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Passage de la frontière Thaïlande-Malaisie au niveau de la province de Satun (informations) English translation pending
Bonjour,
Je viens de passer en Malaisie par la frontiere avec la thailande, au niveau de la province de Satun. J avais eu peu d info sur ce sujet, dont voila mes conseils pour ceux ki voudront tenter l experience....
Depuis Satun, prendre un Samgtew pour Tammalang (le port de Satun), 30bath, 15min, puis on fait tamponer son passeport, et bateau pour Kuala Perlis en Malaisie, 150 bath, environ 1 h de transport. Ici deux choses : le service d immigration ouvre pas avant 8h00 (enfin c a dire apres le petit dej des gars, donc c plus ou moins a partir de 8h..). Le bateau pars kan il est plein (10 personnes), ce ki peut prendre un certain temps ( je suis arrive a 8h au port, mais parti vers 10h20). et je pense avoir pris le seul bateau de la journe, car apres 12h il n y en a plus... donc arrive tot, mais attendez vous a patienter... Arrive en Malaisie (attention 1h de plus par rapport a la Thailande), on fait tamponner son passeport (visa pour 90jours, bien plus k il n en faut...) et maintenant ca se complik... a la gare de bus de kuala perlis il n y avait aucun bus pour le Sud a part pour Kuala Lumpur, mais depart a 6h PM (il etait midi...). donc j ai du prendre un Taxi (Teksi en malai, ...😎) pour rejoindre Kangar, plus grosse station de bus. cout 14RM soit 140 bath. (partage avec un otre voyageur blok aussi). et de Kangar, bus pour KL, Butterworh, Alor Star (53bath).... resultat parti de Satun a 7h30, arrive Alor Star vers 3PM !!!!!! Donc je pense k il y a possibilite de trouver une meilleur solution et surtout moins cher !!!
Si vous avez l intention de rejoindre KL directement, cela semble +/- faisable, mais le mieux est, je pense de rejoindre Hat Yai (notamment si vous venez de Ko Lipe, minibus direct Pakbara -Hat Yai), puis Bus ou Train pour KL. Le hic : les tensions en Extreme-sud thailande, donc se renseigner avant sur la situation, je peux pas vous en dire plus, cf forum..
Dans le cas d un visa run, notamment depuis Ko lipe, c pas la meilleure solution, il faut compter toute la journee (il faut aussi ke le bateau soit plein pour le retours...) avec une nuit a satun... Mon conseil : soit vous passez aussi par Hat Yai cf ci dessus et retour ds la journee, en profitant des minibus Pakbara Hat Yai . Soit vous aller a Langkawi, 3 ferry/jours (9h30, 13h et 15h) depuis Tammalang, environ 250 bath je crois, mais idem un jour complet de perdu, et plus cher, il vaux mieux passer kelke jours a langkawi histoire de rentabiliser le transport (donc pas vraiment visa run...) La derniere possibilite, pas evoke dans le Lonely Planet, depuis Satun, vous louer une motobike, a Ons ou Port Satun deux bars de Satun, puis vous rejoingnez la frontiere terrestre toute proche, dont le nom m echappe, infos sur place, puis retour a satun et direction Pak bara, l avantage bien plus rapide, et vous ne passez pas la nuit a satun (ki est assez sympathik cependant), et c la solution la moins cher, en plus vous vous faites une petite viree en campagne thai... mais sous reserve ke la frontiere soit bien ouverte aux etrangers.. on n en parle pas bcp de cette frontiere, car elle n est pas accesible en transport en commun... bon voyage!!!!!!!!!!!
Depuis Satun, prendre un Samgtew pour Tammalang (le port de Satun), 30bath, 15min, puis on fait tamponer son passeport, et bateau pour Kuala Perlis en Malaisie, 150 bath, environ 1 h de transport. Ici deux choses : le service d immigration ouvre pas avant 8h00 (enfin c a dire apres le petit dej des gars, donc c plus ou moins a partir de 8h..). Le bateau pars kan il est plein (10 personnes), ce ki peut prendre un certain temps ( je suis arrive a 8h au port, mais parti vers 10h20). et je pense avoir pris le seul bateau de la journe, car apres 12h il n y en a plus... donc arrive tot, mais attendez vous a patienter... Arrive en Malaisie (attention 1h de plus par rapport a la Thailande), on fait tamponner son passeport (visa pour 90jours, bien plus k il n en faut...) et maintenant ca se complik... a la gare de bus de kuala perlis il n y avait aucun bus pour le Sud a part pour Kuala Lumpur, mais depart a 6h PM (il etait midi...). donc j ai du prendre un Taxi (Teksi en malai, ...😎) pour rejoindre Kangar, plus grosse station de bus. cout 14RM soit 140 bath. (partage avec un otre voyageur blok aussi). et de Kangar, bus pour KL, Butterworh, Alor Star (53bath).... resultat parti de Satun a 7h30, arrive Alor Star vers 3PM !!!!!! Donc je pense k il y a possibilite de trouver une meilleur solution et surtout moins cher !!!
Si vous avez l intention de rejoindre KL directement, cela semble +/- faisable, mais le mieux est, je pense de rejoindre Hat Yai (notamment si vous venez de Ko Lipe, minibus direct Pakbara -Hat Yai), puis Bus ou Train pour KL. Le hic : les tensions en Extreme-sud thailande, donc se renseigner avant sur la situation, je peux pas vous en dire plus, cf forum..
Dans le cas d un visa run, notamment depuis Ko lipe, c pas la meilleure solution, il faut compter toute la journee (il faut aussi ke le bateau soit plein pour le retours...) avec une nuit a satun... Mon conseil : soit vous passez aussi par Hat Yai cf ci dessus et retour ds la journee, en profitant des minibus Pakbara Hat Yai . Soit vous aller a Langkawi, 3 ferry/jours (9h30, 13h et 15h) depuis Tammalang, environ 250 bath je crois, mais idem un jour complet de perdu, et plus cher, il vaux mieux passer kelke jours a langkawi histoire de rentabiliser le transport (donc pas vraiment visa run...) La derniere possibilite, pas evoke dans le Lonely Planet, depuis Satun, vous louer une motobike, a Ons ou Port Satun deux bars de Satun, puis vous rejoingnez la frontiere terrestre toute proche, dont le nom m echappe, infos sur place, puis retour a satun et direction Pak bara, l avantage bien plus rapide, et vous ne passez pas la nuit a satun (ki est assez sympathik cependant), et c la solution la moins cher, en plus vous vous faites une petite viree en campagne thai... mais sous reserve ke la frontiere soit bien ouverte aux etrangers.. on n en parle pas bcp de cette frontiere, car elle n est pas accesible en transport en commun... bon voyage!!!!!!!!!!!
Préparation d'un voyage avec un budget limité dans la province de Tucumán (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum, alors je ne sais pas trop si vous pourrez répondre à mes questions, m'enfin, pourquoi ne pas essayer?
Voilà, avec quelques amis (un groupe de 3 à 5 personnes je pense), nous avons pour projet de partir en Argentine au mois d'aôut ! On va concentrer notre voyage sur la Province de Tucumàn (enfin sans s'y fixer un mois non plus). Nous sommes étudiants, donc nous avons des moyens assez limités mais une envie folle d'aventures.
J'aimerais savoir si vous connaissiez quelques "bons plans", notament pour les billets d'avions, les logements dans les grandes villes, des trucs sympas à voir, des conseils, bref des petites astuces qui allègeraient notre budget vacances et nous ferais découvrir le pays !!!
Une autre question, la majorité argentine était-elle la même qu'en France ? Nous avons environ 20ans, est-ce un soucis ?
Merci de me répondre ;)
Je suis nouveau sur ce forum, alors je ne sais pas trop si vous pourrez répondre à mes questions, m'enfin, pourquoi ne pas essayer?
Voilà, avec quelques amis (un groupe de 3 à 5 personnes je pense), nous avons pour projet de partir en Argentine au mois d'aôut ! On va concentrer notre voyage sur la Province de Tucumàn (enfin sans s'y fixer un mois non plus). Nous sommes étudiants, donc nous avons des moyens assez limités mais une envie folle d'aventures.
J'aimerais savoir si vous connaissiez quelques "bons plans", notament pour les billets d'avions, les logements dans les grandes villes, des trucs sympas à voir, des conseils, bref des petites astuces qui allègeraient notre budget vacances et nous ferais découvrir le pays !!!
Une autre question, la majorité argentine était-elle la même qu'en France ? Nous avons environ 20ans, est-ce un soucis ?
Merci de me répondre ;)
Excursions sympathiques à faire autour de Pak Chong dans la province de Khorat? (Thaïlande) English translation pending
J ai entendu parler qu ils avaient recréer une ambiance style far west dans ce coin, est ce qu il y a des excursions sympatiques a faire ?
Voyage de dix à quinze jours dans la belle province en août 2009 (Québec) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà émis un post il y a 2 jours sur un voyage en préparation au Québec en août 2009 (merci Lescaribous pour la réponse...). J'étudie les différentes solutions : camping car (attrayant surtout avec 2 enfants de 8 et 12 ans), voiture + hôtel différent tous les soirs, ou bien, dernière idée en date, louer une petite maison pour 4 style ma cabane au Canada tapie aux fonds des bois au bord d'un lac... Cela doit exister, non ? Par contre, étant donné que nous aimons bouger, et vues les distances, est-ce que je ne risque pas de me trouver bloqué et d'avoir à manger des kms tous les jours pour voir les sites ? Que me conseillez-vous ? A+
J'ai déjà émis un post il y a 2 jours sur un voyage en préparation au Québec en août 2009 (merci Lescaribous pour la réponse...). J'étudie les différentes solutions : camping car (attrayant surtout avec 2 enfants de 8 et 12 ans), voiture + hôtel différent tous les soirs, ou bien, dernière idée en date, louer une petite maison pour 4 style ma cabane au Canada tapie aux fonds des bois au bord d'un lac... Cela doit exister, non ? Par contre, étant donné que nous aimons bouger, et vues les distances, est-ce que je ne risque pas de me trouver bloqué et d'avoir à manger des kms tous les jours pour voir les sites ? Que me conseillez-vous ? A+
Trajet entre Phuket et Hat Rai Leh Ouest dans la province de Krabi? English translation pending
Bonjour, je part avec mon amie a Phuket le 10 juin et je voudrais me rendre a Railay plus exactement a Hat rai leh ouest (province de krabi) alors je recherche le meilleur moyen pour m'y rendre. merci d'avance
Projet d'aménagement de cinq écoles dans la province de Taroudant (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes présentement à la recherche de partenaires pouvant nous aider dans la réalisation de notre projet d'aménagement de 5 écoles primaire de la province de Taroudant sud Maroc; et crier une salle multimédia+bibliothèque scolaire.
Actuellement, il n'existe aucun jeu aménagé dans l'espace de vie intérieure des 5 écoles. Nous considérons qu'il est grand temps de se donner collectivement une belle école remplie d'espaces intéressants pour nos enfants . La qualité de vie à l'intérieur et à l'extérieur de l'école de même que le bien-être de nos enfants nous tiennent à coeur et nous voulons investir bénévolement de notre temps, de nos connaissances et de nos expertises pour améliorer l'enseignement. Pour réaliser ce projet, nous avons besoin de plusieurs coups de pouce...coups de marteaux... coups de tête.. coups de coeur.. et dons divers en matériaux et en argent.
Soyez partenaires en participant à ce projet qui favorisera pour longtemps le développement de l'enseignement. Pour de plus amples renseignements, contactez mr:Diddiche mohamed (professeur ;coordinateur assocaitif) coordinateur1@yahoo.fr
Nous sommes présentement à la recherche de partenaires pouvant nous aider dans la réalisation de notre projet d'aménagement de 5 écoles primaire de la province de Taroudant sud Maroc; et crier une salle multimédia+bibliothèque scolaire.
Actuellement, il n'existe aucun jeu aménagé dans l'espace de vie intérieure des 5 écoles. Nous considérons qu'il est grand temps de se donner collectivement une belle école remplie d'espaces intéressants pour nos enfants . La qualité de vie à l'intérieur et à l'extérieur de l'école de même que le bien-être de nos enfants nous tiennent à coeur et nous voulons investir bénévolement de notre temps, de nos connaissances et de nos expertises pour améliorer l'enseignement. Pour réaliser ce projet, nous avons besoin de plusieurs coups de pouce...coups de marteaux... coups de tête.. coups de coeur.. et dons divers en matériaux et en argent.
Soyez partenaires en participant à ce projet qui favorisera pour longtemps le développement de l'enseignement. Pour de plus amples renseignements, contactez mr:Diddiche mohamed (professeur ;coordinateur assocaitif) coordinateur1@yahoo.fr
Faire tamponner son passeport à chaque entrée et sortie d'une province du Laos? English translation pending
Bonjour toutes et tous,
J'ai lu des informations contradictoires sur le fait qu'il fallait se faire tamponner son passeport a chaque entree et sortie d'une province du Laos. Qui pourrait m'infirmer ou me confirmer cette information ?
De plus, le site de notre cher ministere des affaires etrangeres francais indique qu'a l'entree du territoire Lao, par voie terrestre, aerienne ou fluviale, il peut nous etre delivre un visa touristique valable uniquement 15 jours. Pourtant, il me semble aussi avoir lu que ce visa touristique est valable 30 jours. Qu'en est-il ?
Enfin, j'ai decide de ne pas prendre de prophylaxie anti-palu pour le Laos, car je suis en voyage au long cours debute depuis le mois de Janvier dernier, qu'en est-il actuellement au niveau des risques ? Une simple protection du style spray, manches longues, pantalon long, moustiquaire impregnee, pour se proteger vous semble-t-elle efficace ? Je compte passer 14 jours dans la region Nord vers le 20 mai prochain.
Autre question : la route 13 est-elle si dangereuse que ca ?
Merci de vos reponses en esperant que je n'ai pas ete redondant dans mes questions !
J'ai lu des informations contradictoires sur le fait qu'il fallait se faire tamponner son passeport a chaque entree et sortie d'une province du Laos. Qui pourrait m'infirmer ou me confirmer cette information ?
De plus, le site de notre cher ministere des affaires etrangeres francais indique qu'a l'entree du territoire Lao, par voie terrestre, aerienne ou fluviale, il peut nous etre delivre un visa touristique valable uniquement 15 jours. Pourtant, il me semble aussi avoir lu que ce visa touristique est valable 30 jours. Qu'en est-il ?
Enfin, j'ai decide de ne pas prendre de prophylaxie anti-palu pour le Laos, car je suis en voyage au long cours debute depuis le mois de Janvier dernier, qu'en est-il actuellement au niveau des risques ? Une simple protection du style spray, manches longues, pantalon long, moustiquaire impregnee, pour se proteger vous semble-t-elle efficace ? Je compte passer 14 jours dans la region Nord vers le 20 mai prochain.
Autre question : la route 13 est-elle si dangereuse que ca ?
Merci de vos reponses en esperant que je n'ai pas ete redondant dans mes questions !
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Parc naturel Sierras de las Quijadas dans la province de San Luis (Argentine) English translation pending
Bonjour,
Je vais a San luis le 8 decembre, pour trois jours, et souhaite pendant ces trois jours visiter le parc de las Sierras de las Quijadas... Quelqu'un saurait il comment y aller de San Luis, et si on peut se loger la bas, ou a cote, et comment? (camping, hostel, hotel, tout ca pas trop cher bien entendu...)
Merci d'avance
Morgane
Je vais a San luis le 8 decembre, pour trois jours, et souhaite pendant ces trois jours visiter le parc de las Sierras de las Quijadas... Quelqu'un saurait il comment y aller de San Luis, et si on peut se loger la bas, ou a cote, et comment? (camping, hostel, hotel, tout ca pas trop cher bien entendu...)
Merci d'avance
Morgane
Bons restaurants non-chinois à Hong Kong et dans la province de Guangdong? English translation pending
Bonjour
à tous les résidents... et visiteurs de ces endroits. Nous y allons 3 semaines en avril et souhaiterions déjeuner ou diner parfois dans de bons restaurants non-chinois, sans y dépenser des fortunes. Pourriez-vous SVP nous apporter quelques suggestions, nous n'en n'avons pas trouvé sur ce site. Merci d'avance
à tous les résidents... et visiteurs de ces endroits. Nous y allons 3 semaines en avril et souhaiterions déjeuner ou diner parfois dans de bons restaurants non-chinois, sans y dépenser des fortunes. Pourriez-vous SVP nous apporter quelques suggestions, nous n'en n'avons pas trouvé sur ce site. Merci d'avance
Qui revient de La Romana au départ de Province? English translation pending
Bonjour,
nous sommes nombreux à attendre les premiers témoignages des passagers ayant pris l'avion de Province, direction La Romana. Impression de voyage, personnel, services à bord.
Merci et joyeux noël à tous.
nous sommes nombreux à attendre les premiers témoignages des passagers ayant pris l'avion de Province, direction La Romana. Impression de voyage, personnel, services à bord.
Merci et joyeux noël à tous.
How many days should we plan to visit La Belle Province?
Hello,
We’re a group of four active seniors (still in great shape!) and we’re planning to visit this part of Canada for the first time. We usually travel with a self-drive tour package that includes accommodations and site visits.
Our trip is scheduled for June 2027, and we’d love some advice from the community on how many days we’ll need for this first visit, given the distances involved. We’d also appreciate any tips on our route, as we want to see the main highlights: Niagara Falls, Quebec City, Montreal, Charlevoix, whale watching, and more...
We’ll be arriving either from Toronto and returning via Montreal, or the other way around—still deciding.
Thanks in advance for your suggestions—they’ll be much appreciated!
Invitation à nos marches sportives et nordiques de ce 10 mai (Province de Hainaut) English translation pending
Amis randonneurs,
Dans le cadre des journées « Ensemble Avec les Personnes Extraordinaires » organisée par la Province de Hainaut et l’asbl « Vers la Vie » les 9 et 10 mai, plus de 60 activités sont proposées (ateliers sportifs, culturels, spectacles, animations etc.). Ces journées ont pour but de sensibiliser le public au handicap et de favoriser les rencontres entre personnes ordinaires (valides) et personnes extraordinaires.
Parmi ces activités sportives se trouve la marche sportive à laquelle nous avons l'énorme plaisir de vous inviter.
Maintenez-vous en forme en pratiquant un sport très complet tout en agissant pour la bonne cause, c’est ce que nous vous proposons avec notre marche sportive.
Celle-ci se tiendra le samedi 10 mai à 15h au départ du site provincial de Marcinelle (rue de la Bruyère, 157). Cette activité comporte deux parcours, l’un de 5 kilomètres, l’autre de 10 le tout totalement encadré et sécurisé.
Intéressé ? L’inscription se fera sur place à partir de 13h sur le site de l’événement et sera fixée à 2€, soit l’achat de deux billets de tombola. En fin de journée, lors du grand tirage au sort, vous aurez la possibilité de gagner un magnifique cadeau dont un voyage pour deux personnes au domaine de Val Ubaye à Baratier.
Vous voulez passer un moment convivial tout en vous dépensant ? La marche sportive est faîtes pour vous.
Vous trouverez ci-joint un visuel reprenant l'ensemble des informations utiles pour cet événement
En raison du caractère social de l'événement, je vais également poster cette annonce dans la rubrique "voyager en situation de handicap"
Pour tout renseignement complémentaire, contactez nous au 0475/390.072 ou au 071/447.267.
Bien à vous

Dans le cadre des journées « Ensemble Avec les Personnes Extraordinaires » organisée par la Province de Hainaut et l’asbl « Vers la Vie » les 9 et 10 mai, plus de 60 activités sont proposées (ateliers sportifs, culturels, spectacles, animations etc.). Ces journées ont pour but de sensibiliser le public au handicap et de favoriser les rencontres entre personnes ordinaires (valides) et personnes extraordinaires.
Parmi ces activités sportives se trouve la marche sportive à laquelle nous avons l'énorme plaisir de vous inviter.
Maintenez-vous en forme en pratiquant un sport très complet tout en agissant pour la bonne cause, c’est ce que nous vous proposons avec notre marche sportive.
Celle-ci se tiendra le samedi 10 mai à 15h au départ du site provincial de Marcinelle (rue de la Bruyère, 157). Cette activité comporte deux parcours, l’un de 5 kilomètres, l’autre de 10 le tout totalement encadré et sécurisé.
Intéressé ? L’inscription se fera sur place à partir de 13h sur le site de l’événement et sera fixée à 2€, soit l’achat de deux billets de tombola. En fin de journée, lors du grand tirage au sort, vous aurez la possibilité de gagner un magnifique cadeau dont un voyage pour deux personnes au domaine de Val Ubaye à Baratier.
Vous voulez passer un moment convivial tout en vous dépensant ? La marche sportive est faîtes pour vous.
Vous trouverez ci-joint un visuel reprenant l'ensemble des informations utiles pour cet événement
En raison du caractère social de l'événement, je vais également poster cette annonce dans la rubrique "voyager en situation de handicap"
Pour tout renseignement complémentaire, contactez nous au 0475/390.072 ou au 071/447.267.
Bien à vous

Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong English translation pending
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
~
« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
~
TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
~
Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
Comment se rendre à l'aéroport Charles-de-Gaulle quand on vient de la province? English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voilà, j'ai un petit tracas par rapport au fait de devoir me rendre à l'aéroport Paris - CDG tôt le matin (je dois y être aux alentours de 7h30). Venant de la province, je voulais tout d'abord emprunter un des TGV qui nous dépose directement à l'aéroport mais aucun ne roule de nuit visiblement... Comme je ne suis pas un habitué des transports en commun dans Paris, j'ai pas trop envie de tenter le RER. Il y a bien la solution de dormir à l'hôtel sur place mais ils ne sont pas donnés :(
J'aimerais donc savoir si certains connaissent un moyen autre que ceux dont j'ai parlés ? Merci par avance :)
Alors voilà, j'ai un petit tracas par rapport au fait de devoir me rendre à l'aéroport Paris - CDG tôt le matin (je dois y être aux alentours de 7h30). Venant de la province, je voulais tout d'abord emprunter un des TGV qui nous dépose directement à l'aéroport mais aucun ne roule de nuit visiblement... Comme je ne suis pas un habitué des transports en commun dans Paris, j'ai pas trop envie de tenter le RER. Il y a bien la solution de dormir à l'hôtel sur place mais ils ne sont pas donnés :(
J'aimerais donc savoir si certains connaissent un moyen autre que ceux dont j'ai parlés ? Merci par avance :)
Est-il dangereux de voyager dans le sud de la Thaïlande (Province de Yala)? English translation pending
Bonjour, nous sommes actuellement au Vietnam et nous nous appretons a entammer un voyage pour faire les cote de la Thailande (Koh Chang, Koh tao... )jusqu'au sud pour aller jusqu'en Malaisie dans les iles Perenthians.
Pour cela nous devons passer par le sud de la Thailande dont la province de Yala qui, d'aprés les guides, est vivement deconseillé.
Quelle est le meilleur itinéraire?
Ya t-il un réel danger?
Merci d'avance.
Premier voyage (photographique) en "fly & drive" créé de A à Z par moi... 15 jours dans la province de Québec English translation pending
bonjour, j'ai toujours rêvé de voir de mes yeux les beaux paysages du Canada. Cette année, je peux enfin concrétiser mon rêve. Vous que mon copganon et moi meme sommes photographes amateurs, nous avons envie de photographier les belles couleurs de l'été indien, la faune, la flore, l'architecture, les us et coutumes, et deux villes ( Montréal et Québec). De plus, j'aimerais gouter les spécialités. Nous provenons de Belgique.
C'est donc la première fois que je pars en vacances sans un groupe et sans organisation externe. dates prévues 21 septembre au 4 octobre avec les vols inclus. Et puis il faut louer une voiture et qui est automatique :s... sacrée aventure!!! Cependant, je n'arrive pas a savoir ou aller , faire quel lieu et dans quel ordre. Pourriez vous m'aider à m'organiser merci d'avance. Nos avions seront sur Montréal.
voici nos idées de lieux ou de choses à voir :
Montréal : le biodome, le jardin botanique, la basilique notre dame, visite de la ville 2 jours? Parc oméga : 1 jour? Quebec : visite de la vieille ville, limouilou, musée des civilisations 2 jours? visiter une cabane a sucre : chez dany a trois rivières? zoo saint félicien : 1 journée girardville : voir les loups val jalbert : 1 jour saguenay/ saint rose du nord ( pourvoirie cap au leste) voir les baleines du coté du condo natakam? voir qqch sur les autochtones mais est ce que ce n'est pas surfait ...
y a t il des lieux a éliminer? d'autres a rajouter? voila je ne suis pas loin dans mes réflexions... merci pour votre aide.
C'est donc la première fois que je pars en vacances sans un groupe et sans organisation externe. dates prévues 21 septembre au 4 octobre avec les vols inclus. Et puis il faut louer une voiture et qui est automatique :s... sacrée aventure!!! Cependant, je n'arrive pas a savoir ou aller , faire quel lieu et dans quel ordre. Pourriez vous m'aider à m'organiser merci d'avance. Nos avions seront sur Montréal.
voici nos idées de lieux ou de choses à voir :
Montréal : le biodome, le jardin botanique, la basilique notre dame, visite de la ville 2 jours? Parc oméga : 1 jour? Quebec : visite de la vieille ville, limouilou, musée des civilisations 2 jours? visiter une cabane a sucre : chez dany a trois rivières? zoo saint félicien : 1 journée girardville : voir les loups val jalbert : 1 jour saguenay/ saint rose du nord ( pourvoirie cap au leste) voir les baleines du coté du condo natakam? voir qqch sur les autochtones mais est ce que ce n'est pas surfait ...
y a t il des lieux a éliminer? d'autres a rajouter? voila je ne suis pas loin dans mes réflexions... merci pour votre aide.
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Toujours plus de visiteurs français au Québec English translation pending
La province du Québec a attiré 444 608 visiteurs français en 2018, soit une augmentation de 5,5% par rapport à l'année précédente. Reste quand même que si les Français choisissent la "Belle province", ils semblent bien moins attirés par contre par le reste du pays puisque le Québec à lui seul représente les trois-quarts des lieux de séjours des Français s'étant rendus au Canada en 2018.
Lire la suite...
Nouvelle-Écosse, Canada English translation pending
Province de l'est du Canada, très bucoloque, villes et vilages de péchèurs....a voir !
Lucian
https://www.youtube.com/watch?v=06VR8P2sY5I
https://www.youtube.com/watch?v=06VR8P2sY5I
Avis sur les gorges de Kola au Cameroun English translation pending
province du nord, à une 100 de kilomètres de la Garoua et 12 de la ville de Guider.
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Et un autre beau coin près de Hanoï English translation pending
Cette province de Bac Ninh, quelle mine de culture ! Cette fois-ci, il s'agit du petit bourg de Dong Hô à 8 km après la pagode But Thap. Cela fait 500 ans que la spécialité du pays est un art merveilleux : les artisans sculptent des motifs sur bois, avec lesquels ils impriment des feuilles d'un papier spécial fait avec l'écorce de l'arbre Do (je n'ai pas trouvé le nom latin ou autre de cet arbre) ; ils peignent ensuite les images avec toujours 5 couleurs, toutes naturelles (par ex., le noirs est produit à partir de feuilles de bambou carbonisées et l'orange de fleurs de gardénia. Cela fait de très jolies estampes. Les sujets sont variés : contes et légendes chinoises comme celle du mariage du rat ou de la grenouille professeure, scènes de la vie quotidienne telles que le gamin juché sur son buffle, portraits de personnages célèbres, plantes et fleurs, etc.
Hélas, cette tradition se perd. Heureusement, il y a un Centre culturel reconnu par l'Unesco. A l'entrée, un petit temple où travaillent un vieux monsieur à barbichette très digne et un assistant d'une trentaine d'années (il était en train de sculpter un bloc de bois quand le l'ai vu) ; à l'arrière, un bâtement-musée et boutique où sont vendus des blocs et des estapmes de tout motifs et tailles (les plus grandes à 200 000 dong) Cela fait un beau souvenir à ramener chez soi !)
Pour en voir, taper sur Googles "Dong Ho Paintings Vietnam" et ensuite, cliquez "Dong Ho Paintings" Wikipedia
PS PLus ça va, plus j'adore les Viêts. Je suis perdu dans le bourg, une congaie en scooter m'emmène où je veux dans un dédale de ruelles. Me voilà dans le temple avec un groupe d'étudiant(e)s ; je suis tout de suite entouré et la plus jolie commence à me gazouiller de l'anglais, suivie par les autres. Que de questions ! Quel âge ? De quel pays suis-je ? Où j'habite ? Pourquoi je reste au Vietnam ? Pourquoi j'aime leur pays ? etc etc, le tout avec le si beau soiuriie local, et tout le monde tout étonné que je réponde en viet, rigolant gentiment à cause de mon accent déficient. Quel pays !
Photos en attachement pour montrer en demandant son chemin, car le Centre n'est pas facile à trouver
Hélas, cette tradition se perd. Heureusement, il y a un Centre culturel reconnu par l'Unesco. A l'entrée, un petit temple où travaillent un vieux monsieur à barbichette très digne et un assistant d'une trentaine d'années (il était en train de sculpter un bloc de bois quand le l'ai vu) ; à l'arrière, un bâtement-musée et boutique où sont vendus des blocs et des estapmes de tout motifs et tailles (les plus grandes à 200 000 dong) Cela fait un beau souvenir à ramener chez soi !)
Pour en voir, taper sur Googles "Dong Ho Paintings Vietnam" et ensuite, cliquez "Dong Ho Paintings" Wikipedia
PS PLus ça va, plus j'adore les Viêts. Je suis perdu dans le bourg, une congaie en scooter m'emmène où je veux dans un dédale de ruelles. Me voilà dans le temple avec un groupe d'étudiant(e)s ; je suis tout de suite entouré et la plus jolie commence à me gazouiller de l'anglais, suivie par les autres. Que de questions ! Quel âge ? De quel pays suis-je ? Où j'habite ? Pourquoi je reste au Vietnam ? Pourquoi j'aime leur pays ? etc etc, le tout avec le si beau soiuriie local, et tout le monde tout étonné que je réponde en viet, rigolant gentiment à cause de mon accent déficient. Quel pays !
Photos en attachement pour montrer en demandant son chemin, car le Centre n'est pas facile à trouver
Violents incendies à Tata (Maroc) English translation pending
La province de Tata est le théâtre de violents incendies depuis le début de la semaine dernière, au niveau des oasis Tarmazigh et Aguerd, où près de 80 hectares de palmiers ont été consumés par les flammes. Une situation telle que la mise en place d’un programme de reconstitution des palmeraies a été annoncée par le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
https://www.huffpostmaghreb.com/entry/tata-1500-nouveaux-hectares-doasis-remplaceront-les-80-ravages-par-un-violent-incendie_mg_5b4dbb71e4b0b15aba8826be?z9g
Low cost et Paris English translation pending
Comme en province, les compagnies low cost pèsent de plus en plus dans le trafic des aéroports parisiens.
Lire la suite...
France: capter les ondes radio avec un appareil numérique ou analogique? English translation pending
En Ardèche et en Provence, dois-je avoir une radio AM-FM numérique ou une vieille analogue? 🙂
Retour déçu de Chiang Khan en Thaïlande English translation pending
La province de Loei est une des plus vastes de Thaïlande et regorge de quantité de sites à visiter. Or les guides ne parlent quasiment toujours que de la petite ville de Chiang Khan. En fait ce village dispose d'une rue touristique bordant le Mekong. Cette rue regroupe un ensemble de vieille maisons traditionnelles en bois où les "home stay", "guesthouse", petits restos et boutiques de souvenirs se succèdent sur quelques centaines de mètres. Rien n'est proposé si ce n'est la location de vélos et de motos. Pas l'idéal pour une province de 11.500 kilomètres carrés dont les principales attractions se situent à l'intérieur et non pas sur les berges du Mekong.
Ce qui est encore plus décevant c'est qu'ils ont un peu pèté les plombs dans cette rue depuis que la télévision est venue il y a six mois amenant par la suite son flot de touristes thaïs pour les week end. Tout le monde s'est mis à faire de la location touristique et les prix on été multiplié par trois pour une qualité qui laisse souvent bien à désirer. Déjà qu'à la base je trouvais les gens un peu froids dans cette rue mais maintenant c'est vraiment devenu n'importe quoi. De plus à 21H00 à tout cassé vous risquez de déambulmer dans des rues désertes et vide de la moindre animation.
Donc pour ma part je déconseille vivement de loger là bas, cela n'a plus rien à voir avec ce que les guides lonely ou routard décrivent. Préférez de loin la ville de Loei où vous pourrez trouver des hôtels très corrects à partir de 380 bahts (il y a même un hôtel du groupe "amari" avec grande piscine et des chambres à 800 bahts).
Pour ce qui est du village de Chiang Khan faites juste le crochet au cours d'une excursion, éventuellement pour voir le soleil se coucher sur le Mekong. Ensuite retour sur la ville de Loei où vous avez quantité de restaurants ainsi que quelques bars avec animation musicale.
Obtention du visa pour le Gabon au Consulat English translation pending
J'habite la province et j'apprends qu'il faut se déplacer personellement au consulat pour l'obtention du visa. Savez vous si il le délivre de suite où si l'on doit retourner le chercher en personne qq jours plus tard où si il l'envoie par la poste ? Bonjour les frais de trspt si il faut faire 2 allers retour !
Merci pour vos réponses.
Visa entrée simple ou double pour le Vietnam? English translation pending
Habitant en province, je pensais envoyer ma demande de visa à l'ambassade avec les 60€ demandés.
Savez-vous si le service est rapide ou non pour orienter mon choix entre envoi en recommandé ou par chronopost, sachant qu'il faut aussi que je demande un visa pour le cambodge avant mon départ.
Par ailleurs, ayant pris un circuit avec un spécialiste qui ne se charge pas des visas 😕 du 7 au 17 au VIETNAM puis je vais au CAMBODGE jusqu'au 22 et je transite par le VIETNAM pour le vol de retour vers PARIS, je me pose les questions suivantes pour remplir le formulaire : dois-je prendre une entrée simple ou multiple ? pour la date de sortie du VIETNAM faut-il indiquer le 17 ou le 22 ?
Merci pour vos lumières
Par ailleurs, ayant pris un circuit avec un spécialiste qui ne se charge pas des visas 😕 du 7 au 17 au VIETNAM puis je vais au CAMBODGE jusqu'au 22 et je transite par le VIETNAM pour le vol de retour vers PARIS, je me pose les questions suivantes pour remplir le formulaire : dois-je prendre une entrée simple ou multiple ? pour la date de sortie du VIETNAM faut-il indiquer le 17 ou le 22 ?
Merci pour vos lumières
France: obtention du visa pour l'Inde English translation pending
Bonjour, résidant en province, je vais utiliser les services d'un organisme pour l'obtention de mon visa pour partir en Inde. Qui peut me conseiller ?
merci
Permis de conduire international pour l'Ontario? English translation pending
Bonjour,
Pour la province du Québec, il n' est pas nécessaire d' avoir un permis international sauf si le permis d'origine est rédigé dans une langue autre que le Français ou l' Anglais.
Qu' en est il pour l' Ontario, d' autant qu'il est possible que nous fassions une toute petite partie d' itinéraire aux USA
Merci à vous