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L'instant d'un Stan English translation pending
by Xrctn · 2019-10-24 · 45 replies
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
Une semaine de scooter entre Luang Prabang et Nong Kiaw English translation pending
by Larsay · 2019-10-11 · 6 replies
Retour du Laos, en commençant par la très charmante Luang Prabang. Séjourné comme d’habitude à l’excellente Lao Lu Lodge, au grand calme dans une petite ruelle entre l’arrière du marché de nuit et le Mékong. On mange très bien au Laos ! Trois diners au remarquable Kaephaeng, où je me suis encore plus régalé que d’habitude grâce à nouveau Chef (sa mousse au chocolat est divine !). Retourné à l’extraordinaire Carpe Diem juste avant les chutes de Kouang Xi, toujours aussi beau et à la cuisine délicieuse. Retourné également en traversant le Mékong au temple Chomet (belle vue de LP) et la pagode Long Khun, avec ses superbes fresques qui se dégradent de plus en plus vu que personne ne s’en soucie, même les moines qui y vivent.

Découvert un restaurant qui sort du commun sur Sisavang Vong, la Maolin Tavern, un bar-resto belge géré par le très sympathique Français Denis. Evidemment, un tas de bonnes bières belges dont deux à la pression, et des plats inusités au Laos telle que carbonnade (délicieuse !) et raclette à la Tome de Moc Chau (Vietnam). Pour les sportifs, c’est le rendez-vous pour regarder à la télé tous les matches de tout, les courses de Formule 1, etc. Très sympa pour un pot après si vous dinez ailleurs.

Ensuite, direction Nong Kiaw en scooter de location. 140 km de route assez barbante, mais bonne sauf une portion d’environ 30 km assez défoncée par les camions chinois de construction d’un grand barrage (un de plus !). Mon conseil : à moins que vous ne fassiez une boucle, allez-y en bus et baladez-vous dans le village à pied ou en vélo. Si vous y allez en scooter, ne vous étonnez pas de ne voir aucun panneau ni borne kilométrique marquée « Nong Kiaw », car le bourg s’appelle officiellement Muang Ngoi, bien que le village de Muong Ngoi indiqué sur les cartes soit à une heure de bateau au nord de Nong Kiaw les bornes sont donc marquées « M. Ngoi ».

Précision importante : si vous entrez ou sortez du Laos par Dien Bien Phu, la portion Luang Prabang-Nong Kiaw n’est plus praticable en bateau sur la Nam Ou à cause du grand barrage en construction. Par contre, la portion entre Nong Kiaw et Muang Khoua est navigable grand barrage aussi, mais le bateau s’arrête d’un côté et un tuk tuk vous conduit à un autre bateau en contournant le barrage. Compter cinq heures de trajet.

Le cadre de Nong Kiaw est une des plus beaux que je connaisse en Indochine. Petit bourg sur la rivière Nam Ou, cerné de hauts pitons et falaises calcaires (la plus haute montagne culmine à 1700 m). Nombreuses guest-houses, la plupart de l’autre côté du pont construit par les Chinois en 1973. J’ai choisi la rive droite pour dormir à la Nam ou River Lodge (petit chemin en terre juste au coin sud de l’école et ensuite à gauche). Chambres impec à 100 000 kips avec balcon commun sur rivière + très large terrasse. Le patron, M. Mang, possède aussi une agence de voyage de première classe (juste avant le pont au coin de la route principale et de celle longeant la rivière), la Nong Kiaw Adventure Tours, que je recommande pour les balades, car c’est le seul opérateur né localement (anglais impec).. Au coin rive droite du pont, la Sendao Chittavaong GH est impec pour le prix, avec des bungalows Jardin en bambou tressé (ventilo seulement) à à 80 000 kips et des bungalows en dur avec climatiseur et terrasse sur rivière à 100 000. Pour les plus fortunés, au coin du pont côté rive gauche, très élégants bungalows sur l’eau de la Nam Ou River Lodge, bungalows et restaurant avec terrasse sur rivière. 55$ la nuit, mais seulement 35 en basse saison.

Nong Kiaw est le paradis des balades dans la nature. Programmes traditionnels dans le coin, combinant bateau, trekking avec visite de villages Khmu (ça se prononce « kamou »), de cascades et de grottes, et kayaking. Le programme le plus populaire, une superbe journée, est la montée sur Muang Ngoi en bateau (1 heure magnifique), avec visite du village de tisserands de Sop Jam, puis trekking et retour soir par le bateau soit en kayak (le retour en kayak prend environ 2 heures et demi). Départ 8h30, retour normal 17h. 370 000 Kips par personne, prix dégressif selon le nombre de passagers. Autre programme très populaire : la même chose en 2 jours avec nuit en maison d’hôtes. Il y également des programmes de 3 et 4 jours. M. Mang vous arrange tout cela sans problème. En fait, j’avais loué un scooter, car je pensais continuer le long de la Nam Ou jusqu’à Muang Ngoi et plus haut, mais la piste est tellement défoncée que même les locaux ne s’y aventurent pas (je l’ai faite sur 3 km, un enfer !).

De Nong Kiaw, vous pouvez aller soit vers l’ouest (Muang Khoua-Phongsaly par ex.) ou vers l’est, de Nong Kiaw à Phongsavan pour la plaine des Jarres bonne route des deux côtés.
Voyage en voiture sur les routes panoramiques d'Écosse fin octobre English translation pending
by Diamina · 2019-09-29 · 45 replies
Bonjour,

Je suis intéressée par les paysages et très peu par les villes. Je ferai un séjour total de 10 jours pleins. J'arrive le soir tard en J1 à Edimbourg et je repars le matin tôt en J11 du même aéroport.

Je louerai une voiture à Edimbourg: une location de voiture à me recommander en particulier? Arnold Clark est vraiment cher par rapport aux autres? Cela vaut-il la peine? Une à me décommander surtout? Je préfèrerais éviter les compagnies peu fiables, sachant à peine changer un pneu!!!🤪

Je quitterai Edimbourg vers midi, après y avoir dormi, en J2 Entre Edimbourg et Glencoe, quelle est la route la plus panoramique en traversant le Loch Lomond? Celle qui passe par Stirling ou celle qui passe par Glasgow?

En J2 je dormirai à Glencoe. J3 visite et randonnée aux three sisters si le temps le permet. sinon plan B? Pour quelqu'un qui n'a jamais camper de sa vie, est-ce une bonne idée de commencer en Ecosse en automne?🤪 des conseils? des avis défavorables?😮

J4 direction Mallaig pour le ferry pour l'île de skye et nuit à ? Faut-il réserver le ferry en avance?

Je dormirai 3 nuits à Uig (réservation annulable) de J5 à J8.
Guide francophone pour le parc Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
by Jojo36 · 2019-09-28 · 1 reply
Je vous recommande Toni de Lençois un guide francophone très calme, à l’écoute et connaissant la région parfaitement. Il faut le réserver assez longtemps à l’avance mais si vous avez un peu de chance entre deux groupes il se rendra disponible. Vraiment quelqu’un dont on se souvient. Son whatsApp (Supprimé par VoyageForum) Il vous répond rapidement
Athènes et Péloponnèse English translation pending
by Aserval · 2019-09-18 · 24 replies
Arrivée à 13h à l’aéroport d'Athènes après un très bon vol de Montréal. Immigration rapide avec un agent souriant. Notre chauffeur de taxi nous attendait à la sortie. Direction notre AirBnB à deux pas du stade olympique. Pas déçu de notre choix en arrivant. Belle terrasse avec vue sur l’acropole. Première ballade au pied de l’acropole pour repérer les lieux. Photos à suivre
Erreur d'adresse sur mon passeport et départ vers les États Unis English translation pending
by Meskalitas · 2019-09-10 · 15 replies
Bonjour à tous ,

J’expose ici mon problème TRÈS particulier ! Voilà je suis en voyage au Japon où j’ai dû refaire faire mon passeport suite à une randonnée qui l’a entièrement abimé. Contente d’avoir pu le refaire faire dans les temps, je viens de m’appercevoir qu’il contient une erreur : il est inscrit Japon en dessous de mon adresse de domicile français. Le problème est que je part au États Unis dans 6 jours et que sur la demande d’ESTA je dois mettre exactement ce qui est écrit sur mon passeport. Pensez vous que cela peut me porter préjudice en arrivant au USA ?!?

Bien à vous ! Émilie
Visite des mines de sel à Cracovie pour ceux qui ont le vertige English translation pending
by Phrx · 2019-09-09 · 5 replies
J'ai vu des photos d'escaliers très vertigineux et y étant sujet, j'ai peur de ne pas pouvoir les emprunter... sont-ims aussi aériens que le montre la photo ? Merci
Visa double entrée à Hanoï pour la Thaïlande English translation pending
by Cdcm · 2019-09-08 · 6 replies
Bonjour

je ne trouve pas l'info très précisément donc si vous pouviez m'aider cela me serait utile

je me rends a Hanoi d'ou je retournerai en Thailande , il me faudra avoir un Tourist Visa mais a double entrée Sur le site de l'ambassade du royaume Thai a Hanoi je vois les documents à fournir pour le visa touriste mais c'est pour le simple entrée Ce qui laisse supposer que ce sont les mêmes documents pour un double ou triple entrées , mais je voudrais en avoir confirmation ou infirmation si tel est le cas

Merci
Circuit 8 à 10 jours au Tibet avec agence spécialisée tout confort English translation pending
by Magnolia52 · 2019-09-02 · 1 reply
Une de mes amies, Monica, 80 ans (mais très active), grande voyageuse, désire faire un Circuit au Tibet durant 9 à 10 jours. Elle n'y est jamais allée et c'est un de ses rêve. Nous avons fait des recherches sur le Net mais comment savoir choisir parmi toutes les offres. Elle recherche une très bonne Agence spécialisée (le prix n'est pas un problème) qui offre un Circuit Culturel dans de bonnes conditions pour les Séniors, surtout pour les logements et les transports. Nous habitons Genève en Suisse. Mais, elle pourrait partir, aussi, de Paris.

Pourriez-vous la conseiller? Merci pour vos suggestions
Plafond assurance et frais importants d'hospitalisation aux États-Unis English translation pending
by Lydie2206200 · 2019-09-02 · 1 reply
bonjour je souhaiterai avoir des renseignements suite à un tres gros problème ma mère est allée passer plusieurs mois aux US chez mon frère elle était assurée par mondial assistance évasion grand voyage elle a été hospitalisée environ 3 semaines suite a des problèmes de santé elle a subit des examens médicaux été sous oxygène j'ai demander a plusieurs reprises son râpatriement mais les moteurs américains nous disaient qu'elle ne pouvait pas être, rapatriée pour l'instant malheureusement elle est décédée l'assurance couvre les frais jusqu'à concurrence de 300 000 euros, hors l'hôpital a présenter une facture à mon frère de 1 500 000 dollars est ce que mn frère peut perdre sa maison aux US et nous en France est ce que l'on peut perde nos biens immobiliers aussi
Pass plongées en Polynésie English translation pending
by Bichmout · 2019-08-29 · 5 replies
Iaorana,

Nous sommes deux amis en visite très prochainement en Polynésie et nous aimerions faire de la plongée bouteille sur différents îles/atolls.

Voici notre parcours : 01 au 04 octobre : Huahine 04 au 07 octobre : Bora Bora 07 au 15 octobre : Rangiroa 15 au 18 octobre : Fakarava

L'un a seulement fait un baptême il y a 7 ans et l'autre a l'open water mais n'a pas plongé depuis 4 ans.

Nous avons un budget d'environ 60 000 francs chacun ( environ 6 plongées ) et priorisons Rangiroa Fakarava et Bora ( soit 2/2/2 )

Nous pensions au début prendre un pass mais je crois qu'il faut avoir un niveau pour cela. De plus j'ai l'impression que nous ne pouvons pas réserver les dates à l'avance. Or ça me parait risqué de payer un pass, puis de réserver une fois sur la place. Surtout à Bora et Faka où nous avons seulement deux jours pleins. Si il n'y a plus de disponibilité, nous l'avons dans le ... Y a t-il quelqu'un qui a pris ces pass et qui pourrait nous renseigner sur le niveau à avoir et le système de réservation ?

J'envoie dans le même temps un mail aux différents centres de plongée et tiens informés ceux qui le souhaitent.

Merci d'avance !!!
Itinéraire de 10 à 15 jours en Turquie en octobre English translation pending
by Clarissa2 · 2019-08-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je consulte ce merveilleux forum depuis très longtemps et il m’a aidée à préparer de nombreux voyages 🙂. Je ne poste pas souvent car en général les postes existants suffisent à répondre à mes questions mais cette fois ci je suis un peu perdue pour l’organisation de mon prochain voyage.

Je souhaite partir en Turquie mi octobre pour une durée de 10 à 15 jours. Nous partons en couple et en plus de la visite d’Istanbul (3 jours?) et de Cappadoce (3/4 jours? Nous adorons la rando), nous aimerions nous poser quelques jours en bord de mer. D’après mes recherches, pour pouvoir se baigner à cette période de l’année il faut aller du côté d’Antalya.

Le contexte étant présenté, voici mes questions : - Où loger vers Antalya? Nous ne sommes pas fêtards et souhaitons surtout nous reposer. Les plages et l’eau sont elles belles et valent le coup d’y consacrer du temps? - quelles visites pourrons nous faire vers Antalya? - quel moyen de transport privilégier sur Antalya et en Cappadoce? - pouvant partir jusqu’à 15 jours, quels autres endroits me recommandez vous pour ce premier voyage en Turquie? Nous aimerions découvrir quelques sites archéologiques également.

Enfin, toute autre suggestion ou conseil sont les bienvenus.

Merci d’avance pour vos réponses 🙂
Second voyage solo Belgrade et Novi Sad English translation pending
by Malice87 · 2019-08-11 · 2 replies
Bonjour à tous !

Je vais effectuer mon second voyage solo très bientôt, direction la Serbie, plus précisément Belgrade. J'ai un niveau en anglais moyen .. j'espère ne pas trop avoir de difficultés sur place 🤪😊 même pour tenter de lire les panneaux j'appréhende le serbe 😄 Je pense rester 2/3 jours à Belgrade puis faire sur une journée Novi SAd. Je regarde sur le net les moyens de m'y rendre et le bus semble le plus simple, rapide et mois cher . Pensez vous que c'est faisable en une journée ou faut-il passer une nuit sur place?

Si pour Belgrade vous avez des infos à me donner sur des lieux a découvrir (non notés sur les guides touristiques bien sûr 😉 ), je suis preneuse

Je vous souhaite de beaux voyages !

CC
Et pourquoi pas les îles du Dodécanèse English translation pending
by Yassas13 · 2019-08-08 · 15 replies
Bonsoir a tous

Sur le site on parle très souvent des Cyclades et très rarement du Dodécanèse pourquoi d après vous .

Bonne soirée
Tatouage en cinghalais English translation pending
by Zacaries · 2019-07-26 · 0 replies
Bonjour

Quelqu'un qui m'est très chère, adoptée au Sri Lanka cherche une personne sachant écrire Cinghalais pour un tatouage.

Quelqu'un pourrait nous aider ?

Merci beacuoup :)
Dormir chez les Lolos Noirs sans guide. Incroyable! English translation pending
by TheWildTrip · 2019-07-07 · 47 replies


La tribu des Lolos noirs est une très petite ethnie vivant près de Bao Lac, la tribu ne compte que 4 000 individus et pourtant elle possède sa propre croyance et son propre langage, le nom vient de leurs costumes traditionnels qui sont majoritairement noir. Les Lolos noirs ne descende presque jamais de leur montagne, sauf le jour du marché ethnique, ce qui conduit évidemment à une consanguinité mais ce n’est pas un problème là bas, ils ne restent qu’entre eux.

Avant tout je précise que je ne suis pas passé par un tour opérateur comme les quelques personnes qui ont aussi eu cette expérience; justement j’écris aussi cette article pour vous donner l’astuce pour dormir dans le village. Nomade Aventure propose un tour de 15 Jours dans le Nord dont 4 Chez les Lolos Noirs pour plus de 1800 Euro, c’est une solution cher mais si vous ressentez le besoin d’avoir un guide et d’être entouré ça peut être une solution !

Il existe en fait des homestays "récents" et pas cher dont il est assez dur de trouver une trace sur internet, mais tout ce que vous avez à faire et d’aller au village et demander un « homestay », il faut juste oser. Ensuite je vous conseillerai d’aller passer le bonjour à Chièn et sa famille, je suis sur qu’il vous proposeront de dormir chez eux.

Le village



Il est encore tôt alors je décide de sortir faire un tour dans le village et les alentours; je commence par le lavoir, c’est la rivière irrigué par des bambous, qui est la seule source d’eau du village; tout le monde vient ici pour faire sa lessive ou avec un sceau et le transporte jusque chez eux. Je commence à voir de plus en plus de sourire sur les visages; les gens savent maintenant pourquoi je suis là et ont l’air plus heureux de me voir.





Un peu plus loin se trouve ce que j’appellerai le centre du village; ce n’est que quelques maisons de bois mais l’atmosphère est différente; je pense que ce sont les familles importantes qui vivent là, je ne les ai jamais vus sans leur costumes dans ce coin. En face il y a un terrain pour jouer, autrefois le terrain était une rizière donnant sur les montagnes.



C’est ici que je rencontre un petit bonhomme, qui porte déjà le costume traditionnel.



Puis je rencontre mon futur photographe; qui sera très heureux de jouer avec ma caméra et réussira même à me prendre en photo.





Après avoir joué un peu avec les enfants je continue ma route hors du village; les maisons sont de plus en plus éloigné, mais c’est ici que l’on trouve les rizières, elles sont partout, c’est magnifique.



La famille de Chièn

C’est là que je rencontre une femme, très gentille; je lui demande si je peux prendre une photo, elle est très contente de faire le modèle, puis elle me fait comprendre que je dois la suivre.



Elle m’amène jusqu’à sa maison où attendent son mari, son fils et sa fille. Je discute avec la famille, ils ont l’air très content lorsque je dis que je suis Français (je me fais comprendre); le mari me dit avec un mime que je traduit par dormir et en disant « Michalak »; que Frédéric Michalak aurait dormi ici !

Là j’ai un doute sur le fait d’avoir vraiment compris ou non, ce serai vraiment un grand hasard de tomber sur la même famille, je mets alors dans un coin de ma tête qu’il faut que je regarde le documentaire pour voir si c’est bien ça, et effectivement j’avais bien compris !







Le Monsieur que vous voyez là, c’est « Chièn », le mari; celui qui a effectivement accueilli l’équipe de Rendez vous en terre inconnu.

Bref la famille insiste pour que je mange et m’offre des friandises sucrés qu’ils font ici; je demande comment ils les font, ils me montrent d’énormes jarres, 3 fois plus larges que moi et grandes jusqu’à ma poitrine; débordant de graines, ce sont les provisions qu’ils font toute l’année, en ce moment ce n’est pas la période des récoltes. Elles étaient d’ailleurs toutes succulente ! Vraiment incroyable !



On arrive enfin à discuter un peu grâce au traducteur du téléphone qui me traduit en Vietnamien; et la petite fille parle assez bien Vietnamien, en effet depuis l’émission une école à été construite pas loin du village.

Ils me proposent alors de dormir chez eux; ce à quoi je dois répondre non car je reste à l’homestay à l’entrée du village; mais je leur dit oui pour demain ! Et là il n’y a pas de question d’argent, c’est la seule chose qui me dérangeait dans l’autre famille; c’était d’avoir l’impression d’être un client, chez les Chièn c’est uniquement un échange culturel.

Retour dans l’autre famille

Je rentre donc au homestay, ils ont préparé à manger pour tout le monde; petit aparté…

J’ai mangé beaucoup de choses depuis que je voyage; parfois périmé, ou très mal cuisiné, mais je n’ai jamais mangé quelque chose comme ça !

C’était de la viande avec le gras et la peau (ici on ne gâche rien), la viande avait surement périmée, ils ont dû la refaire cuire, ça a ensuite repérimée, ils l’ont refait cuire… Sinon je ne peut pas expliqué le goût atroce mais je ne fais pas la fine bouche et je mange, le respect avant tout. Et puis je me dit que si il le mange; alors il n’y a aucune raison de ne pas le faire.

Et avec ça je bois le fameux alcool de riz que j’avais déjà bu en Thaïlande et au Laos; mais l’alcool de riz de ce village est vraiment pas bon (je m’excuse); je pense qu’ils le font en fait avec du maïs (selon un local qui me montre du maïs lorsque je lui demande).



J’étais donc coincé dans une spirale infernal entre viande périmée et alcool de maïs vraiment pas bon pour essayé de faire passer; ce qui empirait le goût. Heureusement on me servait parfois du thé que je dont je me délectais comme si c’était un nectar venant directement du paradis.



Direction famille de Chièn ! Le lendemain je me rend chez les Lolos que j’ai rencontré hier ! Petit bémol… La maison est loin et la route est difficilement praticable avec la moto… Tant pis, je tente le coup, je fais comme les locaux je conduis le long des rizières, mais si je fait tomber ma moto je ne la retrouverai plus jamais. Je descends de grandes pentes, je me perd, puis passe sous une maison, une vraie galère de 3h.

Lorsque les locaux de la maison sous laquelle je suis passé pour trouver un chemin, sortent et viennent m’aider, ils m’indiquent le chemin mais en plein élan pour repartir, ils m’invitent à manger et picoler ! Il y a 4 hommes et 4 femmes qui vivent ensemble; les familles ici vivent dans la même maison. Ils sont tous très heureux de m’inviter, bon sur la photo ça ne se voit pas beaucoup; faut dire qu’ils n’ont pas vraiment l’habitude du sourire forcé des photos. En tout cas une famille incroyable ! Et ils sont d’autant plus content lorsque je sort le nom de mon hôte : « Chièn ».



Chez Chièn

Le lendemain matin je pars avec le père promener les bœufs dans la montagne, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un autre monde, plus rien n’a d’importance dans ces moments là





Cet article est un résumé rapide de l'article complet sur : the-wild-trip.fr/...ribu-des-lolo-noirs/
Site de voyage fiable sur internet? English translation pending
by Tim7986 · 2019-06-30 · 3 replies
Bonsoir,

je souhaite partir à Paris dans pas très longtemps, je voulais donc savoir s'il existait des sites de voyages sur internet qui sont vraiment fiable. J'ai déjà entendu parler de opodo, expedia, go voyage.... mais vu les avis clients récent je ne sais pas si c'est très conseillé de réserver sur ses sites internet c'est donc pour ça que j'aimerai avoir de l'aide

En vous remerciant par avance de vos réponses
Road trip depuis Calgary ou Denver English translation pending
by RaoulCaRoule · 2019-06-20 · 7 replies
Bonjour à tous 🙂

Avec mon épouse nous sommes tres divises sur deux projets d’itinéraires dont voici les grandes lignes :

Projet 1 (environ 20 jours)

1.1 Départ de Calgary Une semaine entre Banff et Jasper 1.2 deux jours de route pour Yellowstone 1.3 environ 5 jours a Yellowstone 1.4 depart pour Glacier (2 nuits) 1.5 crochet a Drumheller et Dinosaur Provontial Parl 1.6 Depart de Calgary

Ce trajet est long mais englobe tous les sites qui nous intéressent 🙂

Projet 2 : boucle autour de Denver

1.1 Depart direct pour Yellowstone et Teton (5 a 7 jours) 1.2 Depart pour Rapid City via Custer et Black Hills, visite des Bad-lands et Mont Rushmore 1.3 Retour sur Denver et exploration des environs (sans pousser jusqu’à Moab)

Un second trajet avec beaucoup moins de route mais bien dense

A vue de nez qu’en pensez-vous ? Pas de langue de bois, si c’est ridiculement optimiste dites-moi franchement :)

La ligne directrice reste de voir des paysages magnifiques.

Merci d’avance 😛
Voyage en Jordanie puis à New York (formalités) English translation pending
by Debek · 2019-06-16 · 4 replies
Bonjour

Je dois me rendre en Jordanie très prochainement, puis à New York au mois d'octobre. J'aimerais savoir si cela pouvait poser problème à la douane américaine. Je lis un peu tout et n'importe quoi sur le net. La Jordanie ne figure pas sur la liste des pays "interdits" mais j'ai aussi lu que ça pouvait être problématique. Qu'en est-il exactement ? Quelqu'un a-t-il déjà eu un problème ?

Merci beaucoup

Jérôme

ps : J'ai déjà mon ESTA.
Trip de 3 semaines au Chili English translation pending
by DeboGoa · 2019-06-14 · 2 replies
Bonjour Je rêve de faire le Chili depuis très longtemps pour tous ses paysages : désertique, lac, glacier... Mon mari lui est ravi pour le windsurf sur Topocalma, Pacasmayo... Nous avons réservé nos billets d’avion Paris-Santiago du 27 Novembre au 17 décembre. Nous souhaitons réserver voiture ou 4x4 pour faire le plus grand parcours possible du nord au sud avec son matériel mais je ne sais pas quel est le meilleur itinéraire sachant qu’on part du milieu ;) Est-ce qu’il vaut mieux faire une boucle par les lacs puis remonter jusqu’au nord et prendre un vol pour revenir et du coup zapper le glacier, ou faire 1 partie puis 1 autre avec un vol ramenant de l’autre côté ? Est ce que le glacier est envisageable avec tout le reste en 3 semaines où il vaut mieux oublier ? Si vous avez des parcours type pour 3 semaines alliant nos 2 envies ce serait vraiment top ? Des conseils à nous donner pour la location de voiture, vols interne, hébergements, endroits à ne pas rater, itinéraire ... n’hésitez surtout pas ??!! Merci d’avance
Le Pays basque en camping-car English translation pending
by Mergil30730 · 2019-05-21 · 1 reply
Bonjour, j'envisage de me rendre très prochainement pour un séjour de dix jours en camping-car sur la cote basque, région que je ne connais pas du tout. Avant de faire les réservations d'usage dans les camping, pouvez cous m'indiquer les sites et localités incontournables, ce pour me permettre d'optimiser au mieux ce voyage. Merci par avance, gilbert
Législation sur les ceintures de sécurité en France (camping-car) English translation pending
by Mergil30730 · 2019-05-18 · 6 replies
Bonjour, j'ai acheté un camping-car d'occasion et en très bon état, 5 places assises mentionnées sur la carte grise en S1; à ceci près que la banquette arrière dans la "cellule" n'est pas équipée de ceintures de sécurité, contrairement au poste de conduite équipé de deux ceintures comme il se doit. En l'état je me refuse d'une part pour la sécurité des personnes, mais aussi pour être règle vis à vis des organismes(ex: assurances et autres administrations officielles, pouvoirs publics etc...). Dois-je considérer qu'au vu de la loi les 3 places assises restantes après avoir décompter les deux de l'avant, ne sont finalement plus des places assises, car non équipées de ceintures. J'ai cru avoir une réponse, en lisant sur un site officiel que les véhicules dont l'année de mise en circulation est antérieure à 2000 ne sont pas soumis à une telle obligation, notamment pour les camping-car, ce qui me semble assez curieux, me laissant très dubitatif. Merci de me faire part de vos infos en la matière, étant dans le brouillard le plus total. il ne vous aura pas manqué que quoiqu'il en soit, j'ai la volonté d'équiper mon véhicule de manière à ce que les personnes transportées adultes et enfants le soient dans une sécurité optimale. Cela risque d’être très compliqué, dans la mesure où j'ai cru comprendre que peu de professionnels, carrossiers, aménageurs, acceptent d'engager leur responsabilité. Donc voilà où j'en suis; je suis bricoleur, je peux me faire aider, mais je ne sais pas par quel bout prendre ce dossier. Bien cordialement gilbert
Transports pour aéroport Cracovie English translation pending
by Pgst59 · 2019-05-06 · 1 reply
Bonjour,

je dois prendre l'avion à BALICE - CRACOVIE très tôt le matin (06 H 00) donc obligé d'arriver au moins une heure avant.

Quel est le moyen de transport le plus ponctuel pour arriver à l'heure au départ de CRACOVIE Centre ? train, taxi, navette, etc ....

Merci
Voici notre budget pour 15 jours dans l'Ouest américain (avec enfants) English translation pending
by Meline69 · 2019-05-05 · 10 replies
Bonjour à tous, ce forum a été très précieux dans l'organisation de notre voyage dans l'Ouest américain l'été dernier (2018) alors je partage avec vous des informations sur le budget pour 15 jours sur place en espérant que cela soit utile.

Nous sommes partis à 4 adultes (mon mari, moi même et mes beaux parents) et nos deux enfants agés de 7 et 9 ans. Boucle au départ de Los Angeles. 15 jours sur place. Je vous mets ici le budget pour notre famille (2 adultes et 2 enfants).

Avion: 4700 euros (au départ de Lyon, vol Air France, de nuit et avec des contraintes jours et horaires, départ fin juillet) - notre plus grosse dépense Hotels: 2660 euros (177 euros par nuit, chambre familiale, avec petit-déj la plupart du temps) Nourriture: 1600 euros (109 euros par jour, 20 restaurants sur 30 repas, le reste en pique-nique ou snack) Excursions: 774 euros (nous avons privilégié des excursions à Page et à Monument Valley et n'avons pas fait de parcs à LA) Voiture et essence: 1300 euros (j'ai fait une estimation pour la voyage à 1000 euros pour 4, en vérité, nous avions pris une plus grande voiture pour 6 à 1300 euros, et nous avons pris environ 300 euros d'essence) Divers (parking, taxi trajet aéroport, cadeaux, boissons): 600 euros Total: 11600 euros

Un gros budget mais cela reste un de nos plus beaux voyages ! Je suis consciente qu'il y a moyen de voyager pour beaucoup moins cher et très certainement de payer les billets d'avions moins cher également A bientot Méline
Billets Air China achetés sur ExploreTrip English translation pending
by Cladoyon · 2019-05-03 · 9 replies
J'ai achete des billets sur skyscanner tres avantageux pour Montreal , Phnom penh multidestination retour Manille Montreal. J'ai acheté mes vols sur AirChina mais par l'entremise de ExploreTrip.com je commence a avoir un peu de doute lorsque je lis plusieurs commentaires négatifs sur exploreTrip.com J'ai recu mes E-Tickets tout de suite apres la transaction et le montant des billets apparait sur ma carte de crédit. Ce qui me fait avoir un doute c'est que je ne peux vérifier mon booking et ne peut selectionner mes sieges sur le site de Air China, .. j'ai envoye quelques messages au support Exploretrip. et il me dise que étant donné que je n'ai pas acheté mes billets directement sur le site de Air China. je ne peux aller sur leur site .. J'attend un retour de message de Air China leur ayant envoyer une demande. Es que quel qu un pourrait me rassurer et me dire de quel façon je peut procéder. merci Claudette.
Meilleure compagnie de croisière English translation pending
by Ltefa · 2019-05-03 · 19 replies
Bonjour... Quelles sont les meilleures compagnies de croisière avec un très bon rapport qualité-prix ainsi que les agences en France qui les vendent...je voudrais refaire une croisière avec plus de qualité sur les prestations et moins de monde tout en restant sur des bateaux a grands espaces....Merci
Où faire du snorkeling à partir d'Ambon en avril (Indonésie) English translation pending
by HohYao · 2019-04-17 · 11 replies
Hello Je cherche des lieux où faire du très bon snorkeling depuis Ambon en avril (genre 10 jours). Il y a les ïles Bandas bien sur, mais au cas où il n'y aurait pas de bateau pour s'y rendre, y a t'il un plan B une fois arrivés à Ambon, pas trop éloigné ? Avril est il propice (j'avais vu que novembre était le mois le plus "sur" en terme de climat ... pour les Bandas ? Merci d'avance.

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