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Avis sur circuit dans l'Ouest américain du 1er mai au 22 mai 2010 English translation pending
by Smooshie91 · 2009-09-07 · 11 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Cela fait presque 2 ans que je consulte régulièrement ce forum sans jamais m'être inscrit. Aujourd'hui, j'ai besoin de vous pour réaliser un de mes rêves avec mon papa : réaliser un circuit dans l'Ouest des Etats-Unis par mes propres moyens sans passer une agence de voyage.

Je compte donc sur vos connaissances et vos expériences pour m'aider à réaliser ce rêve et je sais qu'il y en a parmis vous qui sont de véritables pionniers en la matière pour les uns et pour les autres.

Mes dates sont déjà fixées : du 1er mai au 22 mai 2010

Je vous fais part du circuit que j'aimerai réalisé et j'aimerai surtout que vous me dites si celui ci est réalisable ou non... et pourquoi? Quelles seraient les changements à effectuer? ...etc...

Tadaaaa :

VOYAGE ETATS UNIS DE L'OUEST 2010 DU 1 AU 22 MAI BASE POUR 2 PERSONNES CONGES (NON DEFINIS) S'INSCRIRE OBLIGATOIREMENT SUR
https://esta.cbp.dhs.gov/esta/ RESERVATIONS SUR INTERNET: - TRAIN PARIS -> LONDRES : 154 EUROS - AVION LONDRES -> LOS ANGELES : 950, 89 EUROS - VOITURE FULL SIZE : 678, 48 EUROS - HOTELS - PASS "AMERICA THE BEAUTIFUL" -> ACCES A LA PLUPART DES PARCS NATIONAUX : 56 EUROS - ENTREE UNIVERSAL STUDIOS : 97 EUROS JOUR 1 01/05: DEPART PARIS -> LONDRES -> LOS ANGELES Récupération de la voiture de location JOUR 2 02/05: VISITE DE LOS ANGELES JOUR 3 03/05: VISITE DE UNIVERSAL STUDIOS JOUR 4 04/05: LOS ANGELES -> LAS VEGAS JOUR 5 05/05: LAS VEGAS -> DEATH VALLEY NP -> RED ROCK CANYON -> LAS VEGAS JOUR 6 06/05: LAS VEGAS -> GRAND CANYON NP JOUR 7 07/05: GRAND CANYON NP -> ANTELOPE CANYON -> CORAL PINK AND DUNES SP -> KANAB JOUR 8 08/05: KANAB -> ZION NP JOUR 9 09/05: ZION NP -> BRYCE CANYON NP JOUR 10 10/05: BRYCE CANYON NP -> CAPITOL REEF NP JOUR 11 11/05: CAPITOL REEF NP -> GOBLIN VALLEY SP -> MONUMENT VALLEY JOUR 12 12/05: MONUMENT VALLEY -> MOAB JOUR 13 13/05: MOAB -> CANYONLANDS NP -> MOAB JOUR 14 14/05: MOAB -> DEAD HORSE POINT SP -> ARCHES NP -> MOAB JOUR 15 15/05: MOAB -> SALT LAKE CITY JOUR 16 16/05: SALT LAKE CITY -> POCATELLO JOUR 17 17/05: POCATELLO -> GRAND TETON NP -> POCATELLO JOUR 18 18/05: POCATELLO -> SALT LAKE CITY JOUR 19 19/05: SALT LAKE CITY -> ELKO JOUR 20, 21 20, 21/05: ELKO -> SAN FRANCISCO JOUR 22 22/05: SAN FRANCISCO -> LOS ANGELES AEROPORT RENDRE VOITURE DE LOCATION ENREGISTREMENT AEROPORT FIN

Voilà c'est du brut ! J'espère pouvoir peaufiner tout cela dans les détails avec votre aide!

Merci :)

Smooshie91
Avis sur autotour en Alaska fin septembre 2009 English translation pending
by Montesp · 2009-09-07 · 8 replies
Salutations.

Je pars faire un autotour en Alaska du 19/09 au 02/09.

Voila mon circuit: 19/09: arrivée à anchorage 20/09: Visite anchorage 21/09: Anchorage -> Homer 22/09: visite de la région d'Homer (pèche, camping, observation) 23/09: Homer -> Denali 24/09: visite du Denali National park (aprés la saison d'été) 25/09: Denali-> Fairbanks 26/09: Fairbanks -> Tok 27/09: Tok-> Paxson -> Denali via la denali Higway 28/09: Denali -> Valdez 29/09: Traversier Valdez -> whittier puis whittier -> seward par la route 30/09: Visite de seward (pèche, camping, observation) 01/10: Retour sur Anchorage 02/10: Départ vers la france

Je compte louer une voiture à anchorage (compacte). Pour le logement, je pense faire du camping autant que possible, à part un ou deux hôtels à anchorage. A ce sujet j'ai vu sur le forum qu'il y a le long des Highway des camping (state park ou recreation sites) ou on peux passer une nuit pour pas trop cher. Je pense aussi acheter une partie du matériel de camping le premier jour à Anchorage.

Malheureusement mon emploi ne me permet de prévoir des congés longtemps à l'avance, c'est pourquoi je poste si tard. J'ai donc quelques questions pour les spécialistes de l'Alaska: - Que pensez de mon voyage (trajets, temps, distances, intérêt)? - Ne vais-je pas partir trop tard (risque de neige, blocage des routes)? - J'ai lu qu'on pouvait aller à kantishna dans le parc de dénali pendant l'automne après la saison touristique tant que les routes ne sont pas enneigées, avec un véhicule de location, pouvez vous me le confirmer? - Puis je prendre cette route et aussi la denali Highway avec un véhicule de location (cela va-t-il plaire au loueur)? - Étant donnée que je pars après la saison touristique, ai-je toujours besoin de réserver les places en camping?

les disponibilités du ferry et de la voitures sont ok.

Voilà j'attends vos remarques avec impatience, en espérant que ce projet n'est pas trop fantaisiste...

Merci
Durée du trajet en taxi de Suvarnabhumi à Mochit? English translation pending
by Fredcoola · 2009-09-04 · 14 replies
bonjour, j'aurai voulu connaitre la durée du trajet en taxi entre l'aeroport de survanabhumi(bangkok), et la northern bus terminal, pour aller à chiang mai, et le prix egalement.Je n'ai bien entendu, pas reservé!! merci d'avance
Un iPhone français débloqué en France fonctionne t-il sur Bangkok? English translation pending
by Lamiral · 2009-09-01 · 14 replies
Bonjour je reviens sur vous à propos de cet question qui pour moi reste flou Est ce que mon I phone francais abonnement orange qui a été debloqué en france marchera t il a bangkok avec une sim et dtac local J'ai posé la question à des amis thais vivant sur Bordeaux mais il ne sont pas sur de leur réponse si quelqu un a deja essayé son iphone sur Bangkok??? merci d avance vincent
Thaïlande: galère de billet d'avion et de visa English translation pending
by Angel8428 · 2009-08-30 · 20 replies
bonjour

Un ami a moi est parti avant hier pour vivre en tahilande. il a prit juste un allé pour bangkok. Arrivé sur paris l hotesse de l aeroport a exigé a ce qu il prenne un billet retour pour dans un mois sinon ils ne le laissé pas partir. il compte suivre une formation a l ecole de thai bangkok d un ans. QUE doit il faire pour rester sur bangkok? doit il rentrer en france et repartir juste apres? ou allé a l ambassade de france? merci pour vos reponse
Trois semaines de découverte et fiesta en Thaïlande English translation pending
by Fewami · 2009-08-29 · 3 replies
Bonjour j’ai besoin de conseille éclairer de routard expérimenter, je voudrai faire un beau voyage, une destination fais apparemment l’unanimité autour de moi : la Thaïlande. J’aimerais des conseilles pour un voyage de 3 semaines (j’aimerais passer une semaine a Bangkok et deux sur la plage (je ne sais pas encore dans quel lieux): La période de l’année idéal (pour la météo et pour les prix) La meilleur compagnie aérienne pour se rendre en Thaïlande (je suis une personne assez grande 1.90 et 110 kg (rugbyman donc des épaules qui prennent de la place)) surtout en terme de prix confort (avec quelle compagnie je serai le plus a laisse en classe éco) Quelle lieux visiter a Bangkok ou plus au nord (le ou les immanquables) Pour deux semaines après Bangkok quelle endroit ensoleillé avec de belle plage et ou on peut faire la fête tous les soirs choisir (en temps que rugbyman j’adore faire la fête dans une ambiance convivial et j’aimerai pouvoir la faire de préférence avec des thaïlandais même si les touristes bonne esprit ne me dérange pas du tous) J’aimerais aussi un conseil sur les vols intérieur Quel sont également les trucs et astuces a savoir, on m’a dit que pour se déplacer a Bangkok c’était parfois un peu embouteiller lol , et que sur la cote louer un scooter pouvais être un bon choix, est il possible de négocier les prix des produit des taxis ect Quel sont les problèmes régulièrement rencontrer et quel sont les solutions, quel sont les fête ou show a voir on m’a parlé de la boxe thaï mais aussi d’une fête sur une ile (full Moon party) Si vous avez d’autre chose a me conseiller un bon resto a Bangkok , une bonne boite de nuit ou pub un marché ou faire une ou deux bonne affaire un super hôtel ou appartement ou maison a louer ainsi que les lieux a éviter ( on m’a dit d’éviter Pattaya) Voila beaucoup de question donc je remercie d’avance les personnes qui prendrons le temps de me répondre (pour info j’habite a Lyon et je part a priori avec une personne (mon frère))
États-Unis Dream 2009 suite et fin English translation pending
by Veileen · 2009-08-26 · 80 replies
Pour la première partie, c'est ici

8/07

Arches au programme ! Il fait très beau, très chaud et nous avons intérêt à partir assez tôt. Après un arrêt au Visitor center où, comme d’habitude, j’achète quelques magnets pour le frigo, nous attaquons les points de vue. Je ne cesse d’observer les alentours dans l’espoir de voir quelques bighorns puisque la veille, nous en avions aperçu un qui faisait le curieux dans un endroit très escarpé en passant devant le parc. Nada.

Spectacle majestueux. La lumière du matin donne des ombres. Comme d’habitude, nous ne pouvons nous empêcher de donner des ressemblances à toutes ces roches. j’ai l’impression d’être devant des bas-reliefs égyptiens d’une hauteur démesurée.





Arrêt le long des points de vue.

Nous sommes à contre-jour pour Balanced rock. Nous ne restons pas longtemps car je souhaite débuter rapidement la rando au parking de Devils Garden. Nous nous munissons de nombreuses petites bouteille d’eau. Direction Landscape Arch : magnifique !



Nous y arrivons si vite que je propose de continuer jusqu’à Double O Arch.





Tout le monde est d’accord. Parfait ! La ballade est superbe même s’il y a beaucoup de monde. Je me sens si bien ! Tous les 4 réunis, décor magnifique, ciel bleu, , chaleur (pour moi toujours synonyme de vacances). Nous sommes à un peu plus de la moitié du voyage mais il reste encore 11 jours devant nous. Que demande le peuple ! Quelques français se reposent sur la Double O Arch et nous demandons poliment qu’ils se poussent pour prendre quelques photos. Nous buvons beaucoup. Arrêt ensuite à Sand Dunes Arch que nous effleurons seulement car la rando fait plusieurs miles.







Il fait trop chaud et il est vraiment tard. Nous allons donc faire 2 courses au City Market de Moab. Nous découvrons avec plaisir le bar à salades : nous remplissons des containers de plastique qui seront ensuite payés au poids. J’entends avec délice les enfants réclamer de faire leur propre salade ! Ah tiens ! Finis les poulets fris, panés et autres trucs bien gras ??? Pas possible ! On le leur rappellera !!! Du coup, idem pour le soir car nous prévoyons la rando de Delicate Arch et nous ne savons pas à quelle heure nous rentrerons.

Nous déjeunons sur notre si agréable terrasse ombragée. Pendant que d’aucuns se reposent, j’ai pris mon zoom et je furète dans le jardin. Des colibris se jouent de moi. Rien à faire ! La chaleur est intense. Second départ pour Arches. Arrêt à Park Avenue : splendide et démesuré !



The Windows

Je suis impatiente d’admirer la délicate ! Nous attaquons la rando. Au parking, il n’y a presque plus de places.

Nous sommes en forme et dépassons rapidement beaucoup de touristes.







Je sens qu’il va y avoir foule. Le vent souffle très fort. Quand nous arrivons enfin, beaucoup de monde est déjà installé sur le haut de cette sorte d’amphithéâtre. Personne sous l’arche et une magnifique lumière. Même après l’avoir vue en photo si souvent, je la trouve sublime. En réel, nous prenons mieux compte des immenses proportions. Nous nous installons aussi et je commence à mitrailler. Finalement, un premier pecnot ose aller se placer sous l’arche pour la traditionnelle photo souvenir. Evidemment, suivent les moutons de panurge. Bon heureusement, j’en ai bien profité avant ce défilé. Le vent souffle si fort que les personnes ont du mal à arriver dessous et prennent un maximum de précaution sous l’arche pour se relever. Le soleil baisse. Certains se font huer par les photographes. Les ombres montent.









Mais au moment de se coucher, le soleil passera derrière des nuages et nous n’aurons pas les couleurs de feu que j’imaginais. Nous en avons bien profité quand même ! Au retour nous croisons encore des personnes qui montent, certaines avec des lampes. un père et son jeune fils surexcité courent à l’assaut de l’arche. Ils n’ont pas de sac à dos et une seule mini bouteille d’eau à moitié vide. Le soleil est couché mais vu la longueur et le dénivelé, je me demande jusqu’où ils iront !

Retour au B&B et nous profitons du jacuzzi sous les étoiles après notre délicieuse salade.

9/07

Pour une fois, nous prenons notre temps et après un dernier café quittons notre B&B. Ce matin, nous faisons La Sal Moutain loop Road.

C’est agréable après cette chaleur de se retrouver de nouveau dans la verdure.

Nous trouvons une indication pour Oowah Lake et décidons d’y déjeuner. Des pêcheurs fréquentent le lieu. A peine sortis de la voiture, mon mari se retrouve nez à nez devant un serpent ce qui calme rapidement nos ardeurs. Nous utilisons donc tranquillement les tables de pique-nique et chassons tous les insectes qui pullulent.



Un incendie a dévasté nombre d’arbre sur la dernière partie du trajet. Après en avoir entendu moult merveilles, je ne suis pas super emballée par cette route : agréable oui, mais pas exceptionnelle pour notre goût. Nous avons réservé encore un B&B : le Castle Valley Inn. Le lieu est délicieux et l’Anasazi Cabin très mignonne. De belles pelouses vertes et une jolie terrasse ! Nous avons le « tort » de nous installer là. C’est comme si d’un seul coup toute la fatigue du voyage nous retombait sur les épaules. Pourtant j’ai prévu de bien jolies ballades pour l’après-midi. Des colibris viennent s’abreuver et je passe de longs moments à essayer de les photographier. Ils sont si rapide que j’ai bien du mal !





Nous cueillons de nombreuses cerises avec l’accord du sympathique propriétaire Un faon passe et repasse dans le jardin.





Nathan se passionne pour une famille de putois. Nous sommes scotchés, et… nous ne partons pas. Nous finirons ce qu’il reste dans la glacière pour le dîner et apprécions infiniment de ne rien faire. Après tout, nous sommes quand même en vacances ! Dès que l’ombre arrive au jacuzzi situé un peu plus loin dans le jardin, nous l’utilisons. L’eau est si chaude que nous sommes obligés régulièrement de sortir pour nous refroidir. Nous marinons jusqu’au coucher de soleil.

Le soir, nous referons une autre séance tellement les garçons adorent. Nous aussi d’ailleurs… Nous sommes seuls, sous les étoiles à en profiter !

10/07

Un excellent petit-déjeuner, un des meilleurs sans doute de notre périple, nous est proposé sur la terrasse. Le proprio nous raconte comment il y a 3 ans environ, un ours est venu contempler un client tétanisé dans le jacuzzi vers 10h00 du soir, posant ses pattes sur le rebord du jacuzzi. Sans doute l’eau était trop chaude à son goût, car il est reparti au bout d’un moment, laissant sûrement des souvenirs indélébiles au pauvre gars. Gloups ! dire que nous aussi y étions à la même heure !

Aujourd’hui, nous commençons la première journée de notre montée à Yellowstone.

Nous passons devant l’embranchement pour Fisher Towers. Encore des roches rouges ! Les enfants commencent à saturer des roches rouges. C’était pourtant la ballade prévue la veille. Exit donc. Cela restera à faire pour une autre fois…

De toute façon, la route est longue aujourd’hui. Nous déjeunons dans un Subway. Adrien connaît cette franchise mais pas nous. Il y a du monde. Et nous voilà ensuite dans une très longue discussion pour choisir entre 5 pains différents, 5 fromages différents, plusieurs sortes de charcuterie, diverses salades. Bref, pour un sandwich, il faut 10mn de parlotte. Nous sommes arrivés juste à temps car après nous, l’équipe féminine de handball locale vient passer commande... Nous nous arrêtons ensuite à Dinosaur National Monument car je compte faire Harper’s Corner trail histoire de nous dégourdir les jambes. Je suis en train de me disputer avec Adrien et je n’ai pas remarqué que j’avais accéléré. Moi si prudente et respectueuse des limites de vitesse ! Evidemment, un ranger croise ma route à ce moment là, et comme dans les films, effectue un tête à queue assez sec, toutes lumières clignotantes. Ouh là là : tout ça pour moi ??? Evidemment je m’arrête et j’attends, longtemps d’ailleurs, avant que le ranger ne daigne sortir. J’ouvre la fenêtre, pas sereine du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. Vais-je finir menottée sur le capot de la voiture devant les yeux éperdus de mon mari qui ne parle pas anglais et larmoyants de mes fils qui se demandent déjà où acheter les oranges ? “How are you today ?” me demande-t-il, attendant poliment la réponse. J’en perds mon anglais et bafouille direct quelques excuses. Bon dûment que l’on ne m’y reprend pas, pour cette fois, ça ira. 58 au lieu de 45 mph tout de même ! Allez, tout va bien. Nous repartons doucement. Nous trouverons cela très long d’arriver en haut du parc pour le début de la ballade. Elle est très agréable et finit sur effectivement un très beau point de vue.







Mon mari qui devient difficile regrette qu’on ne puisse encore s’avancer pour avoir la vue à 360°, mais des rambardes sécurisent l’accès. Moi, je ne regrette vraiment pas la longueur du trajet voiture pour y accéder. Allez c’est reparti.

Etape suivant Flaming Gorges. En fait, j’ai un peu oublié d’imprimer la doc sur le coin. Je ne me fais guère de soucis, tout est si bien indiqué aux USA ! Finalement nous tombons d’abord sur notre logement pour la nuit. Le Flaming gorge Lodge où nous avons une suite car les chambres classiques n’étaient plus disponibles. Je n’avais pas réussi à réserver au Red Canyon Lodge bien plus joli et mieux situé : c’était complet alors que j’avais appelé le 7 janvier ! Et je le regrette. Si notre appartement est spacieux, l’ambiance est sombre, la moquette défraîchie, les chaises très sales, et c’est un peu l’usine à touristes. De plus nous sommes au 1er sans ascenseur et monter les bagages est assez pénible. Enfin, pour une nuit, ce n’est pas grave. Une fois de plus nous devons trouver la manip pour régler l’eau chaude, chaque robinet de chaque endroit ayant son propre système et fonctionnant plus ou moins bien. Celui-là n’est pas des plus simples. En fait, il est même complètement détraqué !

Les enfants fatigués restent sur place, mais nous, nous ressortons jusqu’au barrage en premier,





puis retour vers les points de vue qui donnent sur les gorges. Il fait gris, les photos ne rendent pas hommage à la beauté du site et ses falaises rouges tombant dans l’eau verte de Green River.

Nous devrons patienter très longtemps au restaurant mais nous mangeons correctement. Un immense fourrure d’ours est à l’entrée et nous demandons s’il s’agit d’une vraie car nous avons des doutes. L’employée ne nous répond pas mais nous sort une photo de son patron, fusil sous le bras et botte sur un ours qu’il vient de tuer la semaine dernière. La chasse est donc autorisée ? Oui, son patron a une licence spéciale qui donne droit à la chasse d’un ours par an !

11/07

Nous retournons bien entendu faire les points de vue de Flaming Gorges avant de reprendre une longue route..



A mi chemin, nous passons enfin devant un “lavomatic” américain. J’en cherchais un depuis un moment pour laver de nouveau le véhicule. Tout ceux vus précédemment étaient manuels. Vu la surface du 4x4, je n’y tiens guère. Histoire de faire plaisir à Adrien, nous prenons la version la plus chère. Vu le temps passé par le précédent véhicule, nous espérons bien avoir le “grand spectacle”. Dès que la machine a avalé goulument mes 12 dollars, un par un, (oui, nous n’avons peur de rien...), ça y est : c’est le grand jeu ! Débauche de machins tournant, avançant, reculant, une pression de folie, arc en ciel de mousse : une couleur différente par vitre... Finalement, c’est pas cher pour une séance pareille. 12mn plus tard. ne reste plus qu’à déjeuner sur le pouce. Mon mari déguste son premier hamburger. “L’effort du siècle !!” J’ai mémorisé cet instant exceptionnel sur mon portable...Nous arrivons finalement à Jackson Hole : bien jolie bourgade. Check-in au Rustic Inn. Une petite folie au niveau prix, déjà que la ville est réputée pour ses prix élevés. Le chalet est très mignon et luxueusement meublé. Normal vu les tarifs.. Dommage, il ne donne pas sur la petite rivière. La piscine est trop petite et pleine d’enfants surexcités. Nous l’ignorons donc. Ceci dit, nous sommes conquis. Seul le mitigeur de la douche nous donnera du souci. Une fois installés, nous sortons sur Jackson faire un peu les magasins. C’est très touristique et plutôt mignon. Mince, j’ai oublié l’appareil. Tant pis ! Je trouve enfin un magasin spécialisé photo ou je peux racheter le couvre-objectif que j’avais perdu à Coyottes Buttes Sud. Plusieurs photographes exposent et vendent. Le magasin de Thomas Mangelson attire plus particulièrement notre attention. Les photos sont si belles que nous entrons admirer. Je tombe en pamoison devant certaines éditions limitées, hors de prix pour nous bien sûr. Nous nous rattrapons tout de même avec quelques calendriers et cartes postales que nous ramènerons pour nous et nos proches.

Par contre l’hôtel ne fait pas restaurant. Le soir, nous sortons donc dîner en ville au Silver Dollar Bar&Grill. Très correct.

12/07

Enfin, j’ai du réseau ici ! Quelques coups de fils plus tard, et nous voilà prêts pour la séance de rafting sur la Snake River. Environ 13 miles sur la rivière, mais le truc cool juste pour observer la vie sauvage. Le lieu de rendez-vous est la porte à côté de l’hôtel. Tant mieux, cela nous laisse quelques minutes de sommeil en plus. Escortés en minibus après avoir signé la traditionnelle décharge, nous arrivons au point d’embarquement. De très longues explications dont cette fois, je ne comprends que le quart servent à nous détailler tout ce qu’il faut faire dans tel et tel cas. Je finis par demander vu les nombreux risques décrits, s’il est vraiment raisonnable de prendre mon appareil photo. Apparemment pas de problèmes ! Nous enfilons nos gilets de sauvetage et débutons la ballade. 2 rafts contiennent chacun une dizaine de personnes.



Pélicans

Un grèbe



2 guides s’occupent de nous et pilotent l’engin. Jolies vues sur les montagnes. Nous observons de nombreux bald eagles, aigles pêcheurs à la tête blanche.

Le décor est très agréable et nous apprécions la ballade. Vu que l’on ne marche pas, les garçons sont ravis et la matinée passe vite ! Nous aurons ensuite bien du mal à trouver un supermarché pour alimenter la glacière. Départ pour la visite de Grand Téton.

Après le passage au Visitor Center particulièrement bien fait, nous déjeunons au String Lake.

Nous avons demandé où voir des Mooses (wapitis ou orignal en français), Adrien y tenant beaucoup. Je remarque beaucoup d’arbres aux couleurs rousses au milieu des dégradés de vert. Nous avons l’impression d’être à l’automne avec ces teintes.





Le guide hier nous avait expliqué qu’il s’agit en fait d’une maladie. Ce n’est donc pas pour un bon motif. Nous revenons ensuite au Jenny’s Lake, prenons le shuttle boat pour faire la traversée car il est trop tard pour le faire à pied. Arrivés sur place nous commençons la rando de Hidden Falls et Inspiration Point.





Adrien est motivé. Il a décidé de voir des mooses, mais le temps tourne à l’orage et nous prenons quelques gouttes en admirant au loin, une pluie soutenue sur le lac et le shuttle en train de le traverser. Tout le monde tourne les talons à toute vitesse. Nous imaginons la queue pour le prochain shuttle et prenons notre temps.





Un grand pic nourrit son petit dont la tête rouge sort du nid. Un peu loin pour mon zoom.



Une marmotte bien dodue s’enfuie devant nous.







Effectivement, longue attente à l’embarquement. Quand c’est enfin notre tour, il n’y a plus de place sur le second shuttle. Il n’y a plus qu’à attendre la nouvelle rotation ;





il nous reste encore beaucoup de route pour l’entrée de Yellowstone. Nous avons réservé à Grant Village. La chambre est correcte et nous dînons ensuite dans le restaurant avec une belle vue sur le Lake et le coucher de soleil. C’est le moment de goûter le steak de bison. Très bon ! Encore une longue journée !

13/07

1ère journée à Yellowstone ! Je suis impatiente de commencer les visites. Quelques cookies plus tard, nous partons à West Thumb Geyser Basin. Nous enfilons les kway pour nous protéger d’une pluie fine et pénétrante mais qui aura le bon goût de s’arrêter peu après. Voici nos premières sources chaudes. Les couleurs sont sublimes. Une lumière encore rase et un ciel par moment chargé donne une atmosphère particulière.























Par contre les rayons créent des ombres et nous devons suivre le chemin sans possibilité de tourner autour des sources pour avoir un meilleur angle. Nous apprécions toutefois de marcher sur les passerelles de bois, beaucoup plus jolies et mieux intégrées que si cela avait été goudronné. Le site n’est pas très grand. En repartant, petite pause à la cascade Kepler.



Nous arrivons ensuite à Old Faithful et apercevons enfin nos 2 premier bisons. Un gros malin avec un tee-shirt rouge prend des photos à quelques mètres devant un gros mâle nonchalamment allongé. Quand on pense aux nombreux avertissements concernant la sécurité des personnes vis à vis des animaux sauvages ! On est pas dans un zoo ! Nous décidons que nous en verrons sûrement d’autres et progressons vers le centre.

Cette fois, il s’agit presque d’un petit village avec beaucoup de bâtiments encerclant un immense parking. Il y a beaucoup de monde, surtout devant le Geyser le plus proche de l’hôtel. Nous pensons tout de suite qu’il va y avoir une éruption sous peu. Bingo ! Elle commence pile sous nos yeux.



Nous apprécions le spectacle puis, après un rapide déjeuner, nous parcourons le circuit qui passe entre les différents geyser et sources chaudes et qui nous conduit jusqu’au Morning Glory Pool.



























Là encore, c’est un régal pour les yeux et l’apprentie photographe que je suis. Ce dernier et Chromatic Pool sont vraiment un must !











Par contre, je rencontre plus d’indifférence chez mes 2 ados qui renaclent à marcher. C’est plutôt énervant !

Nous décidons ensuite de faire le check-in pour le Old Faithull Inn. Et dire que nous pensions ce matin qu’il y avait du monde. J’essaie un premier bâtiment pour me faire indiquer le chemin de mon hôtel. On me donne un plan. Mais là, vers 15 :00, cela devient horriblement difficile de circuler. Le plan n’est pas clair et il n’y a aucune indications pour trouver ce fichu hôtel. Cela devient si galère que nous reposons la voiture et décidons de faire le trajet à pied. Bon, nous finissons par y arriver et comprenons qu’en fait, avec la voiture il faut prendre une contre-allée et faire tout le tour par l’extérieur pour y arriver. Je récupère les clefs et allons enfin nous garer sur le parking à l’arrière de notre hôtel. Nous décidons de visiter la chambre et de chercher le meilleur accès pour les bagages. Allez, maintenant c’est galère pour trouver le bon couloir, le bon escalier. Nous sommes dans la partie ancienne de l’hôtel. La chambre est assez petite et l’ambiance un peu vieillotte. Pour les valises, ce n’est pas terrible et nous demandons au service bagages de s’occuper de nous les apporter. Je préfère un bon pourboire plutôt qu’une grosse suée ! Bref 1:00 de perdue pour faire tout ça, et ce n’est pas fini ! Nous nous installons et cherchons de suite le moyen d’éteindre la clim horriblement bruyante. Bizarre, car il n’y a aucun bouton. Mon mari m’annonce qu’il préfère dormir dans la voiture que supporter cela ! On est tous d’accord, il faut faire quelque chose ! Au check-in, on nous annonce que quelqu’un viendra d’ici 1/2h. Ponctuelle, une jeune femme arrive avec un ventilo, mais n’a aucune idée sur la façon d’éteindre la clim. Elle va chercher quelqu’un de la maintenance. Encore une autre demi-heure s’écoule. Cette fois, le gars arrive avec une clef et vient fermer directement au niveau de l’espère de gouttière qui parcourt le sol de la chambre. Cette gouttière est d’ailleurs toute démontée. Enfin nous ressortons. Direction le Visitor center. Adrien, toujours têtu sur l’idée de trouver des mooses me refait poser la question. Non, il n’y en a que très peu à Yellowstone et pas dans cette zone de toute façon. Re spectacle du Old Faithful en passant. Et dire que je trouvais qu’il y avait du monde ce matin !! C’est plein à craquer. L’hôtel aussi, le parking aussi ! Fatigant tout cela. Nous avons adoré les trails mais vraiment pas le complexe hôtelier : une vraie usine à touristes ! Tant pis pour le resto ou la cafétéria : 2 courses à l’épicerie et vivement ce soir qu’on se couche. La clim des voisins est si bruyante qu’elle nous gène aussi ! Cela nous confirme qu’avec la notre, il aurait été impossible de fermer l’œil. Soudain, un bruit. J’imagine qu’un des garçons s’est levé pour aller grignoter dans le sac où restent crackers et autre cookies. Je pose la question mais non… 5mn plus tard, rebelote ! Cette fois je mets la lumière : quelque chose bouge dans le fameux sac ! Finalement il s’agit d’une mignonne petite souris passée par la goulotte de la clim. Nous la récupérons avec le seau à glace et partons dans le jardin lui rendre sa liberté avant de tomber enfin dans un sommeil entrecoupé comme d’hab…

14/07 : Vite partons de cette usine avant qu’il n’y ait trop de monde ! Re service bagages. Une petite jeune fille arrive et soulève d’un air convaincu 2 énormes valises et s’engage dans l’escalier. Le reste dégage aussi rapidement ! Quelle santé ! Un bon pourboire vient adoucir son effort. Je lui raconte la petite visite nocturne. Elle me confirme que l’hôtel est infesté de souris et chauve-souris. Charmant !

Nous nous arrêtons à Fountain Paint Pot. Petit circuit. C’est toujours aussi beau.







Mais ça ralouille dans la voiture. « Y’en a marre des sources et des geysers, nous on veut voir des animeaux ! » . Du coup j’élude Lower Geyser Basin. Je n’avais pas fait le rapprochement que là était situé le fameux Grand Prismatic. Quelle idiote ! Je n’y repenserai que le jour du départ donc trop tard ! Evidement, ce sera mon grand regret sur Yellowstone !

Donc inconscients du loupé, nous continuons sur Norris. Le temps s’assombrit. Les garçons sont tout de même ok pour visiter cette zone là, car nous leur promettons une visite rapide vu le temps ! Geysers et sources se succèdent. Il y a peu de monde. Et puis soudains, un coyotte ! Il passe, genre jeune cadre dynamique se rendant à son rendez-vous. Zut ! Je n’ai que le 16-50. Tant pis, je n’ai pas le temps de changer. Au pire je ferai un crop.



Apparemment il vient de prendre son déjeuner car au grossissement, nous verrons que son poil est couvert de sang par endroit. Nous en profitons pour entamer la conversation avec nos voisins de promenade. Nous apprendrons vite qu’ils ont observé des ours à 2 reprises. Evidemment, nous sommes jaloux ! Quelques femelle Mule Deer, 2 bisons et 1 coyote : la moisson est maigre. Soleil timide et nuages se disputent. Ces derniers gagnent !









Mais quand la pluie devient vraiment plus insistante, nous n’insistons pas et repartons en direction de Mammoth. C’est vrai que l’on circule vraiment lentement dans le parc ! Cette fois l’hôtel est facile à trouver ! Il est tôt mais j’obtiens quand même les clefs. Passée la réception, les couloirs sont d’une infinie tristesse. Les lieux sont plus que vieillots et lugubres. La chambre est spacieuse, nous sommes au RDC. C’est calme ! Toujours ça de gagné ! Sous les fenêtres quantité de chiens de prairie s’égaient sur la pelouse couverte de monticules. Direction, le resto parce qu’il y en a marre des sandwichs !

Nous mangeons correctement. Puis direction Upper Terraces area. Arrivés à un parking nous partons à pied. J’accélère le pas car je voudrais rejoindre la zone de Canary springs. Sauf que je n’ai pas de plan et du coup je me dirige dans la mauvaise direction ; ce qui nous permet toutefois d’arriver à une magnifique formation .





Ne reste plus qu’à attendre qu’un rayon de soleil passe à travers les nuages. Quelques photos plus tard, mes 3 hommes renaclent à avancer encore sans savoir où l’on va. En fait nous sommes sur le loop one way. Je retourne donc chercher la voiture. Ils ont bien fait car effectivement la route est longue. Je trouve enfin les sources que je cherchais, juste à côté de la bifurcation ! Grrrr… Je vais vraiment jusqu’au bout de la passerelle comme me l’avait indiqué une autre forumeuse, et là, c’est tout simplement splendide ! Tant de couleurs sur fond de ciel orageux !













Avec encore une bonne dose de patience, les rayons de soleil finissent par traverser et débute un long shooting qui finira au moment où débarquent 2 bus de japonais charmants mais plutôt envahissants. Nous en croisons deux qui soulèvent une mamie toute heureuse de pouvoir aller contempler ces merveilles. Leur solidarité envers le 3ème âge est vraiment un exemple !

Retour à l’hôtel. Les enfants décident de prendre un bain dans l’antique baignoire à pieds de lion. Que faire d’autre en l’absence de douchette et en présence de 2 robinets pour l’eau chaude et froide ! Francesco et moi repartons pour les Lower Terraces et faisons une partie du circuit. Là encore, j’apprécie ce décor incroyable !













Au retour, nous faisons 2 courses à l’épicerie du Gift Shop qui est encore plus mal achalandé que les précédents. Quand nous revenons, le soleil décline et quand nous allumons la lumière dans la chambre, nous constatons que l’éclairage fait pitié. Mon mari veut se laver les dents et là nous remarquons également qu’il n’y a encore que 2 robinets séparés, également pour le lavabo. Donc, pour se laver les mains, il suffit de les passer alternativement et très rapidement du jet glacé au jet bouillant ! De mieux en mieux ! Là, mon mari perd définitivement son sens de l’humour ! Nous nous doucherons avec le seau à glace qui nous servira de mitigeur et douchette et déciderons de quitter cette horrible chambre pour y passer le moins de temps possible. Adrien veut voir des animaux et vers 19 :00, c’est plutôt la bonne heure pour cela. Quelques miles en direction de Canyon Village et nous voilà servis : un mule deer mâle avec de magnifiques bois broute tranquillement sur le bas côté. Un attroupement se forme aussitôt. Toute excitée, je change d’objectif et m’extirpe de la voiture si vite que j’en appuie malencontreusement sur le klaxon. Tout le monde me lance un regard surpris voire courroucé ! Shame on me ! Heureusement, le cerf n’a pas bronché. Et nous reprenons la séance de dédicace !





Quelques miles plus loin, Adrien me demande d’emprunter une piste pour augmenter nos chances de voir d’autres animaux. Au soleil couchant, le paysage est ravissant.



Arrivés presque à la fin, nous voici enfin devant le spectacle tant attendu : un ours ! Bon, il est très loin et avec le manque de lumière, pour les photos ce n’est pas le top.



Mais nous apprécions à sa juste valeur cet aperçu de la faune ! Nous rentrons tout excités et en oublions même la vétusté de ce qui nous sert de chambre d’hôtel. Un sandwich vite avalé et au dodo !

15/07

Allez, nous dégageons vite fait. Vous savez pourquoi ! Nous passons à Tower Roosevelt et là nous apprécions enfin la vue de 2 bisons. Petite séance photo. Puis direction Lamar Valley.



Un peu plus loin : le spectacle ! Encore un ours au loin ! Et celui-là décide de prendre son bain dans une marre, devant nos yeux écarquillés. C’est génial ! Et, comme je n’arrête pas de le répéter aux garçons, nous ne sommes pas dans un zoo ! Quel bonheur !





La zone est connue car de nombreux véhicules portant chacun leur lot de touristes suréquipés photo et trépieds, sont garés tout le long de cette très belle vallée. Nous voyons également des Bald Eagles, des bisons… bref des ptites bêtes puis des grosses…











Il est encore tôt. Je n’ai rien prévu pour le déjeuner et comme nous avons bien avancé, pourquoi ne pas sortir du Park et s’arrêter juste après à Cooke City histoire de faire le plein d’essence, reprendre des glaçons et quelque chose pour le déjeuner ?

Grossière erreur : D’abord les travaux : nous passons rapidement à l’aller mais 1/2h d‘attente pour le trajet inverse. Cooke fait un peu pitié, du moins pour le peu que nous en voyons. L’essence est plus chère qu’à l’intérieur du parc. Une minuscule épicerie, sombre et hors de prix, sans guère de choix ne nous laisse que peu d’alternative. Bref, tout ce temps perdu pour ça ! Les nerfs !





Sur la route : un motard arrêté, look harley, fait des signes : Black Bear en vue ! Pas possible : cela porte à 3 le nombre d’ours observés ! Un ranger arrive rapidement et surveille la bête à la jumelle. L’attroupement est si important que cette fois, l’ours s’en rend compte et s’éloigne rapidement de lui-même.



Nous arrivons à Canyon Village. L’endroit est très sympathique et bien organisé. Autre chose que Old Faithfull !! J’essaie de nouveau de récupérer les clés avant l’heure de check-in, mais là sans succès. Il faudra repasser plus tard. Tant pis. Quelques courses et nous déjeunons sur une table du camping. Tout est calme et il fait très beau ! Nous repassons au gift shop et prenons un café, puis au Visitor Center très agréable. J’achète encore quelques magnets. Bon, cette fois est la bonne. Nous parcourons quelques miles pour arriver à notre unité « la Cascade ». J’avais choisi une chambre un peu plus haut de gamme. Effectivement, c’est plus cher, mais beaucoup mieux ! Muni d’un plan, direction Upper Falls : les chutes du canyon de Yellowstone. Dans un tournant, mon mari remarque une belette. Je descend et arrive à la prendre en photo car elle m’observe avec curiosité et j’en fait de même avec calme. Dès que d’autres touristes me rejoignent, elle s’éloigne. Jolie rencontre !



Arrivés au parking et après un point de vue magnifique et accessible à tous sur les Upper Falls, nous prenons le trail qui nous mènera à Artiste Point. Une belle ballade, sans plus personne, devant les rives à pic du canyon aux parois multicolores. Mon Pentax s’emballe.









Par contre il attendre demain matin pour les chutes elles-mêmes, car en cette fin d’après-midi, elles sont à contrejour. Artiste Point n’apporte pas un point de vue supplémentaire particulier. C’est la promenade en elle-même qui est à apprécier. Au retour, nous allons dîner. Sans réservation, il faut attendre au moins ¾ d’heures. Cependant, c’est très moderne vu que l’on nous munit d’un beeper qui vibrera dès qu’une place se libère. Ce qui arrivera beaucoup plus vite que prévu après de nouvelles petites courses au gift shop. Adrien me fait constamment dépenser pour obtenir de la monnaie et trouver des quarters des différents états. Nous avons commencé trop tard pour espérer en récolter de beaucoup d’états. Nous finirons quand même avec 14 quarters différents, ce qui en 4 jours est déjà pas mal ! 8 ou 9 autres supplémentaires lors de notre séjour à NYC seront encore récupérés (on avance !)

16/07

Dernier jour dans le parc ! Déjà ! Nous faisons le loop en voiture qui donne accès aux points de vue de la rive nord du Grand Canyon. Cette fois la lumière est bonne pour photographier les chutes.



Nous partons ensuite pour la Hayden Vallée, non sans oublier involontairement dans la chambre les cookies achetés pour mes collègues de travail, m’obligeant donc à en racheter d’autres en cours de route, et, volontairement, le fer à repasser à 10 $ dont nous ne ferons rien à notre retour en France. Magnifique ! Cette fois, le troupeau de bison est en partie en travers de notre route !





Un ranger essaie depuis sa voiture de faire dégager, à l’aide de sons enregistrés, un gros mâle qui ne s’en laisse pas compter et ne bouge pas d’un pouce. Je le contourne. La route est très belle.



A Fishing bridge, nous admirons 2 pélicans au loin et organisons un shooting pour une paire d’écureuils malicieux et véloces qui font la foire sur un vieux tronc !





Arrivés au Lake, nous trouvons de quoi grignoter.







Les moustiques commencent à être gênants. De nouveaux travaux nous immobilisent de très longs moments. La route est longue. Encore un stop à Mud volcano.







Un gros mâle prend son bain de vapeur :





Nous devons rejoindre Jackson Hole. Encore un arrêt pour quelques magnifiques chevaux.





Au Visitor Center de Grand Téton, nous redemandons une fois de plus où nous pouvons trouver des mooses, manquant à notre tableau de chasse photographique. Le ranger nous indique la route de Gros ventre, à Gros Ventre Junction, un peu après l’aéroport (en descendant), et de préférence en toute fin d’après-midi. Ok, c’est noté. Nous retournons au Rustic Inn et dînons de nouveau au Silver Dollar aussi agréablement que la première fois mais plus rapidement. Allez, c’est notre dernière chance ! La route de Gros Ventre ne s’approche pas tout le temps de la rivière, du moins suffisamment pour que l’on y accède facilement. Au premier point de vue, arrêt. Nous demandons à un couple sur place qui nous indique avoir vu des mooses 2:00 plus tôt. Mais, là rien. Nous poursuivons, toujours sans succès et abandonnons quand la route s’écarte trop de la rivière. Quand nous repassons au premier point de vue, plusieurs voitures sont garées ce qui nous donne de l’espoir. Yahoo !!!!! 1 superbe mâle moose broute, de l’autre côté de la rivière, inconscient de l’émoi qu’il provoque parmi les touristes.



Un autre le suivra peu après !



Nous avons pris place à un endroit stratégique, pile en face mais en pleine broussaille. Un sifflement que j’entends à peine : mon mari me prévient qu’il vaut mieux que je regarde à mes pieds que dans le viseur. Effectivement un serpent pas content du tout me prévient gentiment que si j’avance encore, c’est mauvais pour ma santé !



Bon un pas de côté pour moi, un glissement de l’autre pour lui et nous nous quittons en bons termes. Je reprends les photos en essayant de gérer au mieux la lumière du soleil couchant. Je remarque bien que Francesco, Adrien et Nathan se sont transformés en moulins à vent. Grands gestes et grosses claques se succèdent. Ben, qu’est ce qu’il y a ???? C’est là que je prends conscience que des moustiques voraces se sont occupés de moi pendant que je m’occupais des wapitis ! j’ai 8 piqures sur la joue gauche et, ne me demandez pas pourquoi : 0 sur la droite. Le soir, me voilà boursouflée ! Bon, dans l’énorme pharmacie que j’avais apportée et qui ne m’a heureusement servie à rien, je trouverai bien un truc pour ça.. Oui ! Mais au retour, tout le monde me demandera ce que j’ai à la joue gauche…

Retour à l’hôtel où des pelleteuses ont dévasé tout le jardin près de la petite piscine suite, apparemment, à une fuite des eaux usées. Mon mari va se réveiller en pleine nuit à cause de l’odeur nauséabonde malgré l’éloignement de notre petit chalet. Moi, pour une fois je dors ! Les enfants aussi…

17/07

Ouinnnnnn ! C’est la fin ! Petit déj copieux au Rustic Inn. Derniers morceaux de bacon grillés… La veille, j’ai appelé l’aéroport pour faire le point sur les vols de retour. J’avais bien fait puisque le décollage du premier vol était retardé d’une heure. A ce propos, l’hôtesse de l’aéroport s’était s'était payée une belle rigolade avec mon accent apparemment, me faisant répéter chaque fois et éclatant de rire quand elle comprenait quelque chose. Assez surprise car généralement, les américains apprécient plutôt l’effort fait pour s’exprimer dans leur langue et là, c'était assez désobligeant ! Bref… Nous abandonnons notre glacière rouge dans la chambre, refaisons les bagages pour faire tout rentrer dans les 4 valises et les 4 sacs à dos. Ayant utilisé un 5ème sac pour les chaussures, il a fallu faire des miracles pour recaler tout cela avec le linge sale qui n’est jamais plié comme il faut, bien sûr !

Départ pour l’aéroport. L’hôtesse de la veille m’avait avertie de venir rapidement pour rendre la voiture, le vendredi étant un jour chargé. Elle s’est encore fichue de moi vu qu’il n’y a personne. Nous rendons la voiture en 3mn chrono. (Alamo au retour nous facturera le surclassement en full size mais un coup de fil au service client de l’agence de Los Angeles et je serai remboursée 2 jours plus tard : heureusement vu le montant énorme du surcoût !). Quant aux rayures : je n'ai eu aucune suite.

Nous enregistrons les bagages (ouf : un bagage légèrement supérieur au poids réglementaire ne donnera pas lieu à dépassement). Premier vol pour Denver. Un très bel aéroport. Vol suivant pour Francfort. Impeccable ! Toujours le plein de films récents et en partie différents de l’aller. La pause suivante à Francfort est longue mais le temps est détestable et nous sommes cuits : après des km de couloirs parcourus, nous nous endormons dans la salle d’embarquement. Enfin, le départ pour Nice ! Il fait beau et chaud à notre arrivée. Pour les bagages, c’est si long que nous craignons le pire, mais non, ils arrivent ! Tout est allé comme sur des roulettes et nous passons la douane française sans nous faire contrôler. Mon père est là. Il a trouvé un véhicule assez grand pour nous ramener à bon port. J’ouvre donc la porte de chez moi, et voilà : je viens de me réveiller. Mon rêve vient de se terminer ! Un rêve de 4 semaines de pur bonheur mais parenthèse dans la dure réalité de tous les jours. Par contre, je me sens tellement plus zen …

Et puis, j’ai mes photos ! 8500 à trier donc beaucoup en double ou triple pour diverses raisons. Je vais sans doute réaliser un livre album. Et puis, ce carnet, histoire de garder tout cela en mémoire. Car chaque jour de ce périple est si intense, qu’on pense qu’on ne peut l’oublier mais le jour suivant tout aussi riche le relègue loin dans la mémoire !

Epilogue :

Un voyage largement à la hauteur de nos espérances

Quelques regrets ! (Grand Prismatic zappé, rando non faites à cause du temps)

Et l’envie de repartir ! Sauf que bien sûr, là, c’était une première fois. Et le goût de la première fois est toujours unique !

Mes fils ont particulièrement apprécié : les animaux vus à Yellowstone et Las Vegas.

Pour nous, les Coyotes Buttes nord et sud restent en tête de liste.

Un grand GRAND merci à Philippe pour son aide et son infinie patience !

Le site d’Ouestusa.fr de Thierry et du même Philippe ainsi que ce forum et certains de ses participants (ils se reconnaitront) ont vraiment aidé à rendre ce voyage réussi et inoubliable !

Ps : si vous m’avez lue jusque là sans vous endormir avant : Bravo !

Sinon, je vous aurai apporté au moins une heure de sommeil de bonne qualité ! 😉
Assurance et location de motobike en Thaïlande English translation pending
by Néophite · 2009-08-26 · 12 replies
Bonjour à tous. Tout d'abord sachez qu'AUCUNE assurance ne couvre la location. En clair vous louez un scoot avec contrat etc etc vous avez un accident vous n'êtes pas couvert quoique ait pu vous dire le loueur. Tout est à votre charge les d��gâts à votre adversaire, ceux à votre scoot et aucune couverture perso.

De plus en tant que falang vous avez neuf chances sur dix que quelques soient les circonstances vous soyez considéré comme en tort. Donc bien vérifier que le scooter est immatriculé au nom d'un particulier et non d'une société; Pourquoi? parce que si le scoot est immatriculé au nom d'une personne physique vous êtes couvert en assurance minimum obligatoire (il n'existe pratiquement pas d'assurance mono-conducteur en Thaï) cela signifie que les dégâts à votre adversaire seront pris en charge mais pas les dégâts à votre scoot, ni vos éventuelles blessures==>préparez le portefeuille. donc ATTENTION, NOTAMMENT SUR PATTAYA AUX SOCIETES QUI PRETENDENT VOUS LOUER UN SCOOT AVEC UNE ASSURANCE TIERS COLLISION. C'EST COMPLETEMENT FAUX. De plus prenez conscience que le permis français n'a de validité qu'en union Européenne, l'assurance peut donc en cas de pépin grave refuser la couverture.

Solution: permis Thaï ou permis international délivré en quelques jours(généralement entre 2 et 5 jours), totalement gratuit. A demander à la prefecture ou gendarmerie. Il faut IMPERATIVEMENT vérifier que le loueur soit joignable 24/24 par téléphone. Bien entendu il vous fera signer un contrat de location, mais c'est plus une précaution financière pour lui. J'explique: Si vous avez un pépin il pourra dire qu'il vous a prêté le scoot (si il est à son nom!!) mais comment justifier la demande d'un forfait de prix dans ce cas==> d'ou le contrat. Vérifier impérativement qu'il est bien assuré, notamment avec la vignette carrée à 4 chiffres (Monogramma de l'année 2552 prouvant que l'aasurance a bien été payée) apposée obligatoirement sur le scoot, très souvent fixée à la plaque d'immatriculation. Vous n'avez pas idée du nombre de loueur non assurés. A vos risques et périls. Il y a suffisament d'offres sur la place pour trouver la bonne adresse. Conduite à tenir en cas d'accident: Surtout laisser les véhicules la ou il sont (tant pis si vous créer un embouteillage) appeler immédiatement le loueur, ne donner AUCUN papiers à qui que ce soit adversaire témoins (bidons) ou police; Attendez l'arrivée du loueur PS. Pour les gros cubes il n'existe AUCUNE assurance donc tout est à votre charge et attention si vous avez un passager(e). Si il est à la fois Thaï et blessé(e) les emm.....commencent. Bonne journée à tous et à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire.
Trouver un type précis de produits lentilles en Italie? English translation pending
by Stille · 2009-08-25 · 11 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si on peut trouver ces deux produits pour lentilles de contact en Italie ( et sans ordonnance ) : la marque Bausch & Lomb ReNu et un autre : Amo, LENS PLUS, OcuPure

Merci infiniment ! J'ai besoin de la réponse assez vite pour ceux qui sachent, je m'en vais vendredi.
Visite de la réserve Hopi aux États-Unis English translation pending
by Feefee · 2009-08-20 · 5 replies
Hello !

Après Ouest USA 2009, préparation de Ouest USA 2010.

Je souhaiterais savoir si qq'un a déjà visité la réserve Hopi en détail (comme les villages perchés sur 1st et 3rd mesa) Y a t il possibilités d'y dormir (à part au centre culturel hopi de 2nd mesa) ?

Merci de votre aide.

Alex
Quels dons apporter à la population du Cambodge? English translation pending
by Alexde · 2009-08-19 · 24 replies
bonjour je vais faire de la place dans mes valises pour apporter quelques dons oui mais quoi et a qui ?? des vetements? des affaires scolaires? ou autres et a qui les donner si vous pouvez me renseigner sur les besoins et les regions ou je vais sejourner ou les dons feraient le plus besoin merci d'avance
Piscine sur les hauteurs à New York? English translation pending
by HellHeat · 2009-08-11 · 10 replies
Salut,

Voilà c'est peu être une question un peu saugrenue mais bon je me lance!

J'aimerais savoir si vous connaissez l'adresse d'une piscine en hauteur à NY et quel en sont les tarifs?

J'ai pas mal chercher sur google, j'ai trouvé 2-3 trucs style le Manhattan Plaza Health Club mais il me semble que ce soit plutôt un club et gym et que la piscine soit fait pour nager (que faire des longueur et non pas faire la flaque dans l'eau) moi je recherche une sorte de spa jaccuzzi un truc pas de setress ou on peu admirer la ville....

Comme je l'ai dis plus haut, j'ai bien trouvé 2-3 trucs mais j'ai encore un problème, sur tout les sites que j'ai consulté, il y a une brève description des installations mais PAS DE PRIX! donc j'aurais également voulu connaître le coût d'une après midi dans un tel établissement.

Si quelqu'un a des infos, même merdiques! je suis preneur!

Merci!
Location de voiture à New York pour la retourner à Montréal? English translation pending
by StephetMick · 2009-08-09 · 16 replies
Bonjour,

Voilà nous organisons un roadtrip au départ de New-York et qui se termine à Montreal (nous voulons éviter le trajet Quebec-New York qui fait perdre une journée!!)

Je suis conscient qu'il y a un surcout lié au frais d'abandon et j'assume c'est un choix :)

Bref connaissez vous une agence qui permet ce type de location de voiture (prise en charge à NY et retour à Montreal)? Vous avez déjà effectué cette opération?

Autre question: existe-t'il des possibilités de changer de voiture à la frontière (laisser la voiture américaine et prendre la voiture canadienne)? J'ai entendu parlé de Toronto mais je n'ai pas trouvé d'informations sur les agences de location. D'après la carte, Buffalo semble sur la frontière aussi.

Merci d'avance pour vos réponses.
Vols pour Papeete avec des escales à Londres et à Los Angeles English translation pending
by Alek1 · 2009-08-05 · 4 replies
Bonjour,

Je suis en train de réserver mon aller pour Papeete avec 2 billets séparés : 1 billet Toulouse /Londres Heathrow (BRITISH AIRWAY) et 1 billet Londres Heathrow/Papeete (ANZ, puis ATN, avec1 escale à LAX).

Avec une arrivée à Londres à12H50 (terminal 5) et un départ à 16h15 (terminal 1) pour Los Angeles, j’aimerai savoir si 3h de transit seront suffisantes (sachant qu’il faut que je récupère mon bagage)? Et est ce que le trajet entre le terminal 5 et 1 peut se faire à pied ?

J’aurai les mêmes questions pour LAX ...avec une arrivée à Los Angeles à 19h30 (terminal 2) et départ à 23h00 (terminal B)soit 3h30 de transit.

Pas vraiment à l'aise avec ces aéroports 🤪 alors merci de vos réponses.

Alex
Croisière Costa "Retour en terre sainte" English translation pending
by Chantax · 2009-08-04 · 14 replies
J'aimerais avoir des infos sur la croisière Costa Retour en terre sainte. Nous la ferons le 23/08/09 . Quelle T° , quelles escales choisir? Merci pour les infos .l Chantax
Travail au pair à Miami: est-ce une arnaque? English translation pending
by Revana · 2009-08-03 · 24 replies
Bonjour, nous sommes avec ma copine a la recherche d'un emploi au pair, nous avons été contactez par une Femme sur Miami, et nous avons discuter un petit peu, mais tout ca me semble louche quand même. Je vous envoie ce qu'elle m'a repondu.

Hello Remy, How are you and your lovely family?Am so happy to know that you want to work for me. Pertaining to your traveling arrangement I would advise you to email my agency here in the state so they can help you secure your entry clearance visa and work permit to the U.S. here is their contact email address (migrationbureau@mail.com) so try contact them now and explain to them that you'll be working for my family has an Au pair so they could speed with the process. You have nothing to worry about your coming here you will be treated like one of my family. You will be require to work from Monday-Friday and free on Saturday&Sunday.

Bye for now and I hope to hear from you as soon as soon as you hear back from the travel agency I refer to you. I already discussed about you with my lovely kids, they seem to like you despite the fact that they are yet to see you. Much regards from the kids and myself, Kate Lee

Maintenant je vais essayer d'en savoir plus sur cette dame a qui j'ai la soi disante adresse, mais même si je veux bien y croire du fait que l'on ai un petit peu discuter et qu'elle me repoonder bien au questions poser, je remet en doute ceci.

qu'en pensez vous?
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Choisir entre deux itinéraires de Los Angeles à San Francisco English translation pending
by Sebontheroad · 2009-07-30 · 8 replies
Salut En pleine préparation pour un voyage dans l'ouest américain J'ai une question sur le trajet de Los Angeles à San Francisco

D'après Google, il y a 2 itinéraires : I-5 N 382 mi 5 heures 49 minutes 7 heures 10 minutes en cas de circulation dense US-101 N 409 mi 6 heures 45 minutes

On partirai le JEUDI 17 SEPTEMBRE au matin vers 8h D'après vous, quel est le meilleur choix ?? J'ai lu que la route suivant la côte est vraiment sympa Mais je ne sais pas si c'est celle (I-5N) indiqué par Google ou une autre.... et si on aura le temps de la prendre.

Sachant qu'on aimerait visiter un peu San Francisco dans l'après midi On se posera à l'hôtel puis petite visite du centre ville et coucher de soleil sur le golden gate bridge.... ça peut le faire !!!

Une autre question, au niveau du stationnement à San Francisco.... 1/ Comment ça se passe ? Est ce qu'on se garer (parker) facilement ? 2/ Le stationnement est il payant dans la plupart de la ville ? c'est combien par exemple ?

Pour Los Angeles, même question pour le stationnement

Merciiiii pour vos lumières ;o)
Inde: compte-rendu de voyage à Calcutta et en Orissa English translation pending
by Zebulon787 · 2009-07-28 · 56 replies
Bonjour,

Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.

J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel :
http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)

J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉

Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.

Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Cherche handler/musher en Scandinavie (urgent) English translation pending
by Gumpe · 2009-07-28 · 2 replies
Cherche HANDLER/MUSHER

Chaque saison nous recherchons une dynamique et serieuse personne avec" la téte sur les épaules"pour nous aider à entrainer nos chiens.Important!!(réferences demandéés)!! Qui peut venir nous aider? L'amour des chiens et aimant la vie a l'extérieur est la chose la plus importante. Forme physique:

Vous devez être en bonne forme physique pour cet emploi. Les tâches quotidiennes incluent le portage de sacs d'aliments pour chiens ou de la viande(environ 20kg..), des seaux d'eau (un dans chaque main), . Amour, passion des chiens forte est nécessaire. Vous passerez au moins 6 a 8 heures dehors tous les jours. Il ne faut être malade sur ce travail car il existe des animaux comptant sur vous pour prendre soin d'eux tous les jours. Exigences du poste:

Une forte éthique de travail sont requises telles que fiable, responsable, débrouillard, honnête, courtois, attentionné, autonome, motivé, fiable, bon communication et travaille en équipe.

Que pouvez-vous Espérer?

Vous pouvez Espérer d'apprendre beaucoup sur l’entrainement les safari et les courses de traîneaux à chiens. Nous sommes prêts à enseigner tout notre possible pour une personne disposée à apprendre et sérieusement intéressés à ce sport .. Les tâches quotidiennes sont les suivants: l'alimentation et l'abreuvement des chiens. Nettoyage des boxes, enclos...L’entrainement des chiens. Faire, aider, organiser des Safaris …. Maintien des boxes (paille, la fixation des maisons, etc) et la préparation d'entretien d'équipements et d'engins .. Si vous êtes intéressé s’il vous plaît envoyez-nous un courriel+photo+réferences

Permis voiture demandé.

Condition logement , salaire, transport a voir ensemble..

HANDLER OPPORTUNITY Each season we are looking for one dynamic person to help us train and race our dogs. Who can come and help us ? Love of the dogs and outdoor is the most important thing.

Physical Shape: You must be in above average physical shape for this job. Daily chores include lifting 40/50 lbs bags of dog food or meat, 5 gallon buckets of water (one in each hand), dog food and dog poop. Handling of strong dogs is required. You will spend at least 6 hours outside everyday. There is no such thing as calling in sick on this job since there are animals relying on you to take care of them daily.

Job Requirements: Strong work ethics are required such as reliable, responsible, resourceful, honest, courteous, considerate, self sufficient, motivated, dependable, good communicator and team player.

What can you espect: You can espect to learn a lot about training and safari and racing sled dogs. We are willing to teach all we can to a person willing to learn and interested seriously in the sport.. In the spring Pups have to be harness broke and this takes a lot of time and energy.

Daily chores are: feeding and watering dogs. Cleaning kennel. Training dogs. make safari…. Maintenance of kennel (straw, fixing houses, etc) and preparation/maintenance of equipments and gears.

Handler needed for small, competitive long-distance kennel for the upcoming season.

You will be involved in all aspects of dog care and will leave with competence as a musher. Great chance to get your feet on the runners! You will be involved in daily kennel chores, training, and kennel projects. Must have a valid drivers license and a clean record. Must be a self-motivated, hardworking, non-smoker and non-drug user. Must be okay with children. Positive attitude and good work ethic required.

plenty of fresh air provided.!!!😎
Bangkok Sea View Restaurant English translation pending
by Nguyda · 2009-07-24 · 14 replies
Bonjour à tous,

A tous les spécialistes de la thailande, quelqu'un a-t-il déjà entendu parler du : B a n g k o k s e a v i e w R e s t a u r a n t 74/3 M 9 Thakam Bangkhuntien Bangkok Thailand 10150

C'est un restaurant avec vue sur la mer. Je cherche à savoir comment m'y rendre à partir du centre de bangkok.

Merci d'avance pour les réponses
Thaïlande du 29 octobre au 13 novembre: Bangkok, plongée et plages English translation pending
by Kalani · 2009-07-23 · 13 replies
Bonjour à tous,

Il y a qq temps, j'avais posté un message pour partir en thailande en aout. finalement, étant donné que ce n'était la meilleure saison, nous avons reussi a decaler notre voyage du 29/10 au 13/11 😎

Nous sommes essentiellement attirés par les activités aquatiques et la nature : plages de reve, super paysages, plongée etc...

Ma copine souhaiterai passer son premier niveau de plongée (peut etre qu'il serait préférable de débuter par une ile propice aux débutants...)

Grosso modo, voici les endroits que nous voudrions visité (l'ordre est encore à definir): Bangkok : 2-3j Koh Surin : 2j Koh Similan : 2j Une ou plusieurs autre îles (a définir) Krabi?

Nos questions sont donc: Ces endroits sont ils recommandés en cette periode? Que pensez vous du choix des endroits à visiter? Est ce la bonne periode pour la plongée (j'aimerai voir des animaux impressionants : requins, raies mantas etc...) ? Quel itinéraire serait bien?

Enfin, n'hesitez pas à nous faire toutes vos remarques

Merci d'avance pour votre aide.
Shanti shanti, Kathmandou - Bénarès - Bundi... English translation pending
by Parvat · 2009-07-20 · 32 replies
Avec quelques mois de retard, le voilà... Inde - Népal 2009

2 janvier Arrivée à l'heure! Je passe rapidement l'immigration, mais j'attends deux heures (!!!) mon sac… Je change des sous, le mec veut me donner des billets de 1000. Ah non, donnez moi des 500! Ils sont tout abîmés... Yen a pas d'autres? Non? Tant pis. (Erreur!!! J'oublie qu'on n'accepte pas les billets abîmés, j'ai du passer du temps à les changer ensuite...) Je sors et partage un taxi jusque Paharganj. Purée!!! C'est le cas de le dire, on n'y vois pas à 5 mètres tant le brouillard est épais! Heureusement, pas de vaches sur la route.

Je rentre dans le premier hôtel venu, (le lord Krishna) regarde les chambres, c'est bon. Rzzz… Le lendemain je me lève tôt, je suis à nouveau en Inde, le pied total! J'achète une shalwar kemiz dans mon magasin habituel, on me reconnaît.. Je vais manger un thali à mon resto habituel, on me reconnaît, j'ai droit à des Namasté chaleureux qui me vont droit au cœur… Je tel à Jaoui, expat' que je ne connais que par quelques mails, et on se file rendez vous pour le lendemain midi. J'achète un ticket de train pour Benares, départ demain soir, hello madam yes? Hello rickshaw? Have a look madam, one roupie mama...

4/1: Douche, check out, je laisse mon sac et prends un rickshaw jusqu'a la french colony. Waouh, quel quartier chicos! Un gardien m'ouvre la grille, et je rentre dans un jardin aux mille plantes différentes. Une grande villa toute blanche au bout de l'allée, une Mercedes devant le garage… Jaoui m'ouvre la porte, je la vois de suite chaleureuse avec une gentille et douce voix. Son chez elle est impressionnant de classe, de chic et de toute beauté. Son mari adore la peinture contemporaine indienne, de magnifiques tableaux ornent les murs, et de très beaux objets décorent les pièces, lampes, statues en argent ciselé, j'aurais bien voulu visiter le maison, mais on ne se connaît pas vraiment, et je n'ose lui demander… Après un succulent repas bien expat': pâtes fraiches aux aubergines, tomates, ail et basilic, et vin italien, nous allons visiter le Lodi Garden. Je suis super contente, cela faisait bien longtemps que je voulais y aller... Le chauffeur sort la mercedes, et on se laisse conduire tranquillou...

le lodi Garden...

Au soir, je prends mon sac et vais à la gare... Purée quelle cohue... Je regarde le tableau d'affichage... Shiv Ganga express : Cancelled!!!! Didjeu!!! Retour à Paharganj, après avoir acheté un ticket de train pour le lendemain après midi. Il ne devrait pas y avoir de brouillard l'après midi quand même... Le lendemain, youpie le train est là, je m'installe... Plus de 15 heures de trajet...

Rassurez vous, je n'ai pas eu la générosité de partager ma banquette... Il faisait frisquet dans le train... (on est en janvier) Au soir, l'autre occidentale de mon compartiment, toujours plongée dans un bouquin, remarque que je n'ai pas de couverture et m'en donne une! Génial! Cela fait plus d'un an qu'elle étudie à Benares, sa mère vient de lui rendre visite, elle en a donc une extra. Je suis si contente, que je lui demande si elle aime le chocolat... Oui? Le noir ou au lait? Noir? Hop, je sors de mon sac, une tablette de bon chocolat belge, noir... Je vous dis pas son bonheur! .../...

Varanasi, Namasté très chère!!! Tu m'as tant manqué... Je passe outre les rabatteurs d'un pas décidé, je traverse le parking, et prends un cyclo. Je le répète: j'adore les cyclo, ok ca peut être difficile de les regarder suer en pedalant, et nous "confortablement" assis avec une belle vue... Mais c'est ecolo, puis leurs roupies, ils les gagnent dur, autre chose que de conduire les auto rickshaw à fond la caisse, en pétaradant pour toute la ville...

Bengali tola mini street... Je vais dire bonjour au baba GH, ils sont complets, mais m'assure qu'ils vont me libérer une chambre pour ce soir... Je prends une douche, laisse mon sac, leur donne une tablette de chocolat, waouh, j'adore cette famille...

Balade au bord du Gange, rêveries, chai, beedie, puja au Gange avec mon brahmane préféré... Lors de mon précédent voyage, ce gentil tout plein brahmane m'avait chanté une mantra...

Je vais dire bonjour à Nitin, le matin, il travaille comme infirmier dans un petit hopital, l'après midi il tient sa boutique de tabac et d'encens...



Je lui offre du chocolat, un pull bien chaud qu'il m'avait demandé, on papote longuement, et vais dire bonjour mes tailleurs, Govind et Gopal...



Eux aussi ont droit à une tablette de chocolat, ma dernière! La journée est trop courte... Dîner au Chandan resto, certains marchands me reconnaissent, je me sens comme à la maison...

Retour au baba, le chocolat fait un tabac! J'achète un ticket de bus pour Kathmandu, départ tôt le lendemain car j'ai rendez voua avec une internaute que j'ai vraiment envie de rencontrer, mais elle s'en retourne bientôt en France après 6 mois au Nepal.

Après une nuit trop courte, hop! Rickshaw pour l'arrêt de bus, p'tit dej' en vitesse, et en route... 8 heures de trajet sans compter les pauses... Pendant tout le trajet, je lis "Sous un ciel de marbre"...

Un de mes top 10! Vraiment terrible!

"En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d’un gigantesque mausolée en témoignage de son amour : le Taj Mahal. La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d’assister l’architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors pour la jeune femme des années exaltantes, tandis que sous ses yeux s’élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; des années dangereuses dans un empire ensanglanté par les luttes fratricides entre héritiers du trône ; des années de passion secrète, aussi. À travers son destin extraordinaire à l’ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale peuplée de palais opulents, de harems décadents, où s’épanouissent intrigues de cour et liaisons interdites."

En fin de journée j'ai fini ma passionnante lecture, et on arrive à la frontière. Je suis la troupe descendant du bus, on tamponne nos visas indiens, et on passe la porte. Attente qui n'en finit pas au bureau de visa népalais, mais les douaniers sont tout cool, souriants, accueillants! On nous parque dans un guest house assez pourave, compris dans les 10€ du ticket Varanasi-Kathmandu... Mais je dois partager une grande chambre de 8 lits avec 4 autrichiens et autrichiennes... J'ai rien contre l'Autriche, mais zut, je suis une femme, et ya deux hommes inconnus dormant dans la même chambre que moi... Hop, j'essaie, et j'obtiens une chambre pour moi toute seule, aussi une chambre à 8 lits! Question douche, euh... L'eau est gelée, puis rien qu'a les regarder euh... Je décide de rester crade 24h de plus, tant pis, vive les voyages... Je papote avec un jeune couple de sympa francais, et on pars dîner ensemble. Rzzzzz....

Bus pour Kathmandu... Purée c'est long. Plus de lecture pour passer le temps, mais le paysage est prenant. Vers 18h, enfin nous y sommes. Un autre occidental et moi partageons un taxi pour Freak street pendant que tout les autres montent dans un minibus pour Thamel.

Thamel, c'est bien quand on en a marre de la cuisine locale, qu'on a envie d'une bière, de musique live, de frites (euh... Sont très doués les népalais pour les frites ) ou simplement qu'on est seul et qu'on a envie de papoter avec d'autres occidentaux, il y a le choix! Freak street j'aime car j'y ai de bons souvenirs, c'est bien plus calme que Thamel, rien à voir. De plus c'est à côté du Durbar square.

L'hotel que je prends est propret tout plein, à 1€ la chambre, faut le voir pour le croire... Je tel à Calou, et youpie! On se voit ce soir, et demain on va dîner chez chez Sarou et Pramod. Sarou? Pramod? Mais je la connais! On s'est vu lors d'une rencontre net à Bruxelles! Youpie! Le monde est beau! Sur le chemin je passe au distributeur... Rien du tout... Comment ca rien du tout??? ???? C'est quoi ce binze???? Je tel à Bruxelles, me reste 15€ en poche, je vais pas aller bien loin pour 6 semaines... Bruxelles: "ah non pas de sous! Vous aviez un RV auquel vous n'avez pas été..." "mais j'étais en vacances et le suis toujours!!!" "venez nous voir quand vous rentrez, on arrangera ca, en attendant bonnes vacances!!" Grand moment de solitude, les larmes coulent... Ca commence bien... Je rentre dans un net café, en écrivant un mail de secours aux copines, je fonds en larme, à gros sanglots... Purée, à mon âge, devoir demander des tunes car je suis dans la dèche au bout du monde... J'ai honte, vraiment honte, mais dois mettre ma fierté de côté, je ne vois pas que faire d'autre... Pourtant j'ai passé une heure au syndic avant de partir, même que j'ai papoté du Népal avec le mec, qui y avait déjà été... Je suis dégoutée...J'avais tout fait pour ne pas avoir d'emmerdes... Et voila. Enfin bon... Merci l'administration... Ils ne seront pas dans mes prières à Ganesh... Par contre, pour moi je prie bien Laxmi...

Déesse de la fortune et de la prospérité.

Bon, j'essuie mes larmes, et vais voir Calou. Très positive et chaleureuse, elle m'aide à chasser mes idées noires, après tout, je suis à Kathmandou avec une copine, dans un chouette petit resto... Santé!

Rzzzz... Je me lève tôt, encore toute endormie, je bois un chai dans la rue dans un toute petite gargote, il fait frisquet. J'attends que la brume se lève, redemande un bon chai bien chaud, et pars me balader...



Mes yeux pétillent de bonheur... Kathmandu est toujours une ville absolument grandiose... Les népalais sont beaux, doux, accueillants, pas harcelleurs du tout... J'adore leur look, beaucoup portent le chapeau typiquement newari.



La photo est un peu floue, mais j'ai "papoté" 10 minutes avec ce gentil tout plein monsieur... Je trouve la lumière belle ce matin... Même si j'ai des problèmes de sous, les photos ne coutent rien, et je m'y donne à coeur joie!





Je traine, m'arrête toutes les 5 minutes pour je ne sais combien de temps de pause... J'observe les népalais faire leurs offrandes... Ci dessous Bhairav, dieu népalais protecteur. Son aspect effrayant est sensé écarter les mauvais esprits...



Je ne sais pas quoi regarder, qui prendre en photo,



ya trop! J'adore... J'adore l'ambiance... Personne ne me dérange en voulant me vendre dieu sait quoi, au contraire, je reçois beaucoup de sourires, de Namasté... Des statues incroyables ornent les entrées des temples...



En croisant Ganesh, je ne peux m'empêcher de lui demander de prendre soin de moi et de tout le monde...



Je remarque du passage dans une ruelle de pas plus d'un mètre de large, je la prends, et arrive à un temple. Il y a un boucan de dingue...

Je tel à Calou, et ce soir nous dormons chez Sarou, demainn tôt nous partons pour la balade de Namo Bouddha, tu viens? Ah que oui alors!!! Ma bonne humeur revient!!!

Avant de revoir Calou, quelques photos plic ploc, quelques rêveries devant les bâtiments hallucinants...



La fin de la journée approche, le rendez vous de ce soir aussi...



Je rentre au guest house, fais mon sac, douche et je check out... .../...
Il était une deuxième fois dans l'Ouest... English translation pending
by Virginath · 2009-07-16 · 201 replies
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
Faire un vol entre Bali et Lombok? English translation pending
by David123 · 2009-07-16 · 31 replies
Bonjour,

Je veux me rendre aux Îles Gilli à partir de Bali. J'aimerais savoir s'il y en a qui l'ont déjà fait en avion et non en bateau? Quelles sont vos impressions? Quelles compagnies avez vous utilisées. Je sais que Garuda offre un vol Denpassar-Mataram. Quelqu'un l'a déjà fait? Mon hotel m'offre le transport de Mataram jusqu'au Gilli et j'avoue que le 45 minutes de vol au lieu du 6 heures de bateau me fait réfléchir à cette possibilité.

Merci

David
Travail en Extrême-Orient English translation pending
by Bamnight · 2009-07-14 · 2 replies
Bonjour à tous, j'espère qu'il n'y a pas eu de message de ce genre récemment ^^

Je voudrais savoir si c'est possible de travaillez dans un pays de cette région du monde sans diplôme. (j'ai actuellement 17 ans)

Vous allez me dire que c'est peut-être jeune pour penser à ça et que je devrais finir mes études. Mais ça, ça ne regarde que moi :)

Je suis prêt à faire n'importe quel type de job, mais je serais plus intéressé pour être professeur de français ou d'anglais, voir même d'informatique :)

Je ne sais carrément pas si dans les pays du genre les Philippines, le Laos, la Thaïlande ou Singapour, il est obligatoire d'avoir un diplôme.

J'attends avec impatiente n'importe quelles de vos réponses, intelligentes ou même inutiles, mais plus particulièrement des réponses de personnes habitant ou ayant habités là-bas :)

Cordialement, Thomas :)

__

Hello everyone, I hope there are not the same kind of message recently.

I'd like to know if it's possible to work in this side of the world without diploma. (I have now 17 years old).

You'll say I'm maybe a bit young too young to think about it and it would be better if I finished my study. But that's my life, not yours :)

I'm ready to do everything but I'm more interested to be french or english or also informatical teacher.

I totally don't know if in this kind of country : Philippines, Laos, Thailand and Singapore, it is almost obligatory to have a diploma.

I'm waiting eagerly all of your answers, even if it's stupid and useless answer. But it will be great to have an answer from one of this country.

Sincerely, Thomas:) (sorry if I did mistakes, it's my first year in english then please forgive me ^_^)
Descente La Paz - Coroico à VTT (Bolivie) English translation pending
by Marion0712 · 2009-07-12 · 9 replies
bonjour,

je me rend en bolivie cet été (au mois d'aout) et j'aimerais savoir si certains parmis vous ont effectué la descente en VTT la paz coroico. est ce dangereux? et surtout est ce que ça vaut le coup? en sachant que je ne suis pas très sportive de base.

merci de vos réponses
Location d'une voiture du Canada vers les États-Unis? English translation pending
by Steph18 · 2009-07-12 · 5 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons d'aller à Las Vegas l'hiver prochain, faire l'aller en auto, au départ du Canada (Montréal), et revenir en avion. Je n'ai pas envie de prendre mon auto personnelle, nous pensions plutôt louer, pour la sécurité d'une éventuelle panne. Mais je ne trouve pas d'agence de location, j'ai essayé plusieurs, mais bon, pas trouvé. Je sais que c'est assez difficile ce genre de location, ils préfèrent qu'on ramène l'auto au même endroit, mais nous avons envie de faire la route juste d'un sens.

Alors je vais attendre vos conseils. Merci d'avance.

Stéphanie
Budget pour un tour du monde d'un an (vols exclus)? English translation pending
by Claudy54321 · 2009-07-12 · 7 replies
Bonjour!

Je caresse depuis longtemps l'idée de me faire un petit voyage autour du monde et j'ai finalement décidé de me lancer. J'essaie actuellement d'avoir une petite idée du budget qu'il me faudra, question de prévoir mes économies et ma date de départ. J'ai une bonne idée pour les billets d'avions/assurance/bagages/etc., mais très peu d"infos sur le voyage comme tel (la bouffe, le logement, les visites, la vie quoi!). Il me semble que c'est un sujet assez oublié sur les forums. Je sais bien que c'est extrêmement variable selon les pays visités et la façon de vivre particulière de chaque voyageur mais j'aimerais bien avoir une petite idée quand même. J'ai essayé de calculer un montant moyen selon mes expériences de voyages actuelles, mais je trouve très difficile de ramener tout ça à quelque chose de plus ou moins réaliste. Alors j'aimerais bien avoir l'avis de certains d'entre vous.

Combien est ce que ça vous a couté à vous, pour un an?

Perso, je voyagerais seule (je pense) et je ne suis vraiment pas une poule de luxe. Je n'ai bien entendu pas encore fixé mon itinéraire, mais j'aimerais bien l'idée d'essayer d'aller en Australie/Nouvelle-Zélande, en Europe (je suis québécoise), et au Japon si cela m'est possible. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive, mais je pense bien que ça serait les endroits les plus chers qui m'intéressent.

Merci d'avance!
Visa pour plus de trente jours en Thaïlande? English translation pending
by Taxidi · 2009-07-11 · 24 replies
Bonjour a toutes et a tous, Nous avons des billets d'avion pour la Thailand A/R a trois mois d'intervalle (depart mardi avec Qatar Airways) mais ne comptons rester que quelques jours, le temps de quitter le pays pour le Cambodge. On a lu qu'il faut un visa pour plus de 30 jours, peut-on entrer sur le territoire sans ce visa malgre nos dates d'Aller/Retour, et comment justifier que l'on ne reste pas sur le territoire? Merci d'avance pour vos reponses.

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