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Randonner seule pour faire le vide mais où? English translation pending
Bonjour à tous, je me lance : je sais que je dois partir quelques jours à pieds seule pour me retrouver. Je l'ai encore rêvé et je l'avais dans la tête depuis un moment. Marcher tranquillement sans obligations, avéc mon sac a dos, plutôt dans la nature (même si je dois par moments marcher sur du goudron), et environ une semaine je pense. Juste pour être avéc moi même, sans mon telephone, mon ordi, et sans mon compagnon et mes enfants. Sentir ce qui se passe en moi et pourquoi pas m'arrêter pour lire et écrire un peu si l'envie vient. Voilà j'ai envie de contempler et de me contempler.
Auriez vous des randos a conseiller même si je pensais à Compostelle mais en France et pourquoi pas du côté de VEzelay. Sinon à partir de LYon comme j'ai un rendez vous chez un spécialiste la bas le 17 juillet, je pourrais m'organiser pour faire cette rando ensuite. Au passage Je ne connais pratiquement pas ce qu'est le chemin de Compostelle mais les paysages vus sur le film Saint JAcques La MEcque m'ont plu.
Je ne suis plus marcheuse, je ne compte pas mettre la barre trop haute, même si je suis courageuse et que 15kms par jour seront simples pour moi.
je souhaiterais dormir en hébergement ou camping à pas trop cher car je suis au chômage, ou par couch surfing, voir à la débrouille en demandant.... Je souhaite voyager léger. Voilà un peu mes envies, si quelqu'un a des idées pour moi, c'est bienvenu....
Infos pratiques sur les Perhentian English translation pending
Bonjour,
Nous sommes rentrés de Malaisie le 7 avril, en terminant notre périple par 4 jours merveilleux sur les Perhentians.
J'ai pas mal galéré lors de la préparation de mon voyage car je trouvais qu'on manquait d'infos pratiques sur ces îles (paradisiaques), alors je pense qu'on pourrait mutualiser ici nos infos en rapportant notre vécu (réservations, hébergements sympas ou pas, restaus, activités...). A partager et à actualiser, car il peut y avoir des changements de nom ... ou de tarifs!
Voici donc mon retour avec mes observations "type guide" à propos de la côte ouest de Besar (c’est la côte en face de Kecil), qui pourraient être utiles à ceux qui préparent un séjour.
En remontant la côte ouest du sud vers le nord, on peut diviser la côte ouest de Besar en 4 parties.
1e partie (tout au sud):
Pas d’hôtel sur cette portion de côte.
Un petit camping (très « rustique », sous les cocotiers, à 10m de la plage, près d’un petit café/épicerie- mais faut apporter sa petite tente- ).
Un peu plus au sud, on accède à pied à la plage en face de « Fish point », site de snorkelling (attention au départ, eau peu profonde, les coraux affleurent presque).
2e partie (sud vers centre):
A cinq minutes de marche vers le nord, passé un embacadère en bois , une guest house en demi-ruines et quelques escaliers, on arrive à l’une de plus belles plages de Besar. Cette plage est assez longue, absolument superbe, baignable même à marée basse, ce qui n’est toujours pas le cas pour d’autres !
Les hébergements qui se succèdent (devant chaque hôtel, bateaux-taxis à la demande , essayer de négocier le prix si vous voulez combiner plusieurs trajets !) : Abdul’s Chalets : nous y avons passé 4 jours. Le must, c’est que ce petit hôtel de charme est à côté de l’embarcadère principal (construit en dur) de l’île, donc pas de souci pour débarquer, on peut faire rouler sacs et valises jusqu’au lobby, et ensuite il y a maximum 50m à franchir dans le sable ! Devant la superbe plage : une vingtaine de chalets en bois, SeaView (belle vue mais tout le monde passe devant) ou Garden view (plus calmes). Chalets très corrects, propres et spacieux, confortables (eau chaude, ventilo et clim). La plage est ombragée, avec des chaises plastique à disposition, et on peut faire du snorkelling facile depuis la plage et voir de jolis poissons avec même des poissons clowns dans leur anémone !Petit déj à la carte (pas donné) en plus de la chambre.
Restau très moyen, correct pour plats locaux mais très mauvaise expérience du BBQ (poisson grillé carbonisé), là vaut mieux aller ailleurs. Coin sympa pourtant, avec terrasse en bois ou tables sur la sable, romantique en soirée…
Pas de bière bien sûr, service d’humeur hélas inégale, parfois souriant, et plutôt lent, lent…
Wifi gratuit au restau.
Service d’excursions au lobby. Nous avons fait et beaucoup aimé la virée snorkelling de 3h avec 4 spots (fish point, shark point, tortle point et tortle beach), prix intéressant pour 40 MYR/pers avec un bateau assez confortable (toit et échelle)… quand c’est celui-là qui est utilisé (vérifier). Boutique attenante où on peut louer le matériel pour pas cher.
On peut bien sûr tout organiser soi-même avec bateaux-taxis mais ça revient plus cher (15 MYR/pers pour Tortle beach one way). A quelques pas, en suivant le bord de mer, le Sea horse diver, club de plongée sympa, qui propose quelques chambres- Et un bar/ boutique où on peut acheter des boissons (bières comprises). Une petite épicerie/boutique à côté.
Le Tuna Bay : joli hôtel, d’un bon niveau, restau sur une jolie terrasse en bois donnant sur la mer (voir descriptif et commentaires sur divers sites…). Mais les gens que nous avons croisés n’ont pas été emballés par le rapport qualité/prix de leur repas. Des bières mais pas de cocktails (on a demandé). Embarcadère en ponton flottant.
Un peu plus loin, au bout de cette partie de côte, le New Cocohut : les bungalows semblent agréables (mais un peu serrés à notre avis), mais la plage est minuscule (vaut mieux revenir en arrière vers Abdul’s !). Par contre, le restau en bord de mer est vraiment super, BBQ le soir, nous y avons dîné 3 fois avec beaucoup de bonheur (y compris poisson grillé). Bières possibles. Embarcadère en ponton flottant.
Pour la suite, toujours en remontant vers le nord, il faut franchir un petit bout de montagne et de forêt qui plonge dans la mer , donc : Soit on prend le petit sentier dans la forêt, qui démarre à travers les derniers bungalows (c’est fléché vers Mama’s place et ça prend 10 à 15 minutes) Soit on prend un bateau taxi (5 MYR/pers).
3e partie (centre vers nord) :
On arrive alors sur la plage suivante, qui n’est pas baignable à marée basse (et même à marée haute c’est pas le pied car peu d’eau et beaucoup de cailloux !) Les gens vont se baigner ailleurs ! ll a fallu construire un chenal pour permettre aux bateaux de s’approcher du bord pour livrer touristes (et bagages) et marchandises- Pas de ponton donc on débarque dans l’eau. Dans le meilleur des cas, on peut avoir de l’aide (porteurs chez The Barat). Le chenal se trouve en face de The Barat.
Mama’s Chalets (ou Mama’s place ) : Mignons chalets dans un jardin, face à la mer. Quand j’ai essayé de réserver sur internet, Mama n’a jamais répondu – bof, finalement on a eu de la chance- ! Restau de bon rapport qualité/prix, qui affiche clairement « no alcool », accueil pas très aimable.
The BARAT, juste après (ça se touche presque) : The Barat, c’est l’ancien Watercolors , qui a changé de nom, mais même équipe, et même qualité. Même inconvénient pour la plage mais là, dès qu’un bateau arrive dans le chenal, il y a des porteurs très sympas qui avancent une chaise pour aider à sortir du bateau et qui gèrent les valises de façon très efficace. Beaucoup de personnel disponible, accueil hyper adorable. Très bon restau en bord de mer , très agréable, tables ombragées posées sur le sable, excellent rapport qualité/prix (avec bière).
Sur la plage , service excursions et bateaux-taxis à la demande, 10 MYR/pers pour vous déposer sur Tortle Beach (et on vient vous rechercher à l’heure de votre choix). On a testé…
En suivant, il y a The Reef (petits chalets), même plage et même accès…
Le Coral View (bungalows aperçus depuis le taxi- boat ).
Là, il y a une petite barre rocheuse à franchir (je crois qu’il y a une passerelle en bois depuis le Coral View) et on arrive au dernier hôtel avec sa superbe plage.
4e partie (nord):
Le Perhentian Island Resort, le haut de gamme , que nous n’avons pas testé. Bon restau paraît-il. La plage est superbe, en croissant de lune, et depuis son extrémité nord on peut atteindre Tortle point (snorkelling) pour tenter d’apercevoir l’une des (rares) tortues, parfois au milieu d’une centaine de nageurs arrivés avec les bateaux… Pas toujours facile, on se bouscule un peu, et les tortues sont en général posées assez profond, mais elles remontent de temps en temps pour respirer et là c’est la ruée. Pauvres tortues !
Voilà, mon commentaire ne concerne qu’on bout de Besar et ne reflète que notre vécu/ressenti, mais j’espère qu’il pourra vous être utile !
Bien cordialement, bon voyage à vous!
Nous sommes rentrés de Malaisie le 7 avril, en terminant notre périple par 4 jours merveilleux sur les Perhentians.
J'ai pas mal galéré lors de la préparation de mon voyage car je trouvais qu'on manquait d'infos pratiques sur ces îles (paradisiaques), alors je pense qu'on pourrait mutualiser ici nos infos en rapportant notre vécu (réservations, hébergements sympas ou pas, restaus, activités...). A partager et à actualiser, car il peut y avoir des changements de nom ... ou de tarifs!
Voici donc mon retour avec mes observations "type guide" à propos de la côte ouest de Besar (c’est la côte en face de Kecil), qui pourraient être utiles à ceux qui préparent un séjour.
En remontant la côte ouest du sud vers le nord, on peut diviser la côte ouest de Besar en 4 parties.
1e partie (tout au sud):
Pas d’hôtel sur cette portion de côte.
Un petit camping (très « rustique », sous les cocotiers, à 10m de la plage, près d’un petit café/épicerie- mais faut apporter sa petite tente- ).
Un peu plus au sud, on accède à pied à la plage en face de « Fish point », site de snorkelling (attention au départ, eau peu profonde, les coraux affleurent presque).
2e partie (sud vers centre):
A cinq minutes de marche vers le nord, passé un embacadère en bois , une guest house en demi-ruines et quelques escaliers, on arrive à l’une de plus belles plages de Besar. Cette plage est assez longue, absolument superbe, baignable même à marée basse, ce qui n’est toujours pas le cas pour d’autres !
Les hébergements qui se succèdent (devant chaque hôtel, bateaux-taxis à la demande , essayer de négocier le prix si vous voulez combiner plusieurs trajets !) : Abdul’s Chalets : nous y avons passé 4 jours. Le must, c’est que ce petit hôtel de charme est à côté de l’embarcadère principal (construit en dur) de l’île, donc pas de souci pour débarquer, on peut faire rouler sacs et valises jusqu’au lobby, et ensuite il y a maximum 50m à franchir dans le sable ! Devant la superbe plage : une vingtaine de chalets en bois, SeaView (belle vue mais tout le monde passe devant) ou Garden view (plus calmes). Chalets très corrects, propres et spacieux, confortables (eau chaude, ventilo et clim). La plage est ombragée, avec des chaises plastique à disposition, et on peut faire du snorkelling facile depuis la plage et voir de jolis poissons avec même des poissons clowns dans leur anémone !Petit déj à la carte (pas donné) en plus de la chambre.
Restau très moyen, correct pour plats locaux mais très mauvaise expérience du BBQ (poisson grillé carbonisé), là vaut mieux aller ailleurs. Coin sympa pourtant, avec terrasse en bois ou tables sur la sable, romantique en soirée…
Pas de bière bien sûr, service d’humeur hélas inégale, parfois souriant, et plutôt lent, lent…
Wifi gratuit au restau.
Service d’excursions au lobby. Nous avons fait et beaucoup aimé la virée snorkelling de 3h avec 4 spots (fish point, shark point, tortle point et tortle beach), prix intéressant pour 40 MYR/pers avec un bateau assez confortable (toit et échelle)… quand c’est celui-là qui est utilisé (vérifier). Boutique attenante où on peut louer le matériel pour pas cher.
On peut bien sûr tout organiser soi-même avec bateaux-taxis mais ça revient plus cher (15 MYR/pers pour Tortle beach one way). A quelques pas, en suivant le bord de mer, le Sea horse diver, club de plongée sympa, qui propose quelques chambres- Et un bar/ boutique où on peut acheter des boissons (bières comprises). Une petite épicerie/boutique à côté.
Le Tuna Bay : joli hôtel, d’un bon niveau, restau sur une jolie terrasse en bois donnant sur la mer (voir descriptif et commentaires sur divers sites…). Mais les gens que nous avons croisés n’ont pas été emballés par le rapport qualité/prix de leur repas. Des bières mais pas de cocktails (on a demandé). Embarcadère en ponton flottant.
Un peu plus loin, au bout de cette partie de côte, le New Cocohut : les bungalows semblent agréables (mais un peu serrés à notre avis), mais la plage est minuscule (vaut mieux revenir en arrière vers Abdul’s !). Par contre, le restau en bord de mer est vraiment super, BBQ le soir, nous y avons dîné 3 fois avec beaucoup de bonheur (y compris poisson grillé). Bières possibles. Embarcadère en ponton flottant.
Pour la suite, toujours en remontant vers le nord, il faut franchir un petit bout de montagne et de forêt qui plonge dans la mer , donc : Soit on prend le petit sentier dans la forêt, qui démarre à travers les derniers bungalows (c’est fléché vers Mama’s place et ça prend 10 à 15 minutes) Soit on prend un bateau taxi (5 MYR/pers).
3e partie (centre vers nord) :
On arrive alors sur la plage suivante, qui n’est pas baignable à marée basse (et même à marée haute c’est pas le pied car peu d’eau et beaucoup de cailloux !) Les gens vont se baigner ailleurs ! ll a fallu construire un chenal pour permettre aux bateaux de s’approcher du bord pour livrer touristes (et bagages) et marchandises- Pas de ponton donc on débarque dans l’eau. Dans le meilleur des cas, on peut avoir de l’aide (porteurs chez The Barat). Le chenal se trouve en face de The Barat.
Mama’s Chalets (ou Mama’s place ) : Mignons chalets dans un jardin, face à la mer. Quand j’ai essayé de réserver sur internet, Mama n’a jamais répondu – bof, finalement on a eu de la chance- ! Restau de bon rapport qualité/prix, qui affiche clairement « no alcool », accueil pas très aimable.
The BARAT, juste après (ça se touche presque) : The Barat, c’est l’ancien Watercolors , qui a changé de nom, mais même équipe, et même qualité. Même inconvénient pour la plage mais là, dès qu’un bateau arrive dans le chenal, il y a des porteurs très sympas qui avancent une chaise pour aider à sortir du bateau et qui gèrent les valises de façon très efficace. Beaucoup de personnel disponible, accueil hyper adorable. Très bon restau en bord de mer , très agréable, tables ombragées posées sur le sable, excellent rapport qualité/prix (avec bière).
Sur la plage , service excursions et bateaux-taxis à la demande, 10 MYR/pers pour vous déposer sur Tortle Beach (et on vient vous rechercher à l’heure de votre choix). On a testé…
En suivant, il y a The Reef (petits chalets), même plage et même accès…
Le Coral View (bungalows aperçus depuis le taxi- boat ).
Là, il y a une petite barre rocheuse à franchir (je crois qu’il y a une passerelle en bois depuis le Coral View) et on arrive au dernier hôtel avec sa superbe plage.
4e partie (nord):
Le Perhentian Island Resort, le haut de gamme , que nous n’avons pas testé. Bon restau paraît-il. La plage est superbe, en croissant de lune, et depuis son extrémité nord on peut atteindre Tortle point (snorkelling) pour tenter d’apercevoir l’une des (rares) tortues, parfois au milieu d’une centaine de nageurs arrivés avec les bateaux… Pas toujours facile, on se bouscule un peu, et les tortues sont en général posées assez profond, mais elles remontent de temps en temps pour respirer et là c’est la ruée. Pauvres tortues !
Voilà, mon commentaire ne concerne qu’on bout de Besar et ne reflète que notre vécu/ressenti, mais j’espère qu’il pourra vous être utile !
Bien cordialement, bon voyage à vous!
Transport Bangkok Kanchanaburi Ayutthaya Phitsanulok Sukhothai English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai fait pas mal de recherche mais je n'ai rien trouvé de bien récent.
Je souhaiterai faire en août prochain : BKK Kanchanaburi Ayutthaya Phitsanulok Sukhothai.
BKK Kanchanaburi => en train ok
Kanchanaburi Ayutthaya => en bus ????
Ayutthaya Phitsanulok => en train ok
Phitsanulok Sukhothai => en bus ok
Par rapport à ce parcours, j'ai quelques questions :
- pour BKK Kanchanuburi => faut-il réserver le train à l'avance. Je prendrai le premier train à 7h45 un jeudi ou un vendredi.
- pour Kanchanuburi Ayutthaya => existe-t-il des bus, mini bus, ou faut-il prendre un taxi , le prix ???
- pour Phitsanulok Sukhothai => une idée du prix du bus.
Voilà, j'espère avoir été assez clair et j'espère que quelqu'un pourra me répondre.
Merci d'avance.
Randonnée Appenzell - Schlafen im Stroh English translation pending
Bonjour à tous !
J'aurais besoin de conseils pour un séjour que je prévois pour la fin du mois de mai 2014 du coté de Appenzell. Nous souhaiterions, avec un ami suisse allemand, visiter à pied (et train) la région du Toggenburg sur 3 jours.
En gros, ce que nous souhaiterions faire : - Randonnée Wassbad-Ebenalp (pas de circuit précis, on suit la carte et nos envies) - Randonée Alpenstein - Pour l'hebergement, nous pensions simplement toquer à la porte des paysans du coin et leur demander s'il serait possible de dormir dans leur grange... Mais vu que le principe "organisé" existe déjà via le site Schlaf im Stroh (c'est moins drole :o) ), avons nous une chance, selon vous, de trouver des paysans qui accepteront ou il vaut mieux tout de suite abandonne l'idee (mal vu ou pas dans les coutumes, etc) ? Du coup, on se disait qu'en fait, on pourrait consacrer notre premiere journee à la recherche d'une grange et en fonction du temps que cela nous prend, de prevoir une sortie "tranquille" pour terminer la journee et reserver les journees suivantes aux randos.
J'attends vos suggestions et conseils pour l'herbergement avec impatience ! Et si vous avez aussi des idées chouettes de randos et découvertes dans la region, je suis preneuse.
Merci et @ bientot !
Anne-Laure
J'aurais besoin de conseils pour un séjour que je prévois pour la fin du mois de mai 2014 du coté de Appenzell. Nous souhaiterions, avec un ami suisse allemand, visiter à pied (et train) la région du Toggenburg sur 3 jours.
En gros, ce que nous souhaiterions faire : - Randonnée Wassbad-Ebenalp (pas de circuit précis, on suit la carte et nos envies) - Randonée Alpenstein - Pour l'hebergement, nous pensions simplement toquer à la porte des paysans du coin et leur demander s'il serait possible de dormir dans leur grange... Mais vu que le principe "organisé" existe déjà via le site Schlaf im Stroh (c'est moins drole :o) ), avons nous une chance, selon vous, de trouver des paysans qui accepteront ou il vaut mieux tout de suite abandonne l'idee (mal vu ou pas dans les coutumes, etc) ? Du coup, on se disait qu'en fait, on pourrait consacrer notre premiere journee à la recherche d'une grange et en fonction du temps que cela nous prend, de prevoir une sortie "tranquille" pour terminer la journee et reserver les journees suivantes aux randos.
J'attends vos suggestions et conseils pour l'herbergement avec impatience ! Et si vous avez aussi des idées chouettes de randos et découvertes dans la region, je suis preneuse.
Merci et @ bientot !
Anne-Laure
Voyager à Mayotte English translation pending
Bonjour à tous
je pense aller à Mayotte une quinzaine de jours fin avril / début mai et je voudrais savoir
1) si c'est la bonne période
2) si 2 semaines ce n'est pas trop long (en fait avec le voyage cela fera 12 jours sur place)
3) si ça vaut le coup
merci à tous de me faire partager vos expériences
Voyage en Inde avec 2 enfants, août 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un séjour en Inde pour le mois d'août 2014 avec nos 2 enfants (11 et 8 ans), durant environ 3 semaines. Pourriez vous nous indiquer quel est le meilleur moyen de transport pour visiter le pays ? Auriez vous un itinéraire à nous conseiller ? Au niveau du logement, qu'est il préférable : les hotels, les home stays ?
par avance, merci pour votre aide.
Nous envisageons un séjour en Inde pour le mois d'août 2014 avec nos 2 enfants (11 et 8 ans), durant environ 3 semaines. Pourriez vous nous indiquer quel est le meilleur moyen de transport pour visiter le pays ? Auriez vous un itinéraire à nous conseiller ? Au niveau du logement, qu'est il préférable : les hotels, les home stays ?
par avance, merci pour votre aide.
Conseils sur Antananarivo-Tamatave-Antalaha avec une enfants? English translation pending
bonjour, je voyage avec ma fille de 2ans et demi, mon mari et nous comptons rejoindre Diégo-Suarez par la côte Est soit d'Antananarivo à Diégo en passant par Tamatave.
Quel itinéraire vous nous conseillez sachant que nous aimerions visiter aussi l'île Sainte-Marie et que nous aimerions si possible rejoindre Antalaha par d'autres moyens que l'avion si bien sûr cette possibilité existe et faisable avec un enfant en bas âge? Qu'en est-il de la sécurité (je demande cela par rapport à tout ce qui se dit)?
Que faut-il prendre pour pouvoir mener à bien notre périple et notre randonnée si il y a? Si vous avez de bons contacts pas (trop chers non plus :-) parce que le voyage risque d'être long); y aura t-il des hôtels partout c'est-à dire entre Maoantsetra et Antalaha si la randonnée est faisable? combien de temps il nous faudra pour tout faire? et pourriez-vous nous indiquer à peu près le coût des hôtels, le prix d'un guide si besoin, le bâteau, ou pirogue ou autre, etc... y-aura-t-il un distributeur partout? est-ce faisable avec un enfant le cap Masoala?
En résumé, nous avons besoins de vos précieux conseils.
au plaisir de vous lire
Descente du fleuve Nam ou de Muang Khua vers Luang Prabang English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons commencer notre voyage Laotiens par la descente du fleuve Nam Ou de Muang Khua à Louang Prabang en passant par Nong Khiaw et Pak Ou.
Pourriez vous m'indiquer les différents moyens (bateaux, kayak...) mis en oeuvre pour faire cette descente, ainsi que le prix et le temps à prendre en compte pour cela?
Aussi, est-il possible de se loger au bord du fleuve dans des hotels ou Guesthouses?
Merci d'avance, et bon voyage à tous!
Margo et David.
Nous souhaitons commencer notre voyage Laotiens par la descente du fleuve Nam Ou de Muang Khua à Louang Prabang en passant par Nong Khiaw et Pak Ou.
Pourriez vous m'indiquer les différents moyens (bateaux, kayak...) mis en oeuvre pour faire cette descente, ainsi que le prix et le temps à prendre en compte pour cela?
Aussi, est-il possible de se loger au bord du fleuve dans des hotels ou Guesthouses?
Merci d'avance, et bon voyage à tous!
Margo et David.
Itinéraire de vingt-cinq jours entre les parcs au Québec English translation pending
Bonjour à tous ,
nous partons en famille l'été prochain pour 25 jours au Québec .Après avoir beaucoup lu les guides et les forums nous avons fait un itinéraire (Mauricie , lac st jean , Saguenay , charlevoix , la gaspésie puis québec et montréal ) .Nous ferons du camping dans les parc nationaux .Nous avons utilisé google maps pour les distances mais nous sommes surpris par certains calculs :
- parc national du saguenay -> parc des hautes gorges de la rivière malbaie : 90km et ...2h30 !
- parc des hautes gorges de la rivière malbaie -> parc des grands jardins : 107 km et ...2h40 !
- parc des grands jardins -> baie ste catherine -> 153 km ..2h40 !
Cela fait une moyenne de 30 ou 40 km/h pour certains trajets...Les routes sont elles plutôt des "chemins" et sont-elles alors praticables par des voitures de tourisme ordinaires ?
Merci à ceux qui connaissent ces parcours de bien vouloir me faire part de leur expérience ...
à bientôt ,
Durée de la visite du Craters of the Moon? (Etats-Unis) English translation pending
bonjour,
pouvez-vous me dire combien de temps il est nécessaire de disposer pour visiter Crater of the moon ?
mon problème : je partirai d'Odgen le matin, passerai par Twin falls et ensuite visiterai Crater of the moon.
le soir j'aimerai dormir à Idaho falls, mais je me demande, si cela ne fera pas une journée trop chargée (environ 600 km) et s'il ne vaut pas mieux dormir à Arco, où malheureusement, il y a peu d'offre en hébergement.
merci
pouvez-vous me dire combien de temps il est nécessaire de disposer pour visiter Crater of the moon ?
mon problème : je partirai d'Odgen le matin, passerai par Twin falls et ensuite visiterai Crater of the moon.
le soir j'aimerai dormir à Idaho falls, mais je me demande, si cela ne fera pas une journée trop chargée (environ 600 km) et s'il ne vaut pas mieux dormir à Arco, où malheureusement, il y a peu d'offre en hébergement.
merci
Voyage en Australie: camping car ou voiture + hôtel? English translation pending
Bonjour,
Ma compagne et moi (tous les deux quinqua) serons en Australie du 18/12 2012 au 10/01/2013. Nous atterrissons à Adélaïde, puis réveillon du 1er janvier à Sydney du 30/12 au 3/01 et redescente sur Melbourne pour le retour.
En fait nous avons 4 questions :
1- Pour nous déplacer nous hésitons entre la formule camping car tout équipé et autonome (douche + WC) que nous avons expérimenté en NZ et la formule voiture + hôtel. Est il possible avec un camping car de s'arrêter n'importe où en rase campagne ou bien faut il aller obligatoirement dans des camps, ce qui renchérit le coût de cette formule et lui enlève une partie de son intérêt ?
2- A l'origine nous avions prévu de faire Uluru et Kings canyon pour y randonner un peu de 2 à 4 jours : mais ensuite j'ai lu que la température à cette époque de l'année était vraiment rédhibitoire pour ce type d'activité et j'ai décidé d'abandonner : quelqu'un peut-il m'en dire plus sur cette région à cette époque ?
3- Sachant que nous avons fait la NZ l'an dernier et donc vu pas mal d'animaux (pingouins, phoques...) cela présente-t-il un intérêt d'aller sur Kangaroo island ?
4- Sachant que nous arrivons sur Adelaîde, et si d'aventure nous n'allions pas à Uluru, ni sur Kangaroo Island, par quoi pouvons nous les remplacer ?
Merci de votre aide.
JF Coinaud
Papeete
Bons plans pour quinze jours aux Philippines dès le 30 janvier? English translation pending
Nous partons le 30 janvier aux philippines pour 15 jours (5 pers.), la date approche et je ne sais plus ou donner de la tête 😕 !!! tous les conseils sont les bienvenus
Nous allons atterrir à Manille (9h30) et je pense prendre un vol pour Boracay dans cette même journée, ou dormir ? red coconut, nigi nigi nu noos, waling waling etc ... ? Ensuite direction Bohol pourriez vous me conseiller un hôtel sur Panglao alona beach si possible et des idées d'excursions et avec qui ? finir par Palawan alors là flou total ! je ne sais pas comment m'y prendre poerto Princessa rivière souterraine rejoindre el nido island hopping en voir le maximum ...
Je compte sur vous pour me donner des conseils et idées, il y a pas mal d'expert sur les Philippines dans ce forum
Pourriez vous me dire aussi le nombre de jour nécessaire sur chaque étape ?
Merci d'avance et bonnes fêtes a tous
Partir à "l'aventure" au Mexique avec un tout petit budget English translation pending
bonjour,
le 25 février je part avec deux amis au Mexique a durée indéterminée, j'aurai aimé avoir des conseille de vie sur place(au Mexique)pour vivre moins chére et surtout si vous en avais déjà fait l'expérience les endroit vraiment pas chére ou dormir et manger nous avons un budget de 5000euros chacun mai nous conton resté le plus longtemps possible en sachant que nous arrivons a cancun ou un ami peut nous accueillir puis nous partirons "a l'aventure"(j'adore le dire)donc si vous avez une expérience similaire au Mexique ou meme ailleurs dans d'autre pays D'Amérique du sud pas loin se serai vraiment gentil a vous de me les faire partagé.
jimmy😉
jimmy😉
Partir cinq semaines en Malaisie à l'été 2009 English translation pending
Bonjour à tous
Je prévois d' aller cinq semaines en Malaisie en juillet-août. Je voudrais passer 3 semaines sur la péninsule et 3 semaines sur la partie Borneo. Le Routard que j' ai commandé ne couvre la partie Borneo. Qui peut me conseiller un guide (je veux dire, un ouvrage) pour cette région ?
Est-ce un pays "facile" à faire en routard solitaire ? (transports ? hébergements ?)
Quel budget prévoir pour des hébergements basiques mais avec douche privée ?
Qu' est-ce qui est "incontournable" ?
Bref, tous tuyaux sont bienvenus.
Merci d' avance.
Cordialement
Thierry, dans le 82
Est-ce un pays "facile" à faire en routard solitaire ? (transports ? hébergements ?)
Quel budget prévoir pour des hébergements basiques mais avec douche privée ?
Qu' est-ce qui est "incontournable" ?
Bref, tous tuyaux sont bienvenus.
Merci d' avance.
Cordialement
Thierry, dans le 82
Avis sur itinéraire de quinze jours au Québec English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord tous mes meilleurs voeux 2009.
Nous partons 15 jours mi mai prochain pour le Quebec.
Nous arrivons le 16-05 à Montréal et y restons 4 jours chez des amis.
Nous profitons ensuite pour faire une visite de cette région. Voici notre itinéraire :
Du 16 au 20/05 Montréal
20 au 22 /05 Québec : hôtel château laurier Visite de la ville
22 au 24/05 Baie saint paul : Gîte / Visite l’île aux coudres //Parc des grands jardins Randonnées
24 au 26 Sainte Rose du nord : auberge du cap au leste
26 au 28 : Saint Félicien Gîte ( Zoo saint félicien )
28 au 30 : Mauricie : aux berges Saint maurice
30 Montréal au soir retour pour la France.
Voilà notre itinéraire, si vous avez des remarques n’hésitez pas, et vos avis nous interesse pour l’hébergement surtout pour la mauricie et l’auberge « aux berges Saint maurice »
Merci beaucoup pour vos retours,
Flyman
Tout d'abord tous mes meilleurs voeux 2009.
Nous partons 15 jours mi mai prochain pour le Quebec.
Nous arrivons le 16-05 à Montréal et y restons 4 jours chez des amis.
Nous profitons ensuite pour faire une visite de cette région. Voici notre itinéraire :
Du 16 au 20/05 Montréal
20 au 22 /05 Québec : hôtel château laurier Visite de la ville
22 au 24/05 Baie saint paul : Gîte / Visite l’île aux coudres //Parc des grands jardins Randonnées
24 au 26 Sainte Rose du nord : auberge du cap au leste
26 au 28 : Saint Félicien Gîte ( Zoo saint félicien )
28 au 30 : Mauricie : aux berges Saint maurice
30 Montréal au soir retour pour la France.
Voilà notre itinéraire, si vous avez des remarques n’hésitez pas, et vos avis nous interesse pour l’hébergement surtout pour la mauricie et l’auberge « aux berges Saint maurice »
Merci beaucoup pour vos retours,
Flyman
Itinéraire de dix huit jours aux Philippines: Busuanga, Coron ou El Nido? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Philippines dans 2 semaines, on sera 2, et on reste 18 jours exactement. J'aimerais vos avis sur ce qu'on a prévu : Banaue 3 ou 4 jours ? Que faire en 3 ou 4 jours comme circuit ? Dois-je réserver le bus Manille-Banaue-Manille, ou je peux prendre les billets sur place ? Dans la région de Manille, nous intéressent le lac Taal et la rivière Pagsanjan (ça a l'air sympa au vu de quelques vidéos sur youtube, et joli) ; est-ce que ça vaut le coup ? Ca prendrait donc 2 jours. En ce moment Seair ne vole pas entre Coron et El Nido, il faut donc choisir entre ces deux destinations. Laquelle est la plus intéressante ? 4 jours c'est suffisant ? Un programme à conseiller ? Toujours sur Palawan, est-ce que la rivière souterraine vaut vraiment le coup du déplacement (2 jours de plus à prévoir en comptant les déplacements !) ? Si oui, on y va plutôt en bus ? En Bateau ? Ou bien on quitte El Nido directement pour Cebu ? De Cebu je vais directement à Bohol, 2 ou 3 jours ? Pareil, une idée de programme ? On aimerait y louer un scooter pour se ballader seuls, c'est possible ? Enfin, on aimerait terminer par une île mais là on hésite vraiment ! Siquijor ? Malapscua ? Boracay ? ... On cherche un bel endroit évidemment ! Malapscua ça a l'air sympa, et il y a de jolies excursions ; Siquijor je n'ai vu de superbes photos... mais semble très reconnu, en tout cas c'est grand et on peut s'y ballader. 3 ou 4 jours.
Merci pour vos conseils, car j'ai beau lire plusieurs forums, blogs, lonely planet etc. on n'arrive pas se décider, et le départ est le 23 novembre :-) Si vous avez des adresses où loger à ces différents endroits, bungalow, chez l'habitant... ce serait volontiers.
Olivier
ps : comment poster directement dans "Philippines" ???
Je vais au Philippines dans 2 semaines, on sera 2, et on reste 18 jours exactement. J'aimerais vos avis sur ce qu'on a prévu : Banaue 3 ou 4 jours ? Que faire en 3 ou 4 jours comme circuit ? Dois-je réserver le bus Manille-Banaue-Manille, ou je peux prendre les billets sur place ? Dans la région de Manille, nous intéressent le lac Taal et la rivière Pagsanjan (ça a l'air sympa au vu de quelques vidéos sur youtube, et joli) ; est-ce que ça vaut le coup ? Ca prendrait donc 2 jours. En ce moment Seair ne vole pas entre Coron et El Nido, il faut donc choisir entre ces deux destinations. Laquelle est la plus intéressante ? 4 jours c'est suffisant ? Un programme à conseiller ? Toujours sur Palawan, est-ce que la rivière souterraine vaut vraiment le coup du déplacement (2 jours de plus à prévoir en comptant les déplacements !) ? Si oui, on y va plutôt en bus ? En Bateau ? Ou bien on quitte El Nido directement pour Cebu ? De Cebu je vais directement à Bohol, 2 ou 3 jours ? Pareil, une idée de programme ? On aimerait y louer un scooter pour se ballader seuls, c'est possible ? Enfin, on aimerait terminer par une île mais là on hésite vraiment ! Siquijor ? Malapscua ? Boracay ? ... On cherche un bel endroit évidemment ! Malapscua ça a l'air sympa, et il y a de jolies excursions ; Siquijor je n'ai vu de superbes photos... mais semble très reconnu, en tout cas c'est grand et on peut s'y ballader. 3 ou 4 jours.
Merci pour vos conseils, car j'ai beau lire plusieurs forums, blogs, lonely planet etc. on n'arrive pas se décider, et le départ est le 23 novembre :-) Si vous avez des adresses où loger à ces différents endroits, bungalow, chez l'habitant... ce serait volontiers.
Olivier
ps : comment poster directement dans "Philippines" ???
Voyage au Québec: vos suggestions English translation pending
Bonjour à tous,
je pars le 11 août pour le Canada et j'ai lu tellement de belles choses que je suis toute perdue et je n'arrive pas à faire de choix sur les endroits que je veux découvrir, j'aimerais tout voir bien sûr!! Alors voilà, je n'ai que deux impératifs, j'arrive à Montréal le 11 et je dois être le 24 à rivière du loup pour retrouver des amis qui habitent le Nouveau Brunswick.
13 jours donc pour découvrir un petit bout du Québec. Je prends ma tente de toute manière et je pense que je louerai une voiture au départ de Montréal.
Quelqu'un aurait il des suggestions pour m'aider à profiter de mon séjour sans me fier aveuglément aux guides touristiques?...
Franchement ce serait vraiment gentil!!!
Merci d'avance, Coraline
Merci d'avance, Coraline
Court séjour au Cambodge en mars English translation pending
je projette de partir du 12 au 23 mars au Cambodge, j'aimerai avoir quels infos sur :
l'obtention du visa est il possible à l'arrivée à l'aéroport, si oui sous quelles conditions?
je pense rayonner autour de Phnom Penh à 4à5 h de transports locaux vers le temple D'Angkor et???? en fait je recherche parmis votre experience des lieux unpeu en dehors de circuits touristiques, plus typique ou authentique, pour ce poser, s'imprégner ou vivre des échanges simplement.
merci pour votre attention
à très bientôt
Infos sur le Sungai Kinabatangan en Malaisie English translation pending
Avez vous des infos sur ce park ?
Vois t'on vraiment une des plus belles faunes et flores de l'asie du Sud Est ?
Merci à tous pour vos infos.
Vois t'on vraiment une des plus belles faunes et flores de l'asie du Sud Est ?
Merci à tous pour vos infos.
Séjour de 2 semaines au Québec en hiver English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un séjour de 2 semaines du 7 au 23 février prochain au Québec afin de rendre visite à notre fille partie étudier un an au CEGEP de Rivière du Loup. J'ai vu que le carnaval de Québec tombait exactement à cette période, nous y resterons donc obligatoirement quelques jours, certainement le 1er week-end. Le reste du séjour reste flou. Comme beaucoup nous envisageons de faire de la motoneige, de voir un match de hockey, de faire du chien de traineaux ou des raquettes mais tout cela reste flou sur les lieux où pratiquer. Nous aimerions bien sûr voir l'endroit où vit notre fille (d'autant qu'elle n'aura pas de vacances pour visiter avec nous hormis les week-end et que la rejoindre sera le seul moyen de passer du temps avec elle ce qui est le but de départ). Nous imaginions prendre un vol France-Québec et Montréal-France mais cela risque d'être plus cher. Quels sont les conseils que vous pourriez nous donner ? Les routes de Québec à RDL sont elles praticables (nous souhaiterions louer une voiture) ? La Gaspésie en hiver est ce sympa ou vaut il mieux rester aux alentours de Québec ou de RDL et rayonner à partir de ces villes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Sandrine
Nous envisageons un séjour de 2 semaines du 7 au 23 février prochain au Québec afin de rendre visite à notre fille partie étudier un an au CEGEP de Rivière du Loup. J'ai vu que le carnaval de Québec tombait exactement à cette période, nous y resterons donc obligatoirement quelques jours, certainement le 1er week-end. Le reste du séjour reste flou. Comme beaucoup nous envisageons de faire de la motoneige, de voir un match de hockey, de faire du chien de traineaux ou des raquettes mais tout cela reste flou sur les lieux où pratiquer. Nous aimerions bien sûr voir l'endroit où vit notre fille (d'autant qu'elle n'aura pas de vacances pour visiter avec nous hormis les week-end et que la rejoindre sera le seul moyen de passer du temps avec elle ce qui est le but de départ). Nous imaginions prendre un vol France-Québec et Montréal-France mais cela risque d'être plus cher. Quels sont les conseils que vous pourriez nous donner ? Les routes de Québec à RDL sont elles praticables (nous souhaiterions louer une voiture) ? La Gaspésie en hiver est ce sympa ou vaut il mieux rester aux alentours de Québec ou de RDL et rayonner à partir de ces villes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Sandrine
Circuit au Saguenay English translation pending
Bonjour à tous
je coince au niveau de la préparation de mon circuit Nous serons aux Escoumins pour 2 nuits et apres nous voulons aller vers Sainte Rose par la route du nord ou Anse saint jean par la route du sud ma question est une nuit dans ce secteur est ce suffisant ? ou aller directement apres Sainte rose ou Anse saint jean vers le parc J cartier où nous serons pour 2 nuits dans ce parc ou autre option aller jusqu au lac saint jean et y passer une nuit je vous remercie pour vos réponses et je vous adresse tous mes meilleurs vœux pour cette fin d année
je coince au niveau de la préparation de mon circuit Nous serons aux Escoumins pour 2 nuits et apres nous voulons aller vers Sainte Rose par la route du nord ou Anse saint jean par la route du sud ma question est une nuit dans ce secteur est ce suffisant ? ou aller directement apres Sainte rose ou Anse saint jean vers le parc J cartier où nous serons pour 2 nuits dans ce parc ou autre option aller jusqu au lac saint jean et y passer une nuit je vous remercie pour vos réponses et je vous adresse tous mes meilleurs vœux pour cette fin d année
Voyage seule: excursions au Bénin ou ailleurs en Afrique English translation pending
Salut !
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
Informations pratiques sur la Nouvelle-Calédonie (mars 2017) English translation pending
Je rentre de Nouvelle Calédonie et n’ayant pas vu grand chose sur le Forum en préparant mon voyage, je me suis dit que quelques info pourraient vous être utiles.
Voyage en mars 2017 : Nous avons eu un ciel souvent couvert mais très peu de pluie. Par contre, ce n’est probablement pas la meilleure saison pour les fruits. Il y en avait peu et ils étaient très chers, la plupart provenant de Nouvelle Zélande.
Tout d’abord, il est vrai que le coût de la vie y est très élevé.
Ceci dit, il y a peu de touristes, donc vous avez des sites justes pour vous et à part les week-ends, pas la peine de réserver logements et transports.
Les logements : On n’y trouve pas de guest houses. C’est hôtels chers ou campings. Alors j’ai acheté une tente. Et des campings, il y en a plein et pas chers. Perso, je suis allée dans ces campings:
l’Ile des pins : Camping Atchu, chez Didas, où on a loué un petit chalet sans électricité, juste un matelas mais surtout un toit sur la tête. 4000f pour le chalet (loge 2 personnes) et 1500f pour une tente. Equipement : farés et espaces barbecue, mais aussi une vieille bouilloire électrique sous un faré, bien pratique pour le café et les nouilles instantanées. Cadre magnifique et petit resto pas trop cher pour le pays, et pas trop mal, sans plus. Accueil tout à fait correct. Wifi à la réception Sinon, vous avez des petits supermarchés à 20mn de marche. Pas de bus sur l’ile, donc tout se fait à pied ou en stop, qui marche super bien… quand les voitures passent, mais on n’a jamais attendu longtemps. Pour se rendre au camping Atchu, en descendant du ferry, vous longez la plage puis vous traversez une rue pour aller sur l’autre plage et marcher sur la plage côté gauche jusqu’à l’hôtel Ouré Terra. Là, ce sera indiqué. Il suffit de monter une petite côte. Environ 20mn de marche, du ferry.
Farino : Camping Le Refuge de Farino : Pas loin du Parc des grandes fougères Camping avec cuisine équipée, ce qui est très appréciable. Mais vous devez apporter votre nourriture car pas de supermarché aux environs. 800f pour l’emplacement de la tente. S’y rendre en stop de l’arrêt de bus qui vous laissera à l’embranchement Farino. Par contre, attention ! il y fait froid la nuit. La température peut descendre à 10 degrés ! N’oubliez pas de louer une couverture si vous n’avez rien prévu. (200f je crois) Partout ailleurs, il faisait plutôt chaud la nuit, mais pas trop. Accueil assez antipathique de la part des gérants mais largement compensé par la gentillesse d’une dame Kanak y travaillant. Alors, pas de soucis. Wifi gratuite mais mauvaise connexion.
Hienghène : Camping Babou Océan : Situé dans un village, juste face à la mer. De l’autre côté de la rue, allez commander à Arlette un bougna de poisson. Le petit bougna pour une personne n’existe pas. Pour un bougna pour 2, avec une assiette de fruits, on a payé 4000f mais ça les valait bien. Camping : 700f la nuit pour l’emplacement de la tente. Equipé d’un congélateur (pas de frigo !?!) et d’une bouilloire électrique. L’électricité se coupe à 19h et avant ça, les lampes à basse consommation sont trop faibles pour lire. N’oubliez pas votre frontale, des piles et le mieux, une liseuse avec des bouquins téléchargés. Donc, c’est rustique mais pas cher.
Il y a aussi 2 Auberges de Jeunesse en Nouvelle Calédonie : l’une à Nouméa, l’autre à Poé. Vous les trouverez sur le site des auberges. Auberge de Nouméa : 1800f la nuit, plus 200f pour les non adhérents. Auberge de Poé : 2600f, plus 200f pour les non adhérents Les 2 sont assez chères s mais super bien équipées pour faire la cuisine, ce qui n’est souvent pas le cas dans les campings. Les deux sont calmes. Celui de Nouméa est surtout très bien situé et celui de Poé, c’est du super luxe, mieux qu’à l’hôtel ! Attention, à Poé, vous êtes un peu loin du centre, alors il vaut mieux arriver avec un peu de nourriture, quitte à aller plus tard au village (en stop) en cas de besoin.
Les transports : Après le coup de la vie, le deuxième problème pour ceux qui ne conduisent pas, comme moi, et qui ne peuvent donc louer une voiture se posait quand aux déplacements. Pour les grands axes, il y a les bus Rai. Pas chers et assez nombreux. Vous trouverez les horaires à la gare des bus de Nouméa ou en téléphonant une fois sur place. Exemple de tarifs : Nouméa – La Foa : 760f / Nouméa – Koumac : 1570f A part le ferri Betico pour l'Ile des Pins, on n’a jamais réservé. En ville, à Nouméa, vous pouvez aller partout en bus et, si vous en avez le courage, marchez en longeant la côte pour aller à la baie des citrons.
BILAN : Alors pourquoi choisir la Nouvelle Calédonie, si c’est pour faire du camping et manger des boîtes de conserve ? Bon, moi, j’ai perdu 2kg, ça pourrait en faire un but de voyage pour certain, mais c’est quand-même bien dommage de ne pas découvrir plein de bons petits plats dans le pays que l’on traverse. Alors, les bons petits plats, à part le bougna et le saucisson de cerf, je ne sais pas, je n’ai pas eu l’occasion. Et partout en ville et dans les petits resto de campings, c’est de la cuisine française chère (mais bonne). Et aussi pourquoi le camping quand on pourrait dormir dans un lit sans craindre un orage ? Côté camping, on a fait notre voyage entre 2 grands cyclones… Ouf ! Du coup, la tente, c’était sympa. Les paysages ? Perso, je n’ai pas été époustouflée, trouvant l’Asie du Sud Est plus belle. (Ça reste subjectif) Mais c’est beau quand-même. La mer ? OUIIIIII ! La mer, les coraux, le snorkling, des poissons partout. Apportez votre masque et votre tuba partout où vous allez.
COUPS DE CŒUR : A l’ile des Pins : la sortie pirogue vers la piscine naturelle Si vous campez à Atchu, c’est beaucoup moins cher que sur le site Mananautique. 3700f (sans repas) et pas besoin de réserver avant votre arrivée. A Nouméa : l’ile aux canards à 5mn de la baie des citrons – 1000f A/R en bateau et vous partez et revenez quand vous voulez. Dernier retour vers 17h. Le circuit de snorkling est super. Allez-y dans l’après-midi pour profiter du calme en fin de journée : il fait moins chaud et il y aura moins de monde. A Nouméa aussi : Le Centre culturel Tjibaou Architecture de maître et documentaires vidéo passionnants A Poé : la sortie snorkling en bateau à fond de verre Des fonds marins superbes – tortues géantes, raies, etc
Et puis aussi, la spontanéité des gens qui vous prennent en stop, certains vous amenant à votre destination juste pour le plaisir d’aller faire un tour et de vous faire visiter un de leurs spots favoris.
Et ce qui m’a intéressé, plus que plu, c’est d’avoir une approche des conditions de vie dans ce territoire encore très étroitement lié à la France, connaître son histoire, ses revendications.
DECEPTION : Faute de voiture, nous n’avons pu aller à la Rivière Bleue, un de mes premiers objectifs de visites en Nouvelle Calédonie. Dans la région au sud de Nouméa, il est fortement déconseillé de faire du stop. Même le bus de l’aéroport a des vigiles, à la suite de nombreuses agressions dans le bus, surtout dans le dernier bus et le week-end. La Nouvelle Calédonie est pas aussi paradisiaque que les photos de rêve projetées à travers le monde… Bref, nous avons décider de payer le prix : 12000f par personne pour le service d’un taxi A/R, (déjeuner compris dans le forfait). RV devant notre Auberge à Nouméa à 8h. Le taxi n’est jamais venu… Heureusement, nous n’avions pas payé à l’avance.
Ceci pour dire que réserver un taxi ne veut pas toujours dire qu’il viendra vous chercher. Nous en avions besoin à notre arrivée tardive à Nouméa. J’ai réservé à l’avance en choisissant celui qui était le moins cher… ne sachant que je prenais des risques. Et bien, il est venu, alors je vous le recommande : Allo Transports : http://allotransports.com/tarifs/ 1 personnes : 2500f (« Arc en ciel » est plus cher)
Tout d’abord, il est vrai que le coût de la vie y est très élevé.
Ceci dit, il y a peu de touristes, donc vous avez des sites justes pour vous et à part les week-ends, pas la peine de réserver logements et transports.
Les logements : On n’y trouve pas de guest houses. C’est hôtels chers ou campings. Alors j’ai acheté une tente. Et des campings, il y en a plein et pas chers. Perso, je suis allée dans ces campings:
l’Ile des pins : Camping Atchu, chez Didas, où on a loué un petit chalet sans électricité, juste un matelas mais surtout un toit sur la tête. 4000f pour le chalet (loge 2 personnes) et 1500f pour une tente. Equipement : farés et espaces barbecue, mais aussi une vieille bouilloire électrique sous un faré, bien pratique pour le café et les nouilles instantanées. Cadre magnifique et petit resto pas trop cher pour le pays, et pas trop mal, sans plus. Accueil tout à fait correct. Wifi à la réception Sinon, vous avez des petits supermarchés à 20mn de marche. Pas de bus sur l’ile, donc tout se fait à pied ou en stop, qui marche super bien… quand les voitures passent, mais on n’a jamais attendu longtemps. Pour se rendre au camping Atchu, en descendant du ferry, vous longez la plage puis vous traversez une rue pour aller sur l’autre plage et marcher sur la plage côté gauche jusqu’à l’hôtel Ouré Terra. Là, ce sera indiqué. Il suffit de monter une petite côte. Environ 20mn de marche, du ferry.
Farino : Camping Le Refuge de Farino : Pas loin du Parc des grandes fougères Camping avec cuisine équipée, ce qui est très appréciable. Mais vous devez apporter votre nourriture car pas de supermarché aux environs. 800f pour l’emplacement de la tente. S’y rendre en stop de l’arrêt de bus qui vous laissera à l’embranchement Farino. Par contre, attention ! il y fait froid la nuit. La température peut descendre à 10 degrés ! N’oubliez pas de louer une couverture si vous n’avez rien prévu. (200f je crois) Partout ailleurs, il faisait plutôt chaud la nuit, mais pas trop. Accueil assez antipathique de la part des gérants mais largement compensé par la gentillesse d’une dame Kanak y travaillant. Alors, pas de soucis. Wifi gratuite mais mauvaise connexion.
Hienghène : Camping Babou Océan : Situé dans un village, juste face à la mer. De l’autre côté de la rue, allez commander à Arlette un bougna de poisson. Le petit bougna pour une personne n’existe pas. Pour un bougna pour 2, avec une assiette de fruits, on a payé 4000f mais ça les valait bien. Camping : 700f la nuit pour l’emplacement de la tente. Equipé d’un congélateur (pas de frigo !?!) et d’une bouilloire électrique. L’électricité se coupe à 19h et avant ça, les lampes à basse consommation sont trop faibles pour lire. N’oubliez pas votre frontale, des piles et le mieux, une liseuse avec des bouquins téléchargés. Donc, c’est rustique mais pas cher.
Il y a aussi 2 Auberges de Jeunesse en Nouvelle Calédonie : l’une à Nouméa, l’autre à Poé. Vous les trouverez sur le site des auberges. Auberge de Nouméa : 1800f la nuit, plus 200f pour les non adhérents. Auberge de Poé : 2600f, plus 200f pour les non adhérents Les 2 sont assez chères s mais super bien équipées pour faire la cuisine, ce qui n’est souvent pas le cas dans les campings. Les deux sont calmes. Celui de Nouméa est surtout très bien situé et celui de Poé, c’est du super luxe, mieux qu’à l’hôtel ! Attention, à Poé, vous êtes un peu loin du centre, alors il vaut mieux arriver avec un peu de nourriture, quitte à aller plus tard au village (en stop) en cas de besoin.
Les transports : Après le coup de la vie, le deuxième problème pour ceux qui ne conduisent pas, comme moi, et qui ne peuvent donc louer une voiture se posait quand aux déplacements. Pour les grands axes, il y a les bus Rai. Pas chers et assez nombreux. Vous trouverez les horaires à la gare des bus de Nouméa ou en téléphonant une fois sur place. Exemple de tarifs : Nouméa – La Foa : 760f / Nouméa – Koumac : 1570f A part le ferri Betico pour l'Ile des Pins, on n’a jamais réservé. En ville, à Nouméa, vous pouvez aller partout en bus et, si vous en avez le courage, marchez en longeant la côte pour aller à la baie des citrons.
BILAN : Alors pourquoi choisir la Nouvelle Calédonie, si c’est pour faire du camping et manger des boîtes de conserve ? Bon, moi, j’ai perdu 2kg, ça pourrait en faire un but de voyage pour certain, mais c’est quand-même bien dommage de ne pas découvrir plein de bons petits plats dans le pays que l’on traverse. Alors, les bons petits plats, à part le bougna et le saucisson de cerf, je ne sais pas, je n’ai pas eu l’occasion. Et partout en ville et dans les petits resto de campings, c’est de la cuisine française chère (mais bonne). Et aussi pourquoi le camping quand on pourrait dormir dans un lit sans craindre un orage ? Côté camping, on a fait notre voyage entre 2 grands cyclones… Ouf ! Du coup, la tente, c’était sympa. Les paysages ? Perso, je n’ai pas été époustouflée, trouvant l’Asie du Sud Est plus belle. (Ça reste subjectif) Mais c’est beau quand-même. La mer ? OUIIIIII ! La mer, les coraux, le snorkling, des poissons partout. Apportez votre masque et votre tuba partout où vous allez.
COUPS DE CŒUR : A l’ile des Pins : la sortie pirogue vers la piscine naturelle Si vous campez à Atchu, c’est beaucoup moins cher que sur le site Mananautique. 3700f (sans repas) et pas besoin de réserver avant votre arrivée. A Nouméa : l’ile aux canards à 5mn de la baie des citrons – 1000f A/R en bateau et vous partez et revenez quand vous voulez. Dernier retour vers 17h. Le circuit de snorkling est super. Allez-y dans l’après-midi pour profiter du calme en fin de journée : il fait moins chaud et il y aura moins de monde. A Nouméa aussi : Le Centre culturel Tjibaou Architecture de maître et documentaires vidéo passionnants A Poé : la sortie snorkling en bateau à fond de verre Des fonds marins superbes – tortues géantes, raies, etc
Et puis aussi, la spontanéité des gens qui vous prennent en stop, certains vous amenant à votre destination juste pour le plaisir d’aller faire un tour et de vous faire visiter un de leurs spots favoris.
Et ce qui m’a intéressé, plus que plu, c’est d’avoir une approche des conditions de vie dans ce territoire encore très étroitement lié à la France, connaître son histoire, ses revendications.
DECEPTION : Faute de voiture, nous n’avons pu aller à la Rivière Bleue, un de mes premiers objectifs de visites en Nouvelle Calédonie. Dans la région au sud de Nouméa, il est fortement déconseillé de faire du stop. Même le bus de l’aéroport a des vigiles, à la suite de nombreuses agressions dans le bus, surtout dans le dernier bus et le week-end. La Nouvelle Calédonie est pas aussi paradisiaque que les photos de rêve projetées à travers le monde… Bref, nous avons décider de payer le prix : 12000f par personne pour le service d’un taxi A/R, (déjeuner compris dans le forfait). RV devant notre Auberge à Nouméa à 8h. Le taxi n’est jamais venu… Heureusement, nous n’avions pas payé à l’avance.
Ceci pour dire que réserver un taxi ne veut pas toujours dire qu’il viendra vous chercher. Nous en avions besoin à notre arrivée tardive à Nouméa. J’ai réservé à l’avance en choisissant celui qui était le moins cher… ne sachant que je prenais des risques. Et bien, il est venu, alors je vous le recommande : Allo Transports : http://allotransports.com/tarifs/ 1 personnes : 2500f (« Arc en ciel » est plus cher)
Sur les routes du sud du Maroc English translation pending
Du 21 mars au 3 avril 2016, j'ai eu la chance de découvrir (avec un pote) le sud Maroc pendant 13 jours, et profiter des paysages absolument fabuleux que nous offre l'Atlas, le Sahara, les différentes gorges, les grands espaces... Je vous propose donc un petit carnet de voyage (mon premier!) de ce road-trip, avec quelques adresses, impressions et photos.
21/3: Décollage de Paris Beauvais en soirée avec Ryanair. 2h de retard en raison d'une grève des aiguilleurs qui n'entameront pas notre bonne humeur... contrairement à cet "absence" de quelques secondes au cours desquelles mon pote à la bonne idée de vouloir retirer pour que l'on arrive avec du cash sur place et se trompe 3 fois de code. Carte avalée, game over pour lui, je vais devoir assurer le financement du voyage. Du coup, envoi d'un mail à la banque pour demander l'augmentation du plafond de retrait en catastrophe, retrait au maximum pour arriver avec le maximum possible sur place etc... Bref on décolle quand même, arrivée vers minuit à Marrakech, et à 1h du matin à l'auberge de jeunesse Waka Waka, 17€ pour deux dans un dortoir de 6, petit dej' inclus. Petite nuit entre ronflements et grosses averses et réveil autour de 7h.
22/3: Une fois le petit dej' avalé, et la découverte des msemen (un délice, c'est devenu un argument dans le choix des hébergements que nous avons trouvé par la suite :D ), retour vers l'aéroport en taxi pour récupérer la voiture de location. Nous avons pris une Punto avec Europcar et une fois au comptoir pour la récupérer, il fallait la CB de mon pote qui l'avait réserver... Evidemment il n'en avait plus donc nous voilà à ajouter un conducteur en plus, soit 80€. Une fois tout ça réglé, nous avions hâte de partir de l'aéroport et de se diriger vers le sud, direction le Tizi N'Tichka! Après quelques difficultés de trouver la route de Ouarzazate (pas de GPS ni de carte routière, juste 2 guides, easy life 😎😎 ), nous avons commencé à grimper ce col. Et là, plus on monte, plus on s'aperçoit qu'il caille, quand arrive la neige.... moment de flottement. même si je savais qu'il pouvait neiger, je m'y attendais pas trop à en avoir fin mars et nous n'avions pas regardé la météo. Au final c'est passé sans trop d'encombres et moi qui n'avait pas vu la neige de l'année, j'ai pu en profiter et commencer avec les photos!

Après un arrêt au sommet pour profiter du vent glacial et discuter avec les commerçants installés là, nous avons pris la route de Telouet et nous nous sommes arrêtés à Telouet pour déguster notre première tajine "chez Ahmed". 190 dirhams à deux, avec salade marocaine, tajine de boeuf et orange en dessert, accompagné du whisky berbère 😉. Vu le temps (pluie, vent et froid), nous ne nous sommes pas promené dans la ville, pensant y passer au retour (au final nous sommes passé par le Tizi N'Test...). La route a commencé à se dégradé pour devenir rapidement un chemin boueux... J'étais pas forcément très fier au volant de ma punto qui chassait à l'arrière mais ce passage difficile n'a duré qu'un ou deux kilomètres.

Quelques kilomètres plus loin, nous avons découvert des premiers paysages de folie dont voici quelques photos... Je m'attendais à voir des choses superbes mais pas à me prendre une telle claque.

Les différentes couleurs, de l'orangé de la roche et des maisons en pisé, au vert des oasis et le bleu (qui a prit le pas sur le gris) du ciel nous impressionnent et nous font faire des stops pour profiter et prendre des photos très souvent. Nous avons aussi pu profiter au cours de cette première journée de pouvoir s'apercevoir de la sympathie des marocains qui nous saluent quand nous passons dans les villages. Après cette première journée, nous arrivons sur Aït Ben Haddou. l'idée était de dormir à Ouarzazate mais la nuit tombera bientôt donc nous décidons de visiter la Kasbah et trouver un hôtel pour la nuit.
21/3: Décollage de Paris Beauvais en soirée avec Ryanair. 2h de retard en raison d'une grève des aiguilleurs qui n'entameront pas notre bonne humeur... contrairement à cet "absence" de quelques secondes au cours desquelles mon pote à la bonne idée de vouloir retirer pour que l'on arrive avec du cash sur place et se trompe 3 fois de code. Carte avalée, game over pour lui, je vais devoir assurer le financement du voyage. Du coup, envoi d'un mail à la banque pour demander l'augmentation du plafond de retrait en catastrophe, retrait au maximum pour arriver avec le maximum possible sur place etc... Bref on décolle quand même, arrivée vers minuit à Marrakech, et à 1h du matin à l'auberge de jeunesse Waka Waka, 17€ pour deux dans un dortoir de 6, petit dej' inclus. Petite nuit entre ronflements et grosses averses et réveil autour de 7h.
22/3: Une fois le petit dej' avalé, et la découverte des msemen (un délice, c'est devenu un argument dans le choix des hébergements que nous avons trouvé par la suite :D ), retour vers l'aéroport en taxi pour récupérer la voiture de location. Nous avons pris une Punto avec Europcar et une fois au comptoir pour la récupérer, il fallait la CB de mon pote qui l'avait réserver... Evidemment il n'en avait plus donc nous voilà à ajouter un conducteur en plus, soit 80€. Une fois tout ça réglé, nous avions hâte de partir de l'aéroport et de se diriger vers le sud, direction le Tizi N'Tichka! Après quelques difficultés de trouver la route de Ouarzazate (pas de GPS ni de carte routière, juste 2 guides, easy life 😎😎 ), nous avons commencé à grimper ce col. Et là, plus on monte, plus on s'aperçoit qu'il caille, quand arrive la neige.... moment de flottement. même si je savais qu'il pouvait neiger, je m'y attendais pas trop à en avoir fin mars et nous n'avions pas regardé la météo. Au final c'est passé sans trop d'encombres et moi qui n'avait pas vu la neige de l'année, j'ai pu en profiter et commencer avec les photos!

Après un arrêt au sommet pour profiter du vent glacial et discuter avec les commerçants installés là, nous avons pris la route de Telouet et nous nous sommes arrêtés à Telouet pour déguster notre première tajine "chez Ahmed". 190 dirhams à deux, avec salade marocaine, tajine de boeuf et orange en dessert, accompagné du whisky berbère 😉. Vu le temps (pluie, vent et froid), nous ne nous sommes pas promené dans la ville, pensant y passer au retour (au final nous sommes passé par le Tizi N'Test...). La route a commencé à se dégradé pour devenir rapidement un chemin boueux... J'étais pas forcément très fier au volant de ma punto qui chassait à l'arrière mais ce passage difficile n'a duré qu'un ou deux kilomètres.

Quelques kilomètres plus loin, nous avons découvert des premiers paysages de folie dont voici quelques photos... Je m'attendais à voir des choses superbes mais pas à me prendre une telle claque.

Les différentes couleurs, de l'orangé de la roche et des maisons en pisé, au vert des oasis et le bleu (qui a prit le pas sur le gris) du ciel nous impressionnent et nous font faire des stops pour profiter et prendre des photos très souvent. Nous avons aussi pu profiter au cours de cette première journée de pouvoir s'apercevoir de la sympathie des marocains qui nous saluent quand nous passons dans les villages. Après cette première journée, nous arrivons sur Aït Ben Haddou. l'idée était de dormir à Ouarzazate mais la nuit tombera bientôt donc nous décidons de visiter la Kasbah et trouver un hôtel pour la nuit.
Islande: 14 jours en juillet 2015 English translation pending
Tout d’abord merci à tous ceux qui par leur témoignage et leurs conseils (Aginum, Kriki, Hohl, Bersviss) m’ont aidé à préparer ce voyage. A mon tour de donner quelques infos et impressions qui j’espère aideront les futurs voyageurs.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale
J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.
J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.
Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.
Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.
J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur
Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.
J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.
Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale

J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.

Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.

Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur

Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.

Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.Périple aux quatre coins de la Sicile English translation pending
Bonjour !
Voyage Forum est souvent une source d'inspirations lorsque je prépare un voyage, alors cette fois-ci, c'est à mon tour de rendre la pareille en vous proposant ce résumé de notre périple de 15 jours à travers la Sicile, voyage que nous avons effectué en famille (avec notre fille de 19 mois), pour vous donner un aperçu de ce petit joyau de la mer méditerranée !
Nous avons organisé ce voyage par nous-mêmes, en louant une voiture pour avoir un maximum de liberté, d'être autonomes dans nos déplacements et d'adapter le parcours comme on le souhaitait.
Détails pratiques : Période du voyage : fin septembre Vol A/R Lyon-Palerme (via Rome) Location d'une voiture pour 15 jours 4 hébergements réservés aux 4 coins de la Sicile : Cefalu (2 nuits), Taormine (4 nuits), Agrigente (3 nuits), Castellamare del Golfo (4 nuits), Palerme (1 nuit avant le retour).
Tout a commencé sur la côte nord, à Cefalu, une petite ville de pêcheurs au charme pittoresque, construite au pied d’un imposant rocher (la rocca di Cefalu). Le centre historique n’est pas très grand et s’explore très bien à pieds, en se frayant un chemin entre les vieux scooters piaggio et les piétons, à travers les petites ruelles qui mènent jusqu’à la Piazza del Duomo, où se dresse la belle cathédrale (duomo) de Cefalu, un « fleuron de l’architecture arabo-normande » d’après notre guide. Cefalu est une petite ville sicilienne vraiment charmante, où il fait bon flâner !

L’autre curiosité de Cefalu, c’est sa plage : un long croissant de sable fin qui s’étend au pied de la ville, sur plusieurs km de long. Victime de sa réputation, la plage est bondée l’été, mais mi-septembre (période à laquelle nous y étions), il n’y avait pas grand monde, et nous avons passé un bon moment en fin d’après-midi. Puis on en a profité ensuite pour aller voir le coucher du soleil, et les façades des maisons qui se paraient de jolies couleurs dorées, super chouette !

Le lendemain, nous chaussons les baskets pour grimper au sommet de la rocca di Cefalu, le gros rocher qui se dresse en arrière-plan de la ville. De là-haut, on a une vue magnifique sur le bleu profond de la mer Tyrrhénienne, sur les toits de tuiles rouges de Cefalu, sur les collines environnantes… Le rocher abrite également les ruines d’une citadelle, ainsi que les vestiges du tempio di Diana, dont les fondations remonteraient au 9ème siècle avant J.C. D’ailleurs, les murs du temple nous ont rappelé les constructions incas que nous avions vu à Cusco au Pérou, car les gros blocs de pierre sont taillés de manière à ce que les pierres s’emboitent parfaitement les unes dans les autres…

Puis nous avons laissé Cefalu pour nous diriger plein est, jusqu’à Taormine. Le trajet par l’autoroute qui longe le littoral dure environ 2h, ponctué de nombreux tunnels. Lorsque l’on arrive près de Mersine (à la pointe nord-est de la Sicile), on aperçoit les côtes de l’Italie qui paraissent toutes proches. C’est d’ailleurs de là que partent les bateaux qui font la liaison entre la Sicile et l’Italie du sud. Quand à nous, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Taormine, et avons pris nos quartiers au B&B Sole, au cœur d’un grand jardin planté de citronniers et avec une jolie vue sur l’Etna et ses fumerolles.

Nous avons ensuite consacré une bonne journée à la visite de Taormine, que l’on atteint par une route en lacets puisque la ville est construite à flanc de colline, perchée de façon spectaculaire sur une terrasse du mont Tauro. Le cadre est très joli !

La principale curiosité de Taormine, celle que tout le monde vient voir, c’est… son théâtre grec ! Construit au 3ème siècle avant JC, il dessine un arc en fer à cheval, comme suspendu entre ciel et mer. La vue depuis le théâtre est superbe : d’un côté, la silhouette conique de l’Etna qui se dresse à l’horizon, et de l’autre, un beau panorama sur la mer Ionienne. En été, le théâtre accueille de nombreux évènements et d’ailleurs, lorsque nous y étions, la scène était en train d’être installée.

Depuis Taormine, nous sommes allés voir le géant, le monstrueux, celui dont tout le monde parle ici en Sicile et que tout le monde craint (j’exagère ? bon ok !)… attention, roulement de tambours… l’Etna ! Oui le volcan Etna, dont le point culminant se situe à 3329m et qui est en activité quasi-constante ce qui se traduit par de fréquentes éruptions ! Et nous avons passé une superbe journée sur les pentes du volcan, depuis Piano Provenzana situé sur le flanc nord, jusqu’au refugio Sapienza situé sur le flanc sud.


Pour notre dernière journée à l’est de la Sicile, nous sommes allés faire un tour dans les gorges de l’Alcantara. Ces gorges, hautes de 25m, sont constituées d’étranges formations rocheuses symétriques résultant du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, provoquant l’éclatement du basalte. Nous avons sillonné le sommet des gorges sur un sentier, au cœur d’un jardin botanique fait de cactus, de citronniers, d’oliviers et de bambouseraies puis nous sommes descendus au creux des gorges en remontant la rivière à pieds.

Et enfin, notre séjour dans le coin n’aurait pas été complet sans un petit coucher de soleil sur l’Etna, admiré depuis le port de pêche de Giardini Naxos, en compagnie des pêcheurs à la ligne du soir. Un vrai bon moment, qui aurait même pu être parfait si les moustiques n’avaient pas décidé de nous attaquer par dizaines !

Puis cap au sud de la Sicile, en empruntant la route qui traverse la Sicile par le centre, via la petite ville d’Enna perchée sur un promontoire rocheux. Le paysage le long de la route est vallonné et parsemé de champs d’oliviers, de vignes et de champs… de panneaux solaires (drôle de culture ^^) ! Notre prochaine étape se situe dans l’arrière-pays d’Agrigente, dans un petit village du nom de Racamulto, pas touristique du tout (même pas mentionné dans les guides), ce qui nous va très bien (c’est plutôt ce genre d’endroits que l’on recherche en général).

Ce fut notre camp de base pour aller explorer la région d’Agrigente, et notamment la vallée des temples. Là nous avons fait un bond de plusieurs siècles dans le passé, au temps des dieux grecs, pour découvrir les ruines de l’ancienne cité d’Akragas et ses nombreux temples aux colonnades doriques, dont certains sont vraiment bien conservés. Parmi eux, il y a le temple de la Concorde qui a servi de modèle au logo de l’Unesco.


Le sud de la Sicile est également réputé pour son littoral, à commencer par la Scala dei Turchi, une roche blanche en forme d’escaliers géants d’une blancheur aveuglante, qui plongent dans la mer. Le site doit son nom aux pirates turcs qui s’y réfugiaient par mauvais temps. Ces falaises sont vraiment belles.


Dans le secteur, il est également possible d’aller se baigner à Siculiana Marina, et d’explorer la réserve naturelle Torre Salsa, très sauvage et préservée. Mais il y avait beaucoup de vent ce jour-là, donc nous n’en avons pas profité pleinement. On s’est posé un moment sur la plage à Siculiana Marina mais sans pouvoir nous baigner à cause des grosses vagues, ce qui n’a pas empêché notre fille de passer un bon moment à jouer dans le sable et elle s’est vite transformée en bonhomme de sable !
Sur la route entre Agrigente et l’ouest de la Sicile (notre dernière étape), nous avons fait une petite halte au village de Caltabellota, sur les conseils de Giuseppe (chez qui nous logions). Caltabellota est un village quasi méconnu des touristes et pourtant, le cadre est splendide : le village est perché au pied d’un gros rocher à plus de 900m d’altitude, dominant toute la vallée avec la mer que l’on devine au loin. Caltabellota, c’est un enchevêtrement de petites ruelles qui sont presque à la verticale par endroit, car le village est construit tout en hauteur. Bref, on ne regrette vraiment pas d’avoir fait un petit détour pour découvrir cet endroit charmant, la “vraie sicile” pour reprendre les termes de Giuseppe.

Et enfin, dernière étape de notre périple sicilien : l’ouest ! Et là encore, ce fut un florilège de belles découvertes ! A commencer par la belle réserve naturelle du Zingaro, que nous avons parcourue à pieds, le long du sentier du littoral qui sillonne la réserve sur plusieurs km entre Scopello et San Vito lo Capo, menant à des petites criques sauvages et cachées. Bref, une belle journée avec au programme : soleil, randonnée, pic-nic dans la réserve et baignade dans une crique aux eaux bleu turquoise… un vrai petit coin de paradis sauvage comme on aime !

Les deux journées suivantes, le soleil nous a un petit peu fait défaut… les aléas du direct comme on dit, mais ça ne nous a pas empêché d’en profiter pour autant ! On a pris la voiture pour aller faire un tour jusqu’aux salines de trapani, pour découvrir ces marais salants miroitants, émaillés de moulins à vent et de petits tas de sel. Le sel de ces marais, considéré comme le meilleur d’Italie, est destiné à alimenter les meilleures tables d’Italie et d’ailleurs. Par moment, ces salines nous ont un peu rappeler les paysages du salar d’Uyuni, d’autant plus que l’endroit est peuplé de flamants roses.

Autre curiosité de l’ouest sicilien : le petit village de Scopello, constitué d’une enfilage de B&B et de restos, réputé pour son excellente pâtisserie (on a testé, et on a approuve à 200%). A l’heure où nous y étions, de jeunes mariés étaient là pour faire leurs photos de noces à cet endroit. Pas de quoi s’y attarder très longtemps, mais pour une petite halte en fin de journée, c’était très bien, et rien que la pâtisserie vaut le coup de faire le détour.

Et bien sûr, Castellamare del Golfo ! Le genre de petite ville dont on attendait rien de spécial, et qui nous a agréablement surpris. On a commencé par s’y balader un jour en fin de journée (après notre rando au Zingaro) et on s’est dit qu’il fallait y revenir plus longuement. Et on a profité d’une autre journée de météo incertaine pour aller explorer la ville : un joli port de pêche, des petites rues piétonnes sympas, de jolies places, de beaux points de vue sur la ville et un délicieux couscous de poisson, la spécialité de la région !

L’ouest sicilien, c’est aussi beaucoup de petites criques qui font parfois penser à la Corse… une des plus belles est celle de la Tonnara di Scopello, une crique idyllique qui pour la petite histoire, a servi de lieu de tournage pour l’une des scènes de Ocean Twelve ! La crique est encerclé de falaises qui tombent à pic dans la mer, et l’une d’elle est couronnée pour une tour médiévale.
Pour finir, nous sommes allés voir les ruines antiques de Ségeste, perchées sur les hauteurs dans un cadre naturelle splendide. On a grimpé à pieds à travers les gouttes de pluie jusqu’au sommet de la colline pour découvrir les ruines d’un théâtre antique, avant de redescendre jusqu’au temple dorique dont les colonnades sont vraiment bien conservées… On a été charmé par le cadre en pleine nature, et l’avantage du temps maussade c’est qu’il n’y avait quasiment personne !
Après cela, la boucle est bouclée : retour à Palerme pour rendre la voiture de location et passer la dernière nuit dans un B&B proche de l’aéroport pour un retour en France matinal le lendemain matin.
Voyage Forum est souvent une source d'inspirations lorsque je prépare un voyage, alors cette fois-ci, c'est à mon tour de rendre la pareille en vous proposant ce résumé de notre périple de 15 jours à travers la Sicile, voyage que nous avons effectué en famille (avec notre fille de 19 mois), pour vous donner un aperçu de ce petit joyau de la mer méditerranée !
Nous avons organisé ce voyage par nous-mêmes, en louant une voiture pour avoir un maximum de liberté, d'être autonomes dans nos déplacements et d'adapter le parcours comme on le souhaitait.
Détails pratiques : Période du voyage : fin septembre Vol A/R Lyon-Palerme (via Rome) Location d'une voiture pour 15 jours 4 hébergements réservés aux 4 coins de la Sicile : Cefalu (2 nuits), Taormine (4 nuits), Agrigente (3 nuits), Castellamare del Golfo (4 nuits), Palerme (1 nuit avant le retour).
Tout a commencé sur la côte nord, à Cefalu, une petite ville de pêcheurs au charme pittoresque, construite au pied d’un imposant rocher (la rocca di Cefalu). Le centre historique n’est pas très grand et s’explore très bien à pieds, en se frayant un chemin entre les vieux scooters piaggio et les piétons, à travers les petites ruelles qui mènent jusqu’à la Piazza del Duomo, où se dresse la belle cathédrale (duomo) de Cefalu, un « fleuron de l’architecture arabo-normande » d’après notre guide. Cefalu est une petite ville sicilienne vraiment charmante, où il fait bon flâner !

L’autre curiosité de Cefalu, c’est sa plage : un long croissant de sable fin qui s’étend au pied de la ville, sur plusieurs km de long. Victime de sa réputation, la plage est bondée l’été, mais mi-septembre (période à laquelle nous y étions), il n’y avait pas grand monde, et nous avons passé un bon moment en fin d’après-midi. Puis on en a profité ensuite pour aller voir le coucher du soleil, et les façades des maisons qui se paraient de jolies couleurs dorées, super chouette !

Le lendemain, nous chaussons les baskets pour grimper au sommet de la rocca di Cefalu, le gros rocher qui se dresse en arrière-plan de la ville. De là-haut, on a une vue magnifique sur le bleu profond de la mer Tyrrhénienne, sur les toits de tuiles rouges de Cefalu, sur les collines environnantes… Le rocher abrite également les ruines d’une citadelle, ainsi que les vestiges du tempio di Diana, dont les fondations remonteraient au 9ème siècle avant J.C. D’ailleurs, les murs du temple nous ont rappelé les constructions incas que nous avions vu à Cusco au Pérou, car les gros blocs de pierre sont taillés de manière à ce que les pierres s’emboitent parfaitement les unes dans les autres…

Puis nous avons laissé Cefalu pour nous diriger plein est, jusqu’à Taormine. Le trajet par l’autoroute qui longe le littoral dure environ 2h, ponctué de nombreux tunnels. Lorsque l’on arrive près de Mersine (à la pointe nord-est de la Sicile), on aperçoit les côtes de l’Italie qui paraissent toutes proches. C’est d’ailleurs de là que partent les bateaux qui font la liaison entre la Sicile et l’Italie du sud. Quand à nous, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Taormine, et avons pris nos quartiers au B&B Sole, au cœur d’un grand jardin planté de citronniers et avec une jolie vue sur l’Etna et ses fumerolles.

Nous avons ensuite consacré une bonne journée à la visite de Taormine, que l’on atteint par une route en lacets puisque la ville est construite à flanc de colline, perchée de façon spectaculaire sur une terrasse du mont Tauro. Le cadre est très joli !

La principale curiosité de Taormine, celle que tout le monde vient voir, c’est… son théâtre grec ! Construit au 3ème siècle avant JC, il dessine un arc en fer à cheval, comme suspendu entre ciel et mer. La vue depuis le théâtre est superbe : d’un côté, la silhouette conique de l’Etna qui se dresse à l’horizon, et de l’autre, un beau panorama sur la mer Ionienne. En été, le théâtre accueille de nombreux évènements et d’ailleurs, lorsque nous y étions, la scène était en train d’être installée.

Depuis Taormine, nous sommes allés voir le géant, le monstrueux, celui dont tout le monde parle ici en Sicile et que tout le monde craint (j’exagère ? bon ok !)… attention, roulement de tambours… l’Etna ! Oui le volcan Etna, dont le point culminant se situe à 3329m et qui est en activité quasi-constante ce qui se traduit par de fréquentes éruptions ! Et nous avons passé une superbe journée sur les pentes du volcan, depuis Piano Provenzana situé sur le flanc nord, jusqu’au refugio Sapienza situé sur le flanc sud.


Pour notre dernière journée à l’est de la Sicile, nous sommes allés faire un tour dans les gorges de l’Alcantara. Ces gorges, hautes de 25m, sont constituées d’étranges formations rocheuses symétriques résultant du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, provoquant l’éclatement du basalte. Nous avons sillonné le sommet des gorges sur un sentier, au cœur d’un jardin botanique fait de cactus, de citronniers, d’oliviers et de bambouseraies puis nous sommes descendus au creux des gorges en remontant la rivière à pieds.

Et enfin, notre séjour dans le coin n’aurait pas été complet sans un petit coucher de soleil sur l’Etna, admiré depuis le port de pêche de Giardini Naxos, en compagnie des pêcheurs à la ligne du soir. Un vrai bon moment, qui aurait même pu être parfait si les moustiques n’avaient pas décidé de nous attaquer par dizaines !

Puis cap au sud de la Sicile, en empruntant la route qui traverse la Sicile par le centre, via la petite ville d’Enna perchée sur un promontoire rocheux. Le paysage le long de la route est vallonné et parsemé de champs d’oliviers, de vignes et de champs… de panneaux solaires (drôle de culture ^^) ! Notre prochaine étape se situe dans l’arrière-pays d’Agrigente, dans un petit village du nom de Racamulto, pas touristique du tout (même pas mentionné dans les guides), ce qui nous va très bien (c’est plutôt ce genre d’endroits que l’on recherche en général).

Ce fut notre camp de base pour aller explorer la région d’Agrigente, et notamment la vallée des temples. Là nous avons fait un bond de plusieurs siècles dans le passé, au temps des dieux grecs, pour découvrir les ruines de l’ancienne cité d’Akragas et ses nombreux temples aux colonnades doriques, dont certains sont vraiment bien conservés. Parmi eux, il y a le temple de la Concorde qui a servi de modèle au logo de l’Unesco.


Le sud de la Sicile est également réputé pour son littoral, à commencer par la Scala dei Turchi, une roche blanche en forme d’escaliers géants d’une blancheur aveuglante, qui plongent dans la mer. Le site doit son nom aux pirates turcs qui s’y réfugiaient par mauvais temps. Ces falaises sont vraiment belles.


Dans le secteur, il est également possible d’aller se baigner à Siculiana Marina, et d’explorer la réserve naturelle Torre Salsa, très sauvage et préservée. Mais il y avait beaucoup de vent ce jour-là, donc nous n’en avons pas profité pleinement. On s’est posé un moment sur la plage à Siculiana Marina mais sans pouvoir nous baigner à cause des grosses vagues, ce qui n’a pas empêché notre fille de passer un bon moment à jouer dans le sable et elle s’est vite transformée en bonhomme de sable !
Sur la route entre Agrigente et l’ouest de la Sicile (notre dernière étape), nous avons fait une petite halte au village de Caltabellota, sur les conseils de Giuseppe (chez qui nous logions). Caltabellota est un village quasi méconnu des touristes et pourtant, le cadre est splendide : le village est perché au pied d’un gros rocher à plus de 900m d’altitude, dominant toute la vallée avec la mer que l’on devine au loin. Caltabellota, c’est un enchevêtrement de petites ruelles qui sont presque à la verticale par endroit, car le village est construit tout en hauteur. Bref, on ne regrette vraiment pas d’avoir fait un petit détour pour découvrir cet endroit charmant, la “vraie sicile” pour reprendre les termes de Giuseppe.

Et enfin, dernière étape de notre périple sicilien : l’ouest ! Et là encore, ce fut un florilège de belles découvertes ! A commencer par la belle réserve naturelle du Zingaro, que nous avons parcourue à pieds, le long du sentier du littoral qui sillonne la réserve sur plusieurs km entre Scopello et San Vito lo Capo, menant à des petites criques sauvages et cachées. Bref, une belle journée avec au programme : soleil, randonnée, pic-nic dans la réserve et baignade dans une crique aux eaux bleu turquoise… un vrai petit coin de paradis sauvage comme on aime !

Les deux journées suivantes, le soleil nous a un petit peu fait défaut… les aléas du direct comme on dit, mais ça ne nous a pas empêché d’en profiter pour autant ! On a pris la voiture pour aller faire un tour jusqu’aux salines de trapani, pour découvrir ces marais salants miroitants, émaillés de moulins à vent et de petits tas de sel. Le sel de ces marais, considéré comme le meilleur d’Italie, est destiné à alimenter les meilleures tables d’Italie et d’ailleurs. Par moment, ces salines nous ont un peu rappeler les paysages du salar d’Uyuni, d’autant plus que l’endroit est peuplé de flamants roses.

Autre curiosité de l’ouest sicilien : le petit village de Scopello, constitué d’une enfilage de B&B et de restos, réputé pour son excellente pâtisserie (on a testé, et on a approuve à 200%). A l’heure où nous y étions, de jeunes mariés étaient là pour faire leurs photos de noces à cet endroit. Pas de quoi s’y attarder très longtemps, mais pour une petite halte en fin de journée, c’était très bien, et rien que la pâtisserie vaut le coup de faire le détour.

Et bien sûr, Castellamare del Golfo ! Le genre de petite ville dont on attendait rien de spécial, et qui nous a agréablement surpris. On a commencé par s’y balader un jour en fin de journée (après notre rando au Zingaro) et on s’est dit qu’il fallait y revenir plus longuement. Et on a profité d’une autre journée de météo incertaine pour aller explorer la ville : un joli port de pêche, des petites rues piétonnes sympas, de jolies places, de beaux points de vue sur la ville et un délicieux couscous de poisson, la spécialité de la région !

L’ouest sicilien, c’est aussi beaucoup de petites criques qui font parfois penser à la Corse… une des plus belles est celle de la Tonnara di Scopello, une crique idyllique qui pour la petite histoire, a servi de lieu de tournage pour l’une des scènes de Ocean Twelve ! La crique est encerclé de falaises qui tombent à pic dans la mer, et l’une d’elle est couronnée pour une tour médiévale.
Pour finir, nous sommes allés voir les ruines antiques de Ségeste, perchées sur les hauteurs dans un cadre naturelle splendide. On a grimpé à pieds à travers les gouttes de pluie jusqu’au sommet de la colline pour découvrir les ruines d’un théâtre antique, avant de redescendre jusqu’au temple dorique dont les colonnades sont vraiment bien conservées… On a été charmé par le cadre en pleine nature, et l’avantage du temps maussade c’est qu’il n’y avait quasiment personne !
Après cela, la boucle est bouclée : retour à Palerme pour rendre la voiture de location et passer la dernière nuit dans un B&B proche de l’aéroport pour un retour en France matinal le lendemain matin.
Le Vietnam du Sud au Nord, été 2014 English translation pending
Bonjour,
Après avoir beaucoup profité des carnets de voyage, je me lance à mon tour! J'ai retranscrit ici à l'identique mes notes prises à chaud au fur et à mesure.

J0 – Départ pour l’aventure
Avec plus de 45 minutes de retard au départ de Roissy, il ne s’en est fallu que de 10 minutes à Moscou pour rater la correspondance. Heureusement, Aéroflot à de la ressource : Moscou -> Séoul puis Séoul -> Ho Chi Minh City pour une arrivée au Vietnam à 22h au lieu de 10h ! Grâce au peu d’informations fournies, c’est une étrange sensation que d’être dans des avions sans aucune notion des temps de vol ni des décalages horaires ! Ca aura tout de même permis de tamponner le visa coréen et de « visiter » Séoul (ou plutôt le petit temple du coin, mais au moins, ça occupe le temps de l’escale !)
Transports Avions Paris -> Moscou, Moscou -> Séoul et enfin Séoul -> Ho Chi Minh City
Hébergement Avion
J1 �� Good evening Vietnam
Enfin arrivé ! Le passage à l’immigration, digne d’une belle bureaucratie (mais plutôt pragmatique), n’est qu’une formalité. Et c’est parti pour les négociations et marchandages en tous genres. Rien que pour le taxi (qu’une expat’ nous a pourtant conseillé), on se fait plumer ! A l’arrivée au quartier Routard, passé 23h, tout est encore ouvert, et on se fait alpaguer à tous les coins de rues pour des chambres à louer. Après deux ou trois visites et un bon marchandage mené de main de maitre, on obtient une chambre avec balcon et douche. La leçon du taxi est vite mise en pratique ! Il est maintenant temps d’aller sentir le pouls de la ville, et de découvrir la Saigon Beer, avant une première nuit bien méritée.
Transports Taxi (non officiel, à éviter) : aéroport -> district 1
Hébergement Un petit hotel dans une ruelle perpendiculaire à Pham Ngu Lao
J2 – A la découverte de Saigon
Après une bonne nuit, l’apprentissage des méthodes vietnamiennes continue dès le réveil : pour rester à l’hôtel, il faut changer de chambre où pour le même prix, il y a un mur à la place du balcon et une douche sans évacuation. Aux dires de la patronne, « the same room » ! Mais vu le peu de difficulté à trouver où dormir, autant changer. Après avoir retrouvé le Nord sur les cartes, et quelques points de repère, nous voici parti à la découverte de la ville, en commençant par le marché, grouillant de monde, avec ses marchandises exotiques et ses règles qui le sont tout autant. On est loin du marché à l’européenne ! Il fait chaud, très chaud, mais on résiste tout de même aux innombrables motos- taxi ou autres vélos qui nous interpellent sans cesse sur le chemin de la cathédrale et de la poste centrale. Petit détour par la terrasse du grand Rex avant de tenter la visite de la pagode aux chats, qu’on ne verra finalement que de l’extérieur. Parés pour la négociation, on se divise les hôtels pour trouver plus rapidement le plus intéressants, avant d’aller gouter des pancakes vietnamiens tout en prévoyant les journées suivantes.
Transports A pieds !
Hébergement Mimi Hostel
J3 – Sur les traces de la guerre du Vietnam
Objectif du jour : les tunnels de Cu Chi, et accessoirement, prévoir les billets pour les prochains jours. On passe par une agence du quartier routard qui organise l’après midi à Cu Chi. En même temps, plusieurs solutions sont envisagées pour la suite, dont celle d’un tour organisé pour découvrir le delta du Mekong, et remonter ensuite jusqu’au Cambodge. La visite de Cu Chi en elle-même est assez intéressante afin de se rendre compte des conditions de vie pendant la guerre contre tonton Sam. Les coups de feu du champ de tir juste à coté, et les quelques mètres parcourus laborieusement à l’intérieur des tunnels (ou plutôt les boyaux, vu l’étroitesse des passages) participent à l’atmosphère générale du site. Cependant, comme tout bon tour qui se respecte, il faut suivre le troupeau. Et ça sent parfois l’attrape touristes ! C’est décidé, mieux vaut se débrouiller par soi même.
Transports Bus d’agence
Hébergement La famille
J4 – En route pour le Cambodge
Les choses ont bien évolué pendant la nuit, et il faut que je change d’air et quitte HCMC pour voir du vert. Direction le Cambodge et les temples d’Angkor, pour lesquels je prends mes billets avant même d’avoir la moindre idée de où ça se trouve précisément! Vite, un Lonely Planet SVP ! J’arrive finalement à Phnom Penh en soirée, pour reprendre directement un « Hostel Bus » à 23h pour Siem Reap. Le principe des hostel bus est très bien, à part les dimensions aux standards cambodgiens… Qui eut cru qu’un jour mon mètre soixante quinze puisse poser problème ?
Transports Bus : Ho Chi Minh City -> Phnom Penh Tuk-Tuk : Phnom Penh -> Phnom Penh Hostel Bus : Phnom Penh -> Siem Reap
Hébergement Hostel Bus
J5 – Angkor : un petit tour en vélo!
Arrivée la tête enfarinée à Siem Reap dans une « gare routière » plus proche du bidonville que d’un véritable nœud d’interconnexion aux moyens de transport modernes : les tuk-tuk nous sautent dessus à peine sortis du bus, au milieu des hangars où s’entassent des détritus et s’ébattent des poules. Pour trouver un dortoir, je me laisse totalement guider par le tuk-tuk, qui en retour insiste fortement pour que je fasse la visite des temples avec lui. Mais en discutant avec deux français pendant le petit déjeuner, ils me donnent leurs impressions et quelques bons conseils. C’est décidé, Angkor, c’est à vélo que je le ferai. Difficile ensuite à le faire comprendre à mon conducteur de tuk-tuk, qui n’alors qu’un but, me décourager de le faire par moi-même. Mais je suis tenace ! Découvrir Angkor en toute liberté, à vélo, est un véritable plaisir. Les temples sont époustouflants, tant dans le détail des sculptures que par la majesté des constructions. La carte postale est belle et bien sous mes yeux ! Après le symbolique Angkor Wat et le végétal Ta Prohm, visités sous le soleil, j’ai à peine le temps de me réfugier dans le temple de Banteay Kdei avant qu’une intense pluie s’abatte. Et c’est là, en attendant que ça se calme, que je rencontre Carlos, un mexicain qui tente également de s’abriter. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de continuer ensemble ! Le retour à Siem Reap, sous une pluie battante, est épique : comment éviter les ornières cachées sous les flaques ? Heureusement, la pluie est chaude !
Transports Tuk-tuk : gare routière Siem Reap -> Siem Reap centre Vélo
Hébergement Siem Reap Central Hostel
J6 – Angkor : un grand tour en tuk-tuk!
Départ en tuk-tuk avec Carlos pour les temples du grand tour et Banteay Srey, un peu plus loin. On y trouve de magnifiques sculptures, d’une très grande finesse. Et comme Banteay Srei est hors de la zone centrale d’Angkor, ça permet de découvrir d’autres paysages, et la « vraie vie » du coin, avec ses habitants, ses buffles, ses marchés, et ses « stations essence ». De retour sur le grand tour, les temples sont toujours aussi agréables à visiter, avec une mention spéciale pour le Bayon, un incroyable dédale dans lequel on se plait à se perdre ! Une pluie bien drue nous raccompagne jusqu’à Siem Reap où seul le bombé central des rues reste visible. En attendant la fin du déluge, je teste le « fried amok » : beaucoup de sauce douce-amère, mais surtout quelques traitres morceaux de piment. J’ai mis quelques minutes à m’en remettre !
Transports Tuk-tuk : grand tour Angkor + Banteay Srey Sleeping Bus : Siem Reap -> Phnom Penh
Hébergement Sleeping Bus
J7 – Phnom Penh
Réveil en douceur, face à la rivière, entre tartines et Lonely : je n’ai qu’une grosse journée pour découvrir Phnom Penh. Je me rends tout d’abord à S21, ancien établissement scolaire transformé par les Khmers Rouges en prison. Découvrir la folie sans borne des hommes, sa plus complète inhumanité, aussi bouleversante, incompréhensible et pesante soit elle, est nécessaire. Un tuk-tuk plus tard et je suis au marché russe : tout sur tout et un peu plus que tout ! De la bouffe et des fringues, mais aussi tout pour le bricolage, et une impressionnante section moto. C’est ensuite un instructif « fried rice » qui me permet de m’améliorer sur la manipulation des baguettes : c’est une voisine lituanienne qui prend pitié de moi et me donne un coup de main. Sympa ! L’après midi est dédiée au palais royal et la pagode d’argent. L’architecture extérieure de l’ensemble est intéressante, mais l’exhibition des richesses met mal à l’aise en comparaison à ce que l’on peut voir aux abords du palais, avec des gamins complètements nus le cul dans les flaques, des familles dormant sur le trottoir…
Transports Moto taxi & tuk-tuk : pour S21 et le marché russe Sleeping Bus : Phnom Penh -> Ho Chi Minh City
Hébergement Sleeping Bus
J8 – Ho Chi Minh City, le retour
Arrivée 10h30 après un long voyage et un laborieux passage de frontière : beaucoup d’attente pour pas grand-chose. Après avoir réservé un bus pour Dalat, je file directement au marché central, pour son ambiance, puis vers la pagode de Jade. Au final, je me rends compte que, même si c’est à voir, je ne suis pas vraiment passionné par les pagodes ni par la vie de Buddha. Au retour, c’est une charmante policière qui m’accompagne pour traverser un boulevard : impossible de mettre le premier pas sur la chaussée. Et pourtant, je ne suis pas du genre à tergiverser pour la traversée à la vietnamienne ! Pour mon dernier repas à Ho Chi Minh City, je retourne dans le resto où j’avais essayé les pancakes. Ce que je mange est de très loin différent de ce que j’imaginais en commandant, mais c’est très bon ! Je finis la journée en tentant de soulager les deux énormes cloques, bien symétriques, que j’ai sur chaque petit orteil… à l’Opinel !
Transports Sleeping Bus : Ho Chi Minh City -> Dalat
Hébergement Sleeping Bus
J9 – Prendre le frais à Dalat
Arrivée à Dalat à quatre heures du matin. Il pleut et j’ai froid. Dur ! Je patiente (ou plutôt, je zone) une heure et demi dans la gare routière où je rencontre deux chiliens, Stefan et Phelippe, avec qui je prends la navette pour le centre ville, et dans laquelle on rencontre deux brésiliennes. Nous voici donc à cinq à chercher un hostel, et après quelques tentatives, on arrive au Dalat Central Hostel. Superbe dortoir ! On y rencontre un autre français, Ben. Un petit tour au marché puis autour du lac permet de découvrir une charmante petite ville à l’atmosphère bien différente d’Ho Chi Minh City, mais aussi une excellente boulangerie. C’est le début de l’abus de « baguettes » !
Transports A pieds !
Hébergement Dalat Central Hostel
J10 – A l’eau !
Nous partons à cinq pour une journée canyoning, les deux chiliens, Ben, Johanna, une française qui nous a rejoint dans la soirée, et moi. Avec les intestins en vrac au réveil, je ne sais pas ce que ça va donner dans la journée… Au programme, deux rappels « secs » avec arrivée dans l’eau, deux toboggans, un saut et deux rappels « mouillés » dont la « washing machine » ! Le tout procurant de superbes sensations, même si j’ai rarement autant frissonné de ma vie (de froid bien sûr). Après ça, tout le monde est lessivé, et c’est dodo, diner, dodo !
Transports Amphibie
Hébergement Dalat Central Hostel
J11 – MVP
Grasse mat’, package et départ pour Nah Trang en début d’après midi, en compagnie de mes quatre compagnons de canyoning. C’est agréable de voir le paysage de jour, les montagnes, les plantations de café, les serres de fleurs… A peine arrivés à Nah Trang et nous voici déjà arrivés sur la plage à profiter des derniers rayons du soleil, de la chaleur de l’air et de la douceur de l’eau. L’ambiance est encore une fois bien différente de Dalat dans cette station balnéaire animée. Et c’est à Nah Trang que Phelippe me proclame MVP (most valuable player) !
Transports Mini Bus : Dalat -> Nha Trang
Hébergement True Friends Hostel
J12 – Prendre le soleil à Nah Trang
Grasse mat’, « baguette » et plage sont au programme de la journée, avec un bon roman et l’ombre d’un parasol. Le sable est tellement chaud qu’il est quasi impossible de se balader pieds nus, et il ne me faut pas plus de dix minutes à profiter de l’eau bien chaude pour attraper de méchants coups de soleils. Difficile d’avoir la peau blanche sous ces latitudes ! Après une énième « baguette » et avoir salué une dernière fois nos deux compagnons chiliens, c’est un bus de nuit qui nous attend pour nous conduire, Ben et moi, jusqu’à Hoi An.
Transports Sleeping Bus : Nha Trang -> Hoi Han
Hébergement Sleeping Bus
J13 – Hoi An la douce
Arrivée au petit matin à Hoi An, très jolie petite ville qui a conservé son caractère ancien et son atmosphère de petit bourg. Après la découverte à pieds du centre ville le matin, c’est en direction de la plage, en vélo et sous un ciel menaçant, que nous nous dirigeons en début d’après midi. La plage est superbe et l’eau est encore plus chaude qu’à Nah Trang. Tellement chaude qu’alors que je n’étais pas parti pour me baigner mais simplement profiter, après y avoir mis les pieds, il était impossible de ne pas y gouter ! Et c’est parti pour une première baignade en caleçon ! Pour bien finir la journée, on se régale des spécialités de la région, fried wonton et white rose, en compagnie d’Elodie et Mathieu, une suisse et un français rencontrés à l’hostel.
Transports Vélo
Hébergement Hop Yen
J14 – Découvertes matinales
Départ cinq heures du matin pour découvrir le site My Son, restes de la civilisation Cham. On nous a vendu du « sunrise »… mais il est déjà bien sorti quand on arrive. Les temples sont en très mauvais état, le site est petit, bref, décevant après avoir vu Angkor. Le retour en bateau est plutôt sympathique, mais l’arrêt shopping sur l’ile en face de Hoi An est inutile. Le tour doit avoir des actions avec le vendeur de sculptures bois… Avec deux allemands et Ben, on esquive pour simplement aller se balader dans les rues. C’est bien plus intéressant ! Je continue mon chemin vers Hué avec Ben en début d’après midi, non sans avoir croisé au hasard des ruelles, et pour la deuxième fois de la journée, Elodie et Mathieu.
Transports Bus : Hoi Han -> Hue
Hébergement Halo Guest House
J15 – Hue et ses empereurs
Découverte des tombes des empereurs à moto (avec des conducteurs locaux). L’avantage de la moto, c’est que l’on peut prendre son temps et que l’on évite le flux des touristes en faisant les visites à l’inverse des agences. La première tombe, celle de Minh Mang, constitue un véritable havre de paix (c’est d’ailleurs la plus agréable à visiter). S’ensuit le tombeau de Khai Dinh, beaucoup plus récent et très surprenant par son architecture, avec beaucoup de béton, suivant un style industriel années 20 pas des plus jolis. Et enfin, on visite la tombe de Tu Duc, un peu dans le même style que la première, avec ses édifices disséminés dans un grand parc arboré, mais moins organisée. Par contre, à la sortie du tombeau, l’un de nos chauffeurs nous attend pour nous engueuler, on n’était pas assez rapide à son gout ! Il fera la tête tout le reste du trajet… Pour le repas du soir, sur les conseils du Routard, dans un petit resto tenu par des sourds-muets, on teste les « roll yourself ». C’est une très étrange impression, tout le monde met ses doigts dans nos assiettes pour essayer de nous aider, serveurs, voisins de table en train de fumer, passants… Ca me laisse un peu dubitatif, et sur ma faim !
Transports Moto taxi
Hébergement Halo Guest House
J16 – La citadelle impériale
Pour notre dernière journée ensemble avec Ben, on décide de découvrir la citadelle. Pour bien commencer, on se fait avoir sur le prix d’entrée avec la vente forcée de billets combinés. Pas très agréable dès le matin. La citadelle en elle-même présente de beaux édifices, mais beaucoup manquent par rapport aux reconstructions 3D. Les bâtiments restaurés sont très jolis, mêlant rouge pourpre et jaune or. L’ensemble est à voir, mais c’est tout de même moins agréable que les tombeaux impériaux.
Transports Sleeping Bus : Hue -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J17 – Hanoi, première !
Arrivée le matin à Hanoi (mais « hors plan »), et c’est une moto taxi qui me conduit en centre ville pour 30000VND. Mais une fois arrivé, c’est 40000VND qu’il me prend, et étrangement, il ne comprend plus l’anglais. A part pour me dire que c’était loin… il le savait ! (enfin, il a quand même beaucoup demandé son chemin sur la route). Après quelques minutes d’un dialogue de sourds, et à l’aide d’un second vietnamien, on coupe la poire en deux, et il me rend 5000VND que j’utilise immédiatement pour acheter à une vendeuse ambulante de petits beignets « boule » très bons. Une fois le dortoir trouvé, deux françaises me font peur vu les problèmes rencontrés pour leur tour dans la baie d’Along et me conseillent de bétonner les choses avec l’agence pour ne pas me faire avoir. Ce que je fais ! Découverte des vieux quartiers, puis je reviens près du lac, pour prévoir mes prochaines étapes, assis sur un banc, face à l’eau, Routard à la main. Et c’est là que je me fais accoster par une étudiante vietnamienne qui veut parler anglais. Ca me surprend, mais ça me plait ! On parle un bon bout de temps, une de ses « copines du lac » nous rejoint, puis repart, et on décide d’aller manger ensemble. Comme elle me demande ce que je fais après, je lui propose d’aller prendre une bière, ce qu’elle accepte bien volontiers. Mais moins d’une demie bière bouteille après, elle est toute rouge, et c’est aussi tout de suite moins cohérent. Même si elle me dit qu’elle doit s’entrainer et qu’elle a accepté en connaissance de cause, je m’en veux un peu.
Transports A pieds !
Hébergement Hanoi Tony’s Hotel
J18 – En route pour la baie d’Along
Après deux heures de bus, la magie des tours organisés opère une nouvelle fois : pause shopping à l’organisation magnifique, avec le bus nous laissant à l’entrée pour nous reprendre à la sortie qui se trouve de l’autre coté. Insupportable ! Du port d’Along, un petit bateau nous amène sur un plus gros qui nous baladera à travers la baie. La bonne surprise, c’est que pour une chambre partagée louée pour 80$, je me retrouve finalement seul dans une chambre double bien sympa, de loin mieux que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Et sans supplément en plus ! Après un premier repas à bord, c’est l’heure du départ pour la baie en elle-même. C’est une autoroute à bateaux, mais le spectacle est au rendez-vous. Magnifique, avec ses nombreux pains de sucre dépassant des flots ! Par contre, l’emploi du temps est minuté : Kayak entre baie et tankers (d’ailleurs, ils sont forts ces vietnamiens, je n’avais jamais encore vu de supplément tunnel !), Amazing Cave, une grotte assez impressionnante de par ses proportions, et arrêt sur une petite ile surpeuplée à la plage ridicule et dont l’eau est plus que douteuse. Je préfère aller profiter de la vue au sommet, j’aime bien aller voir ce qui se passe d’en haut ! Au retour sur le bateau, c’est cooking classe (une grosse blague plutôt : rouler des nems), et pêche aux calamars, totalement vaine. Mais c’est surtout une soirée idéale pour profiter du calme de la baie installés sur le pont supérieur, à discuter, à parler pourboires, et refaire le monde avec des gens de tous horizons. Un régal !
Transports En bus, en bateau et en kayak (mais pas sous les tunnels)
Hébergement Bateau
J19 – Magnifique baie d’Along
Agréable réveil au milieu de la baie, suivi par une conduite forcée vers une ferme perlière où, bizarrement, il y a beaucoup de temps pour le shopping. Retour tranquille à travers la baie avec encore une fois de magnifiques paysages. Après un dernier repas à bord, et la mauvaise surprise avec des coûts cachés de la vie à bord (les prix étaient en fait sans la TVA et le service), c’est l’heure du retour pour Hanoi, sans oublier la petite pause shopping en cours de route. Pour faire suite aux discussions de la veille, je « tip » à 10%, suivant les conseils d’autres français qui m’ont l’air plus au point que moi. De retour à Hanoi, je suis surpris mais surtout très content de recroiser, totalement par hasard, Johanna. J’avais cru reconnaitre une voix familière en pleine rue, je me suis empressé de faire demi-tour, et je l’ai reconnue ! Malheureusement, comme j’ai le bus à prendre, je n’ai pas beaucoup de temps pour papoter… C’était sans compter sur l’organisation discutable de la compagnie de bus ! L’avantage, c’est qu’une heure et demie d’attente, ça permet de faire connaissance, et je me retrouve à bavarder avec 2 belges et un petit groupe de françaises. Finalement, on réussi tant bien que mal à embarquer dans l’un des 3 bus disponibles.
Transports En bateau, en bus… Sleeping Bus : Hanoi -> Lao Cai (à priori)
Hébergement Sleeping bus épique et bien remuant
J20 – Sapa à l’improviste
Réveillé à temps pour descendre à Lao Cai, je comprends rapidement que le chauffeur de bus ne sait absolument pas où aller, puisque pendant une bonne demi-heure, le bus erre littéralement dans la ville, entre arrêts, demi-tours et marches arrière, avant d’abandonner. Après une laborieuse montée - et une épique pause refroidissement moteur au jet d’eau - j’arrive finalement à Sapa, où je n’ai ni la force ni l’envie de me battre pour retourner à Lao Cai. De toutes façons, je devais également venir à Sapa ! Par contre, je comprends enfin pourquoi les allées du bus sont bondées alors qu’il n’y avait personne la veille : l’un des trois bus à rendu l’âme en cours de route, et les passagers ont été entassés dans les deux bus restants. Difficile de m’orienter en sortant du bus, me repérer sur la carte, bref, trouver le nord ! Surtout que je suis « hors carte », pour commencer ma recherche d’un hostel. Après avoir fait le tour des agences, j’en conclu que ça pourrait être mieux (et moins cher) de randonner avec une guide locale. Petite mise en jambe l’après midi avec le village de Cat Cat et 2 bonnes heures de marche.
Transports A pieds (c’est plus fiable !)
Hébergement Sapa Hostel
J21 – Un trek dans les rizières
Je devais être seul, mais Saha, la guide, m’annonce que quatre autres personnes veulent se joindre. Quatre jeunes français en plus ! Me voici donc avec un couple de tourdumondistes, Margot et Olivier, la sœur de l’un, Thiphaine et le copain de l’autre, Mathieu. La randonnée se déroule par une chaleur oppressante, sous un soleil voilé mais traitre, au milieu des forêts, villages, plantations de thé, indigo ou marijuana au départ, puis plantations de riz à la fin. Paysages magnifiques ! C’est comme les cartes postales, sauf que l’on est dedans. Pour les repas, c’est Saha qui régale, et c’est simplement succulent, comme avec cet assortiment de différents plats pour le repas du soir partagé en famille, avec son mari et ses 3 fils. Le porc cuit au feu est à tomber par terre. Le « morning glory » est très bon aussi. Entre autres ! Et pour finir, alcool de riz ! Cependant, l’impression de vivre dans une autre époque reste étrange, avec une maison en bois, sans fenêtre, mais avec d’énormes jours entre les lames de bois. Les toilettes sont à 20 mètres à gauche de la maison. L’ « eau courante » est à 20 mètres à droite. Pour l’aménagement, il n’y a pas de chaise, que des bancs ou tabourets très bas, tandis que les lattes des lits ne sont pas égalisées. Il faut bien viser avec les omoplates ! Cochons, poules, canards, chiens et chats vivent leur vie devant la maison, voire parfois dedans. Suite à cette soirée, on se pose également la question de l’état de la vie de famille, avec des étrangers sans cesse accueillis par Saha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus grand des fils ne semble pas très bien le vivre.
Transports Toujours à pieds !
Hébergement Chez Saha, dans un petit village proche de Sapa
J22 – Nager avec les buffles
Réveil à 5 heures du matin par le petit de 3 ans, puis par le coq, puis par le grand père qui s’amuse au marteau. Résultat, à 7 heures, debout ! Saha est déjà partie rameuter les pèlerins à la descente du bus de nuit, et on déjeune à son retour, avec un repas sous la même forme que le diner, mais avec du café à la place de l’ « happy water ». La suite de la randonnée nous conduit, à travers les rizières, jusqu’à une cascade pour une baignade un peu perturbée : une demi-douzaine de buffles venus également profiter de l’eau ! Méfiants au départ, on se remet à l’eau en voyant qu’ils se tiennent tranquilles. Fin de la randonnée vers 14 heures, à 10 km de Sapa, alors que l’on était sensés y retourner à pieds. C’est tellement bien organisé que 5 motos nous y attendent… désagréable sentiment de s’être fait piégés ! Mais je décide de continuer à pieds alors que les autres partent en moto. Après une heure de marche, et alors que le mari de Saha est revenu à notre niveau, je n’ai plus le choix alors que la balade était très belle et que je tenais la forme. Retour à Sapa, banana pancake, puis diner avec mes quatre co-randonneurs (curieusement fini par un pot de yaourt servi sur sa petite coupelle) avant de finir par un « plumfoot » (ou dacau), sorte de badminton qui se joue avec les pieds. Et on se prend vite au jeu !
Transports Encore à pieds !
Hébergement Dortoir de l’agence située en face de l’église (et dont je n’ai plus le nom)
J23 – En deux roues
Je profite de cette journée pour parfaire ma culture vietnamienne. Plutôt réticent au début du voyage, je me dis que je ne peux pas quitter le Vietnam sans avoir expérimenté la conduite d’un scooter. Et heureusement, Sapa n’est pas aussi encombrée qu’Hanoi. Mais pour une première, c’est tout de même une belle expérience, au milieu des rizières, et avec un matériel au top, sans compteur de vitesse, ni kilométrique, et encore moins de jauge à essence. Ce n’est pas peu dire que je n’en menais pas large au début !
Transports Scooter Sleeping Bus : Sapa -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J24 – La baie d’Along terrestre
A peine une heure après être arrivé à Hanoi, je suis déjà dans un bus en direction de Ninh Binh, pour un départ dès 6h. Mon premier bus local ! Le principe est simple : pour prendre et déposer des passagers, le bus s’arrête n’importe où, n’importe comment, aussi bien en pleine ville qu’au beau milieu de l’autoroute. Petit joueur, j’ai préféré les gares routières ! Après mon initiation à Sapa, je loue une nouvelle fois un scooter pour aller découvrir en toute liberté les sites de la baie d’Along terrestre, les grottes de Trang An puis les grottes de Tam Coc. Les balades en barques au milieu des pains karstiques sont agréables bien que l’ambiance reste très touristique. Le plus surprenant reste tout de même les rameuses qui utilisent la technique traditionnelle, en ramant avec les pieds ! J’ai la chance de faire Tam Coc en fin d’après midi, après le départ des groupes, pour un moment magique de quiétude et de contemplation. Cependant, les prix pratiqués pour les visites sont excessivement chers en comparaison à d’autres sites vietnamiens, et la baie d’Along terrestre, bien que très jolie, n’est tout de même pas au niveau de la maritime.
Transports Bus : Hanoi -> Ninh Binh Scooter (en meilleur état que la veille)
Hébergement New Queen Mini Hotel
J25 – Hanoi, le retour
Ca sent la fin de l’aventure. Je profite de mon retour à Hanoi pour me balader au hasard des rues pour m’imprégner de cette ambiance vietnamienne si particulière et que je vais bientôt quitter. Je prends tout de même quelques minutes pour demander mon remboursement du billet de bus pour Lao Cai. J’ai bien appris ma leçon, tout se négocie ! Et pour finir, un petit tour au lac, pour pratiquer un peu mon anglais !
Transports Bus : Ninh Binh -> Hanoi
Hébergement Street Backpackers Hostel (défiant toute concurrence, à seulement 3$ la nuit, bière et petit déjeuner inclus !)
J26 – Good bye Vietnam
Direction le marché à la recherche de quelques cadeaux. Encore une fois, la négociation est de rigueur ! Par contre, j’ai un peu de mal à me faire comprendre pour trouver ces fameux « plumfoot ». Je profite également du temps qu’il me reste pour m’offrir un massage, prévu de longue date et bien mérité. Moins de cinq minutes avant le départ de la navette pour l’aéroport, je tombe nez à nez avec les françaises rencontrées quelques jours plus tôt, au départ de l’épique bus pour Sapa. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour bavarder. Mais pour bien finir ce voyage, marqué par de nombreuses et belles rencontres, c’est en compagnie d’Anna, agréable française rencontrée à l’aéroport, que je partage le trajet retour.
Transports Vietnam Airlines (navette aéroport +avion)
Hébergement Avion
Après avoir beaucoup profité des carnets de voyage, je me lance à mon tour! J'ai retranscrit ici à l'identique mes notes prises à chaud au fur et à mesure.

J0 – Départ pour l’aventure
Avec plus de 45 minutes de retard au départ de Roissy, il ne s’en est fallu que de 10 minutes à Moscou pour rater la correspondance. Heureusement, Aéroflot à de la ressource : Moscou -> Séoul puis Séoul -> Ho Chi Minh City pour une arrivée au Vietnam à 22h au lieu de 10h ! Grâce au peu d’informations fournies, c’est une étrange sensation que d’être dans des avions sans aucune notion des temps de vol ni des décalages horaires ! Ca aura tout de même permis de tamponner le visa coréen et de « visiter » Séoul (ou plutôt le petit temple du coin, mais au moins, ça occupe le temps de l’escale !)
Transports Avions Paris -> Moscou, Moscou -> Séoul et enfin Séoul -> Ho Chi Minh City
Hébergement Avion
J1 �� Good evening Vietnam
Enfin arrivé ! Le passage à l’immigration, digne d’une belle bureaucratie (mais plutôt pragmatique), n’est qu’une formalité. Et c’est parti pour les négociations et marchandages en tous genres. Rien que pour le taxi (qu’une expat’ nous a pourtant conseillé), on se fait plumer ! A l’arrivée au quartier Routard, passé 23h, tout est encore ouvert, et on se fait alpaguer à tous les coins de rues pour des chambres à louer. Après deux ou trois visites et un bon marchandage mené de main de maitre, on obtient une chambre avec balcon et douche. La leçon du taxi est vite mise en pratique ! Il est maintenant temps d’aller sentir le pouls de la ville, et de découvrir la Saigon Beer, avant une première nuit bien méritée.
Transports Taxi (non officiel, à éviter) : aéroport -> district 1
Hébergement Un petit hotel dans une ruelle perpendiculaire à Pham Ngu Lao
J2 – A la découverte de Saigon
Après une bonne nuit, l’apprentissage des méthodes vietnamiennes continue dès le réveil : pour rester à l’hôtel, il faut changer de chambre où pour le même prix, il y a un mur à la place du balcon et une douche sans évacuation. Aux dires de la patronne, « the same room » ! Mais vu le peu de difficulté à trouver où dormir, autant changer. Après avoir retrouvé le Nord sur les cartes, et quelques points de repère, nous voici parti à la découverte de la ville, en commençant par le marché, grouillant de monde, avec ses marchandises exotiques et ses règles qui le sont tout autant. On est loin du marché à l’européenne ! Il fait chaud, très chaud, mais on résiste tout de même aux innombrables motos- taxi ou autres vélos qui nous interpellent sans cesse sur le chemin de la cathédrale et de la poste centrale. Petit détour par la terrasse du grand Rex avant de tenter la visite de la pagode aux chats, qu’on ne verra finalement que de l’extérieur. Parés pour la négociation, on se divise les hôtels pour trouver plus rapidement le plus intéressants, avant d’aller gouter des pancakes vietnamiens tout en prévoyant les journées suivantes.
Transports A pieds !
Hébergement Mimi Hostel
J3 – Sur les traces de la guerre du Vietnam
Objectif du jour : les tunnels de Cu Chi, et accessoirement, prévoir les billets pour les prochains jours. On passe par une agence du quartier routard qui organise l’après midi à Cu Chi. En même temps, plusieurs solutions sont envisagées pour la suite, dont celle d’un tour organisé pour découvrir le delta du Mekong, et remonter ensuite jusqu’au Cambodge. La visite de Cu Chi en elle-même est assez intéressante afin de se rendre compte des conditions de vie pendant la guerre contre tonton Sam. Les coups de feu du champ de tir juste à coté, et les quelques mètres parcourus laborieusement à l’intérieur des tunnels (ou plutôt les boyaux, vu l’étroitesse des passages) participent à l’atmosphère générale du site. Cependant, comme tout bon tour qui se respecte, il faut suivre le troupeau. Et ça sent parfois l’attrape touristes ! C’est décidé, mieux vaut se débrouiller par soi même.
Transports Bus d’agence
Hébergement La famille
J4 – En route pour le Cambodge
Les choses ont bien évolué pendant la nuit, et il faut que je change d’air et quitte HCMC pour voir du vert. Direction le Cambodge et les temples d’Angkor, pour lesquels je prends mes billets avant même d’avoir la moindre idée de où ça se trouve précisément! Vite, un Lonely Planet SVP ! J’arrive finalement à Phnom Penh en soirée, pour reprendre directement un « Hostel Bus » à 23h pour Siem Reap. Le principe des hostel bus est très bien, à part les dimensions aux standards cambodgiens… Qui eut cru qu’un jour mon mètre soixante quinze puisse poser problème ?
Transports Bus : Ho Chi Minh City -> Phnom Penh Tuk-Tuk : Phnom Penh -> Phnom Penh Hostel Bus : Phnom Penh -> Siem Reap
Hébergement Hostel Bus
J5 – Angkor : un petit tour en vélo!
Arrivée la tête enfarinée à Siem Reap dans une « gare routière » plus proche du bidonville que d’un véritable nœud d’interconnexion aux moyens de transport modernes : les tuk-tuk nous sautent dessus à peine sortis du bus, au milieu des hangars où s’entassent des détritus et s’ébattent des poules. Pour trouver un dortoir, je me laisse totalement guider par le tuk-tuk, qui en retour insiste fortement pour que je fasse la visite des temples avec lui. Mais en discutant avec deux français pendant le petit déjeuner, ils me donnent leurs impressions et quelques bons conseils. C’est décidé, Angkor, c’est à vélo que je le ferai. Difficile ensuite à le faire comprendre à mon conducteur de tuk-tuk, qui n’alors qu’un but, me décourager de le faire par moi-même. Mais je suis tenace ! Découvrir Angkor en toute liberté, à vélo, est un véritable plaisir. Les temples sont époustouflants, tant dans le détail des sculptures que par la majesté des constructions. La carte postale est belle et bien sous mes yeux ! Après le symbolique Angkor Wat et le végétal Ta Prohm, visités sous le soleil, j’ai à peine le temps de me réfugier dans le temple de Banteay Kdei avant qu’une intense pluie s’abatte. Et c’est là, en attendant que ça se calme, que je rencontre Carlos, un mexicain qui tente également de s’abriter. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de continuer ensemble ! Le retour à Siem Reap, sous une pluie battante, est épique : comment éviter les ornières cachées sous les flaques ? Heureusement, la pluie est chaude !
Transports Tuk-tuk : gare routière Siem Reap -> Siem Reap centre Vélo
Hébergement Siem Reap Central Hostel
J6 – Angkor : un grand tour en tuk-tuk!
Départ en tuk-tuk avec Carlos pour les temples du grand tour et Banteay Srey, un peu plus loin. On y trouve de magnifiques sculptures, d’une très grande finesse. Et comme Banteay Srei est hors de la zone centrale d’Angkor, ça permet de découvrir d’autres paysages, et la « vraie vie » du coin, avec ses habitants, ses buffles, ses marchés, et ses « stations essence ». De retour sur le grand tour, les temples sont toujours aussi agréables à visiter, avec une mention spéciale pour le Bayon, un incroyable dédale dans lequel on se plait à se perdre ! Une pluie bien drue nous raccompagne jusqu’à Siem Reap où seul le bombé central des rues reste visible. En attendant la fin du déluge, je teste le « fried amok » : beaucoup de sauce douce-amère, mais surtout quelques traitres morceaux de piment. J’ai mis quelques minutes à m’en remettre !
Transports Tuk-tuk : grand tour Angkor + Banteay Srey Sleeping Bus : Siem Reap -> Phnom Penh
Hébergement Sleeping Bus
J7 – Phnom Penh
Réveil en douceur, face à la rivière, entre tartines et Lonely : je n’ai qu’une grosse journée pour découvrir Phnom Penh. Je me rends tout d’abord à S21, ancien établissement scolaire transformé par les Khmers Rouges en prison. Découvrir la folie sans borne des hommes, sa plus complète inhumanité, aussi bouleversante, incompréhensible et pesante soit elle, est nécessaire. Un tuk-tuk plus tard et je suis au marché russe : tout sur tout et un peu plus que tout ! De la bouffe et des fringues, mais aussi tout pour le bricolage, et une impressionnante section moto. C’est ensuite un instructif « fried rice » qui me permet de m’améliorer sur la manipulation des baguettes : c’est une voisine lituanienne qui prend pitié de moi et me donne un coup de main. Sympa ! L’après midi est dédiée au palais royal et la pagode d’argent. L’architecture extérieure de l’ensemble est intéressante, mais l’exhibition des richesses met mal à l’aise en comparaison à ce que l’on peut voir aux abords du palais, avec des gamins complètements nus le cul dans les flaques, des familles dormant sur le trottoir…
Transports Moto taxi & tuk-tuk : pour S21 et le marché russe Sleeping Bus : Phnom Penh -> Ho Chi Minh City
Hébergement Sleeping Bus
J8 – Ho Chi Minh City, le retour
Arrivée 10h30 après un long voyage et un laborieux passage de frontière : beaucoup d’attente pour pas grand-chose. Après avoir réservé un bus pour Dalat, je file directement au marché central, pour son ambiance, puis vers la pagode de Jade. Au final, je me rends compte que, même si c’est à voir, je ne suis pas vraiment passionné par les pagodes ni par la vie de Buddha. Au retour, c’est une charmante policière qui m’accompagne pour traverser un boulevard : impossible de mettre le premier pas sur la chaussée. Et pourtant, je ne suis pas du genre à tergiverser pour la traversée à la vietnamienne ! Pour mon dernier repas à Ho Chi Minh City, je retourne dans le resto où j’avais essayé les pancakes. Ce que je mange est de très loin différent de ce que j’imaginais en commandant, mais c’est très bon ! Je finis la journée en tentant de soulager les deux énormes cloques, bien symétriques, que j’ai sur chaque petit orteil… à l’Opinel !
Transports Sleeping Bus : Ho Chi Minh City -> Dalat
Hébergement Sleeping Bus
J9 – Prendre le frais à Dalat
Arrivée à Dalat à quatre heures du matin. Il pleut et j’ai froid. Dur ! Je patiente (ou plutôt, je zone) une heure et demi dans la gare routière où je rencontre deux chiliens, Stefan et Phelippe, avec qui je prends la navette pour le centre ville, et dans laquelle on rencontre deux brésiliennes. Nous voici donc à cinq à chercher un hostel, et après quelques tentatives, on arrive au Dalat Central Hostel. Superbe dortoir ! On y rencontre un autre français, Ben. Un petit tour au marché puis autour du lac permet de découvrir une charmante petite ville à l’atmosphère bien différente d’Ho Chi Minh City, mais aussi une excellente boulangerie. C’est le début de l’abus de « baguettes » !
Transports A pieds !
Hébergement Dalat Central Hostel
J10 – A l’eau !
Nous partons à cinq pour une journée canyoning, les deux chiliens, Ben, Johanna, une française qui nous a rejoint dans la soirée, et moi. Avec les intestins en vrac au réveil, je ne sais pas ce que ça va donner dans la journée… Au programme, deux rappels « secs » avec arrivée dans l’eau, deux toboggans, un saut et deux rappels « mouillés » dont la « washing machine » ! Le tout procurant de superbes sensations, même si j’ai rarement autant frissonné de ma vie (de froid bien sûr). Après ça, tout le monde est lessivé, et c’est dodo, diner, dodo !
Transports Amphibie
Hébergement Dalat Central Hostel
J11 – MVP
Grasse mat’, package et départ pour Nah Trang en début d’après midi, en compagnie de mes quatre compagnons de canyoning. C’est agréable de voir le paysage de jour, les montagnes, les plantations de café, les serres de fleurs… A peine arrivés à Nah Trang et nous voici déjà arrivés sur la plage à profiter des derniers rayons du soleil, de la chaleur de l’air et de la douceur de l’eau. L’ambiance est encore une fois bien différente de Dalat dans cette station balnéaire animée. Et c’est à Nah Trang que Phelippe me proclame MVP (most valuable player) !
Transports Mini Bus : Dalat -> Nha Trang
Hébergement True Friends Hostel
J12 – Prendre le soleil à Nah Trang
Grasse mat’, « baguette » et plage sont au programme de la journée, avec un bon roman et l’ombre d’un parasol. Le sable est tellement chaud qu’il est quasi impossible de se balader pieds nus, et il ne me faut pas plus de dix minutes à profiter de l’eau bien chaude pour attraper de méchants coups de soleils. Difficile d’avoir la peau blanche sous ces latitudes ! Après une énième « baguette » et avoir salué une dernière fois nos deux compagnons chiliens, c’est un bus de nuit qui nous attend pour nous conduire, Ben et moi, jusqu’à Hoi An.
Transports Sleeping Bus : Nha Trang -> Hoi Han
Hébergement Sleeping Bus
J13 – Hoi An la douce
Arrivée au petit matin à Hoi An, très jolie petite ville qui a conservé son caractère ancien et son atmosphère de petit bourg. Après la découverte à pieds du centre ville le matin, c’est en direction de la plage, en vélo et sous un ciel menaçant, que nous nous dirigeons en début d’après midi. La plage est superbe et l’eau est encore plus chaude qu’à Nah Trang. Tellement chaude qu’alors que je n’étais pas parti pour me baigner mais simplement profiter, après y avoir mis les pieds, il était impossible de ne pas y gouter ! Et c’est parti pour une première baignade en caleçon ! Pour bien finir la journée, on se régale des spécialités de la région, fried wonton et white rose, en compagnie d’Elodie et Mathieu, une suisse et un français rencontrés à l’hostel.
Transports Vélo
Hébergement Hop Yen
J14 – Découvertes matinales
Départ cinq heures du matin pour découvrir le site My Son, restes de la civilisation Cham. On nous a vendu du « sunrise »… mais il est déjà bien sorti quand on arrive. Les temples sont en très mauvais état, le site est petit, bref, décevant après avoir vu Angkor. Le retour en bateau est plutôt sympathique, mais l’arrêt shopping sur l’ile en face de Hoi An est inutile. Le tour doit avoir des actions avec le vendeur de sculptures bois… Avec deux allemands et Ben, on esquive pour simplement aller se balader dans les rues. C’est bien plus intéressant ! Je continue mon chemin vers Hué avec Ben en début d’après midi, non sans avoir croisé au hasard des ruelles, et pour la deuxième fois de la journée, Elodie et Mathieu.
Transports Bus : Hoi Han -> Hue
Hébergement Halo Guest House
J15 – Hue et ses empereurs
Découverte des tombes des empereurs à moto (avec des conducteurs locaux). L’avantage de la moto, c’est que l’on peut prendre son temps et que l’on évite le flux des touristes en faisant les visites à l’inverse des agences. La première tombe, celle de Minh Mang, constitue un véritable havre de paix (c’est d’ailleurs la plus agréable à visiter). S’ensuit le tombeau de Khai Dinh, beaucoup plus récent et très surprenant par son architecture, avec beaucoup de béton, suivant un style industriel années 20 pas des plus jolis. Et enfin, on visite la tombe de Tu Duc, un peu dans le même style que la première, avec ses édifices disséminés dans un grand parc arboré, mais moins organisée. Par contre, à la sortie du tombeau, l’un de nos chauffeurs nous attend pour nous engueuler, on n’était pas assez rapide à son gout ! Il fera la tête tout le reste du trajet… Pour le repas du soir, sur les conseils du Routard, dans un petit resto tenu par des sourds-muets, on teste les « roll yourself ». C’est une très étrange impression, tout le monde met ses doigts dans nos assiettes pour essayer de nous aider, serveurs, voisins de table en train de fumer, passants… Ca me laisse un peu dubitatif, et sur ma faim !
Transports Moto taxi
Hébergement Halo Guest House
J16 – La citadelle impériale
Pour notre dernière journée ensemble avec Ben, on décide de découvrir la citadelle. Pour bien commencer, on se fait avoir sur le prix d’entrée avec la vente forcée de billets combinés. Pas très agréable dès le matin. La citadelle en elle-même présente de beaux édifices, mais beaucoup manquent par rapport aux reconstructions 3D. Les bâtiments restaurés sont très jolis, mêlant rouge pourpre et jaune or. L’ensemble est à voir, mais c’est tout de même moins agréable que les tombeaux impériaux.
Transports Sleeping Bus : Hue -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J17 – Hanoi, première !
Arrivée le matin à Hanoi (mais « hors plan »), et c’est une moto taxi qui me conduit en centre ville pour 30000VND. Mais une fois arrivé, c’est 40000VND qu’il me prend, et étrangement, il ne comprend plus l’anglais. A part pour me dire que c’était loin… il le savait ! (enfin, il a quand même beaucoup demandé son chemin sur la route). Après quelques minutes d’un dialogue de sourds, et à l’aide d’un second vietnamien, on coupe la poire en deux, et il me rend 5000VND que j’utilise immédiatement pour acheter à une vendeuse ambulante de petits beignets « boule » très bons. Une fois le dortoir trouvé, deux françaises me font peur vu les problèmes rencontrés pour leur tour dans la baie d’Along et me conseillent de bétonner les choses avec l’agence pour ne pas me faire avoir. Ce que je fais ! Découverte des vieux quartiers, puis je reviens près du lac, pour prévoir mes prochaines étapes, assis sur un banc, face à l’eau, Routard à la main. Et c’est là que je me fais accoster par une étudiante vietnamienne qui veut parler anglais. Ca me surprend, mais ça me plait ! On parle un bon bout de temps, une de ses « copines du lac » nous rejoint, puis repart, et on décide d’aller manger ensemble. Comme elle me demande ce que je fais après, je lui propose d’aller prendre une bière, ce qu’elle accepte bien volontiers. Mais moins d’une demie bière bouteille après, elle est toute rouge, et c’est aussi tout de suite moins cohérent. Même si elle me dit qu’elle doit s’entrainer et qu’elle a accepté en connaissance de cause, je m’en veux un peu.
Transports A pieds !
Hébergement Hanoi Tony’s Hotel
J18 – En route pour la baie d’Along
Après deux heures de bus, la magie des tours organisés opère une nouvelle fois : pause shopping à l’organisation magnifique, avec le bus nous laissant à l’entrée pour nous reprendre à la sortie qui se trouve de l’autre coté. Insupportable ! Du port d’Along, un petit bateau nous amène sur un plus gros qui nous baladera à travers la baie. La bonne surprise, c’est que pour une chambre partagée louée pour 80$, je me retrouve finalement seul dans une chambre double bien sympa, de loin mieux que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Et sans supplément en plus ! Après un premier repas à bord, c’est l’heure du départ pour la baie en elle-même. C’est une autoroute à bateaux, mais le spectacle est au rendez-vous. Magnifique, avec ses nombreux pains de sucre dépassant des flots ! Par contre, l’emploi du temps est minuté : Kayak entre baie et tankers (d’ailleurs, ils sont forts ces vietnamiens, je n’avais jamais encore vu de supplément tunnel !), Amazing Cave, une grotte assez impressionnante de par ses proportions, et arrêt sur une petite ile surpeuplée à la plage ridicule et dont l’eau est plus que douteuse. Je préfère aller profiter de la vue au sommet, j’aime bien aller voir ce qui se passe d’en haut ! Au retour sur le bateau, c’est cooking classe (une grosse blague plutôt : rouler des nems), et pêche aux calamars, totalement vaine. Mais c’est surtout une soirée idéale pour profiter du calme de la baie installés sur le pont supérieur, à discuter, à parler pourboires, et refaire le monde avec des gens de tous horizons. Un régal !
Transports En bus, en bateau et en kayak (mais pas sous les tunnels)
Hébergement Bateau
J19 – Magnifique baie d’Along
Agréable réveil au milieu de la baie, suivi par une conduite forcée vers une ferme perlière où, bizarrement, il y a beaucoup de temps pour le shopping. Retour tranquille à travers la baie avec encore une fois de magnifiques paysages. Après un dernier repas à bord, et la mauvaise surprise avec des coûts cachés de la vie à bord (les prix étaient en fait sans la TVA et le service), c’est l’heure du retour pour Hanoi, sans oublier la petite pause shopping en cours de route. Pour faire suite aux discussions de la veille, je « tip » à 10%, suivant les conseils d’autres français qui m’ont l’air plus au point que moi. De retour à Hanoi, je suis surpris mais surtout très content de recroiser, totalement par hasard, Johanna. J’avais cru reconnaitre une voix familière en pleine rue, je me suis empressé de faire demi-tour, et je l’ai reconnue ! Malheureusement, comme j’ai le bus à prendre, je n’ai pas beaucoup de temps pour papoter… C’était sans compter sur l’organisation discutable de la compagnie de bus ! L’avantage, c’est qu’une heure et demie d’attente, ça permet de faire connaissance, et je me retrouve à bavarder avec 2 belges et un petit groupe de françaises. Finalement, on réussi tant bien que mal à embarquer dans l’un des 3 bus disponibles.
Transports En bateau, en bus… Sleeping Bus : Hanoi -> Lao Cai (à priori)
Hébergement Sleeping bus épique et bien remuant
J20 – Sapa à l’improviste
Réveillé à temps pour descendre à Lao Cai, je comprends rapidement que le chauffeur de bus ne sait absolument pas où aller, puisque pendant une bonne demi-heure, le bus erre littéralement dans la ville, entre arrêts, demi-tours et marches arrière, avant d’abandonner. Après une laborieuse montée - et une épique pause refroidissement moteur au jet d’eau - j’arrive finalement à Sapa, où je n’ai ni la force ni l’envie de me battre pour retourner à Lao Cai. De toutes façons, je devais également venir à Sapa ! Par contre, je comprends enfin pourquoi les allées du bus sont bondées alors qu’il n’y avait personne la veille : l’un des trois bus à rendu l’âme en cours de route, et les passagers ont été entassés dans les deux bus restants. Difficile de m’orienter en sortant du bus, me repérer sur la carte, bref, trouver le nord ! Surtout que je suis « hors carte », pour commencer ma recherche d’un hostel. Après avoir fait le tour des agences, j’en conclu que ça pourrait être mieux (et moins cher) de randonner avec une guide locale. Petite mise en jambe l’après midi avec le village de Cat Cat et 2 bonnes heures de marche.
Transports A pieds (c’est plus fiable !)
Hébergement Sapa Hostel
J21 – Un trek dans les rizières
Je devais être seul, mais Saha, la guide, m’annonce que quatre autres personnes veulent se joindre. Quatre jeunes français en plus ! Me voici donc avec un couple de tourdumondistes, Margot et Olivier, la sœur de l’un, Thiphaine et le copain de l’autre, Mathieu. La randonnée se déroule par une chaleur oppressante, sous un soleil voilé mais traitre, au milieu des forêts, villages, plantations de thé, indigo ou marijuana au départ, puis plantations de riz à la fin. Paysages magnifiques ! C’est comme les cartes postales, sauf que l’on est dedans. Pour les repas, c’est Saha qui régale, et c’est simplement succulent, comme avec cet assortiment de différents plats pour le repas du soir partagé en famille, avec son mari et ses 3 fils. Le porc cuit au feu est à tomber par terre. Le « morning glory » est très bon aussi. Entre autres ! Et pour finir, alcool de riz ! Cependant, l’impression de vivre dans une autre époque reste étrange, avec une maison en bois, sans fenêtre, mais avec d’énormes jours entre les lames de bois. Les toilettes sont à 20 mètres à gauche de la maison. L’ « eau courante » est à 20 mètres à droite. Pour l’aménagement, il n’y a pas de chaise, que des bancs ou tabourets très bas, tandis que les lattes des lits ne sont pas égalisées. Il faut bien viser avec les omoplates ! Cochons, poules, canards, chiens et chats vivent leur vie devant la maison, voire parfois dedans. Suite à cette soirée, on se pose également la question de l’état de la vie de famille, avec des étrangers sans cesse accueillis par Saha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus grand des fils ne semble pas très bien le vivre.
Transports Toujours à pieds !
Hébergement Chez Saha, dans un petit village proche de Sapa
J22 – Nager avec les buffles
Réveil à 5 heures du matin par le petit de 3 ans, puis par le coq, puis par le grand père qui s’amuse au marteau. Résultat, à 7 heures, debout ! Saha est déjà partie rameuter les pèlerins à la descente du bus de nuit, et on déjeune à son retour, avec un repas sous la même forme que le diner, mais avec du café à la place de l’ « happy water ». La suite de la randonnée nous conduit, à travers les rizières, jusqu’à une cascade pour une baignade un peu perturbée : une demi-douzaine de buffles venus également profiter de l’eau ! Méfiants au départ, on se remet à l’eau en voyant qu’ils se tiennent tranquilles. Fin de la randonnée vers 14 heures, à 10 km de Sapa, alors que l’on était sensés y retourner à pieds. C’est tellement bien organisé que 5 motos nous y attendent… désagréable sentiment de s’être fait piégés ! Mais je décide de continuer à pieds alors que les autres partent en moto. Après une heure de marche, et alors que le mari de Saha est revenu à notre niveau, je n’ai plus le choix alors que la balade était très belle et que je tenais la forme. Retour à Sapa, banana pancake, puis diner avec mes quatre co-randonneurs (curieusement fini par un pot de yaourt servi sur sa petite coupelle) avant de finir par un « plumfoot » (ou dacau), sorte de badminton qui se joue avec les pieds. Et on se prend vite au jeu !
Transports Encore à pieds !
Hébergement Dortoir de l’agence située en face de l’église (et dont je n’ai plus le nom)
J23 – En deux roues
Je profite de cette journée pour parfaire ma culture vietnamienne. Plutôt réticent au début du voyage, je me dis que je ne peux pas quitter le Vietnam sans avoir expérimenté la conduite d’un scooter. Et heureusement, Sapa n’est pas aussi encombrée qu’Hanoi. Mais pour une première, c’est tout de même une belle expérience, au milieu des rizières, et avec un matériel au top, sans compteur de vitesse, ni kilométrique, et encore moins de jauge à essence. Ce n’est pas peu dire que je n’en menais pas large au début !
Transports Scooter Sleeping Bus : Sapa -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J24 – La baie d’Along terrestre
A peine une heure après être arrivé à Hanoi, je suis déjà dans un bus en direction de Ninh Binh, pour un départ dès 6h. Mon premier bus local ! Le principe est simple : pour prendre et déposer des passagers, le bus s’arrête n’importe où, n’importe comment, aussi bien en pleine ville qu’au beau milieu de l’autoroute. Petit joueur, j’ai préféré les gares routières ! Après mon initiation à Sapa, je loue une nouvelle fois un scooter pour aller découvrir en toute liberté les sites de la baie d’Along terrestre, les grottes de Trang An puis les grottes de Tam Coc. Les balades en barques au milieu des pains karstiques sont agréables bien que l’ambiance reste très touristique. Le plus surprenant reste tout de même les rameuses qui utilisent la technique traditionnelle, en ramant avec les pieds ! J’ai la chance de faire Tam Coc en fin d’après midi, après le départ des groupes, pour un moment magique de quiétude et de contemplation. Cependant, les prix pratiqués pour les visites sont excessivement chers en comparaison à d’autres sites vietnamiens, et la baie d’Along terrestre, bien que très jolie, n’est tout de même pas au niveau de la maritime.
Transports Bus : Hanoi -> Ninh Binh Scooter (en meilleur état que la veille)
Hébergement New Queen Mini Hotel
J25 – Hanoi, le retour
Ca sent la fin de l’aventure. Je profite de mon retour à Hanoi pour me balader au hasard des rues pour m’imprégner de cette ambiance vietnamienne si particulière et que je vais bientôt quitter. Je prends tout de même quelques minutes pour demander mon remboursement du billet de bus pour Lao Cai. J’ai bien appris ma leçon, tout se négocie ! Et pour finir, un petit tour au lac, pour pratiquer un peu mon anglais !
Transports Bus : Ninh Binh -> Hanoi
Hébergement Street Backpackers Hostel (défiant toute concurrence, à seulement 3$ la nuit, bière et petit déjeuner inclus !)
J26 – Good bye Vietnam
Direction le marché à la recherche de quelques cadeaux. Encore une fois, la négociation est de rigueur ! Par contre, j’ai un peu de mal à me faire comprendre pour trouver ces fameux « plumfoot ». Je profite également du temps qu’il me reste pour m’offrir un massage, prévu de longue date et bien mérité. Moins de cinq minutes avant le départ de la navette pour l’aéroport, je tombe nez à nez avec les françaises rencontrées quelques jours plus tôt, au départ de l’épique bus pour Sapa. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour bavarder. Mais pour bien finir ce voyage, marqué par de nombreuses et belles rencontres, c’est en compagnie d’Anna, agréable française rencontrée à l’aéroport, que je partage le trajet retour.
Transports Vietnam Airlines (navette aéroport +avion)
Hébergement Avion
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Windhoek - Kasane par Maun au mois de mars English translation pending
Bonjour
après 2 séjours merveilleux en Namibie en 2011 et 2012, nous projetons un nouveau voyage en mars prochain. Nous aimerions aller dans la bande de Caprivi (Mahango) jusqu'à Kasane et revenir par un autre chemin.
nous ferons cela en 4X4 comme pour les deux premiers voyages, mais aimerions ne pas revenir par le même chemin. Est-il raisonnable d'imaginer un retour par Savuti et Maun à la mi-mars ? quelles sont vos expériences ?
Pour notre première expédition, bien conseillés par des amis qui séjournent très régulièrement en Namibie nous étions partis fin février, étions allés sur le Waterberg, dans le farmland, près de Grootfontein, plusieurs jours à Etosha, dans le Damaraland, puis à Swakopmund et dans le désert pour revenir sur Windhoek. 2 pers, 4x4 et nuits en lodge. Nous avons adoré l'ambiance magique de la fin de la saison des pluies dans le désert, un voile de verdure au pied des dunes, et a Etosha, nous avons apprécié de découvrir plein d'animaux avec leurs petits (zèbres, impalas, gnous, et mêmes lionceaux !!) sans forcément aller aux points d'eau. Nous n'avions cependant vu qu'un seul éléphant !
Pour le second voyage, de mi à fin avril nous étions 4 adultes avec 2 4x4, tentes sur le toit. Nous voulions aller dans la bande de Caprivi, jusqu'aux Vic's falls. Notre itinéraire nous a mené à Waterberg, dans le farmland, à Popa falls, sur le Kwando, à Kasane sur le parc Chobé, aux Vic's Falls, puis retour en passant par Etosha. La saison ( hauteur de l'eau) n'a généré que deux petites déceptions - et encore ! - : Popa falls et Vic's falls. Dans le dernier cas, c'est juste le spectacle visuel qui a été amoindri par la brume s'élévant sur place, mais grandiose néanmoins ! Faune très dense sur et aux abords de la rivière Chobé. Souvenirs merveilleux Nous voudrions repartir à cette saison qui nous charme, et allons emmener nos jeunes qui ne connaissent pas l' Afrique, mais en essayant de ne pas passer par la bande de Caprivi à l'aller et au retour. Seulement passer à proximité du delta de l'Okavango à cette saison, est-ce faisable ? petite précision, il n'y aura qu'un seul véhicule, et j'ai lu que l'entrée de certains parcs du kalahari n'étaient autorisés que pour des convois de 2 véhicules minium, confirmez-vous ?
Un grand merci à l'avance pour vos réponses
Pour notre première expédition, bien conseillés par des amis qui séjournent très régulièrement en Namibie nous étions partis fin février, étions allés sur le Waterberg, dans le farmland, près de Grootfontein, plusieurs jours à Etosha, dans le Damaraland, puis à Swakopmund et dans le désert pour revenir sur Windhoek. 2 pers, 4x4 et nuits en lodge. Nous avons adoré l'ambiance magique de la fin de la saison des pluies dans le désert, un voile de verdure au pied des dunes, et a Etosha, nous avons apprécié de découvrir plein d'animaux avec leurs petits (zèbres, impalas, gnous, et mêmes lionceaux !!) sans forcément aller aux points d'eau. Nous n'avions cependant vu qu'un seul éléphant !
Pour le second voyage, de mi à fin avril nous étions 4 adultes avec 2 4x4, tentes sur le toit. Nous voulions aller dans la bande de Caprivi, jusqu'aux Vic's falls. Notre itinéraire nous a mené à Waterberg, dans le farmland, à Popa falls, sur le Kwando, à Kasane sur le parc Chobé, aux Vic's Falls, puis retour en passant par Etosha. La saison ( hauteur de l'eau) n'a généré que deux petites déceptions - et encore ! - : Popa falls et Vic's falls. Dans le dernier cas, c'est juste le spectacle visuel qui a été amoindri par la brume s'élévant sur place, mais grandiose néanmoins ! Faune très dense sur et aux abords de la rivière Chobé. Souvenirs merveilleux Nous voudrions repartir à cette saison qui nous charme, et allons emmener nos jeunes qui ne connaissent pas l' Afrique, mais en essayant de ne pas passer par la bande de Caprivi à l'aller et au retour. Seulement passer à proximité du delta de l'Okavango à cette saison, est-ce faisable ? petite précision, il n'y aura qu'un seul véhicule, et j'ai lu que l'entrée de certains parcs du kalahari n'étaient autorisés que pour des convois de 2 véhicules minium, confirmez-vous ?
Un grand merci à l'avance pour vos réponses
Se déplacer en transport en commun au Tadjikistan English translation pending
Bonjour, je prépare mon voyage au Tadjikistan, sur les forums et les guides, il apparaît que se déplacer par les transports en commun semble difficile.
Par exemple, comment aller au lac sarez sans louer de véhicule privé depuis Dushanbé?
est-ce possible de remonter jusqu'au lac en minibus ou en faisant du stop?
et de Rushan, est-ce possible de repartir vers Dushanbé directement par transport en commun?
Les guides insistent sur la difficulté de trouver de quoi manger dans les vallées, est-ce vrai?
Merci de votre aide!
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