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Corse en camping-car: avis sur ces campings? English translation pending
Bonjour, 🙂
nous allons en CORSE en Camping Car en septembre 09.
Pouvez vous nous donner vos avis sur les campings où nous pensons séjouner ?
Camping le Bodri ou celui de la plage à Algajola Camping Rocapina Camping d'arone Camping Araguina à bonifacio
Avec tous mes remerciements Cordialement jeanlucvb😎
nous allons en CORSE en Camping Car en septembre 09.
Pouvez vous nous donner vos avis sur les campings où nous pensons séjouner ?
Camping le Bodri ou celui de la plage à Algajola Camping Rocapina Camping d'arone Camping Araguina à bonifacio
Avec tous mes remerciements Cordialement jeanlucvb😎
Budget pour dix jours à Hammamet? English translation pending
Bonjour,
Nous devons séjourner dans un hotel en pension complète à Hammamet et voudrions savoir combien prévoir comme budget pour 10 jours en frais annexes ( sorties, parc, encas pour les enfants, etc....).
aussi serait-il possible de connaitre les prix des produits de base comme l'eau, limonade, biscuits, fruits , etc...).
Merci et à bientôt.
Nous devons séjourner dans un hotel en pension complète à Hammamet et voudrions savoir combien prévoir comme budget pour 10 jours en frais annexes ( sorties, parc, encas pour les enfants, etc....).
aussi serait-il possible de connaitre les prix des produits de base comme l'eau, limonade, biscuits, fruits , etc...).
Merci et à bientôt.
Hôtel Gran Bahia Principe El Portillo à Samana English translation pending
Est-ce que quelqu'un est déjà allé à Samana.
Pouvez-vous me dire si l'hôtel est bien. L'endroit, chambre et bouffe, s.v.p. merci!
Est-ce que en août, il y a des ouragans.
Michelle
Pouvez-vous me dire si l'hôtel est bien. L'endroit, chambre et bouffe, s.v.p. merci!
Est-ce que en août, il y a des ouragans.
Michelle
Groupe français en tournée en Grèce: réduire les frais du voyage? English translation pending
Bonjour,
J'ai la chance de partir en tournée en Grèce avec mon groupe de metal du 27 octobre au 5 Novembre prochain. Cependant c'est un projet en autoproduction, et nous avons des cachets peu importants ne nous permettant pas de rembourser les frais du séjour: nous cherchons donc à réduire les frais au maximum et de tous les cotés ! Nous serons 6 personnes à voyager.
Notre itinéraire du 27 Octobre au 1er Novembre: Athénes - Volos - Larissa - Thessaloniki - Patras - Athènes Le reste du séjour (2 au 5 Novembre) se passera essentiellement à Athènes, avec peut-être une excursion vers Patras.
J'aimerai savoir si il y a certaines choses à savoir, des bons plans et combines sur plusieurs points (si vous voyez d'autres points sur lesquels réduire nos frais, n'hésitez pas à me faire part de vos idées:
- véhicule: Où louer un véhicule type Van ou petit Camion (6 places minimum) pour un bon prix? Sur Internet, on ne trouve que les grosses compagnies à partir des aéroports, il y a peut être d'autres entreprises meilleur marché, peut être même des programmes culturels aidant à la location de véhicules.
- trajets: quel est le cours actuel du litre d'essence ?
- hébergement: quels sont les endroits les moins chers pour dormir (à 6) ?
- alimentation: nous avons les repas du soir fournis, mais comment manger au meilleur prix le midi? Sachant que nous seront très souvent en voiture, donc plutôt sandwichs, où bien y-a-t-il des petits restaurants ou snacks bons marchés sur les autoroutes ?
J'espère que certains pourront nous donner quelques coups de pouces et bons plans! Merci d'avance .
Bruno
J'ai la chance de partir en tournée en Grèce avec mon groupe de metal du 27 octobre au 5 Novembre prochain. Cependant c'est un projet en autoproduction, et nous avons des cachets peu importants ne nous permettant pas de rembourser les frais du séjour: nous cherchons donc à réduire les frais au maximum et de tous les cotés ! Nous serons 6 personnes à voyager.
Notre itinéraire du 27 Octobre au 1er Novembre: Athénes - Volos - Larissa - Thessaloniki - Patras - Athènes Le reste du séjour (2 au 5 Novembre) se passera essentiellement à Athènes, avec peut-être une excursion vers Patras.
J'aimerai savoir si il y a certaines choses à savoir, des bons plans et combines sur plusieurs points (si vous voyez d'autres points sur lesquels réduire nos frais, n'hésitez pas à me faire part de vos idées:
- véhicule: Où louer un véhicule type Van ou petit Camion (6 places minimum) pour un bon prix? Sur Internet, on ne trouve que les grosses compagnies à partir des aéroports, il y a peut être d'autres entreprises meilleur marché, peut être même des programmes culturels aidant à la location de véhicules.
- trajets: quel est le cours actuel du litre d'essence ?
- hébergement: quels sont les endroits les moins chers pour dormir (à 6) ?
- alimentation: nous avons les repas du soir fournis, mais comment manger au meilleur prix le midi? Sachant que nous seront très souvent en voiture, donc plutôt sandwichs, où bien y-a-t-il des petits restaurants ou snacks bons marchés sur les autoroutes ?
J'espère que certains pourront nous donner quelques coups de pouces et bons plans! Merci d'avance .
Bruno
Partir en famille en Libye pour travailler English translation pending
Bonjour à tous ;
j' ai eu une offre de travail en libye et j' hésite un peu , en Tunisie jesuis rémunéré à 1000DT tunisien , sera t' il bon marché de travailler en libye dans une agence de voyage et qu' elle salairedevrais jedemander sachant queje devrais déménager moi mon mari et mes enfants
j' ai eu une offre de travail en libye et j' hésite un peu , en Tunisie jesuis rémunéré à 1000DT tunisien , sera t' il bon marché de travailler en libye dans une agence de voyage et qu' elle salairedevrais jedemander sachant queje devrais déménager moi mon mari et mes enfants
Itinéraire de dix jours au Nicaragua? English translation pending
Bonjour!
Je part pour 10 jours au Nicaragua la semaine prochaine et je savoir quels sont les places intéressantes à visiter dans ce pays. Je vais rester 2 jours à Managua à mon arrivé mais ensuite je n'en sait rien. Je doit retourner à Managua pour mon vol de retour.
Merci d'avance :)
Je part pour 10 jours au Nicaragua la semaine prochaine et je savoir quels sont les places intéressantes à visiter dans ce pays. Je vais rester 2 jours à Managua à mon arrivé mais ensuite je n'en sait rien. Je doit retourner à Managua pour mon vol de retour.
Merci d'avance :)
Coût de la vie au Nicaragua en 2009? English translation pending
Bonjour,
Je vais aller au Nicaragua en octobre 2009 pour travailler volontairement dans une ONG (tous frais : transports, hébergement, nourriture à ma charge). Je souhaite partager mon temps entre faire du bénévolat et visiter / apprendre des autres.
Mes besoins sont raisonnables, simples et sans dépenses excessives ou superflues. Toutefois, pourriez-vous me dire si avec un budget de 350 et 400 dollars par mois, c'est assez pour vivre en hôtels ou pensions bon marchés, propres et correctes, manger la nourriture locale avec un café, une bière par jour et utiliser les transports locaux.
Tous les conseils sur le coût de la vie, l'hébergement, la sécurité et la santé, le transport...sont bienvenus.
Merci
Je vais aller au Nicaragua en octobre 2009 pour travailler volontairement dans une ONG (tous frais : transports, hébergement, nourriture à ma charge). Je souhaite partager mon temps entre faire du bénévolat et visiter / apprendre des autres.
Mes besoins sont raisonnables, simples et sans dépenses excessives ou superflues. Toutefois, pourriez-vous me dire si avec un budget de 350 et 400 dollars par mois, c'est assez pour vivre en hôtels ou pensions bon marchés, propres et correctes, manger la nourriture locale avec un café, une bière par jour et utiliser les transports locaux.
Tous les conseils sur le coût de la vie, l'hébergement, la sécurité et la santé, le transport...sont bienvenus.
Merci
Hésitation entre les îles thaïlandaises de la mer d'Andaman English translation pending
Bonjour tout le monde!!!
Hé oui, étant toujours dans les préparatifs de mon voyage d'un mois en thailande (10 décembre-5 janvier), je ne peux me passer de vos judicieux conseils!!!😉 Je compte passer environ une dizaine de jours dans les îles mais je ne sais plus trop où donner de la tête.
Voici mon planning (qui peut changer n'importe quand si on adore un endroit ou aime moins un autre...): Environ 3 jours sur Koh Lanta Environ 3 jours sur Koh Phi Phi Environ 3 jours sur Koh Yao Noi.
Considérant que nous désirons autant voir des paysages magnifiques d'eau turquoise (typique, je sais...mais au Québec, on en a pas de ça et ça impressionne!!!😎), que de voir des paysages plus typiques des îles de la Thailande, que d'avoir l'opportunité de relaxer ou de faire des activités....Mais surtout, considérant le moment où nous serons là (peak season)...auriez-vous des conseils à me donner sur les endroits que je devrais éviter ou aller?
Car nous avions aussi pensé rester plus longtemps sur Koh Lanta et Koh yao Noi et faire seulement une mini excursion sur Phi Phi...(question de pouvoir au moins y mettre les pieds!!!)
Bref, je ne sais plus quoi faire, ni où aller et j'ai vraiment envie d'avoir les avis de d'autres membres! Aussi, si vous avez des noms de guesthouse propre et pas trop dispendieuse malgré la période de l'année, j'apprécierais beaucoup!!! Surtout sur Koh Yao Noi mais je prends tout quand même!
Alors, un gros merci d'avance à ceux qui pourront m'aider!
Ciao!!!😉
Hé oui, étant toujours dans les préparatifs de mon voyage d'un mois en thailande (10 décembre-5 janvier), je ne peux me passer de vos judicieux conseils!!!😉 Je compte passer environ une dizaine de jours dans les îles mais je ne sais plus trop où donner de la tête.
Voici mon planning (qui peut changer n'importe quand si on adore un endroit ou aime moins un autre...): Environ 3 jours sur Koh Lanta Environ 3 jours sur Koh Phi Phi Environ 3 jours sur Koh Yao Noi.
Considérant que nous désirons autant voir des paysages magnifiques d'eau turquoise (typique, je sais...mais au Québec, on en a pas de ça et ça impressionne!!!😎), que de voir des paysages plus typiques des îles de la Thailande, que d'avoir l'opportunité de relaxer ou de faire des activités....Mais surtout, considérant le moment où nous serons là (peak season)...auriez-vous des conseils à me donner sur les endroits que je devrais éviter ou aller?
Car nous avions aussi pensé rester plus longtemps sur Koh Lanta et Koh yao Noi et faire seulement une mini excursion sur Phi Phi...(question de pouvoir au moins y mettre les pieds!!!)
Bref, je ne sais plus quoi faire, ni où aller et j'ai vraiment envie d'avoir les avis de d'autres membres! Aussi, si vous avez des noms de guesthouse propre et pas trop dispendieuse malgré la période de l'année, j'apprécierais beaucoup!!! Surtout sur Koh Yao Noi mais je prends tout quand même!
Alors, un gros merci d'avance à ceux qui pourront m'aider!
Ciao!!!😉
Photographier les Péruviens? English translation pending
bonjour
j'ai pu lire a differents endroits que si l'on souhaite photographier des péruviens, surtout dans les regions pauvres, il serait bien de leur donner quelques nuevos sols... alors ma question est simple, combien leur donner???
merci
Touffus
j'ai pu lire a differents endroits que si l'on souhaite photographier des péruviens, surtout dans les regions pauvres, il serait bien de leur donner quelques nuevos sols... alors ma question est simple, combien leur donner???
merci
Touffus
Comment se rendre à Sajama en bus depuis Oruro en Bolivie? English translation pending
Bonjour, est-ce que quelqu'un pourrait me dire s'il est possible de rejoindre Sajama en Bolivie depuis Oruro en bus, et si oui quelle est la duree du trajet et quelles sont les horaires.
D'autres part une fois à Sajama, comment visiter le parc? et comment par la suite rejoindre la ville d'arica au Chili?
Merci à tous pour les précieuses infos que vous m'apporterez!
bye
Température en Inde en ce moment? (12 juillet 2009) English translation pending
Bonjour à tous,
Je rêve d'un voyage en Inde depuis des années...L'opportunité se présente aujourdh'ui, mais mes dates de vacances sont du 24 juillet au 9 août...Lorsque je regarde les cartes météo, je vois de la pluie et des orages sur tout le pays...Est-ce le cas toute la journée, ou seulement quelques dizaines de minutes par jour? Je souhaiterais aller dans le Rajasthan, évidemment, mais je ne voudrais pas rester cloitrée toute la journée si c'est la mousson...et ne pas profiter des splendeurs de cette région...
Merci de m'éclairer un peu...Je n'ai pas encore pris mes billets...
Marina
Rajasthan: quel(s) plat(s) ne pas manquer? English translation pending
Bonjour !
Nous partons au Rajasthan pour la 1ere fois en aout , pourriez-vous nous conseiller quelque(s) plat(s) typiques qu'il ne faut pas manquer sachant que le choix est vaste je pense. Quel budget faut-il prévoir pour manger de façon à ne pas avoir de problèmes (p'tits restos corrects sans plus quoi ).
merci et beaux voyages à tous,
😏
Nous partons au Rajasthan pour la 1ere fois en aout , pourriez-vous nous conseiller quelque(s) plat(s) typiques qu'il ne faut pas manquer sachant que le choix est vaste je pense. Quel budget faut-il prévoir pour manger de façon à ne pas avoir de problèmes (p'tits restos corrects sans plus quoi ).
merci et beaux voyages à tous,
😏
Compte-rendu de deux semaines à Cuba English translation pending
J'ai tapé les lignes qui suivent pour un copain. J'en fais donc profiter tous les forumistes.
Bonne lecture.
D’abord quelques adresses où nous avons été particulièrement bien reçus.
- - Pinar del Rio, Casa René Gonzalez :
Il est dans le Routard. Accueil vraiment sympa. Langouste sur demande et conseils en tous genres. On a payé 15 ou 20 CUC/nuit. Parking possible (2 CUC/nuit à négocier)
- Vinales, Casa Dunia Aleman, calle Sergio Dopico n°25, tel (048) 79-33-60 :
Vraiment super. N’est pas dans le Routard. Le meilleur accueil que nous ayons eu (rhum, cigare local, conversation jusqu’au bout de la nuit…). Le mari de Dunia, Luis est super accueillant. C’est une ancienne gloire locale du baseball (le sport national cubain bien plus que le foot). 15 CUC/nuit.
- Matanzas, Casa Marylin
Elle est dans le Routard, mais très difficile à trouver avec les seules indications du guide. Le plus simple est de les appeler et ils viennent te chercher à la station centrale de bus qui est à 500 mètres. Un couple de trentenaires bien sympathique et très dynamique. Parlent un peu l’anglais, je crois.
- - La Havane, casa Chez Nous
Dans le Routard aussi. Super bien placé dans la vieille Havane mais très fréquenté par les français. Bon accueil.
Une adresse du Routard que je ne recommande pas particulièrement :
- La Havane, casa particular David et Lidia Diaz.
Le mec pratique la surréservation à outrance et redistribue ses clients « surnuméraires » dans différentes chambres du quartier (officielles ou non). Inconvénient majeur : comme il délègue la nuit mais pas les petits-déjeuners, on se retrouve à faire longuement la queue pour petit-déjeuner la matin chez lui. Plus de 10 personnes à servir quand nous y étions ; c’est beaucoup quand on sait que les casas sont normalement limitées à 2 chambres de 2 personnes… En outre, la chambre où nous étions (une petite au fond à gauche) était d’un standing médiocre (très peu d’espace, matelas posés par terre) en comparaison de ce que nous avons pu voir ailleurs. Un seul avantage pour les non hispanophones : David parle vraiment très bien français.
A quelques exceptions près, les casas particulares se valent toutes en matière de standing. Nous ne sommes jamais tombé sur des trucs insalubres (de toutes façons, demander à voir la chambre avant de faire affaire) ni sur un luxe exceptionnel (sauf peut-être casa Lucy à Camagüey, cf. Routard). L’eau de la douche est parfois davantage tiède que chaude et la literie laisse souvent à désirer, mais rien de scandaleux. C’est toujours très propre. La plupart du temps, c’est l’accueil qui fait la différence entre une casa correcte et une casa excellente. Pour éviter les embrouilles, vérifier qu’il y a sur la porte le logo officiel délivré par l’Etat.
Le petit-déjeuner (facturé 3 ou 4 CUC en plus de la nuit) sera toujours le même : café ou thé, pain de qualité variable, beurre (en quantité homéopathique) et fruits locaux (ananas, goyave, papaye). Parfois, une omelette en plus. Afin d'économiser quelques CUC, on peut refuser le petit-déj de la casa et grignoter un truc dans la rue en « moneda nacional ».
Pour les autres repas, globalement, les adresses du Routard que nous avons testées étaient bonnes. Globalement aussi, le rapport qualité-prix est meilleur dans les paladars (restaurants familiaux) ou dans les casas (qui te logent mais peuvent aussi te nourrir midi et soir) que dans les restaurants d’Etat. Les restos d’Etat sont de bonne tenue, avec parfois des plats un peu plus élaborés, mais ils sont aussi plus chers.
Les incontournables selon moi : La Havane (pour l’ambiance et l’architecture), Vinales (pour les paysages), Trinidad (pour l’architecture coloniale parfaitement conservée/restaurée) et une plage paradisiaque (au choix : Cayo Levisa, Cayo Coco, Varadero).
Les trucs dont on peut se dispenser : Santa Clara (2h pour aller voir le mémorial du Che et la place centrale de la ville si vraiment on passe dans le coin, mais ne pas faire le détour).
Les trucs moins connus mais pas mal : Camaguey et Cienfuegos (deux villes peu touristiques donc plus sympas pour voir la « vraie vie » des « vrais cubains » et ne pas être emmerdé toutes les 5 minutes par les jineteros), le littoral autour de la baie des cochons (playa Gijon) avec ses poissons tropicaux à deux mètres du rivage, et le très original hôtel Guamma dans la péninsule de Zapata (cf. Routard).
Le meilleur mojito de Cuba : dans le resto Hanoï à La Havane (oui, c’est bien un resto Viet). La Bodeguita del Medio n'est vraiment qu'un attrape-touriste. Le prix normal d’un cocktail, c’est 2 CUC. Au-dessus de 3 CUC, soit tu es dans un grand hôtel de La Havane, soit tu es en train de te faire arnaquer.
Le meilleur daïquiri de Cuba : au bar Floridita (c’est là qu’il a été inventé par Hemingway) à La Havane. C’est cher (6 CUC) mais ça les vaudrait presque (à al différence de la Bodeguita). Celui de l’hôtel Presidente (dans le quartier de Vedado à La Havane, 3 CUC) n’est pas mal non plus.
La meilleure pizzeria de Cuba : celle de l’hôtel Melia Cohiba, dans le Vedado à La Havane. Ca permet de changer un peu parce que la variété n’est pas le point fort de la bouffe cubaine...
L’argent.
Eviter d’arriver sur place les mains vides, ça complique les choses. Prendre des euros et non pas des dollars (les USD sont, paraît-il, surtaxés au change).
Quand le liquide commence à manquer, il faut soit trouver un distributeur automatique (le Routard en a référencé quelques uns, mais il n’y en a pas beaucoup), soit se présenter dans une banque avec sa carte bancaire internationale et un passeport et ils te font un retrait sur ton compte. Prévoir au moins 10-15 minutes de file d’attente et attention, les banques ferment souvent à 15h. Comme le CUC n’existe pas sur le marché des devises, la transaction est libellée en USD, soit 11% de plus que le nominal en CUC. En clair : si tu demandes 300 CUC, on te présentera une facture de 333 USD (+ une petite commission bancaire de l’ordre de 5 à 10 USD). Donc, plus le dollar baisse par rapport à l’euro, moins tes vacances te coûtent cher.
En cas d’urgence, les réceptions des grands hôtels peuvent aussi dépanner (change et/ou retraits) mais à des tarifs moins avantageux (et certains réservent parfois ces services à leurs clients).
Les transports.
Les transports en commun interurbains, je n'ai pas essayé mais tous les touristes que nous avons rencontrés nous en on dit du bien (ponctualité, confort).
La plupart des villes, sauf La Havane, peuvent se visiter intégralement à pied. A La Havane, les taxis mettent rarement le compteur. Il faut discuter le prix avant de monter. Pour éviter les arnaques, il faut savoir qu’un trajet Vedado-Habana Vieja ne vaut en aucun cas plus de 3 CUC. Pour une raison que je n'ai pas réussi à éclaircir, les pousse-pousse (« bici-taxis ») prennent souvent plus chers que les voitures !
Les cadeaux (« regalo »).
Dans les coins touristiques, il pourra arriver qu’on vous demande de l’argent (« un pesito », càd un petit peso). Il n'est pas interdit d'en donner, bien sûr, mais on peut aussi faire très plaisir en donnant des savons, des stylos, des chewing-gums ou même des fringues. A la rigueur, je conseillerais presque d’emmener des vieux T-shirts, plutôt que de distribuer des CUC à tire-larigot.
Dans les restos, le pourboire habituel est de 0, 50 CUC.
A Cuba, tout est interdit, mais tout se fait. La langouste est en théorie réservée aux restaurants d’Etat mais on vous en proposera dans les casas. Les paysans de Vinales n’ont pas le droit de faire faire une balade à cheval mais tous le font (5 CUC/heure, je recommande). Les individuels n’ont pas le droit de transporter des touristes dans leur voiture, mais ça se négocie très facilement. Etc, etc…
Les sorties le soir.
Mis à part à La Havane et Varadero-Matanzas, le concept de boîte de nuit au sens où nous l’entendons n’existe pas vraiment. La plupart du temps, l’activité nocturne prend la forme suivante : d’abord un groupe se produit (souvent en extérieur), puis si l’ambiance est bonne, la soirée peut se poursuivre avec des disques et ça commence à danser. L’entrée peut être payante (entre 1 et 10 CUC selon les artistes, la renommée, le caractère touristique ou local de la clientèle, etc.).
Les cigares (« puro » en espagnol, à ne pas confondre avec les « cigarros » qui sont les cigarettes).
Pour ceux qui n'y connaissent rien, je déconseille fortement d’acheter aux nombreux solliciteurs qui vont se présenter (devant les fabriques, à l’entrée des plantations, dans les casas, sur la plage ou tout simplement dans la rue). Il y a d’excellentes affaires, mais il y a aussi de grosses arnaques. Si on veut s’essayer au « puro », faire un cadeau à un ami amateur ou si ce même ami vous a passé une commande, mieux vaut acheter dans les magasins officiels ou dans les boutiques des hôtels.
En repartant, il est demandé de mettre les cigares dans le bagages à main. Les autorités cubaines peuvent vous demander de produire une facture si vous avez plus de 50 cigares (officiellement, il s'agit de lutter contre le marché noir).
En France, on est limités à 50 cigares/personne.
D’abord quelques adresses où nous avons été particulièrement bien reçus.
- - Pinar del Rio, Casa René Gonzalez :
Il est dans le Routard. Accueil vraiment sympa. Langouste sur demande et conseils en tous genres. On a payé 15 ou 20 CUC/nuit. Parking possible (2 CUC/nuit à négocier)
- Vinales, Casa Dunia Aleman, calle Sergio Dopico n°25, tel (048) 79-33-60 :
Vraiment super. N’est pas dans le Routard. Le meilleur accueil que nous ayons eu (rhum, cigare local, conversation jusqu’au bout de la nuit…). Le mari de Dunia, Luis est super accueillant. C’est une ancienne gloire locale du baseball (le sport national cubain bien plus que le foot). 15 CUC/nuit.
- Matanzas, Casa Marylin
Elle est dans le Routard, mais très difficile à trouver avec les seules indications du guide. Le plus simple est de les appeler et ils viennent te chercher à la station centrale de bus qui est à 500 mètres. Un couple de trentenaires bien sympathique et très dynamique. Parlent un peu l’anglais, je crois.
- - La Havane, casa Chez Nous
Dans le Routard aussi. Super bien placé dans la vieille Havane mais très fréquenté par les français. Bon accueil.
Une adresse du Routard que je ne recommande pas particulièrement :
- La Havane, casa particular David et Lidia Diaz.
Le mec pratique la surréservation à outrance et redistribue ses clients « surnuméraires » dans différentes chambres du quartier (officielles ou non). Inconvénient majeur : comme il délègue la nuit mais pas les petits-déjeuners, on se retrouve à faire longuement la queue pour petit-déjeuner la matin chez lui. Plus de 10 personnes à servir quand nous y étions ; c’est beaucoup quand on sait que les casas sont normalement limitées à 2 chambres de 2 personnes… En outre, la chambre où nous étions (une petite au fond à gauche) était d’un standing médiocre (très peu d’espace, matelas posés par terre) en comparaison de ce que nous avons pu voir ailleurs. Un seul avantage pour les non hispanophones : David parle vraiment très bien français.
A quelques exceptions près, les casas particulares se valent toutes en matière de standing. Nous ne sommes jamais tombé sur des trucs insalubres (de toutes façons, demander à voir la chambre avant de faire affaire) ni sur un luxe exceptionnel (sauf peut-être casa Lucy à Camagüey, cf. Routard). L’eau de la douche est parfois davantage tiède que chaude et la literie laisse souvent à désirer, mais rien de scandaleux. C’est toujours très propre. La plupart du temps, c’est l’accueil qui fait la différence entre une casa correcte et une casa excellente. Pour éviter les embrouilles, vérifier qu’il y a sur la porte le logo officiel délivré par l’Etat.
Le petit-déjeuner (facturé 3 ou 4 CUC en plus de la nuit) sera toujours le même : café ou thé, pain de qualité variable, beurre (en quantité homéopathique) et fruits locaux (ananas, goyave, papaye). Parfois, une omelette en plus. Afin d'économiser quelques CUC, on peut refuser le petit-déj de la casa et grignoter un truc dans la rue en « moneda nacional ».
Pour les autres repas, globalement, les adresses du Routard que nous avons testées étaient bonnes. Globalement aussi, le rapport qualité-prix est meilleur dans les paladars (restaurants familiaux) ou dans les casas (qui te logent mais peuvent aussi te nourrir midi et soir) que dans les restaurants d’Etat. Les restos d’Etat sont de bonne tenue, avec parfois des plats un peu plus élaborés, mais ils sont aussi plus chers.
Les incontournables selon moi : La Havane (pour l’ambiance et l’architecture), Vinales (pour les paysages), Trinidad (pour l’architecture coloniale parfaitement conservée/restaurée) et une plage paradisiaque (au choix : Cayo Levisa, Cayo Coco, Varadero).
Les trucs dont on peut se dispenser : Santa Clara (2h pour aller voir le mémorial du Che et la place centrale de la ville si vraiment on passe dans le coin, mais ne pas faire le détour).
Les trucs moins connus mais pas mal : Camaguey et Cienfuegos (deux villes peu touristiques donc plus sympas pour voir la « vraie vie » des « vrais cubains » et ne pas être emmerdé toutes les 5 minutes par les jineteros), le littoral autour de la baie des cochons (playa Gijon) avec ses poissons tropicaux à deux mètres du rivage, et le très original hôtel Guamma dans la péninsule de Zapata (cf. Routard).
Le meilleur mojito de Cuba : dans le resto Hanoï à La Havane (oui, c’est bien un resto Viet). La Bodeguita del Medio n'est vraiment qu'un attrape-touriste. Le prix normal d’un cocktail, c’est 2 CUC. Au-dessus de 3 CUC, soit tu es dans un grand hôtel de La Havane, soit tu es en train de te faire arnaquer.
Le meilleur daïquiri de Cuba : au bar Floridita (c’est là qu’il a été inventé par Hemingway) à La Havane. C’est cher (6 CUC) mais ça les vaudrait presque (à al différence de la Bodeguita). Celui de l’hôtel Presidente (dans le quartier de Vedado à La Havane, 3 CUC) n’est pas mal non plus.
La meilleure pizzeria de Cuba : celle de l’hôtel Melia Cohiba, dans le Vedado à La Havane. Ca permet de changer un peu parce que la variété n’est pas le point fort de la bouffe cubaine...
L’argent.
Eviter d’arriver sur place les mains vides, ça complique les choses. Prendre des euros et non pas des dollars (les USD sont, paraît-il, surtaxés au change).
Quand le liquide commence à manquer, il faut soit trouver un distributeur automatique (le Routard en a référencé quelques uns, mais il n’y en a pas beaucoup), soit se présenter dans une banque avec sa carte bancaire internationale et un passeport et ils te font un retrait sur ton compte. Prévoir au moins 10-15 minutes de file d’attente et attention, les banques ferment souvent à 15h. Comme le CUC n’existe pas sur le marché des devises, la transaction est libellée en USD, soit 11% de plus que le nominal en CUC. En clair : si tu demandes 300 CUC, on te présentera une facture de 333 USD (+ une petite commission bancaire de l’ordre de 5 à 10 USD). Donc, plus le dollar baisse par rapport à l’euro, moins tes vacances te coûtent cher.
En cas d’urgence, les réceptions des grands hôtels peuvent aussi dépanner (change et/ou retraits) mais à des tarifs moins avantageux (et certains réservent parfois ces services à leurs clients).
Les transports.
Les transports en commun interurbains, je n'ai pas essayé mais tous les touristes que nous avons rencontrés nous en on dit du bien (ponctualité, confort).
La plupart des villes, sauf La Havane, peuvent se visiter intégralement à pied. A La Havane, les taxis mettent rarement le compteur. Il faut discuter le prix avant de monter. Pour éviter les arnaques, il faut savoir qu’un trajet Vedado-Habana Vieja ne vaut en aucun cas plus de 3 CUC. Pour une raison que je n'ai pas réussi à éclaircir, les pousse-pousse (« bici-taxis ») prennent souvent plus chers que les voitures !
Les cadeaux (« regalo »).
Dans les coins touristiques, il pourra arriver qu’on vous demande de l’argent (« un pesito », càd un petit peso). Il n'est pas interdit d'en donner, bien sûr, mais on peut aussi faire très plaisir en donnant des savons, des stylos, des chewing-gums ou même des fringues. A la rigueur, je conseillerais presque d’emmener des vieux T-shirts, plutôt que de distribuer des CUC à tire-larigot.
Dans les restos, le pourboire habituel est de 0, 50 CUC.
A Cuba, tout est interdit, mais tout se fait. La langouste est en théorie réservée aux restaurants d’Etat mais on vous en proposera dans les casas. Les paysans de Vinales n’ont pas le droit de faire faire une balade à cheval mais tous le font (5 CUC/heure, je recommande). Les individuels n’ont pas le droit de transporter des touristes dans leur voiture, mais ça se négocie très facilement. Etc, etc…
Les sorties le soir.
Mis à part à La Havane et Varadero-Matanzas, le concept de boîte de nuit au sens où nous l’entendons n’existe pas vraiment. La plupart du temps, l’activité nocturne prend la forme suivante : d’abord un groupe se produit (souvent en extérieur), puis si l’ambiance est bonne, la soirée peut se poursuivre avec des disques et ça commence à danser. L’entrée peut être payante (entre 1 et 10 CUC selon les artistes, la renommée, le caractère touristique ou local de la clientèle, etc.).
Les cigares (« puro » en espagnol, à ne pas confondre avec les « cigarros » qui sont les cigarettes).
Pour ceux qui n'y connaissent rien, je déconseille fortement d’acheter aux nombreux solliciteurs qui vont se présenter (devant les fabriques, à l’entrée des plantations, dans les casas, sur la plage ou tout simplement dans la rue). Il y a d’excellentes affaires, mais il y a aussi de grosses arnaques. Si on veut s’essayer au « puro », faire un cadeau à un ami amateur ou si ce même ami vous a passé une commande, mieux vaut acheter dans les magasins officiels ou dans les boutiques des hôtels.
En repartant, il est demandé de mettre les cigares dans le bagages à main. Les autorités cubaines peuvent vous demander de produire une facture si vous avez plus de 50 cigares (officiellement, il s'agit de lutter contre le marché noir).
En France, on est limités à 50 cigares/personne.
Voyager seule entre Singapour et la Malaisie: transports? English translation pending
coucou a tous!
voila c'est mon premier msg, j'aimerai juste quelques conseil car je voyage seule. j'aimerai faire un circuit pour parcourir toute la malaisie, en passant par les grandes villes et les endroits perdus... je suis acctuellement sur singapour, et je ne sais pas ou m'adresser pour trouver des billets pour les bus, ou les trains. quelqu'un qui a veccu la meme chose peut'il m'eclairer d'avantage ? merci d'avance
voila c'est mon premier msg, j'aimerai juste quelques conseil car je voyage seule. j'aimerai faire un circuit pour parcourir toute la malaisie, en passant par les grandes villes et les endroits perdus... je suis acctuellement sur singapour, et je ne sais pas ou m'adresser pour trouver des billets pour les bus, ou les trains. quelqu'un qui a veccu la meme chose peut'il m'eclairer d'avantage ? merci d'avance
Fêtes du Têt 2010 au Vietnam: perturbation des transports, services...? English translation pending
Nous préparons un voyage au Vietnam à cheval sur Février et Mars 2010.
Nous référant aux conseils, nous désirons éviter cette période.
Il nous faut prévoir que les perturbations (Transports, services...) dureront de quand à quand?
Merci de bien vouloir nous renseigner.
Mon premier voyage en trike: Bras - Silhac - Bras (France) English translation pending
Dimanche 24 mai 2009:
C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.
Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.
Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…
J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.
J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.
Lundi 25 mai 2009:
Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.
Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…
Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.
A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.
Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.
Mardi 26 mai 2009:
Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.
Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.
Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.
Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.
Mercredi 27 mai 2009:
Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.
A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.
Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.
Jeudi 28 mai 2009:
Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.
Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.
A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…
A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).
Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.
Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…
En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…
Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…
Lundi 1er juin 2009:
Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.
Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.
Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).
D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…
Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.
Mardi 2 juin 2009:
Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.
Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.
Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.
Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.
Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.
J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...
Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:
Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.
Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.
A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…
Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…
Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.
En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.
L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?
N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).
Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…
Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…
J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.
Mercredi 3 juin 2009:
Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.
Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…
Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.
Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.
Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.
Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).
Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.
Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.
La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.
Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…
Jeudi 4 juin 2009:
Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.
Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…
A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.
A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.
Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…
Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.
A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.
"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"
5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.
Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.
Vendredi 5 juin 2009:
J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.
Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement
A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…
Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.
Epilogue:
Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.
Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.
Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!
Pour ceux que ça intéressent:
Le tracé est là: http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr
Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.
Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.
Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…
J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.
J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.
Lundi 25 mai 2009:
Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.
Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…
Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.
A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.
Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.
Mardi 26 mai 2009:
Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.
Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.
Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.
Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.
Mercredi 27 mai 2009:
Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.
A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.
Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.
Jeudi 28 mai 2009:
Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.
Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.
A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…
A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).
Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.
Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…
En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…
Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…
Lundi 1er juin 2009:
Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.
Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.
Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).
D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…
Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.
Mardi 2 juin 2009:
Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.
Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.
Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.
Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.
Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.
J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...
Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:
Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.
Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.
A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…
Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…
Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.
En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.
L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?
N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).
Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…
Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…
J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.
Mercredi 3 juin 2009:
Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.
Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…
Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.
Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.
Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.
Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).
Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.
Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.
La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.
Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…
Jeudi 4 juin 2009:
Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.
Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…
A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.
A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.
Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…
Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.
A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.
"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"
5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.
Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.
Vendredi 5 juin 2009:
J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.
Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement
A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…
Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.
Epilogue:
Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.
Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.
Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!
Pour ceux que ça intéressent:
Le tracé est là: http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr
Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
Montréal-Toronto petit prix pour un jeune de 15 ans English translation pending
Bonjour
Je suis un jeune voyageurs qui désirerait aller a Toronto...Je n'ai que 15 ans mais se voyage me permetrait d'aller voir une copine.Je voudrait y'aller de la facon la moin cher est si possible me dire si il a un hotel qui accepterai les jeunes comme moi a Toronto
S.V.P veullez me répondre au plus vite car je ferais se voyage dés le 31 juillet
En passant j'ai une trés bonne conniassance en anglais
Je suis un jeune voyageurs qui désirerait aller a Toronto...Je n'ai que 15 ans mais se voyage me permetrait d'aller voir une copine.Je voudrait y'aller de la facon la moin cher est si possible me dire si il a un hotel qui accepterai les jeunes comme moi a Toronto
S.V.P veullez me répondre au plus vite car je ferais se voyage dés le 31 juillet
En passant j'ai une trés bonne conniassance en anglais
Bientôt debout dans les avions? English translation pending
Bonjour,
Article paru ce jour (4 juillet) dans la Tribune de Genève: http://epaper.edipresse.ch/Products/TDG-TG/20090704/pdf/page08.pdf
Info ou intox ?
Danielle
Article paru ce jour (4 juillet) dans la Tribune de Genève: http://epaper.edipresse.ch/Products/TDG-TG/20090704/pdf/page08.pdf
Info ou intox ?
Danielle
La crise en Tunisie? English translation pending
Eh oui le mot qui fâche 😕 mais bon ça peux être important, donc la crise s'est-elle fait ressentir en Tunisie aussi fort qu'en Europe, y a t'il des choses qui ont changé, des produits plus chers, moins de tourismes, comment l'avez vous perçue là-bas et cela a t'il changé qq chose à votre train de vie, je vais disposer dans un premier temps de 800 €/mois, en sachant que nous sommes deux, pas compliqués, mais il faut quand même manger, avoir internet pour les nouvelles avec la famille, bref vivre quoi !!
Bons plans de visites pour une semaine à Toronto? English translation pending
Bonjour,
Du 12 au 19 septembre je serai à Toronto.
Que me conseillerez pour remplir ses 5/6 jours dans et autour de la ville. Je pensais bien sur aux chutes, mais y'a-t-il des villes autour à visiter ? des réserves naturelles ? etc... Quel moyen pour y aller ? Bus ? Location de voiture ? Train ?
De plus, auriez vous des conseils à me donner concernant l'hébergement à Toronto ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Cordialement,
Du 12 au 19 septembre je serai à Toronto.
Que me conseillerez pour remplir ses 5/6 jours dans et autour de la ville. Je pensais bien sur aux chutes, mais y'a-t-il des villes autour à visiter ? des réserves naturelles ? etc... Quel moyen pour y aller ? Bus ? Location de voiture ? Train ?
De plus, auriez vous des conseils à me donner concernant l'hébergement à Toronto ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Cordialement,
Budget pour trois semaines aux États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars a new york 1 semaine et floride 2 semaines le hic, c que qd je pars quelque part je gaspill bcp trop d'argent pour de la bouffe ou autre choses, donc, j'essaye de me faire un petit plan de budjet, histoire de pas trop gasspiller. Je vuolais votr avis,
disons que je prends +- 1000 euros avec mois ce qu'il fait plus ou moins 1400 dollars,
disons que +- 30par jrs pour la nourriture (pour le petit déj, déj, diner) donc 600 $ il va me rester +- 800 pour une entrée au parc disney, le métro, et surtout le shopping.
pensez vous que je rêve ?
merci de vos réponses
Je pars a new york 1 semaine et floride 2 semaines le hic, c que qd je pars quelque part je gaspill bcp trop d'argent pour de la bouffe ou autre choses, donc, j'essaye de me faire un petit plan de budjet, histoire de pas trop gasspiller. Je vuolais votr avis,
disons que je prends +- 1000 euros avec mois ce qu'il fait plus ou moins 1400 dollars,
disons que +- 30par jrs pour la nourriture (pour le petit déj, déj, diner) donc 600 $ il va me rester +- 800 pour une entrée au parc disney, le métro, et surtout le shopping.
pensez vous que je rêve ?
merci de vos réponses
Aide sur itinéraire au Cambodge English translation pending
Bonsoir à tous,
Voilà j'aurai besoin de votre aide sur l'itinéraire suivant. J'arrive à Phnom Penh debut juillet (eh oui c'est bientot).
Mon problème c'est que je ne sais pas comment organiser mon séjour pour pouvoir tout voir ensuite.
J'ai 3 semaines :
J'ai envie d'aller à Batambang, passer par Siem Reap et puis direct au sud du pays par Kampot et Sihanoukville.
Merci d'avance pour vos réponses !!
Voilà j'aurai besoin de votre aide sur l'itinéraire suivant. J'arrive à Phnom Penh debut juillet (eh oui c'est bientot).
Mon problème c'est que je ne sais pas comment organiser mon séjour pour pouvoir tout voir ensuite.
J'ai 3 semaines :
J'ai envie d'aller à Batambang, passer par Siem Reap et puis direct au sud du pays par Kampot et Sihanoukville.
Merci d'avance pour vos réponses !!
Hébergement à Essaouira, Fès, Meknès, Rabat? English translation pending
bonjour !
Comme beaucoup (hélas) j'ai un petit budget qu'il me faut respecter ;
fin de la semaine, je pars pour Essaouira pendant 5/6 jours.
Fin juillet, je vais sur Fès, Meknès et Rabat (le tout sur 15 jours + ou - élastique).
Pour toutes ces destinations, je recherche un hébergement qui tourne aux environs de 150 dh maxi.
Question subsidiaire : est-il intéressant de faire un crochet jusqu'a Larache et El-Jedida ?
Je remercie chacun des infos qu'ils voudront bien me donner.
Cordialement
Franille
Israel National Trail: qui a effectué une partie ou la totalité de ce trek? English translation pending
Bonjour
J'aimerais avoir des infos de la part de personnes ayant effectué une partie ou la totalité de "l'Israel National Trail": Quelles parties les plus intéressantes? ravitaillement en eau, en nourriture? Bivouac possible? Balisage? accessibilité départ et arrivée en transport en commun? Sécurité? Document à acquérir pour préparer ce trek? J'ai commandé le guide "hike the land of Israel" Merci pour votre aide
J'aimerais avoir des infos de la part de personnes ayant effectué une partie ou la totalité de "l'Israel National Trail": Quelles parties les plus intéressantes? ravitaillement en eau, en nourriture? Bivouac possible? Balisage? accessibilité départ et arrivée en transport en commun? Sécurité? Document à acquérir pour préparer ce trek? J'ai commandé le guide "hike the land of Israel" Merci pour votre aide
Sécurité à Maracaibo en septembre? (Vénézuela) English translation pending
Bonjour a tous,
Je vais voir une amie a maracaibo en septembre, je logerais chez des locaux.
Dois-je craindre pour ma sécurité (j'ai entendu que la ville était peu sure) en étant toujours accompagné de locaux
Simon
Simon
Prises pour ordinateurs à Cuba? English translation pending
Bien le bonjour... question bien importante pour moi... pour les portables (laptop) venant du qc...
j'ai besoin d'adapteur ???
et même si j'en ai besoin ... l'ampérage ou voltage sera adéquat une fois là-bas ???
J'ai "tuer" mon fer plat lors de mon dernier séjour ! même avec un adapteur.
Merci bien de vos réponse rapides, , je quitte dans 3 jours !! !
Hôtel Oasis Canoa à Bayahibe: animations et mer? English translation pending
Hello!
J'ai lu plusieurs descriptions de l'hôtel Canoa et ai encore quelques questions...Voici nos soucis ...
- - Est-ce qu'au Canoa il y a de l'ambiance pour des jeunes qui aiment faire la fête ou l'ambiance est-elle plus famille ? Sinon dans quel hôtel faut-il aller ?
- - Comment est la mer ( fond) à Bayahibé ? on parle de rochers de cailloux... Faut il des sandales ? est-ce qu'on risque de se blesser les pieds ? Peut-on y faire de la planche à voile? Est ce que les poissons ou autres méduses viennent jusqu'au bord ?
Nous sommes 2 couples avec des ados 18 ans ... et aimerions satisfaire tout le monde... les sportifs... les ados qui fêtent... les filles qui ont peur des petites bêtes..
merci de votre aide !!!😉
Cherche hôtel ou guest house à Chiang Rai English translation pending
Salut à tous!
On cherche un hotel ou une GH sympa à Chiang Rai, pas loin du centre, 1000 bath/nuit environ, avec possibilités d'organiser un trip dans le Triangle d'Or... J'avais repéré le Golden Triangle Inn, conseillé par le Lonely Planet, mais les commentaires sont pas terribles sur TripAdvisor... et de toute façon ils n'ont jamais répondu à mes 4 mails envoyés via leur website pour tenter de réserver...
Ca urge car on part fin de semaine prochaine!
Merci d'avance pour vos conseils!
Merci d'avance pour vos conseils!
Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Durée du trajet d'Osh au lac Song Kol? (Kirghizistan) English translation pending
bonjour, qqn saurait'il le temps qu'il faut compter pour aller d'Osh au lac et s'il y a des haltes sympas en chemin?
d'autre part, d'où peut-on partir à pied pour aller au lac, il semble qu'il y ait des yourtes pour dormir mais doit-on réserver pendant le festival? merci, Aichatou