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Emeutes de la faim à Madagascar? English translation pending
bonjour,
je suis plutot inquiet concernant ce qui se passe dans le monde actuellement.Quelqu'un pourrait-il me dire ou en est mada concernant la hausse spectaculaire du riz qui a doublé ce mois-ci ?
Traitement contre les maladies à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis toujours en train de préparer mon voyage de 6 mois (en deux fois) à Madagascar.
Concernant les vaccins je sais maintenant qu'il faut absolulment faire un rappel DTP Hépatite A et Typhoide, fortement recommandés. L'hépatite B aussi pour les long séjours (ce qui est mon cas), et même la rage si l'on se dirige vers des villages assez reculés. Se nourrir de Savarine quotidiennement...
Faut-il TOUT faire sans discution...? Peut-on se passer d'un ou de plusieurs de ces vaccins?
Merci d'avance
Concernant les vaccins je sais maintenant qu'il faut absolulment faire un rappel DTP Hépatite A et Typhoide, fortement recommandés. L'hépatite B aussi pour les long séjours (ce qui est mon cas), et même la rage si l'on se dirige vers des villages assez reculés. Se nourrir de Savarine quotidiennement...
Faut-il TOUT faire sans discution...? Peut-on se passer d'un ou de plusieurs de ces vaccins?
Merci d'avance
Contact d'hôtels dans la localité Analalava (Madagascar) English translation pending
Bonjour, je cherche contact telephone ou mail Hotel Varatraza et Hotel Narindra localité Analalava.
Merci
Visiter les catacombes à Paris English translation pending
Je suis très surprise de ne trouver que très peu d'information sur les catacombes (autant sur ce site que sur Internet). Ça n'a pas l'air d'intéresser grand monde. Est-ce que quelqu'un est déjà allé et peut me conseiller sur des trucs du genre: à quelle heure y aller de préférence, combien de temps ça dure, faut-il réserver d'avance? etc.
Merci pour tous les renseignements pour vous pourriez me donner.
Merci pour tous les renseignements pour vous pourriez me donner.
Madagascar c'est aussi le pays des caméleons English translation pending
Madagascar le pays des Caméléons😉
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
Madagascar à pied... English translation pending
Bonjour,
Je vais passer entre 5 et 7 semaines à Madagascar cet été. Je ne souhaite pas uniquement me déplacer en transport en commun, mais aussi me servir de mes jambes!
Je ne connais pas du tout l'Ile. J'aimerais marcher, lorsque c'est possible, sur des pistes ou des chemins, sans guides. Dans les parcs, un guide me semble obligatoire mais à part ces endroits, quels "pistes" vous semblent appropriées à la marche? J'entends par là, peu de circulation et peu de risque de s'égarer!!
A priori, nous irons essentiellement dans la moitié sud du pays.
Merci de vos conseils...
Opai
Je vais passer entre 5 et 7 semaines à Madagascar cet été. Je ne souhaite pas uniquement me déplacer en transport en commun, mais aussi me servir de mes jambes!
Je ne connais pas du tout l'Ile. J'aimerais marcher, lorsque c'est possible, sur des pistes ou des chemins, sans guides. Dans les parcs, un guide me semble obligatoire mais à part ces endroits, quels "pistes" vous semblent appropriées à la marche? J'entends par là, peu de circulation et peu de risque de s'égarer!!
A priori, nous irons essentiellement dans la moitié sud du pays.
Merci de vos conseils...
Opai
Bagages avec Air Madagascar English translation pending
je viens de recevoir un courrier pour mon depart a madagascar bagages autoriser en soute 20 kg avec air madagascar
Budget pour deux mois de séjour à Madagascar? English translation pending
Salut à tous,
J'ai lu sur le forum qu'il fallait un budget d'environ 700 euros par mois, mais qu'il faut compter 20 euros la nuit d'hôtel, ce qui fait 600 pour se loger, il y a un dilemne.Y a t il des hôtels à 10 euros et pouvez vous m'en citer:la douche chaude, et les toilettes dans ma chambre, ça me dépasse.Non que je ne veuille pas amener de l'argent aux Malgaches, ce n'est pas ma façon de voyager.Je pars en mai et pense partir vers le sud, connaissant déjà le nord.
Salut à tous
Hôtel Vohilava à Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
bonjour,
je reviens de sainte marie avec pleines de belles images dans la tête malgré le cyclone Yvan.
On a passé une semaine dans un superbe hotel : les bungalows de Vohilava : www.vohilava.com
On y mange trés bien (belle assiette, beau contenu) : la demi pension n'est pas un luxe, je la conseille sans problème. Trés bon rapport qualité/prix.
Immense bungalow avec une chambre et un salon et une superbe déco : comment mettre en valeur l'artisanat local ? Vohilava l'a fait...
Et le personnel, rien à dire, toujours à l'écoute de nos besoins... en un mot, rien à dire.
J'y reviendrais avec plaisir.
Allez y sans hésiter !
Agence à Madagascar English translation pending
bonjour à tous qui connait l'agence ZIGZAG TOUR, ??
je les ai contacter; ils m'ont fait un programme interessant sur 14 j avec guide chauffeur. ils ont l'air serieux!
estce que qu'elqu'un les connait; pourriez vous me dire ce ce que vous en pensez!
merci!!🙂
Le Sud et l'Est du Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche des informations concernant les alentours des villes suivantes :
Kampot : sur les plantations de poivriers, d'hévéa, et de fruitiers : peut on les visiter, si oui, lesquelles ? Que peut on faire d'autres ? où dormir ?
Kep : que peut on y faire ?, Les îles sont elles visitables et peut on y dormir et y passer deux jours ? où dormir ?
Ile du Lapin : comment s'y rendre ? peut on y dormir ? où dormir ?
Ile de la soie (Koh dach) : comment s'y rendre ?
Takeo : qui y-t-a il à faire ? où dormir ?
Sihanoukville : allez sur quelle plage, où dormir ?
Katrie : à part les dauphins, peut on visiter les plantations d'hévéa ? où dormir ? Peut on faire une balade sur le méhong en retournant vers phnom penh ?
Est il possible de voir la récolte du sucre de palme et sa transformation ?
Désolé cela fait beaucoup à la fois, mais le départ aproche de plus en plus et l'on est pas près, manque quelques informations.
Merci d'avance de vos réponse.
Sincères salutations Kati et Jean-Bernard
Je recherche des informations concernant les alentours des villes suivantes :
Kampot : sur les plantations de poivriers, d'hévéa, et de fruitiers : peut on les visiter, si oui, lesquelles ? Que peut on faire d'autres ? où dormir ?
Kep : que peut on y faire ?, Les îles sont elles visitables et peut on y dormir et y passer deux jours ? où dormir ?
Ile du Lapin : comment s'y rendre ? peut on y dormir ? où dormir ?
Ile de la soie (Koh dach) : comment s'y rendre ?
Takeo : qui y-t-a il à faire ? où dormir ?
Sihanoukville : allez sur quelle plage, où dormir ?
Katrie : à part les dauphins, peut on visiter les plantations d'hévéa ? où dormir ? Peut on faire une balade sur le méhong en retournant vers phnom penh ?
Est il possible de voir la récolte du sucre de palme et sa transformation ?
Désolé cela fait beaucoup à la fois, mais le départ aproche de plus en plus et l'on est pas près, manque quelques informations.
Merci d'avance de vos réponse.
Sincères salutations Kati et Jean-Bernard
Pourquoi est-ce si cher d'aller à Madagascar? English translation pending
J'ai une énorme envie de visiter Madagascar qui a l'air d'un endroit merveilleux et plein de charme mais je trouve que cette destination est chère.
En partant de la suisse avec Air France c'est déjà 2000.- ( 3200 euros ) rien que pour le vol donc pour un couple ça fait déjà 4000.- ( 6400 euros ).
Après on pensait faire un circuit et passer quelques jours à st-marie. Pour 3 nuits à st-marie ça nous fait 1000 .- (1600 euros ) par personne et pour les circuits durée 6 jours ça nous fait 1400 .- ( 2240 .- ) par personne .
Résultats pour 10 jours à peine ça fait 8800 francs suisse et donc 14080 euros !!!!!
En partant de la suisse avec Air France c'est déjà 2000.- ( 3200 euros ) rien que pour le vol donc pour un couple ça fait déjà 4000.- ( 6400 euros ).
Après on pensait faire un circuit et passer quelques jours à st-marie. Pour 3 nuits à st-marie ça nous fait 1000 .- (1600 euros ) par personne et pour les circuits durée 6 jours ça nous fait 1400 .- ( 2240 .- ) par personne .
Résultats pour 10 jours à peine ça fait 8800 francs suisse et donc 14080 euros !!!!!
Cyclone à Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
Bonjour, je dois visiter Sainte-Marie en Septembre, j'ai appris qu'il y avait eu un violent cyclone qui a fait beaucoup de dégats, dois-je annuler la visite de cette île que je dois faire en Septembre?
Merci.
Réforme du droit du sol évoquée à Mayotte English translation pending
Christian Estrosi évoque une réforme du droit du sol à Mayotte
Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'île française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.
Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.
S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".
Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.
Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.
La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.
Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.
Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.
Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.
De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.
Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.
Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.
Thierry Lévêque et Gérard Bon
Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'île française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.
Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.
S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".
Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.
Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.
La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.
Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.
Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.
Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.
De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.
Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.
Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.
Thierry Lévêque et Gérard Bon
Distance en voiture du parc d'Andringitra à Ifaty? (Madagascar) English translation pending
Bonjour, quelqu'un peut-il me dire combien de temps faut-il pour effectuer en voiture le parc d'Andringitra à Ifaty?
Merci.
Circuit de quinze jours à Madagascar en septembre English translation pending
bonjour a tous je desire partir a mada debut septembre pour 2 a 2 semaines et demi
je ne desire pas partir en convoi (gros bus a touriste ) ni en sac a dos donc entre les deux soit petit groupe soit avec guide particulier et circuit individuel
mes gouts sont plutot orientés vers la nature et les paysages
lemuriens cameleons orchidées mantella (grenouilles ), paysages, eventuelement snorkeling
les coins tres touristiques ne m'interessent pas trop
dois je m'orienter plutot sur un circuit au nord ou au sud d'apres mes criteres ?
pouvez vous me conseiller des circuits ou des agences ou des guides pouvant m'aider dans mes recherches
oubien encore mieux si vous pouviez me donner vos experiences sur tel ou tel itineraires
enfin mon budjet est entre 1500 et 2000 euros maxi
en vous remerciant par avance
Éthiopie: compte rendu et informations English translation pending
Après le Kenya, l’Ethiopie. Fin avril – début mai 2007
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Kenya: compte rendu et informations English translation pending
Je reviens d’une virée africaine et je vous transmets quelques infos.
Le trajet : Kenya – Ethiopie – Sudan – Egypte – – puis Maroc - l’Afrique de l’Ouest (des posts viendront plus tard). Huit mois de voyage en tout.
La virée au Kenya date d’avril 2007. Beaucoup de choses ont pu se modifier, notamment… le calme rencontré à Nairobi. Guide : Lonely Planet (LP).
Mon idée est de Nairobi rejoindre Mombassa par le train, puis par la côte aller jusqu’à Lamu, en bus. Ensuite rejoindre l’Ethiopie par voie terrestre.
1-Visa pour l’Ethiopie Obtenir le visa éthiopien à Nairobi ne présente aucune difficulté. Le consulat se situe au State House avenue, sur la droite en remontant Kenyetta avenue, assez loin du centre ville (prendre un des nombreux bus, le 4 ou le 24 par exemple). L’ambassade se trouve sur les hauteurs. Heure d’ouverture : du lundi au vendredi, de 9h à 12h. On vient (pour moi ce fût un lundi) avec son passeport, 1 photo et 20 $US – pas besoin de lettre d’invitation de son ambassade donc – pour déposer la demande de visa. On le retire le lendemain matin (mardi). Simple.
2 – Train pour Mombassa Le bus n° 4, sur Kenyetta avenue (20 KSh), va de l’ambassade d’Ethiopie à la gare des train (mardi), pour retenir le billet, la veille du départ pour Mombassa (mercredi, 19h quand le train part à l’heure). Prix 1ère/ 2ème classe : 3375 KSh / 2490 KSh (1 € = 91 KSh). Arrivée à Mombassa vers 12 h, en retard bien sûr. Le jour du départ, aller retirer le billet le plus tard possible contrairement à ce qui est écrit dans LP, les places sont déjà attribuées, l’attente au guichet, puis sur le quai est moins longue. La 1ère classe possède deux couchettes ; la 2ème quatre et elle est un peu moins luxueuse que la première (je plaisante au regard de la vétusté des wagons). Et 1e et 2e se retrouvent dans le même wagon-restaurant grand luxe : décors bois parfait, vaisselle luxueuse, serveurs habillés, rien n’est trop beau mon colon. Voilà et c’est tout - mais c’est déjà beaucoup - pour remonter le temps; le service et le repas ne sont plus vraiment à la hauteur du temps ancien. On commence par un potage standard, merci Maggi. Mon voisin British commande une bouteille de vin. Après les samaleks du garçon : présentation de la bouteille, l’accord de client par une légère inclination de la tête et un sourire, il entame la procédure d’enlèvement du bouchon. Il visse le tirebouchon dans le liège, il tire, résistance, il tire plus fort et le tirebouchon lui reste dans la main sans le bouchon. Rires de la table, gène du serveur. On est salaud ! Le serveur revient avec un autre tirebouchon. Mais comment faire, réfléchir ! L’Anglais veut lui montrer, mais le tirebouchon est cassé, c’est plus aussi simple. Bref, l’Anglais se retrouve à tenir le cul de la bouteille, le serveur tremblotant tire avec ses deux mains, on entend le léger « hop » libérateur du bouchon. Mon voisin me sert un verre de vin. Merci, je l’ai bien mérité. À la sortie du restaurant ne pas oublier de prendre sa lampe-tempête pour s’éclairer dans le wagon où il n’y a pas de lumière. Très bonne expérience.
3 – Nairobi Tout de suite on est happé par l'ambiance africaine, rires, couleurs, beaux costumes, l’Afrique exubérante, excessive, celle qu’on aime.
Change. Le faire dans les « forex » ; celui derrière l’alliance française est correct; celui entre le New Stanley hôtel et l’Hilton est plus avantageux. Les grosses coupures (100 $US ou 100 €) sont appréciées.
Livres. À la librairie Tex Book Centre on trouve, en anglais, LP des pays limitrophes au Kenya et le Bradt Ethiopia et Soudan à des prix un peu inférieurs qu’en France. L’accès temporaire à la médiathèque de l’Alliance Française est payant : 100 KSh !
Loger : L’Iqbal hôtel c’est fini. J’ai opté pour le New Kenya Lodge, central, dortoir 400 KSh, bruyant, des matelas en mousse très fatigués, mais lits avec moustiquaire. Café du matin inclus dans le prix - sans tartines - ambiance très sympa, coffre à la réception. Vers l’ambassade d’Ethiopie, quartier calme, se trouve un YMCA, peut-être une alternative, mais je n’y suis pas allé.
Voir. Peu de chose, prendre 1 journée suffit. Pour s’échapper de Nairobi, on peut visiter le Karen Bixen Museum, 800 KSh. On prend le bus 24, à côté du Hilton ou à la poste principale, qui nous dépose au pied du Musée, 40 KSh.
3 – Mombasa Logement. Au Glory Bed Breakfast. Bien pour le prix, mais réveil bruyant par la grâce de la Mosquée. Cet hôtel se trouve au bout de l’avenue qui fait face à la Gare, proche du centre ville .
Repas. Island Dishes. Les « viazi vya nazi » et « ndizi za nazi » à base de lait de coco sont bons.
Voir. Une demi journée suffit pour en faire la visite : Fort Jésus (800 KSh), puis la « promenade à pied » proposé par LP qui commence au pied du fort, où se trouvent beaucoup de magasins pour touristes, où se proposent des pseudos guides avec insistance – voire avec agressivité -, mais où l’on voit de beaux bâtiments et une adorable petite mosquée. Dans ces rues on peut se retrouver seul. Je suis entré dans la belle cathédrale avec des vitraux comme ceux de Chartres.
4 – Kilifi Transport. Se faire déposer au carrefour du village de Mnarani, 200 m avant le Pont de la rivière Kilifi Creek.
Logement. J’ai dormi au village, au Banclari Beach Hotel, chez Mme Marguerite Kokartis, Box 508, Kilifi, tel 07 33 72 47 15. Pour 500 KSh on est dans un hôtel récent, qui surplombe, dans un cadre agréable, la rivère ; avec une chambre double très bien, très propre, tranquille et avec un copieux petit déj le matin. Marguerite, très sympa, viendra le soir vous tenir compagnie et en profitera pour se faire offrir une bière. Du coin repas, proche du pont, on peut entendre les voitures, sans y être vraiment gêné. Marguerite fait et sert des repas. Les prix se négocient dans la bonne humeur.
Pot. On est très bien au Kilifi Membres club pour boire une bière face à une vue splendide
Voir. La visite des ruines de Mnarani doit se faire avant celles de Gede. Elle est absolument nécessaire- bien que mineure - par ceux que les sites archéologiques intéressent et les autres aussi, au regard de la rareté de tels sites en Afrique. Le site est de qualité, pluriel. Pour accéder aux ruines, on traverse le village – intéressant -, et l’on s’en va dans la campagne calme et verdoyante, sur un bon chemin. Un guide n’est pas nécessaire ; 2 H de visite sans se presser ; 500 KSh à négocier moitié du prix. Beaux baobabs, mosquées et ruines intéressantes. Bonne description du site dans LP.
5- Ruines de Gede Transport. Le matin partir tôt de Kilifi en bus direction de Malindi, arrêt au carrefour de la route pour Watamu dans le village de Gede. Poursuivre à pied. À droite, après 200 m sur la route de Watamu, un chemin en terre conduit au site. Dans le chemin, à la fourche, prendre à gauche, c’est juste là. Entre 1 à 2 km de marche en tout. À la réception on dépose le sac à dos. Entrée 500 KSh, guide 300 KSh
Voir. Site majeur, pas encore inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, on peut être précurseur. Prendre un guide officiel qui parle français est une création de richesse pour le visiteur par la convivialité qui s’étabira nécessairement avec votre guide, souvent jeune (2h à 3 h de visite), les sourires dus à l’imprécision de son vocabulaire ou l’utilisation de mots oubliés et c’est une façon de soutenir la francophonie. La visite, une promenade dans une forêt avec de nombreux baobabs tricentenaires. Une ville avec son palais, ses maisons confortables; ses nombreuses mosquées, à côté de chacune d’elles, un puit, l’eau puisée se verse dans une rigole qui l’emmène dans un bassin pour les ablutions ; ses commerces où ils ont trouvé des lampes indiennes, des ciseaux d’Espagne, des coquillages de Venise ; la banque où ils ont trouvé de la monnaie chinoise. Gede au cœur de la mondialisation du XIIIe siècle ? J’ai laissé à mon jeune guide, en édition livre de poche, l’Africain de Le Clézio, livre très facile à lire et qui devrait le motiver (Plus généralement : les gens francophones, de tous les pays, sont très demandeurs de lecture française). Il était ravi, moi aussi. Très bonne description du site dans LP.
6 – Malindi
Transport. Après la visite du site de Gede, revenir au carrefour, la ville n’est plus qu’à 16 Km.
Logement. Tana Guest House, 650 KSh la double, au cœur des gares routières, bien pour la ville, toilettes à l’Européenne, toujours complet dès le début de l’après-midi.
Internet. Un cyber Café dans Lamu rd, du côté des numéros 53, 3, 57, moderne et rapide.
Voir. La ville m’a déçu. Pourtant c’est une ville réputée. Ni suis-je pas venu au bon moment ? : Pas de touristes, nuages et pluie, chaleur et air salin, plage morose, le nord de la ville sans intérêt (pour moi), et à voir, bien peu sont intéressants à l’image de la Vasco da Gama Pillar pour un prix élevé ou fermé comme l’église portugaise. Tristounet tout ça. Une petite consolation : le marché aux bibelots de Malindi, trop touristique, mais où je trouve un beau masque, après un palabre délicieux.
7 – Lamu Transport. Avec la compagnie TSS, 400KSh pour Malindi-Lamu, 6h de route. Ferries à 50 KSh.
Logement. Je descends au Lamu Guest House, double 700 KSh, très bien, très propre, accueil chaleureux, coffre… mais sans jardin. Mieux (en basse saison) pour le cadre et le patio, le calme et des chambres parfaites, Yumbe House, pour 50 KSh de plus sans petit déj, (avec 1000 KSh)… alors que LP annonce des prix bien supérieurs. Tant pis, au LGH je m’y suis senti bien, chouchouté même. Les autres logements à petit budget de LP sont infâmes.
Voir. Lamu est vraiment un petit bijou, très sweet. Shella complète bien Lamu. La plage sur Manda Island, face à Shela, est paradisiaque. L’ensemble de ses trois éléments en font un lieu remarquable, on a vraiment la sensation de vacances. Oublié le coût du trajet pour venir jusqu’ici: le manque de confort des bus, la durée et la distance du trajet, l’état des routes… Lamu est incontournable. Impossible d’aller aux ruines de Takwa, les heures de marée ne convenaient pas. Tous les détails de ces lieux sont bien décrits dans LP.
8 – Retour à Nairobi Le trajet. Je dois continuer mon voyage vers l’Ethiopie. Pour y aller trois chemins sont envisageables. 1- Passer par la Somalie, mais est-ce possible ? Je n’ai pas étudié la faisabilité du trajet. Peut-être qu’un d’entre vous a fait ce trajet et peut en dire plus ? 2 - Aller de Lamu à Moyale directement par la C81 (on évite de revenir sur Nairobi). On me l’a très vivement déconseillé en les transports en commun: les changements et la lenteur des bus, le manque de sécurité… Peut-être par le forum, un avis ? 3 – Lamu-Moyale via Nairobi. C’est l’option que j’ai choisie à partir des recommandations insistantes et convergentes des locaux. Donc :
a- Départ avec le premier ferries à 6h. Puis le bus avec TSS, Lamu-Malindi, nuit à Malindi. b- Le lendemain, départ direct pour Mombassa, toujours avec TSS, 500 KSh. c- Puis parce qu’il y avait un bus de nuit dans la foulée, voyage jusqu’à Nairobi direct, de nuit. Au petit matin on se trouve au centre de Nairobi, proche des taxis pour Isolo. Allez … va pour Isolo.
9-Isolo. Fin du goudron. La route entre Nairobi et Isolo passe par le mont Kenya, il y a un changement de taxi à Meru. Je prends une chambre au Machoro Lodge qui est bien. Une seule solution pour rejoindre Moyale, les trucks qui passent la nuit entre 1h et 3h du matin. Négociation avec le syndicat pour obtenir le billet quand il y a de place dans un camion de marchandises surchargé. Départ à 4 h. Et alors un long, mais un très long trajet commence de 36 h non-stop. Un pénible, mais un très pénible voyage commence… Long, pénible, éreintant… voilà les mots qui conviennent. À l’arrivé je suis lessivé par les chaos de la piste; dans la journée, par le soleil, le vent, la poussière; la nuit, par le froid, le manque de place pour s’allonger. Et personne ne se plaindra tout au long du trajet, même pas moi. Héroïques les Africains. Une fois fait, c’est un souvenir inoubliable, par le côté négatif du voyage ; mais encore par son côté événementiel : crevaison, réparation d’essieu, embourbement ; enfin par son côté attrayant : très beau paysage de savane et par la vue d’un animal par ici par là : girafes, autruches, singes, oiseaux aux multiples couleurs.
10 – Moyale À Moyale, le truck me dépose, la frontière est là, non définie. Un flic m’appelle, j’étais déjà en Ethiopie, je retourne vers les barraquements pour les formalités.
La suite en l’Ethiopie.
La virée au Kenya date d’avril 2007. Beaucoup de choses ont pu se modifier, notamment… le calme rencontré à Nairobi. Guide : Lonely Planet (LP).
Mon idée est de Nairobi rejoindre Mombassa par le train, puis par la côte aller jusqu’à Lamu, en bus. Ensuite rejoindre l’Ethiopie par voie terrestre.
1-Visa pour l’Ethiopie Obtenir le visa éthiopien à Nairobi ne présente aucune difficulté. Le consulat se situe au State House avenue, sur la droite en remontant Kenyetta avenue, assez loin du centre ville (prendre un des nombreux bus, le 4 ou le 24 par exemple). L’ambassade se trouve sur les hauteurs. Heure d’ouverture : du lundi au vendredi, de 9h à 12h. On vient (pour moi ce fût un lundi) avec son passeport, 1 photo et 20 $US – pas besoin de lettre d’invitation de son ambassade donc – pour déposer la demande de visa. On le retire le lendemain matin (mardi). Simple.
2 – Train pour Mombassa Le bus n° 4, sur Kenyetta avenue (20 KSh), va de l’ambassade d’Ethiopie à la gare des train (mardi), pour retenir le billet, la veille du départ pour Mombassa (mercredi, 19h quand le train part à l’heure). Prix 1ère/ 2ème classe : 3375 KSh / 2490 KSh (1 € = 91 KSh). Arrivée à Mombassa vers 12 h, en retard bien sûr. Le jour du départ, aller retirer le billet le plus tard possible contrairement à ce qui est écrit dans LP, les places sont déjà attribuées, l’attente au guichet, puis sur le quai est moins longue. La 1ère classe possède deux couchettes ; la 2ème quatre et elle est un peu moins luxueuse que la première (je plaisante au regard de la vétusté des wagons). Et 1e et 2e se retrouvent dans le même wagon-restaurant grand luxe : décors bois parfait, vaisselle luxueuse, serveurs habillés, rien n’est trop beau mon colon. Voilà et c’est tout - mais c’est déjà beaucoup - pour remonter le temps; le service et le repas ne sont plus vraiment à la hauteur du temps ancien. On commence par un potage standard, merci Maggi. Mon voisin British commande une bouteille de vin. Après les samaleks du garçon : présentation de la bouteille, l’accord de client par une légère inclination de la tête et un sourire, il entame la procédure d’enlèvement du bouchon. Il visse le tirebouchon dans le liège, il tire, résistance, il tire plus fort et le tirebouchon lui reste dans la main sans le bouchon. Rires de la table, gène du serveur. On est salaud ! Le serveur revient avec un autre tirebouchon. Mais comment faire, réfléchir ! L’Anglais veut lui montrer, mais le tirebouchon est cassé, c’est plus aussi simple. Bref, l’Anglais se retrouve à tenir le cul de la bouteille, le serveur tremblotant tire avec ses deux mains, on entend le léger « hop » libérateur du bouchon. Mon voisin me sert un verre de vin. Merci, je l’ai bien mérité. À la sortie du restaurant ne pas oublier de prendre sa lampe-tempête pour s’éclairer dans le wagon où il n’y a pas de lumière. Très bonne expérience.
3 – Nairobi Tout de suite on est happé par l'ambiance africaine, rires, couleurs, beaux costumes, l’Afrique exubérante, excessive, celle qu’on aime.
Change. Le faire dans les « forex » ; celui derrière l’alliance française est correct; celui entre le New Stanley hôtel et l’Hilton est plus avantageux. Les grosses coupures (100 $US ou 100 €) sont appréciées.
Livres. À la librairie Tex Book Centre on trouve, en anglais, LP des pays limitrophes au Kenya et le Bradt Ethiopia et Soudan à des prix un peu inférieurs qu’en France. L’accès temporaire à la médiathèque de l’Alliance Française est payant : 100 KSh !
Loger : L’Iqbal hôtel c’est fini. J’ai opté pour le New Kenya Lodge, central, dortoir 400 KSh, bruyant, des matelas en mousse très fatigués, mais lits avec moustiquaire. Café du matin inclus dans le prix - sans tartines - ambiance très sympa, coffre à la réception. Vers l’ambassade d’Ethiopie, quartier calme, se trouve un YMCA, peut-être une alternative, mais je n’y suis pas allé.
Voir. Peu de chose, prendre 1 journée suffit. Pour s’échapper de Nairobi, on peut visiter le Karen Bixen Museum, 800 KSh. On prend le bus 24, à côté du Hilton ou à la poste principale, qui nous dépose au pied du Musée, 40 KSh.
3 – Mombasa Logement. Au Glory Bed Breakfast. Bien pour le prix, mais réveil bruyant par la grâce de la Mosquée. Cet hôtel se trouve au bout de l’avenue qui fait face à la Gare, proche du centre ville .
Repas. Island Dishes. Les « viazi vya nazi » et « ndizi za nazi » à base de lait de coco sont bons.
Voir. Une demi journée suffit pour en faire la visite : Fort Jésus (800 KSh), puis la « promenade à pied » proposé par LP qui commence au pied du fort, où se trouvent beaucoup de magasins pour touristes, où se proposent des pseudos guides avec insistance – voire avec agressivité -, mais où l’on voit de beaux bâtiments et une adorable petite mosquée. Dans ces rues on peut se retrouver seul. Je suis entré dans la belle cathédrale avec des vitraux comme ceux de Chartres.
4 – Kilifi Transport. Se faire déposer au carrefour du village de Mnarani, 200 m avant le Pont de la rivière Kilifi Creek.
Logement. J’ai dormi au village, au Banclari Beach Hotel, chez Mme Marguerite Kokartis, Box 508, Kilifi, tel 07 33 72 47 15. Pour 500 KSh on est dans un hôtel récent, qui surplombe, dans un cadre agréable, la rivère ; avec une chambre double très bien, très propre, tranquille et avec un copieux petit déj le matin. Marguerite, très sympa, viendra le soir vous tenir compagnie et en profitera pour se faire offrir une bière. Du coin repas, proche du pont, on peut entendre les voitures, sans y être vraiment gêné. Marguerite fait et sert des repas. Les prix se négocient dans la bonne humeur.
Pot. On est très bien au Kilifi Membres club pour boire une bière face à une vue splendide
Voir. La visite des ruines de Mnarani doit se faire avant celles de Gede. Elle est absolument nécessaire- bien que mineure - par ceux que les sites archéologiques intéressent et les autres aussi, au regard de la rareté de tels sites en Afrique. Le site est de qualité, pluriel. Pour accéder aux ruines, on traverse le village – intéressant -, et l’on s’en va dans la campagne calme et verdoyante, sur un bon chemin. Un guide n’est pas nécessaire ; 2 H de visite sans se presser ; 500 KSh à négocier moitié du prix. Beaux baobabs, mosquées et ruines intéressantes. Bonne description du site dans LP.
5- Ruines de Gede Transport. Le matin partir tôt de Kilifi en bus direction de Malindi, arrêt au carrefour de la route pour Watamu dans le village de Gede. Poursuivre à pied. À droite, après 200 m sur la route de Watamu, un chemin en terre conduit au site. Dans le chemin, à la fourche, prendre à gauche, c’est juste là. Entre 1 à 2 km de marche en tout. À la réception on dépose le sac à dos. Entrée 500 KSh, guide 300 KSh
Voir. Site majeur, pas encore inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, on peut être précurseur. Prendre un guide officiel qui parle français est une création de richesse pour le visiteur par la convivialité qui s’étabira nécessairement avec votre guide, souvent jeune (2h à 3 h de visite), les sourires dus à l’imprécision de son vocabulaire ou l’utilisation de mots oubliés et c’est une façon de soutenir la francophonie. La visite, une promenade dans une forêt avec de nombreux baobabs tricentenaires. Une ville avec son palais, ses maisons confortables; ses nombreuses mosquées, à côté de chacune d’elles, un puit, l’eau puisée se verse dans une rigole qui l’emmène dans un bassin pour les ablutions ; ses commerces où ils ont trouvé des lampes indiennes, des ciseaux d’Espagne, des coquillages de Venise ; la banque où ils ont trouvé de la monnaie chinoise. Gede au cœur de la mondialisation du XIIIe siècle ? J’ai laissé à mon jeune guide, en édition livre de poche, l’Africain de Le Clézio, livre très facile à lire et qui devrait le motiver (Plus généralement : les gens francophones, de tous les pays, sont très demandeurs de lecture française). Il était ravi, moi aussi. Très bonne description du site dans LP.
6 – Malindi
Transport. Après la visite du site de Gede, revenir au carrefour, la ville n’est plus qu’à 16 Km.
Logement. Tana Guest House, 650 KSh la double, au cœur des gares routières, bien pour la ville, toilettes à l’Européenne, toujours complet dès le début de l’après-midi.
Internet. Un cyber Café dans Lamu rd, du côté des numéros 53, 3, 57, moderne et rapide.
Voir. La ville m’a déçu. Pourtant c’est une ville réputée. Ni suis-je pas venu au bon moment ? : Pas de touristes, nuages et pluie, chaleur et air salin, plage morose, le nord de la ville sans intérêt (pour moi), et à voir, bien peu sont intéressants à l’image de la Vasco da Gama Pillar pour un prix élevé ou fermé comme l’église portugaise. Tristounet tout ça. Une petite consolation : le marché aux bibelots de Malindi, trop touristique, mais où je trouve un beau masque, après un palabre délicieux.
7 – Lamu Transport. Avec la compagnie TSS, 400KSh pour Malindi-Lamu, 6h de route. Ferries à 50 KSh.
Logement. Je descends au Lamu Guest House, double 700 KSh, très bien, très propre, accueil chaleureux, coffre… mais sans jardin. Mieux (en basse saison) pour le cadre et le patio, le calme et des chambres parfaites, Yumbe House, pour 50 KSh de plus sans petit déj, (avec 1000 KSh)… alors que LP annonce des prix bien supérieurs. Tant pis, au LGH je m’y suis senti bien, chouchouté même. Les autres logements à petit budget de LP sont infâmes.
Voir. Lamu est vraiment un petit bijou, très sweet. Shella complète bien Lamu. La plage sur Manda Island, face à Shela, est paradisiaque. L’ensemble de ses trois éléments en font un lieu remarquable, on a vraiment la sensation de vacances. Oublié le coût du trajet pour venir jusqu’ici: le manque de confort des bus, la durée et la distance du trajet, l’état des routes… Lamu est incontournable. Impossible d’aller aux ruines de Takwa, les heures de marée ne convenaient pas. Tous les détails de ces lieux sont bien décrits dans LP.
8 – Retour à Nairobi Le trajet. Je dois continuer mon voyage vers l’Ethiopie. Pour y aller trois chemins sont envisageables. 1- Passer par la Somalie, mais est-ce possible ? Je n’ai pas étudié la faisabilité du trajet. Peut-être qu’un d’entre vous a fait ce trajet et peut en dire plus ? 2 - Aller de Lamu à Moyale directement par la C81 (on évite de revenir sur Nairobi). On me l’a très vivement déconseillé en les transports en commun: les changements et la lenteur des bus, le manque de sécurité… Peut-être par le forum, un avis ? 3 – Lamu-Moyale via Nairobi. C’est l’option que j’ai choisie à partir des recommandations insistantes et convergentes des locaux. Donc :
a- Départ avec le premier ferries à 6h. Puis le bus avec TSS, Lamu-Malindi, nuit à Malindi. b- Le lendemain, départ direct pour Mombassa, toujours avec TSS, 500 KSh. c- Puis parce qu’il y avait un bus de nuit dans la foulée, voyage jusqu’à Nairobi direct, de nuit. Au petit matin on se trouve au centre de Nairobi, proche des taxis pour Isolo. Allez … va pour Isolo.
9-Isolo. Fin du goudron. La route entre Nairobi et Isolo passe par le mont Kenya, il y a un changement de taxi à Meru. Je prends une chambre au Machoro Lodge qui est bien. Une seule solution pour rejoindre Moyale, les trucks qui passent la nuit entre 1h et 3h du matin. Négociation avec le syndicat pour obtenir le billet quand il y a de place dans un camion de marchandises surchargé. Départ à 4 h. Et alors un long, mais un très long trajet commence de 36 h non-stop. Un pénible, mais un très pénible voyage commence… Long, pénible, éreintant… voilà les mots qui conviennent. À l’arrivé je suis lessivé par les chaos de la piste; dans la journée, par le soleil, le vent, la poussière; la nuit, par le froid, le manque de place pour s’allonger. Et personne ne se plaindra tout au long du trajet, même pas moi. Héroïques les Africains. Une fois fait, c’est un souvenir inoubliable, par le côté négatif du voyage ; mais encore par son côté événementiel : crevaison, réparation d’essieu, embourbement ; enfin par son côté attrayant : très beau paysage de savane et par la vue d’un animal par ici par là : girafes, autruches, singes, oiseaux aux multiples couleurs.
10 – Moyale À Moyale, le truck me dépose, la frontière est là, non définie. Un flic m’appelle, j’étais déjà en Ethiopie, je retourne vers les barraquements pour les formalités.
La suite en l’Ethiopie.
Sécurité à Madagascar? English translation pending
Nous partons en juin à MADAGASCAR avec nos deux filles 4 et 6 ans pour 4 semaines, l'itinéraire n'est pas encore fini, on entend parler de plus en plus de problème de sécurité et d'agressions violentes contre des touristes, est ce vous pensez que c'est vraiment risqué de partir en ce moment ? Merci de vos renseignements
Bungalow pour quatre semaines sur l'île Sainte Marie? (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Début avril, je parts pour un séjour de 4 semaines sur l'île Sainte Marie. Le but de ce voyage est principalement orienté vers la photographie. Je pense circuler à pied, voir en vélo ! alors j'aimerai trouvé un bungalow pas trop mal situé géographiquement, avec électricité (indispensable pour mes chargeurs) dans un cadre sympa, le confort n'est pas un critère ! mon budget (logement) maximum est de 10 euros par jour. Alors, si vous voyez ce que je recherche, cela serait bien sympa de m'envoyer toutes vos suggestions et tous vos bons plans par rapport à cette île.
Je vous remercie d'avance et à très bientôt
Cherche photos de panneaux du monde English translation pending
J’envisage de réaliser un site internet sur les panneaux de monde (oui, je sais, l’idée est bizarre). J’ai déjà de nombreuses photos de panneaux, prises au cours de voyages, mais si ce site pouvait également s’enrichir de vos photos, ce serait encore mieux.
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
Périple à vélo en Finlande English translation pending
Bonsoir à tous,
Je commence à penser à mon prochain voyage à vélo, pour cet été. J'aimerais bien voir la Laponie, et je comptais retourner en Finlande pour un petit périple de 500-600 km en direction de Rovaniemi (pas plus, car je serai très limitée par le temps). Point de départ: une ville accessible en avion ou en train.
Afin de mûrir ce projet, j'aurais besoin de deux informations:Je suppose qu'il faut emprunter les grands axes, car les routes secondaires ne sont que des pistes mal damées et casse-g... à vélo (expérience vécue dans le sud de la Finlande). Quelqu'un peut-il me le confirmer? Quelles sont les routes les plus agréables?Est-il possible d'emporter son vélo dans les trains ou les bus, et à quelles conditions?
Merci beaucoup à tous ceux qui peuvent me faire part de leurs expériences!
Marine
Visa pour entrer à Madagascar English translation pending
bonjour a tous les passionnés de mada,
Pour rappel le gouvernement Démocratique malgache a fait passer le visa d'entrée (délivré a l'arrivée a l'aéroport) de 13 à 54 euros. Je vous avais donné la combine de passer par les consulats malgaches en france ou chez moi a la Reunion car il ne coûte que 35 euros. Je me doutais que le gouvernement qui a l'air de vouloir faire rentrer de l'argent allait réagir.
C'est chose faite a partir de lundi le ministere de l'intérieur transmettra la révision du prix pour la délivrance des visas en consulats.
Ce tarif sera communiqué par mes soins Lundi soir
A bientôt les amis, Veloma
Kam
Pour rappel le gouvernement Démocratique malgache a fait passer le visa d'entrée (délivré a l'arrivée a l'aéroport) de 13 à 54 euros. Je vous avais donné la combine de passer par les consulats malgaches en france ou chez moi a la Reunion car il ne coûte que 35 euros. Je me doutais que le gouvernement qui a l'air de vouloir faire rentrer de l'argent allait réagir.
C'est chose faite a partir de lundi le ministere de l'intérieur transmettra la révision du prix pour la délivrance des visas en consulats.
Ce tarif sera communiqué par mes soins Lundi soir
A bientôt les amis, Veloma
Kam
Quel pays africain, si vous n'aviez qu'une seule possibilité? English translation pending
Bonjour à tous!!!!🙂
si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).
merci de votre participation!!!!!!
Bonne année à tous!😎
si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).
merci de votre participation!!!!!!
Bonne année à tous!😎
Dauphins du secteur de Kratie (Cambodge) English translation pending
En reponse à ton post et...
Le vendredi 21 décembre 2007
Le Cambodge se mobilise pour sauver les dauphins de l'Irrawaddy
I

Ce projet, financé par le gouvernement à hauteur de 100 000 dollars et par l'Organisation mondiale du tourisme qui injecte 600 000 dollars propose de présenter des moyens de subsistance alternatifs à la pêche aux villageois vivant le long du fleuve, dans les deux provinces du nord-est du pays, a précisé le ministre cambodgien du Tourisme Thong Khon début décembre.
Selon le WWF, qui a classé le dauphin de l'Irrawaddy «en danger critique», entre 80 et 110 animaux vivent dans la partie du Mékong qui traverse le Cambodge, mais une douzaine d'individus meurent en moyenne chaque année.
«La principale cause de mort des dauphins étant la pêche, nous voulons encourager les gens à cultiver des légumes, élever des poissons dans des étangs ou piloter des bateaux pour emmener les touristes voir les dauphins», a précisé Thong Khon.
Non seulement les dauphins meurent dans les filets des pêcheurs, mais la pêche en tant que telle réduit leur stock de nourriture, a-t-il ajouté.
Ce plan de protection, baptisé le Projet du chemin de découverte du Mékong, vise également à réduire la pauvreté par le développement touristique, indique pour sa part l'Organisation mondiale du tourisme dans un communiqué.
Dns le cadre de ce projet, les visiteurs viendraient voir les dauphins, qui vivent dans une dizaine de piscines d'eau profonde, réparties sur 190km du Mékong, principalement entre Kratié et Stung Treng, selon l'Organisation mondiale du tourisme. Le projet va débuter ce mois-ci par la formation de villageois et un tourisme basé sur les communautés.
Le directeur du département de l'aide au développement au sein de l'Organisation mondiale du tourisme, Harsh Varma, a qualifié le projet de «tourisme durable en faveur des pauvres». Selon l'organisation, environ 30% des foyers de Kratié et 50% de ceux de Stung Treng vivent avec moins d'un dollar par jour.
Pour le ministre cambodgien du Tourisme, la protection des dauphins et le développement du tourisme sont étroitement liés à l'amélioration des conditions de vie des gens. «Pas de dauphin signifie pas de tourisme, pas de tourisme veut dire pas de développement», a résumé M. Thong.
...parceque tout le monde ne connait pas la region et aussi parce que j'aime ces mammiferes, voilà un article que j'ai trouvé interressant !
Certains voyageurs et quelques groupes ont déjà "découvert" KRATIE, qui a gardé une architecture et une ambiance de la période coloniale française.


Source: http://www.wildlifeextra.com/mekong-dolphins879.html
Le Cambodge se mobilise pour sauver les dauphins de l'Irrawaddy

Ce projet, financé par le gouvernement à hauteur de 100 000 dollars et par l'Organisation mondiale du tourisme qui injecte 600 000 dollars propose de présenter des moyens de subsistance alternatifs à la pêche aux villageois vivant le long du fleuve, dans les deux provinces du nord-est du pays, a précisé le ministre cambodgien du Tourisme Thong Khon début décembre.
Selon le WWF, qui a classé le dauphin de l'Irrawaddy «en danger critique», entre 80 et 110 animaux vivent dans la partie du Mékong qui traverse le Cambodge, mais une douzaine d'individus meurent en moyenne chaque année.
«La principale cause de mort des dauphins étant la pêche, nous voulons encourager les gens à cultiver des légumes, élever des poissons dans des étangs ou piloter des bateaux pour emmener les touristes voir les dauphins», a précisé Thong Khon.
Non seulement les dauphins meurent dans les filets des pêcheurs, mais la pêche en tant que telle réduit leur stock de nourriture, a-t-il ajouté.
Ce plan de protection, baptisé le Projet du chemin de découverte du Mékong, vise également à réduire la pauvreté par le développement touristique, indique pour sa part l'Organisation mondiale du tourisme dans un communiqué.
Dns le cadre de ce projet, les visiteurs viendraient voir les dauphins, qui vivent dans une dizaine de piscines d'eau profonde, réparties sur 190km du Mékong, principalement entre Kratié et Stung Treng, selon l'Organisation mondiale du tourisme. Le projet va débuter ce mois-ci par la formation de villageois et un tourisme basé sur les communautés.
Le directeur du département de l'aide au développement au sein de l'Organisation mondiale du tourisme, Harsh Varma, a qualifié le projet de «tourisme durable en faveur des pauvres». Selon l'organisation, environ 30% des foyers de Kratié et 50% de ceux de Stung Treng vivent avec moins d'un dollar par jour.
Pour le ministre cambodgien du Tourisme, la protection des dauphins et le développement du tourisme sont étroitement liés à l'amélioration des conditions de vie des gens. «Pas de dauphin signifie pas de tourisme, pas de tourisme veut dire pas de développement», a résumé M. Thong.
...parceque tout le monde ne connait pas la region et aussi parce que j'aime ces mammiferes, voilà un article que j'ai trouvé interressant !
Certains voyageurs et quelques groupes ont déjà "découvert" KRATIE, qui a gardé une architecture et une ambiance de la période coloniale française.


Source: http://www.wildlifeextra.com/mekong-dolphins879.html
Insécurité à Madagascar: braquage à main armée en plein jour... English translation pending
Revenant de Madagascar on souhaite porter à la connaissance des futurs voyageurs la mésaventure pas si exceptionnelle qui nous est arrivée.
En effet on a failli se faire buter. Dans un endroit super touristique, dans la forêt des baobabs de Ifaty, dans la région de Tuléar, qui est dans tous les guides touristiques le samedi 17 novembre 2007 à 16h, en plein soleil, accompagnés d'un guide local (le serveur de notre hôtel) et d'un chauffeur de charette à zébus.
4 mecs armés chacun d'un pistolet, avec également une carabine, un coupe-coupe et un bidon d'essence sont arrivés sur nous d'un pas décidé, à visage découvert. On a juste eu le temps de se dire qu'ils avaient une sale gueule et que ça ne sentait pas bons que nos guides étaient à genoux et qu'ils demandaient l'argent. Nos 2 guides se sont retrouvés avec un pistolet contre la tempe et le doigt sur la gâchette !!!! Bien sûr on a donné le peu d'argent qu'on avait sur nous (environ 15 euros), et ils n'avaient pas l'air contents d'un si maigre butin. Ils nous ont fait également mettre à genoux et nous ont fouillé. Ils ont pris l'étui à lunettes et l'ont jeté. Ils ont pris l'appareil photo croyant que c'était un téléphone portable. On a demandé à notre guide qu'il leur demande de nous donner la carte mémoire (car nos agresseurs ne parlaient pas français). Comme ils étaient crétins, ils ne savaient pas de quoi il s'agissait et n'avaient pas l'air de savoir comment fonctionnait un appareil photo! Ils nous ont demandé si nous avions nos passeports, nos billets d'avion... heureusement tout était resté dans la valise fermée à clef à l'hôtel (ce qui est indspensable là-bas....). On redemande au guide pour la carte mémoire, et l'un de nos agresseurs lui shoote dans la tête comme dans un ballon de football lui faisant exploser ses lunettes. Ils nous ont pris nos lunettes de soleil et nos montres. Et puis ils débattaient entre eux. Là, on n'en menait pas large car on s'est dit qu'on allait se faire tabasser: on n'avait rien d'autre à donner..... Ils ont ensuite voulu voler la chevalière en argent de notre guide malgache et comme elle ne passait pas, on a vu un regard vers le coupe-coupe qui nous a fait frémir...
Bien que nous ayons tout donné ils restaient là en nous tenant sous la menace de leurs armes, discutaient de nous séparer des Malgaches, mettaient le pistolet sur la tempe du guide et disaient "boum boum". Le guide suait à grosse gouttes car il comprenait ce qu'ils disaient.On n'a compris qu'un mot: Vazaha ("étranger"), dans la discussion (le guide nous a raconté ensuite qu'il leur avait dit "vous ne pouvez pas faire ça à des vazaha").Manifestement ils discutaient de notre sort. On a demandé au guide ce qui se passait, il nous a dit de nous taire. Nous sommes bien restés 10 mn les genoux à terre attendant d'être fixés sur notre sort... Là on s'est vraiment sentis en danger de mort.On se disait chacun de notre côté que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas nous butter, que c'était absurde, que notre vie ne pouvait pas s'arrêter là, comme ça bêtement... On sentait vraiment une très forte tension chez eux. Le danger d'une arme à feu est que le coup peut partir et ça peut vite dégénérer et devenir un vrai carnage. Tout à coup 3 des agresseurs sont partis laissant le 4e nous tenir en joue pendant qu'ils séloignaient. Avaient-ils entendu quelque chose? Nous étions trop stressés pour avoir eu l'oreille à l'écoute des bruits environnants. Toujours est-il que 15 secondes après ils ont appelé le 4e qui a décroché. A ce moment, on a entendu à moins de 50 mètres un cri de femme (une touriste)et un coup de feu. On a déguerpi vers le village en courant à travers les broussailles. Ayant rejoint le chemin vers le village, on a croisé quelques touristes avec leurs guides et leurs appareils photos qui se dirigeaient vers la forêt. Ils ont bien entendu rebroussé chemin.
On est arrivés à notre hôtel vers 17 heures alors qu'on avait de la route à faire avant la tombée de la nuit! On avait prévu de partir pour Tuléar à 30 km de piste, on ne voulait pas rester dans nos bungalows isolés en bord de mer sans aucune sécurité (3 gendarmes sans voiture et sans aucun moyen pour surveiller cette station balnéaire très touristique....) Arrivés vers 19h et quelques, on est allé poser nos affaires à l'hôtel puis faire notre déposition à la gendarmerie. L'aventure continue: au fond d'une basse cour sans électricité au milieu des poules et des canards, un mec (un gendarme?) nous a accueillis en maillot de corps dans le noir, à la bougie! Quand on a vu les moyens, on s'est dit que tout le pays devait être aussi dangereux car l'impunité devait être reine! On raconte notre histoire et il nous donne un papier et un stylo pour faire nous mêmes la déclaration par écrit. Ce qu'on fait. Un gradé arrive, en bel uniforme, nous demande ce qu'il y a. Après notre récit il nous incite à ne pas porter plainte. On lui explique que pour l'assurance, on a besoin d'un papier tamponné de leurs services. "Alors si c'est pour l'assurance, faites une déclaration de perte!" On était stupéfaits et on a répondu que c'était hors de question. Il nous a dit alors de mettre en en-tête de la déclaration "à l'attention de Monsieur le commandant de la Brigade de Gendarmerie Nationale de Madagascar de la région de Tuléar"... C'était totalement grotesque et surréaliste! Evidemment pas d'électricité = pas de photocopie. Nous sommes donc retournés le lendemain matin, dimanche 18 novembre, pour apporter un double de notre déclaration que nous avions recopiée à la main, afin d'apposer les fameux tampons. Le gendarme n'était plus le même et il n'était au courant de rien !!!! On recommence notre laïus. Il sort le tampon et l'encrier: encre sèche!!!! Notre chauffeur va chercher de l'eau dans la voiture pour humidifier le tampon encreur et on a notre sésame. Le gendarme nous rend les 2 exemplaires. On lui dit qu'un exemplaire est pour la gendarmerie comme convenu la veille. Il nous répond "pourquoi faire"!!!! Texto. On insiste, il prend la feuille en disant "si ça peut vous faire plaisir". On imagine que le papier est passé à la poubelle dès que nous sommes sortis!
Comme ce braquage est arrivé le 2e jour de notre séjour à Mada, avec une telle réaction des autorités locales, vous imaginez bien comme on a pu se sentir en sécurité pendant les 11 jours suivants de notre séjour... Nous avons tout simplement parié sur le fait qu'on ne pouvait pas avoir la guigne une 2e fois!!!!!
A notre retour à Tana, nous sommes allés voir le conseiller sécurité de l'ambassade. Heureusement que c'était le dernier jour! Il nous a dit que ça arrivait à peu près une fois par semaine partout dans le pays mais que les autorités Malgaches étant très susceptibles il leur était très difficile de communiquer sur la réalité de l'insécurité à Mada. D'ailleurs il a quand même réussi à faire inscrire sur le site su Quai d'Orsay qu'il y avait à Madagascar des attaques par des bandes armées parfois d'une rare violence.... Il y a un an et demi par exemple, le premier secrétaire de l'ambassade (le n°2) organisait dans sa résidence privée dans un quartier central de Tana et plein de diplomates, gardé par la police Malgache, un diner avec le président de la banque mondiale, des huiles internationales et d'autres ambassades. Et bien 10 mecs armés de Kalachnikov ont débarqué et ont dépouillé tout le monde!!! Par ailleurs, il nous a également raconté que lorsque les gens avaient des accidents de la route, la première chose que faisaient le gens y compris les flics c'était de dépouiller les victimes!!! Pas d'appeler les secours... Charmant.
Vous comprendrez bien que dans ces conditions on déconseille vivement de se rendre à Madagascar malgré la beauté des paysages et des rencontres chaleureuses avec des malgaches très sympathiques. En discutant avec les gens sur place on a appris également qu'un bus de touriste s'est fait attaquer également à main armée il y a 5 mois à la fenêtre d'Issalo (également recommandée dans tous les guides) et que peu après notre attaque un grand hôtel de Nosy Be a aussi fait les frais d'un braquage à main armée... On ne peut donc se sentir en sécurité dans aucun endroit de l'ile, les autorités locales faute de moyen sont complétement inefficaces et étouffent les informations pour ne pas nuire au développement du tourisme....
On a encore bien d'autres histoires de vol, arnaques de flics sur la route... mais on préfère s'arrêter là...
En effet on a failli se faire buter. Dans un endroit super touristique, dans la forêt des baobabs de Ifaty, dans la région de Tuléar, qui est dans tous les guides touristiques le samedi 17 novembre 2007 à 16h, en plein soleil, accompagnés d'un guide local (le serveur de notre hôtel) et d'un chauffeur de charette à zébus.
4 mecs armés chacun d'un pistolet, avec également une carabine, un coupe-coupe et un bidon d'essence sont arrivés sur nous d'un pas décidé, à visage découvert. On a juste eu le temps de se dire qu'ils avaient une sale gueule et que ça ne sentait pas bons que nos guides étaient à genoux et qu'ils demandaient l'argent. Nos 2 guides se sont retrouvés avec un pistolet contre la tempe et le doigt sur la gâchette !!!! Bien sûr on a donné le peu d'argent qu'on avait sur nous (environ 15 euros), et ils n'avaient pas l'air contents d'un si maigre butin. Ils nous ont fait également mettre à genoux et nous ont fouillé. Ils ont pris l'étui à lunettes et l'ont jeté. Ils ont pris l'appareil photo croyant que c'était un téléphone portable. On a demandé à notre guide qu'il leur demande de nous donner la carte mémoire (car nos agresseurs ne parlaient pas français). Comme ils étaient crétins, ils ne savaient pas de quoi il s'agissait et n'avaient pas l'air de savoir comment fonctionnait un appareil photo! Ils nous ont demandé si nous avions nos passeports, nos billets d'avion... heureusement tout était resté dans la valise fermée à clef à l'hôtel (ce qui est indspensable là-bas....). On redemande au guide pour la carte mémoire, et l'un de nos agresseurs lui shoote dans la tête comme dans un ballon de football lui faisant exploser ses lunettes. Ils nous ont pris nos lunettes de soleil et nos montres. Et puis ils débattaient entre eux. Là, on n'en menait pas large car on s'est dit qu'on allait se faire tabasser: on n'avait rien d'autre à donner..... Ils ont ensuite voulu voler la chevalière en argent de notre guide malgache et comme elle ne passait pas, on a vu un regard vers le coupe-coupe qui nous a fait frémir...
Bien que nous ayons tout donné ils restaient là en nous tenant sous la menace de leurs armes, discutaient de nous séparer des Malgaches, mettaient le pistolet sur la tempe du guide et disaient "boum boum". Le guide suait à grosse gouttes car il comprenait ce qu'ils disaient.On n'a compris qu'un mot: Vazaha ("étranger"), dans la discussion (le guide nous a raconté ensuite qu'il leur avait dit "vous ne pouvez pas faire ça à des vazaha").Manifestement ils discutaient de notre sort. On a demandé au guide ce qui se passait, il nous a dit de nous taire. Nous sommes bien restés 10 mn les genoux à terre attendant d'être fixés sur notre sort... Là on s'est vraiment sentis en danger de mort.On se disait chacun de notre côté que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas nous butter, que c'était absurde, que notre vie ne pouvait pas s'arrêter là, comme ça bêtement... On sentait vraiment une très forte tension chez eux. Le danger d'une arme à feu est que le coup peut partir et ça peut vite dégénérer et devenir un vrai carnage. Tout à coup 3 des agresseurs sont partis laissant le 4e nous tenir en joue pendant qu'ils séloignaient. Avaient-ils entendu quelque chose? Nous étions trop stressés pour avoir eu l'oreille à l'écoute des bruits environnants. Toujours est-il que 15 secondes après ils ont appelé le 4e qui a décroché. A ce moment, on a entendu à moins de 50 mètres un cri de femme (une touriste)et un coup de feu. On a déguerpi vers le village en courant à travers les broussailles. Ayant rejoint le chemin vers le village, on a croisé quelques touristes avec leurs guides et leurs appareils photos qui se dirigeaient vers la forêt. Ils ont bien entendu rebroussé chemin.
On est arrivés à notre hôtel vers 17 heures alors qu'on avait de la route à faire avant la tombée de la nuit! On avait prévu de partir pour Tuléar à 30 km de piste, on ne voulait pas rester dans nos bungalows isolés en bord de mer sans aucune sécurité (3 gendarmes sans voiture et sans aucun moyen pour surveiller cette station balnéaire très touristique....) Arrivés vers 19h et quelques, on est allé poser nos affaires à l'hôtel puis faire notre déposition à la gendarmerie. L'aventure continue: au fond d'une basse cour sans électricité au milieu des poules et des canards, un mec (un gendarme?) nous a accueillis en maillot de corps dans le noir, à la bougie! Quand on a vu les moyens, on s'est dit que tout le pays devait être aussi dangereux car l'impunité devait être reine! On raconte notre histoire et il nous donne un papier et un stylo pour faire nous mêmes la déclaration par écrit. Ce qu'on fait. Un gradé arrive, en bel uniforme, nous demande ce qu'il y a. Après notre récit il nous incite à ne pas porter plainte. On lui explique que pour l'assurance, on a besoin d'un papier tamponné de leurs services. "Alors si c'est pour l'assurance, faites une déclaration de perte!" On était stupéfaits et on a répondu que c'était hors de question. Il nous a dit alors de mettre en en-tête de la déclaration "à l'attention de Monsieur le commandant de la Brigade de Gendarmerie Nationale de Madagascar de la région de Tuléar"... C'était totalement grotesque et surréaliste! Evidemment pas d'électricité = pas de photocopie. Nous sommes donc retournés le lendemain matin, dimanche 18 novembre, pour apporter un double de notre déclaration que nous avions recopiée à la main, afin d'apposer les fameux tampons. Le gendarme n'était plus le même et il n'était au courant de rien !!!! On recommence notre laïus. Il sort le tampon et l'encrier: encre sèche!!!! Notre chauffeur va chercher de l'eau dans la voiture pour humidifier le tampon encreur et on a notre sésame. Le gendarme nous rend les 2 exemplaires. On lui dit qu'un exemplaire est pour la gendarmerie comme convenu la veille. Il nous répond "pourquoi faire"!!!! Texto. On insiste, il prend la feuille en disant "si ça peut vous faire plaisir". On imagine que le papier est passé à la poubelle dès que nous sommes sortis!
Comme ce braquage est arrivé le 2e jour de notre séjour à Mada, avec une telle réaction des autorités locales, vous imaginez bien comme on a pu se sentir en sécurité pendant les 11 jours suivants de notre séjour... Nous avons tout simplement parié sur le fait qu'on ne pouvait pas avoir la guigne une 2e fois!!!!!
A notre retour à Tana, nous sommes allés voir le conseiller sécurité de l'ambassade. Heureusement que c'était le dernier jour! Il nous a dit que ça arrivait à peu près une fois par semaine partout dans le pays mais que les autorités Malgaches étant très susceptibles il leur était très difficile de communiquer sur la réalité de l'insécurité à Mada. D'ailleurs il a quand même réussi à faire inscrire sur le site su Quai d'Orsay qu'il y avait à Madagascar des attaques par des bandes armées parfois d'une rare violence.... Il y a un an et demi par exemple, le premier secrétaire de l'ambassade (le n°2) organisait dans sa résidence privée dans un quartier central de Tana et plein de diplomates, gardé par la police Malgache, un diner avec le président de la banque mondiale, des huiles internationales et d'autres ambassades. Et bien 10 mecs armés de Kalachnikov ont débarqué et ont dépouillé tout le monde!!! Par ailleurs, il nous a également raconté que lorsque les gens avaient des accidents de la route, la première chose que faisaient le gens y compris les flics c'était de dépouiller les victimes!!! Pas d'appeler les secours... Charmant.
Vous comprendrez bien que dans ces conditions on déconseille vivement de se rendre à Madagascar malgré la beauté des paysages et des rencontres chaleureuses avec des malgaches très sympathiques. En discutant avec les gens sur place on a appris également qu'un bus de touriste s'est fait attaquer également à main armée il y a 5 mois à la fenêtre d'Issalo (également recommandée dans tous les guides) et que peu après notre attaque un grand hôtel de Nosy Be a aussi fait les frais d'un braquage à main armée... On ne peut donc se sentir en sécurité dans aucun endroit de l'ile, les autorités locales faute de moyen sont complétement inefficaces et étouffent les informations pour ne pas nuire au développement du tourisme....
On a encore bien d'autres histoires de vol, arnaques de flics sur la route... mais on préfère s'arrêter là...
Bons plans pour l'Indonésie? English translation pending
Bonjour,
Je cherche à me renseigner sur cette destination que je ne connais pas du tout mais qui m'attire... Quel endroit me conseilleriez vous en Indonésie, sachant que j'ai envie de nature et de tranquilité ? Quelle compagnie pour les billets d'avion ? Quel budget environ par jour sans faire de folies? Comment sont perçus les européens ? Peut on prendre le visa à l'arrivée ? Et pour le snorkeling?
Merci d'avance pour vos réponses!
Je cherche à me renseigner sur cette destination que je ne connais pas du tout mais qui m'attire... Quel endroit me conseilleriez vous en Indonésie, sachant que j'ai envie de nature et de tranquilité ? Quelle compagnie pour les billets d'avion ? Quel budget environ par jour sans faire de folies? Comment sont perçus les européens ? Peut on prendre le visa à l'arrivée ? Et pour le snorkeling?
Merci d'avance pour vos réponses!
Quel pays après un voyage en Thaïlande? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous revenons d'un voyage de 25 jours en Thaïlande, tout le mois d'octobre. Nous souhaiterions repartir mais dans un autre pays l'année prochaine, mais où? La Thaïlande, c'est si facile, magnifique, varié et économique... Je ne vois pas actuellement un pays qui regroupe toutes ces qualités là. Eclairez moi s'il vous plait.
Merci pour vos réponses et si vous avez également des questions. Amicalement Sébastien
Nous revenons d'un voyage de 25 jours en Thaïlande, tout le mois d'octobre. Nous souhaiterions repartir mais dans un autre pays l'année prochaine, mais où? La Thaïlande, c'est si facile, magnifique, varié et économique... Je ne vois pas actuellement un pays qui regroupe toutes ces qualités là. Eclairez moi s'il vous plait.
Merci pour vos réponses et si vous avez également des questions. Amicalement Sébastien
Madagascar: plus africaine ou asiatique? English translation pending
Bonsoir à tous!!!!!🙂
Je voudrais débattre sur ce sujet avec vous amis de Madagascar!😉
madagascar plus africaine qu'asiatique ou alors un judicieux compromis 😉😉😉
à vos plumes😉
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à vos plumes😉
Madagascar: quelle région de l'île visiter? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir pour notre voyage de noce à Madagascar. Nous recherchons un coin pour farniente un peu et découvrir l'île. Nous sommes amateur de sensation forte, un de plongée, de jolie plage et très curieux de découvrir la vie locale quelle région de l'ile nous conseillez vous : auriez des adresses ou des infos à nous communiquer Quels sont les trucs à éviter...
par avance merci.
Nous souhaitons partir pour notre voyage de noce à Madagascar. Nous recherchons un coin pour farniente un peu et découvrir l'île. Nous sommes amateur de sensation forte, un de plongée, de jolie plage et très curieux de découvrir la vie locale quelle région de l'ile nous conseillez vous : auriez des adresses ou des infos à nous communiquer Quels sont les trucs à éviter...
par avance merci.