleurs durant notre halte. Alors que les discussions vont bon train et que nous sommes au bord de la route, un taxi arrive au barrage sans même ralentir et arrache la corde, qui part comme un élastique sur le coté de la route où nous sommes garés. Heureusement notre véhicule est un peu en retrait et la corde part dans le vide. Mais cet incident jette un froid. On est passé très prêt d’un accident. Très rapidement cependant on en revient à notre situation et les palabres, interminables, reprennent. Finalement après un compromis dont nous ne connaîtrons pas tous les éléments, nous sommes autorisés à reprendre la route, direction Mamou centre. Nous atteignons la gare voiture de Mamou alors que l’aube s’annonce tout doucement. La boucle est quasiment bouclée, il ne nous reste plus qu’à trouver un chauffeur pour nous conduire sur les 50 kilomètres nous séparant encore de Dalaba. Par chance nous trouvons un jeune chauffeur de Dalaba qui souhaite rentrer chez lui après un voyage sur Conakry. Nous nous entendons pour partir rapidement sans attendre d’autres passagers.
Nous rentrons à Dalaba au petit matin du 06 Aout 1999, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Afrique de l’ouest : un grand voyage avec tous les ingrédients pour en faire une belle Aventure. Inoubliable !
Tout voyage est une aventure, une entreprise plus ou moins hasardeuse, tout au moins une rupture avec ses habitudes, son quotidien. Tout voyage en Afrique est une Aventure, c’est un projet où la part de l’imprévu est toujours très grande. Voyager sur ce continent, ce n’est pas seulement se rendre d’un point à un autre en utilisant un ou différents modes de transport. Voyager, ce n’est pas seulement prendre son billet, se présenter à l’heure prévue pour partir, lire un bon livre pendant le trajet et arriver à destination frais et dispos pour commencer de nouvelles découvertes. Non, voyager en Afrique, c’est dès l’achat de son titre de transport se lancer dans une aventure dont on ne sait jamais très bien à l’avance où elle vous mènera. C’est non seulement une aventure du fait des bouleversements, des changements de dernière minute, des évènements favorables ou contraires, c’est aussi et surtout une aventure humaine. C’est partir à la rencontre des gens, de personnages et c’est enfin se rencontrer soi-même, apprendre à mieux se connaître, à éprouver sa patience, sa capacité à se sortir de situations inédites, à improviser. C’est en tout cas être bousculé au sens propre comme au sens figuré. Préparatifs ou le voyage en théorie
08 Mai 1999, il est 16h30 à Dalaba, bourgade au cœur du Fouta Djalon en Guinée et rien ne laisse présager les grandes décisions que nous allons prendre et qui vont bouleverser nos vies, …, quoique ! ? Attablés autour d’une « Skol », ou peut-être bien de plusieurs, dans le restaurant le « Silence », quartier Sily, je me trouve en face de Aliou, mon ami togolais, propriétaire dudit restaurant. A cette heure là, une petite bière bien fraîche, comme on dit « ça passe ». Bon, c’est vrai les bières ne sont en fait pas très fraîches, le courant étant encore rare à cette époque de l’année à Dalaba, mais peu importe, on en est plus vraiment à ça près. D’ailleurs, avec bière fraîche ou non, notre discussion s’auto abreuve de nos déboires respectifs. Il faut dire que l’on forme à nous deux une fine équipe. Aliou est menacé de prison suite à un conflit commercial avec un concurrent guinéen, qui a pris une ampleur à peine croyable. Il est en fait accusé d’avoir détourné une partie de la clientèle de l’hôtel du Fouta. L’affaire est remontée jusqu’au Préfet et au Palais de Justice. Il a même été mis en garde à vue pour quelques heures. Bref il ne fait pas bon être étranger à Dalaba en cas de conflit avec un ressortissant guinéen. Quant à moi, j’ai été poussé à démissionner de mon poste de responsable de l’Office de Tourisme. Je suis par ailleurs poursuivi par le percepteur local suite aux accusations de mes anciens collègues et accusé d’avoir détourné de l’argent du projet que j’ai largement financé sur fonds propres. Je me sui entendu dire plus d’une fois : « tu n’es pas d’ici, si tu n’es pas content il faut rentrer chez toi ». Bref l’ambiance est vraiment lourde. Quelques jours auparavant, nous nous étions déjà retrouvés et nous avions envisagé de changer d’air, de quitter Dalaba pour quelque temps, son air devenant vraiment irrespirable pour nous. Aujourd’hui, l’idée a mûri et est devenue projet : nous quitterons Dalaba la première quinzaine de juillet pour un voyage à travers l’Afrique de l’ouest dont l’objectif ultime sera d’atteindre Vogan au Togo, village natal de Aliou. Nous envisageons même de nous installer dans ce pays ou un pays limitrophe, si des opportunités existent. Nous portons un toast à notre voyage en le ponctuant comme il se doit d’un « inch Allah » convaincu. Y’a plus qu’à !
De retour chez moi, mon premier réflexe est de consulter le guide du routard sur l’Afrique noire pour mieux visionner le trajet à suivre, connaître les frontières que nous aurons à traverser et envisager les différents parcours et modes de transport possibles. Premier constat : Vogan c’est vraiment pas la porte à coté. Plus de 2000 kilomètres à travers quatre pays : Guinée, Cote d’Ivoire, Ghana, Togo. Enfin peu importe tant qu’à partir, autant voir le maximum du vaste monde.
Deuxième constat, il va falloir se préparer un peu, … beaucoup ! avant de se lancer dans ce qui s’annonce déjà comme une sacrée aventure.
C’est dans cette optique que deux jours plus tard, nous nous retrouvons de nouveau. Cette fois-ci, nous sommes quatre pour discuter un peu plus en avant des modalités pratiques de notre voyage. Mme Aliou et Oumou, mon amie se sont jointes à nous. Elles aussi seront de l’aventure. Un premier dilemme se pose à nous : la deuxième semaine de juillet, la saison des pluies est déjà bien avancée en Guinée et dans la sous-région. Peut-on alors envisager de passer par la route en empruntant un taxi pour traverser la Guinée du Nord au Sud et entrer en Côte d’Ivoire, sachant que les pistes risquent d’être difficiles ou est-il plus prudent d’envisager un voyage par la route jusqu’à Conakry, de prendre l’avion Conakry-Abidjan pour éviter les mauvaises pistes du sud guinéen et de l’ouest ivoirien, même si le coût du voyage serait alors beaucoup plus élevé. Bison futé n’ayant pas encore traversé la mer et Buffle rusé n’ayant pas encore vu le jour sous les tropiques, la seule solution est de se référer aux expériences passées des uns et aux témoignages des autres pour se faire une idée des risques encourus. Bref rien de très sur mais en l’occurrence des témoignages pas très engageants recueillis par Mr et Mme Aliou, du style : « entre truc et la frontière c’est bon, mais après quelques kilomètres c’est l’enfer. Des trous partout, plein de flotte. En plus il y a plein de camions qui creusent la piste et qui parfois la bloquent en s’embourbant. Mais enfin avec un bon taxi, sous entendu un bon véhicule et un bon chauffeur, ça passe jusqu’à « machin ». Si, si je vous assure ! Inch Allah ! ». Sur la base de ces récits, le choix concernant le mode de transport sur ce tronçon de notre voyage est donc reporté à plus tard, mais l’idée d se renseigner plus précisément sur les vols Conakry – Abidjan est, elle, acquise. Pour ce qui concerne, le parcours entre Abidjan et Lomé, pas de problème : la compagnie de bus « STIF » assure des liaisons régulières entre ces deux villes à des tarifs abordables. Adopté sans discussion. Là les témoignages sont vraiment convaincants. Le seul petit détail dont on se mordra les doigts plus tard, c’est que les infos datent un peu.
Autre aspect pratique qui nous préoccupe pour ce voyage, c’est bien sur les passeports, visas et laissez-passer nécessaires aux uns et aux autres pour pouvoir traverser les frontières sans trop de soucis notamment financiers. Décision est donc prise de se rendre tous ensemble à Conakry pour régler ce problème au début du mois de juin. Ce sera aussi l’occasion de prendre tous les renseignements concernant les vols vers Abidjan.
10 Juin 99, nous voici à Conakry, comme prévu trois semaines plus tôt. Nos premières démarches nous amènent chez un parent de Aliou qui doit nous servir d’intermédiaire avec le Consul du Togo à Conakry pour avoir les laissez-passer pour Aliou et sa femme et un visa pour moi, d’ailleurs non nécessaire d’après un document sur le Togo fourni par notre intermédiaire. Faut pas chercher à comprendre ! Nous lançons malgré tout le processus moyennant bien sur quelques billets de 5.000 FG et des photos d’identité. Rendez-vous est pris début juillet pour récupérer tous ces documents. Pour Oumou, pas besoin de visa. Il lui suffit d’avoir un passeport de la CEDEAO pour entrer dans tous les pays que nous aurons à visiter. Reste plus qu’à se procurer ce passeport, ce qui à priori ne semble pas évident surtout connaissant l’administration locale. Et là surprise ! Oumou nous parle d’un de ses oncles qui peut lui procurer ce document rapidement. Un peu incrédules, nous partons le rencontrer pour lui présenter notre projet. Après les présentations d’usage, nous exposons le but de notre visite. Sans hésitation, il nous donne rendez-vous pour le lendemain dans un bureau de l’administration. Il connaît quelqu’un qui devrait pouvoir nous aider. A l’heure dite, nous nous retrouvons comme prévu. Après quelques démarches dont entre autre l’achat d’un certificat médical, sans visite, à l’hôpital, quelques prises de contact dans différents bureaux de la capitale, nous voilà au ministère de l’intérieur accompagné d’un cadre de la dite administration. Après avoir remis la somme et les papiers demandés ainsi que deux photos, à notre bon samaritain, nous le voyons disparaître dans un bureau. Moins d’une heure plus tard, il ressort avec un passeport de la CDEAO au nom de Oumou. Je dois dire que je suis complètement bluffé. Mais ce n’est qu’une confirmation de plus de l’importance des relations et de la capacité de pouvoir les mobiliser au moment voulu ! Après moult remerciements à l’oncle, nous nous séparons en promettant de venir le voir à notre retour pour lui raconter nos aventures. Il ne nous reste plus qu’à nous renseigner sur les vols vers Abidjan. Direction l’avenue de la République où se concentre l’ensemble des agences des compagnies aériennes présentes en Guinée. Après avoir pris des renseignements dans les agences d’Air Ivoire, d’Air Afrique et Air Guinée, il apparaît qu’Air Ivoire propose les tarifs les plus attractifs. Ne pouvant ni réserver, ni payer les billets à l’avance, nous remettons à notre prochain voyage à Conakry la conclusion de nos démarches.
Ayant fait le tour des problèmes que nous étions venus traiter à Conakry, nous décidons de repartir vers Dalaba.
La saison des pluies est maintenant bien installée. A Dalaba, c’est synonyme de froid et d’humidité persistante. On peut passer des journées entières dans le brouillard sans voir le soleil et la température peut baisser jusqu’à 10 ou 12°C. Un pull s’impose alors notamment en début ou fin de journée. De plus l’humidité est tellement présente que rien ne sèche et bien au contraire tout à tendance à moisir. Il faut profiter du moindre rayon de soleil. Les petits fourneaux sont bien utiles dans les maisons pour assécher l’atmosphère. Bref c’est une période de l’année pas très réjouissante.
Dans cette ambiance quelque peu déprimante, un mois se passe, agrémenté de rencontres au « Silence » où nous échafaudons des projets d’avenir, hors de Guinée. Pour moi, c’est devenu un mal nécessaire et pour Aliou la pression ne se relâchant pas, l’idée de quitter définitivement la Guinée se fait de plus en plus précise.
Enfin l’heure de prendre la route a sonné. Je décide donc de revendre tout ce que je peux et c’est vraiment rageant quand je pense au temps qu’il m’a fallu pour acquérir tout ça. Je solde l’essentiel : moto, vélos, groupe électrogène et je donne l’autre partie dont mon lecteur radio-cassette, l’antenne parabolique que j’ai acheté pour l’installer à l’hôtel reste en place. Je ramasse les quelques affaires qui me restent et qui tiennent dans un sac et une valise non compris mon ordinateur portable qui a sa propre sacoche. Nous prenons la route en cette première semaine de juillet pensant bien ne plus remettre les pieds à Dalaba. Le destin en décidera autrement.
A l’arrivée à Conakry, après un voyage sans histoire, nous nous arrêtons comme à chaque passage au kilomètre 36. D’ailleurs on n’a pas le choix. Mais là surprise, après un premier contrôle de nos papiers d’identité, un deuxième homme en uniforme se présente. Il veut à son tour contrôler nos pièces arguant qu’il fait partie de la brigade de lutte contre le trafic de drogue. Devant notre peu d’empressement à lui présenter nos papiers, il s’impatiente. Il veut maintenant fouiller tous les bagages. Début de discussions interminables où chacun reste sur ses positions. L’homme en tenue ne veut pas lâcher prise surtout qu’un « blanc » en l’occurrence moi, est impliqué. L’occasion est trop belle de gagner le « prix des cigarettes », voire plus. Finalement nous descendons nos bagages à main et les sacs du coffre (les valises sur la galerie resteront en place) pour la fouille qui se fait dans un petit bureau sombre où règne un « chef », qui s’y croit vraiment. Mon tour arrive, l’agent chargé de la fouille relève ses manches et me présente ses bras, l’air de dire vous voyez je n’ai pas de petits sachets de poudre à glisser subrepticement dans votre sac. Il fouille le sac et en retire mon vieil opinel qu’il tend à son chef. Devant mes interrogations, le chef me dit calmement et avec tout son sérieux : « avec les troubles dans les pays voisins et l ‘entrée de rebelles en Guinée, il est devenu interdit de circuler avec des armes blanches. Votre couteau est confisqué ». J’essaye de protester mollement mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Là encore, un billet me permettrait certainement de récupérer mon « arme blanche », mais comme elle n’a pas beaucoup de valeur je préfère en rester là. Diouma, mon collègue de travail qui a fait la route avec nous, est resté dans le bureau pour négocier. Il est très attaché à son couteau suisse, qu’il a reçu en cadeau. Après 3, 4 minutes de discussions, il ressort avec son couteau. 5.000 FG lui ont permis d’avoir un passe-droit pour circuler avec son « arme blanche », tout au moins de le récupérer. Au final je retiendrais de cette expérience une règle essentielle à ne jamais oublier : un homme en tenue a toujours raison, même quand il a tord et mieux vaut le respecter, même si lui oublie bien souvent le respect de son propre uniforme. Mais là n’est pas le problème. Le système est bien en place et vouloir le mettre en cause surtout pour un étranger est non seulement utopique mais risqué voire dangereux. Bref, l’incident clos après environ 1 heure d’attente et de discussion, nous reprenons enfin la route pour le centre ville de Conakry. Nous retournons au « Tanois », petit hôtel tenu par un Ivoirien, situé dans un quartier calme proche de l’aéroport (Matoto, près de la station Mobil). C’est en fait une maison de particulier qui a été réaménagée en hotel-restaurant. Pas le grand luxe, mais enfin le minimum de confort et de propreté pour un prix raisonnable. Et puis on y mange de très bons poissons braisés avec aloko et athiéké. Bien sur il faut être un peu patient, car le plus souvent les produits pour préparer le repas demandé sont achetés sur le marché voisin selon la commande passé. Il est donc assez prudent de s’y prendre un peu à l ‘avance. Après une nuit paisible, nous nous rendons à Air Guinée. Suite à différentes démarches et prises de contact réalisées par Mme Aliou, il semble qu’Air Guinée propose des tarifs vraiment très intéressants. Le fait de connaître un agent ou tout au moins d’être recommandé auprès de lui a déclenché une baisse assez sensible des tarifs. Pourquoi, comment, à qui cela profite-t-il ? Cela restera quelque peu mystérieux et un peu inquiétant : jusqu’à notre départ effectif, je me poserai la question de savoir si on aura bien une place. Mais pour le moins la gestion de cette compagnie ne semble pas vraiment répondre aux critères de la bonne gestion couramment acceptés. Il suffit pour s’en convaincre de rentrer dans le bureau de la responsable d’agence : malgré un toc-toc d’usage avant d’entrer, nous la trouvons allongée pour ne pas dire vautrée sur une banquette de son bureau en train de faire la causette avec une autre personne et elle ne daigne pas faire le moindre mouvement pour nous saluer. Le bureau est par ailleurs vierge de tout dossier, document, matériel informatique : étonnant ! Finalement après une attente assez courte, nous payons nos billets en liquide, l’argent étant encaissé directement par l’agent, dans une sacoche qu’il promène en permanence avec lui. Surprenant, mais bon l’essentiel pour nous est d’avoir nos billets à un tarif raisonnable et surtout de partir le plus vite possible. Notre départ est prévu un jeudi midi.
Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos laisser-passer et visas pour le Togo qui sont censés, nous permettre de traverser Cote d’Ivoire et Ghana pour arriver au Togo. A un détail prêt, cela se vérifiera ! Quand nous arrivons, tout est prêt. Nous récupérons nos papiers. Pour ce qui me concerne, c’est une feuille à en-tête du consulat du Togo, demandant aux autorités sur place de me faciliter l’obtention d’un visa pour séjourner dans ce pays. Pas grand chose à voir avec un visa ou un laisser-passer, mais en l’occurrence je laisse passer sans faire-part de mes doutes quant à la validité de ce papier pour traverser Cote d’Ivoire et Ghana. Quelle erreur !
Nous sommes donc enfin prêts pour la grande aventure.
Entre temps, Aliou et sa femme Claudine se sont fait toute une scène à base de jalousie, de problème d’argent et j’en passe et des meilleurs. Bref, elle ne partira pas avec nous.
Le voyage : de la théorie à la pratique
Deux jours plus tard pour nous trois, c’est le départ. Rendez-vous à l’aéroport avec notre bienfaiteur de l’agence Air Guinée qui nous aide à faire passer nos kilos en trop à la douane. Mais il faudra quand même en payer quelques-uns uns car le dépassement est vraiment trop important. On s’exécute et bien sur sans facture et en liquide … L’embarquement se passe bien avec très peu de retard, de même que le décollage. Au programme un peu plus d’une heure de vol dans un avion qui a justement quelques heures de vol au compteur. L’équipement intérieur est vraiment délabré et c’est à vrai dire un peu angoissant. A la grâce de Dieu. Durant ce vol, un feuilleté fourré et chaud nous est servi emballé dans un papier alu. Pas de fioriture, mais à vrai dire ma préoccupation reste centrée sur notre arrivée. D’ailleurs va-t-on arriver ? Si l’on voulait prendre un équivalent terrestre de notre avion, il correspondrait à une de ces vieilles 404 sans age qui roule vaille que vaille sur les routes de Guinée.
1ère étape : Abidjan Et bien oui, on est arrivé sans encombres. Débarqués dans une chaleur étouffante, nous nous dirigeons à pied vers l’aérogare où nous attend l’épreuve du passage de la douane. Il faut bien dire qu’à ce moment précis, j’ai l‘estomac qui fait des nœuds et je me demande à quelle sauce je vais être « mangé » par les douaniers ivoiriens. Après le traditionnel remplissage des formulaires et une longue attente, me voilà au niveau du box des douanes. L’heure de vérité est arrivée. Je tends alors mon passeport et je déplie mon beau papier aux couleurs du Togo. La sentence est immédiate : « mais ce papier n’est pas valable, Monsieur, pour rentrer en Cote d’Ivoire ! » Ce qui devait arriver s’est effectivement produit. Merci le consul du Togo à Conakry qui a au passage encaissé quelques milliers de FG. Je me sens vraiment très petit et tout con. J’essaye fébrilement de discuter et de dire ma bonne foi. Mais rien n’y fait ! Je me vois mal reprendre le prochain avion en sens inverse surtout que Aliou et Oumou sont passés sans problème et qu’ils ont été écartés de moi. Je me décide donc à poser la question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Le douanier très tranquillement me dit alors : « on va s’arranger, mettez-vous de coté en attendant que tout le monde passe ». Je m’exécute en me demandant combien cela va me coûter. Le dernier voyageur passe. L’heure des négociations est donc venue. Je sais que ma marge de manœuvre n’est vraiment pas large, mais aussi qu’il ne faut pas que je me laisse bouffer tout cru. Le douanier sans détours et d’ailleurs pourquoi en faire, me demande 50.000 francs CFA pour fermer les yeux. Au jeu des annonces, je réponds que je peux payer 20.000 CFA. La balle est dans son camp et lui relance en réclamant 40.000 minimum, à prendre ou à laisser. Je termine en jurant que je ne peux payer plus de 30.000 CFA, qu’il accepte finalement. Il faut dire qu’avec cette somme, il a bien gagné sa journée. La négociation étant terminée, il faut payer. Et alors là, panique. J’ai tellement bien caché mes billets de CFA, qu’il me faut plusieurs minutes pour sortir la bonne liasse, qui comble de malchance est agrafée. L’opération qui demandait discrétion et rapidité, s’éternise donc et attire l’attention du douanier occupant le box voisin. Il n’est pas dupe et a très bien vu notre petit manège. A peine ai-je tendu les 30.000 CFA à mon interlocuteur, le voilà qui m’interpelle en ces termes : « il faut me faire avorter ! ». Moi qui croyait en avoir fini, je vois soudain l’engrenage dans lequel je suis pris et l’angoisse m’étreint de nouveau. Je bafouille alors quelques mots d’excuses , arguant que vraiment je ne peux plus cracher au bassinet et là heureusement, mon premier interlocuteur intervient pour dire à son collègue de laisser. Il faut dire, mais ça je m’en rendrai compte plus tard, qu’il avait très bien gagné sa journée. En effet croyant lui tendre 30 000 CFA , je lui avais en fait remis 60 000 Francs CFA. L’habitude des coupures de 5 000 FG m’avait induit en erreur. Pensant avoir en main six billets de 5 000, j’avais six billets de 10 000. Au final, je me sors donc de cette délicate sans trop de dommages à la différence de mon portefeuille. Nous n’en sommes qu’au tout début de notre périple, et il s’annonce déjà sous les meilleurs auspices … ! D’autant qu’à cet instant précis, j’ai certes passé la douane, mais je n’ai toujours aucun visa, ni papier m’autorisant à être dans ce pays. Je suis clandestin en Côte d’Ivoire. Sensation bizarre, où l’on se sent soudain vulnérable, à la merci d’un contrôle policier pouvant avoir de plus ou moins graves conséquences. Je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, même si je sais par ailleurs que tout peut se négocier.
Après avoir enfin retrouvé mes camarades qui ont déjà récupéré nos bagages, nous sortons enfin de l ‘aéroport. Après la discussion d’usage avec un chauffeur de taxi pour nous amener en ville et trouver un hôtel (« combien pour nous amener à l’hôtel ?»), nous prenons la route d’Abidjan et plus particulièrement du quartier « Deux plateaux ». L’une des rares occasions qui nous permet de découvrir la ville d’Abidjan avec ses grandes avenues, ses buildings, ses feux rouges qui fonctionnent (incroyable). Bref, une grande capitale africaine moderne. Plus d’une heure d’attente dans les embouteillages et quelques recherches plus tard, notre chauffeur nous dépose dans un petit hôtel « les Rosiers », simple, pas trop cher et tout à fait correct. Enfin du repos, de la tranquillité ! Après un repas, poulet grillé avec sauce, banane plantain et atiéké préparé par des nigériens sur le bord de la route (tout à fait excellent), nous pouvons nous laisser bercer par la nuit ivoirienne. Le lendemain en début de matinée, en route pour « STIF », la société de bus qui nous a été si vivement recommandée depuis la Guinée. Les bureaux de la société se situent dans un quartier chaud d’Abidjan, Adjamé, à proximité d’un marché, là où les braquages et vols à mains armées sont fréquents paraît-il. Notre chauffeur de taxi nous conseille de ne pas trop prolonger notre visite au-delà du nécessaire. Dès notre arrivée sur place, nous prenons les renseignements utiles à la suite de notre voyage. Une chose est sure, il me faudra me procurer un visa pour traverser le Ghana. Nous sommes vendredi matin et un bus doit partir le lendemain pour Lomé. Autant dire qu’il nous reste peu de temps pour l’obtenir. Ca tombe bien, nous ne comptions pas nous attarder dans le coin. Notre taxi ayant patienté (nous sommes de bons clients !?!), nous prenons la direction de l’ambassade du Ghana. Après quelques recherches, nous trouvons l’ambassade dans laquelle nous entrons pour exposer notre problème. Heureusement Aliou est là. Il n’hésite pas à forcer carrément la situation d’autant que nous avons rencontré sur place un togolais en charge d’établir les dossiers pour les visas. Finalement, un visa normalement délivré en 48 heures contre une somme de 4.000 CFA, nous l’obtenons en 4 heures de temps contre une somme de 7.000 CFA et grâce à un petit tour de passe-passe (un dossier anti-daté de 48 heures). Qui a dit que l’efficacité était absente d’Afrique ? Dans notre malheur, nous avons en fin de compte de la chance. Une dernière soirée à Abidjan, une dernière nuit, samedi est là et nous sommes fin prêts pour partir. Oui mais voilà, STIF ne semble pas être dans les mêmes rails que nous. Après l’achat de nos billets, une heure, deux heures, quatre heures passent. La pagaille augmente, mais toujours aucun signe de mise en route et d’autant moins que notre bus n’est toujours pas arrivé. Devant la pagaille ambiante et l’absence d’informations fiables, plusieurs passagers potentiels demandent à être remboursés et quittent la gare routière. Après plus de six heures, un bus arrive enfin. La ruée est à la hauteur de l’attente : démesurée. Pourtant l’information étant inexistante, personne ne sait exactement quelle doit être sa destination. Seuls les initiés semblent y comprendre quelque chose et tirent leur épingle du jeu, que nous ne trouvons vraiment pas drôle du tout. Le bus se remplit après une foire d’empoigne sans nom et part nous laissant sur le carreau. C’est là toute notre chance, il semble que son terminus était Accra au Ghana. L’épisode STIF continue donc et l’attente aussi. La nuit tombe et toujours aucune certitude quand à notre départ. La fatigue s’accumule et l’angoisse monte surtout que certains voyageurs quittent la gare routière en nous conseillant de faire de même : « vous savez ici ce n’est pas sur la nuit, les bandes armées rodent, plusieurs fois la gare a été attaquée ». Ambiance ! Mon ordinateur, mon argent de poche, qui représente quand même l’équivalent de 25.000 francs français ce jour là, en frémissent encore. Quant à moi, je ne fais pas le fier. Nous décidons finalement après une heure d’attente vaine de retourner à l’hôtel que nous avons quitté le matin pour passer le reste de la nuit. Prudence, prudence. Aliou lui préfère rester à la gare au cas où la situation se décanterait. Epuisés de cette journée à rebondissements, nous nous retrouvons donc à hôtel « les rosiers » espérant bien passer une nuit tranquille en attendant de nous replonger dans la pagaille. Oui mais voilà, à peine deux heures après nous être couchés, Aliou débarque d’un taxi pour nous ramener à la gare voiture, soit disant qu’on ne sait jamais le départ pourrait bien avoir lieu plus rapidement que prévu. Nous revoilà donc de nouveau en route vers la gare STIF, complètement dans les brumes d’un sommeil interrompu un peu rapidement et allégé de 10.000 CFA pour une nuit de deux heures ! A la gare STIF, rien n’a changé. Les voyageurs en attente sont installés pour dormir, tant bien que mal sur les bancs en bois et par terre. Il ne nous reste pas beaucoup de place pour nous poser, tout juste de quoi nous asseoir. Mais enfin on en n’est plus à cela prêt. L’attente reprend donc et toujours pas de bus en vue., ni de personnel STIF . Par contre le ciel ivoirien nous a réservé une petite surprise. Il se met en effet à pleuvoir et de plus en plus fort. Une pluie comme on en voit souvent en cette saison sous les latitudes tropicales. Heureusement nous sommes à l’abri, du moins c’est ce que nous pensons, jusqu’au moment où à l’extérieure nous voyons le niveau d’eau monter dangereusement. Après plusieurs minutes de déluge, l’eau commence à s’engouffrer dans la gare voiture, malgré les louables efforts des gardiens censés nous protéger contre les bandits et qui se retrouvent à écoper le « navire en perdition ». L’eau, plus que douteuse, chasse donc les dormeurs installés à même le sol et tout le monde se retrouve debout sur les bancs essayant de protéger bagages et autres colis. L’eau monte inexorablement et la pluie de continuer à tomber. Nous commençons sérieusement à envisager le pire et notamment à redouter de bientôt ne plus pouvoir rester au sec. Ce ne serait que la suite logique des événements de ces derniers jours !? Ambiance de catastrophe. Les éléments sont plus forts. Rien ne semble pouvoir arrêter la pluie. Mais non, notre pessimisme est finalement démenti par le ciel. La pluie cesse et la montée des eaux avec. Elle n’aura atteint que 15/20 cm de hauteur dans la gare. L’évacuation de l’eau et le nettoyage (boue et déchets divers) peuvent commencer dans la bonne humeur retrouvée, enfin presque. Cet épisode aura eu au moins un avantage, ils nous aura occupé et fait un peu oublier cette attente qui s’éternise. Jusqu’aux premières lueurs du jour, nous ne verrons aucun employé de STIF, mis à part nos compagnons d’infortune, les gardiens.
Est toujours récompensé qui sait attendre. Telle pourrait être la conclusion de cette épreuve pour les plus philosophes. Pour ma part ce serait plutôt du genre : « et bien, p… c’est pas trop tôt, quelle bande d��enf… ces gens de STIF ». Bref. Un bus est enfin entré dans le parc quasiment 24 heures après notre arrivée. L’info est toujours aussi floue quant à sa destination et à l’heure de son départ, mais « ce ne peut être que le nôtre ». Arrive aussi notre hôtesse STIF qui doit nous accompagner tout au long de notre voyage vers le Togo. Elle nous confirme que le bus en gare est bien le nôtre et c’est déjà pas si mal. Le départ est imminent ! enfin presque. Il faudra quand même attendre encore que les bagages soient chargés, que le chauffeur soit présent pour que, à notre tour, nous commencions à embarquer. Et là surprise. Ce qui, tout au moins je le pensais (quel naïf) devait se passer dans le calme et l’ordre se transforme de nouveau en foire d’empoigne. STIF au travers de ses employés se distingue de nouveau par son incompétence en matière d’organisation. Pourtant les billets sont nominatifs, et il eut été si simple d’appeler les passagers les uns après les autres. Solution beaucoup trop simple semble-t-il. Nos amis de STIF nous regardent donc nous bousculer en nous encourageant même à plus d’ardeur. « Si vous voulez monter, il va falloir pousser » me dit un des gardiens de la nuit qui se tient à la porte du bus. Etant entouré de femmes et d’enfants, j’ai quelques scrupules, mais qui s’effacent assez vite sous la pression physique des uns et des autres. Heureusement Aliou, qui lui n’a pas hésité une seconde, est monté depuis longtemps et quand nous pénétrons enfin dans le véhicule, il nous a réservé deux places. Quelques passagers restent sur le carreau ; visiblement le surbooking est une pratique courante ici aussi. Il faut dire qu’au vu des conditions avant et pendant l’embarquement, les désistements doivent être nombreux. L’essentiel pour nous, c’est que l’épreuve est enfin terminée, le voyage peut se poursuivre. Nous prenons la route de la frontière ghanéenne à travers une forêt dense. Tout se passe très bien tout au long du trajet, y compris aux différents barrages dressés par des hommes en tenue en pleine forêt au milieu de nulle part. A la frontière du Ghana, l’arrêt est un peu plus long. Vérification d’usage des passeports, mais aussi des carnets de vaccination (avec ou sans tout le monde doit payer sauf les blancs), et fouille des bagages en soute. Rien de vraiment extraordinaire donc. Nous traversons le pays sans problème et sans arrêt jusqu’à Accra. Les villes ghanéennes sont comme beaucoup de villes africaines, mais se distinguent par le hérissement d’antennes de télévision qui émergent au dessus des toits des maisons. Pourquoi de façon si systématique et caractéristique, cela reste un mystère pour nous. A Accra nous faisons un arrêt à la gare STIF, où nous retrouvons un bus parti 36 heures avant nous qui est tombé en panne. Les passagers sont donc resté bloqués là deux nuits dans des conditions pour le moins sommaires. Chacun semble prendre son mal en patience. Ainsi vont les voyages en Afrique de l’ouest.
Après environ 8 heures de route à un rythme soutenu, nous approchons de la frontière togolaise. Il faut dire que notre chauffeur n’a pas fait dans la dentelle. Malgré le mauvais état de certaines routes, il n’a à aucun moment relâché la pression sur l’accélérateur faisant le yoyo sur son siège monté sur ressorts. Malheureusement, nous n’avions pas les mêmes fauteuils ! Malgré tout, notre hôtesse de choc nous fait part de son inquiétude de ne pas arriver à temps pour pouvoir passer les douanes. Gloups ! Nous nous voyons déjà en train de bivouaquer au bord de la route avec nos copains les moustiques. Et c’est bien sur, à ce moment là que la panne survient. Dans le dernier village ghanéen avant la frontière, notre chauffeur s’arrête préoccupé. Les freins ne répondent plus normalement. Arrêt au bord de la route, tous les passagers descendent inquiets de cet incident. Le chauffeur sort deux ou trois outils qui constituent sa seule panoplie pour réparer. Il se glisse alors sous le bus et commence à opérer au niveau des freins arrière. Une odeur de caoutchouc brûlé s’échappe de cette partie du bus. Oh, oh, pas normal ça ! Nous prenons une fois de plus notre mal en patience en commençant à envisager avec un peu d’appréhension une nuit dans des conditions délicates !? Après 15, 20 minutes, l’issue semble en vue. Et effectivement 30 minutes après notre arrêt, nous regagnons tous notre place et reprenons la route. Direction la frontière. Enfin elle est en vue et miracle ! elle est encore ouverte. Soulagement général. Après les formalités douanières, sans problèmes particuliers, nous voilà à Lomé Togo.
2ème étape : Lomé La chasse au taxi s’ouvre alors, pour nous suivre à la gare STIF et nous emmener en ville. De nombreux taxi-moto se pressent autour de nous pour nous proposer leur service ne voyant pas nos bagages à nos cotés. S’il pouvait, ils nous tireraient sur leur selle pour nous accompagner là où nous n’allons pas. Tout cela reste cependant très bon enfant. Pendant notre attente, nous observons tout ce qui se passe autour de nous et notamment les « changeurs de monnaie ». Aliou nous explique comment ils arnaquent leur client en pliant en deux les billets dans les liasses. Ils comptent ainsi deux fois le même billet. Détail bon à connaître ! Après quelques minutes, Aliou a réussi à négocier avec un taximan qui est prêt à nous accompagner. Arrivés à la gare STIF, nous sommes vraiment pressés de récupérer nos bagages et d’en finir avec cette compagnie qui nous aura, comme on dit « fatigué ». Mais nos amis de STIF en ont décidé autrement. Ils nous font poireauter plusieurs dizaines de minutes avant de se décider à ouvrir les soutes. La tension monte, mais tout le monde est tellement fatigué que rien de grave ne se passe. Nous récupérons finalement nos affaires et les chargeons jusqu’à la gueule dans la taxi qui nous a malgré tout attendu. En route pour le centre de Lomé, à la recherche d’un hôtel. Aliou ayant quitté le pays depuis plus de dix ans déjà, nous nous en remettons aux connaissances de notre chauffeur. Nous recherchons un hôtel pas trop cher, mais avec un confort minimum. La fatigue aidant et la nuit étant tombée depuis un bon moment déjà, nous choisissons l’un des premiers établissements auquel le chauffeur nous a accompagné. La nuit est à 10.000 CFA avec climatisation, douche et télévision. Les chambres sont mal foutues et très exiges (quand on allume la clim située juste au-dessus de la tête du lit, on a l’impression d’être entouré d’un régiment de ronfleurs enrhumés) , mais enfin pour une nuit peu importe. Dernière épreuve de la journée, trouver à manger. Nous désignons Aliou pour relever le défi. Sa quête à l’extérieur de l’hôtel ne dure pas longtemps : il revient avec un plat de riz accompagné d’un mélange de légumes peu appétissant. Notre faim s’en trouve soudain fortement diminuée. Nous nous couchons donc le ventre quasi vide et saoulés de fatigue. Le lendemain nous nous rendons au ministère de l’intérieur où je dois faire prolonger mon visa. Nous trouvons difficilement le lieu qui est en fait situé à coté de l’ancienne primature à l’abandon. Les bureaux sont, comme dans beaucoup d’administration d’Afrique, mal équipés (seulement quelques tables et chaises et d’antiques machines à écrire mécanique), mal organisés et beaucoup de personnel qui n’a pas l’air surchargé de boulot. Après quelques hésitations pour trouver le bon bureau, nous arrivons enfin à avoir les renseignements sur les pièces à fournir pour l’obtention du précieux sésame. Il faut des photos d’identité, le passeport, remplir plusieurs fiches et bien sur encore payer. Ce n’est que la troisième fois que l’on me demande de l’argent pour entrer et rester au Togo ?! Malgré les protestations de Aliou qui essaye d’expliquer mon cas et les démarches que nous avons déjà menées, nous devons nous plier aux règles établies. D’ailleurs, la personne que nous avons en face de nous ne semble pas disposée à discuter et se montre même assez cassante. Comme dira Aliou en sortant : « de toute manière ce gars est du Nord (du pays), la région du Président et moi du Sud, on ne peut pas se comprendre ». Nous repartons donc faire les photos, que je n’avais pas prévu, pensant naïvement que le papier délivré par le consul du Togo à Conakry faciliterait la procédure ici. Un aller-retour chez le photographe plus tard, nous arrivons juste à temps avant la fermeture des bureaux. Notre interlocuteur prend quand même mes papiers, tout en me faisant bien comprendre qu’il me fait une faveur car l’heure est dépassée. Peu importe finalement, l’essentiel étant d’avoir des papiers en règle. Nous devons revenir 3 jours plus tard.
En attendant, nous décidons de partir directement pour Vogan, le village natal de Aliou. Après quelques coups de téléphone à certains de ses parents, nous voilà donc de nouveau sur la route en taxi. Nous couvrons la distance qui nous sépare de Vogan sans encombres avec bien sûr quelques arrêts aux différents points de contrôle policier où il s’agit d’expliquer ce que nous venons faire par-là.
3ème étape : Vogan A l’arrivée à Vogan, comme nous en avons pris l’habitude maintenant, nous nous mettons à la recherche de notre logement pour les jours à venir. Après une visite à la maison d’accueil de la Mairie où il n’y a qu’une chambre de libre, nous nous rendons dans un petit hôtel qui nous plait d’emblée : il est propre, calme avec le confort minimum (douche, WC, ventilateur) et possibilité de manger sur place, et tout cela pour un prix raisonnable (6.000 CFA la nuit). Affaire conclue. Il est temps pour nous d’aller rendre visite à la famille de Aliou. L’heure des grandes retrouvailles à sonner. Le fils aventurier qui a quitté son pays depuis plus d’une décennie, revient au village. Il n’a certes pas fait fortune, mais il est tout de même en bonne santé. Nous pénétrons dans la concession familiale après quelques hésitations de la part de Aliou pour reconnaître les lieux. Nous traversons un dédale de bâtisses en terre séchée avant d’entrer dans une petite cour entourée de cases : c’est là que nous rencontrons d’abord des jeunes sœurs de Aliou, puis son frère et enfin sa mère. Les retrouvailles se font dans la joie et la retenue.
On a un peu l’impression que sa mère a du mal à croire ce qu’elle voit et à reconnaître son fils. Il faut dire que physiquement il a bien changé. Il a très nettement prospéré durant son séjour comme l’atteste d’anciennes photos. Pour Aliou, on sent que ses retrouvailles sont un peu pénibles. Revoir sa famille, sa mère, son père, ses frères, sœurs et les nombreux jeunes enfants des uns et des autres qui vivent dans des conditions difficiles sans avoir la possibilité de les aider comme il le souhaiterait, le met visiblement mal à l’aise. Mais que faire ? Après les présentations d’usage, on nous fait asseoir sur des fauteuils sortis d’une des cases. L’échange est un peu difficile car mis à part son jeune frère qui a fait les bancs comme on dit ici pour désigner un élève, personne ne parle couramment français et encore moins poular. De plus toute la maisonnée est surprise par notre arrivée inopinée. Les enfants se rassemblent autour de nous curieux de voir ces étrangers et surtout ce blanc, sans doute le premier à venir s’asseoir parmi eux. Le dialogue se fait donc plus à travers des regards et des mimiques que par des paroles. Après quelques minutes durant lesquelles Aliou a pu échanger des nouvelles avec ses parents, nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour partager un repas et nous dirigeons alors vers la ville. En quittant la concession, nous remarquons de multiples traces de sacrifices (fiente de volailles, monticules en terre, ….) qui sont autant de témoins des pratiques vaudou, très courantes dans cette région. Nous croiserons des personnes circulant quasiment nues en ville et des traces de sacrifices en pleine rue, preuve que toute la ville est imprégnée du vaudou. C’est à la fois intriguant et un peu inquiétant. Nous profitons de cette balade pour rendre visite à un vieil ami de Aliou avec lequel il a fait les 400 coups étant jeune. Nous le retrouvons chez lui dans une concession un peu à l’écart du centre ville. Il travaille au « syndicat » qui gère la gare voiture (gare d’où partent tous les taxis et minibus). Cette rencontre est bien sur l’occasion pour les deux vieux amis de se remémorer le passé, pour Aliou d’avoir des nouvelles des uns et des autres, de ses « ex » et de se raconter leur vie durant ces dix dernières années. Au travers de son parcours et de son expérience, nous comprenons mieux la difficulté de vivre à Vogan et trouvons aussi des explications à la morosité qui semble envelopper et peser sur tout le village. Nous nous quittons finalement après être allés boire un coup dans un bar-dancing tristounet, tout en nous donnant rendez-vous au lendemain pour déguster un porcelet grillé, une des spécialités culinaires locales. Après une bonne nuit et une journée juste agrémentée d’une balade dans la ville et d’un repas dans la famille de Aliou, nous nous retrouvons donc le soir à notre hôtel autour du fameux porcelet grillé préparé par l’ami de Aliou. Nous sommes une dizaine, Aliou ayant invité quelques uns de ses amis avec leur copine. Nous passons une soirée agréable sur la terrasse de l’hôtel, même si c’est un peu difficile pour moi et Oumou d’être totalement à l’aise parmi ces vieux amis qui se retrouvent et qui bien souvent parlent dans leur langue. Après deux jours passés à Vogan, il nous tarde de quitter cet endroit vraiment déprimant. Le retour sur Lomé se passe sans trop de problèmes, mis à part un ralentissement du à l’effondrement de la route sous l’effet d’une forte et brutale montée d’une rivière la jouxtant. Nous sommes invités à descendre du taxi, qui passe au ralenti sur le bout d’asphalte encore en place en priant pour que l’eau n’emporte pas tout à ce moment là. La chance est avec nous. Nous traversons à notre tour et remontons en voiture pour la fin du trajet.
4ème étape : Lomé bis Arrivé à Lomé, nous mettons à contribution notre chauffeur du jour pour nous trouver un nouvel hôtel. Il semble bine connaître la ville et nous conduit directement vers un petit hôtel tenu par un couple de français, tout proche du bord de mer dans une ruelle très calme. Nous adoptons aussitôt l’endroit, d’autant plus aisément que le patron nous fait un prix sur le tarif des chambres (6.000 Cfa la nuit par chambre).
Nous occupons avec Oumou une chambre dans une maison située juste à côté de l’hôtel, grande chambre avec ventilateur, une salle de bain à part avec une douche (eau froide uniquement), ce qui est largement suffisant étant donné la température extérieure douce pour le pays mais malgré tout raisonnable (environ 30°). Aliou quant à lui est dans une petite chambre à l’étage de l’hôtel avec douche. Nous nous installons donc et profitons de la fin d’après midi pour découvrir un peu le quartier qui s’avère être assez résidentiel avec dans l’ensemble des baraques occupées par des étrangers. Nous allons faire un tour jusqu’à la plage qui est à 100 mètres de l’hôtel. La mer est superbe, par contre la plage à cet endroit n’est vraiment pas très propre et semble peu entretenue. Il faut dire que la mer est paraît-il très dangereuse et qu’il est impossible de s’y baigner, les superbes rouleaux écumeux en sont un signe. Les gens qui veulent profiter du bord de mer et de l’eau vont plus loin sur la côte. La plage est donc occupée par quelques squatters sous des abris de fortune, par de jeunes fouteux ou par des pêcheurs au filet. Pas de touristes avec serviette et crème solaire et donc peu d’intérêt à nettoyer la plage.
Tout en longeant le bord de mer, nous observons les familles de pêcheurs qui opèrent depuis le rivage. Leur pratique est vraiment très intéressante à suivre. La pêche démarre par l’amarrage d’une extrémité du filet à un cocotier de la plage et par la mise à l’eau d’une pirogue qui doit emmener le filet à quelques encablures du rivage. Cette opération assez dangereuse, du fait des forts courants et des rouleaux impressionnants qui s’abattent avec force et fracas sur le sable, peut être assez longue. Une fois la barrière écumeuse franchie, la pirogue décrit un arc de cercle le plus large possible en mer avant de revenir sur le rivage pour déposer la deuxième extrémité du filet formant ainsi une nasse prenant au piège les poissons tout au moins est-ce le but recherché. A partir de ce moment là, ce sont les hommes à terre qui prennent le relais. Ils s’emparent du cordage ramené à terre par la pirogue et commencent à le haler vers la plage. Cette phase de la pêche demande une importante main d’œuvre composée le plus souvent des membres d’une même famille. Elle nécessite du temps, de la force et de la coordination. En effet, il faut que les 15 ou 20 haleurs voire plus tirent en même temps pour que le résultat soit probant. Souvent les chants rythment ce travail, les femmes restant à côté dans l’espoir de la pêche miraculeuse. De toute manière miraculeuse ou pas, ce sont elles qui s’occuperont du tri des poissons et de la vente sur le marché. Finalement la fin de journée approchant nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous référant au guide du routard, nous nous dirigeons vers le « fifty-fifty ». Nous découvrons un petit resto installé à même le trottoir, avec de grandes tables et des bancs sur lesquels on s’installe en fonction de la place. Une jeune femme vient alors prendre votre commande pour la nourriture suivie d’une autre pour les boissons (chacune son business). Athiéké, khôn, brochettes, poissons, salades de crudités/pâtes, … sont au menu. Rien d’extraordinaire, mais la nourriture est correcte et le service généralement rapide. De plus, le repas est régulièrement agrémenté par de jeunes artistes qui viennent proposer leur animation : le chanteur solitaire avec juste deux morceaux de bois pour rythmer son chant (Moustique, moustique si tu me piques , …), le groupe de ghanéens qui jouent du reggae avec force djimbé, marakass, … et dont le leader fait des tours de passe-passe, … Un coin sympa où il y a toujours du monde. Malheureusement les animations ne se renouvellent pas beaucoup. Alors au bout de trois ou quatre fois, ça devient un peu saoûlant. Nous revenons assez tôt à l’hôtel et entamons donc une partie de cartes sur la terrasse de l’hôtel avant d’aller nous coucher. Cela nous donne l’occasion d’un peu mieux connaître la clientèle de l’établissement. Elle est essentiellement composée de coopérants étrangers qui trouvent là une cuisine européenne (le cuisinier est d’ailleurs français ), une ambiance familiale et la possibilité de venir taper le carton. Un bon nombre de ces clients sont visiblement des habitués et des vieux briscards de l’Afrique accompagnés comme il se doit de jeunes et jolies « autochtones ». En discutant un peu avec le patron de l’hôtel, nous apprenons qu’il a eu l’occasion de venir en Guinée quelques années plus tôt pour récupérer un véhicule. Cette expérience lui a laissé un souvenir plutôt mitigé voire carrément négatif, notamment à cause des problèmes administratifs qu’il a rencontrés et des nombreux pots de vin qu’il a dû verser. Cette impression peu favorable sur la Guin2e nous sera confirmée quelques jours plus tard au Burkina Faso. La Guinée est semble-t-il considéré comme un pays à part, peu attractif pour des personnes ayant vécues dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il faudra certainement encore de nombreuses années avant que ces a priori négatifs soient effacés, même s’il est vrai que la Guinée a déjà commencé à évoluer depuis la mort de Sékou Touré. Mais que de chemin à parcourir encore pour changer les mentalités.
Le lendemain matin, nous nous rendons au ministère pour récupérer mon visa, ce qui se fait sans difficultés, puis nous nous mettons à la recherche de l’office de tourisme qui est mentionné sur le Routard. Après de vaines recherches (il semble s’être volatilisé de même que les touristes !), nous reprenons la direction de l’hôtel , où nous devons retrouver l’un des frères de Aliou qui vit à Lomé. En route, nous croisons des groupes de motocyclistes euphoriques qui laissent éclater leur joie. Nous comprenons assez rapidement grâce à Aliou la cause de cette liesse populaire : on annonce le retour tant attendu de Gilchrist Olympio dans la capitale togolaise (il est l’un des plus farouches opposants de régime et s’est expatrié au Ghana suite à une tentative d’assassinat dont il a réchappé par miracle) pour participer à une table ronde pouvoir-opposition. L’effervescence monte dans la capitale. En nous rapprochant de l’hôtel, nous constatons qu’une grande foule se dirige vers la frontière toute proche pour accueillir l’opposant. Parallèlement se met en place un quadrillage policier très strict du quartier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel en attendant de voir ce qui va se passer. Finalement après plusieurs heures d’incertitudes, on apprend que Mr Olympio a renoncé à rentrer à Lomé car il n’a pu obtenir toutes les garanties qu’il souhaitait pour sa sécurité. Le reflux de la foule se fait dans le calme et sans incidents, et la chappe de plomb qui nous semble peser sur la ville depuis notre arrivée, retombe.
Entre-temps nous avons retrouvé le jeune frère de Aliou qui est professeur dans un lycée privé protestant. Il est venu avec sa fiancé, qui est commerçante. Elle vend des fripes au marché. Ils sont tous deux très croyants et semblent très engagés dans leur église, une des nombreuses présentes dans ce pays.. Aliou profite de l’occasion pour demander à sa future belle sœur de bien vouloir nous préparer nos repas de midi. Elle accepte très volontiers, mais avait-elle vraiment le choix. Comme nous dira plus tard Aliou : « elle ne pouvait pas me refuser en tant que future femme de mon frère ! » Et oui, ainsi vont les mentalités qui ont beaucoup de mal à évoluer pour ce qui est de la considération des femmes dans ces sociétés. Dire merci serait quasiment une injure enfin du point de vue de Aliou tout au moins. Rendez-vous est pris pour le lendemain midi. Je dois dire que je suis un peu gêné notamment du fait qu’elle habite à l’autre bout de la ville et que pour nous préparer ces repas elle va devoir laisser sa table au marché. Mais je suis assez mal placé pour dire ce que j’en pense, même s’il est vrai c’est moi qui donne l’argent pour acheter le nécessaire. Aliou de toute manière ne me demande pas mon avis. Nous avons opté pour de grosses crevettes roses avec du riz pour le lendemain. L’après-midi, nous allons nous promener dans le quartier des artisans et du marché. Nous y découvrons un artisanat assez varié, venant pour beaucoup ou tout au moins originaire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina, Mali, Sénégal, …).
Nous trouvons des colliers de perles, des sculptures et autres objets en bois (awalés), de nombreux djimbés, des objets en cuir et en argent dont les spécialistes sont les touaregs, des batiks venant du Burkina. Cette promenade est l’occasion de discuter un peu avec les artisans ou tout au moins les vendeurs d’artisanat, notamment un peul sénégalais avec lequel Oumou échange quelques mots de poular. Nous n’achetons rien mais promettons de revenir un autre jour en amenant les exemplaires de tissus guinéens. Nous poursuivons notre balade dans le grand marché de Lomé. Nous retrouvons cette ambiance toujours aussi animée des grands marchés africains avec une profusion de produits bien souvent de qualité médiocre mais à des prix défiants toute concurrence et notamment de pâles copies de produits de luxe étrangers (copie de Lacoste, jeans, montres de toutes marques, …). Merci les Chinois ! Quant à la foule compacte et bruyante, elle est bien présente et un peu oppressante. Nous décidons finalement de rentrer vers l’hôtel en empruntant un mode de locomotion très usité ici : le mototaxi. Nous cherchons donc trois motos pour nous ramener. L’attente n’est pas longue et nous enfourchons donc chacun une moto, direction le Galion. Ce mode de transport est plutôt sympa, même si pas toujours très rassurant selon le chauffeur et la circulation. Il faut bien dire que parfois, on serre les fesses !
Le soir, nous décidons de rester à l’hôtel et de prendre un repas « à la française ». Le choix de la carte de l’hôtel est assez varié pour des prix certes un peu élevé mais enfin, au diable l’avarice. Nous ne regrettons pas ce petit repas ponctué par une vraie glace à la vanille et au chocolat. Nous finissons cette soirée par une longue partie de cartes durant laquelle Aliou nous annonce qu’il doit repartir le lendemain vers Vogan pour quelques jours et nous demande de l’accompagner. Il faut bien dire que nous ne sommes pas très chauds après notre premier séjour. Il partira donc seul. Il retourne dans son village avec un objectif bien précis : celui de se procurer une protection pour pouvoir revenir à Dalaba sans crainte et prêt à affronter d’éventuels ennemis. Il est très important pour lui de ne pas revenir comme cela en Guinée, sans une protection contre ses adversaires et un moyen de les écarter, définitivement s’il le faut. Nous ne saurons jamais exactement en quoi consiste cette protection sauf qu’il doit aller le chercher dans le village natal de sa mère dans les environs de Vogan et qu’il lui faudra plusieurs jours pour l’obtenir. Devant sa détermination, je dois dire que je suis assez impressionné même si pas très convaincu de l’efficacité d’une telle démarche. Mais ce n’est pas le plus important. Pour lui cette démarche est quasiment une question de vie ou de mort, elle doit lui permettre de montrer à ses ennemis qui est Aliou, la supériorité des ressortissants de Vogan. Même si on n’en a pas encore vraiment discuté dans les détails à ce moment là, l’idée de revenir tous ensemble vers la Guinée est acquis depuis plusieurs jours. Nos grands projets de nous installer au Togo pour travailler et nous lancer dans une nouvelle aventure sont déjà oubliés. Il faut dire que les signes positifs pouvant nous inciter à pousser plus loin dans cette voie sont quasi inexistants. Oumou et moi, nous profiterons donc des deux jours à venir pour mettre au point notre voyage de retour. Dès le lendemain, nous allons au centre ville pour acheter le guide du routard Afrique Noire, que nous avons bien du mal à trouver d’ailleurs. Nous cherchons également l’ambassade du Burkina-Faso et du Mali pour connaître les démarches à suivre pour obtenir des visas pour moi afin de pouvoir traverser ces pays dans notre voyage retour. En effet nous envisageons de prendre la route du Burkina en nous arrêtant à Ouagadougou, de poursuivre vers le Mali et de rentrer en Guinée par le nord-est. Nous apprenons alors que le Burkina est représenté à Lomé par la France. Quant au Mali, il n’a plus de représentant officiel ici. Nous engageons donc les démarches au consulat de France. J’obtiens sans problème mon visa en 24 heures. Pour le visa Mali, nous ne pourrons l’obtenir qu’à Ouagadougou. Nous sommes donc quasiment prêts pour partir en direction du Nord vers le Burkina. Aliou doit, dès son retour du village, se renseigner sur les bus à destination de Ouaga. Nous mettons à profit le temps qu’il nous este en attendant le retour de Aliou, pour retourner au marché voir ce que l’on appelle ici les « plaqués » (bijoux en plaqué or, venant du Bénin voisin). Les prix sont très intéressants comparativement à Conakry et nous envisageons donc d’en acheter pour les revendre en Guinée, notamment Aliou qui à ce point du voyage est d éjà à sec financièrement. Nous traversons aussi le marché des féticheurs : un vrai capharnaüm où se mêlent gris-gris de toutes sortes, têtes de singes, peaux diverses et variées, poudres « magiques », … A vrai dire on n’a pas vraiment envie de s’attarder dans cet endroit pourtant tout à fait typique. Nous profitons de cette visite sur le marché pour essayer de trouver des amateurs pour nos tissus « made in Guinée ». Mais les commerçants sont peu intéressés par nos bandes de tissus d’un seul tenant , qui ne sont même pas cousues en pagne. Et puis nous sommes au pays des mama benz, alors les tissus ici on connaît. Nos échantillons n’ayant rien d’extraordinaires par rapport à ce qu’on peut trouver sur place, si ce n’est l’originalité de leur couleur et des motifs, nous ne trouvons pas d’amateurs. On nous conseille seulement de les faire coudre en pagnes pour augmenter nos chances de les vendre. Ce que nous faisons sur place dans le marché des féticheurs où nous trouvons grâce à notre « guide » un tailleur.
Malgré tous nos efforts, nous ne trouverons pas d’amateurs pour nos échantillons d’artisanat guinéen que nous ramènerons jusqu’à Dalaba. On ne s’improvise pas commerçant ! Nous repassons voir les vendeurs d’artisanat pour acheter quelques objets (une broche en argent, un awélé, des colliers et boucles d’oreilles en terre cuite, …) pour faire des cadeaux à notre retour. Chez le vendeur sénégalais, nous réussissons en fin de compte à échanger un de nos tissus contre l’awélé. En voilà un au moins qui ne repartira pas au pays. Mais que ce fut dur ! Durant notre visite du marché, nous découvrons un petit restau tenu par des guinéens et notamment une femme peule qui en est la patronne. L’occasion est trop belle. Nous nous arrêtons pour manger une sauce arachide avec du poisson. Les plats sont corrects et à des prix raisonnables. 24 heures plus tard , Aliou revient de son village où il n’a pu obtenir que partiellement les protections qu’il recherchait. Il lui aurait fallu rester plus longtemps sur place pour avoir la « panoplie » complète. Il semble déçu mais prêt à repartir à Dalaba pour se réinstaller, confiant malgré tout dans ses nouvelles protections. Concernant notre voyage de retour, il a obtenu les informations que nous recherchions pour les cars partant vers le Burkina. La gare est située à proximité du domicile du frère de Aliou. Les départs ont lieu chaque jour tout au moins officiellement . Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Lomé et de prendre si possible la route dès le lendemain avec l’idée d’atteindre le plus rapidement possible Ouagadougou. Malheureusement, nous n’avons pas le temps et surtout les moyens de nous arrêter pour visiter un peu le Togo, qui présente pourtant une certaine diversité géographique et quelques sites intéressants. Ce sera pour une autre fois !?! Le lendemain, fin prêts, nous partons vers la gare voiture avec tout notre chargement, qui s’est cependant un peu réduit, Aliou ayant laissé pas mal d’affaies à sa famille. C’est surtout moi qui suis un peu « chargé » avec ma valise, mon sac de voyage, mon ordinateur portable, et surtout l’équivalent de 15.000 francs français sous différentes formes (chèques voyage, dollars, francs CFA et francs français) qui vont peser très lourd dans mes poches durant les étapes entre le Togo et le Burkina et entre le Mali et la Guinée. Arrivés à la gare voiture, nous prenons nos billets, confiants dans notre départ rapide, et nous nous installons sur des bancs dans l’attente que l’on nous appelle pour le départ. Nous déchantons assez rapidement. La valse des mini-bus et autres cars est permanente, mais malheureusement celui qui doit nous emmener ne se présente toujours pas. Et bien sûr, il est impossible d’avoir des renseignements précis. Il faut dire que le principe reste toujours le même : tant que le bus n’est pas plein, pas de départ ! A ce jeu là, l’attente peut s’avérer assez longue. En fait tout se passe comme d’habitude !Rien de très surprenant , mais c’est vrai que c’est un peu usant à force. Nous passons donc la journée dans l’attente d’un hypothétique départ, nous demandant même si nous n’allons pas passer la nuit sur place. Notre bus est semble-t-il arrivé depuis le milieu de l’après-midi. C’est en tout cas l’information qui circule. Enfin après plus de 8 heures d’attente, le chargement des bagages commence et l’espoir renaît. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Sans trop savoir pourquoi, l’attente se prolonge. Certainement que la compagnie espère des clients de dernière minute. Nous partons finalement à la nuit tombée. Le car est dans un état correct, mais pas très confortable pour passer la nuit. En fait c’est un vieux bus de transport en commun de ville. Il est donc notamment impossible d’appuyer sa tête pour éventuellement dormir, sauf sur une barre de fer. On fait plus confortable. Mais bon l’essentiel au stade où nous en sommes est de partir et peu importe dans quel état nous arriverons. Toute la nuit nous roulons vers le Nord en direction de la frontière avec le Burkina. Malheureusement nous ne profitons donc pas des paysages togolais, notamment vers le Nord beaucoup plus accidenté qu’au Sud. Arrivé à la frontière, au petit matin, nous devons tous descendre du bus pour les formalités de passage de la frontière. Une grosse pluie s’abat sur nous juste à ce moment là, histoire de nous réveiller ou plutôt de nous éviter de somnoler. Une de ces grosses pluie bien dense qui vous trempe en quelques secondes mais qui ne dure pas. Au poste de douane, tout se passe bien avec comme bien souvent quelques passagers rackettés pour défaut de carnet de vaccination. Et oui ce carnet jaune est une aubaine pour tous les douaniers aux frontières : il leur procure des revenus complémentaires faciles ! Comme quoi, on ne soupçonne pas toujours les conséquences de mesures à priori positives mais inadaptée aux réalités locales. Quant à moi, j’ai toujours quelques palpitations à l’idée qu’un douanier trop zélé découvre mon ordinateur et me demande des papiers de passage en douane. A vrai dire je n’en ai aucun qui soit en règle ayant fait rentré l’ordinateur en Guinée sans aucune déclaration. Cela pourrait me créer quelques problèmes et surtout quelques billets ! Mais c’est la quatrième frontière que nous traversons et jusque là pas de douanier trop zélé ! A la sortie des bureaux de la douane, surprise ! le bus a traversé la frontière sans nous attendre et il se trouve à plus de 500 mètres. Sympa, alors que la pluie redouble de violence. Le voyageur est vraiment traité à peine mieux qu’une marchandise dans ce genre de compagnie. Le client roi ! Ca veut dire quoi d’abord ? Il faut dire aussi que le prix du transport est peu élevé. Ceci explique sans doute en partie cela. Mais quand même ! Nous attendons donc une peu que la pluie veuille bien se calmer avant de nous lancer à la poursuite de notre véhicule en pataugeant allégrement dans les flaques de boue latéritique. De nouveau à bord, un peu humide et après avoir acheté quelques bricoles pour manger, nous poursuivons la route, direction le poste frontière burkinabé. C’es dans cette portion du trajet que nous entendons parler avec une certaine angoisse des coupeurs de route qui dévalisent les voyageurs. Ils profitent souvent de la proximité des frontières pour réaliser leur méfait et pouvoir plus facilement échapper aux poursuites enfin très hypothétiques poursuites. Parmi les passagers, se trouvent notamment plusieurs femmes commerçantes qui ont l’habitude de faire ce parcours entre Togo et Burkina. Elles évoquent les mésaventures d’autres voyageurs qui ont eu à croiser la route de bandits sur la route et qui ont tout perdu lors de ces malencontreuses rencontres. Mais disent-elles, ils, les coupeurs de route, s’attaquent plus volontiers à une autre compagnie de transport plus « luxueuse », qui est plus fréquentée par les commerçantes ; sous entendu avec notre compagnie les risques sont moins grands. Il n’en reste pas moins que ces histoires font monter la tension d’un cran dans le bus. Pour ce qui me concerne , je dois dire que je ne me sens vraiment pas très à l’aise avec mon ordinateur portable sur les genoux et ma ceinture ventrale pleine de devises. Je me surprends à regarder beaucoup plus fréquemment à l’extérieur du bus comme si j’allais ainsi écarter toute mauvaise rencontre. Bref ! il fallait bien rajouter un peu de piment à ce voyage un peu trop tranquille, pépère. Nous poursuivons malgré tout notre route vers Ouaga que nous atteignons à la nuit tombée sous une averse. Rien d’étonnant nous sommes en pleine saison des pluies.
5ème étape : Ouagadougou Comme nous en avons maintenant l’habitude , il s’agit pour nous de trouver un hôtel pour passer la nuit. La consultation du guide du routard, nous a permis d’avoir quelques adresses. Reste à aller voir sur place. Nous trouvons assez facilement un taxi et commençons notre tournée des « grands hôtels » de Ouagadougou. Les 2 ou 3 premiers que nous visitons sont vraiment pas très attirants, notamment un qui ressemble plus à un bouge qu’à autre chose.
Finalement fatigués et le taximan perdant patience, nous choisissons un hôtel, l’hôtel Belle vue, un peu au-dessus de nos moyens en se disant que le lendemain nous aurons tout loisir de trouver un endroit plus adapté à nos moyens et à nos souhaits. Nous passons une nuit sans histoire, enfin presque. Toute la soirée et jusqu’à une heure assez avancée de la nuit nous profitons du poste de télévision qui est allumé dans le hall d’entrée, le son au maximum. Suivre un film grâce à sa bande son uniquement ce n’est vraiment pas terrible. Enfin au petit matin, sans même prendre un petit déjeuner nous quittons l’hôtel laissant nos bagages sur place pour partir à la recherche d’un autre lieu de villégiature. Nous trouvons un taxi pour nous emmener dans les quartiers Nord de la ville. D’après le guide du routard, plusieurs bonnes adresses y sont regroupées. Nous commençons par le « Pavillon vert ».
L’hôtel est charmant et très animé. On entre dans un grand patio avec terrasse, kiosque d’artisanat et beaucoup de verdure. La première impression est vraiment sympa. Malheureusement nous déchantons très vite : l’hôtel est plein, pas même une chambre pour trois. Les gérants nous orientent alors vers un établissement tout proche tenu par un Suisse : « Le Dapoore ». Nous y trouvons une chambre pour nous trois, l’une des dernières, avec une douche. L’endroit est moins convivial que le « Pavillon vert », mais il est propre et calme, avec un restaurant couvert d’un toit en paille qui nous rappelle les cases du Fouta. Nous repartons donc vers le centre ville pour récupérer nos bagages et découvrir un peu la capitale du Burkina-Faso. La ville est très sympa avec de grandes avenues bordées d’arbres, de grands carrefours occupés de fontaine hors service. La plupart des maisons sont construites sur un niveau. Les routes sont le domaine des deux roues ou presque. Une vraie ville sahélienne qui a bien des égards me fait penser à N’Djamena. De retour dans les quartiers Nord, nous nous installons dans notre chambre du Dapoore. Nous profitons de la fin d’après midi pour marcher un peu dans le quartier et chercher un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous découvrons notamment un petit restau tenu par des togolais dans lequel nous mangeons un poulet yassa. Le lendemain, le programme est chargé : nous devons tout d’abord trouver un moyen de nous rendre à Bamako. Plusieurs sociétés de bus existent dont certaines sont référencées dans le guide du routard. Le problème est d’arriver à trouver celle qui voyage sur Bamako et surtout le jour et l’heure (enfin au moins approximative !) du départ. La première où nous nous rendons n’a pas de départ prévu dans les jours à venir. On nous renvoie vers une autre société. Mais quant à savoir comment la trouver en ville, dur, dur. Finalement avec beaucoup de patience et un peu de chance nous trouvons un taxi pour nous amener à bon port. Après prise de renseignements dans la cour auprès de différentes personnes, on nous annonce un départ pour le lendemain matin à 6 heure. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous faut, mais pas de vente de billets à l’avance. Dans l’enceinte du parc, de nombreuses personnes sont installées comme pour un bivouac à même le sol avec tous leurs bagages et cela nous inquiète un peu, mais enfin cela n’a rien de très exceptionnel. Nous repartons donc relativement confiant, rendez-vous est pris pour le lendemain matin vers 5 h 30. Le problème du transport réglé, reste celui de mon visa pour le Mali. Heureusement nous avons l’adresse et le numéro de téléphone de l’ambassade sur le guide du routard (que ferions nous sans lui !?). Nous prenons donc d’abord des renseignements par téléphone pour connaître les modalités de délivrance des visas de transit. Et là bonne surprise, on nous informe que le visa peut être délivré dans les deux heures après le dépôt du dossier. Incrédule, nous nous rendons à l’ambassade. Nous y trouvons un groupe de touristes américains qui attendent leur visa. Moyennant un formulaire à remplir, 20.000 CFA et 2 photos, on me délivre en à peine deux heures de temps un visa en bonne et due forme. Comme quoi avec un peu de volonté politique motivée par un intérêt économique bien compris, l’organisation suit. Soulagés de nous être sorti rapidement de ces différentes démarches, nous nous réjouissons de pouvoir aller faire tranquillement le tour du marché central, du centre artisanal de Ouaga. Notre premier arrêt nous permet d’apprécier la grande diversité et la qualité de l’artisanat local. Le centre artisanal est un modèle du genre avec une boutique principale où est vendue la palette des différents produits réalisés dans les ateliers situés juste à côté. On peut donc apprécier à la fois les produits et les techniques de fabrication, discuter avec les artisans au travail. Une visite très enrichissante pour nous touristes et très instructive quant à l’approche du client/visiteur. On mesure mieux tout le travail qui est à faire à Dalaba. Nous traversons tout d’abord la boutique, très bien achalandée pour trouver quelques souvenirs, mais aussi des idées d’objets qui pourraient être réalisés à Dalaba avec les techniques locales. Nous achetons notamment des petites broches faites en calebasse, des pendentifs « djimbé ». Nous passons ensuite dans les différents ateliers : les sculpteurs, les artisans du bronze, les fabricants de balafons et de djimbés, les artistes du batik, etc. Auprès de ces derniers, nous nous attardons un peu plus pour avoir des détails sur le processus de fabrication et nous leur achetons deux « toiles » , non sans avoir, bien sûr, négocié le prix. Nous repartons enchanté par notre visite. Autour du centre de nombreuses échoppes proposent toute sorte de produits artisanaux. Les commerçants nous hèlent gentiment pour nous vendre qui un sac en tissu, qui un djimbé, etc. Nous finissons par acheter quelques cartes peintes à la main avant de repartir en direction du marché central. Au marché, nous cherchons d’abord le secteur des tissus, car nous ne désespérons pas de trouver un acquéreur pour nos tissus « made in Guinée ». Nous arpentons les allées, sans très bien savoir comment nous orienter. Mais peu importe, nous découvrons un marché bien organisé où il est agréable de se promener. Nous n’arrivons pas à placer notre marchandise, mais nous trouvons des ensembles baye fall assez sympas. Finalement la fatigue et la faim nous poussent hors du marché. Y’a un temps pour tout ! Nous regagnons notre quartier nord et notre « petit chalet savoyard ». Après une sieste bien méritée, nous profitons de la fin de journée et d’une température extérieure plus clémente pour aller nous promener à pied dans le quartier. Nous retournons au Pavillon vert pour boire un coca frais. Nous profitons de l’occasion pour proposer aux employées du bar restaurant les plaqués or achetés à Lomé. Pour une fois, nous trouvons des clientes intéressées. Malheureusement, elles ne peuvent payer cash. Nos rêves de bonnes affaires s’envolent donc. Quant à moi, j’ai repéré un batik qui orne le devant du kiosque de produits artisanaux et je m’approche du vendeur pour engager la négociation. A vrai dire je suis prêt à payer le prix qu’il veut mais l’habitude aidant j’essaye de gagner quelques CFA. J’emporte la partie pour 9.000 CFA, très content de mon achat. De retour au restau de notre hôtel, nous nous offrons un petit extra en dînant sur place. Notre dernier vrai repas sur le sol burkinabé. Le lendemain, nous reprenons la route. Nous prenons donc rendez-vous avec un taximan pour 5 heure du matin, pas très sûr de le voir respecter son engagement. Quelques heures plus tard, sur le pied de guerre, nous sortons du Dapoore. Surprise le taxi nous attend. Nous embarquons, avec quelques difficultés pour entrer tous nos bagages et nous-même, direction la gare routière. Sur place, pas de départ en vue et pas d’informations très précises. Nous prenons malgré tout un petit déjeuner sur le bord de la route dans la poussière et les gaz d’échappement en attendant de voir. Au menu lait concentré sucré dilué dans de l’eau avec café, pain baguette caoutchouc et mayonnaise pour les amateurs. « Le pain sec c’est bon, merci !» Après ces agapes, nous nous remettons en quête d’informations. Après avoir interrogé diverses personnes, il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de départ pour Bamako aujourd’hui. Cependant on nous indique une autre compagnie susceptible de voyager le jour même. Il nous faut nous rendre dans un autre quartier de Ouaga assez distant pour vérifier cette hypothèse. Et c’est reparti : il nous faut trouver un taxi qui connaisse le lieu et qui puisse charger tous nos bagages et nous-mêmes, négocier le prix et espérer … Quelques embouteillages plus tard, nous arrivons sur une autre gare routière ou en tout cas ce qui en tient lieu. Renseignement pris, un départ est imminent … ou presque. Nous payons nos billets et patientons sur un vieux banc en bois carrément bancal et surtout sous un soleil qui commence à taper sérieusement. Cette attente nous permet d’observer des réparateurs de deux roues qui ont leur atelier juste à côté : le système D au service de la mécanique. Enfin le départ est annoncé et notre bus avancé. Désillusion, ce n’est pas le beau bus qui trônait à l’entrée du parc mais un vieux car en fin de vie qui pétarade et crache de gros nuages noirs. De toute façon, comme qui dirait, nous n’avons pas le choix.
La route de Ouaga à Bobo-Dioulasso est certes goudronnée, mais elle est également parsemée de nids de poule. Dans un quatre-quatre bien amorti avec un chauffeur attentif et prudent, ça ne pose pas trop de problèmes. Mais prenez un vieux car, bondé, muni d’amortisseurs sans doute d’origine (mais peut-être étaient-ils en option sur ce modèle ?), mettez au volant un « Fangio » revu et corrigé mode Burkinabé genre je fonce et advienne ce que Dieu décidera ; et vous pourrez imaginer la promenade de santé ?!? Nos appels répétés à l’adresse du chauffeur pour le faire ralentir ou tout au moins pour qu’il prenne en pitié nos dos n’aura eu aucun effet.
6ème étape : Bobo-Dioulasso Nous arrivons donc à Bobo-Dioulasso complètement fourbus, mais contents d’être arrivés entiers Quoique. Au départ de Ouaga, nous avions acheté des billets Ouaga-Bamako. Nous pensions donc légitimement poursuivre notre route vers la frontière malienne, après une petite pause réparatrice. L’après-midi étant déjà bien avancée, ils nous semblaient important de ne pas trop traîner pour passer la frontière avant la nuit. La pause se prolongeant, nous essayons d’avoir des informations sur la suite de notre voyage. Quand repart-on ? Pourra-t-on passer au Mali aujourd’hui ? Nous obtenons des demies réponses peu satisfaisantes, mais il faut bien s’en contenter. Finalement, un mini bus vient nous prendre à la gare et nous emmène quelques kilomètres plus loin sur une grande artère de Bobo. Notre chauffeur s’arrête sous quelques manguiers et nous invite à descendre. Un banc en bois, modèle de base largement répandu dans la sous-région, d’un confort plus que sommaire nous est proposé pour nous reposer et patienter en attendant un éventuel départ. L’attente commence. Les heures passent. Nous passons du banc à une natte qui nous a été gentiment installée à proximité. Le soleil se couche. Toujours aucun signe d’un départ prochain. Il paraît que nous attendons un (ou deux, selon ! ) passager pour pouvoir partir. En fait le chauffeur ne veut pas prendre la route tant que son minibus n’est pas rempli. Et quand je dis rempli, c’est rempli ! 11 passagers plus le chauffeur et les bagages pour un véhicule prévu pour 7 à 8 personnes avec un confort correct. Oublié donc le confort. Les sardines sont battues !?! L’attente devenant vraiment longue et les moustiques de plus en plus nombreux, nous nous abritons dans un bus garé à proximité et essayons tant bien que mal de dormir plié en quatre sur deux fauteuils. Malheureusement les moustiques eux n’ont pas décidé d’aller se coucher et ils nous « divertissent » de leur ronde de nuit. Une fois de plus c’est quand on ne l’attend plus vraiment que le départ est annoncé. Il fait nuit noire et les derniers passagers ont surgi soudain de nulle part. Mystère. Le temps de tous nous « encastrer » dans le véhicule et nous voilà sur la route, direction la frontière. Nous nous engageons rapidement sur une piste en pleine brousse. Tout au moins le devine-t-on car la nuit est très sombre. Après quelques heures de voyage sans soucis, nous nous arrêtons au beau milieu de la brousse. Un peu inquiets, nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe. A quelques mètres devant nous, une barrière en bois et une casemate, à peine éclairée par une lampe à pétrole où somnole le douanier en chef, nous indique que nous sommes arrivés au poste de douane. Chaque passager est contrôlé et doit s’acquitter d’un « droit de passage » déguisé. En fait le chef de poste réclame à chacun 1000 CFA pour cause de non-vaccination contre la fièvre jaune, carnet de vaccination en règle ou pas. Le règne de l’arbitraire et de l’argent. Pour ce qui me concerne, touriste étranger en voyage au Mali, je suis exonéré de cette taxe. Il semble que la sensibilisation par rapport aux touristes ait porté au moins partiellement ses fruits En attendant, une de nos passagères visiblement anglophone et sans papier, qui est restée dissimulée au fond du bus, réussit à passer la frontière certes un peu inquiète d’être découverte, mais finalement sans ennuis. Nous filons droit sur Sikasso que nous atteignons après 6h30 de voyage. Nous débarquons dans une gare voiture et encore une foi nous comprenons que nous allons devoir changer de véhicule. Nous mettons à profit ce nouvel intermède pour prendre un petit déjeuner dans un café à ciel ouvert, tenu par un Guinéen. Café, lait concentré sucré, eau pour la boisson, pain et mayonnaise ou margarine pour la nourriture. Décidément, ce sera pain nature merci. Entre temps un bus grand luxe est arrivé et le départ pour Bamako semble vouloir s’organiser assez rapidement. Et effectivement après un délai raisonnable pour le chargement des bagages et des passagers appelés les uns après les autres (comme quoi l’organisation est juste une question de volonté), nous prenons la route de Bamako. 6 heures de route sans problème durant lesquelles nous suivons un film sur l’écran télé installé à l’avant du bus. Et oui incroyable, il fonctionne. L’arrivée à Bamako se fait sous une grosse pluie d’orage.
7ème étape : Bamako, ses faubourgs Nous apercevons la ville depuis une hauteur. Nous n’en verrons pas plus. Nous prenons aussitôt arrivé la direction de la gare voiture pour la Guinée. Notre taxi nous dépose à l’extérieur de la gare car elle est noyée sous l’eau et inaccessible pour une petite voiture.
Nous trouvons malgré tout assez rapidement un véhicule qui doit partir pour la frontière guinéenne. C’est ce qu’on appelle un « bâché », c’est à dire un véhicule avec une cabine de 3 ou 4 places et une benne arrière aménagée sommairement avec des bancs et couverte d’une bâche où l’on entasse comme du bétail entre quinze et vingt personnes. Les bagages et autres animaux (poules, moutons, etc.) sont amarrés sur la bâche.
Le scénario habituel se répète une nouvelle fois : on va bientôt partir, il nous manque juste un passager pour être au complet, etc., etc. . La fin de journée approchant à grands pas, nos futurs compagnons de route s’inquiètent un peu. Il semble que la route ne soit pas très sure et que les coupeurs de route, encore eux, affectionnent particulièrement ce tronçon. Parmi eux, un jeune d’une vingtaine d’années en rajoute même et finit par vraiment nous inquiéter. Il ne nous reste plus qu’à espérer un départ rapide ou le report du départ au lendemain. Mais la chance nous sourit, enfin si l’on peut dire. Nous sommes au complet et le départ s’organise un peu avant la tombée de la nuit. Nous nous installons tant bien que mal dans la benne en essayant de garder des places le plus possible à l’air libre, vers l’arrière du véhicule. Le plus délicat dans l’opération est d’arriver à se caler les uns par rapport aux autres car nous avons tous un vis-à-vis avec lequel il faut s’entendre pour placer ses genoux. Une fois tous montés à bord plus personne ne peut bouger. Et en fait, comme nous le constaterons plus loin sur la piste, ça n’est pas plus mal ainsi. Le véhicule s’ébranle finalement. Ca relève du miracle vu la surcharge, mais bon ainsi va le transport en commun dans la région : A la grâce de Dieu !
Nous nous engageons sur une piste très accidentée, en pleine brousse. Très rapidement on a l’impression d’être loin de tout et de s’en aller vers nulle part. Cette impression devient vraiment oppressante quand la nuit tombe, noire, brutale. Je me rappelle alors les paroles échangées avant le départ et une nouvelle fois je sers un peu plus contre moi mon ordinateur et ma ceinture ventrale pleine de devises. Le voyage se poursuit cependant au rythme des secousses plus ou moins fortes selon les trous rencontrés, des averses et orages, des arrêts improvisés pour le confort des passagers. On essaye de fermer les yeux en espérant que le sommeil viendra et fera paraître le temps moins long. Mais peine perdue vu les conditions. Prendre notre mal en patience, telle est la bonne devise pour ce trajet. Après 6 heures de piste, nous arrivons à la frontière avec la Guinée.
8ème ��tape : Kourémalé, frontière Mali-Guinée Nous sommes à Kourémalé, tout au moins le devine-t-on car il fait très sombre et ce n’est pas les quelques rares lampes tempêtes allumées de-ci delà qui nous permettraient d’y voir quelque chose. Les douaniers nous demandent de déposer nos passeports au poste et de venir les rechercher le lendemain matin, une fois qu’ils auront été visés et tamponnés par le chef de poste, qui dort pour le moment. Nous passons donc la barrière frontière et entrons en Guinée. Nous nous préoccupons immédiatement de trouver un endroit pour dormir. Dans ce noir, nous ne sommes pas très optimistes sur nos chances de trouver un lit, mais Aliou fait comme d’habitude en la matière des merveilles. Il nous dégote un « hôtel 4 étoiles ». Nous nous retrouvons pour cause d’économie (un quatre étoiles, c’est pas donné !?!) tous les trois dans une chambre de 6 m² environ avec pour seul mobilier un lit double avec matelas en paille, une bougie et une chaise. Ah j’oubliais un drap recouvre le matelas, quand même. Nous sommes bien contents que l’obscurité ne nous permette pas de voir son état. Et puis, nous sommes vraiment tous les trois épuisés. Nous prenons donc place sur ce lit, tout habillé, en nous mettant dans le sens de la largeur, les jambes pendant dans le vide. La fatigue fait accepter tout et n’importe quoi. Après quelques heures de sommeil, enfin si l’on peut dire, nous nous levons alors que le jour pointe à peine le bout de son nez. Il fait frais et d’autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies. Nous nous dirigeons chacun notre tour vers la « salle de bain » tout confort : trois murs en terre plus une tôle et bassine d’eau froide. A 6 heures du matin, réveil garanti. Fin prêts, nous décidons de laisser nos affaires à l’hôtel et d’aller chercher nos passeports ainsi que de quoi remplir nos estomacs. Nous tombons au poste frontière sur un douanier très zélé. Il trouve suspect le document que Aliou lui présente. C’est un laisser-passé établi sur papier à en-tête du consulat du Togo qui est valable pour l’aller retour entre la Guinée et le Togo. Suite à toutes les frontières que nous avons traversées, il est par ailleurs couvert de tampons. Mais non pour l’agent guinéen, il n’est pas valable. Les explications/négociations commencent. Mais Aliou ne lâche pas le morceau et il récupère carte d’identité et laisser-passer sans rien donner. Nous pouvons enfin aller manger. Nous en profitons pour prendre des renseignements pour la suite du voyage vers Siguiri. Nous trouvons des taxis en attente et réservons donc trois places. Le temps d’aller chercher nos affaires à l’hôtel et de régler la note, nous sommes de retour à la gare voiture, où comme toujours le voyage commence par une longue attente. Nous comprenons assez rapidement que pour une fois, la cause de ce retard est indépendante de la volonté du chauffeur ou des passagers. En fait, la route est coupée à la sortie du village par une brusque montée des eaux de la rivière. Le passage des voitures est impossible, tout au moins nous semble-t-il. Les quelques piétons qui s’aventurent dans la rivière ont l’eau qui leur monte jusqu’à l’entrejambe voir jusqu’à la taille. Sur l’autre rive des véhicules arrivent en provenance de Siguiri. Les taxis font descendre leurs passagers avec tous leurs bagages et font demi-tour. L’idéal pour nous serait que l’un d’eux veuillent bien nous attendre pour repartir vers Siguiri. Il suffirait pour cela que nous traversions tous à pied avec nos bagages. Mais les taxis en attente à Kourémalé ne sont pas trop d’accord de perdre leur clientèle, même s’ils voient bien que la situation est bloquée. Notre chauffeur, plus téméraire que les autres ou peut-être parce que sa voiture ne craint pas grand chose, se décide à tenter la traversée des flots. Il organise le déchargement complet de sa 504 familiale, puis il prépare le moteur à une immersion totale : il bouche tous les orifices avec des chiffons, sans oublier le pot d’échappement et le réservoir d’essence. Rapidement la voiture amphibie est prête. Entre temps un quatre-quatre rehaussé avec pot d’échappement au dessus de la cabine a tenté la traversée. Le chauffeur a renoncé voyant l’eau pénétrer dans la cabine par le bas des portes. Notre pilote tout terrain ne se décourage pas pour autant. La traversée se prépare avec le recrutement des pousseurs qui doivent accompagner la voiture dans la rivière pour éviter qu ‘elle ne soit emportée par le courant . Quant à nous, nous sommes invités à traverser à pied. Des jeunes du village se proposent pour faire traverser nos bagages ainsi que les personnes qui le souhaitent contre rémunération. Toute occasion est bonne à saisir dans ce coin perdu, loin de tout. Nous acceptons de bon cœur pour ce qui est des bagages. Aliou et moi-même préférons traverser sur nos propres pieds. Nous enlevons chaussures, chaussettes et pantalon et nous apprêtons à entrer dans l’eau. Oumou, elle est beaucoup moins pressée de se lancer. Mais elle hésite encore entre nous suivre et grimper sur les épaules d’un des passeurs improvisés. Les deux solutions présentent des risques pour elle : d’un coté, elle a très peur de l’eau et du courant, de l’autre l’éventualité d’une chute du haut des épaules de sa « monture » ne la rassure pas trop. Cruel dilemme ! Finalement nous ayant vu traverser devant elle, elle choisit la solution du porteur. La première étape est alors de grimper sur les épaules de son aide. L’opération se passe tant bien que mal avec l’aide d’un troisième acolyte. La traversée peut alors commencer. L’avancée est lente du fait du niveau de l’eau et du courant qui est quand même assez fort. Aussi, quasiment au milieu du cours d’eau, notre jeune porteur a une soudaine inspiration, qui pourrait bien lui permettre de gagner un peu plus : il s’arrête prétextant une trop grande fatigue et déclare vouloir transférer Oumou sur le dos d’un de ses amis pour finir la traversée. Evidemment aussitôt Oumou se met à hurler et lui propose d’augmenter son « salaire » s’il l’amène à bon port. Le stratagème a marché et notre passeur de reprendre la traversée comme si de rien n’était. De nouveau réuni tous les trois avec les autres passagers, nous assistons depuis l’autre rive à la traversée de notre taxi. Elle se fait sans souci majeur même si le capot du moteur émerge à peine de l’eau. Enfin au sec, il s’agit maintenant de vider l’eau qui est à l’intérieur; cette opération se fait « automatiquement » grâce aux trous que la rouille a percés dans la caisse. Pour ce qui est du moteur, l’opération est un peu plus longue. Ses premiers soubresauts sont assez peu encourageants, mais ça ne décourage pas notre chauffeur. Finalement, après un temps d’attente pour l’ « essorage » plus quelques coups de marteau et tours de tournevis, le doux ronronnement du moteur de notre 504 parvient à nos oreilles. Tout est possible, tout est réalisable ! Le départ est proche. Aussitôt les bagages chargés, nous prenons place sur les banquettes détrempées. Mais peu importe, car l’essentiel pour nous est de poursuivre la route, direction : Siguiri.
9ème étape : Vers Mamou et Dalaba La piste est correcte mais sans plus. Il faut dire qu’en saison des pluies toutes les pistes souffrent et de nombreux nids de poule se forment. Un peu plus de deux heures plus tard, nous atteignons Siguiri sans soucis particuliers, le fondement humide. Direction la gare voiture pour trouver le véhicule qui nous amènera jusqu’à Mamou. La fin du voyage approche et nous sommes maintenant tous les trois pressés d’arriver entier à destination. Nous passons quasiment tout l’après-midi à la gare voiture dans l’attente du départ. Nous en profitons pour manger quelques bricoles dont des beignets avec une sauce pimentée. Ce n’est qu’en fin de journée que le départ se dessine. Nous prenons place dans une 505 familiale qui à l’air plutôt correcte. Quelques kilomètres après notre départ, nous nous arrêtons pour prendre deux passagers supplémentaires, la femme et l’enfant du chauffeur qui viennent prendre place à l’avant. Ce qui porte à 5 les passagers avant. La conduite dans ces conditions relève de l’exploit et de l’inconscience portée au-delà de l’imaginable. Mais que dire, que faire ? Nous qui sommes déjà entassés à l’arrière, sans possibilité de bouger, nous n’espérons qu’une chose c’est arriver le plus vite possible et indemne autant que faire se peut. Le voyage se poursuit donc. Allah Akbar ! Soudain un violent orage nous surprend sur la route. Un épais rideau de pluie s’abat sur nous, le ciel est d’un noir d’encre. Rapidement les bas cotés sont transformés en lacs éphémères, mais impressionnants. On voit de l’eau partout et on se demande si l’on roule ou si l’on flotte. Notre chauffeur lui ne semble pas plus perturbé que cela. La visibilité est réduite à quelques mètres et cela d’autant plus que ses essuies-glaces ont une efficacité très relative. Mais il poursuit sa route imperturbable sans lever le pied de l’accélérateur. Le silence est lourd ; tout le monde semble faire des prières pour que l’on reste sur la route, sans rencontrer d’autres véhicules. Après quelques kilomètres dans cette ambiance oppressante enfin la pluie tombe moins fort à l’extérieure. Par contre à l’intérieur, nous sommes soumis à un déluge de gouttelettes, tout au moins certains passagers installés aux mauvaises places ?! Le chauffeur ne s’en émeut pas plus que cela et file toujours plus vite en direction de Mamou. Il fait nuit maintenant. Pour ce qui me concerne cela accroît mon inquiétude car les routes guinéennes de jour ne sont déjà pas très sures, mais alors de nuit ?! avec les voitures dont les « yeux » partent dans tous les sens, voire borgnes ou carrément aveugles. Les croisements entre véhicules sont toujours un moment d’angoisse intense. « Pourvu que ça passe ! ». Quelques kilomètres avant Mamou, nous tombons sur un barrage de militaires, signalé juste par quelques lampes tempête. Autrement dit il n’est vraiment pas très visible. Une corde est tendue en travers de la route sensée arrêter tous les véhicules. Plus dangereux qu’autre chose. Des hommes en tenue contrôlent le chauffeur, son véhicule et les passagers à la lampe torche. Ces barrages sont présents sur toutes les routes de l’intérieure du pays. Officiellement pour éviter l’intrusion de rebelles et accessoirement pour faire de réel contrôle. Mais en fait ils sont surtout un bon moyen pour les hommes en kaki de se faire de l’argent sur le dos des voyageurs et des chauffeurs de taxi. Tout est prétexte pour vous faire payer. C’est d’autant plus facile que chauffeurs et passagers n’ont bien souvent pas tous leur papier. C’est bien sur le cas pour notre chauffeur. Nous sommes donc bloqués au barrage et les discussions s’éternisent. Aliou, notre « avocat » de service essaye d’amadouer les militaires, mais rien à faire. Il faut dire que les chauffeurs de Haute-Guinée ont mauvaise réputation auprès des hommes en tenue car ils leur tiennent tête. La preuve nous en est donné d’ailleurs durant notre halte. Alors que les discussions vont bon train et que nous sommes au bord de la route, un taxi arrive au barrage sans même ralentir et arrache la corde, qui part comme un élastique sur le coté de la route où nous sommes garés. Heureusement notre véhicule est un peu en retrait et la corde part dans le vide. Mais cet incident jette un froid. On est passé très prêt d’un accident. Très rapidement cependant on en revient à notre situation et les palabres, interminables, reprennent. Finalement après un compromis dont nous ne connaîtrons pas tous les éléments, nous sommes autorisés à reprendre la route, direction Mamou centre. Nous atteignons la gare voiture de Mamou alors que l’aube s’annonce tout doucement. La boucle est quasiment bouclée, il ne nous reste plus qu’à trouver un chauffeur pour nous conduire sur les 50 kilomètres nous séparant encore de Dalaba. Par chance nous trouvons un jeune chauffeur de Dalaba qui souhaite rentrer chez lui après un voyage sur Conakry. Nous nous entendons pour partir rapidement sans attendre d’autres passagers.
Nous rentrons à Dalaba au petit matin du 06 Aout 1999, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Afrique de l’ouest : un grand voyage avec tous les ingrédients pour en faire une belle Aventure. Inoubliable !
Déplacement et hôtel à Orlando? English translation pending
Bonjour,
Avec mon épouse, on souhaiterait passer une semaine a Orlando en Floride en septembre, on aimerait faire les 3 parc suivant Disney World (3 Jours) Seaworld (1jours) Universal Studio (3jours).
Pour cela on cherche un Hotel qui se situ au milieu de tout ça 😛, qui offre un service de Bus permettant de partir le matin et rentrer le soir ( le soir nous mangerons a l hôtel). Donc un hôtel ou les bus permettent de rejoindre ces 3 parcs. es-que ça existe?
Au pire on peu prendre plusieurs Hotel, on souhaiterait éviter la location de voiture. Le prix de l Hotel m importe peu.
puisque j y suis, on compte partir la 3eme 4eme semaine de septembre, est ce qu il fait beau las bas? y a t il du monde en cette période?
Je remercie pour vos réponses.
Avec mon épouse, on souhaiterait passer une semaine a Orlando en Floride en septembre, on aimerait faire les 3 parc suivant Disney World (3 Jours) Seaworld (1jours) Universal Studio (3jours).
Pour cela on cherche un Hotel qui se situ au milieu de tout ça 😛, qui offre un service de Bus permettant de partir le matin et rentrer le soir ( le soir nous mangerons a l hôtel). Donc un hôtel ou les bus permettent de rejoindre ces 3 parcs. es-que ça existe?
Au pire on peu prendre plusieurs Hotel, on souhaiterait éviter la location de voiture. Le prix de l Hotel m importe peu.
puisque j y suis, on compte partir la 3eme 4eme semaine de septembre, est ce qu il fait beau las bas? y a t il du monde en cette période?
Je remercie pour vos réponses.
Retour de l'hôtel Moreva Indian Resort (17 novembre au 1er décembre 2010) English translation pending
AVIS TRÈS PARTAGE SUR CET HÔTEL qui fait partie de l'INDIAN RESORT.
Séjour du 17 novembre au 1er décembre 2010
Points positifs : 😉 Bien situé sur l'île, au Sud Ouest. On a pu faire des visites :
en minibus (1/2j gratuite) en taxi (à 4 personnes) en scooter et à pied jusqu'au village du Morne.
On aurait aussi pu prendre des VTT mais on les a vus le dernier jour !
Escalade sur le Morne et plongée libre juste à côté de l'hôtel, kayak de mer,
avec une très belle plage (l'hôtel et la plage de Marmara sont une classe en-dessous).
Notre grande chambre (n° 1069) avec salle d'eau (douche, baignoire, lavabo et WC séparé) était bien placée,
près du resto mais pas trop, en RDC, à 50m de la plage avec vue sur les magnifiques jardins et en fond la mer avec la barrière de corail .
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Guatemala à petit budget English translation pending
Holla, on est au Mexique depuis 1 moi et on vient darriver au Guatemala sur lile de Flores, ca coute aussi cher ou plus que le mexique... On se faire dire depuis un moment que cest moins cher ici, connaissez-vous des endroits pas full touristique ou on peut se faire un feu et cuisiner nos propres repas, ou simplement ou le cout de la vie est moins cher?
Pour Noel on aimerait ca avoir les 2 pieds dans le sable, quel cote est le mieux (Pacifique ou Atlantique) ?? Encore une fois notre but cest vraiment pas trop de touristes, pas trop cher et surtout pas de clubs americains ou lon passent les memes chansons a repetitions!
Merci!
Pour Noel on aimerait ca avoir les 2 pieds dans le sable, quel cote est le mieux (Pacifique ou Atlantique) ?? Encore une fois notre but cest vraiment pas trop de touristes, pas trop cher et surtout pas de clubs americains ou lon passent les memes chansons a repetitions!
Merci!
Quel budget loisirs pour deux adultes et deux enfants à Djerba? English translation pending
bonjour,
Nous partons la semaine prochaine, du 26 au 1/01 a Djerba en hotel demi pension, et, nous somme une petite famille de 4 . Nous voudrions profiter un peu ( petites economies obligent :) ), mais nous ne savons pas quel budget prendre, nous pensions echanger 450 euros en arrivnat et cela pour la semaine.
est ce suffisant pour manger, faire des emplèttes et visiter un peu ....
Merci a tous de vos reponses et a très vite.
😉
Nous partons la semaine prochaine, du 26 au 1/01 a Djerba en hotel demi pension, et, nous somme une petite famille de 4 . Nous voudrions profiter un peu ( petites economies obligent :) ), mais nous ne savons pas quel budget prendre, nous pensions echanger 450 euros en arrivnat et cela pour la semaine.
est ce suffisant pour manger, faire des emplèttes et visiter un peu ....
Merci a tous de vos reponses et a très vite.
😉
Retour d'expérience 100% dans le désert tunisien en 4x4 English translation pending
Je suis de retour de Tunisie, voyage du 14 au 21 novembre 2010 où j'ai effectué le circuit 100% désert en 4x4. Je suis parti en pension compléte (hors boisson) par le site lastminute.com à 399€ la semaine (+65€ d'excursion optionnelle).
Je vais vous raconter mon voyage qui s'est plutot bien passé.
Départ d'Orly le dimanche 14 novembre 2010 à 8h30 (Transavia), rdv à 5h30 à l'aéroport!!!! (à noter le changement d'heure de vol l'avant veille du départ et pour le retour la veille du départ!!!! génial pour les billets de train et la préparation du voyage. Retour à "Roissy" le 21 novembre et oui pas le même aéroport que celui de départ!! pour ceux qui y vont en voiture et la laisse au parking c'est top!!!!! décollage à 7h30 de Djerba sur vol Tunisair (au lieu de 19h pour Orly initialement prévu une semaine avant!!!)
Avant le décollage : dans orly, pas facile de trouver le comptoir de l'agence de voyage Amplitude (à l'étage!!)(qui en fait s'appelle Amplitravel à l'aéroport). Prévoir un retrait important d’argent en Euro à Paris pour changer en dinars en Tunisie (moins de frais banquaires). Vol avec Transavia, pas de boisson ni repas à bord, prévoir un casse dalle !!
Décollage en retard de 55min à 9h25 au lieu de 8h30 Arrivé à Djerba mellita à 11h45 après 2h20 de vol. Température 19°C. Formalité de douane à l'arrivée. Accueil par un chauffeur d'Amélie Voyage (Amplitravel), qui nous fait attendre les autres arrivants. Une fois les 2 autres personnes présentes, départ pour un hôtel à Zarzis (et non Djerba) l’hôtel Giktis. A l’arrivée 13h45, le réceptionniste (pas très agréable) nous donne nos clefs de chambres, un verre d’accueil nous est offert au bar. Les chambres sont correctes (mais en tunisie les finitions ils ne connaissent pas, beaucoup de défaut de finition dans tous les hôtels). Belle vue sur la piscine. Rien ne nous est donné à manger (pas prévu dans le prix). Après midi, on se baigne à la piscine de l’hôtel, très fraiche 16°C, et on prend un petit bain de soleil, ça fait du bien, petite balade sur la plage, superbe couché de soleil. Les derniers arrivants pour le circuit arrivent à 22h00 !!! (de marseille) La bouffe le soir à 19h30 n’est pas super, on en a pour notre prix. Pas énormément de choix, on voit qu’on est en basse saison. On goutte les crudités (beurk pas assaisonnée), on en reprendra plus. Du couscous est à disposition ! (ce sera le plat de la semaine !!!!) RDV nous est donné à 7h30 devant l’hôtel le lundi matin.
Journée 1 Lundi : Première étape : Zarzis-Tataouine-Chenini-Ksar Ghilane (campement Ain Essbat 15km au sud de Ksar Ghilane)
Le RDV 7h30, toujours des retardataires, ça commence bien ! Le guide nous annonce qu’il ne pourra pas être là pendant 2 jours puisque sa mère est souffrante. C’est un chauffeur qui fera office de guide pendant ce temps !!! Nous sommes un petit groupe 14 personnes et 3 4x4. Nous sommes en basse saison ! en saison haute le nombre de 4x4 peut être multiplié par 2 ou 3 ! Le guide Mohamed nous explique le parcours sur une carte avant le départ. Et nous présente les 3 excursions optionnelles : balade en dromadaire, amusement en 4x4 sur le lac salé El Gharsa et visite du lieu de tournage Star Wars, et enfin soirée folklorique. Les 3 pour 65€ par personne. C’est parti pour le circuit.
Nous n’avons pas le chauffeur guide (Boulbaba) désigné en remplacement du guide officiel, comme conducteur. Nous sommes 4 touristes dans le 4x4, les autres sont 6 et 4 par voiture, nous n’avons donc pas beaucoup d’explications. Lors des arrêts techniques Boulbaba nous explique ce qu’on a vu, très professionnel. Notre conducteur est beaucoup plus silencieux Momo (timide ??), que les 2 autres Boulbaba et Ali. Premier arrêt à Tataouine à l’entrée de la ville. 2ème arrêt dans la fabrique de cornes de gazelle (spécialité de tataouine), dans la boutique à touriste, des placiers nous trouvent même des places pour garer les 4x4 devant la boutique !! visite éclair des cuisines par le guide local qui s’empresse de nous vendre ses affaires !! il nous dit même dépêchez vous, d’autres personnes attendent !!! un conseil, ne pas acheter là, allez voir ailleurs il y a d’autre vendeur à 50m vers la place du marché qui sont surement moins cher. Par contre je vous conseil d’en acheter, c’est délicieux !! Quartier libre d’1h ensuite pour aller dans les souks de Tataouine (premier harcèlement par les vendeurs à touriste des souks !! ce n’est que le début !!!) Retour au 4x4 et départ pour la visite d’un Ksour, grenier à grain, prés de Tataouine. Très beau !!! Départ pour Chenini le village Semi troglodyte. Les chauffeurs de 4x4 nous laissent au guide local (en nous disant de lui laisser la pièce !!). Le guide local nous fait visiter une maison troglodyte. Puis nous fait monter jusqu’en haut du village et la mosquée. Les explications ne sont pas très bonne, le guide à l’air pressé !! Mais le paysage est magnifique. Les vendeurs de souvenirs nous harcèlent une fois de plus en haut du village et la descente. 2 dinars de pourboire pour le guide. Descente en bas du village et repas au restaurant Mabrouke. Soupe tunisienne, couscous et cornes de gazelle en dessert (boissons payantes). Serveurs pas très agréables.
Départ pour la meilleure partie du voyage, le vrai désert !! Les routes ne sont plus goudronnées, on prend les routes caillouteuses à 60km/h, à travers le Reg, désert de roche, pendant 1 heure 30. Paysages magnifiques. En route vers Ksar ghilane. Boulbaba prend nos inscriptions pour les excursions.
Le sable prend de plus en plus la place des cailloux. Arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane à 15h45. On traverse l’oasis brièvement (on y retournera le lendemain matin) et on escalade les dunes de sables de l’Erg (désert de sable) pour rejoindre le fort romain au milieu des dunes. Superbe. Les dunes à perte de vue et soleil couchant. Balade de 20min dans le fort romain. Puis reprise de la route vers le campement à 15km au sud de Ksar ghilane en plein désert. On ne dort pas à Ksar ghilane (trop touristique selon le guide) mais au campement Ain Essbat, petit oasis isolé. Arrivé après le couché du soleil vers 17h15 au campement. Répartition dans les tentes. Logement dans des tentes spartiates mais c’est tellement génial de dormir dans le désert, il fait frais (autour de 10° le matin), prévoir un sac de couchage surtout en novembre et en hiver. Le groupe électrogène est mis en route pour quelques heures. Il y a des douches et sanitaires correctes. Repas dans un petit batiment, soupe tunisienne, couscous et dattes en déssert. Après le repas, Ali un des chauffeurs a préparé un feu de camp. On s’installe autour et c’est partie pour le tamtam et les musiques arabes !! génial. A noter qu’après notre arrivé dans le camp, un groupe Marmara avec 8 4x4 est arrivé. Nous étions donc à une 60ène dans le camp. Vers 22h, arrêt du groupe électrogéne, plus de lumière. Dodo ! enfin, pour nous, d’autre (les Marmara !!) font la fête jusqu’à 1h du mat, une personne vomis à côté de la tente d’un de chez nous ! dur dur de bien dormir donc ! Surtout quand une personne alcoolisé ronfle dans la tente d’à côté !!
Journée 2 : Etape Ksar ghilane-Douz-Hotel El Faouar
Matin, réveil à 6h40, départ 7h30, je m’en vais regarder le levé du soleil à 6h50 sur le désert ! excellent. Ptit déj légé, pas grand-chose sur le buffet, mais bon nous sommes dans le désert donc pardonnable !! Départ vers Ksar Ghilane, baignade possible dans la source d’eau chaude de l’oasis à 38°. Temps libre d’une heure. Nous allons faire des photos dans le désert de sable pendant que d’autres se baignent. Les « marmaras »sont déjà à Ksar ghilane !! ils font le même parcours que nous…. On fera la remarque au guide pour les éviter au maximum ! marre de se voir débarquer comme un troupeau de mouton de 60 personnes ! Départ de Ksar ghilane, reprise d’une route goudronnée, vers le nord et vers douz. Arrêt dans un café sympa sur la route. Dégustation d'une bonne galette de pain berbère. Traversé de douz, temps libre dans Douz, personne dans la ville, souk clairsemé, c’est la fête de l’Aïd où les musulmans tuent le mouton. Nous avions été prévenus par le guide.
Arrivé à l’Hôtel El Faouar à El Faouar. Prise des chambres (une nouvelle fois ce sont deux lits simples, ils ne connaissent pas les lits doubles !) dépose des bagages et repas. Repas tristounet et pas bon, nappes de table sales. Quelques clémentines en déssert !! l’Hôtel n’est pas propre, tapis dans les chambres pas aspiré, détour vers la piscine, celle-ci est verte et au ¾ vide avec déchet dedans !! Je veux bien qu’on soit en basse saison mais y’a un minimum quand même ! très déçu par cet hôtel. Pause jusque 14h30.
L’après midi, départ à 14h30 pour la balade à dos de dromadaire (optionnelle) à Za’faran près de Douz , les marmaras nous ont pris de vitesse et sont là bas avant nous. Quand on arrive il y a 40 personnes qui attendent leur dromadaire, on attend qu’ils partent avant que notre groupe de 14 prennent le même chemin. On nous déguise pour l’occasion avec « chèche (turban) » et Djelaba. Départ pour 2h de dromadaire (selon le guide qui a nous rejoint ce jour à Douz, celui qui avait sa mère souffrante) avec visite d’un ancien village ensevelit sous les dunes de sable. Après 15min de dromadaire, arrivé sur le site. Arrêt photo et temps libre de ¾ d’heure. Le paysage est magnifique. Attention des cavaliers déguisés en guerrier vous propose de faire un tour à cheval, contre rémunération bien sur !! Un berbère montre la cuisson du pain dans le sable bouillant. Nous devons attendre que les « marmaras » soit parti pour assister à la démonstration pour notre groupe. Le pain est délicieux et pas de pourboir à donner!!
Départ du site à dos de dromadaire, avec le couché de soleil en prime, durée 30min. Très beau souvenir. On est bien content de descendre des dromadaires, mal à l’entrejambe !!!Fin de l’excursion à 17h00.
Retour à l’hôtel, repas à 19h30, toujours aussi "délicieux"…. Les tâches sur les nappes du midi sont toujours là !! peut être un problème d’eau pour faire la lessive…. !!!! Pas grand monde dans l’hôtel le soir, la soirée est vite terminée, au dodo. Il fait froid dans les chambres, pas de chauffage qui marche.
Journée 3 : El Faouar – Nefta – Tozeur – excursion amusement 4x4+star wars Départ de l’hôtel à 7h00. En route vers la carrière de rose des sables proches du chott El Jerid. On y arrive après 45min de route. Il fait frais, 14-15°. Le guide local nous présente les différentes sortes de rose des sables et comment elles se forment. On nous propose ensuite d’en acheter. Il ne faut pas les acheter là, c’est bien trop cher. Où alors faire un tour un peu plus loin dans le secteur et en ramasser par terre !!!! Départ vers Nefta, 1h30 de route nous attends. On contourne le Chott El Jerid, on passe un poste de police tunisienne avec contrôle des papiers avant de s’engager le long de la frontière et on roule le long de la frontière Algérienne (on voit les piquets de frontière dans le désert à 50 m de la route). On croise des troupeaux de dromadaires qui broutent dans le désert, on doit même s’arrêter pour en laisser passer un qui traverse la route. Le paysage est de type steppe. Avant Nefta, on passe à côté du poste frontière Tunisie-Algérie d’Hazoua. Je tente de prendre une photo mais le chauffeur me dit que c’est interdit !!! Arrêt pour prendre en photo un panneau « attention traversée de dromadaire ».
Arrivée à Nefta vers 11h00, on s’arrête pour observer la fameuse corbeille de Nefta, oasis naturelle, sur les hauteurs. Il fait bon, on peut se mettre en short. Un vendeur de dattes est présent (comme de par hasard !), le guide nous propose d’en acheter, ce sont soit disant les meilleurs. Ce n’est pas très cher, 5 dinars les 500 g. Elles sont bonnes. Le guide repart avec 2kg de dattes en cadeau ! On ne visitera pas l’oasis. Départ vers le centre de Nefta, où le guide nous propose de déguster une citronade, 1 dinar le verre. Bof. Le guide ressort avec un cadeau du bar !! ben oui il ramène des clients. Temps libre dans le centre de Nefta, souk etc… Il est l’heure de manger, direction l’hôtel à Tozeur. L’Hôtel Hafsid, où on dépose nos affaires. Correct. Heureusement on y reste 2 nuits, mais encore 2 lits simples, pas de lit double. On ne mange pas trop mal. Les plats sont variés. Ça nous change d’El Faouar. En attendant 14h30 et le départ pour l’excursion 4x4 + star wars (2 personnes n’ont pas fait l’excursion et sont restés à l’hôtel), on pique une tête dans la piscine qui est encore à 19-20°. Il fait bon 22-23° et grand soleil. Départ en 4x4, on va sur d’anciennes dunes de sable pétrifiées. Les chauffeurs s’amusent à nous faire peur en montant des pentes et en jouant avec le 4x4. On croise sur la route les décors du film « La soif noire » qui sortira en 2011. Direction un magnifique point de vue. On s’y arrête 10min. On prend la route vers Onk Jemel, un rocher en forme de tête de dromadaire. Arrêt de 30min, on peut monter en haut du rocher. C’est superbe. Départ vers les vrais dunes de sable, les chauffeurs appuient sur le champignon pour ne pas d’enliser. C’est excellent. On arrive face aux décors de Star wars en carton pâte (la menace fantôme, ville de Tatooine), qu’on visite pendant 30min. On repart avec un beau couché de soleil. Arrivé à l’hôtel vers 17h45. Bon repas le soir.
Journée 4 : Tozeur – Chebika – Tamerza -Tozeur Ce jour là, la balade en 4x4 ne durera que la matinée, l’après midi c’est musée + visite tozeur. Départ à 7h30 pour Chebika, l’oasis de montagne, le temps est légèrement couvert, il fait pas chaud (14-15°). On arrive à Chebika vers 8h45. On se fait accompagner par un guide local (on nous recommande de lui laisser la pièce à la fin). Visite de l’ancien village détruit par les inondations des années 60. On monte vers la source de l’oasis de Chebika, on a de très beaux points de vue. Il y a beaucoup de touristes (qu’est ce que ça doit être en haute saison). Il y a des vendeurs de faux souvenirs partout sur le parcours, avec des roses des sables « bleu !! » « Rien n’est cher », des enfants mendient et demandent des produits de france et des dinars ou euros !!!! Le guide ne nous explique pas grand-chose finalement. On arrive à s’esquiver pour rien lui donner comme pourboire (il est payé par l’office de tourisme). Beau site mais le harcèlement des trop nombreux vendeurs nous gâche le plaisir. On s’en va un peu amer.
On s’en va vers Tamerza, un autre oasis de montagne, on est tout proche de la frontière algérienne. On monte à 850m. On arrive dans le hall d’un bel hôtel de luxe qui a une vue sur l’ancien village de Tamerza également détruit. On accède c’est vrai à une belle vue. Bien sur l’intérêt pour le guide est à ce que nous passions dépenser de l’argent dans la boutique souvenir. Il repart avec un cadeau !!! On repart et sur le parking qui était vide à notre arrivée, il y a des 10ène de 4x4 et des 100ène de touristes qui débarquent sur le même point de vue (les fameux marmaras sont arrivés là également !!). On continu notre route vers la « Grande Cascade » de Tamerza. On sent le piège à touristes. Des 10ène de 4x4 sont là. Il y a des boutiques à touristes partout. On se gare. On a 45min de temps libre pour aller voir la cascade. On descend un petit chemin 10 mètres après les boutiques pour arriver à un grand éclat de rire de tout le groupe : « c’est ça la Grande Cascade », une petite cascade de 5m de haut avec très peu d’eau !! ça sent vraiment l’arnaque. Les vendeurs nous harponnent de partout, 1 dinar la photo d’un lézard, vente de palmier etc… On se sauve de misère, on n'ose plus rien regarder. On attend 20min sur le parking le départ de nos 4x4. Tout le monde est dégouté de cette matinée.
Retour à Tozeur, repas à l’Hotel, et à 14h30 départ à pied vers le musée de la vie tunisienne. On a 50min dans le musée. Musée = Mouais…, pas trop mon truc. Ça permet de découvrir un peut l’histoire tunisienne mais bon… Départ ensuite en 4x4 qui nous attendait à la sortie du musée vers la médina de Tozeur. Le guide cette fois nous accompagne dans la médina. Très beau. On sort de la médina, on retrouve le centre et ses souks. Temps libre de 1h30 dans Tozeur. On en profite pour acheter des costumes pour la soirée folklo du soir (en option).
Le soir, à 19h départ vers la palmerais de Tozeur. 10 personnes du groupe sont déguisés, c’est sympa !! on est accueillis par la musique traditionnelle à l’entrée d’un château, verre de bienvenue, visite d’une tente avec des dames qui montrent les différents métiers traditionnels, tissage de la laine, cuisson du pain, écrasement des graines etc… Un peu plus tard, spectacle de chevaux avec guerriers traditionnels dans une sorte d’arène. On nous installe sous un chapiteau pour le repas et le spectacle. Pendant que l’on mange (couscous !!), des groupes de musiques traditionnels et artistes se succèdent, serpents, scorpions etc... Vin à volonté lors du repas. Vers 22h30, fin de la musique alors que l’on commençait à tous danser et bien s’amuser. Le guide nous presse pour partir. Retour à l’hôtel et dodo. Journée 5 : Tozeur – Gabes – Matmata Départ de l’hôtel à 7h00. On traverse le chott El Jerid sur 90km. Superbe, de l’eau à droite et à gauche. On s’arrête au milieu dans un petit café. Vendeurs habituels, toilettes très spéciaux à prendre en photo. Attention, on entend pas les voitures arriver, c’est impressionnant. On continu notre route, on s’arrête une heure après dans un café sympa avec une petite fontaine à l’extérieur : en plein désert !! On peut y manger une fameuse galette de pain berbère avec de la vache qui rit !!! Départ vers Gabes où on arrive vers 11h00. Il est vendredi, jour de grande prière, les minarets hurlent des versets du coran. Le guide nous prévient qu’à 12h00 les magasins ferment pour la prière. A noter que les vendeurs du marché aux épices de Gabes sont encore plus agressifs qu’ailleurs, c’est fatiguant, je vous conseille d’aller dans le marché et les magasins normaux, hors du centre à touriste qu’est la place du marché aux épices !! Rien de spécial à voir dans cette ville.
On part vers 12h00 pour l’hôtel à Matmata, où on déjeunera vers 13h30 (du couscous, servi à table, très bon !!). Chambre avec 2 lits simple collés encore une fois. Hôtel et chambres correctes, piscine pas entretenue, personne ne veut s’y baigner.
Temps libre jusque 15h30, bronzette au soleil !! Puis on part visiter une maison troglodyte. Chez l’habitant. Une petite pièce est demandée en sortant ! On goute la galette de pain trempé dans le miel et l’huile d’olive. Visite intéressante. On reprend la route vers Tamezret, village Berbère. Rien de vraiment spécial à voir. Juste un beau point de vue au dessus du café dans lequel le guide nous dépose. On peut observer le couché de soleil. Retour vers l’hôtel, diner, et dodo avec « chauffage » dans les chambres !!!
Journée 6 : Matmata-Djerba-Zarzis Départ de l’hôtel très tôt, 5h30. Le guide ne veut pas être bloqué à 7h30 au bac vers Djerba. Il risque d’y avoir du monde. On arrive à 7h15 au bac, aucun problème, on monte direct. Traversé de 20min. On descend et en route vers Guelalla le village de poterie. Les chauffeurs et le guide nous déposent dans la boutique à touriste (un chauffeur nous dira qu’il ne peut pas nous déposer ailleurs, qu’il voudrait bien, mais il y a des accords avec la société). Démonstration d’un potier et vente des objets. Prix exorbitant, personne n’a acheté !! On n’est pas des bleus !!!! En route vers la capital de Djerba Houmt souk. On nous dépose devant une fabrique de tapis de l’Etat tunisien avec normalement une démonstration de la fabrique de tapis. Hors c’est samedi et personne ne travaille !! On ne la verra pas. Par contre les vendeurs sont bien là pour nous vendre les tapis. On rentre dans la pièce pour la vente, les vendeurs commencent leur cinéma, un membre de notre groupe arrête tout, il demande qui veut en acheter, personne ne répond, il dit 1,2,3 c’est bon on s’en va !!!! et on est tous parti. trop fort !! A noter que dans le soit disant magasin d’Etat adjacent, la contrefaçon est vendu en magasin, est ce que l’état cautionne la contre façon, le guide et les chauffeurs étaient bien embarrassé de nous répondre !!! Temps libre d’une heure et demi dans la ville. On boit un excellent verre de jus d’orange frais au soleil dans le centre de houmt souk, 1/2 L pour 3 dinars. On fait rapidos les souks qui commencent à nous gonfler sérieusement avec de la contrefaçon à gogo. On tombe sur des magasins à prix fixes tenus par des femmes qui sont excellent avec des produits originaux et de qualité !! Il faut juste les trouver. Départ à 12h00 pour la plage de Zarzis, où on mangera du poisson grillé avec frites et éclair au chocolat en dessert. Pas mal. On nous annonce à ce moment là les horaires retours de nos vols. Le notre est avancé de 19h00 le dimanche à 7h00 du matin( donc levé 3h00) !!! génial…
Retour à l’hôtel du départ, Girkis. Temps libre l’après midi, baignade dans la piscine très fraiche, bronzette. Dernier repas, dodo à 21h00, car levé le dimanche matin à 3h00 pour partir de l’hôtel à 4h00. Journée 7 : Djerba-Paris !!
Conclusion : Bon voyage, superbe paysage surtout le 1er jour, bon rapport qualité prix 399€ on ne trouvera pas mieux ailleurs. C’est pour ça qu’on fera l’impasse sur les hôtels pas toujours propres, la bouffe moyenne, les attrapes touristes et les vendeurs tête à claque des souks qu’on ne supporte plus dès le premier jour !! Je pense que pour ceux qui payent le prix fort hors remise plus de 600€, il y a quand même à redire !! Les chauffeurs sont super sympas, le guide ressort de partout avec des cadeaux, mais reste disponible pour des explications et sympa. Le groupe des 14 ne donnera des pourboires qu'aux chauffeurs mais pas au guide.
Je vais vous raconter mon voyage qui s'est plutot bien passé.
Départ d'Orly le dimanche 14 novembre 2010 à 8h30 (Transavia), rdv à 5h30 à l'aéroport!!!! (à noter le changement d'heure de vol l'avant veille du départ et pour le retour la veille du départ!!!! génial pour les billets de train et la préparation du voyage. Retour à "Roissy" le 21 novembre et oui pas le même aéroport que celui de départ!! pour ceux qui y vont en voiture et la laisse au parking c'est top!!!!! décollage à 7h30 de Djerba sur vol Tunisair (au lieu de 19h pour Orly initialement prévu une semaine avant!!!)
Avant le décollage : dans orly, pas facile de trouver le comptoir de l'agence de voyage Amplitude (à l'étage!!)(qui en fait s'appelle Amplitravel à l'aéroport). Prévoir un retrait important d’argent en Euro à Paris pour changer en dinars en Tunisie (moins de frais banquaires). Vol avec Transavia, pas de boisson ni repas à bord, prévoir un casse dalle !!
Décollage en retard de 55min à 9h25 au lieu de 8h30 Arrivé à Djerba mellita à 11h45 après 2h20 de vol. Température 19°C. Formalité de douane à l'arrivée. Accueil par un chauffeur d'Amélie Voyage (Amplitravel), qui nous fait attendre les autres arrivants. Une fois les 2 autres personnes présentes, départ pour un hôtel à Zarzis (et non Djerba) l’hôtel Giktis. A l’arrivée 13h45, le réceptionniste (pas très agréable) nous donne nos clefs de chambres, un verre d’accueil nous est offert au bar. Les chambres sont correctes (mais en tunisie les finitions ils ne connaissent pas, beaucoup de défaut de finition dans tous les hôtels). Belle vue sur la piscine. Rien ne nous est donné à manger (pas prévu dans le prix). Après midi, on se baigne à la piscine de l’hôtel, très fraiche 16°C, et on prend un petit bain de soleil, ça fait du bien, petite balade sur la plage, superbe couché de soleil. Les derniers arrivants pour le circuit arrivent à 22h00 !!! (de marseille) La bouffe le soir à 19h30 n’est pas super, on en a pour notre prix. Pas énormément de choix, on voit qu’on est en basse saison. On goutte les crudités (beurk pas assaisonnée), on en reprendra plus. Du couscous est à disposition ! (ce sera le plat de la semaine !!!!) RDV nous est donné à 7h30 devant l’hôtel le lundi matin.
Journée 1 Lundi : Première étape : Zarzis-Tataouine-Chenini-Ksar Ghilane (campement Ain Essbat 15km au sud de Ksar Ghilane)
Le RDV 7h30, toujours des retardataires, ça commence bien ! Le guide nous annonce qu’il ne pourra pas être là pendant 2 jours puisque sa mère est souffrante. C’est un chauffeur qui fera office de guide pendant ce temps !!! Nous sommes un petit groupe 14 personnes et 3 4x4. Nous sommes en basse saison ! en saison haute le nombre de 4x4 peut être multiplié par 2 ou 3 ! Le guide Mohamed nous explique le parcours sur une carte avant le départ. Et nous présente les 3 excursions optionnelles : balade en dromadaire, amusement en 4x4 sur le lac salé El Gharsa et visite du lieu de tournage Star Wars, et enfin soirée folklorique. Les 3 pour 65€ par personne. C’est parti pour le circuit.
Nous n’avons pas le chauffeur guide (Boulbaba) désigné en remplacement du guide officiel, comme conducteur. Nous sommes 4 touristes dans le 4x4, les autres sont 6 et 4 par voiture, nous n’avons donc pas beaucoup d’explications. Lors des arrêts techniques Boulbaba nous explique ce qu’on a vu, très professionnel. Notre conducteur est beaucoup plus silencieux Momo (timide ??), que les 2 autres Boulbaba et Ali. Premier arrêt à Tataouine à l’entrée de la ville. 2ème arrêt dans la fabrique de cornes de gazelle (spécialité de tataouine), dans la boutique à touriste, des placiers nous trouvent même des places pour garer les 4x4 devant la boutique !! visite éclair des cuisines par le guide local qui s’empresse de nous vendre ses affaires !! il nous dit même dépêchez vous, d’autres personnes attendent !!! un conseil, ne pas acheter là, allez voir ailleurs il y a d’autre vendeur à 50m vers la place du marché qui sont surement moins cher. Par contre je vous conseil d’en acheter, c’est délicieux !! Quartier libre d’1h ensuite pour aller dans les souks de Tataouine (premier harcèlement par les vendeurs à touriste des souks !! ce n’est que le début !!!) Retour au 4x4 et départ pour la visite d’un Ksour, grenier à grain, prés de Tataouine. Très beau !!! Départ pour Chenini le village Semi troglodyte. Les chauffeurs de 4x4 nous laissent au guide local (en nous disant de lui laisser la pièce !!). Le guide local nous fait visiter une maison troglodyte. Puis nous fait monter jusqu’en haut du village et la mosquée. Les explications ne sont pas très bonne, le guide à l’air pressé !! Mais le paysage est magnifique. Les vendeurs de souvenirs nous harcèlent une fois de plus en haut du village et la descente. 2 dinars de pourboire pour le guide. Descente en bas du village et repas au restaurant Mabrouke. Soupe tunisienne, couscous et cornes de gazelle en dessert (boissons payantes). Serveurs pas très agréables.
Départ pour la meilleure partie du voyage, le vrai désert !! Les routes ne sont plus goudronnées, on prend les routes caillouteuses à 60km/h, à travers le Reg, désert de roche, pendant 1 heure 30. Paysages magnifiques. En route vers Ksar ghilane. Boulbaba prend nos inscriptions pour les excursions.
Le sable prend de plus en plus la place des cailloux. Arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane à 15h45. On traverse l’oasis brièvement (on y retournera le lendemain matin) et on escalade les dunes de sables de l’Erg (désert de sable) pour rejoindre le fort romain au milieu des dunes. Superbe. Les dunes à perte de vue et soleil couchant. Balade de 20min dans le fort romain. Puis reprise de la route vers le campement à 15km au sud de Ksar ghilane en plein désert. On ne dort pas à Ksar ghilane (trop touristique selon le guide) mais au campement Ain Essbat, petit oasis isolé. Arrivé après le couché du soleil vers 17h15 au campement. Répartition dans les tentes. Logement dans des tentes spartiates mais c’est tellement génial de dormir dans le désert, il fait frais (autour de 10° le matin), prévoir un sac de couchage surtout en novembre et en hiver. Le groupe électrogène est mis en route pour quelques heures. Il y a des douches et sanitaires correctes. Repas dans un petit batiment, soupe tunisienne, couscous et dattes en déssert. Après le repas, Ali un des chauffeurs a préparé un feu de camp. On s’installe autour et c’est partie pour le tamtam et les musiques arabes !! génial. A noter qu’après notre arrivé dans le camp, un groupe Marmara avec 8 4x4 est arrivé. Nous étions donc à une 60ène dans le camp. Vers 22h, arrêt du groupe électrogéne, plus de lumière. Dodo ! enfin, pour nous, d’autre (les Marmara !!) font la fête jusqu’à 1h du mat, une personne vomis à côté de la tente d’un de chez nous ! dur dur de bien dormir donc ! Surtout quand une personne alcoolisé ronfle dans la tente d’à côté !!
Journée 2 : Etape Ksar ghilane-Douz-Hotel El Faouar
Matin, réveil à 6h40, départ 7h30, je m’en vais regarder le levé du soleil à 6h50 sur le désert ! excellent. Ptit déj légé, pas grand-chose sur le buffet, mais bon nous sommes dans le désert donc pardonnable !! Départ vers Ksar Ghilane, baignade possible dans la source d’eau chaude de l’oasis à 38°. Temps libre d’une heure. Nous allons faire des photos dans le désert de sable pendant que d’autres se baignent. Les « marmaras »sont déjà à Ksar ghilane !! ils font le même parcours que nous…. On fera la remarque au guide pour les éviter au maximum ! marre de se voir débarquer comme un troupeau de mouton de 60 personnes ! Départ de Ksar ghilane, reprise d’une route goudronnée, vers le nord et vers douz. Arrêt dans un café sympa sur la route. Dégustation d'une bonne galette de pain berbère. Traversé de douz, temps libre dans Douz, personne dans la ville, souk clairsemé, c’est la fête de l’Aïd où les musulmans tuent le mouton. Nous avions été prévenus par le guide.
Arrivé à l’Hôtel El Faouar à El Faouar. Prise des chambres (une nouvelle fois ce sont deux lits simples, ils ne connaissent pas les lits doubles !) dépose des bagages et repas. Repas tristounet et pas bon, nappes de table sales. Quelques clémentines en déssert !! l’Hôtel n’est pas propre, tapis dans les chambres pas aspiré, détour vers la piscine, celle-ci est verte et au ¾ vide avec déchet dedans !! Je veux bien qu’on soit en basse saison mais y’a un minimum quand même ! très déçu par cet hôtel. Pause jusque 14h30.
L’après midi, départ à 14h30 pour la balade à dos de dromadaire (optionnelle) à Za’faran près de Douz , les marmaras nous ont pris de vitesse et sont là bas avant nous. Quand on arrive il y a 40 personnes qui attendent leur dromadaire, on attend qu’ils partent avant que notre groupe de 14 prennent le même chemin. On nous déguise pour l’occasion avec « chèche (turban) » et Djelaba. Départ pour 2h de dromadaire (selon le guide qui a nous rejoint ce jour à Douz, celui qui avait sa mère souffrante) avec visite d’un ancien village ensevelit sous les dunes de sable. Après 15min de dromadaire, arrivé sur le site. Arrêt photo et temps libre de ¾ d’heure. Le paysage est magnifique. Attention des cavaliers déguisés en guerrier vous propose de faire un tour à cheval, contre rémunération bien sur !! Un berbère montre la cuisson du pain dans le sable bouillant. Nous devons attendre que les « marmaras » soit parti pour assister à la démonstration pour notre groupe. Le pain est délicieux et pas de pourboir à donner!!
Départ du site à dos de dromadaire, avec le couché de soleil en prime, durée 30min. Très beau souvenir. On est bien content de descendre des dromadaires, mal à l’entrejambe !!!Fin de l’excursion à 17h00.
Retour à l’hôtel, repas à 19h30, toujours aussi "délicieux"…. Les tâches sur les nappes du midi sont toujours là !! peut être un problème d’eau pour faire la lessive…. !!!! Pas grand monde dans l’hôtel le soir, la soirée est vite terminée, au dodo. Il fait froid dans les chambres, pas de chauffage qui marche.
Journée 3 : El Faouar – Nefta – Tozeur – excursion amusement 4x4+star wars Départ de l’hôtel à 7h00. En route vers la carrière de rose des sables proches du chott El Jerid. On y arrive après 45min de route. Il fait frais, 14-15°. Le guide local nous présente les différentes sortes de rose des sables et comment elles se forment. On nous propose ensuite d’en acheter. Il ne faut pas les acheter là, c’est bien trop cher. Où alors faire un tour un peu plus loin dans le secteur et en ramasser par terre !!!! Départ vers Nefta, 1h30 de route nous attends. On contourne le Chott El Jerid, on passe un poste de police tunisienne avec contrôle des papiers avant de s’engager le long de la frontière et on roule le long de la frontière Algérienne (on voit les piquets de frontière dans le désert à 50 m de la route). On croise des troupeaux de dromadaires qui broutent dans le désert, on doit même s’arrêter pour en laisser passer un qui traverse la route. Le paysage est de type steppe. Avant Nefta, on passe à côté du poste frontière Tunisie-Algérie d’Hazoua. Je tente de prendre une photo mais le chauffeur me dit que c’est interdit !!! Arrêt pour prendre en photo un panneau « attention traversée de dromadaire ».
Arrivée à Nefta vers 11h00, on s’arrête pour observer la fameuse corbeille de Nefta, oasis naturelle, sur les hauteurs. Il fait bon, on peut se mettre en short. Un vendeur de dattes est présent (comme de par hasard !), le guide nous propose d’en acheter, ce sont soit disant les meilleurs. Ce n’est pas très cher, 5 dinars les 500 g. Elles sont bonnes. Le guide repart avec 2kg de dattes en cadeau ! On ne visitera pas l’oasis. Départ vers le centre de Nefta, où le guide nous propose de déguster une citronade, 1 dinar le verre. Bof. Le guide ressort avec un cadeau du bar !! ben oui il ramène des clients. Temps libre dans le centre de Nefta, souk etc… Il est l’heure de manger, direction l’hôtel à Tozeur. L’Hôtel Hafsid, où on dépose nos affaires. Correct. Heureusement on y reste 2 nuits, mais encore 2 lits simples, pas de lit double. On ne mange pas trop mal. Les plats sont variés. Ça nous change d’El Faouar. En attendant 14h30 et le départ pour l’excursion 4x4 + star wars (2 personnes n’ont pas fait l’excursion et sont restés à l’hôtel), on pique une tête dans la piscine qui est encore à 19-20°. Il fait bon 22-23° et grand soleil. Départ en 4x4, on va sur d’anciennes dunes de sable pétrifiées. Les chauffeurs s’amusent à nous faire peur en montant des pentes et en jouant avec le 4x4. On croise sur la route les décors du film « La soif noire » qui sortira en 2011. Direction un magnifique point de vue. On s’y arrête 10min. On prend la route vers Onk Jemel, un rocher en forme de tête de dromadaire. Arrêt de 30min, on peut monter en haut du rocher. C’est superbe. Départ vers les vrais dunes de sable, les chauffeurs appuient sur le champignon pour ne pas d’enliser. C’est excellent. On arrive face aux décors de Star wars en carton pâte (la menace fantôme, ville de Tatooine), qu’on visite pendant 30min. On repart avec un beau couché de soleil. Arrivé à l’hôtel vers 17h45. Bon repas le soir.
Journée 4 : Tozeur – Chebika – Tamerza -Tozeur Ce jour là, la balade en 4x4 ne durera que la matinée, l’après midi c’est musée + visite tozeur. Départ à 7h30 pour Chebika, l’oasis de montagne, le temps est légèrement couvert, il fait pas chaud (14-15°). On arrive à Chebika vers 8h45. On se fait accompagner par un guide local (on nous recommande de lui laisser la pièce à la fin). Visite de l’ancien village détruit par les inondations des années 60. On monte vers la source de l’oasis de Chebika, on a de très beaux points de vue. Il y a beaucoup de touristes (qu’est ce que ça doit être en haute saison). Il y a des vendeurs de faux souvenirs partout sur le parcours, avec des roses des sables « bleu !! » « Rien n’est cher », des enfants mendient et demandent des produits de france et des dinars ou euros !!!! Le guide ne nous explique pas grand-chose finalement. On arrive à s’esquiver pour rien lui donner comme pourboire (il est payé par l’office de tourisme). Beau site mais le harcèlement des trop nombreux vendeurs nous gâche le plaisir. On s’en va un peu amer.
On s’en va vers Tamerza, un autre oasis de montagne, on est tout proche de la frontière algérienne. On monte à 850m. On arrive dans le hall d’un bel hôtel de luxe qui a une vue sur l’ancien village de Tamerza également détruit. On accède c’est vrai à une belle vue. Bien sur l’intérêt pour le guide est à ce que nous passions dépenser de l’argent dans la boutique souvenir. Il repart avec un cadeau !!! On repart et sur le parking qui était vide à notre arrivée, il y a des 10ène de 4x4 et des 100ène de touristes qui débarquent sur le même point de vue (les fameux marmaras sont arrivés là également !!). On continu notre route vers la « Grande Cascade » de Tamerza. On sent le piège à touristes. Des 10ène de 4x4 sont là. Il y a des boutiques à touristes partout. On se gare. On a 45min de temps libre pour aller voir la cascade. On descend un petit chemin 10 mètres après les boutiques pour arriver à un grand éclat de rire de tout le groupe : « c’est ça la Grande Cascade », une petite cascade de 5m de haut avec très peu d’eau !! ça sent vraiment l’arnaque. Les vendeurs nous harponnent de partout, 1 dinar la photo d’un lézard, vente de palmier etc… On se sauve de misère, on n'ose plus rien regarder. On attend 20min sur le parking le départ de nos 4x4. Tout le monde est dégouté de cette matinée.
Retour à Tozeur, repas à l’Hotel, et à 14h30 départ à pied vers le musée de la vie tunisienne. On a 50min dans le musée. Musée = Mouais…, pas trop mon truc. Ça permet de découvrir un peut l’histoire tunisienne mais bon… Départ ensuite en 4x4 qui nous attendait à la sortie du musée vers la médina de Tozeur. Le guide cette fois nous accompagne dans la médina. Très beau. On sort de la médina, on retrouve le centre et ses souks. Temps libre de 1h30 dans Tozeur. On en profite pour acheter des costumes pour la soirée folklo du soir (en option).
Le soir, à 19h départ vers la palmerais de Tozeur. 10 personnes du groupe sont déguisés, c’est sympa !! on est accueillis par la musique traditionnelle à l’entrée d’un château, verre de bienvenue, visite d’une tente avec des dames qui montrent les différents métiers traditionnels, tissage de la laine, cuisson du pain, écrasement des graines etc… Un peu plus tard, spectacle de chevaux avec guerriers traditionnels dans une sorte d’arène. On nous installe sous un chapiteau pour le repas et le spectacle. Pendant que l’on mange (couscous !!), des groupes de musiques traditionnels et artistes se succèdent, serpents, scorpions etc... Vin à volonté lors du repas. Vers 22h30, fin de la musique alors que l’on commençait à tous danser et bien s’amuser. Le guide nous presse pour partir. Retour à l’hôtel et dodo. Journée 5 : Tozeur – Gabes – Matmata Départ de l’hôtel à 7h00. On traverse le chott El Jerid sur 90km. Superbe, de l’eau à droite et à gauche. On s’arrête au milieu dans un petit café. Vendeurs habituels, toilettes très spéciaux à prendre en photo. Attention, on entend pas les voitures arriver, c’est impressionnant. On continu notre route, on s’arrête une heure après dans un café sympa avec une petite fontaine à l’extérieur : en plein désert !! On peut y manger une fameuse galette de pain berbère avec de la vache qui rit !!! Départ vers Gabes où on arrive vers 11h00. Il est vendredi, jour de grande prière, les minarets hurlent des versets du coran. Le guide nous prévient qu’à 12h00 les magasins ferment pour la prière. A noter que les vendeurs du marché aux épices de Gabes sont encore plus agressifs qu’ailleurs, c’est fatiguant, je vous conseille d’aller dans le marché et les magasins normaux, hors du centre à touriste qu’est la place du marché aux épices !! Rien de spécial à voir dans cette ville.
On part vers 12h00 pour l’hôtel à Matmata, où on déjeunera vers 13h30 (du couscous, servi à table, très bon !!). Chambre avec 2 lits simple collés encore une fois. Hôtel et chambres correctes, piscine pas entretenue, personne ne veut s’y baigner.
Temps libre jusque 15h30, bronzette au soleil !! Puis on part visiter une maison troglodyte. Chez l’habitant. Une petite pièce est demandée en sortant ! On goute la galette de pain trempé dans le miel et l’huile d’olive. Visite intéressante. On reprend la route vers Tamezret, village Berbère. Rien de vraiment spécial à voir. Juste un beau point de vue au dessus du café dans lequel le guide nous dépose. On peut observer le couché de soleil. Retour vers l’hôtel, diner, et dodo avec « chauffage » dans les chambres !!!
Journée 6 : Matmata-Djerba-Zarzis Départ de l’hôtel très tôt, 5h30. Le guide ne veut pas être bloqué à 7h30 au bac vers Djerba. Il risque d’y avoir du monde. On arrive à 7h15 au bac, aucun problème, on monte direct. Traversé de 20min. On descend et en route vers Guelalla le village de poterie. Les chauffeurs et le guide nous déposent dans la boutique à touriste (un chauffeur nous dira qu’il ne peut pas nous déposer ailleurs, qu’il voudrait bien, mais il y a des accords avec la société). Démonstration d’un potier et vente des objets. Prix exorbitant, personne n’a acheté !! On n’est pas des bleus !!!! En route vers la capital de Djerba Houmt souk. On nous dépose devant une fabrique de tapis de l’Etat tunisien avec normalement une démonstration de la fabrique de tapis. Hors c’est samedi et personne ne travaille !! On ne la verra pas. Par contre les vendeurs sont bien là pour nous vendre les tapis. On rentre dans la pièce pour la vente, les vendeurs commencent leur cinéma, un membre de notre groupe arrête tout, il demande qui veut en acheter, personne ne répond, il dit 1,2,3 c’est bon on s’en va !!!! et on est tous parti. trop fort !! A noter que dans le soit disant magasin d’Etat adjacent, la contrefaçon est vendu en magasin, est ce que l’état cautionne la contre façon, le guide et les chauffeurs étaient bien embarrassé de nous répondre !!! Temps libre d’une heure et demi dans la ville. On boit un excellent verre de jus d’orange frais au soleil dans le centre de houmt souk, 1/2 L pour 3 dinars. On fait rapidos les souks qui commencent à nous gonfler sérieusement avec de la contrefaçon à gogo. On tombe sur des magasins à prix fixes tenus par des femmes qui sont excellent avec des produits originaux et de qualité !! Il faut juste les trouver. Départ à 12h00 pour la plage de Zarzis, où on mangera du poisson grillé avec frites et éclair au chocolat en dessert. Pas mal. On nous annonce à ce moment là les horaires retours de nos vols. Le notre est avancé de 19h00 le dimanche à 7h00 du matin( donc levé 3h00) !!! génial…
Retour à l’hôtel du départ, Girkis. Temps libre l’après midi, baignade dans la piscine très fraiche, bronzette. Dernier repas, dodo à 21h00, car levé le dimanche matin à 3h00 pour partir de l’hôtel à 4h00. Journée 7 : Djerba-Paris !!
Conclusion : Bon voyage, superbe paysage surtout le 1er jour, bon rapport qualité prix 399€ on ne trouvera pas mieux ailleurs. C’est pour ça qu’on fera l’impasse sur les hôtels pas toujours propres, la bouffe moyenne, les attrapes touristes et les vendeurs tête à claque des souks qu’on ne supporte plus dès le premier jour !! Je pense que pour ceux qui payent le prix fort hors remise plus de 600€, il y a quand même à redire !! Les chauffeurs sont super sympas, le guide ressort de partout avec des cadeaux, mais reste disponible pour des explications et sympa. Le groupe des 14 ne donnera des pourboires qu'aux chauffeurs mais pas au guide.
Excusions autour de Kampot? (Cambodge) English translation pending
Bonjour aux membres de VF et plus particulièrement aux spécialistes du Cambodge.
J’organise pour un groupe d’amis (8 personnes) un voyage au Cambodge en Janvier (25 jours).
Je viens de contacter une agence «professionnelle» à Kampot qui me propose pour 3 jours:
- Un tour au Bokor (route fermée mais autre possibilité pour y aller)
- Un tour aux alentours, Kep + Rabbit Island,
- Un tour en VVT, découverte de la jungle et Water rapides.
Tout compris (lunch, transports, entrées, guide anglophone) chaqu’un des tours est à 20$/personne.
Qu’en pensez-vous, car je ne suis pas au courant des prix pratiqués au Cambodge?
Merci pour vos réponses.
Gilles
Voyage sur Bangkok: échange de monnaie, idée d'une visite originale et quartiers à éviter? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à Thaïlande dans 1 mois et j'ai quelques questions
1_Pour éviter trop de frais de retrait on m'a conseillé de convertir de l'argent en dollars puis d'échanger des dollars en baht à l'aéroport…Qu'en pensez vous?
2_Qu'avez vous fait de sympa, original ou fou à Bangkok? j'attends des propositions!
3_Y'a-t-il des quartiers craignos ou à éviter à Bangkok?
Merci pour vos réponses,
Je pars à Thaïlande dans 1 mois et j'ai quelques questions
1_Pour éviter trop de frais de retrait on m'a conseillé de convertir de l'argent en dollars puis d'échanger des dollars en baht à l'aéroport…Qu'en pensez vous?
2_Qu'avez vous fait de sympa, original ou fou à Bangkok? j'attends des propositions!
3_Y'a-t-il des quartiers craignos ou à éviter à Bangkok?
Merci pour vos réponses,
Premier voyage avec enfants à Cuba, hôtel Gran Club Santa Lucia English translation pending
Bonjour a tous!..je souhaite voyager en janvier a cuba avec une amie et nos deux enfants...8 ans! C'est un premier voyage!!! On pense aller au gran club santa lucia..
On a plusieurs questions telles que: Est-ce qu'on y trouve de l'eau embouteillée? Comment est la nourriture? faut il amener nos propres serviettes? les enfants sont ils vraiment bienvenus? Est ce quil y a des excursions possibles? Est ce loin de l'aeroport? les enfants peuvent assister au spectacles (s'il y en a..)? La temperature en janvier? brefs pleins de questions d'ordres générales!
merci!
merci!
Repas de régime à bord du MSC Fantasia? English translation pending
Bonsoir.
Savez vous si à bord du fantasia il y a possibilité d'avoir des repas de régime? au niveau des restos, car à la cafèt on prend ce que l'on veut, nous y étions l'an passé mais je ne me souviens plus si il y avait des repas de régime, mon époux n'était pas au régime l'an passé.
merci
ANNIE
Savez vous si à bord du fantasia il y a possibilité d'avoir des repas de régime? au niveau des restos, car à la cafèt on prend ce que l'on veut, nous y étions l'an passé mais je ne me souviens plus si il y avait des repas de régime, mon époux n'était pas au régime l'an passé.
merci
ANNIE