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6 jours à Naples, Pompei, Herculanum English translation pending
J'entame ce carnet tout en sachant que pour le coup il s'agit d'un séjour plutôt classique, comme l'ont fait tant d'autres avant moi…
6 jours pour voir Naples, Pompéi, Herculanum, ça reste peu alors on découvre, on va à l'essentiel et on espère revenir vite pour découvrir plus !
J'espère que ce modeste carnet plaira !
Edit : découvrez tout mon compte-rendu, quartier par quartier, avec centaines de photos, sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Nous arrivons à Naples avec 1h de retard sur l'horaire prévu à cause de la mauvaise gestion de l'aéroport d'Orly… et oui, nous prenons la compagnie Transavia, située à Orly sud, outre le nombre de personnes pour passer les contrôles de sécurité et l'attente de près de 30 mn, il faut aussi passer les contrôles d'immigration, alors que nous restons dans la zone Schengen. Ok, sauf qu'on nous annonce un problème informatique dans le système et que tous les vols auront du retard. Les citoyens Schengen passent sans soucis mais cela pose problème pour les autres. Bref, c'est rare de partir d'Orly sans encombres, voire même de Roissy, mais pour Naples pas le choix. Tant pis pour les vues aériennes de nuit…
Nous récupérons l'Alibus en sortant de l'aéroport, 4€ par personne pour un trajet de même pas 20 mn jusqu'à la gare centrale de Naples. Pour l'anecdote, il y avait trop de monde qui attendait le bus, la moitié a du rester sur place car tout le monde ne rentrait pas… le bus étant petit (pas articulé…) on a eu de la chance ! De la place Garibaldi (devant la gare) découverte de ce fameux coin de Naples ayant mauvaise réputation. Bof, étant habitués de Gare du Nord, on n'est pas choqué… oui c'est sale et il y a des vendeurs à la sauvette, mais on ne ressent pas d'insécurité, on n'est pas interpellé… on remonte environ 10 mn à pied vers notre appart Airbnb. Il s'avère que c'est plutôt un appart-hôtel situé dans un grand immeuble où il y aussi des habitations normales, des médecins, etc. Il y a un gardien qui reste toute la journée et nous remet les clés, ce sera self-service. Chose jamais vue nulle part, il faut insérer une pièce de 5 cts pour utiliser l'ascenseur… ce sera la seule fois où nous le prendrons (pour deux étages…). Nous déposons les affaires et allons directement dans la petite pizzeria en bas de l'immeuble, il est 22h, cela ne pose pas de soucis (des gens viendront à 23h). On prend deux pizze assez simples, c'est bon, mais on mangera meilleur plus tard. Vraiment pas cher (entre 3 et 7€ les pizze !, 3€ la bière de 66 cl). On goute le meloncello, pas mal mais sucré ! Petit tour de nuit du quartier pour se repérer et découvrir la ville, en face se trouve un hospice des pauvres, bâtiment classé au patrimoine mondial mais non visitable, faisant face à une place très animée. Notre studio est situé en plein sur la rue bruyante, nous dormirons très mal… c'est Naples, beaucoup de deux roues qui pétaradent, de klaxons… (nous avons un sommeil très très léger)
C'est donc pas du tout reposés que nous entamons notre voyage, tant pis, il faut bien avancer ! Nous sommes situés à 10 mn de marche de la Porta Capuana, hors du "centre historique" on va dire. On passe par des petites rues typiques où se tient un marché, c'est vraiment pas cher ! Pas de touristes ici… le linge pend aux fenêtres, quelques immeubles un peu déglingos, architecture typique, rues moyennement propres… ça correspond à l'image qu'on s'en faisait de toute façon. Sympa ce petit marché de rue…
On passe la Porta Capuana, la place autour est pas terrible (assez sale), on entre dans une église baroque qui se trouve là, c'est très beau ! J'aime les églises baroques donc à Naples je serai gâtée ! On remonte pour voir l'église San Giovanni a Carbonara, il faut monter un escalier, aie ! La nef est plus simple mais les chapelles et leurs fresques sont magnifiques ! Il y a peu de monde, c'est paisible…






Puis petite balade dans le "centre historique" (Spaccanapoli et Decumani) en flânant… je ne vais pas décrire tout le parcours mais nous découvrons les rues et les églises qui sont ouvertes à ce moment-là. Malheureusement bon nombre sont fermées, ou payantes, mais il y a quand même de quoi se mettre sous la dent. Nous visiterons notamment le très beau Duomo, San Domenico Maggiore, l'église du Gesu Nuovo (magnifique !). On passe dans la petite rue "des crèches" San Gregorio Armano (l'église et son cloitre étaient fermés, dommage…), on n'hésite pas à entrer dans la cour de certains palais, etc.









On aime bien le quartier, c'est vivant, plein de petites boutiques, cafés… de belles églises, une belle architecture, ça sent l'histoire mais ce n'est pas une ville musée ! On a préféré l'ambiance ici que dans le centre de Rome par ex (gouts personnels). Juste dommage que les axes normalement "piétons" ne le soient pas vraiment et soient envahis de deux roues qui polluent bien et qui vois frôlent… une rue blindée de monde comme la via Tribunali devrait être réservée aux piétons… Le centre n'est pas spécialement sale, enfin rien de choquant, c'est vraiment vers la gare que c'est pas terrible, ailleurs ça va, c'est pas pire que Paris. par contre il y a pas mal de tags, c'est dommage… pas mal de bâtiments peu entretenus, comme à Palerme, mais on voit pas mal d'échafaudages, c'est une bonne chose, la ville est petit à petit restaurée (plusieurs églises fermées pour travaux d'ailleurs)
Petite pause en terrasse sur une des rares vraies places du centre (le coin manque un peu d'aération, c'est-à-dire de places et soyons fous, d'espaces verts !), nous goutons un baba au limoncello. Ce sera le premier baba d'une longue série !


On finira sur la Via Toledao, piazza Dante… mais il fait déjà sombre, et on découvre la très animée piazza Bellini de nuit. Nous avions réservé un petit resto sur Lafourchette, non loin de la via Toledo dans une petite rue du quartier espagnol. On mange de très bons risotti : un aux fruits de mer et un aux champignons, et super tiramisu en dessert. Peu de monde ce soir au resto. En sortant on pousse jusqu'à la piazza del Plebiscito, on va voir la galerie Umberto, en travaux, mais on peut quand même voir l'intérieur. Par contre en remontant pour prendre le métro, déception, il n'y en a plus, il s"arrête assez tôt (vers 22h30…). Aie. Faute de connaitre les bus on rentre à pied à l'appart, on voit que le centre est très animé, on ne se sent pas du tout en insécurité… Je mettrai des photos de ce quartier plus tard, et de jour.
Ça fait une petite trotte alors on rentre bien fatigué. Malheureusement vu le bruit on ne se reposera pas comme on aurait voulu…

Edit : découvrez tout mon compte-rendu, quartier par quartier, avec centaines de photos, sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Nous arrivons à Naples avec 1h de retard sur l'horaire prévu à cause de la mauvaise gestion de l'aéroport d'Orly… et oui, nous prenons la compagnie Transavia, située à Orly sud, outre le nombre de personnes pour passer les contrôles de sécurité et l'attente de près de 30 mn, il faut aussi passer les contrôles d'immigration, alors que nous restons dans la zone Schengen. Ok, sauf qu'on nous annonce un problème informatique dans le système et que tous les vols auront du retard. Les citoyens Schengen passent sans soucis mais cela pose problème pour les autres. Bref, c'est rare de partir d'Orly sans encombres, voire même de Roissy, mais pour Naples pas le choix. Tant pis pour les vues aériennes de nuit…
Nous récupérons l'Alibus en sortant de l'aéroport, 4€ par personne pour un trajet de même pas 20 mn jusqu'à la gare centrale de Naples. Pour l'anecdote, il y avait trop de monde qui attendait le bus, la moitié a du rester sur place car tout le monde ne rentrait pas… le bus étant petit (pas articulé…) on a eu de la chance ! De la place Garibaldi (devant la gare) découverte de ce fameux coin de Naples ayant mauvaise réputation. Bof, étant habitués de Gare du Nord, on n'est pas choqué… oui c'est sale et il y a des vendeurs à la sauvette, mais on ne ressent pas d'insécurité, on n'est pas interpellé… on remonte environ 10 mn à pied vers notre appart Airbnb. Il s'avère que c'est plutôt un appart-hôtel situé dans un grand immeuble où il y aussi des habitations normales, des médecins, etc. Il y a un gardien qui reste toute la journée et nous remet les clés, ce sera self-service. Chose jamais vue nulle part, il faut insérer une pièce de 5 cts pour utiliser l'ascenseur… ce sera la seule fois où nous le prendrons (pour deux étages…). Nous déposons les affaires et allons directement dans la petite pizzeria en bas de l'immeuble, il est 22h, cela ne pose pas de soucis (des gens viendront à 23h). On prend deux pizze assez simples, c'est bon, mais on mangera meilleur plus tard. Vraiment pas cher (entre 3 et 7€ les pizze !, 3€ la bière de 66 cl). On goute le meloncello, pas mal mais sucré ! Petit tour de nuit du quartier pour se repérer et découvrir la ville, en face se trouve un hospice des pauvres, bâtiment classé au patrimoine mondial mais non visitable, faisant face à une place très animée. Notre studio est situé en plein sur la rue bruyante, nous dormirons très mal… c'est Naples, beaucoup de deux roues qui pétaradent, de klaxons… (nous avons un sommeil très très léger)
C'est donc pas du tout reposés que nous entamons notre voyage, tant pis, il faut bien avancer ! Nous sommes situés à 10 mn de marche de la Porta Capuana, hors du "centre historique" on va dire. On passe par des petites rues typiques où se tient un marché, c'est vraiment pas cher ! Pas de touristes ici… le linge pend aux fenêtres, quelques immeubles un peu déglingos, architecture typique, rues moyennement propres… ça correspond à l'image qu'on s'en faisait de toute façon. Sympa ce petit marché de rue…
On passe la Porta Capuana, la place autour est pas terrible (assez sale), on entre dans une église baroque qui se trouve là, c'est très beau ! J'aime les églises baroques donc à Naples je serai gâtée ! On remonte pour voir l'église San Giovanni a Carbonara, il faut monter un escalier, aie ! La nef est plus simple mais les chapelles et leurs fresques sont magnifiques ! Il y a peu de monde, c'est paisible…






Puis petite balade dans le "centre historique" (Spaccanapoli et Decumani) en flânant… je ne vais pas décrire tout le parcours mais nous découvrons les rues et les églises qui sont ouvertes à ce moment-là. Malheureusement bon nombre sont fermées, ou payantes, mais il y a quand même de quoi se mettre sous la dent. Nous visiterons notamment le très beau Duomo, San Domenico Maggiore, l'église du Gesu Nuovo (magnifique !). On passe dans la petite rue "des crèches" San Gregorio Armano (l'église et son cloitre étaient fermés, dommage…), on n'hésite pas à entrer dans la cour de certains palais, etc.









On aime bien le quartier, c'est vivant, plein de petites boutiques, cafés… de belles églises, une belle architecture, ça sent l'histoire mais ce n'est pas une ville musée ! On a préféré l'ambiance ici que dans le centre de Rome par ex (gouts personnels). Juste dommage que les axes normalement "piétons" ne le soient pas vraiment et soient envahis de deux roues qui polluent bien et qui vois frôlent… une rue blindée de monde comme la via Tribunali devrait être réservée aux piétons… Le centre n'est pas spécialement sale, enfin rien de choquant, c'est vraiment vers la gare que c'est pas terrible, ailleurs ça va, c'est pas pire que Paris. par contre il y a pas mal de tags, c'est dommage… pas mal de bâtiments peu entretenus, comme à Palerme, mais on voit pas mal d'échafaudages, c'est une bonne chose, la ville est petit à petit restaurée (plusieurs églises fermées pour travaux d'ailleurs)
Petite pause en terrasse sur une des rares vraies places du centre (le coin manque un peu d'aération, c'est-à-dire de places et soyons fous, d'espaces verts !), nous goutons un baba au limoncello. Ce sera le premier baba d'une longue série !


On finira sur la Via Toledao, piazza Dante… mais il fait déjà sombre, et on découvre la très animée piazza Bellini de nuit. Nous avions réservé un petit resto sur Lafourchette, non loin de la via Toledo dans une petite rue du quartier espagnol. On mange de très bons risotti : un aux fruits de mer et un aux champignons, et super tiramisu en dessert. Peu de monde ce soir au resto. En sortant on pousse jusqu'à la piazza del Plebiscito, on va voir la galerie Umberto, en travaux, mais on peut quand même voir l'intérieur. Par contre en remontant pour prendre le métro, déception, il n'y en a plus, il s"arrête assez tôt (vers 22h30…). Aie. Faute de connaitre les bus on rentre à pied à l'appart, on voit que le centre est très animé, on ne se sent pas du tout en insécurité… Je mettrai des photos de ce quartier plus tard, et de jour.
Ça fait une petite trotte alors on rentre bien fatigué. Malheureusement vu le bruit on ne se reposera pas comme on aurait voulu…

Itinérance Salvadorienne English translation pending
Le Salvador fait partie des pays ignorés par la sphère touristique, et pourtant, il mérite mieux que les rares articles ou commentaires-bord de plage qu'on lui consacre ici et là. Il faut aussi tordre le cou aux idées reçues sur l'insécurité qui régnerait sur place et ferait de ce pays le plus dangereux au monde ou presque. On y circule facilement et sans risque; les barrages de police sont inexistants ( contrairement au Guatemala ou au Nicaragua ) sauf près des frontières, la police est aimable et souriante. Bien sur, si l'on traîne dans les quartiers des mara - les gangs notoirement connus de San Salvador - on cherche les problèmes... et on les trouve.
Ce pays est l'un des rares pays en Amérique centrale ayant appris et testé la démocratie sans heurts ni violences. Au grand soulagement des Salvadoriens qui ont souffert de la dictature militaire d'abord, puis d'une guerre civile sanglante de 1970 à 1982. Ceci dit, le pays souffre depuis des décennies des joutes politiques stériles des partis installés ( droite et gauche ) et d'une corruption endémique .
En ce qui concerne les populations maya - 100000 personnes actuellement - elles ont aussi payé un lourd tribut dans les années 30 d'abord, puis sous la dictature puis pendant la révolution. On a longtemps considéré les maya comme une sous-race, ils ont été tués ou déplacés, un vrai génocide dont on a peu parlé. C'est un passé douloureux pour tous. Grâce à l' apprentissage des différentes langues maya par les jeunes dans les écoles ( elles étaient interdites auparavant ), on assiste à un renouveau de la culture maya à travers les danses, la peinture et l' artisanat etqui témoigne fièrement d'une identité retrouvée.
Nous avons rejoint le Salvador à partir de la Polynésie Française où nous résidons via Los Angeles, deux vols en continuation dont le second de nuit. Arrivée au petit matin à l' aéroport de San Salvador, refait à neuf et de belle taille pour un si petit pays. Formalités simples, sourires à l'appui; les touristes sont reçus avec déférence et chaleur ; c'est assez rare pour qu'on le mentionne !
Nous sommes accueillis par Rémy qui dirige une petite entreprise colorée de tourisme réceptif destiné aux francophones. Il va nous rendre le séjour agréable et passionnant et nous servir de guide et de chauffeur, un peu comme un ami, ce qu'il est devenu pour nous. Il va aussi nous faire partager ses coups de coeur. Il aime le Salvador et il le connait professionnellement. Il faut le recommander chaudement, aussi bien pour un séjour au Salvador seulement que pour un séjour groupé ( deux ou trois pays sur 2 ou 3 semaines, en incluant donc Salvador et Guatemala ou Salvador et Honduras ou Salvador et Nicaragua ou les trois pays ensemble ).
1er jour : Nous rejoignons notre hôtel pour une prise de contact avec Rémy, une douche et un petit-déjeuner avant de partir en balade. Rémy a prévu de nous conduire d'abord dans le Parc national El Boqueron proche de la capitale qui comprend en particulier le volcan Salvador. Curiosité naturelle : au fond du large cratère, on peut voir un mini-cratère. Paysage majestueux et beaux points de vue, y compris sur la capitale. Retour vers la capitale avec un arrêt au Museo Militar remarquable par son exposition de voitures militaires blindées anciennes de marque française Panhard et aussi ses plans en relief du Salvador, énormes et à même le sol . On a sous les yeux le circuit qui va suivre. Il est temps, après cet arrêt assez rapide, de rejoindre le centre ville et de déjeuner dans une pupuseria. C'est dans ce genre d'établissement que l'on mange des pupusas, à toute heure de la journée, des galettes fourrées de fromage frais, légumes et / ou viande. San Salvador est une ville étonnante, d'environ 2 millions d'habitants. Elle est actuellement - et depuis peu- dirigée par un jeune maire dynamique de 35 ans, Nayib Bukelé, d'origine libanaise par son père et musulman modéré, ce qui est quand même une prouesse dans un pays catholique et assez conservateur ! Il a été élu avec enthousiasme sur un programme anti-corruption tous azimuts ( deux anciens présidents de la République sont poursuivis pour corruption active et enrichissement personnel illicite ), également sur un programme de rénovation urbaine appliqué avec beaucoup d'allant et de persévérance. M. Bukélé a dit ce qu'il ferait en tant que maire et tient ses promesses ! Des palissades en grand nombre donc à San Salvador, des tranchées, des places qui vont être dallées, arborées, fleuries, les fils électriques que l'on enterre ( il y en a... ) les bâtiments que l'on rénove ou va rénover. La ville ( et sa région ) a beaucoup souffert des tremblements de terre et 75% des bâtiments anciens ont été détruits. Il reste donc un assortiment de styles architecturaux qui fera de l'effet quand les rénovations seront terminées et que l'on aura du champ et de la perspective. Personnellement, nous avons aimé déambuler dans SS en effervescence, même si ce n' est pas une ville superbe et inoubliable. Visites successives du Théâtre National ( superbes intérieurs ), de la Cathédrale ( deux chapelles d'époque et surtout le tombeau de Mgr Romero, défenseur des droits de l'homme et mort en martyr / assassiné en plein office pendant la Guerre Civile ), l' église El Rosario, un bâtiment datant des années 60, en béton armé, remarquable pour son intérieur lumineux, ses vitraux et un chemin de croix métallique modernes, la Plaza Barrios et la Plaza Libertad. A signaler que les entrées dans les musées sont gratuites pour les seniors de plus de 60 ans au Salvador ! Même chose pour les sites archéologiques qui sont pourtant en travaux de rénovation, de fouilles et d'excavation ( ce qui a un prix ). La culture semble être un bien précieux que l'on veut faire partager au plus grand nombre, y compris les moins aisés. On est loin du marketing touristique que pratique allègrement le Costa Rica, en racketant les touristes étrangers, ' gringos ' et assimilés dès que c'est possible, en particulier sur les sites de randonnée emblématiques comme le Parc Manuel Antonio par exemple. La ' Pura Vida ' dont se gargarisent les Costaricains existe réellement au Salvador, pas au Costa Rica où elle se vit comme posture et imposture.





Retour à l'hôtel en fin d'après-midi ( Villa del Angel ) qui est bien situé, dans un quartier tranquille et proche d'un superbe centre commercial. Au rez-de-chaussée une hacienda entièrement restaurée et dont les étages sont dédiées au commerce, au dernier étage du bâtiment des restaurants divers, dont des restaurants de viande excellents ( boeuf, porc et poulet uniquement ). Prix vraiment très sages, comment partout d'ailleurs, en dollars US. ( A ce propos, nous sommes venus avec de l'argent liquide en dollars, petits coupures et avons tout payé y compris les hôtels cash, ce qui permet de ne pas sortir la carte de crédit ).
2ème jour : Départ pour le Parc national des Volcans qui abrite 3 géants, l' Izalco, le Santa Ana et le Cerro Verde. Nous avons décidé de faire l' ascension du Santa Ana ( 4 heures AR , difficulté moyenne, température très supportable avec un peu de fraîcheur au sommet ). Nous démarrons à une vingtaine avec deux jeunes étudiants qui nous chaperonnent et deux membres de la police touristique. Le Santa Ana est le plus élevé des 3 volcans : 2381 m. Nous avons la chance de profiter d'une belle journée, claire et ensoleillée, même si la brume nous rejoint à mi-pente pour se disperser au bout d'une demi-heure. Au sommet, des points de vue remarquables sur tout cet ensemble montagneux majestueux, une vue imprenable sur le lac de Coatepeque, et puis, le clou du spectacle, au fond du cratère, un lac de soufre liquide à 70° avec fumerolles de couleur vert émeraude et qui étincèle sous le soleil. Spectacle unique et rare qui vaut bien quelques essoufflements dans la montée ! Notre premier coup de coeur dans ce voyage. C'est une photo du fond du cratère du San Ana trouvée dans un rare reportage écrit sur ce petit pays oublié des touristes qui nous a convaincus de tenter un voyage hors des sentiers battus au Salvador.



Un peu après 15 heures, départ pour Ataco via la Ruta de las Flores. Cette route est largement fleurie en saison humide, un peu moins lors de notre passage mais nous admirons tout de même, en cette belle journée de saison sèche, de beaux massifs d'hibiscus rouges tout le long de cette voie tranquille qui traverse de petits villages. C'est une région maya, le village de Nahuizalco est typique. Beaucoup d'artisans spécialisés dans le travail de l' osier, un petit marché animé. On arrive rapidement à Ataco, belle bourgade avec place centrale typique, rues pavées, maisons aux façades peintes et peinture murales un peu partout. Un art de rue typiquement maya et que l'on va retrouver dans d'autres villages de la région. Nous logeons à la Casa Degraziela Boutique Hotel, sur la place centrale, une belle maison ancienne de style hispanique. Belle étape, personnel adorable, prix très raisonnable.




3ème jour : Balade aux aurores dans la ville qui s'éveille doucement. Ambiance sereine et magnifiques peintures murales à tous les coins de rue. Les gens sont charmants, souriants et d'une exquise politesse. on nous fait des signes discrets de bienvenue. On se sent vraiment à l'aise. Départ pour voir Los Ausoles de Ahuachapan, des mares de boue volcanique qui clapotent et laissent fuser des jets de vapeur d'eau bouillants au milieu des odeurs de soufre. Des lavandières utilisent les vasques d'eau chaude pour faire leur lessive au soleil du matin. Continuation vers le premier des sites maya que nous visiterons, celui de Tazumal. Aucun touriste à l'horizon, belle matinée ensoleillée, des oiseaux qui chantent et de beaux vestiges que l'on nettoie de l' emplâtre de ciment gris qui les recouvrait depuis bien avant la période précédant la guerre civile ( le but était de les protéger des éléments naturels et de la guerre ). On reprend la voiture pour rejoindre rapidement Santa Ana, seconde ville du pays et dotée d'un beau centre historique préservé . La Plaza de la Libertad est bordée de trois monuments emblématiques : une cathédrale de style néo-gothique, construite en brique et à façade de stuc, un théâtre de style Renaissance vraiment remarquable aux intérieurs richement décorés et un hôtel de ville de style colonial. Santa Ana était à l'origine la capitale du pays. Une bourgeoisie paysanne enrichie par la culture du café avait migré de la région de Suchitoto vers Santa Ana et avait en particulier tenu à construire le fameux théâtre où étaient données des représentations d' art lyrique et de théâtre classique. Cette bourgeoisie a fini par migrer de nouveau vers SS qui est devenue la vraie capitale, avec aussi son théâtre, aussi prestigieux que celui de SA.



Retour en fin d'après-midi à Ataco pour une soirée paisible et un plat de viandes grillées dans un restaurant de la place centrale. La nourriture est bonne mais peu variée : pupusas ou viandes grillées avec les éternels haricots rouges.
4ème jour : Départ pour le site maya de San Andres. Aucun touriste une fois de plus, beaucoup de sérénité et très beau temps chaud. Ces sites sont vraiment impressionnants et on prend le temps de s'imprégner d'une atmosphère de mystère et de majesté. A chaque fois, un petit musée modeste dans ses proportions donnent les explications que l'on recherche et présente quelques beaux objets. San Andres est notre second coup de coeur dans ce voyage.


Nous continuons vers le site maya de Joya de Ceren, proche de San Juan de Opico et de la Route des Fleurs, inscrit au patrimoine de l'Unesco. C'est le Pompéi centro- américain, une cité maya découverte par hasard car enfouie sous cinq mètres d'épaisseur de cendres volcaniques suite à une éruption du volcan Lomo Caldera il y a plus de 1600 ans. On peut y voir des ensembles d'habitations et cérémoniels, des restes de culture du manioc, aucun squelette ni aucune momie car la population avait eu le temps de fuir avant la catastrophe. Nous repartons ensuite visiter des villages maya typiques sur la Route des Fleurs : Juayoa, Apaneca, Salcoatitan. Ambiance vraiment particulière, les marchés sont encore animés, les gens ont vraiment le physique maya, les peintures murales sont nombreuses et font presque toutes référence, non pas au présent mais au passé que l'on veut faire revivre par cet art de rue très original. Du coup, les villages sont très colorés, animés et différents malgré tout les uns des autres. En fin d'après-midi, on reprend la route pour Suchitoto, petite ville raffinée et assez touristique, mais pas encore dans le mauvais sens du terme. Un bijou méconnu en Amérique centrale et notre troisième coup de coeur lors de ce séjour. Suchitoto reste un must, tout comme l' ascension du volcan Santa Ana. On prend un plaisir réel à y flâner à toute heure. Le soir, sur la place de l' église de Santa Lucia, les gens affluent pour se brancher sur Internet. Cadeau du maire aux habitants. La vie est tranquille. Il fait très beau.



5ème jour : Après le petit déjeuner, départ pour le Lac de Suchitlan, proche de Suchitoto puis promenade en plancha pendant plus d'une heure sur cet immense plan d'eau artificiel mais devenu paradis d'un faune aquatique variée : cormorans par milliers, pélicans, hérons blancs et gris, des rapaces aussi du genre condor en plus petit. Très beau temps encore, de belles photos prises sur le vif. Continuation après le déjeuner vers Cihuatan, dernier site maya visité au Salvador. Comme à chaque fois, personne en vue, une belle lumière, et des sites que dégage de leur gangue de ciment une équipe d'ouvriers dirigés par un archéologue américain passionné et chaleureux qui travaille sur le site depuis 30 ans. Nous avons la chance de pouvoir discuter avec lui pendant 20 mn. La pyramide n' est dégagée qu'à moitié, sera restaurée à moitié seulement. Le but n' est pas de tout sortir de terre ( impossible et trop coûteux aussi ) mais de montrer de façon esthétique et pédagogique comment fonctionnait cette cité antique maya. Les ouvriers travaillent actuellement sur le jeu de paume, lui rendant sa ligne incurvée. Un nouvel amalgame sera utilisé pour maintenir les pierres ensemble solidement. Au musée du site se trouve un exemplaire de la goulotte par laquelle on faisait passer la balle. Puis retour tranquille vers SS, c'est notre dernière journée au Salvador avant de reprendre l' avion demain matin. Rémy veut nous faire voir un dernier village au sud de San Salvador, Panchimalco. Ce village est habité par des populations indigènes descendant des Pipil, Maya et Nahuati. Son église toute blanche et simplissime est l'une des plus anciennes du pays, datant de 1725. C'est un endroit connu pour ses festivités et carnavals, et qui incarne le renouveau social et artistique du pays. Des cours sont organisés pour les jeunes du village, cours de danse, de musique, de peinture; ceux-ci laissent libre cours à leur imagination dans des peintures murales de grande qualité artistique. Franchement, il ne faut pas quitter le Salvador sans passer un long moment à Panchimalco. Retour à l'hôtel en fin de journée et fin du séjour qui aura duré cinq jours complets. Pour des raisons techniques ( de vols ) nous n' avons pas pu rester quelques jours de plus. Nous avons en particulier décidé de ne pas aller côté mer. Selon Rémy, deux ou trois endroits valent une visite, mais ce ne sont pas les couleurs et l'exotisme des Caraïbes. Loin de là ! Les plages sont de sable gris, la mer est agitée et les rouleaux empêchent la baignade. Ailleurs, c'est la mangrove et quelques villages de pêcheurs. Bien sur, on trouvera des résidences pour touristes, mais il vaut mieux rechercher les îles de la côte caraïbe pour soleil et farniente ( par exemple les Corn islands au Nicaragua ). Ainsi se termine ce récit de voyage au Salvador. J' espère qu'il convaincra beaucoup de lecteurs de choisir ce pays vraiment attachant, riche et varié comme prochaine destination. Voyageusement Moana
1er jour : Nous rejoignons notre hôtel pour une prise de contact avec Rémy, une douche et un petit-déjeuner avant de partir en balade. Rémy a prévu de nous conduire d'abord dans le Parc national El Boqueron proche de la capitale qui comprend en particulier le volcan Salvador. Curiosité naturelle : au fond du large cratère, on peut voir un mini-cratère. Paysage majestueux et beaux points de vue, y compris sur la capitale. Retour vers la capitale avec un arrêt au Museo Militar remarquable par son exposition de voitures militaires blindées anciennes de marque française Panhard et aussi ses plans en relief du Salvador, énormes et à même le sol . On a sous les yeux le circuit qui va suivre. Il est temps, après cet arrêt assez rapide, de rejoindre le centre ville et de déjeuner dans une pupuseria. C'est dans ce genre d'établissement que l'on mange des pupusas, à toute heure de la journée, des galettes fourrées de fromage frais, légumes et / ou viande. San Salvador est une ville étonnante, d'environ 2 millions d'habitants. Elle est actuellement - et depuis peu- dirigée par un jeune maire dynamique de 35 ans, Nayib Bukelé, d'origine libanaise par son père et musulman modéré, ce qui est quand même une prouesse dans un pays catholique et assez conservateur ! Il a été élu avec enthousiasme sur un programme anti-corruption tous azimuts ( deux anciens présidents de la République sont poursuivis pour corruption active et enrichissement personnel illicite ), également sur un programme de rénovation urbaine appliqué avec beaucoup d'allant et de persévérance. M. Bukélé a dit ce qu'il ferait en tant que maire et tient ses promesses ! Des palissades en grand nombre donc à San Salvador, des tranchées, des places qui vont être dallées, arborées, fleuries, les fils électriques que l'on enterre ( il y en a... ) les bâtiments que l'on rénove ou va rénover. La ville ( et sa région ) a beaucoup souffert des tremblements de terre et 75% des bâtiments anciens ont été détruits. Il reste donc un assortiment de styles architecturaux qui fera de l'effet quand les rénovations seront terminées et que l'on aura du champ et de la perspective. Personnellement, nous avons aimé déambuler dans SS en effervescence, même si ce n' est pas une ville superbe et inoubliable. Visites successives du Théâtre National ( superbes intérieurs ), de la Cathédrale ( deux chapelles d'époque et surtout le tombeau de Mgr Romero, défenseur des droits de l'homme et mort en martyr / assassiné en plein office pendant la Guerre Civile ), l' église El Rosario, un bâtiment datant des années 60, en béton armé, remarquable pour son intérieur lumineux, ses vitraux et un chemin de croix métallique modernes, la Plaza Barrios et la Plaza Libertad. A signaler que les entrées dans les musées sont gratuites pour les seniors de plus de 60 ans au Salvador ! Même chose pour les sites archéologiques qui sont pourtant en travaux de rénovation, de fouilles et d'excavation ( ce qui a un prix ). La culture semble être un bien précieux que l'on veut faire partager au plus grand nombre, y compris les moins aisés. On est loin du marketing touristique que pratique allègrement le Costa Rica, en racketant les touristes étrangers, ' gringos ' et assimilés dès que c'est possible, en particulier sur les sites de randonnée emblématiques comme le Parc Manuel Antonio par exemple. La ' Pura Vida ' dont se gargarisent les Costaricains existe réellement au Salvador, pas au Costa Rica où elle se vit comme posture et imposture.






Retour à l'hôtel en fin d'après-midi ( Villa del Angel ) qui est bien situé, dans un quartier tranquille et proche d'un superbe centre commercial. Au rez-de-chaussée une hacienda entièrement restaurée et dont les étages sont dédiées au commerce, au dernier étage du bâtiment des restaurants divers, dont des restaurants de viande excellents ( boeuf, porc et poulet uniquement ). Prix vraiment très sages, comment partout d'ailleurs, en dollars US. ( A ce propos, nous sommes venus avec de l'argent liquide en dollars, petits coupures et avons tout payé y compris les hôtels cash, ce qui permet de ne pas sortir la carte de crédit ).
2ème jour : Départ pour le Parc national des Volcans qui abrite 3 géants, l' Izalco, le Santa Ana et le Cerro Verde. Nous avons décidé de faire l' ascension du Santa Ana ( 4 heures AR , difficulté moyenne, température très supportable avec un peu de fraîcheur au sommet ). Nous démarrons à une vingtaine avec deux jeunes étudiants qui nous chaperonnent et deux membres de la police touristique. Le Santa Ana est le plus élevé des 3 volcans : 2381 m. Nous avons la chance de profiter d'une belle journée, claire et ensoleillée, même si la brume nous rejoint à mi-pente pour se disperser au bout d'une demi-heure. Au sommet, des points de vue remarquables sur tout cet ensemble montagneux majestueux, une vue imprenable sur le lac de Coatepeque, et puis, le clou du spectacle, au fond du cratère, un lac de soufre liquide à 70° avec fumerolles de couleur vert émeraude et qui étincèle sous le soleil. Spectacle unique et rare qui vaut bien quelques essoufflements dans la montée ! Notre premier coup de coeur dans ce voyage. C'est une photo du fond du cratère du San Ana trouvée dans un rare reportage écrit sur ce petit pays oublié des touristes qui nous a convaincus de tenter un voyage hors des sentiers battus au Salvador.



Un peu après 15 heures, départ pour Ataco via la Ruta de las Flores. Cette route est largement fleurie en saison humide, un peu moins lors de notre passage mais nous admirons tout de même, en cette belle journée de saison sèche, de beaux massifs d'hibiscus rouges tout le long de cette voie tranquille qui traverse de petits villages. C'est une région maya, le village de Nahuizalco est typique. Beaucoup d'artisans spécialisés dans le travail de l' osier, un petit marché animé. On arrive rapidement à Ataco, belle bourgade avec place centrale typique, rues pavées, maisons aux façades peintes et peinture murales un peu partout. Un art de rue typiquement maya et que l'on va retrouver dans d'autres villages de la région. Nous logeons à la Casa Degraziela Boutique Hotel, sur la place centrale, une belle maison ancienne de style hispanique. Belle étape, personnel adorable, prix très raisonnable.




3ème jour : Balade aux aurores dans la ville qui s'éveille doucement. Ambiance sereine et magnifiques peintures murales à tous les coins de rue. Les gens sont charmants, souriants et d'une exquise politesse. on nous fait des signes discrets de bienvenue. On se sent vraiment à l'aise. Départ pour voir Los Ausoles de Ahuachapan, des mares de boue volcanique qui clapotent et laissent fuser des jets de vapeur d'eau bouillants au milieu des odeurs de soufre. Des lavandières utilisent les vasques d'eau chaude pour faire leur lessive au soleil du matin. Continuation vers le premier des sites maya que nous visiterons, celui de Tazumal. Aucun touriste à l'horizon, belle matinée ensoleillée, des oiseaux qui chantent et de beaux vestiges que l'on nettoie de l' emplâtre de ciment gris qui les recouvrait depuis bien avant la période précédant la guerre civile ( le but était de les protéger des éléments naturels et de la guerre ). On reprend la voiture pour rejoindre rapidement Santa Ana, seconde ville du pays et dotée d'un beau centre historique préservé . La Plaza de la Libertad est bordée de trois monuments emblématiques : une cathédrale de style néo-gothique, construite en brique et à façade de stuc, un théâtre de style Renaissance vraiment remarquable aux intérieurs richement décorés et un hôtel de ville de style colonial. Santa Ana était à l'origine la capitale du pays. Une bourgeoisie paysanne enrichie par la culture du café avait migré de la région de Suchitoto vers Santa Ana et avait en particulier tenu à construire le fameux théâtre où étaient données des représentations d' art lyrique et de théâtre classique. Cette bourgeoisie a fini par migrer de nouveau vers SS qui est devenue la vraie capitale, avec aussi son théâtre, aussi prestigieux que celui de SA.



Retour en fin d'après-midi à Ataco pour une soirée paisible et un plat de viandes grillées dans un restaurant de la place centrale. La nourriture est bonne mais peu variée : pupusas ou viandes grillées avec les éternels haricots rouges.
4ème jour : Départ pour le site maya de San Andres. Aucun touriste une fois de plus, beaucoup de sérénité et très beau temps chaud. Ces sites sont vraiment impressionnants et on prend le temps de s'imprégner d'une atmosphère de mystère et de majesté. A chaque fois, un petit musée modeste dans ses proportions donnent les explications que l'on recherche et présente quelques beaux objets. San Andres est notre second coup de coeur dans ce voyage.


Nous continuons vers le site maya de Joya de Ceren, proche de San Juan de Opico et de la Route des Fleurs, inscrit au patrimoine de l'Unesco. C'est le Pompéi centro- américain, une cité maya découverte par hasard car enfouie sous cinq mètres d'épaisseur de cendres volcaniques suite à une éruption du volcan Lomo Caldera il y a plus de 1600 ans. On peut y voir des ensembles d'habitations et cérémoniels, des restes de culture du manioc, aucun squelette ni aucune momie car la population avait eu le temps de fuir avant la catastrophe. Nous repartons ensuite visiter des villages maya typiques sur la Route des Fleurs : Juayoa, Apaneca, Salcoatitan. Ambiance vraiment particulière, les marchés sont encore animés, les gens ont vraiment le physique maya, les peintures murales sont nombreuses et font presque toutes référence, non pas au présent mais au passé que l'on veut faire revivre par cet art de rue très original. Du coup, les villages sont très colorés, animés et différents malgré tout les uns des autres. En fin d'après-midi, on reprend la route pour Suchitoto, petite ville raffinée et assez touristique, mais pas encore dans le mauvais sens du terme. Un bijou méconnu en Amérique centrale et notre troisième coup de coeur lors de ce séjour. Suchitoto reste un must, tout comme l' ascension du volcan Santa Ana. On prend un plaisir réel à y flâner à toute heure. Le soir, sur la place de l' église de Santa Lucia, les gens affluent pour se brancher sur Internet. Cadeau du maire aux habitants. La vie est tranquille. Il fait très beau.



5ème jour : Après le petit déjeuner, départ pour le Lac de Suchitlan, proche de Suchitoto puis promenade en plancha pendant plus d'une heure sur cet immense plan d'eau artificiel mais devenu paradis d'un faune aquatique variée : cormorans par milliers, pélicans, hérons blancs et gris, des rapaces aussi du genre condor en plus petit. Très beau temps encore, de belles photos prises sur le vif. Continuation après le déjeuner vers Cihuatan, dernier site maya visité au Salvador. Comme à chaque fois, personne en vue, une belle lumière, et des sites que dégage de leur gangue de ciment une équipe d'ouvriers dirigés par un archéologue américain passionné et chaleureux qui travaille sur le site depuis 30 ans. Nous avons la chance de pouvoir discuter avec lui pendant 20 mn. La pyramide n' est dégagée qu'à moitié, sera restaurée à moitié seulement. Le but n' est pas de tout sortir de terre ( impossible et trop coûteux aussi ) mais de montrer de façon esthétique et pédagogique comment fonctionnait cette cité antique maya. Les ouvriers travaillent actuellement sur le jeu de paume, lui rendant sa ligne incurvée. Un nouvel amalgame sera utilisé pour maintenir les pierres ensemble solidement. Au musée du site se trouve un exemplaire de la goulotte par laquelle on faisait passer la balle. Puis retour tranquille vers SS, c'est notre dernière journée au Salvador avant de reprendre l' avion demain matin. Rémy veut nous faire voir un dernier village au sud de San Salvador, Panchimalco. Ce village est habité par des populations indigènes descendant des Pipil, Maya et Nahuati. Son église toute blanche et simplissime est l'une des plus anciennes du pays, datant de 1725. C'est un endroit connu pour ses festivités et carnavals, et qui incarne le renouveau social et artistique du pays. Des cours sont organisés pour les jeunes du village, cours de danse, de musique, de peinture; ceux-ci laissent libre cours à leur imagination dans des peintures murales de grande qualité artistique. Franchement, il ne faut pas quitter le Salvador sans passer un long moment à Panchimalco. Retour à l'hôtel en fin de journée et fin du séjour qui aura duré cinq jours complets. Pour des raisons techniques ( de vols ) nous n' avons pas pu rester quelques jours de plus. Nous avons en particulier décidé de ne pas aller côté mer. Selon Rémy, deux ou trois endroits valent une visite, mais ce ne sont pas les couleurs et l'exotisme des Caraïbes. Loin de là ! Les plages sont de sable gris, la mer est agitée et les rouleaux empêchent la baignade. Ailleurs, c'est la mangrove et quelques villages de pêcheurs. Bien sur, on trouvera des résidences pour touristes, mais il vaut mieux rechercher les îles de la côte caraïbe pour soleil et farniente ( par exemple les Corn islands au Nicaragua ). Ainsi se termine ce récit de voyage au Salvador. J' espère qu'il convaincra beaucoup de lecteurs de choisir ce pays vraiment attachant, riche et varié comme prochaine destination. Voyageusement Moana
Trois semaines de Guatemala City à Playa del Carmen English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple 3 semaines direction Guatemala city au mois d'aout.
Nous voulons en profiter pour monter si possible jusqu’à Tulum et idéalement Playa del Carmen.
Bien sur, on ne veut pas passer à coté du lac atitlan, antiga, tikal au guatemala mais nous voudrions aussi profiter des plages caribéenne de Beliz et si possible le mexique.
Cela est-il possible en 3 semaines?
Avez-vous des itinéraires ou des plans(adresses, conseils) pour le logement, transports sur place pendant le trip)?
Les trains et bus sont t'ils rapides?
Notre vol arrive a Guatemala city et repart aussi de guatemala city.
merci d'avance
Simon😉
merci d'avance
Simon😉
10 jours en Corse, de Bastia à Bonifacio juin 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je me lance dans le récit de notre séjour en Corse. 10 jours sur la Côte est, de Bastia à Bonifacio, du 22 juin au 2 juillet 2016, que du bonheur !
22 juin : lyon-bastia avec easyjet : 200 euros A/R pour 2 adultes et un bagage en soute (billet acheté fin décembre). Location d‘une voiture C1 avec autoescape www.autoescape.com. 277 € les 10 jours, assurance comprise. Par contre le forumulaire d’autoescape est mal fichue sur le site, nous avons dû payer 113 € de plus sur place pour prise du véhicule en corse et rendue dans une autre agence. Direction Propriano pour prendre possession de notre chambre à l’auberge u Lustincone www.u-lustincone.com/ Très bel hébergement, situé en plein milieu des villes et vue au loin sur la mer. Belle piscine, non chauffée mais bonne. Propriétaire sympathique. Petit hôtel. Chambres rénovées avec bon goût mais pas très bien isolées. 90 € la nuit et 18 € les 2 petits déjeuners. 25 €/ personne le menu du soir. Dégustation de vin au domaine Arena, excellents vins à seulement 500m de l’hôtel.
23 juin : Saint Florent. Plages de lotu et saleccia. On a pris le bateau « popeye » pour y aller. 16 €/personne pour un A/R jusqu’à la plage du lotu. Ensuite, il faut marcher 1h15 pour aller jusqu’à la plage de la saleccia par le littoral. Magnifique plage, certainement une des plus belle de corse, un dégradé de bleu… retour par le sentier intérieur, 45minutes de marche. Possibilité d’aller en bateau directement à la plage saleccia mais 25 € A/R par pers. Il faut réserver les places à l’avance car c’est un taxi boat (seulement une dizaine de places par heure). www.lepopeye.com/...nt-florent-1-fr.html Parking du port de saint florent pour la journée : 8 € Le port de Saint Florent a l’air très joli mais malheureusement nous devons reprendre la route pour rejoindre notre chambre d hôte à Corte A Chjusellina www.achjusellina.com/ Il s’agit plus exactement d’une ferme auberge. Les chambres sont spacieuses, il y a une belle piscine non chauffée, c’est à seulement 5/10 minutes du centre de corte. 110 € la nuit avec les 2 petits déjeuners. Nous n’avons pas pu dîner sur place car il fallait un minimum de 4 personnes, mais la propriétaire nous a recommandé sur un très bon resto dans le centre de corte, juste à côté de l’église u Campanile. Très bon, service un peu long mais carte très large. En même temps à l’église, il y avait un concert polyphonie. Si j’avais su on aurait mangé plutôt et on y serait allé ensuite (début concert à 21h30, 15€ l’entrée par adulte). 24 juin : départ vers 8h30 de l’auberge pour aller aux lac Melo et Capitello. Arrêt juste avant à la boulangerie pour acheter un sandwich et de l’eau. Je vous conseille d’apporter min 1l à 2l d’eau par personne. Partir le matin car ensuite il fait très très chaud. Il y a deux choix de sentier, celui de droite plus rapide (1h15) mais plus difficile (il faut monter à une échelle et se tenir à des chaînes), ne pas faire avec des enfants, ou le sentier de gauche un peu plus long (2h) mais moins dur (conseillé pour les enfants ou personnes en moins bonnes conditions physiques). Nous avons choisi le sentier de droite et 1h15 plus tard nous arrivons au 1er lac, nous trempons juste nos doigts de pieds car l’eau est assez froide. Petite pause. Nous reprenons le sentier pour 45min supplémentaire pour aller au 2ème lac, là encore il faut escalader à plusieurs reprises, moi qui est le vertige, ce n’est pas facile. Pensez à prendre des chaussures de marche. Nous arrivons au 2ème lac, difficile de mettre les pieds dans l’eau car il faut escalader mais très belle vue. Pique-nique sur place. Nous décidons de renter, environ 2h15. Sur le parking qui est payant (6euros l’entrée), il y a un petit snack avec produits locaux, une bonne crêpe maison et un soda ou bière pour repartir. Direction quenza pour retrouver notre hôtel Sole et Monti www.solemonti.com/ 80€ la nuit et 26 € les 2 petits déjeuners. Rien d’extraordinaire, un peu loin des aiguilles de bavella (30min je crois). Repas bon. Si j’avais su on aurait dormi au col des aiguilles de bavella, il me semble qu’il y a une gîte ou une auberge 25 juin : canyoning à la purcaraccia avec Bavella Canyon www.bavellacanyon.com/index.html 50€/ personne de 9h à 14h. prendre des barres de céréales, eau, chaussures fermées. J’avais hésité avant d’y aller car j’ai le vertige mais l’endroit est magnifique, avec plein de piscines naturelles. Apportez une go pro si vous en avez une. L’équipe est très sympa et s’adapte à notre niveau. Le départ se site entre le col des aiguilles de bavella et solenzara. Du 26 juin au 2 juillet : location d’un mobil home à Porto vecchio, camping la vetta www.campinglavetta.com/ au nord de porto vecchio. Camping familiale, mobil home arbouse, neuf, draps et serviettes fournis. Ménage offert et apéro aussi (une bouteille de rosé, jus d’orange et eau dans le frigo). Possibilité de faire des barbecues sur place. Piscine avec cours d’aquagym deux ou 3 fois par semaine. Possibilité d’acheter des pizzas ou manger au bar. Prêt d’un parasol pour la plage. 600 € la semaine. Camping bien situé, à moins de 30 minutes des plus pages et des activités que nous avons faites tout au long de la semaine.
Dimanche 26 juin : marché des producteurs à Porto vecchio. Après-midi : plage palombaggia. On voulait dîner au resto playa baggia, les pieds dans le sable mais le resto est ouvert uniquement le midi hors saison et en juillet et août midi et soir. Plage moyenne, il y a trop de transats sur la plage à mon goût.
Lundi 27 juin : matin jusqu’en début d’après midi : piscines de cavu. Facile d’accès en voiture. Il faut arriver tôt pour trouver une place. Magnifique site. Beaucoup de monde, même fin juin. Je vous préconise de suivre le sentier, passer la barrière blanche et rouge, marcher environ 1km et lorsque vous arrivez au pont descendre et trouver une belle place pour pique niquer tranquillement Fin d’après-midi : plage de pinarellu. Très belle plage, on a pied loin. Happy hour : restaurant Rouf, près de la plage Pinarellu. 2 cocktails achetés le 3ème offert soit 18 euros les 3. Assiette de moules gratinées (environ 12 moules) 10 €, excellent.
Mardi 28 juin : Plage tamarraccui Une des plus belles plages du sud de la corse. Pas de parking, il faut se garer le long de la route.
Mercredi 29 juin : les 2ème et 4ème mercredis du mois, grand marché sur le port. Malheureusement nous n’avons pas pu y aller car nous avions réservé une sortie jet ski et quad à Bonifacio avec pirrateadventure www.pirate-adventure-corsica.com/. 2h de jet ski et 2h de quad de 9h à 14h = 290 € pour 2 adultes. 16 places maxi, à réserver à l’avance. Superbe balade, départ de la plage de la Tonnara, visite d��une grotte, falaises bonifacio, lavezzi, golfe de santa manza. Pique-nique surprise organisé par pirate adventure sur la plage avec uniquement des produits corses. Retour au point de départ en quad. Attention aux coups de soleil ! Balade dans bonifacio de 15h à 22h : escalier du roi d’aragon. Ciccio meilleur ouvrier France pâtisserie Parking : 15 euros. Resto cantina doria à Bonifacio, moyen, service à la chaîne, mais tarif intéressant.
Jeudi 30 juin : santa guilia J’étais un peu déçue de cette plage, elle est assez petite.
Vendredi 1er juillet : cascade de piscia di Ghjaddu et plage Saint Cyprien Départ le matin de porto vecchio. Arrêt au barrage de l’ospelade, très joli barrage avec des vaches en liberté. Arrêt photo obligatoire et plus si vous avez du temps. Ensuite, direction la cascade de piscia. Très jolie rando pour l’atteindre. Il faut compter environ 1h15 de marche si mes souvenirs sont bons Au retour, arrêt à la jolie plage de Saint Cyprien.
Ce que j’ai aimé de notre voyage: - Soleil tous les jours pendant notre séjour. - Eau chaude de la mer malgré la mauvaise météo du début du printemps. - Prix raisonnable en juin. - On peut alterner montagne et mer dans la même journée, c’est que j’ai préféré.
Budget pour 2 personnes : 2700 euros tout compris.
Il ne reste plus qu’à faire la deuxième moitié
Je me lance dans le récit de notre séjour en Corse. 10 jours sur la Côte est, de Bastia à Bonifacio, du 22 juin au 2 juillet 2016, que du bonheur !
22 juin : lyon-bastia avec easyjet : 200 euros A/R pour 2 adultes et un bagage en soute (billet acheté fin décembre). Location d‘une voiture C1 avec autoescape www.autoescape.com. 277 € les 10 jours, assurance comprise. Par contre le forumulaire d’autoescape est mal fichue sur le site, nous avons dû payer 113 € de plus sur place pour prise du véhicule en corse et rendue dans une autre agence. Direction Propriano pour prendre possession de notre chambre à l’auberge u Lustincone www.u-lustincone.com/ Très bel hébergement, situé en plein milieu des villes et vue au loin sur la mer. Belle piscine, non chauffée mais bonne. Propriétaire sympathique. Petit hôtel. Chambres rénovées avec bon goût mais pas très bien isolées. 90 € la nuit et 18 € les 2 petits déjeuners. 25 €/ personne le menu du soir. Dégustation de vin au domaine Arena, excellents vins à seulement 500m de l’hôtel.
23 juin : Saint Florent. Plages de lotu et saleccia. On a pris le bateau « popeye » pour y aller. 16 €/personne pour un A/R jusqu’à la plage du lotu. Ensuite, il faut marcher 1h15 pour aller jusqu’à la plage de la saleccia par le littoral. Magnifique plage, certainement une des plus belle de corse, un dégradé de bleu… retour par le sentier intérieur, 45minutes de marche. Possibilité d’aller en bateau directement à la plage saleccia mais 25 € A/R par pers. Il faut réserver les places à l’avance car c’est un taxi boat (seulement une dizaine de places par heure). www.lepopeye.com/...nt-florent-1-fr.html Parking du port de saint florent pour la journée : 8 € Le port de Saint Florent a l’air très joli mais malheureusement nous devons reprendre la route pour rejoindre notre chambre d hôte à Corte A Chjusellina www.achjusellina.com/ Il s’agit plus exactement d’une ferme auberge. Les chambres sont spacieuses, il y a une belle piscine non chauffée, c’est à seulement 5/10 minutes du centre de corte. 110 € la nuit avec les 2 petits déjeuners. Nous n’avons pas pu dîner sur place car il fallait un minimum de 4 personnes, mais la propriétaire nous a recommandé sur un très bon resto dans le centre de corte, juste à côté de l’église u Campanile. Très bon, service un peu long mais carte très large. En même temps à l’église, il y avait un concert polyphonie. Si j’avais su on aurait mangé plutôt et on y serait allé ensuite (début concert à 21h30, 15€ l’entrée par adulte). 24 juin : départ vers 8h30 de l’auberge pour aller aux lac Melo et Capitello. Arrêt juste avant à la boulangerie pour acheter un sandwich et de l’eau. Je vous conseille d’apporter min 1l à 2l d’eau par personne. Partir le matin car ensuite il fait très très chaud. Il y a deux choix de sentier, celui de droite plus rapide (1h15) mais plus difficile (il faut monter à une échelle et se tenir à des chaînes), ne pas faire avec des enfants, ou le sentier de gauche un peu plus long (2h) mais moins dur (conseillé pour les enfants ou personnes en moins bonnes conditions physiques). Nous avons choisi le sentier de droite et 1h15 plus tard nous arrivons au 1er lac, nous trempons juste nos doigts de pieds car l’eau est assez froide. Petite pause. Nous reprenons le sentier pour 45min supplémentaire pour aller au 2ème lac, là encore il faut escalader à plusieurs reprises, moi qui est le vertige, ce n’est pas facile. Pensez à prendre des chaussures de marche. Nous arrivons au 2ème lac, difficile de mettre les pieds dans l’eau car il faut escalader mais très belle vue. Pique-nique sur place. Nous décidons de renter, environ 2h15. Sur le parking qui est payant (6euros l’entrée), il y a un petit snack avec produits locaux, une bonne crêpe maison et un soda ou bière pour repartir. Direction quenza pour retrouver notre hôtel Sole et Monti www.solemonti.com/ 80€ la nuit et 26 € les 2 petits déjeuners. Rien d’extraordinaire, un peu loin des aiguilles de bavella (30min je crois). Repas bon. Si j’avais su on aurait dormi au col des aiguilles de bavella, il me semble qu’il y a une gîte ou une auberge 25 juin : canyoning à la purcaraccia avec Bavella Canyon www.bavellacanyon.com/index.html 50€/ personne de 9h à 14h. prendre des barres de céréales, eau, chaussures fermées. J’avais hésité avant d’y aller car j’ai le vertige mais l’endroit est magnifique, avec plein de piscines naturelles. Apportez une go pro si vous en avez une. L’équipe est très sympa et s’adapte à notre niveau. Le départ se site entre le col des aiguilles de bavella et solenzara. Du 26 juin au 2 juillet : location d’un mobil home à Porto vecchio, camping la vetta www.campinglavetta.com/ au nord de porto vecchio. Camping familiale, mobil home arbouse, neuf, draps et serviettes fournis. Ménage offert et apéro aussi (une bouteille de rosé, jus d’orange et eau dans le frigo). Possibilité de faire des barbecues sur place. Piscine avec cours d’aquagym deux ou 3 fois par semaine. Possibilité d’acheter des pizzas ou manger au bar. Prêt d’un parasol pour la plage. 600 € la semaine. Camping bien situé, à moins de 30 minutes des plus pages et des activités que nous avons faites tout au long de la semaine.
Dimanche 26 juin : marché des producteurs à Porto vecchio. Après-midi : plage palombaggia. On voulait dîner au resto playa baggia, les pieds dans le sable mais le resto est ouvert uniquement le midi hors saison et en juillet et août midi et soir. Plage moyenne, il y a trop de transats sur la plage à mon goût.
Lundi 27 juin : matin jusqu’en début d’après midi : piscines de cavu. Facile d’accès en voiture. Il faut arriver tôt pour trouver une place. Magnifique site. Beaucoup de monde, même fin juin. Je vous préconise de suivre le sentier, passer la barrière blanche et rouge, marcher environ 1km et lorsque vous arrivez au pont descendre et trouver une belle place pour pique niquer tranquillement Fin d’après-midi : plage de pinarellu. Très belle plage, on a pied loin. Happy hour : restaurant Rouf, près de la plage Pinarellu. 2 cocktails achetés le 3ème offert soit 18 euros les 3. Assiette de moules gratinées (environ 12 moules) 10 €, excellent.
Mardi 28 juin : Plage tamarraccui Une des plus belles plages du sud de la corse. Pas de parking, il faut se garer le long de la route.
Mercredi 29 juin : les 2ème et 4ème mercredis du mois, grand marché sur le port. Malheureusement nous n’avons pas pu y aller car nous avions réservé une sortie jet ski et quad à Bonifacio avec pirrateadventure www.pirate-adventure-corsica.com/. 2h de jet ski et 2h de quad de 9h à 14h = 290 € pour 2 adultes. 16 places maxi, à réserver à l’avance. Superbe balade, départ de la plage de la Tonnara, visite d��une grotte, falaises bonifacio, lavezzi, golfe de santa manza. Pique-nique surprise organisé par pirate adventure sur la plage avec uniquement des produits corses. Retour au point de départ en quad. Attention aux coups de soleil ! Balade dans bonifacio de 15h à 22h : escalier du roi d’aragon. Ciccio meilleur ouvrier France pâtisserie Parking : 15 euros. Resto cantina doria à Bonifacio, moyen, service à la chaîne, mais tarif intéressant.
Jeudi 30 juin : santa guilia J’étais un peu déçue de cette plage, elle est assez petite.
Vendredi 1er juillet : cascade de piscia di Ghjaddu et plage Saint Cyprien Départ le matin de porto vecchio. Arrêt au barrage de l’ospelade, très joli barrage avec des vaches en liberté. Arrêt photo obligatoire et plus si vous avez du temps. Ensuite, direction la cascade de piscia. Très jolie rando pour l’atteindre. Il faut compter environ 1h15 de marche si mes souvenirs sont bons Au retour, arrêt à la jolie plage de Saint Cyprien.
Ce que j’ai aimé de notre voyage: - Soleil tous les jours pendant notre séjour. - Eau chaude de la mer malgré la mauvaise météo du début du printemps. - Prix raisonnable en juin. - On peut alterner montagne et mer dans la même journée, c’est que j’ai préféré.
Budget pour 2 personnes : 2700 euros tout compris.
Il ne reste plus qu’à faire la deuxième moitié
Retour autotour Jordanie en février English translation pending
Bonjour à tous,
Pensées spéciales pour Nicbe40, Phil4000, Macripa13 et Titaille dont les encouragements, conseils et avis ont largement participés à faire de cette semaine en Jordanie une réussite.
Comme prévu nous savions qu'une "petite semaine en Jordanie" cela ferait peu pour profiter de ce très beau et attachant pays. De ce fait nous avons fait des choix et sommes allés vers notre essentiel :(:(
Plutôt que de me lancer sur un retour in extenso alors que mes qualités de rédacteurs ne sont pas celles des personnes énumérées ci-dessus, je vais vous livrer nos impressions sur ce voyage.
Au niveau sécurité (ce qui je pense interpelle beaucoup de futurs voyageurs) : Sans être définitif sur le sujet (les conseils du MAEDI et de l'ambassade prévalent bien sur), nous ne nous sommes jamais sentis ni en danger, ni regardés avec hostilité de la part des jordaniens ... Objectivement l'un des plus gros danger aura été les calèches de Pétra dont certaines circulent à des allures rapides surtout le soir à la fermeture et les conditions de circulation routière (pluie, neige, état des routes).
Ce que nous avons le plus apprécié :
Pétra bien sur où deux jours ne sont pas de trop pour commencer à appréhender le site (nous avons aussi fait Pétra by night et un petit saut à Little Pétra). La mer Morte (après l'avoir découverte du coté israélien), en effet c'est toujours magique de se baigner dans ces eaux si particulières . Le Wadi Rum et la nuit extraordinairement étoilée dont nous avons profitée grâce à la tente bubble ! Madaba avec ses églises et ses fresques (nous avons assisté à un office dans l'église St Georges et avons apprécié la communauté locale qui était très désireuse de partager avec nous) mention spéciale pour le sous-sol de l'église St Jean Baptiste. Amman pour sa vie nocturne (nous y étions jeudi soir), un super repas au restaurant Levant et un joli tour d'orientation de nuit avec dégustation de pâtisseries à 23 heures et la visite le lendemain du parc royal et du musée royal de l'automobile (à faire même si l'on n'aime pas les voitures). Jerash pour son très étendu et magnifique site avec ses édifices qui nous plongent directement dans l'antiquité (beaucoup fait penser à Leptis magna en Lybie enfin avant) Aqaba enfin où l'on s'est arrêté après le Wadi Rum afin de retoucher les eaux de la Mer rouge.
Ce que l'on a moins aimé :
Le vol direct effectué auprès d'une grande compagnie française ... (à chaque fois on se dit que c'est la dernière fois ...) à part la ponctualité et les horaires, le reste est assez affligeant (pas d'écran, pas de place, service minimum et peu amène, repas très basique). Le loueur de véhicule (VL de 4/5 ans présenté comme récent, panne de batterie, pneu crevé, témoins qui s'allument, ... ) Et enfin de ne pas avoir eu deux ou trois jours de plus !
Avant de conclure, un chapitre spécial sur les personnels des hôtels que nous avons fréquentés durant cette semaine : Une très grande qualité de formation et du sens de l'accueil qui nous a enchanté Sandrine et moi ... Tous ont été aux petits soins pour nous et la qualité des services a toujours été là (pour faire le lien avec notre super loueur par exemple ! mais aussi pour réserver un taxi, ou un billet d'excursion, ...).
Bref, nous avons passé une superbe et trop courte semaine dans un pays à découvrir absolument. Les gens rencontrés étaient charmants et les sites à visiter de très grandes qualité.
Voilà en quelque mots notre retour de Jordanie, si nous pouvons vous aider à faire de votre prochain voyage en Jordanie une réussite ... N'hésitez pas :):)
En remerciant encore une fois les concepteurs de ce site et les merveilleux contributeurs
Minorel86
Pensées spéciales pour Nicbe40, Phil4000, Macripa13 et Titaille dont les encouragements, conseils et avis ont largement participés à faire de cette semaine en Jordanie une réussite.
Comme prévu nous savions qu'une "petite semaine en Jordanie" cela ferait peu pour profiter de ce très beau et attachant pays. De ce fait nous avons fait des choix et sommes allés vers notre essentiel :(:(
Plutôt que de me lancer sur un retour in extenso alors que mes qualités de rédacteurs ne sont pas celles des personnes énumérées ci-dessus, je vais vous livrer nos impressions sur ce voyage.
Au niveau sécurité (ce qui je pense interpelle beaucoup de futurs voyageurs) : Sans être définitif sur le sujet (les conseils du MAEDI et de l'ambassade prévalent bien sur), nous ne nous sommes jamais sentis ni en danger, ni regardés avec hostilité de la part des jordaniens ... Objectivement l'un des plus gros danger aura été les calèches de Pétra dont certaines circulent à des allures rapides surtout le soir à la fermeture et les conditions de circulation routière (pluie, neige, état des routes).
Ce que nous avons le plus apprécié :
Pétra bien sur où deux jours ne sont pas de trop pour commencer à appréhender le site (nous avons aussi fait Pétra by night et un petit saut à Little Pétra). La mer Morte (après l'avoir découverte du coté israélien), en effet c'est toujours magique de se baigner dans ces eaux si particulières . Le Wadi Rum et la nuit extraordinairement étoilée dont nous avons profitée grâce à la tente bubble ! Madaba avec ses églises et ses fresques (nous avons assisté à un office dans l'église St Georges et avons apprécié la communauté locale qui était très désireuse de partager avec nous) mention spéciale pour le sous-sol de l'église St Jean Baptiste. Amman pour sa vie nocturne (nous y étions jeudi soir), un super repas au restaurant Levant et un joli tour d'orientation de nuit avec dégustation de pâtisseries à 23 heures et la visite le lendemain du parc royal et du musée royal de l'automobile (à faire même si l'on n'aime pas les voitures). Jerash pour son très étendu et magnifique site avec ses édifices qui nous plongent directement dans l'antiquité (beaucoup fait penser à Leptis magna en Lybie enfin avant) Aqaba enfin où l'on s'est arrêté après le Wadi Rum afin de retoucher les eaux de la Mer rouge.
Ce que l'on a moins aimé :
Le vol direct effectué auprès d'une grande compagnie française ... (à chaque fois on se dit que c'est la dernière fois ...) à part la ponctualité et les horaires, le reste est assez affligeant (pas d'écran, pas de place, service minimum et peu amène, repas très basique). Le loueur de véhicule (VL de 4/5 ans présenté comme récent, panne de batterie, pneu crevé, témoins qui s'allument, ... ) Et enfin de ne pas avoir eu deux ou trois jours de plus !
Avant de conclure, un chapitre spécial sur les personnels des hôtels que nous avons fréquentés durant cette semaine : Une très grande qualité de formation et du sens de l'accueil qui nous a enchanté Sandrine et moi ... Tous ont été aux petits soins pour nous et la qualité des services a toujours été là (pour faire le lien avec notre super loueur par exemple ! mais aussi pour réserver un taxi, ou un billet d'excursion, ...).
Bref, nous avons passé une superbe et trop courte semaine dans un pays à découvrir absolument. Les gens rencontrés étaient charmants et les sites à visiter de très grandes qualité.
Voilà en quelque mots notre retour de Jordanie, si nous pouvons vous aider à faire de votre prochain voyage en Jordanie une réussite ... N'hésitez pas :):)
En remerciant encore une fois les concepteurs de ce site et les merveilleux contributeurs
Minorel86
Récit de nos 15 jours en Islande en juin 2016 English translation pending
JOUR 1
New-York, c’est fini, une grande transition nous appelle. Après 8 jours de grande ville, nous arrivons dans la « nature ». Impossible de dormir dans l’avion même si nous avons été surclassés, au loin nous apercevons des fumeroles, il est 6h30 nous arrivons et atterrissons sous un beau soleil à l’aéroport de Keflavik, l’impression est bonne.
A l’aéroport nous cherchons en vain notre loueur de voiture, personne ne nous attend et personne ne connaît notre loueur qui n’a d’ailleurs pas de stand à l’aéroport. Au comptoir d’information, une personne charmante appelle notre agence et ouf… quelqu’un répond qu’il va venir nous chercher, il arrive ¾ d’heure après, pas bien sérieux, d’autant qu’il est à 2km. Au bureau nous faisons les formalités d’usage et récupérons notre voiture, la marque et le modèle sont bons, mais la voiture marque quand même 200.000 km au compteur avec quelques stigmates du temps passé. Allons, on respire, pas de panique, tout va bien se passer….
L’aéroport se trouve quand même à 50 km de Reykjavik, pour y aller comme il est tôt, nous allons flâner un peu et visiter la péninsule de Reykjanes. Nous commençons par le Blue Lagoon, des bains très réputés, il est un peu tôt pour nous et à la sortie de l’avion pas trop envie, mais d’y faire un tour pour regarder oui. C’est vrai que les couleurs sont magiques, beaucoup de touristes aussi qui viennent boire une bière en se baignant.



Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg. Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg.







Peu après, la route vallonnée continue, retrouvons un lac le Kleifarvath et des champs de pois lupins, nous trouvons ça très photogénique. Nous sortons pour prendre des photos et fermons la voiture. Au retour, la poisse, nous avons beau appuyer sur le bouton de la clé, rien ne s’ouvre et comme de bien entendu, tous les papiers sont bien au chaud dans la voiture. Que faire….. Un couple d’islandais tente bien de nous aider, mais n’y arrive pas non plus…. Compatisse, me propose de téléphoner, mais à qui ???? les papiers sont à l’intérieur, ils s’indignent qu’une Société puisse louer une voiture en mauvais état et puis un miracle arrive, après une énième tentative la porte s’ouvre, ouf nous sommes sauvés. Et finalement, nous n’aurons par la suite aucune autre souci de véhicule.



Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg. Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg.








Peu après, la route vallonnée continue, retrouvons un lac le Kleifarvath et des champs de pois lupins, nous trouvons ça très photogénique. Nous sortons pour prendre des photos et fermons la voiture. Au retour, la poisse, nous avons beau appuyer sur le bouton de la clé, rien ne s’ouvre et comme de bien entendu, tous les papiers sont bien au chaud dans la voiture. Que faire….. Un couple d’islandais tente bien de nous aider, mais n’y arrive pas non plus…. Compatisse, me propose de téléphoner, mais à qui ???? les papiers sont à l’intérieur, ils s’indignent qu’une Société puisse louer une voiture en mauvais état et puis un miracle arrive, après une énième tentative la porte s’ouvre, ouf nous sommes sauvés. Et finalement, nous n’aurons par la suite aucune autre souci de véhicule.

Planning de 8 jours à New York en février English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 8 adultes à New York fin février.
Nous avons louer un appartement air bnb dans le quartier de Harlem.
Personne n'est très attaché aux musées, nous avons donc décider de mettre de côté le MET et le MOMA
Voilà le planning effectué pour le moment.
Que pensez vous de mon planning ?
il y a des trous ! comme le samedi et le samedi. des idées pour les combler ? bronx ? queens ?
Merci par avance à ceux qui prendront le temps d'y jeter un œil.
Vendredi 24 fév 15h15 : Arrivée JFK 17h00 : Arrivée à l’appart 18h00 : Départ pour Time Square Soirée Time Square
Samedi 25 fév Programme complet de la journée à définir
soirée Tranquille à l’appart ou Sortie Quartier MEATPACKING
Dimanche 26 fév 8h00 : Messe Gospel à Harlem Après la Messe : Petit Dej à Harlem Visite Harlem : jusqu’à 11h30 Central Park partie nord
15h00 à 17h45 : American Museum of Natural History
18h30 : Retour Appart
Soirée tranquille à l’appart
Lundi 27 fév 7h00 : départ appartement 8h00 : Empire State Building
10h00 : Roosvelt island midi : Repas Appart
Après midi : programme à définir
18h15 : Arrivée Madison Square Garden 19h00 : Match NBA New York Knicks / Toronto Raptors 22h15 : Empire State Building de nuit
Mardi 28 fév De GREENWICH à EAST VILLAGE 8h00 : départ appartement 8h45 : GreenWich Village Washington Square Park Immeuble friends
10h00 : Highline
12h00 : Chelsea Market China town
Little Italy
Bowery Wall
East Village
18h00 : Shopping Soho Ou Retour appartement Broadway Mercer St Spring St
soirée Tranquille à l’appart ou Club de jazz salle de jeu (fat cat) ou autre club
Mercredi 1er Mars BROOKLYN - 7h00 : départ appart - 45 min de Trajet jusqu’à Brooklyn Bridgge - Traversée à Pied Pont de Brooklyn - Brooklyn Bridge Park - 10h30 : TKTS Downtown Brooklyn - Brooklyn Height - Dumbo - Buschwick - Quartier Williamsburg - 20h00 : Spectacle Broadway
Jeudi 2 mars LOWER MANATHAN - 7h30 : Départ Appart - 8h15 : Charging bull - 9h30 : Statue de la liberté - 11h00 : Ellis island - 14h00 : Financial District Charging Bull St Paul’s Chapel
16h00 : Memorial 11 - 09 Ground zeo 17h00 : Musée 11 - 09 19h00 : Shopping Century 21 - 22 Cortlandt Street (fermeture 21h)
Soirée Tranquille à l’appart Ou Soirée dans un rooftop
Vendredi 3 mars MIDTOWN 8h30 : Grand central station Chrysler Building New York Public Library Bryant Park 5ème avenue en chemin possible de juste voir magasin MACY’S Flatiron Building midi : Union Square Green Market 14h : Metro jusqu’au 51 street St Patrick Cathedrals
15h00 : Rock Feller Plaza a détailler 17h00 : Top of the rock pour coucher de soleil
19h00 : Solow Building Apple Store 5eme avenue
soirée Tranquille à l’appart ou + Brooklyn Bridge de nuit et vue sur la skyline de nuit depuis Height
Samedi 4 mars 8h00 : Petit dej en ville dans l’upper east side
9h00 : Central Park partie Sud Columbus Circle
10h30 : Libre, faire ce qu’on a pas eut le temps
14h00 : Times Square Ou shopping sur la 34eme (macy’s, etc..)
16h30 : Départ pour appartement 17h30 : Départ de l’appartement pour JFK en métro 21h10 : Décollage JFK
Nous partons à 8 adultes à New York fin février.
Nous avons louer un appartement air bnb dans le quartier de Harlem.
Personne n'est très attaché aux musées, nous avons donc décider de mettre de côté le MET et le MOMA
Voilà le planning effectué pour le moment.
Que pensez vous de mon planning ?
il y a des trous ! comme le samedi et le samedi. des idées pour les combler ? bronx ? queens ?
Merci par avance à ceux qui prendront le temps d'y jeter un œil.
Vendredi 24 fév 15h15 : Arrivée JFK 17h00 : Arrivée à l’appart 18h00 : Départ pour Time Square Soirée Time Square
Samedi 25 fév Programme complet de la journée à définir
soirée Tranquille à l’appart ou Sortie Quartier MEATPACKING
Dimanche 26 fév 8h00 : Messe Gospel à Harlem Après la Messe : Petit Dej à Harlem Visite Harlem : jusqu’à 11h30 Central Park partie nord
15h00 à 17h45 : American Museum of Natural History
18h30 : Retour Appart
Soirée tranquille à l’appart
Lundi 27 fév 7h00 : départ appartement 8h00 : Empire State Building
10h00 : Roosvelt island midi : Repas Appart
Après midi : programme à définir
18h15 : Arrivée Madison Square Garden 19h00 : Match NBA New York Knicks / Toronto Raptors 22h15 : Empire State Building de nuit
Mardi 28 fév De GREENWICH à EAST VILLAGE 8h00 : départ appartement 8h45 : GreenWich Village Washington Square Park Immeuble friends
10h00 : Highline
12h00 : Chelsea Market China town
Little Italy
Bowery Wall
East Village
18h00 : Shopping Soho Ou Retour appartement Broadway Mercer St Spring St
soirée Tranquille à l’appart ou Club de jazz salle de jeu (fat cat) ou autre club
Mercredi 1er Mars BROOKLYN - 7h00 : départ appart - 45 min de Trajet jusqu’à Brooklyn Bridgge - Traversée à Pied Pont de Brooklyn - Brooklyn Bridge Park - 10h30 : TKTS Downtown Brooklyn - Brooklyn Height - Dumbo - Buschwick - Quartier Williamsburg - 20h00 : Spectacle Broadway
Jeudi 2 mars LOWER MANATHAN - 7h30 : Départ Appart - 8h15 : Charging bull - 9h30 : Statue de la liberté - 11h00 : Ellis island - 14h00 : Financial District Charging Bull St Paul’s Chapel
16h00 : Memorial 11 - 09 Ground zeo 17h00 : Musée 11 - 09 19h00 : Shopping Century 21 - 22 Cortlandt Street (fermeture 21h)
Soirée Tranquille à l’appart Ou Soirée dans un rooftop
Vendredi 3 mars MIDTOWN 8h30 : Grand central station Chrysler Building New York Public Library Bryant Park 5ème avenue en chemin possible de juste voir magasin MACY’S Flatiron Building midi : Union Square Green Market 14h : Metro jusqu’au 51 street St Patrick Cathedrals
15h00 : Rock Feller Plaza a détailler 17h00 : Top of the rock pour coucher de soleil
19h00 : Solow Building Apple Store 5eme avenue
soirée Tranquille à l’appart ou + Brooklyn Bridge de nuit et vue sur la skyline de nuit depuis Height
Samedi 4 mars 8h00 : Petit dej en ville dans l’upper east side
9h00 : Central Park partie Sud Columbus Circle
10h30 : Libre, faire ce qu’on a pas eut le temps
14h00 : Times Square Ou shopping sur la 34eme (macy’s, etc..)
16h30 : Départ pour appartement 17h30 : Départ de l’appartement pour JFK en métro 21h10 : Décollage JFK
Incontournables de l'Isaan English translation pending
Bonjour,
Lors de mon voyage en Thaïlande en janvier, je souhaite passer quelques jours dans l'Isaan.
Quels sont les incontournables et j'accepte volontiers les conseils et avis;
Un grand merci pour vos réponses
Premier voyage seule en Inde en janvier 2010 English translation pending
PREMIER VOYAGE EN INDE SEULE
J’y suis allée avant mais en groupe et n’ai pas fait de récit.
NAMASTE! Lundi 18 janvier 2010 Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre! Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont atterri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule. Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquin et dit aimer la difficulté. Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuné loupé. Mardi 19 janvier 2010: La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « lingam » de Shiva, tant vénéré des hindous. A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nandi et le om3. En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les Brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles séchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde. Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture. Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux. Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde… A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans. Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuisent les chappattis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une Tanjore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbés! Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jamal masdjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jamal masdjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge. Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur! Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel. Puis bonne douche et gros dodo. Mercredi 20 janvier 2010: Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée. Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier. Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghât », lieu de crémation de Gandhi. Nous y visitons le petit musée dédié à Gandhi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelas est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Gandhi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Nehru allumait le bûcher étant donné que Gandhi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit. Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de rickshaw nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs! Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmènera toutes les deux chez Chhavi. A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gingembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chappattis »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux. En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poêle à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant massala. Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi. Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal! A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié. Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé. Jeudi 21 janvier 2010: C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons. J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème. Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle. Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Gandhi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahatma et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat. Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètres à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise. Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour. Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fus invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu. J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizâm-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures. Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrandes au Saint. En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut. Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir. Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Gandhi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne! Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxis prépaies. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu. Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kali ghât » où se trouve le temple de « Kali ». C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mêlent misère et richesse. Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout. Samedi 23 janvier 2010: Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kali ghât » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pèlerinage depuis 1809. Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée. Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pèlerinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent. Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sens gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux. Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous. Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échoppes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même. Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elle reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les Brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Ils me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants. Un soi-disant guide me conduit vers le ghât où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr. Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec. A la sortie du vrai quartier kali ghât, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais. A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952. Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi. Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ». Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62. Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la bâtisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mêlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine. La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place! Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir. En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mendiant. Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration. En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents. Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer. Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve. Dimanche 24 janvier 2010: Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante bâtisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent. On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptienne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée. En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc », qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est installée sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures. Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Sahbi Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dis que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier. J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestations et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur. Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque. Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisanale également. Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique. Il fait maintenant nuit. Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance. Lundi 25 janvier 2010: Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « lobby room ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée. Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site. Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture. L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du Gange d’où on verra au bord des ghâts les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghâts mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare! Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir. Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20. Je récupère mes bagages au « lobby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier. Mardi 26 janvier 2010: J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Vârânasî car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénarès. En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaie mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de riskshaw me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénarès. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghât » qui est le ghât principal de Bénarès, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghât en prenant un cyclo-riskshaw. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghât, des Brahmans se préparant pour la cérémonie. Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance. Mercredi 27 janvier 2010: A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour contempler le paysage et la quiétude du moment. Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses. Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Bénarès Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention. Sanjou me conduit au « temple de Bhârat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Gandhi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions. Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickshaw pour tout l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou. Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent sâdhus, vendeurs de bois et d’encens, où arrivent les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghât », le principal ghât où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mendiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Sâdhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghât, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me ré imprégner de l’ambiance de Vârânasî; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit bouiboui où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait. Jeudi 28 janvier 2010: Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickshaw est là; je le prends. J’arrive au même ghât de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghât de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrandes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja. J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu bouddhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné. Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Bouddha prêcha son premier sermon devant quelques disciples il y a 2500 ans. Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Bouddha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gayâ. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus! Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévus de faire. Un cyclo-rickshaw va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Vârânasî. Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Vârânasî, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite. Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant. Je termine ma visite avec le rickshaw en passant par « Harishchandra Ghât », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit! Vârânasî est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Vârânasî est connue pour un microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituent un réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pèlerinage. Chaque année a lieu un grand pèlerinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours. Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus. Je terminerai ma dernière soirée à Vârânasî par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « lingam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur de la « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénarès. Vendredi 29 janvier 2010: L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Vârânasî avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai… Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses amis parlant un peu le français. Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est inondé; incroyable… Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux. Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai. Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie. Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain. Samedi 30 janvier 2010: J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajurâho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme. Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il! Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié à Vishnu, Parvati et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil. Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil. J’ai très faim; je commande un chappattis cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange. Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du Kâma-Sûtra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations? Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice. Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués. Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puits, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme. La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre John, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajurâho dans le but de le rénover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile. Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva. Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboire que je lui donne mais il n’a pas mérité plus. Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajurâho puisque j’y achète mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV. Dimanche 31 janvier 2010: Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhansi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux. Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce aux tourismes, attirés par les restes des palais et des temples anciens. Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière. Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir! J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus… Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi! Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal. Lundi 1er février 2010: Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afghan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pèlerinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans. La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un rickshaw, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite. Je commence par la mosquée « jama Masdjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol. A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles. Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflétant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres. Après la remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavillon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur. Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickshaw; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique. Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis. Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix. A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est le mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jahangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jehan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mêlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles. La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée. Mardi 2 février 2010: J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajurâho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby Taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard! Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. Le Taj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Geronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution. En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le « Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jehan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé. A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites. Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée. J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même. Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières. La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH » dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « Boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses. Dans la chambre funéraire, il y a le cénotaphe d’Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cénotaphes de la famille. C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature. Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants. Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ». Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé. Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg » est construit pour JAHANGIR. On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jehan qui tout en marbre blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masdjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte, on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal. Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marbre blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857. Je passerai aussi devant « Moti Masdjid, » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs. J’aperçois aussi « Mina Masdjid » qui est la mosquée privée de l’empereur. Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin. Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui. En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masdjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pèlerinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en riskshaw; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beaux « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelas un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-rickshaw. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parce que je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-riskshaw pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais, 15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est chaotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa sœur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul riskshaw à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au rickshaw avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaie mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-riskshaw, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dis. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne doive pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petits-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010. MARIE "Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
NAMASTE! Lundi 18 janvier 2010 Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre! Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont atterri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule. Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquin et dit aimer la difficulté. Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuné loupé. Mardi 19 janvier 2010: La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « lingam » de Shiva, tant vénéré des hindous. A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nandi et le om3. En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les Brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles séchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde. Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture. Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux. Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde… A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans. Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuisent les chappattis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une Tanjore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbés! Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jamal masdjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jamal masdjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge. Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur! Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel. Puis bonne douche et gros dodo. Mercredi 20 janvier 2010: Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée. Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier. Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghât », lieu de crémation de Gandhi. Nous y visitons le petit musée dédié à Gandhi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelas est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Gandhi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Nehru allumait le bûcher étant donné que Gandhi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit. Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de rickshaw nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs! Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmènera toutes les deux chez Chhavi. A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gingembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chappattis »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux. En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poêle à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant massala. Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi. Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal! A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié. Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé. Jeudi 21 janvier 2010: C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons. J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème. Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle. Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Gandhi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahatma et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat. Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètres à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise. Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour. Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fus invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu. J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizâm-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures. Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrandes au Saint. En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut. Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir. Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Gandhi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne! Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxis prépaies. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu. Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kali ghât » où se trouve le temple de « Kali ». C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mêlent misère et richesse. Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout. Samedi 23 janvier 2010: Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kali ghât » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pèlerinage depuis 1809. Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée. Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pèlerinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent. Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sens gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux. Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous. Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échoppes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même. Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elle reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les Brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Ils me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants. Un soi-disant guide me conduit vers le ghât où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr. Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec. A la sortie du vrai quartier kali ghât, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais. A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952. Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi. Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ». Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62. Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la bâtisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mêlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine. La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place! Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir. En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mendiant. Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration. En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents. Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer. Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve. Dimanche 24 janvier 2010: Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante bâtisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent. On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptienne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée. En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc », qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est installée sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures. Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Sahbi Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dis que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier. J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestations et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur. Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque. Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisanale également. Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique. Il fait maintenant nuit. Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance. Lundi 25 janvier 2010: Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « lobby room ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée. Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site. Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture. L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du Gange d’où on verra au bord des ghâts les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghâts mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare! Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir. Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20. Je récupère mes bagages au « lobby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier. Mardi 26 janvier 2010: J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Vârânasî car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénarès. En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaie mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de riskshaw me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénarès. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghât » qui est le ghât principal de Bénarès, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghât en prenant un cyclo-riskshaw. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghât, des Brahmans se préparant pour la cérémonie. Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance. Mercredi 27 janvier 2010: A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour contempler le paysage et la quiétude du moment. Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses. Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Bénarès Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention. Sanjou me conduit au « temple de Bhârat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Gandhi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions. Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickshaw pour tout l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou. Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent sâdhus, vendeurs de bois et d’encens, où arrivent les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghât », le principal ghât où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mendiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Sâdhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghât, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me ré imprégner de l’ambiance de Vârânasî; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit bouiboui où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait. Jeudi 28 janvier 2010: Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickshaw est là; je le prends. J’arrive au même ghât de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghât de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrandes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja. J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu bouddhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné. Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Bouddha prêcha son premier sermon devant quelques disciples il y a 2500 ans. Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Bouddha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gayâ. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus! Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévus de faire. Un cyclo-rickshaw va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Vârânasî. Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Vârânasî, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite. Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant. Je termine ma visite avec le rickshaw en passant par « Harishchandra Ghât », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit! Vârânasî est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Vârânasî est connue pour un microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituent un réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pèlerinage. Chaque année a lieu un grand pèlerinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours. Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus. Je terminerai ma dernière soirée à Vârânasî par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « lingam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur de la « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénarès. Vendredi 29 janvier 2010: L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Vârânasî avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai… Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses amis parlant un peu le français. Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est inondé; incroyable… Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux. Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai. Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie. Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain. Samedi 30 janvier 2010: J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajurâho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme. Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il! Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié à Vishnu, Parvati et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil. Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil. J’ai très faim; je commande un chappattis cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange. Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du Kâma-Sûtra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations? Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice. Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués. Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puits, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme. La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre John, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajurâho dans le but de le rénover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile. Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva. Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboire que je lui donne mais il n’a pas mérité plus. Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajurâho puisque j’y achète mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV. Dimanche 31 janvier 2010: Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhansi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux. Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce aux tourismes, attirés par les restes des palais et des temples anciens. Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière. Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir! J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus… Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi! Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal. Lundi 1er février 2010: Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afghan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pèlerinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans. La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un rickshaw, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite. Je commence par la mosquée « jama Masdjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol. A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles. Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflétant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres. Après la remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavillon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur. Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickshaw; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique. Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis. Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix. A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est le mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jahangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jehan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mêlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles. La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée. Mardi 2 février 2010: J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajurâho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby Taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard! Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. Le Taj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Geronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution. En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le « Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jehan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé. A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites. Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée. J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même. Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières. La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH » dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « Boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses. Dans la chambre funéraire, il y a le cénotaphe d’Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cénotaphes de la famille. C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature. Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants. Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ». Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé. Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg » est construit pour JAHANGIR. On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jehan qui tout en marbre blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masdjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte, on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal. Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marbre blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857. Je passerai aussi devant « Moti Masdjid, » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs. J’aperçois aussi « Mina Masdjid » qui est la mosquée privée de l’empereur. Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin. Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui. En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masdjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pèlerinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en riskshaw; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beaux « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelas un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-rickshaw. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parce que je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-riskshaw pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais, 15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est chaotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa sœur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul riskshaw à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au rickshaw avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaie mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-riskshaw, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dis. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne doive pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petits-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010. MARIE "Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
Escale à Kotor au Monténégro English translation pending
Bonjour, j'ai réservé une croisière départ le 28/08/2016 à Venise pour un périple vers la Grèce. Une des escales est Kotor et j'aimerai savoir s'il est possible de visiter la ville à partir du port où est amarré le navire par ses propres moyens. Merci par avance de vos réponses.
Canaries, 15 jours à Ténérife: randonnées et détente en famille. English translation pending
Bonjour à tous!
je commence un petit carnet de bord à Ténérife pour 15 jours de randonnées et de détente en famille.
Une petite présentation de la famille qui pourrait expliquer certaines situations par la suite: - 2 adultes au bord de la quarantaine (sans crise) et qui adorent randonner et détestent rester plus de deux heures sur une plage bondée donc on va éviter la côte sud-ouest... - 2 adorables (tout à fait objectif si si) garçons, Tom a 6 ans et demi et Oscar qui a 1 an et demi donc randonnées tôt le matin, sieste début ou milieu d'après-midi et piscine ou plage en fin de journée.
je commence un petit carnet de bord à Ténérife pour 15 jours de randonnées et de détente en famille.
Une petite présentation de la famille qui pourrait expliquer certaines situations par la suite: - 2 adultes au bord de la quarantaine (sans crise) et qui adorent randonner et détestent rester plus de deux heures sur une plage bondée donc on va éviter la côte sud-ouest... - 2 adorables (tout à fait objectif si si) garçons, Tom a 6 ans et demi et Oscar qui a 1 an et demi donc randonnées tôt le matin, sieste début ou milieu d'après-midi et piscine ou plage en fin de journée.
3 semaines en Ukraine (Kiev, Lviv, Odessa) English translation pending
J'entame ce carnet pour un voyage de 3 semaines en Ukraine, entre Kiev, Lviv, et Odessa. Notre but, comme souvent, n'est pas de courir un marathon touristique mais de prendre notre temps, nous imprégner de l'atmosphère d'une ville, flâner, se poser, etc.
Je ne détaillerai peut-être pas chaque journée si ça va faire beaucoup 😛
EDIT : vous pouvez retrouver le résumé de mes aventures, plus de photos et infos pratiques sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.eu/ukraine/
Nous sommes partis jeudi, depuis Roissy avec la compagnie Ukraine International Airlines. À savoir qu'il est impossible d'imprimer sa carte d'embarquement lorsqu'on part de Paris, nous avons donc du poireauter 45 mn au comptoir alors que nous n'enregistrions pas de bagage. Le couac est surtout venu après, au contrôle des passeports... deux fois que je fais du non-Schengen à Roissy et deux fois que c'est la merde ! Juste deux personnes pour contrôler, une longe file d'attente, ça n'avance pas... En Europe il n'y a que là que j'ai vu ça. Du coup la moitié de l'avion se retrouve bloquée dans la queue, l'avion est sympa et nous attend, nous partirons donc avec 40 mn de retard et pas mal de gens stressés pour leur correspondance. Beaucoup d'étrangers qui trouvaient ça inadmissibles, je suis d'accord avec eux et en tant que Français j'avais honte 😕 Petite parenthèse, on va critiquer Ryanair et Beauvais mais en deux ans d'utilisation régulière des deux je n'ai jamais eu un merdier pareil ! On peut imprimer sa carte d'embarquement et donc s'éviter de poireauter encore au comptoir, et la gestion des contrôles aux frontières est mieux foutue à Beauvais. Fin de la parenthèse.
À bord pas de repas inclus il faut payer, un peu abusé vu le prix du billet (il s'agit de la compagnie nationale et pas de low-cost) mais heureusement ce n'est pas cher. Rien à dire de plus, le vol se passe bien. Ce ne sont pas les prestations d'Air France mais peu importe, on arrive à bon port. on passe assez rapidement l'immigration.
Je précise que le taux de change à l'aéroport est très avantageux, plus qu'en ville en fait ! Vous pouvez donc sans souci changer vos euros (ou autres).
Nous prenons le bus pour la gare centrale. Expérience typique, il s'agit d'un assez vieux tacot qui va très lentement (nous ne saurons pas à combien, le compteur kilométrique ne fonctionnant pas !) On met environ 1h pour arriver, les banlieues de Kiev sont vraiment moches mais c'est le cas de toutes les grandes villes, celles de Paris ne sont pas folichonnes non plus (je précise car souvent cette image des banlieues soviétiques choque les gens).
La gare n'est pas en plein centre, notre hôte Airbnb nous appelle une voiture type Uber, on teste la conduite locale (on respecte pas les feux, on double n'importe comment, on va super vite...) et on arrive à bon port.
Il est déjà presque 22h heure locale ! On ressort manger dans un resto géorgien repéré en arrivant, vraiment délicieux, on aime bien ce type de cuisine !
Hier vu la chaleur que nous supportons mal nous ne sommes pas sortis tôt... nous étions aussi fatigués car la veille nous avons fait une quasi nuit blanche (toujours du stress avant de partir en voyage et surtout de Roissy). Après un repas dans un "bar à lait" (petite cantine vraiment pas chère et plats faits maison) nous allons nous balader tranquillement en ville, en passant d'abord par le marché couvert de Bessarabie, puis par l'avenue principale Khreschatik (ça s'écrit et se prononce plus simplement en cyrillique 😛) et les rues derrière, vers la "maison des chimères" à la décoration particulière. Partout des kiosques vendent boissons fraîches, cafés, glaces...





Nous ferons plus tard une pause dans un café sympa, pour gouter aux limonades maison et à la bière locale (dur de trouver des limonades maison en France...).
Nous reprenons la flânerie pour aller voir la Porte d'Or, dans un style très byzantin, avant d'aller voir le très bel opéra et d'acheter des places pour dimanche, et nous dirigeons vers les MAGNIFIQUES églises Sainte-Sophie, la plus ancienne, et Saint-Michel-aux-toits-d'or, en fait un superbe monastère ! Nous ne les visiterons pas aujourd'hui mais ça fait longtemps que je rêvais de les voir et même si ça fait bête je me suis sentie envahie d'une certaine émotion !




Nous redescendons ensuite la descente Saint-André, le "Montmartre local", où on peut aussi admirer la superbe église baroque Saint-André (de l'architecte italien Rastrelli), malheureusement en partie en travaux (là aussi j'en rêvais donc un peu déçue des échafaudages mais en fait on voyait plutôt bien de loin). L'endroit est vraiment sympa et vivant !


Plus bas nous arrivons sur une grande place où se tient un concert ou du moins une animation musicale. Nous prenons un verre dans un "café-bus" (ancien bus aménagé en café) vraiment très sympa !



Puis nous retournons manger dans l'espèce de bar à lait (c'est une mini chaine) avant de se balader tranquillement pour rejoindre le métro.
Mon avis sur la ville : et bien c'est vraiment très sympa et joli ! Je ne m'attendais pas à aimer autant en fait, l'hyper-centre est vraiment pas mal, avec de très beaux bâtiments, des statues en fonte un peu originales qui jalonnent le parcours, il y a de grands axes mais derrière c'est souvent tranquille. Les gens ne font pas la gueule contrairement aux clichés ! Les églises sont magnifiques et rien que pour ça, ça vaut le déplacement ! Il faut savoir que Kiev est la capitale historique du monde orthodoxe russe, la Rus' de Kiev, et que bon nombre de Russes viennent voir ses églises.
Il y a justement peu de touristes (après la Croatie, on respire !) et d'un côté c'est dommage que ce pays ne soit pas plus connu, car il y a vraiment des merveilles à découvrir !
La vie sur place n'est vraiment pas chère ! Pour les petits budgets le bar à lait c'est très bien, on en a eu pour 4€ à deux ! (sans manger énormément il est vrai, mais ça vous donne une idée).
Nous alternerons avec des endroits plus chers (tout étant relatif, nous ne dînerons pas au resto pour oligarques).
Je ne détaillerai peut-être pas chaque journée si ça va faire beaucoup 😛
EDIT : vous pouvez retrouver le résumé de mes aventures, plus de photos et infos pratiques sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.eu/ukraine/
Nous sommes partis jeudi, depuis Roissy avec la compagnie Ukraine International Airlines. À savoir qu'il est impossible d'imprimer sa carte d'embarquement lorsqu'on part de Paris, nous avons donc du poireauter 45 mn au comptoir alors que nous n'enregistrions pas de bagage. Le couac est surtout venu après, au contrôle des passeports... deux fois que je fais du non-Schengen à Roissy et deux fois que c'est la merde ! Juste deux personnes pour contrôler, une longe file d'attente, ça n'avance pas... En Europe il n'y a que là que j'ai vu ça. Du coup la moitié de l'avion se retrouve bloquée dans la queue, l'avion est sympa et nous attend, nous partirons donc avec 40 mn de retard et pas mal de gens stressés pour leur correspondance. Beaucoup d'étrangers qui trouvaient ça inadmissibles, je suis d'accord avec eux et en tant que Français j'avais honte 😕 Petite parenthèse, on va critiquer Ryanair et Beauvais mais en deux ans d'utilisation régulière des deux je n'ai jamais eu un merdier pareil ! On peut imprimer sa carte d'embarquement et donc s'éviter de poireauter encore au comptoir, et la gestion des contrôles aux frontières est mieux foutue à Beauvais. Fin de la parenthèse.
À bord pas de repas inclus il faut payer, un peu abusé vu le prix du billet (il s'agit de la compagnie nationale et pas de low-cost) mais heureusement ce n'est pas cher. Rien à dire de plus, le vol se passe bien. Ce ne sont pas les prestations d'Air France mais peu importe, on arrive à bon port. on passe assez rapidement l'immigration.
Je précise que le taux de change à l'aéroport est très avantageux, plus qu'en ville en fait ! Vous pouvez donc sans souci changer vos euros (ou autres).
Nous prenons le bus pour la gare centrale. Expérience typique, il s'agit d'un assez vieux tacot qui va très lentement (nous ne saurons pas à combien, le compteur kilométrique ne fonctionnant pas !) On met environ 1h pour arriver, les banlieues de Kiev sont vraiment moches mais c'est le cas de toutes les grandes villes, celles de Paris ne sont pas folichonnes non plus (je précise car souvent cette image des banlieues soviétiques choque les gens).
La gare n'est pas en plein centre, notre hôte Airbnb nous appelle une voiture type Uber, on teste la conduite locale (on respecte pas les feux, on double n'importe comment, on va super vite...) et on arrive à bon port.
Il est déjà presque 22h heure locale ! On ressort manger dans un resto géorgien repéré en arrivant, vraiment délicieux, on aime bien ce type de cuisine !
Hier vu la chaleur que nous supportons mal nous ne sommes pas sortis tôt... nous étions aussi fatigués car la veille nous avons fait une quasi nuit blanche (toujours du stress avant de partir en voyage et surtout de Roissy). Après un repas dans un "bar à lait" (petite cantine vraiment pas chère et plats faits maison) nous allons nous balader tranquillement en ville, en passant d'abord par le marché couvert de Bessarabie, puis par l'avenue principale Khreschatik (ça s'écrit et se prononce plus simplement en cyrillique 😛) et les rues derrière, vers la "maison des chimères" à la décoration particulière. Partout des kiosques vendent boissons fraîches, cafés, glaces...





Nous ferons plus tard une pause dans un café sympa, pour gouter aux limonades maison et à la bière locale (dur de trouver des limonades maison en France...).
Nous reprenons la flânerie pour aller voir la Porte d'Or, dans un style très byzantin, avant d'aller voir le très bel opéra et d'acheter des places pour dimanche, et nous dirigeons vers les MAGNIFIQUES églises Sainte-Sophie, la plus ancienne, et Saint-Michel-aux-toits-d'or, en fait un superbe monastère ! Nous ne les visiterons pas aujourd'hui mais ça fait longtemps que je rêvais de les voir et même si ça fait bête je me suis sentie envahie d'une certaine émotion !




Nous redescendons ensuite la descente Saint-André, le "Montmartre local", où on peut aussi admirer la superbe église baroque Saint-André (de l'architecte italien Rastrelli), malheureusement en partie en travaux (là aussi j'en rêvais donc un peu déçue des échafaudages mais en fait on voyait plutôt bien de loin). L'endroit est vraiment sympa et vivant !


Plus bas nous arrivons sur une grande place où se tient un concert ou du moins une animation musicale. Nous prenons un verre dans un "café-bus" (ancien bus aménagé en café) vraiment très sympa !



Puis nous retournons manger dans l'espèce de bar à lait (c'est une mini chaine) avant de se balader tranquillement pour rejoindre le métro.
Mon avis sur la ville : et bien c'est vraiment très sympa et joli ! Je ne m'attendais pas à aimer autant en fait, l'hyper-centre est vraiment pas mal, avec de très beaux bâtiments, des statues en fonte un peu originales qui jalonnent le parcours, il y a de grands axes mais derrière c'est souvent tranquille. Les gens ne font pas la gueule contrairement aux clichés ! Les églises sont magnifiques et rien que pour ça, ça vaut le déplacement ! Il faut savoir que Kiev est la capitale historique du monde orthodoxe russe, la Rus' de Kiev, et que bon nombre de Russes viennent voir ses églises.
Il y a justement peu de touristes (après la Croatie, on respire !) et d'un côté c'est dommage que ce pays ne soit pas plus connu, car il y a vraiment des merveilles à découvrir !
La vie sur place n'est vraiment pas chère ! Pour les petits budgets le bar à lait c'est très bien, on en a eu pour 4€ à deux ! (sans manger énormément il est vrai, mais ça vous donne une idée).
Nous alternerons avec des endroits plus chers (tout étant relatif, nous ne dînerons pas au resto pour oligarques).
Préparation séjour Rome + région Naples / Pompéi English translation pending
Salut,
On souhaiterai partir en Italie fin Septembre mais je ne sais pas combien de jour devons nous prévoir. Et la période est bien la bonne ?
En gros :
Vol aller vers Rome
- 5 jours Rome (première fois à Rome, c'est pas trop 5 jours ?)
Location voiture Rome pour route vers la région de Naples (ou train + location voiture seulement à Naples ?) Si j'ai bien vu, location de petite voiture = 22€ par jour (en comptant drop off Rome/Naples) ou train = 19€ aller par personne (c'est juste ?)
- 5 jours région de Naples (5 nuits au même endroit je pense) avec : - un jour Naples - un jour ascension Vésuve - un jour Pompéi - un jour Herculanum - un jour Capri ? pas certain je ne sais pas encore si ca vaut le coup...
Vol retour depuis Naples
Qu'en pensez vous ? Ça me ferai prévoir 10 jours Y a t'il quelque chose que j'aurai oublié ? On a 2 semaines de congés donc on pourrai prévoir 2-3 jours de plus mais j'ai pas envie de rester pour rester non plus...
Merci pour vos avis
On souhaiterai partir en Italie fin Septembre mais je ne sais pas combien de jour devons nous prévoir. Et la période est bien la bonne ?
En gros :
Vol aller vers Rome
- 5 jours Rome (première fois à Rome, c'est pas trop 5 jours ?)
Location voiture Rome pour route vers la région de Naples (ou train + location voiture seulement à Naples ?) Si j'ai bien vu, location de petite voiture = 22€ par jour (en comptant drop off Rome/Naples) ou train = 19€ aller par personne (c'est juste ?)
- 5 jours région de Naples (5 nuits au même endroit je pense) avec : - un jour Naples - un jour ascension Vésuve - un jour Pompéi - un jour Herculanum - un jour Capri ? pas certain je ne sais pas encore si ca vaut le coup...
Vol retour depuis Naples
Qu'en pensez vous ? Ça me ferai prévoir 10 jours Y a t'il quelque chose que j'aurai oublié ? On a 2 semaines de congés donc on pourrai prévoir 2-3 jours de plus mais j'ai pas envie de rester pour rester non plus...
Merci pour vos avis
La Norvège avec un bébé English translation pending
Bonjour,
Nous projetons de voyager en aout ou septembre avec notre petite fille qui aura 8 mois en Norvège. J'ai lu la plupart des anciens sujets de ce forum mais je n'arrive pas forcement à trouver réponses à mes questions.
J'ai compris que la Norvège est un pays très "family friendly" mais je ne sais pas s'il est vraiment adapté aux touts petits de moins d'1 an. Je vois que beaucoup d'excursions ou d'activités se font en rando, bateau, zodiac etc. Du coup, je me demande si cela n'est pas frustrant d'y aller sans pouvoir profiter de ce type d'activités ou si au contraire un voyage par la route avec quelques sorties en ferry dans les fjords est deja amplement suffisant pour bien en profiter.
Je suis en train de mettre en place un itinéraire, mais compte tenu du fait que nous serons limités en terme d'activités, je ne peux pas vraiment m'inspirer des voyages des autres forumeux... J'espère que vous pourrez m'aider !
Voici les sites qui me paraissent être incontournables pour un 1er voyage de 10 jours : - Oslo - Flam/Voss - Bergen - Sognefjord - Geirangerfjord Et puis pour le reste je ne sais pas trop... I need help :)
- Savez-vous si les bébés sont autorisés sur les ferry des fjords (juste le bateau pour faire la petite balade dans le fjord) ? - Dans le sud, j'ai vu une rando de 2h qui ne me parait pas très longue jusqu'au site de "La Chaire" : est-ce-que ca vaut le coup ? Si on est bons marcheurs, la rando est-elle faisable en porte-bébé, ou les chemins sont-ils trop vertigineux ?
Et puis en gros, quels sont les incontournables à faire absolument et facilement accessibles en voiture de loc avec un bébé ??
Merci bcp pour votre aide !!
Nous projetons de voyager en aout ou septembre avec notre petite fille qui aura 8 mois en Norvège. J'ai lu la plupart des anciens sujets de ce forum mais je n'arrive pas forcement à trouver réponses à mes questions.
J'ai compris que la Norvège est un pays très "family friendly" mais je ne sais pas s'il est vraiment adapté aux touts petits de moins d'1 an. Je vois que beaucoup d'excursions ou d'activités se font en rando, bateau, zodiac etc. Du coup, je me demande si cela n'est pas frustrant d'y aller sans pouvoir profiter de ce type d'activités ou si au contraire un voyage par la route avec quelques sorties en ferry dans les fjords est deja amplement suffisant pour bien en profiter.
Je suis en train de mettre en place un itinéraire, mais compte tenu du fait que nous serons limités en terme d'activités, je ne peux pas vraiment m'inspirer des voyages des autres forumeux... J'espère que vous pourrez m'aider !
Voici les sites qui me paraissent être incontournables pour un 1er voyage de 10 jours : - Oslo - Flam/Voss - Bergen - Sognefjord - Geirangerfjord Et puis pour le reste je ne sais pas trop... I need help :)
- Savez-vous si les bébés sont autorisés sur les ferry des fjords (juste le bateau pour faire la petite balade dans le fjord) ? - Dans le sud, j'ai vu une rando de 2h qui ne me parait pas très longue jusqu'au site de "La Chaire" : est-ce-que ca vaut le coup ? Si on est bons marcheurs, la rando est-elle faisable en porte-bébé, ou les chemins sont-ils trop vertigineux ?
Et puis en gros, quels sont les incontournables à faire absolument et facilement accessibles en voiture de loc avec un bébé ??
Merci bcp pour votre aide !!
Qu'est-ce que je peux voir à Bordeaux? English translation pending
Bonjour a tous je suis nouvelle sur VF et j'aimerai vous demander conseils sur ce q'on peut découvrir aux alentours de Bordeaux (je compte partir chez une amie dans un mois)
Merci :)
Voyage de 2 semaines en Norvège avec 2 enfants English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aurais aimé avoir vos avis, vos impressions et vos conseils sur un voyage que j'ai programmé pour le mois de juillet prochain : 16 jours dans le sud de la Norvège avec 2 enfants.
Un peu plus de précisions :
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 enfants de 6 et 3 ans) et démarrons notre périple le 8 juillet prochain à Bergen, où nous louons une voiture jusqu'à la fin du séjour.
Nous passons 2 nuits à Bergen et le 10 juillet, nous prenons la route direction Aurland, dans le Sognefjord, où nous avons réservé 4 nuits.
Ensuite, l'idée c'est de regagner Stavanger puis de longer toute la côte sud jusqu'à Oslo, en passant notamment par Kristiansand.
Le seul impératif que l'on a, c'est d'être dans la capitale norvégienne le vendredi 22 juillet, puisque nous y avons réservé 2 nuits.
Pour synthétiser, l'itinéraire n'est pas encore tout à fait planifié du 14 au 22 juillet, c'est-à-dire entre Aurland et Oslo. Donc c'est surtout sur cette période et sur ce trajet que vos conseils me seraient très précieux.
Quelle route emprunter ? Y a-t-il des choses à ne pas rater pour les enfants ?
Une dernière précision : on aime bien randonner, y compris les enfants que j'essaie d'initier dès que possible et qui ne rechignent jamais !
Merci d'avance pour vos retours et vos témoignages.
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016 English translation pending
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016
Carnet de voyage
07/04 de Bâle à Cagliari
Nous atterrissons à Cagliari après un vol d’1h30 depuis Bâle. Il est 20h30, il tombe quelques gouttes, nous prenons le train pour le centre ville (il n'y a que 2 stations). Un vent fort souffle en rafales. Piazza Matteotti, nous attendons le bus n° 8 mais devant la perspective d'attendre 15 mn, nous décidons d ' « escalader » à pied le trajet qui nous sépare de notre B&B situé dans le Castro donc sur un éperon qui domine la ville ! En 20 mn le trajet est effectué. La « Residenza kastrum » se trouve tout près de la cathédrale dans une ruelle étroite. Belle chambre avec tout le confort, au 3me étage (avec ascenseur) dominant la ville basse. Nous avons une petite faim et l'hôtelier, Michele, très sympa nous recommande l'hosteria del castello tout près de l'hôtel. Nous y dînerons d'un assortiment de charcuterie et de fromages locaux. J'ai toujours aimé ces premiers moments de découverte d'un nouvel endroit, d’un nouveau pays. C’est l'esprit en alerte, les sens en éveil que l’on prend possession de ce nouvel environnement.
08/04 Cagliari
Petit-déjeuner buffet copieux , salé et sucré. Dehors il y a du soleil et toujours du vent. Nous commençons par visiter la cathédrale toute proche qui donne sur cette belle place Palazzo entourée de plusieurs palais. La façade de la cathédrale est d'un très beau style pisan mais ne date que des années 1930 ! L'intérieur par contre est d'origine : on y voit de beaux autels baroques, deux belles chaires pisanes sculptées du XII me siècle, de belles fresques sur la nef, de beaux lions stylophores. La crypte est intéressante et abrite des tombeaux de la maison de Savoie. Les murs sont recouverts de sculptures en médaillons représentant des saints. Nous ressortons de la cathédrale et passons devant les palais construits de part et d'autre de l'église. Derrière, une terrasse domine la ville et offre un beau panorama en direction du sud-est. Nous remontons en direction du nord en empruntant les ruelles étroites et parallèles du Castro en longeant la torre di San Pancrazio puis sortons de la ville haute par l’une des portes fortifiées. En face de cette porte se trouve le musée archéologique, la référence pour tout ce qui a été trouvé ici comme objets préhistoriques et antiques. On retiendra les magnifiques bronzes coulés et travaillés à l'époque nuragique, les objets de l'époque phénicienne, punique et romaine. En sortant nous allons jeter un coup d'œil à l'amphithéâtre situé vers le nord. Nous prenons ensuite la route qui descend vers la mer en passant par les ruelles étroites du quartier de Stampace. C'est ensuite le moment de choisir un restaurant à notre goût, en tenant compte des avis du LP et du routard. Nous nous attablons finalement au restaurant Buongustaio, tout près de la via Roma. Un vieux serveur attentionné nous explique les subtilités de la carte : nous choisissons en entrée une salade de poulpe et de radice aromatisée au vinaigre balsamique, puis des spaghettis à la butarga (œufs de mulets fumés) et aux clovisses et des raviolis farcis au pecorino et à la pomme de terre: Bon choix, prix raisonnable. C'est étrange, en regardant par la fenêtre j'ai vu passer dans la rue un nombre important de jeunes africains comme s'il venait de descendre d'un bateau ou d'un bus ! Il est vrai que l'on en voit pas mal en ville surtout comme vendeurs à la sauvette. Nous repartons à pied en direction du vieux quartier à la recherche de l'ascenseur de la place Yenne, malheureusement il est en panne ! Il ne nous reste plus qu'à grimper jusqu'à la ville haute. Je ressors en fin de journée pour aller me balader en direction du port par la rue Carlo Felice. De beaux bâtiments de style classique s'étirent tout au long de la via Roma, des commerces chics et des restaurants en occupent le rez-de-chaussée. Je remonte en utilisant un autre ascenseur (en état de marche cette fois-ci!) qui me laisse tout près de la cathédrale côté est. Bel éclairage au soleil couchant.
09/04 de Cagliari à Domus de Maria A la gare, nous attrapons tout juste le train de 9h50, qui nous emmène en 10 mn à l'aéroport Elmas de Cagliari. Nous allons récupérer notre voiture chez Goldcar, subissons les avances commerciales insistantes de l'employée bien décidée à nous vendre le rachat de franchise que nous avons par ailleurs déjà acquis chez Autoescape. Nous récupérons une Peugeot 2008 neuve et partons en direction de la vieille église romane d'Uta. Le temps s'est un peu couvert et il tombe quelques gouttes en arrivant devant l'église. Heureusement ça ne durera pas et nous pourrons visiter cette petite chapelle romane toute dépouillée mais dont l'extérieur présente une belle frise de motifs divers sculptés. Nous repartons ensuite vers Pula longeant les marécages et les marais salants qui ceinturent Cagliari, on peut y voir de petits flamants roses le bec dans l'eau à la recherche de nourriture. Le site de Nora à côté de la station balnéaire de Pula est un site d'abord phénicien, puis punique et enfin romain : toutes ces civilisations se sont succédées et se sont « superposées. La visite guidée (audioguide en français) permet de parcourir le site et de voir les principales curiosités : thermes avec mosaïques, temple d'Esculape, maison patricienne, quartier commerçant, forum. On y trouve même un petit théâtre construit sous l'empire romain. La balade se clôt avec la visite de la tour défensive construite au temps de la domination espagnole sous Philippe II (il y en aurait près de 120 dans l’île) belle vue de là haut sur la côte et les environs. Nous continuons en direction de la ville de Chia toute proche et ses plages. Une belle balade répertoriée dans le Rother permet de découvrir de superbes plages de sable blanc et de belles vues sur la côte et les tours aragonaises régulièrement implantées pour communiquer et alerter de tout danger éventuel. Le chemin mène ensuite à un phare, d’où on peut voir au loin les fariglioni, petits pitons rocheux essaimés dans la mer. Le ciel bleu domine et le vent souffle en rafales. Retour à la voiture et départ pour notre hébergement à Domus de Maria tout proche à moins de 10 km. Nous sommes logés au B&B Andrew : accueil très sympathique. Le soir dînons chez Angelo, excellent restaurant réputé pour ses produits de la mer : Nous commandons une seule entrée de produits de la mer et deux risottos dei pescatori. Bien nous en a pris « l’ antipasti da mare » de copieuse et délicieuse : seiches à l'encre, crevettes, poulpes, filets de thon, carpaccio de saumon, rillettes de poissons, moules. Après une entrée aussi consistante le risotto du pêcheur a un peu de mal à passer, pourtant il est excellent.
10/04 de Domus de Maria à San Pietro
Depuis la ville de Chia nous suivons la petite route SP 71 vers le Nord : c’est la « route des douaniers » car elle longe souvent la côte au plus près. On y voit, totalement désertes à cette époque , de superbes plages de sable blanc dont l'horizon est barré par un promontoire rocheux qui porte à son sommet une tour espagnole ! Il fait un temps magnifique, le vent s'est un peu calmé et le ciel est tout bleu c'est vraiment un coin superbe et sauvage. Nous rejoignons la route principale et partons en direction de Tratalias pour y visiter une vieille église romane très belle avec de nombreuses sculptures extérieures. Le village abandonné dans les années 50 est en train d'être réhabilité dans une optique de valorisation touristique. Nous repartons vers la ville de Sant'Antioco toute proche. En nous promenant en ville nous avons la surprise de voir des habitants costumés d’habits multicolores revenir de la place centrale. On fête Sant'Antioco, le saint du village et patron de la Sardaigne. Des groupes folkloriques dansent sur la place centrale au son d’instruments tradition tout est fermé ! Je redescends vers la place principale où Monique m'attend, nous allons boire tous les deux un Spitz aperol (apéritif incontournable ici) sur la terrasse au soleil, c'est très agréable. Nous nous dirigeons ensuite vers le port pour prendre le ferry à destination de l'île de San Pietro. A 14h50 nous larguons les amarres (18,50 €) pour 30 mn de navigation jusqu'à Carlofote, capitale de l'île de San Pietro. Sur place notre logeuse, prévenue par téléphone nous attend pour nous conduire à l’appartement que nous avons loué à la campagne à Punta Nera au sud de Carloforte, dans une belle maison. Il est grand, la partie couchage est en mezzanine. Tout est propre, moderne et il s’ouvre sur une grande terrasse. En guise d’accueil la propriétaire nous a laissé de la pâtisserie et une petite bouteille de spumante. L'après-midi nous profiterons au maximum de la terrasse et du soleil, tout en essayant d'éviter un vent assez frais et tenace. Tout autour de nous c'est la campagne avec des vaches, des chevaux, des pâturages et des parcelles cultivées. Des maisons et des fermes isolées parsèment la campagne doucement vallonnée.
11/04 île de San Pietro Ce matin direction l'Ouest de l'île vers le cap Sandalo. Là nous nous garons sur le 1er parking et empruntons le chemin qui descend à un point de vue sur la Cala Fico et la mer. De la cabane de la LPO italienne le « sentiero verde » zigzague entre les roches volcaniques et offre de beaux points de vue sur les falaises environnantes où nichent des faucons et de nombreuses espèces d'oiseaux marins. Le chemin balisé d'une barre blanche et verte remonte au plus près des falaises et ramène un peu au-dessus du parking. Nous reprenons la voiture pour aller vers le 2me parking situé un peu plus loin. De là un chemin bétonné mène jusqu'à un mirador au-dessus de la Punta di Capo Rosso. Retour au parking d'où un autre sentier plus sommaire et balisé en rouge et blanc descend vers la plage de la Caletta. Ici aussi de nombreuses espèces d'oiseaux marins nichent et leurs nombreux cris à mesure que j'avance dans leurs domaines montrent que je ne suis pas le bienvenu ! Même type de paysage que précédemment. Retour à Carloforte distante de moins de 10 km. On se croirait dans un port grec, même avenue de bord de mer avec le port où arrivent les ferrys, de l'autre côté, bars et restaurants avec terrasses et nombreuses chaises prêtes à accueillir les clients, magasins de souvenirs avec cartes postales et accessoires pour la baignade. Il fait bon au soleil, et on pourrait se croire en été s’il n’y avait si peu de monde. La ville elle-même est très méditerranéenne avec ses petites ruelles étroites comme dans un souk et ses escaliers qui grimpent vers la ville haute. De petits commerces bordent les ruelles principales, les voitures ont du mal à circuler ici, par contre pour les vespas et les triporteurs pas de problème.
12/04 île de San Pietro
Aujourd’hui nous allons découvrir les quelques plages dignes d'intérêt du côté sud de l'île : une petite route étroite mène depuis la SP 104 à la belle plage de sable de la Bobba. Un chemin part ensuite à droite en direction de « le colonne » et longe les falaises et les fariglioni (pitons rocheux immergés). Belle balade assez courte, retour au parking. Nous continuons vers l'ouest jusqu' à la plage de la Conca, à laquelle on accède par un chemin qui serpente dans le maquis. Nous terminons notre périple par la plage de la Caletta, tout au bout de la route : plage de sable classique, un grand hôtel défigure un peu le paysage, c'est le premier exemple de bétonnage que nous voyons en Sardaigne. Nous repartons vers Carloforte et en profitons pour aller voir la côte nord vers la Tonnara (ancienne installation industrielle liée à la capture et transformation du thon) et la Cala Lunga : rien de particulier si ce n'est la Cala Lunga, longue ria encadrée par de hautes falaises.
13/04 de San Pietro à Portixeddu
Départ de San Pietro : A 11h le ferry lève les amarres pour 40 mn de navigation nous prenons la le route en direction de la ville d'Iglesias. Après nous être garés à l'entrée de la vieille ville, nous allons nous y promener, visitant le Dôme, les ruelles principales, les vieilles murailles aragonaises. Nous déjeunons dans un excellent restaurant, le « Gasebo medioeval », de spécialités de poissons comme les antipasti da mare, le couscous aux fruits de mer (réminiscence de l’influence tunisienne historique) ou le mérou aux petits légumes. Nous repartons en direction de Fluminimaggiore par une belle route qui sillonne sans arrêt en suivant le cours tortueux d'une rivière. Nous arrivons ensuite à Portixeddu et trouvons le B&B Armas de Dino assez facilement grâce au panneau indicateur. Notre studio est tout petit mais il donne sur un grand jardin planté d'oliviers et d'un néflier dont les fruits sont à point. Nous nous installons dans le jardin et profitons du hamac et de l'air frais.
14/04 Portiexeddu
Le beau temps aujourd’hui nous pousse à aller faire une balade du côté de Bruggeru depuis la spaggia Domestica quelques km plus au sud. Nous empruntons le début du sentier minier (bien indiqué et fléché) qui mène à Bruggeru : beaux points de vue sur la mer et les reliefs volcaniques tourmentés du secteur, le sentier, taillé par endroit dans la roche est une prouesse en lui-même. Comme d’habitude une « torre spagnola » monte la garde nichée sur son promontoire, la vue sur la côte y est superbe. Découverte maintenant du Nord en direction du village de Portixeddu et du capo Pecora. Du parking du Capo Pecora, un chemin fait le tour du cap : belle vue sur la côte, tant vers le nord que vers le sud. Beaucoup de chèvres et de moutons dans le secteur. Dernière balade sur la grande plage de sable de Portixeddu qui s'étire sur des km vers Buggeru. Deux pêcheurs ont installé leurs grandes cannes et attendent leurs frémissements prometteurs !
15/04 de Portixeddu à Rio la Sardo
Oh miracle, ciel uniformément bleu, petit-déjeuner dans le jardin. Nous quittons Dino et son sympathique cabanon pour aller vers la plage de dunes de Piscinas. Pour y arriver encore faut-il emprunter des routes puis des pistes de terre qui tortillonnent sans arrêt dans cette région montagneuse à souhait ! Nous voilà à Piscinas sur le parking terminal face à la grande plage de sable blanc. Nous démarrons la ballade (Rother n°46) en marchant sur l'ancienne voie de chemin de fer des mines du coin : quelques wagonnets sont là pour témoigner de cette époque révolue. Nous longeons la piste puis prenons le chemin vers la Marina de Arbus, un chemin mène ensuite au pied d'une grande dune qui domine le paysage, nous la gravissons puis aboutissons à un mirador de bois en piteux état. C’est assez étonnant de retrouver ici des dunes d’une aussi belle taille. Nous redescendons vers le chemin carrossable et passons un gué avant de redescendre le long de la rivière vers la mer. Il faut 1h30 pour faire la boucle jusqu'au parking. La mer est encore un peu fraîche mais elle sera bonne d'ici peu. Nous reprenons la voiture et remontons vers Ingurtosu pour continuer toujours par une route de montagne vers Arbus, village accroché à la montagne, puis Guspini Nous sommes maintenant dans une grande plaine fertile et nous nous approchons de Barumini et du fameux site nuragique. Nous ne serons que 2 couples de français pour suivre la guide parmi ces vestiges exceptionnels datés du XVe avant J.C. La guide est instructive et la visite impressionnante. Quel travail de titan pour extraire, transporter et assembler ces grosses pierres sur une hauteur de plus de 20 m avec des murs dont l'épaisseur dépasse les 6 m ! On en reste ébahi ! Nous repartons vers Riola Sardo où nous arrivons vers 16h30 toujours un peu difficile de trouver le studio dans ces ruelles étroites à sens unique aux places de parking inexistantes. Le studio donne sur un tout petit jardin attenant à la maison des propriétaires. Belle cuisine, lit-divan pour gagner de la place. Dîner dans le jardin, à l'ombre des citronniers.
16/04 de Rio la Sardo au Capo Mannu
Toujours du soleil, petit-déjeuner dans le jardin puis départ pour Oristano à 12 km de Riola Sardo. C'est une ville agréable, dont le centre piétonnier se visite facilement car tout est regroupé dans un périmètre restreint tout autour de la piazza Eleonora : le Duomo, la piazza Eleonora avec ses palais, sa statue d'Eleonora, la Jeanne d'Arc locale, les tours médiévales et quelques autres bâtiments. Il fait un beau soleil et les gens vaquent à leur occupation, la fréquentation des cafés en est une, prioritaire ! Dans l’après- midi, nous partons en voiture en direction du capo Mannu pour y faire la balade (n°41) indiquée dans le guide Rother. Le soleil tape fort et il n'y a pas de vent. Le sentier fait le tour du cap en partant de Porto Mandriola. Le maquis avec toutes ces fleurs, jaunes, bleues, rouges, mauves, est magnifique. Le sentier légèrement en hauteur domine la mer. Du haut des falaises qui plongent directement dans la mer on aperçoit de superbes criques rocheuses ou plus rarement sableuses. Les oiseaux marins, goélands, cormorans, poussent leurs cris stridents qui viennent troubler le silence. Peu de marcheurs à cette heure. Au bout de deux heures et 20 mn nous voilà de retour au parking.
17/04 de Riola Sardo à la péninsule de Sinis
Temps un peu voilé ce matin mais le soleil n'est pas loin. Nous reprenons la direction d'Oristano mais pour aller voir au sud de la ville la vieille basilique de Santa Giusta. C'est une basilique romane de style très pur avec un appareillage de pierres à la couleur très chaude surtout avec l'éclairage du matin. L'intérieur est sobre comme toujours dans ces églises anciennes, mais le déroulement de la messe dominicale ne nous permettra pas d'en jouir davantage. Nous repartons en direction de Cabras, ville spécialisée dans la confection de la butarga, mais ici aussi pour raison de repos dominical nous ne pourrons en acheter dans les échoppes fermées. Nous continuons vers la péninsule de Sinis pour faire la balade n° 42 du guide Rother celle du Capo San Marco. Nous ne sommes pas seuls, le parking à San Giovanni di Sinis est bien plein. Nous commençons par visiter la vieille église romane paléochrétienne de San Giovanni. Elle est massive, fortifiée, avec peu d'ouvertures construite avec de grosses pierres calcaires. L'intérieur est de même facture. Nous prenons le chemin qui mène au site archéologique de Tharros. C'est un site majeur qui remonte d'abord à l'époque nuragique, puis aux phéniciens, puis aux carthaginois et enfin aux romains. Si le site en lui-même n'est pas vraiment parlant, sa situation en bord de mer par contre, lui confère un attrait indéniable. Des chemins continuent après le site en direction de la péninsule vers des tours espagnoles jusqu'à un phare tout au bout. C'est dimanche et il y a du monde, soit des locaux qui profitent du dimanche pour s'aérer, aller à la plage ou au restaurant, soit des touristes venus en bus pour visiter ce site incontournable en Sardaigne. Nous allons ensuite voir la belle plage d'is Arutas, connue pour son sable particulier formé de tous petits galets réguliers. Retour à Riola Sardo.
18/04 de Riola Sardo à Bosa
En voulant prendre du gasoil à une station, je réalise que le litre est à 1,49 € soit 50% plus cher qu'en France alors que le brut vient encore de chuter ! Je m'abstiens pour cette fois ayant encore de quoi faire 250 km, on verra plus loin si c'est vraiment le prix ! Nous prenons la route de la montagne vers Santu Lissurgu, village de montagne perché à 500 m d'altitude. Petite ballade dans ses ruelles étroites, ses vieilles (pas tant que ça) églises, ses placettes, nous en profitons pour acheter les délicieuses pâtisseries du coin aux amandes : les raviolis di mandorla. La route serpente jusqu'à Cuglieri puis redescend vers Bosa où nous arrivons peu avant 13h. Difficile de trouver l'emplacement exact du B&B d'autant que le nom des ruelles n'est pas toujours indiqué. Finalement après avoir tourné en voiture et avoir demandé notre chemin nous nous garons dans la montée du château et faisons à pied le trajet jusqu'à la chambre. C'est un petit B&B tout en hauteur sur 3 étages avec une terrasse superbe qui domine le village la campagne et la mer au loin. Un peu plus tard nous descendons vers le centre de la vieille ville et la rue V.Emanuelle II. C'est une rue animée qui compte de nombreux magasins, bars et restaurants. Les autres rues parallèles sont très étroites et seuls y circulent les deux roues et quelques triporteurs typiquement italiens. La rue qui longe la rivière Temo est bordée de palmiers et de hautes maisons alors que de l'autre côté de la rivière se succèdent les anciens ateliers de tanneries progressivement transformés en boutiques et bars modernes.
19/04 Bosa
Ciel bleu pur, petit-déjeuner (compris dans le prix) servi par Giuseppe sur la terrasse. Vers 10h nous descendons en ville, c'est jour de marché et c’est toujours agréable d’y acheter des produits locaux. Balade dans l’après-midi vers Bosa marina, le quartier balnéaire de Bosa avec sa tour et sa plage de sable blanc. A 19h dîner au restaurant « Gamberro rosso » : entrée marine : salade de poulpes, crevettes et calamars, raviolis de lotte et seiches cuisinées à la myrte, puis petites pâtes locales (fregole) aux calamars, excellent de bout en bout.
20/04 de Bosa à Alghero
Départ pour Alghero par une belle route qui longe la côte tout du long offrant de beaux points de vue sur la mer. A Alghero, nous nous approchons au plus près de la via Ospedale où se trouve notre studio. Nous y déposons nos affaires et allons nous garer sur le grand parking gratuit du port. Le studio est bien aménagé avec tout le confort. Première découverte de la vieille ville et des remparts, d'emblée on est frappé par le grand nombre de touristes et de magasins de souvenirs qui se suivent les uns derrière les autres. Déjeuner de qualité sur les remparts au restaurant Angedras. Balade dans la ville « catalane » et le long des remparts.
21/04 d’Alghero au Capo Caccia
Temps un peu voilé ce matin. Nous partons vers le Capo Caccia en contournant la baie d'Alghero et de Porto Conte. Nous nous garons, au bout de la route juste avant les fameux 613 marches qui permettent de descendre jusqu'à la grotte de Neptune. Cet escalier vertigineux accroché sur des falaises verticales descend vers la grotte de Neptune dont l'entrée se trouve au niveau de la mer. N’étant pas venu pour la grotte mais pour la vue depuis les escaliers, je rebrousse chemin et remonte les 613 « marches positives » qui me ramènent jusqu'à la route. Nous nous arrêtons un peu plus bas au bar Dragunera pour emprunter un sentier jusqu'à une tour espagnole. Au retour nous ferons un petit détour pour voir Fertilia ville créée de toutes pièces par Mussolini pour fertiliser et bonifier la région : architecture carrée avec de grands blocs de maison dont le rez-de-chaussée est constitué par de grandes arches qui abritent les commerces. Retour à Alghero.
22/04 d'Alghero à Stintino
Soleil et quelques nuages. Nous récupérons notre voiture sur le port et partons vers Argentiera, ville fantôme minière dédiée à l'extraction de l'argent, située en bord de mer. Il reste de gros bâtiments en friche. C'est de là que démarre la rando n° 3 du guide Rother. Si le départ ne pose aucun problème, les choses se corsent quand le chemin carrossable fait place à un sentier à peine tracé qui se perd parmi les innombrables sentes formées par les chèvres (et elles ne manquent pas dans ce secteur) et comme il n'y a pas de balisage à part quelques cairns épars, la grimpette vers la Punta Argentiera se fait au petit bonheur la chance en essayant d'éviter les amas rocheux qui surplombent la mer et le maquis dense dans lequel on se déchire allègrement les mollets et les bras. Un semblant de sentier se dégage peu avant d'arriver à la Punta puis un bon chemin carrossable permet de rejoindre Argentiera. Durant la balade de nombreux points de vue offrent des échappées vers la côte déchiquetée et les falaises qui surplombent la mer. La balade aura duré 1h45mn. Nous reprenons la voiture pour aller à Stintino, petit port perdu sur la côte Nord-ouest peu avant le capo Falcone. Beau petit port niché le long d'une petite ria qui pénètre dans les terres. Quelques restos sur le boulevard maritime attirent les clients : le resto Skipper a l'air d'avoir du succès à voir les nombreux clients attablés. Nous faisons de même et nous nous attablons pour déjeuner de produits de la mer, comme d'habitude. Après cette pause bienvenue nous repartons vers la célèbre plage de Pelosa et le Capo Falcone. Belle plage de sable avec l'inévitable tour espagnole, quant au cap il est squatté par des résidences hôtelières privées.
23/04 D'Alghero à Castelsardo
Nous quittons Alghero, sous un ciel un peu gris et prenons la route en direction de Sassari. Notre premier arrêt est pour l'église romane de Sacargia près du village de Codronganios sur la route d'Olbia. Au moment d'y arriver un nuage se déleste de son poids en eau, première véritable pluie depuis notre arrivée en Sardaigne. Cela ne nous a pas empêchés de visiter cette belle église dont les décorations extérieures sont magnifiques avec entre autres cette fameuse vache qui a donné son nom à l'église. Nous continuons en direction d’Ardara pour voir une autre église romane réputée pour ses fresques et son retable peint en bois doré et relatant des épisodes de la vie du Christ. Par chance l'église va être ouverte grâce à un groupe de touristes qui vient de téléphoner au sacristain. Il est vrai que les fresques peintes sur les colonnes tout comme le grand retable sont magnifiques. Nous continuons en direction de Bizaccio où se trouve une autre église romane moins riche mais à l'architecture plus originale : une guide nous fait visiter l'intérieur. Pour terminer nous visitons les extérieurs des églises de Bulzy et de Tergu. Après être passé à Sedini, ville en partie troglodytique, nous arrivons à Castelsardo. Le vent violent a chassé les nuages et il fait de nouveau soleil. En attendant l'heure de récupérer notre chambre au b&b, nous allons faire un tour dans la vieille ville haute située contre le château tout en haut du rocher qui domine la mer. Castelsardo est Une petite ville fortifiée classique avec ses ruelles étroites en escaliers et ses maisons hautes qui empêchent le soleil d'atteindre le fond des ruelles. Pas mal de magasins de souvenirs et de boutiques d'artisanat révèlent le caractère touristique de Castelsardo., mais à cette saison c’est vraiment très calme.
24/04 de Castelsardo à Marazzino
Départ pour le village d'Aggius et la vallée de la lune située juste un peu avant : c'est une vallée encombrée de gros rochers arrondis par l'érosion. Aggius est construit dans ce décor particulier. Nous arrivons peu après à Marazzino, tout près de Santa Teresa di Gallura où est situé notre logement : nous avons loué un petit cabanon avec une grande terrasse qui donne sur un jardin. Nous déjeunons à l'intérieur, le vent est vraiment trop fort. Puis nous partons en voiture vers le Capo Testa. La mer y est déchainée et le vent violent qui vient de la mer pousse des vagues énormes qui déferlent en écume sur les côtes. Je pars faire le tour du Capo Testa en suivant plus ou moins à l'envers le parcours n° 5 du Rother. Par endroit le vent souffle en bourrasques si violentes que je dois me tenir aux rochers pour avancer. Les criques sont balayées par des vagues moussues toutes blanches. Les oiseaux se sont mis à l'abri. Si ce coin est naturellement sauvage il l’est d’autant plus aujourd’hui avec ce vent et cette mer déchaînée.
25/04 : les îles de la Maddalena
A Palau nous prenons le ferry pour l'archipel de la Maddalena. À 11h10 nous embarquons pour 15 mn de navigation (33€ AR 2 pax + voiture) pour l'île Maddalena. Pas mal de monde sur le bateau, il est vrai que c'est la fête nationale aujourd'hui et que les sardes sont de sortie pour profiter du soleil et des plages. Nous allons faire le tour de l'île nous arrêtant sur quelques plages : de petites criques miniatures ou des grandes plages de sable fin. Le paysage ressemble à celui vu déjà du côté de Santa Teresa di Gallura, c'est à dire la présence de gros rochers de granite de couleur rouge. Nous continuons notre balade en passant le pont pour aller sur l'île de Cabrera, ses pinèdes et ses petites criques abritées entre des amoncellements de rochers
26/04 de Santa Teresa di Gallura à Olbia
Temps mitigé, ciel chargé de gros nuages noirs mais il y a également pas mal de bleu, le vent se chargeant de faire alterner le chaud et le froid. Nous partons vers 9h30 en direction de Palau puis d’Arzachena pour aller voir le beau site nuragique « Lu coddu Ecchju » : c’est un impressionnant site funéraire très parlant avec ses monolithes dressés en arc de cercle. Un peu plus loin à 1 km on peut également visiter les ruines d’un village nuragique et d’une tour à la Prisgiona. Nous reprenons la route en direction de Puerto Cervo, avec quelque appréhension mais ayant du temps à perdre autant juger par soi-même. Effectivement c’est pas terrible, de loin ça parait joli avec cette unité architecturale de style méditerranéen mais de près on se croirait plutôt à Disneyland : ça sent le faux, le commercial à outrance et le pognon évidemment : les panneaux « Privata » « vidéosurveillance » sont légions, de même que les enseignes commerciales en anglais comme « contemporary art » « real estate » fleurent bon la jet set mondialisée. On fuit et on continue vers Olbia qui nous est apparu plus sympathique qu’attendu : Le beau soleil et le bon déjeuner pris près du port dans la rue Umberto y sont sûrement pour quelque chose. Décollage de l’aéroport d’Olbia à destination de Bâle pour un vol d’1h20mn, fin du voyage.
En guise de conclusion
Notre vision de la Sardaigne est fortement liée à la période hors saison (avril) où nous l'avons visitée. Plages désertes, parkings vides et gratuits sur les plages ou en ville, atmosphère calme, silencieuse, loin de l'image d’une Sardaigne estivale, remuante, bondée et bruyante. Et il est vrai que le printemps en méditerranée a beaucoup de charme avec une nature verte et fleurie. Cela dit, il existe bien deux Sardaigne, l’une très touristique, balnéaire, huppée vers le Nord, et l'autre plus authentique et sauvage dans le reste de l’île. Dans l'ensemble nous avons beaucoup apprécié les conditions d’hébergement : appartements modernes et récents, accueil très agréable de la part des employés ou propriétaires, prix honnêtes.
Budget total : 2300 €
avion AR Bâle – Cagliari, Olbia – Bâle : 120 € logement 19 nuits (moyenne 48€ par n.) 914 € restaurants, achats de nourriture 715 € transports (location auto, carburant, ferry) 420 € visites / divers /souvenirs 131 €
En résumé :
**Cagliari : vieille ville (dont le Duomo) à voir, musée archéologique incontournable avant de visiter les sites nuragiques **Chia et la balade vers le Cap Spartivento (belles plages de sable) *** île de San Pietro : ville de Carloforte, belles balades à faire le long de la côte, nombreuses plages de sable ** route du bord de mer entre Chia et Teulada **Iglesias : ville agréable dont le vieux centre ville *Portixeddu : petit hameau isolé au bout d'une longue plage de sable *** Su Nuragi (Barumini) site nuragique exceptionnel **Oristano : très beau centre ville médiéval *** péninsule de Sinis : Tharros (site antique) ruines peu parlantes, mais belle situation en bord de mer avec possibilité de balade sur la péninsule *Is Arutas : belle plage avec un sable un peu perlé **Bosa : ville photogénique accrochée sur sa colline sous la protection de son château médiéval ***Alghero : belle ville avec ses remparts, ses palais et églises ** Capo Caccia : les escaliers pour accéder à la grotte de Neptune, ** Stintino et la plage Pelosa *** Castelsardo : beau village perché sous son château *** églises romanes à l’est de Sassari (pour les amateurs) *** Capo Caccia : belle balade à faire entre les gros rochers granitiques et les plages ** îles de la Maddalena et de Caprera : beaux points de vue depuis la route, belles plages de sable ** Lu coddu Ecchju et Prisgiona : sites nuragiques
L’album de photos est visible ici :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/6282341063499652817?authkey=Gv1sRgCKWquOnA_qe47QE
Carnet de voyage
07/04 de Bâle à Cagliari
Nous atterrissons à Cagliari après un vol d’1h30 depuis Bâle. Il est 20h30, il tombe quelques gouttes, nous prenons le train pour le centre ville (il n'y a que 2 stations). Un vent fort souffle en rafales. Piazza Matteotti, nous attendons le bus n° 8 mais devant la perspective d'attendre 15 mn, nous décidons d ' « escalader » à pied le trajet qui nous sépare de notre B&B situé dans le Castro donc sur un éperon qui domine la ville ! En 20 mn le trajet est effectué. La « Residenza kastrum » se trouve tout près de la cathédrale dans une ruelle étroite. Belle chambre avec tout le confort, au 3me étage (avec ascenseur) dominant la ville basse. Nous avons une petite faim et l'hôtelier, Michele, très sympa nous recommande l'hosteria del castello tout près de l'hôtel. Nous y dînerons d'un assortiment de charcuterie et de fromages locaux. J'ai toujours aimé ces premiers moments de découverte d'un nouvel endroit, d’un nouveau pays. C’est l'esprit en alerte, les sens en éveil que l’on prend possession de ce nouvel environnement.
08/04 Cagliari
Petit-déjeuner buffet copieux , salé et sucré. Dehors il y a du soleil et toujours du vent. Nous commençons par visiter la cathédrale toute proche qui donne sur cette belle place Palazzo entourée de plusieurs palais. La façade de la cathédrale est d'un très beau style pisan mais ne date que des années 1930 ! L'intérieur par contre est d'origine : on y voit de beaux autels baroques, deux belles chaires pisanes sculptées du XII me siècle, de belles fresques sur la nef, de beaux lions stylophores. La crypte est intéressante et abrite des tombeaux de la maison de Savoie. Les murs sont recouverts de sculptures en médaillons représentant des saints. Nous ressortons de la cathédrale et passons devant les palais construits de part et d'autre de l'église. Derrière, une terrasse domine la ville et offre un beau panorama en direction du sud-est. Nous remontons en direction du nord en empruntant les ruelles étroites et parallèles du Castro en longeant la torre di San Pancrazio puis sortons de la ville haute par l’une des portes fortifiées. En face de cette porte se trouve le musée archéologique, la référence pour tout ce qui a été trouvé ici comme objets préhistoriques et antiques. On retiendra les magnifiques bronzes coulés et travaillés à l'époque nuragique, les objets de l'époque phénicienne, punique et romaine. En sortant nous allons jeter un coup d'œil à l'amphithéâtre situé vers le nord. Nous prenons ensuite la route qui descend vers la mer en passant par les ruelles étroites du quartier de Stampace. C'est ensuite le moment de choisir un restaurant à notre goût, en tenant compte des avis du LP et du routard. Nous nous attablons finalement au restaurant Buongustaio, tout près de la via Roma. Un vieux serveur attentionné nous explique les subtilités de la carte : nous choisissons en entrée une salade de poulpe et de radice aromatisée au vinaigre balsamique, puis des spaghettis à la butarga (œufs de mulets fumés) et aux clovisses et des raviolis farcis au pecorino et à la pomme de terre: Bon choix, prix raisonnable. C'est étrange, en regardant par la fenêtre j'ai vu passer dans la rue un nombre important de jeunes africains comme s'il venait de descendre d'un bateau ou d'un bus ! Il est vrai que l'on en voit pas mal en ville surtout comme vendeurs à la sauvette. Nous repartons à pied en direction du vieux quartier à la recherche de l'ascenseur de la place Yenne, malheureusement il est en panne ! Il ne nous reste plus qu'à grimper jusqu'à la ville haute. Je ressors en fin de journée pour aller me balader en direction du port par la rue Carlo Felice. De beaux bâtiments de style classique s'étirent tout au long de la via Roma, des commerces chics et des restaurants en occupent le rez-de-chaussée. Je remonte en utilisant un autre ascenseur (en état de marche cette fois-ci!) qui me laisse tout près de la cathédrale côté est. Bel éclairage au soleil couchant.
09/04 de Cagliari à Domus de Maria A la gare, nous attrapons tout juste le train de 9h50, qui nous emmène en 10 mn à l'aéroport Elmas de Cagliari. Nous allons récupérer notre voiture chez Goldcar, subissons les avances commerciales insistantes de l'employée bien décidée à nous vendre le rachat de franchise que nous avons par ailleurs déjà acquis chez Autoescape. Nous récupérons une Peugeot 2008 neuve et partons en direction de la vieille église romane d'Uta. Le temps s'est un peu couvert et il tombe quelques gouttes en arrivant devant l'église. Heureusement ça ne durera pas et nous pourrons visiter cette petite chapelle romane toute dépouillée mais dont l'extérieur présente une belle frise de motifs divers sculptés. Nous repartons ensuite vers Pula longeant les marécages et les marais salants qui ceinturent Cagliari, on peut y voir de petits flamants roses le bec dans l'eau à la recherche de nourriture. Le site de Nora à côté de la station balnéaire de Pula est un site d'abord phénicien, puis punique et enfin romain : toutes ces civilisations se sont succédées et se sont « superposées. La visite guidée (audioguide en français) permet de parcourir le site et de voir les principales curiosités : thermes avec mosaïques, temple d'Esculape, maison patricienne, quartier commerçant, forum. On y trouve même un petit théâtre construit sous l'empire romain. La balade se clôt avec la visite de la tour défensive construite au temps de la domination espagnole sous Philippe II (il y en aurait près de 120 dans l’île) belle vue de là haut sur la côte et les environs. Nous continuons en direction de la ville de Chia toute proche et ses plages. Une belle balade répertoriée dans le Rother permet de découvrir de superbes plages de sable blanc et de belles vues sur la côte et les tours aragonaises régulièrement implantées pour communiquer et alerter de tout danger éventuel. Le chemin mène ensuite à un phare, d’où on peut voir au loin les fariglioni, petits pitons rocheux essaimés dans la mer. Le ciel bleu domine et le vent souffle en rafales. Retour à la voiture et départ pour notre hébergement à Domus de Maria tout proche à moins de 10 km. Nous sommes logés au B&B Andrew : accueil très sympathique. Le soir dînons chez Angelo, excellent restaurant réputé pour ses produits de la mer : Nous commandons une seule entrée de produits de la mer et deux risottos dei pescatori. Bien nous en a pris « l’ antipasti da mare » de copieuse et délicieuse : seiches à l'encre, crevettes, poulpes, filets de thon, carpaccio de saumon, rillettes de poissons, moules. Après une entrée aussi consistante le risotto du pêcheur a un peu de mal à passer, pourtant il est excellent.
10/04 de Domus de Maria à San Pietro
Depuis la ville de Chia nous suivons la petite route SP 71 vers le Nord : c’est la « route des douaniers » car elle longe souvent la côte au plus près. On y voit, totalement désertes à cette époque , de superbes plages de sable blanc dont l'horizon est barré par un promontoire rocheux qui porte à son sommet une tour espagnole ! Il fait un temps magnifique, le vent s'est un peu calmé et le ciel est tout bleu c'est vraiment un coin superbe et sauvage. Nous rejoignons la route principale et partons en direction de Tratalias pour y visiter une vieille église romane très belle avec de nombreuses sculptures extérieures. Le village abandonné dans les années 50 est en train d'être réhabilité dans une optique de valorisation touristique. Nous repartons vers la ville de Sant'Antioco toute proche. En nous promenant en ville nous avons la surprise de voir des habitants costumés d’habits multicolores revenir de la place centrale. On fête Sant'Antioco, le saint du village et patron de la Sardaigne. Des groupes folkloriques dansent sur la place centrale au son d’instruments tradition tout est fermé ! Je redescends vers la place principale où Monique m'attend, nous allons boire tous les deux un Spitz aperol (apéritif incontournable ici) sur la terrasse au soleil, c'est très agréable. Nous nous dirigeons ensuite vers le port pour prendre le ferry à destination de l'île de San Pietro. A 14h50 nous larguons les amarres (18,50 €) pour 30 mn de navigation jusqu'à Carlofote, capitale de l'île de San Pietro. Sur place notre logeuse, prévenue par téléphone nous attend pour nous conduire à l’appartement que nous avons loué à la campagne à Punta Nera au sud de Carloforte, dans une belle maison. Il est grand, la partie couchage est en mezzanine. Tout est propre, moderne et il s’ouvre sur une grande terrasse. En guise d’accueil la propriétaire nous a laissé de la pâtisserie et une petite bouteille de spumante. L'après-midi nous profiterons au maximum de la terrasse et du soleil, tout en essayant d'éviter un vent assez frais et tenace. Tout autour de nous c'est la campagne avec des vaches, des chevaux, des pâturages et des parcelles cultivées. Des maisons et des fermes isolées parsèment la campagne doucement vallonnée.
11/04 île de San Pietro Ce matin direction l'Ouest de l'île vers le cap Sandalo. Là nous nous garons sur le 1er parking et empruntons le chemin qui descend à un point de vue sur la Cala Fico et la mer. De la cabane de la LPO italienne le « sentiero verde » zigzague entre les roches volcaniques et offre de beaux points de vue sur les falaises environnantes où nichent des faucons et de nombreuses espèces d'oiseaux marins. Le chemin balisé d'une barre blanche et verte remonte au plus près des falaises et ramène un peu au-dessus du parking. Nous reprenons la voiture pour aller vers le 2me parking situé un peu plus loin. De là un chemin bétonné mène jusqu'à un mirador au-dessus de la Punta di Capo Rosso. Retour au parking d'où un autre sentier plus sommaire et balisé en rouge et blanc descend vers la plage de la Caletta. Ici aussi de nombreuses espèces d'oiseaux marins nichent et leurs nombreux cris à mesure que j'avance dans leurs domaines montrent que je ne suis pas le bienvenu ! Même type de paysage que précédemment. Retour à Carloforte distante de moins de 10 km. On se croirait dans un port grec, même avenue de bord de mer avec le port où arrivent les ferrys, de l'autre côté, bars et restaurants avec terrasses et nombreuses chaises prêtes à accueillir les clients, magasins de souvenirs avec cartes postales et accessoires pour la baignade. Il fait bon au soleil, et on pourrait se croire en été s’il n’y avait si peu de monde. La ville elle-même est très méditerranéenne avec ses petites ruelles étroites comme dans un souk et ses escaliers qui grimpent vers la ville haute. De petits commerces bordent les ruelles principales, les voitures ont du mal à circuler ici, par contre pour les vespas et les triporteurs pas de problème.
12/04 île de San Pietro
Aujourd’hui nous allons découvrir les quelques plages dignes d'intérêt du côté sud de l'île : une petite route étroite mène depuis la SP 104 à la belle plage de sable de la Bobba. Un chemin part ensuite à droite en direction de « le colonne » et longe les falaises et les fariglioni (pitons rocheux immergés). Belle balade assez courte, retour au parking. Nous continuons vers l'ouest jusqu' à la plage de la Conca, à laquelle on accède par un chemin qui serpente dans le maquis. Nous terminons notre périple par la plage de la Caletta, tout au bout de la route : plage de sable classique, un grand hôtel défigure un peu le paysage, c'est le premier exemple de bétonnage que nous voyons en Sardaigne. Nous repartons vers Carloforte et en profitons pour aller voir la côte nord vers la Tonnara (ancienne installation industrielle liée à la capture et transformation du thon) et la Cala Lunga : rien de particulier si ce n'est la Cala Lunga, longue ria encadrée par de hautes falaises.
13/04 de San Pietro à Portixeddu
Départ de San Pietro : A 11h le ferry lève les amarres pour 40 mn de navigation nous prenons la le route en direction de la ville d'Iglesias. Après nous être garés à l'entrée de la vieille ville, nous allons nous y promener, visitant le Dôme, les ruelles principales, les vieilles murailles aragonaises. Nous déjeunons dans un excellent restaurant, le « Gasebo medioeval », de spécialités de poissons comme les antipasti da mare, le couscous aux fruits de mer (réminiscence de l’influence tunisienne historique) ou le mérou aux petits légumes. Nous repartons en direction de Fluminimaggiore par une belle route qui sillonne sans arrêt en suivant le cours tortueux d'une rivière. Nous arrivons ensuite à Portixeddu et trouvons le B&B Armas de Dino assez facilement grâce au panneau indicateur. Notre studio est tout petit mais il donne sur un grand jardin planté d'oliviers et d'un néflier dont les fruits sont à point. Nous nous installons dans le jardin et profitons du hamac et de l'air frais.
14/04 Portiexeddu
Le beau temps aujourd’hui nous pousse à aller faire une balade du côté de Bruggeru depuis la spaggia Domestica quelques km plus au sud. Nous empruntons le début du sentier minier (bien indiqué et fléché) qui mène à Bruggeru : beaux points de vue sur la mer et les reliefs volcaniques tourmentés du secteur, le sentier, taillé par endroit dans la roche est une prouesse en lui-même. Comme d’habitude une « torre spagnola » monte la garde nichée sur son promontoire, la vue sur la côte y est superbe. Découverte maintenant du Nord en direction du village de Portixeddu et du capo Pecora. Du parking du Capo Pecora, un chemin fait le tour du cap : belle vue sur la côte, tant vers le nord que vers le sud. Beaucoup de chèvres et de moutons dans le secteur. Dernière balade sur la grande plage de sable de Portixeddu qui s'étire sur des km vers Buggeru. Deux pêcheurs ont installé leurs grandes cannes et attendent leurs frémissements prometteurs !
15/04 de Portixeddu à Rio la Sardo
Oh miracle, ciel uniformément bleu, petit-déjeuner dans le jardin. Nous quittons Dino et son sympathique cabanon pour aller vers la plage de dunes de Piscinas. Pour y arriver encore faut-il emprunter des routes puis des pistes de terre qui tortillonnent sans arrêt dans cette région montagneuse à souhait ! Nous voilà à Piscinas sur le parking terminal face à la grande plage de sable blanc. Nous démarrons la ballade (Rother n°46) en marchant sur l'ancienne voie de chemin de fer des mines du coin : quelques wagonnets sont là pour témoigner de cette époque révolue. Nous longeons la piste puis prenons le chemin vers la Marina de Arbus, un chemin mène ensuite au pied d'une grande dune qui domine le paysage, nous la gravissons puis aboutissons à un mirador de bois en piteux état. C’est assez étonnant de retrouver ici des dunes d’une aussi belle taille. Nous redescendons vers le chemin carrossable et passons un gué avant de redescendre le long de la rivière vers la mer. Il faut 1h30 pour faire la boucle jusqu'au parking. La mer est encore un peu fraîche mais elle sera bonne d'ici peu. Nous reprenons la voiture et remontons vers Ingurtosu pour continuer toujours par une route de montagne vers Arbus, village accroché à la montagne, puis Guspini Nous sommes maintenant dans une grande plaine fertile et nous nous approchons de Barumini et du fameux site nuragique. Nous ne serons que 2 couples de français pour suivre la guide parmi ces vestiges exceptionnels datés du XVe avant J.C. La guide est instructive et la visite impressionnante. Quel travail de titan pour extraire, transporter et assembler ces grosses pierres sur une hauteur de plus de 20 m avec des murs dont l'épaisseur dépasse les 6 m ! On en reste ébahi ! Nous repartons vers Riola Sardo où nous arrivons vers 16h30 toujours un peu difficile de trouver le studio dans ces ruelles étroites à sens unique aux places de parking inexistantes. Le studio donne sur un tout petit jardin attenant à la maison des propriétaires. Belle cuisine, lit-divan pour gagner de la place. Dîner dans le jardin, à l'ombre des citronniers.
16/04 de Rio la Sardo au Capo Mannu
Toujours du soleil, petit-déjeuner dans le jardin puis départ pour Oristano à 12 km de Riola Sardo. C'est une ville agréable, dont le centre piétonnier se visite facilement car tout est regroupé dans un périmètre restreint tout autour de la piazza Eleonora : le Duomo, la piazza Eleonora avec ses palais, sa statue d'Eleonora, la Jeanne d'Arc locale, les tours médiévales et quelques autres bâtiments. Il fait un beau soleil et les gens vaquent à leur occupation, la fréquentation des cafés en est une, prioritaire ! Dans l’après- midi, nous partons en voiture en direction du capo Mannu pour y faire la balade (n°41) indiquée dans le guide Rother. Le soleil tape fort et il n'y a pas de vent. Le sentier fait le tour du cap en partant de Porto Mandriola. Le maquis avec toutes ces fleurs, jaunes, bleues, rouges, mauves, est magnifique. Le sentier légèrement en hauteur domine la mer. Du haut des falaises qui plongent directement dans la mer on aperçoit de superbes criques rocheuses ou plus rarement sableuses. Les oiseaux marins, goélands, cormorans, poussent leurs cris stridents qui viennent troubler le silence. Peu de marcheurs à cette heure. Au bout de deux heures et 20 mn nous voilà de retour au parking.
17/04 de Riola Sardo à la péninsule de Sinis
Temps un peu voilé ce matin mais le soleil n'est pas loin. Nous reprenons la direction d'Oristano mais pour aller voir au sud de la ville la vieille basilique de Santa Giusta. C'est une basilique romane de style très pur avec un appareillage de pierres à la couleur très chaude surtout avec l'éclairage du matin. L'intérieur est sobre comme toujours dans ces églises anciennes, mais le déroulement de la messe dominicale ne nous permettra pas d'en jouir davantage. Nous repartons en direction de Cabras, ville spécialisée dans la confection de la butarga, mais ici aussi pour raison de repos dominical nous ne pourrons en acheter dans les échoppes fermées. Nous continuons vers la péninsule de Sinis pour faire la balade n° 42 du guide Rother celle du Capo San Marco. Nous ne sommes pas seuls, le parking à San Giovanni di Sinis est bien plein. Nous commençons par visiter la vieille église romane paléochrétienne de San Giovanni. Elle est massive, fortifiée, avec peu d'ouvertures construite avec de grosses pierres calcaires. L'intérieur est de même facture. Nous prenons le chemin qui mène au site archéologique de Tharros. C'est un site majeur qui remonte d'abord à l'époque nuragique, puis aux phéniciens, puis aux carthaginois et enfin aux romains. Si le site en lui-même n'est pas vraiment parlant, sa situation en bord de mer par contre, lui confère un attrait indéniable. Des chemins continuent après le site en direction de la péninsule vers des tours espagnoles jusqu'à un phare tout au bout. C'est dimanche et il y a du monde, soit des locaux qui profitent du dimanche pour s'aérer, aller à la plage ou au restaurant, soit des touristes venus en bus pour visiter ce site incontournable en Sardaigne. Nous allons ensuite voir la belle plage d'is Arutas, connue pour son sable particulier formé de tous petits galets réguliers. Retour à Riola Sardo.
18/04 de Riola Sardo à Bosa
En voulant prendre du gasoil à une station, je réalise que le litre est à 1,49 € soit 50% plus cher qu'en France alors que le brut vient encore de chuter ! Je m'abstiens pour cette fois ayant encore de quoi faire 250 km, on verra plus loin si c'est vraiment le prix ! Nous prenons la route de la montagne vers Santu Lissurgu, village de montagne perché à 500 m d'altitude. Petite ballade dans ses ruelles étroites, ses vieilles (pas tant que ça) églises, ses placettes, nous en profitons pour acheter les délicieuses pâtisseries du coin aux amandes : les raviolis di mandorla. La route serpente jusqu'à Cuglieri puis redescend vers Bosa où nous arrivons peu avant 13h. Difficile de trouver l'emplacement exact du B&B d'autant que le nom des ruelles n'est pas toujours indiqué. Finalement après avoir tourné en voiture et avoir demandé notre chemin nous nous garons dans la montée du château et faisons à pied le trajet jusqu'à la chambre. C'est un petit B&B tout en hauteur sur 3 étages avec une terrasse superbe qui domine le village la campagne et la mer au loin. Un peu plus tard nous descendons vers le centre de la vieille ville et la rue V.Emanuelle II. C'est une rue animée qui compte de nombreux magasins, bars et restaurants. Les autres rues parallèles sont très étroites et seuls y circulent les deux roues et quelques triporteurs typiquement italiens. La rue qui longe la rivière Temo est bordée de palmiers et de hautes maisons alors que de l'autre côté de la rivière se succèdent les anciens ateliers de tanneries progressivement transformés en boutiques et bars modernes.
19/04 Bosa
Ciel bleu pur, petit-déjeuner (compris dans le prix) servi par Giuseppe sur la terrasse. Vers 10h nous descendons en ville, c'est jour de marché et c’est toujours agréable d’y acheter des produits locaux. Balade dans l’après-midi vers Bosa marina, le quartier balnéaire de Bosa avec sa tour et sa plage de sable blanc. A 19h dîner au restaurant « Gamberro rosso » : entrée marine : salade de poulpes, crevettes et calamars, raviolis de lotte et seiches cuisinées à la myrte, puis petites pâtes locales (fregole) aux calamars, excellent de bout en bout.
20/04 de Bosa à Alghero
Départ pour Alghero par une belle route qui longe la côte tout du long offrant de beaux points de vue sur la mer. A Alghero, nous nous approchons au plus près de la via Ospedale où se trouve notre studio. Nous y déposons nos affaires et allons nous garer sur le grand parking gratuit du port. Le studio est bien aménagé avec tout le confort. Première découverte de la vieille ville et des remparts, d'emblée on est frappé par le grand nombre de touristes et de magasins de souvenirs qui se suivent les uns derrière les autres. Déjeuner de qualité sur les remparts au restaurant Angedras. Balade dans la ville « catalane » et le long des remparts.
21/04 d’Alghero au Capo Caccia
Temps un peu voilé ce matin. Nous partons vers le Capo Caccia en contournant la baie d'Alghero et de Porto Conte. Nous nous garons, au bout de la route juste avant les fameux 613 marches qui permettent de descendre jusqu'à la grotte de Neptune. Cet escalier vertigineux accroché sur des falaises verticales descend vers la grotte de Neptune dont l'entrée se trouve au niveau de la mer. N’étant pas venu pour la grotte mais pour la vue depuis les escaliers, je rebrousse chemin et remonte les 613 « marches positives » qui me ramènent jusqu'à la route. Nous nous arrêtons un peu plus bas au bar Dragunera pour emprunter un sentier jusqu'à une tour espagnole. Au retour nous ferons un petit détour pour voir Fertilia ville créée de toutes pièces par Mussolini pour fertiliser et bonifier la région : architecture carrée avec de grands blocs de maison dont le rez-de-chaussée est constitué par de grandes arches qui abritent les commerces. Retour à Alghero.
22/04 d'Alghero à Stintino
Soleil et quelques nuages. Nous récupérons notre voiture sur le port et partons vers Argentiera, ville fantôme minière dédiée à l'extraction de l'argent, située en bord de mer. Il reste de gros bâtiments en friche. C'est de là que démarre la rando n° 3 du guide Rother. Si le départ ne pose aucun problème, les choses se corsent quand le chemin carrossable fait place à un sentier à peine tracé qui se perd parmi les innombrables sentes formées par les chèvres (et elles ne manquent pas dans ce secteur) et comme il n'y a pas de balisage à part quelques cairns épars, la grimpette vers la Punta Argentiera se fait au petit bonheur la chance en essayant d'éviter les amas rocheux qui surplombent la mer et le maquis dense dans lequel on se déchire allègrement les mollets et les bras. Un semblant de sentier se dégage peu avant d'arriver à la Punta puis un bon chemin carrossable permet de rejoindre Argentiera. Durant la balade de nombreux points de vue offrent des échappées vers la côte déchiquetée et les falaises qui surplombent la mer. La balade aura duré 1h45mn. Nous reprenons la voiture pour aller à Stintino, petit port perdu sur la côte Nord-ouest peu avant le capo Falcone. Beau petit port niché le long d'une petite ria qui pénètre dans les terres. Quelques restos sur le boulevard maritime attirent les clients : le resto Skipper a l'air d'avoir du succès à voir les nombreux clients attablés. Nous faisons de même et nous nous attablons pour déjeuner de produits de la mer, comme d'habitude. Après cette pause bienvenue nous repartons vers la célèbre plage de Pelosa et le Capo Falcone. Belle plage de sable avec l'inévitable tour espagnole, quant au cap il est squatté par des résidences hôtelières privées.
23/04 D'Alghero à Castelsardo
Nous quittons Alghero, sous un ciel un peu gris et prenons la route en direction de Sassari. Notre premier arrêt est pour l'église romane de Sacargia près du village de Codronganios sur la route d'Olbia. Au moment d'y arriver un nuage se déleste de son poids en eau, première véritable pluie depuis notre arrivée en Sardaigne. Cela ne nous a pas empêchés de visiter cette belle église dont les décorations extérieures sont magnifiques avec entre autres cette fameuse vache qui a donné son nom à l'église. Nous continuons en direction d’Ardara pour voir une autre église romane réputée pour ses fresques et son retable peint en bois doré et relatant des épisodes de la vie du Christ. Par chance l'église va être ouverte grâce à un groupe de touristes qui vient de téléphoner au sacristain. Il est vrai que les fresques peintes sur les colonnes tout comme le grand retable sont magnifiques. Nous continuons en direction de Bizaccio où se trouve une autre église romane moins riche mais à l'architecture plus originale : une guide nous fait visiter l'intérieur. Pour terminer nous visitons les extérieurs des églises de Bulzy et de Tergu. Après être passé à Sedini, ville en partie troglodytique, nous arrivons à Castelsardo. Le vent violent a chassé les nuages et il fait de nouveau soleil. En attendant l'heure de récupérer notre chambre au b&b, nous allons faire un tour dans la vieille ville haute située contre le château tout en haut du rocher qui domine la mer. Castelsardo est Une petite ville fortifiée classique avec ses ruelles étroites en escaliers et ses maisons hautes qui empêchent le soleil d'atteindre le fond des ruelles. Pas mal de magasins de souvenirs et de boutiques d'artisanat révèlent le caractère touristique de Castelsardo., mais à cette saison c’est vraiment très calme.
24/04 de Castelsardo à Marazzino
Départ pour le village d'Aggius et la vallée de la lune située juste un peu avant : c'est une vallée encombrée de gros rochers arrondis par l'érosion. Aggius est construit dans ce décor particulier. Nous arrivons peu après à Marazzino, tout près de Santa Teresa di Gallura où est situé notre logement : nous avons loué un petit cabanon avec une grande terrasse qui donne sur un jardin. Nous déjeunons à l'intérieur, le vent est vraiment trop fort. Puis nous partons en voiture vers le Capo Testa. La mer y est déchainée et le vent violent qui vient de la mer pousse des vagues énormes qui déferlent en écume sur les côtes. Je pars faire le tour du Capo Testa en suivant plus ou moins à l'envers le parcours n° 5 du Rother. Par endroit le vent souffle en bourrasques si violentes que je dois me tenir aux rochers pour avancer. Les criques sont balayées par des vagues moussues toutes blanches. Les oiseaux se sont mis à l'abri. Si ce coin est naturellement sauvage il l’est d’autant plus aujourd’hui avec ce vent et cette mer déchaînée.
25/04 : les îles de la Maddalena
A Palau nous prenons le ferry pour l'archipel de la Maddalena. À 11h10 nous embarquons pour 15 mn de navigation (33€ AR 2 pax + voiture) pour l'île Maddalena. Pas mal de monde sur le bateau, il est vrai que c'est la fête nationale aujourd'hui et que les sardes sont de sortie pour profiter du soleil et des plages. Nous allons faire le tour de l'île nous arrêtant sur quelques plages : de petites criques miniatures ou des grandes plages de sable fin. Le paysage ressemble à celui vu déjà du côté de Santa Teresa di Gallura, c'est à dire la présence de gros rochers de granite de couleur rouge. Nous continuons notre balade en passant le pont pour aller sur l'île de Cabrera, ses pinèdes et ses petites criques abritées entre des amoncellements de rochers
26/04 de Santa Teresa di Gallura à Olbia
Temps mitigé, ciel chargé de gros nuages noirs mais il y a également pas mal de bleu, le vent se chargeant de faire alterner le chaud et le froid. Nous partons vers 9h30 en direction de Palau puis d’Arzachena pour aller voir le beau site nuragique « Lu coddu Ecchju » : c’est un impressionnant site funéraire très parlant avec ses monolithes dressés en arc de cercle. Un peu plus loin à 1 km on peut également visiter les ruines d’un village nuragique et d’une tour à la Prisgiona. Nous reprenons la route en direction de Puerto Cervo, avec quelque appréhension mais ayant du temps à perdre autant juger par soi-même. Effectivement c’est pas terrible, de loin ça parait joli avec cette unité architecturale de style méditerranéen mais de près on se croirait plutôt à Disneyland : ça sent le faux, le commercial à outrance et le pognon évidemment : les panneaux « Privata » « vidéosurveillance » sont légions, de même que les enseignes commerciales en anglais comme « contemporary art » « real estate » fleurent bon la jet set mondialisée. On fuit et on continue vers Olbia qui nous est apparu plus sympathique qu’attendu : Le beau soleil et le bon déjeuner pris près du port dans la rue Umberto y sont sûrement pour quelque chose. Décollage de l’aéroport d’Olbia à destination de Bâle pour un vol d’1h20mn, fin du voyage.
En guise de conclusion
Notre vision de la Sardaigne est fortement liée à la période hors saison (avril) où nous l'avons visitée. Plages désertes, parkings vides et gratuits sur les plages ou en ville, atmosphère calme, silencieuse, loin de l'image d’une Sardaigne estivale, remuante, bondée et bruyante. Et il est vrai que le printemps en méditerranée a beaucoup de charme avec une nature verte et fleurie. Cela dit, il existe bien deux Sardaigne, l’une très touristique, balnéaire, huppée vers le Nord, et l'autre plus authentique et sauvage dans le reste de l’île. Dans l'ensemble nous avons beaucoup apprécié les conditions d’hébergement : appartements modernes et récents, accueil très agréable de la part des employés ou propriétaires, prix honnêtes.
Budget total : 2300 €
avion AR Bâle – Cagliari, Olbia – Bâle : 120 € logement 19 nuits (moyenne 48€ par n.) 914 € restaurants, achats de nourriture 715 € transports (location auto, carburant, ferry) 420 € visites / divers /souvenirs 131 €
En résumé :
**Cagliari : vieille ville (dont le Duomo) à voir, musée archéologique incontournable avant de visiter les sites nuragiques **Chia et la balade vers le Cap Spartivento (belles plages de sable) *** île de San Pietro : ville de Carloforte, belles balades à faire le long de la côte, nombreuses plages de sable ** route du bord de mer entre Chia et Teulada **Iglesias : ville agréable dont le vieux centre ville *Portixeddu : petit hameau isolé au bout d'une longue plage de sable *** Su Nuragi (Barumini) site nuragique exceptionnel **Oristano : très beau centre ville médiéval *** péninsule de Sinis : Tharros (site antique) ruines peu parlantes, mais belle situation en bord de mer avec possibilité de balade sur la péninsule *Is Arutas : belle plage avec un sable un peu perlé **Bosa : ville photogénique accrochée sur sa colline sous la protection de son château médiéval ***Alghero : belle ville avec ses remparts, ses palais et églises ** Capo Caccia : les escaliers pour accéder à la grotte de Neptune, ** Stintino et la plage Pelosa *** Castelsardo : beau village perché sous son château *** églises romanes à l’est de Sassari (pour les amateurs) *** Capo Caccia : belle balade à faire entre les gros rochers granitiques et les plages ** îles de la Maddalena et de Caprera : beaux points de vue depuis la route, belles plages de sable ** Lu coddu Ecchju et Prisgiona : sites nuragiques
L’album de photos est visible ici :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/6282341063499652817?authkey=Gv1sRgCKWquOnA_qe47QE
Tour de la Bavière sur les traces de Louis II English translation pending
Voici un récit de voyage qui trainait depuis pas mal de temps dans mon petit carnet et que je décide de vous faire partager aujourd'hui. Ce voyage date de 2006 mais je pense que les monuments n'ont pas beaucoup ou peu bougé depuis 😉
Tout a commencé quand, grâce à mon ancien boulot, j'ai obtenu un Paris-Münich via Lufthansa défiant toute concurrence. C'était l'occasion pour une amie et moi, de découvrir une nouvelle région d'Allemagne. Pour être sure d'être libres, j'avais réservé une voiture chez Hertz, à un tarif super avantageux avec ma carte Amex, un petite catégorie B, amplement suffisante.
Nous sommes parties pour 5 jours et 4 nuits et j'avais pré-réservé une chambre dans une gasthaus : Gasthaus Zum Fischerwirt à côté d'Ettal.
Vol sans retard, atterrissage sans encombre et nous voilà arrivées à Münich, et là un monsieur nous attend avec un panneau à mon nom, soit je suis VIP soit je suis recherchée 😇. En fait, c'est le loueur de voiture qui, voyant que je bossais pour un partenaire, nous a surclassées, me voilà partie au volant d'une Opel Vectra TDI flambant neuve, moins de 500km au compteur, la classe quand même. 😎
Bon malheureusement la joie est de courte durée, pas de GPS à l'époque dans les voitures, ou peu, ma copine est chargée de lire la carte...grosse erreur, plutôt que de nous emmener direction Garmisch-Partenkirchen prêt de laquelle se trouve le petit village d'Ettal, la voilà qui m'embarque direction Ulm 🏴☠️ je vous laisse apprécier la distance sur google map. Résultat j'ai du m'arrêter reprendre la carte et retrouver seule notre chemin en pleine nuit (car bien sur la nuit était tombée sinon ce n'était pas drôle). Je stresse à l'idée de la pauvre dame qui nous attends depuis 1h30 dans son auberge...pas de portable avec nous non plus...quand on y repense on était aventurières, deux nanas de 24 ans seules sur des routes inconnues sans gps, sans téléphone 😏
On finit par arriver à la gasthaus et là la dame nous attend sur le parking, toute contente de nous voir arriver elle accourt vers nous et nous salue en français, elle parle un français parfait c'est impressionnant et elle est charmante. Elle nous installe dans une chambre très coquette, très propre et nous parle du petit-déjeuner du lendemain. Entre le trajet jusqu'à Paris, le check-in, l'avion, récupérer les bagages et la route interminable, on est bien contentes de faire un gros dodo dans des lits supers moelleux.
Réveil de bonne heure le lendemain car nous avons un programme chargé et très très excitant, nos premier châteaux.
Nous nous dirigeons donc vers le célébrissime Newschwanstein Schloss. Juste avant d'arriver sur le site notre route croise la charmante St Coloman Kirche, on commence à sentir qu'on est véritablement en Bavière. Bref stop histoire de prendre le petit cliché qui va bien (vous pardonnerez la qualité des images car à l'époque j'étais une jeune travailleuse fauchée avec un pauvre petit numérique premier prix).
Ahhh enfin nous apercevons au loin le splendide, le majestueux, le grandiose...arrêtons là les superlatifs...le château de Newschanstein, vous savez celui qui a inspiré le château de la Belle au Bois dormant de Disney, celui dans lequel ce roi complètement fou et décalé n'aura vécu que quelques semaines.
Mais patience patience, car avant de visiter la merveille, nous allons commencé dans l'ordre chronologique et visiter Hohenschwangau Schloss, le château dans lequel il a passé son enfance, qui l'a inspiré nettement dans ses futurs projets, et qui se situe juste au pied de l'autre.
On se fraye un chemin entre les groupes de Japonais et on décide de choisir la visite en allemand beaucoup moins prise d'assaut que celle en anglais. La visite est superbe, le château est magnifique, très bien conservé, beaucoup de boiserie et ce thème du cygne qui revient partout et qui lui a valu son nom.
Nous quittons Hohenschwangau sous un soleil de plomb (nous sommes en mai) afin d'entamer une ascension en direction de Neuschwanstein, à suivre au prochain article.
Tout a commencé quand, grâce à mon ancien boulot, j'ai obtenu un Paris-Münich via Lufthansa défiant toute concurrence. C'était l'occasion pour une amie et moi, de découvrir une nouvelle région d'Allemagne. Pour être sure d'être libres, j'avais réservé une voiture chez Hertz, à un tarif super avantageux avec ma carte Amex, un petite catégorie B, amplement suffisante.
Nous sommes parties pour 5 jours et 4 nuits et j'avais pré-réservé une chambre dans une gasthaus : Gasthaus Zum Fischerwirt à côté d'Ettal.
Vol sans retard, atterrissage sans encombre et nous voilà arrivées à Münich, et là un monsieur nous attend avec un panneau à mon nom, soit je suis VIP soit je suis recherchée 😇. En fait, c'est le loueur de voiture qui, voyant que je bossais pour un partenaire, nous a surclassées, me voilà partie au volant d'une Opel Vectra TDI flambant neuve, moins de 500km au compteur, la classe quand même. 😎
Bon malheureusement la joie est de courte durée, pas de GPS à l'époque dans les voitures, ou peu, ma copine est chargée de lire la carte...grosse erreur, plutôt que de nous emmener direction Garmisch-Partenkirchen prêt de laquelle se trouve le petit village d'Ettal, la voilà qui m'embarque direction Ulm 🏴☠️ je vous laisse apprécier la distance sur google map. Résultat j'ai du m'arrêter reprendre la carte et retrouver seule notre chemin en pleine nuit (car bien sur la nuit était tombée sinon ce n'était pas drôle). Je stresse à l'idée de la pauvre dame qui nous attends depuis 1h30 dans son auberge...pas de portable avec nous non plus...quand on y repense on était aventurières, deux nanas de 24 ans seules sur des routes inconnues sans gps, sans téléphone 😏
On finit par arriver à la gasthaus et là la dame nous attend sur le parking, toute contente de nous voir arriver elle accourt vers nous et nous salue en français, elle parle un français parfait c'est impressionnant et elle est charmante. Elle nous installe dans une chambre très coquette, très propre et nous parle du petit-déjeuner du lendemain. Entre le trajet jusqu'à Paris, le check-in, l'avion, récupérer les bagages et la route interminable, on est bien contentes de faire un gros dodo dans des lits supers moelleux.
Réveil de bonne heure le lendemain car nous avons un programme chargé et très très excitant, nos premier châteaux.
Nous nous dirigeons donc vers le célébrissime Newschwanstein Schloss. Juste avant d'arriver sur le site notre route croise la charmante St Coloman Kirche, on commence à sentir qu'on est véritablement en Bavière. Bref stop histoire de prendre le petit cliché qui va bien (vous pardonnerez la qualité des images car à l'époque j'étais une jeune travailleuse fauchée avec un pauvre petit numérique premier prix).
Ahhh enfin nous apercevons au loin le splendide, le majestueux, le grandiose...arrêtons là les superlatifs...le château de Newschanstein, vous savez celui qui a inspiré le château de la Belle au Bois dormant de Disney, celui dans lequel ce roi complètement fou et décalé n'aura vécu que quelques semaines.
Mais patience patience, car avant de visiter la merveille, nous allons commencé dans l'ordre chronologique et visiter Hohenschwangau Schloss, le château dans lequel il a passé son enfance, qui l'a inspiré nettement dans ses futurs projets, et qui se situe juste au pied de l'autre.
On se fraye un chemin entre les groupes de Japonais et on décide de choisir la visite en allemand beaucoup moins prise d'assaut que celle en anglais. La visite est superbe, le château est magnifique, très bien conservé, beaucoup de boiserie et ce thème du cygne qui revient partout et qui lui a valu son nom.
Nous quittons Hohenschwangau sous un soleil de plomb (nous sommes en mai) afin d'entamer une ascension en direction de Neuschwanstein, à suivre au prochain article.
Boucle Toscane, de Lucques à Florence English translation pending
Salut à toutes et tous !!! 🙂
Voici le récit de notre séjour en Toscane, en Mai 2015 ! 🙂
J'en rêvais depuis longtemps, et pour une première en Italie (hors flirt avec les frontières lors de randonnées dans les Alpes), nous avons décidé de visiter la magnifique région toscane. Etendue sur presque 23 000km² au centre Ouest du pays, elle offre autant de paysages enchanteresques que de villes historiquement et culturellement riches.
En quelques chiffres : > 7 jours > 500km de voiture (pour la boucle sur place, de Pise à Florence) > 100km à pied > et, sans surprise, quelques cartes SD de photographies que je vais partager avec vous ! Enfin, juste une sélection ... ^^
Voici déjà un aperçu des principales étapes du circuit, qui a démarré à Lucques pour finir à Florence, en passant (entre autres) par Pise, San Gimignano, Sienne, Pienza, Montepulciano, Bagno Vignoni, Montalcino, San Quirico d'Orcia, et Greve in Chianti.

Jour 1 - Arrivée à Lucques sous le soleil
LUCQUES

Après 6h de route depuis la France, en passant par le long et non moins coûteux tunnel du Fréjus, -- (info bon plan : si vous faites le passage retour dans les 7 jours après le passage aller, vous bénéficiez d'un tarif ultra préférentiel, à savoir 54€ au lieu de 2 x 44€ ! Ce fut notre cas, au jour près, c'est ça de pris !!!) -- Nous voila arrivé dans notre premier logement, à deux pas des remparts et de l'une des portes permettant d'accéder à la vieille ville fortifiée (et à circulation limitée = un vrai bonheur, cette sensation que la ville appartient aux piétons !).

Lucques, mon premier coup de coeur lors de ce séjour. Une ville à taille humaine, une agréable ambiance dans les rues aux couleurs flamboyantes, jaunes, ocres, entourée de (très) larges remparts sur lesquels il est possible de se promener à l'ombre des arbres. La cité est agrémentée de nombreuses tours, en haut desquelles (pour certaines) il est possible de monter pour admirer la cité vue d'en haut, et ses superbes environs vallonés !

Sites remarquables
Parmi d'autres, les sites à voir à Lucques sont bien évidemment les remparts, la superbe cathédrale roman/gothique Saint-Martin de Lucques, l'église San Michel in Foro et la célèbre place ronde de l'amphithéâtre.
Un détour par la place Napoléon, et pour les courageux, la montée en haut de l'une des tours, comme celle de l'horloge (Torre dell'Orologio) ou la tour Guinigni ! Moyennant quelques euros, et quelques 130 marches, elles vous offriront un panorama sur toute la ville. Note aux photographes : les monuments ne sont pas illuminés la nuit, à ma grande surprise. J'ai néanmoins été enchanté par le ballet des lucioles dans le parc des remparts, des milliers de points lumineux qui dansent à la nuit tombée .. hypnotisant !
Pour les gourmands, je vous recommande vivement le Gelatarium, une boutique de glaces qui joue la carte du buffet dans un environnement très classe et agréable (rien que la devanture et la déco donnent l'envie irrépressible de rentrer, et le goût de leur produit, l'envie de revenir ! Gourmands que nous sommes !^^). Leurs granités sont également à tomber, et n'ont rien à voir avec ceux que l'on peut trouver par chez nous!
Jour 2 - De Pise à Sienne
PISE - Un site imposant

A l'origine, nous n'avions pas prévu Pise dans notre programme, parce qu'il fallait faire des choix, et que 7 jours ne nous permettraient pas de 'tout faire', et notamment la partie qui me tenait le plus à coeur (et bien évidemment la plus éloignée), le val d'Orcia. MAIS .. Lucques n'étant qu'à 20 minutes du célèbre site de la tour penchée, il aurait été bien dommage de ne pas y consacrer à minima un léger détour pour apprécier cette originalité autrement qu'en carte postale !
Nous prenons donc la route pour Pise, et nous arrêtons au parking juste en face du site, payant (mais sans comprendre ce qu'il nous en coûtera, c'était vraiment pas clair !). Par ailleurs, le temps est très menaçant, et l'orage gronde non loin de là. Pour finir, le site est bien évidemment bondé de monde, malgré l'heure pourtant relativement matinale .. bref, pour toutes ces raisons, nous avons limité notre visite de Pise à ce célèbre site regroupant le Duomo, le baptistère et la tour. Le site est imposant, par la taille des monuments, démesurée, mais aussi par ce marbre au blanc intense, quasi éblouissant ! Nous n'échappons par aux innombrables barre à selfies et autres photos clichés ("attention chérie, retiens la tour elle va tomber"), et retournons au parking, où nous aurons la surprise d'un parking à seulement 2€ (pour 1h, et situé aux portes du site, d'autres pays se seraient autrement gavés avec une place si stratégique ..)

SAN GIMIGNANO - La cité médievale

Après cette (rapide) visite, direction Sienne, avec une hésitation pour la prochaine étape, entre Volterra et San Gimignano. La première est une cité médiévale perchée sur une colline, entourée de remparts et dominée par une forteresse. La seconde, figurant dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, est elle aussi enclavée dans une double muraille, et surmontée de 13 tours qui en font l'un des lieux les plus pittoresques de la Toscane. Notre choix se porte au final sur San Gimignano, qui m'avait par ailleurs été chaudement recommandée !
D'architecture médievale (on aurait pas remarqué ..^^), la cité comportait à l'origine 75 tours, mais n'en a conservé que 13 intactes au fil des années.
A notre arrivée, les parkings (payants) prévus aux alentours sont complets .. sauf le dernier, le plus bas (et ça grimpe, pour atteindre le vieux centre !)
Nous prenons donc la direction du centre ville, ses routes pavées, ses façades médievales, et bien sûr ses tours, qui se dressent principalement depuis la place centrale. Le temps est chargé, à la limite de la pluie. Le ciel donne une ambiance d'un autre temps avec cette architecture !
Le temps de flâner à travers les plus petites rues, en coupant, ou en prenant le temps de faire le tour pour observer les panoramas de part et d'autres de la cité, de passer devant le musée de la torture (nous nous rendrons compte très vite que chaque ville un peu mediévale de Toscane en possède un ! Spécial ! 🙂

Ce village a été un vrai coup de coeur pour moi ("ENCORE ???!" oui .. et c'est pas fini !! 😉 )
SIENNE

Suite à cette visite, notre reprenons la route direction Sienne où nous resterons deux jours, pour profiter de la ville elle-même bien sûr, mais aussi des environs et notamment les routes du Val de Chianti.
Bien plus grande que les villes visitées précédemment, elle n'en offre pas moins de beautés à admirer au détour des petites ruelles du centre historique (lui aussi, plus étendu qu'à Lucques par exemple, demandant une marche plus conséquente pour le parcourir de bout à bout, qui plus est avec des enfants !^^)

Le temps n'est pas à la fête, mais nous passons l'après midi à flâner dans les rues du centre ville, de la basilique San Domenico, à la Piazza Del Campo où sont organisés deux fois par an les célèbres courses de chevaux (Palio), du sanctuaire San Caterina au Duomo perché sur les hauteurs de la cité.
C'est aussi à Sienne que l'on a pu déguster notre meilleur glace (GROM), dans la rue principale du centre historique. Un vrai régal .. bin oui, on est en Italie, on profite de toutes leur spécialités, et pas seulement culturelles !! :)

En parlant de gastronomie, la ville regorge bien évidemment de restaurants, pour toutes les bourses. Nous n'avons jamais été déçus, bien au contraire. Pour manger sur le pouce, il y a l'excellent "Corsini", au pied des remparts, qui offre des petits délices pour chaque moment de la journée, et de l'excellent café (Illy). On recommande !
En fin de journée, nous avons pu apprécier la ville de nuit. Contrairement à Lucques, les principaux monuments sont éclairés, et la ville est particulièrement vivante et il est très agréable de s'y promener dans cette atmosphère festive !

Voici le récit de notre séjour en Toscane, en Mai 2015 ! 🙂
J'en rêvais depuis longtemps, et pour une première en Italie (hors flirt avec les frontières lors de randonnées dans les Alpes), nous avons décidé de visiter la magnifique région toscane. Etendue sur presque 23 000km² au centre Ouest du pays, elle offre autant de paysages enchanteresques que de villes historiquement et culturellement riches.
En quelques chiffres : > 7 jours > 500km de voiture (pour la boucle sur place, de Pise à Florence) > 100km à pied > et, sans surprise, quelques cartes SD de photographies que je vais partager avec vous ! Enfin, juste une sélection ... ^^
Voici déjà un aperçu des principales étapes du circuit, qui a démarré à Lucques pour finir à Florence, en passant (entre autres) par Pise, San Gimignano, Sienne, Pienza, Montepulciano, Bagno Vignoni, Montalcino, San Quirico d'Orcia, et Greve in Chianti.

Jour 1 - Arrivée à Lucques sous le soleil
LUCQUES

Après 6h de route depuis la France, en passant par le long et non moins coûteux tunnel du Fréjus, -- (info bon plan : si vous faites le passage retour dans les 7 jours après le passage aller, vous bénéficiez d'un tarif ultra préférentiel, à savoir 54€ au lieu de 2 x 44€ ! Ce fut notre cas, au jour près, c'est ça de pris !!!) -- Nous voila arrivé dans notre premier logement, à deux pas des remparts et de l'une des portes permettant d'accéder à la vieille ville fortifiée (et à circulation limitée = un vrai bonheur, cette sensation que la ville appartient aux piétons !).

Lucques, mon premier coup de coeur lors de ce séjour. Une ville à taille humaine, une agréable ambiance dans les rues aux couleurs flamboyantes, jaunes, ocres, entourée de (très) larges remparts sur lesquels il est possible de se promener à l'ombre des arbres. La cité est agrémentée de nombreuses tours, en haut desquelles (pour certaines) il est possible de monter pour admirer la cité vue d'en haut, et ses superbes environs vallonés !

Sites remarquables
Parmi d'autres, les sites à voir à Lucques sont bien évidemment les remparts, la superbe cathédrale roman/gothique Saint-Martin de Lucques, l'église San Michel in Foro et la célèbre place ronde de l'amphithéâtre.
Un détour par la place Napoléon, et pour les courageux, la montée en haut de l'une des tours, comme celle de l'horloge (Torre dell'Orologio) ou la tour Guinigni ! Moyennant quelques euros, et quelques 130 marches, elles vous offriront un panorama sur toute la ville. Note aux photographes : les monuments ne sont pas illuminés la nuit, à ma grande surprise. J'ai néanmoins été enchanté par le ballet des lucioles dans le parc des remparts, des milliers de points lumineux qui dansent à la nuit tombée .. hypnotisant !
Pour les gourmands, je vous recommande vivement le Gelatarium, une boutique de glaces qui joue la carte du buffet dans un environnement très classe et agréable (rien que la devanture et la déco donnent l'envie irrépressible de rentrer, et le goût de leur produit, l'envie de revenir ! Gourmands que nous sommes !^^). Leurs granités sont également à tomber, et n'ont rien à voir avec ceux que l'on peut trouver par chez nous!

Jour 2 - De Pise à Sienne
PISE - Un site imposant

A l'origine, nous n'avions pas prévu Pise dans notre programme, parce qu'il fallait faire des choix, et que 7 jours ne nous permettraient pas de 'tout faire', et notamment la partie qui me tenait le plus à coeur (et bien évidemment la plus éloignée), le val d'Orcia. MAIS .. Lucques n'étant qu'à 20 minutes du célèbre site de la tour penchée, il aurait été bien dommage de ne pas y consacrer à minima un léger détour pour apprécier cette originalité autrement qu'en carte postale !
Nous prenons donc la route pour Pise, et nous arrêtons au parking juste en face du site, payant (mais sans comprendre ce qu'il nous en coûtera, c'était vraiment pas clair !). Par ailleurs, le temps est très menaçant, et l'orage gronde non loin de là. Pour finir, le site est bien évidemment bondé de monde, malgré l'heure pourtant relativement matinale .. bref, pour toutes ces raisons, nous avons limité notre visite de Pise à ce célèbre site regroupant le Duomo, le baptistère et la tour. Le site est imposant, par la taille des monuments, démesurée, mais aussi par ce marbre au blanc intense, quasi éblouissant ! Nous n'échappons par aux innombrables barre à selfies et autres photos clichés ("attention chérie, retiens la tour elle va tomber"), et retournons au parking, où nous aurons la surprise d'un parking à seulement 2€ (pour 1h, et situé aux portes du site, d'autres pays se seraient autrement gavés avec une place si stratégique ..)

SAN GIMIGNANO - La cité médievale

Après cette (rapide) visite, direction Sienne, avec une hésitation pour la prochaine étape, entre Volterra et San Gimignano. La première est une cité médiévale perchée sur une colline, entourée de remparts et dominée par une forteresse. La seconde, figurant dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, est elle aussi enclavée dans une double muraille, et surmontée de 13 tours qui en font l'un des lieux les plus pittoresques de la Toscane. Notre choix se porte au final sur San Gimignano, qui m'avait par ailleurs été chaudement recommandée !
D'architecture médievale (on aurait pas remarqué ..^^), la cité comportait à l'origine 75 tours, mais n'en a conservé que 13 intactes au fil des années.
A notre arrivée, les parkings (payants) prévus aux alentours sont complets .. sauf le dernier, le plus bas (et ça grimpe, pour atteindre le vieux centre !)
Nous prenons donc la direction du centre ville, ses routes pavées, ses façades médievales, et bien sûr ses tours, qui se dressent principalement depuis la place centrale. Le temps est chargé, à la limite de la pluie. Le ciel donne une ambiance d'un autre temps avec cette architecture !
Le temps de flâner à travers les plus petites rues, en coupant, ou en prenant le temps de faire le tour pour observer les panoramas de part et d'autres de la cité, de passer devant le musée de la torture (nous nous rendrons compte très vite que chaque ville un peu mediévale de Toscane en possède un ! Spécial ! 🙂

Ce village a été un vrai coup de coeur pour moi ("ENCORE ???!" oui .. et c'est pas fini !! 😉 )
SIENNE

Suite à cette visite, notre reprenons la route direction Sienne où nous resterons deux jours, pour profiter de la ville elle-même bien sûr, mais aussi des environs et notamment les routes du Val de Chianti.
Bien plus grande que les villes visitées précédemment, elle n'en offre pas moins de beautés à admirer au détour des petites ruelles du centre historique (lui aussi, plus étendu qu'à Lucques par exemple, demandant une marche plus conséquente pour le parcourir de bout à bout, qui plus est avec des enfants !^^)

Le temps n'est pas à la fête, mais nous passons l'après midi à flâner dans les rues du centre ville, de la basilique San Domenico, à la Piazza Del Campo où sont organisés deux fois par an les célèbres courses de chevaux (Palio), du sanctuaire San Caterina au Duomo perché sur les hauteurs de la cité.
C'est aussi à Sienne que l'on a pu déguster notre meilleur glace (GROM), dans la rue principale du centre historique. Un vrai régal .. bin oui, on est en Italie, on profite de toutes leur spécialités, et pas seulement culturelles !! :)

En parlant de gastronomie, la ville regorge bien évidemment de restaurants, pour toutes les bourses. Nous n'avons jamais été déçus, bien au contraire. Pour manger sur le pouce, il y a l'excellent "Corsini", au pied des remparts, qui offre des petits délices pour chaque moment de la journée, et de l'excellent café (Illy). On recommande !
En fin de journée, nous avons pu apprécier la ville de nuit. Contrairement à Lucques, les principaux monuments sont éclairés, et la ville est particulièrement vivante et il est très agréable de s'y promener dans cette atmosphère festive !

Itinéraire 15 jours dans les fjords norvégiens en juillet sans se presser English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de planifier notre itinéraire en Norvège pr cet été. On est pas du style à se speeder quand nous sommes dans un pays, on préfère prendre notre temps pr vraiment en profiter surtout avec un petit bonhomme de 3 ans. On veut surtout éviter de faire 4h00 de voiture par jour car c'est pas notre truc. Du coup je fais comme d'habitude appel aux lumières des VFistes.
On essaie de dormir 2 nuits au même endroit pr miniprout
Ce que j'ai plus ou moins imaginé (ou piqué à d'autres) :
J1 : récup voiture midi - un peu de route ? Ou s'arrêter ? J2 : fin route Eidfjord - dodo eidjford ou autre J3 : autour Eidfjord - dodo pareil J4 : trajet Eidfjord - solvorn (3h35) - dodo Solvorn J5: dodo Solvorn J6 : escale Oldeladen ou autre sur la route -> des suggestions ? J7: nuit Geiranger ou autre J8: nuit Geiranger ou autre J9: Geiranger -> halte sur route de bergen ? J10 route jusque Bergen J11 Bergen J12Trajet ile Karmoy (pr couper la route et aussi parce q air sympa) - dodo Karmoy J13 trajet stavanger - nuit Stavanger J14 Stavanger trajet ferry Lysebotn AR J15 départ
On ne vas pas faire la route des trolls car cela rajouterait trop de trajet à mon gout. On zappe le preikestolen car choupi fait plus de 16 kgs et hors de question que je l'emmène là haut. On a bien envisagé de faire la rando à tour de rôle mais ça veut dire qu'il y en a forcément un qui va se taper la foule et ça non plus on aime pas (et en plus avec le monde tu peux pas faire l'AR en 2h30).
Mes questions et/ou options :
Au vu des tps de trajet j'envisage très sérieusement d'écarter Geiranger pour passer un peu plus de temps dans la région autour de Solvorn-Eidfjord-Flam -bergen- stavanger ce qui permettrait de moins courir, de moins conduire et éventuellement de rajouter autre chose ms dans le coin . Là je prends les suggestions. J'avais notamment pensé au glacier folgefonna , au plateau Hardangervidda, à pousser plus le Lysefjord, le train de Flam ect…
Sinon comment optimiser les trajets, peut être que il y a des routes à prendre ou des choses à faire dans un certain sens ?
Peut être je devrais zapper l'ile de la karmoy pr mettre flam mais j'avais envisagé cette option pour couper le trajet bergen - stavander.
Je prends aussi les conseils de villages sympa où dormir, sachant que moins il y a de monde, mieux on se porte donc à choisir on privilégie en général les coins un peu à l'écart.
Mon message fait 3 kms donc si vous me lisez encore merci beaucoup.
Merci d'avance pour vos retours.
A bientôt
cat
Je suis en train de planifier notre itinéraire en Norvège pr cet été. On est pas du style à se speeder quand nous sommes dans un pays, on préfère prendre notre temps pr vraiment en profiter surtout avec un petit bonhomme de 3 ans. On veut surtout éviter de faire 4h00 de voiture par jour car c'est pas notre truc. Du coup je fais comme d'habitude appel aux lumières des VFistes.
On essaie de dormir 2 nuits au même endroit pr miniprout
Ce que j'ai plus ou moins imaginé (ou piqué à d'autres) :
J1 : récup voiture midi - un peu de route ? Ou s'arrêter ? J2 : fin route Eidfjord - dodo eidjford ou autre J3 : autour Eidfjord - dodo pareil J4 : trajet Eidfjord - solvorn (3h35) - dodo Solvorn J5: dodo Solvorn J6 : escale Oldeladen ou autre sur la route -> des suggestions ? J7: nuit Geiranger ou autre J8: nuit Geiranger ou autre J9: Geiranger -> halte sur route de bergen ? J10 route jusque Bergen J11 Bergen J12Trajet ile Karmoy (pr couper la route et aussi parce q air sympa) - dodo Karmoy J13 trajet stavanger - nuit Stavanger J14 Stavanger trajet ferry Lysebotn AR J15 départ
On ne vas pas faire la route des trolls car cela rajouterait trop de trajet à mon gout. On zappe le preikestolen car choupi fait plus de 16 kgs et hors de question que je l'emmène là haut. On a bien envisagé de faire la rando à tour de rôle mais ça veut dire qu'il y en a forcément un qui va se taper la foule et ça non plus on aime pas (et en plus avec le monde tu peux pas faire l'AR en 2h30).
Mes questions et/ou options :
Au vu des tps de trajet j'envisage très sérieusement d'écarter Geiranger pour passer un peu plus de temps dans la région autour de Solvorn-Eidfjord-Flam -bergen- stavanger ce qui permettrait de moins courir, de moins conduire et éventuellement de rajouter autre chose ms dans le coin . Là je prends les suggestions. J'avais notamment pensé au glacier folgefonna , au plateau Hardangervidda, à pousser plus le Lysefjord, le train de Flam ect…
Sinon comment optimiser les trajets, peut être que il y a des routes à prendre ou des choses à faire dans un certain sens ?
Peut être je devrais zapper l'ile de la karmoy pr mettre flam mais j'avais envisagé cette option pour couper le trajet bergen - stavander.
Je prends aussi les conseils de villages sympa où dormir, sachant que moins il y a de monde, mieux on se porte donc à choisir on privilégie en général les coins un peu à l'écart.
Mon message fait 3 kms donc si vous me lisez encore merci beaucoup.
Merci d'avance pour vos retours.
A bientôt
cat
15 jours en Colombie été 2015 English translation pending
Voici l'itinéraire que j'ai fais pour notre voyage en Colombie 2 semaines juillet/aout 2015.
Prenez note que dû à un incident à l'aéroport de Panama City nous sommes arrivée à Bogota avec plusieurs heures de retard. Ce qui nous à fait manquer notre vol de soir pour Armenia. Donc nous avons passez une journée suplémentaire à Bogota plutôt que Salento où nous avions prévu 3 jours.
Jour1- Vol Montréal--PanamaCity--Bogota (copa airlines très ordinaire)
Jour2- Journée à Bogota (du au retard), visite de la Candelaria, visite du musée Botero, vol le soir pour Armenia (Quindio) (Satena Airlines) bon low cost puis route en taxi pour Salento.
Jour3- Journée à Salento, visite de la Vallée de Cocora très bonne rando WOW +++
Jour4- Journée à Salento, visite d'une plantation de café (Ocaso Café Tour) ++ Bus de soir pour retourné à Armenia puis Vol pour Bogota (Avianca) super compagnie
Jour5- Journée à Bogota, visite du quartier de la Candelaria à pied, puis visite de Bogota avec Bogota Bike tour +++, visite de la plaza Bolivar.
Jour6- Journée à Bogota, visite du Monserrate (montagne surplombant la ville) vu exceptionelle de la ville (ma photo de profil) ++, visite plus étendue de Bogota (marché publique, parc, etc)
Jour7- Départ de Bogota le matin pour Zipaquira en bus. Arrivée à Zipa puis visite de la Mine de sel WOW +++. Bus de soir pour Villa De Leyva via Tunja. Arrivée à Villa De Leyva.
Jour8- Visite de Villa De Leyva, excursion en buggies (ne vaut pas la depense) visite des posos azules (piscine bleu) vaut encore moin la dépense. Promenade dans le village.
Jour9- Rando à Villa De Leyva, corrida en soirée ++
Jour10- Départ tôt le matin pour Bogota puis Vol pour Santa Marta (Avianca). Arrivée à Santa Marta en fin de journée.
Jour11- Journée à la plage de Taganga. ++
Jour12- Rando et visite du Parque Tayrona WOW +++, retour à Santa Marta en soirée promenade le long de la mer (plusieurs marchant, vendeur, resto, bar, etc)
Jour13- Bus tôt le matin pour Carthagène, arrivée en après-midi. Promenade dans la ville fortifié.
Jour14- Visite de Carthagène, visite du Castillo San Felipe (très bien) ++, après-midi à la plage de Bocagrande
Jour15- Vol de départ de Carthagène--Bogota--PanamaCity--Montréal
Nous étions deux couple et nous avons toujours séjourné en auberge de jeunesse dans des dortoirs pour 4 donc nous etions juste entre-nous. La moyenne du prix des auberges varient entre 15-35$ CAD (25 000cop à 75 000 cop) la nuit.
Pour les transport, la majorité de nos billets d'avions étaient acheté d'avance. Nous avons acheté le vol Armenia Bogota (90$) puisqu'on avait perdu une journée en raison des délais à Panama. Pour les bus, le prix varient vraiment selon la distance, mais ce n'est vraiment pas dispendieux.
Les restaurants, en moyenne 5-10$ par repas (10 000cop à 20 000cop). Voici une liste des activitées coup de coeur;
1-Vallée de Cocora, à ne pas manquer prendre le jeep depuis la place central de Salento, puis excursion de 3-4h en montagne, sentier de difficulté moyenne, mais quel vue!!! Un des plus beaux paysages que j'ai vu de ma vie.
2-Bogota Bike Tour, pour environ 25$ (50 000cop) vous faites une visite de Bogota à vélo. À la base cela semble être la fameuse attrape touriste comme partout. Mais cette fois c'est pour faire un tour (endoits inconnu des touriste) des plus beau graffitis de la ville, visite de marché dans des quartier reculé, visite d'un mini-shop de torréfaction, le cimetière national de Bogota (personnalité connu), le redlight de la ville, etc. Pour nous ce fut la meilleur activitée de Bogota, notre guide Daniel un Colombien d'environ 20ans vous montre la ville d'une autre façon. À ne pas manquer.
3- Mina de Sal/Cathédrale de Sel de Zipaquira, une ancienne mine d'extraction de sel, transformé à l'intérieur en plusieurs lieu d'église. Une grande place centrale transformé en cathédrale, avec les jeux de lumière et l'immensité de l'endroit c'est magnifique! Pas besoin d'être un pratiquant de l'église pour apprecier le lieu. Par la suite ont a visité la deuxième section de la mine, la dernière zone en exploitations. Cette visite nous explique les principes d'extractions du sel et tout les détails que les mineurs fesaient à l'époque. Ont a faient les visites des lieux avec des guides, puisque sans eux c'est impossible de faire le tour sans se perdre et également comprendre les significations des lieux.
4- Plage de Taganga, magnifique petite baie entre les montagnes ou la mer devient comme un petit lac très calme. L'endroit est magnifique, par contre nous avons trouvé la plage pas très propre (déchets sur la plage) et les vendeurs d'excursion variés devient harcelent. Sa vaut la peine d'y allez une après midi mais pas plus selon moi.
5- Parque National de Tayrona, depuis le bus à Santa Marta, jusqu'à l'entrée du parc environ 1h. Arrivée le plus tôt possible afin d'éviter la grande file au guichet car le service est très lent, 45mins pour une 20ene de personnes en ligne. Après la billeterie prenez le mini-van plutôt que la marche cela vous fera sauvez un bonne 1/2h de marche (important car grosse journée devant). Par la suite on peut choisir different sentier, je ne me rappel plus du nom du sentier qu'on a pris mais c'était pour une plage à environ 2h30 marche. La chaleur est intense autour des 40 degrés, important d'avoir beaucoup d'eau car il n'y a rien avant d'etre rendu a mi-chemin. Les paysage son magifique, à la fois en forêt et au bord de la mer le temps passe bien vite. Une fois rendu la plage vaut le detour, une eau cristaline sur une plage sauvage paradisiaque. Quel magnifique endroit, je vous conseil de passé du temps à Tayrona plutôt qu'à Santa Marta.
6-Visite de la vieille ville de Carthagène, pour nous c'était magnifique de voir les constructions de l'époque colonial, faut dire que pour les europeens sa peut sembler normal. Toutefois la ville fortifié en bord de mer rend l'endroits superbe.
7- Castillo San Felipe, c'est le château surplombant la vieille ville. Construit par les esclaves des espagnols, on en apprend beaucoup sur l'ingénerie de l'époque ainsi que sur les combats qui on rendu la ville célèbre. Visite disponible avec un guide audio multi langue pour quelques pesos.
Si vous voulez plus de détails sur certain points n'hésitez pas en temps normal je repond très vite!! Bon voyage!
Jour1- Vol Montréal--PanamaCity--Bogota (copa airlines très ordinaire)
Jour2- Journée à Bogota (du au retard), visite de la Candelaria, visite du musée Botero, vol le soir pour Armenia (Quindio) (Satena Airlines) bon low cost puis route en taxi pour Salento.
Jour3- Journée à Salento, visite de la Vallée de Cocora très bonne rando WOW +++
Jour4- Journée à Salento, visite d'une plantation de café (Ocaso Café Tour) ++ Bus de soir pour retourné à Armenia puis Vol pour Bogota (Avianca) super compagnie
Jour5- Journée à Bogota, visite du quartier de la Candelaria à pied, puis visite de Bogota avec Bogota Bike tour +++, visite de la plaza Bolivar.
Jour6- Journée à Bogota, visite du Monserrate (montagne surplombant la ville) vu exceptionelle de la ville (ma photo de profil) ++, visite plus étendue de Bogota (marché publique, parc, etc)
Jour7- Départ de Bogota le matin pour Zipaquira en bus. Arrivée à Zipa puis visite de la Mine de sel WOW +++. Bus de soir pour Villa De Leyva via Tunja. Arrivée à Villa De Leyva.
Jour8- Visite de Villa De Leyva, excursion en buggies (ne vaut pas la depense) visite des posos azules (piscine bleu) vaut encore moin la dépense. Promenade dans le village.
Jour9- Rando à Villa De Leyva, corrida en soirée ++
Jour10- Départ tôt le matin pour Bogota puis Vol pour Santa Marta (Avianca). Arrivée à Santa Marta en fin de journée.
Jour11- Journée à la plage de Taganga. ++
Jour12- Rando et visite du Parque Tayrona WOW +++, retour à Santa Marta en soirée promenade le long de la mer (plusieurs marchant, vendeur, resto, bar, etc)
Jour13- Bus tôt le matin pour Carthagène, arrivée en après-midi. Promenade dans la ville fortifié.
Jour14- Visite de Carthagène, visite du Castillo San Felipe (très bien) ++, après-midi à la plage de Bocagrande
Jour15- Vol de départ de Carthagène--Bogota--PanamaCity--Montréal
Nous étions deux couple et nous avons toujours séjourné en auberge de jeunesse dans des dortoirs pour 4 donc nous etions juste entre-nous. La moyenne du prix des auberges varient entre 15-35$ CAD (25 000cop à 75 000 cop) la nuit.
Pour les transport, la majorité de nos billets d'avions étaient acheté d'avance. Nous avons acheté le vol Armenia Bogota (90$) puisqu'on avait perdu une journée en raison des délais à Panama. Pour les bus, le prix varient vraiment selon la distance, mais ce n'est vraiment pas dispendieux.
Les restaurants, en moyenne 5-10$ par repas (10 000cop à 20 000cop). Voici une liste des activitées coup de coeur;
1-Vallée de Cocora, à ne pas manquer prendre le jeep depuis la place central de Salento, puis excursion de 3-4h en montagne, sentier de difficulté moyenne, mais quel vue!!! Un des plus beaux paysages que j'ai vu de ma vie.
2-Bogota Bike Tour, pour environ 25$ (50 000cop) vous faites une visite de Bogota à vélo. À la base cela semble être la fameuse attrape touriste comme partout. Mais cette fois c'est pour faire un tour (endoits inconnu des touriste) des plus beau graffitis de la ville, visite de marché dans des quartier reculé, visite d'un mini-shop de torréfaction, le cimetière national de Bogota (personnalité connu), le redlight de la ville, etc. Pour nous ce fut la meilleur activitée de Bogota, notre guide Daniel un Colombien d'environ 20ans vous montre la ville d'une autre façon. À ne pas manquer.
3- Mina de Sal/Cathédrale de Sel de Zipaquira, une ancienne mine d'extraction de sel, transformé à l'intérieur en plusieurs lieu d'église. Une grande place centrale transformé en cathédrale, avec les jeux de lumière et l'immensité de l'endroit c'est magnifique! Pas besoin d'être un pratiquant de l'église pour apprecier le lieu. Par la suite ont a visité la deuxième section de la mine, la dernière zone en exploitations. Cette visite nous explique les principes d'extractions du sel et tout les détails que les mineurs fesaient à l'époque. Ont a faient les visites des lieux avec des guides, puisque sans eux c'est impossible de faire le tour sans se perdre et également comprendre les significations des lieux.
4- Plage de Taganga, magnifique petite baie entre les montagnes ou la mer devient comme un petit lac très calme. L'endroit est magnifique, par contre nous avons trouvé la plage pas très propre (déchets sur la plage) et les vendeurs d'excursion variés devient harcelent. Sa vaut la peine d'y allez une après midi mais pas plus selon moi.
5- Parque National de Tayrona, depuis le bus à Santa Marta, jusqu'à l'entrée du parc environ 1h. Arrivée le plus tôt possible afin d'éviter la grande file au guichet car le service est très lent, 45mins pour une 20ene de personnes en ligne. Après la billeterie prenez le mini-van plutôt que la marche cela vous fera sauvez un bonne 1/2h de marche (important car grosse journée devant). Par la suite on peut choisir different sentier, je ne me rappel plus du nom du sentier qu'on a pris mais c'était pour une plage à environ 2h30 marche. La chaleur est intense autour des 40 degrés, important d'avoir beaucoup d'eau car il n'y a rien avant d'etre rendu a mi-chemin. Les paysage son magifique, à la fois en forêt et au bord de la mer le temps passe bien vite. Une fois rendu la plage vaut le detour, une eau cristaline sur une plage sauvage paradisiaque. Quel magnifique endroit, je vous conseil de passé du temps à Tayrona plutôt qu'à Santa Marta.
6-Visite de la vieille ville de Carthagène, pour nous c'était magnifique de voir les constructions de l'époque colonial, faut dire que pour les europeens sa peut sembler normal. Toutefois la ville fortifié en bord de mer rend l'endroits superbe.
7- Castillo San Felipe, c'est le château surplombant la vieille ville. Construit par les esclaves des espagnols, on en apprend beaucoup sur l'ingénerie de l'époque ainsi que sur les combats qui on rendu la ville célèbre. Visite disponible avec un guide audio multi langue pour quelques pesos.
Si vous voulez plus de détails sur certain points n'hésitez pas en temps normal je repond très vite!! Bon voyage!
Une ville comme Pondichéry il y a 20 ans? English translation pending
Bonjour,
Je n'ai pas encore réussi à fabriquer une machine à voyager dans le temps (si j'y arrive, je vous préviendrai) par contre j'ai une bonne machine à devenir vieux et à fabriquer de la nostalgie🤪 à vendre.
J'ai du quitter Pondy il y a plus de 12 ans, après y avoir vécu plus de 10 années sur place. Je connaissais surtout Pondy, pas trop les autres villes J'ai résidé/voyagé plus ou moins longtemps dans d'autres pays d' Asie depuis, mais je n'ai jamais retrouvé l’atmosphère, la lumière, les odeurs de l'inde.. et je trouve cela assez lamentable pour moi quand même...M'enfin.. Allez quoi! il y a tellement de pays à visiter (je compte essayer encore😇)
Pondy à beaucoup changé/s'est modernisé au cours de ces dernières années, vous le savez. Je recherche une petite ville dans le même style, mais moins évolué, moins moderne, enfin d'y vivre quelques semaines, j’espère que vous voyez ce que je veux dire.
Histoire de se balader en vélo un peu partout, de crever (la roue si possible), s’arrêter dans les petits shops en kit pour un pepsi et des bananes , parler avec des simples villageois, assister aux courses de taureaux (bullock), faire de la moto complètement bourré et sans casques à 2h du matin, se réveiller completement malade après avoir mangé au resto la veille, avoir la' courante ' à vélo (à pleurer), admirer les très jolies villageoises, manger un bon gros meals dans les 'hotels' (cantines en fait, pas les hotels), aller dans les endroits 'ou ca craint' pour boire de l'alcool, Boire un thé la nuit sur le bord de la route servi avec le sourire (😇) etc..
L'inde est immense et cela doit exister encore quelque part..Peu importe le nord, le sud.. Bref, connaissez-vous une petite ville sympa style 'Pondy' à l'ancienne? Vous pouvez me répondre par MP si vous le voulez aussi. Merci d'avance à tous 🙂
J'ai du quitter Pondy il y a plus de 12 ans, après y avoir vécu plus de 10 années sur place. Je connaissais surtout Pondy, pas trop les autres villes J'ai résidé/voyagé plus ou moins longtemps dans d'autres pays d' Asie depuis, mais je n'ai jamais retrouvé l’atmosphère, la lumière, les odeurs de l'inde.. et je trouve cela assez lamentable pour moi quand même...M'enfin.. Allez quoi! il y a tellement de pays à visiter (je compte essayer encore😇)
Pondy à beaucoup changé/s'est modernisé au cours de ces dernières années, vous le savez. Je recherche une petite ville dans le même style, mais moins évolué, moins moderne, enfin d'y vivre quelques semaines, j’espère que vous voyez ce que je veux dire.
Histoire de se balader en vélo un peu partout, de crever (la roue si possible), s’arrêter dans les petits shops en kit pour un pepsi et des bananes , parler avec des simples villageois, assister aux courses de taureaux (bullock), faire de la moto complètement bourré et sans casques à 2h du matin, se réveiller completement malade après avoir mangé au resto la veille, avoir la' courante ' à vélo (à pleurer), admirer les très jolies villageoises, manger un bon gros meals dans les 'hotels' (cantines en fait, pas les hotels), aller dans les endroits 'ou ca craint' pour boire de l'alcool, Boire un thé la nuit sur le bord de la route servi avec le sourire (😇) etc..
L'inde est immense et cela doit exister encore quelque part..Peu importe le nord, le sud.. Bref, connaissez-vous une petite ville sympa style 'Pondy' à l'ancienne? Vous pouvez me répondre par MP si vous le voulez aussi. Merci d'avance à tous 🙂
Croisière Costa Couleurs des Tropiques le 13 décembre 2015 English translation pending
Bonsoir, nous partons pour cette croisière aux Caraïbes à bord du Costa Magica du 13 au 21 décembre 2015. Les escales sont Tobago, Grenade, la Barbade, sainte Lucie, la Martinique et la Guadeloupe.
nous aurions aimé savoir si certaines personnes partent pour cette même croisière, à la même date?
Nous avons pris les vols avec Costa et j'aurais aimé connaître les horaires de vol aller et retour? Pour pouvoir réserver nos billets de train à l'avance (nous somme de Lorraine).
Et nous aurions aussi aimé avoir des conseils concernant nos différentes escales? Les points d'intérêt à ne pas rater? Nous ne voulons pas prendre les excursions Costa à part peut être le dernier jour pour visiter la Guadeloupe et que nos bagages soient pris en charge.
J'ai déjà lu plusieurs discussions concernant les croisières et les escales, j'ai compris qu'il valait mieux prendre des taxis collectifs avec d'autres croisiéristes pour des dépenses moins élevées.
J'attends vos réponses avec impatience! (Tout comme ce départ en croisière :-) ) Merci.
nous aurions aimé savoir si certaines personnes partent pour cette même croisière, à la même date?
Nous avons pris les vols avec Costa et j'aurais aimé connaître les horaires de vol aller et retour? Pour pouvoir réserver nos billets de train à l'avance (nous somme de Lorraine).
Et nous aurions aussi aimé avoir des conseils concernant nos différentes escales? Les points d'intérêt à ne pas rater? Nous ne voulons pas prendre les excursions Costa à part peut être le dernier jour pour visiter la Guadeloupe et que nos bagages soient pris en charge.
J'ai déjà lu plusieurs discussions concernant les croisières et les escales, j'ai compris qu'il valait mieux prendre des taxis collectifs avec d'autres croisiéristes pour des dépenses moins élevées.
J'attends vos réponses avec impatience! (Tout comme ce départ en croisière :-) ) Merci.
Récit de séjour à Rome (septembre 2015) English translation pending
Bonjour,
Fin mai, j'ai décidé d'aller à Rome pour la première fois et j'ai passé quasiment les 4 mois suivant à préparer mon voyage ! Je me suis découvert une passion pour Rome et je n'ai eu de cesse de lire des guides, regarder des documentaires, dévorer les récits de voyage pour essayer d'optimiser au mieux les 2 jours 1/2 que j'allais passer à Rome. Avant même de partir, j'avais décidé d'y repartir en 2016. Je croise les doigts... après avoir jeté ma petite pièce dans le bassin de la Fontaine de Trévi en rénovatioin !
J'ai appris énormément de tous ceux qui ont laissé leur témoignage sur le forum donc à mon tour, je suis heureuse de partager avec vous mon expérience. Comme je suis bavarde et que je prends pas mal de photos, je vous propose ici un petit résumé et je vous donne le lien pour mon blog où vous trouverez tous les détails en photos.
Je suis donc partie pendant 2 jours ½ et 3 nuits, du samedi 26 après-midi au mardi matin 29 septembre. Comme ma copine et moi sommes bonnes marcheuses et curieuses, j’ai choisi un itinéraire chargé pour ne pas nous limiter aux seuls sites très touristiques et surtout pour ne pas passer à côté de chefs d'oeuvre sans le savoir (ou du moins, un minimum). Pendant près de 4 mois, j’ai donc cherché sur les guides, les sites internet, blogs et forum et en visionnant des films, cherchant les anecdotes, points de vue et découvertes qui pourraient rendre notre visite encore plus extraordinaire. J’ai préparé mon propre guide de Rome avec un itinéraire trèèèès ambitieux, en sacrifiant pourtant de nombreuses visites qui me tenaient à cœur car le temps était vraiment trop court. Je n’aurais jamais imaginé que nous puissions en voir tant, même si ce n’était souvent guère plus qu’un coup d’œil : 35 km à pieds où fatigue et petits bobos étaient vite oubliés devant un spectacle toujours plus réjouissant !
Entre ce court séjour, un budget non extensible et ma piètre culture de l’art en général, j’ai choisi de faire l’impasse sur les musées (hors une toute petite partie de ceux du Vatican parce que voir la Chapelle Sixtine était pour moi, l'Indispensable) et priviliégier la découverte des églises et des chefs d’œuvre qu’elles renferment.
Après cette petite introduction, voici quelques photos...
Le Panthéon
Le Colisée
Le forum des empereurs
Le Vittoriano
Vue de Rome avec la coupole de la basilique St Pierre du Vatican au milieu
Le forum romain
Le Tibre
Lever du soleil sur Saint Pierre
L'escalier hélicoïdal à la sortie des musées du Vatican
Le Vatican
Une ruelle romaine
Le Panthéon de jour
La place Campo di'Fiori
Quelques églises, statues et fontaines La fontaine des naïades
La fontaine des 4 fleuves, place Navona
La fontaine des tritons
Le Moïse de Michel-Ange
Eglise Santa Pressede
Saint Pierre (tout en bas à droite, des vrais gens)
Santa Maria Sopra Minerva
Pour celles et ceux qui sont intéressés, voici un récapitulatif d'infos pratiques :
Ryanair : c’était ma première expérience avec eux et j’appréhendais un peu car on dépend beaucoup d’internet. Pour être sûre d’être côte à côte avec mon amie, près d’un hublot et près de la sortie (car nous n’avions pas enregistré de bagages et voulions sortir au plus vite), j’ai effectué l’enregistrement un mois avant en choisissant mes places pour 6 euros chacune. Je ne regrette pas cette dépense : j’ai pu photographier Rome avant d’atterrir et nous étions devant le bus moins de 5 minutes après être sorties de l’avion !
Bagages cabine : à notre surprise, des sacs beaucoup plus gros passent sans problème (comme des sacs à dos grand modèle). Par contre, les contrôles sont très stricts sur les liquides : nous avons dû abandonner confiture et miel dans une poubelle car il y en avait plus de 100 ml… J’ai aussi dû laisser une conserve de pâté en métal à l’aller parce qu’il y avait un opercule sur le couvercle. Mais ça valait quand même le coup de ne pas avoir de bagages enregistrés parce que nous avons gagné un temps précieux à l’atterrissage.
Bus navette entre l’aéroport Ciampino et Termini : L’aéroport est tout petit donc en sortant, on tombe aussitôt sur le parking et les bus. Avant de partir, j’ai regardé sur internet les horaires des différents compagnies (J’ai trouvé que Terravision et Bis Bus Shuttle étaient les plus lisibles) et imprimé le plan de l’aéroport sur leur site internet. Par contre, je n’ai pas acheté mes billets avant de partir, comme me l’a conseillé notre hôte, pour pouvoir prendre le premier bus qui partait direction la gare Termini, quelque soit la compagnie. Bis bus Shuttle a l’avantage de vendre les billets au pied du bus et ils ne coûtent que 4€.
Pour le retour, j’aurais pu économiser 2€ en prenant le billet sur Internet (parce que là, je savais à quelle heure je prenais le bus). J’ai donc choisi la compagnie Terravision pour le retour. Mais même si on prend le billet sur le net, il faut passer par le bureau où on achète les billets. Avec Terravision, il faut donc se rendre au Terracafé à Termini, situé dans la rue (celle qui longe la gare, côté Nord-est), à côté de la pharmacie. Avec le billet, on obtient un carton d’embarquement pour le prochain départ (d’où l’obligation d’y passer même si on a acheté le billet sur le net). On continue à descendre la rue pour récupérer le bus (je n’ai pas vu de panneau mais juste du monde avec des bagages qui attendaient ^^)
AirBnB : Comme je l’ai écrit dans son évaluation sur le site, je conseille vivement la chambre chez Guilia. Elle est très accueillante, parle très bien français et donne de très bons conseils de visites. La chambre est vraiment très bien située Via Urbana et très confortable.
Vendeurs ambulants : J’ai bien cru que j’allais étrangler un ou deux vendeurs de rue qui balancent leurs bidules lumineux devant les monuments la nuit !!!! (Grrrr… mais que fait la police ?! ^^). Heureusement, je n’ai tué personne et j’ai même réussi quelques photos sans traits bleus ! En dehors de ces cas, on croise des vendeurs de perche devant chaque site, comme les gladiateurs, mais rien de gênant.
Vols : nous avons eu la chance de ne pas rencontrer vraiment de foules (sauf dans les musées du Vatican avec les groupes), ni sur les sites (même avec un peu de monde au Panthéon, on n’était pas bousculé), ni dans les bus. C’est peut-être pour cela que nous n’avons pas vu l’ombre d’un pique-pocket.
Circulation : j’appréhendais la circulation automobile. En fait, les véhicules respectent plutôt les feux rouges et les taxis s’arrêtent généralement d’eux-mêmes aux passages cloutés. Il faut quand même être vigilents quand le piéton est vert et ne pas traîner en traversant. Et dans l’ensemble, même un scooter ne se risque pas quand un groupe traverse la rue !
Rome la nuit : en dehors de la plupart des sites touristiques, beaucoup de rues ne sont éclairées que par les commerces pour touristes donc on se retrouve vite dans la pénombre. Nous avons donc parfois eu du mal à retrouver notre chemin car je n’arrivais pas à lire notre plan – Penser à amener une lampe de poche la prochaine fois !
Dans les églises, ne pas hésiter à mettre une pièce de 1 euro pour quelques minutes d’éclairage sur les chefs d’œuvre. Il y en a parfois plusieurs dans une même église comme Santa Maria Maggiore.
Chapelle Sixtine en short way : j’ai un peu stressé sur ce coup-là donc je vous mets un petit résumé
• Réserver ses billets à 9h sur internet (4€ de frais donc 20€ au total) • Arriver devant les musées pour 8h30 maxi, dans la file de ceux qui ont leur billet • Dans le hall d’entrée, échanger ses coupons de réservation pour un ticket d’entrée (je ne sais plus le nom du guichet mais c’est sur la droite en entrant) • Entrer dans le musée (en haut des marches) avec tous les groupes. Ils commencent leur visite et prennent parfois toute la largeur des couloirs sans se préoccuper du reste du monde mais on peut les dépasser et suivre, dès que c’est indiqué, les panneaux « chapelle Sixtine ». Il faut compter 20 minutes pour y arriver. Audio-guide : j’en ai pris un au Colisée mais ils se tiennent avec une main comme des téléphones, ce qui n’est vraiment pas pratique pour prendre des photos avec mon Reflex. J’ai donc abandonné le principe.
Livres guides sur Rome je les ai trouvés moins chers que ceux que j’ai vus en France (7€ au lieu de 12-13 pour un petit modèle, 20€ un guide plus complet avec de grandes photos au lieu de 30€). J’avais failli acheter un plan de Rome sur internet et finalement, je ne regrette pas car celui que j’ai acheté en arrivant dans un kiosque était plastifié et ne m’a coûté que 3€.
Bonnes adresses pour se régaler :
•« Il gelato di San Crispino » (piazza della Maddalena, 3) peu de parfum mais le meilleur sorbet citron de ma vie pour 2.70€ le cône simple. •« Chez Santeo » (Via di San Téodoro,88) : salon de thé, pâtisseries, glace (pas de panneau sur la façade, seulement sur la porte vitrée qui peut être ouverte donc non visible) la glace au chocolat est une merveille •« Vacanze Romaine » sorte de salon de thé, piazza d'Aracoeli : très bon accueil, wc disponible même pour les achats à emporter, prix très correct, pizza et biscuits très bons •« DA PANCRAZIO » piazza del Biscione, 92 : menu complet à 35€ Merci d'avoir lu tout mon bavardage et si vous avez une question, je me ferai un plaisir de vous répondre si je le peux.
Si ça vous a plu et que vous voulez en voir plus et lire mon compte-rendu, rendez-vous sur mon blog :
Mon roadbook http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/26/32835708.html
Le premier jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/27/32840531.html
Le 2e jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/30/32842332.html
Le 3e jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/11/02/32869540.html
Le dernier jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/11/05/32884104.html
J'ai appris énormément de tous ceux qui ont laissé leur témoignage sur le forum donc à mon tour, je suis heureuse de partager avec vous mon expérience. Comme je suis bavarde et que je prends pas mal de photos, je vous propose ici un petit résumé et je vous donne le lien pour mon blog où vous trouverez tous les détails en photos.
Je suis donc partie pendant 2 jours ½ et 3 nuits, du samedi 26 après-midi au mardi matin 29 septembre. Comme ma copine et moi sommes bonnes marcheuses et curieuses, j’ai choisi un itinéraire chargé pour ne pas nous limiter aux seuls sites très touristiques et surtout pour ne pas passer à côté de chefs d'oeuvre sans le savoir (ou du moins, un minimum). Pendant près de 4 mois, j’ai donc cherché sur les guides, les sites internet, blogs et forum et en visionnant des films, cherchant les anecdotes, points de vue et découvertes qui pourraient rendre notre visite encore plus extraordinaire. J’ai préparé mon propre guide de Rome avec un itinéraire trèèèès ambitieux, en sacrifiant pourtant de nombreuses visites qui me tenaient à cœur car le temps était vraiment trop court. Je n’aurais jamais imaginé que nous puissions en voir tant, même si ce n’était souvent guère plus qu’un coup d’œil : 35 km à pieds où fatigue et petits bobos étaient vite oubliés devant un spectacle toujours plus réjouissant !
Entre ce court séjour, un budget non extensible et ma piètre culture de l’art en général, j’ai choisi de faire l’impasse sur les musées (hors une toute petite partie de ceux du Vatican parce que voir la Chapelle Sixtine était pour moi, l'Indispensable) et priviliégier la découverte des églises et des chefs d’œuvre qu’elles renferment.
Après cette petite introduction, voici quelques photos...
Le Panthéon

Le Colisée

Le forum des empereurs

Le Vittoriano

Vue de Rome avec la coupole de la basilique St Pierre du Vatican au milieu

Le forum romain

Le Tibre

Lever du soleil sur Saint Pierre

L'escalier hélicoïdal à la sortie des musées du Vatican

Le Vatican

Une ruelle romaine

Le Panthéon de jour

La place Campo di'Fiori

Quelques églises, statues et fontaines La fontaine des naïades

La fontaine des 4 fleuves, place Navona

La fontaine des tritons

Le Moïse de Michel-Ange

Eglise Santa Pressede

Saint Pierre (tout en bas à droite, des vrais gens)

Santa Maria Sopra Minerva

Pour celles et ceux qui sont intéressés, voici un récapitulatif d'infos pratiques :
Ryanair : c’était ma première expérience avec eux et j’appréhendais un peu car on dépend beaucoup d’internet. Pour être sûre d’être côte à côte avec mon amie, près d’un hublot et près de la sortie (car nous n’avions pas enregistré de bagages et voulions sortir au plus vite), j’ai effectué l’enregistrement un mois avant en choisissant mes places pour 6 euros chacune. Je ne regrette pas cette dépense : j’ai pu photographier Rome avant d’atterrir et nous étions devant le bus moins de 5 minutes après être sorties de l’avion !
Bagages cabine : à notre surprise, des sacs beaucoup plus gros passent sans problème (comme des sacs à dos grand modèle). Par contre, les contrôles sont très stricts sur les liquides : nous avons dû abandonner confiture et miel dans une poubelle car il y en avait plus de 100 ml… J’ai aussi dû laisser une conserve de pâté en métal à l’aller parce qu’il y avait un opercule sur le couvercle. Mais ça valait quand même le coup de ne pas avoir de bagages enregistrés parce que nous avons gagné un temps précieux à l’atterrissage.
Bus navette entre l’aéroport Ciampino et Termini : L’aéroport est tout petit donc en sortant, on tombe aussitôt sur le parking et les bus. Avant de partir, j’ai regardé sur internet les horaires des différents compagnies (J’ai trouvé que Terravision et Bis Bus Shuttle étaient les plus lisibles) et imprimé le plan de l’aéroport sur leur site internet. Par contre, je n’ai pas acheté mes billets avant de partir, comme me l’a conseillé notre hôte, pour pouvoir prendre le premier bus qui partait direction la gare Termini, quelque soit la compagnie. Bis bus Shuttle a l’avantage de vendre les billets au pied du bus et ils ne coûtent que 4€.
Pour le retour, j’aurais pu économiser 2€ en prenant le billet sur Internet (parce que là, je savais à quelle heure je prenais le bus). J’ai donc choisi la compagnie Terravision pour le retour. Mais même si on prend le billet sur le net, il faut passer par le bureau où on achète les billets. Avec Terravision, il faut donc se rendre au Terracafé à Termini, situé dans la rue (celle qui longe la gare, côté Nord-est), à côté de la pharmacie. Avec le billet, on obtient un carton d’embarquement pour le prochain départ (d’où l’obligation d’y passer même si on a acheté le billet sur le net). On continue à descendre la rue pour récupérer le bus (je n’ai pas vu de panneau mais juste du monde avec des bagages qui attendaient ^^)
AirBnB : Comme je l’ai écrit dans son évaluation sur le site, je conseille vivement la chambre chez Guilia. Elle est très accueillante, parle très bien français et donne de très bons conseils de visites. La chambre est vraiment très bien située Via Urbana et très confortable.
Vendeurs ambulants : J’ai bien cru que j’allais étrangler un ou deux vendeurs de rue qui balancent leurs bidules lumineux devant les monuments la nuit !!!! (Grrrr… mais que fait la police ?! ^^). Heureusement, je n’ai tué personne et j’ai même réussi quelques photos sans traits bleus ! En dehors de ces cas, on croise des vendeurs de perche devant chaque site, comme les gladiateurs, mais rien de gênant.
Vols : nous avons eu la chance de ne pas rencontrer vraiment de foules (sauf dans les musées du Vatican avec les groupes), ni sur les sites (même avec un peu de monde au Panthéon, on n’était pas bousculé), ni dans les bus. C’est peut-être pour cela que nous n’avons pas vu l’ombre d’un pique-pocket.
Circulation : j’appréhendais la circulation automobile. En fait, les véhicules respectent plutôt les feux rouges et les taxis s’arrêtent généralement d’eux-mêmes aux passages cloutés. Il faut quand même être vigilents quand le piéton est vert et ne pas traîner en traversant. Et dans l’ensemble, même un scooter ne se risque pas quand un groupe traverse la rue !
Rome la nuit : en dehors de la plupart des sites touristiques, beaucoup de rues ne sont éclairées que par les commerces pour touristes donc on se retrouve vite dans la pénombre. Nous avons donc parfois eu du mal à retrouver notre chemin car je n’arrivais pas à lire notre plan – Penser à amener une lampe de poche la prochaine fois !
Dans les églises, ne pas hésiter à mettre une pièce de 1 euro pour quelques minutes d’éclairage sur les chefs d’œuvre. Il y en a parfois plusieurs dans une même église comme Santa Maria Maggiore.
Chapelle Sixtine en short way : j’ai un peu stressé sur ce coup-là donc je vous mets un petit résumé
• Réserver ses billets à 9h sur internet (4€ de frais donc 20€ au total) • Arriver devant les musées pour 8h30 maxi, dans la file de ceux qui ont leur billet • Dans le hall d’entrée, échanger ses coupons de réservation pour un ticket d’entrée (je ne sais plus le nom du guichet mais c’est sur la droite en entrant) • Entrer dans le musée (en haut des marches) avec tous les groupes. Ils commencent leur visite et prennent parfois toute la largeur des couloirs sans se préoccuper du reste du monde mais on peut les dépasser et suivre, dès que c’est indiqué, les panneaux « chapelle Sixtine ». Il faut compter 20 minutes pour y arriver. Audio-guide : j’en ai pris un au Colisée mais ils se tiennent avec une main comme des téléphones, ce qui n’est vraiment pas pratique pour prendre des photos avec mon Reflex. J’ai donc abandonné le principe.
Livres guides sur Rome je les ai trouvés moins chers que ceux que j’ai vus en France (7€ au lieu de 12-13 pour un petit modèle, 20€ un guide plus complet avec de grandes photos au lieu de 30€). J’avais failli acheter un plan de Rome sur internet et finalement, je ne regrette pas car celui que j’ai acheté en arrivant dans un kiosque était plastifié et ne m’a coûté que 3€.
Bonnes adresses pour se régaler :
•« Il gelato di San Crispino » (piazza della Maddalena, 3) peu de parfum mais le meilleur sorbet citron de ma vie pour 2.70€ le cône simple. •« Chez Santeo » (Via di San Téodoro,88) : salon de thé, pâtisseries, glace (pas de panneau sur la façade, seulement sur la porte vitrée qui peut être ouverte donc non visible) la glace au chocolat est une merveille •« Vacanze Romaine » sorte de salon de thé, piazza d'Aracoeli : très bon accueil, wc disponible même pour les achats à emporter, prix très correct, pizza et biscuits très bons •« DA PANCRAZIO » piazza del Biscione, 92 : menu complet à 35€ Merci d'avoir lu tout mon bavardage et si vous avez une question, je me ferai un plaisir de vous répondre si je le peux.
Si ça vous a plu et que vous voulez en voir plus et lire mon compte-rendu, rendez-vous sur mon blog :
Mon roadbook http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/26/32835708.html
Le premier jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/27/32840531.html
Le 2e jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/10/30/32842332.html
Le 3e jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/11/02/32869540.html
Le dernier jour http://scraptatou.canalblog.com/archives/2015/11/05/32884104.html
Voyage au pays des Incas, des Guaranis et des Cariocas English translation pending
Aprés avoir pris des renseignements sur le forum, je me prépare à mon tour , à raconter mon voyage .Avec mon mari et un couple d'amis, nous partons lundi matin pour le Pérou et je vais essayer de raconter notre périple au jour le jour .
Italie: Les saveurs salées sucrées de l'ouest de la Sicile English translation pending
Et si on laissait, le temps d'une balade, les vestiges archéologiques et les plages qui font à juste titre la renommée de la Sicile ? A l'extrémité ouest de l'île, entre Trapani et Marsala, ce sont surtout les papilles qui sont en éveil.
Suivez-moi sur cet itinéraire gustatif entre marais-salants et vignobles …
Dommage que vous ne puissiez déguster qu'avec les yeux ! J'espère que les photos et le récit vous mettrons tout de même l'eau à la bouche.

Au menu, pour débuter, un premier plaisir ... mais celui-là, il est visuel. Une lumière chaude baigne l'horizon marin. Les brumes de l'aurore sont encore présentes et l'on ne devine seulement que la silhouette d'une côte. Est-ce déjà celle de la Sicile ? Probablement pas mais plutôt celles des îles Eglades, on les aperçoit au loin noyées dans le brouillard. Notre bateau de croisière progresse lentement, le cap est fixé sur Trapani , la principale ville de l'ouest sicilien. Le temps de contempler ce lever de soleil et nous voilà à présent en vue du port.

Habituellement, c'est plutôt un phare que l'on distingue en premier lorsqu'on aborde une côte . Ici, il y en a bien un mais il est plus discret que la tour fortifiée qui trône à l'entrée du port. Une tour au doux nom de Castello della Colombaia, en quelque sorte c'est une originale tour-pigeonnier : à la fois vigie, système défensif et pigeonnier, refuge et point de départ de colombes porteuses de messages … que l'on espère de paix ? De l'histoire ancienne, ces pigeons voyageurs, c'était bien avant l'ère des communications sans fil et d'internet ! Un bateau de pêche part en mer et ride à peine les eaux calmes bordant les quais de la ville. Avec notre point de vue privilégié depuis le pont supérieur du navire, le panorama est splendide sur l'ensemble de Trapani.

Devant nous, le port avec ses bateaux de pêche et de plaisance puis à l'extrémité de la digue à gauche, on aperçoit une autre tour emblématique de la ville, la Tour de Ligny, un bastion édifié en 1671 dans le but de défendre la cité des incursions de pirates et autres assaillants. Au-delà des immeubles du front de mer, ce sont les clochers et l'élégant dôme vert d'une église que l'on remarque le plus.
Je ne me lasse pas de ces arrivées depuis la mer, au petit matin, alors que les rayons du soleil dorent les façades d'une ville qui se réveille. C'est une vision à la fois apaisante et stimulante, une atmosphère idéale pour bien débuter la journée et mettre en appétit de découvertes à terre, durant l'escale. Justement, avant même de débarquer, on a déjà un aperçu d'une des activités phares de la région, il suffit de diriger le regard vers la zone portuaire et les marais environnants. Le sel, « l'Or blanc », est une des richesses de la région et cela depuis bien longtemps … L'histoire relate que ce sont les Phéniciens qui ont les premiers produit et commercialisé ce fameux sel de l'ouest sicilien.

...................................................................................
Partons donc à la découverte de cette première saveur … en empruntant la fameuse « Via dell sale » (« Route du sel » était-il vraiment besoin de traduire ?). Située à une vingtaine de kilomètres de Trapani, la lagune de Stagnone est sans aucun doute le lieu où il faut faire halte afin d'en savoir plus sur l'exploitation du sel. Un endroit où la nature est si généreuse et le panorama si caractéristique qu'il est classé en Réserve naturelle régionale depuis 1982.

Une lagune aux eaux peu profondes protégée de la mer par une digue naturelle constituée par une île qui s'étire tout en longueur, l'île Grande. Et entre lagune et terre, le paysage est quadrillé à perte de vue par les bassins rectangulaires des marais salants. Pour ceux qui trouveraient ce panorama horizontal quelque peu monotone, il y a pour agrémenter la vue, au moins trois élégants moulins à vent, disposés comme des tours sur un échiquier, mais là, c'est en couleurs !

Le moulin d'Infersa construit au 16ème siècle (et restauré depuis !) fait parti de la Saline Ettore e Infersa, une grande exploitation de la région qui est également organisée pour permettre aux visiteurs d'avoir un aperçu du travail du sel. Un intéressant compromis. Pour récolter du sel, il faut la conjonction de plusieurs facteurs : une mer à forte salinité, du vent et du soleil … toutes ces conditions sont idéalement réunies ici sur cette côte de la Sicile.

Dès l'entrée de la saline, la vue des ouvriers charriant des brouettes lourdement chargées de sel rappelle, s'il en était besoin, que l'exploitation du sel nécessite aussi le savoir-faire et le travail des Hommes. Assurément un dur labeur ! Charger les brouettes à la pelle et les pousser jusqu'à ces monticules sous une chaleur souvent étouffante ne doit pas être de tout repos … et le nombre de brouettes menées, on le compte toujours car il constitue une unité de mesure afin de déterminer le poids approximatif de ces collines de sel.

Comme dans toute production, le sel a aussi ses différentes qualités allant du gros sel basique au sel très fin. Mais la fine fleur de cet « Or blanc », c'est la « Fior di sale » . Cette « Fleur de sel » est un produit aux subtiles qualités gustatives, alliant saveur salée, iodée … et encore bien plus, vous dit-on pendant la visite. On vous propose même d'en déguster quelques cristaux. J'avoue qu'en milieu de matinée, du sel pur si subtil soit-il ne me tente pas vraiment ! Mais bien sûr, j'ai réservé la dégustation à plus tard, comme beaucoup de visiteurs j'ai acheté moi aussi un pot de cette fameuse fleur de sel locale.
On peut bien sûr l'utiliser pour assaisonner toutes les préparations culinaires : pasta, pizza, sauce tomate … (il fallait bien que je cite à un moment ou un autre ces incontournables spécialités italiennes, voilà c'est fait !). Mais revenons à notre délicate fleur de sel, elle dévoile tous ces arômes utilisée par exemple, dans l'assaisonnement des crudités et des salades mais je la préfère plus encore lorsque elle vient terminer la préparation de toasts faits de pain arrosé de quelques gouttes d'huile d'olive extra vierge (sicilienne, pourquoi pas ?), recouvert de tomates broyées et d'une … pincée de fleur de sel, évidemment. C'est goûteux et sympa à l'apéritif, une vraie saveur qui fleure bon la Méditerranée.
Dernière précision à propos de la fleur de sel, une telle qualité gustative nécessite des conditions météo très particulières pour son élaboration : soleil et forte chaleur pour l'évaporation et une absence totale de vent pour que les cristaux forment une croûte superficielle bien isolée du reste de la saumure.

Je ne pense pas que cette sculpture de bateau en sel, exposée à l'intérieur du moulin, soit constituée de fleur de sel mais elle n'en est pas moins esthétique. Cette salle d'exposition juxtapose le corps principal du moulin où l'on peut voir ces grosses meules de pierres, elles étaient utilisées autrefois pour broyer et moudre le sel. En levant les yeux, c'est l'ingénieux mécanisme que l'on découvre, engrenages, poulies ... le tout solidement fixé à une imposante charpente.


En visitant ce moulin on réalise encore plus l'importance du vent dans la production de ce sel. Indispensable, le vent participe à l'évaporation de l'eau de mer dans la saline, il fait aussi tourner les ailes du moulin pour actionner d'une part des pompes qui maîtrisent la hauteur d'eau dans les bassins et d'autre part le vent anime les meules de broyage des amas de sel. Une triple action ! Enfin autrefois, car de nos jours le souffle d'Eole ne reste seulement indispensable que pour la première étape : l'évaporation. Pour le reste, pompage et broyage sont maintenant mécanisés.
L'escalier en colimaçon permet de gagner une terrasse extérieure d'où la vue dominante s'étend des marais salants jusqu'à la lagune un point de vue vraiment très photogénique avec le plus des moulins éloignés. Pour accentuer cette présence (moulins dans le paysage), je compose ma photo en visant à travers le cadre de bois de l'aile du moulin, celui où je me trouve. En résultat cela donne une photo particulièrement quadrillée entre les montants de l'aile en avant-plan et puis les formes géométriques des bassins de la saline.


A côté des pyramides de sel, on voit des alignements de tuiles, de quoi intriguer les visiteurs. L'explication nous est donnée : les tuiles servent à recouvrir pendant la période hivernale les tas de sel, histoire de les protéger de l'humidité ambiante et des averses. Ainsi, dans quelques semaines, ces tuiles viendront chapeauter les monticules de cristaux de sel et donner un autre aspect aux marais salants.
J'aurai bien aimé faire la photo de ces « toitures » saisonnières mais pour cela il ne faudrait pas être un voyageur de passage … Dans mes souhaits d'amateurs de photos, il y a aussi la vision des moulins avec leurs pales recouvertes de tissu, cela doit valoir le cliché comme les nuances rosées que prennent à certains moments les bassins et puis surtout, l'aspect le plus photogénique des lieux se situe au moment du coucher de soleil avec un ciel embrasé par des teintes chaudes et une surface des salines se transformant en de véritables miroirs d'eau, à bon entendeur … ......................................................................
Le canal situé en premier plan mène vers la lagune et ses quatre îles, embarquons maintenant pour une balade sur l'eau, d'île en île. Voilà Scola, un vrai confetti, la plus petite des quatre. C'est une impression d'abandon que l'on a en regardant ces bâtiments anciens en piteux état, il faudrait des moyens financiers importants pour les restaurer, peut-être qu'un jour …


Barrant l'horizon, l'Isola Grande sépare la mer des eaux de la lagune. En observant depuis le bateau l'eau sur laquelle nous naviguons lentement, on constate la très faible profondeur de cette étendue lagunaire, seulement une vingtaine de centimètres de hauteur. La clarté (et surtout la faible profondeur) permet de distinguer parfaitement le fond, il est tapissé d'algues ondulant au gré des courants. Par endroits poussent des salicornes, une plante parfois appelée « cornichon de mer » dont la saveur alliant sel et iode est appréciée pour donner un goût marin à quelques préparations culinaires.


Maintenant nous longeons l'île de San Pantaleo, une tour et une villa apparaissent derrière le rideau d'arbres. Sur cette île a été aménagé un musée archéologique car ici comme dans de nombreux lieux en Sicile des témoignages de présence de civilisations anciennes ont été mis au jour à travers des fouilles. Ces découvertes archéologiques, on les doit à un homme qui a passé une partie de sa vie à diriger des recherches sur cette île arrondie d'environ 1 km de diamètre. Joseph Whitaker, un Anglo-sicilien mort en 1936 s'est en effet passionné pour l'histoire de ce territoire. Quelques ruines disséminées ça et là témoignent du riche passé des lieux. Ici, à l'époque phénicienne avait été fondée une importance cité, Mozia (en sicilien) ou Mothia, c'était au VIII ème siècle avant J.-C. Bien protégée par des remparts, la florissante ville s'étendait sur l'ensemble de l'île et vivait d'échanges commerciaux maritimes avec une grande partie du bassin méditerranéen.

Les quelques vestiges aperçus maintenant depuis notre embarcation correspondent aux ruines du port de l'île : le Cothon. Le bassin de 2 hectares et les installations portuaires servaient à l'époque à l'entretien des navires phénico-puniques. L'île isolée au milieu des eaux de la lagune était tout de même accessible par des convois roulants … cela vous étonne ? Explications : profitant de la faible hauteur du niveau de l'eau, les ingénieux habitants avaient eu la bonne idée de fabriquer des charrettes munies de très hautes roues … fallait y penser ! Une chaussée d'un kilomètre environ bien empierrée permettait ainsi de gagner la terre ferme depuis l'îlot. Judicieux, n'est-ce pas ? Comme partout ailleurs, le cycle de l'Histoire est invariable ... Mozia après des heures de gloire a connu un déclin irrémédiable, la cité fut détruite en 397 av J.-C. Ensuite, il semble que les lieux furent abandonnés sous domination romaine.
Sur San Pantaleo, il y a donc des vestiges archéologiques mais également quelques cultures avec des parcelles de vigne …
Voilà une transition toute indiquée pour introduire la seconde saveur de cet itinéraire gourmand, l'autre spécialité de la région, et celle-là est savoureusement sucrée, je veux parler du fameux vin de Marsala. ........................................................................
Suite du récit (Marsala, le vin et Trapani, la ville --> voir le message suivant -->

Au menu, pour débuter, un premier plaisir ... mais celui-là, il est visuel. Une lumière chaude baigne l'horizon marin. Les brumes de l'aurore sont encore présentes et l'on ne devine seulement que la silhouette d'une côte. Est-ce déjà celle de la Sicile ? Probablement pas mais plutôt celles des îles Eglades, on les aperçoit au loin noyées dans le brouillard. Notre bateau de croisière progresse lentement, le cap est fixé sur Trapani , la principale ville de l'ouest sicilien. Le temps de contempler ce lever de soleil et nous voilà à présent en vue du port.

Habituellement, c'est plutôt un phare que l'on distingue en premier lorsqu'on aborde une côte . Ici, il y en a bien un mais il est plus discret que la tour fortifiée qui trône à l'entrée du port. Une tour au doux nom de Castello della Colombaia, en quelque sorte c'est une originale tour-pigeonnier : à la fois vigie, système défensif et pigeonnier, refuge et point de départ de colombes porteuses de messages … que l'on espère de paix ? De l'histoire ancienne, ces pigeons voyageurs, c'était bien avant l'ère des communications sans fil et d'internet ! Un bateau de pêche part en mer et ride à peine les eaux calmes bordant les quais de la ville. Avec notre point de vue privilégié depuis le pont supérieur du navire, le panorama est splendide sur l'ensemble de Trapani.

Devant nous, le port avec ses bateaux de pêche et de plaisance puis à l'extrémité de la digue à gauche, on aperçoit une autre tour emblématique de la ville, la Tour de Ligny, un bastion édifié en 1671 dans le but de défendre la cité des incursions de pirates et autres assaillants. Au-delà des immeubles du front de mer, ce sont les clochers et l'élégant dôme vert d'une église que l'on remarque le plus.
Je ne me lasse pas de ces arrivées depuis la mer, au petit matin, alors que les rayons du soleil dorent les façades d'une ville qui se réveille. C'est une vision à la fois apaisante et stimulante, une atmosphère idéale pour bien débuter la journée et mettre en appétit de découvertes à terre, durant l'escale. Justement, avant même de débarquer, on a déjà un aperçu d'une des activités phares de la région, il suffit de diriger le regard vers la zone portuaire et les marais environnants. Le sel, « l'Or blanc », est une des richesses de la région et cela depuis bien longtemps … L'histoire relate que ce sont les Phéniciens qui ont les premiers produit et commercialisé ce fameux sel de l'ouest sicilien.

...................................................................................Partons donc à la découverte de cette première saveur … en empruntant la fameuse « Via dell sale » (« Route du sel » était-il vraiment besoin de traduire ?). Située à une vingtaine de kilomètres de Trapani, la lagune de Stagnone est sans aucun doute le lieu où il faut faire halte afin d'en savoir plus sur l'exploitation du sel. Un endroit où la nature est si généreuse et le panorama si caractéristique qu'il est classé en Réserve naturelle régionale depuis 1982.

Une lagune aux eaux peu profondes protégée de la mer par une digue naturelle constituée par une île qui s'étire tout en longueur, l'île Grande. Et entre lagune et terre, le paysage est quadrillé à perte de vue par les bassins rectangulaires des marais salants. Pour ceux qui trouveraient ce panorama horizontal quelque peu monotone, il y a pour agrémenter la vue, au moins trois élégants moulins à vent, disposés comme des tours sur un échiquier, mais là, c'est en couleurs !

Le moulin d'Infersa construit au 16ème siècle (et restauré depuis !) fait parti de la Saline Ettore e Infersa, une grande exploitation de la région qui est également organisée pour permettre aux visiteurs d'avoir un aperçu du travail du sel. Un intéressant compromis. Pour récolter du sel, il faut la conjonction de plusieurs facteurs : une mer à forte salinité, du vent et du soleil … toutes ces conditions sont idéalement réunies ici sur cette côte de la Sicile.

Dès l'entrée de la saline, la vue des ouvriers charriant des brouettes lourdement chargées de sel rappelle, s'il en était besoin, que l'exploitation du sel nécessite aussi le savoir-faire et le travail des Hommes. Assurément un dur labeur ! Charger les brouettes à la pelle et les pousser jusqu'à ces monticules sous une chaleur souvent étouffante ne doit pas être de tout repos … et le nombre de brouettes menées, on le compte toujours car il constitue une unité de mesure afin de déterminer le poids approximatif de ces collines de sel.

Comme dans toute production, le sel a aussi ses différentes qualités allant du gros sel basique au sel très fin. Mais la fine fleur de cet « Or blanc », c'est la « Fior di sale » . Cette « Fleur de sel » est un produit aux subtiles qualités gustatives, alliant saveur salée, iodée … et encore bien plus, vous dit-on pendant la visite. On vous propose même d'en déguster quelques cristaux. J'avoue qu'en milieu de matinée, du sel pur si subtil soit-il ne me tente pas vraiment ! Mais bien sûr, j'ai réservé la dégustation à plus tard, comme beaucoup de visiteurs j'ai acheté moi aussi un pot de cette fameuse fleur de sel locale.
On peut bien sûr l'utiliser pour assaisonner toutes les préparations culinaires : pasta, pizza, sauce tomate … (il fallait bien que je cite à un moment ou un autre ces incontournables spécialités italiennes, voilà c'est fait !). Mais revenons à notre délicate fleur de sel, elle dévoile tous ces arômes utilisée par exemple, dans l'assaisonnement des crudités et des salades mais je la préfère plus encore lorsque elle vient terminer la préparation de toasts faits de pain arrosé de quelques gouttes d'huile d'olive extra vierge (sicilienne, pourquoi pas ?), recouvert de tomates broyées et d'une … pincée de fleur de sel, évidemment. C'est goûteux et sympa à l'apéritif, une vraie saveur qui fleure bon la Méditerranée.
Dernière précision à propos de la fleur de sel, une telle qualité gustative nécessite des conditions météo très particulières pour son élaboration : soleil et forte chaleur pour l'évaporation et une absence totale de vent pour que les cristaux forment une croûte superficielle bien isolée du reste de la saumure.

Je ne pense pas que cette sculpture de bateau en sel, exposée à l'intérieur du moulin, soit constituée de fleur de sel mais elle n'en est pas moins esthétique. Cette salle d'exposition juxtapose le corps principal du moulin où l'on peut voir ces grosses meules de pierres, elles étaient utilisées autrefois pour broyer et moudre le sel. En levant les yeux, c'est l'ingénieux mécanisme que l'on découvre, engrenages, poulies ... le tout solidement fixé à une imposante charpente.


En visitant ce moulin on réalise encore plus l'importance du vent dans la production de ce sel. Indispensable, le vent participe à l'évaporation de l'eau de mer dans la saline, il fait aussi tourner les ailes du moulin pour actionner d'une part des pompes qui maîtrisent la hauteur d'eau dans les bassins et d'autre part le vent anime les meules de broyage des amas de sel. Une triple action ! Enfin autrefois, car de nos jours le souffle d'Eole ne reste seulement indispensable que pour la première étape : l'évaporation. Pour le reste, pompage et broyage sont maintenant mécanisés.
L'escalier en colimaçon permet de gagner une terrasse extérieure d'où la vue dominante s'étend des marais salants jusqu'à la lagune un point de vue vraiment très photogénique avec le plus des moulins éloignés. Pour accentuer cette présence (moulins dans le paysage), je compose ma photo en visant à travers le cadre de bois de l'aile du moulin, celui où je me trouve. En résultat cela donne une photo particulièrement quadrillée entre les montants de l'aile en avant-plan et puis les formes géométriques des bassins de la saline.


A côté des pyramides de sel, on voit des alignements de tuiles, de quoi intriguer les visiteurs. L'explication nous est donnée : les tuiles servent à recouvrir pendant la période hivernale les tas de sel, histoire de les protéger de l'humidité ambiante et des averses. Ainsi, dans quelques semaines, ces tuiles viendront chapeauter les monticules de cristaux de sel et donner un autre aspect aux marais salants.
J'aurai bien aimé faire la photo de ces « toitures » saisonnières mais pour cela il ne faudrait pas être un voyageur de passage … Dans mes souhaits d'amateurs de photos, il y a aussi la vision des moulins avec leurs pales recouvertes de tissu, cela doit valoir le cliché comme les nuances rosées que prennent à certains moments les bassins et puis surtout, l'aspect le plus photogénique des lieux se situe au moment du coucher de soleil avec un ciel embrasé par des teintes chaudes et une surface des salines se transformant en de véritables miroirs d'eau, à bon entendeur … ......................................................................
Le canal situé en premier plan mène vers la lagune et ses quatre îles, embarquons maintenant pour une balade sur l'eau, d'île en île. Voilà Scola, un vrai confetti, la plus petite des quatre. C'est une impression d'abandon que l'on a en regardant ces bâtiments anciens en piteux état, il faudrait des moyens financiers importants pour les restaurer, peut-être qu'un jour …


Barrant l'horizon, l'Isola Grande sépare la mer des eaux de la lagune. En observant depuis le bateau l'eau sur laquelle nous naviguons lentement, on constate la très faible profondeur de cette étendue lagunaire, seulement une vingtaine de centimètres de hauteur. La clarté (et surtout la faible profondeur) permet de distinguer parfaitement le fond, il est tapissé d'algues ondulant au gré des courants. Par endroits poussent des salicornes, une plante parfois appelée « cornichon de mer » dont la saveur alliant sel et iode est appréciée pour donner un goût marin à quelques préparations culinaires.


Maintenant nous longeons l'île de San Pantaleo, une tour et une villa apparaissent derrière le rideau d'arbres. Sur cette île a été aménagé un musée archéologique car ici comme dans de nombreux lieux en Sicile des témoignages de présence de civilisations anciennes ont été mis au jour à travers des fouilles. Ces découvertes archéologiques, on les doit à un homme qui a passé une partie de sa vie à diriger des recherches sur cette île arrondie d'environ 1 km de diamètre. Joseph Whitaker, un Anglo-sicilien mort en 1936 s'est en effet passionné pour l'histoire de ce territoire. Quelques ruines disséminées ça et là témoignent du riche passé des lieux. Ici, à l'époque phénicienne avait été fondée une importance cité, Mozia (en sicilien) ou Mothia, c'était au VIII ème siècle avant J.-C. Bien protégée par des remparts, la florissante ville s'étendait sur l'ensemble de l'île et vivait d'échanges commerciaux maritimes avec une grande partie du bassin méditerranéen.

Les quelques vestiges aperçus maintenant depuis notre embarcation correspondent aux ruines du port de l'île : le Cothon. Le bassin de 2 hectares et les installations portuaires servaient à l'époque à l'entretien des navires phénico-puniques. L'île isolée au milieu des eaux de la lagune était tout de même accessible par des convois roulants … cela vous étonne ? Explications : profitant de la faible hauteur du niveau de l'eau, les ingénieux habitants avaient eu la bonne idée de fabriquer des charrettes munies de très hautes roues … fallait y penser ! Une chaussée d'un kilomètre environ bien empierrée permettait ainsi de gagner la terre ferme depuis l'îlot. Judicieux, n'est-ce pas ? Comme partout ailleurs, le cycle de l'Histoire est invariable ... Mozia après des heures de gloire a connu un déclin irrémédiable, la cité fut détruite en 397 av J.-C. Ensuite, il semble que les lieux furent abandonnés sous domination romaine.
Sur San Pantaleo, il y a donc des vestiges archéologiques mais également quelques cultures avec des parcelles de vigne …
Voilà une transition toute indiquée pour introduire la seconde saveur de cet itinéraire gourmand, l'autre spécialité de la région, et celle-là est savoureusement sucrée, je veux parler du fameux vin de Marsala. ........................................................................
Suite du récit (Marsala, le vin et Trapani, la ville --> voir le message suivant -->
Alaska: projet de circuit de 23 jours en juillet 2016 English translation pending
Bonjour,
La préparation de notre futur voyage avance... Il s'effectuera en voiture + hotels, à 4, mon mari, nos 2 grands de 16 et 18 ans et moi. J'ai fini de séquencer la 1ère partie (péninsule de Kenai), j'ai sélectionné des randos mais sur le papier pas facile de savoir ce qu'il en est exactement... Nous n'aimons pas trop les randos en forêt, par contre nous aimons beaucoup celles qui mènent à des jolis lacs (je crois que nous allons être comblés) ou des beaux points de vue. Si parmi les randos sélectionnées, certaines vous semblent peu intéressantes ou si je passe à côté d'une rando superbe, merci par avance de votre retour. (pour info, les n° sur les randos font référence au guide "55 ways to the wilderness in southcentral alaska")
Je 14 /07 - J1 Vol Anchorage 2 nuits Anchorage
Ve 15-07 - J2 Anchorage et alentours - Louer des vélos et faire le Tony Knowles costal trail (36 km AR jusqu’au Kincaid park) - Balade dans la ville (2-3h) +/- Delaney park strip +/- Aller voir 1 bore tide à Beluga point ou bird point www.alaska.org/advice/alaska-bore-tide (en fonction des horaires et coef de marées, en J2, J3 ou J9)
Sa 16/07 - J3 Anchorage – Homer (4h14 – 356 km) - Portage glacier road : byron glacier view n°19 (1,6 mi D+ 30 m) +/- Portage lake n°20 (4 mi – 450 m D+)
- Shilak lake road (18mi, prendre entrée Est) : Hidden lake/ Kenai river trail ? /Hidden creek = bear ? / +/- Hideout trail n°4 (3mi D+ 260 m) / Upper Shilak Lake / Engineer lake - Arret à Kenai (église russe orthodoxe, kenai beach) - Arrêt à Ninilchik (old Ninilchik village & Old Russian Church) 3 nuits à Homer
Di 17/07 –J4 - Homer Bear viewing si financement trouvé ou Tour en bateau avec arrêt à Seldovia : www.rainbowtours.net/...ia-wildlife-tour.htm Ou Kachemack Bay SP (prendre le watertaxi pour aller de l’autre côté de la baie, aussi cher que le tour en bateau) Grewinck Glacier trail + Alpine ridge trail
Lu 18/07 - J5 - Homer - Homer beach walk n°2 (appelé aussi Bishop beach trail) (14 mi max A/R de Homer à Diamond gulch) – A faire à marée basse (sans doute milieu de matinée) Possibilité de descendre directement par Diamond creek trail sur la plage( keep an eye out for eagles, otters, sea ducks, and possibly whales) - Spit - Skyline road +/- Homestead Trail at Rogers Loop Rd
Ma 19/07 - J6 route vers Seward (3h17 – 270 km) - Carter lake trail n°7 (6,6 mi D+ 320 m) ou Russian lake (6mi) mais comme il y a bp d'ours.... - Exit Glacier road et Exit glacier Overloop trail (4km) ou Harding Icefield trail n°10 (12km AR 910 m D+ ) pour le exit glacier de près 3 nuits dans le secteur de Seward
Me 20/07 - J7 - Seward - Croisière pour le Kenai Fjord NP - Graylink lake trail (3mi D+ 140m) en fin de journée Ou Caines Head n°8 (13 mi) à faire à marée basse (intéressant de n'en faire qu'1 partie ?)
Je 21/07 - J8 – Lost lake trail Lost lake trail n°11 partie sud (14,6 mi AR– 550 m D+) « in july, the most beautiful trail in Kenai peninsula » www.fs.usda.gov/...S/stelprd3818053.pdf
Ve 22/07 - J9 – Seward – Anchorage (2h48 – 230 km) - Ptarmigan creek trail n°12 (7mi – 170m D+) (eaux turquoises qui reflètent les montagnes) - Arret à Hope pour ses belles vues sur le Turnagain Arm + historic downtown +/- Palmer creek lakes (3 mi) ou Hope point n°16 (superbes vues sur Turnagain arm mais 1100 m D+) ou Cull rock n°17 (10,2 mi , intéressant de n’en faire qu’1 bout ? on est à côté de la côte ou en retrait ?)
Voilà pour l'instant... Après nous partirons vers Valdez mais je n'ai pas encore fini la prépa.
Sinon, au niveau des trails, sont-ils faciles à suivre car bien indiqués, ou plutôt paumatoires ? Habituellement, je charge les cartes topo sur mon téléphone dans une appli qui fait GPS de rando. La localisation GPS est-elle fiable dans le secteur ? et dans les secteurs de Wrangell / Denali hwy et Denali NP ?
Un grand merci par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter. A+ Laure
La préparation de notre futur voyage avance... Il s'effectuera en voiture + hotels, à 4, mon mari, nos 2 grands de 16 et 18 ans et moi. J'ai fini de séquencer la 1ère partie (péninsule de Kenai), j'ai sélectionné des randos mais sur le papier pas facile de savoir ce qu'il en est exactement... Nous n'aimons pas trop les randos en forêt, par contre nous aimons beaucoup celles qui mènent à des jolis lacs (je crois que nous allons être comblés) ou des beaux points de vue. Si parmi les randos sélectionnées, certaines vous semblent peu intéressantes ou si je passe à côté d'une rando superbe, merci par avance de votre retour. (pour info, les n° sur les randos font référence au guide "55 ways to the wilderness in southcentral alaska")
Je 14 /07 - J1 Vol Anchorage 2 nuits Anchorage
Ve 15-07 - J2 Anchorage et alentours - Louer des vélos et faire le Tony Knowles costal trail (36 km AR jusqu’au Kincaid park) - Balade dans la ville (2-3h) +/- Delaney park strip +/- Aller voir 1 bore tide à Beluga point ou bird point www.alaska.org/advice/alaska-bore-tide (en fonction des horaires et coef de marées, en J2, J3 ou J9)
Sa 16/07 - J3 Anchorage – Homer (4h14 – 356 km) - Portage glacier road : byron glacier view n°19 (1,6 mi D+ 30 m) +/- Portage lake n°20 (4 mi – 450 m D+)
- Shilak lake road (18mi, prendre entrée Est) : Hidden lake/ Kenai river trail ? /Hidden creek = bear ? / +/- Hideout trail n°4 (3mi D+ 260 m) / Upper Shilak Lake / Engineer lake - Arret à Kenai (église russe orthodoxe, kenai beach) - Arrêt à Ninilchik (old Ninilchik village & Old Russian Church) 3 nuits à Homer
Di 17/07 –J4 - Homer Bear viewing si financement trouvé ou Tour en bateau avec arrêt à Seldovia : www.rainbowtours.net/...ia-wildlife-tour.htm Ou Kachemack Bay SP (prendre le watertaxi pour aller de l’autre côté de la baie, aussi cher que le tour en bateau) Grewinck Glacier trail + Alpine ridge trail
Lu 18/07 - J5 - Homer - Homer beach walk n°2 (appelé aussi Bishop beach trail) (14 mi max A/R de Homer à Diamond gulch) – A faire à marée basse (sans doute milieu de matinée) Possibilité de descendre directement par Diamond creek trail sur la plage( keep an eye out for eagles, otters, sea ducks, and possibly whales) - Spit - Skyline road +/- Homestead Trail at Rogers Loop Rd
Ma 19/07 - J6 route vers Seward (3h17 – 270 km) - Carter lake trail n°7 (6,6 mi D+ 320 m) ou Russian lake (6mi) mais comme il y a bp d'ours.... - Exit Glacier road et Exit glacier Overloop trail (4km) ou Harding Icefield trail n°10 (12km AR 910 m D+ ) pour le exit glacier de près 3 nuits dans le secteur de Seward
Me 20/07 - J7 - Seward - Croisière pour le Kenai Fjord NP - Graylink lake trail (3mi D+ 140m) en fin de journée Ou Caines Head n°8 (13 mi) à faire à marée basse (intéressant de n'en faire qu'1 partie ?)
Je 21/07 - J8 – Lost lake trail Lost lake trail n°11 partie sud (14,6 mi AR– 550 m D+) « in july, the most beautiful trail in Kenai peninsula » www.fs.usda.gov/...S/stelprd3818053.pdf
Ve 22/07 - J9 – Seward – Anchorage (2h48 – 230 km) - Ptarmigan creek trail n°12 (7mi – 170m D+) (eaux turquoises qui reflètent les montagnes) - Arret à Hope pour ses belles vues sur le Turnagain Arm + historic downtown +/- Palmer creek lakes (3 mi) ou Hope point n°16 (superbes vues sur Turnagain arm mais 1100 m D+) ou Cull rock n°17 (10,2 mi , intéressant de n’en faire qu’1 bout ? on est à côté de la côte ou en retrait ?)
Voilà pour l'instant... Après nous partirons vers Valdez mais je n'ai pas encore fini la prépa.
Sinon, au niveau des trails, sont-ils faciles à suivre car bien indiqués, ou plutôt paumatoires ? Habituellement, je charge les cartes topo sur mon téléphone dans une appli qui fait GPS de rando. La localisation GPS est-elle fiable dans le secteur ? et dans les secteurs de Wrangell / Denali hwy et Denali NP ?
Un grand merci par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter. A+ Laure
Carnet de voyage: road trip 18 jours au Portugal English translation pending
Bonjour à tous !
Après être passée par ici pour avoir des infos, me revoilà pour vous faire le récit de ce superbe voyage que nous venons de faire au Portugal en 18 jours et 2200 km au mois de septembre. Nous sommes deux : mon mari et moi, passionnés de voyages et de photos. Les prochains mois, je viendrai vous exposer ici notre voyage jour après jour, avec le lien vers notre blog (où je mettrai plus de photos qu'ici pour ne pas "encombrer" le forum et les informations détaillées sur nos hôtels, les visites...!). Je ne suis pas une pro mais j'espère, avec ce carnet, pouvoir être utile à ceux qui s'apprêtent à faire un séjour là-bas, et vous faire découvrir ce que nous avons découvert. Aussi si vous avez des questions, n'hésitez pas !
J1 - Notre arrivée à Porto Après un vol qui s’est très bien déroulé, c’est à Porto que nous atterrissons.

Nous récupérons notre voiture de location et nous rendons à notre hôtel, situé dans le centre-ville. Nous nous installons et partons à la découverte de la ville. Nous avons la chance d’avoir un temps magnifique et notre arrivée en fin de journée nous permet de profiter de la « golden hour » avec ses lumières fantastiques. Nous découvrons le quartier avec la Torre dos Clerigos que nous allons visiter demain, et les tuk tuk tous plus colorés les uns que les autres et parfaitement assortis aux murs de la ville.

Nous continuons le tour du quartier, tout aussi coloré. Non loin de là se trouve la Praça Gomes Teixeira, jolie placette que nous avons de suite eu envie de photographier. La fontaine, l’église de Nossa Senhora das Carmelitas en fond recouverte d’azulejos, et le palmier lui donnent cet air typiquement portugais que nous allons apprécier tout au long de notre voyage. Le soleil aidant, on se sent de suite en vacances et complètement dépaysés.
Nous nous baladons sans but précis, juste émerveillés par les beautés que nous offrent cette ville. En levant un peu le nez, nous sommes amusés de découvrir, très régulièrement, une femme à son balcon. Elle regarde l’activité de la rue, les passants et vous rend votre sourire quand vous lui en faites un.
Nous atteignons maintenant le Tribunal da Relaçao. Le soleil me « fait de l’œil » et m’oblige à m’arrêter pour le photographier. Nous sommes vraiment terriblement chanceux de pouvoir bénéficier d’une telle luminosité…
Les rues s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Un peu comme à Rome, chaque virage, chaque croisement nous offre de nouvelles découvertes. Les bâtiments abandonnés côtoient les bâtiments habités.

L’après-midi se termine sur ces magnifiques images. Nous commençons à chercher le restaurant dont j’ai repéré l’adresse sur internet avant de partir. De l’extérieur ça ne paie pas de mine (on hésite entre kebab, PMU et snack !), mais nous entrons quand même ! L’accueil est très sympa, la carte nous est détaillée et traduite en français par une serveuse aimable, qui se déplace lentement d’un pas nonchalant. Deux énormes plats mêlant chacun riz + patates + quelques légumes + viande ou poisson arrivent… oups ! On en a pour notre argent et on se remplit bien les estomacs ! Et pour ne rien gâcher, la nourriture est bonne. Lorsque l’on sort il fait nuit. La ville prend un aspect différent avec toutes ses lumières, mais reste chaleureuse. On se sent bien ici.
Nous rentrons nous coucher repus et heureux des belles découvertes que nous avons déjà faites. A bientôt ! Vous retrouverez le récit, des infos et des photos supplémentaires sur notre blog : J1 - L'arrivée à Porto
Après être passée par ici pour avoir des infos, me revoilà pour vous faire le récit de ce superbe voyage que nous venons de faire au Portugal en 18 jours et 2200 km au mois de septembre. Nous sommes deux : mon mari et moi, passionnés de voyages et de photos. Les prochains mois, je viendrai vous exposer ici notre voyage jour après jour, avec le lien vers notre blog (où je mettrai plus de photos qu'ici pour ne pas "encombrer" le forum et les informations détaillées sur nos hôtels, les visites...!). Je ne suis pas une pro mais j'espère, avec ce carnet, pouvoir être utile à ceux qui s'apprêtent à faire un séjour là-bas, et vous faire découvrir ce que nous avons découvert. Aussi si vous avez des questions, n'hésitez pas !
J1 - Notre arrivée à Porto Après un vol qui s’est très bien déroulé, c’est à Porto que nous atterrissons.

Nous récupérons notre voiture de location et nous rendons à notre hôtel, situé dans le centre-ville. Nous nous installons et partons à la découverte de la ville. Nous avons la chance d’avoir un temps magnifique et notre arrivée en fin de journée nous permet de profiter de la « golden hour » avec ses lumières fantastiques. Nous découvrons le quartier avec la Torre dos Clerigos que nous allons visiter demain, et les tuk tuk tous plus colorés les uns que les autres et parfaitement assortis aux murs de la ville.


Nous continuons le tour du quartier, tout aussi coloré. Non loin de là se trouve la Praça Gomes Teixeira, jolie placette que nous avons de suite eu envie de photographier. La fontaine, l’église de Nossa Senhora das Carmelitas en fond recouverte d’azulejos, et le palmier lui donnent cet air typiquement portugais que nous allons apprécier tout au long de notre voyage. Le soleil aidant, on se sent de suite en vacances et complètement dépaysés.

Nous nous baladons sans but précis, juste émerveillés par les beautés que nous offrent cette ville. En levant un peu le nez, nous sommes amusés de découvrir, très régulièrement, une femme à son balcon. Elle regarde l’activité de la rue, les passants et vous rend votre sourire quand vous lui en faites un.

Nous atteignons maintenant le Tribunal da Relaçao. Le soleil me « fait de l’œil » et m’oblige à m’arrêter pour le photographier. Nous sommes vraiment terriblement chanceux de pouvoir bénéficier d’une telle luminosité…

Les rues s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Un peu comme à Rome, chaque virage, chaque croisement nous offre de nouvelles découvertes. Les bâtiments abandonnés côtoient les bâtiments habités.


L’après-midi se termine sur ces magnifiques images. Nous commençons à chercher le restaurant dont j’ai repéré l’adresse sur internet avant de partir. De l’extérieur ça ne paie pas de mine (on hésite entre kebab, PMU et snack !), mais nous entrons quand même ! L’accueil est très sympa, la carte nous est détaillée et traduite en français par une serveuse aimable, qui se déplace lentement d’un pas nonchalant. Deux énormes plats mêlant chacun riz + patates + quelques légumes + viande ou poisson arrivent… oups ! On en a pour notre argent et on se remplit bien les estomacs ! Et pour ne rien gâcher, la nourriture est bonne. Lorsque l’on sort il fait nuit. La ville prend un aspect différent avec toutes ses lumières, mais reste chaleureuse. On se sent bien ici.

Nous rentrons nous coucher repus et heureux des belles découvertes que nous avons déjà faites. A bientôt ! Vous retrouverez le récit, des infos et des photos supplémentaires sur notre blog : J1 - L'arrivée à Porto
Deux semaines pour visiter la Normandie au départ de Paris English translation pending
Recherche quelques idées d'itinéraire pour visiter la Normandie et pouvoir aussi visiter des vignobles. Prévoyons louer une voiture. SVP aviser de la meilleure période de l'année. Merci d'avance.
Carnet: quelques pas dans cette immense Russie English translation pending
Bonjour ,
" Rien n'est plus beau que la Perspective Nevsky, du moins à Petersbourg" , c'est ainsi que Nicolas Gogol commence une de ses Nouvelles de Pétersbourg , " La perspective Nevsky" , ou Nevsky Prospekt , toujours vivante , 180 ans plus tard .
Je l'ai croisée dès le premier jour à Saint-Petersbourg , on ne peut pas la rater , cette Nevsky Prospekt , qui traverse la ville d'Est en Ouest .
Arrivée de Tallinn , par le bus Ecolines , j'ai d'abord marché un bon demi kilomètre avant de rejoindre la station de métro Pushkinskaya . Pour seulement deux arrêts , puisque je devais descendre à Plosschad Vostanya , puis marcher ( re-500m ) jusqu'à l'hôtel où j'avais réservé . ( Aolla Hotel , 10th Sovetskaya )
Le métro de Saint-Petersbourg , le plus profond du monde , vieux de 61 ans , me paraît digne d'une visite à lui tout seul . J'y étais à l'heure de pointe , et me suis mêlée à la foule des travailleurs rejoignant leur chez-eux . On descend lentement , tous en ligne , à droite . De l'autre côté , ceux qui montent . Entre les deux , un alignement de lampadaires en forme de flambeaux , donne à cette descente une allure très digne . ....un vaste couloir ....les noms des stations en caractères cyrilliques et en caractères latins ...2 arrêts seulement . Les gens que je croise , à qui je demande le chemin , ont tous envie de m'aider . Moi qui arrivais en me disant " prépares-toi à être mal accueillie " , je découvre , avec bonheur , que les clichés sur les Russes sont comme on dit en Belgique , "du brol ", et je le constaterai tout au long de mon voyage .
Station Pushkinskaya:


" Rien n'est plus beau que la Perspective Nevsky, du moins à Petersbourg" , c'est ainsi que Nicolas Gogol commence une de ses Nouvelles de Pétersbourg , " La perspective Nevsky" , ou Nevsky Prospekt , toujours vivante , 180 ans plus tard .
Je l'ai croisée dès le premier jour à Saint-Petersbourg , on ne peut pas la rater , cette Nevsky Prospekt , qui traverse la ville d'Est en Ouest .
Arrivée de Tallinn , par le bus Ecolines , j'ai d'abord marché un bon demi kilomètre avant de rejoindre la station de métro Pushkinskaya . Pour seulement deux arrêts , puisque je devais descendre à Plosschad Vostanya , puis marcher ( re-500m ) jusqu'à l'hôtel où j'avais réservé . ( Aolla Hotel , 10th Sovetskaya )
Le métro de Saint-Petersbourg , le plus profond du monde , vieux de 61 ans , me paraît digne d'une visite à lui tout seul . J'y étais à l'heure de pointe , et me suis mêlée à la foule des travailleurs rejoignant leur chez-eux . On descend lentement , tous en ligne , à droite . De l'autre côté , ceux qui montent . Entre les deux , un alignement de lampadaires en forme de flambeaux , donne à cette descente une allure très digne . ....un vaste couloir ....les noms des stations en caractères cyrilliques et en caractères latins ...2 arrêts seulement . Les gens que je croise , à qui je demande le chemin , ont tous envie de m'aider . Moi qui arrivais en me disant " prépares-toi à être mal accueillie " , je découvre , avec bonheur , que les clichés sur les Russes sont comme on dit en Belgique , "du brol ", et je le constaterai tout au long de mon voyage .
Station Pushkinskaya:

