Results for "Goutte+ou+Barbès+|+127"
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Louer un bateau ou jet ski au Lake Powell English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons 9 personnes (dont 5 enfants 20 à 8 ans) au mois d'aôut à passer 2 nuits au lake Powell.
Nous serions très intéressés pour louer soit un bateau, soit un bateau et un jet ski pour la journée (dur de trouver à la demi journée).
Plusieurs questions : - Faut il réserver à l'avance de France ?
- En cas de réservation j'ai souvent vu qu'il fallait remplir un formulaire et laisser son numéro de téléphone pour qu'on vous rappelle pour que vous donniez votre carte bleue. Ils vous rappellent en France et parlent Français ?
- Si jamais la réservation se fait en ligne, faut il payer la totalité (location + caution) ?
- Quid des taxes ?
- Avez vous des bons plans économiques ?
- Certains loueurs n'ont pas de bateau ou jet à l'eau, ils mettent donc à dispositions des véhicules, mais ils ont autant de véhicules que de bateaux/jet ?
Si vous avez des conseils, ils seront les bienvenus :)
Merci d'avance.
Nous serons 9 personnes (dont 5 enfants 20 à 8 ans) au mois d'aôut à passer 2 nuits au lake Powell.
Nous serions très intéressés pour louer soit un bateau, soit un bateau et un jet ski pour la journée (dur de trouver à la demi journée).
Plusieurs questions : - Faut il réserver à l'avance de France ?
- En cas de réservation j'ai souvent vu qu'il fallait remplir un formulaire et laisser son numéro de téléphone pour qu'on vous rappelle pour que vous donniez votre carte bleue. Ils vous rappellent en France et parlent Français ?
- Si jamais la réservation se fait en ligne, faut il payer la totalité (location + caution) ?
- Quid des taxes ?
- Avez vous des bons plans économiques ?
- Certains loueurs n'ont pas de bateau ou jet à l'eau, ils mettent donc à dispositions des véhicules, mais ils ont autant de véhicules que de bateaux/jet ?
Si vous avez des conseils, ils seront les bienvenus :)
Merci d'avance.
Itinéraire Japon + Corée du Sud ou Okinawa? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 4 semaines, voir 5 semaines au Japon + peut être corée du sud (Tout dépend des avis que j'aurais) en Avril/Mai 2015.
Voici l'ébauche du parcours :
• J0: Départ Paris • J1: Arrivée Osaka - NB : le parcours peut être inversé, tout dépend si le choix se fait sur aller voir Okinawa ou la corée du sud! - APrés midi à OSAKA • J2 à J5 - OSAKA plein • J6 _ Transfert a Kyoto et PM a Kyoto • J7 à J9 : Kyoto plein, • J10: Kyoto - UJI - Kyoto • J11: Kyoto - Nara - Kyoto • J12: Kyoto vers Tokyo et PM a Tokyo • J13 à J17: 5 jours plein à Tokyo - • J18: Tokyo - Nikko - Tokyo • J19: Tokyo - Yokohama - Tokyo • J20: Tokyo - Hakone - Tokyo • J21: ??????? la question où partir : OKINAWA et donc rester qu'au Japon à voir une autre facette, ou aller faire la corée du sud (Avant le japon à ce moment là)..
1 ere question: est ce que le nombre de jours à Osaka, à Kyoto et à Tokyo vous semblent suffisant?
2eme question: A tokyo : est ce que ca vaut le coup de voir le DISNEY SEA ou pas?
3eme question : Pour voir un spectacle de ninja, lequel conseilleriez vous : le parc TOEI à KYOTO ou le parc UEDO a NIKKO/Tokyo? si cela déja vaut le coup ou est ce uniquement un attrape touriste.
4eme question : faire kamakura ou se contenter de Hakone et yokohama?
5eme question: conseilleriez vousune expéience particulière en Ryokan? auriez vous des adresses dans Kyoto ou Tokyo par exemple?
6eme question : Est ce que les iles d'OKINAWA valent le détour? si oui combien de temps prévoir? que faire ? et surtout quel mois serait le mieux : AVril ou Mai? Merci
7eme question: quelqu'un as t-il déja fait la corée du sud? si oui quelles sont les incontournables? est ce que ca vaut le coup car j'ai l'impression que c'est un peu moins joli que le Japon et l'idée ce n'est pas de voir que des temples au risque d'être blazé. Combien de jours conseilleriez vous ? Merci
Vos avis/commentaires m'aideront à finaliser mon programme et passer à l'échat de billets d'avion, une fois la durée de on voyage fixée.
Cordialement,
• J0: Départ Paris • J1: Arrivée Osaka - NB : le parcours peut être inversé, tout dépend si le choix se fait sur aller voir Okinawa ou la corée du sud! - APrés midi à OSAKA • J2 à J5 - OSAKA plein • J6 _ Transfert a Kyoto et PM a Kyoto • J7 à J9 : Kyoto plein, • J10: Kyoto - UJI - Kyoto • J11: Kyoto - Nara - Kyoto • J12: Kyoto vers Tokyo et PM a Tokyo • J13 à J17: 5 jours plein à Tokyo - • J18: Tokyo - Nikko - Tokyo • J19: Tokyo - Yokohama - Tokyo • J20: Tokyo - Hakone - Tokyo • J21: ??????? la question où partir : OKINAWA et donc rester qu'au Japon à voir une autre facette, ou aller faire la corée du sud (Avant le japon à ce moment là)..
1 ere question: est ce que le nombre de jours à Osaka, à Kyoto et à Tokyo vous semblent suffisant?
2eme question: A tokyo : est ce que ca vaut le coup de voir le DISNEY SEA ou pas?
3eme question : Pour voir un spectacle de ninja, lequel conseilleriez vous : le parc TOEI à KYOTO ou le parc UEDO a NIKKO/Tokyo? si cela déja vaut le coup ou est ce uniquement un attrape touriste.
4eme question : faire kamakura ou se contenter de Hakone et yokohama?
5eme question: conseilleriez vousune expéience particulière en Ryokan? auriez vous des adresses dans Kyoto ou Tokyo par exemple?
6eme question : Est ce que les iles d'OKINAWA valent le détour? si oui combien de temps prévoir? que faire ? et surtout quel mois serait le mieux : AVril ou Mai? Merci
7eme question: quelqu'un as t-il déja fait la corée du sud? si oui quelles sont les incontournables? est ce que ca vaut le coup car j'ai l'impression que c'est un peu moins joli que le Japon et l'idée ce n'est pas de voir que des temples au risque d'être blazé. Combien de jours conseilleriez vous ? Merci
Vos avis/commentaires m'aideront à finaliser mon programme et passer à l'échat de billets d'avion, une fois la durée de on voyage fixée.
Cordialement,
3 jours aux Cinques Terre: où loger sans voiture? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois un long week-end de 3 jours en Italie, pour visiter les Cinque Terre. J'atterris à Pise, et de là j'envisage de prendre le train pour la Spézia, apparemment bon point de départ pour découvrir la région...
De là, j'aimerai avoir vos conseils : -nous n'avons pas de voiture. Dans quelle ville vaut-il mieux loger pour être proche de tout ? Nous souhaitons pas perdre trop de temps dans les transports, et donc être situés au plus proche des villages intéressants. Et être dans un village plutôt animés le soir, où on peut sortir et aller au restaurant. Levanto ? La Spézia ? Autre ?....
-Sur 3 jours, pensez-vous que nous aurons le temps de faire les 5 villages ? Ou mieux vaut en privilégier 2 ? Nous aimons marcher et flâner aussi... Comment faut-il s'organiser ? Séjourner dans une seule ville (ex : Levanto) et faire les visites à la journée ?
Merci pour vos réponses, et à ceux qui prendront la peine de me répondre ! Nirina59
Je prévois un long week-end de 3 jours en Italie, pour visiter les Cinque Terre. J'atterris à Pise, et de là j'envisage de prendre le train pour la Spézia, apparemment bon point de départ pour découvrir la région...
De là, j'aimerai avoir vos conseils : -nous n'avons pas de voiture. Dans quelle ville vaut-il mieux loger pour être proche de tout ? Nous souhaitons pas perdre trop de temps dans les transports, et donc être situés au plus proche des villages intéressants. Et être dans un village plutôt animés le soir, où on peut sortir et aller au restaurant. Levanto ? La Spézia ? Autre ?....
-Sur 3 jours, pensez-vous que nous aurons le temps de faire les 5 villages ? Ou mieux vaut en privilégier 2 ? Nous aimons marcher et flâner aussi... Comment faut-il s'organiser ? Séjourner dans une seule ville (ex : Levanto) et faire les visites à la journée ?
Merci pour vos réponses, et à ceux qui prendront la peine de me répondre ! Nirina59
Quel circuit/agence pour Oman ou combiné Oman - Emirats Arabes Unis? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire un circuit en octobre ou novembre 2015 à Oman ou un combiné Oman/Emirats Arabes Unis. Mon agence me propose plusieurs possibilités : circuit Fram uniquement à Oman, circuit Kuoni combiné, circuit Plein Vent combiné, circuit Vacances Transat combiné. Je prendrai Fram sans hésiter car j'ai l'habitude de voyager avec eux mais ils ne proposent que Oman sur une semaine. Avez-vous déjà voyagé avec Kuoni, Plein Vent ou Vacances Transat ?
Merci d'avance pour vos réponses.
J'envisage de faire un circuit en octobre ou novembre 2015 à Oman ou un combiné Oman/Emirats Arabes Unis. Mon agence me propose plusieurs possibilités : circuit Fram uniquement à Oman, circuit Kuoni combiné, circuit Plein Vent combiné, circuit Vacances Transat combiné. Je prendrai Fram sans hésiter car j'ai l'habitude de voyager avec eux mais ils ne proposent que Oman sur une semaine. Avez-vous déjà voyagé avec Kuoni, Plein Vent ou Vacances Transat ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Une semaine à Palawan: Coron ou pas Coron? English translation pending
Bonjour,
Nous partons une semaine aux Philippines, que nous allons consacrer à Palawan uniquement.
1/Est-ce un bon choix? Ou devrons-nous envisager une autre île?
Sachant que nous sommes jeunes, voyageurs, backpackers petit/moyen buddget tout le temps.
2/ Nous pensions faire PP pour voir la rivière souterraine et la Honda Bay, puis un bus/mini van vers El Nido. Est-ce qu'il vaut mieux qu'on se limite à ceci ou est-il envisageable d'enchaîner vers Coron (île Busuanga en bâteau depuis El Nido) et repartir de là-bas vers Manille.
Pour info, nous arriverions à PP le 16/11 et nous repartiros de PP ou Coron le 22/11.
Merci d'avance!
Nous partons une semaine aux Philippines, que nous allons consacrer à Palawan uniquement.
1/Est-ce un bon choix? Ou devrons-nous envisager une autre île?
Sachant que nous sommes jeunes, voyageurs, backpackers petit/moyen buddget tout le temps.
2/ Nous pensions faire PP pour voir la rivière souterraine et la Honda Bay, puis un bus/mini van vers El Nido. Est-ce qu'il vaut mieux qu'on se limite à ceci ou est-il envisageable d'enchaîner vers Coron (île Busuanga en bâteau depuis El Nido) et repartir de là-bas vers Manille.
Pour info, nous arriverions à PP le 16/11 et nous repartiros de PP ou Coron le 22/11.
Merci d'avance!
West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller English translation pending
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Hawaï en octobre ou novembre English translation pending
Bonjour à tous le monde
Alors voilà je dois poser le reste de mes congés pour 2015 dans 15 jours et nous voulons partir pour Hawaï soit en octobre ou novembre lequel de ces 2 mois me conseillez-vous ? Tout en sachant que nous resterons 15 jours
Merci par avance
cordialement
Alors voilà je dois poser le reste de mes congés pour 2015 dans 15 jours et nous voulons partir pour Hawaï soit en octobre ou novembre lequel de ces 2 mois me conseillez-vous ? Tout en sachant que nous resterons 15 jours
Merci par avance
cordialement
Partir en janvier en Indonésie, bonne idée ou pas? English translation pending
bonjour les spécialistes,
je consulte les sites météo et je lis et relis les messages concernant ma question sur les forums sans arriver à me faire une idée...
oui ou non, la pluie est-elle un handicap insurmontable à un voyage de 3 semaines entre Bali, Florés et Lombok ?
merci d'avance de vos avis éclairés.
JPB 😎
JPB 😎
Hôtel à Tulum ou à Akumal? English translation pending
Bonjour a tous.
Nous aimerions pour 3 ou 4 nuits loger sur Tulum ou Akumal pas trop loin d une jolie plage a pied. Quelqu un connait t il un endroit sympa? nous partons ce 28 mars jusqu au 11 avril. Donc c est assez urgent. Il faudrait que nous ayons réserver dans quelques jours l hotel. Merci
Nous aimerions pour 3 ou 4 nuits loger sur Tulum ou Akumal pas trop loin d une jolie plage a pied. Quelqu un connait t il un endroit sympa? nous partons ce 28 mars jusqu au 11 avril. Donc c est assez urgent. Il faudrait que nous ayons réserver dans quelques jours l hotel. Merci
Découverte du Portugal fin mai: le centre ou le sud? English translation pending
Bonjour nous envisageons un petit séjour au portugal en mai juin de cette année. Fanas de vélo, nous avons trouvé deux circuits en liberté (avec portage des bagages de logement en logement) mais hésitons. L'un se situe dans la campagne des environs de Coimbra avec logements dans des quintas et si on choisit celui-ci, on pense partir de Lisbonne, la visiter qq jours, puis descendre sur Coimbra, faire le circuit et ensuite terminer par qq jours à Porto.
Par contre, le deuxième circuit nous fait découvrir l'algarve et l'alentejo, nous serions tentés par celui-ci qui a l'air plus pittoresque et nous permet de "voir la mer" car même si nous ne sommes pas plage du tout, on apprécie sa beauté. Mais, dans ce cas, on se demande comment on pourrait prolonger un peu notre séjour. Arriver à Lisbonne et ensuite, rejoindre Faro en train (?) est-il envisageable ?
Avez-vous un conseil à nous donner pour une première découverte de ce pays ?
Merci d'avance de vos précieux conseils
Par contre, le deuxième circuit nous fait découvrir l'algarve et l'alentejo, nous serions tentés par celui-ci qui a l'air plus pittoresque et nous permet de "voir la mer" car même si nous ne sommes pas plage du tout, on apprécie sa beauté. Mais, dans ce cas, on se demande comment on pourrait prolonger un peu notre séjour. Arriver à Lisbonne et ensuite, rejoindre Faro en train (?) est-il envisageable ?
Avez-vous un conseil à nous donner pour une première découverte de ce pays ?
Merci d'avance de vos précieux conseils
Partir en août ou septembre au Cambodge compte tenu de la mousson? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir 3 semaines au Cambodge mais j'hésite entre le mois d'août ou de septembre (pas d'autre possibilité). Je sais que c'est la période de mousson et j'aimerais avoir des avis afin de savoir quel mois je dois privilégier. Vos conseils seront aussi les bienvenus. Merci par avance.
Je souhaite partir 3 semaines au Cambodge mais j'hésite entre le mois d'août ou de septembre (pas d'autre possibilité). Je sais que c'est la période de mousson et j'aimerais avoir des avis afin de savoir quel mois je dois privilégier. Vos conseils seront aussi les bienvenus. Merci par avance.
Envie de partir un mois seule (avril ou mai): Canada ou Australie? English translation pending
Depuis plusieurs années j'ai en tête de partir un an pour faire le tour du monde.... il est difficile de laisser tomber boulot et vie quotidienne parfois....mais l'appel du voyage se fait tout autant. J'ai beaucoup voyagé avec mon ex-conjoint, et aujourd'hui je ne vois pas pourquoi je me priverai de ces expériences uniques parce que je suis seule! En 2013 j'ai donc décidé de partir un mois en avril ou mai soit en Australie (qui a été toujours ma destination de rêve) soit au Canada. Quelles sont vos suggestions? Merci d'avance
Plongée en février: Guadeloupe ou Martinique? English translation pending
Bonjour tt le monde,
Je suis actuellement en train de passer mon niveau 1 de plongée (en piscine) et j'ai 4 plongées à effectuer en mer Pour le valider... J'ai une semaine de vacances début février et j'aimerais donc partir dans les Antilles pour plonger.
MAIS impossisble de choisir entre Guadeloupe et Martinique.. Pouvez vous me conseiller?
L'idée est de ne rien faire d'autre qu lézarder sur une plage et plonger... Donc selon vous laquelle est la plus intéressante au niveau des fonds (pour des plongées niveau 1) et laquelle possède les plus belles plages? Sinon culturellement je sais que les 2 sont intéressantes et au niveau du climat, il fait beau sur les 2 îles en février je crois... Dur de choisir... Merci d'avance pour vos conseils.
L'idée est de ne rien faire d'autre qu lézarder sur une plage et plonger... Donc selon vous laquelle est la plus intéressante au niveau des fonds (pour des plongées niveau 1) et laquelle possède les plus belles plages? Sinon culturellement je sais que les 2 sont intéressantes et au niveau du climat, il fait beau sur les 2 îles en février je crois... Dur de choisir... Merci d'avance pour vos conseils.
Location de voiture à Cuba: Cubacar ou Rex? English translation pending
Bonjour,
Je vais louer une voiture à Cuba en Novembre pour 3 semaines environ. CUBACAR est moins cher et REX a bonne réputation... Quelqu'un aurait des conseils à donner quant au choix du loueur ? Merci !
Je vais louer une voiture à Cuba en Novembre pour 3 semaines environ. CUBACAR est moins cher et REX a bonne réputation... Quelqu'un aurait des conseils à donner quant au choix du loueur ? Merci !
Malaisie: deux semaines en avril, péninsule ou Bornéo? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 filles, 30aine. Nous avons un A/R pour singapour (arrivée 8 avril, départ le 21 au soir). Avec deux semaines nous ne pouvons pas faire la péninsule + bornéo. Cependant le choix est difficile entre les deux, je ne sais pas quoi choisir pour mieux profiter du temps sans avoir l'impression de passer le temps dans les transits. Nous recherchons un mix avec : - le climat (d'apres ce que j'ai compris, pour avril la cote est et bornéo c'est mieux?) - la nature et les activités (randos jungle, snorkelling plages...), farnienter dans un resort, ce n'est pas du tout notre objectif. Nous avons le N1 de plongée. - le patrimoine malais (vieux villages etc...) - minimum hors sentiers battus
Avec ces critères, que nous conseillez vous en partant de singapour? bornéo ou la malaisie de l'est (ou de l'ouest?) Et quels sont les must see? (j'ai lu un guide mais rien ne vaut plusieurs avis :))
merci beaucoup de votre aide.
Nous sommes 2 filles, 30aine. Nous avons un A/R pour singapour (arrivée 8 avril, départ le 21 au soir). Avec deux semaines nous ne pouvons pas faire la péninsule + bornéo. Cependant le choix est difficile entre les deux, je ne sais pas quoi choisir pour mieux profiter du temps sans avoir l'impression de passer le temps dans les transits. Nous recherchons un mix avec : - le climat (d'apres ce que j'ai compris, pour avril la cote est et bornéo c'est mieux?) - la nature et les activités (randos jungle, snorkelling plages...), farnienter dans un resort, ce n'est pas du tout notre objectif. Nous avons le N1 de plongée. - le patrimoine malais (vieux villages etc...) - minimum hors sentiers battus
Avec ces critères, que nous conseillez vous en partant de singapour? bornéo ou la malaisie de l'est (ou de l'ouest?) Et quels sont les must see? (j'ai lu un guide mais rien ne vaut plusieurs avis :))
merci beaucoup de votre aide.
Deux amis souhaitant partir travailler en Afrique du Sud ou en Australie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux amis qui prévoyons de partir en Australie ou en Afrique du Sud afin d'améliorer notre anglais et de trouver un emploi dans notre branche ( à savoir la communication visuelle et la gestion logistique et transport), ou éventuellement de trouver un travail "alimentaire", en attendant mieux. Nous envisageons d'y rester au moins un an, voire plus selon comment l'expérience se déroule.
Nos questions sont donc les suivantes:
- Quels seraient les organismes susceptibles de nous aider financièrement (logement, subvention, etc) et qui nous permettrais de nous investir dans un projet concret?
- Quels sont les pays qui selon ces critères vous semblent adaptés?
- Quelles difficultés peut on rencontrées (coût de la vie, permis de travail, etc) ?
Merci de vos réponses!
Martin et Florent
Nous sommes deux amis qui prévoyons de partir en Australie ou en Afrique du Sud afin d'améliorer notre anglais et de trouver un emploi dans notre branche ( à savoir la communication visuelle et la gestion logistique et transport), ou éventuellement de trouver un travail "alimentaire", en attendant mieux. Nous envisageons d'y rester au moins un an, voire plus selon comment l'expérience se déroule.
Nos questions sont donc les suivantes:
- Quels seraient les organismes susceptibles de nous aider financièrement (logement, subvention, etc) et qui nous permettrais de nous investir dans un projet concret?
- Quels sont les pays qui selon ces critères vous semblent adaptés?
- Quelles difficultés peut on rencontrées (coût de la vie, permis de travail, etc) ?
Merci de vos réponses!
Martin et Florent
On a trop aimé ou presque à Hong Kong English translation pending
Voici une liste tout à fait personnelle et donc non exhaustive de ce que nous avons aimé durant notre séjour. Ceci étant fait de nature à pouvoir aider les prochains voyageurs en partance pour Hong Kong (Veinards !) n’hésitez pas à poser des questions peut-être que nous aurons les réponses (!)
On a trop aimé faire :
- La traversée du Victoria Harbour à bord du Star Ferry. Là, il ne faut pas hésiter. S’il n’y avait qu’une seule chose à faire à Hong Kong, pour ma part, ce serait cette traversée. 10 minutes de magie ni plus ni moins. À faire et à refaire. - Monter au Peak avec le Peak tram (les rampes sont vertigineuses) et profiter de la vue exceptionnelle sur les buildings de l’île de Hon Kong, les quartiers de Kow Loon et plus loin les nouveaux territoires. La vue est à couper le souffle. À ne louper sous aucun prétexte. - Descendre du Peak à pied. Emprunter un chemin goudronné qui se perd bien vite dans la végétation (mais qui reste accessible et bien entretenu). Écouter les oiseaux. Entendre en contrebas la rumeur grandissante de la ville. Visiter un temple qui semble perdu. Puis croiser quelques marcheurs (qui montent eux !), puis les joggeuses habitant les premiers buildings, et enfin rentrer dans les premiers quartiers de la ville frénétique… - Se balader dans Central, Admiralty et se sentir tout petit. Oui, c’est cette sensation que l’on ressent. Profondément. Des routes qui s’entrecroisent autour de buildings gigantesques. Du bruit, du béton, du verre, la foule et la lumière. Ah oui aussi des tramways, des bus et des taxis (rouge !). - Se perdre de nuit autour de Shanghai Street par exemple et devenir saoul d’enseignes lumineuses. C’est indescriptible. Je ne connais pas d’équivalent. - Emprunter la monstrueuse artère de Nathan Road (de jour et de nuit) et sentir, entendre, voir… Tous les sens en éveil. La circulation est telle qu’il faut parfois hurler pour se parler. La foule est incroyablement dense. On peut facilement se perdre. Je ne laissais pas mon garçon à moins de 2 mètres. Ne pas oublier de passer au Chungking Mansion. C’est un immeuble hallucinant. Il contient peut-être 40 guest house… Au rez-de-chaussée, plein de commerce. De gigantesques files d’attente devant les ascenseurs. Un monde à part. Vraiment à voir. - Acheter un remède chez un apothicaire. Nous, c’était contre la toux (ma femme toussait beaucoup). Ils ne parlaient pas très bien anglais et c’était difficile de se faire comprendre mais on y est arrivé. Pendant ce temps, il faut observer les préparateurs. Ils broient, ils coupent, ils écrasent des coques, des herbes… Pour nous c’était une boisson type thé à consommer toutes les 4 heures. On est reparti avec notre bouteille en plastique. Le traitement ne fut pas à la hauteur de nos espérances malgré quelques petites améliorations. - Visiter le temple de Man Mo. Faites vous d’abord à l’idée que vous n’avez jamais senti l’encens aussi fort. Ici, on ne brûle jamais moins de 4 ou 5 bâtons d’encens en même temps. Tous les gens qui pénètrent dans le temple en allument. Au plafond, ce sont des ribambelles d’encens qui brûlent… Regardez les offrandes. Des poulets, des fruits, des légumes... À noter que vous pouvez suivre les indications de balades urbaines si vous aimez les temples. Vous allez en croiser d’autres. Plus petits et avec moins de monde. - Voir la ligne de buildings (Sky Line y disent) de nuit depuis l’avenue des stars à Tsim Sha Tsui. On sent bien que l’on n’est pas vraiment dans l’économie d’énergie. C’est certain. Mais c’est à voir quand même. Faut que ça claque Hong Kong ! - S’arrêter quelques instants sur une passerelle (foot bridge y disent, vous pouvez pas les manquer y en a plein) au-dessus d’une route de nuit (autoroute ?) dans Central ou Admiralty et observer le flux de la vie. Il y a des endroits dans le monde où l’on se dit que les choses se passent ici et maintenant. Bon c’est juste une impression. Sans attendre trop longtemps vous pourrez voir une Ferrari, une Rolls, une Bentley… - La Jonque dans la baie. Ben là y a pas grand-chose à rajouter. Faut juste apprécier. - Se balader dans le parc de Stanley Village, côté sud de l’île de Hong Kong. Un grand parc qui offre des vues intéressantes sur les montagnes et la mer de Chine. Il y a un très joli temple au bord de l’eau et des gars qui jouent un peu partout. L’ambiance est décontractée. Au large, c’est un ballet incessant de portes containers qui rentrent et sortent de la baie de Hong Kong. - Les marchés de Hong Kong. Bon, pas tous. Il y en a des originaux. Parce que des marchés il y en a des quantités. Mais le marché aux poissons (poissons de compagnie pour aquarium hein, pas ceux qu’on mange) et le marché aux oiseaux sont vraiment spéciaux. - L’île sans voitures de Cheung Chau. Sans voitures mais avec des petits “trucs“ à moteur pour transporter toutes sortes de choses qui font un bruit de tous les diables (sont pas encore passés à l’électrique). Faut bien râler, je suis Français. Ici, c’est une véritable île de pêcheurs avec des centaines de bateaux de pêche. Magnifique. Il y a des sentiers très bien indiqués pour se balader sur toute l’île. Jolis points de vue.
On a trop aimé faire :
- La traversée du Victoria Harbour à bord du Star Ferry. Là, il ne faut pas hésiter. S’il n’y avait qu’une seule chose à faire à Hong Kong, pour ma part, ce serait cette traversée. 10 minutes de magie ni plus ni moins. À faire et à refaire. - Monter au Peak avec le Peak tram (les rampes sont vertigineuses) et profiter de la vue exceptionnelle sur les buildings de l’île de Hon Kong, les quartiers de Kow Loon et plus loin les nouveaux territoires. La vue est à couper le souffle. À ne louper sous aucun prétexte. - Descendre du Peak à pied. Emprunter un chemin goudronné qui se perd bien vite dans la végétation (mais qui reste accessible et bien entretenu). Écouter les oiseaux. Entendre en contrebas la rumeur grandissante de la ville. Visiter un temple qui semble perdu. Puis croiser quelques marcheurs (qui montent eux !), puis les joggeuses habitant les premiers buildings, et enfin rentrer dans les premiers quartiers de la ville frénétique… - Se balader dans Central, Admiralty et se sentir tout petit. Oui, c’est cette sensation que l’on ressent. Profondément. Des routes qui s’entrecroisent autour de buildings gigantesques. Du bruit, du béton, du verre, la foule et la lumière. Ah oui aussi des tramways, des bus et des taxis (rouge !). - Se perdre de nuit autour de Shanghai Street par exemple et devenir saoul d’enseignes lumineuses. C’est indescriptible. Je ne connais pas d’équivalent. - Emprunter la monstrueuse artère de Nathan Road (de jour et de nuit) et sentir, entendre, voir… Tous les sens en éveil. La circulation est telle qu’il faut parfois hurler pour se parler. La foule est incroyablement dense. On peut facilement se perdre. Je ne laissais pas mon garçon à moins de 2 mètres. Ne pas oublier de passer au Chungking Mansion. C’est un immeuble hallucinant. Il contient peut-être 40 guest house… Au rez-de-chaussée, plein de commerce. De gigantesques files d’attente devant les ascenseurs. Un monde à part. Vraiment à voir. - Acheter un remède chez un apothicaire. Nous, c’était contre la toux (ma femme toussait beaucoup). Ils ne parlaient pas très bien anglais et c’était difficile de se faire comprendre mais on y est arrivé. Pendant ce temps, il faut observer les préparateurs. Ils broient, ils coupent, ils écrasent des coques, des herbes… Pour nous c’était une boisson type thé à consommer toutes les 4 heures. On est reparti avec notre bouteille en plastique. Le traitement ne fut pas à la hauteur de nos espérances malgré quelques petites améliorations. - Visiter le temple de Man Mo. Faites vous d’abord à l’idée que vous n’avez jamais senti l’encens aussi fort. Ici, on ne brûle jamais moins de 4 ou 5 bâtons d’encens en même temps. Tous les gens qui pénètrent dans le temple en allument. Au plafond, ce sont des ribambelles d’encens qui brûlent… Regardez les offrandes. Des poulets, des fruits, des légumes... À noter que vous pouvez suivre les indications de balades urbaines si vous aimez les temples. Vous allez en croiser d’autres. Plus petits et avec moins de monde. - Voir la ligne de buildings (Sky Line y disent) de nuit depuis l’avenue des stars à Tsim Sha Tsui. On sent bien que l’on n’est pas vraiment dans l’économie d’énergie. C’est certain. Mais c’est à voir quand même. Faut que ça claque Hong Kong ! - S’arrêter quelques instants sur une passerelle (foot bridge y disent, vous pouvez pas les manquer y en a plein) au-dessus d’une route de nuit (autoroute ?) dans Central ou Admiralty et observer le flux de la vie. Il y a des endroits dans le monde où l’on se dit que les choses se passent ici et maintenant. Bon c’est juste une impression. Sans attendre trop longtemps vous pourrez voir une Ferrari, une Rolls, une Bentley… - La Jonque dans la baie. Ben là y a pas grand-chose à rajouter. Faut juste apprécier. - Se balader dans le parc de Stanley Village, côté sud de l’île de Hong Kong. Un grand parc qui offre des vues intéressantes sur les montagnes et la mer de Chine. Il y a un très joli temple au bord de l’eau et des gars qui jouent un peu partout. L’ambiance est décontractée. Au large, c’est un ballet incessant de portes containers qui rentrent et sortent de la baie de Hong Kong. - Les marchés de Hong Kong. Bon, pas tous. Il y en a des originaux. Parce que des marchés il y en a des quantités. Mais le marché aux poissons (poissons de compagnie pour aquarium hein, pas ceux qu’on mange) et le marché aux oiseaux sont vraiment spéciaux. - L’île sans voitures de Cheung Chau. Sans voitures mais avec des petits “trucs“ à moteur pour transporter toutes sortes de choses qui font un bruit de tous les diables (sont pas encore passés à l’électrique). Faut bien râler, je suis Français. Ici, c’est une véritable île de pêcheurs avec des centaines de bateaux de pêche. Magnifique. Il y a des sentiers très bien indiqués pour se balader sur toute l’île. Jolis points de vue.
On a trop aimé (ou presque) à Lisbonne! English translation pending
Voici une liste tout à fait personnelle et donc non exhaustive de ce que nous avons aimé durant notre séjour. Ceci étant fait de nature à pouvoir aider les prochains voyageurs en partance pour Lisbonne (Veinards !) n’hésitez pas à poser des questions peut-être que nous aurons les réponses (!)
On a trop aimé faire :
- Le shopping du samedi après-midi autour de Garrett (surtout ma femme) et les boutiques du Bairro Alto - Le palais des jeronimos et le musée de la marine - La tour de Belém (magique) - Le Cristo Rei (incontournable pour la vue s’il fait beau. On voit jusqu’à l’océan…) - Le Castelo : le matin et en semaine (un must car y a personne par rapport aux week-ends !) - Les quartiers du centre avec une mention pour l’Alfama et son côté médina et le Bairro Alto et ses rues pavées. - Le tramway et le funiculaire (là on ne peut pas y échapper quand même. C’est comme aller à San Francisco et ne pas faire du cable-car) - Le jardin Botanique - Les concerts gratuits au Casino (On a eu la chance de voir Tiken Jah Fakoly. C’était fantastique. On est assis sur une estrade qui tourne autour de la scène pendant le concert et l’on boit un coup…) - Le match de ligue des Champions du Benfica avec Javier Saviola et Pablo Aimar ! (pour une fois que j’entends cette satanée musique en vrai à l’entrée des équipes. En attendant de l’entendre au stade Geoffroy Guichard…) - Quelques rencontres sympas - Notre pouvoir d’achat (ouais ça c’est un vrai avantage !)
On a trop aimé manger :
- Les “Bifana“ (steak entier dans un sandwich pour 2€) - Le buffet de la cantine derrière la place Rossio (ce doit être la rue du 1er décembre ou autour, buffet à volonté pour 6€ à midi et 7,5€ le soir…) - La marmite entière servie dans le restau de la rua dos Sapateiros, juste après le sexe shop (trop bon, trop copieux, trop pas cher, trop typique, trop bien) - Les gâteaux le matin au petit-déjeuner. On les achète dans des boulangeries qui en servent des montagnes de variétés différentes. Faut absolument goûter les pasteis (spécialités locales)
On a trop aimé boire :
- La Caipirinha, fervent admirateur de ce cocktail, je me suis régalé. Ils en servent même à la cantine pour seulement 2€. Un verre bien préparé, et bien rempli… - Le Porto. Dans le centre ville, plein de boutiques à sa gloire avec des bouteilles du début du XXéme à 1000€. On s’est contenté de verres dans des bars. Très bons. - Un verre autour du kiosque de la Praça De Camoes
On a trop aimé notre logement :
- Brown’s Downtown Small Deluxe : c’est son nom. C’est un appartement (avec mini-cuisine, cafetière, télé, ordinateur mac et station si vous ave un ipod). Très central. Très bien entretenu. 350€ la semaine. Mais vous pouvez avoir moins cher en réservant via Booking ou hôtels.com. À noter que le café est gratuit à la réception (ça évite de se le faire) reste plus qu’à aller acheter les gâteaux à la boulangerie. Petit bémol avec la surprise du dimanche matin sans eau chaude et sans renseignements. L’eau était revenu le soir. Également le manque d’insonorisation. Pas de chance si votre chambre est contiguë à celle d’un couple en voyage de noces…
On a trop aimé glander :
- Sur la terrasse du bar restau près des quais des ferries (Cais do sodré). Vu sur le Cristo Rei, sur le va et vient des ferry et des autres bateaux, sur les pêcheurs à la canne… Il faut préciser que la terrasse est au soleil à cette époque de l’année (hiver) contrairement à la place Rossio par ex. où les terrasses sont vite à l’ombre. - Sur la terrasse du petit bar près de la tour de Belém. Un peu de soleil, une bière, la tour et l’on peut tout imaginer. On remonte le temps… - Autour du kiosque de la Praça De Camoes à voir les gens se balader. Très agréable. - En tee-shirt les après-midi au mois de décembre…
Qu’est-ce que l’on a moins aimé :
- Le mal de tête du dimanche matin à cause de la Caipirinha. - Nous dire que l’ASSE a du chemin à faire avant d’être au niveau du Benfica - Se rendre compte le mercredi soir qu’il faut rentrer demain… - Se dire “Ah bon, c’est déjà fini…“ suivi de cette réflexion un brin gentillounette, qui part d’un bon sentiment, mais qui ne guérit rien du tout “Mais il faut bien rentrer pour repartir !“
Bonus :
- Le Golden Gate est à San Francisco et le pont du 25 avril à Lisbonne. Heureusement que le nom les distingue sinon ce sont les mêmes. - À Lisbonne, il faut marcher et se perdre dans les ruelles des quartiers du centre. Du coup, la carte de transport, si vous restez en centre n’est pas forcément d’une grande nécessité. (On a pris les transports pour Belém, Casino, Stade, et la fameuse ligne n°28 du tramway). À voir ce qui est le plus rentable. - Pour les amateurs de foot, il n’y a pas que le Benfica à Lisbonne. Il y a aussi le Sporting.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas et Bons voyages à tous !
On a trop aimé faire :
- Le shopping du samedi après-midi autour de Garrett (surtout ma femme) et les boutiques du Bairro Alto - Le palais des jeronimos et le musée de la marine - La tour de Belém (magique) - Le Cristo Rei (incontournable pour la vue s’il fait beau. On voit jusqu’à l’océan…) - Le Castelo : le matin et en semaine (un must car y a personne par rapport aux week-ends !) - Les quartiers du centre avec une mention pour l’Alfama et son côté médina et le Bairro Alto et ses rues pavées. - Le tramway et le funiculaire (là on ne peut pas y échapper quand même. C’est comme aller à San Francisco et ne pas faire du cable-car) - Le jardin Botanique - Les concerts gratuits au Casino (On a eu la chance de voir Tiken Jah Fakoly. C’était fantastique. On est assis sur une estrade qui tourne autour de la scène pendant le concert et l’on boit un coup…) - Le match de ligue des Champions du Benfica avec Javier Saviola et Pablo Aimar ! (pour une fois que j’entends cette satanée musique en vrai à l’entrée des équipes. En attendant de l’entendre au stade Geoffroy Guichard…) - Quelques rencontres sympas - Notre pouvoir d’achat (ouais ça c’est un vrai avantage !)
On a trop aimé manger :
- Les “Bifana“ (steak entier dans un sandwich pour 2€) - Le buffet de la cantine derrière la place Rossio (ce doit être la rue du 1er décembre ou autour, buffet à volonté pour 6€ à midi et 7,5€ le soir…) - La marmite entière servie dans le restau de la rua dos Sapateiros, juste après le sexe shop (trop bon, trop copieux, trop pas cher, trop typique, trop bien) - Les gâteaux le matin au petit-déjeuner. On les achète dans des boulangeries qui en servent des montagnes de variétés différentes. Faut absolument goûter les pasteis (spécialités locales)
On a trop aimé boire :
- La Caipirinha, fervent admirateur de ce cocktail, je me suis régalé. Ils en servent même à la cantine pour seulement 2€. Un verre bien préparé, et bien rempli… - Le Porto. Dans le centre ville, plein de boutiques à sa gloire avec des bouteilles du début du XXéme à 1000€. On s’est contenté de verres dans des bars. Très bons. - Un verre autour du kiosque de la Praça De Camoes
On a trop aimé notre logement :
- Brown’s Downtown Small Deluxe : c’est son nom. C’est un appartement (avec mini-cuisine, cafetière, télé, ordinateur mac et station si vous ave un ipod). Très central. Très bien entretenu. 350€ la semaine. Mais vous pouvez avoir moins cher en réservant via Booking ou hôtels.com. À noter que le café est gratuit à la réception (ça évite de se le faire) reste plus qu’à aller acheter les gâteaux à la boulangerie. Petit bémol avec la surprise du dimanche matin sans eau chaude et sans renseignements. L’eau était revenu le soir. Également le manque d’insonorisation. Pas de chance si votre chambre est contiguë à celle d’un couple en voyage de noces…
On a trop aimé glander :
- Sur la terrasse du bar restau près des quais des ferries (Cais do sodré). Vu sur le Cristo Rei, sur le va et vient des ferry et des autres bateaux, sur les pêcheurs à la canne… Il faut préciser que la terrasse est au soleil à cette époque de l’année (hiver) contrairement à la place Rossio par ex. où les terrasses sont vite à l’ombre. - Sur la terrasse du petit bar près de la tour de Belém. Un peu de soleil, une bière, la tour et l’on peut tout imaginer. On remonte le temps… - Autour du kiosque de la Praça De Camoes à voir les gens se balader. Très agréable. - En tee-shirt les après-midi au mois de décembre…
Qu’est-ce que l’on a moins aimé :
- Le mal de tête du dimanche matin à cause de la Caipirinha. - Nous dire que l’ASSE a du chemin à faire avant d’être au niveau du Benfica - Se rendre compte le mercredi soir qu’il faut rentrer demain… - Se dire “Ah bon, c’est déjà fini…“ suivi de cette réflexion un brin gentillounette, qui part d’un bon sentiment, mais qui ne guérit rien du tout “Mais il faut bien rentrer pour repartir !“
Bonus :
- Le Golden Gate est à San Francisco et le pont du 25 avril à Lisbonne. Heureusement que le nom les distingue sinon ce sont les mêmes. - À Lisbonne, il faut marcher et se perdre dans les ruelles des quartiers du centre. Du coup, la carte de transport, si vous restez en centre n’est pas forcément d’une grande nécessité. (On a pris les transports pour Belém, Casino, Stade, et la fameuse ligne n°28 du tramway). À voir ce qui est le plus rentable. - Pour les amateurs de foot, il n’y a pas que le Benfica à Lisbonne. Il y a aussi le Sporting.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas et Bons voyages à tous !
Visiter Nuremberg en les environs, villes ou villages? English translation pending
Bonjour,
Je vais louer une auto à l'aéroport de Munich et aimerait visiter Nuremberg et les environs en mars prochain.
Est-ce que vous avez des idées de villes et villages typiques que je dois visiter? J'aime beaucoup marcher pour découvrir villes et villages et adore les paysages qui sortent de l'ordinaire. Vous suggestions seront bienvenues.
Sylvain
Je vais louer une auto à l'aéroport de Munich et aimerait visiter Nuremberg et les environs en mars prochain.
Est-ce que vous avez des idées de villes et villages typiques que je dois visiter? J'aime beaucoup marcher pour découvrir villes et villages et adore les paysages qui sortent de l'ordinaire. Vous suggestions seront bienvenues.
Sylvain
Un bon plan pour une excursion sympathique Las Vegas - Grand Canyon ou Las Vegas - Death Valley "cheap"? English translation pending
Tout est dans le titre, quelqu'un a t'il un bon plan pour excursion journalière en partance de LV vers la vallée de la mort ou le Grand Canyon à prix abordable?Merci+++
Groenland en juin 2012: est, ouest ou sud? English translation pending
Bonjour,
Tout cela est parti, comme souvent d'un délire lorsque j'ai dit à mon mari qu'il y avait de nouveaux vols au départ de Bale-Mulhouse, notamment pour l'islande et lui de me dire bah alors le groenland c'est pas loin... Du coup on a regardé les différents vols et en effet c'est jouable, vu qu'on a encore du budget vacances de 2011
Ce sera donc en juin... enfin on espère...
La on a regardé la meilleure combinaison de vols possible paris, bruxelles, bale...
finalement ca sera: bale/copenhague/reijkavik/groenland ce qui nous permettra de faire un city trip à cophenague (on prévoit large en cas de retard des vols)
De bale on prend easyjet... Les vols sont à -25%, 130€ AR pour deux pour copenhague, donc je pense qu'on va les réserver, et au pire ils seront perdu/transformé en grand week end si je n'arrive pas à avoir mes vacances...
Pour le moment on hésite sur ce qu'on veut voir/faire
trois régions
l'ouest avec les icebergs, super chere car touristique: c'est la que passe toutes les croisieres mais bon ca doit être superbe
le sud, avec l'aéroport principale, avec des icebergs en plus petits... on a un circuit qui nous botte bien, axé sur la rando http://www.blueice.gl/fransk/adventure_8days_fr.html ou en 10 jours. On s'en inspirera si on va la bas
l'est, ou je sais pas ce qu'il y a a faire, mais ou j'ai trouvé un circuit qui me botte, ou l'on est au couer d'un village d'inuit http://www.gngl.com/voyage/groenland/ma-cabane-chez-les-inuit_15214_2_r.aspx
donc voila pour le moment ou l'on en est
Tout cela est parti, comme souvent d'un délire lorsque j'ai dit à mon mari qu'il y avait de nouveaux vols au départ de Bale-Mulhouse, notamment pour l'islande et lui de me dire bah alors le groenland c'est pas loin... Du coup on a regardé les différents vols et en effet c'est jouable, vu qu'on a encore du budget vacances de 2011
Ce sera donc en juin... enfin on espère...
La on a regardé la meilleure combinaison de vols possible paris, bruxelles, bale...
finalement ca sera: bale/copenhague/reijkavik/groenland ce qui nous permettra de faire un city trip à cophenague (on prévoit large en cas de retard des vols)
De bale on prend easyjet... Les vols sont à -25%, 130€ AR pour deux pour copenhague, donc je pense qu'on va les réserver, et au pire ils seront perdu/transformé en grand week end si je n'arrive pas à avoir mes vacances...
Pour le moment on hésite sur ce qu'on veut voir/faire
trois régions
l'ouest avec les icebergs, super chere car touristique: c'est la que passe toutes les croisieres mais bon ca doit être superbe
le sud, avec l'aéroport principale, avec des icebergs en plus petits... on a un circuit qui nous botte bien, axé sur la rando http://www.blueice.gl/fransk/adventure_8days_fr.html ou en 10 jours. On s'en inspirera si on va la bas
l'est, ou je sais pas ce qu'il y a a faire, mais ou j'ai trouvé un circuit qui me botte, ou l'on est au couer d'un village d'inuit http://www.gngl.com/voyage/groenland/ma-cabane-chez-les-inuit_15214_2_r.aspx
donc voila pour le moment ou l'on en est
Croisière au départ de Venise: où se garer pendant une semaine? English translation pending
bonjour a tous et toutes😉😉😉😉
nous projetons de faire une croisiere dans les iles grecques MAIS les départs se font de venise! nous habitons aubagne.
est ce d apres vous utopique de rejoindre venise en voiture ? (avion trop chers pour notre budget)
si oui: ou se garer pdt 1 semaine?
merci pour vos réponses rapides car je dois reserver avant demain apres midi(derniere cabine quadruple)
si oui: ou se garer pdt 1 semaine?
merci pour vos réponses rapides car je dois reserver avant demain apres midi(derniere cabine quadruple)
Ushuaïa vaut la peine ou pas? Et Torres del Paine? English translation pending
Bonjour !
Je suis en train de faire mon trajet pour l'Argentine et je me pose deux questions :
- dois-je inclure Ushuaïa ou pas ? (bien sûr, si nous arrivons à trouver une petite croisière jusqu'à l'Antarctique sur quelques jours, la question ne se posera plus mais sinon). En fait, des amis m'ont dit que si on ne faisait pas de croisière, Ushuaïa n'avait pas grand intérêt hormis celui d'être symboliquement la ville du bout du monde. Dans mon Routard, ils mentionnent tout de même le canal de Beagle et le parc naturel.
- et que pensez-vous d'aller jusqu'à Torres de Paine mais seulement pour 1 jour ou 2, pas le temps de faire la grande randonnée. Est-ce intéressant quand même ? Si l'on fait aussi El Calafate, est-ce que ça a un intérêt ?
Les jours nous sont comptés alors j'essaie de ne pas me tromper et de faire les bons choix :)
Merci à tous pour vos réponses et à bientôt !!
Je suis en train de faire mon trajet pour l'Argentine et je me pose deux questions :
- dois-je inclure Ushuaïa ou pas ? (bien sûr, si nous arrivons à trouver une petite croisière jusqu'à l'Antarctique sur quelques jours, la question ne se posera plus mais sinon). En fait, des amis m'ont dit que si on ne faisait pas de croisière, Ushuaïa n'avait pas grand intérêt hormis celui d'être symboliquement la ville du bout du monde. Dans mon Routard, ils mentionnent tout de même le canal de Beagle et le parc naturel.
- et que pensez-vous d'aller jusqu'à Torres de Paine mais seulement pour 1 jour ou 2, pas le temps de faire la grande randonnée. Est-ce intéressant quand même ? Si l'on fait aussi El Calafate, est-ce que ça a un intérêt ?
Les jours nous sont comptés alors j'essaie de ne pas me tromper et de faire les bons choix :)
Merci à tous pour vos réponses et à bientôt !!
Nord-Ouest argentin ou Iguazu en juillet 2012? English translation pending
Bonjour,
Le NOA ou Iguazu lequel des deux endroits est le plus interessant à voir pour un séjour d'une dizaine de jours dans ce pays prévu en juillet 2012? Je vous remercie pour votre aide et vos conseils.
Daniel
Le NOA ou Iguazu lequel des deux endroits est le plus interessant à voir pour un séjour d'une dizaine de jours dans ce pays prévu en juillet 2012? Je vous remercie pour votre aide et vos conseils.
Daniel
Premier voyage en Europe de l'Est: où, comment, à quel prix? English translation pending
Salut à tous,
étudiant de 20 ans en Gestion Forestière, je pensais partir en stage cet été au Cameroun mais je me résigne à faire un trip en solo en Europe de l'Est (changement d'études).
Des amis Lituaniens et Polonais m'attendent à Vilnius et Poznan.
J'ai lu pas mal de discussions du forum et les pays "du sud de l'europe de l'est" semblent plus riche humainement ?! J'ai un budget de 1000€ (grd max), 1 mois et demi et je ne cherche pas à faire un concours de km parcourus ou à faire la teuf tous les soirs. Seulement voir de beaux endroits et faire des rencontres enrichissantes.
Je me suis intéressé au train mais DB n'indique pas les prix... et je n'ai pas trouvé d'autres sites. (400€ sinon le pass InterRail pour 1 mois mais ne comprend pas l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui peuvent m'intéresser). Je peux sinon démarrer mon trip en Lituani en allant jusqu'à Vilnius en avion (~100€ avec airBaltic). Est-ce que le train est un bon moyen de transport (pas chère ?!) dans ces pays ? Ou le stop ? Et pour les nuits ? j'ai cru comprendre que le couchsurfing c'est pas trop la solution ?! Y-a-t-il des dangers de bivouaquer en campagne ? Il y a peut être des auberges de jeunesse comme alternative aux nuits chez l'habitant ?
Est-ce que la Roumanie et la Hongrie valent le coup ?
Certains d'entre vous connaissent peut être des communautés autonome / villages auto-gérés (parait qu'il y en a bcp en Allemagne) ? Je cherche donc des témoignages, des infos sur ce qui est intéressant à voir...
Merci d'avance ;-) Etienne
étudiant de 20 ans en Gestion Forestière, je pensais partir en stage cet été au Cameroun mais je me résigne à faire un trip en solo en Europe de l'Est (changement d'études).
Des amis Lituaniens et Polonais m'attendent à Vilnius et Poznan.
J'ai lu pas mal de discussions du forum et les pays "du sud de l'europe de l'est" semblent plus riche humainement ?! J'ai un budget de 1000€ (grd max), 1 mois et demi et je ne cherche pas à faire un concours de km parcourus ou à faire la teuf tous les soirs. Seulement voir de beaux endroits et faire des rencontres enrichissantes.
Je me suis intéressé au train mais DB n'indique pas les prix... et je n'ai pas trouvé d'autres sites. (400€ sinon le pass InterRail pour 1 mois mais ne comprend pas l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui peuvent m'intéresser). Je peux sinon démarrer mon trip en Lituani en allant jusqu'à Vilnius en avion (~100€ avec airBaltic). Est-ce que le train est un bon moyen de transport (pas chère ?!) dans ces pays ? Ou le stop ? Et pour les nuits ? j'ai cru comprendre que le couchsurfing c'est pas trop la solution ?! Y-a-t-il des dangers de bivouaquer en campagne ? Il y a peut être des auberges de jeunesse comme alternative aux nuits chez l'habitant ?
Est-ce que la Roumanie et la Hongrie valent le coup ?
Certains d'entre vous connaissent peut être des communautés autonome / villages auto-gérés (parait qu'il y en a bcp en Allemagne) ? Je cherche donc des témoignages, des infos sur ce qui est intéressant à voir...
Merci d'avance ;-) Etienne
Trek au Népal en juillet/août: faisable ou à déconseiller? (météo, etc...) English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Tout d'abord, désolé si ce thème existe déjà dans de précédentes discussions. J'ai bien utilisé le moteur de recherche, mais j'avoue ne pas avoir fouillé totalement dans le détail les centaines de discussions proposées.
Donc, voilà le topo: ma femme et moi envisageons de partir découvrir le Népal et de faire un trek là bas. Le souci est que le seul moment où nous pouvons partir longtemps (suffisamment longtemps pour profiter du trek, de visiter et de découvrir un peu ce pays qui a l’air incroyable), c’est sur la période des vacances d’été, en juillet/aout.
D’après tout ce que je lis depuis un moment, ça ne semble pas être la meilleure des périodes… : mousson, pluie abondante, invasion de sangsues, chemins glissants, ciel couvert, etc…
Je m’adresse donc aux habitué-e-s du Népal et à ceux et celles qui auraient eu une expérience, bonne ou mauvaise, là bas sur cette période. D’après vous, est-ce que c’est quand même faisable, et appréciable, de partir au Népal en trek sur cette période, ou bien est-ce que vous le déconseillez franchement, et alors il va falloir se faire une raison et trouver une alternative ?
Merci de vos avis éclairés !
Tout d'abord, désolé si ce thème existe déjà dans de précédentes discussions. J'ai bien utilisé le moteur de recherche, mais j'avoue ne pas avoir fouillé totalement dans le détail les centaines de discussions proposées.
Donc, voilà le topo: ma femme et moi envisageons de partir découvrir le Népal et de faire un trek là bas. Le souci est que le seul moment où nous pouvons partir longtemps (suffisamment longtemps pour profiter du trek, de visiter et de découvrir un peu ce pays qui a l’air incroyable), c’est sur la période des vacances d’été, en juillet/aout.
D’après tout ce que je lis depuis un moment, ça ne semble pas être la meilleure des périodes… : mousson, pluie abondante, invasion de sangsues, chemins glissants, ciel couvert, etc…
Je m’adresse donc aux habitué-e-s du Népal et à ceux et celles qui auraient eu une expérience, bonne ou mauvaise, là bas sur cette période. D’après vous, est-ce que c’est quand même faisable, et appréciable, de partir au Népal en trek sur cette période, ou bien est-ce que vous le déconseillez franchement, et alors il va falloir se faire une raison et trouver une alternative ?
Merci de vos avis éclairés !
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
Prologue
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Choisir un voyage à Québec ou à Montréal? English translation pending
bonjour à tous,
voilà comme l'indique mon titre je voulais avoir vos avis sur ces deux villes.
je vais surement partir en voyage au québec et je voulais savoir laquelle des deux était la plus dynamique, jeune, ... et en même temps plus proche de la nature.
je partirai peut-être pour une bonne quinzaine de jours donc voila si vous pouviez m'aider à faire un choix.
j'aime la nature (j'aimerais m'initier au mushing durant mon séjour), mais j'aime également beaucoup la ville, je ne peux me passer de magasins, de café, de bolwing, ciné, resto, ... et autres activités.
Niveau "beauté", on m'a dit que Montréal était plus américanisé alors que Québec était plus européenne (avec de vieux monuments, ...), est-ce bien vrai? sont-elles si différentes?
alors Québec? ou Montréal?
merci pour tout les renseignements que vous pourrez me donner.
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 2 English translation pending
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite)
On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous.
Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes.
Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali
15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive
Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »
Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau
Quelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même
20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour Moremi
Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?
Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen
21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près
Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous
22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…
Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour
23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépard
S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise
Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile

Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30
26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants
27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible
28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik DriveArrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eauQuelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour MoremiDeux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi prèsRetour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépardS’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaiseEnfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile
Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h3026 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Une semaine à Agadir ou Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Petite question: j'aimerais partir une semaine en janvier avec mon copain au Maroc on hésite entre Agadir ou Marrakech ou bien les deux si c'est possible. Qu'en pensez vous???
Moi, je suis plutôt visite patrimoine et architecture et lui nature, où trouvez un juste milieu?
Dernière question: le climat est-il tout de même clément fin janvier dans ces deux villes, d'après ce que j'ai lu oui mais j'aimerais avoir votre avis.
Merci beaucoup
Petite question: j'aimerais partir une semaine en janvier avec mon copain au Maroc on hésite entre Agadir ou Marrakech ou bien les deux si c'est possible. Qu'en pensez vous???
Moi, je suis plutôt visite patrimoine et architecture et lui nature, où trouvez un juste milieu?
Dernière question: le climat est-il tout de même clément fin janvier dans ces deux villes, d'après ce que j'ai lu oui mais j'aimerais avoir votre avis.
Merci beaucoup