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Petit itinéraire sympathique pour un mois et demi à Bali? English translation pending
by Bratch74 · 2008-11-16 · 15 replies
🙂je part a bali le 5 juillet et je repart le 23aout je souhaiterai avoir un ptit itineraire sympa, les villes a visité les incontournables les belles plages pour se baigné et surtt des ptit hotel sympa et pas trop cher merci beaucoup
Hôtel agréable à Ubud? (Bali) English translation pending
by Zeprof · 2008-10-13 · 22 replies
Je cherche un hotel pour une quinzaine de jours à Ubud pour 35 euros gros maximum. J'ai entendu parlé de Nick's pension et nick's cottage. Lequel est le plus sympa d'après vous et peut-être le mieux situé ( je ne connais pas du tout Bali). Merci de me donner vos opinions et vos adresses. Cheerio Isa
Le Gabon... C'est la forêt tropicale! English translation pending
by Orelyf · 2008-09-14 · 26 replies
Mbolo !

Je suis une jeune sourde de 21 ans, et je suis partie seule au Gabon... Comment cela est arrivé ?

Il y a un an et demi, j'ai découvert la Fondation Zellidja qui encourage les jeunes à voyager en solo dans le monde. J'ai décidé de tenter, et j'ai été en Inde... Ca a été super, et cette fondation me propose encore 2ème voyage, et j'ai choisi le Gabon.

Le Gabon se trouve en Afrique Centrale, tout près du Congo et de l'Océan Atlantique. J'y suis allée pour découvrir la forêt et les peuples.

Arrivée au Gabon, je suis accueillie par les sourds pendant la 1ère semaine. Ensuite, je pars avec un groupe d'entendants vers le village lointain, le village des pygmées. La route n'a pas été facile pour moi, car je ne suis pas habituée à vivre avec les entendants... J'ai été frustrée à cause des problèmes comme ils ont oublié de m'informer sur quelque chose alors que les autres sont déjà au courant... Mais à part cela, ils sont très sympa. Ce groupe est composé d'un grand homme blanc avec ses enfants en général noirs (adoptés ?)

Ils devront y rester pour quelques jours, et moi j'y resterai pour 3 semaines. Quand ils partent (sauf 4 personnes qui devront partir le lendemain matin), je suis surprise que le fils du chef des village veut se marier, il m'insiste.... Cela m'a terrifiée, et j'étais partie le lendemain matin avec 4 personnes entendantes (ouf, ouf!)

C'était au village d'Ikobé.

Après plusieurs heures de route, je décide de m'installer dans le village de Sindara. Un lieu très joli avec une immense fleuve Ogogué ! La forêt est tellement belle, les villageoises y vont tous les jours pour recolter des aliments comme des tuberculoses. Et c'est très bon à manger. Ca ressemble à la pomme de terre, mais avec plus de saveur ! Les hommes abattent plutôt la forêt pour créer un peu plus de la culture, pour y mettre des plantations, et pour pouvoir manger ! Dans la forêt, on peut trouver des noix de coco, des fruits tombés par terre. Dommage que pendant mon voyage, ce n'est pas la période des fruits. La meilleure est après la mousson, c'est à dire Novembre, Décembre ou plus tard ! Les villagois n'ont pas besoin d'argent pour survivre ! Nous, les urbains si ! Il existe quelques mauvaises rencontres là-bas, mais en général, ils sont gentils, serviables, disponibles ! Vivre avec les entendants n'est pas toujours facile, une fois cela m'a piquée une rage... Parce que j'ai demandé au chef de me laisser partir avec un jeune gars très sympa, John-Jack, à la soirée dansante, il a dit oui... Et le lendemain, il change d'avis pour une raison bidon... Mais heureusement qu'on l'a convaincu, et j'étais libérée... Ouf ! Ou bien, je lui demande quelque chose, et il dit : "oui, on le fera demain". Mais le lendemain, rien... Cela me fait un peu chier, et j'ai demandé aux sourds qui ont vécu avec les entendants (ex: leurs parents). Ils ont connu cela... Ah, là, là ! Pas facile, mais au moins, je suis passée par là comme eux, et comme ça, si la prochaine fois ça recommence, je saurai gérer mes sentiments, et dire tout de suite ce qui ne va pas pour éviter d'être en colère 😛

John-Jack m'heberge ensuite chez sa mère, là où vit sa petite soeur sourde de 10 ans qui ne va pas à l'école. J'ai aidé cette famille à contacter l'association des sourds pour qu'elle aille à l'école. Et elle y ira à la rentrée prochaine (en octobre, je crois). C'est super ! Chez elle, pour la première fois, je me lave dans la rivière... Trop bien ! Avec ses frères, j'ai visité la forêt, plus loin que d'habitude... J'étais heureuse ! Ils sont motivés pour discuter avec moi ! Je commence à apprendre la langue des signes à John-Jack, après avoir utilisé l'écriture et les gestes simples comme moyen de communication. La petite sourde m'apprend beaucoup de choses sur sa façon de se comporter avec les entendants : ne pas se sentir frustrée.

Sindara est un endroit très joli, je l'aime beaucoup... Mais je devrais y quitter le 11 Août, cela m'a fait mal, ils me manquent tous !

En route vers Libreville, pour retrouver les sourds, ça a été une essence pour moi. Et toute de suite, le lendemain hop à Cocobeach pour vivre dans une village de la famille de Jean-Paul, un entendant qui sait signer. Je comprends beaucoup mieux grâce à cet "interprète" ^^ Mais je connais moins bien ces villageois que ceux de Sindara (car moins de communication directe). A Cocobeach, je découvre beaucoup de choses sur le monde du Bwiti, et des esprits !!!! J'ai vu des personnes se faire posseder !!! 😮 Si je ne me trompe pas, ceux qui se font initier peuvent se faire posseder, pas les autres, donc pas moi ! 😉

Les transports se font en voiture, je paie le conducteur, et voilà on roule... Parfois c'est confortable, parfois c'est inconfortable mais mémorable ^^

Pour resumer un peu, le Gabon c'est un pays magnifique avec des personnes folles, et des personnes super ! Mais ça m'a fait mal quand j'apprends ce que les Gabonais pensent des Blancs... comme des Dieux ! Ils sont heureux de les rencontrer, ils espèrent recevoir quelque chose de leur part... Mais qu'est-ce que je peux leur donner à part mes idées, et mes paroles ? Encore plus triste quand des Gabonais envient à la vie des Européens, ils n'ont pas vu l'importance qu'ils ont en Afrique : l'or vert ! La nourriture gratuite de la forêt ! Pas tous les Gabonais pensent à cela, il y en a qui aiment le Gabon, et d'autres préfèrent y quitter pour trouver quelque chose de mieux...

Vous pouvez lire mon blog orelyaugabon.blogspot.com, il y a des photos.

🙂

Je tiens à remercier à la fondation Zellidja pour me permettre de voyager là... Bien que j'étais partie seule, j'étais bien entourée ! Ces deux voyages de Zellidja m'ont fait beaucoup refléchi, je me connais mieux, ils ont cassés mes idées reçus, des préjugés ! Ils m'ont permise d'être plus forte, et surtout je sais ce que je veux faire dans la vie ! Je remercie aussi à Choucarde dans ce forum de m'avoir conseillée de partir au Gabon, et à Armel de m'avoir aidé à obtenir le document pour le visa. A ma famille, à mes amis aussi de m'avoir laissée à nouveau partir... Et à tous les gabonais qui m'ont aidée, qui m'ont protégée... C'est leur pays qui est en beauté...

Malheureusement, des centaines d'arbres sont coupés par jour, par des sociétés... par des patrons très riches français, belge, européens, chinois... C'est très triste... Et en échange de ces arbres, on donne de l'argent au gouvernement gabonais qui est très riche aussi. Mais le reste du peuple est pauvre (peu de sous, mais ils se nourissent bien grâce à la richesse de la forêt). Et pourtant, croyez-vous que la nature est à vendre? Que les arbres sont à vendre? Le monde, tous les éléments du monde ne sont pas à vendre.

Si vous voulez aller au Gabon, n'oubliez pas de voir la forêt, elle est très jolie !!!!
Retour de trois semaines en famille à Java-Bali-Lombok English translation pending
by Ericb · 2008-09-12 · 7 replies
Apres le sri lanka, la thailande et la malaisie-borneo l’an passé (CR sur le forum !), cap cet été sur l’indonesie (java-bali-lombok ) pour 3 semaines de decouvertes à 5 avec nos 3 ados (14-14-16)! Fruit des experiences des uns et des autres recoltées notamment sur ce forum, voici donc pour info, le circuit effectué ; à mon tour donc de repondre bien modestement avec plaisir aux questions et commentaires que ce recit pourra susciter !! ( détails des couts, photos, en MP pour ceux qui le souhaiteraient )

J1 : geneve ->zurich--> singapour ->denpasar -nuit à kuta (bali) Vol avec singapore airlines booke des janvier pour beneficier du meilleur tarif ; comme prevu service irreprochable, B777-300 derniere generation avec le top de l’equipement video-audio Kuta : hotel adi dharma : au calme bien qu’ au centre de kuta, belle piscine, chambres correctes J2 -J3 : surf à kuta : nos fils voulaient absolument "essayer" le surf : kuta est le spot idéal pour les debutants ; etant completement novices, ils ont pris une leçon le premier jour, mais le second on a loué des surfs a prix derisoire sur la plage et ils se sont vraiment amusés et se sont debrouilles seuls sans difficulté ! Tanah lot : en taxi, pour arriver comme tout le monde pour le coucher du soleil ; d’accord c’est vraiment surpeuplé, mais le site est magnifique ! Bien qu’etant effectivement infesté d’australiens plus ou moins surfers et/ou buveurs de bintang, de boutiques billabong-rip curl occidentales et d’echoppes de souvenirs peudo-balinais ; kuta ne nous a pas deplu, contrairement aux avis "classiques" ; meme l’ambiance sur la plage pourtant assez bondée est sympa, avec un melange de touristes et d’indonesiens qui viennent vous prendre en photo, des vendeurs de tout et de rien pas trop agressifs, et des couchers de soleil magnifiques J4 : vol jogjakarta -prambanan - nuit borobudur Pour la partie java, on voulait abolument limiter au maximum les longs transferts en voiture et les aleas ; je suis donc passé par une agence locale (globalaventure) pour enchainer "rapidement" prambanan-borobudur-jogjakarta et bromo-kawaijen ; donc vol denpasar -jogjakarta à midi, visite de prambanan l’am, passage vers la coulee de lave du merapi et nuit à l’hotel manohara à borobudur ; le lendemain matin visite de borobudur, puis voiture jusque jogjakarta, vol jogjakarta ->surabaya, voiture pour finir jusqu’au lava view lodge au pied du bromo ; le lendemain matin bromo, puis route jusqu’a sempol au pied du kawa ijen ; le surlendemain matin kawa ijen, puis voiture+ferry -->bali -pemuteran ; rythme donc assez soutenu, 3 jours avec lever matinal mais finalement pas trop fatigant car tout s’est bien enchaine, avant une partie plus "cool " sur bali Les vols interieurs que l’on a empruntes (dps ->jog (garuda), jog ->surabaya (batavia), et plus tard dps --> mataram (merpati) se sont deroules sans problème bien que toutes les compagnies indonesiennes soient blacklistées ; l’ etat des appareils ne nous a pas specialement inquietes, et on a juste eu un peu de retard assez classique apparemment - pour les billets, utilisation de travelindo.com (avec paiement via paypal ) sans aucun souci Prambanan: un des candi vient juste d’etre rouvert au public, suite à la renovation consecutive au tremblement de terre de 2006; ne pas hesiter a prendre un des guides francophones à l’entree ; Merapi : la vue sur la "coulée de lave" est decevante (pas de lave, juste en fait les stygmates de la derniere eruption =coulée de boue) ;donc pas d’interet (sauf pour ceux qui veulent faire le sommet) Nuit à borobudur : le manohara est super bien situé (acces à pied au temple ) ; chambres "moyennes" (ça sent l’hotel impersonnel destiné plutot aux groupes), restaurant moyen idem - permet surtout d’arriver tres tot (= avant les groupes ) à borobudur J5 :borobudur- jogjakarta - vol surabaya- voiture --> semoro lawang (lava view) Comme tous les guides conseillent d’arriver tot à borobudur, c’est finalement beaucoup plus peuplé à 8h du matin qu’à 10 h ! ; en evitant les hordes de touristes, on parvient à prendre des photos magnifiques, car le site est quand meme "incontournable " Sur la route vers jogjakarta, visite possible d’ateliers de travail de l’argent -interessant - Jogjakarta: nous avons juste "traverse" le craton (batiments peu spectaculaires, beaucoup de parties non visitables), passé un peu de temps au marche aux oiseaux, et tenté le becak ; bien sur, c’est tres court et "superficiel", mais on n’ pas regrette d’avoir passé si peu de temps à jog, vs ce qu’on a pu voir plus tard Le vol jog-->surabaya permet d’eviter les 8h de voiture jusqu’a malang ; cela dit le trajet surabaya-->bromo (cemoro lawang ) est quand meme long (route cotiere bondée) ; on a fait un stop à sidoarjo ( = volcan de boue, voir reportage thalassa en juin ) et sommes arrives vers 21h au lava view hotel Lava view lodge : chambres ( ="suite " familale pour nous 5 ) propres, assez basiques; de toute maniere, c’est lever le lendemain matin vers 4h, donc on ne s’attarde pas à l’hotel!) J6 : bromo - voiture --> arabica home stay sempol Le lever du soleil sur le bromo depuis le mont penanjakan est vraiment à faire ; bien sur, on est environ 300 à y monter tous ensemble en 4*4 et à attendre ce moment, mais en se concentrant sur le panorama ... . Idem, la balade à dos de mulet dans la mer de cendres de la caldeira pour acceder ensuite au bromo, la montee des quelques q marches, et le spectacle du cratere fumant du bromo lui-meme sont incontournables ... En reprenanant la voiture dans la matinee, on arrive sans problème dans l’apres midi à sempol pour se rendre le lendemain au kawa ijen ;;; Arabica home stay à sempol : hotel vraiment basique ; principal atout = dans une plantation de cafe, ce qui permet de se balader dans le village associé a cette plantation, de faire le tour des plantations et de l’usine de traitement ..., apparemment l’autre hotel de sempol ( catimor ) a été recemment rénové et serait "mieux" (dixit notre guide ) ; mais idem, de toute maniere on ne fait qu’y dormir pour se lever le lendemain aux aurores ... J7 : kawa ijen - voiture+ferry--> bali -nuit jubawa home stay pemuteran Kawa ijen : la montee au cratere est facile (maxi 1h30 ) ; la faire absolument le plus tot possible, car permet des lors de descendre au fond du cratere sans trop de soucis avec les vapeurs de soufre ; on a croisé pas mal de personnes qui etaient parties plus tard et de ce fait n’ont pas pu ou voulu descendre (car trop enfumé), ce qui est pourtant "indispensable" ; tout ce qu’on peut lire sur le kawa ijen (le volcan lui -meme, le lac "d’acide", les conditions d’extraction du soufre hallucinantes avec les porteurs vehiculant des charges de 80kg ) on l’ a vraiment ressenti ; cela dit, le site est frequente au ¾ par des francais (merci nicolas hulot - ) et le contraste entre les nombreux frenchies parfois surequipes pour descendre dans le cratere et les porteurs indonesiens en tongues est quand meme saisissant ; prevoir des cigarettes et des bonbons pour les porteurs (de toute maniere ils vous le reclameront, que vous souhaitiez ou non les photographier ) En reprenant ensuite la route depuis sempol jusqu’au ferry de ketapang, on arrive sans problème à pemuteran dans l’apres mdi .... Pemuteran : bien qu’ayant tente de reserver plus de 2 mois avant le depart, j’ai eu beaucoup de difficultes pour trouver un hebergement à pemuteran ; on a finalement atterri au jubawa home stay qui est d’abord un resto + dive center proposant egalement des bungalows tres chouettes dans un petit jardin; detail : ne pas oublier les boules quies si on veut dormir un peu, car basse cour et "hotel " ne font qu’un ( chant des coqs toute la nuit ...) - J8 : snorkeling pulau menjangan Le but de notre stop a pemuteran etait le snorkeling à pulau menjangan : des sorties sont organisées sans problème quotidiennement, incluant transport- bateau-equimement -repas le mdi- permis pour la reserve ...) ; mon avis perso est que les fonds sous marins (snorkeling ) sont tres beaux (corail non abime), sans etre exceptionnels (c’est vrai qu’après sipadan en malaisie, on devient difficile !), les tarifs pratiques sont excessifs et les sorties "trop encadrées" ( on suit le guide, on fait demi tour sur ordre, le bateau repart à telle heure, ....) La plage de pemuteran (sable noir ) nous a bien plus plu, les possibilites d’hebergement restreintes font que la frequentation touristique y est faible ! - par hasard, on est tombe sur l’hotel adi assri qui vient d’ouvrir pres du "port" et du village de pecheurs : super resto pres de la plage, accueil excellent : allez y ! J9 : voiture -->ubud (via danau bratan) Avant de repartir de pemuteran, on est passe au reef seen aquatics (dive center + bungalows+ "turtle hatchery" ) - peu de tortues visibles, mais en arrivant tot le matin, on peut "participer" au relachement de jeunes tortues sur la plage ; à la sortie de pemuteran, le pura pulaki est à voir (macaques en bord de mer, pas de touristes, ...) Pour le transport pemuteran -->ubud, le jubawa nous avait trouve un transport au tarif "excessif", ils profitent sans doute de l’isolement de pemuteran (et du fait que les touristes n’y viennent que l’ete ) pour faire monter les prix ... Route jusqu’a ubud via lacs tamblingan, bedugul et danau bratan : le temple ulu danu dans son paysage de carte postale est bien entendu à voir, mais c’est quand meme un peu trop infeste de touristes ; juste avant bedugul, s’arreter au "strawberry stop" (c’est dans le LP ) si on veut se faire une orgie de fraises .... Ubud : vu le nombre "illimite" d’hebergements possibles à ubud, j’avais croise le classement du site tripadvisor (90 hotels à ubud !) avec notre budget pour lancer ma recherche : je suis "tombe " ainsi sur le saren indah, et là bingo !: l’hotel est situe juste au sud de monkey forest (donc au calme, mais pas loin du centre ), au milieu des rizieres, chambres magnifiques, belle piscine ... :que du bonheur ! - de plus il est juste à cote du resto lakaleke qui est egalement magnifique et qui propose certains soirs ( ca tombait bien pour nous) un spectacle de kecak dance remarquable J10 +J11 : ubud + VTT kintamani ->ubud ; yeh pulu + goa gadja La balade vtt (proposée par plusieurs agences ) est vraiment à faire : elle permet à la fois de traverser des villages à l’écart des "grands" axes, de parcourir les rizieres sur des chemins, le tout sur un parcours d’environ 35 km tres facile car tout en descente depuis les environs de kintamani; le seul côté un peu "technique" : slalomer entre les rizières à l’arrivée vers ubud - c’est une bonne alternative pour se balader pour nous 5 qui ne pouvions pas louer de scooters . On a pu s’arreter au temple gunung kawi Parmi les multiples spectacles de danses, nous avons assiste aux classiques "legong et barong" au palais royal ; bien arriver à l’avance pour avoir une place correcte si on veut voir quelque chose ... ; evidemment hyper - touristique, et à choisir kecak dance plus spectaculaire (car nombreux danseurs autour d’un feu) Parmi les restaurants testés : le repute wayan cafe : si on veut du smoked duck, il faut le commander avant - tester aussi pour changer de la bintang, le rose de bali plutot honnete ! J12 : ubud ->denpasar ; avion ->mataram (lombok ) -nuit sengiggi Pour notre partie sur lombok, voulant à la fois inclure le rinjani + quelques jours à kuta sans avoir a galerer à l’arrivee à mataram, je suis passé par l’agence locale rinjanitrekking qui a à la fois "organisé" le trek et fourni une voiture + chauffeur pour faire mataram -sengiggi-senaru, et qu’on a ensuite conserve pour faire senaru -> cemoro lawang-kuta, les balades autour de kuta, et qui nous a déposé a l’embarcadère des gilis (bangsal ) Nuit au puri saron : beaux bungalows, belle piscine J13 :voiture sengiggi ->senaru -trek rinjani ; nuit pos IV Pour le trek, nous n’avions ni le temps ni forcement le souhait de faire le sommet via donc le circuit "classique" 3j-2n (rappel : on a 3 ados ); on s’est donc contenté de l’aller retour senaru <-> cratere (2j-1n) ; le denivellé est assez important, mais finalement pas si difficile contrairement à nos craintes: en partant à 10h, on est montes jusqu’ au bord du cratere en environ 5h, ce qui fait qu’en comptant les arrets, on a eu le temps de voir le fabuleux coucher du soleil depuis le cratere, et de redescendre dormir au pos IV (200m sous le cratere) ; le lendemain matin, on est remonté voir le lever su soleil, et on avait tout redescendu pour midi ; le chemin est tres frequente par les indonesiens qui vont frequemment sejourner au bord du lac segara anak et est de ce fait bien "balisé;" ; des bonnes baskets suffisent pour la partie qu’on a faite ; d’ailleurs notre guide et les porteurs (et d’autres indonesiens croises) montent en tongues ... ; bien prevoir des vetements chauds ( on dort à 2600m ...) et profiter de la vue .( plus belle d’ailleurs au coucher qu’au lever du soleil selon nous) ... J14 : redescente rinjani -> senaru ; voiture -->kuta via cembalu lawang (route magnifique, paysages tres varies, pas un touriste) Kuta : novotel : hotel magnifique mais isolé ; ne surtout pas y rester le soir (resto hors de prix ...) Par contre le ptit déj ***; en cherchant un peu on arrive à trouver un transport jusque kuta ; parmi les restos testes, c’est le family cafe que nous avons prefere (pour le cadre, le poisson ...) J15 -J16 plages alentours de kuta ( tanjung aan, mawun, mawi, selong blanak) - combat sasak pres de praya Les plages à l’est et à l’ouest de kuta sont magnifiques, quasi desertes ... pour combien de temps encore ?.... on a en plus eu la chance de passer à selong blanak alors qu’ un mariage sasak etait celebré sur la plage et dans le village ... Notre chauffeur nous a également guidé vers un village ou se déroulait un "stickfight"(seulement en août) ; pas un seul touriste à la ronde, et notre presence a davantage intrigué les sasaks que les combats eux-memes ! J17 : kuta ->bangsal (via sasak village rembitan, labupi, mataram ), ; bateau ->gili trawangan Entre kuta et mataram, on s’est arretés (decrit dans le routard) au sasak village de rembitan et à lapubi (sculpture sur bois ) ; comme partout ailleurs à lombok, nous a semblé plus "authentique", moins "touristique" qu’a bali Arrivés à bangsal, vus les avertissemets du LP, on est directement alles negocier au bureau du port un bateau pour 5 jusqu’ a gili trawangan ( sans souci finalement) J18- J19 gili trawangan Hotel : beach house - meme en m’y prenant 2 mois à l’avance, j’ai un peu galéré pour trouver l’hebergement souhaite à gili trawangan ; finalement, on a atterri au beach house qui est d’abord un excellent resto, mais possède egalement des bungalows ; les plus eloignes de la plage permettent de dormir tranquillement malgre la chaude ambiance musicale nocturne en provenance du bar tir na nog tout proche, certains possedent même une petite piscine privee .... (bon, on ne s’est pas prives...) ; cela dit, par rapport à ce que j’avais pu lire voire craindre, trawangan c’est quand meme pas ibiza ou saint trop ! Le tour de l’ile à vélo (enfin en poussant le velo dans le sable ...) est a faire ; aucun risque de deshydratation : plusieurs haltes sympathiques avec sofas face à la mer ..... Pour le snorkeling, on a prefere, à 5, louer un bateau pour la journee plutot que de prendre un "snorkeling tour classique" (pas plus cher, et ca evite de se retrouver à 20 sur le meme spot ) ; le bateau est utile autour de trawangan, car pas mal de courant (donc pas evident de partir du bord ni revenir à la nage à cause du courant ) ; les coraux sont assez abimes, on n’a pas trouve (là ou le bateau a stoppé) une super-densite ni variété de poissons (ah, la malaisie!), mais on a vu des tortues ! J20 : speedboat gilicat -->padangbai ; voiture ->jimbaran ; surf kuta Le trajet en speedboat jusque padangbai via gilicat dure environ 1h30 (via bangsal) - ça secoue pas mal (donc se placer tout de suite à l’arriere du bateau !) Et eviter de prendre le blue water qui arrive a benoa ce qui rallonge d’une heure le trajet maritime; en partant à 11h de gili, on est arrives vers 15h à jimbaran, le temps de faire une derniere seance de surf à kuta (bali) !: Jimbaran : hotel puri bamboo : belle piscine, au calme, chambres spacieuses On a bien sur termine par un resto de poissons sur la plage de jimbaran (secteur proche du puri bambu ) ; bien touristique, carte identique pour tous les retos, mais quand meme bien agreable au bord de l’eau (ne pas hésiter à demander un "discount", ils le font tous ! ) ; J21 :denpasar- singapour-zurich -geneve

Voilà c’est terminé ...En resume, 3 semaines tres contrastées entre java, bali et lombok, avec en commun le sourire, la facilite pour tout organiser sur place, des paysages hors du commun ; meme si le "programme" était assez soutenu, on n’ a quand meme pas passé trop de temps dans les transports, et on a pu se "poser" regulierement " - aucune "mauvaise surprise" ni galère, aucun souci alimentaire, des super hotels : on est murs pour sumatra, flores, sulawesi, komodo, sumba, alor, ..... !!!
Itinéraire sur Sulawesi en Indonésie au mois d'octobre English translation pending
by Lionelm · 2008-08-25 · 11 replies
salut à tous,

je prévois un voyage là-bas en octobre. Je suis à la recherche d'infos, notamment : qui sait ou comment trouver un guide indépendant dans la région pays Toraja (Rantepao ou Ratutumonga ) pour organiser 3 jours de trek hors groupe ? dans le même registre je cherche aussi des contacts dans la région Lore Lindu National Park, Tentena ? est-ce quelqu'un a fait le Mt. Balease, à côté de Masamba ?! niveau togian est-il possible de parcourir l'archipel et de de rejoindre Luwuk sans repasser par Poso et Ampana ?

D'avance merci pour les infos. ci-dessous mon ittinéraire pour les plus curieux.

bien à vous. Lionel

Itinéraire

Samedi 4 : QR 084 H 04OCT Genève-Doha 1145 1855 QR 624 H 05OCT Doha-Denpasar 0115 1800

Dimanche 5 : Denpasar (1 nuit) : réserver vol Denpasar Padang pour le lendemain prendre info pour le retour : Luwuk-Padang-Denpasar-Mataram voir si possible d’organiser une ballade avec Indo Sella : (25210) pour le mardi 7

Lundi 6 : Denpasar Padang Padang Rantepao (+/- 12h): direction « gare des bus »

Pays Toraja Tana Toraja (1 : 85000), Periplus Rantepao Tourist Office : (23369), Jl Pao Pura

(option Ratutumonga, 20 km au nord de Rantepao, prendre bemo pour Lempo depuis le terminal Bolu à Rantepao) à Rantepao : chercher logement Indo Sella : (25210), Jl Suloara 113 (kayak, VTT, Randonnée) (demander infos pour Sa’dan, Sapan, Pulu Pulu, Baruppu, Pangala, 3 jours) à Ratutumnonga : départ pour le Gunung Sesean, 5h, derrière le landorondin Homestay

Mardi 7 : Pays Toraja – Rantepao, excursion avec Indo Sella : (25210) Mercredi 8 : Pays Toraja – Ratutumonga Jeudi 9 : Pays Toraja Vendredi 10 : Pays Toraja – Pendolo (Lake Poso) Samedi 11 : Pendolo et environ > voir si possible de louer moto ou jeep (ou prendre le bateau direct pour Tentena) Dimanche 12 : Pendolo – Tentena en bateau (8h, depuis la jetée proche du Mulia Hotel) Lundi 13 : Tentena-Bomba : à Bomba on devrait pouvoir trouver un guide pour 40'000 par jour départ excursion Lore Lindu National Park Mardi 14 : excursion Lore Lindu National Park Mercredi 15 : excursion Lore Lindu National Park Jeudi 16 : Bomba-Tentena-Poso-Ampana Vendredi 17 : Ampana-Wakai-Pulau-Kadidiri Samedi 18 : Tojian Dimanche 19 : Tojian Lundi 20 : Tojian Mardi 21 : Tojian Mercredi 22 : Wuluk-Padang-Denpasar-Lombock-Senaru Jeudi 23 : Rinjani Vendredi 24 : Rinjani Samedi 25 : Rinjani Dimanche 26 : Lundi 27 : Mardi 28 : Mercredi 29 : Jeudi 30 octobre 2008 :
Indonésie. (Hello) mystère et boule de gomme. Infos pratiques English translation pending
by Ragamuffin · 2008-06-26 · 9 replies
Indonesie. (Hello) mystère et boule de gomme. Infos pratiques.

Avril-Mai-Juin 2008 - Indonésie Jour 1 (28 avril 2008) : Arrivée vers 14h00 à Jakarta (vol Etihad 739Euro A/R de Bruxelles via une très/trop longue escale à Abu Dhabi (6h30!); Bus de l'aéroport (à 200m à gauche en sortant) pour la gare de Gambir 15.000Rp (entretemps le prix est passé à 20.000Rp) environ 1h de trajet. A pied jusqu'à Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 40.000Rp fan/sans sdb, trés basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 - 4 : séjour à Jakarta. Jour 5 : 13h00 départ du bateau de la Pelni le Sirimau 924.000Rp première classe incluant les trois repas. Jour 6 : escale à Semarang. Déjà 2h de retard sur l'horaire. Jour 7 : toujours en mer et arrivée tardive vers minuit (pres de 5h de retard) à Batulicin (Kalimantan). Objek (moto) 15.000Rp (beaucoup trop!) pour 2km et un hôtel trop cher (hotel Ebony). Nouvel objek pour 1km 10.000Rp Hotel Surya 75.000Rp sdb ext. avec ptdéj, correct. Il y a de "petits hôtels" à peu de distances du port. Jour 8 : bémo jusqu'au terminal sud 2.000Rp. Bus 45.000Rp pour Banjarmasin trajet 8h route en mauvais état. Hotel Perdana 70.000Rp avec sdb et ptdéj. Je ne recommande pas le Bornéo Homestay (patron peu sympathique - mais il organise des excursions - et situé dans un quartier des plus sinistres). Jour 9 : partage d'une excursion (assez insipide) avec un couple de Berlinois (www.henry-fuchs.net) puis virée en bémo à Martajuna et Cempaka. Jour 10 - 11 : balade a pied dans Banjarmasin. Petit tour à pied conseillé : départ au marché situé au nord de la grande mosquée et dans une rue parallèle à la rivière Martapura, de là prendre la Jalan Anbasan Kecil Timur (rive sud) jusqu'au fleuve .... et revenir par la Jalan Anbasan Kecil Barat (rive nord) en prenant à un certain moment la rue qui longe la rivière Sungai Miai d'un côté et revenir par l'autre rive. Jour 12 : bemo 25.000Rp pour Kandangan trajet 3h (attention les "pick-up" pour Loksado ne partant de Kandangan que le matin de 10h a 11h il est préférable de quitter Banjarmasin tôt le matin) hotel Loksado Permai 66.000Rp avec sdb et ptdéj, basic mais correct Jour 13 : pick-up 15.000Rp pour Loksado trajet 1h30 (petits problemes techniques!) logement "gratis et pro Deo" chez le très sympathique pasteur Tom Chandra. Il n'y a qu'un seul hotel à 150.000Rp sans ptdéj, sans électricité la journée et peut etre aussi le soir (?), sans eau chaude bref bien cher pour pas grand chose. Jour 14 : pick-up 15.000Rp pour Kandangan 1h de trajet; Bemo 30.000Rp pour Tanjung trajet 3h; Bemo 65.000Rp pour Panajam 6h de trajet; Bateau pour Balikpapan 5.000Rp trajet 30-40 minutes; bemo 2.500Rp centre-ville; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp (évitez l'hotel Aida - sympa - mais coincé entre une mosquée bruyante et un jardin plein de chiens encore plus bruyants) Jour 15 : séjour à Balikpapan Jour 16 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Hidayah 140.000Rp avec A/C (les chambres standard sont louées à l'année par l'usine locale d'Honda!) chambre correcte mais service désinvolte. Jour 17 : (Arrivé à ce stade-ci du récit - qui n'en est pas un - le lecteur attentif va constater comme une sorte de perte de contrôle dans le cheminement de Ragamuffin, un peu comme si une fourmi était détournée de sa route et se mettait à divaguer, à partir dans tous les sens à la recherche de la piste initiale; nous vous demandons de ne pas rire car la situation sur le terrain n'était pas des plus claire; il s'agit de la très longue et dificille étape de la Mahakan, rivière sur laquelle de nombreux explorateurs ont perdu la tête au propre comme au figuré, merci pour votre compréhension NDLR) bus 20.000Rp pour Kota Bangun trajet 3h; penginapan Mukjizat 25.000Rp pas de sdb pas de ptdéj mais correct quoiqu'un peu bruyant. Jour 18 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 3h; hotel Gelora très basic, pas recommandé. Jour 19 : bus 80.000Rp pour Melak trajet 8h (en fait le mieux de Kota Bangun est de prendre un bus retour pour Samarinda et de descendre au carrefour pour Melak après 30' de trajet); penginapan Abadi 40.000Rp sans sdb et sans ptdéj, basic mais correct. Jour 20 : excursion à Mencinai (musée) et Ekeng (longue maison dayak) en moto avec Ikin (il vend des noix de coco à l'entée du marché et parle bien anglais) 100.000Rp pour le très long aller-retour. Il est possible d'aller par ses propres moyens à Mencinai et Ekeng : prendre un bus en direction de Samarinda et descendre au carrefour qui mène à Ekeng de là il doit y avoir 10 petits Km (mais je ne jurerais de rien) Jour 21 : 1h du matin départ du bateau 40.000Rp pour Long Iram trajet 7h; penginapan Wahyu 37.500Rp sans sdb avec ptdéj, basic mais correct. Jour 22 : bateau (départ 16h30 - certains jours 8h30 !!) 120.000Rp pour Samarinda trajet 18h; Jour 23 : arrivée à Samarinda vers 11h00; bus 20.000Rp Balikpapan trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp Jour 24 : bateau le Nggapulu de la Pelni (prévu à 16h il a 5h de retard et n'arrivera qu'à 22h30!!) 331.500Rp pour Pantoloan (Palu) première classe Jour 25 : arrivée à Pantoloan vers 11h00 (au lieu de 4h00); bemo 10.000Rp pour le terminal de Tipo (Palu); taxi (à trois) 70.000Rp pour Tanjung Karang trajet 40'; Prince John Dive Resort 225.000Rp en pension complète (location masque et palmes 50.000Rp !! cher !!) recommandé Jour 26 : séjour à Tanjung Karang Jour 27 : objek 5.000Rp pour terminal de Donggala trajet 15'; taxi 20.000Rp pour le Tipo terminal trajet 30'; bemo 5.000Rp "centre ville" de Palu; bemo 5.000Rp terminal Mamboro; bus 70.000Rp pour Tentena trajet 8h; Victory hotel 65.000Rp correct mais pas de prise électrique dans la chambre! Jour 28 : bus Litha départ 10h00 80.000Rp pour Palopo trajet 11h; hotel Buana 125.000Rp avec A/C qui ne fonctionne pas, chambre puant le moisi, à éviter absolument Jour 29 : bus Litha 70.000Rp pour Makassar trajet 11h dont 1h pour changer les plaquettes de freins; bemo du terminal Litha à 7km du centre de Makassar 4.000Rp; New Legend hotel 90.000Rp recommandé malgré un peu trop de bruit (les patrons devraient apprendre que dans un hôtel on ne s'interpelle pas du second étage jusqu'au rez-de-chaussee en gueulant à 6h30 du mat !! Jour 30 : sejour à Makassar. Cette traversée rapide, trop rapide, de Sulawesi se justifie par la possibilité de prendre à Bima(Sumbawa) un bateau de la Pelni pour Waingapu(Sumba) mais j'apprendrais aux guichet de la Pelni que ce bateau était à quai pour entretien. Jour 31 : bateau Tilongkabila de la Pelni 748.000Rp pour Lembar (Lombok) départ à 13h00. !! ce bateau est régulièrement en avance sur son horaire !! Toujours demander la veille au moment de l'achat du ticket (en cash only, pas de carte de crédit !!) l'horaire du bateau. Jour 32 : en mer avec escale à Labuanbajo (Flores) et Bima (Sumbawa) Jour 33 : arrivée à Lembar à 6h du matin (heure d'arrivée renseignée sur le dépliant de la Pelni 10h00 !!); 15' à pied pour rejoindre le ferry à destination de Padangbai(Bali) 28.000Rp trajet 4h + 1h à tourner en face du port de Padangbai en attendant que le quai soit libre ! Pas encore posé le pied sur le sol de Bali que déjà, sur le bateau, à deux reprises, le cri qui irrite !! TRANSPORT !!; bus de la Perama 40.000Rp pour Ubud trajet 1h; Kori Bali 2 Inn 80.000R recommandé. Jour 34 à 43 : séjour à Ubud. Rien .... avec quelques excursions à pied, à vélo (20.000Rp par jour), en voiture avec le Tourism Office ou en bus avec Perama. Carte conseillée malgré ses nombreux défauts : Pathfinder Bali. Piscine. Bonne bouffe. Shopping. Jour 44 : bus + bateau package Perama pour Gili Trawangan via Padangbai 240.000Rp avec un repas à bord; depart d'Ubud à 11h00 et arrivée à Trawangan vers 18h00; hotel Pondok Lita, 130.000Rp trop cher pour les prestations quelquefois médiocres (eau salee, jus de fruit en bouteille, pas de ptdj avant 7h00) mais relativement calme. Jour 45 et 46 : séjour à Trawangan et excursion snorkelling avec Perama, 75.000Rp de 11h30 à 16h00, recommandé Jour 47 : retour en bateau, à pied, en bus et en bateau via Bangsal, Senggigi et Padangbai à Ubud, départ 7h00 et arrivée à 14h30 Jour 48 à 56 : séjour à Ubud. Cf jour 34 à 43. Jour 57 : bus Perama pour l'aéroport 30.000Rp; avion Lionair 849.000Rp pour Jakarta; arrivée v Jakarta; bus pour la gare de Gambir 20.000Rp trajet environ 1h; à pied jusqu'à Jalan Jaksa environ 15'; Kresna hostel 40.000Rp Jour 58 : bus de la gare de Gambir pour l'aeroport 20.000Rp trajet environ 1h; avion Ethiad pour Bruxelles avec une interminable et minable escale à Abou (à bout de nerf) Dhabi de 7 heures !! Budget environ 20Euro par jour. D'autres infos sur demande adressée en bonne et due forme et en un seul exemplaire à l'adresse www.voyageforum.com
Que peut-on voir aux îles Banggai? (Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2008-04-09 · 34 replies
Bonjour

Si les iles Togian sont connues et fréquentées, ça n'a pas l'air le cas des iles Banggai qui se situent au Sud de la péninsule de Sulawesi Est. Que peut-on voir aux Iles Banggai?

merci
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie English translation pending
by Lolodesiles · 2008-03-13 · 49 replies
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok) (merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)

Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.

Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…



Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….

Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.

Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :



Rumaji me prend en photo dans la salle des profs



A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.



La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…



Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:

Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…



Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.



Ou bien séance photos chez Rumaji



Ou dehors avec les gamins



Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)



Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂





La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)



Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !



Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.





Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !





Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…

Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !



Voila les mariés



On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…



Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains



Tiens, et si je me mariais moi aussi ?



Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…

Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !

Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours



Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.







Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »

C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…



Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.



Ou la préparation des filets de pêche



La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.

Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)





Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...



« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue

Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !

Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.



Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...

Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.

En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏

Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs



Puis remonter la rivière



Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.



Et que ça saute !



Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.



Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.

Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.

Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.



Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.



Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)

Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.



Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert





De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton





A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.

Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !

Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !

Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.



Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)



Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.



En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.









Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??

Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…



Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.



Quel contraste avec l’été dernier !



Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale



Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !



Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)



Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…



Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…

Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…

Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...



Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants



J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.



1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…

Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)



Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.



Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !





Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.



Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)





Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !



Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues



Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil



Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !



Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »

Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.





La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…



En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.



Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…





Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)



Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)



C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)



Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.



Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine



Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles



Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !



Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail



La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.

En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…



Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.





Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….



Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...



Lolo le Capricorne
Îles Féroé à vélo English translation pending
by Haggisfrog · 2008-01-30 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je voulais faire un petit CR de mon voyage à vélo cet été aux iles Faroes si ça peut donner des idées de déstination. C'est un endroit hyper sympa d'une taille abordable en une semaine à vélo. Pour les îlophiles, il y en a 18 dont 17 'visitables'. En 10 jours, j'en ai visité 9 sans trop forcer ayant parcouru que 525kms.

Les iles ont un statut semi autonome mais sont rattachés au Danemark. La monnaie est la couronne danoise (billets spécifiques mais on peut utiliser aussi des couronnes danoises)

Transport - je suis allé par avion en passant par Copenhagen. Atlantic Airways est le seul opérateur. Départs aussi de Londres, Aberdeen (rares), et 2 aeroports régionales au Danemark. L'avantage de Copenhagen est les 4 départs par jour en été. Tarif depuis copenhagen - 280 livres sterling (pourquoi livres? je ne sais pas). Pour le transport du vélo, j’ai payé 40€ sur Air France pour aller à Copenhagen. Atlantic disait par téléphone qu’ils n’avaient pas de forfait et qu’il fallait payer au kilo excédant à l’aéroport. Au final, je n’ai payé ni à l’aller ni au retour malgré un dépassement de 7kg. Pour info, le vélo était entièrement démonté dans un sac à vélo.

Routes - d'excellente qualité. Seul hic sont les tunnels routiers. Il y en a bcp…. Les tunnels sous-marins sont éclairés mais assez longues– 6 kms pour Vagar – Stremoy et pour Esturoy – Bordoy et un peu pollué au point le plus bas. Assez pentu donc la sortie est un peu pénible (bien qu’on atteint des vitesses intéressantes en descendant)… Pour les tunnels sous montagne, il y en a une ou 2 éclairés (proximité de Thorshavn) mais les autres ne le sont pas. Au-delà d’1 km, on se retrouve totalement dans le noir et sans repères. Je roulais assez vite pour abréger mais à tout moment, je m’attendais à prendre un mur. Un éclairage vélo aide peu car la route ainsi que les parois sont noirs. Sur les iles plus au nord, ils sont à voie unique, ce qui donne des moments intéressants quand on croise une voiture. Pensez à amener de l’éclairage puissant et un gilet réfléchissant… En ce qui concerne la circulation, toutes les routes qui relayent Klaksvik (Bordoy) et Thorshavn sont chargées comme une route nationale en France. Faut pas croire ! Pas mal de poids lourds.

Manger – pour les possesseurs de Trangia, pas de souci pour l’alcool à bruler dans les drogueries. Suite à plusieurs problèmes de ce genre lors de précédents voyages dans des pays nordiques, je me suis ai mis au MSR multifuel. Excellent et rapide. Il y a des magasins assez bien approvisionnés dans le plupart des villages, même les moins importants. Sinon, les stations essence font tous alimentation aussi.

Météo – Lors de ma visite en juillet, je ne pense pas que ça a pu dépasser 16°. Au soleil, il peut faire chaud mais dès qu’on est à l’hombre et surtout si on roule à une vitesse correcte, on met sa petite laine… La nuit, je n’ai pas eu spécialement froid mais le soir devant la tente, c’est pantalon, polaire et coupe vent…

Guide – Bradt Guides – Faroe Islands . C’est en Anglais uniquement. J’ai trouvé excellent, de loin le meilleur guide que j’ai eu à ce jour. C’est clair, concis, bien structuré et les infos à part qques changements intervenus dernièrement sont exactes. Je réutiliserai ces guides pour d’autres voyages en préférence aux Lonely Planet/Routard etc…

Itinéraire - jour 1 – Après un séjour à l’auberge de jeunesse de Midvagur sur Vagar, une visite à l’ile de Mykines – un havre ornithologique. Seul mauvaise surprise est qu’il faut réserver le bateau. J’ai failli ne pas partir. Seul (autre) mauvaise surprise était le brouillard qui a duré toute la journée…. J’ai pu néanmoins prendre d’excellentes photos de macareux qui se laissent approcher de près.

Jour 2 – Vagar – Torshavn. Passage du tunnel soumarin de 5.4km. Sur l’ile de Stremoy, j’ai pris l’ancienne route vers Thorshavn pour profiter de la route de montagne spectaculaire et pour éviter le tunnel sur la nouvelle route. Dormi au camping de Thoshavn – un peu glauque mais assez centrale et douches chaudes/cuisine etc.

Jour 3 – Visite de Thorshavn. Super mignonne. La plus petite capitale au monde apparemment. Quelques restaus sympas et pas mal de musées pour ceux qui ont un peu de temps à passer. Aussi, l’opportunité de faire le plein de courses au SMS shopping centre avant de partir vers le Grand Nord… Départ vers le Nord. La route pour sortir de Thorshavn est assez chargé et on passe dans le tunnel. Evitez les heures de pointe – c’est pénible. Nuitée idyllique dans un coin calme au bord d’un ruisseau 10km avant Saksun.

Jour 4 – Saksun – village au bout du monde très sympa avec sa petite église blanche à toit en terre gazonné. Baie et fjord qui mène à la mer. Super tranquille. Demi tour et route sur Esturoy. On traverse par un pont sur un détroit très venté. Vers le nord, par Eidi (intérieur de l’église magnifique) puis un bon col à côté de la montagne le plus haut des îles (850m approx). Déscente vers Gjogv, une petite village pittoresque au nord de l’ile. Nuitée au camping (+ auberge de jeunesse+hôtel).

Jour 5 – Déscente vers le sud pour aller sur Bordoy. Route assez sympa jusqu’au rencontre avec la route qui relaye Klaksvik/Thorhavn. Crochet par Fuglafjordur pour manger suite envie d’autre chôse que des tartines, pâtes et lyophilisé… J’ai essayé de trouver la source chaude (tiède apparemment) mais ce n’est pas très bien balisé et je ne l’ai pas trouvé. Tunnel de Leirvik à Klaksvik (6km). J’ai poussé jusqu’à Muli sur Bordoy (en passant par 2 tunnels de la mort à voie unique non éclairés) par curiosité car c’était censé être abandonné selon le guide mais selon le journal du lendemain (et les voitures que j’ai vu passer) il est de nouveau habité… Nuitée au bord du fjord au seul endroit plat à 5 kms autours… Deuxième plus grosse journée à 92 kms.

Jour 6 – Le program (établi la veille) était de visiter les îles de Swinoy et Fugloy, les 2 îles les plus à l’est. Le bateau part à 9h de Hvannasund. Finalement comme le météo n’était pas terrible, je craignais une repetition de Mykines (visibilité zéro) et j’ai décidé de rentrer au sud pour tenter Suduroy (ile plus au sud comme son nom l’indique). Re-tunnels de la mort, visite de Klaksvik (5 mins + patisserie), re-tunnel sousmarin de 6kms puis suivi de la route principal vers Thorshavn (camions et tunnels). Usine / Magasin de pulls Faroèses (ortho…§* ?!) à Sudrugota qui vaut la visite – si vous vous interessez au pulls bien sûr. Il y a des trucs vraiment hyper sympas. Nuitée à Thorshavn. 98kms.

Jour 7 - Bateau (plutôt paquebot) vers suduroy. C’est pas mal comme trajet. On passe à côté de bcp d’iles du sud et on voit de près notamment Stora et Litla Dimun, la dernière étant habité par une famille. C’est impressionnant. Ca vaut le coup de faire ce voyage ne serait ce que pour faire l’aller retour dans la journée surtout si vous avez un pass pour les bus et bateaux. Arrivée puis route vers le sud. Crochet vers Famijn en déscendant. Très mignonne et surtout on passe un col assez sportif – d’autant plus que c’est un cul de sac et il faut revenir.. Pour info, l’auberge de jeunesse à Oravik ne l’est plus. Il fait plus qu’hôtel. Il y a un tunnel (encore un) en construction entre Oravik et Hov ce qui éviterait un grand boucle et montée. Passage du tunnel avant Sumba assez flippant – 4km5 dans le noir total. Nuitée au bord de la falaise à Akraberg (pointe sud) avec un coucher de soleil et un panorama de la mer sur 270° en ésperant qu’il n’y a pas de vent le lendemain.

Jour 8 – Pliage de tente au bord de la falaise par fort vent :O) Rebroussage de chemin vers le nord sous la pluie (première de la semaine) et fort vent. Visite éclair de Tvoroyri et attente du bateau. Retour sur Torshavn. J’étais moins enchanté par suduroy que par les autres iles. C’est une perception personnelle peut-être liée à un état de fatigue ou au météo. Je pense que pour les amateurs de rando pedestre, c’est un bon plan.

Jour 9 – Torshavn – Vagar pour être en place pour l’avion. Re-route de montagne car c’est vraiment beau. C’est finalement mon endroit préferé de l’archipèle. Il y a des vues magnifiques. Nuitée encore une fois à l’auberge/camping de Midvagur sur Vagar.

Si je dois résumer, à vélo ou à pied, ca vaut le coup de prendre dix jours. Ceux qui visitent en voiture (en général étape en route vers l’islande) font le tour en 3 jours, le temps que le bateau fait son aller-retour à Bergen. Les distances ne sont pas énormes ce qui permet de prendre son temps et profiter plutôt qu’avaler des kms. Pour les visiteurs à pied, il y a un réseau de bus exceptionnel. Tout est desservi assez fréquemment et on peut faire des randos à la journée d’un point à un autre et revenir en bus. Destination assez atypique pour les amateurs de pays nordiques, de beau paysages et de repos voir déconnexion totale… J’ai surement oublié plein de choses car je n’ai pas trop l’habitude mais si vous avez des questions, n’hésitez pas.

A suivre quand j'aurai un peu de temps - Compte rendu d'un mini-tour de la mer Balte en tandem Hase Pino- Estonie, Finlande, Suède .
Bons plans pour l'Indonésie? English translation pending
by Binta007 · 2007-12-28 · 20 replies
Bonjour,

Je cherche à me renseigner sur cette destination que je ne connais pas du tout mais qui m'attire... Quel endroit me conseilleriez vous en Indonésie, sachant que j'ai envie de nature et de tranquilité ? Quelle compagnie pour les billets d'avion ? Quel budget environ par jour sans faire de folies? Comment sont perçus les européens ? Peut on prendre le visa à l'arrivée ? Et pour le snorkeling?

Merci d'avance pour vos réponses!
Berastagi comme camp de base pour visiter Sumatra? English translation pending
by Cartusien · 2007-12-24 · 13 replies
Hello,

Je prévoit d'aller passer 4 jours dans le Nord Sumatra en famille en février ou mars prochain. Habitant Singapour, je prévois de faire Singapour - Medan en avion, puis Medan-Berastagi en taxi. Puis je souhaite explorer les environs à partir de Berastagi.

Et du coup, j'ai plein de questions: berastagi est il un joli coin pour y établir un "camp de base" et explorer les alentours? Est ce que c'est bondé de touristes, ou au contraire est ce une jolie petite ville agréable et bien indonésienne?Autres suggestions autour de Medan?les volcans alentours sont ils accessibles facilement, et y compris pour enfants 6 et 8 ans (même sans aller jusqu'au sommet)Berastagi est il un bon spot pour aller visiter une partie du lac Toba?le trajet Medan-Berastagi est il facile, et jouable en taxi?Est ce que la période février mars est agréable? pas trop pluvieux?et pour finir, connaissez vous un vol pas cherr Singapour-Medan: avec garuda, autre compagnie?

Merci beaucoup de m'avoir lu, et de bien vouloir me donner des tuyaux!

Bonnes Fêtes!
Projet ONG en Indonésie: Lombok Green Belt English translation pending
by Voyagemalin · 2007-12-02 · 47 replies
Bonjour a tous, Quand on parle d'Indonesie (ou qu'on cherche un peu sur Internet) ce n'est que lorsqu'il y a un tsunami, un tremblement de terre, une eruption volcanique, la grippe aviaire, ou des troubles politiques. Que du bonheur ! Meme le guide Lonely Planet a lance un "warning" c'est dire. Pourtant l'Indonesie est un grand pays (le troisieme en termes de population), qui tente de sortir de quelques annees de regime autoritaire en accedant a la classe des democraties actives. C'est aussi un grand pays en terme de superficie et repartition geographique, et le pouvoir central a du mal a gerer tous les problemes courants de sa population. C'est pourquoi, avec quelques amis passionnes d'Indonesie, j'ai decide de monter un projet modeste mais portant sur des actions concretes. Il y a beaucoup d'ONG qui oeuvrent en Afrique, en Amerique Latine, moins en Asie du Sud-Est, tres rares sont celles qui ont une activite concrete en Indonesie. A Lombok, au sud de cette belle ile, voisine de la renommee Bali (un petit Paradis pour touristes peu curieux d'authenticite), se trouve la baie de Kuta. Une vaste region cotiere peuplee de paysans et de pecheurs vivant selon des traditions ancestrales. Pourtant l'arrivee du tourisme (pas encore de masse, mais ca viendra) menace l'environnement et l'equilibre naturel de cette magnifique region. Les habitants sont conscients de cela et prets a prendre leur destin en main si nous les y aidons un peu. Les actions menees portent essentiellement sur trois domaines : la sensibilisation des enfants sur les mefaits des dechets plastiques ou non organiques (avec actions sur le terrain). Programme dechets contre nourritue (kilos de dechets ramasses sur les lieux publics payes au kilo de nourriture). la distribution et le repartition d'eau depuis le centre de l'ile ou l'eau est abondante mais dont le sud manque cruellement. Accompagne de sensibilisation des enfants sur le traitement des eaux usees. la sensibilisation des enfants sur les risques de la deforestation (avec egalement des actions concretes sur le terrain). enfin la prise en charge d'enfants doues de capacites mais issus de familles trop pauvres pour continuer une scolarite normale (l'ecole est gratuite en primaire, les couts des livres et des deplacements rendent l'ecole secondaire peu accessible a tous). Le projet est en cours, toutes les bonnes volontes, suggestions et aides seront les bienvenues.
Voyage de noces à Bali/Lombok: hôtels et visites English translation pending
by Sebooz · 2007-11-07 · 27 replies
Bonjour a tous, c est en cherchant des sites sympas avec des infos sur l indonésie que je suis tombé sur votre forum .C est donc mon premier post ici et j espere que vous pourrez m aiguiller dans l elaboration de mon voyage de noces . Voila, je me maries fin juillet 2008 et nous prévoyons d enchainer sur le voyage de noce en aout 2008 . Nous avons choisi l indonésie et plus particulierement Bali / Lombok car nous voulons passer pas mal de tps a profiter du climat, mais a l inverse de la polynésie / maldives / maurice il semble y avoir bcp + de choses a decouvrir (donc pas le tps de s ennuyer) et surtout la vie sur place sera sans doute moins cher - c est quand meme plus agréable en voyage de noce de pouvoir faire sans (trop) compter plutot que de payer le voyage 10K€ et de devoir rajouter 4-5K€ rien que pour les resto (cf polynésie / seychelles et cie ) et ainsi se permettre de profiter des spa et toutes autres activitées proposées 🙂 Comme c est un voyage de noce, nous comptons quand meme mettre le paquet et descendre dans des hotels luxueux . Cependant j ai un peu peur en voyant certains commentaires sur d autres posts au sujet de mes pré-choix 🏴‍☠️

Pour l instant je prévoierai de faire 3 étapes principales : 4-5 premiers jours : hotel de tres grand luxe (avec piscine privative, salle de bain extérieure etc ... ) pour roucouler / récupérer du voyage ( qui doit etre pénible je n ai encore jms pris l avion aussi longtemps ) avant d attaquer la partie 2 plus axée visite . Je pensais m orienter vers un hotel 5 étoiles pour ces premiers jours et sortir peu pour visiter (juste en fesant quelques excursions ponctuelles ) dans les parages d ubud afin de pouvoir faire quelques sorties en ville . puis enchainer sur de la visite pure 5-6 jours ( est ce suffisant pour voir ce qu il faut absolument voir ? ) . Et réserver des hotels de standing a exellent rapport qualité / prix . C est surtout pour cette partie la que j aurais besoin de votre aide : quelles sont les choses les plus interessantes a voir ? Guide parlant francais + chauffeur + voiture (j ai lu que certains guide conduisent aussi leur voiture ce qui m interesse) combien ca coute pour 5-6 jours / faut il leur louer chambre a l hotel etc... ? hotels originaux que vous avez déniché ? Excursions originales envisageable ( une agence de voyage propose par ex decouverte d un endroit en rafting / des ballades a dos d éléphant / etc ... ) ? puis enchainer sur Lombok afin de profiter des plages 5-6 jours ( de ce que j ai lu, c est la bas qu il y a les plus belles plages : ai je raison ? ) logé dans un hotel de grand luxe ( j avais pensé par exemple au oberoi lombok en villa avec piscine privée ) pour roucouler / se détendre / faire un peu de plongée / une ou deux sorties pour découvrir lombok .

Si j ai besoin de résumer je dirai que je cherche principalement quelques conseils pour la partie visite de mon voyage de noces . Bon voila, comme d habitude j écris, j écris, je ne m arrete plus ... j espere ne pas avoir été trop long merci a ceux qui m ont lu et re-merci a ceux qui me répondront 🙂
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d���embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Quel coin choisir à Bali? English translation pending
by Fannyfoune · 2007-03-30 · 11 replies
Bonjour à tous! Quel coin choisir pour un séjour inoubliable à Bali: Sanur, Jimbaran, Tuban ou Benoa. En fait, on aimerait se poser 15 jours puis visiter à notre rythme. Quel est l'endroit le + sympa: plage, restos, visites...? Merci.😄
Madagascar ou l'Indonésie? English translation pending
by Mion · 2007-01-17 · 22 replies
Re-bonjour! Finalement on hésite entre Mada et l'Indonésie pour un premier voyage à 2 sans organisme... Est-ce que certains d'entre vous ont fait les deux? Que nous conseilleriez-vous par rapport aux rencontres, la variété, la facilité de voyager et surtout la sécurité? En retour (faudrait pas être seulement demandeurs...) on peut vous filer qq tuyaux sur le Chili et la Bolivie! Merci aux plus expérimentés!
Routard pour l'Indonésie 2006/2007 English translation pending
by Lexa · 2006-10-22 · 27 replies
Salut🙂, je suis en pleine galére!😐J'ai acheté le routard indonésie (2006/2007).J'ai encore le ticket de caisse et je ne sais pas si je dois me faire rembourser.(14, 16 euros) J'ai fais mes recherches sur le forum et les critiques sur ce guide ne sont pas brillante!(ex:bon plan pour se torcher quand on a plus de papier cul!🤪ça doit quand meme irriter les fesses lol)

Je suis entrain de me dire qu'il serait plutot préférable que j'aille sur Kao San.Voir chez les bouquinistes si ils n'ont pas le lonely planet indonesia(je fais une escale à BKK). Le probléme c'est que dans ce guide, il y a très peu de cartes des villes.Et j'aime bien savoir ou je vais...🤪

_Ceux qui l'ont utilisé, vous en pensez quoi? _Est-ce qu'il préférable que je m'achéte un guide en anglais? _Sur kao san road je peux en trouver un?

(Bien sur, j'utilise le forum en parallèle de mon guide pour préparer mon voyage.😉)

A plus! Lexa😎
Ramener des meubles d'Indonésie? English translation pending
by Dudul2 · 2005-09-29 · 45 replies
Slt à tous !!!

Voilà j'aimerais savoir si ça peux valoir le coup de faire ramener des meubles d'indonésie ?? si oui comment procéder ?

Si quelqu'un avait eu cette expérience je suis preneur car les prix en France sont abusés.Quand vous voyez les prix à Maison coloniale ou autre on est en plein délire....

Merci de votre aide.
Fores et les iles de la sonde, indonésie English translation pending
by Nab · 2005-03-24 · 13 replies
en famille(2 adultes, 1 enfant de 10 ans), nous allons à Bali puis à Flores juillet-aout 2005. je n'ai pas de renseignements concernant Flores et les iles de la sonde. qui connait bien? est- agréable avec des enfants? les transports sont ils éprouvants? les habitatns sont-ils accueillants? l'alimentation est elle pimentée? ( pour les enfants, ce n'est pas toujours facile), faut il prendre traitement antipaludéen? la dengue sévit dans ces régions? merci pour vos réponses.nab
Samba, bossa et MPB: musique brésilienne English translation pending
by Bossanova · 2006-04-28 · 54 replies
Bonjour

J'aimerais découvrir de nouveaux groupes ou chanteurs (euses) Brésiliens. J'ai passé des heures sur Amazon mais les avis des gens souvent c'est mieux que les extraits musicaux de 30 secondes.

J'adore à peu près tout de Jobim, j'ai aussi V. de Moraes, C. Veloso, J. Gilberto, Astrud, Gal Costa (canta T. Jobim, il est magnifique d'ailleurs), sinon Alcione, Cibelle, je connais un peu Djavan, BossaCucaNova aussi mais c'est des standards à la sauce moderne ... Bref, je commence à avoir une super collection de CD mais je reste un peu scotchée sur la bossa super traditionnelle et les années 70.

Vous connaissez des artistes plus actuels qui valent le détour ?

Obrigado et bonne soirée
Samba do Brasil... et la musique brésilienne English translation pending
by Primicita · 2005-04-01 · 27 replies
2005 est l'année du Brésil ! On l'a bien compris ...

Mais perso, je ne connais pas beaucoup d'artistes brésiliens et serais ravie de découvrir ou mettre un nom sur certains airs qui me viennent en tête lorsque je pense "Brésil".

Gilberto Gil, Joao et Astrud Gilberto, Antonio Carlos Jobim ... je connais ... mais aprés ??? La musique brésilienne ne se résume pas à ces 4 là si ?

Ah si ! Je connais Cibelle (album de 2001) .

Et vous ?

Primicita !
Hôtel Samba Villa à Rio de Janeiro début juin 2008 (Brésil) English translation pending
by Kezynho · 2008-05-25 · 6 replies
Bonjour tout le monde J'arrive a rio la semaine prochaine avec des amis et un hotel a attiré mon attention de part son prix (plutot tres barrato) dans le quartier de Lapa, l'Hotel Samba Villa. Je sais que le quartier nest pas forcement des plus chics, mais jaurais surtout aimé savoir si des membres du forum ont deja sejourné dans cet hotel et ce quils en ont pensé je pense resté 1 a 2 semaine dans cet hotel. Merci d'avance
Safari Simba de Nouvelles Frontières English translation pending
by Annette57 · 2007-04-20 · 2 replies
bonjour à toutes et à tous désireuse depuis toute petite d'aller au Kenya, (j étais fan de Daktari à l'époque !) et bien mon rêve se réalise aujourd hui et en juillet je prends l avion pour un safari de 15 jours organisé par NF avec la découverte de Samburu, la région des grands lacs Nakuru et Naivaisha, le Masai Mara et Amboseli et 3 jours de repos à Mombasa à l'hôtel Sun'n Sand. Est ce que quelqu'un parmi vous connait ce safari ? et qu'en a t il pensé ?
Hôtel Samba Beach et alentours (Sénégal) English translation pending
by Jelomo · 2007-01-08 · 2 replies
Bonjour,

Je pars Vendredi pour le Sénégal au domaine de Samba, et je souhaitais avoir les dernières infos sur l'hotel, à savoir : Comment sont les chambres ? Est ce bruyant le soir avec le bar et la disco à proximité des chambres ? Je serai en All inclus, comment sont les repas et les boissons ? Quels sont les excursions les plus intéressantes ? Y a t'il un marché sympa non loin de l'hotel ?

Merci d'avance à celui qui me repondra

chachao 😉
Hôtel Samba Garden et agence Sénégal discount? English translation pending
by Melmille · 2006-02-24 · 3 replies
Bonjour, J'ai deux questions : 1) si vous connaissez le samba garden, pourriez vous me dire si c'est un bon endroit pour alterner un tout petit peu de farniente avec un maximum d'excursions et de rencontres avec les locaux? 2) conseillez-vous la compagnie senegal discount ? c'est un peu moins cher que partir pas cher, mais est-ce aussi fiable ? merci beaucoup de vos conseils avisés !
Hôtel Samba Resort, proche de Saly au Sénégal English translation pending
by Catala · 2006-02-03 · 7 replies
Bonjour à tous, on vient de me faire une proposition pour un séjour tout inclus au Samba resort, proche de Saly au Sénégal... Quelqu'un aurait-il des infos sur cet hotel et la qualité de ses prestations...? Merci d'avance!!
le 1000° message de Simba English translation pending
by Marrina · 2005-02-13 · 16 replies
Salut Simba,

Félicitation! Je bois un verre à ta santé. Comme j'ai vu, tu as dépassé le millième message.

Je te souhaite encore de nombreux voyages et découvertes.

Merci pour tes messages et tes belles photos. Grâce à toi ainsi que les amis de VF, je découvre beaucoup de lieu que je ne connais pas .

A ta santé!

Bisous et à bientôt😏
Hôtel Samba Vallarta Nuevo Vallarta English translation pending
by Santhy · 2004-10-02 · 1 reply
Nous sommes 2 filles qui partons pour le Mexique en janvier 05, nous avons choisit L'hotel le Samba Vallarta à Nuevo Vallarta, avez vous des commentaires positifs ou négatifs à nous faire au sujet de cet hotel, du service, de la plage, de l'animation etc... Nous n'avons pas encore fait nos réservations, avant qu'il soit trop tard on voudrait être bien informée.

Merci!!🙂

Santhy
Recherche titre samba mpb n English translation pending
by BomPao · 2019-08-20 · 0 replies
Bonjour je cherche un standard de samba bien connu mais impossible de mettre la main dessus: | Laaaaaaaaa | sol la dooo si la sol fa mi re do si la| mi re do si la | mi re do si la Merci!

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